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Aujourd’hui — 12 août 2022Vos flux RSS

Centrale de Zaporojie : de qui se moque-t-on?

La centrale nucléaire de Zaparojie, qui était tombée aux mains des forces russe le 4 mars dernier, soit dans les

Samarcande à la croisée des chemins : de Tamerlan à la BRI et à l’OCS

par Pepe Escobar. Samarcande, le mois prochain, pourrait annoncer un saut qualitatif de convergence : La Russie et la Chine encore plus impliquées dans le retour de l'Asie intérieure sur le devant de la scène géoéconomique.

L’été, le temps des grillades

par Erwan Castel. Aujourd'hui l'arsenal qui est en train de gagner cette guerre est sans conteste majoritairement le vieil arsenal soviétique qui, étant suffisant pour rivaliser avec l'arsenal ukrainien issu du même héritage, impose sur le front toute sa puissance d'artillerie qui montre qu'elle est toujours la reine des batailles.

La Russie multiethnique défie les services secrets ukrainiens

par Vera Zherdeva. L’Occident collectif a longtemps cru que la composition multinationale était le point faible de la Russie. C’était un mauvais calcul. La diversité des peuples et des langues de la Russie est un énorme avantage. Ainsi, les forces armées et les représentants des agences de renseignement occidentales ont rencontré des difficultés pour déchiffrer les communications radio dans la zone d’opérations spéciales en raison de la participation d’unités nationales. Il s’agit des représentants des bataillons formés en Bouriatie, Touva, Daghestan et Yakoutie. On peut également y ajouter les forces tchétchènes de la « Rosgvardia » (Garde russe).

Ukraine : Un article très étonnant dans la gazette du Corps des Marines US

Dans son édition d'Août 2022, la gazette du Corps des Marines US a publié l'article argumenté et documenté d'un officier très supérieur (probablement un officier général) du Corps des Marines écrivant sous le nom de plume de Marinus. Dans cet article très argumenté, l'auteur ne tarit pas d'éloges et ne cache pas son admiration pour la manière « révolutionnaire » dont l'armée russe a conduit son opération jusqu'à présent. De quoi faire tousser le Haut commandement otanien et la « meute » mainstream.

Quand la CIA s’inquiétait du nationalisme ukrainien

À l'aube de la guerre froide, au moins trois grands groupes nationalistes actifs contre l'Union soviétique opéraient en Ukraine. Des groupes qui avaient attiré l'attention de Langley, qui s'intéressait à d'éventuelles opérations spéciales sur le territoire de la République socialiste d'Ukraine.

Colonel Douglas Macgregor : Démystifier Taïwan, mensonges de l’Ukraine

« Nous avons ruiné l’Europe de l’Est et je ne pense pas que cette chose appelée OTAN et maintenant l’UE vont vraiment tenir ensemble beaucoup plus longtemps et être significatives ».

Affaire Skripal : Le père et la fille sont prisonniers du Royaume-Uni, ou ont été assassinés par ce pays

par Eric Zuesse. Pourquoi le public accepte-t-il les mensonges constants proférés par le Royaume-Uni et les médias occidentaux ? De qui l’Occident se fait-il le serviteur dans cette affaire ? Est-ce uniquement les entreprises d’armement qui fournissent ces gouvernements ?
Hier — 11 août 2022Vos flux RSS

La Russie contrôle un trésor

par Bruno Bertez. Les gisements miniers les plus riches d’Ukraine, d’une valeur d’au moins 12,4 trillions de dollars, sont désormais entre les mains de la Russie, écrit le Washington Post. Nous parlons de 63% de tous les gisements de charbon, 11% de son pétrole, 20% de gaz, 42% de métaux et 33% d’éléments de terres rares. Depuis février, les Russes ont saisi des gisements de titane, de zirconium, de lithium, de strontium, d’uranium et d’or. Et c’est sans compter les terres agricoles. Il sera désormais plus difficile pour le continent de chercher des alternatives aux importations en provenance de Russie et de Chine.

Terrorisme ukrainien, menace chimique

par Erwan Castel. Alors qu'elles bombardent également depuis plusieurs jours la centrale nucléaire de Zaporodje, une fois encore, les forces ukrainiennes montrent ici leur mépris des conventions internationales, leur intention criminelle, leur stratégie terroriste, et bien sûr dans l'indifférence totale des ukro-atlantistes.

Affaire Skripal : le père et la fille sont prisonniers du Royaume-Uni, ou ont été assassinés par ce pays

Par : jmarti

Par Eric Zuesse − Le 29 juillet 2022 − Source Oriental Review

Le 8 mars 2018, le brillant analyste géostratégique qui maintient anonymement le blog « Moon of Alabama » avait fait paraître un article sous le titre « L’agent double russo-britannique empoisonné a des liens avec la campagne Clinton« , et avait documenté le fait que Sergeï Skripal avait été un agent double russo-britannique sous les ordres de Pablo Miller, lui-même sous les ordres de Christopher Steele, qui appartient au MI6 britannique. Steele, quant à lui, avait été engagé à titre privé par l’équipe de campagne de Hillary Clinton, donc le parti Démocrate étasunien, pour trouver des preuves pouvant persuader les électeurs étasuniens que Trump était un agent secret à la solde de la Russie. (Peut-être Sergeï a-t-il été utilisé dans cette opération, mais si on l’empêche de communiquer avec le public, le public ne le saura jamais.) « MoA » poursuivait : « S’il existe un lien entre le dossier [Steele] [sur Trump] et Skripal, chose qui me semble très probable, alors il y a un tas de gens et d’organisations qui peuvent avoir des raisons de le tuer [Skripal]. Des deux côtés de l’Atlantique, beaucoup de types et de dirigeants ombrageux ont été impliqués dans la création et l’animation de la campagne anti-Trump/anti-russe. Plusieurs enquêtes sont en cours, et pourraient un jour ou l’autre révéler l’existence de linge particulièrement sale. Faire disparaître Skripal, tout en accusant la Russie de cette action, apparaît comme une manière bien pratique de se débarrasser d’un témoin potentiel » (pouvant menacer le parti Démocrate étasunien, s’il en venait à témoigner contre Steele, ou à impliquer l’employeur étasunien de Steele).

M. Steele, du MI6, a après tout fort bien servi au parti Démocrate contre Trump et la Russie (même si son « dossier » n’aura jamais mis au jour d’élément probant [dans l' »affaire » du Russiagate; NdT]. Sergeï Skripal était un renégat avéré, qui pouvait par conséquent se retourner une fois de plus, mais cette fois contre le MI6 et le parti Démocrate. On avait pu l’acheter à bon compte : « La récompense touchée par Skripal pour neuf années d’espionnage [pour le compte de la Grande-Bretagne, contre la Russie] s’élevait à la surprenante et modeste somme de 100 000$. » Le service par lui rendu aux Britanniques en échange de cette « modeste » somme était énorme : « Skripal et Miller étaient parvenus à un accord : contre de l’argent, Skripal avait livré des informations aux Britanniques sur au mois 300 de ses collègues dans les services de renseignements russes.«  (Et cette affirmation provient d’un site internet russe anti-Poutine.) Essayer de tuer Skripal et d’en faire porter le chapeau à la Russie aurait donc pu apparaître aux yeux du MI6 comme la meilleure solution à divers dangers guettant le MI6 (en se débarrassant de leurs déchets, tout en en faisant de l’or). (Qui plus est, si Skripal disposait vraiment de sources sur « au moins 300 collègues à lui au sein des renseignements russes, » alors il pouvait non seulement mettre chacun d’entre eux en danger, mais aussi, avant de les cramer, il aurait pu sonder les plus pertinents d’entre eux pour obtenir des pistes utilisables par Steele pour aider le parti Démocrate contre Trump. Et comme Skripal était déjà un traitre, et condamné, sans doute aucune de ces « informations » n’aurait-elle était avérée. Bien entendu, cela n’aurait pas importé le moins du monde aux yeux de Hillary.)

Il est certain que le gouvernement du Royaume-Uni ment au sujet des Skripals — Sergeï et sa fille Yulia Skripal qui lui rendait visite depuis la Russie, qui ont tous les deux (père et fille) été empoisonnés le 4 mars 2018 — en mentant sur les éléments établis dans le meurtre au poison supposé de Sergeï. Les Skripal (mais uniquement Yulia, pas son père Sergeï) ont (ou plutôt a) été présenté(s) au public pour la dernière fois au travers d’une vidéo, tournée courant mai 2018, montrant Yulia Skripal sur une base militaire étasunienne au Royaume-Uni, comme l’a rapporté le grand journaliste d’investigation John Helmer le 8 décembre 2019 au travers d’un article en ligne : « Les Skripal sont sous contrôle des États-Unis sur une base étasunienne de bombardiers nucléaires à Fairford, dans le Gloucestershire« . (Helmer ne livre pas d’explication au sujet des raisons pour lesquelles elle a été filmée sur une base nucléaire étasunienne, mais il a livré des recherches considérables rien que pour déterminer que tel était bien l’emplacement où son discours, rédigé par avance et lu par elle, a été filmé.) Cette vidéo montrant Yulia a été présentée, décrite et analysée le 24 mai 2018 par « MoA, » dans un article paru sous le titre « Publication d’une vidéo de l’otage britannique Yulia Skripal« . « MoA » a également montré le brouillon original en langue russe de son discours, écrit au stylo.

Le gouvernement du Royaume-Uni a menti au sujet du poison spécifique utilisé pour supposément essayer de tuer l’agent double russo-britannique, Sergeï Skripal, dans le but de faire endosser à la Russie la responsabilité de cette action. Une rare exception au milieu des mensonges parus dans la presse occidentale est parue dans le Washington Post, qui appartient à Jeff Bezos, dans un article paru le 4 avril 2018 sous le titre « En Grande-Bretagne, Boris Johnson est accusé de duper le public au sujet des preuves sur l’empoisonnement Skripal. » Cet article indiquait que celui qui allait bientôt devenir premier ministre avait menti en affirmant que l’étude menée par un laboratoire affilié au gouvernement britannique, sur le produit chimique, avait permis d’affirmer que la source du poison était russe, en lançant :

Des dizaines de pays se sont ralliés à la Grande-Bretagne contre la Russie après l’accusation portée contre Moscou d’avoir utilisé un agent innervant de qualité militaire pour empoisonner Sergeï Skripal, ancien espion russe, et sa fille Yulia, en Angleterre, le mois dernier. Boris Johnson, le secrétaire britannique aux affaires étrangères, se voit à présent accusé d’avoir publiquement déformé les faits dans cette affaire.

 

Le premier laboratoire militaire britannique a affirmé mardi ne pas pouvoir vérifier si l’agent innervant utilisé le 4 mars provenait ou non de Russie.

 

Gary Aitkenhead, dirigeant du Defense Science and Technology Laboratory à Porton Down, a affirmé à Sky News que bien que la substance utilisée dans l’attaque ait été identifiée comme du Novitchok — une classe d’armes chimiques développée dans l’ancienne Union soviétique et en Russie — on ne sait pas vraiment s’il avait été produit en Russie. …

 

Ces commentaires semblent contredire les remarques faites par Johnson au cours d’une interview avec l’émission allemande Deutsche Welle le 20 mars. Lorsqu’on lui a posé la question de savoir comment le gouvernement britannique pouvait être aussi sûr de lui sur le fait que la Russie était derrière cette attaque, Johnson avait mentionné « les gens de Porton Down », qui selon lui étaient « absolument catégoriques. »

 

« J’ai moi-même posé la question, j’ai demandé ‘Vous en êtes certain?’ Et il m’a répondu qu’il n’y avait aucun doute, » a affirmé Johnson.

