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L’OTAN contre la Russie : la suite des événements

par Pepe Escobar. À Davos et au-delà, le discours optimiste de l’OTAN joue comme un disque rayé, tandis que sur le terrain, la Russie accumule les victoires qui pourraient faire sombrer l’ordre atlantique. Trois mois après le début de l’Opération Z de la Russie en Ukraine, la bataille de l’Occident (12%) contre le reste (88%) […]

Conflits et guerre cognitive

par Daniel Kersffeld. Outre son caractère strictement technique et lié à la guerre, l’OTAN développe des recherches prospectives sur le « contexte militaire futur » en réunissant des compétences militaires, industrielles et universitaires. « Centres d’excellence » Au cœur de cette mission se trouve le travail du Commandement allié Transformation (ACT), dirigé par le général français Philippe Lavigne, qui […]

La Suède dans l’OTAN

par Leonid Savin. Stockholm a aidé et aide encore l’OTAN à mener des agressions militaires dans d’autres pays de toutes les manières possibles. Contrairement à la Finlande, la Suède n’a pas de frontière commune avec la Russie, de sorte que l’entrée de ce pays dans l’Alliance de l’Atlantique Nord peut ne pas être perçue comme […]

Emmanuel Leroy : « L’OTAN se sert des Ukrainiens pour faire saigner les Russes »

« Cette guerre entre l’OTAN et la Russie est une lutte finale entre deux systèmes qui s’affrontent »   source : France Soir
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Qu’apporterait la Finlande à la table de l’OTAN ?

Par : hervek

Par Heljä Ossa et Tomi Koivula – Le 9 mai 2022 – Source War On The Rocks

La Finlande ne fait pas souvent la une des journaux internationaux. Lorsque c’est le cas, c’est généralement pour son système éducatif de renommée mondiale ou pour avoir été une nouvelle fois désignée comme le pays le plus heureux du monde. Les discussions internationales sur les questions de sécurité finlandaise sont encore plus rares. Cela a changé lorsque la Russie a envahi l’Ukraine (une fois de plus) et que le paysage sécuritaire de l’Europe s’est transformé du jour au lendemain. Soudain, la Finlande et son éventuelle adhésion à l’OTAN sont un sujet brûlant dans le monde entier. Le 12 mai, la Finlande décidera probablement de demander ou non son adhésion à l’OTAN et beaucoup se demandent, à juste titre, quel genre d’allié elle serait. Nous proposons quelques réponses en examinant l’état de la politique finlandaise en matière de sécurité et de défense, ses forces armées et la place d’Helsinki dans le monde.

La Finlande a toujours adopté une approche pragmatique et concrète de la défense nationale. Lorsque la guerre froide a pris fin, la plupart des pays européens se sont tournés vers les opérations expéditionnaires, ont réduit leurs dépenses de défense et ont développé des forces militaires plus petites mais hautement professionnelles et spécialisées. La Finlande a choisi une voie différente, notamment en raison de sa frontière de 1500 km avec la Russie. Helsinki a maintenu un dispositif de défense nationale fort, dont les pierres angulaires sont la conscription et une réserve importante et bien entraînée. Le système de conscription relativement bon marché et le fait de disposer d’une grande réserve au lieu d’une grande force de service actif ont permis à la Finlande de maintenir une défense crédible même lorsque la part du PIB consacrée à la défense était inférieure à ce qui était souhaitable. À la fin de la guerre froide, la Finlande consacrait environ 1,6 % de son PIB à la défense, et au début des années 1990, ce chiffre a connu une augmentation rapide pour atteindre 1,9 % en raison de l’achat de 64 F-18 aux États-Unis en 1992. Par la suite, les budgets de défense finlandais n’ont cessé de diminuer et ont atteint leur niveau le plus bas en 2001 (1,1 % du PIB). Depuis lors, les dépenses de défense ont commencé à augmenter jusqu’en 2012, lorsque l’armée finlandaise a entamé une période de réforme de trois ans comprenant des réductions du budget de la défense de 1,4 % à 1,2 % du PIB et la dissolution de plusieurs bases militaires, ce qui a entraîné d’importantes lacunes en matière de préparation qui doivent être comblées.

