Plandémie de Covid

🔒
❌ À propos de FreshRSS
Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
À partir d’avant-hierVos flux RSS

Une comparaison des taux de mortalité toutes causes ajustés selon l’âge en Angleterre, par Norman Fenton et Martin Neil : le taux de mortalité est actuellement plus élevé chez les vaccinés que chez les non vaccinés

Chers amis,

L’expérience d’abus de pouvoir chimiquement pur que nous sommes en train de vivre me contraint (littéralement) à ne plus penser qu’à ça, en toute première urgence. Il me semble que la prise de conscience (par toutes les populations du monde) que la prétendue « crise sanitaire » est en fait une agression jamais vue dans toute l’histoire de l’humanité, cette prise de conscience populaire est la seule façon de conduire le peuple à résister et d’empêcher physiquement les criminels de perpétrer leur forfait. C’est la raison qui explique mon obsession du moment, qui n’est, selon moi, pas du tout hors-sujet par rapport à mes travaux (sur les pouvoirs abusifs et les institutions démocratiques) depuis 2005 : la toute première urgence est d’empêcher que l’irréparable soit commis. Or les effets des « vaccins » sont irréversibles.

Je vous signale ici un travail anglais intéressant. Ces auteurs observent en Angleterre que le taux de mortalité est actuellement plus élevé chez les vaccinés que chez les non vaccinés. Vous verrez que ce travaille complète utilement les travaux de Pierre Chaillot (Décoder l’éco) pour produire des statistiques honnêtes et fiables contre l’obligation qui nous est faite de nous injecter de force des produits toxiques (dont 20 % de la composition est tenue secrète).

Fraternellement.

Étienne.


Une comparaison des taux de mortalité toutes causes ajustés selon l’âge en Angleterre entre vaccinés et non vaccinés

Norman Fenton et Martin Neil

(traduction automatique par Google)

Les propres données du gouvernement britannique ne corroborent pas les affirmations concernant l’efficacité/l’innocuité du vaccin. 

Dans un précédent post, nous avons fait valoir que la mesure à long terme la plus fiable de l’efficacité/de l’innocuité du vaccin Covid-19 est le taux de mortalité toutes causes confondues ajusté en fonction de l’âge. Si, sur une période raisonnablement prolongée, moins de personnes vaccinées meurent, quelle qu’en soit la cause, y compris Covid-19, que les personnes non vaccinées, alors nous pourrions conclure que les avantages du vaccin l’emportent sur les risques. Nous avons également souligné que, pour éviter l’effet de confusion de l’âge, il est essentiel que les données pour chaque catégorie d’âge soient disponibles, plutôt que les données agrégées car, de toute évidence, les données agrégées pourraient exagérer les taux de mortalité vaccinale si plus de personnes âgées, avec des prévisions plus courtes mortalité, sont inclus. Le déploiement du vaccin au Royaume-Uni a été effectué par ordre d’âge décroissant, du plus âgé au plus jeune, sauf très tôt dans le programme de vaccination lorsque les jeunes vulnérables ont été vaccinés avec les personnes très âgées. Au fur et à mesure que le programme progressait, les personnes vaccinées étaient, en moyenne, plus âgées que celles qui n’avaient pas été vaccinées et au fur et à mesure du déploiement, une proportion progressivement plus élevée de la population non vaccinée résiduelle est plus jeune.

Le  dernier rapport de l’Office for National Statistics sur les taux de mortalité par statut de vaccination Covid fournit des données sur tous les décès – liés à Covid et non liés à Covid pour la période janvier-juillet 2021 pour les non vaccinés et les différentes catégories de vaccinés (‘dans les 21 jours suivant le premier dose », « 21 jours ou plus après la première dose », « deuxième dose »). Les données de l’ONS pour la mortalité Covid-19, sont présentées dans le tableau 4 du tableur ONS et les données ONS pour la mortalité toutes causes hors Covid-19, sont présentées dans le tableau 5 du même tableur . Les deux tableaux sont reproduits au bas de cet article.

Nous pensons qu’il existe de graves faiblesses et des erreurs possibles dans les données de l’ONS (voir foonote**). Mais surtout, bien qu’il ne fournisse pas les données brutes classées par âge, il fournit des taux de mortalité « standardisés selon l’âge »*** (voir également la vidéo explicative). Cela signifie que l’ONS a calculé le taux de mortalité global d’une manière qui (selon eux) s’ajuste à l’effet confusionnel de l’âge, et cela est « intégré » dans les taux de mortalité qu’ils ont publiés. Cependant, alors qu’ils déclarent ce taux de mortalité ajusté en fonction de l’âge pour chacune des trois catégories distinctes de personnes vaccinées, ils ne le déclarent pas pour l’ensemble combiné de personnes vaccinées. Dans notre analyse, et en l’absence de données stratifiées sur l’âge réel, nous calculons un taux de mortalité toutes causes ajusté en fonction de l’âge en utilisant les tailles de population publiées par l’ONS pour chacune des trois catégories de vaccinés. Ce n’est pas idéal car les taux ajustés en fonction de l’âge de l’ONS sont si opaques et ne sont pas des « chiffres absolus ». Cependant, en l’absence de données détaillées, cela devrait fournir une estimation raisonnable de ce que serait le taux de mortalité toutes causes de l’ONS ajusté en fonction de l’âge pour tous les non vaccinés s’ils avaient pris la peine de le déclarer. Nous appellerons cela le « taux de mortalité vacciné pondéré ». Le tableau de données dérivé des données de l’ONS et utilisé pour calculer ce taux est donné à la fin de cet article.

Il s’avère que, même en utilisant ce taux de mortalité ajusté selon l’âge, le taux de mortalité est actuellement plus élevé chez les vaccinés que chez les non vaccinés.  

Les taux de mortalité ajustés selon l’âge pour les vaccinés contre les non vaccinés pour les semaines 1 à 26 de 2021 sont présentés ci-dessous. Dans l’ensemble, le graphique montre qu’au fil du temps, le taux de mortalité pondéré des vaccinés a régulièrement augmenté et qu’à la semaine 16 (23 avril 2021), il a dépassé celui des non vaccinés.

La semaine 1 se termine le 6 janvier 2021, la semaine 26 se termine le 2 juillet 2021

 

Le graphique suggère une tendance de mortalité saisonnière normale pour les non vaccinés, avec un pic hivernal la semaine 6, le 12 février 2021, et une baisse constante vers l’été. En revanche, le schéma pour les vaccinés est complètement différent. À partir de la semaine 24, les taux de mortalité des vaccinés et des non vaccinés semblent converger au début de l’été.

Comme les données de l’ONS décomposent les données au fil du temps pour les trois catégories de vaccinés (ceux dans les 21 jours suivant la première dose, ceux dans les 21 jours après la première dose et ceux après deux doses), nous pouvons également tracer des graphiques de mortalité pour chacune de ces catégories. . Le taux de mortalité, pour la semaine 26, jusqu’au 2 juillet, pour les non vaccinés est d’environ 25 décès pour 100 000. Mais il existe de grandes différences entre les taux de mortalité pour les différentes catégories de décès vaccinés. Par exemple, pour ceux après 21 jours de première dose, la mortalité comparable est d’environ 89 décès pour 100 000 personnes (un nombre qui a considérablement augmenté depuis janvier), tandis que pour les personnes vaccinées avec deux doses, il y a eu environ 15 décès pour 100 000 dans le même Période de juillet.


Mortalité « toutes causes » parmi les vaccinés en Angleterre

Les tendances des différentes catégories de vaccination sont également préoccupantes. Contrairement aux non vaccinés, les taux de mortalité des vaccinés ont d’abord augmenté à partir de valeurs initiales très faibles, mais ont ensuite augmenté, tandis que celui des non vaccinés a diminué. Les graphiques ci-dessous montrent ces modèles.

null

Depuis le 19 mars, le taux de mortalité par vaccination à double dose a augmenté d’une semaine à l’autre de manière plus ou moins constante. Le taux de mortalité chez les personnes plus de 21 jours après la première dose a augmenté considérablement au printemps (à la semaine 14) et est resté élevé par la suite. La mortalité dans les 21 jours suivant la vaccination a initialement augmenté, mais semble s’être stabilisée, quoique avec un peu de bruit. Nous laisserons à nos collègues cliniciens le soin d’expliquer pourquoi il existe des modèles si différents.

En raison des limites et des erreurs possibles dans les données de l’ONS**, de nombreuses mises en garde doivent être appliquées à notre analyse brute (y compris certaines qui sont couvertes dans le post précédent ). Mais nous pouvons conclure que les propres données de l’ONS ne corroborent pas les affirmations concernant l’efficacité/l’innocuité du vaccin.  

Il est également important de noter que la population de personnes vaccinées devient suffisamment importante et représentative pour que la criticité de l’ajustement de l’âge diminue considérablement. Nous ferons une analyse de suivi qui en tiendra compte.

* Pour ceux qui ont répondu à cet article en disant qu’ils ne comprenaient pas pourquoi nous nous concentrons sur la mortalité toutes causes :

Pourquoi la mortalité « toutes causes » est la mesure plus appropriée pour une analyse globale des bénéfices-risques des vaccins anti-Covid

  • Si le Covid était aussi dangereux que proclamé —et si les vaccins étaient aussi efficaces que proclamés — nous devrions maintenant avoir constaté beaucoup plus de morts Covid parmi les non vaccinés que parmi les vaccinés (dans chaque groupe d’âge).
  • Si le vaccin était aussi sûr que proclamé, alors il aurait dû y avoir très peu de décès supplémentaires dus à des causes non Covid parmi les vaccinés que parmi les non vaccinés (dans chaque groupe d’âge).
  • Ainsi, le nombre de morts « toutes causes » devrait être plus élevé parmi les non vaccinés que parmi les vaccinés (dans chaque groupe d’âge), confirmant que les bénéfices de la vaccination dépasseraient les risques.
  • Compter les morts « toutes causes » neutralise le problème de la définition des « cas Covid » ou des « morts Covid » (définitions qui peuvent être facilement manipulées pour soutenir les différentes narrations).
  • Nous définissons une personne comme « vaccinée » si elle a reçu au moins une dose. Comme nous ne sommes pas intéressés à savoir si une personne est devenue un « cas Covid », toute autre définition est erronée car elle ne reconnaîtra pas que les effets indésirables (y compris la mort) des vaccins sont très susceptibles de se produire peu de temps après la vaccination.
  • Le fait que le CDC compte maintenant comme « non vaccinée » une personne qui meurt moins de 14 jours après la seconde injection, ou juste après la première dose, pourrait être intéressant si nous nous intéressions uniquement à l’aptitude du vaccin à stopper l’infection. Mais dans le contexte de notre recherche des causes de la mort, utiliser cette façon de compter serait parfaitement frauduleux.

 

** Limitations et erreurs potentielles dans les données de l’ONS (merci à Clare Craig pour en avoir identifié certaines)

  • Ne fournit pas les données brutes classées par âge.
  • Le score standardisé selon l’âge utilisé par l’ONS s’appuie sur les données du recensement de 2011 pour déterminer les proportions de population dans chaque catégorie d’âge. Ces proportions ont changé depuis 2011 et, comme nous l’avons noté dans cet article , ces différences peuvent modifier considérablement les résultats.
  • Il existe des incohérences dans les chiffres de vaccination entre les données de l’ONS et les données du National Immunization Management Service (NIMS). Par exemple, à la semaine 26, le NIMS compte 28,1 millions de personnes de plus de 18 ans qui ont eu une deuxième dose, mais l’ONS n’en compte que 23,3 millions.
  • La population totale de l’ONS est de 16,6 millions de moins que l’ensemble de la population. Seuls 12,6 millions ont moins de 18 ans, les 4 millions restants sont donc omis pour une autre raison.
  • Les taux des non vaccinés au 8 janvier sont inférieurs à ceux des doubles vaccinés en été. De plus, le 8 janvier, seuls 12 % des plus de 65 ans avaient été vaccinés, de sorte que la population non vaccinée aurait dû avoir un taux de mortalité très similaire aux niveaux de base.
  • Les taux de mortalité hebdomadaires ajustés en fonction de l’âge (pour les décès non liés à Covid) en forte augmentation pour les 38 millions de personnes non vaccinées en janvier sont totalement incompatibles avec les changements hebdomadaires des années précédentes. Bien que cette population exclut les moins de 18 ans et les 1,2 million (principalement les plus de 65 ans) qui avaient alors reçu leur première dose, nous ne nous attendrions pas à ce que le taux de mortalité de cette population soit radicalement différent du taux de mortalité de l’Angleterre observé ces dernières années comme rapporté dans un autre rapport de l’ONS .
  • En fin de compte, nous devons exclure les décès non naturels tels que les meurtres, les accidents et les suicides, car ils peuvent introduire un biais entre les cohortes, en particulier dans les catégories d’âge jeunes où le nombre total de décès est faible.

Voici les données du tableau 4, les données brutes, pour les décès de Covid-19, telles que fournies par l’ONS :

Voici les données du tableau 5, les données brutes, pour les décès toutes causes confondues à l’exception du Covid-19, telles que fournies par l’ONS :

Enfin, voici les données que nous avons utilisées pour calculer les taux de mortalité combinés toutes causes ajustées selon l’âge et le taux de mortalité vacciné pondéré.

***


La définition de l’ONS des taux de mortalité standardisés selon l’âge (cliquez pour agrandir)

Source : https://probabilityandlaw.blogspot.com/2021/09/all-cause-mortality-rates-in-england.html

L’article Une comparaison des taux de mortalité toutes causes ajustés selon l’âge en Angleterre, par Norman Fenton et Martin Neil : le taux de mortalité est actuellement plus élevé chez les vaccinés que chez les non vaccinés est apparu en premier sur Étienne Chouard - Blog du Plan C.

Le passe sanitaire est un moyen extrajudiciaire de désactiver socialement les gens – nopass.fr (requête collective auprès de la CEDH, Guillaume Zambrano)

Chers amis,

Je vous signale ici le travail d’un jeune homme épatant, courageux et pertinent. Il s’appelle Guillaume Zambrano, il est professeur de droit à Montpellier, et il nous aide à formuler auprès de la CEDH une requête contre la dérive totalitaire du « régime » en France.

Le site Reporterre (à connaître absolument) vient de publier un court et dense entretien avec ce juriste.

La chaîne No Pass est un outil important.

Je pense que vous devriez, comme je l’ai fait moi-même, préparer et envoyer votre propre requête à la CEDH (c’est très simple et très rapide).

Bonne lecture.

Étienne.


« Le passe sanitaire est un moyen extrajudiciaire de désactiver socialement les gens »

Source : Reporterre, https://reporterre.net/Le-passe-sanitaire-est-un-moyen-extrajudiciaire-de-desactiver-socialement-les-gens

Selon le professeur de droit Guillaume Zambrano, le passe sanitaire est une atteinte aux droits fondamentaux ainsi qu’une sanction extrajudiciaire. Il a lancé une requête collective auprès de la Cour européenne des droits de l’Homme.

Guillaume Zambrano est maître de conférences en droit privé à l’université de Nîmes. Face à la loi imposant le passe sanitaire, il a lancé une requête collective auprès de la Cour européenne des droits de l’Homme.


Reporterre — En quoi le passe sanitaire porte-t-il atteinte aux droits fondamentaux ?

Guillaume Zambrano — Être exclu des transports publics, hôpitaux, cafés, restaurants, bibliothèques, associations sportives et culturelles et autres lieux de réunion est une privation de liberté extrêmement lourde : c’est une privation du droit de réunion, de la liberté d’aller et de venir, une véritable exclusion de la vie sociale. Le plus grave est qu’il s’agit d’une sanction extrajudiciaire. Depuis le XVIIᵉ siècle et le Bill of Rights anglais destiné à limiter l’arbitraire des souverains, notre tradition juridique est fondée sur le principe de l’habeas corpus : toute personne privée de liberté a le droit de passer devant un juge. De fait, quand une personne est assignée à résidence ou condamnée à porter un bracelet électronique, la mesure doit être approuvée par le juge des libertés et de la détention. Quand on condamne des personnes pour des dommages sociaux comme le vol, la fraude fiscale, les coups et blessures, elles ont eu droit à un procès. Et généralement, le but visé est la réinsertion sociale : même pour des délits graves, il y a du sursis, des aménagements de peine. Mais avec le passe sanitaire, toute une catégorie de personnes reçoivent une sanction pénale maximale sans qu’il y ait eu de jugement, sans même avoir pu se défendre.

Qu’est-ce qui justifie cette sanction  ? Le fait de ne pas pouvoir (ou ne pas vouloir) présenter un QR code à l’entrée des lieux publics, de ne pas être vacciné ou testé. Ce qui est reproché aux gens, c’est d’être potentiellement contagieux. C’est d’autant plus grave qu’il est très rare en droit que l’on soit condamné pour une infraction par omission. La règle est d’être condamné pour avoir fait quelque chose, et non pour ne pas avoir fait quelque chose. Il existe le délit de non-assistance à personne en danger (article 223-6 du Code pénal), mais ses conditions sont très restrictives et les condamnations rares. Il existe aussi une jurisprudence pour des personnes ayant contaminé d’autres personnes avec le Sida en connaissance de cause, mais les juges ont retenu l’aspect intentionnel : non seulement elles se savaient malades et n’ont pas pris de précautions, mais elles ont déclaré vouloir contaminer d’autres personnes, c’est ce qui a motivé la condamnation [1].

«  Ce ne sont plus les juges mais la population elle-même qui applique la sanction.  »


Le passe sanitaire — sanction extrajudiciaire selon vous — représente-t-il un basculement  ?

Le passe sanitaire sort du cadre ordinaire du droit pénal. Il donne lieu à des sanctions sociales inédites qui sont un mélange de privation de liberté, de stigmatisation et d’incitation à l’humiliation publique. C’est un moyen extrajudiciaire de désactiver socialement les gens, de les débrancher, en quelque sorte. Et ce ne sont plus les juges, mais la population elle-même — les cafetiers, les bibliothécaires, les gardiens de musée ou les employés des hôpitaux — qui applique la sanction. Cela indique que le gouvernement est passé dans une logique de répression massive : comme il ne peut pas mettre un juge derrière chaque citoyen, il se repose sur la population et sur des moyens automatisés pour le faire. C’est une révolution anti-libérale. La seule comparaison possible est celle du crédit social en Chine, une forme de rééducation à la carotte et au bâton : je t’interdis de prendre le train, d’accéder à tel emploi, d’aller au cinéma…


La pandémie de Covid-19 ne justifie-t-elle pas de déroger au droit de manière exceptionnelle  ?

Depuis deux siècles, la France a érigé la liberté en tant que principe fondamental, naturel, inaliénable : les restrictions sont des exceptions qui doivent être strictement justifiées et proportionnelles. Dans le cadre d’un raisonnement sur la proportionnalité, les mesures portant atteinte aux libertés fondamentales doivent remplir trois conditions. D’abord, le test d’«  aptitude  » : la mesure est-elle apte à atteindre l’objectif affiché  ? Le passe sanitaire et l’obligation vaccinale peuvent-ils lutter efficacement contre l’épidémie  ? On peut en discuter, puisque les vaccins n’empêchent pas forcément la contagion. Ensuite, le test de «  nécessité  » : y aura-t-il un très grand nombre de morts si le gouvernement ne met pas en place cette mesure  ? Vraisemblablement non, ce n’est pas le cas dans les pays qui n’ont pas recours au passe sanitaire comme la Suède ou l’Angleterre. Enfin, le test de «  substitution  » : existe-t-il des mesures alternatives et moins restrictives qui permettraient de lutter contre les effets de l’épidémie  ? Oui : le gouvernement pourrait ouvrir des lits de réanimation, créer des hôpitaux de campagne, vacciner les personnes les plus à risque et les personnes volontaires, et tester fréquemment les soignants, ce qui serait dans ce cas plus efficace que l’obligation vaccinale. Le passe sanitaire et l’obligation vaccinale sont donc des mesures disproportionnées et excessives par rapport à la nature du danger et à leur capacité à y répondre.


L’obligation vaccinale des soignants, ou la quasi-obligation vaccinale imposée par le passe sanitaire, sont-elles contraires au droit  ?

