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Représailles au sabotage des gazoducs par les États-Unis : Les câbles sous-marins internet

par Marc Rousset. La prochaine cible prioritaire pour la Russie, afin de calmer Biden, Macron, Scholz et von der Leyen, dans le contexte actuel, pourrait donc être les câbles de communication sous-marins qui relient l’Europe aux États-Unis, plutôt qu’une bombe tactique nucléaire en Ukraine, comme le réclame le guerrier tchétchène Kadyrov.

Faire « tout ce qu’il faut » pour que l’Europe reste « en ordre de marche » (paraphrasant Jaroslav Zajiček, ambassadeur tchèque du Coreper)

Par : Zineb

Les dirigeants de l’UE sont résolus à ignorer les messages de protestation, aussi bruyants soient-ils.


Par Alastair Crooke – Le 12 septembre 2022 – Source Strategic Culture

Un parfum de désespoir flotte dans l’espace de combat de Bruxelles. Oubliez la guerre en Ukraine, c’est une cause perdue, et ce n’est qu’une question de temps avant son démantèlement final ; pourtant, l’Ukraine, en tant qu’icône de la façon dont l’Euro-élite a choisi de s’imaginer, ne pourrait être moins existentielle. Bruxelles la considère (cyniquement) comme un élément clé pour maintenir les 27 États membres dans le « rythme », c’est-à-dire comme une occasion de prendre le pouvoir : « nous, Européens, sommes des « victimes » , comme l’Ukraine, des actions de Poutine » ; « Nous devons tous nous sacrifier à l' »économie de guerre » nouvellement mise en place ».

Considérez les craintes (telles que perçues par Bruxelles) d’abandonner l’Ukraine pour quémander auprès de Moscou du gaz et du pétrole. Un discours du président Macron la semaine dernière a donné un avant-goût de ce qui pourrait suivre : Macron a déclaré lors d’une conférence des ambassadeurs à l’Élysée la semaine dernière, que l’UE ne devrait pas permettre aux bellicistes d’Europe de l’Est de déterminer la politique étrangère de l’UE, ni même permettre aux Européens de l’Est d’agir unilatéralement pour soutenir Kiev. Un commentateur a plaisanté en disant que Macron avait au moins évité la remarque tristement célèbre de Jacques Chirac selon laquelle les Européens de l’Est avaient manqué une occasion de « se taire » .

L’establishment de l’UE agit donc avec empressement pour assurer « une cohésion verrouillée à 27 » contre le risque de voir le consensus se dissoudre devant le scénario cauchemardesque d’une augmentation de 2 000 milliards d’euros des dépenses en gaz et en électricité ; une hausse de 200% des factures énergétiques unitaires en Europe (ce qui représente 20% du revenu disponible des ménages) (chiffres de Goldman Sachs Research). Les grandes manifestations qui ont eu lieu en Europe le week-end dernier étaient claires : « Nous voulons récupérer le gaz. F*** l’OTAN » .

Les dirigeants de l’UE sont résolus à ignorer ces messages de protestation, aussi bruyants soient-ils.

La Russie affirme que si les sanctions ne sont pas levées, aucun gaz ne passera par Nordstream 1. C’est un pistolet sur la tempe de l’UE (en réponse aux sanctions imposées à la Russie). Toutefois, si les dirigeants de l’UE répondaient à l’appel des manifestants demandant à l’UE d’oublier l’Ukraine et de lever les sanctions contre la Russie, les Européens de l’Est mettraient bien sûr une autre arme sur la tempe de l’UE (le veto sur les questions de politique étrangère de l’UE). Macron a raison.

C’est la perspective interne de la dissolution. À l’extérieur, la situation n’est pas plus rose. Le respect des valeurs de l’UE diminue sensiblement dans les pays non occidentaux. Sa position s’érode. L’Afrique et le Sud se tiennent à l’écart de l’Ukraine ; l’OPEP+ a clairement fait connaître sa position en réduisant sa production de brut (100 000 barils par jour) ; et l’Iran vient d’envoyer promener l’UE en refusant de coopérer tant que les « questions non résolues concernant les particules d’uranium » ne sont pas réglées.

Comme l’explique un éditorial du Global Times cette semaine : « Depuis que le conflit russo-ukrainien a éclaté, les États-Unis et leurs alliés ont essayé de faire en sorte que les autres soutiennent leurs sanctions, mais ils n’ont pas pris la peine de réfléchir aux raisons pour lesquelles leur bâton ne fonctionne plus. L’influence déclinante de l’Occident est tout simplement due à son abus de pouvoir, à son mépris égoïste des intérêts des autres pays et à sa prédation. Comment la communauté internationale peut-elle faire confiance à l’Occident après tout ce qu’il a fait ? » .

Pas d’OPEP ou de pétrole iranien pour apaiser le « sacrifice » de l’UE pour l’Ukraine. De nombreux pays non occidentaux se tournent plutôt vers les BRICS et l’alliance OCS.

Néanmoins, l’UE s’en tient à ses principes de « sauvetage de l’Ukraine » . Ainsi, après avoir « travaillé sans relâche pendant tout le week-end » , l’UE propose des « interventions historiques » sur le marché de l’énergie, notamment un prélèvement sur les bénéfices excédentaires des compagnies d’électricité et d’énergie, et des mesures allant du plafonnement des prix du gaz à la suspension des transactions sur les produits dérivés de l’énergie.

En un mot, tous les autres marchés de matières premières sont sur le point d’être « réglementés » ou plafonnés à mort. L’Union européenne donne à sa « guerre économique avec la Russie » une interprétation explicitement très littérale :

Le prétendu « instrument d’urgence » pour le marché intérieur, « qui doit être présenté le 13 septembre, prévoit plusieurs étapes qui confèrent à la Commission des pouvoirs variables en fonction de la situation ». Par le biais de ce nouvel instrument, la Commission cherchera à obtenir des pouvoirs d’urgence lui donnant le droit de réorganiser les chaînes d’approvisionnement, de mettre sous séquestre les actifs des entreprises, de réécrire les contrats commerciaux avec les fournisseurs et les clients, d’ordonner aux entreprises de stocker des réserves stratégiques et de les obliger à donner la priorité aux commandes de l’UE sur les exportations.

Hmmm. Si ces mesures étaient adoptées, l’UE deviendrait littéralement une économie de commandement en temps de guerre.

Cela aurait également pour effet d’inciter les États membres à se conformer au règlement par le biais d’un contrôle centralisé de l’ensemble de la matrice de l’infrastructure économique, pour laquelle il n’y aurait pas d’exemption (parce que… parce que « nous devons tous nous sacrifier »).

Ainsi, l’Europe ne rationnera pas le peu d’énergie qu’elle obtient par le prix, mais elle subventionnera plutôt la production industrielle et les ménages – même si le financement nouvellement imprimé implique de pousser l’Europe dans une dépression inflationniste et un effondrement de la monnaie. Les chiffres et les liquidités nécessaires pour y parvenir seront probablement énormes. À lui seul, le sauvetage des consommateurs allemands s’élève à 65 milliards de dollars.

Mais ces subventions passent à côté de l’essentiel. Elles peuvent offrir aux consommateurs européens un certain soulagement à court terme, mais les coûts ne sont pas le problème principal. Le problème reste de savoir si le pétrole et le gaz naturel seront tout simplement disponibles quelque soit leur prix – le prix est sans intérêt lorsque l’offre est proche de zéro.

L’offre est une chose. Mais les contradictions structurelles de cette économie planifiée en sont une autre. Comment ce « renflouement » explicitement inflationniste s’accorde-t-il exactement avec la détermination de la BCE à relever les taux afin de lutter contre l’inflation ? Il est clair qu’ils se contredisent. Emprunter ou imprimer de l’argent pour payer de l’énergie importée (en dollars) – tout en creusant des déficits jumeaux – est un excellent moyen de détruire sa monnaie. Et cela signifie que l’inflation n’est pas transitoire. Ainsi, par la force de la logique, l’UE doit rationner par diktat (comme à la guerre). Mais comment ?

Dans une guerre cinétique, les réponses sont beaucoup plus prévisibles : donner la priorité à la fabrication industrielle d’obus d’artillerie et de chars. Dans une guerre économique, qui vise à atteindre quelque chose d’assez différent – le fonctionnement de base d’une économie de consommation diversifiée – les choix ne sont pas aussi évidents : chauffage domestique des ménages contre besoins opérationnels des fabricants ; industrie à faible consommation d’énergie contre utilisation industrielle intensive ; industries répondant aux besoins stratégiques des consommateurs contre besoins de luxe ou de sécurité ; et équilibre de l’équité contre connexions politiques de haut niveau.

C’est le genre de questions que les économistes des systèmes entièrement planifiés se posent quotidiennement – et à propos desquelles ils se trompent parce qu’ils n’ont pas de mécanismes de tarification ou de rétroaction qui leur permettent d’orienter leurs décisions.

D’accord, nous savons tous que la réponse pavlovienne de l’UE consistera simplement à injecter de l’argent dans les énergies renouvelables, mais sera-ce la bonne réponse ? Le modèle économique de l’Europe consiste essentiellement en une production haut de gamme (c’est-à-dire coûteuse), qui s’appuie sur l’apport d’énergie bon marché en provenance de Russie. Comme l’a expliqué Zoltan Poszar, gourou du Crédit Suisse : pas moins de 2 000 milliards de dollars de valeur ajoutée manufacturière allemande dépendent de seulement 20 milliards de dollars de gaz russe, soit un effet de levier de 100. Il s’agit d’une pyramide complètement inversée reposant sur une base relativement minuscule de combustible fossile. Quelqu’un croit-il vraiment que des éoliennes à faible intensité énergétique maintiendront ces 2 000 milliards de dollars de production allemande ?

Séparément, mais dans le cadre de la guerre financière collective de l’Occident contre la Russie, les ministres des finances du G7 ont accepté de mettre en œuvre un plan visant à plafonner le prix des exportations de pétrole russe. Cette initiative ne remplacerait pas les embargos distincts des pays du G7 ou de l’UE sur le pétrole russe, mais viendrait en complément.

Étant donné que plus de 90 % des navires du monde sont assurés par des assureurs basés à Londres, comme la Lloyds of London, les responsables américains et européens s’attendent à ce que cette initiative ait un impact massif sur les revenus énergétiques russes. Le plafond serait appliqué par le biais d’une « interdiction complète des services (d’assurance) » , qui ne seraient autorisés que si les cargaisons sont achetées à un prix inférieur ou égal à un prix fixé par une « large coalition de pays » .

Ce dispositif est essentiellement l’idée de la secrétaire d’État au Trésor américain, Janet Yellen : « Ce plafonnement des prix est l’un des outils les plus puissants dont nous disposons pour lutter contre l’inflation et protéger les travailleurs et les entreprises aux États-Unis et dans le monde des futures flambées de prix causées par des perturbations mondiales. »

Dans la vision de Yellen, le prix serait fixé au-dessus du niveau de prix dont la Russie a besoin pour équilibrer son budget national (et donc inciter la Russie à continuer à pomper du pétrole) ; tout en étant inférieur au prix nécessaire pour que les économies occidentales continuent à prospérer – et assez bas de façon à réduire profondément les revenus pétroliers de la Russie, affaiblissant ainsi son économie, et son effort de guerre.

Mais cela ne marchera pas. La Russie peut facilement remplacer l’assurance occidentale. Les deux principales voies sont l’auto-assurance (vous réservez une partie de vos revenus dans un fonds pour payer les sinistres si nécessaire), et l’assurance captive (vous créez vos propres compagnies d’assurance avec la participation des parties concernées). Shakespeare l’a d’ailleurs décrit dans Le Marchand de Venise en 1598.

En termes simples, la Russie peut facilement obtenir une assurance sur d’autres marchés qui ne participent pas au boycott, notamment Dubaï, l’Inde et la Chine, ainsi que la Russie elle-même. L’assurance ne sera donc pas une arme efficace contre la Russie, et le plafonnement des prix échouera.

En substance, la Russie a effectivement gagné la guerre militaire en Ukraine et la guerre des sanctions financières mondiales (même si les deux sont loin d’être terminées). Plus le déni se poursuivra, plus l’Europe sera touchée économiquement. C’est évident, et il est tout aussi évident que l’hiver en Europe ne sera pas de tout repos.

Pourtant, jusqu’à présent, les dirigeants de l’Union européenne persistent dans leurs erreurs, car ils considèrent que la situation sert leurs ambitions plus larges. Le début de la pandémie en Europe a été caractérisé par le fait que les États membres ont fait passer leurs propres besoins nationaux – de manière quelque peu chaotique – en premier (bien que dans un contexte d’ineptie totale de l’UE). La distance sociale était d’un mètre dans un pays et de deux mètres dans un autre, tandis que les exigences en matière de masques et les règles relatives aux rassemblements sociaux étaient très variables, voire même différentes d’une région à l’autre en Allemagne.

L’establishment européen a toutefois agi tardivement. Il a senti dans cette crise l’ampleur de l’opportunité qui se présentait : il s’est lancé dans un coup de force. Il a pris le contrôle, à l’échelle européenne, des procédures de vaccination, des restrictions de voyage et, avec le confinement, des pouvoirs d’urgence sur la vie des citoyens.

Avec la coupure de l’énergie, l’UE invoque à nouveau les « pouvoirs d’urgence » , au milieu de gros titres alarmants et lugubres dans les médias. Bruxelles y voit une nouvelle occasion pour l’élite d’imposer le « verrouillage » de l’intervention aux 27 et de prendre le contrôle central de questions qui relevaient auparavant des compétences nationales (souvent soumises à la responsabilité parlementaire).

Les plafonds et les règlements sont en cours d’élaboration et, le 13 septembre, l’UE envisagera de se doter des pouvoirs nécessaires pour « réorganiser » les lignes d’approvisionnement, mettre sous séquestre des actifs, réécrire des contrats commerciaux, ordonner la constitution de stocks et affirmer la primauté des ordres de l’UE sur tous les autres.

La crise énergétique sera « utilisée » de cette manière. L’objectif est toujours le contrôle central. Pour les idéologues, c’est aussi l’occasion d’« accélérer la défossilisation » et de dénoncer les « retours en arrière en matière d’énergies renouvelables » , quelle que soit la douleur imposée aux citoyens. Ce message inonde les sites web européens.

Le ministre allemand des affaires étrangères (du parti des Verts) l’a dit clairement : J’accorderai la priorité à l’Ukraine « quoi qu’en pensent mes électeurs allemands » , ou quelle que soit la difficulté de leur vie.

Si l’on pose la question, est-ce là l’agenda du WEF (« Davos ») qui se déroule ? Il serait difficile de répondre par un « non » catégorique.

Quoi qu’il en soit, l’UE est construite comme un rouleau compresseur qui aplanit régulièrement la voie vers plus de contrôle central, plus de gestion des informations, plus de surveillance des citoyens. La CJE et la bureaucratie avancent tout simplement d’un pas décidé : la marche arrière n’a jamais été prévue. En fait, l’architecture ne prévoit pratiquement aucune possibilité de retour en arrière, sauf en invoquant l’article 50 – quitter l’Union, et cette intention a été rendue insupportablement douloureuse.

Attendez-vous donc à ce que les dirigeants européens persistent dogmatiquement à transformer l’UE en une économie planifiée de type soviétique. Et même à rechercher davantage de pouvoirs, à mesure que l’économie s’affaiblit. L’UE est convaincue que les protestations publiques peuvent être, et seront, réprimées par la force (éventuellement avec l’armée dans les rues). Les protestations ont commencé. Cependant, nous ne sommes qu’en septembre, et la brume de l’été persiste… L’hiver approche, mais semble encore bien loin.

Ce qui est certain, c’est qu’avec l’UE qui soutient massivement la demande par le biais de vastes plans de sauvetage – à un moment où l’offre est déjà réduite et aggravée par des perturbations et des pénuries typiques de l’économie planifiée – une inflation plus élevée est à venir, et l’euro sera « grillé » .

Y’a-t-il une issue ? Peut-être qu’une figure surgira, prenant tout le monde par surprise. Peut-être que l’effondrement de l’euro et les résultats des élections de mi-mandat aux États-Unis en novembre seront le catalyseur qui permettra à cette figure de se manifester et d’articuler une vision qui semblera offrir une solution. La solution, après tout, est assez évidente. Mais d’abord, vient la douleur.

Alastair Crooke

Traduit par Zineb, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

Prémonitions

par Helmholtz Smith. Il ne faut pas exclure la possibilité d'un règlement négocié et il se peut que l'OTAN se rende compte à temps qu'elle s'est mise dans un coin dont c'est la seule issue. Mais il est difficile de voir comment les dirigeants de l'Occident pourraient admettre un échec aussi énorme.

Les Européens pensent-ils que la Russie est responsable du sabotage terroriste sur ses propres gazoducs ?

par Alexey Pishenkov. Il est peu probable que cette enquête soit différente de l'affaire du Boeing MH-17 abattu, des attaques chimiques en Syrie, de « l'empoisonnement » des Skripal et de Navalny, des explosions de dépôts militaires en République tchèque, du tristement célèbre Boutcha, le bombardement de la centrale nucléaire de Zaporijia, etc.
Hier — 4 octobre 2022Vos flux RSS

Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs)

par Vladimir Tchernine. « Si l’Ukraine avait besoin de nous, il n’y aurait rien de tel. On aurait pu trouver un compromis il y a longtemps et éviter de déclencher cette guerre sanglante ».

L’Allemagne et la Russie sont ensemble la seule puissance qui peut menacer les États-Unis

par Maurizio Blondet. « Pour les États-Unis, la peur primordiale, c'est l'alliance est du capital allemand, de la technologie allemande, combinés aux ressources naturelles russes et à la main-d'œuvre russe : c'est la seule combinaison qui a effrayé les États-Unis pendant plus d'un siècle »

Le chef de la diplomatie polonaise signe une note exigeant des réparations de l’Allemagne

Selon lui, la note exprime la conviction du ministre polonais des Affaires étrangères que les parties doivent entreprendre des démarches afin de régler la question de la réparation des dommages matériels et immatériels suite à l’agression et occupation allemande nazie entre 1939 et 1945.
À partir d’avant-hierVos flux RSS

L’Euro sans l’Allemagne

Par : Wayan

Par Michael Hudson – Le 30 septembre 2022 –  Source Naked Capitalism

La réaction au sabotage de trois des quatre gazoducs du Nord Stream 1 et 2, en quatre endroits, le lundi 26 septembre s’est concentrée sur les spéculations quant à l’identité du coupable et sur la question de savoir si l’OTAN fera une tentative sérieuse pour trouver la réponse. Pourtant, au lieu d’une panique, on a pu observer un grand soupir de soulagement diplomatique, voire le calme. La mise hors service de ces gazoducs met fin à l’incertitude et aux inquiétudes des diplomates des États-Unis et de l’OTAN qui ont failli atteindre un niveau de crise la semaine précédente, lorsque de grandes manifestations ont eu lieu en Allemagne pour demander la fin des sanctions et la mise en service de Nord Stream 2 pour résoudre la pénurie d’énergie.

Le public allemand commençait à comprendre ce que signifiait la fermeture de ses entreprises d’acier, d’engrais, de verre et de papier toilette. Ces entreprises prévoient de mettre la clé sous la porte, ou transférer leurs activités aux États-Unis, si l’Allemagne ne se retire pas des sanctions commerciales et monétaires à l’encontre de la Russie et n’autorise pas la reprise des importations de gaz et de pétrole, impliquant vraisemblablement une diminution de leur prix par rapport à leur augmentation astronomique par un facteur de huit à dix.

Pourtant, la faucon du département d’État, Victoria Nuland, avait déjà déclaré en janvier que « d’une manière ou d’une autre, le Nord Stream 2 n’avancera pas » si la Russie répond aux attaques militaires de l’OTAN et de l’Ukraine contre les oblasts orientaux russophones. Le président Biden a confirmé l’importance pour les États-Unis, le 7 février, en promettant qu' »il n’y aura plus de Nord Stream 2. Nous y mettrons fin. … Je vous le promets, nous serons en mesure de le faire« .

La plupart des observateurs ont simplement supposé que ces déclarations reflétaient le fait évident que les politiciens allemands étaient entièrement dans la poche des États-Unis et de l’OTAN. Ils ont tenu bon en refusant d’autoriser Nord Stream 2, et le Canada a rapidement saisi les dynamos Siemens nécessaires à l’acheminement du gaz par Nord Stream 1. Cela semblait régler la question jusqu’à ce que l’industrie allemande, et un nombre croissant d’électeurs, commence enfin à réaliser ce que le blocage du gaz russe signifierait pour l’entreprise industrielle allemande.

La volonté de l’Allemagne de s’auto-imposer une dépression économique a vacillé, mais pas chez ses politiciens ni la bureaucratie européenne. Si les responsables politiques allemands faisaient passer les intérêts commerciaux et le niveau de vie de l’Allemagne en premier, les sanctions communes et le nouveau front de la guerre froide de l’OTAN seraient brisés. L’Italie et la France pourraient suivre le mouvement. Ce cauchemar d’une possible indépendance diplomatique européenne rendait urgent de retirer les sanctions anti-russes des mains de la politique démocratique et de régler les choses en sabotant les deux gazoducs. Bien qu’il s’agisse d’un acte de violence, il a permis de rétablir le calme dans les relations diplomatiques internationales entre les politiciens américains et allemands.

Il n’y a plus d’incertitude quant à savoir si l’Europe se détachera ou non des objectifs de la nouvelle guerre froide menée par les États-Unis en rétablissant le commerce et les investissements mutuels avec la Russie. Cette option est désormais écartée. La menace d’une rupture de l’Europe avec les sanctions commerciales et financières des États-Unis et de l’OTAN contre la Russie a été résolue, apparemment pour un avenir prévisible, car la Russie a annoncé qu’avec la baisse de pression du gaz dans trois des quatre gazoducs, l’infusion d’eau salée corrodera irréversiblement les tuyaux. (Tagesspiegel, 28 septembre.)

