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Le grain de la désinformation

Par : Wayan

Par Natsouth − Le 25 mai 2022 − Source The Saker’s Blog

Le port d’Odessa

Il y a plusieurs sujets de discussion qui sont surveillées concernant les plans et les développements faits par l’Occident pour ouvrir les ports commerciaux ukrainiens de la mer Noire. Un pot-pourri d’articles est apparu récemment sur les expéditions de céréales depuis la Russie et la pénurie de céréales causée par le conflit. Comme toujours, ces articles des médias institutionnels occidentaux font partie d’un effort de propagande visant à dépeindre la Russie sous le pire jour possible, des articles avec peu ou pas de preuves, juste des allégations, des données faussées ou des omissions flagrantes d’informations gênantes mais cruciales. Cet article décrit les développements et les problèmes liés aux ports ukrainiens de la mer Noire, où la navigation commerciale est piégée, à l’OTAN ainsi qu’aux activités ukrainiennes liées à la navigation en mer Noire.

Soyez indulgent avec moi alors que je me faufile entre plusieurs sujets distincts centrés sur les ports ukrainiens qui ne sont plus en activité. Les principaux commentaires sont divisés en deux grandes parties avec une analyse sur les éléments maritimes.

Partie 1 – Les ports de la mer Noire et les exportations des récoltes

Affirmation 1 : La Russie utilise le blocus des exportations de céréales ukrainiennes comme un outil de pression sur le monde entier.

Déclaration 2 : (tiré de The Economist)

Comment débloquer les ports ukrainiens pour soulager la faim dans le monde. Il y a peu d’options pour que le grain ukrainien atteigne le marché global.

Déclaration 3 : « La Russie vole les céréales de l’Ukraine ». Absurdités et allégations non vérifiées.

Des images exclusives de la compagnie étasunienne Maxar Technologies montrent les forces russes en train de voler le grain dans les ports ukrainiens.

Déclaration 1 et Déclaration 2

Les médias occidentaux sont passés maîtres dans l’art de la tromperie. Ils fournissent juste assez d’informations pour créer un récit, mais omettent délibérément des informations ou des données de base pour donner au récit un aspect négatif. À première vue, ce récit est tellement biaisé que beaucoup s’empresseront de le rejeter comme une absurdité. Je serais prudent car les États-Unis, l’UE et l’OTAN déploient un effort narratif bien plus large. Il est exaspérant de laisser entendre qu’une crise alimentaire mondiale est imminente uniquement parce que les ports ukrainiens ne sont pas en mesure d’exporter les récoltes.

L’Ukraine continue à exporter des céréales via les ports roumains, qui continuent à fonctionner normalement, en particulier Constanta, comme le rapporte DW (DW avril 2022). On prévoit que 1,5 million de tonnes (mmt) de céréales ukrainiennes seront exportées par les ports roumains au cours du seul mois de mai et que 3 mmt pourront être exportées dans un avenir proche. (Reuters mai 2022), (Reuters 24 avril 2022)

Même si le débit ne sera pas du même ordre que celui d’Odessa, par exemple. Même la Lituanie a déclaré qu’elle pouvait contribuer à l’exportation de céréales ukrainiennes grâce à son réseau ferroviaire et à ses ports. En outre, l’utilisation du Danube comme voie navigable de transport vers les ports de l’UE se fait par le biais de barges à partir de ports intérieurs, ainsi que des propositions d’utilisation des ports de l’Adriatique (HINA 24 mai 2022).

Le transport routier est utilisé pour acheminer les récoltes vers les plateformes portuaires roumaines. Il n’est pas aussi rapide non plus, mais il se fait malgré les goulets d’étranglement aux points frontaliers. Le réseau ferroviaire ukrainien est déjà sous pression avec les expéditions militaires et l’infrastructure ferroviaire a par conséquent été dégradée lors des frappes aériennes russes et ne peut donc être utilisée que de manière limitée, (Zdopravy cz en tchèque).

Navires de charge, dont certains seront des vraquiers, au mouillage au large du nord de la Roumanie Source : AIS de trafic maritime. (Tous ne sont pas des céréaliers mais cela montre la congestion du trafic).

Sky News a exceptionnellement pu avoir accès au port d’Odessa où plus d’un quart de million de tonnes de grain sont bloqués depuis des mois sans moyen de rejoindre la mer.

The Economist cite le chef du Programme Alimentaire Mondial qui a déclaré : « au cours des neuf prochains mois, nous verrons la famine, nous verrons la déstabilisation des nations et nous verrons une migration massive ». Par ailleurs, le secrétaire général des Nations unies a lancé un appel à la Russie pour qu’elle permette « l’exportation en toute sécurité des céréales stockées dans les ports ukrainiens ». Il y a beaucoup de choses à déballer en ce qui concerne l’ensemble du récit en train d’être diffusé.

The Kyiv Independent
Zelensky : La Russie bloque 22 millions de tonne de grain dans les ports ukrainiens.
Le président ukrainien ajoute que le Russie vole les récoltes de l’Ukraine. Selon le ministre ukrainien de l’agriculture, les exportations de grains sont limitées à 500 tonnes par mois comparées aux 5 millions d’avant-guerre.

Pourtant, NEXTA utilise des chiffres différents. Qui a raison ? Le principal terminal céréalier d’Odessa a une capacité de stockage de 5 millions de tonnes. D’où vient le chiffre de 25 millions de tonnes (mmt) de céréales, ci dessous ? Je soupçonne que les chiffres sont susceptibles d’être amplifiés pour créer une image plus inquiétante.

25 millions de tonnes de grain sont bloqués dans le port d’Odessa et, en général, à cause du blocus du port par la Russie, l’Ukraine ne peut pas exporter 90 millions de tonnes de grain, perdant ainsi 170 millions de $ par jour.

Sur un point trivial, une fois de plus il y a des aspects qui ne collent pas, 5 à 9 semaines d’attente pour l’exportation des récoltes (NEXTA) contre 6 jours (Sky News 23 mai 2022). Revenons au tableau d’ensemble, absent du récit des médias. Regardons brièvement les chiffres sur les exportations de céréales pour avoir une vision plus large du sujet.

2020-2021 2021-2022 (prévisions )
Production céréalière ukrainienne 65 mmt 80 mmt
Production céréalière russe 85 mmt 85 mmt

Comme l’a rapporté Reuters cette semaine, l’Ukraine a quand même réussi à exporter des récoltes : « Les données du ministère ont montré que l’Ukraine a exporté 46,51 mmt jusqu’à présent au cours de la saison 2021/22 juillet-juin, contre 40,85 mmt la saison d’avant. » (Reuters 19 mai 2022)

Franchement, 22 mmt de céréales ne changeront pas grand-chose à la pénurie mondiale en l’état actuel des choses. Paradoxalement, l’Ukraine paie les armes fournies par l’Occident grâce aux exportations de céréales. Est-il surprenant que l’Ukraine veuille utiliser Odessa pour expédier ses 70% d’exportations prévues de récoltes de céréales et d’autres produits, afin de pouvoir continuer à payer les livraisons d’armes ? Les exportations ukrainiennes ont largement été transférées vers la Roumanie, à en juger par l’encombrement des navires observé sur l’AIS.

Il est important de noter qu’aucun des experts occidentaux ou des médias corporatifs n’a été capable de mentionner le fait que la Russie est le plus grand exportateur de céréales au monde, environ 4 fois la quantité de blé que l’Ukraine produit, environ 18% des exportations mondiales et cette année, on s’attend à une récolte record. Selon le rapport STAT de la FAO, l’Ukraine était le 8e plus grand producteur de blé, tandis que la Russie était en troisième position en 2020, derrière la Chine et l’Inde.

Ces chiffres changent radicalement lorsqu’on examine les données relatives aux plus grands exportateurs de blé :

La crise en Ukraine risque de faire augmenter le prix du blé. Les plus grands exportateurs de blé (en tonnes)

La récolte de blé russe pourrait atteindre 85,0 mmt cette année, et le pays a le potentiel d’exporter 39,0 mmt, bque l’on s’attende à ce que les exportations de récoltes soient freinées. En fait, les médias institutionnels brouillent soigneusement les pistes en fusionnant les données de production et d’exportation des deux pays. Par exemple, The Guardian affirme que « les 41 nations les moins développées du monde importent un tiers de leur blé d’Ukraine et de Russie. »

Après avoir vérifié que l’Ukraine exporte toujours ses produits, passons à l’autre aspect inquiétant, la crise alimentaire mondiale et la faim. En bref, la crise alimentaire mondiale n’a pas été déclenchée par le conflit ukrainien actuel, mais a en fait commencé à la mi-2021. Un autre aspect est que les conditions mondiales pour le blé sont les pires depuis plus de 20 ans en raison des conditions de sécheresse, (World Grain 23 mai 2022) qui ont sévèrement réduit la production de céréales et la récolte.

« Je partage ces informations parce que nous pensons qu’il est important que vous compreniez tous que même si la guerre prenait fin demain, notre problème de sécurité alimentaire ne disparaîtra pas de sitôt sans une action concertée », Sara Menker, directrice générale de Gro Intelligence.

Pourtant, le chœur des États-Unis, de l’UE et de l’ONU a commodément sauté dans le train de l’attribution de la faute à la Russie, comme le souligne le titre de cet article :

Poutine affame des millions de gens dans le monde.
Avec des prix alimentaires à un niveau jamais atteint, 276 millions de personnes sont en « insécurité alimentaire », plus du double par rapport à 2019.

Encore un titre qui brouille l’information pour servir la propagande contre la Russie. Vous savez qu’il s’agit clairement de propagande lorsque les articles ne tentent même pas de présenter un point de vue russe.

La Russie est un énorme exportateur de céréales et d’engrais, elle est donc en mesure de continuer à exporter ses produits. Toutefois, depuis que les États-Unis et l’Union européenne ont imposé des sanctions, la Russie impose des conditions aux exportations, par rétorsion. De même que pour les exportations de pétrole et de gaz, la Russie va obliger les pays hostiles à acheter à des prix élevés en roubles ou va complètement arrêter de leur vendre, tout en encourageant les pays neutres et amis du sud à acheter ses produits à un prix plus bas. Cette situation a paralysé les États-Unis et l’UE, et les sanctions ont déjà eu un effet boomerang important.

J’ai brièvement abordé la question de la faim, même si je suis réticent à l’idée de l’approfondir, car c’est un peu trop pour un seul article, je me suis donc contenté d’exposer brièvement les problèmes, d’en esquisser les grandes lignes. Il faudrait un article beaucoup plus long pour démonter étape par étape le récit artificiel et je pense que d’autres personnes sont plus compétentes dans ces domaines.

Dans ce contexte d’histoire de grenier à blé ukrainien, de plus en plus de pays cessent d’exporter leurs cultures, exacerbant ainsi la crise alimentaire, alors que les États membres de l’UE continuent d’encourager les agriculteurs à arrêter leur production. Il convient de mentionner à ce stade que la quasi-totalité de ce que l’on appelle la « communauté internationale » a empêché les navires exploités, battant pavillon ou affrétés par la Russie de faire escale dans ses ports et que les compagnies maritimes ont réduit leurs services vers la Russie.

Déclaration 2

Comme nous l’avons déjà souligné, selon plusieurs articles des médias occidentaux, la Russie a contribué à une pénurie mondiale de céréales en envahissant l’Ukraine. Cet angle spécifique est poussé conjointement par l’UE, le Royaume-Uni et les États-Unis. Cela devrait être classé dans la même catégorie que l’affirmation de l’administration de Washington disant que le président Poutine est responsable de l’inflation galopante aux États-Unis.

Le point d’achoppement à noter est le « déblocage » des ports, car il y a une référence implicite à des moyens militaires, en donnant des missiles à l’Ukraine pour détruire la marine russe, afin de permettre aux navires de naviguer dans la zone. Un autre angle est l’intervention extérieure, les escortes navales des navires vers les ports ukrainiens. Ces aspects sont discutés plus en détail dans la partie 2.

Déclaration 3

CNN est la source principale de toute désinformation, des agitateurs de première classe écrivant des articles basés sur des allégations. « Les forces russes volent des céréales dans les ports d’Ukraine ». Comme mentionné, les images satellites proviennent de Sébastopol. Ce qui n’a pas été mentionné, c’est qu’il s’agit de la Crimée, qui fait partie de la Russie depuis 2014.

Cet instantané médiatique pourrait bien sembler anodin, mais là encore, cela fait partie d’un programme sous-jacent plus profond. Essentiellement, les Russes volent leurs propres céréales, produites et récoltées il y a de nombreux mois, avant février. Ces affirmations ridicules font maintenant le tour des médias, alors même les services OSINT pro-occidentaux jouent le jeu et suivent même les mouvements des vraquiers. Au même moment, NEXTA déclarait que la Russie avait volé environ 400 000 tonnes de céréales dans les régions occupées d’Ukraine, selon la Verkhovna Rada. Un fait absolument sans preuve, aucune information vérifiable sur la chaîne logistique allant du stockage au silo, juste une photo d’un navire chargeant des céréales depuis un silo portuaire.

Pourtant, la plupart des zones occupées sont en fait le Donbass, la DNR et la LNR qui essaient maintenant de remettre en service le port de Marioupol, ce qui est décrit comme faisant partie du processus de vol d’autres récoltes. Peut-être que les chiffres couvrent également la région de Kherson. 400 000 tonnes, c’est une goutte d’eau dans l’océan par rapport à la capacité agricole globale de l’Ukraine. « La plupart des 1,5 million de tonnes de céréales volées par la Russie », dit l’Ukraine, eh bien en fait, ce chiffre correspond exactement au rapport d’août 2021 sur la quantité totale de récoltes en Crimée pour cette année-là, (RGRU août 2021).

Il s’agit d’une méthode éprouvée qui consiste à façonner des récits à partir d’images satellite, puis à créer une histoire à partir de ces images. Par conséquent, ce type d’articles ne doit pas être immédiatement rejeté comme une absurdité et un tas de mensonges, mais considéré comme un piège médiatique. Ces articles doivent être totalement décortiqués et démystifiés.

Les Ukrainiens aggravent chaque jour la situation par leur malveillance absolue à l’égard de la Russie. Les allégations de vol d’exportations de céréales sont un moyen détourné d’entraver les exportations russes de la mer Noire, ce qui ne ferait qu’aggraver la crise alimentaire mondiale.

L’Ukraine a demandé à la Turquie d’interdire les navires russes transportant des céréales (Maritime Executive, 17 mai 2022). L’Égypte et le Liban ont récemment refusé l’accostage d’un navire russe après avoir appris que la cargaison avait été volée à l’Ukraine (le même navire que sur les images de CNN, également rapportées par le tristement célèbre site ukrainien Peacemaker). Le navire se trouve maintenant en Syrie. (CNN 12 mai 2022)

Le point de vue russe

Nous atteignons maintenant les sommets de l’hypocrisie. Vous savez mieux que quiconque que la Russie NE BLOQUE PAS les exportations d’aliments hors des ports ukrainiens. Vous les avez minés et vous utiliser les cargos étrangers comme remparts. Et la nourriture passant par voie terrestre ne va pas aux africains mais sert à payer vos factures d’armements.

La Russie risque d’affamer des millions de personnes en bloquant nos ports. Avec nos partenaires, l’Ukraine a décidé d’ouvrir deux voies terrestres pour exporter de la nourriture et sauver l’Afrique et d’autres régions de la famine. La Russie doit arrêter son blocus et permettre d’exporter librement.

Le tweet ci-dessus est le point de vue de la Russie, en quelques mots. C’est l’Ukraine qui a fermé ses ports le 24 février, en piégeant les navires y étant amarrés et en posant peu après des mines le long de la côte. Les cargos piégés ne sont tout simplement pas autorisés à partir.

La Russie a récemment déclaré que Kiev empêchait 75 navires étrangers de 17 pays de quitter ses ports (Ministère russe de la défense, mai 2022).

Partie 2 – Éléments maritimes à prendre en compte

  • Mines marines

Ce récit a été élaboré depuis plusieurs mois maintenant, il a d’abord commencé par nier que l’Ukraine a posé des mines marines pour arrêter un éventuel assaut amphibie russe sur ses côtes, principalement dans la région d’Odessa. Pratiquement tous les médias et experts occidentaux ont repris la position ukrainienne selon laquelle c’était des mines marines russes. Comme l’indiquent les communiqués de presse du ministère de la Défense et des autorités maritimes russes, les mines ukrainiennes ont dérivé dans toute la mer Noire.

On estime que 200 à 400 mines d’ancrage ont été posées autour d’Odessa et au nord-ouest de la mer Noire. En février, certaines d’entre elles se sont détachées de leurs chaînes, pendant des tempêtes, et ont ensuite dérivé vers le sud, portées par le courant. Quelques mines ont, à plusieurs reprises, temporairement fait fermé le Bosphore au transit maritime.

L’une d’entre elles, neutralisée par la marine roumaine, était une ancienne mine marine portant des marques ukrainiennes distinctes (Mangalia News, 3 avril 2022).

Du au danger posé par les mines, la navigation est interdite jusqu’au prochain avis dans les régions délimitées :

  • Appels à la levée d’un blocus

Nous avons maintenant le récit du blocus des cultures céréalières par la marine russe, lié aux alarmes d’une famine mondiale, opportunément provoquée par la Russie, (comme indiqué précédemment dans la première partie). Des appels ont été lancés pour que des navires de l’OTAN escortent les vraquiers en mer Noire. Un léger problème se pose alors : qui devra déminer les ports ukrainiens ? L’Ukraine ou l’OTAN ? L’envoi de navires sera une entreprise très dangereuse, ne serait-ce qu’en raison du risque de dérive des mines marines (voir la section sur l’analyse maritime ci-dessous).

  • Une coalition navale de volontaires

Le journal britannique The Guardian mentionne que le Royaume-Uni élabore avec ses alliés un plan potentiel proposé par la Lituanie, visant à envoyer des navires de guerre en mer Noire avec pour mission d’escorter les navires exportant des céréales ukrainiennes, principalement depuis Odessa.

« La Grande-Bretagne soutient en principe l’appel à une coalition navale ‘des volontaires’ pour relancer les exportations par la mer Noire. » (The Guardian 23 mai 2022)

Le ministre lituanien des Affaires étrangères, Gabrielius Landsbergis, a déclaré : « Il n’y a aucun moyen de stocker ce grain et aucune autre route alternative adéquate ». Il ment comme un arracheur de dents puisque la Roumanie exporte actuellement des récoltes de céréales ukrainiennes et que même la Lituanie a proposé d’aider à exporter des récoltes également.

« Les forces navales alliées débarrasseront la zone autour du port des mines russes pour assurer le transport. » Potentiellement, vous pouvez voir où tout cela mène, avec la possibilité supplémentaire d’une résolution de l’ONU, puis l’organisation de convois de navires de l’ONU/PAM, initialement escortés par des marines non-OTAN, comme le vante le ministre lituanien des affaires étrangères dans son plan. Toutefois, la ministre britannique des affaires étrangères, Liz Truss, ne partage pas cette vision, car elle souhaite que les forces navales britanniques y participent.

En fin de compte, les marines de l’OTAN n’appartenant pas à la mer Noire auront alors un pied dans la mer Noire et feront effectivement d’Odessa un avant-poste de l’OTAN.

  • Des missiles antinavires pour l’Ukraine

En outre, toute cette campagne d’information est alimentée sans cesse au goutte-à-goutte, mais elle débouche aussi sur l’approbation de nouvelles livraisons de missiles antinavires, par les États-Unis et l’OTAN, à l’Ukraine pour attaquer la flotte russe de la mer Noire. Bien que je soupçonne que de telles livraisons ont déjà été effectuées secrètement. Les missiles britanniques Brimstone sont déjà en service opérationnel dans l’armée ukrainienne.

Liz Truss a déclaré que « le Royaume-Uni souhaiterait que des navires de la marine britannique se joignent à l’escorte si les modalités pratiques pouvaient être réglées, notamment en déminant le port et en fournissant à l’Ukraine des armes à plus longue portée pour défendre le port contre une attaque russe. » Voyez comment une « mission humanitaire » est étroitement liée à un argumentaire pour « envoyer plus d’armes ».

Juste au bon moment, il est rapporté que le Danemark enverra des AsHM Harpoons à l’Ukraine, (Defense News 23 mai 2022).

Partie 3 – Analyse – éléments maritimes

Le jeu des reproches grossier et cynique mis en œuvre par l’Occident se poursuit. Au lieu d’amener Kiev à mettre en œuvre les accords de Minsk, l’Occident augmente maintenant les menaces et les crises, sautant de Charybde en Scylla.

Dans l’ensemble, il y a un effet boule de neige avec la fabrication d’une agitation émotionnelle basée sur un récit disant que la Russie « provoque la famine mondiale » en « bloquant les navires dans la mer Noire » ? Reliez les points : La Russie est mauvaise. Ce n’est pas tout, il y a aussi le périlleux montage en cours d’élaboration, comme le mentionne The Economist, sur la façon de débloquer les ports ukrainiens ? Il n’est pas nécessaire d’avoir une boule de cristal pour voir la possibilité d’une implication de l’OTAN, une autre série de justifications de missions militaires basées sur la responsabilité de protéger, comme on l’a vu au Kosovo et en Libye.

Pour cela, les médias institutionnels occidentaux présentent une série de micro-événements sur une base régulière. Chaque événement est imbriqué et conçu pour prendre de l’ampleur, comme une boule de neige, spécifiquement conçu pour manipuler les émotions (un peu comme les 5 minutes de la haine d’Orwell) et servir de justification à certaines actions économiques et militaires sous de faux prétextes. Les articles sur le déblocage des ports ukrainiens entrent parfaitement dans cette catégorie.

Il n’y a pas de blocage physique de la navigation commerciale dans les ports ukrainiens. Portez une attention particulière à cet extrait du site Web de l’Organisation maritime internationale (OMI) :


L’Ukraine a indiqué ses préconditions pour que les bateaux puissent quitter ses ports en sécurité. Elle demande la fin des hostilités, le retrait des troupes, d’assurer la liberté de navigation en mer d’Azov et en mer Noire, dont le déminage avec la participation des Etats du littoral de la mer Noire.

Comme le montre cette capture d’écran, l’Ukraine a fixé des conditions préalables pour que les navires puissent quitter les ports ukrainiens, il ne s’agit donc pas d’un blocus de la Russie à proprement parler. L’Ukraine retient en otage les navires et les équipages étrangers dans le cadre de ses efforts pour obtenir davantage d’intervention et d’armes de l’Occident. L’OMI, une organisation des Nations unies, confirme ce que les diplomates russes ne cessent de dire depuis des mois.

Le secrétaire d’État américain ment comme un arracheur de dents ou se trompe complètement lorsqu’il déclare : « Il y a environ 85 navires en ce moment avec des céréales, du blé à l’intérieur. Ils ne peuvent pas sortir. Il y a encore 22 millions de tonnes de blé dans des silos près des ports qui ne peuvent pas y arriver. » Eh bien, certains des 85 navires sont à Marioupol, transportent des produits sidérurgiques. D’autres navires dans les ports ukrainiens sont des pétroliers et d’autres transportent des engrais. Blinken a juste relevé la déclaration de l’OMI, hors de son contexte :  » […] il reste 84 navires marchands, avec près de 450 marins à bord. Ce nombre continue à diminuer régulièrement. »

« Ce nombre continue de diminuer régulièrement. » Hé ! Quelqu’un se pose la question de savoir comment et quand ?

Ce n’est pas la Russie qui entrave l’accès aux ports. L’Ukraine a posé des mines au hasard en février et veut maintenant que l’OTAN les enlève, mais seulement lorsque les troupes russes auront quitté l’Ukraine, le Donbass et la Crimée. Pourtant, en même temps, il y a une crise alimentaire et l’Ukraine a besoin d’Odessa comme plaque tournante pour l’exportation de céréales. Les autorités ukrainiennes présentent un large éventail de demandes, ce qui laisse suffisamment d’espace pour que les souhaits de l’OTAN et des États-Unis soient progressivement mis en œuvre.

Le blocage physique des navires dans les ports par les autorités ukrainiennes est également mentionné dans le document de l’OMI : « Des mines marines ont été posées dans les approches des ports et certaines sorties de port sont bloquées par des barges et des grues coulées. De nombreux navires n’ont plus suffisamment d’équipage à bord pour naviguer. » C’est certainement arrivé à Marioupol et dans cette capture d’écran de montage, vous pouvez voir les barges coulées pour empêcher les navires de partir ainsi que les mines à proximité, (lien vidéo Telegram 15 mai 2022, lien vidéo 9 avril 2022). Ce n’est pas la Russie qui a paralysé physiquement l’accès aux ports et piégé les équipages à bord des navires. Des mines marines ont également été trouvées sur terre, éparpillées autour de Marioupol, l’une d’elles a même été placée dans un minibus ukrainien appartenant à la Garde nationale ukrainienne (Azov), (lien vidéo avril 2022), mais il s’agit de mines marines russes selon les médias institutionnels et les experts occidentaux.

Un autre aspect à considérer est la question de l’assurance et de l’équipage des navires commerciaux. Comme le mentionne l’OMI, un certain nombre de navires n’ont pas un équipage suffisant pour naviguer en toute sécurité. Même si les navires étaient autorisés à entrer et sortir de la zone, il serait très difficile d’avoir l’assurance nécessaire pour y entrer, étant donné que les opérateurs et les affréteurs ne voudront pas exposer un navire, son équipage et sa cargaison à des « risques de guerre » sans l’assurance ou les contrats nécessaires. Il faudrait des équipages disposés à se rendre dans une zone de guerre. La situation est compliquée par le fait que le gouvernement ukrainien a placé les ports au niveau 3 de MARSEC (sécurité maritime) et qu’ils sont donc fermés à l’entrée et à la sortie.

Les alertes NAVAREA III confirment également le risque de guerre dans la région nord-ouest de la mer Noire. Malgré cela, le ministère russe de la défense a déclaré que « la Fédération de Russie prend toute une série de mesures globales pour assurer la sécurité de la navigation civile dans les eaux de la mer Noire et de la mer d’Azov ». Le corridor maritime bleu de l’OMI fait partie de cette initiative.

Passons à un autre aspect digne d’intérêt. Pas un seul média occidental n’a pris la peine de mentionner ce que font le ministère de la Défense et la marine russes pour faire face au blocage de la navigation. Comme pour les désormais célèbres corridors terrestres, la Russie a mis en place une version maritime pour la navigation civile. Il ne s’agit pas d’un blocus. Ce corridor humanitaire fait partie de l’initiative de l’OMI visant à « établir et soutenir la mise en œuvre d’un corridor maritime bleu sûr dans la mer Noire et la mer d’Azov ». De même, il n’est pas fait mention d’un corridor maritime sûr dans les avertissements de Navarea III, mais seulement de mines marines dérivantes et d’une zone de risque de guerre.

Par conséquent, un corridor humanitaire est disponible tous les jours pendant la journée, en tant que voie sûre désignée au sud-ouest de la mer territoriale de l’Ukraine, d’une longueur de 80 miles nautiques et d’une largeur de 3 miles nautiques. La marine russe diffuse cette opération et la localisation du couloir de sécurité en anglais et en russe toutes les 15 minutes sur les canaux radio internationaux VHF, en anglais et en russe.

Le blocus d’Odessa, plaque tournante des exportations de céréales, est un cheval de Troie permettant à l’Occident de poursuivre et d’intensifier sa guerre par procuration contre la Russie. L’Ukraine suit ces plans fous de missiles à longue portée et d’escortes navales. Pour rendre ces plans acceptables pour le public occidental docile, la Russie est constamment accusée, à tort, de déclencher une crise alimentaire mondiale.

Blog de l’auteur : https://natsouth.livejournal.com

Natsouth

Références

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

C’est la guerre, et l’escalade est à venir

Par : Zineb

« La guerre, c’est la guerre » , et cette guerre va s’intensifier.


Par Alastair Crooke – Le 24 avril 2022 – Source Al Mayadeen

Il s’agit bien d’une guerre. L’OTAN est en guerre contre la Russie. Les juristes allemands diront peut-être que non, mais quand l’Occident arme l’Ukraine, quand les forces spéciales de l’OTAN sont à Kiev (c’est-à-dire les SAS britanniques) et forment les milices sous leur protection à l’utilisation de leurs armes pour tuer des Russes, est-il vraiment pertinent de savoir de quelle épaule est tiré le missile Starstreak (de fabrication britannique) qui abat un hélicoptère russe ? Le sait-on vraiment ?

Quoi qu’il en soit, cette « guerre » (guerre par procuration, si vous préférez) a effectivement été lancée en 2014, et s’est considérablement intensifiée en 2017, lorsque l’OTAN a cessé de s’appuyer sur les forces nationales ukrainiennes (qui s’étaient révélées quelque peu enclines à faire des défections, avec leurs armes, au profit de milices russophones), pour recourir à des internationalistes et des mercenaires, avec l’intention agressive d’affaiblir et d’embourber la Russie.

« La guerre, c’est la guerre » , et cette guerre va s’intensifier.

Personne ne connaît le nombre exact de ces milices d’extrême droite constituées par l’Occident, mais Reuters avance le chiffre de cent mille, ce que constate et approuve Jacques Baud, ancien conseiller principal de l’OTAN. Ces paramilitaires, cependant, ne jouent aucun rôle dans la guerre de terrain normale, mais se concentrent plutôt sur le maintien de « l’ordre » [c’est-à-dire la stricte obéissance] dans les villes. Et c’est exactement ce que vous avez eu à Marioupol et ailleurs. Ces milices de type Azov ne sont pas équipées pour des opérations de terrain. Elles sont équipées pour la guerre urbaine. Pour être clair, ce mode de guerre urbaine impitoyable à la Idlib ne vise pas à vaincre l’armée russe, mais à l’entraîner dans une boue étouffante et enveloppante.

Jusqu’en février de cette année, ce dispositif était essentiellement destiné à alimenter une campagne d’attrition ; un bourbier naissant. Mais soudain, le 16 février, il y a eu une augmentation massive des tirs d’artillerie du côté ukrainien (environ 30 fois plus que par le passé, selon l’OSCE) et cela a coïncidé avec les prédictions de Biden d’une invasion russe imminente. Pour les Russes, et pour le président Poutine en particulier, c’était le signe du début de la guerre d’usure attendue. Et c’est ainsi que le 24 février, l’opération militaire spéciale de la Russie a été lancée.

Pourquoi l’attrition ? Pourquoi pas une guerre ordinaire ? Eh bien, parce que l’OTAN ne voulait pas poser ses « bottes » sur le terrain. Elle voulait une insurrection de faible intensité.

Pourquoi ? Parce qu’il avait été décidé que l’effondrement de la Russie (le but ultime) devait avant tout être obtenu par une guerre financière totale (évitant ainsi les pertes américaines) : des milliers de sanctions ; la saisie des réserves de change russes ; et un effort concerté pour couler le rouble. En mars, Biden se vantait déjà dans son discours sur l’état de l’Union que le rouble s’était effondré de 30% et la bourse russe de 40%. Les combats en Ukraine devaient permettre de renforcer les effets de la guerre financière sur la Russie.

Mais aujourd’hui, nous constatons que les calculs ont changé. En fait, ils doivent changer, car la dynamique et les calendriers s’inversent :

Premièrement, l’économie de la Russie ne s’est pas effondrée. Le rouble est revenu au niveau où il était avant le 24 février. Ensuite, l’Occident a donc déployé sa PSYOP anti-Poutine sans précédent, sur fond d’allégations quasi quotidiennes d’atrocités et de crimes de guerre attribués à la Russie.

La guerre des PSYOPS a complètement imprégné le public européen d’une animosité et d’une haine passionnelles pour Poutine et les russes. Son « succès » à cet égard ne fait aucun doute.

Mais il semble qu’il y ait eu aussi une sous-intrigue anglo-américaine moins remarquée : cette sous-intrigue consiste à affaiblir l’Allemagne et à l’empêcher de s’allier à la Russie, pour au moins une génération. Cette dernière aspiration est bien établie et existait déjà avant la première guerre mondiale.

Comme l’a écrit Ambrose Evans-Pritchard dans le Telegraph cette semaine, « Olaf Scholz doit choisir entre un embargo énergétique sur la Russie et un embargo moral sur l’Allemagne » : « … Le refus de l’Europe occidentale de couper le financement de la machine de guerre de Vladimir Poutine est intenable. Le préjudice moral et politique pour l’UE elle-même devient prohibitif » .

Mais notez le corollaire : pour pousser à cet embargo énergétique de l’UE, la Grande-Bretagne fait monter les enchères en exigeant une « réponse occidentale à la hauteur de la menace existentielle à laquelle l’ordre libéral européen est confronté » .

Voici donc le grand programme révisé : la Russie survit à la guerre financière parce que l’UE continue d’acheter du gaz et de l’énergie à la Russie. L’UE et plus particulièrement l’Allemagne financent, selon le mème, la « guerre grotesque et sans motif » de Poutine. « Pas un euro ne doit parvenir à Poutine » .

Ne s’agit-il pas simplement d’une évolution des objectifs de l’Occident en février ? Non. Car la stratégie du « boycott de l’énergie russe » ne consiste pas à laisser à la « guerre du Trésor » le temps de porter ses fruits, mais plutôt à achever l’Europe, bien sûr, et l’Allemagne en particulier. Et ce sera pour bientôt.

L’Europe n’a aucun moyen de remplacer l’énergie russe par d’autres sources dans les années à venir. Mais les dirigeants européens, consumés par une frénésie d’indignation face à un flot d’images d’atrocités en provenance d’Ukraine – et par le sentiment que le « monde libéral » doit à tout prix éviter une perte dans le conflit ukrainien – semblent prêts à aller jusqu’au bout. L’embargo sur l’énergie pourrait survenir assez rapidement.

Mais voilà le hic : les États-Unis voient bien que leur « guerre » d’usure est un échec. L’armée ukrainienne est encerclée et sera bientôt anéantie (d’une manière ou d’une autre).

Ainsi, la question n’est plus de savoir si la guerre d’attrition peut donner aux sanctions plus de temps pour affecter la population russe. La guerre du Trésor échoue également (pour des raisons complexes liées au fait que la Banque de Russie lie le rouble à l’or et le rouble à l’énergie).

Là encore, ce sont les conséquences économiques/financières qui changent la donne. L’inflation monte en flèche en Europe et va encore augmenter. Et l’opinion publique est en train de changer : « Selon un sondage, le soutien de l’opinion publique aux sanctions contre la Russie diminue à mesure que la crise du coût de la vie commence à se faire sentir. La proportion de l’opinion publique qui accepterait une hausse des prix du carburant en conséquence de sanctions occidentales sévères contre la Russie a chuté de 14 points en un mois, passant de 50 % en mars à 36 % cette semaine » .

Les calendriers ne correspondent plus : les euro-sanctions ont (théoriquement) besoin de plus de temps pour faire effet. Or, l’Occident n’a pas le temps. C’est l’inflation qui frappe « maintenant » (et qui modifie le sentiment européen sur le projet ukrainien). La dernière chose que souhaite l’establishment européen est un « printemps européen » (en référence au printemps arabe).

L’Occident est confronté à un choix difficile : le soutien de l’opinion publique au projet ukrainien est peut-être en train de s’estomper, au moment même où les réalités sur le terrain montrent que l’« ordre libéral européen » ne sera pas sauvé de la désintégration, à travers l’Ukraine.

Pourtant, on a fait croire à l’opinion publique que sans une victoire de l’Ukraine européenne, sans la défaite et l’humiliation totales de la Russie, le monde libéral ne pourrait pas survivre. Ainsi, nous entendons du bout des lèvres du Haut Représentant de l’UE, Borrell, que la situation ukrainienne ne peut être résolue que par des moyens militaires. Ce qu’il veut peut-être dire, c’est que l’Occident doit être maximaliste, avant que l’inflation ne ruine le plan. L’escalade ou l’échec existentiel.

Alastair Crooke

Traduit par Zineb, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

L’OTAN contre la Russie : la suite des événements

par Pepe Escobar. À Davos et au-delà, le discours optimiste de l’OTAN joue comme un disque rayé, tandis que sur le terrain, la Russie accumule les victoires qui pourraient faire sombrer l’ordre atlantique. Trois mois après le début de l’Opération Z de la Russie en Ukraine, la bataille de l’Occident (12%) contre le reste (88%) […]

L’Europe a bel et bien perdu

par Mario Porrini. La guerre doit durer aussi longtemps que possible afin de saigner à blanc la Russie et de la faire échouer. À ce stade, la domination américaine sur l’Europe deviendra encore plus pesante, certifiée par l’identification désormais complète de l’UE avec l’OTAN. Deux mois après le début de la guerre en Ukraine, Washington […]

Conflits et guerre cognitive

par Daniel Kersffeld. Outre son caractère strictement technique et lié à la guerre, l’OTAN développe des recherches prospectives sur le « contexte militaire futur » en réunissant des compétences militaires, industrielles et universitaires. « Centres d’excellence » Au cœur de cette mission se trouve le travail du Commandement allié Transformation (ACT), dirigé par le général français Philippe Lavigne, qui […]

Assaut sur Krasni Liman

par Erwan Castel. Comme je l’évoquais dans le précédent SITREP sur les chaudrons en cours de formation dans le Donbass, les événements militaires s’y enchaînent de plus en plus rapidement et aujourd’hui nous invitent à regarder à nouveau du côté de Krasni Liman (rebaptisé Liman par les Ukrainiens), une localité située à 20 km au […]

Emmanuel Leroy : « L’OTAN se sert des Ukrainiens pour faire saigner les Russes »

« Cette guerre entre l’OTAN et la Russie est une lutte finale entre deux systèmes qui s’affrontent »   source : France Soir

La vérité sur les 40 milliards de dollars prétendument dépensés pour armer l’Ukraine

par Larry Johnson. Je pense que Scott Ritter s’est emballé en qualifiant le projet de loi sur l’aide à l’Ukraine de 40 milliards de dollars de « changement de donne ». Une fois que vous prenez le temps d’analyser les détails, vous réalisez rapidement que les médias trompent le public américain sur la réalité des 40 milliards […]

Les trois scénarios de l’issue du conflit entre la Russie et l’Ukraine

Par : Volti
Par Andreï Kortounov pour Observateur-Continental Le conflit armé actuel entre la Russie et l’Ukraine n’est évidemment pas un conflit ethnique standard: des Ukrainiens ethniques et des Russes ethniques combattent aujourd’hui des deux côtés de la ligne de front.  Contrairement aux idées reçues à Moscou, le nationalisme radical n’est pas la seule ni la principale force motrice de la résistance ukrainienne […]

Ukraine : Vérités ou Mensonges

par Seph. En temps de guerre la première victime est la vérité, car la propagande sort sa boîte à mensonges. Il y a certes des crimes de guerres des deux côtés comme dans toute guerre. Les médias occidentaux ne parlent que des crimes de guerre russes. Et ceux commis par le camps d’en-face ? Parmi […]

Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs) (12)

par Vladimir Tchernine. RT a ouvert sur Telegram une plate-forme où on peut trouver des vidéos avec des sous-titres en français. Vladimir Tchernine • Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs) (1) • Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs) (2) • Ce qui se passe en […]

Le Grand jeu : ça chauffe !

Une appréciation sur la situation en Ukraine (différente de celle du yetiblog), une analyse des manœuvres d'Erdogan et un point sur l'Extrême-Orient.

Observatus Geopoliticus
Le Grand jeu : ça chauffe !
yetiblog.org

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Erreur de drapeau et autres sujets sur l’Ukraine

Par : Wayan

Par Moon of Alabama – Le 24 mai 2022

Le Pentagone fait le compte rendu de ses efforts pour vendre de nouvelles armes américaines aux nations qui se débarrassent de leurs anciennes armes en Ukraine.

Austin accueille le groupe de contact sur la défense de l’Ukraine pour continuer à soutenir le pays assiégé.

Pour exprimer la gravité de la situation en Ukraine, le Pentagone a décidé de hisser à l’envers le drapeau bleu en haut-jaune en bas de l’Ukraine.

Accrocher un drapeau à l’envers est soit un signe de grande détresse soit d’ignorance culturelle. Étant donné qu’il s’agit d’un événement géré par le Pentagone, la dernière hypothèse est la plus probable.

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Les cinglés des pays baltes ont une autre idée géniale et bien sûr complètement irréalisable.

Le Royaume-Uni soutient le plan de la Lituanie pour lever le blocus russe des céréales en Ukraine

 

La Grande-Bretagne a soutenu en principe une proposition de la Lituanie visant à créer une coalition navale « de bonne volonté » pour lever le blocus russe de la mer Noire empêchant les exportations de céréales ukrainiennes.

Le ministre lituanien des affaires étrangères, Gabrielius Landsbergis, a proposé ce plan lors d’entretiens avec la ministre britannique des affaires étrangères, Liz Truss, lundi à Londres.

 

« Le temps est très très court. Nous nous rapprochons d’une nouvelle récolte et il n’y a pas d’autre moyen pratique d’exporter les céréales que de passer par le port d’Odessa sur la mer Noire », a-t-il déclaré au Guardian. « Il n’y a aucun moyen de stocker ces céréales et aucune autre route alternative adéquate. Il est impératif que nous montrions aux pays vulnérables que nous sommes prêts à prendre les mesures nécessaires pour nourrir le monde. »

 

Landsbergis a proposé qu’une opération d’escorte navale, non gérée par l’OTAN, puisse protéger les navires céréaliers lorsqu’ils traversent la mer Noire et passent devant les navires de guerre russes. Il a suggéré que, outre la Grande-Bretagne, les pays touchés par la perte potentielle de céréales, comme l’Égypte, pourraient fournir la protection nécessaire. …

 

Il a déclaré que l’Ukraine devait exporter 80 millions de tonnes de blé rien que cette année et que la seule option était de passer par Odessa.

Laissez-moi aider M. Landsbergis en lui rappelant quelques faits :

  • Le port d’Odessa est bloqué par l’Ukraine, pas par la Russie.
  • L’Ukraine n’a pas 80 millions de tonnes de blé à exporter. Dans une bonne année, la production totale de céréales en Ukraine est de 80 millions de tonnes. Environ 50 % de cette production est constituée de maïs et environ 40 % de blé. Seuls deux tiers de cette production sont habituellement exportés.
  • L’Ukraine exporte actuellement 1,5 million de tonnes de céréales par mois. La plupart de ces céréales transitent par la Roumanie.
  • Étant donné que les semis de cette année ne se sont pas déroulés comme prévu, l’Ukraine n’aura pratiquement pas de blé à exporter cette année.

Pourtant, certains ignorants se laissent prendre au piège de Landsbergis :

Après avoir rencontré M. Landsbergis, Mme Truss a déclaré que le Royaume-Uni souhaitait que des navires de la marine britannique se joignent à l’escorte si les aspects pratiques pouvaient être réglés, notamment le déminage du port et la fourniture à l’Ukraine d’armes à plus longue portée pour défendre le port contre une attaque russe. Le Royaume-Uni est en pourparlers avec ses alliés au sujet de ce plan, qui nécessiterait probablement l’accord des États-Unis pour être activé.

