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Le grain de la désinformation

Par : Wayan

Par Natsouth − Le 25 mai 2022 − Source The Saker’s Blog

Le port d’Odessa

Il y a plusieurs sujets de discussion qui sont surveillées concernant les plans et les développements faits par l’Occident pour ouvrir les ports commerciaux ukrainiens de la mer Noire. Un pot-pourri d’articles est apparu récemment sur les expéditions de céréales depuis la Russie et la pénurie de céréales causée par le conflit. Comme toujours, ces articles des médias institutionnels occidentaux font partie d’un effort de propagande visant à dépeindre la Russie sous le pire jour possible, des articles avec peu ou pas de preuves, juste des allégations, des données faussées ou des omissions flagrantes d’informations gênantes mais cruciales. Cet article décrit les développements et les problèmes liés aux ports ukrainiens de la mer Noire, où la navigation commerciale est piégée, à l’OTAN ainsi qu’aux activités ukrainiennes liées à la navigation en mer Noire.

Soyez indulgent avec moi alors que je me faufile entre plusieurs sujets distincts centrés sur les ports ukrainiens qui ne sont plus en activité. Les principaux commentaires sont divisés en deux grandes parties avec une analyse sur les éléments maritimes.

Partie 1 – Les ports de la mer Noire et les exportations des récoltes

Affirmation 1 : La Russie utilise le blocus des exportations de céréales ukrainiennes comme un outil de pression sur le monde entier.

Déclaration 2 : (tiré de The Economist)

Comment débloquer les ports ukrainiens pour soulager la faim dans le monde. Il y a peu d’options pour que le grain ukrainien atteigne le marché global.

Déclaration 3 : « La Russie vole les céréales de l’Ukraine ». Absurdités et allégations non vérifiées.

Des images exclusives de la compagnie étasunienne Maxar Technologies montrent les forces russes en train de voler le grain dans les ports ukrainiens.

Déclaration 1 et Déclaration 2

Les médias occidentaux sont passés maîtres dans l’art de la tromperie. Ils fournissent juste assez d’informations pour créer un récit, mais omettent délibérément des informations ou des données de base pour donner au récit un aspect négatif. À première vue, ce récit est tellement biaisé que beaucoup s’empresseront de le rejeter comme une absurdité. Je serais prudent car les États-Unis, l’UE et l’OTAN déploient un effort narratif bien plus large. Il est exaspérant de laisser entendre qu’une crise alimentaire mondiale est imminente uniquement parce que les ports ukrainiens ne sont pas en mesure d’exporter les récoltes.

L’Ukraine continue à exporter des céréales via les ports roumains, qui continuent à fonctionner normalement, en particulier Constanta, comme le rapporte DW (DW avril 2022). On prévoit que 1,5 million de tonnes (mmt) de céréales ukrainiennes seront exportées par les ports roumains au cours du seul mois de mai et que 3 mmt pourront être exportées dans un avenir proche. (Reuters mai 2022), (Reuters 24 avril 2022)

Même si le débit ne sera pas du même ordre que celui d’Odessa, par exemple. Même la Lituanie a déclaré qu’elle pouvait contribuer à l’exportation de céréales ukrainiennes grâce à son réseau ferroviaire et à ses ports. En outre, l’utilisation du Danube comme voie navigable de transport vers les ports de l’UE se fait par le biais de barges à partir de ports intérieurs, ainsi que des propositions d’utilisation des ports de l’Adriatique (HINA 24 mai 2022).

Le transport routier est utilisé pour acheminer les récoltes vers les plateformes portuaires roumaines. Il n’est pas aussi rapide non plus, mais il se fait malgré les goulets d’étranglement aux points frontaliers. Le réseau ferroviaire ukrainien est déjà sous pression avec les expéditions militaires et l’infrastructure ferroviaire a par conséquent été dégradée lors des frappes aériennes russes et ne peut donc être utilisée que de manière limitée, (Zdopravy cz en tchèque).

Navires de charge, dont certains seront des vraquiers, au mouillage au large du nord de la Roumanie Source : AIS de trafic maritime. (Tous ne sont pas des céréaliers mais cela montre la congestion du trafic).

Sky News a exceptionnellement pu avoir accès au port d’Odessa où plus d’un quart de million de tonnes de grain sont bloqués depuis des mois sans moyen de rejoindre la mer.

The Economist cite le chef du Programme Alimentaire Mondial qui a déclaré : « au cours des neuf prochains mois, nous verrons la famine, nous verrons la déstabilisation des nations et nous verrons une migration massive ». Par ailleurs, le secrétaire général des Nations unies a lancé un appel à la Russie pour qu’elle permette « l’exportation en toute sécurité des céréales stockées dans les ports ukrainiens ». Il y a beaucoup de choses à déballer en ce qui concerne l’ensemble du récit en train d’être diffusé.

The Kyiv Independent
Zelensky : La Russie bloque 22 millions de tonne de grain dans les ports ukrainiens.
Le président ukrainien ajoute que le Russie vole les récoltes de l’Ukraine. Selon le ministre ukrainien de l’agriculture, les exportations de grains sont limitées à 500 tonnes par mois comparées aux 5 millions d’avant-guerre.

Pourtant, NEXTA utilise des chiffres différents. Qui a raison ? Le principal terminal céréalier d’Odessa a une capacité de stockage de 5 millions de tonnes. D’où vient le chiffre de 25 millions de tonnes (mmt) de céréales, ci dessous ? Je soupçonne que les chiffres sont susceptibles d’être amplifiés pour créer une image plus inquiétante.

25 millions de tonnes de grain sont bloqués dans le port d’Odessa et, en général, à cause du blocus du port par la Russie, l’Ukraine ne peut pas exporter 90 millions de tonnes de grain, perdant ainsi 170 millions de $ par jour.

Sur un point trivial, une fois de plus il y a des aspects qui ne collent pas, 5 à 9 semaines d’attente pour l’exportation des récoltes (NEXTA) contre 6 jours (Sky News 23 mai 2022). Revenons au tableau d’ensemble, absent du récit des médias. Regardons brièvement les chiffres sur les exportations de céréales pour avoir une vision plus large du sujet.

2020-2021 2021-2022 (prévisions )
Production céréalière ukrainienne 65 mmt 80 mmt
Production céréalière russe 85 mmt 85 mmt

Comme l’a rapporté Reuters cette semaine, l’Ukraine a quand même réussi à exporter des récoltes : « Les données du ministère ont montré que l’Ukraine a exporté 46,51 mmt jusqu’à présent au cours de la saison 2021/22 juillet-juin, contre 40,85 mmt la saison d’avant. » (Reuters 19 mai 2022)

Franchement, 22 mmt de céréales ne changeront pas grand-chose à la pénurie mondiale en l’état actuel des choses. Paradoxalement, l’Ukraine paie les armes fournies par l’Occident grâce aux exportations de céréales. Est-il surprenant que l’Ukraine veuille utiliser Odessa pour expédier ses 70% d’exportations prévues de récoltes de céréales et d’autres produits, afin de pouvoir continuer à payer les livraisons d’armes ? Les exportations ukrainiennes ont largement été transférées vers la Roumanie, à en juger par l’encombrement des navires observé sur l’AIS.

Il est important de noter qu’aucun des experts occidentaux ou des médias corporatifs n’a été capable de mentionner le fait que la Russie est le plus grand exportateur de céréales au monde, environ 4 fois la quantité de blé que l’Ukraine produit, environ 18% des exportations mondiales et cette année, on s’attend à une récolte record. Selon le rapport STAT de la FAO, l’Ukraine était le 8e plus grand producteur de blé, tandis que la Russie était en troisième position en 2020, derrière la Chine et l’Inde.

Ces chiffres changent radicalement lorsqu’on examine les données relatives aux plus grands exportateurs de blé :

La crise en Ukraine risque de faire augmenter le prix du blé. Les plus grands exportateurs de blé (en tonnes)

La récolte de blé russe pourrait atteindre 85,0 mmt cette année, et le pays a le potentiel d’exporter 39,0 mmt, bque l’on s’attende à ce que les exportations de récoltes soient freinées. En fait, les médias institutionnels brouillent soigneusement les pistes en fusionnant les données de production et d’exportation des deux pays. Par exemple, The Guardian affirme que « les 41 nations les moins développées du monde importent un tiers de leur blé d’Ukraine et de Russie. »

Après avoir vérifié que l’Ukraine exporte toujours ses produits, passons à l’autre aspect inquiétant, la crise alimentaire mondiale et la faim. En bref, la crise alimentaire mondiale n’a pas été déclenchée par le conflit ukrainien actuel, mais a en fait commencé à la mi-2021. Un autre aspect est que les conditions mondiales pour le blé sont les pires depuis plus de 20 ans en raison des conditions de sécheresse, (World Grain 23 mai 2022) qui ont sévèrement réduit la production de céréales et la récolte.

« Je partage ces informations parce que nous pensons qu’il est important que vous compreniez tous que même si la guerre prenait fin demain, notre problème de sécurité alimentaire ne disparaîtra pas de sitôt sans une action concertée », Sara Menker, directrice générale de Gro Intelligence.

Pourtant, le chœur des États-Unis, de l’UE et de l’ONU a commodément sauté dans le train de l’attribution de la faute à la Russie, comme le souligne le titre de cet article :

Poutine affame des millions de gens dans le monde.
Avec des prix alimentaires à un niveau jamais atteint, 276 millions de personnes sont en « insécurité alimentaire », plus du double par rapport à 2019.

Encore un titre qui brouille l’information pour servir la propagande contre la Russie. Vous savez qu’il s’agit clairement de propagande lorsque les articles ne tentent même pas de présenter un point de vue russe.

La Russie est un énorme exportateur de céréales et d’engrais, elle est donc en mesure de continuer à exporter ses produits. Toutefois, depuis que les États-Unis et l’Union européenne ont imposé des sanctions, la Russie impose des conditions aux exportations, par rétorsion. De même que pour les exportations de pétrole et de gaz, la Russie va obliger les pays hostiles à acheter à des prix élevés en roubles ou va complètement arrêter de leur vendre, tout en encourageant les pays neutres et amis du sud à acheter ses produits à un prix plus bas. Cette situation a paralysé les États-Unis et l’UE, et les sanctions ont déjà eu un effet boomerang important.

J’ai brièvement abordé la question de la faim, même si je suis réticent à l’idée de l’approfondir, car c’est un peu trop pour un seul article, je me suis donc contenté d’exposer brièvement les problèmes, d’en esquisser les grandes lignes. Il faudrait un article beaucoup plus long pour démonter étape par étape le récit artificiel et je pense que d’autres personnes sont plus compétentes dans ces domaines.

Dans ce contexte d’histoire de grenier à blé ukrainien, de plus en plus de pays cessent d’exporter leurs cultures, exacerbant ainsi la crise alimentaire, alors que les États membres de l’UE continuent d’encourager les agriculteurs à arrêter leur production. Il convient de mentionner à ce stade que la quasi-totalité de ce que l’on appelle la « communauté internationale » a empêché les navires exploités, battant pavillon ou affrétés par la Russie de faire escale dans ses ports et que les compagnies maritimes ont réduit leurs services vers la Russie.

Déclaration 2

Comme nous l’avons déjà souligné, selon plusieurs articles des médias occidentaux, la Russie a contribué à une pénurie mondiale de céréales en envahissant l’Ukraine. Cet angle spécifique est poussé conjointement par l’UE, le Royaume-Uni et les États-Unis. Cela devrait être classé dans la même catégorie que l’affirmation de l’administration de Washington disant que le président Poutine est responsable de l’inflation galopante aux États-Unis.

Le point d’achoppement à noter est le « déblocage » des ports, car il y a une référence implicite à des moyens militaires, en donnant des missiles à l’Ukraine pour détruire la marine russe, afin de permettre aux navires de naviguer dans la zone. Un autre angle est l’intervention extérieure, les escortes navales des navires vers les ports ukrainiens. Ces aspects sont discutés plus en détail dans la partie 2.

Déclaration 3

CNN est la source principale de toute désinformation, des agitateurs de première classe écrivant des articles basés sur des allégations. « Les forces russes volent des céréales dans les ports d’Ukraine ». Comme mentionné, les images satellites proviennent de Sébastopol. Ce qui n’a pas été mentionné, c’est qu’il s’agit de la Crimée, qui fait partie de la Russie depuis 2014.

Cet instantané médiatique pourrait bien sembler anodin, mais là encore, cela fait partie d’un programme sous-jacent plus profond. Essentiellement, les Russes volent leurs propres céréales, produites et récoltées il y a de nombreux mois, avant février. Ces affirmations ridicules font maintenant le tour des médias, alors même les services OSINT pro-occidentaux jouent le jeu et suivent même les mouvements des vraquiers. Au même moment, NEXTA déclarait que la Russie avait volé environ 400 000 tonnes de céréales dans les régions occupées d’Ukraine, selon la Verkhovna Rada. Un fait absolument sans preuve, aucune information vérifiable sur la chaîne logistique allant du stockage au silo, juste une photo d’un navire chargeant des céréales depuis un silo portuaire.

Pourtant, la plupart des zones occupées sont en fait le Donbass, la DNR et la LNR qui essaient maintenant de remettre en service le port de Marioupol, ce qui est décrit comme faisant partie du processus de vol d’autres récoltes. Peut-être que les chiffres couvrent également la région de Kherson. 400 000 tonnes, c’est une goutte d’eau dans l’océan par rapport à la capacité agricole globale de l’Ukraine. « La plupart des 1,5 million de tonnes de céréales volées par la Russie », dit l’Ukraine, eh bien en fait, ce chiffre correspond exactement au rapport d’août 2021 sur la quantité totale de récoltes en Crimée pour cette année-là, (RGRU août 2021).

Il s’agit d’une méthode éprouvée qui consiste à façonner des récits à partir d’images satellite, puis à créer une histoire à partir de ces images. Par conséquent, ce type d’articles ne doit pas être immédiatement rejeté comme une absurdité et un tas de mensonges, mais considéré comme un piège médiatique. Ces articles doivent être totalement décortiqués et démystifiés.

Les Ukrainiens aggravent chaque jour la situation par leur malveillance absolue à l’égard de la Russie. Les allégations de vol d’exportations de céréales sont un moyen détourné d’entraver les exportations russes de la mer Noire, ce qui ne ferait qu’aggraver la crise alimentaire mondiale.

L’Ukraine a demandé à la Turquie d’interdire les navires russes transportant des céréales (Maritime Executive, 17 mai 2022). L’Égypte et le Liban ont récemment refusé l’accostage d’un navire russe après avoir appris que la cargaison avait été volée à l’Ukraine (le même navire que sur les images de CNN, également rapportées par le tristement célèbre site ukrainien Peacemaker). Le navire se trouve maintenant en Syrie. (CNN 12 mai 2022)

Le point de vue russe

Nous atteignons maintenant les sommets de l’hypocrisie. Vous savez mieux que quiconque que la Russie NE BLOQUE PAS les exportations d’aliments hors des ports ukrainiens. Vous les avez minés et vous utiliser les cargos étrangers comme remparts. Et la nourriture passant par voie terrestre ne va pas aux africains mais sert à payer vos factures d’armements.

La Russie risque d’affamer des millions de personnes en bloquant nos ports. Avec nos partenaires, l’Ukraine a décidé d’ouvrir deux voies terrestres pour exporter de la nourriture et sauver l’Afrique et d’autres régions de la famine. La Russie doit arrêter son blocus et permettre d’exporter librement.

Le tweet ci-dessus est le point de vue de la Russie, en quelques mots. C’est l’Ukraine qui a fermé ses ports le 24 février, en piégeant les navires y étant amarrés et en posant peu après des mines le long de la côte. Les cargos piégés ne sont tout simplement pas autorisés à partir.

La Russie a récemment déclaré que Kiev empêchait 75 navires étrangers de 17 pays de quitter ses ports (Ministère russe de la défense, mai 2022).

Partie 2 – Éléments maritimes à prendre en compte

  • Mines marines

Ce récit a été élaboré depuis plusieurs mois maintenant, il a d’abord commencé par nier que l’Ukraine a posé des mines marines pour arrêter un éventuel assaut amphibie russe sur ses côtes, principalement dans la région d’Odessa. Pratiquement tous les médias et experts occidentaux ont repris la position ukrainienne selon laquelle c’était des mines marines russes. Comme l’indiquent les communiqués de presse du ministère de la Défense et des autorités maritimes russes, les mines ukrainiennes ont dérivé dans toute la mer Noire.

On estime que 200 à 400 mines d’ancrage ont été posées autour d’Odessa et au nord-ouest de la mer Noire. En février, certaines d’entre elles se sont détachées de leurs chaînes, pendant des tempêtes, et ont ensuite dérivé vers le sud, portées par le courant. Quelques mines ont, à plusieurs reprises, temporairement fait fermé le Bosphore au transit maritime.

L’une d’entre elles, neutralisée par la marine roumaine, était une ancienne mine marine portant des marques ukrainiennes distinctes (Mangalia News, 3 avril 2022).

Du au danger posé par les mines, la navigation est interdite jusqu’au prochain avis dans les régions délimitées :

  • Appels à la levée d’un blocus

Nous avons maintenant le récit du blocus des cultures céréalières par la marine russe, lié aux alarmes d’une famine mondiale, opportunément provoquée par la Russie, (comme indiqué précédemment dans la première partie). Des appels ont été lancés pour que des navires de l’OTAN escortent les vraquiers en mer Noire. Un léger problème se pose alors : qui devra déminer les ports ukrainiens ? L’Ukraine ou l’OTAN ? L’envoi de navires sera une entreprise très dangereuse, ne serait-ce qu’en raison du risque de dérive des mines marines (voir la section sur l’analyse maritime ci-dessous).

  • Une coalition navale de volontaires

Le journal britannique The Guardian mentionne que le Royaume-Uni élabore avec ses alliés un plan potentiel proposé par la Lituanie, visant à envoyer des navires de guerre en mer Noire avec pour mission d’escorter les navires exportant des céréales ukrainiennes, principalement depuis Odessa.

« La Grande-Bretagne soutient en principe l’appel à une coalition navale ‘des volontaires’ pour relancer les exportations par la mer Noire. » (The Guardian 23 mai 2022)

Le ministre lituanien des Affaires étrangères, Gabrielius Landsbergis, a déclaré : « Il n’y a aucun moyen de stocker ce grain et aucune autre route alternative adéquate ». Il ment comme un arracheur de dents puisque la Roumanie exporte actuellement des récoltes de céréales ukrainiennes et que même la Lituanie a proposé d’aider à exporter des récoltes également.

« Les forces navales alliées débarrasseront la zone autour du port des mines russes pour assurer le transport. » Potentiellement, vous pouvez voir où tout cela mène, avec la possibilité supplémentaire d’une résolution de l’ONU, puis l’organisation de convois de navires de l’ONU/PAM, initialement escortés par des marines non-OTAN, comme le vante le ministre lituanien des affaires étrangères dans son plan. Toutefois, la ministre britannique des affaires étrangères, Liz Truss, ne partage pas cette vision, car elle souhaite que les forces navales britanniques y participent.

En fin de compte, les marines de l’OTAN n’appartenant pas à la mer Noire auront alors un pied dans la mer Noire et feront effectivement d’Odessa un avant-poste de l’OTAN.

  • Des missiles antinavires pour l’Ukraine

En outre, toute cette campagne d’information est alimentée sans cesse au goutte-à-goutte, mais elle débouche aussi sur l’approbation de nouvelles livraisons de missiles antinavires, par les États-Unis et l’OTAN, à l’Ukraine pour attaquer la flotte russe de la mer Noire. Bien que je soupçonne que de telles livraisons ont déjà été effectuées secrètement. Les missiles britanniques Brimstone sont déjà en service opérationnel dans l’armée ukrainienne.

Liz Truss a déclaré que « le Royaume-Uni souhaiterait que des navires de la marine britannique se joignent à l’escorte si les modalités pratiques pouvaient être réglées, notamment en déminant le port et en fournissant à l’Ukraine des armes à plus longue portée pour défendre le port contre une attaque russe. » Voyez comment une « mission humanitaire » est étroitement liée à un argumentaire pour « envoyer plus d’armes ».

Juste au bon moment, il est rapporté que le Danemark enverra des AsHM Harpoons à l’Ukraine, (Defense News 23 mai 2022).

Partie 3 – Analyse – éléments maritimes

Le jeu des reproches grossier et cynique mis en œuvre par l’Occident se poursuit. Au lieu d’amener Kiev à mettre en œuvre les accords de Minsk, l’Occident augmente maintenant les menaces et les crises, sautant de Charybde en Scylla.

Dans l’ensemble, il y a un effet boule de neige avec la fabrication d’une agitation émotionnelle basée sur un récit disant que la Russie « provoque la famine mondiale » en « bloquant les navires dans la mer Noire » ? Reliez les points : La Russie est mauvaise. Ce n’est pas tout, il y a aussi le périlleux montage en cours d’élaboration, comme le mentionne The Economist, sur la façon de débloquer les ports ukrainiens ? Il n’est pas nécessaire d’avoir une boule de cristal pour voir la possibilité d’une implication de l’OTAN, une autre série de justifications de missions militaires basées sur la responsabilité de protéger, comme on l’a vu au Kosovo et en Libye.

Pour cela, les médias institutionnels occidentaux présentent une série de micro-événements sur une base régulière. Chaque événement est imbriqué et conçu pour prendre de l’ampleur, comme une boule de neige, spécifiquement conçu pour manipuler les émotions (un peu comme les 5 minutes de la haine d’Orwell) et servir de justification à certaines actions économiques et militaires sous de faux prétextes. Les articles sur le déblocage des ports ukrainiens entrent parfaitement dans cette catégorie.

Il n’y a pas de blocage physique de la navigation commerciale dans les ports ukrainiens. Portez une attention particulière à cet extrait du site Web de l’Organisation maritime internationale (OMI) :


L’Ukraine a indiqué ses préconditions pour que les bateaux puissent quitter ses ports en sécurité. Elle demande la fin des hostilités, le retrait des troupes, d’assurer la liberté de navigation en mer d’Azov et en mer Noire, dont le déminage avec la participation des Etats du littoral de la mer Noire.

Comme le montre cette capture d’écran, l’Ukraine a fixé des conditions préalables pour que les navires puissent quitter les ports ukrainiens, il ne s’agit donc pas d’un blocus de la Russie à proprement parler. L’Ukraine retient en otage les navires et les équipages étrangers dans le cadre de ses efforts pour obtenir davantage d’intervention et d’armes de l’Occident. L’OMI, une organisation des Nations unies, confirme ce que les diplomates russes ne cessent de dire depuis des mois.

Le secrétaire d’État américain ment comme un arracheur de dents ou se trompe complètement lorsqu’il déclare : « Il y a environ 85 navires en ce moment avec des céréales, du blé à l’intérieur. Ils ne peuvent pas sortir. Il y a encore 22 millions de tonnes de blé dans des silos près des ports qui ne peuvent pas y arriver. » Eh bien, certains des 85 navires sont à Marioupol, transportent des produits sidérurgiques. D’autres navires dans les ports ukrainiens sont des pétroliers et d’autres transportent des engrais. Blinken a juste relevé la déclaration de l’OMI, hors de son contexte :  » […] il reste 84 navires marchands, avec près de 450 marins à bord. Ce nombre continue à diminuer régulièrement. »

« Ce nombre continue de diminuer régulièrement. » Hé ! Quelqu’un se pose la question de savoir comment et quand ?

Ce n’est pas la Russie qui entrave l’accès aux ports. L’Ukraine a posé des mines au hasard en février et veut maintenant que l’OTAN les enlève, mais seulement lorsque les troupes russes auront quitté l’Ukraine, le Donbass et la Crimée. Pourtant, en même temps, il y a une crise alimentaire et l’Ukraine a besoin d’Odessa comme plaque tournante pour l’exportation de céréales. Les autorités ukrainiennes présentent un large éventail de demandes, ce qui laisse suffisamment d’espace pour que les souhaits de l’OTAN et des États-Unis soient progressivement mis en œuvre.

Le blocage physique des navires dans les ports par les autorités ukrainiennes est également mentionné dans le document de l’OMI : « Des mines marines ont été posées dans les approches des ports et certaines sorties de port sont bloquées par des barges et des grues coulées. De nombreux navires n’ont plus suffisamment d’équipage à bord pour naviguer. » C’est certainement arrivé à Marioupol et dans cette capture d’écran de montage, vous pouvez voir les barges coulées pour empêcher les navires de partir ainsi que les mines à proximité, (lien vidéo Telegram 15 mai 2022, lien vidéo 9 avril 2022). Ce n’est pas la Russie qui a paralysé physiquement l’accès aux ports et piégé les équipages à bord des navires. Des mines marines ont également été trouvées sur terre, éparpillées autour de Marioupol, l’une d’elles a même été placée dans un minibus ukrainien appartenant à la Garde nationale ukrainienne (Azov), (lien vidéo avril 2022), mais il s’agit de mines marines russes selon les médias institutionnels et les experts occidentaux.

Un autre aspect à considérer est la question de l’assurance et de l’équipage des navires commerciaux. Comme le mentionne l’OMI, un certain nombre de navires n’ont pas un équipage suffisant pour naviguer en toute sécurité. Même si les navires étaient autorisés à entrer et sortir de la zone, il serait très difficile d’avoir l’assurance nécessaire pour y entrer, étant donné que les opérateurs et les affréteurs ne voudront pas exposer un navire, son équipage et sa cargaison à des « risques de guerre » sans l’assurance ou les contrats nécessaires. Il faudrait des équipages disposés à se rendre dans une zone de guerre. La situation est compliquée par le fait que le gouvernement ukrainien a placé les ports au niveau 3 de MARSEC (sécurité maritime) et qu’ils sont donc fermés à l’entrée et à la sortie.

Les alertes NAVAREA III confirment également le risque de guerre dans la région nord-ouest de la mer Noire. Malgré cela, le ministère russe de la défense a déclaré que « la Fédération de Russie prend toute une série de mesures globales pour assurer la sécurité de la navigation civile dans les eaux de la mer Noire et de la mer d’Azov ». Le corridor maritime bleu de l’OMI fait partie de cette initiative.

Passons à un autre aspect digne d’intérêt. Pas un seul média occidental n’a pris la peine de mentionner ce que font le ministère de la Défense et la marine russes pour faire face au blocage de la navigation. Comme pour les désormais célèbres corridors terrestres, la Russie a mis en place une version maritime pour la navigation civile. Il ne s’agit pas d’un blocus. Ce corridor humanitaire fait partie de l’initiative de l’OMI visant à « établir et soutenir la mise en œuvre d’un corridor maritime bleu sûr dans la mer Noire et la mer d’Azov ». De même, il n’est pas fait mention d’un corridor maritime sûr dans les avertissements de Navarea III, mais seulement de mines marines dérivantes et d’une zone de risque de guerre.

Par conséquent, un corridor humanitaire est disponible tous les jours pendant la journée, en tant que voie sûre désignée au sud-ouest de la mer territoriale de l’Ukraine, d’une longueur de 80 miles nautiques et d’une largeur de 3 miles nautiques. La marine russe diffuse cette opération et la localisation du couloir de sécurité en anglais et en russe toutes les 15 minutes sur les canaux radio internationaux VHF, en anglais et en russe.

Le blocus d’Odessa, plaque tournante des exportations de céréales, est un cheval de Troie permettant à l’Occident de poursuivre et d’intensifier sa guerre par procuration contre la Russie. L’Ukraine suit ces plans fous de missiles à longue portée et d’escortes navales. Pour rendre ces plans acceptables pour le public occidental docile, la Russie est constamment accusée, à tort, de déclencher une crise alimentaire mondiale.

Blog de l’auteur : https://natsouth.livejournal.com

Natsouth

Références

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

Fauci est l’un des bénéficiaires des 350 millions de dollars versés secrètement au NIH

Par : Wayan

Par Adam Andrzejewski – Le 10 mai 2022 – Source Open the books

L’année dernière, le National Institute of Health, l’employeur d’Anthony Fauci, a distribué 30 milliards de dollars de subventions gouvernementales à environ 56 000 bénéficiaires. Cette largesse avec l’argent du contribuable permet de s’acheter beaucoup de faveurs et d’influence dans les secteurs de la science, de la recherche et des soins de santé.

Cependant, lors de notre enquête, nous avons découvert que des centaines de millions de dollars de paiements circulent également dans l’autre sens. Il s’agit de redevances versées par des tiers (comme les entreprises pharmaceutiques) aux NIH et aux scientifiques du NIH.

Nous estimons qu’entre les années fiscales 2010 et 2020, plus de 350 millions de dollars de redevances ont été versées par des tiers à l’agence et aux scientifiques du NIH, qui sont ensuite crédités en tant que co-inventeurs.

Étant donné que ces paiements enrichissent l’agence et ses scientifiques, chaque paiement de redevance peut constituer un conflit d’intérêts potentiel et devrait être divulgué.

Récemment, notre organisation, OpenTheBooks.com, a obligé le NIH à divulguer plus de 22 100 paiements totalisant près de 134 millions de dollars versés à l’agence et à près de 1 700 scientifiques du NIH. Ces paiements ont eu lieu pendant la période la plus récente disponible (septembre 2009 – septembre 2014).

Ces révélations sont le résultat de notre procès fédéral contre le NIH. L’agence admet détenir 3 000 pages de redevances notées ligne par ligne depuis 2009. Jusqu’à présent, ils n’ont publié que 1 200 pages. Les 1 800 prochaines pages couvriront la période 2015-2020.

Cependant, ce que le NIH a publié à ce jour nous donne un aperçu des largesses cachées en matière de rétributions. Par exemple, on estimait que seuls 900 scientifiques recevaient de telles rétributions, alors nous savons maintenant que l’univers est beaucoup plus vaste.

Les documents du NIH étant lourdement caviardés, nous ne pouvons voir que le nombre de paiements reçus par chaque scientifique et, séparément, le montant global en dollars par agence du NIH. Il s’agit d’un contrôle qui va à l’encontre de l’esprit et peut-être même des lois sur les documents publics.

Nous avons constaté que les dirigeants des agences et les scientifiques de haut niveau du NIH recevaient des paiements. Parmi les scientifiques de renom qui ont reçu des paiements au cours de la période, on peut citer

  • Anthony Fauci, directeur du National Institute of Allergy and Infectious Diseases (NIAID) et bureaucrate fédéral le mieux payé, a reçu 23 paiements. (Le salaire de Fauci en 2021, financé par les contribuables, s’élève à 456 028 dollars).
  • Francis Collins, directeur du NIH de 2009 à 2021, a reçu 14 paiements. (Salaire de Collins en 2021 financé par les contribuables : 203 500 dollars).
  • Clifford Lane, l’adjoint de Fauci au NIAID, a reçu 8 paiements. (Salaire de Lane en 2021 financé par les contribuables : 325 287 dollars)

Dans les exemples ci-dessus, bien que nous connaissions le nombre de paiements versés à chaque scientifique, nous ne savons toujours pas combien d’argent a été payé, parce que le montant en dollars a été supprimé (expurgé) des divulgations.

Il a été difficile d’obtenir des informations utiles de l’agence sur ses paiements. Le NIH agit comme si ces paiements étaient un secret d’État. (Ils ne le sont pas, ou ne devraient pas l’être !)

Regardez comment le NIH utilise l’argent des contribuables pour essayer de les maintenir dans l’ignorance et dans l’obscurité :

  1. Le NIH a défié la loi fédérale sur la liberté d’information et a refusé de reconnaître notre demande d’archives ouvertes pour ces paiements. Nous avons déposé notre demande en septembre dernier.
  2. Le NIH a utilisé des procès coûteux financés par les contribuables pour ralentir la divulgation des redevances (en divulguant d’abord les redevances les plus anciennes). Bien que l’agence admette détenir 3 000 pages, il lui faudra dix mois pour les produire (300 pages par mois). Avec Judicial Watch comme avocats, nous avons poursuivi le NIH devant un tribunal fédéral en octobre dernier.
  3. Le NIH expurge lourdement les informations clés sur ces paiements. Par exemple, l’agence a effacé 1. le montant du paiement, et, 2. qui l’a payé ! Cela rend la production mandatée par le tribunal virtuellement sans valeur, malgré notre utilisation des derniers outils de vérification judiciaire.

Le NIH vous dit essentiellement, à vous, le contribuable, de payer et de vous taire. Ils vont gérer les affaires pour vous. Ils ont oublié qu’ils travaillent au nom du peuple américain.

L’agence est devenue beaucoup plus secrète depuis 2005.

En 2005, Associated Press avait utilisé avec succès la loi FOIA pour ouvrir la base de données des redevances du NIH. Ils ont découvert que 900 scientifiques avaient perçu 9 millions de dollars en redevances. En outre, 51 scientifiques bénéficiaires de redevances du NIH travaillaient alors sur des expériences impliquant des inventions pour lesquelles ils étaient déjà payés.

Parmi ces 51 scientifiques (qui réalisaient des expériences impliquant des inventions pour lesquelles ils recevaient des redevances) figurait Anthony Fauci, directeur actuel et de l’époque du National Institute of Allergy and Infectious Diseases. Fauci a reçu 45 072,82 dollars entre 1997 et 2004 pour une licence de brevet sur un traitement expérimental du sida. Le NIH avait déjà financé ce traitement à hauteur de 36 millions de dollars.

À ce jour, Fauci continue de recevoir des avantages approuvés par le NIH sans avoir à rendre beaucoup de comptes. Par exemple, en février 2021, Fauci a reçu un prix d’un million de dollars de la Fondation Dan David en Israël pour avoir « oser dire la vérité au pouvoir » pendant l’administration Trump.

Aujourd’hui, le NIH est une porte tournante pour des dizaines de milliards de dollars de subventions gouvernementales couplées à des centaines de millions de dollars de rétributions par des sociétés privées dont les noms ne sont pas publiés.

Il faut absolument mettre en lumière cette alliance potentiellement impie.

Lorsqu’un bureaucrate fédéral apparaît à la télévision pour nous donner des instructions en matière de santé, qui l’a payé et pour quelle recherche et technologie ? Lorsqu’un patient accepte un essai clinique ou un traitement expérimental, quels intérêts financiers sont en jeu ?

Au lieu d’incessants secrets et de batailles judiciaires prolongées, il est grand temps que le gouvernement divulgue systématiquement les paiements de rétributions.

Le NIH doit être honnête avec le peuple américain et ouvrir les livres sur ces rétributions faites à l’agence et à ses scientifiques.

Note : Nous avons contacté le NIH pour un commentaire et n’avons reçu aucune réponse.

Dans les 36 heures suivant la publication de notre enquête, le membre du Congrès John Moolenar (R-MI), lors d’une audition de la commission des crédits, a interrogé le directeur par intérim du NIH, Lawrence Tabak, sur les redevances. Tabak a admis que les paiements de redevances des NIH relèvent du conflit d’intérêts.

Adam Andrzejewski

Traduit par Wayan pour le Saker Francophone.

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Erreur de drapeau et autres sujets sur l’Ukraine

Par : Wayan

Par Moon of Alabama – Le 24 mai 2022

Le Pentagone fait le compte rendu de ses efforts pour vendre de nouvelles armes américaines aux nations qui se débarrassent de leurs anciennes armes en Ukraine.

Austin accueille le groupe de contact sur la défense de l’Ukraine pour continuer à soutenir le pays assiégé.

Pour exprimer la gravité de la situation en Ukraine, le Pentagone a décidé de hisser à l’envers le drapeau bleu en haut-jaune en bas de l’Ukraine.

Accrocher un drapeau à l’envers est soit un signe de grande détresse soit d’ignorance culturelle. Étant donné qu’il s’agit d’un événement géré par le Pentagone, la dernière hypothèse est la plus probable.

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Les cinglés des pays baltes ont une autre idée géniale et bien sûr complètement irréalisable.

Le Royaume-Uni soutient le plan de la Lituanie pour lever le blocus russe des céréales en Ukraine

 

La Grande-Bretagne a soutenu en principe une proposition de la Lituanie visant à créer une coalition navale « de bonne volonté » pour lever le blocus russe de la mer Noire empêchant les exportations de céréales ukrainiennes.

Le ministre lituanien des affaires étrangères, Gabrielius Landsbergis, a proposé ce plan lors d’entretiens avec la ministre britannique des affaires étrangères, Liz Truss, lundi à Londres.

 

« Le temps est très très court. Nous nous rapprochons d’une nouvelle récolte et il n’y a pas d’autre moyen pratique d’exporter les céréales que de passer par le port d’Odessa sur la mer Noire », a-t-il déclaré au Guardian. « Il n’y a aucun moyen de stocker ces céréales et aucune autre route alternative adéquate. Il est impératif que nous montrions aux pays vulnérables que nous sommes prêts à prendre les mesures nécessaires pour nourrir le monde. »

 

Landsbergis a proposé qu’une opération d’escorte navale, non gérée par l’OTAN, puisse protéger les navires céréaliers lorsqu’ils traversent la mer Noire et passent devant les navires de guerre russes. Il a suggéré que, outre la Grande-Bretagne, les pays touchés par la perte potentielle de céréales, comme l’Égypte, pourraient fournir la protection nécessaire. …

 

Il a déclaré que l’Ukraine devait exporter 80 millions de tonnes de blé rien que cette année et que la seule option était de passer par Odessa.

Laissez-moi aider M. Landsbergis en lui rappelant quelques faits :

  • Le port d’Odessa est bloqué par l’Ukraine, pas par la Russie.
  • L’Ukraine n’a pas 80 millions de tonnes de blé à exporter. Dans une bonne année, la production totale de céréales en Ukraine est de 80 millions de tonnes. Environ 50 % de cette production est constituée de maïs et environ 40 % de blé. Seuls deux tiers de cette production sont habituellement exportés.
  • L’Ukraine exporte actuellement 1,5 million de tonnes de céréales par mois. La plupart de ces céréales transitent par la Roumanie.
  • Étant donné que les semis de cette année ne se sont pas déroulés comme prévu, l’Ukraine n’aura pratiquement pas de blé à exporter cette année.

Pourtant, certains ignorants se laissent prendre au piège de Landsbergis :

Après avoir rencontré M. Landsbergis, Mme Truss a déclaré que le Royaume-Uni souhaitait que des navires de la marine britannique se joignent à l’escorte si les aspects pratiques pouvaient être réglés, notamment le déminage du port et la fourniture à l’Ukraine d’armes à plus longue portée pour défendre le port contre une attaque russe. Le Royaume-Uni est en pourparlers avec ses alliés au sujet de ce plan, qui nécessiterait probablement l’accord des États-Unis pour être activé.

 

Mme Truss a déclaré : « Le Royaume-Uni travaille à une solution urgente pour faire sortir les céréales d’Ukraine ».

L’Ukraine n’est que le cinquième plus grand exportateur de blé, avec une part de marché de quelque 8 %. La Russie, le premier exportateur mondial de blé, aura une récolte record cette année. La question de la sécurité alimentaire mondiale est donc une question de prix et d’accessibilité, et non de quantité disponible au niveau mondial.

Je trouve le point de vue de Liz Truss sur le fait de « fournir à l’Ukraine des armes à plus longue portée pour défendre le port » assez intéressant. L’Ukraine n’a-t-elle pas affirmé avoir frappé le navire russe Moskva avec deux missiles de croisière de fabrication ukrainienne ? Si elle l’a vraiment fait, elle dispose déjà d’armes à plus longue portée pour frapper les navires russes. Truss est-elle en train de divulguer que l’Ukraine a menti sur ces tirs de missiles ?

L’idée d’envoyer un convoi d’escorte armé et des armes à longue portée est tout simplement folle. Ce dont l’Ukraine aurait besoin, ce ne sont pas seulement des missiles, mais des données de ciblage et un radar permettant de les acquérir. Malheureusement, les radars émettent des ondes électromagnétiques, ce qui les rend détectables et vulnérables. La Russie a déjà mis hors service plusieurs radars à Odessa et dans ses environs. Quel est le plan de Truss pour éviter cela ?

Sans parler des sous-marins russes qui sont tout à fait suffisants pour couler dans la mer Noire tout ce que la Russie n’aime pas y trouver.

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Pendant ce temps, la guerre progresse en faveur de la Russie. Je n’ai pas le temps de montrer des cartes détaillées de ce qui se passe mais il y a deux chaînes Youtube raisonnables qui fournissent de bons rapports quotidiens basés sur des sources multiples. Il s’agit de Military Summary et Defense Politics Aaaaasia.

Dans le nord, Lyman est tombée et on rapporte que les troupes ukrainiennes se sont retirées après un court combat. À l’est, la ville de Severodonetsk, tenue par les Ukrainiens, est pratiquement isolée et fait l’objet d’une attaque féroce. Plusieurs autres villes autour du bourrelet de Popasna ont été prises par la partie russe. Au sud, la ville de Svetlodarsk est tombée après que les Ukrainiens ont tenté sans succès de détruire un barrage situé à proximité. Les troupes ukrainiennes ont battu en retraite sans combattre.

Au lieu de tenir les lignes par tous les moyens, les unités ukrainiennes semblent maintenant plus intéressées par la fuite. C’est plus sain pour elles et cela résout également leurs graves problèmes de ravitaillement. Comme d’autres lignes d’approvisionnement, la route Bakhmut-Lisichansk est maintenant sous le contrôle des tirs russes. Cette vidéo montre ce que cela signifie.

Ce que nous voyons maintenant, ce sont les effets de près de trois mois de guerre d’artillerie russe. Les troupes ukrainiennes de la ligne de front ont été écrasées et celles qui restent s’enfuient avant d’être détruites à leur tour. Le front commence à bouger en plusieurs points. Lorsque ces points se rejoindront, nous pourrions assister à la phase de bataille profonde tactique d’une opération en profondeur russe classique :

La bataille en profondeur envisage de briser les défenses avancées de l’ennemi, ou zones tactiques, par des assauts d’armes combinées, qui seraient suivis par des réserves opérationnelles mobiles fraîches et non engagées envoyées pour exploiter la profondeur stratégique d’un front ennemi. L’objectif d’une opération en profondeur est d’infliger une défaite stratégique décisive aux capacités logistiques de l’ennemi et de rendre la défense de son front plus difficile, impossible, voire inutile. Contrairement à la plupart des autres doctrines, la bataille en profondeur met l’accent sur la coopération interarmes à tous les niveaux : stratégique, opérationnel et tactique.

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C’est fou de voir qu’Henry Kissinger est le seul homme sain d’esprit dans la salle.

Henry Kissinger : L’Ukraine doit céder des territoires à la Russie

 

Henry Kissinger, homme d’État américain chevronné, a exhorté l’Occident à cesser d’essayer d’infliger une défaite cuisante aux forces russes en Ukraine, avertissant que cela aurait des conséquences désastreuses pour la stabilité à long terme de l’Europe.

 

L’ancien secrétaire d’État américain et architecte du rapprochement entre les États-Unis et la Chine pendant la guerre froide a déclaré lors d’une réunion à Davos qu’il serait fatal pour l’Occident de se laisser emporter par l’humeur du moment et d’oublier la place de la Russie dans l’équilibre des forces en Europe.

 

Kissinger a déclaré qu’il ne fallait pas laisser la guerre s’éterniser et il est à deux doigts de demander à l’Occident à faire pression sur l’Ukraine pour qu’elle accepte des négociations à des conditions très éloignées de ses objectifs de guerre actuels. …

 

Il a déclaré au Forum économique mondial que la Russie était une partie essentielle de l’Europe depuis 400 ans et qu’elle avait été le garant de la structure de l’équilibre des forces européennes à des moments critiques. Les dirigeants européens ne doivent pas perdre de vue la relation à long terme et ne doivent pas non plus risquer de pousser la Russie dans une alliance permanente avec la Chine.

Il est probablement trop tard pour inverser l’alliance entre la Russie et la Chine, mais je suis d’accord avec le reste.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

Sitrep Opération Z. Le « grignotage » est en grande partie terminé

Par : Wayan

Par Saker Staff − Le 24 mai 2022 − Source The Saker’s Blog

Il s’agit d’un fil de discussion ouvert sur l’ensemble de l’Arc du Donbass où le  » grignotage  » est maintenant payant et où les Russes avancent et comptent les coups, travaillant en un ensemble bien orchestré.

Aux commentateurs de nous donner les détails.

Gardez les yeux sur la confirmation :  NON CONFIRMÉ, mais si c’est confirmé, ce sera très intéressant.  Et ces Polonais ?  Par Intel Slava :

Sur fond d’informations concernant l’arrivée d’unités à Pavlograd en provenance du territoire de la Pologne, une attaque au missile a été lancée sur une installation militaire de la ville.

 

On ne sait toujours pas quel endroit a été touché. Il est probable que la cible était précisément le lieu de concentration de ces groupes armés arrivés de Pologne.

Pavlograd est le centre de transport le plus important pour l’approvisionnement des forces armées ukrainiennes dans le Donbass.

 

Des routes la relient à Pokrovsk, Kurakhovo et Marinka, ainsi qu’à l’agglomération de Kramatorsk-Slavic. La voie ferrée va vers Avdiivka.

Pour l’instant, le reportage et la carte de Readovka.

Aujourd’hui, d’Avdiivka à Estuary, les forces armées russes et les forces alliées prennent d’assaut Estuary.  La majeure partie de la ville a été libérée et de sérieuses opérations militaires sont en cours. L’ensemble de l’arc du Donbass est en mouvement. Les sources ukrainiennes font état du retrait des troupes de Severodonetsk. Les principales routes d’approvisionnement sont sous le contrôle du feu de l’artillerie alliée.

Front de Kharkiv. Aujourd’hui, les combats se poursuivent dans la région de Liptsov, Ternovoye et Rubezhnoye.

Front d’Izumo-Luhansk. Le matin, on a signalé qu’un pont sur la rivière Lugan avait sauté près de Svitlodar, puis des informations sont apparues sur la percée des forces alliées dans cette direction. Plus tard, on a appris le début de l’assaut sur Krasny Liman, et la prise de presque la moitié de la ville par les forces alliées.

L’aviation et l’artillerie russes travaillent également dans la région de Soledar et de Bakhmut (Artemivsk). Depuis le front Popasnyansky, on signale la fin des batailles pour Toshkovka (en faveur des forces alliées) et des succès dans la région de Zolotoe. Les forces armées russes et les forces alliées prennent d’assaut Zolotoe. Des positions sont occupées à l’entrée de la ville. Le 6e régiment de la milice populaire de la RPL occupe deux rues à Kamyshevakh. L’accès aux frontières de la LPR et de la DPR depuis Troitsky a également été ouvert.

Ce matin, les forces aérospatiales russes ont lancé une attaque de missiles contre l’infrastructure ferroviaire à Korosten, dans la région de Zhytomyr. De puissantes explosions ont retenti à Kharkiv et Pavlograd ; des installations militaires ont été détruites.

Les attaques des forces armées ukrainiennes sur nos territoires ont été repoussées. Un drone ukrainien a été abattu dans la région de Rostov. Les systèmes de défense aérienne ont été détruits. Les FAUs ont fait une tentative infructueuse de provocation dans la région de Koursk. Les systèmes de défense aérienne ont détruit toutes les cibles aériennes dans la région de Koursk. Des missiles anti-aériens ont volé dans le ciel de la région de Belgorod dans la soirée.

The Saker staff

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

Trois grands sujets sur lesquels l’establishment étasunien s’est trompé

Par : Wayan

Qui a bénéficié des absurdités évidentes qui sont devenues les politiques commerciales, étrangères et de déficit fédéral de l’Amérique de l’après-guerre froide ?


Par Michael Lind – Le 17 mai 2022 –  Source Tablet Mag

Au cours des trois décennies qui ont suivi la fin de la guerre froide, il y a eu trois grands débats de politique publique aux États-Unis ; un sur le commerce, un autre sur la politique étrangère américaine, et un troisième sur le déficit fédéral. Dans ces trois débats, le camp qui a présenté les arguments les plus plausibles a perdu et celui qui a présenté les arguments les plus illogiques et non étayés par des faits a gagné. Dans les trois cas, la position malavisée de l’establishment a posé les bases défectueuses et instables du monde dans lequel nous vivons aujourd’hui, entraînant des conséquences catastrophiques et durables pour les Américains et les autres.

Le premier de ces débats aux conséquences énormes s’est déroulé dans les années 1990 et portait sur la « globalisation » ou la libéralisation du commerce et des investissements après la fin de la guerre froide. Les sceptiques ont soulevé deux inquiétudes au sujet de cette globalisation. Ils ont averti que des traités comme l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), qui fusionnaient effectivement le marché du travail américain avec celui de pays pauvres comme le Mexique, permettraient aux entreprises manufacturières américaines de fermer leur production aux États-Unis et de la transférer pour profiter des bas salaires, des conditions de travail dans les ateliers clandestins et de l’absence de lois environnementales et d’organismes de réglementation. Les sceptiques ont également mis en garde contre les conséquences d’une plus grande ouverture des marchés américains à des régimes mercantiles comme le Japon, la Corée du Sud, Taiwan et la Chine post-maoïste. Les entreprises individuelles dans une économie de marché libérale comme les États-Unis, disaient-ils, ne pouvaient espérer concurrencer des entreprises étrangères dont les gouvernements truquaient la concurrence en leur faveur par des astuces comme la manipulation des devises, les barrières non tarifaires aux importations américaines, les prêts à faible taux d’intérêt et d’autres outils de l’arsenal du nationalisme économique.

Pas d’inquiétude ! ont répondu les pom-pom girls de la globalisation dans les années 1990, dont le président Bill Clinton et des experts comme Thomas Friedman. Si les États-Unis perdaient des industries au profit de partenaires commerciaux en raison des bas salaires ou de la tricherie des gouvernements étrangers, alors bon débarras : L’Amérique se spécialiserait volontiers dans l’« économie de la connaissance » et les « industries du futur », centrées sur les univers des logiciels et des start-ups de la Silicon Valley. Les ouvriers d’usine licenciés dans les États industriels pourraient déménager à San Francisco et « apprendre à coder » en échange de salaires plus élevés et de meilleurs avantages.

La deuxième controverse concernait la politique étrangère. À la fin des années 1980 et au début des années 1990, l’orientation de la politique étrangère américaine de l’après-guerre froide a fait l’objet d’un débat vigoureux. Des néoconservateurs comme Charles Krauthammer et Bill Kristol soutenaient que les États-Unis devaient profiter de la faiblesse de la Russie et de la Chine post-soviétiques pour établir une Pax Americana mondiale, dont certains néoconservateurs comparaient la grandeur future à celle des empires britannique et romain. À l’extrême opposé, l’isolationniste Patrick Buchanan appelait à un retour à l’isolationnisme de l’Amérique d’avant 1941. Entre les deux, des réalistes comme Samuel P. Huntington et Jeane Kirkpatrick ont rejeté les idées messianiques sur l’empire mondial américain et le solipsisme isolationniste en faveur de l’idée que les États-Unis sont « un pays ordinaire », selon l’expression de Kirkpatrick, poursuivant une politique traditionnelle d’équilibre des forces dans un monde multipolaire.

Le troisième grand débat concernait le déficit fédéral. Il est facile d’oublier à quel point l’alarmisme concernant la dette nationale était au cœur du discours public américain entre les années 1980 et les années 2010. Dès 1984, le candidat démocrate Walter Mondale a fait de la réduction du déficit un thème majeur de sa campagne. De même que Ross Perot, dans sa course indépendante à la présidence en 1992. Deux nouvelles espèces se sont ajoutées au lexique ornithologique de la politique américaine : les « faucons du déficit » et les « colombes du déficit ».

Les faucons du déficit ont attiré l’attention du public sur les projections à long terme de la solvabilité de Medicare et, en particulier, de la sécurité sociale. Selon ces projections, une fois le fonds fiduciaire de la sécurité sociale épuisé, les charges sociales aux taux actuels ne suffiraient pas à remplir les obligations de la sécurité sociale envers les retraités, à partir des années 2030 ou 2040. Ces déficits obligeraient finalement le gouvernement fédéral à financer la sécurité sociale et Medicare par des augmentations d’impôts, des réductions de prestations ou une combinaison des deux.

Le paiement des droits sociaux était un véritable défi, mais pas une crise urgente. Pourquoi, dans ce cas, Washington s’est-il mis à parler du prétendu danger des déficits dus aux droits sociaux dans les années 1990 et 2000 ? Les faucons du déficit prétendaient que les investisseurs étrangers concluraient que les États-Unis présentaient un mauvais risque de crédit et cesseraient d’acheter des obligations du Trésor américain, ce qui ferait grimper les taux d’intérêt en flèche, les États-Unis cherchant désespérément, comme un pays du tiers monde en faillite, des capitaux étrangers pour rembourser leur dette nationale. Les colombes du déficit faisaient remarquer que les États-Unis continueraient presque certainement à être un refuge pour les capitaux craintifs. Qui plus est, les gouvernements ont d’autres moyens de gérer des dettes et des déficits importants que des impôts élevés ou des réductions douloureuses des dépenses, y compris la « répression financière » ; le recours à une inflation modérée à long terme pour réduire la dette nationale, une astuce que les États-Unis ont utilisée pour réduire leur dette de la Seconde Guerre mondiale entre les années 1940 et 1970.

Les participants les plus intéressants à ce débat sont ceux que l’on pourrait appeler les « faucons de la dette privée ». Richard Koo, de l’Institut de recherche Nomura, a inventé le terme de « récession de bilan » pour décrire les crises économiques causées par l’accumulation excessive de la dette privée, un sujet éclairé ces dernières années par le vétéran du secteur financier et universitaire Richard Vague. Les faucons de la dette privée ont averti que la prochaine crise économique désastreuse serait plus probablement causée par l’accumulation excessive de la dette hypothécaire et de la dette des cartes de crédit des années 2000 que par le manque à gagner prévu pour la sécurité sociale dans les années 2030. Ils avaient raison. Les faucons du déficit avaient honteusement tort.

Si vous aviez un détecteur de mensonges dans les années 1990 et 2000 et que vous l’apportiez aux événements organisés dans les groupes de réflexion les plus prestigieux de Washington, l’alarme se déclencherait constamment.

Ayant assisté de près à ces débats à Washington, D.C., dans les années 1990 et 2000, je peux témoigner qu’il était tout à fait possible de changer d’avis sur ces trois questions à mesure que les preuves concrètes s’accumulaient. Par exemple, j’ai commencé, comme la plupart des personnes ayant une expérience de la politique étrangère, par partager la présomption de l’establishment en faveur du libre-échange ; ce qui semblait être une chose saine et positive à favoriser. Mais les avertissements bien étayés des experts concernant la délocalisation massive de la production américaine vers des pays à bas salaires, et la menace bien documentée du mercantilisme de l’Asie de l’Est pour l’industrie américaine, m’ont persuadé avec le temps que les arguments conventionnels en faveur de la mondialisation du marché libre étaient erronés. Dans le cas de la politique étrangère, j’ai trouvé les réalistes qui mettaient en garde contre la surextension stratégique de l’Amérique de l’après-guerre froide plus convaincants que l’impérialisme messianique de nombreux néoconservateurs ou l’isolationnisme à la Buchanan, qui semblaient tous deux faire fi des intérêts nationaux de l’Amérique.

En ce qui concerne le déficit fédéral, je n’avais pas d’opinion tranchée. Toutefois, après avoir été initié par ma prestigieuse collègue, Sherle Schwenninger, aux arguments de Richard Koo et d’autres, j’ai conclu au début des années 2000, en examinant les chiffres, que ceux qui mettaient en garde contre les dangers d’une accumulation de la dette des ménages étaient beaucoup plus convaincants que les faucons du déficit qui soutenaient que les États-Unis étaient confrontés à une crise imminente en raison de l’insuffisance à long terme des recettes de la sécurité sociale. Il n’y avait rien de particulièrement sophistiqué dans ces arguments, qui nécessitaient à peu près le niveau de mathématiques requis pour établir un budget familial ou remplir sa feuille d’impôts.

Il n’est donc pas vrai que des personnes bien informées puissent être en désaccord sur ces questions. Au contraire : Il fallait être prêt à nier les faits évidents du nationalisme économique de l’Asie de l’Est et le transfert continu et à grande échelle d’emplois par les entreprises américaines vers les maquiladoras mexicaines pour croire les discours joyeux sur la façon dont la globalisation allait créer un nombre encore plus grand d’emplois bien rémunérés pour les ouvriers d’usine, dans l’« économie de la connaissance ». De même, même à la fin des années 1990, il fallait être obstinément aveugle à la réalité pour croire que l’expansion de l’OTAN en Europe de l’Est ne risquait pas de provoquer une guerre directe ou indirecte avec la Russie ; ou pour croire que l’invasion de l’Irak pour renverser Saddam Hussein dans le but d’« exporter la démocratie » ne créerait pas le chaos dans le pays et la région. Tout au long des années 1990 et 2000, l’affirmation des faucons du déficit disant que les États-Unis auraient bientôt la solvabilité de l’Argentine ou du Zimbabwe en raison d’un déficit mineur de la sécurité sociale prévu dans les années 2030 n’était pas non plus convaincante. Si vous aviez un détecteur de conneries dans les années 1990 et 2000 et que vous l’emmeniez aux événements du Council on Foreign Relations, de l’Aspen Institute et des groupes de réflexion les plus prestigieux de Washington, l’alarme se serait déclenché constamment.

Lorsqu’une politique manifestement erronée est adoptée et qu’une politique plus plausible est rejetée d’un revers de main, soit les décideurs politiques sont remarquablement stupides et mal informés, soit l’issue du débat a été truquée pour servir des intérêts inavoués. La plupart des adeptes des mauvaises idées étaient intelligents, bien éduqués et souvent bien habillés, nous devons donc chercher une explication dans les intérêts.

Cui bono ? Qui a bénéficié des absurdités toxiques qui sont devenues le fondement de l’ordre mondial américain de l’après-guerre froide ?

Dans le cas de la mondialisation, des multinationales comme Apple, des constructeurs automobiles, des détaillants comme Walmart, ainsi que les banques d’investissement qui ont soutenu ces sociétés ou qui les ont achetées et vendues, ont tous bénéficié de « l’arbitrage mondial de la main-d’œuvre », c’est-à-dire du remplacement de travailleurs hautement rémunérés, souvent syndiqués, aux États-Unis par des travailleurs mal payés, jouissant de peu ou pas de droits sociaux ou civils au Mexique, en Chine et dans d’autres pays. Il est beaucoup plus facile d’accroître les marges bénéficiaires des entreprises en réduisant les coûts de la main-d’œuvre que de former la main-d’œuvre et d’investir dans des technologies innovantes afin d’augmenter la productivité par travailleur : Lorsqu’elles ont le choix, les entreprises ont tendance à choisir la voie la plus facile en remplaçant la main-d’œuvre américaine à haut salaire par une main-d’œuvre étrangère à bas salaire, même si cela signifie la perte d’industries et de chaînes d’approvisionnement entières. En 1998, Jack Welch, le PDG de General Electric, déclarait : « Dans l’idéal, vous auriez toutes les usines que vous possédez sur une barge pour vous déplacer en fonction des devises et des changements dans l’économie. »

Dans le cas de la stratégie d’hégémonie mondiale adoptée avec empressement par les deux grands partis après le 11 septembre, il n’y a pas besoin de théories du complot : La politique bureaucratique ordinaire explique le résultat. L’implication des États-Unis dans des guerres civiles étrangères et des conflits régionaux qui n’ont pas d’incidence directe sur la sécurité nationale américaine se traduit par une augmentation des budgets du Pentagone, du département d’État, de la CIA et d’autres agences, par un financement accru des entreprises de défense et des ONG bénéficiant de contrats gouvernementaux, par des ressources plus importantes pour les programmes universitaires d’études sur la sécurité, par une plus grande importance des membres du Congrès dans les commissions et sous-commissions militaires et des affaires étrangères, par une plus grande célébrité et davantage de contrats de publication pour les correspondants des affaires étrangères, etc. Étant donné que le grand public a tendance à s’en remettre aux politiciens en matière de politique de sécurité nationale, celle-ci est intrinsèquement vulnérable à la capture bureaucratique, de la même manière que la politique agricole et l’élaboration des politiques d’infrastructure ont tendance à l’être.

Alors que la mondialisation était défendue par des multinationales à la recherche d’une main-d’œuvre bon marché et non syndiquée, et que le projet néoconservateur d’hégémonie mondiale américaine quasi-impériale était largement porté par les bureaucraties américaines chargées de la sécurité nationale, leurs sous-traitants et leurs alliés politiques, journalistiques et universitaires, l’hystérie des faucons du déficit avait un électorat plus restreint mais important : Wall Street. Si les Américains pouvaient être persuadés que, pour éviter la faillite nationale, la sécurité sociale devait être supprimée et remplacée en grande partie par des plans d’épargne-retraite privés, y compris des plans bénéficiant d’avantages fiscaux tels que les 401(k)s et les IRA, un flot d’argent se déverserait dans les poches des gestionnaires de fonds communs de placement privés.

