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L’Allemagne se prépare à quelques urgences : distribuer de l’argent liquide, gérer des paniques bancaires, et faire face à un « Mécontentement agressif » avant les coupures d’énergie de cet hiver

Par : jmarti

Par Tyler Durden − Le 16 novembre 2022 − Source Zero Hedge

L’Europe a maintenu jusqu’ici une façade globalement optimiste face à l’arrivée des froids de l’hiver, et a indiqué disposer de plus de gaz que nécessaire pour pallier le manque de livraison de la part de la Russie, y compris dans un scénario du « plus froid », mais en arrière plan, la plus grande économie d’Europe se prépare en silence à un scénario du pire intégrant des foules en colère et des faillites bancaires, si les coupures d’énergie empêchent la population d’accéder à l’argent liquide.

Comme l’indique Reuters en citant quatre sources, les autorités allemandes ont commencé à se préparer à distribuer de l’argent liquide en cas de coupure (ou de coupures multiples) pour maintenir l’économie à flot, sur fond d’anticipation de coupures énergétiques en raison de la guerre en Ukraine. Parmi les projets, on voit la Bundesbank accumuler des milliards pour répondre à une augmentation brutale de la demande, ainsi que de « possibles limitations sur les retraits », a indiqué l’un des interlocuteurs. Et si vous pensez que les investisseurs en cryptomonnaie sont en colère lorsqu’ils perdent accès à leurs actifs digitaux lors de la faillite d’une plateforme d’échange, attendez de voir un Allemand à qui l’on vient de couper l’accès à son argent liquide.

Les dirigeants et les banques ne s’intéressent pas uniquement à la création (c’est-à-dire, à l’impression de billets), mais également à la distribution, et discutent par exemple de la priorité de l’accès au carburant pour les transporteurs d’argent liquide, selon les autres sources qui commentent les préparations qui se sont accélérées au cours des dernières semaines, après que la Russie a coupé les livraisons de gaz.

Les discussions sur les projets impliquent la banque centrale, BaFin, son régulateur des marchés financiers, et de multiples associations de l’industrie financière, selon les sources évoquées par Reuters, qui se sont exprimées sous couvert d’anonymat sur les projets qui sont confidentiels et en cours.

Bien que les autorités allemandes aient, face au public, nié la potentialité d’une coupure et de paniques bancaires — pour des raisons évidentes — les discussions montrent le sérieux avec lequel elles considèrent cette menace, et la manière dont elles luttent pour se préparer à des coupures d’énergie potentiellement dévastatrices provoquées par la montée en flèche des prix de l’énergie, ou même le sabotage. Elles soulignent également les implications de plus en plus vastes de la guerre en Ukraine pour l’Allemagne, qui s’est des décennies durant appuyée sur une énergie abordable en provenance de Russie, et se trouve désormais confrontée à une inflation à deux chiffres et à une menace de coupure de carburant et à des coupures d’électricité.

Quiconque connaît l’histoire récente de la République de Weimar sait que l’accès à l’argent liquide constitue une préoccupation toute particulière pour les Allemands, qui accordent de l’importance à la sécurité et à l’anonymat, et qui ont tendance à utiliser le liquide davantage que les autres Européens, avec certains Allemands qui continuent de détenir des anciens Deutschemarks, pourtant remplacés par des euros il y a plus de vingt ans.

Selon une étude récente de la Bundesbank, ce sont à peu près 60% des achats quotidiens allemands qui sont payés de nos jours en liquide, et les Allemands, en moyenne, retirent plus de 6600 euros par an auprès des distributeurs bancaires.

Et voici la chute : il y a 10 ans, un rapport parlementaire évoquait le « mécontentement » et des « altercations agressives » si les citoyens n’étaient plus en mesure d’accéder à l’argent liquide durant une coupure. Traduction : en cas d’arrêt des retraits d’argent liquide, la société allemande pourrait fort bien s’auto-déchirer.

De fait, le début de la pandémie, au mois de mars 2020, fut le théâtre d’une course à l’argent liquide, et les Allemands ont retiré à cette occasion 20 milliards d’euros en plus que ce qu’ils ont déposé. Cela a constitué un record, et les choses s’étaient alors déroulées sans accroc. Mais une panne d’électricité potentielle lève de nouvelles questions au sujet des scénarios possibles, et les dirigeants reconsidèrent la question avec intensité maintenant que la crise énergétique s’étend au sein de la première économie européenne et que l’hiver approche.

En cas de coupure électrique, une option pour les décideurs serait de limiter la quantité d’argent liquide disponible par personne, a affirmé l’un des interlocuteurs. Il va sans dire que cela constituerait une très mauvaise option pour l’Allemagne, et pour la monnaie dans son ensemble (après tout, si la faillite de FTX a provoqué des dégâts dans les cryptomonnaies, que dire au sujet de la monnaie si l’une des économies les plus avancées au monde se retrouve à limiter les accès à l’argent liquide). C’est la Bundesbank qui s’occupe des flux d’argent liquide dans les magasins et l’économie d’Allemagne, en retirant les faux billets et en s’assurant que les flux circulent en bon ordre. Ses stocks importants la préparent à tout pic dans la demande, ajoute l’interlocuteur.

Une faiblesse exposée par ces préparations implique les sociétés de sécurité qui transportent l’argent depuis la banque centrale vers les distributeurs d’argent liquide et les banques. L’industrie, qui comprend la Brinks et Loomis, n’est pas bien protégée par la loi en matière d’accès aux carburants et aux télécommunications durant une panne électrique, selon l’organisation industrielle BDGW.

« Il existe de gros trous dans la raquette », a affirmé Andreas Paulick, directeur du BDGW. Les véhicules blindés devraient faire la queue aux stations essence comme tout un chacun, déclare-t-il. L’organisation a organisé une réunion la semaine dernière avec les dirigeants de la banque centrale et les législateurs pour faire connaître ses problèmes.

« Nous devons préventivement nous attaquer au scénario réaliste d’une panne d’électricité », affirme Paulick. « Il serait totalement naïf de ne pas l’évoquer en ce moment. »

À quel point les choses pourraient-elles empirer ? Ma foi, plus de 40% des Allemands craignent une panne électrique dans les six mois à venir, selon un sondage paru la semaine dernière dans Funke Mediengruppe. Et comme en pratique au moins une coupure électrique est assurée dans les mois à venir, une panique vers le distributeur de billets le plus proche va s’ensuivre, une chose que les infrastructures financières locales ne pourront sans doute pas gérer.

Par conséquent, le bureau allemand de gestion des catastrophes a affirmé recommander que les gens se mettent à conserver de l’argent liquide chez eux pour ce type d’urgence (cela va très certainement inspirer de la confiance).

Dans le même temps, une autre source de Reuters indique que les régulateurs financiers allemands s’inquiètent que les banques ne soient pas complètement préparées pour des coupures d’énergie, et considèrent ce type d’événement comme un risque nouveau, jusqu’alors imprévu. Les banques considèrent comme « improbable » une coupure d’électricité à grande échelle, selon la Deutsche Kreditwirtschaft, l’organisation parapluie du secteur financier. Mais les banques restent néanmoins « en contact avec les ministères et autorités compétentes » pour préparer un tel scénario, d’autant plus que tout chose qualifiée par les banques d’« improbable » tend à se produire de manière assez régulière. Il est évoqué que la finance devrait être considérée comme une infrastructure critique si l’énergie devait être rationnée.

De temps à autre, la politique peut s’opposer à la planification de coupures. À Francfort, la capitale bancaire de l’Allemagne, un membre du conseil municipal a proposé de rendre obligatoire la présentation d’un plan de coupure électrique pour le 17 novembre. L’homme politique, Markus Fuchs, membre du parti de droite AfD, a affirmé face au conseil municipal qu’il serait irresponsable de ne pas s’y préparer. Mais les autres partis ont rejeté la proposition, accusant Fuchs et son parti d’inciter à la panique.

Fuchs a ensuite ajouté au cours d’une interview par téléphone : « Si nous trouvions une solution pour la paix dans le monde, celle-ci se verrait rejetée. » Le sujet souligne également la dépendance du commerce envers les technologies, avec des transactions qui sont de plus en plus électroniques, et où la plupart des distributeurs de billets n’ont pas de source électrique de réserve.

L’argent liquide serait la seule méthode de paiement officielle qui continuerait de fonctionner, affirme Thomas Leitert, dirigeant de KomRe, une société qui conseille les villes sur les préparations aux coupures électriques ainsi qu’à d’autres catastrophes.

« Quelle autre méthode pour acheter les boîtes de raviolis ? » demande Leitert. Eh bien, il y a ces bidules de cryptomonnaies, mais le second donateur Démocrate vient de prendre un sacré coup…

Tyler Durden

Traduit par José Martí, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

Faisons le point sur l’épopée covidiste

Par : Volti
Par Jean-Yves Jézéquel pour Mondialisation.ca Comme on le disait depuis très longtemps, notamment dans mondialisation.ca, l’article du 19 juin 2021, « vaccination Covid-19 : dernier avertissement par le Dr Vanden Bossche », il fallait s’attendre à ce que l’on découvre aujourd’hui la catastrophe annoncée et qui était parfaitement prévisible, sans surprise pour ceux qui...

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Les Français rendent les armes…

Par : Volti
Merci à mon correspondant Ludo V Source : Le Drakkar furibard  » Il y a quatre types idéals : le crétin, l’imbécile, le stupide et le fou. Le normal, c’est le mélange équilibré des quatre.  » Uberto Eco  » Errare humanum est, perseverare diabolicum.  » (l’erreur est humaine, persévérer est diabolique) Sénèque...

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Comment fonctionne le contrôle mental réel

par Brandon Smith. Le véritable contrôle de l’esprit ne repose pas sur la torture et la force, mais sur l’acceptation induite en douceur. Nous pouvons retirer notre consentement aux hypnotiseurs quand nous le souhaitons.

Musk ouvre les dossiers de censure de Twitter

Par : Wayan

Par Moon of Alabama – Le 3 décembre 2022

En octobre 2020, le New York Post publiait des détails sur les activités pornographiques et commerciales de Hunter Biden, qui avaient été récupérés sur son ordinateur portable. Les courriels trouvés sur celui-ci prouvaient que Joe Biden, malgré ses dénégations, avait manipulé le gouvernement ukrainien au service de la compagnie gazière Burisma, qui payait la société de son fils pour ce lobbying.

