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Qu’apporterait la Finlande à la table de l’OTAN ?

Par : hervek

Par Heljä Ossa et Tomi Koivula – Le 9 mai 2022 – Source War On The Rocks

La Finlande ne fait pas souvent la une des journaux internationaux. Lorsque c’est le cas, c’est généralement pour son système éducatif de renommée mondiale ou pour avoir été une nouvelle fois désignée comme le pays le plus heureux du monde. Les discussions internationales sur les questions de sécurité finlandaise sont encore plus rares. Cela a changé lorsque la Russie a envahi l’Ukraine (une fois de plus) et que le paysage sécuritaire de l’Europe s’est transformé du jour au lendemain. Soudain, la Finlande et son éventuelle adhésion à l’OTAN sont un sujet brûlant dans le monde entier. Le 12 mai, la Finlande décidera probablement de demander ou non son adhésion à l’OTAN et beaucoup se demandent, à juste titre, quel genre d’allié elle serait. Nous proposons quelques réponses en examinant l’état de la politique finlandaise en matière de sécurité et de défense, ses forces armées et la place d’Helsinki dans le monde.

La Finlande a toujours adopté une approche pragmatique et concrète de la défense nationale. Lorsque la guerre froide a pris fin, la plupart des pays européens se sont tournés vers les opérations expéditionnaires, ont réduit leurs dépenses de défense et ont développé des forces militaires plus petites mais hautement professionnelles et spécialisées. La Finlande a choisi une voie différente, notamment en raison de sa frontière de 1500 km avec la Russie. Helsinki a maintenu un dispositif de défense nationale fort, dont les pierres angulaires sont la conscription et une réserve importante et bien entraînée. Le système de conscription relativement bon marché et le fait de disposer d’une grande réserve au lieu d’une grande force de service actif ont permis à la Finlande de maintenir une défense crédible même lorsque la part du PIB consacrée à la défense était inférieure à ce qui était souhaitable. À la fin de la guerre froide, la Finlande consacrait environ 1,6 % de son PIB à la défense, et au début des années 1990, ce chiffre a connu une augmentation rapide pour atteindre 1,9 % en raison de l’achat de 64 F-18 aux États-Unis en 1992. Par la suite, les budgets de défense finlandais n’ont cessé de diminuer et ont atteint leur niveau le plus bas en 2001 (1,1 % du PIB). Depuis lors, les dépenses de défense ont commencé à augmenter jusqu’en 2012, lorsque l’armée finlandaise a entamé une période de réforme de trois ans comprenant des réductions du budget de la défense de 1,4 % à 1,2 % du PIB et la dissolution de plusieurs bases militaires, ce qui a entraîné d’importantes lacunes en matière de préparation qui doivent être comblées.

Pourtant, alors que d’autres pays ont vendu leur équipement militaire, la Finlande a acheté de nouveaux systèmes et modernisé les capacités existantes. Outre les F-18, les autres achats importants comprennent les missiles AGM-158 Joint Air-to-Surface Standoff Missiles des États-Unis (2012), les systèmes de roquettes à lancement multiple et les chars de combat principal Leopard 2A6 des Pays-Bas (2014), les obusiers blindés K9 de la Corée du Sud (2017) et, plus récemment, les avions de combat F-35 des États-Unis (2021). La marine a modernisé ses navires de classe Hamina il y a quelques années, et les capacités de guerre sous-marine ont été améliorées avec l’intégration du système de sonar à profondeur variable et de torpilles. Actuellement, la Finlande est en train de remplacer plusieurs navires plus anciens par quatre corvettes multi-rôles modernes, capables de mener efficacement toute une série de tâches en mer tout au long de l’année. Outre la défense du territoire national et de l’espace aérien, le maintien d’une marine performante (en étroite coopération avec la Suède) est particulièrement important pour la Finlande, dont le commerce et la sécurité de l’approvisionnement dépendent des lignes maritimes ouvertes de la mer Baltique.

La pierre angulaire

La Finlande a fondé sa sécurité sur une défense nationale forte et une coopération internationale. Les forces de défense finlandaises ont quatre tâches principales : la défense militaire de la Finlande, le soutien aux autres autorités nationales, la participation aux activités internationales et la participation à la gestion des crises militaires internationales. Parmi ces tâches, la plus importante est naturellement la défense du pays. La pierre angulaire d’une défense nationale forte est constituée par des forces armées capables et bien entraînées. La défense militaire de la Finlande est assurée par la conscription – une anomalie que de nombreux pays européens, dont la Suède, ont abolie ou désactivée au cours des années qui ont suivi la guerre froide. La conscription et la réserve sont considérées comme les seuls moyens rentables de maintenir une défense nationale crédible dans un pays grand par son territoire mais petit par sa population. Selon la constitution finlandaise, tout citoyen finlandais est tenu de participer à la défense nationale mais seuls les hommes âgés de 18 à 60 ans sont astreints au service militaire. Les femmes peuvent s’engager sur une base volontaire. Selon le rôle pour lequel les conscrits sont formés, leur service dure six, neuf ou douze mois, suivi de répétitions pendant les années qui suivent le service. L’armée finlandaise forme environ 22 000 conscrits chaque année, soit environ deux tiers de chaque groupe d’âge. La population finlandaise soutient largement la conscription, tout en faisant pression pour moderniser le système – par exemple, de nombreux jeunes Finlandais souhaitent que la conscription soit plus égalitaire entre les sexes.

Le nombre de militaires actifs dans les forces de défense finlandaises est faible : environ 19 000, plus les quelque 3 000 gardes-frontières paramilitaires qui, en cas de mobilisation, sont totalement ou partiellement intégrés aux forces de défense. Cependant, en raison du système de conscription, la réserve est importante. L’armée de campagne entièrement mobilisée compte 280 000 hommes, avec plusieurs centaines de milliers de réservistes supplémentaires disponibles pour combler les pertes. Les unités peuvent être grossièrement divisées en trois catégories principales : les unités opérationnelles les mieux entraînées et les mieux équipées, les forces régionales et les unités locales (dont certaines s’entraînent fréquemment et maintiennent un haut niveau de préparation). L’armée de l’air et la marine utilisent des équipements de plus haute technologie, tels que les missiles interarmées air-sol, les missiles antinavires Gabriel et les missiles RIM-162 Sea Sparrow, et sont traditionnellement plus prêts sur le plan opérationnel. Néanmoins, tous les équipages de l’armée de l’air et de la marine (et, dans le cas de la marine, une grande partie du personnel tournant d’un navire) sont des conscrits ou des réservistes.

À titre de comparaison, la Suède, dont la population est deux fois plus importante que celle de la Finlande, compte environ 24 000 soldats d’active et 31 800 réservistes. La Norvège, alliée de l’OTAN, qui a la même taille que la Finlande en termes de population, forme environ 10 000 conscrits par an et compte 16 000 militaires d’active. En réponse à la guerre en Ukraine et à la détérioration de la situation sécuritaire en Europe, les forces de défense finlandaises ont récemment annoncé une augmentation du nombre de réservistes appelés aux répétitions, qui passera de 19 300 à 28 300 par an.

Le maintien d’une défense nationale forte et crédible, même dans un système basé sur la conscription, est coûteux. Cette année, le budget finlandais de la défense est fixé à 5,1 milliards d’euros, soit 1,9 % du PIB. Deux ans plus tôt seulement, la part de la défense dans le PIB était de 1,3 %. Cette augmentation rapide s’explique par l’achat de nouveaux avions de combat F-35, mais la guerre en Ukraine a suscité des demandes d’augmentation supplémentaire du budget. L’armée recevra un financement supplémentaire de 700 millions d’euros en 2022 et de 788 millions d’euros en 2023, ce qui portera son budget à 2,2 % du PIB. L’état de préparation et les capacités de l’armée finlandaise ont été renforcés dans tous les domaines opérationnels. La Finlande possède déjà l’une des artilleries les plus puissantes d’Europe (1 500 systèmes). La guerre en Ukraine a montré que, même au XXIe siècle, le maintien adéquat de forces conventionnelles fortes reste le facteur clé d’une dissuasion crédible pour un État non nucléaire. Néanmoins, les gouvernements doivent trouver le budget nécessaire pour développer l’état de préparation et les capacités dans de nouveaux domaines opérationnels également, notamment les domaines du cyberespace et de l’information. La Finlande ne fait pas exception. La coopération internationale est particulièrement importante pour répondre aux menaces hybrides, aux cyber-opérations et à la guerre de l’information.

Une industrie de défense compétitive est une autre pièce importante du puzzle de la défense nationale. L’industrie de la défense finlandaise est hautement spécialisée, c’est pourquoi le pays se procure une grande quantité de matériel et d’équipement à l’étranger et participe activement à la coopération en matière d’approvisionnement avec d’autres partenaires nordiques et européens. L’industrie de la défense finlandaise joue un rôle crucial dans l’approvisionnement et l’entretien de l’armée finlandaise, mais environ 40 à 60 % de ses produits sont exportés, notamment les systèmes de communication, les systèmes de véhicules, les navires et les équipements de protection. En 2020, le volume des exportations était de 43 %. L’industrie de la défense se compose principalement de petites et moyennes entreprises privées, avec un chiffre d’affaires total dans les secteurs de la défense, de l’aérospatiale et de la sécurité de 1,84 milliard d’euros en 2020. À quelques exceptions près, comme Patria, producteur du véhicule modulaire blindé et du système de mortier NEMO, il n’y a pas de grands acteurs industriels.

Des budgets suffisants, des troupes bien entraînées et des équipements modernes constituent la base d’une défense nationale forte, ainsi que d’une industrie de la défense compétitive au niveau international. Mais comme nous l’avons vu en Ukraine, la volonté de défendre son pays est tout aussi importante et ne doit pas être sous-estimée. Cette volonté est une chose que les Finlandais ont en abondance. Dans un sondage de décembre 2021, 84 % des personnes interrogées ont déclaré qu’elles seraient prêtes à défendre leur pays au mieux de leurs capacités. Dans un autre sondage réalisé en mars 2022, 75 % des Finlandais ont déclaré que la Finlande devait se défendre militairement même si l’issue était incertaine. Ces chiffres sont parmi les plus élevés d’Europe et ces opinions sont profondément ancrées dans la société finlandaise. Après l’attaque de la Russie contre l’Ukraine, la demande de cours de défense nationale a connu une augmentation sans précédent et l’association finlandaise de formation à la défense nationale a signalé 700 inscriptions par jour à ses cours, contre une moyenne quotidienne antérieure de 150.

De manière tout aussi importante, un certain nombre de facteurs dans la société finlandaise ont conduit à un concept politique de sécurité globale, une ligne directrice spécifiquement finlandaise pour les activités de sécurité et de préparation dans différents secteurs. La sécurité globale vise à préserver les fonctions vitales de la société grâce à la coopération entre les autorités, les opérateurs économiques, les organisations et les citoyens. Cette perspective inclusive de la sécurité favorise la résilience face à diverses menaces pour la sécurité. Les expériences récentes de COVID-19 et les relations de plus en plus tendues avec la Russie indiquent que la sécurité globale renforce la société finlandaise et fait du pays une cible plus difficile contre l’influence hybride hostile.

Un acteur international

Bien que la défense militaire soit leur principale tâche, les forces de défense finlandaises jouent également un rôle actif dans la gestion des crises internationales. Il est bien sûr important d’être un partenaire actif et coopératif, mais la raison fondamentale de la participation aux opérations internationales est d’assurer la sécurité de la Finlande. La Finlande compte actuellement un total de 300 troupes de gestion de crise et de maintien de la paix déployées au Liban, au Kosovo, en Irak, au Mali, en Somalie, en Méditerranée et au Moyen-Orient. En participant aux opérations internationales depuis les années 1950, la Finlande a prouvé sa volonté de jouer son rôle dans la sécurité internationale. De plus, l’expérience acquise lors de ces opérations a eu un impact positif sur la capacité des forces finlandaises à coopérer avec les pays partenaires, même dans des environnements exigeants.

Comme la Finlande a jusqu’à présent choisi de rester en dehors de l’OTAN, elle a recherché d’autres formes de coopération en matière de défense, dont la plus importante est la relation bilatérale avec son voisin occidental, la Suède. La Finlande et la Suède n’ont pas d’obligations de défense mutuelle, mais elles ont convenu de coopérer dans des domaines allant du soutien au pays hôte aux opérations militaires conjointes, de l’utilisation commune des ressources à la surveillance du territoire. La coopération trilatérale  avec la Suède et la Norvège prend également de l’importance. Une forte coopération nordique en matière de défense est également avantageuse pour l’OTAN. Si la Finlande et la Suède rejoignaient l’Alliance, la présence de l’OTAN dans la région de la mer Baltique serait non seulement renforcée, mais il en irait de même dans l’Arctique.

La Finlande participe à plusieurs forums de coopération cadre-nation, tels que la Force expéditionnaire commune, l’Initiative européenne d’intervention et le Concept cadre de nation. Là encore, la coopération avec des pays partenaires partageant les mêmes idées est précieuse à bien des égards, mais pour la Finlande, le principal avantage est de maintenir la paix et la stabilité dans la région de la mer Baltique et de garantir la capacité de la Finlande à défendre sa souveraineté. Dans la pratique, la coopération en matière de défense permet de meilleures possibilités de formation, une coopération matérielle, un échange d’informations et une collaboration en matière de recherche et de développement – autant d’avantages très précieux pour un petit pays aux ressources limitées.

Les vestiges du non-alignement ?

Lorsqu’on discute du rôle de la Finlande dans la sécurité européenne, on ne peut échapper à la question de savoir si la Finlande est toujours un pays neutre ou militairement non-aligné, ou ni l’un ni l’autre. On peut affirmer sans risque que la Finlande n’est plus un pays neutre depuis plus de 30 ans. La Finlande et la Suède ont rejoint le programme de partenariat pour la paix de l’OTAN en 1994 et l’Union européenne en 1995, ce qui les a liées à la communauté occidentale une fois pour toutes. Pourtant, dans la rhétorique politique des années 1990 et du début des années 2000, la Finlande a maintenu son rôle de pays militairement non aligné.

À mesure que la coopération de la Finlande avec l’OTAN s’est approfondie et que l’Union européenne a assumé de nouveaux rôles en matière de sécurité et de défense, la position de la Finlande en tant que pays militairement non aligné a été remise en question tant au niveau national qu’international. La Finlande est l’un des partenaires de l’OTAN dans le cadre du programme « Enhanced Opportunity » et elle s’est largement engagée dans le processus de planification et d’examen de l’OTAN depuis 1995, qui vise à promouvoir le développement des forces et des capacités par les partenaires les mieux à même de coopérer avec les alliés de l’OTAN. En outre, la Finlande a pris part à plusieurs opérations de gestion de crise dirigées par l’OTAN et est régulièrement invitée aux réunions de l’OTAN, en particulier depuis le début de la guerre russo-ukrainienne. En février 2022, la Finlande a participé à l’exercice Cold Response de l’OTAN en Norvège avec 680 personnes, dont 470 appelés du contingent. En ce qui concerne l’Union européenne, la Finlande a été l’un des États membres les plus actifs dans le développement de la politique de sécurité et de défense commune au cours des dernières années et a souligné les responsabilités de l’Union en tant que communauté de sécurité, rappelant aux autres États membres qu’ils ont convenu d’une défense mutuelle (traité sur l’Union européenne, article 42.7).

Plus jamais seul

L’idée que la Finlande doit être capable de se défendre est profondément ancrée dans la société et la culture stratégique finlandaises. La coopération avec d’autres pays est extrêmement précieuse, mais en définitive, la défense du pays est entre les mains des Finlandais. La défense nationale n’est pas quelque chose qui peut être externalisée.

La Finlande se trouve depuis longtemps sur le seuil de l’OTAN, et l’on dit souvent qu’elle est aussi proche de l’OTAN qu’un pays peut l’être sans en être membre. Pourtant, jusqu’à présent, la Finlande n’a pas jugé nécessaire de franchir l’étape finale de la demande d’adhésion à l’alliance. La vitesse à laquelle l’opinion publique a changé à l’égard de l’OTAN après l’attaque russe en Ukraine est sans précédent. Tout aussi impressionnante est la rapidité avec laquelle le gouvernement finlandais a réagi à ce changement d’avis – ce qui a également été critiqué, notamment par la minorité opposée à l’adhésion de la Finlande à l’OTAN.

En Finlande, le débat actuel sur l’OTAN illustre l’ampleur de la secousse géopolitique déclenchée par l’agressivité et l’imprévisibilité de la Russie : plus personne ne peut faire cavalier seul. Cela est particulièrement vrai pour les petits pays comme la Finlande. Les ressources sont rares et, surtout après la pandémie de COVID-19, le secteur sanitaire et social continuera d’engloutir une part importante du budget national. En outre, la démographie ne joue pas en faveur de la Finlande, car la population vieillit et les forces armées doivent se contenter d’un nombre de recrues en diminution. S’appuyer sur la coopération internationale n’est pas une panacée face à ces défis, mais cela rendra le choc un peu plus doux. Bien entendu, la coopération n’est pas une voie à sens unique. Elle renforce la sécurité de la Finlande, mais les Finlandais aiment aussi se considérer comme des partenaires fiables et des fournisseurs de sécurité et de stabilité. Une fois faites, les responsabilités assumées sont prises au sérieux, tant en matière de défense nationale que de coopération internationale.

Heljä Ossa et Tomi Koivula

Heljä Ossa est chercheuse et doctorante au département de la guerre de l’université de la défense nationale finlandaise. Dans sa thèse de doctorat, elle se concentre sur les politiques européennes de sécurité et de défense et sur la manière dont l’autonomie stratégique européenne a été perçue par les États-Unis. Elle est co-auteur de NATO’s Burden-Sharing Disputes : Past, Present and Future Prospects (Palgrave 2022 https://link.springer.com/book/10.1007/978-3-030-93539-9#authorsandaffiliationsbook ), écrit avec Tommi Koivula.

Tommi Koivula est professeur d’études stratégiques et de défense à l’université finlandaise de la défense nationale. Ses domaines de recherche actuels sont l’OTAN, la politique de sécurité et de défense de l’UE et la théorie des relations internationales. Il est un commentateur fréquent dans les médias audiovisuels finlandais.

Traduit par Hervé pour le Saker Francophone

Alimenter le récit

Par : hervek

Par James Howard Kunstler – Le 16 mai 2022 – Source kunstler.com

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Il ne fait apparemment aucun doute qu’un certain Peyton Gendron, 18 ans, est parti à la chasse aux Noirs à Buffalo, dans l’État de New York, et qu’il a soigneusement documenté son crime à chaque étape, de la rédaction d’un manifeste en forme de livre à la reconnaissance du lieu du crime au supermarché Topps, en passant par l’installation d’une caméra vidéo GoPro sur son front pour enregistrer son acte diabolique, qui a fait 10 morts et trois blessés.

Gendron est un cadeau pour le régime de « Joe Biden », qui avait besoin de preuves pour étayer son affirmation selon laquelle l’Amérique est infestée de « suprémacistes blancs » qui, comme l’a déclaré à plusieurs reprises le « président », constituent la « plus grande menace » pour le pays. Les morts de Buffalo serviront-ils de George Floyd cette année, déclenchant un nouvel été d’émeutes sanctionnées tacitement par le parti au pouvoir ? Qui sait ? Il est certain que cela galvanisera des gens comme Alejandro Mayorkas (département de la sécurité intérieure) et Nina Jankowicz (chef du Disinfo Governance Board) dans leurs efforts pour annuler toute personne située à droite du centre sur le transect politique et normaliser la suppression de la parole.

Mais comme pour la plupart des problèmes actuels, le récit officiel est en décalage avec la réalité. Ce que nous avons en Amérique, c’est du chaos et des meurtres dans toutes les directions raciales. Le lendemain du jour où Gendron a tiré sur le Topps, un homme asiatique d’une soixantaine d’années, qui n’a pas encore été nommé, a tiré sur une église taïwanaise près du Disneyland californien, tuant une personne et blessant grièvement quatre autres, les victimes étant toutes des Asiatiques âgés. Et la même nuit que le massacre de Buffalo, 23 personnes ont été blessées lors de trois fusillades successives autour de la salle de basket des Milwaukee Bucks dans cette ville. (Il y a quelques semaines, un maniaque noir du nom de Frank James, 60 ans, a tiré sur une rame de métro de Brooklyn, blessant dix personnes de différentes races. Le tireur avait publié sur Facebook de nombreuses diatribes contre les Blancs, les Hispaniques et même les Noirs. Les médias ont enfoui cette histoire dans leurs trous de mémoire en moins de 48 heures.

Le tireur du métro de New York sera poursuivi pour «attaque terroriste» | JDQ

Et, bien sûr, il y a eu l’événement de la fin novembre 2021, au cours duquel le criminel et malade mental Darrell Brooks Jr, 39 ans, a délibérément précipité un SUV Ford Escape dans la parade de Noël annuelle de Waukesha, dans le Wisconsin, tuant six personnes blanches et en blessant 62, dont de nombreux enfants. Brooks avait un casier judiciaire de 50 pages et avait publié de nombreux messages sur les médias sociaux appelant à la violence contre les Blancs, saluant même Adolf Hitler pour avoir persécuté les Juifs. Il a plaidé non coupable et son procès est prévu pour octobre. Les journaux et les chaînes de télévision câblées ont abandonné l’histoire après quelques jours.

Waukesha Christmas tragedy: Darrell Brooks beat up ex moments before driving through parade, documents say | Fox News

« Joe Biden » se rendra mardi à Buffalo pour présenter ses condoléances aux familles des victimes de la fusillade de Topps. (Il ne s’est pas rendu à Waukesha en novembre dernier, ni à New York en avril). Il semble que les journaux et les chaînes d’information câblées vont continuer à diffuser l’histoire de Buffalo, l’exploitant pour alimenter le récit selon lequel seul le parti Démocrate se soucie des Noirs et peut les sauver de la « suprématie blanche ». Cette fois, cependant, plus ils pousseront, plus les esprits risquent de se révolter.

Nous ne sommes pas en 2020. Le public est peut-être mieux vacciné aujourd’hui contre les provocations du gouvernement et la manipulation des esprits qu’il ne l’est contre les virus de la Covid-19. Comme l’a fait remarquer le sénateur Rand Paul (R-KY) la semaine dernière lors de son colloque avec le secrétaire Mayorkas, « Savez-vous qui est le plus grand propagateur de désinformation de l’histoire du monde ? Le gouvernement américain. » Le sénateur Paul est sur la bonne voie. Au cours de cette audition, il a demandé à M. Mayorkas si les propos tenus sur le Covid 19 dans les médias sociaux pouvaient faire l’objet d’une action officielle de « désinformation » de la part de son agence.

« J’ai dit un million de fois que les masques en tissu ne fonctionnent pas ; YouTube m’a censuré », a déclaré le sénateur Paul. « C’est une entreprise privée. Je peux avoir ce problème avec eux. Mais qu’en est-il de vous ? Vous allez regarder ça ? Je dis souvent que l’immunité naturelle due à l’infection est égale ou supérieure au vaccin. Vous allez démolir ça ? » Rand Paul est un médecin diplomé, soit dit en passant, et Alejandro Mayorkas ne l’est pas.

M. Mayorkas a répondu que si quelqu’un prétendait que les centres de vaccination « vendent en fait du fentanyl ». « Dois-je rester les bras croisés ou dois-je diffuser des informations exactes ? » a-t-il demandé.

En réalité, bien sûr, cette hypothétique absurdité de fentanyl n’est pas ce qui est en cause dans les « vaccins » Covid-19. Ce qui est en fait en cause, c’est le fait maintenant établi que les produits ARNm appelés « vaccins » ne préviennent pas l’infection ou la transmission du Covid-19, et provoquent un large éventail de dommages aux personnes, provoquant l’invalidité et la mort dans, au moins, des dizaines de milliers de cas, ce qui est beaucoup en comparaison de toutes les normes médicales antérieures.

