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Voici la raison pour laquelle l’Australie a annulé son contrat d’achat de sous-marins français

Pour se protéger de l’hostilité des États-Unis.


Par Moon of Alabama – Le 16 septembre 2021

Hier, les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie ont annoncé que ce dernier pays achèterait des sous-marins à propulsion nucléaire pour défendre les intérêts des États-Unis contre la Chine :

La prochaine flotte de sous-marins de l'Australie sera à propulsion nucléaire dans le cadre d'un plan audacieux qui mettra au rebut un programme controversé de 90 milliards de dollars visant à construire jusqu'à 12 sous-marins de conception française.

Selon ABC, l'Australie utilisera des technologies américaines et britanniques pour configurer sa prochaine flotte de sous-marins dans le but de remplacer ses sous-marins actuels de classe Collins par d’autres plus adapté à la détérioration de l'environnement stratégique.

 

Il s’agit d’une victoire énorme mais à court terme pour les États-Unis, avec un prix de consolation pour la Grande-Bretagne et une perte stratégique de souveraineté et de contrôle budgétaire pour l’Australie.

Il s’agit aussi d’une nouvelle gifle des États-Unis à la France et à l’Union européenne. L’accord mettra en colère la Nouvelle-Zélande, l’Indonésie et, bien sûr, la Chine. Il bouleversera le régime international de non-prolifération nucléaire et pourrait conduire à une nucléarisation militaire accrue de la Corée du Sud et du Japon.

L’Australie possède actuellement 6 sous-marins de classe Collins. Il s’agit de sous-marins à moteur diesel basés sur des modèles suédois mais partiellement construits en Australie. Ils sont relativement lents et ont une portée et une endurance moyennes. Ils ont été construits entre 1990 et 2003 et sont principalement destinés à un usage défensif. Il y a eu beaucoup de problèmes pendant la construction car l’Australie n’a pas les capacités techniques et la profondeur industrielle pour fabriquer des produits aussi compliqués. L’histoire opérationnelle de ces sous-marins est également assez mitigée, plusieurs scandales s’étant succédé. Ils doivent être modernisés pour être utilisés pendant une autre décennie.

Dans les années 2010, l’Australie a commencé à chercher une nouvelle génération de sous-marins. Après une longue discussion, elle a décidé de s’en tenir à des engins à propulsion conventionnelle. Les nouveaux sous-marins devaient à nouveau être construits en Australie d’après une conception étrangère.

L’Allemagne, le Japon et la France ont été invités à faire des propositions. Le constructeur naval public français Naval Group (DCNS) avait remporté la commande pour 12 nouveaux bateaux et un contrat de 50 milliards d’euros. Ironie du sort, le modèle français de Shortfin Barracuda à propulsion conventionnelle proposé par la France est basé sur son propre modèle de classe Barracuda à propulsion nucléaire. Pour l’Australie, la France a donc dû concevoir une centrale conventionnelle pour un sous-marin qui a été conçu à l’origine, comme tous les sous-marins français, pour fonctionner avec un réacteur nucléaire à uranium faiblement enrichi (UFE). Il était tout à fait évident que cette conversion inhabituelle se heurterait à des difficultés et à des retards.

En juin dernier, Peter Lee, alias Chinahand, écrivait à propos de ce programme retardé :

Le programme a officiellement "quelques problèmes" et le Premier ministre australien Scott Morrison a eu une entrevue avec le président français Macron pour tenter de remettre le projet sur les rails.

Bien que le contrat ait été signé en 2016, la construction n'a pas encore commencé, et le premier sous-marin du programme ne sera pas lancé avant une autre décennie. Au moins.

Cela ne cadre pas avec l'ambition déclarée de la marine australienne de déployer sa puissance armée contre une invasion de Taïwan par la RPC qui pourrait se produire au cours des prochaines années. On parle donc de dépenser quelques milliards de dollars pour moderniser la flotte actuelle de sous-marins de classe Collins en guise de palliatif, ou même de se procurer en urgence des sous-marins allemands.

Il est également question d'annuler, de menacer d'annuler et/ou de modifier le contrat des sous-marins d'attaque pour faire mieux. Et peut-être orienter le projet vers l'Allemagne ou vers le choix de l'Amérique, le Japon.

Il s’avère que le constructeur choisi par l’Amérique pour les sous-marins australiens n’est pas le Japon mais les États-Unis eux-mêmes.

Nous apprenons maintenant que les discussions sur l’abandon du contrat avec les Français en faveur de la construction de sous-marins nucléaires par les États-Unis avait déjà commencé en avril 2020 et ont été finalisées lors d’un sommet entre les États-Unis, l’Australie et la Grande-Bretagne au début du mois de juin 2021. Cela s’est donc passé avant que le Premier ministre Scott Morrison ne rencontre le Président français Macron pour remettre le projet franco-australien sur les rails !

Ce que le Premier ministre n'a pas dit à Macron au cours de ce long dîner à Paris - et peut-être la raison pour laquelle le président français pourrait être particulièrement fâché - c'est que Morrison avait, un jour ou deux auparavant, déjà conclu un accord informel avec le président américain Joe Biden et le Premier ministre britannique Boris Johnson pour une prolongation d'un accord de partage de la technologie nucléaire.

Cette révélation donne une nouvelle tournure à la réunion tripartite du 12 juin à Carbis Bay, en Cornouailles, entre les deux PM et le président américain. ...

ABC croit savoir que le gouvernement fédéral a commencé à explorer l'option du sous-marin à propulsion nucléaire il y a environ 18 mois, lorsque Linda Reynolds était encore ministre de la défense.

En outre, le 30 août, les ministres français et australiens des affaires étrangères et de la défense se sont rencontrés et ont publié une déclaration commune sur la coopération bilatérale dans un certain nombre de domaines politiques. La coopération en matière de défense en faisait partie :

Les deux parties se sont engagées à approfondir la coopération dans le domaine de l'industrie de la défense et à renforcer leur avantage capacitaire dans la région. Les ministres ont souligné l'importance du programme de sous-marins du futur. Ils ont convenu de renforcer la coopération en matière de recherche scientifique militaire par le biais d'un partenariat stratégique entre le groupe des sciences et technologies de la défense et la direction générale de l'armement.

Seize jours plus tard, la France apprenait qu’elle avait perdu un énorme contrat de défense en raison d’un revirement à 180 degrés de son « partenaire » australien. Il n’est donc pas étonnant que les Français soient furieux :

Le gouvernement français a réagi à la décision de l'Australie de rompre un contrat de sous-marins avec la France d'une valeur de plus de 50 milliards d'euros pour acquérir des sous-marins à propulsion nucléaire de fabrication américaine.

"C'est un coup de poignard dans le dos. Nous avions établi une relation de confiance avec l'Australie, et cette confiance a été trahie", a déclaré le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian dans un entretien accordé à France Info jeudi matin. Le Drian a ajouté qu'il était "en colère et très amer de cette rupture", ajoutant qu'il avait parlé à son homologue australien il y a plusieurs jours et qu'il n'avait reçu aucune indication sérieuse au sujet de cette démarche.

En vertu d'un accord annoncé mercredi par le président américain Joe Biden, l'Australie, le Royaume-Uni et les États-Unis formeront une nouvelle alliance appelée AUKUS, dans le cadre de laquelle les trois pays partageront entre eux des technologies avancées. Dans le cadre de ce nouveau pacte, Canberra abandonnera son accord sur les sous-marins avec la France.

Les Français accusent, à juste titre, les États-Unis de cette décision :

Dans une déclaration publiée avant l'interview, Le Drian et la ministre des Armées Florence Parly ont dit : "Cette décision est contraire à la lettre et à l'esprit de la coopération qui prévalait entre la France et l'Australie."

Le communiqué poursuit : "Le choix américain d'écarter un allié et partenaire européen comme la France d'un partenariat structurant avec l'Australie, alors que nous sommes confrontés à des défis sans précédent dans la région indo-pacifique... témoigne d'un manque de cohérence que la France ne peut que constater et regretter."

L’ambassadeur de France aux États-Unis a été un peu moins direct avec cette pique :

Philippe Etienne @Ph_Etienne - 2:43 UTC – 16 Sep 2021

Fait intéressant, il y a exactement 240 ans, la marine française a vaincu la marine britannique dans la baie de Chesapeake, ouvrant la voie à la victoire de Yorktown et à l'indépendance des États-Unis.

Il existe des raisons militaires de préférer les sous-marins nucléaires aux sous-marins à moteur diesel, si l’on envisage d’assiéger une côte étrangère éloignée de la sienne. Les sous-marins nucléaires (SSN) sont plus rapides et peuvent rester en mission beaucoup plus longtemps que ceux à moteur diesel (SSK).

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Mais les bateaux nucléaires présentent également de nombreux inconvénients. Ils sont plus grands et plus chers que les navires conventionnels. Ils coûtent près de 50 % de plus. Ils nécessitent également une infrastructure dédiée et une formation nucléaire très spécialisée pour les équipages. L’Australie ne dispose pas et ne peut pas fournir le combustible nécessaire aux réacteurs nucléaires.

Le prix des nouveaux sous-marins que l’Australie devra payer sera beaucoup plus élevé que celui des sous-marins français. Quelque 3 milliards de dollars ont déjà été engloutis dans le contrat français. La France exigera à juste titre une compensation supplémentaire pour l’annulation. Le nouveau contrat avec les États-Unis ou le Royaume-Uni coûtera plus cher que le contrat français mais ne comprendra que 8 bateaux au lieu de 12. Comme trois bateaux sont nécessaires pour en garder un en mer (pendant que les deux autres sont en formation ou en maintenance), la capacité réelle de patrouille de la marine australienne passera de 4 à 2-3 sous-marins en mer.

Un prix beaucoup plus élevé pour des bateaux moins nombreux et plus compliqués, cela va bouleverser le budget de défense de l’Australie pour les décennies à venir.

Si le passage à la propulsion nucléaire était la seule raison de l’Australie pour changer de cheval, elle aurait pu s’en tenir à la conception originale du Barracuda français. Celui-ci présente l’avantage d’utiliser de l’uranium faiblement enrichi, disponible dans le commerce. L’Australie ne serait pas dépendante de la France pour les nouveaux approvisionnements en combustible. Les bateaux britanniques et américains utilisent des réacteurs nucléaires avec de l’uranium hautement enrichi (HEU 60%). Comme l’Australie a maintenant décidé d’acheter ces bateaux, elle sera à jamais dépendante de ces fournisseurs.

Les partisans de la non-prolifération et l’AIEA vont s’insurger contre cet accord. Quel sera le degré de supervision de l’UHE ? Qui y aura accès ?

Les sous-marins à propulsion nucléaire sont également perçus comme des armes offensives, et non comme des armes défensives raisonnables. Il y a plus de pays sur cette carte que la seule Chine.

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Le fait que l’Australie, qui ne compte que 25 millions d’habitants, achète des sous-marins d’attaque à propulsion nucléaire ne sera pas bien accueilli par son voisin du nord, l’Indonésie, dix fois plus peuplé. D’autres pays voisins, comme la Nouvelle-Zélande, rejettent toute utilisation de combustible nucléaire et ne laisseront pas entrer dans leurs ports les navires ou bateaux qui en utilisent.

Le nouveau contrat va également bouleverser les plans australiens de fabrication des sous-marins sur son propre sol. Alors que le projet français était prêt à démarrer la phase de construction proprement dite au début de l’année prochaine, l’ensemble du projet de sous-marin va maintenant entrer dans une nouvelle phase de définition de 18 mois, après laquelle des contrats réels devront être négociés et signés. Entre-temps, il faudra s’occuper des centaines d’ingénieurs australiens qui se sont déplacés en France pour aider à la conception et des spécialistes qui ont été engagés par Naval Group en Australie. L’Australie ne dispose pas de beaucoup de personnes possédant ces connaissances. Que vont-ils faire en attendant que le nouveau projet démarre réellement ?

Le Royaume-Uni proposera à l’Australie d’acheter des sous-marins de classe Astute fabriqués en Grande-Bretagne, tandis que les États-Unis offriront probablement la version plus petite de leurs sous-marins de classe Virginia. Étant donné que les deux pays disposent de chaînes de production actives pour ces sous-marins, il ne sera pas judicieux, d’un point de vue économique, de construire en Australie même plus que quelques petites pièces pour ces sous-marins . Les États-Unis exerceront toutes les pressions nécessaires pour s’assurer que leur offre remportera la course. Un indice de cela est que l’Australie a également annoncé qu’elle allait acquérir des missiles américains Tomahawk à longue portée qui seront utilisés avec les sous-marins.

Le premier des bateaux français destinés à l’Australie devait être prêt au début des années 2030. L’Australie devra maintenant attendre une dizaine d’années supplémentaires avant d’obtenir de nouveaux navires.

Sa gamme de Collins actuelle nécessitera plus qu’un simple carénage pour être maintenue aussi longtemps. Cela va coûter cher. Les Allemands pourraient s’engouffrer dans la brèche en proposant leurs sous-marins de type 214 à propulsion par hydrogène. Bien que ces bateaux soient beaucoup plus petits, ils offrent une longue endurance, peuvent être approvisionnés assez rapidement et coûtent beaucoup moins cher que les sous-marins à propulsion nucléaire.

Dans l’ensemble, je ne vois aucun avantage pour l’Australie dans cette décision.

Quelle est alors la raison de cette initiative ?

Cela s’appelle du chantage.

La Chine est de loin le premier partenaire commercial de l’Australie. Les « stratèges » américains et australiens affirment que les sous-marins sont nécessaires pour protéger de la Chine les routes commerciales maritimes de l’Australie avec son principal partenaire commercial…qui est la Chine. Cela n’a, comme le montre cette scène, aucun sens.

La seule raison pour laquelle l’Australie s’est tournée politiquement et militairement contre la Chine est le chantage qu’exercent les États-Unis. Il y a deux ans, le politologue « réaliste » américain John Mearsheimer est venu en Australie pour expliquer aux Australiens (voir la vidéo à 33 minutes) comment cela fonctionne.

Comme le résume Caitlin Johnstone :

"Maintenant, certaines personnes disent qu'il y a une alternative : vous pouvez marcher avec la Chine", a déclaré Mearsheimer. "Exact, vous avez un choix ici : vous pouvez marcher avec la Chine plutôt qu'avec les États-Unis. Il y a deux choses que je dirai à ce sujet. Numéro un, si vous marchez avec la Chine, vous devez comprendre que vous serez notre ennemi. Vous décidez alors de devenir un ennemi des États-Unis. Parce qu'encore une fois, nous parlons d'une compétition sécuritaire intense."

"Vous êtes soit avec nous, soit contre nous", a-t-il poursuivi. "Et si vous faites un commerce important avec la Chine, et que vous êtes amical avec elle, vous sapez les États-Unis dans cette compétition sécuritaire. Vous nourrissez la bête, de notre point de vue. Et cela ne va pas nous rendre heureux. Et quand nous ne sommes pas contents, il ne faut pas sous-estimer à quel point nous pouvons être méchants. Il suffit de demander à Fidel Castro."

Les rires nerveux de l'auditoire du think tank australien ont ponctué les observations incendiaires de Mearsheimer. La CIA est connue pour avoir tenté de nombreuses tentatives d'assassinat contre Castro.

Voilà donc ce qu'il en est. L'Australie ne s'aligne pas sur les États-Unis pour se protéger de la Chine. L'Australie s’aligne sur les États-Unis pour se protéger des États-Unis.

Joe Biden a peut-être oublié le nom du Premier ministre australien. Mais Scott Morrison se souvient pour qui on attend de lui qu’il travaille. En 1975, les États-Unis et le Royaume-Uni ont lancé un coup d’État contre le Premier ministre australien Gough Whitlam, qui faisait avancer son pays vers l’indépendance. Peu de gens aux États-Unis s’en souviennent, mais les politiciens australiens si. Depuis, leur pays a toujours fait ce qu’on lui disait de faire.

C’est ce qui explique toute cette histoire.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

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Quinze ans plus tard, le film d’Al Gore, « Une vérité qui dérange », s’avère être un tissu d’inexactitudes.

Par Paul A. Nuttall − Le 15 septembre 2021 − Source Russia Today

Le film d’Al Gore sur le changement climatique a été salué comme révolutionnaire lors de sa sortie en fanfare mais, dans l’intervalle, la fameuse vérité s’est avérée ne pas être une vérité du tout.

Il y a quinze ans aujourd’hui, Al Gore, candidat malheureux à la présidence des États-Unis, sortait ce que l’on peut décrire comme un film d’épouvante intitulé « Une vérité qui dérange : l’urgence planétaire du réchauffement climatique et ce que nous pouvons faire pour y remédier ». Le film a connu un succès mondial et Gore a remporté un Oscar ; il a également reçu le prix Nobel de la paix.

 

Gore avait réussi à rendre sexy le réchauffement de la planète. Tout le monde voulait être de la partie pour montrer qu’il était respectueux de l’environnement, en particulier les célébrités. Et tous les autres durent s’inscrire à l’ordre du jour car, comme on l’entend encore si souvent aujourd’hui, « c’est la science qui le dit ».

Je me souviens que lorsque je suis devenu membre de la commission sur l’environnement du Parlement européen, il y a maintenant plus de dix ans, on m’a envoyé un exemplaire du DVD et du livre. Je pense qu’ils ont été conçus pour être notre bible, en particulier lorsque nous nous livrons à des discours alarmistes sur le réchauffement climatique… ce que la commission n’a cessé de faire. C’est pour cela que j’ai arrêté d’y aller.

Mais le film n’était pas seulement destiné aux adultes, ou aux députés européens crédules, il était conçu pour effrayer nos enfants. Les écoles du monde entier ont montré le film et le livre complémentaire est apparu dans leurs bibliothèques. En conséquence, les enfants ont été terrifiés par l’imminence de la catastrophe climatique, ce qui a conduit à une « anxiété climatique«  et donne aujourd’hui encore des nuits blanches à nos petits.

Cependant, les problèmes ont commencé à arriver pour « Une vérité qui dérange ». En 2007, la Haute Cour d’Angleterre et du Pays de Galles a jugé que le film contenait neuf inexactitudes scientifiques liées au « contexte alarmiste et à l’exagération. » À partir de ce moment, les écoles ont dû fournir un contrepoids aux arguments « unilatéraux«  contenus dans le film.

Mais, je m’égare. J’ai voulu écrire cet article pour marquer le quinzième anniversaire de la sortie de « Une vérité qui dérange » et voir comment certaines des prédictions apocalyptiques de Gore se vérifient aujourd’hui. J’en ai choisi trois – mais j’aurais pu en aborder beaucoup, beaucoup d’autres.

La première est que le niveau des mers pourrait s’élever de 6 mètres dans « un avenir proche », entraînant la submersion de villes du monde entier et laissant des millions de personnes sans abri. On pourrait croire qu’il s’agit d’une scène tirée du film catastrophe de 2004 « Le jour d’après », mais ne vous inquiétez pas, elle est tout aussi irréaliste.

Les villes n’ont pas été submergées et la dernière fois que j’ai visité les Pays-Bas, il y a quelques années, je n’ai pas eu besoin d’utiliser un tuba. Même le GIEC, qui n’hésite pas à recourir à des tactiques alarmistes, a prédit en 2007 que le niveau des mers n’augmenterait que de 0,59 cm à 60 cm au cours de ce siècle.

Gore lui-même était tellement préoccupé par l’élévation du niveau de la mer qu’il a acheté une propriété de 8 millions de dollars en bord de mer à Los Angeles quelques années plus tard. En effet, ces satanés Démocrates adorent dire aux gens comment vivre, mais mettent rarement en pratique ce qu’ils prêchent… La récente fête d’anniversaire de Barack Obama où personne ne portait de masque en est un autre exemple.

Quoi qu’il en soit, la deuxième prédiction erronée de Gore est que les calottes glaciaires du pôle Nord auraient fondu au milieu de la dernière décennie. Il a fait cette affirmation en 2008 lors d’une interview en Allemagne à l’occasion de la conférence sur le climat COP15.

Techniquement, il n’a pas inventé cette affirmation hyperbolique lui-même, il l’a simplement extraite d’une étude alarmiste sur le climat. Mais comme Gore l’a diffusée au monde entier, elle lui appartient. Et un simple coup d’œil à une carte, ou même à des photographies récentes prises depuis l’espace, révèle que, oui, ces calottes polaires sont toujours là.