Voici comment l’article Wikipédia [en anglais, NdT] sur l’« Empoisonnement de Sergeï et Yulia Skripal«  a (mal)traité ces informations centrales en provenance de Porton Down :

Porton Down

Le 3 avril 2018, Gary Aitkenhead, dirigeant le Government’s Defence Science and Technology Laboratory (Dstl) à Porton Down, responsable des tests sur la substance impliquée dans l’affaire, a affirmé qu’ils avaient établi que l’agent était du Novitchok, ou de cette famille d’agents, mais avaient été dans l’incapacité de vérifier la « source précise » de l’agent innervant et qu’ils avaient « livré l’information scientifique au gouvernement, qui avait alors utilisé diverses autres sources pour parvenir aux conclusions auxquelles vous êtes parvenus. » [193][194] Aitkenhead a refusé de commenter l’information selon laquelle le laboratoire avait développé ou conservait des stocks de Novitchok.[194] Il a également réfuté les hypothèses selon lesquelles la substance aurait pu venir de Porton Down : « Il n’est pas possible qu’une telle chose aurait pu venir de chez nous ou ait pu quitter les quatre murs de nos installations. »[194] Aitkenhead a affirmé que la création de l’agent innervant relevait « probablement uniquement des capacités d’un agent étatique », et qu’il n’existait pas d’antidote connu.[193][153]

Des membres de l’armée portant des tenues de protection enlèvent une voiture de police et d’autres véhicules d’un parking public dans la poursuite de leur enquête sur l’empoisonnement de Sergeï Skripal le 11 mars 2018 à Salisbury, Angleterre.

Cette phrase « source précise » est restée non-définie dans cet article, et l’on ne sait pas ce qu’elle signifie : s’agit-il de la source nationale, des produits chimiques desquels l’agent chimique a été dérivé, ou peut-être même d’autre chose ? Wikipédia ne le dit pas. Ce passage est rédigé pour détourner l’attention du lecteur de cette question — pas pour l’examiner. La phrase « source précise » a été laissée habilement, mais elle n’apporte pas de sens, pour empêcher que le lecteur découvre que Boris Johnson — le gouvernement britannique — a menti à ce sujet. Mais c’est bien son mensonge sur le rapport produit par Porton Down qui est ici l’élément clé. Wikipédia s’applique à le dissimuler.

La note de lecture « 153 » (la dernière note de lecture de ce passage) fait référence à l’article du Washington Post, mais omet avec soin d’intégrer le fait central présenté par cet article, le mensonge du gouvernement britannique au sujet de ce que son propre laboratoire lui avait dit, au sujet de la source nationale du poison. Qui plus est, comme Craig Murray, journaliste très soigneux, indépendant et honnête, l’a rapporté le 14 mars 2018 :

En résumé :

  1. Porton Down a certifié dans ses publications qu’il n’a jamais vu de « Novitchok » russe. Le gouvernement britannique ne dispose d’absolument aucune information « de type empreinte digitale », comme des impuretés dans le produit, permettant d’attribuer cette substance à la Russie avec certitude.
  2. Jusqu’à présent, ni Porton Down, ni les experts mondiaux de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) ne sont convaincus de la simple existence de produits « Novitchok ».
  3. Le Royaume-Uni refuse de livrer un échantillon du produit à l’OIAC.
  4. Les produits « Novitchok » ont été spécifiquement conçus pour pouvoir être produits sur la base d’ingrédients courants, sur n’importe quelle paillasse scientifique. Les Étasuniens ont démantelé et étudié l’installation qui les développait supposément. Il est complètement faux que les Russes étaient seuls en mesure d’en produire, si n’importe qui peut le faire.
  5. Le programme « Novitchok » était localisé en Ouzbekistan, pas en Russie. Ce sont les Étasuniens qui en ont hérité au cours de leur alliance avec Karimov, et non pas les Russes.

Grand merci aux sources que je ne peux pas citer pour le moment.

Donc : Porton Down se montrait simplement honnête en affirmant ne pas savoir d’où le poison provenait. Mais les lecteurs de Wikipédia sont maintenus dans l’ignorance de ce fait central, ou même du fait que le laboratoire de Porton Down a publiquement réfuté les dires publics du gouvernement britannique au sujet de ce que ce laboratoire aurait affirmé.

Tristement, il s’agit de la procédure habituelle au sein de Wikipédia, édité et écrit par la CIA, qui tient sur liste noire (empêche de poster des liens vers) les sites (comme « MoA », Helmer ou Murray) non-approuvés par la CIA. Wikipédia a qui plus est été exposé de manière plutôt convaincante comme une opération de « désinformation » de l’État profond international (une opération pour orienter ‘l’information’ au profit des milliardaires planétaires), profondément corrompue et soldée à vil prix à un grand nombre de milliardaires, au lieu de ne compter que sur quelques donateurs très riches comme le font la plupart des organisations non-lucratives (qui ont moins de propriétaires, mais plus gros). Suivant cette méthode, ils affirment disposer de « revenus annuels dépassant les 109,9 millions de dollars« . En excluant tout lien pointant vers des sources que vous connaissez sans doute, puisque vous lisez le présent article, et en déformant de manière choisie, lorsque cela s’avère nécessaire ce qui a été rapporté par les sources qu’ils ont le droit de citer, ils dissimulent les faits centraux, comme (dans la présente affaire), le fait que la source du poison n’a pas pu être identifiée, et que le gouvernement britannique a menti à ce sujet.

Peu après le mensonge de Johnson, citant non seulement la Russie, mais le gouvernement russe comme source du poison, le premier ministre britannique, Theresa May, avait ordonné l’imposition de nouvelles sanctions contre la Russie, et le Royaume-Uni ainsi que ses alliés avaient promptement renvoyé 153 diplomates russes (dont 60 expulsés hors des États-Unis) ; une décision prise sur la base d’aucune preuve. La Russie avait répliqué en expulsant 189 diplomates de ces pays.

À ce jour, aucun dossier légal n’a été produit du côté du Royaume-Uni ou des États-Unis, affirmant que la Russie aurait bel et bien préparé ou opéré l’incident. Plus stupéfiant encore, le gouvernement britannique a empêché Yulia et Sergeï Skripal de répondre à la moindre question de la part du public, ou de la part du gouvernement russe, de leurs amis, ou même de membres de la famille Skripal. Sergeï et Yulia ont tout bonnement disparu de la circulation, n’ont jamais pu communiquer avec le public, et n’ont jamais eu le droit de témoigner dans le cadre d’une quelconque procédure légale.

Le 19 mars 2019, l’Independent britannique a eu le courage remarquable de titre un article « Un an après, l’affaire de l’empoisonnement Skripal reste percluse de questions auxquelles personne ne veut répondre«  ; mais à présent, la plupart des questions listées par cet article ont bien trouvé une réponse, et nous allons ici les documenter avec des liens. Les résultats (comme nous allons le voir) sont accablants pour le gouvernement britannique et ses alliés (principalement les États-Unis), qui ont tous expulsé des diplomates russes (comme cela est désormais clairement établi) sur la base de mensonges fabriqués contre la Russie au sujet de l’affaire Skripal. Mais le plus grand scandale est bel et bien la presse occidentale, qui continue à ce jour à couvrir ce scandale — un scandale qui la concerne désormais, et l’expose comme ne constituant pas une institution journalistique authentique au sein d’une authentique démocratie, mais plutôt comme organe de propagande de son propre régime, servant à tromper avec cynisme son propre public. Cet incident restera dans l’histoire — au travers de récits honnêtes et revenant sur le passé des événements publics importants — si cela peut encore exister en Occident (ce dont on peut sérieusement douter, si l’on prend cette affaire comme exemple), comme l’une des opérations menées par les dictatures occidentales : une opération de pure propagande, et pas du tout de journalisme.

Le 16 mars 2020, Helmer a rapporté que « Le Defence Science and Technology Laboratory (DSTL) de Porton Down, principale unité de tests sur la guerre chimique affiliée au ministère de la défense britannique, a reconnu avoir produit et testé l’agent innervant organophosphate Novitchok depuis 2014. » Il a livré l’ensemble des détails dans son article du 26 février 2020, paru sous le titre « Contrats de guerre chimique secrète étasunienne au sein du labo britannique de Porton Down« . Cette introduction de preuve, à partir des expériences menées à Porton Down, au bénéfice du programme de guerre chimique du gouvernement des États-Unis, livre bien l’argument clé du livre brillant écrit par Helmer à ce sujet, Skripal en prison, qui a été publié le 13 février 2020.

Précédemment, le gouvernement britannique avait réfuté tout ceci. Cela aurait dû faire les choux gras de la presse occidentale, et produit de nombreux mea culpa en son sein, mais au lieu de cela ils ont continué de tout dissimuler au public. Si l’on peut produire du Novitchok n’importe où, et que l’on en a produit à Porton Down, alors les allégations répétées du gouvernement britannique du contraire n’ont constitué que de purs mensonges.

Le British Guardian, libéro-néoconservateur (ou faussement « progressiste » pro-impérialiste) a titré le 13 avril un article : « la Russie a testé un agent innervant sur les poignées de portes avant l’attaque contre les Skripal, selon un dossier britannique«  et a rapporté :

La Russie avait testé si les poignées de portes pouvaient être utilisées pour transmettre des agents innervants et avait ciblé les comptes email de Sergeï et Yulia Skripal depuis au moins 2013, selon des renseignements précédemment classifiés sur l’attaque de Salisbury qui ont été rendus publics. Le Royaume-Uni a publié les renseignements vendredi, reliant la Russie à l’attaque contre l’ancien agent double et sa fille.

 

Les affirmations sur la poignée de porte et les e-mails ont été produits au sein d’une lettre de la part de Sir Mark Sedwill, le conseiller national à la sécurité du Royaume-Uni, adressée à Jens Stoltenberg, secrétaire général de l’OTAN. Il est extrêmement rare que le Royaume-Uni rende publics de tels renseignements …

 

Sedwill a affirmé que la Russie considérait au moins certains de ses transfuges comme des « cibles légitimes d’assassinat », en suggérant que cela pouvait comprendre Skripal, …

Ici encore, les propagandistes ont fait usage de « suggestion », et pas d’affirmations claires, dans le simple but de se couvrir. Il s’agit d’un nouvel exemple de déviation verbale.

Cet article cite Sedwill comme affirmant qu’« il est improbable que du Novitchok ait pu être produit et déployé par des acteurs non-étatiques. » Aucun élément factuel n’est produit de ses allégations. Le « journalisme » produit par le Guardian ne consiste qu’à répandre typographiquement les allégations du gouvernement, exactement comme cela avait été le cas avec les « armes de destruction massive de Saddam ».

