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Biden est il en train de perdre l’Arabie saoudite ?

Par : Wayan

Par William Engdahl − Le 6 septembre 2021 − Source New Eastern Outlook

L’ignominieux retrait américain d’Afghanistan a creusé un trou dans le système de domination globale américain d’après 1945, un vide de pouvoir qui aura probablement des conséquences irréversibles. Pour l’instant, on peut se demander si les stratèges de Biden à Washington – car il ne fait manifestement pas de politique – ont déjà réussi à perdre le soutien de son plus gros acheteur d’armes et de son allié stratégique régional, le Royaume d’Arabie saoudite. Depuis les premiers jours de l’investiture de Biden, fin janvier, la politique américaine pousse la monarchie saoudienne à opérer un changement radical de sa politique étrangère. Les conséquences à long terme pourraient, elles aussi, être énormes.

Dès la première semaine de son entrée en fonction, l’administration Biden entamait un changement radical dans les relations américano-saoudiennes. D’abord en annonçant un gel des ventes d’armes au Royaume pendant qu’elle examinait les contrats d’armement de Trump. Puis, fin février, les services de renseignement américains ont publié un rapport condamnant le gouvernement saoudien pour le meurtre du journaliste saoudien du Washington Post, Adnan Khashoggi, à Istanbul en octobre 2018, ce que l’administration Trump avait refusé de faire. Puis Washington a enlevé la direction Houthi de sa liste terroriste tout en mettant fin au soutien militaire américain à l’Arabie saoudite dans sa guerre contre les forces Houthi soutenues par l’Iran, un geste qui a enhardi les Houthis à poursuivre les attaques de missiles et de drones contre des cibles saoudiennes.

La politique du Pentagone après le 11 septembre

Si le prince héritier saoudien, Mohammed bin Salman, a jusqu’à présent pris soin d’éviter une rupture avec Washington, certaine initiatives prises depuis que Biden est au pouvoir sont significatives. La principale est une série de négociations secrètes menées avec l’ancien ennemi juré, l’Iran, et son nouveau président. Des pourparlers avait débuté en avril, à Bagdad, entre Riyad et Téhéran pour explorer un éventuel rapprochement.

La stratégie géopolitique de Washington au cours des deux dernières décennies a consisté à attiser les conflits et à plonger l’ensemble du Moyen-Orient dans le chaos, dans le cadre d’une doctrine approuvée par Cheney et Rumsfeld après le 11 septembre 2001, parfois appelée « Grand Moyen-Orient » par l’administration de George W. Bush. Cette doctrine a été formulée par feu l’amiral américain Arthur Cebrowski, qui faisait partie du bureau de transformation des forces de Rumsfeld au Pentagone après le 11 septembre. L’assistant de Cebrowski, Thomas Barnett , a décrit la nouvelle stratégie de chaos délibéré dans son livre publié en 2004, The Pentagon’s New Map : War and Peace in the Twenty-first Century, juste après l’invasion américaine non provoquée de l’Irak. Rappelons que personne n’a jamais trouvé de preuves des armes de destruction massive de Saddam.

Barnett était professeur à l’US Naval War College, puis stratège pour le cabinet israélien Wikistrat. Comme il l’a écrit, l’ensemble des frontières nationales du Moyen-Orient post-ottoman découpées par les Européens après la Première Guerre mondiale, y compris l’Afghanistan, devaient être dissoutes et les États actuels balkanisés en entités sunnites, kurdes, chiites et autres entités ethniques ou religieuses afin de garantir des décennies de chaos et d’instabilité nécessitant une « forte » présence militaire américaine pour contrôler tout cela. C’est ainsi que se sont déroulées deux décennies d’occupation catastrophique des États-Unis en Afghanistan, en Irak et au-delà. C’était un chaos délibéré. La secrétaire d’État Condi Rice a déclaré en 2006 que le Grand Moyen-Orient, alias le Nouveau Moyen-Orient, serait réalisé grâce à un « chaos constructif ». En raison d’une énorme réaction de l’Arabie saoudite et d’autres pays de la région, le nom a été enterré, mais la stratégie du chaos a perduré.