Enfin, et je pense que c’est le meilleur, Gore a affirmé que « le réchauffement de la planète, ainsi que la coupe et l’incendie des forêts et d’autres habitats essentiels, causent la perte d’espèces vivantes à un niveau comparable à l’événement d’extinction qui a éliminé les dinosaures il y a 65 millions d’années ». Il n’est pas nécessaire d’être un génie pour voir que c’est tout simplement faux.

Les scientifiques pensent que les dinosaures – et 70 % des animaux et des plantes de la Terre – ont été anéantis lorsqu’un astéroïde de 10 kilomètres de large s’est écrasé sur la péninsule du Yucatan. Et Dieu merci, cela s’est produit, car il y a de fortes chances pour que nous ne soyons pas là aujourd’hui si cela n’avait pas été le cas. Quoi qu’il en soit, l’affirmation de Gore selon laquelle le léger réchauffement auquel nous assistons aujourd’hui pourrait avoir le même effet que cet astéroïde est si ridicule que je ne suis même pas sûr qu’elle justifie une réfutation.

Ce que je dirai, c’est que les scientifiques estiment qu’il y a entre 8,7 et 10 millions d’espèces différentes sur Terre. Avant cette étude récente, ils estimaient qu’il pouvait y en avoir entre 3 et 100 millions. Je me demande donc comment ils peuvent savoir si le nombre d’espèces augmente ou diminue alors qu’ils ne savent même pas exactement combien d’espèces il y a ?

Quoi qu’il en soit, je pense que nous sommes tous d’accord pour dire que les affirmations de Gore sont plus farfelues que les slogans entendus lors d’une manifestation d’Extinction Rebellion. Mais les alarmistes climatiques ne sont pas stupides, et ils ont appris de leurs erreurs. Bien qu’ils n’aient pas atténué leurs hyperboles, ils ont réalisé qu’ils avaient besoin d’une personne plus pratique pour faire ces déclarations farfelues.

Vous voyez, Gore était la Greta de son époque. La différence, cependant, est que Gore, en tant qu’ancien politicien, n’était pas imperméable à la critique. Les alarmistes climatiques ont appris qu’il valait mieux avoir pour porte-parole une adolescente irréprochable plutôt qu’un ancien politicien coriace. Tout cela est très sinistre quand on y pense.

Quoi qu’il en soit, quinze ans se sont écoulés et de nombreuses affirmations de Gore se sont avérées être des foutaises hyperboliques, mais cela n’empêche pas les alarmistes climatiques de continuer à faire des allégations similaires. Et j’espère vraiment que je serai là dans quinze ans pour écrire un autre article sur la façon dont les histoires effrayantes qui émanent de Greta ne se sont pas révélées exactes. Sauf si je suis mort de chaleur ou sous l’eau d’ici là, ce dont je doute fort.

Paul A. Nuttall

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

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Vers une nécessaire r-Évolution des institutions


Le 11 septembre 2021 − Source Valérie Bugault

Les failles structurelles du parlementarisme dit représentatif assorti d’une interprétation déficiente du principe de « séparation des pouvoirs », se sont spontanément et « naturellement », prolongées en un système Européen ploutocratique.

L’inexistence démocratique initialement cachée s’est cristallisée par une inexistence démocratique apparente avec l’avènement des institutions européennes sous domination américaine.

La ploutocratie est la conséquence de l’installation en France d’un régime politique fondé sur le parlementarisme représentatif associé à la séparation des pouvoirs (du moins sous son interprétation politique actuelle). Autrement dit, le régime politique actuel de la France – fondé sur la séparation des pouvoirs et le parlementarisme représentatif – a les caractéristiques d’une ploutocratie (régime où ceux qui détiennent les richesses, possèdent le pouvoir) et non d’une démocratie.

Au surplus, sur le long terme, le verrouillage du pouvoir par ceux qui détiennent la richesse n’est pas une organisation politique viable : car ceux qui détiennent les richesses ne créent rien, ils vivent de l’accaparement du travail, de la créativité et de la volonté des groupes productifs de la société. Ce système est basé sur la prédominance de l’Avoir sur l’Être via une relation de prédation systématique sur le vivant.

Le régime ploutocratique s’est développé à la faveur de la mise en avant, en tant que valeur ultime, les « droits » de l’individu au détriment de l’existence des devoirs, seuls à même de générer une « Société » au sens politique du terme et donc, une civilisation. L’exacerbation des droits individuels a permis in-fine d’imposer la loi du plus fort selon les règles financières. Nous touchons actuellement les limites structurelles et anthropologiques du projet ploutocratique.

Critique de la séparation des pouvoirs

La séparation des pouvoirs, mise en place à la révolution Française, n’organise, ni au niveau théorique, ni au niveau pratique, un état souverain au sens politique du terme.

Critique de la théorie de la séparation des pouvoirs : inflation législative et dévoiement de la notion d’État au sens politique du terme

Le pouvoir exécutif n’est là que pour assurer la mise en œuvre pratique des lois générales votées par le parlement. Quant à lui le pouvoir judiciaire relève du pouvoir exécutif.

La structure de notre État est donc organisée de façon pyramidale avec, à son sommet le parlement, censé représenter la volonté générale.

Ce parlement a pour unique mission de faire des lois. Or cette fonction unique de « faire des lois » nous amène structurellement et mécaniquement à une inflation législative, qui est antinomique avec la fonction essentielle de l’État qui est d’assurer la sécurité, notamment juridique, de ses citoyens. Il s’agit d’un dévoiement de la notion même d’état.

Comme il existe une anti-matière, notre état est structurellement un anti-État dont les caractéristiques s’opposent en tous points aux caractéristiques de l’État politique.

Par ailleurs, pour compléter la critique de la théorie de la séparation des pouvoirs, il faut rappeler son omission du pouvoir monétaire, élément pourtant essentiel de la souveraineté politique de l’État.

Sans contrôle de sa monnaie, l’État est dépendant de ses créanciers et n’a donc pas de souveraineté financière. Ses choix politiques étant contraints par les financiers, l’État est réduit à l’impuissance. Historiquement, les différents créanciers de l’état se sont regroupés et organisés en banque centrale contrôlant l’émission et la circulation de la monnaie. La séparation des pouvoirs mis en œuvre par nos institutions ne réalise pas, ici encore, les conditions politiques d’un État politique souverain.

Critique de la pratique de la séparation des pouvoirs

Montesquieu avait pensé la séparation des pouvoirs comme garantissant un équilibre des forces politiques au sein de l’État. Dans sa mise en œuvre pratique, cette séparation des pouvoirs n’existe pas. En effet, le pouvoir exécutif est formé à partir de la majorité sortante des élections législatives et le pouvoir judiciaire est partie intégrante du pouvoir exécutif (le ministre de la justice et le ministre de l’intérieur font parties intégrantes du Gouvernement). En cas de faible majorité, le parti au pouvoir est contraint de passer des alliances et le choix des ministres correspond à des tractations politiciennes opaques, dans lesquelles l’intérêt général est tout à fait absent. À cette exception près, le parti politique majoritaire contrôle, à la fois, les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire. Les partis politiques majoritaires aux élections concentrent donc tous les pouvoirs et ne sont redevables qu’à ceux qui les ont financés. La séparation des pouvoirs telle que conçue par Montesquieu n’est effectivement pas mise en œuvre dans l’organisation actuelle de l’État.

Derrière l’apparence démocratique de la séparation des pouvoirs, se cache la réalité politique de la disparition de l’État souverain au profit d’intérêts privés qui financent les partis politiques et qui se sont emparés, sans aucun contrepouvoir et de façon anonyme, du pouvoir réel.

Critique du parlementarisme représentatif

Le parlementarisme représentatif ne met pas en œuvre la démocratie car les élus ne sont contrôlés par le peuple ni au niveau de leur sélection ni au niveau de leur travail effectif qui est de « voter des lois ». Par ailleurs il existe un problème de représentativité de l’intégralité des intérêts qui traversent le corps social.

Le problème de la sélection des « élus »

Au niveau de leur sélection, le choix du personnel politique dépend de l’appareil des partis et non du corps électoral. Les critères de sélection sont opaques (propres à la ligne politique conjoncturelle de chaque parti) et la carrière politique du personnel élu dépend de la volonté du parti. De part sa dépendance aux apporteurs de capitaux, le parti politique défendra leurs intérêts avant ceux des électeurs.

Le problème de l’absence de contrôle effectif de la population sur le travail des « élus »

Le seul moyen de contrôler en permanence les élus dans leur travail est le mandat impératif, garantie que l’élu représente l’intérêt de son collège électoral. Or celui-ci en plus d’être interdit par la constitution (article 27), est impossible à mettre en œuvre dans le cadre du régime actuel.

En effet, comment organiser un contrôle populaire sur le travail des élus, qui est de voter des lois sur tous les sujets ? Un tel contrôle est techniquement impossible à mettre en œuvre de façon générale et permanente.

Le problème lié à l’absence effective de représentation politique de tous les intérêts qui traversent le corps social (la Société au sens politique du terme)

Notre société est traversée par une grande diversité d’intérêts particuliers : commerciaux, non commerciaux et spirituels. L’intérêt général est le plus petit dénominateur commun à l’ensemble de ces intérêts particuliers. Pour que l’intérêt général soit correctement défini, il est impératif que l’ensemble des intérêts particuliers qui traversent la société (donc le corps électoral) soient politiquement représentés.

En théorie, les élus sont censés représenter cet intérêt général, or les intérêts particuliers qui traversent le collège électoral de chaque élu ne sont pas intégralement représentés par l’élu. Ainsi l’intégralité des intérêts particuliers traversant le corps électoral ne trouve pas de représentation politique dans le parlementarisme représentatif. Il y a donc un fossé entre la théorie de la représentativité de l’intérêt général et sa réalité.

Le parlementarisme représentatif n’est dans aucune de ses composantes en mesure de représenter correctement l’intégralité des intérêts particuliers traversant la société. Ce type d’organisation ne remplit donc pas les conditions de la démocratie qui est un gouvernement du peuple par le peuple.

Conclusion sur notre régime politique actuel

Le régime politique actuel de la France – fondé sur la séparation des pouvoirs et le parlementarisme représentatif – a les caractéristiques d’une ploutocratie (régime où ceux qui détiennent les richesses, possèdent le pouvoir) et non d’une démocratie.

Au surplus, sur le long terme, le verrouillage du pouvoir par ceux qui détiennent la richesse n’est pas une organisation politique viable : car ceux qui détiennent les richesses ne créent rien, ils vivent de l’accaparement du travail, de la créativité et de la volonté des groupes productifs de la société. Ce système est basé sur la prédominance de l’Avoir sur l’Être via une relation de prédation systématique sur le vivant.

Le régime ploutocratique s’est développé à la faveur de la mise en avant, en tant que valeur ultime, les « droits » de l’individu au détriment de l’existence des devoirs, seuls à même de générer une « Société » au sens politique du terme et donc, une civilisation. L’exacerbation des droits individuels a permis in-fine d’imposer la loi du plus fort selon les règles financières. Nous touchons actuellement les limites structurelles et anthropologiques du projet ploutocratique.

Critique de la suprématie des droits individuels sur l’intérêt commun au groupe

Le projet ploutocratique repose sur le projet philosophique de droits individuels illimités : la liberté individuelle n’est encadrée par aucun intérêt supérieur commun au groupe (dont la protection des plus faibles). En matière de liberté individuelle, l’égalité (fictive) promise à tous, est en pratique, la validation de la suprématie du plus fort.

Le projet ploutocratique repose aussi sur l’accaparement et l’accumulation des avoirs dans un système de prédation intégrale, entraînant mécaniquement et structurellement une impasse civilisationnelle.

Ce processus a entraîné un délitement social, car la loi ne représente plus que les intérêts du groupe dominant des financiers. Ceci a été concrètement validé par la « théorie pure du droit » d’Hans Kelsen selon laquelle la volonté du groupe dominant est, sans limite, l’alpha et l’omega du droit positif. Ainsi, toutes les règles ne relèvent que de la seule volonté humaine, entendue comme étant la volonté du groupe économique dominant, sans aucune limitation par les principes supérieurs du droit issus du « droit naturel ». A été ainsi mise en œuvre juridique la volonté illimitée du groupe dominant composé des financiers ; lesquels ont accaparés, via le contrôle des monnaies, la vie économique en imposant l’existence de grands conglomérats et le monopole de fait, ainsi que le « fait politique » par l’imposition du régime politique que nous subissons.

Les conséquences de la domination absolue des détenteurs de la monnaie

A partir du moment où les groupes productifs au sein de la Société constatent, au niveau personnel et collectif, leur impuissance politique et leur incapacité à être maîtres de leur destin, une spirale mortifère s’enclenche.

L’individu, dépossédé de sa vie sociale, va trouver des palliatifs dans des démarches de réappropriation et de contrôle corporelles et psychiques.

Au niveau collectif, l’organisation de l’enseignement conditionne, dès le plus jeune âge, au développement de « l’esprit de cour et de collaboration ». Ainsi, les principes de prédation (qui sont des anti-valeurs sociales) ont été adoptées par mimétisme par d’autres castes sociales, lesquelles en sont pourtant les victimes. Par le biais de cette éducation au « fonctionnement de cour », l’individu en arrive à être incapable de discerner sa propre servitude volontaire. Chaque individu devient par aveuglement, lâcheté et résignation à l’image de ses maîtres ploutocrates, un prédateur matérialiste et individualiste pour lui-même et pour ses semblables.

Ces phénomènes pervers agissent comme des accélérateurs de désagrégation sociale et politique.

Les armes structurelles de la domination ploutocratique

Le langage est, avec l’identité collective et individuelle, l’élément clef de la représentation des choses et des idées. En conséquence une des premières préoccupations de la ploutocratie a été de contrôler le langage. Tout d’abord, par un cloisonnement du vocabulaire en fonction des métiers (jargons), ensuite par un appauvrissement généralisé du vocabulaire et de la grammaire (disparition des langues mortes, anglicisme, écriture inclusive…), enfin par une anglicisation forcée du langage (langue vernaculaire).

Pour supprimer l’identité collective, la seconde préoccupation de la ploutocratie a été de mettre en œuvre la disparition de l’enseignement de l’histoire, de sorte que l’individu ne puisse se référer à aucune tradition d’organisation politique.

Le troisième et dernier angle d’attaque est l’anéantissement de l’identité individuelle. Il s’agit d’isoler l’individu de ses attaches familiales et de sa lignée. L’éclatement de la cellule familiale est passée par la mise au travail taxable des femmes, par le développement de droits particuliers (droits des femmes, droits des enfants, théorie du genre) qui s’opposent aux devoirs, fondamentalement de nature collective ; d’une façon générale les populations ont assisté, passives, à la décorrélation entre les droits et les devoirs de l’individu.

Aujourd’hui, la ploutocratie au pouvoir veut supprimer l’histoire individuelle de chaque individu en manipulant la filiation (PMA, GPA) et en incitant les individus, sous des prétextes fallacieux, à renoncer à leur identité (fraude au nom légal).

Le but ultime du système ploutocratique est de façonner un individu isolé, fragile, sans volonté ni identité propre, limité à ses instincts primaires et dépendant de ses maîtres, ce qui correspond à la définition parfaite de l’esclave.

La captation du principe monétaire par les banquiers changeurs du Moyen-Âge, aujourd’hui banquiers globalistes, est au cœur de l’inexistence démocratique

L’existence d’une banque centralisée aux mains d’acteurs financiers privés qui régissent la monnaie dite d’État et qui règlementent plus ou moins directement le secteur des banques privées est le cœur nucléaire de la question monétaire. Les banques centrales sont le centre névralgique de l’organisation du système financier actuel.

La naissance de ce qui deviendra « le système des banques centrales » remonte, dans une forme archaïque, unicellulaire, à la création de la Banque d’Angleterre (27 juillet 1694) puis de la Banque de France (18 janvier 1800).

Chronologiquement, la longue marche pour la prise du pouvoir financier, conduit en 1913 à l’apparition du « système Fed » sur le territoire américain. Le système américain que le commun des mortels connaît sous le nom de « Fed » est en réalité une organisation pyramidale et hiérarchique dont la tête est la banque centrale fédérale ; une sorte de système fédéral de banques indépendant du système fédéral étatique mais prospérant, comme un parasite, sur ce dernier qui lui sert d’hôte.

L’année 1930 correspond à une nouvelle substantielle avancée de l’ordre mondial bancaire oligarchique. L’année 1930 a en effet vu, à l’occasion du plan Young, la création du joyau de la couronne du système politique « banques centrales » : la Banque des règlements internationaux (BRI en français, BIS en anglais) dont le siège est situé à Bâle en Suisse et qui joue le rôle de « banque centrale » des banques centrales en fédérant, au moyen de réunions régulières, les différents banquiers centraux de l’occident et des pays affiliés. Cette institution particulière bénéficie de tous les privilèges d’immunités possibles et détient la capacité diplomatique, ce qui en fait un État dans l’État. Il faut signaler au passage que les statuts de la BRI ont servi de modèle à la création du Mécanisme Européen de Stabilité (MES) apparu en 2012 sur le front européen.

Cette BRI, que peu de gens connaissent, est au cœur du miracle économique nazi de l’entre-deux guerres puisqu’elle a permis le financement de la reconstruction ainsi que la remilitarisation allemande (alors sous domination nazie). Très concrètement, ce sont les prêts octroyés par la BRI qui ont permis à Hitler (qui en a remboursé les intérêts rubis sur l’ongle jusque fin 44) de mettre en œuvre ses préparatifs de guerre.

Cette BRI a eu pour objectif premier, comme cela a été parfaitement décrit par l’historienne Annie Lacroix-Riz, de liquider les réparations de guerre dues à la France par l’Allemagne au moyen d’un tour de passe-passe. L’oligarchie française à la manœuvre lors de la négociation du traité de Versailles a accepté, dès le début des années 20, de se plier aux vues anglo-saxonnes et de renoncer à ses réparations de guerre au profit des intérêts qu’elle tirerait avec d’autres acteurs financiers oligarques (en particulier anglo-saxons) des prêts que la BRI accorderait à l’Allemagne.

Ce système de communauté de banques centrales a eu de récents rebondissements dans l’ordre juridique international par le biais de l’Union Européenne avec la création du SEBC, le fameux système européen de banques centrales, chapeauté par la BCE (banque centrale européenne), indépendant des gouvernements politiques des États et qui obéit aux ordres de la Fed et de la Buba, banque centrale allemande. Dans le système SEBC, la Buba sert d’intermédiaire aux volontés oligarchiques de type financières au même titre que le gouvernement allemand sert, en Union Européenne, de courroie de transmission pour les directives de l’oligarchie lorsque celles-ci nécessitent la mise en œuvre d’un processus législatif. Le rôle fondamental joué par l’Allemagne dans le processus oligarchique s’explique par le poids de l’histoire qui mêle, depuis le XIXème siècle une profonde imbrication des capitaux germano-américains et, depuis et après la seconde guerre mondiale, la domination militaire du territoire allemand par les armées américaines et la récupération des « élites militaires nazies » par le système financiaro-politique américain (CIA, NASA etc.). Ajoutons au passage que le système d’exfiltration des hauts dignitaires nazis a largement dû son succès à la participation active du Vatican.

La suprématie anglo-saxonne, version hégémonie américaine, en matière monétaire s’est consolidée et a été juridiquement cristallisée par les accords de Bretton Woods qui ont accordé à l’oligarchie américaine la suprématie définitive sur les oligarchies occidentales. Bretton Woods a finalisé l’ordre monétaro-financier à l’anglo-saxonne sous le joug duquel nous vivons actuellement en organisant le fonctionnement, la gestion et la direction des institutions financières internationales telles que la Banque mondiale, le FMI et d’autres institutions bancaires « régulatrices ».

La BRI est une des pierres angulaires du dispositif actuel de domination à l’anglo-saxonne : à savoir l’enrichissement des oligarchies par les intérêts financiers et non plus directement, comme ce fut le cas auparavant sur le continent européen, par la mise sous tutelle directe des biens et matières premières.

Concrètement, le paiement des intérêts, qu’il soit fait par des institutions publiques ou par des individus isolés, réalise en réalité un transfert des capitaux des poches publiques (alimentées par les citoyens-con-tribuables) vers les poches des prêteurs d’argent ; c’est précisément notamment – car nous laissons ici délibérément de côté le processus strictement monétaire – ce transfert de capitaux qui autorise, à terme, le rachat et la mainmise des acteurs financiers sur une part de plus en plus importante des biens, matériels et immatériels, matières premières et produits manufacturés de cette terre.