Le gouvernement n’a cessé de mentir à ce sujet. Et les médias d’information ont docilement relayé ces mensonges, de concert avec les géants pharmaceutiques qui produisent les « vaccins ». La gouverneure de mon État, Kathy Hochul, veut toujours, de façon idiote, rendre obligatoires les « vaccins » à ARNm pour les enfants. Pfizer a diffusé une publicité dans l’émission 60-Minutes de CBS dimanche soir, promettant qu’une nouvelle « vaccination » avec leur produit douteux « ouvrira le monde » aux gens. En fait, cela ne fera rien pour protéger les gens, mais favorisera plutôt l’évolution de nouvelles et différentes itérations de nouveaux coronavirus, et cela tuera et mutilera sûrement beaucoup plus de gens, y compris des petits enfants.

Avez-vous remarqué autre chose d’intéressant et d’étrange ces jours-ci ? Dans tous les reportages sur l’Ukraine, il n’a été absolument pas fait mention du Covid-19 en rapport avec les troubles de la guerre, où l’on pourrait penser que la faim, le froid, les blessures et la saleté compromettent de nombreux systèmes immunitaires. Bizarre, un peu, hein ? Est-ce que ça a juste cessé d’exister ?

La « suprématie blanche » est le bouclier universel du régime de « Joe Biden » contre les conséquences de ses insultes à la réalité, y compris son rôle d’instigateur de cette guerre en Ukraine, sa création de tout le fiasco autour du Covid-19, depuis le laboratoire de Wuhan jusqu’à aujourd’hui, ses politiques qui induisent une inflation monétaire inconsidérée, sa négligence délibérée de la gestion des frontières, et sa corruption monumentale. Regardez-les essayer de courir avec ça aux fesses.

James Howard Kunstler

Pour lui, les choses sont claires, le monde actuel se termine et un nouveau arrive. Il ne dépend que de nous de le construire ou de le subir mais il faut d’abord faire notre deuil de ces pensées magiques qui font monter les statistiques jusqu’au ciel.

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

 

Après la fin de la guerre de l’OTAN

Par : hervek

Par Batiushka − Le 17 mai 2022 − Source The Saker Blog

Ne vous y trompez pas : La guerre tragique qui se déroule actuellement sur les champs de bataille ukrainiens n’est pas entre la Fédération de Russie et l’Ukraine, mais entre la Fédération de Russie et l’OTAN contrôlée par les États-Unis. Cette dernière, également appelée « l’Occident collectif », promeut une idéologie agressive de violence organisée, une doctrine politiquement, économiquement et militairement renforcée, connue par euphémisme sous le nom de « globalisme ». Cela signifie l’hégémonie du monde occidental, qui s’appelle avec arrogance « la communauté internationale », sur l’ensemble de la planète. L’OTAN est en train de perdre cette guerre, qui utilise les Ukrainiens formés par l’OTAN comme chair à canon par procuration, dans trois sphères, politique, économique et militaire.

Tout d’abord, sur le plan politique, l’Occident a enfin compris qu’il ne peut pas procéder à un changement de régime à Moscou. Son rêve de remplacer le très populaire président Poutine par un larbin de la CIA, Navalny, ne se réalisera pas. Quant au président fantoche de l’Occident à Kiev, il n’est qu’une créature de Washington et de ses oligarques. Acteur professionnel, il est incapable de parler en son nom propre, mais est le porte-parole de l’OTAN qu’il aime tant.

Deuxièmement, sur le plan économique, l’Occident se heurte à une sérieuse résistance aux 6 000 sanctions qu’il a imposées à la Russie et aux Russes. Ces sanctions se sont retournées contre eux. En Occident, nous pouvons en témoigner chaque fois que nous achetons du carburant ou de la nourriture. La combinaison d’une inflation élevée (10 % +) et de prix de l’énergie encore plus élevés, causés presque uniquement par ces sanctions anti-russes illégales, menace l’effondrement des économies occidentales, bien plus que celles de la Russie ou de la Chine. En raison de cet effet inverse des sanctions contre la Russie, le rouble est à son plus haut niveau depuis trois ans, s’établissant à environ 64 pour un dollar américain et en augmentation, bien qu’immédiatement après les sanctions, il soit brièvement descendu à 150 pour un dollar.

Après avoir vigoureusement nié qu’ils le feraient, la plupart des pays européens (au moins 17 pour le moment), y compris l’Allemagne et l’Italie, ont déjà accepté d’ouvrir des comptes auprès de Gazprombank, comme la Russie le leur a conseillé, et de payer le pétrole et le gaz en roubles. Et ce nombre augmente chaque semaine. Les problèmes seront encore plus grands avec les pénuries alimentaires, car la chaîne alimentaire mondiale est hautement intégrée et la production agricole de la Russie et de l’Ukraine (désormais contrôlée par la Russie) représente au moins 40 % de la production mondiale de céréales. Il y a quelques jours à peine, il a été annoncé que la Russie prévoyait une production céréalière record cette année (130 millions de tonnes). Elle peut encore exiger un paiement en roubles pour tout cela également.

Les sanctions contre la Russie ont divisé l’Europe et menacent de diviser l’OTAN. Le président Erdogan de Turquie, membre de l’OTAN, a annoncé qu’il opposerait son veto à l’entrée de la Finlande et de la Suède dans l’OTAN. Dans le même temps, la Russie a annoncé qu’elle couperait l’approvisionnement en gaz naturel de la Finlande. Les dirigeants suédois reconsidèrent leur entrée dans l’OTAN.

Troisièmement, sur le plan militaire, il est clair que l’Ukraine, avec un nombre considérable de désertions et de redditions, n’a aucune chance de gagner la guerre contre la Russie. La plupart de ses équipements militaires ont déjà été anéantis et les équipements occidentaux récemment livrés et souvent vétustes ne feront guère de différence, s’ils ne sont pas détruits par les missiles russes dès qu’ils atteignent l’Ukraine. Le conflit pourrait maintenant être terminé en quelques semaines, plutôt qu’en quelques mois. Le « secrétaire à la défense » américain (= ministre de l’offensive), Lloyd Austin, a désespérément appelé le ministre russe de la défense, Sergey Shoigu, pour le supplier d’accepter un cessez-le-feu. Accepteriez-vous un cessez-le-feu alors qu’en moins de trois mois et avec seulement 10 % de vos forces militaires, vous avez déjà occupé une zone plus grande que l’Angleterre à l’intérieur de l’Ukraine, une zone qui produit 75 % du PIB ukrainien ?

La panique du désastre financier en Occident a commencé à s’installer. En conséquence, le président français Macron a dit au président Zelensky (c’est-à-dire à Washington) de renoncer à une partie de la souveraineté de l’Ukraine et d’entamer enfin des négociations sérieuses avec la Russie. Macron essaie également de libérer les mercenaires français d’Azovstal à Mariupol, mais le problème est bien plus important que cela, car l’Europe entière est confrontée à un effondrement économique. Et le Premier ministre italien, Mario Draghi, a demandé au président Biden de contacter le président Poutine et de « donner une chance à la paix ». Notez que Mario Draghi est un ancien président de la Banque centrale européenne et une marionnette de Goldman Sachs – tout comme Macron est une marionnette de Rothschild.

Il y a toujours eu des empires et des invasions à travers l’histoire. Cependant, ils ont toujours été locaux et n’ont pas été justifiés comme la seule idéologie mondiale possible, un « Nouvel Ordre Mondial », à imposer par la violence sur toute la planète. Une fois la guerre de l’OTAN terminée, perdue par « l’Occident collectif », le centralisme de l’OTAN, l’idéologie d’un « monde unipolaire », contrôlé depuis Washington, doit prendre fin. Mais le centralisme doit aussi prendre fin partout ailleurs, comme cela a été le cas pour la période soviétique de Moscou 1.

Mais le nationalisme doit aussi prendre fin. Rappelons ici que le mot « nazisme » vient des mots allemands « national-socialisme ». (Le nationalisme implique la haine des autres, alors que le patriotisme signifie la capacité non seulement d’aimer son propre pays, mais aussi d’aimer les pays des autres, et non de haïr leurs pays). Et l’Ukraine a une histoire de nazisme, qui remonte à plus de quatre-vingts ans. De plus, les principaux soldats de Kiev d’aujourd’hui sont des nationalistes nazis et représentent le tribalisme si typique de l’Europe occidentale, responsable au vingtième siècle de deux guerres gigantesques qui se sont propagées dans le monde entier. Les cris nazis ukrainiens de « Gloire à l’Ukraine » et leur slogan « L’Ukraine au-dessus de tout » sont des slogans du nazisme.

Passons à un monde multipolaire et multicentrique, où l’unité est dans la diversité et la diversité dans l’unité. Si nous ne nous dirigeons pas vers cela, nous serons probablement perdus. Car un monde multipolaire, multicivilisationnel et multiculturel, un monde déjà peuplé de sept milliards d’êtres humains, est le seul monde civilisé, la seule véritable communauté internationale.

Batiushka

Traduit par Hervé pour le Saker Francophone

Notes

  1. Les antisémites vous diront ici que le centralisme de Moscou de l’époque soviétique a été fondé par les bolcheviks, dont plus de 80% étaient juifs. Tout d’abord, il convient de préciser qu’il s’agissait de Juifs athées, internationalistes comme Bronstein/Trotsky, qui soutenaient la « Troisième Internationale ». En d’autres termes, ils étaient des sionistes politiques (pas des sionistes religieux, ils étaient même anti-religieux). Et rappelons qu’un grand nombre de Juifs étaient et sont encore antisionistes et qu’un grand nombre de sionistes n’étaient et ne sont pas du tout Juifs. C’est pourquoi le Saker utilise à juste titre le terme « anglo-sionisme » pour désigner ces centralisateurs unipolaires.

Cette sensation de s’enfoncer

Par : hervek

Que faire, face à ces trahisons et à ces difficultés ? S’opposer. Refuser. Résister. Cela devient personnel….


Par James Howard Kunstler – Le 13 mai 2022 – Source kunstler.com

Rêver de couler en bateau - 1 analyse Express du rêve

Vous pouvez vous demander : Pourquoi est-il « important » que nous dépensions trente, quarante, cinquante milliards de dollars pour sabler le trou à rats qu’est l’Ukraine post-Maidan, centre d’escroquerie pour le réseau de politiciens américains et leurs sponsors dans l’industrie de la guerre ? Réponse : En dehors d’un dernier et magnifique salaire, ils produisent un grand opéra de distraction pour détourner l’attention du public américain du naufrage de notre propre navire d’État dans les eaux de Babylone.

Cette énorme liasse de billets, vous comprenez, va principalement à des sociétés comme Lockheed Martin, General Dynamics, Raytheon, Textron, Boeing, etc. et une partie substantielle circule à nouveau à travers la blanchisserie de K-Street dans le puits à souhaits du financement des campagnes du Congrès, tandis que des milliards de dollars supplémentaires sont dépensés par M. Zelenskyy & Co – fournissant des incitations auto-renforcées pour, comment dire, faire exploser plus de merde dans le paysage mondial.

Certaines personnes sur le pont n’ignorent pas, cependant, que le navire américain descend chaque jour plus bas sous l’eau et qu’il gîte à un angle inquiétant. De nombreux autres passagers se sont retirés dans leurs cabines, malades à cause des « vaccins » qu’ils ont dû prendre pour rester à bord pendant le voyage. Pendant ce temps, l’eau s’écoule sous les ponts, dans les cales puantes, par de nombreuses fissures dans la coque. Personne ne semble savoir quoi faire, surtout pas le capitaine du navire, qui ne veut pas sortir de ses quartiers. (On murmure qu’il est devenu fou.) Est-il temps de descendre les canots de sauvetage ?

Dans le royaume brumeux qu’est la réalité de nos jours, ces fissures métaphoriques dans la coque de notre navire représentent de graves actes de négligence, voire de sabotage traître. Les discussions sur Internet indiquent que notre pays, et d’autres pays, sont sur le point d’abandonner leur souveraineté nationale – c’est-à-dire leur capacité à décider par eux-mêmes – à l’Organisation mondiale de la santé en prévision d’une urgence mondiale encore inconnue. Abandonner, dites-vous ? Au moyen de quoi ? Un vote à l’ONU ? Un mémo de la Maison Blanche signé par le fantôme hurlant connu sous le nom de « Joe Biden » ? Sûrement pas une procédure au sein des Congrès et des Parlements qui appellerait un débat.

Il est également suggéré que tous ces méfaits sont à l’initiative de Klaus Schwab, le futur Führer mondial. Je n’ai jamais entendu une idée aussi absurde de toute ma vie. Et pourtant, comment expliquer autrement la super-coordination bizarre, dans un pays après l’autre, des insultes à la population mondiale, telles que les confinements de masse et la vaccination obligatoire avec des cocktails génétiques qui, avouons-le, n’ont plus l’air si salubres. Le rain-man et immunologiste amateur Bill Gates est impliqué quelque part dans le mélange. Il a promis au monde des virus pandémiques nouveaux et améliorés. Le dernier était un peu un flop, comme Windows 10X (nom de code : Santorini). Euh, pourquoi cet homme est-il toujours en liberté ?

Et comment, exactement, des gens comme le directeur général de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, le fondateur et chef du WEF, le professeur Klaus Schwab, et le magicien Bill Gates proposent-ils de mettre en œuvre leurs plans pour prendre le contrôle du monde entier lors de leur prochaine crise hypothétique ? Une fois de plus, les discussions sur le Web suggèrent que les Nations unies, qui sont aujourd’hui une convocation d’États en faillite et d’arrière-pays malades, mobilisent en quelque sorte les armées des pays développés contre leurs propres citoyens. Désolé, mais je ne le vois pas. Y a-t-il trois personnages moins charismatiques dans toute l’histoire du monde que ce trio de vers humains susmentionné ? Que vont-ils faire pour que Bill Gates ait l’air d’un meneur d’hommes ? Le vêtir des habits d’un hussard napoléonien : tunique à pattes d’or, épaulettes, cape en peau de léopard, bottes à genoux et shako en peau d’ours plumé ? Nigga, s’il te plaît….

Pendant ce temps, les difficultés s’accumulent à un volume et à une vitesse déconcertants dans ce consortium fédéral d’États. Pas de lait maternisé pour vous, les Américains qui n’ont pas été avorté ! (Et pourtant, quel bureaucrate dans quel terrier de l’État profond a organisé un pont aérien de lait maternisé vers la frontière mexicaine pour soulager les intrus étrangers de la persuasion de la naissance). Du carburant diesel à 6,49 $ le gallon, ce qui signifie que bientôt, personne n’aura rien (y compris plus de carburant diesel)… de l’essence à 6 $, plus aucun stock de nouvelles voitures (R.I.P. banlieue)… pas de pièces détachées pour tout ce qui est cassé… de grands trous dans les rayons des supermarchés… des engrais à des prix ruineux… pas d’eau dans l’ouest… des séquelles de « vaccins » qui tuent les gens (y compris de la maladie contre laquelle ils ont été « vaccinés »)… des hordes de ressortissants étrangers qui se promènent à travers la frontière sud (dont pas mal d’hommes d’âge militaire avec des intentions peut-être pas très saines)… des marchés financiers qui ont tendance à baisser et l’immobilier qui virevolte… et le combo FBI / DOJ qui cherche à défoncer votre porte et à vous enfermer dans un donjon sans charges formelles ni caution, en violation de la constitution à laquelle ils s’opposent maintenant de manière programmatique.

Qu’est-ce qui va servir face à ces trahisons et ces difficultés ? S’opposer. Refuser. Résister. Cela devient personnel. Combien d’entre vous, qui ne sont pas entièrement sous l’emprise des opérations psychologiques des médias, sont prêts à dire « non, et pas plus » ?

James Howard Kunstler

Pour lui, les choses sont claires, le monde actuel se termine et un nouveau arrive. Il ne dépend que de nous de le construire ou de le subir mais il faut d’abord faire notre deuil de ces pensées magiques qui font monter les statistiques jusqu’au ciel.

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

Nous allons gagner

Par : hervek

Il n’y a que deux pouvoirs dans le monde… l’épée et l’esprit. A long terme, l’épée est toujours vaincue par l’esprit – Napoléon Bonaparte


Par Batiushka − Le 11 mai 2022 − Source TheSaker.is

Comme le Saker, j’ai des liens avec la Russie blanche. Je sais ce que la génération de mes grands-parents, adultes avant la soi-disant « révolution » de 1917, m’a dit. Puis j’ai lu beaucoup sur le sujet. Ce que j’ai lu n’a fait que confirmer les souvenirs vivants. La Russie d’avant 1917 était pourrie de l’intérieur, un château de cartes. Toute la « révolution » était une histoire de trahison de l’élite, des aristocrates, y compris de nombreux Romanov, des politiciens, des généraux et de la nouvelle bourgeoisie. Ayant perdu la foi, ils ont remplacé toute loyauté envers la foi, le tsar et le foyer par la pure cupidité. La même chose s’est produite avec l’URSS. Une génération après la guerre populaire gagnée par ceux qui avaient été formés dans l’armée du tsar, l’Union soviétique s’est transformée en un État où personne ne croyait plus à l’idéologie communiste officielle. L’élite avait perdu la foi en elle et l’URSS est donc tombée elle aussi.

Introduction : Vous êtes ce que vous croyez

Après 1991, la Fédération de Russie a été confiée aux futurs oligarques, les nouveaux aristocrates, tout comme avant la Révolution, l’Empire russe avait été beaucoup trop entre les mains des oligarques du passé, les anciens aristocrates. Qui dit oligarques dit automatiquement corruption. Et quand les riches ont assez de richesses, ils veulent ensuite le pouvoir et trahissent pour l’obtenir. Comme le reste du monde, la Fédération de Russie est une société très inégale et corrompue à cause de ces oligarques, qui ne font que répéter le modèle des oligarques occidentaux. Ne vous faites pas d’illusions : Les oligarques dirigent le monde occidental. Il est illusoire de penser le contraire. En France, Pompidou était et Macron est un banquier Rothschild (ceux qui possèdent The Economist et une grande partie du reste des médias). Les conglomérats français sont à leurs côtés. En Allemagne, les banques et les énormes industries automobiles et chimiques présentent leurs candidats politiques. Au Royaume-Uni, tous les candidats sont passés au crible par les requins de la finance de la City. Quant aux États-Unis, pensez à Trump ou à Hoover, et tout est clair. Suivez l’argent.

Mythes sur le conflit en Ukraine

Ainsi, les médias occidentaux, qui appartiennent aux oligarques, ne font que répéter ce que leurs propriétaires veulent. C’est à cela que servent les médias grand public : à répéter des mensonges. Les médias affirment que l’opération spéciale en Ukraine, qu’ils appellent « une guerre » ou « une invasion », n’a pas été provoquée. Ce n’est pas le cas : elle a été précédée de huit années de génocide de Russes par le régime de Kiev, d’une multitude de provocations de nature purement nazie et même d’une menace d’utilisation de l’arme nucléaire. Les médias affirment que l’opération est « horrible » et que des millions de personnes meurent. Si vous utilisez le mot « horrible » et que vous dites que « des millions de personnes meurent », alors vous décrivez les invasions américaines illégales de la Corée, du Vietnam, de l’Afghanistan et de l’Irak, le terrorisme parrainé par l’Occident en Syrie, le bombardement anglo-français de la Libye et les massacres saoudiens au Yémen soutenus par la Grande-Bretagne. En comparaison, pour l’opération ukrainienne en général, quelle que soit l’horreur des cas individuels, des mots comme « triste » ou « conflit » seraient plus appropriés. Non, des millions de personnes ne meurent pas en Ukraine, mais il est vrai qu’elles doivent se compter en dizaines de milliers.

Le fait est que pour la Russie, l’Ukraine et les Ukrainiens ne sont pas des ennemis. Ils sont des frères. L’ennemi est la mentalité nazie imposée à l’Ukraine par la junte fantoche occidentale de Kiev. La fourniture d’armes de l’OTAN est « horrible », aussi « horrible » que la brutalité des soldats nazis, de leurs entraîneurs issus des armées de l’OTAN et des mercenaires occidentaux qui les soutiennent. L’objectif de la Fédération de Russie est l’autodétermination de l’Ukraine. Le sud et l’est du territoire de l’actuel régime de Kiev reviendront probablement à la Russie après 100 ans de captivité. De petites parties de l’extrême ouest, démilitarisées, pourront revenir à la Pologne, à la Roumanie, à la Hongrie et peut-être à la Slovaquie, si elles le souhaitent, ce qui sera décidé par une conférence internationale des parties concernées. N’oubliez pas les objectifs très clairs de la Russie : Libérer les zones russes, tout comme la Crimée a été libérée il y a huit ans, en évitant autant que possible les victimes civiles, et démilitariser et dénazifier le reste.

La démilitarisation serait presque achevée aujourd’hui, si ce n’était de la cupidité des marchands d’armes occidentaux et des tentatives de l’OTAN d’introduire clandestinement de nouvelles armes et de prolonger l’agonie. Ces armes doivent maintenant être détruites, comme la plupart l’ont déjà été, avant de pouvoir être utilisées. Quant à la dénazification, elle prendra des décennies. Non seulement l’Ukraine, mais même la Fédération de Russie et toutes ses institutions sans exception, ont leurs infiltrés, actifs de la CIA. Comme l’a déclaré le président Poutine lors du défilé du jour de la Victoire à Moscou le 9 mai 2022 :

Nous nous souvenons de la façon dont les ennemis de la Russie ont essayé d’utiliser les gangs terroristes internationaux contre nous, de la façon dont ils ont essayé de semer la discorde inter-ethnique et religieuse afin de nous affaiblir de l’intérieur et de nous diviser.

Il faisait référence au passé. Mais en fait, ses paroles sont également vraies pour le présent. Et le Président a ajouté ces mots à propos des « gangs terroristes internationaux » : « Ils ont complètement échoué ».

Puissent ses paroles être prophétiques. Attendez-vous à de nouvelles expulsions de ces nazis terroristes internationaux. Et attendez-vous aussi à ce que d’autres patriotes, rejetés par l’erreur et la trahison dans le passé, soient accueillis à nouveau.

Mais pourquoi la dénazification prendra-t-elle des décennies ?

Le mal nazi est profondément enraciné

Comme nous l’avons dit ailleurs, le nazisme, compris comme le suprémacisme occidental, a des racines historiques profondes. Notez bien qu’il s’agit du suprémacisme occidental (pas nécessairement blanc ou anglo-saxon). Autrefois, le suprémacisme occidental actuel était appelé « supériorité de la race britannique », supériorité du « monde civilisé » (ce qui donnait au « monde civilisé » le droit d’assassiner 200 millions de personnes, directement et indirectement, dans les Amériques, en Asie, en Afrique et en Océanie), puis suprématie anglo-américaine, anglo-saxonne ou maintenant anglo-sioniste. Quel que soit le nom qu’on lui donne, la tentative de domination du monde remonte à bien plus loin.

Le premier exemple réel de ce phénomène a été observé dans le cœur carolingien à la fin du VIIIe siècle, lorsque Charlemagne a massacré les Saxons en 782. Elle s’est ensuite étendue, avec ses troupes de choc normandes (c’est-à-dire des vikings), à l’Italie et à la Sicile grecques, à l’Espagne musulmane et juive, à la véritable Angleterre anglo-saxonne en 1066, puis aux attaques barbares contre les Juifs, les musulmans et les Grecs, appelées à tort « croisades ». Lorsque la technologie a progressé, le suprémacisme occidental s’est étendu à l’Afrique australe, à l’Asie et aux nouveaux mondes. (Ces derniers n’ont pas été « découverts », des gens y vivaient depuis des milliers d’années, certains avec une civilisation avancée). Les suprémacistes occidentaux se sont appelés « conquistadors » (du mot « Conquête », comme dans Guillaume « le Conquérant »). Pour les victimes, ils n’étaient pas des conquérants, mais ce que nous appelons aujourd’hui des nazis.