Où vont l’euro et le dollar à partir de maintenant ?

En observant comment cette « solution » va remodeler la relation entre le dollar américain et l’euro, on peut comprendre pourquoi les conséquences apparemment évidentes de la rupture des liens commerciaux entre l’Allemagne, l’Italie et d’autres économies européennes et la Russie n’ont pas été discutées ouvertement. Le « débat sur les sanctions » va être résolu par un crash économique allemand, voire européen. Pour l’Europe, la prochaine décennie sera un désastre. Il y aura peut-être des récriminations contre le prix à payer pour avoir laissé sa diplomatie être dictée par l’OTAN, mais elle ne peut rien y faire. Personne ne s’attend (encore) à ce qu’elle rejoigne l’Organisation de coopération de Shanghai. Ce que l’on attend, c’est que son niveau de vie s’effondre.

Les exportations industrielles de l’Allemagne étaient le principal facteur soutenant le taux de change de l’euro. Le grand intérêt pour l’Allemagne de passer du deutsche mark à l’euro était d’éviter que son excédent d’exportations ne fasse grimper le taux de change du deutsche mark à un point tel que les produits allemands seraient hors de prix sur les marchés mondiaux. L’élargissement de la monnaie à la Grèce, l’Italie, le Portugal, l’Espagne et d’autres pays dont la balance des paiements est déficitaire empêchait la monnaie de s’envoler. Et cela protégeait la compétitivité de l’industrie allemande.

Après son introduction en 1999 à 1,12 dollar, l’euro a effectivement chuté à 0,85 dollar en juillet 2001, mais il s’est redressé et a atteint 1,58 dollar en avril 2008. Il n’a cessé de baisser depuis lors, et depuis février de cette année, les sanctions ont fait passer le taux de change de l’euro en dessous de la parité avec le dollar, pour atteindre 0,97 dollar cette semaine. Le principal facteur a été la hausse des prix du gaz et du pétrole importés, ainsi que des produits tels que l’aluminium et les engrais dont la production nécessite de lourds intrants énergétiques. Et à mesure que le taux de change de l’euro baisse par rapport au dollar, le coût du portage de sa dette en dollars américains – condition normale pour les filiales des multinationales américaines – augmentera, ce qui réduira leurs bénéfices.

Ce n’est pas le genre de dépression où les « stabilisateurs automatiques » peuvent faire fonctionner « la magie du marché » pour rétablir l’équilibre économique. La dépendance énergétique est structurelle. Et les propres règles économiques de la zone euro limitent ses déficits budgétaires à seulement 3 % du PIB. Cela empêche ses gouvernements nationaux de soutenir l’économie par des dépenses déficitaires. La hausse des prix de l’énergie et des denrées alimentaires – et du service de la dette en dollars – laissera beaucoup moins de revenus à dépenser en biens et services.

Il semble curieux que la bourse américaine ait grimpé en flèche – 500 points pour le Dow Jones Industrial Average mercredi. Peut-être s’agissait-il simplement de l’intervention de l’Équipe de protection contre les plongeons pour tenter de rassurer le monde que tout allait bien se passer. Mais la réalité économique a pointé le bout de son nez jeudi, et la bourse a rendu ces gains fantômes.

Il est vrai que la fin de la concurrence industrielle allemande avec les États-Unis est terminée sur le plan commercial. Mais sur le plan des capitaux, la dépréciation de l’euro va réduire la valeur des investissements américains en Europe et la valeur en dollars des bénéfices que ces investissements peuvent encore rapporter à mesure que l’économie européenne se contracte. Les bénéfices déclarés par les multinationales américaines vont donc diminuer.

Pour finir, Pepe Escobar a souligné, le 28 septembre, que « l’Allemagne est contractuellement obligée d’acheter au moins 40 milliards de mètres cubes de gaz russe par an jusqu’en 2030. … Gazprom a légalement le droit d’être payé même sans livrer de gaz. C’est l’esprit d’un contrat à long terme. … Berlin ne reçoit pas tout le gaz dont elle a besoin mais doit quand même payer. » La bataille judiciaire s’annonce longue avant que l’argent ne change de mains, mais la capacité de l’Allemagne à payer ne cesse de s’affaiblir.

D’ailleurs, la capacité de paiement de nombreux pays atteint déjà le point de rupture.

L’effet des sanctions américaines et de la nouvelle guerre froide en dehors de l’Europe

Les matières premières internationales sont encore principalement évaluées en dollars, de sorte que la hausse du taux de change du dollar entraînera une augmentation proportionnelle des prix à l’importation pour la plupart des pays. Ce problème de taux de change est intensifié par les sanctions des États-Unis et de l’OTAN qui font grimper les prix mondiaux du gaz, du pétrole et des céréales. De nombreux pays d’Europe et du Sud ont déjà atteint la limite de leur capacité à assurer le service de leurs dettes libellées en dollars, alors qu’ils doivent encore faire face à la pandémie de Covid. Ils ne peuvent pas se permettre d’importer l’énergie et la nourriture dont ils ont besoin pour vivre s’ils veulent payer leurs dettes extérieures. L’économie mondiale dépasse désormais les limites de sa dette, il faut donc que quelque chose cède.

Le mardi 27 septembre, lorsque la nouvelle des attaques contre le gazoduc Nord Stream a été connue, le secrétaire d’État américain Antony Blinken a versé des larmes de crocodile et a déclaré que l’attaque contre les gazoducs russes n’était « dans l’intérêt de personne« . Mais si c’était vraiment le cas, personne n’aurait attaqué les gazoducs.

Je ne doute pas que les stratèges américains ont un plan pour savoir comment procéder à partir d’ici, et pour faire ce qui est dans ce que les néocons prétendent être l’intérêt des États-Unis, celui de maintenir une économie mondiale unipolaire néolibéralisée et financiarisée aussi longtemps qu’ils le peuvent.

Ils ont depuis longtemps un plan pour les pays qui ne sont pas en mesure de rembourser leurs dettes étrangères. Le FMI leur prêtera l’argent, à condition que le pays débiteur trouve les devises nécessaires pour rembourser les prêts en dollars (de plus en plus chers) en privatisant ce qui reste de son domaine public, de son patrimoine de ressources naturelles et d’autres actifs, principalement au profit des investisseurs financiers américains et de leurs alliés.

Cela fonctionnera-t-il ? Ou bien les pays débiteurs vont-ils se regrouper et trouver des moyens de restaurer le monde apparemment perdu où les prix du pétrole et du gaz, des engrais, des céréales et autres denrées alimentaires, ainsi que des métaux ou des matières premières fournis par la Russie, la Chine et leurs voisins alliés d’Eurasie étaient abordables ?

C’est la prochaine grande préoccupation des stratèges mondiaux américains. Elle semble moins facile à résoudre que ne l’a été le sabotage des Nord Stream 1 et 2. Mais la solution semble être l’approche américaine habituelle : quelque chose de militaire par nature, de nouvelles révolutions de couleur. L’objectif est d’obtenir le même pouvoir sur les pays du Sud et d’Eurasie que celui que la diplomatie américaine a exercé sur l’Allemagne et d’autres pays européens via l’OTAN.

À moins qu’une alternative institutionnelle ne soit créée au FMI, à la Banque mondiale, à la Cour internationale, à l’Organisation mondiale du commerce et aux nombreuses agences de l’ONU qui sont maintenant sous l’influence des diplomates américains et leurs mandataires, les décennies à venir verront la stratégie économique américaine de domination financière et militaire se dérouler comme Washington l’a prévu.

Le problème est que ses plans concernant la façon dont la guerre en Ukraine et les sanctions anti-russes ont fonctionné jusqu’à présent ont été exactement l’inverse de ce qui avait été annoncé. Cela peut donner un peu d’espoir pour l’avenir du monde. L’opposition et même le mépris des diplomates américains à l’égard des autres pays qui agissent dans leur propre intérêt économique et selon leurs valeurs sociales sont si forts qu’ils ne sont pas disposés à réfléchir à la manière dont ces pays pourraient développer leur propre alternative au plan mondial américain.

La question est donc de savoir comment ces autres pays pourront développer avec succès leur nouvel ordre économique alternatif, et comment ils peuvent se protéger du sort que l’Europe vient de s’imposer pour la prochaine décennie.

Michael Hudson

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

Une folie suicidaire

par Rafael Poch de Feliu. En raison de la combinaison du militarisme structurel de leur économie, de l’absence de défaites militaires sur leur territoire, d’une prédisposition réputée à la violence depuis leur formation même en tant qu’État, et de l’absence totale d’expérience directe et de première main des souffrances humaines de la guerre, les États-Unis sont à l’épicentre de ce danger mondial. Tous les empires qui s’écroulent sont dangereux lorsqu’ils sont délogés, mais ici et maintenant, il n’y a rien de plus dangereux que la réaction actuelle de l’Amérique à son déclin relatif en tant que puissance hégémonique.

Biden saura-t-il s’arrêter ?

par Alastair Crooke. La propagande qui a inondé les médias a été si efficace - touchant les courants névralgiques et profondément stratifiés de la russophobie - que les dirigeants occidentaux sont devenus les otages de cette « mise en scène » artificielle d'une « Russie paniquée, chancelante et faible ».

Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs)

par Vladimir Tchernine. « Deux hommes sont morts brûlés sur la route dans un microbus. Tout cela est très difficile à voir. Quand tout cela finira-t-il ? Quand la décision sera-t-elle prise d’en finir une fois pour toutes ? »

Zelensky appelle au génocide de la population russe

Par : Volti
Source Le Média en 4-4-2 Le samedi 1 octobre, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a menacé les Russes de vouloir les tuer un par un comme des boucs émissaires. (Voir vidéo ci-dessous) Alors que le ministère russe de la Défense a déclaré avoir retiré ses troupes — par crainte d’un encerclement — de la ville de Lyman « vers des lignes […]

Poutine se lâche à propos de l’Europe

Par : Wayan

Par Moon of Alabama – Le 2 octobre 2022

Voici des extraits du discours prononcé par Vladimir Poutine lors de la cérémonie de signature des traités d’adhésion des républiques populaires de Donetsk et de Lougansk et des régions de Zaporozhye et de Kherson à la Russie :

Les pays occidentaux affirment depuis des siècles qu’ils apportent la liberté et la démocratie aux autres nations. Rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité. Au lieu d’apporter la démocratie, ils ont supprimé et exploité, et au lieu de donner la liberté, ils ont asservi et opprimé. Le monde unipolaire est intrinsèquement anti-démocratique et non-libre ; il est faux et hypocrite de bout en bout.

Rappelez-vous que, pendant la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis et la Grande-Bretagne ont réduit en ruines Dresde, Hambourg, Cologne et de nombreuses autres villes allemandes, sans la moindre nécessité militaire. Cela a été fait de manière ostentatoire et, je le répète, sans aucune nécessité militaire. Ils n’avaient qu’un seul objectif, comme pour les bombardements nucléaires des villes japonaises : intimider notre pays et le reste du monde.

Les États-Unis ont laissé une profonde cicatrice dans la mémoire des peuples de Corée et du Vietnam avec leurs bombardements en tapis et l’utilisation du napalm et d’armes chimiques.

Ils continuent en réalité d’occuper l’Allemagne, le Japon, la République de Corée et d’autres pays, qu’ils qualifient cyniquement d’égaux et d’alliés. Quel genre d’alliance est-ce là ? Le monde entier sait que les hauts responsables de ces pays sont espionnés et que leurs bureaux et leurs maisons sont sur écoute. C’est une honte, une honte pour ceux qui font cela et pour ceux qui, comme des esclaves, avalent en silence et docilement ce comportement arrogant.

Ils appellent « solidarité euro-atlantique » les ordres et les menaces qu’ils adressent à leurs vassaux, ainsi que la création d’armes biologiques et l’utilisation de cobayes humains, y compris en Ukraine, pour la noble recherche médicale.

Ce sont leurs politiques destructrices, leurs guerres et leurs pillages qui ont déclenché la vague massive de migrants d’aujourd’hui. Des millions de personnes endurent des privations et des humiliations ou meurent par milliers en essayant de rejoindre l’Europe.

Ils exportent maintenant des céréales depuis l’Ukraine. Où les emmènent-ils sous prétexte d’assurer la sécurité alimentaire des pays les plus pauvres ? Où vont-elles ? Ils les emmènent vers ces mêmes pays européens. Seuls cinq pour cent ont été livrés aux pays les plus pauvres. Encore plus de tricherie et de tromperie mise à nue.

En fait, l’élite américaine utilise la tragédie de ces personnes pour affaiblir ses rivaux, pour détruire les États-nations. Cela vaut pour l’Europe et pour les identités de la France, de l’Italie, de l’Espagne et d’autres pays à l’histoire séculaire.

Washington exige de plus en plus de sanctions contre la Russie et la majorité des politiciens européens s’y plient docilement. Ils comprennent clairement qu’en faisant pression sur l’UE pour qu’elle renonce complètement à l’énergie et aux autres ressources russes, les États-Unis poussent pratiquement l’Europe vers la désindustrialisation dans le but de mettre la main sur l’ensemble du marché européen. Ces élites européennes comprennent tout mais elles le font quand même, elles préfèrent servir les intérêts des autres. Ce n’est plus de la servilité mais une trahison directe de leurs propres peuples. Si Dieu le veut, c’est comme ils veulent.

Mais les Anglo-Saxons estiment que les sanctions ne suffisent plus et ils se tournent désormais vers la subversion. Cela semble incroyable mais c’est un fait, en provoquant des explosions sur les gazoducs internationaux Nord Stream qui passent au fond de la mer Baltique, ils se sont en fait lancés dans la destruction de toute l’infrastructure énergétique de l’Europe. Qui en profite est clair pour tout le monde . Ceux qui en profitent sont bien sûr responsables.

L’ensemble du discours en dit beaucoup plus et mérite votre attention. (Pour ceux qui ne peuvent pas accéder au site du Kremlin, un fichier texte contenant le discours est disponible ici). En substance, Poutine fait de la Russie la nouvelle force de libération, de la même manière que l’Union soviétique l’a été pour de nombreux petits pays autrefois colonisés. Le « tiers monde » pourrait bien se tourner vers la Russie lorsqu’il aura besoin d’aide.

Mais l’Europe est foutue (lecture recommandée). Nos politiciens n’ont pas seulement permis à nos sociétés d’être minées par les États-Unis, mais ils y ont activement contribué. Ils continuent à le faire en dépit de la catastrophe économique et sociale que les États-Unis ont provoquée en détruisant l’accès de l’Europe à une énergie bon marché.

Seul un énorme changement dans l’opinion publique peut changer cela [Pour l’instant un tel changement n’est pas en vue, NdT]. Mon seul espoir est que la prochaine décennie, qui s’annonce bien sombre en Europe, apporte ces changements.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

ZELENSKY Révèle l’aide mensuelle qu’il reçoit des USA !

Une aide mensuelle considérable, payée par les impôts américains Le président ukrainien Vladimir Zelensky s’est vanté, lors d’une interview diffusée dimanche sur CBS dans le cadre de l’émission « Face the Nation », d’avoir reçu de Washington la somme colossale de 1,5 milliard de dollars par mois pour alimenter les caisses de l’État, alors que le pays accumule un important déficit en temps de […]

Israel Adam Shamir et la guerre Russie-OTAN

par Israel Adam Shamir. 1. Mai – 18 septembre 2022, l’état des médias en Russie Le rôle des agences de presse  L’agence RIA Novosti a récemment commencé à se tourner vers la télévision non informative. Elle offre de nombreux commentaires qui ont leur place dans les tabloïds à belles marges blanches, mais jamais dans les […]

Face aux mensonges politico-médiatiques, ne vous trompez pas de combat !

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Par Daniel Vanhove pour Mondialisation.ca Les citoyens deviennent nombreux à percevoir que le monde va mal, mais souvent sans  parvenir à en saisir les raisons de manière claire. Face à ce qu’ils voient et entendent autour d’eux, beaucoup sont perdus, voire parfois désemparés. Leur réalité ne correspond pas à ce qu’on leur raconte. Ils le ressentent à juste titre, mais n’arrivent […]

Le Pentagone va créer un « Commandement Ukraine »

par Paul Craig Roberts. Les atermoiements de la Russie ont convaincu l'Occident que le Kremlin n'a pas l'estomac pour un véritable conflit, encourageant Washington à faire un pas de plus vers l'envoi de troupes en formant un « Commandement Ukraine ».

Le silence des agneaux. Comment fonctionne la propagande.

Par : Volti
Par John Pilger pour johnpilger.com  via Mondialisation.ca Cet article est une version éditée d’un discours prononcé au Festival mondial de Trondheim, en Norvège, le 6 septembre 2022. *** Dans un discours prononcé au Festival Mondial de Trondheim, en Norvège, John Pilger retrace l’histoire de la propagande du pouvoir et décrit comment celle-ci s’approprie le journalisme dans un ‘impérialisme profond’ et risque de […]

Gleichschaltung : « Nous nous moquons de ce que vous pensez : tout sera réglementé ou plafonné à mort »

Par : Zineb

La principale faille de l’ensemble du plan européen est que l’Europe, le gros consommateur, ayant perdu le contrôle des prix des matières premières au profit des producteurs d’énergie et de matières premières, veut maintenant, avec l’aide des États-Unis, le reprendre.


Par Alastair Crooke – Le 11 septembre 2022 – Source Al Mayadeen

Au cas où quelqu’un, quelque part, ne l’aurait pas remarqué, l’Europe est en crise. Il y a six mois, les dirigeants européens étaient tout excités à l’idée que leurs projets de cesser d’acheter du gaz et du pétrole russes et de sanctionner absolument tout ce qui était russe allaient « faire sauter » l’économie russe et, du même coup, « éliminer » Poutine.

Avance rapide jusqu’à aujourd’hui, et ce sont « 6 entreprises sur 10 au Royaume-Uni qui risquent de fermer leurs portes à cause de la hausse des coûts de l’énergie » , « un hiver froid s’annonce en Europe » , « dix hivers terribles à venir » , « une inflation record dans la zone euro » , et les options énergétiques de l’Allemagne qui s’amenuisent. Mais réjouissez-vous : les dirigeants européens se moquent de ce que vous pensez. Allez vous faire voir ! « Nous soutiendrons l’Ukraine jusqu’au bout » , préviennent-ils.

C’est tout simplement extraordinaire : l’UE ne cesse de se tirer une balle dans le pied, puis de recommencer. Elle a d’abord imaginé l’effondrement financier de la Russie ; elle a ensuite imaginé que l’incompétence militaire et les performances maladroites de la Russie permettraient à Zelensky d’humilier la Russie sur le champ de bataille. Et maintenant, au lieu de cesser de creuser son trou, l’UE propose son « plan B » : après avoir tout sanctionné (avec des conséquences prévisibles), elle envisage maintenant de « plafonner » tout, avec des conséquences négatives tout aussi prévisibles.

Vendredi dernier, les ministres des finances du G7 ont décidé de mettre en œuvre leur plan visant à plafonner le prix des exportations de pétrole russe. Cette initiative ne remplacera pas les embargos distincts des pays du G7 sur le pétrole russe, mais sera mise en œuvre en parallèle ; le 5 décembre pour le brut, et le 5 février 2023 pour les produits raffinés.

Ce plafonnement sera mis en œuvre par l’« interdiction complète des services » qui permettent le transport maritime du brut et des produits pétroliers russes. Ces services – qui comprennent l’assurance maritime – ne seront autorisés que si les produits sont achetés à un prix inférieur ou égal à un prix qui sera fixé par une « large coalition de pays » .

Ce projet est essentiellement l’idée de la secrétaire d’État américaine au Trésor, Janet Yellen.

Dans sa vision, le prix serait fixé au-dessus du niveau de prix dont la Russie a besoin pour équilibrer son budget national (et donc l’inciter à continuer à pomper du pétrole), mais en dessous du prix nécessaire dans le but de maintenir la prospérité des économies occidentales – et suffisamment bas pour réduire considérablement les revenus pétroliers de la Russie, affaiblissant ainsi (on l’espère) son économie et son effort de guerre.

Le plafond théorique est indéterminé, mais il est estimé à environ 50-60 dollars. Le budget russe est basé sur un prix du pétrole équivalent à 44 dollars en 2022. La mise en œuvre par l’UE nécessitera que les États membres conviennent à l’unanimité de modifier le sixième train de sanctions qui détaille l’embargo de l’Union sur le brut russe, notamment en aménageant son interdiction des services d’assurance.

Même cet élément clé de l’assurance servant de « mécanisme de fonctionnement » du plafond est discutable : la Lloyds’ de Londres est l’un des principaux assureurs maritimes. Comment, en pratique, les compagnies d’assurance vont-elles déterminer quelles cargaisons sont transportées et à quel prix initial ? Vont-elles recruter une armée d’inspecteurs ? Pourquoi ces ministres du G7 supposent-ils que seuls les services d’assurance du G7 seront engagés ? L’Inde assure déjà les cargaisons russes, tout comme la Russie et la Chine. Il est plus probable que cela signifie un transfert des services d’assurance maritime de Londres vers l’Asie – un autre avantage économique occidental perdu.

La première et la plus évidente des lacunes de ce projet est qu’il dépend de la volonté des grands importateurs de pétrole russe, dont l’Inde et la Chine, d’y adhérer. Et les deux pays ont dit « non » . La Russie a prévenu qu’elle cesserait tout simplement ses exportations vers tout État participant au système.

Puis, quelques jours après que l’UE a menacé les négociants en matières premières d’organiser une « intervention d’urgence » pour écraser les prix de l’énergie, Gazprom a annoncé (par pur hasard ?) qu’elle allait « interrompre complètement » tout le transit de Nord Stream 1 en raison d’une « fuite de pétrole » . [Depuis, un attentat a endommagé gravement NS1 et 2, NdSF]

La nouvelle a fait plonger les marchés boursiers mondiaux et a menacé de faire remonter les prix du gaz et de l’électricité en Europe à des sommets historiques. Elle a également forcé la Suède à suivre l’Autriche et l’Allemagne en renflouant leurs entreprises énergétiques à hauteur de milliards d’euros.