Les révolutions de couleur du « printemps arabe » d’Obama, qui ont été lancées en décembre 2010 avec les déstabilisations de la Tunisie, de l’Égypte et de la Libye par les réseaux des Frères musulmans soutenus par les États-Unis, ont été une nouvelle application de la nouvelle politique américaine de chaos et de déstabilisation. L’invasion par procuration de la Syrie par les États-Unis a ensuite suivi, tout comme le Yémen avec la révolution des Houthis contre le président Ali Abdullah Saleh en 2012, soutenue secrètement par les États-Unis.

Le conflit actuel entre Téhéran et Riyad trouve ses racines dans cette stratégie Cebrowski-Barnett/Pentagone-CIA. Elle a provoqué et alimenté la scission entre le Qatar pro-Frères musulmans et Riyad anti-Frères musulmans en 2016, après quoi le Qatar a cherché le soutien de l’Iran et de la Turquie. Elle a provoqué la triste guerre par procuration en Syrie, entre les forces soutenues par l’Arabie saoudite et celles soutenues par l’Iran. Elle a provoqué la guerre par procuration entre l’Arabie saoudite et Téhéran au Yémen, et l’impasse politique au Liban. Aujourd’hui, le régime saoudien, sous la direction de MBS, semble s’engager dans un virage majeur en s’éloignant de cette guerre chiite-sunnite pour la domination du monde islamique et en recherchant la paix avec ses ennemis, dont l’Iran.

Téhéran est la clé

Sous l’administration Trump, la politique est passée d’un soutien apparent des États-Unis à l’Iran sous Obama avec le JCPOA nucléaire de 2015, au détriment des Saoudiens et d’Israël, à un soutien unilatéral de Trump-Kushner à l’Arabie saoudite et à Israël, à la sortie du JCPOA, à l’imposition de sanctions économiques draconiennes contre Téhéran et à d’autres mesures incarnées en dernier lieu par les accords mal conçus d’Abraham visant Téhéran.

MBS et les Saoudiens lisent clairement les intentions de Washington et s’efforcent de désamorcer les multiples zones de conflit qui les ont conduits dans une impasse tracée par les États-Unis. Washington sous Trump avait nourri MBS d’armes à profusion (payées par les pétrodollars saoudiens) pour alimenter les conflits. Cela a été une catastrophe pour les Saoudiens. Maintenant qu’il est devenu clair qu’une administration Biden ne signifie également rien de bon pour eux, MBS et les Saoudiens ont commencé un pivot stratégique pour mettre fin à tous ses conflits au sein du monde islamique. La clé de tout cela est l’Iran.

Discussions en coulisse

En avril, les Saoudiens ont entamé la première des trois négociations bilatérales visant à stabiliser leurs relations avec l’Iran, des pourparlers secrets en Irak, puis à Oman. Bagdad a un intérêt majeur dans une telle paix car la politique américaine en Irak depuis 2003 a été de créer le chaos en opposant une majorité de chiites à une minorité de 30% de sunnites pour semer la guerre civile. En juillet, le Premier ministre al Kadhimi a obtenu la promesse de Biden de mettre fin à la présence des troupes américaines d’ici la fin de l’année.

Les discussions par canaux détournés entre Téhéran et Riyad porteraient sur la position de l’Iran à l’égard de Washington dans le cadre des politiques du Pentagone voulues par Biden, ainsi que sur la volonté de l’Iran de réduire sa présence militaire en Syrie, au Yémen et au Liban. Les discussions indirectes entre les États-Unis et l’Iran sur un retour à l’accord nucléaire de 2015 ont été suspendues après les élections iraniennes de juin. L’Iran a également annoncé qu’il intensifiait l’enrichissement de son uranium.

Les pourparlers entre l’Arabie saoudite et l’Iran ont réuni des personnalités de haut niveau des deux parties, dont le chef de la direction générale des renseignements saoudiens, Khalid al-Humaidan, et le secrétaire adjoint du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Saeed Iravani. Les protestations en cours en Iran concernant le coût économique du déploiement de troupes et de l’aide apportée à des groupes tels que le Hezbollah au Liban et en Syrie et les Houthis au Yémen, seraient en augmentation. Cette situation, à un moment où les difficultés économiques causées par les sanctions américaines sont graves, incite fortement Téhéran à faire un compromis dans le cadre d’un rapprochement avec Riyad. Si cela se produit, ce sera un coup dur pour la stratégie américaine de chaos régional.

