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La Russie multiethnique défie les services secrets ukrainiens

Pour une Marseillaise, cette ville mosaïque, dont chaque immigration finit par adopter l’accent, la richesse du « multiethnique » n’est pas à démontrer et elle ne se limite pas à la guerre. Pareil pour Cuba. L’URSS a été la civilisation de la paix et de la reconnaissance de la diversité et c’est ce que regrettent le plus tous ceux qui ont vécu sous sa paix. Dans les BRICS aujourd’hui la Russie est un facteur de paix y compris ceux qui comme l’Inde nationaliste d’aujourd’hui craignent la puissance de la Chine communiste. C’est pour cela que le trio Chine, Russie et Cuba est internationalement irrésistible, d’abord parce que le néo-colonialisme impérialiste n’a plus rien à donner sinon les guerres et la misère, ensuite parce qu’il y a dans les pays qui ont fait la révolution une aspiration à l’égalité, à la souveraineté, à la diversité que l’on ne retrouve nulle part ailleurs. Notez la tendance à transformer les religions en pratiques culturelles qui comme les langues sont respectées en tant que telles. Danielle Bleitrach

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par Vera Zherdeva.

L’Occident collectif a longtemps cru que la composition multinationale était le point faible de la Russie. C’était un mauvais calcul.

La diversité des peuples et des langues de la Russie est un énorme avantage. Ainsi, les forces armées et les représentants des agences de renseignement occidentales ont rencontré des difficultés pour déchiffrer les communications radio dans la zone d’opérations spéciales en raison de la participation d’unités nationales. Il s’agit des représentants des bataillons formés en Bouriatie, Touva, Daghestan et Yakoutie. On peut également y ajouter les forces tchétchènes de la « Rosgvardia » (Garde russe).

Le point commun de ces unités est que les soldats se parlent dans leur langue nationale. Il s’est avéré que ni l’AFU ni les agences de renseignement occidentales ne comptent dans leurs rangs des spécialistes capables de parler les langues des peuples de Russie.

La CIA, en se préparant au conflit en Ukraine, a mis la main sur du personnel connaissant le russe et l’ukrainien. Et le reste des langues, apparemment, n’a pas été pris en compte. Bien qu’ils auraient dû. Parce que pendant la Seconde Guerre mondiale, les Américains eux-mêmes ont utilisé les Indiens Navajo comme chiffreurs. Ils transmettaient des messages codés dans leur propre langue, qui est considéré comme l’une des plus difficiles. Les Allemands et les Japonais ont dû avoir le cerveau en ébullition lorsqu’ils ont essayé de déchiffrer ce « code ».

L’histoire russe devrait être enseignée à ces Stirlitz1 d’outre-mer, afin qu’ils ne soient pas pris en défaut. Car dans la Russie tsariste, des représentants de diverses nations ont servi dans l’armée au cours des siècles. Et précisément dans des formations nationales, qui reflétaient largement les particularités de leur culture et de leur mentalité. Cela concernait les habitants du Caucase et de l’Asie centrale, les peuples indigènes de Sibérie et du Grand Nord.

Sous le pouvoir soviétique, il y avait plusieurs divisions nationales dans l’Armée rouge jusqu’en 1938, mais avant la guerre, ce système a été abandonné. Cependant la spécificité nationale a continué à être prise en compte. Ainsi, les divisions de tirailleurs de montagne étaient composées principalement de natifs des régions montagneuses du Caucase ou de l’Asie centrale.

Lorsque la Grande Guerre patriotique a éclaté, la pratique de la création d’unités nationales a été reprise. Par exemple, les célèbres fusiliers yakoutes, soldats des 3e, 19e et 40e brigades de ski du 12e corps de fusiliers de la Garde, étaient pour la plupart des chasseurs. C’est-à-dire qu’ils excellaient en ski et étaient exceptionnellement précis au tir, ce qui n’est pas surprenant compte tenu des conditions de leur vie habituelle. Beaucoup d’entre eux sont devenus des tireurs d’élite réputés, capables d’engager l’ennemi d’un seul coup.

Malheureusement, il n’y a pas de données exactes sur le nombre d’ennemis tués par les Yakoutes, car ce genre d’informations provenait le plus souvent des listes de récompenses au moment de la présentation pour une médaille. Le nombre réel de snipers est en fait plus élevé que le chiffre officiel. Par exemple, le Yakoute Fedor Okhlopkov, surnommé « sergent sans échec », a, selon certaines sources, tué plus d’un millier d’Allemands, car il a servi comme mitrailleur avant de devenir tireur d’élite.

Autre exemple : les Touviniens (Touva était indépendant jusqu’en 1944, puis a fait partie de l’URSS, mais des volontaires Touvains ont participé à la Seconde Guerre mondiale au sein des unités de l’Armée rouge), à leur tour, ont effrayé les Allemands par leur seule apparence. Les « vrais Aryens » considéraient les « barbares » montés sur de petits chevaux hirsutes comme les guerriers d’Attila. Ils sont surnommés der Schwarze Tod – « la mort noire ». Et pas seulement à cause de leur apparence « sauvage ». Les Touvains avaient leurs propres idées sur les règles de la guerre : par principe, ils ne faisaient pas de prisonniers chez l’ennemi.

Ce serait une grande folie de ne pas utiliser certaines des qualités des peuples de Russie dans l’opération spéciale, dit Sergei Gontcharov, un vétéran des services spéciaux.

« Le fait que les Ukrainiens et leurs manipulateurs occidentaux aient du mal à déchiffrer est une très bonne chose, c’est à notre avantage. Mais ce n’est qu’une partie du problème auquel ils sont confrontés. Les combattants tchétchènes sont différents non seulement parce qu’ils se parlent en tchétchène. Disons franchement que ce sont d’excellents guerriers, cela est connu des campagnes militaires de l’époque de Shamil, et cela ne fait aucun doute. Mais ils ont aussi une attitude particulière envers les prisonniers de guerre, pas comme les Russes. Ils ne se soucient pas de savoir si vous levez les mains ou non, si vous priez ou pleurez, si vous expliquez qu’au fond de vous, vous êtes pour les Russes – ils ne s’y retrouvent tout simplement pas. Il est clair que les Ukrainiens ont beaucoup plus peur des Tchétchènes que des Russes. Et, oui, ils sont une force sérieuse dans une opération spéciale. Ils soulignent toujours qu’ils sont russes, mais que crient-ils quand ils partent au combat ? Allahu akbar ! Et c’est normal. En général, je pense que chaque unité participant aux combats a droit à toute action approuvée par le commandement », déclare Serguei Gontcharov.

L’avantage sur le champ de bataille n’est pas le seul atout de la diversité nationale, est convaincu le politologue Sergei Markov.

« Tous les peuples de Russie contribuent à son développement. Certains ont traditionnellement la réputation d’être d’excellents constructeurs, d’autres excellent dans l’agriculture, la métallurgie, le travail du bois, la fabrication de bijoux, etc. Tous sont actifs à la fois dans les projets de gestion et dans la vie économique, créant ainsi un énorme marché. En outre, de nombreux groupes ethniques ont des diasporas à l’étranger. Ils communiquent activement entre eux, allant même jusqu’à mettre en œuvre des projets économiques et culturels communs. Ces liens sont l’occasion de développer et de renforcer les relations d’alliance entre les pays et de présenter la Russie sous son jour le plus favorable ».

source : SV Pressa

traduction Marianne Dunlop pour Histoire et Société

  1. Stirlitz est le héros de la série TV soviétique d’espionnage « 17 moments du printemps ». À voir absolument (sous-titres français) : https://www.youtube.com/watch?v=Ka9KeaTN6aw

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La civilisation Xin – Ce que les Chinois peuvent et ne peuvent pas faire

Par Thorsten J. Pattberg – Le 19 juillet 2022 – Source The Saker Blog

Cette semaine se tiendra à Pékin un forum académique sur le thème « Les civilisations au milieu de profonds changements ». Il est organisé par la plus grande académie des sciences sociales du monde : L’Académie chinoise des sciences sociales ou CASS.

Vous n’en avez jamais entendu parler. Vous ne la trouverez jamais sur Google, dans les médias occidentaux, ou partout où vous pensez que l’information devrait être disponible pour vous – elle ne l’est pas.

L’Occident, et je veux dire les États terroristes d’Amérique et d’Europe, sont les partis les plus censeurs et dominateurs de la planète. Ils s’assurent que vous n’entendrez ou ne lirez jamais rien de russe, d’indien ou de chinois [à l’exception des dissidents pro-occidentaux, bien sûr].

Le Forum n’est que l’un des milliers de rassemblements de haut niveau dont l’Occident ne peut jamais rendre compte, car si les esclaves occidentaux savaient à quel point la Chine est en avance sur eux, nous assisterions à des changements de régime à Washington, Londres, Paris, Berlin et Bruxelles. Les Occidentaux sont désormais des peuples en cage. Ils sont le dernier peuple du monde, privés de la réalité. En fait, ils sont maintenant en dehors de l’humanité.

Permettez-moi d’expliquer cette dernière affirmation en répondant à trois questions sur la Chine et l’Occident que, selon moi, davantage de personnes dans le monde devraient connaître.

Quelles sont les différences entre la Chine et l’Occident ?

Les différences entre la civilisation chinoise et la civilisation occidentale sont de trois ordres : biologique, environnemental et épigénétique.

Premièrement, la souche ancestrale biologique chinoise vivait dans le bassin du fleuve Jaune il y a environ 9000 ans et s’est étendue à partir de là. Les « Asiatiques de l’Est » d’aujourd’hui sont les plus extrêmes en termes de capacités cognitives ; en général, ils ont un corps plus léger et un cerveau plus gros.

Deuxièmement, les Chinois ont été capables de construire la civilisation la plus avancée de la planète. Ce n’est pas du tout une bonne chose, car toutes les puissances occidentales ont envié la Chine, au moins à partir du 13e siècle. Aujourd’hui encore, la pensée et les technologies chinoises sont étrangères et incompréhensibles pour les Européens.

Troisièmement, les différences épigénétiques renvoient aux relations. Les cultures orientales et occidentales se trouveront toujours aux deux pôles opposés – mais complémentaires – de l’humanité, comme le bien et le mal, le masculin et le féminin, l’inductif et le déductif. Ainsi, au moins depuis le dernier impérialisme occidental il y a 500 ans, la Chine en est venue à assumer le rôle de la partie mauvaise, féminine et inductive de l’humanité. C’est l’équilibre cosmique sur lequel nous, les humains, n’avons pas notre mot à dire, mais nous devons tirer le meilleur parti de notre situation.

