Revue de presse

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Aujourd’hui — 27 novembre 2022Vos flux RSS

Bye bye Kiev, bonjour la Côte d’Azur : Voici comment les élites corrompues d’Ukraine profitent des aides occidentales

Par : Volti
Source Réseau-International par Olga Sukharevskaya, ex-diplomate ukrainienne Les fonctionnaires et les oligarques ont détourné une grande partie du soutien financier envoyé à Kiev.Depuis le début de l’offensive militaire russe en Ukraine, les États-Unis, l’UE et leurs alliés ont fourni à Kiev une aide de 126 milliards de dollars, un nombre supérieur à la moitié du PIB du pays1. De plus, des […]

Une image qui vaut mille mots

par Moon of Alabama. Les frappes de missiles russes sur les infrastructures électriques ukrainiennes ont plongé le pays dans le noir. Photo satellite de l’Ukraine prise dans la soirée du 24 novembre 2022.

Macron, la plénitude du néant

Par : Volti
Par Lediazec Quel dommage que nous manquions si cruellement d’humoristes. Hormis Dieudonné, proscrit de la « bonne société » pour être ce fou du roi que l’époque pousse à l’exil comme un pestiféré, rien dans le monde couché de l’humour pour nous faire réfléchir en nous faisant rire. Triste époque et lamentable panel de lavettes ! En un peu plus de trois petits quinquennats (Sarko-Hollande-Macron) le […]

L’ordre « fondé sur des règles », le mantra de la propagande américaine

par Luciano Lago. Les États-Unis craignent de perdre l'ancien privilège de domination mondiale qu'ils tirent d'un sentiment mal compris d'exceptionnalisme et de suprématie sur les peuples du monde.

New York Times : 1/3 des obusiers occidentaux envoyés en Ukraine sont hors de combat

Pour résoudre le problème, le Pentagone, qui a fourni à Kiev des centaines d’armes, aurait mis en place une installation de réparation de l’autre côté de la frontière polonaise.

Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs)

par Vladimir Tchernine. Ils se sont mis à me tabasser, à me donner des coups de pied dans la tête. Ils ont pris une barre de fer en forme de Z. Ils l’ont fait rougir au chalumeau pour dire : « Dis la vérité sinon on va te pyrograver un Z ».

Niger : L’abondant uranium rapporte très peu

Important fournisseur d'uranium de l'UE, le Niger a du mal à vivre de son minerai, entre des cours bas, des réserves difficiles à exploiter et des exploitants internationaux jugés parfois trop gourmands.

27 novembre 1942, l’amiral de Laborde saborde la flotte française à Toulon pour empêcher les nazis de s’en saisir

« Les Français résistèrent si vivement et retardèrent les Allemands à ce point que l'amiral de Laborde eut le temps de saborder la plus grande partie de la flotte française. »

L’Azerbaïdjan refuse des pourparlers avec l’Arménie en présence de Macron

Par : Volti
Merci Thierry65 Source InfoAlahed Par AlAhed avec sites web L’Azerbaïdjan a annoncé vendredi 25 novembre avoir annulé des pourparlers de paix prévus à Bruxelles avec l’Arménie parce qu’Erevan insistait pour que le président français Emmanuel Macron y assiste. Les relations entre ces deux pays voisins du Caucase sont empoisonnées depuis plus de 30 ans par des disputes territoriales ayant mené […]

Accusé de « Corona Insanity » : un médecin suisse enfermé dans un asile psychiatrique pour avoir parlé contre les lois COVID, avril 2020

Par : Volti
Par Martin Armstrong , Dr Thomas Binder et Taylor Hudak via GlobalResearch Le Dr Thomas Binder est un cardiologue suisse avec plus de 34 ans d’expérience dans le traitement des infections respiratoires. Il a obtenu un doctorat en immunologie et virologie, spécialisé en médecine interne et cardiologie, de l’Université de Zurich. Binder est un homme intelligent qui a été jugé fou par le gouvernement suisse pour avoir […]

Vos infos et news du 27 novembre 2022

Par : Volti
Bonjour à tout le monde et merci à mes correspondants. Voir les Infos sur les interdits des ME Retrouvez les infos en temps réel avec la defcon-room de Crashdebug Le blog qui décoiffe de JBL1960 qui vous propose : CHRONIQUES DU PRESQUE DR. T’CHÉ-RIEN Je vous remercie tous pour vos lectures, votre confiance ainsi que votre présence. Vous le savez cette rubrique est la vôtre. […]
Hier — 26 novembre 2022Vos flux RSS

Comment Blackrock a créé la crise énergétique mondiale!?…

par F. William Engdahl

La plupart des gens sont déconcertés face à ce qui ressemble à une crise énergétique mondiale : avec des prix du pétrole, du gaz et du charbon qui montent en flèche simultanément, et qui forcent même la fermeture de grandes usines industrielles telles que la chimie, l’aluminium ou l’acier. L’Administration Biden et l’Union europénne (UE) ont insisté sur le fait que tout ceci était dû aux actions militaires de Vladimir Poutine et de la Russie en Ukraine. Or ce n’est pas le cas. Cette crise énergétique est en fait une stratégie planifiée de longue date par les milieux affairistes et politiques occidentaux, afin de démanteler les économies industrialisées, au nom d’un « Agenda vert » dystopique. Les origines de cette évolution actuelles sont à rechercher dans la période bien plus ancienne que février 2022, lorsque la Russie a lancé son action militaire en Ukraine.

Blackrock en chantre de la Gouvernance Environnementale et Sociale (GES)

En janvier 2020, à la veille des confinements pour cause de COVID [mars 2022], qui dévastateurs sur le plan économique et social, le PDG du plus grand fonds d’investissement au monde, Larry Fink de Blackrock, a adressé une lettre à ses collègues de Wall Street et aux PDG d’entreprises, au sujet de l’avenir des flux d’investissements. Dans ce document, modestement intitulé « Une Refonte Fondamentale de la Finance [A Fundamental Reshaping of Finance] », Fink, qui gère le plus grand fonds d’investissement au monde avec quelque 7000 milliards de dollars alors sous gestion, a annoncé une déviation radicale pour l’investissement des entreprises. L’argent allait « devenir vert ». Dans sa lettre de 2020 qui fut scrutée de près, Fink déclarait en effet : « Dans un avenir proche – et plus tôt que prévu – il y aura une réaffectation importante du capital… Le risque climatique est un risque d’investissement ». En outre, il a déclaré que « chaque gouvernement, entreprise et actionnaire doit faire face au changement climatique »1.

Dans une lettre distincte adressées aux clients investisseurs de Blackrock, Fink a présenté ce nouvel Agenda pour l‘investissement capitalistique. Il a déclaré que Blackrock quitterait certains investissements à forte teneur en carbone tels que le charbon, qui demeure la plus grande source d’électricité pour les États-Unis et de nombreux autres pays. Il a ajouté que Blackrock scruterait dorénavant les nouveaux investissements dans le pétrole, le gaz et le charbon afin de déterminer si ils adhéreraient à la « soutenabilité » de l’Agenda 2030 des Nations unies. Fink a donc clairement indiqué que le plus grand fonds du monde commencerait à désinvestir dans le pétrole, le gaz et le charbon. « Au fil du temps », écrivait alors Fink, « les entreprises et les gouvernements qui ne répondent pas aux parties prenantes et ne traitent pas les risques de soutenabilité, rencontreront un scepticisme croissant de la part des marchés et, par conséquent, un coût du capital plus élevé ». Il ajouta que « le changement climatique est devenu un facteur déterminant dans les perspectives à long terme des entreprises… nous sommes au bord d’une refonte fondamentale de la finance »2.

À partir de ce point-ci de l’Histoire, l’investissement dit « GES / ESG » (Gouvernance Environnementale et Sociale [Environnemental & Social Governance], pénalisant les entreprises émettrices de CO² comme ExxonMobil, est devenu à la mode parmi les fonds spéculatifs et les banques et fonds d’investissement de Wall Street, incluant les fonds State Street et Vanguard. Tel est le pouvoir de Blackrock. Fink a également été en mesure de convaincre quatre nouveaux membres du Conseil d’Administration d’ExxonMobil de mettre fin aux activités pétrolières et gazières de la société.

Cette lettre Fink de janvier 2020 était une déclaration de guerre de la Haute finance contre l’industrie de l’énergie conventionnelle. BlackRock a été en effet un membre fondateur du Groupe de travail sur la « Divulgation Financière relative au Climat » (GDFC) [Task Force on Climate-related Financial Disclosure (TCFD)]3, et fut par ailleurs un signataire des Principes pour un Investissement Responsable (PIR) des Nations unies [UN PRI – Principles for Responsible Investing] : un réseau d’investisseurs soutenu par l’ONU qui encourage les investissements « zéro carbone [Zero Carbon] » en utilisant la GES/’ESG hautement corrompu en ce sens. Or il n’y a aucun contrôle objectif sur les données factices relatives à la GES d’une entreprise. Blackrock a également signé la déclaration du Vatican de 2019, qui se faisait l’avocat des régimes de tarification du carbone. BlackRock a également rejoint en 2020 la coalition « Climate Action 100 », rassemblant près de 400 gestionnaires d’investissements gérant 40 billions [40 000 milliards] de dollars américains.

Par cette lettre fatidique de janvier 2020, le PDG de Blackrock Larry Fink donna le coup d’envoi d’un désinvestissement colossal dans le secteur mondial du pétrole et du gaz, à hauteur d’un billion [1000 milliards] de dollars. Notablement, la même année, le même Larry Fink de BlackRock a été nommé au Conseil d’Administration du Forum économique mondial (FEM) dystopique de Klaus Schwab, qui sert de « lien » entre les entreprises et la politique de l’Agenda 2030 des Nations unies « zéro carbone ». En juin 2019, le Forum économique mondial et les Nations unies ont signé un accord-cadre de partenariat stratégique pour accélérer la mise en œuvre de cet Agenda 2030. Sans surprise, le FEM dispose d’une plateforme d’intelligence stratégique qui inclue les 17 objectifs de développement durable de l’Agenda 2030.

Dans sa nouvelle lettre du PDG de 2021, Fink a remisé [doublé] son attaque contre le pétrole, le gaz et le charbon. « Étant donné à quel point la transition énergétique sera centrale pour les perspectives de croissance de chaque entreprise, nous demandons aux entreprises de divulguer chacune un plan sur la manière dont leur modèle commercial sera compatible avec une économie zéro net [émission de CO²] »4, a écrit Fink. Un autre officier [Jim Barry] de BlackRock a déclaré lors d’une récente conférence sur l’énergie : « là où BlackRock ira, d’autres suivront »5.

En seulement deux ans jusqu’à cette année 2022, un montant estimé à 1 billion de dollars aura été retiré des investissements dans l’exploration et le développement pétroliers et gaziers à l’échelle mondiale. Or, l’extraction de pétrole est une activité coûteuse, et la coupure des investissements externes par BlackRock et d’autres investisseurs de Wall Street signifie à terme, la mort lente de l’industrie.

Joe Biden : un « Président BlackRock » ?

Au début de sa candidature présidentielle alors bien terne, Biden eut une réunion à huis clos, fin 2019, avec Larry Fink, à l’occasion de laquelle il fut rapporté que ce dernier avait dit au candidat : « je suis là pour aider ». Après sa rencontre fatidique avec Larry Fink de BlackRock, le candidat Biden a soudainement annoncé : « Nous allons nous débarrasser des combustibles fossiles… » En décembre 2020, avant même que Biden ne soit intronisé en janvier 2021, il nomma Brian Deese alors responsable mondial de l’investissement soutenable [Global Head of Sustainable Investing] chez BlackRock, pour être à la fois Assistant auprès du président Biden, et en même temps directeur du Conseil économique national [National Economic Council]. Depuis ce poste, Deese, qui avait déjà joué un rôle clé sous Obama dans la rédaction de l’Accord de Paris sur le climat de 2015, a discrètement façonné cette nouvelle guerre de Biden contre l’énergie.

Cette nomination s’est avérée catastrophique pour l’industrie pétrogazière. En effet, Deese, l’homme lige de Fink, a été actif pour faire passer au nouveau président Biden une liste des mesures anti-pétrole à signer par décrets exécutifs, à compter du premier jour de janvier 2021 (début officiel du mandat de Biden). Cela comprenait la fermeture de l’énorme oléoduc Keystone XL, qui aurait amené 830 000 barils par jour du Canada jusqu’aussi loin que les les raffineries du Texas, et l’arrêt de toute nouvelle concession pétrogazière dans le Refuge faunique national de l’Arctique [Arctic National Wildlife Refuge, au Nord-Est de l’Alaska]. Biden a également rejoint l’Accord de Paris sur le climat au nom des États-Unis, que Deese avait négocié pour Obama en 2015 et que Trump avait annulé [« dénoncé » en tant que Traité international], les États-Unis se retirant de l’accord (juin 2017).

Le même jour, Biden a initié le changement du soi-disant « coût social du carbone [Social Cost of Carbon] », qui impose une taxe punitive de 51 $ la tonne de CO² à l’industrie pétrogazière. Cette seule décision, établie sous l’autorité purement exécutive sans le consentement du Congrès, a eu un coût dévastateur pour les investissements pétrogaziers aux États-Unis : un pays qui seulement deux ans auparavant, était encore le plus grand producteur de pétrole au monde6.

L’assassinat des capacités de raffinage aux États-Unis

Pire encore, les règles environnementales agressives de Biden et les mandats quasiment impératifs d’investissement de BlackRock relatifs à la GES, sont en train de tuer les capacités de raffinages américaines. Or sans raffineries, peu importe le nombre de barils de pétrole que vous prélevez sur les Réserves stratégiques américaines de pétrole. Au cours des deux premières années de la présidence de Biden, les États-Unis ont ainsi fermé quelque 1 million de barils par jour de capacité de raffinage d’essence et de diesel, certains en raison de l’effondrement de la demande : c’est la baisse la plus rapide de toute l’Histoire des États-Unis. Or ces fermetures de raffineries sont permanentes. En 2023, une capacité supplémentaire de 1,7 million de BPJ (Barrils par jour) devrait être fermée, sous les coups conjugués du désinvestissement de la part de BlackRock et de Wall Street sous prétexte de GES, et des réglementations de Biden7.

Tant et si bien que, citant ce lourd et subit désinvestissement de Wall Street dans le pétrole et les politiques anti-pétrole de Biden, le PDG de Chevron (Mike Wirth ) a déclaré en juin 2022 qu’il ne croyait pas que les États-Unis construiraient un jour une autre nouvelle raffinerie8.

Larry Fink, membre du Conseil d’Administration du Forum économique mondial de Klaus Schwab, est rejoint en ce sens par l’UE, dont la présidente de la Commission européenne notoirement corrompue Ursula von der Leyen, a quitté le Conseil d’Administration du même FEM en 2019 avant de devenir la patronne de la Commission européenne. Son premier acte majeur à Bruxelles fut de faire adopter l’Agenda européen zéro carbone, « Fit for 55 »9. Cela a eu pour conséquence l’imposition d’importantes taxes sur le carbone, ainsi que d’autres contraintes sur le pétrole, le gaz et le charbon dans l’UE. Ceci, bien avant les actions russes de février 2022 en Ukraine. L’impact combiné de l’Agenda GES frauduleux de Larry Fink dans l’Administration Biden, et de la folie « zéro carbone » de l’UE, est en train de créer la pire crise énergétique et inflationniste de l’Histoire.

William F. Engdahl est consultant en risques stratégiques et conférencier, titulaire d’un diplôme en Sciences Politiques de l’Université de Princeton. Il est l’auteur de plusieurs livres mondialement connus sur le pétrole, la géopolitique et les OGM. Son dernier livre traduit en français : « Le charme discret du djihad », est disponible aux éditions Demi-Lune et synthétise l’Histoire de l’instrumentalisation du djihadisme par l’État profond américain.

source : New Eastern Outlook

traduction Jean-Maxime Corneille

Russie, Inde, Chine, Iran: le Quad oriental concurrent du Quad occidental

par Pepe Escobar.

L’Asie du Sud-Est est au centre des relations internationales pendant toute une semaine, à l’occasion de trois sommets consécutifs : le sommet de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE) à Phnom Penh, le sommet du Groupe des vingt (G20) à Bali et le sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique (APEC) à Bangkok.

Dix-huit nations représentant environ la moitié de l’économie mondiale étaient représentées au premier sommet de l’ANASE en personne au Cambodge depuis la pandémie de Covid-19 : les 10 pays de l’ANASE, le Japon, la Corée du Sud, la Chine, l’Inde, les États-Unis, la Russie, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

Avec la politesse asiatique caractéristique, le président du sommet, le Premier ministre cambodgien Hun Sen (ou « colombien », selon le soi-disant « leader du monde libre »), a déclaré que la réunion plénière était quelque peu animée, mais que l’atmosphère n’était pas tendue : « Les dirigeants ont parlé de manière mature, personne n’est parti ».

Il revenait au ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, d’exprimer ce qui était vraiment significatif à l’issue du sommet.

Tout en faisant l’éloge de la « structure inclusive, ouverte et égale de sécurité et de coopération de l’ANASE », Lavrov a souligné comment l’Europe et l’OTAN « veulent militariser la région afin de contenir les intérêts de la Russie et de la Chine dans l’Indo-Pacifique ».

Une manifestation de cette politique est la façon dont « AUKUS vise ouvertement la confrontation en mer de Chine méridionale », a-t-il déclaré.

Lavrov a également souligné que l’Occident, par le biais de l’alliance militaire de l’OTAN, n’accepte l’ANASE « que nominalement » tout en promouvant un programme totalement « flou ».

Ce qui est clair en revanche, c’est que l’OTAN « s’est rapprochée des frontières russes à plusieurs reprises et a déclaré au sommet de Madrid qu’elle avait pris une responsabilité mondiale ».

Ce qui nous amène à l’argument décisif : « L’OTAN déplace sa ligne de défense vers la mer de Chine méridionale ». Et, a ajouté Lavrov, Pékin est du même avis.

Voici, de manière concise, le « secret » de notre incandescence géopolitique actuelle. La priorité numéro un de Washington est l’endiguement de la Chine. Cela implique d’empêcher l’UE de se rapprocher des principaux moteurs de l’Eurasie – la Chine, la Russie et l’Iran – engagés dans la construction du plus grand environnement de libre-échange/connectivité du monde.

S’ajoutant à la guerre hybride menée depuis des décennies contre l’Iran, l’armement infini du trou noir ukrainien s’inscrit dans les étapes initiales de la bataille.

Pour l’Empire, l’Iran ne peut pas profiter de devenir un fournisseur d’énergie bon marché et de qualité pour l’UE. Et en parallèle, la Russie doit être coupée de l’UE. L’étape suivante consiste à forcer l’UE à se couper de la Chine.

Tout cela correspond aux rêves les plus fous et les plus tordus des straussiens et des néocons : pour attaquer la Chine, en enhardissant Taïwan, il faut d’abord affaiblir la Russie, en instrumentalisant (et en détruisant) l’Ukraine.

Et tout au long de ce scénario, l’Europe n’a tout simplement aucun pouvoir.

Poutine, Raïssi et la piste Erdogan

La vie réelle à travers les nœuds clés d’Eurasie révèle une image complètement différente. Prenez par exemple la rencontre détendue qui a eu lieu la semaine dernière à Téhéran entre le haut responsable russe de la sécurité, Nikolaï Patrouchev, et son homologue iranien, Ali Shamkhani.

Ils ont discuté non seulement de questions de sécurité, mais aussi d’affaires sérieuses, notamment d’échanges commerciaux dynamiques.

La National Iranian Oil Company (NIOC) signera le mois prochain un accord de 40 milliards de dollars avec Gazprom, contournant les sanctions américaines, et englobant le développement de deux champs gaziers et de six champs pétroliers, des échanges de gaz naturel et de produits pétroliers, des projets de GNL et la construction de gazoducs.

Immédiatement après la rencontre Patrouchev-Shamkhani, le président Poutine a appelé le président Ebrahim Raïssi pour qu’il poursuive « l’interaction dans les domaines de la politique, du commerce et de l’économie, et notamment du transport et de la logistique », selon le Kremlin.

Le président iranien aurait plus que « salué » le « renforcement » des liens entre Moscou et Téhéran.

Patrouchev a soutenu sans équivoque Téhéran face à la dernière aventure de révolution de couleur perpétrée dans le cadre de la guerre hybride sans fin de l’Empire.

L’Iran et l’UEE négocient un accord de libre-échange (ALE) parallèlement aux accords d’échange de pétrole russe. Bientôt, SWIFT pourrait être complètement contourné. L’ensemble du Sud global observe.

Simultanément à l’appel téléphonique de Poutine, Recep Tayyip Erdogan, de la Turquie, qui mène sa propre surenchère diplomatique et revient tout juste d’un sommet des nations turques à Samarcande, a souligné que les États-Unis et l’Occident dans son ensemble attaquent la Russie « presque sans limites ».

Erdogan a précisé que la Russie était un État « puissant » et a salué sa « grande résistance ».

La réponse est arrivée exactement 24 heures plus tard. Les services de renseignement turcs sont allés droit au but en soulignant que l’attentat terroriste perpétré dans la rue piétonne Istiklal d’Istanbul, perpétuellement animée, avait été conçu à Kobané, dans le nord de la Syrie, qui répond essentiellement aux États-Unis.

Cela constitue un acte de guerre de facto et peut avoir de graves conséquences, notamment une révision profonde de la présence de la Turquie au sein de l’OTAN.

La stratégie à plusieurs voies de l’Iran

Une alliance stratégique Russie-Iran se manifeste pratiquement comme une fatalité historique. Cela rappelle l’époque où l’ex-URSS a aidé militairement l’Iran via la Corée du Nord, après un blocus imposé par les États-Unis et l’Europe.

Poutine et Raïssi passent à la vitesse supérieure. Moscou et Téhéran élaborent une stratégie commune pour faire échec à la militarisation des sanctions par l’Occident collectif.

L’Iran, après tout, a un palmarès absolument exceptionnel pour ce qui est de réduire en miettes les variantes de la « pression maximale ». En outre, il est désormais lié à un parapluie nucléaire stratégique offert par les « RIC » des BRICS (Russie, Inde, Chine).

Téhéran peut donc maintenant envisager de développer son énorme potentiel économique dans le cadre de la BRI, de l’OCS, de l’INSTC, de l’Union économique eurasienne (UEE) et du partenariat pour la Grande Eurasie dirigé par la Russie.

Le jeu de Moscou est de la pure sophistication : s’engager dans une alliance stratégique pétrolière de haut niveau avec l’Arabie saoudite tout en approfondissant son partenariat stratégique avec l’Iran.

Immédiatement après la visite de Patrouchev, Téhéran a annoncé le développement d’un missile balistique hypersonique de fabrication nationale, assez similaire au KH-47 M2 Kinjal russe.

L’autre nouvelle importante concernait la connectivité : l’achèvement d’une partie d’une voie ferrée reliant le port stratégique de Chabahar à la frontière avec le Turkménistan. Cela signifie une connectivité ferroviaire directe imminente avec les sphères d’Asie centrale, de Russie et de Chine.

Ajoutez à cela le rôle prédominant de l’OPEP+, le développement des BRICS+ et la volonté pan-eurasienne de tarifer le commerce, l’assurance, la sécurité, les investissements dans le rouble, le yuan, le rial, etc.

Il y a aussi le fait que Téhéran ne se soucie guère des interminables atermoiements collectifs de l’Occident sur le Plan d’action global conjoint (JCPOA), communément appelé accord sur le nucléaire iranien : ce qui compte vraiment maintenant, c’est l’approfondissement des relations avec les « RIC » des BRICS.

Téhéran a refusé de signer le projet d’accord nucléaire de l’UE à Vienne. Bruxelles était enragée ; aucun pétrole iranien ne « sauvera » l’Europe, remplaçant le pétrole russe en vertu d’un plafond absurde qui sera imposé le mois prochain.

Et Washington a enragé car il pariait sur les tensions internes pour diviser l’OPEP.

Compte tenu de tout ce qui précède, il n’est pas étonnant que le « Think Tankland » américain se comporte comme une bande de poulets sans tête.

La queue pour rejoindre les BRICS

Lors du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) à Samarcande en septembre dernier, il était déjà tacite pour tous les acteurs de voir comment l’Empire cannibalise ses alliés les plus proches.

Et comment, simultanément, la sphère de l’OTAN, qui se rétrécit, se tourne vers l’intérieur, en se concentrant sur l’ennemi intérieur, en incitant sans relâche les citoyens moyens à marcher au pas derrière une conformité totale à une guerre à deux volets – hybride et autre – contre les concurrents impériaux pairs, la Russie et la Chine.

Comparez maintenant avec le président chinois Xi Jinping qui, à Samarcande, a présenté la Chine et la Russie, ensemble, comme les principales « puissances mondiales responsables » déterminées à garantir l’émergence de la multipolarité.

Samarcande a également réaffirmé le partenariat politique stratégique entre la Russie et l’Inde (le Premier ministre indien Narendra Modi l’a qualifié d’amitié indéfectible).

Cela a été corroboré par la rencontre entre Lavrov et son homologue indien Subrahmanyam Jaishankar la semaine dernière à Moscou.

Lavrov a fait l’éloge du partenariat stratégique dans tous les domaines cruciaux – politique, commerce et économie, investissements et technologie, ainsi que des « actions étroitement coordonnées » au Conseil de sécurité des Nations unies, aux BRICS, à l’OCS et au G20.

En ce qui concerne les BRICS, Lavrov a confirmé que « plus d’une douzaine de pays » sont candidats à l’adhésion, dont l’Iran : « Nous pensons que le travail de coordination des critères et des principes qui devraient sous-tendre l’expansion des BRICS ne prendra pas beaucoup de temps ».

Mais d’abord, les cinq membres doivent analyser les répercussions révolutionnaires d’un élargissement des BRICS+.

Encore une fois : le contraste. Quelle est la « réponse » de l’UE à ces développements ? Elle propose un énième train de sanctions contre l’Iran, visant les fonctionnaires et les entités « liées aux affaires de sécurité » ainsi que les entreprises, pour leurs prétendues « violences et répressions ».

La « diplomatie », à la manière de l’Occident collectif, ressemble à peine à de l’intimidation.

Pour en revenir à l’économie réelle – comme sur le front du gaz – les intérêts nationaux de la Russie, de l’Iran et de la Turquie sont de plus en plus imbriqués, ce qui ne manquera pas d’influencer l’évolution de la situation en Syrie, en Irak et en Libye, et constituera un facteur clé pour faciliter la réélection d’Erdogan l’année prochaine.

En l’état actuel des choses, Riyad a, à toutes fins utiles, effectué une étonnante manœuvre à 180 degrés contre Washington via l’OPEP+. Cela peut signifier, même de manière tordue, le début d’un processus d’unification des intérêts arabes, guidé par Moscou.

Des choses plus étranges se sont produites dans l’histoire moderne. Il semble que le moment soit venu pour le monde arabe d’être enfin prêt à rejoindre le Quad qui compte vraiment : la Russie, l’Inde, la Chine et l’Iran.

Pepe Escobar

source : Press TV

traduction Réseau International

Les liens secrets entre FTX, Joe Biden et la guerre en Ukraine avec Bertrand Scholler

Depuis l’affaire FTX, Sam Bankman-Fried est peut-être l’un des hommes les plus médiatisés dans la sphère crypto. Ce qui semblait être au début qu’un terrible effondrement d’une plateforme d’exchange – la numéro 2 mondiale – montre aujourd’hui des ramifications totalement démentielles ! Détournement de fonds de plusieurs milliards, financement du parti démocrate américain, financement de l’Ukraine, relations profondes avec le […]

L’un des bataillons Wagner PMC est commandé par un général à la retraite de l’armée américaine

Le PMC dirige un « bataillon britannique » commandé par un général à la retraite de l'armée américaine, ancien général du Corps des Marines. Environ deux douzaines de citoyens finlandais y combattent.

Revue de presse RT du 20 au 26 novembre 2022

Par : Wayan

Par Wayan – Le 26 novembre 2022 – Le Saker Francophone

Le Monde occidental

La lutte pour garder le contrôle des esprits est farouche :

« Le département d’État américain finance un jeu vidéo au message anti-populiste visant à apprendre aux enfants à reconnaître la « désinformation« , selon des documents publiés jeudi par la Foundation for Freedom Online (FFO). Le jeu, nommé « Cat Park« , est déployé dans le monde entier, les ambassades américaines demandant à leurs employés de le promouvoir dans les écoles et les organisations communautaires.

Dans un mémo envoyé le 31 octobre à tous les postes diplomatiques américains dans le monde, le département d’État a encouragé le personnel à « promouvoir« , « faire connaître » et « organiser des événements spéciaux de lancement » pour « Cat Park« , un jeu développé par un studio néerlandais et financé par le « Global Engagement Center » (GEC) du département d’État.

Le jeu démontre « comment les titres sensationnels, les mèmes et les médias manipulés peuvent être utilisés pour faire avancer les théories du complot et inciter à la violence dans le monde réel« , peut-on lire dans le mémo, qui a été obtenu par America First Legal et rendu public par le FFO.

Les joueurs jouent le rôle d’un utilisateur des médias sociaux qui mène une campagne populaire contre la construction d’un parc pour chats, en faisant naître des théories complotistes disant que le parc serait un projet élitiste pour la classe supérieure de la ville. Lorsqu’il est révélé que la campagne est secrètement financée par un milliardaire, les joueurs doivent alors corriger les « fake news » qu’ils ont diffusées plus tôt au nom du sponsor.

Le mémo indique que Cat Park s’appuie sur la « théorie de l’inoculation » menées par le « Social Decision-Making Lab » de l’université de Cambridge. En exposant virtuellement les joueurs à la « désinformation« , le jeu développe une « résistance cognitive » à celle-ci « dans le monde réel« , explique le département d’État.

Les documents de recherche publiés par le laboratoire de Cambridge ont exploré des techniques visant à faire taire les dissidents sur des sujets tels que le changement climatique et Covid-19, et à « influencer » les conservateurs américains pour qu’ils acceptent les points de vue libéraux.

Cat Park est le deuxième jeu que le GEC a développé avec l’argent des contribuables américains. Harmony Square, qui est sorti après l’élection présidentielle américaine de 2020, permet aux joueurs de devenir « Chief Disinformation Officer » et d’attiser les divisions dans un quartier « obsédé par la démocratie« .

Harmony Square a été promu dans les écoles britanniques avec l’aide du Cabinet Office du Royaume-Uni, ainsi qu’en Ukraine, en Lettonie, en Irak et en Arabie saoudite « en tant qu’outil éducatif stratégique pour contrer la désinformation« , selon le mémo.

Les deux jeux sont conçus pour être déployés et redéployés selon les besoins des États-Unis. « À l’approche d’élections locales, les missions américaines […] pourraient encourager les gens à recevoir leur piqûre de rappel pour lutter contre la désinformation en jouant à [ces jeux]« , indiquent les documents. »

https://www.rt.com/news/566787-fake-news-disinformation-game/

« CBS News a annoncé vendredi qu’elle cesserait d’utiliser Twitter, invoquant « l’incertitude » liée aux changements opérés par Elon Musk au sein de l’entreprise. Le nouveau PDG de la plateforme a licencié plus de la moitié de ses employés et rétabli plusieurs comptes importants bannis pour des raisons telles que « conduite haineuse » et usurpation d’identité.

« À la lumière de l’incertitude autour de Twitter et par prudence, CBS News met en pause son activité sur le site de médias sociaux tout en continuant à surveiller la plateforme« , a déclaré le correspondant de CBS Jonathan Vigliotti dans un rapport vendredi.

Un certain nombre de stations appartenant à CBS ont partagé des déclarations similaires peu après, et les trois principaux comptes Twitter de CBS – @CBSNews, @CBSEveningNews et @CBSMornings – n’ont pas publié de contenu sur la plateforme depuis vendredi après-midi. »

https://www.rt.com/news/566834-cbs-news-suspends-twitter/

Les États-Unis

La lutte contre Trump reprend de plus belle :

« Le procureur général des États-Unis, Merrick Garland, a nommé vendredi John L. Jack Smith au poste de conseiller spécial chargé de superviser l’enquête en cours du ministère de la Justice sur l’ancien président Donald Trump. Smith se penchera sur l’émeute du 6 janvier au Capitole, sur la présence présumée de documents classifiés dans la résidence de Trump à Mar-a-Lago et sur tout ce qui pourrait y être lié. Son poste le plus récent était celui de procureur pour les crimes de guerre à la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye.

Lors de l’annonce de la nomination de M. Smith, M. Garland l’a qualifié de « procureur de carrière chevronné » et a déclaré qu’il sera autorisé à poursuivre « tout crime fédéral qui pourrait découler de ces enquêtes. » Cette décision intervient trois jours seulement après que Trump a annoncé sa candidature à la présidentielle de 2024.

« J’annonce ma décision et immédiatement ils nomment un procureur spécial« , a déclaré Trump à Fox News Digital, réagissant à la nomination de Garland. « Cela fait six ans que je subis cela, et je ne vais plus le subir« , a ajouté l’ancien président américain, estimant qu’il s’agit de la « pire politisation de la justice dans notre pays« .

« J’ai été prouvé innocent pendant six ans sur tout – des faux impeachments à [Robert] Mueller qui n’a trouvé aucune collusion, et maintenant je dois subir encore cela ? » a-t-il ajouté. « Ce n’est pas acceptable. C’est tellement injuste. C’est tellement politique. » »

https://www.rt.com/news/566796-trump-special-counsel-smith/

Pendant ce temps :

« La dette des ménages américains a augmenté au cours du troisième trimestre à son rythme le plus rapide depuis 15 ans en raison de l’augmentation de l’utilisation des cartes de crédit et des soldes des prêts hypothécaires, selon un rapport de la Réserve fédérale cette semaine.

Selon la Fed, la dette totale a atteint le chiffre record de 16 500 milliards de dollars, en hausse de 2,2 % par rapport au trimestre précédent et de 8,3 % par rapport à l’année précédente. Les ménages ont ajouté 351 milliards de dollars de dettes pour la période de juillet à septembre, a indiqué l’organisme de réglementation. »

 

https://www.rt.com/business/566578-us-household-debt-skyrockets/

 

L’Europe

La réalité reprend toujours ses droits, même s’il faut tricher pour cela :

« Le Royaume-Uni a acheté au moins 39 cargaisons de pétrole russe depuis février, bien que les cargaisons aient été enregistrées comme des importations en provenance d’autres pays, a rapporté le Sunday Times, citant des données sur le trafic des pétroliers et des statistiques commerciales.

Les cargaisons de pétrole d’origine russe, d’une valeur d’environ 200 £ (236 millions de dollars), auraient été livrées dans des ports britanniques après des transferts de navire à navire, une pratique largement utilisée lorsque de grands pétroliers qui ne peuvent pas accoster en raison de leur taille transfèrent leur cargaison à des navires plus petits.

Selon les conclusions du Sunday Times, cette pratique permet aux compagnies maritimes d’enregistrer leur cargaison sans en indiquer l’origine réelle, mais en précisant le pays d’expédition comme source de la cargaison. Ainsi, une cargaison de marchandises fabriquées en Russie peut être enregistrée comme provenant d’Allemagne si elle est amenée dans un port britannique par une entreprise allemande.

Le média a pu suivre des dizaines de cargaisons de pétrole russe arrivées dans des ports britanniques depuis mars, enregistrées comme provenant d’Allemagne, des Pays-Bas, de Pologne, de France et d’autres pays. Au moins 13 de ces cargaisons seraient arrivées en juin et juillet. Cependant, les chiffres officiels sur les importations de pétrole de l’Office britannique des statistiques nationales (ONS) montrent que le pays n’a reçu aucun pétrole de Russie au cours de ces mois. »

https://www.rt.com/business/566904-uk-bypassing-russian-oil-sanctions/

La guerre en Ukraine aurait-elle réveillé quelques esprits ?

« L’Allemagne, la France et l’Espagne ont convenu d’aller de l’avant avec le développement d’un nouvel avion de chasse européen, a confirmé Berlin vendredi.

Cette annonce fait suite à une rencontre entre le chancelier allemand Olaf Scholz et le président français Emmanuel Macron le mois dernier, au cours de laquelle les deux dirigeants ont appelé à une plus grande autonomie de l’UE par rapport aux États-Unis.

Le projet commun est connu sous le nom de système de combat aérien futur (FACS). La ministre allemande de la Défense, Christine Lambrecht, a déclaré dans un communiqué : « L’accord politique sur le FCAS est un grand pas et – surtout en ces temps – un signe important de l’excellente coopération franco-germano-espagnole. »

Elle a ajouté que le système de combat, dont le coût est estimé à plus de 100 milliards d’euros (103,4 milliards de dollars), contribuera à « renforcer les capacités militaires de l’Europe et à garantir un savoir-faire important… pour l’industrie européenne. »

L’entreprise allemande Airbus, qui participe au développement de l’avion aux côtés de l’entreprise française Dassault et de l’entreprise espagnole Indra, a déclaré par courriel qu’un « certain nombre de mesures officielles dans les pays respectifs » devaient encore être prises avant que les trois entreprises puissent se mettre au travail. »

https://www.rt.com/news/566832-germany-france-spain-agree-fighter-jet/

« Ni la pandémie de Covid-19 ni l’offensive de la Russie contre l’Ukraine n’ont joué un rôle central dans le ralentissement économique actuel de l’Europe, a affirmé le chancelier allemand Olaf Scholz. Il l’attribue plutôt à la croissance en Asie et prévient qu’il n’y aura probablement pas de retour au bon vieux temps dans un avenir proche.

S’exprimant mardi lors d’un sommet économique organisé par le Suddeutsche Zeitung à Berlin, Scholz a déclaré que, pendant des années, les pays d’Amérique du Nord et d’Europe ont bénéficié d’une combinaison de croissance stable, de faible inflation et de taux d’emploi élevés. Il s’agit toutefois, selon le chancelier, d’une « exception économique » dont on ne peut attendre qu’elle dure plus longtemps.

« La guerre de la Russie [contre l’Ukraine] et les conséquences économiques de la pandémie [Covid-19] ont peut-être accéléré » la fin de cette ère, a estimé l’homme politique. Il s’est toutefois empressé d’ajouter qu' »elles n’en ont pas été le déclencheur« . »

https://www.rt.com/news/566997-scholz-names-culprit-economic-downturn/

Voila qui ne va pas réduire l’inflation :

« L’Ukraine a annoncé son intention d’augmenter les frais de transit pour le pétrole russe acheminé vers l’UE par l’oléoduc Druzhba, en raison de la hausse des coûts résultant des frappes aériennes et de missiles russes visant l’infrastructure énergétique du pays.

Ukrtransnafta, l’opérateur du réseau ukrainien d’oléoducs, devrait augmenter les tarifs de transport du brut vers la Hongrie et la Slovaquie de 2,10 euros par tonne pour atteindre 13,60 euros (13,90 dollars) à compter du 1er janvier, selon une lettre de la société consultée par Bloomberg. Son homologue russe Transneft a confirmé à RIA Novosti avoir reçu une lettre et l’étudier.

La compagnie ukrainienne a attribué la hausse des prix à la « destruction continue des infrastructures énergétiques ukrainiennes » qui a entraîné « une importante pénurie d’électricité, une augmentation de ses coûts, une pénurie de carburant, de pièces de rechange. »

Les frais de transit du pétrole ukrainien ont déjà été augmentés deux fois cette année. La dernière hausse, en avril, aurait porté l’augmentation totale sur une base annualisée à 51 %. »

https://www.rt.com/business/566972-russia-ukraine-oil-transit-fee/

« L’acquisition et l’entretien des terminaux flottants de gaz naturel liquéfié (GNL) coûteront à l’Allemagne au moins 3 milliards d’euros de plus que prévu, a rapporté Reuters lundi, citant une déclaration du ministère de l’économie du pays.

Le coût global des terminaux, également appelés unités flottantes de stockage et de regazéification (FSRU), est désormais estimé à environ 6,56 milliards d’euros, soit plus du double du budget initial de 2,94 milliards d’euros.

« Les coûts supplémentaires ont été déterminés lors de consultations approfondies avec de nombreuses parties prenantes et les prévisions initiales ont été précisées« , a déclaré le ministère au média dans un communiqué, notant que le changement de coût provenait des dépenses d’exploitation supplémentaires et des infrastructures à construire. Selon le ministère, la commission parlementaire du budget a déjà approuvé l’augmentation du financement des terminaux. »

https://www.rt.com/business/566922-germany-lng-terminals-cost/

« Berlin devra trouver 25 milliards d’euros (25,8 milliards de dollars) supplémentaires pour renflouer Uniper, le plus grand importateur de gaz du pays, a rapporté Reuters mercredi.

L’accord, qui portera le coût de la nationalisation de la compagnie à 51,5 milliards d’euros (53 milliards de dollars), comprend des lignes de crédit, des injections de capitaux et reflète également la suppression de la taxe sur le gaz, initialement conçue pour aider les fournisseurs de gaz allemands à faire face à la hausse des coûts, selon le média. »

https://www.rt.com/business/567053-germany-uniper-bailout-cost-doubles/

« Le gouvernement autrichien prévoit d’introduire un nouvel impôt sur les bénéfices exceptionnels des entreprises du secteur de l’énergie, ont annoncé le vice-chancelier Werner Kogler et le ministre des finances Magnus Brunner lors d’une conférence de presse vendredi.

La taxe s’élèvera à 40 % des bénéfices excédentaires des entreprises pétrolières et gazières, selon l’annonce.

Comme l’a expliqué M. Kogler, le gouvernement prendra le bénéfice moyen d’une entreprise entre 2018 et 2021 comme base pour la taxe. Si le bénéfice actuel est supérieur de plus de 20 % à cette moyenne, 40 % seront écrémés en tant qu’impôt exceptionnel. Toutefois, étant donné que l’impôt sur les sociétés sur ce bénéfice continuera d’être dû, les entreprises finiront par renoncer à un total de 65 % de ces bénéfices, a ajouté M. Kogler.

Il a également noté que si une entreprise peut prouver qu’elle investit dans les énergies renouvelables, le prélèvement passe de 40 à 33 %. »

https://www.rt.com/business/566750-austria-energy-companies-windfall-tax

 

Le Monde multipolaire

« Le commerce de l’énergie entre la Russie et la Chine n’a cessé de croître et a augmenté de 64 % en termes monétaires depuis le début de l’année, a déclaré vendredi le vice-premier ministre russe Alexandre Novak à la chaîne de télévision Rossiya 24.

Ses commentaires ont suivi une réunion de la commission intergouvernementale russo-chinoise sur la coopération énergétique.

« La Chine est notre partenaire stratégique dans la région Asie-Pacifique et, d’une manière générale, dans les échanges commerciaux« , a-t-il déclaré, notant qu’en termes physiques, l’augmentation était d’environ 10 % dans les fournitures de pétrole, de gaz, de charbon et d’électricité.

Le vice-Premier ministre a expliqué que les deux pays ont pour objectif de développer davantage leurs relations commerciales, et qu’ils s’efforcent notamment d’accroître la part des monnaies nationales dans les transactions énergétiques.

« Nous passons à des règlements en roubles et en yuans pour les ressources énergétiques fournies« , a déclaré M. Novak. »

https://www.rt.com/business/566763-russia-china-abandon-dollar-trade/

« La Turquie finalisera le plan de développement d’un centre de distribution de gaz naturel dans la région occidentale de Thrace d’ici la fin de l’année, a déclaré le ministre de l’énergie du pays, Fatih Donmez.

Le mois dernier, le président russe Vladimir Poutine a proposé de créer une plateforme gazière internationale en Turquie, ce qui permettrait à la Russie de rediriger le transit des gazoducs Nord Stream endommagés vers la région de la mer Noire.

La proposition a été accueillie favorablement par le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui a souligné que l’UE serait en mesure d’acheter du gaz russe via son pays.

Louant la Turquie comme l’un des partenaires « les plus fiables » pour le transit du combustible russe vers l’Europe, Poutine a fait remarquer que la plate-forme gazière ne servirait pas seulement de plateforme de distribution, mais pourrait également être utilisée pour déterminer les prix du gaz et éviter la « politisation » de l’énergie. »

https://www.rt.com/business/566617-turkiye-gas-hub-roadmap/

« Les opérations aériennes de la Turquie dans le nord de l’Irak et de la Syrie ne sont « que le début » et le pays pourrait bientôt lancer une offensive terrestre dans les zones contrôlées par les Kurdes en Syrie, a averti mercredi le président Recep Tayyip Erdogan.

Dans un discours devant les législateurs du parti au pouvoir, Erdogan a expliqué que la Turquie est déterminée à « fermer toutes nos frontières méridionales… avec un corridor de sécurité qui empêchera toute possibilité d’attaque contre notre pays. »

Il a précisé que l’incursion terrestre débutera « au moment le plus opportun pour nous » et qu’elle visera les régions de Tel Rifaat, Mambij et Kobani, qu’il a qualifiées de « sources de problèmes. »

Erdogan a également rassuré les gouvernements irakien et syrien sur le fait que l’opération d’Ankara ne constitue pas un défi à leur souveraineté ou à leur intégrité territoriale, et a souligné que le but de l’opération est de protéger la sécurité de la Turquie. Si ces pays « ne peuvent pas remplir les conditions de l’accord, nous avons le droit de nous en occuper nous-mêmes« , a-t-il averti. »

https://www.rt.com/news/567054-turkey-ground-operation-syria/

« L’armée américaine a déclaré que les récentes frappes aériennes turques en Syrie « menaçaient la sécurité » des soldats américains, qui occupent toujours illégalement une partie du pays.

Le Pentagone a ajouté qu’il était « profondément préoccupé » par la montée des hostilités en Syrie, en Irak et en Turquie, notant que les frappes d’Ankara contre des factions de la milice kurde en début de semaine risquaient de nuire aux forces américaines stationnées à proximité.

« Les récentes frappes aériennes en Syrie ont directement menacé la sécurité du personnel américain qui travaille en Syrie avec des partenaires locaux pour vaincre ISIS et maintenir la garde de plus de dix mille détenus d’ISIS« , a déclaré le secrétaire de presse du Pentagone, Patrick Ryder, ajoutant que « cette escalade menace les progrès réalisés depuis des années par la Coalition mondiale pour vaincre ISIS. »

La veille, la Maison Blanche avait exprimé son soutien à l’opération « Claw-Sword » menée par la Turquie en Syrie. Le porte-parole du Conseil national de sécurité, John Kirby, avait déclaré qu’Ankara était confrontée à une « menace terroriste légitime » de la part de certains groupes kurdes et qu’elle avait « tous les droits » de se défendre. Toutefois, l’approbation était quelque peu réticente, car Kirby a suggéré que la mission pourrait « forcer une réaction » des combattants kurdes soutenus par les États-Unis, ce qui pourrait « limiter leur capacité à poursuivre la lutte contre ISIS. » »

https://www.rt.com/news/567077-turkiye-syria-strikes-pentagon

 

La guerre chaude en Ukraine

« Le gouvernement américain s’inquiète de plus en plus de son incapacité à continuer à fournir à l’Ukraine des systèmes et des munitions de pointe dans le cadre du conflit qui l’oppose à la Russie, rapporte CNN.