Les médias libéraux et le Parti démocrate ont lancé une campagne de censure et de déni pour supprimer les informations concernant cet ordinateur portable. Ils ont appelé cela de la « désinformation russe« . Un tribunal a ensuite vérifié que le contenu de l’ordinateur portable était authentique.

Lorsque l’affaire a éclaté, Twitter a interdit et supprimé tous les liens vers l’article du New York Post.

Elon Musk, qui a récemment racheté Twitter, a donné la communication interne de Twitter en rapport avec ce sujet au jounaliste Matt Taibbi, qui a ensuite tweeté l’histoire :

Matt Taibbi @mtaibbi – 11:34 UTC – 3 Dec. 2022

  1. Fil : LES DOSSIERS TWITTER
  2. Les « Twitter Files » racontent une histoire incroyable et donnent une vue de l’intérieur de l’une des plateformes de médias sociaux les plus importantes et les plus influentes du monde. Il s’agit d’un récit à la Frankenstein, d’un mécanisme construit par l’homme qui a échappé au contrôle de son concepteur.

  1. À sa conception, Twitter s’est montré à la hauteur de son énoncé de mission, donnant aux gens « le pouvoir de créer et de partager des idées et des informations instantanément, sans barrières. »
  2. Cependant, au fil du temps, l’entreprise a été lentement contrainte d’ajouter des barrières. Certains des premiers outils de contrôle de la parole étaient conçus pour lutter contre les spams et les fraudeurs financiers.

  1. En 2020, les demandes de suppression de tweets émanant d’acteurs connectés étaient devenues monnaie courante. Un dirigeant pouvait écrire à un autre : « À revoir selon l’équipe Biden. » La réponse revenait : « Traitée. »

  1. Ce système n’était pas équilibré. Il était basé sur les contacts. Parce que Twitter était et est toujours composé en grande majorité de personnes ayant la même orientation politique, il y avait plus de canaux, plus de moyens de se plaindre, ouverts à la gauche (enfin, aux Démocrates) qu’à la droite. opensecrets.org/orgs/twitter/

  1. Twitter a pris des mesures extraordinaires pour supprimer l’histoire [de l’ordinateur portable de Hunter Biden], en supprimant les liens et en affichant des avertissements indiquant qu’elle pouvait être « dangereuse« . Ils ont même bloqué sa transmission par message direct, un outil jusqu’ici réservé à des cas extrêmes, comme la pornographie enfantine.

  1. La décision a été prise aux plus hauts niveaux de l’entreprise, mais à l’insu du PDG Jack Dorsey, par l’ancienne responsable des affaires juridiques, de la politique et de la confiance, Vijaya Gadde, celle-ci ayant joué un rôle clé.
  2. « Ils l’ont juste fait en freelance« , voilà comment un ancien employé a caractérisé la décision. « Le piratage a servi d’excuse, mais en quelques heures, à peu près tout le monde a compris que ça ne tiendrait pas. Mais personne n’a eu le courage de revenir sur sa décision. »
  3. On peut voir la confusion dans le long échange suivant, qui finit par inclure Gadde et l’ancien chef de la confiance et de la sécurité, Yoel Roth. Le responsable des communications, Trenton Kennedy, écrit : « J’ai du mal à comprendre sur quelle base politique on a marqué ce site comme étant dangereux » : ImageÀ ce stade, « tout le monde savait que c’était foutu« , a déclaré un ancien employé, mais la réponse a été essentiellement de pécher par excès… en continuant à pécher.

L’une des intrigues secondaires de l’affaire de l’ordinateur portable Twitter/Hunter Biden est la quantité de choses qui ont été faites à l’insu du PDG Jack Dorsey, et le temps qu’il a fallu pour que la situation se « débloque » (comme l’a dit un ancien employé), même après que Dorsey soit intervenu.

Avant l’élection, le gang Biden était de connivence avec Twitter pour supprimer les mauvaises nouvelles sur Biden et les nouvelles positives sur Trump. Ils ont continué à influencer fortement Twitter et Facebook après l’élection. Les nouvelles biaisées sur l’Ukraine, dans les médias et en ligne, en font partie.

The Intercept a également censuré ses reportages sur l’ordinateur portable et la corruption de Biden. Glenn Greenwald a démissionné à cause de cela. D’autres entreprises du cirque technologique aligné sur les Démocrates se sont jointes à eux et les médias libéraux ont ignoré ou occulté l’histoire.

La révélation de l’histoire de l’ordinateur portable dans son intégralité aurait probablement coûté la présidence à Joe Biden. La censure des médias fut donc une intervention directe dans le processus électoral.

Taibbi reviendra sur cette histoire. Musk a licencié les salariés de Twitter ayant pris cette décision.

Les libéraux craignent désormais de perdre l’outil de censure partisane dont ils disposaient avec Twitter. L’implication d’Elon Musk a donné lieu à une campagne des médias libéraux contre un nouveau « manque de censure » présumé de Twitter :

La montée en puissance des discours haineux sur Twitter est sans précédent, selon des chercheursNew York Times

Les insultes à l’encontre des homosexuels apparaissaient sur Twitter 2 506 fois par jour en moyenne avant l’arrivée de Musk. Par la suite, leur utilisation est passée à 3 964 fois par jour.

Et les messages antisémites faisant référence aux Juifs ou au judaïsme ont augmenté de plus de 61 % au cours des deux semaines qui ont suivi l’acquisition du site par Musk.

Ces résultats, obtenus par le Center for Countering Digital Hate, l’Anti-Defamation League et d’autres groupes qui étudient les plateformes en ligne, fournissent l’image la plus complète à ce jour de l’évolution des conversations sur Twitter depuis que Musk a conclu un accord de 44 milliards de dollars pour racheter la société, fin octobre. Bien que les chiffres soient relativement faibles, les chercheurs ont déclaré que les augmentations étaient anormalement élevées.

Twitter traite environ 500 millions de tweets par jour. Les insultes contre les homosexuels sont donc passées de 0,0005 % à 0,0008 % de tous les tweets. Ils ne forment qu’un bruit de fond qui diminue ou augmente en fonction de l’actualité ou de la météo du jour. Même à un taux plus élevé, ces tweets ne seraient pas un problème. Il n’est pas nécessaire de suivre les auteurs des insultes et il est possible de bloquer leur fil de discussion.

Le Times n’a lancé cette histoire que pour que les Démocrates puissent reprendre le contrôle de l’instrument de censure qu’est devenu Twitter.

Glenn Greenwald @ggreenwald – 21:12 UTC – 3 Dec. 2022

La meute sordide et pro-censure des employés libéraux des entreprises médiatiques s’est unie hier soir pour attaquer @mtaibbi — comme ils le font pour tout journaliste qui lance une vraie histoire sur les vrais centres de pouvoir — et, parce qu’ils étaient si désespérés de le discréditer, ont montré ce qu’ils sont. Regardez : …

L’élection de Biden a prouvé l’utilité d’un tel outil. La campagne contre le Twitter de Musk va donc probablement s’intensifier. Il en sera de même pour ses efforts de riposte.

Rajoutez-moi du pop-corn s’il vous plaît.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

Les liens entre le COVID et le monde des crytpomonnaies : la sinistre saga de FTX et de Sam Bankman-Fried

Par : jmarti

Par Jeffrey A. Tucker − Le 19 novembre 2022 − Source brownstone.org

Une suite de textes et de tweets produits par Sam Bankman-Fried, le PDG de FTX — jadis plateforme d’échange de cryptomonnaie de haute volée, désormais en faillite — tombée en disgrâce, affirme ceci au sujet de son image de bien-pensant : il s’agit d’un « jeu débile, dans le cadre duquel nous autres, Occidentaux woke, lançons les slogans qu’il faut, et ainsi tout le monde nous aime. »

Très intéressant. Il avait étalé le grand jeu : un végan qui s’inquiète du changement climatique, soutient chaque action en justice (raciale, sociale, environnementale) hormis celle dont il est la cible, et déverse des millions à des organisations caritatives méritantes associées à la Gauche. Il avait également acheté nombre de droits d’accès et de protection à Washington D.C., suffisamment pour faire de sa société véreuse la coqueluche de la ville.

Dans ce mélange, on trouve cette chose dénommée planification de la pandémie. Chacun devrait à ce stade avoir compris de quoi il s’agit : vous ne pouvez pas gérer votre vie parce que de mauvais virus rodent au-dehors. Aussi bizarre que celui puisse apparaître, et pour des raisons qui restent encore à éclaircir, soutenir les confinements, les masques et les passes sanitaires est une chose qui a pris sa place dans le mélange idéologique woke.

Cela est d’autant plus étrange qu’il a été établi de manière répétée que les restrictions en lien avec le Covid ont provoqué des dégâts dans tous les groupes que l’idéologie woke affirme défendre avec tant d’application. Cela va jusqu’aux droits des animaux : qui a oublié le massacre des visons au Danemark en 2020 ?

Mais cela a fonctionné. Porter un masque est devenu le symbole d’être quelqu’un de bien, tout comme se faire vacciner, devenir végan, et piquer des crises pour un oui ou pour un non sur le sujet du changement climatique. Rien de tout cela n’a quoi que ce soit à voir avec la science ou la réalité. Il s’agit d’un symbolisme tribal au nom d’une solidarité politique de groupe. Et FTX a parfaitement joué le jeu, en distribuant des centaines de millions de dollars pour démontrer la loyauté de la société envers les bonnes causes.

Parmi ces donations, on trouve le racket de la planification de la pandémie. Vous avez bien lu : des liens importants existent entre FTX et le Covid, cultivés durant deux années. Examinons cela.

En début d’année 2022, le New York Times a annoncé avec fracas une étude établissent que l’utilisation d’Ivermectine n’était d’aucun secours. Ce résultat était présenté comme définitif. L’étude avait été financée par FTX. Pourquoi ? Pourquoi une plateforme d’échange de cryptomonnaies s’intéressait-elle tellement à détruire le mythe de la réutilisation de certains médicaments pour amener les gouvernements et les gens à utiliser des produits pharmaceutiques fraîchement brevetés, comme le Remdesivir, qui ne fonctionnait pas du tout ? Des esprits chagrins aimeraient bien le savoir.