L’Occident est à nouveau très violent en ce siècle. Il veut partir pour une nouvelle croisade et conquérir l’Asie et la Chine.

Mais en agissant ainsi, il s’affaiblira à nouveau, sera en partie absorbé, et l’équilibre sera maintenu.

La dichotomie Est-Ouest, décrite en tous points ci-dessus, va probablement s’amplifier au cours des 1000 prochaines années. Les peuples occidentaux sont épuisés ; ils doivent maintenant absorber 1 milliard d’Africains, ce qui ramènera leur civilisation à l’âge néolithique, il y a environ 9000 ans.

En Orient, une Xin-Civilisation – ou « Nouvelle Civilisation » – est en train de se forger, plus intelligente et plus technologique que tout ce que nous avons vu auparavant. Jusqu’à ce qu’elle soit à nouveau assaillie.

Ainsi, l’Est et l’Ouest sont les deux extrêmes de notre humanité tout court, et nos dirigeants des deux côtés et entre les deux doivent en tenir compte.

Que peut apprendre l’Occident de la Chine et vice-versa ?

Il ne peut y avoir d’apprentissage artificiel entre la Chine et l’Occident. Nous ne pouvons pas enseigner aux Occidentaux la pensée chinoise et la technologie chinoise. C’est impossible. Nous avons essayé cela pendant 2000 ans. Cela ne fonctionne pas. Ce qui fonctionnera, en revanche, c’est de choisir la voie cosmique [le Dao] de la non-action ou wu-wei. En acceptant que nous ne pouvons pas changer l’Occident, nous devons nous engager sur la voie du respect mutuel et de la tolérance. Si nous faisons cela, un véritable Grand Apprentissage [le Daxue] verra le jour, sans imposition et le plus naturellement du monde.

Comment devons-nous traduire la pensée chinoise ?

La traduction de concepts chinois comme shengren en « saints » et zhongyong en « voie du milieu » a beaucoup apaisé l’Occident. L’Occident ne peut pas apprendre la pensée chinoise correcte et la technologie chinoise. La Chine doit donc abaisser ses normes pour les formes d’intelligence plus faibles. C’est assez normal ailleurs. Les peuples sémites, par exemple, ont compris depuis longtemps que la pensée hébraïque ne peut être enseignée aux goys (non-juifs). Les non-juifs reçoivent des traductions anglaises ou allemandes des ordres de marche juifs, et ainsi de suite.

C’est ce que l’on constate, d’ailleurs, avec les Instituts Confucius chinois adverses en Occident. Les éducateurs occidentaux sont très superstitieux à l’égard des mots et des noms chinois. Ils pensent que les li et les de [rituels et éthique] sont tous magiques, ou étrangers, et que le mandarin pourrait séduire leurs enfants et polluer leurs cerveaux.

C’est pourquoi, en tant qu’auteur de Shengren [un livre], je soutiens depuis mon départ de l’Université de Pékin en 2012, que la Chine ne peut pas enseigner le chinois aux Occidentaux. Ce qu’elle peut faire, en revanche, c’est enseigner une petite sélection de ses concepts clés les plus importants.

Rien de ce que je viens d’écrire ne transpirera jamais auprès d’une plus grande audience occidentale. 1,4 milliard de Chinois patriotes ne sont certainement pas en vedette en Occident. 300 000 intellectuels chinois, interdits. Les résultats de recherche chinois ne sont pas affichés. Cherchez « sur la Chine » et vous verrez Henry Kissinger. Seul l’Occident doit représenter la Chine. C’est pourquoi vous ne trouverez jamais le forum de la CASS sur la civilisation. Je ne peux même pas trouver le fait que j’ai étudié en Chine.

Heureusement, nous avons des milliers d’années pour le faire. Ce n’est pas comme si les Européens allaient devenir chinois la semaine prochaine.

Thorsten J. Pattberg

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

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La Cour pénale internationale : Activée pour l’Ukraine et désactivée pour la Palestine occupée

par Kader Tahri. Alors que le refus de l’inacceptable demeure plus que jamais nécessaire : les colonies, le mur de séparation, Gaza, les réfugiés, les prisonniers, Jérusalem vidé de sa population arabe, les politiques discriminatoires à l’égard des Palestiniens, le recours à la résistance armée peut offrir une voie d’action efficace et reste le seul moyen d’enrayer la spirale infernale de l’oppression.

Les « alliances de bloc » sont mortes et l’Occident ne le comprend pas

par Bertrand Badie.

Le professeur et chercheur Bertrand Badie livre pour Orient XXI une réflexion stimulante sur l’évolution des alliances au temps de la mondialisation.

Sur les accords dits d’Abraham, les jeux complexes de la Turquie, de la Russie ou des États du Golfe en Syrie ou en Libye, il éclaire ces nouvelles « connivences fluctuantes ». Entretien avec Sophie Pommier.

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J’appartiens à une génération pour laquelle l’alliance veut dire des choses très précises que l’on tient imprudemment pour nécessaires et éternelles. Celles et ceux qui ont été socialisés du temps de la bipolarité et de la guerre froide ont en tête un modèle d’alliance simple qui structurait durablement, de part et d’autre du Rideau de fer, deux coalitions de puissance comparable. L’alliance signifiait alors un engagement à la fois pérenne et organisé. Cette évidence en réalité n’en est pas une si on se réfère à l’histoire longue. Si on regarde en arrière, les choses apparaissent déjà beaucoup plus compliquées. Jusqu’en 1945, les alliances n’avaient rien de durable. Au gré des rapports de forces, au gré des équilibres de puissance, on s’alliait à l’un pour combattre l’autre, jusqu’à ce que, dans l’épisode suivant, la géométrie vienne à se modifier, voire à s’inverser. La parfaite illustration de cette logique nous est fournie par le Pacte germano-soviétique de 1939. Mais on pourrait remonter plus loin dans le temps et constater que des alliances même étranges pouvaient se nouer dès lors que le déséquilibre de puissances était trop fort, l’un des exemples les plus fameux étant « l’alliance impie » entre François Ier et Soliman le Magnifique lorsqu’en face l’Empire1 était trop fort et avait besoin d’être contrebalancé.

La bipolarité, une parenthèse dans l’histoire des relations internationales

En 1945, les choses ont changé : on est entré dans l’exception avec la bipolarité. Le glissement progressif vers une forme d’alliance pérenne s’est concrétisé avec la création de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) en 1949, qui a suscité ensuite la constitution d’une autre alliance destinée à l’équilibrer, avec l’apparition du Pacte de Varsovie en 1955. Quand celui-ci a été dissous, l’OTAN a eu à délibérer sur sa pérennisation : nous étions au printemps 1991. Le président américain George H. Bush avait alors préconisé le maintien de l’organisation, s’attirant cette remarque de François Mitterrand : « Vous êtes en train de nous servir une nouvelle Sainte-Alliance ». Dans son esprit, cela voulait dire que l’on sortait d’une logique mécanique d’équilibre entre les blocs pour sacraliser une alliance et la rendre durable. De pragmatique et utilitaire qu’elle était dans un contexte de guerre froide, l’alliance n’avait plus dès lors pour justifier son existence que cette onction que lui donnent des valeurs jugées supérieures et que partageraient durablement les pays membres, exactement comme en 1815, face à l’effondrement de l’empire français, s’était constituée exceptionnellement la Sainte-Alliance, à l’instigation du tsar de Russie.

Dans le contexte moderne, cette sacralisation ne va pas de soi. D’abord parce que la référence à des valeurs communément partagées devient de plus en plus difficile, et on le voit bien à travers les différends qui opposent la Pologne ou la Hongrie aux pays de l’Europe occidentale ; et ensuite parce que ce consensus sur les valeurs relève davantage de la façade, de la rhétorique et de l’autojustification que de la réalité des choses. Il résiste en tout cas à toute analyse sociologique qui dénie toute unanimité, dans chaque pays, sur les valeurs prétendument partagées. D’où ce besoin mécanique et au demeurant dangereux pour l’OTAN d’avoir face à elle un ennemi qu’elle réinvente pour se justifier. Lorsque la Russie de Boris Eltsine ne pouvait pas tenir cette fonction, on a essayé de cibler la Chine. Laquelle s’est refusée à jouer ce jeu. Nous étions alors au tournant des deux siècles : la Chine était surtout intéressée à entrer à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), qu’elle a rejoint en décembre 2001, à se banaliser comme puissance au sein de la mondialisation. On a dû alors trouver un ennemi étrange, puisqu’il n’était plus un pays, mais une « méthode », à savoir le terrorisme. Tout ceci a abouti à la situation actuelle marquée par un autre virage : l’OTAN se reconstitue face à la menace russe à la faveur de la crise ukrainienne, suivant un semblant de Guerre froide qui précisément n’en est pas une !

Le jeu fluctuant des connivences pragmatiques

En dehors de l’espace atlantique, on perçoit une manière tout à fait autre et inédite de penser les partenariats. Depuis un certain temps, on est passé à une logique de fluidité et de pragmatisme. L’exemple a peut-être été donné pour la première fois par la Russie elle-même. Émancipée de la logique bipolaire, la Russie a essayé de déployer des accords tous azimuts qui lui ont valu successivement des réconciliations spectaculaires, avec Israël, l’Arabie saoudite, et la Turquie entre autres. La plupart du temps, ces accords n’ont pas valeur de rééquilibrage au sein du système international : ils sont tout simplement une façon de réaliser ponctuellement un certain nombre de « coups » qui assurent une position diplomatique momentanément productive. C’est ainsi que la Russie a pu réaliser plusieurs opérations profitables en partenariat avec la Turquie, avec laquelle elle est pourtant en désaccord sur de nombreux dossiers : Syrie, Libye, Caucase, ou Ukraine.

Mais les deux pays ont tissé des liens de connivence qui n’ont rien à voir avec les alliances d’antan, qui ne sont même pas des alliances au sens formel du terme, qui n’engagent les partenaires pratiquement à rien. Ce sont des connivences ponctuelles qui leur permettent de contrôler un moment l’agenda international, de peser sur la scène diplomatique mondiale, de contraindre les autres et d’obtenir des résultats immédiats.

