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Hier — 26 septembre 2022Vos flux RSS

Le phénomène des incendies d’usines agro-alimentaires a commencé aussi en France

Par : Volti
Ces incendies qui touchent les usines agro-alimentaires sont vraiment suspects. On sait que ça peut arriver mais là, c’est vraiment bizarre. Le dernier en date Spectaculaire incendie au marché de Rungis: un entrepôt détruit, pas de victime. Voici ce que disait P.Jovanovic en juillet 2022 à propos de ces incendies. Source P.Jovanovic via l’échelle de Jacob Les médias français sont […]
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Sous la roche de Skylla

Johann Heinrich Füssli : Odysseus vor Scilla und Charybdis (1794-1796) – détail.

ALLAN ERWAN BERGER  —  « Nous partîmes le 2 de mai 1778 de Reggio, à midi, par un temps calme ; une heure et demie après nous découvrîmes la tour du phare, à une hauteur que l’on prétend qui fait la moitié du chemin de la traversée. À deux milles de Messine, cette ville se développe de la plus grande manière, par des masses élevées en amphithéâtre sur de grandes bases, ce qui rend tout juste l’idée que l’on se fait de ces viles qu’on trouve dans les fonds des tableaux de Poussin, et de ceux du grand genre de l’histoire. Nous dirigeâmes sur le château de la Lanterne, et passâmes sur la fameuse Charybde sans éprouver la moindre oscillation. L’effet de ce gouffre ne se fait sentir que dans les seuls instants où les courants du nord et du midi, venant à se rencontrer à cette pointe, roulent l’un contre l’autre, soulèvent l’eau, et y occasionnent du tournoiement. Dans le cas où il n’y a pas de vent, la plus petite barque n’y éprouve que du ballottement : mais lorsque les ouragans ajoutent aux courants, les plus gros vaisseaux y sont attirés, et peuvent échouer à la pointe appellée pointe sèche, qui par sa dureté équivaut à un écueil ; ou peuvent être poussés par le courant vers Scylla, sur la côte de Calabre, à dix milles de là, écueil plus dangereux encore, et hors de portée de tout secours. » (Dominique Vivant Denon :Voyage en Sicile, Paris, 1788).

2015_07_16_dt« Nous entrons dans la passe et voguons angois­sés. Nous avons d’un côté la divine Charybde et, de l’autre, Skylla. Quand Charybde vomit, toute la mer bouillonne et retentit comme un bassin sur un grand feu : l’écume en rejaillit jusqu’au haut des écueils et les couvre tous deux. Quand Charybde engloutit à nouveau l’onde amère, on la voit, dans son trou, bouillonner tout entière ; le rocher du pourtour mugit terriblement ; tout en bas, apparaît un fond de sables bleus… Ah ! la terreur qui prit et fit verdir mes gens ! Mais, tandis que nos yeux regardaient vers Charybde, d’où nous craignions la mort, Skylla nous enlevait dans le creux du navire six compagnons, les meilleurs bras et les plus forts : me retournant pour voir le croiseur et mes gens, je n’aperçois les autres qu’emportés en plein ciel, pieds et mains battant l’air, et criant, m’appelant ! et ré­pétant mon nom, pour la dernière fois : quel effroi dans leur cœur ! Sur un cap avancé, quand, au bout de sa gaule, le pêcheur a lancé vers les petits poissons l’appât trompeur et la corne du bœuf champêtre, on le voit brusquement rejeter hors de l’eau sa prise frétillante. Ils frétillaient ainsi, hissés contre les pierres, et Skylla, sur le seuil de l’antre, les mangeait. Ils m’appelaient encore ; ils me tendaient les mains en cette lutte atroce !… Non ! jamais, de mes yeux, je ne vis telle horreur, à travers tous les maux que m’a valus sur mer la recherche des passes. » (Homère :Odyssée chant XII).

Aujourd’hui, Scilla est un port de la province de Reggio de Calabre, à l’entrée nord du détroit de Messine, qui sépare la péninsule italienne de la Sicile. Le toponyme proviendrait du phénicien skoula qui signifie « rocher ». Et c’est bien la première chose que l’on distingue de Scilla quand on arrive par la mer : le rocher, que couronne un château aux fondations sans âge, accroché à l’emplacement même du fameux oppidum Scyllaeum où se réfugièrent les esclaves guidés par Spartacus lors de la révolte de -73.

Si cette roche peut être dangereuse pour la navigation, elle commande à un havre sûr, qui fut par exemple utilisé en -42 par la flotte d’Octavien lors de ses combats contre Pompée.