Ceux qui les célèbrent, peut-être en tant que « porteurs de la civilisation occidentale », sont des partisans du nazisme. Et il y en a beaucoup en Ukraine, en Estonie, en Lettonie et en Lituanie, où le 9 mai de cette année, ils ont envoyé des tracteurs et des remorques pour enlever les hommages floraux frais à ceux qui avaient libéré ces pays du fascisme. Mais il y a des nazis à gauche et à droite, à Washington, à Londres, à Paris et à Berlin, sans parler de Varsovie et de Prague, et parmi les universitaires et les journalistes à leur solde. La plupart de ces gens sont comme des adolescents rebelles, qui, refusant d’obéir à leurs parents, rejettent la droiture russe, juste pour le plaisir de leur rébellion. Avec une autre génération, ils grandiront. Et de nos jours, avec la rapidité de l’horloge de l’histoire, une génération ne représente plus 25 ans, mais beaucoup moins.

Conclusion : Vers le monde futur

Ainsi, la dénazification signifie la fin du mythe de l’Europe. L’Europe est une construction. Elle n’est en fait que l’extrême pointe occidentale d’un seul Continent, l’Eurasie, qui ne signifie probablement que coucher de soleil/ouest (‘erebu’) et lever de soleil/est (‘asu’). Il est temps de mettre fin aux guerres tribales séparatistes de l’Europe, dont les plus sanglantes sont appelées « guerres mondiales ». L’unité est nécessaire non seulement entre Moscou, Berlin et Paris, mais aussi entre eux et Pékin et vers le sud jusqu’à Téhéran, Islamabad, Riyad, Delhi et Jakarta. Sans oublier l’Afrique, du Caire au Cap, de Lagos à Zanzibar. L’avenir, c’est l’Afro-Eurasie avec ses 7 milliards d’êtres humains. Tout le reste, la petite minorité, ce sont les îles en dehors de l’Afro-Eurasie, qui sont d’une manière ou d’une autre dépendantes d’elle.

Nous vaincrons dans la lutte contre le nazisme. Quelles que soient les difficultés auxquelles nous pouvons être confrontés à court terme, à long terme, il n’y a aucun doute quant à notre victoire. Comme le président Poutine l’a également dit le 9 mai :

Nous sommes un pays différent. La Russie a un caractère différent. Nous n’abandonnerons jamais notre amour pour notre patrie, notre foi et nos valeurs traditionnelles, les coutumes de nos ancêtres et le respect de tous les peuples et de toutes les cultures. Pendant ce temps, l’Occident semble être prêt à annuler ces valeurs millénaires. Une telle dégradation morale sous-tend les falsifications cyniques de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, l’escalade de la russophobie, l’éloge des traîtres, la moquerie de la mémoire de leurs victimes et la biffure du courage de ceux qui ont remporté la « Victoire par la souffrance ».

Oui, nous gagnerons.

Batiushka

Traduit par Hervé pour le Saker Francophone

Le culte de la victoire russe

Par : hervek

Par Dmitry Orlov – Le 10 mai 2022 – Source Club Orlov

OrlovDe manière assez inhabituelle pour moi, ce billet est un véritable compte-rendu du site (accompagné de quelques commentaires). Hier, le 9 mai 2022, j’ai participé à une marche d’un million de personnes sur l’avenue Nevsky à Saint-Pétersbourg : la marche annuelle du Régiment Immortel. Un million de personnes (probablement un peu plus) ont défilé sous les portraits de leurs proches ayant combattu pendant la Grande Guerre patriotique (alias la Seconde Guerre mondiale). Nous avons défilé sous le portrait des grands-parents de ma femme, qui ont servi ensemble dans le corps des transmissions et se sont si bien entendus que ma belle-mère est née quelques mois avant la chute de Berlin. Ils ont vécu longtemps et heureux, mais de nombreux autres participants ont défilé sous les portraits de parents, de grands-parents et d’arrière-grands-parents dont la vie a été écourtée. Certains sont morts au combat ; beaucoup d’autres sont morts des mauvais traitements infligés par les nazis. C’était une tragédie aux proportions immenses et pratiquement aucune famille de Leningrad/Saint-Pétersbourg n’y a échappé, mais à l’immensité de la tragédie correspond l’immensité de la victoire, et la puissance brute d’un « Hourra ! » balayant plusieurs kilomètres de l’avenue Nevsky à six voies, bondée de murs en murs, était énorme.

Au cours de cette guerre, la Russie a vaincu l’Allemagne nazie et (comme on l’oublie souvent) également la Roumanie, la Finlande, l’Italie, la Hongrie, la Slovaquie, la Croatie et l’Autriche, qui ont envoyé leurs troupes sur le territoire russe, ainsi que de nombreux mercenaires et volontaires des Pays-Bas, du Danemark, de la Norvège, de la Suède, de la France et de l’Espagne, et, bien sûr, la Grande-Bretagne et les États-Unis qui ont financé les nazis allemands et leur ont fourni des technologies clés notamment autour du carburant. Ainsi, la victoire russe n’était même pas spécifiquement contre l’Allemagne, mais contre l’Occident réuni. Le coût en vies humaines a été absolument stupéfiant – une tragédie humaine qui dépasse l’entendement – mais la plupart des Russes vous diront que cela en valait la peine. En outre, de nombreux Russes vous diront qu’ils répéteront la leçon si nécessaire.

Heureusement, comme cela arrive souvent dans l’histoire, la tragédie est en train de se répéter sous forme de farce. À la place d’Hitler, nous avons le chancelier allemand « Liverwurst » (« Saucisse de foie ») qui s’est fait un nom en Russie : il a pensé tout haut que qualifier les dizaines de milliers de victimes civiles accumulées pendant huit ans de bombardements ukrainiens à Donetsk et à Lougansk de « quelque chose comme un génocide… est vraiment ridicule. » Le ridicule ne s’arrête pas là : il y a la bien nommée dame-gynécologue Ursula von der Leyen chargée de mentir pour l’ensemble de l’Union européenne et les différentes ministres des affaires étrangères et de la défense qui aiment faire des virées sur les chars de l’OTAN (une humiliation rituelle pour tout politicien, mais ceux-là sont trop stupides pour s’en rendre compte).

Et puis il y a le reste de l’OTAN, qui n’a l’air impressionnant que sur le papier et qui continue à envoyer toutes sortes de matériel militaire inutile ou obsolète en Ukraine, où il est soit volé en chemin, soit détruit à distance par les Russes. Le peu de matériel qui atteint le front finit par être abandonné en tas par les Ukrainiens qui battent en retraite et qui sont, à ce stade, pour la plupart des recrues sans formation qui détestent leurs commandants avec passion et sont souvent très désireux de se rendre – parce que, voyez-vous, l’Ukraine nazie manque de nazis ! Les nazis font partie d’un culte de la mort néopaïen, sont sous l’emprise de drogues spéciales pour le champ de bataille fournies par les Américains, et ont donc tendance à se battre jusqu’à la mort, mais leur nombre est réduit avec succès par l’artillerie russe. Les Russes traitent l’ensemble de la « Mission spéciale de démilitarisation et de dénazification de l’Ukraine » (MSDDU) comme un exercice d’entraînement à balles réelles et sont actuellement occupés à faire tourner leurs forces.

L’idée semble être de faire tourner l’ensemble de l’armée professionnelle russe dans le cadre de la mission ukrainienne (il existe une interdiction permanente d’utiliser des réservistes ou des recrues). Si l’on se fie strictement aux chiffres obtenus jusqu’à présent, cela prendra encore quatre mois. D’ici là, l’Ukraine n’aura plus d’armée (la démilitarisation sera achevée), tandis que la dénazification est davantage une affaire de porte-à-porte et n’impliquera pas une grande utilisation de la puissance de feu. Bien que certains rêvent d’une implication directe de l’OTAN dans une lutte contre la Russie, et que les Polonais, en particulier, soient tout à fait disposés à se joindre à la mêlée – étant toujours si désireux de faire ce qui est absolument mauvais et autodestructeur -, je considère qu’une nouvelle partition de la Pologne (la méthode traditionnelle pour calmer leurs esprits nationalistes agités) est tout à fait improbable. Il semble beaucoup plus probable qu’en tant qu’effet secondaire de la MSDDU, des sanctions anti-russes et de l’effondrement économique qui s’ensuivra, l’OTAN sera abandonnée sur le bord de la route comme un Humvee ukrainien bombardé, et qu’il sera alors possible de déclarer que la reprise grotesque de la Seconde Guerre mondiale est terminée et que le culte de la victoire russe est prêt à se poursuivre pendant encore 70 ans environ, avec de nouveaux héros, des obélisques, des flammes éternelles et des marches du Régiment immortel.

Il existe, bien sûr, d’autres scénarios possibles, mais tous sont tout simplement pires – pour tout le monde. Un élément essentiel du culte russe de la victoire est que la Russie gagne. Le rôle des forces armées russes, tant par intention que par conception, est purement défensif ; la Russie n’attaque jamais mais détruit toujours les attaquants. Il s’agit d’une question de doctrine qui n’est pas ouverte à la discussion. Les seules légères modifications à cette doctrine sont :

  • Premièrement, la Russie n’attendra pas d’être attaquée et, dès qu’il deviendra évident qu’une attaque est inévitable (comme ce fut le cas en Ukraine), elle la préemptera.
  • Deuxièmement, le combat ne se déroulera pas sur le sol russe, mais sera mené jusqu’à l’attaquant et, en particulier, la riposte visera non seulement la force attaquante, mais aussi ceux qui lui ont donné l’ordre d’attaquer, que ce soit à Bruxelles, à Washington ou ailleurs.
  • Troisièmement, le rôle de la défense s’est étendu de la défense du territoire russe à la défense des civils russes où qu’ils se trouvent dans le monde (comme dans l’ancienne Ukraine orientale et méridionale).
  • Et, enfin, si une victoire russe est impossible, elle ne le sera pas non plus pour les autres, car ils seront tous morts. « Nous irons tous au paradis en tant que martyrs, et ils mourront simplement comme des chiens parce qu’ils n’auront pas la chance de se repentir », a déclaré Poutine. « À quoi nous sert la Terre s’il n’y a pas de Russie sur elle ? » est une autre de ses citations mémorables. Pentagonistes et ministres de l’UE, prenez garde : ce ne sont pas des blagues.

Le culte russe de la victoire est un culte d’État, soutenu généreusement par le gouvernement russe. Ses sanctuaires et ses temples – les statues, les obélisques, les flammes éternelles – sont omniprésents : presque chaque ville et village de quelque taille en possède au moins un. Il s’agit d’une sorte de culte des ancêtres, accompagné de musique et de rituels. Il n’est pas religieux, mais il comporte un élément mystique : les âmes des héros tombés au combat se transformeraient en grues blanches, ces oiseaux migrateurs majestueux et très appréciés qui circulent entre l’Eurasie et l’Afrique et qui nichent dans toute la Russie pendant les mois d’été. Le Régiment immortel est l’une de ses expressions qui est apparue spontanément relativement récemment et s’est répandue dans le monde entier. Bien que le culte soit essentiellement laïc, ses temples et sanctuaires sont considérés comme sacrés et leur destruction, comme cela a été fait en Ukraine, en Pologne, en Tchéquie et ailleurs, est considérée comme un acte de profanation qui doit être vengé. Cette vengeance sera certainement servie à la russe, très froide. Les profanateurs souffriront du froid et de la faim et les Russes, juste de l’autre côté de la frontière, au chaud et bien nourris, hausseront les épaules et souriront de façon énigmatique sans lever le petit doigt pour les aider. L’absence de colère et la patience sont des caractéristiques russes particulières. Pendant le défilé du Régiment Immortel hier, une femme a crié « Gloire à l’Ukraine » depuis les coulisses. (C’est un slogan nationaliste, au même titre que « Ukraine über alles » – ou « ponad use« ). Elle a été accueillie par quelques huées bruyantes – « Tais-toi, idiote ! » – et la foule a poursuivi son chemin.

En plus des portraits des morts, la foule arborait certains symboles spécifiques – très spécifiques. La plupart des gens portaient des rubans de Saint-Georges rayés noir et orange sur leurs revers. Il y avait de nombreux drapeaux russes et de nombreux drapeaux de la Victoire – des répliques de la bannière régimentaire qui avait été placée au sommet du Reichstag lors de la chute de Berlin. Les drapeaux soviétiques sont encore moins nombreux, mais leur présence est notable. Enfin, il n’y avait qu’une poignée de bannières religieuses, notamment le Mandylion du Christ. Et, bien sûr, les grues blanches, dont les découpes étaient suspendues comme décorations sur la rivière Fontanka.

Une chanson accompagne cette image. Elle est interprétée par l’inimitable Zoe, qui est, dans la vie comme dans l’art, une véritable gaffeuse. Son comportement inhabituellement sérieux en cette occasion reflète le sérieux mortel du sujet.

Dmitry Orlov

Soutenez mes efforts sur https://boosty.to/cluborlov ou https://subscribestar.com/orlov.

Le livre de Dmitry Orlov est l’un des ouvrages fondateurs de cette nouvelle « discipline » que l’on nomme aujourd’hui : « collapsologie » c’est à-dire l’étude de l’effondrement des sociétés ou des civilisations.

Il vient d’être réédité aux éditions Cultures & Racines.

Il vient aussi de publier son dernier livre, The Arctic Fox Cometh.

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

Vous avez vu la révulsion ?

Par : hervek

Par James Howard Kunstler – Le 9 mai 2022 – Source kunstler.com

Avis expulsion lettre sur la porte avant • autocollants murales perdre, bouton, entrée | myloview.fr

Tous les gens que je connais se promènent dans un état d’agitation nerveuse de base. Sont-ils assaillis par la « désinformation » ou est-ce plutôt la réalité d’une nation en train de s’effondrer, dirigée par des idiots et des maniaques ? Partout où vous regardez, les calamités s’accélèrent tandis que les klaxons d’alarme retentissent à tous les points cardinaux. Vous avez de l’argent ? On dirait qu’il ne vaudra bientôt plus rien. Vous vous demandez si M. Poutine n’en a pas assez de l’effronterie de « Joe Biden » pour lancer des missiles hypersoniques dans notre visage collectif ? Vous comptez sur ce compte de retraite sur lequel vous n’avez aucun contrôle direct alors que les marchés financiers vacillent ? Vous devez faire le plein d’essence de votre camionnette deux fois par semaine ? Vous n’arrivez pas à trouver un nouveau condensateur pour réparer le réfrigérateur défaillant ? Vous entretenez des rumeurs de famine imminente. Cartes de crédit épuisées ? Le shérif agrafe un avis d’expulsion sur votre porte ? Un petit frère bien-aimé qui déclare qu’il est désormais votre sœur ? Vous entendez dire que tous les vaccins et les rappels auxquels vous vous êtes docilement soumis pourraient modifier votre ADN ?

Ce ne sont là que quelques-unes des préoccupations qui traversent l’esprit du temps en ces derniers jours de la République. Vous avez raison d’être inquiet à leur sujet, alors au moins ne vous inquiétez pas de vous inquiéter. Comprenez simplement que plus les événements vont dans le sens du danger, plus vous serez mis en garde contre la « désinformation ». Ce qui est bien, c’est que nous connaissons maintenant l’identité d’au moins une personne qui est officiellement en charge de cela : L’« experte en désinformation » Nina Jankowicz (NiJank), nouvelle chef du Conseil de gouvernance de la désinformation de Washington. Qui a eu cette idée, d’ailleurs ?

La semaine dernière, le secrétaire à la sécurité intérieure Alejandro Mayorkis (AlMay) n’a pas semblé connaître quoi que ce soit en matière de désinformation lorsqu’il a été interrogé en commission par le sénateur Rand Paul (R-KY), notamment sur deux des cas les plus notoires de l’histoire récente : Le dossier Steele comprenait-il de la désinformation russe ? M. AlMay a déclaré qu’il n’était « pas équipé » pour répondre à cette question. Il en va de même pour la question – désormais définitivement réglée – de savoir si l’ordinateur portable de Hunter Biden, bourré de notes de service, était bien réel. Bien sûr, ces deux questions ont été qualifiées précédemment de désinformation par son nouvel expert, NiJank, qui, semble-t-il, n’est pas non plus équipé pour discuter des détails en question. Mais tout cela soulève une question parallèle : jusqu’à quel point le public est-il censé tolérer l’insolence dépravée de ses fonctionnaires ?

À mon avis, nous approchons de la fin de la patience chrétienne de l’Amérique à l’égard de l’escroquerie, du mensonge, de la tromperie et de la manipulation de l’esprit, en particulier lorsque notre nation se fait violer par le Parti du chaos. La solution consiste peut-être à aller un peu plus loin dans la voie de Roe v Wade et à rendre l’avortement totalement rétroactif, une manière nouvelle et innovante d’« annuler » les vies dont la présence odieuse dans le monde est une menace pour le projet humain. Déclarez rétroactivement « non nés » des gens comme AlMay et NiJank, effaçant ainsi leur privilège d’être nommés. Le porte-manteau en fil de fer ne sera pas utile dans cette procédure, mais les lampadaires feront l’affaire. Bien sûr, tout cela n’est qu’une hypothèse à ce stade.

Entre-temps, plusieurs juges de la Cour suprême sont assiégés en violation directe de l’article 115 du code 18 des États-Unis – influencer, entraver ou exercer des représailles contre un fonctionnaire fédéral en menaçant ou en blessant un membre de sa famille. Les autorités permettent à des foules en colère de se déchaîner librement devant les maisons des juges, tandis que de nombreux « insurgés » du 6 Janvier croupissent dans la prison de Washington DC pour une deuxième année sur des accusations de délit que les autorités refusent de juger – ce qui signifie qu’il n’y a pas d’autorité à Washington DC, seulement un simulacre sans nom et sans loi tel qu’il est conçu, disons, dans l’esprit de Franz Kafka.

L’espoir demeure que les élections de novembre puissent apporter une correction à une grande partie de cette folie. La sortie samedi du documentaire « 2000 Mules » de Dinesh D’Souza n’est pas très encourageante à cet égard. Le Parti du Chaos a toujours son appareil de fraude électorale en place dans tout le pays et personne ne semble savoir quoi faire à ce sujet (bien que le remède soit assez simple et direct : le vote en personne avec identification des électeurs). Les preuves de la vidéo des boîtes de dépôt et du suivi par téléphone intelligent des bourreurs de bulletins de vote de 2020 dans plusieurs États sont là et personne dans la vie américaine ne semble être équipé pour faire quelque chose à ce sujet. L’équipement nécessaire consiste en deux glandes de la taille d’une prune, généralement attribuées à la naissance aux personnes de sexe masculin. Peut-être que, comme pour les condensateurs des réfrigérateurs, la ligne d’alimentation pour cela est cassée.

Mais d’abord, bien sûr, avant les élections de mi-mandat prévues, il y a environ six mois de beau temps à traverser, ce qui signifie des conditions favorables à l’action dans la rue, avec les troupes de choc du Wokistan progressiste. Selon l’endroit où vous vivez, c’est peut-être une autre raison de sentir ces vieilles peurs qui s’insinuent dans les pattes des petites araignées.

James Howard Kunstler

Pour lui, les choses sont claires, le monde actuel se termine et un nouveau arrive. Il ne dépend que de nous de le construire ou de le subir mais il faut d’abord faire notre deuil de ces pensées magiques qui font monter les statistiques jusqu’au ciel.

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

Sitrep Opération Z : beaucoup de rumeurs et pas assez de faits

Par : hervek

Par The Saker Staff – Le 16 mai 2022 – Source thesaker.is

Alors que les batailles font rage, les rapports factuels sont rares. C’est le brouillard de la guerre et il est préférable de ne pas rapporter les menus détails qui sont encore en train d’être décidés sur le champ de bataille. Voici une courte traduction automatique de Readovka, mais ce qu’ils rapportent comme zones ou villes prises par les forces russes doit être pris avec prudence à ce stade.

Sur les fronts. Dans le nord de la région de Kharkov, les forces armées ukrainiennes n’abandonnent pas les tentatives de percée vers la frontière. L’ennemi n’a pas d’autres résultats réels sur cette partie du front.

Sur la partie du front d’Izyum, dans presque toutes les directions, nos troupes font des progrès. Dans la direction de Barvenkovsky, des combats sont actuellement en cours près de la localité de Gusarovka. Et nous supposons qu’ils sont sur le point de s’étendre à Barvenkovo même.

 

Dolgenkoe est à nous, les combats se sont déplacés vers le sud. On rapporte que dans les environs de Krasny Liman, les FAUs affluent, nos troupes ont occupé Drobyshevo et Aleksandrovka, et il y a des batailles près de l’estuaire lui-même. De Yampol, la ligne s’est déplacée vers le village de Dibrovo.

 

Près de Belogorovka, les combats pour la tête de pont se poursuivent avec férocité. Des combats ont lieu à la périphérie de Severodonetsk, les FAUs ont fait sauter un pont ferroviaire en direction de Rubizhne. Au nord de Popasnaya, progression réussie, extension de la zone de sécurité autour de la ville. Au nord, ils ont progressé au-delà de Kamyshevakha. Près de Donetsk, il y a des combats sur toute la ligne, il y a une avancée à deux endroits, il y a un assaut sur les faubourgs de New York et l’autoroute Avdiivka-Konstantinovka.

 

Sur la partie du front de Zaporozhye, il n’y a pas de changement.

 

Il en est de même sur le front sud. De nouveaux détails de la bataille pour l’île de Zmeiny sont apparus, et l’ensemble du puzzle a été résolu, bien que nous ayons encore quelques questions.

 

Un fait et de nombreuses rumeurs

Fait : Neuf soldats ukrainiens qui ont quitté le territoire de l’usine Azovstal bloquée à Marioupol représentaient les intérêts d’un grand groupe et ont demandé des négociations, a déclaré Alexander Khodakovsky, fondateur du bataillon Vostok (DPR).

« Maintenant, une étape active de négociations est en cours. C’était juste un premier groupe qui partait. Il s’est avéré que le groupe est parti, représentant les intérêts d’un groupe plus important qui continue d’être à Azovstal », a déclaré Khodakovsky sur l’antenne de l’émission 60 Minutes sur la chaîne de télévision Rossiya 1.

Rumeur : Il y a des rumeurs sur les réseaux radio que les Ukies se rendront en masse si Azovstal se rend. J’insiste sur le fait qu’il s’agit d’une rumeur. C’est ce qui ressort de nombreuses sources : A 17h30, la reddition massive des FAUs commencera à partir d’Azovstal, les ondes radio bourdonnent de nouvelles sur tout le front… 16.05.2022.

Voici une source : https://twitter.com/ruslantopa40/status/1526136010186317825

Les Ukrainiens réclament les commandants qui les ont abandonnés sur le terrain. Ceci est largement rapporté et au moins à Lugansk confirmé par le ministère de la défense russe comme suit :

  • Les médecins militaires du MD central, ainsi que leurs collègues civils de la République populaire de Lugansk, continuent de fournir l’assistance médicale nécessaire aux civils.
  • Une assistance est également fournie aux militaires captifs des FAUs laissés par leurs commandants sur le champ de bataille, après la retraite.
  • Les militaires russes utilisent l’ambulance blindée Linza pour évacuer les blessés de la zone de combat.
  • Nous verrons quels faits nous recevrons au cours des prochaines 24 heures.

Bonne discussion et faites attention à la propagande ukrainienne. Elle est partout. (PAr contre, les rumeurs de redditions massives pourraient être de la propagande russe semée sur le terrain).

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

Pénuries alimentaires dans six mois

Par : hervek

Les globalistes nous disent ce qui va se passer ensuite


Par Brandon Smith − Le 29 avril 2022 − Source Alt-Market

Au milieu de l’année 2007, la Banque des règlements internationaux (la banque centrale des banques centrales) a publié une déclaration prédisant l’imminence d’une « Grande Dépression » causée par une implosion du marché du crédit. La même année, le Fonds monétaire international a également publié des avertissements sur les « problèmes des subprimes » qui conduiraient à un conflit économique plus large. J’ai commencé à rédiger des analyses économiques alternatives un an plus tôt, en 2006, et j’ai immédiatement trouvé étrange que ces institutions globalistes massives ayant une influence considérable sur le monde financier commencent soudainement à ressembler à ceux d’entre nous qui font partie du mouvement pour la liberté.