Pourtant, alors que d’autres pays ont vendu leur équipement militaire, la Finlande a acheté de nouveaux systèmes et modernisé les capacités existantes. Outre les F-18, les autres achats importants comprennent les missiles AGM-158 Joint Air-to-Surface Standoff Missiles des États-Unis (2012), les systèmes de roquettes à lancement multiple et les chars de combat principal Leopard 2A6 des Pays-Bas (2014), les obusiers blindés K9 de la Corée du Sud (2017) et, plus récemment, les avions de combat F-35 des États-Unis (2021). La marine a modernisé ses navires de classe Hamina il y a quelques années, et les capacités de guerre sous-marine ont été améliorées avec l’intégration du système de sonar à profondeur variable et de torpilles. Actuellement, la Finlande est en train de remplacer plusieurs navires plus anciens par quatre corvettes multi-rôles modernes, capables de mener efficacement toute une série de tâches en mer tout au long de l’année. Outre la défense du territoire national et de l’espace aérien, le maintien d’une marine performante (en étroite coopération avec la Suède) est particulièrement important pour la Finlande, dont le commerce et la sécurité de l’approvisionnement dépendent des lignes maritimes ouvertes de la mer Baltique.

La pierre angulaire

La Finlande a fondé sa sécurité sur une défense nationale forte et une coopération internationale. Les forces de défense finlandaises ont quatre tâches principales : la défense militaire de la Finlande, le soutien aux autres autorités nationales, la participation aux activités internationales et la participation à la gestion des crises militaires internationales. Parmi ces tâches, la plus importante est naturellement la défense du pays. La pierre angulaire d’une défense nationale forte est constituée par des forces armées capables et bien entraînées. La défense militaire de la Finlande est assurée par la conscription – une anomalie que de nombreux pays européens, dont la Suède, ont abolie ou désactivée au cours des années qui ont suivi la guerre froide. La conscription et la réserve sont considérées comme les seuls moyens rentables de maintenir une défense nationale crédible dans un pays grand par son territoire mais petit par sa population. Selon la constitution finlandaise, tout citoyen finlandais est tenu de participer à la défense nationale mais seuls les hommes âgés de 18 à 60 ans sont astreints au service militaire. Les femmes peuvent s’engager sur une base volontaire. Selon le rôle pour lequel les conscrits sont formés, leur service dure six, neuf ou douze mois, suivi de répétitions pendant les années qui suivent le service. L’armée finlandaise forme environ 22 000 conscrits chaque année, soit environ deux tiers de chaque groupe d’âge. La population finlandaise soutient largement la conscription, tout en faisant pression pour moderniser le système – par exemple, de nombreux jeunes Finlandais souhaitent que la conscription soit plus égalitaire entre les sexes.

Le nombre de militaires actifs dans les forces de défense finlandaises est faible : environ 19 000, plus les quelque 3 000 gardes-frontières paramilitaires qui, en cas de mobilisation, sont totalement ou partiellement intégrés aux forces de défense. Cependant, en raison du système de conscription, la réserve est importante. L’armée de campagne entièrement mobilisée compte 280 000 hommes, avec plusieurs centaines de milliers de réservistes supplémentaires disponibles pour combler les pertes. Les unités peuvent être grossièrement divisées en trois catégories principales : les unités opérationnelles les mieux entraînées et les mieux équipées, les forces régionales et les unités locales (dont certaines s’entraînent fréquemment et maintiennent un haut niveau de préparation). L’armée de l’air et la marine utilisent des équipements de plus haute technologie, tels que les missiles interarmées air-sol, les missiles antinavires Gabriel et les missiles RIM-162 Sea Sparrow, et sont traditionnellement plus prêts sur le plan opérationnel. Néanmoins, tous les équipages de l’armée de l’air et de la marine (et, dans le cas de la marine, une grande partie du personnel tournant d’un navire) sont des conscrits ou des réservistes.

À titre de comparaison, la Suède, dont la population est deux fois plus importante que celle de la Finlande, compte environ 24 000 soldats d’active et 31 800 réservistes. La Norvège, alliée de l’OTAN, qui a la même taille que la Finlande en termes de population, forme environ 10 000 conscrits par an et compte 16 000 militaires d’active. En réponse à la guerre en Ukraine et à la détérioration de la situation sécuritaire en Europe, les forces de défense finlandaises ont récemment annoncé une augmentation du nombre de réservistes appelés aux répétitions, qui passera de 19 300 à 28 300 par an.