Le plus fondamental des droits fondamentaux est le respect de la dignité humaine dont le consentement libre et éclairé à l’acte médical est une manifestation. En principe, les atteintes à l’intégrité du corps humain ne sont jamais permises, sauf dans des circonstances particulières et si et seulement si elles sont justifiées par un intérêt médical pour vous [2]. En avril dernier, les juges européens ont rendu un arrêt justifiant la vaccination obligatoire des enfants contre le tétanos (arrêt Vavřička, 8/04/21) : on note que d’une part, la balance bénéfice/risque est positive pour les enfants, car le tétanos est dangereux pour eux, et que d’autre part, l’ancienneté des vaccins permet de connaître leur efficacité et la nature des risques à long terme. Dans le cas des vaccins contre le Sars-Cov2, c’est différent : non seulement leur intérêt médical pour les enfants et les adolescents fait débat [3], mais le fait qu’ils soient basés sur une technologie nouvelle ne permet raisonnablement pas d’en connaître les risques à long terme.

«  Ce qui risque de se normaliser n’est plus seulement l’atteinte à la vie privée, mais l’atteinte à l’intégrité physique des individus.  »

Ne risque-t-on pas de voir ces mesures d’exception se normaliser  ?

Le risque est d’autant plus grand que la menace épidémique n’est pas de nature provisoire. Nous allons devoir vivre avec ce virus, ou avec d’autres virus. Si on est face à un risque permanent, alors il faut mettre en place des mesures permanentes, et celles-ci doivent bien sûr être compatibles avec les libertés. On peut constater que les mesures antiterroristes temporaires ont été dévoyées pour s’installer de manière permanente dans notre droit. Avec l’opération Sentinelle, le fait d’utiliser l’armée pour exercer des pouvoirs de police sur le peuple s’est normalisé. La surveillance de la population aussi : dans les années 1980, les écoutes de l’Élysée ont fait scandale  ; en 2020, l’État peut écouter n’importe qui. Les mesures antiterroristes ont donc progressivement fait disparaître du droit la protection de la vie privée. Si on transpose cette situation aux mesures d’exception sanitaires, les conséquences sont vertigineuses : ce qui risque de se normaliser, ce n’est plus seulement l’atteinte à la vie privée, mais l’atteinte à l’intégrité physique des individus, la privation de sortie et de mouvement.


Quels espoirs placez-vous dans la requête que vous portez auprès de la Cour européenne des droits de l’Homme  ?

Il faut rappeler une chose élémentaire : les droits de l’Homme sont au-dessus des lois. C’est la raison d’être de ces textes. Si les droits fondamentaux ont été inscrits dans les juridictions internationales et les constitutions, c’est précisément pour éviter que les gouvernements n’adoptent des lois contraires aux libertés et ne fassent basculer un pays dans la dictature. Il est donc nécessaire (quoique pas forcément suffisant) d’en appeler à la Cour européenne des droits de l’Homme dans la situation actuelle. En pratique, le but est d’éviter que l’obligation du passe sanitaire ne soit prolongée au-delà du 15 novembre 2021 par l’adoption d’une nouvelle loi. La Cour est légalement obligée de traiter toutes les requêtes, or ses moyens sont limités. Si elle est saisie par des dizaines de milliers de personnes, elle sera contrainte d’écouter nos arguments, pour éviter d’être complètement paralysée administrativement. En 2020, la CEDH a reçu un total de 40 000 requêtes de toutes natures. C’est ce chiffre qu’il faut dépasser. Nous sommes déjà à plus de 20 000. Toute personne de plus de 12 ans peut attaquer gratuitement et sans risques la loi sur le passe sanitaire.

Guillaume Zambrano, interrogé par Reporterre (source)


Ne ratez pas le site https://nopass.fr/

Un recours collectif contre le Passe Sanitaire

QUESTIONS (RÉPONSES à consulter sur https://nopass.fr/)
QUI ÊTES-VOUS ?
EN QUOI CONSISTE CETTE REQUÊTE ?
COMMENT PUIS-JE PARTICIPER ?
QUI PEUT ENVOYER LA REQUÊTE ?
LES MEMBRES D’UNE MÊME FAMILLE DOIVENT-ILS DUPLIQUER LES REQUÊTES ?
CE RECOURS EST-IL TOUJOURS D’ACTUALITÉ ?
ON M’A DIT QUE POUR SAISIR LA CEDH, IL FAUT ÉPUISER TOUTES LES VOIES DE RECOURS.
LA SAISIE DE LA CEDH EST-ELLE RISQUÉE ?
COMBIEN CELA COÛTE T-IL ?
DES FRAIS SUPPLÉMENTAIRES SONT-ILS À PRÉVOIR ?
QUEL EST LE LIEN JURIDIQUE QUI NOUS UNIRA ?
PUIS-JE REMPLIR LE DOCUMENT NUMÉRIQUEMENT ?
COMMENT COMPLÉTER LA REQUÊTE ?
QUELLES ÉTAPES DOIS-JE SUIVRE ?
FAUT-IL JOINDRE DES DOCUMENTS AUX 13 PAGES DE LA REQUÊTE ?
JE N’AI PAS D’ADRESSE MAIL À RENSEIGNER DANS LE FORMULAIRE D’INSCRIPTION
PUIS-JE METTRE DES RAISONS PERSONNELLES DANS L’ENCADRÉ DU RECOURS ?
JE N’ARRIVE PAS À VALIDER LE FORMULAIRE !
JE N’ARRIVE PAS À RÉCUPÉRER LE FORMULAIRE !
JE N’AI PAS REÇU LE MAIL DE CONFIRMATION DE MON INSCRIPTION, EST-CE NORMAL ?
JE N’AI PAS D’IMPRIMANTE, COMMENT FAIRE ?
PUIS-JE IMPRIMER RECTO-VERSO ?
LA REQUÊTE S’AFFICHE MAL (PAGES BLANCHES) OU L’IMPRESSION DE FONCTIONNE PAS.
DOIS-JE ENVOYER LA REQUÊTE PAR LETTRE RECOMMANDÉE (AVEC RAR) ?
DOIS-JE ENVOYER LE RECOURS À LA CEDH OU VOUS LE FAIRE PARVENIR ?
DOIS-JE REMPLIR CERTAINS CHAMPS ?
COMMENT M’INSCRIRE SUR LE SITE ?
OÙ EN EST MA REQUÊTE ?
JE CRAINS POUR MES DONNÉES, COMMENT ET COMBIEN DE TEMPS CELLES-CI SERONT CONSERVÉES ?
JE SOUHAITE SAVOIR S’IL EST POSSIBLE D’IMPRIMER VOTRE REQUÊTE ET LA FAIRE SIGNER PAR DES MANIFESTANTS.
JE SOUHAITE APPORTER MON AIDE ET MON SOUTIEN CONTRE LE « PASS SANITAIRE ». COMMENT DOIS-JE FAIRE ?
À QUELLE ÉCHÉANCE IMAGINEZ-VOUS UN RÉSULTAT (POSITIF OU NÉGATIF) ?


PORTER PLAINTE CONTRE LE PASSE SANITAIRE : SAISIR LA COUR EUROPENNE DES DROITS DE L’HOMME (GRATUIT)

Remplissez le formulaire, puis envoyez vous-même votre requête : https://nopass.fr/agir.php 

 


Sur sa chaîne YouTube No Pass https://www.youtube.com/channel/UCC7hf9iTrnVwjoLmxY6qhkg (abonnez-vous)
Guillaume Zambrano expose ses analyses juridiques sur « le régime » et il nous donne de précieux conseils.

Exemples :

Les failles du passe sanitaire


Comment saboter le passe sanitaire : quelques pistes offertes par le Conseil Constitutionnel


FACT CHECKING FAKE NEWS : LE RETOUR DE LA PRAVDA


Un petit exemple d’arbitraire : le pass sanitaire pour les pique-niques

Le 3 septembre 2021, un tribunal administratif vient d’inventer une nouvelle notion : « le service de restauration non-facturé » … les gendarmes ont constaté que c’était gratuit, le préfet a constaté que c’était gratuit, les participants ont attesté de la gratuité …. OUPS problème, si c’est gratuit, il n’y avait pas d’infraction. Heureusement le gouvernement a pu compter sur un juge créatif pour confirmer la sanction de fermeture administrative. Voila pourquoi il faut massivement saisir les tribunaux, afin de paralyser le fonctionnement du rouleau compresseur judiciaire.


Devoir de désobéissance et passe sanitaire

Tous les agents publics, tous les salariés ont le devoir de désobéir aux ordres manifestement illégaux. Le passe sanitaire est manifestement illégal : la désobéissance est un devoir. Selon l’article 28 du statut des fonctionnaires (loi 83-643 du 13 juillet 1983), disposant : « tout fonctionnaire, quel que soit son rang dans la hiérarchie, est responsable de l’exécution des tâches qui lui sont confiées. Il doit se conformer aux instructions de son supérieur hiérarchique, sauf dans le cas ou l’ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public ».


RÉSISTANCE CONCRÈTE : DEMANDER LE MAINTIEN DU SALAIRE EN RÉFÉRÉ AUX PRUD’HOMMES

Dans cette vidéo, les salariés trouveront les explications pour demander le maintien de leur salaire en justice. Facile, rapide, gratuit. Si vous avez des témoignages d’abus de la part des employeurs, n’hésitez pas à me contacter sur nopass.fr … vous n’êtes pas seuls, tenez bon !


Fil Facebook correspondant à ce billet :

Tweet correspondant à ce billet :

Le passe sanitaire est un moyen extrajudiciaire de désactiver socialement les gens

(requête collective auprès de la CEDH, Guillaume Zambrano, nopass . fr)https://t.co/c5SBfdSpZI

— Étienne Chouard (@Etienne_Chouard) September 28, 2021

Fil Telegram correspondant à ce billet :
https://t.me/chouard/167

L’article Le passe sanitaire est un moyen extrajudiciaire de désactiver socialement les gens – nopass.fr (requête collective auprès de la CEDH, Guillaume Zambrano) est apparu en premier sur Étienne Chouard - Blog du Plan C.

[Résistance à l’oppression] Analyse des CONTRATS PUBLIC SCANDALEUX signés en notre nom (mais contre l’intérêt général, en secret, sans contrôle et sans recours) par la Commission européenne avec (seulement certains) des industriels du vaccin

Dans la série « Bonnes raisons de ne plus jamais faire confiance à des criminels endurcis », je vous signale cet entretien passionnant, encore une fois publié par France Soir (on dirait qu’il n’y a presque plus qu’eux pour faire le boulot de journaliste dans ce pays, pourtant en plein effondrement des libertés et de l’État de droit), sur les contrats léonins (contrats profondément déséquilibrés, imposés par des lions à leurs victimes) signés en notre nom (mais contre nous et en secret et hors de tout contrôle possible, sans aucun recours) par la Commission européenne avec (certains) des industriels des vaccins.

Je trouve cet entretien très important et je m’étonne qu’aucun de ceux qui se disent « journalistes » dans ce pays n’accepte d’enquêter sur ce scandale, ni même de seulement relayer cet entretien publié par France Soir.

Les agressions dont France Soir fait l’objet sont à la hauteur des services qu’il rend à l’intérêt général en résistant courageusement aux abus de pouvoir.

Étienne.


« Un contrat aussi favorable à l’industriel, cela me paraît anormal » Olivier Frot

Source : https://www.francesoir.fr/videos-les-debriefings/olivier-frot, publié le 10/09/2021


Olivier Frot

Debriefing avec Olivier Frot, diplômé de Saint-Cyr et docteur en droit. Cet entretien porte sur l’analyse des contrats des vaccins passés par l’Union européenne avec les fabricants.

Fort de son expérience dans la haute administration, expert en marchés publics, après une carrière militaire comme officier dans l’Armée de Terre où il passait des marchés nationaux pour l’armée française et des marchés internationaux dans le cadre de l’OTAN, Olivier Frot est également auteur de plusieurs ouvrages sur les marchés publics.

Après avoir fait le constat d’une avalanche de mensonges et d’informations tronquées, il décide de ne pas se fier aux études rapportées sur les contrats et d’aller à la source. Sur un site officiel de la Commission européenne, il trouve les différents contrats passés par la commission et décide de les examiner.

 
Dénonçant des contrats « caviardés », il explique que sur sept contrats, seuls deux sont en clair : le Pfizer-BioNtech et le Moderna. Pour tous les autres, il manque des éléments très importants comme les quantités, les prix, la propriété intellectuelle, la responsabilité. Ce qui est occulté est masqué par des bandes noires afin qu’on ne puisse pas lire.

Puis il se livre à une analyse détaillée dans laquelle il pointe toutes les anomalies, notamment des contrats passés de gré à gré avec les industriels choisis selon des critères que l’on ne connaît pas.

Revenant sur le caractère expérimental du vaccin qui est en phase 3, il rappelle une communication du 15 octobre 2020 qui recommande aux États membres de mettre en place des études indépendantes pour évaluer l’efficacité et l’innocuité de ces vaccins pour la période 2020-2022, une obligation qu’il juge pertinente et qu’il souhaiterait voir appliquée dans les faits.

Après avoir constaté l’opacité qui règne autour de ces questions, il regrette que l’on ait noyé les citoyens dans des informations inutiles qui sont des affirmations péremptoires ou des leçons de morale permanentes alors qu’il n’y a rien de concret et de sourcé. Il souhaiterait également avoir des explications détaillées sur des contrats totalement à l’avantage des industriels qui n’ont aucun risque juridique puisque la responsabilité des effets dommageables est transférée aux Etats membres et s’interroge sur l’existence éventuelle de conflits d’intérêts.

Olivier Frot questionne l’intérêt qu’il y a eu de passer par la Commission européenne en laissant de côté les États membres pour agir dans la stratégie de santé et souhaiterait un rapport d’audit d’une autorité indépendante pour l’évaluation de ces contrats et de la bonne performance. Enfin, devant des situations qu’il juge anormales, le juriste estime que le droit est le dernier rempart de la démocratie pour les citoyens.

Retrouvez sa conclusion dans son debriefing proposé en partenariat avec BonSens.org.

Auteur(s) : FranceSoir

Source : https://www.francesoir.fr/videos-les-debriefings/olivier-frot


Tweet correspondant à ce billet :

"Un contrat aussi favorable à l'industriel, cela me paraît anormal" Olivier Frothttps://t.co/Xr116veWpm

ITW passionnant et important (publié par @france_soir : je trouve incroyable que ceux qui se disent "journalistes" refusent d'enquêter là-dessus, et même de relayer cet ITW).

— Étienne Chouard (@Etienne_Chouard) September 16, 2021

Facebook indisponible pour cause de censure sur ce sujet (abonnez-vous à ce site pour contourner cette censure et rester informés quand tous les « réseaux sociaux » vous auront trahis.)

L’article [Résistance à l’oppression] Analyse des CONTRATS PUBLIC SCANDALEUX signés en notre nom (mais contre l’intérêt général, en secret, sans contrôle et sans recours) par la Commission européenne avec (seulement certains) des industriels du vaccin est apparu en premier sur Étienne Chouard - Blog du Plan C.

[Abus de pouvoir, violence d’État, oppression] Intimider les gens avec des menaces et du chantage pour obtenir un « oui » de force, c’est la méthode criminelle de la MAFIA, et c’est très précisément de L’EXTORSION, punie par le code pé

Intimider les gens avec des menaces et du chantage pour obtenir un « oui » de force, c’est la méthode criminelle de la MAFIA, et c’est très précisément de L’EXTORSION, punie par le code pénal, art. 312 et suivants (circonstances aggravantes, à lire attentivement aussi) :

Formulez vous-même (à partir des articles du code pénal ci-dessous) la qualification juridique correcte de la politique du « Pass sanitaire », imposée par des tyrans pour nous forcer tous à la vaccination (sans le reconnaître et sans en assumer la responsabilité) :

Code pénal

Article 312-1

L’extorsion est le fait d’obtenir par violence, menace de violences ou contrainte soit une signature, un engagement ou une renonciation, soit la révélation d’un secret, soit la remise de fonds, de valeurs ou d’un bien quelconque.

L’extorsion est punie de sept ans d’emprisonnement et de 100 000 euros d’amende.

Article 312-2

L’extorsion est punie de dix ans d’emprisonnement et de 150 000 euros d’amende :

1° Lorsqu’elle est précédée, accompagnée ou suivie de violences sur autrui ayant entraîné une incapacité totale de travail pendant huit jours au plus ;

2° Lorsqu’elle est commise au préjudice d’une personne dont la particulière vulnérabilité, due à son âge, à une maladie, à une infirmité, à une déficience physique ou psychique ou à un état de grossesse, est apparente ou connue de son auteur ;

3° (abrogé)

4° Lorsqu’elle est commise par une personne dissimulant volontairement en tout ou partie son visage afin de ne pas être identifiée ;

5° Lorsqu’elle est commise dans les établissements d’enseignement ou d’éducation ainsi que, lors des entrées ou sorties des élèves ou dans un temps très voisin de celles-ci, aux abords de ces établissements.

Article 312-3

L’extorsion est punie de quinze ans de réclusion criminelle et de 150 000 euros d’amende lorsqu’elle est précédée, accompagnée ou suivie de violences sur autrui ayant entraîné une incapacité totale de travail pendant plus de huit jours.

Article 312-4

L’extorsion est punie de vingt ans de réclusion criminelle et de 150 000 euros d’amende lorsqu’elle est précédée, accompagnée ou suivie de violences sur autrui ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente.

Article 312-5

L’extorsion est punie de trente ans de réclusion criminelle et de 150 000 euros d’amende lorsqu’elle est commise soit avec usage ou menace d’une arme, soit par une personne porteuse d’une arme soumise à autorisation ou dont le port est prohibé.

Article 312-6

L’extorsion en bande organisée est punie de vingt ans de réclusion criminelle et de 150 000 euros d’amende.

Elle est punie de trente ans de réclusion criminelle et de 150 000 euros d’amende lorsqu’elle est précédée, accompagnée ou suivie de violences sur autrui ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente.

Elle est punie de la réclusion criminelle à perpétuité lorsqu’elle est commise soit avec usage ou menace d’une arme, soit par une personne porteuse d’une arme soumise à autorisation ou dont le port est prohibé.

Article 312-6-1

Toute personne qui a tenté de commettre une extorsion en bande organisée prévue par l’article 312-6 est exempte de peine si, ayant averti l’autorité administrative ou judiciaire, elle a permis d’éviter la réalisation de l’infraction et d’identifier, le cas échéant, les autres auteurs ou complices.

La peine privative de liberté encourue par l’auteur ou le complice d’une extorsion en bande organisée est réduite de moitié si, ayant averti l’autorité administrative ou judiciaire, il a permis de faire cesser l’infraction ou d’éviter que l’infraction n’entraîne mort d’homme ou infirmité permanente et d’identifier, le cas échéant, les autres auteurs ou complices. Lorsque la peine encourue est la réclusion criminelle à perpétuité, celle-ci est ramenée à vingt ans de réclusion criminelle.

Article 312-7

L’extorsion est punie de la réclusion criminelle à perpétuité et de 150 000 euros d’amende lorsqu’elle est précédée, accompagnée ou suivie soit de violences ayant entraîné la mort, soit de tortures ou d’actes de barbarie.

Article 312-8

Constitue, au sens des articles 312-2,312-3,312-4,312-6 et 312-7, une extorsion suivie de violences l’extorsion à la suite de laquelle des violences ont été commises pour favoriser la fuite ou assurer l’impunité d’un auteur ou d’un complice.

Article 312-9

La tentative des délits prévus par la présente section est punie des mêmes peines.

Source : Légifrance, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006070719/LEGISCTA000006165327/#LEGISCTA000006165327

Rendre des injections expérimentales obligatoires, sans endosser la pleine responsabilité personnelle des drames causés par elles, c’est un crime aggravé : l’importance vitale du CONSENTEMENT DU PATIENT est le premier principe de L’ÉTHIQUE MÉDICALE du Code de Nuremberg :

Wikipédia : « Le « code de Nuremberg » est une liste de dix critères contenue dans le jugement du procès des médecins de Nuremberg (décembre 1946 – août 1947)[1]. Ces critères indiquent les conditions que doivent satisfaire les expérimentations pratiquées sur l’être humain pour être considérées comme « acceptables »[2]. C’est sur ces critères que le tribunal condamna 16 accusés sur 23 d’avoir pratiqué ou participé à l’organisation d’expériences médicales illicites dans des conditions atroces, notamment sur les prisonniers des camps de concentration. La liste des critères de licéité des expérimentations médicales, tirée de la section « Expériences acceptables » du jugement, circula rapidement en anglais sous le nom de « Nuremberg Code ».