Quoi qu’il en soit, cette étude, et surtout ses conclusions, se sont avérées trompeuses. David Henderson et Charles Hooper signalent en outre un fait intéressant : « Certains chercheurs impliqués dans les essais TOGETHER avaient été payés pour d’autres services par Pfizer, Merck, Regeneron et AstraZeneca, toutes les entreprises impliquées dans le développement de médicaments et vaccins contre le COVID qui entrent frontalement en compétition avec l’ivermectine. »

Pour une raison ou une autre, SBF a su qu’il fallait qu’il s’oppose aux réutilisations de médicaments, alors qu’il ne connaissait strictement rien à ce sujet. Il fut heureux de financer une étude branlante pour étayer cette thèse, et le New York Times a joué le rôle qui lui était assigné en la faisant paraître.

Ce n’était que le début. Une enquête, faite sans trop se fouler, menée par le Washington Post a mis au jour le fait que Sam et son frère Gabe, qui gérait une organisation à but non-lucratif sur le Covid montée en toute hâte, « ont dépensé au moins 70 millions de dollars depuis le mois d’octobre 2021 dans des projets de recherche, des donations de campagnes et d’autres projets visant à améliorer la bio-sécurité et à empêcher la prochaine pandémie. »

Je ne peux pas faire mieux que citer le Wahington Post :

Les ondes de choc qui font suite à la chute libre de FTX ont provoqué des remous dans le monde de la santé publique, au sein duquel nombre de dirigeants de structure s’occupant de la préparation aux pandémies avaient reçu des fonds de la part des fondateurs de FTX, ou essayaient d’en obtenir.

En d’autres termes, le « monde de la santé publique » voulait pouvoir continuer sur la voie du : « Donnez-moi de l’argent pour que je puisse continuer de soutenir l’idée de confiner plus de gens ! » Malheureusement, l’effondrement de la plateforme d’échange, qui ne semble détenir qu’à peine 0,001% des actifs qu’elle revendiquait, ne le permet plus.

Parmi les organisations les plus affectées, on trouve Guarding Against Pandemics, le groupe de pression dirigé par Gabe, qui avait dépensé des millions en publicités pour soutenir l’idée de l’administration Biden visant à conserver 30 milliards de dollars de financement « contre la prochaine pandémie ». Comme l’indique Influence Watch, « Guarding Against Pandemics est un groupe de pression orienté à gauche créé en 2020 pour soutenir les projets de loi qui accroissent les investissements gouvernementaux pour les plans de prévention des pandémies. »

Mais les choses sont encore pires que cela :

Les projets soutenus par FTX se sont étalés entre 12 millions de dollars pour propulser un projet de vote en Californie visant à renforcer les programmes de santé publique et détecter les menaces de virus émergents (avec un soutien des plus mornes, cette mesure a été reportée à 2024), jusqu’à un investissement de plus de 11 millions de dollars pour la campagne ratée des primaires au Congrès menée par un expert en biosécurité de l’Oregon, et même une dotation de 150 000 dollars pour aider Moncef Slaoui, conseiller scientifique auprès de l’administration Trump, à rédiger son mémoire sur son projet « Operation Warp Speed« , un accélérateur de vaccins.

Les dirigeants du FTX Future Fund, une fondation qui a engagé plus de 25 millions de dollars pour empêcher les bio-risques, ont démissionné jeudi dernier en publiant une lettre ouverte, reconnaissant que certaines donations de la part de l’organisation sont en attente.

Pire encore :

Les engagements du FTX Future Fund comprennent 10 millions de dollars à destination de HelixNano, une start-up en biotechnologie visant à développer un vaccin de nouvelle génération contre le coronavirus ; 250 000 dollars à destination de l’université d’Ottawa pour une recherche scientifique visant à éradiquer les virus des surfaces plastiques ; et 175 000 dollars pour soutenir les travaux récents d’un diplômé en droit du John Hopkins Center for Health Security. « Dans l’ensemble, le Future Fund était une force agissant pour le bien, » affirme Tom Inglesby, qui dirige le John Hopkins Center, en déplorant l’effondrement du fonds. « Les travaux qu’ils menaient essayaient véritablement d’amener les gens à réfléchir sur le long terme… de bâtir une préparation à la pandémie, de diminuer les risques de menaces biologiques. »

Et encore :

Guarding Against Pandemics a dépensé plus d’1 million de dollars en lobbying auprès de Capitol Hill et de la Maison Blanche l’année passée, a embauché au moins 26 lobbyistes pour soutenir un projet bipartisan sur les pandémies encore en instance au Congrès, et d’autres dossiers, et a affiché des publicités soutenant les projets de loi finançant une préparation contre les pandémies. Protect Our Future, un comité d’action politique soutenu par les frères Bankman-Fried, a dépensé environ 28 millions de dollars au cours de ce cycle du Congrès pour des candidats démocrates « qui seront les champions de la prévention des pandémies », selon la page internet du groupe.

Je pense que vous commencez à comprendre. Il s’agit d’un gigantesque racket. FTX, créée en 2019 après l’annonce de Biden de sa candidature à la présidence, par le fils du cofondateur d’un comité d’action politique majeur du parti démocrate appelé Mind the Gap, n’était rien d’autres qu’un schéma de Ponzi miraculeux. Il a saisi toutes les opportunités induites par les confinements pour disposer d’une couverture politique, médiatique et académique. Ses justifications économiques étaient tout aussi inexistantes que ses livres de compte. Le premier auditeur qui a regardé l’état de la société a écrit :

De toute ma carrière, je n’ai jamais vu un manque aussi patent de contrôles sur une société, et une absence aussi complète d’information financière fiable que sur ce dossier. Entre des systèmes à l’intégrité compromise et une supervision défaillante des activités menées à l’étranger, et la concentration du contrôle entre les mains d’un tout petit groupe de personnages sans expérience, simplistes et potentiellement corrompus, cette situation est sans précédent.

Ce fut le pire exemple d’une machine en mouvement perpétuel : un jeton pour soutenir une entreprise qui était elle-même soutenue par le jeton, qui lui-même n’était soutenu par rien d’autres que la vogue politique et l’idéologie woke enroulée autour de Larry David, Tom Brady, Katy Perry, Tony Blair et Bill Clinton pour se parer d’une aura de légitimité.

Tony Blair, Bill Clinton, et Sam Bankman-Fried aux Bahamas au mois d’avril 2022

Et on ne peut plus rattraper cela : FTX entretenait une relation étroite avec le Forum Économique mondial et était la plateforme d’échange de cryptomonnaies préférée du gouvernement ukrainien. Aux yeux du monde entier, la voici exposée comme opération de blanchiment d’argent du comité national démocrate et de l’ensemble du lobby pro-confinement.

Voici ce qui me rend furieux avec tous ces milliards de fausse monnaie et de corruption profonde des milieux politique et scientifique. Depuis des années déjà, mes amis opposés aux confinements ont été harcelés, dénoncés comme financés par de l’argent soi-disant sale, qui n’existe absolument pas. De nombreux scientifiques, journalistes, avocats, et autres personnes courageuses, ont abandonné de très belles carrières pour défendre un principe, dénoncer les dégâts provoqués par les confinements, et voici comment on les a traités : on les a salis et remplacés.

Brownstone a adopté dans cette diaspora autant de gens que les ressources le permettaient (de vraies ressources, auxquelles des personnes bienveillantes ont contribué). Mais nous ne parvenons pas à approcher du niveau nécessaire à la justice, et encore moins rivaliser avec le régime de financement à 8 chiffres qui est celui du camp d’en face.

La Déclaration de Great Barrington a été signée dans les bureaux de l’American Institute for Economic Research, qui avait apparemment reçu six années auparavant une dotation de 60 000 dollars, dépensée depuis longtemps, de la part de la Koch Foundation, et s’est par conséquent trouvé labellisé comme « groupe de travail libertarien financé par Koch », ce qui a soi-disant jeté le discrédit sur le GBD, en dépit du fait qu’aucun des auteurs n’a reçu le moindre centime.

Ce charabia et ces calomnies durent depuis des années — sur les exhortations des dirigeants du gouvernement ! — et Brownstone se retrouve à faire face aux mêmes âneries, avec toutes les élucubrations possibles sur notre pouvoir, nos financements, et nos influences grouillant dans les recoins les plus sombres des donjons des réseaux sociaux. En réalité, cette même Fondation Koch a financé (sans doute à l’insu de son fondateur) les travaux pro-confinement de Neil Ferguson, dont le modèle mathématique ridicule a terrifié le monde au point de priver de droits de l’homme des milliards de gens dans le monde entier.

Durant tout ce temps — alors chaque once possible de propagande vicieuse était déversée sur le monde — le lobby pro-confinement et pro-contrôle, intégrant de faux scientifiques et de fausses études, jouissait des milliards déversés par les opérateurs d’un schéma de Ponzi fondé sur les mensonges, la fraude, et de 15 milliards de dollars de fonds à effet de levier qui n’existaient pas réellement, pendant que ses principaux acteurs se morfondaient dans une villa à 40 millions de dollars, remplie de drogue, dans les Bahamas tout en présentant les vertus de l’« altruisme véritable » ainsi que leur machinerie de planification des pandémies, qui vient de tomber en morceaux.

Et le New York Times, plutôt que dénoncer cette conspiration criminelle, écrit des articles montés de toutes pièces sur le fondateur, et sur la manière selon laquelle il a laissé son entreprise en plein essor grandir trop rapidement, et doit désormais surtout prendre du repos, que Dieu le bénisse.

Nous autres restons en plan avec l’ardoise de cette escroquerie patente qui établit un lien inattendu entre les cryptomonnaies et le Covid. Mais à l’image de l’argent qui était basé sur du brassage d’air, les dégâts qui ont été infligés au monde ne sont que trop réels : une génération de gamins perdue, une espérance de vie en déclin, des millions de gens qui ne travaillent plus, une chute calamiteuse des niveaux de santé publique, des millions d’enfants réduits à la pauvreté suite aux ruptures des chaînes d’approvisionnement, 19 mois d’affilée de revenus en chute, des augmentations de la dette historiquement élevées, et une chute dramatique du niveau mental des populations dans le monde entier.

