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Aujourd’hui — 19 octobre 2021Vos flux RSS

« Pénuries AdBlue et véhicules bloqués. Vers une grande pagaille ?» L’édito de Charles SANNAT

Par : Volti
Toujours aussi réjouissant l’avenir.. Par Charles Sannat pour Insolentiae Mes chères impertinentes, chers impertinents, Nous vivons dans une économie très complexe, et un effondrement, quand il touche nos types de société n’est jamais rien qu’une simplification très rapide des fonctionnements. Nous avons des normes anti-pollution très contraignantes, notamment pour les véhicules diesel avec la nécessité d’un second réservoir où l’on […]
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Mini-réacteur nucléaire : qu’est-ce que c’est et pourquoi la France veut en construire ?

Par : Volti
Source Presse-Citron Le Président de la République devrait annoncer dans le courant de la journée de nouveaux financements pour développer des mini-réacteurs nucléaires ou SMR. Voici tout ce qu’il faut savoir sur ce nouveau type de centrale et pourquoi elles représentent un enjeu majeur. Le soutien de la France au développement des mini-réacteurs nucléaires, aussi appelés “small modular reactors” ou […]

L’appropriation des connaissances et les bénéfices du Big Pharma au temps du coronavirus

Par : Volti
Lisez la partie 1 La destruction et l’accaparement des biens communs, où ICI, une relation à faire avec le livre de Liliane Held Khawam « Dépossession« . Big-finance, les big-pharmas et les big-de l’agro-alimentaire dominent le monde… Par Éric Toussaint pour CADTM (Comité pour l’abolition des dettes illégitimes)  Les brevets, les ADPIC, le Big Pharma… Non seulement le grand capital ne partage […]

Oubliez le réchauffement climatique, voici l’inversion des pôles. Et c’est un vrai problème.

Par : Volti
Par Liliane Held Khawam Je vous expose ici une série de vidéos passionnantes, dont les informations sont essentielles à connaître pour mieux comprendre la raison d’un sujet qui nous intéresse depuis des années, sans jamais avoir accès à l’intention finale. Je parle ici de géo-ingénierie. Nouveau monde: La géoingénierie. Science et Avenir/AFP 2017 Géoingénierie, la société civile dit NON! Attac France 2018 Vers un […]

Guerre mondiale du gaz : la fête ne fait que commencer !

Par : hervek

Par Dmitry Orlov – Le 28 septembre 2021 – Source Club Orlov

Le prix au comptant du gaz naturel en Europe vient de franchir le seuil psychologiquement important de 1000 dollars par millier de mètres cubes, soit un dollar par mètre cube. Cela a déjà eu des conséquences importantes dans toute l’Europe. Au Royaume-Uni, les usines d’engrais ne peuvent pas fonctionner à de tels prix et ont fermé leurs portes. Cela entraînera plus tard une inflation des prix des denrées alimentaires, mais l’effet immédiat est de priver les consommateurs de viande emballée et de bière en raison d’une pénurie de glace carbonique qui est un sous-produit de la production d’engrais. Pendant ce temps, de l’autre côté de ce qui reste de l’Union européenne, dans les petits États baltes, les prix de l’électricité sont désormais dix fois plus élevés que de l’autre côté de la frontière, en Russie. Bien sûr, ils sont les bienvenus pour acheter de l’électricité bon marché et abondante à la Russie, mais celle-ci doit passer par le Belarus et la Lituanie et les Lituaniens ont stratégiquement brisé les relations avec le Belarus en hébergeant la fugitive Tikhanovskaya, la reine des côtelettes, qui est une sorte de Juan Guaidó belarusse.

De l’autre côté du Belarus se trouve l’Ukraine, où les choses sont encore plus amusantes. Au printemps 2019, l’Ukraine a refusé l’offre gracieuse de la Russie de lui vendre du gaz à 240-260 dollars par millier de mètres cubes (un quart du prix spot actuel) et a préféré l’acheter sur le marché spot. Le résultat est que l’Ukraine a besoin de 13 milliards de mètres cubes de gaz en stockage pour passer la saison de chauffage mais en a moins de 5. Mais elle peut toujours acheter ce dont elle a besoin sur le marché au comptant, non ? C’est faux ! L’Ukraine est fauchée et n’a rien prévu dans son budget à cet effet. Heureusement, elle peut encore acheter de l’électricité bon marché à la Russie, du moins jusqu’à ce que les nationalistes ukrainiens décident de faire sauter les lignes de transmission vers la Russie, comme ils l’ont fait avec celles qui mènent à la Crimée russe il y a quelque temps, provoquant des pénuries d’énergie dans cette région et forçant les Russes à construire un pont énergétique depuis le continent, un processus qui a pris près d’un an.