Alors qu’aucun accord n’est encore à portée de main, un quatrième entretien vient d’être annoncé qui indique une volonté de forger un compromis dès que le gouvernement du président iranien nouvellement élu, Ebrahim Raisi, sera approuvé par le Majlis ou parlement. Un accord ne sera pas facile, mais les deux parties se rendent compte que le statu quo est une option perdante.

Dans le même temps, l’Iran, sous la direction de Raisi, joue la carte de la fermeté avec les négociateurs de Biden. Le guide suprême iranien, Ali Khamenei, exigerait que l’administration Biden lève toutes les sanctions contre l’Iran et l’indemnise pour les dommages qu’elles ont causés, et que l’Iran soit reconnu comme un État au seuil du nucléaire ayant la capacité de produire une bombe nucléaire dans un court laps de temps. Les sanctions américaines imposées en 2018 ont provoqué une hausse annuelle de 250 % des prix des denrées alimentaires et une chute libre de la monnaie, les recettes pétrolières s’étant effondrées. Raisi subit une énorme pression intérieure pour que cela change, bien que le Washington de Biden refuse à ce jour de lever les sanctions comme condition préalable à la reprise des négociations du JCPOA.

Pour Téhéran, la question est de savoir s’il est préférable de faire confiance à un rapprochement avec les États arabes sunnites du Golfe dirigés par l’Arabie saoudite ou de s’en remettre à Washington, dont le bilan de promesses non tenues est mis en évidence par sa sortie catastrophique de Kaboul.

Plus récemment, Téhéran a renoué des relations avec les talibans afghans et du matériel militaire américain provenant d’Afghanistan et pris par les talibans aurait été vu en Iran, ce qui suggère une coopération étroite entre l’Iran et l’Afghanistan qui joue contre Washington. Dans le même temps, l’Iran a convenu d’une coopération économique stratégique de 400 milliards de dollars sur 25 ans avec la Chine. Cependant, jusqu’à présent, Pékin semble faire preuve de prudence en évitant de défier les sanctions américaines de manière majeure et cherche également à resserrer ses liens avec l’Arabie saoudite, les États arabes du Golfe et Israël. Un rapprochement entre l’Arabie saoudite et l’Iran permettrait d’alléger davantage les pressions exercées sur ce pays.

L’effondrement spectaculaire de la présence américaine en Afghanistan donne à toutes les parties une idée claire du fait que, quel que soit le président américain, les pouvoirs institutionnels américains poursuivent en coulisse un programme de destruction et qu’on ne peut plus compter sur eux pour tenir leurs promesses de soutien.

Les implications d’un véritable accord entre l’Arabie saoudite et l’Iran constitueraient un pivot majeur en termes géopolitiques. En plus de mettre fin à la guerre au Yémen et en Syrie, cela pourrait mettre fin à l’impasse destructrice au Liban entre le Hezbollah soutenu par l’Iran et les principaux intérêts saoudiens dans ce pays. C’est ici que les récentes négociations sur les armes entre Riyad et Moscou deviennent plus qu’intéressantes.

Le rôle central de la Russie

Dans ce cocktail géopolitique d’intérêts concurrents, le rôle de la Russie devient stratégique. La Russie est la seule grande puissance militaire étrangère qui a pour objectif de mettre fin aux guerres par procuration entre sunnites et chiites et de créer une stabilité dans toute l’Eurasie et au Moyen-Orient, un défi direct à la stratégie Cebrowski-Barnett de Washington, qui consiste à instaurer délibérément l’instabilité et le chaos.

En avril de cette année, le président russe Vladimir Poutine et une délégation de chefs d’entreprise ont effectué une rare visite à Riyad, la première de Poutine en 12 ans. La rencontre était annoncée comme une réunion de partenariat énergétique, mais il est clair qu’elle était bien plus que cela. Des accords d’une valeur de 2 milliards de dollars ont été conclus dans les domaines suivants : pétrole, espace et navigation par satellite, santé, ressources minérales, tourisme et aviation. Les deux pays ont convenu de coopérer pour stabiliser les prix du pétrole, ce qui constitue une avancée majeure. Poutine et MBS ont souligné que le pétrole et le gaz naturel continueraient à jouer un rôle majeur dans les années à venir, ce qui constitue une gifle pour l’agenda vert de Davos. Le fonds souverain russe RDIF a également ouvert son premier bureau étranger à Riyad.