Du point de vue de leurs bailleurs de fonds, donc, ces politiques, aussi désastreuses qu’elles aient pu être pour la société américaine, avaient du sens parce qu’elles étaient tellement rentables. Alors que les délocalisations ont sabordé des secteurs industriels entiers aux États-Unis, de nombreux PDG, et actionnaires, ont acheté de belles maisons de vacances avec le produit de ces délocalisations. Des centaines de milliards de dollars destinés à financer la transformation sociale en Afghanistan, en Irak, en Syrie et en Libye ont en fait servi à payer des demeures et des voitures de luxe dans la banlieue de Washington, ainsi que des frais de scolarité élevés dans des écoles privées. La tentative de George W. Bush de privatiser partiellement la sécurité sociale et la proposition de Barack Obama d’utiliser les ajustements de l’inflation pour réduire les prestations de la sécurité sociale ont toutes deux étés rejetés par l’opposition du public. Mais le détournement de l’argent de la sécurité sociale vers des comptes privés est si rentable pour l’industrie de la gestion financière que ce n’est probablement qu’une question de temps avant que le cri hystérique du faucon du déficit ne se fasse à nouveau entendre dans le pays.

« Il est difficile de faire comprendre quelque chose à un homme », a observé Upton Sinclair, « lorsque son salaire dépend de son incompréhension ». Entre la fin des années 1990 et les années 2010, il était prudent pour les Américains qui souhaitaient faire carrière dans les politiques publiques, la politique ou le journalisme de prestige à Washington et à New York de faire semblant de se laisser convaincre par des arguments illogiques, non étayés et souvent ouvertement grotesques, car c’étaient les arguments de l’establishment bipartisan. Sentant, peut-être, à quel point leurs affirmations sur l’hégémonie mondiale des États-Unis, l’économie de la connaissance mondialisée de l’avenir et la prétendue crise imminente de la sécurité sociale étaient faibles, les adeptes de l’orthodoxie ont, pour la plupart, refusé tout débat, stigmatisant les critiques et les sceptiques comme des ignorants stupides, ou encore comme de dangereux extrémistes hors de portée d’un discours sérieux.

Le rejet brutal de ceux qui n’étaient pas d’accord avec une partie du consensus est devenu la marque de fabrique de l’establishment et des relations publiques, un signe de leur noblesse intellectuelle et morale et de l’inaptitude correspondante de ceux qui osaient remettre en question la sagesse reçue, même si elle était de mauvaise qualité. Si vous vous interrogez sur les inconvénients éventuels de l’expansion de l’OTAN jusqu’aux frontières de la Russie post-soviétique, vous êtes un « isolationniste », même si vous êtes favorable à un système d’alliance mondiale des États-Unis à d’autres égards. Si vous faisiez remarquer que les partenaires commerciaux des États-Unis, le Japon, la Corée du Sud et Taïwan, trichaient de diverses manières pour aider leurs exportateurs au détriment de ceux des États-Unis, vous étiez un « protectionniste buchananiste » qui ne comprenait pas que les tarifs douaniers Smoot-Hawley adoptés par le Congrès américain en 1930 avaient en quelque sorte provoqué la Seconde Guerre mondiale. Si vous suggérez, dans les années 2000, que l’excès de dette privée pourrait provoquer une récession mondiale dans les prochaines années, votre interlocuteur vous regardera sans comprendre et se demandera : « Est-ce une opinion acceptable ? Cela va-t-il nuire à ma carrière ? » Pendant deux décennies, lors de la plupart des discussions de « haut niveau » avec des PDG, des groupes de réflexion, des journalistes de prestige, des lobbyistes de K Street et des fonctionnaires auxquelles j’ai assisté, quel que soit le sujet apparent, quelqu’un disait gravement : « Je m’inquiète vraiment de la maîtrise des dépenses liées aux droits sociaux ». À ce moment-là, un frisson d’approbation se répandait dans la foule huppée. Nous le pensons aussi !

Dans chacun de ces trois cas, la politique adoptée par l’establishment s’est inévitablement heurtée à la réalité. Ce n’est pas défendre la tyrannie et l’agression meurtrière de Vladimir Poutine que de souligner que les critiques réalistes de l’expansion de l’OTAN jusqu’aux frontières de la Russie, comme George Kennan, Henry Kissinger et John Mearsheimer, avaient tout à fait raison de mettre en garde contre le risque de conflit avec la Russie. La guerre américaine en Afghanistan après le 11 septembre s’est soldée par une humiliation complète des États-Unis et le triomphe des talibans, tandis que l’invasion inutile de l’Irak en 2003 et les guerres américaines de changement de régime qui ont suivi ont laissé Bachar Assad au pouvoir en Syrie, tout en pulvérisant la Libye post-Kadhafi en fragments anarchiques dirigés par des seigneurs de la guerre et infestés de djihadistes. La globalisation ? Le Mexique est aujourd’hui l’un des principaux producteurs mondiaux de pièces automobiles, tandis que Détroit est un terrain vague, où certains quartiers abandonnés retournent littéralement à l’état sauvage.

Après la chute du communisme en Europe de l’Est, divers pays ont adopté des politiques de « lustration », exigeant l’exposition publique des anciens responsables communistes et parfois leurs aveux. On ne peut s’attendre à un processus similaire aux États-Unis, où continuer à défendre des décisions désastreuses semble être une condition préalable pour conserver sa place à la table du buffet bipartisan. Pourtant, les mêmes figures de l’establishment qui se lamentent aujourd’hui sur la désintégration et la radicalisation des partis politiques autrefois dominants, qui s’insurgent contre la méfiance de la population à l’égard des « experts » et qui imputent les problèmes sociaux de l’Amérique à la « désinformation russe » n’ont en fait qu’à regarder leur propre bilan de fausses décisions sur une série de grandes questions qui façonnent le monde alors que de meilleures réponses étaient déjà disponibles.

Michael Lind

Traduit par Wayan pour le Saker Francophone

Pourquoi les États-Unis utilisent des armes biologiques sans avoir de comptes à rendre ?

Par : Wayan

Par Vladimir Platov – Le 14 mai 2022 – New Eastern Outlook

Les États-Unis ont depuis longtemps démontré à la communauté mondiale leur mépris des réglementations internationales, ainsi que leur volonté de déclencher une guerre en utilisant des armes de destruction massive partout dans le monde. C’est ce que les Américains ont fait au Japon, lorsqu’ils ont largué des bombes nucléaires sur les civils à Hiroshima et Nagasaki en août 1945. Par la suite, de nombreux autres incidents ont été documentés et rapportés aux Nations unies, impliquant l’utilisation d’armes chimiques et bactériologiques par les États-Unis contre leurs opposants, non seulement en Corée, mais aussi dans d’autres régions du monde. Ainsi, au cours de la période allant de 1949 à 1988, l’Union soviétique a soumis à l’ONU des preuves concernant 13 faits d’utilisation, à grande et petite échelle, d’armes de destruction massive par les États-Unis. En voici quelques-uns.

  • En 1951-1953, l’URSS a transmis à l’ONU les preuves documentées de l’utilisation par les États-Unis d’armes biologiques contre la Corée du Nord et la Chine pendant la guerre de Corée. Ces crimes ont bénéficié d’une large couverture médiatique, y compris aux États-Unis, et ont été prouvés par des documents déclassifiés ;
  • en 1948-1960, l’ONU a reçu des preuves documentées de l’application de la tactique de la « terre brûlée » par l’armée britannique, soutenue par les États-Unis, avec l’utilisation d’armes chimiques et biologiques contre les civils en Malaisie ;
  • de 1961 à 1971, l’ONU a reçu des preuves de l’utilisation de la même politique par les forces armées américaines au Sud-Vietnam, au Cambodge, au Laos et en Thaïlande ;
  • en 1982, Moscou a transmis à l’ONU des preuves documentaires du soutien financier de la CIA à l’élevage et à la prolifération de moustiques génétiquement modifiés porteurs de malaria en Afghanistan. Des laboratoires biologiques du Pakistan ont été utilisés pour ces activités de recherche et développement ;
  • en 1985, l’URSS a soumis à l’ONU des preuves de l’activité de laboratoires biologiques secrets américains en Afrique du Sud et en Israël, étudiant l’impact de certains agents biologiques sur certains groupes raciaux (négroïdes) et ethniques (arabes) ;
  • à la même époque, l’Union soviétique a soumis à l’ONU des preuves à charge, soutenues par 25 pays, concernant l’implication possible du laboratoire militaire américain de Fort Detrick (Maryland, États-Unis) dans le développement du virus de l’immunodéficience humaine (VIH), ainsi que dans la distribution délibérée de ce virus en Afrique ;
  • dans les années 1990 et 2000, les agences des Nations unies avaient déjà enquêté sur les « fuites » d’agents pathogènes dangereux provenant des bases militaires américaines en Espagne et au Kenya, à la suite de quoi il a été prouvé que les « fuites » susmentionnées étaient clairement intentionnelles et planifiées.
    Tous les documents relatifs à ces crimes de guerre ont été enregistrés auprès de l’ONU et sont à la disposition de cette organisation !
  • Plus récemment, The Exposé, une publication britannique, a publié les résultats de son enquête sur l’implication directe des États-Unis et de l’Ukraine dans le déclenchement de la pandémie de COVID-19…
  • Récemment, de nouvelles preuves documentaires des activités criminelles des États-Unis visant à déclencher une guerre biologique mondiale ont été obtenues par le ministère russe de la Défense lors de l’opération militaire spéciale en Ukraine.

En particulier, Igor Kirillov, le chef des forces de protection radiologique, chimique et biologique des forces armées russes (RCBPF), a divulgué de nouvelles informations révélant les détails d’expériences inhumaines menées par le Pentagone sur des citoyens ukrainiens dans un hôpital psychiatrique de la région de Kharkov (village de Strelechye). Les sujets des tests comprenaient un groupe de patients masculins âgés de 40 à 60 ans présentant un stade élevé d’épuisement physique. « Les informations reçues ont prouvé que les États-Unis lançaient un programme biologique militaire offensif en Ukraine, dont le but était d’étudier la possibilité de déclencher des épidémies contrôlées de maladies sur des territoires particuliers », a déclaré M. Kirillov.

Des preuves documentées ont été reçues concernant une tentative de contaminer les résidents de la République populaire de Lugansk (LNR) avec la tuberculose au moyen de faux billets de banque contaminés par l’agent causal de la tuberculose. Les billets infectés ont été distribués aux mineurs du village de Stepovoye en 2020. « Les cerveaux criminels ont exploité le comportement des enfants qui sont enclins à goûter à tout et à manger sans se laver les mains », a déclaré M. Kirillov. Par ailleurs, l’opération militaire spéciale a permis d’obtenir des informations supplémentaires sur les incidents liés à l’utilisation d’armes biologiques en Ukraine : des preuves documentaires ont été étudiées sur l’utilisation délibérée d’un agent pathogène de la tuberculose multirésistant en 2020 pour infecter la population du district de Slavyanoserbsky dans la LPR.

Selon Igor Kirillov, les résultats des tests bactériologiques ont prouvé la résistance des bactéries extraites aux médicaments antituberculeux de niveau 1 et 2. La maladie que ces bactéries provoquent serait beaucoup plus difficile à traiter, et le coût de ce traitement serait beaucoup plus élevé. Le service sanitaire et épidémiologique de la République de Lugansk a conclu à la nature artificielle de l’infection trouvée sur les billets de banque, car des souches extrêmement dangereuses ont été trouvées et leur « concentration capable de garantir l’infection et le développement du processus de la tuberculose. »

Parallèlement, les forces armées russes ont découvert plus d’une douzaine de drones équipés de réservoirs et de buses pour la pulvérisation d’agents pathogènes. En particulier, le 9 mars, sur le territoire de la région de Kherson, trois drones ont été détectés avec des réservoirs de 30 litres et des équipements pour la pulvérisation d’agents malveillants. Fin avril, dix autres drones similaires ont été détectés près de la localité de Kakhovka. Dans le même temps, Igor Kirillov, chef du RCBPF, a ajouté qu’à la suite de l’opération militaire spéciale en Ukraine, des faits ont été mis en évidence, prouvant le travail effectué avec des agents pathogènes qui sont de potentielles armes biologiques.

Dans le même temps, non seulement les États-Unis, mais aussi un certain nombre de leurs alliés de l’OTAN, comme l’Allemagne, la Pologne et 10 autres alliés occidentaux de Washington, mènent leurs projets biologiques militaires en Ukraine. Ainsi, l’Institut polonais de médecine vétérinaire a participé aux études du virus de la rage en Ukraine avec l’Institut Battelle, l’un des contractants du Pentagone, a déclaré le chef du RCBPF.

Selon Kirillov, les idéologues des opérations biologiques militaires américaines en Ukraine sont les dirigeants du Parti démocrate américain qui « ont formé le cadre législatif permettant de financer la recherche biologique militaire directement à partir du budget fédéral. » « Les organisations non gouvernementales contrôlées par les dirigeants du Parti démocrate américain, ont soumis leurs fonds, y compris les fonds d’investissement appartenant aux Clinton, Rockefeller, Soros, Biden, sous les garanties de l’État », a déclaré le représentant du ministère de la Défense. De grandes sociétés pharmaceutiques, telles que Pfizer, Moderna, Merck, ainsi que Gilead, une société affiliée au Pentagone, ont également été impliquées dans ce stratagème. « Les spécialistes américains testent de nouveaux médicaments en contournant les normes de sécurité internationales« , a ajouté M. Kirillov.

Il faut noter que Washington est impliqué dans ces activités depuis plusieurs décennies, avec la connivence évidente de l’ONU et d’autres organisations internationales qui ont reçu des preuves irréfutables de l’utilisation criminelle d’armes biologiques par les États-Unis. Au lieu de veiller au respect des réglementations internationales et des conventions internationales signées par les États-Unis pour lutter contre le développement et l’utilisation d’armes chimiques et bactériologiques, Washington organise régulièrement des campagnes d’informations mensongères accusant d’autres pays d’utiliser prétendument des ADM interdites. Malheureusement, ces campagnes sont activement promues et soutenues par les médias financés par les États-Unis et par les représentants d’un certain nombre de partis politiques et de gouvernements occidentaux dans le monde, ce qui permet de masquer les révélations officielles sur les activités criminelles des États-Unis.

Aujourd’hui, des laboratoires biologiques militaires américains sont situés non seulement en Ukraine, mais aussi dans de nombreux autres pays du monde qui sont confrontés à un danger similaire d’utilisation d’armes biologiques par Washington. Et les États-Unis ne semblent pas avoir honte de dire à la communauté mondiale qu’ils ont le « droit » d’élaborer des plans pour changer les régimes politiques « dans les pays autoritaires s’ils représentent une menace pour la sécurité des États-Unis. » En particulier, Henry Kissinger, l’un des vétérans les plus respectés de la politique américaine, ancien secrétaire d’État et conseiller à la sécurité nationale du président américain, qui a récemment fait cette déclaration dans une interview au Financial Times.

Compte tenu de tout ce qui précède, tous les pays du monde devraient se poser une question aujourd’hui : Pourquoi les États-Unis peuvent-ils utiliser des armes chimiques sans avoir de comptes à rendre ?

Vladimir Platov

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

Non, ce n’est pas la guerre en Ukraine qui provoque la crise alimentaire mondiale

Par : Wayan

Par Moon of Alabama – Le 21 mai 2022

La Russie est accusée à tort de bloquer les ports maritimes de l’Ukraine et d’aggraver ainsi une pénurie alimentaire mondiale :

Les Nations unies ont averti que la guerre en Ukraine contribue à alimenter une crise alimentaire mondiale qui pourrait durer des années si elle n’est pas maîtrisée, alors que la Banque mondiale a annoncé un financement supplémentaire de 12 milliards de dollars pour atténuer ses « effets dévastateurs ».

 

Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a déclaré que les pénuries de céréales et d’engrais causées par la guerre, le réchauffement des températures et les problèmes d’approvisionnement liés aux pandémies menaçaient de faire basculer des dizaines de millions de personnes dans l’insécurité alimentaire.

 

S’exprimant lors d’une réunion de l’ONU à New York sur la sécurité alimentaire mondiale, il a déclaré que ce qui pourrait s’ensuivre serait « la malnutrition, la faim de masse et la famine, à cause d’une crise qui pourrait durer des années ». Lui et d’autres personnes exhortent la Russie à libérer les exportations de céréales ukrainiennes. …

 

Avant l’invasion de février, l’Ukraine était considérée comme le grenier du monde, exportant 4,5 millions de tonnes de produits agricoles par mois via ses ports – 12 % du blé de la planète, 15 % du maïs et la moitié de l’huile de tournesol.

 

Mais les ports d’Odessa, de Chornomorsk et d’autres étant coupés du monde par les navires de guerre russes, l’approvisionnement ne peut se faire que par des routes terrestres encombrées et bien moins efficaces.

Ce n’est pas la Russie qui retient les céréales ukrainiennes ou qui bloque ses ports maritimes. L’Ukraine le fait d’elle même. Comme le rapporte le quartier général russe de coordination conjointe de la réponse humanitaire en Ukraine :

75 navires étrangers, originaire de 17 pays, sont bloqués dans 7 ports ukrainiens (Kherson, Nikolaev, Chernomorsk, Ochakov, Odessa, Yuzhniy et Mariupol). La menace de bombardements et le danger élevé de mines installées par Kiev dans ses eaux intérieures et sa mer territoriale empêchent les navires de quitter les ports en toute sécurité et d’atteindre la haute mer.

 

En confirmation de cela, la Fédération de Russie ouvre tous les jours de 08h00 à 19h00 (heure de Moscou) un corridor humanitaire, qui est une voie sûre au sud-ouest de la mer territoriale de l’Ukraine, longue de 80 miles nautiques et large de 3 miles nautiques.

 

Des informations détaillées en anglais et en russe sur le modus operandi du corridor humanitaire maritime sont diffusées quotidiennement toutes les 15 minutes sur la radio VHF 14 et 16 des chaînes internationales, en anglais et en russe.

 

Dans le même temps, les autorités de Kiev continuent d’éviter de dialoguer avec les représentants des États et les armateurs pour résoudre la question de la garantie du passage en toute sécurité des navires étrangers vers la zone de rassemblement.

 

Le danger pour la navigation que représentent les mines ukrainiennes dérivant le long des côtes des États de la mer Noire demeure.

 

La Fédération de Russie prend toute une série de mesures pour assurer la sécurité de la navigation civile dans les eaux de la mer Noire et de la mer d’Azov.

Vous pourriez dire que ce n’est que de la propagande russe. Mais non, ce n’est pas le cas. L’Organisation maritime internationale (OMI) a publié des rapports sur la sécurité et la sûreté maritimes dans la mer Noire et la mer d’Azov :

Au début du conflit, environ 2000 marins étaient bloqués à bord de 94 navires dans les ports ukrainiens. Depuis, 10 navires ont quitté la mer d’Azov en toute sécurité et il reste 84 navires marchands, avec près de 450 marins à bord. …

 

Le Conseil (C/ES.35), le 10 et 11 mars, a convenu d’encourager la mise en place, à titre de mesure provisoire et urgente, d’un couloir maritime bleu sécurisé pour permettre l’évacuation en toute sécurité des marins et des navires des zones à haut risque de la mer Noire et de la mer d’Azov vers un lieu sûr afin de protéger la vie des marins, et d’assurer la mobilisation et la navigation commerciale des navires ayant l’intention d’utiliser ce couloir en évitant les attaques militaires, en protégeant et sécurisant le domaine maritime. …

 

La Fédération de Russie a informé l’OMI qu’elle avait établi un corridor humanitaire, afin d’assurer l’évacuation en toute sécurité des navires une fois sortis des eaux territoriales de l’Ukraine. Malgré cette initiative, il subsiste de nombreux problèmes de sûreté et de sécurité qui entravent l’accès au couloir et la possibilité pour les navires de quitter leur poste à quai dans les ports ukrainiens.

 

Les ports ukrainiens sont au niveau 3 de MARSEC (sécurité maritime) et restent fermés à l’entrée et à la sortie. Des mines marines ont été posées dans les approches des ports et certaines sorties de port sont bloquées par des barges et des grues coulées. De nombreux navires n’ont plus suffisamment d’équipage à bord pour pouvoir naviguer.

 

L’Ukraine a également fourni ses conditions préalables à l’évacuation en toute sécurité des navires de ses ports. Ces conditions comprennent la fin des hostilités, le retrait des troupes et la garantie de la liberté de navigation dans la mer Noire et la mer d’Azov, y compris la réalisation d’activités de déminage avec la participation des États riverains de la mer Noire.

Le niveau MARSEC d’un port est déterminé par les autorités locales. L’Ukraine interdit tout simplement aux navires d’entrer ou de sortir des ports qu’elle contrôle. Elle les a pris en otage et formule des exigences déraisonnables pour leur libération.

Elle a également posé quelque 400 mines ancrées autour d’Odessa, qui sont si vieilles que certaines d’entre elles se sont détachées de leurs chaînes et ont dérivé vers le sud en direction de la Turquie.

Entre-temps, les navires étrangers qui avaient été retenus par l’Ukraine à Marioupol ont pu partir, depuis que la Russie a pris la ville et son port.

Le secrétaire général des Nations unies, M. Guterres, sait certainement tout cela. Le fait qu’il accuse la Russie d’avoir provoqué un blocus montre seulement qu’il n’honore pas la neutralité que sa position exige.

La pénurie alimentaire mondiale existe d’ailleurs depuis le début de l’année 2021. Elle n’a pas été causée par la crise ukrainienne, mais, comme l’indique un rapport d’octobre 2021, par des prix élevés suite à des perturbations de la chaîne d’approvisionnement pendant la pandémie :

La pénurie alimentaire dans le monde n’est pas seulement due à des problèmes de chaîne d’approvisionnement. Selon une enquête téléphonique rapide réalisée par la Banque mondiale dans 48 pays, un nombre important de personnes sont à court de nourriture ou réduisent leur consommation. Selon la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), les prix mondiaux des denrées alimentaires ont atteint leur plus haut niveau depuis dix ans, en raison de la hausse des prix des céréales et des huiles végétales. Malgré une consommation record de céréales, une pénurie est prévue sur la base de projections de consommation plus élevées.

Les accusations de M. Guterres sont un copié-collé des remarques faites par le secrétaire d’État américain Anthony Blinken lors d’une interview :

Blinken : L’Ukraine est l’un des principaux producteurs de blé, entre autres, dans le monde. La Russie, bien sûr, est elle-même un grand producteur. Et en Ukraine, il y a littéralement des dizaines de millions de tonnes de blé qui sont bloquées parce que la Russie bloque les ports ukrainiens. Il y a environ 85 navires en ce moment avec des céréales, du blé à l’intérieur. Ils ne peuvent pas sortir. Il y a encore 22 millions de tonnes de blé dans des silos près des ports qui ne peuvent pas partir.

Blinken ment à propos du blocus des ports. D’ailleurs, l’Ukraine exporte actuellement du blé par chemin de fer, par barges sur le Danube, puis par le port roumain de Constanta. Ce blé est toutefois susceptible d’aller vers Europe.

Blinken ment également au sujet des engrais :

Blinken : La raison en est qu’il y a aussi une pénurie d’engrais, car une grande partie est produite dans la région. Cela signifie que lorsque les agriculteurs pensent aux cultures de l’année prochaine, s’ils n’ont pas d’engrais, les rendements vont baisser. Il y aura donc encore moins de nourriture sur le marché et les prix augmenteront encore plus.

La Russie et le Belarus sont de gros producteurs d’engrais. Ni l’un ni l’autre n’a été empêché de produire par la guerre. Il n’y a donc pas de pénurie. La seule raison pour laquelle les États-Unis et les pays « occidentaux » n’obtiendront pas d’engrais de ces pays, ce sont les sanctions qu’ils ont décrétées contre ces pays.

Ce passage de l’interview de Blinken comporte un élément comique :

Q : Vous étiez à Kiev récemment, il y a environ un mois, et vous aviez dit que la Russie échoue et que l’Ukraine réussit. Quelle est votre évaluation aujourd’hui ?

 

Blinken : C’est toujours le cas. Voici ce qui est important : l’objectif numéro un de Poutine en entrant en Ukraine était d’empêcher son indépendance, sa souveraineté, de ramener complètement l’Ukraine dans le giron russe, de l’intégrer, d’une certaine manière, à la Russie. Cela a déjà échoué.

Comment Blinken pourrait-il savoir quel était ou quel est l’objectif numéro un de Poutine ? S’est-il mis dans la tête de Poutine ? Poutine lui-même a donné les raisons du lancement de l’opération dans son discours du jour de la Victoire. L’indépendance de l’Ukraine n’y a jamais été remise en question.

La question suivante après que Blinken se soit mis dans la tête de Poutine est celle-ci :

Q : Comment a-t-il pu se tromper à ce point ? Comment a-t-il pu faire une telle erreur de calcul ?

Blinken : Il est très difficile de se mettre complètement dans la tête de quelqu’un d’autre.

Ouais. C’est bien ce que je pensais.

Q : Qu’est-ce que vous entendez en matière de renseignements ?

Blinken : Eh bien, nous avions, bien sûr, de très bonnes informations sur l’agression planifiée par la Russie en premier lieu, que nous avons partagées avec le monde. Beaucoup de gens étaient sceptiques. Et c’est l’une de ces choses où, comme je l’ai dit, j’aurais aimé que nous ayons eu tort, mais nous avons eu raison. …

Lorsque, durant l’hiver 2021, Biden mettait en garde contre une « invasion russe imminente » de l’Ukraine, il ne savait pas quels étaient les plans de la Russie. Ce qu’il savait par contre, c’est que l’Ukraine préparait, avec l’aide des États-Unis, une attaque généralisée contre les républiques du Donbass, en février 2022.

Biden savait qu’aucun politicien russe ne pourrait rester en retrait si cela devait se produire. Lorsque vous savez à quelle date une guerre va commencer, il est bien sûr facile de prédire quand la réponse à cette guerre aura lieu.

À partir du 16 février, les attaques d’artillerie ukrainiennes sur le Donbass sont passées de quelques dizaines par jour à plus de 2 000 par jour, comme l’a noté et rapporté la mission d’observation spéciale de l’OSCE. Ce sont ces préparatifs d’artillerie pour une attaque en règle qui ont poussé la Russie à lancer une opération préventive en Ukraine.

Cela est confirmé par un récent bulletin d’information russe sur la libération d’Azovstal (traduction automatique) :

L’opération [russe] [en Ukraine] a commencé avec en toile de fond la situation dans le Donbass qui s’est aggravée à la mi-février. Les autorités de la RPD et de la RPL ont fait état d’une intensification des bombardements par les troupes ukrainiennes, ont annoncé l’évacuation des civils en Fédération de Russie et ont demandé la reconnaissance de leur indépendance. Le 21 février, Poutine a signé les décrets correspondants.

Encore une fois :

  • Il y avait et il y a toujours une crise alimentaire mondiale parce que la nourriture est devenue inabordable pour certaines personnes.
  • La guerre en Ukraine n’est pas à l’origine de la crise alimentaire.
  • La Russie ne bloque pas les ports ukrainiens.
  • L’Ukraine pourrait exporter davantage de blé si elle autorisait les navires à quitter ses ports.
  • Poutine n’a jamais remis en question l’indépendance de l’Ukraine.
  • La raison de cette guerre était l’attaque ukrainienne planifiée et préparée contre le Donbass.

Tout ce qui dit le contraire n’est que de la propagande.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

Sitrep Opération Z. Oui, cela grignote bien

Par : Wayan

Par le Saker Staff – Le 22 mai 2022 – Source The Saker’s Blog

C’est un court sitrep, juste pour rassembler les dernières informations. Tout d’abord, Brian Berletic fait un excellent travail en décrivant le champ de bataille pour nous, sans le noyer dans les détails. Il fait preuve de beaucoup de bon sens et évoque ces  » merveilleux obusiers M777 «  qui, si l’on en croit les médias Wurlitzer, font une différence décisive. Eh bien, ce n’est pas le cas.

Un résumé de la mise à jour de Berletic pour les opérations militaires russes en Ukraine au 21 mai 2022 :

  1. Les militants ukrainiens de l’usine sidérurgique d’Azovstal se sont rendus sans condition. Ils sont entre plusieurs centaines (selon le décompte actuel de la Croix-Rouge) et plusieurs milliers selon les sources russes ;
  2. Marioupol a été sécurisée par la Russie depuis la mi-avril ou la fin avril. L’Ukraine admet toutefois que ses « opérations de combat » sont totalement terminées ;
  3. La Russie continue de progresser dans la région du Donbass. Les forces ukrainiennes sont encerclées à Severodonestsk et Lysychansk. La protubérance autour de Papasnya s’étend à l’ouest et au nord dans le cadre de cet encerclement majeur.
  4. Le Pentagone admet que la Russie dispose toujours de la majorité de sa puissance de combat, qu’elle possède un « avantage numérique » sur l’Ukraine et qu’elle fait des progrès « lents et inégaux », mais des progrès néanmoins ;
  5. L’« offensive » de Kharkov s’est arrêtée ou est en train d’être réduite ;
  6. Des obusiers américains M777 ont été trouvés, suivis, ciblés et détruits par les forces russes.
  7. Les autres tentatives d’envoi d’armes lourdes se heurteront aux mêmes difficultés techniques, tactiques, stratégiques et de main-d’œuvre.

Pendant que « le grignotage » se poursuit, jetez un coup d’œil à la mise à jour de Brian afin de bien comprendre la forme du champ de bataille selon le court rapport traduit par Readovka :

Front de Kharkiv. Combats de moyenne intensité. Le combat a lieu dans la zone du village de Liptsy et Rubezhnoye.

Le front d’Izyum. L’une des zones les plus éprouvantes. Des combats sérieux ont lieu près de Kurulka, Velikaya Kamyshevakha, et Dolgenky. L’armée se dirige vers l’encerclement du groupe de Krasnolimansk. Le front penche vers Slavyansk.

Front de Louhansk. L’offensive des groupes de combattants se poursuit dans plusieurs directions à partir de Popasna, dont la principale direction est désormais Severodonetsk. Grâce à la destruction du pont automobile entre Lisichansk et Severodonetsk, la situation des Forces armées ukrainiennes dans cette dernière devient de plus en plus difficile. Les combattants se rendent à Vozdvizhenka, menaçant de couper la route  » Artemovsk-Svetlodarsk « , se battent à Pilipchatino, directement sur la route d’Artemovsk. Un affrontement actif près de l’autoroute Soledar-Lisichansk, un chaudron est érigé pour le groupement Gorsky et Zolotoye, combats à Viktorovka, Kamyshevakha, aux abords de Vrubovka, Toshkovka.

Front de Donetsk. De violents combats se poursuivent à Novobakhmutovka et Novoselovka-Vtoroi, ainsi que près de New York. Dans la zone de Marinka et Ugledar, il n’y a pas encore de changements.

En Russie. Les villages de la zone frontalière de Koursk ont été touchés. Tetkino et Popovo-Lezhachi, comme l’a annoncé le gouverneur de Starovoit. Les forces armées ukrainiennes ont également bombardé Gorlovka, frappant les villages environnants de Panteleimonovka et Aksenovka. Au-dessus d’Ilovaisk, où arrivait un grand train avec de l’aide humanitaire, un « Tochka-U » a été abattu, deux femmes ont été blessées.

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Ce qui est réconfortant, c’est que Graham Philips a réalisé un court essai vidéo sur le retour à la vie normale à Marioupol. Cependant, la zone a été largement minée, et le déminage est actuellement en cours par la DNR/Russie, avant que tout accès journalistique ne soit autorisé.

https://t.me/grahamwphillips/168

L’aide russe aux zones libérées est massive. Le train transportant de l’aide pour le Donbass est arrivé à Ilovaisk. Il a été formé à l’initiative du Front populaire panrusse et des chemins de fer russes. Parti de Moscou, il se composait de 68 wagons, dont 27 étaient destinés à la LPR et 41 aux territoires libérés de la DPR. Cela représente plus de 2 400 tonnes de fret humanitaire : nourriture, produits d’hygiène personnelle, médicaments, farine, papeterie, matériaux et équipements de construction, générateurs.

Zelensky a parlé de « solutions diplomatiques », mais il change d’avis tous les jours, comme le dit Lavrov, en fonction de ce qu’il a bu ou fumé.

Vous souvenez-vous du cadran de la douleur russe ?  Nous voyons qu’il est en train de monter lentement en puissance. La Russie a sanctionné 963 Américains. Est-ce du pareil au même ? Pas vraiment : tout ce que vous pouvez faire, nous pouvons le tripler ! Le paysage politique et diplomatique s’échauffe et la semaine prochaine, nous en verrons un peu plus. De nouvelles révélations majeures ont été faites la semaine dernière sur la question des biolabs. Pepe Escobar s’exprime via son canal Telegram.

https://t.me/c/1394010098/3649

La grande nouvelle, ce sont les nouveaux tests de Sarmat.  🔎 « …aujourd’hui, on dit que la défense aérienne n’existe pas pour le système de missiles Sarmat, et qu’elle n’existera probablement pas pour les décennies à venir », déclare le commandant des forces russes de missiles stratégiques, le général de division Sergei Karakaev.

C’est tout pour aujourd’hui. Soyez prudent avec la propagande Ukie. Elle est partout.

The Saker Staff

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

Pourquoi la Chine s’entête-t-elle avec sa stratégie « zéro covid » ?

Par : Wayan

Par H16 − Le 18 mai 2022 − Source Contrepoints

Surprise ces derniers jours : l’Organisation mondiale de la santé (OMS), dont le but semble de se mêler de plus en plus de politique, a clairement pris position contre l’actuelle stratégie zéro covid actuellement déployée en Chine, rejoignant en cela les critiques déjà nombreuses de l’opinion internationale vis-à-vis de la politique interne de la Chine.


Eh oui : même pour une organisation ayant nettement tendance à préférer la centralisation et les mesures fortes (voire dictatoriales), ce qui est actuellement mis en place par les autorités chinoises va apparemment trop loin, comme l’explique Tedros Ghebreyesus, l’actuel patron de l’OMS, pourtant pas trop réputé être anti-Chinois ou même anti-communiste.

Et au contraire de la surprise provoquée par cette annonce, c’est sans aucune surprise que la réponse de la Chine ne s’est pas fait attendre et qu’elle a été claire : en substance, le gouvernement de Xi Jinping a répondu à peu près « mêlez-vous de ce qui vous regarde, on fait ce qu’on veut ».

Peut-être les dirigeants chinois s’en tiennent-ils aux magnifiques études qui sortent subitement pour prouver, modèle mathématique (encore un !) à la rescousse, qu’un véritable raz-de-marée de morts et de contaminés les attend s’ils ne prennent pas des mesures drastiques, et ce, alors même que le bilan de ces mêmes mesures dans d’autres pays où elles ont été menées ont amplement prouvé leur échec.

Néanmoins, on ne peut que se demander quels sont les buts poursuivis par une telle politique.

Ainsi, peut-être la Chine sait des choses que le reste du monde ignore sur ce coronavirus en particulier ou sur la pandémie en général ? Après deux ans d’études, des milliers de papiers scientifiques et d’hypothèses testées en direct, on pourra cependant douter de la solidité de cette interrogation et aussi douter que l’Omicron (ou l’un de ses variants) serait subitement beaucoup plus dangereux, en désaccord avec tout ce qu’on sait sur ces virus et sur ce qui a été observé jusqu’à présent…

Peut-être y a-t-il des dissensions graves entre différentes factions du Parti communiste chinois (PCC), ou pire entre le PCC et Xi Jinping, qui amènent les uns à mettre en place des politiques qui finiront par mettre les autres en difficulté ? L’hypothèse n’est pas si hardie : après tout, ces confinements drastiques ont bel et bien pour effet d’exacerber les tensions sociales. Mais alors que la poigne de Xi Jinping sur le pouvoir n’a jamais semblé aussi forte, là encore, on doit s’interroger sur la solidité de cette hypothèse.

Cependant, on peut trouver d’autres hypothèses plus raisonnables et plus solides à cette politique du zéro covid en Chine.

La première consisterait à cacher le krach de la bulle immobilière dans l’Empire du Milieu, secteur qui représente selon plusieurs estimations jusqu’à 29 % du PIB chinois, et dont l’effondrement pourrait durer des années. Or, un arrêt voire une décroissance dans ce secteur provoque des effets si massifs qu’il devient vraiment difficile pour le gouvernement chinois de tripoter suffisamment les chiffres officiels afin d’afficher une croissance malgré tout. L’arrêt complet au travers des confinements est donc une solution pratique de détournement d’attention.

Sur le plan économique, l’opération de camouflage fonctionne à plein régime avec maintenant des effets néfastes bien visibles : les confinements agressifs et malavisés ont complètement désorganisé les chaînes logistiques. En outre, les problèmes structurels liés à l’intervention croissante du gouvernement chinois dans sa monnaie et les industries privées, ainsi que son économie fortement endettée vont entraîner une baisse marquée de la croissance et de l’emploi chinois, ce qui pourrait provoquer des troubles sociaux de plus en plus graves…

La seconde raison plausible est qu’en empêchant aussi drastiquement son secteur marchand de fonctionner correctement, la Chine trouve une excuse pour mettre l’Occident sous pression au moment où elle cherche aussi à s’en séparer le plus possible, au moins sur le plan économique, comme en atteste le récent arrêt brutal de toute relation commerciale entre le principal producteur de gaz et de pétrole chinois avec le Canada, le Royaume-Uni et les États-Unis. De la même façon, certains confinements ciblés visent clairement à gêner voire paralyser les productions de grosses entreprises technologiques américaines (comme c’est le cas pour Apple).

On pourrait même imaginer en troisième raison, sans faire de gros efforts, que le gouvernement chinois utilise l’excuse pandémique pour préparer discrètement son économie à une guerre ouverte et aux sanctions qui l’accompagneraient, s’il lui prenait l’envie – par exemple et complètement au hasard, n’est-ce pas – d’aller se disputer avec les Indiens dans le Cachemire ou récupérer Taïwan manu militari : les bateaux de commerce chinois sont massivement rentrés au pays (et pour cause), les populations ne peuvent plus s’égayer dans le tourisme, les flux de capitaux chinois vers l’étranger s’assèchent, les chaînes de productions peuvent être redirigées et l’économie placée en mode autarcique avec assez peu de contestations et peu de réactions du reste du monde…

Pratique.

Mais indépendamment des raisons qu’on peut trouver, les résultats de cette politique sont, eux, sans appel : tant sur le plan économique que sanitaire, cette stratégie est une véritable catastrophe et montre à tous que le zéro covid, c’est zéro chance de succès : il est amplement prouvé que les confinements n’ont servi à rien et les actuels confinements chinois pas davantage.

De surcroît, tout ceci montre encore mieux que ces confinements n’ont jamais été qu’une atteinte intolérable aux libertés. Seuls quelques faux libéraux mais vrais clowns de plateau télé ont poussé avec véhémence cette ignominie liberticide, acte veule probablement motivé par on ne sait quelle récompense promise.

La Chine démontre par l’exemple en grandeur réelle l’absurdité du jusqu’auboutisme sanitaire.

H16

Ukraine. La débâcle commence

Par : Wayan

Par Moon of Alabama − Le 20 mai 2022

Le 14 mai, je faisais remarquer que les États-Unis avaient demandé à la Russie un cessez-le-feu en Ukraine :

Le compte-rendu américain de l’appel dit :

« Le 13 mai, le secrétaire à la Défense Lloyd J. Austin III a parlé avec le ministre russe de la Défense Sergey Shoygu pour la première fois depuis le 18 février. Le secrétaire Austin a demandé instamment un cessez-le-feu immédiat en Ukraine et a souligné l’importance de maintenir les lignes de communication. »

Austin est à l’origine de l’appel et les États-Unis cherchent à obtenir un cessez-le-feu en Ukraine !!!

Hier, les officiers supérieurs étasunien et russe se sont parlés au téléphone et là encore, les États-Unis avaient initié l’appel :

Le général Mark Milley, président des chefs d’état-major interarmées, et le général Valery Gerasimov, chef de l’état-major général russe, ont eu une conversation que le Pentagone a refusé de détailler au-delà de la reconnaissance de l’événement.

Les choses doivent aller mal en Ukraine pour que cela se produise. En effet, si l’on se fie à la « liste d’activité » publiée quotidiennement par le ministère russe de la Défense, toutes les positions de l’armée ukrainienne sont soumises à des tirs d’artillerie lourde et celle-ci perd environ 500 hommes par jour. En plus, des frappes russes efficaces sont menées sur des camps d’entraînement, des sites de stockage d’armes et des plates-formes de transport dans tout le pays.

En outre, la situation tactique sur la ligne de front orientale a changé après que les forces russes ont réussi à franchir la ligne de front fortement fortifiée.

Source : liveuamap.comAgrandir

Il y a quelques jours, l’armée russe a avancé le long de la route H-32, a percé la ligne en direction de Propasna et a pris la ville. Depuis, elle a étendu son avancée en prenant plusieurs villages au nord, à l’ouest et au sud.

Cette percée donne la possibilité de remonter les fortifications ukrainiennes le long de la ligne de front par des attaques de flanc ou par l’arrière. En coupant les lignes de ravitaillement des troupes ukrainiennes au nord et au sud, des enveloppes peuvent être créées qui mèneront finalement à des chaudrons sans issue pour les troupes ukrainiennes.

Ceci est particulièrement dangereux pour les quelques milliers de soldats au nord du renflement qui défendent actuellement les villes de Sieverodonetsk et Lysychansk dans la partie nord-est de la bulle supérieure.

Le plan russe était de faire une autre percée du nord en poussant jusqu’à Siversk pour ensuite fermer l’enveloppe supérieure. Mais après plusieurs tentatives infructueuses de traverser la zone forestière et la rivière Seversky Donets, cette percée n’a toujours pas eu lieu.

La Russie est maintenant susceptible de pousser des troupes fraîches dans le renflement de Propasna pour étendre sa portée dans toutes les directions. Les rapports sur les actions en cours montrent que les combats et les bombardements intensifs sur la ligne de front se poursuivent et que les bombardements continuent également de cibler les carrefours logistiques.

Les autres fronts en Ukraine sont actuellement relativement calmes, avec peu de tirs directs. Pourtant, les attaques d’artillerie russes, toujours quotidiennes, touchent toutes les lignes de front ukrainiennes et font des victimes chaque jour.

Quelque 2 000 soldats de la milice Azov et de l’armée ukrainienne ont quitté les catacombes d’Azovstal à Mariupol. Un millier d’autres pourraient encore s’y trouver. L’armée russe filtre ces prisonniers. Les membres de la milice Azov et d’autres milices seront traduits en justice. Les soldats de l’armée ukrainienne deviendront des prisonniers de guerre.

La pénurie d’essence et de diesel en Ukraine a actuellement de graves répercussions. Même l’armée ukrainienne rationne désormais son carburant. Depuis environ six semaines, la Russie a systématiquement bombardé les raffineries et les sites de stockage de carburant en Ukraine. Elle a également détruit les ponts ferroviaires le long des lignes qui acheminaient le carburant depuis la Moldavie et la Roumanie.

Dans le même temps, le gouvernement ukrainien continuait à réglementer le prix du carburant. Les prix de vente au consommateur du diesel et de l’essence sont fixés. Du coup, le coût du carburant importé de Pologne par des camions privés dépassait le prix que les propriétaires de stations-service pouvaient le vendre. En conséquence, les stations-service se sont retrouvées à sec, leurs propriétaires s’abstenant d’acheter du nouveau carburant.

Il y a trois jours, le régime de Zelensky à Kiev a finalement mis fin au contrôle du prix du carburant :

Selon le [ministre de l’économie] Svyrydenko, le gouvernement s’attend à ce que le prix maximum du diesel ne dépasse pas 58 UAH (1,97 $) et celui de l’essence 52 UAH (1,76 $) par litre, une fois le contrôle levé.

« Dès que nous aurons le sentiment que les opérateurs du marché abusent de leur position, nous leur imposerons des sanctions », a-t-elle ajouté. « Nous surveillerons la situation au quotidien ».

Les prix prévus sont inférieurs à ceux demandés actuellement en Allemagne, et ce sans avoir à transporter le carburant par camion sur les 600 kilomètres qui séparent la Pologne de Kiev. La menace de sanctions signifie également que les grossistes locaux seront peu incités à vendre du carburant. Le salaire moyen en Ukraine étant d’environ 480 dollars par mois, les prix réels du carburant deviendront bientôt un autre choc économique.

Le gouvernement ukrainien poursuit également ses attaques contre les syndicats et le droit du travail :

En mars, le Parlement ukrainien a adopté une loi de guerre qui réduit considérablement la capacité des syndicats à représenter leurs membres, a introduit la « suspension de l’emploi » (ce qui signifie que les employés ne sont pas licenciés, mais que leur travail et leur salaire sont suspendus) et donne aux employeurs le droit de suspendre unilatéralement les conventions collectives.

Mais au-delà de cette mesure temporaire, un groupe de députés et de fonctionnaires ukrainiens vise désormais à « libéraliser » et à « désoviétiser » davantage le droit du travail du pays. Selon un projet de loi, les personnes qui travaillent dans des petites et moyennes entreprises – celles qui comptent jusqu’à 250 employés – seraient, de fait, exclues du droit du travail en vigueur dans le pays et couvertes par des contrats individuels négociés avec leur employeur. Plus de 70 % de la main-d’œuvre ukrainienne serait touchée par ce changement.

Dans un contexte où l’on craint que les responsables ukrainiens ne profitent de l’invasion russe pour faire passer une déréglementation radicale du droit du travail attendue depuis longtemps, un expert a averti que l’introduction du droit civil dans les relations de travail risquait d’ouvrir une « boîte de Pandore » pour les travailleurs.

Au total, la situation socio-économique de l’Ukraine est catastrophique. La situation militaire est encore pire. Marioupol est tombée et les troupes russes qui y sont encore pourront bientôt aller ailleurs. L’avancée à Propasna menace d’envelopper toute la ligne de front nord ainsi que le noyau de l’armée ukrainienne.

On ne parle plus de la « victoire » de l’armée ukrainienne, comme à Kiev ou à Karkov, où les troupes russes se sont retirées en bon ordre après avoir fini de tenir les forces ukrainiennes en place.

Le commandement ukrainien a envoyé plusieurs brigades territoriales sur les lignes de front. Ces unités étaient censées défendre leurs villes d’origine. Elles sont composées d’hommes d’âge moyen appelés sous les drapeaux. Ils ont peu d’expérience du combat et manquent d’armes lourdes. Plusieurs de ces unités ont publié des vidéos disant qu’elles abandonnaient. Elles déplorent que leurs commandants les aient quittées lorsque leur situation est devenue critique.

Le fait que l’armée ukrainienne utilise désormais ces unités comme chair à canon montre qu’il ne lui reste que peu de réserves.

Les armes qui arrivent de l’ouest ont du mal à atteindre les lignes de front et ont eu jusqu’à présent très peu d’effet. Elles ne sont que des gouttes d’eau sur une plaque chauffante.

Toutes ces raisons expliquent pourquoi Austin et Milley ont téléphoné à leurs homologues russes. Ce sont également les raisons pour lesquelles les rédacteurs du New York Times appellent l’administration Biden à cesser ses fanfaronnades et à adopter une position plus réaliste :

Les récentes déclarations belliqueuses de Washington ; l’affirmation du président Biden selon laquelle M. Poutine « ne peut pas rester au pouvoir », le commentaire du secrétaire à la défense Lloyd Austin selon lequel la Russie doit être « affaiblie » et la promesse de la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, disant que les États-Unis soutiendront l’Ukraine « jusqu’à ce que la victoire soit remportée », sont peut-être des proclamations de soutien enthousiastes, mais ne favorisent pas des négociations.

En fin de compte, ce sont les Ukrainiens qui doivent prendre les décisions difficiles : Ce sont eux qui se battent, meurent et perdent leurs maisons à cause de l’agression russe, et ce sont eux qui doivent décider à quoi pourrait ressembler la fin de la guerre. Si le conflit débouche sur de véritables négociations, ce seront les dirigeants ukrainiens qui devront prendre les douloureuses décisions territoriales qu’exigera tout compromis.

[Alors que la guerre se poursuit, M. Biden devrait également faire comprendre au président Volodymyr Zelensky et à son peuple qu’il y a une limite à ce que les États-Unis et l’OTAN sont prêts à faire pour affronter la Russie, et une limite aux armes, à l’argent et au soutien politique qu’ils peuvent rassembler. Il est impératif que les décisions du gouvernement ukrainien soient fondées sur une évaluation réaliste de ses moyens et de la quantité de destruction que l’Ukraine peut encore supporter.

Affronter cette réalité peut être douloureux, mais ce n’est pas de l’apaisement. C’est ce que les gouvernements ont le devoir de faire, et non de courir après une « victoire » illusoire. La Russie ressentira la douleur de l’isolement et des sanctions économiques débilitantes pendant des années encore, et M. Poutine entrera dans l’histoire comme étant un boucher. Le défi consiste maintenant à se cesser toute euphorie, à arrêter de se gausser et à se concentrer sur la définition et l’achèvement de la mission. Le soutien de l’Amérique à l’Ukraine est un test de sa place dans le monde au XXIe siècle, et M. Biden a l’occasion et l’obligation de contribuer à définir ce qu’elle sera.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

Revue de presse RT du 15 au 21 mai

Par : Wayan

Par Wayan − Le 21 mai 2022 − Source Le Saker Francophone

Au menu de cette semaine, les conséquences des sanctions sur la paix sociale de nombreux pays, l’élargissement de l’OTAN, le conflit OTAN-Russie, quelques témoignages de mercenaires rescapés d’Ukraine et le durcissement du point de vue russe.

Les conséquences de l’inflation dans le monde

Au Sri Lanka :

Un député sri-lankais qui avait abattu un manifestant antigouvernemental cette semaine a ensuite été lynché par la foule en colère, a révélé un rapport médico-légal, contredisant un rapport de police concluant qu’il s’était suicidé. Amarakeerthi Athukorala, avait ouvert le feu le 9 mai sur des personnes qui bloquaient le passage de sa voiture dans la ville de Nittambuwa, après que le Sri Lanka a plongé dans la violence lorsqu’une bande de partisans du gouvernement a attaqué avec des matraques des manifestants pacifiques. Ceux-ci exigeaient la démission du gouvernement en raison de la crise économique historique que traverse le Sri Lanka. »

https://francais.rt.com/international/98491-sri-lanka-depute-se-fait-lyncher-a-mort-foule

En Iran :

« Les manifestations qui ont lieu en Iran en raison de la flambée des prix des denrées alimentaires ont fait cinq morts, selon les médias. Les autorités de Téhéran n’ont pas confirmé le nombre de victimes potentielles.

Les troubles font suite à la décision du gouvernement de réduire les subventions aux importations alimentaires, dans le cadre d’un plan d’austérité dévoilé par le président Ebrahim Raisi en début de semaine. Ces mesures visent à sauver une économie mise à mal par les sanctions et l’inflation galopante, aggravée par le conflit en Ukraine.

La suppression des subventions a entraîné des augmentations spectaculaires – jusqu’à 300 % – des prix des produits de consommation courante, tels que l’huile de cuisson, le poulet, les œufs et le lait. »

https://www.rt.com/news/555522-five-reportedly-killed-protests/

En Égypte :

« L’économie égyptienne a subi des pertes allant jusqu’à 130 milliards de livres égyptiennes (7 milliards de dollars) dans le cadre de la crise ukrainienne, selon le Premier ministre du pays, Moustafa Madbouly, cité par TASS.

« Les conséquences de la guerre nous ont imposé un énorme fardeau financier et nous avons investi 130 milliards de livres pour couvrir la hausse des prix des biens stratégiques », a déclaré Madbouly dimanche, soulignant que les conséquences indirectes des événements en Ukraine sont estimées à plus de 18 milliards de dollars supplémentaires. »

https://www.rt.com/business/555518-egypt-economy-russia-ukraine-crisis/

En Europe :

« De nouveaux sondages indiquent que l’état des finances personnelles des Allemands est de plus en plus sombre en raison des sanctions contre la Russie. Cette tendance se retrouve, bien que de façon moins marquée, en France et en Espagne, alors que l’UE s’efforce de réorganiser son économie pour punir Moscou.

Plus de la moitié des Allemands se disent plus pauvres qu’il y a un an, ce qui représente une hausse vertigineuse de 11 points par rapport au premier train de mesures prises par l’UE pour punir la Russie de son agression contre l’Ukraine, selon des sondages réalisés en février et en mai par le cabinet mondial d’intelligence décisionnelle Morning Consult, qui a publié ses résultats lundi. »

https://www.rt.com/news/555576-eu-poll-financial-insecurity-trend

 

« La crise du coût de la vie en Pologne oblige les gens à réduire leurs dépenses de restaurant et de voiture, 36 % d’entre eux réduisant leurs dépenses au minimum pour survivre chaque mois, selon une nouvelle enquête.

Selon un sondage réalisé par ARC Rynek i Opinia, 38 % des personnes interrogées qui pouvaient auparavant se permettre des « luxes » y ont renoncé.»

https://www.rt.com/news/555575-poland-prices-survey-savings

 

« Le prix de l’énergie importée en Italie a augmenté en mars de 72,5% sur une base annuelle, a indiqué mardi l’Institut national de la statistique (ISTAT). Les données ont montré que l’augmentation des prix de l’énergie s’est accélérée de 5,6 % par rapport à février.

 

L’Italie, qui dépend fortement de la Russie pour ses besoins énergétiques, a vu ses perspectives de croissance se détériorer fortement depuis l’introduction des sanctions occidentales contre Moscou. »

https://www.rt.com/business/555619-eu-energy-costs-rising

 

« Les prix à la consommation en Grande-Bretagne ont bondi de 9 % pour atteindre leur plus haut niveau en 40 ans le mois dernier, les plus fortes hausses ayant été enregistrées dans les secteurs de l’alimentation et de l’énergie, selon les chiffres officiels de l’Office national des statistiques du Royaume-Uni, publiés mercredi.

La hausse actuelle de l’indice des prix à la consommation est la plus élevée depuis que le pays a commencé à suivre les prix en 1989, avec un bond de 2,5 % en glissement mensuel. L’organisme estime que l’inflation était plus élevée « aux alentours de 1982″.

Selon une enquête récente citée par CNBC, un quart des résidents britanniques ont commencé à sauter des repas pour économiser de l’argent face à la flambée des prix. Le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Andrew Bailey, a récemment qualifié les perspectives actuelles des consommateurs d' »apocalyptiques ». »

https://www.rt.com/business/555664-uk-inflation-highest-record

 

« La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé mercredi que l’UE allait relever ses objectifs en matière d’énergies renouvelables et investir des milliards d’euros dans les énergies propres afin de se détacher des importations de pétrole et de gaz russes. Les consommateurs en paieront toutefois le prix, le plan de l’UE prévoyant notamment le rationnement de l’énergie et l’installation obligatoire de panneaux solaires sur les maisons

https://www.rt.com/news/555691-eu-green-energy-russia

Et bien sûr en Ukraine :

« Le gouvernement ukrainien prendra des mesures « douloureuses » si le conflit militaire dans le pays dure encore trois ou quatre mois, selon le ministre des finances du pays, Serhiy Marchenko. Il a précisé que ces mesures drastiques pourraient inclure une forte augmentation des taxes, des réductions de dépenses ainsi que des nationalisations.

« Ce qui, ces dernières années, est devenu une économie plutôt axée sur le marché et libre de ses mouvements pourrait être confronté à une vague de nationalisation qui réduirait à néant des années de dur labeur », a déclaré M. Marchenko dans une interview accordée à The Economist.

Le ministre a cité les dernières prévisions révélées par la Banque mondiale, selon lesquelles l’économie ukrainienne devrait se contracter de 45 % en 2022.

Il a souligné que les salaires des militaires constituent « une charge énorme », ajoutant que les pertes mensuelles du pays s’élèvent à 5 milliards de dollars en raison de la situation actuelle. »

https://www.rt.com/business/555551-ukraine-economy-russia-conflict

C’est Medvedev, un ex globaliste du monde politique russe, qui prévient :

« Medvedev a reconnu que sans le blé et les autres denrées alimentaires en provenance de Russie, les pays importateurs « connaîtraient des temps très difficiles », notamment parce que, sans les engrais russes, « seules des mauvaises herbes [pousseront] » dans leurs champs.

« Eh bien … c’est triste. Ils ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes », a-t-il écrit.

Selon Medvedev, l’Occident « fait marche arrière » car « toutes ces sanctions infernales sont sans valeur lorsqu’il s’agit de choses vitales », comme la nourriture ou l’énergie.

Les sanctions interfèrent avec le désir de chacun de mener une vie normale et prospère, a fait valoir l’ancien président russe. L’expansion de l’OTAN et la « pagaille dans le calcul des dettes, des paiements et d’autres choses » ont aggravé la situation, a-t-il dit.

« Et ce qui interfère le plus, c’est le propre crétinisme cosmique [de l’Occident]« , a-t-il affirmé.

Selon M. Medvedev, la Russie est prête à remplir toutes ses obligations, mais elle est en droit d’attendre une certaine aide de ses partenaires commerciaux. Sinon, a-t-il souligné, il n’y aurait aucune logique à cela : « D’une part, des sanctions insensées nous sont imposées et, d’autre part, [l’Occident] exige des livraisons de nourriture. »

« Cela n’arrivera pas, nous ne sommes pas idiots », a-t-il dit, ajoutant qu’il n’y aurait pas de livraisons à l’exportation au détriment du marché russe. « L’alimentation des citoyens russes est une question sacrée », a-t-il déclaré.

Plus tôt dans la journée de jeudi, le conseiller présidentiel russe Maxim Oreshkin a prédit une famine mondiale qui, selon lui, commencerait « à la fin de l’automne ou à la fin de l’année. » »

https://www.rt.com/russia/555785-food-russia-crisis-opinion

 

L’élargissement de l’OTAN

La suède et la Finlande ont finalement décidé d’intégrer l’OTAN :

« La Finlande a officiellement annoncé son intention de rejoindre l’alliance militaire de l’OTAN. Lors d’une réunion du cabinet dimanche, le président Sauli Niinistö et les ministres « ont décidé que la Finlande demanderait à adhérer à l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) », indique un communiqué du gouvernement.

« Notre décision est historique. Le plus important est la sécurité de la Finlande et de ses citoyens. Cette décision renforce la sécurité et la coopération entre les pays nordiques », a déclaré le Premier ministre Sanna Marin.

La première ministre a ajouté qu’elle s’attendait à ce que le parlement finlandais « accepte la décision [d’adhérer à l’OTAN] avec détermination et responsabilité. » »

https://www.rt.com/news/555509-nato-finland-join-statement

 

« Le parti social-démocrate au pouvoir en Suède a annoncé son soutien à la demande d’adhésion du pays à l’OTAN, après une démarche similaire du gouvernement finlandais.

Dans une déclaration publiée dimanche, les sociaux-démocrates se sont engagés à « œuvrer pour que la Suède demande à adhérer à l’OTAN ». Toutefois, la direction du parti a souligné que si la candidature était retenue, la Suède s’opposerait « au déploiement d’armes nucléaires et de bases permanentes sur le territoire suédois. » »

https://www.rt.com/news/555521-sweden-to-join-nato

Mais la Turquie résiste à leur adhésion :

« Recep Tayyip Erdogan s’est déclaré opposé à l’adhésion de la Suède et de la Finlande au sein de l’OTAN, un processus qui requiert l’unanimité de tous les pays membres. Des discussions entre Ankara, Stockholm et Helsinki sont attendues à Berlin. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a exprimé le 13 mai son hostilité à l’adhésion de la Finlande et de la Suède à l’OTAN, au risque de bloquer l’ensemble du processus qui requiert l’unanimité des membres de l’Alliance atlantique. « Nous n’avons pas un avis positif », a déclaré Recep Erdogan, expliquant qu’il ne « veut pas voir se répéter la même erreur que celle commise lors de l’adhésion de la Grèce ».

https://francais.rt.com/international/98489-pas-avis-positif-erdogan-pourrait-bloquer-adhesion-finlande-suede-otan

Voici l’objet du marchandage turc pour l’adhésion de la Suède et la Finlande dans l’OTAN :

« La Suède et la Finlande ont rejeté la demande de la Turquie d’extradition de personnes liées au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et au mouvement Gulen (FETO), a rapporté lundi l’agence de presse turque Anadolu. Ces groupes sont considérés comme des organisations terroristes par Ankara, et la Turquie a menacé de bloquer les candidatures de la Suède et de la Finlande à l’adhésion à l’OTAN si ces pays ne mettent pas un terme à leurs activités.

Selon le rapport, le ministère turc de la justice a demandé l’extradition de six membres de FETO et de six membres du PKK en Finlande au cours des cinq dernières années, ainsi que de 10 membres de FETO et de 11 membres du PKK en Suède. Le ministère considère les 33 suspects comme des « terroristes ».

