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Derrière la « guerre cognitive » de l’OTAN : une « bataille pour votre cerveau »

Par : Volti
[Cit]« La guerre cognitive positionne l’esprit comme un espace de combat et un domaine contesté. Son objectif est de semer la dissonance, de susciter des récits contradictoires, de polariser l’opinion et de radicaliser les groupes. La guerre cognitive peut inciter les gens à agir d’une manière qui peut perturber ou fragmenter une société autrement cohésive. » Merci à Confucius Source Lachaînehumaine.com Les […]

L’agonie cérébrale de l’OTAN s’amplifie

Par : Wayan

Par Moon of Alabama – Le 19 octobre, 2021

Il y a deux ans, Macron, le président français, diagnostiquait la « mort cérébrale » de l’OTAN :

« Ce que nous vivons actuellement, c’est la mort cérébrale de l’Otan », a déclaré M. Macron au journal basé à Londres.

Il a averti les membres européens qu’ils ne pouvaient plus compter sur les États-Unis pour défendre l’alliance, créée au début de la guerre froide pour renforcer la sécurité de l’Europe occidentale et de l’Amérique du Nord.

Depuis lors, la situation de l’OTAN s’est encore détériorée.

La deuxième plus grande armée sous commandement de l’OTAN, celle de la Turquie, est désormais hostile aux États-Unis qui continuent de soutenir les terroristes du PKK luttant contre l’État turc. Depuis la tentative de coup d’État de 2016 contre le président Erdogan, la Turquie s’est orientée vers la Russie. Elle a acheté des systèmes de défense aérienne russes qui lui permettraient de se défendre contre des attaques de l’OTAN. Depuis, les relations avec les États-Unis et l’OTAN se sont encore dégradées.

Le diagnostic de Macron a été posé lorsque les États-Unis retiraient certaines forces de Syrie. Les alliés de l’OTAN n’avaient pas été informés de cette décision. De même, le retrait des États-Unis d’Afghanistan cette année n’a pas été communiqué avant son annonce, alors que l’OTAN avait une mission officielle en Afghanistan. Le fait d’être ignoré par les États-Unis ne crée pas la confiance nécessaire à un partenariat militaire durable.

Puis vint la nouvelle alliance AUKUS, qui permet aux États-Unis de se concentrer sur la Chine tout en ayant privé la France d’un énorme contrat de sous-marins avec l’Australie.

Lorsque le président américain Biden a appelé Macron pour s’excuser de cette insulte, ce dernier a obtenu une déclaration de soutien des États-Unis à une armée européenne indépendante :

Les États-Unis reconnaissent également l’importance d’une défense européenne plus forte et plus capable, qui contribue positivement à la sécurité transatlantique et mondiale et qui est complémentaire de l’OTAN.

Les gens du siège de l’OTAN à Bruxelles auront lu cela avec de profondes craintes. Une armée propre à l’Union européenne, que la France promeut depuis longtemps, diminuera inévitablement le rôle de l’OTAN.

La mission initiale de l’OTAN, qui consistait à maintenir les États-Unis en Europe, à empêcher la Russie d’y pénétrer et à contenir l’Allemagne, s’est étiolée. Les États-Unis se concentrent sur la Chine et continueront à le faire dans un avenir proche. La Russie n’est plus intéressée par l’Europe. L’Allemagne n’est pas pertinente sur le plan militaire, sa population est vieillissante et elle n’est pas intéressée par une quelconque expansion.

La Russie n’ayant plus d’intérêt pour l’Europe, l’OTAN a également perdu son ennemi préféré. Alors que les États baltes, la Pologne et le Royaume-Uni continuent de présenter la Russie comme un ennemi – essentiellement pour des raisons intérieures – personne en Italie, en France ou en Allemagne ne pense que la Russie a l’intention d’attaquer qui que ce soit.