Pris isolément, cet événement était intéressant, mais le fait qu’il ait été suivi, quatre mois plus tard, par une visite du vice-ministre saoudien de la défense, le prince Khalid bin Salman, en Russie, à l’occasion du Forum technique militaire international annuel (ARMY 2021), près de Moscou, donne une nouvelle signification aux liens croissants entre l’Arabie saoudite et la Russie, à un moment où Biden et ses collaborateurs « recalibrent » les liens américano-saoudiens, comme l’a dit le département d’État, quoi que cela signifie. Khalid a tweeté : « J’ai signé avec le vice-ministre russe de la Défense, le colonel général Alexandre Fomin, un accord entre le Royaume et la Fédération de Russie visant à développer la coopération militaire conjointe entre les deux pays. » Bin Salman a également ajouté : « J’ai rencontré le ministre russe de la Défense, Sergey Shoygu, pour explorer les moyens de renforcer la coopération militaire et de défense et j’ai discuté de notre effort commun pour préserver la stabilité et la sécurité dans la région. » Notamment, la Russie a mené des exercices militaires conjoints avec l’Iran au cours des dernières années et est également bien placée pour favoriser une détente entre l’Arabie saoudite et l’Iran.

Les pourparlers de Moscou ont eu lieu quelques semaines seulement après que le Pentagone et l’administration Biden ont annoncé qu’ils retiraient huit systèmes antimissiles Patriot d’Arabie saoudite, de Jordanie, du Koweït et d’Irak, ainsi qu’un système THAAD (Terminal High Altitude Area Defense) du Royaume saoudien, et qu’ils accéléraient le retrait des troupes américaines de la région, des mesures qui ne renforcent guère la confiance en Washington en tant que protecteur de l’Arabie saoudite. La meilleure technologie de défense antimissile au monde, le système de défense aérienne S-400, est fabriquée en Russie, tout comme un large éventail d’autres équipements militaires.

Toutes ces mesures prises par les Saoudiens ne vont évidemment pas conduire à une rupture du jour au lendemain avec Washington. Mais il est clair que la monarchie saoudienne a compris, notamment à la suite de l’abandon abrupt de l’Afghanistan aux talibans par Biden, que la dépendance continue à l’égard du parapluie de sécurité américain dont elle bénéficie depuis les chocs pétroliers des années 1970 est une illusion qui s’estompe. MBS se rend clairement compte qu’il s’est fait avoir par Trump et maintenant par Biden. Les plaques tectoniques de la géopolitique du Moyen-Orient et de l’Eurasie sont en train de bouger et les implications sont stupéfiantes.

William Engdahl

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

Scandale derrière la fausse approbation du vaccin Pfizer par la Food and Drug Administration

Par : Wayan

Par William Engdahl – Le 30 août 2021 –  Source New Eastern Outlook

L’autorité gouvernementale américaine chargée de la réglementation des médicaments, la Food and Drug Administration [FDA dans la suite du texte,NdT], vient d’annoncer qu’elle avait approuvé le vaccin génétique à ARNm de Pfizer et BioNTech. Mais dans quelles conditions ?

Ce supposé nouveau statut est utilisé par l’administration Biden et de nombreux États et entreprises pour imposer la vaccination obligatoire. Le conseiller Covid de Biden, Tony Fauci du NIAID, en conflit d’intérêts notoire, s’appuie sur cette décision pour pousser à une vaccination nationale obligatoire dans tout le pays. Ce qui n’est pas révélé, c’est le cloaque de corruption et de conflits d’intérêts entre la FDA et les grandes entreprises pharmaceutiques, dont Pfizer, qui sont à l’origine de cette approbation précipitée. Et il ne s’agit pas d’une approbation complète pour le vaccin de Pfizer, mais seulement pour le vaccin juridiquement différent de BioNTech.

« …le cachet final d’approbation » ?