Les demandes d’extradition de 19 de ces suspects terroristes ont été rejetées, cinq ont été ignorées et le processus d’extradition de neuf d’entre elles – deux en Finlande et sept en Suède – est en cours, poursuit le rapport. »

https://www.rt.com/news/555571-turkey-sweden-finland-terrorists

Du coup, la Turquie dit « yok » à cette adhésion :

« La Turquie ne dira pas « oui » aux demandes d’adhésion à l’OTAN de la Finlande et de la Suède, a déclaré lundi le président du pays, Recep Tayyip Erdogan, ajoutant que toute tentative de persuader Ankara de changer de position serait vaine. …

« Ces pays n’ont pas une position claire et sans équivoque contre les organisations terroristes. La Suède est le centre d’incubation des organisations terroristes. Ils font venir des terroristes pour parler dans leurs parlements. <…> Nous ne dirions pas ‘oui’ à leur adhésion à l’OTAN, une organisation de sécurité <…> Ils devaient venir lundi pour nous convaincre. Désolé, ils n’ont pas à se donner la peine « , a déclaré Erdogan.

Pour pouvoir adhérer à l’Union européenne, la candidature d’un pays doit être approuvée à l’unanimité par les 30 membres. Il est probable qu’Ankara sera pressé par les États-Unis de revenir sur ses objections.

Le secrétaire général délégué de l’OTAN, Mircea Geoana, avait auparavant déclaré qu’il était certain que son organisation serait en mesure de surmonter les réserves de la Turquie. »

https://www.rt.com/news/555584-turkey-no-to-finland-sweden-nato

A moins que :

« La liste des exigences de la Turquie à l’égard de l’OTAN et de ses membres potentiels, la Finlande et la Suède, comprend la levée des sanctions imposées à Ankara en raison de l’achat de systèmes de défense antimissile S-400 à la Russie, ainsi que la réintégration dans le programme d’avions de pointe F-35, a rapporté Bloomberg mardi, citant « trois hauts responsables turcs ». »

https://www.rt.com/news/555655-turkey-opposes-finland-sweden-nato

 

« Après avoir bloqué les négociations d’adhésion à l’OTAN de la Suède et de la Finlande, les médias turcs ont rapporté jeudi qu’Ankara avait dressé une liste d’exigences à l’égard des deux pays nordiques, exigeant notamment que les deux pays mettent fin à leur soutien aux groupes que la Turquie considère comme terroristes.

Ces conditions ont apparemment été énoncées dans un « dossier scandinave », qui doit être discuté avec les diplomates suédois et finlandais. Ils devraient arriver à Ankara le 23 mai pour s’entretenir avec le vice-ministre turc des affaires étrangères, Sedat Onal.

« Ils devront tenir compte de nos demandes. Peut-être devront-ils venir en Turquie plusieurs fois au cours de ce processus », a déclaré une source diplomatique turque citée par Türkiye. »

https://www.rt.com/news/555762-turkey-list-demands-nato

 

« La demande de la Turquie d’acheter 40 chasseurs F-16 de Lockheed Martin et des kits de modernisation pour près de 80 avions de guerre qu’elle possède déjà pourrait être bloquée par les États-Unis, à moins qu’Ankara n’accueille la Finlande et la Suède dans l’OTAN. Un tel scénario a été suggéré par le sénateur Robert Menendez, président de la commission des affaires étrangères du Sénat, cité par le Washington Post mercredi.

« J’espère que l’administration en tient compte au moment où ce pays envisage d’acheter des F-16 », a déclaré le journal citant le législateur démocrate. « Vous devriez dire au [président turc Recep Tayyip] Erdogan que vous devez agir d’une manière différente si vous voulez être pris en considération pour quoi que ce soit. » »

https://www.rt.com/news/555754-turkey-fighter-jets-nato

Puisque c’est l’heure des marchandages, la Croatie s’y met aussi :

« Le président croate Zoran Milanovic envisage de donner instruction à l’ambassadeur Mario Nobilo, représentant permanent du pays auprès de l’OTAN, de bloquer l’adhésion de la Finlande et de la Suède à cette alliance militaire vieille de plusieurs décennies, a-t-il déclaré mercredi.

Refuser l’adhésion tournerait l’attention de la communauté internationale vers les problèmes auxquels sont confrontés les Croates de souche en Bosnie-Herzégovine voisine, a déclaré M. Milanovic aux journalistes. En vertu des lois électorales actuelles, les représentants croates ont tendance à être élus avec les voix des musulmans bosniaques, également connus sous le nom de Bosniaques. Zagreb fait pression pour réviser cette situation.

« Je l’ai déjà dit, les Croates de Bosnie sont plus importants pour moi que toute la frontière russo-finlandaise », a déclaré M. Milanovic. »

https://www.rt.com/news/555719-croatia-sweden-finland-nato

Est-ce une première mesure de rétorsion de la part de la Russie? :

« La compagnie d’électricité russe Inter RAO cessera d’exporter de l’électricité vers la Finlande à partir du 14 mai, a déclaré vendredi la société de réseau finlandaise.

Selon Fingrid, citant Inter RAO, le commerce de l’électricité importée de Russie sera suspendu en raison de difficultés à recevoir les paiements pour l’électricité vendue sur le marché.

« Nous sommes contraints de suspendre l’importation d’électricité à partir du 14 mai », a déclaré RAO Nordic, une filiale basée en Finlande de la société russe Inter RAO, ajoutant qu’elle « n’est pas en mesure d’effectuer les paiements pour l’électricité importée de Russie. »

Fingrid a déclaré « Il n’y a pas de menace pour l’adéquation de l’électricité en Finlande », notant que l’électricité en provenance de Russie ne représentait que 10 % de la consommation totale de la Finlande. »

https://www.rt.com/business/555446-russia-electricity-supplies-finland

Pendant ce temps l’OTAN continue ses démonstrations de force, auxquelles Suède, Finlande et Ukraine participent déjà :

« Des exercices militaires de grande envergure de l’OTAN ont débuté lundi en Estonie. Cet exercice, baptisé « Hedgehog 2022 », est l’un des plus importants de l’histoire du pays balte, selon le bloc militaire. Les exercices impliqueront quelque 15 000 soldats de 14 nations, dont les membres du bloc militaire et leurs partenaires.

Des soldats de Finlande, de Suède, de Géorgie et d’Ukraine sont parmi ceux qui prendront part à l’exercice, a rapporté le radiodiffuseur public finlandais Yle. Toutes les branches des forces armées participeront à ces exercices, qui comprendront des exercices aériens, maritimes et terrestres, ainsi qu’un entraînement à la cyberguerre, selon le radiodiffuseur.

Selon une déclaration de l’OTAN, le navire de débarquement de classe Wasp de l’US Navy, le « Kearsarge », participera également à ces exercices. Le bloc militaire et le commandant adjoint des forces de défense estoniennes, le général de division Veiko-Vello Palm, ont tous deux nié que ces exercices, qui se déroulent à un peu plus de 60 km de la frontière russe, aient un quelconque rapport avec l’action militaire en cours de Moscou en Ukraine. »

https://www.rt.com/news/555579-estonia-nato-military-drills

 

Le conflit OTAN-Russie

Trouvant que la pagaille n’est pas assez totale ou le CMI pas assez riche :

« Le Sénat américain a voté ce jeudi en faveur d’un paquet de 40 milliards de dollars d’aide militaire et économique à l’Ukraine. Le projet de loi offre à Kiev près de 20 milliards de dollars en armes, munitions et formation, et augmente considérablement le budget du département d’État américain.

Le projet de loi a été adopté par 86 voix contre 11, et le président Joe Biden devrait le promulguer immédiatement. Sur les 11 sénateurs qui se sont opposés au projet de loi, tous étaient républicains. »

https://www.rt.com/news/555780-us-senate-ukraine-aid-pass

Tout cela alors qu’apparaissent les premiers signes d’une future négociation USA/Russie :

« Le chef d’état-major général russe Valery Gerasimov et le président des chefs d’état-major interarmées américains Mark Milley ont eu une rare série d’appels téléphoniques jeudi.

Les deux hauts responsables militaires ont discuté de diverses « questions d’intérêt mutuel », notamment du conflit actuel entre la Russie et l’Ukraine, a indiqué le ministère russe de la Défense dans un communiqué. Ces entretiens ont eu lieu à la demande de la partie américaine, a-t-il précisé. Le Pentagone est également resté très discret, ne fournissant aucun détail sur la conversation.

« Les chefs militaires ont discuté de plusieurs sujets de préoccupation liés à la sécurité et ont convenu de garder les lignes de communication ouvertes », a déclaré un porte-parole de Milley. « Conformément à la pratique passée, les détails spécifiques de leur conversation resteront privés ».

S’exprimant à Bruxelles jeudi, le commandant suprême des forces alliées en Europe de l’OTAN, Tod Wolters, a exprimé l’espoir que les entretiens entre Gerasimov et Milley permettent de se rapprocher d’une solution diplomatique à la crise actuelle.

Ces entretiens très médiatisés interviennent moins d’une semaine après que le secrétaire américain à la défense, Lloyd Austin, et le ministre russe de la défense, Sergei Shoigu, se sont entretenus pour la première fois depuis le début de l’opération militaire de Moscou en Ukraine, fin février. »

https://www.rt.com/russia/555775-moscow-washington-generals-talk

Finalement, les grands vainqueurs de ce conflit OTAN-Russie seront, une fois de plus, les industries de l’armement :

« L’Union européenne a dressé la liste des lacunes constatées dans ses défenses qui ont été exposées en raison du conflit en Ukraine, ont rapporté vendredi les médias après avoir parcouru un projet de document de la Commission européenne.

Selon ce document, consulté par l’agence de presse Bloomberg et le journal espagnol El Pais, les principales lacunes concernent les systèmes de défense aérienne et antimissile, les capacités de combat terrestre, aérien et maritime (sous-marins et chars), ainsi que la connectivité sécurisée par satellite et la cyberdéfense.

Les États membres ont également connu des pénuries de munitions et de missiles en raison de leur envoi aux forces gouvernementales ukrainiennes dans le cadre d’un conflit avec la Russie.

Le projet de document souligne que les événements en Ukraine ont considérablement détérioré le paysage sécuritaire de l’UE et révélé les effets négatifs de décennies de faibles dépenses de défense par les membres du bloc.

La Commission européenne propose un nouvel instrument d’investissement, appelé Defend-EU, pour centraliser les dépenses de défense dans l’UE et les rendre plus efficaces. Il devrait permettre aux 27 membres de l’Union de « cartographier, coordonner et encourager le développement, l’achat et la propriété en commun sur l’ensemble du cycle de vie des équipements de défense. » Le document insiste sur le fait que l’achat conjoint d’armes doit devenir une norme plutôt qu’une exception dans l’UE.

Bruxelles cherche également à lever les exclusions actuelles de la Banque européenne d’investissement concernant les projets de défense et à créer une nouvelle entité d’achat conjoint pour l’Union.

Il est également suggéré de mettre en place un système de remboursement solidaire unique au sein de l’UE, dans le cadre duquel les autres membres aideraient les pays ayant envoyé le plus d’armes en Ukraine à reconstituer leurs stocks.

« Les initiatives de l’UE visant à encourager la coopération en matière de défense contribuent également à renforcer un partage transatlantique plus équitable de la charge et une contribution européenne plus efficace au sein de l’OTAN », peut-on lire dans le document.

La Commission a estimé que les nations de l’UE vont augmenter leurs dépenses de défense, qui s’élevaient à environ 200 milliards d’euros en 2021, de 60 milliards d’euros supplémentaires cette année en raison du conflit en Ukraine.

Toutefois, elle reconnaît dans le projet que l’UE n’a plus beaucoup de marge pour renforcer ses défenses dans le cadre du budget actuel approuvé en 2020. Les auteurs du document ont suggéré une discussion plus approfondie des événements en Ukraine au sein de l’UE dans le but de revoir les besoins du Fonds européen de défense.

https://www.rt.com/news/555429-eu-ukraine-defense-nato

C’est ce symbole qui, en janvier 1990, avait marqué l’ouverture de la Russie au monde occidental. Le même symbole marque, trente ans plus tard, le divorce entre le monde occidental et la Russie :

« La chaîne américaine de restauration rapide McDonald’s a décidé de se retirer complètement du marché russe, et a commencé à vendre ses actifs à travers le pays, a annoncé lundi la société dans un communiqué.

« Après plus de 30 ans d’activité dans le pays, McDonald’s Corporation a annoncé son retrait du marché russe et a lancé le processus de vente de ses activités en Russie », indique le communiqué.

Des sources proches de la société ont déclaré au quotidien économique russe RBC qu’après la vente, la chaîne de restaurants fonctionnera sous une nouvelle marque. »

https://www.rt.com/business/555544-mcdonalds-says-do-svidaniya-moscow

Ukraine

Les témoignages des combattants étrangers en Ukraine se suivent et se ressemblent :

« Selon les autorités ukrainiennes, plus de 20 000 ressortissants étrangers originaires de 52 pays sont arrivés dans le pays pour participer au conflit militaire en cours entre la Russie et l’Ukraine. Cependant, certains ont fait part de leur expérience en affirmant qu’on leur avait demandé de prendre part à des missions suicide, d’autres se plaignent de commandants corrompus et d’un équipement insuffisant ou médiocre.

Mamuka Mamulashvili, qui fait office de commandant de la Légion géorgienne – une brigade internationale mise en place en Ukraine en 2014 – a déclaré au journal britannique Telegraph qu’il estime que « 70 % des personnes venues rejoindre la Légion internationale ont déjà rebroussé chemin », ajoutant que ceux qui arrivent dans le pays sont trop impatients de voir des combats. « Ce n’est pas du tourisme de guerre », dit-il.

Un volontaire du Royaume-Uni, Matt Robinson, qui sert de formateur militaire à Kiev, a noté que beaucoup des ressortissants étrangers qui arrivent dans le pays ne sont pas du tout préparés à ce qui les attend, car certaines des recrues n’ont rien d’autre qu’une simple expérience de la chasse et des compétences de survie de base.

« Vous risquez d’être touché par des tirs d’obus bien avant d’avoir la chance d’échanger des coups de feu avec qui que ce soit, ce que la plupart des gens veulent faire », a-t-il prévenu, notant que le conflit russo-ukrainien est avant tout une guerre d’artillerie, où les soldats passent le plus clair de leur temps à se mettre à couvert plutôt que de se tirer dessus.

Cependant, même les volontaires ayant une expérience du combat dans des pays tels que l’Irak et l’Afghanistan affirment que cette guerre est d’un niveau différent, un ex-Royal Marine britannique déclarant : « Nous sommes les outsiders ici et quoi que vous disiez sur les Russes, c’est une armée professionnelle et ils utilisent beaucoup d’équipements de haute technologie. »

Les combattants étrangers seraient également tenus de signer des contrats de trois ans lorsqu’ils s’engagent dans les forces armées ukrainiennes, et de nombreux volontaires, espérant éviter un engagement juridique aussi long, tentent désormais d’opérer indépendamment des unités militaires ukrainiennes.

Toutefois, cela présente en soi des risques importants, selon Michael, un ancien militaire américain, qui affirme que ces recrues ont tendance à se voir confier des missions que personne d’autre ne veut faire et qu’elles peuvent se retrouver dans des situations dangereuses sans informations cruciales.

« Vous pouvez finir comme chair à canon si vous n’avez pas le bon commandant, et il est dangereux de s’insérer dans un champ de bataille sans coordination avec les autres – vous pouvez vous faire tuer par votre propre camp », a déclaré Michael. « Il y a aussi la corruption, avec des équipements de base qui disparaissent. Il y a des armes sans munitions, des gilets pare-balles ou des kits médicaux. Nous avons tous envie de nous battre, mais ils ne nous facilitent pas vraiment la tâche. »

https://www.rt.com/news/555387-ukraine-foreign-volunteers-experience

 

Andrew, de Plymouth, raconte qu’il s’est rendu en Ukraine pour soigner des civils blessés, mais qu’en l’espace de quelques semaines, il s’est retrouvé bombardé, abattu et capturé. En convalescence dans un hôpital, il a raconté à RT que lui et ses collègues volontaires ont été « manipulés » pour accomplir le devoir qu’ils avaient juré d’éviter.

Andrew, un homme de 35 ans qui travaillait comme échafaudeur chez lui en Grande-Bretagne, était attaché à une unité de la Légion internationale ukrainienne près de Nikolayev lorsqu’il s’est retrouvé sous un barrage d’artillerie russe dévastateur. Les troupes russes ont tiré sur sa position, Andrew a été touché au bras par une balle, et il s’est rendu.

« Je n’étais pas là pour me battre, alors je me suis rendu », a-t-il déclaré à RT. Quant à ses coéquipiers qui se sont battus, « ils ont été tués », a-t-il expliqué.

Andrew a déclaré qu’il n’avait jamais eu l’intention de participer à des combats, ni même de s’en approcher. En regardant les reportages des médias sur le conflit en Ukraine en mars, il dit avoir eu l’impression que « l’Ukraine demandait de l’aide » et a contacté l’ambassade d’Ukraine.

Laissant ses enfants derrière lui, il s’est envolé du Royaume-Uni vers la Pologne et s’est rendu à la frontière ukrainienne. Après avoir brièvement « aidé les réfugiés », il dit avoir été contacté par un homme nommé « Jacob » de la Légion internationale, qui lui a dit que son expérience médicale de base – acquise au sein de l’armée britannique – pourrait être mise à profit en Ukraine.

« Je me sens triste », a-t-il déclaré à RT. « J’ai vraiment l’impression qu’on m’a menti, massivement. Pas seulement par la Légion étrangère, mais j’ai l’impression qu’on m’a menti au Royaume-Uni par le biais des médias occidentaux. » Andrew a déclaré que les reportages sur « les gens qui viennent aider, qui vont en Ukraine, qui aident l’Ukraine » ont donné l’impression que le voyage était une perspective facile.

Une fois en Ukraine, Andrew se souvient s’être rendu dans un bâtiment à Lviv, où lui et une cohorte d’étrangers ont été maintenus à l’intérieur pendant plusieurs jours, prétendument pour leur propre sécurité. Bien qu’il ait servi dans l’armée britannique, Andrew dit qu’il n’avait aucune expérience du combat et que les volontaires comme lui étaient séparés des vétérans venus en Ukraine pour se battre.

De là, le groupe a été conduit en bus à Yavoriv – où un centre d’entraînement pour les recrues étrangères avait été détruit par un missile russe – puis à Kiev, où un responsable ukrainien leur a dit que la situation serait similaire à celle de Lviv : « ‘Vous serez enfermés, vous ne pouvez pas quitter le bâtiment, vous devez rester à l’intérieur, vous serez nourris, on vous fournira de l’eau, attendez jusqu’à nouvel ordre' ».

La première interaction d’Andrew avec des civils ukrainiens a eu lieu début avril dans la ville de Bucha, où il dit avoir cuisiné et distribué de la nourriture. Bien qu’il soit arrivé à Bucha après le départ des troupes russes, il dit n’avoir vu aucun signe des crimes de guerre que le gouvernement ukrainien a ensuite attribués aux Russes sur place.

« Je n’ai pas vu de cadavres moi-même, je n’ai rien vu, cela semblait intact », s’est-il souvenu, ajoutant qu’il était resté à la périphérie de la ville. « Tout semblait normal. Il n’y avait aucun signe de combat. »

Après seulement une journée à Bucha, un autre trajet en bus a conduit Andrew et ses compagnons à Nikolaev, qui, selon lui, était « plus proche du front que je ne le pensais. » Même après avoir été transféré dans une unité de combat de six autres étrangers à l’extérieur de la ville, Andrew dit que les choses semblaient calmes. Cependant, le jour suivant son envoi au front, la position a été attaquée.

« J’ai reçu une balle dans le bras qui m’a fracturée des os », a-t-il raconté à RT. Alors que les troupes russes avançaient, Andrew est resté allongé sur le sol avec sa main valide au-dessus de sa tête, jusqu’à ce qu’un soldat russe le traîne dans un trou de renard et lui administre les premiers soins. « J’ai eu beaucoup de chance de survivre », s’est-il souvenu. « Le soldat russe qui m’a donné les premiers soins m’a sauvé la vie. La balle avait coupé mon artère et je faisais une hémorragie ». »

https://www.rt.com/russia/555588-british-volunteer-captured-ukraine

L’Ukraine tourne de plus en plus à la dictature alors même que l’UE se dit prête à l’accueillir :

« Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a signé samedi un projet de loi établissant un mécanisme de mise hors la loi des partis politiques. La législation vise les partis politiques considérés comme menant des activités « anti-ukrainiennes ».

La liste des actes répréhensibles pouvant servir de prétexte à l’interdiction d’un parti politique laisse entendre que la contestation de la position officielle des autorités ukrainiennes sur le conflit en cours avec Moscou peut entraîner une interdiction.

Plus précisément, elle interdit de nier l' »agression contre l’Ukraine », en la qualifiant de conflit interne, de guerre civile, etc. Toute remarque positive sur les auteurs de l' »agression » est également interdite, y compris le fait de qualifier les forces des républiques séparatistes de Donetsk et de Lougansk d' »insurgés ».

La nouvelle législation décrit également une procédure simplifiée pour interdire un parti politique. L’interdiction d’un parti nécessite une décision de justice, et toutes les affaires connexes – y compris les affaires en cours – sont transférées à un tribunal de la ville de Lviv, dans l’ouest de l’Ukraine, tant que le pays est soumis à la loi martiale.

Selon la nouvelle loi, une décision de justice sur de telles affaires est définitive et ne peut faire l’objet d’un appel.

En mars, le Conseil national de sécurité de l’Ukraine a suspendu plusieurs partis politiques qu’il jugeait « pro-russes ». La liste comprenait divers partis mineurs, principalement de gauche, ainsi que le deuxième plus grand parti ukrainien, la « Plateforme d’opposition – Pour la vie », dirigé par Viktor Medvedchuk, un homme d’affaires qui aurait des liens avec la Russie. Après avoir été assigné à résidence, l’homme politique a été placé en avril de l’année dernière sous la garde des services de sécurité du pays.

https://www.rt.com/russia/555493-ukraine-parties-ban-law

La Russie aura averti l’Europe mais il n’a y pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre :

« Une décision de Bruxelles d’engager la procédure d’adhésion de l’Ukraine à l’UE signifierait la fin du bloc des 27 membres, a averti le vice-ministre russe des affaires étrangères, Alexander Glushko.

L’Ukraine moderne est un « État où des groupes nazis font la loi et où l’idéologie nazie règne, ce qui est incompatible avec les valeurs européennes », a déclaré M. Glushko aux journalistes vendredi.

Si Bruxelles accueille un tel pays, « cela signifierait la fin de l’UE et montrerait que l’UE n’est pas guidée par les valeurs sur lesquelles elle repose et a été créée, mais uniquement par la géopolitique », a-t-il expliqué. »

https://www.rt.com/russia/555480-ukraine-membership-eu-end

Voila la réponse de l’UE :

« La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a proposé mercredi un programme d’aide de 9 milliards d’euros (9,5 milliards de dollars) pour assurer le fonctionnement du gouvernement ukrainien, et a ajouté que l’UE dirigerait les efforts de reconstruction en Ukraine après la fin des hostilités. Cette annonce est intervenue un jour après que les États-Unis eurent appelé l’Europe à ouvrir ses coffres pour Kiev.

L’argent destiné au programme d’aide sera emprunté par la Commission sur les marchés financiers mondiaux et devra être remboursé par Kiev. Conformément aux règles de l’UE en matière d’assistance macrofinancière, le gouvernement ukrainien serait libre d’utiliser l’argent comme bon lui semble. »

https://www.rt.com/news/555699-eu-financial-aid-ukraine

 

« Le Parlement européen a adopté jeudi une résolution appelant à des sanctions contre l’ancien chancelier allemand Gerhard Schroeder en raison de ses liens avec la Russie.

Les sanctions, imposées par l’Union européenne en raison du conflit actuel entre la Russie et l’Ukraine, devraient être appliquées « aux membres européens des conseils d’administration des grandes entreprises russes et aux hommes politiques qui continuent à recevoir de l’argent russe », a indiqué le Parlement. M. Schroeder, qui a dirigé le gouvernement allemand de 1998 à 2005, est l’une des principales cibles de ces restrictions potentielles, car il a occupé de multiples postes dans des entreprises russes ou affiliées à la Russie depuis qu’il a quitté ses fonctions. Actuellement, l’ex-chancelier occupe un poste au sein du conseil d’administration de Rosneft. »

https://www.rt.com/news/555750-eu-parliament-schroeder-sanctions/

 

Le point de vue russe se durcit nettement face aux occidentaux

« Moscou a révisé sa position sur la demande d’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne parce que l’organisation, autrefois purement économique, est devenue un pourvoyeur de politiques hostiles avec une portée mondiale, a déclaré vendredi le ministre russe des Affaires étrangères, Sergey Lavrov.

Il a expliqué pourquoi son pays, qui était auparavant favorable à l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne, a fait volte-face sur cette question. Selon M. Lavrov, l’adhésion de Kiev pourrait représenter un risque plus important pour Moscou qu’on ne le pensait auparavant.

« L’UE, qui était à l’origine une plate-forme économique constructive, est en train de se transformer en un acteur militant agressif dont les ambitions s’étendent bien au-delà du continent européen », a déclaré le ministre des affaires étrangères.

Lavrov a cité la rhétorique utilisée par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, lors de sa visite au Japon en début de semaine. Elle a félicité Tokyo pour avoir pris le parti des nations occidentales qui ont imposé des sanctions économiques à la Russie en raison de son opération militaire en Ukraine, et a exprimé le souhait que l’UE joue un rôle plus actif dans la région indo-pacifique.

Mme Von der Leyen a décrit la Russie comme « la menace la plus directe pour l’ordre mondial », ajoutant que sa relation étroite avec la Chine et l’opposition des deux pays aux États-Unis et à leurs alliés étaient « inquiétantes ». « Comme l’Union européenne, le Japon comprend ce qui est en jeu ici. Pas seulement l’avenir de l’Ukraine. Pas seulement l’avenir de l’Europe. Mais l’avenir d’un ordre mondial fondé sur des règles », a-t-elle déclaré.

L’UE « suit les traces de l’OTAN », a déclaré M. Lavrov lors de la conférence de presse. Les deux entités sont en train de fusionner, a-t-il affirmé, et à l’avenir, l’UE fonctionnera comme une simple extension du bloc militaire dirigé par les États-Unis.

https://www.rt.com/russia/555417-lavrov-ukraine-membership-eu

 

« L’Occident a déclaré une « guerre hybride totale » contre la Russie, recourant au « vol » ouvert et à la « piraterie d’État », a déclaré vendredi le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov. Tout le monde « sans exception » va ressentir l’impact de ce conflit, a averti le haut diplomate.

« Le politiquement correct, la décence, les règles et les normes juridiques sont tout simplement écartés, la culture de l’annulation est appliquée à tout ce qui est russe, toutes les actions hostiles contre notre pays sont autorisées, y compris le vol pur et simple », a déclaré M. Lavrov lors de son discours à une réunion du forum du Conseil de politique étrangère et de défense (SVOP).

Les mesures hostiles prises par « l’Occident collectif » contre Moscou ces dernières semaines ont complètement sapé sa propre réputation de « partenaire prévisible », a poursuivi le diplomate. De telles actions ne font que rapprocher l’émergence d’un monde véritablement multipolaire, car « non seulement la Russie, mais de nombreux autres pays réduisent leur dépendance à l’égard du dollar américain, des technologies et des marchés occidentaux », ne se sentant plus à l’abri de la « piraterie d’État » occidentale, estime M. Lavrov.

Je suis sûr qu’une démonopolisation systématique de l’économie mondiale n’est pas [une question] d’un avenir lointain.

L’assaut actuel contre la Russie s’est déjà transformé en une « guerre hybride totale », a-t-il ajouté. Cette « guerre » a déjà atteint une telle ampleur que « tout le monde » dans le monde sera affecté par elle, a-t-il averti.

« L’Occident collectif a déclaré une guerre hybride totale contre nous, et s’il est difficile de prévoir combien de temps tout cela va durer, il est évident que tout le monde en ressentira les conséquences, sans exception », a déclaré le ministre des affaires étrangères. »

https://www.rt.com/russia/555481-lavrov-west-state-piracy

 

« Les sanctions sévères imposées à la Russie par les États-Unis et leurs alliés en raison du conflit en Ukraine vont modifier l’ordre mondial existant, a déclaré l’ancien président russe Dmitri Medvedev.

Medvedev, qui est aujourd’hui vice-président du Conseil de sécurité de son pays, a pris la parole sur Telegram vendredi pour souligner les effets possibles des restrictions qui nuisent non seulement à la Russie, mais aussi à ceux qui les imposent et à la communauté internationale dans son ensemble.

Un certain nombre de « chaînes d’approvisionnement mondiales » vont être détruites par les sanctions, ce qui risque de provoquer « une crise logistique majeure », a écrit le responsable, ajoutant que certaines compagnies aériennes occidentales pourraient également faire faillite en raison de l’impossibilité d’utiliser l’espace aérien russe.

Les crises énergétiques dans les États qui ont imposé des sanctions « auto-nuisibles » au pétrole et au gaz russes vont s’aggraver, et les prix de l’énergie continueront à augmenter, a-t-il prédit.

« Une véritable crise alimentaire internationale va apparaître, avec la perspective d’une famine dans certains États. »

L’instabilité des monnaies nationales, l’inflation galopante et la destruction des protections juridiques de la propriété privée conduiront à des urgences monétaires et financières, touchant des pays individuels ou des blocs internationaux entiers, a déclaré Medvedev.

Selon M. Medvedev, de nouvelles épidémies pourraient se déclencher en raison d’une coopération internationale inéquitable dans la région et de « faits directs d’utilisation d’armes biologiques. »

De nombreux organismes internationaux, qui se sont révélés inefficaces dans leurs tentatives de régler le conflit ukrainien, vont se décomposer, a-t-il ajouté, en pointant du doigt la principale organisation européenne des droits de l’homme, le Conseil de l’Europe.

« De nouvelles alliances internationales de pays seront formées – basées sur des principes anglo-saxons pragmatiques plutôt qu’idéologiques. »

Au final, une nouvelle architecture de sécurité sera créée, qui reconnaîtra la « faiblesse des concepts occidentalisés des relations internationales », « l’effondrement du monde centré sur l’Amérique » et « l’existence d’intérêts internationalement respectés des pays, qui traversent une phase aiguë de leurs contradictions avec l’Occident », a écrit Medvedev.

https://www.rt.com/russia/555416-sanctions-energy-ukraine-medvedev

 

« Les puissances occidentales qui s’opposent à la Russie en Ukraine pourraient être considérées comme des ennemis menant une guerre contre l’État, a déclaré mardi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Il a souligné que les sanctions économiques, l’armement des nationalistes ukrainiens et le fait de leur donner des renseignements pour attaquer les troupes russes constituaient tous des actes de guerre.

Bien sûr, nous utilisons encore le terme modéré d' »États inamicaux » pour les désigner », a déclaré M. Peskov lors d’un forum éducatif.

Mais je dirais que ce sont des États hostiles, car ce qu’ils font, c’est la guerre.

Il a cité la décision de geler les réserves étrangères russes que le pays conservait dans des institutions financières occidentales et les discussions sur le don de cet argent à l’Ukraine comme une attaque évidente contre les droits de propriété, pierre angulaire de la civilisation occidentale. « C’était de l’argent que vous et moi possédons », a déclaré Peskov à l’audience. « Il nous a été volé, il est en train de nous être volé ».

Les adversaires de la Russie jouent un rôle plus direct dans leurs tentatives de nuire à la Russie dans leur « guerre hybride », a déclaré le fonctionnaire. « Des conseillers militaires américains mais aussi britanniques disent aux nationalistes ukrainiens armés ce qu’ils doivent faire et leur fournissent des renseignements », a-t-il expliqué.

Les étrangers aident également les Ukrainiens à salir la réputation de la Russie au milieu des hostilités, a ajouté M. Peskov. « Ils mettent en scène des provocations qui sont à l’occasion si sanguinaires qu’une conscience humaine ne peut les imaginer », a-t-il insisté. Il a expliqué qu’il faisait référence à la ville de Bucha et aux affirmations de Kiev selon lesquelles les troupes russes auraient commis des crimes de guerre alors qu’elles la contrôlaient. Moscou a accusé Kiev de fabriquer des preuves. « Il est clair que les ‘spécialistes’ ukrainiens ne seraient pas en mesure de le faire avec un tel professionnalisme. Une armée de sociétés de relations publiques, d’équipes de télévision et de conseillers en guerre de l’information travaillent pour eux », a-t-il déclaré.

Le conflit n’est pas tombé du ciel, a noté M. Peskov, citant le fait que dès 2005, lorsque la Russie a créé un organe d’information en langue anglaise destiné à diffuser des points de vue alternatifs au public occidental, elle a rencontré une certaine résistance. « Si vous comparez RT à l’empire médiatique anglo-saxon, vous verrez à quel point il est petit. Mais son efficacité s’est accrue en raison du point de vue alternatif », a-t-il déclaré. Les dissidents occidentaux « n’ont pas eu droit à une tribune » dans les médias occidentaux, car « si vous sortez des marges et exprimez une opinion différente, l’inquisition arrive, comme à l’époque médiévale », selon M. Peskov.

Il semble parfois que l’existence même de la Russie soit un irritant important pour l’Occident, qui ferait tout pour ne pas nous laisser nous développer comme nous le voulons et vivre comme nous le voulons.

La période que le monde traverse actuellement est « une tempête parfaite et un moment de vérité », a-t-il déclaré.

https://www.rt.com/russia/555606-west-conducting-war-russia-kremlin

 

« La chambre basse du parlement russe, la Douma d’État, prévoit de discuter du retrait potentiel du pays de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), selon Pyotr Tolstoy, le vice-président du parlement.

« Le ministère des Affaires étrangères a envoyé une liste de ces accords à la Douma d’État et, avec le Conseil de la Fédération [chambre haute du Parlement], nous prévoyons de les évaluer, puis de proposer de nous en retirer », a déclaré Tolstoï mardi.

Le vice-président a déclaré que la Russie avait déjà annulé son adhésion au Conseil de l’Europe, et que son départ de l’OMC et de l’OMS serait le prochain.

« La Russie s’est retirée du Conseil de l’Europe, maintenant la prochaine étape est de se retirer de l’OMC et de l’OMS, qui ont négligé toutes les obligations à l’égard de notre pays », a-t-il déclaré.

Tolstoï a ajouté que le gouvernement devrait réviser les obligations internationales de la Russie et les traités qui n’apportent actuellement aucun avantage mais nuisent directement au pays. »

https://www.rt.com/business/555635-russia-wto-who-withdrawal

 

« Le président de la Douma d’État russe Viatcheslav Volodine a publié sur les médias sociaux une liste de « nations inamicales » classées en fonction du nombre de sanctions antirusses qu’elles ont imposées. « Ce sont eux qu’il faut blâmer pour la flambée des prix dans le monde », peut-on lire dans son message publié jeudi.

Les États-Unis sont en tête de liste, avec 1 983 sanctions distinctes contre la Russie, selon le décompte de M. Volodin. Ils sont suivis par le Canada, la Suisse, la Grande-Bretagne, l’UE en tant qu’entité unique, l’Australie et le Japon.

« En introduisant des sanctions illégales contre la Russie, ces États ont déclenché une flambée des prix de l’énergie et des denrées alimentaires », a déclaré le responsable russe. « Ce sont les principaux responsables des troubles actuels et des crises à venir dans le monde entier ».

Accuser la Russie d’être responsable de l’augmentation de l’inflation que connaissent actuellement de nombreux pays est devenu un thème commun à de nombreuses nations occidentales. L’administration Biden a inventé le terme « hausse des prix de Poutine ». Mais à en juger par les sondages, les Américains ne sont pas particulièrement disposés à l’accepter et beaucoup pensent que leur gouvernement aurait dû faire davantage pour lutter contre l’inflation. »

https://www.rt.com/russia/555739-russia-ranks-unfriendly-nations

Analyse des documents relatifs aux activités militaires biologiques des États-Unis sur le territoire de l’Ukraine, 11 mai 2022.

Par : Wayan

Source : Ministère de la Défense russeTraduction : lecridespeuples.fr

Le ministère russe de la Défense continue d’étudier des documents sur la mise en œuvre de programmes biologiques militaires des États-Unis et de leurs alliés de l’OTAN sur le territoire de l’Ukraine.

Nous avons déjà mentionné Robert Pope, directeur du programme coopératif de réduction des menaces et auteur de l’idée du dépôt central de micro-organismes hautement dangereux à Kiev.

Documents Expose NATO's Bioweapons Labs In Ukraine 2

Dans sa déclaration du 10 avril 2022, Pope a déclaré : « Il n’y a aucune raison d’affirmer que des recherches liées au développement d’armes biologiques ont lieu en Ukraine. » Il avait précédemment affirmé que « les Américains n’ont pas trouvé d’armes biologiques lorsqu’ils ont commencé à travailler avec l’Ukraine, et ils n’en ont toujours pas trouvé. En outre, l’Ukraine ne dispose pas de l’infrastructure nécessaire pour développer et produire des armes biologiques. »

Je tiens à rappeler que le terme « armes biologiques » comprend les formulations biologiques qui contiennent des micro-organismes pathogènes et des toxines, ainsi que les moyens de livraison et d’utilisation desdites formulations.

Alors que la priorité pour les soins de santé ukrainiens concerne les maladies socialement significatives telles que le VIH, la poliomyélite, la rougeole et l’hépatite, les clients américains s’intéressent à une nomenclature complètement différente : le choléra, la tularémie, la peste et les hantavirus.

Résultant de l’opération militaire spéciale sur le territoire de l’Ukraine, des faits de travail avec les pathogènes spécifiés, qui sont des agents potentiels d’armes biologiques, ont été révélés. Dans le même temps, il a été noté que l’Ukraine avait envoyé une demande à la société de fabrication concernant la possibilité d’équiper les drones Bayraktar d’un équipement aérosol.

List Of Americans Coordinating Bioweapons Research At Pentagon Biolabs In Ukraine 2

En outre, le 9 mars, trois drones équipés de conteneurs de 30 litres et de matériel de pulvérisation de formulations ont été détectés par des unités de reconnaissance russes dans la région de Kherson. Fin avril, 10 autres ont été trouvés près de Kakhovka.

Toutes ces informations remettent en question les déclarations des experts américains.

Nous avons précédemment fourni un schéma pour la coordination américaine des laboratoires biologiques et des instituts de recherche en Ukraine. Son analyse préliminaire suggère que l’Ukraine est essentiellement un terrain d’essai pour le développement de composants d’armes biologiques et le test de nouveaux échantillons de produits pharmaceutiques.

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Le ministère russe de la Défense a été en mesure de clarifier ledit schéma.

Il convient de noter que les idéologues des activités militaro-biologiques américaines en Ukraine sont les dirigeants du Parti démocrate.

Ainsi, par le biais de l’exécutif américain, un cadre législatif permettant de financer la recherche biomédicale militaire directement à partir du budget fédéral a été formé. Les fonds ont été collectés sous la garantie de l’État auprès d’ONG contrôlées par les dirigeants du Parti démocrate, y compris les fonds d’investissement des Clinton, Rockefeller, Soros et Biden.

Le stratagème implique de grandes sociétés pharmaceutiques, dont Pfizer, Moderna, Merck et la société Gilead, affiliée à l’armée américaine. Des experts américains travaillent à tester de nouveaux médicaments qui contournent les normes de sécurité internationales. En conséquence, les entreprises occidentales réduisent considérablement le coût des programmes de recherche et obtiennent un avantage concurrentiel important.

L’implication d’organisations non gouvernementales et biotechnologiques contrôlées, et l’augmentation de leurs revenus, permet aux dirigeants du Parti démocrate de générer des fonds de campagne supplémentaires et de dissimuler leur distribution.

Outre les entreprises pharmaceutiques américaines et les contractants du Pentagone, des agences d’État ukrainiennes sont impliquées dans les activités militaires liées aux armes biologiques, dont les principales tâches consistent à dissimuler les activités illégales, à mener des essais sur le terrain et des essais cliniques et à fournir le biomatériau nécessaire.

Ainsi, le ministère américain de la défense, en utilisant un site d’essai pratiquement non contrôlé au niveau international et les installations de haute technologie de sociétés multinationales, a considérablement élargi ses capacités de recherche, non seulement dans le domaine des armes biologiques, mais aussi pour acquérir des connaissances sur la résistance aux antibiotiques et les anticorps à des maladies spécifiques dans les populations de régions spécifiques.

Il convient de noter que non seulement les États-Unis, mais aussi un certain nombre de leurs alliés de l’OTAN mettent en œuvre leurs projets militaro-biologiques en Ukraine.

Le gouvernement allemand a décidé de lancer un programme national de biosécurité indépendant de Washington, à partir de 2013. Douze pays, dont l’Ukraine, sont concernés par ce programme.

Du côté allemand, le programme implique l’Institut de microbiologie des forces armées (Munich), l’Institut Robert Koch (Berlin), l’Institut Loeffler (Greifswald) et l’Institut Nocht de médecine tropicale (Hambourg).

De nouveaux documents révèlent qu’entre 2016 et 2019 seulement, trois mille cinq cents échantillons de sérum sanguin de citoyens vivant dans 25 régions d’Ukraine ont été prélevés par des épidémiologistes militaires de l’Institut de microbiologie de la Bundeswehr.

L’implication d’institutions subordonnées à la Bundeswehr confirme l’orientation militaire des recherches biologiques menées dans les laboratoires ukrainiens et soulève des questions sur les objectifs poursuivis par les forces armées allemandes dans la collecte de biomatériaux de citoyens ukrainiens.

Les documents obtenus montrent également l’implication de la Pologne dans les biolaboratoires ukrainiens. La participation de l’Institut polonais de médecine vétérinaire à des recherches visant à évaluer les menaces épidémiologiques et la propagation du virus de la rage en Ukraine a été confirmée. De manière caractéristique, les recherches en question ont été menées conjointement avec l’institut Battelle, basé aux États-Unis, un contractant clé du Pentagone.

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En outre, le financement polonais de l’université de médecine de Lvov, qui comprend un membre des projets de biologie militaire américains, l’Institut d’épidémiologie et d’hygiène, a été documenté. Cet organisme mène depuis 2002 un programme de recyclage pour les spécialistes ayant l’expérience du travail avec des matériaux et des technologies à double usage.

L’opération militaire spéciale menée par les troupes russes a permis d’obtenir des informations supplémentaires sur les bio-incidents en Ukraine.

Par exemple, des matériaux indiquant l’utilisation intentionnelle d’un agent pathogène de la tuberculose multirésistant en 2020 pour infecter la population du district de Slavyanoserbsky de la LPR ont été examinés.

Les prospectus, réalisés sous la forme de faux billets de banque, ont été infectés par l’agent de la tuberculose et distribués aux mineurs du village de Stepovoe. Les organisateurs de ce crime ont pris en compte le comportement des enfants, qui ont l’habitude de « mettre tout à la bouche » et de manger sans se laver les mains.

Les résultats des études bactériologiques ont confirmé la résistance des bactéries isolées aux médicaments antituberculeux de première et de deuxième ligne, ce qui signifie que la maladie qu’elles provoquent est beaucoup plus difficile à traiter et que le coût du traitement est beaucoup plus élevé.

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Selon la conclusion de la station sanitaire et épidémiologique républicaine de Lougansk, « La contamination des billets a très probablement été réalisée artificiellement, car le matériel contient des souches extrêmement dangereuses de l’agent pathogène dans des concentrations capables d’assurer l’infection et le développement du processus de la tuberculose. »

Dans sa conclusion, le médecin en chef du Dispensaire républicain antituberculeux de Lougansk note également que « tous les signes indiquent une contamination délibérée et artificielle des prospectus par un biomatériau hautement pathogène. »

Nous avons précédemment fait état d’essais de médicaments biologiques potentiellement dangereux sur l’une des catégories de personnes les moins protégées : les patients de l’hôpital psychiatrique clinique régional n° 3 de Kharkov.

Nous avons reçu de nouvelles informations révélant les détails des expériences inhumaines menées par le Pentagone sur des citoyens ukrainiens à l’hôpital psychiatrique n° 1 (village de Streleche, région de Kharkov). La principale catégorie de sujets était un groupe de patients masculins âgés de 40 à 60 ans présentant un stade élevé d’épuisement physique.

Afin de dissimuler leur affiliation américaine, les experts en recherche biologique voyageaient via des pays tiers. Voici une photographie de Linda Oporto, originaire de Floride, qui a été directement impliquée dans ces travaux.

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En janvier 2022, les ressortissants étrangers qui menaient ces expériences ont été évacués d’urgence et le matériel et les médicaments qu’ils utilisaient ont été emmenés en Ukraine occidentale.

Les spécialistes du ministère russe de la Défense ont effectué une enquête directement dans deux biolaboratoires à Marioupol.

Des preuves de la destruction d’urgence de documents confirmant le travail avec l’établissement militaire américain ont été obtenues. Une analyse préliminaire de la documentation existante indique l’utilisation de Marioupol comme centre régional de collecte et de certification des agents pathogènes du choléra. Les souches sélectionnées ont été envoyées au centre de santé publique de Kiev, qui est responsable de la poursuite de l’expédition de biomatériaux vers les États-Unis. Ces activités ont été menées depuis 2014, comme en témoigne le transfert des souches.

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Un acte de destruction de la collection d’agents pathogènes daté du 25 février 2022, selon lequel des agents pathogènes du choléra, de la tularémie et de l’anthrax y étaient manipulés, a été trouvé dans le laboratoire sanitaire et épidémiologique.

Une partie de la collection du laboratoire vétérinaire n’a pas été détruite dans l’urgence. Par souci de sécurité et de conservation, 124 souches ont été exportées par des spécialistes russes et leur étude a été organisée.

La présence dans la collection d’agents pathogènes non caractéristiques de la médecine vétérinaire, tels que la fièvre typhoïde, la fièvre paratyphoïde et la gangrène gazeuse, est préoccupante. Cela pourrait indiquer une utilisation illégale du laboratoire et son implication dans un programme biologique militaire.

Nous continuerons à examiner l’ensemble du matériel reçu des biolaboratoires de Marioupol et vous informerons des résultats.

Le ministère russe de la Défense dispose d’informations selon lesquelles des provocations sont en préparation pour accuser les forces armées russes d’utiliser des armes de destruction massive, suivies d’une enquête de type « scénario syrien » visant à fabriquer les preuves nécessaires et à attribuer des responsabilités.

La forte probabilité de telles provocations est confirmée par les demandes de l’administration de Kiev concernant des équipements individuels de protection cutanée et respiratoire qui assurent une protection contre les produits chimiques toxiques et les agents biologiques contaminants. La fourniture à l’Ukraine d’antidotes contre l’empoisonnement à l’organophosphore suscite des inquiétudes. Rien qu’en 2022, plus de 220 000 ampoules d’atropine, ainsi que des préparations pour le traitement spécial et la désinfection, ont été livrées des États-Unis à la demande du ministère ukrainien de la santé.

Ainsi, les informations obtenues confirment que les États-Unis mettent en œuvre un programme militaro-biologique offensif en Ukraine pour étudier la possibilité de former des épidémies contrôlées dans des territoires spécifiques.

L’opération militaire spéciale des forces armées russes a permis de franchir l’expansion militaro-biologique américaine en Ukraine et de mettre fin aux expériences criminelles sur les civils.

Documents joints au briefing :

Sitrep Opération Z. La volonté de résistance des combattants ukrainiens se détériore rapidement

Par : Wayan

Par Saker Staff – Le 20 mai 2022 – Source The Saker’s Blog

Khodakovsky (le commandant du bataillon Vostok) a noté qu’ils ont +1 800 prisonniers de guerre en détention. Environ 80-90 hommes se sont rendus au cours des dernières 24 heures et l’estimation est que quelques centaines sont encore dans le trou [d’Azovstal].

C’est visible ! C’est palpable ! Le moral des forces armées ukrainiennes et de la société en général s’effondre comme une masse. Les soldats déposent leurs armes, se rendent ou essaient simplement de rentrer chez eux après Azovstal, parce que le conte de fées, le fantasme des soldats nazis fiers et engagés qui résistent courageusement, a volé en éclats. La volonté de résister du côté ukrainien s’effrite rapidement.

Voici quelques exemples des nombreux rapports sur les forces ukrainiennes qui se rendent, rapports  en augmentation.

  • 11 militaires de la 25e brigade aéroportée et 17 soldats de la 54e brigade mécanisée des forces armées ukrainiennes ont volontairement déposé les armes et sont passés du côté de la RPD – Yevgeny Poddubny 2022-05-18 https://t.me/greatrussia1/8253
  • Nous assistons maintenant à la désintégration des forces ukrainiennes dans le Donbass. https://www.youtube.com/channel/UCdKWfPLO_Emwqd8HnTOeJkw/community?lb=UgkxXrkzaSFo2aE_q38cwwpgE-XuCwsIT1SC
  • La période de désintégration de l’armée ukrainienne a commencé. https://voenhronika.ru/publ/vojna_na_ukraine/period_raspada_ukrainskoj_armii_nachalsja_2022/60-1-0-12136
  • Nous assistons actuellement à l’effondrement des forces ukrainiennes dans le Donbass. http://smoothiex12.blogspot.com/2022/05/they-are-getting-message_18.html
  • Rapports de RusVesna : « On assiste à une reddition massive des soldats ukrainiens en LNR avec en toile de fond la reddition des militants d’Azovstal : « Nous voulons vivre », déclare un militaire des forces armées ukrainiennes ».
  • … on les a envoyés à l’offensive, alors que les commandants avaient déjà fui, abandonnant leurs soldats. Les autres militaires ukrainiens se sont rendus parce qu’ils « voulaient vivre ». https://t.me/EurasianChoice/13843
  • Le correspondant de guerre Yevgeny Poddubny rapporte qu’en RPD, vingt militaires de la 95e brigade d’assaut aéroportée d’Ukraine ont volontairement déposé les armes et se sont rendus.
  • Pendant la nuit, cinq autres militaires de la 95e brigade d’assaut aéroportée des forces armées ukrainiennes se sont rendus aux forces de la RPD.
  • Les prisonniers ont déclaré que le commandement les avait récemment utilisés comme de l’infanterie ordinaire, chargée « d’être dans les tranchées et d’essayer de retenir l’offensive. »
  • Dans les tranchées, d’où les parachutistes ukrainiens se sont rendus, au moins trois douzaines de leurs collègues sont morts, qui n’ont pas pu résister aux attaques de l’artillerie et des véhicules blindés, puis sont entrés en collision avec une unité d’assaut des forces spéciales des forces alliées de la RPD et de la Fédération de Russie. Les survivants ont refusé toute résistance supplémentaire et ont hissé le drapeau blanc.

Nous pourrions remplir une page ou deux avec des rapports similaires.

En règle générale, si vous disposez d’une force de combat compétente de 600 « baïonnettes » et que 200 d’entre elles quittent le service, soit par attrition, soit par reddition, soit tout simplement par désertion, la force de combat ne peut plus se battre. Oui, ils peuvent encore faire beaucoup de dégâts, et malgré le nombre de rapports de redditions, il y a malheureusement autant de rapports où ces forces tirent bon gré mal gré sur des villages et des villes, s’emparent de maisons et de structures plus importantes (écoles, hôpitaux) et se cachent derrière des civils et des non-combattants, obligeant les forces spéciales de Kadyrov à engager des combats brutaux au corps à corps alors que ces combattants torturent les habitants civils.

Cela reste un combat dur et sanglant. Pourtant, des chaudrons se forment et les forces russes poursuivent leur travail, jour après jour, nuit après nuit. Voici quelques esquisses des quatre chaudrons qui semblent se former actuellement. https://t.me/russianhead/3173

Il semble que ces colonies aient été réellement libérées par les forces russes/milices nationales de la LPR au cours des dernières 24 heures dans le cadre de l’offensive de Popasnaya :

  • Vladimirovka
  • Tripolye
  • Khamyshevaka
  • Vrybovka
  • Zolotoe

A tout le moins, dans cette zone de la République populaire de Lougansk, les lignes de défense ukrainiennes s’effritent. Shoigu confirme :

Discours d’ouverture du ministre russe de la Défense, le général d’armée Sergei Shoigu, lors de la session du conseil du ministère russe de la Défense (https://t.me/mod_russia_en/1749)

A propos de l’opération militaire spéciale

  • La libération de la République populaire de Lougansk est en voie d’achèvement. Les forces armées ukrainiennes, qui tentent de retarder l’avancée des troupes russes, ne laissent pas les habitants locaux sortir des villes et villages et les utilisent comme bouclier humain.
  • Subissant une défaite sur le « terrain », le régime de Kiev cherche à obtenir au moins des succès à court terme dans certaines zones, en les faisant passer pour des succès majeurs.
  • A la veille du jour de la Victoire, les autorités ukrainiennes ont fait une tentative aventureuse de s’emparer de l’île aux Serpents. Cette action douteuse s’est avérée être un échec total. À l’avenir, toute provocation sera sévèrement réprimée.
  • Le blocus de l’usine Azovstal se poursuit. Les nationalistes bloqués à l’intérieur de l’usine se rendent activement. A ce jour, 1 908 personnes ont déposé les armes.
  • Les forces armées russes font tout ce qu’elles peuvent pour éviter la mort de civils. Plus de 1 377 000 personnes ont été évacuées vers la Russie depuis les régions dangereuses des républiques populaires, ainsi que depuis l’Ukraine, depuis le début de l’opération militaire spéciale.
  • Je tiens à remercier le personnel pour son professionnalisme, son courage et son héroïsme dans l’accomplissement des tâches fixées par le commandant en chef suprême.

Sur la situation sur le front stratégique occidental

  • La situation sur le front stratégique occidental se caractérise par des menaces militaires croissantes près des frontières de la Russie. Au cours des huit dernières années, les vols de bombardiers stratégiques américains en Europe ont été multipliés par 15. Des navires américains équipés de missiles guidés sont entrés systématiquement dans la mer Baltique.
  • La Finlande et la Suède ont demandé à rejoindre l’OTAN. Les tensions continuent de s’accroître dans la zone de responsabilité du district militaire occidental. Il faudra adopter des contre-mesures adéquates.
  • D’ici la fin de l’année, 12 unités militaires auront été installées dans le district militaire occidental. Les mesures d’organisation en cours sont synchronisées avec la fourniture d’armes et d’équipements militaires modernes aux troupes.

Sur l’équipement des forces aérospatiales et de la marine avec des systèmes de véhicules aériens sans pilote à moyenne et longue portée

  • Les véhicules aériens sans pilote sont activement utilisés par les forces armées pour un large éventail de missions. Au cours des dix dernières années, l’intensité de leurs vols a été multipliée par sept et leur temps de vol annuel a été multiplié par 23. Depuis 2015, les véhicules aériens sans pilote surveillent la quasi-totalité du territoire syrien 24 heures sur 24.
  • Lors de l’opération militaire spéciale en Ukraine, les drones effectuent des reconnaissances aériennes et réalisent des frappes sélectives à bout portant contre des cibles ennemies dans des zones urbaines denses, évitant ainsi les dommages aux infrastructures civiles et les pertes civiles. Les informations obtenues par les drones sont transmises en temps réel aux utilisateurs. Cela permet aux troupes de réagir rapidement aux changements de situation et d’agir le plus efficacement possible.
  • L’armée et la marine continuent de recevoir des systèmes modernes avec des drones à des fins opérationnelles.
  • Des drones d’emploi stratégique devraient être livrés dans un avenir proche. Leur utilisation permettra d’économiser des pilotes et de réduire considérablement le coût des missions de reconnaissance et de tir en réduisant la consommation de munitions et la ressource des aéronefs.

Jetons un coup d’œil rapide sur le champ de bataille à travers les yeux des intrépides reporters de Readovka

Le sujet du jour était la reddition du « héros d’Azovstal », le radical Sviatoslav Palamar, qui se fait appeler Kalina. Nos sources ont rapporté le matin que ce « fumier » était déjà (https://t.me/readovkanews/34318) à Rostov-sur-le-Don. Le soir, cependant, une vidéo est apparue en ligne (https://t.me/russianonwars/701) dans laquelle « Kalina » lui-même diffusait qu’au 85e jour de la guerre en cours, lui et son commandement étaient toujours à l’usine Azovstal. Il parlait également d’une sorte d’opération spéciale secrète. Certains auteurs disent ironiquement qu’il devrait très probablement s’agir d’une opération de changement de sexe.

La situation sur les fronts reste tendue, mais les succès des forces alliées sont difficiles à ignorer

  • Sur le front de Kharkov, les pertes en hommes, en matériel et en concentration des forces ukrainiennes commencent à se faire sentir. Aujourd’hui, les nôtres ont pu libérer (https://t.me/russianonwars/691) Ternovaya près de la frontière de l’État russe.
  • Le front d’Izium : combats près de Krasny Liman, où jusqu’à 1 500 soldats ennemis sont menacés d’être encerclés. De violents combats se déroulent dans les bois près du village de Dolgenkoye.
  • Le front de Lougansk devient un point noir pour l’armée ukrainienne. Les commandants sur le terrain eux-mêmes font déjà part au haut commandement militaire du manque d’équipements lourds et de l’incompétence de certains chefs. Ainsi, le 3e bataillon de la 115e brigade des FAUs a refusé (https://t.me/voenacher/18972) d’aller au combat près de Severodonetsk. Pendant ce temps, nos forces développent une offensive grandiose à partir de Popasna dans plusieurs directions. Ce n’est pas pour rien qu’elles se sont battues si durement pour cette tête de pont pendant presque un mois entier. Il est rapporté que les troupes alliées du nord de la ville sont entrées dans (https://t.me/boris_rozhin/49516) Viktorovka, au sud elles ont pris (https://t.me/boris_rozhin/49498) Troitskoye, au nord-est elles ont à moitié dégagé Toshkovka, et à l’ouest elles se battent pour Pilipchatino. On apprend également que nos parachutistes ont libéré (https://t.me/boris_rozhin/49523) le village de Vladimirovka, près de Soledar, et que la « musique » de Wagner a libéré Tripillya. En fait, tout ce travail effectué garantit un contrôle serré du feu de notre artillerie sur l’autoroute Soledar-Lisichansk. L’assaut de Severodonetsk ne s’arrête pas non plus, les combattants partent au combat de trois directions à la fois.
  • Sur le front de Donetsk, les combats se déroulent près de Novoselovka-2 et Novobakhmutovka, ainsi qu’aux abords de New York. Le chaudron d’Avdeevka continue de se « former », le front s’éloigne de plus en plus de Gorlovka.
  • A Marioupol, plus de la moitié de la garnison dans les bunkers a quitté Azovstal (https://t.me/readovkanews/34327). Cette information a été rapportée par le chef de la DNR Denis Pushylin. Plus de 2 000 combattants lourdement armés se sont maintenant rendus (https://t.me/readovkanews/34329).
  • Le Front Sud semble avoir pris une pause opérationnelle pour faire venir des réserves et des moyens de frappe. Des « courtoisies » sont échangées entre les artilleurs des deux camps.

Nos territoires frontaliers ont une nouvelle fois été touchés par des bombardements ukrainiens chaotiques. Cette fois, il s’agissait (https://t.me/readovkanews/34319) du village de Tetkino dans la région de Koursk, où, selon le gouverneur, une personne a été tuée par des éclats d’obus. Dans la soirée, une autre information est parvenue de la région de Koursk, selon laquelle les FAUs ont tiré au mortier sur (https://t.me/readovkanews/34397) les villages d’Alekseevka et de Dronovka.

Frappes aériennes. Yasinovataya a de nouveau reçu (https://t.me/RtrDonetsk/5970) des frappes FAUs sur des civils. Ils ont également atteint (https://t.me/RtrDonetsk/5953) le village minier portant le nom de Lénine. Le district Petrovsky de Donetsk a également été bombardé (https://t.me/readovkanews/34326). Il y a des travaux de défense aérienne à Kherson.

Quelques détails intéressants: croix gammées, prières et rituels païens. Les gens d’Azov, qui ont quitté précipitamment la base près de Marioupol, ont abandonné (https://t.me/readovkanews/34361) tout leur attirail nationaliste.

Ce n’est un secret pour personne que d’empêcher que l’approvisionnement en armes et en munitions des FAUs atteigne la ligne de front est la tâche principale de notre armée. Nous avons trouvé (https://t.me/russianonwars/692) sur le net une liste de grands dépôts de munitions dans la partie centrale de l’Ukraine, qui vaut certainement la peine d’être « ciblée ».

La destruction va continuer et donc la reconstruction. Le gouvernement russe vient de créer un bureau spécial chargé de la restauration des territoires libérés de l’Ukraine, indique le vice-premier ministre de la Fédération de Russie, Marat Khusnullin.