Donc, oui, nous pouvons tous être furieux et exiger pour le moins une pleine attribution des responsabilités. Il est probable que la vérité qui en sortira s’avérera bien pire que les éléments déjà colossaux que nous avons exposés au sein du présent article. Il est déjà très grave que les confinements aient ruiné la vie et la liberté. Découvrir que le vaste niveau de soutien qui leur a été apporté a été financé par des escroqueries et des charlataneries y apporte un niveau supplémentaire de corruption, que même les plus cyniques d’entre nous n’auraient jamais pu imaginer.

Jeffrey A. Tucker, fondateur et président de l’institue Brownstone, est économiste et écrivain. Il a écrit 10 ouvrages, dont « Liberté ou Confinement », et des milliers d’articles parus dans la presse universitaire et grand public. Il écrit un éditorial chaque jour pour The Epoch Times, et exprime généralement des idées sur l’économie, les technologies, la philosophie sociale et la culture.

Traduit par José Martí, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

Cabinets de conseil : leur pire danger n’est peut-être pas celui que l’on voit…

Par : Wayan

Par Gilles Casanova − Le 27 novembre 2022 − Source RT France

Ils vendent à prix d’or à l’État des prestations dont on imagine que des fonctionnaires sont tout à fait capables de les réaliser, puisqu’ils ont été formés, engagés, et qu’ils sont payés – beaucoup moins cher – pour cela.

Ensuite gavés d’honoraires au titre d’études parfois inconsistantes, ils ne paient pas leurs impôts, font de la fraude fiscale et cachent leurs profits dans des paradis fiscaux.

Enfin, on les soupçonne d’avoir organisé ou participé à des circuits de financement occultes des campagnes présidentielles d’un politicien qui les a installés en majesté au cœur de l’appareil administratif.

Cela fait beaucoup pour des sociétés très riches, la plupart du temps à base américaine, et qui se présentent toujours aux côtés du Gotha de la finance mondiale et des organismes de pouvoir, du FMI à Davos. Mais peut-être le pire de leur action ne se situe-t-il pas là où le système médiatique veut bien nous le laisser entrevoir, mais dans un élément plus profond de leur présence au sommet de nos sociétés.

Un État toujours plus affaibli

Ces grandes sociétés de conseil ne donnent pas des conseils anodins, à la manière dont «Marmiton» vous dirait comment faire des œufs brouillés. Ces organismes transnationaux agissent selon une philosophie, selon une orientation politique, selon une méthode, qui toutes sont directement liées à ce qu’est aujourd’hui le néolibéralisme mondialiste autoritaire.

Se tourner vers eux, cela signifie avoir un conseil qui privilégiera toujours l’actionnaire sur l’intérêt de l’entreprise et l’investissement, qui privilégiera toujours la distribution de dividendes sur la juste rémunération du travail, qui choisira toujours le profit à court terme sur l’intérêt général et l’avenir.

Ces cabinets de conseil ont été conçus pour répondre aux besoins des grandes entreprises dans une économie globalisée et dérégulée, dans laquelle ni la moralité, ni l’intérêt collectif, ni le respect de l’esprit des lois ne sont un élément pris en compte, à aucun instant.

Mais l’État n’est pas une entreprise. Sa performance, n’a rien de commun avec celle d’une grande industrie. Elle consiste à apporter aux citoyens une protection, un service, une présence, une capacité à décider collectivement de leur destin. Déjà en cela, se trouve la contradiction pour qui voudra faire appel à ces cabinets de conseil, qui n’ont pas été conçus en fonction de ce qu’est un État et de ce qu’il produit, c’est-à-dire un service pour ses citoyens et la collectivité, mais en fonction d’une entreprise dont le rôle est de générer du profit.

Lorsque les autorités canadiennes ont confié à de tels cabinets quelque chose qui ressemblait à ce que la France a fait après 2007 dans la «Révision générale des politiques publiques» (RGPP) ceux-ci ont tranché, coupé, élagué, ont fait que tout ce qui était produit et qui fonctionnait a fonctionné avec moins de personnel, et donc cela a ravi sur le moment les autorités canadiennes. Elles ont pensé qu’elles gagnaient beaucoup d’argent et qu’en amincissant l’État et les services qui le constituaient elles aidaient les citoyens en baissant l’impôt. Elles ont eu, d’ailleurs, les applaudissements du système médiatique puisqu’elles étaient tout à fait sur sa ligne politique.

Mais ce que ces sociétés de conseil n’avaient pas vu, c’est qu’elles avaient étudié l’activité de l’État en le découpant en process précis, cadrés de manière industrielle, sans comprendre à quels besoins de fond de la population cela répondait. Ce qui a abouti quelques temps plus tard à ce que les autorités canadiennes se rendent compte que leur État n’était plus capable de répondre à la demande et aux besoins des citoyens.

Il savait faire de façon parfaitement normée, et moins coûteuse, un certain nombre de choses qui étaient inscrites dans les process qu’avaient analysé ces cabinets de conseil, mais l’État dans son rapport aux citoyens, dans son rapport à la société, n’est pas une addition de process industriels, économiques, financiers ou commerciaux. C’est autre chose. C’est un ensemble, c’est une fonction sociale centrale dans une société.

Les autorités canadiennes ont donc été obligées de faire une campagne de recrutement massif de fonctionnaires qu’ils ont appelée «la Relève», en réalité, le remplacement des personnels qui avaient été éjectés par les consultants de ces sociétés de conseil et leurs méthodes d’approche de la réalité.

Un déni de démocratie ?

Cela n’empêchera pas la France en 2007 de se lancer dans la fameuse RGPP avec les mêmes cabinets de conseil, avec en France un résultat un peu différent : partout où des services fonctionnaient bien, ces cabinets de conseil ont réussi à imposer de diminuer le nombre des  personnels qui y étaient affectés, en revanche dès qu’un service fonctionnait mal – fut-il pléthorique – ces cabinets de conseil n’avaient plus la capacité de l’analyser ou de préconiser une quelconque réforme, tout cela s’est donc enlisé dans les sables mouvants de la « réforme de simplification à la française », après avoir affaibli une fois de plus l’État.

Mais au-delà de ce problème de perspective lié à la nature de l’État, il y a l’orientation de fond sur l’avenir de la société, les choix fondamentaux que les citoyens ont le droit de faire à travers le dispositif démocratique que la Révolution française a instauré ici il y a plus de 200 ans et qui s’est étendu dans tout le monde démocratique.

Le vote, les élections, les diverses consultations, notamment les référendums, sont faits pour que la société, collectivement, puisse maîtriser son destin à travers des choix structurants, engageant son avenir. Mais pour ces cabinets, tout cela n’existe pas, c’est un hochet avec lequel on amuse le public, les choses sérieuses étant définies par «la seule politique possible», telle qu’elle est conçue dans des enceintes comme l’Organisation mondiale du commerce, Davos, Bilderberg, le FMI ou d’autres endroits du même type, où ne sont pris en compte que les intérêts et les perspectives des quelques centaines de milliardaires qui concentrent aujourd’hui la majorité de la fortune sur Terre.

Ce qui signifie que quels que soient les choix opérés par les citoyens dans le cadre de la démocratie, ces cabinets veillent – dans le détail – à ce que ne soit mise en œuvre que la politique définie par les grands organismes transnationaux que la globalisation financière néolibérale a mis en place, par-dessus la tête des peuples et des systèmes démocratiques. Le déni de la démocratie, c’est – bien sûr – de s’asseoir sur le référendum de 2005 qui refuse le Traité constitutionnel européen, pour signer un traité quasiment identique à Lisbonne, en le faisant voter rapidement par le Parlement réunis en congrès. Mais c’est tout autant de détruire, jour après jour, de détricoter tout ce qui a été le pacte social qui lie les composantes des sociétés européennes depuis la victoire sur le nazisme, et qui a été codifié en France par le programme du Conseil national de la Résistance. Comment faire reculer l’indemnisation du chômage et faire porter sur le chômeur la responsabilité du chômage, comment casser les retraites par répartition, comment casser la Sécurité sociale, comment privatiser progressivement le système d’éducation, comment conduire l’État à se retirer de plus en plus de la société pour que ses fonctions principales soient assurées à titre commercial par de grands organismes financiers, ce sont ces cabinets qui y travaillent chaque jour.

Ne vous y trompez pas, ce sont eux qui conçoivent et écrivent les projets de loi du gouvernement. Ils ne rendent jamais compte sur des plateaux de télévision ou dans des réunions électorales de leur programme, aucun candidat n’oserait proposer ce qu’ils conçoivent, car il saurait très bien qu’il serait rejeté par la société. Il est beaucoup plus simple d’avoir un candidat qui propose – comme Emmanuel Macron – de «penser printemps» ou de faire «la révolution», ou encore d’être le dernier rempart contre le fascisme d’Hitler en jupons dans une comédie médiatique, pour distraire le public à la manière des télévangélistes américains, comme façade. Puis derrière, construire le programme de destruction de ce qui est la spécificité française pour l’adapter à la volonté de tous ces organismes supranationaux que personne n’a jamais élus.

L’échec de la gestion du Covid-19

Les folies de la gestion de l’épidémie de Covid, faites en France, dont les décisions été prises dans de très secrets «Conseils de défense» dont le public n’a jamais pu savoir ce qui s’y débattait et s’y décidait vraiment, tout cela c’était décidé par McKinsey qui menait ces réunions secrètes et non par les élus et les dirigeants que le peuple français s’est choisis, quelles que soient leurs limites voire leur incompétence. Le pass sanitaire, le pass vaccinal, tout cela, ce sont des idées de McKinsey, qui a rodé ces techniques auprès des autorités chinoises, pour mettre en place le Crédit social, qui organise le totalitarisme le plus présent dans la vie quotidienne du peuple qu’une société sur Terre n’a jamais réussi à faire jusqu’à maintenant, car il utilise toutes les ressources du numérique, et il a choisi comme kapo tout-puissant votre smartphone, toujours sur vous.