Les bureaucrates de l’OTAN savent tout cela. Pour rester en activité, ils continuent de s’en prendre à la Russie. Tout récemment, ils ont renvoyé chez eux des diplomates russes en poste au siège de l’OTAN, sans aucune raison valable. La Russie n’a pas été impressionnée par cette initiative. Elle a décidé d’ignorer dorénavant l’OTAN :

La Russie prévoit de mettre fin à son engagement diplomatique avec l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord, a déclaré lundi le ministre russe des affaires étrangères, dernier signe en date de l’effritement des relations entre Moscou et l’Occident.

Au début du mois prochain, a déclaré le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, la Russie mettra fin aux activités de son bureau de représentation au siège de l’OTAN à Bruxelles et retirera les lettres de créance diplomatiques des émissaires de l’alliance travaillant à Moscou.

Au début du mois, l’OTAN a ordonné à huit diplomates russes de quitter la Belgique avant le 1er novembre, affirmant qu’ils étaient des agents de renseignement non déclarés. L’alliance a également réduit la taille du bureau de représentation russe.

Les relations avec l’alliance ont de toute façon déraillé depuis longtemps, a-t-il déclaré. L’OTAN avait déjà réduit à deux reprises la taille de la délégation russe, en 2015 et en 2018, a-t-il rappelé. « Au niveau militaire, il n’y a absolument aucun contact qui a lieu », a-t-il dit.

 

Selon lui, l’OTAN a mis en place un « régime prohibitif » pour les diplomates russes à Bruxelles en leur interdisant l’accès au bâtiment de son siège. S’ils ne se rendent pas dans ce bâtiment, ils ne peuvent pas entretenir de relations avec les responsables de l’Alliance.

 

Lavrov a laissé entendre que les expulsions de diplomates russes avaient été une mauvaise surprise, alors qu’il avait rencontré à New York, quelques jours auparavant, le secrétaire général de l’alliance, Jens Stoltenberg, et discuté de la désescalade des tensions.

 

« Il a souligné à tous égards l’intérêt honnête, comme il l’a dit, de l’Alliance de l’Atlantique Nord pour la normalisation des relations avec la Fédération de Russie », a déclaré M. Lavrov.

Depuis son action surprise contre les diplomates russes, le secrétaire général de l’OTAN s’est rendu aux États-Unis où il a reçu de nouvelles consignes. Il les a annoncés dans un entretien (payant) avec le Financial Times. Alex Lantier en fait le tour :

S’adressant hier au Financial Times de Londres, le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a exigé que l’alliance militaire intensifie ses menaces contre la Chine. Ses remarques ont mis en évidence à la fois la politique extrêmement agressive menée par l’alliance de l’OTAN et les divisions explosives qui émergent parmi les puissances impérialistes de l’OTAN.

Stoltenberg revenait d’une réunion avec Biden à Washington, où il a également pris la parole à l’université de Georgetown, exigeant de manière provocante que l’OTAN « s’active et en fasse plus » pour permettre aux pays situés aux frontières de la Russie de rejoindre l’alliance. Son interview au Financial Times était un message à peine déguisé de la Maison Blanche appelant les puissances de l’UE à s’aligner sur la volonté de guerre croissante des États-Unis à l’égard de la Chine.

 

L’OTAN, a insisté M. Stoltenberg, devrait viser non seulement la Russie, mais aussi la Chine. Il a critiqué « toute cette idée de faire une distinction entre la Chine, la Russie, l’Asie-Pacifique ou l’Europe », ajoutant qu' »il s’agit d’un seul et même environnement de sécurité, et nous devons l’aborder tous ensemble. … Il s’agit de renforcer notre alliance pour faire face à toute menace potentielle. »

 

Il a dénoncé la Chine, affirmant qu’elle constituait une menace majeure pour la sécurité de l’Europe.

Bonne chance pour vendre cela aux contribuables européens. La Chine n’est en aucun cas une menace pour la sécurité de l’Europe. Encore moins une menace à laquelle une alliance militaire liée à la géographie de l’Atlantique Nord doit ou peut faire face. La Chine entretient de bonnes relations avec la plupart des pays européens, fait du commerce avec chacun d’entre eux et elle est le premier client de l’Allemagne.

L’OTAN a été créée lorsqu’il était dans l’intérêt commun de ses membres de contrer l’Union soviétique.