Il est également intéressant de noter, si vous lisez le rapport matinal du ministère russe de la défense, que le nombre de cibles militaires touchées est en augmentation.  Notamment ce matin : 17 roquettes ukrainiennes à lanceur multiple Smerch interceptées près de Topolskoe, Malaya Kamyshevakha, Snezhkovka dans la région de Kharkov et Chernobaevka dans la région de Kherson.

Nous terminons avec deux merveilleux reportages sur les Azovites où le mème : « J’ai rigolé de mon Azov » a pris racine.

Ukraine War Day #85: Up Close Look At Azovstal Surrender, I Mean Evacuation

Traduisez d’abord celui-ci. C’est le journaliste Steshin qui était sur place et qui l’est probablement encore. https://www.kp.ru/daily/27393/4588115/

Voilà pour aujourd’hui.

The Saker Staff

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

La Russie révèle les résultats de son enquête sur les laboratoires clandestins en Ukraine

Par : Wayan

En parallèle à la revue de presse hebdomadaire voici, regroupés en un, trois articles de RT sur le même sujet.


Par RT – Le 11 mai 2022

Moscou affirme que l’Ukraine a tenté d’infecter la population pro-russe de la République populaire de Lougansk avec la tuberculose (TB) et a permis au Pentagone de réaliser des expériences sur des humains dans les services psychiatriques de Kharkov.

Lors d’un briefing sur les conclusions de l’enquête du ministère russe de la Défense sur les laboratoires d’armes biologiques financés par les États-Unis en Ukraine, le chef des forces russes de protection radioactive, chimique et biologique, le lieutenant-général Igor Kirillov, a affirmé que les forces russes avaient obtenu des preuves suggérant que Kiev avait tenté d’infecter les résidents du district de Slavyanoserbsk de la République populaire de Lougansk (RPL) avec une souche de tuberculose hautement pathogène, en 2020.

« Des dépliants réalisés sous la forme de faux billets de banque ont été infectés par l’agent causal de la tuberculose et distribués parmi les mineurs du village de Stepovoe », a déclaré M. Kirillov, ajoutant que les organisateurs de ce crime ont tenu compte du comportement des enfants, qui consiste notamment à « mettre des choses dans la bouche » et à manipuler des aliments sans se laver les mains.

Kirillov a déclaré que les résultats des études bactériologiques ont confirmé la résistance des bactéries isolées trouvées sur les notices de médicaments antituberculeux de première et de deuxième ligne, ce qui signifie que la maladie qu’elles provoquent est beaucoup plus difficile et coûteuse à traiter.

Il a ensuite cité la conclusion de la station sanitaire et épidémiologique républicaine de Lougansk, selon laquelle « l’infection des billets de banque était très probablement artificielle, car le matériau contient des souches extrêmement dangereuses de l’agent pathogène dans une concentration qui peut assurer l’infection et le développement du processus de la tuberculose. »

Kirillov a ajouté que le dispensaire antituberculeux de la LPR a également noté des signes de « contamination délibérée et artificielle des billets par des biomatériaux à haut pouvoir pathogène. »

Les responsables russes ont également affirmé que le Pentagone aurait mené des expériences « inhumaines » sur les patients d’au moins deux institutions psychiatriques de Kharkov. « La principale catégorie de sujets expérimentaux était un groupe de patients de sexe masculin, très épuisés physiquement, âgés de 40 à 60 ans », a déclaré Kirillov.

Les expériences étaient menées directement par des spécialistes étrangers qui étaient arrivés en Ukraine par l’intermédiaire de pays tiers afin de dissimuler l’implication des États-Unis. Les spécialistes ont été brusquement évacués du pays au début de l’année, peu avant le lancement de l’opération militaire russe, a noté Kirillov.

« En janvier 2022, les citoyens étrangers qui ont mené les expériences ont été évacués d’urgence, et le matériel et les médicaments qu’ils ont utilisés ont été emmenés dans les régions occidentales de l’Ukraine », a-t-il précisé.

La semaine dernière, le chef du Comité d’enquête russe, Alexander Bastrykin, a déclaré à RT que le service avait « clairement identifié » plusieurs Américains impliqués dans la recherche biologique militaire en Ukraine, y compris des employés du Pentagone, ainsi que des entreprises étroitement associées à l’armée américaine. Selon les estimations russes, Washington a versé plus de 224 millions de dollars dans la recherche biologique dans le pays entre 2005 et début 2022, a déclaré Bastrykin.

Des responsables américains ont confirmé l’existence d’« installations de recherche biologique » en Ukraine, mais ont déclaré que Washington ne fournissait que ce qu’ils appellent une « assistance » pour des efforts qui n’impliquaient pas le développement d’armes biologiques.

https://www.rt.com/russia/555333-ukraine-biolabs-inhumane-experiments/

Les Démocrates étasuniens se sont associés à des sociétés Big Pharma et à des fondations amies dirigées par George Soros et Bill Gates pour mettre en place des recherches biologiques en Ukraine, utilisant le projet pour générer des fonds supplémentaires pour les élections, a déclaré l’armée russe mercredi dans le dernier briefing sur ce sujet.

« Il faut dire que les idéologues de la recherche biologique militaire américaine en Ukraine sont des dirigeants du Parti démocrate », a déclaré le lieutenant-général Igor Kirillov, chef de la Force russe de protection radiologique, chimique et biologique.

Le gouvernement américain a mis en place un moyen de financer la recherche biologique militaire directement à partir du budget fédéral, mais il a également utilisé des garanties gouvernementales pour lever des fonds auprès « d’organisations non gouvernementales contrôlées par les dirigeants du Parti démocrate », a ajouté M. Kirillov.

A titre d’exemple, il a montré une diapositive avec les noms de la Fondation Bill et Melinda Gates, de la Fondation [Bill et Hillary] Clinton, de l’Open Society et des fonds d’investissement de George Soros, de la Fondation Rockefeller, de l’EcoHealth Alliance et de Rosemont Seneca Partners de Hunter Biden.

Kirillov a également cité Pfizer, Moderna, Merck et Gilead parmi les « grandes entreprises pharmaceutiques » impliquées dans ce système, qui l’utilisent pour tester des médicaments en contournant les normes de sécurité internationales. Cela réduit le coût de leur recherche et développement, a fait valoir M. Kirillov, et l’augmentation des bénéfices des sociétés pharmaceutiques « permet aux dirigeants du Parti démocrate de recevoir des contributions financières supplémentaires pour les campagnes électorales et de dissimuler leur distribution. »

En utilisant l’Ukraine comme un banc d’essai échappant effectivement au contrôle international et en s’appuyant sur les capacités technologiques des entreprises pharmaceutiques transnationales, le Pentagone a « considérablement élargi son potentiel de recherche non seulement dans le domaine de la création d’armes biologiques, mais aussi de l’obtention d’informations sur la résistance aux antibiotiques et la présence d’anticorps contre certaines maladies dans les populations de régions spécifiques », a noté M. Kirillov.

Le chef du comité d’enquête russe, Alexander Bastrykin, a déclaré à RT la semaine dernière que son service avait « clairement identifié » des Américains impliqués dans la recherche biologique militaire en Ukraine, y compris des employés du ministère américain de la défense et plusieurs sociétés liées au Pentagone.

Les États-Unis ont dépensé plus de 224 millions de dollars dans des programmes biologiques en Ukraine entre 2005 et début 2022, a déclaré Bastrykin.

L’armée russe a déjà présenté des preuves de l’implication du gouvernement américain dans les laboratoires biologiques ukrainiens. Fin mars, M. Kirillov a montré des diapositives indiquant que le fils de l’actuel président américain Joe Biden, Hunter, était impliqué dans le financement de certains projets. M. Kirillov a également présenté des documents montrant que Kiev était intéressé par l’équipement de drones pour la distribution d’agents pathogènes servant d’armes.

https://www.rt.com/russia/555328-democrats-pentagon-pfizer-ukraine-biolabs/

La Russie a renforcé ses allégations concernant le réseau tentaculaire de laboratoires biologiques secrets financés par les États-Unis en Ukraine, affirmant que d’autres pays de l’OTAN ont participé à ces recherches douteuses. Outre les États-Unis, l’Allemagne et la Pologne ont pris part à des programmes de recherche biologique sur le sol ukrainien, a déclaré mercredi le lieutenant-général Igor Kirillov, chef de la Force russe de protection radiologique, chimique et biologique.

« Non seulement les États-Unis, mais aussi un certain nombre de leurs alliés de l’OTAN mènent des projets biologiques militaires sur le territoire de l’Ukraine », a-t-il déclaré. « Les dirigeants allemands ont lancé leur programme national de biosécurité indépendamment de Washington dès 2013. Quelque 12 pays, dont l’Ukraine, sont impliqués dans ce programme. »

Cet effort implique des institutions scientifiques allemandes de premier plan telles que l’Institut Robert Koch et l’Institut de microbiologie des forces armées allemandes, a précisé M. Kirillov. Selon les documents obtenus par Moscou, ces derniers ont obtenu quelque 3 500 échantillons de sérum sanguin de personnes vivant dans 25 régions d’Ukraine entre 2016 et 2019, a ajouté le responsable.

L’implication d’institutions subordonnées à la Bundeswehr confirme la nature militaire des recherches biologiques menées dans les laboratoires ukrainiens et soulève des questions sur les objectifs poursuivis par les forces armées allemandes, qui collectent le biomatériel des Ukrainiens.

La Pologne a également été activement impliquée dans ces programmes. Des documents montrent que Varsovie a financé l’Université médicale nationale de Lvov, dans l’ouest de l’Ukraine, a poursuivi M. Kirillov. Une branche de cette université, l’Institut d’épidémiologie et d’hygiène, a participé à des projets biologiques de l’armée américaine, a-t-il noté.

En outre, l’Institut polonais de médecine vétérinaire a été impliqué « dans des études sur les menaces épidémiologiques et la propagation du virus de la rage en Ukraine », a déclaré le fonctionnaire. « Ces études ont notamment été menées conjointement avec l’institut américain Battelle – l’un des principaux contractants du Pentagone », a ajouté M. Kirillov.

La Russie a commencé à publier les preuves qu’elle a réussi à obtenir sur le réseau tentaculaire de biolabs financés par les États-Unis et disséminés à travers l’Ukraine peu après le début du conflit entre Moscou et Kiev, fin février. Ces installations secrètes auraient mené des recherches éthiquement douteuses et auraient potentiellement développé des armes biologiques.

La semaine dernière, le chef du Comité d’enquête russe, Alexander Bastrykin, a déclaré à RT que son service avait « clairement identifié » des Américains impliqués dans la recherche biologique militaire, notamment des employés du Pentagone et des entreprises étroitement associées à l’armée américaine. Au total, Washington a consacré plus de 224 millions de dollars à la recherche biologique en Ukraine entre 2005 et début 2022, a affirmé Bastrykin.

https://www.rt.com/russia/555326-germany-poland-ukraine-biolabs/

Voici comment l’Europe a été poussée au suicide économique

Par : Wayan

Par Moon of Alabama – Le 18 mai 2022

Avec l’aide active des « dirigeants » européens, les États-Unis parviennent à ruiner l’Europe.

Comme l’écrivait Michael Hudson, professeur et chercheur en économie à l’université du Missouri à Kansas City, début février, avant l’intervention de la Russie en Ukraine :

L’Amérique n’a plus la puissance monétaire, l’excédent commercial et une balance des paiements toujours positive qui lui permettait d’élaborer les règles du commerce et de l’investissement dans le monde depuis 1944-45. La menace qui pèse sur la domination américaine est que la Chine, la Russie et le cœur de l’île-monde eurasienne de Mackinder offrent de meilleures opportunités de commerce et d’investissement que celles offertes par les États-Unis, qui demandent de plus en plus désespérément des sacrifices à leurs alliés de l’OTAN et autres.

 

L’exemple le plus flagrant est la volonté des États-Unis d’empêcher l’Allemagne d’autoriser la construction du gazoduc Nord Stream 2 afin d’obtenir du gaz russe pour les prochains froids. Angela Merkel s’est mise d’accord avec Donald Trump pour dépenser un milliard de dollars dans la construction d’un nouveau port GNL afin de devenir plus dépendante du GNL américain, dont le prix est élevé. (Le plan a été annulé après que les élections américaines et allemandes ont changé les deux dirigeants). Mais l’Allemagne n’a pas d’autre moyen de chauffer un grand nombre de ses maisons et immeubles de bureaux (ou d’approvisionner ses entreprises d’engrais) que le gaz russe.

 

Le seul moyen qui restait aux diplomates américains pour bloquer les achats européens était d’inciter la Russie à lancer une réponse militaire, puis de prétendre que la réplique à cette réponse doit l’emporter sur tout intérêt économique purement national. Comme l’a expliqué la sous-secrétaire d’État aux affaires politiques, Victoria Nuland, lors d’un point de presse du département d’État, le 27 janvier : « Si la Russie envahit l’Ukraine, d’une manière ou d’une autre, le Nord Stream 2 n’avancera plus ». Le problème est de créer un incident suffisamment offensif et de dépeindre la Russie comme l’agresseur.

À la mi-février, un observateur de l’OSCE notait que les bombardements d’artillerie sur le Donbass par les Ukrainiens était passé d’une poignée à plus de 2 000 explosions par jour. La Russie a réagi à ces préparatifs d’attaque en reconnaissant les républiques du Donbass, en signant des accords de défense avec elles et en leur venant finalement en aide.

Peu après le lancement de l’opération militaire russe, le professeur Hudson a approfondi ses réflexions :

La récente provocation de la Russie par l’expansion de la violence ethnique anti-russe par le régime néo-nazi ukrainien de Maiden post-2014 vise à provoquer une épreuve de force. Elle répond à la crainte des intérêts américains de perdre leur emprise économique et politique sur leurs alliés de l’OTAN et d’autres satellites de la zone dollar, car ces pays ont vu leurs principales opportunités de gain dans l’augmentation de leur commerce et de leurs investissements avec la Chine et la Russie. …

 

Comme l’a expliqué le président Biden, l’escalade militaire actuelle (« en agaçant l’ours ») ne concerne pas vraiment l’Ukraine. Biden a promis dès le départ qu’aucune troupe américaine ne serait impliquée. Mais il exige depuis plus d’un an que l’Allemagne empêche le gazoduc Nord Stream 2 d’approvisionner son industrie et ses logements en gaz à bas prix et se tourne vers les fournisseurs américains, dont les prix sont beaucoup plus élevés. …

 

L’objectif stratégique américain le plus urgent de la confrontation entre l’OTAN et la Russie est la flambée des prix du pétrole et du gaz. En plus de créer des profits et des gains boursiers pour les entreprises américaines, les prix plus élevés de l’énergie vont faire perdre une grande partie de sa vapeur à l’économie allemande.

Au début du mois d’avril, le professeur Hudson refaisait un point sur la situation :

Il est maintenant clair que la nouvelle guerre froide a été planifiée il y a plus d’un an par les États-Unis, avec la stratégie de bloquer le Nord Stream 2 dans le cadre de son objectif d’empêcher l’Europe occidentale (« OTAN ») d’augmenter sa prospérité par le commerce et les investissements mutuels avec la Chine et la Russie. …

 

Ainsi, les régions russophones de Donetsk et de Louhansk ont été bombardées avec une intensité croissante, et comme la Russie s’abstenait de répondre, des plans auraient été élaborés pour lancer une grande épreuve de force en février dernier ;- une attaque lourde de l’Ukraine occidentale organisée par des conseillers américains et armée par l’OTAN. …

 

Avant la guerre des sanctions, le commerce et les investissements européens promettaient une prospérité mutuelle croissante grâce aux relations entre l’Allemagne, la France et d’autres pays de l’OTAN d’un côté et la Russie et de la Chine de l’autre. La Russie fournissait une énergie abondante à un prix compétitif, et cet approvisionnement énergétique devait faire un bond en avant avec Nord Stream 2.

 

L’Europe devait gagner les devises étrangères nécessaires pour payer ce commerce d’importation croissant en exportant davantage de produits industriels vers la Russie et en investissant dans la reconstruction de l’économie russe, par exemple par des entreprises automobiles allemandes, des avions et des investissements financiers. Ce commerce et ces investissements bilatéraux sont désormais interrompus pour de très nombreuses années, étant donné la confiscation par l’OTAN des réserves étrangères de la Russie conservées en euros et en livres sterling.

La réponse européenne à la guerre par procuration des États-Unis contre la Russie est basée sur une moralisation hystérique menée par les médias, ou alors une hystérie moralisatrice. Elle n’était et n’est toujours ni rationnelle ni réaliste.

Les « dirigeants » européens ont décidé que le suicide économique de l’Europe était nécessaire pour montrer à la Russie que Bruxelles était sérieusement fâchée. Des gouvernements nationaux imbéciles, y compris celui de l’Allemagne, ont suivi ce programme. S’ils continuent sur leur lancée, le résultat sera une désindustrialisation complète de l’Europe occidentale.

Pour reprendre les termes d’un observateur sérieux :

Aujourd’hui, nous constatons que pour des raisons purement politiques, poussés par leurs propres ambitions, et sous la pression de leur suzerain américain, les pays européens imposent davantage de sanctions sur les marchés du pétrole et du gaz, ce qui entraînera davantage d’inflation. Au lieu d’admettre leurs erreurs, ils cherchent un coupable ailleurs. …

 

On a l’impression que les politiciens et les économistes occidentaux oublient tout simplement les lois économiques de base ou choisissent simplement de les ignorer. …

 

Dire non à l’énergie russe signifie que l’Europe deviendra systématiquement et durablement la région du monde la plus coûteuse en ressources énergétiques. Oui, les prix vont augmenter, et des ressources vont aller contrer ces hausses de prix, mais cela ne changera pas la situation de manière significative. Certains analystes affirment que cela portera gravement, voire irrévocablement, atteinte à la compétitivité d’une partie importante de l’industrie européenne, qui perd déjà du terrain au profit d’entreprises d’autres régions du monde.

 

Maintenant, ces processus vont certainement s’accélérer. Il est clair que les possibilités d’activité économique, avec ses améliorations, quitteront l’Europe pour d’autres régions, tout comme les ressources énergétiques de la Russie.

Cet autodafé économique… ce suicide est, bien sûr, l’affaire interne des pays européens. …

 

Or, les actions erratiques de nos partenaires – c’est ce qu’elles sont – ont entraîné une croissance de facto des revenus du secteur pétrolier et gazier russe, en plus des dommages causés à l’économie européenne. …

 

En comprenant les mesures que l’Occident prendra dans un avenir proche, nous devons tirer des conclusions à l’avance et être proactifs, en tournant les mesures chaotiques irréfléchies de certains de nos partenaires à notre avantage pour le bien de notre pays. Naturellement, nous ne devons pas espérer que leurs erreurs se répètent. Nous devons simplement, pratiquement, partir des réalités actuelles, comme je l’ai dit.

 

Tiré du discours de Vladimir Poutine, lors d’une réunion sur le développement de l’industrie pétrolière, 17 mai 2020, Kremlin, Moscou

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

Les rois de l’infox

Par : Wayan

Par Moon of Alabama − Le 17 mai 2022

Les médias  » occidentaux  » ne sont rien d’autre que des mégaphones du régime de Zelenski :

Liveuamap @Liveuamap – 21:30 UTC – 16 mai 2022

Zelenski confirme l’évacuation des troupes d’Azovstal : « L’Ukraine a besoin de héros ukrainiens en vie. Cela a toujours été notre principe »

https://liveuamap.com/en/2022/16-may… via @myroslavapetsa

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The New York Times @nytimes – 22:59 UTC – 16 mai 2022

Breaking News : L’Ukraine a mis fin à sa « mission de combat » à Marioupol et a déclaré que les combattants étaient évacués, signalant que la bataille dans l’aciérie était terminée.

lien

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CNN International @cnni – 23:39 UTC – 16 mai 2022

Les forces ukrainiennes déclarent avoir mis fin à leur « mission de combat » dans la ville assiégée de Marioupol, alors que des centaines de personnes sont évacuées de l’aciérie Azovstal. https://cnn.it/3FQALcV

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Reuters @Reuters – 3:35 AM – 17 mai 2022

L’armée ukrainienne a déclaré qu’elle s’efforçait d’évacuer toutes les troupes restantes de leur dernier bastion dans le port assiégé de Marioupol, cédant le contrôle de la ville à la Russie après des mois de bombardements. https://reut.rs/3wlYbUG

Du titre mensonger jusqu’à la fin, l’article du Washington Post sur ce sujet est un chef-d’œuvre de propagande :

L’Ukraine met fin à la bataille sanglante pour Marioupol et évacue les combattants d’Azovstal.

 

Les combattants ukrainiens ont mis fin à la défense qu’ils menaient depuis plusieurs semaines dans une usine sidérurgique assiégée de la ville portuaire stratégique de Marioupol. Lundi, des centaines de combattants, dont des dizaines de blessés graves, ont été évacués du complexe.

Il faut aller au-delà des 323 premiers mots de mensonges pour découvrir, au 7eme paragraphe, ce qui s’est réellement passé.

Moscou n’a pas encore réagi publiquement aux événements de Marioupol, qui ont été décrits par les médias d’État russes comme un ordre du commandement militaire ukrainien à ses troupes de se « rendre ».

 

La vice-ministre ukrainienne de la défense, Anna Malyar, a déclaré que 53 soldats gravement blessés ont été transportés dans un hôpital de Novoazovsk, une ville voisine contrôlée par les séparatistes soutenus par la Russie. Deux cent onze autres ont été transportés dans un autre village contrôlé par les Russes, Olenivka, a-t-elle précisé. Moscou et Kiev négocient actuellement un échange de prisonniers pour obtenir leur libération.

Mme Malyar a indiqué que les autorités s’efforçaient toujours de secourir les soldats restants, sans que l’on sache combien d’entre eux se trouvent encore à l’intérieur. Les autorités ukrainiennes ont déclaré la semaine dernière qu’il y avait près de 1 000 combattants retenus dans l’usine.

Ces enf**rés ont finalement abandonné et se sont rendus sans condition aux forces russes, leur seule alternative étant de mourir dans les heures ou les jours à venir.

Je suis sûr que les autorités russes appliqueront un filtre fin pour déterminer qui, parmi ces prisonniers de guerre, est susceptible de faire l’objet de poursuites pour crimes de guerre, d’une dé-nazification et d’un long séjour dans un camp de construction de routes en Sibérie du Nord.

Des rumeurs font également état de la présence de personnel de l’OTAN dans les catacombes d’Azovstal. Ils feront probablement connaissance avec les caves du célèbre bâtiment de la Lubyanka à Moscou avant d’être échangés dans le cadre de tel ou tel accord avec leur pays d’origine.

Le reste sera finalement échangé contre les soldats russes qui sont malheureusement détenus par l’armée ukrainienne.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

Si l’Ukraine gagne pourquoi les États-Unis demandent-ils un cessez-le-feu ?

Par : Wayan

Par Moon of Alabama – Le 14 mai 2022

Hier, le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, a appelé le ministre de la Défense de la Fédération de Russie, Sergei Shoigu.

Pourquoi ?

Le rapport des Etats Unis concernant l’appel dit :

Le 13 mai, le Secrétaire à la Défense Lloyd J. Austin III s’est entretenu avec le Ministre russe de la Défense Sergey Shoygu pour la première fois depuis le 18 février. Le secrétaire Austin a demandé instamment un cessez-le-feu immédiat en Ukraine et a souligné l’importance de maintenir les lignes de communication.

Austin est à l’origine de l’appel et les États-Unis cherchent à obtenir un cessez-le-feu en Ukraine !!!

Ne nous dit-on pas que l’Ukraine est en train de gagner la guerre ? Qu’elle va bientôt repousser les forces russes au-delà de la frontière ? L’opération « d’affaiblissement de la Russie », qu’Austin avait publiquement annoncée il y a deux semaines, ne semble pas aller si bien que ça.

Je vous l’avais dit !

Gonzalo Lira pense que cet appel laisse présager un effondrement prochain des forces ukrainiennes. Espérons que c’est effectivement le cas car cela semble être la seule chance que la guerre se termine bientôt.

L’Ukraine perd jusqu’à 15 000 hommes par mois dans la guerre. Le total des pertes ukrainiennes, morts et blessés, s’élève probablement déjà à 50 000. Les armes que les États-Unis et d’autres pays fournissent ne sont pas suffisantes pour soutenir la guerre. L’Ukraine n’a plus que 3 jours de réserves de diesel et d’essence. Le gros de ses forces est immobile et se fait encercler par les forces russes. Leur situation est désespérée.

Le Pentagone sait bien sûr tout cela et c’est pourquoi Austin a pris l’initiative d’appeler et de demander un cessez-le-feu.

La partie russe n’acceptera pas de cessez-le-feu. À moins que l' »Occident » ne propose d’annuler les 6 400 mesures de sanction qu’il a prises à l’encontre de la Russie.

Il y a eu récemment un certain nombre d’autres points qui ont fait pencher la balance en faveur de la Russie :

  • Les perspectives économiques de la Russie sont bonnes. Elle prévoie une récolte de blé record. Ses mesures internes visant à compenser les résultats des sanctions fonctionnent. Les contre-sanctions que la Russie a maintenant initiées contre ses ennemis commencent à être efficaces.
  • La Hongrie a bloqué les sanctions européennes contre le pétrole russe.
  • La Turquie ralentit, voire va bloquer, l’entrée dans l’OTAN de la Suède et de la Finlande, car ces pays soutiennent les Kurdes.
  • Les livraisons d’armes américaines à l’Ukraine cesseront le 19 mai, à moins que le Congrès n’autorise de nouvelles livraisons.
  • Le sénateur Rand Paul a bloqué le projet de loi nécessaire en demandant, ce qui est tout à fait raisonnable, qu’un inspecteur général examine la destination des 40 milliards de dollars destinés à l’Ukraine. Les Démocrates n’apprécieront certainement pas cette initiative.
  • Le prix de l’essence aux États-Unis a atteint un niveau record.
  • Les prix du gaz naturel européen ont également bondi après que l’Ukraine a bloqué le flot russe dans l’un des pipelines et que l’approvisionnement par le pipeline Yamal, via la Pologne, a été arrêté en raison des contre-sanctions russes.
  • Le Monde a vérifié et publié une vidéo montrant un « bataillon de volontaires » ukrainien, dirigé par un criminel notoire, torturant des prisonniers de guerre russes.
  • La Russie a publié de nouveaux documents sur la « recherche » biologique de l’armée américaine en Ukraine. D’autres pays se posent également des questions sur ces activités.

Le ministère britannique de la Défense affirme que la Russie a perdu une quantité importante de matériel et d’hommes lors de la tentative de traversée du fleuve Seversky Donets. Toutefois, les photos aériennes publiées par le ministère ukrainien de la Défense montrent qu’environ la moitié des véhicules détruits sont des BMP-1 dotés d’une petite tourelle originale pour un seul homme et d’un canon de 73 mm. On dit que la Russie ne possède plus ce modèle. Tous ses BMP-1 en service actif auraient été modernisés et sont désormais équipés de tourelles différentes, de mitrailleuses de 30 mm et de canons plus longs. Ce passage a dû donner lieu à une importante bataille, les deux camps ayant probablement subi de lourdes pertes. De plus, les combats se déroulent maintenant sur le côté ouest de la rivière. Les forces russes ont donc pu traverser la rivière en nombre significatif.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

La pénurie alimentaire approche à grand pas

Par : Wayan

Par William Engdahl – Le 26 avril 2022 – New Eastern Outlook

Il commence à être visible que certaines personnes mal intentionnées prennent délibérément des mesures pour garantir qu’une crise alimentaire mondiale se produise. Chaque mesure prise par les stratèges de l’administration Biden pour « contrôler l’inflation de l’énergie » nuit à l’approvisionnement ou gonfle le prix du gaz naturel, du pétrole et du charbon pour l’économie mondiale. Cela a un impact énorme sur les prix des engrais et la production alimentaire. Et cela a commencé bien avant l’Ukraine. Aujourd’hui, des informations circulent selon lesquelles les hommes de Biden sont intervenus pour bloquer le transport ferroviaire d’engrais au moment le plus critique pour les plantations de printemps. Dès cet automne, les effets seront explosifs.

Alors que les semis de printemps aux États-Unis sont dans leur phase critique, CF Industries de Deerfield, dans l’Illinois, le plus grand fournisseur américain d’engrais azotés ainsi que d’un additif vital pour les moteurs diesel, a publié un communiqué de presse indiquant que « Ce vendredi 8 avril 2022, l’Union Pacific a informé sans préavis CF Industries qu’il demandait à certains expéditeurs de réduire le volume de wagons privés sur chemin de fer avec effet immédiat. » Union Pacific est l’une des quatre grandes compagnies ferroviaires qui transportent ensemble environ 80 % de tout le fret ferroviaire agricole américain. Le PDG de la société CF, Tony Will, a déclaré : « Cette action de l’Union Pacific ne pouvait pas tomber à un pire moment pour les agriculteurs. Non seulement les engrais seront retardés par ces restrictions d’expédition, mais les engrais supplémentaires nécessaires pour effectuer les applications de printemps risquent de ne pas pouvoir être acheminés du tout aux agriculteurs. En imposant cette restriction arbitraire à une poignée d’expéditeurs seulement, l’Union Pacific met en péril les récoltes des agriculteurs, ce qui augmentera le coût des aliments pour les consommateurs. » CF a lancé des appels urgents à l’administration Biden pour qu’elle remédie à la situation, sans qu’aucune action positive n’ait été entreprise jusqu’à présent.

Sabotage direct

CF Industries a fait remarquer qu’elle était l’une des trente entreprises soumises à cette mesure sévère, qui n’est pas limitée dans le temps. Elle expédie ses produits via les lignes ferroviaires de l’Union Pacific, principalement à partir de son complexe de Donaldsonville en Louisiane et de son complexe de Port Neal en Iowa, pour desservir les principaux États agricoles, notamment l’Iowa, l’Illinois, le Kansas, le Nebraska, le Texas et la Californie. L’interdiction touchera les engrais azotés tels que l’urée et le nitrate d’ammonium uréique (UAN), ainsi qu’un additif diesel, le DEF (appelé AdBlue en Europe). Le DEF est un produit de contrôle des émissions exigé aujourd’hui pour les camions diesel. Sans lui, les moteurs ne peuvent pas fonctionner. Il est fabriqué à partir d’urée. CF Industries est le plus grand producteur d’urée, d’UAN et de DEF en Amérique du Nord, et son complexe de Donaldsonville est la plus grande installation de production de ces produits en Amérique du Nord.

Dans le même temps, la bande à Biden a annoncé un faux remède aux prix record de l’essence à la pompe. Washington a annoncé que l’EPA autoriserait une augmentation de 50 % du mélange de carburant à base de biodiesel et d’éthanol de maïs pour l’été. Le 12 avril, le secrétaire à l’agriculture a annoncé une initiative « audacieuse » de l’administration américaine visant à accroître l’utilisation des biocarburants à base de maïs et d’éthanol produits dans le pays. Le secrétaire d’État Tom Vilsack a affirmé que cette mesure permettrait de « réduire les prix de l’énergie et de lutter contre la hausse des prix à la consommation causée par la hausse des prix de Poutine (sic) en exploitant l’avenir solide et brillant de l’industrie des biocarburants, dans les voitures et les camions ainsi que dans les secteurs ferroviaire, maritime et aérien, et en soutenant l’utilisation du carburant E15 cet été ».

Seulement la « hausse des prix de Poutine » n’est pas le résultat d’actions russes, mais des décisions politiques de Washington pour une énergie verte impliquant l’abandon progressif du pétrole et du gaz. L’inflation des prix de l’énergie est également sur le point d’augmenter considérablement dans les mois à venir en raison des sanctions économiques américaines et européennes contre l’exportation du pétrole et du gaz russe. Cependant, le point central est que chaque acre de terre agricole américaine consacrée à la culture du maïs pour les biocarburants retire cette production de la chaîne alimentaire, pour la brûler comme carburant. Depuis l’adoption, en 2007, de la loi américaine sur les normes en matière de carburants renouvelables (Renewable Fuel Standards Act), qui imposait des objectifs de production de maïs destinés à la fabrication de mélanges d’éthanol augmentant chaque année, les biocarburants ont accaparé une part considérable de la superficie totale consacrée au maïs, soit plus de 40 % en 2015. Cette évolution, imposée par la loi, vers la combustion du maïs comme carburant a entraîné une inflation majeure des prix des denrées alimentaires bien avant le début de la crise inflationniste. Les États-Unis sont de loin le plus grand producteur et exportateur de maïs au monde. Le fait de rendre obligatoire une augmentation significative de l’éthanol de maïs comme carburant à un moment où les prix des engrais sont astronomiques et où les transports ferroviaires d’engrais sont bloqués, semble-t-il, par des ordres de la Maison Blanche, va faire exploser les prix du maïs. Washington le sait très bien. C’est délibéré.

Il n’est pas étonnant que le prix du maïs américain ait atteint son plus haut niveau depuis 10 ans à la mi-avril, alors que les exportations de la Russie et de l’Ukraine, sources majeures, sont désormais bloquées par les sanctions et la guerre. Outre l’utilisation inefficace du maïs américain pour l’approvisionnement en biodiesel, la dernière initiative de Biden sur l’éthanol ne fera qu’aggraver la crise alimentaire croissante tout en ne faisant pas baisser les prix de l’essence aux États-Unis. Le maïs fourrager américain est principalement utilisé pour l’alimentation du bétail, des porcs et de la volaille, ainsi que pour l’alimentation humaine. Cette commande cynique de biocarburants n’a rien à voir avec l’« indépendance énergétique » des États-Unis. Biden y a mis fin dès les premiers jours de son mandat par une série d’interdictions de forages pétroliers et gaziers et de pipelines dans le cadre de son programme « zéro carbone ».

Dans ce qui est clairement en train de devenir une guerre de l’administration américaine contre l’alimentation, la situation est aggravée de façon dramatique par les demandes de l’USDA aux éleveurs de poulets de tuer des millions de poulets dans maintenant 27 États, prétendument pour des signes d’infection par la grippe aviaire. Le « virus » H5N1 de la grippe aviaire a été révélé en 2015 comme étant un canular complet. Les tests utilisés par les inspecteurs du gouvernement américain pour déterminer la grippe aviaire sont maintenant les mêmes tests PCR non fiables utilisés pour le COVID chez les humains. Le test n’a aucune valeur à cet égard. Les responsables du gouvernement américain estiment que depuis que les premiers cas ont été « testés » positifs en février, au moins 23 millions de poulets et de dindes ont été abattus pour soi-disant contenir la propagation d’une maladie dont la cause pourrait être le confinement en cage incroyablement insalubre des poulets industriels de masse. Il en résulte une forte augmentation du prix des œufs de quelque 300 % depuis novembre et une grave perte de sources de protéines de poulet pour les consommateurs américains, à un moment où l’inflation du coût de la vie global n’a jamais été aussi élevée depuis 40 ans.

Pour aggraver la situation, la Californie et l’Oregon déclarent à nouveau l’urgence en matière d’eau dans le cadre d’une sécheresse pluriannuelle et réduisent fortement l’eau d’irrigation des agriculteurs californiens, qui produisent la majeure partie des fruits et légumes frais américains. Cette sécheresse s’est depuis étendue à la plupart des terres agricoles situées à l’ouest du fleuve Mississippi, c’est-à-dire à une grande partie des terres agricoles américaines.

La sécurité alimentaire des États-Unis n’a jamais été aussi menacée depuis le Dust Bowl des années 1930, et le « programme vert » de l’administration Biden fait tout pour aggraver l’impact sur ses citoyens.

Dans des commentaires récents, le président américain Biden a fait remarquer, sans élaborer, que les pénuries alimentaires aux États-Unis « vont être réelles ». Son administration reste également sourde aux appels des organisations d’agriculteurs à autoriser la mise en culture de quelque 4 millions d’acres de terres agricoles dont on a ordonné l’abandon pour des « raisons environnementales ». Cependant, ce n’est pas la seule région du monde où la crise alimentaire se développe.

Un désastre mondial

Ces actions délibérées de Washington se déroulent à un moment où une série de catastrophes alimentaires à l’échelle mondiale crée la pire situation en matière d’approvisionnement alimentaire depuis des décennies, voire depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Dans l’UE, qui dépend fortement de la Russie, du Belarus et de l’Ukraine pour ses céréales fourragères, ses engrais et son énergie, les sanctions aggravent considérablement les pénuries alimentaires provoquées par le Covid. L’UE utilise son stupide programme vert comme excuse pour interdire au gouvernement italien d’ignorer les règles européennes limitant les aides d’État aux agriculteurs. En Allemagne, le nouveau ministre de l’agriculture du parti vert, Cem Özdemir, qui veut éliminer progressivement l’agriculture traditionnelle, prétendument pour ses émissions de « gaz à effet de serre », a répondu froidement aux agriculteurs qui veulent cultiver davantage. L’UE est confrontée aux mêmes menaces désastreuses pour la sécurité alimentaire que les États-Unis et à une dépendance encore plus grande vis-à-vis de l’énergie russe, qui est sur le point d’être de manière suicidaire sanctionnée par l’UE.

Les principaux pays producteurs de denrées alimentaires d’Amérique du Sud, en particulier l’Argentine et le Paraguay, sont en proie à une grave sécheresse attribuée à une anomalie périodique, La Niña, dans le Pacifique, qui a paralysé les cultures dans cette région. Les sanctions contre les engrais du Belarus et de la Russie menacent les cultures du Brésil, aggravées par les goulets d’étranglement dans le transport maritime.

La Chine vient d’annoncer qu’en raison de fortes pluies en 2021, la récolte de blé d’hiver de cette année pourrait être la pire de son histoire. Le PCC a également institué des mesures sévères pour inciter les agriculteurs à étendre leurs cultures à des terres non agricoles, sans grand effet. Selon un rapport d’Erik Mertz, observateur de la Chine, « dans les provinces chinoises de Jilin, Heilongjiang et Liaoning, les autorités ont signalé qu’un agriculteur sur trois ne dispose pas de suffisamment de semences et d’engrais pour commencer à planter pour la période optimale du printemps… Selon des sources dans ces régions, ils sont bloqués dans l’attente de semences et d’engrais qui ont été importés en Chine depuis l’étranger – et qui sont bloqués dans les cargos au large de Shanghai ». Shanghai, le plus grand port à conteneurs du monde, est soumis à une étrange quarantaine totale « Zéro Covid » depuis plus de quatre semaines, sans que l’on puisse en voir la fin. Dans une tentative désespérée du PCC d’« ordonner » une augmentation de la production alimentaire, les responsables locaux du PCC dans toute la Chine ont commencé à transformer des terrains de basket et même des routes en terres cultivables. La situation alimentaire en Chine oblige le pays à importer beaucoup plus à une époque de pénurie mondiale, ce qui fait grimper encore plus les prix mondiaux des céréales et des aliments.

L’Afrique est également gravement touchée par les sanctions imposées par les États-Unis et par la guerre qui met fin aux exportations de nourriture et d’engrais venant de Russie et d’Ukraine. Trente-cinq pays africains s’approvisionnent en nourriture en Russie et en Ukraine. Vingt-deux pays africains importent des engrais de ces pays. Les alternatives font cruellement défaut alors que les prix s’envolent et que l’offre s’effondre. La famine est annoncée.

David M. Beasley, directeur exécutif du Programme alimentaire mondial des Nations unies, a déclaré récemment à propos des perspectives alimentaires mondiales : « Il n’y a pas eu de précédent, même proche, depuis la Seconde Guerre mondiale. »

Notamment, c’est le département du Trésor de Biden qui a dressé une liste des sanctions économiques les plus complètes contre la Russie et la Biélorussie, faisant pression sur une UE complaisante pour qu’elle suive consciencieusement, sanctions dont l’impact sur l’approvisionnement et les prix mondiaux des céréales, des engrais et de l’énergie était entièrement prévisible. Il s’agissait en fait d’une sanction contre les États-Unis et l’économie mondiale.

Ce ne sont là que les derniers exemples du sabotage délibéré de la chaîne alimentaire par le gouvernement américain dans le cadre du programme vert de Biden, du WEF de Davos, de Bill Gates et de la Fondation Rockefeller, dans le cadre de leur programme eugénique dystopique de Grande Réinitialisation. L’agriculture traditionnelle doit être remplacée par un régime synthétique cultivé en laboratoire, composé de fausses viandes et de protéines provenant de sauterelles et de vers, dans le monde entier. Tout cela pour la gloire supposée de contrôler le climat mondial. C’est complètement dingue.

William Engdahl

Note du Saker Francophone

Dans la foulée de cet article vous pouvez lire aussi  » 20 preuves qu’une pénurie alimentaire va bientôt toucher le monde entier « 

Traduit par Wayan pour le Saker Francophone

La tentative de coup d’État des instances européennes

Par : Wayan

Par Karine Bechet-Golovko − Le 6 mai 2022 − Source Russie Politics

Les réformes, qui se profilent en Europe sous couvert d’une plus grande « efficacité » et d’une plus grande « démocratie », préparent la fin officielle de la souveraineté des États, donc des États eux-mêmes, et la reprise en main du processus électoral, devenu beaucoup trop dangereux en période de crise politique profonde et de rupture consommée entre les élites nationales et les populations. Cela s’appelle un coup d’État, une tentative de prise définitive de pouvoir. Les pays européens sont à un tournant.

La conférence, initiée par Macron, de l’Avenir de l’Europe, soutenue par le Parlement européen, prépare rien moins qu’un coup d’État européen. Les États européens ont déjà très peu de pouvoir, mais l’enchaînement des crises covidiennes et ukrainiennes ont montré que cette peau de chagrin est encore beaucoup trop cossue. Les désaccords existent, les antinomies se crispent, le mythe de l’unité européenne s’effrite, la tendance est beaucoup trop dangereuse.

Les intérêts nationaux se sont révélés antagonistes aux intérêts européens, défendus par les instances de l’UE, eux exclusivement atlantistes. Le masque est tombé avec la guerre en Ukraine, les déclarations toujours plus agressives des dirigeants européens, le jusqu’au boutisme anti-russe, contre l’intérêt de stabilité sur notre Continent, contre toute logique ont été le révélateur d’une réalité bien ancienne.

L’UE n’a pas le choix, elle joue sa peau. Elle doit monopoliser le champ de la décision politique, sans laisser la possibilité aux États récalcitrants à la dilution totale de pouvoir opposer des vétos, sur des questions idéologiquement aussi importantes que l’interdiction du gaz russe, du paiement du gaz russe à la Russie. Car retarder la mise en œuvre de ces questions, retarde l’effondrement du système socio-économique européen et cela, manifestement, ne peut pas attendre.

La dimension idéologique de cette volonté de réforme profonde des Traités fondateurs européens, soutenue par le Premier ministre italien, n’est pas même cachée : il faut remettre en cause l’unanimité pour pouvoir développer une politique extérieure commune à l’UE et ne pas être entravé dans l’adoption des sanctions contre la Russie. Puisque, manifestement, c’est à peu près à cela que se résume la politique extérieure de l’UE.

Différentes propositions ont donc été faites, mêmes soutenues par le Parlement européen, comme celle consistant à revenir sur le principe de l’unanimité. Or, c’est justement ce principe qui garantit la souveraineté des États dans ce système de l’UE, puisque seules les décisions pour lesquelles l’État donne son accord seront adoptées. Retirer à chaque État son droit de veto, c’est le soumettre à la volonté de la majorité, c’est lui retirer sa souveraineté. Or, un État qui n’est pas souverain n’est pas un État, c’est un territoire, avec une population, mais pour lesquels les décisions ne sont pas prises au niveau des instances nationales.

Dans la même logique de remise en cause des processus politiques, il est proposé de développer le vote à distance, dont l’absence de sécurité est manifestement un atout, et d’abaisser l’âge de vote à 16 ans, ce qui met à disposition une masse électorale politiquement immature, non confrontée à la réalité de la vie et totalement manipulable, après avoir été gavée aux slogans du monde global.

Institutionnellement, le Parlement européen demande à ce que ses pouvoirs soient augmentés d’un droit d’initiative législative (ce qui est la compétence exclusive de la Commission européenne) et veut se doter d’une certaine légitimité, notamment en ayant acté les listes transnationales, ce qui découpe les élections européennes de la dimension nationale.

Si les États européens se lancent dans une réforme aussi profonde des institutions européennes, ils se suicident et livrent le Continent européen à une organisation atlantiste, succursale régionale des mécanismes globaux de gouvernance. Cette réforme très ambitieuse veut utiliser les deux crises successives, instrumentalisées pour discréditer les pouvoirs nationaux, afin de faire accepter à une population désabusée, une mesure qu’elle ne pourrait en d’autres circonstances.

PS : Une intéressante publication de Volodine, le président de la Douma en Russie, qui revenant sur cette tentative de réforme, souligne que si les pays européens veulent préserver leur souveraineté, il ne leur reste plus qu’une seule voie – sortir de l’UE. – « Mais en seront-ils seulement capables ? En tout cas, pas avec ces élites dirigeantes actuelles. »

Karine Bechet-Golovko

Revue de presse RT pour la semaine du 8 au 14 mai 2022

Par : Wayan

Cette semaine, RT a essentiellement porté son attention sur les conséquences des sanctions contre la Russie prises par l’Occident.

L’Occident continue sa course vers le précipice

Ce n’est pas la Russie qui le dit mais l’Agence Internationale pour l’énergie :

« Les sanctions occidentales contre la Russie et les mesures de rétorsion de Moscou auront de grandes répercussions sur le marché mondial de l’énergie, a déclaré vendredi à Vienne Fatih Birol, directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

« Je pense que nous sommes au milieu de la première crise énergétique mondiale. Dans les années 70, nous avons connu la crise pétrolière, qui a eu de grandes conséquences sur l’économie et l’inflation. Mais à l’époque, il ne s’agissait que du pétrole », a-t-il déclaré.

« Rappelons que la Russie (…) est le premier exportateur mondial de pétrole et de gaz naturel, ainsi qu’un acteur majeur sur le marché des matériaux utilisés par le secteur énergétique », a ajouté M. Birol.

« Par conséquent, les sanctions qui ont été imposées à la Russie ou les décisions politiques du Kremlin ont et auront de grandes conséquences sur le marché de l’énergie. »

Selon Birol, il serait trop optimiste de croire que la volatilité actuelle du marché de l’énergie pourrait prendre fin bientôt et que le monde pourrait revenir à des périodes de prix bas et de conditions de marché stables. »

 

https://www.rt.com/business/555087-energy-warning-russia-sanctions/

On voit bien ici quels sont les priorités des gouvernements, aider sa population ou mettre la Russie à terre :

« La Chambre des représentants des États-Unis a approuvé à une écrasante majorité un programme colossal de 39,8 milliards de dollars d’aide militaire et autre destiné à soutenir Kiev contre Moscou – soit plus de 5 % de l’ensemble du budget de sécurité nationale des États-Unis pour 2022.

Seuls 57 républicains ont rejeté la mesure lors d’un vote mardi qui a eu lieu quelques heures seulement après la publication du texte du projet de loi. Pour faire passer le projet de loi, les démocrates ont accepté de le détacher d’un programme d’aide Covid-19 de 10 milliards de dollars, auquel les républicains s’opposent farouchement. Le chef de la majorité au Sénat, Chuck Schumer, a déjà promis d' »agir rapidement » pour faire passer la loi, qui porterait le soutien total des États-Unis à l’Ukraine cette année à près de 54 milliards de dollars et plus que ce que Washington a dépensé en aide étrangère dans le monde entier en 2019.

La présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi (D-Californie), a affirmé que le projet de loi était une question de sécurité nationale américaine, déclarant que « le peuple ukrainien mène le combat pour sa démocratie et, ce faisant, pour la nôtre également. »

Les critiques, comme le représentant Andy Biggs (R-Arizona), ont toutefois fait valoir que « nous ne pouvons pas aider l’Ukraine en dépensant de l’argent que nous n’avons pas. »

Les législateurs ont approuvé un financement encore plus important que les 33 milliards de dollars demandés initialement par le président Biden. « Nous ne pouvons pas nous permettre de retarder cet effort de guerre vital », a déclaré M. Biden lundi, exhortant le Congrès à agir rapidement avant une échéance « critique ».»

 

https://www.rt.com/news/555280-us-house-ukraine-military-aid/

Pourtant les populations auraient bien besoin que l’on s’occupe mieux d’elles :

« Les Américains sont nettement plus préoccupés par leurs finances personnelles que l’année dernière, une grande partie d’entre eux déclarant qu’ils sont maintenant « très » ou « modérément inquiets » de pouvoir joindre les deux bouts, selon un sondage Gallup publié lundi.

Plus de la moitié (52 %) des personnes interrogées ont exprimé des inquiétudes quant au maintien de leur niveau de vie, soit une augmentation de sept points par rapport à l’année précédente. La hausse la plus importante a été observée chez ceux qui s’inquiètent de pouvoir payer leurs factures mensuelles, avec 40 % – une hausse de huit points depuis 2021 – qui s’inquiètent de ces responsabilités.

Les inquiétudes ont également augmenté de cinq points en ce qui concerne les paiements de loyer et d’hypothèque, les factures de carte de crédit et l’épargne-retraite – des préoccupations qui occupent l’esprit de 35 %, 22 % et 63 % des personnes interrogées, respectivement. Les seuls problèmes financiers qui n’ont pas changé sont ceux liés aux frais médicaux et au financement des études de leurs enfants. »

 

https://www.rt.com/news/555211-americans-financial-insecurity-spikes-poll/

 

« Le président du grand supermarché britannique Tesco, John Allan, a déclaré que de nombreux habitants du pays ont du mal à faire face à l’augmentation des coûts de la nourriture et du carburant en raison de l’inflation, comme le cite le Times mardi,

« J’étais dans certains magasins [Tesco] vendredi et j’entendais pour la première fois depuis de nombreuses années des clients dire au personnel de caisse ‘Arrêtez-vous quand vous arrivez à 40 £, je ne veux pas dépenser un centime de plus' », a déclaré M. Allan.

« Je pense que beaucoup d’entre eux ont du mal à chauffer leur maison et à nourrir leur famille », a-t-il poursuivi. « Et je pense que nous assistons, vous savez, à une véritable pauvreté alimentaire pour la première fois depuis une génération. » »

https://www.rt.com/business/555323-britons-facing-real-food-poverty/

 

« Les prix des biens de consommation continuent de grimper en flèche dans toute l’Amérique, comme l’a confirmé mercredi le dernier tirage officiel de l’indice des prix à la consommation, qui fait état d’une croissance des prix de 8,3 % au cours des 12 derniers mois, en avril. Il s’agit du onzième mois consécutif d’inflation supérieure à 5 % et ce chiffre dépasse les 8,1 % attendus par les économistes interrogés par Dow Jones, cités par CNBC.

Les augmentations de coûts les plus fortes ont été enregistrées dans les catégories du logement, de l’alimentation, des billets d’avion et des véhicules neufs. Alors que l’indice de l’énergie a diminué, l’American Automobile Association a révélé mardi que le prix de l’essence avait atteint des sommets. »

https://www.rt.com/business/555327-consumer-price-index-stimulus-inflation/

 

« Les repas pour nourrissons se font rares aux États-Unis, les grands détaillants limitant les clients à trois articles par transaction. Alors que les prix augmentent et que les rayons se vident, les législateurs républicains ont qualifié la pénurie de « crise nationale » et accusé le gouvernement du président Joe Biden de mauvaise gestion économique.

« La pénurie de lait maternisé est une crise nationale qui frappe le plus durement les mères et les enfants pauvres », a tweeté lundi le sénateur républicain de l’Arkansas Tom Cotton. Exhortant la Food and Drug Administration à établir un plan pour augmenter la production, Tom Cotton a déclaré que « l’administration Biden doit prendre cela au sérieux. »

« Près d’un an après que la Maison Blanche ait annoncé son ‘Supply Chain Taskforce’, les parents ne peuvent même pas trouver de la nourriture pour leurs enfants », a ajouté le représentant républicain Jim Banks (Indiana). « C’est une autre crise qui prend de l’ampleur ! »

Au milieu de ces appels à l’action, plusieurs journalistes ayant de jeunes enfants ont décrit avoir demandé à des parents d’autres États des paquets de lait maternisé, et ont noté que même le lait maternisé en ligne peut avoir un temps d’attente allant jusqu’à deux mois.

« L’inflation, les pénuries de la chaîne d’approvisionnement et les rappels de produits ont entraîné une volatilité sans précédent pour les préparations pour nourrissons », a déclaré Ben Reich, PDG de Datasembly, avertissant qu’il n’y a « aucune indication d’un ralentissement ». »

 

https://www.rt.com/news/555213-biden-baby-formula-shortage

 

« Plus de 107 600 Américains sont morts d’une surdose de médicaments l’an dernier, ont révélé mercredi les Centres de contrôle et de prévention des maladies. Ce chiffre record, dû à l’abus de fentanyl et d’autres opioïdes de synthèse, représente une augmentation de 15 % par rapport aux 93 655 décès par overdose de l’année précédente.

Il s’agit du chiffre le plus élevé enregistré depuis que le CDC a commencé à recenser les overdoses, ce qui représente une overdose toutes les cinq minutes aux États-Unis. »

 

https://www.rt.com/news/555335-overdoses-record-setting-opioids-us

Ces sanctions mises en place pour que la population russe se mette à détester Poutine reviennent en pleine poire de Biden :

« Selon un nouveau sondage, 53 % des Américains estiment que les sanctions contre Moscou nuisent davantage aux États-Unis qu’à la Russie. Dans un contexte de flambée des prix du gaz et d’augmentation du coût de la vie, les électeurs perdent confiance dans le leadership du président américain Joe Biden, et 43 % se disent « d’accord » pour que l’Ukraine perde le conflit qui l’oppose à la Russie.

Avec une inflation qui n’a jamais été aussi élevée depuis 40 ans et des prix de l’essence proches des records, le sondage Democracy Institute/Express.co.uk révèle que Biden est mal perçu dans tous les domaines politiques, la politique étrangère étant la pire. Quelque 56 % des personnes interrogées désapprouvent sa gestion des affaires étrangères, contre 40 % qui l’approuvent. En ce qui concerne l’Ukraine en particulier, seuls 38% approuvent sa gestion, tandis que 52% la désapprouvent. »

 

https://www.rt.com/news/555252-biden-sanctions-hurt-america

Pendant que l’Occident souffre économiquement, le commerce entre la Russie et la Chine atteint des sommets :

« Le commerce mutuel entre la Russie et la Chine s’est élevé à près de 51,09 milliards de dollars (343,87 milliards de yuans) au cours des quatre premiers mois de l’année en cours, marquant une croissance de 25,9% par rapport à la même période il y a un an, selon les dernières données publiées par le bureau des douanes chinois.

Les exportations de la Chine vers la Russie ont augmenté de 11,3% pour atteindre 20,24 milliards de dollars, tandis que les ventes de la Russie à la Chine ont bondi de 37,8% pour atteindre 30,85 milliards de dollars. Le chiffre d’affaires du commerce bilatéral en avril a augmenté de 8,7% par rapport à mars pour atteindre 12,69 milliards de dollars.

Le pétrole, le gaz naturel et le charbon représentent près de 70 % de la valeur des marchandises importées de Russie par la Chine. La Russie exporte également du cuivre et du minerai de cuivre, du bois de construction, du carburant et des fruits de mer.

La Chine exporte une large gamme de produits vers la Russie, notamment des smartphones, des équipements industriels et à usage spécial, des jouets, des chaussures, des véhicules à moteur, des climatiseurs et des ordinateurs. »

 

https://www.rt.com/business/555180-china-russia-trade-surge

Et le rouble continue son ascension :

« Le rouble russe a éclipsé 31 grandes monnaies en termes de croissance depuis le début de l’année 2022, devenant ainsi la monnaie la plus performante du monde, a rapporté Bloomberg mercredi.

Selon la publication, le rouble s’est renforcé de plus de 11 % par rapport au dollar américain depuis le début de l’année. Sur le marché international des devises, le taux de change du rouble a affiché une croissance encore plus importante, d’environ 12 % jusqu’à présent.

Lors des échanges à la Bourse de Moscou le 12 mai, le taux de change est tombé à 63 roubles par rapport au dollar américain – son plus fort depuis février 2020, et à 65 roubles par rapport à l’euro – le plus fort depuis près de cinq ans. »

 

https://www.rt.com/business/555354-ruble-named-worlds-best-performing-currency

 

Le suicide de l’Europe

Les premiers chiffre des conséquences de ce suicide à petit feu nous arrivent d’Allemagne :

« La production industrielle allemande a baissé plus que prévu en mars, selon les données publiées vendredi par l’office des statistiques du pays. Selon Destatis, les problèmes de chaîne d’approvisionnement liés à Covid ont été exacerbés par le conflit en Ukraine.

La production a reculé de 3,9 % le mois dernier, après une hausse de 0,1 % en février, dépassant de loin les attentes d’une baisse d’un pour cent. Sur une base annuelle, la production industrielle a chuté de 3,5 % en mars, après un bond de 3,1 % le mois précédent.

La production manufacturière a perdu 4,6 % en mars et la production énergétique a baissé de 11,4 %, tandis que la production dans le secteur de la construction a augmenté de 1,1 %, selon les données. Jeudi, il a été signalé que les commandes manufacturières ont enregistré une baisse de 4,7 % en glissement mensuel en mars.

La plus forte baisse a été enregistrée pour les biens d’équipement, utilisés par les entreprises dans la production, qui ont chuté de 8,3 %.

« En ces temps politiquement et économiquement difficiles, la diminution montre également une réticence croissante à investir », a déclaré l’office des statistiques dans un communiqué.

Les commandes étrangères en provenance de l’extérieur de la zone euro ont chuté de 13,2 % en mars, tandis que la demande en provenance de l’intérieur de la zone s’est renforcée de 5,6 %. Les commandes intérieures ont légèrement diminué de 1,8 %.

« De nombreuses entreprises ont encore des difficultés à exécuter leurs commandes en raison d’interruptions dans les chaînes d’approvisionnement, ce qui est dû à la poursuite des restrictions liées à la crise Covid-19 et à la guerre en Ukraine », a déclaré Destatis. »

 

https://www.rt.com/business/555074-german-industry-output-drop/

Les « solutions alternatives à l’énergie russe » n’ont pas l’air si facile à trouver :

« L’Allemagne et le Qatar ne sont pas parvenus à un accord concernant les contrats de fourniture de gaz naturel liquéfié (GNL) à long terme, a rapporté Reuters mardi, citant des personnes proches des discussions.

Selon le média, Berlin n’acceptera pas la demande du Qatar de signer des contrats d’une durée d’au moins 20 ans. Bien qu’elle cherche à mettre fin à sa dépendance à l’égard du gaz naturel russe dans le contexte de la situation en Ukraine, Berlin considère que ce délai est en contradiction avec son plan visant à réduire les émissions de carbone de 88 % d’ici à 2040.

« La question de la longueur des contrats de GNL, qui pourrait compromettre les objectifs de décarbonisation de l’Allemagne, fait partie des discussions en cours avec le Qatar », a déclaré l’une des sources à Reuters, notant que l’Allemagne n’est pas la seule nation désireuse de s’approvisionner en GNL auprès du Qatar.

Le Qatar veut également empêcher contractuellement l’Allemagne de détourner les livraisons de GNL vers d’autres États européens, et cette mesure n’est pas bien accueillie par l’UE, ont ajouté les sources.

L’une des sources a déclaré à la publication que l’accord sur le GNL entre le Qatar et l’Allemagne « ne devrait pas être conclu prochainement ». »

 

https://www.rt.com/business/555229-qatar-germany-lng-deal

 

« Le ministre hongrois des affaires étrangères, Peter Szijjarto, a déclaré que l’UE n’avait pas réussi à trouver un moyen d’atténuer les dommages causés par une proposition d’interdiction des livraisons de pétrole en provenance de Russie dans le cadre des sanctions liées à sa campagne militaire en Ukraine.

« Bruxelles n’a pas proposé de solution … qui pourrait gérer les impacts de type bombe atomique de cet embargo pétrolier potentiel contre la Russie sur l’économie hongroise », a déclaré M. Szijjarto mercredi.

 

https://www.rt.com/news/555297-hungary-eu-no-solution/

 

En mars, les États-Unis ont demandé au Brésil d’augmenter sa production de pétrole brut afin de freiner la flambée des prix dans un contexte de sanctions internationales contre la Russie, mais le Brésil a refusé, rapporte Reuters mardi.

Des responsables du gouvernement américain ont approché la compagnie pétrolière publique brésilienne Petrobras, a indiqué l’agence citant ses sources, alors que les prix du brut commençaient à augmenter dans le contexte de l’opération militaire russe en Ukraine et des sanctions internationales qui en découlent.

