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Washington vole plus de 80% de la production quotidienne de pétrole de la Syrie

Au cours du seul mois de juillet, les troupes américaines ont fait sortir clandestinement de Syrie près de 200 camions-citernes remplis de pétrole volé, Washington ayant intensifié sa pratique consistant à voler les ressources syriennes pour les vendre à l'étranger.
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L’Ukraine stoppe l’approvisionnement en pétrole russe de l’UE

L'opérateur ukrainien d'oléoduc Ukrtransnafta a cessé de pomper du brut russe via la branche sud du système Druzhba vers l'UE, a rapporté lundi l'agence de presse RIA Novosti, citant le russe Transneft. Selon le rapport, les approvisionnements en transit vers la Hongrie, la République tchèque et la Slovaquie ont été interrompus.

Commerce du gaz : la Russie enseigne le B-A-BA à l’Europe

Par : jmarti

Par M. K. Bhadrakumar − Le 25 juillet 2022 − Source Oriental Review

M.K. BhadrakumarL’impensable se produit pour la seconde fois en cinq mois : Gazprom, la gigantesque société gazière russe écrit aux entreprises gazières allemandes pour annoncer un cas de force majeur observé depuis le 14 juin, qui l’exonère de verser des pénalités pour les pénuries qui se sont produites depuis cette date.

La première fois que les relations germano-russes s’étaient parées d’effroi et de colère cette année s’était produite le 22 février, lorsque le chancelier Olf Sholz avait surpris les plus aguerris des observateurs en gelant le processus d’approbation de Nord Stream 2, le gazoduc tout neuf. Ce gazoduc à 11 milliards de dollars passant sous la Mer Baltique aurait doublé le volume de gaz acheminé directement de Russie en Allemagne, mais Scholz avait préféré tout arrêter. C’étaient les jours heureux où Berlin parlait de « vaincre » la Russie.

Scholz avait bloqué Nord Stream 2 en réaction à la décision russe du 21 février de reconnaître deux régions sécessionnistes d’Ukraine comme des républiques indépendantes. Les faucons anti-russes en Allemagne avaient applaudi cette décision. On avait de partout acclamé cette action. Jana Puglierin, la directrice du Conseil européen des relations étrangères à Berlin, avait fait les éloges de Scholz, affirmant qu’il « faisait monter la barre pour tous les autres pays de l’UE… voici une véritable gouvernance exercée à un moment crucial. »

Pourtant à Moscou, où l’on comprend parfaitement bien le fonctionnement du marché énergétique allemand, l’action de Scholz avait été comparée à se tirer volontairement une balle dans le pied. Moscou avait réagi par une flambée d’humour sardonique. Dmitry Medvedev, l’ancien président et directeur-adjoint du Conseil de Sécurité de la Russie, avait tweeté : « Bienvenue dans le meilleur des mondes, où les Européens vont bientôt payer 2000€ les 1000 mètres cubes de gaz ! »

Il faisait allusion à la dure réalité qui était que le gaz constitue le quart du mix énergétique allemand, et que ce gaz provenait pour plus de moitié de Russie. De fait, il était facile de voir que la dépendance allemande sur le gaz ne pouvait que monter, la décision ayant été prise de mettre le nucléaire de côté au lendemain du désastre de Fukushima, en 2011, et l’engagement ayant été souscrit de mettre fin à toute exploitation de charbon pour 2030.

Mais Scholz avait insisté pour que l’Allemagne développe ses capacités solaires et éoliennes « pour pouvoir produire de l’acier, du ciment et des produits chimiques sans utiliser d’énergies fossiles. » Sa confiance provenait en réalité du fait que l’Allemagne avait signé un contrat à long-terme avec la Russie pour acheter à cette dernière du gaz à prix d’ami, livré par le gazoduc Nord Stream 1.

La première indication laissant à penser que quelque chose ne se passait pas bien du tout s’est produite lorsque l’influent quotidien russe Izvestia a écrit, le 11 juillet, citant des experts de Moscou, que l’arrêt pour maintenance annuelle du gazoduc Nord Stream 1 risquait de se prolonger en raison du fait que le Canada avait déclaré un blocus sur la turbine qui y avait été envoyée pour réparations, suite à des sanctions contre la Russie.

Le gazoduc Nord Stream, appartenant à Gazprom, à Lubmin, en Allemagne

Le quotidien poursuivait en prévoyant que Gazprom pourrait annoncer un cas de force majeure à cause des sanctions occidentales, après que Siemens a par deux fois manqué à renvoyer les équipements à Gazprom après des réparations réalisées au Canada, chose qui a eu pour conséquence une réduction du volume de gaz prévu de 167 millions de mètres cubes par jour à 67 millions.