Le 23 août, la FDA annonçait l’approbation totale de la substance génétiquement modifiée qu’est l’ARNm de Pfizer. Mais en réalité pas tout à fait, lorsque l’on étudie les documents complets de la FDA. M. Fauci, dont le NIAID a des intérêts financiers dans le vaccin, a qualifié la décision de la FDA de « cachet final d’approbation ». Or, elle est tout sauf finale ou issue d’une évaluation médicale impartiale, scientifique et rigoureuse. Il s’agit plutôt d’une décision à motivation politique prise par une FDA dont la corruption dépasse l’imagination.

Revenant sur sa déclaration de 2020 selon laquelle elle tiendrait des audiences normales du comité consultatif de la FDA, avec des experts indépendants pour discuter de la demande d’approbation complète de Pfizer, la FDA a maintenant déclaré au British Medical Journal (BMJ) qu’elle pensait qu’une réunion n’était pas nécessaire avant d’accorder l’approbation complète d’un des vaccins le plus controversé de l’histoire moderne. Le BMJ cite Kim Witczak, un défenseur de la sureté des médicaments qui représente les consommateurs au sein du comité consultatif de la FDA sur les médicaments psychopharmacologiques : « Ces réunions publiques [de la FDA] sont impératives pour instaurer la confiance, en particulier lorsque les vaccins ont été commercialisés à la vitesse de l’éclair dans le cadre d’une autorisation d’utilisation d’urgence. »

Witczak poursuit avec une note alarmante : « Il est déjà inquiétant que l’approbation complète soit basée sur des données prises sur une période de seulement six mois alors que les essais cliniques ont été conçus pour être étendus sur deux ans. Il n’y a plus eu de groupe de contrôle après que Pfizer ait offert le vaccin aux participants du groupe placebo, avant la fin des essais. » Relisez ça, lentement. Pendant les essais, Pfizer a détruit le propre groupe de contrôle à mi-parcours ! Et l’utilisation de ce vaccin à ARNm depuis six mois dans le monde entier a entraîné des effets secondaires catastrophiques qui ont été officiellement totalement ignorés. Est-ce de la « science », Dr Fauci ?

Le refus de la FDA et de sa directrice par intérim, Janet Woodcock, de convoquer son comité consultatif sur les médicaments pour discuter des décisions de Pfizer et de BioNTech est d’autant plus choquant qu’en juin, trois membres de ce même comité ont démissionné en signe de protestation pour avoir été ignorés au cours d’une autre approbation de médicament. La radio NPR a rapporté : « Trois experts ont maintenant démissionné d’un comité consultatif de la Food and Drug Administration après que l’agence a approuvé un médicament contre la maladie d’Alzheimer appelé Aduhelm, contre les souhaits de presque tous les membres du panel. » L’un des trois, le Dr. Aaron Kesselheim, dans sa lettre de démission du comité consultatif de la FDA (10 juin 2021), écrivait :  » Tant pour l’eteplirsen que pour l’aducanumab, les décisions des administrateurs de la FDA d’ignorer les recommandations claires du comité consultatif ont conduit à l’approbation de deux médicaments hautement problématiques qui offrent peu de preuves qu’ils seraient significativement bénéfiques pour les patients… Avec l’eteplirsen, l’AdComm (comité consultatif) et le propre personnel scientifique de la FDA ont signalé qu’il n’y avait pas de preuves convaincantes que le médicament fonctionnait ; ces deux groupes n’ont pas été écoutés par les dirigeants de la FDA…  »

Le refus de la FDA de convoquer son comité consultatif pour la décision de Pfizer est d’autant plus étonnant que les Centres gouvernementaux de contrôle des maladies (CDC), dans leur banque de données officielle VAERS pour l’enregistrement des effets négatifs des vaccins, ont enregistré 8 508 rapports de décès suite à l’injection du vaccin à ARNm de Pfizer au cours des sept derniers mois, un nombre supérieur à celui de tous les vaccins combinés au cours des 30 dernières années.  En refusant une audition publique, la FDA a évité toute discussion sur ces chiffres alarmants de décès, sans parler des dizaines de milliers d’effets secondaires graves, dont des crises cardiaques, des caillots sanguins, des fausses couches, des paralysies permanentes, provoqués par les injections de Pfizer-BioNTech. La déclaration publique de Fauci, avant l’approbation, selon laquelle il s’attendait à cette approbation, est également une influence contraire à l’éthique, mais c’est le moindre des crimes.