Dimanche, tard dans la journée, l’Union européenne (qui a « travaillé sans relâche tout le week-end ») a proposé des « interventions historiques » sur le marché de l’énergie, notamment un prélèvement sur les bénéfices excessifs des compagnies d’électricité et d’énergie : des plafonnements des prix du gaz à la suspension des transactions sur les produits dérivés de l’électricité, « l’Union européenne s’efforce de répondre aux derniers développements de la crise qui s’aggrave. »

En un mot, tous les autres marchés de matières premières sont sur le point d’être « réglementés » ou plafonnés à mort.

Le principal défaut de toute cette construction est que l’Europe, le gros consommateur, ayant perdu le contrôle des prix des matières premières au profit des producteurs d’énergie et de matières premières, veut maintenant, avec l’aide des États-Unis, le reprendre. Mais personne, en dehors de l’Occident, ne le souhaite. L’OPEP+ ne le souhaite certainement pas. En effet, l’OPEP+ est en train de réduire la production, ce qui fera grimper les prix. Les producteurs souhaitent naturellement des prix élevés. Ils n’ont pas envie de « punir » la Russie au détriment de leurs revenus.

Quant à l’Inde et à la Chine, elles sont tout à fait satisfaites d’acheter du pétrole russe à prix réduit (du gaz liquéfié dans le cas de la Chine) et, après l’avoir « transformé » , de le revendre aux Européens avec un bénéfice appréciable. Aucun des deux États n’a intérêt à contrarier Moscou inutilement et ils ne sont pas fans de l’interventionnisme occidental « fondé sur des règles » .

L« ‘intervention prévue [par l’UE] devrait être conçue de manière à éviter une augmentation de la consommation de gaz ou à compromettre les efforts visant à réduire la demande de gaz. Elle devrait être simple à mettre en œuvre et à coordonner dans l’ensemble de l’Union et être compatible avec les objectifs climatiques de l’Union » , a déclaré la présidence de l’UE dans le projet de document.

« Simple à mettre en œuvre » ? C’est là que les rires fusent : pourquoi ? Parce que, comme l’a écrit Goldman Sachs vendredi, rien de ce que fait l’Europe n’entraînera une baisse des prix, et au contraire, les prix augmenteront considérablement, ce qui suggère que les plans « historiques » de l’Europe fonctionnent en théorie, mais s’effondrent en pratique.

Alastair Crooke

Traduit par Zineb, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

La longue habitude des puissances impériales de se porter « garantes » de ce qu’elles vont détruire

par Hassan Hamadé. Aujourd’hui Kiev accuse la Russie de trahison, ce que les faits infirment. Au contraire, ce sont le Royaume-Uni et les États-Unis qui, renouant avec une vieille habitude impériale, ont organisé la guerre actuelle afin de précipiter non seulement la Russie, mais aussi l’Allemagne, dans un conflit destructeur.

Vladimir Poutine au Kremlin : Conférence de presse de 2014

« Si nous partons du fait qu’à peu près 25% de nos problèmes économiques actuels sont causés par les sanctions occidentales, nous devons comprendre cela et décider si nous voulons nous maintenir et combattre, et se faisant nous améliorons notre structure économique en utilisant les sanctions comme tremplin »

Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs)

par Vladimir Tchernine. « Sauver l’Ukraine aurait uniquement pu être possible si le peuple n’avait pas vendu son pays pour des biscuits, de l’argent, des coussins et des couvertures. S’il n’avait pas accepté les carottes de l’Amérique ».

Base russe au Soudan : L’ambassadeur US menace Khartoum de « conséquences »

L’ambassadeur des États-Unis a déclaré que le déploiement envisagé d’une base militaire russe dans le pays isolerait le Soudan de la communauté internationale. « Tous les pays ont le droit souverain de décider avec quels autres pays coopérer, mais ces choix ont bien sûr des conséquences », a indiqué M.Godfrey.

Un rapport prédit les guerres civiles à venir

La flambée des prix des denrées alimentaires, de l’énergie et du logement a conduit à ce qui pourrait être une nouvelle ère de troubles civils dans le monde entier. Des poches d’agitation ont été observées au Sri Lanka, au Pérou, au Kenya, en Équateur, en Iran et en Europe. De nouvelles recherches prévoient qu’une vague plus large de mécontentement est à prévoir.

Inquiétudes existentielles : La guerre financière contre l’Occident commence à coûter cher

Par : Zineb

L’Europe est en train de devenir une lointaine province arriérée d’une « Rome impériale » en déclin.


Par Alastair Crooke – Le 5 septembre 2022 – Source Strategic Culture

Le Club de Rome, fondé en 1968 en tant que collectif d’éminents penseurs réfléchissant aux problèmes mondiaux, a pris comme leitmotiv la doctrine selon laquelle considérer les problèmes de l’humanité de manière individuelle, isolée ou comme « des problèmes capables d’être résolus en leurs propres termes » , était voué à l’échec – « tous sont liés » . Aujourd’hui, cinquante ans plus tard, c’est devenu une « vérité révélée » incontestée pour un segment clé des populations occidentales.

Le Club de Rome a ensuite attiré l’attention immédiate du public avec son premier rapport, Les limites de la croissance. Publiées en 1972, les simulations informatiques du Club suggéraient que la croissance économique ne pouvait se poursuivre indéfiniment en raison de l’épuisement des ressources. La crise pétrolière de 1973 a accru l’intérêt du public pour ce problème. Le rapport est devenu « viral » .

Nous connaissons l’histoire. Un groupe de penseurs occidentaux s’est vu poser trois questions : la planète peut-elle supporter un niveau de consommation à l’européenne qui se répand partout dans le monde ? La réponse de ces penseurs a été : « clairement non » . Deuxième question : pouvez-vous imaginer que les États occidentaux renoncent volontairement à leur niveau de vie en se désindustrialisant ? Réponse : un « non » catégorique. Faut-il alors contraindre les populations réticentes à réduire leur niveau de consommation et d’utilisation de l’énergie et des ressources ? Réponse : Définitivement « oui » .

La deuxième « grande pensée » du Club est apparue en 1991, avec la publication de La première révolution globale. Il y est noté que, historiquement, l’unité sociale ou politique a généralement été motivée par l’imagination d’ennemis communs :

En cherchant un ennemi commun contre lequel nous pourrions nous unir, nous avons eu l’idée que la pollution, la menace du réchauffement de la planète, les pénuries d’eau, la famine, etc. feraient l’affaire. Dans leur ensemble et leurs interactions, ces phénomènes constituent effectivement une menace commune… [et] tous ces dangers sont causés par l’intervention humaine dans les processus naturels. Ce n’est que par un changement d’attitude et de comportement qu’ils peuvent être surmontés. Le véritable ennemi est donc l’humanité elle-même.

L’objectif n’est pas ici de débattre de la question de savoir si l’« urgence climatique » est fondée sur une science non politisée ou pas. Mais plutôt de faire remarquer que : « C’est comme ça, on n’y peut rien » . Son iconographie psychique a été reprise par le culte de l’écolière « Greta » .

Quels que soient ses mérites – ou ses défauts – une couche importante de la société occidentale a acquis la conviction intellectuelle et adhère véritablement à la croyance qu’une « urgence climatique » est si évidente et vraie que toute preuve et tout argument contradictoires doivent être rejetés catégoriquement.

C’est devenu la peur existentielle de l’Occident : la croissance démographique, les ressources limitées et la consommation excessive sonnent le glas de notre planète. Nous devons la sauver. Il n’est pas surprenant de retrouver autour de cette « façon de penser » les thèmes occidentaux antérieurs de la politique identitaire, de l’eugénisme, de la survie darwinienne des élus (et de l’élimination des formes de vie « inférieures ») et du nihilisme européen (le véritable ennemi est « nous », nous-mêmes).

Bien sûr, l’« autre » facette de cette projection occidentale de la « réalité » , qui devient de plus en plus évidente, est le fait que l’Europe n’a tout simplement pas de sources d’énergie ou de matières premières prêtes à être exploitées (ayant tourné le dos à la source évidente). Et comme l’a fait remarquer Elon Musk, « pour que la civilisation continue à fonctionner, nous avons besoin de pétrole et de gaz », ajoutant que « toute personne raisonnable conclurait cela » . Non seulement le pétrole et le gaz doivent continuer à être utilisés pour que la civilisation continue à fonctionner, mais Musk a déclaré que la poursuite de l’exploration « est justifiée à l’heure actuelle » .

Ainsi, les gouvernements occidentaux doivent soit s’attendre à une misère économique d’une ampleur telle qu’elle mettrait à l’épreuve le tissu politique démocratique de n’importe quel pays, soit se rendre à l’évidence que les problèmes d’approvisionnement en énergie limitent effectivement la portée du projet « Sauver l’Ukraine » (avec le risque de provoquer une révolte populaire face aux hausses de prix qui en découlent).

Cette « réalité » réelle qui se dessine, bien sûr, limite également par extension l’objectif géostratégique occidental dérivé associé à l’Ukraine, à savoir le sauvetage de « l’ordre des règles libérales » (si central dans les préoccupations occidentales). L’avers de cette crainte centrale est donc l’inquiétude que l’ordre mondial soit déjà tellement brisé – parce que la confiance a disparu – que l’ordre mondial émergent ne sera pas du tout façonné par la vision libérale occidentale, mais par une alliance d’économies de plus en plus proches économiquement et militairement et qui ne font plus confiance aux États-Unis et à l’Europe.

Dans notre monde autrefois interconnecté, où Zoltan Pozsar suggère que ce qu’il appelle Chimerica (terme désignant l’industrie manufacturière chinoise, étroitement liée à la société de consommation américaine) et Eurussia (où l’énergie et les matières premières russes ont permis de valoriser la base manufacturière européenne) n’existent plus parce qu’ils ont été remplacés par « Chussia » .

Si Chimerica ne fonctionne plus, et si Eurussia ne fonctionne pas non plus, les plaques tectoniques mondiales se repositionneront inexorablement autour de la relation spéciale entre la Russie et la Chine (« Chussia ») qui, avec les économies centrales du bloc BRICS agissant en alliance avec le « Roi » et la « Reine » sur l’échiquier eurasien, formeront un nouveau « couple parfait » à partir du divorce de Chimerica et Eurussia

En bref, la structure mondiale a changé et, la confiance ayant disparu, « le commerce tel que nous le connaissons ne reviendra pas, et c’est pourquoi l’inflation galopante n’est pas près d’être maîtrisée non plus… Les chaînes d’approvisionnement mondiales ne fonctionnent qu’en temps de paix, mais pas lorsque le monde est en guerre, qu’il s’agisse d’une guerre chaude ou d’une guerre économique » , note Pozsar, le principal gourou de la plomberie financière occidentale.

Aujourd’hui, nous assistons à l’implosion des longues chaînes d’approvisionnement en « juste à temps » de l’ordre du monde globalisé, où les entreprises supposent qu’elles peuvent toujours se procurer ce dont elles ont besoin, sans bouger les prix :

« Les déclencheurs ici [de l’implosion] ne sont pas un manque de liquidités et de capitaux dans les systèmes bancaires et les systèmes bancaires parallèles. Mais un manque de stocks et de protection dans le système de production globalisé dans lequel nous concevons chez nous et gérons depuis chez nous, mais nous approvisionnons, produisons et expédions tout depuis l’étranger – et où les produits de base, les usines et les flottes de navires sont dominés par des États – la Russie et la Chine – qui sont en conflit avec l’Occident » (Pozsar).

Mais le plus important est la « vue d’ensemble » : cette interconnexion et cette confiance abandonnées sont celles qui, très simplement, ont permis une faible inflation (produits manufacturés chinois bon marché et énergie russe bon marché). Et de la faible inflation a découlé l’élément complémentaire des faibles taux d’intérêt. Ensemble, ces éléments constituent l’essence même du projet global occidental.

Pozsar explique :

Les États-Unis sont devenus très riches en faisant de l’assouplissement quantitatif. Mais la possibilité de l’assouplissement quantitatif est venue du régime de ‘lowflation’ rendu possible par les exportations bon marché en provenance de Russie et de Chine. Naturellement, les États-Unis, qui se trouvent au sommet de la « chaîne alimentaire » économique mondiale, ne veulent pas que le régime de « faible inflation » prenne fin, mais si Chimerica et Eurussia finissent par s’unir, le régime de faible inflation devra prendre fin, point final.

Il s’agit essentiellement des problèmes existentiels orientalistes. La Russie et la Chine, cependant, ont aussi leur propre inquiétude existentielle. Elle découle d’une source d’anxiété différente. C’est que les guerres sans fin et éternelles de l’Amérique, entreprises pour justifier son expansionnisme politique et financier prédateur ainsi que son obsession d’étendre la couverture de l’OTAN sur toute la planète, se termineront, inévitablement, un jour par une guerre, une guerre qui deviendra nucléaire et risquera d’entraîner la fin de notre planète.

Nous avons donc ici deux angoisses, toutes deux potentiellement existentielles. Et déconnectées, se croisant sans être entendues. L’Occident insiste sur le fait que l’urgence climatique est primordiale, tandis que la Russie, la Chine et les États de l’île monde de Mackinder tentent de forcer l’Occident à abandonner sa prétention à une mission mondiale, sa « vision » hégémonique et son militarisme risqué.

La question pour la Russie et la Chine est donc de savoir comment (en paraphrasant Lord Keynes) changer à court terme des attitudes de long terme, datant de plusieurs siècles, sans entrer en guerre. Cette dernière précision est particulièrement pertinente, car un hégémon qui s’affaiblit est d’autant plus enclin à se déchaîner sous le coup de la colère et de la frustration.

La réponse de Lord Keynes était qu’une « frappe » outrancière sur des perceptions bien ancrées était nécessaire. Pour mener à bien cette « opération » , la Russie s’est d’abord emparée du talon d’Achille d’une économie occidentale surendettée, qui consomme bien plus qu’elle ne produit, comme un moyen de frapper les perceptions ancrées par le biais de la douleur économique.

Deuxièmement, en s’appropriant l’urgence climatique, la Russie arrache à l’Occident l’ancienne sphère mondiale occidentale, afin d’ébranler la perception qu’il a de lui-même, bénéficiant d’une approbation mondiale imaginaire.

La première voie a été ouverte par l’Europe qui a imposé des sanctions à la Russie. Il est probable que le Kremlin ait largement anticipé la riposte occidentale à coup de sanctions lorsqu’il a décidé de lancer l’Opération militaire spéciale le 24 février (il y avait, après tout, le précédent de 1998). Par conséquent, les dirigeants russes ont probablement aussi calculé que les sanctions auraient un effet boomerang sur l’Europe, imposant une misère économique d’une ampleur telle qu’elle mettrait à l’épreuve le tissu politique démocratique, laissant ses dirigeants face à un public en colère.

La deuxième voie a été tracée par une extension concertée de la puissance russe par le biais de partenariats asiatiques et africains sur lesquels elle établit des relations politiques basées sur le contrôle de l’approvisionnement mondial en combustibles fossiles et d’une grande partie de la nourriture et des matières premières du monde.

Alors que l’Occident harcèle le « reste du monde » pour qu’il adopte les objectifs du Net Zero, Poutine propose de le libérer de l’idéologie radicale de l’Occident en matière de changement climatique. L’argument russe présente également une certaine beauté esthétique : l’Occident a tourné le dos aux combustibles fossiles et prévoit de les éliminer complètement d’ici une dizaine d’années. Et il veut que vous (les pays non occidentaux) fassiez de même. Le message de la Russie à ses partenaires est le suivant : nous comprenons bien que ce n’est pas possible ; vos populations veulent de l’électricité, de l’eau potable et une industrialisation. Vous pouvez avoir du pétrole et du gaz naturel, disent-ils, et à un prix inférieur à celui que l’Europe doit payer (ce qui rend vos exportations plus compétitives).

L’axe Russie-Chine enfonce une porte ouverte. Les pays non-occidentaux pensent que l’Occident, du haut de sa grande modernité, veut maintenant faire tomber l’échelle qu’il surplombe, afin que les autres ne puissent pas le rejoindre. Ils estiment que ces « objectifs » occidentaux, tels que les normes ESG (environnement, social et gouvernance), ne sont qu’une autre forme d’impérialisme économique. En outre, les valeurs d’autodétermination, d’autonomie et de non-ingérence extérieure proclamées par les non-alignés sont aujourd’hui beaucoup plus attrayantes que les valeurs occidentales « Woke » , qui ont peu d’attrait dans une grande partie du monde.

La « beauté » de ce « vol » audacieux de l’ancienne sphère occidentale réside dans le fait que les producteurs de matières premières produisent moins d’énergie tout en empochant des revenus plus élevés, et qu’ils profitent du fait que la hausse des prix des matières premières augmente la valeur des devises nationales, tandis que les consommateurs obtiennent de l’énergie et paient en devises nationales.

Et pourtant… cette approche russo-chinoise sera-t-elle suffisante pour transformer le zeitgeist occidental ? Un Occident malmené commencera-t-il à écouter ? C’est possible, mais ce qui semble avoir secoué tout le monde, et qui était peut-être inattendu, c’est l’explosion de russophobie viscérale émanant de l’Europe à la suite du conflit ukrainien, et ensuite, la façon dont la propagande a été élevée à un niveau qui exclut toute « marche arrière » .

Cette métamorphose pourrait prendre beaucoup plus de temps, alors que l’Europe s’enfonce dans le rôle de province lointaine et arriérée d’une « Rome impériale » en déclin.

Alastair Crooke

Traduit par Zineb, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

UN RAPPORT PRÉDIT LES GUERRES CIVILES À VENIR !

Manifestations et guerre civile La flambée des prix des denrées alimentaires, de l’énergie et du logement a conduit à ce qui pourrait être une nouvelle ère de troubles civils dans le monde entier. Des poches d’agitation ont été observées au Sri Lanka, au Pérou, au Kenya, en Équateur, en Iran et en Europe. De nouvelles recherches prévoient qu’une vague plus large […]

Qui est le coupable ? Faits relatifs au sabotage du Nord Stream

Par : Wayan

Par Moon of Alabama – Le 28 septembre 2022

Pendant des décennies, les États-Unis se sont opposés aux projets européens visant à recevoir de l’énergie de la Russie. Ils veulent que l’Europe achète du pétrole et du gaz américain plus cher.

the Lemniscat @theLemniscat – 15:56 UTC – Sep 27, 2022

Le plan américain a toujours été d’empêcher l’UE d’acheter le gaz russe.

2014 – Rice : « Vous voulez changer la structure de la dépendance énergétique. Vous voulez dépendre davantage de la plateforme énergétique nord-américaine… pour avoir des pipelines qui ne passent pas par l’Ukraine et la Russie ».

 

L’industrie européenne, et notamment allemande, dépend de l’énergie bon marché fournie par la Russie. Sans elle, l’Europe sera désindustrialisée et fera faillite.

Les États-Unis avaient menacé de désactiver les pipelines reliant l’Europe à la Russie.

ABC News @ABC – 9:59pm – 7 Fev. 2022

Président Biden : « Si la Russie envahit… alors il n’y aura plus de Nord Stream 2. Nous y mettrons fin« .

Journaliste : « Mais comment allez-vous faire, exactement, puisque… le projet est sous le contrôle de l’Allemagne ?« .

Biden : « Je vous jure que nous serons en mesure de le faire« .

abcn.ws/3B5SScx

Actuellement, les États-Unis sont en train de gagner leur guerre contre les industries et les populations d’Europe, principalement d’Allemagne. Les sabotages d’hier sur les pipelines Nord Stream I et II, qui sont censés acheminer le gaz naturel russe vers l’Allemagne, signifient que la guerre contre l’Allemagne est entrée dans sa phase chaude.

Une question demeure : Qui est le coupable ?

La Russie n’a aucune raison de détruire les pipelines qu’elle possède. Il s’agit d’actifs précieux à long terme et le gaz qui s’en est échappé hier valait à lui seul quelque 600 à 800 millions de dollars.

Un gazoduc qui pouvait être fermé et rouvert constituait pour la Russie un moyen de pression qui lui donnait un certain pouvoir de négociation. Un gazoduc détruit ne donne aucun moyen de pression à la Russie. C’est vraiment élémentaire. On ne peut pas faire abstraction de cela.

Pendant la guerre en Ukraine, la Russie n’a pas cessé de livrer du gaz à l’Europe, comme il était convenu contractuellement. C’est au contraire, les pays européens, la Pologne, l’Ukraine et l’Allemagne qui ont bloqué les pipelines, terrestres et sous-marins, qui acheminaient le gaz vers l’Allemagne.

La population allemande proteste contre la fermeture du gazoduc Nord Stream II ordonnée par les États-Unis. (Nord Stream I était récemment hors ligne parce que Siemens était empêché par les sanctions d’entretenir ses turbines de compression).

RadioGenova @RadioGenova – 18:02 UTC – 26 Sep. 2022

Des milliers de personnes à Gera, en Allemagne, manifestent contre la politique d’Olaf Scholz et l’explosion des prix de l’énergie et du gaz. Ils demandent la fin des sanctions contre la Russie et la réouverture du gazoduc Nord Stream 2. Des manifestations ont également lieu dans d’autres villes allemandes, mais les médias européens les censurent.

Le lendemain des manifestations, les pipelines étaient sabotés :

AZ @AZmilitary1 – 12:51 UTC – 27 Sep. 2022

NOUS Y VOILA

Des images du site de la fuite de gaz sur la section sous-marine du Nord Stream.

La vidéo a été publiée par l’armée danoise.

Auparavant, le Kremlin avait déclaré qu’il s’agissait très probablement d’un sabotage.

Le gouvernement allemand a exprimé la même opinion.