C’était il y a 16 ans, donc beaucoup de personnes lisant ces lignes ne s’en souviennent peut-être pas, mais en 2007, les médias alternatifs avaient déjà mis en garde depuis un certain temps contre l’imminence d’un crash déflationniste sur les marchés et le prix des logements américains. Et, sans surprise, les grands médias étaient toujours là pour nier toutes nos inquiétudes en les qualifiant de « catastrophisme » et de « théorie du complot ». Moins d’un an plus tard, les premières sociétés inondées de produits dérivés ont commencé à annoncer qu’elles étaient au bord de la faillite et que tout s’effondrait.

La réponse des médias ? Ils ont fait deux déclarations très bizarres simultanément : « Personne n’aurait pu le voir venir » et « Nous l’avons vu venir à un kilomètre à la ronde ». Les journalistes grand public se sont empressés de se positionner comme les devins de l’époque, comme s’ils avaient toujours dit que le crash était imminent, alors que seule une poignée de personnes l’avaient annoncé et qu’aucune d’entre elles ne faisait partie des médias. On a également ignoré le fait que la BRI et le FMI avaient publié leurs propres « prédictions » bien avant le crash ; les médias ont fait comme si elles n’existaient pas.

Dans les médias alternatifs, nous surveillons TRÈS attentivement les déclarations et les aveux des globalistes, car leur métier n’est pas d’analyser les menaces, mais de les synthétiser. En d’autres termes, si quelque chose va très mal dans le monde sur le plan économique, les banquiers centraux et les élites financières qui aspirent à une autorité économique unique et centralisée pour le monde ont TOUJOURS une main sur l’origine de ce désastre.

Pour une raison quelconque, ils aiment nous dire ce qu’ils sont sur le point de faire avant de le faire.

L’idée que les globalistes créent artificiellement des événements d’effondrement économique sera bien sûr critiquée comme « théorie du complot », mais c’est un FAIT. Pour plus d’informations sur la réalité du sabotage financier délibéré et de l’idéologie de  » l’ordre issu du chaos «  des globalistes, veuillez lire mes articles « La Fed n’est qu’à une réunion de créer un puits apocalyptique sur les marchés«  et « Qu’est-ce que le « Grand Reset » et que veulent réellement les globalistes ?« .

L’agenda du Grand Reset proposé par le chef du WEF, Klaus Schwab, n’est qu’un exemple des nombreuses discussions cachées au grand jour par les globalistes concernant leurs plans pour utiliser le déclin économique et social comme une « opportunité » pour établir rapidement un nouveau système global unique basé sur le socialisme et la technocratie.

Le principal problème pour discerner les plans des globalistes n’est pas de découvrir des agendas secrets – ils ont tendance à discuter ouvertement de leurs agendas si vous savez où regarder. Non, le problème est de séparer les aveux de la désinformation, les mensonges de la vérité. Pour cela, il faut faire correspondre les livres blancs et les déclarations des globalistes aux faits et aux preuves disponibles dans le monde réel. Examinons en détail le problème de la pénurie alimentaire…

Pénuries alimentaires dans six mois

Il y a une semaine, il y a eu un torrent de communiqués de presse d’institutions globales mentionnant toutes la même préoccupation : Des pénuries alimentaires dans les 3 à 6 prochains mois. Ces déclarations correspondent de très près à mes propres estimations, car j’ai régulièrement mis en garde contre les dangers imminents de l’inflation qui conduirait au rationnement de la nourriture et aux perturbations de la chaîne d’approvisionnement.

Le FMI, la BRI, la Banque globale, l’ONU, la Fondation Rockefeller, le Forum économique global, Bank of America et même Biden lui-même prédisent tous une crise alimentaire majeure à court terme, et ce n’est pas une coïncidence si les politiques de ces mêmes institutions et les actions des politiciens fantoches qui travaillent avec elles provoquent la crise qu’ils prédisent maintenant. En d’autres termes, il est facile de prédire un désastre quand on l’a créé.

On prétend que l’invasion de l’Ukraine par la Russie est la cause première, mais c’est une distraction par rapport au véritable problème. Oui, les sanctions contre la Russie finiront par entraîner une diminution de l’approvisionnement alimentaire, mais les globalistes et les médias ignorent délibérément la plus grande menace, qui est la dévaluation des devises et l’inflation des prix créée par les banques centrales qui pompent des dizaines de milliers de milliards de dollars en plans de relance pour soutenir les entreprises partenaires « trop grosses pour faire faillite ».

Rien qu’en 2020, la Fed a créé plus de 6 000 milliards de dollars à partir de rien et les a injectés dans l’économie par le biais de programmes sociaux Covid. Ajoutez cela aux nombreux milliers de milliards de dollars que la Fed a imprimés depuis le crash du crédit en 2008 – C’est une fête de destruction du dollar qui n’a jamais cessé et maintenant le public commence à en ressentir les conséquences. Heureusement pour les banquiers centraux que la pandémie a frappé et que la Russie a envahi l’Ukraine, car ils peuvent maintenant rejeter toute la responsabilité de la calamité inflationniste qu’ils ont créée sur la pandémie et sur Poutine.

L’inflation a atteint son plus haut niveau depuis 40 ans aux États-Unis bien avant que la Russie n’envahisse l’Ukraine, mais considérons les ramifications de cette guerre et la façon dont elle affecte l’approvisionnement alimentaire.

L’invasion russe perturbe certainement la production céréalière ukrainienne, qui représente environ 11 % du marché global total du blé. La Russie détient également une part de 17 % et, ensemble, ces deux nations alimentent une grande partie des pays du tiers monde et de l’Europe avec 30 % des exportations de blé et d’orge, 19 % des exportations de maïs, 23 % des exportations d’huile de Colza et 78 % des exportations d’huile de tournesol.

Les sanctions contre la Russie constituent toutefois un problème qui va bien au-delà de l’Ukraine, car la Russie produit également environ 20 % de l’approvisionnement global en ammoniac et 20 % de l’approvisionnement global en potasse. Il s’agit d’ingrédients clés des engrais utilisés dans l’agriculture industrielle à grande échelle. Les agriculteurs estiment que la flambée générale des prix sur les marchés alimentaires sera d’environ 10 %, mais je pense que ces chiffres sont très prudents. Je constate déjà des hausses de prix globales d’au moins 20 % par rapport à il y a six mois, et je m’attends à ce qu’il y ait encore 30 % de hausses de prix avant la fin de l’année. En d’autres termes, nous nous attendons à des augmentations moyennes de 50 % en 2022.

Les données officielles du gouvernement sur l’inflation et l’IPC ne sont pas fiables. Doublez les chiffres qu’ils donnent et vous serez beaucoup plus proche de la vérité. Le taux d’inflation utilisé par Shadowstats.com, calculé à l’aide de méthodes autrefois appliquées par le gouvernement américain dans les années 1980 avant qu’il ne « corrige » ses modèles pour masquer les données, soutient ma position jusqu’à présent.

Les experts agricoles américains s’attendent à ce que la Chine comble le vide où disparaissent les approvisionnements russes, mais c’est une erreur de faire cette supposition.

Il se passe quelque chose de bizarre en Chine

La répression chinoise contre les infections Covid a atteint des niveaux si bizarres que je dois poser la question : Les mesures de confinement concernent-elles vraiment la Covid-19, ou cachent-elles autre chose ?

Le taux de mortalité lié à la Covid-19 en Chine est impossible à calculer avec précision car ils n’ont jamais publié de données correctes pouvant être confirmées. Cependant, presque partout ailleurs dans le monde, le taux médian de létalité de l’infection Covid est de 0,27 %, ce qui signifie que plus de 99,7 % des personnes dans le monde n’ont pas à craindre de mourir du virus. Mais en Chine, le PCC agit comme s’il avait affaire à la peste noire. Pourquoi ?

Les fermetures ont entraîné des pénuries alimentaires dans tout le pays, les chaînes d’approvisionnement étant mises à rude épreuve et les usines restant fermées dans de nombreux cas. Mais ce dont beaucoup d’Occidentaux n’entendent pas parler, c’est du fait que les exportations chinoises ont été essentiellement gelées. Plus d’un porte-conteneurs sur cinq dans le monde est actuellement bloqué dans les ports chinois en raison de la fermeture des ports. C’est incroyable.

Pourquoi la Chine ferait-elle cela pour un virus dont nous savons tous qu’il n’est pas dangereux pour la grande majorité des gens ? Pourquoi instituer le pire confinement du pays à ce jour et affamer sa propre population alors que la majorité des gouvernements occidentaux ont désormais abandonné leur campagne de peur de la pandémie et leur programme de vaccination forcée ?

Je pense qu’il est possible que la Chine soit déjà engagée dans une guerre économique dont beaucoup d’Américains et d’Européens ne se rendent même pas compte. Il peut s’agir d’un test bêta pour un arrêt des exportations vers les États-Unis et l’Europe, ou d’un arrêt progressif destiné à devenir permanent. Le goulot d’étranglement du commerce peut également être le précurseur d’une invasion chinoise de Taïwan.

Taïwan est en fait plus dépendante et plus imbriquée dans l’économie chinoise que beaucoup de gens ne le savent. La Chine est le plus gros acheteur des exportations taïwanaises et ces exportations représentent 10 % du PIB de Taïwan. Des centaines de milliers de travailleurs et d’hommes d’affaires taïwanais se rendent régulièrement en Chine pour travailler, un autre facteur économique qui est aujourd’hui mis à mal par les confinements. En outre, Taïwan compte de nombreuses sociétés qui exploitent leurs usines en Chine continentale, qui pourraient toutes être fermées en raison des confinements.

Tout ce que je dis, c’est que si j’étais la Chine et que je prévoyais d’envahir Taïwan dans un avenir proche, je pourrais envisager d’utiliser la Covid-19 comme couverture pour endommager d’abord leur économie et perturber leur modèle d’exportation. Les communistes considèrent la population comme une utilité qui peut être sacrifiée si nécessaire, et la Chine est parfaitement prête à causer des souffrances à court terme à son peuple si cela signifie des gains à long terme pour le parti. En outre, si je devais m’engager secrètement dans une guerre économique avec l’Occident, quel meilleur moyen que de bloquer 20 % des cargos du monde et de perturber les chaînes d’approvisionnement au nom de la protection du pays contre une « pandémie » ?

L’essentiel ? Ne comptez pas sur la Chine pour répondre aux besoins d’exportation d’ingrédients d’engrais ou de quoi que ce soit d’autre, car les sanctions contre la Russie se poursuivent.

Inflation, offre et contrôle

Les organisations globalistes ne sont pas les seules à parler de pénuries alimentaires à venir ; le PDG de la société alimentaire internationale Goya a aussi récemment averti que nous étions au bord du précipice d’une crise alimentaire. Comme je l’ai noté dans le passé, l’inflation conduit au contrôle des prix par les gouvernements, le contrôle des prix conduit à un manque d’incitations à la production (profits), le manque de profits conduit à une perte de production, la perte de production conduit à des pénuries, et les pénuries conduisent au rationnement gouvernemental (contrôle de toutes les grandes sources de nourriture).

Comme nous l’avons vu avec presque tous les régimes autoritaires de l’histoire moderne, le contrôle de l’approvisionnement alimentaire est essentiel pour contrôler la population. Il n’est surpassé, en tant que préoccupation stratégique, que par le contrôle de l’énergie (dont nous connaîtrons bientôt des pénuries, car l’Europe sanctionne le pétrole et le gaz russes et commence à absorber les approvisionnements des autres exportateurs). La question de l’alimentation est la plus proche de nous, car nous pouvons en voir immédiatement les effets sur nos portefeuilles et sur nos familles. Il n’y a rien de pire pour de nombreux parents que la perspective que leurs enfants aient faim.

Les médias grand public ignorent une fois de plus toute menace économique potentielle, et plus précisément, ils nient la notion de pénurie alimentaire comme étant quelque chose dont il faut s’inquiéter. Je dis, pourquoi écouter un groupe de personnes qui ont toujours tort sur ce type d’événements ? Je prendrais au moins au sérieux les propos des globalistes lorsqu’il s’agit d’effondrement économique ; après tout, ce sont eux qui profitent le plus de telles catastrophes et qui ont le plus d’influence lorsqu’il s’agit de déclencher une crise.

La préparation aujourd’hui ne coûte rien demain. Le manque de préparation aujourd’hui coûte TOUT demain. Pour toute personne dotée d’un cerveau, le choix est simple : se préparer à la fin de la nourriture abordable et facilement disponible avant la fin de l’année.

Brandon Smith

Traduit par Hervé pour le Saker Francophone

Crash-Test

Par : hervek

Ou le saut périlleux de l’humanité dans l’abîme.

« Le Tout est Esprit. L’Univers est mental. » Le Kybalion


Par Zénon − Avril 2022

L'HOMMEUNIVERSEL

Il y a plus de cinq cent ans que l’Occident, mû par une aveugle foi en lui-même, exporte son intellectualisme à tout crin au reste du Monde sous couvert de mission civilisatrice. Cinq cent ans de domination sans partage, de conquêtes, et de conversion forcée à une vision purement mécaniste de l’être Humain et de l’existence. Et voici qu’arrivé au faîte de sa gloire, cet empire s’empêtre dans ses contradictions et menace comme un enfant capricieux de casser son jouet s’il l’on cesse de lui obéir. À tel point qu’il semblerait que tout raisonnement poussé à son extrême aboutisse à sa propre négation.

Les colères et frustrations accumulées durant deux années de covidisme sont à présent tournées contre le bouc-émissaire russe. Avez-vous savouré le déshonneur ? Vous allez adorer la guerre. Non celle qu’ont connue nos anciens ; vraie question de vie ou de mort entre les nations. Mais celle d’un genre nouveau où les patries n’ont plus la moindre voix au chapitre, et où le narratif médiatique l’emporte sur la réalité du terrain. Un conflit tel que l’avait envisagé Orwell, dont l’enjeu ne réside pas dans d’hypothétiques victoires sur l’ennemi, mais dans le surcroît de cohésion interne obtenu au sein du cheptel de chaque partie.

Dans un cas comme dans l’autre, nos émotions nous empêchent de sentir ce qui se trame sur les plans subtils. L’incessant matraquage des médias vise à générer puis à entretenir de puissants égrégores ; ces formes-pensées collectives connues et manipulées depuis la nuit des temps par les occultistes. Leur usage consiste à canaliser l’énergie mentale des individus et à l’orienter dans un sens et un objectif précis, que ce soit par l’intermédiaire d’une religion, d’un syndicat ou d’un parti politique. Peu importe la structure sociale où se forme le phénomène. Seule compte l’alimentation psychique avec laquelle les foules acceptent de le nourrir.

Si le concept vous est difficile à appréhender, considérez comme point de départ de cette réflexion que les pensées sont vivantes, qu’elles constituent une émanation immatérielle du même principe de Vie que tout ce que vous pouvez voir, entendre ou sentir.

Il fut un temps, il y a des éons de cela, où la volonté seule de quelques personnes suffisait à engendrer des égrégores assez puissants pour se perpétuer durant des siècles… C’était l’époque de la tradition orale et des mythologies antiques. Ces êtres hors-normes étaient capables par le simple rayonnement, la puissance évocatrice de leur pensée, d’influer sur la perception de leur environnement par leurs contemporains. Et, ce faisant, de façonner à leur gré la « réalité », c’est-à-dire le consensus autour des subjectivités communément admises par le collectif. Telle est l’essence-même de ce que l’on avait coutume d’appeler « sorcellerie ».

Cette aptitude s’est cependant émoussée au fil des époques, à mesure que notre espèce progressait toujours plus avant dans la voie du matérialisme. Ce processus n’est pas le fruit d’une action délibérée d’individus envers d’autres, mais une conséquence logique à notre évolution et notre cheminement collectifs.

L’incarnation implique un mouvement descendant de l’être depuis la sphère de l’Esprit jusque sur le plan physique. Ce voyage entre les dimensions n’est pas instantané, comme la médecine moderne tend à le laisser croire. Il est graduel de la conception à la puberté. Le nouveau-né ne perçoit d’abord que des couleurs, puis des formes vagues, avant que sa vue s’accoutume à cette dimension et lui permette de distinguer les contours précis de ce qui l’entoure.

Ainsi en est-il allé de notre développement sur cette planète. L’Homme s’est approprié la pierre, la terre, les végétaux, le bétail, le métal. Jusqu’à prendre possession et s’aliéner de lui-même. Le point fondamental qui doit ici nous intéresser est que par un effet de vases communicants, plus nous abandonnions nos facultés naturelles pour leur substituer des béquilles extérieures, plus nous laissions s’affaiblir ces capacités au profit d’une fuite en avant technologique.

L’écriture par exemple marque pour les historiens le point de départ de la civilisation. La question n’est nullement de discuter ce point. Mais peu de personnes s’interrogent sur le fait que son apparition est concomitante avec le début du déclin de notre mémoire. Idem pour ce qui concerne les moyens de locomotion : s’ils nous ont permis de couvrir plus de distance en toujours moins de temps, ils nous ont par la même occasion peu à peu privés de la force nécessaire à parcourir à pieds des kilomètres chaque jour. Plus récemment, le GPS a supplanté chez ses utilisateurs le sens inné de l’orientation. La télévision a depuis longtemps annihilé la présence à l’autre, et le smartphone la présence à soi. Et ce ne sont là que quelques exemples : la liste serait trop longue.

Si la perspective d’une telle régression de si longue date vous semble inacceptable, qu’il vous suffise de considérer l’évolution de nos créations littéraires, picturales, musicales ou architecturales au cours des derniers siècles, et la vision de cette déliquescence vous apparaîtra de façon flagrante.

Cette tendance commune à l’être Humain concerne autant les profanes que les « initiés ». Le rite écossais ancien et accepté a remplacé l’alchimie opérative par son concept. Au fil de l’intellectualisation des savoirs ancestraux, la gnose a progressivement perdu de son pouvoir jusqu’à recourir à des artifices de plus en plus grossiers pour faire perdurer son emprise sur les populations.

L’apparition de ces instruments de programmation que sont la télévision et internet. Les organismes génétiquement modifiés. Les poisons répandus dans l’eau, la nourriture, et dans l’air par épandages aériens. Nanotechnologies et métaux conducteurs introduits à l’intérieur des corps par injections successives. Aussi horrible que cela soit, il était dans l’ordre des choses que cela se produise… Le transhumanisme est l’aboutissement de ce mouvement de fond vieux de plusieurs millénaires auquel nous ne saurions échapper. Il représente le point abyssal de notre chute dans la matière, dernière étape avant le grand mouvement de retour à la spiritualisation de la chair.

Les signes annonciateurs de ce basculement s’accumulent à l’horizon. La raréfaction des ressources, accentuée par les conflits alimentés à travers le monde par les globalistes, rendra impossible le déploiement de leur projet de grille de contrôle numérique. Tout au plus parviendront-ils à maintenir captifs une poignée de leurs serviteurs les plus zélés à travers le globe. L’extraordinaire vulnérabilité de ce dispositif à la moindre perturbation électromagnétique le rendra en outre inopérant à plus ou moins brève échéance.

Ils ne peuvent par ailleurs et ne pourront jamais contrôler notre conscience que dans la mesure où nous continuerons de leur accorder notre attention. Un simple décalage, une légère impulsion de l’Esprit et voilà leur domination aussitôt évanouie.

Enfin, le point le plus important est que cet effet de vases communicants du temporel au spirituel fonctionne dans les deux sens. De la même manière qu’un aveugle développera une ouïe plus fine ou un toucher plus sensible, les attaques dont nous faisons l’objet sur le plan physique feront progressivement s’élargir nos possibilités d’action dans le champ sans limite des dimensions supérieures.

Simple fantasme, rétorqueront les sceptiques. N’avons-nous pas cependant, depuis deux ans que l’on cherche à nous couper les uns des autres, fait l’expérience de rencontres les plus inattendues et d’échanges plus riches ? Ne percevons-nous pas les synchronicités se multiplier autour de nous ? La confusion sciemment entretenue dans nos intellects n’a-t-elle pas eu pour formidable effet de dépoussiérer notre intuition ?

Des tréfonds-mêmes de cette folie autodestructrice est en train de monter quelque chose de nouveau : l’aube d’un rapport à la Vie dont nous n’avons encore que le pressentiment, qu’une idée lointaine, imprécise. Ce qui adviendra dans le dépouillement de nos vieilles lubies, de nos habitudes et nos fanatismes, sera le sentiment de l’unité avec l’intelligence et l’harmonie universelles. L’humble respect et la gratitude devant le perpétuel don à l’œuvre dans la Nature.

Un jour, lorsque les ressacs du temps auront balayé l’écume de cette contre-civilisation finissante, nous apparaîtront comme de radieuses évidences aussi bien le sens de notre présence ici-bas que la tâche qui nous incombe : celle de révéler la présence de l’Esprit en chaque atome de la matière et d’en élever la conscience jusqu’au ciel… À terme, tout ce qui n’aura pas été sublimé tombera en poussière. Mais les survivants de notre espèce à cette fin de cycle auront enfin atteint le stade de la maturité collective.

Encore nous faudra-t-il, avant que ceci n’advienne, descendre au fond de l’abîme jusqu’à nous défaire de toute identification à notre individualité charnelle. Tel est le seul chemin pour s’éveiller aux plans supérieurs, où n’existe plus de distinction entre « soi-même » et « l’extérieur ». L’aboutissement du voyage est de revenir faire corps avec le grand Tout après avoir fait l’expérience de la dualité et du libre-arbitre. L’heure n’est pas à s’effrayer ni à désespérer de l’actuelle tournure des évènements. Mais au contraire à se préparer à connaître l’épiphanie qui n’attend que nous de l’autre côté du miroir.

Zénon

Crash-Test, Ou le saut périlleux de l’Humanité dans l’abîme de Zénon en version PDF. À retrouver dans Les Chroniques de Zénon

La troisième guerre patriotique

Par : hervek

Par Batiushka − Le 7 mai 2022 − Source thesaker.is

Fête orthodoxe russe de la Saint-Georges 2022

Je ne suis pas un homme technico-militaire, mais j’ai des liens très forts avec l’armée et un vif intérêt pour l’histoire militaire, tant russe qu’occidentale, ainsi que pour la géopolitique, pour avoir donné des conférences à ce sujet. J’ai vécu en Russie soviétique dans les années 1970, j’ai connu ses faiblesses, ses forces et aussi sa béance, tout en sachant qu’elle finirait par tomber, car même à cette époque, plus personne ne croyait au communisme. Tout continuait par inertie. L’effondrement était inévitable. Je connais aussi très bien la Russie contemporaine, l’Ukraine, le Belarus, les pays baltes et la Moldavie. En fait, j’étais à Kiev pas plus tard qu’en octobre dernier. On m’a montré le bâtiment de la police secrète du SBU/CIA dans le centre et on m’a demandé d’étouffer ma voix lorsque nous passions devant. Personne ne voulait visiter les salles de torture situées au sous-sol.

Introduction : La guerre

L’opération spéciale visant à libérer le Donbass russe de l’oppression fasciste, qui a débuté le 24 février 2022, signifiait une guerre entre la Fédération de Russie et le régime de Kiev, qui, sous la pression de l’Occident, refusait de faire marche arrière. Cela signifierait inévitablement une guerre entre la Russie et l’OTAN, même si le champ de bataille réel serait toujours limité à l’Ukraine. Je suis fermement convaincu que le gouvernement russe savait tout cela et prévoyait les conséquences, à savoir que l’Occident interviendrait avec toute la puissance économique, politique, militaire et technologique du complexe militaire USA/OTAN. C’est pourquoi le Donbass a dû attendre sa libération pendant huit longues et sinistres années. La Russie a dû se préparer très soigneusement à l’inévitable.