Approbation truquée

Il semble que la FDA ait usé d’une ruse astucieuse en rendant des décisions distinctes pour un vaccin Pfizer Inc. et BioNTech, largement utilisé aux États-Unis, et une autre décision pour le vaccin similaire du partenaire allemand de Pfizer et développeur de la plate-forme d’ARNm, BioNTech de Mayence. C’est seulement BioNTech qui a obtenu l’approbation de la FDA, mais sous réserve de la réalisation d’une série de tests supplémentaires sur des groupes sélectionnés, notamment des nourrissons, des femmes enceintes et des jeunes, d’ici 2027. Le vaccin américain, le vaccin Pfizer-BioNTech Covid-19, n’a obtenu qu’une extension de son autorisation d’utilisation d’urgence (EUA), et non une approbation complète !

Dans sa lettre séparée adressée à Pfizer, la FDA déclarait : « …Le 23 août 2021, ayant conclu que la révision de cette Autorisation d’Urgence est appropriée pour protéger la santé ou la sécurité publique en vertu de la section 564(g)(2) de la Loi, la FDA réédite la lettre d’autorisation (d’utilisation d’urgence) du 12 août 2021 dans son intégralité avec des révisions incorporées pour clarifier que l’autorisation restera en place pour le vaccin Pfizer-BioNTech COVID-19 pour l’indication et les utilisations précédemment autorisées… » (c’est nous qui soulignons).

Dans une note de bas de page de la lettre, la FDA admet qu’il existe deux entités et deux vaccins juridiquement distincts : le vaccin Covid-19 de Pfizer-BioNTech et le vaccin Comrinaty de BioNTech GmbH de Mayence, qui a son propre nom commercial. La FDA écrit que « les produits sont légalement distincts avec certaines différences… ». Légalement distincts signifie deux vaccins séparés. Si vous trouvez cela déroutant, c’est normal. Ce n’est qu’en vertu d’une décision de l’Autorisation d’Urgence que Pfizer est actuellement exemptée de la responsabilité des vaccins. Certains avocats qualifient la ruse de la FDA de tactique classique du « j’attire et change le produit », une forme de fraude basée sur la tromperie.

Le Dr Robert Malone, vaccinologue américain et concepteur de la technique de l’ARNm, a accusé la FDA de jouer un « jeu de passe-passe bureaucratique » avec sa prétendue approbation précoce du vaccin Covid-19 de Pfizer. Il cite les deux lettres distinctes de la FDA : « Il y a une lettre pour Pfizer et une lettre pour BioNTech. Le New York Times et le Washington Post se sont trompés. L’autorisation n’est pas pour Pfizer. L’autorisation est pour BioNTech, et elle ne sera accordée qu’au moment où le produit BioNTech sera disponible… »

Ajoutant aux irrégularités bizarres, dans ses deux lettres séparées, l’une à BioNTech et l’autre à Pfizer, la FDA supprime à plusieurs reprises le lieu de fabrication du vaccin qu’elle approuve. Pourquoi cela ? Est-ce en Chine où BioNTech a un accord conjoint avec Fosun Pharma de Shanghai pour produire et commercialiser conjointement le vaccin Comirnaty pour le COVID-19 ? Pourquoi ont-ils besoin de cacher ces données de localisation au public ? Cela révélerait-il toute la fraude ?

Conflits d’intérêts entre la FDA et Pfizer

En 2019, Pfizer a procédé à une nomination très conflictuelle au sein de son conseil d’administration. Elle a en effet embauché Scott Gottlieb, qui venait de démissionner de la tête de la FDA trois mois plus tôt. Si cela donne l’apparence d’un énorme conflit d’intérêts, c’est que c’en est un. Aux côtés de Gottlieb au conseil d’administration de Pfizer siège le Dr Susan Desmond-Hellmann, qui a dirigé la Fondation Bill et Melinda Gates jusqu’en 2020. La Fondation Gates est à l’origine de chaque élément clé de la ruée vers le vaccin contre le covid et possède des actions de Pfizer par-dessus le marché.