 

Mme Truss a déclaré : « Le Royaume-Uni travaille à une solution urgente pour faire sortir les céréales d’Ukraine ».

L’Ukraine n’est que le cinquième plus grand exportateur de blé, avec une part de marché de quelque 8 %. La Russie, le premier exportateur mondial de blé, aura une récolte record cette année. La question de la sécurité alimentaire mondiale est donc une question de prix et d’accessibilité, et non de quantité disponible au niveau mondial.

Je trouve le point de vue de Liz Truss sur le fait de « fournir à l’Ukraine des armes à plus longue portée pour défendre le port » assez intéressant. L’Ukraine n’a-t-elle pas affirmé avoir frappé le navire russe Moskva avec deux missiles de croisière de fabrication ukrainienne ? Si elle l’a vraiment fait, elle dispose déjà d’armes à plus longue portée pour frapper les navires russes. Truss est-elle en train de divulguer que l’Ukraine a menti sur ces tirs de missiles ?

L’idée d’envoyer un convoi d’escorte armé et des armes à longue portée est tout simplement folle. Ce dont l’Ukraine aurait besoin, ce ne sont pas seulement des missiles, mais des données de ciblage et un radar permettant de les acquérir. Malheureusement, les radars émettent des ondes électromagnétiques, ce qui les rend détectables et vulnérables. La Russie a déjà mis hors service plusieurs radars à Odessa et dans ses environs. Quel est le plan de Truss pour éviter cela ?

Sans parler des sous-marins russes qui sont tout à fait suffisants pour couler dans la mer Noire tout ce que la Russie n’aime pas y trouver.

——–

Pendant ce temps, la guerre progresse en faveur de la Russie. Je n’ai pas le temps de montrer des cartes détaillées de ce qui se passe mais il y a deux chaînes Youtube raisonnables qui fournissent de bons rapports quotidiens basés sur des sources multiples. Il s’agit de Military Summary et Defense Politics Aaaaasia.

Dans le nord, Lyman est tombée et on rapporte que les troupes ukrainiennes se sont retirées après un court combat. À l’est, la ville de Severodonetsk, tenue par les Ukrainiens, est pratiquement isolée et fait l’objet d’une attaque féroce. Plusieurs autres villes autour du bourrelet de Popasna ont été prises par la partie russe. Au sud, la ville de Svetlodarsk est tombée après que les Ukrainiens ont tenté sans succès de détruire un barrage situé à proximité. Les troupes ukrainiennes ont battu en retraite sans combattre.

Au lieu de tenir les lignes par tous les moyens, les unités ukrainiennes semblent maintenant plus intéressées par la fuite. C’est plus sain pour elles et cela résout également leurs graves problèmes de ravitaillement. Comme d’autres lignes d’approvisionnement, la route Bakhmut-Lisichansk est maintenant sous le contrôle des tirs russes. Cette vidéo montre ce que cela signifie.

Ce que nous voyons maintenant, ce sont les effets de près de trois mois de guerre d’artillerie russe. Les troupes ukrainiennes de la ligne de front ont été écrasées et celles qui restent s’enfuient avant d’être détruites à leur tour. Le front commence à bouger en plusieurs points. Lorsque ces points se rejoindront, nous pourrions assister à la phase de bataille profonde tactique d’une opération en profondeur russe classique :

La bataille en profondeur envisage de briser les défenses avancées de l’ennemi, ou zones tactiques, par des assauts d’armes combinées, qui seraient suivis par des réserves opérationnelles mobiles fraîches et non engagées envoyées pour exploiter la profondeur stratégique d’un front ennemi. L’objectif d’une opération en profondeur est d’infliger une défaite stratégique décisive aux capacités logistiques de l’ennemi et de rendre la défense de son front plus difficile, impossible, voire inutile. Contrairement à la plupart des autres doctrines, la bataille en profondeur met l’accent sur la coopération interarmes à tous les niveaux : stratégique, opérationnel et tactique.

——-

C’est fou de voir qu’Henry Kissinger est le seul homme sain d’esprit dans la salle.

Henry Kissinger : L’Ukraine doit céder des territoires à la Russie

 

Henry Kissinger, homme d’État américain chevronné, a exhorté l’Occident à cesser d’essayer d’infliger une défaite cuisante aux forces russes en Ukraine, avertissant que cela aurait des conséquences désastreuses pour la stabilité à long terme de l’Europe.

 

L’ancien secrétaire d’État américain et architecte du rapprochement entre les États-Unis et la Chine pendant la guerre froide a déclaré lors d’une réunion à Davos qu’il serait fatal pour l’Occident de se laisser emporter par l’humeur du moment et d’oublier la place de la Russie dans l’équilibre des forces en Europe.

 

Kissinger a déclaré qu’il ne fallait pas laisser la guerre s’éterniser et il est à deux doigts de demander à l’Occident à faire pression sur l’Ukraine pour qu’elle accepte des négociations à des conditions très éloignées de ses objectifs de guerre actuels. …

 

Il a déclaré au Forum économique mondial que la Russie était une partie essentielle de l’Europe depuis 400 ans et qu’elle avait été le garant de la structure de l’équilibre des forces européennes à des moments critiques. Les dirigeants européens ne doivent pas perdre de vue la relation à long terme et ne doivent pas non plus risquer de pousser la Russie dans une alliance permanente avec la Chine.

Il est probablement trop tard pour inverser l’alliance entre la Russie et la Chine, mais je suis d’accord avec le reste.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

Quand un chaudron peut en cacher un autre

par Erwan Castel. Sur le front russo-ukrainien, depuis 1 semaine les combats s’intensifient sérieusement autour de plusieurs secteurs dans le Donbass, et s’il est encore prématuré de parler de chaudrons russes faisant bouillir des groupes blindés ukrainiens, force est de constater que leur formation est en bon chemin et dans une dynamique fractale où chaque […]

Svetlodarsk sous contrôle de la Russie et de la RPL, bataille à Krasny Liman et encerclement de Severodonetsk et Lissitchansk

par Christelle Néant. Alors que la ville de Svetlodarsk, près de Debaltsevo, est passée sous le contrôle de la Russie et de la RPL (République populaire de Lougansk), la bataille fait déjà rage plus au nord-ouest dans la ville de Krasny Liman, et l’encerclement de Severodonetsk et Lissitchansk est bien avancé. Bilan des dernières évolutions […]

Jean-Luc Godard commente l’intervention de Zelensky à Cannes

par Silvia Cattori. Être ukrainien ne devrait pas autoriser la négation de la culture russe. Nous avons été choqués par l’intolérance sectaire des représentants du cinéma ukrainien exigeant l’exclusion de toute personnalité russe du festival de Cannes et s’opposant à la présence du réalisateur russe Kirill Serebrennikov en compétition.  Seul le coup de gueule de […]

Christelle Néant parle de la reddition d’Azovstal et de ses suites

Interview : Le pied à Papineau animé par Robin Philpot 4 mai 2022. Ce qui s’est passé ces dernières semaines à Marioupol, ce port important sur la mer d’Azov, marque un point tournant dans la guerre en Ukraine qui dure depuis 8 ans. Mais l’histoire qu’on nous raconte dans nos médias, à Montréal, en Amérique […]

La chute d’Azovstal, tournant majeur dans la guerre en Ukraine

par Mohsen Abdelmoumen. Ce 20 mai, Azovstal, bastion du régiment Azov à Marioupol, est tombé. Depuis le 16 mai, date à laquelle les nazis ukrainiens ont accepté de déposer les armes, le complexe industriel d’Azovstal à Marioupol n’en finissait pas de cracher ses Ukronazis, mercenaires et officiers étrangers qui se sont rendus sans condition aux […]

Réponse à Pierre-André Taguieff sur la guerre en Ukraine

par Fabrice Garniron. Cher Pierre-André Taguieff, Permettez-moi de réagir à la « Lettre à Poutine » que vous avez signée le 26 avril dans Valeurs Actuelles avec Robert Redecker, Daniel Salvatore Schiffer et Guy Sorman. Avant de vous faire part de mes critiques, je dois préciser que si je m’adresse à vous c’est d’abord parce que je […]

Objectifs des néoconservateurs

par Oliver Stone. Je suis la situation en Ukraine depuis 2014 avec le professeur Robert Parry initiateur de l’entreprise de cette voie. J’ai suivi les incendies à Odessa, la persécution sans droits légaux et les meurtres de journalistes, de maires, de politiciens et de citoyens. J’ai suivi l’interdiction du principal parti d’opposition, dont les sondages […]

Sitrep Opération Z. Le « grignotage » est en grande partie terminé

Par : Wayan

Par Saker Staff − Le 24 mai 2022 − Source The Saker’s Blog

Il s’agit d’un fil de discussion ouvert sur l’ensemble de l’Arc du Donbass où le  » grignotage  » est maintenant payant et où les Russes avancent et comptent les coups, travaillant en un ensemble bien orchestré.

Aux commentateurs de nous donner les détails.

Gardez les yeux sur la confirmation :  NON CONFIRMÉ, mais si c’est confirmé, ce sera très intéressant.  Et ces Polonais ?  Par Intel Slava :

Sur fond d’informations concernant l’arrivée d’unités à Pavlograd en provenance du territoire de la Pologne, une attaque au missile a été lancée sur une installation militaire de la ville.

 

On ne sait toujours pas quel endroit a été touché. Il est probable que la cible était précisément le lieu de concentration de ces groupes armés arrivés de Pologne.

Pavlograd est le centre de transport le plus important pour l’approvisionnement des forces armées ukrainiennes dans le Donbass.

 

Des routes la relient à Pokrovsk, Kurakhovo et Marinka, ainsi qu’à l’agglomération de Kramatorsk-Slavic. La voie ferrée va vers Avdiivka.

Pour l’instant, le reportage et la carte de Readovka.

Aujourd’hui, d’Avdiivka à Estuary, les forces armées russes et les forces alliées prennent d’assaut Estuary.  La majeure partie de la ville a été libérée et de sérieuses opérations militaires sont en cours. L’ensemble de l’arc du Donbass est en mouvement. Les sources ukrainiennes font état du retrait des troupes de Severodonetsk. Les principales routes d’approvisionnement sont sous le contrôle du feu de l’artillerie alliée.

Front de Kharkiv. Aujourd’hui, les combats se poursuivent dans la région de Liptsov, Ternovoye et Rubezhnoye.

Front d’Izumo-Luhansk. Le matin, on a signalé qu’un pont sur la rivière Lugan avait sauté près de Svitlodar, puis des informations sont apparues sur la percée des forces alliées dans cette direction. Plus tard, on a appris le début de l’assaut sur Krasny Liman, et la prise de presque la moitié de la ville par les forces alliées.

L’aviation et l’artillerie russes travaillent également dans la région de Soledar et de Bakhmut (Artemivsk). Depuis le front Popasnyansky, on signale la fin des batailles pour Toshkovka (en faveur des forces alliées) et des succès dans la région de Zolotoe. Les forces armées russes et les forces alliées prennent d’assaut Zolotoe. Des positions sont occupées à l’entrée de la ville. Le 6e régiment de la milice populaire de la RPL occupe deux rues à Kamyshevakh. L’accès aux frontières de la LPR et de la DPR depuis Troitsky a également été ouvert.

Ce matin, les forces aérospatiales russes ont lancé une attaque de missiles contre l’infrastructure ferroviaire à Korosten, dans la région de Zhytomyr. De puissantes explosions ont retenti à Kharkiv et Pavlograd ; des installations militaires ont été détruites.

Les attaques des forces armées ukrainiennes sur nos territoires ont été repoussées. Un drone ukrainien a été abattu dans la région de Rostov. Les systèmes de défense aérienne ont été détruits. Les FAUs ont fait une tentative infructueuse de provocation dans la région de Koursk. Les systèmes de défense aérienne ont détruit toutes les cibles aériennes dans la région de Koursk. Des missiles anti-aériens ont volé dans le ciel de la région de Belgorod dans la soirée.

The Saker staff

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

La véritable raison de l’embargo sur le pétrole russe

Le suicide Européen pour dominer la Russie ? L’Union européenne devrait annoncer une interdiction complète des importations de pétrole russe. La Hongrie, dans son premier véritable acte de défiance, menace d’y opposer son veto ; L’Allemagne, après quelques tergiversations, a finalement décidé qu’elle pouvait survivre à une telle interdiction. En supposant que les objections de la Hongrie soient finalement surmontées, […]

Christelle Néant parle de la reddition d’Azovstal et de ses suites

24 mai 2022. Ce qui s’est passé ces dernières semaines à Marioupol, ce port important sur la mer d’Azov, marque un point tournant dans la guerre en Ukraine qui dure depuis 8 ans.

Mais l’histoire qu’on nous raconte dans nos …

Guerre en Ukraine : pour le Salut du peuple Russe (et de la France)

par Nicopol. Ah, Vladimir Poutine et ses rêves de « Grande Russie », son projet de reconstituer l’URSS, ses plans d’invasion de l’Ukraine, de la Finlande, de la Pologne, des Pays Baltes ; mais Poutine vaincu par l’héroïque résistance ukrainienne, Poutine humilié, Poutine effondré par la défaite cuisante de son armée, les images de soldats russes en pleurs, […]

Comment les mercenaires étrangers sont recrutés pour Kiev

par Philippe Rosenthal. Après le début de l’opération militaire spéciale russe en Ukraine, des mercenaires étrangers ont commencé à affluer soit à la recherche de salaires élevés, soit pour des raisons politiques et idéologiques. Cela concerne d’anciens militaires professionnels et des combattants expérimentés de sociétés militaires privées qui ont obtenu une expérience du combat en […]

La Croix-Rouge ne veut pas aider la Russie à obtenir des informations sur les prisonniers de guerre russes

La Russie s’est tournée vers le Comité international de la Croix-Rouge pour obtenir des informations sur les prisonniers de guerre russes qui se sont retrouvés du côté ukrainien, ainsi qu’une demande visant à faciliter leur visite. C’est ce qu’a déclaré Tatyana Moskalkova, qui occupe le poste de commissaire aux droits de l’homme en Russie. Selon […]

L’engagement américain dans la guerre en Ukraine est-il au point de basculement ?

par Alastair Crooke. Pour l’instant, l’objectif de l’Ukraine et de ses alliés de l’OTAN devrait être de contenir l’offensive russe dans le sud-est de l’Ukraine, de repousser les forces de Poutine là où c’est possible – et de rendre cette guerre trop douloureuse pour que la Russie la poursuive indéfiniment. Assistons-nous à un point d’inflexion […]

Ils s’inquiètent de la diffusion de la vérité, pas de la diffusion de la désinformation

par Bruno Bertez. Extrait d’un article de Caitlin Johnstone : « Des responsables américains ont directement déclaré à la presse que l’administration Biden avait délibérément semé la désinformation auprès du public en utilisant la presse grand public afin de gagner la guerre de l’information contre le Kremlin. Ils viennent littéralement de faire circuler des histoires totalement infondées sur […]

Aide militaire de 40 milliards de dollars à l’Ukraine : changement de donne ?

par Larry Johnson. Débattre avec Scott Ritter… Je vous présente ce contexte parce que je ne suis pas d’accord avec le contenu de sa dernière interview avec Sputnik. En passant, il est intéressant de noter que la critique de Scott sur la stratégie militaire russe n’est pas réduite au silence par Sputnik. Ils l’ont publiée. […]

L’Ukraine bientôt dépecée par les Alliés

Washington envisage de rattacher Lviv/Lwów à la Pologne comme ce fut le cas après la Première Guerre mondiale. À l’époque, une brève guerre ayant opposé les Ukrainiens aux Polonais pour le contrôle de la Galicie sur fond d’effondrement de l’empire austro-hongrois, la Conférence de paix de Versailles et la Société des Nations (SDN) décidèrent de […]

« L’Ukraine en feu » ?

par Igor Lopatonok. Au tout début on apprend que dans cette Démocratie ukrainienne : Oliver Stone est interdit ! source : Odysee/Jeanne Traduction envoyé par Thémistoclès

Sabotage occidental de la construction de l’opinion et la riposte russe dans le monde réel. La guerre médiatique favorable à la Russie d’une manière que l’Occident ne comprend encore pas

par Alex Balestrini. Le conflit hybride dans lequel s’opposent les grandes puissances se poursuit, pour l’instant la Russie paraît l’emporter sur le plan économique et militaire, dans la guerre de la communication, il semble qu’il en soit tout autrement. Le récit occidental omniprésent induit l’opinion publique à soutenir des sanctions sans précédent envers la Russie […]

Je n’y arrive pas !

par Alain Tortosa. Celles et ceux qui ont la couenne suffisamment résistante pour me suivre ont pu constater que j’ai posé ma plume informatique depuis plusieurs semaines. Sentiment de totale inutilité, frustration de ne pas avoir accès à un public plus large, vaine tentative d’échapper à cette folie du monde, etc. Je me dois d’avouer […]

Guerre d’Ukraine – Jours 86-87-88 : la Pologne joue les pyromanes

par Le Courrier des Strateges. L’Union européenne est en train de mettre le doigt dans un engrenage : la Pologne essaie de prendre pied subrepticement en Ukraine. Imaginons qu’elle arrive à ses fins, la Hongrie sera en droit de réclamer l’Ukraine subcarpathique. Et puis, quand la Pologne demandera un accroissement de sa représentation au sein […]

Après la fin de la guerre de l’OTAN

Par : hervek

Par Batiushka − Le 17 mai 2022 − Source The Saker Blog

Ne vous y trompez pas : La guerre tragique qui se déroule actuellement sur les champs de bataille ukrainiens n’est pas entre la Fédération de Russie et l’Ukraine, mais entre la Fédération de Russie et l’OTAN contrôlée par les États-Unis. Cette dernière, également appelée « l’Occident collectif », promeut une idéologie agressive de violence organisée, une doctrine politiquement, économiquement et militairement renforcée, connue par euphémisme sous le nom de « globalisme ». Cela signifie l’hégémonie du monde occidental, qui s’appelle avec arrogance « la communauté internationale », sur l’ensemble de la planète. L’OTAN est en train de perdre cette guerre, qui utilise les Ukrainiens formés par l’OTAN comme chair à canon par procuration, dans trois sphères, politique, économique et militaire.

Tout d’abord, sur le plan politique, l’Occident a enfin compris qu’il ne peut pas procéder à un changement de régime à Moscou. Son rêve de remplacer le très populaire président Poutine par un larbin de la CIA, Navalny, ne se réalisera pas. Quant au président fantoche de l’Occident à Kiev, il n’est qu’une créature de Washington et de ses oligarques. Acteur professionnel, il est incapable de parler en son nom propre, mais est le porte-parole de l’OTAN qu’il aime tant.

Deuxièmement, sur le plan économique, l’Occident se heurte à une sérieuse résistance aux 6 000 sanctions qu’il a imposées à la Russie et aux Russes. Ces sanctions se sont retournées contre eux. En Occident, nous pouvons en témoigner chaque fois que nous achetons du carburant ou de la nourriture. La combinaison d’une inflation élevée (10 % +) et de prix de l’énergie encore plus élevés, causés presque uniquement par ces sanctions anti-russes illégales, menace l’effondrement des économies occidentales, bien plus que celles de la Russie ou de la Chine. En raison de cet effet inverse des sanctions contre la Russie, le rouble est à son plus haut niveau depuis trois ans, s’établissant à environ 64 pour un dollar américain et en augmentation, bien qu’immédiatement après les sanctions, il soit brièvement descendu à 150 pour un dollar.

Après avoir vigoureusement nié qu’ils le feraient, la plupart des pays européens (au moins 17 pour le moment), y compris l’Allemagne et l’Italie, ont déjà accepté d’ouvrir des comptes auprès de Gazprombank, comme la Russie le leur a conseillé, et de payer le pétrole et le gaz en roubles. Et ce nombre augmente chaque semaine. Les problèmes seront encore plus grands avec les pénuries alimentaires, car la chaîne alimentaire mondiale est hautement intégrée et la production agricole de la Russie et de l’Ukraine (désormais contrôlée par la Russie) représente au moins 40 % de la production mondiale de céréales. Il y a quelques jours à peine, il a été annoncé que la Russie prévoyait une production céréalière record cette année (130 millions de tonnes). Elle peut encore exiger un paiement en roubles pour tout cela également.

Les sanctions contre la Russie ont divisé l’Europe et menacent de diviser l’OTAN. Le président Erdogan de Turquie, membre de l’OTAN, a annoncé qu’il opposerait son veto à l’entrée de la Finlande et de la Suède dans l’OTAN. Dans le même temps, la Russie a annoncé qu’elle couperait l’approvisionnement en gaz naturel de la Finlande. Les dirigeants suédois reconsidèrent leur entrée dans l’OTAN.

Troisièmement, sur le plan militaire, il est clair que l’Ukraine, avec un nombre considérable de désertions et de redditions, n’a aucune chance de gagner la guerre contre la Russie. La plupart de ses équipements militaires ont déjà été anéantis et les équipements occidentaux récemment livrés et souvent vétustes ne feront guère de différence, s’ils ne sont pas détruits par les missiles russes dès qu’ils atteignent l’Ukraine. Le conflit pourrait maintenant être terminé en quelques semaines, plutôt qu’en quelques mois. Le « secrétaire à la défense » américain (= ministre de l’offensive), Lloyd Austin, a désespérément appelé le ministre russe de la défense, Sergey Shoigu, pour le supplier d’accepter un cessez-le-feu. Accepteriez-vous un cessez-le-feu alors qu’en moins de trois mois et avec seulement 10 % de vos forces militaires, vous avez déjà occupé une zone plus grande que l’Angleterre à l’intérieur de l’Ukraine, une zone qui produit 75 % du PIB ukrainien ?

La panique du désastre financier en Occident a commencé à s’installer. En conséquence, le président français Macron a dit au président Zelensky (c’est-à-dire à Washington) de renoncer à une partie de la souveraineté de l’Ukraine et d’entamer enfin des négociations sérieuses avec la Russie. Macron essaie également de libérer les mercenaires français d’Azovstal à Mariupol, mais le problème est bien plus important que cela, car l’Europe entière est confrontée à un effondrement économique. Et le Premier ministre italien, Mario Draghi, a demandé au président Biden de contacter le président Poutine et de « donner une chance à la paix ». Notez que Mario Draghi est un ancien président de la Banque centrale européenne et une marionnette de Goldman Sachs – tout comme Macron est une marionnette de Rothschild.

Il y a toujours eu des empires et des invasions à travers l’histoire. Cependant, ils ont toujours été locaux et n’ont pas été justifiés comme la seule idéologie mondiale possible, un « Nouvel Ordre Mondial », à imposer par la violence sur toute la planète. Une fois la guerre de l’OTAN terminée, perdue par « l’Occident collectif », le centralisme de l’OTAN, l’idéologie d’un « monde unipolaire », contrôlé depuis Washington, doit prendre fin. Mais le centralisme doit aussi prendre fin partout ailleurs, comme cela a été le cas pour la période soviétique de Moscou 1.

Mais le nationalisme doit aussi prendre fin. Rappelons ici que le mot « nazisme » vient des mots allemands « national-socialisme ». (Le nationalisme implique la haine des autres, alors que le patriotisme signifie la capacité non seulement d’aimer son propre pays, mais aussi d’aimer les pays des autres, et non de haïr leurs pays). Et l’Ukraine a une histoire de nazisme, qui remonte à plus de quatre-vingts ans. De plus, les principaux soldats de Kiev d’aujourd’hui sont des nationalistes nazis et représentent le tribalisme si typique de l’Europe occidentale, responsable au vingtième siècle de deux guerres gigantesques qui se sont propagées dans le monde entier. Les cris nazis ukrainiens de « Gloire à l’Ukraine » et leur slogan « L’Ukraine au-dessus de tout » sont des slogans du nazisme.

Passons à un monde multipolaire et multicentrique, où l’unité est dans la diversité et la diversité dans l’unité. Si nous ne nous dirigeons pas vers cela, nous serons probablement perdus. Car un monde multipolaire, multicivilisationnel et multiculturel, un monde déjà peuplé de sept milliards d’êtres humains, est le seul monde civilisé, la seule véritable communauté internationale.

Batiushka

Traduit par Hervé pour le Saker Francophone

Notes

  1. Les antisémites vous diront ici que le centralisme de Moscou de l’époque soviétique a été fondé par les bolcheviks, dont plus de 80% étaient juifs. Tout d’abord, il convient de préciser qu’il s’agissait de Juifs athées, internationalistes comme Bronstein/Trotsky, qui soutenaient la « Troisième Internationale ». En d’autres termes, ils étaient des sionistes politiques (pas des sionistes religieux, ils étaient même anti-religieux). Et rappelons qu’un grand nombre de Juifs étaient et sont encore antisionistes et qu’un grand nombre de sionistes n’étaient et ne sont pas du tout Juifs. C’est pourquoi le Saker utilise à juste titre le terme « anglo-sionisme » pour désigner ces centralisateurs unipolaires.

Implications du conflit en Ukraine sur l’Europe, guerre politico-économique, vues de l’Inde

Cet article d’un universitaire indien confirme le fait que la plupart des pays en dehors des vassaux des USA (et encore certains sont plus indépendants que d’autres) considèrent que l’affaire ukrainienne ne les concerne pas et qu’il s’agit simplement d’une volonté des USA de renforcer leur main-mise sur l’Europe autant sinon plus que de détruire […]

Après la victoire russe à Marioupol

par M.K. Bhadrakumar. Dieu merci, la Russie évite tout triomphalisme à propos de la reddition du régiment Azov, dit néo-nazi, dans le complexe industriel Azovstal de Marioupol. Le ministère de la Défense à Moscou a annoncé vendredi que 2 439 « nazis d’Azov » et militaires ukrainiens avaient déposé les armes depuis le 16 mai, […]

Les « nazis de carnaval » d’Azovstal

par Erwan Castel. Les nazis du régiment « Azov » capturés à Marioupol ne sont pas qu’un épiphénomène d’une Ukraine atlantiste mais bien le symptôme d’un fondamentalisme nationaliste qui a toujours servi les idéologies politiques étatiques occidentales devenues mondialistes. Ici des nationalistes agitant les drapeaux bandéristes du « Parti socialiste-national ukrainien » devenu « Svoboda […]

S’informer, évaluer, comprendre

Les forces armées russes poursuivent une opération militaire spéciale en Ukraine qui se déroule comme prévu. Chaque jour, de plus en plus de territoires sont libérés des néo-nazis. Cette semaine, à Marioupol, les soldats et combattants ukrainiens de l’unité nationaliste Azov, bloqués dans les sous-sols de l’usine « Azovstal », ont commencé à se rendre. […]

Une France en déclin

par Mohamed El Bachir. « La France n’est plus ce qu’elle était, j’ai les larmes aux yeux » Des élections législatives dans un contexte de guerre par procuration… Quelles que soient les raisons qui ont poussé la Russie à faire la guerre en Ukraine et qu’on soit pour ou contre cette guerre, un état de […]

Sitrep Opération Z. Oui, cela grignote bien

Par : Wayan

Par le Saker Staff – Le 22 mai 2022 – Source The Saker’s Blog

C’est un court sitrep, juste pour rassembler les dernières informations. Tout d’abord, Brian Berletic fait un excellent travail en décrivant le champ de bataille pour nous, sans le noyer dans les détails. Il fait preuve de beaucoup de bon sens et évoque ces  » merveilleux obusiers M777 «  qui, si l’on en croit les médias Wurlitzer, font une différence décisive. Eh bien, ce n’est pas le cas.

Un résumé de la mise à jour de Berletic pour les opérations militaires russes en Ukraine au 21 mai 2022 :

  1. Les militants ukrainiens de l’usine sidérurgique d’Azovstal se sont rendus sans condition. Ils sont entre plusieurs centaines (selon le décompte actuel de la Croix-Rouge) et plusieurs milliers selon les sources russes ;
  2. Marioupol a été sécurisée par la Russie depuis la mi-avril ou la fin avril. L’Ukraine admet toutefois que ses « opérations de combat » sont totalement terminées ;
  3. La Russie continue de progresser dans la région du Donbass. Les forces ukrainiennes sont encerclées à Severodonestsk et Lysychansk. La protubérance autour de Papasnya s’étend à l’ouest et au nord dans le cadre de cet encerclement majeur.
  4. Le Pentagone admet que la Russie dispose toujours de la majorité de sa puissance de combat, qu’elle possède un « avantage numérique » sur l’Ukraine et qu’elle fait des progrès « lents et inégaux », mais des progrès néanmoins ;
  5. L’« offensive » de Kharkov s’est arrêtée ou est en train d’être réduite ;
  6. Des obusiers américains M777 ont été trouvés, suivis, ciblés et détruits par les forces russes.
  7. Les autres tentatives d’envoi d’armes lourdes se heurteront aux mêmes difficultés techniques, tactiques, stratégiques et de main-d’œuvre.

Pendant que « le grignotage » se poursuit, jetez un coup d’œil à la mise à jour de Brian afin de bien comprendre la forme du champ de bataille selon le court rapport traduit par Readovka :

Front de Kharkiv. Combats de moyenne intensité. Le combat a lieu dans la zone du village de Liptsy et Rubezhnoye.

Le front d’Izyum. L’une des zones les plus éprouvantes. Des combats sérieux ont lieu près de Kurulka, Velikaya Kamyshevakha, et Dolgenky. L’armée se dirige vers l’encerclement du groupe de Krasnolimansk. Le front penche vers Slavyansk.

Front de Louhansk. L’offensive des groupes de combattants se poursuit dans plusieurs directions à partir de Popasna, dont la principale direction est désormais Severodonetsk. Grâce à la destruction du pont automobile entre Lisichansk et Severodonetsk, la situation des Forces armées ukrainiennes dans cette dernière devient de plus en plus difficile. Les combattants se rendent à Vozdvizhenka, menaçant de couper la route  » Artemovsk-Svetlodarsk « , se battent à Pilipchatino, directement sur la route d’Artemovsk. Un affrontement actif près de l’autoroute Soledar-Lisichansk, un chaudron est érigé pour le groupement Gorsky et Zolotoye, combats à Viktorovka, Kamyshevakha, aux abords de Vrubovka, Toshkovka.

Front de Donetsk. De violents combats se poursuivent à Novobakhmutovka et Novoselovka-Vtoroi, ainsi que près de New York. Dans la zone de Marinka et Ugledar, il n’y a pas encore de changements.

En Russie. Les villages de la zone frontalière de Koursk ont été touchés. Tetkino et Popovo-Lezhachi, comme l’a annoncé le gouverneur de Starovoit. Les forces armées ukrainiennes ont également bombardé Gorlovka, frappant les villages environnants de Panteleimonovka et Aksenovka. Au-dessus d’Ilovaisk, où arrivait un grand train avec de l’aide humanitaire, un « Tochka-U » a été abattu, deux femmes ont été blessées.

————-

Ce qui est réconfortant, c’est que Graham Philips a réalisé un court essai vidéo sur le retour à la vie normale à Marioupol. Cependant, la zone a été largement minée, et le déminage est actuellement en cours par la DNR/Russie, avant que tout accès journalistique ne soit autorisé.

https://t.me/grahamwphillips/168

L’aide russe aux zones libérées est massive. Le train transportant de l’aide pour le Donbass est arrivé à Ilovaisk. Il a été formé à l’initiative du Front populaire panrusse et des chemins de fer russes. Parti de Moscou, il se composait de 68 wagons, dont 27 étaient destinés à la LPR et 41 aux territoires libérés de la DPR. Cela représente plus de 2 400 tonnes de fret humanitaire : nourriture, produits d’hygiène personnelle, médicaments, farine, papeterie, matériaux et équipements de construction, générateurs.

Zelensky a parlé de « solutions diplomatiques », mais il change d’avis tous les jours, comme le dit Lavrov, en fonction de ce qu’il a bu ou fumé.

Vous souvenez-vous du cadran de la douleur russe ?  Nous voyons qu’il est en train de monter lentement en puissance. La Russie a sanctionné 963 Américains. Est-ce du pareil au même ? Pas vraiment : tout ce que vous pouvez faire, nous pouvons le tripler ! Le paysage politique et diplomatique s’échauffe et la semaine prochaine, nous en verrons un peu plus. De nouvelles révélations majeures ont été faites la semaine dernière sur la question des biolabs. Pepe Escobar s’exprime via son canal Telegram.

https://t.me/c/1394010098/3649

La grande nouvelle, ce sont les nouveaux tests de Sarmat.  🔎 « …aujourd’hui, on dit que la défense aérienne n’existe pas pour le système de missiles Sarmat, et qu’elle n’existera probablement pas pour les décennies à venir », déclare le commandant des forces russes de missiles stratégiques, le général de division Sergei Karakaev.

C’est tout pour aujourd’hui. Soyez prudent avec la propagande Ukie. Elle est partout.

The Saker Staff

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

Ukraine : La débâcle commence

par Moon of Alabama. Le 14 mai, je faisais remarquer que les États-Unis avaient demandé à la Russie un cessez-le-feu en Ukraine : « Le compte-rendu américain de l’appel dit : « Le 13 mai, le secrétaire à la Défense Lloyd J. Austin III a parlé avec le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgu […]

Le dernier chapitre ukrainien de Marioupol, la Russie écrit un nouveau livre

par Larry Johnson. La reddition des derniers « soldats » militants d’Azov qui se cachaient dans les entrailles de l’aciérie Azovstal à Marioupol est le rideau final du fantasme de l’OTAN selon lequel l’Ukraine battrait les Russes. Près de 2500 membres du bataillon Azov se sont rendus aux Russes et sont maintenant incarcérés dans des camps de […]

Assauts autour du bastion d’Avdeevka

par Erwan Castel. Précédemment j’ai évoqué l’importance stratégique de la ville d’Avdeevka située à 10 km au Nord de Donetsk et qui, avec Marinka, est l’un des deux points d’appui sur lesquels repose toute la ligne de front ukrainienne devant Donetsk, et les opérations offensives en cours contre ses défenses. Avdeevka est l’un des petits […]

Un lance-roquette suédois envoyé en Ukraine explose dans une voiture à Moscou

par Alain de Tinteniac. Les pays de l’OTAN ont déjà eu l’occasion de constater qu’une partie de l’aide militaire donnée aux forces ukrainiennes avait été volée, dispersée, distribuée à des bandes armées plus ou moins civiles (dans le cadre notamment de la levée de bataillons territoriaux de défense) et plus ou moins ultra-nationalistes, vendue même… […]

La Russie réécrit l’art de la guerre hybride

par Pepe Escobar. La guerre hybride se déroule principalement sur le champ de bataille économique/financier – et le cadran de douleur pour l’Occident collectif ne fera qu’augmenter. L’Ukraine est en train de « gagner », tel est le « récit » fictif imposé par l’OTAN. Alors, pourquoi le marchand d’armes réaménagé en chef du Pentagone, Lloyd « Raytheon » Austin, a-t-il […]

À propos des symboles

par Andrei Martyanov. Les gens aiment les symboles. C’est tout à fait naturel et lorsqu’un démantèlement complet de l’organisation nazie Azov s’est produit à Marioupol il y a quelques jours, de nombreuses personnes ont commencé à accorder trop d’importance au fait que le grand patron d’Azov – en réalité, il est l’un des rares – […]

Ukraine. La débâcle commence

Par : Wayan

Par Moon of Alabama − Le 20 mai 2022

Le 14 mai, je faisais remarquer que les États-Unis avaient demandé à la Russie un cessez-le-feu en Ukraine :

Le compte-rendu américain de l’appel dit :

« Le 13 mai, le secrétaire à la Défense Lloyd J. Austin III a parlé avec le ministre russe de la Défense Sergey Shoygu pour la première fois depuis le 18 février. Le secrétaire Austin a demandé instamment un cessez-le-feu immédiat en Ukraine et a souligné l’importance de maintenir les lignes de communication. »

Austin est à l’origine de l’appel et les États-Unis cherchent à obtenir un cessez-le-feu en Ukraine !!!

Hier, les officiers supérieurs étasunien et russe se sont parlés au téléphone et là encore, les États-Unis avaient initié l’appel :

Le général Mark Milley, président des chefs d’état-major interarmées, et le général Valery Gerasimov, chef de l’état-major général russe, ont eu une conversation que le Pentagone a refusé de détailler au-delà de la reconnaissance de l’événement.

Les choses doivent aller mal en Ukraine pour que cela se produise. En effet, si l’on se fie à la « liste d’activité » publiée quotidiennement par le ministère russe de la Défense, toutes les positions de l’armée ukrainienne sont soumises à des tirs d’artillerie lourde et celle-ci perd environ 500 hommes par jour. En plus, des frappes russes efficaces sont menées sur des camps d’entraînement, des sites de stockage d’armes et des plates-formes de transport dans tout le pays.

En outre, la situation tactique sur la ligne de front orientale a changé après que les forces russes ont réussi à franchir la ligne de front fortement fortifiée.

Source : liveuamap.comAgrandir

Il y a quelques jours, l’armée russe a avancé le long de la route H-32, a percé la ligne en direction de Propasna et a pris la ville. Depuis, elle a étendu son avancée en prenant plusieurs villages au nord, à l’ouest et au sud.

Cette percée donne la possibilité de remonter les fortifications ukrainiennes le long de la ligne de front par des attaques de flanc ou par l’arrière. En coupant les lignes de ravitaillement des troupes ukrainiennes au nord et au sud, des enveloppes peuvent être créées qui mèneront finalement à des chaudrons sans issue pour les troupes ukrainiennes.

Ceci est particulièrement dangereux pour les quelques milliers de soldats au nord du renflement qui défendent actuellement les villes de Sieverodonetsk et Lysychansk dans la partie nord-est de la bulle supérieure.

Le plan russe était de faire une autre percée du nord en poussant jusqu’à Siversk pour ensuite fermer l’enveloppe supérieure. Mais après plusieurs tentatives infructueuses de traverser la zone forestière et la rivière Seversky Donets, cette percée n’a toujours pas eu lieu.

La Russie est maintenant susceptible de pousser des troupes fraîches dans le renflement de Propasna pour étendre sa portée dans toutes les directions. Les rapports sur les actions en cours montrent que les combats et les bombardements intensifs sur la ligne de front se poursuivent et que les bombardements continuent également de cibler les carrefours logistiques.

Les autres fronts en Ukraine sont actuellement relativement calmes, avec peu de tirs directs. Pourtant, les attaques d’artillerie russes, toujours quotidiennes, touchent toutes les lignes de front ukrainiennes et font des victimes chaque jour.

Quelque 2 000 soldats de la milice Azov et de l’armée ukrainienne ont quitté les catacombes d’Azovstal à Mariupol. Un millier d’autres pourraient encore s’y trouver. L’armée russe filtre ces prisonniers. Les membres de la milice Azov et d’autres milices seront traduits en justice. Les soldats de l’armée ukrainienne deviendront des prisonniers de guerre.

La pénurie d’essence et de diesel en Ukraine a actuellement de graves répercussions. Même l’armée ukrainienne rationne désormais son carburant. Depuis environ six semaines, la Russie a systématiquement bombardé les raffineries et les sites de stockage de carburant en Ukraine. Elle a également détruit les ponts ferroviaires le long des lignes qui acheminaient le carburant depuis la Moldavie et la Roumanie.

Dans le même temps, le gouvernement ukrainien continuait à réglementer le prix du carburant. Les prix de vente au consommateur du diesel et de l’essence sont fixés. Du coup, le coût du carburant importé de Pologne par des camions privés dépassait le prix que les propriétaires de stations-service pouvaient le vendre. En conséquence, les stations-service se sont retrouvées à sec, leurs propriétaires s’abstenant d’acheter du nouveau carburant.

Il y a trois jours, le régime de Zelensky à Kiev a finalement mis fin au contrôle du prix du carburant :

Selon le [ministre de l’économie] Svyrydenko, le gouvernement s’attend à ce que le prix maximum du diesel ne dépasse pas 58 UAH (1,97 $) et celui de l’essence 52 UAH (1,76 $) par litre, une fois le contrôle levé.

« Dès que nous aurons le sentiment que les opérateurs du marché abusent de leur position, nous leur imposerons des sanctions », a-t-elle ajouté. « Nous surveillerons la situation au quotidien ».

Les prix prévus sont inférieurs à ceux demandés actuellement en Allemagne, et ce sans avoir à transporter le carburant par camion sur les 600 kilomètres qui séparent la Pologne de Kiev. La menace de sanctions signifie également que les grossistes locaux seront peu incités à vendre du carburant. Le salaire moyen en Ukraine étant d’environ 480 dollars par mois, les prix réels du carburant deviendront bientôt un autre choc économique.

Le gouvernement ukrainien poursuit également ses attaques contre les syndicats et le droit du travail :

En mars, le Parlement ukrainien a adopté une loi de guerre qui réduit considérablement la capacité des syndicats à représenter leurs membres, a introduit la « suspension de l’emploi » (ce qui signifie que les employés ne sont pas licenciés, mais que leur travail et leur salaire sont suspendus) et donne aux employeurs le droit de suspendre unilatéralement les conventions collectives.

Mais au-delà de cette mesure temporaire, un groupe de députés et de fonctionnaires ukrainiens vise désormais à « libéraliser » et à « désoviétiser » davantage le droit du travail du pays. Selon un projet de loi, les personnes qui travaillent dans des petites et moyennes entreprises – celles qui comptent jusqu’à 250 employés – seraient, de fait, exclues du droit du travail en vigueur dans le pays et couvertes par des contrats individuels négociés avec leur employeur. Plus de 70 % de la main-d’œuvre ukrainienne serait touchée par ce changement.

Dans un contexte où l’on craint que les responsables ukrainiens ne profitent de l’invasion russe pour faire passer une déréglementation radicale du droit du travail attendue depuis longtemps, un expert a averti que l’introduction du droit civil dans les relations de travail risquait d’ouvrir une « boîte de Pandore » pour les travailleurs.

Au total, la situation socio-économique de l’Ukraine est catastrophique. La situation militaire est encore pire. Marioupol est tombée et les troupes russes qui y sont encore pourront bientôt aller ailleurs. L’avancée à Propasna menace d’envelopper toute la ligne de front nord ainsi que le noyau de l’armée ukrainienne.

On ne parle plus de la « victoire » de l’armée ukrainienne, comme à Kiev ou à Karkov, où les troupes russes se sont retirées en bon ordre après avoir fini de tenir les forces ukrainiennes en place.

Le commandement ukrainien a envoyé plusieurs brigades territoriales sur les lignes de front. Ces unités étaient censées défendre leurs villes d’origine. Elles sont composées d’hommes d’âge moyen appelés sous les drapeaux. Ils ont peu d’expérience du combat et manquent d’armes lourdes. Plusieurs de ces unités ont publié des vidéos disant qu’elles abandonnaient. Elles déplorent que leurs commandants les aient quittées lorsque leur situation est devenue critique.

Le fait que l’armée ukrainienne utilise désormais ces unités comme chair à canon montre qu’il ne lui reste que peu de réserves.