L’attaque d’hier contre le système Nord Stream n’est pas sans précédent :

professional hog groomer@bidetmarxman – 15:51 UTC – Sep 27. 2022

En 2015, l’enquête sous-marine annuelle de routine sur les pipelines Nord Stream 1 est tombée sur un véhicule télécommandé truffé d’explosifs placé juste à côté de l’un des tuyaux dans les eaux suédoises.

Le câble ombilical avait été coupé. L’origine nationale du drone n’a jamais été révélée. 🧵

En 2015, Pipeline Journal rapportait :

[L]es militaires suédois ont réussi à dégager un véhicule télécommandé (drone) truffé d’explosifs trouvé près de la ligne 2 du réseau de gazoducs offshore Nord Stream Natural Gas.

Le véhicule a été découvert lors d’une opération de routine dans le cadre de l’évaluation annuelle de l’intégrité du gazoduc Nord Stream. Comme il se trouvait dans la zone économique exclusive (ZEE) suédoise, à environ 120 km de l’île de Gotland, les Suédois ont fait appel à leurs forces armées pour enlever et finalement désarmer l’objet.

L’identité nationale du drone n’a pas été vérifiée jusqu’à présent, car de nombreux pays utilisent des véhicules sous-marins sans pilote (UUV) de construction similaire, a déclaré [Jesper Stolpe, porte-parole des forces armées suédoises].

Pour détruire un pipeline sous-marin, il faut plus qu’une charge creuse délivrée par un ROV ou un drone.

Javier Blas @JavierBlas – 15:18 UTC – 27 Sep. 2022

Quelle est la résistance d’un tuyau Nord Stream ? Très forte !

Le tuyau en acier lui-même a une paroi de 4,1 centimètres (1,6 pouce), et il est recouvert de 6 à 11 cm de béton armé. Chaque section du tuyau pèse 11 tonnes, et 24-25 tonnes après l’application du béton.

Ce ne sont pas des tremblements de terre qui ont détruit les pipelines. Il s’agit de plusieurs explosions massives et bien ciblées :

Un sismologue suédois a déclaré mardi qu’il était certain que l’activité sismique détectée sur le site des fuites de gaz du gazoduc Nord Stream en mer Baltique était due à des explosions et non à des tremblements de terre ou à des glissements de terrain.

Bjorn Lund, sismologue au Réseau sismique national suédois de l’université d’Uppsala, a déclaré que les données sismiques recueillies par lui et ses collègues nordiques montraient que les explosions avaient eu lieu dans l’eau et non dans la roche située sous le fond marin.

Les explosions n’étaient pas petites :

Dagny Taggart @DagnyTaggart963 – 15:56 UTC – 27 Sep. 2022

Les sismologues suédois de l’université de Lund ont noté qu' »au moins 100 kg de TNT (peut-être plus) ont été utilisés pour détruire les pipelines. »

Voici l’endroit où les pipelines ont été touchés :

La mer Baltique est contrôlée par l’OTAN. Ceci date de juin 2022 :

« BALTOPS, avec son haut degré de complexité, a mis à l’épreuve notre préparation et notre adaptabilité collectives, tout en soulignant la force de notre Alliance et notre détermination à fournir un domaine maritime avec une liberté de navigation pour tous« , a déclaré le vice-amiral Gene Black, commandant de la Sixième flotte américaine et des forces navales de frappe et de soutien de l’OTAN (STRIKFORNATO).

Dirigé par la Sixième flotte des États-Unis, BALTOPS 22 était commandé et contrôlé par STRIKFORNATO. Depuis le quartier général de l’état-major à Oeiras, au Portugal, le contre-amiral James Morley, commandant adjoint de STRIKFORNATO, était chargé de veiller à ce que les participants atteignent tous les objectifs de l’entraînement.

[Le contre-amiral John Menoni, commandant du deuxième groupe d’attaque expéditionnaire, a également noté plusieurs cas où les forces ont dépassé les méthodes de guerre connues pour repousser les limites avec les nouvelles technologies en mer et à terre. « Qu’il s’agisse de chasser les mines à l’aide d’UAV, d’effectuer des opérations persistantes de renseignement, de surveillance et de reconnaissance à partir d’un UAV observable, ou de démontrer la valeur du concept émergent du Corps des Marines d’opérations de base avancées expéditionnaires (EABO), nos hommes et nos femmes continuent de développer les tactiques, les techniques et les procédures qui, en fin de compte, contribuent de manière significative à la connaissance du domaine maritime et augmentent la létalité de nos forces. »

En mer, les navires ont affiné les manœuvres tactiques, la lutte anti-sous-marine, l’entraînement au tir réel, les opérations de lutte contre les mines et le ravitaillement en mer. Le sous-marin suédois participant à l’exercice, le destroyer de défense aérienne HMS Defender (D 36) de la classe Daring du Royaume-Uni et les aéronefs des autres nations participantes se sont entraînés à la guerre anti-sous-marine. Pendant ce temps, les opérations de déminage ont constitué un domaine idéal pour tester les nouvelles technologies.

Des scientifiques de cinq nations ont apporté en mer Baltique les dernières avancées en matière de technologie de chasse aux mines des véhicules sous-marins sans pilote (UUV) afin de démontrer l’efficacité de ces véhicules dans des scénarios opérationnels. Le groupe opérationnel de lutte contre les mines BALTOPS s’est aventuré dans toute la région de la Baltique pour s’entraîner à la localisation, l’exploitation et le désarmement de munitions dans des points d’étranglement maritimes critiques.

Alors que les manœuvres Baltops 22 ont déjà eu lieu en juin et juillet de cette année, la Sixième flotte américaine vient de quitter la mer Baltique, il y a à peine quelques jours (en allemand, ma traduction) :

Un grand groupe de la flotte de l’U.S. Navy passe la Fehmanbelt [une île allemande].

Mercredi matin, le navire d’assaut amphibie USS Kearsarge, escorté par les navires de débarquement USS Arlington et USS Gunston Hall, était en route vers l’ouest. Auparavant, ces navires faisaient partie d’unités américaines qui participaient aux manœuvres de l’OTAN et faisaient escale dans de nombreux ports d’Allemagne, de Scandinavie et des États baltes.

Le « USS Kearsarge« , navire amiral de l’association et plus grand navire de guerre de l’US Navy, qui a été en action dans la mer Baltique au cours des 30 dernières années, a 40 hélicoptères et avions de chasse ainsi que plus de 2000 soldats à bord, les navires d’escorte environ 1000. Quant aux quelque 4 000 soldats, ils rentrent chez eux sur la côte est des États-Unis après leur déploiement de six mois.

Une partie des opérations Kearsange en mer Baltique a été consacrée à l’essai de technologies spéciales de destruction de mines sous-marines :

Chaque année, BALTOPS met l’accent sur la démonstration des capacités de chasse aux mines de l’OTAN et, cette année, la marine américaine continue de profiter de l’exercice pour tester les technologies émergentes, a déclaré le 14 juin le service des affaires publiques des forces navales américaines en Europe et en Afrique.

En soutien à BALTOPS, la 6ème flotte de l’U.S. Navy s’est associée aux centres de recherche et de guerre de l’U.S. Navy pour apporter les dernières avancées technologiques en matière de chasse aux mines par véhicule sous-marin sans pilote en mer Baltique afin de démontrer l’efficacité du véhicule dans des scénarios opérationnels.

L’expérimentation a été menée au large de Bornholm, au Danemark, avec des participants du Naval Information Warfare Center Pacific, du Naval Undersea Warfare Center Newport et du Mine Warfare Readiness and Effectiveness Measuring, tous sous la direction de l’U.S. 6th Fleet Task Force 68.

C’est au large des côtes de Bornholm, au Danemark, que les pipelines ont été touchés. Il y a quelques jours, l’USS Kearsarge se trouvait dans cette zone :

AZ @AZmilitary1 – 13:52 UTC – 27 Sep. 2022

Un détachement expéditionnaire de navires de la marine américaine dirigé par le navire d’assaut amphibie universel USS Kearsarge se trouvait, il y a quelques jours, dans la mer Baltique.

Il était à 30 km du site du sabotage présumé du gazoduc Nord Stream-1 et à 50 km des tuyaux du gazoduc Nord Stream-2

AZ @AZmilitary1 – 14:12 UTC – 27 Sep. 2022

Le 2 septembre, des manœuvres intéressantes ont été effectuées par un hélicoptère américain portant l’indicatif FFAB123. A l’époque on pensait que cet appareil provenait de l’escadre aérienne USS Kearsarge, et aujourd’hui, on a regardé plus de détails.

Selon le site ads-b.nl, cet indicatif a été utilisé par 6 appareils ce jour-là, dont nous avons réussi à établir les numéros de trois d’entre eux. Tous sont des Sikorsky MH-60S.

En superposant l’itinéraire du FFAB123 au schéma de l’accident d’hier, on obtient un résultat plutôt intéressant : l’hélicoptère a volé soit le long de l’autoroute Nord Stream-2, soit entre les points où l’accident s’est produit.

Sur Twitter, pendant ce temps, on pouvait voir des captures d’écran d’autres vols de l’aviation américaine – la capture d’écran suivante a été prise le 13 septembre.

Le MH-60S transporte de grands capteurs électromagnétiques qui lui permettent de détecter les sous-marins, les mines et – dans les eaux peu profondes de la mer Baltique – les pipelines sous-marins.

Cette photo superposée à deux autres postées ci-dessus est particulièrement intéressante :

L’armée américaine n’est pas la seule force qui se trouvait près de la zone où le gazoduc a été endommagé. À une centaine de kilomètres au sud se trouve la base navale polonaise de Kolobrzeg (l’ancienne Kolberg allemande) qui abrite des navires poseurs de mines et le 8e bataillon du génie de combat naval de Kołobrzeg. Les ingénieurs de combat naval sont des experts dans l’explosion de tout ce qui se trouve sous l’eau, que ce soit des mines ou des pipelines.

En 2021, alors que Nord Stream 2 était encore en cours de construction, la marine polonaise était intervenue et avait mis en danger les navires posant les tuyaux au même endroit.

Artifaktus @bzyqer – 7:49 UTC – 28 sept. 2022

Gdy Wy mycie zęby, przebieracie się w piżamy i szykujecie do snu, jeden niestrudzony Polak wyrusza w swoją łodzią w kierunku Bornholmu mając na sercu dobro Polski a może i Niemiec ….

Traduit du polonais par Google

Alors que vous vous brossez les dents, mettez votre pyjama et vous apprêtez à dormir, un Polonais infatigable part dans son bateau vers Bornholm avec le bien de la Pologne et peut-être de l’Allemagne à cœur….

Pendant la récente crise ukrainienne, la Pologne a refusé de recevoir du gaz russe. Elle a fermé le gazoduc Yamal qui transporte le gaz naturel de la Russie vers l’Allemagne. Mais la Pologne a continué à consommer le gaz russe. Elle le recevait d’Allemagne qui l’avait elle-même reçu par le gazoduc Nord Stream I venant de Russie.

La Pologne et le Danemark ont construit un nouveau gazoduc sous-marin qui les relie au gazoduc qui achemine le gaz norvégien vers les Pays-Bas et l’Europe.

Le gazoduc a été ouvert hier, le jour même où le système Nord Stream était saboté.

Chancellerie du Premier ministre de la Pologne @PremierRP_fr – 11:25 UTC – 27 sept. 2022

🇵🇱🤝🇩🇰 Le #BalticPipe est un investissement conjoint polono-danois pour la sécurité énergétique de la région.

 

Chancellerie du Premier ministre de la Pologne @PremierRP_fr – 13:43 UTC – 27 sept. 2022

🎥La cérémonie de lancement du gazoduc #BalticPipe avec la participation du PM @MorawieckiM , du PM du Danemark Mette Frederiksen & @prezydentpl @AndrzejDuda.

Le Baltic Pipe est un projet d’infrastructure stratégique visant à créer un nouveau corridor d’approvisionnement en gaz pour le marché européen.

Le « Baltic Pipe » a une capacité de seulement 10 milliards de mètres cubes par an. Le système Nord Stream pourrait transporter jusqu’à 110 milliards de mètres cubes par an. Autant de ressources nécessaires au fonctionnement des industries européennes.

Pour en savoir plus sur l’implication de la Pologne, probablement en coopération avec les États-Unis, lisez ces spéculations éclairées de John Helmer :

Les explosions à Bornholm sont une nouvelle frappe polonaise dans la guerre en Europe contre le chancelier Olaf Scholz. Jusqu’à présent, la Chancellerie à Berlin est resté silencieuse, ce qui est révélateur.

Il faut rappeler aux Polonais que d’autres pays ont également la capacité de saboter les pipelines sous-marins.

Radosław Sikorski est un ancien ministre de la défense et ministre des affaires étrangères de la Pologne. Il est aujourd’hui membre du Parlement européen. Hier, il a posté une photo du gaz s’échappant des pipelines Nord Stream endommagés et a remercié les États-Unis de les avoir fait sauter.

Sikorski est marié à l’écrivaine néoconservatrice Anne Appelbaum, connue pour ses tirades anti-russes et anti-allemandes largement publiées dans les médias américains.

En 2014, pendant le coup d’État de Maïdan en Ukraine, une autre néoconservatrice notoire, la secrétaire d’État adjointe Victoria Nuland, a dit à l’ambassadeur américain en Ukraine, Geoffrey Pyatt, qui devait devenir le nouveau premier ministre de l’Ukraine. Elle a exprimé de façon célèbre son opinion sur les préoccupations européennes : « Fuck the EU » a dit Nuland. Elle est actuellement sous-secrétaire d’État américaine aux affaires politiques.

Au cours des dernières décennies, l’Allemagne a financé la zone euro à hauteur de 1 240 milliards d’euros. (Voir également ce fil de discussion). Cela a été possible parce que l’Allemagne exportait beaucoup de produits industriels et avait un excédent commercial. Avec le déclin de l’industrie allemande dû à un manque d’énergie bon marché, cet excédent disparaîtra. L’Europe, dans son ensemble, deviendra un continent pauvre.

Philip Pilkington @philippilk – 21:23 UTC – 27 Sep. 2022

9/ La guerre énergétique européenne restera probablement dans l’histoire, avec le traité de Versailles et les guerres commerciales des années 1930, comme l’une des plus grandes erreurs de politique économique de l’histoire.

10/ Autre chose : lorsque Trump a été élu sur un programme de protectionnisme plus doux, de nombreuses personnes ont, à juste titre, pointé du doigt les années 1920 et 1930 et mis en garde contre ces politiques. Ces mêmes personnes semblent avoir soutenu ces politiques beaucoup plus proches des années 1920/30 l’année dernière. C’est ironique.

Cela n’est pas le fruit du hasard ou du destin. Cela fait partie d’un plan néoconservateur à long terme visant à maintenir la suprématie des États-Unis sur le monde. L’axe anglo-américain est la seule partie à bénéficier des récents événements.

Les États-Unis auraient averti l’Allemagne du sabotage du système Nord Stream (en allemand).

Cela rappelle l’avertissement du président Joe Biden concernant une invasion russe en Ukraine au début de cette année.

Il est facile de prédire de tels événements quand on est celui qui a l’intention de les provoquer.

Les États-Unis savaient que l’Ukraine allait lancer une attaque contre les républiques du Donbass. Les États-Unis savaient que la Russie allait intervenir pour aider ses frères. La Russie l’avait dit. L’attaque ukrainienne a commencé par des tirs d’artillerie le 17 février. La Russie est intervenue le 24 février.

Ce qui précède est un recueil des faits actuellement disponibles. Vous pouvez en tirer vos propres conclusions.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

La guerre contre l’Allemagne vient d’entrer dans sa phase chaude

Par : Wayan

Par Moon of Alabama – Le 27 septembre 2022

Hier j’expliquais comment les États-Unis sont en train de gagner leur guerre contre les industries et les populations européennes.

Cette guerre, cachée derrière la crise ukrainienne créée par les États-Unis, est conçue pour détruire l’avantage manufacturier de l’Europe par rapport aux États-Unis. Il est cependant plus probable qu’elle renforce la position économique de la Chine et d’autres économies asiatiques.

J’ai fait valoir que l’Allemagne doit ouvrir le gazoduc Nord Stream II, qui peut acheminer du gaz naturel russe en Allemagne sans traverser le territoire d’autres pays. Elle doit également autoriser Siemens à réparer les compresseurs défectueux du Nord Stream I. C’est en fait inévitable si l’on veut que l’industrie allemande survive.

D’autres sont arrivés à la même conclusion que moi et ont décidé de saboter les gazoducs pour rendre leur réouverture impossible :

Trois lignes sous-marines du réseau de gazoducs Nord Stream ont subi des dommages « sans précédent » dans la même journée, a déclaré mardi Nord Stream AG, l’opérateur du réseau, à cause de ce qu’un responsable allemand a suggéré être une « attaque ciblée« . Nord Stream 2 a subi une fuite de gaz qui a ensuite été suivie d’une chute de pression du Nord Stream 1.

La société a également déclaré qu’il était impossible d’estimer quand la capacité de fonctionnement du réseau gazier serait rétablie.

L’endommagement simultané, sous la mer, de trois gazoducs n’est évidemment pas un accident.

Un fonctionnaire allemand de l’économie a déclaré au Tagesspiegel : « Nous ne pouvons pas imaginer d’autre scénario qu’une attaque ciblée« .

Ils ont ajouté : « Tout plaide contre une coïncidence« .

Les va-t-en-guerre du Telegraph britannique affirment sans aucune preuve ni logique que la Russie est le coupable :

On craint un sabotage russe de l’approvisionnement en gaz de l’Europe après que trois lignes sous-marines du système de gazoducs Nord Stream ont subi des dommages « sans précédent » dans la même journée.

La Russie a suspendu ses livraisons de gaz à l’Europe pour se venger des sanctions occidentales imposées pour l’invasion illégale de l’Ukraine. Les journaux allemands ont rapporté des sources affirmant que les fuites étaient le résultat d’une « attaque ciblée« .

Comme indiqué dans notre article d’hier, l’affirmation selon laquelle la Russie retient le gaz destiné à l’Europe est totalement fausse :

Nord Stream II a été créé pour rendre l’Allemagne indépendante des gazoducs traversant la Pologne et l’Ukraine. Le bloquer était la chose la plus stupide à faire pour l’Allemagne et le chancelier Scholz l’a donc fait.

Dans les mois qui ont suivi, la Pologne a bloqué le gazoduc Yamal, qui acheminait également du gaz russe vers l’Allemagne. L’Ukraine a suivi en coupant deux pipelines russes. Les principales stations de compression du gazoduc Nord Stream I, que la société allemande Siemens a fait construire et dont elle assure la maintenance, sont tombées en panne les unes après les autres. Des sanctions interdisent à Siemens de les réparer.

Ce n’est pas la Russie qui a bloqué son gaz et son pétrole sur les marchés européens. Ce sont les gouvernements allemand, polonais et ukrainien qui l’ont fait.

En fait, la Russie serait heureuse de vendre davantage. Poutine a encore récemment proposé de faire passer autant de gaz russe que possible vers l’Allemagne, par le Nord Stream II: …

Si la Russie devait couper les gazoducs de la mer Baltique, elle endommagerait ceux qui acheminent le gaz norvégien vers l’Europe, et non les gazoducs qu’elle possède et qui lui donnent un certain poids.

La Russie n’a donc aucun intérêt plausible à saboter le système Nord Stream. D’autres pays ont cependant de tels intérêts. Ils veulent probablement que l’Allemagne « reste en ligne » dans leur guerre contre la Russie. Les principaux acteurs potentiels derrière tout cela sont les États-Unis, les Britanniques, les gouvernements ukrainien et polonais ou un mélange de ceux-ci.

La géographie et la faible profondeur de la mer Baltique semblent exclure que les dommages aient été causés par un sous-marin américain ou britannique. L’Ukraine n’a pas d’accès à la mer Baltique. La Pologne, qui a déjà tenté d’empêcher ou d’entraver la construction du Nord Stream II, est l’acteur le plus probable derrière tout cela, même si je doute qu’elle ose agir seule.

Prenons l’exemple d’avril 2021 :

Les promoteurs du gazoduc Nord Stream 2 ont accusé des forces navales étrangères de mener des activités « provocatrices » à proximité des travaux de construction. Le gazoduc controversé est achevé à environ 93 %, et deux navires russes de pose de gazoducs sont à poste et travaillent sur le projet dans les eaux danoises.

Andrei Minin, directeur de la filiale de Gazprom Nord Stream 2 AG, a déclaré à l’agence TASS que « des navires de guerre et des navires étrangers faisaient preuve d’une activité accrue » à proximité des travaux, et que « de telles actions sont provocatrices et peuvent entraîner des dommages au gazoduc« . Il a également accusé la Pologne d’avoir déployé un avion de patrouille militaire M-28 pour inspecter le site.

« La marine polonaise ne mène pas d’opérations de provocation et s’est acquittée de ses tâches statutaires en accord avec les lois internationales« , a répondu le commandement central de l’armée polonaise dans un message sur les médias sociaux. « Les avions M-28B Bryza effectuent régulièrement des vols de patrouille dans la région de la mer Baltique« .

La Pologne s’oppose fermement au développement du Nord Stream 2, qui donnerait à Gazprom une route alternative sous-marine pour fournir du gaz naturel aux clients d’Europe occidentale. À l’heure actuelle, ce gaz doit passer par des réseaux de pipelines terrestres passant par la Pologne et l’Ukraine, ce qui rapporte de précieux frais de transit et offre aux deux nations – qui n’ont pas toujours des relations cordiales avec la Russie – une certaine sécurité énergétique.

Puis celui de mai 2021 :

La Pologne a réagi avec colère à la décision du président Joe Biden de lever les sanctions américaines sur le Nord Stream II, avertissant que cette décision pourrait menacer la sécurité énergétique de l’Europe centrale et orientale.