Le maintien d’une défense nationale forte et crédible, même dans un système basé sur la conscription, est coûteux. Cette année, le budget finlandais de la défense est fixé à 5,1 milliards d’euros, soit 1,9 % du PIB. Deux ans plus tôt seulement, la part de la défense dans le PIB était de 1,3 %. Cette augmentation rapide s’explique par l’achat de nouveaux avions de combat F-35, mais la guerre en Ukraine a suscité des demandes d’augmentation supplémentaire du budget. L’armée recevra un financement supplémentaire de 700 millions d’euros en 2022 et de 788 millions d’euros en 2023, ce qui portera son budget à 2,2 % du PIB. L’état de préparation et les capacités de l’armée finlandaise ont été renforcés dans tous les domaines opérationnels. La Finlande possède déjà l’une des artilleries les plus puissantes d’Europe (1 500 systèmes). La guerre en Ukraine a montré que, même au XXIe siècle, le maintien adéquat de forces conventionnelles fortes reste le facteur clé d’une dissuasion crédible pour un État non nucléaire. Néanmoins, les gouvernements doivent trouver le budget nécessaire pour développer l’état de préparation et les capacités dans de nouveaux domaines opérationnels également, notamment les domaines du cyberespace et de l’information. La Finlande ne fait pas exception. La coopération internationale est particulièrement importante pour répondre aux menaces hybrides, aux cyber-opérations et à la guerre de l’information.

Une industrie de défense compétitive est une autre pièce importante du puzzle de la défense nationale. L’industrie de la défense finlandaise est hautement spécialisée, c’est pourquoi le pays se procure une grande quantité de matériel et d’équipement à l’étranger et participe activement à la coopération en matière d’approvisionnement avec d’autres partenaires nordiques et européens. L’industrie de la défense finlandaise joue un rôle crucial dans l’approvisionnement et l’entretien de l’armée finlandaise, mais environ 40 à 60 % de ses produits sont exportés, notamment les systèmes de communication, les systèmes de véhicules, les navires et les équipements de protection. En 2020, le volume des exportations était de 43 %. L’industrie de la défense se compose principalement de petites et moyennes entreprises privées, avec un chiffre d’affaires total dans les secteurs de la défense, de l’aérospatiale et de la sécurité de 1,84 milliard d’euros en 2020. À quelques exceptions près, comme Patria, producteur du véhicule modulaire blindé et du système de mortier NEMO, il n’y a pas de grands acteurs industriels.

Des budgets suffisants, des troupes bien entraînées et des équipements modernes constituent la base d’une défense nationale forte, ainsi que d’une industrie de la défense compétitive au niveau international. Mais comme nous l’avons vu en Ukraine, la volonté de défendre son pays est tout aussi importante et ne doit pas être sous-estimée. Cette volonté est une chose que les Finlandais ont en abondance. Dans un sondage de décembre 2021, 84 % des personnes interrogées ont déclaré qu’elles seraient prêtes à défendre leur pays au mieux de leurs capacités. Dans un autre sondage réalisé en mars 2022, 75 % des Finlandais ont déclaré que la Finlande devait se défendre militairement même si l’issue était incertaine. Ces chiffres sont parmi les plus élevés d’Europe et ces opinions sont profondément ancrées dans la société finlandaise. Après l’attaque de la Russie contre l’Ukraine, la demande de cours de défense nationale a connu une augmentation sans précédent et l’association finlandaise de formation à la défense nationale a signalé 700 inscriptions par jour à ses cours, contre une moyenne quotidienne antérieure de 150.

De manière tout aussi importante, un certain nombre de facteurs dans la société finlandaise ont conduit à un concept politique de sécurité globale, une ligne directrice spécifiquement finlandaise pour les activités de sécurité et de préparation dans différents secteurs. La sécurité globale vise à préserver les fonctions vitales de la société grâce à la coopération entre les autorités, les opérateurs économiques, les organisations et les citoyens. Cette perspective inclusive de la sécurité favorise la résilience face à diverses menaces pour la sécurité. Les expériences récentes de COVID-19 et les relations de plus en plus tendues avec la Russie indiquent que la sécurité globale renforce la société finlandaise et fait du pays une cible plus difficile contre l’influence hybride hostile.