Les armes qui arrivent de l’ouest ont du mal à atteindre les lignes de front et ont eu jusqu’à présent très peu d’effet. Elles ne sont que des gouttes d’eau sur une plaque chauffante.

Toutes ces raisons expliquent pourquoi Austin et Milley ont téléphoné à leurs homologues russes. Ce sont également les raisons pour lesquelles les rédacteurs du New York Times appellent l’administration Biden à cesser ses fanfaronnades et à adopter une position plus réaliste :

Les récentes déclarations belliqueuses de Washington ; l’affirmation du président Biden selon laquelle M. Poutine « ne peut pas rester au pouvoir », le commentaire du secrétaire à la défense Lloyd Austin selon lequel la Russie doit être « affaiblie » et la promesse de la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, disant que les États-Unis soutiendront l’Ukraine « jusqu’à ce que la victoire soit remportée », sont peut-être des proclamations de soutien enthousiastes, mais ne favorisent pas des négociations.

En fin de compte, ce sont les Ukrainiens qui doivent prendre les décisions difficiles : Ce sont eux qui se battent, meurent et perdent leurs maisons à cause de l’agression russe, et ce sont eux qui doivent décider à quoi pourrait ressembler la fin de la guerre. Si le conflit débouche sur de véritables négociations, ce seront les dirigeants ukrainiens qui devront prendre les douloureuses décisions territoriales qu’exigera tout compromis.

[Alors que la guerre se poursuit, M. Biden devrait également faire comprendre au président Volodymyr Zelensky et à son peuple qu’il y a une limite à ce que les États-Unis et l’OTAN sont prêts à faire pour affronter la Russie, et une limite aux armes, à l’argent et au soutien politique qu’ils peuvent rassembler. Il est impératif que les décisions du gouvernement ukrainien soient fondées sur une évaluation réaliste de ses moyens et de la quantité de destruction que l’Ukraine peut encore supporter.

Affronter cette réalité peut être douloureux, mais ce n’est pas de l’apaisement. C’est ce que les gouvernements ont le devoir de faire, et non de courir après une « victoire » illusoire. La Russie ressentira la douleur de l’isolement et des sanctions économiques débilitantes pendant des années encore, et M. Poutine entrera dans l’histoire comme étant un boucher. Le défi consiste maintenant à se cesser toute euphorie, à arrêter de se gausser et à se concentrer sur la définition et l’achèvement de la mission. Le soutien de l’Amérique à l’Ukraine est un test de sa place dans le monde au XXIe siècle, et M. Biden a l’occasion et l’obligation de contribuer à définir ce qu’elle sera.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

Analyse des documents relatifs aux activités militaires biologiques des États-Unis sur le territoire de l’Ukraine, 11 mai 2022.

Par : Wayan

Source : Ministère de la Défense russeTraduction : lecridespeuples.fr

Le ministère russe de la Défense continue d’étudier des documents sur la mise en œuvre de programmes biologiques militaires des États-Unis et de leurs alliés de l’OTAN sur le territoire de l’Ukraine.

Nous avons déjà mentionné Robert Pope, directeur du programme coopératif de réduction des menaces et auteur de l’idée du dépôt central de micro-organismes hautement dangereux à Kiev.

Documents Expose NATO's Bioweapons Labs In Ukraine 2

Dans sa déclaration du 10 avril 2022, Pope a déclaré : « Il n’y a aucune raison d’affirmer que des recherches liées au développement d’armes biologiques ont lieu en Ukraine. » Il avait précédemment affirmé que « les Américains n’ont pas trouvé d’armes biologiques lorsqu’ils ont commencé à travailler avec l’Ukraine, et ils n’en ont toujours pas trouvé. En outre, l’Ukraine ne dispose pas de l’infrastructure nécessaire pour développer et produire des armes biologiques. »

Je tiens à rappeler que le terme « armes biologiques » comprend les formulations biologiques qui contiennent des micro-organismes pathogènes et des toxines, ainsi que les moyens de livraison et d’utilisation desdites formulations.

Alors que la priorité pour les soins de santé ukrainiens concerne les maladies socialement significatives telles que le VIH, la poliomyélite, la rougeole et l’hépatite, les clients américains s’intéressent à une nomenclature complètement différente : le choléra, la tularémie, la peste et les hantavirus.

Résultant de l’opération militaire spéciale sur le territoire de l’Ukraine, des faits de travail avec les pathogènes spécifiés, qui sont des agents potentiels d’armes biologiques, ont été révélés. Dans le même temps, il a été noté que l’Ukraine avait envoyé une demande à la société de fabrication concernant la possibilité d’équiper les drones Bayraktar d’un équipement aérosol.

List Of Americans Coordinating Bioweapons Research At Pentagon Biolabs In Ukraine 2

En outre, le 9 mars, trois drones équipés de conteneurs de 30 litres et de matériel de pulvérisation de formulations ont été détectés par des unités de reconnaissance russes dans la région de Kherson. Fin avril, 10 autres ont été trouvés près de Kakhovka.

Toutes ces informations remettent en question les déclarations des experts américains.

Nous avons précédemment fourni un schéma pour la coordination américaine des laboratoires biologiques et des instituts de recherche en Ukraine. Son analyse préliminaire suggère que l’Ukraine est essentiellement un terrain d’essai pour le développement de composants d’armes biologiques et le test de nouveaux échantillons de produits pharmaceutiques.

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Le ministère russe de la Défense a été en mesure de clarifier ledit schéma.

Il convient de noter que les idéologues des activités militaro-biologiques américaines en Ukraine sont les dirigeants du Parti démocrate.

Ainsi, par le biais de l’exécutif américain, un cadre législatif permettant de financer la recherche biomédicale militaire directement à partir du budget fédéral a été formé. Les fonds ont été collectés sous la garantie de l’État auprès d’ONG contrôlées par les dirigeants du Parti démocrate, y compris les fonds d’investissement des Clinton, Rockefeller, Soros et Biden.

Le stratagème implique de grandes sociétés pharmaceutiques, dont Pfizer, Moderna, Merck et la société Gilead, affiliée à l’armée américaine. Des experts américains travaillent à tester de nouveaux médicaments qui contournent les normes de sécurité internationales. En conséquence, les entreprises occidentales réduisent considérablement le coût des programmes de recherche et obtiennent un avantage concurrentiel important.

L’implication d’organisations non gouvernementales et biotechnologiques contrôlées, et l’augmentation de leurs revenus, permet aux dirigeants du Parti démocrate de générer des fonds de campagne supplémentaires et de dissimuler leur distribution.

Outre les entreprises pharmaceutiques américaines et les contractants du Pentagone, des agences d’État ukrainiennes sont impliquées dans les activités militaires liées aux armes biologiques, dont les principales tâches consistent à dissimuler les activités illégales, à mener des essais sur le terrain et des essais cliniques et à fournir le biomatériau nécessaire.

Ainsi, le ministère américain de la défense, en utilisant un site d’essai pratiquement non contrôlé au niveau international et les installations de haute technologie de sociétés multinationales, a considérablement élargi ses capacités de recherche, non seulement dans le domaine des armes biologiques, mais aussi pour acquérir des connaissances sur la résistance aux antibiotiques et les anticorps à des maladies spécifiques dans les populations de régions spécifiques.

Il convient de noter que non seulement les États-Unis, mais aussi un certain nombre de leurs alliés de l’OTAN mettent en œuvre leurs projets militaro-biologiques en Ukraine.

Le gouvernement allemand a décidé de lancer un programme national de biosécurité indépendant de Washington, à partir de 2013. Douze pays, dont l’Ukraine, sont concernés par ce programme.

Du côté allemand, le programme implique l’Institut de microbiologie des forces armées (Munich), l’Institut Robert Koch (Berlin), l’Institut Loeffler (Greifswald) et l’Institut Nocht de médecine tropicale (Hambourg).

De nouveaux documents révèlent qu’entre 2016 et 2019 seulement, trois mille cinq cents échantillons de sérum sanguin de citoyens vivant dans 25 régions d’Ukraine ont été prélevés par des épidémiologistes militaires de l’Institut de microbiologie de la Bundeswehr.

L’implication d’institutions subordonnées à la Bundeswehr confirme l’orientation militaire des recherches biologiques menées dans les laboratoires ukrainiens et soulève des questions sur les objectifs poursuivis par les forces armées allemandes dans la collecte de biomatériaux de citoyens ukrainiens.

Les documents obtenus montrent également l’implication de la Pologne dans les biolaboratoires ukrainiens. La participation de l’Institut polonais de médecine vétérinaire à des recherches visant à évaluer les menaces épidémiologiques et la propagation du virus de la rage en Ukraine a été confirmée. De manière caractéristique, les recherches en question ont été menées conjointement avec l’institut Battelle, basé aux États-Unis, un contractant clé du Pentagone.

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En outre, le financement polonais de l’université de médecine de Lvov, qui comprend un membre des projets de biologie militaire américains, l’Institut d’épidémiologie et d’hygiène, a été documenté. Cet organisme mène depuis 2002 un programme de recyclage pour les spécialistes ayant l’expérience du travail avec des matériaux et des technologies à double usage.

L’opération militaire spéciale menée par les troupes russes a permis d’obtenir des informations supplémentaires sur les bio-incidents en Ukraine.

Par exemple, des matériaux indiquant l’utilisation intentionnelle d’un agent pathogène de la tuberculose multirésistant en 2020 pour infecter la population du district de Slavyanoserbsky de la LPR ont été examinés.

Les prospectus, réalisés sous la forme de faux billets de banque, ont été infectés par l’agent de la tuberculose et distribués aux mineurs du village de Stepovoe. Les organisateurs de ce crime ont pris en compte le comportement des enfants, qui ont l’habitude de « mettre tout à la bouche » et de manger sans se laver les mains.

Les résultats des études bactériologiques ont confirmé la résistance des bactéries isolées aux médicaments antituberculeux de première et de deuxième ligne, ce qui signifie que la maladie qu’elles provoquent est beaucoup plus difficile à traiter et que le coût du traitement est beaucoup plus élevé.

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Selon la conclusion de la station sanitaire et épidémiologique républicaine de Lougansk, « La contamination des billets a très probablement été réalisée artificiellement, car le matériel contient des souches extrêmement dangereuses de l’agent pathogène dans des concentrations capables d’assurer l’infection et le développement du processus de la tuberculose. »

Dans sa conclusion, le médecin en chef du Dispensaire républicain antituberculeux de Lougansk note également que « tous les signes indiquent une contamination délibérée et artificielle des prospectus par un biomatériau hautement pathogène. »

Nous avons précédemment fait état d’essais de médicaments biologiques potentiellement dangereux sur l’une des catégories de personnes les moins protégées : les patients de l’hôpital psychiatrique clinique régional n° 3 de Kharkov.

Nous avons reçu de nouvelles informations révélant les détails des expériences inhumaines menées par le Pentagone sur des citoyens ukrainiens à l’hôpital psychiatrique n° 1 (village de Streleche, région de Kharkov). La principale catégorie de sujets était un groupe de patients masculins âgés de 40 à 60 ans présentant un stade élevé d’épuisement physique.

Afin de dissimuler leur affiliation américaine, les experts en recherche biologique voyageaient via des pays tiers. Voici une photographie de Linda Oporto, originaire de Floride, qui a été directement impliquée dans ces travaux.

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En janvier 2022, les ressortissants étrangers qui menaient ces expériences ont été évacués d’urgence et le matériel et les médicaments qu’ils utilisaient ont été emmenés en Ukraine occidentale.

Les spécialistes du ministère russe de la Défense ont effectué une enquête directement dans deux biolaboratoires à Marioupol.

Des preuves de la destruction d’urgence de documents confirmant le travail avec l’établissement militaire américain ont été obtenues. Une analyse préliminaire de la documentation existante indique l’utilisation de Marioupol comme centre régional de collecte et de certification des agents pathogènes du choléra. Les souches sélectionnées ont été envoyées au centre de santé publique de Kiev, qui est responsable de la poursuite de l’expédition de biomatériaux vers les États-Unis. Ces activités ont été menées depuis 2014, comme en témoigne le transfert des souches.

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Un acte de destruction de la collection d’agents pathogènes daté du 25 février 2022, selon lequel des agents pathogènes du choléra, de la tularémie et de l’anthrax y étaient manipulés, a été trouvé dans le laboratoire sanitaire et épidémiologique.

Une partie de la collection du laboratoire vétérinaire n’a pas été détruite dans l’urgence. Par souci de sécurité et de conservation, 124 souches ont été exportées par des spécialistes russes et leur étude a été organisée.

La présence dans la collection d’agents pathogènes non caractéristiques de la médecine vétérinaire, tels que la fièvre typhoïde, la fièvre paratyphoïde et la gangrène gazeuse, est préoccupante. Cela pourrait indiquer une utilisation illégale du laboratoire et son implication dans un programme biologique militaire.

Nous continuerons à examiner l’ensemble du matériel reçu des biolaboratoires de Marioupol et vous informerons des résultats.

Le ministère russe de la Défense dispose d’informations selon lesquelles des provocations sont en préparation pour accuser les forces armées russes d’utiliser des armes de destruction massive, suivies d’une enquête de type « scénario syrien » visant à fabriquer les preuves nécessaires et à attribuer des responsabilités.

La forte probabilité de telles provocations est confirmée par les demandes de l’administration de Kiev concernant des équipements individuels de protection cutanée et respiratoire qui assurent une protection contre les produits chimiques toxiques et les agents biologiques contaminants. La fourniture à l’Ukraine d’antidotes contre l’empoisonnement à l’organophosphore suscite des inquiétudes. Rien qu’en 2022, plus de 220 000 ampoules d’atropine, ainsi que des préparations pour le traitement spécial et la désinfection, ont été livrées des États-Unis à la demande du ministère ukrainien de la santé.

Ainsi, les informations obtenues confirment que les États-Unis mettent en œuvre un programme militaro-biologique offensif en Ukraine pour étudier la possibilité de former des épidémies contrôlées dans des territoires spécifiques.

L’opération militaire spéciale des forces armées russes a permis de franchir l’expansion militaro-biologique américaine en Ukraine et de mettre fin aux expériences criminelles sur les civils.

Documents joints au briefing :

Flux et reflux militaires

par Erwan Castel. Entre les propagandistes ukro-atlantistes qui hurlent à la victoire et les propagandistes pro-russes non moins crétins qui regardent ailleurs dès qu’un char russe brûle dans la steppe, j’essaye modestement de rendre compte de la réalité du terrain et sans me départir de mon engagement aux côtés des rebelles antimondialistes du Donbass et […]

Effet domino de la reddition des soldats ukrainiens à Azovstal sur le reste des troupes ukrainiennes dans le Donbass

Par : Volti
Par Christelle Néant pour Donbass-Insider Alors que plus de 2 400 soldats ukrainiens qui se trouvaient à Azovstal se sont rendus, cette reddition massive a un effet domino sur les autres troupes ukrainiennes encore présentes dans le Donbass, les incitant à déposer les armes elles aussi. Depuis le 16 mai 2022, la reddition progressive des soldats ukrainiens qui étaient encerclés dans […]

Sitrep Opération Z. La volonté de résistance des combattants ukrainiens se détériore rapidement

Par : Wayan

Par Saker Staff – Le 20 mai 2022 – Source The Saker’s Blog

Khodakovsky (le commandant du bataillon Vostok) a noté qu’ils ont +1 800 prisonniers de guerre en détention. Environ 80-90 hommes se sont rendus au cours des dernières 24 heures et l’estimation est que quelques centaines sont encore dans le trou [d’Azovstal].

C’est visible ! C’est palpable ! Le moral des forces armées ukrainiennes et de la société en général s’effondre comme une masse. Les soldats déposent leurs armes, se rendent ou essaient simplement de rentrer chez eux après Azovstal, parce que le conte de fées, le fantasme des soldats nazis fiers et engagés qui résistent courageusement, a volé en éclats. La volonté de résister du côté ukrainien s’effrite rapidement.

Voici quelques exemples des nombreux rapports sur les forces ukrainiennes qui se rendent, rapports  en augmentation.

  • 11 militaires de la 25e brigade aéroportée et 17 soldats de la 54e brigade mécanisée des forces armées ukrainiennes ont volontairement déposé les armes et sont passés du côté de la RPD – Yevgeny Poddubny 2022-05-18 https://t.me/greatrussia1/8253
  • Nous assistons maintenant à la désintégration des forces ukrainiennes dans le Donbass. https://www.youtube.com/channel/UCdKWfPLO_Emwqd8HnTOeJkw/community?lb=UgkxXrkzaSFo2aE_q38cwwpgE-XuCwsIT1SC
  • La période de désintégration de l’armée ukrainienne a commencé. https://voenhronika.ru/publ/vojna_na_ukraine/period_raspada_ukrainskoj_armii_nachalsja_2022/60-1-0-12136
  • Nous assistons actuellement à l’effondrement des forces ukrainiennes dans le Donbass. http://smoothiex12.blogspot.com/2022/05/they-are-getting-message_18.html
  • Rapports de RusVesna : « On assiste à une reddition massive des soldats ukrainiens en LNR avec en toile de fond la reddition des militants d’Azovstal : « Nous voulons vivre », déclare un militaire des forces armées ukrainiennes ».
  • … on les a envoyés à l’offensive, alors que les commandants avaient déjà fui, abandonnant leurs soldats. Les autres militaires ukrainiens se sont rendus parce qu’ils « voulaient vivre ». https://t.me/EurasianChoice/13843
  • Le correspondant de guerre Yevgeny Poddubny rapporte qu’en RPD, vingt militaires de la 95e brigade d’assaut aéroportée d’Ukraine ont volontairement déposé les armes et se sont rendus.
  • Pendant la nuit, cinq autres militaires de la 95e brigade d’assaut aéroportée des forces armées ukrainiennes se sont rendus aux forces de la RPD.
  • Les prisonniers ont déclaré que le commandement les avait récemment utilisés comme de l’infanterie ordinaire, chargée « d’être dans les tranchées et d’essayer de retenir l’offensive. »
  • Dans les tranchées, d’où les parachutistes ukrainiens se sont rendus, au moins trois douzaines de leurs collègues sont morts, qui n’ont pas pu résister aux attaques de l’artillerie et des véhicules blindés, puis sont entrés en collision avec une unité d’assaut des forces spéciales des forces alliées de la RPD et de la Fédération de Russie. Les survivants ont refusé toute résistance supplémentaire et ont hissé le drapeau blanc.

Nous pourrions remplir une page ou deux avec des rapports similaires.

En règle générale, si vous disposez d’une force de combat compétente de 600 « baïonnettes » et que 200 d’entre elles quittent le service, soit par attrition, soit par reddition, soit tout simplement par désertion, la force de combat ne peut plus se battre. Oui, ils peuvent encore faire beaucoup de dégâts, et malgré le nombre de rapports de redditions, il y a malheureusement autant de rapports où ces forces tirent bon gré mal gré sur des villages et des villes, s’emparent de maisons et de structures plus importantes (écoles, hôpitaux) et se cachent derrière des civils et des non-combattants, obligeant les forces spéciales de Kadyrov à engager des combats brutaux au corps à corps alors que ces combattants torturent les habitants civils.

Cela reste un combat dur et sanglant. Pourtant, des chaudrons se forment et les forces russes poursuivent leur travail, jour après jour, nuit après nuit. Voici quelques esquisses des quatre chaudrons qui semblent se former actuellement. https://t.me/russianhead/3173

Il semble que ces colonies aient été réellement libérées par les forces russes/milices nationales de la LPR au cours des dernières 24 heures dans le cadre de l’offensive de Popasnaya :

  • Vladimirovka
  • Tripolye
  • Khamyshevaka
  • Vrybovka
  • Zolotoe

A tout le moins, dans cette zone de la République populaire de Lougansk, les lignes de défense ukrainiennes s’effritent. Shoigu confirme :

Discours d’ouverture du ministre russe de la Défense, le général d’armée Sergei Shoigu, lors de la session du conseil du ministère russe de la Défense (https://t.me/mod_russia_en/1749)

A propos de l’opération militaire spéciale

  • La libération de la République populaire de Lougansk est en voie d’achèvement. Les forces armées ukrainiennes, qui tentent de retarder l’avancée des troupes russes, ne laissent pas les habitants locaux sortir des villes et villages et les utilisent comme bouclier humain.
  • Subissant une défaite sur le « terrain », le régime de Kiev cherche à obtenir au moins des succès à court terme dans certaines zones, en les faisant passer pour des succès majeurs.
  • A la veille du jour de la Victoire, les autorités ukrainiennes ont fait une tentative aventureuse de s’emparer de l’île aux Serpents. Cette action douteuse s’est avérée être un échec total. À l’avenir, toute provocation sera sévèrement réprimée.
  • Le blocus de l’usine Azovstal se poursuit. Les nationalistes bloqués à l’intérieur de l’usine se rendent activement. A ce jour, 1 908 personnes ont déposé les armes.
  • Les forces armées russes font tout ce qu’elles peuvent pour éviter la mort de civils. Plus de 1 377 000 personnes ont été évacuées vers la Russie depuis les régions dangereuses des républiques populaires, ainsi que depuis l’Ukraine, depuis le début de l’opération militaire spéciale.
  • Je tiens à remercier le personnel pour son professionnalisme, son courage et son héroïsme dans l’accomplissement des tâches fixées par le commandant en chef suprême.

Sur la situation sur le front stratégique occidental

  • La situation sur le front stratégique occidental se caractérise par des menaces militaires croissantes près des frontières de la Russie. Au cours des huit dernières années, les vols de bombardiers stratégiques américains en Europe ont été multipliés par 15. Des navires américains équipés de missiles guidés sont entrés systématiquement dans la mer Baltique.
  • La Finlande et la Suède ont demandé à rejoindre l’OTAN. Les tensions continuent de s’accroître dans la zone de responsabilité du district militaire occidental. Il faudra adopter des contre-mesures adéquates.
  • D’ici la fin de l’année, 12 unités militaires auront été installées dans le district militaire occidental. Les mesures d’organisation en cours sont synchronisées avec la fourniture d’armes et d’équipements militaires modernes aux troupes.

Sur l’équipement des forces aérospatiales et de la marine avec des systèmes de véhicules aériens sans pilote à moyenne et longue portée

  • Les véhicules aériens sans pilote sont activement utilisés par les forces armées pour un large éventail de missions. Au cours des dix dernières années, l’intensité de leurs vols a été multipliée par sept et leur temps de vol annuel a été multiplié par 23. Depuis 2015, les véhicules aériens sans pilote surveillent la quasi-totalité du territoire syrien 24 heures sur 24.
  • Lors de l’opération militaire spéciale en Ukraine, les drones effectuent des reconnaissances aériennes et réalisent des frappes sélectives à bout portant contre des cibles ennemies dans des zones urbaines denses, évitant ainsi les dommages aux infrastructures civiles et les pertes civiles. Les informations obtenues par les drones sont transmises en temps réel aux utilisateurs. Cela permet aux troupes de réagir rapidement aux changements de situation et d’agir le plus efficacement possible.
  • L’armée et la marine continuent de recevoir des systèmes modernes avec des drones à des fins opérationnelles.
  • Des drones d’emploi stratégique devraient être livrés dans un avenir proche. Leur utilisation permettra d’économiser des pilotes et de réduire considérablement le coût des missions de reconnaissance et de tir en réduisant la consommation de munitions et la ressource des aéronefs.

Jetons un coup d’œil rapide sur le champ de bataille à travers les yeux des intrépides reporters de Readovka

Le sujet du jour était la reddition du « héros d’Azovstal », le radical Sviatoslav Palamar, qui se fait appeler Kalina. Nos sources ont rapporté le matin que ce « fumier » était déjà (https://t.me/readovkanews/34318) à Rostov-sur-le-Don. Le soir, cependant, une vidéo est apparue en ligne (https://t.me/russianonwars/701) dans laquelle « Kalina » lui-même diffusait qu’au 85e jour de la guerre en cours, lui et son commandement étaient toujours à l’usine Azovstal. Il parlait également d’une sorte d’opération spéciale secrète. Certains auteurs disent ironiquement qu’il devrait très probablement s’agir d’une opération de changement de sexe.

La situation sur les fronts reste tendue, mais les succès des forces alliées sont difficiles à ignorer

  • Sur le front de Kharkov, les pertes en hommes, en matériel et en concentration des forces ukrainiennes commencent à se faire sentir. Aujourd’hui, les nôtres ont pu libérer (https://t.me/russianonwars/691) Ternovaya près de la frontière de l’État russe.
  • Le front d’Izium : combats près de Krasny Liman, où jusqu’à 1 500 soldats ennemis sont menacés d’être encerclés. De violents combats se déroulent dans les bois près du village de Dolgenkoye.
  • Le front de Lougansk devient un point noir pour l’armée ukrainienne. Les commandants sur le terrain eux-mêmes font déjà part au haut commandement militaire du manque d’équipements lourds et de l’incompétence de certains chefs. Ainsi, le 3e bataillon de la 115e brigade des FAUs a refusé (https://t.me/voenacher/18972) d’aller au combat près de Severodonetsk. Pendant ce temps, nos forces développent une offensive grandiose à partir de Popasna dans plusieurs directions. Ce n’est pas pour rien qu’elles se sont battues si durement pour cette tête de pont pendant presque un mois entier. Il est rapporté que les troupes alliées du nord de la ville sont entrées dans (https://t.me/boris_rozhin/49516) Viktorovka, au sud elles ont pris (https://t.me/boris_rozhin/49498) Troitskoye, au nord-est elles ont à moitié dégagé Toshkovka, et à l’ouest elles se battent pour Pilipchatino. On apprend également que nos parachutistes ont libéré (https://t.me/boris_rozhin/49523) le village de Vladimirovka, près de Soledar, et que la « musique » de Wagner a libéré Tripillya. En fait, tout ce travail effectué garantit un contrôle serré du feu de notre artillerie sur l’autoroute Soledar-Lisichansk. L’assaut de Severodonetsk ne s’arrête pas non plus, les combattants partent au combat de trois directions à la fois.
  • Sur le front de Donetsk, les combats se déroulent près de Novoselovka-2 et Novobakhmutovka, ainsi qu’aux abords de New York. Le chaudron d’Avdeevka continue de se « former », le front s’éloigne de plus en plus de Gorlovka.
  • A Marioupol, plus de la moitié de la garnison dans les bunkers a quitté Azovstal (https://t.me/readovkanews/34327). Cette information a été rapportée par le chef de la DNR Denis Pushylin. Plus de 2 000 combattants lourdement armés se sont maintenant rendus (https://t.me/readovkanews/34329).
  • Le Front Sud semble avoir pris une pause opérationnelle pour faire venir des réserves et des moyens de frappe. Des « courtoisies » sont échangées entre les artilleurs des deux camps.

Nos territoires frontaliers ont une nouvelle fois été touchés par des bombardements ukrainiens chaotiques. Cette fois, il s’agissait (https://t.me/readovkanews/34319) du village de Tetkino dans la région de Koursk, où, selon le gouverneur, une personne a été tuée par des éclats d’obus. Dans la soirée, une autre information est parvenue de la région de Koursk, selon laquelle les FAUs ont tiré au mortier sur (https://t.me/readovkanews/34397) les villages d’Alekseevka et de Dronovka.

Frappes aériennes. Yasinovataya a de nouveau reçu (https://t.me/RtrDonetsk/5970) des frappes FAUs sur des civils. Ils ont également atteint (https://t.me/RtrDonetsk/5953) le village minier portant le nom de Lénine. Le district Petrovsky de Donetsk a également été bombardé (https://t.me/readovkanews/34326). Il y a des travaux de défense aérienne à Kherson.

Quelques détails intéressants: croix gammées, prières et rituels païens. Les gens d’Azov, qui ont quitté précipitamment la base près de Marioupol, ont abandonné (https://t.me/readovkanews/34361) tout leur attirail nationaliste.

Ce n’est un secret pour personne que d’empêcher que l’approvisionnement en armes et en munitions des FAUs atteigne la ligne de front est la tâche principale de notre armée. Nous avons trouvé (https://t.me/russianonwars/692) sur le net une liste de grands dépôts de munitions dans la partie centrale de l’Ukraine, qui vaut certainement la peine d’être « ciblée ».

La destruction va continuer et donc la reconstruction. Le gouvernement russe vient de créer un bureau spécial chargé de la restauration des territoires libérés de l’Ukraine, indique le vice-premier ministre de la Fédération de Russie, Marat Khusnullin.

Il est également intéressant de noter, si vous lisez le rapport matinal du ministère russe de la défense, que le nombre de cibles militaires touchées est en augmentation.  Notamment ce matin : 17 roquettes ukrainiennes à lanceur multiple Smerch interceptées près de Topolskoe, Malaya Kamyshevakha, Snezhkovka dans la région de Kharkov et Chernobaevka dans la région de Kherson.

Nous terminons avec deux merveilleux reportages sur les Azovites où le mème : « J’ai rigolé de mon Azov » a pris racine.

Ukraine War Day #85: Up Close Look At Azovstal Surrender, I Mean Evacuation

Traduisez d’abord celui-ci. C’est le journaliste Steshin qui était sur place et qui l’est probablement encore. https://www.kp.ru/daily/27393/4588115/

Voilà pour aujourd’hui.

The Saker Staff

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

Livraisons d’armes à l’Ukraine, l’effet papillon

Dans une tribune intitulée « Nous marchons vers la guerre comme des somnambules », Henri Guaino établit des parallèles entre la situation internationale à l’aube des deux guerres mondiales et celle qui prévaut aujourd’hui à l’aune du conflit ukrainien. Une …

Ennemis intérieurs et inconfort de la vérité

Par : Zineb

Le « totalitarisme » européen d’aujourd’hui est-il d’un type plus raffiné, moins violent, et donc digne d’un « passe » ?


Par Alastair Crooke – Le 9 mai 2022 – Source Strategic Culture

Vous vous souvenez de Jamal Khashoggi ? Je le connaissais un peu, je l’ai rencontré à plusieurs reprises au fil des ans. Il est clair qu’il n’était pas un « hacker » du régime. Il avait des divergences avec les dirigeants saoudiens, mais il était essentiellement un patriote saoudien d’une intégrité certaine.

Dans l’un de ses articles publiés en juillet 2014, Khashoggi a vécu une expérience qui l’a choqué au plus haut point : « Au début du Ramadan, j’ai emmené ma famille dans un café turc à Djeddah après la prière du soir. C’était une soirée de Ramadan habituelle. Nous avons discuté, absorbé beaucoup de calories et consommé du thé turc ».

Le lendemain, il écrit avoir reçu le tweet suivant : « Je t’ai vu hier au restaurant (…). « Les partisans de l’État sont partout : fais attention ! » [Les partisans de l’État renvoient ici à l’État islamique (ISIS), et non à l’État saoudien]. Khashoggi a réfléchi : « Était-ce donc une menace, ou un conseil ? Ou bien la personne voulait-elle me dire : « Nous sommes là » ? » J’ai vérifié le compte [Twitter] et j’ai réalisé qu’il n’était pas… un plaisantin – mais un membre actif engagé [d’ISIS] » .

« J’ai essayé de me souvenir » , écrit-il, « si je l’ai vu au café (…) à gauche de notre table se trouvait la section des familles, et je ne me souviens pas de personne qui avait des attributs d’ISIS. À droite, il y avait la section des hommes célibataires. Il y avait des jeunes ordinaires qui parlaient avec enthousiasme de la Coupe du monde. Bien sûr, il n’y avait pas d’homme masqué portant du noir. Ce qui est certain, c’est qu'[il] était là. Il était l’un des nôtres » .

C’est ce que Khashoggi pensait : « Il était l’un des nôtres » .

Cette semaine, le plus haut diplomate russe a émis un tweet dans un genre assez similaire. Il a mis en garde tous les politiciens libéraux qui prennent leur thé avec Zelensky à Kiev : « Attention, les néo-nazis sont partout autour de vous. Soyez prudents » . « Malheureusement, le président Zelensky dit qu’il ne peut pas être un nazi parce qu’il est d’origine juive, [pourtant] il soutient personnellement ces tendances » , a déclaré Lavrov.

Bien entendu, le tweet de Lavrov a provoqué un tollé dans les cercles libéraux (et israéliens) de l’élite européenne. Comment Lavrov, connu pour son extrême prudence avec les mots, a-t-il pu suggérer une telle chose ?

Un ancien officier supérieur du renseignement de l’OTAN, Jacques Baud, a récemment fait remarquer qu’après la révolution de Maidan, la force émergente dans le paysage politique ukrainien était le mouvement d’extrême droite :

Je n’aime pas l’appeler « néo-nazi » parce que le « nazisme » était une doctrine politique clairement définie, alors qu’en Ukraine, nous parlons d’une variété de mouvements qui combinent toutes les caractéristiques du nazisme (comme l’antisémitisme, le nationalisme extrême, la violence, etc.), sans être unifiés en une seule doctrine. Il s’agit plutôt d’un rassemblement de fanatiques.

En 2010, Andriy Biletsky, membre fondateur d’Azov, a déclaré que « la mission historique de notre nation » était de mener les « races blanches du monde dans une croisade finale pour leur survie […] une croisade contre les Untermenschen dirigés par des sémites » . Les soldats d’Azov portent des symboles fascistes ou associés aux nazis sur leurs uniformes, notamment des croix gammées et des symboles SS. Les partisans de Biletsky l’appellent « Bely Vozhd » – le souverain blanc.

Michael Colborne, qui a écrit un livre sur Azov, déclare qu’il « ne qualifierait pas explicitement Azov de mouvement néo-nazi. Il y a clairement des néo-nazis dans ses rangs. Il y a des éléments qui sont, vous savez, néo-fascistes et d’autres qui sont peut-être plus nationalistes ukrainiens de la vieille école » . Mais « au fond » , écrit Colborne, « il est hostile à la démocratie libérale. Il est hostile à tout ce qui vient avec la démocratie libérale, les droits des minorités, les droits de vote, des choses comme ça » .

Ce qui a ébranlé Khashoggi ce soir-là à Djeddah, c’est que les membres d’ISIS ne se démarquaient en aucune façon ; le tweeteur était « l’un des nôtres » – il émergeait de nous.

Cela ne veut pas dire que la société saoudienne a créé ce « démon intérieur » toute seule. Entre 1917 et 1918, St John Philby (un fonctionnaire britannique), avait incité Ibn Saoud à militariser le fondamentalisme wahhabite afin de prendre le contrôle de la péninsule arabe (par la terreur). Par la suite, l’Occident a continué à militariser le wahhabisme radical, pour le mettre au service de l’Afghanistan et de la Syrie, et l’a finalement transformé en ISIS.

La dernière analyse de Khashoggi est centrée sur le degré auquel l’Arabie saoudite en tant que société, tout en étant responsable de la naissance des doctrines clés sur lesquelles ISIS a été fondé, a également permis à ISIS de devenir en quelque sorte « nous » .

Ostensiblement, nous pourrions aussi nous demander pourquoi les États-Unis, le Canada et les pays européens ont formé des idéologues « hostiles à tout ce qui est lié à la démocratie libérale, aux droits des minorités, au droit de vote, à des choses comme ça » , comme le fait l’idéologie d’Azov. Il est paradoxal – c’est le moins que l’on puisse dire – que l’UE considère l’armement et l’entraînement de « fanatiques » comme une résistance héroïque.

Le regretté professeur Stephen Cohen, éminent spécialiste américain de la Russie, mettait en garde avec prescience, en 2018, contre « la collusion entre l’Amérique et les néonazis » :

La revivification fasciste ou néo-nazi est en cours aujourd’hui dans de nombreux pays, de l’Europe aux États-Unis, mais la version ukrainienne revêt une importance spéciale et représente un danger particulier. Un mouvement fasciste important, en pleine expansion et bien armé est réapparu dans un grand pays européen qui est l’épicentre politique de la nouvelle guerre froide entre les États-Unis et la Russie – en fait, un mouvement qui ne nie pas tant l’Holocauste qu’il ne le glorifie. De telles forces pourraient-elles prendre le pouvoir à Kiev ? …

L’hystérie non affectée, chargée d’émotion, qui règne dans toute l’Europe à l’égard de ces nouveaux « héros de la résistance » – bien que combinant « toutes les caractéristiques du nazisme » – pose une question délicate : Sont-ils désormais aussi « des nôtres » ?

Si l’on se souvient de l’intuition de Khashoggi, la réponse n’est peut-être pas si surprenante. Les Européens sont-ils en train de toucher une veine profonde de l’histoire européenne, et de s’en nourrir inconsciemment ? Pour de nombreux Russes qui observent l’Occident aujourd’hui, la réponse serait un « oui » retentissant.

Il existe un parallèle survenu il y a de nombreux siècles. Les Francs carolingiens, qui se sont emparés de Rome et de la papauté, ont d’abord pratiqué une culture d’annulation extrême (y compris de l’orthodoxie), et la suppression impitoyable de toute dissidence (à savoir ce qui est arrivé aux Cathares). Pourtant, l’héritage de Charlemagne est partout loué sans réserve à Bruxelles.

Aujourd’hui, la rigidité structurelle de la pensée occidentale veut que les conservateurs – de toutes sortes (des conservateurs du centre à l’extrême droite, et finalement aux « fascistes » ) coexistent sur un même continuum idéologique – ce qui signifie qu’ils sont tous de la même espèce, et séparés simplement par une différence de degré. La gauche, en revanche, est censée n’avoir aucune implication dans le continuum de la droite.

Le point essentiel ici est que cette structure de « continuum idéologique de droite » n’est pas remise en question par le consensus général. En effet, la logique consistant à qualifier toute personne conservatrice d‘ »extrême droite » , et donc politiquement « intouchable » , en dépend. Et cela fonctionne souvent. Nous avons pu constater cette rigidité structurelle particulière lors de la récente élection présidentielle française – pour ramener au pouvoir un candidat largement impopulaire, Macron.

Mais que se passe-t-il si l’hypothèse de base sous-jacente n’est pas valable ? Et si le soi-disant fascisme, en tant qu’idéologie et méthode de pratique politique, ne pouvait pas être placé dans un endroit pré-assigné du spectre politique ? Et s’il était aussi présent à gauche qu’à droite ?

Personne, pas même Hannah Arendt, n’a réussi à définir le fascisme – et pourtant, malgré une grande confusion et des « interprétations extrêmement divergentes » , Jonah Goldberg écrit dans Liberal Fascism que de nombreux libéraux et gauchistes modernes agissent comme s’ils savaient exactement ce qu’est le fascisme. Qui plus est, ils sont choqués de le trouver partout (Russie, Chine, Iran, etc.) – sauf toutefois lorsqu’ils se regardent dans le miroir.

La contribution essentielle d’Arendt a été de reconnaître le point commun essentiel entre le nazisme et le communisme : ils ont le totalitarisme en commun. « Le totalitarisme diffère par essence des autres formes d’oppression politique » , écrivait-elle. « Partout où il a accédé au pouvoir, il a détruit toutes les traditions sociales, juridiques et politiques du pays » . L’analyse d’Arendt anéantit la structure standard gauche-droite, ou du moins la rend discutable.

Qu’est-ce que cela peut signifier ? Est-il nécessaire d’ajouter une telle catégorie de fascisme libéral à l’aile gauche de l’échiquier politique ? Eh bien, c’est le cas – et c’est très important. La censure croissante par Big Tech des discours « conservateurs » et de droite repose sur ce faux continuum allant du « conservateur » à l’extrême droite (dont la gauche est commodément exclue).

Devrions-nous en conclure que le « totalitarisme » européen d’aujourd’hui est d’un type plus raffiné, moins violent, et qu’il a donc droit à un « passe » ?

Quoi qu’il en soit, cela a des implications. Ce qui nous ramène à Djeddah. Dans un article du New York Times de 2015, le romancier algérien Kamel Daoud a écrit un sous-titre provocateur : Black ISIS : White ISIS.

Le premier égorge, tue, lapide, coupe des mains, détruit le patrimoine commun de l’humanité et méprise l’archéologie, les femmes et les non-musulmans. Le second est mieux habillé, et plus soigné. Mais il fait les mêmes choses. Dans sa lutte contre le terrorisme, l’Occident fait la guerre à l’un, mais serre la main à l’autre.

Serrer la main, la « conscience tranquille » , à l’ISIS blanc ou au fascisme blanc n’a pas d’importance. Tout peut être « normalisé » en présentant la guerre comme une lutte manichéenne du « bon libéralisme » contre le mal.

Mais revenez en arrière une seconde : pourquoi les Ukrainiens de l’Est agitent-ils le drapeau rouge plutôt que des drapeaux russes au passage des troupes russes ? Ce n’est pas parce qu’ils soutiennent le communisme, ni parce qu’ils veulent le retour de l’empire soviétique. Ils le brandissent comme le drapeau sous lequel leurs pères et grands-pères ont combattu pour vaincre l’Allemagne nazie.

Ils perçoivent maintenant la situation de la même manière que Daoud. Les hommes et les femmes de l’UE revêtus des attributs du pouvoir serrent la main de « l’Azov blanc » et poursuivent une guerre qui remonte à l’invasion de la Russie par Napoléon. S’il en est ainsi, il ne faut pas chercher de compromis. Les Russes le comprennent bien. Pour eux, c’est une question existentielle.

Alastair Crooke

Traduit par Zineb, relu par, pour le Saker Francophone

La Russie révèle les résultats de son enquête sur les laboratoires clandestins en Ukraine

Par : Wayan

En parallèle à la revue de presse hebdomadaire voici, regroupés en un, trois articles de RT sur le même sujet.


Par RT – Le 11 mai 2022

Moscou affirme que l’Ukraine a tenté d’infecter la population pro-russe de la République populaire de Lougansk avec la tuberculose (TB) et a permis au Pentagone de réaliser des expériences sur des humains dans les services psychiatriques de Kharkov.

Lors d’un briefing sur les conclusions de l’enquête du ministère russe de la Défense sur les laboratoires d’armes biologiques financés par les États-Unis en Ukraine, le chef des forces russes de protection radioactive, chimique et biologique, le lieutenant-général Igor Kirillov, a affirmé que les forces russes avaient obtenu des preuves suggérant que Kiev avait tenté d’infecter les résidents du district de Slavyanoserbsk de la République populaire de Lougansk (RPL) avec une souche de tuberculose hautement pathogène, en 2020.

« Des dépliants réalisés sous la forme de faux billets de banque ont été infectés par l’agent causal de la tuberculose et distribués parmi les mineurs du village de Stepovoe », a déclaré M. Kirillov, ajoutant que les organisateurs de ce crime ont tenu compte du comportement des enfants, qui consiste notamment à « mettre des choses dans la bouche » et à manipuler des aliments sans se laver les mains.

Kirillov a déclaré que les résultats des études bactériologiques ont confirmé la résistance des bactéries isolées trouvées sur les notices de médicaments antituberculeux de première et de deuxième ligne, ce qui signifie que la maladie qu’elles provoquent est beaucoup plus difficile et coûteuse à traiter.