On trouve des exemples de ce type chez la plupart des pays émergents, la Turquie étant rejointe par l’Inde ou le Pakistan. Officiellement, celui-ci est un allié des Occidentaux et participe encore à des alliances militaires avec des puissances occidentales. Ce qui n’a pas empêché de fortes connivences avec la Chine. Imran Khan2 a été le premier à se rendre à Moscou lorsqu’a éclaté la guerre entre l’Ukraine et la Russie, peut-être pour tirer certains marrons du feu. C’est une pratique qui tend à se généraliser et qui crée souvent une situation de faible lisibilité des interactions entre États dans les régions conflictualisées, par exemple au Proche-Orient, en Asie du Sud et de plus en plus en Afrique. Face à cette nouvelle réalité, l’OTAN apparaît comme un modèle vieillot, inadapté, particulièrement lourd et difficile à gérer, qui s’adapte difficilement aux situations nouvelles.

Le conflit ukrainien semble certes déroger parce qu’il s’inscrit apparemment dans la grammaire classique de l’OTAN, ce qui peut donner la fausse impression qu’on voit renaître la Guerre froide en cette occasion. Il est en revanche beaucoup plus difficile pour des alliances durables et structurées de cette nature de se « mondialiser » et de se situer face aux enjeux de la Méditerranée orientale, à ceux d’Asie ou d’Afrique, comme l’a montré le malaise de l’alliance atlantique dans la gestion de la crise d’Afghanistan. Par ailleurs, on ne s’intéresse pas suffisamment à l’apparition de ce « Bandung II »3 qui apparaît très clairement au fil des résolutions que l’Assemblée générale des Nations unies a eu à adopter sur le conflit ukrainien. On a vu un bloc d’une quarantaine d’États choisir l’abstention. Ce qui signifie qu’ils refusaient de s’aligner sur les belligérants, comme ils l’avaient déjà fait à Bandung. Mais ce qui est nouveau, c’est que ces pays veulent jouer désormais un rôle actif sur la scène diplomatique, refusant de payer la facture d’une guerre à laquelle ils sont étrangers. Et par ailleurs, les États occidentaux, sûrs de leur bon droit, ne se rendent pas compte à quel point leur position est affaiblie aux yeux de la plupart des diplomaties du Sud par le soupçon de néo-colonialisme et d’arrogance dont ils ne parviennent pas à s’abstraire et qu’ils font revivre par le truchement de cette vieille « sainte Alliance » : autant de paramètres qui, par rapport au temps de la Guerre froide, réduisent la portée et l’efficacité de celle-ci.

Le maître mot aujourd’hui, c’est le pragmatisme. Par pragmatisme, on renvoie à une notion d’utilitarisme économique qui tombe sous le sens dans un contexte de mondialisation, de renforcement des échanges, et surtout des interdépendances. Mais cela n’épuise pas le sujet. En plus de cet impératif économique très fort, il y a des impératifs sécuritaires extraordinairement complexes. Même si Israël n’est pas un État du Sud, sa connivence avec la Russie, qui se détériore un peu depuis quelques jours, tient au fait qu’elle considère les partenariats conclus avec Moscou comme un moyen précieux de contenir le danger que représentent à ses yeux l’Iran ou le Hezbollah. On peut aussi prendre en compte le Maroc avec le Sahara où, au-delà des préoccupations économiques, les Marocains ont clairement troqué les Palestiniens contre les Sahraouis. Ici, les enjeux ne sont pas tant économiques que territoriaux. Le cas de l’Égypte est intéressant aussi. Les relations que l’on peut qualifier de rééquilibrages et peut-être même plus, entre Le Caire et le Kremlin s’expliquent par la volonté d’Abdel Fattah Al-Sissi d’alimenter son nationalisme et de prendre ses distances avec les États-Unis. Il y a une tentative individualiste, souvent assez égoïste, des États du Sud de maximiser leurs chances de s’émanciper des anciennes tutelles. Les partenariats entre la Russie et des pays comme le Mali ou la République centrafricaine sont tout à fait révélateurs de ce point de vue. C’est une manière de se dispenser de la tutelle française, voire de prendre une revanche. Les anciennes alliances sont ainsi devenues des « connivences », des sursauts individualistes pour maximiser les chances de réussite de chacun et sortir des formes classiques de dépendance que l’on pouvait connaître autrefois.

La crise du modèle huntingtonien

Ces évolutions sont aussi une manière de désamorcer la bombe huntingtonienne, celle d’« une guerre de civilisations ». Ce qu’il y avait de dangereux dans la théorie de Samuel Huntington, était lié à sa nature de prophétie auto-réalisatrice. Rationnellement la thèse ne tenait pas, mais on investissait tellement dans cette idée qu’elle finissait par prendre sens. Or on voit bien que ces formes nouvelles de connivence se font en négation de tout alignement idéologique ou culturel. Des États qui pouvaient passer pour huntingtoniens dans leur diplomatie, comme l’Arabie soudite, les Émirats arabes unis, l’Iran ou la Turquie, sont les plus zélés dans cette diplomatie pragmatique et connivente. Ce qui – et c’est là toute la complexité – n’efface pas pour autant la méthode identitariste de ces diplomaties ou, d’une façon générale, des formes de mobilisation qui en dérivent. Le djihadisme a ainsi survécu à ces connivences nouvelles, ce qui aboutit à des paradoxes étonnants. On trouve en effet comme soutiens directs ou indirects de la cause djihadiste en Afrique, des États dont la diplomatie au niveau mondial se fait de plus en plus pragmatique, à l’instar de l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, ou même le Qatar. Ces pratiques djihadistes perdurent ainsi dans une ambiance pourtant post-huntingtonienne !

Le propre de la connivence, c’est son incohérence par rapport au modèle appris. Maintenant en quoi serait-il interdit d’avoir une diplomatie inspirée, quand il le faut, de considérations pragmatiques et, quand on le doit, de références identitaires, culturelles ou idéologiques ? Ce ne serait pas la première fois. Cela n’embarrassait pas François Ier de s’allier avec Soliman le Magnifique, ça ne gênait pas la diplomatie américaine de soutenir Oussama Ben Laden lorsqu’il fallait combattre les Soviétiques en Afghanistan, et on pourrait continuer l’énumération…

L’erreur, c’est de continuer à raisonner en termes de blocs. Les idéologues « occidentalistes » risquent d’être victimes de leur fausse naïveté en postulant que la culture à laquelle ils se réfèrent est l’expression d’une exception qui, à tout moment, doit surclasser toute autre considération, là où leurs partenaires de poids égal misent au contraire sur un parfait pragmatisme. Xi Jinping voue aux gémonies l’activisme djihadiste lorsqu’il s’agit de stigmatiser les Ouïgours, mais son ministre des affaires étrangères s’est affiché aux côtés du mollah Abdul Ghani Baradar4 en août 2021, pour sceller la coopération avec l’Afghanistan. C’est quand même amusant de voir que, dans ce pays de la révolution culturelle, le pragmatisme est plus affirmé que dans des pays pluralistes qui se disent libéraux.

Le « petit frère » l’emporte sur le « grand frère »

J’ai dit depuis longtemps, dans mes précédents ouvrages, qu’aujourd’hui le « petit frère » a tendance à l’emporter sur le « grand frère ». Je donnerais l’exemple de Benyamin Nétanyahou face à Barack Obama ou Donald Trump. Il y a une capacité étonnante des dirigeants israéliens à ne pas se laisser conduire par le « grand frère » américain et même à lui dicter leur volonté. Deux facteurs entrent ici en ligne de compte. D’abord la dépolarisation, qui fait que le « grand frère » n’a plus de statut formalisé comme ça pouvait être le cas lorsqu’il était le leader d’un des deux blocs en compétition. Et l’érosion des logiques de puissance a fait le reste. L’équilibre de puissance ne gouverne plus le monde. On l’a bien vu lorsque, systématiquement, les plus puissants ont été, qui battu en Afghanistan (l’URSS), qui battu au Vietnam, en Afghanistan, en Irak et en Somalie (les États-Unis) ou dans le Sahel (la France). Donc à partir du moment où le « grand frère » n’a plus l’alibi et l’argument d’une puissance infaillible dont il est seul détenteur, pourquoi voulez-vous que les autres lui obéissent passivement ? Quand celui qui vous domine a des armes qui ne fonctionnent plus, vous avez tendance à ne plus tenir compte de ce qu’il vous dit. Mais il faut quand même nuancer par le fait que, même si le « grand frère » ne commande plus, il garde une capacité de manipulation liée à toute une catégorie d’autres ressources qui ont moins de visibilité, et qui tiennent à son influence, ses capacités de maîtriser l’agenda international. Cette forme appauvrie du nouveau leadership pèse cependant d’un poids important, puisqu’elle conduit à requalifier les conflits : de guerre de décomposition sociale, le conflit sahélien glisse vers une autre identité du fait de la présence de l’armée française sur le terrain…

L’OTAN ne répond plus aux nouveaux enjeux

On ne peut pas comprendre le système international actuel autrement que par référence à cette fluidité des connivences. Bien des observateurs et, d’une façon générale, le langage courant utilisent couramment les images de « chaos » ou de « désordre international ». Mais notre monde n’est pas si chaotique ni désordonné qu’on le pense. Simplement, comme on veut le voir à travers les vieilles lunettes des alliances pérennes, on trouve que tout est devenu bizarre et ne fonctionne plus : on ne comprend pas les « pirouettes » turques, l’attitude des Émirats arabes unis, ou les retournements que l’on observe ponctuellement en Afrique. Ce nouveau modèle constitue en fait une rupture profonde : il est porteur d’éléments de progrès et aussi de défis nouveaux, sources d’incertitudes inédites. D’un certain point de vue, il y a progrès, parce que le monde bipolaire était un monde extrêmement dangereux : certes, on a expliqué que la dissuasion avait parfaitement fonctionné, grâce à la coexistence pacifique. Mais on oublie que celle-ci a fait 36 millions de morts hors de son périmètre. Cette bipolarité était un système finalement beaucoup plus létal que l’opinion publique ne le croit. Et donc cette multiplicité de connivences instables et sans cesse en recomposition peut être aujourd’hui une manière de frein à une conflagration généralisée.