Toutes ces folies que l’on a retrouvées de pays en pays, ne sont pas nées dans la tête des gouvernants élus, mais ont été conçues et propagées par un ou deux grands cabinets de conseil à l’échelle de la planète. Elles étaient inspirées d’un rapport de 2011 de la Fondation Rockfeller, un de ces organismes préférés des milliardaires pour concevoir comment défendre au mieux leurs intérêts, et qui faisait une préconisation globale d’action mondiale face à un virus tueur, à la manière de la grippe espagnole. Ce que n’était pas le Covid.

Alors, il reste que l’on pourra dire que ces gens sont compétents, leurs conseils pertinents, et que «heureusement qu’ils sont là chaque jour pour faire tourner la machine», car les politiciens promettent mais ne sont pas capables de tenir, et puis n’ont pas les compétences par exemple en matière sanitaire quand intervient une crise. Pour répondre à cette objection, il suffit d’observer la statistique aujourd’hui disponible sur l’épidémie de Covid : le pays européen qui a les meilleurs résultats est la Suède. C’est le seul pays qui a refusé le confinement, les masques obligatoires partout, les couvre-feux, et les réglementations saugrenues qui interdisaient de boire debout et autres folies administratives.

Au-delà de l’enquête préliminaire, maintenant ouverte par le parquet national financier, qui évoque le blanchiment aggravé, la fraude fiscale aggravée, le favoritisme et recel de favoritisme, qui évoque l’intervention dans des campagnes électorales, toutes choses qui sont extrêmement graves, mais qui risquent dans la société dans laquelle nous sommes entrés – ce fameux «monde d’après» – de tourner court puisqu’il est interdit d’interroger le président de la République en exercice, et même de recueillir son témoignage, ce qui renvoie à de nombreuses années l’ouverture véritable du dossier, le problème posé à la démocratie par l’intervention massive de ces cabinets de conseil dans l’État est bien plus vaste bien plus profond et sera un enjeu de politique et de société pour les années qui viennent.

Gilles Casanova

Le discours sur la société sans numéraire se répand rapidement et il faut s’y fier comme à la NSA (The Great Recession Blog)

Par : Volti
Source The Great Recession Blog via CRASHDEBUG Par David Haggith Nous sommes au bord d’un changement spectaculaire où nous sommes sur le point – et je le dis avec audace – d’abandonner le système traditionnel de l’argent et de la comptabilité pour en introduire un nouveau : …. La nouvelle comptabilité est ce...

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Le gouvernement rêve de policiers « cyborgs »

Par : Volti
Source REPORTERRE Des « agents-cyborgs », augmentés et équipés d’outils de surveillance de masse : telles sont les ambitions du gouvernement en matière de sécurité, inscrites dans un rapport annexé au projet de loi Lopmi, adopté le 22 novembre. Des véhicules de police « augmentés », des uniformes truffés de biocapteurs et de caméras, de l’intelligence artificielle...

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Voir venir le TOTALITARISME – Jeudi Chouard n°4, 21 juillet 2022 21h, avec Ariane Bilheran et Slobodan Despot


Le 21 juillet 2022 21h, rendez-vous à l’émission en direct Jeudi Chouard, le jour des citoyens constituants, avec Ariane Bilheran et Slobodan Despot au sujet du totalitarisme.

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PARTIE 1. Présentation : pendant environ 30 minutes, les invités présenteront leurs engagements, les problèmes qu’ils cherchent à résoudre, puis répondront aux questions du public.

PARTIE 2. Atelier constituant avec les invités et les spectateurs : que faudrait-il écrire dans la Constitution pour résoudre les problèmes énoncés ? Nous débattrons sur les solutions à constitutionnaliser.

À LA FIN DU LIVE. À partir de 22h30 les spectateurs pourront rejoindre la radio libre sur Discord pour continuer le débat constituant et faire des retours. Se connecter


Chers amis,

Sur ce site (chouard.org), on travaille — ensemble — depuis 2005 sur les abus de pouvoirs : leurs différentes formes, leurs causes profondes, et les différentes solutions que les humains pourraient imaginer pour les empêcher durablement.

En ces temps inquiétants de prétendues « urgences » (déclarées fort habilement par les pouvoirs exécutifs, appuyés par de complaisantes instances « internationales »), on entend de plus en plus souvent le mot TOTALITARISME dans les conversations des citoyens, inquiets pour leur liberté.

Ce mot important mérite d’être étudié publiquement pour éviter entre nous les malentendus, pour être sûrs de bien nous comprendre, sans exagérations ni euphémismes ou contresens.

Je vous propose d’y réfléchir jeudi prochain, 21 juillet à 21h, avec deux personnalités dont je trouve le travail important : Ariane Bilheran (https://www.arianebilheran.com/ et https://www.youtube.com/c/ArianeBilheranOfficiel) et Slobodan Despot (https://antipresse.net/auteurs/slobodan-despot/ et https://www.youtube.com/c/Antipresse_net/videos) . Ils se connaissent, ils travaillent ensemble, ce sont des résistants à toutes les formes de domination, ce sont des gens bien.

Je voudrais qu’Ariane et Slobodan nous expliquent chacun (exposé d’Ariane, puis réactions de Slobodan et moi, puis échanges avec les auditeurs, point par point) :
• leur définition du mot totalitarisme, la distinction avec les non synonymes comme dictature, despotisme, tyrannie…
• les indicateurs (« warnings dans la tête ») qui permettent de dire qu’on se trouve dans (ou qu’on se dirige vers) un régime totalitaire,
• les causes profondes de cette catastrophe antidémocratique,
• et les solutions, curatives et préventives, qu’Ariane et Slobodan — et les auditeurs — préconisent pour les simples citoyens.

De mon point de vue, un régime totalitaire est le bout d’un chemin, le terme d’un processus d’autonomisation des pouvoirs, faute de constitution digne de ce nom c’est-à-dire faute de citoyens constituants. Il me semble que dans un peuple éduqué à rester vigilant, dans une population de citoyens constituants, il n’y a pas de place pour un tyran, et encore moins pour un régime totalitaire : une démocratie ça s’institue et nous sommes seuls à pouvoir le faire, nous les représentés qui avons tout à craindre de nos représentants tant que ce n’est pas nous qui leur fixons nous-mêmes leurs limites. J’espère pouvoir passer cette idée au feu de l’esprit critique de mes invités.

Ensuite de quoi, comme d’habitude dans cette émission, j’aimerais inciter mes invités — ainsi que nos auditeurs et commentateurs — à rédiger avec moi des (ébauches d’) articles de constitution sur ce sujet ; je vous poserai à tous la question : si vous aviez le pouvoir constituant (si vous étiez souverain, quoi), quelques minutes ou quelques heures , quelles règles institueriez-vous pour empêcher durablement tout pouvoir de devenir totalitaire ? Vous allez naturellement penser à rédiger de grandes règles fondamentales, mais pensez bien à rédiger aussi les modalités d’exécution pratique des grandes règles fondamentales (procédures sans lesquelles tout est corruptible) : Qui contrôle qui ? Qui juge ? Qui punit ? Qui révoque ? Qui contrôle les contrôleurs ? etc.

J’ai hâte de vous y retrouver, ça va être passionnant.

Étienne.


Liens pour voir l’émission :

Sur Facebook : https://www.facebook.com/354125540254908/posts/355348993465896

Sur Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=lmcgqcQHreE


Comme d’habitude, pour vous aider à vous préparer un peu à l’avance à cette réflexion, je vous signale ci-dessous quelques documents importants déjà publiés par mes invités sur le sujet :

Ariane et Slobodan ont déjà fait une émission ensemble (très intéressante) sur le totalitarisme, c’était sur la (très utile) chaîne « Un être humain » :

Ariane a écrit plusieurs livres importants sur ce sujet, et notamment :

Ariane Bilheran et Vincent Pavan Le debat interdit. Langage Covid et totalitarisme 2022
dont je vous ai déjà parlé ici, en juin : https://www.chouard.org/2022/06/04/ariane-bilheran-et-vincent-pavan-le-debat-interdit-langage-covid-et-totalitarisme-2022-nous-devons-nous-preparer/

Dans la vidéo ci-dessous, Ariane a parlé de ce livre avec son coauteur, Vincent Pavan, que je trouve passionnant sur sa critique au vitriol du scientisme et des charlatans qui utilisent des « modèles » mathématiques aux prétentions divinatoires délirantes pour terroriser le monde entier :

Ariane Bilheran a aussi écrit :

Ariane Bilheran 2021 Chroniques du totalitarisme

Présentation en 4e de couverture :

Les Chroniques du totalitarisme ont été rédigées au cours de l’année 2021, pour certaines publiées dans « L’Antipresse », et pour d’autres directement sur le site de l’auteur.

Elles étudient, à partir de l’actualité, différentes notions, comme la mise au pas, la violence, le corps, la folie, la perversion, la paranoïa, le sacrifice, le témoignage, la charité et l’héroïsme, en époque totalitaire.

Elles sont ici accompagnées d’articles, dont « Psychopathologie du totalitarisme » qui, en trois volets, résume le problème totalitaire selon les procédés psychiques collectifs décryptés par Ariane Bilheran.

Par son analyse en prise directe avec les événements de 2021, l’auteur interroge avec profondeur et amplitude, selon la philosophie politique et la psychopathologie, les troubles qui envahissent périodiquement l’humanité. À certaines époques, l’humanité, prise dans la démesure et la tentation de transgresser les interdits fondamentaux de la civilisation, régresse dans la barbarie.

Ariane Bilheran, ancienne élève de l’École Normale Supérieure (Ulm), philosophe, psychologue clinicienne et docteur en psychopathologie, est spécialiste de l’étude de la paranoïa, de la perversion, du harcèlement et des manipulations. Elle est l’auteur de nombreux livres parus chez Dunod et Payot, dont Psychopathologie de la paranoïa et Psychopathologie de l’autorité.