Il a ensuite cité la conclusion de la station sanitaire et épidémiologique républicaine de Lougansk, selon laquelle « l’infection des billets de banque était très probablement artificielle, car le matériau contient des souches extrêmement dangereuses de l’agent pathogène dans une concentration qui peut assurer l’infection et le développement du processus de la tuberculose. »

Kirillov a ajouté que le dispensaire antituberculeux de la LPR a également noté des signes de « contamination délibérée et artificielle des billets par des biomatériaux à haut pouvoir pathogène. »

Les responsables russes ont également affirmé que le Pentagone aurait mené des expériences « inhumaines » sur les patients d’au moins deux institutions psychiatriques de Kharkov. « La principale catégorie de sujets expérimentaux était un groupe de patients de sexe masculin, très épuisés physiquement, âgés de 40 à 60 ans », a déclaré Kirillov.

Les expériences étaient menées directement par des spécialistes étrangers qui étaient arrivés en Ukraine par l’intermédiaire de pays tiers afin de dissimuler l’implication des États-Unis. Les spécialistes ont été brusquement évacués du pays au début de l’année, peu avant le lancement de l’opération militaire russe, a noté Kirillov.

« En janvier 2022, les citoyens étrangers qui ont mené les expériences ont été évacués d’urgence, et le matériel et les médicaments qu’ils ont utilisés ont été emmenés dans les régions occidentales de l’Ukraine », a-t-il précisé.

La semaine dernière, le chef du Comité d’enquête russe, Alexander Bastrykin, a déclaré à RT que le service avait « clairement identifié » plusieurs Américains impliqués dans la recherche biologique militaire en Ukraine, y compris des employés du Pentagone, ainsi que des entreprises étroitement associées à l’armée américaine. Selon les estimations russes, Washington a versé plus de 224 millions de dollars dans la recherche biologique dans le pays entre 2005 et début 2022, a déclaré Bastrykin.

Des responsables américains ont confirmé l’existence d’« installations de recherche biologique » en Ukraine, mais ont déclaré que Washington ne fournissait que ce qu’ils appellent une « assistance » pour des efforts qui n’impliquaient pas le développement d’armes biologiques.

https://www.rt.com/russia/555333-ukraine-biolabs-inhumane-experiments/

Les Démocrates étasuniens se sont associés à des sociétés Big Pharma et à des fondations amies dirigées par George Soros et Bill Gates pour mettre en place des recherches biologiques en Ukraine, utilisant le projet pour générer des fonds supplémentaires pour les élections, a déclaré l’armée russe mercredi dans le dernier briefing sur ce sujet.

« Il faut dire que les idéologues de la recherche biologique militaire américaine en Ukraine sont des dirigeants du Parti démocrate », a déclaré le lieutenant-général Igor Kirillov, chef de la Force russe de protection radiologique, chimique et biologique.

Le gouvernement américain a mis en place un moyen de financer la recherche biologique militaire directement à partir du budget fédéral, mais il a également utilisé des garanties gouvernementales pour lever des fonds auprès « d’organisations non gouvernementales contrôlées par les dirigeants du Parti démocrate », a ajouté M. Kirillov.

A titre d’exemple, il a montré une diapositive avec les noms de la Fondation Bill et Melinda Gates, de la Fondation [Bill et Hillary] Clinton, de l’Open Society et des fonds d’investissement de George Soros, de la Fondation Rockefeller, de l’EcoHealth Alliance et de Rosemont Seneca Partners de Hunter Biden.

Kirillov a également cité Pfizer, Moderna, Merck et Gilead parmi les « grandes entreprises pharmaceutiques » impliquées dans ce système, qui l’utilisent pour tester des médicaments en contournant les normes de sécurité internationales. Cela réduit le coût de leur recherche et développement, a fait valoir M. Kirillov, et l’augmentation des bénéfices des sociétés pharmaceutiques « permet aux dirigeants du Parti démocrate de recevoir des contributions financières supplémentaires pour les campagnes électorales et de dissimuler leur distribution. »

En utilisant l’Ukraine comme un banc d’essai échappant effectivement au contrôle international et en s’appuyant sur les capacités technologiques des entreprises pharmaceutiques transnationales, le Pentagone a « considérablement élargi son potentiel de recherche non seulement dans le domaine de la création d’armes biologiques, mais aussi de l’obtention d’informations sur la résistance aux antibiotiques et la présence d’anticorps contre certaines maladies dans les populations de régions spécifiques », a noté M. Kirillov.

Le chef du comité d’enquête russe, Alexander Bastrykin, a déclaré à RT la semaine dernière que son service avait « clairement identifié » des Américains impliqués dans la recherche biologique militaire en Ukraine, y compris des employés du ministère américain de la défense et plusieurs sociétés liées au Pentagone.

Les États-Unis ont dépensé plus de 224 millions de dollars dans des programmes biologiques en Ukraine entre 2005 et début 2022, a déclaré Bastrykin.

L’armée russe a déjà présenté des preuves de l’implication du gouvernement américain dans les laboratoires biologiques ukrainiens. Fin mars, M. Kirillov a montré des diapositives indiquant que le fils de l’actuel président américain Joe Biden, Hunter, était impliqué dans le financement de certains projets. M. Kirillov a également présenté des documents montrant que Kiev était intéressé par l’équipement de drones pour la distribution d’agents pathogènes servant d’armes.

https://www.rt.com/russia/555328-democrats-pentagon-pfizer-ukraine-biolabs/

La Russie a renforcé ses allégations concernant le réseau tentaculaire de laboratoires biologiques secrets financés par les États-Unis en Ukraine, affirmant que d’autres pays de l’OTAN ont participé à ces recherches douteuses. Outre les États-Unis, l’Allemagne et la Pologne ont pris part à des programmes de recherche biologique sur le sol ukrainien, a déclaré mercredi le lieutenant-général Igor Kirillov, chef de la Force russe de protection radiologique, chimique et biologique.

« Non seulement les États-Unis, mais aussi un certain nombre de leurs alliés de l’OTAN mènent des projets biologiques militaires sur le territoire de l’Ukraine », a-t-il déclaré. « Les dirigeants allemands ont lancé leur programme national de biosécurité indépendamment de Washington dès 2013. Quelque 12 pays, dont l’Ukraine, sont impliqués dans ce programme. »

Cet effort implique des institutions scientifiques allemandes de premier plan telles que l’Institut Robert Koch et l’Institut de microbiologie des forces armées allemandes, a précisé M. Kirillov. Selon les documents obtenus par Moscou, ces derniers ont obtenu quelque 3 500 échantillons de sérum sanguin de personnes vivant dans 25 régions d’Ukraine entre 2016 et 2019, a ajouté le responsable.

L’implication d’institutions subordonnées à la Bundeswehr confirme la nature militaire des recherches biologiques menées dans les laboratoires ukrainiens et soulève des questions sur les objectifs poursuivis par les forces armées allemandes, qui collectent le biomatériel des Ukrainiens.

La Pologne a également été activement impliquée dans ces programmes. Des documents montrent que Varsovie a financé l’Université médicale nationale de Lvov, dans l’ouest de l’Ukraine, a poursuivi M. Kirillov. Une branche de cette université, l’Institut d’épidémiologie et d’hygiène, a participé à des projets biologiques de l’armée américaine, a-t-il noté.

En outre, l’Institut polonais de médecine vétérinaire a été impliqué « dans des études sur les menaces épidémiologiques et la propagation du virus de la rage en Ukraine », a déclaré le fonctionnaire. « Ces études ont notamment été menées conjointement avec l’institut américain Battelle – l’un des principaux contractants du Pentagone », a ajouté M. Kirillov.

La Russie a commencé à publier les preuves qu’elle a réussi à obtenir sur le réseau tentaculaire de biolabs financés par les États-Unis et disséminés à travers l’Ukraine peu après le début du conflit entre Moscou et Kiev, fin février. Ces installations secrètes auraient mené des recherches éthiquement douteuses et auraient potentiellement développé des armes biologiques.

La semaine dernière, le chef du Comité d’enquête russe, Alexander Bastrykin, a déclaré à RT que son service avait « clairement identifié » des Américains impliqués dans la recherche biologique militaire, notamment des employés du Pentagone et des entreprises étroitement associées à l’armée américaine. Au total, Washington a consacré plus de 224 millions de dollars à la recherche biologique en Ukraine entre 2005 et début 2022, a affirmé Bastrykin.

https://www.rt.com/russia/555326-germany-poland-ukraine-biolabs/

Voici comment l’Europe a été poussée au suicide économique

Par : Wayan

Par Moon of Alabama – Le 18 mai 2022

Avec l’aide active des « dirigeants » européens, les États-Unis parviennent à ruiner l’Europe.

Comme l’écrivait Michael Hudson, professeur et chercheur en économie à l’université du Missouri à Kansas City, début février, avant l’intervention de la Russie en Ukraine :

L’Amérique n’a plus la puissance monétaire, l’excédent commercial et une balance des paiements toujours positive qui lui permettait d’élaborer les règles du commerce et de l’investissement dans le monde depuis 1944-45. La menace qui pèse sur la domination américaine est que la Chine, la Russie et le cœur de l’île-monde eurasienne de Mackinder offrent de meilleures opportunités de commerce et d’investissement que celles offertes par les États-Unis, qui demandent de plus en plus désespérément des sacrifices à leurs alliés de l’OTAN et autres.

 

L’exemple le plus flagrant est la volonté des États-Unis d’empêcher l’Allemagne d’autoriser la construction du gazoduc Nord Stream 2 afin d’obtenir du gaz russe pour les prochains froids. Angela Merkel s’est mise d’accord avec Donald Trump pour dépenser un milliard de dollars dans la construction d’un nouveau port GNL afin de devenir plus dépendante du GNL américain, dont le prix est élevé. (Le plan a été annulé après que les élections américaines et allemandes ont changé les deux dirigeants). Mais l’Allemagne n’a pas d’autre moyen de chauffer un grand nombre de ses maisons et immeubles de bureaux (ou d’approvisionner ses entreprises d’engrais) que le gaz russe.

 

Le seul moyen qui restait aux diplomates américains pour bloquer les achats européens était d’inciter la Russie à lancer une réponse militaire, puis de prétendre que la réplique à cette réponse doit l’emporter sur tout intérêt économique purement national. Comme l’a expliqué la sous-secrétaire d’État aux affaires politiques, Victoria Nuland, lors d’un point de presse du département d’État, le 27 janvier : « Si la Russie envahit l’Ukraine, d’une manière ou d’une autre, le Nord Stream 2 n’avancera plus ». Le problème est de créer un incident suffisamment offensif et de dépeindre la Russie comme l’agresseur.

À la mi-février, un observateur de l’OSCE notait que les bombardements d’artillerie sur le Donbass par les Ukrainiens était passé d’une poignée à plus de 2 000 explosions par jour. La Russie a réagi à ces préparatifs d’attaque en reconnaissant les républiques du Donbass, en signant des accords de défense avec elles et en leur venant finalement en aide.

Peu après le lancement de l’opération militaire russe, le professeur Hudson a approfondi ses réflexions :

La récente provocation de la Russie par l’expansion de la violence ethnique anti-russe par le régime néo-nazi ukrainien de Maiden post-2014 vise à provoquer une épreuve de force. Elle répond à la crainte des intérêts américains de perdre leur emprise économique et politique sur leurs alliés de l’OTAN et d’autres satellites de la zone dollar, car ces pays ont vu leurs principales opportunités de gain dans l’augmentation de leur commerce et de leurs investissements avec la Chine et la Russie. …

 

Comme l’a expliqué le président Biden, l’escalade militaire actuelle (« en agaçant l’ours ») ne concerne pas vraiment l’Ukraine. Biden a promis dès le départ qu’aucune troupe américaine ne serait impliquée. Mais il exige depuis plus d’un an que l’Allemagne empêche le gazoduc Nord Stream 2 d’approvisionner son industrie et ses logements en gaz à bas prix et se tourne vers les fournisseurs américains, dont les prix sont beaucoup plus élevés. …

 

L’objectif stratégique américain le plus urgent de la confrontation entre l’OTAN et la Russie est la flambée des prix du pétrole et du gaz. En plus de créer des profits et des gains boursiers pour les entreprises américaines, les prix plus élevés de l’énergie vont faire perdre une grande partie de sa vapeur à l’économie allemande.

Au début du mois d’avril, le professeur Hudson refaisait un point sur la situation :

Il est maintenant clair que la nouvelle guerre froide a été planifiée il y a plus d’un an par les États-Unis, avec la stratégie de bloquer le Nord Stream 2 dans le cadre de son objectif d’empêcher l’Europe occidentale (« OTAN ») d’augmenter sa prospérité par le commerce et les investissements mutuels avec la Chine et la Russie. …

 

Ainsi, les régions russophones de Donetsk et de Louhansk ont été bombardées avec une intensité croissante, et comme la Russie s’abstenait de répondre, des plans auraient été élaborés pour lancer une grande épreuve de force en février dernier ;- une attaque lourde de l’Ukraine occidentale organisée par des conseillers américains et armée par l’OTAN. …

 

Avant la guerre des sanctions, le commerce et les investissements européens promettaient une prospérité mutuelle croissante grâce aux relations entre l’Allemagne, la France et d’autres pays de l’OTAN d’un côté et la Russie et de la Chine de l’autre. La Russie fournissait une énergie abondante à un prix compétitif, et cet approvisionnement énergétique devait faire un bond en avant avec Nord Stream 2.

 

L’Europe devait gagner les devises étrangères nécessaires pour payer ce commerce d’importation croissant en exportant davantage de produits industriels vers la Russie et en investissant dans la reconstruction de l’économie russe, par exemple par des entreprises automobiles allemandes, des avions et des investissements financiers. Ce commerce et ces investissements bilatéraux sont désormais interrompus pour de très nombreuses années, étant donné la confiscation par l’OTAN des réserves étrangères de la Russie conservées en euros et en livres sterling.

La réponse européenne à la guerre par procuration des États-Unis contre la Russie est basée sur une moralisation hystérique menée par les médias, ou alors une hystérie moralisatrice. Elle n’était et n’est toujours ni rationnelle ni réaliste.

Les « dirigeants » européens ont décidé que le suicide économique de l’Europe était nécessaire pour montrer à la Russie que Bruxelles était sérieusement fâchée. Des gouvernements nationaux imbéciles, y compris celui de l’Allemagne, ont suivi ce programme. S’ils continuent sur leur lancée, le résultat sera une désindustrialisation complète de l’Europe occidentale.

Pour reprendre les termes d’un observateur sérieux :

Aujourd’hui, nous constatons que pour des raisons purement politiques, poussés par leurs propres ambitions, et sous la pression de leur suzerain américain, les pays européens imposent davantage de sanctions sur les marchés du pétrole et du gaz, ce qui entraînera davantage d’inflation. Au lieu d’admettre leurs erreurs, ils cherchent un coupable ailleurs. …

 

On a l’impression que les politiciens et les économistes occidentaux oublient tout simplement les lois économiques de base ou choisissent simplement de les ignorer. …

 

Dire non à l’énergie russe signifie que l’Europe deviendra systématiquement et durablement la région du monde la plus coûteuse en ressources énergétiques. Oui, les prix vont augmenter, et des ressources vont aller contrer ces hausses de prix, mais cela ne changera pas la situation de manière significative. Certains analystes affirment que cela portera gravement, voire irrévocablement, atteinte à la compétitivité d’une partie importante de l’industrie européenne, qui perd déjà du terrain au profit d’entreprises d’autres régions du monde.

 

Maintenant, ces processus vont certainement s’accélérer. Il est clair que les possibilités d’activité économique, avec ses améliorations, quitteront l’Europe pour d’autres régions, tout comme les ressources énergétiques de la Russie.

Cet autodafé économique… ce suicide est, bien sûr, l’affaire interne des pays européens. …

 

Or, les actions erratiques de nos partenaires – c’est ce qu’elles sont – ont entraîné une croissance de facto des revenus du secteur pétrolier et gazier russe, en plus des dommages causés à l’économie européenne. …

 

En comprenant les mesures que l’Occident prendra dans un avenir proche, nous devons tirer des conclusions à l’avance et être proactifs, en tournant les mesures chaotiques irréfléchies de certains de nos partenaires à notre avantage pour le bien de notre pays. Naturellement, nous ne devons pas espérer que leurs erreurs se répètent. Nous devons simplement, pratiquement, partir des réalités actuelles, comme je l’ai dit.

 

Tiré du discours de Vladimir Poutine, lors d’une réunion sur le développement de l’industrie pétrolière, 17 mai 2020, Kremlin, Moscou

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

La mort à petit feu : où est la stratégie occidentale en Ukraine ?

Un article du journaliste Pepe Escobar sur le suicide à petit feu de l'Occident en Ukraine face à une Russie maîtrisant parfaitement "l'Art de la guerre".

Pierrick Tillet
La mort à petit feu : où est la stratégie occidentale en Ukraine ?
yetiblog.org

Sitrep Opération Z : à Azovstal, c’est l’OTAN qui se rend


avec des remerciements à Pepe Escobar pour ce titre prémonitoire.


Par The Saker Staff – Le 18 mai 2022 – Source thesaker.is

Les Azovites nazis – des rats dans un trou aux poissons dans un tonneau – Voilà à quoi ressemble la dénazification !

Le New York Times tergiverse comme suit : L’Ukraine a mis fin à sa « mission de combat » à Marioupol et a déclaré que les combattants étaient évacués, signalant ainsi que la bataille dans la fameuse aciérie était terminée.

Zelensky ajoute à cela quelques rêves ukrainiens/cocaïniens : « La mission d’évacuation d’Azovstal se poursuit. Elle est dirigée par nos officiers militaires et de renseignement. » (OK, M. PianoDick, ils sont conduits tout droit vers la prison pour criminels de guerre ! – Remerciez vos officiers militaires et de renseignement de faire le travail pour le monde !)

Dmitry Polyansky le dit différemment : « Je ne savais pas que l’anglais avait autant de façons d’exprimer un seul message : les #Azovnazis se sont rendus sans condition. »

La nuit tombée n’a pas arrêté le processus de reddition. Les Ukrainiens se rendent encore en foule sans s’arrêter. Des forces suffisantes pour y faire face sont sur le terrain et le ministère des affaires intérieures de la RPD botte en touche et fait des prisonniers.

Des roquettes éclairantes sont constamment lancées dans le ciel, ce qui facilite au moins d’une certaine manière la sortie en rampant des habitants des souterrains 🙂

Ces héros invincibles sont émaciés, en haillons, affamés et font pitié à voir.

QG de la défense de Donetsk – 962 Azovites se sont rendus et le processus se poursuit. Dans le même temps, 11 militaires de la 25e brigade aéroportée et 17 de la 54e brigade mécanisée des forces armées ukrainiennes ont volontairement déposé les armes et sont passés du côté de la RPD. Nous espérons que c’est le début d’une reddition massive.

C’est la dénazification et des films seront tournés et des livres seront écrits. Après cette perte majeure de prestige, attendez-vous à une action sous faux-drapeau.

Le point de départ aujourd’hui est le rapport du Ministère de la Défense russe et quelque peu reformaté pour faciliter l’utilisation.

En l’espace d’une journée, des missiles aériens de haute précision des forces aérospatiales russes ont frappé :

  • 2 postes de commandement, dont le quartier général de la défense territoriale près de Soledar, dans la République populaire de Donetsk,
  • ainsi que 31 zones de concentration d’hommes et d’équipements militaires ukrainiens, y compris des emplacements d’unités mercenaires étrangères de pays européens à Nikolaev et Krasnogorovka.
  • En outre, 2 avions ukrainiens Su-24 ont été détruits sur un aérodrome militaire près de Dniepropetrovsk, 1 division de systèmes de missiles antiaériens S-300 ukrainiens près de Nikolaev, ainsi que 4 dépôts de missiles et d’armes d’artillerie et de munitions des forces armées ukrainiennes près d’Ougledar, Pokrovskoe, Soledar et Bakhmut, en République populaire de Donetsk.

L’aviation opérationnelle-tactique et l’aviation de l’armée ont touché :

  • 3 postes de commandement,
  • 41 zones de concentration d’hommes et d’équipements militaires des FAUs, ainsi que
  • 1 dépôt de munitions près d’Ougledar, en République populaire de Donetsk.
  • Ces attaques ont permis d’éliminer plus de 270 nationalistes et jusqu’à 54 véhicules blindés et motorisés.

Les troupes de missiles et l’artillerie ont frappé :

  • 76 postes de commandement,
  • 421 zones de concentration d’hommes et de matériel militaire, ainsi que
  • 147 unités d’artillerie et de mortier en position de tir, dont
  • 1 batterie ukrainienne d’obusiers M777 de 155 mm de fabrication américaine près de Pogornoe.
  • 1 point de passage de pontons équipés par les forces armées ukrainiennes pour traverser la rivière Severskyi Donets a été détruit près de Protopopovka, région de Kharkov.

Les moyens de défense aérienne russes ont abattu :

  • 1 avion ukrainien Su-25 au-dessus de Tripolie, république populaire de Donetsk.
  • 1 MiG-29 des forces aériennes ukrainiennes a été abattu près de Kamennaya Yaruga, région de Kharkov.
  • 15 drones ukrainiens ont été abattus près de Semenovka, Velikie Prokhody, Balakleya, Malye Prokhody, Velikaya Kamyshevakha dans la région de Kharkov, Rudnichnyi, Grabskoe, Staromikhailovka, Volnoe dans la république populaire de Donetsk, Belyaevka, Chernobaevka dans la région de Kherson.
  • 8 roquettes ukrainiennes à lanceur multiple Smerch ont également été interceptées près de Kamenka et Malaya Kamyshevakha, dans la région de Kharkov.

Pas trop minable pour une journée de travail. Et ils vont le refaire, et le recommencer, et le rincer, et le refaire encore.

Les secrets d’Azovstal et des environs commencent à être révélés. Il y en aura beaucoup !

Comment la mission de l’OSCE a coopéré avec les terroristes d’Azov

 

L’équipe de tournage de IA « Arbelet » a été la première à se rendre sur le territoire où se trouvait la mission de l’OSCE à Marioupol. Parmi d’autres trouvailles précieuses, ils ont découvert deux positions de mortier équipées, tout près du bâtiment administratif de la mission. Les mortiers eux-mêmes et leurs munitions sont d’origine italienne, comme en témoignent les marquages. Autre fait notable : la dernière livraison de la batterie italienne est datée du 11 mars 2022.

 

Les Italiens ordinaires savent-ils que leurs autorités aident carrément les terroristes des bataillons nationaux ? Comment l’OSCE va-t-elle commenter le fait qu’ils étaient en collusion évidente avec les terroristes, permettant à « Azov » de tirer depuis leur territoire ? Comment, après ces faits, l’OSCE sera-t-elle en mesure de restaurer sa réputation ?

Aparté

Comprenez-vous maintenant pourquoi la Russie quitte les organisations internationales ? C’est simple, ces organisations sont corrompues au point qu’elles ne peuvent être réformées mais doivent être brisées. M. Lavrov rencontre aujourd’hui le secrétaire général de l’OCS, Ming, pour parler de nouvelles structures en cours de mise en place.

Mise à jour de Brian Berletic

Il regarde les caquettages de sources occidentales et il les hisse sur leur propre petard. Ecoutez-le, en particulier l’explication de Brian sur la façon dont le commandement et les soldats russes maintiennent certaines zones « fixes ».

Voici un autre exemple d’une telle « fixation« . L’armée russe a attaqué les installations de défense ukrainiennes dans la région d’Odessa avec des armes de précision depuis la mer Noire. Cette information est confirmée par le commandement opérationnel ukrainien « Sud ».

Encadré

Aujourd’hui à Odessa – En ce jour du  » printemps russe « .

Le 18 mai 2014 – « Odessa est une ville russe », « Donbass – nous sommes avec vous » – de tels slogans ont retenti à la Maison des syndicats à Odessa.

Des centaines de manifestants avec des drapeaux russes et des bannières de la Victoire sont sortis non seulement pour honorer la mémoire des personnes tuées dans la tragédie du 2 mai, mais aussi pour montrer aux nazis ukrainiens que les Odessans sont un peuple russe qui n’a pas peur des punisseurs de Kiev.

L’Opération spéciale russe commence-t-elle à toucher les cœurs et les esprits ? Rappelez-vous les histoires selon lesquelles la Russie a sous-estimé la volonté du peuple ukrainien de soutenir la dénazification.

En télescopant la photo actuelle sur une carte, nous constatons que les chaudrons ne viennent plus par un mais par trois :

Readovka sur les fronts

Front de Kharkov. Les combats dans la zone de Kazachya Lopan et le village de Liptsy sont de nature positionnelle. L’ennemi dans la zone de Ternovka a atteint la frontière. MASS MEDIA : Les forces armées ukrainiennes ont atteint la frontière russo-ukrainienne dans la région de Kharkov. L’Ukraine a mené une contre-attaque dans le nord-est de la Fédération de Russie, et sonde également les positions des Forces armées russes dans la région de Volchansk. Les forces armées russes ne mènent pas d’opérations offensives actives en direction de Kharkov.

Sur la partie Izyum du front, les combats se poursuivent dans la région de Kamyshevakha, Kurulka et Dolgenky. L’ennemi continue d’essayer de mettre à mal le flanc du groupe russe au nord-ouest d’Izyum, en forçant le Seversky Donets. Dans la direction slave, les troupes ont pris Drobyshevo et Krasny Liman en demi-cercle. Le front s’est également approché de Svyatogorsk.

Dans la partie du front Luhansk-Donetsk, les combats se poursuivent dans la zone de Kamyshevakha, au nord de Popasna. Il y a également des batailles pour Toshkovka. Il y a des tentatives de pénétrer sur le flanc et l’arrière de la zone fortifiée à Gorsky et Zolotoy. Les combats se poursuivent à la périphérie de Severodonetsk, ainsi qu’à l’ouest de Lisichansk dans la région de Privolye et Belogorovka. Selon des rapports non confirmés, les troupes russes ont occupé la ville de New York.

Sur la partie du front de Zaporozhye, aucun changement particulier n’est intervenu. Une tentative d’attaque des forces armées ukrainiennes dans la zone de Malinovka s’est soldée par un échec et de lourdes pertes. Les batailles sont ici de nature positionnelle tout le long du chemin de Gulyai-Pole à Velikaya Novoselovka. L’ennemi déplace une partie des réserves de la direction de Zaporizhia vers le Donbass, où la situation du groupe de Severodonetsk se détériore rapidement. De violents combats se poursuivent dans la région de Novomikhailovka et d’Ugledar.

Sur le front sud, le développement de l’offensive n’a pas encore eu lieu. Les forces armées ukrainiennes attendent le débarquement des troupes russes dans la région d’Odessa et travaillent à miner toute la côte. Dans les directions de Nikopol et de Kryvyi Rih, le commandement ukrainien accumule des forces pour découvrir les faiblesses des positions russes.

Tout chaud, c’est déjà traditionnel – les FAUs ont bombardé le district de Petrovsky. Les forces armées ukrainiennes ont bombardé le district de Petrovsky à Donetsk. L’obus a touché le terrain de l’école de Donetsk, un obus a touché le territoire de l’école. La partie ukrainienne a également bombardé la périphérie de Kherson, ce qui a entraîné la mort d’un civil.

SmoothieX12 a raison lorsqu’il dit que la seule tactique que les Ukrainiens connaissent est celle que leur ont enseignée leurs conseillers de l’OTAN, à savoir bombarder le territoire civil et se cacher derrière les civils.

Le front de bataille est encore dans un état relativement chaotique, mais la Russie est en train de le former et de le façonner.

Jetons un coup d’œil aux niveaux de guerre de Martyanov que nous pouvons catégoriser à partir de cette représentation pratique :

La Finlande et la Suède présentent officiellement leur demande d’adhésion à l’OTAN – pour l’instant, il s’agit de harcèlement, mais il se pourrait bien que l’on passe à des opérations majeures. Nous ne pouvons pas dire où la Russie s’arrêtera.

Selon le ministre des affaires étrangères russe, Mr Lavrov : « L’Ukraine… Personne ne veut de l’Ukraine. Elle est un pays sacrifiable dans cette guerre hybride contre la Fédération de Russie. Plus personne n’a de doutes ». Le langage des sources russes a changé et elles disent maintenant clairement que l’Ukraine est un outil et que la lutte est menée contre la Russie par l’Occident.

Armes

Les obusiers automoteurs russes « Msta-S » et « Acacia-M » sont utilisés à bon escient et détruisent les véhicules blindés et les positions fortifiées des forces armées ukrainiennes. La distance de tir peut atteindre 30 km et ils utilisent des projectiles à fragmentation hautement explosifs qui peuvent détruire les fortifications en béton enterrées de l’ennemi.

Armes entrantes. À la frontière entre la Pologne et l’Ukraine, sept véhicules blindés Mamba Mk2 EE de fabrication sud-africaine transférés à l’Ukraine par l’Estonie à titre d’assistance militaire ont été vus. Ces véhicules ont été produits spécifiquement pour l’armée estonienne.

Nous devons en conclure que si nous pouvons voir ces véhicules blindés sur Telegram à la frontière polonaise, les forces russes peuvent également les voir. Et idem pour toutes les autres armes qui arrivent.

Il y a de plus petits rapports sur l’apparition de nouvelles armes d’artillerie russes sur le champ de bataille, mais c’est encore limité.

Échec majeur, autre que la guerre.

Washington n’a pas réussi à obtenir que le sommet avec les pays de l’ASEAN condamne l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Les pays de l’ASEAN sont le Vietnam, l’Indonésie, le Cambodge, le Laos, la Malaisie, le Myanmar, Singapour, la Thaïlande et les Philippines.

Un autre échec du gel des fonds : La Suisse a débloqué 6,33 milliards de dollars de fonds gelés appartenant à la Russie.

Nous terminons avec les biolabs

Le premier représentant permanent adjoint de la Russie auprès de l’ONU, Dmitry Polyanskiy, présente les principales conclusions de la dernière réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur les laboratoires biologiques américains en Ukraine :

  1. Les Etats-Unis refusent d’expliquer leur engagement dans des activités militaires biologiques en Ukraine. Ils continuent de rejeter plusieurs centaines de pages de preuves. « Ce ne sont que des mensonges et de la propagande russe, et nous sommes les gentils car il ne peut en être autrement ». Pas un mot sur le point de discussion.
  2. Les délégations occidentales font l’éloge de la Convention sur les armes biologiques (CIAB) et nous invitent à utiliser ses mécanismes. Elles omettent cependant de mentionner que ce sont les Etats-Unis qui bloquent l’élaboration du mécanisme de vérification de la CIAB. Quelle hypocrisie !
  3. Les Etats-Unis refusent d’expliquer pourquoi ils ne veulent pas d’un mécanisme international efficace de vérification des armes biologiques. Pourquoi agir ainsi, à moins que vous ne cherchiez à dissimuler quelque chose ? Pourquoi Washington se positionne-t-il au-dessus du droit international ? L’exceptionnalisme américain à son extrême.

Principale conclusion : nous avons définitivement touché leur point faible. Il est clair pour tout observateur impartial qu’ils obscurcissent le problème et tentent de détourner l’attention de ce sujet inconfortable en essayant de nous décourager en répétant des mantras sur « l’agression russe », etc.

Restez donc à l’écoute, d’autres preuves des programmes biologiques militaires américains vont suivre !

Gros titre du Global Times d’aujourd’hui en Chine : Le « néonazisme » empoisonne l’Ukraine et l’Europe avec la complicité des États-Unis et de l’Occident.

C’est tout pour aujourd’hui. Profitez du fil de discussion et faites attention à la propagande ukrainienne. Elle est partout.

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

Marioupol – Reddition des soldats ukrainiens retranchés dans Azovstal

Par : Volti
Par Christelle Néant pour Donbass-Insider Le 16 mai 2022, les soldats ukrainiens encore présents dans les sous-sols de l’usine Azovstal à Marioupol ont commencé à se rendre à la Russie et à la RPD (République Populaire de Donetsk). Alors que nous étions à Marioupol pour filmer la réouverture d’une école le 16 mai, nous avons été surpris par le silence qui […]

La dynamique de l’escalade : « Avec l’Ukraine »

Par : Zineb

L’axe Russie-Chine possède de la nourriture, de l’énergie, des technologies et la plupart des ressources clés du monde. L’histoire enseigne que ce sont ces éléments qui font les gagnants dans les guerres.


Par Alastair Crooke – Le 25 avril 2022 – Source Strategic Culture

L’Occident se rend compte qu’alors que les sanctions sont sensées pouvoir mettre les pays à genoux, la réalité est qu’une telle capitulation n’a jamais eu lieu (exemple : Cuba, la Corée du Nord, l’Iran). Et, dans le cas de la Russie, il est possible de dire que cela ne se produira tout simplement pas.

L’équipe Biden n’a pas encore totalement compris les raisons de cette situation. L’une d’elles est qu’ils ont précisément choisi la mauvaise économie : tenter de provoquer un effondrement par le biais de sanctions (la Russie a des lignes d’approvisionnement étrangères minimales et des quantités importantes de matières premières précieuses) s’avérera très difficile. Les collaborateurs de Biden n’ont pas compris toutes les ramifications du jujitsu monétaire de Poutine qui lie le rouble à l’or et le rouble à l’énergie.

Ils considèrent avec condescendance le jujitsu monétaire de Poutine comme une autre attaque désespérée contre le statut de monnaie de réserve « imprenable » du dollar. Ils choisissent donc de l’ignorer et supposent que si seulement les Européens prenaient moins de douches chaudes, portaient plus de pulls en laine, renonçaient à l’énergie russe et soutenaient l’Ukraine, l’effondrement économique se matérialiserait enfin. Alléluia !

L’autre raison pour laquelle l’Occident interprète mal le potentiel stratégique des sanctions est que la guerre Russie-Chine contre l’hégémonie occidentale est assimilée par ses peuples à une guerre existentielle. Pour eux, il ne s’agit pas seulement de prendre moins de douches chaudes (comme pour les Européens), il s’agit de leur survie même. Par conséquent leur seuil de tolérance à la douleur est beaucoup, beaucoup plus élevé que celui de l’Occident. L’Occident ne va pas enfumer ses challengers de manière aussi ridicule.

Au fond, l’axe Russie-Chine possède la nourriture, l’énergie, la technologie et la plupart des ressources clés du monde. L’histoire enseigne que ce sont ces éléments qui font les gagnants dans les guerres.

Le problème stratégique, cependant, est double : premièrement, la fenêtre pour un plan B de désescalade via un accord politique en Ukraine est passée. C’est tout ou rien maintenant (à moins que Washington ne plie). Deuxièmement, bien que dans un contexte légèrement différent, l’Europe et l’équipe Biden ont choisi de faire monter les enjeux en flèche :

La conviction que la vision libérale européenne risque d’être humiliée et méprisée si Poutine venait à « gagner » s’est installée. Et dans le noyau Obama-Clinton-État profond, il est inimaginable que Poutine et la Russie, toujours considérée comme l’auteur du Russiagate par de nombreux Américains, puissent l’emporter.

La logique de cette équation est inexorable : l’escalade.

Pour Biden dont la cote de popularité continue de chuter, le désastre surviendra lors des élections de mi-mandat de novembre. Le consensus parmi les initiés américains est que les Démocrates sont sur le point de perdre 60 à 80 sièges au Congrès, et une petite poignée (4 ou 5 sièges) au Sénat également. Si cela devait se produire, il ne s’agirait pas seulement d’une humiliation personnelle, mais d’une paralysie administrative pour les Démocrates jusqu’à la fin théorique du mandat de Biden.

La seule issue possible à ce cataclysme imminent serait que Biden sorte un lapin du « chapeau » ukrainien (qui, à tout le moins, détournerait l’attention de l’inflation galopante). Les Néo-cons et l’État profond (mais pas le Pentagone) sont tous pour. L’industrie de l’armement apprécie naturellement que Biden blanchisse des armes en Ukraine (avec d’énormes « débordements » qui disparaissent en quelque sorte dans les limbes). De nombreuses personnes à Washington profitent de ce gâchis bien financé.

Pourquoi une telle euphorie face à un plan d’escalade aussi téméraire ? Eh bien, les stratèges suggèrent que si les dirigeants Républicains se montrent bipartisans en matière d’escalade – se rendant complices de la politique belliciste de plus en plus agressive, pour ainsi dire – ils affirment qu’il pourrait s’avérer possible d’endiguer les pertes Démocrates lors des élections de mi-mandat et d’émousser, pendant la campagne de l’Opposition, un assaut axé sur une économie mal gérée.

Jusqu’où Biden pourrait-il aller avec cette escalade ? Eh bien, le déploiement d’armes est une évidence (un autre gâchis), et les forces spéciales sont déjà sur le terrain, prêtes à allumer une mèche à toute escalade ; de plus, la zone d’exclusion aérienne évoquée semble avoir l’avantage supplémentaire de bénéficier d’un soutien européen, en particulier au Royaume-Uni, parmi les Baltes (bien sûr) et chez les « Verts » allemands également. (Alerte spoiler ! Tout d’abord, bien sûr, pour mettre en œuvre une zone d’exclusion aérienne, il est nécessaire de contrôler l’espace aérien, espace que la Russie domine déjà et sur lequel elle met en œuvre une exclusion électronique et magnétique totale).

Cela serait-il suffisant ? Des voix sinistres conseillent de ne pas le faire. Elles veulent une présence au sol. Elles parlent même d’armes nucléaires tactiques. Elles affirment que Biden n’a rien à perdre à « faire le gros dos » , surtout si le GOP est convaincu de devenir complice. En fait, cela pourrait même le sauver de l’ignominie, insistent-ils. Les initiés de l’armée américaine soulignent déjà que l’approvisionnement en armes ne permettra pas de « renverser » la situation. Il faut à tout prix éviter une « guerre perdue » d’ici novembre.

Un tel consensus en faveur d’une escalade est-il réaliste ? Eh bien, oui, c’est possible. Rappelons qu’Hillary (Clinton) a été l’alchimiste qui a fusionné l’aile néoconservatrice des années 1980 avec les néolibéraux des années 1990 pour créer une large structure interventionniste qui pourrait servir tous les goûts : les Européens pouvaient s’imaginer exercer un pouvoir économique d’envergure mondiale pour la première fois, tandis que les néoconservateurs ont ressuscité leur insistance sur l’intervention militaire musclée comme condition préalable au maintien de l’ordre fondé sur des règles. Ces derniers sont fous de joie à l’idée que la guerre financière échoue.

Du point de vue des néo-conservateurs, cela remet l’action militaire sur la table et ouvre un nouveau « front » : aujourd’hui, les Néo-cons remettent précisément en question le postulat selon lequel un échange nucléaire avec la Russie doit être évité à tout prix. Et à partir de cet abandon de l’interdiction des actions susceptibles de déclencher un échange nucléaire, ils affirment que circonscrire le conflit ukrainien sur cette base est inutile et constitue une erreur stratégique – affirmant que, selon eux, il est peu probable que Poutine ait recours aux armes nucléaires.

Comment cette superstructure d’élite interventionniste néoconservatrice et libérale peut-elle exercer une telle influence alors que la classe politique américaine au sens large est historiquement « anti-guerre » ? Les néo-cons sont l’archétype du caméléon. Adorés par l’industrie de la guerre, régulièrement présents dans les réseaux, ils entrent et sortent du pouvoir à tour de rôle, les « faucons de la Chine » se nichant dans les couloirs de Trump, tandis que les « faucons de la Russie » migrent pour peupler le département d’État de Biden.

L’escalade est-elle déjà intégrée ? Il y a peut-être encore une « mouche du coche » iconoclaste : Trump ! – par son acte symbolique de soutien à J.D. Vance pour la primaire sénatoriale du GOP dans l’Ohio, contre la volonté de l’establishment du GOP.

Vance est l’un des nombreux représentants de la tradition populiste de l’Amérique qui cherche à se faire élire lors du prochain « remaniement » du Congrès. Mais le fait marquant ici est que Vance a remis en question le caractère précipité de l’escalade en Ukraine. Beaucoup d’autres prétendants populistes potentiels parmi les nouveaux sénateurs et sénateurs en herbe du GOP ont déjà succombé à la pression du vieil establishment du GOP pour approuver la guerre. (Le gâchis, encore une fois).

Le GOP est divisé sur l’Ukraine à son niveau de représentation supérieur, mais la base populaire est traditionnellement sceptique quant aux guerres étrangères. Avec ce soutien politique, Trump pousse le GOP à s’opposer à l’escalade en Ukraine. Ross Douthat, dans le NY Times, confirme que le soutien de Vance est plus étroitement lié aux sources de la popularité de Trump en 2016, car il a exploité le sentiment anti-guerre parmi les Déplorables, qui se préoccupent davantage du bien-être de leur propre pays.

Peu de temps après l’annonce du soutien, Trump a publié une déclaration :

« Il est insensé que la Russie et l’Ukraine ne s’assoient pas et n’élaborent pas une sorte d’accord. S’ils ne le font pas bientôt, il ne restera rien d’autre que la mort, la destruction et le carnage. C’est une guerre qui n’aurait jamais dû avoir lieu, mais elle a eu lieu. La solution ne pourra jamais être aussi bonne qu’elle l’aurait été avant le début des tirs, mais il y a une solution, et elle doit être trouvée maintenant, pas plus tard, quand tout le monde sera MORT », a déclaré Trump.

Trump écarte effectivement la possible ligne de fracture clé pour les prochaines élections (même si certains gros bonnets du GOP – dont beaucoup sont financés par le complexe militaro-industriel (MIC) – sont favorables à une implication militaire plus robuste).

Et Trump perçoit toujours le point faible de son adversaire : Biden peut être très attiré par l’argument de l’escalade, mais il est connu pour être encore plus affecté à l’idée que des sacs mortuaires rentrent aux États-Unis avant novembre et deviennent son héritage. D’où l’exagération de Trump, qui a déclaré que, tôt ou tard, tout le monde en Ukraine « sera MORT » .

Une fois encore, la crainte des Démocrates ayant des connaissances militaires est que le pont aérien d’armes occidentales aux frontières de l’Ukraine ne changera pas le cours de la guerre et que la Russie l’emportera, même si l’OTAN s’engage. En d’autres termes, « l’impensable » se produira : l’Occident perdra face à la Russie. Ils affirment que l’équipe Biden n’a guère le choix : mieux vaut miser sur l’escalade que de risquer de tout perdre avec une débâcle en Ukraine (surtout après l’Afghanistan).

Le fait d’éviter l’escalade représente un tel défi pour la psyché missionnaire américaine avide de leadership mondial que la prudence innée de Biden ne suffira peut-être pas à vaincre l’élan en sa faveur. Le Washington Post rapporte déjà que « l’administration Biden fait fi des nouveaux avertissements russes contre la fourniture aux forces ukrainiennes d’armes plus perfectionnées et d’un nouvel entraînement – dans ce qui semble être un risque calculé que Moscou n’intensifie pas la guerre » .