Le pays est régulièrement soumis à de très violents tremblements de terre. Le dernier en date (1908) a détruit pratiquement tout ce qui avait survécu au précédent (1783). Voici quelques coquillages trouvés au pied des denti di Skylla, les récifs qui entourent cette roche terrible. Ils ont été récoltés par 50m de fond, dans une forêt de gorgones et de corail rouge, sur laquelle pendant tant de millénaires il plut des épaves et des cadavres.

Alvania weinkauffi Schwartz in Weinkauff, 1868

Espèce endémique du sud de la Méditerranée centrale. Arnould Locard la signale comme typique des zones coralliennes (1892). Les espèces de la famille des Rissoidae sont toujours petites, et colonisent les jardins sous-marins jusqu’à de très grandes profondeurs. Cet exemplaire est assez grand puisqu’il mesure 2mm.

Cavolinia inflexa (Lesueur, 1813)

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Espèce strictement nageuse, toujours en pleine eau, et à son aise dans toutes les mers. La profondeur à laquelle on découvre ses coquilles ne signifie donc rien. Ce spécimen est mort devant Scilla, mais j’en ai un autre dont le corps s’est déposé en plein milieu du détroit de Messine, par 600m de fond. Taille : 6mm.

Creseis virgula (Rang, 1828) fait elle aussi partie de ces gastéropodes aux formes inhabituelles qui peuplent les océans du monde entier. Ces trois-ci ont fini leur nage en Corse, par 4m de fond, au pied d’un gros bloc de granite. tailles : 1-2mm.

Folinella excavata (Philippi, 1836)

Distribution : des Îles Britanniques, où elle est très rare, jusqu’en Méditerranée, où elle est assez commune. L’espèce fait partie de l’immense familledes Pyramidellidae, qui sont généralement des parasites des Échinodermes (oursins, étoiles de mer, holoturies). Taille adulte : 2mm.

Deux autres Pyramidellidae trouvées dans la gorgoneraie des Dents de Skylla. À gauche : Clathrella clathrata (Philippi, 1844) 4mm. À droite : Odostomella doliolum (Philippi, 1844) 1,75mm. Cet endroit est un milieu extrêment riche en vie de toute sorte.

Lucinoma spelæum Palazzi & Villari, 2001

Espèce endémique du détroit de Messine, vivant essentiellement sur les fonds détritiques des entrées de grottes et de ce que les Italiens nomment les Grotte semi oscure (notées GSO – cf. Angelo Vazzana : La malacofauna del Circalitorale di Scilla, 2010). Cet exemplaire a été réolté dans une de ces grottes, par 52m de fond sous les Denti. Il fait 8mm.

Pteria hirundo (Linnæus, 1758)

Des Îles Britanniques à l’Angola, des Açores à la Méditerranée. Espèce emblématique des fonds à gorgones, aux branches desquelles elle s’accroche. On la trouve aussi sur le corail rouge. Pteria hirundo fait partie de la célèbre famille des Pteriidae, les huîtres perlières. Cet adulte mesure 65mm.

Jeune spécimen dragué par 120m de fond dans le détroit de Gibraltar, en bas d’une pente colonisée par du corail rouge. 14mm. La semaine prochaine, nous irons voir quelques coquilles étranges de la Méditerranée orientale et de la côte turque.

Une ampoule « révolutionnaire »

Par : Volti
On peut trouver des dizaines de vidéos qui nous affirment que toutes les inventions, moteurs à eau, à énergie libre, ne fonctionnent pas (?!). On ne peut s’empêcher de penser au génial Nicolas Tesla. Cette lampe ne peut être fabriquée, elle met en danger les profits des lobbies ….. Qu’on vienne nous parler d’écologie, d’économie et de recyclage (vaste embrouille) […]

Ecolo-nazisme et mise en place du plan Morgenthau en Allemagne

Par : Volti
Par  Nicolas Bonnal via Le Saker Francophone Le dément gouvernement Scholz a pris un tour dictatorial : d’une part il achève de liquider l’industrie allemande sur ordre des mondialistes (le rôle de Larry Fink et de BlackRock semble éminent). D’autre part pour justifier la fin définitive (je dis bien définitive) du gaz russe et la désindustrialisation génocidaire qui va l’accompagner […]

Dans la mer des sirènes

Ulysse et les Sirènes. Stamnos attique à figures rouges, vers 480-470 av. J.-C

ALLAN ERWAN BERGER — La Mer Thyrrénienne est l’ancienne “Mer Étrusque” des Romains. Elle baigne l’Étrurie au Nord, la Campanie et la Sicile au sud, la Corse et la Sardaigne à l’ouest. C’est le pays des Sirènes. Jadis on disait d’elles qu’elles étaient capables de voler, et aussi de chanter d’une manière si merveilleuse que leurs auditeurs, subjugués, s’approchaient, s’approchaient encore, et finissaient d’ordinaire sous les crocs de ces monstres. Car les sirènes antiques étaient carnivores, et folles absolument.