Sommaire :
Introduction
Préface de Slobodan Despot
Le totalitarisme et le choix de la vie héroïque
Chroniques du totalitarisme 1 — La mise au pas du 12 juillet 2021
Chroniques du Totalitarisme 2 — De la violence en phase totalitaire
Chroniques du totalitarisme 3 — La vie nue, et encore…
Chroniques du totalitarisme 4 — Le corps dans le système totalitaire
Chroniques du totalitarisme 5 — Quand tout devient fou…
Note rectificative
Chroniques du totalitarisme 6 — Le témoin par destin
Chroniques du totalitarisme 7 — La charité
Chroniques du totalitarisme 8 — Hommage aux héros français le 15 septembre 2021
Psychopathologie du totalitarisme 1 — La structure totalitaire, le délire paranoïaque
Psychopathologie du totalitarisme 2 — Méthodes, étapes, objectif du projet totalitaire
Psychopathologie du totalitarisme 3 — Contagion délirante et alliances psychiques, sortie du délire
Totalitarisme, idéologie et paranoïa
Conclusion
Intervention lors de l’Assemblée franco-italienne du 29 janvier 2022, tenue à Paris (signature du traité de Paris)
Expertise transmise au Dr Reiner Füllmich pour le grand jury
Les profils qui résistent à l’embrigadement sectaire
Sur l’auteur

et

Ariane Bilheran Psychopathologie de lautorite 2010

Autres articles et vidéos publiés par Ariane :

1° L’imposture des droits sexuels 5ème édition, sous-titre « ou la loi du pédophile au service du totalitarisme mondial » (première édition : 2017…) :
https://www.bookelis.com/sciences-humaines/51301-L-imposture-des-droits-sexuels.html
Ne pas le lire avant de dormir !

2° Article Totalitarisme sanitaire, écrit en avril 2020 :
https://www.arianebilheran.com/post/totalitarisme-sanitaire-c-est-pour-ton-bien-le-mal-radical

3° Article Le déferlement totalitaire, où Ariane a posé la première, en août 2020, l’expression que Louis Fouché et d’autres ont popularisée ensuite :

https://www.arianebilheran.com/post/le-moment-paranoiaque-vs-deferlement-totalitaire-face-a-la-dialectique-du-maitre-et-de-l-esclave

Hold-Up interview intégrale en septembre 2020 où Ariane parle des comploteurs et des tyrans, du totalitarisme :

Interview Radio Canada, décembre 2020 (depuis, Stephan Bureau s’est fait sortir, suite à son interview… Ariane et lui sont devenus amis) :

6°) PERSONNE N’EST À L’ABRI. Le nœud totalitaire exige une propagande de tous les instants (2021)

On peut se demander pourquoi, en 2020, Ariane a posé un tel diagnostic (tout le monde lui riait au nez). Mais déjà en 2017 (avec le sous-titre), et finalement, avec Tous des harcelés en 2010, Ariane avait parlé de «démocratie totalitaire»… Même Ariane, finalement, la question l’intéresse : à quoi a‑t-elle repéré cela au point de s’exposer publiquement à en poser le diagnostic dès avril 2020 (ce qui aurait pu lui coûter cher en crédibilité, ce qui lui a coûté d’ailleurs cher, mais pas parce qu’il était faux, au contraire !) à part à son flair ? Pourquoi Giorgio Agamben le philosophe italien a vu clair également au même moment ? Quels ont été leurs outils ?


Slobodan Despot est un personnage important, de mon point de vue : sa culture littéraire (il est éditeur), son analyse calme, décalée (il est Serbe, il vit en Suisse et son épouse est Russe) généreuse et puissante m’éclairent chaque semaine : je me suis abonné à l’Antipresse il y a quelques mois, et c’est passionnant. Je ne rate plus un débriefing du vendredi soir 🙂

ANTIPRESSE 1 1

ANTIPRESSE 2

ANTIPRESSE 3

Le compte twitter de Slobodan : https://twitter.com/despotica

Edit, 21 juillet 2022, 14h15 :
ATTENTION :
CHANGEMENT D’HEURE de dernière minute : l’émission aura lieu à 21 h au lieu de 19 h.
Pardon pour le dérangement.

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Survie alimentaire locale impossible en cas de crise, Jeudi Chouard n°3, 14 juillet 2022, avec Alexandre Boisson (SOS Maires, Brigades DICRIM…)


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(Odysee bientôt !)

Ouvrir le vote sur l’atelier « Croustituant » résilience alimentaire
Radio libre : pour discuter à la fin de l’émission rendez-vous en audioconférence sur Discord.


Chers amis,

Jeudi dernier, à la fin de l’émission, je vous ai présenté rapidement l’émission de jeudi prochain.
Voici ce petit teaser

Et voilà le lien qui vous permettra de suivre l’émission jeudi :

Pour que vous puissiez vous préparer à cette émission et réfléchir à quelques questions, je vous donne quelques informations :

Le site d’Alexandre est très bien fait, je trouve, pour présenter son travail. Le voici : https://www.brigade-dicrim.fr/

Site web des Brigades DICRIM

Par ailleurs, le journal Nexus a fait un bon travail pour faire connaître Alexandre : https://www.nexus.fr/video/analyse/alexandre-boisson-ex-policier/

On y trouve cet entretien que je trouve important :

Après qu’il nous ait présenté ses objectifs, ses activités, ses difficultés, on essaiera, avec Alexandre, de faire un atelier constituant sur les sujets qu’il connaît si bien.

J’ai hâte d’y être.
Au plaisir de vous y retrouver 🙂

Étienne.


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Survie alimentaire locale impossible en cas de crise, Jeudi Chouard n°3, 14 juillet 2022, avec Alexandre Boisson (SOS Maires, Brigades DICRIM…)https://t.co/evX6GG7MQ0

— Étienne Chouard (@Etienne_Chouard) July 12, 2022


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INDUSTRIE DE LA CONTRAINTE & surveillance généralisée (PMO) avec Nathanaël Leroy – Jeudi Chouard n°2, 7 juillet 2022, 19 h


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(Odysee bientôt !)


Chers amis,

Ce soir, sur Jeudi Chouard, je vous propose de (continuer à) travailler sur les outils numériques de la surveillance et de la contrainte de la population par les pouvoirs abusifs, et sur les institutions qui pourraient nous en protéger durablement.

J’ai invité Nathanaël, un jeune homme épatant, à venir nous présenter le travail du collectif « Pièces et main d’œuvre » (PMO, « atelier de bricolage pour la construction d’un esprit critique à Grenoble », https://www.piecesetmaindoeuvre.com/), en partant d’un livre important intitulé « L’INDUSTRIE DE LA CONTRAINTE » :

Frederic Gaillard Lindustrie de la contrainte 2011

Léo Girod a gentiment accepté de participer à notre discussion. Léo est, à mon avis, à la fois le meilleur citoyen constituant du monde 🙂 (pour le moment 🙂 ), un fin connaisseur (très exigeant) du RIC, et donc un vrai démocrate. Au cours de l’élaboration de la Constitution du Mumble, Léo a réfléchi à ces problèmes de surveillance étatique exagérée et il va sans doute nous parler des articles qu’ils ont rédigés à ce sujet, pour nous donner des idées, des pistes de résistance à l’oppression. Les points de vue de Léo sont souvent surprenants et toujours intéressants. Vous pouvez d’ailleurs le rejoindre tous les mardis à 21 h sur le salon ATELIERS CONSTITUANTS du serveur Discord des Gentils virus.

Ce soir encore, Mira m’aidera à repérer les plus importants de vos commentaires, questions et suggestions : d’abord en cas d’urgence elle pourra intervenir en pleine discussion avec Léo et Nathanaël, puis au moment des échanges avec vous (après la présentation de Nathanaël), elle nous signalera ceux des commentaires qui lui semblent particulièrement intéressants.

En plus de vos commentaires écrits, j’aimerais arriver à inviter certains d’entre vous à nous rejoindre dans le salon Stream Yard (en vous envoyant un lien de connexion) pour vous permettre de participer à la réflexion avec son, image et possibilité de débattre réellement. On va voir si on y arrive 🙂

Tout le travail de Pièces et main d’œuvre mérite d’être signalé, débattu et mis en valeur.
Voici leur présentation sur leur site :

LE SECRET C’EST DE TOUT DIRE

Pièces et main d’œuvre, atelier de bricolage pour la construction d’un esprit critique à Grenoble, agit depuis l’automne 2000 de diverses manières : enquêtes, manifestations, réunions, livres, tracts, affiches, brochures, interventions médiatiques et sur Internet, etc.

Pièces et main d’œuvre n’est pas l’enseigne d’un collectif, mais d’individus politiques. Nous refusons la bien-pensance grégaire, qui n’accorde de valeur qu’à une parole réputée « collective », pour mieux la réduire au conformisme, à la paresse et à l’incapacité, dans l’anonymat du groupe. Nous ne souhaitons pas de gens « qui fassent partie », mais – au contraire – nous allier chaque fois que possible et nécessaire avec d’autres « qui fassent  » par eux-mêmes.

De même que nous refusons de nous identifier autrement qu’aux anonymes, ceux qui n’ont jamais la parole, nous refusons l’expertise, cette ruse du système technicien pour dépolitiser les prises de décisions et déposséder les sociétaires de la société de leur compétence politique.

Ce refus vaut pour la « contre-expertise », cette ruse du système technicien pour infiltrer et retourner les oppositions à la tyrannie technologique.

En bref : nous considérons que la technologie – non pas ses « dérives »- est le fait majeur du capitalisme contemporain, de l’économie planétaire unifiée. La technologie est la continuation de la guerre, c’est-à-dire de la politique, par d’autres moyens. Si la police est l’organisation rationnelle de l’ordre public – de la cité – et la guerre un acte de violence pour imposer sa volonté à autrui, cette rationalité et cette violence fusionnent et culminent dans la technologie, par d’autres moyens. La technologie, c’est le front principal de la guerre entre le pouvoir et les sans-pouvoir, celui qui commande les autres fronts. Cela ne veut pas dire qu’il n’y ait pas d’autres fronts, mais que chaque innovation sur le front de la technologie entraîne en cascade une dégradation du rapport de forces entre le pouvoir et les sans-pouvoir sur tous les autres fronts.