C’est aussi ces transferts massifs de capitaux qui alimentent ce que l’on pourrait appeler « le clientélisme » ou « mafia » politique, systèmes politiques dans lesquels les prétendus dirigeants politiques, « élus du peuple » ou non, sont en réalités les émissaires de l’oligarchie qui finance leurs campagnes politiques ou leur accession à des postes « en vue » et/ou bien rémunérés et leur demandant l’hommage-lige en contrepartie d’un statut social privilégié. L’hommage lige consiste en l’espèce à « voter » ou « faire voter » (ce qui est facilité par la « discipline de parti ») des lois favorables à l’oligarchie.

C’est encore ces vastes transferts de capitaux qui permettent l’accélération de la concentration des capitaux dans tous les domaines de l’économie (médias, agro-alimentaire, pharmaceutique, chimique, transports, extraction minière etc.) au moyen, notamment, des fusions-acquisitions.

Au fond, la méthode financière, d’origine anglo-saxonne, plus discrète que la prise de contrôle directe sur les biens, s’avèrent être bien plus efficace en termes de concentration du capital que toute autre méthode auparavant en vigueur dans les pays d’Europe continentale. Sa discrétion en termes de contrôle permet tous les espoirs aux détenteurs anonymes de capitaux pour aboutir à leur rêve d’accaparement maximum, lequel signifie, pour les populations, une mise en esclavage aussi méthodique que légale et définitive.

Il faut ajouter que cet anonymat n’est rendu possible que par l’existence des sociétés de capitaux et autres trusts qui utilisent le paravent de la personnalité morale (personnalité fictive juridiquement accordée à un groupement) et de l’anonymat pour cacher les véritables détenteurs des capitaux et leur laisser ainsi une grande liberté d’action sans que le public ne s’en émeuve.

L’entreprise sous sa forme actuelle, obligeamment tournée vers la prédation économique, est un acteur essentiel du jeu de pouvoir anglo-saxon, lequel développe sa domination par le contrôle monétaire et par le libre-échange. Ce système global de domination, fortement intégré, est aujourd’hui en phase d’expansion rapide.

Le lien systémique entre banque et gouvernement

Pour revenir sur la mécanique politique systémique, il faut rappeler deux choses. La première est que « la main qui donne est au-dessus de celle qui reçoit » dixit Napoléon, qui connaissait bien son sujet puisqu’il fût le promoteur de la Banque de France. La seconde est que les capitaux en circulation aujourd’hui sont de plus en plus concentrés dans les mêmes mains. Bien que peu d’études sérieuses soient réellement disponibles, on peut quand même en citer une de 2011 en provenance de la Suisse. Une simple observation est au surplus à la portée de n’importe quel citoyen, permettant à chacun de comprendre par soi-même l’ampleur de la concentration des capitaux : il s’agit de la fureur, devenue au-delà d’un effet de mode un des fleurons de l’activité d’avocats d’affaires, des activités de fusion-acquisition (fusac pour les intimes) de ces vingt à trente dernières années.

Il faut aussi se rappeler que la politique étrangère, mais aussi et dans une très large mesure interne, de la France a été durant tout le XXème siècle aux mains de la synarchie, laquelle n’est autre que l’oligarchie française. Annie Lacroix-Riz a parfaitement documenté ce qu’il faut considérer comme un état de fait ; je renvoie les lecteurs sceptiques, ceux qui croient en la pureté et en l’innocence du « vote » populaire sous l’égide de partis politiques, à l’intégralité des ouvrages et conférences d’Annie Lacroix-Riz, en particulier celui traitant du « Choix de la défaite ». A cet égard, il faut préciser de façon incidente que le caractère « national » acquis par la Banque de France en 1945 ne doit pas faire illusion, il n’a pas et en aucune façon changé la structure fondamentale du contrôle économique et politique opéré par l’oligarchie euro-atlantiste de l’après-guerre sur les institutions de la France.

Cette constance dans la direction effective de la politique française, quelques soient par ailleurs les aléas contextuels, est d’ailleurs ce qui explique le départ de De Gaulle, résolument hostile aux partis politiques, du gouvernement après la fin des hostilités de la seconde guerre mondiale : il ne voulait ou ne pouvait pas cautionner le retour aux « affaires » d’une grande partie des collaborateurs vichystes.

Le lien entre tous ces évènements est toujours le même : celui qui contrôle l’État est « celui qui distribue l’argent », à savoir la main oligarchique. C’est en vertu de ce dernier principe immuable que les collaborateurs vichystes de l’Allemagne nazie ont tôt fait de se transformer en collaborateurs de l’empire dominant américain pour pouvoir conserver leur rang social et leurs prérogatives économiques.

C’est ainsi que le projet d’union européenne, né dans les cercles oligarchiques dès le XIXème siècle, a pu prospérer dans un premier temps sous la domination du continent par l’Allemagne nazie et dans un second temps sous la domination du continent par les USA et l’OTAN ; domination militaire d’abord larvée pour la France (par le seul biais des armées secrètes de l’OTAN ) puis ouverte et décomplexée depuis la récente réintégration par celle-ci, sous la houlette de Nicolas Sarkozy, du commandement intégré de l’OTAN.

On le voit, les armes ne sont jamais loin de la politique et de la géopolitique. Mais on le voit aussi, les armes sont actuellement au service d’une géopolitique entièrement dominée par l’argent collectée par l’oligarchie occidentale.

La débauche des moyens de la collecte des capitaux est d’ailleurs impressionnante, elle utilise un très large panel allant du légal à l’illégal, légalité par ailleurs entièrement dévouée à la cause de la concentration du capital.

Parmi les moyens légaux facilitant la concentration du capital, citons par exemple le contrôle – discret autant qu’efficace – des capitaux des entreprises financières par quelques personnes et l’instauration à l’échelle mondiale du système dit « d’optimisation fiscale des entreprises. Il faut aussi, cerise sur le gâteau, mentionner le projet juridique scélérat de « propriété économique ».

Le libre-échange, fait aussi parti de la panoplie juridique favorisant la concentration du capital ; initialement prévu pour être institutionnalisé par les accords de Bretton Woods, l’oligarchie aura dû attendre la création en 1947 du GATT et surtout sa descendance en 1994, pudiquement appelée OMC, pour voir aboutir ses ambitions commerciales prédatrices.

En bonne place des moyens légaux favorisant la concentration du capital il y a aussi le vaste mouvement de dérégulation bancaire (d’origine anglo-saxonne) lequel est intimement lié à l’ouverture du fonctionnement économique et financier à la « théorie des jeux » – dont l’importance dans l’analyse économique s’est considérablement accrue depuis que le prix Nobel d’économie a été attribué en 1994 par la Banque de Suède aux travaux de John Nash – et à la spéculation sans fin « grâce » au développement de la créativité débridée, élevée au rang de vertu ultime : autorisation de la titrisation au moyen de special purpose vehicule, High Frequency Trading, autorisation des opérations des banques pour compte propre.

Tous ces moyens de concentration des capitaux autorisant in fine un contrôle total des places financières et des marchés, tous les marchés y compris ceux s’occupant des obligations d’État, par les principaux acteurs financiers de la place.

S’agissant de collecte des capitaux, il existe également un moyen (non des moindres) officiellement illégal mais faisant en réalité l’objet d’un consensus géopolitique, c’est-à-dire un moyen illégal contre lequel tout le monde fait semblant de lutter sans se donner aucun des moyens de la lutte. Il s’agit du développement d’un réseau de paradis fiscaux fondé sur l’opacité des propriétaires des entreprises et sur une législation fiscale très allégée. La lutte de l’oligarchie anglo-saxonne pour le contrôle des fonds situés dans les paradis fiscaux est passée par une lutte sans merci contre les paradis fiscaux autonomes (limités par des frontières étatiques) fondés sur le secret des comptes bancaires, la Suisse en sait quelque chose. Le tout au profit des paradis fiscaux fondés sur les trusts anonymes et dominés par les établissements bancaires anglo-saxons.

Parmi les moyens illégaux de la concentration du capital : mentionnons pêle-mêle, le trafic de drogue, trafic d’humains en tout genre, de la prostitution au trafic d’organe, trafic d’armes…

On le voit, aucun moyen pour collecter les capitaux, et par voie de conséquence pour favoriser leur concentration, n’échappe à l’oligarchie occidentale prédatrice, laquelle fait vraiment « feu de tout bois », le terme « feu » étant pris au sens propre comme au sens figuré.

L’avenir repose entièrement sur la reprise en main, par les populations, du double phénomène politique et monétaire, les deux éléments étant intrinsèquement et irrémédiablement liés

L’ennemi du bien commun, de l’État et de la civilisation est l’actuel système ploutocratique d’organisation de la société. Dans ce système, les différents intérêts catégoriels ne sont pas politiquement identifiés, tout l’appareil d’État est implicitement mis au service des grands financiers, lesquels se sont ingéniés à endetter l’état et les particuliers, en contrôlent la création et la circulation de la monnaie (via les banques centrales). Ainsi, les principaux détenteurs de capitaux gèrent de facto les « prétendus hommes politiques », via le financement des partis et manipulent les opinions publiques, via le contrôle des médias.

Pour remédier à ces très graves problèmes, nous avons identifié quatre grandes lignes de conduites qui permettront de contrecarrer le courant politique nihiliste actuel ; ces pistes permettront de renouer avec les concepts d’ordre public et de Civilisation.

1°. La mise en œuvre politique d’une auto-gestion du corps social par secteurs d’activités régit par le mandat impératif et le principe de subsidiarité. Ces corps intermédiaires nouveaux réaliseront la représentation politique des différents intérêts catégoriels qui traversent la Société et agiront, les uns sur les autres, comme des contrepouvoirs politiques effectifs. La création d’un gouvernement issu de ces « groupements d’intérêts » permettra de rendre à l’État son sens politique initial.

2°. La réhabilitation du vrai « droit » par la suppression des droits d’exception et le retour au droit commun à tous, de nature civil et pénal, fondé sur les principes du droit naturel, de la justice.

3°. La réappropriation politique par le corps social du concept d’entreprise, permettant la mise en œuvre de la justice sociale et fiscale. L’entreprise sera désormais identifiée par « une personnalité professionnelle » ; la notion de personne morale, totalement artificielle, sera définitivement abandonnée.

4°. La restauration de la monnaie dans sa fonction de facilitation des échanges, c’est-à-dire dans son unique fonction sociale de mesure de valeurs. La monnaie est une institution publique et politique au service du bien commun, en aucun cas une « réserve de valeur », qui en fait juridiquement un bien dans le commerce.

Le renouveau politique par la réorganisation du corps social et du Gouvernement

L’auto-gestion du corps social permettra la représentation politique effective des différentes activités et centres d’intérêts catégoriels qui composent la Société (classifiés entre groupements d’intérêts à but lucratif, groupements d’intérêts à but non lucratif et groupements d’intérêts spirituels), ce qui rendra effective l’existence de contre-pouvoirs institutionnels.

L’auto-gestion passe par l’identification de différents « groupements d’intérêts » organisés autour de trois grandes catégories :

  • La catégorie commerciale, dont l’objectif est la réalisation d’un profit individuel ;
  • La catégorie sociale, dont l’objectif est l’amélioration des conditions de vie de la Société, c’est-à-dire du groupe politique constituant l’État, et enfin ;
  • La catégorie spirituelle dont l’objectif est la règlementation des différentes spiritualités. Les groupements relevant de cette catégorie ne devant, à peine de nullité, pas avoir de velléité temporelle, c’est-à-dire qu’elles ne doivent en aucun cas intervenir de façon directe dans l’ordre déterminé par le pouvoir politique.

Tous les « groupements d’intérêt » inclus dans ces trois grandes catégories sont, à peine de nullité, régis par le droit commun et respectent, dans leur fonctionnement interne, les principes du mandat impératif et la subsidiarité. Ce qui signifie que si un groupement d’intérêt ne respecte pas une de ces conditions, il perdra sa légitimité politique de représentation et ne pourra donc pas être un interlocuteur des pouvoirs publics.

Contrairement à l’ancien régime où les corps intermédiaires n’existaient que dans le tiers-état, toute la société sera organisée autour des différents groupements d’intérêts commerciaux, ces derniers s’étendant aux activités sociales, au sens où elles ont pour objectif de bénéficier à l’amélioration du bien-être de la Société, et spirituelles.

Les corps intermédiaires sont des organismes chargés de représenter dans le dialogue avec les pouvoirs publics, toute ou partie de la population. Ils permettent la représentation politique de tous les intérêts particuliers traversant la société. Ils sont, sous les réserves mentionnées plus haut, autonomes dans leur organisation, leur gestion et leur fonctionnement, y compris financier. Les différents corps intermédiaires agissent entre eux comme des contre-pouvoirs.

La réinitialisation du droit autour du concept de droit commun

Le concept de « droit » doit être intégralement réinitialisé autour du retour du droit commun, de nature civile et pénal. Ce qui suppose la disparition des droits d’exception que sont le droit commercial et le droit social. Tous les litiges survenant au sein de la personnalité professionnelle, en tant que nouvelle définition institutionnelle de l’entreprise, seront réglées par le recours au droit civil ou, le cas échéant, au droit pénal.

Plus largement, le droit administratif doit lui-même être épuré pour ne conserver que les règles indispensables au bon fonctionnement de l’État. Seules les règles spécifiques absolument nécessaires et indispensables à la stabilité de l’État et du Gouvernement doivent perdurer en tant que règles dérogatoires au droit commun.

Tous les individus travaillant au service de l’État, et donc du bien commun, sont responsables civilement et pénalement de leurs faits et gestes, que ces derniers soient accomplis à titre privé ou dans le cadre de leur fonction. L’obéissance hiérarchique a pour limite ultime le droit naturel et ne saurait jamais servir de justification à une dispense de réflexion individuelle ou au respect de l’équité ; la clause de conscience est, quel que soit l’activité d’une personne, une loi naturelle fondamentale à laquelle aucune dérogation n’est possible. Par ailleurs, l’obéissance aux règles du droit positif doit toujours être considérée par rapport à l’objectif commun au groupe. Par exemple, la notion d’ordre public ne peut en aucune façon justifier un déchainement incontrôlé et asymétrique de la violence par les forces au service du public et sous contrôle du Gouvernement. De la même façon, la force publique militaire ne doit jamais être mise au service de la volonté de prédation d’intérêts strictement privés. Dans ces deux derniers cas, il s’agit d’abus de droit fait par les responsables politiques ; ces abus s’apparentent à de la haute trahison de l’intérêt public que le Gouvernement a le devoir de faire respecter. Dans de tels cas, la peine, de nature pénale, doit être d’une sévérité exemplaire car il s’agit de la trahison de l’intérêt étatique par les personnes chargées de l’État.

La réforme de l’entreprise comme personnalité professionnelle

L’entreprise telle que nouvellement définit est une institution juridique, elle a la nature d’une personnalité professionnelle. Les apporteurs de capitaux et les apporteurs de travail ont le même statut juridique au sein de l’entité professionnelle. L’organe de direction est issu, à tour de rôle, soit des apporteurs de travail soit des apporteurs de capitaux. Les règles d’organisation interne de l’entreprise telle que nouvellement conçue sont explicitées et précisées dans le livre de Valérie Bugault intitulé « La nouvelle entreprise », édité aux éditions Sigest en juillet 2018.

La réforme monétaire

La monnaie doit retourner à sa vocation politique première qui est de faciliter les échanges, qui est un service public rendu par l’État. A ce titre, la monnaie n’a qu’une seule et unique fonction : elle est une unité de mesure de la valeur des biens et services échangées.

En aucun cas la monnaie ne saurait être une « réserve de valeur » car cela lui confèrerait une valeur en soi qui relèguerait de facto cette institution au rang de « bien dans le commerce » ; par ailleurs, une monnaie ayant une valeur propre permet son appropriation et son accaparement (situation dramatique que nous connaissons actuellement), ce qui est directement contraire à la notion de service publique inhérent au concept monétaire. La monnaie ne circule pas sur un « marché », les échanges de monnaies doivent être « traités » par les entités étatiques au sein d’un organisme diplomatique chargé de valider la valeur respective des différentes monnaies.

Le détail du traitement juridique de la monnaie est précisément détaillé dans l’ouvrage écrit par Jean Rémy et Valérie Bugault dans « Du nouvel esprit des lois et de la monnaie » paru aux éditions Sigest en juin 2017.

Note de l'auteur
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Culte des vaccins et déclin de la spiritualité : le point par Rudolf Steiner en 1917


Par Nicolas Bonnal – Septembre 2020 – Source nicolasbonnal.wordpress.com

Nicolas Bonnal

On n’a pas assez relié le développement des vaccins avec la disparition des génies artistiques et littéraires en occident : à partir des années 1880, ils se raréfient au niveau de naissances, ensuite ils disparaissent. Qui a succédé à Broch, Musil, Strauss, Ravel, Céline, Bernanos, Bartok ou Ives ? La disparition de la grande culture pressentie par Zweig dans les années trente est une donnée du monde d’après 1945. On entre dans l’ère du citoyen superflu dont parle Nietzsche dans Zarathoustra, citoyen tellement superflu qu’il se laisse emprisonner et exterminer sans réagir. La culture devient du savoir congelé (Debord) ou de la pensée et de la musique jetable. La poésie a disparu : tout ce qui importe c’est de jouir et survivre. La panique Covid et le code QR n’ont pas d’autre cause.

Le déclin de la spiritualité accompagna aussi la modernité et ses vaccins (voyez ce pape et ces cathos) ; et c’est là que je vais reprendre Rudolf Steiner et ses conférences de 1917. Steiner est un grand esprit qui n’est pas ma tasse de thé, pas plus que Lévi-Strauss. Je les cite ici parce qu’ils ont raison ou ouvrent une vraie question sur un certain point de la monstruosité moderne. Quod verum est meum est, comme dit Sénèque à Lucilius (lui oui est un de mes maîtres).

Steiner voit donc le vide spirituel arriver avec son cortège de démons :

En fait, rien ne reste tout a fait vide. Et dès lors que l’âme de l’homme se retire de plus en plus de son corps, celui-ci est de plus en plus exposé au danger d’être habité par autre chose. Si les âmes ne veulent pas faire effort pour s’ouvrir à des impulsions spirituelles qui ne peuvent prendre naissance que dans la connaissance du spirituel, le corps sera habité par des êtres démoniaques. Voilà le sort vers lequel marche l’humanité ; les corps peuvent être entièrement habités par des puissances ahrimaniennes démoniaques.

Il est bon, disait Léon Bloy (qui redoutait Pasteur comme la peste) d’exaspérer les imbéciles et de rafraîchir l’imagination des bons chrétiens ; alors poursuivons dans la même veine :

La nostalgie du diable qu’a ressentie Ricarda Huch a vraiment un lien avec ce qui se prépare. Les institutions, les concepts, les idées sociales que conçoivent aujourd’hui les gens sont des abstractions grossières par rapport aux conditions complexes qui vont se créer. Et parce que les humains ne sont pas capables de saisir à l’aide de leurs concepts, de leurs représentations, la réalité qui est là, ils glissent de plus en plus au chaos, comme le révèlent suffisamment les évènements de cette guerre.

Car on est en 1917. Steiner ajoute :

Autrefois, au concile de Constantinople, l’esprit a été éliminé, on a institué un dogme : l’homme n’est fait que d’une âme et d’un corps, parler d’esprit est une hérésie. On aspirera sous une autre forme à éliminer l’âme, la vie de l’âme.

Si un christianisme déjà dévoyé a éliminé l’esprit, le scientisme moderne élimine, lui, l’âme ; c’est là que le vaccin va l’aider :

Dans le passé, on a éliminé l’esprit. On éliminera l’âme au moyen d’un médicament. En partant d’une « saine vue des choses », on trouvera un vaccin grâce auquel l’organisme sera traité dès la prime jeunesse autant que possible, si possible dès la naissance même, afin que ce corps n’en vienne pas à penser qu’il existe une âme et un esprit.

Seul le corps doit rester, l’âme et l’esprit doivent disparaître :

Les autres, les successeurs des actuels matérialistes, chercheront le vaccin qui rendra les corps « sains », c’est à dire constitués de telle façon qu’ils ne parleront plus de ces sottises que sont l’âme et l’esprit, mais, parce qu’ils seront « sains », des forces mécaniques et chimiques qui, à partir de la nébuleuse cosmique, ont constitués les planêtes et le Soleil. On obtiendra ce résultat en manipulant les corps.