Le code de Nuremberg n’est nullement le point de départ de la réflexion éthique et juridique sur l’expérimentation humaine : il récapitule des principes connus et acceptés très antérieurement au jugement, depuis au moins le début du xxe siècle[3]. Toutefois, il constitue bien le premier texte à prétention universelle (internationale) sur le sujet. Ainsi, le tribunal n’a pas jugé sur des règles qui auraient été inventées spécialement pour le procès (ce qui aurait été contraire à tous les principes du droit pénal), mais selon les règles coutumières communément acceptées « dans les nations civilisées »[4].

[…]

L’importance du Code de Nuremberg réside dans le fait qu’il constitue le point de départ de la prise de conscience des dangers du progrès médical scientifique et de la nécessité de l’encadrer par des règles. C’est un code légal de droits humains et pas seulement un code de déontologie médicale destinée uniquement à des médecins[24]. Le code de Nuremberg est clairement le premier code international d’éthique médicale[21].

Les expériences médicales acceptables
La traduction moderne de référence[25] du code de Nuremberg, faite depuis le texte du jugement, est la suivante pour les 10 articles :

  1. Le consentement volontaire du sujet humain est absolument essentiel. Cela veut dire que la personne concernée doit avoir la capacité légale de consentir ; qu’elle doit être placée en situation d’exercer un libre pouvoir de choix, sans intervention de quelque élément de force, de fraude, de contrainte, de supercherie, de duperie ou d’autres formes sournoises de contrainte ou de coercition ; et qu’elle doit avoir une connaissance et une compréhension suffisantes de ce que cela implique, de façon à lui permettre de prendre une décision éclairée. Ce dernier point demande que, avant d’accepter une décision positive par le sujet d’expérience, il lui soit fait connaître : la nature, la durée, et le but de l’expérience ; les méthodes et moyens par lesquels elle sera conduite ; tous les désagréments et risques qui peuvent être raisonnablement envisagés ; et les conséquences pour sa santé ou sa personne, qui pourraient possiblement advenir du fait de sa participation à l’expérience. L’obligation et la responsabilité d’apprécier la qualité du consentement incombent à chaque personne qui prend l’initiative de, dirige ou travaille à l’expérience. Il s’agit d’une obligation et d’une responsabilité personnelles qui ne peuvent pas être déléguées impunément ;
  2. L’expérience doit être telle qu’elle produise des résultats avantageux pour le bien de la société, impossibles à obtenir par d’autres méthodes ou moyens d’étude, et pas aléatoires ou superflus par nature ;
  3. L’expérience doit être construite et fondée de façon telle sur les résultats de l’expérimentation animale et de la connaissance de l’histoire naturelle de la maladie ou autre problème à l’étude, que les résultats attendus justifient la réalisation de l’expérience ;
  4. L’expérience doit être conduite de façon telle que soient évitées toute souffrance et toute atteinte, physiques et mentales, non nécessaires ;
  5. Aucune expérience ne doit être conduite lorsqu’il y a une raison a priori de croire que la mort ou des blessures invalidantes surviendront ; sauf, peut-être, dans ces expériences où les médecins expérimentateurs servent aussi de sujets ;
  6. Le niveau des risques devant être pris ne doit jamais excéder celui de l’importance humanitaire du problème que doit résoudre l’expérience ;
  7. Les dispositions doivent être prises et les moyens fournis pour protéger le sujet d’expérience contre les éventualités, même ténues, de blessure, infirmité ou décès ;
  8. Les expériences ne doivent être pratiquées que par des personnes scientifiquement qualifiées. Le plus haut degré de compétence professionnelle doit être exigé tout au long de l’expérience, de tous ceux qui la dirigent ou y participent ;
  9. Dans le déroulement de l’expérience, le sujet humain doit être libre de mettre un terme à l’expérience s’il a atteint l’état physique ou mental dans lequel la continuation de l’expérience lui semble impossible ;
  10. Dans le déroulement de l’expérience, le scientifique qui en a la charge doit être prêt à l’interrompre à tout moment, s’il a été conduit à croire — dans l’exercice de la bonne foi, de la compétence du plus haut niveau et du jugement prudent qui sont requis de lui — qu’une continuation de l’expérience pourrait entraîner des blessures, l’invalidité ou la mort pour le sujet d’expérience. »

Source : Wikipédia, https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Code_de_Nuremberg

 

Un consentement forcé (extorqué)
n’est pas un consentement.

Le « Pass sanitaire »
et la vaccination obligatoire
violent le plus grand principe
de l’éthique médicale universelle :
le nécessaire consentement du patient.

Fil Facebook correspondant à ce billet :
Aucun puisque c’est interdit (censure automatique)


Tweet correspondant à ce billet :
https://twitter.com/Etienne_Chouard/status/1437312039945392130

L’article [Abus de pouvoir, violence d’État, oppression] Intimider les gens avec des menaces et du chantage pour obtenir un « oui » de force, c’est la méthode criminelle de la MAFIA, et c’est très précisément de L’EXTORSION, punie par le code pénal, art. 312 et suivants (circonstances aggravantes) est apparu en premier sur Étienne Chouard - Blog du Plan C.

[Abus de pouvoir médical] Le cas d’Israël étudié par Pierre Chaillot (statisticien remarquable)

Chers amis,

Je travaille très attentivement toutes les analyses de Pierre Chaillot depuis presque un an (sur sa formidable chaine Décoder l’éco), et il me semble que sa réflexion — avec ses puissantes démonstrations — est la plus importante de toutes pour résister au coup d’État en cours : la maladie COVID-19, qui sert de fondement unique à toutes les décisions liberticides et catastrophiques sur terre, n’est pas plus grave que d’habitude, elle n’a entraîné nulle part de surmortalité significative. Nous constatons certes plus de morts en valeur absolue parce que nous sommes plus nombreux et parce que nous sommes plus vieux. Mais pas d’hécatombe extraordinaire : en valeurs relatives et par tranches d’âge, presque partout, la mortalité diminue ( !)… La panique dans les hôpitaux ne vient pas d’un virus x ou y mais de la dévastation (volontaire !) des services publics de santé depuis 60 ans, par les politique ultralibérales de ceux-là mêmes qui prétendent aujourd’hui « défendre le service public »…

Les démonstrations de Pierre n’ont jamais été correctement contredites par personne, alors qu’elles détruisent à elles seules tout le narratif terroriste gouvernemental et donc aussi le fondement pseudo-scientifique des décisions liberticides qui nous accablent. Nous devrions tous connaître ce travail de Pierre et l’intégrer dans nos propres analyses.

Ces recherches essentielles de presque un an se prolongent ici avec l’étude (hétérodoxe) du cas exemplaire d’Israël. Accrochez vos ceintures, ça remue.

Étienne.


Des chiffres et des faits : les leçons à tirer d’Israël

ANALYSE

Nous sommes en septembre 2021, cela fait plus de 18 mois que la France, comme beaucoup de pays, vit au rythme des nouvelles mesures dites sanitaires. Pour imposer ces mesures, différents chiffres sont utilisés. Nous en avons beaucoup parlé sur cette chaîne. Nous referons un bilan de la situation française et européenne dans une prochaine vidéo. Les médias français suivent avec beaucoup d’attention la situation en Israël, en particulier concernant les différentes injections et le fameux « passe sanitaire ». Israël fait partie des tout premiers pays à imposer ce passe et à injecter une troisième dose de Pfizer à toute sa population, malgré les réticences de l’OMS et l’absence totale d’étude sur le sujet.

Pour écrire cet article, j’ai téléchargé les données disponibles en ligne sur l’office statistique israélien. Vous trouverez les liens en fin de l’article, et tous mes calculs réalisés et graphiques sont consultables en ligne. Je vous invite évidemment à tout vérifier par vous-même. Il faut télécharger les données et ensuite quelques multiplications et graphiques sur un logiciel comme Excel suffisent à retrouver ces résultats.

Nous allons commencer par voir qu’il n’y a absolument pas de problème de mortalité globale décelable en Israël depuis 2020, c’est-à-dire depuis que l’Occident a commencé à médiatiser les personnes décédées ou malades d’une infection respiratoire et dont la cause est attribuée à la Covid-19. La mortalité a toujours augmenté en Israël en période hivernale et est restée en 2020 à des niveaux comparables aux années précédentes. Ainsi, toutes les mesures prises n’ont jamais pu être motivées par un impact mesurable sur la mortalité. Il n’y a pas plus d’Israéliens qui décèdent qu’avant. Il n’y a jamais eu d’hécatombe.

Dans un deuxième temps, nous verrons ce qu’il se passe au niveau de la mortalité en période vaccinale. Nous verrons qu’en Israël, comme pour tous les pays sur lesquels nous disposons de données (comme nous l’avons montré dans la vidéo ou l’article récapitulant toutes les données européennes), la mortalité augmente pendant les périodes où des injections de masse sont réalisées. Pour les plus âgés, le doute subsiste entre corrélation et causalité, car les injections ont lieu en période hivernale pendant laquelle la mortalité habituelle est élevée également. En revanche, il est très inhabituel d’observer une hausse de mortalité chez les jeunes. Nous verrons que cette mortalité supérieure à l’habitude correspond environ à 3,8 décès pour 100 000 injections complètes sur la période pour les 20-29 ans, 2,3 pour les 30-39 ans et 1,4 pour les 40-49 ans, alors que pour ces tranches d’âges, la mortalité en période Covid-19 est indétectable. Ces travaux ont été repris à la suite de l’analyse réalisée par le Dr A. Henrion-Caude et le Dr S. Ohana et retrouvent les mêmes résultats.

Nous verrons enfin s’il existe un lien entre les injections et le nombre de cas positifs remontés par les tests des laboratoires. D’abord, nous verrons que le nombre de tests varie énormément. Il est donc tout à fait normal d’avoir plus de cas positifs lorsque l’on augmente le nombre de tests. De la même manière, le type de tests a changé cet été avec la stratégie du criblage. En France, comme ailleurs, ce changement de mesure avec plus de variants considérés positifs induit nécessairement que la positivité augmente sans que cela signifie qu’une maladie se propage. Enfin, la mise en place du Green Pass en Israël implique, comme en France, que les personnes n’ayant pas reçu d’injection font bien plus de tests que celles qui ont reçu deux injections. Dès lors, on s’attend à avoir bien plus de cas positifs en proportion chez ceux qui n’ont pas de Green Pass. Nous verrons que si nous prenons en considération ces biais, les données israéliennes ne nous montrent pas de différence notable entre les personnes considérées vaccinées et celles n’ayant pas reçu d’injection. Pour Israël, la part des personnes considérées vaccinées et positives aux tests réalisés pour la Covid-19 est la même que la part des personnes considérées vaccinées dans la population générale.

La mortalité globale en Israël : une situation complètement normale

Israël, comme l’écrasante majorité des pays occidentaux voit sa population augmenter régulièrement et vieillir. Ainsi, début 2011 il y décédait en moyenne 3 300 personnes par mois. Ce nombre a augmenté régulièrement d’environ cinq par mois pour atteindre plus de 4 000 à la mi-2021. Plus de 85 % des décès constatés viennent de personnes de plus de 60 ans.

Pour précision, toute cette analyse a pour but de mesurer les impacts de la maladie Covid-19. Ainsi tous les décès du 30 avril 2021 sont retirés de l’analyse de façon à retirer ceux dus à la tragédie de Méron.

Figure 1 : Nombre de décès mensuels en Israël

Si l’on corrige de l’évolution de la population et de la pyramide des âges, on constate que la situation récente d’Israël, du point de vue de la mortalité est complètement normale.

Figure 2 : Décès en Israël standardisés par âge, en population du 1er janvier 2021

Note de lecture  : sur ce graphique sont représentés les décès chaque mois, ramenés à 30 jours et standardisés en population de janvier 2021. Par exemple, sur 30 jours Israël a comptabilisé 5304 décès en janvier 2021. En ramenant la population de janvier 2017 à celle de janvier 2021, il y aurait eu 5374 décès.

Le détail du calcul d’une standardisation par âge est disponible dans cette vidéo.

Comme tous les autres pays de l’hémisphère nord, Israël constate plus de décès pendant l’hiver que pendant l’été. Pendant cette période froide, tous les pays de l’hémisphère nord voient la mortalité augmenter en même temps. Cette hausse de mortalité ne concerne que les plus de 50 ans. Les jeunes ne sont pas concernés par des hausses de mortalité l’hiver. La mortalité des jeunes n’est pas constante. Elle est tellement faible que le moindre évènement extérieur peut la faire varier. Sur ce graphique sont représentés en bleu pâle, la mortalité mensuelle pour 100 000, avec un lissage à trois mois en bleu foncé. Les pointillés représentent les bornes d’un intervalle de confiance à 99 %, représentant une mortalité considérée « normale ».

À l’inverse, pour les plus anciens, la mortalité est nettement plus importante, stabilisant les statistiques. La forte mortalité hivernale est donc nettement visible et bien supérieure à tout impact extérieur.

Dans toutes nos analyses par âge, nous nous limiterons aux plus de 19 ans. D’une part, les moins de 19 ans ont reçu peu d’injections, mais surtout la mortalité des 0-19 ans est avant tout conditionnée par la mortalité à zéro an. La mortalité à zéro an est de loin la plus élevée dans tous les pays développés jusqu’à arriver aux âges avancés de la vie. Ainsi, c’est le nombre de naissances qui influe sur la mortalité de cette tranche d’âge, bien plus que tout évènement extérieur. Nous n’avons pas de statistiques par âge distinguant les zéro an des autres âges avant 19 ans.

Figure 3 : Taux de mortalité mensuel par tranche d’âge

Nous rappelons comme nous l’avons montré dans l’article analysant tous les pays européens, qu’il n’y a pas de déplacement visible de la mortalité. La hausse des décès l’hiver ne vient en aucun cas de quelque chose qui se déplacerait ou se transmettrait à l’échelle de la planète. Les hausses de mortalité, suédoise, portugaise ou israélienne sont synchronisées.

Cette hausse de mortalité dans l’hémisphère nord peut être décalée de plusieurs semaines ou mois selon les années. Elle semble dépendre des conditions météorologiques, nous reviendrons sur cet aspect dans d’autres travaux. Ce décalage temporel rend inexploitable le découpage des années au 1er janvier car il coupe en deux la période de forte mortalité hivernale, laissant parfois plus de décès l’année précédente, comme en 2011-2012, ou l’année suivante comme en 2016-2017.

Il est alors plus pertinent de comparer les années entre juillet et juin pour englober la totalité de la période hivernale.

Note de lecture : En considérant que la population d’Israël entre juillet 2020 et juin 2021 est restée constante au niveau de janvier 2021, il y a alors 49 979 décès sur la période. En ramenant la population d’Israël entre juillet 2017 et juin 2018, il y a 50 195 décès sur la période.

Ce graphique permet de constater que, malgré l’hécatombe mondiale de Covid-19 annoncée en mars-avril 2020, la mortalité constatée en Israël entre juillet 2019 et juin 2020 correspond à un record absolu de sous-mortalité. La mortalité constatée entre juillet 2020 et juin 2021 n’est pas un record, mais reste basse pour la décennie, comme ce que nous avions constaté pour la totalité des pays d’Europe pour lesquels nous disposons de données.

Ainsi, à aucun moment n’est visible une augmentation significative des décès en Israël. Il n’y a pas d’hécatombe, ni même la moindre augmentation inhabituelle.

Si nous repassons en données brutes et que nous comparons les décès toutes causes aux décès attribués à la Covid-19, nous observons qu’une fraction des décès a été attribuée à la Covid-19, sans pour autant que l’augmentation des décès soit inhabituelle.

Auparavant, ces hausses de mortalité étaient attribuées aux virus grippaux, aujourd’hui, ils sont attribués aux coronavirus. En représentant cette fois-ci le nombre de décès hors Covid-19 et le nombre de décès Covid-19, on découvre que toute la surmortalité hivernale habituelle est dorénavant attribuée à la Covid-19. Nous avions déjà montré ce résultat pour tous les pays que nous avons pu étudier jusqu’à aujourd’hui.

En Israël, comme partout en Europe, on ne peut pas trouver de justification aux politiques restrictives mises en place sur la base d’une augmentation inhabituelle des décès uniquement due à un nouveau virus. Il n’y a pas d’hécatombe.

La mortalité en période vaccinale : une corrélation parfaite

Nous remarquons en Israël, deux périodes distinctes de hausse de mortalité l’hiver dernier.

Une première hausse de décès en octobre, et une deuxième en janvier. Nous avions déjà remarqué que la hausse des décès en octobre a eu lieu en même temps dans tous les pays pratiquant en masse les injections antigrippales. En France, pour laquelle nous avons accès aux données des délivrances de médicaments, nous avions pu voir une proportionnalité quasi parfaite entre le nombre d’injections et la hausse de mortalité.

En Israël, nous pouvons voir que le ministère de la Santé promeut également ces injections, en particulier pour les plus de 65 ans.
On note que cette augmentation n’est visible que pour les âges auxquels l’injection est recommandée : à partir de la tranche des 70-79 ans et toutes celles au-dessus.

Figure 6 : Taux de mortalité par tranche d’âge

Cette période d’octobre 2020 est d’ailleurs la seule pendant laquelle Israël a présenté une mortalité totale standardisée différente de l’habitude. Tout le reste de la période est comparable à la décennie. Nous ne pouvons malheureusement pas explorer plus loin ce sujet, n’ayant pas accès au nombre d’injections antigrippales réalisées sur la période. Nous ne pouvons conclure qu’une corrélation temporelle parfaite pour tous les pays réalisant en masse ces injections. Les pays plus rétifs à ces injections (comme la Finlande) n’ont pas cette hausse de mortalité d’octobre 2020.

Passons maintenant aux injections contre la Covid-19 [la deuxième période de hausse de mortalité].

Les graphiques ci-dessous représentent le nombre d’injections reçues pour chaque tranche d’âge ainsi que le nombre de décès constatés pour chaque mois.

Figure 8 : nombre d’injections et taux de mortalité pour 100 000 par tranche d’âge



Toutes les tranches d’âge, sans exception, ont présenté une hausse de mortalité les mois d’injections. Nous observons que les plus âgés ont reçu massivement des injections en janvier et présentent un pic de mortalité en janvier. Les plus jeunes ont reçu des injections plus tard, à partir du mois de février et présentent un pic de mortalité en février. Ce lien est un fort indice de causalité supplémentaire entre les injections et la hausse de la mortalité.

Pour les personnes âgées de plus de 60 ans, les injections de janvier ont lieu pendant la période de forte mortalité hivernale. Il est ainsi difficile de distinguer une mortalité causée par les injections.

Pour les amateurs de modélisation, si vous représentez le taux de mortalité en fonction du taux d’injection, vous obtenez une corrélation logarithmique quasiment parfaite, avec un R² de 0,95. Cette corrélation quasi parfaite est réalisée en regardant le nombre de décès chaque mois, cinq jours après les injections.

Figure 9 : taux de mortalité pour 100 000 en fonction du nombre d’injections

Il en a fallu bien moins à certains chercheurs peu scrupuleux pour publier un article encore en ligne sur le prestigieux journal Nature, qui vante les mérites du confinement en oubliant sciemment que la mortalité hivernale diminue au printemps avec ou sans confinement. Nous en avons réalisé une analyse dans cette vidéo. Ici c’est comme si nous nous servions de ces graphiques pour prouver qu’en hiver 2020-2021, il n’y avait eu qu’une mortalité post-vaccinale pour les plus de 60 ans.

En revanche, et à l’inverse, la surmortalité observée pour les 20-49 ans ne peut pas être du fait de la mortalité hivernale, car ces derniers n’y sont pas soumis. Les 20-49 ans sont la population permettant de mieux mesurer une potentielle mortalité post-vaccinale. Cela ne signifie pas qu’elle n’existe pas pour les autres tranches d’âge, mais pour les plus âgées elle se confond avec la surmortalité hivernale.

Pour les 20-49 ans, nous allons considérer uniquement la mortalité en dehors de l’intervalle de confiance à 99 %, soit la partie au-dessus ou en dessous des pointillés rouges.