Quant à notre pratique, nous savons qu’on ne gagne pas toujours avec le nombre, mais qu’on ne gagne jamais sans lui, et moins encore contre lui. Nul à ce jour n’a trouvé d’autre moyen de transformer les idées en force matérielle, et la critique en actes, que la conviction du plus grand nombre.

Nous soutenons que les idées sont décisives. Les idées ont des ailes et des conséquences. Une idée qui vole de cervelle en cervelle devient une force d’action irrésistible et transforme le rapport des forces. C’est d’abord une bataille d’idées que nous, sans-pouvoir, livrons au pouvoir, aussi devons-nous être d’abord des producteurs d’idées.

Pour produire des idées, nous nous appuyons d’abord sur l’enquête critique, aliment et condition première, quoiqu’insuffisante, à toute action.

Si la critique fait feu de tout bois, ce bois c’est l’enquête qui l’amasse. Si nous avons semé quelques doutes, par exemples sur les nanotechnologies et les technologies convergentes, sur la biométrie, les RFID et les neurotechnologies, sur le téléphone portable et nombre de sujets connexes, sur la destruction du territoire, la cannibalisation de « l’écosystème » par le système technicien, c’est à force d’enquêtes, de harcèlement textuel, d’interventions lors d’occasions officielles.

Une critique dont on peut énoncer quelques lignes élémentaires :Anticiper. Contester à propos, avant coup plutôt qu’après coup – les nanotechnologies par exemple. Etre offensif plutôt que défensif. Faire la différence en se concentrant sur le point aveugle de la critique, plutôt que faire nombre en clabaudant en choeur des évidences.

S’emparer des symptômes d’actualité pour remonter à la racine des maux.

Instruire à charge, en laissant au système qui en a plus que les moyens le soin de sa défense. Ne jamais dénoncer les malfaisances sans dénoncer les malfaiteurs. Ne jamais répondre à leurs manœuvres de diversion et de récupération. Ne jamais lâcher le front des nécrotechnologies.

Ainsi formons-nous l’espoir qu’à Grenoble et ailleurs se multiplient les enquêteurs et les enquêtes, liant le local au global, le concret à l’abstrait, le passé au futur, le particulier au général, afin de battre en brèche la tyrannie technologique, et d’élaborer de technopole à technopole une connaissance et une résistance communes.

De la même façon que les analyses et propositions de La Décroissance (premier journal d’économie politique) méritent d’être découvertes, relayées et soutenues : abonnez-vous, c’est un des tout meilleurs journaux du pays et il n’est (malheureusement) disponible que sur papier.

Pour vous donner une idée du travail de Nathanaël, je vous signale ci-dessous quelques vidéos importantes qui n’ont pas pris une ride.

Quand Nathanaël aura fini sa présentation (1),
nous lui poserons des questions (2),
et en dernière partie (3) j’aimerais que nous cherchions ensemble des solutions durables, c’est-à-dire des institutions.
(Montesquieu nous conseillait de nous en prendre à la tyrannie plutôt qu’aux tyrans.)
L’idée centrale de cette émission est, en effet, de nous entraîner, au fil de l’actualité, concrètement, à réfléchir en constituants ; je voudrais donc inciter chaque invité, après son intervention principale, à prolonger sa pensée pour devenir constituant, avec moi pour l’aider si c’est nécessaire, pour donner le spectacle de deux « honnêtes hommes » (qui peuvent être des femmes, évidemment) en train de réfléchir concrètement, simplement, aux règles de leur représentation.
Je voudrais montrer souvent (au moins une fois par semaine), à la fois 1) que c’est possible, 2) que c’est simple, et 3) que c’est aussi très agréable, que c’est même souvent enthousiasmant avec l’impression de faire de la politique enfin en adulte, comme des grands.
Dans les commentaires, j’attends de vous, si vous le voulez bien, des suggestions d’articles de constitution qui pourraient freiner — voire empêcher — que les représentants surveillent progressivement les représentés comme du bétail, pour finalement prendre le contrôle total de leurs vies.
Selon moi, il s’agit ici que les citoyens deviennent assez vigilants pour contrôler eux-mêmes tous les faits et gestes de leurs représentants, et même les surveiller tellement étroitement qu’ils ne pourraient plus jamais en devenir les victimes.
Au plaisir de vous retrouver tout à l’heure, avec Nathanaël, Léo et Mira 🙂

Étienne.


Le grand marché transatlantique une étape supplémentaire du processus d’intégration totalitaire (déc. 2014) :


Qu’est ce que la cybernétique ? – Nathanaël Leroy (août 2016) :


Le lien vers l’émission Jeudi Chouard n°2 sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=OaqXd2cCyp4

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Jeudi Chouard n°2, 7 juillet 2022, 19 h :
INDUSTRIE DE LA CONTRAINTE
& surveillance généralisée (PMO)
avec Nathanaël Leroy et Léo Girod :https://t.co/W09d1CDOOw

— Étienne Chouard (@Etienne_Chouard) July 7, 2022


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Collectifs :
Pièces et main d’œuvre
E.H.T.I.C. , émancipation humaine du totalitarisme informatique et cybernétique
Ecran total
Oblomof


↓ Bibliographie ↓

Journaux :
“La Décroissance”
“le Monde diplomatique”

Editions :
Allia
L’échapée
La lenteur
Service compris

Brochures et articles :
“Au doigt et à l’oeil” Pièces et main d’œuvre, 2005
“Inside China’s Vast New Experiment in Social Ranking “ Mara Hvistendahl (in WIRED, Janvier 2018). Traduction 1) par Marc Saint-Upéry dans la Revue du crieur n°10, juin 2018.
2) “Bienvenue dans l’enfer du social ranking” Ecran Total, 2018. https://archive.org/stream/NumSocialRanking/EcranTotal_SocialRanking_djvu.txt
Si non écrire à :
Faut pas pucer
Le Batz
81140 Saint-Michel-de-Vax
“Ne laissons pas s’installer le monde sans contacte” Ecrant Total & Ecologistas en Acción, 2020. https://www.terrestres.org/2020/04/27/ne-laissons-pas-sinstaller-le-monde-sans-contact/
Si non écrire à : La Lenteur, 13 rue du Repos, 75020 Paris
“Le passe sanitaire est un moyen extrajudiciaire de désactiver socialement les gens” Célia Izoard, Reporterre, 25/09/21.
https://reporterre.net/Le-passe-sanitaire-est-un-moyen-extrajudiciaire-de-desactiver-socialement-les-gens

Livres :
“L’industrie de la contrainte”, Frédéric Gaillard & Pièces et main d’œuvre (Ed. L’Échappée, 2011)
“Le téléphone portable gadget de destruction massive”, Pièces et main d’œuvre (Ed. L’Échappée, 2008)
“Terreur et possession”, Pièces et main d’œuvre (Ed. L’Échappée, 2008)
“Techno”, Pièces et main d’œuvre (Ed. L’Échappée, 2011)
“Les Esperados”, Yannick Blanc (Ed. L’Échappée, 2011)
“Un siècle de progrès sans merci” Jean Druon (Ed. L’Échappée, 2009)
“Manifeste pour l’invention d’une nouvelle condition paysanne” L’Observatoire de l’évolution (Ed. L’Échappée, 2019)
“RFID : la police totale” Pièces et main d’œuvre (Ed. L’Échappée, 2008)
“L’Enfer vert” Tomjo (Ed. L’Échappée, 2013)
“Aujourd’hui le nanomonde” Pièces et main d’œuvre (Ed. L’Échappée, 2008)
“Manifeste des chimpanzés du futur” Pièces et main d’œuvre (Ed. Service compris, 2017)
“Le règne machinal” Pièces et main d’œuvre (Ed. Service compris, 2021)
“Sars-Cov‑2, aux origines du mal” Brice Perrier (Ed. Belin, 2021)
“Un futur sans avenir” Oblomof (Ed. L’Échappée, 2009)
“Mille neuf cent quatre-vingt-quatre » George Orwell, traduit par Célia Izoard (Ed. Agone, 2021)
“IBM et l’holocauste” Edwin Black (Ed. Robert Laffont, 2001)
“Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu” Maurice Joly, 1864.
“La folle histoire du monde” Michel Bounan (Ed. Allia, 2006)
“L’état retors” Michel Bounan (Ed. Allia, 1992)
“Le temps du sida” Michel Bounan (Ed. Allia, 1990)
“Logique du terrorisme” Michel Bounan (Ed. Allia, 2003)
“La fabrique du crétin digital” Michel Desmurget (Ed. Seuil, 2019)
“On achève bien les enfants” Fabien Lebrun (Ed. Le bord de l’eau, 2020)
“Les Ravages des écrans” Manfred Spitzer (Ed. L’Échappée, 2019)
“TV lobotomie” Michel Desmurget (Ed. Max Milo, 2011 ; Réédition : Ed. J’ai lu, 2013)
“Le bluff technologique” Jacque Ellul (Ed. Fayard, 2012)
“Aux origines de la décroissance” Cédric Biagini, David Murray et Pierre Thiesset (Ed. L’Échappée, 2017)
“Le gang de la clef à molette” Edward Abbey (Ed. Gallmeister, 2013. Original 1975)
“Mater la meute” Lesley J. Wood (Ed. Lux, 2015)
“Alertez les bébés !” Pièces et main d’œuvre (Ed. Service compris, 2020)
“Notre bibliothèque verte Tome 1” Renaud Garcia (Ed. Service compris 2022)
“Notre bibliothèque verte Tome 2” Renaud Garcia (Ed. Service compris 2022)
“Du narcissisme de l’art contemporain” Alain Troyas & Valérie Arrault (Ed. L’Échappée, 2017)
“Les étonnants pouvoirs de transformation du cerveau” Norman Doidge (Ed. Belfond, 2008)
“Made in U.S.A. : Les Ravages du modèle américain” Michel Desmurget (Ed. Max Milo, 2008)
“Les Luddites en France” Cédric Biagini & Guillaume Carnino (Ed. L’Échappée, 2010)
“RadIcalité” Cédric Biagini, Guillaume Carnino et Patrick Marcolini (Ed. L’Échappée, 2013)
“Critique de l’école numérique” Cédric Biagini, Christophe Cailleaux et François Jarrige (Ed. L’Échappée, 2019)

Résumé de la conférence de Michel Serres :
“Les nouvelles technologies, révolution culturelle et cognitive” Audrey Pleynet, 10/01/2018.
https://audreypleynet.wordpress.com/2018/01/10/resume-de-la-conference-de-michel-serres-les-nouvelles-technologies-revolution-culturelle-et-cognitive/

Constitution Mumble : https://mumbleconstituant.wordpress.com/notre-constitution-mumble/



Liste de lecture de toutes les émissions « Jeudi Chouard »

Sondage sur les thèmes, formats et invités proposés à la 1ère émission :
https://forum.chouard.org/t/jeudi-chouard-le-retour-venez-proposer-des-sujets-et-des-invites/1776 
(Vous pouvez en proposer d’autres en commentaire sur le forum)

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[Contre la tyrannie qui vient] Grand Appel et Marche pour défendre la Liberté

Chers amis,

Sentez-vous que le temps est venu de prendre nos responsabilités pour défendre notre liberté ?