Une autre personne qui fait le lien entre Pfizer et Gates est le professeur Holly Janes, experte en biostatistique à Seattle, ville natale de Gates, au centre de recherche sur le cancer Fred Huff. Janes est également membre du comité des vaccins de la FDA jusqu’en 2023. Elle a notamment co-conçu les essais controversés des vaccins à ARNm de Pfizer et Moderna pour le NIAID de Fauci depuis son centre de Seattle, qui est également financé par la Fondation Gates.

Janes est professeur au centre de recherche sur le cancer Fred Hutchinson, division des vaccins et des maladies infectieuses, connu sous le nom de Fred Hutch. Auparavant, elle avait reçu des fonds de recherche de la Fondation Gates pendant une période de six ans, lorsqu’elle a travaillé pour la Fondation Gates de 2006 à 2012 afin de développer « un soutien statistique et de conception d’étude pour des essais précliniques de performance des vaccins. » Le professeur Janes a également participé au développement du programme de suivi des données sur les vaccins à l’université John Hopkins.

La personne qui dirige la FDA en tant que « directrice par intérim » est Janet Woodcock. La qualifier de « sans tâches » serait un peu léger. Elle est à la FDA depuis 1986, presque aussi longtemps que Fauci au NIAID. Woodcock était le choix de Biden pour diriger la FDA, mais l’opposition massive de 28 groupes, dont des procureurs généraux d’État et des groupes de citoyens, a forcé à ce qu’elle soit nommer « intérimaire », ce qui ne nécessite pas d’examen par le Congrès.

Mme Woodcock fut directement responsable de l’approbation par la FDA d’opioïdes mortels, malgré les objections de ses propres scientifiques et autres conseillers. Il y a vingt ans, alors qu’elle dirigeait l’unité responsable de la FDA, Mme Woodcock a joué un rôle déterminant dans l’approbation d’un opioïde puissant, le Zohydro, bien que le propre comité consultatif scientifique de la FDA ait voté à 11 contre 2 pour que le médicament ne soit pas commercialisé parce qu’il n’était pas sûr. Le site en ligne Drugs.com publie : « L’hydrocodone (Zohydro) peut ralentir ou arrêter votre respiration. N’utilisez jamais le Zohydro ER en plus grande quantité ou pour une durée plus longue que celle prescrite. Avalez-le entièrement pour éviter d’être exposé à une dose potentiellement mortelle. L’hydrocodone peut créer une accoutumance, même à des doses régulières. » Woodcock a ensuite approuvé la vente d’une pilule narcotique très forte, l’OxyContin, comme étant « plus sûre et plus efficace que d’autres analgésiques », sur la base des fausses allégations du fabricant, aujourd’hui en faillite, Purdue Pharma. Depuis, quelque 500 000 Américains sont morts des suites d’une dépendance aux opioïdes.

Woodcock est clairement la personne clé de la FDA derrière la décision trompeuse du 23 août concernant Pfizer, veillant à ce qu’il n’y ait pas d’audiences consultatives publiques pour examiner les données pertinentes. Il serait pertinent de savoir quelles discussions ou communications ont eu lieu avec son ancien patron, maintenant directeur de Pfizer, Scott Gottlieb.

Pourquoi ?

De nombreuses questions restent sans réponse dans cette histoire tordue de corruption à la FDA et chez Pfizer. Ce théâtre a-t-il été monté à la hâte par l’administration Biden pour accélérer la vaccination forcée de millions d’Américains incertains ou sceptiques à l’idée de prendre un vaccin d’urgence ou expérimental ? Pourquoi les médias grand public et les politiciens exercent-ils une telle pression pour que chaque homme, femme et maintenant enfant des États-Unis soit vacciné ? Les vaccins sont-ils vraiment sûrs alors que les cas d’effets indésirables après avoir reçu le vaccin Pfizer sont si nombreux ? Pourquoi la FDA a-t-elle refusé de laisser son comité indépendant sur les vaccins s’exprimer ?

Il faut rajouter que, depuis le 14 août, Pfizer n’impose pas la vaccination de ses propres employés. De même, la Maison Blanche de Biden ne rend pas obligatoire la vaccination de son personnel. Ce sont toutes des questions sérieuses qui exigent des réponses sérieuses et honnêtes.

William Engdahl

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

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