Rôle du médecin moderne :

On confiera aux médecins matérialistes le soin de débarrasser l’humanité des âmes. Oui, ceux qui croient qu’on peut prévoir l’avenir à l’aide d’idées qui jouent avec la réalité, sont bien dans l’erreur.

La liquidation spirituelle des enfants est déjà à l’ordre du jour :

Je vous ai expliqué que les esprits des ténèbres souffleront à leurs hôtes, aux hommes qu’ils habiteront, de découvrir un vaccin qui puisse dès la prime jeunesse, par la voie du corps, extirper la tendance à la spiritualité. On vaccine aujourd’hui contre telle ou telle maladie, à l’avenir, on vaccinera les enfants à l’aide d’un produit que l’on peut trés bien composer, et qui empêchera les enfants de développer en eux les « folies » de la vie spirituelle, « folie » dans la perspective matérialiste, bien entendu.

C’est à cette époque très freudienne qu’on cherche à traiter chimiquement ou cliniquement les génies :

La chose a déjà commencé, dans le domaine littéraire du moins, où elle est moins nocive. Des écrits de médecins trés savants ont déjà paru qui traitent de la pathologie de différents génies. Conrad Ferdinand Meyer, Victor Scheffel, Nietzsche, Schopenhauer, Goethe, on a essayé de les comprendre tout en faisant état de tel ou tel trait pathologique avéré. Et ce qui est le plus bouleversant dans ce domaine, c’est qu’on a aussi essayé de comprendre le Christ Jésus et les Évangiles en se plaçant au point de vue de la pathologie.

Les siècles du totalitarisme et des camps de concentration arrivent. Dans un esprit proche de Guénon et de Bernanos, Steiner écrit :

Mais tout cela vise à trouver pour finir le moyen de vacciner les corps afin que ne s’y développe pas la tendance aux idées spirituelles, et que leur vie durant les hommes ne croient qu’à l’existence de la matière que perçoivent les sens. Tout comme on vaccine contre la phtisie, on vaccinera contre la tendance à la spiritualité.

Cela explique très certainement la faible résistance à la tyrannie sanitaire et au Reset. Les peuples abêtis et grégaires ont été anesthésiés (cf. Payne et aussi Ortega Y Gasset) par le consumérisme, la massification, les médias mais aussi par les vaccins. Le culte obligatoire des vaccins actuels, promu par 99% des élites mondiales et par ce pape monstrueux, n’est certes pas fortuit.

Nicolas Bonnal sur Amazon.fr

Ridley Scott et le cinéma rétrofuturiste Les mystères de Stanley Kubrick Louis-Ferdinand Céline : La colère et les mots Guénon, Bernanos et les gilets jaunes

Sources

STEINER : La chute des esprits des ténèbres – Quatorze conférences faites à Dornach du 29 Septembre au 28 Octobre 1917.

Prise de contrôle de l’Afghanistan par les Talibans : le pire échec de toute l’histoire pour l’appareil de renseignements étasunien

Par Andrew Korybko − Le 31 août 2021 − Source Oriental Review

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La prise de contrôle centrale relève que la supériorité technologique des États-Unis n’a servi à rien durant la guerre en Afghanistan, et que les sources humaines de renseignements dont ceux-ci dépendaient n’étaient pas assez fiables.

La CIA prévoyait de fermer ses bases de satellites en Afghanistan, et de rapatrier tout son personnel à Kaboul au début de l’été.

 

L’histoire retiendra que les États-Unis n’ont jamais connu d’échec plus cuisant, en matière de renseignements, que la prise de contrôle de l’Afghanistan par les Talibans. Des voix contrariennes pourraient évoquer Pearl Harbor ou le 11 septembre, mais on a découvert depuis que certaines personnes au moins, aux États-Unis, étaient au courant de ces deux attaques avant qu’elles se produisent, même si aucune action ne fut entreprise à l’avance pour les empêcher, quelles que soient les hypothèses que l’on puisse émettre pour expliquer cela. Pour ce qui concerne la guerre en Irak, que certains pourraient également évoquer, elle n’a pas sa place dans ce contexte, car les renseignements sur la base desquels elle fut lancée avaient été fabriqués, et n’avaient été partagés avec le public que pour manipuler les perceptions en soutien de cette campagne planifiée d’avance. La prise de contrôle de l’Afghanistan par les Talibans est complètement différente de ces trois exemples, car la communauté des renseignements étasuniens a totalement échoué à anticiper ce scénario.

Il est exact que certains, à la CIA et au département d’État, ont émis des avertissements à l’avance à ce sujet durant l’été, mais il était trop tard pour que cela change quoi que ce fût après que la machine militaire étasunienne a déclenché son retrait. Ceci est absolument inacceptable d’un point de vue professionnel, car on savait depuis un bon moment déjà, parmi les membres des administrations permanentes des armées, du renseignement, et de la diplomatie (l’« État profond« ) que les États-Unis étaient en train de perdre la guerre. On en a la preuve par le journal de guerre afghan mis à disposition par Wikileaks, couvrant la phase du conflit étalée entre 2004 et 2010, ainsi que par les Afghanistan Papers, obtenus par le Washington Post en 2019, après une demande émise dans le cadre du Freedom Of Information Act. Ces deux éléments ont établi que l’« État profond » mentait au sujet de la guerre, pleinement au courant de la corruption, et pessimiste quant aux perspectives du conflit.

Ces observations internes n’impliquaient pas automatiquement que les Talibans allaient s’emparer de l’Afghanistan avant même la fin du retrait étasunien, mais elles suggéraient très fortement qu’ils pourraient inévitablement finir par le faire. Ce scénario dramatique a été raté par l’« État profond », du fait que ses membres s’étaient mis à croire en leurs propres mensonges intéressés au sujet de la guerre, après les avoir montés pour duper le grand public. Après un temps, ils sont devenus incapables de déceler objectivement la vérité parmi les éléments faux. Ils savaient que l’Armée Nationale Afghane (ANA) était extrêmement corrompue et mal entraînée, mais ils n’avaient pas bien évalué à quel stade de démoralisation elle était tombée, surtout après que le président Joe Biden s’engagea à poursuivre le retrait annoncé par son prédécesseur, même si l’échéance en avait été reportée.

Un autre facteur majeur qu’ils ont raté est l’attrait réellement populaire, et à croissance rapide, que les Talibans ont exercé sur les Afghans moyens, surtout ceux enrôlés dans l’Armée nationale afghane. Le groupe est parvenu à se requalifier comme mouvement de libération nationale, quoique toujours désigné comme terroriste par la Russie et le reste de la communauté internationale. Ils ont parvenu à se présenter de manière convaincante comme le soi-disant « moindre mal » après que les États-Unis et leurs alliés de l’ANA ont tué d’innombrables civils, considérés comme des « dommages collatéraux », durant les opérations menées depuis presque vingt ans, supposément contre les Talibans. Les Talibans ont également pris un positionnement ferme face à la corruption, incorporé davantage de minorités en leurs rangs (y compris parmi leurs dirigeants), et sont ainsi parvenus à infiltrer idéologiquement une grande partie de l’ANA.

Ce dénouement, mentionné ci-avant, a débouché sur un entraînement, pratiqué par les États-Unis sans le savoir, au bénéfice de sympathisants des Talibans, sur la manière d’opérer les équipements militaires déployés pour 85 milliards de dollars, laissés en arrière lors du retrait, précisément pour lutter contre ce groupe. C’est la raison pour laquelle tant de soldats afghans se sont rendus en masse, une fois que les Talibans atteignirent les portes de leur ville, surtout après que certains des plus braves parmi eux soient devenus totalement démoralisés par le fait que leur parrain étranger leur avait coupé tout soutien aérien. Le gouvernement Ghani resta par conséquent plus ou moins éphémère, et n’exista jamais réellement en pratique hors de Kaboul, et peut-être dans quelques autres lieux, comme une ou deux villes importantes. Au sujet de l’ancien président, il a défié ses parrains en refusant de démissionner, ce qui aurait facilité le gouvernement de transition que les États-Unis comptaient créer avant leur retrait, afin de conserver quelque influence.

Les États-Unis pensaient que Ghani était leur marionnette, et s’il le fut véritablement pour l’essentiel, son égo était bien trop développé pour qu’il démissionne ainsi, surtout après avoir mentionné qu’il tiendrait jusqu’à la fin des fins. Il a fini par fuir une fois qu’il a compris qu’il ne pouvait plus avoir confiance en ses propres hommes, parmi lesquels de nombreux éléments avaient sympathisé secrètement avec les Talibans, et ne voulaient pas risquer leur vie pour lui conserver Kaboul. L’hubris de Ghani l’a donc aveuglé face à cette réalité, tout comme la propre hubris hégémonique des États-Unis les ont aveuglés quant à son refus de principe de démissionner, en dépit du fait qu’il était leur marionnette. Comme écrit ci-avant, chacun croyait en ses propres mensonges, et pour des raisons de convenances personnelles ou professionnelles, et nul n’avait pour volonté d’évaluer objectivement la situation. Le résultat final en a été que les Talibans ont pris le contrôle, non seulement de l’Afghanistan, mais se sont également emparés de l’équipement militaire que les États-Unis y avaient laissé.

Pour l’ancien chef du contre-terrorisme de la CIA de la région : l’Afghanistan n’est pas qu’un échec du renseignement — c’est bien pire.

Rétrospectivement, on peut sans doute en conclure que cette situation a résulté de plusieurs facteurs convergents. Tout d’abord, l’« État profond » n’a pas été capable de reconnaître qu’il ne gagnait pas la guerre, quelle que soit la métrique conventionnelle pour en mesurer le succès, ni que ces métriques conventionnelles n’étaient pas adaptées au conflit dans lequel il était impliqué. Cela a conduit au second facteur, qui est qu’ils ont menti au public et même à leurs propres collègues, à tous les sujets, ce qui en troisième a créé la réalité alternative qu’ils se sont mis à croire et ont divorcé avec la réalité objective. Des renseignements humains fiables auraient contribué à enrayer ces tendances, mais manquaient, de toute évidence. En réalité, les Talibans disposaient sans doute d’innombrables agents doubles travaillant pour leur compte, et apportant aux États-Unis davantage d’informations soutenant leurs vœux pieux, pour les amener à poursuivre leur trajectoire contre-productive.

Le groupe est parvenu à réaliser cela parce que les États-Unis ne disposaient d’aucun autre moyen significatif d’obtenir des renseignements à son sujet. Les Talibans ne se sont pas appuyé sur des technologies modernes d’information ou de communication, à l’instar de la plupart des autres cibles du renseignement dans le monde. Leurs messages ne pouvaient par conséquent pas être interceptés ni analysés par la NSA, ce qui a découlé sur une dépendance disproportionnée des renseignements étasuniens à l’égard des sources humaines, dont la plupart étaient sans doute des sympathisants des Talibans (que ce soit depuis le début, ou sur le tard), voire des membres secrets du groupe. Durant tout ce temps, les Talibans ont fait tourner les États-Unis en bourrique, les envoyant à la chasse au dahu, et les trompant délibérément quant à la réelle étendue de leur attrait sur le terrain pour la société afghane, ce qui a fini par déboucher sur cette campagne de libération d’une durée de deux semaines, sans précédent et quasiment sans verser de sang ; un franc succès.

La principale conclusion est que la supériorité technologique étasunienne est restée sans objet durant leur guerre contre l’Afghanistan, et que les sources humaines de renseignements n’étaient pas assez fiables. L’« État profond » a fini par croire en ses propres mensonges, ce qui a perpétré un cercle vicieux, contribuant à la formulation de politiques encore plus contre-productives, et peu de personnes dans la boucle avaient pour volonté d’évaluer objectivement la situation qu’ils avaient sous les yeux depuis le début. On peut par conséquent avancer que l’idéologie a constitué le facteur le plus déterminant de ce conflit : l’idéologie des Talibans a attiré suffisamment d’Afghans dans ses rangs pour atteindre une supériorité en matière de renseignement dans la durée, cependant que l’idéologie libérale-démocratique étasunienne a convaincu ces derniers qu’il n’y avait pas de raison que leur mission de construction d’une nation pût jamais réellement échouer. Si les États-Unis avaient géré correctement ces deux facteurs, le débouché de la guerre aurait pu être différent.

Andrew Korybko est un analyste politique étasunien, établi à Moscou, spécialisé dans les relations entre la stratégie étasunienne en Afrique et en Eurasie, les nouvelles Routes de la soie chinoises, et la Guerre hybride.

Traduit par José Martí, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

L’article Prise de contrôle de l’Afghanistan par les Talibans : le pire échec de toute l’histoire pour l’appareil de renseignements étasunien est apparu en premier sur PLANETES360.

De l’empire britannique au IVème Reich


Le globalisme financier, véritable intégrisme commercial, comme origine des Guerres Mondiales d’hier et de demain


Le 30 août 2021 − Source Valérie Bugault

Bref rappel du déroulé des séquences historiques depuis les Révolutions du XVIIIème siècle

Du point de vue politique, à partir des velléités impériales d’Olivier Cromwell (1599 – 1658), ce qui deviendra l’empire britannique a étendu son emprise sur le monde via le développement du système des banques centrales, du parlementarisme représentatif et du droit anglo-saxon (qui tourne autour des seuls axes commerciaux et maritimes). Il faut immédiatement rappeler que ce « droit anglo-saxon » s’était émancipé du principe de droit continental à partir de 1531 (naissance de l’Église anglicane sous le règne du Roi Henri VIII), transformant sa vocation initiale, qui était d’organiser les conditions de la vie en commun, en « arme de contrôle des populations » aux mains des puissants.

Olivier Cromwell a initié le principe de Commonwealth, sorte de République commerciale universelle rattachée à la Couronne en utilisant sa boîte à outil faite d’anonymat, d’opacité, de théâtre politique (via le parlementarisme dit représentatif), afin d’établir les ferments de ce qui deviendra (est d’ores et déjà devenu !) l’hégémonie capitalistique et apatride de la haute finance anglo-saxonne. Précisons immédiatement que c’est donc bien le modèle capitalistique hollando-britannique qui s’est imposé, aux dépens du modèle rhénan de la cogestion et de ce qui aurait pu devenir le modèle français de la codécision (la participation).

C’est précisément ce rapport de force politique qui a généré l’obsession des tenanciers économiques à imposer une nouveau modèle impérial appelé « Gouvernement mondial » afin de réduire drastiquement l’humanité et de mettre en esclavage les rares survivants. Cet esclavage prendra la forme de la fusion des identités biologique et numérique, c’est-à-dire du contrôle des moindres actes et pensées des Hommes, ce qui n’a rien de commun avec toutes les tyrannies que nous avons historiquement connues.

Il est bien ici question de fin de l’humanité en ce qu’un Homme a toujours pu conserver, par définition et quel que soit par ailleurs son statut social, son autonomie de pensée ainsi que sa liberté de discernement et de conscience. Il est ici question de retirer à l’humanité ce qui est sa caractéristique première.

Du point de vue géopolitique, je passerai rapidement sur toutes les étapes intermédiaires suivis par les tenanciers économiques anglo-saxons dans leur longue marche vers l’hégémonie mondiale ; ces étapes, tout à fait décisives, ont consisté à imposer une dialectique mondiale capitalisme/communisme alors qu’ils étaient à l’origine de ces deux idéologies et que ces termes ont été connotés dans le sens que les médias dominants à leur solde se sont ingéniés à imposer dans l’inconscient collectif. Pour clarifier les débats il faut donc préciser deux choses :

  • Par « capitalisme », il faut entendre le modèle hollando-britannique, véritable imposture politique, juridique et économique ;
  • Par « communisme », il faut entendre un modèle dans lequel les hommes sont empêchés de produire, de vivre librement et dans lequel les richesses sont accaparées par un petit groupe d’apparatchiks/bureaucrates aussi inutiles que néfastes en termes de développement social.

Sans cette domination de l’empire britannique, aussi sournoise qu’impitoyable, il aurait été loisible de considérer d’autres modèles de développement. Ou plutôt nous aurions alors pu élaborer un modèle de développement pérenne, favorable tant au niveau individuel qu’au niveau collectif, alors que le modèle britannique nous menait directement et sans échappatoire possible à une impasse économique, sociale et politique.

En particulier, nous aurions pu développer, sur le modèle de la doctrine sociale de l’Église du XIXème siècle, un schéma de développement économique dans lequel l’accaparement est rendu impossible et dans lequel la force de travail, tant matérielle qu’immatérielle, a un statut social équivalent à l’apport de capital.

C’est exactement ce modèle que je propose de suivre à nouveau à l’occasion de ma réforme des institutions : il s’agit de revenir sur la bifurcation du « tout commercial » que nous avons subi, à notre corps défendant depuis la vague de Révolution colorées survenues au cours du XVIIIème siècle, afin de reprendre le chemin de la Civilisation européenne, duquel nous nous sommes depuis trop longtemps écarté, chemin pavé de justice, de vérité et de recherche d’équilibre.

Au-delà de l’Europe de l’Ouest, véritable base arrière de la domination de la finance britannique, et des autres continents dominés, il s’est produit l’impensable du côté asiatique. Depuis l’arrivée de Xi Jinping au pouvoir, les représentants de la finance apatride issus de l’empire britannique ont commencé à comprendre qu’ils étaient en phase de perdre leur emprise financière, morale et commerciale sur la Chine.

Ces partisans de l’hégémonie globale se sont donc apprêtés, dès cette époque, à livrer un combat à l’empire continental eurasiatique renaissant. L’OTAN a donc déclaré la Chine principale menace.

État des lieux de l’aFrance en août 2021

Comme je l’ai déjà maintes et maintes fois expliqué, il se trouve que, depuis le 16 mars 2020, les institutions françaises ont été mises en suspens par Macron, en tant que Chef d’État, chef des armées et représentant du pouvoir exécutif français.

Il en résulte que nos institutions officielles, celles qui sont parties prenantes aux Traités européens, à l’OTAN, à l’OMS, à l’OMC… sont de jure et de facto en cessation d’activité ; nous nous trouvons dans un vide juridique institutionnel dans lequel les fonctions régaliennes sont captées par des instances illégitimes. Officiellement notre pays a disparu des radars du droit international public, les fonctions régaliennes de l’État sont détournées de leur mission pour être mises au service d’un obscur Conseil de Défense sanitaire qui n’a ni base juridique satisfaisante, ni légitimité politique. Nous assistons à un détournement d’État, un abus de droit public international !

Ce détournement des institutions, fait de l’intérieur par le pouvoir en place, n’a été possible que parce que les institutions françaises ne fonctionnaient plus dès avant leur suspension. Ainsi, tout le théâtre politique instauré par le « parlementarisme » dit représentatif apparaît maintenant aux yeux de tous pour ce qu’il est réellement depuis toujours : une imposture politique.

Dès lors, la question qui se pose est : que va-t-il advenir de l’État français ?

La réponse à cette question est binaire : soit la France évolue sur le modèle initié au XVIIIème siècle, et disparaît définitivement en tant qu’entité autonome pendant que les Français sont réduits en esclavage. Soit les Français se montrent capables, comme ils l’ont déjà fait dans leur Histoire, d’un improbable sursaut et arrivent, collectivement, à imposer une bifurcation institutionnelle et à retrouver la route de leur évolution civilisationnelle sur son modèle millénaire.

La réponse ne peut être que binaire car les deux orientations, radicalement opposées l’une à l’autre, relèvent d’un basculement ou non du rapport des forces sociales et politiques en jeu. Le basculement, s’il a lieu, ne peut qu’être total car les tenanciers de l’hégémonie financière ne pourront se contenter de partager un pouvoir qu’ils exercent de manière absolue depuis maintenant quelques 250 ans.