Si ne disons jamais non aux pouvoirs abusifs, ils ne s’arrêteront jamais d’abuser : « tout pout pouvoir va jusqu’à ce qu’il trouve une limite » (Montesquieu).
Quelles limites allez-vous imposer, vous-même, personnellement, aux pouvoirs ?
Allez-vous les laisser s’en prendre aux enfants ?
Même à vos propres enfants ?

Souvenez-vous d’Anselme Bellegarrigue :  Vous avez cru jusqu’à ce jour qu’il y avait des tyrans ? Eh bien ! Vous vous êtes trompés, il n’y a que des esclaves : là où nul n’obéit, personne ne commande. »

Le peuple uni ne peut pas perdre.
Il faut organiser l’entraide des résistants.

Étienne.

 


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Je suis allé parler de vraie démocratie et de PCPP — processus constituant populaire permanent — sur la chaîne LIVRE NOIR

Bonjour,

C’est encore un média de droite qui me donne la parole pour parler de vraie démocratie : cette fois, c’est « Livre Noir », et je crois avoir défendu là quelques idées que je n’avais jamais évoquées ailleurs.

Je ne comprends rien aux titres que la chaîne a donnés à cet entretien : ni à celui de la vidéo, ni à celui de la vignette… Peut-être que vous arriverez à me les expliquer ? 🙂 Moi, j’aurais plutôt intitulé cette émission « Parler de vraie démocratie entre gens « de gauche » et gens « de droite » » ou « Pourquoi Citoyen journaliste complotiste est doublement un pléonasme »… Bon, je ne suis pas bon pour les titres, je le vois bien 🙂 mais vous allez m’aider à en trouver un meilleur, n’est-ce pas ? 🙂

Les commentaires sur la chaîne YT sont déjà nombreux ; il y en a là qui n’aiment vraiment pas (du tout) la démocratie, mais c’est parfois très intéressant à découvrir.

Je remercie les animateurs de cette chaîne pour leur gentille invitation. Je me permets de suggérer à leur équipe, si ça les intéresse (et s’ils arrivent à trouver un volontaire), d’organiser un débat à la loyale entre un connaisseur-défenseur du gouvernement représentatif et moi (moi qui conteste radicalement la légitimité de ce système de domination institué par les dominants eux-mêmes).

Il me semble qu’une fonction essentielle des vrais journalistes est de mettre en scène les conflits, pour éclairer l’opinion avec des controverses présentant les différents arguments en opposition.

Je n’arrive pas à comprendre le désintérêt (voire le dégoût) des médias de gauche sur ce sujet central (du processus constituant nécessairement populaire —en refusant surtout l’élection de l’assemblée constituante— pour produire une émancipation des opprimés au plus haut niveau du droit mais en partant du bas, une sorte d’auto-institution de la société), et ce silence (redoublé récemment d’hostilité) dure depuis 2005 (17 ans de silence, quand même) : pas un article dans le Diplo, ni dans Politis, ni dans l’Huma, ni sur LBSJS, ni nulle part à gauche dans les directions des partis, des syndicats, et chez les intellectuels ; je suis invité seulement dans les collectifs militants locaux, ça oui, et souvent. tout se passe comme si (une grande partie de) « la gauche » avait (très) peur d’un peuple aspirant à devenir souverain (et donc peur de toute forme véritable de démocratie).

Étienne.

PS : pour voir les (centaines de) commentaires sur YT, il faut cliquer ci-dessous sur le titre de la vidéo, en haut à gauche de l’image)

 

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[bien se concentrer sur l’essentiel] Etienne Chouard – Conférence avec les Gilets jaunes au Théâtre Toursky à Marseille, 14 janvier 2019

Chers amis,

Voici, en une seule vidéo, l’importante rencontre avec les Gilet jaunes à Marseille, au théâtre Toursky, le 14 janvier 2019. Le montage en 7 parties avait été réalisé à l’époque par Lionel Farrugia (https://www.youtube.com/watch?v=3VoZn-ad-mI&list=PLpPBAQ8B6ilHwVgqmPCsiXYF8FSw6se_X&index=1&t=0s), que je remercie ici pour ce travail important.

Sommaire

0:00 1ère partie : le constat d’une constitution à réécrire

Ma thèse, NOTRE CAUSE COMMUNE c’est notre impuissance politique (condamnés que nous sommes à seulement élire, et donc à renoncer à voter, à décider), et cette impuissance est programmée dans la «constitution».

14:50 2ème partie : Ateliers constituants, Gilets jaunes, prise de conscience d’une cause commune

16:07 L’exemple de L’INDEXATION SUR L’INFLATION des salaires, des loyers, des retraites, et de tous les contrats, et de la DÉSINDEXATION criminelle par les élus (eux-mêmes riches à millions et pas touchés par les lois qu’ils votent).

18:16 Suppression des cotisations, destruction de la sécurité sociale et des hôpitaux Et PERSONNE NE RÉAGIT à ces crimes contre le bien commun.

19:17 et puis là, le jour se lève : les Gilets jaunes apparaissent, partout partout…

21:15 GAUCHE/DROITE est un clivage pertinent mais LÉGISLATIF, donc inutile puisque nous sommes dans un carcan total : ce n’est pas nous qui décidons, donc c’est idiot de nous se disputer sur ces sujets. L’innovation historique d’une revendication CONSTITUANTE des Gilets jaunes : LE RIC.

29:30 Parenthèse sur le TIRAGE AU SORT
(« n’écoutez pas les gens qui disent du mal de moi : écoutez-moi… 🙂 c’est plus fiable »)

33:04 Suite sur le RIC : cette procédure nous rend à la fois l’initiative et le vote, c’est-à-dire les deux termes essentiels de la SOUVERAINETÉ.

33:53 : Content de pouvoir débattre avec un élu (d’habitude, ils me fuient…), mais nous avons tous besoin de ces controverses publiques loyales entre les élus et les électeurs sur les critiques du gouvernement représentatif. Au lieu de ça, tous ces voleurs de parole (Couturier, Joffrin…) se contentent de me traiter de « fasciste », d e « confusionniste » ou autre extravagance, alors qu’ils refusent d’organiser un débat, peut-être parce qu’ils ne sont pas capables d’argumenter avec un véritable opposant au système de domination parlementaire.

36:20 Bien sûr que je peux me tromper… mais c’est quand même exagéré de tenir à l’écart des opposants sérieux alors que c’est si important .

38:03 « Je ne parle pas qu’à des gens en conférence (peut-être convaincus d’avance), je parle aussi à des gens au hasard : quand je vais à Bordeaux, j’ai 7 heures de train, et le gars qui est assis à côté de moi, il ne sait pas encore que bientôt il va être citoyen constituant 🙂 ça marche à tous les coups »

38:38 Je reviens aux Gilets jaunes, mes chers Gilets jaunes, EXEMPLAIRES (ils font ce que nous devrions tous faire). Ces gens-là sortent de chez eux, refont société, partout.

40:45 3e partie : EXEMPLE D’ÉCRITURE par des Gilets jaunes (vers Agen) des règles de leur représentation

Ils ont besoin de représentants et, AVANT de désigner des représentants, ils réfléchissent aux termes de leur représentation.

On lit ensemble le document que j’ai distribué, et que vous trouverez ici : https://www.chouard.org/wp-content/uploads/2021/05/PDF-Proposition-de-fonctionnement-de-RIC-du-Etienne-Chouard.pdf (en bas du verso)

52:00 Réfléchissez à ce document, améliorez-le. Mais faites attention à ne pas devenir trop sévère avec vos représentants : il faut qu’il puissent travailler. Besoin d’une application qui nous permettait d’élire notre représentant, puis de communiquer avec lui pendant qu’il nous représente, et même de lui retirer notre confiance au moment même où il nous trompe (et son téléphone virerait au rouge pour montrer qu’il n’est plus légitime à parler en notre nom).

59:20 4e partie : Pourquoi écrire nous-mêmes les règles du RIC ?

Nous avons trouvé une cause commune : apprendre à instituer nous-mêmes la puissance politique qui nous manque.

1:03:44 Il y a des Gilets jaunes qui ont du mal à faire du RIC une priorité unique : ils réclament des mesures sociales. Exemple de la TVA réduite sur les produits de 1ère nécessité (mesure rigoureusement interdite par l’UE).

01:04:40 la prison européenne a été construite autour de la prison française. En devenant constituants, donc souverains, on sortira en même temps des deux prisons.

01:07:20 Besoin d’économistes amis du peuple pour chiffrer le coût des prix administrés.

1:8:40 5e partie : EXEMPLE DE RÈGLES DU RIC

1:24:10 6e partie : éclairer l’opinion avant de légiférer : importance pédagogique de la MISE EN SCÈNE DES CONFLITS

Exemple historique des controverses publiques entre Platon et Démocrite sur l’Agora à Athènes.

1:27:20 Tous les profs devraient donner cours à deux (2 profs pas d’accord).

1:28:04 Parenthèse ESSENTIELLE sur la SOUVERAINETÉ MONÉTAIRE

1:35 7e partie : éclairer l’opinion – INDISPENSABLE INDÉPENDANCE DE L’INFORMATION – QUEL FORCE donner au RIC ?


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