Homère les mettait, quant à lui, plus à l’est. Et de fait, dans le sud de la mer Égée, il y eut, dit-on, une île où des êtres ressemblant à des femmes chantaient au milieu des ossements de leurs victimes.

Mais pourquoi ces êtres sont-ils toujours et uniquement féminins ? Plusieurs hypothèses peuvent être émises, parmi lesquelles celle-ci : les femmes sont, dans les cultures méditerranéennes, des êtres souvent mis à part, mais vraiment, littéralement… au point qu’on a pu retrouver sur quelques îles de véritables camps d’internement qui leurs étaient spécialement affectés. J’en veux pour exemple récent cette Isola delle Femmine près de Palerme, dont il est dit qu’elle abrita, au Moyen-Âge, une prison de cette espèce. On imagine ce qui se racontait à leur propos, et comment les pêcheurs avaient pour instruction d’éviter ces parages. Voici quelques coquilles provenant de ces sombres eaux.

Amphissa acutecostata (Philippi, 1844)

Coquillage de moyennes profondeurs et d’eaux froides, que l’on trouve depuis l’Arctique jusqu’en Caroline du Nord et en Méditerranée, et aussi sur les crètes de la Dorsale Médio-Atlantique. Pendant longtemps, on s’est demandé si l’espèce était encore vivante en Méditerranée, car l’on n’en récoltait que des fossiles dans les dragages tyrrhéniens. Cet exemplaire, de toute évidence récent, montre que l’espèce est encore vivante. Il a été récolté par 500m de fond, dans une ropcaille à corail blanc, au large de Fiumicino. Il faut noter que le toponyme Fiume et sa variante Fiumicino viennent du latin flumen, le fleuve, et se réfèrent donc aux embouchures. Ici, il s’agit de celle du Tibre, car nous sommes sur la côte du Latium. Le coquillage présenté ici fait 5,5mm.

Coripia corbis (Philippi, 1836)

Coquillage d’ombre, habitant les entrées des grottes sous-marines, les crevasses et les rochers noyés depuis la Mer du Nord jusqu’en Méditerranée. Ce specimen large de 5mm a été récolté par 33m de fond, sur les Secche de Tor Paterno, au large de Torvajanica, Latium. Le haut-fond de Tor Paterno est une montagne sous-marine dont le sommet forme une sorte de plateau allant de -60m à -18m, véritable oasis de surface, isolée au milieu de la plaine latiale. Cet endroit est aujourd’hui une aire marine protégée, chérie des plongeurs et des scientifiques.

     

Du même endroit voici encore un Slit Worm-Shell aux formes extravagantes et variées : Petalopoma elisabettæ Schiapparelli, 2002. Cette espèce, elle aussi, ne dédaigne pas les entrées de grottes. Tailles : de 4 à 9m.

Karnekampia sulcata (O.F. Müller, 1776)

Cette petite pétoncle vit depuis l’Islande jusqu’au Cap Vert, et en Méditerranée occidentale. Elle est toujours rare. Sa sculpture délicate en fait une coquille recherchée des collectionneurs. Ce spécimen a été récolté par 100m de fond, attaché à un câble sous-marin qui reliait Capri à la côte napolitaine. Il fait 12mm.

     

À gauche : détroit de Gibraltar, 180m de fond. À droite : rare spécimen albino pêché par 120m de fond dans un champ de corail rouge, côte de Sassari, en Sardaigne.

Pagodula echinata (Kiener, 1840)

Encore un coquilage d’eau froide, qu’on trouve depuis les Féroé jusqu’aux Canaries, des Açores jusqu’en Méditerranée. Comme il est très variable, on souvent cru le découvrir, et on lui a donné toutes sortes de noms : aculeatus, depressa, elongata, hirtus, spinosa… Un des derniers synonymes en date (Dautzenberg & Fischer, 1896) est grimaldii, donné en l’honneur du prince Albert 1er, une figure de l’océanographie méditerranéenne.