Les conséquences géopolitiques de la réponse qui sera apportée à la question de l’avenir institutionnel de la France

Dans l’optique ou les forces globalistes emportent le combat institutionnel, nous assisterons, à une revivification des instances européennes fédéralistes ; d’ores et déjà nous connaissons l’EuroGendfor, mais nous allons assister à la naissance de l’Euroforce. Ces deux forces « européennes » qui resteront rattachées, de loin, à l’OTAN via les Traités européens, seront et sont déjà l’occasion inespérée pour les forces globalistes de légitimer, légaliser et recycler les mercenaires des réseaux de typa Stay Behind (Cf. Daniele Ganser « Les armées secrètes de l’OTAN »), qui œuvrent, partout en Europe, sous couverture et qui ne rendent de comptes qu’à leur réel donneur d’ordre, c’est-à-dire les forces financières qui ont pris le contrôle de l’occident. Le statut juridique de ces forces en termes de responsabilité ne sera pas modifié, car elles ne continueront à ne rendre de comptes qu’à la Haute Finance qui contrôle de facto et de jure les instances européennes.

A cela s’ajoute le spectre hautement dangereux d’une fusion de cette Union Européenne renforcée avec l’Intermarium, alors même que cette organisation se revendique officiellement de l’idéologie nazie.

Avec un peu de recul, il est aisé de considérer que l’histoire se répète car les conditions qui ont donné naissance au IIIème Reich se trouvent à nouveau réunies : la toute-puissance de la haute finance (qui via la création de la Banque des Règlements Internationaux avait financé les préparatifs et l’économie de guerre d’Hitler) va ainsi réussir à créer un IVème Reich, base arrière de leur future guerre contre le bloc Chine-Russie, c’est-à-dire contre le continent eurasiatique en tant que force politique terrestre renaissante (qui pourra donc s’opposer au contrôle absolu, par les puissances globalistes, des voies de commerce maritimes).

Quelques questions à se poser

J’attire votre attention sur plusieurs phénomènes.

Transformation de l’État…

Le premier phénomène est le suivant : pourquoi les dirigeants de l’État ont-ils eux-mêmes, de leur propre chef, mis fin à l’existence juridique de cet État ? Car enfin, l’État peut être contesté mais alors il s’agit d’une contestation qui ne peut venir des équipes dirigeantes. Or, nous avons assisté à la négation de l’État par ceux-là mêmes qui le dirigeaient sans que ces derniers ne soient en aucune façon gênés par des contre-pouvoirs inexistants. Ces dirigeants ont donc eu une bonne raison, bien que non avouée, pour mettre fin à cet État… Quelle meilleure raison pouvons-nous imaginer que la transformation de la structure juridique en une structure différente, d’une autre nature ?

En l’occurrence, je vous invite à vous rappeler le tropisme non dissimulé et parfaitement assumé de Macron pour les institutions européennes ainsi que sa volonté avouée et décomplexée de partager notre puissance nucléaire avec l’Allemagne (pays sous le joug des mêmes forces financières dominantes que la France !). Il faut aussi rappeler la récente signature du Traité d’Aix-la-Chapelle, créant la première région européenne.

Or quoi de plus simple que de faire basculer l’État français, qui de facto et de jure n’existe plus (puisque l’équipe en place s’est préalablement assuré de sa disparition), vers cette superstructure a-nationale fédérale et contrôlée par les puissances financières ?

… Au moyen de la mise en œuvre de la stratégie de la tension par le pouvoir exécutif

Je voudrais également que vous réfléchissiez sur le phénomène récurrent (tellement récurrent que l’on peut maintenant considérer qu’il s’agit d’un mode permanent d’administration des populations), selon lequel le Président (ce qui sert de Président) affirme positivement et publiquement qu’il n’ira jamais contre l’intérêt des français – par exemple qu’il n’imposera jamais le port du masque généralisé ou qu’il ne rendra jamais obligatoire l’injection expérimentale – avant que le gouvernement ne revienne, quelques semaines plus tard, sur cette affirmation et impose des brimades et des punitions inimaginables dans un état de droit.

Au passage, j’insiste sur le fait que nous devrions tous nous inquiéter lorsque le Président manifeste publiquement qu’il ne portera pas atteinte à nos intérêts ! Une telle assertion devrait être plus que superfétatoire tant elle devrait « aller de soi », inutile donc de la préciser. Cette attitude est, en soi, très problématique et devrait nous inviter à interroger ses finalités… –

La dernière brimade en date, sous forme de véritable provocation, faite aux français concerne les forces de l’ordre.

L’équipe au pouvoir avait dans un premier temps assuré que les forces de l’ordre ne feraient pas l’objet d’une injection expérimentale forcée.

Or le 24 août dernier, Darmanin, qui sert de ministre de l’intérieur, vient affirmer que si le taux d’injection volontaire n’augmentait pas significativement parmi les forces de Police, ces dernières se verraient contraintes à une injection forcée.

Rappelons que la gendarmerie avait reçu sa punition de la contrainte d’injection avant la Police puisque nous apprenions le 19 août que les gendarmes devraient tous être injecté avant le 15 septembre.

Auparavant, et dès la loi du 5 août 2021 (extrêmement contestable et néanmoins validée sans état d’âme par le Conseil Constitutionnel) c’était le corps des pompiers qui était contraint à l’injection obligatoire.

Finalement, on constate que la stratégie de la division n’ayant pas suffi à soulever les Français contre leurs forces de l’ordre et la gendarmerie contre la police, le pouvoir exécutif change de stratégie pour punir tout le monde.

La méthode de gouvernement utilisée n’est pas sans rappeler les techniques utilisées par la CIA pour le contrôle mental (projet MK Ultra) consistant à créer un climat de terreur permanent et généralisé (la crainte du virus) pour ensuite se montrer partiellement clément et finalement, dans un troisième et dernier temps, punir sévèrement les victimes ciblées. L’objectif de ces manœuvres frauduleuses est de générer sidération, confusion et culpabilisation au sein des populations, de sorte qu’elles deviennent incapables de réactions, que leurs velléités d’auto-défense soient définitivement neutralisées.

Enfin, il faut ajouter pour une vue exhaustive de la situation, que le gouvernement utilise à nouveau la délation comme mode de gouvernement ; ce qui n’est pas sans rappeler les techniques de gestion du peuple français sous occupation nazie ( « Délation 2.0 : La plateforme de la répression des fraudes s’est enrichie d’un nouvel onglet spécial « Covid ». Il est désormais possible de dénoncer son entreprise et le commerçant du coin qui ne se plieraient pas aux injonctions Covidesques d’un simple clic »).

L’objectif recherché par le pouvoir exécutif

Le gouvernement fait monter la pression sociale pour maximiser les chances d’aboutir à un chaos généralisé permettant le passage à l’étape d’après : l’intégration européenne à marche forcée… avec légitimation des mercenaires des armées secrètes de l’OTAN recyclés dans l’Euroforce et l’Eurogendfor (déjà réalisé… ou en cours de réalisation avancée).

N’oublions pas qu’au cours du premier trimestre 2022, la France prend officiellement la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne. L’objectif affiché étant de construire une Europe « plus solidaire et plus souveraine ». Il faut comprendre par là que l’objectif est de renforcer le fédéralisme européen en mettant en œuvre l’imposition commune des entreprise (projet ACCIS de longue date), la probable fédéralisation des dettes d’État (si l’Allemagne joue le jeu…), et les forces de l’ordre fédérales.

L’observateur averti ne peut que s’inquiéter de cette longue « marche », chère au macronisme, vers le IVème Reich.

Il faut en effet se rappeler l’ascendance nazie des institutions de l’Europe fédérale (née de l’esprit prolifique du juriste Walter Hallstein qui deviendra d’ailleurs le premier président de la Commission Européenne), et rappelons que cette Europe a été bâtie par et pour les multinationales : commencée par la CECA, elle s’est poursuivie par la toute-puissance de la BCE, dont aucun personnel n’est élu par quelque peuple que ce soit, tout en se cachant derrière l’apparence de légitimité populaire issue du Parlement européen qui n’a aucune initiative en matière règlementaire et dont le rôle, bon an mal an, se concentre sur le choix des multinationales bénéficiaires des Directives et autres Règlements.

Les intérêts qui gèrent les institutions européennes sont les mêmes que ceux qui se trouvent être à l’origine du Club de Rome (dont la posture eugéniste est revendiqué et assumé), du Bilderberg (ce groupe fut créé par le prince Bernhard des Pays-Bas, ancien nazi, voir à cet égard ; il fut officiellement impliqué, avec la mafia et la loge P2, dans des attentats sous faux drapeaux du Gladio survenus en Italie), et de Davos (outre les activités nazies du père de Klaus Schwab ; le site même de Davos ayant hébergé des activités nazies). Ces intérêts, qui sont à l’origine de la montée nazie ayant aboutie au IIIème Reich et à la 2nde Guerre Mondiale, sont dirigés et normés par ceux qui contrôlent la City of London et la Banque des Règlements Internationaux. Ces intérêts sont à nouveau à l’œuvre aujourd’hui pour le renforcement des institutions de « l’Union Européenne »

Un pas plus loin, le renforcement du fédéralisme européen sera la porte d’entrée à la fusion de ces instances, dominées par la Haute finance anglo-saxonne, avec l’organisation appelée « Intermarium »), laquelle est ouvertement dirigée contre la Russie et revendique officiellement et sans complexe la doctrine et l’idéologie nazie… Le mot d’ordre de l’Intermarium est « Reconquista » ! De quelle « reconquête » peut-il bien s’agir dans le contexte où les pays membres de l’Intermarium n’ont strictement aucun problème d’immigration ?

La France en suspension administrée par l’équipe Macron et sous le contrôle des forces financières globales nous mène donc « En marche » vers le nazisme « toutes tendances » confondues et la destruction de l’Humanité via la 3ème Guerre Mondiale…

Conclusion

La perspective que la mafia globaliste a concoctée pour nous est la terreur et le génocide intérieurs (via l’arme biologique des prétendus vaccins qui ne sont que des injections expérimentales à vocation génétique), lesquels seront suivie pas une inéluctable guerre mondiale qui verra s’opposer l’UE nazie (sous couverture de l’OTAN et sous la direction et le contrôle des forces de la City) au bloc eurasiatique Chine-Russie et leurs alliés.

Grosso modo les protagonistes de cette ultime guerre contre l’Humanité seront l’empire maritime contre un empire continental renaissant.

Informatique et nouvel ordre mondial : un rappel de Claude Lévi-Strauss


Par Nicolas Bonnal – Septembre 2020 – Source nicolasbonnal.wordpress.com

Nicolas Bonnal

Le nouvel ordre mondial se met en place sur fond d’apparent effondrement américain : en réalité GAFA et oligarques se foutent du peuple américain, devenu un troupeau réductible et contrôlable comme un autre. Certains risquent d’être déçus par le comportement des Talibans qui se sont vus régaler le pays, relâchés par les Américains, et dont certains leaders ont été préparés par le Dr Seligman et les procédés de Guantanamo.


En réalité on se prépare à la monstrueuse fourmilière électronique dans tous les pays, musulmans, chinois ou autre, et on cherche comme en France et en Europe à contrôler la masse par le « virus » et par cette informatique qui nous a réduits à l’état de bêtes ou pour mieux dire d’insectes (prédiction de Kojève, voyez mon texte). On a vu que le Ghana sera le premier pays à utiliser la biométrie sans contact dans le programme national de vaccination.

On ignore les corps, on attaque l’esprit, et cet esprit, conformément aux prédictions de Tocqueville (et de Tulsa Doom du film Conan) permet de faire agir le groupe de primates comme la colonie de fourmis.

En France on comprend enfin que leur Informatique sert à recréer des castes. Ceux qui ne seront pas vaccinés seront traités un certain temps comme des sous-hommes en attendant leur extermination par une élite qui comme Enthoven les trouve fous et dangereux.

Il faut donc revoir le fondamental texte de Lévi-Strauss sur les origines de l’écriture : comme l’informatique, l’écriture a servi au contrôle et à l’esclavage, pas à faire de la littérature et de la poésie – qui elles-mêmes auront surtout servi à sélectionner des profs et des élèves. Pour Lévi-Strauss, « la fonction primaire de la communication écrite est de faciliter l’asservissement. »

Elle ne fut pas facteur de progrès cette écriture, tout comme cette informatique qui accélère l’effondrement culturel, musical, politique, cinématographique ou autre de notre ex-civilisation :

Inversement, depuis l’invention de l’écriture jusqu’à la naissance de la science moderne, le monde occidental a vécu quelque cinq mille années pendant lesquelles ses connaissances ont fluctué plus qu’elles ne se sont accrues. On a souvent remarqué qu’entre le genre de vie d’un citoyen grec ou romain et celui d’un bourgeois européen du XVIIIe siècle il n’y avait pas grande différence. Au néolithique, l’humanité a accompli des pas de géant sans le secours de l’écriture ; avec elle, les civilisations historiques de l’Occident ont longtemps stagné. Sans doute concevrait-on mal l’épanouissement scientifique du XIXe et du XXe siècle sans écriture. Mais cette condition nécessaire n’est certainement pas suffisante pour l’expliquer.

Esclavage, castes, contrôle, voilà la fonction de l’écriture (et de l’informatique des techno-féodaux dont je parlais il y a vingt ans avant d’être plagié) :

Si l’on veut mettre en corrélation l’apparition de l’écriture avec certains traits caractéristiques de la civilisation, il faut chercher dans une autre direction. Le seul phénomène qui l’ait fidèlement accompagnée est la formation des cités et des empires, c’est-à-dire l’intégration dans un système politique d’un nombre considérable d’individus et leur hiérarchisation en castes et en classes. Telle est, en tout cas, l’évolution typique à laquelle on assiste, depuis l’Égypte jusqu’à la Chine, au moment où l’écriture fait son début : elle paraît favoriser l’exploitation des hommes avant leur illumination. Cette exploitation, qui permettait de rassembler des milliers de travailleurs pour les astreindre à des tâches exténuantes, rend mieux compte de la naissance de l’architecture que la relation directe envisagée tout à l’heure. Si mon hypothèse est exacte, il faut admettre que la fonction primaire de la communication écrite est de faciliter l’asservissement.

Ne pas trop se faire d’illusions sur la poésie :

l’emploi de l’écriture à des fins désintéressées, en vue de tirer des satisfactions intellectuelles et esthétiques, est un résultat secondaire, si même il ne se réduit pas le plus souvent à un moyen pour renforcer, justifier ou dissimuler l’autre.

Rappelons-nous que Platon dans le dialogue Phèdre tort aussi le cou à l’écriture.

Le pharaon Thamous déclare au dieu Thot qui vient de l’inventer :

Le roi répondit : Industrieux Theuth, tel homme est capable d’enfanter les arts, tel autre d’apprécier les avantages ou les désavantages qui peuvent résulter de leur emploi ; [275a] et toi, père de l’écriture, par une bienveillance naturelle pour ton ouvrage, tu l’as vu tout autre qu’il n’est : il ne produira que l’oubli dans l’esprit de ceux qui apprennent, en leur faisant négliger la mémoire. En effet, ils laisseront à ces caractères étrangers le soin de leur rappeler ce qu’ils auront confié à l’écriture, et n’en garderont eux-mêmes aucun souvenir. Tu n’as donc point trouvé un moyen pour la mémoire, mais pour la simple réminiscence, et tu n’offres à tes disciples que le nom de la science sans la réalité ; car, lorsqu’ils auront lu beaucoup de choses [275b] sans maîtres, ils se croiront de nombreuses connaissances, tout ignorants qu’ils seront pour la plupart, et la fausse opinion qu’ils auront de leur science les rendra insupportables dans le commerce de la vie.

Revenons à Lévi-Strauss qui voit aussi les pièges de l’alphabétisation au dix-neuvième siècle :

Si l’écriture n’a pas suffi à consolider les connaissances, elle était peut-être indispensable pour affermir les dominations. Regardons plus près de nous : l’action systématique des États européens en faveur de l’instruction obligatoire, qui se développe au cours du XIXe siècle, va de pair avec l’extension du service militaire et la prolétarisation. La lutte contre l’analphabétisme se confond ainsi avec le renforcement du contrôle des citoyens par le Pouvoir. Car il faut que tous sachent lire pour que ce dernier puisse dire : nul n’est censé ignorer la loi.

Et notre grand esprit de comprendre que tout le monde copie les occidentaux ne fût-ce que pour les remplacer :

Du plan national, l’entreprise est passée sur le plan international, grâce à cette complicité qui s’est nouée, entre de jeunes États – confrontés à des problèmes qui furent les nôtres il y a un ou deux siècles – et une société internationale de nantis, inquiète de la menace que représentent pour sa stabilité les réactions de peuples mal entraînés par la parole écrite à penser en formules modifiables à volonté, et à donner prise aux efforts d’édification. En accédant au savoir entassé dans les bibliothèques, ces peuples se rendent vulnérables aux mensonges que les documents imprimés propagent en proportion encore plus grande.

L’instruction serait un mensonge ? Mazette…

Nicolas Bonnal sur Amazon.fr

Ridley Scott et le cinéma rétrofuturiste Les mystères de Stanley Kubrick Louis-Ferdinand Céline : La colère et les mots Guénon, Bernanos et les gilets jaunes

Sources

Septembre 2001 aux États-Unis : quelle fut l’origine des évènements ?


Par Christian Darlot − Le 18 août 2021

Chronologie des attentats du 11 septembre 2001 — Wikipédia

L’attentat du 11 septembre 2001 aux États-Unis fut à l’origine de vingt années de guerres et de tensions internationales. La dynamique politique ainsi déclenchée s’est développée jusqu’à mettre la paix du monde en péril, tandis que la répression du terrorisme était prétexte à restreindre les libertés publiques. Les circonstances de cet attentat éclairent son origine.

Viendra un temps auquel la postérité s’étonnera que nous ayons méconnu de telles évidences. Sénèque

La crédulité des dupes est un fonds inépuisable pour l’ingéniosité des coquins. Edmund Burke

La réalité a cet avantage sur la fiction qu’elle n’a pas besoin d’être vraisemblable. Mark Twain

Seuls les plus petits secrets ont besoin d’être protégés. Les plus grands sont gardés par l’incrédulité publique. Marshall McLuhan.

Le bobard dément prépare le bombardement. Ephraïm Camember, 29 juillet 1881.

Un précédent article a montré que la version officielle de la destruction des tours de Manhattan, en septembre 2001, est incompatible avec les lois de la Physique, mais qu’une analyse simple, fondée sur les principes de la Physique, permet d’identifier le procédé de destruction : des explosions nucléaires souterraines. Ce procédé est inaccessible à un groupe terroriste, et son emploi nécessita des complicités dans l’appareil d’État et les médias.

Comment ces évènements furent-ils possibles ?

1 Circonstances

Les faits physiques ont été analysés précédemment, mais bien d’autres faits sont étonnants :

1.1 Coïncidences à Manhattan

  • La famille Bush participait à la gestion du World Trade Center : un frère de G.W. Bush, Marvin Bush, et son cousin Wirt Walker III dirigeaient la société de maintenance. Un frère de Cheney dirigeait la société de sécurité. Or le dimanche précédent, l’activité fut arrêtée dans les tours et le système de sécurité fut débranché pour des travaux.
  • Au matin du 11 septembre, des dirigeants et des cadres de sociétés ayant leurs bureaux dans les tours participèrent à un « petit déjeuner de charité » sur une base militaire. Plusieurs sociétés envoyèrent à leur personnel des courriels enjoignant de ne pas venir ce jour-là, ou de quitter les tours au plus vite.
  • Le spéculateur immobilier Larry Silverstein fut extrêmement chanceux. Il ne vint pas à son bureau ce matin-là, tandis que ses enfants arrivèrent en retard. Déjà propriétaire du bâtiment n°7, il avait acquis six semaines auparavant, pour 14 millions de dollars, ces immeubles déficitaires, dont le coût de désamiantage était estimé à un milliard de dollar, et les avait assurés séparément contre des attentats, chacun pour une valeur de 3,2 milliards de dollars1. En compensation de deux attentats, les compagnies d’assurance des immeubles et de navigation aérienne lui payèrent 4,577 milliards de dollars pour les tours jumelles et 861 millions pour le bâtiment 7. Total : 5,4 milliards. Certaines gens sont des génies de la finance

1.2 Coïncidences au Pentagone

  • Entre le 24 et le 26 octobre 2000, l’exercice Mass Casualty (Mascal) éprouva la préparation des équipes d’intervention d’urgence en cas d’écrasement d’un Boeing 757 sur le Pentagone.
  • Quelques jours avant le 11 septembre 2001, des experts en explosifs nucléaires du Ministère de la Défense avaient été envoyés en Allemagne pour une visite de courtoisie.
  • Aussi quelques jours plus tôt, les archives du budget du Ministère de la Défense avaient été placées dans cette partie rénovée du Pentagone, et des contrôleurs budgétaires commencèrent le matin même à enquêter sur un détournement de fonds gigantesque (240 milliards de dollars de titres douteux venaient à échéance au 12 septembre). Parmi les 65 personnes tuées par l’explosion, 34 étaient comptables ou analystes, tous civils. Les archives brûlèrent. Dans cette partie du Pentagone venait aussi de s’installer un service de renseignement de la Marine, l’ONI (Office of Naval Intelligence), dont plusieurs membres furent aussi tués.