« L’information n’est absolument pas positive du point de vue de la sécurité, car nous savons parfaitement que Nord Stream II n’est pas seulement un projet commercial – c’est surtout un projet géopolitique« , a déclaré Piotr Muller, un porte-parole du gouvernement polonais.

Le 7 février, Biden déclarait qu’il se prononcerait sur l’ouverture du Nord Stream II :

Après que les deux dirigeants aient semblé éviter de mentionner le gazoduc, malgré les questions répétées des journalistes lors d’une conférence de presse dans l’après-midi, M. Biden, debout à côté de la chancelière allemande, a déclaré que le Nord Stream 2 n’avancerait pas si la Russie envahissait l’Ukraine, dans un avertissement au président russe Vladimir Poutine des conséquences économiques potentielles.

« Si la Russie envahit l’Ukraine, ce qui signifie que des chars ou des troupes traversent à nouveau la frontière ukrainienne, il n’y aura plus de Nord Stream 2« , a déclaré M. Biden lors de la conférence de presse avec M. Scholz, qui n’est pas allé aussi loin que M. Biden, mais a insisté sur le fait que les États-Unis et l’Allemagne restaient « absolument unis« .

Le 27 février, Biden sanctionnait la société propriétaire du gazoduc.

Sous sa direction actuelle de droite, la Pologne s’est montrée extrêmement hostile envers l’Allemagne. Ce mois-ci, elle a même renouvelé sa demande de réparations de guerre à l’Allemagne, une question qui avait été réglée il y a plusieurs décennies :

Le principal homme politique polonais a déclaré jeudi que le gouvernement allait demander à l’Allemagne l’équivalent de quelque 1 300 milliards de dollars de réparations pour l’invasion et l’occupation de son pays par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale.

Jaroslaw Kaczynski, chef du parti Droit et Justice, a annoncé cette énorme demande à l’occasion de la publication d’un rapport très attendu sur le coût pour le pays des années d’occupation nazie allemande, alors que la Pologne célèbre les 83 ans du début de la Seconde Guerre mondiale.

Le ministère allemand des Affaires étrangères a déclaré jeudi que la position du gouvernement restait « inchangée« , à savoir que « la question des réparations est close. »

« La Pologne a renoncé il y a longtemps, en 1953, à de nouvelles réparations et a confirmé à plusieurs reprises cette renonciation« , a déclaré le ministère dans une réponse par courriel à une demande d’Associated Press concernant le nouveau rapport polonais.

Il est grand temps pour le gouvernement allemand de se réveiller et de reconnaître qu’une guerre a été lancée contre son pays.

Et ce n’est pas la Russie qui la mène.

Moon of Alabama

Note du Saker Francophone :

RT donne quelques infos supplémentaire sur cette affaire :

« Des scientifiques danois et suédois ont enregistré des explosions sous-marines près des pipelines Nord Stream lundi, alors que plusieurs fuites importantes étaient signalées. On pense désormais qu’un sabotage est à l’origine de ces dégâts.

« Il ne fait aucun doute qu’il s’agissait d’explosions« , a déclaré mardi le sismologue Bjorn Lund, du Centre national de sismologie de Suède (SNSN), à la chaîne de télévision publique SVT.

L’armée danoise a diffusé des images aériennes des fuites, montrant de grandes taches et des bulles visibles dans l’eau. Nord Stream 1 a subi deux fuites au nord-est de l’île danoise de Bornholm, tandis que Nord Stream 2 a été endommagé au sud de Dueodde, une plage située à l’extrémité sud de l’île, a indiqué l’armée.

https://www.rt.com/russia/563614-explosions-detected-near-nordstream/

 

La police suédoise a ouvert une enquête préliminaire sur un possible sabotage des pipelines russes Nord Stream 1 et 2, après que plusieurs fuites importantes ont été signalées suite à des pertes soudaines de pression sur trois des lignes du réseau lundi.

« Nous avons établi un rapport et la classification du crime est le sabotage grossier« , a déclaré mardi un porte-parole de la police nationale, selon Reuters.

https://www.rt.com/news/563628-police-investigate-nord-stream-pipeline/

 

Alors que les États-Unis, la Russie et la plupart des gouvernements européens ont réservé leur jugement quant à savoir qui pourrait être derrière l’explosion de lundi qui a endommagé les deux pipelines Nord Stream et coupé l’Allemagne du gaz russe, l’ancien ministre polonais et membre du Parlement européen Radoslaw Sikorski n’a pas eu ces scrupules.

« Merci les États-Unis« , a tweeté Sikorski mardi, à côté d’une photo de la fuite massive de gaz dans les eaux de la mer Baltique.

M. Sikorski a ensuite tweeté, en polonais, que les dommages subis par Nord Stream signifient que la Russie devra « discuter avec les pays qui contrôlent les gazoducs Brotherhood et Yamal, l’Ukraine et la Pologne » si elle souhaite continuer à livrer du gaz à l’Europe. « Bon travail« , a-t-il conclu.

https://www.rt.com/news/563632-sikorski-usa-nordstream-poland/

 

Commentant les informations selon lesquelles les pipelines Nord Stream 1 et 2 ont été mis hors service par des sabotages ou des attaques délibérées, le secrétaire d’État américain Antony Blinken a déclaré mardi qu’une telle attaque n’était « dans l’intérêt de personne« . Il a toutefois ajouté que la situation actuelle représente une opportunité pour l’Europe.

Répondant à la question, M. Blinken a déclaré que la priorité des États-Unis était d’imposer un plafonnement des prix sur les exportations de pétrole russe et d’augmenter les livraisons de gaz naturel liquéfié (GNL) à l’Europe. Les États-Unis sont devenus le premier exportateur mondial de GNL cette année, en partie grâce à l’embargo contre la Russie imposé par Washington et ses alliés.

Bien qu’il y ait « des défis évidents dans les mois à venir » en termes d’approvisionnement énergétique de l’Europe, « il y a aussi une opportunité très importante de faire deux choses« , a souligné M. Blinken. La première est de « mettre enfin un terme à la dépendance de l’Europe vis-à-vis de l’énergie russe » et la seconde est d' »accélérer la transition vers les énergies renouvelables » afin que l’Occident puisse relever le « défi climatique. »

https://www.rt.com/news/563626-blinken-nord-stream-sabotage/

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

LA RUSSIE L’AFFIRME : L’ALLEMAGNE A « FRANCHI LA LIGNE ROUGE » EN LIVRANT DES ARMES À L’UKRAINE !

L’Allemagne s’engage militairement contre la Russie Le Kremlin a de nouveau appelé l’Allemagne à abandonner sa neutralité historique concernant l’expédition d’armes vers des conflits étrangers, l’ambassadeur de Russie à Berlin soulignant que le gouvernement allemand avait violé une ligne rouge. « Le fait même que le régime ukrainien soit approvisionné en armes létales de fabrication allemande, qui sont utilisées non […]

Mobilisation partielle décrétée sur fond de référendum d’intégration à la Russie en RPD, RPL, et dans les régions de Kherson et Zaporojié

Par : Volti
Par Christelle Néant pour Donbass-Insider Le 21 septembre 2022, Vladimir Poutine a annoncé le lancement d’une mobilisation partielle, un jour après l’annonce de l’organisation imminente d’un référendum d’intégration à la fédération de Russie en RPD et RPL (Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk), ainsi que dans les régions de Kherson et Zaporojié. Lundi 19 septembre 2022, après de nouveaux […]

Une guerre par accident

Par : paulau
 » Une guerre par accident « . Ce livre traite du déclenchement de la guerre de 14-18. J’ai lu ce livre il y a une dizaine d’années. Il m’a fort impressionné. S’il y a des causes lointaines à la guerre, des causes structurelles, ce livre ne parle que des événements survenus durant les 37 jours séparant l’attentat de Sarajevo et la […]

La Russie annonce une mobilisation partielle

Par : Wayan

Par Moon of Alabama – Le 21 septembre 2022

Le discours télévisé attendu du président de la Fédération de Russie Vladimir Poutine, annoncé pour hier soir, n’a eu lieu que ce matin.

Poutine a annoncé une mobilisation partielle des réserves militaires :

Seuls les citoyens qui sont actuellement de réserve et, surtout, ceux qui ont servi dans les rangs des forces armées, qui ont certaines spécialités militaires et une expérience pertinente seront soumis à la conscription pour le service militaire.

Les personnes appelées au service militaire devront, avant d’être envoyées dans les unités, nécessairement suivre une formation militaire supplémentaire qui tiendra compte de l’expérience acquise au cours d’une opération militaire spéciale.

En outre, tous les contrats de service militaire actuellement en vigueur (généralement de 3 à 12 mois) sont prolongés indéfiniment.

Poutine a déclaré que le conflit actuel a été déclenché par l’Occident, notant que les pays occidentaux cherchent à détruire et à désintégrer la Russie. Il a déclaré que l’Occident soutient des terroristes internationaux, encourage l’offensive de l’OTAN à proximité des frontières de la Russie et encourage la russophobie.

Le ministre de la Défense Sergei Shoigu a déclaré (vidéo, reportage Sputnik) que 300 000 réservistes seront mobilisés. Les conscrits et les personnes qui étudient actuellement ne seront pas envoyés en Ukraine.

Il a également déclaré que, jusqu’à présent, 5 937 soldats russes sont morts pendant la guerre en Ukraine. (Ce chiffre n’inclue pas les milices de la DPR et de la LPR, ni le groupe Wagner, qui ont effectué la majeure partie du travail en première ligne et ont donc connu des pertes plus élevées). Shoigu estime les pertes ukrainiennes à quelques 62 000 tués et quelques 50 000 blessés. (Je considère cela comme une estimation basse).

La réserve militaire totale de la Russie, c’est-à-dire les personnes qui ont déjà suivi un entraînement militaire, est de 25 millions. Elle dispose également de l’équipement nécessaire pour armer ces forces.

Selon certaines rumeurs, l’Ukraine se préparerait à une offensive totale, en mobilisant et en préparant de nouvelles unités, venant de Kiev et de l’ouest, pour lancer une grande poussée contre les forces russes et alliées. Il faudra quelques mois pour s’y préparer. L’Ukraine aura besoin de beaucoup plus d’équipements et de munitions en provenance de « l’Ouest« , y compris des chars et des véhicules de combat d’infanterie « occidentaux« , et elle doit encore former ses troupes pour qu’elles soient en mesure de les utiliser. Elle a probablement l’intention de ne lancer l’offensive qu’au printemps.

La mobilisation annoncée maintenant par la Russie pourrait avoir pour but d’inciter Kiev à lancer prématurément son offensive générale. Les troupes russes mobilisées mettront environ trois mois à être prêtes pour la guerre. La Russie pourrait donc lancer sa propre offensive pendant la saison d’hiver. Entre-temps, un travail défensif constant continuera à dégrader gravement les unités ukrainiennes qui se trouvent actuellement sur ou près des lignes de front.

Avec une force de 300 000 soldats supplémentaires, bien au-delà des 100 000 à 150 000 soldats engagés actuellement dans la guerre, les forces russes pourraient modifier leur tactique et passer de la tactique actuelle du grignotage à une guerre de manœuvre à plus grande échelle, avec des frappes lourdes touchant la profondeur opérationnelle de l’armée ukrainienne.

Le Belarus, un allié de la Fédération de Russie, est également en train de se préparer à la guerre. Il pourrait, comme il a déjà menacé de le faire, couper les lignes d’approvisionnement « occidentales » de l’Ukraine, lignes qui passent par la partie occidentale de ce pays.

Si les attaques ukrainiennes actuelles contre les civils et les infrastructures en Russie et dans les régions du Donbass se poursuivent, nous pouvons nous attendre à ce que les forces russes commencent à dégrader les infrastructures ukrainiennes à grande échelle. Les réseaux électriques et ferroviaires seront les principales cibles.

Il y a environ deux semaines, une offensive ukrainienne réussie a entraîné le retrait des troupes russes dans la région de Kharkov. C’est du moins la version « occidentale » de cette histoire. Selon une autre version, les troupes russes se sont intentionnellement retirées de la région afin d’inciter les Russes à réclamer une escalade de la guerre.  Le retrait d’Izium n’a donc probablement été qu’un simple catalyseur pour « commencer les choses sérieuses » :

L’opinion publique russe, qui, au début, ne comprenait pas entièrement pourquoi la guerre était nécessaire, a depuis pris conscience de la situation. Elle comprend désormais le grand jeu qui se joue contre son pays. Elle pourrait bientôt exiger d’ajuster le niveau des ressources consacrées à la guerre à celui nécessaire à une victoire décisive. Les sondages permettront de savoir si et quand ce point sera atteint.

C’est pourquoi Dima conclut que : « Nous pouvons dire qu’aujourd’hui a été la meilleure journée […] pour les Russes sur le territoire de l’Ukraine« .

Il est maintenant probablement assuré qu’ils seront libérés. D’une manière ou d’une autre.

Je pense également que le retrait de la région d’Izium, qui a laissé derrière lui un nombre important de civils pro-russes sous la menace mortelle des groupes fascistes, sera le catalyseur d’une escalade significative du côté russe.

Enfin, les gants sont jetés.

Yves Smith vient de publier une version anglaise du discours de Poutine et du décret de mobilisation :

Vous trouverez ci-dessous la transcription en russe du discours matinal de Poutine annonçant une mobilisation partielle de la Russie à partir du 21 septembre. Il n’y a apparemment pas encore de traduction officielle en anglais et, de toute façon, le site du Kremlin est bloqué aux États-Unis (ce qui est le cas depuis le début de l’opération militaire spéciale) et même pour les utilisateurs de VPN dans certains pays d’Asie. Nous publions donc également une traduction automatique, que nous remplacerons par une traduction anglaise officielle dès qu’elle sera disponible.

Nous publions également une version anglaise de l’ordre de mobilisation, qui, ici et apparemment dans la version originale russe, ne comporte pas le point 7. Vous pouvez théoriquement trouver l’ordre ici : http://kremlin.ru/events/president/news/69391.

Comme vous pouvez le voir, Poutine affine et étend sa critique de « l’Occident collectif » et sa campagne visant à préserver l’ordre unipolaire aux dépens du Sud, ainsi que sa campagne contre la Russie.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

Discours du Président de la fédération de Russie, Vladimir Poutine, du 21 septembre 2022

Par : Volti
Par Christelle Néant pour Donbass-Insider Chers amis ! Le sujet de mon intervention est la situation dans le Donbass et l’évolution de l’opération militaire spéciale visant à le libérer du régime néonazi qui a pris le pouvoir en Ukraine en 2014 à la suite d’un coup d’État armé. Je m’adresse à vous aujourd’hui, à tous les citoyens de notre pays, […]

La « guerre financière » de la Russie et de la Chine contre l’Occident

Par : Zineb

Aujourd’hui, la Russie et la Chine proposent au Sud collectif, à l’Afrique et à l’Asie de se libérer des « règles » occidentales.


Par Alastair Crooke – Le 28 août 2022 – Source Al Mayadeen

Dans le magazine américain National Interest (une revue à tendance conservatrice), et dans un élan de candeur inhabituel, Ramon Marks publie un article intitulé : « Peu importe qui gagne l’Ukraine, l’Amérique a déjà perdu » .

Dans cet article, Marks observe que « quel que soit le vainqueur de la guerre en Ukraine, les États-Unis seront le perdant stratégique. La Russie établira des relations plus étroites avec la Chine et d’autres pays du continent eurasien, notamment l’Inde, l’Iran, l’Arabie saoudite et les États du Golfe. Elle se détournera irrévocablement des démocraties européennes et de Washington. Tout comme le président Richard Nixon et Henry Kissinger ont joué la « carte de la Chine » pour isoler l’Union soviétique pendant la guerre froide, les présidents Vladimir Poutine et Xi Jinping joueront leurs cartes pour tenter de contenir le leadership mondial des États-Unis » .

Mis à part le clin d’œil au récit occidental obligatoire suggérant que la question reste ouverte (« peu importe qui gagne »), l’essentiel de l’article du National Interest est « juste » , bien qu’il déforme complètement le contexte.

La Russie et la Chine sont certainement engagées dans une tentative de changement de l’« ordre fondé sur des règles » des États-Unis. Non pas pour remplacer une hégémonie par une autre, mais plutôt pour créer une pression – sans guerre – qui force une transformation existentielle de l’esprit occidental. Une pression qui ne laisse guère d’autre choix à l’Occident que de mettre un terme à son expansionnisme, en l’obligeant à se conformer à ses « règles » (autrement connues sous le nom de néocolonialisme).

Oui, la Russie et la Chine jouent maintenant leurs « cartes » géostratégiques. Et dans un sens, ce sont des « cartes » très familières. Il s’agit des principes d’autodétermination et de respect de la souveraineté qui ont émergé de la réunion de Bandung en 1955 et qui ont servi de base au mouvement des non-alignés de l’époque. Ils reflétaient le mécontentement des organisateurs de la conférence face à la réticence de l’Occident à écouter et, au contraire, à sa tendance à imposer son point de vue singulier aux États asiatiques.

Ainsi, tout comme les États-Unis ont joué à fond la carte de la domination du dollar soutenue par l’armée dans les années qui ont suivi l’implosion de l’Union soviétique pour faire entrer une grande partie du monde dans leur sphère réglementée, la Russie et la Chine proposent aujourd’hui au Sud collectif, à l’Afrique et à l’Asie de se libérer des « règles » occidentales. Elles encouragent le « reste du monde » à affirmer son autonomie et son indépendance, à la manière de Bandung.

La Russie, en partenariat avec la Chine, construit ces relations politiques étendues sur le contrôle de l’approvisionnement mondial en combustibles fossiles et en une grande partie de la nourriture et des matières premières du monde. Pour accroître encore son influence sur les sources d’énergie dont dépendent les belligérants occidentaux, la Russie est en train de mettre sur pied une « OPEP » du gaz avec l’Iran et le Qatar, et a également fait des ouvertures accueillantes à l’Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis pour qu’ils s’associent afin de renforcer le contrôle de tous les produits énergétiques essentiels.

En outre, ces grands producteurs se joignent aux grands acheteurs pour arracher les marchés des métaux précieux et des matières premières des mains de Londres et des États-Unis, afin de mettre un terme à la manipulation occidentale des prix des matières premières par le biais des marchés dérivés.

L’argument avancé par les responsables russes aux autres États est à la fois extrêmement séduisant et simple : l’Occident a tourné le dos aux combustibles fossiles et prévoit de les éliminer complètement, d’ici une dizaine d’années.
Ils ont choisi cette voie sous la pression intense des États-Unis ; une voie qui, dans le cas de l’Europe, imposera la misère à leurs peuples pour les années à venir.

Cependant, aussi désagréable que cela puisse être pour certains, le fait est que la croissance économique mondiale nécessite toujours la production de combustibles fossiles. Sans davantage d’investissements et d’exploration, il est peu probable que l’offre soit suffisante à moyen terme pour répondre à la demande probable. Il n’existe pas de moyen rapide d’augmenter l’apport physique d’énergie.

Le message de la Russie à ses partenaires est le suivant : vous n’êtes pas obligés de participer à cette « politique du sacrifice » masochiste. Vous pouvez avoir du pétrole et du gaz naturel à un prix inférieur à celui que l’Europe doit payer. Le « Golden Billion » a profité des avantages de la modernité, et maintenant il veut que vous renonciez à tout cela, et que vous exposiez vos électeurs à des difficultés extrêmes.

La Russie dit simplement : « Cela ne doit pas être comme ça » . Oui, le climat est un facteur à prendre en considération, mais les combustibles fossiles font l’objet d’un manque aigu d’investissements pour des raisons idéologiques, plutôt que pour des raisons d’épuisement en soi.

Ce qu’il faut retenir, c’est que le point de départ initial de Bandung était que l’Occident refuse tout simplement « d’écouter » ; il dirige et impose. L’idéologie verte occidentale, cependant, ne peut pas simplement être imposée au reste du monde, contre sa volonté. Cet argument représente la voie à suivre par la Russie et la Chine pour faire basculer une grande partie du monde dans leur camp.

En resserrant la vis énergétique pour donner du mordant à son argument, la Russie avertit sans détour l’UE que la classe politique ouest-européenne peut soit sauver sa peau en revenant au gaz russe bon marché, soit rester alignée sur Washington au sujet de l’Ukraine. Dans ce dernier cas, cependant, elle devra plonger son électorat dans la misère. Avec le risque que ses dirigeants soient confrontés au « désagrément » d’une révolte à la lanterne. Mais l’UE ne peut pas faire les deux.

Ce qui importe avant tout, c’est la nature de la métamorphose européenne. Est-elle tactique ou s’agit-il d’un véritable « chemin de Damas » ? Trouverons-nous, dans le sillage de la crise énergétique russe, une UE suffisamment réfléchie pour s’engager dans une négociation non idéologique sur la sécurité et les aspirations civilisationnelles des autres, ainsi que dans un échange fondé sur les moyens de protéger la planète contre de nouvelles déprédations ?

Alastair Crooke

Traduit par Zineb, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

Le dossier d’une nouvelle guerre civile américaine

Par : hervek

Par Dmitry Orlov – Le 6 septembre 2022 – Source Club Orlov

OrlovLes États-Unis tiendront-ils le coup jusqu’en 2024 ? Au début de l’année, des complications liées à la Covid-19 ont coûté la vie à Vladimir Jirinovsky, l’éternel et grandiloquent leader du Parti libéral démocrate de Russie. Il était connu non seulement pour sa rhétorique inimitable, mais aussi pour la précision étonnante de ses prédictions. Par exemple, il a prédit le début de l’opération militaire spéciale de la Russie en Ukraine presque jour pour jour, des mois avant le fait et à un moment où personne d’autre n’avait la moindre idée de ce qui allait se passer. Une autre de ses prédictions se lit comme suit : « Il n’y aura pas d’élection présidentielle américaine en 2024 parce qu’il n’y aura plus d’États-Unis. » S’avérera-t-il également prémonitoire sur ce point ? On verra bien !