Bien entendu, quiconque a fait usage de Novitchok, ou d’un autre poison, sur Sergeï Skripal, avait pour but de l’assassiner afin qu’il ne fût pas disponible pour témoigner publiquement sur les circonstances qui avaient conduit à son empoisonnement. Cependant, il a survécu à cette tentative d’assassinat bâclée, et sa fille — cible collatérale — également. Cela a créé une crise au sein du régime britannique, qui s’est retrouvé à devoir couvrir ses actions, et c’est ce qu’il a fait en emprisonnant les deux Skripal au secret, en empêchant toute possibilité qu’ils auraient pu avoir de s’exprimer franchement auprès de la presse sur les circonstances qui ont amené à la tentative de meurtre contre M. Skripal. Ce régime n’a pas non plus produit de procès en justice visant à identifier et punir les individus que les Skripal, s’ils avaient été libres, auraient publiquement et librement accusés pour cette tentative d’assassinat. Un aspect intéressant de leur emprisonnement est qu’au moins pour partie (voir complètement), il s’est tenu sur la base étasunienne de bombardiers nucléaires de Fairford, dans le Gloucestshire, comme l’a révélé l’article de Helmer et son livre de 2020, Skripal en prison.

Le 6 avril 2022, Helmer a titré « LE GOUVERNEMENT BRITANNIQUE A ENGAGÉ SECRÈTEMENT UN AVOCAT POUR REPRÉSENTER SERGEÏ SKRIPAL ET YULIA SKRIPAL DANS UNE ENQUÊTE PUBLIQUE« , rapportant que « le paiement de Chapman par le gouvernement pour agir pour le compte des Skripal fait paraître qu’ils sont en vie, et pas en prison. » Cependant, Chapman a refusé de répondre à la moindre question posée par Helmer. Helmer note :

Sergeï Skripal n’est pas paru en public depuis le jour de la première attaque supposée au Novitchok, le 4 mars 2018. Les membres de sa famille ne lui ont pas parlé au téléphone depuis le 26 juin 2019 [6]. Yulia Skripal a été vue pour la dernière fois au cours d’une interview dirigée par les Britanniques et les Étasuniens sur une base de bombardiers étasuniens au mois de mai 2018 ; [7] son dernier appel téléphonique a été entendu le 20 novembre 2020 [8]. Au cours des dix-sept mois écoulés depuis lors, aucun élément indépendant [9] (après le 26 juin 2019) n’existe pour témoigner du fait qu’ils seraient en vie.

Puis, le 21 juillet 2022, Helmer a fait paraître un article sous le titre : « SEPT SECRETS SUR LES SKRIPAL QUE LES SERVICES SECRETS NE VOULAIENT PAS VOIR DIVULGUÉS« , et a indiqué que Chapman refusait même de répondre aux questions posées par le juge dans cette affaire, comme « Avait-il quelque chose à dire au tribunal pour le compte de Sergeï et Yulia Skripal, a-t-il été demandé à Chapman. ‘Rien’, a répondu Chapman » :

Le silence de Chapman, son refus d’affirmer qu’il avait communiqué directement avec les Skripal pour vérifier qu’ils sont en vie, capables de lui donner des instructions, et pas en prison ou sous quelque autre contrainte, est le troisième des secrets sur les Skripal que le gouvernement a laissé sortir. En désignant Chapman, le gouvernement britannique et les services secrets (le MI6), responsables de Sergeï Skripal depuis son arrivée en Angleterre, ont fait de Chapman la première et seule source d’éléments publics sur le sort des Skripal.

 

Depuis plus de quatre années, la presse britannique n’a pas enquêté à ce sujet. …

Ou bien les deux Skripal ont été assassinés par le gouvernement britannique (après le 26 juin 2019) pour empêcher que la culpabilité britannique soit jamais connue du public, ou on leur a donné de nouvelles identités, et envoyés en Nouvelle-Zélande, comme énoncé par les rumeurs en Grande-Bretagne. Cependant, même s’ils se trouvent dans un autre pays, sont-ils encore en prison ? Pourquoi le public accepte-t-il les mensonges constants proférés par le Royaume-Uni — et les médias occidentaux ? De qui l’Occident se fait-il le serviteur, dans cette affaire ? Est-ce uniquement les entreprises d’armement, qui fournissent ces gouvernements ?

Traduit par José Martí pour le Saker Francophone

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« Jeu de guerre » en Amérique latine

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Interview de Larissa 2/3 : Son arrestation par le SBU, interrogatoires, tortures et pressions

par Donbass Insider. Le 20 juillet 2022, Larissa, une ancienne habitante de Kharkov nous raconte comment elle a été arrêtée et torturée par le SBU, comment se déroulaient les interrogatoires, et l'arrestation de son fils pour faire pression sur elle.

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Par : jmarti

Par M. K. Bhadrakumar − Le 25 juillet 2022 − Source Oriental Review

M.K. BhadrakumarL’impensable se produit pour la seconde fois en cinq mois : Gazprom, la gigantesque société gazière russe écrit aux entreprises gazières allemandes pour annoncer un cas de force majeur observé depuis le 14 juin, qui l’exonère de verser des pénalités pour les pénuries qui se sont produites depuis cette date.

La première fois que les relations germano-russes s’étaient parées d’effroi et de colère cette année s’était produite le 22 février, lorsque le chancelier Olf Sholz avait surpris les plus aguerris des observateurs en gelant le processus d’approbation de Nord Stream 2, le gazoduc tout neuf. Ce gazoduc à 11 milliards de dollars passant sous la Mer Baltique aurait doublé le volume de gaz acheminé directement de Russie en Allemagne, mais Scholz avait préféré tout arrêter. C’étaient les jours heureux où Berlin parlait de « vaincre » la Russie.

Scholz avait bloqué Nord Stream 2 en réaction à la décision russe du 21 février de reconnaître deux régions sécessionnistes d’Ukraine comme des républiques indépendantes. Les faucons anti-russes en Allemagne avaient applaudi cette décision. On avait de partout acclamé cette action. Jana Puglierin, la directrice du Conseil européen des relations étrangères à Berlin, avait fait les éloges de Scholz, affirmant qu’il « faisait monter la barre pour tous les autres pays de l’UE… voici une véritable gouvernance exercée à un moment crucial. »

Pourtant à Moscou, où l’on comprend parfaitement bien le fonctionnement du marché énergétique allemand, l’action de Scholz avait été comparée à se tirer volontairement une balle dans le pied. Moscou avait réagi par une flambée d’humour sardonique. Dmitry Medvedev, l’ancien président et directeur-adjoint du Conseil de Sécurité de la Russie, avait tweeté : « Bienvenue dans le meilleur des mondes, où les Européens vont bientôt payer 2000€ les 1000 mètres cubes de gaz ! »

Il faisait allusion à la dure réalité qui était que le gaz constitue le quart du mix énergétique allemand, et que ce gaz provenait pour plus de moitié de Russie. De fait, il était facile de voir que la dépendance allemande sur le gaz ne pouvait que monter, la décision ayant été prise de mettre le nucléaire de côté au lendemain du désastre de Fukushima, en 2011, et l’engagement ayant été souscrit de mettre fin à toute exploitation de charbon pour 2030.

Mais Scholz avait insisté pour que l’Allemagne développe ses capacités solaires et éoliennes « pour pouvoir produire de l’acier, du ciment et des produits chimiques sans utiliser d’énergies fossiles. » Sa confiance provenait en réalité du fait que l’Allemagne avait signé un contrat à long-terme avec la Russie pour acheter à cette dernière du gaz à prix d’ami, livré par le gazoduc Nord Stream 1.

La première indication laissant à penser que quelque chose ne se passait pas bien du tout s’est produite lorsque l’influent quotidien russe Izvestia a écrit, le 11 juillet, citant des experts de Moscou, que l’arrêt pour maintenance annuelle du gazoduc Nord Stream 1 risquait de se prolonger en raison du fait que le Canada avait déclaré un blocus sur la turbine qui y avait été envoyée pour réparations, suite à des sanctions contre la Russie.

Le gazoduc Nord Stream, appartenant à Gazprom, à Lubmin, en Allemagne

Le quotidien poursuivait en prévoyant que Gazprom pourrait annoncer un cas de force majeure à cause des sanctions occidentales, après que Siemens a par deux fois manqué à renvoyer les équipements à Gazprom après des réparations réalisées au Canada, chose qui a eu pour conséquence une réduction du volume de gaz prévu de 167 millions de mètres cubes par jour à 67 millions.

Izvestia notait également que la situation allait déboucher sur un pic sur le marché du gaz naturel au-dessus des 2 000 $ pour 1000 mètres cubes — peut-être « plus encore — jusque 3500 » — à partir du prix du 8 juillet, déjà établi à 1 800 $.

Sur la base d’une demande urgente émise par Berlin et d’une recommandation faite à Washington de renoncer à ces sanctions, le Canada a accepté, mais selon Izvestia, même après que Siemens aura renvoyé les turbines à Gazprom, « il va rester une longue période de test de ces turbines pour vérifier qu’elles ont été réparées dans les règles. Personne ne veut installer des turbines qui risquent de dysfonctionner après avoir été réparées dans un pays hostile. Il s’ensuit que la véritable durée nécessaire à remettre en fonctionnement ces turbines et de relancer Nord Stream 1 à sa pleine capacité va être de deux à trois mois. »

C’est-à-dire que le gaz ne pourra être acheminé normalement via Nord Stream 1 que pour septembre/octobre au plus tôt. Et malgré tout, il se peut que Gazprom ne puisse pas utiliser plus de 60 % de la capacité de ce gazoduc, car deux autres turbines ont également besoin de révisions.

Les experts ont par conséquent affirmé à Izvestia que les problèmes de pénuries de gaz en Union européenne allaient perdurer pour les prochains hivers, et que les autorités pourraient se retrouver à « limiter les approvisionnements en eau chaude, baisser les éclairages de rue, fermer les piscines et éteindre les équipements consommateurs d’énergie, et qui plus est, loin d’adopter des énergies vertes, revenir au charbon.

Le journal Kommersant a rapporté aujourd’hui que si les événements habituels de force majeure peuvent être les catastrophes naturelles, les incendies, etc., dans le cas de Gazprom, « nous parlons d’un défaut de fonctionnement d’équipement, » qui peut donner lieu à contentieux — et, « la chose décisive sera de voir si les actions menées par Gazprom pour couper les approvisionnements en gaz ont été en proportion de l’échelle véritable des problèmes techniques. »

D’évidence, Gazprom est bien préparée. Les Allemands soupçonnent que l’alibi servi par Gazprom — les turbines restées bloquées au Canada, etc, est bancal. Et Kommersant prévoir un « long procès ». Mais le fait est qu’à long terme, nous serons tous morts.

Mais pour l’Allemagne, la situation est grave : de nombreuses industries vont peut-être devoir fermer et le pays pourrait subir d’importants mouvements sociaux. Les Allemands sont convaincus que Moscou fait recours à l’« option nucléaire ». La grande question est de savoir si la solidarité allemande avec l’Ukraine pourra survivre à un hiver froid.

La confiance de Scholz s’appuyait sur l’axiome que la Russie avait désespérément besoin des revenus induits par ses exportations de gaz. Mais aujourd’hui, la Russie gagne plus d’argent avec ces exportations plus faibles en volume qu’auparavant. Sans doute la meilleure stratégie pour la Russie serait-elle à présent de réduire les livraisons sans les bloquer complètement, car même si la Russie ne vend qu’un tiers de gaz qu’elle vendait par le passé, ses revenus n’en sont pas affectés, étant donné que les pénuries de gaz ont fait monter exponentiellement les prix du produit. Il est raisonnable de s’attendre à voir Gazprom agir ainsi.