En ce qui concerne la Chine, les intérêts américains et européens divergent fortement. Ce que les États-Unis considèrent comme un concurrent sérieux à leur rôle surdimensionné dans le monde est vu en Europe comme un partenaire non agressif qui crée de nouvelles opportunités économiques.

Au cours du sommet de l’OTAN qui se tiendra à Madrid l’année prochaine, les États-Unis voudront mettre la Chine fermement à l’ordre du jour de l’OTAN. Mais je doute fort que les pays européens de l’OTAN s’engagent à faire autre chose que des déclarations hypocrites. Ils ne vont certainement pas cracher de l’argent pour créer de nouvelles capacités de l’OTAN qui pourraient réellement être utilisées contre la Chine.

L’OTAN est morte. Elle a dépassé son objectif et son utilité.

Pour maintenir la paix en Europe, la création d’un nouveau cadre de coopération militaire parallèle à l’Union européenne est beaucoup plus logique. Il ne devrait pas s’agir de la force impériale agressive que la France envisage pour défendre ses intérêts en Afrique. Pour maintenir la paix en Europe, une coopération défensive, limitée sur le plan opérationnel à la géographie européenne de ses membres, est la plus logique. Le nouveau gouvernement allemand pourrait prendre l’initiative de la créer.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

L’OTAN sur les rives de la mer Caspienne

l’OTAN sur les rives de la mer CaspienneLa guerre Arménie-Azerbaïdjan de 2020 a pris fin le 10 novembre, fortement affectée par la négligence de l’OTAN. En conséquence, une paix instable s’est formée sur la base d’accords vagues et irréalistes. L’on a fait perdre à l’Arménie le Haut-Karabakh conformément à la résolution 62/243 de l’Assemblée générale des Nations Unies. Alors, l’ombre […]

Le premier domino est-il déjà tombé et si oui, quand ?

Par : Wayan

Par The Saker – Le 10 octobre 2021 – Source The Saker’s Blog

Il y a quelques années, j’ai écrit une chronique intitulée « Le Kosovo sera libéré » dans laquelle j’écrivais ce qui suit : « Le Kosovo sera le tout premier endroit en Europe où le pendule de l’histoire inversera son cours actuel ». Il semble maintenant que j’aie pu me tromper. Mais de combien ? Regardez ce gros titre aujourd’hui :

« Les Serbes de Bosnie vont « retirer leur accord » à la mise en place d’une armée, de taxes et de tribunaux communs, invoquant la « violence » du superviseur international ». Veuillez lire l’article dans son intégralité, car je ne vais pas me contenter de le répéter ici.

La grande question est la suivante : l’emprise des États-Unis, de l’OTAN et de l’UE sur la Republika Srpska va-t-elle se relâcher avant celle exercée sur le Kosovo ?

Je ne sais pas, mais je pense que c’est une possibilité. Si c’est le cas, je me serais trompé de lieu, mais j’aurais eu raison sur le principe. Deux points ici :

  • Il y a aussi de très graves tensions autour du Kosovo en ce moment, alors n’excluez rien pour l’instant !
  • Il n’existe pas d’équivalent du camp Bondsteel en Republika Srpska ou ailleurs en Bosnie.

Mais ce n’est même pas crucial. Ce qui est crucial, c’est ceci : quelqu’un pense-t-il encore que les États-Unis, l’OTAN et l’UE ont encore ce qu’il faut pour réattaquer, réenvahir ou même rebombarder les Serbes en Bosnie ou en Serbie (j’inclus le Kosovo dans la « Serbie » simplement parce que le Kosovo est le cœur de la Serbie, l’a toujours été et le sera toujours, quoi que veuillent les empires) ?

Sérieusement, après l’humiliation infligée par les Iraniens au CENTCOM ou l’humiliation massive et vraiment galactique (et ô combien révélatrice !) en Afghanistan ?

Sur le papier, oui, absolument.

Mais dans la réalité, non, je ne le pense vraiment pas.