     

Spécimens récoltés par 1000m de fond, au large du Cap Teulade, en Sardaigne. 17,5-21,5mm.

ONF : débats houleux autour de la nomination de la directrice

Par : Volti
Entre les incendies et les coupes à « blanc », nos forêts sont en voie de disparition. Alors que l’on nous harcèle avec le Co², on détruit les seuls espaces capables de capter le surplus de ce « gaz » . Un sol nu ne retient plus l’eau qui ruisselle, emportant la terre qui n’est plus retenue par le réseau racinaire forestier. C’est invisible […]

Charles III. Prévoir un roi hautement emmerdant

Par : Ysengrimus
Elizabeth II et le prince Charles, vers 1968

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Ce cuisinier va nous préparer des plats épicés…
Lénine, vers 1922 (à propos du jeune Staline)

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YSENGRIMUS — Les nations du monde se sont installées dans l’habitude distraite et tranquille de prendre Elizabeth II d’Angleterre et du Canada pour acquis. Encore impératrice coloniale intégrale en 1952, lors de son accession au trône, cette figure incontournable a fait atterrir le gros avion poussif de l’impérialisme britannique sans trop casser de bois. Une gageure. Translucide, constitutionnelle, intangible, solide, Elizabeth II nous a habitué à une souveraine qui faisait partie des meubles, tenait sa place et laissait la modernité institutionnelle s’installer, sans ruer dans les brancards. Cette situation ne change strictement rien au fait que, constitutionnelle ou absolue, la monarchie a beaucoup de pouvoir. Cette institution diaphane tient le coup, comme configuration strictement protocolaire et pro forma, parce que la reine d’hier ne chercha pas noise aux appareils étatiques sur lesquels elle reposait. Mais même si ça a duré sept décennies, c’est et ça demeure globalement conjoncturel, au sein du plus vaste tableau des choses. Si un des rois succédant à Elizabeth II se prend à vouloir jouer subitement les Monsieur Veto, il est capable de donner pas mal de fil à retordre à ses commettants, gouvernement du Canada inclusivement.

Cet emmerdeur suprême, ça pourrait très bien être Charles III. Ce septuagénaire flegmatique est actif depuis des années dans toutes sortes de domaines et les longues saisons creuses que la reine a passé dans le protocolaire et le pro forma, il les a passé, lui, dans les levées de fonds et l’affairisme caritatif. Ce personnage passablement protéiforme opère autour de réseaux de pouvoirs argentiers internationaux beaucoup plus confidentiels et actifs que l’entourage convenu et armaturé de la reine. Charles et son florilège de fondations, c’est un peu le paradis fiscal de la monarchie britannique, en quelque sorte. Si la vie d’Elizabeth II a été de gouverner discrètement un empire politique en lent déclin, la vie de Charles a été de gérer ouvertement un empire financier en lente croissance.

Le pouvoir opaque du fric. Depuis des années, le prince Charles brasse des affaires. Les avoirs financiers qu’il contrôle sont délimités de façon brumeuse, tant du point de vue comptable que du point de vue fiscal, et conséquemment leurs contours et leur ampleur sont mal connus. Les contacts internationaux de Charles sont imposants et efficaces. Il peut, s’il le veut, mobiliser des alliances et faire circuler des fonds, dans des montages financiers subtils et variés. L’univers soi-disant philanthropique et caritatif qu’il contrôle, en tout ou en partie, ne doit pas faire illusion. C’est un empire discret, opaque, où tout est possible, vastes fiefs fonciers à l’ancienne autant qu’évasion fiscale et blanchiment d’argent. Ce qui compte le plus, pour la suite des choses, c’est que Charles agit, dans ce monde. Il est au cœur du dispositif. Non élu, il fonctionne beaucoup plus, au sein de cette structure polymorphe, comme un PDG que comme un prince héritier, un sénateur ou un gouvernant. Tant son prestige que son impunité avantagent les alliances qu’il établit sur l’échiquier monde. Il a les mains plus libres que la reine mais il a aussi les mains liées, un peu comme les auraient, disons, un grand chef de pègre. Rien de ce qu’il entreprend n’est innocent ou exempt d’intérêts. Propriétaire foncier, entrepreneur immobilier, grand brocanteur patrimonial, investisseur, brasseur d’affaires, Charles voit à tout, s’occupe de tout. Il a des grosses journées de travail et le protocolaire et le pro forma constituent encore la part congrue de ses activités. Il ne s’encombre ni des contraintes empesées du règne ni des obligations papillonnantes du gouvernement. Il mène ses affaires de fric et de lobby en douceur et il y institue solidement une habitude dont il se départira fort difficilement: celle de commander explicitement et de faire bouger des grosses batteries, sans rendre de comptes.