Selon trois responsables américains interrogés par le média, les défis auxquels les États-Unis sont confrontés en termes de soutien à l’Ukraine comprennent la « diminution » de leurs stocks d’armes et la capacité de l’industrie de la défense à répondre à la demande. Un fonctionnaire a déclaré à CNN que la quantité de stocks excédentaires que Washington peut envoyer à Kiev est « limitée« .

Washington est particulièrement préoccupé par les stocks disponibles d’obus d’artillerie de 155 mm et de missiles de défense aérienne Stinger, indique le rapport. Certains responsables s’inquiètent également de la production d’armes telles que les missiles antiradiation HARMs, les missiles surface-surface GMLRS et les systèmes antichars Javelin.

Les sources de CNN affirment toutefois que la diminution des stocks ne compromet pas la sécurité nationale, étant donné que les armes destinées à l’Ukraine ne proviennent pas des réserves du Pentagone pour ses propres contingences. Un haut fonctionnaire a également déclaré au média que l’évaluation selon laquelle les États-Unis sont « à court » d’armes est subjective, car elle dépend du niveau de risque que le Pentagone est prêt à accepter. »

https://www.rt.com/news/566738-us-running-low-weapons-ukraine/

« Le président Vladimir Zelensky a porté atteinte aux espoirs de l’Ukraine d’adhérer à l’UE en signant un amendement qui réduit la surveillance financière des hommes politiques, ont déclaré lundi des militants anticorruption à Kiev. Cette mesure « tue pratiquement » les efforts de lutte contre le blanchiment d’argent, a déclaré le chef du Centre d’action anticorruption (AntAC).

L’Ukraine avait auparavant imposé un suivi financier à vie des « personnes politiquement exposées« , y compris les responsables gouvernementaux et les législateurs – jusqu’à ce que Zelensky signe un amendement la semaine dernière limitant ce suivi à trois ans seulement. Officiellement, la loi est censée « protéger le système financier ukrainien contre la Russie et le Belarus« , mais l’AntAC estime qu’elle va plutôt nuire aux intérêts du pays.

« Avec cette loi, les politiciens ont détruit le système de surveillance financière de leurs proches, ce qui signifie qu’ils ont en fait bloqué les négociations sur l’adhésion de l’Ukraine à l’UE« , a déclaré Vitaly Shabunin, chef de l’AntAC, sur les médias sociaux. La loi modifiée « tue pratiquement le système de prévention du blanchiment d’argent par les politiciens ukrainiens« , a-t-il ajouté. »

https://www.rt.com/russia/566960-zelensky-ukraine-corruption-monitoring/

« Le parlement ukrainien, la Verkhovnaya Rada, a enregistré un projet de loi visant à rendre totalement illégales les activités de l’Église orthodoxe russe (EOR) sur le territoire ukrainien, les législateurs estimant que l’Église constitue une menace pour la sécurité et l’ordre national de l’Ukraine.

Le projet de loi a été initié par le parti Solidarité européenne de l’ancien président Pyotr Porochenko, dont la coprésidente, Irina Gerashschenko, a annoncé cette initiative sur Facebook mardi. Elle a laissé entendre que l’EOR n’était « pas une église, mais une organisation idéologique promouvant le « monde russe »« . Elle a également accusé le Patriarcat de Moscou d’utiliser le monastère Pechersk Lavra de Kiev – le principal monastère chrétien orthodoxe d’Ukraine – comme une « cellule anti-ukrainienne du Kremlin« .

La proposition de loi vise à rendre illégales les activités de toutes les organisations et institutions religieuses qui font partie de l’EOR ou qui reconnaissent leur subordination à l’EOR « en matière canonique, organisationnelle et autre. »

« La libération de l’Ukraine de l’Église orthodoxe russe est un autre pas vers une Ukraine libre et indépendante« , a conclu le coprésident.

Les responsables russes ont déjà critiqué le projet de loi, la sénatrice Olga Kovitidi déclarant qu’il signale « le début de la fin » pour l’Ukraine et que son adoption serait une erreur fatale pour le président Vladimir Zelensky. »

https://www.rt.com/russia/567045-ukraine-russian-orthodox-church-ban/

« La Géorgie aurait pu être transformée en « champ de tir » si les dirigeants de l’opposition avaient réussi à prendre le contrôle du pays, affirme le Premier ministre Irakly Garibashvili. Il a déclaré que Kiev avait tenté de faire pression sur Tbilissi pour qu’il se joigne au conflit avec la Russie.

Dans une allocution devant le Parlement vendredi, M. Garibashvili a déclaré que les tentatives ukrainiennes d’ouvrir un « second front » contre la Russie en Géorgie n’étaient « ni une interprétation, ni une légende« , mais une « citation directe » de ce qui a été dit lors d’une conférence de presse.

« Ces gens [l’opposition géorgienne] sont leurs alliés [les responsables ukrainiens]. Imaginez si ces personnes avaient été à la tête du gouvernement géorgien aujourd’hui« , a déclaré Garibashvili. « Quelqu’un doute-t-il qu’un ‘second front’ aurait été ouvert en Géorgie, transformant le pays en ‘champ de tir’ ? ».

Tbilissi s’est jusqu’à présent abstenu de prendre part aux sanctions occidentales imposées à la Russie en raison de son opération militaire en Ukraine, et Garibashvili a déclaré en avril que son pays ne se joindrait pas aux combats, car cela irait à l’encontre des intérêts nationaux de la Géorgie. »

https://www.rt.com/russia/566780-ukraine-georgia-second-front-russia/

« Le « meurtre barbare de prisonniers de guerre russes » n’est que le dernier d’une série de crimes de guerre commis par les troupes ukrainiennes, a déclaré vendredi le ministère russe de la Défense. Cette déclaration a été faite après la diffusion sur Internet de vidéos montrant des militaires russes exécutés après s’être rendus.

« Il s’agit d’une pratique généralisée des forces armées ukrainiennes, activement soutenue par le régime de Kiev et carrément ignorée par ses soutiens occidentaux« , a souligné le ministère. Il a également dénoncé les actions des soldats ukrainiens comme un « meurtre délibéré et méthodique« .

« Personne ne pourra prétendre qu’il s’agit d’une « exception tragique » dans le contexte du respect total des normes régissant les droits des prisonniers de guerre par le régime de Kiev », indique le communiqué.

La vidéo montre un groupe de soldats portant des uniformes russes se rendant à des troupes portant des uniformes avec des insignes ukrainiens. On y voit également les militaires capturés allongés sur le sol, vraisemblablement morts. »

https://www.rt.com/russia/566791-ukraine-policy-execute-pows/

Le chantage nucléaire recommence :

« Les troupes ukrainiennes ont bombardé la plus grande centrale nucléaire d’Europe au cours des deux derniers jours, a affirmé dimanche Renat Karchaa, conseiller auprès de l’opérateur nucléaire public russe Rosenergoatom.

Karchaa a déclaré que la centrale nucléaire de Zaporozhye avait été prise pour cible plus tôt dans la journée, à la suite d’un tir de barrage sur l’installation samedi, au cours duquel six projectiles ont touché le système de refroidissement de l’un des réacteurs et l’aire de stockage des déchets radioactifs. Il a ajouté que les employés étaient indemnes.

Selon le ministère russe de la Défense, l’usine a été bombardée deux fois dimanche, tandis que 11 « obus d’artillerie de gros calibre » ont été tirés samedi. Le ministère a précisé que les projectiles sont tombés à proximité des réacteurs et que les tirs ont également touché des lignes électriques.

https://www.rt.com/russia/566874-zaporozhye-waste-storage-shelled/

Et le « deux poids deux mesures » des Nations Unis est de plus en plus visible :

« L’ONU n’est pas en mesure d’identifier les auteurs des attaques contre la centrale nucléaire de Zaporozhye (ZNPP), a déclaré lundi un porte-parole du secrétaire général. La Russie a demandé à l’Agence internationale de l’énergie atomique de faire correctement son travail et de reconnaître que les bombardements provenaient du côté ukrainien.

Une trentaine de projectiles ont frappé la centrale ZNPP au cours du week-end, selon le ministère russe de la défense. La société d’énergie nucléaire Rosatom a déclaré que les dommages causés au stockage du combustible usé de la centrale étaient proches de déclencher une catastrophe. Moscou a déclaré qu’il était clair que les tirs provenaient de la ville de Marganets, tenue par les Ukrainiens, mais l’AIEA a évité de citer des noms.

« Nous n’avons aucun moyen de déterminer qui a mené les attaques », a déclaré à la presse Farhan Haq, le porte-parole adjoint du secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres. »

https://www.rt.com/russia/566953-un-zaporozhye-ukraine-shelling

 

La nouvelle guerre froide

« Les responsables russes ne participeront pas à la réunion d’automne de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) à Varsovie la semaine prochaine, après que la Pologne a rejeté leurs visas, a déclaré mercredi un membre de la délégation russe.

« Nous avons reçu une réponse scandaleuse de la part du chef de la délégation polonaise à l’assemblée parlementaire de l’OSCE« , a déclaré au Parlement Vladimir Dzhabarov, premier vice-président de la commission des affaires internationales du Conseil de la Fédération de Russie, selon l’agence de presse russe TASS.

L’envoyée polonaise, Barbara Bartus, « a littéralement dit qu’elle ne voyait aucune possibilité » de permettre aux délégués russes ou biélorusses de participer à l’assemblée, car cela « violerait le principe de solidarité avec l’Ukraine« , a poursuivi M. Dzhabarov, ajoutant qu’il prévoit des problèmes similaires lorsque l’OSCE se réunira à nouveau en février en Autriche et en juillet au Canada.

La Pologne refusera également d’accorder des visas aux responsables russes qui prévoient d’assister à une réunion ministérielle distincte de l’OSCE à Lodz en décembre, a déclaré son ministère des affaires étrangères à Reuters vendredi. « Nous ne leur accordons pas de visas« , a déclaré le porte-parole Lukasz Jasina. Dans des commentaires adressés à l’AFP, M. Jasina a pointé du doigt le ministre russe des Affaires étrangères Sergey Lavrov, déclarant que la Pologne « ne pense pas » qu’il viendra. »

https://www.rt.com/russia/566792-russian-osce-denied-visas/

« La décision de la Pologne d’interdire au plus haut diplomate de Moscou, Sergey Lavrov, de participer à une réunion ministérielle de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) à Lodz le mois prochain est inacceptable et provocatrice, a déclaré samedi le ministère russe des Affaires étrangères.

Cette déclaration est intervenue le lendemain de la confirmation par Varsovie de son intention de refuser l’entrée sur son territoire aux responsables russes sanctionnés par l’UE, dont M. Lavrov.

Selon le ministère russe des affaires étrangères, par cette mesure « sans précédent et provocatrice« , Varsovie, qui préside actuellement l’OSCE, « ne s’est pas seulement discréditée, mais a également causé des dommages irréparables à l’autorité de l’ensemble de l’Organisation« .

Tout au long de sa présidence, la Pologne a « détruit avec enthousiasme » les fondements de l’OSCE, notamment la « culture du consensus« , a déclaré le ministère, et l' »attaque inacceptable contre la Russie » représente le point culminant de cette « anti-présidence. »

Soulignant que la Pologne a également refusé l’entrée aux responsables russes pour la réunion d’automne de l’organisation, le ministère a affirmé que Varsovie et ses alliés occidentaux « poussent l’OSCE dans l’abîme« . »

https://www.rt.com/russia/566838-lavrov-poland-lavrov-entry/

Un signe que la Russie ne prend plus les États-Unis au sérieux. Un avant-gout des futures négociations de paix pour Ukraine :

« La Maison Blanche a accusé la Russie de ne pas négocier de bonne foi un éventuel échange de prisonniers entre les deux pays, affirmant que les actions de Moscou sont en contradiction avec ses déclarations officielles.

Lors d’un point de presse régulier vendredi, le porte-parole Karine Jean-Pierre a commenté les efforts de Washington pour obtenir la libération des citoyens américains détenus par la Russie. Selon la porte-parole, les États-Unis ont fait une offre à la Russie et ont proposé « d’autres moyens potentiels d’avancer » par les canaux diplomatiques disponibles.

Toutefois, Jean-Pierre a affirmé que « les actions du gouvernement russe ont contredit ce qu’il a dit publiquement« . « Au cours des derniers mois, ils n’ont pas réussi à négocier sérieusement par le canal établi ou par tout autre canal« , a-t-elle déclaré.

Tout en refusant de fournir des détails sur les négociations, elle a déclaré que Washington avait fait une « offre substantielle » mais que Moscou avait « constamment… échoué à négocier de bonne foi » a souligné la porte-parole. »

https://www.rt.com/news/566802-us-russia-bad-faith-prisoner-swap/

La guerre des microprocesseurs :

« La Chine a accusé le gouvernement britannique de violer les règles du commerce international après que le Royaume-Uni est intervenu pour annuler la vente du plus grand fabricant de microprocesseurs du pays à une société chinoise en invoquant la « sécurité nationale« . L’ordonnance intervient plus d’un an après la conclusion de la transaction.

Interrogée sur la décision de Londres d’interdire la transaction lors d’une conférence de presse vendredi, la porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères, Mao Ning, a condamné cette décision, insistant sur le fait que la Grande-Bretagne devait « respecter les droits et intérêts légitimes des entreprises chinoises » et fournir un « environnement commercial équitable, juste et non discriminatoire« .

« Le Royaume-Uni a exagéré le concept de sécurité nationale et a abusé du pouvoir de l’État pour interférer directement dans la coopération normale d’investissement d’une entreprise chinoise en Grande-Bretagne« , a déclaré Mao aux journalistes. « Cela viole les droits et intérêts légitimes de l’entreprise concernée, ainsi que les principes de l’économie de marché et les règles du commerce international dont le Royaume-Uni se prétend depuis longtemps le champion. »

En début de semaine, le ministère britannique des affaires, de l’énergie et de la stratégie industrielle a ordonné à Wingtech Technology, une entreprise technologique chinoise, de céder sa part de 86 % dans Newport Wafer Fab, le plus grand fabricant britannique de micropuces, basé à Newport, au Pays de Galles. L’opération de rachat de Wingtech a été réalisée en juillet 2021, pour un montant de 75 millions de dollars. »

https://www.rt.com/business/566800-uk-blocks-china-deal/

Pas si facile de dédollariser :

« Moscou cherche des moyens de désolidariser les règlements avec ses partenaires étrangers du dollar américain, a rapporté samedi la RBK, citant des sources du marché financier et du gouvernement.

La Russie a intensifié ses efforts pour convertir les règlements internationaux en monnaies nationales après que plusieurs nations occidentales ont imposé des sanctions au pays au début de l’année en rapport avec le conflit en Ukraine. Les sanctions ayant mis en péril les transactions de la Russie en euros et en dollars, ces monnaies ont été considérées comme compromises.

Cependant, le taux de change utilisé dans les échanges transfrontaliers en monnaies locales est toujours calculé par le biais du dollar. Par exemple, lors de la détermination du taux rouble-tenge, le taux de la monnaie kazakhe est calculé en utilisant le dollar pour déterminer le prix en roubles d’un tenge et vice versa.

Selon les sources de la RBK, la banque centrale et le ministère des finances russes travaillent actuellement avec les banques sur un mécanisme qui permettrait à la Russie de fixer les prix des contrats étrangers à l’aide de nouveaux indicateurs qui ne tiennent pas compte du taux de change du dollar.

L’une des solutions consiste à créer un panier de devises qui seraient vraisemblablement arrimées les unes aux autres. Une autre option consiste à introduire une nouvelle unité de paiement pour les contrats de commerce extérieur, dont la valeur serait liée à des matières premières telles que l’or et d’autres métaux précieux. Dans ce cas, le taux de change mondial dépendrait des prix moyens de ces matières premières sur les marchés mondiaux.

Une troisième option sur la table consiste simplement à rattacher les monnaies nationales à l’or ou au pétrole. Toutefois, cette solution peut également poser problème, car le prix du pétrole et de l’or est exprimé en dollars.

Une source a déclaré à RBK que le taux de change dans les contrats de commerce extérieur pourrait être calculé en utilisant le yuan chinois au lieu du dollar, car la Chine ne s’est pas rangée du côté de l’Occident dans la guerre des sanctions contre la Russie. Cependant, le yuan n’est pas une monnaie librement convertible et le consentement de Pékin serait nécessaire pour que le mécanisme puisse être mis en œuvre. »

https://www.rt.com/business/566816-russia-decouple-national-currencies-dollar/

Retour au temps de la politique de non alignement :

« Les chefs de la défense américaine et indonésienne sont sortis de leur réunion lundi avec des conceptions apparemment différentes de l’alignement militaire des deux pays.

Lors d’un point de presse à Jakarta après ses entretiens avec son homologue indonésien, le secrétaire américain à la défense, Lloyd Austin, a parlé d’approfondir les liens de défense et d’accroître l' »interopérabilité » des armements des deux pays. Le ministre indonésien de la défense, Prabowo Subianto, a défendu à plusieurs reprises les solides relations de son pays avec les deux plus grands adversaires des États-Unis, la Russie et la Chine.

« Les États-Unis sont fiers de s’associer à vous alors que nous travaillons ensemble pour faire avancer notre vision commune d’un Indo-Pacifique libre et ouvert« , a déclaré Austin. Mais Subianto a rappelé à la presse la neutralité géopolitique de Jakarta, en déclarant : « Je tiens à souligner que l’Indonésie s’efforce toujours d’entretenir les meilleures relations avec toutes les nations, en particulier avec toutes les grandes puissances. »

L’Indonésie a participé à des exercices militaires conjoints avec les États-Unis en août et a accepté la semaine dernière de reprendre les exercices et les entraînements militaires conjoints avec la Chine. Jakarta achète également des armes chinoises et russes.

Interrogé sur les pressions occidentales visant à interrompre ces achats de défense, Subianto a déclaré : « Nous entretenons des relations de longue date avec la Russie et la Chine. Nous avons des relations avec la Russie depuis de très nombreuses années. Notre armée utilise des équipements russes. . .  Nous apprécions nos relations avec la Chine. En tant que pays indépendant et souverain, nous nous réservons le droit d’utiliser et d’acquérir du matériel provenant de très nombreux pays. » »

https://www.rt.com/news/566958-indonesia-stresses-defense-neutrality-after-us-talks/

L’Europe et les Etats-Unis se dirigent vers une guerre commerciale

Par : Volti
Faire confiance aux américains n’est jamais une bonne idée. Nous risquons de payer très cher, le prix de la soumission des valets occidentaux américanisés, à ce pays bon qu’à piller, massacrer, et s’ingérer partout, pour garder son pouvoir toxique sur le reste du monde. Source Observateur-Continental En cas de crise, la première chose à laquelle tout le monde pense, c’est […]

Du surréel au réel et au méta-réel

par Batiushka. De plus en plus, tous les gouvernements européens, à l’exception du gouvernement hongrois, sont considérés comme ce qu’ils sont : de simples élites fantoches des États-Unis, qui ne représentent pas leurs peuples.

Scandale FTX : Une entreprise ukrainienne de crypto-monnaies incriminée !

Everstake impliqué dans le système de fraude présumé mis en place via FTX Sam Bankman Fried Everstake, une société de crypto-monnaies basée en Ukraine, a été pris dans le collimateur d’une relation controversée impliquant Kiev, les démocrates et la bourse FTX qui a attiré l’attention des responsables de Washington. Dans le cadre des efforts déployés pour générer davantage de fonds pour l’effort de guerre, le gouvernement ukrainien […]

Quand l’Ukraine manquera de munitions

par Alexandre Lemoine. L'Ukraine commence à manquer de munitions, les projectiles, les roquettes et les cartouches partent très vite. Il n'y a pas de production locale, les anciennes réserves soviétiques sont pratiquement épuisées.

Les pays de l’UE se disputent le pétrole russe déjà interdit

par Philippe Rosenthal. Un certain nombre de pays de l'UE ont, donc, fait pression pour obtenir le prix le plus bas possible dans les négociations, juste au-dessus des coûts de production.

Plafonnement des prix du gaz russe : Les pays européens rechignent à se suicider

par Karine Bechet-Golovko. Le fanatisme mêlé à la soumission de ces personnes présentent un danger existentiel pour nos pays. Car ils sont prêts à sacrifier nos économies, nos conditions de vie - voire nos vies.

Centrale de Zaporijia: l’AIEA accorde à Kiev le droit de chantage nucléaire

Par : Volti
Le froid, la misère, les restrictions énergétiques, les pénuries, l’inflation, la destruction économique de nos pays et en plus la pleureuse de Kiev veut déclencher un second Tchernobyl. Et personne ne bouge pour stopper cet hystérique ? Source Observateur-Continental L’armée ukrainienne a repris des bombardements massifs de la centrale nucléaire de Zaporijia en profitant de la protection de l’Occident.  Comme […]

L’adhésion de l’Union africaine au G20 : Un palier vers la refonte de la gouvernance mondiale

« L’Afrique sera désormais à la table des négociations et pourra ainsi participer en amont à l’élaboration de l’agenda du Groupe. Elle aura la possibilité d’exercer une plus grande influence sur le contenu de cet agenda. »

OTAN : La Hongrie repousse la ratification de l’adhésion de la Suède et de la Finlande

Alors que la Commission européenne menace de geler des milliards d’euros de fonds communautaires, Budapest a annoncé son report de la ratification de l’adhésion à l’OTAN de la Suède et de la Finlande.

L’Azerbaïdjan refuse des pourparlers avec l’Arménie en présence de Macron

L'Azerbaïdjan a annoncé vendredi 25 novembre avoir annulé des pourparlers de paix prévus à Bruxelles avec l'Arménie parce qu'Erevan insistait pour que le président français Emmanuel Macron y assiste.

L’Allemagne coule, l’Europe avec et Bruno Le Maire ne s’en rend absolument pas compte

par H16. Les Allemands ont maintenant plus de faillites que de gaz, des miroirs et des moulins sous-productifs à ne plus savoir qu’en faire et doivent malgré tout exploiter le charbon, le pétrole et le nucléaire.

Sixième 49.3 en un mois ! SILENCE la FRANCE DORT

Sixième 49.3 en un mois.

Si vous ne comprenez pas les forces à la manœuvre pour terminer notre mode de vie, il est trop tard.

Appelez ça démocratie, c’est mignon, mais c’est inexact.

— Alexis Poulin (@Poulin2012) November 25, 2022

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Guy de Maupassant et nos déboires démocratiques (et parlementaires)

par Nicolas Bonnal. 89 a démoli la royauté et la noblesse, 48 la bourgeoisie et 51 le peuple. Il n'y a plus rien, qu'une tourbe canaille et imbécile. Nous sommes tous enfoncés au même niveau dans une médiocrité commune.

Le discours sur la société sans numéraire se répand rapidement et il faut s’y fier comme à la NSA (The Great Recession Blog)

Par : Volti
Source The Great Recession Blog via CRASHDEBUG Par David Haggith Nous sommes au bord d’un changement spectaculaire où nous sommes sur le point – et je le dis avec audace – d’abandonner le système traditionnel de l’argent et de la comptabilité pour en introduire un nouveau : …. La nouvelle comptabilité est ce que nous appelons « blockchain ». Cela signifie numérique. Cela signifie que […]

Le test d’indépendance : la justice enquête sur les comptes de campagne du chef de l’État

C’est sans aucun doute l’enquête judiciaire la plus sensible du moment. Et pour cause, elle est la première à viser directement le président de la République. Selon nos informations, confirmées par le parquet national financier (PNF), une information judiciaire a été ouverte le 20 octobre pour des soupçons de financement illégal des campagnes électorales d’Emmanuel Macron en 2017 et 2022.

Les investigations visent les liens entre le chef de l’État et le cabinet de conseil McKinsey. Elles s’intéressent aux conditions d’attributions de certains contrats publics aux montants colossaux à cette entreprise américaine. Une seconde information judiciaire des chefs de favoritisme et recel de favoritisme a été ouverte le 21 octobre. Dans les deux cas, le PNF précise avoir été destinataire de signalements et de plaintes émanant d’élus, de particuliers et d’associations.

Trois juges d’instruction, qui seront épaulés par des services de gendarmerie, ont été désignés pour mener ces enquêtes au cœur du pouvoir, parmi lesquels Serge Tournaire, actuellement doyen du pôle financier au tribunal judiciaire de Paris. Ce magistrat d’expérience est notamment connu pour avoir mis en examen François Fillon en 2017 dans l’enquête sur les emplois fictifs de son épouse Penelope, tous deux ayant depuis été condamnés en première instance puis en appel, ainsi que Nicolas Sarkozy, dans l’affaire Bygmalion.

Nouveaux soupçons

Ces nouvelles enquêtes font suite aux investigations menées lors d’une première procédure ouverte au printemps pour « blanchiment aggravé de fraude fiscale » visant notamment McKinsey. Tout est parti de la publication, en mars dernier, d’un rapport d’une commission d’enquête du Sénat dénonçant l’emprise des cabinets de conseils privés sur les politiques publiques. Les parlementaires avaient alors révélé que les contrats conclus entre l’État et ces entreprises de consultants avaient « plus que doublé » entre 2018 et 2021 pour atteindre le montant record d’un milliard d’euros l’an dernier. Parmi les cabinets mandatés par l’État, le cabinet américain McKinsey.

[…]

Les interrogations autour de ces marchés étaient d’autant plus grandes qu’il apparaît que McKinsey n’a payé aucun impôt sur les sociétés en France entre 2011 et 2020. Or son chiffre d’affaires français a été estimé à 329 millions d’euros en 2020. Dans la foulée du rapport, le parquet national financier avait ouvert une enquête préliminaire sur un volet uniquement fiscal le 31 mars dernier. Le siège français du cabinet de conseil avait été perquisitionné un mois plus tard à Paris.

C’est à la suite de ces opérations que le PNF a décidé d’élargir le mois dernier les investigations et de transmettre les rênes de ces procédures ultrasensibles à des juges d’instruction financiers, statutairement indépendants. Selon le communiqué du PNF, qui dans un premier temps n’avait pas souhaité communiquer sur nos révélations, la première information judiciaire vise des chefs de « tenue non conforme de comptes de campagne et minoration d’éléments comptables dans un compte de campagne, portant sur les conditions d’intervention de cabinets de conseils dans les campagnes électorales de 2017 et 2022 ».

Il s’agit en l’espèce des préventions de l’article L 113-1 du code électoral, passible de trois ans de prison et 45 000 € d’amende. C’est sur la base de cet article que Nicolas Sarkozy a été condamné en première instance dans l’affaire Bygmalion – il a fait appel. La justice cherche à savoir si les cabinets de conseil, dont McKinsey, n’ont pas fait bénéficier au candidat Macron de travaux et expertises qui auraient dû être comptabilisées dans les dépenses de campagne.

Lire l’article entier sur leparisien.fr

Pierre Gentillet : «Ce cabinet de conseil a fait sur l'année 2021 320 millions d'euros, sans jamais payer un centime d'impôt sur les sociétés à l'Etat […] Pourquoi prendre un conseil qui a été autant condamné ?» dans #SoirInfo pic.twitter.com/JLp72515gj

— CNEWS (@CNEWS) November 24, 2022

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« La BCE veut forcer les Français à emprunter à taux variables dès 2023 !! ». L’édito de Charles SANNAT

Par : Volti
La crise de 2008 dite des subprimes, ne leur a pas servi de leçon, ils réitèrent leurs grosses conneries. Prêter aux pauvres et avec les taux variables, c’est le défaut de paiement assuré. Attention aux emprunt immobiliers. Risque de faillites en cascade des banques et des particuliers, s’ils mettent en place cette stupidité. Source Insolentiae Mes chères impertinentes, chers impertinents, […]

Les infos et news du 26 novembre 2022

Par : Volti
Bonjour à tout le monde et merci à mes correspondants. Affaire McKinsey : «Je ne crains rien», balaie Macron, qui ne pense pas être au «cœur de l’enquête» Attentat de Nice : la cour d’assises spéciale ordonne la restitution d’organes prélevés sur des victimes «C’est une question de santé publique»: la FHF reste opposée à la réintégration des soignants non vaccinés Retour […]
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Ce que les banques vous disent et pourquoi il ne faut presque jamais les croire

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LE LIVRE

 » On se fait balader!  » C’est le sentiment de toute la société face aux discours des banques depuis la crise de 2008. À les entendre, elles ne seraient pas responsables de la crise, n’auraient rien coûté aux contribuables, et toute nouvelle réglementation conduirait à aggraver la situation et à détruire des emplois.
Ces arguments martelés à grands coups d’opérations de communication, Pascal Canfin les entend tous les jours en tant que député européen. Il les démonte ici un par un et nous entraîne dans les coulisses de l’Europe, où se négocient les règles supposées encadrer la fi nance. On y découvre la réalité du lobbying exercé par les banques et le vrai bilan de Nicolas Sarkozy en matière de  » moralisation du capitalisme « . Dans la perspective de l’alternance en France en 2012, Pascal Canfin propose des réformes crédibles pour que le politique reprenne enfin la main sur la finance.

L’AUTEUR

Pascal Canfin, ancien journaliste économique, est député européen Europe Écologie-Les Verts,
vice-président de la commission spéciale sur la crise financière. Au Parlement européen, il a négocié les lois portant sur les fonds spéculatifs, les produits dérivés, les bonus des traders, les agences de notation, etc.
Il est à l’origine de l’ONG Finance Watch.

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Le gouvernement rêve de policiers « cyborgs »

Par : Volti
Source REPORTERRE Des « agents-cyborgs », augmentés et équipés d’outils de surveillance de masse : telles sont les ambitions du gouvernement en matière de sécurité, inscrites dans un rapport annexé au projet de loi Lopmi, adopté le 22 novembre. Des véhicules de police « augmentés », des uniformes truffés de biocapteurs et de caméras, de l’intelligence artificielle à ne plus savoir qu’en faire… Dans un épais rapport annexé à […]

Le général Sergueï Sourovikine a radicalement changé les plans opérationnels de la Russie dans la guerre en Ukraine

par Valentin Vasilescu. Aujourd'hui, la situation a changé. Dès que l'armée russe coupe le courant en Ukraine, le transport ferroviaire s'arrête et avec lui les trains d'armes, de munitions et de troupes envoyées sur la ligne de front.

Pourquoi les Américains détestent-ils Poutine ?

par Mike Whitney. Ils espéraient, un lèche-bottes prêt à vendre son pays pour s'attirer les faveurs de l'Oncle Sam. Ils ont eu Poutine, un chrétien fervent, un conservateur inébranlable et un patriote russe féroce.

Vous êtes sous contrôle. Les élites françaises craignent, en privé, les États-Unis et une nouvelle étude explique pourquoi

Par : Wayan

Par Felix Livshitz − Le 15 novembre 2022 − Source RT

Une nouvelle étude [en français, NdT] publiée par l’École de guerre économique française a révélé des résultats extraordinaires sur les personnes et les éléments que les services de renseignement français craignent le plus lorsqu’il s’agit de menaces pour l’économie du pays.

Les résultats sont basés sur des recherches approfondies et des entretiens avec des experts du renseignement français, y compris des représentants d’agences d’espionnage, et reflètent donc les positions et la pensée de spécialistes dans le domaine peu étudié de la guerre économique. Leur opinion collective est très claire : 97 % d’entre eux considèrent que les États-Unis sont la puissance étrangère qui « menace le plus » les « intérêts économiques » de Paris.

Qui est votre véritable ennemi ?

L’étude a été menée pour répondre à la question suivante : « que deviendra la France dans un contexte de guerre économique de plus en plus exacerbé ?« . Cette question est devenue de plus en plus urgente pour l’UE car les sanctions occidentales sur les exportations de Moscou, en particulier l’énergie, ont eu un effet catastrophique sur les pays européens, mais n’ont pas eu l’effet prévu sur la Russie. Elles n’ont pas non plus nui aux États-Unis, le pays qui a poussé le plus énergiquement à l’adoption de ces mesures.

Pourtant, la question ne se pose pas dans les autres capitales européennes. C’est précisément l’échec à l’échelle du continent, ou du moins le manque de volonté, de prendre en compte les « répercussions négatives sur la vie quotidienne » des citoyens européens qui a inspiré le rapport de l’École de Guerre Économique.

Comme l’explique l’auteur principal du rapport, Christian Harbulot, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la France « vit dans un état de non-dit« , comme d’autres pays européens.

À l’issue de ce conflit, la « peur manifeste » des élites françaises de voir le Parti communiste prendre le pouvoir en France « a fortement incité une partie de la classe politique à placer notre sécurité entre les mains des États-Unis, notamment en réclamant l’établissement de bases militaires permanentes en France. »

« Il va sans dire que tout a un prix. La contrepartie de cette aide venue d’outre-Atlantique a été de nous faire entrer dans un état de dépendance globale – monétaire, financière, technologique – à l’égard des USA« , indique Harbulot. Et à part entre 1958 et 1965, lorsque le général Charles de Gaulle a tenté d’accroître l’autonomie de Paris par rapport à Washington et à l’OTAN, les dirigeants français sont « rentrés dans le rang« .

Cette acceptation signifie qu’à l’exception de rares scandales publics tels que la vente d’actifs français à des entreprises américaines, ou l’annulation par l’Australie de son achat de sous-marins de fabrication française en faveur d’un accord controversé avec les États-Unis et le Royaume-Uni (AUKUS), il y a peu de reconnaissance – et encore moins de discussion – dans le grand public sur la façon dont Washington exerce un degré significatif de contrôle sur l’économie de la France, et donc sur la politique.

Par conséquent, les politiciens et le public ont du mal à identifier « qui est vraiment leur ennemi« . « Dans les sphères de pouvoir » de toute l’Europe, dit Harbulot, « il est d’usage de taire ce genre de problème« , et la guerre économique reste une « confrontation souterraine qui précède, accompagne puis prend le relais des conflits militaires classiques« .

Cela signifie à son tour que tout débat sur « l’hostilité ou la nocivité » des relations entre l’Europe et Washington passe à côté du fait sous-jacent que « les États-Unis cherchent à assurer leur suprématie sur le monde, sans s’afficher comme un empire traditionnel. »

L’UE peut avoir un excédent commercial de 150 milliards d’euros avec les États-Unis, mais ces derniers ne laisseront jamais volontairement cet avantage économique se traduire par une « autonomie stratégique » vis-à-vis d’eux. Et ce gain est obtenu dans le contexte constant – et plus que compensé – d’une « forte pression géopolitique et militaire » exercée par les États-Unis à tout moment.

J’espionne avec mes Five Eyes

Harbulot estime que l' »état de non-dit » est encore plus prononcé en Allemagne, car Berlin « cherche à établir une nouvelle forme de suprématie au sein de l’Europe » fondée sur sa dépendance à l’égard des États-Unis.

Comme la France « n’est pas dans une phase de construction de puissance mais plutôt dans une recherche de préservation de sa puissance » – un état de fait « très différent » – cela devrait signifier que les Français peuvent plus facilement reconnaître et admettre la dépendance toxique vis-à-vis de Washington, et la considérer comme un problème qui doit être résolu.

Il est certainement difficile d’imaginer qu’un rapport aussi éclairant et honnête soit produit par un institut universitaire basé à Berlin, bien que le pays soit le plus durement touché par les sanctions anti-russes. Certains analystes ont parlé d’une possible désindustrialisation de l’Allemagne, car son incapacité à alimenter des secteurs économiques à forte intensité énergétique a détruit son excédent commercial de 30 ans – peut-être pour toujours.

Mais outre le fait que la « dépendance » de la France vis-à-vis de Washington est différente de celle de l’Allemagne, Paris a d’autres raisons de cultiver une « culture du combat économique » et de suivre de très près les « intérêts étrangers » qui nuisent à l’économie et aux entreprises du pays.

Un ordre d’espionnage de l’Agence nationale de sécurité des États-Unis envoyé à d’autres membres du réseau d’espionnage mondial Five Eyes (Australie, Canada, Nouvelle-Zélande et Royaume-Uni), publié par WikiLeaks, montre que, depuis au moins 2002, Washington adresse à ses alliés anglophones des demandes annuelles de « besoin d’information« , afin d’obtenir toutes les informations qu’ils peuvent trouver sur les activités économiques des entreprises françaises, les politiques économiques et commerciales du gouvernement français et les points de vue de Paris sur les sommets annuels du G8 et du G20.

Tout ce qui est découvert est partagé avec les principaux décideurs et départements économiques américains, notamment la Réserve fédérale et le Trésor, ainsi qu’avec les agences de renseignement, comme la CIA. Une autre publication classifiée de WikiLeaks montre que cette dernière – entre novembre 2011 et juillet 2012 – a employé des espions des Five Eyes pour infiltrer et surveiller les campagnes des partis et des candidats à l’élection présidentielle française.

Washington était particulièrement inquiet d’une victoire du Parti socialiste, et a donc cherché à obtenir des informations sur une variété de sujets, « pour préparer les principaux décideurs américains au paysage politique français post-électoral et à l’impact potentiel sur les relations entre les États-Unis et la France. » Un intérêt particulier a été porté à « l’opinion des candidats à la présidence sur l’économie française, les politiques économiques actuelles […] qu’ils considèrent comme ne fonctionnant pas, et les politiques […] qu’ils promeuvent pour aider à stimuler les perspectives de croissance économique de la France […]« .

La CIA était également très intéressée par les « points de vue et la caractérisation » des États-Unis de la part des candidats à la présidence, ainsi que par tout effort de ces derniers et des partis qu’ils représentaient pour « entrer en contact avec les dirigeants d’autres pays« , y compris certains des États qui forment le réseau des Five Eyes lui-même.

Naturellement, ces États n’étaient pas conscients que leurs amis de Washington, et d’autres capitales des Five Eyes, les espionnaient pendant qu’ils espionnaient la France.

Ce n’est manifestement pas pour rien que le vétéran de la grande stratégie américaine et ancien secrétaire d’État Henry Kissinger a fait remarquer un jour : « être un ennemi de l’Amérique peut être dangereux, mais en être un ami est fatal. »

Felix Livshitz

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

Ukraine : Plus de lumières, plus d’eau et bientôt plus de chauffage

par Moon of Alabama. Non seulement les réseaux de distribution ont été attaqués, mais aussi les éléments qui relient les installations de production d’électricité de l’Ukraine au réseau de distribution.

Le Parlement européen qualifie la Russie d’État soutenant le terrorisme

par Christelle Néant. Après des sanctions toutes plus inutiles et contre-productives les unes que les autres, le parlement européen vient de voter une résolution qualifiant la Russie d’État soutenant le terrorisme.

Le moment de vérité

Par : Volti
Par Dominique Muselet pour Mondialisation.ca Quand j’allais à l’école, dans les années 1960, la chronologie présidait encore à l’enseignement des matières. Au fil des réformes néolibérales,la chronologie des évènements a été abandonnée au profit de vignettes historiques, géographiques, littéraires, artistiques, choisies pour illustrer un sujet à la mode (les migrations, le racisme, l’orientation sexuelle) sans aucune autre logique. Les évènements sont coupés […]

Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs)

par Vladimir Tchernine. « La meilleure chose qui leur soit arrivée depuis 10 ans, c’est la guerre en Ukraine. Voilà pourquoi ils l’ont laissée se produire. Parce que c’est vraiment bon pour les affaires. »

La Chine ne lâche pas la pression quant à l’activité biologique US en Ukraine

par Mikhail Gamandiy-Egorov. Face aux activités opaques de Washington et son refus de transparence, la Russie et la Chine n’auront d’autre choix que de trouver le moyen de faire la lumière sur ces activités.

Les BRICS ont choisi le pays qui va abriter leur siège en Afrique centrale

par Modeste Dossou. « Le siège des BRICS pour l’Afrique centrale sera basé à Bangui, et un programme d’investissement sera mis en place entre l’organisation des BRICS et la République centrafricaine ».

Algérie : Un méga contrat d’armement russe de 11 milliards de dollars

Par : Faouzi Oki
par Faouzi Oki. L'opération militaire algéro-Russe Bouclier du désert se déroule actuellement à Bechar près de la frontière marocaine avec quelque 200 soldats des forces antiterroristes des deux pays.

Épidémie de nominations: « Emmanuel Macron n’a pas créé le recasage » mais « il l’a perpétué, amplifié […] trahissant par là même ses promesses »

[…]

Chaque mercredi, le compte-rendu du Conseil des ministres ressemble, pour une bardée de ministres ou parlementaires déchus, au tirage du Loto. L’heureuse élue de la semaine s’appelle Amélie de Montchalin.

L’ancienne ministre, économiste de profession, a été nommée ambassadrice, représentante permanente de la France auprès de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE). Fin juin, elle perdait son siège de députée et – en conséquence – son poste de ministre de la transition écologique.

Cinq mois plus tard, après avoir été envoyée par la rumeur dans plusieurs ambassades européennes, Amélie de Montchalin a trouvé chaussure à son pied. Et la chaussure est confortable: un bureau dans le XVIe arrondissement de Paris, moyennant une rémunération de haut fonctionnaire et des avantages en nature.

Le destin étant bien fait, la ministre qui est devenue diplomate mercredi est celle qui a mis en œuvre la suppression du corps diplomatique, au printemps dernier.

L’élue essonnienne, battue en juin dernier, n’est pas la première gagnante de la grande loterie macroniste. Avant elle, nombre des soutiens du chef de l’État se sont vu remercier de leur engagement par des nominations de consolation.

Fidèle parmi les fidèles, Christophe Castaner a reçu l’honneur d’un double atterrissage la semaine dernière. L’ancien ministre de l’intérieur a été nommé président du conseil d’administration d’Autoroutes et tunnel du Mont-Blanc, deux jours après avoir été nommé au conseil de surveillance du Grand Port maritime de Marseille (GPMM).[…]

Jean Castex […] président de la RATP […]

Emmanuelle Wargon […] à la tête de la Commission de régulation de l’énergie […]

Agnès Buzyn […] Cour des comptes […]

Brigitte Bourguignon […] inspectrice générale des affaires sociales […]

Florence Parly : selon Les Échos et La Tribune, l’ancienne ministre des armées devrait prendre la présidence d’Air France-KLM au printemps 2023 […]

Pierre-Olivier Costa, directeur de cabinet de Brigitte Macron, dirige depuis le 12 novembre le Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (Mucem), sur nomination du chef de l’État dont il était (aussi) le conseiller spécial.

Un choix présidentiel qui a surpris, sinon indigné, dans les milieux culturels, où personne n’avait jusque-là entendu parler de l’intérêt de Pierre-Olivier Costa pour les civilisations méditerranéennes. Quant à Didier Lallement, l’ancien préfet de police de Paris, il est désormais secrétaire général à la mer – lui non plus n’avait jamais affiché de passion pour la biodiversité marine ou l’aquaculture.

Évacuons d’emblée un argument facile, régulièrement exhumé: non, Emmanuel Macron n’a pas créé le recasage, vieille pratique de la vie politique française. Il l’a simplement perpétué, amplifié à certains égards, trahissant par là même ses promesses de «République exemplaire» et de réinvention démocratique. […]

Le pire exemple de cela se trouve peut-être au Conseil constitutionnel. S’il est une institution qui devrait résister aux pressions politiques et aux soubresauts de l’instant, c’est bien celle de la rue de Montpensier. Emmanuel Macron y a nommé en mars une de ses ministres, Jacqueline Gourault, trois ans après y avoir casé Jacques Mézard, un autre membre du gouvernement.[…]

Médiapart

📰 "À défaut d’enfreindre la loi, le chef de l’État ne cesse de dévoyer ses prérogatives. Les postes qu’il offre à ses ami·es sont stratégiques, prestigieux, payés avec de l’argent public. Leur attribution devrait se faire sur la base de l’intérêt général"https://t.co/NrYL6JyNPt

— France corruption (@FR_corruption) November 24, 2022

L’article <a href="https://www.fdesouche.com/2022/11/25/epidemie-de-nominations-emmanuel-macron-na-pas-cree-le-recasage-mais-il-la-perpetue-amplifie-trahissant-par-la-meme-ses-promesses/">Épidémie de nominations: « Emmanuel Macron n’a pas créé le recasage » mais « il l’a perpétué, amplifié […] trahissant par là même ses promesses »</a> est apparu en premier sur PLANETES360.

« Comment payer sans électricité ? En Allemagne un plan d’urgence avec du cash en cas de panne électrique ! ».

Par : Volti
Il est conseillé de garder un peu d’argent liquide au cas où… N’oubliez pas, le cash c’est la liberté. Sa disparition est la voie d’asservissement de tous. Quant au tout technologique, il y a de l’eau dans le gaz, en espérant que les adeptes de la domotique aient prévu le manque de courant pour « piloter » leur maison higth-tech.. Charles Sannat […]

Harari a-t-il raison ? Assistons-nous à l’extinction de l’homo sapiens ?

C’est le techno-féodalisme, on y trouve l’idée de l’homme immortel, de l’homme combiné à la machine. Il faut simplement comprendre que dans cette réalité, il n’y a pas de place pour des milliards d’êtres humains.

Le coup de massue de Poutine

Par : Volti
Par Mike Whitney pour Unz.com via Mondialisationca « Les Ukrainiens sont en mauvaise posture… Il ne faudra pas longtemps avant que les Ukrainiens ne manquent de nourriture. Il ne faudra pas longtemps avant qu’ils ne gèlent… Ils ont fait tout ce que nous pouvons raisonnablement attendre d’eux. Il est temps de négocier… avant que l’offensive ne commence, car une fois qu’elle aura […]

Macron poursuivi par la justice pour financement illicite de ses campagnes

Pas moins de trois magistrats d’instruction ont été chargés des investigations, dont une partie concerne les liens entretenus par Emmanuel Macron, avec certains cabinets de conseil, dont « McKinsey ».

RD Congo : Pour la paix dans l’est, un accord signé en Angola

par Badylon Kawanda Bakiman. « Les Congolais veulent voire des changements sur terrain et non des accords qui ne vont pas ressusciter plus de 10 millions des Congolais décédés à cause des conflits. »

L’antisémitisme comme indice de détérioration mentale

Par : Ysengrimus

Antisemitisme

YSENGRIMUS

NOTE LIMINAIRE: CECI N’EST PAS UN ARTICLE SUR ISRAËL ET/OU LA PALESTINE. CE CONFLIT RÉGIONAL NE SERA PAS COMMENTÉ ICI.