 

Les responsables sont toutefois repartis les mains vides, Petrobras ayant déclaré que les niveaux de production étaient déterminés par la stratégie commerciale plutôt que par la diplomatie et qu’une augmentation significative de la production à court terme ne serait pas possible d’un point de vue logistique, indique Reuters.

Le Brésil est le 11e exportateur mondial de pétrole, la plupart de son brut étant destiné à la Chine, aux États-Unis et à l’Inde, selon l’Observatoire de la complexité économique (OEC).

En mars également, les États-Unis ont proposé au Venezuela, qui possède les plus grandes réserves pétrolières prouvées au monde, d’alléger certaines des sanctions qui pèsent sur le pays en échange d’une augmentation des exportations de pétrole vers les États-Unis. Toutefois, Washington a ensuite fait marche arrière sur ce sujet. »

https://www.rt.com/business/555250-us-oil-request-rejected/

L’hiver prochain risque donc d’être glacial, pour les plus pauvres :

« Le PDG de Scottish Power, Keith Anderson, a déclaré au Daily Mail lundi qu’avec la montée en flèche des prix du gaz dans le sillage du conflit en Ukraine et des sanctions occidentales contre la Russie, la facture énergétique des ménages pourrait atteindre 2 900 £ (3 576 $) d’ici octobre. Avec quelque 10 millions de foyers britanniques potentiellement incapables de se chauffer, M. Anderson a appelé le gouvernement à mettre en place un programme de soutien.

Les ménages britanniques ont déjà vu leurs coûts énergétiques – y compris l’électricité et le chauffage – augmenter de 700 £ entre octobre et avril, et cette augmentation devrait s’accélérer, a averti M. Anderson.

« Cela va frapper incroyablement fort et immédiatement », a déclaré Anderson, dont la société fournit de l’électricité à certaines parties de l’Écosse, de l’Angleterre et du Pays de Galles. « Si rien d’autre ne se passe d’ici octobre, je pense que nous verrons une énorme augmentation des clients à prépaiement qui s’auto-déconnectent de fait – en ne rechargeant pas leur compteur à prépaiement parce qu’ils ne peuvent pas se le permettre ».

« Nous verrons également une augmentation massive des niveaux d’endettement des clients à débit direct, et une augmentation massive des personnes poussées des débits directs vers les compteurs à prépaiement afin que les entreprises puissent récupérer la dette », a-t-il poursuivi. « Nous nous dirigeons vers des temps vraiment difficilse qu’aucun d’entre nous ne voudrait subir ».

 

https://www.rt.com/news/555258-uk-energy-heating-cost/

Même les riches banques européennes commencent à souffrir :

« La nécessité de déprécier des actifs et de mettre de côté des liquidités pour se prémunir contre les ramifications économiques attendues des sanctions anti-russes a entraîné des milliards d’euros de pertes pour les banques européennes.

Les prêteurs ont jusqu’à présent encaissé une perte d’environ 9,6 milliards de dollars, avec en tête la Société Générale et UniCredit. ING et Intesa Sanpaolo ont indiqué que l’exposition à la Russie avait réduit leur bénéfice net combiné du premier trimestre de près de 2 milliards de dollars.

Plusieurs prêteurs ont déclaré que leurs perspectives pour l’année seraient revues à la baisse si l’impact du conflit entre la Russie et l’Ukraine sur l’économie mondiale s’aggravait. Intesa aurait réduit son objectif de bénéfices pour 2022, prévenant qu’un scénario « très prudent » envisage un coup encore plus dur.

Face à cette incertitude extrême, les directeurs des risques de plusieurs grandes banques européennes organisent des réunions avec les régulateurs et entre eux pour évaluer la fiabilité de leurs modèles et de leurs provisions, ont indiqué à Bloomberg des personnes au fait de la situation.

« Les défaillances d’entreprises sur nos marchés vont probablement augmenter » en 2022 dans un contexte de flambée des prix de l’énergie, d’inflation élevée et de perturbations de la chaîne d’approvisionnement, selon le directeur général de Commerzbank, Manfred Knof, cité par l’agence.

UniCredit a déclaré qu’elle pouvait absorber les derniers effets d’entraînement macroéconomiques dans ses activités plus larges grâce à ses niveaux de capital « solides », à la qualité de ses actifs et à ses réserves prudentes pour pertes sur prêts. L’une des banques européennes les plus présentes en Russie, UniCredit aurait subi une perte de 2 milliards de dollars alors qu’elle envisage une stratégie de sortie. »

https://www.rt.com/business/555082-european-banks-billions-russia-ukraine/

L’Estonie est, pour l’instant, en tête de cette course inflationniste européenne. Un avant-gout de ce qui attend les autres :

« L’indice estonien des prix à la consommation a connu une hausse spectaculaire de 18,8 % en glissement annuel en avril, les prix progressant plus rapidement qu’ils ne l’ont fait depuis des décennies, selon les dernières données révélées par Statistics Estonia.

L’agence a indiqué que les prix des biens et des services étaient respectivement 14,4 % et 27,8 % plus chers en avril par rapport à la même période de l’année précédente.

L’indice des prix à la consommation a été le plus touché par les changements de prix liés au logement, qui ont été responsables de plus de 40 % de la hausse totale, selon Viktoria Trasanov, analyste principal à Statistics Estonia.

Les prix de l’électricité auraient connu une hausse énorme de 119 %, tandis que l’énergie thermique est devenue 57,7 % plus chère qu’en avril 2021. Dans le même temps, le gaz a connu une hausse de 237,2 %. Les loyers ont également augmenté de 34,4 %.

« En avril, le régime de compensation automatique pour l’électricité, les frais de transport de l’électricité, le chauffage urbain, le gaz par pipeline et les frais de transport du gaz a pris fin », a expliqué M. Trasanov. »

https://www.rt.com/business/555124-estonia-prices-inflation-surge/

 

« Les prix à la consommation au Danemark ont atteint le niveau le plus élevé depuis 38 ans, selon les chiffres officiels de l’Office danois de la statistique.

Selon l’agence, l’indice danois des prix à la consommation (IPC) est passé de 5,4 % en mars à 6,7 % en avril. »

 

https://www.rt.com/business/555246-denmark-highest-inflation-40-years/

 

« La Grèce est le dernier pays de l’UE à être frappé par une inflation à deux chiffres, atteignant le niveau le plus élevé depuis 1994.

Selon l’autorité statistique hellénique (ELSTAT), l’inflation dans le pays a bondi à 10,2 % en glissement annuel en avril, contre 8,9 % le mois précédent. »

 

https://www.rt.com/business/555286-greece-inflation-double-digits/

Plutôt que d’aider financièrement sa population, l’Union Européenne préfère alourdir sa dette déjà faramineuse pour aider l’Ukraine. On se souviendra, en lisant cet article, qu’une telle aide à, en 2015, été refusée à la Grèce, pourtant un pays de l’UE. :

« L’Union européenne envisage de financer les dépenses de fonctionnement du gouvernement de Kiev pendant au moins trois mois, a rapporté Politico Europe lundi, citant des sources diplomatiques. Les 15 milliards d’euros seraient levés par le biais d’une nouvelle émission de dette, en utilisant le modèle établi pour l’allégement de la dette de Covid-19.

 

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré au Fonds monétaire international (FMI) qu’il avait besoin de 7 milliards de dollars par mois (1 dollar = 0,95 euro) pour payer les salaires, les retraites et d’autres dépenses publiques. Les États-Unis se sont engagés à fournir un tiers de cette somme au cours des trois prochains mois. L’UE a l’intention de combler la différence avec des obligations spéciales, selon Politico.

 

La Commission européenne (CE) a informé les ambassadeurs des pays membres de ce plan vendredi, selon le média. Il s’agit d’émettre une dette en utilisant des garanties des pays membres de l’UE. Le plan est structuré sur le modèle de SURE, le programme utilisé pour lever 100 milliards d’euros d’aide aux citoyens de l’UE qui ont perdu leur emploi en raison des blocages de Covid-19. Cette dette a ensuite été titrisée sous forme d’obligations d’une durée de 5 à 30 ans.

 

« Dès qu’il y a un problème d’argent, [la Commission] dit SURE ! » a déclaré un diplomate cité par Politico.

Le plan pourrait être dévoilé dès le 18 mai et au moins trois pays – dont l’Autriche, l’Allemagne et la Grèce – ont demandé des options alternatives, selon le média. Ils espèrent que des pays non membres de l’UE, comme le Japon, la Norvège et le Royaume-Uni, participeront également à l’effort, ce qui permettrait à l’UE de réduire le poids de sa dette. La France a également proposé que les chefs d’État et de gouvernement de l’UE discutent du problème lors d’un sommet qui se tiendra fin mai.

 

Entre-temps, le chef de la politique étrangère de l’UE, Josep Borrell, a proposé une autre option pour financer la reconstruction de l’Ukraine : confisquer les réserves de change russes actuellement gelées en vertu des sanctions de l’UE. M. Borrell a cité l’exemple de Washington qui a confisqué les fonds de la banque centrale afghane après le retrait des États-Unis d’Afghanistan et la prise de pouvoir par les talibans. Il est « tout à fait logique » d’utiliser les actifs russes de la même manière, a déclaré M. Borrell au FT dans une interview publiée lundi. »

 

https://www.rt.com/news/555214-eu-debt-ukraine-financing

La réponse russe à la proposition de Borrell ne s’est pas fait attendre :

« Saisir les réserves de change de l’État russe serait un acte de « non-droit total » et saperait la base même des relations internationales, a déclaré le vice-ministre des affaires étrangères, Alexander Grushko, commentant une idée lancée par le plus haut diplomate de l’UE, Josep Borell.

Dans une récente interview accordée au FT, M. Borrell a suggéré de saisir les réserves gelées de la Russie et de les utiliser pour couvrir les coûts de reconstruction de l’Ukraine une fois le conflit terminé. Réagissant à ces remarques, M. Grushko a déclaré à RIA Novosti que « l’appétit de l’UE vient en mangeant » et que la confiscation des avoirs serait « l’anarchie totale, la destruction du fondement même des relations internationales. »

 

De l’avis de Grushko, une telle décision, si elle est prise, « frappera les Européens eux-mêmes, frappera le système financier moderne et sapera la confiance en Europe et dans l’Occident en général. »

 

« C’est la loi de la jungle », a-t-il conclu. »

 

https://www.rt.com/russia/555184-grushko-borrell-assets-seizure/

Les sanctions sont si douloureuses pour l’Europe qu’elles commencent à créer des dissentions :

« Les ambassadeurs de l’UE ne sont pas parvenus jusqu’à présent à un accord sur un nouveau train de sanctions contre la Russie, la Hongrie continuant de s’opposer à une interdiction des importations de pétrole russe, a rapporté Bloomberg dimanche, citant des sources au fait des discussions. …

 

En début de semaine, la chef de la Commission européenne, Ursula von der Leyden, a confirmé que les propositions relatives au sixième train de sanctions comprenaient un embargo total sur le pétrole russe, mis en œuvre progressivement. Il s’agit sans doute de la mesure la plus sévère prise jusqu’à présent par l’UE elle-même, étant donné qu’en 2021, l’ensemble du bloc a reçu 25 % de ses importations de pétrole de la Russie, selon les données d’Eurostat.

 

Prenant acte des objections de la Hongrie et de la Slovaquie, qui dépendent fortement des importations russes, l’UE aurait proposé à ces deux pays, ainsi qu’à la République tchèque, de reporter l’application des sanctions à 2024. Les autres pays sont censés passer à d’autres sources d’approvisionnement au début de l’année prochaine au plus tard.

 

Toutefois, comme l’affirment les sources de Bloomberg, cette concession n’a pas suffi à convaincre la Hongrie, qui a continué à bloquer l’accord dimanche, lors de la réunion des 27 ambassadeurs de l’UE. Deux jours auparavant, le Premier ministre hongrois Victor Orban avait déclaré que l’interdiction du pétrole serait une « bombe nucléaire » pour l’économie de son pays et avait révélé qu’il souhaitait que l’UE lui donne cinq ans pour remplacer le pétrole russe.

L’interdiction du pétrole n’est apparemment pas la seule partie problématique du train de sanctions. L’interdiction proposée de fournir les navires et les services nécessaires au transfert du pétrole russe vers des pays tiers a fait sourciller la Grèce et Chypre qui, selon Bloomberg, « bloquent toujours » cette partie du paquet. »

 

https://www.rt.com/russia/555159-russia-eu-sanctions-agreement

Pourtant, les experts ne manquent pas pour dire que les sanctions sont contre productives :

« L’interdiction des importations de brut russe proposée par les autorités européennes ne fera qu’augmenter les revenus pétroliers de Moscou, selon Norbert Rucker, responsable de l’économie et de la recherche de nouvelle génération chez le gestionnaire de fortune suisse Julius Baer.

 

L’impact de l’interdiction sur la Russie est « discutable », a déclaré l’analyste dans une interview accordée au média suisse 20 Minuten, ajoutant que l’UE pourrait avoir de meilleures alternatives pour affaiblir la Russie, comme des tarifs punitifs.

 

En début de semaine, l’Union européenne a dévoilé un plan visant à interdire les importations de pétrole russe pour l’ensemble de ses 27 États membres. Cette mesure, qui devrait frapper les finances nationales de la Russie, s’inscrit dans le cadre d’une campagne de sanctions sans précédent lancée par l’Occident contre Moscou en raison de son opération militaire en Ukraine.

 

« La grande question est maintenant de savoir si l’Occident fait pression sur la Chine et l’Inde ; dans ce cas, l’embargo aurait un effet beaucoup plus important », a déclaré M. Rucker, ajoutant qu’une telle mesure rendrait difficile pour la Russie, riche en énergie, de trouver des acheteurs pour son brut dans le monde entier.

 

Selon l’expert, l’embargo devrait gonfler davantage les prix mondiaux du brut, qui ont grimpé jusqu’à 120 dollars le baril à un moment donné en mars, aidant la Russie frappée par les sanctions à augmenter ses revenus pétroliers.

« L’embargo n’affecte la Suisse qu’indirectement », a déclaré M. Rucker, ajoutant que le pays se procure la majeure partie de son pétrole auprès de raffineries européennes qui ont déjà soutenu le passage aux alternatives.

 

« Toutefois, une nouvelle hausse des prix du pétrole due à l’embargo se ferait sentir en Suisse également », a-t-il ajouté. »

 

https://www.rt.com/business/555153-russia-benefit-eu-oil-embargo/

Ce qui n’empêche pas la Grande Bretagne de rajouter d’autre sanctions :

« Le Royaume-Uni a annoncé de nouvelles sanctions commerciales contre la Russie : interdictions des exportations de plastique et de caoutchouc et droits de douanes prohibitifs sur les importations de platine et palladium.

 

Le gouvernement britannique a annoncé le 8 mai un nouveau train de sanctions commerciales contre la Russie et la Biélorussie, avec des interdictions d’exportation visant l’industrie russe et la hausse de tarifs douaniers, notamment sur le palladium.

 

« Cet important paquet de sanctions infligera encore plus de dommages à la machine de guerre russe », a déclaré la ministre du Commerce international, Anne-Marie Trevelyan, dans un communiqué. Les tarifs douaniers vont augmenter de 35 points de pourcentage, notamment pour le platine et le palladium – utilisé dans l’industrie automobile –, tandis que les interdictions d’exportation visent des biens destinés aux secteurs manufacturier et de machinerie lourde en Russie, comme le plastique, le caoutchouc ou encore des machines.

 

« La Russie est l’un des principaux pays producteurs de platine et de palladium et dépend fortement du Royaume-Uni pour exporter » ces produits, a souligné le gouvernement britannique. »

 

https://francais.rt.com/economie/98410-palladium-caoutchouc-royaume-uni-adopte-nouvelles-sanctions-commerciales-russie

La russophobie des dirigeants polonais atteint des sommets dangereux pour le reste de l’UE :

« Le nationalisme russe est une menace mortelle pour le monde et l’Occident doit faire à Moscou ce qui a été fait à l’Allemagne nazie, a écrit le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki dans un article d’opinion publié mardi par le journal britannique Telegraph. Il a omis de mentionner la « dénazification » de l’Allemagne après sa défaite militaire, mais a déclaré que la « dépoutinisation » de la Russie devait commencer « immédiatement », prévenant que l' »âme » de l’Occident serait en péril dans le cas contraire.

 

Morawiecki est l’un des critiques les plus virulents de la Russie et du président Poutine, qu’il a comparé à de nombreuses reprises au leader nazi Adolf Hitler et au dictateur soviétique Joseph Staline. Le nouvel article fait la même équation, mais se concentre sur la marque de nationalisme russe que, selon Morawiecki, Moscou utilise comme justification pour poursuivre des politiques malignes et très dangereuses.

 

Le fonctionnaire polonais a une vision sombre de la vision du monde russe, a-t-il expliqué. Le soi-disant « monde russe » est une idéologie impérialiste, « l’équivalent du communisme et du nazisme du 20e siècle », a-t-il insisté, « par laquelle la Russie justifie des droits et des privilèges inventés pour son pays. »

 

Le nationalisme russe « est un cancer qui consume non seulement la majorité de la société russe, mais constitue également une menace mortelle pour l’ensemble de l’Europe », a ajouté le Premier ministre. « Par conséquent, il ne suffit pas de soutenir l’Ukraine dans sa lutte militaire contre la Russie. Nous devons extirper entièrement cette nouvelle idéologie monstrueuse. »

 

Le fonctionnaire polonais a identifié Poutine comme la cheville ouvrière de la position de la Russie. S’il n’est « ni Hitler ni Staline », Poutine est « malheureusement … plus dangereux » grâce aux armes plus mortelles dont il dispose, comme les médias sociaux, a déclaré M. Morawiecki.

 

« Il n’y a pas si longtemps, la Pologne s’est engagée dans une guerre de l’information avec la Russie sur la genèse de la Seconde Guerre mondiale. Nous avons gagné, mais Poutine a atteint ses objectifs. Il a infecté l’internet avec des millions d’exemples de fausses nouvelles », a-t-il déclaré. Il faisait référence à la position de longue date de Varsovie selon laquelle l’Allemagne nazie et l’Union soviétique sont également responsables du conflit. Moscou qualifie cette position de révisionnisme historique qui insulte les sacrifices consentis par le peuple soviétique pour vaincre les nazis.

 

Morawiecki n’a pas appelé ouvertement les membres de l’OTAN à entrer en guerre contre la Russie, mais a laissé entendre que c’était la voie à suivre, demandant que la Russie reçoive le même traitement que l’Allemagne nazie après sa défaite.

 

« Tout comme l’Allemagne a jadis été soumise à la dénazification, aujourd’hui, la seule chance pour la Russie et le monde civilisé est la ‘députinisation’. Si nous ne nous engageons pas immédiatement dans cette tâche, nous ne perdrons pas seulement l’Ukraine, nous perdrons aussi notre âme, notre liberté et notre souveraineté », a-t-il déclaré.

 

Il a affirmé que la Russie « a entamé une longue marche vers l’Ouest » et que le seul choix qui s’offrait à la Pologne et aux autres nations occidentales était de savoir où arrêter le pays. »

 

https://www.rt.com/news/555351-morawiecki-russian-nationalism-cancer/

Quant au Japon, il est beaucoup moins suicidaire que l’Europe :

« Le Premier ministre japonais, Fumio Kishida, a déclaré que la suppression progressive de la dépendance à l’égard du pétrole russe prendra du temps, car Tokyo fera de son mieux pour « minimiser » l’impact négatif sur les entreprises et le citoyen moyen. Ces commentaires ont été faits juste après que le Groupe des Sept (G7) a décidé de cibler les importations de pétrole en provenance de Russie dans le cadre des sanctions liées à la campagne militaire en Ukraine.

 

Le G7 comprend les États-Unis, le Canada, la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne, l’Italie et le Japon.

« Pour un pays fortement dépendant des importations d’énergie, c’est une décision très difficile. Mais la coordination du G7 est très importante dans un moment comme celui-ci », a déclaré M. Kishida aux journalistes lundi.

 

« Quant au calendrier de réduction ou d’arrêt des importations de pétrole [russe], nous l’envisagerons en jaugeant la situation réelle », a-t-il ajouté. « Nous prendrons notre temps pour prendre des mesures en vue d’une élimination progressive ».

 

Le Premier ministre a déclaré que Tokyo « minimisera les effets négatifs » de l’arrêt progressif sur les entreprises et les personnes ordinaires. »

 

https://www.rt.com/news/555171-japan-russian-oil-phaseout

Mais, pour faire bonne figure auprès des Etats Unis, ce pays va quand même imposer quelques sanctions symboliques :

« Le gouvernement japonais a imposé une nouvelle série de sanctions à la Russie en raison de la poursuite de son action militaire en Ukraine. Les mesures restrictives visent huit responsables russes, des hommes d’affaires et des membres de leur famille, dont le Premier ministre Mikhaïl Mishustin, ainsi que plus de 130 personnes des républiques du Donbass, a déclaré le ministère japonais des Affaires étrangères dans un communiqué mardi.

 

Les dirigeants des républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, Denis Pushilin et Leonid Pasechnik, figurent également sur la liste.

 

Les mesures restrictives impliquent le gel des avoirs de ces personnes au Japon, a précisé le ministère. Tokyo a également interdit les exportations destinées à 71 entreprises russes, dont des chantiers navals et des installations de recherche, ainsi que des entreprises de défense. Le fabricant public russe de systèmes antiaériens, Almaz-Antey, figure parmi les entreprises visées par les sanctions. »

 

https://www.rt.com/news/555264-japan-new-sanctions-russia-ukraine/

 

Des nouvelles du front

Avec le témoignage en français d’un mercenaire québécois parti « défendre l’Ukraine » :

« Après avoir passé deux mois en Ukraine, Wali tire un bilan « plutôt décevant » du déploiement de combattants volontaires occidentaux, qui a commencé début mars, à la suite d’un appel du président Volodymyr Zelensky. Le nombre de volontaires qui se sont manifestés – plus de 20 000, selon différentes estimations – a été si important que le gouvernement ukrainien a dû créer d’urgence la Légion internationale pour la défense territoriale de l’Ukraine, le 6 mars.

 

Mais pour la plupart des volontaires qui se sont présentés à la frontière, se joindre à une unité militaire a été une galère. ….

 

Trois personnes qui ont réclamé l’anonymat ont décrit à La Presse des promesses d’armement et de matériel de protection faites par le chef de la Brigade normande qui ne se sont jamais concrétisées. Certains des volontaires se sont retrouvés à une quarantaine de kilomètres du front russe sans aucun équipement de protection. « S’il y avait eu une percée russe, tout le monde aurait été à risque. C’était une attitude irresponsable de la part de la Brigade », affirme un de ses anciens soldats, qui a demandé qu’on taise son nom pour des raisons de sécurité. »

 

https://www.lapresse.ca/actualites/2022-05-06/retour-du-tireur-d-elite-wali/la-guerre-c-est-une-deception-terrible.php

Une guerre est aussi un hall d’exposition pour les constructeurs d’armements, l’occasion de montrer la qualité de leurs productions. En Ukraine c’est, jusqu’à maintenant, bon point pour les armes russes et mauvais point pour les armes occidentales :

« Les systèmes antichars Javelin de fabrication américaine ont été loués pour leur efficacité par les responsables de Washington et ont été transformés par les médias occidentaux en un symbole de la résistance de l’Ukraine dans le conflit avec la Russie. Mais un commandant des marines ukrainiens, qui a été capturé pendant les combats pour Mariupol, a révélé à RT que le matériel n’est pas vraiment à la hauteur des allégations.

 

« Les javelots ne se sont pas avérés utiles, notamment dans la guerre urbaine », a déclaré le colonel Vladimir Baranyuk, commandant de la 36e brigade d’infanterie navale ukrainienne.

 

« Nous n’avons même pas pu en lancer un. Je pense que c’est complètement inutile dans un environnement urbain, car il y a toujours quelque chose qui gêne », a-t-il expliqué.

 

L’unité de Baranyuk était également armée d’armes antichars légères de nouvelle génération (NLAW), fournies par la Grande-Bretagne, mais celles-ci avaient également leurs défauts, selon l’officier.

 

« Quant aux lance-missiles NLAW, nous les avons utilisés plus souvent que les Javelins, mais ils ont leur propre problème : la batterie se vide par temps froid, ce qui rend le lancement impossible », explique-t-il. »

 

https://www.rt.com/news/555144-ukraine-javelin-nlaw-mariupol/

Mais si les Javelins ne servent pas à grand-chose pour les militaires ukrainiens, ils permettent au moins de faire tourner l’industrie de l’armement étasunien :

« Le complexe militaro-industriel veut plus d’argent pour résoudre le problème des stocks d’armes.

Le député Mike Gallagher, un républicain du Wisconsin, a affirmé que la précipitation des États-Unis à armer l’Ukraine a « brûlé » des années de stocks d’armes, entravant la capacité de Washington à armer simultanément Taïwan contre un conflit potentiel avec la Chine. Pendant ce temps, la vaste industrie militaire américaine fait pression sur la Maison Blanche pour obtenir davantage de contrats.

 

« Nous sommes à court de stocks », a déclaré vendredi Gallagher, qui siège à la commission des services armés de la Chambre des représentants, à Fox News. « Nous venons de brûler sept ans de Javelins et ce n’est pas seulement important alors que nous continuons à essayer d’aider les Ukrainiens à gagner en Ukraine, c’est important alors que nous essayons simultanément de défendre Taïwan contre l’agression du Parti communiste chinois. »

 

« Ils vont avoir besoin d’avoir accès à certains de ces mêmes systèmes d’armes, et nous n’avons tout simplement pas les stocks actuels pour combler ce que nous avons dépensé en Ukraine », a-t-il poursuivi. »

 

https://www.rt.com/news/555167-javelin-weapon-stockpile-low/

Les industries de l’armement européenne ne seront pas en reste :

« La ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, a confirmé, lors d’une visite à Kiev, que son pays, ainsi que les Pays-Bas, fourniront à l’Ukraine des armes lourdes de pointe, notamment le Panzerhaubitze 2000, et commenceront à former les militaires ukrainiens « dans les prochains jours ».

 

Accompagnée de son homologue néerlandais, Wopke Hoekstra, pour une partie de la visite en Ukraine, Mme Baerbock a déclaré que les sept obusiers que l’Allemagne donne à Kiev pour lui permettre « de protéger ses villes contre de futures attaques » arriveront en Ukraine avant la fin de la formation militaire. Ainsi, a-t-elle expliqué lors d’une conférence de presse avec son homologue ukrainien, Dmitry Kuleba, les soldats seront prêts à utiliser l’équipement immédiatement après leur retour d’Allemagne dans la zone de guerre.

 

La décision de Berlin d’envoyer des obusiers automoteurs en Ukraine, annoncée il y a trois jours par la ministre de la défense Christine Lambrecht, marque un nouveau revirement dans la politique allemande post-nazie consistant à ne pas envoyer d’armes lourdes dans les zones de guerre.

 

« Nous continuerons à soutenir l’Ukraine européenne et libre. Les questions humanitaires, financières, économiques, technologiques, politiques et énergétiques », a déclaré M. Baerbock.

 

https://www.rt.com/russia/555260-germany-ukraine-weapons-minister

Zelensky et son gouvernement sont un groupe de menteurs invétérés face aux médias et autres gouvernements. Mais il ment aussi à ses propres citoyens et militaires :

« L’Ukraine a dit aux troupes assiégées par les forces russes à Marioupol que de l’aide était en route, mais n’a fait aucune tentative réelle pour mettre fin au blocus de la ville, a déclaré à RT le commandant de la 36e brigade d’infanterie navale du pays.

 

Le colonel Vladimir Baranyuk et son unité ont été chargés de surveiller la périphérie nord de Mariupol, une ville portuaire stratégique du sud-est de l’Ukraine, dans le cadre de l’opération militaire russe dans le pays.

 

Il a même reçu le titre de Héros de l’Ukraine pour son « courage et ses actions efficaces pour repousser les attaques ennemies ». Kiev a affirmé que le colonel et les autres défenseurs de Mariupol ne se rendraient jamais.

 

Kiev a affirmé que le colonel et les autres défenseurs de Mariupol ne se rendraient jamais. Mais alors que les forces russes continuaient à gagner du terrain, Baranyuk a fini par se rendre pacifiquement après avoir été capturé lors d’une tentative ratée de fuite de la ville.

 

Il a été appréhendé alors qu’il se cachait dans les champs avec un certain nombre de ses hommes, à quelques kilomètres au nord de Mariupol.

 

Le commandant des marines affirme aujourd’hui que le gouvernement ukrainien lui a menti, ainsi qu’à ses troupes, afin de les maintenir au combat.

 

« Kiev nous a dit de tenir bon, [disant] que les unités qui lèveront le blocus arrivent, qu’elles seront bientôt là », a déclaré Baranyuk à RT.

 

La promesse a été faite malgré le conseiller du président Volodymyr Zelensky, Alexey Arestovich, qui a ouvertement reconnu dans des interviews que Kiev « ne sera pas en mesure de sauver » ses forces à Mariupol.

 

« On nous a promis une certaine aide. Naturellement, cette aide n’est pas arrivée. Et cela nous a poussés à sortir », a déclaré le colonel, expliquant sa décision de fuir.

Ce fut « douloureux » pour les troupes lorsqu’elles ont réalisé qu’elles avaient été laissées pour mortes, mais « tout le monde, y compris moi-même, a fini par le comprndre », a ajouté Baranyuk. »

 

https://www.rt.com/russia/555139-ukraine-mariupol-surrender-baranyuk

Quant au ministre de la défense britannique, il se ment à lui-même :

« Le ministre britannique de la défense s’est dit convaincu que l’Ukraine, qui est approvisionnée en armes par le Royaume-Uni et d’autres pays occidentaux, est capable de remporter la victoire militaire dans son conflit avec la Russie.

 

« Il est très possible que l’Ukraine brise l’armée russe au point qu’elle doive soit revenir à la situation d’avant février, soit se replier sur elle-même », a déclaré Ben Wallace lors d’un discours au National Army Museum de Londres lundi.

Le président russe Vladimir Poutine « doit se rendre compte qu’il a perdu sur le long terme, et il a absolument perdu. La Russie n’est plus ce qu’elle était », a-t-il ajouté.Wallace semble être plus optimiste sur les événements sur le terrain que certains responsables de Kiev. Dimanche, le conseiller du président Volodymyr Zelensky, Alexey Arestovich, a reconnu qu’il était actuellement impossible pour l’Ukraine de renverser la situation sur la ligne de front. »

 

https://www.rt.com/news/555187-uk-ukraine-wallace-putin

L’Ukraine serait-elle en train d’utiliser le gaz russe comme moyen de chantage ?

« L’Ukraine a suspendu mercredi l’acheminement du gaz naturel russe vers l’Europe, tout en accusant Moscou d’être responsable de cette perturbation. Le gaz russe avait jusqu’à présent circulé sans interruption dans les gazoducs traversant l’Ukraine malgré les activités militaires.

Dans un communiqué publié mardi en fin de journée, le gestionnaire du réseau de transport de gaz ukrainien a déclaré qu’il avait décidé de suspendre les opérations à un point de transit majeur, Sokhranovka, en raison des « interférences des forces d’occupation ». La station traite jusqu’à 32,6 millions de mètres cubes par jour, soit environ un tiers du gaz russe qui transite par l’Ukraine vers l’Europe, selon l’opérateur.

 

Pendant ce temps, le géant russe de l’énergie Gazprom a déclaré qu’il ne voyait aucune raison à cette perturbation, ajoutant qu’il ne peut pas réacheminer les fournitures vers un autre point d’entrée, Sudzha, car la reconfiguration serait « techniquement impossible. »

 

« Le transit par Sokhranovka a été assuré dans son intégralité, il n’y a pas eu de plaintes des contreparties et il n’y en a pas », a déclaré Gazprom sur son canal officiel Telegram. « Gazprom remplit pleinement toutes ses obligations envers les consommateurs européens, fournit du gaz pour le transit conformément au contrat et à l’accord de l’opérateur, les services de transit sont entièrement payés. »

 

Le porte-parole de Gazprom, Sergey Kupriyanov, a déclaré mercredi que l’Ukraine n’a laissé qu’un seul point d’entrée pour le transit du gaz russe vers l’Europe, ce qui réduit considérablement la fiabilité des approvisionnements. « Sur la base du schéma d’écoulement russe, le transfert de volumes vers Sudzha est technologiquement impossible. C’est clairement écrit dans l’accord de coopération, et la partie ukrainienne en est parfaitement consciente », a déclaré Kupriyanov à la chaîne Rossiya 24.

 

La société a souligné une diminution de 34 % des fournitures de gaz russe à l’Europe en raison des actions de Kiev. »

 

https://www.rt.com/russia/555265-gazprom-gas-ukraine-europe

Du coup :

« Le régulateur allemand de l’énergie a déclaré mercredi que les flux de gaz russe au point frontalier de Waidhaus, venant d’Ukraine, avaient diminué de 25 % par rapport à la veille. Cette annonce intervient alors que Kiev a suspendu un tiers des livraisons de gaz russe à l’Europe.

 

Le commentaire du régulateur fait écho à une déclaration antérieure du ministère allemand de l’économie selon laquelle les flux de gaz russe via le principal point de transit en Ukraine se sont taris. Selon le régulateur, les importations globales de Berlin sont restées stables car elles ont été plus que compensées par des volumes plus élevés en provenance de Norvège et des Pays-Bas.

 

Les prix du gaz en Europe ont d’abord grimpé après la coupure de l’Ukraine, dépassant 1 100 dollars par millier de mètres cubes de gaz tôt mercredi. Selon les experts, la situation conduira inévitablement à une hausse des prix, les consommateurs européens évaluant la diminution des volumes. »

 

https://www.rt.com/business/555302-germany-russian-gas-supply-drop

Pour accentuer cette guerre du gaz qui frappe essentiellement l’Europe :

« La major russe de l’énergie Gazprom a déclaré jeudi qu’elle ne pourra pas utiliser la section polonaise du gazoduc Yamal-Europe pour le transit du gaz vers l’Europe en raison des sanctions de rétorsion de Moscou.

Le porte-parole de la société, Sergey Kupriyanov, a précisé que le site appartient à EuRoPol GAZ, qui est une coentreprise entre Gazprom et la major gazière polonaise PGNiG. Cette dernière est l’opérateur de la partie polonaise du gazoduc Yamal-Europe.

 

Mercredi, Moscou a approuvé une liste d’entreprises à l’égard desquelles elle appliquera des mesures économiques spéciales. La liste comprend 31 entreprises, dont l’entreprise polonaise EuRoPol GAZ, ainsi que l’ancienne unité allemande de Gazprom. La filiale appartenant à la Russie a été saisie par les autorités allemandes le mois dernier et pourrait potentiellement être nationalisée.

 

« Pour Gazprom, cela signifie une interdiction d’utiliser un gazoduc appartenant à EuRoPol GAZ pour transporter du gaz russe à travers la Pologne », a déclaré l’entreprise sur son canal officiel Telegram.

 

Le président russe Vladimir Poutine a décrété le 3 mai qu’aucune entité russe ne serait autorisée à conclure des accords avec les personnes figurant sur la liste des sanctions, ni même à remplir ses obligations dans le cadre des accords existants. »

 

https://www.rt.com/business/555379-russia-stops-gas-transit-poland

Pendant ce temps, il semblerait que le gouvernement Taiwanais soit pressé que son pays ressemble à l’Ukraine :

« Le ministre taïwanais des Affaires étrangères, Joseph Wu, espère que le monde imposera des sanctions à Pékin si celle-ci attaque Taipei, à l’instar de celles auxquelles est confrontée Moscou en raison de son offensive en Ukraine. La Chine a déclaré qu’elle ne se laisserait pas intimider par les discussions sur les sanctions et l’isolement, mettant en garde contre le risque de « copier/coller » la crise ukrainienne sur la région Asie-Pacifique.

 

Vendredi, le ministère taïwanais des affaires étrangères, qui s’était précédemment joint aux pays occidentaux pour sanctionner la Russie, a annoncé des mesures restrictives à l’encontre du Belarus. S’adressant aux journalistes le lendemain, M. Wu a admis qu’il n’y avait pratiquement aucun lien commercial entre Taïwan et ces pays et que cette mesure était donc purement symbolique.

 

« Si nous sommes menacés ou envahis par la force par la Chine à l’avenir, nous espérons également que la communauté internationale comprendra Taïwan, soutiendra Taïwan et sanctionnera ce type de comportement agressif. Par conséquent, Taïwan se tient aux côtés de la communauté internationale et prend ces mesures », a expliqué le ministre.

 

Les remarques du ministre taïwanais sont intervenues le lendemain du jour où Pékin a averti les États-Unis et ses partenaires qu’il ne se laisserait pas intimider par des menaces. »

 

https://www.rt.com/news/555142-china-taiwan-sanctions-west

Traduit par Wayan pour le Saker Francophone

Ukraine. Le Congrès vote les fonds, le réalisme s’installe, la Pologne prévoit une nouvelle guerre

Par : Wayan

Par Moon of Alabama − Le 11 mai 2022

Après avoir beaucoup parlé de la défaite de la Russie en Ukraine et d’un prétendu manque de capacités de combat russes, le Congrès a voté un nouveau fonds de 40 milliards de dollars pour fournir armes et soutien économique à l’Ukraine. Cela porte le total à 53 milliards de dollars.

La majeure partie de l’argent ira à l’industrie de l’armement américaine, à la CIA et à divers oligarques ukrainiens. Les personnes dans le besoin ne recevront pratiquement rien.

Maintenant que cette a été votée, la réalité peut se faufiler dans les reportages des médias américains sur le sujet.

Pas un, mais deux articles du New York Times se lamentent soudain sur l’énorme superficie de terres que les troupes russes ont prise dans l’est de l’Ukraine :

Extrait du dernier article :

Néanmoins, les prises dans le Donbass, combinée au succès précoce de l’invasion russe à s’emparer de parties du sud de l’Ukraine jouxtant la péninsule de Crimée, que la Russie a illégalement annexée en 2014, donne au Kremlin un énorme levier dans toute négociation future pour mettre fin au conflit.

 

Et les Russes jouissent de l’avantage supplémentaire de la domination navale en mer Noire, la seule route maritime pour le commerce ukrainien, qu’ils ont paralysé par un embargo qui pourrait finir par affamer l’Ukraine économiquement et qui contribue déjà à une pénurie mondiale de céréales.

J’ai souvent fait remarquer que la ligne de front ukrainienne comptera un nombre considérable de victimes des frappes d’artillerie russes. La situation est encore pire que je ne le pensais :

À l’hôpital principal de Kramatorsk, une ville du Donbass, les ambulances affluent jour et nuit, transportant des soldats blessés venant du front, qui disent être cloués au sol par des bombardements quasi constants.

 

Environ 80 % des patients sont blessés par des explosifs tels que des mines et des obus d’artillerie, a déclaré le capitaine Eduard Antonovskyy, commandant adjoint de l’unité médicale de l’hôpital. De ce fait, dit-il, très peu de patients ont des blessures graves. Soit vous êtes assez loin d’une explosion pour survivre, soit vous ne l’êtes pas, dit-il.

« Nous avons soit des blessures modérées, soit des décès », a déclaré le capitaine Antonovskyy.

En plus de ces articles plus réalistes, le NYT a autorisé l’un de ses auteurs à écrire un article d’opinion contre l’extension de la guerre :

L’Amérique et ses alliés veulent saigner la Russie. Ils ne devraient vraiment pas faire une telle chose

 

Au début, le soutien occidental à l’Ukraine était principalement destiné à se défendre contre l’invasion. Il vise désormais une bien plus grande ambition : affaiblir la Russie elle-même. Présenté comme une réponse de bon sens à l’agression russe, ce changement équivaut en fait à une escalade significative.

 

En élargissant le soutien à l’Ukraine de manière générale et en mettant de côté tout effort diplomatique pour mettre fin aux combats, les États-Unis et leurs alliés ont considérablement augmenté le risque d’un conflit bien plus important. Ils prennent un risque très éloigné de tout gain stratégique réaliste. …

 

Lorsque j’étais en Ukraine au cours des premières semaines de la guerre, même de farouches nationalistes ukrainiens exprimaient des points de vue beaucoup plus pragmatiques que ceux qui sont courants en Amérique aujourd’hui. Les discussions sur le statut de neutralité de l’Ukraine et les plébiscites sous contrôle international à Donetsk et à Louhansk ont été abandonnées au profit de la fanfaronnade et de l’esbroufe. …

 

Qui plus est, l’invasion a entraîné directement une augmentation des dépenses militaires dans les puissances européennes de deuxième et troisième rangs. Le nombre de troupes de l’OTAN en Europe de l’Est a été multiplié par dix, et une expansion nordique de l’organisation est probable. Un réarmement général de l’Europe est en cours, motivé non pas par un désir d’autonomie par rapport à la puissance américaine, mais pour la servir. Pour les États-Unis, cela devrait être un succès suffisant. On ne voit pas bien ce qu’il y a de plus à gagner en affaiblissant la Russie, au-delà des fantasmes de changement de régime. …

 

Les efforts diplomatiques devraient être la pièce maîtresse d’une nouvelle stratégie pour l’Ukraine. Au lieu de cela, les frontières de la guerre sont élargies et la guerre elle-même est présentée comme une lutte entre la démocratie et l’autocratie, dans laquelle le Donbass est la frontière de la liberté. Ce n’est pas seulement une extravagance déclamatoire. C’est de l’inconscience. Les risques n’ont pas besoin d’être énoncés.

En effet. La stratégie américaine actuelle se soldera par une catastrophe pour l’Ukraine, car elle est fondée sur des récits erronés. Le lieutenant-colonel (retraité) Daniel Davis a toujours présenté une vision plus réaliste de la situation militaire en Ukraine. Son dernier article s’inscrit dans cette lignée :

Les progrès de la Russie dans le Donbass signifient que l’Ukraine ne gagnera probablement pas la guerre

 

Au cours des derniers jours, une flopée de hauts dirigeants, tant en Ukraine qu’à Washington, ont affirmé avec défi qu’ils ne se contenteraient pas de résister à l’agression russe, mais qu’ils viseraient la victoire pure et simple. Si de telles aspirations sont tout à fait compréhensibles, il n’est pas judicieux d’établir une politique visant à obtenir le résultat souhaité s’il n’existe pas de voie rationnelle par laquelle l’Ukraine pourrait atteindre cet objectif. À l’heure actuelle, la plupart des indicateurs, les principes fondamentaux de la guerre et les tendances actuelles du champ de bataille soutiennent la perspective d’une défaite ukrainienne.

Davis décrit correctement la situation militaire actuelle sur le terrain et conclut :

En continuant à rechercher une victoire militaire en Ukraine, les troupes ukrainiennes continueront à se battre, aucun règlement négocié ne sera recherché de manière réaliste et, très probablement, les troupes russes continueront à progresser. En conséquence, davantage de civils et de soldats ukrainiens continueront d’être tués et blessés, davantage de villes seront détruites, et les crises économique et alimentaire – tant pour l’Ukraine que pour le monde – s’aggraveront. L’issue la plus probable ne changera pas (un règlement négocié, pas une victoire militaire ukrainienne), mais le coût pour Kiev sera beaucoup, beaucoup plus élevé.

Un autre ancien militaire qui a une vision réaliste de la guerre est le colonel Douglas Macgregor (retraité). Pendant la première guerre du Golfe, il a dirigé une unité lors de la bataille de 73 Easting :

Macgregor était « l’officier des opérations de l’escadron qui a essentiellement dirigé la bataille de 73 Easting » pendant la guerre du Golfe. Face à la Garde républicaine irakienne, il a dirigé un contingent composé de 19 chars, 26 véhicules de combat Bradley et 4 porte-mortiers M1064 à travers la tempête de sable jusqu’au 73 Easting à environ 16 h 18 le 26 février 1991 ; il a détruit près de 70 véhicules blindés irakiens sans aucune perte américaine en 23 minutes de bataille.

Le lieutenant-colonel Davis, cité précédemment, a été blessé au cours de la même bataille. Comme les deux hommes ont connu une véritable guerre mécanisée, ce n’est pas un hasard s’ils sont arrivés à des conclusions similaires.

Macgregor met en garde contre un élargissement de la guerre par une intervention polonaise dans l’ouest de l’Ukraine, qui finirait par entraîner l’OTAN dans la guerre :

La menace d’une implication de la Pologne en Ukraine

 

La guerre contre la Russie en Ukraine a évolué, mais pas de la manière prévue par les observateurs occidentaux.

Pourquoi la Pologne, avec l’aide de la Lituanie, tenterait-elle de prendre l’ouest de l’Ukraine ? C’est une question historique :

Le Commonwealth polono-lituanien, connu officiellement sous le nom de Royaume de Pologne et du Grand-Duché de Lituanie et, après 1791, sous le nom de Commonwealth de Pologne, était un pays et une bi-fédération entre la Pologne et la Lituanie, gouvernés par un monarque commun en union réelle, qui était à la fois roi de Pologne et Grand-Duc de Lituanie. C’était l’un des pays les plus grands et les plus peuplés d’Europe du XVIe et du XVIIe siècle. Dans sa plus grande extension territoriale, au début du XVIIe siècle, le Commonwealth couvrait près de 1 000 000 km2 (400 000 mi2) et comptait, en 1618, une population multiethnique de près de 12 millions d’habitants.

Voici à quoi ressemblait ce Commonwealth sur une carte avec les frontières actuelles :

Depuis un certain temps, il est question que la Pologne envoie une force de « maintien de la paix » pour occuper la Galicie, dans l’ouest de l’Ukraine. Pour ma part, je l’avais prédit le 24 février, au tout début de la guerre :

Grâce aux ajouts de Staline en Ukraine, trois pays, la Pologne, la Hongrie et la Roumanie, ont des revendications sur certaines zones des régions occidentales de l’Ukraine. S’ils veulent s’en emparer à nouveau, c’est probablement le meilleur moment pour le faire. Bien qu’ils fassent partie de l’OTAN, qui ne soutiendrait probablement pas de telles actions, ces trois pays auraient des difficultés de politique intérieure en résistant à cette envie.

Un document d’apparence officielle indique maintenant qu’une opération polono-lituanienne débutera du 22 au 24 mai.

Lord Of War @lord_of_war____ – 14:46 UTC – 10 mai 2022

 

🇺🇦🇵🇱Le document a été envoyé au président du service frontalier d’État de l’Ukraine, Serhiy Daynek, indiquant qu’il s’agit du 22-24 Mai conjoint « un contingent de maintien de la paix lituano-polonais » composé de 4 bataillons, 9 500 soldats et 279 unités d’équipement militaire [prévu d’entrer sur le territoire de l’Ukraine. Une autre confirmation de l’élaboration de plans pour l’occupation et la division du pays. Même si ce document particulier s’avère être faux (ce qui n’est pas exclu), cela ne change pas le cours général de l’Occident par rapport à l’Ukraine].

 

🇺🇦🇵🇱The document was sent to the President of the State Border Service of Ukraine, Serhiy Daynek, stating that it is 22-24. May joint "Lithuanian-Polish peacekeeping contingent" consisting of 4 battalions, 9,500 soldiers and 279 units of military equipme… https://t.co/VcCmMsxhaQ pic.twitter.com/StKzqxw8ea

— Lord Of War (@lord_of_war____) May 10, 2022

9 500 soldats, c’est bien plus que ce que peuvent contenir 4 bataillons. Un bataillon compte généralement entre 400 et 800 soldats. Il s’agit plutôt de trois petites brigades de 3-4 bataillons chacune.

Un mouvement polonais/lituanien est exactement ce contre quoi le colonel Macgregor met en garde :

Dix semaines après le début du conflit, il est instructif de réexaminer le tableau stratégique. La guerre contre la Russie en Ukraine a évolué, mais pas de la manière prévue par les observateurs occidentaux. Les forces ukrainiennes semblent brisées et épuisées. Les fournitures qui parviennent aux troupes ukrainiennes combattant dans l’est de l’Ukraine ne représentent qu’une fraction de ce qui est nécessaire. Dans la plupart des cas, les renforts et les nouvelles armes sont détruits bien avant d’atteindre le front.

 

Confrontée à l’échec sans équivoque de l’aide américaine et à l’afflux de nouvelles armes pour sauver les forces ukrainiennes d’une destruction certaine, l’administration Biden cherche désespérément à inverser la situation et à sauver la face. La Pologne semble offrir une porte de sortie. Plus important encore, le président polonais Andrzej Duda et le président ukrainien Volodymyr Zelensky ont tous deux exprimé le désir d’effacer les frontières entre la Pologne et l’Ukraine.

 

Des rapports non confirmés en provenance de Varsovie indiquent qu’après le rejet par Washington des propositions de création d’une zone d’exclusion aérienne au-dessus de l’Ukraine, ainsi que du transfert d’avions MIG-29 polonais à des pilotes ukrainiens, l’état-major polonais a reçu des instructions discrètes pour formuler des plans d’intervention dans le conflit ukrainien en s’emparant de la partie occidentale de l’Ukraine. Naturellement, une action militaire de cette ampleur nécessiterait l’approbation de Kiev, mais étant donné le contrôle de facto du gouvernement Zelensky par Washington, l’approbation de l’intervention militaire polonaise ne devrait pas poser de problème.

 

Vraisemblablement, l’administration Biden espère peut-être qu’une collision impliquant des Russes et des Polonais sous quelque forme que ce soit – y compris des frappes aériennes et de missiles contre les forces polonaises du côté ukrainien de la frontière – pourrait nécessiter la réunion du Conseil de l’OTAN et l’examen de l’article V du traité de l’OTAN.

Cela signifierait que l’OTAN, ou du moins des parties importantes de celle-ci, se joindrait activement à la guerre ukrainienne par procuration contre la Russie. Si je pense que la Russie a retenu des forces dans la guerre actuelle pour éventuellement se défendre contre l’OTAN, toute entrée de celle-ci dans la guerre prolongerait considérablement les combats et le danger d’un échange nucléaire deviendrait imminent.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

Le roi est de retour

Par : Wayan

Comment expliquer l’attitude de l’Allemagne dans la crise actuelle


Par Wolfgang Streeck – Le 4 mai 2022 – Source New Left Review

Pour ceux qui se demandent qui est le patron en Europe, l’OTAN ou l’Union européenne, la guerre en Ukraine a réglé cette question, du moins pour l’avenir prévisible. Il fut un temps où Henry Kissinger se plaignait qu’il n’y avait pas de numéro de téléphone unique pour appeler l’Europe, qu’il y avait beaucoup trop d’appels à passer pour obtenir quelque chose, que la chaîne de commandement avait besoin d’être simplifiée. Puis, après la fin de Franco et de Salazar, l’extension méridionale de l’UE est arrivée, avec l’adhésion de l’Espagne à l’OTAN en 1982 (le Portugal était membre depuis 1949), rassurant Kissinger et les États-Unis à la fois contre l’eurocommunisme et contre une prise de contrôle militaire autre que par l’OTAN. Plus tard, dans le cadre du nouvel ordre mondial émergeant dans les années 90, l’UE a absorbé la plupart des États membres du défunt Pacte de Varsovie, qui bénéficiaient d’une procédure accélérée d’adhésion à l’OTAN. En stabilisant économiquement et politiquement les nouveaux venus dans le bloc capitaliste et en guidant leur construction nationale et la formation de leur État, la tâche de l’UE, acceptée avec plus ou moins d’empressement, était de leur permettre de faire partie de « l’Occident », dirigé par les États-Unis, et d’un monde désormais unipolaire.

Au cours des années suivantes, le nombre de pays d’Europe de l’Est attendant d’être admis dans l’UE a augmenté, les États-Unis faisant pression pour leur admission. Avec le temps, l’Albanie, la Macédoine du Nord, le Monténégro et la Serbie ont obtenu le statut de candidat officiel, tandis que le Kosovo, la Bosnie-Herzégovine et la Moldavie sont toujours en attente. Pendant ce temps, l’enthousiasme des premiers États membres de l’UE pour l’élargissement a diminué, notamment en France, qui préférait, et préfère toujours, l’« approfondissement » à l’« élargissement ». Cela correspond à la finalité française particulière de « l’union sans cesse plus étroite des peuples d’Europe » : un ensemble d’États relativement homogène sur le plan politique et social, capable de jouer collectivement un rôle indépendant, autodéterminé, « souverain » et surtout dirigé par la France dans la politique mondiale (« une France plus indépendante dans une Europe plus forte », comme aime à le dire son président qui vient d’être réélu).

Les coûts économiques liés à la mise en conformité des nouveaux États membres avec les normes européennes, ainsi que la quantité requise de renforcement des institutions de l’extérieur, devaient rester gérables, étant donné que l’UE était déjà aux prises avec des disparités économiques persistantes entre ses pays membres méditerranéens et du Nord-Ouest, sans parler du profond attachement de certains des nouveaux membres de l’Est aux États-Unis. Ainsi, la France a bloqué l’entrée dans l’UE de la Turquie, membre de longue date de l’OTAN (qu’elle restera même si elle vient d’envoyer l’activiste Osman Kavala en prison, pour une vie en isolement sans possibilité de libération conditionnelle). Il en va de même pour plusieurs États des Balkans occidentaux, comme l’Albanie et la Macédoine du Nord, qui n’ont pas réussi à empêcher l’adhésion, lors de la première vague d’Osterweiterung en 2004, de l’Estonie, de la Lettonie, de la Lituanie, de la Pologne, de la République tchèque, de la Slovaquie, de la Slovénie et de la Hongrie. Quatre ans plus tard, Sarkozy et Merkel ont empêché (pour l’instant) les États-Unis de George Bush le Jeune d’admettre la Géorgie et l’Ukraine dans l’OTAN, anticipant que cela devrait être suivi de leur inclusion dans l’Union européenne.

Avec l’invasion russe de l’Ukraine, la donne a changé. L’allocution télévisée de M. Zelensky devant tous les chefs de gouvernement de l’Union européenne réunis a provoqué une sorte d’excitation très souhaitée mais rarement vécue à Bruxelles, et sa demande d’adhésion totale à l’Union européenne, tutto e subito, a suscité d’incessants applaudissements. Dans son excès de zèle habituel, Von der Leyen s’est rendu à Kiev pour remettre à Zelensky le long questionnaire nécessaire au lancement des procédures d’admission. Alors qu’il faut normalement des mois, voire des années, aux gouvernements nationaux pour rassembler les informations complexes demandées dans le questionnaire, Zelensky, malgré l’état de siège de Kiev, a promis de terminer le travail en quelques semaines, ce qu’il a fait. On ne sait pas encore quelles seront les réponses à des questions telles que le traitement des minorités ethniques et linguistiques, surtout russes, ou l’étendue de la corruption et l’état de la démocratie, par exemple le rôle des oligarques nationaux dans les partis politiques et au parlement.

Si l’Ukraine est admise aussi rapidement que promis, comme son gouvernement et celui des États-Unis l’attendent, il n’y aura plus aucune raison de refuser l’adhésion non seulement aux États des Balkans occidentaux, mais aussi à la Géorgie et à la Moldavie, qui ont posé leur candidature en même temps que l’Ukraine. Quoi qu’il en soit, tous ces pays renforceront l’aile anti-russe et pro-américaine de l’UE, aujourd’hui dirigée par la Pologne, qui, à l’instar de l’Ukraine, avaient participé avec enthousiasme à la « coalition des volontaires » réunie par les États-Unis dans le but de construire activement une nation en Irak. Quant à l’UE en général, l’adhésion de l’Ukraine la transformera encore plus en une école préparatoire ou en un enclos pour les futurs membres de l’OTAN. Et ce, même si, dans le cadre d’un éventuel règlement de la guerre, l’Ukraine devra peut-être être officiellement déclarée neutre, ce qui l’empêchera de rejoindre directement l’OTAN. (En fait, depuis 2014, l’armée ukrainienne a été reconstruite à partir de zéro sous la direction des Américains, au point qu’en 2021, elle a effectivement atteint ce qu’on appelle « l’interopérabilité » dans le jargon de l’OTAN).

Outre la domestication des membres néophytes, une autre tâche découlant du nouveau statut de l’UE en tant qu’auxiliaire civil de l’OTAN consiste à concevoir des sanctions économiques qui font mal à l’ennemi russe tout en épargnant les amis et alliés, autant que nécessaire. L’OTAN contrôlant les canons, l’UE est chargée de contrôler les ports. Von der Leyen, enthousiaste comme toujours, a fait savoir au monde entier, fin février, que les sanctions prises par l’UE seraient les plus efficaces jamais prises et qu’elles permettraient « d’anéantir petit à petit la base industrielle de la Russie » (Stück für Stück die industrielle Basis Russlands abtragen). En tant qu’Allemande, elle avait peut-être à l’esprit quelque chose comme un plan Morgenthau, tel que proposé par les conseillers de Franklin D. Roosevelt, afin de réduire à jamais l’Allemagne vaincue à une société agricole. Ce projet a été rapidement abandonné, lorsque les États-Unis ont réalisé qu’ils pourraient avoir besoin de l’Allemagne (de l’Ouest) dans le cadre de leur « endiguement » de l’Union soviétique pendant la guerre froide.

On ne sait pas qui a dit à von der Leyen de ne pas en faire trop, mais la métaphore abtragen n’a plus été entendue, peut-être parce que ce qu’elle impliquait aurait pu équivaloir à une participation active à la guerre. Quoi qu’il en soit, il s’est rapidement avéré que la Commission, en dépit de ses prétentions à la gloire technocratique, a échoué aussi bien dans la planification des sanctions que dans celle de la convergence macroéconomique. De manière remarquablement eurocentrique, la Commission semblait avoir oublié que certaines parties du monde ne voient aucune raison de se joindre à un boycott de la Russie imposé par l’Occident ; pour elles, les interventions militaires n’ont rien d’inhabituel, y compris les interventions de l’Occident pour l’Occident. En outre, sur le plan interne, l’UE a eu du mal à ordonner à ses États membres ce qu’ils ne doivent pas acheter ou vendre ; les appels lancés à l’Allemagne et à l’Italie pour qu’elles cessent immédiatement d’importer du gaz russe ont été ignorés, les deux gouvernements insistant pour que les emplois et la prospérité nationaux soient pris en considération. Les erreurs de calcul abondent même dans la sphère financière où, malgré les sanctions toujours aussi sophistiquées prises contre les banques russes, y compris la banque centrale de Moscou, le rouble a récemment augmenté d’environ 30 %, entre le 6 et le 30 avril.

Lorsque les rois reviennent, ils lancent une purge, pour rectifier les anomalies qui se sont accumulées pendant leur absence. Les rapports sont présentés et collectés, le manque de loyauté révélé pendant l’absence du roi est puni, les idées désobéissantes et les souvenirs impropres sont extirpés, et les coins et recoins du corps politique sont nettoyés des déviants politiques qui les ont peuplés entre-temps. Les actions symboliques du genre McCarthy sont utiles car elles répandent la peur parmi les dissidents potentiels. Aujourd’hui, dans tout l’Occident, les joueurs de piano, de tennis ou de théorie de la relativité qui sont originaires de Russie et veulent continuer à jouer ce qu’ils jouent sont contraints de faire des déclarations publiques qui, au mieux, rendraient leur vie et celle de leur famille difficiles. Les journalistes d’investigation découvrent un abîme de dons philanthropiques faits par des oligarques russes à des festivals de musique et autres, des dons qui étaient bienvenus dans le passé mais qui s’avèrent maintenant être une atteinte à la liberté artistique, contrairement bien sûr aux dons philanthropiques de leurs homologues occidentaux. Etc.

Dans un contexte de prolifération des serments de loyauté, le discours public est réduit à la diffusion de la vérité du roi, et rien d’autre. Essayer de découvrir les motifs et les raisons, chercher un indice sur la façon dont on pourrait, peut-être, négocier la fin du bain de sang, est assimilé à du Putin verzeihen, ou pardonner Poutine ; Cela « relativise », comme le disent les Allemands, les atrocités de l’armée russe en essayant d’y mettre fin par des moyens autres que militaires. Selon la nouvelle sagesse en cours, il n’y a qu’une seule façon de traiter un fou ; penser à d’autres moyens va à l’encontre de ses propres intérêts et constitue donc une trahison. (Je me souviens d’enseignants qui, dans les années 1950, faisaient savoir à la jeune génération que « la seule langue que le Russe comprend est la langue du poing »). La gestion de la mémoire est capitale : ne mentionnez jamais les accords de Minsk (2014 et 2015) entre l’Ukraine, la Russie, la France et l’Allemagne, ne demandez pas ce qu’ils sont devenus et pourquoi, ne vous souciez pas de la plateforme de règlement négocié du conflit sur laquelle Zelensky a été élu en 2019 par près des trois quarts des électeurs ukrainiens, et oubliez la réponse américaine par la diplomatie du mégaphone aux propositions russes de 2022 pour un système de sécurité européen commun. Surtout, n’évoquez jamais les diverses « opérations spéciales » américaines du passé récent, comme par exemple en Irak, et à Fallujah, Irak (800 victimes civiles rien qu’en quelques jours) ; ce faisant, vous commettez le crime de « whataboutism« , qui, au vu des « images de Bucha et Marioupol », est moralement hors limite.