Démonstration efficace pour dissuader les critiques.

  • Ce jour même, des manœuvres aériennes de l’armée de l’air étasunienne étaient organisées, dont le thème était « des avions détournés frappent des tours ». Aussi les aiguilleurs du ciel ne savaient-ils comment distinguer la fiction de la réalité supposée. Selon des sources militaires, à cause de ces manœuvres, quatre chasseurs seulement étaient armés et prêts à décoller.
  • La société AMEC Construction Management, qui venait d’achever des travaux dans cette aile du Pentagone2, fut aussitôt chargée du déblayage par Donald Rumsfeld, sans appel d’offre. Outrepassant son pouvoir de Secrétaire d’État à la Défense, Rumsfeld la fit aussi participer au déblayage des ruines du World Trade Center, à New-York et non à Washington.

1.3 Coïncidences économiques et politiques

  • Au cours des jours précédents, le volume inhabituel des achats d’options à la baisse des actions en bourse des compagnies aériennes, et des achats de 5 milliards de dollars de bons du Trésor étasunien, prouvent que des spéculateurs financiers anticipaient les attaques3.
  • Le projet, étudié depuis plusieurs années, d’exploiter les réserves gazières d’Asie centrale et de faire passer un gazoduc à travers l’Afghanistan, butait sur des tractations avec les Talibans, et quelques jours auparavant le négociateur étasunien avait menacé les négociateurs afghans d’une invasion4.
  • Les familles Bush et Séoud tenaient ce jour-là une réunion d’affaire, et des ressortissants séoudiens quittèrent ensuite précipitamment le territoire étasunien.
  • Une semaine après l’attentat, des lettres contenant des bacilles du charbon furent envoyées à des personnalités politiques, causèrent la mort de cinq personnes et suscitèrent l’angoisse aux États-Unis. L’enquête les attribua à un biologiste d’un laboratoire militaire, Bruce Ivins, qui aurait agi seul et se serait suicidé en août 2008. Néanmoins Georges Tenet, directeur de la CIA en 2001, vante dans ses mémoires, parues en 2007, l’efficacité de cette agence, et affirme que ces lettres piégées avaient été envoyées par Al Qaïda.
  • Deux centaines de ressortissants israéliens furent expulsées au cours des jours suivants5.

2 Scénario imaginable

Les arguments physiques exposés dans l’article précédent ne pourraient être réfutés que par d’autres arguments physiques, mais l’interprétation des agissements humains présentée ci-dessous pourrait être révisée si de nouvelles informations étaient révélées. Quoique la vérité ne soit pas encore connue avec certitude – mais cela viendra – un scénario interprétatif peut être proposé, tout en restant spéculatif. Ce scénario présente une vue rétrospective des faits, dont la cohérence reconstruite est évidemment discutable. Sa critique argumentée permettrait de progresser vers une compréhension réaliste des évènements.

2.1 Avions

2.1.1 Complicités

Les pirates de l’air sont supposés avoir réussi à détourner en même temps pas moins de quatre avions. La compagnie de sécurité surveillant les aéroports était israélienne, originaire d’un pays en alerte permanente. Des complicités dans les compagnies d’aviation ont été nécessaires. Pour changer de route sans être repérés, les pirates auraient débranché les moyens de communication des avions (« transpondeurs ») et volé à basse altitude, mais ces ruses ne permettent pas d’échapper aux radars militaires. Des avions de chasse sont à tout instant prêts à partir, interviennent plusieurs fois par jour, et mettent en moyenne un quart d’heure à joindre un avion s’écartant de sa route6. Comment déjouer les services de sécurité de plusieurs aéroports, s’emparer en même temps de quatre avions sans provoquer d’alerte, et les détourner pendant 33, 49, 83 et 112 minutes sans être interceptés par la chasse aérienne ?

À l’occasion des manœuvres aériennes organisées ce jour-là sur le thème de détournements d’avions, plusieurs spécialistes de la défense aérienne avaient été déplacés (en congé ou en déplacement) et remplacés par d’autres, sans expérience du poste auquel ils étaient provisoirement affectés. Ce mouvement de personnel nécessita des complicités au Ministère de la Défense, et l’accord de chefs militaires haut gradés et haut placés7.

Les informations sur les identités des passagers sont lacunaires8. Composer une liste de passagers bidon est au programme du premier cycle de barbouzologie9.

Parmi les 19 hommes présentés comme pirates de l’air par les autorités étasuniennes, 6 habitaient dans des pays du Proche-Orient, Arabie, Égypte, Maroc, et protestèrent véhémentement contre cette usurpation d’identité. En septembre 2002, Robert Mueller, directeur du FBI, admit sur CNN que les identités des prétendus pirates n’étaient pas prouvées.

Ces habiles pirates ne savaient pas piloter ; tout au plus quelques-uns étaient-ils capables de faire des ronds dans l’air à bord d’avions d’écolage.

Le grand coupable, M. Oussama Ben Laden, fut désigné quelques heures après ; jamais enquête ne fut si rapide. Pourtant il ne fut pas inculpé aux États-Unis pour cet attentat, qu’il déclara ne pas avoir organisé10. Les vidéos où il se vante de l’avoir organisé furent reconnues fausses par des experts en analyse d’image. Des revendications d’origine incertaine ne furent pas confirmées ensuite : étonnante discrétion pour un mouvement terroriste supposé capable d’organiser secrètement un attentat d’une telle ampleur.

2.1.2 Leurres

Deux avions de ligne partirent, vraisemblablement à vide, au-dessus de l’Atlantique puisque c’est là que la chasse aérienne paraît être allée les chercher, en vain. La confusion des vrais avions et des leurres dus aux manœuvres laisse planer le doute sur leur trajet. Furent-ils jetés à l’eau et les équipages récupérés par un navire croisant par là, ou atterrirent-ils sur un aéroport discret mais doté d’une piste de longueur suffisante ? Ont-ils été démontés dans un hangar ?

2.1.3 Accident

L’avion de Pennsylvanie (United Airlines 93, « Let’s roll ! ») fut vraisemblablement abattu par erreur, parce qu’il ne s’était pas posé assez vite après l’interdiction de vol. Des débris furent retrouvés près d’un lac, à quelques km du lieu où officiellement il s’écrasa et où seuls quelques menus débris furent montrés, mais où l’on feignit de le chercher avant d’y renoncer parce qu’il s’était enfoncé trop profondément dans le sol meuble (sic). Un avion-taupe.

2.1.4 Disparitions

Reste le quatrième avion, peut-être réellement détourné mais plutôt piloté par des complices, qui pourrait avoir atterri sur la base aérienne militaire Westover dans le Massachusetts, dont le personnel avait été averti la veille de ne pas venir travailler ce jour-là. De cet avion partirent les appels téléphoniques des hôtesses, dont les paroles paraissent avoir été choisies pour signaler à demi-mots une situation anormale11. Le sort de l’avion et des passagers est inconnu.

2.2 Tours

Qui déclencha les bombes ? Les organisateurs du complot ou les chefs militaires ?

  • Puisque chaque pays pratique le secret militaire, le nombre de bombes atomiques dans le monde n’est pas connu précisément. Elles ne paraissent pas aussi bien gardées que les humains normaux le souhaiteraient ; en particulier, lors de la dissolution de l’URSS, une partie de l’arsenal disparut, et pas seulement des chars ou des armes à feu. Les organisateurs pourraient ainsi avoir disposé eux-mêmes de bombes12.
  • L’organisation de manœuvres aériennes ce jour-là prouve que les organisateurs influèrent sur les décisions du Ministère de la Défense. Les chefs militaires sont en charge de la sécurité du pays. Pourraient-ils avoir été induits en erreur ? Ils s’attendaient à un attentat13, et, au cours de l’été précédent, peuvent avoir fait entreposer des bombes thermonucléaires dans le bâtiment 7, centre de gestion de tous les bâtiments du World Trade Center, afin de pouvoir procéder si nécessaire à une démolition d’urgence. Nul danger à stocker ce type d’explosif, tout à fait stable tant que les deux parties de la masse critique de la bombe-amorce restent séparées14.

Leur réaction pourrait donc être imaginée ainsi :

Alertés dès les explosions dans les tours, les chefs militaires ne crurent évidemment pas un instant à la fable des avions, mais supposèrent que des missiles étaient entrés dans les tours, et pas pour y déposer des bombes à confettis. Ces chefs étaient à Washington, loin de New-York, ne disposant que d’informations partielles et sans les experts en explosifs nucléaires. Ils faisaient face à un dilemme auquel ils avaient déjà réfléchi : risquer qu’une explosion nucléaire à 300 m au-dessus du sol, altitude idéale, ne détruise la ville, causant peut-être 10 millions de morts, ou détruire les tours et ainsi les bombes supposées y avoir été placées par des missiles, en faisant certainement périr les personnes y étant. La destruction mécanique d’une bombe nucléaire ne déclenche pas d’explosion nucléaire. Afin de minimiser les pertes humaines, les chefs militaires donnèrent eux-mêmes l’ordre de placer les bombes de démolition dans les loges souterraines, et de les faire exploser15. Une heure fut nécessaire pour mettre en place les bombes, sans doute via des tunnels partant du bâtiment 7, puis pour permettre aux opérateurs de se carapater en refermant les portes étanches. Ainsi, les bombes auraient été déclenchées sur ordre de chefs militaires ignorant le complot, et pas sur ordre des comploteurs.

Mouiller les militaires à leur insu serait très habile ; un trait de génie (de génie du mal !), mais quelle est la vraisemblance de ce petit roman ?

Quoiqu’il en ait été, au cours de l’après-midi le bâtiment 7 (troisième tour) fut détruit par le même procédé, effaçant les indices sur la technique employée16. Des documents sur d’autres affaires de malversation furent ainsi, eux aussi, fort opportunément détruits17.

2.3 Réaction du Gouvernement

Pendant toute la journée, le Président de la République étasunienne, M. G.W. Bush, fut promené en avion. Complice actif ou passif ? 18 Après l’activation du plan de « gouvernement de continuité », le pouvoir fut exercé par le Vice-Président et le Secrétaire d’État à la Défense, MM. Richard Cheney et Donald Rumsfeld19.

Le soir, devant le Gouvernement et les chefs militaires réunis à Raven Rock – le QG souterrain creusé dans les Appalaches – les organisateurs du complot donnèrent le choix aux autres dirigeants : obéir, ou supporter le poids d’une accusation les incriminant mais disculpant les organisateurs20. Les dirigeants accréditèrent la version qui leur fut dictée. Coup d’État ?

Depuis 2001, les dirigeants des États-Unis obéissent.

2.3.1 Omerta

Les télévisions et la presse battirent aussitôt furieusement du tam-tam pour accuser Oussama Ben Laden, empêchant d’argumenter raisonnablement. Lancée dès les premières heures par des personnalités politiques, cette accusation ne put plus être modifiée.

L’irradiation de Manhattan pendant plusieurs mois était inavouable : la panique eût emporté l’économie étasunienne.

Le cafouillage de la défense aérienne et la vulnérabilité du Pentagone écornèrent la réputation de l’armée étasunienne : incompétence stupéfiante, ou prix à payer pour paraître agressé ?

Quoiqu’il en soit, les chefs militaires n’eurent d’autre option que d’obéir aux ordres d’attaquer les pays du Proche-Orient21. D’où l’omerta générale22. À chaque niveau de commandement, une vérité fut fabriquée pour le niveau inférieur.

Quelques militaires furent promus23.

2.3.2 Négociations internationales ; le prix du silence

Les réseaux de détection établis pour surveiller les essais nucléaires mesurent très précisément les effets des explosions, ondes sismiques et émissions de radionucléides, même à des milliers de km. Les dirigeants des principales puissances du monde, les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité, plus l’Allemagne, le Canada, Israël, et peut-être d’autres, furent alertés le jour même et reçurent un rapport de leurs services de renseignement dans la semaine24. Après vinrent les négociations : d’un côté les demandes « Laissez-nous tranquilles dans le Caucase », « Ne vous mêlez pas de la situation au Tibet ni au Turkestan oriental », « Gardez-nous nos puits de pétrole en Irak », et de l’autre côté les menaces « Rappelez-vous que nous contrôlons l’information et la finance ; ne risquez pas d’être ridicules, déconnectés du réseau de paiement international ou soumis à des spéculations contre vos titres de dette. »

De tels accords valent quelques mois. Dès 2003, la France – le pays le plus faible – fut spoliée de ses investissements en Irak. Ce fut l’un des motifs du refus par MM. Jacques Chirac et Dominique de Villepin de l’agression contre l’Irak.

Quant à Oussama Ben Laden, selon les notices nécrologiques publiées par la presse du Proche-Orient et par Fox News, il mourut d’insuffisance rénale en décembre 200125. Pour le besoin de leur scénario, les organisateurs le firent fictivement survivre encore dix années26.

3 Puissances étatiques et supra-étatiques

3.1 Conséquences politiques

L’attentat de Manhattan fut prétexte à promulguer des lois restreignant les libertés, à organiser la surveillance de masse et à déclencher des guerres, tout cela dans des délais si brefs qu’ils révèlent des textes déjà rédigés et des agressions déjà planifiées27. Les lois coercitives furent ensuite étendues aux pays vassaux des États-Unis.

Vingt ans après, « l’urgence sanitaire » sert de prétexte à imposer d’autres contraintes tyranniques28. Un totalitarisme s’installe, surveillant sans cesse davantage les citoyens.

Quoique les dirigeants de tous les États aient feint de croire à la version officielle des faits, faute d’avoir la puissance politique suffisante pour la contredire, les services de renseignement furent mis en alerte. Le refus opposé par la France à l’agression contre l’Irak, en 2003, décida les gouvernants anglo-saxons à soumettre définitivement le rival millénaire. En mars 2003, Condoleezza Rice, alors conseillère du président Bush pour la sécurité nationale, déclara :

Il faut ignorer l’Allemagne, pardonner à la Russie et punir la France.

En 2005, un autre coup d’État eut lieu, en France cette fois : l’AVC de Chirac fut l’occasion du retour de Sarkozy au Gouvernement, puis de sa promotion à la Présidence29. La France a depuis perdu toute indépendance. En résultèrent successivement le traité de Lisbonne, la réintégration de la France dans l’OTAN, l’envoi de troupes au Proche-Orient, la participation aux guerres en Libye et en Syrie, contraires au Droit international et aux intérêts de la France. Les candidats aux élections sont à présent des larbins de l’oligarchie mondialiste, choisis et promus par leurs maîtres, et le freluquet qui feint de diriger est un gauleiter en escarpins.

3.2 Réseaux oligarchiques

Par les participations croisées à leur capital et les contacts entre leurs dirigeants, les firmes supranationales, industrielles et financières, sont intégrées en réseaux mondiaux. Leurs budgets sont comparables à ceux d’un État moyen ; elles entretiennent des services d’analyse, de programme, d’influence et même d’action. Elles mènent leur propre politique et influencent les gouvernements, au point à présent de choisir les candidats présentés aux électeurs, et même de changer à leur gré le résultat des élections. Leurs lobbys dictent leurs décisions aux institutions internationales comme l’Union Européenne, qui les imposent aux États et ceux-ci aux citoyens. Les GAFAMs sont les Ministères de la Vérité. Les dirigeants les plus puissants décident entre eux, puis couvrent leurs arrangements d’une apparence de débats, et donnent force publicité aux réunions de leurs représentants – et à leurs desseins prétendus généreux.

Cependant l’oligarchie mondiale n’est évidemment pas coiffée par une « coupole » centrale dirigée par le capo dei capi omniscient, dont les ordres seraient inexorablement appliqués. Les personnes, les firmes, les États, ont de multiples intérêts pratiques ou idéologiques, parfois divergents, parfois convergents. Conflits et ententes alternent, et quelquefois de véritables complots se trament, par exemple lorsque deux grandes banques s’entendent pour pousser une rivale à la faillite et se partager ses dépouilles. Dans ce vaste réseau de complicités et de duplicités, divers groupes, tantôt rivaux tantôt alliés, s’affrontent pour la suprématie tout en coopérant pour de grands projets, comme l’illustre l’utilisation de l’épidémie de Covid et même son aggravation délibérée : quelles que soient l’origine du virus à la mode et sa dangerosité pour les personnes faibles, il sert de prétexte à la « Grande Réinitialisation »30.

Toutefois des conflits demeurent ; ainsi les mondialistes qui mènent en 2021 leur projet de domination sont différents des suprémacistes étasuniens et autres auteurs du complot de 2001. Mais les méthodes de domination demeurent aussi, et les comprendre est indispensable pour nous libérer.

Libérons-nous !

Christian Darlot est chercheur en Physiologie.