Poutine a dévoilé une fois par le passé que selon les contrats à long terme, la Russie vendait à l’Allemagne du gaz à des prix ridiculement faibles — 280 $ pour mille mètres cubes — et que l’Allemagne revendait même du gaz russe à d’autres clients en faisant des bénéfices confortables !

Ce qui fait le plus mal à l’Allemagne est qu’il ne s’agit pas seulement d’avoir froid dans les maisons, mais bien de l’implosion de l’ensemble de son modèle économique, qui dépend totalement des exportations industrielles, grâce aux importations d’énergies fossiles en provenance de Russie. L’industrie allemande est responsable de 36 % de la consommation de gaz du pays.

L’Allemagne s’est comportée de manière peu scrupuleuse sur tous les aspects de la crise ukrainienne. Elle a fait semblant de soutenir Zelensky, mais s’est abstenue d’apporter le moindre soutien militaire, et a déclenché une querelle peu amène entre Kiev et Berlin. De l’autre côté, lorsque Moscou a introduit le nouveau mode de paiement pour ses exportations de gaz, qui rendait obligatoire l’utilisation du rouble, l’Allemagne a été le premier pays à s’aligner, en comprenant pleinement que ce nouveau régime passait outre les sanctions prononcées par l’UE.

Aussi, Moscou insiste pour que les acheteurs de gaz allemands conservent des comptes en euros et en dollars à la Gazprombank (qui n’est pas sujette aux sanctions de l’UE) et convertissent leurs avoirs en roubles, étant donné que la banque centrale russe est sous le coup des sanctions occidentales et ne peut plus effectuer de transactions sur les marchés d’échanges étrangers !

Les Russes font passer les Européens pour des pitres. De toute évidence, il est impossible de sanctionner un pays qui est assis sur de précieux biens de première nécessité. La Russie est le second exportateur de pétrole au monde, le premier exportateur de gaz, et le plus grand exportateur de blé et d’engrais — sans parler du domaine des métaux de terres rares comme le palladium.

Boeing et Airbus se sont tous les deux plaint des risques encourus par leur chaîne d’approvisionnement. Airbus importe de grandes quantités de titane, dont environ 65 % du minerai provient de Russie. La compagnie a publiquement demandé à l’UE de ne pas imposer de restrictions sur cette matière première, utilisée pour fabriquer des éléments critiques pour les avions.

Il n’est donc pas surprenant de voir l’UE ralentir le rythme de ses sanctions contre la Russie. Les bureaucrates de Bruxelles ont épuisé leur potentiel de nouvelles sanctions et les élites politiques reconnaissent que les sanctions ont constitué une erreur.

Les conséquences s’en font déjà gravement ressentir au niveau des économies européennes. La hausse des prix de l’énergie alimente l’inflation dans tous les pays de l’UE. Selon les prévisions, l’inflation en France atteindra cette année les 7 % ; en Allemagne, 8.5 à 9 % ; et en Italie, 10 %. Et cela n’est que le début. La plupart des pays vont également subir une forte baisse de PIB l’an prochain — entre 2 et 4 %.

M. K. Bhadrakumar est un ancien diplomate de nationalité indienne, dont la carrière diplomatique a trois décennies durant été orientée vers les pays de l’ancienne URSS, ainsi que le Pakistan, l’Iran et l’Afghanistan. Il a également travaillé dans des ambassades indiennes plus lointaines, jusqu’en Allemagne ou en Corée du Sud. Il dénonce la polarisation du discours officiel ambiant (en Inde, mais pas uniquement) : « vous êtes soit avec nous, soit contre nous »

Traduit par José Martí, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

L’analyse des militaires français révèle la nouvelle tactique des États-Unis en Ukraine

par Philippe Rosenthal. Le Pentagone a utilisé une nouvelle tactique en Ukraine pour embaucher des ‘assistants’ [mercenaires] sous contrat. Il externalise ses ressources en soldats en étant à la recherche des spécialistes prêts à participer à des hostilités à grande échelle en Ukraine contre de l'argent.

Le journalisme de guerre occidental se résume à des articles du genre « Les officiels de notre camp ont dit… »

par Moon of Alabama. Ils consomment les mythes qu’ils produisent eux-mêmes et agissent ensuite en conséquence. Ils ignorent ainsi l’histoire, les faits de base et la vie bien réelle des personnes qui deviennent les victimes de leurs guerres.

Une psychopathie ukrainienne jusqu’au suicide

par Erwan Castel. Si les attaques des ukro-atlantistes continuent il est probable que la Russie décide de détruire toute ressource civile ou militaire ukrainienne susceptible d'abriter ou de participer à ces bombardements sur Energodar, et ce quels que soient les dommages collatéraux humains ou socio-économiques.

La région de Zaporojié lance les préparatifs du référendum sur son rattachement à la Russie

« J'ai signé un ordre pour que la Commission électorale centrale commence à travailler à l'organisation d'un référendum sur le rattachement de la région de Zaporojié à la Russie », a-t-il expliqué lors d'un forum baptisé « Nous sommes ensemble avec la Russie », organisé à Mélitopol.

Économie psychédélique et hallucinatoire

par Patrick Reymond. Si du côté des Russes, on avait anticipé une économie autarcique désendettée, et libérée du Dollar, du côté des Européens et de leur Maitre américain, on nage en pleine improvisation permanente. N’était-il pas question d’un pipeline gazier nommé Nord Stream 2 prenant sa source au cœur de la Russie pour alimenter une Allemagne prospère. Tout cela appartient au passé, et les Atlantistes ont eu beau engager un humoriste à la tête de l’état ukrainien, les numéros des acteurs en compétition européenne sont de piètre qualité, et tiennent plus du stand-up mal ficelé, que d’un scénario savamment écrit et préparé.

Sylvain Ferreira & Régis de Castelnau : Guerre en Ukraine (vidéo n°4)

Poursuite du feuilleton sur la catastrophe informative. Avec les polémiques particulières et caractéristiques concernant le rapport Amnesty International. Ainsi que le changement de ton dans les médias anglo-saxons concernant l’Ukraine et Zelensky. Point sur la question de Taiwan. Avec un retour sur la dimension juridique en droit international. Ainsi que les conséquences diplomatiques et militaires du voyage de Nancy Pelosi. Point sur la situation militaire en Ukraine.

Pénurie de gaz : Les explications factuelles de Gazprom

par Eric Fery. Quelle est l’idéologie de cette ultra minorité aux commandes de ce train fou sans freins, prêt à dérailler au prochain virage un peu serré de notre destinée, qu’est devenue l’UE ?

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Pyongyang est prêt à fournir à la Russie 100 000 volontaires qui seront envoyés en Ukraine. Cette offre s'est avérée très importante, car outre le fait qu'elle peut intéresser la Russie, ainsi que la RPL et la RPD, elle indique que les autorités de la RPDC sont prêtes à apporter un soutien réel à la Russie, démontrant ainsi qu'il ne s'agit pas d'une reconnaissance formelle des républiques du Donbass, mais qu'elles sont prêtes à les soutenir politiquement et militairement.

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« On nous a donné l’ordre de ne pas faire de prisonniers parce que nous serons traités de la même façon. Pour vous, nous sommes des mercenaires, on nous exécutera. C’est pourquoi nous lui avons coupé les ligaments et nous l’avons poussé dans la rivière pour voir comment on peut nager sans ligaments »

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Les systèmes de défense aérienne russes assureront l'Iran en cas d'attaque d'Israël. Grâce aux radars transhorizon russes, ainsi qu'aux systèmes de défense aérienne déployés en Syrie, une attaque israélienne contre l'Iran deviendra non seulement inefficace, mais entraînera de très lourdes pertes pour l'armée de l'air israélienne.

Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs)

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L’armée ukrainienne bombarde un hôpital, la gare et un bus à Donetsk, faisant quatre morts et 19 blessés parmi les civils

par Christelle Néant. En attendant que la ligne de front recule assez loin de Donetsk, l’artillerie russe et celle de la RPD frappent intensivement les positions ukrainiennes afin de faire cesser les tirs contre les civils, et briser les défenses pour continuer l’avancée des forces alliées.

L’art du mensonge

par Batiushka. On disait autrefois mensonges. Puis c’est devenu propagande. Puis c’est devenu contrôle éditorial. Pas de faux semblant. Nous allons l’appeler mensonge. Des millions de personnes sont employées dans le monde entier dans l’industrie du mensonge

Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs)

par Vladimir Tchernine. « Je peux dire qu’on nous tuait ici. Quand j’ai vu vos véhicules venir avec la lettre Z, j’ai failli tomber. Je criais comme une folle : « Les Russes sont là ! Ils sont enfin là ! » C’était une joie sans fin ».

La lâcheté contre la bravoure

par Erwan Castel. En bombardant depuis 8 ans et de façon exponentielle les populations du Donbass, le régime de Kiev, mieux que n'importe quel référendum local, confirme bien par sa haine russophobe et criminelle que cette terre n'est pas sienne et appartient bien à la grande Russie.

RPD : L’armée ukrainienne bombarde la cérémonie funéraire du colonel Korsa à Donetsk, faisant huit morts dont une enfant

par Christelle Néant. Le 4 août au matin, alors que la RPD faisait ses adieux au colonel Olga Katchoura, qui était morte la veille, l’armée ukrainienne a bombardé la zone du centre-ville où se déroulait la cérémonie funéraire, faisant huit morts (dont une enfant) et cinq blessés.

En échange du lancement des deux Nord Streams, la Russie devrait exiger le statut neutre de l’Allemagne

par Sergey Marzhetsky. Le problème de l'Allemagne est que tout le monde n'est pas prêt à s'aligner sur la politique étrangère américaine destructrice. Le rejet du gaz russe et la hausse constante des prix de l'énergie pèsent déjà lourdement sur les épaules des bourgeois et de l'industrie allemande.

Presse polonaise : le président russe rend le monde dépendant, de plus que le gaz russe

Par : Volti
Merci à Thierry65 Source TOPWAR (article traduit) Le portail Internet polonais Money.pl a publié un article dans lequel, non sans amertume, il rapporte que tout le monde occidental ne dépend pas seulement du gaz et du pétrole russes. Poutine dispose de matières premières qu’aucun montant de sanctions ne pourra annuler – il s’agit du combustible nucléaire, nécessaire au fonctionnement de nombreuses […]

Réunion mystérieuse Poutine-Schroeder à Moscou : De quoi ont-ils parlé ?

par Peter Yermilin. L'ancien chancelier allemand Gerhard Schroeder a déclaré que lors de sa rencontre avec Vladimir Poutine à Moscou, le président russe s'est dit prêt à négocier sur l'Ukraine. « La bonne nouvelle est que le Kremlin veut trouver une solution par le biais de négociations », a déclaré Schroeder dans une interview accordée au magazine Stern. Bien que le but initial du voyage à Moscou était de discuter de la sécurité énergétique de l'Allemagne, il était impossible d'éviter le sujet de la crise ukrainienne, a ajouté Schroeder.

La Russie pourrait tirer parti des relations commerciales bilatérales entre Cuba et le Mexique

Par : jmarti

Par Andrew Korybko − Le 22 juillet 2022 − Source OneWorld Press

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Tous les pays comme Cuba, surtout ceux qui se développent après avoir été ravagés par des décennies de Guerre hybride, désormais reliés globalement dans le cadre de la Nouvelle Guerre Froide, comprennent l’importance de cultiver des liens économiques plus étroits avec les 8 Grands du Grand Sud, tels la fédération de Russie et les États-Unis du Mexique.