Jirinovsky est loin d’être le seul à faire une telle prédiction. Selon des sondages récents, plus de 40 % des Américains craignent qu’une nouvelle guerre civile n’éclate au cours de la prochaine décennie. Que l’on n’aille pas croire que les personnes interrogées ont effectué une analyse indépendante, sur la base de laquelle elles ont pu calculer la probabilité d’une guerre civile ! Aujourd’hui, la grande majorité des Américains ont été conditionnés à percevoir la réalité comme une mosaïque composée de courts extraits de journaux télévisés, d’extraits sonores, de scènes dont la longueur ne dépasse pas celle de deux publicités télévisées et de récits miniatures qui présentent tel ou tel objet imaginaire sous un jour positif ou négatif. Ils pensent qu’une guerre civile est probable parce que c’est ce qu’on leur a dit à travers les médias de masse ou les médias sociaux, invisiblement mais implacablement chaperonnés.

L’oligarchie, qui contrôle tout ce qui précède, joue avec deux business plans alternatifs. Le plan A, plus rentable et moins risqué, ne prévoit pas de guerre civile, tandis que le plan B, risqué mais toujours rentable, en prévoit une. Dans les deux cas, les profits proviennent de la confiscation des richesses de la population ; avec le plan A, une moindre partie de ces richesses est détruite, d’où des profits plus importants. Mais le plan A exige de s’assurer l’obéissance et la docilité totales d’une population de plus en plus désemparée et rétive. Pour paraphraser Klaus Schwab, ils doivent s’accommoder de ne rien avoir et faire semblant d’être heureux (à condition d’être autorisés à rester à l’intérieur et à être nourris).

Pour maintenir la population américaine à distance, l’oligarchie doit l’approvisionner en grandes quantités de malbouffe, d’alcool, de drogues et de pornographie. Et malgré toute la propagande incitant les gens à se trier dans un arc-en-ciel de genres, la plupart stériles, certaines femmes peuvent encore réussir à tomber enceintes, refuser d’avorter et donner effectivement naissance à des enfants, empêchant ainsi la population de diminuer aussi vite que les ressources qui s’amenuisent. « Écoutez, des femmes tombent enceintes chaque jour en Amérique, et c’est un vrai problème », a déclaré la vice-présidente Kamala Harris. Malgré le terme politiquement incorrect de « femmes » – c’est-à-dire d’hommes engrossés – son message est clair comme de l’eau de roche : ses concitoyens américains devraient être stérilisés comme les animaux domestiques qui est l’image qu’elle a d’eux. Vos animaux domestiques ne sont pas stérilisés, n’est-ce pas, ils sont transgenres ! Cela ne semble-t-il pas beaucoup plus à la mode ?

Mais que se passera-t-il si les pipelines de la malbouffe, de l’alcool, de la drogue et de la pornographie se tarissent plus vite que la population ne peut être réduite à l’aide de la propagande LGBT et des avortements gratuits et abondants ? Il serait alors temps de passer au plan B, où les Américains se tireraient dessus en utilisant toutes les armes légères qu’ils possèdent. Une combinaison des plans A et B est aussi théoriquement possible, où les États bleus Démocrates sont maintenus dans la paix et la crainte des États rouges Républicains, où la guerre civile fait rage et où les cadavres jonchent les routes, tandis que, de leur côté, les habitants des États rouges ont une peur bleue de s’aventurer en territoire bleu de peur de voir leurs enfants castrés et leurs armes sacrées confisquées. Mais un tel équilibre précaire peut être difficile à atteindre et un scénario bien plus probable est celui d’un désordre stable, où l’oligarchie rassemble ses ressources humaines les plus précieuses dans quelques enclaves bien défendues tout en laissant le reste de la population succomber à des luttes intestines.

Mais ni le plan A, ni le plan B ne peuvent résoudre un problème majeur qui se profile à l’horizon : comment permettre au gouvernement fédéral américain de se décharger (annuler, c’est-à-dire plutôt que remplir) de ses responsabilités. Les principales sont la sécurité sociale, les allocations familiales, Medicare et la défense. Environ la moitié des ménages américains reçoivent une aide financière significative du gouvernement fédéral, tandis que la défense est le plus grand programme d’aide sociale que le monde ait jamais connu. La dette fédérale américaine est déjà astronomique et s’élève à environ la moitié du PIB mondial. Si elle était un objet physique, elle serait visible à l’œil nu depuis l’espace. Elle continue de croître à pas de géant, le déficit budgétaire de 2022 devant dépasser 1 000 milliards de dollars, contre environ 2 000 milliards de dollars les deux années précédentes, mais il s’agit toujours d’un montant astronomique.

Personne ne sait combien de temps cette farce financière peut durer, mais avec toutes les grandes nations créancières qui se sont lancées dans une course à la vente de leurs avoirs en dette américaine, le message est clairement sur le mur. Comment se débarrasser du double fardeau des créanciers étrangers et des dépendants nationaux ? Une guerre civile qui mettrait à sac Washington DC et démantèlerait le gouvernement fédéral serait la solution la plus efficace. Les structures politiques locales restantes, quelles qu’elles soient, rejetteraient la dette fédérale comme étant onéreuse et totalement absurde et refuseraient de prendre en charge les dépenses de défense et les programmes d’aide sociale fédéraux ; le problème serait résolu !

Joe Biden semble déjà penser dans ce sens. Dans un récent discours à Philadelphie, il a déclaré : « Pour ces braves Américains de droite… si vous voulez vous battre contre le pays, il vous faut un F-15. Vous avez besoin d’un peu plus qu’un fusil ». A-t-il, avec son fils Hunter, quelques F-15 qu’ils aimeraient vendre à ces braves Américains de droite ? Notez qu’il a mentionné les F-15, et non les F-35 : il aimerait fournir des avions anciens mais efficaces, prêts au combat, pour effectuer des bombardements sur la capitale américaine, et non des engins dorés, truffés de bogues et jamais prêts au combat comme les F-35. Mais avant que Washington DC ne soit rayée de la carte politique, un pillage important doit avoir lieu, via un épisode majeur de corruption politique.

L’Ukraine, qui est le terrain de jeu personnel de Joe et Hunter Biden depuis des années, a été utilisée comme principale plaque tournante du blanchiment d’argent. Sur les plus de 10 milliards de dollars que l’administration Biden a dépensés pour l’Ukraine jusqu’à présent, très peu est effectivement parvenu à l’Ukraine ; le reste a été utilisé pour remplir des poches ou une caisse de campagne politique ou autre aux États-Unis. Parmi les armes qui sont parvenues en Ukraine, au moins un tiers a été vendu sur le marché noir international par la junte de Kiev.

Même les armes qui ont atteint les lignes de front sont rapidement revendues par des mercenaires étrangers et expédiées dans des régions inconnues. Les morceaux qui parviennent aux troupes sont détruits ou pris comme trophées par les Russes qui avancent sans relâche (bien que très lentement et prudemment). Au cours de l’opération spéciale, les Russes ont amassé un véritable trésor de systèmes d’armes extrêmement coûteux, mais plutôt inefficaces, trop compliqués et assez fragiles, qui ne peuvent être entretenus sur le terrain et qui ont été abandonnés par les Ukrainiens battant en retraite.

Une autre source importante de revenus supplémentaires provient de la vente d’une grande partie de la réserve stratégique de pétrole à la Chine et à d’autres nations étrangères : Sur les 700 millions de barils, 300 millions ont été vendus et la réserve stratégique de pétrole est maintenant à son niveau le plus bas depuis 40 ans. Il s’agit d’un résultat intéressant, étant donné que la manne de pétrole de schiste a atteint son apogée en 2019 et que, le forage étant désormais concentré sur une seule parcelle du bassin permien, et compte tenu des taux d’épuisement très élevés, elle devrait être réduite à un filet d’eau en seulement 2 ou 3 ans. Bien que les vérificateurs de faits des médias de fausses nouvelles aient crié au scandale, des entités associées à Hunter Biden auraient été impliquées.

Bien sûr, nous ne connaîtrons jamais tous les détails car Hunter Biden est magique, ayant été placé bien au-dessus de la loi : s’il s’en sort avec la pédophilie, le trafic de drogue, le transport de prostituées au-delà des frontières de l’État et d’autres crimes de ce genre, qu’est-ce qu’un petit (ou un gros) crime en col blanc entre collègues truands ? Pour ne pas être en reste par rapport à son fils, Biden-père et le reste de l’establishment Démocrate semblent prêts à voler les élections de mi-mandat au Congrès de la manière la plus évidente et la plus flagrante possible, rendant impossible de continuer à prétendre que les États-Unis sont encore une sorte de démocratie. Une fois que le message selon lequel la démocratie est morte et que Washington est un repaire de voleurs sera entré dans la tête de tout le monde, la voie sera libre pour les premières salves du Plan B.

Mais que se passera-t-il si ces « Américains courageux et de droite » sur lesquels Biden semble fonder ses espoirs n’y parviennent pas et que le plan B s’essouffle au lieu de démarrer en fanfare ? Que se passera-t-il s’ils restent assis dans les bars à pleurnicher dans leurs bières, puis rentrent chez eux pour polir leurs armes ? N’attendez pas l’aide des Russes ou des Chinois ! Ils pourraient mettre fin à la misère des États-Unis, mais ils ne le feront pas. Les Russes ont fait le plein de graines de tournesol (leur choix plutôt que du pop-corn) ; de même, les Chinois ont empilé de nombreuses chips de riz. Ils vont s’asseoir et regarder cette célébration pan-eurasienne de la Schadenfreude, sans lever le petit doigt pour aider.

Dmitry Orlov

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Le livre de Dmitry Orlov est l’un des ouvrages fondateurs de cette nouvelle « discipline » que l’on nomme aujourd’hui : « collapsologie » c’est à-dire l’étude de l’effondrement des sociétés ou des civilisations.

Il vient d’être réédité aux éditions Cultures & Racines.

Il vient aussi de publier son dernier livre, The Arctic Fox Cometh.

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

Les États-Unis poussent le Japon à annuler la clause de paix inscrite dans sa Constitution. La Chine et le Japon doivent finalement trouver un accord, pour éviter une guerre

Par : jmarti

Par Eric Zuesse − Le 26 août 2022 − Source Oriental Review

Le gouvernement des États-Unis exerce des pressions sur le gouvernement japonais pour l’amener à revenir sur sa Constitution (écrite par les États-Unis en 1947), et lui faire supprimer sa clause (l’Article 9) qui empêche le Japon d’envahir un autre pays. Cette clause énonce que :

le peuple japonais renonce à jamais à la guerre comme droit souverain d’une nation, ainsi qu’à la menace ou à l’usage de la force pour régler les différends internationaux.

 

Pour accomplir l’objectif énoncé au paragraphe précédent, le Japon ne maintiendra pas d’armée de terre, de mer ou aérienne, ni tout autre potentiel de guerre. Le droit à la belligérance de l’État ne sera pas reconnu.

La raison de ce changement est que le Japon pourrait jouer un rôle décisif pour contribuer à la guerre officieuse menée par les États-Unis contre son ancien allié chinois dans la seconde guerre mondiale ; les États-Unis veulent transformer la Chine en État vassal, comme le Japon l’est depuis longtemps (sans interruption depuis 1945).

En particulier, les États-Unis veulent que le Japon envahisse la Chine dès lors que la Chine envahirait (pour en reprendre le contrôle) la République de Chine, à savoir la province chinoise de Taïwan, province que le Japon avait conquis contre la Chine en 1895, et que le gouvernement des États-Unis avait en 1945 été contraint à restituer à la Chine, dans le cadre de la reddition du Japon à la fin de la seconde guerre mondiale. Les États-Unis veulent aujourd’hui inverser la situation, afin que la Chine puisse être conquise par les États-Unis, comme le Japon le fut en 1945.

Les États-Unis ne peuvent vaincre la Chine que si Taïwan se trouve séparée d’elle : cela ferait fortement progresser les États-Unis dans leur objectif d’hégémonie mondiale, le premier empire global universel.

Donc : les États-Unis ont à présent inversé à 100% leur position qui était celle de la seconde guerre mondiale, consistant à s’opposer au Japon et à soutenir la Chine, pour désormais s’opposer à la Chine et soutenir le Japon. C’est dans ce cadre qu’il devient nécessaire pour eux de supprimer la clause de pacifisme de la Constitution japonaise jadis écrite par les États-Unis.

Si les États-Unis parviennent à rétablir le « droit à la belligérance » du Japon, voici la raison pour laquelle ce pays pourrait apporter une assistance cruciale dans la tentative du régime étasunien d’amener Taïwan dans le giron de l’empire étasunien pour conquérir la Chine :

Le 9 juin 2022, Salman Rafi Sheikh fut la première personne à prendre note du fait que le régime impérial étasunien avait donné pour instruction à deux de ses anciens ennemis de la seconde guerre mondiale, l’Allemagne et le Japon, de pratiquer un réarmement, mais cette fois-ci au bénéfice de l’empire étasunien au lieu de leur empire propre. (En d’autres termes, la vision du régime étasunien est que le fascisme impérialiste est acceptable si l’empire est étasunien, mais PAS si l’empire est allemand ou japonais). Il a publié un article sous le titre « Comment Washington transforme le Pacifique en nouveau théâtre du conflit de l’OTAN« , et noté que « la poussée du Japon pour s’armer connaît un parallèle intéressant en Europe, où l’Allemagne, elle aussi, a décidé de faire croître massivement ses dépenses de défense à hauteur de 100 milliards d’euros. Avec Washington qui soutient activement ces changements critiques pour établir des armées puissantes aux abords de ses principaux États rivaux — la Russie et la Chine [respectivement] en Europe et en Asie — il est probable que l’on va voir émerger de nouvelles formes de conflit, avec également à l’horizon des perspectives de contre-alliances majeures. » Il poursuit :

L’accroissement du budget de défense japonais s’ajoute à la possibilité d’« interopérabilité » entre les unités étasuniennes et japonaises, permettant au second d’« exercer ses capacités d’attaques déployées vers l’avant ». Il est extrêmement important de comprendre ici que le dessein central de l’« interopérabilité » n’est pas défensif ; il est offensif, c’est-à-dire que le soi-disant « pacifisme » du Japon n’est rien de plus qu’une rhétorique usitée par Tokyo — et qu’elle continuera d’utiliser — pour masquer ses préparations militaires rapides contre la Russie et la Chine.

L’annonce faite par le premier ministre Fumio Kishida d’un « renforcement drastique » de ses capacités militaires, en marge de la visite de Biden à Tokyo, indique de toute évidence que ce processus est activement soutenu par les États-Unis.

Selon un nouveau projet politique économique publié par l’administration Kishida, la décision constitue une réponse aux « tentatives de modifier unilatéralement le statu quo de la part de forces en Asie de l’Est, faisant croître la sévérité de la sécurité régionale. » Cette affirmation est volontairement vague, afin de camoufler la montée du Japon au rang de nouvelle puissance militaire pouvant rivaliser, en tant qu’allié des États-Unis, avec la Russie et la Chine.

De fait, le Japon est déjà positionné comme allié des États-Unis contre la Russie dans le conflit russo-ukrainien. Au mois d’avril, les dirigeants japonais ont annoncé l’envoi d’équipements de défense — des drones et des équipements de protection — en Ukraine, pour aider l’armée ukrainienne à combattre les forces russes. Les règles d’auto-défense du Japon lui interdisent d’exporter des produits de défense vers d’autres pays, mais Nobuo Kishi, ministre de la défense, a justifié ce transfert comme « commercial » d’« éléments inusités. » D’autres justifications seront inventées pour accompagner la « militarisation pacifiste » du Japon.

Il est probable que de nouvelles tensions avec la Russie vont suivre. Au mois d’avril, à peu près au moment où Tokyo avait annoncé l’accroissement de son budget, le gouvernement japonais avait également changé de positionnement sur les îles Kouriles.

Dans l’édition 2022 de son livre bleu diplomatique, le Japon avait affirmé que « Les territoires du Nord sont un groupe d’îles dont le Japon détient la souveraineté, et constituent une part intégrante du territoire du Japon, mais ils sont pour l’instant occupées illégalement par la Russie. »

Cette description constitue un changement diplomatique majeur, dans la mesure où elle fait croître le niveau de tensions autour de ce qui était précédemment un territoire disputé. Qualifier la Russie d’occupant « illégal » montre que le Japon souscrit au narratif occidental sur l’« occupation » russe de la Crimée.

En termes pratiques, en faisant monter la température contre la Russie (ainsi que contre la Chine), le Japon se transforme en allié militaire de première ligne des États-Unis et de l’OTAN dans cette partie du monde.

La militarisation du Japon, dans l’ombre du soutien étasunien, est également liée au projet de plus en plus patent de la part des États-Unis/de l’Occident de faire sortir l’OTAN de son cadre d’alliance régionale ; les développements récents ont démontré que l’OTAN s’arroge désormais un rôle « global ». Au mois d’avril, le ministre britannique des affaires étrangères Liz Truss a appelé de ses vœux à un « OTAN global ». Elle a ajouté que l’OTAN doit disposer d’une « vision globale » pour être en mesure « de préempter les menaces dans l’Indo-Pacifique, en œuvrant avec nos alliés comme le Japon et l’Australie pour assurer que le Pacifique est protégé. Et nous devons nous assurer que les démocraties comme Taïwan sont en mesure de se défendre. »

Le Japon est par conséquent une extension logique de la géopolitique globale de l’OTAN, c’est-à-dire anti-russe et anti-chinoise. La décision prise par Tokyo de se réarmer pour se doter de capacités offensives n’est par conséquent pas liée à ses propres besoins, mais aux manœuvres des États-Unis pour former une coalition globale anti-russe et anti-chinoise dont le but serait de vaincre ces pays et asseoir ainsi leur hégémonie globale.

Le premier ministre japonais, Shinzo Abe, au Japan Ground Self-Defense Force Camp, à Asaka, Japon, le 23 octobre 2016

Le dimanche 21 août 2022, le Japan Times titrait un article « Le Japon envisage de déployer plus de 1000 missiles à longue portée au milieu de tensions avec la Chine« , et rapportait que,

dans l’objectif de faire diminuer un colossal « écart de missiles » avec la Chine, le Japon envisage d’accumuler plus de 1000 missiles de croisière à longue portée, a affirmé dimanche un rapport, alors que les tensions croissent au sujet de Taïwan.

 

Le ministère de la défense considère le déploiement de ses missiles de Type-12 lancés depuis le sol — et d’étendre leur portée d’environ 200 kilomètres à plus de 1000 km — principalement dans ses îles éloignées du Sud-Ouest et dans la région de Kyushu, a rapporté le quotidien Yomiuri, citant des sources gouvernementales non identifiées.

 

Les armes envisagées, qui pourraient également être activables depuis la mer ou l’air, mettraient les côtes chinoise et de Corée du Nord à portée de tir, ajoute l’article.

Pour faire l’acquisition des armes rapidement, le ministère de la défense pourrait intégrer des commandes dès sa proposition de budget fiscal initial pour 2023, qui est attendu pour la fin du mois d’août 2022.

Le 24 août, le média russe RT a fait paraître un article sous le titre « Tirer l’épée de son fourreau : le Japon se prépare-t-il à agir contre la Chine? Les relations avec Pékin sont cruciales pour le commerce régional, mais Tokyo est-elle prête à les mettre dans la balance au sujet de Taïwan pour faire plaisir à Washington?« , faisant remarquer que « le Japon laisse désormais publiquement savoir que le maintien de l’autonomie de Taïwan est critique pour sa propre survie. Pourquoi? Parce qu’une réunification de l’île avec la Chine continentale accorderait à Pékin une dominance maritime sur l’ensemble de la périphérie Sud-Ouest du Japon. » en outre : « Taïwan, jadis sous le joug colonial du Japon, qui l’avait annexé à la Chine, a également vu croître ses sentiments pro-japonais de manière significative. »

Le premier ministre japonais Fumio Kishida sur un char japonais d’auto-défense de Type 10 au cours d’une parade au camp JGSDF d’Asaka, à Tokyo, le 27 novembre 2021

L’article de Wikipédia « relations entre la Chine et le Japon«  établit clairement que les économies nationales chinoise et japonaise sont en étroite interdépendance. Qui plus est, si un lecteur comprend qu’historiquement, les vainqueurs des guerres ont reçu des paiements de la part des vaincus, au titre de réparations (ces derniers étant en général les victimes, pas les agresseurs), l’article établit tout à fait clairement que le Japon a été de manière constante l’agresseur et l’impérialiste face à la Chine, qui a souffert énormément des agression du Japon contre son territoire, et a fini par non seulement perdre ces guerres, mais a dû verser ces paiements au titre de réparations au vainqueur, à chaque fois (donc, des paiements de la Chine au bénéfice du Japon) :

Les compensations versées par le Japon

Entre la fin du XIXème siècle et le début du XXème, l’un des facteurs ayant contribué à la faillite du gouvernement Qing fut l’exigence japonaise de montants considérables au titre de réparations de guerre. La Chine a versé des quantités énormes d’argent métal au Japon selon divers traités, dont le Traité Commercial et d’Amitié sino-japonais (1871), le traité de Shimonoseki (1895), la triple intervention (1895) et le protocole des Boxers (1901). Après la première guerre sino-japonaise de 1894-1895, le gouvernement Qing a versé un total de 200 000 000 taels d’argent au Japon à titre de réparations.[76]

La seconde guerre sino-japonaise de 1936-1945 a également provoqué d’énormes pertes économiques à la Chine. Cependant, Tchang Kaï-tchek renonça à des réparations de guerre lorsque la République de Chine conclut le traité de Taipei avec le Japon en 1952. De même, lorsque le Japon normalisa ses relations avec la République Populaire de Chine en 1972, Mao Tse Tung renonça à revendiquer des réparations de guerre au Japon.[77]

Donc : en raison du fait que le gouvernement post-Roosevelt étasunien, qui a dominé le monde depuis 1945, s’opposa à la Chine et soutint le Japon, le vainqueur de la seconde guerre mondiale dans cette guerre fut le nouveau régime impérial étasunien créé par Truman (rejeté par Roosevelt), qui ne voulait pas que ses possessions japonaises eussent à subir des dettes de guerre pour les actes de barbarie japonais (tel que le viol de Nankin contre des Chinoises), le Japon, une fois de plus, s’en est tiré après avoir commis des meurtres — des meurtres de masse, bien entendu — à la fin du second conflit mondial. Le Japon s’en est sorti par la chance, pour devenir une nation vassalisée du nouvel empire fasciste impérialiste, l’empire étasunien ; aussi, la Chine, une fois de plus, s’est assise sur l’ensemble de ses pertes, sans recevoir la moindre compensation. Selon la nouvelle politique de Truman, la Chine était désormais traitée comme un pays ennemi, plus comme un allié (comme elle l’avait été sous Roosevelt). La politique du régime étasunien n’a pas changé depuis lors, et encore moins récemment, ce régime essayant désormais de compléter son empire globalisé universel, ou « hégémonie », en s’emparant de la Chine et de la Russie.