Dans tout l’Occident, la politique de reconstruction impériale vise tout ce qui s’écarte, ou s’est écarté dans le passé, de la position américaine sur la Russie, l’Union soviétique et l’Europe dans son ensemble. C’est là que se dessine aujourd’hui la ligne de démarcation entre la société occidentale et ses ennemis, entre le bien et le mal, une ligne le long de laquelle il faut purger non seulement le présent mais aussi le passé. Une attention particulière est accordée à l’Allemagne, le pays qui fait l’objet de la suspicion (kissingerienne) américaine depuis l’Ostpolitik de Willy Brandt et la reconnaissance par l’Allemagne de la frontière occidentale de la Pologne d’après-guerre. Depuis lors, l’Allemagne est suspecte aux yeux des Américains de vouloir s’exprimer sur la sécurité nationale et européenne, pour l’instant au sein de l’OTAN et de la Communauté européenne, mais à l’avenir peut-être seule.

Que trois décennies plus tard, Schröder, comme Blair, Obama et tant d’autres, ait monnayé son passé politique après avoir quitté ses fonctions n’a jamais été un problème en soi. Il en a été autrement du refus historique de Schröder, avec Chirac, de se joindre à la troupe dirigée par les Américains pour envahir l’Irak et, ce faisant, de violer exactement le même droit international que celui qui est aujourd’hui violé par Poutine. (Le fait que Merkel, en tant que leader de l’opposition à l’époque, ait déclaré au monde entier, depuis Washington DC, quelques jours avant l’invasion, que Schröder ne représentait pas la véritable volonté du peuple allemand est peut-être l’une des raisons pour lesquelles elle a jusqu’à présent été épargnée des attaques américaines pour ce qui serait une cause majeure de la guerre en Ukraine, sa politique énergétique ayant rendu l’Allemagne dépendante du gaz naturel russe).

Aujourd’hui, en tout cas, ce n’est pas vraiment Schröder, trop visiblement enivré par les millions dont les oligarques russes le gavent, qui est la cible principale de la purge allemande. C’est plutôt le SPD en tant que parti – qui, selon BILD et le nouveau leader de la CDU, Friedrich Merz, un homme d’affaires avec d’excellentes relations américaines, a toujours eu un problème avec la Russie. Le rôle de grand inquisiteur est assumé avec force par l’ambassadeur d’Ukraine en Allemagne, Andrij Melnyk, ennemi juré autoproclamé, notamment de Frank-Walter Steinmeier, aujourd’hui président de la République fédérale, qui est désigné pour incarner la « connexion russe » du SPD. Steinmeier a été de 1999 à 2005 le chef de cabinet de Schröder au cabinet du chancelier, a été deux fois (2005-2009 et 2013-2017) ministre des affaires étrangères sous Merkel, et a été pendant quatre ans (2009-2013) chef de l’opposition au Bundestag.

D’après Melnyk, infatigable twitteur et donneur d’interviews, Steinmeier « a tissé pendant des années une toile d’araignée de contacts avec la Russie », dans laquelle « de nombreuses personnes sont empêtrées et qui sont maintenant à la tête du gouvernement allemand ». Selon Melnyk, pour Steinmeier, « la relation avec la Russie était et reste quelque chose de fondamental, de sacré, quoi qu’il arrive. Même la guerre d’agression de la Russie n’a pas beaucoup d’importance pour lui ». Ainsi informé, le gouvernement ukrainien a déclaré Steinmeier persona non grata à la dernière minute, au moment où il s’apprêtait à monter dans un train de Varsovie à Kiev, en compagnie du ministre polonais des Affaires étrangères et des chefs de gouvernement des États baltes. Alors que les autres ont été autorisés à entrer en Ukraine, Steinmeier a dû informer les journalistes qui l’accompagnaient qu’il n’était pas le bienvenu et rentrer en Allemagne.

Le cas de Steinmeier est intéressant car il montre comment les cibles de la purge sont sélectionnées. À première vue, les références néolibérales et atlantistes de Steinmeier semblent impeccables. Auteur de l’Agenda 2010, en tant que chef de la Chancellerie et coordinateur des services secrets allemands, il a permis aux États-Unis d’utiliser leurs bases militaires allemandes pour recueillir et interroger des prisonniers du monde entier pendant la « guerre contre le terrorisme ». On peut supposer qu’il s’agissait d’une compensation pour le refus de Schröder de participer à l’aventure américaine en Irak. Il n’a pas non plus fait beaucoup de bruit, voire pas du tout, lorsque les États-Unis ont retenu prisonniers à Guantanamo des citoyens allemands d’origine libanaise et turque, qui ont tous été arrêtés, enlevés et torturés après avoir été pris pour d’autres. Les accusations selon lesquelles il n’a pas prêté assistance, comme il aurait dû le faire en vertu de la loi allemande, le suivent jusqu’à ce jour.

Ce qui est vrai, c’est que Steinmeier a contribué à rendre l’Allemagne dépendante de l’énergie russe, même si ce n’est pas tout à fait de quoi on l’accuse. C’est lui qui, en 1999, a négocié la sortie de l’Allemagne de l’énergie nucléaire, au nom du gouvernement rouge-vert de Schröder et comme l’exigeaient, non pas le SPD, mais les Verts. Plus tard, en tant que chef de file de l’opposition, il a accepté, après la catastrophe de Fukushima en 2011, que Merkel, après avoir fait marche arrière sur la sortie du nucléaire 1, fasse à nouveau marche arrière pour faire passer la sortie du nucléaire 2, en espérant toujours aussi astucieusement que cela ouvrirait la porte à une coalition avec les Verts. Quelques années plus tard, lorsqu’elle a, pour la même raison, mis fin au charbon, en particulier au charbon tendre, pour qu’il entre en vigueur à peu près au moment de la fermeture des derniers réacteurs nucléaires, Steinmeier a suivi le mouvement. Pourtant, c’est lui, et non Merkel, qui est blâmé pour la dépendance énergétique allemande et la collaboration avec la Russie, peut-être en raison d’une gratitude américaine durable pour l’aide apportée par Merkel dans la crise des réfugiés syriens après la (demi-)intervention américaine ratée en Syrie. Pendant ce temps, les Verts, le moteur de la politique énergétique allemande depuis Schröder, comme la CDU, parviennent à échapper à la colère américaine en pivotant pour attaquer le SPD et Scholz pour avoir hésité à livrer des  » armes lourdes «  à l’Ukraine.

Et le Nord Stream 2 ? Là encore, Merkel a toujours été aux commandes, notamment parce que l’extrémité allemande du gazoduc devait arriver dans son État, voire dans sa circonscription. Il convient de noter que le gazoduc n’a jamais été mis en service, une grande partie du gaz russe destiné à l’Allemagne étant pompée par un système de gazoducs qui traverse en partie l’Ukraine. Ce qui a rendu Nord Stream 2 nécessaire, aux yeux de Mme Merkel, c’est la situation juridique et politique chaotique de l’Ukraine après 2014, qui soulevait la question de savoir comment assurer un transit fiable du gaz pour l’Allemagne et l’Europe occidentale, une question que le Nord Stream 2 résoudrait élégamment. Il n’est pas nécessaire d’être un Ukrainversteher pour comprendre que cela a dû agacer les Ukrainiens. Il est intéressant de noter qu’après plus de deux mois de guerre, le gaz russe est toujours acheminé par les gazoducs ukrainiens. Alors que le gouvernement ukrainien pourrait les fermer à tout moment, il ne le fait pas, probablement pour permettre à lui-même et aux oligarques associés de continuer à percevoir des droits de transit. Cela n’empêche pas l’Ukraine d’exiger que l’Allemagne et d’autres pays cessent immédiatement d’utiliser le gaz russe, afin de ne plus financer la « guerre de Poutine ».

Encore une fois, pourquoi Steinmeier et le SPD, plutôt que Merkel et la CDU, ou les Verts ? La raison la plus importante est peut-être qu’en Ukraine, en particulier sur la droite radicale de l’échiquier politique, le nom de Steinmeier est connu et détesté surtout en raison de ce que l’on appelle « l’algorithme de Steinmeier » ; essentiellement une sorte de feuille de route, ou de liste de choses à faire, pour la mise en œuvre des accords de Minsk élaborés par Steinmeier en tant que ministre des affaires étrangères sous Merkel. Si le Nord Stream 2 était impardonnable du point de vue ukrainien, Minsk était un péché mortel aux yeux non seulement de la droite ukrainienne (entre autres, il aurait accordé l’autonomie aux parties russophones de l’Ukraine) mais aussi des États-Unis, qui avaient été contournés par cet accord, tout comme l’Ukraine allait être contournée par le Nord Stream 2. Si ce dernier était un acte inamical entre partenaires commerciaux, le premier était un acte de haute trahison envers un roi temporairement absent, maintenant de retour pour faire le ménage et se venger.

Dans la mesure où l’UE est devenue une filiale de l’OTAN, on peut supposer que ses fonctionnaires en savent aussi peu que quiconque sur les objectifs de guerre ultimes des États-Unis. Avec la récente visite des secrétaires d’État et de la défense des États-Unis à Kiev, il semble que les Américains aient déplacé les objectifs, passant de la défense de l’Ukraine contre l’invasion russe à l’affaiblissement permanent de l’armée russe. L’ampleur de la prise de contrôle par les États-Unis a été démontrée avec force lorsque, lors de leur voyage de retour aux États-Unis, les deux secrétaires ont fait escale à la base aérienne américaine de Ramstein, en Allemagne, celle-là même que les États-Unis utilisent pour la guerre contre le terrorisme et d’autres opérations similaires. Ils y ont rencontré les ministres de la défense de pas moins de quarante pays, auxquels ils avaient ordonné de se présenter pour promettre leur soutien à l’Ukraine et, bien sûr, aux États-Unis. Il est significatif que la réunion n’ait pas été convoquée au siège de l’OTAN à Bruxelles, un lieu multinational, du moins formellement, mais dans une installation militaire que les États-Unis prétendent être sous leur, et seulement leur, souveraineté, avec le désaccord occasionnel du gouvernement allemand. C’est là, sous la présidence des États-Unis et sous deux immenses drapeaux, américain et ukrainien, que le gouvernement Scholz a finalement accepté de livrer à l’Ukraine les « armes lourdes » réclamées depuis longtemps, sans apparemment avoir son mot à dire sur l’usage exact qui serait fait de ses chars et obusiers. (Les quarante nations ont accepté de se réunir une fois par mois pour déterminer quels autres équipements militaires l’Ukraine aurait besoin). Dans ce contexte, on ne peut que rappeler l’observation d’un diplomate américain à la retraite, au début de la guerre, selon laquelle les États-Unis allaient combattre les Russes « jusqu’au dernier Ukrainien ».

Comme on le sait, la capacité d’attention non seulement du public américain mais aussi de l’establishment de la politique étrangère américaine est courte. Des événements dramatiques survenus à l’intérieur ou à l’extérieur des États-Unis peuvent diminuer de façon critique l’intérêt national pour un pays aussi éloigné que l’Ukraine ; sans parler des prochaines élections de mi-mandat et de la campagne imminente de Donald Trump pour reconquérir la présidence en 2024. D’un point de vue américain, ce n’est pas vraiment un problème, car les risques associés aux aventures étrangères des États-Unis reviennent presque exclusivement aux locaux ; voir l’Afghanistan. Il est d’autant plus important, pourrait-on penser, que les pays européens sachent quels sont exactement les buts de guerre des États-Unis en Ukraine, et comment ils seront actualisés à mesure que la guerre se poursuivra.

Après la réunion de Ramstein, on a parlé non seulement d’un « affaiblissement permanent » de la puissance militaire russe, sans parler d’un accord de paix, mais aussi d’une victoire pure et simple de l’Ukraine et de ses alliés. Cela mettra à l’épreuve la sagesse de la guerre froide selon laquelle une guerre conventionnelle contre une puissance nucléaire ne peut être gagnée. Pour les Européens, le résultat sera une question de vie ou de mort ; ce qui pourrait expliquer pourquoi le gouvernement allemand a hésité pendant quelques semaines à fournir à l’Ukraine des armes qui pourraient être utilisées, par exemple, pour pénétrer sur le territoire russe, d’abord peut-être pour frapper les lignes d’approvisionnement russes, puis pour en obtenir davantage. (Lorsque l’auteur de ces lignes a lu la nouvelle aspiration américaine à une « victoire », il a été pendant un bref mais inoubliable instant frappé par un profond sentiment de peur). Si l’Allemagne a eu le courage de demander à avoir son mot à dire sur la stratégie américano-ukrainienne, rien de tel ne semble avoir été proposé : les chars allemands, semble-t-il, seront livrés carte blanche. Selon les rumeurs, les nombreux wargames commandés ces dernières années à des groupes de réflexion militaires par le gouvernement américain et impliquant l’Ukraine, l’OTAN et la Russie se sont tous terminés, d’une manière ou d’une autre, par un Armageddon nucléaire, du moins en Europe.

Il est certain qu’une fin nucléaire n’est pas ce qui est annoncé publiquement. Au lieu de cela, on entend que les États-Unis partent du principe que la défaite de la Russie prendra de nombreuses années, avec une impasse prolongée, un enlisement dans la boue d’une guerre terrestre, aucune des parties n’étant capable de bouger : les Russes parce que les Ukrainiens recevront sans cesse plus d’argent et de matériel, voire de main-d’œuvre, de la part d’un « Occident » nouvellement américanisé, les Ukrainiens parce qu’ils sont trop faibles pour entrer en Russie et menacer sa capitale. Pour les États-Unis, cela pourrait sembler tout à fait confortable : une guerre par procuration, avec un équilibre des forces ajusté et réajusté par eux en fonction de l’évolution de leurs besoins stratégiques. En fait, lorsque Biden a demandé, dans les derniers jours d’avril, une nouvelle aide de 33 milliards de dollars à l’Ukraine pour la seule année 2022, il a laissé entendre que ce ne sera que le début d’un engagement à long terme, aussi coûteux que l’Afghanistan, mais, a-t-il dit, qui en vaut la peine. À moins, bien sûr, que les Russes ne commencent à tirer davantage de leurs missiles miracles, à déballer leurs armes chimiques et, finalement, à mettre à profit leur arsenal nucléaire, les petites ogives pour champ de bataille en premier.

Existe-t-il, malgré tout cela, une perspective de paix après la guerre, ou moins ambitieuse : une architecture de sécurité régionale, peut-être après que les Américains se seront désintéressés de la question, ou que la Russie estimera qu’elle ne peut ou ne doit pas poursuivre la guerre ? Un règlement eurasien, si nous voulons l’appeler ainsi, présupposera probablement une sorte de changement de régime à Moscou. Après ce qui s’est passé, il est difficile d’imaginer les dirigeants d’Europe occidentale exprimant publiquement leur confiance en Poutine, ou en un successeur poutinien. Dans le même temps, il n’y a aucune raison de croire que les sanctions économiques imposées par l’Occident à la Russie provoqueront un soulèvement populaire qui renversera le régime de Poutine. En fait, si l’on se réfère à l’expérience des Alliés pendant la Seconde Guerre mondiale avec les bombardements destructeurs des villes allemandes, les sanctions pourraient bien avoir l’effet inverse, en amenant les gens à serrer les rangs derrière leur gouvernement.

La désindustrialisation de la Russie, à la von der Leyen, ne sera de toute façon pas possible, car la Chine ne le permettra pas, notamment parce qu’elle a besoin d’un État russe opérationnel pour son projet de nouvelle route de la soie. Les demandes populaires en Occident pour que Poutine et sa camarilla soient jugés par la Cour pénale internationale de La Haye resteront, pour ces seules raisons, lettre morte. Notez en tout cas que la Russie, comme les États-Unis, n’a pas signé le traité établissant la Cour, garantissant ainsi à ses citoyens l’immunité contre des poursuites. Comme Kissinger, Bush Jr. et d’autres aux États-Unis, Poutine restera donc en liberté jusqu’à la fin de ses jours, quelle que soit cette fin. Les pays européens qui, historiquement, ne sont pas vraiment enclins à la russophilie, comme les pays baltes et la Pologne, et certainement aussi l’Ukraine, ont de bonnes chances de convaincre le public de pays comme l’Allemagne ou la Scandinavie que faire confiance à la Russie peut être dangereux pour la santé nationale.

Un changement de régime pourrait toutefois s’avérer nécessaire en Ukraine. Ces dernières années, l’extrémité ultra-nationaliste de la politique ukrainienne, profondément enracinée dans le passé fasciste et même pro-nazi de l’Ukraine, semble avoir gagné en force dans une nouvelle alliance avec les forces ultra-interventionnistes des États-Unis. Une conséquence, parmi d’autres, a été la disparition de Minsk de l’agenda politique ukrainien. Un représentant éminent de l’ultra-droite ukrainienne est l’ambassadeur ukrainien en Allemagne, mentionné plus haut, qui a fait savoir dans une interview accordée au Frankfurter Allgemeine que pour lui, quelqu’un comme Navalny était exactement le même que Poutine lorsqu’il s’agit du droit de l’Ukraine à exister en tant qu’État-nation souverain. Interrogé sur ce qu’il dirait à ses amis russes, il a nié en avoir, voire en avoir eu à un moment de sa vie, car les Russes sont par nature déterminés à anéantir le peuple ukrainien.

La famille politique de Melnyk remonte à l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN) dans l’entre-deux-guerres et sous l’occupation allemande, avec laquelle ses dirigeants ont collaboré jusqu’à ce qu’ils découvrent que les nazis ne faisaient pas vraiment de distinction entre Russes et Ukrainiens lorsqu’il s’agissait de tuer et de réduire des gens en esclavage. L’OUN était dirigée par deux hommes, un certain Andrij Melnyk (même nom que l’ambassadeur) et un certain Stepan Bandera, ce dernier étant, dans la mesure du possible, quelque peu à droite du premier. Tous deux auraient commis des crimes de guerre sous licence allemande, Bandera étant chef de la police, nommé par les nazis, à Lviv (Lemberg). Plus tard, Bandera a été écarté par les Allemands et placé en résidence surveillée, comme d’autres fascistes locaux ailleurs. (Les nazis ne croyaient pas au fédéralisme.) Après la guerre, l’Union soviétique ayant été restaurée, Bandera s’est installé à Munich, la capitale d’après-guerre d’une foule de collaborateurs d’Europe de l’Est, dont l’Oustacha croate. C’est là qu’il a été assassiné en 1959 par un agent soviétique, après avoir été condamné à mort par un tribunal soviétique. Melnyk s’est également retrouvé en Allemagne et est mort dans les années 1970 dans un hôpital de Cologne.

Le Melnyk d’aujourd’hui appelle Bandera son « héros ». En 2015, peu après avoir été nommé ambassadeur, il s’est rendu sur sa tombe à Munich où il a déposé des fleurs, rendant compte de cette visite sur Twitter. Cela lui a valu un reproche formel du ministère allemand des Affaires étrangères, dirigé à l’époque par nul autre que Steinmeier. Melnyk s’est également prononcé publiquement en faveur du Bataillon Azov, un groupe paramilitaire armé en Ukraine, fondé en 2014, qui est généralement considéré comme la branche militaire de plusieurs mouvements néofascistes du pays. Pour le non-spécialiste, il n’est pas tout à fait clair de savoir quelle influence le courant politique de Melnyk a dans le gouvernement de l’Ukraine aujourd’hui. Il y a certainement aussi d’autres courants dans la coalition gouvernementale ; il est difficile de prédire à ce stade si leur influence va encore diminuer ou, au contraire, augmenter à mesure que la guerre se prolonge. Les mouvements nationalistes rêvent parfois d’une nation née de la mort sur le champ de bataille des meilleurs de ses fils, d’une nation nouvelle ou ressuscitée, soudée par un sacrifice héroïque. Dans la mesure où l’Ukraine est gouvernée par des forces politiques de ce type, soutenues de l’extérieur par des États-Unis désireux de faire durer la guerre ukrainienne, il est difficile de voir comment et quand l’effusion de sang devrait se terminer, si ce n’est par la capitulation de l’ennemi ou par la prise de son arme nucléaire.

En dehors de la politique ukrainienne, la guerre par procuration américaine en Ukraine pourrait contraindre la Russie à une étroite relation de dépendance vis-à-vis de Pékin, en assurant à la Chine un allié eurasien captif et lui donnant un accès garanti aux ressources russes, à des prix avantageux puisque l’Occident ne serait plus en concurrence pour les obtenir. La Russie, à son tour, pourrait bénéficier de la technologie chinoise, dans la mesure où elle serait mise à disposition. À première vue, une telle alliance pourrait sembler contraire aux intérêts géostratégiques des États-Unis. Elle s’accompagnerait toutefois d’une alliance tout aussi étroite et tout aussi asymétrique, dominée par les Américains, entre les États-Unis et l’Europe occidentale, une alliance qui permettrait de garder l’Allemagne sous contrôle et de supprimer les aspirations françaises à la « souveraineté européenne ». Très probablement, ce que l’Europe peut offrir aux États-Unis dépasserait ce que la Russie peut offrir à la Chine, de sorte qu’une perte de la Russie au profit de la Chine serait plus que compensée par les gains d’un renforcement de l’hégémonie américaine sur l’Europe occidentale. Une guerre par procuration en Ukraine pourrait donc être attrayante pour les États-Unis qui cherchent à construire une alliance mondiale pour leur bataille imminente avec la Chine au sujet du prochain nouvel ordre mondial, monopolaire ou bipolaire, selon des modalités anciennes ou nouvelles, qui se jouera dans les années à venir, après la fin de la fin de l’histoire.

Wolfgang Streeck

Note du Saker Francophone

Dans sa conclusion, l’auteur oublie que le monde ne se résume pas qu’aux 4 grandes puissances que sont la Russie et la Chine d’un coté Vs les États-Unis et l’Europe de l’autre. L’Inde, l’Iran, les pays arabes, l’Asie du sud-est, l’Afrique, une grande partie de l’Amérique du sud basculent déjà doucement vers le bloc Russie/Chine. Ce qui laissera un monde USA/Europe qui se seront, à coup de sanctions et d’agressivité diplomatique, isolés tous seuls du véritable « reste du monde » dont la richesse, non seulement humaine mais surtout en matières premières, leur manquera vivement. Un « rideau de fer » inversé, 40 ans après la chute du précédent.

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

Sitrep de l’Opération Z. Où en sommes-nous ?

Par : Wayan

Par Saker Staff – Le 11 mai 2022 – Source The Saker’s Blog

L’observation principale, à laquelle on ne peut s’empêcher de souscrire, vient d’Andrei Martyanov et je la reformule quelque peu :

Le rythme du changement s’accélère nettement, premier résultat de l’effritement et de l’implosion de l’Ukraine en tant qu’État et de la structure de ses forces armées.

Les choses vont aller plus vite maintenant et c’est déjà le cas, comme nous le verrons plus loin !

Mais d’abord, une pure fantaisie. Nous l’appelons « récit » mais c’est de la fantaisie !

Regardez les gars. Un système de gestion de la défense à trois niveaux émerge en Ukraine. Il est rare de voir un tel chaos orchestré. Le premier niveau est celui des Nazis + le SBU [le service de renseignements ukrainiens]. Nous n’avons aucune idée s’il y a un contrôle central mais nous sommes sur qu’Azov et les autres bataillons nationalistes sont faiblement voire pas du tout commandés. Comme d’habitude il jouent aux cow-boys ou se planquent dans un bunker. Le second niveau est sous le contrôle de nos « alliés ». Ils ont pris en charge le GUR (service de renseignements militaires) le SSO (les forces spéciales) et ce qui reste de l’armée de l’air et des unités d’artillerie. Cette partie des FAUs mène une vraie guerre en petits réseaux et provoquent le plus de dommages aux Mokshas (russes en argot ukrainien). C’est bien mais c’est une impasse. Le troisième niveau est le gros des FAUs, les habituels sacrifiés dans les tranchées à qui il manque le leader charismatique du niveau 1 ou l’expérience du niveau 2 et ils ont l’honorable tache de mourir pendant que les « alliés », avec l’aide du niveau 2, « gagne la guerre » (en fait non). En résumé nous n’avons pas de commandement unifié, pas d’approvisionnement, pas d’objectifs précis pour cette guerre. L’opinion d’un fayot fraichement diplomé d’une académie militaire étasunienne a plus de poids que l’opinion d’un colonel ukrainien. Good morning Vietnam ! Fait chier d’être un niaquoué.

Ce qui précède a été trouvé sur un site ukrainien : https://t.me/ice_inii

Jetez un coup d’œil à certaines choses ici : L’influence américaine, le fantasme d’être le personnage de Robin Williams dans le film Good Morning Vietnam et l’impression d’être le niaquoué de service ! Ces combattants vivent dans un film. Et ensuite, vient l’effondrement de ce fantasme. C’est un autre exemple de ce que Martyanov veut dire.

Restons un moment dans le fantasme.

Andrei Martyanov a commenté le Lieutenant-Général Kellog qui, contrairement à sa déclaration sur « tout ce qu’il a appris sur la guerre », n’a jamais rien appris.

Une comparaison rapide des commentaires américains et britanniques sur le discours de Poutine

Voici le ministre britannique de la Défense, Ben Wallace. On ne peut que le qualifier de répugnant et si Kellog, selon Martyanov, « n’a jamais rien appris », celui-là ne fait que « dire des conneries« .

Un court extrait :

J’ai pensé à l’ampleur de leurs souffrances (les soldats russes ordinaires) dans toute l’Union soviétique, mais aussi à la façon dont ces souffrances étaient utilisées, à l’époque comme aujourd’hui, pour dissimuler l’insuffisance de ceux qui gouvernaient en toute sécurité et confort derrière les murs du Kremlin, en haut et au sein de l’état-major général, proche du Kremlin.

La ministre des Affaires étrangères allemande Baerbock n’a aucune idée de ce qu’elle dit et sa compréhension de l’histoire est inexistante.

« L’Allemagne est responsable de la défense de l’Ukraine et de toute l’Europe ».

Zelensky, en plus de ses autres problèmes, est totalement sourd…

So, President Zelensky congratulates Ukraine on V-day over Nazism featuring a soldier who wears "Totenkopf"("dead head"), a symbol of the elite [Nazi] division of Waffen-SS during WWII.
After complaints,the press service replaced the photo but the original was there for 30+ min.. pic.twitter.com/JZnEBCvvd5

— Maxim A. Suchkov (@m_suchkov) May 9, 2022

Ils n’ont plus honte. Ils le disent au grand jour.

“We are using the Ukrainians for the time being as proxies. We potentially face an economic cataclysm in the US. Inflation is inevitable. We have this long-running move towards the border of Russia. The 'Boys from Davos' plot out the future of the world.” — Senator Richard Black pic.twitter.com/krozY8UplJ

🅰pocalypsis 🅰pocalypseos 🇷🇺 🇨🇳 🅉 (@apocalypseos) May 10, 2022

Et puis, quittant de la fantaisie, nous avons les voix du réalisme…

Point de vue chinois :

« Dans son discours du jour de la Victoire lundi, le président russe Vladimir Poutine a déclaré « calmement mais fermement » que la Russie devait prendre des mesures préventives dans son opération spéciale en Ukraine, car l’OTAN avait créé une « menace absolument inacceptable » aux frontières de la Russie. Selon les analystes chinois, le discours a été prononcé avec « retenue » afin d’envoyer un signal clair à l’Occident, à savoir que la Russie n’acceptera pas une intensification des pressions visant à comprimer l’espace stratégique russe, tout en montrant que Poutine laissait une certaine marge de négociation. » https://www.globaltimes.cn/page/202205/1265207.shtml

Des internautes chinois se moquent de l’ambassade des États-Unis en Chine après avoir comparé la Russie à l’Allemagne nazie.

Nous devons accepter que l’Ukraine a été conçue comme un nouvel Afghanistan. Regardez :

Le ministère américain de la défense a revendiqué le mérite d’avoir « occidentalisé » l’armée ukrainienne en lui donnant une formation et des armes pour s’opposer à la Russie, selon le porte-parole John Kirby. Toutefois, les résultats des efforts déployés au cours des huit dernières années ont apparemment pris par surprise même les services de renseignement militaire américains, a-t-il laissé entendre dans une interview accordée à Fox News mardi. Les responsables américains avaient prévu la prise imminente de la capitale ukrainienne dès les premiers jours du conflit avec Moscou.

Kirby a ensuite fantasmé :

Le porte-parole a déclaré que le renseignement militaire est par nature une mosaïque que les officiers tentent de reconstituer, arrivant parfois à des conclusions erronées. Il a ensuite félicité le ministère de la défense et l’administration du président Joe Biden pour leur excellent travail de préparation des troupes ukrainiennes à la lutte contre la Russie.

Narrative est un bon mot pour cela, mais utiliser le mot fantaisie est encore mieux !

Ainsi, dans l’environnement général des commentaires, tout le monde commente à propos de Mr Poutine, mais la Russie aurait perdu la guerre de propagande ? Qui a dit que « toute presse est une bonne presse » ?

Nous terminons avec M. Lavrov dans l’une de ses dernières conférences de presse :

L’achèvement de l’opération spéciale obligera l’Occident à cesser de promouvoir un monde unipolaire sous la domination des États-Unis.

 

La fin de l’opération spéciale en Ukraine contribuera à l’arrêt des tentatives occidentales de saper le droit international.

 

La Fédération de Russie souhaite que tous les civils quittent les zones de l’opération spéciale en Ukraine.

Le Secrétaire général de l’ONU a manqué l’occasion de parvenir à un règlement pacifique en Ukraine.

Un peu plus de réalisme avec un document que vous pouvez utiliser pour vos amis et votre famille :

Si le Centre Simon Wiesenthal en Israël affirme qu’il y a des nazis en Ukraine, c’est peut-être le cas. Un document que vous pouvez utiliser pour vos amis.

Revenons un instant à la déclaration de Martyanov, et ajoutons-y quelque chose.

Le rythme du changement s’accélère nettement, comme premier résultat de l’effritement et de l’implosion de l’Ukraine en tant qu’État et de la structure de ses forces armées. En outre, le récit fantaisiste est devenu si ridicule qu’il montre des signes évidents d’effritement.

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Ligne de contact

Il s’agit d’un scénario à double sens. N’oubliez pas qu’il s’agit d’un front qui a eu 8 ans pour se fortifier, rêvant de tuer tous les Russes dans les régions du Donbass. Sur cette très longue ligne, les forces russes utilisent diverses pièces d’artillerie pour ramollir, éliminer et tuer les forces ukrainiennes. Les Russes manœuvrent continuellement contre les combattants retranchés. Mais ils ne sacrifient pas de bons soldats combattants. Ils battent en retraite, font entrer l’artillerie lourde, et avancent à nouveau.

Et puis, ils percent :

Les unités de la milice populaire de la République populaire de Lougansk, soutenues par les forces armées de la Fédération de Russie, ont achevé le démantèlement des défenses de Popasnaya tenu par les nationalistes et ont percé la défense ennemie profondément échelonnée pour atteindre la frontière administrative de la République populaire de Lougansk.

Hier matin, Readovka rapporte que l’ensemble du théâtre d’opération est plus calme en ce moment, mais que ces escarmouches et ces manœuvres d’assouplissement se produisent continuellement. Voici des batailles typiques de la ligne de front :

On the outskirts of the village of #Popasnaya in the #Luhansk region, fighting continues between the #Ukrainian and #Russian military #Donbass pic.twitter.com/lL1UwmTmDm

— Middle East Update (@islamicworldupd) May 11, 2022

Pendant ce temps, du côté ukrainien, voici ce qui se passe :

  • Les combattants de la défense territoriale se plaignent d’être envoyés au front.
  • Les militants de la 101e brigade de défense territoriale (TrO) de la région de Transcarpathie se plaignent d’avoir été envoyés sur la ligne de front en RPL. Selon eux, la formation a été créée pour protéger les postes de contrôle à l’arrière et n’est pas destinée à des opérations de combat.
  • Les militants n’ont aucune formation militaire. Beaucoup d’entre eux se plaignent de problèmes de santé. Les militants pensent qu’ils deviendront une cible pour l’artillerie russe.
  • Il convient de noter que les unités de la 101e brigade de troupes ont été transférées sur la ligne de front il y a seulement trois jours, mais elles connaissent déjà des problèmes de moral.
  • Rappelons qu’aujourd’hui a également eu lieu une action de protestation organisée par des parents de militants de la 103e brigade de troupes de la région de Lvov.

Retour de bâton après la création d’un fantasme brutal, coûteux et sanglant :

Du ministère de la défense russe

 

⚡Selon des informations fiables, le régime de Kiev a mené une autre action sanglante dans la région de Kharkov, basée sur le scénario de Bucha.

 

▫6 véhicules civils sur lesquels étaient montés des drapeaux blancs ont été abattus par des soldats des FAUs sur un tronçon de route entre Staryi et Novyi Saltov.

▫Les images photo et vidéo de ce crime odieux ont été réalisées par des spécialistes du centre d’information et d’opérations psychologiques des FAUs.

 

🔹En outre, depuis la zone des maisons privées de Belaya Krinitsa, dans la région de Kherson, l’artillerie des forces armées ukrainiennes a frappé plusieurs positions des forces armées russes afin de provoquer des tirs de représailles sur les bâtiments résidentiels abritant des civils, que les combattants de la défense territoriale ne laissent pas sortir de la colonie pour les utiliser comme « bouclier humain ».

❗ Nous avertissons à l’avance que ces documents et d’autres fabriqués par le régime de Kiev sur les prétendues « atrocités russes » seront bientôt largement diffusés par les médias occidentaux et ukrainiens, ainsi que par les ressources en ligne.

Et ce sont eux, cette fois, qui se tiennent prêts à enregistrer le fantasme et à le faire écouter à un public peu méfiant (je me demande s’ils paient pour ce privilège ?) :

Pendant ce temps, des représentants des médias norvégiens étaient présents à Belaya Krinitsa pour l’enregistrement photo et vidéo des frappes russes prétendument indiscriminées contre les civils.

Odessa

Nous avons eu des tirs spectaculaires sur Odessa et ses environs. Vous voyez, il y avait cet hôtel où les têtes pensantes des forces ukrainiennes étaient stationnées. Et près de ça, il y avait un centre commercial utilisé comme dépôt de munitions.

https://t.me/asbmil/1422

Nous pouvons prendre une pause comique : Les forces spéciales de l’armée de la RPD ont retrouvé le quartier général de l’une des unités d’artillerie des forces armées ukrainiennes dans la direction de Donetsk. Après avoir attendu que leurs commandants se rassemblent au quartier général, un ATGM a frappé. Après que les Ukrainiens survivants qui se sont enfuis du quartier général se sont révélés être nus, on a compris ce que leurs artilleurs faisaient lors des réunions. Maintenant, la communauté internationale va accuser notre camp de massacrer des personnes LGBT.

https://t.me/intelslava/28446

Snake Island – Encore de la propagande fantaisiste

Celui-ci n’a pas survécu au fantasme : l’ancien commandant de la 10e brigade d’aviation navale d’Ukraine, le colonel Igor Bedzai, a été annoncé mort par les médias ukrainiens. Il était l’un des meilleurs pilotes ukrainiens, effectuant souvent des missions dans des zones contestées. Le pilote est décédé le 7 mai. Il semble qu’il pilotait l’un des hélicoptères qui ont été abattus au-dessus de l’île des Serpents – ceux-là mêmes que l’Ukraine prétend être russes…

La campagne de relations publiques insensée du régime de Kiev visant à s’emparer de l’île des Serpents à la veille du Jour de la Victoire a entraîné la mort insensée de plus de cinq douzaines de combattants ukrainiens et de membres d’unités d’élite des FAUs, la perte de 4 avions, 10 hélicoptères, 3 bateaux et 30 drones.

Snake Island – effort de propagande de l’Ukraine

Ukrainian effort backed by US and UK to retake Zmeiny Island was a disaster. Ukrainians lost 3 Su-24s, 1 Su-27, 3 Mi-8 helicopters with paratroopers, 1 Mi-24 helo, 29 UAVs, 3 armored assault craft and over 100 troops. It's like a new Bay of Pigs. CIA knows all about that. pic.twitter.com/z7fSv5lsCZ

— Jim Rickards (@JamesGRickards) May 9, 2022

Essayer d’éclipser les 9e défilés militaires russes par la fantaisie ukrainienne de Snake Island, était une erreur comique. Les Russes enterrent les cadavres ukrainiens flottant sur l’océan.

Intel Slava Z rapporte ce matin (Soyez très conscient que ceci est NON VERIFIÉ !) Sur Snake Island, des officiers de haut rang anglais et américains ont disparu pendant le débarquement. Pour eux, les militaires ukrainiens ont combattu pendant deux jours. Mais il n’a pas été possible de retrouver les officiers, ou du moins leurs corps. Selon notre source à l’état-major, un lieutenant-colonel américain des marines, ainsi qu’un major anglais de la brigade commando du corps des marines, ont débarqué sur Snake Island avec des combattants ukrainiens.

Ils ont coordonné le travail des moyens de renseignement de l’OTAN et des forces de débarquement ukrainiennes. Les deux officiers ont débarqué lors de la première vague. Mais les Russes ont alors abattu trois hélicoptères et une péniche de débarquement a été coulée. Les bateaux restants se sont retirés, laissant la première vague de débarquement sur le rivage. Selon notre source, Londres et Washington ont exigé que Zelensky fasse tout son possible pour ramener leurs officiers. Malgré plusieurs tentatives de reprendre l’île, il n’a pas été possible de connaître le sort des marines anglais et américains. On suppose qu’ils sont morts dans la bataille avec les Russes. Mais jusqu’à présent, comme le dit notre source, il n’y a aucune confirmation de cette information. Il est possible que les deux aient été capturés. En retour, la tentative de restitution de leurs corps a coûté aux forces ukrainiennes plusieurs avions et hélicoptères abattus, ainsi que plusieurs dizaines de marines et de forces spéciales morts.

Azovstal

Au-dessus d’Azovstal

📽Russian planes bombing Azovstal #Mariupol #UkraineRussiaWar pic.twitter.com/InWiLMNQri

— MilitaryLand.net (@Militarylandnet) May 10, 2022

Le chef de la RPD Pushilin : il n’y a plus de civils à Azovstal, nous avons donc les mains libres.

Retour au truisme de Martyanov.

Un de ses commentateurs a fait un tableau des frappes russes. (Merci !)

Demandons de l’aide à Geroman et évaluons les frappes russes.

Vous n’avez aucune idée de l’ampleur des dégâts que la Russie cause QUOTIDIENNEMENT avec ses missiles de défense aérienne, balistiques, de croisière et air-sol. Chaque jour, le ministère de la Défense russe fait un briefing et passe à autre chose. Je vais vous dire ce qui a été détruit aujourd’hui (c’était hier), afin que vous compreniez l’ampleur des pertes ukrainiennes :

  1. Nombre non spécifié d’hélicoptères ukrainiens détruits au sol par un missile Onyx à Artsiz, région d’Odessa

  2. Dépôt de munitions détruit près de Gulkhov

  3. MLRS « Smerch » et 1 S300 dans la région de Bohodukhov

  4. La défense aérienne a abattu 2 MiG-29 à Iverskoe et Novodonetskoe

  5. Un Su-25 abattu près de Pogonovka dans la région de Kharkiv

  6. Des drones ont été abattus près de Snake Island, dont 2 Bayraktar TB2.

  7. Drones abattus à Balakleya, Shiikovka, Goptovka, Kamienka, Aveevka et quelques autres endroits – Un radar de contre-batterie fourni par les États-Unis a été détruit à Zolotoy.

  8. MLRS « Grad » et 2 postes de commandement près de Popasna.

  9. Les MLRS et l’artillerie russes ont frappé 26 postes de commandement, 26 unités d’artillerie en position de tir et 211 zones de concentration d’hommes et d’équipement, causant jusqu’à 350 morts.

C’ÉTAIT EN UN JOUR – Cela arrive littéralement tous les jours.

Et en arrière-plan, les ingénieurs russes ont terminé le déminage humanitaire de Kamyanka, dans le district d’Izyum, région de Kharkov. Et ils ont encore le temps de nous montrer des images du système de missiles antiaériens S-300V et des opérateurs de systèmes de missiles portables Igla en action. Ils ont également le temps de distribuer de l’aide humanitaire.

Voici le rapport du Ministère de la défense d’aujourd’hui.

▫Les forces armées de la Fédération de Russie poursuivent l’opération militaire spéciale en Ukraine.

✈💥Durant la nuit, l’aviation opérationnelle-tactique et l’aviation de l’armée ont frappé 93 zones, dont 2 postes de commandement, 69 zones de concentration d’hommes et de matériel militaire, ainsi que 3 dépôts de munitions des forces armées ukrainiennes.

💥Les troupes de missiles et les unités d’artillerie ont frappé 407 zones de concentration d’effectifs et d’équipements militaires, détruisant 13 postes de commandement, 4 positions de systèmes de missiles anti-aériens Osa-AKM et 14 dépôts de munitions.

▫Les attaques ont permis d’éliminer plus de 280 nationalistes et jusqu’à 59 véhicules blindés et motorisés.

💥Les moyens de défense aérienne russes ont abattu 9 drones ukrainiens : 4 près de Balakleya dans la région de Kharkov, 3 près de Rubezhnoe dans la région de Lugansk, 1 près de l’île des Serpents et 1 Bayraktar-TB2 près d’Arkhangelskoe dans la région de Nikolaev dans la nuit.

Pour plus de détails, veuillez consulter le site https://readovka.news/

Moon of Alabama a également un bon programme ici

Avec tout ce qui précède, et les nombreux témoignages de soldats ukrainiens selon lesquels leurs commandants désertent et les abandonnent sur le terrain, nous pourrions assister à un effondrement rapide. Que veut dire rapide ? Je ne sais pas.

The Saker Staff

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

Des documents de Pfizer révèlent que les autorités de réglementation médicale et Pfizer savaient que le vaccin COVID provoquait une aggravation de la maladie.

Par : Wayan

Par The Exposé − Le 4 mai 2022

Des documents confidentiels de Pfizer que la Food and Drug Administration étasunienne a été contrainte de publier par ordonnance d’un tribunal, confirment que Pfizer et la FDA savaient que l’aggravation de la maladie par le vaccin était une conséquence possible des injections de l’ARNm Covid-19.

Ils révèlent également qu’ils avaient des preuves de cette occurrence, y compris plusieurs décès, mais qu’ils les ont balayées sous le tapis et ont affirmé qu’« aucun nouveau problème de sécurité n’a été soulevé ».

Les conséquences de cette dissimulation se font maintenant sentir dans les données officielles du gouvernement qui suggèrent fortement que la population entièrement vaccinée souffre d’une facilitation de l’infection par les anticorps (ADE) depuis le début de 2022.

Les chiffres montrent que les personnes entièrement vaccinées ont jusqu’à deux fois plus de risques d’être hospitalisées à cause du Covid-19, et deux à trois fois plus de risques de mourir du Covid-19.

Avant de nous plonger dans les documents de Pfizer, examinons les conséquences réelles du fait que les autorités de réglementation et Pfizer ont ignoré que les injections de vaccins anti-Covid-19 pouvaient provoquer une aggravation de la maladie par le vaccin.

Des recherches intensives menées par des experts de la santé au fil des ans ont mis en lumière des préoccupations croissantes concernant la  » facilitation de l’infection par les anticorps «  (ADE), un phénomène où les vaccins aggravent considérablement la maladie en préparant le système immunitaire à une réaction excessive potentiellement mortelle.

La facilitation de l’infection par les anticorps peut se manifester de plusieurs manières différentes, mais la plus connue est appelée « la voie du cheval de Troie ». Elle se produit lorsque des anticorps non neutralisants générés par une infection ou une vaccination antérieure ne parviennent plus à éliminer l’agent pathogène lors d’une nouvelle exposition.

Au lieu de cela, ils agissent comme une passerelle en permettant au virus de pénétrer et de se répliquer dans des cellules habituellement interdites (généralement des cellules immunitaires, comme les macrophages). Cela peut entraîner une plus grande diffusion de la maladie et des réactions immunitaires excessives à l’origine de maladies plus graves.

Voici une courte vidéo du conseiller médical en chef du président américain, le Dr Anthony Fauci, qui explique cette conséquence indésirable [A voir sur le site d’origine, NdSF]. Il y confirme qu’il s’agit d’un danger possible dû aux injections de Covid-19 et que ce ne serait pas la première fois que cela se produit.

Malheureusement, il semble que des facilitations de l’infection par les anticorps puissent maintenant se produire à cause des injections de vaccin anti-Covid-19 ; et il semble que l’Agence britannique de sécurité sanitaire ait fait de son mieux pour le cacher.

Les conséquences

Au début de l’année, l’Agence britannique de sécurité sanitaire (UKHSA) a décidé de ne plus publier les taux de cas, d’hospitalisation et de décès pour les personnes doublement vaccinées, mais uniquement les taux pour les personnes triplement vaccinées dans son rapport hebdomadaire de surveillance du vaccin Covid-19.

Les taux sont calculés en divisant la taille de la population totale de chaque groupe de statut vaccinal par 100 000, puis en divisant le nombre total de cas, d’hospitalisations ou de décès dans chaque groupe vacciné par le chiffre calculé.

Par exemple : – 3 millions de personnes doublement vaccinées / 100k = 30

500 000 cas parmi les personnes doublement vaccinées / 30 = 16 666,66 cas pour 100 000 habitants.

Cependant, l’UKHSA produit un rapport distinct contenant la taille globale de la population par groupe d’âge et par statut vaccinal, ce qui signifie que nous pouvons prendre ces chiffres et calculer nous-mêmes les taux d’hospitalisation et de décès pour 100 000 habitants parmi les personnes doublement vaccinées.

Voici le tableau extrait du rapport de surveillance de la grippe et du virus Covid-19 de la semaine 12.

Et voici un graphique montrant la taille de la population doublement vaccinée par âge et par semaine en Angleterre. Nous avons repris les chiffres du tableau ci-dessus et des rapports des semaines 8 et 4.

Maintenant que nous connaissons la taille de la population, il nous suffit de diviser chaque population par 100 000, puis de diviser le nombre d’hospitalisations et de décès par la réponse à cette équation, pour calculer les taux d’hospitalisation et de décès.

Voici un graphique montrant le nombre d’hospitalisations dues au vaccin Covid-19 chez les personnes non vaccinées et les personnes doublement vaccinées dans les rapports de surveillance du vaccin Covid-19 de l’UKHSA des semaines 5, 9 et 13.

L’UKHSA fournit les taux d’hospitalisation et de décès pour la population non vaccinée à la page 47 de son rapport de surveillance des vaccins de la semaine 5, et à la page 45 des rapports de surveillance des vaccins des semaines 9 et 13.

Voici deux graphiques montrant le taux d’hospitalisation Covid-19 pour 100 000 individus parmi la population non vaccinée et doublement vaccinée en Angleterre, par groupe d’âge et par semaine. Les taux d’hospitalisation des personnes doublement vaccinées ont été calculés à partir des chiffres du « tableau de la taille de la population » et du « tableau du nombre d’hospitalisations » ci-dessus.

Comme vous pouvez le constater, tous les groupes d’âge ont connu un taux d’hospitalisation plus élevé pour 100 000 chez les personnes doublement vaccinées depuis le début de l’année. Cependant, la tranche d’âge la plus jeune, celle des 18-29 ans, a connu un taux d’hospitalisation légèrement plus élevé chez les non-vaccinés au cours de la semaine 13.

Malheureusement, nous constatons la même chose en ce qui concerne les décès.

Voici un graphique montrant le nombre de décès dus au Covid-19 parmi les personnes non vaccinées et doublement vaccinées dans les rapports de surveillance du vaccin Covid-19 de l’UKHSA des semaines 5, 9 et 13.

Voici deux graphiques montrant le taux de mortalité lié au Covid-19 pour 100 000 individus parmi la population non vaccinée et doublement vaccinée en Angleterre, par groupe d’âge et par semaine. Les taux de mortalité des personnes doublement vaccinées ont été calculés à partir des chiffres du « tableau de la taille de la population » et du « tableau du nombre de décès » ci-dessus.

 

Comme vous pouvez le constater, tous les groupes d’âge ont connu un taux de mortalité Covid-19 plus élevé pour 100 000 chez les personnes doublement vaccinées, à l’exception des 18-29 ans. Mais cette tranche d’âge n’a connu un taux de mortalité plus élevé chez les non-vaccinés qu’au cours de la semaine 5, les semaines 9 et 13 ayant enregistré un taux de mortalité identique chez les non-vaccinés et les double-vaccinés.

Le seul autre groupe d’âge à rompre la tendance est celui des 30-39 ans, dont le taux de mortalité est redevenu légèrement supérieur à celui des non-vaccinés au cours de la semaine 13. Mais à part cela, toutes les autres tranches d’âge ont connu un taux de mortalité plus élevé parmi les personnes doublement vaccinées depuis le début de l’année.

Encore une fois, ce n’est pas le genre de chiffres que nous devrions voir si un vaccin est efficace. Ce n’est même pas le genre de chiffres que l’on devrait voir si un vaccin est inefficace. Ce que nous voyons ici, c’est un vaccin qui a l’effet inverse de celui escompté, et les chiffres montrent que les personnes doublement vaccinées sont plus susceptibles de mourir de Covid-19 que les personnes non vaccinées.

Si les taux pour 100 000 sont plus élevés chez les vaccinés, ce qui est le cas, cela signifie que les injections de Covid-19 ont une efficacité négative dans le monde réel. Et en utilisant la formule d’efficacité des vaccins de Pfizer, nous pouvons déchiffrer avec précision quelle est l’efficacité réelle dans chaque groupe d’âge.

La formule du vaccin de Pfizer :

Taux de non-vaccinés pour 100k – Taux de vaccinés pour 100k / Taux de non-vaccinés pour 100k x 100 = Efficacité du vaccin

Les deux graphiques suivants montrent l’efficacité réelle du vaccin Covid-19 contre les hospitalisations parmi la population doublement vaccinée en Angleterre, par groupe d’âge et par semaine, sur la base des taux d’hospitalisation fournis ci-dessus.

Ces graphiques montrent que les 18-29 ans sont le seul groupe d’âge pour lequel les injections de Covid-19 se sont avérées avoir une efficacité positive contre l’hospitalisation. Mais cela n’a été le cas qu’au cours de la semaine 13, et l’efficacité positive n’a été que de +14%. Auparavant, une efficacité négative de moins 16 % avait été enregistrée au cours des semaines 5 et 9.

Mais c’est une autre histoire pour tous les autres groupes d’âge, et les chiffres montrent que les choses se dégradent avec l’âge. Ce qui signifie que les choses se dégradent pour les personnes qui ont été vaccinées en premier.

L’efficacité du vaccin contre l’hospitalisation n’est que de moins 90 % chez les 60-79 ans doublement vaccinés et de moins 86 % chez les personnes doublement vaccinées de plus de 80 ans.

Le graphique suivant montre l’efficacité réelle du vaccin Covid-19 contre le décès parmi la population doublement vaccinée en Angleterre, par groupe d’âge et par semaine, sur la base des taux de décès fournis ci-dessus.

L’histoire est légèrement différente de celle de l’efficacité contre l’hospitalisation dans les groupes d’âge les plus jeunes, mais elle montre que l’efficacité contre le décès est encore plus mauvaise chez les personnes âgées de plus de 60 ans. Une efficacité du vaccin contre le décès de moins 111% a été enregistrée chez les 60-69 ans, moins 138% chez les 70-79 ans et moins 166% chez les personnes de plus de 80 ans au cours de la semaine 9.

Mais il suffit de regarder les chiffres pour les 40-49 ans. Au cours de la semaine 5, une efficacité vaccinale contre la mort de +16% a été enregistrée. Puis, au cours de la semaine 9, elle est tombée à moins 32 %. Puis, au cours de la semaine 13, elle est tombée à un niveau choquant de moins 121 %.

Ces chiffres montrent que les personnes doublement vaccinées ont deux fois plus de risques de mourir de Covid-19 que les personnes non vaccinées. Pourquoi ? Parce qu’elles souffrent d’une aggravation de la maladie par le vaccin, et Pfizer savait que cela allait arriver.

Les documents confidentiels de Pfizer

Les aggravations de la maladie par le vaccin (VAED) sont des tableaux cliniques particuliers affectant des personnes exposées à un agent pathogène de type sauvage après avoir reçu une vaccination antérieure contre le même agent pathogène.

Les réponses immunitaires délétères sont déclenchées par l’échec des tentatives de contrôle du virus infectant, et les VAED se présentent généralement avec des symptômes liés à l’organe cible de l’agent pathogène de l’infection. Selon les scientifiques, le VAED se présente sous la forme de deux immunopathologies différentes, la facilitation de l’infection par les anticorps (ADE) et l’hypersensibilité associée au vaccin (VAH).

La Food and Drug Administration (FDA) étasunienne a tenté de retarder de 75 ans la publication des données de sécurité du vaccin COVID-19 de Pfizer, bien qu’elle ait approuvé l’injection après seulement 108 jours d’examen de sécurité le 11 décembre 2020.

Mais début janvier 2022, le juge fédéral Mark Pittman leur a ordonné de publier 55 000 pages par mois. Ils ont publié 12 000 pages à la fin du mois de janvier.

Depuis lors, le PHMPT a publié tous les documents sur son site Web. La dernière publication a eu lieu le 2 mai 2022.

L’un des documents contenus dans les données publiées est « reissue_5.3.6 postmarketing experience.pdf ». Le tableau 5, qui se trouve à la page 11 du document, indique un « risque potentiel important », et ce risque est répertorié comme une « aggravation de la maladie par le vaccin (VAED), y compris la maladie respiratoire aggravée secondaire au vaccin (VAERD) ».

Pfizer affirme dans son document confidentiel que jusqu’au 28 février 2021, il a reçu 138 cas rapportant 317 événements potentiellement pertinents indiquant une aggravation de la maladie par le vaccin. Parmi ces événements, 71 étaient médicalement significatifs, entraînant 8 handicaps, 13 mettaient la vie en danger, et 38 des 138 personnes sont décédées.

Sur les 317 événements pertinents signalés par 138 personnes, 135 ont été qualifiés d’« inefficacité du médicament », 53 de dyspnée (difficulté à respirer), 23 de pneumonie Covid-19, 8 d’insuffisance respiratoire et 7 de convulsions.

Pfizer a également admis que 75 des 101 sujets dont la présence de Covid-19 a été confirmée après la vaccination, ont été atteints d’une maladie grave ayant entraîné une hospitalisation, une invalidité, des conséquences mettant leur vie en danger ou la mort.

Mais Pfizer a tout de même conclu définitivement, dans les données de sécurité qu’elle a soumises à la Food and Drug Administration, les données mêmes qui étaient nécessaires pour obtenir l’autorisation d’utilisation d’urgence et lui rapporter des milliards et des milliards de dollars, qu’« aucun des 75 cas ne pouvait être considéré définitivement comme un VAED ».

Puis Pfizer a ensuite déclaré que, sur la base des preuves actuelles, le VAED reste un risque théorique.

Au moment de la rédaction de ce rapport, en avril 2021, Pfizer affirmait que son injection de Covid-19 était efficace à 95 % pour prévenir les infections. Comme nous l’avons démontré, ce n’est clairement pas le cas, et les données officielles du gouvernement montrent que les vaccins ont en fait une efficacité négative.

Cependant, si Pfizer a affirmé cela à l’époque et a obtenu une autorisation d’utilisation d’urgence de la FDA en raison de cette affirmation, comment diable n’ont-ils pas pu conclure définitivement que le VAED était à blâmer lorsque 75 % des cas qui leur ont été rapportés étaient des maladies graves entraînant une hospitalisation, une invalidité, des conséquences mettant la vie en danger ou la mort ?

D’autres éléments du document confidentiel montrent également que la FDA et Pfizer savaient que l’injection de Covid-19 avait tué au moins 12 personnes ayant développé une maladie auto-immune, en février 2021. Cela ne signifie pas qu’il s’agit des seules personnes décédées des suites d’une maladie auto-immune provoquée par les injections, mais seulement de celles qui ont été officiellement signalées à Pfizer au cours des deux premiers mois du déploiement du vaccin.

Nous disposons également d’autres données sur les cas de Covid-19 signalés à Pfizer à la suite de la vaccination dans le document confidentiel.

Pfizer affirme avoir reçu 3 067 rapports de cas jusqu’au 28 février 21, dont 1 013 ont été confirmés médicalement. Au moment de leur rapport, 547 n’étaient pas résolus, 558 l’étaient, tandis que 136 se sont avérés mortels. Sur les cas médicalement confirmés, cela équivaut à un taux de mortalité de 13,4 %.

Pfizer a conclu que « cet examen des cas cumulés ne soulève pas de nouveaux problèmes de sécurité ». Comment diable ont-ils pu conclure cela alors que le taux de mortalité moyen avant l’introduction du vaccin Covid-19 dans la population était de 0,2% ?

Ces données confidentielles prouvent que les injections de Covid-19 n’auraient jamais dû recevoir l’autorisation d’utilisation d’urgence, et auraient dû être retirées de la distribution par la FDA dès qu’elle a vu ces chiffres.

Mais la FDA n’a pas agi, et c’est précisément la raison pour laquelle l’Agence britannique de sécurité sanitaire a choisi d’exclure les taux d’hospitalisation et de décès pour 100 000 personnes doublement vaccinées de ses rapports de surveillance des vaccins au début de l’année. Car il aurait fallu qu’elle confirme officiellement que les injections de Covid-19 provoquent une facilitation de l’infection par les anticorps.

Sources/References :

Traduit par Wayan pour le Saker Francophone.

Poutine sur les raisons du déclenchement de la guerre, les tentatives ratées sur l’île des Serpents et d’autres infos sur l’Ukraine

Par : Wayan

Par Moon of Alabama – Le 9 mai 2022

C’est le jour de la Victoire. Comme l’a dit Ernest Hemingway :

Quiconque aime la liberté a une telle dette envers l’Armée rouge qu’elle ne pourra jamais être remboursée.

La partie la plus importante du discours de Vladimir Poutine au défilé de la Victoire sur la Place Rouge est le récit qui explique comment la guerre actuelle en Ukraine a commencé. Poutine a raison de voir cette guerre comme une guerre par procuration de l’OTAN contre la Russie :

Malgré toutes les controverses dans les relations internationales, la Russie a toujours prôné l’établissement d’un système de sécurité égal et indivisible, dont la communauté internationale tout entière a un besoin crucial.

En décembre dernier, nous avons proposé de signer un traité sur les garanties de sécurité. La Russie a exhorté l’Occident à mener un dialogue honnête pour trouver des solutions significatives et des compromis, en tenant compte des intérêts de chacun. En vain. Les pays de l’OTAN n’ont pas voulu nous écouter, ce qui signifie qu’ils avaient des plans totalement différents. Et nous l’avons vu.

 

Une autre opération punitive dans le Donbass, une invasion de nos terres historiques, y compris la Crimée, se préparait ouvertement. Kiev a déclaré qu’il pouvait se doter d’armes nucléaires. Le bloc de l’OTAN a lancé un renforcement militaire actif sur les territoires qui nous sont adjacents.

 

Ainsi, une menace absolument inacceptable pour nous était constamment créée à nos frontières. Tout indiquait qu’un affrontement avec les néo-nazis et les banderistes soutenus par les États-Unis et leurs sous-fifres était inévitable.

Je le répète, nous avons vu l’infrastructure militaire se mettre en place, des centaines de conseillers étrangers ont commencé à travailler et des livraisons régulières d’armes de pointe en provenance des pays de l’OTAN. La menace grandissait chaque jour.

 

La Russie a lancé une attaque préventive contre l’agression. C’était une décision forcée, opportune et la seule correcte. La décision d’un pays souverain, fort et indépendant.

L’utilisation de l’expression « attaque préventive » est quelque peu trompeuse. En fait, l’Ukraine a déclenché la guerre le mercredi 16 février 2022, lorsque ses forces situées à proximité des républiques du Donbass ont commencé à effectuer des frappes d’artillerie préparatoires à une attaque terrestre généralisée contre les républiques du Donbass.

Le rapport du 15 février de la mission spéciale de surveillance de l’OSCE en Ukraine a enregistré 41 explosions dans les zones de cessez-le-feu. Ce chiffre est passé à 76 explosions le 16 février, 316 le 17 février, 654 le 18 février, 1413 le 19 février, un total de 2026 les 20 et 21 février et 1484 le 22 février.

Les rapports de mission de l’OSCE ont montré que la grande majorité des points d’impacts de l’artillerie se situaient du côté séparatiste de la ligne de cessez-le-feu.