Les élites de l’UE, en revanche, ne sont pas seulement persuadées (en dehors de la Hongrie et d’une faction en Allemagne) par la logique de l’escalade, elles en sont franchement intoxiquées. Lors de la conférence de Munich en février, c’était comme si les dirigeants de l’UE avaient l’intention de surenchérir dans leur enthousiasme pour la guerre : Josep Borrell a réaffirmé son engagement en faveur d’une solution militaire en Ukraine : « Oui, normalement, les guerres sont gagnées ou perdues sur le champ de bataille » , a-t-il déclaré à son arrivée à une réunion des ministres des affaires étrangères de l’UE à Luxembourg, lorsqu’on lui a demandé de commenter sa précédente déclaration selon laquelle « cette guerre sera gagnée sur le champ de bataille » .

Leur euphorie est centrée sur la croyance que l’UE – pour la première fois – exerce son pouvoir économique d’une manière significative au niveau mondial et, en même temps, permet et arme une guerre par procuration contre la Russie (en imaginant l’UE comme un véritable empire carolingien, gagnant réellement sur le champ de bataille !)

L’euphorie des élites de l’UE – si complètement découplées des identités nationales et des intérêts locaux, et plutôt fidèles à une vision cosmopolite dans laquelle les hommes et les femmes d’importance travaillent en réseau entre eux et se complaisent dans l’approbation de leurs pairs – ouvre une profonde polarisation au sein de leurs propres sociétés.

Le malaise vient de ceux qui ne considèrent pas le patriotisme, ou le scepticisme à l’égard de la russophobie actuelle, comme nécessairement mal placés. Ils craignent que les élites bornées de l’UE qui préconisent des sanctions à l’encontre de la Russie et l’engagement de l’OTAN avec une puissance nucléaire, n’entraînent un désastre pour l’Europe.

Les euro-élites sont en croisade – trop investies dans la charge émotionnelle et l’euphorie de la « cause » ukrainienne pour avoir même envisagé un plan « B ».

Et même si un plan « B » devait être envisagé, l’UE a moins de possibilités d’inverser le mouvement que les États-Unis. Structurellement, l’UE est incapable de s’auto-réformer ou de changer radicalement de cap, et l’Europe élargie manque désormais de « vaisseaux » permettant d’opérer des changements politiques décisifs.

Accrochez-vous à vos chapeaux !

Alastair Crooke

Traduit par Zineb, relu par, pour le Saker Francophone

Les rois de l’infox

Par : Wayan

Par Moon of Alabama − Le 17 mai 2022

Les médias  » occidentaux  » ne sont rien d’autre que des mégaphones du régime de Zelenski :

Liveuamap @Liveuamap – 21:30 UTC – 16 mai 2022

Zelenski confirme l’évacuation des troupes d’Azovstal : « L’Ukraine a besoin de héros ukrainiens en vie. Cela a toujours été notre principe »

https://liveuamap.com/en/2022/16-may… via @myroslavapetsa

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The New York Times @nytimes – 22:59 UTC – 16 mai 2022

Breaking News : L’Ukraine a mis fin à sa « mission de combat » à Marioupol et a déclaré que les combattants étaient évacués, signalant que la bataille dans l’aciérie était terminée.

lien

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CNN International @cnni – 23:39 UTC – 16 mai 2022

Les forces ukrainiennes déclarent avoir mis fin à leur « mission de combat » dans la ville assiégée de Marioupol, alors que des centaines de personnes sont évacuées de l’aciérie Azovstal. https://cnn.it/3FQALcV

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Reuters @Reuters – 3:35 AM – 17 mai 2022

L’armée ukrainienne a déclaré qu’elle s’efforçait d’évacuer toutes les troupes restantes de leur dernier bastion dans le port assiégé de Marioupol, cédant le contrôle de la ville à la Russie après des mois de bombardements. https://reut.rs/3wlYbUG

Du titre mensonger jusqu’à la fin, l’article du Washington Post sur ce sujet est un chef-d’œuvre de propagande :

L’Ukraine met fin à la bataille sanglante pour Marioupol et évacue les combattants d’Azovstal.

 

Les combattants ukrainiens ont mis fin à la défense qu’ils menaient depuis plusieurs semaines dans une usine sidérurgique assiégée de la ville portuaire stratégique de Marioupol. Lundi, des centaines de combattants, dont des dizaines de blessés graves, ont été évacués du complexe.

Il faut aller au-delà des 323 premiers mots de mensonges pour découvrir, au 7eme paragraphe, ce qui s’est réellement passé.

Moscou n’a pas encore réagi publiquement aux événements de Marioupol, qui ont été décrits par les médias d’État russes comme un ordre du commandement militaire ukrainien à ses troupes de se « rendre ».

 

La vice-ministre ukrainienne de la défense, Anna Malyar, a déclaré que 53 soldats gravement blessés ont été transportés dans un hôpital de Novoazovsk, une ville voisine contrôlée par les séparatistes soutenus par la Russie. Deux cent onze autres ont été transportés dans un autre village contrôlé par les Russes, Olenivka, a-t-elle précisé. Moscou et Kiev négocient actuellement un échange de prisonniers pour obtenir leur libération.

Mme Malyar a indiqué que les autorités s’efforçaient toujours de secourir les soldats restants, sans que l’on sache combien d’entre eux se trouvent encore à l’intérieur. Les autorités ukrainiennes ont déclaré la semaine dernière qu’il y avait près de 1 000 combattants retenus dans l’usine.

Ces enf**rés ont finalement abandonné et se sont rendus sans condition aux forces russes, leur seule alternative étant de mourir dans les heures ou les jours à venir.

Je suis sûr que les autorités russes appliqueront un filtre fin pour déterminer qui, parmi ces prisonniers de guerre, est susceptible de faire l’objet de poursuites pour crimes de guerre, d’une dé-nazification et d’un long séjour dans un camp de construction de routes en Sibérie du Nord.

Des rumeurs font également état de la présence de personnel de l’OTAN dans les catacombes d’Azovstal. Ils feront probablement connaissance avec les caves du célèbre bâtiment de la Lubyanka à Moscou avant d’être échangés dans le cadre de tel ou tel accord avec leur pays d’origine.

Le reste sera finalement échangé contre les soldats russes qui sont malheureusement détenus par l’armée ukrainienne.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

Les médias coupables jusqu’à l’ignoble

C’est vrai qu’elles étaient touchantes avec leur joli minois et leur émotion bien perceptible. Invitées de BFM TV, Kateryna Prokopenko et Yulia Fedosiuk avaient de quoi toucher les téléspectateurs, toujours aussi friands « d’émotions vraies ». Quand elles ont dit que leurs maris respectifs étaient bloqués dans l’usine d’Asovstal et qu’ils allaient sans doute mourir, l’émotion était effectivement à son comble. Mais […]

Sitrep Opération Z : beaucoup de rumeurs et pas assez de faits

Par : hervek

Par The Saker Staff – Le 16 mai 2022 – Source thesaker.is

Alors que les batailles font rage, les rapports factuels sont rares. C’est le brouillard de la guerre et il est préférable de ne pas rapporter les menus détails qui sont encore en train d’être décidés sur le champ de bataille. Voici une courte traduction automatique de Readovka, mais ce qu’ils rapportent comme zones ou villes prises par les forces russes doit être pris avec prudence à ce stade.

Sur les fronts. Dans le nord de la région de Kharkov, les forces armées ukrainiennes n’abandonnent pas les tentatives de percée vers la frontière. L’ennemi n’a pas d’autres résultats réels sur cette partie du front.

Sur la partie du front d’Izyum, dans presque toutes les directions, nos troupes font des progrès. Dans la direction de Barvenkovsky, des combats sont actuellement en cours près de la localité de Gusarovka. Et nous supposons qu’ils sont sur le point de s’étendre à Barvenkovo même.

 

Dolgenkoe est à nous, les combats se sont déplacés vers le sud. On rapporte que dans les environs de Krasny Liman, les FAUs affluent, nos troupes ont occupé Drobyshevo et Aleksandrovka, et il y a des batailles près de l’estuaire lui-même. De Yampol, la ligne s’est déplacée vers le village de Dibrovo.

 

Près de Belogorovka, les combats pour la tête de pont se poursuivent avec férocité. Des combats ont lieu à la périphérie de Severodonetsk, les FAUs ont fait sauter un pont ferroviaire en direction de Rubizhne. Au nord de Popasnaya, progression réussie, extension de la zone de sécurité autour de la ville. Au nord, ils ont progressé au-delà de Kamyshevakha. Près de Donetsk, il y a des combats sur toute la ligne, il y a une avancée à deux endroits, il y a un assaut sur les faubourgs de New York et l’autoroute Avdiivka-Konstantinovka.

 

Sur la partie du front de Zaporozhye, il n’y a pas de changement.

 

Il en est de même sur le front sud. De nouveaux détails de la bataille pour l’île de Zmeiny sont apparus, et l’ensemble du puzzle a été résolu, bien que nous ayons encore quelques questions.

 

Un fait et de nombreuses rumeurs

Fait : Neuf soldats ukrainiens qui ont quitté le territoire de l’usine Azovstal bloquée à Marioupol représentaient les intérêts d’un grand groupe et ont demandé des négociations, a déclaré Alexander Khodakovsky, fondateur du bataillon Vostok (DPR).

« Maintenant, une étape active de négociations est en cours. C’était juste un premier groupe qui partait. Il s’est avéré que le groupe est parti, représentant les intérêts d’un groupe plus important qui continue d’être à Azovstal », a déclaré Khodakovsky sur l’antenne de l’émission 60 Minutes sur la chaîne de télévision Rossiya 1.

Rumeur : Il y a des rumeurs sur les réseaux radio que les Ukies se rendront en masse si Azovstal se rend. J’insiste sur le fait qu’il s’agit d’une rumeur. C’est ce qui ressort de nombreuses sources : A 17h30, la reddition massive des FAUs commencera à partir d’Azovstal, les ondes radio bourdonnent de nouvelles sur tout le front… 16.05.2022.

Voici une source : https://twitter.com/ruslantopa40/status/1526136010186317825

Les Ukrainiens réclament les commandants qui les ont abandonnés sur le terrain. Ceci est largement rapporté et au moins à Lugansk confirmé par le ministère de la défense russe comme suit :

  • Les médecins militaires du MD central, ainsi que leurs collègues civils de la République populaire de Lugansk, continuent de fournir l’assistance médicale nécessaire aux civils.
  • Une assistance est également fournie aux militaires captifs des FAUs laissés par leurs commandants sur le champ de bataille, après la retraite.
  • Les militaires russes utilisent l’ambulance blindée Linza pour évacuer les blessés de la zone de combat.
  • Nous verrons quels faits nous recevrons au cours des prochaines 24 heures.

Bonne discussion et faites attention à la propagande ukrainienne. Elle est partout. (PAr contre, les rumeurs de redditions massives pourraient être de la propagande russe semée sur le terrain).

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

Si l’Ukraine gagne pourquoi les États-Unis demandent-ils un cessez-le-feu ?

Par : Wayan

Par Moon of Alabama – Le 14 mai 2022

Hier, le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, a appelé le ministre de la Défense de la Fédération de Russie, Sergei Shoigu.

Pourquoi ?

Le rapport des Etats Unis concernant l’appel dit :

Le 13 mai, le Secrétaire à la Défense Lloyd J. Austin III s’est entretenu avec le Ministre russe de la Défense Sergey Shoygu pour la première fois depuis le 18 février. Le secrétaire Austin a demandé instamment un cessez-le-feu immédiat en Ukraine et a souligné l’importance de maintenir les lignes de communication.

Austin est à l’origine de l’appel et les États-Unis cherchent à obtenir un cessez-le-feu en Ukraine !!!

Ne nous dit-on pas que l’Ukraine est en train de gagner la guerre ? Qu’elle va bientôt repousser les forces russes au-delà de la frontière ? L’opération « d’affaiblissement de la Russie », qu’Austin avait publiquement annoncée il y a deux semaines, ne semble pas aller si bien que ça.

Je vous l’avais dit !

Gonzalo Lira pense que cet appel laisse présager un effondrement prochain des forces ukrainiennes. Espérons que c’est effectivement le cas car cela semble être la seule chance que la guerre se termine bientôt.

L’Ukraine perd jusqu’à 15 000 hommes par mois dans la guerre. Le total des pertes ukrainiennes, morts et blessés, s’élève probablement déjà à 50 000. Les armes que les États-Unis et d’autres pays fournissent ne sont pas suffisantes pour soutenir la guerre. L’Ukraine n’a plus que 3 jours de réserves de diesel et d’essence. Le gros de ses forces est immobile et se fait encercler par les forces russes. Leur situation est désespérée.

Le Pentagone sait bien sûr tout cela et c’est pourquoi Austin a pris l’initiative d’appeler et de demander un cessez-le-feu.

La partie russe n’acceptera pas de cessez-le-feu. À moins que l' »Occident » ne propose d’annuler les 6 400 mesures de sanction qu’il a prises à l’encontre de la Russie.

Il y a eu récemment un certain nombre d’autres points qui ont fait pencher la balance en faveur de la Russie :

  • Les perspectives économiques de la Russie sont bonnes. Elle prévoie une récolte de blé record. Ses mesures internes visant à compenser les résultats des sanctions fonctionnent. Les contre-sanctions que la Russie a maintenant initiées contre ses ennemis commencent à être efficaces.
  • La Hongrie a bloqué les sanctions européennes contre le pétrole russe.
  • La Turquie ralentit, voire va bloquer, l’entrée dans l’OTAN de la Suède et de la Finlande, car ces pays soutiennent les Kurdes.
  • Les livraisons d’armes américaines à l’Ukraine cesseront le 19 mai, à moins que le Congrès n’autorise de nouvelles livraisons.
  • Le sénateur Rand Paul a bloqué le projet de loi nécessaire en demandant, ce qui est tout à fait raisonnable, qu’un inspecteur général examine la destination des 40 milliards de dollars destinés à l’Ukraine. Les Démocrates n’apprécieront certainement pas cette initiative.
  • Le prix de l’essence aux États-Unis a atteint un niveau record.
  • Les prix du gaz naturel européen ont également bondi après que l’Ukraine a bloqué le flot russe dans l’un des pipelines et que l’approvisionnement par le pipeline Yamal, via la Pologne, a été arrêté en raison des contre-sanctions russes.
  • Le Monde a vérifié et publié une vidéo montrant un « bataillon de volontaires » ukrainien, dirigé par un criminel notoire, torturant des prisonniers de guerre russes.
  • La Russie a publié de nouveaux documents sur la « recherche » biologique de l’armée américaine en Ukraine. D’autres pays se posent également des questions sur ces activités.

Le ministère britannique de la Défense affirme que la Russie a perdu une quantité importante de matériel et d’hommes lors de la tentative de traversée du fleuve Seversky Donets. Toutefois, les photos aériennes publiées par le ministère ukrainien de la Défense montrent qu’environ la moitié des véhicules détruits sont des BMP-1 dotés d’une petite tourelle originale pour un seul homme et d’un canon de 73 mm. On dit que la Russie ne possède plus ce modèle. Tous ses BMP-1 en service actif auraient été modernisés et sont désormais équipés de tourelles différentes, de mitrailleuses de 30 mm et de canons plus longs. Ce passage a dû donner lieu à une importante bataille, les deux camps ayant probablement subi de lourdes pertes. De plus, les combats se déroulent maintenant sur le côté ouest de la rivière. Les forces russes ont donc pu traverser la rivière en nombre significatif.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

Utiliser des armes chimiques ou bactériologiques est-ce tout à fait normal ?

Par : Thierry65
Titre original : L’Allemagne et la Pologne ont participé au développement d’armes biologiques en Ukraine Par Vladislav MAKAROV  pour Ritmeurasia.org (article traduit)   L’opération spéciale des forces armées russes en Ukraine a permis d’arrêter l’expansion de la présence militaro-biologique américaine en Ukraine et d’arrêter les expériences criminelles sur des civils. Grâce à la Russie, le programme militaro-biologique offensif américain en […]

Stratégie de la Russie en Ukraine : bonne ou mauvaise ?

La stratégie militaire de la Russie en Ukraine est-elle un fiasco ? Ou Poutine a-t-il engagé une patiente, mais gagnante partie d'échec contre l'OTAN ?

Pierrick Tillet
Stratégie de la Russie en Ukraine : bonne ou mauvaise ?
yetiblog.org

Sitrep Opération Z : Deux très mauvais jours pour l’Ukraine & Le Grand Refus


Par The Saker Staff – Le 14 mai 2022 – Source thesaker.is

C’est trop bon pour ne pas être crédité à Brian Berletic :

Les États-Unis (et le petit Occident collectif) refusent de choisir l’option qui a du sens. Cette option est la coexistence avec le reste du monde. Leur objectif de maintenir la primauté sur le reste du monde n’est plus atteignable.

Le grand refus, c’est bien sûr Lloyd Austin qui exige que la Russie cesse le feu. Eh ben … NON !

Voir Gonazalo Lira ici :

Gonzalo Lira a calculé le taux actuel d’attrition :

Au rythme actuel d’attrition, les forces armées ukrainiennes verront 10 000 soldats mourir d’ici la fin du mois, et 20 000 autres d’ici la fin juin. Cette guerre ne peut être gagnée par l’Ukraine – elle est terminée. La seule solution est de demander la paix. Mais les États-Unis ne le permettront pas.

Le représentant permanent adjoint de la Fédération de Russie auprès de l’ONU, M. Polyansky, a déclaré que la position russe sur le désir de Kiev de rejoindre l’UE avait changé. Elle est désormais similaire à la position sur l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN. Il a également noté qu’il ne voit pas d’options diplomatiques pour résoudre la situation en Ukraine pour le moment, étant donné la position de Kiev. M. Polyansky a ajouté que sans démilitarisation et dénazification, la paix en Ukraine ne peut être atteinte.

La non-nouvelle de ces derniers jours : Les pontons

Il était stupéfiant, dans un sens pas très positif, de voir combien de trolls inquiets ont simplement continué à rapporter un prétendu échec des soldats russes à traverser les pontons sur la rivière Severnyi Donets et à mal interpréter la prétendue perte d’un groupe de chars. Selon ces trolls, les Russes ont essayé jusqu’à cinq fois de traverser un ponton.

L’indice est que rien n’a été rapporté par des sources russes fiables, mais cela n’a pas arrêté les trolls. Martyanov intervient :

Ce changement général de l’arrière-plan de l’Opération Spéciale peut être à la base de la « peremoga » (victoire en Ukie) manifestement exagérée par l' »anéantissement » d’un bataillon entier de blindés « russes » à un passage de la rivière Severnyi Donets, qui, comme l’a dit le VSU (drapeau rouge immédiatement) a été « tenté cinq fois de suite ». Cela ne ressemble pas aux forces armées russes. Je ne trouve rien à ce sujet dans les sources russes…

Une fois que vous savez que c’est de la propagande, vous pouvez comprendre des choses comme ça :

  • Après avoir fait sauter le ponton, nous étions encerclés : l’appel de l’officier des FAUs capturé.
  • L’officier des forces armées ukrainiennes capturé, Roman Tushevsky, a appelé les soldats ukrainiens à déposer les armes et à mettre fin à l’effusion de sang insensée.
  • Il a déclaré qu’il avait été capturé alors qu’il effectuait une mission de combat pour miner le ponton. Sur le chemin du retour, il a été encerclé et, après avoir été blessé, il s’est rendu.
  • « Je veux lancer un appel à mes camarades : déposez vos armes, personne n’a besoin de cette guerre », a déclaré le captif de la FSU.

Le commentateur ici présent de Defense Politics Asia a eu une bonne idée. Il montre les images disponibles dans la première moitié de sa vidéo et dans la seconde moitié, il explique sans aucun doute que ces ponts de pontons ne signifient rien pour l’avancée globale des Russes, la forme du champ de bataille et les forces russes ont traversé la rivière comme elles avaient prévu de le faire. Il n’y a aucune preuve d’un lot de soldats russes morts, bien qu’il y ait dû y avoir des pertes. Cette vidéo est longue, alors restez avec elle et écoutez la seconde moitié.

Et si vous ne savez pas encore qu’il s’agit de propagande ukrainienne, s’il vous plaît, écoutez le Ministère de la défense russe pour savoir qui a détruit qui :

  • Images de la destruction d’un ponton et d’unités des FAUs tentant de traverser la rivière Seversky Donets.
  • Au cours des opérations de reconnaissance et de recherche d’une unité de fusiliers motorisés des forces armées russes, un équipage de drone a détecté une unité des FAUs avec des véhicules de combat d’infanterie qui tentait de traverser en utilisant un ponton.

Les tirs d’artillerie ont complètement détruit le ponton et l’ont coulé. Les véhicules blindés ennemis avec leurs équipages qui avaient réussi à traverser sur les pontons ont été détruits par les tirs d’artillerie russes et les équipages des véhicules de combat d’infanterie pendant la bataille. Certains des véhicules blindés des FAUs ont été saisis par des militaires russes.

https://t.me/mod_russia_en/1632

La prochaine partie de la propagande est en cours : L’Ukraine remporte bien sûr la bataille de Kharkov (bien sûr, cette bataille n’a pas encore eu lieu et les Russes ne font que fixer les forces ukrainiennes en place et leur refuser toute manœuvrabilité).

Nous devons réexpliquer

  • La Russie mène une action limitée.
  • L’Ukraine essaie de mener une guerre à grande échelle.

La Russie avance régulièrement sans se laisser massacrer sur un ponton. Faites attention avec ce genre de reportage irresponsable.

Rappelez-vous, dans le précédent sitrep, nous avons dit … Regardez, les choses commencent à bouger sur toute la longueur de la ligne de front. Hier, cela ressemblait à ceci :

La carte de Readovka est un peu plus détaillée :

Jetez un coup d’œil à une seule situation – autour de Severodonetsk.

  1. L’ennemi a échoué dans ses tentatives de tenir Voevodovka. Le pont entre Rubezhnoye et Severodonetsk a sauté.
  2. Les batailles pour Belogorovka continuent. La principale route d’approvisionnement Soledar-Lysichansk est sous le feu des forces armées russes. La circulation des véhicules est dangereuse. L’ennemi bombarde le passage près de Belogorovka.
  3. Une offensive se développe au nord de Popasnaya en direction de Kamyshevakhi + Les Russes sondent la défense des Forces armées de l’Ukraine en direction d’Artemovsk.
  4. Il y a des batailles pour Orekhovo et Toshkovo.
  5. Il y a également des combats à la périphérie de Severodonetsk.
  6. Les batailles pour Privolye ont commencé.

Avec l’offensive russe sur l’ensemble de la ligne de contact, nous sommes bien sûr dans le brouillard de la guerre et les détails ne sont pas immédiatement disponibles, ni même pertinents. Au moment où nous publions quelque chose comme ceci, la situation a changé.

Les forces spéciales du ministère de l’Intérieur de la RPD prennent d’assaut « Azovstal » et percent les murs – https://t.me/intelslava/28694 Les médias chinois évoquent également une nouvelle tentative d’échange.

Sur l’île aux Serpents et dans le briefing de fin d’après-midi , 1 véhicule aérien sans pilote Bayraktar-TB2 (https://t.me/mod_russia_en/1597) a été abattu dans les airs au-dessus de l’île aux Serpents et 3 missiles balistiques ukrainiens Tochka-U ont été interceptés. Bien sûr, cela n’a de valeur que pour l’intérêt et il est clair que ceux qui tirent les ficelles ukrainiennes ici, veulent vraiment avoir Odessa.

Briefing préliminaire du ministère russe de la Défense

Des missiles aériens de haute précision des forces aérospatiales russes ont touché

  • 5 postes de commandement et
  • 2 dépôts de munitions près de Spornoe et Berestovoe dans la République populaire de Donetsk.

Ces attaques ont permis d’éliminer plus de 100 nationalistes et jusqu’à 23 véhicules blindés et motorisés.

L’aviation opérationnelle-tactique et l’aviation de l’armée ont frappé.

  • 43 zones de concentration d’hommes et de matériel militaire des FAUs.

Les troupes de missiles et l’artillerie ont frappé

  • 18 postes de commandement,
  • 543 zones de concentration de personnel et d’équipement militaire,
  • 1 dépôt de munitions près de Lubomirovka, région de Kherson, ainsi que
  • 23 unités d’artillerie des FAUs à des positions de tir près de Verkhnekamenskoe, Krasnyi Liman, Drobyshevo, Yarovaya, Korobochkino et Gusarovka tout au long de la nuit.

Les moyens de défense aérienne russes ont abattu cette nuit

  • 13 drones ukrainiens près de Chkalovskoe, Demetievka, Klinsk, Glubokoe, Balakleya, Goptovka dans la région de Kharkov, Staromikhailovka, Spartak, Elenovka en République populaire de Donetsk, Petrovenki et Severodonetsk en République populaire de Lugansk, dont
  • 1 Bayraktar-TB2 au-dessus de Mankovka dans la région de Kharkov.

En outre, 3 roquettes du système de roquettes à lancements multiples Smerch ont été interceptées à Izyum, Semenovka et Snezhkovka dans la région de Kharkov.

Pas mal pour une nuit de travail !

Toutes ces armes prétendument envoyées en Ukraine ? – Eh bien la logistique est compliquée

Voici le résumé de la vidéo : Le ministère britannique de la défense admet qu’il parcourt le monde à la recherche de stocks d’équipements militaires russes et soviétiques ;

  1. Le ministre britannique de la défense, Ben Wallace, admet que l’équipement le plus optimal à envoyer à l’Ukraine est celui qu’elle connaît déjà ;
  2. Il faut des semaines, des mois et, dans certains cas, des années pour apprendre à utiliser les équipements occidentaux, mais aussi pour les intégrer tactiquement et stratégiquement dans une guerre interarmées ;
  3. L’armée que les États-Unis et l’OTAN ont mis 8 ans à construire avant ce dernier conflit est détruite plus vite qu’ils ne peuvent la remplacer – et ce n’était pas une force optimale au départ ;
  4. Un processus similaire s’est déroulé en Syrie à partir de 2015, pour finalement échouer et nécessiter l’intervention militaire directe de l’OTAN (les États-Unis et la Turquie) en Syrie pour occuper certaines parties du pays, gâcher la victoire/reconstruction, et préserver les restes de leur force par procuration ;
  5. L’implication directe de l’Occident en Ukraine, similaire aux « zones tampons » créées en Syrie, est probablement le meilleur choix parmi les mauvais choix qui restent à l’Occident.

Et puis, on voit des choses comme ça :

L’état-major général des forces armées ukrainiennes a interdit aux soldats et aux officiers de critiquer publiquement les équipements militaires étrangers.

  1. Un nouvel ordre a été reçu par les troupes.
  2. Il est interdit aux militaires de parler publiquement dans les médias et les réseaux sociaux de manière négative des équipements militaires fournis par l’étranger.
  3. Les contrevenants risquent des mesures disciplinaires, ainsi que la révocation de leurs fonctions.
  4. Le nouveau document a été élaboré à la demande des responsables des médias du bureau de Zelensky.
  5. Les dirigeants de Kiev suivent de près la situation. Il a été révélé que les militants ukrainiens critiquent désormais activement les transports de troupes blindés américains M-113, les complexes Javelin et les systèmes antiaériens britanniques. En outre, les chars polonais et les obusiers tchèques Dana commencent à être critiqués.

Il est clair que la livraison d’armes à l’Ukraine n’est pas aussi rose que ce que vous voyez dans les rapports occidentaux.

Maintenant que vous avez vu le rapport du ministère de la défense, il devrait être facile de suivre le détail de Readovka – ici traduit automatiquement :

  • Au cours de la journée écoulée, le sujet de la perte d’un bataillon entier au passage de la rivière Seversky Donets près de Belogorovka a été activement discuté. Il y a beaucoup de versions des événements : de l’attitude négligente du personnel de commandement sur le terrain, à l’exploit héroïque des soldats des forces armées russes lors de lourdes batailles. Par exemple, l’ancien ministre de la défense de la RPD, Igor Strelkov, a choisi une tactique intéressante : « Je sais, mais je ne vous parlerai pas des pertes personnelles du BTGr au passage sur le ponton. » Une chose est sûre, les pertes sont importantes, mais sans avoir été dans cet « enfer infernal », il est impossible de dire avec certitude pourquoi elles ont été subies.
  • La situation sur les fronts est aujourd’hui la suivante :
  • La situation sur le front de Kharkiv continue d’être très tendue. Des unités des forces armées russes ont bombardé les positions des troupes ukrainiennes dans les zones des colonies de Petrovka, Nursery, Russkie Tishki et Ternovaya afin d’empêcher leur progression.
  • Le front d’Izyum. La nuit dernière, le village de Dolgenkoe a été libéré des forces armées ukrainiennes en direction de Slavyansk. Malheureusement, des traces de terribles outrages ont de nouveau été retrouvées sur le site. Des nationalistes ukrainiens ont maltraité et tué une femme dans la région de Kharkiv. Le corps a été retrouvé dans le village de Dolgenke, libéré des forces armées ukrainiennes la nuit dernière, par des militants ukrainiens contre la population civile. Selon des informations non confirmées, un autre avion des forces aériennes ukrainiennes a été abattu au nord-ouest d’Izyum.
  • Front de Louhansk. Le pont reliant Rubizhne et Severodonetsk a explosé. La principale route d’approvisionnement Soledar-Lisichansk est sous le feu des forces alliées. Au nord de Popasnaya, une offensive se développe en direction de Kamyshevakha. Le début des batailles pour Privolye est célébré. De son côté, le commandement des FAUs continue de renforcer le groupe d’Artemivsk (Bakhmut) afin d’empêcher une percée depuis Popasna.
  • Sur le front de Donetsk, les forces alliées tentent de progresser vers les localités de Marinka et Novomikhailovka. Dans l’après-midi, il a été signalé que la milice populaire de la RPD et les forces armées de la Fédération de Russie ont pris d’assaut les colonies de Kamenka et Novoselovka-2.
  • Front de Zaporozhye. De violents combats ont lieu à la périphérie d’Ugledar. La localité de Pavlovka, qui est adjacente à la périphérie sud-ouest d’Ougledar, est passée plusieurs fois des Forces armées de la Fédération de Russie aux Forces armées ukrainiennes.
  • Sur le front sud, on constate une autre perte de l’armée de l’air ukrainienne près de Zmeyny. Cette fois, un chasseur MiG-29 de 4ème génération s’est écrasé dans la mer Noire. Le commandement ukrainien prépare une offensive des forces des 28e et 60e brigades mécanisées séparées dans les directions de Mykolaiv et Kryvyi Rih. Il y a une attaque d’artillerie systématique sur les positions de nos troupes à Vysokopolye et Knyazevka.
  • L’étalonnage d’aujourd’hui s’est déroulé comme suit : A Nikolaev, l’entrepôt de munitions des Forces Armées ukrainiennes est détruit. Des témoins oculaires signalent une colonne de fumée noire à l’arrière des Forces armées ukrainiennes ; 3 ponts nécessaires au transfert des forces ukrainiennes ont été dynamités dans la région de Kharkov ; des travaux ont été effectués sur des objets séparés à Odessa.
  • Les forces armées ukrainiennes continuent de bombarder Kherson. Les villes de la République populaire de Donetsk continuent de subir des bombardements intensifs. Les forces armées ukrainiennes bombardent le territoire de la RPD depuis le matin. Deux personnes ont été tuées, au moins huit ont été blessées, et les districts Kuibyshevsky, Petrovsky, et Kirovsky de Donetsk et Staromikhailovka ont été les plus touchés. Les forces armées ukrainiennes ont également bombardé Dokuchaevsk – une personne a été tuée, quatre ont été blessées, dont deux cameramen de RT.
  • Le Comité d’enquête de la Fédération de Russie va mener une enquête sur le fait du bombardement de la région de Belgorod. Bastrykin a donné l’instruction d’ouvrir une affaire pénale.
  • Un fait intéressant est que l’OTAN, au cours de la saturation du front ukrainien avec ses propres échantillons d’armes, envoie de la ferraille occidentale périmée sous la « presse russe ». Étonnamment, il s’agit parfois même de canons antiaériens de la Seconde Guerre mondiale.

Et même aujourd’hui, la situation a changé.

Détail :

https://cont.ws/@voenkorr/2284339
https://t.me/readovkanews

Et nous terminons avec une citation partielle de M. Lavrov. La vidéo complète et la transcription seront publiées dès qu’elles seront disponibles, car la vidéo était encore en ligne lorsque quelqu’un a saisi la citation. Apparemment, les forces russes vont renforcer les échelons arrière. Nous devons tenir compte du fait qu’il semble maintenant que la Russie va posséder l’Ukraine, ou une partie de celle-ci.

  • Comme d’autres analystes l’ont suggéré, nous pensons également qu’il est temps pour le Kremlin de déployer davantage de troupes à l’arrière. Le nombre actuel de troupes russes impliquées dans l’opération militaire spéciale en Ukraine est suffisant pour gagner la guerre, mais cela prendra plus de temps que prévu et il est impossible d’éviter une surcharge, car les brigades impliquées (100/120 000 soldats au total) ne peuvent pas combattre simultanément sur trop de fronts, les dernières avancées dans le Donbass ont été obtenues grâce à un redéploiement massif, dans la région, des troupes initialement déployées dans d’autres zones. Ainsi, certaines zones périphériques, comme plusieurs localités du nord de la région de Kharkov, ont dû être abandonnées sans combat, laissant leurs habitants à la merci des milices néonazies, ce qui est inacceptable.
  • S’il était acceptable de se retirer de zones qui étaient sous contrôle russe depuis quelques jours seulement, il est tout simplement immoral de se retirer de zones qui sont sous contrôle russe depuis deux mois déjà.

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

Enfin une victoire de l’Occident face à la Russie

À défaut de remporter la moindre victoire sur le champ de bataille, l'Ukraine vient de remporter... le grand prix de l'Eurovision. L'Occident se rassure comme il peut.

Pierrick Tillet
Enfin une victoire de l’Occident face à la Russie
yetiblog.org

Revue de presse RT pour la semaine du 8 au 14 mai 2022

Par : Wayan

Cette semaine, RT a essentiellement porté son attention sur les conséquences des sanctions contre la Russie prises par l’Occident.

L’Occident continue sa course vers le précipice

Ce n’est pas la Russie qui le dit mais l’Agence Internationale pour l’énergie :

« Les sanctions occidentales contre la Russie et les mesures de rétorsion de Moscou auront de grandes répercussions sur le marché mondial de l’énergie, a déclaré vendredi à Vienne Fatih Birol, directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

« Je pense que nous sommes au milieu de la première crise énergétique mondiale. Dans les années 70, nous avons connu la crise pétrolière, qui a eu de grandes conséquences sur l’économie et l’inflation. Mais à l’époque, il ne s’agissait que du pétrole », a-t-il déclaré.

« Rappelons que la Russie (…) est le premier exportateur mondial de pétrole et de gaz naturel, ainsi qu’un acteur majeur sur le marché des matériaux utilisés par le secteur énergétique », a ajouté M. Birol.

« Par conséquent, les sanctions qui ont été imposées à la Russie ou les décisions politiques du Kremlin ont et auront de grandes conséquences sur le marché de l’énergie. »

Selon Birol, il serait trop optimiste de croire que la volatilité actuelle du marché de l’énergie pourrait prendre fin bientôt et que le monde pourrait revenir à des périodes de prix bas et de conditions de marché stables. »

 

https://www.rt.com/business/555087-energy-warning-russia-sanctions/

On voit bien ici quels sont les priorités des gouvernements, aider sa population ou mettre la Russie à terre :

« La Chambre des représentants des États-Unis a approuvé à une écrasante majorité un programme colossal de 39,8 milliards de dollars d’aide militaire et autre destiné à soutenir Kiev contre Moscou – soit plus de 5 % de l’ensemble du budget de sécurité nationale des États-Unis pour 2022.

Seuls 57 républicains ont rejeté la mesure lors d’un vote mardi qui a eu lieu quelques heures seulement après la publication du texte du projet de loi. Pour faire passer le projet de loi, les démocrates ont accepté de le détacher d’un programme d’aide Covid-19 de 10 milliards de dollars, auquel les républicains s’opposent farouchement. Le chef de la majorité au Sénat, Chuck Schumer, a déjà promis d' »agir rapidement » pour faire passer la loi, qui porterait le soutien total des États-Unis à l’Ukraine cette année à près de 54 milliards de dollars et plus que ce que Washington a dépensé en aide étrangère dans le monde entier en 2019.

La présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi (D-Californie), a affirmé que le projet de loi était une question de sécurité nationale américaine, déclarant que « le peuple ukrainien mène le combat pour sa démocratie et, ce faisant, pour la nôtre également. »

Les critiques, comme le représentant Andy Biggs (R-Arizona), ont toutefois fait valoir que « nous ne pouvons pas aider l’Ukraine en dépensant de l’argent que nous n’avons pas. »

Les législateurs ont approuvé un financement encore plus important que les 33 milliards de dollars demandés initialement par le président Biden. « Nous ne pouvons pas nous permettre de retarder cet effort de guerre vital », a déclaré M. Biden lundi, exhortant le Congrès à agir rapidement avant une échéance « critique ».»

 

https://www.rt.com/news/555280-us-house-ukraine-military-aid/

Pourtant les populations auraient bien besoin que l’on s’occupe mieux d’elles :

« Les Américains sont nettement plus préoccupés par leurs finances personnelles que l’année dernière, une grande partie d’entre eux déclarant qu’ils sont maintenant « très » ou « modérément inquiets » de pouvoir joindre les deux bouts, selon un sondage Gallup publié lundi.

Plus de la moitié (52 %) des personnes interrogées ont exprimé des inquiétudes quant au maintien de leur niveau de vie, soit une augmentation de sept points par rapport à l’année précédente. La hausse la plus importante a été observée chez ceux qui s’inquiètent de pouvoir payer leurs factures mensuelles, avec 40 % – une hausse de huit points depuis 2021 – qui s’inquiètent de ces responsabilités.

Les inquiétudes ont également augmenté de cinq points en ce qui concerne les paiements de loyer et d’hypothèque, les factures de carte de crédit et l’épargne-retraite – des préoccupations qui occupent l’esprit de 35 %, 22 % et 63 % des personnes interrogées, respectivement. Les seuls problèmes financiers qui n’ont pas changé sont ceux liés aux frais médicaux et au financement des études de leurs enfants. »

 

https://www.rt.com/news/555211-americans-financial-insecurity-spikes-poll/

 

« Le président du grand supermarché britannique Tesco, John Allan, a déclaré que de nombreux habitants du pays ont du mal à faire face à l’augmentation des coûts de la nourriture et du carburant en raison de l’inflation, comme le cite le Times mardi,

« J’étais dans certains magasins [Tesco] vendredi et j’entendais pour la première fois depuis de nombreuses années des clients dire au personnel de caisse ‘Arrêtez-vous quand vous arrivez à 40 £, je ne veux pas dépenser un centime de plus' », a déclaré M. Allan.

« Je pense que beaucoup d’entre eux ont du mal à chauffer leur maison et à nourrir leur famille », a-t-il poursuivi. « Et je pense que nous assistons, vous savez, à une véritable pauvreté alimentaire pour la première fois depuis une génération. » »

https://www.rt.com/business/555323-britons-facing-real-food-poverty/

 

« Les prix des biens de consommation continuent de grimper en flèche dans toute l’Amérique, comme l’a confirmé mercredi le dernier tirage officiel de l’indice des prix à la consommation, qui fait état d’une croissance des prix de 8,3 % au cours des 12 derniers mois, en avril. Il s’agit du onzième mois consécutif d’inflation supérieure à 5 % et ce chiffre dépasse les 8,1 % attendus par les économistes interrogés par Dow Jones, cités par CNBC.

Les augmentations de coûts les plus fortes ont été enregistrées dans les catégories du logement, de l’alimentation, des billets d’avion et des véhicules neufs. Alors que l’indice de l’énergie a diminué, l’American Automobile Association a révélé mardi que le prix de l’essence avait atteint des sommets. »

https://www.rt.com/business/555327-consumer-price-index-stimulus-inflation/

 

« Les repas pour nourrissons se font rares aux États-Unis, les grands détaillants limitant les clients à trois articles par transaction. Alors que les prix augmentent et que les rayons se vident, les législateurs républicains ont qualifié la pénurie de « crise nationale » et accusé le gouvernement du président Joe Biden de mauvaise gestion économique.

« La pénurie de lait maternisé est une crise nationale qui frappe le plus durement les mères et les enfants pauvres », a tweeté lundi le sénateur républicain de l’Arkansas Tom Cotton. Exhortant la Food and Drug Administration à établir un plan pour augmenter la production, Tom Cotton a déclaré que « l’administration Biden doit prendre cela au sérieux. »

« Près d’un an après que la Maison Blanche ait annoncé son ‘Supply Chain Taskforce’, les parents ne peuvent même pas trouver de la nourriture pour leurs enfants », a ajouté le représentant républicain Jim Banks (Indiana). « C’est une autre crise qui prend de l’ampleur ! »

Au milieu de ces appels à l’action, plusieurs journalistes ayant de jeunes enfants ont décrit avoir demandé à des parents d’autres États des paquets de lait maternisé, et ont noté que même le lait maternisé en ligne peut avoir un temps d’attente allant jusqu’à deux mois.

« L’inflation, les pénuries de la chaîne d’approvisionnement et les rappels de produits ont entraîné une volatilité sans précédent pour les préparations pour nourrissons », a déclaré Ben Reich, PDG de Datasembly, avertissant qu’il n’y a « aucune indication d’un ralentissement ». »

 

https://www.rt.com/news/555213-biden-baby-formula-shortage

 

« Plus de 107 600 Américains sont morts d’une surdose de médicaments l’an dernier, ont révélé mercredi les Centres de contrôle et de prévention des maladies. Ce chiffre record, dû à l’abus de fentanyl et d’autres opioïdes de synthèse, représente une augmentation de 15 % par rapport aux 93 655 décès par overdose de l’année précédente.

Il s’agit du chiffre le plus élevé enregistré depuis que le CDC a commencé à recenser les overdoses, ce qui représente une overdose toutes les cinq minutes aux États-Unis. »

 

https://www.rt.com/news/555335-overdoses-record-setting-opioids-us

Ces sanctions mises en place pour que la population russe se mette à détester Poutine reviennent en pleine poire de Biden :

« Selon un nouveau sondage, 53 % des Américains estiment que les sanctions contre Moscou nuisent davantage aux États-Unis qu’à la Russie. Dans un contexte de flambée des prix du gaz et d’augmentation du coût de la vie, les électeurs perdent confiance dans le leadership du président américain Joe Biden, et 43 % se disent « d’accord » pour que l’Ukraine perde le conflit qui l’oppose à la Russie.