Un acteur international

Bien que la défense militaire soit leur principale tâche, les forces de défense finlandaises jouent également un rôle actif dans la gestion des crises internationales. Il est bien sûr important d’être un partenaire actif et coopératif, mais la raison fondamentale de la participation aux opérations internationales est d’assurer la sécurité de la Finlande. La Finlande compte actuellement un total de 300 troupes de gestion de crise et de maintien de la paix déployées au Liban, au Kosovo, en Irak, au Mali, en Somalie, en Méditerranée et au Moyen-Orient. En participant aux opérations internationales depuis les années 1950, la Finlande a prouvé sa volonté de jouer son rôle dans la sécurité internationale. De plus, l’expérience acquise lors de ces opérations a eu un impact positif sur la capacité des forces finlandaises à coopérer avec les pays partenaires, même dans des environnements exigeants.

Comme la Finlande a jusqu’à présent choisi de rester en dehors de l’OTAN, elle a recherché d’autres formes de coopération en matière de défense, dont la plus importante est la relation bilatérale avec son voisin occidental, la Suède. La Finlande et la Suède n’ont pas d’obligations de défense mutuelle, mais elles ont convenu de coopérer dans des domaines allant du soutien au pays hôte aux opérations militaires conjointes, de l’utilisation commune des ressources à la surveillance du territoire. La coopération trilatérale  avec la Suède et la Norvège prend également de l’importance. Une forte coopération nordique en matière de défense est également avantageuse pour l’OTAN. Si la Finlande et la Suède rejoignaient l’Alliance, la présence de l’OTAN dans la région de la mer Baltique serait non seulement renforcée, mais il en irait de même dans l’Arctique.

La Finlande participe à plusieurs forums de coopération cadre-nation, tels que la Force expéditionnaire commune, l’Initiative européenne d’intervention et le Concept cadre de nation. Là encore, la coopération avec des pays partenaires partageant les mêmes idées est précieuse à bien des égards, mais pour la Finlande, le principal avantage est de maintenir la paix et la stabilité dans la région de la mer Baltique et de garantir la capacité de la Finlande à défendre sa souveraineté. Dans la pratique, la coopération en matière de défense permet de meilleures possibilités de formation, une coopération matérielle, un échange d’informations et une collaboration en matière de recherche et de développement – autant d’avantages très précieux pour un petit pays aux ressources limitées.

Les vestiges du non-alignement ?

Lorsqu’on discute du rôle de la Finlande dans la sécurité européenne, on ne peut échapper à la question de savoir si la Finlande est toujours un pays neutre ou militairement non-aligné, ou ni l’un ni l’autre. On peut affirmer sans risque que la Finlande n’est plus un pays neutre depuis plus de 30 ans. La Finlande et la Suède ont rejoint le programme de partenariat pour la paix de l’OTAN en 1994 et l’Union européenne en 1995, ce qui les a liées à la communauté occidentale une fois pour toutes. Pourtant, dans la rhétorique politique des années 1990 et du début des années 2000, la Finlande a maintenu son rôle de pays militairement non aligné.

À mesure que la coopération de la Finlande avec l’OTAN s’est approfondie et que l’Union européenne a assumé de nouveaux rôles en matière de sécurité et de défense, la position de la Finlande en tant que pays militairement non aligné a été remise en question tant au niveau national qu’international. La Finlande est l’un des partenaires de l’OTAN dans le cadre du programme « Enhanced Opportunity » et elle s’est largement engagée dans le processus de planification et d’examen de l’OTAN depuis 1995, qui vise à promouvoir le développement des forces et des capacités par les partenaires les mieux à même de coopérer avec les alliés de l’OTAN. En outre, la Finlande a pris part à plusieurs opérations de gestion de crise dirigées par l’OTAN et est régulièrement invitée aux réunions de l’OTAN, en particulier depuis le début de la guerre russo-ukrainienne. En février 2022, la Finlande a participé à l’exercice Cold Response de l’OTAN en Norvège avec 680 personnes, dont 470 appelés du contingent. En ce qui concerne l’Union européenne, la Finlande a été l’un des États membres les plus actifs dans le développement de la politique de sécurité et de défense commune au cours des dernières années et a souligné les responsabilités de l’Union en tant que communauté de sécurité, rappelant aux autres États membres qu’ils ont convenu d’une défense mutuelle (traité sur l’Union européenne, article 42.7).