Cependant, le Japon va souffrir s’il rallie la guerre étasunienne contre la Chine. Voici pourquoi :

Le Japon est désormais confronté à un choix entre constituer une possession des États-Unis, et le principal relais du régime étasunien contre les autres Asiatiques dans ce jeu impérialiste global gagnant-perdant ; ou bien devenir, pour la première fois, un allié, dans un véritable jeu gagnant-gagnant, avec les autres pays d’Asie, parmi lesquels la Chine, qui en est la tête de pont, et qui constitue d’ores et déjà le principal partenaire commercial du Japon, puisqu’elle représente 23,47% de ses importations et exportations combinées, sachant que les États-Unis, second partenaire commercial du pays, représente 11,27%, soit moins de la moitié de la Chine. Avec les États-Unis, le jeu deviendrait pire (quant bien même le Japon l’emporterait, ce qui est douteux), et les dégâts économiques causés au peuple japonais seraient immenses (surtout si la Chine l’emporte dans ce jeu gagnant-perdant, chose qui ne semble pas improbable ; et cette fois-ci, le peuple japonais DEVRAIT verser des réparations en plus de ses pertes de guerre ; si bien qu’il s’agirait de la pire défaite jamais subie par le Japon, bien pire que celle de la seconde guerre mondiale).

PAR CONSÉQUENT, POUR LE BIEN-ÊTRE DES PEUPLES CHINOIS ET JAPONAIS : des négociateurs des deux pays, ainsi qu’en provenance de chacun des autres pays de la région, doivent se rencontrer dans le cadre d’une conférence est-asiatique générale, pour établir une stratégie régionale pour le siècle à venir dominé par l’Asie, en répudiant et en renonçant à TOUS les empires, et à tous les jeux internationaux gagnant-perdant.

Si cela ne se produit pas (et ne se produit pas relativement rapidement), une troisième guerre mondiale va probablement s’ensuivre, qui détruira toute la planète. Le régime étasunien est lancé sur une trajectoire de conquête mondiale, qui peut soit prendre fin à présent de manière pacifique, soit bientôt avec la troisième guerre mondiale. Il revient au Japon de prendre la décision clé. (Je m’attends à ce qu’il opte pour la guerre, car le Japon a toujours constitué un vassal obéissant depuis 1945.)

Eric Zuesse

Traduit par José Martí pour le Saker Francophone

Guerre, inflation et paupérisation: Vers un féodalisme 2.0?

L'inflation participe-t-elle à une logique de domination via la paupérisation de la classe moyenne? C'est l'avis de certains analystes qui anticipent la venue d'un féodalisme 2.0.

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Voir venir le TOTALITARISME – Jeudi Chouard n°4, 21 juillet 2022 21h, avec Ariane Bilheran et Slobodan Despot


Le 21 juillet 2022 21h, rendez-vous à l’émission en direct Jeudi Chouard, le jour des citoyens constituant, avec Ariane Bilheran et Slobodan Despot au sujet du totalitarisme.

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PARTIE 1. Présentation : pendant environ 30 minutes, les invités présenteront leurs engagements, les problèmes qu’ils cherchent à résoudre, puis répondront aux questions du public.

PARTIE 2. Atelier constituant avec les invités et les spectateurs : que faudrait-il écrire dans la Constitution pour résoudre les problèmes énoncés ? Nous débattrons sur les solutions à constitutionnaliser.

À LA FIN DU LIVE. À partir de 22h30 les spectateurs pourront rejoindre la radio libre sur Discord pour continuer le débat constituant et faire des retours. Se connecter


Chers amis,

Sur ce site (chouard.org), on travaille — ensemble — depuis 2005 sur les abus de pouvoirs : leurs différentes formes, leurs causes profondes, et les différentes solutions que les humains pourraient imaginer pour les empêcher durablement.

En ces temps inquiétants de prétendues « urgences » (déclarées fort habilement par les pouvoirs exécutifs, appuyés par de complaisantes instances « internationales »), on entend de plus en plus souvent le mot TOTALITARISME dans les conversations des citoyens, inquiets pour leur liberté.

Ce mot important mérite d’être étudié publiquement pour éviter entre nous les malentendus, pour être sûrs de bien nous comprendre, sans exagérations ni euphémismes ou contresens.

Je vous propose d’y réfléchir jeudi prochain, 21 juillet à 21h, avec deux personnalités dont je trouve le travail important : Ariane Bilheran (https://www.arianebilheran.com/ et https://www.youtube.com/c/ArianeBilheranOfficiel) et Slobodan Despot (https://antipresse.net/auteurs/slobodan-despot/ et https://www.youtube.com/c/Antipresse_net/videos) . Ils se connaissent, ils travaillent ensemble, ce sont des résistants à toutes les formes de domination, ce sont des gens bien.

Je voudrais qu’Ariane et Slobodan nous expliquent chacun (exposé d’Ariane, puis réactions de Slobodan et moi, puis échanges avec les auditeurs, point par point) :
• leur définition du mot totalitarisme, la distinction avec les non synonymes comme dictature, despotisme, tyrannie…
• les indicateurs (« warnings dans la tête ») qui permettent de dire qu’on se trouve dans (ou qu’on se dirige vers) un régime totalitaire,
• les causes profondes de cette catastrophe antidémocratique,
• et les solutions, curatives et préventives, qu’Ariane et Slobodan — et les auditeurs — préconisent pour les simples citoyens.

De mon point de vue, un régime totalitaire est le bout d’un chemin, le terme d’un processus d’autonomisation des pouvoirs, faute de constitution digne de ce nom c’est-à-dire faute de citoyens constituants. Il me semble que dans un peuple éduqué à rester vigilant, dans une population de citoyens constituants, il n’y a pas de place pour un tyran, et encore moins pour un régime totalitaire : une démocratie ça s’institue et nous sommes seuls à pouvoir le faire, nous les représentés qui avons tout à craindre de nos représentants tant que ce n’est pas nous qui leur fixons nous-mêmes leurs limites. J’espère pouvoir passer cette idée au feu de l’esprit critique de mes invités.

Ensuite de quoi, comme d’habitude dans cette émission, j’aimerais inciter mes invités — ainsi que nos auditeurs et commentateurs — à rédiger avec moi des (ébauches d’) articles de constitution sur ce sujet ; je vous poserai à tous la question : si vous aviez le pouvoir constituant (si vous étiez souverain, quoi), quelques minutes ou quelques heures , quelles règles institueriez-vous pour empêcher durablement tout pouvoir de devenir totalitaire ? Vous allez naturellement penser à rédiger de grandes règles fondamentales, mais pensez bien à rédiger aussi les modalités d’exécution pratique des grandes règles fondamentales (procédures sans lesquelles tout est corruptible) : Qui contrôle qui ? Qui juge ? Qui punit ? Qui révoque ? Qui contrôle les contrôleurs ? etc.

J’ai hâte de vous y retrouver, ça va être passionnant.

Étienne.


Liens pour voir l’émission :

Sur Facebook : https://www.facebook.com/354125540254908/posts/355348993465896

Sur Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=lmcgqcQHreE


Comme d’habitude, pour vous aider à vous préparer un peu à l’avance à cette réflexion, je vous signale ci-dessous quelques documents importants déjà publiés par mes invités sur le sujet :

Ariane et Slobodan ont déjà fait une émission ensemble (très intéressante) sur le totalitarisme, c’était sur la (très utile) chaîne « Un être humain » :

Ariane a écrit plusieurs livres importants sur ce sujet, et notamment :

Ariane Bilheran et Vincent Pavan Le debat interdit. Langage Covid et totalitarisme 2022
dont je vous ai déjà parlé ici, en juin : https://www.chouard.org/2022/06/04/ariane-bilheran-et-vincent-pavan-le-debat-interdit-langage-covid-et-totalitarisme-2022-nous-devons-nous-preparer/

Dans la vidéo ci-dessous, Ariane a parlé de ce livre avec son coauteur, Vincent Pavan, que je trouve passionnant sur sa critique au vitriol du scientisme et des charlatans qui utilisent des « modèles » mathématiques aux prétentions divinatoires délirantes pour terroriser le monde entier :

Ariane Bilheran a aussi écrit :

Ariane Bilheran 2021 Chroniques du totalitarisme

Présentation en 4e de couverture :

Les Chroniques du totalitarisme ont été rédigées au cours de l’année 2021, pour certaines publiées dans « L’Antipresse », et pour d’autres directement sur le site de l’auteur.

Elles étudient, à partir de l’actualité, différentes notions, comme la mise au pas, la violence, le corps, la folie, la perversion, la paranoïa, le sacrifice, le témoignage, la charité et l’héroïsme, en époque totalitaire.

Elles sont ici accompagnées d’articles, dont « Psychopathologie du totalitarisme » qui, en trois volets, résume le problème totalitaire selon les procédés psychiques collectifs décryptés par Ariane Bilheran.

Par son analyse en prise directe avec les événements de 2021, l’auteur interroge avec profondeur et amplitude, selon la philosophie politique et la psychopathologie, les troubles qui envahissent périodiquement l’humanité. À certaines époques, l’humanité, prise dans la démesure et la tentation de transgresser les interdits fondamentaux de la civilisation, régresse dans la barbarie.

Ariane Bilheran, ancienne élève de l’École Normale Supérieure (Ulm), philosophe, psychologue clinicienne et docteur en psychopathologie, est spécialiste de l’étude de la paranoïa, de la perversion, du harcèlement et des manipulations. Elle est l’auteur de nombreux livres parus chez Dunod et Payot, dont Psychopathologie de la paranoïa et Psychopathologie de l’autorité.

Sommaire :
Introduction
Préface de Slobodan Despot
Le totalitarisme et le choix de la vie héroïque
Chroniques du totalitarisme 1 — La mise au pas du 12 juillet 2021
Chroniques du Totalitarisme 2 — De la violence en phase totalitaire
Chroniques du totalitarisme 3 — La vie nue, et encore…
Chroniques du totalitarisme 4 — Le corps dans le système totalitaire
Chroniques du totalitarisme 5 — Quand tout devient fou…
Note rectificative
Chroniques du totalitarisme 6 — Le témoin par destin
Chroniques du totalitarisme 7 — La charité
Chroniques du totalitarisme 8 — Hommage aux héros français le 15 septembre 2021
Psychopathologie du totalitarisme 1 — La structure totalitaire, le délire paranoïaque
Psychopathologie du totalitarisme 2 — Méthodes, étapes, objectif du projet totalitaire
Psychopathologie du totalitarisme 3 — Contagion délirante et alliances psychiques, sortie du délire
Totalitarisme, idéologie et paranoïa
Conclusion
Intervention lors de l’Assemblée franco-italienne du 29 janvier 2022, tenue à Paris (signature du traité de Paris)
Expertise transmise au Dr Reiner Füllmich pour le grand jury
Les profils qui résistent à l’embrigadement sectaire
Sur l’auteur

et

Ariane Bilheran Psychopathologie de lautorite 2010

Autres articles et vidéos publiés par Ariane :

1° L’imposture des droits sexuels 5ème édition, sous-titre « ou la loi du pédophile au service du totalitarisme mondial » (première édition : 2017…) :
https://www.bookelis.com/sciences-humaines/51301-L-imposture-des-droits-sexuels.html
Ne pas le lire avant de dormir !

2° Article Totalitarisme sanitaire, écrit en avril 2020 :
https://www.arianebilheran.com/post/totalitarisme-sanitaire-c-est-pour-ton-bien-le-mal-radical

3° Article Le déferlement totalitaire, où Ariane a posé la première, en août 2020, l’expression que Louis Fouché et d’autres ont popularisée ensuite :

https://www.arianebilheran.com/post/le-moment-paranoiaque-vs-deferlement-totalitaire-face-a-la-dialectique-du-maitre-et-de-l-esclave

Hold-Up interview intégrale en septembre 2020 où Ariane parle des comploteurs et des tyrans, du totalitarisme :

Interview Radio Canada, décembre 2020 (depuis, Stephan Bureau s’est fait sortir, suite à son interview… Ariane et lui sont devenus amis) :

6°) PERSONNE N’EST À L’ABRI. Le nœud totalitaire exige une propagande de tous les instants (2021)

On peut se demander pourquoi, en 2020, Ariane a posé un tel diagnostic (tout le monde lui riait au nez). Mais déjà en 2017 (avec le sous-titre), et finalement, avec Tous des harcelés en 2010, Ariane avait parlé de «démocratie totalitaire»… Même Ariane, finalement, la question l’intéresse : à quoi a‑t-elle repéré cela au point de s’exposer publiquement à en poser le diagnostic dès avril 2020 (ce qui aurait pu lui coûter cher en crédibilité, ce qui lui a coûté d’ailleurs cher, mais pas parce qu’il était faux, au contraire !) à part à son flair ? Pourquoi Giorgio Agamben le philosophe italien a vu clair également au même moment ? Quels ont été leurs outils ?


Slobodan Despot est un personnage important, de mon point de vue : sa culture littéraire (il est éditeur), son analyse calme, décalée (il est Serbe, il vit en Suisse et son épouse est Russe) généreuse et puissante m’éclairent chaque semaine : je me suis abonné à l’Antipresse il y a quelques mois, et c’est passionnant. Je ne rate plus un débriefing du vendredi soir 🙂

ANTIPRESSE 1 1

ANTIPRESSE 2

ANTIPRESSE 3

Le compte twitter de Slobodan : https://twitter.com/despotica

Edit, 21 juillet 2022, 14h15 :
ATTENTION :
CHANGEMENT D’HEURE de dernière minute : l’émission aura lieu à 21 h au lieu de 19 h.
Pardon pour le dérangement.

L’article Voir venir le TOTALITARISME – Jeudi Chouard n°4, 21 juillet 2022 21h, avec Ariane Bilheran et Slobodan Despot est apparu en premier sur Étienne Chouard - Blog du Plan C.

Suicide européen aux marches de l’Ukraine?

Nous sommes au bord d'un suicide économique lié aux mesures prises à l'encontre de la Russie. Comment en est-on arrivé là, et à qui cela profite-t-il?

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INDUSTRIE DE LA CONTRAINTE & surveillance généralisée (PMO) avec Nathanaël Leroy – Jeudi Chouard n°2, 7 juillet 2022, 19 h


Connectez-vous au direct et posez vos questions sur votre réseau préféré :

YouTubeFacebookTwitter

(Odysee bientôt !)


Chers amis,

Ce soir, sur Jeudi Chouard, je vous propose de (continuer à) travailler sur les outils numériques de la surveillance et de la contrainte de la population par les pouvoirs abusifs, et sur les institutions qui pourraient nous en protéger durablement.

J’ai invité Nathanaël, un jeune homme épatant, à venir nous présenter le travail du collectif « Pièces et main d’œuvre » (PMO, « atelier de bricolage pour la construction d’un esprit critique à Grenoble », https://www.piecesetmaindoeuvre.com/), en partant d’un livre important intitulé « L’INDUSTRIE DE LA CONTRAINTE » :

Frederic Gaillard Lindustrie de la contrainte 2011

Léo Girod a gentiment accepté de participer à notre discussion. Léo est, à mon avis, à la fois le meilleur citoyen constituant du monde 🙂 (pour le moment 🙂 ), un fin connaisseur (très exigeant) du RIC, et donc un vrai démocrate. Au cours de l’élaboration de la Constitution du Mumble, Léo a réfléchi à ces problèmes de surveillance étatique exagérée et il va sans doute nous parler des articles qu’ils ont rédigés à ce sujet, pour nous donner des idées, des pistes de résistance à l’oppression. Les points de vue de Léo sont souvent surprenants et toujours intéressants. Vous pouvez d’ailleurs le rejoindre tous les mardis à 21 h sur le salon ATELIERS CONSTITUANTS du serveur Discord des Gentils virus.

Ce soir encore, Mira m’aidera à repérer les plus importants de vos commentaires, questions et suggestions : d’abord en cas d’urgence elle pourra intervenir en pleine discussion avec Léo et Nathanaël, puis au moment des échanges avec vous (après la présentation de Nathanaël), elle nous signalera ceux des commentaires qui lui semblent particulièrement intéressants.

En plus de vos commentaires écrits, j’aimerais arriver à inviter certains d’entre vous à nous rejoindre dans le salon Stream Yard (en vous envoyant un lien de connexion) pour vous permettre de participer à la réflexion avec son, image et possibilité de débattre réellement. On va voir si on y arrive 🙂

Tout le travail de Pièces et main d’œuvre mérite d’être signalé, débattu et mis en valeur.
Voici leur présentation sur leur site :

LE SECRET C’EST DE TOUT DIRE

Pièces et main d’œuvre, atelier de bricolage pour la construction d’un esprit critique à Grenoble, agit depuis l’automne 2000 de diverses manières : enquêtes, manifestations, réunions, livres, tracts, affiches, brochures, interventions médiatiques et sur Internet, etc.

Pièces et main d’œuvre n’est pas l’enseigne d’un collectif, mais d’individus politiques. Nous refusons la bien-pensance grégaire, qui n’accorde de valeur qu’à une parole réputée « collective », pour mieux la réduire au conformisme, à la paresse et à l’incapacité, dans l’anonymat du groupe. Nous ne souhaitons pas de gens « qui fassent partie », mais – au contraire – nous allier chaque fois que possible et nécessaire avec d’autres « qui fassent  » par eux-mêmes.

De même que nous refusons de nous identifier autrement qu’aux anonymes, ceux qui n’ont jamais la parole, nous refusons l’expertise, cette ruse du système technicien pour dépolitiser les prises de décisions et déposséder les sociétaires de la société de leur compétence politique.

Ce refus vaut pour la « contre-expertise », cette ruse du système technicien pour infiltrer et retourner les oppositions à la tyrannie technologique.

En bref : nous considérons que la technologie – non pas ses « dérives »- est le fait majeur du capitalisme contemporain, de l’économie planétaire unifiée. La technologie est la continuation de la guerre, c’est-à-dire de la politique, par d’autres moyens. Si la police est l’organisation rationnelle de l’ordre public – de la cité – et la guerre un acte de violence pour imposer sa volonté à autrui, cette rationalité et cette violence fusionnent et culminent dans la technologie, par d’autres moyens. La technologie, c’est le front principal de la guerre entre le pouvoir et les sans-pouvoir, celui qui commande les autres fronts. Cela ne veut pas dire qu’il n’y ait pas d’autres fronts, mais que chaque innovation sur le front de la technologie entraîne en cascade une dégradation du rapport de forces entre le pouvoir et les sans-pouvoir sur tous les autres fronts.

Quant à notre pratique, nous savons qu’on ne gagne pas toujours avec le nombre, mais qu’on ne gagne jamais sans lui, et moins encore contre lui. Nul à ce jour n’a trouvé d’autre moyen de transformer les idées en force matérielle, et la critique en actes, que la conviction du plus grand nombre.

Nous soutenons que les idées sont décisives. Les idées ont des ailes et des conséquences. Une idée qui vole de cervelle en cervelle devient une force d’action irrésistible et transforme le rapport des forces. C’est d’abord une bataille d’idées que nous, sans-pouvoir, livrons au pouvoir, aussi devons-nous être d’abord des producteurs d’idées.

Pour produire des idées, nous nous appuyons d’abord sur l’enquête critique, aliment et condition première, quoiqu’insuffisante, à toute action.

Si la critique fait feu de tout bois, ce bois c’est l’enquête qui l’amasse. Si nous avons semé quelques doutes, par exemples sur les nanotechnologies et les technologies convergentes, sur la biométrie, les RFID et les neurotechnologies, sur le téléphone portable et nombre de sujets connexes, sur la destruction du territoire, la cannibalisation de « l’écosystème » par le système technicien, c’est à force d’enquêtes, de harcèlement textuel, d’interventions lors d’occasions officielles.

Une critique dont on peut énoncer quelques lignes élémentaires :Anticiper. Contester à propos, avant coup plutôt qu’après coup – les nanotechnologies par exemple. Etre offensif plutôt que défensif. Faire la différence en se concentrant sur le point aveugle de la critique, plutôt que faire nombre en clabaudant en choeur des évidences.

S’emparer des symptômes d’actualité pour remonter à la racine des maux.

Instruire à charge, en laissant au système qui en a plus que les moyens le soin de sa défense. Ne jamais dénoncer les malfaisances sans dénoncer les malfaiteurs. Ne jamais répondre à leurs manœuvres de diversion et de récupération. Ne jamais lâcher le front des nécrotechnologies.

Ainsi formons-nous l’espoir qu’à Grenoble et ailleurs se multiplient les enquêteurs et les enquêtes, liant le local au global, le concret à l’abstrait, le passé au futur, le particulier au général, afin de battre en brèche la tyrannie technologique, et d’élaborer de technopole à technopole une connaissance et une résistance communes.

De la même façon que les analyses et propositions de La Décroissance (premier journal d’économie politique) méritent d’être découvertes, relayées et soutenues : abonnez-vous, c’est un des tout meilleurs journaux du pays et il n’est (malheureusement) disponible que sur papier.