Izvestia notait également que la situation allait déboucher sur un pic sur le marché du gaz naturel au-dessus des 2 000 $ pour 1000 mètres cubes — peut-être « plus encore — jusque 3500 » — à partir du prix du 8 juillet, déjà établi à 1 800 $.

Sur la base d’une demande urgente émise par Berlin et d’une recommandation faite à Washington de renoncer à ces sanctions, le Canada a accepté, mais selon Izvestia, même après que Siemens aura renvoyé les turbines à Gazprom, « il va rester une longue période de test de ces turbines pour vérifier qu’elles ont été réparées dans les règles. Personne ne veut installer des turbines qui risquent de dysfonctionner après avoir été réparées dans un pays hostile. Il s’ensuit que la véritable durée nécessaire à remettre en fonctionnement ces turbines et de relancer Nord Stream 1 à sa pleine capacité va être de deux à trois mois. »

C’est-à-dire que le gaz ne pourra être acheminé normalement via Nord Stream 1 que pour septembre/octobre au plus tôt. Et malgré tout, il se peut que Gazprom ne puisse pas utiliser plus de 60 % de la capacité de ce gazoduc, car deux autres turbines ont également besoin de révisions.

Les experts ont par conséquent affirmé à Izvestia que les problèmes de pénuries de gaz en Union européenne allaient perdurer pour les prochains hivers, et que les autorités pourraient se retrouver à « limiter les approvisionnements en eau chaude, baisser les éclairages de rue, fermer les piscines et éteindre les équipements consommateurs d’énergie, et qui plus est, loin d’adopter des énergies vertes, revenir au charbon.

Le journal Kommersant a rapporté aujourd’hui que si les événements habituels de force majeure peuvent être les catastrophes naturelles, les incendies, etc., dans le cas de Gazprom, « nous parlons d’un défaut de fonctionnement d’équipement, » qui peut donner lieu à contentieux — et, « la chose décisive sera de voir si les actions menées par Gazprom pour couper les approvisionnements en gaz ont été en proportion de l’échelle véritable des problèmes techniques. »

D’évidence, Gazprom est bien préparée. Les Allemands soupçonnent que l’alibi servi par Gazprom — les turbines restées bloquées au Canada, etc, est bancal. Et Kommersant prévoir un « long procès ». Mais le fait est qu’à long terme, nous serons tous morts.

Mais pour l’Allemagne, la situation est grave : de nombreuses industries vont peut-être devoir fermer et le pays pourrait subir d’importants mouvements sociaux. Les Allemands sont convaincus que Moscou fait recours à l’« option nucléaire ». La grande question est de savoir si la solidarité allemande avec l’Ukraine pourra survivre à un hiver froid.

La confiance de Scholz s’appuyait sur l’axiome que la Russie avait désespérément besoin des revenus induits par ses exportations de gaz. Mais aujourd’hui, la Russie gagne plus d’argent avec ces exportations plus faibles en volume qu’auparavant. Sans doute la meilleure stratégie pour la Russie serait-elle à présent de réduire les livraisons sans les bloquer complètement, car même si la Russie ne vend qu’un tiers de gaz qu’elle vendait par le passé, ses revenus n’en sont pas affectés, étant donné que les pénuries de gaz ont fait monter exponentiellement les prix du produit. Il est raisonnable de s’attendre à voir Gazprom agir ainsi.

Poutine a dévoilé une fois par le passé que selon les contrats à long terme, la Russie vendait à l’Allemagne du gaz à des prix ridiculement faibles — 280 $ pour mille mètres cubes — et que l’Allemagne revendait même du gaz russe à d’autres clients en faisant des bénéfices confortables !

Ce qui fait le plus mal à l’Allemagne est qu’il ne s’agit pas seulement d’avoir froid dans les maisons, mais bien de l’implosion de l’ensemble de son modèle économique, qui dépend totalement des exportations industrielles, grâce aux importations d’énergies fossiles en provenance de Russie. L’industrie allemande est responsable de 36 % de la consommation de gaz du pays.

L’Allemagne s’est comportée de manière peu scrupuleuse sur tous les aspects de la crise ukrainienne. Elle a fait semblant de soutenir Zelensky, mais s’est abstenue d’apporter le moindre soutien militaire, et a déclenché une querelle peu amène entre Kiev et Berlin. De l’autre côté, lorsque Moscou a introduit le nouveau mode de paiement pour ses exportations de gaz, qui rendait obligatoire l’utilisation du rouble, l’Allemagne a été le premier pays à s’aligner, en comprenant pleinement que ce nouveau régime passait outre les sanctions prononcées par l’UE.