Avec une inflation qui n’a jamais été aussi élevée depuis 40 ans et des prix de l’essence proches des records, le sondage Democracy Institute/Express.co.uk révèle que Biden est mal perçu dans tous les domaines politiques, la politique étrangère étant la pire. Quelque 56 % des personnes interrogées désapprouvent sa gestion des affaires étrangères, contre 40 % qui l’approuvent. En ce qui concerne l’Ukraine en particulier, seuls 38% approuvent sa gestion, tandis que 52% la désapprouvent. »

 

https://www.rt.com/news/555252-biden-sanctions-hurt-america

Pendant que l’Occident souffre économiquement, le commerce entre la Russie et la Chine atteint des sommets :

« Le commerce mutuel entre la Russie et la Chine s’est élevé à près de 51,09 milliards de dollars (343,87 milliards de yuans) au cours des quatre premiers mois de l’année en cours, marquant une croissance de 25,9% par rapport à la même période il y a un an, selon les dernières données publiées par le bureau des douanes chinois.

Les exportations de la Chine vers la Russie ont augmenté de 11,3% pour atteindre 20,24 milliards de dollars, tandis que les ventes de la Russie à la Chine ont bondi de 37,8% pour atteindre 30,85 milliards de dollars. Le chiffre d’affaires du commerce bilatéral en avril a augmenté de 8,7% par rapport à mars pour atteindre 12,69 milliards de dollars.

Le pétrole, le gaz naturel et le charbon représentent près de 70 % de la valeur des marchandises importées de Russie par la Chine. La Russie exporte également du cuivre et du minerai de cuivre, du bois de construction, du carburant et des fruits de mer.

La Chine exporte une large gamme de produits vers la Russie, notamment des smartphones, des équipements industriels et à usage spécial, des jouets, des chaussures, des véhicules à moteur, des climatiseurs et des ordinateurs. »

 

https://www.rt.com/business/555180-china-russia-trade-surge

Et le rouble continue son ascension :

« Le rouble russe a éclipsé 31 grandes monnaies en termes de croissance depuis le début de l’année 2022, devenant ainsi la monnaie la plus performante du monde, a rapporté Bloomberg mercredi.

Selon la publication, le rouble s’est renforcé de plus de 11 % par rapport au dollar américain depuis le début de l’année. Sur le marché international des devises, le taux de change du rouble a affiché une croissance encore plus importante, d’environ 12 % jusqu’à présent.

Lors des échanges à la Bourse de Moscou le 12 mai, le taux de change est tombé à 63 roubles par rapport au dollar américain – son plus fort depuis février 2020, et à 65 roubles par rapport à l’euro – le plus fort depuis près de cinq ans. »

 

https://www.rt.com/business/555354-ruble-named-worlds-best-performing-currency

 

Le suicide de l’Europe

Les premiers chiffre des conséquences de ce suicide à petit feu nous arrivent d’Allemagne :

« La production industrielle allemande a baissé plus que prévu en mars, selon les données publiées vendredi par l’office des statistiques du pays. Selon Destatis, les problèmes de chaîne d’approvisionnement liés à Covid ont été exacerbés par le conflit en Ukraine.

La production a reculé de 3,9 % le mois dernier, après une hausse de 0,1 % en février, dépassant de loin les attentes d’une baisse d’un pour cent. Sur une base annuelle, la production industrielle a chuté de 3,5 % en mars, après un bond de 3,1 % le mois précédent.

La production manufacturière a perdu 4,6 % en mars et la production énergétique a baissé de 11,4 %, tandis que la production dans le secteur de la construction a augmenté de 1,1 %, selon les données. Jeudi, il a été signalé que les commandes manufacturières ont enregistré une baisse de 4,7 % en glissement mensuel en mars.

La plus forte baisse a été enregistrée pour les biens d’équipement, utilisés par les entreprises dans la production, qui ont chuté de 8,3 %.

« En ces temps politiquement et économiquement difficiles, la diminution montre également une réticence croissante à investir », a déclaré l’office des statistiques dans un communiqué.

Les commandes étrangères en provenance de l’extérieur de la zone euro ont chuté de 13,2 % en mars, tandis que la demande en provenance de l’intérieur de la zone s’est renforcée de 5,6 %. Les commandes intérieures ont légèrement diminué de 1,8 %.

« De nombreuses entreprises ont encore des difficultés à exécuter leurs commandes en raison d’interruptions dans les chaînes d’approvisionnement, ce qui est dû à la poursuite des restrictions liées à la crise Covid-19 et à la guerre en Ukraine », a déclaré Destatis. »

 

https://www.rt.com/business/555074-german-industry-output-drop/

Les « solutions alternatives à l’énergie russe » n’ont pas l’air si facile à trouver :

« L’Allemagne et le Qatar ne sont pas parvenus à un accord concernant les contrats de fourniture de gaz naturel liquéfié (GNL) à long terme, a rapporté Reuters mardi, citant des personnes proches des discussions.

Selon le média, Berlin n’acceptera pas la demande du Qatar de signer des contrats d’une durée d’au moins 20 ans. Bien qu’elle cherche à mettre fin à sa dépendance à l’égard du gaz naturel russe dans le contexte de la situation en Ukraine, Berlin considère que ce délai est en contradiction avec son plan visant à réduire les émissions de carbone de 88 % d’ici à 2040.

« La question de la longueur des contrats de GNL, qui pourrait compromettre les objectifs de décarbonisation de l’Allemagne, fait partie des discussions en cours avec le Qatar », a déclaré l’une des sources à Reuters, notant que l’Allemagne n’est pas la seule nation désireuse de s’approvisionner en GNL auprès du Qatar.

Le Qatar veut également empêcher contractuellement l’Allemagne de détourner les livraisons de GNL vers d’autres États européens, et cette mesure n’est pas bien accueillie par l’UE, ont ajouté les sources.

L’une des sources a déclaré à la publication que l’accord sur le GNL entre le Qatar et l’Allemagne « ne devrait pas être conclu prochainement ». »

 

https://www.rt.com/business/555229-qatar-germany-lng-deal

 

« Le ministre hongrois des affaires étrangères, Peter Szijjarto, a déclaré que l’UE n’avait pas réussi à trouver un moyen d’atténuer les dommages causés par une proposition d’interdiction des livraisons de pétrole en provenance de Russie dans le cadre des sanctions liées à sa campagne militaire en Ukraine.

« Bruxelles n’a pas proposé de solution … qui pourrait gérer les impacts de type bombe atomique de cet embargo pétrolier potentiel contre la Russie sur l’économie hongroise », a déclaré M. Szijjarto mercredi.

 

https://www.rt.com/news/555297-hungary-eu-no-solution/

 

En mars, les États-Unis ont demandé au Brésil d’augmenter sa production de pétrole brut afin de freiner la flambée des prix dans un contexte de sanctions internationales contre la Russie, mais le Brésil a refusé, rapporte Reuters mardi.

Des responsables du gouvernement américain ont approché la compagnie pétrolière publique brésilienne Petrobras, a indiqué l’agence citant ses sources, alors que les prix du brut commençaient à augmenter dans le contexte de l’opération militaire russe en Ukraine et des sanctions internationales qui en découlent.

 

Les responsables sont toutefois repartis les mains vides, Petrobras ayant déclaré que les niveaux de production étaient déterminés par la stratégie commerciale plutôt que par la diplomatie et qu’une augmentation significative de la production à court terme ne serait pas possible d’un point de vue logistique, indique Reuters.

Le Brésil est le 11e exportateur mondial de pétrole, la plupart de son brut étant destiné à la Chine, aux États-Unis et à l’Inde, selon l’Observatoire de la complexité économique (OEC).

En mars également, les États-Unis ont proposé au Venezuela, qui possède les plus grandes réserves pétrolières prouvées au monde, d’alléger certaines des sanctions qui pèsent sur le pays en échange d’une augmentation des exportations de pétrole vers les États-Unis. Toutefois, Washington a ensuite fait marche arrière sur ce sujet. »

https://www.rt.com/business/555250-us-oil-request-rejected/

L’hiver prochain risque donc d’être glacial, pour les plus pauvres :

« Le PDG de Scottish Power, Keith Anderson, a déclaré au Daily Mail lundi qu’avec la montée en flèche des prix du gaz dans le sillage du conflit en Ukraine et des sanctions occidentales contre la Russie, la facture énergétique des ménages pourrait atteindre 2 900 £ (3 576 $) d’ici octobre. Avec quelque 10 millions de foyers britanniques potentiellement incapables de se chauffer, M. Anderson a appelé le gouvernement à mettre en place un programme de soutien.

Les ménages britanniques ont déjà vu leurs coûts énergétiques – y compris l’électricité et le chauffage – augmenter de 700 £ entre octobre et avril, et cette augmentation devrait s’accélérer, a averti M. Anderson.

« Cela va frapper incroyablement fort et immédiatement », a déclaré Anderson, dont la société fournit de l’électricité à certaines parties de l’Écosse, de l’Angleterre et du Pays de Galles. « Si rien d’autre ne se passe d’ici octobre, je pense que nous verrons une énorme augmentation des clients à prépaiement qui s’auto-déconnectent de fait – en ne rechargeant pas leur compteur à prépaiement parce qu’ils ne peuvent pas se le permettre ».

« Nous verrons également une augmentation massive des niveaux d’endettement des clients à débit direct, et une augmentation massive des personnes poussées des débits directs vers les compteurs à prépaiement afin que les entreprises puissent récupérer la dette », a-t-il poursuivi. « Nous nous dirigeons vers des temps vraiment difficilse qu’aucun d’entre nous ne voudrait subir ».

 

https://www.rt.com/news/555258-uk-energy-heating-cost/

Même les riches banques européennes commencent à souffrir :

« La nécessité de déprécier des actifs et de mettre de côté des liquidités pour se prémunir contre les ramifications économiques attendues des sanctions anti-russes a entraîné des milliards d’euros de pertes pour les banques européennes.

Les prêteurs ont jusqu’à présent encaissé une perte d’environ 9,6 milliards de dollars, avec en tête la Société Générale et UniCredit. ING et Intesa Sanpaolo ont indiqué que l’exposition à la Russie avait réduit leur bénéfice net combiné du premier trimestre de près de 2 milliards de dollars.

Plusieurs prêteurs ont déclaré que leurs perspectives pour l’année seraient revues à la baisse si l’impact du conflit entre la Russie et l’Ukraine sur l’économie mondiale s’aggravait. Intesa aurait réduit son objectif de bénéfices pour 2022, prévenant qu’un scénario « très prudent » envisage un coup encore plus dur.

Face à cette incertitude extrême, les directeurs des risques de plusieurs grandes banques européennes organisent des réunions avec les régulateurs et entre eux pour évaluer la fiabilité de leurs modèles et de leurs provisions, ont indiqué à Bloomberg des personnes au fait de la situation.

« Les défaillances d’entreprises sur nos marchés vont probablement augmenter » en 2022 dans un contexte de flambée des prix de l’énergie, d’inflation élevée et de perturbations de la chaîne d’approvisionnement, selon le directeur général de Commerzbank, Manfred Knof, cité par l’agence.

UniCredit a déclaré qu’elle pouvait absorber les derniers effets d’entraînement macroéconomiques dans ses activités plus larges grâce à ses niveaux de capital « solides », à la qualité de ses actifs et à ses réserves prudentes pour pertes sur prêts. L’une des banques européennes les plus présentes en Russie, UniCredit aurait subi une perte de 2 milliards de dollars alors qu’elle envisage une stratégie de sortie. »

https://www.rt.com/business/555082-european-banks-billions-russia-ukraine/

L’Estonie est, pour l’instant, en tête de cette course inflationniste européenne. Un avant-gout de ce qui attend les autres :

« L’indice estonien des prix à la consommation a connu une hausse spectaculaire de 18,8 % en glissement annuel en avril, les prix progressant plus rapidement qu’ils ne l’ont fait depuis des décennies, selon les dernières données révélées par Statistics Estonia.

L’agence a indiqué que les prix des biens et des services étaient respectivement 14,4 % et 27,8 % plus chers en avril par rapport à la même période de l’année précédente.

L’indice des prix à la consommation a été le plus touché par les changements de prix liés au logement, qui ont été responsables de plus de 40 % de la hausse totale, selon Viktoria Trasanov, analyste principal à Statistics Estonia.

Les prix de l’électricité auraient connu une hausse énorme de 119 %, tandis que l’énergie thermique est devenue 57,7 % plus chère qu’en avril 2021. Dans le même temps, le gaz a connu une hausse de 237,2 %. Les loyers ont également augmenté de 34,4 %.

« En avril, le régime de compensation automatique pour l’électricité, les frais de transport de l’électricité, le chauffage urbain, le gaz par pipeline et les frais de transport du gaz a pris fin », a expliqué M. Trasanov. »

https://www.rt.com/business/555124-estonia-prices-inflation-surge/

 

« Les prix à la consommation au Danemark ont atteint le niveau le plus élevé depuis 38 ans, selon les chiffres officiels de l’Office danois de la statistique.

Selon l’agence, l’indice danois des prix à la consommation (IPC) est passé de 5,4 % en mars à 6,7 % en avril. »

 

https://www.rt.com/business/555246-denmark-highest-inflation-40-years/

 

« La Grèce est le dernier pays de l’UE à être frappé par une inflation à deux chiffres, atteignant le niveau le plus élevé depuis 1994.

Selon l’autorité statistique hellénique (ELSTAT), l’inflation dans le pays a bondi à 10,2 % en glissement annuel en avril, contre 8,9 % le mois précédent. »

 

https://www.rt.com/business/555286-greece-inflation-double-digits/

Plutôt que d’aider financièrement sa population, l’Union Européenne préfère alourdir sa dette déjà faramineuse pour aider l’Ukraine. On se souviendra, en lisant cet article, qu’une telle aide à, en 2015, été refusée à la Grèce, pourtant un pays de l’UE. :

« L’Union européenne envisage de financer les dépenses de fonctionnement du gouvernement de Kiev pendant au moins trois mois, a rapporté Politico Europe lundi, citant des sources diplomatiques. Les 15 milliards d’euros seraient levés par le biais d’une nouvelle émission de dette, en utilisant le modèle établi pour l’allégement de la dette de Covid-19.

 

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré au Fonds monétaire international (FMI) qu’il avait besoin de 7 milliards de dollars par mois (1 dollar = 0,95 euro) pour payer les salaires, les retraites et d’autres dépenses publiques. Les États-Unis se sont engagés à fournir un tiers de cette somme au cours des trois prochains mois. L’UE a l’intention de combler la différence avec des obligations spéciales, selon Politico.

 

La Commission européenne (CE) a informé les ambassadeurs des pays membres de ce plan vendredi, selon le média. Il s’agit d’émettre une dette en utilisant des garanties des pays membres de l’UE. Le plan est structuré sur le modèle de SURE, le programme utilisé pour lever 100 milliards d’euros d’aide aux citoyens de l’UE qui ont perdu leur emploi en raison des blocages de Covid-19. Cette dette a ensuite été titrisée sous forme d’obligations d’une durée de 5 à 30 ans.

 

« Dès qu’il y a un problème d’argent, [la Commission] dit SURE ! » a déclaré un diplomate cité par Politico.

Le plan pourrait être dévoilé dès le 18 mai et au moins trois pays – dont l’Autriche, l’Allemagne et la Grèce – ont demandé des options alternatives, selon le média. Ils espèrent que des pays non membres de l’UE, comme le Japon, la Norvège et le Royaume-Uni, participeront également à l’effort, ce qui permettrait à l’UE de réduire le poids de sa dette. La France a également proposé que les chefs d’État et de gouvernement de l’UE discutent du problème lors d’un sommet qui se tiendra fin mai.

 

Entre-temps, le chef de la politique étrangère de l’UE, Josep Borrell, a proposé une autre option pour financer la reconstruction de l’Ukraine : confisquer les réserves de change russes actuellement gelées en vertu des sanctions de l’UE. M. Borrell a cité l’exemple de Washington qui a confisqué les fonds de la banque centrale afghane après le retrait des États-Unis d’Afghanistan et la prise de pouvoir par les talibans. Il est « tout à fait logique » d’utiliser les actifs russes de la même manière, a déclaré M. Borrell au FT dans une interview publiée lundi. »

 

https://www.rt.com/news/555214-eu-debt-ukraine-financing

La réponse russe à la proposition de Borrell ne s’est pas fait attendre :

« Saisir les réserves de change de l’État russe serait un acte de « non-droit total » et saperait la base même des relations internationales, a déclaré le vice-ministre des affaires étrangères, Alexander Grushko, commentant une idée lancée par le plus haut diplomate de l’UE, Josep Borell.

Dans une récente interview accordée au FT, M. Borrell a suggéré de saisir les réserves gelées de la Russie et de les utiliser pour couvrir les coûts de reconstruction de l’Ukraine une fois le conflit terminé. Réagissant à ces remarques, M. Grushko a déclaré à RIA Novosti que « l’appétit de l’UE vient en mangeant » et que la confiscation des avoirs serait « l’anarchie totale, la destruction du fondement même des relations internationales. »

 

De l’avis de Grushko, une telle décision, si elle est prise, « frappera les Européens eux-mêmes, frappera le système financier moderne et sapera la confiance en Europe et dans l’Occident en général. »

 

« C’est la loi de la jungle », a-t-il conclu. »

 

https://www.rt.com/russia/555184-grushko-borrell-assets-seizure/

Les sanctions sont si douloureuses pour l’Europe qu’elles commencent à créer des dissentions :

« Les ambassadeurs de l’UE ne sont pas parvenus jusqu’à présent à un accord sur un nouveau train de sanctions contre la Russie, la Hongrie continuant de s’opposer à une interdiction des importations de pétrole russe, a rapporté Bloomberg dimanche, citant des sources au fait des discussions. …

 

En début de semaine, la chef de la Commission européenne, Ursula von der Leyden, a confirmé que les propositions relatives au sixième train de sanctions comprenaient un embargo total sur le pétrole russe, mis en œuvre progressivement. Il s’agit sans doute de la mesure la plus sévère prise jusqu’à présent par l’UE elle-même, étant donné qu’en 2021, l’ensemble du bloc a reçu 25 % de ses importations de pétrole de la Russie, selon les données d’Eurostat.

 

Prenant acte des objections de la Hongrie et de la Slovaquie, qui dépendent fortement des importations russes, l’UE aurait proposé à ces deux pays, ainsi qu’à la République tchèque, de reporter l’application des sanctions à 2024. Les autres pays sont censés passer à d’autres sources d’approvisionnement au début de l’année prochaine au plus tard.

 

Toutefois, comme l’affirment les sources de Bloomberg, cette concession n’a pas suffi à convaincre la Hongrie, qui a continué à bloquer l’accord dimanche, lors de la réunion des 27 ambassadeurs de l’UE. Deux jours auparavant, le Premier ministre hongrois Victor Orban avait déclaré que l’interdiction du pétrole serait une « bombe nucléaire » pour l’économie de son pays et avait révélé qu’il souhaitait que l’UE lui donne cinq ans pour remplacer le pétrole russe.

L’interdiction du pétrole n’est apparemment pas la seule partie problématique du train de sanctions. L’interdiction proposée de fournir les navires et les services nécessaires au transfert du pétrole russe vers des pays tiers a fait sourciller la Grèce et Chypre qui, selon Bloomberg, « bloquent toujours » cette partie du paquet. »

 

https://www.rt.com/russia/555159-russia-eu-sanctions-agreement

Pourtant, les experts ne manquent pas pour dire que les sanctions sont contre productives :

« L’interdiction des importations de brut russe proposée par les autorités européennes ne fera qu’augmenter les revenus pétroliers de Moscou, selon Norbert Rucker, responsable de l’économie et de la recherche de nouvelle génération chez le gestionnaire de fortune suisse Julius Baer.

 

L’impact de l’interdiction sur la Russie est « discutable », a déclaré l’analyste dans une interview accordée au média suisse 20 Minuten, ajoutant que l’UE pourrait avoir de meilleures alternatives pour affaiblir la Russie, comme des tarifs punitifs.

 

En début de semaine, l’Union européenne a dévoilé un plan visant à interdire les importations de pétrole russe pour l’ensemble de ses 27 États membres. Cette mesure, qui devrait frapper les finances nationales de la Russie, s’inscrit dans le cadre d’une campagne de sanctions sans précédent lancée par l’Occident contre Moscou en raison de son opération militaire en Ukraine.

 

« La grande question est maintenant de savoir si l’Occident fait pression sur la Chine et l’Inde ; dans ce cas, l’embargo aurait un effet beaucoup plus important », a déclaré M. Rucker, ajoutant qu’une telle mesure rendrait difficile pour la Russie, riche en énergie, de trouver des acheteurs pour son brut dans le monde entier.

 

Selon l’expert, l’embargo devrait gonfler davantage les prix mondiaux du brut, qui ont grimpé jusqu’à 120 dollars le baril à un moment donné en mars, aidant la Russie frappée par les sanctions à augmenter ses revenus pétroliers.

« L’embargo n’affecte la Suisse qu’indirectement », a déclaré M. Rucker, ajoutant que le pays se procure la majeure partie de son pétrole auprès de raffineries européennes qui ont déjà soutenu le passage aux alternatives.

 

« Toutefois, une nouvelle hausse des prix du pétrole due à l’embargo se ferait sentir en Suisse également », a-t-il ajouté. »

 

https://www.rt.com/business/555153-russia-benefit-eu-oil-embargo/

Ce qui n’empêche pas la Grande Bretagne de rajouter d’autre sanctions :

« Le Royaume-Uni a annoncé de nouvelles sanctions commerciales contre la Russie : interdictions des exportations de plastique et de caoutchouc et droits de douanes prohibitifs sur les importations de platine et palladium.

 

Le gouvernement britannique a annoncé le 8 mai un nouveau train de sanctions commerciales contre la Russie et la Biélorussie, avec des interdictions d’exportation visant l’industrie russe et la hausse de tarifs douaniers, notamment sur le palladium.

 

« Cet important paquet de sanctions infligera encore plus de dommages à la machine de guerre russe », a déclaré la ministre du Commerce international, Anne-Marie Trevelyan, dans un communiqué. Les tarifs douaniers vont augmenter de 35 points de pourcentage, notamment pour le platine et le palladium – utilisé dans l’industrie automobile –, tandis que les interdictions d’exportation visent des biens destinés aux secteurs manufacturier et de machinerie lourde en Russie, comme le plastique, le caoutchouc ou encore des machines.

 

« La Russie est l’un des principaux pays producteurs de platine et de palladium et dépend fortement du Royaume-Uni pour exporter » ces produits, a souligné le gouvernement britannique. »

 

https://francais.rt.com/economie/98410-palladium-caoutchouc-royaume-uni-adopte-nouvelles-sanctions-commerciales-russie

La russophobie des dirigeants polonais atteint des sommets dangereux pour le reste de l’UE :

« Le nationalisme russe est une menace mortelle pour le monde et l’Occident doit faire à Moscou ce qui a été fait à l’Allemagne nazie, a écrit le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki dans un article d’opinion publié mardi par le journal britannique Telegraph. Il a omis de mentionner la « dénazification » de l’Allemagne après sa défaite militaire, mais a déclaré que la « dépoutinisation » de la Russie devait commencer « immédiatement », prévenant que l' »âme » de l’Occident serait en péril dans le cas contraire.

 

Morawiecki est l’un des critiques les plus virulents de la Russie et du président Poutine, qu’il a comparé à de nombreuses reprises au leader nazi Adolf Hitler et au dictateur soviétique Joseph Staline. Le nouvel article fait la même équation, mais se concentre sur la marque de nationalisme russe que, selon Morawiecki, Moscou utilise comme justification pour poursuivre des politiques malignes et très dangereuses.

 

Le fonctionnaire polonais a une vision sombre de la vision du monde russe, a-t-il expliqué. Le soi-disant « monde russe » est une idéologie impérialiste, « l’équivalent du communisme et du nazisme du 20e siècle », a-t-il insisté, « par laquelle la Russie justifie des droits et des privilèges inventés pour son pays. »

 

Le nationalisme russe « est un cancer qui consume non seulement la majorité de la société russe, mais constitue également une menace mortelle pour l’ensemble de l’Europe », a ajouté le Premier ministre. « Par conséquent, il ne suffit pas de soutenir l’Ukraine dans sa lutte militaire contre la Russie. Nous devons extirper entièrement cette nouvelle idéologie monstrueuse. »

 

Le fonctionnaire polonais a identifié Poutine comme la cheville ouvrière de la position de la Russie. S’il n’est « ni Hitler ni Staline », Poutine est « malheureusement … plus dangereux » grâce aux armes plus mortelles dont il dispose, comme les médias sociaux, a déclaré M. Morawiecki.

 

« Il n’y a pas si longtemps, la Pologne s’est engagée dans une guerre de l’information avec la Russie sur la genèse de la Seconde Guerre mondiale. Nous avons gagné, mais Poutine a atteint ses objectifs. Il a infecté l’internet avec des millions d’exemples de fausses nouvelles », a-t-il déclaré. Il faisait référence à la position de longue date de Varsovie selon laquelle l’Allemagne nazie et l’Union soviétique sont également responsables du conflit. Moscou qualifie cette position de révisionnisme historique qui insulte les sacrifices consentis par le peuple soviétique pour vaincre les nazis.

 

Morawiecki n’a pas appelé ouvertement les membres de l’OTAN à entrer en guerre contre la Russie, mais a laissé entendre que c’était la voie à suivre, demandant que la Russie reçoive le même traitement que l’Allemagne nazie après sa défaite.

 

« Tout comme l’Allemagne a jadis été soumise à la dénazification, aujourd’hui, la seule chance pour la Russie et le monde civilisé est la ‘députinisation’. Si nous ne nous engageons pas immédiatement dans cette tâche, nous ne perdrons pas seulement l’Ukraine, nous perdrons aussi notre âme, notre liberté et notre souveraineté », a-t-il déclaré.

 

Il a affirmé que la Russie « a entamé une longue marche vers l’Ouest » et que le seul choix qui s’offrait à la Pologne et aux autres nations occidentales était de savoir où arrêter le pays. »

 

https://www.rt.com/news/555351-morawiecki-russian-nationalism-cancer/

Quant au Japon, il est beaucoup moins suicidaire que l’Europe :

« Le Premier ministre japonais, Fumio Kishida, a déclaré que la suppression progressive de la dépendance à l’égard du pétrole russe prendra du temps, car Tokyo fera de son mieux pour « minimiser » l’impact négatif sur les entreprises et le citoyen moyen. Ces commentaires ont été faits juste après que le Groupe des Sept (G7) a décidé de cibler les importations de pétrole en provenance de Russie dans le cadre des sanctions liées à la campagne militaire en Ukraine.

 

Le G7 comprend les États-Unis, le Canada, la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne, l’Italie et le Japon.

« Pour un pays fortement dépendant des importations d’énergie, c’est une décision très difficile. Mais la coordination du G7 est très importante dans un moment comme celui-ci », a déclaré M. Kishida aux journalistes lundi.

 

« Quant au calendrier de réduction ou d’arrêt des importations de pétrole [russe], nous l’envisagerons en jaugeant la situation réelle », a-t-il ajouté. « Nous prendrons notre temps pour prendre des mesures en vue d’une élimination progressive ».

 

Le Premier ministre a déclaré que Tokyo « minimisera les effets négatifs » de l’arrêt progressif sur les entreprises et les personnes ordinaires. »

 

https://www.rt.com/news/555171-japan-russian-oil-phaseout

Mais, pour faire bonne figure auprès des Etats Unis, ce pays va quand même imposer quelques sanctions symboliques :

« Le gouvernement japonais a imposé une nouvelle série de sanctions à la Russie en raison de la poursuite de son action militaire en Ukraine. Les mesures restrictives visent huit responsables russes, des hommes d’affaires et des membres de leur famille, dont le Premier ministre Mikhaïl Mishustin, ainsi que plus de 130 personnes des républiques du Donbass, a déclaré le ministère japonais des Affaires étrangères dans un communiqué mardi.

 

Les dirigeants des républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, Denis Pushilin et Leonid Pasechnik, figurent également sur la liste.

 

Les mesures restrictives impliquent le gel des avoirs de ces personnes au Japon, a précisé le ministère. Tokyo a également interdit les exportations destinées à 71 entreprises russes, dont des chantiers navals et des installations de recherche, ainsi que des entreprises de défense. Le fabricant public russe de systèmes antiaériens, Almaz-Antey, figure parmi les entreprises visées par les sanctions. »

 

https://www.rt.com/news/555264-japan-new-sanctions-russia-ukraine/

 

Des nouvelles du front

Avec le témoignage en français d’un mercenaire québécois parti « défendre l’Ukraine » :

« Après avoir passé deux mois en Ukraine, Wali tire un bilan « plutôt décevant » du déploiement de combattants volontaires occidentaux, qui a commencé début mars, à la suite d’un appel du président Volodymyr Zelensky. Le nombre de volontaires qui se sont manifestés – plus de 20 000, selon différentes estimations – a été si important que le gouvernement ukrainien a dû créer d’urgence la Légion internationale pour la défense territoriale de l’Ukraine, le 6 mars.

 

Mais pour la plupart des volontaires qui se sont présentés à la frontière, se joindre à une unité militaire a été une galère. ….

 

Trois personnes qui ont réclamé l’anonymat ont décrit à La Presse des promesses d’armement et de matériel de protection faites par le chef de la Brigade normande qui ne se sont jamais concrétisées. Certains des volontaires se sont retrouvés à une quarantaine de kilomètres du front russe sans aucun équipement de protection. « S’il y avait eu une percée russe, tout le monde aurait été à risque. C’était une attitude irresponsable de la part de la Brigade », affirme un de ses anciens soldats, qui a demandé qu’on taise son nom pour des raisons de sécurité. »

 

https://www.lapresse.ca/actualites/2022-05-06/retour-du-tireur-d-elite-wali/la-guerre-c-est-une-deception-terrible.php

Une guerre est aussi un hall d’exposition pour les constructeurs d’armements, l’occasion de montrer la qualité de leurs productions. En Ukraine c’est, jusqu’à maintenant, bon point pour les armes russes et mauvais point pour les armes occidentales :

« Les systèmes antichars Javelin de fabrication américaine ont été loués pour leur efficacité par les responsables de Washington et ont été transformés par les médias occidentaux en un symbole de la résistance de l’Ukraine dans le conflit avec la Russie. Mais un commandant des marines ukrainiens, qui a été capturé pendant les combats pour Mariupol, a révélé à RT que le matériel n’est pas vraiment à la hauteur des allégations.

 

« Les javelots ne se sont pas avérés utiles, notamment dans la guerre urbaine », a déclaré le colonel Vladimir Baranyuk, commandant de la 36e brigade d’infanterie navale ukrainienne.

 

« Nous n’avons même pas pu en lancer un. Je pense que c’est complètement inutile dans un environnement urbain, car il y a toujours quelque chose qui gêne », a-t-il expliqué.

 

L’unité de Baranyuk était également armée d’armes antichars légères de nouvelle génération (NLAW), fournies par la Grande-Bretagne, mais celles-ci avaient également leurs défauts, selon l’officier.

 

« Quant aux lance-missiles NLAW, nous les avons utilisés plus souvent que les Javelins, mais ils ont leur propre problème : la batterie se vide par temps froid, ce qui rend le lancement impossible », explique-t-il. »

 

https://www.rt.com/news/555144-ukraine-javelin-nlaw-mariupol/

Mais si les Javelins ne servent pas à grand-chose pour les militaires ukrainiens, ils permettent au moins de faire tourner l’industrie de l’armement étasunien :

« Le complexe militaro-industriel veut plus d’argent pour résoudre le problème des stocks d’armes.

Le député Mike Gallagher, un républicain du Wisconsin, a affirmé que la précipitation des États-Unis à armer l’Ukraine a « brûlé » des années de stocks d’armes, entravant la capacité de Washington à armer simultanément Taïwan contre un conflit potentiel avec la Chine. Pendant ce temps, la vaste industrie militaire américaine fait pression sur la Maison Blanche pour obtenir davantage de contrats.

 

« Nous sommes à court de stocks », a déclaré vendredi Gallagher, qui siège à la commission des services armés de la Chambre des représentants, à Fox News. « Nous venons de brûler sept ans de Javelins et ce n’est pas seulement important alors que nous continuons à essayer d’aider les Ukrainiens à gagner en Ukraine, c’est important alors que nous essayons simultanément de défendre Taïwan contre l’agression du Parti communiste chinois. »

 

« Ils vont avoir besoin d’avoir accès à certains de ces mêmes systèmes d’armes, et nous n’avons tout simplement pas les stocks actuels pour combler ce que nous avons dépensé en Ukraine », a-t-il poursuivi. »

 

https://www.rt.com/news/555167-javelin-weapon-stockpile-low/

Les industries de l’armement européenne ne seront pas en reste :

« La ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, a confirmé, lors d’une visite à Kiev, que son pays, ainsi que les Pays-Bas, fourniront à l’Ukraine des armes lourdes de pointe, notamment le Panzerhaubitze 2000, et commenceront à former les militaires ukrainiens « dans les prochains jours ».

 

Accompagnée de son homologue néerlandais, Wopke Hoekstra, pour une partie de la visite en Ukraine, Mme Baerbock a déclaré que les sept obusiers que l’Allemagne donne à Kiev pour lui permettre « de protéger ses villes contre de futures attaques » arriveront en Ukraine avant la fin de la formation militaire. Ainsi, a-t-elle expliqué lors d’une conférence de presse avec son homologue ukrainien, Dmitry Kuleba, les soldats seront prêts à utiliser l’équipement immédiatement après leur retour d’Allemagne dans la zone de guerre.

 

La décision de Berlin d’envoyer des obusiers automoteurs en Ukraine, annoncée il y a trois jours par la ministre de la défense Christine Lambrecht, marque un nouveau revirement dans la politique allemande post-nazie consistant à ne pas envoyer d’armes lourdes dans les zones de guerre.

 

« Nous continuerons à soutenir l’Ukraine européenne et libre. Les questions humanitaires, financières, économiques, technologiques, politiques et énergétiques », a déclaré M. Baerbock.

 

https://www.rt.com/russia/555260-germany-ukraine-weapons-minister

Zelensky et son gouvernement sont un groupe de menteurs invétérés face aux médias et autres gouvernements. Mais il ment aussi à ses propres citoyens et militaires :

« L’Ukraine a dit aux troupes assiégées par les forces russes à Marioupol que de l’aide était en route, mais n’a fait aucune tentative réelle pour mettre fin au blocus de la ville, a déclaré à RT le commandant de la 36e brigade d’infanterie navale du pays.

 

Le colonel Vladimir Baranyuk et son unité ont été chargés de surveiller la périphérie nord de Mariupol, une ville portuaire stratégique du sud-est de l’Ukraine, dans le cadre de l’opération militaire russe dans le pays.

 

Il a même reçu le titre de Héros de l’Ukraine pour son « courage et ses actions efficaces pour repousser les attaques ennemies ». Kiev a affirmé que le colonel et les autres défenseurs de Mariupol ne se rendraient jamais.

 

Kiev a affirmé que le colonel et les autres défenseurs de Mariupol ne se rendraient jamais. Mais alors que les forces russes continuaient à gagner du terrain, Baranyuk a fini par se rendre pacifiquement après avoir été capturé lors d’une tentative ratée de fuite de la ville.

 

Il a été appréhendé alors qu’il se cachait dans les champs avec un certain nombre de ses hommes, à quelques kilomètres au nord de Mariupol.

 

Le commandant des marines affirme aujourd’hui que le gouvernement ukrainien lui a menti, ainsi qu’à ses troupes, afin de les maintenir au combat.

 

« Kiev nous a dit de tenir bon, [disant] que les unités qui lèveront le blocus arrivent, qu’elles seront bientôt là », a déclaré Baranyuk à RT.

 

La promesse a été faite malgré le conseiller du président Volodymyr Zelensky, Alexey Arestovich, qui a ouvertement reconnu dans des interviews que Kiev « ne sera pas en mesure de sauver » ses forces à Mariupol.

 

« On nous a promis une certaine aide. Naturellement, cette aide n’est pas arrivée. Et cela nous a poussés à sortir », a déclaré le colonel, expliquant sa décision de fuir.

Ce fut « douloureux » pour les troupes lorsqu’elles ont réalisé qu’elles avaient été laissées pour mortes, mais « tout le monde, y compris moi-même, a fini par le comprndre », a ajouté Baranyuk. »

 

https://www.rt.com/russia/555139-ukraine-mariupol-surrender-baranyuk

Quant au ministre de la défense britannique, il se ment à lui-même :

« Le ministre britannique de la défense s’est dit convaincu que l’Ukraine, qui est approvisionnée en armes par le Royaume-Uni et d’autres pays occidentaux, est capable de remporter la victoire militaire dans son conflit avec la Russie.

 

« Il est très possible que l’Ukraine brise l’armée russe au point qu’elle doive soit revenir à la situation d’avant février, soit se replier sur elle-même », a déclaré Ben Wallace lors d’un discours au National Army Museum de Londres lundi.

Le président russe Vladimir Poutine « doit se rendre compte qu’il a perdu sur le long terme, et il a absolument perdu. La Russie n’est plus ce qu’elle était », a-t-il ajouté.Wallace semble être plus optimiste sur les événements sur le terrain que certains responsables de Kiev. Dimanche, le conseiller du président Volodymyr Zelensky, Alexey Arestovich, a reconnu qu’il était actuellement impossible pour l’Ukraine de renverser la situation sur la ligne de front. »

 

https://www.rt.com/news/555187-uk-ukraine-wallace-putin

L’Ukraine serait-elle en train d’utiliser le gaz russe comme moyen de chantage ?

« L’Ukraine a suspendu mercredi l’acheminement du gaz naturel russe vers l’Europe, tout en accusant Moscou d’être responsable de cette perturbation. Le gaz russe avait jusqu’à présent circulé sans interruption dans les gazoducs traversant l’Ukraine malgré les activités militaires.

Dans un communiqué publié mardi en fin de journée, le gestionnaire du réseau de transport de gaz ukrainien a déclaré qu’il avait décidé de suspendre les opérations à un point de transit majeur, Sokhranovka, en raison des « interférences des forces d’occupation ». La station traite jusqu’à 32,6 millions de mètres cubes par jour, soit environ un tiers du gaz russe qui transite par l’Ukraine vers l’Europe, selon l’opérateur.

 

Pendant ce temps, le géant russe de l’énergie Gazprom a déclaré qu’il ne voyait aucune raison à cette perturbation, ajoutant qu’il ne peut pas réacheminer les fournitures vers un autre point d’entrée, Sudzha, car la reconfiguration serait « techniquement impossible. »

 

« Le transit par Sokhranovka a été assuré dans son intégralité, il n’y a pas eu de plaintes des contreparties et il n’y en a pas », a déclaré Gazprom sur son canal officiel Telegram. « Gazprom remplit pleinement toutes ses obligations envers les consommateurs européens, fournit du gaz pour le transit conformément au contrat et à l’accord de l’opérateur, les services de transit sont entièrement payés. »

 

Le porte-parole de Gazprom, Sergey Kupriyanov, a déclaré mercredi que l’Ukraine n’a laissé qu’un seul point d’entrée pour le transit du gaz russe vers l’Europe, ce qui réduit considérablement la fiabilité des approvisionnements. « Sur la base du schéma d’écoulement russe, le transfert de volumes vers Sudzha est technologiquement impossible. C’est clairement écrit dans l’accord de coopération, et la partie ukrainienne en est parfaitement consciente », a déclaré Kupriyanov à la chaîne Rossiya 24.

 

La société a souligné une diminution de 34 % des fournitures de gaz russe à l’Europe en raison des actions de Kiev. »

 

https://www.rt.com/russia/555265-gazprom-gas-ukraine-europe

Du coup :

« Le régulateur allemand de l’énergie a déclaré mercredi que les flux de gaz russe au point frontalier de Waidhaus, venant d’Ukraine, avaient diminué de 25 % par rapport à la veille. Cette annonce intervient alors que Kiev a suspendu un tiers des livraisons de gaz russe à l’Europe.

 

Le commentaire du régulateur fait écho à une déclaration antérieure du ministère allemand de l’économie selon laquelle les flux de gaz russe via le principal point de transit en Ukraine se sont taris. Selon le régulateur, les importations globales de Berlin sont restées stables car elles ont été plus que compensées par des volumes plus élevés en provenance de Norvège et des Pays-Bas.

 

Les prix du gaz en Europe ont d’abord grimpé après la coupure de l’Ukraine, dépassant 1 100 dollars par millier de mètres cubes de gaz tôt mercredi. Selon les experts, la situation conduira inévitablement à une hausse des prix, les consommateurs européens évaluant la diminution des volumes. »

 

https://www.rt.com/business/555302-germany-russian-gas-supply-drop

Pour accentuer cette guerre du gaz qui frappe essentiellement l’Europe :

« La major russe de l’énergie Gazprom a déclaré jeudi qu’elle ne pourra pas utiliser la section polonaise du gazoduc Yamal-Europe pour le transit du gaz vers l’Europe en raison des sanctions de rétorsion de Moscou.

Le porte-parole de la société, Sergey Kupriyanov, a précisé que le site appartient à EuRoPol GAZ, qui est une coentreprise entre Gazprom et la major gazière polonaise PGNiG. Cette dernière est l’opérateur de la partie polonaise du gazoduc Yamal-Europe.

 

Mercredi, Moscou a approuvé une liste d’entreprises à l’égard desquelles elle appliquera des mesures économiques spéciales. La liste comprend 31 entreprises, dont l’entreprise polonaise EuRoPol GAZ, ainsi que l’ancienne unité allemande de Gazprom. La filiale appartenant à la Russie a été saisie par les autorités allemandes le mois dernier et pourrait potentiellement être nationalisée.

 

« Pour Gazprom, cela signifie une interdiction d’utiliser un gazoduc appartenant à EuRoPol GAZ pour transporter du gaz russe à travers la Pologne », a déclaré l’entreprise sur son canal officiel Telegram.

 

Le président russe Vladimir Poutine a décrété le 3 mai qu’aucune entité russe ne serait autorisée à conclure des accords avec les personnes figurant sur la liste des sanctions, ni même à remplir ses obligations dans le cadre des accords existants. »

 

https://www.rt.com/business/555379-russia-stops-gas-transit-poland

Pendant ce temps, il semblerait que le gouvernement Taiwanais soit pressé que son pays ressemble à l’Ukraine :

« Le ministre taïwanais des Affaires étrangères, Joseph Wu, espère que le monde imposera des sanctions à Pékin si celle-ci attaque Taipei, à l’instar de celles auxquelles est confrontée Moscou en raison de son offensive en Ukraine. La Chine a déclaré qu’elle ne se laisserait pas intimider par les discussions sur les sanctions et l’isolement, mettant en garde contre le risque de « copier/coller » la crise ukrainienne sur la région Asie-Pacifique.

 

Vendredi, le ministère taïwanais des affaires étrangères, qui s’était précédemment joint aux pays occidentaux pour sanctionner la Russie, a annoncé des mesures restrictives à l’encontre du Belarus. S’adressant aux journalistes le lendemain, M. Wu a admis qu’il n’y avait pratiquement aucun lien commercial entre Taïwan et ces pays et que cette mesure était donc purement symbolique.

 

« Si nous sommes menacés ou envahis par la force par la Chine à l’avenir, nous espérons également que la communauté internationale comprendra Taïwan, soutiendra Taïwan et sanctionnera ce type de comportement agressif. Par conséquent, Taïwan se tient aux côtés de la communauté internationale et prend ces mesures », a expliqué le ministre.