Les relations bilatérales entre Cuba et le Mexique — des survivants de la doctrine Monroe et de l’embargo étasunien — ont augmenté en activité au cours de l’année 2022 dans le cadre d’efforts conjoints pour étendre leurs activités économiques réciproques de manière fertile. Le 4 mai, la compagnie aérienne mexicaine Aeromar a augmenté la cadence des vols hebdomadaires à destination de l’île des Caraïbes, et le 8 mai, le président Miguel Díaz-Canel et son homologue mexicain Andrés Manuel López Obrador ont convenu de développer fermement leurs relations bilatérales et de consolider une nouvelle étape de collaboration. Dans le domaine de la santé, le Mexique va embaucher 500 médecins cubains après la signature d’un accord de santé par AMLO durant sa visite à la Havane dans le cadre de cette intensification récente des relations bilatérales entre Cuba et le Mexique. L’accroissement le plus récent dans les relations entre Cuba et le Mexique s’est produit les 14 et 15 juillet, lors du forum d’affaires bilatéral, au cours duquel 12 accords ont été signés, avec pour principal objectif d’étendre les investissements consentis par le géant d’Amérique latine sur l’île, en essayant de consolider et d’accroître les contacts économiques et financiers. Ces premiers accords passés sous l’administration AMLO, s’ils parviennent à leurs fins, vont encourager le Mexique à redoubler d’efforts à Cuba.

Économiquement et commercialement, Cuba se trouve entre le bloc Canada-UE et le bloc multipolaire/du Grand Sud. Si l’on considère la teneur de ses échanges commerciaux, il est évident que celle de Cuba n’est pas purement multipolaire, ni même affiliée au Grand Sud. Outre les accords commerciaux bilatéraux les plus pertinents dont l’île dispose avec le Venezuela, la Chine, la Russie, le Mexique et l’Inde, le Canada et l’Union européenne restent des partenaires commerciaux très importants pour Cuba, surtout en raison du poids de l’Espagne et de la Hollande. Il est donc nécessaire de rendre tangible le potentiel du secteur productif de Cuba face aux besoins de la Russie, et de considérer la manière dont cela peut faire monter les volumes d’activité sur l’île en tirant parti des opportunités créées par les relations bilatérales entretenues par Cuba avec des pays tiers.

Comment la Russie peut en tirer parti

Comme n’importe quel pays du monde, Cuba devrait avoir le droit de diversifier ses partenaires économiques à son gré, car la compétition amicale entre la Russie, la Chine, l’Inde et le Mexique qui émerge de ce nouveau marché multipolaire pourrait bénéficier au peuple cubain en assurant de meilleurs contrats. Le paradigme économique et financier étasunien considère tout comme un jeu à somme nulle. Ce paradigme est incorrect car il n’est pas utile pour évaluer les relations dans le Grand Sud. Par conséquent, les rôles envisagés dans l’industrialisation et le développement des secteurs économiques de Cuba peuvent être à la fois complémentaires et compétitifs — Pas simplement du capitalisme à la tuer ou être tué — mais dépendra en fin de compte sur l’art de la négociation et la capacité de persuasion des acteurs impliqués.

Chacun des partenaires multipolaires de Cuba est spécialisé dans un domaine différent. La Russie est connue pour son infrastructure énergétique de haute qualité, qui démontre a maîtrise en matière d’ingénierie et son inventivité géo-économique ; des entreprises indiennes sont déjà impliquées dans d’importantes activités commerciales et monétaires à Cuba ; des entreprises chinoises sont les pionniers mondiaux des technologies de l’information, des télécommunications et des infrastructures de transport. Il faut comprendre que tout ce travail conjoint va stimuler le renforcement de l’État cubain, et améliorer ainsi les capacités de ses forces de travail, ce qui va rendre l’économie et la société dans son ensemble plus efficaces et plus productives.

L’arrivée au mois de juillet à Cuba d’un tanker russe baptisé le Suvorovsky Prospect, avec 700 000 barils de pétrole, pour une valeur de 70 millions de dollars au prix actuel du marché, est la preuve que le géant eurasiatique a compris l’importance vitale de l’énergie pour chaque État : la quantité d’énergie détenue par un pays définit en soi ses limites de production — comme l’Europe semble le redécouvrir. Le navire pétrolier apporte du combustible aux centrales électriques cubaines et apporte en retour à la Russie de nouveaux clients face aux sanctions occidentales, États-Unis en tête. Le navire appartient à Sovcomflot, la plus grande entreprise de fret maritime russe — qui est sous le coup de sanctions britanniques, canadiennes et étasuniennes.

La Russie et la Chine, ainsi que le Venezuela et le Mexique, en tant qu’alliées multipolaires principales du gouvernement cubain, ont un rôle important à jouer dans le processus d’industrialisation et le développement des capacités de production cubaines. Il s’ensuit, comme produit de la compétition, que les entreprises de ces pays vont œuvrer à améliorer leurs services, produits et contrats entre elles. La Chine constitue l’un des partenaires les plus prometteurs de l’industrialisation pour Cuba, et ce du fait de l’énorme potentiel que constitue son marché et ses capacités d’investissement impressionnantes, ainsi que son aide dans la neutralisation multipolaire graduelle de l’embargo étasunien, et de l’intégration du pays des Caraïbes dans l’Initiative des Nouvelles Routes de la Soie.

La Russie dispose de divers moyens pour pouvoir réintroduire de la productivité à Cuba, depuis son expertise dans l’exploration énergétique et l’exploitation d’accès à des énergie accessibles, pour n’en mentionner que quelques-unes. Une activité économique accrue implique une meilleure productivité, ce qui implique également davantage d’énergie, besoin auquel peut répondre un partenaire d’affaires multipolaire producteur d’énergie, comme la Russie. En réciproque, la possibilité de ressusciter la capacité de production de Cuba et d’accepter diverses importations qui pourraient placer ce pays parmi les 10 premiers importateurs de biens cubains pourrait servir de tuteur à l’économie cubaine, et contribuer à optimiser sa capacité à rembourser sa dette. La Russie a historiquement toujours présenté un impact éclatant sur le tourisme cubain qui, même si cela peut fluctuer d’une année sur l’autre, a toujours connu une croissance significative. Par exemple, la Russie figure parmi les principaux pourvoyeurs de tourisme à l’île des Caraïbes en 2021, à hauteur de 41 %, suivie par la Canada avec 20 %, la communauté cubaine de l’étranger à hauteur de 15 % et l’Espagne en quatrième place. De même, le géant eurasiatique est le 6ᵉ plus gros fournisseurs de biens importés à Cuba, alors qu’il ne figure pour l’instant pas parmi les 10 plus grands clients des exportations cubaines.

Les entreprises des pays qui opèrent déjà dans la zone de développement spécial de Mariel complètent le projet amiral de l’Initiative de la Ceinture et la Route (BRI – Belt and Road Initiative), et pourraient ouvrir de nombreuses opportunités de marchés à tous les pays impliqués, y compris possiblement la Russie. Par exemple, la zone de développement spécial de Mariel, au sein de laquelle 3 des 11 entreprises financées par des capitaux mexicains sont situées — quatre associations économiques internationales, cinq joint ventures et deux intégralement financées par des capitaux mexicains — les relierait également plus étroitement dans une relation d’interdépendance complexe jouant en faveur des intérêts conjoints de chacune d’entre elles. Le lancement de nouvelles relations économiques entre Cuba et l’Eurasie, l’Asie du Sud et l’Asie de l’Est, au travers de leurs relations bilatérales combinées, développera l’emploi, l’investissement et la production, ce qui va aider Cuba à éviter les intenses efforts menés par les États-Unis pour l’isoler, la déstabiliser, et renverser son gouvernement souverain.

Tous les pays comme Cuba, surtout ceux qui se développent après avoir été ravagés par des décennies de Guerre hybride, désormais reliés globalement dans le cadre de la Nouvelle Guerre Froide, comprennent l’importance de cultiver des liens économiques plus étroits avec les 8 Grands du Grand Sud, tels la fédération de Russie et les États-Unis du Mexique. Cela étant dit, Cuba compte également éviter une dépendance trop importante envers un partenaire ou l’autre, si bien qu’elle maintient des relations économiques stratégiques avec la Russie, et étendra sans doute ces relations dans d’autres régions pour contrebalancer la Chine et le Canada. Le travail conjoint du Mexique, de l’Inde et de la Russie au sein d’une initiative d’intégration trans-régionale élargie, possiblement menée par la Chine ou un autre membre des 8 Grands pays du Grand Sud pourrait apporter des bénéfices à toutes les parties concernées, et bien sûr à Cuba. En équilibrant les intérêts de ses six partenaires économiques majeures, Cuba sera en mesure de les engager dans sa réussite et démontrera la possibilité qu’ils ont de coopérer ensemble.

Andrew Korybko est un analyste politique étasunien, établi à Moscou, spécialisé dans les relations entre la stratégie étasunienne en Afrique et en Eurasie, les nouvelles Routes de la soie chinoises, et la Guerre hybride.

Traduit par José Martí pour le Saker Francophone

Un triple crime de guerre ukrainien

par Erwan Castel. À ceux qui s'interrogent, je réponds « Patience, c'est une guerre très difficile car l'ennemi y a solidement fortifié ses positions depuis 8 ans. Mais la libération avance chaque jour et rien ne peut l'arrêter ni sauver la vie de ces assassins ! »

Les erreurs de calcul des États-Unis sont désormais légion – mais que faire maintenant ?

par Ted Galen Carpenter. Un trait commun à ces multiples erreurs de calcul est l’arrogance. Les responsables américains s’accrochent aux hypothèses d’une époque révolue où la puissance et l’influence des États-Unis éclipsaient largement celles de toute autre nation – ou combinaison de nations.

Larissa, trois mois de tortures dans les cachots du SBU à Kharkov

par Laurent Brayard. Larissa a survécu aux geôles du SBU, son histoire en Occident n’intéressera évidemment personne, et pourtant elle n’est qu’une des milliers de personnes qui dans toute l’Ukraine ont été arrêtées, torturées et maltraitées par la terrible police politiques ukrainienne.

Le Royaume-Uni lève les sanctions effectives contre la Russie

La guerre des sanctions, si elle n'est pas encore terminée, approche déjà de sa fin logique et physique. Nous devons rendre hommage - les Européens ont longtemps et obstinément résisté à se faire du mal, se réjouissant de l'espoir qu'ils influencent la Russie. En août, la Grande-Bretagne, la meilleure amie de l'Ukraine, n'a pas pu le supporter. Londres a considérablement affaibli les sanctions les plus importantes contre la Fédération de Russie, qui avaient les plus grands espoirs d'efficacité. La décision concerne un large éventail de nomenclatures aéronautiques : aéronefs, pièces détachées, turbomoteurs aéronautiques, composants.

Ukraine, la fin du quoi qu’il en coûte ? Où sont pasées les armes occidentales

par Xavier Moreau. « L’OTAN déverse des quantités d’armes et de munitions toujours plus importantes pour compenser les pertes impressionnantes de l’armée ukrainienne. Le problème est que non seulement cela ne suffit pas mais en plus il faut désormais puiser dans les réserves stratégiques ».