Mais contrairement à l’Ukraine, qui est en faillite, les pays de l’UE n’ont pas à geler leur approvisionnement car ils peuvent simplement acheter le gaz dont ils ont besoin sur le marché spot, sous la forme de gaz naturel liquéfié, n’est-ce pas ? C’est faux ! Le marché du GNL est mondial, et les concurrents de l’Europe en Asie de l’Est – la Chine, la Corée du Sud et le Japon – peuvent toujours surenchérir sur l’offre disponible. Ces trois pays enregistrent des déficits structurels avec les États-Unis depuis des décennies et ont accumulé des quantités malsaines de dette fédérale américaine. Alors que les États-Unis sont sur le point de faire faillite et/ou de déclencher une hyperinflation du dollar en laissant leur dette nationale dépasser le seuil des 30 000 milliards de dollars, ils sont impatients de se débarrasser de la plus grande partie possible de ce magot, en l’échangeant contre des produits de base nécessaires tels que le gaz naturel. Ils ne se soucient guère du prix du gaz, car le prix final de la dette américaine sera nul et quelque chose est toujours mieux que rien. Ainsi, il y a de fortes chances que l’UE tremble dans le noir cet hiver par solidarité avec l’Ukraine.

Mais les choses vont beaucoup mieux aux États-Unis qui, après tout, sont un fier exportateur de gaz naturel grâce à ce qui reste de leur industrie de fracturation hydraulique. Encore faux ! L’Industrial Energy Consumers of America (IECA), un groupe de pression de l’industrie chimique et alimentaire, vient d’exiger que le ministère américain de l’énergie impose des limites aux exportations de GNL. Sinon, disent-ils, les prix très élevés du gaz naturel rendront de nombreuses entreprises américaines non compétitives et les obligeront à fermer leurs portes. Les prix ont déjà augmenté de 41 % au cours de l’année dernière. Mais cela ne suffit pas à stimuler la production : la production de gaz naturel aux États-Unis diminue en même temps que le nombre d’appareils de forage et la quantité de gaz stockée est actuellement inférieure de 7,4 % à la moyenne des cinq années précédentes. Toute tentative de limiter les exportations de GNL fera hurler les lobbyistes de l’industrie de l’énergie, qui ont beaucoup d’influence au Capitole, et entraînera de longues batailles politiques au sein d’un Congrès américain déjà très divisé et désagréable.

Pendant ce temps, dans l’UE, il y a une chose que l’on peut faire immédiatement pour éviter cette crise : mettre en service NordStream2, qui vient d’être achevé, en mettant de côté les protocoles bureaucratiques européens qui font traîner en longueur le processus de certification et en rejetant la restriction vraiment idiote selon laquelle il ne peut être utilisé qu’à 50 % de sa capacité. La société russe Gazprom serait parfaitement disposée à signer un accord d’approvisionnement à long terme à un prix raisonnable, comme elle l’a fait avec la Hongrie il y a quelques jours à peine. Mais pour l’instant, un tel revirement semble peu probable. D’une part, les fondamentalistes du marché libre sont encore pleins d’une foi aveugle dans le fait que le marché libre empêchera d’une manière ou d’une autre leur peuple de geler ; d’autre part, les écologistes semblent croire que le gel serait un acte vertueux qui aiderait à sauver la planète de la surchauffe. Au printemps prochain, la fonte des neiges pourrait révéler un paysage politique jonché des cadavres gelés des écologistes et des fanatiques du marché libre. Nous devrions tous leur souhaiter bonne chance, bien sûr, qu’ils le méritent ou non.

Dmitry Orlov

Le livre de Dmitry Orlov est l’un des ouvrages fondateurs de cette nouvelle « discipline » que l’on nomme aujourd’hui : « collapsologie » c’est à-dire l’étude de l’effondrement des sociétés ou des civilisations.

Il vient d’être réédité aux éditions Cultures & Racines.

Il vient aussi de publier son dernier livre, The Arctic Fox Cometh.

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

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