Figure 3 : Taux de mortalité mensuel par tranche d’âge

Cette mortalité sera considérée comme rare ou anormale. Pour les 20-29 ans la mortalité est totalement exceptionnelle. Seule la guerre de 2014 présente une mortalité aussi élevée. Il ne semble pas cependant qu’une guerre ait éclaté en février 2021 en Israël.

Au total, cette surmortalité entre février et avril 2021 correspond au décès de 31 jeunes de 20 à 29 ans (3,8 pour 100 000 doublement injectés), 18 de 30 à 39 ans (2,3 pour 100 000 doublement injectés) et 13 de 40 à 49 ans (1,4 pour 100 000 doublement injectés). Soit 60 décès de personnes d’une population qui n’a jamais connu de surmortalité liée à la Coivd-19.

Cette surmortalité arrive également à une période où ont été relevés par un universitaire, un nombre d’appels aux urgences largement supérieur aux années précédentes pour des arrêts cardiaques et des syndromes coronariens aigus. Si nous considérons que les décès ne sont que la partie visible de problèmes de santé, nous avons un indice de la cause possible de cette surmortalité arrivant en pleine période d’injection de masse de ces mêmes jeunes. Nous constatons qu’enfin l’ANSM admet que les péricardites sont bien rapportées post-injection. L’agence annonce qu’ils sont très rares. Il serait intéressant que l’on nous explique comment le hasard fonctionne pour montrer une si forte élévation des problèmes cardiaques juste après les périodes vaccinales.

Nous rappelons ici que cette possible surmortalité liée aux injections est du même ordre que celle évaluée par Walach et al, utilisant la pharmacovigilance des Pays-Bas. Nous en avons réalisé une vidéo explicative en expliquant au passage les biais de l’étude israélienne vantant les mérites de l’injections Pfizer. Ainsi, quelle que soit la méthode utilisée, pharmacovigilance ou étude de la mortalité toutes causes en période d’injections, les résultats concordent autour de quelques décès pour 100 000 injections. Ce nombre pourrait être entre un et trois pour les plus jeunes et certainement au-dessus pour les plus âgés, ces derniers ayant toujours une mortalité plus élevée quelle que soit la cause.

Il faut enfin rappeler que les décès sont la plupart du temps le dernier stade de la dégradation de l’état de santé. Il est rare de constater qu’un évènement soit complètement binaire entre « bonne santé » et « décès ». Constater une hausse des décès n’est certainement que la seule partie visible d’une hausse beaucoup plus importante de situations intermédiaires. Les AVC, myocardites, embolies pulmonaires ou thromboses non mortelles sont invisibles dans cette étude. Elles sont rapportées en pharmacovigilance et la hausse de mortalité constatée ajoute un haut degré de certitude à la causalité pour les évènements non mortels également.

Efficacité des injections : l’absence de données probantes

Les médias et politiques commentent en permanence le nombre de tests positifs, appelant ces derniers des « cas de Covid-19 ». Nous avons détaillé dans une vidéo le fossé séparant un résultat de test RT-PCR positif et une personne malade de la Covid-19. De plus, ce nombre de « cas » est évidemment dépendant du nombre de tests effectués.

Ainsi, malgré l’absence totale de surmortalité cet été, Israël est passé à plus de 100 000 tests effectués par jour avec une montée en charge progressive. Cette montée en charge a naturellement augmenté le nombre de tests positifs cet été, sans que cela ne signifie la moindre augmentation de malades.

Le changement complet de la mesure avec la stratégie de criblage a également eu pour impact de faire remonter le taux de positivité qui était à moins de 2 % au mois de juillet et à plus de 5 % en août. Les journalistes et politiques en ont conclu à une explosion du nombre de malades, alors qu’il ne s’agit que d’un changement de stratégie de comptage.

Le dernier biais au sujet des tests concerne le public testé. Depuis le début des campagnes d’injections, l’efficacité de ces produits est présupposée. Il serait important de rappeler aux dirigeants et aux médecins, qu’accepter des résultats de l’efficacité de n’importe quel produit, venant de la part de la personne qui souhaite vous vendre le produit, cela s’appelle au mieux de la naïveté. De même qu’accélérer la distribution de ce produit en empêchant d’avoir le temps de revérifier par d’autres études indépendantes si cela fonctionne et que ce n’est pas dangereux.

Le fait de présupposer que ces injections fonctionnent, a lancé un certain nombre de règles et de certitudes chez les gens qui font que les personnes qui n’ont pas reçu les injections sont testées beaucoup plus souvent que les autres.

Vous avez certainement, comme moi, des collègues, des amis qui ont eu des symptômes de maladies post-injection, comme une fatigue intense, des maux de tête ou de la fièvre. Ces symptômes juste après l’injection sont considérés très fréquents par l’ANSM. Cependant, les personnes tout juste injectées et présentant ces symptômes n’ont évidemment pas ou peu fait de tests, puisque leurs maux étaient attribués aux suites de l’injection. Au contraire, sur la même période, les personnes avec les mêmes symptômes, mais qui n’avaient pas fait d’injections, ont beaucoup plus souvent fait des tests.

Pendant les périodes d’injections, parmi les personnes qui font des tests, nous avons donc beaucoup plus de personnes sans injections que de personnes déjà injectées. Par construction, le nombre de positifs va nécessairement être plus important chez les non-injectés puisqu’ils sont bien plus nombreux à faire des tests.

Pour Israël, cette période correspond à janvier-février 2021. Par exemple, pendant la semaine du 21 au 27 février 2021, 25 % des 40-49 ans n’avaient pas reçu d’injection et 24 % avaient reçu leur deuxième injection plus de 20 jours avant et étaient donc considérés pleinement protégés. Du côté des tests, 62 % des tests positifs venaient des personnes n’ayant pas reçu d’injection et 2 % seulement de la part de celles étant considérées protégées. Ces chiffres ont fait couler beaucoup d’encre comme étant une preuve de l’efficacité des injections. Cependant, rien ne prouve qu’il ne s’agit pas juste d’un biais de sélection des personnes testées comme expliqué au-dessus. À savoir que quasiment aucune personne ayant reçu deux injections ne se fait tester et donc ne risque pas d’être considérée positive.

Cette situation a perduré avec la mise en place du Green Pass, le passe sanitaire israélien. Dès le 21 février 2021, des directives limitant la circulation des Israéliens n’ayant pas encore été injectés ont été mises en place. Le Pass vert a duré jusqu’au mois de juin 2021. Durant toute cette période, on constate bien que les cas positifs concernent beaucoup moins souvent ceux qui ont reçu deux injections puisqu’ils ne sont pas obligés de faire de tests pour accéder aux lieux publics. Par exemple, pendant la semaine du 23 au 29 mai 2021, 15 % des 40-49 ans n’avaient pas reçu d’injection et 80 % avaient reçu leur deuxième injection plus de 20 jours avant, et étaient donc considérés pleinement protégés. Du côté des tests, 39 % des tests positifs venaient des personnes n’ayant pas reçu d’injection et 61 % seulement de la part de celles étant considérées protégées. Le fait d’avoir autant de cas positifs chez celles normalement considérées comme totalement immunisées a commencé à faire parler. On a alors commencé à dire que les injections perdaient en efficacité devant les variants, mais que de voir moins de cas chez les doublements injectées que leur part dans la population était la preuve que ces injections fonctionnent. Cependant, nous avons vu à travers le Green Pass, que celles n’ayant pas reçu d’injection sont beaucoup plus testées que les autres.

Le Green Pass a cessé entre mi-juin et début août en Israël. Pendant cette période, celles n’ayant pas reçu d’injection n’avaient pas de raison spécifique de se faire tester. C’est la seule période pendant laquelle en Israël, il n’y a pas ou très peu de biais de sélection des personnes testées. Nous pouvons constater que pendant toute cette période, la part des personnes n’ayant pas reçu d’injection ou la part des personnes étant considérées protégées avec deux injections est la même dans les cas positifs et la population générale. Pour cette raison, les autorités ont conclu à une baisse de l’efficacité en quelques mois et ont donc conseillé une troisième dose, alors qu’il s’agit juste de la fin du biais de comptage. Quand il n’y a plus de biais, aucune efficacité des injections n’est mesurable.

On constate également ensuite, que dès le retour du Green Pass au mois d’août, la part des non-injectées a immédiatement réaugmenté. Cela n’est que le signe que le Green Pass oblige les non-injectées à se faire tester et non celles ayant reçu deux injections. Le gouvernement israélien, ayant déjà commandé les troisièmes doses et contraint sa population à se faire injecter, n’a mystérieusement pas réagi à ces chiffres, en imaginant un rebond d’efficacité vaccinale. Cette situation du mois d’août, identique au mois de mai, prouve qu’il n’y a jamais eu de baisse de l’efficacité des injections, elles bénéficiaient juste d’un biais statistique.

Conclusion

En résumé, nous avons vu qu’Israël est un pays qui n’a jamais connu de hausse de mortalité significative depuis le début de la panique mondiale autour de la Covid-19. Les Israéliens les plus âgés ont connu des hausses de mortalité l’hiver comme les autres années.

Nous avons vu que quelques hausses de mortalité inhabituelles ont été constatées chez les jeunes en période vaccinale. Ces hausses représentent environ 60 décès sur Israël. Ce n’est pas une hécatombe, mais suffisamment important pour être visible sur ces populations qui décèdent très peu. Ces décès sont survenus au moment où étaient enregistrés des records d’urgences cardiaques pour ces mêmes âges.

Enfin, nous avons vu que si l’on enlève les biais de comptage dus aux restrictions comme le Green Pass, les doubles injections ne présentent aucun impact sur les cas positifs. Il n’y a donc aucun bénéfice mesurable pour personne. Seul le fait de tester en énorme majorité des non-injectés permet de maintenir un écart statistique.

Nous avons donc de nombreux décès remontés en pharmacovigilance, des décès visibles même chez les populations jeunes et aucun impact positif mesurable. Pensez-vous réellement qu’il soit raisonnable de continuer à multiplier ces injections ? Pensez-vous réellement que nous allons vous laisser toucher à nos enfants ?

Pierre Chaillot (Décoder l’éco)

____________________
Sources
Données de population israélienne : https://www.cbs.gov.il/he/publications/LochutTlushim/2020/%D7%90%D7%95%D…
Données de décès par âge :
https://www.cbs.gov.il/he/publications/LochutTlushim/2020/p-1.xlsx
Données de vaccination par âge :
https://data.gov.il/dataset/covid-19/resource/57410611-936c-49a6-ac3c-83…
Données de cas par âge :
https://data.gov.il/dataset/covid-19/resource/9b623a64-f7df-4d0c-9f57-09…
Données du nombre de tests :
ourworldindata.com


 

Remarque sur la source de ce texte : le seul journal en France capable de publier cette importante analyse de Pierre Chaillot est France Soir, le journal le plus détesté par les faux journalistes (tous vendus à 9 milliardaires et aux industries pharmaceutiques). On voit là que France Soir est, en fait, composé de vrais journalistes, dignes de ce nom, que c’est (à l’évidence) un des seuls remparts contre la bascule totalitaire scientiste en cours. Je considère la violence dont il fait l’objet (de la part des dominants, qui veulent manifestement asservir la population) comme une sorte de « légion d’honneur » (comme une médaille de bonne résistance aux abus de pouvoir).

Étienne.

PS : je glisse ci-dessous, en complément, la vidéo de la présentation de Pierre au CSI, Conseil Scientifique Indépendant (rendez-vous passionnant et important, tous les jeudi soir, pour bien s’informer sur « la crise sanitaire ») :


https://crowdbunker.com/v/cEageBup

Bonus : démonstration de l’erreur (et de l’escalade d’engagement) par le premier ministre israélien lui-même… :

Israël, le 1er Ministre appelle les doubles vaccinés à la 3ème dose de manière urgente car ce sont les personnes les plus en danger et celles qui remplissent les réanimations. Donc nouvelles doses à vie avec des tonnes d'effets secondaires et de morts ! ! #Manifs11septembre pic.twitter.com/p8gFfUeQS2

— Vivre Sainement (@VSainement) September 11, 2021


Fil Facebook correspondant à ce billet :

Tweet correspondant à ce billet :

[Abus de pouvoir médical] Le cas d’Israël étudié par Pierre Chaillot (statisticien remarquable)https://t.co/rofykPqaYO

Les démonstrations de Pierre n’ont jamais été correctement contredites par personne, alors qu’elles détruisent tout le narratif terroriste gouvernemental.

— Étienne Chouard (@Etienne_Chouard) September 11, 2021

Fil Télégramme correspondant à ce billet :
https://t.me/chouard/142

L’article [Abus de pouvoir médical] Le cas d’Israël étudié par Pierre Chaillot (statisticien remarquable) est apparu en premier sur Étienne Chouard - Blog du Plan C.

[Abus de pouvoir médical] Les VACCINS sont-ils TOXIQUES ? L’état de la science expliqué par le docteur Michel de Lorgeril

Chers amis,

Comme vous le savez, je vis la période actuelle comme une bascule totalitaire (sous prétexte sanitaire), une frénésie scientiste liberticide, un déluge d’abus de pouvoir plus graves et impardonnables les uns que les autres, abus impunis faute de constitution (digne de ce nom).

À propos des « vaccins » (que nos prétendus « représentants » nous imposent scandaleusement), je suis en train de lire plusieurs livres absolument passionnants, d’un cardiologue, épidémiologiste et scientifique de grande renommée, Michel de Lorgeril, dont je découvre le travail que je trouve très important : enfin ! des textes scientifiques rigoureux et indépendants des labos sur les vaccins !


Michel de Lorgeril, cardiologue et chercheur au CNRS

Pour commencer, je vous invite à écouter deux entretiens étonnants :

Dr Michel de Lorgeril déglingue #Pfizer invité chez @frederictaddei (📽 RT France) #JeNeMeVaccineraiPas pic.twitter.com/C7ML8Ei5R4

— LE GÉNÉRAL Officiel 💎 (@LE_GENERAL_OFF) June 26, 2021

 
Et surtout, je vous recommande la lecture de ces trois livres PA-SSIO-NNANTS
(deux petits et un gros, pour commencer – cliquez sur l’image pour voir un résumé et lire les premières pages) :

Ça décape ! et ça instruit beaucoup…

Pour approfondir le travail de cet homme captivant, je vous recommande son blog, https://michel.delorgeril.info, très actif et où il répond très vite à tous ses lecteurs (ce qui me rend encore plus admiratif 🙂).

Bonne lecture.

Étienne.

Fil Facebook correspondant à ce billet :
Aucun puisqu’il est interdit de s’y opposer au gouvernement.

Tweet correspondant à ce billet :

[Abus de pouvoir médical] Les VACCINS sont-ils TOXIQUES ?
L'état de la science expliqué par le docteur Michel de Lorgerilhttps://t.co/CKT5ywOX01

Ce type est passionnant.
Et ce qu'il explique patiemment est très important.

— Étienne Chouard (@Etienne_Chouard) September 10, 2021

L’article [Abus de pouvoir médical] Les VACCINS sont-ils TOXIQUES ? L’état de la science expliqué par le docteur Michel de Lorgeril est apparu en premier sur Étienne Chouard - Blog du Plan C.

[Abus de pouvoir] La dangerosité des nouveaux vaccins anti-covid est un fait historique (article collectif d’une équipe autour de Laurent Mucchielli)

Bonjour à tous.

Laurent Mucchielli est un sociologue spécialiste de la violence d’État qui publie sur son blog chez Médiapart, depuis le début de 2020, un travail absolument remarquable sur « la crise sanitaire ».

C’est peu dire que son analyse est hétérodoxe et contredit de plus en plus frontalement la propagande d’État qui nous accable. Hétérodoxe au point que Médiapart lui-même a censuré un de ses récents article, intitulé « La vaccination Covid à l’épreuve des faits « Une mortalité inédite ». Cet article important a été republié à plusieurs endroits (voir les liens dans le texte ci-dessous) et je le reproduirai moi aussi plus bas. Il répond ici à cette censure : il persiste et signe avec, donc, un 3e article sur cette très importante question.

Je veux remercier ici Laurent Mucchielli pour son travail et pour son courage ; il en faut pour affronter le monstre médiatico-médicalo-politique.

Je vous invite à faire connaître ici, dans les commentaires de ce billet, tout ce qui, à votre connaissance, pourrait compléter ces informations sur la DANGEROSITÉ des « vaccins » (avec des guillemets) que l’État veut nous injecter de force à tout prix.

Bon courage à tous.

Étienne.

PS : j’ai choisi de reprendre ci la republication proposée par L’Ardeur (l’équipe de Franck Lepage) avec qui je me sens proche.


La dangerosité des nouveaux vaccins anti-covid est un fait historique (article collectif d’une équipe autour de Laurent Mucchielli)

(épisode 61)

La dangerosité des nouveaux vaccins anti-covid est un fait historique

Par Laurent MUCCHIELLI, sociologue, directeur de recherche au CNRS ; Hélène BANOUN, pharmacien biologiste, PhD, ancienne chargée de recherches à l’INSERM ; Emmanuelle DARLES, maîtresse de conférences en informatique à Aix-Marseille Université ; Éric MENAT, docteur en médecine, médecin généraliste ; Vincent PAVAN, maître de conférences en mathématique à Aix-Marseille Université ; Amine ULMILE, pharmacien des hôpitaux, praticien hospitalier, unité de pharmacovigilance du Centre hospitalier de Cholet.

Pourquoi L’ardeur a décidé de publier cet article.

La vaccination anti-Covid, destinée à l’intégralité de la population, appliquée à marche forcée, ne fait l’objet d’aucun débat en France. Il s’agit en effet d’une idéologie politique (incarnée et promue activement par le président de la République en personne) et non d’une idée scientifique, ni d’une stratégie de santé publique. La science comme la santé publique sont des choses complexes, des séries de vérités partielles, adaptables et révisables en fonction des réalités de terrain ou d’expérience. Dans toutes les idéologies (politiques ou religieuses), le débat est au contraire posé en termes binaires et enfantins. On est pour ou contre, et le monde se divise entre amis (ici les pro-vax) et ennemis (ici les anti-vax). Que cette idéologie ait pris le pouvoir en France et qu’elle impose les termes mêmes du débat est une catastrophe à tous points de vue : intellectuel, démocratique et sanitaire.

Les influenceurs se déchaînent, certains journalistes les suivent

Dans un tel contexte, la mise en évidence d’une dangerosité vaccinale inédite associée aux quatre vaccins anti-covid anglo-saxons (Pfizer, Moderna, AstraZeneca et Janssen) constitue une dissonance cognitive telle que beaucoup ne peuvent tout simplement pas l’entendre. La réalité est pourtant que l’un de ces quatre vaccins (celui d’AstraZeneca) a déjà été suspendu en février-mars 2021 dans de très nombreux pays et définitivement retiré voire interdit dans certains d’entre eux (le Danemark, la Norvège, la Suisse, l’Afrique du Sud, le Venezuela ainsi que les Etats-Unis). De fait, nous avons montré dans notre précédent article que ce vaccin était manifestement responsable du niveau de déclarations de décès particulièrement élevé au Royaume-Uni, qui l’a utilisé massivement (s’agissant du produit d’une firme suédo-britannique). Pourtant, à la fin du mois d’avril, Emmanuel Macron continuait à le recommander et cherchait à « casser la défiance » des Français à son égard, nous expliquait alors Le Monde. Position idéologique et non scientifique ou médicale, avons-nous déjà dit. Et la plupart des commentateurs s’exprimant dans le débat public s’y enferment derrière le président. Toutes ces personnes qui, pour une raison ou une autre, se sont impliquées dans la campagne gouvernementale de vaccination générale (élus, hauts fonctionnaires, médecins, journalistes, etc.), ne peuvent pas discuter tranquillement du problème posé. Ils y voient une remise en cause insupportable de l’idéologie qu’ils ont adoptée. Dès lors, au lieu de contribuer à réfléchir au problème et à l’étayer de données ou d’arguments, ils cherchent le moyen de l’évacuer purement et simplement. Et, comme l’on sait, le meilleur moyen de faire disparaître un message est de tuer le messager.