D’ailleurs, les Serbes ont maintenant de très bonnes options, y compris ce que j’appelle « l’option salami » : couper de fins morceaux d’un gros salami, lentement mais de manière répétée et inexorable. Comme maintenant : les Serbes de Bosnie ont donc « retiré leur consentement » à un accord avec leurs occupants. Et alors ? La belle affaire ! Je veux dire, bien sûr, ce sont de méchants méchants méchants méchants méchants Serbes, et le gang US/OTAN/UE les déteste toujours, mais personne ne va entrer en guerre pour cela, n’est-ce pas ?

Alors, que vont faire les États-Unis, l’OTAN et l’UE ? Ils vont probablement exercer toutes sortes de pressions (menaces, pots-de-vin, etc.) sur certains politiciens serbes, ce qui aboutira à l’un des deux résultats suivants :

  • les Serbes de Bosnie « retireront leur retrait »
  • ou ils ne le feront pas

Dans le premier cas, tout ce que les Serbes doivent faire, c’est attendre, et couper un tout petit morceau de salami ailleurs, disons au Kosovo. Juste un petit, et voir ce que les USA/OTAN/UE feront à ce sujet. Après cela, on rince et on répète, autant de fois que nécessaire, jusqu’à ce que les salauds des États-Unis/OTAN/UE soient à court d’énergie, au sens figuré ou peut-être même au sens propre (voir ci-dessous).

Dans le second cas, les Serbes de Bosnie doivent attendre un certain temps, le temps que tout se refroidisse un peu, et couper un autre mince morceau du salami impérialiste.

Oh, et ai-je mentionné que le gazoduc South Stream passera par la Serbie et la Republika Srpska (voir aussi ici) ? Quant à l’UE, elle n’est pas exactement en train de « nager dans l’énergie » de nos jours (grâce à sa soumission idiote à l’oncle Shmuel et à Greta Thunberg !)

Mon propos n’est pas de dire que la Republika Srpska ou le Kosovo seront bientôt libérés, ni même que l’UE ne peut contourner l’une ou l’autre entité avec d’autres pipelines.

Souvenez-vous des premières années de la guerre froide, lorsque les États-Unis justifiaient leurs politiques génocidaires en Asie du Sud-Est par la tristement célèbre « théorie des dominos ». À l’époque, tout ce que cela signifiait réellement était que les États-Unis s’opposeraient à la décolonisation de la planète partout et en tout lieu. Ce n’était qu’un prétexte, et non le véritable motif ou la raison des actions américaines.

Mais aujourd’hui, je soutiens que ce processus n’a pas seulement commencé, mais qu’il est en cours depuis un certain temps déjà.

Où a-t-il commencé ? Une bonne réponse pourrait être de mentionner le Hezbollah qui a écrasé les Israéliens au Liban en 2006. Mais cela a été facile à cacher (les deux clowns sans cervelle qui ont lancé l’invasion israélienne du Liban l’ont qualifiée de « victoire » et les médias ont lavé le cerveau du public qui, pour la plupart, y a cru ou ne s’en est pas vraiment soucié car ils « savaient » qu’ils étaient « invincibles » et, de plus, les plébéiens américains et israéliens avaient leur pain et leurs jeux).

« Cela » s’est également produit ailleurs. Mais qu’est-ce que ce « cela » ?

J’appelle cela la « chute du domino de la peur » et cela se produit chaque fois qu’un pays ou une nation qui a été opprimé par l’impérialisme américain commence à perdre la peur que lui inspire la « seule hyperpuissance mondiale ». La même perte de peur dont les Libanais ont fait preuve lors de leur « Victoire divine » en 2006 est également démontrée par les Afghans aujourd’hui. Elle l’est également par l’Iran depuis la révolution islamique de 1979 ! Mais le déluge de propagande qui a suivi a caché cette réalité à l’Occident.

Mais le plantage de Kaboul est devenu le premier domino de ce type qui n’a PAS pu être caché à la vue du public.