Plus jamais seul

L’idée que la Finlande doit être capable de se défendre est profondément ancrée dans la société et la culture stratégique finlandaises. La coopération avec d’autres pays est extrêmement précieuse, mais en définitive, la défense du pays est entre les mains des Finlandais. La défense nationale n’est pas quelque chose qui peut être externalisée.

La Finlande se trouve depuis longtemps sur le seuil de l’OTAN, et l’on dit souvent qu’elle est aussi proche de l’OTAN qu’un pays peut l’être sans en être membre. Pourtant, jusqu’à présent, la Finlande n’a pas jugé nécessaire de franchir l’étape finale de la demande d’adhésion à l’alliance. La vitesse à laquelle l’opinion publique a changé à l’égard de l’OTAN après l’attaque russe en Ukraine est sans précédent. Tout aussi impressionnante est la rapidité avec laquelle le gouvernement finlandais a réagi à ce changement d’avis – ce qui a également été critiqué, notamment par la minorité opposée à l’adhésion de la Finlande à l’OTAN.

En Finlande, le débat actuel sur l’OTAN illustre l’ampleur de la secousse géopolitique déclenchée par l’agressivité et l’imprévisibilité de la Russie : plus personne ne peut faire cavalier seul. Cela est particulièrement vrai pour les petits pays comme la Finlande. Les ressources sont rares et, surtout après la pandémie de COVID-19, le secteur sanitaire et social continuera d’engloutir une part importante du budget national. En outre, la démographie ne joue pas en faveur de la Finlande, car la population vieillit et les forces armées doivent se contenter d’un nombre de recrues en diminution. S’appuyer sur la coopération internationale n’est pas une panacée face à ces défis, mais cela rendra le choc un peu plus doux. Bien entendu, la coopération n’est pas une voie à sens unique. Elle renforce la sécurité de la Finlande, mais les Finlandais aiment aussi se considérer comme des partenaires fiables et des fournisseurs de sécurité et de stabilité. Une fois faites, les responsabilités assumées sont prises au sérieux, tant en matière de défense nationale que de coopération internationale.

Heljä Ossa et Tomi Koivula

Heljä Ossa est chercheuse et doctorante au département de la guerre de l’université de la défense nationale finlandaise. Dans sa thèse de doctorat, elle se concentre sur les politiques européennes de sécurité et de défense et sur la manière dont l’autonomie stratégique européenne a été perçue par les États-Unis. Elle est co-auteur de NATO’s Burden-Sharing Disputes : Past, Present and Future Prospects (Palgrave 2022 https://link.springer.com/book/10.1007/978-3-030-93539-9#authorsandaffiliationsbook ), écrit avec Tommi Koivula.

Tommi Koivula est professeur d’études stratégiques et de défense à l’université finlandaise de la défense nationale. Ses domaines de recherche actuels sont l’OTAN, la politique de sécurité et de défense de l’UE et la théorie des relations internationales. Il est un commentateur fréquent dans les médias audiovisuels finlandais.

Traduit par Hervé pour le Saker Francophone

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Une russe répond à Arnold Schwarzenegger

Par : Volti
Merci à Alan S Source RUSSOSPHERE Message de Maryana Naumova à Arnold Schwarzenegger après le message vidéo de celui-ci où, sur le conflit en Ukraine, il fait la leçon de morale habituelle des occidentaux orgueilleux à la mémoire courte et à l’indignation sélective. La vidéo d’Arnold Schwarzenegger à laquelle répond cette vidéo.

Russie-Otan ???

Par : Thierry65
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La véritable raison de la guerre entre les États-Unis-OTAN et la Russie en Ukraine

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Ukraine: Sergueï Lavrov sur Al Arabiya.

Vidéo complète et bref résumé de l'entretien donné par Sergueï Lavrov à la chaîne Al Arabiya, ce 29 avril 2022 dans le contexte de la guerre en Ukraine.

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Lieutenant-colonel français: Ukraine, les Occidentaux ont la mémoire courte

Par : Volti
Par Lieutenant-colonel Jacques Guillemain, (ancien pilote de l’armée de l’Air, analyste politico-militaire) pour Plumenclume via Observateur-Continental En ces temps où la raison semble avoir quitté les chancelleries occidentales et les salles de rédaction européennes, en ces temps où l’hystérie collective anti-Poutine semble tenir lieu de réflexion profonde et de réponse politique incontournable, je rappellerai simplement quelques réalités que le monde en […]

Ukraine : analyse de la situation militaire par un général français

Pour le général français Delawarde, la Russie n'a jamais eu l'intention d'occuper l'Ukraine. Et la qualité du leadership militaire US/OTAN n'est pas à la hauteur.