On partira, si vous le voulez bien, du portrait-robot de deux antisémites ordinaires que j’ai connu personnellement et en lesquels vous devriez arriver à reconnaître assez aisément deux cas-types clairement découpés et aussi navrants, au demeurant, l’un que l’autre.

Mon premier antisémite, c’est Yvan «Jean» Chouvalov (non fictif). Jean naît en 1904 de parents russes réfugiés en France. Il grandit dans le milieu des intellectuels russes français du quatorzième arrondissement à Paris. Lénine, réfugié à Paris circa 1908-1909 l’aurait fait sauter, enfançon, sur ses genoux, lors d’une rencontre sociale de réfugiés russes (c’est du moins ce que Jean racontera ad nauseam à ses petits-enfants jusqu’à ses vieux jours et, fatalement, de par l’insistance de Jean, la légende restera dans la famille). Bercé à la fois par les rouges et les blancs (un nombre significatif de ces bolchevistes de la première heure étaient en fait des aristocrates), très fier de son nom russe à saveur nobiliaire, Jean ne parle pourtant pas russe et ne se soucie en fait pas trop du brassage des nationalités. Dans une prise de bec restée mémorable avec une parente, il se fit un jour traité de «russe blanc». Cela le vexa beaucoup car il ne comprit pas cette injure, sans doute quelque obscure attaque sur les origines géographiques ou les vues idéologiques d’ancêtres dont il ne savait goutte et auxquels il ne s’identifiait pas spécialement. Jean est bien plus français que russe en fait et, jeune, il ne formule pas ses réflexions en termes ethniques ou nationalistes mais bien en termes universels. Les juifs, pour lui, ce sont des gens comme les autres et il n’en fait pas spécialement une question particulière. Il grandit dans une banlieue rouge des alentours de la capitale. Compagnon de route et électeur de base du Parti Communiste Français, Jean n’exercera jamais de fonctions politiques. Il pratique trente-six métiers prolétariens: cantonnier, outilleur, chauffeur de taxi. Sous l’Occupation, Jean s’occupe moins de résistance que de marché noir. Il fabrique des sandales avec du cuir non enregistré et confectionne du savon de contrebande. À la Libération, il redevient chauffeur de taxi à Paris. Il lit beaucoup, vote systématiquement PCF et s’associe à toutes les luttes sociales du Parti, en gardant l’œil bien fixé sur la ligne dudit Parti. Froidement anti-américain et sereinement prosoviétique, il pense souvent au jour où les chars conduits par ses «grands frères russes» paraderont sur la place de la Concorde et libéreront Paris du joug du grand Capital. Mai 68 le fera ricaner et les Accords de Grenelle le feront grincer des dents. Jean lit L’Humanité, joue aux boules avec les copains, siffle un petit ballon de rouge de temps en temps et regarde ses enfants puis ses petits-enfants grandir tranquillement. Vers 1980, à l’âge de soixante-seize ans environ, les petits-enfants de Jean lui font un beau cadeau, le genre de cadeau qu’en sa qualité d’intellectuel autodidacte de gauche, il adore: une splendide biographie illustrée de Jean Jaurès. Jean trépide d’enthousiasme et se met à raconter qu’il a sauté sur les genoux de cet homme politique dans sa toute petite enfance. Les petits-fils et les petites-filles de Jean froncent les sourcils et se regardent entre eux, un peu interloquées de voir la légende léninienne familiale se muer subitement en cette fadaise jaurésienne parfaitement ad hoc et que Jean d’ailleurs ne reprendra pas. Il semble assez patent, ce jour là, que notre bon Jean est en train de doucement perdre la boule. Peu de temps après, Jean se met à un nouveau hobby. Il recouvre patiemment une table de bois de ce papier doré que l’on trouvait autrefois dans les paquets de cigarettes. Il œuvre à transformer cette banale table en quelque chose ressemblant à un autel d’église orthodoxe. Non, indubitablement, dans de tels moments, l’entourage de Jean se dit qu’il n’a plus toutes ses facultés. Or c’est justement dans ces années là qu’un peu au milieu de tout et de rien, Jean va se mettre à délaisser la lecture de L’Humanité au profit de celle de France-Soir (qu’il prétendra lire exclusivement pour «prendre connaissance de la version de l’ennemi de classe pour mieux la combattre») mais surtout il va se mettre à tenir des propos ouvertement antisémites qui augmenteront en virulence et en incohérence et ce, jusqu’à sa mort en 1990. Il ressassera les développements obscurantistes usuels sur le contrôle des médias et de la politique par les juifs et sur la grande conspiration sioniste. Il se mettra à noter sur un calepin les noms des personnalités de la télé d’origine juive et se mettra à invectiver au moment de leur apparition sur le petit écran. Ce sera là une surprise catastrophée et hautement désagréable pour ses enfants et petits-enfants, tous des rouges ou des roses de bonne tenue, de voir ainsi le vieux cramoisi se coaguler, se rembrunir et se mettre à basculer, comme spontanément, dans la grosse parano conspiro obscurantiste. Outrés, les descendants et descendantes de Jean lui tiendront fréquemment la dragée haute dans des engueulades familiales qui deviendront de plus en plus épiques et amères à mesure que le poids des années se fera sentir et que l’antisémitisme de Jean prendra une dimension de pesante ritournelle en forme de chant du cygne malsonnant. Même après sa mort, ses enfants et ses petits-enfants n’en reviendront jamais vraiment, de la commotion causée par ce revirement aussi frontal que tardif du vieux coco.

Mon second antisémite, c’est Cyprien Morel (nom fictif). Né dans un village du Québec en 1919 de parents agriculteurs, élevé dans un milieu ethniquement homogène et ouvertement intégriste catholique, Cyprien est l’intellectuel de la famille. On lui fait suivre le cours classique, dans une congrégation de curetons dont nous tairons ici pudiquement le nom (c’est tous les mêmes de toutes façons). Il s’intéresse aux mathématiques et à l’histoire. L’histoire du Québec, telle que racontée par le chanoine Lionel Groulx, l’exalte. Il a aussi des talents de dessinateur et de sculpteur. Certains enseignants de Cyprien lui «expliquent», circa 1935, que la province de Québec est tenue par la juiverie anglophone et que cette dernière est l’ennemie jurée des coopératives agricoles, des caisses mutuelles «populaires» et de la petite entreprise canadienne-française. Cyprien adhère à un mouvement de jeunesses catho proche des Bérets Blancs, distribue de la propagande antisémite, lit Le Goglu, feuille antisémite de l’entre-deux guerre et participe, circa 1942, à la même manifestation qui vit un de nos théâtreux notoires arborer la svastika dans les rues de Montréal. Il soumet certaines de ses caricatures au comité éditorial du Goglu qui en retient deux, mais le journal sera fermé par les autorités canadiennes avant que les œuvres de Cyprien ne rencontrent leur public. Constatant que la ci-devant «cinquième colonne» se fait singulièrement serrer les ouïes, dans nos campagnes, pendant les années de guerre, Cyprien, réformé pour un léger boitillement congénital, décide de s’assagir. Il entre comme commis-comptable dans l’épicerie de son grand-père maternel. Il gravira patiemment les échelons, héritera de l’entreprise après-guerre et la fera fructifier en achetant ou ouvrant des succursales. Cyprien en vient à faire partie d’un solide petit conglomérat de magasins d’alimentation canadien-français. Lui et des compatriotes partageant son messianisme luttent pour empêcher un marché d’alimentation spécifique d’établir un monopole au Québec: le juif montréalais SteinbergLa quête pour la survie du petit commerce de détail et la hantise antisémite fusionnent étroitement en Cyprien. Il se fait remettre un certain nombre d’exemplaires du Protocole des Sages de Sion, imprimés nuitamment, circa 1957, dans une version française très passable, sur une des rotatives d’un petit éditeur catholique montréalais. Cyprien gardera pendant plusieurs années, dans une boite de carton au grenier de sa grande maison de campagne, l’ouvrage suavement séditieux. Il le distribuera parcimonieusement, sous le manteau, uniquement à des amis fiables, car, c’est bien connu, cet ouvrage secret est si imprégné d’une vérité précieuse et mirifique que la juiverie, qui contrôle la police et la justice, ferait un sort à ceux qu’on pincerait en flagrant délit de le distribuer ou de le lire. L’oecuménisme verra un accrochage sérieux entre Cyprien et le curé de son village. Pendant toutes ses années de dur labeur, Cyprien, maintenant père de sept enfants, a toujours maintenu son violon d’Ingres de sculpteur. Portraitiste compétent, il façonne, moyennant une rétribution strictement symbolique (Cyprien est désormais à l’aise, on l’aura compris), le portrait des notables du village, dans le granit blanc. Un jour, circa 1972, le curé du village lui fait une commande formelle: une madone en pied pour la facade de la nouvelle église du village. Enthousiaste, Cyprien sculpte sa madone en quelques mois, dans le plus grand secret, sans préalablement en soumettre les croquis au curé. Quand l’œuvre est terminée, Cyprien emmène le bon abbé soixantard dans son hangar et lui dévoile privément l’œuvre. Le petit calotin est atterré. La madone de granit blanc est magnifique. Mais elle est aussi tellement sérieuse, austère, roide, pieuse. Elle tient dans ses mains une croix de bonnes proportions qu’elle brandit comme une bannière. La croix et la bannière, tu me le dis… Le curé fait valoir que l’œuvre est un peu rébarbative, passablement pré-vaticane et qu’il aurait mieux valu une madone moderne, souriante, plus amène et tenant, par exemple, un bébé dans ses bras. Cyprien se drape dans sa dignité et tonne: «La croix, c’est le signe de ralliement des chrétiens. Vous m’avez commandé une madone, pas une déesse orientale enjuivée». Le curé proteste, fustige l’antisémitisme carré et explicite de Cyprien et se tire. La madone à la croix restera dans le hangar de Cyprien. Et ce dernier se fera de plus en plus doctrinaire au fil des années. Ses fils deviendront des ingénieurs, des hommes d’affaire, des politiciens municipaux. Ses filles deviendront des avocates, des techniciennes de laboratoire, des médecins. Certains des enfants de Cyprien (mais pas tous…) sont antisémites, comme leur père. Ils ne le disent pas trop fort, naturellement, car la juiverie contrôle tout et a le bras long, enfin, disent-ils… Cyprien Morel meurt en 2000, toujours en pleine harmonie avec ses idées, après de longues années d’une retraite tranquille à causer à voix douce au coin du feu, avec ses vieux amis et ses fils, des hauts et des bas de la foi catholique dans l’exécrable civilisation contemporaine et des victoires et des défaites du mystérieux «clan juif».

Dans mon petit exemple ici, Jean Chouvalov est un antisémite de la onzième heure genre Staline, militant internationaliste perdant la boule sur ses vieux jours, ou Marlon Brando, acteur absorbé par son art, qui se tape souverainement du reste, et ne se met à déconner qu’il y a des juifs à Hollywood qu’au soir de sa vie. D’autre part, Cyprien Morel est un antisémite de la toute première heure, genre Hitler, doctrinaire de souche, ou Mel Gibson, catho intégriste tournant même des films formulant ses élucubrations – autrement dit: fous raides aussi, mais, eux, dès le début. Il y a deux types bien distincts d’antisémitismes. C’est quand même pas anodin, ça. Et, de Louis-Ferdinand Céline (type: Cyprien Morel) à David Ahenakew, (type: Jean Chouvalov), on pourrait assez facilement classer les personnalités antisémites que l’on connaît sous ledit profil Jean Chouvalov ou sous ledit profil Cyprien Morel. Ça tiendrait parfaitement.

Ceci dit, quand on observe la résurgence antisémite actuelle, elle me semble être plus du type de celle de Jean que du type de celle de Cyprien. Cyprien est un antisémite historique, produit précis d’une époque obscurantiste, imprégnée elle-même de religion, de xénophobie ethnocentriste, de régionalisme corporatiste et de protectionnisme nationaliste. Il est un antisémite de doctrine et, même durable, pugnace, cette vision est vouée, l’un dans l’autre, à faire date sans plus, à rester cernée, encagée dans son époque (inique et criminelle, certes, mais limitée dans le temps). Jean, pour sa part, est un antisémite pathologique, récurrent, résurgent, tendanciel, un cinglé de fin de course qui formule sa démence paranoïaque naissante dans un gabarit historique, politique et collectif plutôt que familial, privé ou individuel. C’est le rejet convulsionnaire d’un groupe spécifique se coulant dans une forme historique spécifique. Mais pourquoi les juifs? me dirons les fins-finauds. Réponse: parce que, Cyprien Morel oblige, ce sont les juifs que notre horizon culturel du moment a encodés comme ça, en Jean Chouvalov. Notez d’ailleurs que si Jean s’en prenais aussi abruptement aux lombards, aux maltais, aux roms ou aux cinghalais, vous me demanderiez, sur le même ton biaiseux: «Mais pourquoi les maltais, mais pourquoi les roms?» Il est crucial de comprendre que c’est toujours historiquement déterminé ce genre de pathologie, tant et tant qu’on est toujours dans du «mais pourquoi tel groupe?» en fin de compte. Ces hystéries là ne peuvent pas rouler à vide. Elles se chopent un objet, une cible, au hasard de l’histoire (qui, lui, au demeurant, n’est jamais un hasard). Il n’y a rien de magique, d’essentiel ou de principiel dans le juif ou le lombard le vouant, comme fatalement, à la vindicte, éphémère ou durable, de certains segments des masses. Ce que j’affirme ici, c’est qu’historiquement les Cyprien Morel, qui sont des fous mais des fous durs, articulés, construits, doctrinaires, ont relayé une fixation antisémite multi-centenaire. Elle fait encore dépôt dans notre culture sociopolitique collective. Elle traîne comme un vieux rhume. Elle colle dans l’esprit comme une vieille pube ressassée. Les Jean Chouvalov passent alors par là, ne s’en soucient pas, traversent les émanations intellectuelles de leur temps comme on traverse un fin brouillard humide, n’en sentent pas la pression initialement… mais finalement, quand ils ramollissent intellectuellement et faiblissent mentalement, ils finissent par se les choper, dans leurs versions les plus grossières et stéréotypées imaginables et, redisons-le, à la grande surprise interloquée de leurs pairs.

Je pense vraiment que l’antisémitisme (le primaire comme le doctrinaire) est l’indice d’une détérioration mentale s’exprimant via un modèle intellectuel délabré, gâté, daté, régressant, irrationnel et foutu. On peut d’ailleurs élargir la réflexion en direction de la dimension collective et historico-sociale de cette idée. On peut effectivement faire observer que, dans notre histoire récente, l’antisémitisme comme option collective, comme psychologie de masse, si vous me passez l’expression, se manifesta dans des périodes, justement, de Grande Dépression… noter ce mot, et ceci n’est pas un calembour. Le discours antisémite est la manifestation d’un désordre mental irrationnel, individuel ou collectif, pulsionnel, défoulatoire, sectaire, quasi incantatoire. Lisez les échancrures de lisérés de commentaires parfaitement hystéros de certains blogues à la page que je ne nommerai pas ici (notamment quand ils parlent d’Israël et de la Palestine – ce que je ne fais jamais), à la lumière de cette modeste hypothèse. Vous serez sidérés de constater que l’antisémite est soi un fou doctrinaire (Cyprien Morel) soit un pauvre quidam ordinaire en état de détresse sociale qui déraille et se met subitement à délirer le politique (Jean Chouvalov). Il n’y a là rien, mais absolument rien, de plus.

URGENT !! Affaire McKinsey : une enquête judiciaire ouverte pour «financement illégal» de la campagne d’Emmanuel Macron en 2017 (source Le Parisien)

🔴 !! URGENT !! Affaire McKinsey : une enquête judiciaire ouverte pour «financement illégal» de la campagne d’Emmanuel Macron en 2017 (source Le Parisien) #emmanuelmacron #mckinsey #affaire #justice

— Nicolas Vidal (@nicolasputsch) November 24, 2022

McKinsey aurait-il été favorisé dans la conclusion de contrats publics en échange d’un financement politique? C’est ce que cherchent à savoir le juge Tournaire et ses deux collègues, selon le journal. Le magistrat a mis en examen les époux Fillon et Sarkozy par le passé

— Nils Wilcke (@paul_denton) November 24, 2022

Il faut saluer la ténacité des sénateurs dont @ElianeAssassi: leur rapport a révélé que les contrats entre l’État et ces entreprises de consultants avaient "plus que doublé" entre 2018 et 2021 pour atteindre un milliard d’euros (!) l’an dernier https://t.co/KaIZtTcUnO

— Nils Wilcke (@paul_denton) November 24, 2022

Macron a balayé tout soupçon de favoritisme: "S’il y a des preuves de manipulation, que ça aille au pénal", a déclaré le président. On dirait que la Justice l'a pris au mot. En attendant, son immunité présidentielle le protège des juges pendant son mandat https://t.co/HOMxyRQEEm

— Nils Wilcke (@paul_denton) November 24, 2022

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Guerre du mal contre le bien : approche candide

D’emblée, je tiens à préciser que l’objectif de cet article n’est pas de vous infliger un cours de pseudo-théologie de

Associated Press publie une correction à son faux rapport qui aurait pu déclencher la troisième guerre mondiale !

Associated Press rétropédale discrètement Une nouvelle déclaration de la Maison Blanche a soutenu l’évaluation de la Pologne et de l’OTAN selon laquelle l’explosion survenue mardi à la frontière polonaise était « très probablement le résultat d’un missile de défense aérienne ukrainien qui a malheureusement atterri en Pologne ». Associated Press publie une correction à son faux rapport qui aurait pu déclencher […]

Terrorists-R-US. Les Etats-Terroristes-Unis

Par : Wayan

Par Kevin Barrett – Le 14 Novembre 2022 – Source Unz Review

Lorsque les électeurs américains ont voté, la semaine dernière, la politique étrangère n’était probablement pas en tête de liste de leurs préoccupations. Mal informés par les médias grand public au point de souffrir de déficience cognitive informationnelle, peu d’Américains [et d’européens, NdT] comprennent le rôle dévastateur et destructeur que joue leur pays sur la scène mondiale. Il y a donc quelque chose de symboliquement significatif dans le spectacle des électeurs de Pennsylvanie qui ont envoyé un sénateur souffrant de déficience cognitive à Washington pour servir sous les ordres d’un président souffrant de déficience cognitive, alors qu’un sous-ensemble de ces électeurs a même élu un homme déjà décédé à un poste d’état. On se croirait dans un film de zombies : L’empire des morts-vivants.

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Les électeurs zombies envoient des représentants zombies à Washington pour prétendre présider au démantèlement d’un empire zombie en état de mort cérébrale. Mais les vrais maîtres de cet empire, bien sûr, sont les apparatchiks néocons et les oligarques qui les rémunèrent grassement. Peu importe qui occupe le Congrès et la Maison Blanche, le gouvernement élu n’a pas vraiment de prise sur les décisions. Même les politologues de l’Ivy League payés pour cacher cette réalité la reconnaissent de plus en plus souvent : Michael Glennon, par exemple, dans « National Security and the Double Government » [Sécurité nationale et le double gouvernement], soutient de manière convaincante que nos dirigeants élus sont, à l’instar des monarques britanniques, de simples figures de proue, et non des décideurs politiques.

Puisqu’ils n’ont aucun rôle à jouer dans la prise de décision, ni les politiciens ni les électeurs qui les élisent n’ont besoin de savoir quoi que ce soit sur ce qui se passe réellement dans le monde. Leur rôle n’est pas de raisonner, mais de régurgiter les « mythes publics » diffusés par la machine de propagande médiatique. C’est pourquoi les électeurs américains ne comprennent pas, pour la plupart, que c’est leur propre gouvernement qui a provoqué la guerre en Ukraine. Ils ne comprennent pas non plus que son objectif est de paralyser l’Allemagne et l’UE, ainsi que la Russie.

Asie de l’Ouest : Les terroristes sont américains

Les électeurs connaissent encore moins l’Asie occidentale, où les États-Unis sont à l’origine d’une vague de terrorisme en Iran, au Pakistan et, plus récemment, en Turquie, où une bombe a explosé dimanche dans un quartier très touristique du centre d’Istanbul, tuant six personnes et en blessant plus de 80. Le gouvernement turc a immédiatement accusé les États-Unis, qui arment, financent, forment et dirigent les militants kurdes syriens liés au PKK, d’être à l’origine de l’attentat.

Pourquoi les dirigeants américains utilisent-ils le terrorisme en Turquie ? Pour punir le gouvernement turc de s’être rapproché de la Russie. (Les attentats à la bombe effraieront les touristes, dont un nombre toujours plus grand est russe, et nuiront à l’économie turque). Du point de vue de Washington, le gouvernement d’Erdogan alimente l’effort de guerre russe en augmentant considérablement son commerce avec la Russie et en payant les importations russes, y compris l’énergie, en roubles. Ces mesures contribuent non seulement à maintenir la Russie à flot, mais menacent également la cohésion de l’OTAN et accélèrent l’arrivée du jour où le dollar perdra son statut de monnaie de réserve mondiale.

Les États-Unis terrorisent également le Pakistan et l’Iran parce que les dirigeants de ces pays, comme Erdogan en Turquie, ont l’audace de poursuivre leurs propres intérêts nationaux. Au Pakistan, les espions de l’ambassade américaine – des clones de Raymond Davis – étaient la main cachée derrière l’opération de changement de régime qui a renversé le gouvernement d’Imran Khan en avril dernier. Les sbires de l’empire punissaient Khan pour sa visite à Moscou peu après le lancement par la Russie de son Opération Militaire Spéciale en Ukraine, ainsi que pour avoir évité le FMI étasunien en faveur d’une coopération accrue avec l’initiative de « la Nouvelle route de la soie » et l’Organisation de coopération de Shanghai. Depuis le coup d’État électoral orchestré par les États-Unis, le parti de Khan a remporté une victoire écrasante aux élections régionales, et son chef a toutes les chances de revenir au pouvoir lors des prochaines élections nationales… à condition qu’il reste en vie.

Le 3 novembre, Khan a miraculeusement survécu à une tentative d’assassinat inspirée par les États-Unis. Pris entre les tirs croisés d’un « fanatique religieux » du MK-Ultra d’un côté de son véhicule et d’un sniper professionnel qui tirait depuis la fenêtre d’un immeuble de l’autre côté, Khan n’a survécu que parce qu’un spectateur héroïque a attrapé le bras armé du fanatique, de sorte que les balles ont touché la jambe de Khan plutôt que sa tête ou son torse. Sa jambe touchée, Kahn est tombé au sol alors que les balles du sniper sifflaient dans l’espace qu’il venait de quitter.

Tuer des dirigeants pakistanais fait partie du travail quotidien de la CIA et de ses laquais locaux comme le Premier ministre Shabaz Sharif, nommé par les États-Unis, le ministre de l’Intérieur Rana Sanaullah et le général Faisal, le grand manitou de l’ISI, les trois hommes que Khan tient pour responsables de la tentative d’assassinat. La plupart des Pakistanais le pensent aussi. Ils pensent également que plusieurs de leurs anciens dirigeants ont été tués par la CIA, notamment le général Zia ul-Haq, qui tissait des liens avec des forces pro-islamiques mais non approuvées par les États-Unis dans la région lorsqu’il a été tué dans un accident d’avion provoqué.

La guerre terroriste américaine contre l’Iran

Les campagnes de terreur menées par les États-Unis contre les « alliés » hésitants que sont la Turquie et le Pakistan sont sans commune mesure avec la guerre terroriste menée depuis des décennies par Washington contre la République islamique d’Iran. Et lorsqu’il s’agit de l’Iran, les terroristes ne prennent même pas la peine de brouiller les pistes. Lorsque Washington a décidé de tuer la personnalité publique la plus populaire d’Iran, le général Qasem Soleimani qui, comme Imran Khan, était universellement admiré pour son humble religiosité, son honnêteté irréprochable, sa compétence et son charisme, il n’a même pas pris la peine de créer un déni plausible. Au lieu de cela, les Américains ont attiré le général Soleimani à Bagdad avec une offre de paix bidon, avant de l’assassiner ouvertement avec un drone militaire américain.

Aujourd’hui, la guerre terroriste contre l’Iran s’est transformée en une tentative de changement de régime impliquant des meurtriers et des voyous payés par les États-Unis qui sèment le chaos et la terreur sous le faux prétexte qu’il s’agit d’une sorte de manifestation pour les droits de l’homme. Comme je l’ai écrit dans le numéro de Crescent International de ce mois-ci :

Le 15 septembre, l’Iran a signé un accord pour devenir le neuvième membre à part entière de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), un groupe de nations eurasiennes travaillant ensemble sur des projets économiques, de logistique, d’infrastructure et d’énergie, afin de contourner les institutions contrôlées par les États-Unis. Le lendemain, le 16 septembre, des manifestations ont éclaté dans plusieurs villes iraniennes et ont rapidement dégénéré en émeutes. Bien que les troubles soient apparemment une réponse à la mort de Mahsa Amini, une Iranienne de 22 ans qui s’est soudainement effondrée en garde à vue dans des circonstances peu claires, il est presque certain que les troubles ont été planifiés à l’avance par la CIA et son escadron en charge de mener les révolution de couleur. Sans l’affaire Amini, les spécialistes du changement de régime de l’agence alphabet auraient fabriqué un autre prétexte…

Les voyous de la CIA chargés du changement de régime ne se font pas beaucoup d’amis en Iran.

These are the "heroic peaceful protesters" that western media & politicians glorify. They peacefully shoot at police, slit their throats & burn them alive.

The Iranian police & basij have shown great courage & restraint. If this was in the west, there would be no such restraint. pic.twitter.com/QNjqgzLTYu

— Seyed Mohammad Marandi (@s_m_marandi) November 8, 2022

This is how western backed thugs in Iran work. They're organized from abroad & attack ordinary people. Their cameramen record the "heroic" operations & send them to western/Saudi funded Persian media in London.

Western media & think-tankers glorify these "popular protests." pic.twitter.com/vwjFqodig5

— Seyed Mohammad Marandi (@s_m_marandi) November 8, 2022

This is how western/Saudi funded & trained thugs attack Iranian police. Last Friday these killers attacked 3 officers. As the officers retreated into their police vehicle, they called on the rioters to stop. They were then badly beaten & repeatedly stabbed by these barbarians. pic.twitter.com/bmowvfVc65

— Seyed Mohammad Marandi (@s_m_marandi) November 6, 2022

Les ONG iraniennes affirment qu’environ 17 000 Iraniens ont été tués par des terroristes soutenus par les États-Unis, la majorité par le MEK, un culte de la haine bizarre qui combine les pires caractéristiques d’ISIS et de la Manson Family. De nombreuses personnalités américaines bien connues, dont Pompeo et Bolton, ont accepté des pots-de-vin somptueux pour être vues en public avec les fous du MEK, qui sont actuellement le fer de lance de la vague de violence financée par le contribuable américain en Iran.

La guerre terroriste américaine fonctionne-t-elle ?

Est-ce que faire exploser des civils en Turquie, comploter pour assassiner le leader le plus populaire de tous les temps au Pakistan et envoyer des voyous dans les rues pour terroriser les Iraniens va permettre de vraiment promouvoir les intérêts nationaux légitimes de l’Amérique ? Apparemment, nos décideurs de l’État profond le pensent. Les néoconservateurs citent constamment, à tort, Machiavel en disant « il vaut mieux être craint qu’être aimé« . Mais grâce aux néoconservateurs, l’Amérique est de moins en moins crainte et de plus en plus méprisée. Toute la région de l’Asie occidentale n’apprécie pas la façon dont les néoconservateurs ont essayé de détruire sept pays en cinq ans à la suite de leur faux drapeau du 11 septembre. L’échec total des guerres américaines inspirées par les néoconservateurs en Afghanistan, en Irak et en Syrie a donné au puissant Empire unipolaire l’apparence d’un tigre de papier et d’un méchant de classe mondiale.

Si faire exploser des magasins en Turquie peut effrayer quelques touristes, si tirer sur Imran Khan peut le surprendre, lui et ses partisans, et si fomenter la violence en Iran peut déstabiliser les Iraniens, en fin de compte, les Turcs, les Pakistanais et les Iraniens sont susceptibles de sortir de la vague actuelle de violence encouragée par les États-Unis avec une rancune durable contre l’Amérique et une forte préférence pour un ordre multipolaire. Une fois encore, les néoconservateurs, qui prétendent être de si ardents patriotes américains, semblent accélérer la disparition de l’empire même qu’ils prétendent défendre.

Kevin Barrett

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

Expansion de l’OTAN : Les origines de la grave crise actuelle (3/3)

par Olivier Berruyer. La crise actuelle n’a rien de soudain ni d’imprévisible. Elle a été longuement construite et elle avait donc pu être annoncée il y a 25 ans par les spécialistes.

Zelensky piégé par Moscou et Washington

Par : Volti
Par Thierry Meyssan pour Réseau Voltaire L’évolution du rapport de forces sur le champ de bataille ukrainien et l’épisode tragique du G20 de Bali marquent un retournement de situation. Si les Occidentaux croient toujours vaincre prochainement Moscou, les États-Unis ont déjà débuté des négociations secrètes avec la Russie. Ils s’apprêtent à lâcher l’Ukraine et à faire porter le chapeau au […]

La débâcle en chantant (2)

par Olivier Foreau. Aux sempiternels détracteurs des valeurs que nous défendons, il faudrait quand même rappeler que de tous les systèmes répressifs, la démocratie est le seul qui ait réellement fait ses preuves.

Couple franco-allemand : La grande réinitialisation

Xavier Moreau, directeur du Centre d’analyses politico-stratégiques Stratpol, et l'historien Edouard Husson s’intéressent au couple franco-allemand qui bat de l'aile en raison de désaccords budgétaires, énergétiques et militaires.

La visite prochaine de Xi en Arabie Saoudite sera historique

Par : jmarti

Par M. K. Bhadrakumar − Le 11 novembre 2022 − Source Oriental Review

M.K. BhadrakumarC’est un symbole très puissant que le président chinois Xi Jinping ait fait le choix de réserver à l’Arabie Saoudite sa première visite à l’étranger après le Congrès du Parti. À en croire le Wall Street Journal, cette visite devrait se produire début décembre, et des préparations intenses sont en cours en vue de l’événement.

Le quotidien cite des personnes bien au fait des préparations, selon qui « l’accueil [réservé au dirigeant chinois] va sans doute ressembler » à celui accordé à Donald Trump en 2017 de par son faste et son apparat.

Il est aisé de prédire que la rencontre va centrer ses échanges sur la trajectoire à venir de l’« alliance » pétrolière sino-saoudienne — ou plutôt, l’établissement d’une alliance pétrolière comparable au cadre russo-saoudien de l’OPEP Plus. Cela étant dit, le contexte géopolitique de la prochaine visite de Xi est particulièrement riche en réalignements dans la région de l’Asie Mineure, et son impact sur le monde peut amener des conséquences profondes.

Le président chinois Xi Xinping planifierait une visite en Arabie Saoudite au cours de la deuxième semaine du mois de décembre 2022.

Le fait est que la Chine comme l’Arabie Saoudite sont des puissances régionales majeures, et que tout schéma qui les implique de manière bilatérale va porter des conséquences importantes sur le jeu politique international. Le Wall Street Journal affirme que « Pékin et Riyad s’emploient à nouer des liens plus resserrés et promeuvent une vision d’un monde multipolaire dans lequel les États-Unis ne dominent plus l’ordre global. »

Sans doute la guerre en Ukraine apporte-t-elle un contexte immédiat. Il va être extrêmement difficile à court terme pour les États-unis de s’extraire de la guerre sans subir un énorme camouflet et une perte de crédibilité en tant que super-puissance, ce qui va saper leur position de dirigeant transatlantique, et même faire peser un risque sur le système d’alliance occidentale en soi.

La Chine comme l’Arabie Saoudite auront tiré la conclusion que le « consensus bipartisan » sur le thème de la guerre en Ukraine pourrait ne pas survivre à la guerre tribale acharnée qui fait rage au sein de l’élite politique étasunienne, et qu’il est certain que ce consensus va éclater une fois statuées les élections de mi-mandat. Si les Républicains reprennent le contrôle de la Chambre des Représentants, ils vont lancer des démarches en vue d’obtenir la destitution du président Biden.

Une enquête est parue dimanche dans le Guardian, relatant des opinions d’experts, sous le titre Les conditions présentes sont propices à la violence politique : les États-Unis sont-ils au bord d’une guerre civile ? Il s’ensuit logiquement que la Chine comme l’Arabie Saoudite voient le désengagement des États-Unis dans la région de l’Asie Mineure prendre de l’ampleur.

Un sujet de discussion majeur animant la visite de Xi en Arabie Saoudite sera la stratégie de politique étrangère du pays arabe dénommée « Regard vers l’Est », qui aura anticipé le retrait étasunien depuis au moins une demi-décennie. La visite de Xi en Arabie Saoudite en 2016 en avait constitué un des événements jalon.

À n’en pas douter, Pékin a suivi de près la détérioration des relations étasuno-saoudiennes depuis cette date. Et Pékin n’a pas pu manquer le fait que récemment, les Saoudiens ont manigancé une coopération énergétique avec la Chine au milieu des tensions entre le prince héritier, Mohammed bin Salman, et Biden.

Pour preuve la plus flagrante, la rencontre virtuelle du 21 octobre dernier entre le prince Abdulaziz bin Salman bin Abdulaziz, ministre saoudien de l’énergie, et Zhang Jianhua, administrateur national de l’énergie pour la Chine — un homme politique d’expérience (qui fut membre de la 19ème commission centrale de discipline du parti communiste chinois.) Cette réunion s’est déroulée au moment d’une crise profonde dans les relations étasuno-saoudiennes, l’élite étasunienne allant jusqu’à menacer Riyad de sanctions.

Nul ne sera surpris d’apprendre que l’un des sujets clés discutés par les ministres chinois et saoudien a été le marché pétrolier. Selon la déclaration faite par les Saoudiens, les ministres « ont confirmé leur volonté d’œuvrer ensemble pour soutenir la stabilité du marché pétrolier international », et ont insisté sur la nécessité d’un « approvisionnement en pétrole fiable et à long terme pour stabiliser le marché global qui subit diverses incertitudes en raison de situations internationales complexes et mouvantes. » N’est-ce pas plus ou moins ce que l’OPEP Plus (l’alliance pétrolière russo-saoudienne) n’a de cesse d’affirmer ?

Les deux ministres avaient également discuté de coopérations et d’investissements conjoints dans des pays considérés par la Chine comme relevant de la vision stratégique autour de la Nouvelle route de la soie, et ont énoncé leur intention de continuer la mise en œuvre d’un accord sur les utilisations pacifiques de l’énergie nucléaire (chose à laquelle Washington s’est opposée.)

Il ne fait pas de doute que la réunion tenue entre les ministres a constitué une remontrance claire et nette visant Washington, et ayant pour objectif de rappeler à l’administration Biden que l’Arabie Saoudite dispose d’autres relations importantes dans le domaine de l’énergie, et que la politique pétrolière saoudienne n’est plus écrite à Washington. Plus important, le calcul qui est fait ici est que Riyad recherche un équilibre entre Pékin et Washington. Les paroles creuses prononcées par Biden au sujet d’une « lutte entre autocratie et démocratie » sont de nature à gêner l’Arabie Saoudite, alors que la Chine n’entretient pas d’agenda idéologique.

Chose notable, les ministres saoudien et chinois ont convenu d’approfondir leur coopération sur la chaîne d’approvisionnement en établissant un « nœud régional » pour que les producteurs chinois installés dans le royaume Saoudien puissent profiter de l’accès à trois continents dont jouit l’Arabie Saoudite.

Le résultat net en est que les élites saoudiennes, dans les milieux politiques et les milieux d’affaires, perçoivent de plus en plus la Chine comme une superpuissance et s’attendent à un engagement global de nature commerciale, suivant la méthode habituellement employée par la Chine et la Russie dans le monde. Les Saoudiens sont convaincus que leur « partenariat stratégique étendu«  de 2016 avec la Chine peut améliorer l’importance géopolitique croissante de leur royaume dans la guerre menée par la Russie en Ukraine, et que celle-ci souligne le fait que Riyad dispose désormais d’un nombre accru d’options, et va donc continuer de rechercher un équilibrage.

L’Arabie Saoudite noue également des liens de plus en plus étroits avec la Chine. Avec un pied sous la tente de l’OCS (le pays a obtenu le statut d’observateur), elle essaye désormais de joindre l’alliance des BRICS. Ces actions sont complémentaires, mais le format BRICS œuvre également à un système monétaire alternatif, chose qui attire Riyad.

Coïncidence ou non, l’Algérie et l’Iran, deux autres pays producteurs de pétrole de premier plan qui maintiennent des relations étroites avec la Russie essayent également de rejoindre l’alliance des BRICS, pour les mêmes raisons. Le fait même que l’Arabie Saoudite en fasse autant et se montre prête à contourner les institutions occidentales et à réduire le risque d’interaction avec elles, tout en explorant des voies parallèles pour nouer des relations financières, économiques et commerciales sans dépendre d’instruments contrôlés par les États-Unis ou l’Union européenne, est porteur d’un message très fort à destination du système international.

Le paradoxe réside en ce que la poussée menée par les Saoudiens vers l’autonomie stratégique va rester fragile tant que le pétrodollar continuera d’attacher le pays au système bancaire occidental. Par conséquent, l’Arabie Saoudite a une grande décision à prendre à l’égard de son engagement de 1971, entérinant le dollar étasunien comme « monnaie mondiale » (à la place de l’or), et de sa décision de ne vendre le pétrole qu’en échange de dollar — une décision qui a permis aux administrations étasuniennes successives d’imprimer des billets à volonté durant un demi-siècle, d’en tirer parti en blanchissant l’argent — et enfin d’utiliser le dollar comme leur arme la plus puissante pour imposer au niveau mondial une hégémonie étasunienne.

Le Wall Street Journal, en annonçant la visite prochaine de Xi en Arabie Saoudite, ajoute que la « re-calibration stratégique de la politique étrangère saoudienne est plus importante que l’explosion récente avec l’administration Biden au sujet de la production de pétrole… Plus récemment leur parade nuptiale (celle des Chinois et des Saoudiens) s’est intensifiée, avec des discussions sur la vente d’une participation à Saoudi Aramco, avec des contrats futurs labellisés en yuan dans le modèle de prix d’Aramco, ainsi que la possibilité d’utiliser le yuan comme monnaie d’échange pour les ventes de pétrole saoudien à la Chine. »

On avait l’habitude de voir les choses évoluer très lentement dans les décisions politiques saoudiennes. Mais Salman, le prince héritier, est pressé de recalibrer la boussole saoudienne, et peut prendre des décisions difficiles, comme en témoigne la création de l’OPEP Plus en alliance avec la Russie. La probabilité que l’Arabie Saoudite change son fusil d’épaule et se mette à vendre une partie de sa production de pétrole en yuan est plus élevée que jamais.

Si les choses finissent par évoluer dans cette direction, c’est bien un changement tectonique qui sera en marche — une re-calibration géo-stratégique majeure — de quoi positionner la visite menée par Xi en Arabie Saoudite comme un événement d’importance historique.

M. K. BHADRAKUMAR est un ancien diplomate de nationalité indienne, dont la carrière diplomatique a trois décennies durant été orientée vers les pays de l’ancienne URSS, ainsi que le Pakistan, l’Iran et l’Afghanistan. Il a également travaillé dans des ambassades indiennes plus lointaines, jusqu’en Allemagne ou en Corée du Sud. Il dénonce la polarisation du discours officiel ambiant (en Inde, mais pas uniquement) : « vous êtes soit avec nous, soit contre nous »

Traduit par José Martí, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

L’OTAN est-elle en train de s’effondrer ?

par The Saker. La « plus grande force de combat de l’histoire » vient d’être frappée durement et humiliée pour la deuxième fois et n’a absolument rien pu faire pour se défendre ou même sauver la face.

Haïti : Une « occupation » américaine est-elle possible ?

La Chine et la Russie ont exprimé des réserves quant à la perspective de déploiement d’une force internationale armée en Haïti à la demande du gouvernement haïtien lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU.

ONG françaises interdites au Mali : « Le mal de la France en Afrique n’a même pas encore commencé »

« Comme vous pouvez le deviner, ils travaillent à travers ces ONG ici. C’est à dire que ces ONG sont reliées directement au Quai d’Orsay. Officiellement on ne dit pas ça, mais nous sommes au courant. »

La France a « des raisons de s’opposer aux livraisons » d’engrais russes vers l’Afrique

« Macron a explicitement fait part à la Russie de revendications selon lesquelles celle-ci crée une concurrence pour la France. Il est donc clair que les autorités françaises ont des raisons de s'opposer aux livraisons. »

Qui sont les nationalistes intégraux ukrainiens ?

Par : Volti
Qui connaît l’histoire des « nationalistes intégraux » ukrainiens, des « nazis » selon la terminologie du Kremlin ? Elle commence durant la Première guerre mondiale, se poursuit durant la Seconde, la Guerre froide et continue aujourd’hui dans l’Ukraine moderne. De nombreux documents ont été détruits et l’Ukraine moderne interdit sous peine de prison d’évoquer leurs crimes. Il n’en reste pas moins que ces gens […]

La Russie frappe massivement l’Ukraine après des attaques ukrainiennes contre la Crimée et la centrale de Zaporojié 

Par : Volti
Par Christelle Néant pour Donbass-Insider Le 23 novembre 2022, la Russie a de nouveau massivement frappé l’Ukraine à coup de missiles, après une nouvelle attaque de drones ukrainiens contre Sébastopol en Crimée, ainsi qu’un bombardement ukrainien massif de la centrale nucléaire de Zaporojié. Le 19 novembre 2022, l’armée ukrainienne a tiré 12 roquettes sur la centrale nucléaire de Zaporojié, endommageant […]

« 17.7 % de hausse pour les conserves de légumes. Les augmentations de prix annoncées par Leclerc ». 

Par : Volti
Par Charles Sannat pour Insolentiae Mes chères impertinentes, chers impertinents, L’oracle du supermarché, que dis-je le voyant des caddies, l’astrologue des têtes de gondoles, ou encore le devin qui lisait dans les entrailles des poulets vidés et sous vide de la grande distribution a parlé. Oui. Michel Edouard Leclerc a parlé. Pour lui, qui a fait de la vie la […]

La fin de la guerre entre l’OTAN et la Russie selon un recteur Orthodoxe

Par Batiushka  – Le 18 octobre 2022 – Source The Saker Blog

Même les politiciens occidentaux qui se bercent d’illusions et leurs médias de presse commencent à comprendre que la situation ne peut plus durer. Prenons simplement les titres de l’actualité du 18 octobre.

La publication américaine National Interest rapporte que l’Ukraine ne pourrait tenir qu’un mois sans l’aide américaine.

https://news.mail.ru/incident/53516988/?frommail=1

Le gouverneur de la province de Kherson, Kirill Stremousov, a annoncé sur la chaîne russe Channel One que les forces de Kiev ont perdu 9 800 soldats en six semaines, ainsi que 320 chars, 250 véhicules d’infanterie, 542 voitures blindées, 36 avions et 7 hélicoptères. Elles sont tombées dans le piège des Russes, qui leur ont permis d’avancer en rase campagne.

https://news.mail.ru/incident/53510849/?frommail=1

Des photos du gazoduc Nordstream ont été publiées dans le journal suédois « Expressen ». Il s’agit clairement d’un sabotage. Qui serait intéressé à faire cela ? Peut-être les mêmes que ceux qui ont abattu le MH 17 en 2014 ?

https://news.mail.ru/incident/53519325/?frommail=1

La mobilisation partielle de 300 000 réservistes russes est presque terminée. Leur présence dans le Donbass va libérer les forces régulières pour qu’elles puissent avancer davantage, bien qu’une partie des terres prises par les forces de Kiev en septembre ait déjà été reprise et que d’autres soient libérées chaque jour.

Après sept jours d’attaques aériennes (dont deux jours seulement ont été rapportés par les médias occidentaux) sur les infrastructures ukrainiennes, en particulier sur l’approvisionnement en électricité, même Zelensky a admis aujourd’hui que 30 % des centrales électriques du régime de Kiev ont été détruites dans toute l’Ukraine. Tout cela en réponse à son terrorisme à Zaporozhye, Donetsk, Belgorod, Moscou (Daria Dugina), et contre le Nordstream et le pont de Crimée. A quoi d’autre s’attendait-il ?

La France est en grève.

L’Italie en a assez et veut que les livraisons d’armes aux néo-nazis de Kiev cessent.

Au Royaume-Uni, en faillite, à la stupéfaction générale, Truss est toujours « présente » [Ce n’est plus le cas à ce jour, NdT], mais le site web du Daily Mail rapporte que de nombreux pubs vont devoir fermer pour l’hiver. Les propriétaires n’ont pas les moyens de payer les factures de chauffage.

En Allemagne, le ministre de la santé, Karl Lauterbach, a mis en garde contre le risque que même les hôpitaux doivent fermer à cause de la crise énergétique.

Certains demandent : « Mais pourquoi la Fédération de Russie n’a-t-elle pas commencé la campagne de libération en février dernier en augmentant immédiatement le seuil de douleur ? » La réponse est simple. Ce n’est pas seulement que la Fédération a sous-estimé la stupidité totale de l’OTAN et de la junte de Kiev. C’est bien plus que cela, c’est tout simplement que la Russie n’a jamais voulu infliger de douleur aux Ukrainiens ordinaires et à ses propres soldats de l’Union. Les Ukrainiens ordinaires n’ont JAMAIS été l’ennemi. Les Russes ont toujours visé les militaires de Kiev fournis et entraînés par l’OTAN. Les Russes ne sont pas des Américains qui arrosent les buissons de balles de mitrailleuses et les arbres d’agent orange, ou qui rayent Hambourg et Dresde de la carte comme les Britanniques. Ils ciblent. Ils ne sont pas des terroristes.

N’avez-vous pas lu le discours du président Poutine du 30 septembre ? Écoutez-le à nouveau, s’il vous plaît :

Je veux que les autorités de Kiev et leurs véritables manipulateurs à l’Ouest m’entendent maintenant, et je veux que tout le monde se souvienne de ceci : les personnes vivant à Lougansk et Donetsk, à Kherson et Zaporozhye sont devenues nos citoyens, pour toujours.