Aussi, Moscou insiste pour que les acheteurs de gaz allemands conservent des comptes en euros et en dollars à la Gazprombank (qui n’est pas sujette aux sanctions de l’UE) et convertissent leurs avoirs en roubles, étant donné que la banque centrale russe est sous le coup des sanctions occidentales et ne peut plus effectuer de transactions sur les marchés d’échanges étrangers !

Les Russes font passer les Européens pour des pitres. De toute évidence, il est impossible de sanctionner un pays qui est assis sur de précieux biens de première nécessité. La Russie est le second exportateur de pétrole au monde, le premier exportateur de gaz, et le plus grand exportateur de blé et d’engrais — sans parler du domaine des métaux de terres rares comme le palladium.

Boeing et Airbus se sont tous les deux plaint des risques encourus par leur chaîne d’approvisionnement. Airbus importe de grandes quantités de titane, dont environ 65 % du minerai provient de Russie. La compagnie a publiquement demandé à l’UE de ne pas imposer de restrictions sur cette matière première, utilisée pour fabriquer des éléments critiques pour les avions.

Il n’est donc pas surprenant de voir l’UE ralentir le rythme de ses sanctions contre la Russie. Les bureaucrates de Bruxelles ont épuisé leur potentiel de nouvelles sanctions et les élites politiques reconnaissent que les sanctions ont constitué une erreur.

Les conséquences s’en font déjà gravement ressentir au niveau des économies européennes. La hausse des prix de l’énergie alimente l’inflation dans tous les pays de l’UE. Selon les prévisions, l’inflation en France atteindra cette année les 7 % ; en Allemagne, 8.5 à 9 % ; et en Italie, 10 %. Et cela n’est que le début. La plupart des pays vont également subir une forte baisse de PIB l’an prochain — entre 2 et 4 %.

M. K. Bhadrakumar est un ancien diplomate de nationalité indienne, dont la carrière diplomatique a trois décennies durant été orientée vers les pays de l’ancienne URSS, ainsi que le Pakistan, l’Iran et l’Afghanistan. Il a également travaillé dans des ambassades indiennes plus lointaines, jusqu’en Allemagne ou en Corée du Sud. Il dénonce la polarisation du discours officiel ambiant (en Inde, mais pas uniquement) : « vous êtes soit avec nous, soit contre nous »

Traduit par José Martí, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

Pourquoi l’Angleterre et les USA veulent s’approprier la Russie.

Par : Thierry65
Titre original : La Russie assez de réserves prouvées de gaz pour près de 100 ans Source TOPCOR (Article traduit)   Selon les dernières données, la Russie dispose de suffisamment de réserves de gaz naturel déjà explorées depuis près de 100 ans. C’est ce qu’indique l’article d’Igor Shpurov, directeur général de la Commission d’État pour les réserves minérales (FBI GKZ, […]

Notre économie réelle physique « en danse rythmée »

par Alastair Crooke. La modernité occidentale dépend d'un combustible fossile bon marché. Si ce dernier se réduit, nos économies se réduiront également. Si ce lieu commun n'est pas largement perçu, c'est à cause de l'emprise de la financiarisation.

La Russie pourrait tirer parti des relations commerciales bilatérales entre Cuba et le Mexique

Par : jmarti

Par Andrew Korybko − Le 22 juillet 2022 − Source OneWorld Press

andrew-korybko

Tous les pays comme Cuba, surtout ceux qui se développent après avoir été ravagés par des décennies de Guerre hybride, désormais reliés globalement dans le cadre de la Nouvelle Guerre Froide, comprennent l’importance de cultiver des liens économiques plus étroits avec les 8 Grands du Grand Sud, tels la fédération de Russie et les États-Unis du Mexique.

Les relations bilatérales entre Cuba et le Mexique — des survivants de la doctrine Monroe et de l’embargo étasunien — ont augmenté en activité au cours de l’année 2022 dans le cadre d’efforts conjoints pour étendre leurs activités économiques réciproques de manière fertile. Le 4 mai, la compagnie aérienne mexicaine Aeromar a augmenté la cadence des vols hebdomadaires à destination de l’île des Caraïbes, et le 8 mai, le président Miguel Díaz-Canel et son homologue mexicain Andrés Manuel López Obrador ont convenu de développer fermement leurs relations bilatérales et de consolider une nouvelle étape de collaboration. Dans le domaine de la santé, le Mexique va embaucher 500 médecins cubains après la signature d’un accord de santé par AMLO durant sa visite à la Havane dans le cadre de cette intensification récente des relations bilatérales entre Cuba et le Mexique. L’accroissement le plus récent dans les relations entre Cuba et le Mexique s’est produit les 14 et 15 juillet, lors du forum d’affaires bilatéral, au cours duquel 12 accords ont été signés, avec pour principal objectif d’étendre les investissements consentis par le géant d’Amérique latine sur l’île, en essayant de consolider et d’accroître les contacts économiques et financiers. Ces premiers accords passés sous l’administration AMLO, s’ils parviennent à leurs fins, vont encourager le Mexique à redoubler d’efforts à Cuba.