La préparation

Rappelons comment la Russie soviétique est tombée par trahison, pour finir par se dissoudre le 25 décembre 1991. En octobre 1993, 4 000 Marines américains (je connais l’un d’entre eux) ont été envoyés par avion sur une base située à l’extérieur de Moscou. C’était juste au cas où le soulèvement populaire contre la « démocratie » et l’ivrogne marionnette occidentale et traître Eltsine irait dans le sens de la Russie et contre la « thérapie de choc » des néoconservateurs et de leurs privatiseurs. La répression du mouvement de libération d’octobre a fait 5 000 morts russes. Le soutien américain était là, mais il n’a pas été nécessaire de l’utiliser, car il y avait suffisamment de traîtres russes pour faire eux-mêmes la sale besogne.

La faiblesse et la trahison interne de la Russie sont les raisons pour lesquelles le gouvernement russe a trahi la Serbie dans les années 1990 et la Libye en 2011 – il était bien trop faible pour tenir tête à l’Occident. Après que la Crimée soit retournée démocratiquement à la Russie après 60 ans (1954-2014) avec le référendum internationalement observé en 2014, l’Occident a encore appliqué des sanctions illégales à la Russie. Moscou savait alors que toute action visant à libérer l’Ukraine de la junte occidentale de Kiev devait être préparée très soigneusement, car les sanctions ne feraient que se multiplier. Quels préparatifs devaient être effectués ?

Tout d’abord, il y avait le front diplomatique et commercial. Il fallait mettre des alliés de son côté, en Eurasie avec la Chine, l’Iran, l’Inde, la Turquie (la Russie sauvant au dernier moment Erdogan de la tentative d’assassinat américaine en juillet 2016), la Hongrie, puis, du Venezuela au Brésil, l’Amérique latine et ensuite, de l’Égypte à l’Afrique du Sud, l’Afrique. En ce qui concerne le monde occidental, notamment l’UE, il y avait une chance de présenter le point de vue russe à travers RT, car à cette époque la censure occidentale n’était pas encore totale.

Deuxièmement, il y avait la modernisation des forces armées russes à entreprendre, avec de nouvelles armes non nucléaires, des missiles hypersoniques, des drones, des technologies électroniques, dont certaines seraient testées en Syrie.

Troisièmement, il y avait la politique de substitution des importations à mettre en œuvre afin de rendre la Russie indépendante en cas de nouvelles sanctions occidentales illégales.

Pourquoi cela a-t-il commencé le 24 février 2022 ?

Quatre éléments déclencheurs ont été à l’origine de l’opération spéciale du 24 février.

Tout d’abord, le régime Zelensky souhaitait que l’Ukraine devienne membre de l’OTAN. La faible Fédération de Russie postcommuniste avait déjà commis cette erreur à plusieurs reprises, en permettant à l’Europe de l’Est, notamment aux pays baltes, à la Pologne et à la Roumanie, de rejoindre ce racket de protection agressif. C’est ainsi que les États tampons d’Europe de l’Est de l’après-guerre, qui constituaient une zone démilitarisée pour la Russie, ont pris fin. Après tout, si vous avez été envahi par l’Ouest très régulièrement pendant 800 ans, laissant 27 millions de vos citoyens morts lors de la dernière invasion, ne voudriez-vous pas également une zone tampon démilitarisée pour vous protéger ? L’OTAN offensive d’après-guerre est la seule raison pour laquelle le Pacte de Varsovie défensif a dû être mis en place.

Ensuite, avec des missiles sur les bases américaines en Pologne et en Roumanie et des troupes de l’OTAN paradant avec suffisance à la frontière estonienne avec la Russie, l’Ukraine a alors menacé de se doter d’armes nucléaires. Zelensky, lisant son scénario américain comme un véritable acteur, s’attendait-il vraiment à ce que la Russie ne réagisse pas à cela ?

Troisièmement, les États-Unis, non sans l’aide de leur proconsul local, le cocaïnomane Hunter Biden, ont installé une trentaine de biolabs en Ukraine. Leur objectif ? Trouver des virus génétiquement concoctés pour infecter les Russes. La Russie ne se défendrait-elle pas ?

Quatrièmement, bien qu’il soit possible que la Russie ne l’ait découvert qu’un jour ou deux après le début de l’opération spéciale, bien qu’il soit possible qu’elle le sache parfaitement à l’avance, l’armée de Kiev, manipulée, instruite et armée par l’OTAN, avait un plan pour envahir le Donbass russe et génocider sa population. Si elle avait réussi, il est peu probable qu’elle se serait arrêtée à la frontière russe. Truss, le ministre britannique des affaires étrangères suprêmement stupide, a laissé échapper que l’OTAN avait déjà Rostov et Voronezh dans sa ligne de mire.

Après huit ans de tentatives de négociation, que la Russie a utilisées pour gagner du temps afin de se préparer à la guerre en cas d’idiotie occidentale, ce n’est que parce qu’il n’y avait pas d’alternative qu’elle a envoyé quelques troupes dans une opération militaire initialement limitée.

Une lutte pour la survie

Il s’agit maintenant d’une guerre d’usure. La Russie doit détruire toutes les armes et les troupes occidentales et de l’OTAN qui entrent en Ukraine depuis la Pologne ou d’autres pays dès que possible, plus vite qu’elles ne peuvent être envoyées. Et cela doit se poursuivre jusqu’à ce que l’Occident cède, car une grande partie du matériel de guerre occidental aura été détruite au prix d’énormes pertes financières pour lui-même.

La Russie s’appuie également sur les problèmes économiques que l’Occident s’impose à lui-même. L’Occident, et pas seulement l’UE, souffre déjà sur le plan économique. Il pourrait facilement y avoir des soulèvements populaires en raison de l’inflation et du coût incroyable de l’énergie. L’automne et l’hiver prochains seront très difficiles. Et les embargos sur les céréales et les engrais russes n’ont pas encore frappé. Attendez que le coût des denrées alimentaires augmente de 100 % dans les pays occidentaux, au lieu d’augmenter de 10 % comme aujourd’hui : alors vous aurez des émeutes dans les rues et des pillages de supermarchés. Quant à la monnaie ukrainienne, elle ne vaut rien, soutenue par le FMI dirigé par les États-Unis, qui ont volé en 2014 les 15 milliards de dollars de réserves d’or ukrainiennes en prévision. Sinon, l’Ukraine aurait fait défaut depuis longtemps.

Les enjeux sont énormes pour tous. La Chine se tient derrière la Russie parce que celle-ci est comme un bouclier pour elle. Si la Russie tombe, la Chine sera la suivante et elle le sait, c’est pourquoi elle soutient la Russie. Le péril blanc se dirigera ensuite vers la Chine, faisant passer le suicide collectif imposé par les Britanniques lors des « guerres de l’opium » pour un simple pique-nique. Il n’y aura pas de reprise de Taïwan dans un avenir proche, mais des économistes de Harvard et des banquiers d’affaires qui prendront le pouvoir et s’empareront de milliards à Pékin, comme en Russie après 1991. Et puis, au milieu des guerres civiles, des millions et des millions de Chinois prendront la voie du suicide, exactement comme cela s’est produit dans la Russie des années 1990. Ne vous y trompez pas, il s’agit d’une bataille pour la survie des sept milliards du monde contre le milliard [occidental, NdT].

C’est pourquoi la Russie reste aujourd’hui ferme, avec 80% de la population derrière le président Poutine, contrairement au monde occidental où il est rare de trouver un dirigeant qui a plus de 30% de soutien. Pourquoi ? C’est simple : Le président Poutine aime son pays, c’est un patriote : Les dirigeants occidentaux ne sont pas des patriotes, ce sont des mercenaires vénaux, pas plus que les gouvernements fantoches américains en Europe de l’Est. Les seuls Russes qui s’opposent au président Poutine sont les traîtres, recrutés par la CIA, et il y en a encore pas mal à Moscou et ailleurs, mais nous ne citerons pas de noms ici.

Il est vrai qu’une grande partie de la cinquième colonne de traîtres de Moscou est déjà partie ou est en train de partir, Tel Aviv étant une destination populaire pour eux. Pour la Russie, il ne s’agit pas d’un conflit localisé à ses frontières, comme cela apparaît encore à la plupart des Occidentaux, bercés d’illusions par leurs ministères (« médias ») de propagande de Goebbels. Pour la Russie, il s’agit tout autant d’une lutte pour la survie que la Seconde Guerre mondiale. C’est la troisième grande guerre patriotique. Laissez-moi vous expliquer.

Pour ceux qui ne le savent pas, l’invasion de la Russie en 1812 par Napoléon et ses hordes barbares multinationales est connue sous le nom de Première guerre patriotique. L’invasion de 1941 par Hitler et ses hordes barbares multinationales est connue sous le nom de deuxième guerre patriotique. Nous pensons que, tout comme la guerre défensive de 1941-1945 a été appelée la deuxième guerre patriotique, la guerre défensive de 2022- ? sera appelée la troisième guerre patriotique. Varsovie et Bucarest, Berlin et Paris, soyez attentifs.

Quand est-ce que tout a commencé ?

Quand tout cela a-t-il commencé ? En fait, ce n’est pas le 24 février 2022. Certains, à contrecœur, admettront que c’est le changement de régime opéré par les États-Unis en 2014, avec son prix de 5 milliards de dollars pour l’infortuné contribuable américain. À contrecœur, certains pourraient admettre que cela remonte encore plus loin, à novembre 1989, à la chute du Mur. Certains pourraient suggérer deux générations auparavant, en septembre 1939, lorsque Staline a pris à la Pologne le calice empoisonné de l’Ukraine occidentale, la Galicie, et a dû y mener une guerre contre les partisans fascistes, soutenue par la CIA, jusqu’en 1958.

Certains pourraient suggérer qu’il y a exactement 100 ans, en 1922, lorsque Lénine, atteint de syphilis cérébrale, a transféré de la Russie à l’Ukraine la moitié méridionale et orientale de l’actuelle Ukraine, car il voulait que le prolétariat industriel pro-communiste du sud et de l’est fasse contrepoids au nord et à l’ouest de la véritable Ukraine agricole. Mais on pourrait aussi remonter à 1914, l’invasion de l’Empire russe par l’Allemagne, l’Autriche-Hongrie et la Turquie. C’est exactement 100 ans avant la révolution de couleur de 2014 orchestrée par les États-Unis à Kiev, avec ses snipers lituaniens sur le toit de l’ambassade américaine à Kiev assassinant des policiers ukrainiens, puis les États-Unis rejetant la responsabilité de la « répression » sur le gouvernement pro-russe démocratiquement élu.

Conclusion : Un combat jusqu’au bout

La Russie doit gagner cette guerre contre l’OTAN. Cependant, la dernière chose que la Russie souhaite, c’est une guerre nucléaire, même si certains imbéciles en Occident en parlent beaucoup. Et aussi tentantes que puissent être les cibles des quelque 1 000 bases américaines dans le monde, la Russie ne veut certainement pas que la guerre s’étende au-delà du territoire ukrainien actuel. Si la Russie ne gagne pas, la Fédération de Russie sera humiliée et démantelée et deviendra un autre groupe de colonies pour les voleurs d’actifs et les esclavagistes occidentaux. Alors le rêve britannique pour son coup d’état de 1917, transformé en cauchemar parce que ce rêve stupide a permis au bolchevisme d’arriver au pouvoir, deviendra réel.

Ensuite, ce sera au tour de la Chine de tomber, puis le reste du monde encore libre, bien que pour l’instant appauvri et exploité, tombera comme des dominos entre les mains de l’Occident néo-colonial. Et ce sera la fin du monde, sous la dictature mondiale des États-Unis, connue par euphémisme sous le nom de « monde unipolaire ». Nous ne sommes pas prêts pour cela. Nous préférons nous battre. Comme l’a dit le président Poutine, nous ne souhaitons pas vivre dans un monde sans Russie. Comme nous l’avons déjà dit, c’est notre SEULE chance de travailler à une Union de républiques souveraines (NON soviétiques) sociales (NON socialistes) et à une Alliance de pays qui favorisent la prospérité et la justice, et non la pauvreté et l’injustice.

Batiushka

Traduit par Hervé pour le Saker Francophone

Les élitistes de Twitter sont trop stupides pour comprendre qu’Elon Musk est en train de sauver la plateforme

Par : hervek

Par Brandon Smith − Le 21 avril 2022 − Source Alt-Market

Au cours de l’année écoulée, les grandes entreprises technologiques et les grands médias ont appris une leçon précieuse : « Get Woke, Go Broke » n’est pas seulement un mantra, c’est une règle. Nous venons de voir des entreprises telles que Netflix subir une défaite massive sur le marché à cause de leur orgueil démesuré et de leur présomption qu’elles peuvent simplement dicter le chemin de notre culture d’en haut par le biais de la propagande gauchiste. CNN vient de fermer son service premium « + » au bout d’un mois parce que personne ne lui fait assez confiance pour lui verser de l’argent de poche pour son contenu. Et Disney est sur le point de perdre sa charte municipale en Floride parce qu’ils pensaient être en charge de l’état et de ses lois, alors qu’en fait ils ne le sont pas.

Les entreprises Woke meurent lentement mais sûrement et les gauchistes ne semblent pas comprendre la situation. Ils n’admettront jamais ouvertement que la raison pour laquelle ces entreprises connaissent un déclin est due à leur position politique sectaire qui justifie l’endoctrinement forcé de tout le monde, y compris des enfants. Ils diront que c’était la Covid-19, ils diront que c’était l’inflation, ils diront que c’était la bigoterie, mais en réalité c’était toujours eux. Personne ne les aime, et les gens réalisent enfin qu’ils n’ont pas à dépenser de l’argent pour acheter des produits de gauchistes fous qu’ils n’aiment pas.

À cet égard, Twitter est un peu une énigme. L’entreprise de médias sociaux est passée d’un espace relativement inoffensif permettant aux gens de commercialiser des entreprises en ligne et aux politiciens et aux célébrités de dialoguer avec leurs adeptes ou leurs détracteurs, à un champ de bataille vicieux envahi par des fanatiques gauchistes déterminés à utiliser la plateforme comme une arme pour faire taire les dissidents et détruire la vie des personnes qui ne sont pas d’accord avec eux. La plateforme est passée du statut de média social moyen à celui de berceau du mal. Si je devais décrire ce que Twitter représente réellement aujourd’hui, je dirais qu’il s’agit d’une tentative de construction d’un esprit de ruche mondial, un lieu où chacun est contraint de se conformer aux idéaux de l’establishment par la pression des pairs et l’agression collective.

En d’autres termes, Twitter est l’antithèse d’une société de liberté d’expression, un test bêta pour l’avenir de l’autoritarisme, où l’on croit pouvoir s’exprimer, mais où seules les opinions « correctes » sont autorisées à passer.

Il est difficile de dire comment cela s’est produit. Certains pensent que les « cultistes » gauchistes se sont enfuis comme des rats du navire en perdition qu’était Tumblr et ont trouvé le chemin de Twitter pour s’y installer. Je dirais que Twitter a peut-être toujours été destiné à devenir ce qu’il est maintenant. Il suffit de jeter un coup d’œil à la galerie de monstres de ses plus gros actionnaires.

Il y a Vanguard et Blackrock, qui représentent ensemble un calamar vampiriste globaliste aux proportions épiques. Leurs tentacules s’enroulent autour de presque tous les aspects de l’économie, y compris les médias, les grandes entreprises pharmaceutiques (comme Pfizer), les fabricants d’armes, des pans entiers du marché immobilier américain, etc. Si ces deux mégas conglomérats devaient, d’une manière ou d’une autre, disparaître de la surface de la Terre demain, le monde serait bien meilleur. Pour l’instant, ils possèdent presque tout.

Ensuite, il y a Morgan Stanley, une autre société bancaire internationale « trop grosse pour faire faillite » qui, pour une raison quelconque, a un intérêt majeur dans le domaine des « tweets ». Lorsque des entreprises globalistes comme celles-ci réalisent des investissements importants dans une plateforme de communication, il y a généralement quelque chose d’infâme qui se prépare. Et il convient de noter que presque toutes les entreprises médiatiques qu’elles possèdent défendent un programme qui penche fortement à gauche et qui est de nature tyrannique. Nous avons été témoins de cette dynamique indéniable au cours des deux dernières années, lorsque les sociétés de médias ont attaqué quiconque s’opposait aux obligations Covid illégales.

Pourquoi les grandes institutions globalistes s’intéressent-elles autant à Twitter ? Ce n’est pas parce que Twitter fait de l’argent. En 2020, l’entreprise a subi une perte de revenu net de plus de 1,14 milliard de dollars. En 2021, il y a eu une perte de revenu de 221 millions de dollars. Twitter affirme toujours qu’elle réalise des bénéfices, mais ceux-ci proviennent principalement des rachats d’actions et des subventions des États et du gouvernement fédéral. Autrement dit, sans les prêts à vue de la Réserve fédérale et les allégements fiscaux du gouvernement, Twitter n’existerait tout simplement pas.

Selon le Wall Street Journal, la dette de Twitter s’élève à environ 6,75 milliards de dollars au total, ce qui peut sembler peu par rapport à de nombreuses autres entreprises, mais une fois encore, Twitter n’est pas une entreprise rentable et toute dette importante constitue un problème. L’entreprise a souffert d’une performance boursière lamentable jusqu’à la pandémie, qui a entraîné l’injection de milliers de milliards de dollars de fonds de relance sur les marchés boursiers. Maintenant que les chèques de relance se sont taris, l’action de la société s’est de nouveau effondrée. La seule chose qui la soutient aujourd’hui est la perspective soudaine d’un rachat par Elon Musk.

Twitter se vidait de ses utilisateurs et devait faire face à un déclin de sa base de membres à l’approche de 2019, lorsque l’entreprise a décidé de régler le problème en ne communiquant plus le nombre d’utilisateurs traditionnels. Elle a opté pour un nouveau système de mesure qui, selon elle, a été conçu pour tenir compte de la suppression des « spams et des comptes robots ». On peut se demander quelle proportion de la base d’utilisateurs réelle de Twitter est constituée de personnes réelles plutôt que de faux comptes ? Même avec les nouvelles métriques, les preuves suggèrent qu’ils ont continué à perdre des utilisateurs et des revenus depuis 2019, en grande partie en raison de l’environnement hostile de chasse aux sorcières politiques que Twitter a développé au cours des dernières années.

Le gouvernement américain a également été fortement investi dans Twitter depuis au moins 2014, jetant des millions dans divers projets que l’entreprise a entrepris, y compris de nombreux projets à l’étranger. Cela a du sens car Twitter partage régulièrement les données des utilisateurs avec les agences gouvernementales, souvent tout en prétendant ne pas le faire. Les demandes de surveillance sont tenues secrètes et toute publication d’informations sur ces demandes est bloquée par les tribunaux américains.

Globalement, Twitter est un cloaque de corruption politique et d’entreprise, une marionnette absolue des actionnaires globalistes et un centre d’échange de données pour les conglomérats et les gouvernements. C’est pourquoi je n’ai jamais eu de compte chez eux, et je n’en aurai probablement jamais.

Je n’arrive pas à croire que tous ces faits puissent être connus de tous, mais la seule chose qui met les gauchistes en colère sur Twitter est l’idée qu’Elon Musk puisse acheter suffisamment d’actions de la société pour déterminer son avenir. Voici quelques faits essentiels que les élites de Twitter doivent prendre en considération :

1) Twitter est en chute libre en termes de nombre d’utilisateurs et de revenus depuis des années maintenant. Le fait que le conseil d’administration de l’entreprise ait décidé d’affirmer un agenda politique de gauche et d’appliquer des règles de censure déséquilibrées tue encore plus l’entreprise. Dans quelques années, Twitter n’existera plus. Ou, si elle existe, elle ne sera plus qu’une coquille vide, comme MySpace ou Tumblr. La plateforme que vous pensez contrôler est en train de mourir. Sans un discours public équitable et des directives également appliquées, Twitter ne sert à rien d’autre qu’à agir comme une chambre d’écho pour les fanatiques de gauche, et qui veut être partie prenante de cela ?

2) Le culte de Twitter et ses gardiens de la « marque bleue » perdent la tête à la perspective qu’un « milliardaire » prenne le contrôle de Twitter, alors qu’en réalité la plateforme est contrôlée par les actionnaires les plus riches et les plus envahissants du monde depuis longtemps. Si vous pensez que Vanguard ou BlackRock sont de meilleurs gestionnaires qu’Elon Musk, je vous suggère de faire un peu plus de recherches sur l’histoire de ces sociétés.

3) L’intérêt d’Elon Musk pour Twitter a suscité l’enthousiasme pour une plateforme qui était autrement destinée à la poubelle. Je pourrais même suggérer que les activités de Musk prolongent la durée de vie de Twitter en attirant des investissements qui n’auraient jamais été là autrement. Les coches bleues devraient le remercier au lieu de l’attaquer.

4) Quelle est la principale plainte des élitistes de Twitter à l’égard de Musk ? Qu’il POURRAIT introduire des règles plus justes et équilibrées qui empêcheraient la censure politique. En d’autres termes, ils sont en colère parce qu’il pourrait permettre une véritable liberté d’expression dans les limites de la légalité pour les conservateurs comme pour les gauchistes. C’est inacceptable pour eux. Dans leur esprit, la liberté d’expression n’est réservée qu’à ceux qui ont une « pensée correcte », et ils pensent pouvoir dicter ce qu’est une « pensée correcte ». Il faut être un psychopathe d’un genre particulier pour croire que son camp est le seul qui mérite d’être entendu.

En ce qui concerne Elon Musk, je réserve mon jugement pour l’instant. Tesla et SpaceX reçoivent des milliards de dollars de subventions gouvernementales et d’incitations fiscales, bien plus que Twitter. Je m’interroge sur la validité de toute entreprise qui dépend des aides gouvernementales pour survivre.

Musk participe également au World Government Summit à Dubaï, où les globalistes de diverses nations se réunissent pour discuter de l’agenda de la centralisation mondiale. La discussion de Musk portait spécifiquement sur la façon dont il pense que l’avenir de l’humanité est de « fusionner avec les machines », un peu comme si votre téléphone portable était relié à votre cerveau. Cela ressemble à un cauchemar dystopique pour moi ; les gouvernements suivent et contrôlent déjà l’activité des téléphones portables, voulez-vous vraiment qu’ils fassent de même avec votre cerveau ?

Les positions anti-éveil de Musk sont peut-être légitimes, ou peut-être n’est-ce qu’un personnage.

Tout cela mis à part, la surprenante reprise de Musk sur Twitter est intéressante, quelle que soit l’issue. Il pourrait prendre le contrôle et fermer l’ensemble de l’entreprise, ce que je suggérerais étant donné que la plateforme est un cancer pour la société et qu’elle est soumise à la surveillance des gouvernements et des entreprises. Disperser le culte de la coche bleue aux quatre vents serait l’un des meilleurs cadeaux que Musk pourrait faire au monde en ce moment. Ils peuvent toujours se plaindre de tout ce qui se passe sur d’autres plateformes, mais pas avec une telle concentration du pouvoir des entreprises et des gouvernements à leur disposition.

Ils diront que tout cela est une attaque contre la liberté d’expression, mais ces gens ne comprennent pas ce qu’est la liberté d’expression. Ils pensent que c’est la liberté d’expression s’ils s’approchent des gens et disent « Je vais vous détruire, vous et votre mode de vie ». Et ensuite, lorsque ces personnes réagissent pour les arrêter, ils crient qu’ils sont des victimes et prétendent que c’est une violation de leurs droits. D’où je viens, on ne menace pas les gens et si c’est le cas, on ne s’attend pas à ce qu’ils ne fassent rien. Les gauchistes sur Twitter et ailleurs vont bientôt apprendre cette leçon, d’une manière ou d’une autre.