…Nous appelons le régime de Kiev à cesser le feu et toutes les hostilités immédiatement ; à mettre fin à la guerre qu’il a déclenchée en 2014 et à revenir à la table des négociations. Nous sommes prêts pour cela, comme nous l’avons dit plus d’une fois. Mais le choix des habitants de Donetsk, Lougansk, Zaporozhye et Kherson ne sera pas discuté. La décision a été prise, et la Russie ne la trahira pas.

…Nous défendrons notre terre avec toutes les forces et les ressources dont nous disposons, et nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour assurer la sécurité de notre peuple. C’est la grande mission libératrice de notre nation.

….Aujourd’hui, nous nous battons pour qu’il ne vienne à l’idée de personne que la Russie, notre peuple, notre langue ou notre culture puissent être effacés de l’histoire. Aujourd’hui, nous avons besoin d’une société consolidée, et cette consolidation ne peut être fondée que sur la souveraineté, la liberté, la création et la justice. Nos valeurs sont l’humanité, la miséricorde et la compassion.

Si vous ne croyez pas ces derniers mots sur les valeurs, alors regardez dans les yeux de la grande sainte russe, Sainte Xénia de Saint-Pétersbourg.

Batiushka

Recteur orthodoxe russe d’une très grande paroisse en Europe, il a servi dans de nombreux pays d’Europe occidentale et j’ai vécu en Russie et en Ukraine. Il a également travaillé comme conférencier en histoire et en politique russes et européennes.

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

 

Les infos et news du 24 novembre 2022

Par : Volti
Bonjour à tout le monde, merci à mes correspondants. POLITIQUE/SOCIÉTÉ Les enfants de plus en plus accros aux écrans depuis le Covid-19, selon une étude Enseignement de l’arabe à l’école : «On est dans la même misère qu’avant» Plus de 3 millions de bénéficiaires de l’aide alimentaire en France Macron se prépare à une guerre civile hybride Diffamation envers le Pr Raoult : Karine […]

Est-ce que le projet SCAF a trouvé un accord?

Une chose est certaine. Les lignes bougent fortement au sein du projet global de la défense européenne. L’Allemagne est en train de prendre l’initiative de la défense européenne sur les autres pays européens. Berlin annonce avoir avalisé sa participation à

France – 21 novembre 2022 – La nouvelle réforme du chômage

Par : do

Source: http://mai68.org/spip2/spip.php?article13374

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23.11.2022-Mesloub-vaccin-Do-Chomage-English-Italiano-Spanish

Mathilde Goupil pour franceinfo, 21 novembre 2022 :

« Si le taux de chômage actuel se maintient, la période durant laquelle les chômeurs sont indemnisés diminuera d’un quart à partir du mois d’août 2023.

« Les exceptions. Le ministre du Travail a listé des exceptions à cette réforme. La modulation de la durée d’indemnisation ne sera ainsi pas mise en place dans les départements d’Outre-mer, en raison du contexte économique « trop particulier ». Par ailleurs, plusieurs métiers, qui n’étaient déjà pas concernés par la précédente réforme de l’assurance-chômage, conserveront les règles d’indemnisation de l’ancien système. Il s’agit des marins, des pêcheurs, des dockers, des intermittents du spectacle et des expatriés. »

Note de do : La réforme ne s’appliquera qu’aux personnes dont le pouvoir n’a pas peur. Donc, seule la lutte paye ! Mais, comme le dit Ninie en commentaire, s’«ils» n’attaquent pas aussi ceux qui savent se défendre, c’est pour empêcher la solidarité de ceux qui savent lutter, et qui pourraient montrer l’exemple, avec ceux qui ne savent pas encore le faire.

Commentaire de Ninie : En fait tout ceci est à pleurer, car croire que les français vont bouger, c’est croire au Père Noël. Nous acceptons tout. Pas tout le monde bien sûr. Mais que peut faire une minorité de personnes contre l’Etat ? Entre la lâcheté, l’indifférence et l’avidité on est mal parti pour combattre ce gouvernement.
Et pourquoi cette différence de traitements entre travailleurs ? C’est effectivement pour éviter toute solidarité.

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Manifestation des Gilets Jaunes à Paris le 19 novembre 2022 – vidéo RT 5′ :

http://mai68.org/spip2/spip.php?article13370

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Gilets Jaunes – Quatre ans après, quel bilan ? vidéo RT 53′

Avec une critique de moi : http://mai68.org/spip2/spip.php?article13371

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N’ayez plus peur du pétrole et du CO2 – vidéo TF1 2’40 » :

http://mai68.org/spip2/spip.php?article13368

(On sait fabriquer du pétrole avec des algues et du CO2)

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Coronavirus – Fraude sur les effets indésirables – vidéo 46′

Effets secondaires : « Il manque 6000 décès dans les bases de données »

Emmanuelle Darles – Vincent Pavan

Epoch Times France – 16 novembre 2022

Auteurs d’une étude critique du rapport sur les effets indésirables des vaccins produit par l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) au mois de juin, Emmanuelle Darles et Vincent Pavan pointent également du doigt « un défaut de vigilance » de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) et de l’Agence européenne des médicaments (EMA) dans le cadre du dispositif de pharmacovigilance passive relatif aux vaccins.

« Il y a beaucoup d’interrogations sur les alertes de vigilance qui n’ont manifestement pas été produites. […] Je tiens à rappeler que l’ANSM a été condamnée dans l’affaire du Mediator pour défaut de vigilance. Depuis, rien n’a vraiment changé. […] Il y a une faillite des agences de santé, qu’il s’agisse des Centres régionaux de pharmacovigilance ou de l’Agence nationale de sécurité du médicament. »

il est urgent que les victimes d’effets indésirables soient reconnues, indemnisées et accompagnées : « Il faut que le doute puisse bénéficier aux patients et non aux labos pharmaceutiques. L’enjeu est là, aujourd’hui. »

La vidéo est ici : http://mai68.org/spip2/spip.php?article13358

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Bien à vous,
do
http://mai68.org/spip2

 

 

« C’est sans précédent » : Le liquidateur d’Enron qui supervise la faillite de FTX est sans voix : « Je n’ai jamais rien vu de tel »

Il y a quelques jours, nous avons demandé combien de temps encore nous devions attendre la « déclaration sous serment du premier jour » dans la faillite de FTX. Traditionnellement cette déclaration est le résumé le plus détaillé et le plus complet de la façon dont une entreprise donnée s’est effondrée, sous le chapitre 11 (et dans le cas de FTX, […]

C’est eux ou nous ! Il n’y a pas de négociation pour sortir de l’Histoire

par Bruno Bertez. Les systèmes internes bougent, se fracassent comme s'ils avaient atteints leurs limites ; le grand système mondial après une phase de coopération redevient dominé par la compétition et l’affrontement.

L’OTAN face au général Hiver, le dieu russe de la guerre

par Bruno Bertez. La punition des fascistes de Kiev se poursuivra pendant leur Noël. Attendez le printemps. Dans la boue Sourovikine vaincra ce qui reste d’une Ukraine épuisée, économiquement et moralement en faillite.

Quand l’Occident commence à s’inquiéter de l’avenir des armes transmises à Kiev

par Mikhail Gamandiy-Egorov. Réaction tardive, mais qui confirme nos prévisions. Les armes fournies par l’Occident à l’Ukraine dans l’objectif de combattre la Russie pourraient se retrouver entre les mains de gangs criminels ou de terroristes.

Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs)

par Vladimir Tchernine. « Un officier est venu, il a choisi 16 personnes. On ne nous dit rien, aucune information. On nous enrôle puis on nous amène pour nous utiliser comme de la chair à canon, c’est tout. »

2022 : L’année où les États-Unis ont perdu tout respect

par Dmitry Orlov. La Turquie sait où l’attaque a été coordonnée : aux États-Unis. Et il a qualifié le comportement des États-Unis dans cette affaire de « retour du meurtrier sur la scène du crime ».

Défense des classes moyennes contre la barbarie

Par : Volti
Merci à Amar D. Source : Algérie54 Par Djeha Ci-dessous, je vous joins un papier que m’a transmis aujourd’hui un ami. Il mérite un arrêt. Ce plaidoyer auprès des « riches et des puissants » en faveur des classes moyennes pour la défense de la stabilité politique des nations, est pathétique. Il leur soumet un argument : « Acceptez de partager, entretenez les classes moyennes […]

L’utilisation astucieuse de vide juridique permet au pétrole russe de continuer à couler en Grande-Bretagne

par Laith Al-Khalaf. Les archives officielles montrent que le pétrole russe arrivé à Immingham depuis mars a été enregistré comme des importations en provenance d'Allemagne, des Pays-Bas et de Belgique.

États-Unis : De l’apparente bienveillance à l’hégémonie

par Jean-Luc Baslé. Le néoconservatisme est l’affirmation d’une hégémonie décomplexée. Le néolibéralisme est un empiétement du marché sur les prérogatives de l’État. Cette mutation est l’une des clés de compréhension des évènements d’aujourd’hui.

L’Iran commence l’enrichissement d’uranium à 60% sur le site de Fordow

En réaction à la décision de l'Agence internationale de l'énergie atomique, qui somme Téhéran de renforcer sa coopération dans les enquêtes liées à la présence de traces d'uranium dans 3 sites non déclarés.

L’Algérie porte secours à Cuba en grande difficulté

L’Algérie annulera les intérêts sur la dette de Cuba, reportant son remboursement jusqu’à ce que la situation économique de l’île s’améliore, et fournira une centrale solaire pour stopper les coupures intempestives de courant.

FTX : Miroir de l’empire bancaire de l’irréalité

par Sébastien Renault. Un système qui ne repose plus sur rien de réel ne peut, pour survivre, que compter sur le renforcement systémique de la perception de ses propres mystifications sociales et politiques.

L’OTAN est-elle en train de s’effondrer ?

Par : Wayan

Par The Saker – Le 22 novembre 2022 – Source The Saker’s Blog

Une chose assez étonnante vient de se produire. Après l’attentat terroriste à Ankara qui a tué 34 personnes et en a blessé 125 autres, les autorités turques ont d’abord déclaré qu’elles n’accepteraient pas les condoléances américaines. Puis les Turcs ont lancé une opération militaire contre les « terroristes kurdes dans le nord de la Syrie« . La Turquie a ensuite affirmé avoir neutralisé 184 terroristes.

Ce qui n’est pas mentionné dans ces articles, c’est que la cible de la frappe turque est le centre géré par les États-Unis pour l’entraînement et la formation des militants du PKK au Rojava. Selon certaines rumeurs, les Turcs auraient donné aux États-Unis suffisamment de temps pour évacuer la plupart de leur personnel.

Cela vous rappelle-t-il quelque chose ?

Si oui, c’est parce que c’est très similaire à ce que les Iraniens ont fait lorsqu’ils ont frappé les bases américaines en Irak après le meurtre du général Solemani par une frappe de drone américain.

Si ce qui précède est vrai, et les rumeurs sont des « si » et ne peuvent être considérées comme des faits avérés, cela signifie qu’un État membre de l’OTAN (la Turquie) vient d’attaquer une base américaine et, comme l’Iran, s’en est tiré à bon compte : la « plus grande force de combat de l’histoire » vient d’être frappée durement et humiliée pour la deuxième fois et n’a absolument rien pu faire pour se défendre ou même sauver la face.

Quelle est l’ampleur de la gifle reçue par l’oncle Shmuel cette fois-ci ? Selon le ministre turc de la défense, Hulusi Akar :

« Les abris, bunkers, grottes, tunnels et entrepôts des terroristes ont été détruits avec succès », a déclaré Akar, ajoutant que « le soi-disant quartier général de l’organisation terroriste a également été touché et détruit. » Dans l’ensemble, le ministère de la défense a affirmé que les frappes ont touché près de 90 cibles qui, selon lui, étaient liées au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et aux Unités de défense du peuple kurde (YPG).

Même en tenant compte d’une certaine « exagération patriotique« , il est assez clair que la frappe de vengeance d’Ergodan fut à la fois substantielle et, apparemment, plutôt efficace.

Alors, qu’avons-nous ici ? Un État membre de l’OTAN a pratiquement accusé les États-Unis d’une attaque terroriste majeure contre sa capitale, puis cet État membre de l’OTAN a ouvertement attaqué une installation gérée par les États-Unis (n’appelons pas cela une base, ce serait inexact).

L’affirmation d’Erdogan est-elle crédible ? Absolument ! Non seulement les États-Unis ont déjà tenté de renverser et de tuer Erdogan, qui a été sauvé in extremis par les forces spéciales russes (tout comme Ianukovich), mais nous savons également que les États-Unis ont renversé le général de Gaulle en 1968-1969 et que les forces secrètes de l’OTAN ont été utilisées pour organiser des attaques sous faux drapeau contre des alliés de l’OTAN (notamment l’Italie) dans le cadre de l’opération GLADIO.

L’OTAN n’est pas une alliance défensive, elle ne l’a jamais été, elle est un outil de domination coloniale des États-Unis.

Cela a toujours été vrai, d’où les célèbres paroles prononcées dans les années 1950, aujourd’hui lointaines, lorsque le premier secrétaire général de l’OTAN, le général britannique Hasting Ismay, a admis sans ambages que le véritable objectif de l’OTAN était de garder « Russes à l’extérieur, les Américains à l’intérieur, les Allemands à terre« .  Prenons ces éléments un par un, en commençant par le dernier :

  • « Garder les Allemands à terre » : ici, le mot « Allemands » est un substitut désignant tous les dirigeants ou pays européens qui voulant garder une véritable souveraineté et le pouvoir de décision qui va avec. Traduction : asservir les Européens
  • « Garder les américains à l’intérieur » : afin d’écraser tout mouvement de libération européen. Traduction : placer des suzerains pro-américains à la tête de toutes les nations de l’UE.
  • « Garder les russes à l’extérieur » : s’assurer que la Russie ne libère pas l’Europe.  Traduction : diaboliser la Russie et faire tout et n’importe quoi pour empêcher la paix sur le continent européen.  Si possible, faire éclater, soumettre ou détruire la Russie.

Besoin d’une preuve ? Que diriez-vous de l’acte de guerre indéniable contre l’Allemagne (et, je dirais, toute l’UE) lorsque les Anglos ont fait exploser NS1/NS2 ?  N’est-ce pas une preuve suffisante ?

Dans ce contexte, nous devons nous demander ce que signifie être un État membre de l’OTAN en 2022.

La vérité est que l’OTAN est une pure création de la guerre froide et que, dans le monde réel de 2022, elle est un anachronisme total. Être un État membre de l’OTAN signifie vraiment très peu de choses. Non seulement certains sont « plus égaux que d’autres » au sein de l’OTAN, mais il existe également des États non membres de l’OTAN qui sont bien plus « otanisés » que les États membres actuels de l’OTAN (je pense à Israël ou, bien sûr, à l’Ukraine occupée par les nazis). Et le fait d’être membre de l’OTAN ne vous protège de rien, ni des attaques extérieures, ni des attaques intérieures.

Selon le colonel (retraité) MacGregor, la guerre en Ukraine pourrait bien entraîner l’effondrement de l’OTAN et de l’UE. Je suis tout à fait d’accord avec lui. Je dirais qu’un tel effondrement ne sera pas tant le résultat de défaites embarrassantes que celui des profondes contradictions internes des deux organisations.

Soit dit en passant, ce n’est pas notre sujet aujourd’hui, mais je pense que l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC) a en grande partie les mêmes problèmes et contradictions que l’OTAN.  Alors, ce que nous observons est-il un  » problème de l’OTAN  » ou un problème d’alliances artificielles et généralement obsolètes ? Je pencherais pour la seconde hypothèse.

Mais laissons la discussion sur l’OTSC pour un autre jour.

Dans le cas de la Turquie, ce problème est encore aggravé par l’incompatibilité totale entre l’islam et l’idéologie woke désormais ouvertement promue (et appliquée) par les États-Unis et l’OTAN.

Ensuite, il y a la géographie. La Turquie a des voisins régionaux assez puissants, dont non seulement la Grèce ou Israël, mais aussi l’Iran, l’Arabie saoudite, l’Égypte, l’Azerbaïdjan, l’Irak, la Syrie et, bien sûr, la Russie. La Turquie peut-elle compter sur une quelconque « protection » des États-Unis et de l’OTAN face à des voisins aussi puissants ?

Demandez aux Saoudiens avec quelle force les États-Unis/OTAN les aident face aux Houthis !

Demandez aux Israéliens à quel point les États-Unis et l’OTAN les aident face au Hezbollah.

Les frappes iraniennes sur les bases du CENTCOM ont démontré que les États-Unis n’ont pas les tripes pour affronter directement l’Iran. En revanche, l’intervention russe et iranienne en Syrie a mis en échec les plans américains pour un « nouveau Moyen-Orient » ou, dirons-nous autrement, elle a donné naissance à un « nouveau Moyen-Orient« , mais certainement pas celui que les néoconservateurs américains espéraient !

Si l’on ajoute à cela la détérioration majeure des relations entre les États-Unis et l’Arabie saoudite de MBS, on obtient une image étonnante : les États-Unis et l’OTAN (que les États-Unis ont entraînés dans la région) perdent progressivement leur importance au Moyen-Orient. Au lieu de cela, de nouveaux « grands acteurs » comblent progressivement le vide, notamment la Russie et l’Iran, qui autorisent même progressivement l’Arabie saoudite à participer à un dialogue régional indispensable sur l’avenir de la région.

La faiblesse phénoménale des États-Unis/OTAN/CENTCOM est parfaitement illustrée par la réaction américaine aux frappes turques : L’oncle Shmuel a approuvé (sans blague !!!) les frappes turques 🙂

C’est absolument pathétique pour une prétendue superpuissance.

Ce processus aura-t-il un impact sur la guerre de l’OTAN contre la Russie ?

Eh bien, imaginons que la Russie frappe réellement une cible à l’intérieur de la Pologne (c’est ce que les Ukies ont prétendu, tout comme les Polonais jusqu’à ce que l’oncle Shmuel leur dise de se calmer). Que se passerait-il ensuite ?

Quelqu’un se souvient-il encore de ce qui s’est passé lorsque Erdogan s’est rendu à Mons pour implorer la protection de l’OTAN contre la Russie (après avoir abattu un Su-24 russe au-dessus du nord de la Syrie par une opération conjointe américano-turque, peut-être exécutée à l’insu d’Erdogan, du moins c’est ce qu’il a affirmé). Qu’a promis ou donné l’OTAN aux Turcs ? Absolument rien (à part des « consultations« ).

Maintenant, les Polonais peuvent délirer au point de penser qu’un président américain pourrait ordonner une attaque de représailles contre la Russie si celle-ci frappait la Pologne, mais ceux d’entre nous qui connaissent les États-Unis et leurs élites dirigeantes savent que cela n’a aucun sens. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’une contre-attaque des États-Unis et de l’OTAN contre les forces russes entraînerait une réponse immédiate de la Russie.

Et alors quoi ?

La vérité est très dure dans sa simplicité :

  • Les États-Unis et l’OTAN n’ont pas les effectifs ni la puissance de feu nécessaires pour affronter la Russie dans une guerre conventionnelle à armes combinées.
  • Toute utilisation d’armes nucléaires entraînera des représailles immédiates qui aboutiront très probablement à une guerre nucléaire totale impossible à gagner.

Voici donc la situation : que les politiciens occidentaux le comprennent ou non, les professionnels de l’armée connaissent tous la vérité : l’OTAN ne peut défendre AUCUN de ses membres contre une armée véritablement moderne. Pourquoi ?

Examinons les capacités dont disposent réellement les États-Unis et l’OTAN :

  • L’US Navy dispose d’une superbe force sous-marine (SSN et SSBN) capable de tirer un grand nombre de missiles de croisière relativement obsolètes (et de nombreux SLBM).
  • Une triade nucléaire encore très performante, bien qu’assez ancienne.
  • Un avantage conventionnel quantitatif (seulement !) sur la Russie
  • De superbes (mais très vulnérables !) capacités C4ISR
  • Une presse à imprimer permettant l’impression quasi infinie de dollars
  • Une élite compradore régnant sur tous les pays de l’OTAN/UE
  • La plus formidable machine de propagande de l’histoire

Que manque-t-il donc à l’OTAN pour être une force militaire crédible ?

De toute évidence, des « bottes sur le terrain« . Et je ne parle pas de quelques sous-unités de la 101ème ou de la 82AB ou des forces spéciales américaines ou même d’une soi-disant « brigade blindée » qui, en réalité, ne dispose pas des outils et de l’organisation adéquate pour être qualifiée de telle. Je parle d’une force de « guerre terrestre » capable de combattre un ennemi moderne et extrêmement déterminé.

[Aparté : si ce sujet vous intéresse, je me permets de vous recommander mon article « Déboulonner les clichés populaires sur la guerre moderne » écrit en 2016 mais qui reste majoritairement pertinent].

Les États-Unis, Israël et l’Arabie saoudite sont tous tombés dans le même piège : l’illusion qu’en dépensant des milliards et des milliards de dollars dans du matériel militaire massivement surévalué et massivement sous-performant, vous pourrez vaincre un ennemi supposé être « moins sophistiqué« . D’où la nécessité de recourir à :

  • Des forces proxy
  • Des compagnies privées de mercenaires
  • Des opérations psychologiques
  • La corruption

Tous ces éléments font partie intégrante de toute guerre moderne, mais dans le cas des États-Unis et de l’OTAN, ils ne font pas seulement partie d’un plan plus vaste, ils sont au cœur de toute opération des États-Unis et de l’OTAN, ce qui réduit considérablement leurs capacités réelles sur le terrain. En revanche, des pays comme la Russie ou l’Iran peuvent déployer des « bottes sur le terrain« , et des bottes très performantes (n’oubliez pas que les Iraniens sont ceux qui ont formé le Hezbollah !)

Que signifie tout cela en pratique ?

Cela signifie que même si les Russes décidaient de frapper un pays de l’OTAN, les tensions monteraient en flèche, mais il est hautement improbable qu’un président américain autorise une action susceptible d’entraîner une guerre nucléaire à grande échelle ! N’oubliez pas que pour la Russie, il s’agit d’une guerre existentielle, au même titre que la Seconde Guerre mondiale, alors qu’aucun dirigeant anglo-saxon n’oserait jamais lancer une attaque suicidaire contre les forces russes, qui entraînerait très probablement l’anéantissement total des États-Unis, du Royaume-Uni et de tout autre pays y participant (par exemple en hébergeant des armes à distance déployées à l’avant).

Cela signifie-t-il que nous devons anticiper une attaque russe contre la Pologne, la Roumanie ou le Royaume-Uni ?

Non, pas du tout. En fait, il serait très dangereux pour les Russes de ne laisser qu’un choix brutal à l’Hégémon : admettre la défaite ou se suicider. Et puisque les Russes ont la maîtrise de l’escalade (c’est-à-dire qu’ils ont des capacités équilibrées depuis le niveau de feu des armes légères jusqu’à une guerre nucléaire intercontinentale complète, avec toutes les étapes entre ces deux extrêmes), ils ne sont pas, contrairement aux États-Unis et à l’OTAN, coincés entre le choix de la capitulation ou du suicide.

Cela étant dit, il serait également erroné de supposer que la Russie « n’oserait jamais frapper un État membre de l’OTAN« . Les Polonais seraient peut-être prêts à parier leur avenir, voire leur existence, sur une telle déduction invalide, mais pas les gens du Pentagone ou d’autres centres de décision de l’Hégémon.

Conclusion

Douglas MacGregor a raison, la guerre de l’OTAN contre la Russie pourrait très bien aboutir à l’effondrement de l’OTAN et de l’UE qui, à leur tour, planteront un « dernier clou » officiel dans le cercueil d’un Hégémon déjà mort depuis longtemps et qui n’existe encore que grâce à son élan et à sa machine de propagande.

Je dirais que l’OTAN est déjà en train de s’effondrer sous nos yeux, un processus que les crises économiques, sociales, politiques et spirituelles qui frappent l’ensemble de l’UE ne feront qu’accélérer. Et, bien sûr, le plus étonnant dans tout cela, c’est que cet effondrement n’est pas le résultat d’un plan machiavélique concocté par les Russes, les Chinois ou les Iraniens, mais la conséquence directe de décennies de politiques véritablement suicidaires : ils l’ont fait eux-mêmes !

Maintenant, les Russes, les Chinois et les Iraniens attendent, observent (probablement en souriant) et planifient le monde multipolaire sans hégémonie qu’ils veulent créer, avec ou sans la participation des États-Unis et de l’Europe.

Andrei

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

Comment réaliser un holocauste mondial à partir de famines créées – Partie 1

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Source L.I.E.S.I Le Forum économique mondial (WEF) a clôturé sa dernière conférence à Davos par un sombre avertissement sur les dangers de la « dépendance aux protéines de viande dans l’alimentation quotidienne » et un appel à manger des vers, des mouches, etc., ainsi que des substituts d’OGM durables. L’objectif étant de réduire la consommation de viande. Ils veulent tuer les animaux de viande […]

2023, année noire. Gaz et GNL, d’immenses problèmes d’approvisionnements à venir.

Par : Volti
Source Insolentiae C’est un article de Bloomberg qu’il faut garder en tête pour comprendre ce qu’il se passe et prévoir ce qu’il va arriver. Les réserves mondiales de GNL sont « épuisées » pour des années, prévient le principal importateur nippon et aucun contrat à long terme n’est disponible avant 2026, selon le Japon. En clair il n’y a pas de GNL […]

Les infos et news du 23 novembre 2022

Par : Volti
Bonjour à tout le monde; merci à mes correspondants. POLITIQUE/SOCIÉTÉ PÉTITION ! TOUCHE PAS À MA RETRAITE COMPLÉMENTAIRE !  Contre une « justice au rabais », magistrats, avocats et greffiers se mobilisent un an après une tribune retentissante Budget de la Sécurité sociale : Elisabeth Borne écourte les débats en déclenchant un cinquième 49.3 Claude Guéant condamné à six mois de prison ferme aménagés pour escroquerie […]

POURQUOI L’EUROPE VA S’APPAUVRIR À VITESSE GRAND V

Dans un rare accès de lucidité, le commissaire européen Josep Borrell a récemment évoqué la fin à venir de la prospérité – certes très mal répartie – de l’Europe. Dans le monde multipolaire qui se dessine, le Vieux continent ne pourra plus compter sur l’énergie bon marché issue de la Russie et les marchandises peu chères importées de Chine. La dépendance croissante à l’égard de Washington, et tous les risques qu’elle comporte, ne semble pas davantage être prise en compte par les élites politiques, qui espèrent vainement un retour à la « fin de l’histoire ». Article d’Aaron Bastani pour notre partenaire Novara Media, traduit par Jean-Yves Cotté et édité par William Bouchardon. Source: Pourquoi l’Europe va s’appauvrir à vitesse grand V (lvsl.fr)

Le 10 octobre dernier, Josep Borrell, vice-président de la Commission européenne, a fait une des déclarations les plus importantes de 2022. Tandis que le gouvernement britannique essayait d’imiter la politique de Margaret Thatcher, et que les soutiens de l’opposition travaillistes rêvent d’un retour à 1997 (date d’une victoire écrasante de Tony Blair), il a fallu que ce soit un eurocrate qui assène quelques vérités dérangeantes.

Le constat dressé par Borrell relève de l’évidence depuis une dizaine d’années, mais la classe politique ne s’en aperçoit qu’aujourd’hui : « Notre prospérité a reposé sur une énergie bon marché en provenance de la Russie », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « Les bas salaires des travailleurs chinois ont fait bien plus […] pour contenir l’inflation que toutes les banques centrales réunies. » Borrel a ensuite résumé en une seule phrase lapidaire le modèle économique européen des 30 dernières années : « Notre prospérité reposait sur la Chine et la Russie – l’énergie et le marché. »

Venant d’un technocrate bruxellois, ce constat est pour le moins saisissant. Les énergies fossiles bon marché appartiennent au passé, tout comme les biens de consommations à bas prix. Ces trente dernières années, tout en devenant dépendante du gaz russe, l’Europe continentale a également bénéficié d’une faible inflation grâce à ses importations depuis la Chine, devenue l’atelier du monde. Pendant les trois décennies qui suivirent la chute du mur de Berlin, les Occidentaux aux faibles revenus pouvaient donc au moins se procurer toute une panoplie de gadgets et une énergie plutôt abordable. Désormais, cette époque est révolue.

Pendant 30 ans, la faible croissance des salaires fut compensée par une abondance soudaine de biens bon marché, en particulier de produits électroniques, ainsi que par l’expansion du crédit.

Au Royaume-Uni, cette période, qui s’étend des années 1990 à la pandémie de Covid-19, fut déterminante pour le phénomène politique que fut le blairisme – qui relevait davantage d’une chance historique que des compétences du New Labour ou de la Banque d’Angleterre. Ainsi, la faible croissance des salaires fut compensée par une abondance soudaine de biens bon marché, en particulier de produits électroniques, ainsi que par l’expansion du crédit. Dans la terminologie marxiste, ce système économique mondialisé et reposant de plus en plus sur la dette était la base économique qui permettait la superstructure de la « fin de l’histoire » (pour les marxistes, la superstructure désigne les institutions politiques et l’idéologie d’une époque, qui est déterminée par des rapports de production, appelés “la base”, ndlr). Si des thinks tanks ou des universitaires avaient déjà annoncé la fin de cette époque, le fait qu’un homme d’Etat à la tête de l’UE finisse par le reconnaître acte la mort définitive de cette ère.

Les mauvaises nouvelles ne s’arrêtent pas là, car Borrell a ensuite souligné combien l’Europe continentale avait délégué sa défense aux États-Unis. La sécurité énergétique de l’Europe est un autre motif d’inquiétude, Borrell précisant également que le fait d’être moins dépendant des énergies fossiles russes ne devrait pas induire une plus grande subordination à Washington. « Que se passerait-il demain si les États-Unis, avec un nouveau président, décidaient d’être moins favorables aux Européens ? ». « On imagine aisément la situation dans laquelle notre dépendance excessive au GNL (gaz naturel liquéfié) importé des États-Unis poserait également un problème majeur. » Pour les atlantistes, c’est une question capitale : est-il souhaitable de remettre notre destin entre les mains d’un Donald Trump ou d’un Ron DeSantis (gouverneur républicain de Floride, fervent soutien de Donald Trump et potentiel candidat en 2024, ndlr) ? Veut-on qu’un individu comme Mike Pompeo décide si l’Europe peut ou non se chauffer ? Dépendre d’une puissance étrangère aussi profondément divisée n’est pas sans risques.

Borrell a également insisté sur les défis politiques, à la fois internes et externes, auxquels l’Europe est confrontée. À l’intérieur, le danger vient de la progression continue de l’extrême droite, de Giorgia Meloni en Italie à Viktor Orban en Hongrie en passant par le parti Vox en Espagne. A rebours du discours bruxellois classique, il faut d’ailleurs souligner que Borrell n’a pas attribué ce phénomène à l’influence de puissances étrangères perfides, déclarant que la popularité de tels partis correspondent  « au choix du peuple » et non à « l’imposition d’un quelconque pouvoir ». Des propos qui visaient clairement le centre de l’échiquier politique, qui tend à être de plus en plus complotiste, voyant partout la main de Moscou. Si l’extrême-droite gagne du terrain, c’est bien parce que les crises sociales et économiques ne sont pas résolues, et non à cause des usines à trolls de Saint-Pétersbourg – quand bien même l’intelligentsia libérale voudrait qu’il en soit autrement.

À l’extérieur, l’Europe est confrontée à la montée du nationalisme radical et de formes d’impérialisme dignes du xixe siècle, parfois jusqu’à l’annexion. Cela ne se limite pas à la Russie, qui après avoir annexé la Crimée en 2014 vient de s’emparer de territoires dans l’est de l’Ukraine, mais aussi de l’occupation turque dans le nord de la Syrie – un territoire que le ministre de l’Intérieur turc Süleyman Soylu a déclaré en 2019 comme « faisant partie de la patrie turque ». Ankara a également menacé d’envahir les îles grecques de la mer Égée. Le déclin de la superpuissance américaine signifie que nous entrons vraisemblablement dans une nouvelle phase, dans laquelle l’accaparement des terres vient s’ajouter à un monde multipolaire.

Le déclin de la superpuissance américaine signifie que nous entrons vraisemblablement dans une nouvelle phase, dans laquelle l’accaparement des terres vient s’ajouter à un monde multipolaire.

Tout cela est vu avec une profonde consternation dans les capitales européennes, Londres y compris. Alors que le modèle énergétique du continent se désagrège et face à la plus forte inflation depuis des décennies, le découplage avec la Chine semble acté, ce qui exacerbera la hausse des prix. Quand cela se produira, ce sera un tremblement de terre économique pour le consommateur européen, quand bien même des politiciens comme le conservateur britannique Iain Duncan se plaisent à durcir le ton. L’industrie automobile allemande est-elle désavantagée du fait de l’envolée des prix de l’énergie ? Assurément. Il en va de même pour d’autres pays, comme la France et l’Italie, qui ont déjà vu la ruine de leurs industries manufacturières au cours de ce siècle. Mais ajoutez à cela la disparition des biens de consommation bon marché – qui ont servi de palliatif à la stagnation des salaires pendant des décennies – et une vague massive de mécontentement est inévitable. En résumé, les Européens vont s’appauvrir très vite. Les hivers froids ne sont que le début.

Ajoutons à cela les autres défis que doit relever l’Europe, comme le vieillissement de la population et la faiblesse de l’innovation. Non que l’Europe continentale soit menacée d’effondrement – bien entendu, elle demeure incroyablement riche – mais elle va relativement s’appauvrir. Le prestige de ses capitales va décliner, sauf en matière de tourisme, tandis que l’attrait mondial de sa culture et de son modèle social vont également s’éroder. Les plaques-tournantes mondiales des peuples, des idées et de l’énergie se situeront ailleurs – essentiellement en Amérique du Nord et en Asie. L’Europe deviendra la Venise des continents : belle mais désuète, un musée plus qu’un acteur de l’histoire.

Pour le Royaume-Uni, désormais à l’écart de l’Union, cela est vrai à double titre. Le pays est un grand importateur net de produits alimentaires et d’énergies fossiles tout en ayant une classe politique qui – contrairement du moins à certaines du continent – refuse de s’atteler sérieusement à une politique industrielle. Pour l’heure, le réflexe des conservateurs britanniques est d’augmenter les réductions d’impôts, tandis que le New Labour ressasse que la mondialisation est une bonne chose.

En définitive, ni l’un ni l’autre n’augmenteront le niveau de vie : les marchés punissent les zélateurs des premières, tandis que la mondialisation craque de toutes parts. La confrontation avec la Russie n’est que le début d’un effondrement plus vaste qu’aucun des partis n’a le courage d’admettre.

L’inflation est là pour durer et, comme le reconnaît Borrell, il faut apporter des réponses sérieuses aux questions énergétiques, commerciales, de croissance et de sécurité. Dans chaque domaine, le bon sens de ces trente dernières années s’est évaporé. Y aura-t-il au Royaume-Uni un politicien d’envergure assez courageux pour le dire ? N’y comptons pas trop. Un État bipartite, avec un système hiérarchique de whips (parlementaires qui veillent à ce que les élus de leur parti soient présents et votent en fonction des consignes du parti, ndlr) qui écrase toute dissension, signifie que la liberté de pensée est une denrée rare à Westminster. Elle n’a pourtant jamais été aussi nécessaire. (sic)

 

Maria Zakharova, un regard russe sur la guerre de l’OTAN en Ukraine. Prière de ne pas comparer avec Mélanie Joly

Voici une interview vraiment remarquable de Maria Zakharova, porte parole du ministre des Affaires étrangères russe par le journal français Le Point. Une fois n’est pas coutume, on ne peut qu’être agréablement surpris par la publication d’un tel document dans un hebdomadaire français de niveau national et dans le contexte général d’une véritable hystérie russophobe.

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22.11.2022-ElDiablo-Delepine-Zokharova-English-Italiano-Spanish

Le point de vue russe est enfin mis à la disposition des citoyens de notre pays qui ne sont pas aveuglés par la Propagande de guerre. Difficile de ne pas trouver de nombreux points de convergence avec les propos tenus par Maria Zakharova. Dominique Delawarde

***

Maria Zakharova, 46 ans, est depuis 2015 la porte-parole du ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie. Première femme à occuper ce poste au cœur du pouvoir, elle est connue pour son franc-parler et son infatigable détermination à développer et préciser la vision russe du monde, notamment sur sa chaîne Telegram. La rencontre, sans interprète, a duré plus d’une heure dans une salle de réunion du ministère des Affaires étrangères, en plein centre de Moscou, la veille du départ de la délégation russe pour le G20 de Bali.

Rompue à l’exercice, Maria Zakharova a répondu avec verve, sans consulter les notes qui lui avaient été préparées par ses services. Classée par la BBC, il y a cinq ans, parmi les 100 femmes les plus influentes du monde, elle n’avait pas accordé d’interview à un média occidental depuis plusieurs mois. La traduction de ses propos, effectuée par nos soins, a été validée par le ministère.

Le Point : Qu’est-ce que l’Occident aurait selon vous « raté » dans ses relations avec la Russie ? Et plus particulièrement dans la guerre entre la Russie et l’Ukraine ?

Maria Zakharova : Tout a commencé à la fin des années 1980 et au début des années 1990. À l’époque, on pouvait encore différencier l’Europe des États-Unis. Avant la dislocation de l’URSS, le monde était bipolaire. Quand les États membres du pacte de Varsovie ont commencé à le quitter – et ce processus a débuté avant la fin de l’URSS –, l’Europe aurait pu affirmer son indépendance. L’URSS était en faveur de l’union des deux Allemagne, les États-Unis étaient contre…

C’est là que l’Europe a commencé à saisir ce que ça signifiait d’être vraiment l’Europe unie, sans ligne de démarcation. Elle a commencé à s’unir. Là aussi, nous étions pour. Nous disions : nous sommes avec vous ! Unissons-nous, intégrons-nous ! Construisons un avenir ensemble ! Mais là, ça a été l’horreur : les États-Unis d’Amérique, les élites, « l’État profond », je ne sais pas vraiment, ont tout d’un coup compris que ça serait un cauchemar. Que si l’Europe s’unissait avec nous, avec nos ressources russes, ça leur ferait non  seulement de la concurrence, mais ça serait même la fin pour eux.

D’abord, ils se sont prononcés contre notre intégration, ont refusé le régime sans visa, ensuite, ils ont commencé le processus de rapprochement de leurs bases militaires, avec des contingents et du matériel, vers nos frontières. Puis ils ont accepté de nouveaux membres dans l’OTAN, mais surtout, ils ont créé ce narratif historique anti-russe.

Le Point : À quel moment cela a-t-il basculé ?

Maria Zakharova : Au début des années 2000, quand on a fini par comprendre de quoi il s’agissait, nous leur avons dit : eh, dites donc camarades, quel monde construit-on ? C’est nous qui nous sommes ouverts à l’Occident, et pas l’inverse ! L’Europe, elle, a poursuivi son intégration, notamment économique : création de l’euro, de Schengen ; et pour les États-Unis, ça a été un second choc : le dollar a cessé d’être la seule devise dominante. Or le dollar n’est sécurisé que sur sa propre dette, sur rien d’autre. Alors que l’euro, lui, est sécurisé par le niveau économique élevé d’une vingtaine de pays, sans compter les économies des pays de l’Europe orientale, de l’Europe centrale et du Nord… Pardon, mais c’est une économie puissante, et qui, en plus, à ce moment-là, se nourrissait du fort potentiel des ressources russes !

En face, la devise américaine, c’est une bulle de savon ! Là, ils ont compris qu’il fallait agir, non seulement envers nous, mais aussi envers l’Europe : ils ont commencé à saper nos liens énergétiques avec l’Ukraine qui est devenue le nœud central de cette politique. Les politiques ukrainiens se sont mis à s’écrier qu’on était très dangereux parce qu’on ne leur livrait pas notre gaz gratuitement, les Américains ont répondu aux Européens, mais achetez donc le nôtre ! Les Européens ont rétorqué : il est cher, si on achète plus cher, nos opinions publiques ne comprendront pas… Augmentez donc les impôts, ont-ils répondu ! Problème, parce que les impôts, c’est aussi le peuple, a répondu l’Europe. OK, d’accord, débrouillez-vous, voilà ce qu’on dit les Américains.

Donc, l’Ukraine, c’est juste un instrument, c’est tout ! L’Europe a deux bananes dans les oreilles.

Le Point : Donc, pour vous, cette situation n’est pas une nouveauté ?

Maria Zakharova : Quelle nouveauté ? Que l’Europe a les deux yeux fermés et deux bananes dans les oreilles ? Tout ça, c’est à cause de vos médias qui ne se sont jamais déplacés dans le Donbass pendant toute cette période, à l’exception de quelques-uns. Au moment de Pussy Riot ou de Navalny, en revanche, ils étaient tous là. Mais là-bas, quand des milliers de personnes mouraient, il n’y avait personne. Et savez-vous que depuis 2014, les Criméens n’ont pas eu droit à des visas Schengen ? Pourquoi ? Parce qu’ils auraient pu raconter la situation !

En revanche, il suffisait de venir en Crimée pour s’en rendre compte par soi-même. En 2016, on a organisé des voyages de presse en Crimée, on a demandé aux journalistes ce qu’ils voulaient voir et faire, on a dit OK à tout. Un Français a dit qu’il voulait aller sur la base navale de la flotte de la mer Noire. On a accepté. Mais quand on a lu son article, on n’en croyait pas nos yeux, une telle censure ! Son titre était quelque chose du genre « pour faire peur à l’Europe, la Russie a regroupé des journalistes et leur a montré la flotte de la mer Noire », et vous me demandez pourquoi l’Europe n’est au courant de rien ! Justement à cause de ce genre de journalistes !

Le Point : Depuis neuf mois, la Russie a-t-elle réussi à développer ses relations avec des pays en dehors de la sphère occidentale ?

Maria Zakharova : Nous ne nous impliquons pas dans des coups ou des renversements. Pendant toutes ces années, nous nous sommes vraiment efforcés de nous tourner vers l’Occident. Aujourd’hui, nous souhaitons avoir des relations harmonieuses et équilibrées avec tous ceux avec qui il est possible de construire des relations sur un pied d’égalité, mutuellement  respectueuses et bénéfiques. Une conception « multi vecteurs » avait commencé à être déployée dès l’arrivée de Primakov aux Affaires étrangères (Evgueni Primakov a été ministre des Affaires étrangères de 1996 à 1998 avant de devenir Premier ministre, NDLR). Avant lui, on n’avait d’yeux que pour l’Occident. Kozyrev (Andreï Kozyrev a été ministre des Affaires étrangères de 1990 à 1996, NDLR) avait même prononcé la phrase suivante : « Il est impossible pour la Russie d’avoir des intérêts qui différeraient de ceux des États-Unis » ! Oui, il l’a dit, et aujourd’hui il dit que Lavrov était bien avant, et qu’aujourd’hui, il est terrible…

Mais ce qui est terrible, c’est justement ce qui s’est passé avec Kozyrev, et pas avec Lavrov. Ceux qui ont dirigé la Russie dans ces années 1990 avaient même l’impression qu’ils pouvaient réduire le nombre d’ambassades russes dans le monde, et ils l’ont fait ! Ils ne payaient pas les salaires des fonctionnaires du ministère, ne les envoyaient plus en mission, etc. Primakov, lui, a insisté sur nos intérêts nationaux et sur la nécessité d’une diplomatie forte. Il a tout fait pour qu’on reçoive nos salaires et que nos ambassades ne manquent de rien. C’est depuis ce moment-là que la Russie a commencé à tisser des liens étroits en dehors de l’Occident. Et aujourd’hui, ces pays d’Asie, d’Afrique, d’Amérique latine sont justement ceux qui, contrairement aux exigences des USA, n’adoptent pas de position anti-russe. Et ils représentent la majorité des pays du monde !

L’armement que vous envoyez en Ukraine est déjà en train de se déverser en Europe sur le marché noir.

Le Point : L’Occident mène-t-il, selon vous, une politique anti-russe ?

Maria Zakharova : Ce n’est pas une position anti-russe, c’est une position antinationale vis-à-vis de vos propres peuples. Qu’avons-nous à voir là-dedans ? Bien sûr, nous aimerions être perçus normalement, objectivement et positivement, mais que peut-on y faire ? En premier lieu, c’est vous-même que vous détruisez ! Finalement, vous n’avez plus rien, vous ne disposez plus des ressources ni des possibilités que vous offraient les relations avec la Russie, et vous n’avez même plus la paix en Europe.

L’Ukraine flambe depuis 2014 dans le Donbass et personne ne s’en préoccupait. Vous n’arrivez même pas à comprendre que tout l’armement que vous envoyez en Ukraine est déjà en train de se déverser en Europe sur le marché noir. Vous savez pourquoi ? Parce que ce que vous pensez être la mafia « russe » n’a jamais été « russe », ce sont plutôt des gars de Moldavie et d’Ukraine. Vous avez toujours cru que tous ceux qui venaient de l’ex-URSS étaient des Russes, vous n’avez jamais fait la distinction. Vos ministères de l’Intérieur, vos forces policières et services de renseignements sont au courant, mais l’opinion publique en général ne le sait pas. Je vous félicite, après avoir reçu les « élites » d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, aujourd’hui vous avez remplacé tout ça par des gens qui viennent d’Ukraine, mais ce ne sont pas des gens qui veulent travailler ou étudier…

Le Point : Vous voulez dire, les réfugiés de guerre ?

Maria Zakharova : Oui, vous les appelez comme ça. Beaucoup souffrent de la situation humanitaire, c’est vrai, mais ce ne sont pas des gens qui apporteront leur part personnelle à la vie en Europe, ils vont juste en profiter !

Ils ont besoin d’allocations, de logements et ils utiliseront cette situation politique. Ils ont vu comment en profiter… Nous connaissons leur mentalité, vous non. Vos belles valeurs sur la tolérance ont perdu leur sens : on est passé à la complaisance. La tolérance n’est plus du tout le respect d’un avis différent ou la possibilité d’écouter quelqu’un qui n’a pas la même mentalité que vous, c’est devenu une complaisance vis-à-vis de tous ses actes d’une personne, bons ou mauvais. Du coup, c’est le chaos.

Le Point : Parleriez-vous ainsi si nous étions avant le début de la guerre, en février 2022 ?