Ukraine – Le secret de Boutcha (vidéo)

Par : do

http://mai68.org/spip2/spip.php?article12294

Un décalage entre ce que j’ai vu en Ukraine et à la télé française

Un humanitaire témoigne – 29 juillet 2022 – Adrien Bocquet

Cliquer ici pour télécharger la vidéo

Adrien Bocquet, ancien militaire français, s’est rendu en Ukraine au début du conflit. Il raconte pour RT France son expérience en tant que volontaire humanitaire et témoigne du décalage entre ce qu’il a vu sur place et la façon dont les médias rendent compte des événements.

Transcription partielle :

Je me suis rendu en Ukraine en tant que volontaire humanitaire.

Le premier crime de guerre que j’ai vu a été commis par les Ukrainiens qui tiraient dans les jambes de prisonniers. Et j’en ai vu un se prendre une balle dans la tête. Ensuite les militaires ukrainiens m’ont fait partir le plus vite possible.

Puis, à Boutcha, j’ai vu des camions ukrainiens décharger des cadavres. Il n’y avait alors pas le droit de prendre de photos. Puis une fois les cadavres déchargés, pas avant, les journalistes sont venus prendre des photos.

En Ukraine, aucune personne n’a le droit de prendre de photo. Personne. Les Ukrainiens ont peur de prendre des photos. Et dans un hôpital où je me suis rendu, je n’ai pas eu le droit de parler aux enfants qui auraient pu me raconter leur histoire.

Le régime actuel en Ukraine est vraiment un régime nazi.

Quand j’ai été dans le Dombas russe, c’était tout le contraire. Je pouvais parler à tout le monde. Dans les hôpitaux, je pouvais parler aux enfants. Je pouvais prendre toutes les photos que je voulais où je voulais.

Bien à vous,
do
http:///mai68.org/spip2

Coronavirus – Des vérités émergent ; ça se retourne, ça se protège (vidéo) :

Ils avouent : http://mai68.org/spip2/spip.php?article12291

 

Le vaccin ARN contre le VIH réussira-t-il à donner le SIDA ? vidéo :

http://mai68.org/spip2/spip.php?article12285

L’article contient un topo sur :

Coronavirus – Pfizer, c’est l’exact contraire d’un vaccin

Coronavirus – Ces vaccins ont augmenté l’épidémie !

Coronavirus – Le vaccin Pfizer peut s’intégrer dans le génome du vacciné

Les possibles méfaits du vaccin ARN (vidéo)

Vaccination & Anticorps facilitants

 

Covid-19 : un tribunal italien ordonne l’analyse des vaccins à ARN messager :

http://mai68.org/spip2/spip.php?article12284

 

Guerre en Ukraine – Macron viole la constitution (vidéo) :

http://mai68.org/spip2/spip.php?article12280

 

C’est l’État ukrainien qui affame le Liban

http://mai68.org/spip2/spip.php?article12276

Le Liban importe 80% de son blé d’Ukraine. Avec la guerre qui s’y déroule, le pays manque de farine et le pain se vend au marché noir. Au même moment, le « Laodicea » un navire chargé de blé est bloqué au port de Tripoli au nord du Liban avec interdiction de décharger sa cargaison. Les autorités judiciaires libanaises ayant été saisies d’une plainte de l’ambassade d’Ukraine à Beyrouth pour « trafic de marchandises volées ». Le blé se trouvant à bord du « Laodicea » proviendrait de territoires occupés par la Russie et vendu illégalement par cette dernière.

Une enquête est en cours par les autorités douanières libanaises. Pendant ce temps, les files d’attentes s’allongent devant les boulangeries prises d’assaut à chaque rare fournée.

Le « Laodicea » va-t-il devoir appareiller emportant sa précieuse marchandise sous d’autres cieux ou alors le blé va-t-il être saisi par les autorités libanaises, auquel cas remis à qui ?

 

 

 

 

 

 

 

#GotGoldorRubles? La Russie vient de briser le dos de l’Occident

Par : Zineb

Par Tom Luongo – Le 28 mars 2022 – Source Gold Goats ‘N Guns

Je ne pense pas que tout le monde ait encore saisi l’importance de l’annonce faite par la Russie de l’établissement d’un plancher pour le prix de l’or. Mais, pour être clair, la Russie vient de briser le système de suppression de l’or papier.

Vendredi, la Banque de Russie a annoncé :

BREAKING NEWS:

THE RUSSIAN CENTRAL BANK WILL RESTART BUYING GOLD FROM BANKS AND WILL PAY A FIXED PRICE OF 5,000 ROUBLES PER GRAM BETWEEN MARCH 28 AND JUNE 30 pic.twitter.com/Q1kTSfzAIm

— Gold Telegraph ⚡ (@GoldTelegraph_) March 25, 2022

ACTUALITÉ :

LA BANQUE CENTRALE RUSSE VA RECOMMENCER À ACHETER DE L’OR AUX BANQUES ET PAIERA UN PRIX FIXE DE 5 000 ROUBLES PAR GRAMME ENTRE LE 28 MARS ET LE 30 JUIN.

5000 RUB au gramme à un taux de change de 100 RUB/USD implique un prix de l’or de 1550 $ l’once.

Quelques jours avant cette annonce, qu’il savait imminente, l’Occident a présenté de nombreux textes de loi pour tenter d’empêcher les Russes de vendre leur or.

Le G7 pense que les sanctions sont tellement fortes que Poutine sera obligé de vendre son or pour échapper aux sanctions et payer ses achats. Ils suivent littéralement un scénario imaginaire qui ne se déroule pas dans le monde réel.

Mais peu importe, les néoconservateurs n’ont jamais rencontré un bâton qu’ils ne voulaient pas utiliser pour frapper quelqu’un à la tête. Dommage que tout ce qu’ils fassent, c’est frapper un pneu en caoutchouc. Boing !

Parce que voilà le truc, la Russie ne va pas vendre de l’or. Elle en achète.

Ils sont censés être les architectes du système monétaire mondial et on pourrait penser qu’ils sont ceux qui le comprennent le mieux. Mais, clairement, ce n’est pas le cas.

Ce qu’ils croient comprendre, c’est qu’ils contrôlent toujours le flux des matières premières dans le monde par le biais de systèmes de suppression des prix sur le CRIMEX, le LBMA et l’ICE.

Ce n’est plus le cas.

En fin de compte, l’« argent extérieur » l’emporte sur l’« argent intérieur » .

Les Autrichiens, comme moi, ont toujours compris qu’en fin de compte, l’argent intérieur [l’argent qui existe au sein du système financier] échoue parce qu’il n’est finalement rien de plus qu’un système de Ponzi construit sur l’argent extérieur : l’argent qui existe en dehors du système financier, comme les matières premières et le bitcoin.

 

L’argent, c’est un succès !

Commençons par les bases. Pourquoi créons-nous de la monnaie ? Pour atténuer le risque entre le moment de la vente de ce que nous avons et l’achat de ce que nous voulons. Nous vendons donc notre travail aujourd’hui pour acheter de l’essence, du papier pour imprimante demain. En attendant, nous détenons de l’argent.

C’est un moyen de transformer la pensée et l’exploitation personnelle de l’énergie et du temps en un jeton qui peut nous procurer des biens réels dans le monde réel.

En gardant cela à l’esprit, réfléchissez maintenant au système financier actuel dans lequel tout l’argent intérieur est créé en vendant d’abord un instrument de dette à quelqu’un qui est prêt à le détenir pour une certaine somme.

Revenons au rouble et à l’or. Car une fois que j’aurai exposé la nouvelle structure d’incitation, vous comprendrez pourquoi le G7 n’a plus d’amis dans ce combat.

Le pouvoir du Davos repose sur sa capacité à créer du crédit et à le vendre à un taux d’intérêt positif aux producteurs de matières premières. Étant donné que la production de matières premières de base dans n’importe quel type de marché efficace devrait être une entreprise à très faible marge, 1-4% de rendement annuel réel, leur vendre de la dette pour extraire du pétrole ou de l’or du sol à des taux plus élevés que cela aspire finalement tout le profit de l’entreprise.

Les marchés libres, lorsqu’ils sont autorisés à fonctionner correctement, extraient les bénéfices par l’arbitrage concurrentiel. C’est à la fois brutal et générateur de nouvelles innovations et d’efficacité.

C’est le désir d’augmenter les profits par rapport à la situation de référence qui fait cela.

Dans les produits de base, cela est, au mieux, difficile à faire. Pourquoi ? Parce qu’ils ne sont rien de plus qu’un bien de second ordre. Le premier ordre serait le minerai ou le bois récolté. Le second ordre serait le lingot ou le bois produit. Plus le bien est de premier ordre, plus il est spécialisé et plus l’opportunité de faire du profit en différenciant le produit sur un critère autre que le prix est grande.

C’est le plus difficile à faire pour améliorer l’extraction des ressources car la plupart des gains d’efficacité majeurs ont eu lieu dans le passé lorsque l’économie était moins spécialisée.

La confusion autour du « système »

Si les banques se trouvent des deux côtés de l’échange et fixent le prix de l’argent, elles contrôlent en fin de compte qui gagne et qui perd en cours de route. Et ne mâchons pas nos mots, c’est eux les gagnants. Les bénéfices reviennent à ceux qui produisent les biens les plus importants avec les chaînes d’approvisionnement les plus complexes.

Les banques investissent les bénéfices provenant des intérêts sur la dette initiale dans les entreprises qui produisent les biens de niveau supérieur nécessaires pour s’assurer que les biens de niveau inférieur ne produisent pas de richesses, en réduisant les bénéfices par arbitrage tout au long de la chaîne d’approvisionnement.

Vous ne me croyez pas ? Demandez aux éleveurs de bétail.

À cet égard, le financement actuel de ces industries n’est rien d’autre qu’une version virtualisée du modèle économique colonial qui a eu cours du XVe au XIXe siècle.

Au lieu d’utiliser des hommes en chair et en os pour soumettre les populations locales à l’aide d’armes plus puissantes et de pots-de-vin pour les amener à extraire les richesses minérales que les colonialistes ramènent chez eux, nous utilisons aujourd’hui les institutions de l’après-guerre pour faire fonctionner le même système par l’émission de dettes pour les investissements et le paiement des intérêts (dans ce cas, il s’agit d’une pure rente économique – une richesse non gagnée).

Les pays producteurs de toutes les richesses minérales du monde ne sont rien d’autre que des esclaves endettés des maîtres de l’argent de Bruxelles, de la City de Londres et de New York. C’est ça le problème.

Puisque nous avons atteint le point de saturation de la dette où plus aucune dette ne peut être émise pour extraire des richesses minérales et faire croire aux marchés qu’elle pourrait être remboursée à ces rendements réels, le système doit être réinitialisé.

Le Great Reset est un moyen de planter le système existant mais de laisser légalement les mêmes colonialistes au pouvoir.

Ce n’est pas vraiment plus compliqué que cela.

Si vous comprenez cette dynamique, vous pouvez maintenant comprendre pourquoi la Russie, en particulier, est l’avant-garde de la volonté du Sud de changer le système mondial.

C’est aussi le seul pays qui a le pouvoir de production de matières premières pour exposer les vulnérabilités de ce Système.

C’est bien… #GotRubles ?

Et c’est là que l’arrimage du rouble à l’or entre en jeu.

La Banque de Russie est maintenant un acheteur d’or à 5000 roubles pour un gramme, ou 155 500 roubles pour une once troy. Au cours de clôture du vendredi 25 mars de 96,62 roubles par rapport au dollar, cela implique un prix de l’or de 1610 dollars par once.