Brandon Smith

Traduit par Hervé pour le Saker Francophone

Règles de la nausée

Par : hervek

Par James Howard Kunstler – Le 6 mai 2022 – Source kunstler.com

Roofers Puking All Over the USA - Roof Sales Mastery

Vu la façon dont les marchés financiers ont vomi cette semaine, ils ont dû commencer à lire les informations. Avouons-le, les gros titres sont loin d’être rassurants. Le prix de 6,49 dollars sur un gallon de diesel suffit à lui seul à vous dire que la nation ne peut pas faire des affaires comme elle est censée le faire, et qu’il n’y a pas de nouveau modèle de gestion prêt à être lancé – pas même l’utopie de robots et d’eunuques de Klaus Schwab.

Ce qui existe plutôt, c’est un modèle de rupture et d’effondrement que les néo-jacobins wokisée et globalistes font tout leur possible pour accélérer. Les sanctions imposées par les États-Unis à la Russie ont rapidement explosé au visage de l’Amérique. Comment fonctionne l’interdiction du pétrole russe ? Comprenez-vous que le pétrole de schiste américain – la majeure partie de notre production – est exceptionnellement léger dans sa composition, ce qui signifie qu’il ne contient pas beaucoup de distillats plus lourds comme le diesel et le carburant d’aviation ? C’est ainsi, hélas. Les camionneurs ne veulent tout simplement pas faire du camionnage à 6,49 $ le gallon, et d’ici peu, ils feront carrément faillite, surtout les indépendants qui ont contracté des hypothèques énormes sur leurs camions et qui ne pourront pas rembourser. L’équation est d’une simplicité déchirante : pas de camions = pas d’économie américaine.

L’Europe, la vieille patrie originelle de la civilisation occidentale, n’est pas seulement en train de perdre la face, elle est en train de se faire exploser la tête en suivant la guerre économique de « Joe Biden ». L’Allemagne, la France et le reste de cette bande sont-ils vraiment si déterminés à faire entrer l’Ukraine dans l’OTAN qu’ils sont prêts à se lancer dans une guerre médiévale pour y parvenir ? Je veux dire par là s’asseoir dans le froid et l’obscurité avec des assiettes vides. C’est un chemin difficile à parcourir juste pour prouver le point de vue de quelqu’un d’autre.

La guerre en Ukraine elle-même a apparemment perdu de son sex-appeal pour les médias d’information avides de clics. Quelle que soit la façon dont le New York Times et ses amis ont essayé de la présenter, ils n’ont pas réussi à comprendre la détermination de la Russie à neutraliser l’Ukraine et sa capacité à accomplir le travail, même si cela prend plus de temps que prévu. C’est dire combien il était important pour la Russie que l’Ukraine ne devienne pas une base avancée de missiles et un laboratoire d’armes biologiques pour ses adversaires. Lorsque cette opération sera terminée, l’Occident se retrouvera économiquement paralysé et humilié – des conditions qui, historiquement, annoncent un changement de régime. L’Amérique crachera-t-elle « Joe Biden » comme une boule de poils pour remettre ces camions en marche ? Les Démocrates eux-mêmes pourraient-ils avoir recours à la libération du kraken qu’est l’ordinateur portable de Hunter, juste pour renvoyer le vieil escroc ?

Entre-temps, la fuite de la décision d’annulation de l’arrêt Roe contre Wade a relégué le fiasco de l’Ukraine au second plan, afin de provoquer une agitation plus utile pour les redoutables élections de mi-mandat à venir. La vérité mal comprise est que cette décision ne fera que renvoyer la question de l’avortement aux États individuels. Mais soyons réalistes : des États comme New York, le Massachusetts, le Maryland et la Californie ne vont pas promulguer de nouvelles lois anti-avortement, et c’est là que vivent la plupart des personnes qui ont des crises d’hébétude à ce sujet. Ce qui veut dire qu’il y a peu de risque que les habitants de ces États bleus manquent d’avortements. Alors, jusqu’à quel point le parti a-t-il fait semblant que Roe contre Wade est sa pierre de touche primaire ?

Une étrange question parallèle a été soulevée : l’avortement laissez-faire pourrait-il être une couverture pour le nouveau problème évident que les vaccins Covid-19 ont rendu un nombre choquant de personnes incapables de se reproduire ? En tout cas, il y a du bruit à ce sujet. C’est un fait que Pfizer a exclu les femmes enceintes et allaitantes de toutes les phases de ses essais sur l’ARNm. Parmi les divers préjudices attribués aux injections d’ARNm figurent l’infertilité, les fausses couches et les anomalies chez le nouveau-né. Mais, bien entendu, ce genre de rumeur – qui provient en l’occurrence de cas survenus chez des militaires vaccinés et qu’il n’est pas facile d’étouffer – est exactement ce que les nombreux censeurs qui rôdent veulent faire passer dans tout forum où des idées pourraient être échangées. C’est de la désinformation !

Et donc, le bouton de volume du bruit autour du changement de propriété de Twitter reste à fond. Imaginez ce qui se passera si les quelque 70 % d’Américains qui ont été vaccinés apprennent, dans une zone Twitter re-libérée, que les vaccins Covid-19 ne sont pas « sûrs et efficaces ». Selon Zero Hedge, vingt-six ONG globalistes liées à George Soros ont signé une lettre disant que « la prise de contrôle de Twitter par Elon Musk va encore plus toxifier notre écosystème d’information et constituer une menace directe pour la sécurité publique, en particulier chez les personnes déjà les plus vulnérables et marginalisées. »

Ils sont, comme d’habitude, en train de projeter – car quelle est la plus grande menace pour la sécurité publique que d’inciter des dizaines de millions de citoyens effrayés à accepter de multiples injections d’un cocktail pharmaceutique mal testé qui peut vous tuer de six façons différentes ? Les responsables (et ceux qui voudraient être vos patrons) ne veulent pas que vous sachiez tout cela. Les entreprises pharmaceutiques, les médecins, les administrateurs d’hôpitaux et les politiciens doivent être terrorisés à l’idée d’être découverts.

Dans l’ensemble, la scène ressemble à un cauchemar multidimensionnel. Une économie brisée… une civilisation occidentale en train de sombrer… une tyrannie policière… des vaccins qui tuent et handicapent… la famine…. Donc, c’est là. Oh, regardez, les marchés… ils vomissent à nouveau !

James Howard Kunstler

Pour lui, les choses sont claires, le monde actuel se termine et un nouveau arrive. Il ne dépend que de nous de le construire ou de le subir mais il faut d’abord faire notre deuil de ces pensées magiques qui font monter les statistiques jusqu’au ciel.

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

 

Guerres longues et mobilisation industrielle : Ce ne sera plus la seconde guerre mondiale

Par : hervek

Par Mark Cancian – Le 8 août 2017 – Source War On The Rocks

Après une génération d’absence, l’intérêt pour les guerres longues contre des adversaires de même niveau est revenu et, avec lui, l’intérêt pour la mobilisation. De nombreux observateurs – d’Eliot Cohen aux membres de l’état-major interarmées en passant par David Barno et Nora Bensahel – ont lancé des avertissements à ce sujet. Les guerres longues nécessitent une mobilisation industrielle, et lorsque les stratèges et les planificateurs pensent à ces choses, ils pensent à la Seconde Guerre mondiale et à tout ce qui l’a accompagnée : la conversion de l’industrie civile à un usage militaire, la production de masse, une longue accumulation de forces et, enfin, des armées massives et bien équipées qui écrasent leurs adversaires.

Mais une guerre longue aujourd’hui serait totalement différente. En fait, après environ neuf mois de conflit intense entre pairs, l’attrition réduirait les forces armées américaines à quelque chose qui ressemblerait à l’armée d’une puissance régionale. L’armée, par exemple, serait principalement armée d’armes d’infanterie, la puissance de feu étant fournie par des camions d’artillerie et un petit nombre d’équipements modernes acquis auprès d’une production nationale en difficulté et de tout ce que les logisticiens pourraient dénicher sur le marché mondial. Cet état de choses est dû au fait que le gouvernement américain n’a pas pensé sérieusement à la mobilisation industrielle. Il est bien plus facile de se prélasser dans les souvenirs chaleureux de la Seconde Guerre mondiale que d’affronter les choix difficiles qu’implique la préparation à la mobilisation.

Voici le problème de base : les guerres majeures contre des concurrents de même niveau consomment des armes et des munitions à un rythme féroce, bien au-delà de ce que l’industrie de la défense américaine, hautement consolidée et fragile, peut produire. La base industrielle de la défense américaine est conçue pour l’efficacité en temps de paix, et non pour la production de masse en temps de guerre, car maintenir une capacité inutilisée pour la mobilisation est coûteux. Le Congrès et le Pentagone estiment que les armes sont suffisamment coûteuses sans avoir à payer pour quelque chose qui ne sera peut-être jamais nécessaire.

Prenons l’exemple des chars, mais la même dynamique s’applique aux avions, aux navires et aux munitions (ainsi qu’aux personnes, d’ailleurs, mais c’est un autre article en soi). L’armée américaine compte 15 équipes de combat de brigade blindée dans la force régulière et la réserve, avec un total d’environ 1300 chars (90 par brigade). Derrière ces chars « opérationnels », il y a environ un millier d’autres chars dans les unités d’entraînement, de maintenance et de recherche et développement. Et il y en a des centaines d’autres dans des « cimetières« , à différents stades de dégradation.

Il est difficile de prévoir l’attrition dans les conflits entre pairs car ces conflits sont – heureusement – rares, mais nous pouvons en avoir un aperçu. Par exemple, en 1973, les Israéliens ont perdu 400 chars sur 1 700, soit un taux d’environ 1,1 % par jour pendant les 20 jours de combats de plus en plus déséquilibrés. Les armées arabes en ont perdu beaucoup plus. La grande bataille de chars de 1943 à Koursk a entraîné des pertes de chars très élevées – les Allemands en ont perdu 14 % par jour pendant deux semaines de combat, soit 110 % de leur force initiale – mais il s’agissait d’un engagement court d’une intensité inhabituelle. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le bataillon d’infanterie américain moyen sur la ligne de front a perdu 2,6 % de ses effectifs par jour, même sans combat majeur. Il est donc raisonnable de supposer qu’un conflit intense entre pairs détruirait environ 1 % de la force des chars par jour. Cela inclut les pertes de toutes origines – combat, abandon pendant la retraite, coulé en route vers le théâtre des opérations, et accidents.

Si les 15 brigades blindées étaient engagées, la force blindée perdrait 13 chars par jour en moyenne, soit 390 par mois. En faisant appel aux remplaçants des chars en maintenance et de la base d’entraînement, les équipes de combat des brigades blindées pouvaient rester à pleine puissance pendant environ deux mois. Ensuite, la force diminuera régulièrement : 74% au quatrième mois (960 chars), 55% au cinquième mois (715 chars), 41% au sixième mois (533 chars), et ainsi de suite. Au dixième mois, la force ne compterait plus que 158 chars, soit l’équivalent de deux brigades blindées.

La mobilisation industrielle ne va-t-elle pas fournir des remplacements ? Oui, mais pas suffisamment. Ces dernières années, les États-Unis n’ont construit (en fait, ils ont modernisé des versions plus anciennes) que 20 à 60 chars par an, et un nombre peut-être égal de chars a été vendu à l’étranger. À terme, selon les documents budgétaires de l’armée, la production pourrait passer à 28 par mois. En d’autres termes, une fois pleinement mobilisée, la production de chars remplacerait environ deux jours de pertes par mois. L’inclusion de ces remplacements dans le calcul ci-dessus ajoute un mois au calendrier. Avec plus de temps et d’argent, l’industrie (General Dynamics dans le cas présent) pourrait étendre davantage la production, mais le chemin à parcourir est encore long.

Que faire alors ? Tout d’abord, les États-Unis doivent sortir le matériel de l’entrepôt, le remettre en état de marche et l’envoyer au front. Pour les chars, cela signifie utiliser tous les vieux M-1A1, la version non numérisée sans le contrôle de tir amélioré, le blindage amélioré et les ordinateurs intégrés de la version actuelle M-1A2SEP. Finalement, les M-1 originaux du début des années 1980 avec le plus petit canon de 105 mm, au lieu du canon actuel de 120 mm, seraient nécessaires. Il n’y aurait ni le temps ni la capacité de passer à la version la plus récente. Les installations du gouvernement et des entrepreneurs seront débordées pour réparer les dommages causés par les combats et construire de nouveaux chars. L’utilisation d’un équipement aussi ancien va à l’encontre de 50 ans de pratique où l’armée américaine n’a combattu qu’avec les équipements les plus modernes. Le revers de la médaille, cependant, est que les adversaires seraient confrontés à la même dynamique d’attrition et traverseraient leur propre crise de quantité par rapport à la qualité. En d’autres termes, si le conflit se déroulait en Europe, les chars américains ne seraient pas confrontés à des chars russes modernes comme les T-90, mais à des chars plus anciens comme les T-80 ou les T-72. Il s’agirait donc d’un combat à armes égales.

Simultanément, les logisticiens devront se rendre dans l’économie civile et acheter ce qui peut y être adapté. Adapter ne signifie pas faire passer la production civile à une production conforme aux spécifications militaires, car cela prendrait trop de temps. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la mobilisation industrielle a pris des années, commençant par les commandes de guerre françaises et britanniques en 1938, mais ne produisant pas les masses d’équipements nécessaires pour affronter l’Allemagne et le Japon avant 1944. Les mots de Winston Churchill à la Chambre des communes, rappelant le défi de la mobilisation de la Première Guerre mondiale, s’appliquent ici :

Voici l’histoire de la production de munitions : la première année, très peu ; la deuxième année, pas beaucoup, mais quelque chose ; la troisième année, presque tout ce que vous voulez ; la quatrième année, plus que ce dont vous avez besoin.

L’« adaptation » dans une telle situation signifie prendre ce que l’économie civile produit, le peindre en vert et l’envoyer à l’avant. Certains équipements « de type civil » peuvent être produits relativement rapidement. La production de MRAP (Mine Resistant Ambush Protected – essentiellement des camions blindés), par exemple, a bondi en un an pendant la guerre d’Irak. L’adaptation s’applique également à la doctrine nécessaire pour combattre une telle force. Ainsi, après six ou huit mois de combat, le principal véhicule de combat de l’armée pourrait être un camion blindé MRAP, mais c’est mieux que rien.

Enfin, les logisticiens devront acheter tout ce qu’ils peuvent sur le marché mondial, ce que l’armée américaine n’a pas fait de façon majeure depuis la Première Guerre mondiale, lorsque les Français ont équipé le corps expéditionnaire américain mal préparé. Cependant, il existe de nombreux précédents dans d’autres pays. Lorsque la Grande-Bretagne a repris les îles Malouines en 1983, les États-Unis ont fourni des munitions. Lorsque l’Irak et l’Iran se sont livrés une lutte à mort de huit ans, de 1980 à 1988, les deux pays ont fouillé le marché mondial de manière agressive pour trouver des équipements partout où ils le pouvaient. Aussi, lorsque l’industrie américaine sera incapable de produire des équipements en nombre suffisant, les États-Unis devront faire de même. Étant donné que les alliés de l’OTAN sont peut-être engagés eux-mêmes ou qu’ils construisent leurs propres forces armées, les États-Unis devront se tourner vers d’autres pays. Le Brésil serait un bon exemple, puisqu’il possède une industrie de l’armement mature. Des mesures radicales, comme proposer d’acheter les forces de chars égyptiennes et marocaines, seraient justifiées. Cela peut paraître idiot, mais ces pays possèdent de nombreux chars américains qui pourraient être intégrés rapidement à l’armée américaine. [Ces 2 armées n’ont pas ces chars pour la parade mais pour contrer des menaces bien réelles et n’en donneront que de manière symbolique, NdT]

Bien sûr, des hypothèses optimistes peuvent faire disparaître le problème. Par exemple, des investissements de plusieurs milliards de dollars en temps de paix dans la capacité de mobilisation permettraient d’accélérer la production en temps de guerre. Cependant, les services militaires n’ont jamais été disposés à le faire, étant confrontés à de nombreuses demandes budgétaires à court terme et la capacité de mobilisation apparaissant comme une inefficacité dans un système d’acquisition déjà inefficace.

Une longue période d’alerte stratégique, comme ce fut le cas pendant la Seconde Guerre mondiale, faciliterait également la mobilisation, mais il est peu probable que cela se produise dans une guerre future. Il est difficile d’imaginer des événements qui seraient si choquants pour les Américains qu’ils lanceraient un appel d’offres et mobiliseraient totalement l’industrie, mais qui n’entraîneraient pas en même temps les États-Unis dans la guerre.

Quelle est donc la solution ? La première étape consiste à reconnaître le problème. C’est là que nous sommes bloqués aujourd’hui, bien qu’il s’agisse d’un problème connu, ou de ce que Frank Hoffman appelle un « flamant rose« . Penser à ce à quoi pourrait ressembler une longue guerre est extrêmement inconfortable. Les chefs militaires considéreraient probablement que le fait d’équiper les forces américaines avec du matériel plus ancien, étranger ou moins performant est une erreur, voire un acte immoral. Malheureusement, il se peut que nous n’ayons pas le choix. Ce changement culturel sera le plus grand défi d’une future mobilisation. L’étape suivante consiste à élaborer des plans adaptés à un large éventail de circonstances de mobilisation, des plus stressantes aux moins stressantes, car la probabilité et la nature des guerres longues sont très incertaines. Enfin, le ministère de la Défense devra investir de petites sommes d’argent dans la capacité de mobilisation – les gros investissements ne sont tout simplement pas réalistes. Par exemple, l’industrie pourrait atténuer les goulots d’étranglement de la production avec un certain investissement initial. L’évaluation de la base industrielle de la défense récemment ordonnée par le président devrait aider à identifier les opportunités. Le « cimetière » pourrait veiller à ce que les équipements « mis en sommeil » ne se détériorent pas trop afin de pouvoir être réactivés en cas d’urgence. Au final, des investissements intelligents et une planification réaliste pourraient transformer une vulnérabilité stratégique en un avantage stratégique.

Mark Cancian

Colonel, Corps des Marines des États-Unis, retraité, l’auteur est aussi conseiller principal au sein du Programme de sécurité internationale du CSIS. Le colonel Cancian a passé plus de trois décennies dans le corps des Marines des États-Unis, en service actif et de réserve, en tant qu’officier d’infanterie, d’artillerie et d’affaires civiles, et lors de missions à l’étranger au Vietnam, lors de l’opération Desert Storm et en Irak (deux fois). Il a beaucoup écrit sur des sujets de sécurité nationale et dirige actuellement un projet de recherche sur la manière d’éviter les surprises dans un futur conflit entre pairs.

Traduit par Hervé pour le Saker Francophone

Gazprom ne comprend pas

Par : hervek

Par Andrei Martyanov − Le 10 mai 2022 − Source Reminiscence of the future

Tous ceux qui suivent les vraies nouvelles aujourd’hui en discutent :

Le conglomérat gazier russe Gazprom n’a reçu aucune confirmation de force majeure ou d’obstacles à la poursuite du transit de gaz par une jonction dans la région de Lougansk, a déclaré la société mardi, après que l’opérateur ukrainien OGTSU a annoncé qu’il arrêterait toute nouvelle livraison à partir du 11 mai, en raison de la présence d’« occupants russes ».

 

Gas Transit Services of Ukraine (OGTSU) a déclaré mardi un cas de force majeure, affirmant qu’il était impossible de poursuivre le transit de gaz par un point de connexion et une station de compression situés dans la région de Lugansk. Comme le personnel de l’OGTSU « ne peut pas exercer de contrôle opérationnel et technologique » sur le point de connexion de Sokhranovka et la station de compression de Novopskov, la société ne peut pas continuer à remplir ses obligations contractuelles, a-t-elle déclaré.

Eh bien, la vérité est, et Gazprom doit le comprendre, qu’ils disent juste qu’ils coupent le gaz afin de maintenir le scenario, face au public. Mais il y a une force majeure qui est derrière la fermeture de la valve par les 404. Non, vous ne m’avez pas mal compris, je le pense. Deux composantes de cette force majeure sont :

1. Un effondrement de plus en plus prononcé et accéléré de la résistance du VSU, dont les signes sont partout, notamment grâce au travail de Larry Johnson qui l’a signalé :

Il y a une collection de vidéos, d’images et de mots éparpillés sur divers canaux de médias sociaux qui peignent une image horrible d’une Ukraine qui se dirige vers la défaite. S’il faut toujours envisager la possibilité que les Russes aient mis en scène ces vidéos et ces images, je pense que c’est peu probable.

De même, le pari de l’île aux Serpents, « planifié » par le Pentagone, résume assez bien l’état de la situation, lorsqu’un camion rempli de matériel et d’effectifs de la VSU a été anéanti sur l’île elle-même et dans les zones de prépositionnement. Je suis formel : Le Pentagone ne pense pas plus vite que l’état-major russe. Donc, en général, cela nous amène à une deuxième composante…

2. Qui est LA force majeure qui compte vraiment pour les États-Unis. C’est le principal moteur derrière ce truc de « fermeture de la vanne » parce que, non seulement le « récit » américain d’une Russie sur le point d’être conquise par de glorieux nazis de Kiev est en train de s’effondrer, mais il s’effondre d’une manière dramatique qui expose non seulement la faiblesse américaine, à la fois économique et militaire, mais il crée également un énorme courant de sabotage parmi les « alliés » américains (vous savez, les chiens de salon), qui ne sont plus vraiment enthousiastes à l’idée de fournir des armes à 404. En effet, l’histoire avec les complexes AD allemands Gepard est un cas d’espèce. L’Allemagne est prête à les expédier (sans que cela fasse la moindre différence) mais il n’y a pas de munitions appropriées pour eux et l’Allemagne n’en produit plus… donc, vous voyez l’idée.

Donc, les États-Unis décident de faire claquer leur fouet et de rassembler leurs « alliés » dans un endroit approprié et de leur montrer ce qui arrive quand ils décident de penser à leur propre survie. C’est la raison principale. Vous voyez, l’UE voit son approvisionnement en énergie coupé étape par étape par les États-Unis. C’est la seule guerre dans laquelle les États-Unis sont bons, le chantage et l’économie, le militaire pas tellement, et il était inévitable qu’après la « fermeture » de North Stream 2, d’autres voies d’approvisionnement en énergie soient coupées pour l’Europe. Et c’est ce que nous observons aujourd’hui. La démocratie, vous savez, a besoin de sacrifices. L’Allemagne est la première à tomber, le reste suivra. Même les crétins de Oilprice l’ont compris :

Un arrêt du gaz russe frapperait les économies d’Europe et d’Afrique du Nord.

C’est vrai, mais c’est toute l’idée, et la Russie a prévenu ces abrutis d’Européens à ce sujet pendant des années. Qu’ils sont le déjeuner des États-Unis dans la dernière tentative de l’Amérique de prolonger sa propre agonie face à son économie qui s’effondre et du chaos social croissant. Donc, voilà. La Russie ne va pas sauver l’Europe, mais cela ne la dérangerait sûrement pas de se faire un peu de blé avec sa mort et c’est ce qu’elle fait déjà.

MISE À JOUR (d’intérêt). Contrairement à de nombreuses sources anonymes occidentales du domaine des renseignements militaires, les sources russes, bien qu’elles ne soient pas toujours exactes à 100 %, ont une bien meilleure réputation en matière de « fuite » d’informations fiables. Je doute que le ministère russe de la Défense veuille aider le Pentagone sur ce point, mais voici l’information :

MOSCOU, 10 mai. /TASS/.

 

L’ordre d’attaquer l’île des Serpents, au cours duquel les forces armées ukrainiennes ont subi des pertes importantes, a été donné par le président de l’Ukraine Volodymyr Zelensky sur les conseils de consultants britanniques, malgré les objections de la direction des forces armées ukrainiennes. Ces données ont été rapportées mardi par une source au sein des structures du pouvoir russe. « L’ordre de l’attaque incroyablement stupide sur l’île des Serpents a été donné personnellement par Zelensky et a exigé d’obtenir un résultat » médiatique « avant le 9 mai », a-t-il déclaré.