 

Les remarques du ministre taïwanais sont intervenues le lendemain du jour où Pékin a averti les États-Unis et ses partenaires qu’il ne se laisserait pas intimider par des menaces. »

 

https://www.rt.com/news/555142-china-taiwan-sanctions-west

Traduit par Wayan pour le Saker Francophone

La troisième guerre patriotique

Par : hervek

Par Batiushka − Le 7 mai 2022 − Source thesaker.is

Fête orthodoxe russe de la Saint-Georges 2022

Je ne suis pas un homme technico-militaire, mais j’ai des liens très forts avec l’armée et un vif intérêt pour l’histoire militaire, tant russe qu’occidentale, ainsi que pour la géopolitique, pour avoir donné des conférences à ce sujet. J’ai vécu en Russie soviétique dans les années 1970, j’ai connu ses faiblesses, ses forces et aussi sa béance, tout en sachant qu’elle finirait par tomber, car même à cette époque, plus personne ne croyait au communisme. Tout continuait par inertie. L’effondrement était inévitable. Je connais aussi très bien la Russie contemporaine, l’Ukraine, le Belarus, les pays baltes et la Moldavie. En fait, j’étais à Kiev pas plus tard qu’en octobre dernier. On m’a montré le bâtiment de la police secrète du SBU/CIA dans le centre et on m’a demandé d’étouffer ma voix lorsque nous passions devant. Personne ne voulait visiter les salles de torture situées au sous-sol.

Introduction : La guerre

L’opération spéciale visant à libérer le Donbass russe de l’oppression fasciste, qui a débuté le 24 février 2022, signifiait une guerre entre la Fédération de Russie et le régime de Kiev, qui, sous la pression de l’Occident, refusait de faire marche arrière. Cela signifierait inévitablement une guerre entre la Russie et l’OTAN, même si le champ de bataille réel serait toujours limité à l’Ukraine. Je suis fermement convaincu que le gouvernement russe savait tout cela et prévoyait les conséquences, à savoir que l’Occident interviendrait avec toute la puissance économique, politique, militaire et technologique du complexe militaire USA/OTAN. C’est pourquoi le Donbass a dû attendre sa libération pendant huit longues et sinistres années. La Russie a dû se préparer très soigneusement à l’inévitable.

La préparation

Rappelons comment la Russie soviétique est tombée par trahison, pour finir par se dissoudre le 25 décembre 1991. En octobre 1993, 4 000 Marines américains (je connais l’un d’entre eux) ont été envoyés par avion sur une base située à l’extérieur de Moscou. C’était juste au cas où le soulèvement populaire contre la « démocratie » et l’ivrogne marionnette occidentale et traître Eltsine irait dans le sens de la Russie et contre la « thérapie de choc » des néoconservateurs et de leurs privatiseurs. La répression du mouvement de libération d’octobre a fait 5 000 morts russes. Le soutien américain était là, mais il n’a pas été nécessaire de l’utiliser, car il y avait suffisamment de traîtres russes pour faire eux-mêmes la sale besogne.

La faiblesse et la trahison interne de la Russie sont les raisons pour lesquelles le gouvernement russe a trahi la Serbie dans les années 1990 et la Libye en 2011 – il était bien trop faible pour tenir tête à l’Occident. Après que la Crimée soit retournée démocratiquement à la Russie après 60 ans (1954-2014) avec le référendum internationalement observé en 2014, l’Occident a encore appliqué des sanctions illégales à la Russie. Moscou savait alors que toute action visant à libérer l’Ukraine de la junte occidentale de Kiev devait être préparée très soigneusement, car les sanctions ne feraient que se multiplier. Quels préparatifs devaient être effectués ?

Tout d’abord, il y avait le front diplomatique et commercial. Il fallait mettre des alliés de son côté, en Eurasie avec la Chine, l’Iran, l’Inde, la Turquie (la Russie sauvant au dernier moment Erdogan de la tentative d’assassinat américaine en juillet 2016), la Hongrie, puis, du Venezuela au Brésil, l’Amérique latine et ensuite, de l’Égypte à l’Afrique du Sud, l’Afrique. En ce qui concerne le monde occidental, notamment l’UE, il y avait une chance de présenter le point de vue russe à travers RT, car à cette époque la censure occidentale n’était pas encore totale.

Deuxièmement, il y avait la modernisation des forces armées russes à entreprendre, avec de nouvelles armes non nucléaires, des missiles hypersoniques, des drones, des technologies électroniques, dont certaines seraient testées en Syrie.

Troisièmement, il y avait la politique de substitution des importations à mettre en œuvre afin de rendre la Russie indépendante en cas de nouvelles sanctions occidentales illégales.

Pourquoi cela a-t-il commencé le 24 février 2022 ?

Quatre éléments déclencheurs ont été à l’origine de l’opération spéciale du 24 février.

Tout d’abord, le régime Zelensky souhaitait que l’Ukraine devienne membre de l’OTAN. La faible Fédération de Russie postcommuniste avait déjà commis cette erreur à plusieurs reprises, en permettant à l’Europe de l’Est, notamment aux pays baltes, à la Pologne et à la Roumanie, de rejoindre ce racket de protection agressif. C’est ainsi que les États tampons d’Europe de l’Est de l’après-guerre, qui constituaient une zone démilitarisée pour la Russie, ont pris fin. Après tout, si vous avez été envahi par l’Ouest très régulièrement pendant 800 ans, laissant 27 millions de vos citoyens morts lors de la dernière invasion, ne voudriez-vous pas également une zone tampon démilitarisée pour vous protéger ? L’OTAN offensive d’après-guerre est la seule raison pour laquelle le Pacte de Varsovie défensif a dû être mis en place.

Ensuite, avec des missiles sur les bases américaines en Pologne et en Roumanie et des troupes de l’OTAN paradant avec suffisance à la frontière estonienne avec la Russie, l’Ukraine a alors menacé de se doter d’armes nucléaires. Zelensky, lisant son scénario américain comme un véritable acteur, s’attendait-il vraiment à ce que la Russie ne réagisse pas à cela ?

Troisièmement, les États-Unis, non sans l’aide de leur proconsul local, le cocaïnomane Hunter Biden, ont installé une trentaine de biolabs en Ukraine. Leur objectif ? Trouver des virus génétiquement concoctés pour infecter les Russes. La Russie ne se défendrait-elle pas ?

Quatrièmement, bien qu’il soit possible que la Russie ne l’ait découvert qu’un jour ou deux après le début de l’opération spéciale, bien qu’il soit possible qu’elle le sache parfaitement à l’avance, l’armée de Kiev, manipulée, instruite et armée par l’OTAN, avait un plan pour envahir le Donbass russe et génocider sa population. Si elle avait réussi, il est peu probable qu’elle se serait arrêtée à la frontière russe. Truss, le ministre britannique des affaires étrangères suprêmement stupide, a laissé échapper que l’OTAN avait déjà Rostov et Voronezh dans sa ligne de mire.

Après huit ans de tentatives de négociation, que la Russie a utilisées pour gagner du temps afin de se préparer à la guerre en cas d’idiotie occidentale, ce n’est que parce qu’il n’y avait pas d’alternative qu’elle a envoyé quelques troupes dans une opération militaire initialement limitée.

Une lutte pour la survie

Il s’agit maintenant d’une guerre d’usure. La Russie doit détruire toutes les armes et les troupes occidentales et de l’OTAN qui entrent en Ukraine depuis la Pologne ou d’autres pays dès que possible, plus vite qu’elles ne peuvent être envoyées. Et cela doit se poursuivre jusqu’à ce que l’Occident cède, car une grande partie du matériel de guerre occidental aura été détruite au prix d’énormes pertes financières pour lui-même.

La Russie s’appuie également sur les problèmes économiques que l’Occident s’impose à lui-même. L’Occident, et pas seulement l’UE, souffre déjà sur le plan économique. Il pourrait facilement y avoir des soulèvements populaires en raison de l’inflation et du coût incroyable de l’énergie. L’automne et l’hiver prochains seront très difficiles. Et les embargos sur les céréales et les engrais russes n’ont pas encore frappé. Attendez que le coût des denrées alimentaires augmente de 100 % dans les pays occidentaux, au lieu d’augmenter de 10 % comme aujourd’hui : alors vous aurez des émeutes dans les rues et des pillages de supermarchés. Quant à la monnaie ukrainienne, elle ne vaut rien, soutenue par le FMI dirigé par les États-Unis, qui ont volé en 2014 les 15 milliards de dollars de réserves d’or ukrainiennes en prévision. Sinon, l’Ukraine aurait fait défaut depuis longtemps.

Les enjeux sont énormes pour tous. La Chine se tient derrière la Russie parce que celle-ci est comme un bouclier pour elle. Si la Russie tombe, la Chine sera la suivante et elle le sait, c’est pourquoi elle soutient la Russie. Le péril blanc se dirigera ensuite vers la Chine, faisant passer le suicide collectif imposé par les Britanniques lors des « guerres de l’opium » pour un simple pique-nique. Il n’y aura pas de reprise de Taïwan dans un avenir proche, mais des économistes de Harvard et des banquiers d’affaires qui prendront le pouvoir et s’empareront de milliards à Pékin, comme en Russie après 1991. Et puis, au milieu des guerres civiles, des millions et des millions de Chinois prendront la voie du suicide, exactement comme cela s’est produit dans la Russie des années 1990. Ne vous y trompez pas, il s’agit d’une bataille pour la survie des sept milliards du monde contre le milliard [occidental, NdT].

C’est pourquoi la Russie reste aujourd’hui ferme, avec 80% de la population derrière le président Poutine, contrairement au monde occidental où il est rare de trouver un dirigeant qui a plus de 30% de soutien. Pourquoi ? C’est simple : Le président Poutine aime son pays, c’est un patriote : Les dirigeants occidentaux ne sont pas des patriotes, ce sont des mercenaires vénaux, pas plus que les gouvernements fantoches américains en Europe de l’Est. Les seuls Russes qui s’opposent au président Poutine sont les traîtres, recrutés par la CIA, et il y en a encore pas mal à Moscou et ailleurs, mais nous ne citerons pas de noms ici.

Il est vrai qu’une grande partie de la cinquième colonne de traîtres de Moscou est déjà partie ou est en train de partir, Tel Aviv étant une destination populaire pour eux. Pour la Russie, il ne s’agit pas d’un conflit localisé à ses frontières, comme cela apparaît encore à la plupart des Occidentaux, bercés d’illusions par leurs ministères (« médias ») de propagande de Goebbels. Pour la Russie, il s’agit tout autant d’une lutte pour la survie que la Seconde Guerre mondiale. C’est la troisième grande guerre patriotique. Laissez-moi vous expliquer.

Pour ceux qui ne le savent pas, l’invasion de la Russie en 1812 par Napoléon et ses hordes barbares multinationales est connue sous le nom de Première guerre patriotique. L’invasion de 1941 par Hitler et ses hordes barbares multinationales est connue sous le nom de deuxième guerre patriotique. Nous pensons que, tout comme la guerre défensive de 1941-1945 a été appelée la deuxième guerre patriotique, la guerre défensive de 2022- ? sera appelée la troisième guerre patriotique. Varsovie et Bucarest, Berlin et Paris, soyez attentifs.

Quand est-ce que tout a commencé ?

Quand tout cela a-t-il commencé ? En fait, ce n’est pas le 24 février 2022. Certains, à contrecœur, admettront que c’est le changement de régime opéré par les États-Unis en 2014, avec son prix de 5 milliards de dollars pour l’infortuné contribuable américain. À contrecœur, certains pourraient admettre que cela remonte encore plus loin, à novembre 1989, à la chute du Mur. Certains pourraient suggérer deux générations auparavant, en septembre 1939, lorsque Staline a pris à la Pologne le calice empoisonné de l’Ukraine occidentale, la Galicie, et a dû y mener une guerre contre les partisans fascistes, soutenue par la CIA, jusqu’en 1958.

Certains pourraient suggérer qu’il y a exactement 100 ans, en 1922, lorsque Lénine, atteint de syphilis cérébrale, a transféré de la Russie à l’Ukraine la moitié méridionale et orientale de l’actuelle Ukraine, car il voulait que le prolétariat industriel pro-communiste du sud et de l’est fasse contrepoids au nord et à l’ouest de la véritable Ukraine agricole. Mais on pourrait aussi remonter à 1914, l’invasion de l’Empire russe par l’Allemagne, l’Autriche-Hongrie et la Turquie. C’est exactement 100 ans avant la révolution de couleur de 2014 orchestrée par les États-Unis à Kiev, avec ses snipers lituaniens sur le toit de l’ambassade américaine à Kiev assassinant des policiers ukrainiens, puis les États-Unis rejetant la responsabilité de la « répression » sur le gouvernement pro-russe démocratiquement élu.

Conclusion : Un combat jusqu’au bout

La Russie doit gagner cette guerre contre l’OTAN. Cependant, la dernière chose que la Russie souhaite, c’est une guerre nucléaire, même si certains imbéciles en Occident en parlent beaucoup. Et aussi tentantes que puissent être les cibles des quelque 1 000 bases américaines dans le monde, la Russie ne veut certainement pas que la guerre s’étende au-delà du territoire ukrainien actuel. Si la Russie ne gagne pas, la Fédération de Russie sera humiliée et démantelée et deviendra un autre groupe de colonies pour les voleurs d’actifs et les esclavagistes occidentaux. Alors le rêve britannique pour son coup d’état de 1917, transformé en cauchemar parce que ce rêve stupide a permis au bolchevisme d’arriver au pouvoir, deviendra réel.

Ensuite, ce sera au tour de la Chine de tomber, puis le reste du monde encore libre, bien que pour l’instant appauvri et exploité, tombera comme des dominos entre les mains de l’Occident néo-colonial. Et ce sera la fin du monde, sous la dictature mondiale des États-Unis, connue par euphémisme sous le nom de « monde unipolaire ». Nous ne sommes pas prêts pour cela. Nous préférons nous battre. Comme l’a dit le président Poutine, nous ne souhaitons pas vivre dans un monde sans Russie. Comme nous l’avons déjà dit, c’est notre SEULE chance de travailler à une Union de républiques souveraines (NON soviétiques) sociales (NON socialistes) et à une Alliance de pays qui favorisent la prospérité et la justice, et non la pauvreté et l’injustice.

Batiushka

Traduit par Hervé pour le Saker Francophone

Une russe répond à Arnold Schwarzenegger

Par : Volti
Merci à Alan S Source RUSSOSPHERE Message de Maryana Naumova à Arnold Schwarzenegger après le message vidéo de celui-ci où, sur le conflit en Ukraine, il fait la leçon de morale habituelle des occidentaux orgueilleux à la mémoire courte et à l’indignation sélective. La vidéo d’Arnold Schwarzenegger à laquelle répond cette vidéo.

Mer Noire : l’Ukraine et l’OTAN ont perdu la bataille de l’île aux Serpents contre la Russie

L’île aux Serpents, ou île de Zmeiny, est un caillou de quelques kilomètres carré situé en mer Noire, non loin de la Roumanie, où se trouvaient les gardes-frontières ukrainiens au début du conflit, qui furent délogés par l’armée russe sans …

« La Russie a commencé la guerre » et autres sophismes

Lundi, Poutine a prononcé le discours annuel du « Jour de la Victoire », qui célèbre la victoire de la Russie sur l’Allemagne nazie en 1945. Le président russe n’a fait aucune des déclarations hyperboliques que les médias avaient prédites, …

« J’ai vu des crimes abominables commis par Azov. » De retour d’Ukraine, Adrien Bocquet raconte

Avec Adrien Bocquet, ancien fusilier de l’armée française, auteur de “Lève-toi et marche grâce à la science” aux éditions Max Milo, il revient de 3 semaines en Ukraine Retrouvez Bercoff dans tous ses états avec André Bercoff et Augustin Moriaux

Ukraine. Le Congrès vote les fonds, le réalisme s’installe, la Pologne prévoit une nouvelle guerre

Par : Wayan

Par Moon of Alabama − Le 11 mai 2022

Après avoir beaucoup parlé de la défaite de la Russie en Ukraine et d’un prétendu manque de capacités de combat russes, le Congrès a voté un nouveau fonds de 40 milliards de dollars pour fournir armes et soutien économique à l’Ukraine. Cela porte le total à 53 milliards de dollars.

La majeure partie de l’argent ira à l’industrie de l’armement américaine, à la CIA et à divers oligarques ukrainiens. Les personnes dans le besoin ne recevront pratiquement rien.

Maintenant que cette a été votée, la réalité peut se faufiler dans les reportages des médias américains sur le sujet.

Pas un, mais deux articles du New York Times se lamentent soudain sur l’énorme superficie de terres que les troupes russes ont prise dans l’est de l’Ukraine :

Extrait du dernier article :

Néanmoins, les prises dans le Donbass, combinée au succès précoce de l’invasion russe à s’emparer de parties du sud de l’Ukraine jouxtant la péninsule de Crimée, que la Russie a illégalement annexée en 2014, donne au Kremlin un énorme levier dans toute négociation future pour mettre fin au conflit.

 

Et les Russes jouissent de l’avantage supplémentaire de la domination navale en mer Noire, la seule route maritime pour le commerce ukrainien, qu’ils ont paralysé par un embargo qui pourrait finir par affamer l’Ukraine économiquement et qui contribue déjà à une pénurie mondiale de céréales.

J’ai souvent fait remarquer que la ligne de front ukrainienne comptera un nombre considérable de victimes des frappes d’artillerie russes. La situation est encore pire que je ne le pensais :

À l’hôpital principal de Kramatorsk, une ville du Donbass, les ambulances affluent jour et nuit, transportant des soldats blessés venant du front, qui disent être cloués au sol par des bombardements quasi constants.

 

Environ 80 % des patients sont blessés par des explosifs tels que des mines et des obus d’artillerie, a déclaré le capitaine Eduard Antonovskyy, commandant adjoint de l’unité médicale de l’hôpital. De ce fait, dit-il, très peu de patients ont des blessures graves. Soit vous êtes assez loin d’une explosion pour survivre, soit vous ne l’êtes pas, dit-il.

« Nous avons soit des blessures modérées, soit des décès », a déclaré le capitaine Antonovskyy.

En plus de ces articles plus réalistes, le NYT a autorisé l’un de ses auteurs à écrire un article d’opinion contre l’extension de la guerre :

L’Amérique et ses alliés veulent saigner la Russie. Ils ne devraient vraiment pas faire une telle chose

 

Au début, le soutien occidental à l’Ukraine était principalement destiné à se défendre contre l’invasion. Il vise désormais une bien plus grande ambition : affaiblir la Russie elle-même. Présenté comme une réponse de bon sens à l’agression russe, ce changement équivaut en fait à une escalade significative.

 

En élargissant le soutien à l’Ukraine de manière générale et en mettant de côté tout effort diplomatique pour mettre fin aux combats, les États-Unis et leurs alliés ont considérablement augmenté le risque d’un conflit bien plus important. Ils prennent un risque très éloigné de tout gain stratégique réaliste. …

 

Lorsque j’étais en Ukraine au cours des premières semaines de la guerre, même de farouches nationalistes ukrainiens exprimaient des points de vue beaucoup plus pragmatiques que ceux qui sont courants en Amérique aujourd’hui. Les discussions sur le statut de neutralité de l’Ukraine et les plébiscites sous contrôle international à Donetsk et à Louhansk ont été abandonnées au profit de la fanfaronnade et de l’esbroufe. …

 

Qui plus est, l’invasion a entraîné directement une augmentation des dépenses militaires dans les puissances européennes de deuxième et troisième rangs. Le nombre de troupes de l’OTAN en Europe de l’Est a été multiplié par dix, et une expansion nordique de l’organisation est probable. Un réarmement général de l’Europe est en cours, motivé non pas par un désir d’autonomie par rapport à la puissance américaine, mais pour la servir. Pour les États-Unis, cela devrait être un succès suffisant. On ne voit pas bien ce qu’il y a de plus à gagner en affaiblissant la Russie, au-delà des fantasmes de changement de régime. …

 

Les efforts diplomatiques devraient être la pièce maîtresse d’une nouvelle stratégie pour l’Ukraine. Au lieu de cela, les frontières de la guerre sont élargies et la guerre elle-même est présentée comme une lutte entre la démocratie et l’autocratie, dans laquelle le Donbass est la frontière de la liberté. Ce n’est pas seulement une extravagance déclamatoire. C’est de l’inconscience. Les risques n’ont pas besoin d’être énoncés.

En effet. La stratégie américaine actuelle se soldera par une catastrophe pour l’Ukraine, car elle est fondée sur des récits erronés. Le lieutenant-colonel (retraité) Daniel Davis a toujours présenté une vision plus réaliste de la situation militaire en Ukraine. Son dernier article s’inscrit dans cette lignée :

Les progrès de la Russie dans le Donbass signifient que l’Ukraine ne gagnera probablement pas la guerre

 

Au cours des derniers jours, une flopée de hauts dirigeants, tant en Ukraine qu’à Washington, ont affirmé avec défi qu’ils ne se contenteraient pas de résister à l’agression russe, mais qu’ils viseraient la victoire pure et simple. Si de telles aspirations sont tout à fait compréhensibles, il n’est pas judicieux d’établir une politique visant à obtenir le résultat souhaité s’il n’existe pas de voie rationnelle par laquelle l’Ukraine pourrait atteindre cet objectif. À l’heure actuelle, la plupart des indicateurs, les principes fondamentaux de la guerre et les tendances actuelles du champ de bataille soutiennent la perspective d’une défaite ukrainienne.

Davis décrit correctement la situation militaire actuelle sur le terrain et conclut :

En continuant à rechercher une victoire militaire en Ukraine, les troupes ukrainiennes continueront à se battre, aucun règlement négocié ne sera recherché de manière réaliste et, très probablement, les troupes russes continueront à progresser. En conséquence, davantage de civils et de soldats ukrainiens continueront d’être tués et blessés, davantage de villes seront détruites, et les crises économique et alimentaire – tant pour l’Ukraine que pour le monde – s’aggraveront. L’issue la plus probable ne changera pas (un règlement négocié, pas une victoire militaire ukrainienne), mais le coût pour Kiev sera beaucoup, beaucoup plus élevé.

Un autre ancien militaire qui a une vision réaliste de la guerre est le colonel Douglas Macgregor (retraité). Pendant la première guerre du Golfe, il a dirigé une unité lors de la bataille de 73 Easting :

Macgregor était « l’officier des opérations de l’escadron qui a essentiellement dirigé la bataille de 73 Easting » pendant la guerre du Golfe. Face à la Garde républicaine irakienne, il a dirigé un contingent composé de 19 chars, 26 véhicules de combat Bradley et 4 porte-mortiers M1064 à travers la tempête de sable jusqu’au 73 Easting à environ 16 h 18 le 26 février 1991 ; il a détruit près de 70 véhicules blindés irakiens sans aucune perte américaine en 23 minutes de bataille.

Le lieutenant-colonel Davis, cité précédemment, a été blessé au cours de la même bataille. Comme les deux hommes ont connu une véritable guerre mécanisée, ce n’est pas un hasard s’ils sont arrivés à des conclusions similaires.

Macgregor met en garde contre un élargissement de la guerre par une intervention polonaise dans l’ouest de l’Ukraine, qui finirait par entraîner l’OTAN dans la guerre :

La menace d’une implication de la Pologne en Ukraine

 

La guerre contre la Russie en Ukraine a évolué, mais pas de la manière prévue par les observateurs occidentaux.

Pourquoi la Pologne, avec l’aide de la Lituanie, tenterait-elle de prendre l’ouest de l’Ukraine ? C’est une question historique :

Le Commonwealth polono-lituanien, connu officiellement sous le nom de Royaume de Pologne et du Grand-Duché de Lituanie et, après 1791, sous le nom de Commonwealth de Pologne, était un pays et une bi-fédération entre la Pologne et la Lituanie, gouvernés par un monarque commun en union réelle, qui était à la fois roi de Pologne et Grand-Duc de Lituanie. C’était l’un des pays les plus grands et les plus peuplés d’Europe du XVIe et du XVIIe siècle. Dans sa plus grande extension territoriale, au début du XVIIe siècle, le Commonwealth couvrait près de 1 000 000 km2 (400 000 mi2) et comptait, en 1618, une population multiethnique de près de 12 millions d’habitants.

Voici à quoi ressemblait ce Commonwealth sur une carte avec les frontières actuelles :

Depuis un certain temps, il est question que la Pologne envoie une force de « maintien de la paix » pour occuper la Galicie, dans l’ouest de l’Ukraine. Pour ma part, je l’avais prédit le 24 février, au tout début de la guerre :

Grâce aux ajouts de Staline en Ukraine, trois pays, la Pologne, la Hongrie et la Roumanie, ont des revendications sur certaines zones des régions occidentales de l’Ukraine. S’ils veulent s’en emparer à nouveau, c’est probablement le meilleur moment pour le faire. Bien qu’ils fassent partie de l’OTAN, qui ne soutiendrait probablement pas de telles actions, ces trois pays auraient des difficultés de politique intérieure en résistant à cette envie.

Un document d’apparence officielle indique maintenant qu’une opération polono-lituanienne débutera du 22 au 24 mai.

Lord Of War @lord_of_war____ – 14:46 UTC – 10 mai 2022

 

🇺🇦🇵🇱Le document a été envoyé au président du service frontalier d’État de l’Ukraine, Serhiy Daynek, indiquant qu’il s’agit du 22-24 Mai conjoint « un contingent de maintien de la paix lituano-polonais » composé de 4 bataillons, 9 500 soldats et 279 unités d’équipement militaire [prévu d’entrer sur le territoire de l’Ukraine. Une autre confirmation de l’élaboration de plans pour l’occupation et la division du pays. Même si ce document particulier s’avère être faux (ce qui n’est pas exclu), cela ne change pas le cours général de l’Occident par rapport à l’Ukraine].

 

🇺🇦🇵🇱The document was sent to the President of the State Border Service of Ukraine, Serhiy Daynek, stating that it is 22-24. May joint "Lithuanian-Polish peacekeeping contingent" consisting of 4 battalions, 9,500 soldiers and 279 units of military equipme… https://t.co/VcCmMsxhaQ pic.twitter.com/StKzqxw8ea

— Lord Of War (@lord_of_war____) May 10, 2022

9 500 soldats, c’est bien plus que ce que peuvent contenir 4 bataillons. Un bataillon compte généralement entre 400 et 800 soldats. Il s’agit plutôt de trois petites brigades de 3-4 bataillons chacune.

Un mouvement polonais/lituanien est exactement ce contre quoi le colonel Macgregor met en garde :

Dix semaines après le début du conflit, il est instructif de réexaminer le tableau stratégique. La guerre contre la Russie en Ukraine a évolué, mais pas de la manière prévue par les observateurs occidentaux. Les forces ukrainiennes semblent brisées et épuisées. Les fournitures qui parviennent aux troupes ukrainiennes combattant dans l’est de l’Ukraine ne représentent qu’une fraction de ce qui est nécessaire. Dans la plupart des cas, les renforts et les nouvelles armes sont détruits bien avant d’atteindre le front.

 

Confrontée à l’échec sans équivoque de l’aide américaine et à l’afflux de nouvelles armes pour sauver les forces ukrainiennes d’une destruction certaine, l’administration Biden cherche désespérément à inverser la situation et à sauver la face. La Pologne semble offrir une porte de sortie. Plus important encore, le président polonais Andrzej Duda et le président ukrainien Volodymyr Zelensky ont tous deux exprimé le désir d’effacer les frontières entre la Pologne et l’Ukraine.

 

Des rapports non confirmés en provenance de Varsovie indiquent qu’après le rejet par Washington des propositions de création d’une zone d’exclusion aérienne au-dessus de l’Ukraine, ainsi que du transfert d’avions MIG-29 polonais à des pilotes ukrainiens, l’état-major polonais a reçu des instructions discrètes pour formuler des plans d’intervention dans le conflit ukrainien en s’emparant de la partie occidentale de l’Ukraine. Naturellement, une action militaire de cette ampleur nécessiterait l’approbation de Kiev, mais étant donné le contrôle de facto du gouvernement Zelensky par Washington, l’approbation de l’intervention militaire polonaise ne devrait pas poser de problème.

 

Vraisemblablement, l’administration Biden espère peut-être qu’une collision impliquant des Russes et des Polonais sous quelque forme que ce soit – y compris des frappes aériennes et de missiles contre les forces polonaises du côté ukrainien de la frontière – pourrait nécessiter la réunion du Conseil de l’OTAN et l’examen de l’article V du traité de l’OTAN.

Cela signifierait que l’OTAN, ou du moins des parties importantes de celle-ci, se joindrait activement à la guerre ukrainienne par procuration contre la Russie. Si je pense que la Russie a retenu des forces dans la guerre actuelle pour éventuellement se défendre contre l’OTAN, toute entrée de celle-ci dans la guerre prolongerait considérablement les combats et le danger d’un échange nucléaire deviendrait imminent.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

Sitrep de l’Opération Z. Où en sommes-nous ?

Par : Wayan

Par Saker Staff – Le 11 mai 2022 – Source The Saker’s Blog

L’observation principale, à laquelle on ne peut s’empêcher de souscrire, vient d’Andrei Martyanov et je la reformule quelque peu :

Le rythme du changement s’accélère nettement, premier résultat de l’effritement et de l’implosion de l’Ukraine en tant qu’État et de la structure de ses forces armées.

Les choses vont aller plus vite maintenant et c’est déjà le cas, comme nous le verrons plus loin !

Mais d’abord, une pure fantaisie. Nous l’appelons « récit » mais c’est de la fantaisie !

Regardez les gars. Un système de gestion de la défense à trois niveaux émerge en Ukraine. Il est rare de voir un tel chaos orchestré. Le premier niveau est celui des Nazis + le SBU [le service de renseignements ukrainiens]. Nous n’avons aucune idée s’il y a un contrôle central mais nous sommes sur qu’Azov et les autres bataillons nationalistes sont faiblement voire pas du tout commandés. Comme d’habitude il jouent aux cow-boys ou se planquent dans un bunker. Le second niveau est sous le contrôle de nos « alliés ». Ils ont pris en charge le GUR (service de renseignements militaires) le SSO (les forces spéciales) et ce qui reste de l’armée de l’air et des unités d’artillerie. Cette partie des FAUs mène une vraie guerre en petits réseaux et provoquent le plus de dommages aux Mokshas (russes en argot ukrainien). C’est bien mais c’est une impasse. Le troisième niveau est le gros des FAUs, les habituels sacrifiés dans les tranchées à qui il manque le leader charismatique du niveau 1 ou l’expérience du niveau 2 et ils ont l’honorable tache de mourir pendant que les « alliés », avec l’aide du niveau 2, « gagne la guerre » (en fait non). En résumé nous n’avons pas de commandement unifié, pas d’approvisionnement, pas d’objectifs précis pour cette guerre. L’opinion d’un fayot fraichement diplomé d’une académie militaire étasunienne a plus de poids que l’opinion d’un colonel ukrainien. Good morning Vietnam ! Fait chier d’être un niaquoué.

Ce qui précède a été trouvé sur un site ukrainien : https://t.me/ice_inii

Jetez un coup d’œil à certaines choses ici : L’influence américaine, le fantasme d’être le personnage de Robin Williams dans le film Good Morning Vietnam et l’impression d’être le niaquoué de service ! Ces combattants vivent dans un film. Et ensuite, vient l’effondrement de ce fantasme. C’est un autre exemple de ce que Martyanov veut dire.

Restons un moment dans le fantasme.

Andrei Martyanov a commenté le Lieutenant-Général Kellog qui, contrairement à sa déclaration sur « tout ce qu’il a appris sur la guerre », n’a jamais rien appris.

Une comparaison rapide des commentaires américains et britanniques sur le discours de Poutine

Voici le ministre britannique de la Défense, Ben Wallace. On ne peut que le qualifier de répugnant et si Kellog, selon Martyanov, « n’a jamais rien appris », celui-là ne fait que « dire des conneries« .

Un court extrait :

J’ai pensé à l’ampleur de leurs souffrances (les soldats russes ordinaires) dans toute l’Union soviétique, mais aussi à la façon dont ces souffrances étaient utilisées, à l’époque comme aujourd’hui, pour dissimuler l’insuffisance de ceux qui gouvernaient en toute sécurité et confort derrière les murs du Kremlin, en haut et au sein de l’état-major général, proche du Kremlin.

La ministre des Affaires étrangères allemande Baerbock n’a aucune idée de ce qu’elle dit et sa compréhension de l’histoire est inexistante.

« L’Allemagne est responsable de la défense de l’Ukraine et de toute l’Europe ».

Zelensky, en plus de ses autres problèmes, est totalement sourd…

So, President Zelensky congratulates Ukraine on V-day over Nazism featuring a soldier who wears "Totenkopf"("dead head"), a symbol of the elite [Nazi] division of Waffen-SS during WWII.
After complaints,the press service replaced the photo but the original was there for 30+ min.. pic.twitter.com/JZnEBCvvd5

— Maxim A. Suchkov (@m_suchkov) May 9, 2022

Ils n’ont plus honte. Ils le disent au grand jour.

“We are using the Ukrainians for the time being as proxies. We potentially face an economic cataclysm in the US. Inflation is inevitable. We have this long-running move towards the border of Russia. The 'Boys from Davos' plot out the future of the world.” — Senator Richard Black pic.twitter.com/krozY8UplJ

🅰pocalypsis 🅰pocalypseos 🇷🇺 🇨🇳 🅉 (@apocalypseos) May 10, 2022

Et puis, quittant de la fantaisie, nous avons les voix du réalisme…

Point de vue chinois :

« Dans son discours du jour de la Victoire lundi, le président russe Vladimir Poutine a déclaré « calmement mais fermement » que la Russie devait prendre des mesures préventives dans son opération spéciale en Ukraine, car l’OTAN avait créé une « menace absolument inacceptable » aux frontières de la Russie. Selon les analystes chinois, le discours a été prononcé avec « retenue » afin d’envoyer un signal clair à l’Occident, à savoir que la Russie n’acceptera pas une intensification des pressions visant à comprimer l’espace stratégique russe, tout en montrant que Poutine laissait une certaine marge de négociation. » https://www.globaltimes.cn/page/202205/1265207.shtml

Des internautes chinois se moquent de l’ambassade des États-Unis en Chine après avoir comparé la Russie à l’Allemagne nazie.

Nous devons accepter que l’Ukraine a été conçue comme un nouvel Afghanistan. Regardez :

Le ministère américain de la défense a revendiqué le mérite d’avoir « occidentalisé » l’armée ukrainienne en lui donnant une formation et des armes pour s’opposer à la Russie, selon le porte-parole John Kirby. Toutefois, les résultats des efforts déployés au cours des huit dernières années ont apparemment pris par surprise même les services de renseignement militaire américains, a-t-il laissé entendre dans une interview accordée à Fox News mardi. Les responsables américains avaient prévu la prise imminente de la capitale ukrainienne dès les premiers jours du conflit avec Moscou.

Kirby a ensuite fantasmé :

Le porte-parole a déclaré que le renseignement militaire est par nature une mosaïque que les officiers tentent de reconstituer, arrivant parfois à des conclusions erronées. Il a ensuite félicité le ministère de la défense et l’administration du président Joe Biden pour leur excellent travail de préparation des troupes ukrainiennes à la lutte contre la Russie.

Narrative est un bon mot pour cela, mais utiliser le mot fantaisie est encore mieux !

Ainsi, dans l’environnement général des commentaires, tout le monde commente à propos de Mr Poutine, mais la Russie aurait perdu la guerre de propagande ? Qui a dit que « toute presse est une bonne presse » ?

Nous terminons avec M. Lavrov dans l’une de ses dernières conférences de presse :

L’achèvement de l’opération spéciale obligera l’Occident à cesser de promouvoir un monde unipolaire sous la domination des États-Unis.

 

La fin de l’opération spéciale en Ukraine contribuera à l’arrêt des tentatives occidentales de saper le droit international.

 

La Fédération de Russie souhaite que tous les civils quittent les zones de l’opération spéciale en Ukraine.

Le Secrétaire général de l’ONU a manqué l’occasion de parvenir à un règlement pacifique en Ukraine.

Un peu plus de réalisme avec un document que vous pouvez utiliser pour vos amis et votre famille :

Si le Centre Simon Wiesenthal en Israël affirme qu’il y a des nazis en Ukraine, c’est peut-être le cas. Un document que vous pouvez utiliser pour vos amis.

Revenons un instant à la déclaration de Martyanov, et ajoutons-y quelque chose.

Le rythme du changement s’accélère nettement, comme premier résultat de l’effritement et de l’implosion de l’Ukraine en tant qu’État et de la structure de ses forces armées. En outre, le récit fantaisiste est devenu si ridicule qu’il montre des signes évidents d’effritement.

——————

Ligne de contact

Il s’agit d’un scénario à double sens. N’oubliez pas qu’il s’agit d’un front qui a eu 8 ans pour se fortifier, rêvant de tuer tous les Russes dans les régions du Donbass. Sur cette très longue ligne, les forces russes utilisent diverses pièces d’artillerie pour ramollir, éliminer et tuer les forces ukrainiennes. Les Russes manœuvrent continuellement contre les combattants retranchés. Mais ils ne sacrifient pas de bons soldats combattants. Ils battent en retraite, font entrer l’artillerie lourde, et avancent à nouveau.

Et puis, ils percent :

Les unités de la milice populaire de la République populaire de Lougansk, soutenues par les forces armées de la Fédération de Russie, ont achevé le démantèlement des défenses de Popasnaya tenu par les nationalistes et ont percé la défense ennemie profondément échelonnée pour atteindre la frontière administrative de la République populaire de Lougansk.

Hier matin, Readovka rapporte que l’ensemble du théâtre d’opération est plus calme en ce moment, mais que ces escarmouches et ces manœuvres d’assouplissement se produisent continuellement. Voici des batailles typiques de la ligne de front :

On the outskirts of the village of #Popasnaya in the #Luhansk region, fighting continues between the #Ukrainian and #Russian military #Donbass pic.twitter.com/lL1UwmTmDm

— Middle East Update (@islamicworldupd) May 11, 2022

Pendant ce temps, du côté ukrainien, voici ce qui se passe :

  • Les combattants de la défense territoriale se plaignent d’être envoyés au front.
  • Les militants de la 101e brigade de défense territoriale (TrO) de la région de Transcarpathie se plaignent d’avoir été envoyés sur la ligne de front en RPL. Selon eux, la formation a été créée pour protéger les postes de contrôle à l’arrière et n’est pas destinée à des opérations de combat.
  • Les militants n’ont aucune formation militaire. Beaucoup d’entre eux se plaignent de problèmes de santé. Les militants pensent qu’ils deviendront une cible pour l’artillerie russe.
  • Il convient de noter que les unités de la 101e brigade de troupes ont été transférées sur la ligne de front il y a seulement trois jours, mais elles connaissent déjà des problèmes de moral.
  • Rappelons qu’aujourd’hui a également eu lieu une action de protestation organisée par des parents de militants de la 103e brigade de troupes de la région de Lvov.

Retour de bâton après la création d’un fantasme brutal, coûteux et sanglant :

Du ministère de la défense russe

 

⚡Selon des informations fiables, le régime de Kiev a mené une autre action sanglante dans la région de Kharkov, basée sur le scénario de Bucha.

 

▫6 véhicules civils sur lesquels étaient montés des drapeaux blancs ont été abattus par des soldats des FAUs sur un tronçon de route entre Staryi et Novyi Saltov.

▫Les images photo et vidéo de ce crime odieux ont été réalisées par des spécialistes du centre d’information et d’opérations psychologiques des FAUs.

 

🔹En outre, depuis la zone des maisons privées de Belaya Krinitsa, dans la région de Kherson, l’artillerie des forces armées ukrainiennes a frappé plusieurs positions des forces armées russes afin de provoquer des tirs de représailles sur les bâtiments résidentiels abritant des civils, que les combattants de la défense territoriale ne laissent pas sortir de la colonie pour les utiliser comme « bouclier humain ».

❗ Nous avertissons à l’avance que ces documents et d’autres fabriqués par le régime de Kiev sur les prétendues « atrocités russes » seront bientôt largement diffusés par les médias occidentaux et ukrainiens, ainsi que par les ressources en ligne.

Et ce sont eux, cette fois, qui se tiennent prêts à enregistrer le fantasme et à le faire écouter à un public peu méfiant (je me demande s’ils paient pour ce privilège ?) :

Pendant ce temps, des représentants des médias norvégiens étaient présents à Belaya Krinitsa pour l’enregistrement photo et vidéo des frappes russes prétendument indiscriminées contre les civils.

Odessa

Nous avons eu des tirs spectaculaires sur Odessa et ses environs. Vous voyez, il y avait cet hôtel où les têtes pensantes des forces ukrainiennes étaient stationnées. Et près de ça, il y avait un centre commercial utilisé comme dépôt de munitions.

https://t.me/asbmil/1422

Nous pouvons prendre une pause comique : Les forces spéciales de l’armée de la RPD ont retrouvé le quartier général de l’une des unités d’artillerie des forces armées ukrainiennes dans la direction de Donetsk. Après avoir attendu que leurs commandants se rassemblent au quartier général, un ATGM a frappé. Après que les Ukrainiens survivants qui se sont enfuis du quartier général se sont révélés être nus, on a compris ce que leurs artilleurs faisaient lors des réunions. Maintenant, la communauté internationale va accuser notre camp de massacrer des personnes LGBT.

https://t.me/intelslava/28446

Snake Island – Encore de la propagande fantaisiste

Celui-ci n’a pas survécu au fantasme : l’ancien commandant de la 10e brigade d’aviation navale d’Ukraine, le colonel Igor Bedzai, a été annoncé mort par les médias ukrainiens. Il était l’un des meilleurs pilotes ukrainiens, effectuant souvent des missions dans des zones contestées. Le pilote est décédé le 7 mai. Il semble qu’il pilotait l’un des hélicoptères qui ont été abattus au-dessus de l’île des Serpents – ceux-là mêmes que l’Ukraine prétend être russes…

La campagne de relations publiques insensée du régime de Kiev visant à s’emparer de l’île des Serpents à la veille du Jour de la Victoire a entraîné la mort insensée de plus de cinq douzaines de combattants ukrainiens et de membres d’unités d’élite des FAUs, la perte de 4 avions, 10 hélicoptères, 3 bateaux et 30 drones.

Snake Island – effort de propagande de l’Ukraine

Ukrainian effort backed by US and UK to retake Zmeiny Island was a disaster. Ukrainians lost 3 Su-24s, 1 Su-27, 3 Mi-8 helicopters with paratroopers, 1 Mi-24 helo, 29 UAVs, 3 armored assault craft and over 100 troops. It's like a new Bay of Pigs. CIA knows all about that. pic.twitter.com/z7fSv5lsCZ

— Jim Rickards (@JamesGRickards) May 9, 2022

Essayer d’éclipser les 9e défilés militaires russes par la fantaisie ukrainienne de Snake Island, était une erreur comique. Les Russes enterrent les cadavres ukrainiens flottant sur l’océan.