Le journal Mediapart, sur lequel l’un d’entre nous publie toute son enquête sur la gestion politico-sanitaire de cette crise depuis la fin du mois de mars 2020, a ainsi censuré notre dernier épisode (republié toutefois ici et ici) et ce malgré notre appel préalable au dialogue. Sa décision – cocasse pour un journal qui prétendait jusque-là défendre la liberté d’expression et les lanceurs d’alerte – a donné des ailes à la meute des influenceurs et lobbyistes qui nous dénigrent de toutes les façons possibles sur les réseaux sociaux depuis un an et demi. Cette fois-ci, non contents de voir notre travail censuré, ils ont ensuite harcelé sur Twitterl’institution (le CNRS) du premier signataire de cet article, espérant ainsi lui nuire de façon personnelle et directe. D’autres journalistes se sont empressés de le répercuter dans des articles, comme ici au Figaro, avec quelques copier-coller.

Il semble que notre lancement d’alerte du 30 juillet n’a pourtant pas été inutile. Ainsi, la Direction générale de la santé a envoyé un message d’alerte (« DGS-Urgent, n°2021-75  ») à tous les professionnels de santé le 3 août, pour leur demander de « maintenir un suivi des échecs vaccinaux ». Le lendemain (4 août), la revue Prescrirea mis à jour « de façon anticipée » sa fiche relative aux « effets indésirables connus mi-2021 des vaccins covid-19 à ARN messager », reconnaissant notamment des complications cardiaques graves jugées toutefois « très rares ». On va voir que cette « rareté » se discute (voir note 1).

Mais revenons aux arguments employés pour justifier la censure. À lire un peu l’ensemble des commentaires suscités ici et là par notre précédent article, il apparaît que toutes les personnes qui prétendent avoir de vrais arguments intellectuels n’en ont en fin de compte que deux. Ces deux arguments sont de type méthodologique. Ils visent à contester l’usage des déclarations d’effets indésirables remontés par la pharmacovigilance, et ils concluent invariablement que nous avons alarmé à tort et qu’en réalité tout va bien. Le premier argument est l’« imputabilité », le second la « mortalité attendue » (voir par exemple les verbatims de médecins collectés dans la dépêche de l’AFP écrite contre notre article). Les deux notions sont, en soi, tout à fait intéressantes et importantes à discuter. Mais leur détournement à des fins rhétoriques de protection de l’idéologie vaccinale est facile à montrer.

Imputabilité et mortalité attendue : les vrais-faux arguments du déni

Sur le papier (ou plutôt devant un écran d’ordinateur), les choses peuvent être discutées sans fin et dans un confort intellectuel rassurant. Cela s’appelle la ratiocination. Dans la vraie vie, les choses sont à la fois plus simples et plus brutales pour les personnes directement concernées par les effets indésirables des médicaments. Pour les victimes, il s’agit de savoir comment affronter ces effets parfois graves dans un contexte général de déni. Pour les soignants, il s’agit de savoir comment catégoriser et enregistrer ces effets apparus très rapidement (le plus souvent dans les 48h) après la vaccination.

Concernant l’imputabilité, notre précédent article posait déjà explicitement le problème : il est évident qu’il est très difficile de déterminer la cause exacte d’un effet indésirable grave lorsque le malade présente (ou présentait s’il est décédé) des comorbidités importantes, ou lorsque son dossier médical est insuffisamment connu. Le raisonnement vaut d’ailleurs aussi pour les morts réputés causées par la covid. Et c’est aussi pour cette même raison que, quel que soit le médicament concerné (vaccin ou autre), il ne faut jamais l’administrer uniformément mais bien au cas par cas en fonction de l’état de santé général de la personne et des éventuelles spécificités de son histoire médicale. De plus, en matière de mortalité, la preuve ultime de l’imputabilité qu’est la répétition du même symptôme à la suite de la même médication ne peut par définition pas être fournie (on ne meurt qu’une fois…). Il n’en reste pas moins qu’il existe des faits (des effets indésirables graves sont constatés dans les heures et les jours qui suivent un acte médical) et qu’il n’est pas possible de s’en débarrasser d’un revers de la main au prétexte que la causalité directe (a fortioriunique) n’est pas établie. C’est un peu comme si on voulait contester l’existence d’un homicide au motif que l’on n’a pas encore trouvé le coupable. Les déclarations de pharmacovigilance relatives aux effets indésirables graves de la vaccination sont là, il faut les interpréter et non tenter de les cacher sous le tapis.

Concernant la « mortalité attendue », l’argument utilisé par nos savants critiques nous paraît tout aussi rhétorique. Il consiste à dire au fond qu’il est normal que des gens meurent à tout âge, vaccinés ou pas, et donc qu’il n’y a pas lieu de s’interroger plus avant sur les décès. Mais aucun des utilisateurs de cet argument n’est allé vérifier réellement si cette mortalité était attendue ou pas. Par ailleurs, en quoi le fait que des gens meurent tous les jours d’un cancer invalide-t-il l’interrogation sur la responsabilité de la vaccination quand le malade en question meurt dans les heures qui suivent l’injection ? Il nous semble que l’argument sert encore une fois à évacuer la question au lieu de la problématiser.

En fin de compte, ces deux arguments sont incapables d’aider à comprendre le réel que nous avons sous les yeux et qui peut se résumer le plus souvent ainsi : un médecin constate l’apparition d’effets indésirables plus ou moins graves dans les heures qui suivent un acte vaccinal, il fait donc un signalement de ce qui lui apparaît logiquement comme étant lié d’une façon ou d’une autre à cet acte vaccinal qui vient juste d’être pratiqué. Qu’y a-t-il de compliqué à comprendre dans cette situation très concrète de la vie quotidienne ? Rien en réalité.

Enfin, et de manière très révélatrice, nos critiques semblent n’avoir lu que la première partie d’un article qui en comportait deux. La première était consacrée aux données françaises de pharmacovigilance. La seconde fournissait des comparaisons avec la Grande-Bretagne, les Pays-Bas, les États-Unis et la communauté européenne. Et, dans le cas des États-Unis, nous avons montré que la preuve du caractère inédit de la mortalité liée aux nouveaux vaccins anti-covid est fournie par la comparaison temporelle. On va y revenir ici en détail. Puis on étudiera les données suisses, qui convergent elles aussi vers le constat d’une mortalité vaccinale inédite liée à ces nouveaux vaccins anti-covid.

La comparaison confirme que nous avons affaire à un événement historique

Que l’on pense que la comptabilité des effets indésirables par la pharmacovigilance les exagère ou au contraire les minimise (ce qui est communément admis en pharmacovigilance), le problème ne varie guère d’une année sur l’autre. Et les mêmes problèmes d’interprétation des déclarations se posent pour d’autres vaccins, ceux contre la grippe saisonnière par exemple. Or la mortalité associée en Occident à la vaccination anti-covid du fait des 4 vaccins ADN ou ARN fabriqués par des firmes anglo-saxonnes constitue un fait historique inédit. Mis en graphique, à partir ici des années américaines de pharmacovigilance (VAERS) qui recense les effets indésirables associés aux vaccins depuis 1990, cela donne ceci (Figure 1) :

Que cela plaise ou non, nous avons bien affaire à un événement historique qu’il faut essayer de comprendre et non de cacher sous le tapis. Précisons qu’il ne s’agit pas là de vagues imputations déclarées des semaines voire des mois après la vaccination. Ce sont des effets qui ont été constatés principalement dans les 48h suivant immédiatement l’injection (Figure 2). Nous sommes donc bien dans la situation concrète résumée ci-dessus.

Source : https://openvaers.com/covid-data/mortality

Comme nous l’avions indiqué dans notre précédent article, la base de données américaine recense les effets indésirables des médicaments depuis 1990. Il est donc possible de comparer cette mortalité des nouveaux vaccins anti-covid à celle de tous les autres vaccins administrés depuis 31 ans dans ce pays. La première analyse que nous en avions faite comporte une erreur de calcul qui nous avait amené à estimer que la campagne vaccinale anti-covid était responsable d’environ 36 % du total des décès associés à la vaccination depuis 1990. Nous n’avions pas vu en effet qu’il existait des doubles comptages dans les résultats affichés. Nous avons donc refait le calcul et le résultat est plus impressionnant encore. Aux États-Unis, après l’actualisation du 30 juillet 2021, ce sont 10 672 décès qui sont remontés en pharmacovigilance comme associés à la vaccination depuis 1990, sur la totalité des vaccins utilisés. Parmi eux, 2 842 sont associés au vaccin anti-covid de Moderna, 2 768 à celui de Pfizer, 545 à celui de Janssen et 28 dont la marque de vaccin n’est pas connue. Le total des quatre donne un total de 6 183 décès, ce qui équivaut à près de 58 % du total de la mortalité associée à un vaccin quel qu’il soit depuis 31 ans. Ceci est bien un événement historique inédit. L’interprétation est ouverte au débat. Mais le fait, lui, ne peut pas être évacué.

Le détail des décès, hospitalisations et incapacités permanentes aux Etats-Unis

Les décès associés à la nouvelle vaccination anti-covid sont évidemment les effets indésirables les plus graves. Mais, comme on le résume dans le tableau 1 ci-dessous, les données américaines donnent aussi à voir des invalidités graves (près de 7 000 fin juillet), des morts fœtales (près de 300) et des hospitalisations (près de 28 000).

Tableau 1 : effets indésirables les plus graves des vaccins anti-covid aux USA

Morts Hospitalisations Invalidités permanentes Anomalies congénitales / morts fœtales
Pfizer 2 768 13 790 3 453 140
Moderna 2 842 11 182 2 725 133
Janssen 545 2 639 632 16
Inconnu 28 112 23 1
Total 6 183 27 723 6 833 290
Total vaccins depuis 1990 10 672 63 050 18 443 325
 % vaccins covid 57,9 % 44 % 37 % 89,2 %

Source : VAERS

Il est par ailleurs possible d’observer la répartition par tranches d’âges de ces effets indésirables graves associés à la vaccination anti-covid. Le tableau 2 ci-dessous en donne la répartition pour tous les cas où l’âge est connu. On y observe sans surprise que les effets les plus graves (décès et invalidités permanentes) sont logiquement concentrés aux âges les plus avancés, c’est-à-dire sur les personnes les plus fragiles. 63 % des cas concernent ainsi les personnes âgées de plus de 60 ans. Toutefois, on note qu’un quart des cas concernent les personnes âgées de 40 à 59 ans, et que près de 12 % des cas concernent même les jeunes adultes (18-39 ans).

Tableau 2 : répartition par classes d’âge des effets indésirables les plus graves des vaccins anti-covid aux USA

Morts (1) Hospitalisations Invalidités permanentes (2) Total en % de 1 + 2
Moins de 18 ans 20 937 49 0,6
18-29 ans 76 1 894 405 3,9
30-39 ans 139 2 305 793 7,5
40-49 ans 228 2 746 1 074 10,4
50-59 ans 472 3 749 1 351 14,6
60-79 ans 2 485 10 426 2 480 39,8
Plus de 80 ans 2 335 4 229 550 23,1
Total 5 755 26 286 6 702 12 477 (100 %)

Source : VAERS

Mortalité, létalité : la comparaison prouve la dangerosité inédite de ces vaccins à ARN messager

Dans notre précédent article, nous indiquions que les données de la VAERS permettent de comparer la mortalité associée aux vaccins anti-covid à la mortalité vaccinale globale aux États-Unis depuis 30 ans. Nous venons de confirmer et même d’amplifier le constat : à elle seule et en seulement 6 mois, la vaccination anti-covid représente donc 58 % de la totalité de la mortalité vaccinale depuis 31 ans. Nous avions également fait la comparaison avec les vaccins contre la grippe saisonnière (influenza seasonal) et constaté que, sur la même période, ces vaccins sont associés à 1 106 décès (soit 6,66 % du total de la mortalité vaccinale globale). Il faut donc conclure que, aux États-Unis, en 6 mois, la vaccination anti-covid a contribué à tuer 9 fois plus de personnes que la vaccination anti-grippe en 31 ans.

Certains commentateurs honnêtes nous ont reproché à juste titre d’avoir discuté la mortalité mais pas la létalité, faute de fournir des données sur l’ampleur des vaccinations autres que covid ces dernières années. Nous avons donc cherché cette information qui est publiée sur le site du Center for Disease Control and Prevention. On y constate (sans surprise) que les États-Unis sont un pays qui vaccine énormément contre la grippe saisonnière ces dernières années. De 23,3 millions de doses injectées en 1990-1991, l’on est passé à 193,8 millions en 2020-2021. Au cours des 4 dernières années (2017-2020), près de 650 millions de vaccins contre la grippe ont été réalisés. Et 194 déclarations de décès ont été enregistrées dans la base. Cela donne donc une létalité potentielle extrêmement faible de 1 décès pour 3,3 millions d’injections. La vaccination anti-grippe saisonnière n’est donc pas dangereuse pour les populations.

Mais voici la comparaison avec les vaccins anti-covid : en 2021, en six mois, environ 165 millions de personnes ont été entièrement vaccinées aux Etats-Unis. Et nous avons vu que 6 183 décès ont été déclarés. Cela donne donc une létalité potentielle extrêmement forte de 1 décès pour 27 000 injections. En d’autres termes, la létalité potentielle des nouveaux vaccins anti-covid est environ 120 fois supérieure à celle des vaccins anti-grippe saisonnière.

Les données de la pharmacovigilance suisse confirment l’alerte

Alertés par un article publié par le pasteur Martin Hoegger sur le blog de l’économiste Liliane Held-Khawam, nous avons également exploré le site de l’agence suisse de pharmacovigilance (Swissmedic). Les données mises à disposition permettent de faire des calculs équivalents à ceux que nous avons fait pour les États-Unis. En voici les principaux résultats.

Du 1erjanvier au 21 juillet 2021, plus de 4,5 millions de personnes ont reçu ces nouveaux vaccins en Suisse. Et la pharmacovigilance fait remonter 2 782 effets non graves (soit environ 1 cas sur 1 600), 1 537 effets graves (soit environ 1 cas sur 3 000) et 128 morts (soit environ 1 cas sur 35 000, ce qui est cohérent avec ce que nous avons constaté pour d’autres pays européens).

Hoegger a ensuite fait avec les données suisses le même raisonnement et le même type de calcul que nous. Il a comparé cette mortalité associée aux nouveaux vaccins anti-covid à celle des précédents vaccins contre la grippe saisonnière. Il a ainsi constaté que, en 9 ans (de 2011 à 2019), 99 événements indésirables graves ont été déclarés, ainsi que 2 décès. Partant du constat officiel qu’environ 14 % de la population suisse a été vaccinée contre la grippe en 2018-2019, et en appliquant ce taux à toute la période, il estime donc qu’environ 10,5 millions de vaccinations anti-grippe ont été effectuées en Suisse en 9 ans. Cela donnerait donc un taux infime de 1 décès pour plus de 5 millions de vaccinations anti-grippe.

Par comparaison, la vaccination anti-covid a concerné environ 4,5 millions de personnes en Suisse au 21 juillet, pour 128 décès associés, ce qui donne un taux de 1 décès pour 35 000 vaccinations, soit une létalité potentielle environ 140 fois supérieure à celle des vaccins contre la grippe saisonnière. Voici à nouveau un constat, qu’il faut interpréter et non dissimuler.

 

Conclusions

Comme écrit à la toute fin de notre précédent article, la mortalité associée aux vaccins anti-covid est manifestement inédite dans l’histoire de la médecine moderne. Et toutes les ratiocinations autour de la question de l’imputabilité ou de la mortalité attendue ne sont que des diversions servant à masquer une réalité qui dérange l’ordre établi. Ceci n’est pas sans rappeler la controverse sur l’hydroxychloroquine où la discussion méthodologique des doctus cum libro(« Comment, vous n’avez pas randomisé en double aveugle ? mais ça ne vaut rien alors ! ») servait à éviter d’avoir à aller voir sur le terrain (médical) si ce traitement précoce permettait ou non de réduire le nombre et/ou la sévérité des maladies. La réalité de terrain est que ces nouveaux vaccins provoquent incroyablement plus d’effets indésirables plus ou moins graves que les autres vaccins destinés à la population générale, et qu’il faut une forte dose d’aveuglement idéologique ou d’hypocrisie pour ne pas le reconnaître. En Allemagne, le débat a au moins le mérite d’exister entre médecins et scientifiques (un exemple ici). En France, l’idéologie l’interdit et le pouvoir exécutif veille à ce qu’elle s’impose sans partage. Comme le disait déjà Roland Gori en 2019, dans le contexte du mouvement des Gilets jaunes, le président de la République ne gouverne pas les Français, il les soumet.

Voir et entendre tellement de journalistes et d’« experts » (ou supposés tels) disserter sur la méthodologie de la pharmacovigilance a quelque chose que l’on imagine difficilement supportable pour les personnes qui subissent ces effets indésirables. Cette population qui obéit au terrible chantage qui lui est fait (vaccine-toi sinon tu ne pourras plus travailler, tu ne pourras plus aller au restaurant, au cinéma, au musée, au concert ou au parc d’attractions, tu ne pourras plus voyager, etcetera), qui s’en soucie ? Qui la protège ? Personne. Elle doit s’auto-organiser. C’est ainsi que, parallèlement au Réseau des victimes d’accidents vaccinaux constitué en 2018 par des victimes du vaccin contre l’hépatite B, un groupe baptisé « Recensement effets indésirables vaccin Covid Officiel » s’est créé sur Facebook mi-juillet et a rassemblé 200 000 abonnés en à peine trois semaines. Mais qui sait s’il ne sera pas censuré par Facebook cette fois-ci ? Comme les innombrables témoignages qui se multiplient sur les réseaux sociaux. Rappelons aussi à tous que le portail officiel de signalement des « événements sanitaires indésirables », destiné aussi bien aux soignants aux malades, se trouve ici.

Concluons. L’examen des données disponibles suggère clairement qu’une mortalité vaccinale inédite est en train de se développer partout en Occident, en lien avec l’usage des nouveaux vaccins anti-covid. Le débat est ouvert sur l’interprétation, mais le fait est là, sous nos yeux. Et cette mortalité vaccinale n’est que la pointe émergée de l’iceberg des effets indésirables graves. Même réduite à ses plus élémentaires principes de déontologie (primum non nocere), l’approche de cette question en termes de santé publique devrait donc conduire à suspendre d’urgence la campagne vaccinale, à étudier beaucoup plus en détail les données de cette pharmacovigilance (en particulier selon les classes d’âge et en fonction des différents facteurs de risque) et, au terme d’une analyse bénéfices/risques méticuleuse, à déterminer à quelles catégories bien précises de la population il est possible de proposer la vaccination sans risque que les effets secondaires graves soient plus nombreux que les formes graves de la Covid dont elle est censée les protéger. Par cet article, comme par le précédent, nous appelons donc solennellement les gouvernements des pays occidentaux à suspendre immédiatement cette campagne vaccinale afin que, dans le cadre d’enquêtes parlementaires, des comités scientifiques et médicaux indépendants du pouvoir exécutif puissent analyser les données de pharmacovigilance dont nous disposons à l’échelle mondiale et les exposer à l’ensemble des citoyens en toute transparence.


Note :

(1) La « rareté » est une notion bien vague. Est-ce 1 pour 1 000 ? Un pour 10 000 ? S’agissant de la plus grande opération de vaccination de toute l’histoire, la question est importante aussi bien sur le plan scientifique que sur celui de la santé publique (et de son éthique). De ce dernier point de vue, nous avons vu (cet article et le précédent) que, dans les pays occidentaux, la mortalité vaccinale présumée des nouveaux vaccins anti-covid est probablement de l’ordre de 1 décès pour 30 000 vaccinations intégrales. Pour 30 millions de vaccinations, cela fait donc 1 000 décès. Pour 300 millions, 10 000 décès. Etcetera. Est-ce assumable éthiquement ? Par ailleurs, sur le plan scientifique, la question est également importante. En effet, indépendamment même de toute autre question méthodologique (transparence des protocoles, représentativité de l’échantillon, sincérité des analyses, etc.), les essais cliniques des industriels ont porté sur des populations de 30 000 (Moderna) à 44 000 personnes (Pfizer), ce qui peut paraître important vu de loin. En réalité, divisé en deux groupes (un groupe vacciné, un groupe placebo), cela donne des populations vaccinées d’environ 15 000 à 22 000 personnes. De sorte que des effets indésirables très graves (a fortiori mortels) survenant dans 1 cas sur 30 000 peuvent ne jamais y avoir été constatés.