Pierrick Tillet
Ukraine : analyse de la situation militaire par un général français
yetiblog.org

Le conflit en Ukraine se radicalise

Par : Volti
Par Erwan Castel pour Alawata-rebellion Parallèlement à la deuxième phase opérationnelle des « opérations militaires spéciales » russes en Ukraine engagée en avril en donnant priorité au contrôle total du Donbass, les pays de l’OTAN ont radicalement intensifié leurs aides militaires lourdes aux forces ukrainiennes, obligeant Moscou a lancé un avertissement diplomatique fort aux occidentaux et le lieutenant-général Alexandre Dvornikov a intensifier également les campagnes de bombardements […]

Les canons d’avril – Les États-Unis et les puissances européennes de l’OTAN ont déclenché une chaîne d’événements qui mène à la Troisième Guerre mondiale.

Les canons d’avril
28 avril 2022, WSWS
https://www.legrandsoir.info/les-canons-d-avril.html

Les États-Unis et les puissances européennes de l’OTAN ont déclenché une chaîne d’événements qui mène à la Troisième Guerre mondiale.

Dans son célèbre ouvrage sur le déclenchement de la Première Guerre mondiale, « Les canons d’août » (The Guns of August), Barbara Tuchman explique en détail comment les erreurs de calcul, la croyance omniprésente en un conflit bref et gagnable, et les manœuvres tactiques irréversibles – les « si, les erreurs et les engagements » – s’accumulaient à mesure que les puissances impérialistes entraînaient les travailleurs européens dans les enchevêtrements de tranchées et le massacre de la Grande Guerre.

Une dynamique similaire se développe dans le conflit entre les États-Unis et l’OTAN contre la Russie. Les obusiers fournis par les États-Unis et le déploiement massif d’armes en Ukraine font retentir les canons d’avril.

À la mi-mars, le président américain Joe Biden a déclaré à plusieurs reprises qu’il ne permettrait pas un conflit direct entre les États-Unis et la Russie, car « cela signifierait la troisième guerre mondiale ». Un mois plus tard, c’est précisément ce que fait le gouvernement Biden.

Mardi, le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, et le secrétaire d’État, Antony Blinken, ont présidé une réunion à laquelle assistaient les représentants de quarante nations dans un conseil de guerre réuni par Washington sur sa base aérienne de Ramstein en Allemagne, le siège de l’armée de l’air américaine en Europe et du commandement aérien de l’OTAN.

Les deux hauts responsables américains, tout juste sortis d’une visite à Kiev déchirée par la guerre, ont confirmé que la guerre en Ukraine était une guerre entre les États-Unis et l’OTAN, d’une part, et la Russie, d’autre part. Austin a annoncé que Washington allait réunir chaque mois un groupe international comparable de personnalités militaires de haut rang – qu’il a baptisé « le Groupe de contact ukrainien » – dans le but de « viser la victoire » dans le conflit avec la Russie.

Les objectifs de la guerre sont désormais clairs. L’effusion de sang en Ukraine n’a pas été provoquée pour défendre son droit technique d’adhérer à l’OTAN, mais elle a été plutôt préparée, instiguée et massivement intensifiée afin de détruire la Russie en tant que force militaire importante et de renverser son gouvernement. L’Ukraine est un pion dans ce conflit, et sa population est de la chair à canon.

Le conseil de guerre de Ramstein a été organisé pour préparer la prochaine étape de ce plan. Avant et après la réunion, les États-Unis et d’autres puissances de l’OTAN ont annoncé le déploiement d’armes de pointe en Ukraine, notamment des missiles antichars, des chars et des drones tactiques.

Le Groupe de contact, a déclaré Austin, doit « agir à la vitesse de la guerre ». Conformément à cette orientation, l’Allemagne a annoncé mardi qu’elle livrerait un nombre non précisé de Flakpanzer Gepard « chars antiaériens », tandis que le Canada a signalé qu’il enverrait des véhicules blindés M777. « La distinction qui limitait la surenchère des armes », qui existait dans les premières semaines de la guerre, note Air Force Magazine, « semble avoir fondu comme neige au soleil ».