Et, pour mémoire, les Serbes de Bosnie ont également fait preuve de cette absence de peur lors de l’agression des États-Unis, de l’OTAN et de l’UE contre la nation serbe, mais ils ont été poignardés dans le dos par les politiciens de Belgrade, tout comme les Serbes du Kosovo plus tard. C’était bien avant le Hezbollah en 2006 et, à cette époque, le monde islamique a été très efficacement dupé par les Anglos – les mêmes Anglos qui se sont ensuite retournés contre le monde islamique après l’attaque sous faux drapeau du 11 septembre.

Il est vrai qu’au début des années 90, l’Empire avait les moyens d’écraser les Serbes ou les Irakiens (qui faisaient preuve de la même absence de peur d’une part, mais aussi de la même corruption que les politiciens serbes d’autre part).

Mais cela se passait dans le lointain 1991. Il y a trois décennies. Nous vivons aujourd’hui dans un monde radicalement différent.

Qu’en est-il des soi-disant « Bosniaques » ou « Kosovars » ? Eh bien, comme toutes les « nations inventées », elles n’existeront que tant que l’oncle Shmuel aura le pouvoir de les maintenir artificiellement en vie. Donc, même SI, grand SI, les États-Unis, l’OTAN et l’UE peuvent encore mettre les Serbes au pas aujourd’hui, combien de temps pensez-vous que cela restera vrai et combien de temps de telles inventions comme la « Bosnie » ou le « Kosovo » resteront-elles viables ?

Et qu’en est-il de l’entité tout aussi artificielle connue sous le nom d’« Israël » (qui est aujourd’hui bien plus redoutée par les politiciens et les fonctionnaires américains que par n’importe qui d’autre au Moyen-Orient !) Combien de temps pensez-vous que cette entité obscène, officiellement raciste et génocidaire, va survivre ?

D’accord, peut-être pour quelques années encore, c’est possible. Mais gardez à l’esprit qu’avec chaque année qui passe, de moins en moins de nations opprimées craignent l’Empire anglo-sioniste (en principe déjà mort).

Mon conseil aux « Bosniaques », aux « Kosovars » et aux « Israéliens » serait le suivant : foutez le camp d’ici AVANT de voir une répétition de Kaboul à Sarajevo, Pristina ou Tel-Aviv ! Oh, je sais, ils ne tiendront pas compte de mon conseil, mais puisque les mêmes causes ont les mêmes effets, je m’attends pleinement à voir des « décollages » similaires de ces entités et de TOUTES LES AUTRES entités totalement artificielles créées par les empires britannique et/ou anglo-sioniste dans le passé.

Quant aux Européens, ils feraient mieux de se ressaisir, mais ils ne le feront pas : pendant qu’ils accusent la Russie de tout et n’importe quoi (y compris de leur vendre du gaz ET de ne pas leur en vendre assez !), leur politique d’immigration suicidaire et le « multiculturalisme » des élites de l’UE vont détruire le peu qui reste d’une civilisation européenne vieille de 1000 ans. Ils l’auront fait tout seul.

Comme on dit aux États-Unis « passe-moi le pop-corn, s’il te plait » !

Andrei

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

Il n’y a eu que les prétendus alliés des États-Unis pour être surpris par l’AUKUS

Par : jmarti

Par Andrew Korybko – Le 30/09/2021 – Source Oriental Review

andrew-korybko

Les propres « alliés » des États-Unis sont les seuls à avoir considéré AUKUS comme une « surprise absolue ». Ni la Russie, ni la Chine n’en ont été étonnées ; ces deux pays savaient déjà à quoi s’attendre de la part des États-Unis. L’hégémonie unipolaire en plein déclin fera toujours passer ses propres intérêts avant ceux de quiconque, y compris ceux de ses « alliés ».

Le « président » Macron lors de la cérémonie officielle de lancement du nouveau sous-marin nucléaire français, le « Suffren », à Cherbourg, le 12 juillet 2019


Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des affaires étrangères, a affirmé récemment que la nouvelle alliance militaire trilatérale Australie-UK-US [AUKUS] contre la Chine n’était une « surprise absolue » que pour les prétendus alliés des États-Unis, mais pour personne d’autre. Selon TASS, ses termes exacts ont été :

Pour l’OTAN, il s’est agi d’une surprise totale et d’un choc. Il s’est agi d’une surprise absolue non pas pour ceux que les États-Unis, l’Australie et le Royaume-Uni considèrent comme leurs opposants, et contre lesquels ils collaborent, mais pour leurs alliés et les blocs militaires et politiques dont les États-Unis et le Royaume-Uni sont membres.