Le 19 février, le président ukrainien Zelensky annonçait, à la conférence de Munich sur la sécurité, que l’Ukraine allait abandonner le mémorandum de Budapest et tous les accords connexes. Le mémorandum de Budapest prévoit que l’Ukraine s’engage à être un État non nucléaire.

Ces deux questions, une attaque terrestre imminente sur le Donbass et la menace de l’Ukraine de se doter d’armes nucléaires, ont motivé la décision russe du 21 février de reconnaître les républiques du Donbass comme étant des États indépendants. (Le précédent juridique pour ce faire est la reconnaissance « occidentale » du Kosovo en tant qu’État indépendant).

Des accords de défense commune entre les États indépendants et la Fédération de Russie ont été signés. Trois jours plus tard, alors que les attaques ukrainiennes contre les républiques du Donbass se poursuivaient, les troupes russes sont entrées en Ukraine en vertu de l’article 51 de la charte américaine.

————

Ces derniers jours, il y a eu quelques développements intéressants sur le terrain.

  1. Au nord de Karkov, les troupes russes se retirent pour raccourcir leur ligne de front. La ville devra attendre que le Donbass soit reconquis. L’Ukraine déclare à nouveau qu’elle est en train de gagner en reprenant les villes que les Russes ont laissées.

2. Après de violents combats, les forces russes ont percé le front du Donbass oriental et ont conquis la ville de Popasna, fortement défendue.

MilitaryLand.net @Militarylandnet – 8:30 UTC – 8 mai 2022

🗺Les forces ukrainiennes se sont retirées de Popasna vers des positions plus favorables et fortifiées dans les environs, confirme le chef de l’oblast de #Luhansk #UkraineRussiaWar.

La ville est située sur une colline à environ 260 mètres au-dessus du niveau de la mer. C’est environ 100+ mètres plus haut que les zones au nord, au sud et à l’ouest de celle-ci. L’artillerie stationnée sur la colline aura une très bonne vue et pourra pénétrer profondément dans les zones tenues par les Ukrainiens. Elle sera en mesure d’empêcher le ravitaillement des troupes ukrainiennes sur les routes voisines.

Le processus de retrait de l’armée ukrainienne vers des « positions plus favorables et fortifiées » s’achèvera probablement à Lviv.

3. L’armée ukrainienne a lancé une attaque commando contre l’île des Serpents (dans le demi-cercle à 30 miles au sud d’Odessa).

Toutefois, après de précédentes attaques aériennes ukrainiennes, les troupes russes avaient déjà quitté l’île et l’armée de l’air russe avait tendu une embuscade aux forces d’attaque. Les briefings du ministère russe de la Défense ont mentionné à plusieurs reprises les pertes ukrainiennes autour de l’île des Serpents (Zmeinyi) et les opérations connexes.

07.05.2022 (20:15) :

Ont été abattus en vol près de l’île Zmeinyi : 1 bombardier ukrainien Su-24, 1 avion de chasse Su-27, 3 hélicoptères Mi-8 avec des parachutistes et 2 drones Bayraktar-TB2. Le bateau d’assaut amphibie ukrainien Stanislav a également été détruit.

08.05.2022 (10:45) :

Une corvette navale ukrainienne du projet 1241 a également été détruite près d’Odessa. …

 

Au cours de la nuit, les moyens de défense aérienne russes ont détruit 2 autres bombardiers ukrainiens Su-24 et 1 hélicoptère Mi-24 de l’armée de l’air ukrainienne au-dessus de l’île des Serpents, et ont également abattu 1 véhicule aérien sans pilote Bayraktar-TB2 près d’Odessa.

 

Au total, 4 avions ukrainiens, 4 hélicoptères, dont 3 avec des parachutistes à bord, 3 drones Bayraktar-TB2 et 1 bateau d’assaut amphibie de la marine ukrainienne ont été détruits dans la région au cours de la journée.

08.05.2022 (19:30)

Les moyens de défense aérienne russes ont abattu 1 drone Bayraktar-TB2 près de l’île de Zmeinyi.

09.05.2022 (12:45)

Des missiles de haute précision Oniks lancés par le système de missiles côtiers Bastion près d’Artsiz, région d’Odessa, ont détruit des hélicoptères ukrainiens sur une plateforme de rebond. …

 

Trois véhicules aériens sans pilote ukrainiens, dont deux Bayraktar-TB2, ont été touchés au-dessus de l’île des Serpents.

(La plate-forme de rebond est une mauvaise traduction pour désigner une aire de ravitaillement d’hélicoptères qui n’est pas un aéroport complet.)

L’opération a été assez coûteuse pour le camp ukrainien. Outre les plus de 60 parachutistes qui ont été tués pendant l’assaut, l’un des hélicoptères avait également à son bord le commandant adjoint de la marine ukrainienne. Aujourd’hui, il a été annoncé que le colonel Ihor Bedzai a été tué au combat lorsque son hélicoptère a été pris sous le feu de l’armée de l’air russe.

Plus de 4 hélicoptères, 4 jets et 6 drones Bayraktar ont été perdus pour un gain nul. Les États-Unis sont sur le point de donner à l’Ukraine un total de 16 hélicoptères de transport Mi-17 qui devaient à l’origine être envoyés en Afghanistan. Au rythme actuel des pertes ukrainiennes, ces fournitures, tout comme les autres, ne dureront pas longtemps.

Dans les circonstances actuelles, Snake Island a peu de valeur militaire. Il semble que le seul but de l’opération ukrainienne visant à la reprendre était de créer un objet de propagande pour le défilé de la victoire d’aujourd’hui. C’en est maintenant un, mais pour le côté russe.

Le dernier briefing (09.05.2022 (19:15) du Ministère de la Défense russe (publié après le post ci-dessus) mentionne à nouveau Snake Island :

Selon les informations mises à jour, 6 hélicoptères Mi-8 et Mi-24 ont été détruits pendant la nuit près d’Artsiz dans la région d’Odessa près de l’aérodrome militaire de Chervonoglinskoe par des missiles de haute précision Onyks du système de missiles côtiers Bastion. …

 

Le 7 mai, sur ordre direct de Zelensky, l’état-major ukrainien, avec l’implication directe de conseillers américains et britanniques, a planifié une provocation majeure pour s’emparer de l’île de Zmeiny.

 

Au cours des deux derniers jours, le régime de Kiev a fait plusieurs tentatives désespérées d’assauts aériens et maritimes sur l’île de Zmeiny, qui est importante pour le contrôle de la partie nord-ouest de la mer Noire.

La provocation ukrainienne a été déjouée grâce à l’action compétente d’une unité des forces armées russes sur l’île. L’ennemi a subi de lourdes pertes.

 

4 avions ukrainiens, dont 3 Su-24 et 1 Su-27, 3 hélicoptères Mi-8 avec des parachutistes à bord, et 1 hélicoptère Mi-24 ont été abattus en vol pendant que l’armée repoussait les attaques contre l’île de Zmeiny.

 

En deux jours, 29 drones ukrainiens ont été abattus en vol, dont 8 drones d’attaque Bayraktar TB-2. De plus, 4 drones Bayraktar ont été abattus cet après-midi.

 

Par ailleurs, trois bateaux d’assaut amphibies ukrainiens blindés transportant du personnel de la marine ukrainienne ont été détruits lors d’une tentative de débarquement dans la nuit du 8 mai.

 

Suite à la provocation irréfléchie de Zelensky, plus de 50 saboteurs ukrainiens ont été tués en mer et sur la côte lors du débarquement et des tentatives de consolidation sur l’île.

24 corps de militaires ukrainiens morts ont été abandonnés sur le rivage de l’île de Zmeiny.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

Une nouvelle étude confirme que le vaccin COVID provoque une hépatite auto-immune sévère

Par : Wayan

Une étude publiée quelques jours après que l’OMS ait lancé une alerte mondiale concernant une anormale augmentation des cas d’hépatite sévère chez les enfants.


Par The Exposé – Le 28 avril 2022

Une nouvelle étude scientifique, publiée le 21 avril 2022, conclut que la vaccination contre le Covid-19 peut provoquer une hépatite à médiation immunitaire (inflammation du foie) distincte, dominée par les lymphocytes T, avec un pathomécanisme unique associé à une immunité résidente tissulaire spécifique de l’antigène induite par la vaccination, nécessitant une immunosuppression systémique.

Ces résultats interviennent quelques jours seulement après que l’Organisation mondiale de la santé a lancé une « alerte mondiale » concernant une nouvelle forme d’hépatite grave affectant les enfants, et après que le gouvernement britannique a annoncé qu’il lançait une enquête urgente après avoir détecté des taux d’inflammation du foie (hépatite) plus élevés que d’habitude chez les enfants, après avoir exclu que les virus habituels puissent provoquer cette affection.

Le 15 avril 2022, l’Organisation mondiale de la santé lançait une alerte mondiale concernant une nouvelle forme d’hépatite aiguë sévère dont l’étiologie (la cause) est inconnue et qui touche depuis un mois des enfants britanniques auparavant en bonne santé. Des cas ont également été notifiés en Espagne et en Irlande. Les tests ont exclu tous les virus de l’hépatite précédemment connus.

L’annonce a été faite après que l’Agence britannique de sécurité sanitaire (UKHSA) a récemment détecté des taux d’inflammation du foie (hépatite) plus élevés que d’habitude chez les enfants.

Au 25 avril, il a été confirmé que les infections par l’hépatite avaient touché des enfants dans douze pays différents, la majorité de ces cas ayant atteint un pic au Royaume-Uni. Au moins 169 cas avaient été signalés à cette date, et 17 enfants avaient dû subir une transplantation du foie. Malheureusement, au 25 avril, un enfant avait perdu la vie.

L’hépatite est une maladie qui affecte le foie et peut survenir pour un certain nombre de raisons, notamment plusieurs infections virales courantes chez les enfants. Toutefois, dans les cas étudiés, les virus courants qui provoquent l’hépatite n’ont pas été détectés.

Les symptômes de l’hépatite sont les suivants :

  • Urine foncée
  • Matière fécale pâle, de couleur grise
  • Démangeaisons de la peau
  • Jaunissement des yeux et de la peau (jaunisse)
  • Des douleurs musculaires et articulaires
  • Une température élevée
  • Se sentir et être malade
  • Une fatigue inhabituelle et permanente
  • Une perte d’appétit
  • Des douleurs abdominales

Une étude précédente, menée pour le compte de Pfizer au cours de la seconde moitié de 2020, a révélé que le contenu des injections contre le Covid-19 et la protéine spike qu’ils ordonnent aux cellules d’une personne de produire, ne restent pas sur le site de l’injection, mais circulent dans toutes les parties du corps pendant au moins 48 heures. Toutefois, le temps de circulation/accumulation pourrait être beaucoup plus long mais les scientifiques qui ont mené l’étude n’ont fait des observations que pendant 48 heures.

La plus grande concentration de l’injection de Pfizer Covid-19 a été observée dans le foie, avec 16% de la dose administrée observée dans l’organe après 48 heures.

Source – Page 23

Chez les animaux ayant reçu l’injection de BNT162b2, des effets hépatiques réversibles ont été observés, notamment une hypertrophie du foie, une vacuolisation, une augmentation des taux de gamma-glutamyl transférase (γGT) et une augmentation des taux d’aspartate transaminase (AST) et d’alcaline phosphatase (ALP) [source]. Selon les chercheurs, des effets hépatiques transitoires induits par les systèmes d’administration de LNP ont été rapportés précédemment [sources 1,2,3,4].

Maintenant, une nouvelle étude, publiée le 21 avril 2022, a conclu que la vaccination par Covid-19 peut provoquer une hépatite dominée par les cellules T CD8.

Les scientifiques qui ont mené l’étude sont tous employés par les institutions suivantes :

  • Département de médecine II (Gastro-entérologie)
  • Département de médecine II (gastroentérologie, hépatologie, endocrinologie et maladies infectieuses), Centre médical universitaire de Fribourg, Faculté de médecine, Université de Fribourg, Fribourg, Allemagne
  • Faculté de chimie et de pharmacie, Université de Freiburg, Freiburg, Allemagne
  • Institut de pathologie chirurgicale, Centre médical universitaire de Freiburg, Université de Freiburg, Freiburg, Allemagne
  • Institut de neuropathologie et Centre des bases de la neuro-modulation (NeuroModulBasics), Faculté de médecine, Université de Fribourg, Fribourg, Allemagne
  • Centres de recherche sur la signalisation BIOSS et CIBSS, Université de Fribourg, Fribourg, Allemagne
  • Institut de pathologie, Faculté de médecine de la TUM, Université technique de Munich, Munich, Allemagne
  • Consortium allemand sur le cancer (DKTK), site partenaire de Freiburg, Allemagne.

Le résumé de la nouvelle étude dit :

Des épisodes d’hépatite auto-immune ont été décrits à la suite d’une infection par le SRAS-CoV-2 et d’une vaccination, mais leur physiopathologie reste peu claire. Ici, nous rapportons le cas d’un homme de 52 ans, présentant des épisodes bimodaux d’hépatite aiguë, chacun survenant 2 à 3 semaines après la vaccination par l’ARNm BNT162b2 et avons cherché à identifier les corrélats immunitaires sous-jacents.

Les scientifiques ont mené l’étude via la méthode suivante :

La cytométrie de masse par imagerie pour le profilage immunitaire spatial a été réalisée sur le tissu de la biopsie hépatique. La cytométrie de flux a été réalisée pour disséquer les phénotypes des cellules T CD8 et identifier les cellules T spécifiques du SRAS-CoV-2 et de l’EBV de manière longitudinale. Les anticorps induits par le vaccin ont été déterminés par ELISA. Les données ont été corrélées avec les analyses cliniques.

Les résultats sont les suivants :

L’analyse du tissu hépatique a révélé un infiltrat immunitaire quantitativement dominé par des cellules T CD8 cytotoxiques activées avec une distribution panlobulaire. Un enrichissement des cellules T CD4, des cellules B, des plasmocytes et des cellules myéloïdes a également été observé par rapport aux témoins. L’infiltrat intra-hépatique a montré un enrichissement en cellules T CD8 spécifiques du SRAS-CoV-2 par rapport au sang périphérique.

 

Notamment, la gravité de l’hépatite était corrélée longitudinalement avec un phénotype cytotoxique activé des cellules T CD8+ périphériques spécifiques du SRAS-CoV-2, mais pas de celles spécifiques du VEB, ni avec les immunoglobulines induites par le vaccin.

Ce qui amène les scientifiques à conclure :

La vaccination par COVID19 peut provoquer une hépatite à médiation immunitaire distincte à dominante de cellules T avec un pathomécanisme unique associé à une immunité résidente tissulaire spécifique de l’antigène induite par la vaccination et nécessitant une immunosuppression systémique.

 

En termes simples, les scientifiques ont découvert qu’une inflammation du foie (hépatite) peut survenir chez certains individus après une vaccination et qu’elle présente certaines caractéristiques typiques des maladies hépatiques auto-immunes.

Cette inflammation est due à l’accumulation de cellules T hautement activées (également appelées lymphocytes T, un type de leucocyte [globule blanc] qui est un élément essentiel du système immunitaire) dans les différentes zones du foie.

Parmi ces cellules T infiltrant le foie, on observe un enrichissement des cellules T qui réagissent au SRAS-CoV-2, ce qui suggère que les cellules induites par le vaccin Covid-19 contribuent à l’inflammation du foie.

Le NHS a commencé à déployer l’injection Covid-19 de Pfizer à cinq millions d’enfants âgés de 5 à 11 ans au Royaume-Uni, début avril 2022. Il l’administrait auparavant aux jeunes enfants jugés vulnérables depuis la fin de l’année 2021.

Est-ce une coïncidence si, quelques semaines plus tard, un nombre extrêmement inquiétant d’enfants souffrent d’une hépatite de cause inconnue ? Une forme d’hépatite si grave que des enfants ont besoin d’une greffe du foie ou perdent la vie.

Trop de temps et d’argent ont été consacrés à insister sur le fait que les injections de Covid-19 sont extrêmement sûres et efficaces pour que les autorités admettent maintenant qu’elles avaient tort. Et elles ont également beaucoup trop d’argent lié à Big Pharma pour risquer de tout perdre en le faisant.

Mais les études ayant conclu que les injections de Covid-19 de Pfizer peuvent provoquer une hépatite grave, c’est certainement l’un des premiers points sur lesquels l’Organisation mondiale de la santé et l’UKHSA devraient se pencher afin d’éviter que d’autres enfants ne perdent tristement la vie.

Sources/Références

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

Sitrep de l’Opération Z au 8 mai

Par : Wayan

Par Saker Staff – Le 8 mai 2022 – Source The Saker’s Blog

De la part du ministère de la défense russe :  « Grâce aux mesures sans précédent prises par les dirigeants de la Fédération de Russie, avec la participation active des représentants des Nations unies et du Comité international de la Croix-Rouge, l’opération humanitaire d’évacuation des civils de l’usine Azovstal est maintenant terminée. »

Des rumeurs font toujours état de la présence de militaires de haut niveau dans l’usine, mais les couloirs humanitaires sont fermés. Un groupe d’environ 1 000 soldats serait sorti avec un drapeau blanc. Les Russes ont arrêté suffisamment de personnes pour pouvoir reconstituer l’identité de ceux qui se trouvent en bas. Nous attendons, avec une grande curiosité, que les suspects soient arrêtés.

Sur le terrain : La colonie de Popasna est sous contrôle total. C’est une grosse affaire.

Une colonie stratégique très importante, dont la capture brise la première ligne de défense la plus puissante dans le Donbass. Nous avons les premières vidéos de réfugiés détaillant leur combat : https://t.me/intelslava/28203

Jetez un coup d’œil à cette carte et il ne devrait pas être difficile de comprendre pourquoi c’est une grosse affaire.

L’Île aux serpents 🐍 près d’Odessa : même un peu d’aide de nos  » collègues de l’OTAN «  n’a pas pu sauver le serpent et le ministère de la défense russe rapporte 💥 Près de l’île Zmeinyi (https://t.me/mod_russia_en/1398) ont été abattus dans les airs : 1 bombardier ukrainien Su-24, 1 avion de chasse Su-27, 3 hélicoptères Mi-8 avec des parachutistes et 2 drones Bayraktar-TB2. Le bateau d’assaut amphibie ukrainien Stanislav a également été détruit. Cela aussi est une grosse affaire.

Une série d’avertissements de la part du ministère de la défense russe :

À l’occasion du 77e anniversaire de la Victoire dans la Grande Guerre patriotique et des nombreux défilés militaires, on peut s’attendre à des actions ukrainiennes.

⚠ Des formations armées ukrainiennes ont miné le barrage du réservoir de la centrale thermique de Kourakhovskaïa dans le district de Pokrovskiy de la République populaire de Donetsk, que les nationalistes prévoient de faire sauter en accusant « les unités des troupes russes qui auraient avancé ».

⚠ Le régime de Kiev a mené une nouvelle action sophistiquée, dans les localités de Seversk et Serebryanka de la République populaire de Donetsk pour discréditer les forces armées russes devant la communauté mondiale. Au cours de cette provocation, les combattants des bataillons nationalistes, vêtus d’uniformes russes et conduisant des véhicules blindés portant le signe « Z », ont tiré sur des maisons privées, pris de force des objets de valeur et des véhicules personnels, et agressé physiquement les civils qui opposaient la moindre résistance.

Yesterday was a catastrophic day for the Zelensky regime forces:

►Disaster at Snake Island

►Popasnaya lost to the RF

►Azovstal civilian hostages freed

So now Zelensky wants to go all Samson on his own country—with chemicals.

Bastard. Simple as that: Bastard. https://t.co/L9z5DbosUP

— Gonzalo Lira (@GonzaloLira1968) May 8, 2022

[Traduction du tweet d’Elena Evdokimova : Ministère russe de la défense :
Les Ukrainiens construisent des zones fortifiées et installent des explosifs dans de grands conteneurs contenant des produits chimiques industriels qu’ils prévoient de faire sauter lorsque l’armée russe s’approchera des usines de production chimique de Severodonetsk, Lisichansk et Rubizhny.]

Néanmoins, les plans et les répétitions des parades se poursuivent :  La répétition générale (https://t.me/mod_russia_en/1376) d’un défilé militaire a eu lieu à Moscou.

Intel Slava Z a d’autres détails pour aujourd’hui, ainsi que Readovka.

Le colonel Dmitry Kormyankov, chef d’état-major de la 36e brigade de marine des forces armées ukrainiennes, capturé en Ukraine, a ceci à dire :  « L’Ukraine pourrait faire des concessions pour mettre fin au conflit, les points principaux étant un régime hors de l’OTAN et une garantie de non-agression ».

Et est-ce un signal ou Pyotr Tolstoï ne faisait-il que songer à la frontière polonaise ?

« L’opération militaire russe en Ukraine ne prendra fin que lorsque le pays sera « complètement dénazifié et démilitarisé, de sorte qu’il ne représentera plus une menace pour la Fédération de Russie et ne puisse pas être transformé en un pays anti-Russie, comme l’Occident a essayé de le faire au cours des 30 dernières années », déclare le vice-président du parlement russe Pyotr Tolstoy.

(https://www.repubblica.it/esteri/2022/05/03/news/russia_intervista_pjotr_tolstoj-348021441/)

« Je pense que nous nous arrêterons une fois que nous aurons atteint la frontière avec la Pologne », a ajouté le législateur, qui est également l’arrière-arrière-petit-fils du célèbre écrivain russe Léon Tolstoï.

L’Occident collectif fournit de la merde !

Il apparaît de plus en plus clairement que les pays de l’Alliance de l’Atlantique Nord utilisent le conflit en Ukraine pour se débarrasser d’armes obsolètes et déclassées. Les déchets sont amenés en Ukraine, puis les Russes les détruisent. C’est désormais évident. La qualité dégoûtante des systèmes de missiles antichars (ATGM) Javelin fournis par les États-Unis et des missiles guidés antichars portables suédo-britanniques NLAW a récemment été signalée par un prisonnier, un ancien soldat de l’armée ukrainienne.

Vadim Zholko, un soldat des forces armées ukrainiennes :  « Leurs lance-grenades Javelin et NLAW, qui faisaient l’objet d’une grande publicité, se sont montrés en pratique tels qu’ils étaient réellement. Il y a plein de ratés. En général, ils tirent une fois sur quatre », a déclaré le prisonnier.  Les projectiles tirés explosent cinquante mètres avant d’atteindre la cible, ou ne fonctionnent pas du tout. « C’est-à-dire qu’il y en avait beaucoup dont les batteries étaient périmées », le prisonnier de guerre a partagé son impression de ce qu’il a vu. L’homme s’est plaint que la formation sur les terrains d’entraînement était principalement théorique, « ils nous ont rapidement montré. » La raison pour laquelle les ratés se produisent régulièrement n’a pas été expliquée aux recrues. La raison est devenue claire pendant les combats, la plupart des lots d’armes avaient une durée de vie expirée. Les complexes NLAW, moins chers, se sont également révélés loin d’être parfaits.

Selon Bloomberg, Kiev perd chaque jour une semaine d’approvisionnement en armes.

Tout cela indique que nous allons assister à de nouveaux combats par endroits, mais ensuite, apparemment, tout s’écroulera et les forces ukrainiennes cesseront tout simplement de tirer.

La guerre de l’information n’est pas négligée par la Russie, même si elle tâtonne. Vendredi, le personnel permanent russe auprès de l’ONU a tenu une réunion d’information (Arria Formula) pour le Conseil de sécurité de l’ONU. Ce n’était pas Hollywood (Nebenzya est un homme sérieux, ce n’est pas un acteur !). C’était déchirant. Le résultat est que le Conseil de sécurité de l’ONU ne pouvait pas faire moins, il n’a pas été capable de l’éviter et a dû accepter une déclaration pour rechercher une solution pacifique. Même si les États-Unis assurent la présidence ce mois-ci, cette action commune n’a pas pu être anticipée. Alors que les chaudrons se resserrent autour des Ukrainiens qui se battent, les chaudrons se resserrent aussi autour des actions du très petit occident uni.

Voici la présentation : https://media.un.org/en/asset/k1p/k1pvngjn8e

Est-ce que cela vaut quelque chose ? Oui, car ces pays ne peuvent plus dire qu’ils ne savaient pas. Voici la liste des 15 pays. Demandez-leur des comptes !

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

L’enfant mort-né des « Contre-révolutions de 1848 » : La démocratie libérale occidentale

Par : Wayan

Par Ramin Mazaheri – Le 8 mai 2022 – Le Saker Francophone

Ceci est le quatrième chapitre d’un nouveau livre, Les Gilets jaunes de France : La répression occidentale des meilleures valeurs de l’Occident.

La cause première des révolutions de 1848 est le fait qu’il a fallu 50 ans pour que les idées socio-politiques de la Révolution française se répandent dans une Europe dominée par des monarques autocratiques. C’est dire la radicalité de 1789 et la lenteur de l’histoire politique.

La cause secondaire était les changements économiques provoqués par le refus de mettre fin aux mentalités féodales partout en Europe, sauf en France, et par le début de l’industrialisation. 1789 avait changé tous les Européens, mais tous les monarques – y compris les deux dynasties de la France post-napoléonienne – ont refusé de gouverner en fonction des besoins et des exigences entièrement nouveaux de leurs citoyens. Cela s’exprime dans le principal slogan de 1848,  » Du pain et du travail, ou du plomb ! « 

Le principal résultat des révolutions de 1848 a été un échec total partout sauf en France. 1848 a fourni de nouveaux bouleversements pour remplacer les souvenirs de l’Europe des sept guerres européennes contre la Révolution française (1792-1815), et ce qui les a remplacés était des monarchies absolues encore pires. Les rassemblements et les manifestations politiques étaient interdits, la censure était totale – en bref, toute la vie politique européenne était revenue à ce qu’elle était en 1847 : clandestine, publiquement inexistante et impitoyablement réprimée. Il n’y a pas eu de révolution – une lecture exacte de l’histoire européenne appellerait cette période les « contre-révolutions de 1848 ».

Le résultat secondaire des révolutions de 1848 était la toute première implantation de, et le rejet populaire immédiat, de ce que nous pouvons enfin commencer à appeler la démocratie libérale occidentale. Celle-ci n’a duré que trois ans avant qu’un coup d’État contre elle ne soit approuvé par le peuple à 11 contre 1 dans ce qui était alors le plus grand vote démocratique de l’histoire. Il n’a fallu que trois ans à la démocratie libérale occidentale pour prouver aux électeurs son incapacité totale et éternelle à s’occuper des masses et non d’une oligarchie élitiste.

Ce chapitre rendra cette conclusion parfaitement claire, non seulement parce que nous avons 175 ans de recul, mais aussi parce que nous disposons du journalisme et de l’analyse bouleversante d’un certain Karl H. Marx. Son analyse sur le terrain des actions de 1848 allait façonner la politique pendant plus d’un siècle, et inspirer à la fois les vrais socialistes et les socialistes devenus fascistes à rompre avec la démocratie libérale occidentale.

Napoléon attire toujours les foules – son neveu ? Peu de gens savent qu’il en avait un qui était important. Entre la disparition de Napoléon et la Seconde Guerre mondiale, il existe tant de malentendus. En fait, les Occidentaux ont pour consigne de ne pas considérer cette époque comme importante – ce chapitre espère expliquer pourquoi.

Marx sur la France : Le seul pays qui comptait en 1848… et en 1849

Il suffit de regarder les résultats :

C’est l’Italie qui a le plus porté le flambeau de 1789. Après avoir d’abord donné de faux espoirs, le pape a ouvertement déclaré que la papauté ne pouvait être le chef d’un État italien unifié. Son refus de mélanger religion et politique, même dans un pays où la majorité de la population sont de la même religion, était une erreur majeure. Après 1848, la papauté est devenue totalement anti-libérale, antinationale et favorable aux régimes absolutistes.

La Hongrie a abandonné après que sa révolte à base ethnique n’ait pas réussi à s’enraciner – sans surprise – dans le reste de l’empire des Habsbourg, extrêmement multi-ethnique. En effet, beaucoup semblent penser que l’élitisme racial germanique a été fondé par Adolf Hitler ?

La France révolutionnaire avait mis fin au Saint-Empire romain germanique en 1806, mais les Habsbourg autocratiques se sont maintenus après 1848 – la victoire contre-révolutionnaire était principalement la leur… c’est un thème commun.

La Russie tsariste n’est pas affectée par 1848. Elle soutenait, en grande partie pour maintenir la Prusse faible, ses frères autocratiques autrichiens.

Tout comme après la révolution russe, dans les années 1930 et dans ses réponses à la grande récession, la réponse de l’Allemagne a totalement déçu l’Européen moyen.  Les Allemands ont été particulièrement brutaux dans la répression de leurs révolutions, et il faudra la Première Guerre mondiale pour mettre définitivement fin au despotisme allemand, du moins sous sa forme monarchique.

Gilet jaune : « Nous étions très nombreux au début, mais quand les gens ont commencé à voir avec quelle violence et quelle férocité le gouvernement réprimait les Gilets jaunes, beaucoup ont eu trop peur pour protester. Le gouvernement a fait tout ce qu’il pouvait pour nous faire disparaître, juste pour pouvoir nous gouverner selon ses caprices égoïstes.  »

 (Note : ce livre contient plus de 100 citations de Gilets jaunes en marche, publiées à l’origine dans des reportages sur PressTV).

Les grandes lignes de ce qui s’est passé en Europe en 1848 sont les suivantes : Les nouveaux riches, les professions libérales et les classes dirigeantes se sont toujours contentés d’un simple réformisme libéral, auquel s’opposaient les monarchistes. Ces trois groupes se sont d’abord alliés aux artisans et aux étudiants pour s’opposer à l’absolutisme et à la répression imposés par les Anglo-germaniques et les Russes. Lorsque ce triumvirat « bourgeois » a obtenu le réformisme léger qu’il voulait (c’est-à-dire des droits pour lui-même), ces « réformistes libéraux » n’ont plus soutenu les artisans et les étudiants – bien sûr, ils n’ont jamais voulu s’allier longtemps avec les paysans et le prolétariat. Ils ont plutôt soutenu la répression des artisans, des étudiants et des classes inférieures, et c’est ainsi que nous avons les contre-révolutions de 1848. Ces réformateurs libéraux n’ont jamais voulu une révolution, mais simplement une déclaration des droits des riches contre la monarchie autocratique. Comme tous les simples réformistes, ils ont refusé d’incarcérer, de confisquer ou d’exécuter les contre-révolutionnaires, et c’est ainsi que la contre-révolution a gagné, comme elle le fait toujours face à un réformisme tiède. 1848 est la preuve que les prétendus héros du réformisme libéral sont en fait des gens de droite opposés à la démocratie réelle.

Le résultat tertiaire de 1848 a été la croissance du nationalisme, mais on souligne rarement dans le monde de l’ouest que ce nationalisme était nécessaire pour expulser les autocrates anglo-germaniques – les Habsbourg et leurs alliés élitistes. Nous ne pouvons certainement pas blâmer les révolutionnaires français qui sont partis il y a des décennies, mais après avoir planté la graine de l’anti-féodalisme, de l’anti-monarchisme et de la fierté patriotique. Les rébellions à travers l’Europe étaient dirigées contre la mauvaise gouvernance des oligarchies aristocratiques qui s’étaient entendues pour anéantir 1789. Certains gauchistes voient cette montée du nationalisme comme une mauvaise chose, mais ils ont totalement perdu le fil.

1848 a abordé la « question politique », à savoir comment organiser la gouvernance, et partout, sauf en France, on n’a pas réussi à installer quelque chose que l’on puisse qualifier de « progressiste ». En outre, la victoire révolutionnaire de la France a également permis les premières discussions politiques sur la « question sociale » – comment passer socialement de la monarchie féodale à un autre système qu’il soit capitaliste libéral ou socialiste ? Au moins, au début de l’année 1848, on pensait que ce serait un combat loyal !

Il a fallu 33 ans à la France (la durée d’une génération humaine), de la chute de Napoléon à 1848, pour que les Français se débarrassent d’un exécutif non élu – une fois de plus, ils ont été les seuls à réaliser cet exploit. Le suffrage universel (masculin) a également été réalisé de manière spectaculaire pour la première fois, tout comme la création d’un « droit au travail ». Alors que tous les autres Européens renoncent à s’éloigner de la monarchie, la France fonde la deuxième République.

L’histoire de la France depuis la chute de Napoléon, et donc la fin de la Révolution française, jusqu’en 1848 peut être rapidement résumée : En 1815, Napoléon est emprisonné à Sainte-Hélène et les Bourbons reviennent après s’être enfuis à nouveau. Les Bourbons n’ont régné que jusqu’en 1830, lorsque Louis Philippe Ier de la Maison d’Orléans a été installé pendant la « Révolution de juillet » de cette année-là. Pour la France, 1848 est le résultat de 18 ans d’une terrible négligence de la part des orléanistes, qui ne se souciaient que de saigner le pays à blanc sur ordre de l’élite financière naissante, car c’est cette « bourgeoisie » qui a contribué à pousser la maison d’Orléans au pouvoir. 1848 a déposé la Maison d’Orléans, et la France attendait avec impatience ce nouveau système que nous appelons la « démocratie libérale occidentale » – elle allait être déçue.

Dans un pays où le suffrage universel masculin existe, on pourrait penser que le nouveau parlement s’efforcerait de représenter les intérêts des masses, non ? Si c’est le cas, vous ne comprenez pas qui la démocratie libérale occidentale vise à servir ! Marx a résumé la Seconde République ainsi, et selon ses idées de progression politique :  » Sous la monarchie bourgeoise de Louis Philippe, seule la république bourgeoise pouvait suivre ; c’est-à-dire qu’une partie limitée de la bourgeoisie, après avoir (de 1830 à 1848) gouverné sous le nom du roi, maintenant la bourgeoisie entière devait gouverner sous le nom du peuple.  »

La démocratie libérale occidentale aboutit inévitablement à ce résultat, mais les révolutionnaires de 1848 s’attendaient certainement à ce qu’une partie du pouvoir et de la richesse leur soit dévolue. Dans une France véritablement post-féodale, les anciens serfs avaient désormais une meilleure opinion de leur valeur pour la société, de leur droit à gagner du pain pour manger, souhaitaient la stabilité nécessaire fournie par la planification centrale, la protection sociale, etc. Cependant, alors que les âmes des serfs français avaient grandi, le pouvoir de la nouvelle classe orientée vers la finance avait augmenté à un rythme usuraire ! Ceci grâce au début de l’industrialisation, mais aussi aux abus usuraires des serfs devenus métayers. Je dis « début de l’industrialisation » car à l’époque de Napoléon, l’atelier moyen ne comptait que quatre ouvriers et les seules grandes entreprises étaient des fabricants d’armes – ce qui n’est plus le cas 30 ans plus tard.

Au fur et à mesure de la progression de la brève IIe République, il est devenu évident que cette nouvelle forme de gouvernance n’était là que pour profiter aux anciens royalistes terriens, aux entreprises commerciales post-1492 et à ces nouveaux industriels et rentiers « bourgeois ». La IIe République est le début du moment où les pouvoirs ont commencé à cesser lentement d’être royaux pour devenir des pouvoirs monétaires – quand le pouvoir est devenu corporatiste). C’est ce qui rend la France de 1848 si essentielle pour comprendre le 21e siècle.

Gilets jaunes : « Notre système est devenu totalement pourri. Ils font les lois pour répondre à leurs propres besoins, ou aux besoins des entreprises, et ils n’ont rien fait pour résoudre les énormes problèmes des gens ordinaires. C’est pourquoi les Gilets jaunes vont continuer à défiler dans les rues. « 

Il a fallu trois ans aux Français pour l’apprendre, puis pour ouvrir la voie au président élu par le peuple en 1848 afin d’abolir sans effusion de sang le parlement toujours oligarchique de la démocratie libérale occidentale. Ce président était Louis-Napoléon Bonaparte, le neveu de Napoléon Bonaparte, dont le père était Louis « le Bon » Bonaparte, nommé roi de Hollande en 1806 dans une tentative ratée de rendre la République batave moins sujette aux attaques monarchiques.

L’analyse ci-dessus qui condamne la démocratie libérale occidentale est la raison pour laquelle ce chapitre est nécessaire : L’analyse historique dominante de la France de 1848-52 met beaucoup trop l’accent sur les changements économiques – c’est-à-dire la révolution industrielle – et la prétendue dictature d’une personne qui a été élu parce que de stupides péquenauds français pensaient qu’un vieux Napoléon s’était libéré de Sainte-Hélène. Cette analyse erronée existe parce qu’elle permet d’éluder ce qui s’est réellement passé sur le plan politique : la mauvaise gestion des premiers libéraux-démocrates occidentaux de France, leur parti pris évident contre les 90% les plus pauvres, et le rejet final de cette forme de gouvernance qui n’a fait que renforcer les inégalités et créer des crises régulières.

Sur le plan social, ce qu’ils réclamaient en 1848, mais que la IIe République n’a pas réussi à légiférer, c’est ce à quoi ressemble l’Europe d’après-guerre ! Les révolutionnaires de 1848 ont eu raison, et cela ne peut être réfuté.

 Les années 1848-1948 ont été un siècle terrible pour les masses européennes, mais aussi pour les masses partout ailleurs – l’impérialisme européen a créé les tragédies, les famines et les inégalités qui ont littéralement façonné un nouveau « tiers monde » : avant 1848, un paysan en Europe était dans la même condition socio-économique qu’un paysan en Inde, en Chine, en Amérique latine, etc.

Gilet jaune : « Le mouvement tiendra bon à l’avenir. Il ne disparaîtra pas parce que leurs revendications sont très solides et vraies. Il y a de vraies raisons pour une révolution en France, et nous continuerons toujours à jouer notre rôle. « 

Apprendre comment la Révolution de 1848 a dérapé dans le pays où elle a connu son plus grand succès est une clé majeure pour comprendre les gouvernements d’aujourd’hui, car c’est cette forme de gouvernement qui a fini par s’imposer malgré une désapprobation populaire immédiate et durable !

Et c’est pourquoi il serait préférable de les appeler les « contre-révolutions de 1848”.

Le génie de Marx : lier 1848 et 1789, ce qui est la seule façon de comprendre 1848.

Il y a trois contributions critiques que Marx a apportées à la compréhension de la période 1848-52 en France. Elles sont si critiques parce qu’elles illustrent comment la démocratie libérale occidentale commence par un faux gauchisme et finit en oligarchie, encore et encore et encore. Il faut considérer comme très important que les plaintes envers la 2eme République sont exactement les mêmes que celles que l’on entend aujourd’hui !

Tout d’abord, Marx a condensé l’évolution économique de la France à une époque où la société et l’économie changeaient rapidement, même sans les complications d’une révolution réussie en 1848. Il a expliqué comment les intérêts économiques de classe ont déformé la IIe République en quelque chose pour lequel personne qui était réellement sur les barricades ne se serait battu.

Peu après que la révolution de février 1848 ait forcé l’abdication de la Maison d’Orléans, le soulèvement des « Journées de Juin » a effrayé les royalistes et les républicains bourgeois (c’est-à-dire les anti-monarchistes) pour qu’ils s’unissent dans le « Parti de l’Ordre ». Les Bourbons – qui représentaient le pouvoir de la propriété foncière, la plus ancienne base de l’argent – ont finalement mis fin à leurs querelles royales avec les orléanistes – qui étaient installés pour défendre le pouvoir accru de la propriété industrielle/financière des nouveaux riches. Cette nouvelle unité est ce que Marx a voulu dire en écrivant : « …la propriété foncière est devenue complètement bourgeoise par le développement de la société moderne ». « Il n’y a plus de conflits entre anciens et nouveaux, il n’y a plus que des riches contre des pauvres. Ainsi, 1848 en France est la naissance de la lutte des classes moderne – et ce sont les riches qui l’ont déclenchée !

Deuxièmement, Marx a condensé ce qui s’est réellement passé au cours des quelques années agitées qui ont suivi la révolution de 1848, dont le point culminant a été le vote populaire qui a sanctionné le coup d’État de Louis-Napoléon Bonaparte contre l’Assemblée nationale monocamérale. Marx a décrit le cycle de vie de cette nouvelle structure politique et la façon dont elle s’est discréditée par les mêmes défauts oligarchiques qui sont éternellement apparents dans ce système.

Troisièmement, Marx a montré comment les nouveaux politiciens professionnels, les médecins, les avocats des petites villes, les directeurs de banque et autres types de professionnels, qui sont les cadres de cette nouvelle démocratie libérale occidentale, se sont associés aux catégories de richesse les plus riches (richesse royaliste, usuraire, foncière et financière, des moyens de production) pour s’engager dans un style de gouvernance qui mettait en avant tous leurs propres intérêts et diabolisait les intérêts de tous les autres en les qualifiant de  » socialisme ! « . Oui, comme l’illustre l’horrible politique des États-Unis 175 ans plus tard, Marx était sidéré de voir même les appels aux réformes les plus élémentaires et les mesures visant à réduire les inégalités être qualifiés de « socialisme diabolique » dès la première mise en œuvre de la démocratie libérale occidentale. Marx va même plus loin en accusant définitivement la démocratie libérale d’être bien inférieure à la démocratie sociale. Il s’agit d’un vieux débat, qui aurait dû être tranché en faveur de cette dernière dès 1852 en France.

En condensant succinctement – dans le seul paragraphe ci-dessous – le résumé de Marx des événements de 1848 jusqu’au coup d’État de Louis-Napoléon Bonaparte soutenu par les électeurs en 1852, les trois contributions historiques seront mises en évidence.

Un soulèvement véritablement mené par le peuple (c’est-à-dire une révolution populaire) en février 1848 a chassé le roi Louis Philippe des orléanistes, mais les exigences de la gauche moderne du peuple ont été trahies en juin. Les espoirs du peuple pour une « République démocratique et sociale » ont été vendus par les sociaux-démocrates, principalement les petits commerçants qui se sont contentés de consolider la réalisation sans précédent du suffrage universel masculin. Cependant, les sociaux-démocrates ont rapidement été vendus par les républicains bourgeois – ces cadres plus riches de la démocratie libérale occidentale – qui ne veulent pas vraiment le suffrage universel mais simplement des droits libéraux pour la classe supérieure uniquement. Cependant, les bourgeois républicains se sont vendus par la coalition du « Parti de l’ordre » au Parlement, dont la moitié souhaite toujours une restauration royaliste et l’autre moitié souhaite une république mais ne se soucie guère des droits libéraux, et surtout du suffrage universel. Cette faction l’emporte et finit par vider de sa substance le suffrage universel, et vote la subordination de la constitution aux décisions majoritaires du parlement – c’est-à-dire un véritable coup d’État législatif contre le peuple. Bonne nouvelle ! Après trois ans d’inefficacité, de grandiloquence et de pillage des ressources naturelles, sociales et de travail du pays par l’État, le « parti de l’ordre » est vendu par le parti bonapartiste – l’Assemblée nationale est dissoute, et ce qui est restauré, c’est l’idée bonapartiste d’un empereur élu par le peuple qui fait passer la volonté et le bien de la nation en premier.

C’est la raison pour laquelle Marx a écrit les premières lignes du 18e Brumaire de Louis Napoléon (le 18e Brumaire est la date du calendrier révolutionnaire français correspondant au coup d’État de Napoléon Bonaparte en 1799), où l’histoire se répète comme une farce : au lieu que la révolution suive une courbe ascendante au cours des premières années avec des succès de gauche, comme en 1789-94, une période similaire en 1848 voit l’échec. « En conséquence, la révolution se déplace sur une ligne descendante. Elle se trouve dans ce mouvement de recul avant que la dernière barricade de février ne soit abattue. … « 

 Ayant condensé la chronologie de 1848 de Marx, sa comparaison avec la chronologie de 1789 sera particulièrement éclairante tant pour 1789 que pour 1848. Ce livre ne dissèque pas les événements pré-napoléoniens de 1789-94, en grande partie parce qu’ils ont été parfaitement analysés par Marx en un paragraphe. J’inclus entre parenthèses mes explications des termes/partis clés de 1789 qui peuvent ne pas être entièrement connus du lecteur moyen (Marx est en gras).

« Lors de la première révolution française, au règne des Constitutionnels (c’est-à-dire le début de la Révolution française via l’obligation pour le roi d’accepter une constitution et de renoncer à une autocratie totale. L’engagement de Napoléon Bonaparte en faveur du constitutionnalisme est précisément ce qui a fait de lui un véritable révolutionnaire politique de son époque), succède au règne de les Girondins (véritables martyrs des libéraux-démocrates occidentaux d’aujourd’hui. La plupart d’entre eux étaient originaires du département de la Gironde, où se trouvait Bordeaux, la capitale française du commerce d’esclaves, et étaient partisans du marché libre, de la décentralisation et de la guerre impérialiste. C’est la décapitation de ces Girondins que les Occidentaux appellent le « Règne de la Terreur », précisément parce que les néo-girondins sont ce qui gouverne encore l’Occident à l’ère moderne. Napoléon Bonaparte a clairement soutenu le droit de gouverner des Jacobins, a combattu ces rebelles pendant des années, était ami avec Augustin Robespierre, etc.) et au règne des Girondins succède celui des Jacobins. Chacun de ces partis s’appuie sur son élément le plus avancé. … C’est tout le contraire en 1848. »

On comprend pourquoi, en dehors de la France, les « révolutions de 1848 » sont un tel échec, mais pourquoi la révolution française de 1848 est-elle un tel échec pour Marx ? C’est parce qu’il était très anti-bonapartiste. Marx vivait à Paris à cette époque et nous pouvons donc comprendre son parti pris – nous, par contre, nous ne le comprenons pas. En 2022, cela semble être une erreur majeure qui perd le fil de l’histoire politique : s’éloigner de l’autocratie. Je critiquerai profondément sa condamnation trop forte de Louis-Napoléon Bonaparte dans le chapitre suivant, mais ce qu’il faut d’abord c’est son analyse de la France de 1848-52 – elle est critique car elle rappelle tellement la politique occidentale d’aujourd’hui !

Les deux époques révolutionnaires ont combattu le même principe politique : l’autocratie, l’anti-démocratie et le règne d’une élite aristocratique. Les Gilets Jaunes se battent exactement de la même manière, même si l’autocratie est à peine moins barbare, mais vous devriez dire cela à l’un des nombreux Gilets Jaunes mutilés.

Qu’est-il arrivé à la révolution progressiste française de 1848, alors ? La démocratie libérale occidentale est arrivée !

La réponse courte est que Marx attribue la responsabilité de l’échec de 1848 aux actions semi-révolutionnaires de l’aile gauche de la France en 1848, ainsi qu’au rôle joué par Louis-Napoléon Bonaparte.

Dans la section ci-dessus, j’ai relaté le résumé que fait Marx des événements de 1848 jusqu’au coup d’État populaire de Louis-Napoléon Bonaparte. Il faudrait un peu plus d’informations sur les grands événements politiques entre ce début et cette fin.

La révolution de février 1848 a rétabli la monarchie, mais les résultats du vote d’avril ont vu la nouvelle Assemblée constituante (temporaire) remplie de royalistes, d’élites et de professionnels qui n’incarnaient pas les revendications socialistes qui avaient propulsé la révolution populaire : l’opposition aux marchés libres et la demande de travaux publics pour créer des emplois. Les Ateliers nationaux avaient été immédiatement créés en 1848 afin de satisfaire le « droit au travail » et d’introduire ainsi une planification centrale gouvernementale dans l’économie.

Il faut donc imaginer les centaines de milliers de travailleurs qui tentent aujourd’hui d’exercer leur métier à Paris alors que, parallèlement, le nouveau parlement temporaire chargé d’élaborer une nouvelle constitution est rempli de libéraux-démocrates occidentaux capitalistes. Naturellement, le peuple a vu qu’il était laissé pour compte. Le 15 mai, une manifestation de gauche entre et dissout cette Assemblée nationale temporaire. La Garde nationale – qui a toujours joué un rôle décisif dans les affaires révolutionnaires françaises – se range du côté des protestataires. Les ardents républicains et les meneurs de la manifestation sont arrêtés ; un banquier sera installé comme nouveau chef de la police de Paris ; un avocat dirigera désormais l’Assemblée restaurée.

En juin, l’Assemblée nationale conservatrice a annoncé que les ateliers nationaux seraient fermés et que les travailleurs nouvellement licenciés pourraient soit s’engager dans l’armée, soit retourner chez eux, en province. Nous voyons ici comment la démocratie libérale occidentale ne permettra jamais – pas depuis ses tout premiers jours – qu’autre chose qu’une « main invisible » guide l’économie, et aussi que la guerre impérialiste (qui n’est pas du tout une guerre révolutionnaire) soit sa principale réponse à la question économique. Plus de 10 000 personnes sont massacrées, soit presque 60 % du nombre de personnes guillotinées pendant le « règne de la Terreur » (mais sans aucun procès). C’est aussi la dernière fois que le clergé catholique français tente de jouer un rôle dans les élections : L’archevêque de Paris entre littéralement dans la mêlée de la rue parisienne en tant que médiateur – il est abattu, presque certainement par les forces conservatrices. La révolution populaire est ainsi terminée : mort, prison et exil en Algérie pour les gauchistes.

Pourtant, les sociaux-démocrates de la classe commerçante ne condamnent pas la répression – ils soutiennent la Constitution de novembre 1848, qui accorde le suffrage universel aux hommes. Louis-Napoléon Bonaparte est élu en décembre et, comme son oncle, il adopte une attitude pro-révolutionnaire médiane : il ne ressemble ni aux candidats socialistes de gauche, ni au chef d’armée anti-socialiste/pro-républicain qui a dirigé la répression des journées de juin, ni à un avocat libéral. Marx ne voulait pas se réconcilier avec Louis-Napoléon Bonaparte, qui était également un écrivain de gauche – son livre le plus célèbre était l’ouvrage pro-ouvrier L’extinction du paupérisme, ce qui contribue sans doute à expliquer sa victoire massive.

Après l’élection de Louis-Napoléon Bonaparte, les années 1850 ont été marquées par un combat inefficace et destructeur de la nation entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif :

Le pouvoir législatif – comme il le fera toujours pendant les 175 prochaines années – a perdu tout soutien populaire en refusant de représenter la populace et pas seulement la classe supérieure. Le coup d’État populaire et sans effusion de sang de Louis-Napoléon Bonaparte sera considéré comme un « fascisme installé par des ploucs de campagne », et l’analyse de Marx lui-même est très similaire à cela, malheureusement.

Le pouvoir exécutif – comme il le fera toujours au cours des 175 prochaines années – se battra jalousement pour acquérir autant de pouvoirs autocratiques et dictatoriaux que possible et mènera des guerres chauvines et impérialistes pour gagner l’opinion publique tout en répondant principalement aux besoins de l’élite.

Il n’a fallu que trois ans pour se rendre compte qu’un tel système était inapplicable, et pourtant, n’est-ce pas encore le prétendu sommet de la structure et de l’efficacité gouvernementales pour les libéraux démocrates occidentaux d’aujourd’hui ?

Gilet jaune : « Après trois ans, rien n’a changé, si ce n’est que les choses ont encore empiré pour le Français moyen. La vie est devenue tellement plus chère, mais Macron s’en moque. Macron ne considère pas les demandes des Gilets Jaunes, ou même du peuple français, comme dignes de son attention. « 

Un gauchisme faible contre un exécutif fort – la France a le même problème aujourd’hui.

En mai 1849, la première Assemblée nationale de la IIe République est officiellement installée. Cette Assemblée a fini par approuver le non-soutien total de toute autre révolution populaire en Europe, par interdire les Sans-Culottes renaissants et d’autres partis politiques, et, comme Emmanuel Macron aujourd’hui, par mettre fin à la pratique de longue date de l’Assemblée nationale d’entendre les pétitions des groupes d’intérêts spéciaux de la base.

Louis-Napoléon Bonaparte utilise immédiatement la guerre étrangère pour prouver au « Parti de l’ordre », qui détient 64 % des sièges, qu’il est lui aussi un homme puissant de l’ordre (exécutif). Avant même que le nouveau parlement ne siège, il a violé l’interdiction de l’ingérence militaire dans la liberté des autres nations prévue par la nouvelle constitution en bombardant Rome pour soutenir un pape en exil. Cela s’est fait aux dépens de la République romaine naissante mais condamnée, qui ne bénéficiait pas du soutien populaire – il aurait été bon que les socialistes l’emportent, mais cela n’a pas été possible avant 1917. Cela ne fait pas de Bonaparte l’équivalent d’un monarque absolu, faut-il le préciser. La France était arrivée en s’attendant à être reçue comme des libérateurs, et cherchait également à empêcher une invasion par l’Autriche.

Le parti d’opposition, le Parti de la Montagne, avec 26 % des sièges, qui était constitué de républicains et de néo-jacobins, a audacieusement voté la destitution de Louis-Napoléon Bonaparte, qui avait été élu par une écrasante majorité de 75 %. Soutenir le pape était populaire auprès du citoyen moyen, et voilà que le « parti de gauche » de France (en réalité des petits commerçants et des professions libérales de la petite bourgeoisie) s’attaque à un président extrêmement populaire ?

Ce qui ne peut être contesté, c’est l’inefficacité du Parti de la Montagne dans son combat. La superbe analyse de Marx rappellera aux gens la lutte tiède et non révolutionnaire des faux partis de gauche dans toute la démocratie libérale occidentale. Nous devons nous rappeler que Marx vivait à Paris à cette époque. Il a sûrement dû espérer que les Montagnards étaient de véritables gauchistes – après tout, le « faux gauchisme » dans un contexte de démocratie libérale occidentale n’avait encore jamais été vu !

Après le vote de destitution de la Montagne, les protestations non armées de juin 1849 ont eu lieu. La Garde nationale était là – en uniforme, mais non armée. Cette décision pacifiste a été fatale : ils n’avaient aucun moyen de se défendre contre l’attaque de l’armée qui a suivi. La manifestation s’est soldée par un échec total – c’était la dernière « Journée révolutionnaire » de la 2e République – et il n’y a eu aucune victime. Marx écrit :  » L’erreur principale de la ‘Montagne’ était sa certitude d’être victorieuse. » (c’est lui qui souligne). Je ne pense pas que la France ait eu une « Journée de la Révolution » officielle depuis lors, et probablement parce que la plupart des Français ne connaissent pas non plus cette histoire ?

Marx a vu que le véritable gauchisme avait été coupé de la Montagne par les journées de juin 1848 et remplacé par un sentiment suffisant, finalement conservateur, de fausse certitude. Il a vu que ces faux gauchistes étaient condamnés précisément parce qu’ils acceptaient les termes de la démocratie libérale occidentale :

« Si la Montagne voulait gagner au parlement, elle ne devait pas faire appel aux armes ; si elle faisait appel aux armes au parlement, elle devait se conduire d’une manière parlementaire dans la rue ; si la démonstration amicale était destinée sérieusement, c’était une sottise de ne pas prévoir qu’elle rencontrerait un accueil belliqueux ; si elle était destinée à la guerre réelle, c’était plutôt une originalité de mettre de côté les armes avec lesquelles la guerre devait être conduite. Mais les menaces révolutionnaires de la classe moyenne et de ses représentants démocratiques ne sont que des tentatives pour effrayer un adversaire…..  »

 Cela décrit certainement les manifestations syndicales ou d’autres manifestations dirigées par les sociaux-démocrates qui sont si détendus qu’un politicien les a récemment appelés de manière désobligeante les « promenades dans un parc ». C’est à cette même logique de piégeage que les Gilets jaunes doivent se soumettre et qu’ils affrontent encore si courageusement samedi après samedi.

 Gilets jaunes : « La France se réveille. Le gouvernement continue à nous accuser tous d’être des Black Blocs ou des casseurs pour que le pays se retourne contre nous. Mais nous sommes tous unis pour empêcher la destruction de la France, et cette unité va continuer à se renforcer. »

Le « charme superstitieux » de la Garde nationale sur l’imaginaire français cest-à-dire sa capacité à inciter l’armée à soutenir le peuple et l’élite – est ici rompu de manière cruciale. Elle sera supprimée sous Louis-Napoléon Bonaparte, puis interdite au début de la Troisième République en 1871, lorsque les démocrates libéraux occidentaux reprendront le contrôle de Louis-Napoléon et des bonapartistes, qui existaient également dans l’intervalle entre les deux Bonaparte.

Une différence claire entre la démocratie libérale impérialiste et la social-démocratie anti-impérialiste : la première utilise clairement la guerre étrangère pour vider de sa substance la possibilité d’un esprit domestique qui protégerait les droits du peuple au niveau national. Elle utilise également la guerre impérialiste perpétuelle pour insister sur le fait que de tels droits domestiques ne sont pas commodes, et que de telles discussions ne peuvent certainement pas impliquer autre chose que des mots.

La répression qui s’ensuit entraîne l’arrestation ou l’exil des derniers politiciens de la vraie gauche, y compris de nombreux membres du parti de la Montagne, et des journalistes – Marx se rend à Londres. Avec la disparition de la vraie gauche, le nouveau parti de la Montagne n’était pas une opposition. L’Assemblée nationale s’est lancée dans une série de mesures de droite qui ont retourné tout le monde contre elle.

Le 13 juin 1848, ils ont voté la subordination de la constitution aux décisions de la majorité du parlement – c’était un coup d’État contre les droits constitutionnels du peuple.

« C’est ainsi, en effet, que la république l’entendait, c’est-à-dire que les bourgeois y régnaient sous la forme parlementaire, sans trouver, comme dans la monarchie, un frein dans le veto du pouvoir exécutif, ni dans la responsabilité du parlement à la dissolution. C’était une ‘ république parlementaire ‘, comme l’a appelée Thiers. »

 Nous assistons ainsi à la véritable émergence du rêve inavoué de la démocratie libérale occidentale : un pays dirigé par un parlement des riches ; une extension de la monarchie absolue à une minuscule coterie d’élites bourgeoises.

 La goutte d’eau qui a fait déborder le vase est arrivée le 31 mai 1850, lorsque l’assemblée a voté une loi portant atteinte au suffrage universel de millions d’électeurs. Marx écrit :  » La loi du 31 mai 1850 est le ‘ coup d’État ‘ de la bourgeoisie « .  » Contre les électeurs, il veut dire.  

 Ainsi, le premier coup d’État de la IIe République est en réalité le fait des parlementaires et non de Louis-Napoléon Bonaparte ! Bonaparte rétablira le suffrage universel, ce qui est tout à son honneur.

Ces deux faits cruciaux sont toujours écartés de toute discussion sur la IIe République et l’ »auto-coup » de Louis-Napoléon Bonaparte (un coup d’État où un exécutif légalement élu dissout le pouvoir législatif). En 2022, ils devraient changer radicalement notre évaluation de lui, et rompre avec la vision négative et plutôt partiale de Marx.

Cela nécessite le chapitre suivant – Louis-Napoléon : Confirmation de la différence révolutionnaire entre le bonapartisme et la démocratie libérale occidentale.

Dès le début, la démocratie libérale occidentale a montré ce qu’elle voulait : Un pays dirigé par un parlement de et pour les riches.

Marx écrit en résumé de la discussion politique autorisée dans la première démocratie libérale occidentale :

« Qu’il s’agisse du droit de pétition ou de l’impôt sur le vin, de la liberté de la presse ou de la liberté du commerce, des clubs ou des lois municipales, de la protection de la liberté individuelle ou de la réglementation de l’économie nationale, le slogan revient toujours, le thème est monotone, le verdict est toujours prêt et inchangé : Socialisme ! Même le libéralisme bourgeois est déclaré socialiste ; l’éducation populaire est également déclarée socialiste ; de même, la réforme financière nationale est socialiste. Il était socialiste de construire un chemin de fer là où il y avait déjà un canal ; et il était socialiste de se défendre avec un bâton quand on est attaqué avec une épée.

 Il ne s’agissait pas d’une simple forme de discours, d’une mode ou encore d’une tactique de parti. Le bourgeois reçoit correctement que toutes les armes qu’il a forgées contre le féodalisme s’épointent contre lui-même ; que tous les moyens d’éducation qu’il a fait naître se rebellent contre sa propre civilisation ; que tous les dieux qu’il a faits sont tombés loin de lui. Elle comprend que tous ses soi-disant droits du citoyen et ses organes progressistes attaquent et menacent sa domination de classe, tant dans son fondement social que dans sa superstructure politique – et qu’ils sont donc devenus « socialistes ». Elle décèle à juste titre dans cette menace et cet assaut le secret du socialisme, dont elle estime la signification et la tendance plus correctement que le prétendu faux socialisme n’est capable de s’estimer lui-même et qui, par conséquent, est incapable de comprendre comment il se fait que la bourgeoisie lui ferme obstinément les oreilles, de même qu’elle pleurniche sentimentalement sur les souffrances de l’humanité ; ou qu’elle annonce en style chrétien le millénaire et la fraternité universelle ; ou qu’elle radote de manière humaniste sur l’âme, la culture et la liberté ; ou qu’elle élabore doctrinalement un système d’harmonie et de bien-être pour toutes les classes. Mais ce que la bourgeoisie ne comprend pas, c’est que son propre régime parlementaire, son propre règne politique, doit nécessairement tomber sous le coup de l’interdiction générale du « socialisme ».  » (C’est moi qui souligne)

Si vous croyez encore à la démocratie libérale, je vous suggère de relire ce texte.