Le rouble se renforce maintenant librement par rapport au dollar américain.

En soi, cela n’a rien de remarquable.

Comme je l’ai expliqué sur Twitter l’autre fois :

  • 1 : A 1550 dollars l’once, l’effet de premier ordre est que cela implique un taux RUB/USD d’environ 75. Cela incite ceux qui détiennent des RUB à continuer et ceux qui en ont besoin à faire monter les prix à partir des niveaux actuels.
  • 2 : Cela crée une boucle d’incitation positive pour ramener le rouble aux niveaux d’avant-guerre. Ensuite, les effets du marché prennent le relais, car la demande de roubles devient structurelle, en fonction de la balance commerciale de la Russie.
  • 3 : Une fois que cela se produit et que le RUB/USD tombe en dessous de 75, alors le prix de l’or en USD augmente structurellement, vidant les marchés de l’or papier et faisant s’effondrer le système financier basé sur l’or hypothéqué/à effet de levier. Nous entrons maintenant dans la phase d’arbitrage que @Lukegromen a postulée avec 1000 barils/oz.

Donc, ce système incite les Russes à détenir leurs économies en roubles, car le rouble est sous-évalué. Il incite également les traders étrangers à détenir des roubles parce que le rouble est sous-évalué par rapport à un prix de l’or ouvert surévalué.

Il est clair que les spéculateurs de devises à Moscou, Shanghai, Singapour, Bombay et Hong Kong s’en donnent à cœur joie.

Si l’on ajoute que Poutine exige que les « pays inamicaux » paient leurs importations russes soit avec de l’or, soit avec le rouble, le choix naturel pour eux est d’acheter des roubles jusqu’à ce que les prix de l’or et du rouble soient synchronisés sur les marchés internationaux.

Les hurlements de douleur du G-7 et de l’Allemagne en particulier sont à la fois pathétiques et hilarants, car ils se plaignent que Poutine est en « rupture de contrat » pour avoir exigé une autre monnaie de paiement pour le gaz que les euros stipulés dans le contrat.

Plus tôt dans la journée de lundi, le ministre allemand de l’économie, Robert Habeck, a déclaré depuis Berlin que la demande du Kremlin concernant le paiement des contrats de gaz naturel en roubles constituait une « violation unilatérale et manifeste des contrats » – affirmant que les contrats devaient être honorés dans les conditions préalablement définies, selon Bloomberg. « Cela signifie qu’un paiement en roubles n’est pas acceptable et nous exhortons les entreprises concernées à ne pas se conformer à la demande de Poutine » , a déclaré M. Habeck. « L’effort de Poutine pour creuser un fossé entre nous est évident, mais vous pouvez voir que nous ne nous laisserons pas diviser et la réponse du G-7 est claire : les contrats seront honorés. »

 

Le Kremlin a rapidement démoli les commentaires du ministre allemand de l’économie et la position du G-7 sur le rouble, lundi, par l’intermédiaire d’un législateur russe à la chaîne d’État RIA Novosti : « Le législateur russe Abramov déclare que le refus du G-7 de payer le gaz en roubles russes entraînera certainement un arrêt des livraisons » .

Les Russes énervés ont certainement un don pour les mots, et en tant qu’écrivain, j’apprécie beaucoup cela. Selon TASS :

Moscou s’occupe des détails de ses plans de livraison de gaz aux pays inamicaux pour un paiement en roubles, mais elle ne s’engagera pas dans la charité si l’Europe refuse de payer en monnaie russe, a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, aux journalistes lundi. …

 

Le porte-parole du Kremlin est resté muet sur les mesures que la Russie pourrait prendre si l’Europe refusait de payer le gaz en roubles, notant que ces « questions devraient être réglées au fur et à mesure de leur développement » . « Mais nous ne fournirons pas de gaz gratuitement, c’est certain. Il n’est guère possible et raisonnable de faire de la charité dans notre situation » , a-t-il souligné.

Vous entendez ça, le Davos ? C’est le son de l’horloge qui tourne.

Le commerce, c’est essentiel …

La raison pour laquelle ce schéma actuel fonctionne déjà est que la Russie a une balance commerciale positive, principalement grâce aux exportations de produits de base. Le Davos ne veut pas que la Russie gagne de l’argent en vendant ces produits au monde entier et continuera à imposer des sanctions pour que les gens n’utilisent pas de roubles.

Ils luttent cependant contre la main invisible du marché d’Adam Smith. La demande de roubles va dépasser le taux de change d’avant-guerre d’environ 75:1 par rapport au dollar américain.

Le prix de l’or/rouble implique ce taux de change. La Russie réexaminera cette question à la fin du deuxième trimestre. Cela signifie également qu’elle s’attend à ce que le taux de change rouble/dollar tombe à 75 à la fin du deuxième trimestre, si ce n’est plus tôt.

Ensuite, si le rouble se renforce au-delà de ce seuil, elle pourra ajuster le prix d’achat de l’or.

Si la parité rouble/dollar tombe en dessous de leur prix fixe, les acheteurs obtiendront du pétrole à un prix réduit lorsqu’ils paieront en or. Cela obligera le CRIMEX et le LBMA à se trouver dans une situation de pénurie d’approvisionnement ou alors ils devront mettre fin à l’expansion de l’or papier par rapport à l’or réel et permettre une véritable découverte des prix à la hausse.

Si les sanctions parviennent à effrayer tout le monde et faire en sorte que personne n’utilise le rouble l’or les matières premières russes, alors le taux de change restera obstinément au-dessus de 75 et le monde boycotteur perdra son avantage concurrentiel par rapport à ceux qui sont prêts à braver l’ire des États-Unis en obtenant des produits russes à bas prix.

Comme je l’ai évoqué dans des articles précédents, cela offre la possibilité de mettre fin à la suppression du prix de l’or par la réhypothèque d’or physique sur les marchés de papier qui est la base de tout le système de colonisation financière que j’ai décrit ci-dessus.

Pour votre information, ce même scénario va se dérouler avec le Bitcoin maintenant que la Russie a déclaré que les « pays amis » pouvaient payer leurs importations en Bitcoin. Quelqu’un a-t-il remarqué le rallye actuel de la crypto-monnaie la plus détestée au monde ?

Nous disposons désormais d’un système d’interconversion or/bitcoin/rouble (et bientôt yuan) qui exclut complètement le Davos et détruit son modèle d’endettement colonial, tout en lui ôtant le pouvoir d’écraser les économies par des flux de capitaux à court terme entrants et sortants.

Parce que la prochaine étape dans tout cela est que la Russie clôture la balance des capitaux et nationalise la Banque de Russie, de sorte que la seule source de roubles internationaux soit le gouvernement russe.

En interne, le rouble sera de facto soutenu par l’or et pourra circuler librement.

La guerre sans fin est finie

La guerre est terminée, les gars. La Russie, la Chine et le reste du Sud ont déjà gagné. Comme m’a répondu Luke Gromen, « au final, ils ne peuvent rien y faire » .

Ce qui me fait peur, c’est la dernière chose que j’ai tweetée dans ce fil :

A part étendre la guerre sur le terrain. C’est ça qui m’effraie.

Et c’est exactement ce que j’attends de la suite, malheureusement. Biden est à Bruxelles en train de dire tout haut le but honteux de cette entreprise en évoquant avec la 82ème division aéroportée un départ en Ukraine et appelant à un changement de régime à Moscou.

Ces gens croient encore à leurs propres conneries au point de penser que cela deviendrait une guerre que les Russes ne pourront pas gagner.

Poutine a rompu avec le monde en douceur avec cette annonce. Il aurait pu entrer dans la salle et annoncer 8 000 roubles au gramme ou 2575 dollars l’once, ce qui aurait cassé les marchés vendredi et pendant le week-end, en vendant son pétrole et son gaz à un prix fortement réduit.

Il a attendu la fin de l’OpEx vendredi dernier et l’annonce du plan de hausse des taux d’intérêt de la Fed.

Le timing est important.

Mais, en faisant cela, il a aussi très subtilement soutenu la Fed et son plan de retrait des dollars d’Europe, car cela permettra de contenir le prix de l’or pendant un certain temps et d’empêcher la BCE de compenser la hausse des rendements des euro-obligations par une augmentation des réserves d’or dans son bilan.

Entre Poutine et Powell, Lagarde est sur le point de subir un revers si le Davos ne joue pas le jeu et n’abandonne pas.

Le problème, c’est l’arrogance infinie de ces élites européennes qui ne croient tout simplement pas qu’elles puissent être battues par les « colonies » des États-Unis et les « sales slaves » de Russie. Je vous dis depuis des années que c’est leur racisme naturel qui les pousse à agir.

Ne soyez donc pas surpris s’ils donnent le pouvoir aux néoconservateurs du Royaume-Uni et des États-Unis pour provoquer une escalade. Les signes s’accumulent pour indiquer que le Pentagone et la Maison Blanche sont en désaccord sur les escalades prévues. Les départements d’État et du Trésor sont des nids de vipères qui ont investi le Congrès pour faire la guerre sans la déclarer.

Je ne peux qu’espérer que des personnes sérieuses et adultes au sein du Pentagone mettront enfin un terme à cette absurdité avant que nous ne nous retrouvions dans une guerre dont personne ne veut, à l’exception d’une bande d’Euro-déchets consanguins dont la date de péremption est largement dépassée.

Je dis toujours que les barbouzes commencent les guerres civiles mais que les militaires les terminent. Espérons que nous n’arriverons jamais au point d’avoir besoin d’une autre armée que celle des Russes pour mettre fin à cette guerre.

En attendant, le message est clair, #GotGoldorRubles ?

Tom Luongo

Traduit par Zineb, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

Le bloc de commandement russe va étouffer l’UE (Liesidotorg.com)

Par : Volti
Source Liesidotorg.com via Crashdebug On a appris hier soir, juste avant que la banque centrale américaine ne communique en faveur de sa politique visant à détruire l’Union européenne, que les Russes, via Gazprom, signalaient rencontrer davantage de problèmes avec les turbines à gaz Nord Stream… comme par hasard ! Dans la foulée, une nouvelle flambée journalière de 14%. Gazprom s’attendait […]

Schroeder se rend à Moscou et autres sujets


Par Andrei Martyanov – Le 27 juillet 2022 – Source Reminiscence of the Future

The Russian Military Has a Problem: They Can't Seem to Win in Ukraine - 19FortyFive

Herr Schroeder est à Moscou, comme le rapporte le Spiegel.

Gerhard Schröder s’est rendu à Moscou. Selon les informations du SPIEGEL, il s’est rendu à Moscou pour discuter des livraisons de gaz par le gazoduc Nord Stream 1. Il est passé par Bakou pour se rendre en Russie.

Pas si vite. Même si l’on considère les longues relations amicales entre Schroeder et Poutine, la question dépasse la simple capacité à soutenir l’économie de l’Allemagne, qui, rappelons-le, a décidé de la tuer toute seule. La Russie n’a pas élu les élites globalistes en Allemagne, c’est l’Allemagne qui l’a fait, et le temps des excuses est terminé – comme on a fait son lit, on doit y dormir. Il y a, bien sûr, un rebondissement possible à ce « problème » du NS1, qui est, en effet, dans une large mesure technique – on doit faire l’entretien des turbines – mais il y a un Nord Stream 2. Vous vous souvenez ? Celui qui a été fermé par les lâches de Berlin sous la pression des États-Unis ?