Ces propos ne se résument pas à du « trollage », comme certains cyniques pourraient l’affirmer ; il s’agit d’un reflet objectif de la réalité. La France a connu le choc de se faire « planter un coup de couteau dans le dos », comme son ministre des affaires étrangères l’a affirmé, après que ses « confrères alliés » étasuniens, anglais et de l’OTAN ont débauché un accord de sous-marins à 90 milliards de dollars australiens signé avec l’Australie, que les médias de l’hexagone avaient notoirement décrit comme le « contrat du siècle ».

Qui plus est, la France a été très offensée par le fait que l’ensemble de ce processus a été mené en secret, y compris durant le sommet du G7 de cet été, où Macron avait siégé aux côtés des dirigeants étasunien et britannique, et où il a été rapporté que ces deux derniers ont discuté de cet accord. Du point de vue de Paris, la conduite de ces trois pays a été inacceptable de la part de « confrères alliés ».

L’Inde et le Japon, qui coopèrent avec les États-Unis et l’Australie dans le cadre du Quad, ont connu la même surprise d’avoir été tenus à l’écart de ce bloc militaire anti-chinois de partage de technologie, même si leur réponse est bien plus réservée que celle de la France ; ces pays ne viennent pas de perdre des dizaines de milliards de dollars dans le processus. Mais ils restent sur le bord du chemin à se gratter la tête en se demandant pourquoi ils n’ont pas été invités à prendre part à cette alliance.

Mme Zakharova a donc décrit la situation stratégique avec exactitude. Les propres « alliés » des États-Unis sont ceux qui ont considéré AUKUS comme une « surprise absolue », mais pas la Russie ou la Chine. Ces deux pays savaient déjà à quoi s’attendre de la part des États-Unis : l’hégémonie unipolaire en déclin fera toujours passer ses propres intérêts avant ceux de quiconque, y compris ceux de ses « alliés ».

Les expériences que ces deux pays ont connues au cours des décennies passées leur ont enseigné à ne jamais faire confiance aux États-Unis. Après tout, ce pays a œuvré à les « contenir » tous les deux, malgré les espérances manifestées par les dirigeants russes et chinois de pouvoir établir des relations pragmatiques avec les États-Unis, sur une base de respect mutuel, chose que Washington a toujours refusé de leur accorder.

Au lieu de cela, les États-Unis ont tenté de traiter ces deux pays de la même manière qu’ils traitent leurs « alliés », en faisant tout pour les dominer et contraindre leurs dirigeants à accorder des concessions sans fin aux intérêts propres des États-Unis. Ce positionnement est considéré comme totalement inacceptable pour la Russie et la Chine qui, contrairement aux « alliés » des États-Unis, ont à cœur leur souveraineté, et ont donc décidé de résister à ce harcèlement.

Il n’a donc pas été surprenant pour eux de voir les États-Unis poignarder la France avec autant d’audace, tout en décevant l’Inde et le Japon. Manquer de respect à ses « alliés » constitue la règle, et non l’exception, dans la pratique de la politique étrangère étasunienne. La Russie et la Chine ont appris cela en se voyant traitées fort mal par les États-Unis, y compris au cours de la période où ces deux pays jouissaient de relations cordiales avec la première puissance mondiale de l’époque.

Les « alliés » des États-Unis sont en train d’apprendre cet enseignement à la dure ; plus durement sans doute que la Russie ou la Chine. Ces deux pays s’étaient toujours montrés prudents dans leurs rapprochements avec les États-Unis, y compris au cours des prétendus « périodes meilleures », car leurs administrations permanentes militaires, de renseignement et diplomatiques (« États profonds ») ne faisaient à l’époque pas l’unanimité à cet égard. Pour cette raison, certains courants en leur sein avaient limité leurs paris.