Maria Zakharova : Bien sûr ! Ça fait des années qu’on le dit, au moins depuis 2014. Et souvenez-vous qu’en 2007, Vladimir Poutine était venu à la conférence de Munich. Il avait dit : « Réfléchissez bien, que voulez-vous de nous ? Que nous soyons ensemble ou pas ? Sachez que nous, on ne peut pas rester impassibles face à vos mensonges ! »

En 2015, sur la Syrie, Poutine déclare à l’Assemblée générale de l’ONU : « Si vous voyez, comme moi, que l’État islamique existe, il faut s’unir pour le contrer. Comme en 1941, quand nous avons tous raté Hitler justement parce que vous ne vous  étiez pas décidé à temps ! Unissons-nous et ensemble, nous vaincrons l’EI. » Une moitié du public s’est moquée, l’autre a hué… Poutine a dit OK, il est rentré à Moscou, et la semaine suivante nos avions partaient pour la Syrie. Il avait raison, en tous points, même si, à l’époque, beaucoup nous ont menacés. Aujourd’hui, les mêmes pays nous remercient et nous disent qu’on les a sauvés ! Qu’est-ce que vous croyez ? Que ça se serait terminé comme ça avec la Syrie ? Pas du tout, « l’Occident collectif » aurait été ailleurs, là où il y a du gaz et du pétrole. Ils ne vont jamais là où règnent la pauvreté, les problèmes et la famine. Uniquement là où il y a des ressources.

Le Point : L’Occident ne se serait réveillé qu’à cause du conflit en Ukraine ?

Maria Zakharova : Qui s’est réveillé ? L’Occident ? Il dort d’un sommeil léthargique. Ce sont les États-Unis d’Amérique les plus actifs à ce jeu. L’Union européenne est un peu comme le /Titanic/, l’eau rentre par tous les côtés, mais l’orchestre continue à jouer !

Dès que la bataille est honnête, les Américains perdent.

Le Point : Les médias et dirigeants politiques occidentaux ont interprété le retrait des troupes russes de Kherson comme une défaite . Pouvez-vous convaincre qu’il en est autrement ?

Maria Zakharova : Nous n’avons aucune intention de convaincre quiconque de quoi que ce soit. L’époque où on essayait de convaincre est passée, c’est leur problème. À eux de voir comment ils vont prendre tout ça ! Certains dorment, ou nous sifflent, mais tous s’occupent de livraisons d’armes, et nous, on a déjà compris que la discussion sous ce format était inutile. On leur a couru après pendant huit ans, on a essayé d’obtenir, via les Occidentaux, que Kiev respecte les accords de Minsk. Pendant huit ans, les Occidentaux ne l’ont pas fait. Et on irait maintenant parler avec eux ?

Je comprendrais que vous n’avez pas pitié de nous, je comprends même que vous n’ayez pas pitié de l’Ukraine, mais enfin, vous n’avez même pas pitié de vous-mêmes, avec toutes ces armes que vous livrez, vous avez oublié tous les actes terroristes commis sur vos sols ? Vous en avez tous subi. Personne n’y prête attention, c’est devenu un problème de politique intérieure. En plus, à la tête des institutions politiques de certains de ces pays se tiennent des personnes liées aux États-Unis parce qu’elles y ont étudié, travaillé… Les États-Unis ne veulent qu’une chose : primo, dominer le monde et être les seuls qui contrôlent tous les processus ; deuzio : ne pas avoir de concurrents…

Or, dès que la bataille est honnête, ils perdent. Technologiquement, ils ont déjà perdu face à la Chine ; économiquement, financièrement et d’un point de vue civilisationnel, ils ont perdu face à l’Europe et au reste du monde ; du point de vue de leur complexe militaro-industriel, ils ont compris qu’ils étaient en retard. Pour ce qui est du cosmos, je suis ravie qu’on puisse y envoyer des voitures, mais ça a été rendu possible grâce à nos fusées de lancement ! Tout ça n’est que de la com. En fait, les États-Unis ont tout perdu à cause de la crise de leur système fondé sur cette suprématie du dollar. Leur dette est gigantesque. Leur économie n’est pas réelle, elle n’est que virtuelle. Il vous faut des preuves ? Écoutez Trump ! Quand il parlait de « Make America Great Again » ça voulait dire qu’il fallait revenir à l’économie réelle !

Souvenez-vous comment le G20 a été créé, en 2008, au moment où le marché américain de l’immobilier avait éclaté, embarquant avec lui toutes les Bourses mondiales. C’était une crise mondiale mais artificielle, à cause  du système hypothécaire américain… Or, là, en 2008, ils avaient besoin de tout le monde pour réanimer le système économique mondial, de l’UE, du Brésil, des pays du Golfe, de la Russie, de la Chine. « Big Brother », pardon pour l’expression, avait fait dans sa culotte, il fallait que tout le monde aide… Ensuite, quand il s’est remis, « Big Brother » a commencé à se mêler de l’Irak, de la Libye, de l’Afghanistan, de la Syrie, et de l’Ukraine…

Le Point : Les relations russo-américaines étaient-elles plus faciles sous Trump que sous Biden ?

Maria Zakharova : Pas du tout, surtout quand, tous les jours, Trump était accusé d’avoir des liens spéciaux avec les Russes… Et qu’est-ce que ça veut dire « plus  facile » ?

Le Point : N’est-ce pas plus compliqué aujourd’hui, avec Biden ?

Maria Zakharova : Aujourd’hui, c’est plus marrant… Non, je plaisante, mais on se rend tous compte que ce qui se passe est absurde. Le scrutin qui a élu Biden en 2020 s’est déroulé de manière sauvage, pas honnête. Les Américains eux-mêmes le disent : lisez les sondages selon lesquels la population ne croit pas en ces résultats ! Et de quelle liberté d’expression parle-t-on quand on ferme le compte Twitter d’un président en exercice, rendez-vous compte, en exercice ! Uniquement parce que c’est le souhait des sphères libérales !

En 2016, Trump a gagné justement parce qu’il avait été capable de s’adresser directement à son public via les médias sociaux. Pendant ces 4 ans, il n’y a pas eu un seul jour où on ne l’accusait pas de liens avec la Russie, mais qu’avons-nous donc à voir là-dedans ? En revanche, nous avons bien vu comment certains dirigeants européens étaient liés, eux, à Hillary Clinton. François Hollande, par exemple, qui l’a félicitée avant même que les résultats soient proclamés, il voulait sans doute être le premier. Le problème est plutôt qu’on a accusé la Russie de soutenir Trump, même si aucun fait ne le prouve, alors que certains soutenaient ouvertement Hillary Clinton et là, c’est encore une fois deux poids, deux mesures. Ils pensent qu’ils ont le droit de le faire et pas nous. Ils expliquent que c’est parce que nous ne serions pas une « vraie » démocratie. Voilà, tout est dit.

Classe ! On leur demande : mais qui définit une « vraie » démocratie ? Nous, « l’Occident collectif », ils répondent. L’Iran ? Non, l’Iran n’est pas une démocratie, le Venezuela ? Non plus… En 2020, Mme Rodriguez, la vice-présidente du Venezuela, a prononcé une phrase géniale lors d’une visite ici à Moscou : « Savez-vous combien de scrutins électoraux nous avons organisés ? Pas un seul n’a plu aux États-Unis ! Pourquoi ? Parce que ce ne sont pas les élections qui les intéressent, mais leurs résultats ! » C’est ainsi : les Américains ne considèrent comme légitimes que les résultats électoraux qui leur conviennent.

Le Point : Le /Wall Street Journal /affirme que, ces dernières semaines, le Kremlin et l’administration présidentielle ont mené des discussions officielles concernant la menace nucléaire. Confirmez-vous ?

Maria Zakharova : Je ne sais pas à quels contacts en particulier vous faites allusion. En revanche, pour ce qui concerne notre position sur l’arme nucléaire, nous essayons de rassurer tout le monde. Nous avons publié une déclaration à ce propos sur le site du ministère des Affaires étrangères. Cessons ces spéculations, cessons d’en parler.

Le Point :  Mais si Vladimir Poutine en parle, les spéculations reprendront…

Maria Zakharova : En parle-t-il maintenant ? Non. C’est nous qui décidons ce qu’on a envie de dire, et vous, vous décidez ce que vous avez envie d’entendre. Nous continuerons à dire ce que nous avons envie de dire. Et pour ce qui est de poursuivre le dialogue, écoutez… Ici, Macron nous a tous fatigués.

Surtout quand on a appris que pendant ses coups de fil avec Moscou, il y avait une caméra derrière lui et que tout était enregistré pour un film (/Un président, l’Europe et la guerre/, 2022, NDLR). Avec qui on parle alors, et de quoi ? Cela fait huit ans qu’on a déjà discuté de tout et pour ce qui est de l’Ukraine, ce sont les États-Unis qui décident.

Rendez-vous compte que l’ambassadeur d’Ukraine en Allemagne a traité le chancelier Scholz de « saucisse offensée » (en mai 2022, NDLR), c’est comme s’il lui disait que son seul boulot était de continuer à donner de l’argent, des armes. Avec qui pourrait-on parler de l’Ukraine dans l’UE? Conseillez-moi. Peut-être avec Borrell ? Ou avec un Italien ? Ou avec l’Allemande Baerbock, spécialiste de l’écologie ? Avec qui parler, et de quoi ? Ils ne savent même pas de quoi ils parlent…

Le Point : Personne en Europe ne pourrait donc influencer la situation ?

Maria Zakharova : Ils le pourraient, s’ils admettaient que le centre des décisions se trouve à Washington qui prend des sanctions, établit des listes, livre des armes, dit qu’il faut accueillir des réfugiés, faire ceci, ou voter cela… Comment les Européens pourraient-ils admettre tout ça, alors qu’ils n’arrivent même pas à être indépendants, c’est-à-dire à agir par eux-mêmes ? Le plus triste, et je le dis sur un ton sarcastique, c’est que chaque État de l’UE pense qu’il est indépendant, en est convaincu, même s’ils sont incapables de dire en quoi ça consiste. Ils sont même  incapables de poser des questions tout doucement, par exemple, celle-ci : qui a fait exploser les gazoducs (Nord Stream, NDLR) au fond de la mer Baltique ? Ils n’ont même pas le droit de la poser. Pourtant, quand un certain Skripal avait été empoisonné (Sergueï Skripal est un agent russe devenu un agent double britannique, qui a survécu en 2018 à une tentative d’empoisonnement au Novitchok, NDLR), toute l’Europe en parlait… mais en quoi cela concernait-il la France, l’Italie, la Grande-Bretagne ? Ils ne savaient même pas ce qui s’était vraiment passé.

Alors que ce projet est celui d’une infrastructure nous concernant tous. Oui, c’est notre gaz et nos tubes, mais pour approvisionner l’Europe ! Il a été détruit et aucun chef d’État ou Premier ministre de l’UE n’ose poser cette question simple : qui a fait ça ? Et vous me parlez de politique indépendante européenne ! Le peuple, lui, est capable de se poser des questions, mais chez lui, pas publiquement. Dès que quelqu’un s’exprime là-dessus, les services spéciaux viennent le voir et l’accusent d’être un agent russe.

Le Point : Vous pensez que ce que vous dites là arrive en France ?

Maria Zakharova : Je ne le pense pas, je le sais…

Le Point : La russophobie existe-t-elle en France ?

Maria Zakharova : Les Français tentent d’y résister parce qu’ils lisent, regardent des films, vont au théâtre et qu’ils sont habitués à penser et réfléchir par eux-mêmes grâce à leur niveau de culture. Mais on essaie de la leur imposer d’en haut. Comme en Espagne, au Portugal et en Grèce.

Le Point : Vous évoquez souvent ce que vous qualifiez de « deux poids, deux mesures » entre la Russie et l’Occident, pouvez-vous expliquer ce que vous entendez par-là en rapport avec l’Ukraine ?

Maria Zakharova : Voici un exemple : en 2012, un groupe de jeunes femmes russes habillées en punk a fait irruption dans une cathédrale de Moscou. Elles s’appelaient les Pussy Riot. Elles ont bondi derrière l’autel, dansé sur fond d’icônes et d’objets saints, fait quelques déclarations et posté ce moment sur les médias sociaux. En Russie, le peuple et les structures de sécurité ont été épouvantés. Cette cathédrale du Christ Sauveur est la plus grande sur le territoire de la Russie, elle a été complètement reconstruite après sa destruction par les communistes qui en avaient fait une piscine. Elle avait été érigée avec l’argent du peuple, d’abord au XIXe siècle pour célébrer notre victoire sur Napoléon en 1812, puis au XXe. Ces filles ont profané en quelques minutes tout ce en quoi les gens de notre pays croient ! Elles voulaient provoquer. Le monde libéral les a défendues et aussi Madonna, Sting, Red Hot Chili Peppers, etc. On nous disait : Comment osez-vous punir des jeunes femmes pour leurs actes civiques ? C’est de l’art !

Aujourd’hui, on voit qu’en différentes parties de l’Europe des activistes, du même âge qu’elles, pénètrent dans les musées et jettent une substance sur des œuvres. Ils protestent contre ce qu’ils estiment être un préjudice infligé à la nature par les industries. Leur but n’est pas de détruire l’œuvre d’art protégée par une vitre, mais d’attirer l’attention sur ce problème. Et que voit-on ?

Personne ne s’exprime en leur faveur. Ni l’Union européenne, ni le président des États-Unis, ni aucun diplomate ne les soutiennent, alors que chacun d’entre eux défend un programme environnemental et que dans tous ces pays, les démocrates considèrent l’écologie comme un thème central. Tout ça pour vous dire que des actions grotesques similaires n’aboutissent pas aux mêmes réactions.

Quand ça se passe en Russie, c’est critiqué, mais dès que ça touche l’Occident, ces personnes sont  considérées comme des hooligans ! Pourquoi ? J’aimerais bien le savoir ! Et ce n’est qu’un exemple parmi d’autres.

Combien de jeunes ont terminé en prison pour avoir participé aux Gilets jaunes en France ou à des protestations en Amérique ? Des centaines, des milliers de gens partis à l’assaut du Capitole ont été pénalement condamnés. Mais dès que c’est chez nous, ça concerne immédiatement les États-Unis, Bruxelles, Paris, Rome, Madrid, Lisbonne ! J’ai envie de dire : eh, les amis, faudrait peut-être avoir les mêmes standards !

Pour ce qui est des élections, c’est la même chose. Aux États-Unis : personne ne comprend ce qui s’est vraiment passé. Des observateurs de l’OSCE se sont exprimés avec grande délicatesse sur les violations. Je le sais, j’ai attentivement lu leur conférence de presse. Alors que pour ces mêmes observateurs occidentaux, pas un seul scrutin ne s’est déroulé tranquillement chez nous. Chaque fois, c’était la même hystérie. Nous ne nous mêlons pas des élections aux États-Unis, alors qu’ils ne se mêlent pas des nôtres ! C’est un second exemple. Et au Venezuela ! Pour les Occidentaux, Maduro n’est pas président. OK mais qui est-ce alors ? Même si aujourd’hui, tout a changé, Macron l’a salué, et aussi Kerry qui, je le rappelle, représente un pays qui le recherche.

Le Point ? Et l’Ukraine ?

Maria Zakharova : En ce qui concerne l’Ukraine, tout a commencé quand les États-Unis, de concert avec l’Union européenne, Bruxelles, Berlin et Paris dans une moindre mesure, Varsovie et les pays Baltes ont commencé à se mêler des affaires internes de ce pays, et ils n’ont pas fait que ça : ils ont carrément modelé la situation sur place en dépensant de l’argent, en multipliant les soutiens politiques, en formant ceux qui, en 2014, avaient fomenté le coup d’État. En 2004, la Révolution orange, c’était quoi ? Le troisième tour des élections ? Alors que tout le monde voyait bien que Ianoukovitch (l’ex-président ukrainien pro-russe entre 2010 et 2014, NDLR) les avait gagnées. Tout le sud-est de l’Ukraine avait voté pour lui. Donc ils ont conçu une Ukraine à leur main, ont été à la source d’un changement gouvernemental et ont transformé les problèmes énergétiques en facteur politique. Ce sont eux qui ont décidé comment l’Ukraine allait nous acheter de l’énergie et que ces tuyaux passeraient à travers leur territoire en transit. Ensuite, il est apparu qu’eux seuls avaient le droit d’agir ainsi, encore un double standard, et ça ne pouvait qu’exploser, car quand on met dehors à deux reprises un président élu, ça ne peut pas bien se passer. Ils l’ont viré comme un malpropre !

Le Point : Pouvez-vous expliciter le terme « Occident collectif » ?

Maria Zakharova : C’est le fait que vous n’avez aucune politique extérieure individuelle !

À de nombreuses reprises, lors de conférences de presse, j’ai été témoin des questions posées par des journalistes à des ministres des Affaires étrangères des pays européens. Tous répondaient qu’ils n’avaient pas le droit de donner leur avis sur des questions internationales globales parce qu’ils suivent une politique collective au sein de l’UE et de l’OTAN. Donc ils ne peuvent que commenter que les relations bilatérales.

Vous êtes l’« Occident collectif » parce que vous êtes unis dans un système administratif de direction au sein de l’OTAN. Depuis les années 1990 et 2000, l’UE a cessé d’être une union politico-économique, elle est devenue une partie de l’OTAN, elle a cessé d’être autonome.

Pourtant, selon certains sondages, la population de tel ou tel pays européen ne soutient pas les sanctions anti-russe, et ce, non par amour pour la Russie, mais parce que ça leur rend la vie plus complexe, mais elle n’a aucun moyen de déléguer son opinion aux dirigeants. On sait très bien qui a pris le premier la décision des sanctions au lendemain de 2014, c’est Biden, alors vice-président, c’est lui qui a influencé la décision de l’UE, c’est de notoriété publique. C’est seulement après que les pays de l’UE ont décidé de nous sanctionner, alors, vous voyez bien ce qu’on veut dire avec l’idée de « l’Occident collectif » ! Il n’y a rien de répréhensible à prendre une décision de façon collective, nous
aussi sommes membres de structures collectives, mais il y a une différence fondamentale : nous décidons avec les autres sur un pied d’égalité.

Sur certaines questions pas vraiment cruciales, les Européens prennent des décisions de concert, mais dès que certains pays sont tentés de prendre des décisions qui leur seraient individuellement bénéfiques, mais qui diffèrent de ce qui est important pour la superstructure, ils sont punis. Regardez ce qui se passe en Pologne, et ça n’a rien à voir avec la Russie, elle a sa propre législation nationale sur la question du genre ou la question nationale, mais si ça ne plaît pas à Bruxelles, ils sont punis ! Et la Hongrie ! Comment on l’a traitée, comment on traite Orban ! Voilà : personne ne peut prendre ses propres décisions si elles ne coïncident pas avec les opinions de « Big Brother ».

 

Source secondaire: Maria Zakharova, une femme au cœur du pouvoir russe (reseauinternational.net)

 

Expansion de l’OTAN : Les origines de la grave crise actuelle (2/3)

« Je crois que c’est une grave erreur. Vous ne pouvez pas humilier une nation, un peuple et penser que cela n’aura pas de conséquences. Donc ma question est : est-ce une nouvelle stratégie ? »

Bien sûr, bien sûr, M. Austin

Par : Volti
Proposé par Amar D. Source Réseau-International par Andrei Martyanov Il y a quelques problèmes avec les opérations arithmétiques de base – vous savez, le comptage de base – avec beaucoup de hauts gradés américains.  « Le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, a fait l’éloge des forces armées et de l’armement de la Russie samedi – mais a ajouté, toutefois, que cette […]

Une fois de plus, l’Occident persécute l’Iran

Par : jmarti

Par M. K. Bhadrakumar − Le 10 novembre 2022 − Source Oriental Review

M.K. BhadrakumarLa manière dont Téhéran a géré son accord avec la Russie au sujet des drones a été quelque peu malhabile. Le fait que la première « fuite » a ce sujet soit provenu de nul autre que Jake Sullivan, Conseiller à la Sécurité Nationale du président Biden, aurait dû alerter Téhéran sur l’idée que quelque chose de sinistre avait été mis en branle.

Au lieu de cela, pour des raisons que l’on ne connaît pas, l’Iran s’est mis à réfuter l’information. Et désormais, revirement de situation, il nous faut comprendre que les réfutations prononcées par l’Iran étaient exactes, mais pas totalement véridiques dans leur contenu. Hossein Amirabdollahian, le ministre des affaires étrangères, a reconnu que la « partie au sujet des drones est exacte ; nous avons livré à la Russie des drones en faible nombre des mois avant la guerre en Ukraine. »

Et le ministre d’ajouter la réserve selon laquelle « ce tapage provoqué par certains pays occidentaux, selon lequel l’Iran aurait livré des missiles et des drones à la Russie pour aider à la guerre en Ukraine — la partie concernant les missiles est totalement fausse. »

Quel que soit le niveau de perfectionnement technologique des drones iraniens, cela n’a pas changé la donne pour la Russie dans la guerre en Ukraine. L’efficacité des missiles provenant directement de Russie surprend jusqu’aux experts occidentaux, qui avaient prédit il y a des mois que la Russie était en train d’« épuiser » son stock. De fait, les frappes de missiles peuvent se poursuivre jusqu’à l’effondrement de l’Ukraine, jusqu’à ce que l’Occident ne trouve plus d’interlocuteur significatif parmi les décombres de Kiev.

La Russie et l’Iran semblent s’être englués dans une controverse inutile. Il semble qu’à l’image de la rétro-ingénierie pratiquée par l’Iran sur les technologies de drones étasuniens, les Russes ont plutôt bien réussi à copier les drones iraniens kamikazes dont elle disposait dans son inventaire avant l’opération militaire spéciale lancée en Ukraine. Kiev affirme désormais, après avoir examiné les débris des drones russes qu’elle a pu abattre, que ceux-ci comportaient même des composants ukrainiens !

Il va de soi que l’industrie de défense russe a recueilli des éléments de technologie iranienne, d’autres éléments de technologie ukrainienne, et en a sorti un surprenant « modèle russe ». Voilà qui explique sans doute le sophisme dans la constante réponse de Moscou qui affirme n’avoir pas utilisé de drones iraniens.

Un agent de police inspecte les morceaux d’un drone sur le site d’une frappe russe au niveau d’infrastructures de stockage de carburant, en Ukraine, le 6 octobre 2022.

Amirabdollahian a révélé que l’Iran a proposé d’expliquer la situation aux autorités ukrainiennes, et une réunion a même été organisée en Pologne pour levers les incompréhensions et rétablir les liens diplomatiques entre l’Iran et Kiev, mais les États-Unis l’ont fait échouer. De toute évidence, les États-Unis ne sont pas intéressés par une normalisation des relations entre l’Ukraine et l’Iran. Israël a également intérêt à maintenir l’Iran à distance de Kiev. Les États-Unis et Israël pourraient craindre qu’une forte présence diplomatique iranienne à Kiev puisse œuvrer en faveur de la Russie.

Quoi qu’il en soit, il va y avoir des conséquences au point qu’a admis honnêtement Amirabdollahian. L’Iran a pu se laisser emporter par le sentiment exaltant d’avoir vu une super-puissance s’abaisser à repiquer dans ses technologies militaires, et qui plus est, a savouré le haut niveau de publicité apporté à ses drones — sans parler de l’embarras ressenti par les parrains occidentaux de l’Ukraine qui ont assisté impuissants à la panique créée par ces drones utilisés à grande échelle.

Mais l’Iran a compris avec un certain retard les répercussions politiques et diplomatiques potentielles de toute cela. En réalité, tout ce « raffut », comme le nomme Amirabdollahian, découle du refus manifesté par Téhéran de signer le projet d’accord nucléaire de l’UE à Vienne, ce qui a enragé Bruxelles et Washington, et douché leurs espoirs de voir le pétrole iranien venir à la rescousse de l’Europe en remplaçant les importations russes qui doivent être terminées lors du forum économique mondial du 5 décembre.

Une fois de plus, les États-Unis comptaient sur un accroissement de la production pétrolière iranienne pour introduire des tensions au sein de l’OPEC, afin de diviser le cartel.

Selon un rapport paru dans le journal Spiegel, l’Allemagne ainsi que huit États de l’UE ont défini un nouveau paquet de sanctions contre l’Iran ce mercredi à Bruxelles, comptant 31 propositions ciblant des dirigeants et des entités en Iran en lien avec le domaine de la sécurité ainsi que des entreprises, pour leurs « violence et répression » en Iran. Alibi avancé : des violations des droits de l’homme.

Il est évident que l’Occident est revenu à sa tactique de persécution. Le président Biden a promis de « libérer l’Iran » de son système politique en place — bien que les étasuniens sachent, de par les expériences passées, que les manifestations publiques sont monnaie courante en Iran, mais qu’un changement de régime relève du rêve éveillé.

Pourquoi l’Occident ressuscite-t-il le « problème iranien » à ce stade ? Deux raisons sous-jacentes existent, peut-être trois. La première est la victoire de Benjamin Netanyahu dimanche dernier aux élections, qui garantit en pratique que la rivalité existentielle entre Israël et l’Iran se trouve une fois de plus au centre du jeu politique de l’Asie occidentale. Si cela n’a pas lieu, Netanyahu va subir des pressions pour répondre au problème fondamental de l’Asie occidentale, qui est le problème palestinien.

En l’état des choses, le « problème iranien » va revenir au centre du jeu politique de l’Asie occidentale. Les intérêts convergent entre Tel Aviv et Washington pour cela, à un moment où des frictions vont inévitablement se produire dans les relations États-Unis-Israël, et l’alliance raciste, sioniste, religieuse et anti-arabe, dernière coalition montée par Netanyahu, contient des éléments jadis considérés comme terroristes par les États-Unis. Brandir le fouet avec exaltation en direction de l’Iran s’avère utile, aussi bien pour Israël que pour les États-Unis.

Mais d’un autre côté, Netanyahu est assez réaliste pour savoir qu’il serait suicidaire de la part d’Israël d’attaquer militairement l’Iran sans un soutien étasunien, et deuxièmement, que l’administration n’a pas encore totalement abandonné tout espoir de conclure un accord nucléaire avec l’Iran.

Par conséquent, dans l’hypothèse ou les élections de mi-mandat changeraient radicalement le profil du Congrès au détriment de l’administration Biden, on peut faire confiance à Netanyahu pour introduire le sujet du nucléaire iranien comme sujet clé de la politique intérieure étasunienne et des relations entre les États-Unis et Israël.

On trouve un autre facteur du problème avec la trajectoire que prend la guerre en Ukraine. Bien que la guerre par mandataire interposé soit dans sa dernière ligne droite et que les États-Unis ainsi que l’OTAN envisagent la destruction de l’Ukraine, l’administration Biden ne peut pas perdre ainsi la face et s’humilier, car on est ici en Europe, et pas dans l’Hindou Kouch, et le destin du système d’alliance occidentale est à une croisée des chemins.

Il est presque certain que des soldats étasuniens soient apparus sur le sol ukrainien, et on ne peut les considérer que comme des « éléments avancés ». Est-ce que l’Ukraine va se transformer en une nouvelle Syrie, avec ses régions à l’Ouest de la rivière Dnieper — « le Rump » sans ressources naturelles — mises sous occupation étasunienne afin que les alliés de l’OTAN à la périphérie de l’Ukraine ne se jettent pas dans la bagarre, avec l’alibi des tensions ethniques dormantes héritées de l’histoire, pour s’attribuer leur part de carcasse ? Ou bien, est-ce qu’une « coalition de volontaires » menée par les États-Unis se préparerait à se battre pour de bon contre des soldats russes en Ukraine de l’Est et du Sud ?

Quoi qu’il en soit, le fait est que les liens stratégiques en développement entre l’Iran et la Russie vont rester un point central pour l’Occident, nonobstant la « clarification » réalisée par Amirabdollahian. Il est tout à fait naturel au vu des sanctions que les relations extérieures de la Russie figurent au centre de l’attention des États-Unis. L’Iran a un historique notable quant à dénigrer la stratégie de la « pression maximale ».

Pour dire les choses de manière différente, disposer de l’Iran comme allié va constituer un actif stratégique pour la Russie dans une topologie multipolaire. L’Iran et l’Union économique eurasiatique ont décidé de négocier un Accord de libre échange, alors que Téhéran travaille également à des accords d’échange impliquant du pétrole russe. Autrement dit, les Européens peuvent conserver leur SWIFT pour ce que bon leur semble, cela n’impactera en rien la Russie ou l’Iran. Le reste du monde regarde les événements se produire en temps réel, surtout aux abords de l’Iran, où l’on achète encore le pétrole en dollars.

Il est également clair à ce stade, aux yeux des États-Unis et de leurs alliés, que JCPOA ou non, l’inclinaison vers la Russie et la Chine constitue la version iranienne du Dôme de Fer israélien, en matière diplomatique. Le thème sous-jacent en est que l’Iran se transforme en modèle pour la région du Golfe persique, comme l’indique la longueur de la file d’attente devant l’Organisation de Coopération de Shanghai, alors même que la voie parallèle des Accords Abraham a disparu dans le bassin endoréique de la péninsule arabe.

M. K. BHADRAKUMAR est un ancien diplomate de nationalité indienne, dont la carrière diplomatique a trois décennies durant été orientée vers les pays de l’ancienne URSS, ainsi que le Pakistan, l’Iran et l’Afghanistan. Il a également travaillé dans des ambassades indiennes plus lointaines, jusqu’en Allemagne ou en Corée du Sud. Il dénonce la polarisation du discours officiel ambiant (en Inde, mais pas uniquement) : « vous êtes soit avec nous, soit contre nous »

Traduit par José Martí, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

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Du système de domination au changement de paradigme

Par : Volti
Pour les flemmards qui veulent toujours des « résumés », faites un effort ! C’est important pour comprendre et « éviter », si la prise de conscience est au rendez-vous, la disparition de notre/nos nation/s. *** La dernière guerre de l’hégémonie financière. Par Valérie Bugault via Le Saker Francophone Il y a selon vos mots, Valérie Bugault, un “système de domination” qui s’exerce sur les populations occidentales avec […]

Il est temps de s’intéresser aux conséquences de la théorie du genre à l’école

par Nicole Delépine. Laisserons-nous sans rien dire des enfants se faire martyriser, mutiler, transformer à un âge où la sexualité est silencieuse chez les plus jeunes, puis questionnable chez les adolescents ?

Ayssar Midani : Syrie – Rapport de situation n°134 du 18 novembre 2022

Attentats en Turquie et en Iran, G20, COP27, élections de mi-mandat aux USA, fin de présidence pour Michel Aoun au Liban, retour aux pouvoir de Netanyahou, Kherson : la Russie opère un « repli stratégique ».

Un marché d’un autre genre est né : celui du GENRE

Par : Volti
La fin de l’humanité ? Par Dre Nicole Delépine via Mondialisation.ca Un nouveau drame appelle notre vigilance : les malheurs de Chloé « TRANSGENRISME » Une adolescente ex-trans poursuit les médecins qui l’ont mutilée alors qu’elle était mineure. Chloé Cole a reçu des bloqueurs de puberté, des hormones transsexuelles, et subi une ablation de la poitrine à l’âge de 15 ans. Elle a décidé de poursuivre […]

Les infos et news du 22 novembre 2022

Par : Volti
Bonjour à tout le monde et merci à mes correspondants POLITIQUE/SOCIÉTÉ Comment les examens s’adaptent à la baisse du niveau de lecture Des grands industriels européens à l’Elysée, Emmanuel Macron veut les convaincre de ne pas délocaliser L’Union européenne gèle la réforme de la Charte de l’Énergie, traité international controversé Montpellier : Les motards en colère contre le contrôle technique qui […]

Expansion de l’OTAN : Les origines de la grave crise actuelle (1/3)

Le problème d’un contact direct avec la Russie devait se poser – situation que cette dernière considère comme inacceptable, puisqu’un incident de frontière pourrait déclencher une confrontation avec l’OTAN.

La guerre de l’information de l’Europe contre les Russes au XVIe siècle

par Mikhail Kostrikov. Contrairement à la croyance populaire, les guerres de l’information ne sont pas une invention du vingtième siècle. La propagande est toujours allée de pair avec les envahisseurs.

Le plafonnement des prix du pétrole et ses conséquences sur la relation Russie-Inde

Par : Wayan

Par Conor Gallagher − Le 13 novembre 2022 − Source Naked Capitalism

Pendant des mois, les États-Unis ont essayé à plusieurs reprises de contraindre l’Inde à couper ses liens avec la Russie, donc à abandonner ses intérêts nationaux. New Delhi, cependant, continue de repousser les tentatives de Washington de soumettre son économie à ses diktats.

La dernière affaire en date concerne le plafonnement du prix du pétrole russe par le G7 et l’interdiction par l’UE et le Royaume-Uni du transport maritime et des services connexes pour un brut russe supérieur au prix plafond. L’Inde n’a aucun intérêt à rejoindre l’initiative américaine, car elle bénéficie d’une forte réduction sur le pétrole russe et souhaite maintenir de bonnes relations avec son ancien partenaire stratégique. Le ministre indien des affaires étrangères, Subrahmanyam Jaishankar, était justement à Moscou le 8 novembre pour discuter de la poursuite des ventes de pétrole. 

Extrait du South China Morning Post :

Le ministre indien des affaires étrangères a salué mardi la relation « forte et stable » de New Delhi avec Moscou, lors de sa première visite dans cette ville depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février.

Subrahmanyam Jaishankar a également déclaré que l’Inde avait l’intention de continuer à acheter du pétrole russe, faisant fi une fois de plus de l’appel lancé par les États-Unis à leurs alliés et partenaires à isoler la Russie des marchés mondiaux.

Les plans du G7 sont susceptibles de faire grimper les prix du pétrole (bien que la secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, affirme le contraire) et de réduire la disponibilité des pétroliers, deux facteurs qui menacent la sécurité énergétique de l’Inde et nuisent à son économie, l’Inde étant le troisième consommateur et importateur de pétrole au monde.

La Russie a déclaré qu’elle ne vendrait pas de pétrole aux pays qui participent au système de plafonnement des prix, et M. Jaishankar a affirmé à plusieurs reprises que l’Inde ne pouvait pas se permettre d’acheter du pétrole à des prix élevés – du moins pas sans compromettre sa croissance économique, qui devrait atteindre 6,1 % en 2023, soit la croissance la plus rapide des grandes économies du monde. Selon Energy Intelligence :

La Russie est devenue le premier fournisseur de brut de l’Inde en octobre, avec plus de 900 000 barils par jour, soit environ un cinquième de la demande indienne. La principale préoccupation des deux pays est de s’assurer que le pétrole russe continue à circuler après les interdictions de l’UE et du Royaume-Uni du 5 décembre et le plafonnement des prix du G7 qui en découle.

Mais malgré l’attitude optimiste de M. Jaishankar à Moscou, les raffineurs d’État indiens n’ont pas passé de commandes de brut au-delà du 5 décembre en raison d’incertitudes quant à la disponibilité du transport maritime et de l’assurance, selon Energy Intelligence. Et une tentative récente d’un acheteur indien d’utiliser le plafonnement des prix dans les négociations avec un vendeur russe a incité ce dernier à abandonner l’affaire, selon des sources du marché.

Le manque de clarté actuel du G7 pourrait être intentionnel. Les exportations de pétrole russe ont déjà commencé à chuter, et Bruce Paulsen, expert en sanctions et associé du cabinet d’avocats Seward & Kissel, a déclaré à American Shipper : « Si les orientations sur la conformité [au plafonnement des prix] ne sont pas données rapidement, certains acteurs du secteur pourraient rester sur la touche jusqu’à ce qu’ils puissent déterminer que les expéditions dans le cadre du plafonnement des prix sont sûres. »

Les États-Unis, par un habile tour de passe-passe, ont cessé de faire pression sur l’Inde pour qu’elle respecte le plafonnement des prix, et Mme Yellen déclare maintenant que Washington est « heureuse » que New Delhi continue d’acheter autant de pétrole russe qu’elle le souhaite, y compris à des prix supérieurs au plafond imposé par le G7. Mais il y a quelques mises en garde : L’Inde ne pourra pas utiliser les services occidentaux d’assurance, de financement ou de transport maritime pour transporter ce pétrole.

« La Russie va avoir beaucoup de mal à continuer à expédier autant de pétrole qu’actuellement lorsque l’UE cessera d’acheter du pétrole russe« , a déclaré Mme Yellen à Reuters vendredi. « Ils vont être fortement à la recherche d’acheteurs, et de nombreux acheteurs dépendent des services occidentaux. »

Energy Intelligence explique pourquoi cela équivaut à un plafonnement de facto des prix :

Les raffineurs indiens ont la capacité d’absorber 600 000 b/j supplémentaires de brut russe, à condition qu’il surpasse les qualités de base de celui du Moyen-Orient qui constitue la base vitale des 5 millions de b/j de raffinage du pays. Mais la disponibilité du transport maritime, de l’assurance et des canaux de paiement est essentielle. À partir du 5 décembre, les pétroliers et les assurances liées aux pays de l’UE et du G7 – qui dominent le transport maritime du pétrole dans le monde – ne pourront plus vendre de brut russe, à moins que ces volumes ne soient vendus dans le cadre d’un plafonnement des prix, encore indéterminé.

Environ 90 % du commerce de pétrole en Inde est transporté par des pétroliers étrangers, ce qui pose des problèmes, a déclaré Narendra Taneja, analyste énergétique indépendant. L’assurance ne semble pas aussi problématique, et les analystes affirment que les entreprises russes et chinoises pourront s’en charger.

Cela pourrait laisser la Russie dépendante d’une flotte fantôme de vieux pétroliers à la propriété opaque qui ne se fait pas payer en dollars. Selon Freight Waves :

La société de courtage Braemar a indiqué que 33 pétroliers qui s’occupaient auparavant d’exportations iraniennes ou vénézuéliennes ont transporté des exportations russes depuis avril, principalement vers la Chine et accessoirement vers l’Inde.

Braemar a défini cette flotte obscure de pétroliers qui ont transporté du brut iranien ou vénézuélien au moins une fois au cours de l’année écoulée. Elle estime que le total actuel est de 240 pétroliers, pour la plupart de petite et moyenne taille, dont 74 % ont plus de 19 ans. Quatre-vingts de ces navires sont de très gros transporteurs de brut (VLCC, pétroliers transportant 2 millions de barils) qui ne peuvent pas entrer dans les ports russes mais pourraient être utilisés, pour les cargaisons russes, en faisant du transfert de navires à navires.

Si l’ensemble de cette flotte obscure passait au service de la Russie et était aussi efficace que la « flotte classique« , cela suffirait amplement à maintenir le flux des exportations russes, mais « les navires engagés dans le commerce illicite sont très inefficaces« , a souligné Braemar.

En même temps que Washington fait pression sur New Delhi pour qu’elle se conforme au plafonnement des prix, elle importe de l’Inde davantage de gasoil, qui est principalement utilisé dans les raffineries pour produire d’autres produits tels que l’essence et le diesel. D’après Reuters :

La Russie était un fournisseur clé de VGO pour les raffineurs américains avant que la guerre en Ukraine n’éclate.

« Étant donné que les États-Unis n’achètent plus de pétrole russe, ils cherchent toutes les alternatives possibles« , a déclaré Roslan Khasawneh, analyste principal du fioul chez Vortexa….

Les sanctions américaines et européennes ne s’appliquent pas aux produits raffinés fabriqués à partir de brut russe exporté d’un pays tiers, car ils ne sont pas d’origine russe. En Inde, les raffineurs ont augmenté les importations de pétrole russe à prix réduit à 793 000 barils par jour entre avril et octobre, contre seulement 38 000 bpj au cours de la même période précédente, selon les données commerciales.

L’Inde rejoint la liste des pays – dont l’Arabie saoudite, la Serbie et la Turquie – qui ennuient sérieusement Washington car ils refusent de se soumettre.

Tout cela doit être un choc pour Washington, car sa stratégie indo-pacifique de ces dernières années a toujours compté sur une Inde « partageant les mêmes idées » pour aider à contrer la Chine et exécuter les ordres des États-Unis en Asie du Sud-Est. La possibilité que l’Inde poursuive ses propres intérêts nationaux ne semble pas avoir été prise en compte dans cette stratégie.

La tension sur le plafonnement des prix russes n’est que le dernier d’une série de désaccords entre New Delhi et Washington. Les sanctions américaines contre les exportations de pétrole iranien privent l’Inde du pétrole iranien bon marché et la contraignent à acheter des produits énergétiques américains plus chers. L’Inde est désormais la première destination des exportations de pétrole des États-Unis.

Washington arme la Grèce et Chypre dans le but de pousser la Turquie à rompre ses liens amicaux avec la Russie ; elle fait de même avec le Pakistan pour faire pression sur l’Inde. Les États-Unis ont recommencé à accommoder le Pakistan après l’éviction de l’ancien premier ministre pakistanais Imran Khan, qui a attribué aux États-Unis sa perte de pouvoir lors d’un vote de défiance.

En septembre, le département d’État américain a rendu l’Inde furieuse en approuvant un contrat de 450 millions de dollars pour moderniser la flotte de F-16 du Pakistan. Peu après, l’ambassadeur américain au Pakistan a créé de nouvelles tensions lors d’une visite dans la partie du Cachemire tenue par le Pakistan, qu’il a appelée par son nom pakistanais au lieu du nom approuvé par les Nations unies de « Cachemire administré par le Pakistan« .

Le 8 novembre, le porte-parole du département d’État américain, Ned Price, a fait la leçon à l’Inde sur ce qui est dans son intérêt :

Nous avons également été clairs sur le fait que ce n’est pas le moment de faire comme si de rien n’était avec la Russie, et il incombe aux pays du monde entier de faire ce qu’ils peuvent pour réduire leurs liens économiques avec la Russie. C’est dans l’intérêt collectif, mais aussi dans l’intérêt bilatéral des pays du monde entier de mettre fin à leur dépendance à l’égard de l’énergie russe, et certainement de la réduire au fil du temps. Un certain nombre de pays ont appris à leurs dépens que la Russie n’est pas une source d’énergie fiable. La Russie n’est pas un fournisseur fiable d’assistance en matière de sécurité. La Russie est loin d’être fiable dans tous les domaines. Il est donc non seulement dans l’intérêt de l’Ukraine, de la région et des intérêts collectifs que l’Inde réduise sa dépendance à l’égard de la Russie au fil du temps, mais aussi dans l’intérêt bilatéral de l’Inde, compte tenu de ce que nous voyons concernant la Russie.

Nous devrons attendre et voir si le peuple indien comprend le message, car pour l’instant, c’est le contraire qui apparaît. La fondation indienne Observer Research Foundation a publié les résultats d’un sondage le 2 novembre, montrant que 43 % des Indiens considèrent la Russie comme le partenaire le plus fiable de leur pays, loin devant les États-Unis (27 %).

Washington est bien en peine d’expliquer en quoi le fait que New Delhi réduise ses liens économiques avec la Russie serait une bonne chose pour l’Inde.

Alimenté par une forte augmentation des importations de pétrole et d’engrais, le commerce bilatéral entre l’Inde et la Russie a atteint un niveau record de 18,2 milliards de dollars entre avril et août de cette année financière, selon les dernières données disponibles auprès du ministère du commerce. Cela fait de la Russie le septième partenaire commercial de l’Inde, alors qu’elle occupait la 25e place l’année dernière. Les États-Unis, la Chine, les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite, l’Irak et l’Indonésie restent devant la Russie.

L’Inde, l’Iran et la Russie ont également passé les vingt dernières années à développer le corridor international de transport Nord-Sud afin d’accroître le commerce entre les pays, et ce corridor a pris une importance accrue avec les sanctions occidentales contre Moscou. Extrait de The LoadStar :

RZD Logistics, une filiale du monopole ferroviaire russe RZD, a lancé des services réguliers de trains de conteneurs entre Moscou et l’Iran afin de desservir, par transbordement, le commerce croissant avec l’Inde.

L’objectif est de maximiser l’utilisation de l’alternative International North South Transport Corridor (INSTC), un réseau de fret multimodal transfrontalier en Asie centrale qui aide les deux partenaires stratégiques à contourner les problèmes de chaîne d’approvisionnement créés par les sanctions occidentales contre la Russie.

Selon des sources industrielles, la durée du trajet entre l’intérieur des terres et l’océan est estimée à 35 jours, contre 40 environ pour le transport maritime traditionnel.

©Peter Hermes Furian.

De la même manière que la pression exercée par les États-Unis sur de nombreux pays se retourne contre eux, la pression exercée sur l’Inde semble ne faire qu’encourager New Delhi à trouver un moyen de contourner le dollar. Le Loadstar ajoute que la Reserve Bank of India est également en train de mettre en œuvre de nouvelles directives réglementaires pour aider les exportateurs à régler les expéditions en roupies, au lieu de dollars américains qui provoquent des goulots d’étranglement liés aux sanctions :

La Fédération des organisations d’exportateurs indiens a également fait pression sur les dirigeants du gouvernement pour que la méthode de la monnaie alternative soit étendue au-delà des marchés russes.

« Bien que la guerre Russie-Ukraine constitue un revers pour nos exportations à court terme, nous envisageons d’augmenter nos exportations vers la Russie une fois que le mécanisme de paiement en roupies sera opérationnel« , a noté la FIEO.

Si l’Inde bénéficie du brut russe à prix réduit, elle souhaite également maintenir de bonnes relations avec Moscou afin d’éviter de trop rapprocher la Russie de la Chine, et potentiellement du Pakistan, les principaux rivaux de l’Inde en Asie.

Le Pakistan demande également au ministère russe du commerce d’introduire un accord d’échange de devises afin de renforcer les liens économiques entre les deux pays.

Conor Gallagher

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

Les médias allemands ont obtenu un document secret de la Bundeswehr sur une confrontation militaire directe avec la Russie

Par : Volti
Source TOPCOR (Article traduit) Le ministère allemand de la Défense a préparé un rapport secret de 68 pages intitulé « Instructions opérationnelles pour les forces armées ». Cela a été rapporté par le magazine allemand Spiegel, qui a publié une exposition de ce document. Il convient de noter que les médias allemands n’ont modestement pas précisé d’où il tenait ce rapport. Dans le même temps, […]

Bien sûr, bien sûr, M. Austin

par Andrei Martyanov. Tous les « plans » occidentaux sur la défaite militaire et économique de la Russie ont échoué, précisément en raison de l'incapacité des « planificateurs » occidentaux à compter, calculer et apprendre.

Le coup de massue de Poutine

par Mike Whitney. Toute personne qui se soucie véritablement de l'Ukraine devrait soutenir la neutralité ukrainienne et la fin de l'expansion de l'OTAN. C'est la seule façon de mettre fin à cette guerre.

STOP !

Par : Tutu
STOP ! Le piège mille et mille fois tendu se referme, agitant les grands principes, dénonçant les traitres, accusant l'ennemi, les collabos, les passifs, les indifférents, bref, les autres, des pires crimes justifiant les pires exactions.