  1. Le plan de démolition fut bien entendu transmis au nouveau propriétaire
  2. Pour un coût de 258 millions de dollars
  3. Marc Chesney et Loriano Mancini, professeurs à l’université de Zurich, concluent : « la probabilité qu’il y ait eu délits d’initiés est forte pour American Airlines, United Airlines, Merrill Lynch, Bank of America, Citigroup et JP Morgan. Ce n’est pas une preuve juridique mais le résultat de méthodes statistiques. » Délits d’initiés entre le 6 et le 10 septembre : Dailymotion Très mollement menée, l’enquête ne permit pas de connaître l’origine des informations reçues par les personnes physiques ou morales ayant spéculé
  4. En 1997, Zbigniew Brzezinski avait écrit que le maintien de l’hégémonie des États-Unis nécessitait de contrôler les vastes réserves de pétrole et de gaz de l’Asie Centrale. Or, après l’échec des négociations entre les Talibans et les diplomates étasuniens, le commandant Ahmed Shah Massoud fut assassiné, l’avant-veille des attentats, au moyen d’un matériel perfectionné, par de faux journalistes tunisiens membres d’Al Qaïda, qui moururent avec lui. Les connaisseurs de l’Afghanistan affirment qu’il était le seul chef capable de diriger une résistance armée et de bouter l’envahisseur hors du pays. Une interprétation cohérente des faits devrait expliquer la coïncidence de sa mort avec les attentats et l’invasion de l’Afghanistan par les troupes des États-Unis et de leurs alliés
  5. Plusieurs étaient domiciliés près des pirates de l’air présumés. Cinq hommes furent aperçus dansant et se filmant sur fond de tour en flammes, après la première explosion dans la tour Nord. Arrêtés par la police, ils furent identifiés comme agents du Mossad. Quelques semaines plus tard, ils furent libérés par l’intercession de Michael Chertoff, fonctionnaire anti-terroriste au Département de la Justice, doté des deux nationalités étasunienne et israélienne. Expulsés des États-Unis, ils déclarèrent à une chaîne de télévision israélienne qu’ils étaient venus à New-York pour « couvrir l’évènement ». Les pompiers prévoyants vérifient en effet le bon fonctionnement des pompes et l’étanchéité des tuyaux la veille d’un incendie. En 2003, Chertoff mena la procédure contre Zacarias Moussaoui, qui fut condamné à la prison à perpétuité pour terrorisme malgré sa folie évidente et quoique l’accusation ait reconnu qu’il n’avait pas participé aux attentats du 11 septembre 2001
  6. Les procédures coordonnant l’aviation civile et la défense aérienne, établies depuis les années 60, furent modifiées au début de juin 2001 par le Secrétaire d’État à la Défense, Donald Rumsfeld. Le pouvoir de décider fut retiré aux commandants des bases et attribué au Secrétaire d’État à la Défense, Donald Rumsfeld lui-même
  7. Des enquêteurs – en particulier l’auteur (signant « Michel Straugof ») d’articles publiés en 2019 sur le site « Le Saker francophone » – ont étudié les réseaux de politiciens étasuniens membres de cercles suprémacistes, et des hauts gradés et fonctionnaires du Ministère de la Défense qui organisèrent l’exercice aérien et modifièrent l’organigramme du commandement ce jour-là. Fait remarquable, presque tous avaient deux nationalités, étasunienne et israélienne. Plusieurs étaient aussi membres du « Project for a New American Century » (PNAC), un club de réflexion géostratégique cherchant comment assurer la pérennité de la domination étasunienne, et ayant appelé de ses vœux un « nouveau Pearl Harbour » pour permettre la mise en œuvre de ses projets
  8. Le 11 septembre à 13 h10, la compagnie American Airlines publia les listes des passagers et des membres d’équipage. Celle du vol 77 mentionnait 64 victimes, mais le rapport de la commission n’en mentionne que 58, « terroristes » compris. Toute publication d’informations sur les passagers et le vol, même l’heure de décollage, fut ensuite interdite par le FBI à American Airlines, à l’aéroport de Dulles et même à la FAA. Éric Laurent La face cachée du 11 septembre, Plon, 2004. Comme après toute catastrophe aérienne, des journalistes cherchèrent à filmer des familles éplorées dans les aéroports de destination, mais reconnurent qu’ils étaient bredouilles, excepté pour l’avion tombé en Pennsylvanie. Dean T. Hartwell Planes without Passengers: the Faked Hijackings of 9/11
  9. Les services secrets fabriquent de fausses personnalités détaillées, précisant enfance, famille, études, diplômes, stages, emplois et domiciles successifs, liaisons, amis et violons d’Ingres. Des listes de quelques dizaines de personnes imaginaires sont prêtes en permanence. Des États aussi peuplés que ceux des côtes Est et Ouest des É-U s’y prêtent particulièrement. Truquer une liste de passagers est plus facile que modifier les lois de la Physique, plus facile que faire voler à 900 km/h, au niveau de la mer, un avion dont les ailes s’arracheraient s’il volait à plus de 400 km/h, plus facile que viser à cette vitesse une cible de 60 m de large, plus facile surtout que créer des millions de joules, exploit à la portée du seul Divin Créateur
  10. Lorsqu’il déclara, le 16 septembre 2001, ne pas avoir organisé les attentats, Oussama Ben Laden était soigné à l’hôpital militaire de Rawalpindi mais ne fut pas inquiété par les autorités pakistanaises pourtant alliées aux étasuniennes : http://archives.cnn.com/2001/US/09/16/inv.binladen.denial/index.html
  11. En 2001, les communications téléphoniques en vol par téléphones portables n’étaient pas possibles
  12. C’est la thèse de Khalezov (cf. article précédent)
  13. Des services de renseignement israéliens, allemands, français, russes, affirmèrent avoir prévenu, au cours de l’été 2001, les services étasuniens que des attentats étaient à craindre en automne. Qui intoxiqua qui ?
  14. Des explosifs chimiques furent aussi placés aux emplacements prévus, selon le plan de démolition
  15. Le ministre de la Défense, Donald Rumsfeld, joua au brancardier amateur au lieu de rester à son poste, et fut injoignable pendant une demi-heure, ne participant pas aux délibérations. On a été démis pour moins que cela
  16. Le bâtiment 7 était le centre de contrôle de tout l’ensemble immobilier, communiquant avec d’autres bâtiments par des passages en sous-sol. Les explosions dans les Tours Jumelles ne pouvaient manquer d’y laisser des traces
  17. Dans le bâtiment 7 étaient situés des bureaux du Département de la Défense, de la CIA (le plus grand hors de Washington) et d’autres agences (NSA, FBI), de la Security and Exchange Commission SEC (institution fédérale de contrôle des marchés financiers), de l’Internal Revenue Service (le fisc) et un dépôt d’archives judiciaires contenant, parmi bien d’autres, des dossiers sur la manipulation par ENRON des tarifs de l’électricité en Californie. Au 23e étage, le centre de surveillance et d’alerte de l’agglomération new-yorkaise devait permettre de gérer en lieu sûr une crise grave (ouragan, attaque terroriste)
  18. Pour rappel, George Walker Bush fut élu Président de la République des États-Unis d’Amérique par la grâce du trucage des élections en Floride par son frère John Ellis Bush, gouverneur de cet État.
  19. En activant le plan de « continuité du gouvernement », le Vice-Président s’arrogea le pouvoir de décider à la place du Président. Que le Président et les principaux ministres soient emmenés en lieu sûr par des gardes du corps est normal, mais ce qui ne l’est pas, c’est que le Président soit promené toute la journée à bord de l’avion présidentiel, déchu en fait de son pouvoir. Il ne fut vraisemblablement emmené à Raven Rock qu’après qu’il eut cédé. Sur quoi ? Sur le programme d’agression au Proche-Orient ? Actionnaires de sociétés de mercenaires, Richard Cheney et Donald Rumsfeld s’enrichirent énormément par les guerres qu’ils organisèrent
  20. Une possibilité serait l’emboîtement de complots gigognes organisés par des groupes différents : un « petit » complot Bush-Séoud, visant à envahir l’Afghanistan, aurait été éventé et dépassé par un « grand » complot visant à fournir un prétexte à des guerres au Proche-Orient. Les organisateurs du grand complot auraient fait plier ceux du petit. Toutefois, l’organisation d’un seul complot serait plus simple
  21. Donald Rumsfeld et son adjoint Paul Wolfowitz réclamaient depuis des années une nouvelle guerre contre l’Irak, et demandèrent dès le 11 septembre que l’armée la préparât
  22. Lorsqu’une firme automobile prépare un nouveau modèle, maintes personnes participent au projet, mais les firmes concurrentes n’apprennent que des bribes de renseignements. Les exécutants d’opérations clandestines ne connaissent ni l’identité ni les motifs des commanditaires, et observent le secret. Convaincre un service technique de garder ses observations sous le coude et de fournir un rapport de complaisance est le B-A BA du pouvoir. Enfin, le chantage à la vie de la famille est classique : un accident est si vite arrivé !
  23. Dont le général Eberhart, commandant la région aérienne
  24. Des laboratoires surveillent à tout moment la composition de l’atmosphère et quelques–uns ne dépendent pas directement d’un gouvernement, mais leur renommée, leur financement, l’emploi de leurs techniciens et la carrière de leurs chercheurs, dépendent des études commandées par des pouvoirs établis. Le soutien d’un État eût été nécessaire pour qu’ils publiassent leurs observations
  25. Selon Éric Laurent, dès son accession au pouvoir, l’administration Bush fit cesser les enquêtes du FBI sur Ben Laden, Al-Qaida et la participation de la famille royale séoudienne au financement du terrorisme. Les familles Bush et Ben Laden étaient liées au groupe Carlyle. Pendant l’été 2001, Oussama Ben Laden était hospitalisé sous le nom de Hassan al Talal, à l’hôpital étasunien de Dubaï. Le 12 juillet, un agent de la CIA, Larry Mitchell, aurait eu avec lui une discussion houleuse. Cet agent quitta Dubaï quelques jours plus tard, le 15 juillet. RFI – Attentats – Ben Laden et la CIA: les détails de la rencontre
  26. Le 8 août 2011, un hélicoptère vétuste s’écrasa au centre de l’Afghanistan. À bord, plusieurs membres du commando censé avoir abattu Oussama Ben Laden. De belles funérailles consolèrent fort leurs familles. Ainsi, il n’y eut jamais de preuves et il n’y a désormais plus de témoins. Assassinat ? Une autre interprétation est possible : à expédition inexistante, commando imaginaire. Si, comme tout l’indique, l’élimination de M. Ben Laden fut une pure fable, il a suffi d’attendre un accident – il s’en produit fatalement au cours d’une guerre – pour révéler que les morts étaient les membres de la courageuse équipe qui avait soulagé le monde de l’ennemi public n°1. Héros dont l’identité avait jusqu’alors été tue pour ne pas embarrasser leur modestie
  27. M. Donald Trump s’efforça pendant quatre années de mettre fin aux guerres commencées par ses prédécesseurs. Le but du plan de paix partial proposé pour le Proche-Orient était peut-être de délier les États-Unis du chantage subi depuis 2001. En 2020, le trucage de l’élection présidentielle organisé pour l’éliminer fut si évident qu’il aura des conséquences graves. Complot au grand jour. Deuxième coup d’État. Qui décide à présent de la politique ?
  28. En France, l’examen des statistiques de mortalité annuelle conduit à diviser par cinq le nombre avancé par les dirigeants de « 100 000 morts » supplémentaires. Voir, par exemple, l’analyse « Décoder l’éco ».
  29. En 2007, toute la presse promut Ségolène Royal comme la brêle qui se ferait battre. Ce battage publicitaire pour la perdante désignée préfigura l’encensement en 2017 du gagnant choisi par l’oligarchie mondialiste
  30. L’apôtre de la Grande Réinitialisation, l’inénarrable Klaus Schwab, illustre jusqu’à la caricature l’hubris des dirigeants décidés à imposer leur volonté aux peuples. L’étonnant livre qu’il a publié avec Thierry Malleret, « COVID-19 : La Grande Réinitialisation » sonne comme un aveu

Septembre 2001 aux États-Unis : analyse physique des évènements

Si la force est nulle, le principe d’inertie énonce que la vitesse du mouvement est constante. Le concept d’inertie fut progressivement précisé par Galilée, Baliani, Torricelli, Descartes, Huygens, puis énoncé explicitement par Hooke, formulé mathématiquement par Newton, et généralisé par Poincaré et Noether. Ces lois sont parmi les mieux établies de la Physique

Tocqueville et la destruction du Nouveau Monde par ses conquérants


« A mesure que nous avancions, le but de notre voyage semblait fuir devant nous. »


Par Nicolas Bonnal – Septembre 2020 – Source nicolasbonnal.wordpress.com

Nicolas Bonnal

Tocqueville n’a pas fait que de l’analyse en voyageant en Amérique ; il a aussi fait du tourisme avec son ami Beaumont et son bref journal de voyage est un des plus beaux et plus durs qui soient ; car le style incomparable de notre artiste romantique se heurte au mur de briques du puritain américain qui va détruire le monde.

Chercher la nature façon Thomas Cole et Alfred Bierstadt est déjà dur ; en effet :

Une des choses qui piquaient le plus notre curiosité en venant en Amérique, c’était de parcourir les extrêmes limites de la civilisation européenne, et même, si le temps nous le permettait, de visiter quelques-unes de ces tribus indiennes qui ont mieux aimé fuir dans les solitudes les plus sauvages que de se plier à ce que les blancs appellent les délices de la vie sociale ; mais il est plus difficile qu’on ne croit de rencontrer aujourd’hui le désert. A partir de New-York, et à mesure que nous avancions vers le nord-ouest, le but de notre voyage semblait fuir devant nous. Nous parcourions des lieux célèbres dans l’histoire des Indiens, nous rencontrions des vallées qu’ils ont nommées, nous traversions des fleuves qui portent encore le nom de leurs tribus; mais partout la hutte du sauvage avait fait place à la maison de l’homme civilisé, les bois étaient tombés, la solitude prenait une vie.

Les indiens eux-mêmes sont déjà des êtres qui rétrécissent, comme dans le film éponyme de Jack Arnold. Tocqueville ajoute sans concession :

Les Indiens que je vis ce jour-là avaient une petite stature; leurs membres, autant qu’on en pouvait juger sous leurs vêtements, étaient grêles; leur peau, au lieu de présenter une teinte rouge cuivré, comme on le croit communément, était bronze foncé, de telle sorte qu’au premier abord elle semblait se rapprocher beaucoup de celle des mulâtres. Leurs cheveux noirs et luisants tombaient avec une singulière raideur sur leurs cous et sur leurs épaules. Leurs bouches étaient en général démesurément grandes, l’expression de leur figure ignoble et méchante. Leur physionomie annonçait cette profonde dépravation qu’un long abus des bienfaits de la civilisation peut seul donner. On eût dit des hommes appartenant à la dernière populace de nos grandes villes d’Europe, et cependant c’étaient encore des sauvages. Aux vices qu’ils tenaient de nous se mêlait quelque chose de barbare et d’incivilisé qui les rendait cent fois plus repoussants encore.

Le contact avec l’Occident souille. On ne saurait être plus guénonien. Et pourtant on n’a pas affaire à des inconnus :

Ces êtres faibles et dépravés appartenaient cependant à l’une des tribus les plus renommées de l’ancien monde américain. Nous avions devant nous, et c’est pitié de le dire, les derniers restes de cette célèbre confédération des Iroquois, dont la mâle sagesse n’était pas moins connue que le courage, et qui tinrent longtemps la balance entre les deux plus grandes nations de l’Europe.

L’égoïsme froid de l’Américain frappe Tocqueville (il a bouleversé et révolté Beaumont – voyez nos textes) :

D’autres avouaient que probablement l’Indien mourrait; mais on lisait sur leurs lèvres cette pensée à moitié exprimée : qu’est-ce que la vie d’un Indien? C’était là le fond du sentiment général. Au milieu de cette société si jalouse de moralité et de philanthropie, on rencontre une insensibilité complète, une sorte d’égoïsme froid et implacable lorsqu’il s’agit des indigènes de l’Amérique. Les habitants des États-Unis ne chassent pas les Indiens à cor et à cri ainsi que faisaient les Espagnols du Mexique; mais c’est le même instinct impitoyable qui anime ici comme partout ailleurs la race européenne.

On ne peut pas dire qu’il la porte dans son cœur cette race européenne qui a rompu déjà avec ses racines spirituelles et le règne de la qualité.

Il ne faut pas lui parler de promenade romantique à notre pionnier :

Traverser des forêts presque impénétrables, passer des rivières profondes, braver les marais pestilentiels, dormir exposé à l’humidité des bois, voilà des efforts que l’Américain conçoit sans peine s’il s’agit de gagner un dollar, car c’est là le point; mais qu’on fasse de pareilles courses par curiosité, c’est ce qui n’arrive pas jusqu’à son intelligence. Ajoutez qu’habitant d’un désert il ne prise que l’œuvre de l’homme. Il vous enverra volontiers visiter une route, un pont, un beau village; mais qu’on attache du prix à de grands arbres et à une belle solitude, cela est pour lui absolument incompréhensible. Rien donc de plus difficile que de trouver quelqu’un en état de vous comprendre.

Après Tocqueville se lance dans de belles descriptions méditatives et presque transcendantales. On pense à Chateaubriand, Senancour, à Maurice de Guérin (merveille méconnue du centaure) :

Il est difficile de se figurer le charme qui environne ces jolis lieux où l’homme n’a point fixé sa demeure, où règnent encore une paix profonde et un silence non interrompu. J’ai parcouru dans les Alpes des solitudes affreuses où la nature se refuse au travail de l’homme, mais où elle déploie jusque dans ses horreurs mêmes une grandeur qui transporte l’âme et la passionne. Ici la solitude n’est pas moins profonde, mais elle ne fait pas naître les mêmes impressions. Les seuls sentiments qu’on éprouve en parcourant ces déserts fleuris, où, comme dans le Paradis de Milton, tout est préparé pour recevoir l’homme, c’est une admiration tranquille, une émotion douce et mélancolique, un dégoût vague de la vie civilisée, une sorte d’instinct sauvage qui fait penser avec douleur que bientôt cette délicieuse solitude aura cessé d’exister.

Mais le blanc va arriver :

déjà, en effet, la race blanche s’avance à travers les bois qui l’entourent, et dans peu d’années l’Européen aura coupé les arbres qui se réfléchissent dans les eaux limpides du lac et forcé les animaux qui peuplent ses rives de se retirer vers de nouveaux déserts.

Il y a quand même des mavericks chez ces blancs, des artistes, des coureurs des bois comme on disait :

…ce sont les Européens qui, en dépit des habitudes de leur jeunesse, ont fini par trouver dans la liberté du désert un charme inexprimable. Tenant aux solitudes de l’Amérique par leur goût et leurs passions, à l’Europe par leur religion, leurs principes et leurs idées, ils mêlent l’amour de la vie sauvage à l’orgueil de la civilisation, et préfèrent à leurs compatriotes les Indiens, dans lesquels cependant ils ne reconnaissent pas des égaux.

Mais il n’y a rien affaire contre le blanc destructeur :

ce peuple immense qui, comme tous les grands peuples, n’a qu’une pensée, et qui marche à l’acquisition des richesses, unique but de ses travaux, avec une persévérance et un mépris de la vie qu’on pourrait appeler héroïque, si ce nom convenait à autre chose qu’aux efforts de la vertu; peuple nomade que les fleuves et les lacs n’arrêtent point, devant qui les forêts tombent et les prairies se couvrent d’ombrages, et qui, après avoir touché l’Océan-Pacifique, reviendra sur ses pas pour troubler et détruire les sociétés qu’il aura formées derrière lui…

Avant de détruire ou de bombarder le reste du monde ! Comme dit Beaumont l’Amérique est le seul pays qui n’ait pas eu d’enfance mystérieuse ! Sa mission était de nous engloutir dans la matrice mafieuse, matérialiste et numérique.
Puis notre voyageur redevient poète et évoque la similitude cette forêt et du grand océan. On pense à Melville, à Moby Dick bien sûr et au si bel essai de Jacques Cabau sur la Prairie perdue :

Il nous est souvent arrivé d’admirer sur l’Océan une de ces soirées calmes et sereines, alors que les voiles, flottant paisiblement le long des mâts, laissent ignorer au matelot de quel côté s’élèvera la brise. Ce repos de la nature entière n’est pas moins imposant dans les solitudes du Nouveau-Monde que sur l’immensité des mers.

Et plus loin :

Ce n’est pas au reste dans ce seul cas que nous avons remarqué la singulière analogie qui existe entre la vue de l’Océan et l’aspect d’une forêt sauvage. Dans l’un comme dans l’autre spectacle, l’idée de l’immensité vous assiège. La continuité, la monotonie des mêmes scènes étonne et accable l’imagination.

On a déjà évoqué nos coureurs des bois (redécouvrez en ce sens la captive aux yeux clairs de Hawks) ; ils reviennent sous la plume de notre indien :

Pénétrez sous cette cabane de feuillage; vous y rencontrerez un homme dont l’accueil cordial et la figure ouverte vous annonceront dès l’abord le goût des plaisirs sociaux et l’insouciance de la vie. Dans le premier moment, vous le prendrez peut-être pour un Indien. Soumis à la vie sauvage, il en a volontairement adopté les habits, les usages et presque les mœurs : il porte des mocassins, le bonnet de loutre et le manteau de laine. Il est infatigable chasseur, couche à l’affût, vit de miel sauvage et de chair de bison.

Or cet homme est un bon Français :

Cet homme n’en est pas moins resté un Français gai, entreprenant, fier de son origine, amant passionné de la gloire militaire, plus vaniteux qu’intéressé, homme d’instinct, obéissant à son premier mouvement moins qu’à sa raison, préférant le bruit à l’argent. Pour venir au désert, il semble avoir brisé tous les liens qui l’attachaient à la vie. On ne lui voit ni femme ni enfants.

Et de le comparer au rude américain enfant de Caïn :

A quelques pas de cet homme habite un autre européen qui, soumis aux mêmes difficultés, s’est raidi contre elles. Celui-ci est froid, tenace, impitoyable argumentateur. Il s’attache à la terre et arrache à la vie sauvage tout ce qu’il peut lui ôter. Il lutte sans cesse contre elle, il la dépouille chaque jour de quelques-uns de ses attributs. Il transporte, pièce à pièce, dans le désert ses lois, ses habitudes, ses usages, et, s’il se peut, jusqu’aux moindres recherches de sa civilisation avancée. L’émigrant des États-Unis n’estime de la victoire que ses résultats…

Tocqueville sent le danger du métissage ; et il écrit à ce sujet :

Ne sachant comment se guider au jour incertain qui l’éclaire, son âme se débat péniblement dans les langes d’un doute universel : il adopte des usages opposés, il prie à deux autels, il croit au rédempteur du monde et aux amulettes du jongleur, et il arrive au bout de sa carrière sans avoir pu débrouiller le problème obscur de son existence.

Ce qu’il ressent dans son voyage (la région de Détroit et du lac Erié donc) c’est l’effrayant et rapide bouleversement en cours :

Cinquante lieues séparent encore cette solitude des grands établissements européens, et nous sommes peut-être les derniers voyageurs auxquels il ait été donné de la contempler dans sa primitive splendeur : tant est grande l’impulsion qui entraîne la race blanche vers la conquête entière du Nouveau-Monde! C’est cette idée de destruction, cette arrière-pensée d’un changement prochain et inévitable qui donne, suivant nous, aux solitudes de l’Amérique un caractère si original et une si touchante beauté.