Un patron autoritaire. Tout ceux qui ont travaillé directement pour Charles le disent, en sous-main ou ouvertement: c’est un autoritaire. C’est un patron exigeant et les poses syndicales ne font pas partie des comportements qu’il concède. Charles opère dans un espace bien plus managérial que royal. Il n’a pas à s’encombrer de la dimension protocolaire des choses. Quand il a besoin qu’un de ses sbires fasse quelque chose pour lui ou pour une de ses fondations, il décroche le téléphone à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit et donne ses ordres, frontalement. Son image publique, faussement bonhomme, onctueuse et placide, ne doit surtout pas faire illusion. C’est un tyran. Les cadres supérieurs qui gravitent dans son entourage font du vingt heures par jour, sept jours semaines. Il n’a pas l’habitude d’attendre ou de concéder. C’est un boss de compagnie auquel le prestige princier assure un pitch autoritaire incontestable. Il n’a donc pas pris l’habitude, au fil des années, de se faire remettre en question. Il commande ouvertement et n’a pas de majordomes ou de ladies-in-waiting pour encadrer ou limiter ses velléités. Elizabeth II a grandi, depuis l’âge de vingt-cinq ans, dans le cadre feutré mais serré de la toute dialectique soumission régalienne de palais. Charles, adulte, non. Il a ses coudées franches. Le corset de reine risque de bien vite le serrer au bide. Le fait que certaines personnes de marque s’éloignent de lui, discrètement, au fil du temps, prouve que sa coercition reste fort durillonne à endurer sur le moyen et le long terme.

Des choses à dire sur tout. Charles ne la boucle pas. C’est là sa marque de commerce. Il a des opinions et il les formule. En témoignent les fameux Black Spider Memos, des notes de service manuscrites qu’il adresse aux grands représentants du gouvernement. Sans complexe et sans ambages, le prince se comporte comme une sorte de super-conseiller et il dicte ses vues par écrit au personnel ministériel britannique. Tu fais quoi, ce matin-là, quand tu reçois une note pareille d’un tel personnage? Et surtout, tu feras quoi maintenant qu’il est roi? La vieille pratique du mutisme régalien est strictement conventionnelle, coutumière, implicite, et traditionnelle. C’est une règle non écrite. Rien n’empêche un roi frondeur de la transgresser à sa guise. Cela veut dire que demain, Charles postera ses notes de service manuscrites à ses sujets, membres du gouvernement. Cela risque de mener assez vite à des mises au point champion avec ses futurs premiers ministres. Premiers ministres qu’il pourra, constitutionnellement toujours, destituer à sa guise. Il va y avoir là une sérieuse période d’ajustement et elle risque d’être assez carabinée. Croyez-moi, Monsieur Veto percole ferme, dans toutes ces pratiques. On les tolère, lesdites pratiques, depuis un moment, d’une sorte de prince héritier perpétuel reconnu pour avoir la langue bien pendue et la tête bien carrée. Mais la nouvelle étape promet d’être plus raboteuse. On a déposé des monarques pour moins que ça… pour ne pas dire plus. Ce genre de manœuvres confirme assez ouvertement que Charles n’est pas vraiment en train de s’éduquer à être un roi de monarchie constitutionnelle… loin de là. Inutile de dire qu’on s’en inquiète déjà passablement dans certaines officines.