Pour vous donner une idée du travail de Nathanaël, je vous signale ci-dessous quelques vidéos importantes qui n’ont pas pris une ride.

Quand Nathanaël aura fini sa présentation (1),
nous lui poserons des questions (2),
et en dernière partie (3) j’aimerais que nous cherchions ensemble des solutions durables, c’est-à-dire des institutions.
(Montesquieu nous conseillait de nous en prendre à la tyrannie plutôt qu’aux tyrans.)
L’idée centrale de cette émission est, en effet, de nous entraîner, au fil de l’actualité, concrètement, à réfléchir en constituants ; je voudrais donc inciter chaque invité, après son intervention principale, à prolonger sa pensée pour devenir constituant, avec moi pour l’aider si c’est nécessaire, pour donner le spectacle de deux « honnêtes hommes » (qui peuvent être des femmes, évidemment) en train de réfléchir concrètement, simplement, aux règles de leur représentation.
Je voudrais montrer souvent (au moins une fois par semaine), à la fois 1) que c’est possible, 2) que c’est simple, et 3) que c’est aussi très agréable, que c’est même souvent enthousiasmant avec l’impression de faire de la politique enfin en adulte, comme des grands.
Dans les commentaires, j’attends de vous, si vous le voulez bien, des suggestions d’articles de constitution qui pourraient freiner — voire empêcher — que les représentants surveillent progressivement les représentés comme du bétail, pour finalement prendre le contrôle total de leurs vies.
Selon moi, il s’agit ici que les citoyens deviennent assez vigilants pour contrôler eux-mêmes tous les faits et gestes de leurs représentants, et même les surveiller tellement étroitement qu’ils ne pourraient plus jamais en devenir les victimes.
Au plaisir de vous retrouver tout à l’heure, avec Nathanaël, Léo et Mira 🙂

Étienne.


Le grand marché transatlantique une étape supplémentaire du processus d’intégration totalitaire (déc. 2014) :


Qu’est ce que la cybernétique ? – Nathanaël Leroy (août 2016) :


Le lien vers l’émission Jeudi Chouard n°2 sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=OaqXd2cCyp4

Le lien vers l’émission Jeudi Chouard n°2 sur Facebook : https://www.facebook.com/178999005446283/posts/5563815066964623/


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Jeudi Chouard n°2, 7 juillet 2022, 19 h :
INDUSTRIE DE LA CONTRAINTE
& surveillance généralisée (PMO)
avec Nathanaël Leroy et Léo Girod :https://t.co/W09d1CDOOw

— Étienne Chouard (@Etienne_Chouard) July 7, 2022


Telegram correspondant à ce billet :
https://t.me/chouard/638


Collectifs :
Pièces et main d’œuvre
E.H.T.I.C. , émancipation humaine du totalitarisme informatique et cybernétique
Ecran total
Oblomof


↓ Bibliographie ↓

Journaux :
“La Décroissance”
“le Monde diplomatique”

Editions :
Allia
L’échapée
La lenteur
Service compris

Brochures et articles :
“Au doigt et à l’oeil” Pièces et main d’œuvre, 2005
“Inside China’s Vast New Experiment in Social Ranking “ Mara Hvistendahl (in WIRED, Janvier 2018). Traduction 1) par Marc Saint-Upéry dans la Revue du crieur n°10, juin 2018.
2) “Bienvenue dans l’enfer du social ranking” Ecran Total, 2018. https://archive.org/stream/NumSocialRanking/EcranTotal_SocialRanking_djvu.txt
Si non écrire à :
Faut pas pucer
Le Batz
81140 Saint-Michel-de-Vax
“Ne laissons pas s’installer le monde sans contacte” Ecrant Total & Ecologistas en Acción, 2020. https://www.terrestres.org/2020/04/27/ne-laissons-pas-sinstaller-le-monde-sans-contact/
Si non écrire à : La Lenteur, 13 rue du Repos, 75020 Paris
“Le passe sanitaire est un moyen extrajudiciaire de désactiver socialement les gens” Célia Izoard, Reporterre, 25/09/21.
https://reporterre.net/Le-passe-sanitaire-est-un-moyen-extrajudiciaire-de-desactiver-socialement-les-gens

Livres :
“L’industrie de la contrainte”, Frédéric Gaillard & Pièces et main d’œuvre (Ed. L’Échappée, 2011)
“Le téléphone portable gadget de destruction massive”, Pièces et main d’œuvre (Ed. L’Échappée, 2008)
“Terreur et possession”, Pièces et main d’œuvre (Ed. L’Échappée, 2008)
“Techno”, Pièces et main d’œuvre (Ed. L’Échappée, 2011)
“Les Esperados”, Yannick Blanc (Ed. L’Échappée, 2011)
“Un siècle de progrès sans merci” Jean Druon (Ed. L’Échappée, 2009)
“Manifeste pour l’invention d’une nouvelle condition paysanne” L’Observatoire de l’évolution (Ed. L’Échappée, 2019)
“RFID : la police totale” Pièces et main d’œuvre (Ed. L’Échappée, 2008)
“L’Enfer vert” Tomjo (Ed. L’Échappée, 2013)
“Aujourd’hui le nanomonde” Pièces et main d’œuvre (Ed. L’Échappée, 2008)
“Manifeste des chimpanzés du futur” Pièces et main d’œuvre (Ed. Service compris, 2017)
“Le règne machinal” Pièces et main d’œuvre (Ed. Service compris, 2021)
“Sars-Cov‑2, aux origines du mal” Brice Perrier (Ed. Belin, 2021)
“Un futur sans avenir” Oblomof (Ed. L’Échappée, 2009)
“Mille neuf cent quatre-vingt-quatre » George Orwell, traduit par Célia Izoard (Ed. Agone, 2021)
“IBM et l’holocauste” Edwin Black (Ed. Robert Laffont, 2001)
“Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu” Maurice Joly, 1864.
“La folle histoire du monde” Michel Bounan (Ed. Allia, 2006)
“L’état retors” Michel Bounan (Ed. Allia, 1992)
“Le temps du sida” Michel Bounan (Ed. Allia, 1990)
“Logique du terrorisme” Michel Bounan (Ed. Allia, 2003)
“La fabrique du crétin digital” Michel Desmurget (Ed. Seuil, 2019)
“On achève bien les enfants” Fabien Lebrun (Ed. Le bord de l’eau, 2020)
“Les Ravages des écrans” Manfred Spitzer (Ed. L’Échappée, 2019)
“TV lobotomie” Michel Desmurget (Ed. Max Milo, 2011 ; Réédition : Ed. J’ai lu, 2013)
“Le bluff technologique” Jacque Ellul (Ed. Fayard, 2012)
“Aux origines de la décroissance” Cédric Biagini, David Murray et Pierre Thiesset (Ed. L’Échappée, 2017)
“Le gang de la clef à molette” Edward Abbey (Ed. Gallmeister, 2013. Original 1975)
“Mater la meute” Lesley J. Wood (Ed. Lux, 2015)
“Alertez les bébés !” Pièces et main d’œuvre (Ed. Service compris, 2020)
“Notre bibliothèque verte Tome 1” Renaud Garcia (Ed. Service compris 2022)
“Notre bibliothèque verte Tome 2” Renaud Garcia (Ed. Service compris 2022)
“Du narcissisme de l’art contemporain” Alain Troyas & Valérie Arrault (Ed. L’Échappée, 2017)
“Les étonnants pouvoirs de transformation du cerveau” Norman Doidge (Ed. Belfond, 2008)
“Made in U.S.A. : Les Ravages du modèle américain” Michel Desmurget (Ed. Max Milo, 2008)
“Les Luddites en France” Cédric Biagini & Guillaume Carnino (Ed. L’Échappée, 2010)
“RadIcalité” Cédric Biagini, Guillaume Carnino et Patrick Marcolini (Ed. L’Échappée, 2013)
“Critique de l’école numérique” Cédric Biagini, Christophe Cailleaux et François Jarrige (Ed. L’Échappée, 2019)

Résumé de la conférence de Michel Serres :
“Les nouvelles technologies, révolution culturelle et cognitive” Audrey Pleynet, 10/01/2018.
https://audreypleynet.wordpress.com/2018/01/10/resume-de-la-conference-de-michel-serres-les-nouvelles-technologies-revolution-culturelle-et-cognitive/

Constitution Mumble : https://mumbleconstituant.wordpress.com/notre-constitution-mumble/



Liste de lecture de toutes les émissions « Jeudi Chouard »

Sondage sur les thèmes, formats et invités proposés à la 1ère émission :
https://forum.chouard.org/t/jeudi-chouard-le-retour-venez-proposer-des-sujets-et-des-invites/1776 
(Vous pouvez en proposer d’autres en commentaire sur le forum)

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Vous sentez-vous cultivés ? Passionnante conférence gesticulée (3h30) de Franck Lepage et Anthony Pouliquen : contre-histoire (politique) de LA CULTURE

Le fait d’avoir réduit la culture à l’art, pour la dépolitiser et nous désarmer, est une catastrophe méconnue.

Je vous recommande cette conférence, que je trouve passionnante et importante (et amusante) :

 


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Demain soir, on saura si les jeunes sont allés se mettre en travers de l’arbitraire, en élisant… En élisant n’importe qui contre le tyran du moment — qu’il est urgent de freiner, de limiter, d’empêcher !

Chers amis,

Voilà 17 ans que j’instruis, dans ma tête et sur ce site, le procès de l’élection.
Dix-sept ans que je creuse ce sujet central, et que je découvre et dénonce les mécanismes diaboliques (qui divisent) de ce piège politique — infantilisant et humiliant — qu’est l’élection.

Pourtant, dans notre anti-constitution, c’est tout ce que nous avons : l’élection.
Ce serait donc folie de n’en rien faire quand elle nous offre, parfois, une possibilité, petite mais réelle, de résister à l’arbitraire qui vient.

Je raisonne en terme de contre-pouvoirs.
Je cherche en toutes matières à limiter les pouvoirs.
Je ne suis pas constituant (puisque, pour l’instant, les « élus » m’en empêchent), mais je suis électeur.
Je peux donc élire celui qui promet de résister au tyran du moment.
C’est peu, c’est très peu je le sais bien, et ça ne garantit rien, mais ce n’est pas rien.

Depuis 17 ans, je ne me suis jamais abstenu.
Je tiens l’abstention pour une démission.
J’en comprends naturellement la logique, puissante, symbolique, philosophique, noble même d’une certaine manière.
Mais aussi suicidaire.
L’abstention est une démission.
Et je trouve que, quand le danger de bascule totalitaire est immense, quand le risque est de subir cinq nouvelles années d’arbitraire révoltant, de maltraitance des travailleurs prolétaires par les oisifs actionnaires, d’empoisonnement forcé des enfants et des grands, de recul encore et encore de nos précieuses libertés, de surveillance orwellienne, sans aucun contre-pouvoir dressé au parlement contre un ennemi du peuple pourtant avéré, dans cette situation tragique c’est une faute de ne pas y aller (il suffit de se pincer le nez) : ceux qui détestent Mélenchon (et qui se sont juré de ne jamais voter pour lui), et ceux qui détestent même carrément tous les politiciens (et qui ont juré de ne plus jamais élire quelqu’un), tous ceux-là, que je comprends bien et envers qui je n’ai aucune rancune, doivent bien mesurer leur responsabilité ; les deux situations ne sont pas équivalentes : entre un Macron déchaîné parce que doté d’une nouvelle majorité servile, et un Macron enchaîné par une majorité qui lui sera hostile, il y a un monde.

En élisant un opposant au tyran, on peut empêcher, ralentir au moins, la bascule totalitaire.
Gagner du temps pour que grandisse et s’organise encore la résistance populaire, avant que ne soient finalement enfermés les opposants (ne souriez pas : toujours et partout les tyrans en viennent à « vaporiser » leurs vrais opposants).

Alors oui, encore une fois, j’irai « voter ».
J’irai élire le moins pire pour éviter le pire.
Et j’espère bien que les jeunes gens feront de même.
Car sur les vieux, en majorité, il ne faut pas compter pour protéger les libertés.

Et demain soir, on saura si les jeunes sont allés se mettre en travers de l’arbitraire, en élisant…
En élisant n’importe qui, n’importe qui d’autre que le tyran du moment, qu’il est urgent de freiner, de limiter, d’empêcher.

Ceci dit, chacun de nous n’y peut rien, ou presque.
C’est une époque, un air du temps, qui décide de tout ça.
Et puis, aussi, c’est Macron qui compte les voix.
Mais s’abstenir, alors que seule l’élection d’une majorité d’opposition peut protéger la société, c’est en fait participer à l’oppression.

Fais ce que tu dois et advienne que pourra.

Étienne.

 


 
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[Indispensable mémoire des luttes] Formidable Bernard Friot : « NUPES : le retour des conquis sociaux ? »

J’aime cet homme.

De mon point de vue, c’est le penseur vivant le plus important pour nous en ce moment.

L’espoir institutionnel qu’il décrit — projet pensé autour de l’expérience réussie, déjà là, du régime général de la Sécurité sociale et de la Fonction publique — est extrêmement prometteur et entraînant. Vivifiant. Stimulant.

Nous devrions tous avoir étudié ses travaux.
Nous nous défendrions mieux contre l’arbitraire triomphant des marchands.

Étienne.

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Je suis allé parler de vraie démocratie et de PCPP — processus constituant populaire permanent — sur la chaîne LIVRE NOIR

Bonjour,

C’est encore un média de droite qui me donne la parole pour parler de vraie démocratie : cette fois, c’est « Livre Noir », et je crois avoir défendu là quelques idées que je n’avais jamais évoquées ailleurs.

Je ne comprends rien aux titres que la chaîne a donnés à cet entretien : ni à celui de la vidéo, ni à celui de la vignette… Peut-être que vous arriverez à me les expliquer ? 🙂 Moi, j’aurais plutôt intitulé cette émission « Parler de vraie démocratie entre gens « de gauche » et gens « de droite » » ou « Pourquoi Citoyen journaliste complotiste est doublement un pléonasme »… Bon, je ne suis pas bon pour les titres, je le vois bien 🙂 mais vous allez m’aider à en trouver un meilleur, n’est-ce pas ? 🙂

Les commentaires sur la chaîne YT sont déjà nombreux ; il y en a là qui n’aiment vraiment pas (du tout) la démocratie, mais c’est parfois très intéressant à découvrir.

Je remercie les animateurs de cette chaîne pour leur gentille invitation. Je me permets de suggérer à leur équipe, si ça les intéresse (et s’ils arrivent à trouver un volontaire), d’organiser un débat à la loyale entre un connaisseur-défenseur du gouvernement représentatif et moi (moi qui conteste radicalement la légitimité de ce système de domination institué par les dominants eux-mêmes).

Il me semble qu’une fonction essentielle des vrais journalistes est de mettre en scène les conflits, pour éclairer l’opinion avec des controverses présentant les différents arguments en opposition.

Je n’arrive pas à comprendre le désintérêt (voire le dégoût) des médias de gauche sur ce sujet central (du processus constituant nécessairement populaire —en refusant surtout l’élection de l’assemblée constituante— pour produire une émancipation des opprimés au plus haut niveau du droit mais en partant du bas, une sorte d’auto-institution de la société), et ce silence (redoublé récemment d’hostilité) dure depuis 2005 (17 ans de silence, quand même) : pas un article dans le Diplo, ni dans Politis, ni dans l’Huma, ni sur LBSJS, ni nulle part à gauche dans les directions des partis, des syndicats, et chez les intellectuels ; je suis invité seulement dans les collectifs militants locaux, ça oui, et souvent. tout se passe comme si (une grande partie de) « la gauche » avait (très) peur d’un peuple aspirant à devenir souverain (et donc peur de toute forme véritable de démocratie).

Étienne.

PS : pour voir les (centaines de) commentaires sur YT, il faut cliquer ci-dessous sur le titre de la vidéo, en haut à gauche de l’image)

 

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[Bien nous concentrer sur l’essentiel] LA DÉMOCRATIE, ÇA S’INSTITUE : Étienne Chouard à la conférence de lancement de la [R]évolution des colibris, Paris, février 2013, avec Pierre Rabhi et Cyril Dion

Chers amis,

J’en ai marre de nous voir discutailler – et même nous empailler méchamment, sottement – sur des sujets qui nous échappent totalement : en effet, tous les sujets législatifs nous échappent puisque les élus ont décidé, arbitrairement, violemment, depuis 250 ans que nous serions tous ravalés au rang dégradant d’électeur, donc traités comme des incapables majeurs, ne pouvant décider de RIEN, soumis pour toujours à leur cruelle tutelle.

Et malgré cette impuissance révoltante, nous continuons à bavardouiller stupidement, comme si c’était nous les législateurs, comme si quoi que ce soit de réel et utile pouvait sortir de nos discussions législatives. Une discussion législative cherche à savoir « quelles sont les lois qu’il nous faudrait ; ou quelles sont les lois que nous devrions craindre et supprimer » ; alors qu’une discussion constituante cherche à savoir « qui peut décider les lois — et sous quels contrôles — ; quel est le pouvoir des représentés dans le processus législatif ; etc. ».

Je vais donc tout faire pour me concentrer sur l’essentiel, ignorer les discussions inutiles, et systématiquement revenir aux fondamentaux, car je pense que ces fondamentaux devraient — logiquement — être notre priorité absolue : unissons-nous sur une réflexion constituante, le temps d’arriver à devenir une population souveraine, et on se disputera après sur le point de savoir, loi par loi, ce qu’on va faire de la puissance politique que nous aurons instituée ensemble.

Je rappelle donc ici, pour ceux qui aurait raté ce moment merveilleux (3 000 personnes dans la salle, enthousiastes, et encore 2 000 personnes dehors, déçus de ne pas avoir pu rentrer faute de place mais organisant carrément dans la rue des ateliers constituants pour profiter du plaisir d’être ensemble et pour faire des choses importantes), de la soirée de lancement de la [R]évolution des Colibris, avec Pierre Rabhi, Cyril Dion et plein de gens épatants : la soirée intégrale est visible ici.

C’était à Paris, en février 2013, et ce que j’ai dit ce soir-là en 17 minutes n’a pas pris une ride, je crois (en 2022, en pleine bascule totalitaire) : on est bien sur l’essentiel de l’essentiel, pour le destin de toute l’humanité :

 


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[Bien nous concentrer sur l’essentiel] LA DÉMOCRATIE, ÇA S’INSTITUE : Étienne Chouard à la conférence de lancement de la [R]évolution des colibris, Paris, février 2013, avec Pierre Rabhi et Cyril @cdion https://t.co/09Z5ikdL9x

— Étienne Chouard (@Etienne_Chouard) June 5, 2022


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Pétition pour la réintégration des 15 000 soignants « suspendus » (« vaporisés » aurait dit Orwell dans « 1984 »)

Pétition pour la réintégration des 15 000 soignants « suspendus » :
https://www.leslignesbougent.org/petitions/pour-la-reintegration-des-15–000-soignants-suspendus-8410

Faute de constitution, les despotes se foutent pas mal de nos cris de colère, même légitimes. Mais j’ai quand même signé cette pétition, avec ce commentaire :

La révoltante TORTURE DES OPPOSANTS politiques dans le système de soin est conforme à la logique de destruction de l’hôpital public, crime perpétré depuis 50 ans par nos prétendus « représentants » — devenus par corruption des fanatiques du marché : leur objectif (inavouable à la télé) est de faire de tous les services publics des « centres de profit » : « starve the beast » (« affamer la bête »… en parlant de l’État) est leur slogan, qui résume leur programme anarcho-capitaliste.

La construction arbitraire et délibérée d’une épouvantable « DETTE PUBLIQUE », absolument non nécessaire et totalement ruineuse, a été, depuis POMPIDOU, l’outil central permettant tous les CHANTAGES, rabâchés par ceux qu’on appelle frauduleusement des économistes (alors que ce sont des employés de banque, des collaborateurs des usuriers).

Diagnostiquer « l’erreur des responsables », leur incompétence, c’est refuser de voir à la fois leur trahison et, précisément, leur irresponsabilité.
Ce à quoi nous avons affaire est un COMPLOT (stricto sensu, et ultra documenté, depuis des décennies) contre le concept même de service public : en privant ceux qui travaillent de leurs protections (services publics, droit du travail, institutions de solidarité), les comploteurs livrent les travailleurs sans défense à leurs exploiteurs.

Mais, si nous sommes gouvernés par nos pires ennemis, et sans défense contre leurs félonies, c’est parce que nous n’avons pas de constitution.

Et cette absence de constitution digne de ce nom découle logiquement, fatalement, de NOTRE PROPRE DÉMISSION du processus constituant.

Si l’on veut protéger nos services publics, il faudra apprendre à instituer NOUS-MÊMES la puissance politique qui nous manque pour nous défendre contre nos représentants.

Étienne Chouard.

 


 
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La révoltante TORTURE DES OPPOSANTS politiques dans le système de soin est conforme à la logique de destruction de l’hôpital public depuis 50 ans. pic.twitter.com/bFmRp4PBi6

— Étienne Chouard (@Etienne_Chouard) June 5, 2022


 


 
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REDESCENTE SUR TERRE – 3 juin 2022 — Le briefing hebdomadaire de Slobodan Despot

Personnellement, je suis abonné à l’Antipresse et je ne manque pas un briefing de Slobodan, chaque vendredi.

Je vous invite à voir celui de cette semaine, très éclairant comme d’habitude :

 


 
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REDESCENTE SUR TERRE
3 juin 2022, le briefing hebdomadaire de Slobodan Despot (@despotica)

Personnellement, je suis abonné à l’@antipresse_net et je ne manque pas un briefing de Slobodan, chaque vendredi.

Je vous invite à voir celui de cette semaine :https://t.co/VnQvzlp0Z0

— Étienne Chouard (@Etienne_Chouard) June 4, 2022


 


 
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