L’Allemagne peut sûrement expier son comportement en trouvant une colonne vertébrale, puisque NS2 est déjà rempli de gaz et possède, surprise, surprise, des turbines de fabrication russe qui ne nécessitent pas de sortir de la juridiction russe et peuvent être facilement entretenues. Vous comprenez ? NS 1, en revanche, delenda est. Pour l’instant, en tout cas, jusqu’à ce que les restes de l’Ukraine existent. Ce qui nous amène à cette question toujours importante de la « stratégie » et de l’« offensive » promise par les FAU. Revenons à la définition RUSSE de l’OFFENSIVE, qui est tirée de la bonne vieille Grande Encyclopédie Soviétique (tirée de l’Encyclopédie Militaire) et qui est la suivante :

Le principal type d’opérations militaires menées dans le but de vaincre l’ennemi et de capturer des lignes ou des zones importantes. L’ennemi est détruit par des tirs d’artillerie, des frappes aériennes et d’autres moyens de destruction, ainsi que par des attaques de chars et de troupes de fusiliers motorisés. En général, une supériorité multiple en forces et en moyens sur l’ennemi est créée dans la direction de l’attaque principale. Avant l’offensive, la préparation du feu de l’attaque est effectuée, et pendant l’offensive, l’appui-feu et l’escorte des troupes qui avancent…

Simple, n’est-ce pas ? Je ne peux que citer mon ami le Colonel Trukhan dans son évaluation de la « planification » du Pentagone : « ils ne vont pas nous surpasser ». Je suis d’accord avec cela et la stratégie du Pentagone était dès le départ basée sur des récits complètement faux et sur l’ignorance de la Russie et de sa pensée militaire. L’idée de départ était la suivante : alimenter constamment en chair à canon l’armée ukrainienne et fournir de la technologie occidentale devait affaiblir l’armée russe, puis prépositionner les forces de l’OTAN aux frontières occidentales de la Russie. Ces généraux du Pentagone vivent manifestement encore avec le souvenir des « quatre touch-downs » d’Al Bundy au lycée, après avoir prépositionné impunément pendant plus de six mois des forces supérieures contre des militaires arabes de troisième ordre. De toute évidence, ils n’ont jamais étudié les opérations russes, qui dépassent de loin tout ce que l’armée américaine a pu voir pendant la Seconde Guerre mondiale. Sinon, ils auraient compris que les Russes maintiendront toujours des réserves stratégiques, pas seulement militaires, qui permettront toujours le balancement de n’importe quelle opération – qu’elle soit offensive ou contre-offensive – pour vaincre n’importe quelle combinaison de forces.

Donc, maintenant que le Pentagone a vu lui-même comment les vraies guerres sont menées et qu’il s’est rendu compte que 90% des forces russes sont maintenues en réserve, ces « planificateurs », connus pour leur « art » militaire de la « glorieuse » victoire en Afghanistan, commencent à se gratter la tête en essayant de se rappeler que les opérations (et les guerres) sont planifiées :

  1. En utilisant l’efficacité au combat pour calculer la taille de la force requise (наряд сил) pour des objectifs spécifiques. Et cela est basé sur un excellent renseignement militaire et la capacité de calculer la corrélation réelle des forces. Cette tâche a été FUBARÉE avec succès, traditionnellement j’ajouterais, par tous ces généraux et barbouzes, qui revivent encore leurs quinze minutes de gloire après avoir battu un enfant de trois ans dans un bac à sable, en 1991.
  2. L’offensive se compose de frappes. La définition russe de « frappe«  est la suivante :

Frappe (militaire) : impact direct sur l’ennemi par des moyens de destruction des troupes dans le but de l’anéantir et d’obtenir un résultat stratégique, opérationnel ou tactique. Il existe des troupes de frappe (forces navales), des missiles, l’aviation (bombe, bombe d’assaut), l’artillerie, la torpille, et dans certains cas l’utilisation d’armes nucléaires (fusée-nucléaire). Le moment, l’ordre d’application des frappes dans une bataille ou une opération, et l’utilisation de leurs résultats sont convenus entre toutes les forces exécutant une tâche commune. Lors de l’exécution d’une mission de combat, les troupes (forces navales) peuvent frapper dans plusieurs directions. L’une d’entre elles, qui est d’une importance décisive pour vaincre l’ennemi et atteindre la zone du but final de l’opération (bataille), est la direction de la frappe principale. Dans la direction de la frappe principale, une supériorité décisive en forces et en moyens est créée sur l’ennemi, assurant sa défaite. Un groupe de frappe de troupes (forces navales) est créé pour exécuter la frappe principale…

 

Au cours d’une bataille et d’une opération, les directions des frappes principales et des frappes auxiliaires peuvent changer. Selon la nature des actions de l’ennemi et le moment de l’exécution des frappes, il peut s’agir de représailles, de contre-attaque ou de préemption. Selon le plan opérationnel et la méthode de mise en œuvre, les frappes sont disséquantes, écrasantes, concentriques (appliquées dans des directions convergentes) ; pour remplir des objectifs opérationnels-tactiques partiels (limités), démonstratives, fausses, distrayantes.

C’est pourquoi il ne peut y avoir AUCUNE « offensive » de la part des FAU autour de Nilkolaev ou ailleurs, car même si l’on tient compte de toutes les réserves que le Pentagone tente désespérément de réunir pour les FAU, y compris en versant ce qu’il peut en termes d’armes, de conseillers et en formant 10 000 autres soldats ukrainiens en Pologne, la seule chose qu’ils peuvent espérer est une ATTAQUE des FAU avec des objectifs tactiques et opérationnels très limités pour, à l’heure actuelle, un simple effet de relations publiques destiné à couvrir l’incompétence pure et simple du Pentagone face à des forces armées réelles, et une tentative désespérée de mordre les Russes dans une rage à peine cachée. Je sais, c’est le sentiment d’un gars qui regarde une fille qui est bien au-dessus de sa catégorie.

Bien sûr, l’autre chose amusante est qu’on ne peut pas concentrer des forces sans être détecté et, bien sûr, les FAU, même avec tout le soutien occidental, ne peuvent atteindre AUCUN objectif stratégique sur un front de plus de 2 000 kilomètres et en sont réduites à de simples frappes limitées. Mais les malheurs du Pentagone ne s’arrêtent pas là. Outre le choc causé par la force russe très limitée participant à l’OMS, une véritable révélation pour eux est le degré d’efficacité réellement stupéfiant de la défense aérienne russe. C’est stupéfiant. Même si l’on considère le fait, inévitable dans un conflit d’une telle intensité, des « fuites ». Nous connaîtrons le pourcentage de « fuites » (missiles ennemis qui atteignent leurs cibles sans passer par la défense aérienne) après la conclusion de l’opération spéciale, mais il est déjà clair qu’il est très faible. Je vais me risquer à deviner que nous examinons l’efficacité de la défense aérienne russe contre TOUS les types de cibles : Tochka U, HIMARS, autres MLRS dans les environs de 80-85% au moins. Probablement, plus proche de 90%. Pour les avions, probablement autour de 95%.

Pour les forces de l’OTAN qui sont rassemblées en Europe, cela ne signifie qu’une chose : des niveaux d’attrition de leurs armes de frappe et de leur aviation de combat qui anéantissent tout espoir d’atteindre des objectifs significatifs. Cela signifie également des niveaux d’attrition des forces terrestres dont aucun pays de l’OTAN, à l’exception de l’Allemagne, n’a l’expérience. Je suppose donc que le Pentagone retourne à la planche à dessin, n’est-ce pas ? Ne retenez pas votre souffle : la jalousie professionnelle est un puissant facteur de motivation qui est plus souvent destructeur que constructif. Et nous observons cette destruction des forces armées américaines en temps réel. Ce n’est pas seulement un « wokeness », aussi néfaste soit-il, qui tue l’armée américaine – c’est le syndrome de Patton, quand un général médiocre qui n’a jamais rencontré une force sérieuse de la Wehrmacht à son apogée a démontré ce qu’Atkinson, dans sa préface aux mémoires de Patton, a décrit comme : « l’arrogance rampante, l’orgueil démesuré, qui allait coûter si cher à l’armée américaine au Vietnam ».

Les États-Unis continuent de souffrir de ce syndrome dans tous les domaines, englués dans leur illusion exceptionnaliste, mais c’est dans la guerre que cette pourriture s’est manifestée de manière si profonde et si dramatique. Pour la force qui s’est convaincue qu’elle est « la plus grande force de combat de l’histoire », tout en perdant toutes ses guerres, cette épreuve des réalités tactiques, opérationnelles, stratégiques et technologiques pourrait être le coup de grâce avant l’effondrement définitif de son faux édifice.

Dans des nouvelles connexes, la Russie abandonnera l’ISS en 2024. Les entrainements continuent à l’Est :

MOSCOU – La Russie organisera des exercices militaires de grande envergure dans l’est du pays et poursuivra l’entraînement régulier de ses troupes en dépit de la situation en Ukraine, ont déclaré mardi les autorités militaires russes. Le ministère russe de la Défense a indiqué que l’exercice Vostok 2022 (Est 2022), prévu du 30 août au 5 septembre, impliquera des troupes dans des manœuvres sur 13 champs de tir du district militaire de l’Est. Le ministère a ajouté que des unités de troupes aéroportées, des bombardiers à long rayon d’action et des avions cargo militaires participeront également à ces jeux de guerre. Les troupes russes et chinoises ont pris part à une série de manœuvres militaires conjointes l’année dernière, reflétant les liens militaires de plus en plus étroits entre Moscou et Pékin. Le ministère a rejeté les allégations selon lesquelles il mobilise des forces pour se renforcer en Ukraine, notant que « seule une partie de l’armée russe a été impliquée dans l’opération militaire spéciale.« 

Vous pouvez parier vos fesses sur la participation des Chinois à ces jeux. Il y a tellement de choses à intégrer dans les protocoles d’entraînement au combat. C’est vrai, nous le savons tous, la Russie est à court de troupes et de munitions, c’est ce que nous dit le Pentagone. On peut toujours rêver.

Andrei Martyanov

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

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[Ukraine] Pourquoi la Russie n’est pas isolée du reste du monde ?

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Le Fake de Vinnitsa ou pourquoi travestir médiatiquement des militaires ukrainiens en civils ?

Le 14 juillet au matin, l’armée russe a tiré sur Vinnitsa, une ville d’Ukraine centrale, située à 200 km au sud-ouest de Kiev. Alors qu’elle a détruit la Maison des Officiers, un centre d’hébergement temporaire et de formation d’officiers ukrainiens, …

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Humour russe : « Merci à vous, Américains »

Natacha la Russe parle aux Américains : "Hello, les Américains. Je suis Natacha de Russie et je voudrais vous remercier...

Pierrick Tillet
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Ukraine, fin de partie en vue?

Le changement de ton est notable, et les médias occidentaux préparent l'opinion à une probable victoire russe en Ukraine. Décryptage.

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Après la guerre, l’économie de guerre?

Après le "Nous sommes en guerre" du Covid, voici venu le temps de l'économie de guerre dans le contexte du conflit en Ukraine. Mais une guerre contre qui?

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La débâcle en chantant

Il est temps de se rendre à l’évidence : au fil des mois Joe Biden est devenu, grâce à sa
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