La Russie fait de l’Iran son multiplicateur de force

par Alastair Crooke. Raïssi a précisé que Téhéran et Moscou portaient leurs relations à un niveau « stratégique », « la réponse la plus décisive à la politique menée par les États-Unis et leurs alliés ».

Tel-Aviv à moins de 4 minutes pour les missiles de la défense iranienne

L’Iran a construit un missile balistique hypersonique capable de percer les boucliers de défense aérienne avancés et de frapper des cibles précises, a annoncé un commandant supérieur du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI).

Vers un retrait des forces françaises du Burkina Faso ? Paris évoque « une révision de sa stratégie »

La Défense française n'écarte pas un départ de ses forces spéciales basées au Burkina Faso, où des manifestations contre la présence française ont déjà eu lieu, alors que Paris met fin à son opération Barkhane au Sahel.

Scandale : les 4 géants céréaliers, tirent des superprofits records de la crise alimentaire

Par : Volti
Nous savions que c’était une arnaque, en voici la preuve. Source La Relève et la Peste Les ABCD, pour Archer Daniels Midland, Bunge, Cargill et Louis Dreyfus, ces mastodontes contrôlent 70% du marché mondial des céréales et jouent un rôle fondamental dans la fixation de leur prix. La situation est si grave qu’il faut l’écrire clairement : la guerre en Ukraine […]

Les infos et news du 21 novembre 2022

Par : Volti
Bonjour à tout le monde, merci à mes correspondants POLITIQUE/SOCIÉTÉ Sacrés Français. La France, pays de la flemme Armes héritées ou trouvées : cette opération de l’État pour régulariser votre situation «Une situation qu’on n’a jamais connue» : le cri d’alarme du patron des Restos du cœur «On ne vit que de la générosité et seul, on ne tiendra pas» : le […]

Ce n’est plus qu’une question de temps !

L’imminence de l’embrasement mondial est à un point critique du basculement. Le coupable est l’Homme de Kiev, par sa victimisation, sa comédie et ses pleurnichages auprès de l’UE et de l’ONU. Son irresponsabilité et son égoïsme, lui ont valu la complaisance toute aussi coupable, de ces deux Institutions, en violant ouvertement le « Traité de Minsk ». « L’Aigle » aura repris son envol […]

Les hypocrites du climat. A nous les insectes et la viande synthétique, à eux le bœuf Angus

Par : Volti
Alors que les Nations Unies et le Forum économique mondial veulent réduire considérablement la consommation mondiale de viande afin d’atteindre leurs objectifs climatiques inquiétants, le sommet sur le climat lui-même est très différent. Boeuf Angus, fruits de mer & co sont servis avec la climatisation fonctionnant à pleine charge. Lors du sommet mondial sur le climat de la COP27 à […]

On marche sur des œufs, c’est peu de le dire.

Par : Volti
Par Lediazec De fausse nouvelle en faux débat politique le pays a empoigné la pioche et creuse énergiquement le trou de sa sépulture. Une cavité assez large et assez profonde pour héberger quinze siècles d’histoire et son poids de gloire, de douleur et de joie. Son coffre-fort a été percé par des mains expertes contrôlées par l’Empire, nettoyant le fond […]

Mondial 2022: Le pari perdu du chantage de l’Occident face au Qatar

Par : Volti
Plus rien n’est épargné par ce système complètement vérolé, le rapport avec le sport est lointain.. La situation vue par un média algérien. Merci à Amar D. Par Mehdi Messaoudi pour Algérie54 Le 2 décembre 2010, à la surprise générale, le Comité Exécutif de la FIFA ( Fédération internationale de football association) dirigé par le suisse Sepp Blatter attribue l’organisation  […]

Derrière la débâcle de FTX, d’étranges coïncidences

Par : Volti
Par H16 Catastrophe dans le monde des cryptomonnaies : FTX, la deuxième plateforme d’échange, s’est effondrée avec fracas la semaine dernière, entraînant avec elle la chute de la valorisation de la plupart des monnaies numériques, Bitcoin compris. Mais à mesure que la poussière retombe, on s’aperçoit que la plateforme ne se contentait pas d’organiser des marchés entre cryptomonnaies : apparemment, la plateforme […]

Définition de « Démocratie électorale »: Les mille individus qui contrôlent le gouvernement étasunien sont des milliardaires

Définition de « Démocratie électorale »: Les mille individus qui contrôlent le gouvernement étasunien sont des milliardaires…les autres sont de la chair-à-voter, issu de la chair-de-salarié, de la chair-de-consommateur, et ultimement de la chair-à-canon. Donald Trump est l’un de ces mille ploutocrates dirigeant de leur classe sociale décadente. La classe prolétarienne affronte toute la classe bourgeoise et pas seulement son avant-garde.  L’article qui suit expose en détail l’extrême concentration du capital qui est une autre des règles, des lois, et des principes qui ordonnent le mode de production capitaliste à son stade impérialiste moribond.


Voici comment les ultra-riches contrôlent le gouvernement étasunien


Par Eric Zuesse − Le 5 novembre 2022 − Source Oriental Review

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Le gouvernement des États-Unis essaye de dissimuler l’obscénité qui caractérise la distribution des richesses de la nation ; mais on en trouve une présentation tout à fait remarquable (la distribution des richesses privées des États-Unis) sur la page web du Board of Governors du système de la Federal Reserve, présentant un « aperçu » de la « distribution des richesses » sur la période s’étendant entre « Q3 1989 » et « Q2 2021 ». (Le présent article en fait une présentation encore plus claire, sur la base des données livrées par cette page.)

 

Les nombres qui suivent montrent les répartitions des quintiles de richesses — les pourcentages de la richesse détenues par les ménages de la nation, de la tranche des 20% du haut à la tranche des 20% du bas — en « milliers de milliards de dollars » pour chaque cinquième — au cours du dernier trimestre (« Q2 2021 »), tels que présentés sur cette page web :

  • 20 % le plus élevé = 20 % du haut totalise 94 680 Md$ (36 230 Md$ pour le 1% le plus élevé + 58 450 Md$ pour les autres 19 %)
  • 2ème tranche de 20 % = 40 % du haut – 20 % du haut = 20 680 Md$
  • 3ème tranche de 20 % = 60 % du haut – 40 % du haut = 9 620 Md$
  • 4ème tranche de 20 % = 80 % du haut – 60 % du haut = 5 410 Md$
  • dernière tranche de 20 % = Total – 80 % du haut = 3 690 Md$

100% = 94 680 Md$ + 20 680 Md$ + 9 620 Md$ + 5 410 Md$ + 3 690 Md$ = 134 080 Md$ au total.

Donc :

  • La tranche des 20 % les plus aisés détient 70.6 % de la richesse totale.
  • La tranche des 40 % les plus aisés détient 86.0 % de la richesse totale.
  • La tranche des 60 % les plus aisés détient 93.2 % de la richesse totale.
  • La tranche des 80 % les plus aisés détient 97.2 % de la richesse totale.

On a également vu le 1 % des plus aisés :

  • Tranche des 1 % les plus aisés (« 99-100 % ») : 36 230 Md$
  • Tranche des 20 % les plus aisés sans les 1 % les plus aisés = 58 450 Md$

Donc : les 1 % les plus aisés (La tranche des 5 % les plus riches des 20 % les plus riches) détient 38.3 % des 94 680 Md$ détenus par la tranche haute de 20 %.

1 % les plus aisés = 27 % de l’ensemble de la richesse.

(Le 1% du bas n’est pas détaillé.)

  • Tranche des 20 % les moins aisés = 2,8 % de la richesse totale.
  • Tranche des 40 % les moins aisés = 6,8 % de la richesse totale.
  • Tranche des 60 % les moins aisés = 14,0 % de la richesse totale.
  • Tranche des 80 % les moins aisés = 29,4 % de la richesse totale.
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En pratique, toutes les personnes disposant d’assez de fonds pour pratiquer des donations significatives aux hommes politiques de leur choix font partie de la tranche des 20 % les plus aisés — les gens qui détiennent 70,6 % de la richesse totale. Ils dominent le jeu financier politique de la nation. Presque tous les pots-de-vin qui emplissent les comptes de campagnes politiques aux États-Unis sont versés par les 20 % Étasuniens les plus riches — et le 1 % du haut comprend l’ensemble des « faiseurs de roi ». Et si vous faites partie des 80 % du bas, vous n’êtes pas du tout représenté par le gouvernement étasunien.

Les 1 % les plus riches ont bien plus à disposition pour donner à leurs hommes politiques préférés que le reste de la tranche haute des 20 % , car ces gens — les membres du 1 % — détiennent les sièges dans les conseils d’administration des entreprises, et choisissent les dirigeants d’entreprises qui embauchent les lobbyistes au Congrès, pour divertir, récompenser et embaucher les membres du Congrès pour servir leurs entreprises, et se tenir au service des 1 % du haut qui contrôlent l’ensemble de ces entreprises. Parmi ces entreprises figurent celles qui contrôlent l’ensemble des grands — et la plupart des petits — groupes médiatiques, si bien qu’ils façonnent ce que « savent » et donc ce que pensent la plupart des électeurs (des deux partis).

Les États-Unis comptent environ mille milliardaires, et ils contrôlent assez d’argent pour amener le Congrès à ne pas adopter la moindre loi à laquelle ces ultra-riches seraient opposés, et à adopter les nombreux projets de loi que ces ultra-riches veulent voir mis en œuvre. Donc, la quasi-totalité des quelque mille individus qui contrôlent le gouvernement étasunien est composée de milliardaires. Ils contrôlent en particulier les entreprises internationales. Ces quelques personnes dominent les deux partis. Mais ils tirent les ficelles depuis l’ombre. Au cours des siècles passés, on connaissait l’identité des aristocrates, qui disposaient de titres formels ;

dans les « démocraties » contemporaines, ils se dissimulent autant que possible. Ils ne veulent pas que le public sache que le gouvernement ne représente qu’eux, car si cela devait se savoir, la parole du gouvernement au sujet de telle ou telle « dictature » étrangère, ne posant aucune véritable menace à la sécurité nationale du pays, et des changements de régime nécessaires à l’étranger ; cette parole se verrait remise en question par les citoyens, qui se demanderaient : « Ne serait-ce pas notre propre régime qu’il convient de changer en premier ? » Il suffit de jeter un coup d’œil sur les médias d’« information » pour comprendre qu’ils NE veulent PAS que cette question pénètre l’esprit de quiconque. Le message est, au lieu de cela, systématiquement de promulguer des changements de régimes sur des dirigeants étrangers que les milliardaires des États-Unis VEULENT changer. C’est ainsi que le public est amené à accepter de financer (avec ses impôts) le département de la « Défense »). N’est-il pas anti-« patriotique » de vouloir couper dans les dépenses de « défense » ? Qui pourrait bien vouloir une telle chose ?

 

Eric Zuesse

Source secondaire: Traduit par José Martí, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

Vos infos et news du 20 novembre 2022

Par : Volti
Bonjour tout le monde et merci à mes correspondants Alexandre JUVING BRUNET lance sa banque centrale pour lancer son franc libre Sommet de la Francophonie: «Le français a reculé ces dernières décennies», selon Macron Immobilier Maintenant, Les Notaires Tirent Le Signal D’Alarme V2 La police espagnole va déployer la reconnaissance faciale automatisée Avion de chasse européen Scaf : Dassault et […]

LUCIS LED & LUCIFERASE : La fausse Lumière pour des Hybrides Transhumains.

Par : Volti
Source Theara Truth News, investigation papers. 1 ere vidéo très importante, mais pas encore traduite, de la QC FAIT IMPORTANT :le graphène injecté dans le corps, exposé à certaines frequences UV , va donc possiblement d’après les patentes se mettre à émettre en TERAHERZ et être le parfait ‘ carburateur’ fréquentiel constant des micro technologies injectées. https://lilianeheldkhawam.com/2021/12/15/nanoreseau-integre-au-corps-humain-extraordinaire-dossier-realise-par-un-scientifique/ https://lilianeheldkhawam.com/2021/12/15/nanoreseau-integre-au-corps-humain-extraordinaire-dossier-realise-par-un-scientifique/ Hors les […]

Revue de presse RT du 13 au 19 novembre 2022

Par : Wayan

Par Wayan − Le 19 novembre 2022 − Le Saker Francophone

Le Monde occidental

Entre le temps des résolutions et celui de les appliquer un fossé se creuse :

« Le London Metal Exchange (LME) a décidé de ne pas restreindre les métaux russes de son système et de ses entrepôts, selon une déclaration rendue publique vendredi.

« Le LME ne propose pas à l’heure actuelle d’interdire les transactions des nouveaux métaux russes. De plus, les commentaires ont clairement indiqué que des seuils ou des limites similaires seraient trop complexes pour être réalisables« , a déclaré la bourse.

Le LME a lancé un document de discussion avec les participants du marché sur la perspective d’interdire les métaux russes le mois dernier, et sa déclaration de vendredi était basée sur les résultats de cette discussion.

La bourse a expliqué que certaines parties à la discussion craignaient que le maintien de métaux russes « indésirables » dans les entrepôts du LME ne sème le trouble sur le marché et s’interrogeaient sur l’éthique des relations avec la Russie dans un contexte de sanctions liées à l’Ukraine.

Cependant, le LME a conclu qu’il serait « précipité pour le LME de prendre une action unilatérale » contre la Russie, un producteur majeur, alors que la position sur ses métaux entre les participants au marché varie d’une entreprise à l’autre. »

https://www.rt.com/business/566382-london-exchange-against-ban-russian-metals/

« La Pologne prévoit de continuer à acheter du pétrole russe en 2023 via l’oléoduc « Druzhba » (Amitié), malgré les vœux des autorités du pays d’abandonner les importations en provenance du pays sanctionné, a rapporté mercredi le quotidien moscovite Kommersant.

Le grand raffineur et détaillant de pétrole polonais Orlen a envoyé une offre à la société russe de transport de pétrole et de gaz Transneft pour recevoir trois millions de tonnes de pétrole via l’oléoduc Druzhba en 2023, a rapporté le média, citant une source en Pologne.

Transneft a confirmé la commande sans préciser de quelles sociétés elle émanait, ni les volumes demandés.

Le 5 décembre, un embargo de l’UE sur le pétrole brut et les produits pétroliers russes entre en vigueur. Et même s’il ne sera pas appliqué aux livraisons via l’oléoduc Druzhba, l’Allemagne et la Pologne, qui reçoivent du pétrole par la branche nord de l’oléoduc, ont officiellement annoncé qu’elles renonceraient volontairement au pétrole russe à partir du début de 2023. »

https://www.rt.com/business/566650-poland-russian-oil-imports/

Car la réalité économique frappe :

« L’inflation alimentaire en Finlande a connu une augmentation de 15,7 % en glissement annuel le mois dernier, a rapporté l’agence TASS lundi, citant des données publiées par le centre de statistiques du pays.

La flambée des prix, qui serait la plus forte depuis que la Finlande a rejoint l’Union européenne il y a 27 ans, a été attribuée à « une hausse des prix des engrais et des vecteurs énergétiques causée par la pandémie de coronavirus et le conflit en Ukraine« . »

https://www.rt.com/business/566505-finland-record-jump-food-prices/

« Le géant américain du commerce électronique Amazon devrait licencier jusqu’à 10 000 employés cette semaine, selon des sources anonymes familières de la question, citées par le New York Times.

La nouvelle de ces suppressions d’emplois potentielles intervient quelques jours après que Meta, parent de Facebook, et Twitter ont chacun procédé à des licenciements massifs, envoyant des signaux clairs que le secteur de la technologie se prépare à une récession inévitable. En août, la plateforme de médias sociaux Snap a annoncé son intention de supprimer quelque 20 % de ses effectifs.

Les licenciements toucheraient l’activité Alexa d’Amazon ainsi que les divisions de vente au détail et de ressources humaines de l’entreprise. La semaine dernière, le Wall Street Journal a rapporté que le groupe Alexa, producteur du matériel Echo et des logiciels associés, avait subi des pertes d’exploitation de 5 milliards de dollars par an ces dernières années.

Au début du mois, Amazon a annoncé un gel des embauches au sein de l’entreprise, invoquant un environnement économique « incertain et difficile« .

Les 10 000 emplois représentent environ 1 % des 1,5 million d’employés que compte la société dans le monde. Le nombre final de réductions prévues pourrait changer, a également rapporté le NYT.

Amazon a lutté au cours des derniers trimestres pour faire face au ralentissement de sa division de vente au détail qui s’est produit après les performances impressionnantes réalisées au plus fort de la pandémie de Covid-19. »

https://www.rt.com/business/566538-amazon-workers-layoffs/

« Londres n’abrite plus le plus grand marché boursier d’Europe, Paris ayant repris la couronne lundi, selon Bloomberg. Le journal attribue cette bonne performance à des marques de luxe comme Louis Vuitton et Gucci et pense que les acheteurs chinois seront désireux de dépenser de l’argent lorsque les restrictions liées à la pandémie seront assouplies.

Les actions françaises s’élèvent désormais à 2 823 milliards de dollars, contre 2 821 milliards de dollars pour les actions cotées à la bourse britannique, rapporte Bloomberg, citant ses données de recherche. La Grande-Bretagne avait un avantage de 1 500 milliards de dollars sur la France en 2016, lorsqu’elle a voté pour quitter l’Union européenne lors du référendum sur le « Brexit« .

C’est le Brexit plutôt que la politique fiscale du mandat éphémère de la Première ministre Liz Truss au 10 Downing Street qui est à blâmer, a déclaré Michael Saunders, ancien responsable de la Banque d’Angleterre, à Bloomberg TV.

« L’économie britannique dans son ensemble a été définitivement endommagée par le Brexit« , a-t-il déclaré. « La nécessité d’augmenter les impôts et de réduire les dépenses n’existerait pas si le Brexit n’avait pas réduit autant la production potentielle de l’économie. »

Alors que les valeurs vedettes britanniques n’ont chuté que de 0,4 % cette année, le FTSE 250 a reculé de 17 %, reflétant un « coup de marteau » sur les actions de moyenne capitalisation des détaillants et des marques axées sur la consommation.

Pendant ce temps, les marques de luxe françaises comme LVMH SE et Kering SA – les propriétaires de Gucci – résistent « bien » aux inquiétudes liées à la récession mondiale. Les propriétaires de Louis Vuitton, LVMH, évalués à 360 milliards de dollars, ont fait état de « ventes record » aux États-Unis et s’attendent à un bon quatrième trimestre sur les marchés chinois. »

https://www.rt.com/business/566531-london-paris-stock-market/

La Suède va finalement se plier aux conditions de la Turquie :

« Le Parlement suédois a adopté un amendement constitutionnel qui lui permettra d’imposer des restrictions à la liberté d’association. Une répression des terroristes présumés était exigée par la Turquie comme condition à l’acceptation de la candidature de ce pays à l’OTAN.

La modification a été soutenue mercredi par 278 députés du Riksdag, qui compte 349 sièges. Il ouvre la voie à une future législation visant à lutter contre le terrorisme et est largement perçu comme une concession à la Turquie, qui accuse depuis longtemps la Suède d’abriter sur son sol des terroristes en fuite et de ne pas éradiquer leurs réseaux de collecte de fonds.

Les plaintes de la Turquie portent essentiellement sur les partisans présumés du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui a mené une guérilla de plusieurs décennies contre le gouvernement. Ankara a déclaré qu’elle n’accepterait pas la candidature de la Suède à l’OTAN à moins qu’elle ne modifie ses politiques, ce qui empêcherait effectivement l’adhésion. »

https://www.rt.com/news/566681-sweden-amends-constitution-türkiye

 

Le Monde multipolaire

Un petit pas de plus vers la dédollarisation :

« La mission commerciale pakistanaise a demandé au ministère russe du commerce d’introduire un accord d’échange de devises afin de renforcer les liens économiques entre les deux pays, a déclaré vendredi le chef de la mission, Muhammad Shaukat Hayat.

« J’ai lancé une proposition de signature d’un pacte sur un échange de devises et j’ai envoyé une lettre officielle au ministère concerné. La balle est maintenant dans le camp de la Russie. Nous attendons une réponse. Il peut s’agir de n’importe quel mécanisme – échange en roubles ou troc« , a-t-il déclaré.

La Russie et ses partenaires commerciaux ont augmenté la part des monnaies nationales dans les règlements mutuels afin de s’éloigner du dollar américain et de l’euro. Ces dernières années, Moscou a poursuivi une politique de dédollarisation du commerce extérieur et négocie le passage aux monnaies locales pour les règlements avec l’Inde, la Chine, l’Iran et la Turquie. »

https://www.rt.com/business/566334-pakistan-russia-trade-national-currencies/

L’Etat chinois a pris sa décision :

« Les actions et obligations immobilières chinoises ont fortement augmenté lundi, les régulateurs bancaires ayant dévoilé un programme de soutien au secteur endetté.

Les mesures financières visant à stimuler les liquidités dans le secteur immobilier ont été saluées par certains analystes comme un « tournant » et ont fait grimper l’indice immobilier à son plus haut niveau depuis deux mois.

L’indice Hang Seng Mainland Properties a bondi de plus de 16 %, tandis que Country Garden, l’un des plus grands promoteurs immobiliers de Chine, coté à Hong Kong, a gagné plus de 36 %. Les cours des actions de nombreux autres promoteurs immobiliers chinois ont également affiché des gains à deux chiffres.

Le plan de sauvetage intervient alors que le secteur immobilier, à court de liquidités, qui représente un quart de l’économie chinoise, est confronté à des défauts de paiement et à des projets bloqués, ce qui affecte la confiance du marché et freine la croissance de la deuxième plus grande économie du monde.

Selon certains médias, le plan d’aide en 16 points présenté par la People’s Bank of China (PBOC) et la China Banking and Insurance Regulatory Commission (CBIRC) comprend des prolongations de remboursement de prêts. Les régulateurs vont prolonger une échéance de fin d’année pour que les prêteurs plafonnent leur part de prêts dans le secteur de l’immobilier.

Le Financial Times rapporte, en citant un document signé par la PBOC et la CBIRC, que les prêteurs « disposeront désormais d’un délai indéterminé pour limiter la part de leurs prêts immobiliers en cours dans les grandes banques à 40 % du total des prêts et leurs prêts hypothécaires en cours à 32,5 %« .

Cette mesure devrait permettre d’alléger la pression sur le secteur, en évitant un resserrement du crédit, et pourrait concerner 26 % du total des prêts en Chine. »

https://www.rt.com/business/566495-china-property-stocks-rally/

Les occidentaux ont laissé tant d’opportunités d’affaires à saisir en Russie :

« Des concessionnaires automobiles chinois ont ouvert en Russie à un rythme record, a rapporté cette semaine RIA Novosti, citant une analyse d’Otkrytiye Auto. Depuis le début de l’année, leur nombre a augmenté de près de 300 pour atteindre 936, selon le rapport.

« Les détaillants automobiles russes n’ont jamais vu une croissance aussi rapide du nombre de concessionnaires automobiles de la Grande Chine, ce qui s’est produit cet automne« , ont déclaré les experts d’Otkrytiye Auto, notant que 185 salles d’exposition ont été ouvertes de juillet à novembre.

La marque leader parmi les nouveaux concessionnaires était Exeed avec 48. Un total de 47 nouvelles franchises de la nouvelle marque Omoda ont également ouvert, tandis que Chery est désormais la première marque chinoise avec 167 concessionnaires en Russie.

Geely a également augmenté d’un tiers le nombre de ses concessionnaires automobiles en seulement 10 mois, avec 44 nouvelles ouvertures, ce qui porte à 133 le nombre total de concessionnaires de la société en Russie. »

https://www.rt.com/business/566127-chinese-cars-russia-report

 

La guerre chaude en Ukraine

Petit pas par petit pas :

« Le village stratégique de Pavlovka, au sud-ouest de la ville de Donetsk, a été libéré et débarrassé des troupes ukrainiennes, a annoncé lundi l’armée russe.

« Le 14 novembre, après de violents combats, les troupes russes ont complètement libéré la localité de Pavlovka de la République populaire de Donetsk (RPD) », a déclaré le ministère de la Défense dans un communiqué.

Le village, situé sur un carrefour clé, a été le théâtre d’intenses combats ces dernières semaines. Les forces de Kiev ont subi de lourdes pertes dans la bataille, a déclaré le ministère la semaine dernière, perdant quelque neuf soldats contre un Russe.

Le chef par intérim de la RPD, Denis Pushilin, a expliqué précédemment que le village occupe un emplacement stratégique, sa capture ouvrant la voie à une éventuelle avancée plus au nord. Cela est nécessaire pour éloigner les forces ukrainiennes de la capitale de la république, qui subit quotidiennement des tirs d’artillerie et de roquettes, a-t-il ajouté.

Dimanche, l’armée russe a également annoncé la libération du village de Mayorsk, qui se trouve près de la ville de Gorlovka, au nord de Donetsk. Les forces russes auraient également pris le village d’Opytnoye la semaine dernière.

Ce village est situé au nord-ouest de Donetsk, à peu près entre la ville et sa ville satellite d’Avdeevka, qui reste sous le contrôle de Kiev. Le village, effectivement détruit au cours d’années de combats, était un bastion important pour l’Ukraine et était utilisé pour bombarder les zones résidentielles de la capitale de la RPD. »

https://www.rt.com/russia/566504-donbass-locations-military-advance

 

« La Russie a visé les infrastructures énergétiques ukrainiennes dans une attaque de missiles « massive« , a annoncé Kiev mardi. Ces frappes ont eu lieu moins d’un jour après que le président Vladimir Zelensky a fixé des conditions pour des pourparlers de paix avec la Russie que Moscou a qualifiées d' »irréalistes et inadéquates« .

Les forces russes ont « lancé 85 frappes de missiles sur l’Ukraine« , a déclaré Zelensky dans un discours d’urgence mardi soir. Son bureau a qualifié la situation à la suite de cette attaque de « critique« , ajoutant que la plupart des frappes visaient des installations dans le centre et le nord du pays.

La situation à Kiev est particulièrement difficile, selon le chef adjoint de l’administration présidentielle, Kirill Timochenko. Les fournisseurs d’énergie ukrainiens ont eu recours à des coupures de courant d’urgence pour éviter les pannes du système énergétique, a-t-il ajouté.

Selon les autorités locales, la moitié des habitants de Kiev et jusqu’à 80 % des habitants de la ville de Lviv, dans l’ouest de l’Ukraine, ont été privés d’électricité à la suite des frappes.

Jusqu’à neuf régions ukrainiennes ont été visées par l’attaque, selon les autorités. »

https://www.rt.com/russia/566581-strikes-across-ukraine

Alors, guerre totale ou pas ? la décision semble diviser ceux qui doivent la prendre :

« Le gouvernement américain est divisé sur la question de savoir s’il faut faire pression sur l’Ukraine pour qu’elle entame des pourparlers de paix avec la Russie, certains responsables estimant qu’elle n’obtiendra pas de meilleures conditions à l’avenir, rapporte le New York Times jeudi, citant des sources.

Selon des responsables de la Maison Blanche interrogés par le journal, le général Mark Milley, qui dirige les chefs d’état-major interarmées américains, a déclaré lors de réunions internes que les forces de Kiev avaient obtenu tout ce qu’elles pouvaient raisonnablement espérer avant l’arrivée de l’hiver et qu’elles « devraient essayer de consolider leurs acquis à la table des négociations » avec la Russie.

Milley faisait apparemment référence à la récente décision de Moscou de retirer ses troupes de la rive droite du Dniepr, y compris de la ville de Kherson, une décision prise pour préserver la vie des soldats russes.

Toutefois, d’autres hauts fonctionnaires s’opposeraient à la ligne de pensée de Milley, arguant que ni Moscou ni Kiev ne sont prêts à entamer des pourparlers maintenant, alors que toute accalmie dans les combats permettrait à la Russie de se regrouper. Bien qu’ils soient convaincus que le conflit finira par être réglé par la diplomatie, le consensus est que le moment des pourparlers « n’est pas venu » et que les États-Unis ne doivent pas être perçus comme essayant de retenir Kiev alors qu’il « a le vent en poupe« .

Ce rapport intervient alors que le président américain Joe Biden a déclaré jeudi qu’il ne « pense pas que le conflit sera résolu tant que le [président russe Vladimir] Poutine n’aura pas quitté l’Ukraine« . »

https://www.rt.com/news/566326-white-house-split-ukraine-talks/

Il y a ceux qui veulent continuer cette guerre :

« Les États-Unis étudient la possibilité de modifier leurs drones de pointe afin de les envoyer en Ukraine, a rapporté CNN lundi, citant des sources. Plus tôt, les médias américains ont rapporté que Washington avait refusé de fournir à Kiev ce type de véhicule aérien sans pilote (UAV) en raison de problèmes de sécurité technologique et de la crainte d’une escalade du conflit.

Selon deux responsables interrogés par le média, Washington étudie la possibilité de modifier les drones Gray Eagle MQ-1C afin de réduire les risques qu’une technologie sensible ne tombe entre de « mauvaises mains« . Si ces préoccupations sont prises en compte, les chances que l’Ukraine reçoive finalement ces drones seront nettement plus élevées, selon le rapport.

Un autre responsable américain a noté qu' »il y a toujours un réel intérêt à fournir [à l’Ukraine] ce système particulier » si le Pentagone parvient à faire les modifications nécessaires et que les drones seront toujours utiles sur le champ de bataille.

La semaine dernière, le Wall Street Journal rapportait que les États-Unis refusaient de fournir à Kiev des drones Gray Eagle. La principale préoccupation était qu’ils pourraient alimenter le conflit en Ukraine.

Toutefois, selon une source de CNN, les craintes portent davantage sur la sécurité technologique que sur une éventuelle escalade, car tout drone abattu pourrait être récupéré et examiné par l’armée russe. »

https://www.rt.com/news/566542-us-neuter-drones-ukraine-aid

 

« Les forces militaires américaines et britanniques ont organisé un exercice conjoint pour pratiquer l’interopérabilité et tester leurs derniers équipements et techniques de combat sur un terrain similaire à la « steppe ukrainienne« . Cet exercice comprendrait des jeux de guerre simulant la façon dont elles pourraient « pacifier » des foules de civils russophones en colère.

Les exercices en cours se déroulent dans le désert de Mojave, en Californie, dans le cadre du « projet Convergence » du Pentagone, qui a été étendu cette année à la participation des alliés que sont l’Australie, le Canada, la Nouvelle-Zélande et le Royaume-Uni.

Les troupes, dont un régiment d’infanterie d’élite britannique, ont mis en pratique les « leçons prises » du conflit entre la Russie et l’Ukraine tout en s’entraînant sur des paysages désertiques ouverts jugés « similaires au terrain plat de la steppe ukrainienne« , selon le journal britannique Times. »

https://www.rt.com/news/566377-us-uk-russia-drills

 

« Le gouvernement américain a poussé Israël à conclure un accord unique pour fournir à l’Ukraine de mystérieux « matériaux stratégiques » il y a plusieurs semaines, a révélé le journal israélien Haaretz jeudi. Tel Aviv souhaiterait que les détails de l’accord restent secrets pour ne pas irriter Moscou.

Citant trois « hauts responsables diplomatiques européens« , Haaretz rapporte que Washington a approché le gouvernement israélien il y a plusieurs semaines, le pressant de fournir à l’Ukraine des batteries anti-aériennes. Bien qu’Israël ait refusé, il a accepté de financer les « matériaux stratégiques » à la place.

Plusieurs millions de dollars ont été transférés à « un État membre de l’OTAN très impliqué dans la fourniture d’équipements militaires à l’Ukraine« , explique le rapport. Cet État a ensuite acheté le matériel et l’a envoyé en Ukraine. Les sources de Haaretz ont exigé que la nature de ces matériels soit gardée secrète, tandis que Tel Aviv a demandé à toutes les parties impliquées dans l’affaire de ne pas la révéler publiquement, « afin de ne pas mettre en colère [le président russe Vladimir] Poutine. »

Le rapport de Haaretz n’a pas nommé le membre de l’OTAN impliqué dans l’accord. Cependant, il ressemble à un précédent accord de marché gris impliquant la Pologne. »

https://www.rt.com/news/566729-israel-ukraine-weapons-pressure

Et ceux qui ne ne veulent pas que cette guerre s’aggrave :

« L’Allemagne et ses partenaires de l’OTAN n’ont pas l’intention de tenter de fermer l’espace aérien ukrainien à la suite de l’explosion meurtrière d’un missile dans un village situé près de la frontière entre la Pologne et l’Ukraine, a déclaré Berlin mercredi.

S’adressant aux journalistes, le porte-parole Wolfgang Buchner a fait remarquer qu’une telle mesure pourrait déclencher un affrontement direct entre la Russie et les forces de l’OTAN. « Avec tous nos alliés, nous avons convenu que nous voulions éviter une nouvelle escalade de cette guerre en Ukraine« , a-t-il déclaré.

Christian Thiels, porte-parole du ministère allemand de la Défense, a déclaré que Berlin avait proposé d’aider la Pologne à patrouiller son espace aérien. Selon le responsable, des avions de combat Eurofighter allemands pourraient être déployés dès « demain« . »

https://www.rt.com/russia/566610-no-fly-zone-ukraine-poland-missile/

Finalement, il semble que la guerre totale ne soit pas le choix fait, pour l’instant :

« Le président ukrainien Vladimir Zelensky a reconnu que les bailleurs de fonds étrangers de Kiev lui ont parlé de la possibilité de négociations de paix avec Moscou.

« J’ai reçu des signaux de la part de chefs d’État, qui m’ont dit : ‘Nous pensons que [le président russe Vladimir] Poutine veut des négociations directes’. Et j’ai répondu : « Nous proposerons un format public [pour les pourparlers], car la Russie mène une guerre publique contre l’Ukraine« , a déclaré Zelensky aux journalistes mercredi.

« Je suis prêt à recommander un tel format. Je discuterai avec mes collègues de la manière de le faire« , a-t-il ajouté, précisant qu’il ne souhaite pas avoir de « contact en coulisses » avec la Russie.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré jeudi aux journalistes qu' »il est difficile d’imaginer des négociations publiques. Une telle chose n’existe pas« .

« Une chose est évidente : la partie ukrainienne ne veut pas de négociations« , et c’est pourquoi l’opération militaire russe dans le pays voisin se poursuivra jusqu’à ce que tous ses objectifs soient atteints, a déclaré M. Peskov. »

https://www.rt.com/news/566682-ukraine-zelensky-talks-us

 

La guerre froide entre les deux blocs

La Chine dans le viseur :

« Le chef d’état-major interarmées américain Mark Milley a déclaré que le Pentagone soutiendrait l’armée taïwanaise en lui fournissant des armes et des formations, mettant en garde contre une attaque chinoise sur l’île tout en accusant Pékin de rechercher une « supériorité militaire mondiale« .

S’exprimant lors d’un événement organisé par l’Economic Club de New York mercredi, le général américain a souligné que Washington continuerait à renforcer la coopération en matière de sécurité avec Taipei, malgré les objections virulentes de Pékin, qui considère que l’île fait partie du territoire souverain de la Chine.

« Les États-Unis se sont engagés par le biais de la loi sur les relations avec Taïwan, et le président [Joe] Biden a déclaré à de nombreuses reprises récemment que les États-Unis continueraient à soutenir Taïwan« , a déclaré Milley, en faisant référence à la législation américaine décrivant les relations avec Taipei. « Nous les soutiendrons militairement » et « nous essaierons d’aider à les former et à les équiper« .

Milley a poursuivi en affirmant que si rien n’indique que Pékin attaquera l’île dans un avenir immédiat, le président chinois Xi Jinping est en train « d’évaluer la situation et de recalculer ce qu’ils pourraient faire« , notant qu’un assaut à travers le détroit de Taïwan serait « vraiment difficile« .

« C’est vraiment difficile. Et je pense qu’ils sont en train de s’en rendre compte« , a-t-il poursuivi, ajoutant que les préparatifs d’une attaque et sa réalisation effective sont « deux choses différentes. » »

https://www.rt.com/news/566317-milley-taiwan-military-aid

 

« Les législateurs américains cherchent à inonder Taïwan d’autant d’armes et de formations militaires américaines que possible, a rapporté le Washington Post à la veille de la rencontre en tête-à-tête prévue entre le président Joe Biden et son homologue chinois Xi Jinping.

S’il est couronné de succès, cet effort bipartisan permettrait au Pentagone de puiser dans ses propres stocks d’armes, notamment les systèmes de missiles Javelin et Stinger, pour accélérer le renforcement militaire à Taïwan, a écrit le journal dimanche, citant des responsables américains. Le rapport note toutefois que l’approbation de l’assistance militaire à Taipei financée par les contribuables pourrait dépendre du soutien de Biden, qui a promis de « déterminer quelles sont les lignes rouges » lors de sa rencontre avec Xi lundi en Indonésie.

Les législateurs qui soutiennent cet effort espèrent apparemment éviter une répétition du conflit Russie-Ukraine. « L’une des leçons de l’Ukraine est que vous devez armer vos partenaires avant que les tirs ne commencent, ce qui vous donne la meilleure chance d’éviter la guerre en premier lieu« , a déclaré au Post le représentant Mike Gallagher, un républicain du Wisconsin. »

https://www.rt.com/news/566472-taiwan-military-aid-ukraine

 

« Un conflit au sujet de Taïwan provoquerait un choc énorme pour l’économie mondiale, a rapporté vendredi le Financial Times, citant des recherches commandées par le gouvernement américain.

Selon le média, une action militaire sur le territoire chinois autonome entraînerait des pertes économiques de 2 500 milliards de dollars, écrit le FT. Ce chiffre a été communiqué au média par des personnes ayant connaissance d’un document préparé par le cabinet de recherche Rhodium Group.

Les industries dépendant des semi-conducteurs, telles que les secteurs de l’automobile et de l’électronique, subiraient les plus grandes perturbations, indique le rapport. La majeure partie de l’offre mondiale de puces est produite à Taïwan.

Les entreprises chinoises verraient leurs flux financiers se tarir, ce qui constituerait un choc sévère pour le commerce mondial, et les pays en développement qui dépendent de la Chine plongeraient dans une crise économique, indique le FT, citant les recherches.

Le département d’État américain a partagé ces conclusions avec ses partenaires et alliés. Washington et l’UE ont entamé des discussions sur la manière de se préparer à un conflit potentiel autour de l’île, note le FT. »

https://www.rt.com/business/566348-cost-taiwan-conflict-revealed

 

« Le gouvernement chinois a dénoncé Washington pour avoir « répandu de la désinformation » après que le directeur du FBI a déclaré que TikTok – une plateforme de médias sociaux appartenant à la Chine – constitue une menace sérieuse pour la sécurité nationale.

Interrogée sur les remarques du directeur du FBI Christopher Wray en début de semaine, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Mao Ning a rejeté l’accusation, déclarant aux journalistes que Washington cherche simplement à discréditer une grande entreprise chinoise en concurrence avec les géants occidentaux des médias sociaux.

« Diffuser de la désinformation et l’utiliser ensuite pour entraver les entreprises chinoises est devenu un outil incontournable utilisé par le gouvernement américain. La Chine s’y oppose fermement« , a déclaré Mao, qui a exhorté les responsables américains à « agir de manière plus responsable et à prendre des mesures plus crédibles pour respecter et observer les règles internationales qui mettent l’accent sur l’équité, l’ouverture et la non-discrimination« .

Lors d’une audience de la commission de la sécurité intérieure de la Chambre des représentants consacrée aux « menaces mondiales pour la patrie« , mardi, la représentante républicaine Diana Harshbarger a affirmé que TikTok était « conçu pour accrocher les enfants américains » sur les médias sociaux, et a cité des rapports récents selon lesquels la plate-forme prévoit de surveiller des utilisateurs particuliers « dans le but de sonder des citoyens américains individuels. » Elle a ensuite demandé à Wray si le FBI considérait TikTok comme une « menace importante pour la sécurité nationale » au vu de ces rapports, ou si le bureau avait enquêté sur les « liens avec le [Parti communiste chinois] » présumés de la société.

« Je dirais que nous avons des préoccupations de sécurité nationale, au moins du côté du FBI, au sujet de TikTok« , a déclaré Wray. « Elles incluent la possibilité que le gouvernement chinois puisse l’utiliser pour contrôler la collecte de données sur des millions d’utilisateurs, ou contrôler l’algorithme de recommandation – qui pourrait être utilisé pour des opérations d’influence s’ils le souhaitent – ou pour contrôler les logiciels sur des millions d’appareils. »

Il a ajouté qu’il commenterait les enquêtes en cours dans un « cadre fermé et classifié« , se contentant de dire qu’il y a « des dizaines d’enquêtes ouvertes sur la menace chinoise« , sans donner plus de détails. »

https://www.rt.com/news/566663-china-fbi-tiktok-threat/

C’est le FMI lui-même qui prévient :

« Les tentatives des États-Unis et de l’Union européenne de construire des barrières économiques pour atteindre leurs objectifs géopolitiques finiront par se retourner contre eux, a déclaré la directrice du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva.

« Ce qui m’inquiète, c’est l’aggravation de la fragmentation de l’économie mondiale« , a déclaré Mme Georgieva dans une interview accordée au Washington Post samedi. « Nous sommes peut-être en train de créer comme des somnambules un monde qui est plus pauvre et moins sûr en conséquence« .

Si la rivalité entre les États-Unis et la Chine divise l’économie mondiale en camps opposés, elle se contractera de 1,5 %, soit plus de 1 400 milliards de dollars par an, a-t-elle dit, ajoutant que les pertes en pourcentage pour la région asiatique seront deux fois plus importantes.

Mme Georgieva, d’origine bulgare, a rappelé qu’elle avait « vécu la première guerre froide de l’autre côté du rideau de fer. Et, oui, il fait assez froid là-bas. Et se lancer dans une deuxième guerre froide pour une autre génération est… très irresponsable. » »

https://www.rt.com/news/566448-imf-georgieva-us-china

La Russie dans le viseur :

« La déclaration de Washington selon laquelle la Russie ne remplit plus les conditions requises pour être considérée comme une économie de marché n’exerce pas seulement une pression sur Moscou mais aura des répercussions au niveau mondial, a déclaré vendredi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, aux journalistes.

Cette dernière mesure « visant à poursuivre cette ligne vraiment destructrice, ne contribue en aucun cas à la stabilisation des marchés mondiaux« , a-t-il souligné.

Peskov réagissait à l’annonce faite plus tôt dans la journée de vendredi par le ministère américain du commerce, selon laquelle les États-Unis ne traiteraient plus la Russie comme une économie de marché. Le ministère a affirmé que les industries et les fabricants américains ont du mal à concurrencer les entreprises russes sur les marchés nationaux et mondiaux.

« Cela ne peut être vu que d’une seule manière, comme il me semble, c’est la poursuite des actions visant à faire pression sur la Fédération de Russie dans toutes les directions possibles. Nous avons vu des pressions sur l’économie, de nombreuses sanctions et ainsi de suite« , a déclaré Peskov. »

https://www.rt.com/business/566330-kremlin-reacts-us-economic-pressure

 

« Varsovie s’apprête à confisquer les actifs du grand groupe énergétique russe Gazprom, ont rapporté lundi les médias du pays. Cette mesure vise la participation de 48 % de la société dans EuroPolGaz, qui possède la section polonaise du gazoduc Yamal-Europe, qui achemine le gaz russe vers l’UE.

La décision de saisir les actions de Gazprom aurait été prise par le ministre du développement et de la technologie, Waldemar Buda, à la demande de l’agence de sécurité intérieure polonaise. Elle vise à « assurer la sécurité des infrastructures critiques [de la Pologne]« , a déclaré le ministère.

Selon les médias, les autorités polonaises ont déclaré que l’ordre devait être mis en œuvre immédiatement et ont établi une administration obligatoire à l’égard de l’entité russe afin de garantir le maintien de la fonctionnalité d’EuroPolGaz, une coentreprise entre le grand gazier russe et le polonais PGNiG. »

https://www.rt.com/business/566522-poland-seize-gazprom-assets

 

« Le Centre américain de contrôle et de prévention des maladies (CDC) a retiré le code d’une société de logiciels russe de sept applications publiques, invoquant des problèmes de sécurité à la suite d’une enquête, a rapporté Reuters.

L’agence sanitaire américaine affirme que la société, qui s’appelle Pushwoosh, « présente un problème de sécurité potentiel » en raison de son origine russe. La porte-parole du CDC, Kristen Nordlund, a déclaré que la société avait induit le CDC en erreur en lui faisant croire qu’elle était basée dans la région de Washington, DC.

Pushwoosh propose à ses clients une plateforme de communication qui automatise les campagnes de marketing et le support client en diffusant des messages sur divers appareils et plateformes. Sur son site web, elle affirme avoir 10 ans d’expérience et plus de 80 000 clients dans le monde.

Selon Reuters, le code créé par la société a été intégré dans près de 8 000 applications dans les magasins d’applications Google et Apple. L’agence de presse britannique n’a trouvé aucune preuve que la société – dont le siège est situé dans la ville russe de Novossibirsk – ait malmené les données des utilisateurs de quelque manière que ce soit. Mais elle a laissé entendre que le gouvernement russe pourrait faire pression sur Pushwoosh pour qu’elle le fasse.

« Washington pourrait choisir d’imposer des sanctions à Pushwoosh et dispose d’une large autorité pour le faire, selon les experts en sanctions, y compris peut-être par le biais d’un décret de 2021 qui donne aux États-Unis la capacité de cibler le secteur technologique russe pour des activités cybernétiques malveillantes« , note le rapport.

Reuters a affirmé que la firme obscurcissait son origine russe et utilisait même de faux profils Linkedin pour trouver des clients. L’armée américaine a déclaré à l’agence qu’elle avait également retiré une application utilisant le code de Pushwoosh en mars pour des raisons de sécurité. Elle a assuré qu’elle n’avait subi aucune « perte opérationnelle de données » en utilisant cette application. »

https://www.rt.com/news/566506-reuters-pushwoosh-russian-expose

L’Iran dans le viseur :

« Au moins cinq personnes ont été tuées mercredi dans la ville iranienne d’Izeh, où des hommes armés ont ouvert le feu sur des civils avec des armes automatiques, selon des responsables locaux. Des attaques contre le personnel de sécurité ont également été signalées dans deux autres villes iraniennes, Ispahan et Qorveh. Aucun groupe n’en a encore revendiqué la responsabilité.

Selon Valiollah Hayati du bureau du gouverneur de la province du Khuzestan, à 17h30 heure locale, deux hommes à moto ont ouvert le feu sur le marché d’Izeh en utilisant des « armes militaires » et en tuant « cinq citoyens à ce jour« . Parmi eux se trouvaient une femme âgée et un enfant, a-t-il ajouté.