 

Selon la source, « il existe des informations confirmées selon lesquelles [le commandant en chef des forces armées ukrainiennes Valery] Zaluzhny et son état-major étaient contre cette opération suicidaire, dont l’idée a été suggérée à Zelensky par ses conseillers britanniques. »  » Le final de cette action était censé être une déclaration conjointe sur la soi-disant  » victoire  » (la  » victoire  » ukrainienne) – le Premier ministre britannique [Boris] Johnson et Zelensky, mais en fin de compte, seul Johnson a parlé hier, sans mentionner un mot sur la catastrophe de l’opération de prise d’assaut du Serpent « , – a déclaré la source.

Vous savez quoi ? Je le crois. Je n’enlève rien à l’héroïsme des parachutistes britanniques et polonais, par exemple, mais cela me semble tellement familier. Oui, l’opération Market Garden. Monty (un homme doté de véritables talents militaires), énervé par la stratégie de front large d’Ike, qu’il considérait comme « trop prudente », est allé voir Ike (comme Monty l’a fait pour tous les autres membres du SHAEF), et il lui a littéralement arraché son consentement pour l’opération Market Garden. Monty voulait sa propre version de la Blitzkrieg et d’une opération en territoire ennemi et, bon sang, toute cette histoire a dégénéré dès le début et a abouti à un triste sort pour la 1ère division aéroportée britannique à Arnhem. C’est une chose très britannique, pour ne pas dire plus, que d’essayer de poursuivre de nobles objectifs sans disposer des ressources nécessaires.

Donc, pour être objectif, retirons au Pentagone le rôle de planificateur principal de la débâcle de l’île Zmeinnyi (Serpent) et attribuons l’« honneur » douteux de cet échec spectaculaire à l’armée britannique. Le Pentagone s’est donc sagement abstenu, sans parler du fait qu’il a déjà fort à faire avec sa propre débâcle stratégique, bien plus importante, sur l’ensemble du théâtre d’opérations en 404, et non avec une « direction » ou un épisode tactique distinct. Que voulez-vous, à la fin, Zelensky est littéralement un clown, BoJo a un diplôme en littérature anglaise – comment pourrait il en être autrement ?

Andrei Martyanov

Traduit par Hervé pour le Saker Francophone

Les mirages de la guerre : 6 illusions issues de nos récents conflits

Par : hervek

Par David Barno et Nora Bensahel – Le 11 avril 2017 – Source War On The Rocks

Photo de l’armée américaine par le sergent d’état-major Elizabeth Tarr

Plus de 15 ans de combats continus ont profondément façonné la façon dont l’armée américaine pense la guerre. Les conflits en Irak et en Afghanistan ont profondément coloré la façon dont ceux qui y ont servi pensent aujourd’hui au caractère même de la guerre – en particulier parmi les forces de l’armée, des Marines et des opérations spéciales qui ont supporté le plus gros des combats. L’expérience du combat est inestimable pour les dirigeants chargés de mener des guerres et de conseiller les décideurs politiques sur l’usage de la force. Mais elle engendre également des préjugés et des angles morts subconscients, qui peuvent les empêcher de penser clairement et de manière créative aux types de guerres qu’ils mèneront à l’avenir.

Prédire l’avenir – y compris le caractère des guerres futures – est une entreprise incroyablement difficile et souvent infructueuse, car il y a toujours trop d’incertitude et trop peu d’informations. Comme Daniel Kahneman et Amos Tversky l’ont largement documenté, des préjugés systémiques et inconscients affectent la manière dont les gens traitent l’information, en particulier lorsqu’ils tentent de donner un sens à la complexité. L’un des biais les plus importants est appelé (alerte au jargon !) l’heuristique de disponibilité : plus un exemple nous vient facilement à l’esprit, plus nous sommes susceptibles de penser qu’il représente l’avenir. Comme nous nous souvenons généralement plus clairement des expériences récentes que des expériences passées – en particulier des expériences très intenses comme le combat – nous supposons souvent inconsciemment que l’avenir ressemblera à une extension linéaire de ces expériences passées.

Alors que cette génération du temps de guerre continue d’accéder aux rangs les plus élevés de l’armée américaine, elle aura deux responsabilités majeures : fournir des conseils militaires aux décideurs politiques et faire des choix stratégiques sur les armes et la structure des forces qui détermineront comment les États-Unis mèneront leurs futures guerres. Cependant, leur vision de l’avenir peut être profondément affectée par leurs expériences passées, d’une manière dont ils ne sont peut-être même pas conscients. Nous pensons qu’il existe au moins six illusions tirées des guerres récentes qui peuvent sérieusement déformer la façon dont ces dirigeants expérimentés au combat pensent et planifient les conflits futurs.

Illusion 1 : la guerre est centrée sur la terre. Parce que les guerres en Afghanistan et en Irak se sont concentrées sur la conquête du contrôle de vastes masses terrestres et de leurs populations, l’armée de terre et le corps des Marines ont été le centre de l’univers militaire américain depuis 2001. Bien que l’armée de l’air et la marine aient apporté une aide considérable, toute une génération de chefs militaires a grandi en voyant la guerre sous un seul angle : la guerre terrestre avec les troupes terrestres en tête. Dans le langage militaire, l’armée de terre et les Marines (souvent accompagnés des forces d’opérations spéciales) ont été les services d’appui, l’armée de l’air et la marine étant les services de soutien. Pour certains, cela semble maintenant être l’ordre naturel des choses. Récemment, un officier de grade intermédiaire de l’armée de terre a demandé à l’un d’entre nous si les autres services étaient prêts à soutenir l’armée, non seulement dans les missions de contre-insurrection, mais aussi dans les opérations interarmées de haute intensité. Cette question est valable, mais elle suppose implicitement que l’armée de terre restera le service soutenu à l’avenir – et rien ne garantit que ce sera le cas. Une guerre contre la Chine, par exemple, pourrait se dérouler en grande partie dans les airs et en mer, les opérations sur terre n’étant que des escarmouches périphériques. Au-delà de la fourniture d’une logistique de théâtre essentielle, l’armée de terre est-elle prête à jouer un rôle de combat important pour soutenir les forces navales et aériennes ? Cela pourrait l’obliger à développer de nouvelles capacités de combat, telles que des missiles anti-navires terrestres à longue portée, ou à réaffecter ses hélicoptères d’attaque armés de missiles et ses drones à des missions anti-navires ou anti-sous-marines. L’armée de terre examine actuellement de nombreuses capacités de ce type dans le cadre du nouveau concept de bataille multi-domaine, mais cette initiative n’en est qu’à ses débuts et il est loin d’être clair si et comment elle sera mise en œuvre.

Illusion 2 : Il y aura suffisamment de temps pour s’adapter. Les guerres suite au 11 septembre sont de loin les plus longues de l’histoire américaine, et elles ne montrent aucun signe de conclusion [article datant de 2017, NdT]. Pour le meilleur ou pour le pire, cela a donné à l’armée américaine un temps considérable pour s’adapter sur le champ de bataille et corriger ses erreurs. À titre de comparaison, les États-Unis sont entrés, ont combattu et ont gagné la Seconde Guerre mondiale en moins de temps qu’il n’en a fallu aux dirigeants américains pour reconnaître l’échec de leur stratégie en Irak et adopter une approche anti-insurrectionnelle radicalement différente – et plus efficace. Dans les guerres futures contre une grande puissance, les actions sur le champ de bataille et les mouvements et contre-mouvements stratégiques se dérouleront probablement à la vitesse de l’éclair, avec des conséquences immédiates et catastrophiques en cas d’échec. Une adaptation continue et, parfois, quasi instantanée, peut être nécessaire pour éviter une défaite désastreuse. Rien dans notre récente expérience en temps de guerre n’a préparé nos chefs militaires à cette nouvelle réalité de guerres menées à une vitesse stupéfiante. Le temps ne sera pas du côté de l’Amérique.

Illusion 3 : la technologie américaine domine. Aujourd’hui, les forces américaines ne peuvent pas mener d’opérations sans des technologies très avancées telles que le GPS, les capacités de vision nocturne, les armes de frappe de précision, les communications par satellite, les ordinateurs et l’Internet, le tout soutenu en coulisse par des logiciels complexes. Ces technologies fournissent des capacités mondiales inégalées à l’armée américaine, qui les a largement considérées comme acquises lors des dernières guerres parce qu’elles n’ont jamais été sérieusement menacées. La dépendance de l’Amérique à l’égard de ces technologies présente également une grave vulnérabilité. Tout futur adversaire capable sera presque certain d’attaquer et de perturber autant de ces capacités que possible. Des attaques généralisées de réseaux informatiques, l’usurpation de réseaux de commande et de contrôle, la perturbation ou la destruction de satellites clés et des attaques cinétiques sur des drones et autres systèmes sans pilote dégraderaient rapidement ces capacités américaines essentielles. Malgré ces dangers, les forces américaines sont devenues dépendantes aux technologies numériques et ont largement perdu leur capacité à opérer dans un monde analogique de cartes, boussoles, navigation inertielle, radios FM et HF, bombes non guidées et ordres d’opérations sur papier. Lors de la prochaine guerre majeure, les bombes américaines peuvent manquer, les données informatiques peuvent être corrompues, les avions peuvent dévier de leur trajectoire, et personne ne saura pourquoi – ni ne sera préparé à s’adapter rapidement à une guerre sans chiffres fiables.

Illusion 4 : les réserves américaines sont épuisées. Les forces américaines en Irak et en Afghanistan ont été de loin les troupes américaines les mieux approvisionnées de tous les temps. Elles ont opéré au bout d’un énorme pipeline logistique qui livre quotidiennement toutes sortes de provisions, directement des États-Unis et du monde entier. Les fruits et légumes frais (ainsi que les steaks et les homards occasionnels) sont livrés à presque toutes les bases des zones de combat. Même les troupes se trouvant dans des avant-postes éloignés peuvent généralement envoyer des courriels, téléphoner ou utiliser Skype pour communiquer avec leurs familles restées au pays. En revanche, les guerres futures seront probablement menées d’une manière qui rendra impossible la mise en place ou le maintien d’une telle dorsale logistique, car les sites fixes tels que les bases logistiques (sans parler des troupes massées) seront vulnérables. Dans les opérations de haute intensité, les sites fixes comme les bases logistiques (sans parler des troupes massées) seront vulnérables aux tirs de roquettes de précision à longue portée et aux missiles lancés par avion. Les forces américaines, en particulier les forces terrestres, peuvent être amenées à opérer sans ravitaillement adéquat, et à combattre et gagner dans des conditions d’extrême austérité. Le chef d’état-major de l’armée de terre, le général Mark Milley, a dit aux soldats de s’attendre à peu de soutien dans les futures batailles, au-delà de l’eau, de la nourriture, des munitions, du carburant, de la maintenance et des traitements médicaux. N’étant jamais du genre à mâcher ses mots, Milley a averti que « apprendre à être à l’aise avec le fait d’être sérieusement misérable chaque minute de chaque jour devra devenir un mode de vie pour une armée sur le champ de bataille que je vois venir ».

Illusion 5 : Il y aura beaucoup de munitions de haute technologie. Les guerres récentes n’ont pas sérieusement mis à l’épreuve les réserves de munitions des États-Unis, car la plupart des batailles individuelles étaient des engagements relativement petits et courts (bien qu’aigus) contre des ennemis à faible technologie. Pourtant, dans une future guerre majeure contre un adversaire beaucoup plus capable, les munitions – en particulier les munitions de précision avancées – seront probablement consommées à un rythme féroce. Dans une guerre contre la Russie ou la Chine, ou même contre la Corée du Nord ou l’Iran, les États-Unis dépenseraient incontestablement des milliers (voire des dizaines de milliers) de leurs roquettes, missiles et bombes guidées les plus sophistiqués dans les premiers jours. Les stocks de ces armes sont limités, et il sera difficile, voire impossible, d’étendre soudainement les chaînes de production d’une usine pour en produire rapidement davantage en cas de crise. Par conséquent, quelques jours seulement après le début d’une guerre majeure, les forces américaines peuvent être confrontées à des pénuries de missiles avancés, de bombes guidées et d’autres munitions difficiles à remplacer, et il n’est pas du tout certain qu’elles soient en mesure de continuer à combattre efficacement sans ces armes. Pour se prémunir contre ce défi prévisible, les services devraient s’assurer qu’ils développent une doctrine pour combattre et gagner dans de telles conditions dégradées.

Illusion 6 : Les États-Unis n’auront jamais besoin d’un service militaire. Le fait que les États-Unis aient été en mesure de poursuivre deux conflits longs et illimités avec une force entièrement volontaire a rendu la perspective d’un futur service militaire de plus en plus impensable pour les militaires comme pour la population civile. Le récent débat sur l’obligation pour les femmes de s’inscrire au service sélectif a donné lieu à de nombreux arguments (et même à des propositions de loi) selon lesquels les hommes ne devraient pas non plus s’inscrire au service obligatoire. Un éditorial a même affirmé : « Il est difficile d’imaginer un conflit dans le monde d’aujourd’hui dans lequel cette nation ne pourrait pas compter sur ses forces volontaires. » Mais c’est précisément ce que nous devons imaginer. Comme nous l’avons écrit, les États-Unis doivent se préparer à la prochaine grande guerre – le genre de guerre qui pourrait nécessiter jusqu’à des centaines de milliers de soldats, avec des niveaux de destruction et de pertes potentiellement stupéfiants. Dans une telle guerre, l’idée que l’armée américaine disposera toujours d’un nombre suffisant de volontaires qualifiés pourrait rapidement devenir un vœu pieux. Pendant la Première Guerre mondiale, par exemple, seules 300 000 personnes se sont portées volontaires pour s’engager dans l’armée. 2,7 millions de personnes supplémentaires ont été enrôlées par conscription. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les conscrits représentaient plus de 60 % des quelque 18 millions de personnes qui ont servi dans les forces armées américaines. Les futures grandes guerres pourraient connaître un manque similaire de volontaires, surtout si les pertes sont élevées lors des premières batailles. C’est pourquoi les États-Unis ont toujours besoin du service militaire, même si la possibilité de faire la guerre avec la conscription semble lointaine. Bien que le service militaire reste profondément impopulaire, l’opinion publique pourrait changer radicalement après une attaque contre les États-Unis qui tuerait des dizaines ou même des centaines de milliers d’Américains (sans parler de millions).

Les chefs militaires américains doivent toujours trouver un équilibre entre les besoins des combats d’aujourd’hui et les conflits possibles de demain. Pourtant, plus de 15 ans de combats dans des conflits irréguliers de bas niveau ont inévitablement – et souvent inconsciemment – affecté la capacité des chefs militaires américains à penser clairement aux futurs champs de bataille, en particulier pour les opérations de haute intensité contre des adversaires très capables. Ces guerres seront probablement importantes, dangereuses et très destructrices, et elles seront menées selon un calendrier très accéléré qui exigera une adaptation rapide de l’armée américaine. Elles peuvent rapidement réfuter de nombreuses hypothèses profondément ancrées concernant les services qui seront en tête, les technologies et les capacités qui seront disponibles, et la durabilité de la force entièrement volontaire. Dissiper ces illusions de guerre est une étape très importante pour s’assurer que l’armée américaine est prête à combattre et à gagner les guerres du futur.

David Barno et Nora Bensahel

Le lieutenant-général David W. Barno, USA (retraité) est un praticien distingué en résidence, et le Dr Nora Bensahel est une chercheuse distinguée en résidence, à la School of International Service de l’American University. Tous deux sont également associés principaux non résidents à l’Atlantic Council.

Traduit par Hervé pour le Saker Francophone

Une vision marxiste de la conscience de l’effondrement

Par : hervek

Par Dmitry Orlov – Le 4 mai 2022 – Source Club Orlov

Orlov

L’une des citations les plus connues de Karl Marx est « L’être détermine la conscience ». Pour pouvoir la comprendre, l’« être » doit être étendu aux conditions physiques de la vie quotidienne de la société et la « conscience » à la conscience publique – tout ce qui s’y rattache, y compris les lois, les règles et les règlements, la procédure administrative, la moralité publique (ou son absence), le genre de signal de valeur qui est requis pour entrer dans la société polie et tout ce genre de mobilier mental et de bavardage pieux. Dans la version originale allemande, cela semble beaucoup plus piquant : « Das Sein bestimmt das Bewusstsein » – ce vieux barbu avait vraiment le sens des mots !

Marx était un adepte du progrès social de type révolutionnaire. Dans sa vision bien ordonnée des affaires humaines, une vague de progrès économique dans les systèmes de production créait une superstructure de la culture humaine qui, avec le temps, devenait de plus en plus contraignante ; ensuite, une vague de changements révolutionnaires balayait l’ordre social dominant, faisant place à une nouvelle vague de développement économique. C’est ainsi que l’on est passé de l’esclavage au féodalisme, puis à la bourgeoisie et à la révolution prolétarienne (j’inclurais à la fois les variétés communiste et syndicale)… mais ensuite, de manière plutôt inattendue, on revient à la bourgeoisie, puis, une fois la base de ressources physiques épuisée, au féodalisme et, enfin, à l’esclavage.

Comme je l’ai mentionné, Marx croyait beaucoup au progrès social et il n’a donc pas pensé assez loin, jusqu’à l’épuisement des ressources et à l’effondrement – mais je l’ai fait, et assez tôt j’ai eu l’idée que lorsqu’il s’agit d’effondrement, la citation de Marx pouvait être complètement inversée : c’est « das Bewusstsein » qui détermine « das Sein ». La première à disparaître est la croyance en l’existence continue du statu quo, et cette perte de foi se propage à travers toute la pile technologique de la conscience sociale, de haut en bas – financière, commerciale, politique, sociale, culturelle – dans une sorte d’effet domino psycho-socio-économique. À l’époque, je savais qu’il valait mieux ne pas mêler le vieux Karl à cette histoire, car je sentais bien que les membres de la bourgeoisie seraient moins ravis de m’avoir comme conférencier à leur dîner si j’aggravais le péché d’être russe en ressemblant à un bolchevik. Mais c’est une idée tellement bonne – que la régression remonte le progrès à rebours – que je crois que le vieux Karl doit recevoir son dû (encore une fois). Et donc, sans plus attendre…

Le mode de production de la vie matérielle conditionne le processus général de la vie sociale, politique et intellectuelle. Ce n’est pas la conscience des hommes qui détermine leur existence, mais leur existence sociale qui détermine leur conscience. A un certain stade de développement, les forces productives matérielles de la société entrent en conflit avec les rapports de production existants ou – ce qui ne fait qu’exprimer la même chose en termes juridiques – avec les rapports de propriété dans le cadre desquels elles ont opéré jusqu’ici. A partir des formes de développement des forces productives, ces relations deviennent leurs entraves. Commence alors une ère de révolution sociale. Les changements dans la base économique conduisent tôt ou tard à la transformation de toute l’immense superstructure.

 

Dans l’étude de ces transformations, il faut toujours distinguer entre la transformation matérielle des conditions économiques de production, qui peut être déterminée avec la précision de la science naturelle, et les formes juridiques, politiques, religieuses, artistiques ou philosophiques, bref, idéologiques, dans lesquelles les hommes prennent conscience de ce conflit et le combattent. De même qu’on ne juge pas un individu par ce qu’il pense de lui-même, de même on ne peut pas juger une telle période de transformation par sa conscience, mais, au contraire, cette conscience doit être expliquée à partir des contradictions de la vie matérielle, du conflit existant entre les forces sociales de production et les rapports de production. Aucun ordre social n’est jamais détruit avant que toutes les forces productives qui lui suffisent aient été développées, et de nouveaux rapports de production supérieurs ne remplacent jamais les anciens avant que les conditions matérielles de leur existence aient mûri dans le cadre de l’ancienne société.

L’humanité ne se fixe donc inévitablement que les tâches qu’elle est capable de résoudre…

 

Karl Marx, extrait de l’introduction à « Une contribution à la critique de l’économie politique », 1859.

Et que se passe-t-il lorsque le nombre de tâches que l’humanité est capable de résoudre se réduit à néant, en raison de l’épuisement des ressources de toutes sortes ? Quel type de Bewusstsein est le mieux adapté à cette situation ? Le résultat surprenant est que ce qui fonctionne le mieux est toute fiction qui fait que la régression semble non seulement bénigne mais bénéfique, intentionnelle et morale. Examinons quelques exemples particulièrement intéressants de ce mécanisme en action.

Problème : L’épuisement du pétrole entraîne une raréfaction du kérosène pour l’aviation.
Solution : Tuer le tourisme international
Das Bewusstsein : Tout le monde doit rester à la maison à cause d’un certain virus de grippe non létal ; à défaut, tout le monde doit rester à la maison à cause de l’Ukraine ; à défaut… quoi ? Un autre virus, idiot ? Oh, s’il vous plaît !

Problème : La classe moyenne américaine, lorsqu’elle existait, a créé tout un tas d’idiots gâtés qui doivent être remplacés par des migrants qui sont prêts à travailler pour manger.
Solution : Empêcher les idiots choyés de se reproduire.
Das Bewusstsein : Expliquez-leur que les enfants sont mauvais pour l’environnement, que c’est tellement mieux de ne pas avoir d’enfants, qu’il existe un arc-en-ciel de genres (la plupart d’entre eux, d’ailleurs, sont assez stériles) et que la castration chimique et chirurgicale des enfants est une question de défense des droits de l’homme.

Problème : les prix de l’énergie s’envolent (parce que ces satanés Russes ont refusé de donner leurs ressources naturelles gratuitement).
Solution : Réduire la consommation d’énergie
Das Bewusstsein : Vous devez réduire votre consommation d’énergie : pour émettre moins de dioxyde de carbone, donc sauver la planète… tout en passant du gaz russe au charbon polonais, non rayez ça… pour priver les maudits Russkies des revenus étrangers dont ils ont besoin pour continuer à massacrer ces pauvres nazis innocents que les Américains ont formés et encadrés en Ukraine (comme ils l’ont fait avec ISIS en Irak et en Syrie, et les moudjahidines en Afghanistan avant ça…). Et si toutes ces douches manquées vous font sentir le bouc, c’est parce que vous travaillez sur ce nouveau schéma (approuvé par le gouvernement allemand, remarquez !) d’auto-nettoyage en utilisant les bactéries bénéfiques qui infestent votre peau. Et si le bureau sent la ménagerie, tout le monde n’a qu’à travailler en distanciel.

Problème : la domination militaire américaine sur l’ensemble du spectre est devenue une triste plaisanterie.
Solution : Vendre toutes ces armes inutiles de n’importe quelle façon et garder les entrepreneurs de la défense occupés aussi longtemps que possible afin qu’ils puissent continuer à fournir des pots-de-vin aux politiciens.
Das Bewusstsein : Les pauvres nazis ukrainiens innocents ont besoin de beaucoup, beaucoup d’armes pour combattre les terribles Russes agressifs. Les membres de l’OTAN doivent envoyer leurs armes en Ukraine, puis en commander d’autres aux entreprises de défense américaines. Certaines de ces armes n’existent que sur le papier, d’autres sont totalement inutiles, d’autres encore sont vendues par les Ukrainiens (qui sont incorruptibles au possible) à divers pays d’Afrique, d’Asie et du Moyen-Orient, et le reste est détruit par les Russes avant qu’elles n’atteignent le front ou revendiqué comme trophée si elles l’atteignent.

Dans tous les exemples ci-dessus, nous ne devons pas nous attendre à ce que le statu quo reste figé très longtemps. Rapidement, la fiction devient impossible à maintenir, la population s’agite et nous obtenons une « situation révolutionnaire ». Pour citer le « Mayovka 1 du prolétariat révolutionnaire » de Vladimir Lénine, une situation révolutionnaire s’obtient :

  1.  lorsqu’il est impossible pour les classes dirigeantes de se maintenir au pouvoir sans aucun changement ; lorsqu’il y a une crise, sous une forme ou une autre, parmi les « classes supérieures », une crise dans la politique de la classe dirigeante, conduisant à une fissure par laquelle éclatent le mécontentement et l’indignation des classes opprimées. Pour qu’une révolution ait lieu, il ne suffit généralement pas que « les classes inférieures ne veuillent pas » vivre à l’ancienne ; il faut aussi que « les classes supérieures soient incapables » de gouverner à l’ancienne ;
  2. lorsque la souffrance et le besoin des classes opprimées sont devenus plus aigus que d’habitude ;
  3. lorsque, en conséquence des causes ci-dessus, il y a un accroissement considérable de l’activité des masses qui, sans se plaindre, se laissent dépouiller en « temps de paix », mais qui, en période de turbulence, sont entraînées à la fois par toutes les circonstances de la crise et par les « classes supérieures » elles-mêmes dans une action historique indépendante.