Le dogmatisme feutré de la caution écolo. Or Charles, c’est le prince écolo, le grand-duc de l’agriculture bio, l’orchestrateur national de l’architecture moche et vieillotte mais crédibilisée au nom du développement durable. Initialement, ces cau-causes faisaient de lui un olibrius national. Il fut jadis le prince désœuvré qui flagossait avec des plantes en pots. Mais tout ça, ce ridicule d’herboriste utopiste, c’est bel et bien terminé. C’était pour le siècle dernier. Aujourd’hui, Charles fait ouvertement figure de visionnaire vert. On l’invite dans des forums internationaux, pour ça. Philanthrope et écolo, il carbure unilatéralement pour le Souverain Bien. Il a Dieu de son bord (et souvenons-nous que, roi, il est désormais Gouverneur suprême de l’Église d’Angleterre et que le Dalaï Lama, ce pantin hautement autolégitimé, est un de ses nombreux bouffons de cours). Tout est dit quand on a dit que Charles a le pouce vert. De tout temps, il est le prince environnemental. Or l’écologisme, c’est le nouveau dogmatisme de notre temps. C’est central et cardinal. Ça légitime tout. Dans l’urgence (et, quand on détient la vérité consacrée, tout se joue toujours dans l’urgence), la caution verte facilitera, chez Charles, toutes ces dérives autoritaires qu’il porte en lui. Le dogmatisme feutré de la caution écolo calfate par avance toute aptitude autocritique chez Charles. Implicitement sanctifié, il se prépare clairement à guérir les écrouelles, dans nos jardins, nos fermes et nos pâturages. Il ne sera tout simplement pas possible de s’objecter. Son appareillage d’autolégitimation sera très solidement disposé: écologisme, architecture durable-gnagnan, misère sociale et philanthropie bien-pensante. Allez restreindre les velléités autocrates d’un tel Abbé Pierre. Vous allez vite passer pour un bouilleur d’enfants.

Le retour durable d’une couronne masculine. L’Homme redevient roi. La Femme ne sera plus reine, et là, pour longtemps (Charles sera suivi de William qui sera suivi de babi George — on en a pour cent ans). Or, oublions une minute nos propensions françaises post-saliques, qui ne voient les femmes couronnées que comme des consorts ou des régentes, et pensons anglais. Il est hautement parlant que trois des plus grands rois d’Angleterre sont en fait des reines: Elizabeth I, Victoria, Elizabeth II. Ces figures monarchiques ont marqué leurs siècles respectifs. Et je crois sincèrement qu’il y a un facteur de sexage là-dedans. Passives, attentives, respectueuses, ces figures de femmes ont tenu leur rang hiératique et ont laissé les couillus des parlements travailler. En contexte anglais, c’est là la grande force des reines et la petite faiblesse des rois. Monsieur Veto va, de fait, débarquer dans l’échoppe de faïence parlementaire et sociétale d’Elizabeth II et il va tout casser. C’est plié. Un autre facteur crucial en matière de sexage, c’est la question des mœurs. On ne peut tout simplement plus se faire fourguer un Edouard VII sémillant et lubrique. Il va se faire ramasser. Les électrices britanniques et canadiennes ne vont pas le laisser passer. Bon, Charles est fort probablement à l’abri d’un scandale de mœurs (un scandale politico-financier est bien plus probable, dans son cas… ce qui ne vaut guère mieux), ses gaffes maritales sont loin derrière lui, désormais. Mais le maillon faible ici, c’est William. S’il se met à courir la gueuse, comme il tend déjà à le faire, la vaste sensibilité féminine du Commonwealth, désormais amplement dominante en matière de royauté, ne le prendra tout simplement pas. Et là, c’est tout le bourbier de l’institution monarchique qui pourrait passer dans le tuyau de renvoi, mettons… dix ou quinze ans après la disparition d’Elizabeth II.

Il faut regarder la chose bien en face. Rien ne va plus pour les Royaumes. Le règne de Charles III marche au désastre. Une fois l’euphorie du changement de règne retombée, lui ou son fils ont de fortes chances de se faire déposer par le gouvernement britannique. Or, le gouvernement britannique ne peut déposer qu’un roi d’Angleterre, d’Écosse et d’Irlande du Nord. Pour un roi du Canada, c’est au Canada d’agir. Or, pour que le Canada en vienne à se grouiller le beigne en matière de monarchie, il faudrait au moins que Charles III décroche son téléphone et demande au premier ministre canadien de retenir Harry, le petit prince néo-américain, comme Gouverneur Général. Comme il est finalement assez possible que cela survienne, le Canada devrait peut-être se décider à allumer ses lumières et à prudemment exciser le lien monarchique, pendant qu’il est encore temps, c’est-à-dire avant que le gâchis de taxes post-colonial que nous prépare Charles ne prenne des proportions par trop gargantuesques…

Lors d’un entretien téléphonique, le président Vladimir Poutine met en garde Emmanuel Macron

Par : Volti
Source Le Média en 4-4-2 A l’initiative de la partie française, Vladimir Poutine a eu une conversation téléphonique avec le président de la République française Emmanuel Macron. Le président Poutine s’est entretenu avec Macron le 11 septembre 2022. A cette occasion, le chef du Kremlin a mis en garde son homologue français concernant « les attaques ukrainiennes régulières contre les installations […]
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