Économiquement et commercialement, Cuba se trouve entre le bloc Canada-UE et le bloc multipolaire/du Grand Sud. Si l’on considère la teneur de ses échanges commerciaux, il est évident que celle de Cuba n’est pas purement multipolaire, ni même affiliée au Grand Sud. Outre les accords commerciaux bilatéraux les plus pertinents dont l’île dispose avec le Venezuela, la Chine, la Russie, le Mexique et l’Inde, le Canada et l’Union européenne restent des partenaires commerciaux très importants pour Cuba, surtout en raison du poids de l’Espagne et de la Hollande. Il est donc nécessaire de rendre tangible le potentiel du secteur productif de Cuba face aux besoins de la Russie, et de considérer la manière dont cela peut faire monter les volumes d’activité sur l’île en tirant parti des opportunités créées par les relations bilatérales entretenues par Cuba avec des pays tiers.

Comment la Russie peut en tirer parti

Comme n’importe quel pays du monde, Cuba devrait avoir le droit de diversifier ses partenaires économiques à son gré, car la compétition amicale entre la Russie, la Chine, l’Inde et le Mexique qui émerge de ce nouveau marché multipolaire pourrait bénéficier au peuple cubain en assurant de meilleurs contrats. Le paradigme économique et financier étasunien considère tout comme un jeu à somme nulle. Ce paradigme est incorrect car il n’est pas utile pour évaluer les relations dans le Grand Sud. Par conséquent, les rôles envisagés dans l’industrialisation et le développement des secteurs économiques de Cuba peuvent être à la fois complémentaires et compétitifs — Pas simplement du capitalisme à la tuer ou être tué — mais dépendra en fin de compte sur l’art de la négociation et la capacité de persuasion des acteurs impliqués.

Chacun des partenaires multipolaires de Cuba est spécialisé dans un domaine différent. La Russie est connue pour son infrastructure énergétique de haute qualité, qui démontre a maîtrise en matière d’ingénierie et son inventivité géo-économique ; des entreprises indiennes sont déjà impliquées dans d’importantes activités commerciales et monétaires à Cuba ; des entreprises chinoises sont les pionniers mondiaux des technologies de l’information, des télécommunications et des infrastructures de transport. Il faut comprendre que tout ce travail conjoint va stimuler le renforcement de l’État cubain, et améliorer ainsi les capacités de ses forces de travail, ce qui va rendre l’économie et la société dans son ensemble plus efficaces et plus productives.

L’arrivée au mois de juillet à Cuba d’un tanker russe baptisé le Suvorovsky Prospect, avec 700 000 barils de pétrole, pour une valeur de 70 millions de dollars au prix actuel du marché, est la preuve que le géant eurasiatique a compris l’importance vitale de l’énergie pour chaque État : la quantité d’énergie détenue par un pays définit en soi ses limites de production — comme l’Europe semble le redécouvrir. Le navire pétrolier apporte du combustible aux centrales électriques cubaines et apporte en retour à la Russie de nouveaux clients face aux sanctions occidentales, États-Unis en tête. Le navire appartient à Sovcomflot, la plus grande entreprise de fret maritime russe — qui est sous le coup de sanctions britanniques, canadiennes et étasuniennes.

La Russie et la Chine, ainsi que le Venezuela et le Mexique, en tant qu’alliées multipolaires principales du gouvernement cubain, ont un rôle important à jouer dans le processus d’industrialisation et le développement des capacités de production cubaines. Il s’ensuit, comme produit de la compétition, que les entreprises de ces pays vont œuvrer à améliorer leurs services, produits et contrats entre elles. La Chine constitue l’un des partenaires les plus prometteurs de l’industrialisation pour Cuba, et ce du fait de l’énorme potentiel que constitue son marché et ses capacités d’investissement impressionnantes, ainsi que son aide dans la neutralisation multipolaire graduelle de l’embargo étasunien, et de l’intégration du pays des Caraïbes dans l’Initiative des Nouvelles Routes de la Soie.