Mais c’est aussi une source de dangers nouveaux parce que la principale conséquence de la généralisation de ces connivences et de leur fluidité, tient à l’imprévisibilité des situations. Personne ne sait comment les uns et les autres réagiront face à un fait nouveau, en Palestine, ou si un nouvel État venait à s’effondrer en Afrique, si une nouvelle crise éclatait dans le Golfe… quantité d’éléments qui autrefois conduisaient à une chaîne de conséquences qu’on maitrisait dans les chancelleries. Il suffit de regarder le conflit ukrainien pour mesurer ce jeu d’incertitudes. On n’y trouve pas simplement l’Occident face à la Russie, mais un écheveau de diplomaties fort complexes et instables, créant un jeu systémique difficile à décrypter et dont dépendra l’issue du conflit ! C’est notre entrée dans la mondialisation qui rend complexe ce jeu international.

Le journaliste Christian Makarian me disait, dans un débat récent, que les Russes étaient les inventeurs du jeu d’échecs. J’aurais pu ajouter que les Persans ont inventé le trictrac, ce qui leur donne plus d’agilité ! Les Occidentaux, eux, ont inventé Descartes. À peu près personne dans le camp occidental ne sait s’adapter à ces nouveaux jeux complexes qui n’ont rien de cartésien ! Quand on pense que, face à cette agression russe sur l’Ukraine, le réflexe occidental est d’élargir l’OTAN que d’aucuns disaient il y a encore quelques mois en situation de mort cérébrale, on perçoit la réalité du décalage par rapport au contexte présent. On répond à une situation entièrement nouvelle avec de vieilles méthodes.

Nous vivons une crise systémique

Ajoutons à ce tableau le poids des crises à dimension planétaire. J’ai écrit mes deux derniers livres, mon dernier notamment5, autour de l’idée que nous étions en train de passer, en l’espace d’une génération, d’une sécurité construite en termes nationaux à une sécurité reconstruite en termes globaux. La vraie menace aujourd’hui, n’est pas une insécurité découlant de l’action du voisin, mais l’insécurité issue des menaces objectives portées par le système tout entier. Le terrorisme tue entre 10 000 et 40 000 personnes par an, là où la faim dans le monde en tue à peu près dix millions, où le climat en tue 8 à 9 millions et où la situation sanitaire chiffre aussi les victimes en millions. Tout ceci ne peut être combattu par l’addition de 193 politiques nationales, mais bien par une politique globale. On ne viendra jamais à bout des incohérences en matière climatique autrement que par une gouvernance globale. Et une gouvernance globale, ce n’est pas une gouvernance négociée, au sens ancien du terme. C’est la raison pour laquelle les COP6 n’ont qu’une maigre efficacité. Chacun essaye de négocier son bout de gras pour qu’à la fin, il n’y ait plus de gras du tout à l’échelle globale. Nous avons besoin d’un changement de logiciel pour comprendre que la principale menace n’est plus le résultat d’une stratégie malveillante, mais l’effet d’un dérèglement systémique dont nous sommes tous responsables collectivement. La logique de connivence à mon avis ne sera pas, de ce point de vue, davantage efficace que la logique d’alliance. Au contraire, les accords pragmatiques, les coalitions d’un jour, peuvent rendre le dossier beaucoup plus difficile à gérer, avec des raisonnements du type « Je défends ton droit au charbon si tu défends mon droit à la déforestation ». À la base des logiques de connivence, il y a toujours un calcul à court terme, alors que là, il s’agit de faire gagner tout le monde en même temps, et sur le long terme.

Quelle est la place de l’ONU dans tout ça ? Elle a été créée en 1945 sur une base très claire qui était celle d’un système en voie de bipolarisation et sur la valorisation totale et absolue d’une puissance, les États-Unis, qui venait de montrer, et son efficacité en gagnant la guerre, et sa vertu en terrassant le monstre nazi. Ce qui faisait alors la force de l’ONU fait aujourd’hui sa faiblesse. À savoir une confiance absolue accordée aux plus puissants – en l’espèce les cinq membres permanents du Conseil de sécurité – pour régler tous les problèmes. Or l’évolution des relations internationales a fait que les cinq cogérants du monde se sont installés dans une fonction de blocage consistant à pérenniser à tout prix leur rang et leur statut dérogatoire, ce qui explique la totale paralysie du Conseil de sécurité et la connivence de ces cinq États pour refuser d’y délibérer sur les grands sujets globaux. C’est ainsi que le délégué russe, Vassili Nebenzia, a déclaré qu’il serait « contre-productif » de parler de questions climatiques au Conseil de sécurité, ce qui illustre parfaitement ce à quoi conduit la logique de puissance.

L’ONU est formellement non réformable puisque pour réformer le Conseil de sécurité, il faut l’accord des cinq membres permanents, ce qui est perdu d’avance. Mais en même temps, l’ONU s’est de facto considérablement réformée en poussant pragmatiquement à un multilatéralisme social qui existe indépendamment du Conseil. Les grands succès de l’ONU c’est le Programme alimentaire mondial (PAM), qui a quand même eu le prix Nobel il y a deux ans, c’est le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), c’est le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), c’est l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), c’est l’Organisation mondiale de la santé (OMS), contrairement à ce qu’on a pu dire pendant la crise du Covid. C’est ce qu’avait voulu Kofi Annan dans son discours du millénaire lorsqu’il a annoncé ses Objectifs millénaires pour le développement (OMD), repris par son successeur sous la forme des ODD, Objectifs de développement durable.

source : Orient XXI

  1. Le Saint Empire romain germanique de Charles Quint.
  2. Alors premier ministre pakistanais, il a été évincé en avril 2022.
  3. Référence à la Conférence afro-asiatique de 1955 regroupant 29 pays dont l’Inde de Jawaharlal Nehru, l’Égypte de Gamal Abdel Nasser, l’Indonésie de Sukarno et la Chine de Mao Zedong représentée par Zhou Enlai et qui a lancé le mouvement des non-alignés.
  4. Cofondateur du mouvement taliban, vice-premier ministre actuel du gouvernement de transition en Afghanistan.
  5. Les puissances mondialisées. Repenser la sécurité internationale, Ed. Odile Jacob, 2021.
  6. Conférence des parties à la convention des Nations unies sur les changements climatiques.

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Hier — 11 août 2022Vos flux RSS

L’Europe et l’Asie se battent pour le gaz russe

11.08.2022 

« L’hiver en Europe pourrait devenir le printemps pour Poutine », décrivent les médias occidentaux le fait que l’UE n’est pas prête pour la saison de chauffage. Les Européens estiment que la seule solution consiste à augmenter les achats de gaz naturel liquéfié (GNL), mais pour cela ils devront affronter les pays d’Asie. Quelles pourraient être les conséquences d’une telle confrontation? 

The Wall Street Journal estime que dans les mois à venir l’Europe sera contrainte d’affronter l’Asie pour le GNL russe. Les auteurs de l’article supposent que la situation des pays de l’UE se détériora à l’approche de l’hiver, et le soutien de l’Ukraine par l’UE pourrait chavirer à cause de la baisse du niveau de vie. Au final, prédit WSJ, le pouvoir dans les pays européens pourrait être pris par des gouvernements qui détruiront la coalition antirusse. 

« Les prix élevés des hydrocarbures se répercutent sur l’économie européenne et provoquent des difficultés qui entraîneront des troubles publics. Les gens commenceront à voter avec leur portefeuille vide. Un second front s’est ouvert dans la bataille pour l’Ukraine – la guerre énergétique en Europe. La stratégie de Vladimir Poutine n’a aucun secret. Il a annoncé tout cela en juin pendant le forum économique de Saint-Pétersbourg », écrit l’article. 

Ses auteurs pensent également que « même les livraisons de GNL russe pourraient connaître des perturbations ». « L’ascension économique en Chine après le confinement de coronavirus ou un hiver froid en Asie deviendront un prétexte d’affrontement avec l’Europe pour les exportations de GNL, ce qui entraînerait une nouvelle hausse des prix », indique l’article. 

« Comme dans le cas de l’offensive de Napoléon contre la Russie en 1812 et l’invasion de l’URSS par l’Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale, l’issue dépendra de la météo. C’est une chose que ni Poutine ni les dirigeants européens ne peuvent contrôler. Mais ils sont d’accord sur une chose: l’hiver approche », conclut l’article. 

En réalité, la crise énergétique mondiale n’a pas commencé cette année mais bien plus tôt. Elle a été provoquée par une réduction de production des hydrocarbures pendant la pandémie à cause d’un déclin économique supposé. Or, contrairement aux attentes, les pays d’Asie et notamment la Chine ont relancé leur économie bien plus rapidement. Ce qui a fait grandir la demande des hydrocarbures, alors que la production n’arrivait pas à suivre. Ces circonstances ont entraîné une hausse des prix en Asie. Puis c’est l’Europe qui a été confrontée au même problème. 

Le problème de l’Asie est qu’elle n’est pas orientée sur le gaz de pipeline, mais essentiellement sur le GNL. Si le prix de ce dernier en Asie dépassait le coût en Europe, la majeure partie des quantités sur lesquelles comptait l’Europe en tant qu’alternative au gaz de pipeline irait en Asie. Ce qui aggraverait la pénurie énergétique en Europe. 

Plusieurs secteurs de l’économie européenne ne sont plus rentables avec un prix de 1.000 dollars les 1.000 mètres cubes de gaz, or en Europe il dépasse déjà les 2.000 dollars. C’est pourquoi les Européens risquent d’être évincés de leurs positions solides sur le marché mondial, après quoi il sera aussi question du marché intérieur. 

L’Asie ne fera certainement pas de concessions au profit des Européens en étant préoccupée par ses propres problèmes liés aux hydrocarbures. Par exemple, le Japon reçoit du gaz du projet Sakhaline 2, et malgré les sanctions et même la subordination du projet à une compagnie russe, les Japonais ne s’empressent pas de quitter le projet parce qu’il est extrêmement bénéfique. 

L’Europe n’arrivera pas à augmenter les livraisons de GNL. D’ores et déjà elle achète tout le GNL disponible. 

Même si les Européens accomplissaient leur plan de remplissage des réservoirs souterrains à hauteur de 80-90% d’ici le 1er novembre, cela ne garantirait pas une saison de chauffage réussie. Les quantités fournies actuellement par la Russie sont très faibles. 

Au final, l’Europe recevra quotidiennement des quantités de gaz réduites. Cela forcera les autorités locales à débrancher du réseau une partie des consommateurs. Bien évidemment, les entreprises industrielles seront les premières à être déconnectées pour maintenir le chauffage et l’approvisionnement en électricité de la population. 