Vous voudrez peut-être garder un œil sur ces conditions, et aussi garder un œil sur la façon dont votre Bewusstsein se périme au fur et à mesure que l’effondrement se rapproche.

Dmitry Orlov

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Le livre de Dmitry Orlov est l’un des ouvrages fondateurs de cette nouvelle « discipline » que l’on nomme aujourd’hui : « collapsologie » c’est à-dire l’étude de l’effondrement des sociétés ou des civilisations.

Il vient d’être réédité aux éditions Cultures & Racines.

Il vient aussi de publier son dernier livre, The Arctic Fox Cometh.

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

  1. Ancien nom de la fête du travail

La « désinformation » est comme une Rangers qui vous écrase la gueule

Par : hervek

Par James Howard Kunstler – Le 2 mai 2022 – Source kunstler.com

Rachat de Twitter : comment la plateforme pourrait-elle changer sous l'ère Musk ?

Depuis qu’Elon Musk s’est jeté sur Twitter, n’êtes-vous pas étonné de voir à quel point la Gauche est dévouée à la suppression de la parole ? La censure est l’étincelle de vie de la Gauche. Tout ce qu’ils défendent est si faux et sans loi que la vérité les repousse magnétiquement. Cela peut vous surprendre, mais la vérité et la réalité sont liées par la hanche, donc lorsque vous travaillez dur pour supprimer l’une, vous piétinez également le visage de l’autre. La « désinformation » signifie simplement tout ce que la Gauche ne veut pas que vous disiez à haute voix.

La vérité est que tout ce que la Gauche défend aujourd’hui est une sorte d’escroquerie – qui est la version de rue bon marché d’un racket, c’est-à-dire un effort pour vous soutirer quelque chose de valeur de manière malhonnête. C’est le seul moyen qu’ils connaissent pour fonctionner. Elle repose nécessairement et principalement sur le déploiement de mensonges, qui, par définition, sont des propositions en contradiction avec la réalité. Plus ils pratiquent le mensonge, plus ils doivent s’éloigner de la réalité et tenter de vous contraindre à toujours plus d’absurdité : émeutes majoritairement pacifiques… hommes-ovaires… élections libres et équitables… insurrection… théories du complot… Lia Thomas sur la ligne d’eau rapide… vaccins sûrs et efficaces…. Croyez-le ou non !

La Gauche finit par être en guerre contre la réalité. Cela donne un mauvais modèle de gestion d’une société, et les résultats sont maintenant évidents. Qu’est-ce qui n’échoue pas aux États-Unis de nos jours ? Notre économie Potemkine de salons de manucure, de sites pornographiques, de pizzerias, de casinos, de drogues et de monnaie hélicoptère ? Nos relations imprudentes avec les autres pays ? L’enseignement public et supérieur ? La médecine ? Les marchés financiers ? Le moteur crachotant du gouvernement dirigé par un président fantôme ? Tout cela est en train de sombrer dans le chaos et l’incohérence. Pour l’instant, la nourriture coûte plus cher que jamais ; attendez qu’elle soit tout simplement indisponible. Personne ne se souciera plus de rien après cela.

Tout cet échec nécessite des histoires de couverture, des récits. La Russie l’a fait ! La Covid-19 l’a fait ! Les suprémacistes blancs l’ont fait ! Trump l’a fait ! L’échec narratif équivaudrait à l’échec total de la Gauche, aussi la Gauche a-t-elle besoin de l’appareil le plus solide possible pour supprimer les contre-récits qui vont dans le sens de la réalité, son ennemi. La Gauche a trouvé cet appareil dans les médias sociaux, le nouveau véhicule du débat politique, en particulier Twitter, qui a été si facilement, ouvertement et malhonnêtement manipulé dans les coulisses par de mystérieux ninjas du code. Twitter bénéficie de relations subventionnées avec le gouvernement, ce qui l’incite à faire ce que le gouvernement lui demande. En effet, le gouvernement a enrôlé Twitter pour saper et outrepasser les protections du premier amendement des Américains, par procuration.

Le Conseil de gouvernance de la désinformation sera dirigé par une star de la comédie musicale TikTok, Nina Jankowicz, qui sera immédiatement la risée de tous, puisque la vente au détail de désinformation a été sa principale occupation pendant les quelques années qu’elle a passées sur la scène de l’État profond. Mme Jankowicz est la notoire « fabricante du canular » qu’est le RussiaGate et un agent psychopathe dans l’émergence, en octobre 2020, du portable de Hunter Biden. Elle n’a aucune crédibilité, si ce n’est celle d’une falsificatrice professionnelle. Son conseil de gouvernance de la désinformation n’a aucune autorité pour réglementer quoi que ce soit. C’est juste une mascarade boiteuse qui ne peut qu’attirer davantage l’attention sur la haine de la Gauche pour la vérité et la réalité. La Gauche prétend que la liberté d’expression est une menace pour la civilisation parce que, comme d’habitude, elle se projette psychologiquement. Leur monde est un miroir. En fait, la Gauche est une menace pour la civilisation.

Derrière tout cela, il y a la panique croissante de la Gauche qui pense qu’elle est coupable d’une énorme série de crimes commis contre son propre pays et qu’elle finira par se retrouver devant un tribunal, en prison, ou pire encore. M. Durham n’est que l’avant-garde de ce qui sera finalement une lourde lame de jugement s’abattant sur leur cou. Il est occupé à démêler les mensonges de la « collusion russe » qui se sont transformés en un coup d’État pour évincer M. Trump, mais ce n’est que le début. En novembre, les Démocrates perdront le contrôle du Congrès et ses pouvoirs de surveillance des opérations des agences, et en 2023, il y aura des enquêtes à profusion sur la folie néo-jacobine imposée à notre pays par les gens derrière « Joe Biden ».

Cela inclut des questions aussi délicates que la mauvaise gestion malveillante de plusieurs années de Covid-19, qui ressemble de plus en plus à un effort délibéré pour tuer un grand nombre de citoyens, puis le soutien officiel en coulisse aux émeutes de 2020 de BLM /Antifa, les manigances du scrutin autour de la dernière élection présidentielle, l’échec colossal de la mise en œuvre de la sécurité des frontières (avec le secrétaire à la sécurité intérieure Alejandro Mayorkis), le comportement du régime Biden qui a provoqué et prolonge la guerre entre la Russie et l’Ukraine, et (surtout) la recherche d’argent à l’étranger par la famille du président Biden, comme le montre l’ordinateur portable de Hunter. Je suis sûr d’avoir omis quelques éléments.

Si Biden est encore sur les lieux en janvier de l’année prochaine, il sera le premier président non seulement mis en accusation, mais aussi condamné et destitué par le Sénat. Et si, pour une raison quelconque, il échappe à des poursuites pénales pour trahison en raison d’un besoin pitoyable pour le gouvernement de maintenir un décorum officiel devant le reste du monde, ses frères et son fils dégénéré pourraient ne pas avoir cette chance.

James Howard Kunstler

Pour lui, les choses sont claires, le monde actuel se termine et un nouveau arrive. Il ne dépend que de nous de le construire ou de le subir mais il faut d’abord faire notre deuil de ces pensées magiques qui font monter les statistiques jusqu’au ciel.

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

La suppression du traitement spécial accordé aux entreprises « occidentales » n’est pas « autoritaire »

Par : hervek

Par Brandon Smith − Le 22 avril 2022 − Source Alt-Market

Depuis de nombreuses années, je souligne qu’il existe une fausse perception publique de la relation entre les gouvernements et les entreprises. Dans le passé, on pensait que le gouvernement était censé contrôler les entreprises privées, tandis que ces dernières étaient censées limiter l’intrusion du gouvernement en faisant valoir leurs droits de propriété. Mais lorsqu’il s’agit de grandes entreprises, ce jeu d’équilibre n’existe pas. En réalité, les conglomérats internationaux comme Disney font généralement ce qui leur plaît parce qu’ils sont PARTENAIRES du gouvernement.

Pour une raison ou une autre, certaines entreprises bénéficient d’un traitement spécial de la part des institutions étatiques et fédérales, ce qui ne fait que créer des problèmes. Il ne s’agit pas d’un système de marché libre, mais plutôt d’un système socialiste et monopolistique. Les subventions et les incitations peuvent parfois être utilisées pour encourager la croissance des entreprises, mais lorsqu’elles ne sont accordées qu’à une petite poignée de méga-corporations, le résultat est le contraire : la croissance de la concurrence est étouffée et les petites et moyennes entreprises ne seront jamais en mesure de concurrencer les géants qui ont déjà obtenu la protection du gouvernement.

Il est intéressant de constater que la gauche politique, qui était autrefois censée être opposée aux grandes entreprises, s’est soudainement entichée de l’oligarchie des entreprises au point de la défendre avec rage tant que ces entreprises adoptent une rhétorique Woke. Cela confirme une chose que les conservateurs ont toujours su : les gauchistes n’ont pas de principes concrets ni de morale, leur seul souci est de gagner, quel qu’en soit le prix.

En 2020, j’ai publié un article suggérant une solution potentielle à la censure des idées conservatrices par les entreprises de Big Tech et du mouvement Woke : Cette solution serait que les gouvernements des États conservateurs suppriment les incitations et les subventions qu’ils utilisent souvent pour inciter ces entreprises à s’installer sur leur territoire. En d’autres termes, il leur suffirait de supprimer les avantages spéciaux que ces entreprises n’auraient jamais dû recevoir.

À l’époque, je pensais qu’aucun gouvernement d’État n’aurait le courage de mettre en œuvre une telle stratégie, mais les choses ont changé. Des sociétés comme Disney ont maintenant franchi la ligne et sont entrées dans le domaine de l’endoctrinement ouvert, affirmant qu’elles allaient bouleverser toute loi en Floride qui empêcherait la sexualisation et l’endoctrinement des enfants dans le giron gauchiste. Disney a cherché la bagarre ; ils se sont pavanés comme si l’État leur appartenait, et maintenant ils en paient le prix en perdant les subventions qui ont fait leur succès.

En soi, il ne s’agit pas d’une utilisation manifeste du pouvoir gouvernemental comme moyen d’opprimer les droits des entreprises. Ces sociétés n’ont aucun droit à de telles subventions et n’ont pas droit à un traitement spécial. La suppression de ces subventions ne constitue pas une violation des droits des entreprises ou des droits de propriété privée. Les subventions sont une chose à laquelle certaines entreprises s’attendent, et cela devrait peut-être changer.

Dans mon récent article sur le projet actuel d’Elon Musk de racheter l’esprit de ruche gauchiste connu sous le nom de Twitter, j’ai avancé cet argument :

La surprenante reprise de Twitter par Musk est intéressante, quelle que soit la direction qu’elle prend. Il pourrait prendre le contrôle et fermer le tout, ce que je suggérerais étant donné que la plateforme est un cancer de la société et qu’elle est truffée de surveillance par le gouvernement et les entreprises. Disperser le culte de la coche bleu aux quatre vents serait l’un des meilleurs cadeaux que Musk pourrait faire au monde en ce moment. Ils peuvent toujours se plaindre de tout ce qui se passe sur d’autres plateformes, mais pas avec une telle concentration du pouvoir des entreprises et des gouvernements à leur disposition.

 

Ils diront que tout cela est une attaque contre la liberté d’expression, mais ces gens ne comprennent pas ce qu’est la liberté d’expression. Ils croient que c’est la liberté d’expression s’ils s’approchent des gens et disent « Je vais vous détruire, vous et votre mode de vie ». Et ensuite, lorsque ces personnes réagissent pour les arrêter, ils crient qu’ils sont des victimes et prétendent que c’est une violation de leurs droits. D’où je viens, on ne menace pas les gens et on ne s’attend pas à ce qu’ils ne fassent rien. Les gauchistes sur Twitter et ailleurs vont bientôt apprendre cette leçon, d’une manière ou d’une autre.

La tactique du « Cry-Bully«  utilisée par les gauchistes est toujours présente et évidente de manière embarrassante dans leur réponse à la bataille entre Disney et l’État de Floride. Disney a bénéficié d’importantes subventions et d’incitations spéciales de la part de la Floride par le biais de l’accord avec la municipalité de Reedy Creek. Bien sûr, lorsque cet accord a été signé, Disney n’était pas considéré comme une entité hostile qui chercherait à supplanter le corps législatif et les électeurs de Floride.

Les mensonges que les gauchistes utilisent pour attaquer le projet de loi de Floride contre le toilettage et la réponse de l’État à l’hostilité de l’entreprise Disney sont étrangement dépourvus de tonalité. Ces personnes ne comprennent manifestement pas comment des entreprises de la taille de Walt Disney World fonctionnent et gagnent de l’argent et comment elles s’intègrent dans les systèmes fiscaux des États. Ils semblent également ne pas être conscients des infractions commises par leur propre camp, ou bien ils font du gaslighting comme si le culte Woke n’avait rien fait de mal et que la réaction de la Floride n’était absolument pas provoquée. La quantité de désinformation répandue par les gauchistes sur cette question est vraiment stupéfiante.

Si vous voulez un excellent exemple de cela, je vous suggère de jeter un coup d’œil à cet article du site Florida Politics ainsi qu’aux réponses des gauchistes dans les commentaires. Le niveau d’illusion est choquant. Voici quelques-uns des mensonges perpétrés par la gauche jusqu’à présent en référence à la situation de Reedy Creek :

Le gouverneur DeSantis est un « tyran » et un autoritaire qui s’en prend à Disney ?

C’est une pure idiotie. Un gouverneur d’État « intimiderait » un conglomérat international massif dont les tentacules s’enroulent autour de nombreuses facettes de notre société, y compris un contrôle considérable sur les médias grand public ? Ça m’étonnerait. Au contraire, Disney est la brute du quartier qui a finalement reçu pour la première fois un coup de poing dans la figure par un enfant à qui il pensait pouvoir extorquer l’argent du déjeuner. Et maintenant, Disney, dans un style typique de gaslighting, prétend être la victime et les gauchistes se régalent.

C’est Disney qui a commencé ce combat en déclarant qu’ils feraient tout ce qui est en leur pouvoir pour saper la législature et la majorité des électeurs de Floride et démanteler une loi qui protège les jeunes enfants de l’endoctrinement de l’identité de genre et des leçons sexualisées qui n’ont de toute façon pas leur place dans les écoles publiques. De plus, Disney a été démasqué comme une machine d’endoctrinement gauchiste, puisqu’il admet ouvertement, lors des conférences téléphoniques Zoom, injecter de la propagande sur l’identité de genre et les LGBT dans son contenu destiné spécifiquement aux jeunes enfants.

La stratégie gauchiste se résume essentiellement à ceci, et elle découle de la perturbation marxiste classique d’une société : Continuez à poignarder l’ours et essayez de le tuer de mille coups, et quand l’ours décide de mordre en retour, agissez comme si vous étiez une pauvre victime qui a besoin d’être protégée de l’ours. Suppliez des chasseurs de tuer l’ours pour vous, et voyez qui vous pouvez convaincre de le faire.

La loi de Floride anti-grooming et la réponse à Disney est une « violation de la liberté d’expression » ?

Non, ce n’est pas le cas. Encore une fois, les entreprises n’ont pas droit à des subventions spéciales qui leur donnent un pouvoir monopolistique. Les gouvernements ne devraient pas accorder de telles subventions, mais s’ils le font, ils peuvent certainement les supprimer quand ils le souhaitent. La parole de Disney n’a pas été entravée par la fin de Reedy Creek ; maintenant, ils doivent opérer sur un pied d’égalité avec les autres entreprises. A Dieu ne plaise…

Les enseignants n’ont aucun droit à la liberté d’expression dans la salle de classe. Ils sont des employés du district et travaillent pour les parents qui paient les impôts qui paient leurs salaires. Ils n’ont pas le droit d’enseigner des leçons sexualisées ou du cultisme idéologique à des enfants qui ne sont pas les leurs.

De plus, les gauchistes n’ont aucun concept de ce que signifie réellement la liberté d’expression. Ils sont constamment engagés dans la culture de la censure et de l’annulation et argumentent avec une attitude où la fin justifie les moyens. Ils aiment l’appeler « culture de la conséquence » au lieu de culture de l’annulation. Maintenant qu’ils goûtent à leur propre médecine, ils ne semblent pas beaucoup l’apprécier et la considèrent soudainement comme de l’« autoritarisme ». En d’autres termes, leur définition de la tyrannie est qu’ils ne sont pas autorisés à faire ce qu’ils veulent quand ils le veulent, même si c’est criminel ou immoral.

Il n’y a pas de sexualisation ou d’endoctrinement des enfants, la loi est donc inutile ?

S’il n’y a aucune intention de sexualiser les enfants dans les écoles publiques, alors pourquoi les gauchistes sont-ils si enragés par la loi ? Si elle ne change rien, alors pourquoi s’y opposent-ils ? Je n’ai encore jamais vu un gauchiste répondre à cette question avec logique ou raison.

De plus, leur argument est basé sur un mensonge. Les faits montrent qu’il y a eu un programme croissant d’endoctrinement de l’identité de genre dans les écoles, y compris des enseignants admettant ouvertement en ligne qu’ils sont engagés dans des leçons de sexe pour les jeunes élèves. Ces enseignants affirment même que les enfants, dès la maternelle, sont « sexuellement conscients » et « posent déjà des questions » sur le genre et le sexe. Je défie tout gauchiste de me montrer un exemple de jeune enfant intéressé par ces bêtises et qui n’a pas été entraîné dans cette voie par un enseignant ou un parent.

Libs Of TikTok a été une excellente source pour recueillir et présenter les aveux ouverts d’enseignants gauchistes discutant de la manière dont ils endoctrinent les enfants avec leur idéologie. Le compte ne fait que montrer ces personnes parlant avec leurs propres mots de leurs propres activités. Pourtant, leur compte Twitter a été attaqué par les médias pour n’avoir fait que laisser les enseignants parler d’eux-mêmes.

Parmi les exemples de conditionnement dans les écoles, citons des États gauchistes comme le New Jersey, qui ajoutent des leçons sur l’identité de genre et le sexe dans le programme scolaire des élèves de première année et plus. Il existe également de nombreux cours et ressources en ligne publiés par des groupes gauchistes et destinés à montrer aux enseignants comment intégrer des leçons sur le genre et le sexe dans leurs plans de cours. Les gauchistes ont tenté de faire de l’idéologie du genre un pilier du système éducatif en utilisant la loi sur l’égalité pour adapter les normes de discrimination. Cela rendrait discriminatoire le fait de NE PAS inclure les leçons sur l’identité de genre et le sexe alternatif dans les programmes scolaires publics.

Cela se passe dans tout le pays et pourtant les gauchistes continuent de prétendre qu’il s’agit d’une « théorie du complot ».

Les conservateurs de Floride « brûlent des livres » ?

Ce mème apparaît souvent en conjonction avec la réponse de DeSantis aux transgressions de Disney. Les gauchistes ne peuvent pas gagner le débat sur Reedy Creek, alors ils se tournent vers la désinformation sur le discernement de la Floride sur les manuels scolaires.

Les livres de mathématiques et de STEM ne devraient contenir AUCUN commentaire sociologique, y compris la théorie critique de la race ou la propagande de l’identité de genre. Ils doivent enseigner les mathématiques et les sciences. C’est tout.

Il n’y a pas de Théorie Critique de la Race ajoutée aux manuels scolaires ?

Si, il y en a, et la Floride vient de publier quelques exemples des leçons qu’ils trouvent cachées dans les nouveaux manuels, qui incluent des problèmes de mathématiques qui « mesurent les préjugés raciaux en utilisant des polynômes », et l’utilisation d’un « test d’association implicite » pour mesurer le racisme. La théorie critique de la race dans les manuels scolaires EST UN FAIT. Il n’y a pas de débat.

Les gauchistes peuvent nier la réalité autant qu’ils le veulent, mais la vérité n’a que faire de leurs fantasmes.

La Floride a besoin des revenus de Disney et va céder sous la pression des lobbyistes ?

Euh, non, ils ne plieront pas et DeSantis l’a déjà prouvé. Reedy Creek est terminé. Bien sûr, Disney va essayer de se battre au tribunal mais ils échoueront parce qu’aucune entreprise ne peut prétendre avoir un droit légal à un traitement spécial de la part d’un gouvernement d’état, ce qu’est Reedy Creek.

En ce qui concerne les revenus, il n’y a aucune chance que Disney soit en mesure de relocaliser son parc à thème, qui a à peu près la même taille que la ville de San Francisco. Le coût serait prohibitif et détruirait les résultats de l’entreprise. Les gauchistes ne comprennent pas la logistique et ne comprennent pas les affaires. Ils pensent que Disney a une sorte de levier économique à exploiter ici, ce qui ne fait que montrer à quel point ils sont ignorants du fonctionnement de ces entreprises.

Tout ce que fait Disney se résume au rapport coût/bénéfice. Même s’ils prétendent avoir de grands idéaux enracinés dans des illusions gauchistes d’« équité », en fin de compte, les actionnaires de la société sont leur seule préoccupation. Il serait inutile de déplacer le parc, car le coût dépasserait de loin les subventions qu’ils pourraient obtenir d’un autre État pendant de nombreuses années, ce qui ferait encore chuter le cours de leurs actions. Cela signifie qu’ils continueront à fonctionner en Floride ou qu’ils seront obligés de fermer complètement, ce qui, une fois encore, ferait s’effondrer le cours de leurs actions.

Disney n’est pas « la main qui nourrit la Floride », la Floride est la main qui nourrit Disney. Beaucoup de gens ne comprennent pas que Disney dépend des revenus des parcs pour maintenir la société à flot, leurs films sont périphériques aux parcs. Et, avec la Californie qui se dégrade en tant que lieu de vacances, c’est en Floride qu’il y a de l’argent. La seule option qui s’offre à Disney est de rester à Orlando, de payer ses impôts et de rester sous l’œil vigilant du gouvernement de l’étape, sinon l’entreprise mourra. C’est aussi simple que cela.

Au fond, il est étonnant que les gauchistes aient choisi cette colline pour y mourir. Se tenir contre un projet de loi qui empêche l’endoctrinement et la sexualisation des jeunes enfants les rend automatiquement suspects. Ils prétendent que ça n’arrive pas, ce qui est un mensonge prouvable. Ils prétendent que c’est autoritaire, mais ne peuvent pas produire un argument logique expliquant comment le fait d’empêcher de telles leçons dans les écoles publiques viole les droits de quiconque. Ils disent que les conservateurs sont des brutes pour s’en prendre à Disney, mais ignorent le fait que Disney a commencé toute l’affaire en attaquant les Floridiens qui soutiennent un projet de loi légal et constitutionnel.

Franchement, ces gens méritent ce qui leur arrive. On ne peut pas les raisonner et leur folie devrait être considérée comme un exemple de ce qu’il ne faut pas faire en tant que société pour les générations à venir. Ils devraient être tenus aussi loin que possible du pouvoir, car ce sont de dangereux fanatiques qui ne se soucient pas des faits, de la science ou des principes fondamentaux. Ils ne veulent que détruire leurs ennemis, et ils nous considèrent comme l’ennemi. S’ils peuvent nous atteindre par le biais de nos enfants, cela ne les dérange pas. Je ne ressens aucune empathie pour eux lorsqu’ils sont frappés en retour.

Brandon Smith

Traduit par Hervé pour le Saker Francophone

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