Marx montre non seulement que la démocratie libérale occidentale refuse de protéger les droits que la démocratie libérale occidentale prétend avoir créés et auxquels elle croit, mais aussi que la démocratie libérale occidentale est une « troisième voie » bidon : il y a soit le socialisme, soit l’autocratie/oligarchie.

« En conséquence, en persécutant maintenant comme socialiste ce qu’elle avait autrefois célébré comme libéral, la bourgeoisie admet que son propre intérêt lui commande de s’élever au-dessus du danger de l’auto-gouvernement….. « La démocratie libérale occidentale n’est pas une résolution de la lutte des classes, comme la démocratie socialiste prétend l’être, mais l’institution permanente de la lutte des classes dans le but exprès d’un gouvernement par une élite.

  » Le régime parlementaire laisse tout à la décision des majorités – comment peut-on s’attendre à ce que les grandes majorités au-delà du parlement ne veuillent pas décider ? « . Le parlementarisme de la démocratie libérale occidentale est faux et non représentatif, aboutissant à un gouvernement par des partis contrôlés par l’élite. Contrairement aux parlements de la démocratie socialiste, où les cordonniers deviennent des parlementaires, comme lors du vote législatif de Cuba en 2018.

Pas étonnant que les écoles occidentales ne veuillent pas parler de cette époque !

 En examinant l’époque de 1848-52, nous constatons que la démocratie libérale occidentale s’est totalement discréditée dès le départ, et que nous avons les mêmes problèmes qu’il y a 175 ans : c’est une autocratie améliorée en un régime bourgeois, mais jamais un régime populaire. La démocratie libérale occidentale est tellement antidémocratique qu’elle ne mérite même pas le nom de « démocratie libérale occidentale » !

Ainsi, la Révolution de 1848 en France fut un succès – éviction d’un roi non élu, suffrage universel masculin, mise en place d’un nouveau système politique. Elle culmine avec le référendum de 1852 sur l' »auto-coup d’État » de Louis-Napoléon Bonaparte contre le Parlement, et le remplacement de la IIe République par le IIe Empire, qui sera dirigé par le nouveau « Napoléon III ». Il est approuvé par 97% des électeurs avec une participation de 80%. Plus de 8 millions de Français voulaient voter, et ils ne pouvaient le faire dans la France du 19e siècle qu’en acceptant que la vision bonapartiste de la Révolution française était le seul moyen de maintenir les acquis de la Révolution française au milieu d’un continent de monarchie absolue et de révolutions ratées ET en rejetant la démocratie libérale occidentale de la 2e République.

1848 a réussi en France précisément parce que les électeurs ont rejeté entièrement la démocratie libérale occidentale. Quatre ans pour comprendre, ce n’est pas si mal ?

Ainsi, la période entre la 2ème et la 3ème République est faussement calomniée comme étant équivalente à toutes les autres monarchies de l’époque. Nous en avons déjà parlé : nous parlons d’un Bonaparte élu, qui était naturellement détesté par ses contemporains autocratiques partout ailleurs dans la région. L’histoire se répète comme une farce dans le rejet gauchiste moderne des deux Bonaparte, et non dans la différence entre 1789 et 1848 !

Si nous ne tenons pas compte de la volonté de l’électorat français, par nature progressiste – par nature parce qu’il n’y avait pas d’autre électorat de masse à cette époque – et de son choix final des Bonaparte, nous sommes obligés de nous ranger du côté des horribles monarques absolus ou des horribles libéraux-démocrates.

La monarchie absolue a régné longtemps après 1848. Les libéraux-démocrates occidentaux, malgré toute leur arrogance, ne se laissèrent pas abattre, comme le nota Marx : « En tout état de cause, le démocrate (social) sort de la honteuse défaite aussi immaculé qu’il y était entré innocemment….. » En 1871, la collusion de ces deux forces avec l’Allemagne contre la social-démocratie et le bonapartisme/révolutionnisme français a conduit au siège traître de Paris (la Commune de Paris) et ensuite à la restauration de la démocratie libérale occidentale, malheureusement.

 Cependant, en 2022, nous devons rejeter la condamnation de Marx et considérer les révolutions de 1848 comme un succès en France. Le maintien du suffrage universel masculin a constitué une avancée spectaculaire par rapport au reste de l’Europe. Cette seule avancée nous permet de voir clairement que les idéaux de 1789 et le mouvement d’éloignement de l’autocratie ont encore progressé.

Mais 1848 a été une avancée pour une raison encore plus importante : elle a permis la première mise en œuvre de la démocratie libérale occidentale moderne… et ses défauts endémiques ont été immédiatement révélés. Il est devenu évident que la démocratie socialiste était la seule vraie solution – d’où la Commune de Paris – si l’on veut une large prospérité, stabilité et égalité pour l’individu moyen. Ceux qui ne le réalisent pas sont coincés dans une boucle de malheur inutile de 1849-52.

L’ascension de Louis-Napoléon Bonaparte n’est pas aussi passionnante que celle de son oncle – le premier est simplement arrivé au pouvoir par le vote. C’est un homme politique moderne, avec de nombreux défauts, mais les Français de l’époque savaient qu’il représentait une option progressiste par rapport à la monarchie absolue ou à la démocratie libérale occidentale.

 

La section Algérie

 

Avant d’aborder l’incapacité de Marx à apprécier les réalisations de la Révolution française de 1848 et le règne de Louis-Napoléon Bonaparte en opposition à la démocratie libérale occidentale, nous devons brièvement analyser l’incapacité de Marx à prendre en compte le rôle que la conquête de l’Algérie a joué sur la politique de la France métropolitaine en 1848.

Marx s’est davantage concentré sur les systèmes bancaires et industriels, plutôt que sur l’impérialisme. C’est une omission significative : les trésors, les ressources et les salaires volés de l’impérialisme sont énormes – nous parlons des gains de l’appauvrissement d’un pays entier. Mais là où Marx a vraiment échoué, c’est en ne notant pas l’énorme impact politico-culturel du fait d’être un colonisateur.

Ce que les événements de 1848 ont prouvé, et que Marx n’a pas noté, c’est comment la démocratie libérale occidentale travaille main dans la main avec l’impérialisme militariste pour réprimer les masses de leur propre nation. C’est une analyse incroyablement importante à tirer de 1848, car l’armée française est passée d’une armée révolutionnaire en 1789 à une armée impérialiste en 1830.

La colonisation de l’Algérie était d’un tout autre ordre que la colonisation du Nouveau Monde, et nous devons délimiter cette différence : la colonisation d’un espace méditerranéen qui a vu Marseille et Alger interagir socialement pendant plus de deux millénaires n’est pas du tout la même chose qu’une perception occidentale (ignorante) de sauvages païens qui doivent être convertis. Oui, la France avait d’autres domaines impérialistes mais nous ne pouvons pas sous-estimer la puissance de l’Algérie française dans l’histoire de la France de 1830 à aujourd’hui.

L’Algérie a été envahie en 1830 pour détourner et finalement légitimer la prise de pouvoir par la Maison d’Orléans, qui mettait fin à la Restauration des Bourbons depuis 1815 – cette invasion s’est produite précisément au même moment que la chute d’Alger. Les finances et le prestige interne de Louis Philippe Ier ont été énormément renforcés sur le plan intérieur par l’occupation de l’Algérie. Cette nouvelle « classe impérialiste » a été trop ignorée par Marx dans les événements français de 1848.

Une preuve de l’impact politico-culturel de cette nouvelle « classe impérialiste » se trouve dans la personne de Louis-Eugène Cavaignac, qui est passé directement du poste de gouverneur d’Algérie à la répression de l’insurrection de juin 1848. Il a été un acteur aussi essentiel en 1848 et au-delà que n’importe qui d’autre, à l’exception de Louis-Napoléon Bonaparte, face auquel il a terminé deuxième à l’élection présidentielle de 1848. Comme le note Marx :  » Cavaignac, le général du parti républicain bourgeois, qui a commandé à la bataille de Juin, s’est mis à la place du Comité exécutif avec une sorte de pouvoir dictatorial « . « L’élection de Louis-Napoléon Bonaparte en décembre met fin à cette dictature, mais pas avant que l’impérialiste Cavaignac ne dirige la rédaction de la constitution de novembre qui donne à la classe d’élite le pouvoir sur la France. Ce n’est pas rien !

 La personne de Cavaignac représente donc la nouvelle pourriture capitaliste-impérialiste qui se retournerait contre son propre peuple, comme un flic anti-émeute CRS qui a pointé son pistolet à balles en caoutchouc sur le visage des Gilets Jaunes. Marx omet de souligner que c’est l’impérialisme contre l’Algérie musulmane qui a fourni ce muscle pour renverser 1848. Ou que la chère Garde nationale a été sapée par ce déploiement impérialiste. Ou que la culture française s’était certainement endurcie par une guerre qui n’était pas du tout menée pour la révolution progressiste.

 Romaric Godin, journaliste économique au top média français Mediapart, dans son livre La guerre sociale en France a reconnu l’importance de Cavaignac (même si Godin ne reconnaît pas l’importance de l’impérialisme) à la fois comme un nouveau type d’homme politique et son parallèle évident avec Emmanuel Macron. Godin écrit : « L’autoritarisme démocratique est celui de Cavaignac en 1848 et d’Adolphe Thiers (le futur président de la IIIe République qui s’est entendu avec Bismarck pour assiéger Paris) en 1871 : celui qui utilise toute la capacité législative pour réprimer l’opposition. Ce genre d’abus est sanctionné par la loi et est donc parfaitement légal.  »

 La démocratie libérale occidentale commence en fait avec Cavaignac, qui a réprimé ceux qui réclamaient la démocratie socialiste, les ateliers nationaux et un rôle pour les paysans et le prolétariat en politique en juin 1848. On peut tracer une ligne droite de lui à l’écrasement des Gilets jaunes par Macron, et les deux hommes sont enguirlandés par la « démocratie » libérale occidentale.

En effet, de plus en plus de personnes semblent prêtes à appeler la France du 21ème siècle comme étant un vrai « autoritarisme démocratique« . Les Algériens musulmans le savaient déjà en 1830, et en 1848 tout le monde savait que l’autoritarisme est ce que la démocratie libérale occidentale a toujours été réellement.

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Gardez à l’esprit que ce que je publie maintenant gratuitement est totalement nouveau. Dans le livre actuel, une grande partie du contenu de 2018 jusqu’à l’élection de 2022 sera incluse afin de constituer un dossier historique des Gilets jaunes aussi complet que possible en anglais ou en français. Quelle valeur ! Date du publication: 1 juin, 2022.

Les précommandes du livre électronique en français peuvent être peuvent être effectuées ici.

Ramin Mazaheri est le correspondant en chef à Paris pour PressTV et vit en France depuis 2009. Il a été journaliste dans un quotidien aux États-Unis et a effectué des reportages en Iran, à Cuba, en Égypte, en Tunisie, en Corée du Sud et ailleurs. Il est l’auteur de Socialisms Ignored Success: Iranian Islamic Socialism ainsi que de ‘Ill Ruin Everything You Are: Ending Western Propaganda on Red Chinaqui est également disponible en simplified et traditional en chinois.

Revue de presse RT pour la semaine du 1er au 7 mai 2022

Par : Wayan

Par Wayan − Le 7 mai 2022 − Le Saker Francophone

RT étant difficilement accessible après la censure des gouvernements qui flippaient face à la qualité de son information, je vous propose de compenser cela par une revue de presse hebdomadaire qui, si elle vous intéresse, continuera à être publiée chaque samedi.

Cette semaine au programme, l’Ukraine, en complément de notre information quotidienne sur ce sujet, l’impérialisme occidentale dont l’agressivité croissante montre qu’il est en mode réaction de survie, la crise en Europe, la bataille médiatique aux États Unis, et des nouvelles de la folie covidienne.

Le conflit Ukraine/OTAN-Russie

L’OTAN voyant que la Russie est en train de gagner sur le terrain, malgré toute la propagande médiatique disant le contraire, la pression sur cette dernière est en train de s’accentuer, dans le but de lui faire peur et la pousser à la faute :

« La Pologne participe à deux exercices multinationaux de grande envergure et est le pays hôte de l’un d’entre eux, a révélé dimanche le ministère de la Défense du pays, après des allégations russes disant que Varsovie se prépare à occuper la partie occidentale de l’Ukraine.

Les exercices Defender Europe 2022 (DE22) et Swift Response 2022 (SR22) seront menés dans neuf pays, dont la Pologne, du 1er au 27 mai, a indiqué le ministère polonais.

« Il y aura environ 18 000 participants de plus de 20 pays qui s’entraîneront ensemble lors des deux exercices. La partie des exercices sur le sol polonais verra quelque 7 000 soldats et 3 000 pièces d’équipement », indique le communiqué.

Defender Europe est un exercice multinational dirigé par les États-Unis qui vise à « renforcer l’état de préparation et l’interopérabilité entre les Alliés et les partenaires » de l’OTAN et de l’Amérique. L’entraînement DE22 sera mené sur plusieurs sites en Pologne, les soldats polonais étant rejoints par du personnel des États-Unis, de la France, de la Suède, de l’Allemagne, du Danemark et du Royaume-Uni.

L’exercice Swift Response prévoit le déploiement d’environ 550 soldats polonais en Lituanie et en Lettonie, ainsi que de troupes de la République tchèque et d’une force germano-néerlandaise.

« Des exercices conjoints combinés comme ceux-ci renforcent la sécurité du flanc oriental de l’OTAN grâce à un entraînement conforme aux normes et procédures de l’OTAN », a souligné le ministère de la Défense.

Il a ajouté que les exercices contribuent également à la préparation du bloc « pour relever les défis nouveaux et émergents sur le champ de bataille contemporain afin de dissuader un agresseur potentiel. »

Les militaires ont spécifiquement souligné que DE22 et SR 22 « ne sont pas dirigés contre un pays et ne sont pas liés à la situation géopolitique actuelle dans la région », dans une référence voilée à l’offensive militaire russe en cours en Ukraine.

Ces assurances interviennent alors que le directeur du Service russe de renseignement extérieur (SVR), Sergey Naryshkin, a accusé Varsovie de se préparer à occuper la partie occidentale de l’Ukraine, que la Pologne considère comme lui appartenant « historiquement ». La « réunification » potentielle de la Pologne avec l’Ukraine occidentale se fera sous le couvert du déploiement d’une mission de « maintien de la paix » dans le pays, sous le prétexte de protéger Kiev de « l’agression russe », a affirmé le responsable. Varsovie a démenti ces allégations. »

https://www.rt.com/news/554816-drills-poland-nato-us/

Encore une info montrant que l’alliance anglo-saxonne ne cherche pas une solution au conflit ukrainien mais bel et bien à mettre la Russie à terre :

« La visite du Premier ministre britannique Boris Johnson le mois dernier a été déterminante pour convaincre Kiev de rompre les négociations de paix avec Moscou, a rapporté jeudi le journal Ukrayinska Pravda (UP), citant des responsables proches du président ukrainien Volodymyr Zelensky. L’Occident avait initialement conseillé à Zelensky de fuir parce que la Russie l’emporterait en 72 heures, mais il le soutient désormais pleinement, ont-ils affirmé.

Selon le « regard dans les coulisses » de la crise actuelle publié par le média basé à Kiev, les partisans occidentaux de l’Ukraine étaient convaincus que l’armée russe s’emparerait de Kiev en trois jours et avaient proposé à Zelensky de gouverner depuis un exil à Londres ou à Varsovie.

Lorsque cela ne s’est pas produit et que la Russie a proposé des négociations, Zelensky a envoyé une délégation dans le but de donner l’impression qu’il était prêt à conclure un accord. Selon UP, les points d’accord rendus publics par l’envoyé russe, Vladimir Medinsky, après les pourparlers du 29 mars à Istanbul, en Turquie, « sont en fait vrais. »

Puis les troupes russes se sont retirées du nord de l’Ukraine et le Premier ministre britannique Boris Johnson est arrivé à Kiev, « presque sans prévenir », le 9 avril.

Johnson a apporté « deux messages simples » avec lui, selon UP. Le premier était que [le président russe Vladimir] Poutine était « un criminel de guerre, qui doit être poursuivi et avec lequel on ne doit pas négocier ». Le second était que même si l’Ukraine était prête à signer une sorte d’accord avec la Russie, l’Occident ne l’était pas.

Le message de Johnson a été compris comme un signal que l’Occident collectif « sentait maintenant que Poutine n’était pas vraiment aussi omnipotent qu’il l’avait imaginé », selon des responsables ukrainiens cités par UP. Entre ce qu’ils ont décrit comme des victoires militaires ukrainiennes et les atrocités russes présumées à « Bucha, Borodyanka et Mariupol », l’Occident a cessé d’être « isolationniste » et s’est engagé à aider l’Ukraine avec toutes sortes d’armes lourdes. Les responsables de Kiev planifient désormais publiquement une « défaite totale » et une « capitulation » de la Russie.

« Le fossé moral entre Poutine et le monde est si grand que même le Kremlin n’aura pas une table de négociation assez longue pour le combler », selon UP. »

https://www.rt.com/russia/555038-ukraine-peace-talks-johnson/

 

Et pour être bien sûr que cette guerre s’enlise le plus possible, tout en coinçant l’Ukraine avec encore plus de des dettes envers les États-Unis, Biden va signer dès lundi prochain le fameux Land and Lease act qui permettra au gouvernement d’envoyer tout type d’armes de guerre en Ukraine sans l’approbation du Congrès :

« Le porte-parole de la Maison Blanche, Jen Psaki, a confirmé que le président Joe Biden signera lundi la loi sur le prêt-bail de 2022. Cette loi permettra à Washington d’expédier plus facilement davantage de types d’armes à l’Ukraine.

L’autorisation aura lieu le 9 mai, ou « Jour de la Victoire » – lorsque la défaite de l’Allemagne nazie est célébrée chaque année en Russie. Ce symbolisme fera certainement sourciller Moscou.

« Le président signera la loi de 2022 sur le prêt-bail pour la défense de la démocratie en Ukraine », a déclaré Mme Psaki vendredi, à bord d’Air Force One en route vers l’aéroport international de Cincinnati/Northern Kentucky. M. Biden doit rencontrer des dirigeants du secteur manufacturier dans la région du Grand Cincinnati vendredi après-midi.

Le « Lend-Lease Act », qui avait été utilisé pour aider les alliés pendant la Seconde Guerre mondiale, a été relancé et soutenu par le Congrès américain la semaine dernière et permettra aux États-Unis d’exporter un nombre illimité d’armes à Kiev.

Si le projet de loi a été approuvé par le Congrès la semaine dernière, il a été élaboré en janvier, soit plus d’un mois avant que Moscou ne reconnaisse l’indépendance des républiques du Donbass et n’envoie des troupes en Ukraine. »

https://www.rt.com/news/555096-biden-signing-lend-lease-ukraine/

L’impérialisme étasunien en mode réaction défensive

« Le président Joe Biden a décrit mardi, au cours d’une visite des installations de Lockheed Martin, le conflit en Ukraine comme un « point d’inflexion historique [qui] survient toutes les six ou huit générations », et a estimé que le rôle des États-Unis dans ce conflit consistait à mener la première « vraie bataille » dans une lutte civilisationnelle contre la Russie et la Chine, ajoutant que « les choses changent si rapidement que nous devons les maîtriser ». Biden a également promis d’envoyer des milliards de dollars supplémentaires d’aide à Kiev. »

https://lesakerfrancophone.fr/biden-le-conflit-en-ukraine-est-un-point-dinflexion-rare-dans-lhistoire

On voit ici que les États-Unis chercheront à établir leur impérialisme sur le monde entier jusqu’au bout et qu’une victoire russe en Ukraine ne marquerait pas la fin du conflit mais serait au contraire « la première « vraie bataille » dans une lutte civilisationnelle contre la Russie et la Chine ». Ils iront donc jusqu’à l’écroulement total du pays avant d’envisager toute paix négociée.

Et donc, puisque la Chine est aussi l’ennemi déclaré, il faut dès maintenant préparer sa future défaite :

 » Les États-Unis et le Royaume-Uni font équipe contre la Chine – FT.

Selon un rapport du Financial Times, de hauts responsables américains et britanniques ont eu des entretiens secrets début mars pour discuter d’une plus grande implication britannique sur la question de Taïwan.

Les négociations ont impliqué Kurt Campbell, le coordinateur indo-pacifique de la Maison Blanche, et Laura Rosenberger, la principale responsable de la Chine au Conseil national de sécurité des États-Unis, et ont eu lieu dans le cadre d’une réunion plus large de deux jours sur la stratégie indo-pacifique entre les deux parties, selon les sources du journal.

Campbell et Rosenberger ont abordé une série de questions allant de la possibilité pour Londres d’intensifier les contacts diplomatiques avec Taipei au renforcement de la dissuasion en Asie, a révélé un responsable anonyme. Le rôle que le Royaume-Uni jouerait si les tensions sur Taïwan conduisaient à une guerre entre les États-Unis et la Chine était également à l’ordre du jour, a-t-il ajouté.

Un fonctionnaire britannique qui a parlé au journal a déclaré qu’il s’agissait de la discussion bilatérale de « plus haut niveau » et « la plus importante » sur Taïwan à ce jour. « Naturellement, la planification de la crise occuperait une place importante dans toute conversation de ce type sur Taïwan », a-t-il noté.

Selon le FT, les États-Unis ne cherchent pas à obtenir un plus grand engagement de la part du Royaume-Uni parce que Taïwan est menacée de façon imminente. Les discussions s’inscrivent dans le cadre d’un effort plus large de l’administration Biden pour stimuler la coopération avec les alliés européens des États-Unis sur cette question.

Washington partage désormais avec certains de ses alliés des renseignements sur Taïwan qui étaient auparavant classés « NOFORN » (ce qui signifie « pas de ressortissants étrangers », c’est-à-dire qu’ils ne doivent pas être montrés aux fonctionnaires étrangers), ont indiqué les sources.

Un haut fonctionnaire taïwanais a confirmé que Taipei était au courant des efforts de Washington pour impliquer davantage de pays dans sa planification de Taïwan. « Ils l’ont fait avec le Japon et l’Australie, et maintenant ils essaient de le faire avec la Grande-Bretagne », a-t-il dit.  »

https://www.rt.com/news/554800-us-uk-taiwan-china/

L’article suivant montre bien que la Chine tire toutes les leçons de la guerre en Ukraine :

« Les États-Unis ne sont pas intéressés par la paix en Ukraine mais font au contraire tout ce qu’ils peuvent pour que le conflit dans le pays dure le plus longtemps possible, a déclaré le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian, lors d’un briefing vendredi.

« Alors que la communauté internationale appelle à la fin des hostilités, les États-Unis continuent de jeter de l’huile sur le feu et se montrent prêts à se battre jusqu’au dernier Ukrainien », a insisté Zhao, faisant référence à l’aide financière et aux livraisons d’armes en cours de Washington à Kiev.

« Leur objectif réel n’est pas de parvenir à la paix, mais de faire en sorte que le conflit s’éternise. Comme [les Américains] le disent eux-mêmes, ils cherchent à affaiblir la Russie », a-t-il ajouté.

« Quant à savoir si les États-Unis apportent la paix ou la guerre, la sécurité ou le chaos, je suppose que nous connaissons tous la réponse à ces questions », a ajouté le porte-parole.

En début de semaine, le secrétaire américain à la défense, Lloyd Austin, a reconnu qu’en aidant Kiev, Washington voulait voir « la Russie affaiblie au point qu’elle ne puisse plus faire le genre de choses qu’elle a faites en envahissant l’Ukraine ».

Jeudi, le président américain Joe Biden a demandé au Congrès un financement supplémentaire de 33 milliards de dollars pour soutenir l’Ukraine dans son conflit actuel avec la Russie.

Le même jour, les législateurs américains ont voté en faveur d’un programme de prêt-bail pour Kiev. S’il est approuvé par le président Joe Biden, il permettra à Washington d’envoyer plus facilement des armes à l’Ukraine, mais le pays devra finalement payer pour ces livraisons. Moscou a déjà prévenu que l’Ukraine pourrait se retrouver dans un gouffre de dettes qui affecterait la nation pendant des générations. »

https://www.rt.com/russia/554720-china-us-goals-ukraine/

Du coup, prenant leçons de la guerre hybride lancée contre la Russie, la Chine se prépare elle aussi a un tel assaut :

« Le gouvernement chinois aurait tenu une conférence interne avec des responsables de banques étrangères et locales, alors que la nation cherche à protéger les actifs à l’étranger des sanctions américaines liées aux tensions militaires potentielles à Taïwan.

La réunion entre des responsables de la Banque centrale et du ministère des Finances chinois, ainsi que des dirigeants de prêteurs étrangers et locaux, s’est tenue le 22 avril, a rapporté le FT dimanche, citant des personnes familières avec la discussion.

« Si la Chine attaque Taïwan, le découplage des économies chinoise et occidentale sera bien plus grave que [le découplage avec] la Russie, car l’empreinte économique de la Chine touche toutes les parties du monde », a déclaré au média l’une des personnes informées de la réunion.

Les responsables chinois craindraient que des sanctions similaires à celles imposées à la Russie au sujet de l’opération militaire en Ukraine soient introduites contre la Chine en cas de conflit militaire régional ou d’une autre crise. »

https://www.rt.com/business/554807-china-banks-assets-sanctions-taiwan/

« Le gouvernement chinois a ordonné un « test de résistance » complet pour voir comment le pays gérerait des sanctions comme celles imposées par l’Occident à la Russie, a rapporté mercredi le journal britannique Guardian, citant des sources.

Une personne anonyme ayant une connaissance directe de la question a déclaré au journal qu’un exercice de grande envergure a commencé vers la fin février et le début mars, lorsque les alliés occidentaux ont imposé des sanctions radicales contre Moscou. La source a déclaré qu’il avait été demandé à plusieurs agences gouvernementales chinoises clés de trouver des réponses si l’Occident imposait des embargos similaires à la Chine.

« Les personnes impliquées dans cet exercice utilisent la manière dont la Russie a été traitée comme base de référence pour la réponse politique de la Chine si elle devait être traitée de la même manière par l’Occident », a expliqué la source, ajoutant : « Ce test de résistance implique une série de méthodologies, y compris la modélisation ».

Tong Zhao, chercheur principal au Carnegie Endowment for International Peace basé à Pékin, a déclaré que « du point de vue de Pékin, si les alliés occidentaux dirigés par les États-Unis ont pu prendre de telles mesures contre Moscou, ils pourraient également faire de même avec la Chine. Par conséquent, elle a besoin de savoir à quel point le pays est réellement résilient. »

Zhao a ajouté que « Depuis quelques années, les dirigeants de Pékin sont de plus en plus préoccupés par le fait qu’un conflit stratégique entre la Chine et l’Occident pourrait ne pas être une question de savoir s’il se produira, mais plutôt quand il se produira, en particulier sur la question de Taïwan. » »

https://www.rt.com/business/554999-china-tests-sanctions-scenario/

Pourtant, le Pentagone lui-même explique qu’il n’est pas prêt à s’engager dans une telle lutte existentielle contre la Russie et la Chine. Ou est-ce une simple excuse pour soutirer encore plus d’argent aux contribuables :

« Le chef des forces nucléaires américaines a tiré la sonnette d’alarme au Congrès, suggérant que la capacité de Washington à dissuader les attaques de ses rivaux pourrait faire défaut face aux menaces de la Russie et à l’augmentation rapide de l’armement stratégique de la Chine.

« Nous sommes actuellement confrontés à une dynamique de dissuasion de crise que nous n’avons vue qu’à quelques reprises dans l’histoire de notre nation », a déclaré mercredi l’amiral Charles Richard, chef du commandement stratégique américain (STRATCOM), lors d’une audition au Sénat. Il a réitéré ses inquiétudes concernant la « dynamique de dissuasion tripartite », dont il a averti les législateurs en mars, citant la crise ukrainienne.

« La nation et nos alliés n’ont pas été confrontés à une crise comme l’invasion de l’Ukraine par la Russie depuis plus de 30 ans », a déclaré Richard. « Le président [Vladimir] Poutine a simultanément envahi une nation souveraine tout en utilisant des menaces nucléaires à peine voilées pour dissuader les États-Unis et l’OTAN d’intervenir. »

Pendant ce temps, les dirigeants chinois « observent de près la guerre en Ukraine et utiliseront probablement la coercition nucléaire à leur avantage à l’avenir », a déclaré l’amiral. « Leur intention est de parvenir à la capacité militaire pour pouvoir réunifier Taïwan d’ici 2027, si ce n’est plus tôt. »Richard a mis en garde à plusieurs reprises contre la montée en puissance du nucléaire chinois et a demandé à l’administration du président américain Joe Biden de reconsidérer le financement du développement d’un projet de missile de croisière à faible rendement et à capacité nucléaire qui pourrait être lancé à partir de sous-marins. Il a réitéré cette demande mercredi, affirmant que la crise ukrainienne rendait encore plus urgent le renforcement de la dissuasion nucléaire.

« La guerre en Ukraine et la trajectoire nucléaire de la Chine – sa percée stratégique – démontrent que nous avons un déficit de dissuasion et d’assurance contre la menace d’un emploi limité du nucléaire », a déclaré M. Richard. Il a ajouté que les forces nucléaires sont le « fondement » de la capacité des États-Unis à dissuader les attaques.

Biden a proposé une augmentation de 30 milliards de dollars des dépenses de défense américaines, qui passeraient ainsi à 813 milliards de dollars, alors que Washington dépense déjà plus que le reste des dix plus gros budgets militaires du monde réunis. La proposition comprend une augmentation de 92 % du financement de l’Initiative européenne de dissuasion, qui passe à 6,9 milliards de dollars.

Le commandant du STRATCOM a déclaré que les insuffisances budgétaires ou les retards de développement auraient des « conséquences opérationnelles ». Il a ajouté : « Les retards dans les programmes d’armement nous ont fait dépasser le point où il est possible d’atténuer pleinement le risque opérationnel. Dans certains cas, il ne nous reste plus qu’à évaluer les dommages causés à notre force de dissuasion. » »

 

L’Europe en route vers la crise

Malgré les prévisions très pessimistes des gouvernements européens, l’UE s’entête dans ses sanctions contre la Russie en voulant bloquer rapidement toute importation de pétrole russe :

« L’Union européenne cherche à aller au-delà d’une interdiction d’importation de brut russe dans le cadre de son nouveau train de sanctions, a rapporté Bloomberg mercredi. Selon l’agence, Bruxelles envisage de cibler les assureurs afin de compromettre la capacité de Moscou à expédier du pétrole partout dans le monde.

Selon des responsables et un projet de document consulté par le média, le bloc propose d’interdire aux navires et aux entreprises européennes de fournir des services, y compris des assurances, liés au transport du pétrole et des produits russes dans le monde.

Sans cette assurance, la Russie et ses clients devraient trouver des solutions de rechange pour faire face à des risques tels que les marées noires et les accidents en mer, précise le média.

Ces mesures d’assurance s’ajoutent au projet de l’UE d’interdire les importations de brut et de produits raffinés russes d’ici la fin de l’année. Mercredi, la Commission européenne a proposé un sixième train de sanctions contre Moscou, qui comprend un embargo sur le pétrole russe. Selon les sources de Reuters, l’interdiction du pétrole doit prendre effet dans six mois, sans suppression progressive, tant pour le marché au comptant que pour les contrats existants. »

https://www.rt.com/business/554959-russian-oil-ban-beyond-europe/

Pourtant le PDG de la Shell l’annonce haut et fort :

« Les pays européens ne seront pas en mesure de remplacer le gaz naturel russe sans une transition énergétique, selon le PDG de Shell, Ben van Beurden.

L’augmentation des approvisionnements en gaz en provenance d’Afrique et de Scandinavie ainsi que la stimulation des achats de gaz naturel liquéfié (GNL) ne peuvent pas aider à remplacer l’énergie russe sur les marchés européens, a déclaré M. van Beurden jeudi.

« Apporter plus de GNL sur le marché, augmenter la capacité de liquéfaction et de regazéification, et augmenter l’approvisionnement par gazoducs depuis l’Afrique du Nord et la Norvège sont des choses raisonnables », a-t-il déclaré, ajoutant qu' »il est également inévitable d’avoir une transition énergétique à moyen terme. »

« Il n’y a aucun moyen d’acheter simplement plus de gaz de pipeline et de GNL pour remplacer complètement tout le gaz russe que nous consommons actuellement. Ce n’est pas faisable », a déclaré M. van Beurden. »

https://www.rt.com/business/555059-europe-needs-russian-gas/

Du coup, les pays européens préparent leurs populations à la crise qui s’annonce, la Grande Bretagne en particulier qui veut absolument abattre la Russie :

« La Banque d’Angleterre, confrontée à une inflation de 10%, a de nouveau augmenté son taux directeur. Le gouverneur reconnaît que cette décision affectera « particulièrement les plus petits revenus », tandis que le pays met le cap sur la récession. La Banque d’Angleterre (BoE) a relevé le 5 mai son taux à un plus haut depuis 2009 pour contrer l’inflation qu’elle voit flamber au-dessus de 10% au quatrième trimestre et provoquer une contraction de l’économie. La hausse de 0,25 point, quatrième relèvement consécutif décidé par la banque centrale britannique, porte le taux directeur à 1%. Le gouverneur de l’institut monétaire Andrew Bailey a reconnu «les difficultés que cela [allait] créer pour de nombreuses personnes à travers le Royaume-Uni, particulièrement les plus petits revenus, […] les plus touchés par la hausse des prix de l’énergie et de la nourriture». »

https://francais.rt.com/economie/98355-banque-dangleterre-porte-son-taux-plus-haut-13-ans-prevoit-forte-inflation-recession

La France aussi :

« La croissance française devrait se tasser plus que prévu au premier trimestre 2022, à 0,25% au lieu des 0,5% prévus. Le conflit en Ukraine pénalise en effet plusieurs secteurs industriels, selon l’enquête mensuelle de la Banque de France. La Banque de France a abaissé sa précédente prévision de croissance pour le premier trimestre de 0,5% à 0,25%. « Après avoir retrouvé son niveau d’avant-crise durant le troisième trimestre 2021, plus tôt que la moyenne européenne, le PIB resterait en croissance en février et mars mais plus modérée, du fait de l’environnement international », estime la banque centrale française dans son enquête mensuelle de conjoncture. Au dernier trimestre 2021, le PIB avait progressé de 0,7%.  Lire aussi Les défaillances d’entreprises en France ont augmenté de 6,3% en mars 2022 Ce ralentissement de l’économie française semble confirmer que la croissance sera sur l’année bien inférieure aux 4% prévus initialement par le gouvernement. Et le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a déjà annoncé que le gouvernement réviserait sa prévision prochainement. »

https://francais.rt.com/economie/97808-banque-france-revoit-baisse-prevision-croissance-premier-trimestre

Pendant ce temps, l’économie russe se porte à merveille et les prévisions sont optimistes :

« Après un effondrement historique dans la foulée de l’offensive russe en Ukraine, le rouble a retrouvé des couleurs. Ce succès est nourri par la vigueur des exportations russes malgré les sanctions. Fin février et début mars, le marché des devises s’affole. Le rouble passe des paliers jamais vus face au billet vert : 100 roubles, puis 120…jusqu’à plus de 140 roubles pour un dollar atteints le 7 mars. Mais depuis ce pic, la devise russe n’a cessé de se renforcer, et a atteint, ce 8 avril, 71 roubles pour un dollar [62 roubles ce samedi, NdSF], un record depuis l’automne 2021, et 77 roubles pour un euro, son niveau le plus fort depuis juin 2020.  Pour les autorités russes, c’est une excellente nouvelle, le cours du rouble étant un indicateur très scruté par la population, et suggérant que les sanctions ont finalement moins d’effets que ce qui était redouté sur l’économie russe. Selon Sofia Donets, économiste en chef pour la Russie chez Renaissance Capital (banque d’investissements d’origine britannique présente notamment en Russie), la réponse est à chercher du côté d’un excédent commercial sans précédent. « Les importations en Russie ont décliné, tandis que les exportations sont solides, et avec des prix des hydrocarbures élevés, cela donne un surplus commercial estimé à 20-25 milliards de dollars au mois de mars », un record selon l’économiste. »

https://francais.rt.com/economie/97669-rouble-grande-forme-malgre-pluie-sanctions

 

La bataille médiatique fait rage

Gagner le cœur et l’esprit des population est devenue un enjeu majeur pour les gouvernements « démocratiques » et le bataille est de plus enragée, proportionnellement à la décadence des sociétés occidentales.

La bataille de la semaine est celle lancée contre Elon Musk après que celui-ci a racheté Twitter pour faire du média social le terrain de la « liberté d’expression », créant la panique chez les représentants public du Deep State :

« Quelque 26 ONG, dont celles financées par des gouvernements européens et le financier milliardaire George Soros, ont appelé les principaux annonceurs de Twitter à boycotter la plateforme si Musk rétablit les comptes interdits et lève ses restrictions d’expression. L’engagement déclaré de Musk en faveur de la liberté d’expression, ont-ils affirmé, conduira à « la désinformation, la haine et le harcèlement. »

« La prise de contrôle de Twitter par Elon Musk va rendre encore plus toxique notre écosystème d’information et constituer une menace directe pour la sécurité publique, en particulier parmi les personnes déjà les plus vulnérables et marginalisées », ont écrit les groupes dans une lettre mardi.

Faisant l’éloge des politiques de modération du contenu de Twitter, que les critiques qualifient de censure, les organisations libérales ont averti que « Musk a l’intention d’écraser ces protections et de fournir un mégaphone aux extrémistes qui pratiquent la désinformation, la haine et le harcèlement ».

Sous couvert de « liberté d’expression », sa vision réduira au silence et mettra en danger les communautés marginalisées, et déchirera le tissu fragile de la démocratie », poursuivent-elles.

Parmi les groupes qui s’opposent à la vision de Musk figurent le Black Lives Matter Global Network, Media Matters for America, Women’s March, le Center for Countering Digital Hate et Access Now.

 

De puissants donateurs sont derrière ces groupes. Access Now, qui affirme lutter contre la censure sur Internet mais soutient la « modération du contenu », a reçu plus d’un million de dollars de l’Open Society Foundations de Soros depuis mars dernier, ainsi que des fonds des gouvernements du Canada, du Danemark, de l’Allemagne, des Pays-Bas et de la Suède.

 

Media Matters for America est financé par des mégadonateurs du parti démocrate américain et a été fondé par David Brock, un agent de longue date de la famille Clinton qui a travaillé avec Soros pour élire des démocrates. Soros a également financé un certain nombre d’autres organisations qui ont signé la lettre.

 

Le Center for Countering Digital Hate (CCDH) est une ONG britannique favorable à la censure, dont l’action s’est récemment concentrée sur le lobbying auprès des gouvernements et des entreprises technologiques afin de limiter le contenu en ligne des vaccins sceptiques. La Maison Blanche s’est appuyée sur les recherches du CCDH pour aider à la répression de la soi-disant « désinformation » sur Covid-19.

 

Musk lui-même a appelé ses followers sur Twitter à enquêter sur ces « organisations qui veulent contrôler votre accès à l’information », déclarant que « la lumière du soleil est le meilleur désinfectant ». »

https://www.rt.com/news/554983-musk-twitter-soros-boycott/

Bill Gates lui-même sent le souffle de la flamme :

« « Il pourrait en fait aggraver la situation », a déclaré M. Gates à propos de M. Musk, mercredi, dans une interview au Wall Street Journal. Il a ajouté que le Sud-Africain a des antécédents « époustouflants » en matière de création d’entreprises prospères à Tesla et SpaceX, en étant plus audacieux que ses concurrents et en « les mettant vraiment en valeur ».

 

« Je doute un peu que cela se produise cette fois-ci, mais nous devrions avoir l’esprit ouvert et ne jamais sous-estimer Elon », a déclaré Gates. « Quel est son objectif ? Quand il parle d’ouverture, que pense-t-il de quelque chose qui dit que les vaccins tuent les gens ou que Bill Gates traque les gens ? Est-ce que c’est une des choses qu’il pense qu’il faut diffuser ? Donc c’est toujours… Ce n’est pas totalement clair ce qu’il va faire. »

 

Gates a fait valoir que les gouvernements et les entreprises de médias sociaux n’ont pas réussi à écraser complètement les faux commentaires liés à la pandémie de Covid-19. « Lorsque vous n’avez pas les leaders de confiance qui s’expriment sur les vaccins, il est assez difficile pour les plateformes de travailler contre cela », a-t-il déclaré. « Je pense donc que nous avons un problème de leadership, et nous avons un problème de plateforme ». »

https://www.rt.com/news/554977-gates-says-musk-may-worsen-misinformation/

Parmi les mesures que, dans la panique, le Deep State veut mettre en place, a été annoncé un « Conseil de gouvernance de la désinformation », afin que la population reste bien hypnotisée :

Aux États-Unis, « Le tout nouveau « Conseil de gouvernance de la désinformation », qui opère au sein du ministère américain de la sécurité intérieure, a déclenché une réaction massive, obligeant le chef du DHS, Alejandro Mayorkas, à faire plusieurs apparitions à la télévision nationale pour tenter de clarifier le fonctionnement de l’unité.

De nombreux détracteurs, dont des républicains de premier plan, ont dénoncé cette initiative comme une répression de la liberté d’expression, semblable à un « ministère de la vérité » tiré des pages du roman dystopique « 1984 » de George Orwell.

 

S’exprimant dimanche dans l’émission State of the Union sur CNN, M. Mayorkas a rejeté les critiques en affirmant que la police de la pensée est « précisément le contraire de ce que fera ce petit groupe de travail au sein du ministère de la sécurité intérieure ».

 

« Ce qu’il fera, c’est rassembler les meilleures pratiques pour faire face à la menace de désinformation des États étrangers adversaires des cartels et diffuser ces meilleures pratiques aux opérateurs qui s’exécutent dans la lutte contre cette menace depuis des années », a-t-il expliqué, après que Dana Bash de CNN ait déclaré qu’on ne savait toujours pas « comment ce conseil de gouvernance va agir ».

Le chef du DHS a également rassuré les Américains à plusieurs reprises en affirmant que l’unité n’a absolument aucune intention, « autorité opérationnelle » ou « capacité » d’espionner les citoyens américains. [Snowden doit être mort de rire en entendant un tel mensonge, NdT].

 

Le nouvel organe est dirigé par Nina Jankowicz, qui a notamment travaillé au ministère ukrainien des affaires étrangères et supervisé les programmes sur la Russie et le Belarus au sein du groupe de pression National Democratic Institute. Ses détracteurs l’ont également critiquée pour avoir rejeté l’article du New York Post sur l’ordinateur portable de Hunter Biden, qui avait été supprimé, en le qualifiant d' »opération d’influence russe », alors qu’il a été confirmé par la suite par de grands médias.

 

Lors d’une autre apparition sur Fox News Sunday, Mayorkas a défendu les qualifications et l’objectivité de Jankowicz, la qualifiant d' »éminemment qualifiée » et d' »experte renommée dans le domaine de la désinformation ». » [« Experte renommée en désinformation », écoutent-ils ce qu’ils racontent, NdT].

https://www.rt.com/news/554834-mayorkas-dhs-disinformation-unit/

Voici qui va tout de suite montrer le niveau d’hypocrisie du chef du DHS :

« Les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies ont acheté l’accès aux données de localisation des téléphones portables de dizaines de millions d’Américains sous prétexte de vérifier le respect des mesures de contrôle Covid-19, mais ils ont finalement utilisé ces informations pour mener une surveillance beaucoup plus complexe et étendue, selon des documents obtenus par Motherboard dans le cadre d’une demande FOIA, qui a publié ses conclusions mardi.

 

Les documents montrent que si l’agence a invoqué le spectre imminent de la pandémie de Covid-19 pour justifier l’acquisition rapide de données complètes de localisation des téléphones portables de dizaines de millions de personnes, ces informations ont finalement été utilisées à des fins bien plus importantes que le simple contrôle du respect des couvre-feux et des mesures de distanciation sociale. Les visites des Américains dans les écoles et les lieux de culte ont été mesurées à un niveau granulaire, tandis qu’un autre programme visait à surveiller l’efficacité des interventions politiques au sein de la nation Navajo et qu’un autre encore se concentrait sur « l’exposition à certains types de bâtiments, aux zones urbaines et à la violence ».

 

Alors que les données du CDC étaient agrégées – apparemment dans le but de suivre des tendances plus larges au sein des populations – des études ont montré à plusieurs reprises que de telles informations prétendument anonymes peuvent être dépersonnalisées au point d’identifier des individus. Pire encore, la société à laquelle le CDC a fait appel pour obtenir ses données, SafeGraph, est soutenue par Peter Thiel, dont la société Palantir a été profondément impliquée dans les efforts de suivi ultra-intrusifs des Covid-19 au Royaume-Uni.

 

Même Google – lui-même critiqué pour ses violations de la vie privée des utilisateurs – a banni SafeGraph de son Play Store en raison de pratiques commerciales peu scrupuleuses l’année dernière. »

https://www.rt.com/news/554935-cdc-surveilled-americans-phones-covid/

Les États-Unis veulent donc « lutter contre la désinformation », pourtant, selon un sénateur étasunien, et non pas russe, les États-Unis sont eux-même « le plus grand propagateur de désinformation « :

« En raison de sa longue expérience en matière de désinformation, le gouvernement américain n’a pas le droit de dire au peuple américain ce qu’est la vérité, a déclaré le sénateur du Kentucky, Rand Paul. Il a ensuite énuméré un certain nombre d’exemples de cas où Washington a menti à son propre peuple et au reste du monde.

 

Lors d’une audition au Sénat mercredi, M. Paul a interrogé le secrétaire à la sécurité intérieure, Alejandro Mayorkas, sur le « conseil de gouvernance de la désinformation » annoncé par son agence pour aider les plateformes de médias sociaux à filtrer les « fake news ».

 

« Voici le problème : nous n’arrivons même pas à nous mettre d’accord sur ce qu’est la désinformation », a souligné le sénateur républicain. « Vous ne pouvez même pas vous mettre d’accord sur le fait que de de dire que les Russes ont fourni des informations au dossier Steele est de la désinformation. »

 

Il faisait référence au rapport controversé et largement discrédité qui s’est appuyé sur des infos provenant de sources anonymes pour alléguer une collusion entre la campagne de Donald Trump et Moscou avant l’élection présidentielle de 2016 aux États-Unis.

 

« Si vous ne pouvez pas vous mettre d’accord sur ce point, comment allons-nous jamais nous mettre d’accord sur ce qu’est la désinformation, afin de pouvoir la policer sur les médias sociaux ? ». Paul s’est interrogé.

 

« Savez-vous qui est le plus grand propagateur de désinformation dans l’histoire du monde ? Le gouvernement américain ! » a-t-il insisté.

 

Pour étayer son affirmation, le sénateur a mentionné plusieurs exemples de fausses informations délibérément diffusées par Washington au cours des dernières décennies.

Parmi eux, les « Pentagon Papers », qui ont révélé que le gouvernement américain avait désinformé le public sur l’ampleur de ses opérations militaires pendant la guerre du Vietnam. Ces documents ont été officiellement déclassifiés en 2011, mais les médias en parlaient depuis 1971.

 

Paul a également mentionné « George W. Bush et les armes de destruction massive », faisant référence aux affirmations américaines selon lesquelles le régime de Saddam Hussein aurait été en possession d’armes de destruction massive, affirmations qui ont été utilisées par les États-Unis pour justifier l’invasion de l’Irak en 2003, mais qui n’ont jamais été confirmées par des découvertes sur le terrain.

 

Son autre exemple est l’affaire Iran-Contra, qui a vu de hauts responsables américains organiser secrètement la vente d’armes à l’Iran en violation d’un embargo sur les armes entre 1981 et 1986 afin d’obtenir de l’argent pour financer le groupe d’insurgés Contras au Nicaragua.

 

« Je veux dire, pensez à tous les débats et différends que nous avons eus au cours des 50 dernières années dans notre pays. Nous les résolvons en les débattant. Nous ne les résolvons pas en laissant le gouvernement jouer le rôle d’arbitre », a déclaré le sénateur.

 

« Je veux que vous n’ayez rien à faire avec le discours… Vous pensez que le peuple américain est si stupide qu’il a besoin que vous lui disiez quelle est la vérité ? » a ajouté Paul. »

https://www.rt.com/news/555011-rand-paul-disinformation-mayorkas/

La « bataille pour la vérité » continue de battre son plein aux États-Unis entre le Deep State et l’équipe Trump :

« Le technicien informatique du Delaware qui a exposé les données d’un ordinateur portable laissé à son atelier par le fils du président Joe Biden, Hunter Biden, a intenté un procès au représentant américain Adam Schiff (D-Californie) et à trois médias pour l’avoir diffamé en suggérant qu’il était un agent d’une campagne de désinformation russe.

 

Cette action en justice de Mac Isaac est financée par l’America Project, un groupe dirigé par l’homme d’affaires Patrick Byrne, le général de l’armée à la retraite Michael Flynn et le frère de Flynn, Joseph Flynn. « Mon équipe est heureuse de fournir les ressources financières qui permettront à John Paul Mac Isaac de demander une véritable justice », a déclaré Joseph Flynn. [Flynn est un proche de Trump, NdT]

 

La plainte de John Paul Mac Isaac contre Schiff, CNN, Politico et le Daily Beast a été déposée mardi devant la Montgomery County Circuit Court de Rockville, dans le Maryland, et vise à obtenir au moins un million de dollars de dommages réels et bien plus encore de dommages-intérêts punitifs. Mac Isaac affirme que son entreprise et sa réputation ont été détruites parce qu’il a été dénigré comme un criminel traître qui a travaillé avec les Russes pour influencer l’élection présidentielle de 2020.

 

Le dépôt a été rapporté pour la première fois par le New York Post, qui a également révélé l’histoire du trafic d’influence présumé de la famille Biden en octobre 2020 – trois semaines seulement avant l’élection – sur la base d’e-mails provenant de l’ordinateur portable abandonné de Hunter Biden. « Après m’être battu pour révéler la vérité, tout ce que je veux maintenant, c’est que le reste du pays sache qu’il y a eu un effort collectif et orchestré par les médias sociaux et grand public pour bloquer une vraie histoire avec de vraies conséquences pour la nation », a déclaré Mac Isaac au Post mardi.

 

L’infâme ordinateur portable est devenu la propriété de Mac Isaac après que Hunter Biden l’ait déposé dans son atelier pour réparation en avril 2019 et ne soit jamais revenu. Le réparateur aurait donné une copie du disque dur au FBI en décembre 2019 et aurait ensuite partagé les données avec Rudy Giuliani, un avocat du président de l’époque, Donald Trump, qui en a fourni une copie au Post.

Le scoop a été censuré sur les médias sociaux et ignoré ou discrédité par les principaux médias. Plus de 50 anciens responsables du renseignement américain ont suggéré que la masse de données était de la désinformation russe, une affirmation fausse dont Joe Biden s’est fait l’écho pendant sa campagne présidentielle.

 

« Il s’agissait d’une collusion menée par 51 anciens piliers de la communauté du renseignement et soutenue par les paroles et les actions d’un DOJ et d’un FBI politiquement motivés », a déclaré Mac Isaac.

 

Je veux que ce procès révèle cette collusion et, plus important encore, qui a donné les ordres de marche.

Mac Isaac allègue que M. Schiff, président de la commission du renseignement de la Chambre des représentants, l’a diffamé en déclarant, lors d’une interview sur CNN, que « toute la campagne de diffamation contre Joe Biden vient du Kremlin ». Il a affirmé que CNN a sciemment diffusé une histoire diffamatoire liant faussement le portable à la Russie. Il a fait des allégations similaires à propos de rapports de Politico et du Daily Beast.

 

Plusieurs mois après l’entrée en fonction de Biden, les médias traditionnels ont commencé à corroborer le scandale de l’ordinateur portable. Ironiquement, un journaliste de Politico a déclaré en septembre dernier qu’il avait confirmé de manière indépendante l’authenticité des principaux e-mails de l’ordinateur portable, contredisant ainsi les affirmations antérieures de sa propre publication. Plus tôt cette année, le New York Times et le Washington Post ont confirmé l’authenticité des e-mails de Hunter Biden.

 

Mac Isaac a déclaré avoir été accusé à tort d’être un espion russe et avoir été contraint de fermer son atelier de réparation et de se cacher dans le Colorado après que des personnes eurent jeté des légumes, des œufs et des excréments de chiens sur son entreprise. Il a également été inondé de menaces de mort et de courrier haineux. »

https://www.rt.com/news/554981-hunter-biden-laptop-leaker-sues-media/

L’arnaque Coronavirus

Quelques infos mettant en valeur l’énorme business que représente les médicaments et les effets délétères de la mainmise des financiers sur ces entreprises :

« Le chiffre d’affaires de Pfizer a bondi au premier trimestre 2022, dopé par les ventes de son vaccin anti-Covid, avec 25,7 milliards de dollars (soit 24,32 milliards d’euros), selon ses résultats financiers publiés le 3 mai. Ce chiffre représente une hausse de 77% sur un an. Lire aussi Covid-19 : un avocat attaque en justice Pfizer dont le vaccin aurait rendu un adolescent malvoyant. L’entreprise a par ailleurs maintenu sa prévision d’écouler pour 22 milliards de dollars (un peu moins de 21 milliards d’euros) de sa pilule anti-Covid, le Paxlovid, sur l’ensemble de l’année. »

https://francais.rt.com/economie/98299-24-milliards-deuros-chiffre-daffaires-pfizer-bondit-77-vaccin-covid

A ce sujet regardez cette vidéo d’Idriss Aberkane :

https://www.youtube.com/watch?v=Ts06DsI1qzM

Pendant ce temps Bill Gates cherche toujours à étendre son emprise sur la santé mondiale qui, selon ses calculs, doit pouvoir rapporter encore plus gros que l’informatique :

« Selon Bill Gates, cofondateur de Microsoft, l’Organisation mondiale de la santé est actuellement le seul organisme capable de créer et de gérer une équipe multidisciplinaire d’experts de la santé « de premier ordre » pour détecter, prévenir et combattre les futures pandémies. Le milliardaire américain est son principal donateur.

Alors que l’on estime que plus de 6,2 millions de personnes sont mortes de ou avec le Covid-19 au cours de la pandémie, il est possible que le monde n’ait pas encore vu le pire, a averti Bill Gates dans une interview accordée au Financial Times publiée dimanche, quelques jours avant la sortie de son nouveau livre intitulé « How to Prevent the Next Pandemic ».

 

« Nous courons toujours le risque que cette pandémie génère un variant qui serait encore plus transmissible et encore plus mortel », a souligné M. Gates. Tout en affirmant qu’il ne veut pas être « la voix du pessimisme », Bill Gates a estimé le risque que « nous n’ayons pas encore vu le pire » de la pandémie à « bien plus de 5 % », et a souligné la nécessité de mettre au point de nouveaux vaccins plus durables.

Il a réitéré son appel à la création d’une équipe mondiale d’intervention d’urgence opérant sous l’égide de GERM (Global Epidemic Response and Mobilization), avec un budget annuel d’au moins un milliard de dollars. M. Gates a déclaré que le montant nécessaire à cette initiative était « très faible par rapport aux avantages » et a qualifié cette initiative de test de la capacité des dirigeants mondiaux à « assumer de nouvelles responsabilités ».

 

Le mois dernier, il a donné une conférence TED à Vancouver pour développer l’idée, également décrite dans son livre, disant qu’il s’attend à ce que le groupe soit composé d’au moins 3 000 médecins, épidémiologistes, experts en politique et en communication, et diplomates opérant sous la direction de l’OMS.

 

Le livre de Gates a reçu les éloges du directeur de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, qui s’est dit entièrement d’accord avec son insistance sur le fait que « nous devons agir sur les leçons de Covid-19 et innover afin de pouvoir fournir des solutions sanitaires rapides et équitables pour prévenir la prochaine pandémie. » »

https://www.rt.com/news/554833-bill-gates-pandemic-task-force/

Heureusement des voix courageuses continuent de s’élever contre cette gigantesque fraude qu’est l’inoculation quasi obligatoire de poisons :

« Le professeur Harald Matthes, de l’hôpital universitaire Charité de Berlin, a déclaré mardi qu’il avait enregistré 40 fois plus d' »effets secondaires graves » des vaccins Covid-19 que les sources officielles allemandes ne l’ont reconnu. Alors que Matthes appelait les médecins à se faire les porte-parole des personnes touchées, le géant pharmaceutique américain Pfizer publiait une série de données montrant apparemment que son vaccin était beaucoup moins efficace que ce qui était annoncé.

 

Matthes mène depuis un an une étude intitulée « Profil de sécurité des vaccins Covid-19 » et, après avoir interrogé 40 000 personnes vaccinées, il a constaté qu’une personne sur 125 a été confrontée à des « effets secondaires graves », a rapporté mardi la chaîne de télévision allemande MDR.

« Ce chiffre n’est pas surprenant », a expliqué Matthes. « Il correspond à ce que l’on connaît dans d’autres pays comme la Suède, Israël ou le Canada. D’ailleurs, même les fabricants de vaccins ont déjà déterminé des valeurs similaires dans leurs études. »

 

Cependant, Matthes affirme que ce profil de risque est 40 fois plus élevé que celui relevé par l’Institut Paul Ehrlich (PEI), l’agence du ministère de la santé en charge du déploiement des vaccins dans le pays. Le PEI indique actuellement que les réactions graves ne surviennent que dans 0,2 cas sur 1000 doses de vaccin administrées.

Parmi les effets enregistrés par l’équipe de Matthes figurent des douleurs musculaires et articulaires, des inflammations cardiaques, des dysfonctionnements du système immunitaire et des troubles neurologiques. Avec 179 millions de doses de vaccin administrées en Allemagne jusqu’à présent, Matthes affirme qu’il pourrait y avoir jusqu’à « un demi-million de cas avec des effets secondaires graves. »

 

Le chercheur, dont l’hôpital est considéré comme le meilleur d’Allemagne et a soigné l’ancienne chancelière Angela Merkel, a déclaré que les médecins devaient agir et discuter de la prévalence de ces effets secondaires « ouvertement lors de congrès et en public sans être considérés comme anti-vaccination. »

 

Mardi, aux États-Unis, la Food and Drug Administration (FDA) a publié 90 000 pages de documents du fabricant de vaccins Pfizer concernant la sécurité et l’efficacité de son vaccin Covid-19. L’analyse préliminaire de ces documents suggère qu’au cours des études menées par le géant pharmaceutique lui-même, 1 223 personnes sur 29 914 ayant souffert d’effets indésirables sont décédées après avoir été vaccinées, et que le vaccin a réduit le risque absolu de mourir du Covid-19 de moins d’un pour cent, un point qui a déjà été souligné par une recherche publiée dans la revue médicale The Lancet. »

 

https://www.rt.com/news/554976-vaccine-side-effects-pfizer/

Pour finir, cet article montrant cette tendance égocentrique des occidentaux à croire que leurs pays représentent « le monde entier » :

« La prévalence des « sentiments anti-russes » dans le monde entier est l’une des principales raisons pour lesquelles le Comité international olympique (CIO) a recommandé des sanctions sportives contre la Russie, selon le président de l’organisation, Thomas Bach.

 

S’exprimant lundi lors de l’assemblée du Comité national olympique d’Océanie (OCNO), M. Bach a de nouveau affirmé que Moscou avait violé la « trêve olympique » en lançant son offensive militaire en Ukraine à la fin du mois de février.

 

Il a également affirmé que le CIO avait été contraint de recommander des sanctions à l’encontre de la Russie – contrairement aux cas de pays impliqués dans d’autres conflits qui n’ont pas fait l’objet de mesures similaires – en raison de la « réaction mondiale » au conflit ukrainien.

« Nous avons dû émettre des sanctions contre ceux qui sont responsables – et il s’agit du gouvernement de la Fédération de Russie. Nous avons émis toutes les sanctions disponibles, jusqu’au tout premier retrait d’un ordre olympique [de Vladimir Poutine]… », a déclaré Bach.

 

« Dans le même temps, nous avons dû prendre des mesures de protection. Nous devions protéger l’intégrité de nos compétitions, car nous étions dans une situation où, d’une part, les sentiments anti-russes étaient si élevés que la sécurité des athlètes russes et bélarussiens lors de compétitions dans un certain nombre de pays n’aurait pas pu être garantie. » [Le dernier argument est d’une hypocrisie éhontée, NdT] »

 

https://www.rt.com/sport/554941-olympic-thomas-bach-explains-ban-russia/

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