 

Étienne : je vous propose maintenant de publier ici l’article de Laurent Mucchielli (assez important pour avoir été) censuré par Médiapart :


La vaccination à l’épreuve des faits : une mortalité inédite Volet 2

Laurent Mucchielli

par Laurent Mucchielli, initialement sur Médiapart.

La pharmacovigilance des vaccins anti-covid est déniée car elle menace l’idéologie de la vaccination intégrale portée par les industries pharmaceutiques, les gouvernements et les principaux médias. Cette vaccination de masse conduit pourtant à une mortalité inédite dans l’histoire de la médecine moderne. Il y a urgence à la suspendre pour évaluer la balance bénéfice/risque au cas par cas.

Épisode 59  (actualisé au 01/08/2021)

Dans le précédent épisode de notre mini-série sur la vaccination, nous avions montré que les données épidémiologiques les plus facilement disponibles à l’échelle mondiale suffisent à prouver que la vaccination ne protège pas de la contamination et de la transmission du Sars-Cov-2, en particulier de l’actuel variant Delta (ou indien), ce qui contredit massivement les déclarations répétées des représentants du pouvoir exécutif français relatives à la « protection vaccinale ». Aux États-Unis, le directeur du NIAID, Antony Fauci, vient du reste de le reconnaître publiquement, recommandant même le port du masque en intérieur par les personnes vaccinées. Autre exemple : en Angleterre, les touristes français doivent subir une quarantaine même s’ils sont vaccinés. Il est donc déjà clair que la vaccination n’est pas la solution miracle annoncée pour endiguer l’épidémie et que le chantage formulé par l’exécutif français (vaccination générale ou reconfinement) est fondé sur un mensonge. Un second mensonge répété à plusieurs reprises tant par le président de la République, le premier Ministre que le ministre de la Santé (et d’autres élus adoptant des postures sanitaires autoritaires, à l’image du maire de Nice M. Estrosi) est probablement la prétendue quasi-disparition (« à 96 % ») des formes sévères de la Covid grâce à la vaccination. En Israël, un des pays où la population est la plus vaccinée au monde, les autorités viennent ainsi de décider de fermer les frontières du pays aux touristes vaccinés, indiquant non seulement que la vaccination ne protège pas de la contamination et de la transmission, mais également que la majorité des personnes hospitalisées pour des formes graves sont désormais des personnes vaccinées. Tout ceci suggère clairement qu’un gouffre sépare le marketing des industriels (repris par la propagande politique) des réalités de santé publique. Et c’est également au fond de ce gouffre qu’est pour le moment oubliée la question des effets indésirables les plus graves de la vaccination anti-covid, sujet de ce nouvel épisode.

Sortir du déni, observer froidement les données de la pharmacovigilance

Dans un autre précédent épisode de notre enquête, nous avons montré comment et pourquoi la plupart des journalistes français travaillant dans les médias mainstream ont trahi certains principes déontologiques de base de leur profession, n’exerçant plus leur rôle de contre-pouvoir pour devenir au contraire de simples relais de la communication gouvernementale. En cause notamment, la fin du journalisme d’investigation, remplacé par un fact-checking de bureau qui n’est plus qu’un simulacre de journalisme. S’agissant de la sécurité des vaccins anti-covid, le pseudo-journalisme va ainsi chercher à dénier la réalité des effets indésirables, dans la droite ligne du discours gouvernemental. Un exemple parmi de nombreux autres est fourni par les fact-checkers du groupe de télévision TFI-LCI qui, depuis janvier 2021, s’évertuent à dénier toutes conséquences médicales négatives de la vaccination (le dernier article en ce sens est à lire ici). L’argument est toujours le même, et il est bien connu. Sur tous les sites de pharmacovigilance du monde, on trouve en effet les mêmes précautions d’interprétation indiquant que les déclarations d’effets indésirables imputées à tel ou tel médicament ne sont qu’une présomption de causalité (imputabilité). Cette présomption est cependant considérablement renforcée lorsque les décès surviennent très rapidement après la vaccination, ce qui est le cas comme on le verra avec les données américaines (la très grande majorité des décès déclarés sont survenus dans les 48h).

Par ailleurs, ces réserves d’interprétation sont à appliquer à la pharmacovigilance de manière générale, et on verra que la comparaison avec d’autre médicaments montre qu’il se passe bel et bien quelque chose d’inédit pour ces vaccins génétiques anti-covid. Comme d’habitude, les journalistes sont aveuglés par leur dépendance au pouvoir politique et aux sources institutionnelles directement liées au ministère de la Santé, et ils font preuve d’un esprit critique à géométrie extrêmement variable. Les mêmes précautions valent en effet, par exemple, pour le comptage des morts imputables à la Covid (morts de la Covid ou avec la Covid ?), sujet sur lequel on n’a pourtant quasiment jamais lu d’article critique dans la presse. Autre exemple saisissant de parti-pris : à la fin du mois de mars 2020, il avait suffit de 3 cas de décès (liés en réalité à des auto-médications surdosées) remontés par la pharmacovigilance pour déclencher en France une tempête politico-médiatique sur le thème de la dangerosité de l’hydroxychloroquine. En d’autres termes, pour la plupart des journalistes, les statistiques sanitaires sont indiscutables quand elles vont dans le sens de la narration officielle, mais elles deviennent soudainement discutables lorsqu’elles contredisent cette même narration. Cette malhonnêteté intellectuelle devrait sauter aux yeux.

En outre, nous allons voir que, dans certains pays (comme la France mais également les États-Unis), les remontées d’informations de pharmacovigilance sur la sécurité des vaccins anti-covid sont principalement le fait de médecins et non de malades. Et nous verrons également qu’elles corroborent largement celles des pays (comme les Pays-Bas) où la déclaration est principalement le fait des malades. Nous verrons même qu’il existe des recherches qui ont testé rétrospectivement la fiabilité de ces déclarations, et qui indiquent un haut niveau de fiabilité.

À distance de ces jeux de représentations et de ces arguments d’autorité, nous allons donc ici observer froidement les données de la pharmacovigilance concernant la sécurité des vaccins anti-covid. Et nous allons le faire dans plusieurs pays afin d’échapper au tropisme français. On verra alors que, en réalité, les mêmes constats peuvent être faits un peu partout dans les pays occidentaux.

Dernière précision avant d’entamer l’examen des chiffres : loin d’exagérer les problèmes, ces chiffres sont au contraire à considérer comme des minima sous-évaluant la réalité. En effet, la pharmacovigilance fonctionne presque partout de façon passive (et non pro-active) : les centres dédiés à la collecte des effets indésirables des médicaments attendent que les professionnels de santé et les particuliers leur signalent les problèmes. Si pour une raison ou une autre (oubli, incertitude, auto-censure, manque de temps ou négligence des médecins généralistes ou hospitaliers, isolement du malade qui meurt seul à domicile, ignorance du dossier médical de la personne décédée par le médecin établissant le certificat de décès, problèmes informatiques divers et variés, etc.) les médecins ou les malades ne remplissent pas le formulaire de déclaration d’incident, ce dernier ne sera jamais connu. Dès lors, la sous-estimation de l’état réel des problèmes est à la fois permanente et massive. Les premières études françaises, au début des années 2000, estimaient qu’environ 95 % des effets indésirables des médicaments n’étaient pas rapportés. Même si on peut éventuellement faire l’hypothèse que la sous-déclaration concerne surtout les effets indésirables les moins graves, tout ce qui suit doit donc non seulement être pris très au sérieux, mais de surcroît regardé comme constituant très probablement une euphémisation de la réalité des problèmes de sécurité posés par les vaccins anti-covid (comme pour tout autre médicament).

En France, les rapports de l’agence du médicament

En France, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) publie un «  suivi hebdomadaire des effets indésirables des vaccins » dont nous avons épluché les rapports détaillés sur chacun des quatre vaccins utilisés en France. On va systématiquement y observer ce qui est dit sur les effets « graves » (par opposition aux effets non-graves qui sont les petites réactions locales immédiates à l’injection).

Concernant le vaccin d’AstraZeneca, l’ANSM indique que 7,2 millions de doses avaient été administrées au 08 juillet 2021, majoritairement dans la population ciblée par les recommandations vaccinales des plus de 55 ans, mais « on note néanmoins 623 doses tracées comme administrées chez des patients de moins de 16 ans ». À la même date, plus de 22 071 évènements indésirables ont été déclarés, exclusivement par des professionnels de santé (on se souvient qu’il leur était réservé en priorité au début, conformément à la Recommandation de la Haute Autorité de Santé du 2 février 2021), dont 5 191 événements « graves » (soit près d’un quart du total). Comme l’indique le tableau ci-dessous, ces cas graves concernent toutes les tranches d’âge mais sont concentrés entre 30 et 74 ans. Parmi ces 5 191 événements graves, un quart a nécessité une hospitalisation, 247 ont engagé le pronostic vital, 121 ont entraîné des invalidités ou incapacités et 170 ont conduit à la mort.

cas-graves-astrazeneca

Source : CRPV d’Amiens ‐ CRPV de Rouen, Enquête de pharmacovigilance du vaccin VAXZEVRIA®

Concernant le vaccin de Pfizer, plus de 42,5 millions de doses avaient été administrées au 1er juillet 2021 (dont 700 000 à des jeunes de 16 à 18 ans) et 31 389 cas effets/évènements indésirables déclarés, principalement par les professionnels de santé. Parmi eux, 8 689 événements « graves » survenus à partir de l’âge de 30 ans (27,7 % du total des événements indésirables), dont 2 551 mises en jeu du pronostic vital, 460 invalidités ou incapacités et 761 décès.

cas-graves-pfizer

Source : CRPV de Bordeaux, CRPV de Marseille, CRPV de Toulouse, CRPV de Strasbourg, Enquête de pharmacovigilance du vaccin Pfizer – BioNTech Comirnaty

Concernant le vaccin de Janssen, l’ANSM indique que 608 489 injections ont eu lieu au 08 juillet 2021, dont 7 % de personnes âgées de 16 à 49 ans et même 407 enfants âgés de 0 à 15 ans, « contrairement aux recommandations nationales de réserver ce vaccin aux plus de 55 ans » ! À la même date, 243 évènements indésirables ont été déclarés, principalement par des professionnels de santé. Parmi ces événements, on note 39 hospitalisations, 4 pronostics vitaux engagés, 1 invalidité ou incapacité et 7 décès.

cas-graves-janssen

Source : CRPV de Grenoble et CRPV de Lyon, Enquête de pharmacovigilance du vaccin JANSSEN®

Concernant le vaccin de Moderna, l’ANSM indique que 5,2 millions de doses avaient été administrées au 08 juillet 2021, dont près de 53 000 à des mineurs. À la même date, environ 6 000 évènements indésirables avaient été déclarés, dont 14,4 % de cas graves et autant de « cas inattendus » (on ignore hélas ce que recouvre cette catégorie), signalés ici presque autant par les particuliers que par les professionnels de santé. Sur les 1 050 événements graves, on note 312 hospitalisations, 50 mises en jeu du pronostic vital, 25 incapacités ou invalidités et 44 décès (dont quelques cas de morts fœtales). Les principaux problèmes constatés parmi ces cas graves sont de type hématologiques/vasculaires (thromboses, AVC, embolies pulmonaires), neurologiques (paralysies faciales, convulsions généralisées), cardiaques (troubles du rythme, myocardites), à quoi s’ajoutent « 28 morts subites inexpliquées ».

cas-graves-moderna

Source : CRPV de Lille, CRPV de Besançon, Enquête de pharmacovigilance du VACCINE MODERNA

De quels effets indésirables s’agit-il précisément ?

Au 8 juillet 2021, au terme d’environ 6 mois de campagne vaccinale, la pharmacovigilance française du vaccin AstraZeneca rapporte un total de près de 43 000 effets/évènements indésirables, dont 9 637 (22,5 %) classés comme « graves ». Ces derniers sont des réactions immédiates à la vaccination, des affections du système nerveux (paralysies notamment), des problèmes vasculaires (thromboses, AVC notamment), des problèmes respiratoires graves et cardiaques graves, enfin des problèmes cutanés très importants, des affections hématologiques et des troubles graves de la vision et/ou de l’audition.

Effets indesirables astrazeneca

CRPV d’Amiens ‐ CRPV de Rouen, Enquête de pharmacovigilance du vaccin VAXZEVRIA®

La même analyse peut être faite sur les 4 vaccins qui ont des effets indésirables graves en partie différents (surtout neurologiques et nerveux pour le Moderna et le Janssen, davantage cardiaques pour le Pfizer).

Enfin, si l’on additionne les conséquences les plus graves, mentionnés précédemment pour chacun des 4 vaccins, l’on parvient au tableau ci-dessous qui livre le constat de plus de 15 000 événements indésirables graves, parmi lesquels près de 1 800 hospitalisations, plus de 2 800 mises en jeu du pronostic vital et près de 1 000 morts potentiellement liés à la vaccination anti-covid. Le tout en seulement 6 mois.

comparaison-des-4-vaccins-en-france

Ce que dit la pharmacovigilance dans d’autres pays occidentaux

Au Royaume Uni, le ministère de la santé indique que, le 14 juillet 2021, ont été administrées environ 20 millions de premières doses et 12 millions de deuxièmes doses du vaccin Pfizer/BioNTech, 25 millions de premières doses et 23 millions de deuxièmes doses du vaccin AstraZeneca (cette firme pharmaceutique étant domiciliée à Londres), et environ 1,3 million de premières doses du vaccin Moderna. Au total, plus de 46 millions de personnes ont reçu au moins une dose et plus de 35 millions deux doses. Le rapport de pharmacovigilance du 22 juillet commence par indiquer que les vaccins sont sûrs et fait tout pour appeler à la vaccination générale. Le début du rapport officiel signale que les vaccins ont des effets indésirables de court terme qui sont très peu graves. Par exemple, pour la Pfizer, « les effets indésirables les plus fréquents dans les essais étaient la douleur au site d’injection, la fatigue, les maux de tête, les douleurs musculaires, les frissons, les douleurs articulaires et la fièvre ; ceux-ci ont été signalés chacun chez plus de 1 personne sur 10. Ces réactions étaient généralement d’intensité légère ou modérée et se sont résorbées en quelques jours après la vaccination ». Certes, le ministère précise aussi avoir enregistré quelques 325 000 signalements d’effets indésirables (dont les deux tiers pour l’AstraZeneca). Mais dans le détail, il précise que « l’écrasante majorité des rapports concernent des réactions au site d’injection (douleur au bras par exemple) et des symptômes généralisés tels que syndrome « ​​grippal », maux de tête, frissons, fatigue (fatigue), nausées (envie de vomir), fièvre, étourdissements, faiblesse, douleurs musculaires et rythme cardiaque rapide. Généralement, ceux-ci surviennent peu de temps après la vaccination et ne sont pas associés à une maladie plus grave ou plus durable ». En un mot : tout va bien. Comme en France, le gouvernement anglais martèle du reste dans son rapport que « les vaccins sont le meilleur moyen de protéger les gens contre le COVID-19 et ont déjà sauvé des milliers de vies. Tout le monde doit continuer à se faire vacciner lorsqu’on lui demande de le faire, sauf indication contraire ». Et pourtant. Une fois passée l’introduction à la gloire de la vaccination, la seconde partie du rapport détaille les effets indésirables : chocs anaphylactiques, paralysie de Bell (paralysie faciale), thromboses (71 décès de ce type avec l’AstraZeneca), troubles menstruels et saignements vaginaux, myocardites et péricardites (surtout avec le Pfizer), réactions cutanées sévères (surtout avec le Moderna), syndromes de Guillain Barré (surtout avec l’AstraZeneca) et enfin des « événements à l’issue fatale », c’est-à-dire des morts. Dans le détail, à la date donc du 14 juillet 2021, l’agence britannique reconnaît 999 morts que les déclarations lient à l’injection du vaccin AstraZeneca, 460 à celle du Pfizer et 31 autres, ce qui porte le total à près de 1 500 morts.

Aux Pays-Bas, le centre de pharmacovigilance (bijwerkinden centrum – LAREB) fait un point mensuel sur la vaccination et ses effets indésirables, ces derniers étant principalement signalés par les citoyens. Dans sa dernière actualisation du 4 juillet 2021, il faisait état de 16,5 millions de doses administrées, principalement le Pfizer (11,8 millions de doses, contre 2,8 millions pour AstraZeneca, 1,3 million pour Moderna et 600 000 pour Janssen). À cette date, 93 453 déclarations d’effets indésirables avaient été remontées concernant les conséquences de la vaccination anti-covid, parmi lesquels les thromboses dans le cas des vaccins AstraZeneca et Janssen. Enfin, le centre comptait 448 décès rapportés comme liés à la vaccination, concernant principalement des personnes âgées et principalement le vaccin Pfizer.

En Europe, le site de pharmacovigilance de l’Agence européenne du médicament est particulièrement difficile à manier informatiquement, le chargement des données concernant les vaccins anti-Covid est compliqué à trouver et extrêmement long à réaliser, quand il fonctionne. Deux chercheurs français les ont cependant étudiées patiemment à la fin du mois de juin et présenté dans cette vidéo. À la fin du mois de juin, la pharmacovigilance européenne avait déjà enregistré environ 9 000 décès liés à la vaccination uniquement pour le vaccin de Pfizer, notamment du fait de complications cardiaques, pulmonaires ou cérébro-vasculaires, inclues des morts par Covid (un comble pour les vaccins anti-covid…). Par ailleurs, ces données livrent également un deuxième constat très préoccupant, qui est le fait que ces risques d’effets indésirables graves concernent non seulement les personnes âgées de plus de 65 ans, mais aussi les nourrissons et les adolescents (12-17 ans). En d’autres termes, les vaccins génétiques anti-covid utilisés en Europe présentent des risques d’effets indésirables graves (pouvant aller jusqu’à la mort) dans des catégories de la population qui ne sont nullement menacées par la Covid. Les professionnels de santé du collectif ReinfoCovid et de la Coordination Santé Libre ont ainsi montré que, en dessous de l’âge de 45 ans, la balance bénéfice/risque est très défavorable à la vaccination génétique anti-covid. Concernant les enfants et les adolescents, elle relève même d’une forme de violence sur mineurs qu’il serait par conséquent criminel de généraliser. C’est du reste l’occasion de rappeler que l’OMS elle-même déconseille la vaccination des jeunes, n’en déplaise au gouvernement français et à ses serviteurs (parmi lesquels l’Académie de médecine dont on se souvient du communiqué du 25 mai 2021).

Enfin, aux États-Unis, où la pharmacovigilance (comme la transparence des données d’administration publique de manière générale) est beaucoup mieux organisée et plus contraignante que dans beaucoup de pays européens, des données très précises peuvent être exploitées sur le site de la Vaccine Adverse Event Reporting System (VAERS). Et, contrairement à l’argument des industriels, répétés en boucle par les journalistes français (à l’image des fact-checkers déjà cités), ces données sont très largement fiables. Six chercheurs anglais viennent ainsi d’analyser un échantillon de 250 déclarations de décès attribués aux vaccins anti-covid dans la VAERS. Il en résulte que les deux tiers des déclarations ont été faites par des médecins et qu’elles sont fiables à 86 %. Or le constat qui ressort des données américaines est plus saisissant encore. En recherchant dans ces données les décès liés à la vaccination, il est possible non seulement d’avoir un comptage détaillé pour chaque vaccin anti-covid, mais de surcroît de pouvoir comparer ces résultats avec ceux de tous les autres vaccins administrés depuis plus de 30 ans dans ce pays. Au 16 juillet 2021, date à laquelle 160 millions d’Américains avaient été intégralement vaccinés, les vaccins anti-covid sont liés à plus de 6 000 décès, 91 % d’entre eux étant attribuables aux seuls vaccins de Moderna et Pfizer (deux entreprises pharmaceutiques/biotechnologiques américaines, Janssen étant la filiale belge d’une autre entreprise pharmaceutique américaine, Johnson & Johnson). Nous avons reconstitué le tableau ci-dessous qui donne le détail de ces chiffres.

mortalite liee aux vaccins usa

Source : VAERS, calcul réalisé sur les données datant du 16 juillet 2021

Ces décès sont en outre survenus principalement dans les 48h qui ont suivi la vaccination, ce qui renforce considérablement la présomption de causalité. Par ailleurs, ces fichiers permettent donc de comparer cette mortalité des vaccins anti-covid à la mortalité vaccinale globale dans ce pays depuis 30 ans (concernant des centaines de vaccins). Ce fichier donne un total de 16 605 décès pour l’ensemble des vaccins sur toute la période. À elle seule et en seulement 6 mois, la vaccination anti-covid représente donc 36 % de la totalité de la mortalité vaccinale dans ce pays depuis 30 ans. Par comparaison, dans la même base de données, nous avons compté le nombre de morts occasionnés par l’administration des différents vaccins contre la grippe saisonnière (influenza seasonal). En 30 ans (1990-2020), ces vaccins ont occasionné 1 106 décès, ce qui représente 6,66 % du total de la mortalité vaccinale depuis 30 ans. Une autre façon d’exprimer ces résultats est donc de dire que, aux États-Unis, en 6 mois, la vaccination anti-covid a contribué à tuer 5 fois plus de personnes que la vaccination anti-grippe en 30 ans. Ceci confirme d’une autre façon encore que nous sommes bien en présence de vaccins d’un nouveau genre, dont la dangerosité est inédite. Ajoutons enfin que cette dangerosité doit tout particulièrement interroger lorsqu’elle concerne des personnes jeunes et qui ne sont donc pas sérieusement menacées par la Covid. Or, 23,2 % du total des morts américains imputés aux vaccins anti-covid et dont l’âge est connu avaient moins de 65 ans.