Ces courants plus prudents avaient principalement relevé des branches militaires, et surtout de renseignements, de ces structures obscures. L’appareil intérieur chinois est plus opaque que celui de la Russie, si bien qu’il est difficile d’affirmer avec précision qui avait prôné cette prudence, mais les héros russes en la matière avaient été les dirigeants des renseignements, à savoir Yevgeny Primakov, le cerveau du concept Russie-Inde-Chine (RIC), ainsi que Vladimir Poutine.

Bien que les « alliés » des États-Unis disposent également de leurs propres appareils militaires et de renseignements, ceux-ci n’ont pas la même influence dans la définition des politiques qu’en Russie ou en Chine, en raison des différences dans leurs modèles de gouvernement. Les forces patriotes de tout pays tendent en général à se concentrer dans ces deux branches, mais ils ont davantage de difficultés à peser sur les politiques dans les soi-disant « démocraties » que dans les autres systèmes.

Parmi les trois « alliés » qui ont été les plus surpris par AUKUS — la France, l’Inde et le Japon — l’Inde est celui qui est le mieux positionné pour s’adapter avec flexibilité à ce développement inattendu. Cela résulte du fait que ce pays, bien qu’il se présente comme une « démocratie », et loin du modèle occidental en la matière, et incarne de fait certaines tendances à la centralisation qui sont plus souvent associées aux modèles russe et chinois.

En pratique, ceci signifie que les branches militaire et de renseignement de l’Inde disposent, en comparaison, d’une influence plus importante sur le choix des politiques qu’en France ou qu’au Japon. Ceci ne signifie pas intrinsèquement que l’Inde va considérer les États-Unis avec suspicion à partir d’AUKUS, mais simplement que le géant asiatique est le pays qui présente les probabilités les plus importantes, de ces trois pays, de se comporter de manière indépendante.

Après tout, New Delhi est déjà confronté à des menaces de sanctions de la part de Washington, du fait qu’il s’en tient loyalement à l’accord de défense aérienne signé avec Moscou pour acquérir des missiles S-400. L’Inde fut également outrée des violations de sa Zone Économique Exclusive par la Navy étasunienne, début 2021, qui avait mené une opération de soi-disant « liberté de navigation » dans la région. Les forces militaires et de renseignements de ce pays ont commencé à apprendre à se méfier de la fiabilité des États-Unis.

Ceci étant dit, l’Inde conserve également un intérêt à coopérer plus étroitement avec les États-Unis, au vu du désir partagé entre ces deux pays de contenir la Chine, mais l’Inde pourrait se montrer un peu plus réticente à s’engager aussi complètement que par le passé ; les suspicions montent du fait d’accords secrets établis par les États-Unis, tel AUKUS. Les événements à suivre montreront la trajectoire choisie par New Delhi, que l’on ne saurait à ce stade déterminer sur la base de sources publiques.

Andrew Korybko est un analyste politique étasunien, établi à Moscou, spécialisé dans les relations entre la stratégie étasunienne en Afrique et en Eurasie, les nouvelles Routes de la soie chinoises, et la Guerre hybride.

Traduit par José Martí, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

AUKUS sape l’Otan, rapproche la France de la Grèce et de Chypre

Par : Volti
Source Greekreporter via Observateur-Continental Les analystes voient une relation entre AUKUS et les Etats-Unis donnant le feu vert à la Grèce pour signer un accord important avec la France dans le cadre du programme de réarmement qui modernise l’armée de l’air et la marine grecques. Cet accord, d’autant plus que l’Otan sous la direction de Stoltenberg est passée de sa […]

La désaffection de l’Otan en France explose

Par : Volti
Par Pierre Duval pour Observateur-Continental L’appel d’un certain nombre d’hommes politiques français à retirer le pays [la France] de l’Otan n’est pas un vain mot. Il gagne de plus en plus de partisans qui ne sont pas d’accord avec les actions des Etats-Unis et veulent retrouver l’indépendance de la France.  Le Figaro écrit à ce sujet en titrant: «La France doit-elle quitter […]
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