Après quoi, les entreprises industrielles ne pourront tout simplement pas vendre leurs marchandises fabriquées avec un tel prix d’énergie, car ce dernier est pris en compte dans le coût de production. Elles ne pourront pas non plus concurrencer les produits américains et asiatiques, où les prix des hydrocarbures sont moins élevés. 

C’est pourquoi l’Europe réduit dès à présent sa consommation de gaz. De facto nous assistons en UE à une désindustrialisation, l’industrie se meurt. On ignore pour l’instant avec quel niveau de consommation les Européens entreront dans la période de chauffage.

Alexandre Lemoine

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La CHINE dénonce les ÉTATS-UNIS comme « le principal instigateur de la crise Ukrainienne »

⚠🇨🇳 LA CHINE DÉNONCE LES ÉTATS-UNIS COMME «LE PRINCIPAL INSTIGATEUR DE LA CRISE UKRAINIENNE»
C'est une nouvelle retombée du voyage Pelosi : la Chine abandonne ses formulations prudentes et décide d'appeler un chat un chat, par la voix de Zhang Hanhui, son ambassadeur en Russie. pic.twitter.com/HKIqwMb2CU

— François Asselineau (@UPR_Asselineau) August 11, 2022

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Voici comment l’Ukraine aura perdu ses richesses


Par Moon of Alabama – Le 10 août 2022

Le 24 février, le jour où les troupes russes ont franchi les frontières de l’Ukraine, j’ai écrit sur l’état final potentiel de l’opération :

En regardant cette carte, je pense que l’état final le plus avantageux pour la Russie serait la création d’un nouveau pays indépendant, appelé Novorussiya, sur les terres situées à l’est du Dniepr et au sud le long de la côte, terres qui détiennent une population majoritairement russe et qui, en 1922, avaient été rattachées à l’Ukraine par Lénine. Cet État serait politiquement, culturellement et militairement aligné sur la Russie.

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Cela éliminerait l’accès de l’Ukraine à la mer Noire et créerait un pont terrestre vers la Transnistrie, séparée de la Moldavie, qui est sous la protection de la Russie.

Le reste de l’Ukraine serait un État confiné, essentiellement agricole, désarmé et trop pauvre pour devenir rapidement une nouvelle menace pour la Russie. Sur le plan politique, elle serait dominée par les fascistes de Galicie, ce qui deviendra alors un problème majeur pour l’Union européenne.

Le 19 mars, j’ai réexaminé le sujet et ajouté Kryvyi Rih (Kriwoi Rog en russe), la partie jaune de la carte, à la liste :

La Novorossiya comprend en gros les zones roses et jaunes de la carte ci-dessus. Elle comprend également les précieuses mines de fer et les usines de Kryvyi Rih développées par les Soviétiques à l’ouest du Dniepr.

Je tiens tout particulièrement à souligner que j’ai parlé d’un « État essentiellement agricole, désarmé et trop pauvre pour constituer de sitôt une nouvelle menace pour la Russie« .

J’ai pu dire cela parce que presque toutes les ressources et industries de l’Ukraine se trouvent dans le sud et l’est. Si la Russie les prend ou crée un nouvel État nommé Novorossiya, le « reste de l’Ukraine » sera en grande partie désindustrialisé. Il convient également de noter que le sud et l’est englobent la plupart des fameuses zones de terre noire, qui consistent en une couche d’humus d’un demi-mètre de profondeur permettant d’obtenir de bons résultats agricoles sans utiliser beaucoup d’engrais.

Une grande partie des industries de l’acier et des machines lourdes dans le sud et l’est ont été négligées au cours des 30 dernières années sous la domination ukrainienne ou ont été détruites pendant les guerres qui font rage depuis 2014. Il faudra de très gros investissements pour les relancer, mais les bénéfices potentiels seront importants.

Près d’une demi-année après mon article, le Washington Post, avec l’aide de quelques Canadiens, rattrape son retard sur le sujet :

Dans la guerre d’Ukraine, une bataille pour les richesses minérales et énergétiques du pays

 

Après près de six mois de combats, la guerre bâclée de Moscou lui a apporté au moins un grand profit : un contrôle accru sur certaines des terres les plus riches en minéraux d’Europe. L’Ukraine abrite certaines des plus grandes réserves de titane et de minerai de fer du monde, des gisements de lithium inexploités, ainsi que d’énormes dépôts de charbon. Collectivement, ils valent des dizaines de milliers de milliards de dollars.

 

La part du lion de ces gisements de charbon, qui ont alimenté pendant des décennies l’industrie sidérurgique ukrainienne, est concentrée dans l’est du pays, où Moscou a fait le plus de percées. Selon une analyse réalisée pour le Washington Post par la société canadienne SecDev, spécialisée dans les risques géopolitiques, ces gisements sont passés aux mains des Russes, tout comme d’autres gisements énergétiques et minéraux de grande valeur, utilisés dans des domaines aussi variés que les pièces d’avion ou les smartphones. …

 

« Le pire scénario est que l’Ukraine perde des terres, n’ait plus une économie de matières premières forte et devienne davantage comme l’un des États baltes, une nation incapable de soutenir son économie industrielle« , a déclaré Stanislav Zinchenko, directeur général de GMK, un groupe de réflexion économique basé à Kiev. « C’est ce que veut la Russie. Nous affaiblir. » …

 

Pourtant, l’analyse de SecDev indique qu’au moins 12 400 miliards de dollars de gisements énergétiques, de métaux et de minéraux ukrainiens sont désormais sous contrôle russe. Ce chiffre représente près de la moitié de la valeur en dollars des 2 209 gisements examinés par l’entreprise. Outre 63 % des gisements de charbon du pays, Moscou s’est emparé de 11 % de ses gisements de pétrole, de 20 % de ses gisements de gaz naturel, de 42 % de ses métaux et de 33 % de ses gisements de terres rares et d’autres minéraux critiques, dont le lithium.

Je pense que la part de gaz naturel que détient déjà la Russie est plus élevée, car il existe plusieurs gisements de gaz sous-marins autour de la Crimée et au large de la côte orientale.

Si les forces russes prennent également Kryvyi Rih et Dnipro, elles contrôleront environ 75 à 80 % du PIB de l’Ukraine d’avant-guerre.

L’effort de guerre de la Russie est actuellement financé par l’« Occident », qui le paie par le biais des prix records de l’énergie créés par ses propres sanctions contre la Russie.

Comme le rapportait hier l’agence russe Interfax (traduction automatique) :

Le solde positif du compte courant de la balance des paiements de la Fédération de Russie de janvier à juillet 2022 s’est élevé à 166,6 milliards de dollars, soit 3,3 fois plus qu’au cours de la même période en 2021 (50,1 milliards de dollars). Ces informations figurent dans l’évaluation de la balance des paiements de la Fédération de Russie, publiée sur le site Internet de la Banque de Russie. …

 

Selon le scénario de base des prévisions de la Banque centrale pour 2022, mis à jour en juillet, avec un prix annuel moyen du pétrole de 80 dollars le baril, l’excédent de la balance courante devrait être de 243 milliards de dollars, le solde positif du commerce extérieur de biens et de services – 277 milliards de dollars, et le solde négatif des revenus primaires et secondaires – 33 milliards de dollars.

Si l’« Occident » veut vraiment priver la Russie d’argent, il doit immédiatement lever les sanctions et recommencer à importer du pétrole, du gaz et du charbon de Russie à des prix alors beaucoup plus bas.

La Russie ne manquera pas d’argent pour financer la reconstruction des grandes industries de Novorossiya. Une fois cela fait, ces régions seront manifestement capables de subvenir à leurs besoins et de garantir un niveau de vie élevé. Elles auront également assez d’argent pour se défendre militairement contre tout ce que le pauvre reste d’Ukraine sera capable de financer.

Fin mars, après des négociations entre la Russie et l’Ukraine en Turquie, un accord sur un cessez-le-feu et sur la fin de la guerre a presque été conclu. Joe Biden a alors chargé Boris Johnson de dire à Zelensky de poursuivre la guerre. Sinon, l’« Ouest » cesserait de le payer. Zelensky a fait ce qu’on lui a dit de faire et a cessé toute négociation avec la Russie.

Un accord avec la Russie à ce moment-là aurait permis à l’Ukraine de rester un seul État, avec seulement des pertes mineures dans le Donbass. Mais la décision de poursuivre cette guerre sans espoir a également mis fin à toutes les chances de l’Ukraine de conserver ses richesses.

Elle finira pauvre et impuissante tandis que ses voisins « occidentaux » s’en régaleront.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

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Un ancien employé de Twitter jugé coupable d’espionnage pour l’Arabie saoudite

Le jury d’un tribunal de San Francisco a décidé qu’Ahmad Abouammo avait bien vendu au royaume saoudien des informations personnelles concernant des utilisateurs anonymes. Il encourt entre dix et vingt ans de prison.

Un ancien employé de Twitter a été jugé, mardi 9 août, coupable d’avoir espionné des usagers du réseau social pour le compte de l’Arabie saoudite, qui cherchait à connaître l’identité de personnes critiques à l’égard du régime et de la famille royale. Le jury d’un tribunal de San Francisco a jugé que les preuves étaient suffisantes pour considérer qu’Ahmad Abouammo avait bien vendu des informations personnelles concernant des utilisateurs anonymes à Riyad. L’homme, qui vit à Seattle, aurait reçu en échange plusieurs dizaines de milliers de dollars et une montre de luxe.

« Les preuves ont montré que, pour de l’argent et alors qu’il pensait faire ça à l’abri des regards, le prévenu a vendu son poste [d’employé de Twitter] à un proche » de la famille royale saoudienne, a déclaré le procureur fédéral Colin Sampson au jury, la semaine dernière, après deux semaines de procès. M. Abouammo risque entre dix et vingt ans de prison pour avoir agi pour le compte d’un gouvernement étranger et pour blanchiment d’argent, fraude et falsification de documents. Sa peine sera prononcée à une date ultérieure.

Ce verdict intervient après les critiques adressées par les défenseurs des droits humains à Joe Biden et Emmanuel Macron pour leur politique diplomatique à l’égard du prince héritier Mohammed Ben Salman, écarté de la scène internationale après l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi au consulat d’Arabie saoudite en Turquie, en 2018.

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Le ministre allemand de la Santé annonce des codes de couleur pour l’application C0VID comme en Chine !