Le bilan pourrait s’alourdir, car plusieurs personnes ont été admises dans les hôpitaux locaux avec des blessures par balle et sont « dans un état critique« , a déclaré Hayati à Press TV.  L’attaque s’est produite alors que les forces de sécurité tentaient de disperser un groupe d’émeutiers, selon des responsables iraniens.

Aucun groupe n’a revendiqué la responsabilité de l’attaque, que le gouvernement de Téhéran décrit comme un acte de terrorisme. Dans un incident peut-être lié, une école religieuse pour femmes à Izeh a été incendiée par des émeutiers.

Deux membres de la milice de sécurité Basij ont été tués par balle dans une autre attaque à Ispahan, également par des hommes armés circulant à moto, a rapporté l’agence de presse nationale IRNA.

Une fusillade similaire a eu lieu à Qorveh, dans la province du Kurdistan, selon un tweet du professeur de l’université de Téhéran Seyed Mohammad Marandi.

« Les agences de renseignement occidentales/saoudiennes passent des émeutes ratées au terrorisme total« , a-t-il ajouté. »

https://www.rt.com/news/566660-iran-terrorist-shootings-motorcycles

 

« Les États-Unis ont imposé des sanctions à plusieurs hauts responsables d’un média d’État iranien, qualifiant deux de ses reporters de « journalistes-interrogateurs« .

Les sanctions, annoncées mercredi par le département du Trésor américain, désignent six hauts responsables de la société Islamic Republic of Iran Broadcasting (IRIB), considérée comme « un outil essentiel dans la campagne de suppression et de censure de masse du gouvernement iranien contre son propre peuple« .

« L’IRIB a produit et récemment diffusé des interviews télévisées de personnes forcées d’avouer que leurs proches n’avaient pas été tués par les autorités iraniennes lors des manifestations nationales, mais qu’ils étaient morts de causes accidentelles et sans rapport avec le sujet« , a déclaré le ministère, alléguant que le média avait auparavant « diffusé des centaines de confessions forcées de détenus iraniens, binationaux et internationaux« .

Les sanctions visent le directeur de l’IRIB, Peyman Jebelli, directement nommé par le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, le directeur adjoint de l’agence, Mohsen Bormahani, le chef du service mondial de l’IRIB, Ahmad Noroozi, et le directeur des programmes et de la programmation, Yousef Pouranvari.

Les reporters Ali Rezvani et Ameneh Sadat Zabihpour ont également été inscrits sur la liste noire, le Trésor les qualifiant de « journalistes-interrogateurs » qui auraient coopéré avec les forces de sécurité « pour obtenir et diffuser des aveux forcés dans le style des documentaires« .

En vertu des sanctions, tous les biens et avoirs basés aux États-Unis détenus par les personnes désignées seront gelés, tandis que les transactions entre les Américains et toute société ou entité appartenant aux personnes en question sont interdites. »

https://www.rt.com/news/566664-us-sanctions-iranian-journalists

UKRAINE : L’INSTRUMENT DE LA CIA DEPUIS 75 ANS ! PARTIE 1

De l’utilité de la CIA Les médias ont construit un récit pur et simple sur la « guerre de Poutine » qui dissimule l’expansion impérialiste de l’Amérique en Europe de l’Est. Il s’agit d’un effort tout à fait orwellien pour projeter sur la Russie ce que les États-Unis et leur principal allié impérial, le Royaume-Uni (qu’un journaliste britannique a qualifié de « remorqueur […]

Regardez les cadavres s’empiler en Ukraine

Par : Volti
Source Insolentiae Il n’y a pas de petite guerre en Europe. Du côté Ukrainien, c’est 100 000 morts chez les militaires qui sont désormais des simples citoyens devenus soldats de 18 à 60 ans, enrôlés dans une guerre qui les dépasse. Il n’y a pas de petite guerre en Europe. Comme à chaque fois, le spectacle est le même. Les […]

Empêchons Macron de punir d’amendes ses opposants

Par : Volti
Proposé par Christine G Auteur(s) :Un citoyen qui n’a pas peur de dire non ! Destinataire(s) : Les citoyens, Les députés La pétition Vous n’êtes pas sans savoir qu’Emmanuel Macron souhaite faire passer sa réforme des retraites pour passer l’âge légal à 65 ans. Vous n’êtes pas d’accord ? Vous allez manifester ? Et bien, vous pourriez bientôt être punis pour ça ! En […]

Pourquoi les Américains repartent-ils sur la Lune?

Par : Volti
Source Observateur-Continental Le lancement de la plus puissante fusée du monde SLS rapproche les États-Unis de la victoire dans la nouvelle course spatiale, dont le nombre de participants n’est pas encore définitif.  Ce mercredi s’est dénouée la principale intrigue spatiale: quelle nouvelle fusée très lourde décollera la première, SLS élaborée par Boeing ou Starship construite par SpaceX d’Elon Musk. Les […]

Les infos et news du 19 novembre 2022

Par : Volti
Bonjour à tout le monde et merci à mes correspondants POLITIQUE/SOCIÉTÉ Comment tirer cyniquement profit de l’injuste réforme des retraites préparée par Macron ? (**Combien vont le faire ?**) Briefing : la caste jette de l’huile sur le bûcher des soignants suspendus Laure Beccuau, procureure de Paris : « L’infiltration de nos sociétés par les réseaux criminels dépasse toutes les fictions » Ocean […]

Les autorités de Kyiv se préparent à accuser l’ex-président ukrainien Ianoukovitch de meurtres sur le Maïdan

Par : Volti
Pour ceux qui s’imaginent que la guerre en Ukraine à débuté en février 2022, qui sont gavés de propagande par les mainstream en refusant de s’informer autrement, et qui écoutent religieusement, les « mensonges officiels » martelés en boucle par la boite à décérébrer dirigée par des milliardaires. Comme beaucoup, je ne regarde plus les infaux et intox des chaînes TV qu’avec […]

La chute de la FTX et de tout ce qui est crypto-monnaie…l’arnaque du Bitcoin & Co

Par Moon of Alabama – Le 12 novembre 2022

Cette semaine, j’ai été stupéfait par la stupidité des personnes qui avaient investi dans la crypto-« bourse » FTX. Je suis également stupéfait que certains aient pu « investir  » leur « argent  » sur le compte de cette entité non réglementée. Comment peut-on être aussi stupide ?

Les crypto-« monnaies » n’ont pas de but réel. Elles ne sont pas de l’argent. Leur valeur dépend uniquement de la confiance que les gens ont en elles. Lorsque la confiance disparaît, leur valeur tombe à zéro. C’est ce qui est arrivé à FTX et à la « monnaie » FTT que la société avait émise :

Un jeune homme de 30 ans a créé FTX, basé aux Bahamas, en 2019 et l’a conduit à devenir l’une des plus grandes bourses, accumulant une fortune de près de 17 milliards de dollars.

La nouvelle de la crise de liquidité chez FTX – évaluée en janvier à 32 milliards de dollars avec des investisseurs comme SoftBank et BlackRock – a eu des répercussions dans tout le monde de la crypto.

Le prix des principales pièces a chuté, le bitcoin atteignant son plus bas niveau en près de deux ans, ce qui a aggravé la situation d’un secteur dont la valeur avait déjà chuté d’environ deux tiers cette année en raison du resserrement du crédit par les banques centrales.

Lorsque le Vision Fund de Softbank investit dans quelque chose, c’est un signe certain que sa valeur va bientôt baisser.

Il y a beaucoup de criminalité dans cette affaire. FTX a prêté l’ »argent » de ses clients à la société de négoce de Bankman-Fried, Alameda Research, qui l’a elle-même investi dans un certain nombre d’autres cryptomonnaies déficitaires. Binance, une « bourse » de cryptos tout aussi louche, possédait une grande partie de la « monnaie » de FTX. Dimanche dernier, elle a annoncé qu’elle avait tout vendu. Cela a été l’initiative qui a renversé son principal concurrent. Tout le système s’est effondré. La confiance a disparu. Les gens ont retiré leur « argent » des bourses d’ »échange » de FTX. La société n’avait plus accès à suffisamment d’argent pour payer ce qu’elle devait. Hier, elle a été mise en faillite.

Une partie de l’argent que FTX avait prétendument donné à Alameda Research s’est volatilisée en route :

Au moins un milliard de dollars de fonds de clients ont disparu de la bourse de crypto-monnaies FTX qui s’est effondrée, selon deux personnes familières de l’affaire.

Le fondateur de la bourse, Sam Bankman-Fried, avait secrètement transféré 10 milliards de dollars de fonds des clients de FTX à la société de trading de Bankman-Fried, Alameda Research, ont déclaré ces personnes à Reuters.

Une grande partie de ce total a depuis disparu, ont-elles expliqué. Une des sources a estimé le montant manquant à environ 1,7 milliard de dollars. L’autre dit que l’écart se situe entre 1 et 2 milliards de dollars.

Toute cette affaire était, comme pour tout ce qui est crypto, une énorme fraude :

Les documents ont montré qu’entre 1 et 2 milliards de dollars de ces fonds n’étaient pas comptabilisés parmi les actifs d’Alameda, ont dit les sources. Les feuilles de calcul n’indiquaient pas où cet argent avait été déplacé, et les sources disent qu’elles ne savent pas ce qu’il est devenu.

Lors d’un examen ultérieur, les équipes juridiques et financières de FTX ont également appris que Bankman-Fried avait mis en place ce que les deux personnes ont décrit comme une « porte dérobée » dans le système de comptabilité de FTX, qui a été construit en utilisant un logiciel sur mesure.

Ils ont déclaré que cette « porte dérobée » permettait à Bankman-Fried d’exécuter des commandes susceptibles de modifier les documents financiers de la société sans alerter d’autres personnes, y compris les auditeurs externes. Grâce à cette configuration, le déplacement des 10 milliards de dollars de fonds vers Alameda n’a pas déclenché de signaux d’alarme internes de conformité ou de comptabilité chez FTX, ont-ils déclaré.

Le type est maintenant en fuite.

Il y a un autre aspect de l’histoire qui mérite un examen beaucoup plus approfondi :

Mr. Whale 🐳 whalechart.org @WhaleChart – 13:53 UTC – 11 Nov. 2022

🔸 25 avril 2019 : Biden annonce sa campagne présidentielle.

🔸 13 jours plus tard, Sam Bankman-Fried, fils de Barbara Fried (cofondatrice d’organisations de collecte de fonds politiques), lance sa bourse de crypto-monnaie #FTX.

🔸 L’affaire est un succès du jour au lendemain. SBF devient le plus grand donateur de Biden.

Ça fait vraiment réfléchir, non ?

FTX a implosé le jour de l’élection d’ailleurs :-(.

La mère de Sam Bankman-Fried est une « cofondatrice de l’organisation de collecte de fonds politiques Mind the Gap, qui défend les candidats politiques progressistes et finance des groupes de soutien. »

Sam Bankman-Fried a investi une grande partie de l’argent qu’il avait « possédé » dans la politique Démocrate :

Âgé de 30 ans, Sam Bankman-Fried est une puissance majeure dans la politique Démocrate, se classant au deuxième rang des plus gros donateurs individuels du parti pour le cycle électoral 2021-2022, selon Open Secrets, avec des dons totalisant 39,8 millions de dollars. Il n’est devancé que par George Soros (environ 128 millions de dollars) mais devance de nombreux autres grands noms, dont Michael Bloomberg (28,3 millions de dollars). De plus, il avait promis de dépenser beaucoup plus pour les Démocrates à l’avenir, prédisant en mai qu’il financerait pour « plus de 100 millions de dollars » et avait un « plafond souple » d’un milliard de dollars pour les élections de 2024.

Bankman-Fried a été l’un des principaux donateurs du président Joe Biden lors des élections de 2020 et est le principal donateur de Protect Our Future PAC, le comité d’action politique qui a soutenu des candidats démocrates tels que Peter Welch, qui a remporté cette semaine sa candidature pour devenir le prochain sénateur du Vermont, et Robert J. Menendez du New Jersey, qui a obtenu un siège à la Chambre des représentants.

Il s’agissait soit d’argent de protection, soit d’un stratagème bien joué par les Démocrates pour financer leurs élections. Ou bien peut-être les deux.

La Maison Blanche est directement impliquée :

Un milliardaire de la crypto-monnaie faisant l’objet d’une enquête fédérale pour avoir mal géré les fonds de ses clients a eu des réunions de haut niveau à la Maison Blanche il y a quelques mois à peine, alors que le Congrès débattait de la manière de réglementer sa société – et quelques semaines seulement avant qu’il ne s’engage à donner jusqu’à 1 milliard de dollars aux Démocrates avant la campagne de mi-mandat.

Sam Bankman-Fried, propriétaire de la bourse de crypto-monnaies FTX, a rencontré le 22 avril et le 12 mai le principal conseiller de Biden, Steve Ricchetti, selon les registres des visiteurs de la Maison Blanche examinés par le Washington Free Beacon. À l’époque, FTX faisait pression sur le Congrès et les agences fédérales pour façonner la réglementation de l’industrie des crypto-monnaies.

[Bankman-Fried] a donné plus de 5 millions de dollars à la campagne présidentielle de Biden en 2020, et a donné des millions de plus au parti Démocrate. Début mai, entre ses deux premières visites à la Maison-Blanche, Bankman-Fried a versé 865 000 dollars au Bureau de campagne Démocrate, selon les dossiers de la Commission électorale fédérale. Auparavant, en mars, il avait fait trois chèques d’un montant total de 66 500 dollars au Comité Démocrate pour la campagne sénatoriale, et plus tard en juin, il a envoyé 250 000 dollars au Comité démocrate pour les élections au Congrès.

Il a déclaré en juin, quelques semaines après sa dernière réunion à la Maison-Blanche, qu’il pourrait donner jusqu’à 1 milliard de dollars pour soutenir les Démocrates lors des élections de mi-mandat, mais il a renoncé à cette promesse en septembre.

Au moment où il faisait ces déboursements politiques, Bankman-Fried menait une campagne de lobbying agressive à Washington concernant la réglementation des crypto-monnaies. Il a rencontré Ricchetti, le conseiller de la Maison Blanche, le 22 avril et le 12 mai, selon le registre des visiteurs. Le 13 mai, il a rencontré Charlotte Butash, conseillère politique auprès du chef de cabinet adjoint de la Maison-Blanche.

Lors de certaines de ces réunions, M. Bankman-Fried était accompagné de Mark Wetjen, responsable de la politique et de la stratégie réglementaire chez FTX, qui a été commissaire à la Commodity Futures Trading Commission sous l’ancien président Barack Obama. Eliora Katz, lobbyiste en chef de FTX, a également assisté aux réunions mais n’a pas mentionné de lobbying auprès de la Maison Blanche dans les déclarations déposées auprès du Congrès.

Les réunions de Bankman-Fried ont eu lieu quelques semaines après que des responsables de la Maison Blanche aient rencontré son frère, qui dirige les opérations politiques du milliardaire. Gabe Bankman-Fried s’est rendu à la Maison-Blanche le 7 mars en compagnie de Jenna Narayanan, une stratège Démocrate qui a travaillé pour Tom Steyer et l’Alliance pour la démocratie, un réseau de riches donateurs libéraux qui financent des causes de gauche. Gabe a également assisté à la réunion du 13 mai avec son frère et les lobbyistes de FTX.

Bankman-Fried a fait du lobbying en faveur d’un projet de loi proposé par la présidente de la commission de l’agriculture du Sénat, Debbie Stabenow (D., Mich.), qui mettrait la Commodity Futures Trading Commission en charge de la réglementation des crypto-monnaies. Bankman-Fried a fait un don de 5 800 dollars à la campagne de Stabenow en février, et de 20 800 dollars à son comité conjoint de collecte de fonds en janvier. Bankman-Fried a financé d’autres membres Démocrates de la commission dans le cadre de sa campagne de lobbying. Il a envoyé un total de 31 000 $ aux bureaux de campagne et aux comités de collecte de fonds conjoints liés aux Sénateurs. Cory Booker (D., N.J.), Tina Smith (D., Minn.), Dick Durbin (D., Ill.), et Kirsten Gillibrand (D., N.Y.) d’octobre à juin 2021. Bankman-Fried a également contribué aux principaux Républicains de la commission de l’agriculture du Sénat. Le crypto-milliardaire a donné 5 800 dollars à chacun des membres de la commission, John Boozman (R., Ark.) et John Hoeven (R., N.D.), respectivement en janvier et en juin.

C’est un sacré marigot. Son but était de voler de l’argent de petits gars qui sont enclins à tomber dans de telles combines.

Toute cette histoire de crypto a toujours senti mauvais.

J’avais lu le document fondateur du bitcoin peu après sa sortie. Il a été écrit par un anonyme sous le nom de Satoshi Nakamoto. Ce fut le premier signal d’alarme. Je soupçonnais, et soupçonne toujours, que certains services secrets « occidentaux » avaient imaginé ce projet pour disposer d’un moyen de déplacer secrètement de l’argent.

Comme j’ai déjà fait un peu d’informatique bancaire, je connais les difficultés des transactions de masse. J’ai constaté que la blockchain, un mécanisme de registre public qui conserve un enregistrement public de chaque transaction en bitcoins, était beaucoup trop compliquée pour un nombre important de transactions mondiales. Elle n’atteindrait jamais la vitesse inhérente aux systèmes de transaction en argent réel, comme ceux des grands émetteurs de cartes de crédit. Je pensais également qu’il serait dangereux que chaque transaction privée soit enregistrée dans un registre public que tout le monde pourrait voir et analyser. Cela rendrait le véritable anonymat de ces paiements presque impossible.

La quantité de pièces dans le système est également limitée par nature, ce qui entraîne tous les problèmes des monnaies fondées sur l’or. Il y a de bonnes raisons pour lesquelles nous ne les utilisons plus.

Tous les échanges et autres sociétés construites autour de ce système ne sont pas réglementés, ne sont pas sécurisés et sont donc sujet à la fraude.

Je me suis donc toujours abstenu d’utiliser des bitcoins ou d’autres monnaies de ce type et je les ai même rejetés lorsqu’ils m’ont été proposés en tant que dons. Enfin, le battage médiatique de ces dernières années m’a convaincu que ces crypto-monnaies n’étaient qu’un grand système de Ponzi dans lequel les petites gens étaient poussés à placer leur argent dans des entités criminelles non réglementées qui, c’étaient certain, allaient finir par les voler.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

La guerre entre la Chine et les États-Unis est inévitable alors que le G20 vit ses derniers jours. Le BRICS se propose

Par Peter Yermelin.

Les tensions croissantes dans les relations entre la Chine et les États-Unis vont inévitablement dégénérer en conflit. Le G20, en tant qu’organe consultatif international, vit ses derniers jours. Les BRICS+ viendront le remplacer.

Le sommet du G20 s’est ouvert à Bali (Indonésie). Un certain nombre de pays refusent d’accuser la Russie de tous les problèmes auxquels le monde est confronté aujourd’hui. On peut donc supposer que le sommet ne se terminera pas par une résolution finale.

Selon le Financial Times, le sommet du G20 se terminera très probablement soit par une déclaration large et abstraite (l’heure n’est pas à la guerre), soit par une déclaration commune plus stricte de 19 ou 18 membres sans la Russie et/ou la Chine.

La rencontre entre les dirigeants de la Chine et des États-Unis est devenue la seule intrigue du sommet en l’absence du président russe Vladimir Poutine

Joe Biden a déclaré la veille qu’il tenterait de tracer une « ligne rouge » dans ses relations avec Xi Jinping. La ligne a été tracée il y a longtemps – il s’agit de la question de Taïwan.

La Chine a besoin d’une garantie claire de Washington, indiquant que les États-Unis ne soutiennent pas le choix d’indépendance de Taïwan. C’est irréaliste, car les démocrates ne refuseront pas de soutenir le parti séparatiste taïwanais au pouvoir, tandis que les républicains soutiendront les livraisons d’armes à l’île. Par conséquent, un conflit entre Pékin et Washington est inévitable.

À cet égard, les États-Unis disposent de peu de leviers de pression des sanctions sur Xi. Elles auront un effet boomerang sur les États-Unis. Pékin ne peut que se moquer de l’isolement économique et diplomatique de l’Occident : La Chine a une économie autosuffisante et un choix énorme de partenaires auprès desquels Pékin peut s’approvisionner en carburant et en nourriture.

Par conséquent, les sanctions économiques visant à « contenir » la République populaire de Chine échoueront, tout comme l’Occident échoue à écraser la Russie dans le conflit en Ukraine.

« Cette crise ukrainienne dans laquelle nous sommes en ce moment, ce n’est que l’échauffement. La grande crise est à venir. Et il ne va pas falloir attendre très longtemps avant que nous soyons testés d’une manière qui ne l’a pas été depuis longtemps », a écrit l’amiral américain Charles Richard dans une tribune publiée sur le site du Wall Street Journal.

« Lorsque j’évalue notre niveau de dissuasion contre la Chine, le navire coule lentement », a-t-il déclaré. « Il coule lentement, mais il coule, car fondamentalement, ils mettent des capacités sur le terrain plus rapidement que nous », a-t-il ajouté.

Il semble que Pékin et Washington doivent se préparer à la guerre. Il est dans l’intérêt de Xi de voir l’ennemi affaibli par les guerres de sanctions avec la Fédération de Russie. Par conséquent, la Chine appellera à la paix en Ukraine et fera tout pour soutenir la Fédération de Russie sur le plan économique et politique.

La Russie et la Chine comme alternative au G20

D’autres facteurs externes, tels que la coopération entre la Russie, la Chine et l’Arabie saoudite dans le cadre de l’OPEP+, y contribueront également. Xi Jinping se prépare à une visite à Riyad, qui devrait être sans précédent.

Pékin fera pression pour que l’Arabie saoudite rejoigne les BRICS. L’alternative du G20 se développera dans le cadre de l’alliance BRICS+ qui ne cessera d’ajouter des acteurs plus influents.

L’Arabie saoudite possède 19% des réserves mondiales de pétrole, 12% de la production mondiale et plus de 20% des ventes de pétrole sur le marché mondial, ainsi qu’une capacité de raffinage de plus de 5 millions de barils par jour.

« L’Arabie saoudite dispose également d’énormes réserves d’or et de devises étrangères. Elles ont atteint 465,49 milliards de dollars en septembre

Riyad a également le plus haut statut spirituel et religieux du monde islamique. L’Arabie saoudite attirera donc tous les États du Golfe et de nombreux pays musulmans d’Asie dans des organisations et des alliances alternatives.

La domination de l’Occident a prouvé au monde entier que les pays répréhensibles et déloyaux ne peuvent être isolés et détruits très rapidement. La Russie en est un bon exemple.

source : France Pravda

 

Le soutien au régime kiévien s’étouffe à l’ONU

Par : Volti
Source Observateur-Continental Malgré la pression occidentale sur de nombreux pays, le soutien affiché à Kiev au niveau onusien diminue drastiquement, et ce de l’aveu même des médias de l’Occident. Le tout récent vote de l’Assemblée générale de l’ONU promu par l’establishment atlantiste en vue de faire profiter le régime kiévien de réparations russes le confirme amplement. La toute récente résolution […]

Publication de « Ceux derrière ton épaule » et du recueil de textes de Faina Savenkova – La vérité est inarrêtable – Donbass Insider

Par : Volti
Par Christelle Néant pour Donbass-Insider La publication prochaine en langue française du roman commun de Faina Savenkova et Alexandre Kontorovitch « Ceux derrière ton épaule » et du recueil de textes de la jeune auteure de Lougansk, intitulé « Donbass mon amour – Donbass ma souffrance » montre que, comme le dit elle-même Faina, la vérité est inarrêtable. Lorsqu’en 2021, nous lançons sur Donbass […]

Trois catégories de mercenaires étrangers combattent en Ukraine

Par : Volti
Personne n’est en guerre contre la Russie, mais personne n’empêche les mercenaires de s’engager contre elle. Le refus de nommer ce conflit fomenté pour ce qu’il est vraiment, est une vaste hypocrisie. Source Observateur-Continental Les militants combattant – les mercenaires – aux côtés de l’Ukraine ont tendance à se répartir en trois catégories qui sont très différentes les unes des […]

« La Banque de France force Carrefour et Casino à accepter les espèces ! ». L’édito de Charles SANNAT

Par : Volti
Source Insolentiae Mes chères impertinentes, chers impertinents, C’est une dépêche de l’AFP qui nous fait part du courroux de la banque de France à l’égard de Carrefour et de Casino. (Source BFM TV ici « Cette demande à l’encontre des deux enseignes de la grande distribution fait suite au constat que l’absence de personnel dans certains magasins ouverts le dimanche contraignait les […]

Les services de renseignement russes surveillent le transfert des personnels et équipements des forces armées ukrainiennes de Kherson vers Zaporozhye

Par : Volti
Source TOPCOR (article traduit) Lors d’un briefing spécialement convoqué, le chef d’état-major interarmées américain, le général Mark Milley, s’est plaint aux journalistes qu’il ne pouvait pas entrer en contact avec le chef d’état-major général des forces armées russes Valery Gerasimov à propos de l’incident avec la chute de missiles ukrainiens en Pologne. Rien d’étonnant à cela : Washington et Kyiv, […]

Les pays de l’UE décident de créer leur propre force de réaction rapide

Par : Volti
Eurogendfor ? Laissons les installer tous les outils de la mise en esclavage des peuples…. Pendant que ça discute, tergiverse, se divise et s’affronte pour ou contre des « idéologies » toxiques, la caste organise la mise en place de sa « force d’intervention rapide », pour « la paix » et le maintien de l’ordre, elle sera lourdement armée. Comme il faut un haut commandement, […]

La promotion des armes à feu auprès des femmes

Par : Ysengrimus
Légende: UN «NON» FORMULÉ AVEC EMPHASE

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YSENGRIMUSLA PROMOTION DES ARMES À FEU AUPRÈS DES FEMMES PROGRESSISTES (AUTOUR DES AFFICHES DU PROPAGANDISTE OLEG VOLK). C’est une erreur intellectuelle assez commune que de prendre l’intégralité des pro-flingues américains pour de parfaits abrutis. On imagine des gros malotrus pas de têtes, inintelligents, fachos, arriérés, demeurés, cow-boys, militaristes, réacs, xénophobes et, surtout, machos. Erreur… Croire cela, c’est faire bien peu de cas de l’incroyable et effarante sophistication de la culture des armes à feu chez nos voisins du sud. Know your enemy, my friend… La problématique pro-flingues US est beaucoup plus insidieuse, casuiste et subtile que ne le laisse croire le stéréotype grossier auquel on la réduit habituellement dans le monde, et il n’est pas inutile de prendre connaissance de l’argumentation mise de l’avant par certains promoteurs des armes à feu américains, surtout lorsqu’ils adressent leur message ouvertement aux femmes, aux citoyennes (et/ou aux citoyens) progressistes.

Le corpus spécialisé, largement diffusé chez nos bons ricains, sur lequel j’attire votre attention ici a été produit par le photographe et publicitaire Oleg Volk, un promoteur explicite des armes à feu aux États-Unis depuis 1995 et l’auteur de nombreux panneaux publicitaires, calendriers et sites web sur le sujet. Son «oeuvre» a été traduite dans de nombreuses langues dont notamment l’allemand, le russe et le portugais brésilien. Ce qui est représentatif et hautement pernicieux chez ce propagandiste spécifique, c’est moins l’œuvre photographique (quoique l’émotion véhiculée par la dimension visuelle du topo soit absolument cruciale, dans le pitch du message) que l’exercice argumentatif, faussement éclairé et moderne, que s’efforce de formuler le propos pro-flingues en jeu. Ce propagandiste photographie des femmes ordinaires, la majorité d’entre elles usagères effectives d’armes à feu. Il monte ensuite des affiches sur lesquelles il épingle l’argumentaire qu’il entend exposer. Son intervention est hautement intéressante comme tentative méthodique et systématique de récupération d’une sensibilité progressiste, réformiste, citoyenne, universaliste au service d’une propagande profondément réactionnaire et biaisée.

On cible (excusez le jeu de mot facile) exclusivement les femmes, donc, et on le fait avec une maestria et un sens de la mise en scène dramatique particulièrement sentis. Sans vendre un produit spécifique, sans mentionner nominalement la National Rifle Association, il s’agit de convaincre les citoyennes ordinaires, tertiarisées, centristes, pas spécialement militaristes ou bellicistes de se procurer une arme à feu et de s’entraîner au tir. On campe d’abord une ambiance de tension contenue en introduisant l’omniprésence feutrée et tangible du danger. On mise sur les peurs spontanées et naturelles des femmes (eu égard à un corps de contraintes sociales iniques et injustes qui restent intégralement dans l’implicite et le postulé). Un petit instrument fort commode dans un tel exercice de mise en condition, c’est l’indubitable lenteur du service 911 (le police secours des Amériques – les traduction des légendes sont de moi).

Légende: VERS MINUIT, ELLE SONNA LE 911. MAIS VERS MINUIT SIX, L’ENGAGEMENT ÉTAIT TERMINÉ. IL S’AVÉRA QU’IL N’ÉTAIT TOUT SIMPLEMENT PAS POSSIBLE D’ATTENDRE QUE L’AIDE ARRIVE. ELLE SE SERVIT DONC DE SA CARABINE POUR DÉFENDRE SA VIE
Légende: IL EST POSSIBLE QUE LA POLICE ARRIVE, À TEMPS POUR FAIRE INTERVENIR LE SERVICE DE NETTOYAGE DES CADAVRES. UNE RÉACTION PLUS PROMPTE EST REQUISE POUR QUE LE CADAVRE NETTOYÉ NE SOIT PAS LE VÔTRE
Légende: L’INTERVENTION POLICIÈRE SUITE À UN APPEL AU 911 PEUT PRENDRE JUSQU’À TRENTE MINUTES. L’INTRUS AYANT FAIT IRRUPTION DANS VOTRE DOMICILE PEUT VOUS ATTEINDRE EN TRENTE SECONDES. RESTEZ EN VIE, PENDANT QUE LES SECOURS ARRIVENT
Légende: TU FAIS FEU OU TU SONNES LE 911?
Légende: APPUYONS LE DROIT AU CHOIX
Légende: UNE ARME À LA MAIN VAUT BIEN MIEUX QUE LES FLICS AU BOUT DU FIL. SOYEZ BIEN ARMÉE QUAND VOUS ÊTES SEULE À LA MAISON

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L’ambiance de peur et de complicité veule du propagandiste dans ladite peur est bien en place. On veut montrer qu’on comprend les femmes. On cherche à faire sentir qu’on partage leur angoisse avec empathie, délicatesse et respect. On envisage que, dans leur esprit fondamentalement inquiet, un violeur peut toujours surgir. Ce qui est proposé à la femme progressiste ici, c’est purement et simplement un programme martial, exclusivement défensif, dont la légitimité foncière n’est pas directement questionnable, attendu la psychose sécuritaire que l’on s’autorise ouvertement à postuler.

Légende: LES EXPERTS ME DISENT DE JOUER LA PETITE SOURIS MORTE EN CAS DE VIOL. JE PRÉFÈRE DE LOIN JOUER L’HUMAINE VIVANTE QUI MANIE LE BON OUTIL
Légende: LE RÊVE ÉTHÉRÉ DU VIOLEUR. SON CAUCHEMAR LE PLUS INTENSE. LEQUEL FAUT IL RÉALISER?
Légende: DANS L’ŒIL D’UN VIOLEUR POTENTIEL (POUR UNE PÉRIODE D’ENVIRON DEUX DIXIÈMES DE SECONDE)
Légende: UN VIOL ÉVITÉ OU UN VIOL SUBI. C’EST ELLE QUI DEVRAIT POUVOIR CHOISIR
Légende: LE CONTRÔLE DES ARMES À FEU PROTÈGE LES VIOLEURS DE CE GENRE DE DÉCONVENUE
Légende: LES VIOLEURS NE PEUVENT RIEN FAIRE AUX FEMMES BIEN ARMÉES. C’EST BIEN POUR ÇA QUE BILL CLINTON VOULAIT QU’ELLES SOIENT SANS DÉFENSE!
Légende: ME FAIRE VIOLER. PLUS JAMAIS

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La petitesse physique de la femme, son désavantage psychologique dans une situation subite d’agression violente (par un agresseur anonyme qui est toujours donné comme un être extérieur, inconnu, radicalement autre) sont des impondérables ouvertement mis à profit pour faire avancer le point doctrinal. Il faut rétablir l’équilibre sociétal acquis historiquement et subitement rompu par l’abus physique hors contrôle de l’instant d’agression. Il faut égaliser les chances. L’arme à feu est l’instrument exclusif proposé à cette fin.

Légende: UNE VICTIME FACILE OU UNE CITOYENNE ARMÉE? AU SOIN DU CRIMINEL DE CHERCHER À DEVINER
Légende: LE BANDIT: DEUX CENT LIVRES. MOI: CENT LIVRES. L’ÉGALISEUR DE NOS CHANCES
Légende: DEUX FAÇONS DISTINCTES DE FAIRE OBSTACLE À UNE ATTAQUE VIOLENTE

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Les maladies et les infirmités sont, elles aussi, ostensiblement mises à profit. L’arme à feu se donne alors comme l’instrument neutre et serein assurant la protection de la femme isolée dans sa détresse et ses limitations physiques, son esprit étant présumé toujours alerte et sain, n’est-ce pas, vu qu’elle a eu la sagesse de s’armer.

Légende: UNE FEMME ATTEINTE D’ASTHME NE PEUT UTILISER LE POIVRE DE CAYENNE COMME ARME DÉFENSIVE. ELLE NE PEUT FUIR NON PLUS. CETTE ARME À FEU LA PROTÈGE. COMBATTONS LES POLITICIENS QUI CHERCHENT À LA PRIVER DE SA SÉCURITÉ!
Légende: ALLEZ DONC LUI DIRE DE FUIR À TOUTES JAMBES. LES PRÉDATEURS RECHERCHENT LES PROIES MALADES OU BLESSÉES. MAIS IL N’EST PAS OBLIGATOIRE DE VIVRE SOUS LEURS LOIS. LES HUMAINS NE SONT PAS AU MONDE POUR SERVIR DE PÂTURE AUX BANDITS. CEUX-CI JOUENT AUX DURS, MAIS ILS SERONT FREINÉS SEC PAR UN BON PRUNEAU QUI CLAQUE

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En passant glissandi à la femme enceinte, une autre étape affective est franchie et la manipulation émotive gagne en profondeur et en intensité. À mi-chemin entre handicap physique et abnégation maternelle, l’autoprotection s’ouvre graduellement, insidieusement, sur la protection de l’être cher, l’enfant.

Légende: NE PEUT COURIR OU FAIRE DU KARATÉ. MAIS PEUT (DÉGAINER SON FLINGUE)
Légende: ENCEINTE DE HUIT MOIS, PEUT-ELLE COURIR PLUS VITE QU’UN CRIMINEL? L’AUTODÉFENSE EST UN DROIT HUMAIN
Légende: SON BÉBÉ A UNE GARDE DU CORPS EN PERMANENCE. QU’EN EST-IL DU VÔTRE?

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Empathie féminine oblige, la référence à l’enfance jouera aussi, subtilement, d’une infantilisation de la personne que l’on cherche à convaincre, la femme même. Dans le ton, dans le contexte visuel, dans l’intimisme des ambiances, on pourra alors la traiter comme une petite fille «sans défense». On ne fait pas cela pour se faire mousser comme séducteur paterne au fait, oh que non. Ce dont-il s’agit en fait ici, c’est exclusivement de la promotion ouverte du flingue auprès de la femme adulte, ainsi que de la promotion graduelle et de plus en plus ouverte de la possession d’armes à feu chez la petite fille même.

Légende: LIBRE ET SANS PEUR. IL N’EST PAS TROP LOIN, MON PROTECTEUR
Légende: QUAND LES HARCELEURS N’ACCEPTENT PAS DE SE FAIRE DIRE «NON», PASSEZ À L’ARGUMENTATION NON VERBALE
Légende: PAIX SUR TERRE… SOUS LA GARDE DES BONNES FILLES ET DES BONS GARÇONS
Légende: MALGRÉ LE FAIT QU’ELLE NE SOIT QU’UNE ENFANT, PARFOIS SEULE À LA MAISON, ELLE EST PARFAITEMENT ENTRAINÉE POUR LA PROTECTION DES VIES HUMAINES, Y COMPRIS, NATURELLEMENT, LA SIENNE PROPRE. ON NE PEUT PAS SURVEILLER NOS ENFANT À CHAQUE HEURE DU JOUR, IL FAUT DONC LEUR INCULQUER LE SAVOIR FAIRE DE BASE PERMETTANT DE FERMEMENT TENIR LES INTRUS EN RESPECT
Légende: SI ELLE EST ASSEZ MÛRES POUR RESTER SEULE À LA MAISON, ELLE EST PRÊTE POUR POSSÉDER UNE ARME

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Cela nous amène aux inévitables dimensions famille et dépendance à l’homme qui seront traitées avec tout le tact progressiste requis. Il est clair qu’on s’adresse à une femme cheffe de famille dont le conjoint est un partenaire, si ce n’est carrément un subalterne. Le ton est indubitablement féministe, sans ambivalence. En douce, on fait valoir que l’homme ne suffit pas, ou plus, comme protecteur, qu’un bon flingue qu’on manie soi-même et dont on détient le contrôle intégral vaut mille fois mieux.

Légende: ELLE POURRAIT DÉFENDRE SA FAMILLE. LE POURRIEZ-VOUS? SOYEZ DES PARENTS RESPONSABLES. APPRENEZ À PROTÉGER VOS ENFANTS
Légende: FUIR LE DANGER EST SOUVENT LA MEILLEURE CHOSE À FAIRE. MAIS QUE FAIRE SI VOS ENFANTS NE COURENT PAS AUSSI VITE QUE VOUS? MOURIR EN TENTANT DE PROTÉGER VOTRE PROGÉNITURE, OU PLANIFIER À L’AVANCE ET JOUER GAGNANT?
Légende: JE FAIS CONFIANCE À MON MARI POUR LA PROTECTION DE NOTRE FAMILLE. JE ME CONTENTE DE POINTER LES DANGERS ET DE LEUR CARTONNER UNE MARQUE, IL SE CHARGE DE REVOIR LES CHOSES EN DÉTAILS
Légende: VOTRE HOMME PEUT-IL SORTIR CES DÉTRITUS? LE MÉNAGE DE LA MAISON N’EST PLUS UNE TÂCHE EXCLUSIVEMENT FÉMININE
Légende: VOTRE PARTENAIRE PEUT-IL/ELLE VOUS SERVIR DE RENFORT EN CAS D’INVASION DE VOTRE DOMICILE? ASSUREZ L’ENTRAINEMENT AU TIR DE VOTRE FAMILLE
Légende: C’EST PAS TOUTES LES FILLES QUI ONT BESOIN D’UN HOMME POUR SE PROTÉGER. MON INDÉPENDANCE, C’EST MA CAPACITÉ DE ME DÉFENDRE PAR MOI-MÊME

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Fondamentalement, la femme est seule face au danger. L’homme est périphérique et on n’opère pas du tout dans un cadre conservateur de représentations sur la vie féminine. Pas de phallocratisme ici. Indépendance est le maître mot. Et, de surcroît, le fait de flirter ouvertement avec le féminisme n’empêche pas notre matois propagandiste de rester en harmonie avec toutes les facettes de la féminité. L’arme à feu cherche ainsi à devenir un objet ordinaire, compagnon des vêtements, des bijoux, du sac à main. La culture intime des femmes est récupérée dans tous ses angles. Le message délicatement pro-flingues, tant dans ses dimensions verbales (et non verbales) que visuelles, se soumet totalement à ladite culture intime des femmes, dans la version sciemment individualiste qui est celle de notre temps.

Légende: CECI ME PROTÈGE BIEN MIEUX QUE N’IMPORTE QUEL MEC PACIFISTE
Légende: ABANDONNER MON ARME À FEU. JAMAIS! JE SUIS UNE BLONDE PAS UNE CONNE
Légende: LIBRE DE TOUTE PEUR. ÉDITION DOMICILIAIRE
Légende: DES VÊTEMENTS POUR ÈTRE BIEN AU CHAUD, UNE ARME DE POING POUR ÊTRE EN SÉCURITÉ: NE VOUS BALADEZ PAS TOUTE NUE EN PUBLIC!
Légende: LES MODES ET LES STYLES VONT ET VIENNENT MAIS LES ACCESSOIRES SÉCURITAIRES SONT TOUJOURS DE SAISON. PENSEZ SÉCURITÉ, SORTEZ ARMÉE
Légende: VA-T-EN! (DANS LE LANGAGE UNIVERSEL DES SIGNES)

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Même les femmes homosexuelles sont desservies, avec une ouverture d’esprit et une prise en compte de la diversité qui est explicite, crue et intégrale.

Légende: LES GOUINES ARMÉES PEUVENT VÉRITABLEMENT CHOISIR LEUR CIBLE. LES DÉSARMÉES NE LE POUVAIENT PAS

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On est d’ailleurs ici à l’épicentre d’une promotion des armes à feu qui endosse de plein pied toutes les formes de rectitude politique. Les races et groupes ethniques les plus divers sont représentés dans ce corpus d’affiches. Classiquement, désormais, les asiatiques sont traitées en toute neutralité, tandis que la prise en compte des spécificités socio-historiques de la culture afro-américaine se fait en harmonie intégrale et frontale avec la totalité des acquis de l’émancipation et des droits civiques. Même les musulmanes ne sont pas en reste. Ceux qui prennent les pro-flingues américains pour des racistes obtus et sans nuances devront attentivement méditer les promos suivantes.

Légende: DES AMÉRICAINS ET DES AMÉRICAINES PORTANT UNE ARMES, IL EN EST DE TOUTES CULTURES, TAILLES ET COULEURS
Légende: LES CRIMINELS VIOLENTS DU MONDE ENTIERS SONT D’ACCORD SUR CE POINT. UNE FEMME INDÉPENDANTE ET BIEN ARMÉE N’EST VRAIMENT PAS FACILE À VICTIMISER
Légende: LES ADVERSAIRES DE L’AUTODÉFENSE ARMÉE CONCENTRENT LEUR ATTENTION SUR L’ARME À FEU. ILS IGNORENT LA PERSONNE PROTÉGÉE PAR CETTE ARME À FEU. LA VIE HUMAINE MÉRITE QU’ON LA DÉFENDE
Légende: « JE N’AIME PAS L’ÉPÉE FLAMBOYANTE POUR SON TRANCHANT, NI LA FLÈCHE POUR SA VIVE CÉLÉRITÉ, NI LE GUERRIER POUR SA GLOIRE. SIMPLEMENT, J’AIME CE QU’ILS DÉFENDENT. » (J.R.R. TOLKIEN, LES DEUX TOURS)
Légende: L’AUTODÉFENSE EST UN DROIT CIVIQUE
Légende: LES HOMMES ET LES FEMMES LIBRES POSSÈDENT DES ARMES À FEU. LES ESCLAVES N’EN POSSÈDENT PAS. EXTRAIT DU JUGEMENT DE LA COURS SUPRÊME AMÉRICAINE SUR LA CAUSE DRED SCOTT CONTRE SANDFORD, 1856 : « Si les noirs disposaient des privilèges et des immunités que confère le statut de citoyen, cela les exempterais des opérations judiciaires spéciales et des régulations de police que les États du Sud considèrent comme indispensables à leur sécurité. Cela conférerait aux personnes de la race nègre ayant été reconnues citoyennes de n’importe quel état de l’Union… une liberté pleine et entière d’expression en public et en privé sur tout sujet qu’il est loisible à un citoyen de traiter, le droit de tenir des réunions publiques sur des questions politiques et DE DÉTENIR ET DE PORTER DES ARMES dans toutes leurs allées et venues. Ceci se ferait sous les yeux des autres personnes de même race et couleur, qu’ils soient esclaves ou libres, provoquant mécontentement et insubordination parmi eux, et mettant ouvertement en danger la paix et la sécurité de l’État.»
Légende: À L’ORIGINE, L’OBJECTIF DU CONTRÔLE DES ARMES À FEU ÉTAIT DE PROTÉGER LES HOMMES DU KU-KLUX-KLAN CONTRE LEURS VICTIMES. LE CONTRÔLE DES ARMES À FEU EST UNE PRATIQUE RACISTE
Légende: INUTILE DE TIRER PLUS DE DIX CARTOUCHES? ALLEZ RACONTER ÇA À QUELQU’UN QUI FAIT FACE À UNE BANDE DE LYNCHEURS!
Légende: LA MAJORITÉ DES COMPATRIOTES AMÉRICAINS DE CETTE FEMME N’IRAIENT PAS S’EN PRENDRE À ELLE À CAUSE DES MÉFAITS DES TERRORISTES. CECI DIT, CERTAINS RACISTES AURAIENT PEUT-ÊTRE BESOIN QU’ON LEUR PRÉSENTE UN ARGUMENT UN PEU PLUS FERME

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Il est patent et clair que, se donnant ouvertement comme progressiste (liberal dans le jargon politique américain), cette intervention propagandiste spécifique déploie un effort soutenu pour s’articuler comme une pensée, comme un programme social. Une batterie perfectionnée d’argumentations de nature juridique complète d’ailleurs le tableau doctrinal et ce, dans la réflexion (les droits et leurs interconnexions logiques), comme il l’avait campé initialement dans l’émotion (les peurs et leur impact affectif). L’argumentaire juridico-logique frôle aussi assez vite, mais légèrement, sans excès, la criticaillerie politique.