Le prétexte selon lequel les États-Unis et l’OTAN ne sont pas en guerre contre la Russie a également « fondu comme neige au soleil ». Le commandant de l’armée américaine en Europe, Ben Hodges, a déclaré dimanche que l’objectif des États-Unis dans ce conflit était de « venir à bout » de la Russie.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a répondu en accusant les États-Unis de faire pression sur le gouvernement ukrainien pour saboter les pourparlers de paix et de mener une guerre par procuration en Ukraine. Il a averti qu’un danger « sérieux et réel » existait de guerre nucléaire. Austin a rejeté l’avertissement de Lavrov, le qualifiant de « dangereux et inutile ».

Quelle absurdité ! Washington rassemble un camp de guerre et déclare qu’il vise à « venir à bout » de la Russie. Lorsque la Russie répond qu’un tel langage et de tels objectifs augmentent le danger d’une guerre nucléaire, Washington déclare que cela est… inutile.

Les États-Unis ont clairement indiqué qu’ils visent à écraser la Russie et à renverser son gouvernement. Face à une telle menace existentielle, l’utilisation d’armes nucléaires devient une tactique que la classe dirigeante russe va considérer. Washington est déterminé à gagner la guerre, le gouvernement Poutine est déterminé à empêcher que cela ne se produise. Aucune autre issue n’existe pour les deux parties que l’escalade. Lavrov a en fait raison : la guerre nucléaire est un sérieux et réel danger.

Les véritables forces motrices de la guerre sont apparues au cours du conflit. Les États-Unis et les puissances de l’OTAN ont poussé la Russie à envahir l’Ukraine, refusant de négocier sur la demande de la Russie de ne pas faire de l’Ukraine un membre de l’OTAN. La Russie a qualifié son invasion d’opération spéciale, signalant ainsi qu’elle avait l’intention d’effectuer une manœuvre tactique limitée pour stabiliser sa position dans la région.

Les États-Unis, cependant, n’allaient pas permettre pas un tel réarrangement et allaient chercher soit à enfoncer la Russie dans le bourbier d’une « occupation pénible », soit à organiser sa défaite. À cette fin, Washington s’est efforcé de saper tous les efforts en vue d’un règlement négocié. La rhétorique de Washington qui justifie cette politique a aggravé le conflit. Biden a accusé Poutine de crimes de guerre, puis de génocide, et a appelé à un changement de régime à Moscou. Chaque nouvelle formulation avait un caractère irréversible, d’escalade, un cran de plus dans l’escalade de la guerre.

Malgré l’infusion massive et croissante de matériel militaire en Ukraine – Washington a expédié pour plus de 3,7 milliards de dollars d’armement depuis le début de la guerre – le régime de Kiev n’a pas été en mesure d’orchestrer la défaite décisive de la Russie. Le danger, du point de vue des États-Unis et de l’OTAN, est que la Russie soit en mesure de consolider son contrôle sur l’est de l’Ukraine et la côte de la mer Noire. Si les forces ukrainiennes ne progressent pas, l’avantage, du moins d’un point de vue militaire, passe à la Russie.

Le développement du conflit, mis en branle dans le Bureau ovale et délibéré au Kremlin, est de plus en plus entre les mains des militaires et il atteint un point de non-retour. Une défaite décisive de la Russie dans le conflit exige une implication toujours plus directe des puissances de l’OTAN elles-mêmes, allant jusqu’au déploiement de troupes.

Avec leurs livraisons d’armes, leurs déclarations fracassantes et leurs conseils de guerre, les États-Unis ont misé toute leur crédibilité sur la défaite de la Russie dans ce conflit. « Les enjeux vont au-delà de l’Ukraine et même au-delà de l’Europe », a déclaré Austin mardi. Le sort de l’hégémonie américaine, y compris la crédibilité de ses menaces contre la Chine, est dans la balance. Les décisions imprudentes prises par Washington sont ainsi devenues la prémisse majeure de la logique d’une nouvelle escalade.