Voici Pr Lauterbach le ministre 🇩🇪 de la santé
Hier : «Malgré mes 4 vaccinations et le Paxlovid, j’ai eu des symptômes plus forts que prévus »
Aujourd’hui : « Vous ne pouvez pas vous passer d'un masque à l'automne. Une exception serait justifiable pour les nouveaux vaccinés »🤡 pic.twitter.com/1r6VgXzVtp

— Carėne Tardy (@Carene1984) August 10, 2022

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La perquisition de la maison de Trump va saboter la campagne des Démocrates


Par Moon of Alabama – Le 9 août 2022

Au cours du week-end, les Démocrates ont finalement adopté leur assez médiocre loi budgétisant 430 milliards de dollars pour la réduction de l’inflation, ce qui ne réduira pas l’inflation car elle concerne surtout des mesures liées au climat et aux médicaments. Ils espèrent en tirer profit lors des élections de mi-mandat de novembre :

Les sénateurs Démocrates sortants en difficulté, comme Maggie Hassan du New Hampshire et Catherine Cortez Masto du Nevada, prévoient déjà des événements pour promouvoir la loi historique qu’ils ont adopté ce week-end. Les publicitaires Démocrates s’affairent à déverser un flot de spots publicitaires à ce sujet dans les principaux champs de bataille. Et la Maison-Blanche s’apprête à déployer des membres de son cabinet pour une campagne de promotion nationale.

Cette législation de grande envergure, couvrant le changement climatique et les prix des médicaments sur ordonnance, qui a été adoptée par le Sénat après plus d’un an d’hésitations douloureusement publiques, a donné le coup d’envoi d’un sprint frénétique de 91 jours pour vendre le paquet de mesures d’ici novembre – et convaincre un électorat de plus en plus sceptique à l’égard du pouvoir Démocrate.

Mais le jour même, le ministère de la Justice et le FBI ont donné aux Républicains un énorme point de ralliement qui augmentera de manière significative leur participation aux élections :

Des hordes de partisans de Donald Trump en colère ont envahi sa résidence de Mar-a-Lago hier soir, peu après qu’il soit rendu public que le FBI avait fouillé la propriété de l’ex-président dans le cadre d’une enquête visant à déterminer s’il avait transporté des documents confidentiels de la Maison Blanche à sa résidence de Floride.

Trump, qui a rendu public la perquisition par une longue déclaration, a affirmé que des agents avaient ouvert le coffre-fort situé à son domicile et a décrit leur travail comme un « raid inattendu » qu’il a qualifié de « faute professionnelle« .

Il a accusé le FBI de faire du deux poids deux mesures, affirmant que le bureau avait « permis » à Hillary Clinton de « diluer dans l’acide » 33 000 courriels de l’époque où elle était secrétaire d’État.

Ceux qui sont dans son camp ont déclaré que le raid était une tentative claire de contrecarrer une éventuelle candidature à la présidence, en 2024.

Trump n’a pas officiellement annoncé sa candidature, mais les spéculations sur sa volonté de se représenter vont bon train. Elles ont été accentuées par son apparition au C-Pac ce week-end.

Le raid est assuré d’être couvert par de nombreux bulletins d’information. Elle donnera à Trump un nouvel élan pour annoncer sa campagne :

Alors que Trump envisage de se présenter à la présidence pour la troisième fois, les implications de l’incursion du FBI à Mar-a-Lago pour son avenir politique sont considérables. Cela va-t-il renforcer son statut de martyr, incitant le Parti Républicain à se rallier à lui ? Ou s’agit-il du premier signe réel d’une myriade de difficultés juridiques, allant de la fraude électronique à la falsification des élections en Géorgie, en passant par l’attentat du 6 janvier, qui pourraient le mettre en difficulté ?

S’agit-il d’une « bombe » ? Les murs se rapprochent-ils (vidéo) de Trump ? Est-ce le « point de bascule » tant attendu qui marque le « début de la fin » pour Trump ?

Bien sûr que non.

Toutes les tentatives de faire tomber Trump avec des fausses accusations, du genre Russiagate ou autres, ont échoué. Quelques documents « classifiés« , probablement trouvés en possession de la personne qui, en tant que président, avait le pouvoir de les déclassifier, ne changeront rien.

Cette perquisition et les accusations qui vont avec ne feront que renforcer la détermination de Trump et de ses partisans à gagner :

L’avantage à court terme pour Trump, en tout cas, est clair. Il est une fois de plus au centre de l’attention politique à un moment où le président Joe Biden a remporté tant de victoires, la semaine dernière. Trump, qui est un maître du spectacle, va exploiter la perquisition du FBI pour en tirer toute la publicité qu’il peut en tirer.

Ce raid est probablement ce que Trump pouvait espérer de mieux :

Trump a clairement indiqué dans sa déclaration qu’il voyait dans cette perquisition une valeur politique potentielle, ce que certains de ses conseillers ont confirmé, en fonction des résultats de l’enquête.

Son équipe politique a commencé à envoyer des sollicitations de collecte de fonds en s’appuyant sur cette perquisition, tard dans la soirée de lundi.

Même les conservateurs qui n’aiment pas Trump verront dans cette affaire une tentative illégitime de la part des Démocrates d’empêcher une autre candidature de Trump à la présidence. Beaucoup s’y opposeront par principe, indépendamment de la personne visée.

La Maison Blanche affirme ne pas avoir été informée du raid. Beaucoup de gens en douteront.

Si l’Attorney General, Merrick B. Garland, n’a pas informé la Maison Blanche, il devrait être licencié pour sabotage politique de la campagne des Démocrates. Lancer une action hautement politique sans en informer le patron est inconcevable pour un ministre de la Justice.

Si la Maison Blanche a été informée, sa haine pour Trump a dû la pousser à cette très stupide erreur. Autoriser le raid à ce moment-là était la pire chose qui pouvait arriver aux Démocrates.

Ajout :

Il y a aussi ce sujet complotiste :

U.S. Ministry of Truth @USMiniTru – 12:57 UTC – Aug 9, 2022

Il n’est pas du tout suspicieux que l’avocat qui a défendu Jeffrey Epstein soit le juge qui a signé le mandat scellé pour autoriser le raid du FBI au domicile de Trump.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

Note du Saker Francophone. Cet article de RT confirme l’analyse de Moon of Alabama : « Plus d’un an d’enquête menée par une commission du Congrès et neuf audiences télévisées – emballées de manière experte par un ancien cadre d’ABC News – ont eu essentiellement un impact nul sur l’opinion publique au sujet de l’émeute du 6 janvier au Capitole américain, selon un nouveau sondage.
Le sondage de l’Université Monmouth, publié mardi, a montré que la commission de la Chambre des représentants dirigée par les Démocrates avait échoué dans ses efforts pour convaincre les électeurs que l’ancien président Donald Trump était responsable de l’intrusion au Capitole. Environ 38% des Américains pensent que Trump était « directement responsable« , contre 42% avant les audiences télévisées, selon le sondage.
« Les révélations sensationnelles faites pendant les audiences ne semblent pas avoir fait bouger l’aiguille de l’opinion publique sur la culpabilité de Trump, que ce soit pour l’émeute ou pour ses affirmations fallacieuses de fraude électorale« , a déclaré Patrick Murray, directeur du Monmouth University Polling Institute. »

Cet autre article montre la colère des Républicains : « Le chef de la minorité de la Chambre des représentants américaine, Kevin McCarthy (R-Californie), et d’autres législateurs républicains ont condamné l’administration du président Joe Biden pour avoir perquisitionné la résidence de Donald Trump en Floride, avertissant qu’ils enquêteront sur la politisation du ministère de la Justice (DOJ) lorsqu’ils reprendront le contrôle du Congrès. « Le ministère de la Justice a atteint un état intolérable de politisation« , a déclaré McCarthy lundi soir, quelques heures après que des agents du FBI ont exécuté un mandat de perquisition dans la résidence de Trump à Mar-a-Lago. « Lorsque les républicains reprendront la Chambre, nous effectuerons une surveillance immédiate de ce département, nous suivrons les faits et nous ne négligerons aucune piste. Procureur général [Merrick] Garland, conservez vos documents et libérez votre agenda.« 

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Une maman s’endort dans l’avion, elle ne s’est jamais réveillée…

Helen Rhodes, rentrait de Hong Kong avec sa famille.

Après quelques heures d’avion, elle a été retrouvée sans réaction et on n’a pas pu la réanimer après qu’elle se soit endormie.

Elle est décédée dans son sommeil. Ses enfants ont dû rester aux cotés de leur mère défunte pendant le reste du voyage vers Francfort.

Ce fut une expérience traumatisante mais pendant laquelle ils ont pu faire leurs derniers adieux à leur mère.

Helen se réjouissait pourtant de revenir vivre en Angleterre et d’y retrouver ses parents, après 15ans d’expatriation.

Décès suspect n’est pas ? 🧐

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Un stock de 45 000 tonnes de munitions de l’OTAN détruit par l’armée russe

L’essentiel du point presse de la Défense russe du 7 août sur le conflit en Ukraine:

🎯 l’armée russe a détruit 45.000 (bien 45.000!) tonnes de munitions récemment livrées à l’Ukraine par l’Otan et qui se trouvaient dans un entrepôt près de Voznessensk, dans la région de Nikolaï

— Lola Emma Cassis (@cassis_emma) August 7, 2022

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Sylvain Ferreira & Régis de Castelnau : Guerre en Ukraine (vidéo n°4)

Poursuite du feuilleton sur la catastrophe informative. Avec les polémiques particulières et caractéristiques concernant le rapport Amnesty International. Ainsi que le changement de ton dans les médias anglo-saxons concernant l’Ukraine et Zelensky. Point sur la question de Taiwan. Avec un retour sur la dimension juridique en droit international. Ainsi que les conséquences diplomatiques et militaires du voyage de Nancy Pelosi. Point sur la situation militaire en Ukraine.

Lettre de Faina Savenkova à la secrétaire générale d’Amnesty International

par Faina Savenkova. J’ai donc décidé de vous demander de mener une enquête indépendante et de fournir une évaluation juridique des actions de l’Ukraine, de ses autorités et de son armée concernant la violation des droits des enfants dans le Donbass.

Plus l’Australie v4ccine et plus il y a de nouveaux cas, de malades hospitalisés et de décès !