Conclusion

La question des effets indésirables graves des vaccins anti-covid fait l’objet d’un déni et d’un silence de la part du gouvernement et des principales agences sanitaires (Agence nationale de sécurité du médicament, Haute autorité de santé, Haut conseil de santé publique, etc.). Tout se passe comme s’il s’agissait d’un véritable tabou, en France comme dans la plupart des autres pays occidentaux. L’importance de ces effets apporte en effet une contradiction trop flagrante et dévastatrice pour l’idéologie de la vaccination intégrale qui guide des gouvernements ayant choisi de s’abandonner dans les bras de l’industrie pharmaceutique. Cette dernière est ainsi au cœur de toute la gestion d’une épidémie qui constitue pour elle une aubaine inédite dans l’histoire : quel produit commercial breveté a pour marché potentiel la totalité de l’humanité, renouvelable chaque année qui plus est ? Patrons et actionnaires de ces firmes pharmaceutiques et biotechnologiques sont en train de devenir immensément riches. Au vu de la façon dont ces industries ont travaillé (dans l’urgence, pour générer un maximum de profits, sans tester les personnes les plus à risque — âge et comorbidités —, à grand renfort de formules de type publicitaire), notamment aux États-Unis et en Angleterre, pour mettre au point ces nouveaux vaccins génétiques (ADN ou ARN), on pouvait ainsi dès le départ redouter que ces produits ne soient pas de très bonne qualité. Mais la réalité dépasse ces craintes et montre que ces vaccins ont davantage d’effets indésirables plus ou moins graves qu’aucun autre avant eux. Nous avons vu ainsi qu’aux Pays-Bas l’on parvient à un taux de 2,7 morts pour 100 000 vaccinés (16,5 millions de vaccinés, 448 morts). En France et aux États-Unis, ce taux monte à environ 3,7 morts pour 100 000 vaccinés. Et en Grande-Bretagne, ce taux grimpe même à 4,3 morts pour 100 000 vaccinés, très probablement en raison de la prépondérance du vaccin AstraZeneca que l’on sait depuis le mois de mars 2021 être le plus dangereux des quatre vaccins couramment utilisés en Occident (en particulier du fait des nombreuses thromboses qu’il provoque et qui commencent à être documentées dans la littérature scientifique médicale, voir par exemple ici et ), ce qui n’est guère surprenant lorsque l’on connaît les conditions dans lesquelles il a été fabriqué en Chine. Au passage, nous avons également signalé que ce fut le premier vaccin administré en France, dès février 2021, aux professionnels de santé. De là une des raisons rationnelles probables de la grande réticence à la vaccination anti-covid que manifestent une partie d’entre eux.

Cette mortalité vaccinale (qui n’est que la pointe émergée de l’iceberg des effets indésirables graves) est donc inédite, elle est particulièrement grave et sa dissimulation l’est plus encore. Soyons clair : dissimuler d’une façon ou d’une autre un tel danger est tout simplement criminel vis-à-vis de la population. Même réduite à ses plus élémentaires principes de déontologie (primum non nocere), l’approche de cette question en termes de santé publique devrait conduire à suspendre d’urgence la campagne vaccinale, à étudier beaucoup plus en détail les données de cette pharmacovigilance (en particulier selon les classes d’âge et en fonction des différents facteurs de risque) et, au terme d’une analyse bénéfices/risques méticuleuse, à déterminer à quelles catégories bien précises de la population il est possible de proposer la vaccination sans risque que les effets indésirables graves soient plus nombreux que les formes graves de la Covid dont elle est censée les protéger. Tout autre approche ne relève pas de la santé publique mais de postures idéologiques ou d’un marketing commercial. Et l’histoire a déjà montré (sur le tabac, sur les pesticides, sur la pollution aux hydrocarbures, etc.) que ces postures et ce marketing étaient responsables de véritables crimes contre les populations civiles. Qu’ils soient commis au nom du Bien ne devrait en aucun cas aveugler sur leur réalité et leur nature. Toutes celles et ceux qui s’y adonnent pourraient être désormais considérés comme complices de cette nouvelle mortalité vaccinale qui semble inédite dans l’histoire de la médecine moderne.

Laurent Mucchielli

À propos des auteurs : Laurent MUCCHIELLI (sociologue, directeur de recherche au CNRS), Hélène BANOUN (pharmacien biologiste, PhD, ancienne chargée de recherches à l’INSERM), Emmanuelle DARLES (maîtresse de conférences en informatique à Aix-Marseille Université), Éric MENAT (docteur en médecine, médecin généraliste), Vincent PAVAN (maître de conférences en mathématique à Aix-Marseille Université) & Amine UMLIL (pharmacien des hôpitaux, praticien hospitalier, unité de « pharmacovigilance/CTIAP (centre territorial d’information indépendante et d’avis pharmaceutiques)/Coordination des vigilances sanitaires » du Centre hospitalier de Cholet). Contact : laurent.mucchielli@protonmail.com


Étienne : un autre article a été publié en défense de Laurent Mucchielli et je le trouve vraiment important, ce qui me conduit à le reproduire aussi ici. C’est passionnant, vous allez voir :


 

Contre la censure de Mediapart, pour Laurent Mucchielli

Source : https://blogs.mediapart.fr/le-blog-de-boris/blog/150821/contre-la-censure-de-mediapart-pour-laurent-mucchielli

Par Boris, le 15 août 2021.

Le 4 août, la rédaction de Mediapart a décidé de censurer un billet de Laurent Mucchielli et cinq coauteurs.
Cette décision, en plus d’être absurde, montre surtout à quel point les analyses de Mucchielli sur le journalisme étaient justes.
On pouvait seulement espérer que cela s’applique moins à Mediapart. La décision du journal douche tout espoir. Ou naïveté.

 

Le 4 août, la rédaction de Mediapart a décidé de censurer un billet de Laurent Mucchielli en le « dépubliant  ». Initialement publié le 30 juillet et mis à jour le 1er août, Laurent Mucchielli et cinq coauteurs interrogeaient les effets secondaires de la vaccination, et notamment la mortalité, « inédite » selon eux, au terme d’une démonstration basée sur les remontées de pharmacovigilance française, européenne, et américaine.

La censure du billet n’est sans doute pas très grave pour l’avenir du texte, car ses auteurs ont d’autres ressources pour le publier (le texte a déjà été republié ici et ici). Par cette dépublication, Mediapart confirme cependant les critiques formulées au début du billet censuré contre un certain journalisme, que dénonce personnellement Laurent Mucchielli depuis des mois :

« La plupart des journalistes français travaillant dans les médias mainstream ont trahi certains principes déontologiques de base de leur profession, n’exerçant plus leur rôle de contre-pouvoir pour devenir au contraire de simples relais de la communication gouvernementale. En cause notamment, la fin du journalisme d’investigation, remplacé par un fact-checking de bureau qui n’est plus qu’un simulacre de journalisme ».

Mediapart, suppôt du pouvoir ? Le journal, bien sûr s’en défend : il a été « pionnier dans la mise au jour de l’impéritie gouvernementale et présidentielle face à la pandémie, avec nos révélations inaugurales sur le mensonge d’État à propos de la pénurie de masques ». Excusez du peu, voilà du journalisme de guerre !

On verra cependant que c’est plus compliqué, car si Mediapart fait bien preuve d’un anti-macronisme de bon aloi de ce côté-ci de l’échiquier politique, le journal n’a jamais défendu une autre gestion de crise, et ne s’est jamais opposé aux différentes mesures de contrôle et d’enfermement de la population, bien au contraire.

Mais revenons au début.

Pourquoi la rédaction de Mediapart a-t-elle censuré l’enquête de Laurent Mucchielli et ses confrères ?

La panique

La première raison, sans doute, c’est la panique.

Le billet de Laurent Mucchielli semble avoir été relayé de nombreuses fois sur les réseaux sociaux, et – comble de l’horreur ! – l’extrême droite, à travers la figure de Gilbert Collard, l’aurait également relayé. Sans doute également le petit monde journalistique parisien s’est mis en branle et a fait pression sur les journalistes de Mediapart, en les interrogeant sur leur nécessaire réaction à venir. En effet, le service de « fact-checking » de l’AFP a publié le jour même de la dépublication un article évoquant l’Affaire Mucchielli, mais sans le contredire sur le fond, puisque l’un des deux experts interrogés affirme que les chiffres de décès sont « des signaux, pas des cas avérés ». Soit exactement ce qu’écrivent Mucchielli & Co.

Mais bon, Mediapart s’est senti piégé, et sous la pression du marigot parisien, par mimétisme, ses journalistes se sont crus obligés d’intervenir.

La seconde raison, ultime disqualification valant anathème pour l’éternité, c’est la qualification de « fausse nouvelle ». Terme attribué sans autre forme de procès, comme c’est la coutume. Voici en quelques points résumé l’argumentaire de Mediapart, publié dans ce billet de blog  :

  1. Laurent Mucchielli et ses co-auteurs sont un peu « fantaisistes » dans leurs calculs, car ils « additionnent tous les effets indésirables déclarés après une vaccination ».
  2. Or, ce n’est pas bien, parce que « le lien entre ces effets et le vaccin n’est pas toujours formellement établi ».
  3. Comme l’explique avec patience et pédagogie Mediapart, « il ne suffit pas de déclarer un effet survenu peu de temps après la vaccination pour qu’il soit considéré comme indésirable et imputable au vaccin : le lien de cause à effet doit être étayé ».
  4. Pfff, et voilà comment on aboutit à une fausse information, alors que c’était pourtant simple de faire confiance à l’ANSM, qui fait toujours son travail d’enquête, qui a justement permis de ne distribuer AstraZeneca qu’aux personnes âgées après plusieurs décès chez les moins vieux, puis de tout refourguer aux pays pauvres en développement dans le cadre du dispositif Covax. C’est une bonne idée, puisque s’y trouvent principalement des populations jeunes, la cible préférée du vaccin d’Astra Zeneca. Mais revenons à nos moutons.
  5. D’ailleurs, la cellule investigation de Mediapart a fait un travail d’enquête acharné : « concernant les cas de décès déclarés par des proches de personnes ayant reçu une injection de Pfizer-BioNTech en France, l’agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a répondu en mai à Mediapart que les données ne permettaient pas « de conclure qu’ils sont liés à la vaccination »L’ANSM l’a dit à Mediapart, Mediapart a confiance, il n’y a donc pas de danger avec les vaccins.

Deux poids deux mesures

Détail amusant : comme justification à leur raisonnement, les journalistes de Mediapart renvoient à une « mise au point de pharmacologues ».

Faisons à notre tour du « fact-checking » : en guise de mise au point, le lien renvoie vers… un article de Yahoo ! actualités non signé  ! En termes de sources et de rigueur, on peut faire mieux pour un journal « dont même ses critiques reconnaissent le sérieux informatif » ! Et en termes de pharmacologues, au nombre de deux, on se la pose là : il s’agit en l’occurrence de Matthieu Molimard, chef de Service de Pharmacologie Médicale au CHU de Bordeaux, qui affirmait en mars qu’« une fois bien vacciné, tous vaccins confondus », il n’y avait plus de risque de transmettre le Covid. On sait ce qu’il en est… Pas avare d’affirmations péremptoires, il affirmait encore sur son compte Twitter : « Il n’y a AUCUN exemple de vaccin qui a induit des effets indésirables à long terme qui ne s’étaient pas manifestés dans les 2 mois après la vaccination ». Le professeur Molimard avait sans doute oublié le Dengvaxia de Sanofi, mais il a une excuse : cela concernait principalement des enfants philippins (600 au moins en sont morts), et les Philippines… c’est loin.

L’autre « pharmacologue » de l’article est Michael Rochoy, en réalité médecin généraliste à Outreau. S’il a bien été un jour interne en pharmacologie, Michael Rochoy est surtout membre des groupuscules extrémistes « Du côté de la science » et « Stop Postillon », collectif dont il est co-fondateur (ce que l’article de Yahoo ! ne signale pas). Ces deux groupuscules n’ont cessé d’avoir une parole extrêmement anxiogène, notamment à l’attention des syndicats d’enseignants SNUipp-FSU et SNES-FSU, de s’inquiéter du trop-plein de libertés laissées aux Français, et de prôner des mesures toujours plus renforcées dans les écoles, en prônant par exemple de séparer chaque enfant avec des vitres en plexiglas, ou en militant très tôt pour le port du masque en école primaire. Sur les vaccins, « Du côté de la science » s’est distingué en tentant de montrer que la responsabilité du vaccin Astra Zeneca dans la survenue des thromboses était sans doute liée à une erreur d’aiguillage, et n’avait rien à voir avec la composition du vaccin… Bref, deux « pharmacologues » fiables et impartiaux, pour une mise au point digne des plus grands « fact-checkers ».

Autre deux poids deux mesures, il semble que toutes les fausses informations ne se valent pas. Gageons qu’il y en a au moins deux concernant cette crise qui ne seront jamais censurées :

  • Si j’écris sur mon blog que les masques sont très efficaces en population générale pour stopper l’épidémie, il est fort probable que je ne serai jamais inquiété. C’est pourtant une fausse information, puisque l’une des conditions d’efficacité du masque est qu’il soit bien porté, et bien manipulé. « S’il est mal utilisé, un masque ne parviendra pas à réduire efficacement le risque de transmission », écrivait l’OMS en janvier 2020, et d’ajouter que le danger principal était « d’augmenter le risque de transmission associé à un usage et à une élimination inappropriés ». Mais le Sars-Cov-2 est une maladie tellement bizarre que les masques semblent efficaces pour tout le monde, même les enfants, et que les risques de contamination secondaires ont disparu. La dissonance cognitive est telle que les journalistes n’arrivent pas à tirer les conclusions des clusters liés à l’utilisation de masques de type FFP2 mais à l’ergonomie moindre (les masques KN95), ou aux résultats de fit-testing pour les masques FFP2.
  • Si j’écris sur mon blog que les vaccins sont efficaces pour stopper les contaminations, fausse information dommageable en termes de santé publique, mais diffusée largement et avec insistance par le gouvernement, il est probable que je ne serais pas plus inquiété. Blanquer peut l’affirmer et justifier ainsi « d’évincer » des élèves à la rentrée (ce qui se fait déjà dans les centres de loisirs durant cet été), tout comme la préfecture de l’Isère dans ce récent communiqué, en toute impunité.

N’est pas censuré pour des « fake news » qui veut.

Mediapart donne par contre la parole à nombre de pourvoyeurs de fausses informations (mais estampillées « vu à la télé »), en relayant par exemple des chiffres impossibles sur la mortalité du Covid en 2020[1], ou en accordant du crédit à Antoine Bristielle, qui n’a jamais produit ses données, et dont les études sont sujettes à caution.

Pharmacovigilance ou pharmacodélinquance ?

C’est très bien de faire confiance au système de pharmacovigilance, comme le font les journalistes de Mediapart avec cette sérénité du devoir accompli, mais l’ANSM est-elle bien cette amie qui vous veut du bien ?

Contrairement à nos journalistes, on peut peut-être en douter : l’agence sur laquelle s’appuie Mediapart pour disqualifier le billet de Mucchielli vient juste, dans l’affaire du Mediator, d’être jugée coupable de « blessures et homicides involontaires », et d’être condamnée à 303 000 euros d’amende. Pas de quoi fouetter un laboratoire pharmaceutique. Le tribunal a également donné son avis sur cette agence, dans son jugement rendu le 29 mars 2021 (c’est loin déjà) : l’ANSM « a failli dans son rôle de gendarme du médicament », son « imprudence » et ses « négligences » ont été mortelles, et ont contribué à « renforcer la défiance des citoyens envers les autorités de santé » (Le Monde, 30 mars 2021).

Pas la défiance de Mediapart apparemment.

Mais l’ANSM (elle s’appelait alors l’Afssaps) a-t-elle changé depuis l’affaire du Mediator, médicament dénoncé pendant des années par la revue Prescrire, et qui a éclaté grâce à la pneumologue Irène Frachon, devenue malgré elle lanceuse d’alerte ?

Dans un article publié le 29 mars 2021, France Info pose la question. La réponse est claire : c’est non.

Interrogée, Catherine Hill, membre du conseil scientifique de l’Afssaps à l’époque du Mediator (et que l’on a appris à connaitre durant cette crise du Covid), critique justement le système de remontées basé sur le « principe d’imputabilité » et le fait qu’il faille prouver le lien de cause à effet. Exactement le principe dans lequel croit Mediapart :

« Les signalements qui remontent via les soignants et les patients sont certes facilités et plus nombreux, mais, selon l’épidémiologiste [Catherine Hill], leur traitement repose trop sur le “principe de l’imputabilité”, à savoir la recherche d’un lien de cause à effet connu entre le médicament et un symptôme observé. Si ce lien n’est pas déjà établi dans la littérature scientifique, il est écarté au bénéfice du douteUn doute qui, en l’occurrence, profite toujours au médicament“Avec le système actuel, on dézingue les remontées. La preuve, on continue à avoir tout un tas d’emmerdements”, fustige-t-elle.  » (France Info, 29 mars 2021)

Un tas d’emmerdements ? J’espère qu’elle ne parlait pas des vaccins…

Alors que l’ANSM est également poursuivie depuis 2016 dans le cadre de l’affaire de la Dépakine (près de 3000 enfants malformés) pour « tromperie aggravée » et « blessures involontaires », l’agence de sécurité du médicament a-t-elle eu un rôle plus glorieux dans le scandale plus récent du Levothyrox ? Que nenni : après que son directeur a défendu la nouvelle formule du médicament aux côtés de Merck, l’ANSM n’a rien trouvé de mieux que de recourir à la loi sur le secret des affaires pour dissimuler partiellement le document d’autorisation de mise sur le marché du Levothyrox. Dans un article de Libération de juin 2021, le Docteur Philippe Sopena concluait sur cette affaire : « Au final, c’est un exemple caricatural de ces liens confus entre les Big pharma et les autorités sanitaires […], l’Agence n’a pas joué son rôle. La ministre a soutenu l’Agence, et au final ce sont les malades qui trinquent. Quant aux grands médecins qui ont dit que tout cela n’était dû qu’à un effet nocebo, ils feraient bien de reconnaître leurs erreurs ».

On peut d’autant plus douter que l’ANSM ou les autres agences de pharmacovigilance étrangères fassent du zèle, puisqu’en cas de problème avéré, ce sont les États qui paieront la facture, et non les laboratoires pharmaceutiques. Or en France, toujours selon l’article de France Info, l’ANSM fait « office d’airbag entre le sommet de l’Etat et les scandales sanitaires ». « Ce n’est pas une autorité indépendante, elle est sous la tutelle de la direction générale de la santé », rajoute l’ex-député PS Gérard Bapt, qui a présidé la mission d’information parlementaire sur le Mediator, en 2011.

Mediapart est bien placé pour connaître l’indulgence de l’ANSM face à l’industrie pharmaceutique, puisque le journal avait, à la suite du Figaro, dénoncé le scandale de l’essai clinique Biotrial en 2016. Mais c’est si loin, et c’était d’autres journalistes.