La Russie dispose de divers moyens pour pouvoir réintroduire de la productivité à Cuba, depuis son expertise dans l’exploration énergétique et l’exploitation d’accès à des énergie accessibles, pour n’en mentionner que quelques-unes. Une activité économique accrue implique une meilleure productivité, ce qui implique également davantage d’énergie, besoin auquel peut répondre un partenaire d’affaires multipolaire producteur d’énergie, comme la Russie. En réciproque, la possibilité de ressusciter la capacité de production de Cuba et d’accepter diverses importations qui pourraient placer ce pays parmi les 10 premiers importateurs de biens cubains pourrait servir de tuteur à l’économie cubaine, et contribuer à optimiser sa capacité à rembourser sa dette. La Russie a historiquement toujours présenté un impact éclatant sur le tourisme cubain qui, même si cela peut fluctuer d’une année sur l’autre, a toujours connu une croissance significative. Par exemple, la Russie figure parmi les principaux pourvoyeurs de tourisme à l’île des Caraïbes en 2021, à hauteur de 41 %, suivie par la Canada avec 20 %, la communauté cubaine de l’étranger à hauteur de 15 % et l’Espagne en quatrième place. De même, le géant eurasiatique est le 6ᵉ plus gros fournisseurs de biens importés à Cuba, alors qu’il ne figure pour l’instant pas parmi les 10 plus grands clients des exportations cubaines.

Les entreprises des pays qui opèrent déjà dans la zone de développement spécial de Mariel complètent le projet amiral de l’Initiative de la Ceinture et la Route (BRI – Belt and Road Initiative), et pourraient ouvrir de nombreuses opportunités de marchés à tous les pays impliqués, y compris possiblement la Russie. Par exemple, la zone de développement spécial de Mariel, au sein de laquelle 3 des 11 entreprises financées par des capitaux mexicains sont situées — quatre associations économiques internationales, cinq joint ventures et deux intégralement financées par des capitaux mexicains — les relierait également plus étroitement dans une relation d’interdépendance complexe jouant en faveur des intérêts conjoints de chacune d’entre elles. Le lancement de nouvelles relations économiques entre Cuba et l’Eurasie, l’Asie du Sud et l’Asie de l’Est, au travers de leurs relations bilatérales combinées, développera l’emploi, l’investissement et la production, ce qui va aider Cuba à éviter les intenses efforts menés par les États-Unis pour l’isoler, la déstabiliser, et renverser son gouvernement souverain.

Tous les pays comme Cuba, surtout ceux qui se développent après avoir été ravagés par des décennies de Guerre hybride, désormais reliés globalement dans le cadre de la Nouvelle Guerre Froide, comprennent l’importance de cultiver des liens économiques plus étroits avec les 8 Grands du Grand Sud, tels la fédération de Russie et les États-Unis du Mexique. Cela étant dit, Cuba compte également éviter une dépendance trop importante envers un partenaire ou l’autre, si bien qu’elle maintient des relations économiques stratégiques avec la Russie, et étendra sans doute ces relations dans d’autres régions pour contrebalancer la Chine et le Canada. Le travail conjoint du Mexique, de l’Inde et de la Russie au sein d’une initiative d’intégration trans-régionale élargie, possiblement menée par la Chine ou un autre membre des 8 Grands pays du Grand Sud pourrait apporter des bénéfices à toutes les parties concernées, et bien sûr à Cuba. En équilibrant les intérêts de ses six partenaires économiques majeures, Cuba sera en mesure de les engager dans sa réussite et démontrera la possibilité qu’ils ont de coopérer ensemble.

Andrew Korybko est un analyste politique étasunien, établi à Moscou, spécialisé dans les relations entre la stratégie étasunienne en Afrique et en Eurasie, les nouvelles Routes de la soie chinoises, et la Guerre hybride.

Traduit par José Martí pour le Saker Francophone

Le Royaume-Uni lève les sanctions effectives contre la Russie

La guerre des sanctions, si elle n'est pas encore terminée, approche déjà de sa fin logique et physique. Nous devons rendre hommage - les Européens ont longtemps et obstinément résisté à se faire du mal, se réjouissant de l'espoir qu'ils influencent la Russie. En août, la Grande-Bretagne, la meilleure amie de l'Ukraine, n'a pas pu le supporter. Londres a considérablement affaibli les sanctions les plus importantes contre la Fédération de Russie, qui avaient les plus grands espoirs d'efficacité. La décision concerne un large éventail de nomenclatures aéronautiques : aéronefs, pièces détachées, turbomoteurs aéronautiques, composants.
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