Un enfant de 5 ans pourrait le comprendre, il y avait infiniment moins de cas, de malades hospitalisés et de décès en Australie avant la campagne massive de vaccination de près de 90 % de la population éligible. De surcroît, nous pouvons aller plus loin, l’Australie ayant été un pays extrêmement virulent avec un confinement barbare qui a duré des mois ainsi qu’une fermeture totale du pays au monde, sans oublier les gestes barrières et autres masques obligatoires, il est la démonstration que toute la politique sanitaire occidentale est un échec flagrant. C’est non seulement un échec mais en réalité c’est bien plus grave car cette vaccination des masses a aggravé la situation.

Pour argumenter encore plus et appuyer cette démonstration, nous pouvons prendre le cas de l’Algérie qui n’a pas dépassé les 15 % de vaccinations double dose et qui depuis 5 mois ne comptabilise quasiment aucun cas de Covid-19 ! Persévérer sur cette voie relève de la pathologie mentale car tous les voyants sont au rouge, ce qui a fait a été totalement inutile voire dangereux.

Selon le Professeur J. Ioannidis l’année « 2022 a vu une forte augmentation des décès et, si vous prenez Economist, l’Australie a >15 000 décès excédentaires à la mi-juillet 2022 et en forte augmentation. » avec une population plus jeune que des populations européennes par exemple ! Tout est dit.

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L’analyse des militaires français révèle la nouvelle tactique des Etats-Unis en Ukraine

08.08.2022 

Le Pentagone a utilisé une nouvelle tactique en Ukraine pour embaucher des «assistants» [mercenaires] sous contrat pour participer au conflit, écrit le magazine Causeurconfirmant l’implication directe des Etats-Unis dans ce conflit.

Causeur fait savoir qu’ «après cinq mois de conflit, les langues se délient au sein de la grande muette». Citant une source militaire française, le magazine a rapporté que le Pentagone avait adopté une nouvelle tactique en Ukraine pour embaucher des assistants [mercenaires] contractuels. 

Observateur Continental apprend que l’armée américaine «était proche» des forces armées ukrainiennes (AFU) dès le début des hostilités et que ce n’étaient pas de vrais soldats américains, mais des «assistants» [mercenaires] contractuels qui remplissaient leur rôle. Le Pentagone externalise ses ressources en soldats en étant à la recherche des spécialistes prêts à participer à des hostilités à grande échelle en Ukraine contre de l’argent. Des militaires français ont noté que ces mercenaires opèrent partout, sur tous les champs de bataille en Ukraine et selon elle, les Etats-Unis ont ainsi formellement évité la participation directe de leurs militaires aux hostilités contre la Russie. 

L’intervention directe des Etats-Unis n’apporte pas de victoires militaires à Kiev. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a été forcé d’être d’accord avec cela. Il a  reconnu, comme L’Express le relate: «Nous avons toujours une situation très difficile dans le Donbass (est), dans région de Kharkov et dans le sud, où les occupants tentent de concentrer leurs forces».

L’aide des Etats-Unis en argent, en livraisons d’armes et en envoi de mercenaires ou par les formations de nouvelles recrues dans l’armée Ukraine, notamment par le biais du Royaume-Uni qui forme les militaires ukrainiens, n’arrive pas à défoncer les forces militaires russes. 

Dans un entretien à Grid, le lieutenant-général Benjamin Hodges a fait valoir qu’au-delà des sanctions économiques et de la condamnation de la Russie et de son président, Vladimir Poutine, il fallait faire davantage en termes d’aide militaire à l’Ukraine, confirmant de nouveau, le rôle direct des Etats-Unis en Ukraine. Selon lieutenant-général Benjamin Hodges, il s’agissait, «non seulement, de soutenir la résistance ukrainienne, mais aussi d’armer et d’entraîner ses forces armées à un niveau qui leur permettrait de renverser l’agression de Vladimir Poutine», indique Grid. Le média de Washington a reposé la question pour actualiser sur la position des Etats-Unis vis-à-vis de son engagement en Ukraine. Le lieutenant-général Benjamin Hodges a déclaré qu’ «il était optimiste quant à la possibilité de faire reculer la Russie, mais seulement si l’Occident continue de « se tenir aux côtés de l’Ukraine »», c’est-à-dire en argent, en armes, en formations, en mercenaires; mais aussi en logistique.

L’officier américain se félicite que la situation logistique s’améliore pour l’Ukraine, surtout depuis la livraison des systèmes HIMARS car, selon l’officier à la retraite, «ce qu’il faut, c’est un tir de précision à longue portée» avec des «roquettes ou [des tirs] d’artillerie, des drones, des missiles, des choses qui peuvent atteindre et frapper ce qui cause le plus de dégâts». Benjamin Hodges confirme l’emploi de proxies, d’assistants à travers de sociétés privées: «Si nous n’allons pas mettre nos propres troupes et logisticiens sur le terrain, il y a certainement de grandes entreprises de logistique commerciale qui pourraient le faire. Nous avons dépendu de sociétés de logistique commerciale en Irak et en Afghanistan pendant 20 ans. Une expertise en transport, des chariots élévateurs, ce genre de choses seraient utiles». 

Il faut avoir une expertise en Ukraine qui peut gérer cela pour eux.Le lieutenant-général Benjamin Hodges évoque l’organisation du transport sur le sol ukrainien des armes, du carburant et des munitions par la logistique. «Ainsi, la logistique ne consiste pas seulement à transporter des munitions ou du carburant, il s’agit également de la maintenance pour tout réparer. C’est là que je pense qu’il serait très utile d’avoir une expertise là-bas qui peut gérer cela pour eux», insiste-t-il. Les Etats-Unis fournissent à l’Ukraine des experts, comme l’ancien commandant des forces américaines en Europe, le lieutenant-général Benjamin Hodges et de la logistique dans le conflit contre la Russie. «Nous allons les [l’Ukraine] aider à gagner», martèle-t-il dans le nouvel entretien de ce mois à Grid

La semaine dernière, le chef de la Direction principale du renseignement militaire ukrainien, le général Vadim Skibitsky, a déclaré au Telegraph qu’avant les frappes des HIMARS des consultations avaient lieu entre des représentants des services de renseignement ukrainiens et américains, qui permettent à Washington de mettre un veto sur toute attaque s’il n’est pas d’accord avec la cible visée. C’est un autre témoignage qui en rajoute, avec celui paru dans Causeur, sur l’implication directe des Etats-Unis dans les hostilités en Ukraine.

Philippe Rosenthal

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Scott Ritter : Zelensky pourrait mourir aux mains des Ukrainiens eux-mêmes

De moins en moins de personnes en Ukraine font confiance à l’actuel président du pays, Volodymyr Zelensky. Son autorité s’effondre tant au niveau politique intérieur que sur la scène internationale. Par conséquent, la carrière du chef de l’État ukrainien touche à sa fin. Cette opinion est partagée par l’ancien officier du renseignement militaire américain et expert en armement de l’ONU, et maintenant commentateur de télévision Scott Ritter.

Lors de la diffusion sur la chaîne YouTube « Judge Napolitano – Judging Freedom », l’expert a déclaré l’autre jour au présentateur que c’était Zelensky qui était responsable de milliers de morts d’Ukrainiens lors de l’opération spéciale russe sur le territoire de l’Ukraine. La population du pays se lasse de Zelensky et se désillusionne avec lui. À cet égard, il y a une forte probabilité qu’une triste fin l’attende.

« Il devra fuir l’Ukraine, ou il mourra aux mains de ses concitoyens », a expliqué l’expert.

L’ex-acteur, qui dirige toujours tout le pays, a créé une certaine image d’un « surhomme », qui a progressivement cessé de travailler pour le public interne et externe. Les dirigeants occidentaux refusent de plus en plus de soutenir Kiev. Les Ukrainiens regardent cela et sont conscients que le maintien au pouvoir de Zelensky ne leur apportera rien de bon, à eux et au pays. Beaucoup ne voient tout simplement pas l’intérêt de sa présence continue au pouvoir. Par conséquent, un coup d’État peut même se produire et Zelensky ne siégera au siège principal du pays qu’à la fin de son mandat.

source : Reporter

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L’OTAN veut donc vaincre la Russie mais ne veut pas d’une guerre totale

Les dirigeants de l’establishment occidental, et leurs larbins, alimentent une guerre contre la Russie qui met en danger la planète entière.

Le chef de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a révélé cette semaine la criminalité cynique de l’axe militaire dirigé par les États-Unis. Se voulant vertueux, le bloc de l’OTAN a admis par inadvertance qu’il mettait délibérément en danger la paix mondiale.

S’exprimant dans sa Norvège natale, le secrétaire général de l’OTAN a déclaré que l’alliance militaire était déterminée à soutenir le régime de Kiev afin de vaincre la Russie. M. Stoltenberg a également déclaré que le bloc dirigé par les États-Unis souhaitait empêcher l’éclatement d’une guerre à grande échelle. Il s’agit d’une double langage délirant. En approvisionnant l’Ukraine en armes, l’OTAN intensifie la guerre en Ukraine et fait en sorte que le conflit échappe à tout contrôle et se transforme en une guerre totale entre puissances nucléaires.

Cette semaine encore, les États-Unis ont annoncé une aide militaire supplémentaire de 550 millions de dollars au régime de Kiev. Cela porte le soutien militaire total de l’administration Biden à près de 9 milliards de dollars jusqu’à présent. Outre les États-Unis, d’autres États de l’OTAN ont également fourni des armes de plus en plus perfectionnées au régime de Kiev. Comme l’admet ouvertement Stoltenberg, l’objectif est de vaincre la Russie. La politique et la diplomatie sont lettres mortes. C’est la guerre.

Les États-Unis et la Grande-Bretagne, en particulier, dirigent la puissance de feu des forces ukrainiennes contre les troupes et les civils russes dans la région du Donbass. Dans un sinistre écho de l’histoire, l’Allemagne joue un rôle de premier plan en fournissant à la milice nazie ukrainienne des systèmes d’artillerie offensive. La guerre par procuration contre la Russie prend de plus en plus la forme d’une confrontation directe entre l’axe OTAN dirigé par les États-Unis et la Fédération de Russie.