2016, c’était aussi l’année où sortait le livre de Dominique et Philippe Courtois, Le livre noir de la médecine : patient aujourd’hui, victime demain. Dans un entretien donné à L’Usine nouvelle, ce dernier dénonçait l’ANSM, cette « alarme qui ne sonne jamais ». Et pour cause : « Citez-moi un seul scandale sanitaire révélé par l’agence du médicament ! Il n’y en a aucun », rappelait-il. À chaque fois, ce sont les victimes qui ont porté plainte, saisi la justice. Hormis le cas du Mediator, où Irène Frachon a donné l’alerte, ni les organismes de contrôle ni les médecins n’ont joué leur rôle de vigie. Ni les journalistes, pourrait-on rajouter.

C’est vrai qu’on ne peut pas mener une enquête d’un an et demi sur la sexualité de Juan Branco, et faire une enquête sur les données de pharmacovigilance. Il faut choisir : il n’y a pas le temps pour tout.

Alors que les médias se focalisent sur les procès intentés aux laboratoires pharmaceutiques, on oublie que les médecins sont parmi les premiers responsables de ces scandales, notamment en détournant de leur usage les médicaments ou en prescrivant massivement des produits dangereux : c’est massivement le cas dans la crise des opioïdes, qui implique non seulement les laboratoires pharmaceutiques, les médecins, mais aussi les cabinets de conseil comme MacKinsey, très influent sur la stratégie vaccinale française car si proche du gouvernement, si proche du Conseil constitutionnel, si proche d’Emmanuel Macron… On oublie également le rôle des médecins dans les scandales du Mediator prescrit comme coupe-faim, l’antiacnéique Diane 35 prescrit comme pilule contraceptive, etc.

En partie pour cette raison, ils ne sont pas les plus pressés pour remonter les effets secondaires des produits qu’ils prescrivent, ou qu’ils inoculent !

En particulier, les médecins généralistes signalent très peu d’évènements indésirables médicamenteux : en 2019, ils signalaient moins de 6 % des événements indésirables, les spécialistes en signalant la moitié. Les patients, historiquement quasiment absents des remontées, semblent prendre depuis peu une part plus active au système, avec – attention les yeux – 13 % des remontées en 2019 (ANSM, Rapport d’activité 2019, p. 65).

Le médecin Martin Winckler, par ailleurs ancien rédacteur à la revue Prescrire, souligne un problème de fond, en plus du poids des laboratoires pharmaceutiques tout au long de la formation et de la carrière médicale : « les médecins ne sont pas formés à la pharmacovigilance ».

Au lieu de censurer le billet de blog de Laurent Muchielli, les « spécialistes santé » de la rédaction (Rozenn Le Saint, Caroline Coq-Chodorge…) feraient mieux d’interroger les infirmières et infirmiers de terrain, au lieu de s’accrocher aux données impersonnelles de pharmacovigilance et de n’interroger que les directeurs d’établissements médicaux et les médecins, qui ne passent plus de temps avec les patients.

Il y a quelques jours, une amie infirmière m’a rapportée ce cas : un patient de 94 ans fait brusquement un prurit suintant sur le haut du corps, doublé d’une grande fatigue l’empêchant de se lever ; il commence même à faire une escarre aux fesses. Mon amie signale le cas par téléphone au médecin traitant, et explique que rien n’a changé dans le traitement de la personne âgée, hormis l’injection d’une seconde dose de vaccin contre le Covid. Aucun lien pour le médecin qui n’aura pas vu le patient : il diagnostiquera une allergie au soleil comme cause du prurit. Problème : le patient, très peu mobile, n’a pas vu le soleil de la semaine…

Des remontées comme celle-ci, j’en ai plusieurs fois par semaine, quand il ne s’agit pas de cas plus graves. Une personne rencontrée sur un marché m’a raconté le décès d’une amie de 38 ans par hémorragie il y a quelques semaines. Aucun lien avec le vaccin pour cette jeune femme par ailleurs en bonne santé : la 2e dose avait eu lieu huit heures avant. Bien plus que le quart d’heure réglementaire pour observer une « allergie ».

Par idéologie, foi dans la nécessité des vaccins, esprit missionnaire, ou simplement fatigue de l’épidémie, les médecins taisent et dissimulent des liens de cause à effets entre vaccins et effets secondaires bien plus souvent qu’à l’accoutumée. Cela n’est sûrement pas systématique, mais sans doute trop fréquent.

En réalité, l’ANSM et ses interprétations des données de pharmacovigilance ne sont pas fiables. Il est donc tout à fait nécessaire que des personnes comme Laurent Mucchielli, qui s’appuie sur une équipe de scientifiques compétents, analyse ce genre de données. Les contester sur le fond est toujours possible, mais ce n’est pas la voie qui a été choisie.

Il n’est pas interdit de penser que si Irène Frachon alertait aujourd’hui sur les vaccins, elle serait censurée de la même manière par Mediapart. Triste et dangereuse époque.

Un anti-macronisme qui voile une absence de critique sur le fond des mesures pour contrer l’épidémie

Mediapart assure avoir été « pionnier dans la mise au jour de l’impéritie gouvernementale et présidentielle face à la pandémie, avec nos révélations inaugurales sur le mensonge d’État à propos de la pénurie de masques », et dit défendre une « politique de santé résolument démocratique, reposant sur la confiance dans la population avec un débat ouvert, une large transparence, une pédagogie des enjeux ».

En réalité, Mediapart n’a jamais dénoncé les principes sous-jacents de la gestion de crise, pas plus que les interprétations officielles et dominantes. Loin de critiquer les confinements, Mediapart a souvent simplement critiqué leur mise en œuvre autoritaire, permettant effectivement de faire preuve d’un anti-macronisme primaire. L’anti-macronisme est justifié pour d’innombrables raisons, mais en l’occurrence, la critique de la gestion sanitaire, qui est une gestion par des mesures de police largement partagée dans le reste du monde, ne peut se contenter de se focaliser sur la figure de Macron ou du gouvernement. Mediapart ne s’oppose pas non plus au passe sanitaire, et semble accepter cette gestion numérique de la population pourvue qu’elle soit menée avec « pédagogie », comme au Danemark. Y a-t-il de quoi être consterné par notre époque ? Oui, bien sûr, surtout si on est un « débouté du QR code  » semblent penser certains journalistes, pour qui le vrai scandale c’est que ça ne marche pas à tous les coups, révélation des dysfonctionnements de l’administration française. Ah…si les trains pouvaient arriver à l’heure ! Et moi qui croyais que c’était d’être débouté de la vie normale qui était consternant, débouté de la piscine avec ses enfants, débouté des transports en commun pour aller voir des amis… Et bien moi, je suis consterné par ce journalisme.

Un climat d’intimidation et de stigmatisation des voix dissidentes

Ce n’est pas la première fois que des billets sont censurés sur Le Club. Dans les cas que j’ai observés, la censure démontre souvent une incompréhension et une incompétence de la part des modérateurs, qui se fient souvent aux sites de « fact-checking » auto-proclamés, et pratiquent leur métier en dilettantes. C’est arrivé récemment à Enzo Lolo, et plus anciennement à Gabas, dont j’avais rapporté la mésaventure.

Mais à forte dose, et surtout quand elle s’applique à des universitaires et des professionnels de santé[2] qui ont le courage de publier en leur nom propre (Enzo Lolo et Gabas sont a priori des pseudonymes), cette censure participe d’un climat d’intimidation et de stigmatisation des voix dissidentes. Renforcé ici quand c’est le fait de la rédaction du journal, et non celui de modérateurs incompétents[3].

Dans un article de Reporterre publié le 24 avril, La discussion du Covid-19 est placée sous couvre-feu, Célia Izoard dénonçait le « système d’exclusion discursif » particulièrement prégnant depuis le début de la crise, permettant « de valider certains discours et d’en exclure d’autres », de faire le partage « entre la parole recevable et la parole irrecevable ».

Elle rappelait les propos de Stefan Baral, épidémiologiste à la Johns Hopkins University, qui dans un article du New Statesman, décrit le «  “climat de peur très élevé qui règne dans la communauté scientifique” touchant les idées allant à l’encontre des positions adoptées par les gouvernements occidentaux (…) et l’Organisation mondiale de la santé.  » Et de citer l’exemple de cette épidémiologiste qui, pour avoir contesté le bienfondé du confinement, fut accusée sans fondement d’être « financée par ou affiliée à des groupes d’extrême droite ou de faire de la pseudo-science ». Reprenant l’exemple de John Iannidis, qui a également contesté l’utilité des confinements (crime de lèse-majesté), Célia Izoard analyse :

« Évidemment, quand un ponte de la discipline est ainsi attaqué, cela terrorise, par ruissellement, la grande masse des jeunes chercheurs non titulaires qui n’oseront pas compromettre leur carrière en suggérant des pistes de recherche non orthodoxes. “Ce climat délétère crée un cercle vicieuxécrit Maxime Langevin, polytechnicien et doctorant en mathématiques. Certaines questions scientifiques ne peuvent être posées sans susciter un tollé, dissuadant les scientifiques d’étudier ces questions et de s’exprimer dessus, justifiant encore plus le climat — l’opinion publique imaginant que si ces questions n’ont jamais été posées, c’est très certainement que la réponse donnée par le point de vue dominant doit être évidente” »[4]

C’est exactement ce qui arrive à Laurent Mucchielli depuis le début de cette crise.

Sociologue profondément de gauche, il s’est engagé très tôt contre la gestion policière de la crise qui l’a dès le début profondément choqué, contrairement à d’autres à la colonne vertébrale éthique et morale plus molle. On peut critiquer certaines de ses positions, mais combien se sont battus avec la même énergie, et se sont mis autant en danger sur le plan de la carrière, pour faire valoir une vision défendant une gestion de crise par le sanitaire, en protégeant les libertés et sans accepter ce management par la peur ?

En septembre 2020, Laurent Mucchielli tentait de publier une tribune dans le JDD, sous le titre « Il est urgent de changer de stratégie sanitaire face à la Covid-19  ». Signée par près de 300 scientifiques, la tribune, déjà, était censurée, sans raison.

Peu avant, Le Parisien publiait cependant une autre tribune co-signée avec 34 chercheurs, universitaires et médecins : « Covid-19 : nous ne voulons plus être gouvernés par la peur  ». Comme en réponse à cette demande inqualifiable, L’Express, inventaire de l’expression « rassuristesTM » (et depuis revendue à de nombreux médias), le qualifiera de cet adjectif dans un dossier à charge en octobre 2020, avec un reproche principal piquant de la part de journalistes : douter du gouvernement. « Quand on interroge les « rassuristes », on découvre une défiance généralisée face aux décisions, mais aussi aux chiffres, du gouvernement. Mucchielli, Toussaint et Toubiana ne s’en cachent pas : leur but est de dénoncer la politique des autorités sanitaires, en démontant les mesures visant à contenir l’épidémie ». Oui, Mucchielli a bien participer à cette volonté de douter, de remettre en cause, de réfléchir à la pertinence des mesures telles que le confinement. Cela aurait aussi pu être le travail des journalistes.

Ce climat de censure auxquels participent les médias au même titre que les plateformes numériques privées (Facebook, Google, etc.) participe à ce consensus autour de l’épidémie et de sa gestion. Mais en interdisant toute voix dissidente, ce consensus n’est-il pas pipé ? C’est justement ce que pense Maxime Langevin, qu’a relayé Laurent Mucchielli : « l’apparition d’un consensus scientifique fiable » est empêchée par la pratique de l’auto-censure et de l’anathème sur tout objet de discussion jugé non discutable : les masques, le confinement, les vaccins, le passe sanitaire…

Un boulevard pour l’extrême droite

Enfin, il ne faut pas s’étonner si ce climat oppressant laisse le champ libre à l’extrême-droite, à qui les médias et partis se réclamant « de gauche » ont laissé un boulevard.

Les Patriotes de Florian Philippot ont ainsi pu s’imposer en tête de nombreux cortèges contre la vaccination obligatoire et le passe faussement dit sanitaire, puisqu’ils manifestent quasiment seuls depuis des mois contre des mesures absurdes, comme le port du masque en extérieur. Le 21 décembre 2020, lorsque le gouvernement avait lancé son premier ballon d’essai sur le passe numérique à travers le projet de loi « instituant un régime pérenne de gestion des urgences sanitaires », seuls les partis de droite et d’extrême droite s’étaient offusqués.

Les médias tels Sud RadioValeurs actuelles, n’ayant pas grand-chose à perdre car déjà en marge, en ont profité pour remplir le vide de la critique de la gestion de crise, alors même que Charlie Hebdo, le Canard enchainéFrance Inter et ses (pathétiques) humoristes d’État, LibérationLe MondeMediapart, etc., applaudissaient le confinement, réclamaient la fermeture des écoles, et critiquaient le gouvernement lorsque les mesures de privation de liberté n’étaient pas prises assez tôt. Au contraire, si l’on ne prend que les principaux médias journalistiques, il aura fallu écouter ou regarder Sud Radio, lire Valeurs actuelles ou Le Figaro pour avoir des opinions divergentes interrogeant et s’inquiétant des mesures liberticides et absurdes telles que le confinement, le couvre-feu, ou le passe sanitaire[5]… Le monde à l’envers ?

Il aura fallu des mois pour que les partis dits de gauche (le Parti socialiste n’est pas inclus sous cette dénomination) s’indignent des mesures de police, un an pour que François Ruffin crie « Je n’obéirai plus  » à l’Assemblée. Il aura fallu plusieurs longs mois pour que des universitaires prennent le risque de dénoncer publiquement le risque démocratique que fait peser aujourd’hui la gestion autoritaire et technocratique de l’épidémie, qualifiée de « syndémie »[6].

Heureusement, Mediapart peut s’appuyer sur le Club et l’extraordinaire vivier de contributeurs anonymes ou non qui publient sur leurs blogs des textes parfois d’excellente qualité. C’est dans le Club que des hommes et des femmes « de gauche » ont ainsi pu s’exprimer dès le début de la crise, tel le juriste Paul Cassia qui a produit très tôt des billets remarquables sur les errances du Conseil constitutionnel ou du Conseil d’État, et Laurent Mucchielli, qui s’est emparé rapidement des questions posées par la gestion gouvernementale de cette crise, ce qui lui est maintenant reproché. Sans oublier des militants ou militantes déterminées, à l’instar d’Elisa et son blog de Zazaz.

L’attrait de Mediapart tient principalement à ces voix complémentaires et parfois dissonantes qui permettent de connaitre des aspects abordés par aucun autre média.

La censure d’un billet de Laurent Mucchielli par la Rédaction de Mediapart est donc bien hypocrite : ses billets apportent un pluralisme bienvenu qui contribue à l’attrait du média, puisque la confusion existe pour beaucoup entre Le Club et la rédaction. Confusion sans doute très favorable à Mediapart. Mucchielli est un des seuls, avec Enzo Lolo et quelques autres qu’il me reste à découvrir, à apporter une expertise discordante et fouillée. Il faut leur répondre sur le fond, ce qui pourrait être stimulant, et non balayer leurs arguments d’un revers de main ou par des « mises au point » bancales ou fallacieuses.

La question maintenant reste entière, la rédaction de Mediapart reconnaîtra-t-elle son erreur et republiera-t-elle le billet de Mucchielli, ou cédera-t-elle au « biais des coûts irrécupérables  » ?

Mais par-dessus tout, les journalistes de Mediapart auront-ils le courage de refaire du journalisme en allant sur le terrain pour interroger à la source les « données » ? Pour questionner ce que cette crise dit de la gestion techno-totalitaire anticipée par Günther AndersAldous Huxley, ou Bertrand Russell, vers laquelle se dirigent nos sociétés ?

Boris.

Notes

[1] J’ai envoyé mon billet à Rozenn le Saint, qui n’y a jamais répondu. À sa décharge, je ne sais pas si elle est joignable à travers la messagerie interne de Mediapart.

On sait que la manipulation ne se fait pas principalement via les fausses informations : il est beaucoup plus simple de mentir par omission. Ainsi, Mediapart n’a jamais évoqué certains travaux, tels ceux de Dominique Labbé et Dominique Andolfatto, dont Laurent Mucchielli s’est fait l’écho sur son blog, ou a négligé pendant longtemps les questionnements liés aux tests PCR et leur valeur Ct, le suivi épidémique à travers les eaux des égouts par les sapeurs-pompiers de Marseille (France Soir était le premier média à les interroger et à relayer leurs travaux). J’ai interpelé en février 2021 la rédaction de Mediapart sur le rapport à venir de la délégation sénatoriale à la prospective (voir mon billet « Le moment Tchernobyl de la démocratie et des libertés ») : je n’ai jamais reçu de réponse, et Mediapart ne s’est jamais fait l’écho de ce rapport pourtant révélateur.

[2] Les auteurs sont Laurent MUCCHIELLI, sociologue, directeur de recherche au CNRS, Hélène BANOUN, pharmacien biologiste, PhD, ancienne chargée de recherches à l’INSERM, Emmanuelle DARLES, maîtresse de conférences en informatique à Aix-Marseille Université, Éric MENAT, docteur en médecine, médecin généraliste, Vincent PAVAN, maître de conférences en mathématique à Aix-Marseille Université, Amine ULMILE, pharmacien des hôpitaux, praticien hospitalier, unité de pharmacovigilance du Centre hospitalier de Cholet.

[3] Pour ma part, je crois que le travail de modérateur ou modératrice demande une solide culture juridique, ainsi qu’une excellente capacité à chercher des informations ou à les vérifier, ainsi qu’une bonne connaissance historique. Bref, à mille lieux des CV des modérateurs d’aujourd’hui. L’exigence devrait être la même que pour les relecteurs employés jadis dans les rédactions : un excellent niveau de français, et une intelligence du texte.

[4] Cela s’est vu par exemple avec l’étude Co-ki, qui interrogeait les effets secondaires du masque sur les enfants. Menée auprès de plus de 25000 personnes, les résultats de l’étude ont été retardés pendant des mois, jusqu’à une 4e version. Fait exceptionnel, l’éditeur de Research Square s’était fendu d’une note, dont voici un extrait : « The limitations of the study include sampling bias, reporting bias, and confounding bias as well as lack of a control group. The use of masks, together with other precautionary measures, significantly reduces the spread of COVID-19 and is considered safe for children over the age of two years old ». Malgré les résultats de l’étude, impossible de contredire la doxa…

[5] et bien sûr France Soir, non classé sur l’échiquier politique. Ne regardant pas la télé, je ne saurais parler des autres médias.

[6] La « syndémie » est un terme utilisé pour décrire un cadre conceptuel visant à comprendre les maladies ou problèmes de santé et la façon dont ils sont exacerbés par le milieu social, économique, environnemental et politique dans lequel vit une population (Andermann). En réalité, de nombreuses maladies sont des syndémies : l’asthme, l’obésité, la tuberculose, le VIH, même la grippe dans certains cas… la liste est longue. Ce n’est donc absolument pas une exclusivité du Covid.

Source : https://blogs.mediapart.fr/le-blog-de-boris/blog/150821/contre-la-censure-de-mediapart-pour-laurent-mucchielli


Étienne : pensez, s’il vous plaît, à faire connaître ici, dans les commentaires de ce billet, tout ce qui, à votre connaissance, pourrait compléter ces informations sur la DANGEROSITÉ des « vaccins » (avec des guillemets) que l’État veut nous injecter de force à tout prix.


Fil Facebook correspondant à ce billet : 
Aucun puisque Facebook ferme désormais tous les comptes de ceux qui s’opposent au gouvernement des multinationales…

Tweet correspondant à ce billet :

La dangerosité des nouveaux vaccins anti-covid est un fait historique (article collectif important autour de Laurent Mucchielli)https://t.co/4zX2CY6uVI@LMucchielli est un spécialiste de la VIOLENCE D'ÉTAT, particulièrement légitime et utile en ces temps de bascule totalitaire.

— Étienne Chouard (@Etienne_Chouard) September 9, 2021

Fil Telegram (très récent et plutôt orienté « bascule totalitaire » ces temps-ci) correspondant à ce site :
https://t.me/chouard

L’article [Abus de pouvoir] La dangerosité des nouveaux vaccins anti-covid est un fait historique (article collectif d’une équipe autour de Laurent Mucchielli) est apparu en premier sur Étienne Chouard - Blog du Plan C.

❌