Intel Slava Z rapporte ce matin (Soyez très conscient que ceci est NON VERIFIÉ !) Sur Snake Island, des officiers de haut rang anglais et américains ont disparu pendant le débarquement. Pour eux, les militaires ukrainiens ont combattu pendant deux jours. Mais il n’a pas été possible de retrouver les officiers, ou du moins leurs corps. Selon notre source à l’état-major, un lieutenant-colonel américain des marines, ainsi qu’un major anglais de la brigade commando du corps des marines, ont débarqué sur Snake Island avec des combattants ukrainiens.

Ils ont coordonné le travail des moyens de renseignement de l’OTAN et des forces de débarquement ukrainiennes. Les deux officiers ont débarqué lors de la première vague. Mais les Russes ont alors abattu trois hélicoptères et une péniche de débarquement a été coulée. Les bateaux restants se sont retirés, laissant la première vague de débarquement sur le rivage. Selon notre source, Londres et Washington ont exigé que Zelensky fasse tout son possible pour ramener leurs officiers. Malgré plusieurs tentatives de reprendre l’île, il n’a pas été possible de connaître le sort des marines anglais et américains. On suppose qu’ils sont morts dans la bataille avec les Russes. Mais jusqu’à présent, comme le dit notre source, il n’y a aucune confirmation de cette information. Il est possible que les deux aient été capturés. En retour, la tentative de restitution de leurs corps a coûté aux forces ukrainiennes plusieurs avions et hélicoptères abattus, ainsi que plusieurs dizaines de marines et de forces spéciales morts.

Azovstal

Au-dessus d’Azovstal

📽Russian planes bombing Azovstal #Mariupol #UkraineRussiaWar pic.twitter.com/InWiLMNQri

— MilitaryLand.net (@Militarylandnet) May 10, 2022

Le chef de la RPD Pushilin : il n’y a plus de civils à Azovstal, nous avons donc les mains libres.

Retour au truisme de Martyanov.

Un de ses commentateurs a fait un tableau des frappes russes. (Merci !)

Demandons de l’aide à Geroman et évaluons les frappes russes.

Vous n’avez aucune idée de l’ampleur des dégâts que la Russie cause QUOTIDIENNEMENT avec ses missiles de défense aérienne, balistiques, de croisière et air-sol. Chaque jour, le ministère de la Défense russe fait un briefing et passe à autre chose. Je vais vous dire ce qui a été détruit aujourd’hui (c’était hier), afin que vous compreniez l’ampleur des pertes ukrainiennes :

  1. Nombre non spécifié d’hélicoptères ukrainiens détruits au sol par un missile Onyx à Artsiz, région d’Odessa

  2. Dépôt de munitions détruit près de Gulkhov

  3. MLRS « Smerch » et 1 S300 dans la région de Bohodukhov

  4. La défense aérienne a abattu 2 MiG-29 à Iverskoe et Novodonetskoe

  5. Un Su-25 abattu près de Pogonovka dans la région de Kharkiv

  6. Des drones ont été abattus près de Snake Island, dont 2 Bayraktar TB2.

  7. Drones abattus à Balakleya, Shiikovka, Goptovka, Kamienka, Aveevka et quelques autres endroits – Un radar de contre-batterie fourni par les États-Unis a été détruit à Zolotoy.

  8. MLRS « Grad » et 2 postes de commandement près de Popasna.

  9. Les MLRS et l’artillerie russes ont frappé 26 postes de commandement, 26 unités d’artillerie en position de tir et 211 zones de concentration d’hommes et d’équipement, causant jusqu’à 350 morts.

C’ÉTAIT EN UN JOUR – Cela arrive littéralement tous les jours.

Et en arrière-plan, les ingénieurs russes ont terminé le déminage humanitaire de Kamyanka, dans le district d’Izyum, région de Kharkov. Et ils ont encore le temps de nous montrer des images du système de missiles antiaériens S-300V et des opérateurs de systèmes de missiles portables Igla en action. Ils ont également le temps de distribuer de l’aide humanitaire.

Voici le rapport du Ministère de la défense d’aujourd’hui.

▫Les forces armées de la Fédération de Russie poursuivent l’opération militaire spéciale en Ukraine.

✈💥Durant la nuit, l’aviation opérationnelle-tactique et l’aviation de l’armée ont frappé 93 zones, dont 2 postes de commandement, 69 zones de concentration d’hommes et de matériel militaire, ainsi que 3 dépôts de munitions des forces armées ukrainiennes.

💥Les troupes de missiles et les unités d’artillerie ont frappé 407 zones de concentration d’effectifs et d’équipements militaires, détruisant 13 postes de commandement, 4 positions de systèmes de missiles anti-aériens Osa-AKM et 14 dépôts de munitions.

▫Les attaques ont permis d’éliminer plus de 280 nationalistes et jusqu’à 59 véhicules blindés et motorisés.

💥Les moyens de défense aérienne russes ont abattu 9 drones ukrainiens : 4 près de Balakleya dans la région de Kharkov, 3 près de Rubezhnoe dans la région de Lugansk, 1 près de l’île des Serpents et 1 Bayraktar-TB2 près d’Arkhangelskoe dans la région de Nikolaev dans la nuit.

Pour plus de détails, veuillez consulter le site https://readovka.news/

Moon of Alabama a également un bon programme ici

Avec tout ce qui précède, et les nombreux témoignages de soldats ukrainiens selon lesquels leurs commandants désertent et les abandonnent sur le terrain, nous pourrions assister à un effondrement rapide. Que veut dire rapide ? Je ne sais pas.

The Saker Staff

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

Nous ne voulons PAS financer VOTRE guerre en Ukraine contre les Russes

Par : do

http://mai68.org/spip2/spip.php?article11582

Adresse aux membres de la classe dominante occidentale :

Pour financer votre guerre contre la Russie, vous osez augmenter tous les prix. On ne va pas supporter ça longtemps.

Vous nous dites par exemple qu’à cause de votre embargo contre le pétrole russe, le prix de l’essence augmente en France. Vous nous dites que c’est la faute aux Russes ; mais, c’est votre faute ! vous n’avez qu’à cesser immédiatement votre stupide embargo.

Maintenant, je comprends pourquoi depuis des années vous voulez décarboner l’énergie. Ce n’est pas pour sauver le climat dont vous avez rien à foutre. C’est pour faire la guerre à la Russie.

Bien à vous,
do
http://mai68.org/spip2

Commentaire de a_suivre :

Pour être certain et bien comprendre que cette guerre est une connerie monumentale, il faut, Camarades, écouter « La 3e guerre mondiale ? » avec Jacques Baud (vidéo_3h54’) qui est interviewé par « TheSwissBox Conversation » un média Suisse indépendant qui est composé d’une petite équipe d’utopistes, ouverts d’esprit et critiques qui tentent d’appréhender la complexité du monde tout en s’engageant pour ce qu’ils croient juste. Ils proposent pour ce faire des conversations longs formats, libres, puissantes, profondes, honnêtes, nourrissantes et porteuses de sens en libre accès sur Internet.

Voici le lien de l’interview de Jacques Baud :

http://mai68.org/spip2/spip.php?article11578

Jacques Baud, né le 1er avril 1955, est un ancien colonel de l’armée suisse, analyste stratégique, spécialiste du renseignement et du terrorisme.
/../
Entre 1983 et 1990, Jacques Baud est membre du Service de renseignement stratégique suisse, en charge des forces du Pacte de Varsovie à l’est du Rideau de fer et dans le monde1,2.

En 1995, en raison de sa connaissance de l’Afrique et des mines, il est chargé de mission3,4 auprès du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés à Goma (alors au Zaïre), comme responsable de la Sécurité des Camps de réfugiés rwandais au Zaïre5, afin de prévenir l’épuration ethnique.

En 1997, il est chargé de mettre sur pied un projet pour contribuer à la lutte contre les mines antipersonnel. Il est envoyé comme expert6 auprès du Service d’action contre les mines du Département des opérations de maintien de la paix des Nations unies à New York.

En 2002, il est engagé7 au Centre de Politique de Sécurité Internationale (CPSI) au Département fédéral des affaires étrangères, service nouvellement créé.

En 2005, les Nations unies lui demandent8 de diriger9 le premier centre de renseignement civilo-militaire et multidisciplinaire (Joint Mission Analysis Centre (JMAC)) de la Mission des Nations unies au Soudan (Khartoum)10.

En 2009-2011, il est appelé à New York comme chef des Politiques et de la Doctrine11,12,13 auprès du Bureau des Affaires Militaires du Département des opérations de maintien de la paix (DOMP). Il y travaille notamment sur les opérations civilo-militaires, l’amélioration du renseignement opérationnel, l’intégration des femmes dans les opérations de maintien de la paix et la protection des civils.

En 2011, il est appelé par l’Union africaine pour diriger le Département de la Recherche14 de l’International Peace Support Training Centre (IPSTC) à Nairobi (Kenya). À l’issue de son mandat, il est nommé15 chef de la Lutte contre la Prolifération des Armes Légères et contre les Mines16 de la Division des Affaires Politiques et de la Politique de Sécurité auprès de l’OTAN17, à Bruxelles.

 

 

 

 

 

 

 

La RPD fête le Jour de la Victoire à Marioupol

Par : Volti
Par Christelle Néant pour Donbass-Insider Le 9 mai 2022, la RPD (République Populaire de Donetsk) a fêté le Jour de la Victoire à Marioupol, récemment libérée. Si habituellement la RPD fête le Jour de la Victoire (9 mai) selon la tradition russe avec un défilé militaire et celui du Régiment immortel à Donetsk (la capitale de la République), cette année l’opération militaire […]

Quand le compteur des mensonges dépasse les bornes


Par Andrei Martyanov − Le 9 mai 2022 − Source Reminiscence of the future

Mais c’est un bon indicateur d’un désespoir et d’un sérieux mal de cul (un euphémisme pour dire que c’est un mauvais perdant) quand un tel « expert » de la guerre, qui s’est fait botter le cul par des forces inférieures au Vietnam et qui a ensuite tué l’armée totalement incompétente de Saddam lors de la première guerre du Golfe, commence à parler de sujets qu’il ne connaît pas. Je parle du lieutenant-général Kellog qui, contrairement à sa déclaration sur « tout ce qu’il a appris sur la guerre », n’a jamais rien appris du tout.

Kellog sait que l’échelle, la portée et l’intensité de l’opération russe en 404 est quelque chose qu’il n’a jamais rencontré dans sa vie et, espérons-le, qu’il ne rencontrera jamais. Il est aussi, de toute évidence, totalement dépassé par la situation en ce qui concerne le C4ISR [Guerre électronique, NdT] moderne de la Russie, sans parler des autres capacités qui ont démontré l’impuissance totale des systèmes d’armes des États-Unis (et de l’OTAN) sur le champ de bataille, tels que les Javelins, les NLAW, les Stingers, les Bayraktars NB2 et bien d’autres, qui, soyons francs, sont une source d’embarras pour le complexe militaro-industriel américain et ceux qui les ont conçus et fournis. J’omettrai ici la question de la tactique, sans parler des vues au niveau opérationnel et stratégique exercées par des « experts » tels que Kellog, Keane ou Petraeus, qui ne sauraient pas ce qui leur arrive sur le champ de bataille moderne avec un quasi-pair, sans parler d’un pair.

Mais pour rafraîchir la mémoire de Kellog sur tout ce qu’il a « appris sur la guerre », il devrait simplement revoir ceci :

THE AFGHANISTAN PAPERS est le récit d’une enquête révolutionnaire sur la façon dont trois présidents successifs et leurs commandants militaires ont trompé le public, année après année, sur la plus longue guerre de l’histoire américaine, par le journaliste du Washington Post Craig Whitlock, trois fois finaliste du prix Pulitzer. Contrairement aux guerres du Vietnam et de l’Irak, l’invasion américaine de l’Afghanistan en 2001 a bénéficié d’un soutien public quasi unanime. Au début, les objectifs étaient simples et clairs : vaincre Al-Qaida et empêcher une répétition du 11 septembre. Pourtant, peu après que les États-Unis et leurs alliés ont chassé les talibans du pouvoir, la mission a dévié et les responsables américains ont perdu de vue leurs objectifs initiaux.

Et il doit gérer ses complexes non pas en crachant des mensonges évidents, mais en réexaminant son « ensemble de compétences », qui est principalement constitué en relations publiques. La seule compétence que Kellog a apprise sur la VRAIE guerre est la façon de mentir, ce qu’il fait avec un visage impassible dans ce segment de FOX, exposant ainsi un profond complexe d’infériorité stimulé par la défaite contre des ennemis inférieurs, pratiquement sans arrêt.

Donc, il ferait mieux de se résigner à ce bilan de guerre américain des 70 dernières années et de faire face à la vérité. Bien qu’il soit peut-être trop tard pour lui en raison de son âge, il a encore le temps (que Dieu bénisse son âme et je lui souhaite sincèrement de vivre longtemps et en bonne santé) de se mettre à jour sur la façon dont la Russie mène de vraies guerres et sur les raisons pour lesquelles elle a réussi à pacifier la Tchétchénie, à démolir en 72 heures l’armée géorgienne « formée par l’OTAN » et équipée, à vaincre de façon décisive ISIS et à sauver le gouvernement de Bachar Assad en Syrie, et à anéantir les forces nazies et VSU en 404. Tout cela au cours des 20 dernières années. Je sais, les comparaisons ne sont pas seulement justifiées mais elles sont irrésistibles et ça fait mal. Je ne vais pas commenter son « interprétation » complètement stupide du discours de Poutine. Il est évident que se mettre dans l’embarras et se faire passer pour des bouffons est le nouveau modus operandi de tous ces « experts » militaires des médias américains. La jalousie professionnelle est une drogue puissante.

Andrei Martyanov


Par Andrei Martyanov − Le 9 mai 2022 − Source Reminiscence of the future

Contributions et coûts

Ce n’est pas mon titre, c’est le titre du principal chapitre de conclusion de l’ouvrage classique de Glantz et House sur la Grande Guerre Patriotique : « When Titans Clashed : How The Red Army Stopped Hitler« . Ce livre, écrit par deux honorables officiers et chercheurs de l’armée américaine, est d’une telle puissance qu’il continue (depuis sa première édition en 1995) à servir d’eau bénite versée à grands coups de seaux sur le diable du « révisionnisme » occidental et de la réécriture de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. Voici le point de vue très similaire de Larry Johnson sur le Jour de la Victoire.

Why America Fails to Commemorate Victory over the Nazis While Russia Still Celebrates

La Russie célèbre toujours sa victoire sur l’Allemagne nazie. Le 9 mai est le jour où les Allemands se sont rendus aux alliés avec les Russes à la table des négociations. Pourquoi pensez-vous qu’il s’agit toujours d’un événement sacré en Russie, alors que la grande majorité des Américains ne considèrent pas la fin de l’Allemagne nazie comme un événement digne d’être commémoré ? La réponse se trouve dans l’histoire. Si vous demandez à un Américain instruit qui a une certaine connaissance de l’histoire quelles sont les batailles les plus sanglantes auxquelles les troupes américaines ont participé, les trois premières sont la bataille de Gettysburg (c’est-à-dire la guerre civile américaine), la bataille des Ardennes et Iwo Jima. Mais je crois que 99 % de ces personnes ne savent pas combien d’entre elles sont réellement mortes au combat. Je pense que vous serez surpris par le nombre de morts :

 

  • Bataille de Gettysburg – 3 155 soldats de l’Union et 3 903 Confédérés tués au combat.
  • Bataille des Ardennes-19 276 tués.
  • Bataille d’Iwo Jima – 6 821 morts.

La campagne la plus sanglante de toutes les guerres pour les États-Unis a été celle de Normandie, qui a commencé le 6 juin 1944 et s’est terminée le 25 août 1944, avec un total de 29 204 tués au combat. Levez la main si vous êtes surpris par le nombre relativement faible de morts. Je fais partie des personnes abasourdies. Je ne veux pas dire que ces chiffres sont dénués de sens. Si l’un de ceux qui sont morts dans ces batailles était un membre de votre famille, le coût ne peut être mesuré. Mais la réalité est que le nombre de militaires américains tués au combat pendant la guerre de Sécession, la Première Guerre mondiale, la Seconde Guerre mondiale, la guerre de Corée et la guerre du Viêt Nam combinées ne sont rien en comparaison des pertes subies par l’Union soviétique (c’est-à-dire la Russie) pendant la Seconde Guerre mondiale.

Larry se lance alors, à juste titre, dans des comparaisons. Et pourtant, Vladimir Poutine qui, comme nous le savons tous, est sur le point de succomber au cancer, à la maladie de Parkinson, à la démence, au VIH, au COVID-19 et à toutes les autres maladies qui existent, selon les ordures humaines alias les journalistes occidentaux des MSM, a déclaré dans son discours à la Parade et à la nation sur la Place Rouge hier :

Pendant ce temps, l’Occident semble être prêt à annuler ces valeurs millénaires. Une telle dégradation morale est à la base des falsifications cyniques de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, de l’escalade de la russophobie, de l’éloge des traîtres, de la dérision de la mémoire de leurs victimes et de la suppression du courage de ceux qui ont remporté la victoire dans la souffrance. Nous sommes conscients que les anciens combattants américains qui voulaient venir au défilé à Moscou se sont vus interdire de le faire. Mais je veux qu’ils sachent : Nous sommes fiers de vos exploits et de votre contribution à notre Victoire commune. Nous honorons tous les soldats des armées alliées – les Américains, les Anglais, les Français, les résistants, les braves soldats et partisans en Chine – tous ceux qui ont vaincu le nazisme et le militarisme.

Dommage que les élites occidentales n’aient aucun concept de classe et d’honneur. Mais là encore, les mauvais perdants qui connaissent le prix de tout et la valeur de rien sont tous comme ça.

Voici l’ambassadeur russe en Pologne, Sergei Andreev, lors du dépôt d’une gerbe au cimetière de l’Armée rouge à Varsovie.

Il a été aspergé de peinture rouge par les manifestants. Voici comment Fox a rapporté cela. Lisez les commentaires en dessous. Cela explique pourquoi la Russie ne parle plus à l’Occident. Mais ce n’est pas ce qui est remarquable dans toute cette affaire. Non. C’est le fait que le ministre polonais des affaires intérieures (ministre de l’intérieur) – en Europe, il s’agit des ministres de la police et de la sécurité intérieure – Mariusz Kaminski a justifié cette attaque.

« Le rassemblement des opposants à l’agression russe contre l’Ukraine, où le crime de génocide a lieu chaque jour, était légal », a ajouté le ministre de l’Intérieur Mariusz Kaminski. « Les émotions des femmes ukrainiennes participant à la manifestation, dont les maris se battent courageusement pour défendre leur patrie, sont compréhensibles. »

Eh bien, que puis-je dire. Répétez simplement ce que j’ai dit plus haut : ils ne savent pas ce qu’est la classe.

Dans le même ordre d’idées, Dmitri Rogozin a remis ce garçon Elon Musk à sa place lorsqu’il a répondu à ses fanfaronnades sur les satellites de Space X utilisés contre la Russie et aux « idées » de Musk sur le nazisme. Comme Rogozin l’a écrit dans son TG :

Le natif d’Afrique du Sud, dont la famille a accumulé son capital pendant les années d’Apartheid, veut m’expliquer, à moi, le fils d’un vétéran du front, le citoyen du pays qui a perdu 27 millions de personnes rien que pendant la guerre contre le fascisme, la signification du mot nazisme.

Comme je l’ai dit : la classe et l’honneur ne s’achètent pas, ils ne les vendent pas dans les écoles de l’Ivy League ou à Wall Street. Vous les avez ou vous ne les avez pas, les élites occidentales ne les ont pas.

Dans d’autres nouvelles, cependant, comme toujours, les MSM occidentaux ont reçu un énorme gâteau de merde sur leurs visages, encore une fois, puisque, comme on s’y attendait, aucune « mobilisation » n’a été annoncée par Poutine (ce n’est absolument pas nécessaire), tout le monde semble être en bon esprit et en bonne santé et, bien sûr, à part la perte complète de Popasnaya, le VSU a fui et abandonné Lisichansk et la Russie a organisé un bain de sang pour le VSU sur l’île aux Serpents. Pour démontrer à quel point les MSM américains sont des égouts, voici un extrait du 8 mai :

Le contingent habituel des forces de Rosvgardia sera absent, rapporte Forbes, car beaucoup d’entre elles combattent en Ukraine. Le nombre de véhicules de combat d’infanterie russes, ou Kurganets-25, participant au défilé a été réduit de 50 %, selon le média. Moins de chars seront exposés, selon le Moscow Times, probablement parce que les Ukrainiens en ont détruit des centaines.

De toute évidence, les crétins de Forbes ont manqué la parade de Rosgvardia. Mais là encore, que peut-on attendre des formes de vie inférieures.

Ils ne comprendront jamais.

Andrei Martyanov

Traduit par Hervé pour le Saker Francophone

Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs) (5)

Par : Volti
Merci Thierry65 Source RT via Reseau-International • Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs) (1)• Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs) (2)• Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs) (3)• Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs) (4) par Vladimir Tchernine. RT a ouvert sur Telegram une plate-forme […]

Poutine sur les raisons du déclenchement de la guerre, les tentatives ratées sur l’île des Serpents et d’autres infos sur l’Ukraine

Par : Wayan

Par Moon of Alabama – Le 9 mai 2022

C’est le jour de la Victoire. Comme l’a dit Ernest Hemingway :

Quiconque aime la liberté a une telle dette envers l’Armée rouge qu’elle ne pourra jamais être remboursée.

La partie la plus importante du discours de Vladimir Poutine au défilé de la Victoire sur la Place Rouge est le récit qui explique comment la guerre actuelle en Ukraine a commencé. Poutine a raison de voir cette guerre comme une guerre par procuration de l’OTAN contre la Russie :

Malgré toutes les controverses dans les relations internationales, la Russie a toujours prôné l’établissement d’un système de sécurité égal et indivisible, dont la communauté internationale tout entière a un besoin crucial.

En décembre dernier, nous avons proposé de signer un traité sur les garanties de sécurité. La Russie a exhorté l’Occident à mener un dialogue honnête pour trouver des solutions significatives et des compromis, en tenant compte des intérêts de chacun. En vain. Les pays de l’OTAN n’ont pas voulu nous écouter, ce qui signifie qu’ils avaient des plans totalement différents. Et nous l’avons vu.

 

Une autre opération punitive dans le Donbass, une invasion de nos terres historiques, y compris la Crimée, se préparait ouvertement. Kiev a déclaré qu’il pouvait se doter d’armes nucléaires. Le bloc de l’OTAN a lancé un renforcement militaire actif sur les territoires qui nous sont adjacents.

 

Ainsi, une menace absolument inacceptable pour nous était constamment créée à nos frontières. Tout indiquait qu’un affrontement avec les néo-nazis et les banderistes soutenus par les États-Unis et leurs sous-fifres était inévitable.

Je le répète, nous avons vu l’infrastructure militaire se mettre en place, des centaines de conseillers étrangers ont commencé à travailler et des livraisons régulières d’armes de pointe en provenance des pays de l’OTAN. La menace grandissait chaque jour.

 

La Russie a lancé une attaque préventive contre l’agression. C’était une décision forcée, opportune et la seule correcte. La décision d’un pays souverain, fort et indépendant.

L’utilisation de l’expression « attaque préventive » est quelque peu trompeuse. En fait, l’Ukraine a déclenché la guerre le mercredi 16 février 2022, lorsque ses forces situées à proximité des républiques du Donbass ont commencé à effectuer des frappes d’artillerie préparatoires à une attaque terrestre généralisée contre les républiques du Donbass.

Le rapport du 15 février de la mission spéciale de surveillance de l’OSCE en Ukraine a enregistré 41 explosions dans les zones de cessez-le-feu. Ce chiffre est passé à 76 explosions le 16 février, 316 le 17 février, 654 le 18 février, 1413 le 19 février, un total de 2026 les 20 et 21 février et 1484 le 22 février.

Les rapports de mission de l’OSCE ont montré que la grande majorité des points d’impacts de l’artillerie se situaient du côté séparatiste de la ligne de cessez-le-feu.

Le 19 février, le président ukrainien Zelensky annonçait, à la conférence de Munich sur la sécurité, que l’Ukraine allait abandonner le mémorandum de Budapest et tous les accords connexes. Le mémorandum de Budapest prévoit que l’Ukraine s’engage à être un État non nucléaire.

Ces deux questions, une attaque terrestre imminente sur le Donbass et la menace de l’Ukraine de se doter d’armes nucléaires, ont motivé la décision russe du 21 février de reconnaître les républiques du Donbass comme étant des États indépendants. (Le précédent juridique pour ce faire est la reconnaissance « occidentale » du Kosovo en tant qu’État indépendant).

Des accords de défense commune entre les États indépendants et la Fédération de Russie ont été signés. Trois jours plus tard, alors que les attaques ukrainiennes contre les républiques du Donbass se poursuivaient, les troupes russes sont entrées en Ukraine en vertu de l’article 51 de la charte américaine.

————

Ces derniers jours, il y a eu quelques développements intéressants sur le terrain.

  1. Au nord de Karkov, les troupes russes se retirent pour raccourcir leur ligne de front. La ville devra attendre que le Donbass soit reconquis. L’Ukraine déclare à nouveau qu’elle est en train de gagner en reprenant les villes que les Russes ont laissées.

2. Après de violents combats, les forces russes ont percé le front du Donbass oriental et ont conquis la ville de Popasna, fortement défendue.

MilitaryLand.net @Militarylandnet – 8:30 UTC – 8 mai 2022

🗺Les forces ukrainiennes se sont retirées de Popasna vers des positions plus favorables et fortifiées dans les environs, confirme le chef de l’oblast de #Luhansk #UkraineRussiaWar.

La ville est située sur une colline à environ 260 mètres au-dessus du niveau de la mer. C’est environ 100+ mètres plus haut que les zones au nord, au sud et à l’ouest de celle-ci. L’artillerie stationnée sur la colline aura une très bonne vue et pourra pénétrer profondément dans les zones tenues par les Ukrainiens. Elle sera en mesure d’empêcher le ravitaillement des troupes ukrainiennes sur les routes voisines.

Le processus de retrait de l’armée ukrainienne vers des « positions plus favorables et fortifiées » s’achèvera probablement à Lviv.

3. L’armée ukrainienne a lancé une attaque commando contre l’île des Serpents (dans le demi-cercle à 30 miles au sud d’Odessa).

Toutefois, après de précédentes attaques aériennes ukrainiennes, les troupes russes avaient déjà quitté l’île et l’armée de l’air russe avait tendu une embuscade aux forces d’attaque. Les briefings du ministère russe de la Défense ont mentionné à plusieurs reprises les pertes ukrainiennes autour de l’île des Serpents (Zmeinyi) et les opérations connexes.

07.05.2022 (20:15) :

Ont été abattus en vol près de l’île Zmeinyi : 1 bombardier ukrainien Su-24, 1 avion de chasse Su-27, 3 hélicoptères Mi-8 avec des parachutistes et 2 drones Bayraktar-TB2. Le bateau d’assaut amphibie ukrainien Stanislav a également été détruit.

08.05.2022 (10:45) :

Une corvette navale ukrainienne du projet 1241 a également été détruite près d’Odessa. …

 

Au cours de la nuit, les moyens de défense aérienne russes ont détruit 2 autres bombardiers ukrainiens Su-24 et 1 hélicoptère Mi-24 de l’armée de l’air ukrainienne au-dessus de l’île des Serpents, et ont également abattu 1 véhicule aérien sans pilote Bayraktar-TB2 près d’Odessa.

 

Au total, 4 avions ukrainiens, 4 hélicoptères, dont 3 avec des parachutistes à bord, 3 drones Bayraktar-TB2 et 1 bateau d’assaut amphibie de la marine ukrainienne ont été détruits dans la région au cours de la journée.

08.05.2022 (19:30)

Les moyens de défense aérienne russes ont abattu 1 drone Bayraktar-TB2 près de l’île de Zmeinyi.

09.05.2022 (12:45)

Des missiles de haute précision Oniks lancés par le système de missiles côtiers Bastion près d’Artsiz, région d’Odessa, ont détruit des hélicoptères ukrainiens sur une plateforme de rebond. …

 

Trois véhicules aériens sans pilote ukrainiens, dont deux Bayraktar-TB2, ont été touchés au-dessus de l’île des Serpents.

(La plate-forme de rebond est une mauvaise traduction pour désigner une aire de ravitaillement d’hélicoptères qui n’est pas un aéroport complet.)

L’opération a été assez coûteuse pour le camp ukrainien. Outre les plus de 60 parachutistes qui ont été tués pendant l’assaut, l’un des hélicoptères avait également à son bord le commandant adjoint de la marine ukrainienne. Aujourd’hui, il a été annoncé que le colonel Ihor Bedzai a été tué au combat lorsque son hélicoptère a été pris sous le feu de l’armée de l’air russe.

Plus de 4 hélicoptères, 4 jets et 6 drones Bayraktar ont été perdus pour un gain nul. Les États-Unis sont sur le point de donner à l’Ukraine un total de 16 hélicoptères de transport Mi-17 qui devaient à l’origine être envoyés en Afghanistan. Au rythme actuel des pertes ukrainiennes, ces fournitures, tout comme les autres, ne dureront pas longtemps.

Dans les circonstances actuelles, Snake Island a peu de valeur militaire. Il semble que le seul but de l’opération ukrainienne visant à la reprendre était de créer un objet de propagande pour le défilé de la victoire d’aujourd’hui. C’en est maintenant un, mais pour le côté russe.

Le dernier briefing (09.05.2022 (19:15) du Ministère de la Défense russe (publié après le post ci-dessus) mentionne à nouveau Snake Island :

Selon les informations mises à jour, 6 hélicoptères Mi-8 et Mi-24 ont été détruits pendant la nuit près d’Artsiz dans la région d’Odessa près de l’aérodrome militaire de Chervonoglinskoe par des missiles de haute précision Onyks du système de missiles côtiers Bastion. …

 

Le 7 mai, sur ordre direct de Zelensky, l’état-major ukrainien, avec l’implication directe de conseillers américains et britanniques, a planifié une provocation majeure pour s’emparer de l’île de Zmeiny.

 

Au cours des deux derniers jours, le régime de Kiev a fait plusieurs tentatives désespérées d’assauts aériens et maritimes sur l’île de Zmeiny, qui est importante pour le contrôle de la partie nord-ouest de la mer Noire.

La provocation ukrainienne a été déjouée grâce à l’action compétente d’une unité des forces armées russes sur l’île. L’ennemi a subi de lourdes pertes.

 

4 avions ukrainiens, dont 3 Su-24 et 1 Su-27, 3 hélicoptères Mi-8 avec des parachutistes à bord, et 1 hélicoptère Mi-24 ont été abattus en vol pendant que l’armée repoussait les attaques contre l’île de Zmeiny.

 

En deux jours, 29 drones ukrainiens ont été abattus en vol, dont 8 drones d’attaque Bayraktar TB-2. De plus, 4 drones Bayraktar ont été abattus cet après-midi.

 

Par ailleurs, trois bateaux d’assaut amphibies ukrainiens blindés transportant du personnel de la marine ukrainienne ont été détruits lors d’une tentative de débarquement dans la nuit du 8 mai.

 

Suite à la provocation irréfléchie de Zelensky, plus de 50 saboteurs ukrainiens ont été tués en mer et sur la côte lors du débarquement et des tentatives de consolidation sur l’île.

24 corps de militaires ukrainiens morts ont été abandonnés sur le rivage de l’île de Zmeiny.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

Bitcoin, un avenir en or ou arnaque du siècle?

Face aux changements au sein du système financier mondial, sur fond de guerre en Ukraine, le Bitcoin a-t-il un avenir en termes de monnaie et de valeur refuge?

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Sitrep de l’Opération Z au 8 mai

Par : Wayan

Par Saker Staff – Le 8 mai 2022 – Source The Saker’s Blog

De la part du ministère de la défense russe :  « Grâce aux mesures sans précédent prises par les dirigeants de la Fédération de Russie, avec la participation active des représentants des Nations unies et du Comité international de la Croix-Rouge, l’opération humanitaire d’évacuation des civils de l’usine Azovstal est maintenant terminée. »

Des rumeurs font toujours état de la présence de militaires de haut niveau dans l’usine, mais les couloirs humanitaires sont fermés. Un groupe d’environ 1 000 soldats serait sorti avec un drapeau blanc. Les Russes ont arrêté suffisamment de personnes pour pouvoir reconstituer l’identité de ceux qui se trouvent en bas. Nous attendons, avec une grande curiosité, que les suspects soient arrêtés.

Sur le terrain : La colonie de Popasna est sous contrôle total. C’est une grosse affaire.

Une colonie stratégique très importante, dont la capture brise la première ligne de défense la plus puissante dans le Donbass. Nous avons les premières vidéos de réfugiés détaillant leur combat : https://t.me/intelslava/28203

Jetez un coup d’œil à cette carte et il ne devrait pas être difficile de comprendre pourquoi c’est une grosse affaire.

L’Île aux serpents 🐍 près d’Odessa : même un peu d’aide de nos  » collègues de l’OTAN «  n’a pas pu sauver le serpent et le ministère de la défense russe rapporte 💥 Près de l’île Zmeinyi (https://t.me/mod_russia_en/1398) ont été abattus dans les airs : 1 bombardier ukrainien Su-24, 1 avion de chasse Su-27, 3 hélicoptères Mi-8 avec des parachutistes et 2 drones Bayraktar-TB2. Le bateau d’assaut amphibie ukrainien Stanislav a également été détruit. Cela aussi est une grosse affaire.

Une série d’avertissements de la part du ministère de la défense russe :

À l’occasion du 77e anniversaire de la Victoire dans la Grande Guerre patriotique et des nombreux défilés militaires, on peut s’attendre à des actions ukrainiennes.

⚠ Des formations armées ukrainiennes ont miné le barrage du réservoir de la centrale thermique de Kourakhovskaïa dans le district de Pokrovskiy de la République populaire de Donetsk, que les nationalistes prévoient de faire sauter en accusant « les unités des troupes russes qui auraient avancé ».

⚠ Le régime de Kiev a mené une nouvelle action sophistiquée, dans les localités de Seversk et Serebryanka de la République populaire de Donetsk pour discréditer les forces armées russes devant la communauté mondiale. Au cours de cette provocation, les combattants des bataillons nationalistes, vêtus d’uniformes russes et conduisant des véhicules blindés portant le signe « Z », ont tiré sur des maisons privées, pris de force des objets de valeur et des véhicules personnels, et agressé physiquement les civils qui opposaient la moindre résistance.

Yesterday was a catastrophic day for the Zelensky regime forces:

►Disaster at Snake Island

►Popasnaya lost to the RF

►Azovstal civilian hostages freed

So now Zelensky wants to go all Samson on his own country—with chemicals.

Bastard. Simple as that: Bastard. https://t.co/L9z5DbosUP

— Gonzalo Lira (@GonzaloLira1968) May 8, 2022

[Traduction du tweet d’Elena Evdokimova : Ministère russe de la défense :
Les Ukrainiens construisent des zones fortifiées et installent des explosifs dans de grands conteneurs contenant des produits chimiques industriels qu’ils prévoient de faire sauter lorsque l’armée russe s’approchera des usines de production chimique de Severodonetsk, Lisichansk et Rubizhny.]

Néanmoins, les plans et les répétitions des parades se poursuivent :  La répétition générale (https://t.me/mod_russia_en/1376) d’un défilé militaire a eu lieu à Moscou.

Intel Slava Z a d’autres détails pour aujourd’hui, ainsi que Readovka.

Le colonel Dmitry Kormyankov, chef d’état-major de la 36e brigade de marine des forces armées ukrainiennes, capturé en Ukraine, a ceci à dire :  « L’Ukraine pourrait faire des concessions pour mettre fin au conflit, les points principaux étant un régime hors de l’OTAN et une garantie de non-agression ».

Et est-ce un signal ou Pyotr Tolstoï ne faisait-il que songer à la frontière polonaise ?

« L’opération militaire russe en Ukraine ne prendra fin que lorsque le pays sera « complètement dénazifié et démilitarisé, de sorte qu’il ne représentera plus une menace pour la Fédération de Russie et ne puisse pas être transformé en un pays anti-Russie, comme l’Occident a essayé de le faire au cours des 30 dernières années », déclare le vice-président du parlement russe Pyotr Tolstoy.

(https://www.repubblica.it/esteri/2022/05/03/news/russia_intervista_pjotr_tolstoj-348021441/)

« Je pense que nous nous arrêterons une fois que nous aurons atteint la frontière avec la Pologne », a ajouté le législateur, qui est également l’arrière-arrière-petit-fils du célèbre écrivain russe Léon Tolstoï.

L’Occident collectif fournit de la merde !

Il apparaît de plus en plus clairement que les pays de l’Alliance de l’Atlantique Nord utilisent le conflit en Ukraine pour se débarrasser d’armes obsolètes et déclassées. Les déchets sont amenés en Ukraine, puis les Russes les détruisent. C’est désormais évident. La qualité dégoûtante des systèmes de missiles antichars (ATGM) Javelin fournis par les États-Unis et des missiles guidés antichars portables suédo-britanniques NLAW a récemment été signalée par un prisonnier, un ancien soldat de l’armée ukrainienne.

Vadim Zholko, un soldat des forces armées ukrainiennes :  « Leurs lance-grenades Javelin et NLAW, qui faisaient l’objet d’une grande publicité, se sont montrés en pratique tels qu’ils étaient réellement. Il y a plein de ratés. En général, ils tirent une fois sur quatre », a déclaré le prisonnier.  Les projectiles tirés explosent cinquante mètres avant d’atteindre la cible, ou ne fonctionnent pas du tout. « C’est-à-dire qu’il y en avait beaucoup dont les batteries étaient périmées », le prisonnier de guerre a partagé son impression de ce qu’il a vu. L’homme s’est plaint que la formation sur les terrains d’entraînement était principalement théorique, « ils nous ont rapidement montré. » La raison pour laquelle les ratés se produisent régulièrement n’a pas été expliquée aux recrues. La raison est devenue claire pendant les combats, la plupart des lots d’armes avaient une durée de vie expirée. Les complexes NLAW, moins chers, se sont également révélés loin d’être parfaits.

Selon Bloomberg, Kiev perd chaque jour une semaine d’approvisionnement en armes.

Tout cela indique que nous allons assister à de nouveaux combats par endroits, mais ensuite, apparemment, tout s’écroulera et les forces ukrainiennes cesseront tout simplement de tirer.

La guerre de l’information n’est pas négligée par la Russie, même si elle tâtonne. Vendredi, le personnel permanent russe auprès de l’ONU a tenu une réunion d’information (Arria Formula) pour le Conseil de sécurité de l’ONU. Ce n’était pas Hollywood (Nebenzya est un homme sérieux, ce n’est pas un acteur !). C’était déchirant. Le résultat est que le Conseil de sécurité de l’ONU ne pouvait pas faire moins, il n’a pas été capable de l’éviter et a dû accepter une déclaration pour rechercher une solution pacifique. Même si les États-Unis assurent la présidence ce mois-ci, cette action commune n’a pas pu être anticipée. Alors que les chaudrons se resserrent autour des Ukrainiens qui se battent, les chaudrons se resserrent aussi autour des actions du très petit occident uni.

Voici la présentation : https://media.un.org/en/asset/k1p/k1pvngjn8e

Est-ce que cela vaut quelque chose ? Oui, car ces pays ne peuvent plus dire qu’ils ne savaient pas. Voici la liste des 15 pays. Demandez-leur des comptes !

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

Marioupol – Les derniers civils ont évacué Azovstal

Par : Volti
Par Christelle Néant pour Donbass-Insider Les 6 et 7 mai 2022, les derniers civils encore présents dans l’usine Azovstal à Marioupol ont été évacués d’après les informations de l’armée russe et des autorités ukrainiennes. Au total ce sont 51 personnes qui ont évacué le territoire de l’usine ces jours-ci. Les 5, 6 et 7 mai 2022, l’armée russe a relancé […]

Un 8 mai sous la botte du camp du Bien.

8 mai 2022, commémoration surréaliste sur fond de guerre entre l'Otan et la Russie, au bénéfice du nouvel ordre techno-totalitaire mené par l'UE et les USA.

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Ukraine: Sergueï Lavrov sur Al Arabiya.

Vidéo complète et bref résumé de l'entretien donné par Sergueï Lavrov à la chaîne Al Arabiya, ce 29 avril 2022 dans le contexte de la guerre en Ukraine.

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Lieutenant-colonel français: Ukraine, les Occidentaux ont la mémoire courte

Par : Volti
Par Lieutenant-colonel Jacques Guillemain, (ancien pilote de l’armée de l’Air, analyste politico-militaire) pour Plumenclume via Observateur-Continental En ces temps où la raison semble avoir quitté les chancelleries occidentales et les salles de rédaction européennes, en ces temps où l’hystérie collective anti-Poutine semble tenir lieu de réflexion profonde et de réponse politique incontournable, je rappellerai simplement quelques réalités que le monde en […]

Ukraine : analyse de la situation militaire par un général français

Pour le général français Delawarde, la Russie n'a jamais eu l'intention d'occuper l'Ukraine. Et la qualité du leadership militaire US/OTAN n'est pas à la hauteur.

Pierrick Tillet
Ukraine : analyse de la situation militaire par un général français
yetiblog.org

Donbass – L’armée russe bombarde les soldats ukrainiens à Azovstal, l’armée ukrainienne bombarde les civils et un dépôt pétrolier

Par : Volti
Par Christelle Néant pour Donbass-Insider Le 04/02/2022 Pendant le cessez-le-feu mis en place pour évacuer les civils d’Azovstal (à Marioupol), les soldats ukrainiens en ont profité pour se réinstaller sur des positions de tir, poussant l’armée russe et celle de la RPD (République Populaire de Donetsk) à bombarder l’usine afin de les déloger de là. Pendant ce temps, l’armée ukrainienne […]

Le conflit en Ukraine se radicalise

Par : Volti
Par Erwan Castel pour Alawata-rebellion Parallèlement à la deuxième phase opérationnelle des « opérations militaires spéciales » russes en Ukraine engagée en avril en donnant priorité au contrôle total du Donbass, les pays de l’OTAN ont radicalement intensifié leurs aides militaires lourdes aux forces ukrainiennes, obligeant Moscou a lancé un avertissement diplomatique fort aux occidentaux et le lieutenant-général Alexandre Dvornikov a intensifier également les campagnes de bombardements […]

Ukraine: Rencontre entre Sergueï Lavrov et Antonio Guterres à Moscou.

Retour sur la conférence de presse ayant eut lieu aujourd'hui, à Moscou, entre Sergueï Lavrov et Antonio Guterres. Un niveau de réalisme et d'intelligence devenu rarissime sur la scène internationale.

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