Washington entraîne derrière lui les grandes puissances d’Europe, alors qu’il assemble, avec l’orgueil de l’empire, un camp de guerre sur le continent. La Grande-Bretagne a été profondément complice de chaque étape de l’escalade, et l’Allemagne et la France jouent le rôle qui leur a été assigné. Washington rassemble les conspirateurs militaires sur une base aérienne américaine en Allemagne, le pays qui a lancé l’opération Barberousse, les Allemands faisant presque office de témoins, et prépare sa guerre avec la Russie.

Les dirigeants des puissances impérialistes, surtout les États-Unis, agissent avec une insouciance qui frise la folie criminelle. Mais c’est une insouciance qui découle des intérêts de classe et de la logique de la crise capitaliste. L’escalade du conflit est motivée non seulement par des intérêts géopolitiques, mais aussi, et surtout, par la crise économique, sociale et politique insoluble qui sévit dans tous les grands pays capitalistes, en particulier aux États-Unis.

Comme ce fut le cas lors de la Première Guerre mondiale, les mêmes contradictions qui donnent lieu à la guerre impérialiste donnent également l’impulsion à la révolution socialiste mondiale. Alors même que la guerre se développe, des protestations de masse et des luttes de la classe ouvrière éclatent dans le monde entier. Ces luttes sont alimentées par la montée de l’inflation et des niveaux d’inégalité sociale sans précédent dans l’histoire.

Les plans de guerre mondiale sont mis en œuvre entièrement dans le dos de la population. Les travailleurs doivent être alertés du danger, et les luttes grandissantes à travers le monde doivent être fusionnées à la lutte contre la guerre impérialiste et le système capitaliste des États-nations.

(Article paru en anglais le 27 avril 2022)

Source originale (WSWS) : https://www.wsws.org/fr/articles/2022/04/28/pers-a28.html
Source en français (LGS) : https://www.legrandsoir.info/les-canons-d-avril.html

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En période de propagande de guerre, lisez Michel COLLON (Investig’Action), tous les jours, pour bien détecter les média-mensonges

Bonjour.

Michel Collon est, selon moi, un des meilleurs résistants à la propagande de guerre.

Son site, Investig’Action, sa chaîne Youtube Investig’Action, et les innombrables livres d’intérêt général qu’il édite depuis des décennies, sont de véritables services publics, et l’on devrait apprendre à s’en servir quotidiennement dans les écoles du monde entier.


Investig’Action, l’outil essentiel de Michel Collon pour aider à la paix dans le monde

Aujourd’hui, alors que tous les « médias de grand chemin » (expression de Slobodan Despot) nous construisent un nouveau monstre abominable (ici, Poutine et les Russes) pour nous conduire à accepter (et même à souhaiter !) la guerre ouverte qui va être lancée contre la Russie, il est de la première urgence de consulter tous les jours les vidéos et les textes publiés par Michel. Je reproduis ci-dessous, quelques vidéos que j’ai trouvées particulièrement utiles depuis le début de cette « crise ukrainienne » (et j’en ajouterai d’autres dans les commentaires de ce billet) :

Michel Collon avec Annie Lacroix-Riz [passionnante] : USA-Ukraine, la relation secrète :


Le médiamensonge du jour – Boutcha: Que s’est-il vraiment passé ?


Théâtre de Marioupol : une mise en scène ? – Le MédiaMensonge du jour :


Faut-il détester les Russes ? Michel Collon avec Jacques Baud :

On trouve d’autres excellentes interventions, pondérées, raisonnables, savantes, de Jacques Baud sur le net ; je les signalerai en commentaires de ce billet.


Etc. (La liste est longue.)

Parmi les livres, il est difficile de choisir, mais il en est un qui est à la fois bouleversant, très dense et facile à lire : il s’intitule « USA, Les cent pires citations » et il récapitule des aveux incroyables et très importants des pires criminels sur terre, à connaître et à faire connaître (et à enseigner à l’école, je crois). Je vous copie ici la fiche du livre :

2022 04 16 13 01 36 USA Les cent pires citations InvestigAction boutique

J’ai aussi beaucoup appris avec les livres suivants (cliquer pour consulter) :

Le site de Michel est une mine insondable d’informations de la première importance. Je vous conseille de vous y abonner, pour recevoir à temps toutes les notifications utiles, et aussi de l’aider, autant que possible, car cet immense travail demande évidemment de l’argent, et nous-seuls pouvons aider ce vrai journaliste : https://dons.michelcollon.info/fr

Bonne lecture.

Étienne.


 

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