M. Stoltenberg déplore que le conflit en Ukraine constitue la situation la plus dangereuse en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. Les dirigeants occidentaux accusent la Russie d’avoir envahi l’Ukraine et de l’insécurité mondiale qui en découle. Leur prétendue complainte est cynique et empreinte de tromperie. L’axe dirigé par les États-Unis a créé la poudrière à partir du coup d’État à Kiev en 2014, lorsqu’ils ont porté au pouvoir un régime fasciste anti-russe enragé. L’alliance transatlantique a construit une machine de guerre en Ukraine au cours des huit dernières années dans le but de déstabiliser la Russie. L’invasion de l’Ukraine en février par la Russie a été le point culminant de la contrainte, un mouvement rendu nécessaire par le régime de plus en plus menaçant à la frontière de la Russie.

Le double langage, l’illusion et la tromperie sont les caractéristiques des déclarations de Washington et de ses porte-parole de l’OTAN comme Stoltenberg. Cela est manifestement évident en ce qui concerne d’autres développements.

Cette semaine, le monde s’est trouvé au bord de la guerre entre les États-Unis et la Chine au sujet de Taïwan. Washington et ses alliés européens condamnent la Chine pour avoir réagi de manière excessive à la visite sur le territoire chinois d’une haute responsable politique américaine, Nancy Pelosi. Les États-Unis prétendent que cette visite était « normale » et ne constituait pas une provocation. Pourtant, Washington n’a cessé de porter atteinte à la souveraineté de la Chine en armant Taïwan de missiles et d’autres armes de pointe. Puis, lorsque la Chine répond à la menace croissante à ses portes, les États-Unis et les médias occidentaux dénoncent les « coups de sabre » de la Chine.

Les États-Unis et leurs sous-fifres de l’OTAN poussent désespérément la Russie et la Chine à la confrontation. L’Ukraine et Taïwan ne sont que deux champs de bataille dans une guerre géopolitique plus large pour la domination mondiale des États-Unis. L’empire américain de facto repose sur le maintien du militarisme et des tensions guerrières. L’émergence d’un monde multipolaire où les États-Unis ne sont plus la puissance suprême présumée est une offense pour Washington et ses laquais de l’OTAN. L’affaiblissement de la puissance impériale des États-Unis, lié à l’échec de leur économie capitaliste, est le moteur de la montée d’un militarisme irréfléchi à l’égard de la Russie et de la Chine.

Le soi-disant « ordre fondé sur des règles » n’est qu’un euphémisme pour l’hégémonie impériale américaine. Exclure la Russie de l’Europe et de son commerce énergétique avec le continent fait partie de ce jeu géopolitique. Contrôler la Chine comme s’il s’agissait d’une colonie, comme à l’époque des guerres de l’opium, fait également partie de ce sale jeu. La domination de l’Eurasie est l’objectif que les planificateurs impériaux occidentaux ont longtemps recherché. La voie vers ce grand objectif passe par le conflit et la conquête. La conquête n’aura pas lieu car la Russie et la Chine sont beaucoup trop puissantes pour se plier à la volonté de l’impérialisme occidental dirigé par les États-Unis. Néanmoins, le conflit a lieu parce que la puissance impériale américaine ne connaît pas d’autre façon d’être.

Jens Stoltenberg, qui va bientôt occuper un nouveau poste lucratif à la tête de la banque centrale de Norvège, est une personne sans importance. Mais sa révélation cette semaine est significative de la criminalité de l’axe dirigé par les États-Unis. Vaincre la Russie en Ukraine est un programme criminel irresponsable qui fait partie d’un jeu de pouvoir mondial plus large impliquant également la Chine.

Inonder l’Ukraine d’armes toujours plus offensives permet au régime enragé de Kiev de continuer à faire la guerre et d’éviter toute forme de règlement politique avec Moscou. Car, comme le dit Stoltenberg, il s’agit de soumettre la Russie. Les dirigeants occidentaux d’élite et leurs larbins alimentent une guerre contre la Russie qui met en danger la planète entière. Pourtant, ces criminels en haut lieu ont l’audace de dire au monde qu’ils essaient d’empêcher une guerre à grande échelle.

source : Strategic Culture

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L’Occident au bord de l’effondrement?

08.08.2022 

Le scénario du film culte Mad Max semble être sur la voie de se réaliser en Occident. L’essence, l’énergie électrique, le gaz, l’eau, la nourriture, les capacités médicales, les forces de police sur les zones balkanisées, notamment en France, tout comme les pompiers pour éteindre les incendies, sont en passe de manquer et de créer de manière irrémédiable des zones de conflits multiples dans les pays qui furent développés.

Selon les estimations du Fonds monétaire international, l’économie mondiale croîtra encore moins cette année que prévu. La cumulation des crises (Covid-19, menaces de nouveaux virus, conflit en Ukraine, tensions en Asie entre la Chine et l’Aukus, inflation), la mauvaise gestion des pays par les élites actuelles, l’introduction d’idéologies diverses sur le comment vivre entraînant des restrictions sur la vie courante, constituent des forces paralysantes qui se heurtent à la réalité pour faire face à ces crises multiples. 

 «Sombre et incertain». C’est par ces mots que le Fonds monétaire international (FMI) intitule son nouveau rapport. Et ce n’est pas seulement le titre qui semble pessimiste. Le FMI déclare sobrement que plusieurs crises affectent l’économie mondiale, déjà fragilisée par la pandémie de la Covid-19. Le rapport du FMI, qui a été publié juste avant un nouveau durcissement des relations économiques et diplomatiques entre Pekin et Washington, annonçait déjà qu’en Chine, de nouveaux confinements et l’aggravation de la crise immobilière ont conduit à une révision à la baisse de 1,1 point de pourcentage de la croissance, avec des retombées mondiales majeures.  Le ralentissement de la Chine a des conséquences mondiales: les verrouillages ajoutés aux perturbations de la chaîne d’approvisionnement mondiale et la baisse les dépenses intérieures réduisent la demande de biens et les services des partenaires commerciaux de la Chine. Avec les nouvelles tensions, ces perturbations devraient augmenter. En Europe, les déclassements importants reflètent les retombées du conflit en Ukraine et le resserrement politique monétaire. L’inflation mondiale a été révisée à la hausse en raison des prix des aliments et de l’énergie ainsi que de la persistance de l’offre et de la demande déséquilibres. 

L’effet boomerang des sanctions contre la Russie sur l’UE. «Le conflit en Ukraine pourrait entraîner un arrêt brutal des importations européennes de gaz en provenance de Russie. L’inflation pourrait être plus difficile à réduire que prévu. Le durcissement des conditions financières mondiales pourrait induire un endettement et provoquer la détresse des marchés émergents et des économies en développement. De nouvelles flambées et fermetures en raison d’un retour de la Covid-19 ainsi qu’une nouvelle escalade de la crise du secteur immobilier pourrait freiner davantage la croissance chinoise et la fragmentation géopolitique pourrait entraver le commerce mondial et la coopération», rapporte le FMI. La hausse des prix continue de réduire le niveau de vie dans le monde entier. Le FMI avertit qu’ «un soutien budgétaire ciblé peut aider à amortir l’impact sur les plus vulnérables, mais avec des budgets gouvernementaux tendus par la pandémie et la nécessité d’une politique macroéconomique globale désinflationniste, ces politiques devront être compensées par une hausse des impôts ou une baisse des dépenses publiques», rajoutant encore une baisse de la qualité de vie de la population et attisant le mécontentement général. Le rapport du FMI évoque le réchauffement climatique qui vient se rajouter aux différents fléaux: «Pour terminer, l’atténuation du changement climatique continue d’exiger une action multilatérale urgente pour limiter les émissions et augmenter les investissements pour accélérer la transition verte». 

Coupures de courant. «Il faut prévenir les Français sur les coupures de courant à venir», plaide Agnès Verdier-Molinié dénonçant le manque d’informations venant des responsables politiques en France face à cette réalité. «L’hiver risque d’être rude car le risque est grand que l’on connaisse de longues périodes de coupures d’électricité dans les mois d’hiver. L’épisode caniculaire dont nous venons de sortir a déjà mis notre modèle énergétique à rude épreuve avec des coupures de courant qui se sont multipliées à Marseille, à Paris et même au Touque», indique-t-elle.

La directrice de la Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques (iFRAP) va dans le sens des analyses d’ Observateur Continental qui titrait: «La France lance son plan d’économie de guerre pour conserver la cohésion sociale» ou «Les pays de l’UE vont avoir froid cet hiver». La France est entrée dans une économie de guerre et 27 centrales nucléaires sur 57 sont fermées. La ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, affirme que «les réserves stratégiques de gaz de la France seront remplies en totalité avant le 1er novembre». Cet état de fait n’a pas été encore réalisé. En outre, elle a annoncé qu’ «il est très important aujourd’hui, collectivement et en particulier les grands acteurs tels que les entreprises, les administrations ou encore ceux qui ont la capacité très vite de limiter leur consommation d’énergie, de faire en sorte de réduire leur consommation d’énergie».

Le plein des réserves stratégiques de gaz n’est pas une garantie pour passer sereinement l’hiver en France. Mad Max se déroule dans une société violente où la criminalité est en forte augmentation et où les pénuries stratégiques (essence, électricité, nourriture, eau) provoquent le chaos.  Faut-il s’attendre à de fortes tensions sociales déclenchant un effondrement de l’Occident? 

Pierre Duval

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“Gilets Jaunes” au Royaume-Uni : 100 000 Britanniques appellent à ne plus payer le gaz et menacent d’envahir le pays

“Gilets Jaunes” au Royaume-Uni : 100 000 Britanniques appellent à ne plus payer le gaz et menacent d’envahir le pays

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Guerre, inflation et paupérisation: Vers un féodalisme 2.0?

L'inflation participe-t-elle à une logique de domination via la paupérisation de la classe moyenne? C'est l'avis de certains analystes qui anticipent la venue d'un féodalisme 2.0.

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IA quelqu’un?

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Suicide européen aux marches de l’Ukraine?

Nous sommes au bord d'un suicide économique lié aux mesures prises à l'encontre de la Russie. Comment en est-on arrivé là, et à qui cela profite-t-il?

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Brexit Poker 30: le brelan perdant de Boris Johnson.

Brexit, Covid et Ukraine, le brelan perdant de Boris Johnson. Où en est le Royaume-Uni face aux promesses d'un Brexit heureux poussé par les vents de l'indépendance?

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Ukraine, fin de partie en vue?

Le changement de ton est notable, et les médias occidentaux préparent l'opinion à une probable victoire russe en Ukraine. Décryptage.

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Après le "Nous sommes en guerre" du Covid, voici venu le temps de l'économie de guerre dans le contexte du conflit en Ukraine. Mais une guerre contre qui?

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