On est presque chez Tolkien (chez Fenimore Cooper il règne une aura presque elfique parfois). L’homme a un trop grand pouvoir de destruction. Tocqueville :

On les voit avec un plaisir mélancolique. On se hâte en quelque sorte de les admirer. L’idée de cette grandeur naturelle et sauvage qui va finir se mêle aux magnifiques images que la marche de la civilisation fait naître. On se sent fier d’être homme, et l’on éprouve en même temps je ne sais quel amer regret du pouvoir que Dieu vous a accordé sur la nature. L’âme est agitée par des idées, des sentiments contraires; mais toutes les impressions qu’elle reçoit sont grandes, et laissent une trace profonde.

Nicolas Bonnal sur Amazon.fr

Ridley Scott et le cinéma rétrofuturiste Les mystères de Stanley Kubrick Louis-Ferdinand Céline : La colère et les mots Guénon, Bernanos et les gilets jaunes

Sources

Tocqueville : Quinze Jours au Désert souvenirs d’un voyage en Amérique
https://fr.wikisource.org/wiki/Quinze_Jours_au_D%C3%A9sert_souvenirs_d%E2%80%99un_voyage_en_Am%C3%A9rique


Gustave de Beaumont et la critique radicale de la démocratie américaine.


 

 

 

 

Pass sanitaire, biopolitique et apartheid social


Par Patrice-Hans Perrier − Le 11 août 2021 − Source Strategika

Strategika – Le professeur Neil Ferguson a récemment expliqué que l’épidémie de Coronavirus pourrait être jugulée d’ici octobre. D’autres sources semblent indiquer la possible arrivée de nouveaux protocoles de traitements anti-covid en Octobre. Rappelons que Neil Ferguson – que les anglais appelle « Professor Lockdown » – est à l’origine du célèbre modèle de l’Imperial College de Londres. C’est lui qui avait averti Boris Johnson que, sans un confinement immédiat, le coronavirus causerait 500 000 décès et submergerait le National Health Service. Ses projections amèneront la plupart des gouvernements occidentaux à suivre la même politique. Il préconisait aussi dès le départ un confinement de 18 mois en six étapes. Confinement qu’il avait d’ailleurs lui-même enfreint dès mars 2020. Les récentes déclarations de Neil Ferguson ont amené Boris Johnson à mettre en garde la population contre des conclusions « prématurées ». Dans la foulée de ces déclarations en Grande-Bretagne, on commence aussi à parler de la chute des contaminations pour d’autres pays comme les Pays-Bas ou la Tunisie, deux pays qui connaissent de grands soulèvements populaires.

Selon vous, pourquoi Ferguson fait-il ces déclarations en ce moment ? Est-ce pour tenter de juguler la colère populaire qui monte dans le monde entier ? Allons-nous vers un changement dans la narration covidienne ?

PHP – La « narration covidienne », pour reprendre votre expression, est une sorte de coup de semonce, c’est-à-dire qu’elle inaugure la mise en vigueur de ce que j’appelle les « Tables de Davos ». En effet, Klaus Schwab et ses associés caressent un plan eugéniste qui consiste à réduire la taille de l’humanité au moyen d’une cure d’amaigrissement drastique. La grande réinitialisation consistant en un scénario qui table sur une succession de crises – sanitaire, informatique, économique, sociale – afin de déstructurer les infrastructures nationales et de transférer une part importante des actifs régaliens vers l’escarcelle des grandes transnationales.

Lucien Cerise et Yousef Hindi ont très bien expliqué tout le processus cabalistique qui consiste à fragmenter la cohésion d’une société afin d’être en mesure d’en modifier les structures anthropologiques. Car, ne l’oublions pas, il s’agit d’une entreprise de re-façonnage de la société occidentale qui table sur l’effet de PEUR comme principal levier d’action en termes de polémologie. La crise du coronavirus constituant la première salve, c’est désormais toute la question du crédit social et de ses déclinaisons, en matière d’identification et de contrôle numérique, qui s’est installée à demeure.

Neil Ferguson, qui est un condottiere de première, a été mandaté pour représenter des autorités de santé publique qui font partie d’un théâtre d’ombres chinoises et … c’est le cas de le dire. C’est à lui qu’incombe la responsabilité d’avoir lancé la première salve mensongère qui permettra à la classe politique stipendiée de confiner l’ensemble de la population occidentale le temps d’amorcer une première opération de démolition contrôlée des économies en lice.

Maintenant que la première opération de démolition a été menée avec succès, il faut bien admettre que le variant DELTA et les autres chimères concoctées par les cabalistes aux manettes ne sont pas si dangereux que ça et que le taux de mortalité RÉELLE de cette prétendue quatrième vague avoisine le néant. D’autant plus que les test PCR de Drosten sont du pipeau de A à Z – ce que les plus hautes autorités américaines ont bien été obligées d’admettre – et qu’il est patent pour ceux qui ont un minimum de jugeote que la majorité des cas de mortalité causés par le COVID 19 sont en fait des faux en écriture.

En effet, un nombre considérable de décès étiquetés « COVID 19 » concernait des cas de comorbidité où les patients souffraient de graves maladies terminales et avaient été faussement testés positifs au coronavirus. C’est ce qui explique que les autorités médicales impliquées ont vertement refusées de procéder à des autopsies en bonne et due forme. Rajoutons à tout cela le fait que les géants biopharmaceutiques impliqués ont bien été obligés d’admettre que leur thérapie génique en est toujours au stade de l’expérimentation et que l’administration de plusieurs injections de leur potion magique risque de réduire considérablement le système immunitaire des patients ayant consentis sous le poids de la contrainte. Ferguson, sentant que la soupe est chaude, est bien obligé de tenter de calmer le jeu, histoire de sauver la face ; mais aussi de nous préparer à l’étape suivante de cette « démolition contrôlée » : la crise informatique. D’où les récents exercices de simulation baptisés Cyber-Polygone 2021.

Strategika – Pourquoi le gouvernement accélère-t-il la marche en France et tente-t-il de faire passer en force le pass-sanitaire au risque de déclencher un soulèvement populaire plus massif encore que celui des gilets jaunes ? Est-ce justement parce-qu’il sait que la fenêtre de tir covidienne va bientôt se refermer ?

PHP – L’Emmanuel, qui est un autre condottiere, joue son va-tout, c’est-à-dire qu’il accélère la cadence avant la fin de son quinquennat afin d’imposer un PASS SANITAIRE qui n’est, dans les faits, que l’embryon d’un système de crédit social basé sur la traçabilité du cheptel humain et la cryptomonnaie. Macron est, de facto, le dernier représentant d’une lignée de traîtres à la nation, inaugurée par François Mitteleuropa, presque tous des American Young Leaders dûment mandatés par la Round Table et toutes les officines atlantistes de ce monde afin de démanteler la France morceau par morceau. La France ne pouvant plus adopter ses propres budgets – Règle d’Or de Bruxelles oblige – , les oligarques coalisés autour de Macron ayant cédé plusieurs secteurs stratégiques industriels aux américains et les forces armées de l’Hexagone étant sous la tutelle du Haut commandement de l’OTAN, on peut donc dire qu’il ne reste que le PEUPLE de France à briser. C’est la phase ultime du mandat de celui qui pourrait bien être le dernier président d’une Cinquième République moribonde.

Tout ce mouvement de troupes sent la guerre civile larvée – avec une tentative avortée de dresser les vaccinés contre les réfractaires – dans une perspective de coup d’état militaire avant la tenue des prochaines élections présidentielles. Curieusement, on dirait que Macron et sa fine équipe font tout leur possible pour mettre un terme à cette Cinquième République qui a, de plus en plus, une curieuse ressemblance avec … la République de Weimar. La coupe est pleine, le petit peuple de France n’en pouvant plus, les COMMISSAIRES BOLCHÉVIQUES de Bruxelles vont bientôt sonner la fin de la récréation et exiger une reddition de comptes. On sent que cette histoire de PASS SANITAIRE fait partie d’un ultime scénario visant à instaurer, manu militari, un état d’exception où les prérogatives de la constitution seront suspendues, le temps de mettre sur pieds un véritable protectorat bruxellois. Et, de fils en aiguille, les mesures de contrôle sanitaire pourraient bien se métamorphoser en véritable état policier avec un confinement permanent à la clef. Il s’agit, toutefois, d’un ultime coup de grâce asséné à la nation qui pourrait se retourner contre ses auteurs.

Strategika – Sur quoi la colère populaire et les manifestations peuvent-elles déboucher selon vous ?

PHP – La Cinquième République ne tient plus qu’à un fil, toutes ses institutions ayant été discréditées et ne valant plus rien aux yeux d’une immense majorité de citoyens qui ne se déplace même plus pour aller voter. Lucien Cerise a très bien saisi ce kairos – ou temps du moment opportun – qui fait en sorte que les FORCES DE L’ORDRE pourraient abandonner leurs maîtres stipendiés et se ranger du côté des forces vives de la nation. Cette carte aurait l’avantage de permettre au peuple et à la petite bourgeoisie de confisquer le coup d’état anticipé du Président Macron pour instaurer une période d’interrègne. Certains parlent même d’un scénario de restauration d’une monarchie constitutionnelle dans un contexte où il serait hors de question d’instaurer une Sixième République telle que rêvée par tous les Merluchon de ce monde.

Le gouvernement Macron fait la loi par décret et transgresse manifestement toutes les prérogatives de la constitution en imposant une dictature sanitaire qui fait fi des dispositions qui protégeaient les droits et libertés. De facto, l’Habeas corpus a été suspendu en France et la junte aux manettes accélère la cadence en conformité avec les desiderata de Bruxelles, puisque les Commissaires européens ont décidé de passer à la vitesse supérieure. Hormis sa sociopathie aiguë, le potentat parisien ne fait qu’appliquer la feuille de route des « Tables de Davos », à l’heure où les véritables donneurs d’ordre souhaitent passer au scénario de la crise informatique.

La cadence des manifestations pourrait bien s’intensifier cet automne, avec une montée en crescendo de la paralysie gouvernementale malgré le cahier de charges despotique adopté. La question étant tout simplement la suivante : qui prendra la décision de siffler la fin de la récréation ? Un Conseil militaire d’exception ou une sorte de Conseil national de la Résistance (CNR) ayant pour mandat de déposer l’actuel potentat et d’abroger les prochaines élections présidentielles, le temps d’instaurer un gouvernement de transition.

Strategika – Est-il imaginable qu’on en finisse réellement avec le Covid ? Si oui le scénario covidien va-t-il être remplacé par autre chose ?

PHP – À mon avis, nos élites stipendiées par les cabalistes de Davos pourraient bien faire du PASS SANITAIRE une sorte de « passeport vert » qui vous donnera le droit d’exercer vos prérogatives de futurs « citoyens » d’une gouvernance trans-européenne tyrannique. La crise du Covid débouchant sur une prochaine crise informatique – anticipée à l’horizon du début de l’année 2022 – l’urgence sanitaire va se muer en urgence tout court. D’où cette idée de « passeport vert » déjà mise dans les cartons de nos commissaires stakhanovistes. Il n’y aura pas de cinquième variant, puisque l’Epsilon devrait être, selon toute vraisemblance, une fenêtre d’opportunités débouchant sur une série de crises informatiques d’une magnitude jamais vue. D’ailleurs, plusieurs coups de semonce ont été tirés à travers le monde à ce sujet en 2021.

Strategika – Tout comme Bill Gates, l’épidémiologiste Bruce Aylward, conseiller du directeur de OMS et responsable du programme international Covax expliquait « qu’il faut vacciner autour de 60 % de la population mondiale pour stopper l’épidémie de Covid-19 ». Peut-on penser qu’une fois atteint ce taux de vaccinations dans la plupart des pays, les autorités lâcheront prise ? Que feront-elles alors des non-vaccinés ? Vont-elles tenter de réduire ce bloc d’irréductibles sur le temps long afin d’atteindre une couverture vaccinale totale ou accepteront-elles qu’une partie de la population (30, 20 % ?) continue de vivre normalement sans être vaccinée ?

PHP – Il s’agit, d’abord et avant tout, de diviser pour régner. Il n’est pas nécessaire de vacciner tout le monde. A contrario, il est beaucoup plus avantageux de constituer un régime comportant deux classes de citoyens : ceux qui « jouiront » des prérogatives de la nouvelle Trans-Europe Express et les parias qui seront définitivement spoliés de tous leurs biens et droits. On voit, désormais, se dessiner un mode d’élimination accélérée des réfractaires qui sera rendu possible par une distorsion incroyable d’un état de droit totalement dévoyé. Sous prétexte de protéger la majorité des « citoyens », la junte européenne prévoit, déjà, de mettre en place des camps de concentration et des méthodes d’élimination des contrevenants manu militari.

Un état de confinement permanent sera institué à des fins de « salut public », et pas seulement en termes de « santé publique ». Il s’agit d’un bon quantique de la santé vers le SALUT PUBLIC. Il s’agit de purger les porteurs de VIRUS de la pensée non-conforme : tous les contempteurs du globalisme et du transhumanisme devront être neutralisés, désintoxiqués, voire éliminés. Les non-vaccinés sont, DÉJÀ, identifiés comme des fauteurs de troubles, des antisociaux, voire des extrémistes en voie de radicalisation. Le peuple de France et l’ensemble des forces vives de la nation ont clairement identifié la quadrature du cercle : il faut, de toute urgence, que se poursuive la lutte contre l’instauration du PASS SANITAIRE et d’un mode de gouvernance à deux vitesses. Parce que ceux qui détiendront le « Sésame » pourraient, tout aussi bien, se faire confisquer certains droits à la carte. Il s’agit d’une dictature par soustraction d’air : l’alternance entre « citoyens » conformes et délinquants permettant d’instituer ce fameux crédit social à la chinoise qui fera en sorte de profiler le comportement des détenus de la future geôle planétaire.

Strategika – Comment devront alors vivre les humains non-vaccinés ? Seront-ils réellement des citoyens de seconde zone voire pire ? Un contrôle biopolitique global de type chinois est-il envisageable pour l’ensemble de l’humanité ou le réel est-il encore trop conservateur ?

PHP – L’Habeas corpus a été suspendu. J’espère que vous saisissez cette nuance. Il n’y a plus d’état de droit et nous sommes, déjà, en dictature. Maintenant, c’est la tyrannie qui se met en place, ce qui constitue un temps beaucoup plus fort que celui de la dictature. La dictature, c’est le moment du COUP DE FORCE, le temps intermédiaire entre la DÉCADENCE et … la TYRANNIE.

Cessons de nous plaindre de ce monde déliquescent – à la manière de tous les Philippe Muray de ce monde – et comprenons bien que nous survivons à travers les restes fumants de ce qui constituait, naguère, une proto-société, une sorte de rogaton de société déjà complétement atomisée. Le rôle actuel des politiques n’est PAS d’arbitrer les forces du POLEMOS au sein de la société, mais bien de GÉRER des quantités en lieu et place des anciens citoyens. Nous sommes à l’orée de la société des nombres, un monde entièrement conçu et administré par de mauvais cabalistes qui utilisent le concept de RÉVOLUTION en qualité de VORTEX utilisé afin de liquéfier la société et tous ses codes culturels. Les institutions religieuses, c’est-à-dire la pratique exotérique, ont été compromises ; les élites corrompues et la culture anéantie ; le travail a été graduellement robotisé, puis éliminé, pour qu’un assistanat puisse permettre aux technocrates de lisser tout ce qui dépassait en matière de « bouches inutiles » ; la GUERRE DES SEXES est entrée dans sa phase terminale ; la FAMILLE n’existe plus et la PROPRIÉTÉ INDIVIDUELLE sera bientôt confisquée.

Nous sommes dans l’actualisation du phantasme du Grand Phalanstère de l’utopiste Charles Fourier, un monde où les humains seront reprogrammés afin d’adopter le comportement des fourmis. La grande fourmilière maoïste est désormais, et nul ne peut le nier, presqu’une réalité. Les non-vaccinés sont appelés à être confinés in extremis, le temps d’éliminer une portion indésirable de NOMBRES trop lourds à gérer pour le Politburo ; alors que les vaccinés devront se conformer aux nouveaux « protocoles » de mise en circulation des « nombres » au sein d’une matrice régie par l’Intelligence artificielle et les algorithmes de prédictibilité. Pour paraphraser Schwab le cabaliste « les objets seront interconnectés et nous serons tous interconnectés via un réseau où la prédictibilité permettra d’éliminer la marge d’erreur qui fait en sorte de rendre notre écosystème ingérable. Vous ne posséderez rien, mais vous serez heureux … », et nous serions tentés d’ajouter que « vous ne vous posséderez plus; puisque votre corps, votre esprit et votre âme seront entre les mains de NOTRE science ».

Exit le scénario covidien, maintenant, place au scénario informatique. Avec une pléiade de pannes anticipées, les centrales nucléaires, les trains, une part importante des usines, les centres de distributions, la réseautique des services gouvernementaux, la production et la distribution alimentaire, les services de santé et les forces de l’ordre risquent d’être paralysés partiellement de manière … permanente. Il faudra, conséquemment, RATIONNER. Après le confinement des réfractaires, suivra le rationnement des dociles et le système de crédit social pourra se mettre en place. Avec la paralysie du système de production et de distribution, l’anomie des services gouvernementaux, l’état de rationnement pourra se mettre en place et suivront les CRISES ÉCONOMIQUE ET SOCIALE. Cette partita est magnifique, luciférienne à souhait et elle est proprement délicieuse en cela qu’elle nous permet, enfin, de mettre à plat toute la mécanique projectuelle des adeptes de l’initiation contrefaite, suivant les enseignements de l’inestimable René Guénon.

Le PASS SANITAIRE c’est le SÉSAME de la futur METROPOLIS des algorithmes lucifériens. Voilà la formule magique ! Le futur « citoyen » devra être interconnecté – par injection de particules de graphène et, in fine, par insertion d’une micropuce ou d’un tatouage permanent – avec les objets « intelligents » de la nouvelle SMART CITY luciférienne où la sacro-sainte prédictibilité remplacera le « libre arbitre » si cher aux idiots utiles de la maçonnerie BASIQUE.

Ainsi, si l’on suit le cahier de charges de nos maîtres réels, votre liberté de mouvement sera conditionnée par votre acquiescement à votre propre TRAÇABILITÉ. Il s’agit, in fine, de suivre à la trace vos mouvements et déplacements, vos achats et transactions, mais, tout autant, vos désirs et vos pensées les plus profondes. Il s’agit de faire de VOUS des nombres corvéables à merci. Ceci étant dit, les anciens non-vaccinées, seront promis au confinement permanent et devront, conséquemment, tisser des liens informels avec les « CONFORMES » afin de pouvoir obtenir des accréditations, des biens ou des services de première nécessité. À l’inverse, les « CONFORMES » pourraient avoir avantage à tisser des liens avec les nouveaux pestiférés de cette cité numérisée afin de se soustraire à leurs obligations fiduciaires envers les cabalistes aux manettes. C’est en jouant de l’alternance entre les zones de « non-droit » et les NODES INTERCONNECTÉS que les citoyens de cette cité dévoyée pourront tisser les liens de la future dissidence. Ce sera aux dissidents d’apprendre à DISSOUDRE les nouveaux liens de conformité mis en place par les adeptes de cette marche forcée vers le grand chaos universel. Jouer sur les alternances et les rythmes de cette nouvelle gouvernance mondiale afin de pouvoir REBÂTIR la cité des hommes et des femmes LIBRES.

Patrice-Hans Perrier

Patrice-Hans Perrier est un journaliste indépendant qui s’est penché sur les affaires municipales et le développement urbain durant une bonne quinzaine d’années. Disciple des penseurs de la lucidité – à l’instar de Guy Debord ou Hannah Arendt – Perrier se passionne pour l’éthique et tout ce qui concerne la culture étudiée de manière non-réductionniste. Dénonçant le marxisme culturel et ses avatars, Patrice-Hans Perrier s’attaque à produire une critique qui ambitionne de stimuler la pensée critique de ses lecteurs. Passant du journalisme à l’analyse critique, l’auteur québécois fourbit ses armes avant d’aborder le genre littéraire. Patrice-Hans Perrier est un contributeur régulier de différents sites d’analyses stratégiques tels que le Saker francophone, Dedefensa, Réseau International. Vous pouvez aussi le retrouver sur son propre site : patricehansperrier.wordpress.com et sur le réseau social VK.

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