Légende: ABOLISSEZ LES CRIMINELS, PAS LES MOYENS QUE JE DOIS UTILISER POUR ME PROTÉGER CONTRE EUX!
Légende: DANS CERTAINS ÉTATS, L’APTITUDE TOUTE SIMPLE À SE DÉFENDRE EST PUNIE PLUS SÉVÈREMENT QUE LE VIOL, LE VOL À MAIN ARMÉE OU L’AGRESSION PHYSIQUE. C’EST JUSTE, ÇA?
Légende: AVOIR LE MOYENS DE PROTÉGER LA VIE, LA LIBERTÉ ET LA PROPRIÉTÉ EST UN DROIT HUMAIN FONDAMENTAL! INSISTEZ BIEN LÀ-DESSUS. UN DROIT HUMAIN FONDAMENTAL
Légende: À DIX-HUIT ANS, JE SUIS UNE ADULTE. JE PEUX VOTER, M’ENRÔLER, FONDER UNE FAMILLE. PAR CONTRE, AVANT VINGT-ET-UN ANS, LA LOI ME REFUSE LE MOYEN DE DÉFENDRE MA VIE
Légende: UN INTRUS NE CHERCHERA PAS À DÉSARMER CETTE FEMME, VOS REPRÉSENTANTS ÉLUS ONT PROMIS DE LE FAIRE À SA PLACE
Légende: LE CONTRÔLE DES ARMES À FEU ET LA CENSURE SONT LES ÉQUIVALENTS POLITIQUES DU LIGOTEMENT ET DU BÂILLONNEMENT D’UNE FUTURE VICTIME AVANT DE LA VIOLER ET DE LA TUER. CES PRATIQUES SONT HABITUELLEMENT MISES DE L’AVANT PAR LE MÊME TYPE DE BANDITS, DANS LES MÊMES BUTS DÉSAXÉS
Légende: ON NE PEUT ABOLIR LE VANDALISME EN BANISSANT LES CAILLOUX ET ON NE PEUT ABOLIR LES MEURTRES EN BANNISSANT LES CARTOUCHES. LA PROHIBITION DES ARMES À FEU N’A PAS RÉDUIT LE TAUX DE MEURTRES EN GRANDE-BRETAGNE OU EN RUSSIE, TANDIS QUE L’AUTODÉFENSE ARMÉE LÉGALE A RENDU L’AMÉRIQUE PLUS SÉCURITAIRE
Légende: MA CARABINE DE CHASSE, C’EST AUSSI L’ARME AVEC LAQUELLE JE PROTÈGE MA MAISONNÉE. LAQUELLE DES DEUX PRÉTENDEZ-VOUS INTERDIRE?
Légende: UNE PLAQUETTE D’ACIER DE TROIS MILLIMÈTRES PROTÈGE DES LAMES DE COUTEAUX. UNE ARMURE CORPORELLE FLEXIBLE PROTÈGE DES CARTOUCHES D’ARME DE POING. UN PISTOLET PROTÈGE DES HARCELEURS. UN ORDRE DE LA COURS RESTREIGNANT LES ALLÉES ET VENUES PROTÈGE DE RIEN DU TOUT
Légende: FREINER L’ACTION D’UN HARCELEUR, VRAIMENT, AVEC UN BOUT DE PAPIER? LA VALEUR EFFECTIVE D’UN ORDRE DE LA COURS RESTREIGNANT LES ALLÉES ET VENUES REPOSE EXCLUSIVEMENT SUR L’ENTRAINEMENT AU TIR ET L’ARMEMENT QUI PERMET DE L’IMPOSER DANS LES FAITS

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Dans le même ordre d’idée de sophistication doctrinale, il ne sera pas possible d’échapper à la batterie de références historiques. Par contre, celles-ci se déploient léger, léger, sans chauvinisme excessif, et surtout avec un focus très concentré sur l’histoire des droits et des luttes de guérilla sociale, effectives ou fantasmées, des femmes. De la culture de la frontière au terrorisme contemporain, en passant par les guerres du passé, les émeutes, les désastres et les ouragans, on vise à associer étroitement les femmes en armes à l’héroïsme américain ordinaire.

Légende: RÉSISTER À LA TYRANNIE N’EST PAS UN OBJECTIF DE PERFORMANCE SPORTIVE, C’EST LE SEUL ET UNIQUE OBJECTIF CONSTITUTIONNEL
Légende: AVANT MÊME D’AVOIR LE DROIT DE VOTE, LES FEMMES AVAIENT LE DROIT DE PORTER UNE ARME POUR SE DÉFENDRE. LES FEMMES DE CE TEMPS NE DEVRAIENT-ELLES PAS BÉNÉFICIER DES MÊMES DROITS?
Légende: 1907, LES FEMMES NE POUVAIENT PAS VOTER MAIS ELLES POUVAIENT S’ACHETER N’IMPORTE QUELLE CARABINE MILITAIRE MODERNE. 2007, LES FEMMES ONT LE DROIT DE VOTE MAIS NE PEUVENT PAS POSSÉDER DE CARABINES MILITAIRES CONTEMPORAINES. EST-CE LÀ UN PROGRÈS?
Légende: L’ÉGALITÉ? ELLE EST RENDUE POSSIBLE PAR SAM COLT
Légende: LES FEMMES DE CE PAYS ONT APPRIS DE LONGUE DATE QUE CEUX ET CELLES QUI NE PORTENT PAS UN SABRE PEUVENT QUAND MÊME MOURIR PAR LE SABRE. APPRENEZ L’AUTODÉDENSE!
Légende: IL FREINA L’ATTAQUE DES BANZAÏ À LA BATAILLE D’IWO JIMA. IL FREINA LA MARÉE HUMAINE HOSTILE À LA BATAILLE DU RÉSERVOIR DE CHOSIN. IL FREINERA AUSSI L’ENTRÉE D’UN INTRUS DANS LA CHAMBRETTE DE VOTRE GAMINE, SI VOUS FAITES VOTRE PART. ASSUREZ L’ENTRAINEMENT AU TIR DE VOTRE ENFANT
Légende: LORS DES ÉMEUTES DE LOS ANGELES EN 1992, LES POLICIERS ET LA GARDE NATIONALE ÉTAIENT INCAPABLES DE PROTÉGER TOUT LE MONDE DE LA FOULE DES TUEURS, DES PYROMANES ET DES PILLARDS. DES AMÉRICAINS ET DES AMÉRICAINES ORDINAIRES EN ARMES GARDÈRENT LA FOULE DES ÉMEUTIERS SOUS CONTRÔLE, SAUVANT AINSI UN NOMBRE INCALCULABLE DE VIES INNOCENTES
Légende: LES ÉMEUTES DE LOS ANGELES EN 1992. DES RÉSIDENCES ET DES COMMERCES FURENT PILLÉS ET BRÛLÉS… SAUF QUAND ILS ÉTAIENT DÉFENDUS PAR DES RÉSIDENTS ET DES RÉSIDENTES ARMÉS
Légende: LORS D’ÉMEUTES URBAINES MASSIVES, COMME À LOS ANGELES EN 1992 OU À LA NOUVELLE ORLÉANS EN 2005, LA POLICE NE PEUT PAS PROTÉGER TOUT LE MONDE. CETTE FEMME FAIT REMPART ENTRE LA POPULACE ET SA FAMILLE. QUI PROTÈGERA LA VÔTRE?
Légende: LES INONDATIONS DE NOLA EN 2005. LES PILLARDS ÉCUMAIENT LA VILLE. CETTE FEMME ÉTAIT EN SÉCURITÉ… JUSQU’À CE QUE LES FLICS LUI RETIRENT SON ARME
Légende: APRÈS L’OURAGAN, ELLE N’ÉTAIT PAS SEULE POUR FAIRE FACE À L’ÉMEUTE. TRENTE PETITS AUXILIAIRES ONT ASSURÉ SA SÉCURITÉ
Légende: APRÈS L’OURAGAN, LES PILLARDS SE SONT TENUS À DISTANCE RESPECTUEUSE DE SON VOISINAGE. DANS LE VÔTRE, GARDERAIENT-ILS LEURS DISTANCES AUSSI?
Légende: LES TALIBANS ONT PEUR DES FEMMES INDÉPENFANTES ET ARMÉES. QU’EN EST-IL DE VOUS?
Légende: POURQUOI LES POLITICIENS VEULENT-ILS TANT QUE LES AMÉRICAINS ET LES AMÉRICAINES SOIENT DÉSARMÉS DEVANT LA MENACE DU TERRORISME?

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Le dispositif idéologique et logique est alors bien en place pour réintroduire en douce la bonne vieille culture des vigilantes, si tenace, dans cet horizon culturel spécifique, et si peu moderniste. On le fait, en cultivant notamment un jeu logico-argumentatif de référence aux militaires et aux policiers. Même la critique des flics et l’antimilitarisme le plus explicite trouvent leur place dans ce déconcertant argumentaire.

Légende: UNE PROTECTION PERSONNELLE. CONTRAIREMENT AUX FLICS, ELLE EST TOUJOURS AVEC VOUS
Légende: LE MIEN, C’EST POUR PROTÉGER LA VIE HUMAINE. LES POLICIERS EN ONT UN POUR EXACTEMENT LA MÊME RAISON
Légende: (LA POLICIÈRE) REÇOIT DES RENFORTS SUR APPEL. (LA CITOYENNE) EST LAISSÉE À ELLE-MÊME. LES ARMES DÉFENSIVES MODERNES NE DEVRAIENT PAS ÊTRE RÉSERVÉES AUX FLICS
Légende: LE GOUVERNEMENT AMÉRICAIN FAIT CONFIANCE À CELLE-CI POUR CE QUI EST DE PROTÉGER VOTRE FAMILLE DE L’ENNEMI ÉTRANGER, AVEC UNE ARME AUTOMATIQUE. POURQUOI CERTAINS ÉTATS NE FONT-ILS PAS CONFIANCE À CELLE-CI, POUR CE QUI EST DE SE PROTÉGER ELLE-MÊME DES CRIMINELS, AVEC UNE ARME DE POING?
Légende: ON LUI FAIT CONFIANCE, UN AR15 ENTRE LES MAINS, POUR EN PROTÉGER D’AUTRES. ON DEVRAIT BIEN POUVOIR LUI FAIRE CONFIANCE AUSSI POUR CE QUI EST DE SE DÉFENDRE ELLE-MÊME
Légende: LA VRAIE PROTECTION DU TERRITOIRE DÉBUTE AU FOYER. «VEILLEZ À LA SÉCURITÉ DES ENFANTS, PENFANT QUE JE SUIS AU TRAVAIL»
Légende: SON DÉTENTEUR ANTÉRIEUR OFFICIEL L’UTILISA POUR ASSASSINER DES CIVILS. SA DÉTENTRICE ACTUELLE, UNE CIVILE, L’UTILISE POUR SE PROTÉGER. APPUYONS LA PROPRIÉTÉ CIVILE DES ARMES À FEU!

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Se protéger sans agresser est l’option cardinale. Or cela implique une désacralisation, une banalisation du flingue. Il se doit de cesser d’êtres une sorte d’objet de fascination irrationnelle. Instrument ordinaire, il faut le manier sans ostentation, comme n’importe quel objet de la vie courante. Cela s’apprend, cela s’acquiert, cela s’étudie. Une culture vernaculaire supporte cela. C’est alors l’argument du savoir-faire avec l’arme qui se met fermement en place. Il s’agit, dans le même mouvement, de faire la promotion de l’entraînement au tir et de démolir les arguments voulant qu’une femme risque de voir son arme à feu se retourner contre elle. L’idée fondamentale est de promouvoir le caractère infailliblement sécuritaire de la dissuasion les armes à la main, si celle-ci est éclairée, formée et efficacement instruite sur elle-même.

Légende: ET ALORS, C’EST ICI QUE L’INTRUS S’EXCLAMERAIT: «POUFIASSE, TU N’OSERA JAMAIS APPUYER SUR LA GÂCHETTE!» ET S’EFFORCERAIT ENSUITE DE LUI ARRACHER SON ARME?
Légende: «UNE ARME À FEU LUI SERAIT SIMPLEMENT ARRACHÉE DES MAINS ET ON LA RETOURNERAIT CONTRE ELLE». LES CHARLATANS DU CONTRÔLE DES ARMES À FEU CROIENT-ILS VRAIMENT À LEURS PROPRES MENSONGES?
Légende: JE PEUX CARTONNER UN PIGEON D’ARGILE DE CINQ POUCES DE DIAMÈTRE EN PLEN VOL. INTRUS ÉVENTUELS, VEUILLEZ PRENDRE NOTE
Légende: L’AUTODÉFENSE TYPE AVEC UNE ARME À FEU: PAS DE COUP DE FEU, PAS DE PREMIÈRE PAGE DANS LES JOURNAUX. JUSTE UN AUTRE BANDIT EFFRAYÉ, ET UNE AUTRE VIE INNOCENTE SAUVÉE

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Sur la question, jugée capitale dans un tel argumentaire, de l’entraînement méthodique au tir, un message subreptice est alors discrètement filé aux hommes, celui de la promotion de la transmission du savoir. L’homme classique passe la main à la femme moderne et cette main contient une arme, moderne elle aussi.

Légende: FAITES DON DE LA SÉCURITÉ. FORMEZ UN NOUVEAU TIREUR
Légende: PLACEZ L’APPROPRIATION DU POUVOIR ENTRE LES MAINS D’UNE AMIE. ENSEIGNEZ L’AUTODÉFENSE
Légende: LES ARMES À FEU DE L’AVENIR POURRAIT CHANGER D’APPARENCE. LES USAGERS DES ARMES À FEU DE L’AVENIR AUSSI. PARTAGEZ CE DROIT FONDAMENTAL. ENSEIGNEZ LE TIR

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Il devient alors de plus en plus difficile de ne pas se rendre compte que c’est d’une prolifération jovialiste des armes à feu qu’il s’agit ici. La croyance promue, de moins en moins crédible, de plus en plus délirante et imaginaire, dérape vers le fantasme d’une autodéfense individuelle totale, intégralement non-criminelle, dans un monde (pourtant!) implicitement violent et hostile qu’il faut coucher en joue et tenir en respect avec des armes d’assaut modernes au magasin bien garnis. On hallucine allègrement un programme pro-flingues opérant partout, à la ville, à la campagne, sur les campus universitaires, dans les avions de ligne, un programme pro-flingues pour jeunes filles souriantes, fraîches, lucides et sereines, dont la mise en place effective et pratique n’est décrite que sous forme de propositions lapidaires, vaguement ébauchées et fort mal étayées.

Légende: CEUX QUI ENTENDENT PROHIBER L’AUTODÉFENSE VEULENT QUE NOUS SOYONS TOUS SANS PROTECTION ET DÉPENDANTS. LES VICTIMES, ELLES, NE PEUVENT PLUS S’OBJECTER. ET VOUS, QU’EN DITES-VOUS?
Légende: LES INTRUS DOMESTIQUES NE LAISSENT PAS LE TEMPS À LEURS VICTIMES D’ENFILER LEUR CEINTURE DE MUNITIONS. LES ARMES À FEU AVEC UN GRAND MAGASIN DE CARTOUCHES SAUVENT DES VIES
Légende: CULTURE DE L’ARME À FEU. CULTURE DU BANDITISME. NE PAS CONFONDRE. UNE SEULE DES DEUX PRODUIT DES CRIMINELS
Légende: LES «ZONES DÉSARMÉES» DES CAMPUS ATTIRENT LES TUEURS. LES INSTITUTIONS D’ENSEIGNEMENT POURRAIENT TRANSFORMER LES CAMPUS EN CAMPS RETRANCHÉS, AVEC FILS BARBELÉS ET FOUILLES DE CORPS. OU ALORS ELLES POURRAIENT FAIRE LA PROMOTION D’UNE VRAIE AUTO-DÉFENSE EFFICACE
Légende: LA VRAIE DE VRAIE PASSAGÈRE SÉCURITAIRE, DANS UN AVION DE LIGNE, EST ARMÉE. DÉTOURNEZ DONC ÇA, SI VOUS LE POUVEZ!
Légende: À VIRGINIA TECH, TRENTE-DEUX PERSONNES MOURURENT INUTILEMENT. UN SEUL ÉTUDIANT OU ENSEIGNANT ARMÉ AURAIT PU ARRÊTER LE TUEUR. MAIS ILS MOURURENT TOUS, EN OBÉISSANT AUX RÈGLES. PLUS JAMAIS!

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Voilà. Passablement parlant, cette petite centaine d’affiches propagandistes, vous ne me direz pas. Bien plus pernicieux qu’on ne l’aurait cru, aussi. Un certain nombre de conclusions s’imposent face à un tel discours. Indubitablement, les causes réformistes sont récupérables et récupérées au service d’enjeux autres qu’elles-mêmes. Le flagornage faussement progressiste est un instrument argumentatif de plus en plus utilisé par la droite, en fait. Malgré ce qu’elle cherche constamment à faire croire, ladite droite est perpétuellement mise aux abois par le développement social de la roue de l’histoire. Elle peine, de plus en plus, pour tenir à bout de bras les enjeux dangereux et impopulaires qu’elle endosse, genre promotion des armes à feu, de la pollution industrielle, de la malbouffe, de la boursicote bancaire cynique, du militarisme et du bellicisme. Ici aussi, dans cet univers d’illusionniste, on ment sciemment aux masses. Ce type de campagne de propagande promotionnelle présente le porteur ou la porteuse d’arme à feu comme un être angélique, infaillible, imperméable au banditisme, qui se défend mais n’attaque jamais, ne commet pas d’erreur sur la personne, ne tiraille jamais à l’aveuglette dans l’obscurité, ne pointe jamais son arme sur son conjoint, ses enfants, ou ses proches, ne se colle jamais son flingue sur la tête ou dans la bouche, ne laisse pas son arme tomber entre des mains maladroites ou hostiles, ne se blesse pas malencontreusement avec, s’entraîne avec discipline et prudence sans la transformer en un objet magique mal connu et mal dominé, ne bascule pas dans le crime par désespoir ou par calcul. Charme, intelligence, climax visuel et fourberie mis à part, ce qu’on nous présente ici, c’est un monde fantasmé, simpliste, vide, faux et illusoire. Il est surtout parfaitement malhonnête, mensonger et fallacieux de laisser croire que la multiplication, la prolifération, le pullulement des armes de poing et des fusils d’assaut automatiques dans la société civile augmenterait la sécurité. C’est tout juste le contraire, et la doctrine racoleuse de l’égaliseur fonctionne en fait de façon implacablement bilatérale. À contexte social dogmatiquement inchangé, armez-vous, votre agresseur s’armera aussi et les mêmes proportions d’inégalités se rétabliront à très court terme. Ensuite –surtout- elles se perpétueront, le danger de mort constant et permanent en plus, ce dernier bien profondément inscrit dans la vie ordinaire et désormais parfaitement indécrottable. Comme le dit une de ces pubes, c’est la criminalité qu’il faut abolir. Or justement, il ne faut pas seulement le dire mais il faut le faire et ça, c’est un immense programme social et sociétal. Car ça requiert le tout d’un engagement articulé et sophistiqué qu’aucune solution simpliste, genre arme à feu dans les sacs à main et sur les tables de nuit, n’équivaudra jamais en valeur, en durabilité, en efficacité de fond, et en décence civique.

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Les infos et news du 18 novembre 2022

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L’édition de gènes, une technologie médicale appliquée à la nourriture, sans règlementation L’édition de gènes est depuis longtemps utilisée principalement pour la recherche, le traitement et la prévention des maladies. Actuellement, cette technologie est de plus en plus appliquée pour modifier les produits agricoles, afin de créer des espèces plus « parfaites ». De plus en plus d’aliments « génétiquement modifiés » apparaissent sur le […]

« Pour la guerre » l’Ukraine saisit les actifs de 5 milliardaires !

L’Ukraine saisit 5 grandes entreprises d’oligarques milliardaires pour les « besoins de la guerre » Pour la première fois depuis le début de l’invasion russe en février, le gouvernement ukrainien a invoqué les lois du temps de guerre pour intervenir de manière spectaculaire dans le secteur des entreprises privées, en saisissant cinq entreprises « d’importance stratégique » à des fins étatiques et militaires. Cette intervention […]

BILLET. ON ESCAMOTE LE VÉRITABLE BUT DE LA GUERRE DÉCIDÉE PAR LA RUSSIE.

Par : Volti
Par Bruno Bertez Il me semble utile d’effectuer un retour aux sources de cette opération spéciale! C’est une opération qui a été lancée après une sorte d’ultimatum. Elle a été lancée à la suite de la demande Russe de garanties sur sa sécurité. Les Russes ont demandé clairement, sous forme écrite des engagements concernant leur securité, cela été fait fin […]

Le graphique qui, à lui seul, explique tout

Par : jmarti

Par Mike Whitney − Le 3 novembre 2022 − Source Unz Review

Examinez ce graphique. Il explique tout.

Il explique les profondes préoccupations entretenues par Washington vis-à-vis de la croissance explosive de la Chine. Il explique pourquoi les États-Unis continuent à terrifier la Chine au sujet de Taïwan de la Mer de Chine du Sud. Il explique pourquoi Washington envoie des délégations du Congrès à Taïwan au mépris des demandes explicites formulées par Pékin. Il explique pourquoi le Pentagone continue d’envoyer des navires de guerre étasuniens dans le détroit de Taïwan et expédie des quantités considérables d’armes mortelles à Taipei. Il explique pourquoi Washington constitue des coalitions contre la Chine en Asie, visant à encercler et provoquer Pékin. Il explique pourquoi l’administration Biden intensifie sa guerre commerciale contre la Chine, impose de lourdes sanctions économiques aux entreprises chinoises, et interdit les semi-conducteurs de haute technologie qui sont « essentiels… à pratiquement tous les aspects de la société moderne, des produits électroniques et des transports jusqu’à la conception et à la production de tous types de produits. » Il explique pourquoi la Chine a été ciblée par la Stratégie de Sécurité Nationale étasunienne (NSS) comme « le seul pays concurrent présentant aussi bien le dessein que, de plus en plus, la capacité de remodeler l’ordre international. » Il explique pourquoi Washington considère désormais la Chine comme son adversaire stratégique le plus important et le plus formidable, qu’il convient d’isoler, de diaboliser et de vaincre.

Le graphique ci-avant explique tout, pas uniquement les coups diplomatiques hostiles ourdis pour ternir l’image de la Chine et l’humilier, mais également les politiques ouvertement belligérantes qui visent la Russie. Il faut que les gens comprennent ce point. Il faut qu’ils comprennent ce qui se produit réellement pour visionner les événements dans le réel contexte géopolitique.

Et quel est ce « contexte » ?

Le contexte d’une Troisième Guerre Mondiale ; une guerre qui a été soigneusement planifiée, fomentée et (désormais) poursuivie par Washington et par ses mandataires. C’est cela qui se produit réellement. Les conflagrations de plus en plus violentes que nous voyons surgir en Ukraine et en Asie ne résultent pas d’une « agression russe » ni de la volonté d’un « Poutine diabolique ». Non. Elles concrétisent une stratégie géopolitique sinistre visant à casser la montée météorique de la Chine, et à préserver le rôle dominant des États-Unis dans l’ordre mondial. Y a-t-il matière à en douter ?

Non. Pas du tout.

C’est pour cela que nous assistons à une nouvelle division du monde en blocs belligérants. C’est pour cela que nous assistons à un retour en arrière sur 30 années de globalisation, et à des perturbations massives sur les chaînes d’approvisionnement. Et c’est pour cela que l’Europe est poussée bille en tête dans une obscurité glaciale et une désindustrialisation forcée. L’ensemble de ces politiques suicidaires a été imaginé dans un seul but : maintenir la position exaltée des États-Unis dans le système global. C’est à cette fin que l’ensemble de l’humanité se retrouve aujourd’hui entraînée dans une Troisième Guerre Mondiale ; une guerre conçue pour empêcher la Chine de devenir la plus grande économie au monde ; une guerre conçue pour préserver la suprématie des États-Unis sur le monde. Prenez connaissance de cet extrait d’un article du site internet World Socialist Web Site :

Un article du Financial Times, écrit le 19 octobre par Edward Luce sous le titre « Endiguer la Chine est l’objectif explicite de Biden », a émis l’alarme qui suit : « Imaginez qu’une superpuissance déclare la guerre à une grande puissance et que nul ne s’en aperçoive. Joe Biden a lancé ce mois-ci une véritable guerre économique contre la Chine — engageant en pratique les États-Unis à bloquer la montée de la Chine — et dans l’ensemble les Étasuniens n’ont pas réagi.

« Assurément, la guerre de la Russie en Ukraine, et l’inflation intérieure suffisent à capter l’attention des gens. Mais l’histoire va probablement se souvenir de la décision prise par Biden comme moment clé de la révélation de la rivalité entre les États-Unis et la Chine. »

Qui plus est, la semaine dernière, un haut-dirigeant de l’administration Biden a indiqué que les États-Unis préparaient de nouvelles interdictions sur les activités de haute technologie de la Chine. S’exprimant face au Center for a New American Security, Alan Estevez, sous-secrétaire au Commerce pour l’Industrie et la Sécurité, s’est vu poser la question de savoir si les États-Unis allaient interdire à la Chine l’accès à l’informatique quantique, aux biotechnologies, aux logiciels d’intelligence artificielle ou aux algorithmes avancés. Estevez a reconnu que ces points étaient activement en cours de discussion. « Allons-nous finir par faire quelque chose dans ces domaines ? Si je devais miser là-dessus, je le ferais, » a-t-il déclaré…

Luce termine son article dans le Financial Times cité ci-avant en déclarant : « Est-ce que le pari de Biden va fonctionner ? Je ne me délecte pas de la perspective de le découvrir. Pour le meilleur ou pour le pire, le monde vient de changer, pas dans une explosion, mais dans un gémissement. Espérons que l’on va en rester là. »… (« Biden’s technology war against China« , World Socialist Web Site)

Examinons encore le graphique. Qu’est-ce qu’il nous dit ?

La première chose qu’il met en évidence est que les hostilités auxquelles nous assistons en Ukraine (et en fin de compte à Taïwan) sont apparentées à un basculement fondamental de l’économie globale. La Chine continue de gagner en puissance. Elle est sur la voie de prendre le pas sur l’économie étasunienne dans la décennie qui vient. Et la croissance amène certains bénéfices. En tant que première économie au monde, la Chine deviendra de manière naturelle la puissance dominante régionale de l’Asie, et sera en mesure « de régler les différends régionaux selon ses intérêts propres, et de délégitimer la primauté des États-Unis tant sur le plan régional que mondial. »

Est-ce que vous voyez le problème qui se pose ?

Depuis presque vingt ans, les États-Unis ont orienté leur politique étrangère suivant une stratégie de « rééquilibrage des forces » dénommée« pivot vers l’Asie ». En bref, les États-Unis comptent être l’acteur dominant dans la région du monde la plus peuplée et la plus prospère, l’Asie. Distinguez-vous en quoi la montée de la Chine fait capoter le projet de Washington pour l’avenir ?

Les États-Unis ne vont pas laisser les choses se passer ainsi sans combattre. Washington ne va pas laisser la Chine monter en puissance sur les marchés qu’elle projette de dominer elle-même. Cela ne va pas se produire. Et si vous pensez que cela peut se produire, vous feriez bien de reconsidérer la question. Les États-Unis vont préférer entrer en guerre pour empêcher un scénario suivant lequel les États-Unis joueraient un « second rôle » après la Chine. De fait, les décideurs de la politique étrangère ont déjà statué : les États-Unis vont s’en prendre militairement à la Chine dans cet objectif précis.

Notre thèse est donc simple : nous pensons que la Troisième Guerre Mondiale a déjà commencé. C’est ce que nous affirmons. Les bagarres auxquelles nous assistons en Ukraine ne constituent guère que la première salve d’une Troisième Guerre Mondiale qui a déjà déclenché une crise énergétique sans précédent, une insécurité alimentaire massive à l’échelle mondiale, une rupture catastrophique des chaînes d’approvisionnement mondiales, une inflation hors de contrôle généralisée, la ré-émergence solide d’un nationalisme extrême, et à la re-division du monde en blocs belligérants. Avez-vous besoin d’autres preuves ?

Tout ceci est économique. Les origines de ce conflit remontent toutes aux changements sismiques dans l’économie globale, à la montée de la Chine et au déclin inévitable des États-Unis. C’est un empire qui prend la place d’un autre. Il est naturel qu’une transition de cette magnitude promette de générer des changements tectoniques dans la distribution globale des puissances. Et ces changements vont apporter leurs lots de poudrières, de dévastations, ainsi que la perspective imminente d’une guerre nucléaire. Et c’est exactement ainsi que les choses se déroulent en ce moment.

Alors, en quoi ce graphique explique-t-il ce qui se produit en ce moment en Ukraine ?

La guerre par mandataire interposé pratiquée par Washington en Ukraine vise en réalité la Chine, pas la Russie. La Russie n’est pas un concurrent à la hauteur des États-Unis, et ne dispose pas de ressources économiques suffisantes pour ébranler le positionnement des États-Unis dans l’ordre global. Pour autant, Nord Stream constituait un risque significatif pour les États-Unis, en renforçant considérablement les relations économiques de Moscou avec l’UE et surtout avec l’Allemagne, la locomotive industrielle de l’Europe. Il fallait saboter l’alliance Moscou-Berlin — qui était bénéfique aux deux parties et qui était la clé de la prospérité allemande — pour empêcher une intégration économique plus poussée qui aurait rapproché les continents en une zone de libre échange les plus grandes au monde. Washington devait y mettre fin pour préserver son emprise économique sur l’Europe et défendre le statut de monnaie de réserve mondiale du dollar. Pour autant, personne ne s’attendait à ce que les États-Unis fassent sauter directement les gazoducs, au travers de ce qui apparaît comme la plus importante action terroriste industrielle de toute l’histoire. Cette action a vraiment été choquante.

Fondamentalement, Washington considère la Russie comme un obstacle à son projet de « pivot » visant à encercler, isoler et affaiblir la Chine. Mais la Russie n’est pas la plus grande menace envers l’hégémonie globale des États-Unis ; et loin s’en faut. C’est la Chine qui est considérée comme telle.

La Troisième Guerre Mondiale est lancée pour endiguer la Chine, pas la Russie. La guerre en Ukraine suggère que — au sein des élites de la politique étrangère — on est relativement d’accord pour penser que la route vers Pékin passe par Moscou. Cela semble constituer le consensus [NdSF : cela peut constituer le consensus avec un pouvoir Démocrate ; la position des Républicains peut apparaître différente sur ce point précis, sans remettre en cause la cible que constitue la Chine. On va bien voir ce que donnera le « rééquilibrage des pouvoirs » aux États-Unis à l’issue des élections de novembre 2022.] En d’autres termes, les hommes d’influence étasuniens veulent affaiblir la Russie pour établir des bases militaires étasuniennes en Asie. Finalement, on fera appel à l’armée pour mettre en œuvre le joug économique de Washington sur ses nouveaux sujets asiatiques. Si cela arrive un jour.

Nous estimons qu’il est fort peu probable que le projet ambitieux de Washington puisse réussir, mais nous n’avons aucun doute quant au fait qu’il sera malgré tout mis sur les rails. Il est probable que des dizaines de millions de personnes vont mourir dans une tentative désespérée de renverser le cours du temps qui amène à la fin du « moment unipolaire » fugace, et au tout aussi bref siècle américain. C’est une tragédie qui dépasse l’entendement.

Traduit par José Martí, relu par wayan, pour le Saker Francophone

Attaque contre les églises orthodoxes russes en Ukraine

Par : Volti
Par Manlio Dinucci pour byoblu.com via Mondialisation.ca Le président ukrainien Zelinsky, récitant le scénario écrit par Washington, annonce comme condition pour l’ouverture d’une négociation avec la Russie que celle-ci rétablisse l’intégrité territoriale de l’Ukraine, c’est-à-dire remette dans les mains de Kiev la Crimée et le Donbass habités par des populations russes, paye à Kiev les dommages de guerre et se soumette à […]

« Get Woke, Go Broke » : Disney va licencier des employés après avoir subi des milliards de dollars de pertes

Par : Volti
Source Aube-Digitale La société qui définissait autrefois le divertissement familial est en train de passer du statut de géant des médias à celui d’échec épique, subissant des pertes de plus de 1,4 milliard de dollars en flux continu et une chute des actions d’environ 39 % pour l’année. Et, il semblerait que ces déclins financiers conduisent inévitablement à des licenciements […]

LE PORTUGAL AU BORD DU « CAPITACLYSME »

Par Nicolas Guillon. Sur Le Portugal au bord du « capitaclysme » (lvsl.fr)

Il y a la carte postale et l’envers du décor. D’un côté, un pays vu de l’étranger comme le nouvel Eldorado. De l’autre, une population qui, avec de petits revenus, ne s’en sort plus face à une inflation galopante et à un marché du logement de plus en plus inaccessible. Selon les dernières données publiées, près d’un Portugais sur cinq vivrait sous le seuil de pauvreté, dont nombre de personnes âgées, qui doivent survivre avec un minimum vieillesse de 268 euros. L’Instituto Nacional de Estatistica (INE) a calculé qu’en 1974, au sortir des années noires du salazarisme, celui-ci était de 260 euros… Une décennie après le plan de sauvetage de la Troïka (FMI, Commission européenne et BCE), le Portugal a certes retrouvé une capacité d’investissement mais la réalité du quotidien le situerait plutôt au bord du capitaclysme – pour reprendre un néologisme localement à la mode. Un reportage de Nicolas Guillon.

C’est leur nouvelle route des Indes. Le Portugal a annoncé fin septembre la construction d’ici à 2031 d’une ligne de TGV reliant Lisbonne à Porto en 1h15. Au-delà de l’utilité d’un chantier aussi gigantesque pour relier deux villes distantes d’à peine 300 kilomètres et reliables en 2h30, une question se pose : qui montera dans ce train de la « modernité » ? Antonio Costa, le premier ministre portugais, a donné une partie de la réponse : « C’est un projet stratégique qui favorisera la compétitivité », en cohérence avec la volonté portugaise d’attirer des entrepreneurs et des investisseurs étrangers. All right, répond l’écho qui commence à parler la langue du business. « Qui montera dans ce TGV ? Des touristes riches car désormais le Portugal veut des touristes riches », complète Joao, en position d’observation en retrait de l’emblématique pont Dom-Luis, qui enjambe le Douro [1]. Son Portugal à lui ne prend le jour que par des soupiraux mais sa longue vue offre néanmoins une belle visibilité.

NDLR : pour une analyse du contexte politique et social portugais depuis une décennie, lire sur LVSL l’article de Mariana Abreu « La hantise de l’austérité et le spectre de Salazar : le Portugal à l’ère post-Covid », celui d’Yves Léonard « Portugal : les oeillets d’avril confinés », cet entretien avec Cristina Semblano sur les ravages de l’austérité au Portugal ou encore l’article de cette dernière sur les raisons politiques et économiques qui ont entraîné une hausse des feux de forêts ces dernières années au Portugal.

Les alentours immédiats peuvent en témoigner : le Portugal s’est amouraché des riches étrangers. Sur cette rive Sud du fleuve, qui jouit d’une vue imprenable sur la vieille ville de Porto, Vila Nova de Gaia, siège des plus grandes maisons de vin de Porto, s’est semble-t-il découvert un goût immodéré pour les projets immobiliers tape-à-l’oeil. Le plus spectaculaire d’entre eux, comme son acronyme l’annonce : le WoW, pour World of Wine. Impossible de passer à côté : dès l’aéroport, c’est dans cette direction que le voyageur est invité à s’engager. Inauguré en 2020, le WoW se présente comme le nouveau quartier culturel de la ville mais il serait plus juste de parler de parc d’attractions lié à la culture de la ville.

Sachant que le seuil de pauvreté s’établit à 554 euros de ressources mensuelles – on notera que le salaire minimum net s’en rapproche dangereusement – ce sont aujourd’hui 1,9 million de Portugais qui doivent vivre avec moins, soit 18,4 % de la population.

Le projet a été imaginé par le propriétaire des marques Taylor’s et Croft, Adrian Bridge. Le magnat anglais a investi 106 millions d’euros pour transformer 35 000 md’entrepôts et de chais en un vaste espace de loisirs comprenant six musées, neuf restaurants, une école du vin, une galerie d’expositions, des lieux événementiels, des bars, des boutiques et un hôtel Relais & Châteaux avec son indispensable spa. Si les travaux de réhabilitation sont indéniablement de belle facture, l’ostentation du lieu (des carrés Hermès aux murs des couloirs et des escaliers) confine, de la part d’un lord, à la faute de goût dans une société qui cultive la simplicité. Inutile de préciser que tout est cher, et même très cher à l’échelle du niveau de vie portugais. Le manant peut néanmoins profiter gratuitement de la vue panoramique sur la ville.

Mais le WoW « en jette » et c’est précisément l’image filtrée que le Portugal veut aujourd’hui donner de lui-même : un pays qui a définitivement tourné le dos à la misère pour entrer avec ses plus beaux habits dans la salle de bal. Le futur TGV procède de cette même stratégie de développement mais Antonio Costa a beau en appeler au « consensus national » dans cette bataille du rail, le client des chemins de fer portugais, qui doit actuellement débourser une soixantaine d’euros pour un aller-retour en 2e classe Porto-Lisbonne, a d’autres préoccupations que celle de filer comme l’éclair du Nord au Sud. Car depuis qu’en 2011 la Troïka (Fonds monétaire international, Commission européenne et Banque centrale européenne) est passée par là, les Portugais ont de très faibles revenus. Selon l’Instituto Nacional de Estatistica (INE), l’équivalent portugais de l’INSEE, la rémunération brute mensuelle moyenne était de 1 439 euros au 2e trimestre 2022, le salaire minimum s’élevant à 822,50 euros.

Toujours selon l’INE, la pension moyenne en 2021 s’élevait à 487 euros par mois. Au Portugal, le minimum vieillesse n’est que 268 euros. L’INE a calculé qu’en 1974, au sortir des années noires du salazarisme, celui-ci était de 260 euros. Sachant que le seuil de pauvreté (60% du revenu médian selon le mode de calcul de l’Observatoire des inégalités) s’établit à 554 euros de ressources mensuelles – on notera que le salaire minimum net s’en rapproche dangereusement – ce sont aujourd’hui 1,9 million de Portugais qui doivent vivre avec moins, soit 18,4 % de la population, sur la base des dernières données sur le niveau de vie divulguées par l’INE, largement commentées par les media portugais cet automne.

Et encore ! Les aides sociales retouchent le tableau : sans elles, ce sont quelque 4,4 millions de citoyens qui ne franchiraient pas la barre. Au Portugal, travailleur pauvre est presque devenu un statut. Déjà effrayants dans le contexte européen, ces chiffres de la misère explosent si l’on prend en considération la privation matérielle, l’éloignement du monde du travail et l’exclusion sociale : près d’un quart du pays connaîtrait une ou plusieurs de ces situations. Les enfants ne sont, malheureusement, pas épargnés : 10,7 % d’entre eux souffraient, l’an passé, de manque matériel et de coupure sociale (source : INE).

On ne se rend sans doute pas compte à Bruxelles de ce qu’on a demandé au Portugal, de s’humilier, et aux Portugais, de se sacrifier. Les dégâts commis ne sautent, c’est vrai, pas immédiatement aux yeux. Depuis la dictature, les gens d’ici ont une capacité à encaisser assez phénoménale, comme si leur principal trait de caractère était de subir. Et vous ne les entendrez jamais se plaindre. Livreur pour des multinationales de l’ameublement, Sergio confie « passer 15 heures par jour sur la route, six jours sur sept ». Et depuis deux ans, on lui a retiré son binôme pour l’aider à porter les colis. Il continue pourtant de faire sa tournée avec le sourire. Il s’estime bien loti avec un travail et 1 100 euros net mensuels. Ici, c’est une serveuse dans un bar de centre-ville dont le salaire pour 40 heures par semaine et des horaires difficiles peine à dépasser les 600 euros ; là, une institutrice qui, au terme d’une carrière complète, va devoir se contenter d’une retraite de 500 euros. Tout ça fait d’excellents Portugais.

« Il entre au Portugal beaucoup trop de capitaux étrangers au regard du nombre d’opportunités. » Ce n’est pas un altermondialiste qui parle mais Francisco Sottomayor, le PDG de Norfin, une des principales sociétés de gestion immobilière portugaises.

Les « bons élèves de l’Europe » ont, en effet, souvent été cités en exemple. En remerciement des efforts colossaux consentis durant la récession, ils voient aujourd’hui le robinet des crédits communautaires couler à gros débit. Les travaux du premier tronçon de la future ligne TGV, à hauteur de 2,9 milliards d’euros, seront financés au tiers par des fonds européens. « Le pays réunit aujourd’hui les conditions financières pour pouvoir réaliser ce type de projet », se félicite Antonio Costa, de la famille des socialistes convertis au modèle néolibéral. Le nouvel Eldorado a peut-être des finances saines mais en attendant, le citoyen doit faire face à l’inflation bondissante : 9,3% à l’amorce du dernier trimestre, 22,2% pour l’énergie et 16,9% pour l’alimentation (source : Trading Economics). L’Association portugaise des entreprises de la distribution (APED) a constaté depuis septembre une recrudescence des vols de produits alimentaires de base : morue congelée, boîtes de thon, bouteilles d’huile d’olive et briques de lait. Retraité de l’industrie pharmaceutique depuis dix ans, Rui sait qu’il compte parmi les privilégiés. Dans la ferme qu’il a rénovée à une heure de Porto, il coule une vie paisible entre son jardin et ses animaux. Tout en conservant une louable lucidité : « Après toutes ces années d’austérité, nous commencions à retrouver un peu de souffle, à voir le bout du tunnel. Et puis la pandémie est arrivée. Et maintenant c’est la guerre en Ukraine et l’inflation. Quand le week-end je reçois mes filles encore étudiantes, entre les courses et le plein d’essence j’en ai pour 300 euros. Combien de Portugais peuvent se le permettre ? Et je ne vous parle pas de la facture de chauffage. » (Voir: Les trois crises n’en font qu’une…et elles conduisent à la guerre! – les 7 du quebec).

Se chauffer a toujours été un problème au Portugal et pas seulement pour les plus modestes. Héritage d’une autarcie qui dura un demi-siècle – « mieux vaut la pauvreté que la dépendance », avait l’habitude de dire Salazar -, peu de logements sont bien isolés et équipés. Et c’est une idée reçue de croire qu’il fait toujours beau et chaud en Lusitanie. Mais la crise de 2009, encore elle, n’a rien arrangé. En retour des 78 milliards d’aides reçus, le Portugal a dû privatiser des pans entiers de son économie, dont le secteur de l’énergie. Le groupe chinois China Three Gorges a ainsi repris en 2011 les 21% détenus par l’Etat portugais dans EDP (principale entreprise de production d’électricité du pays). Après ça, allez exercer le moindre contrôle sur les prix.

Bons princes, les Chinois se sont également portés acquéreurs d’une partie de la dette portugaise. Le Portugal et l’Empire du Milieu entretiennent depuis 1557 une relation étroite par le biais de l’administration de Macao, rétrocédée en 1999. Energie, banque, assurance : l’investissement chinois au Portugal est estimé à environ 3% du PIB.

L’immobilier n’échappe pas, bien sûr, à cet afflux de fonds étrangers, en provenance de Chine mais aussi des Pays-Bas, d’Espagne, du Royaume-Uni ou du Luxembourg. Dans certains quartiers de Lisbonne ce sont des rues entières qui sont rachetées, ce qui pose évidemment un problème : l’envolée des loyers, qui ont augmenté de 42,4 % en moins de cinq ans, un chiffre affiché en une, fin septembre, par le journal Publico et confirmé dans la foulée par l’INE. A Lisbonne et Porto, l’augmentation atteint même 50 %, voire 60 % dans certaines communes périphériques de la capitale, dont Vila Nova de Gaia – l’effet WoW sans doute. Le loyer moyen portugais s’élève désormais à 6,25 euros par mètre carré (9,29 euros dans la zone métropolitaine de Lisbonne). A Braga, Joaquim gère un portefeuille de locations modestes, issu d’un legs familial : « Nous avons beaucoup de locataires très anciens et si nous suivions le marché, ces gens ne pourraient plus payer leur loyer ni se reloger. Nous essayons donc d’entretenir nos logements sans engager de trop gros travaux afin de maintenir le statu quo et de préserver ces personnes que nous connaissons de longue date et qui ont toujours honoré les échéances. » Pour leur salut, les Portugais ont conservé cette fibre de l’entraide qui naguère était leur seul canal de survie.

« Je déteste dire que le Portugal est un petit marché mais on ne peut pas dire non plus que c’est un très grand marché, et le fait est qu’il entre beaucoup trop de capitaux étrangers au regard du nombre d’opportunités. » Ce n’est pas un altermondialiste qui parle mais Francisco Sottomayor, le PDG de Norfin, une des principales sociétés de gestion immobilière portugaises. Résultat : pour ceux qui en ont encore les moyens, acheter un bien au Portugal coûte en 2022 50 % plus cher qu’en 2016.

Il y a dix ans, le maire de Lisbonne était un certain Antonio Costa, qui, à l’époque, se battait pour maintenir les autochtones dans la place, en passant, par exemple, des accords avec les promoteurs : un terrain en échange de logements sociaux. Mais il semblerait que la lame de fond de la spéculation soit en train de tout emporter, avec la multiplication sur le marché de biens de luxe, comme, par exemple, un penthouse de 200 m2 à Cascais, station balnéaire du grand Lisbonne, mis en vente au prix de 6 millions d’euros.

Albert Alain Bourdon et Yves Léonard nous remémorent les circonstances de l’accession au pouvoir d’Antonio de Oliveira Salazar : « Une inflation galopante avait multiplié les prix par 25. (…) Et Salazar, magicien des finances, réussit à équilibrer le budget. » Le cauchemar qui s’ensuivit dura 45 ans.

Alors dans les quartiers, la résistance s’organise, comme, à Bonfim, à Porto. L’adega Fontoura annonce sur une affichette la tenue d’un « événement convivial de contestation contre l’intimidation immobilière et les expropriations illégales ». Les bars ont toujours été les réseaux sociaux du Portugal : on y regarde le football mais pas seulement, on vient y boire son café pour 70 centimes, prendre des nouvelles des amis, parler politique et parfois, fomenter la rébellion. Coincé entre l’hyper centre et Das Antas, où l’appel d’air provoqué il y a dix-huit ans par la construction du nouveau stade du FC Porto a été épuisé, « Bonfim est le dernier terrain de jeu des investisseurs et la pression qui y est exercée sur les habitants est énorme », explique Antonio, le patron. Philippe, un Français qui vient une fois par mois pour son travail (la recherche de terrains pour l’industrie), est convaincu que « la bulle va exploser » Plus qu’une information, un oracle déjà ancien. Dans l’attente de la déflagration, bonne nouvelle : la mairie de Porto a suspendu pour une période renouvelable de 6 mois les agréments de logement touristique (Alojamento Local) dans le centre et à Bonfim. Mais 940 requêtes de propriétaire sont déjà parvenues sur ses bureaux.

Car les investisseurs font feu de tout bois en rachetant, par exemple, des quintas, anciens domaines agricoles ou viticoles, qu’ils transforment en lieux événementiels. Une quinta dans la région de Porto peut se louer 25 000 euros la journée pour un mariage. Et prière d’avoir effacé toute trace de la fête au petit matin car une autre famille attend son tour. Les Portugais s’endettent pour offrir à leur enfants ces noces dignes d’une série Netflix, avec feu d’artifice et pool de photographes et vidéastes pour immortaliser la story d’une vie. C’est tout le paradoxe d’un pays pauvre qui n’a jamais autant consommé, notamment dans ces centres commerciaux à l’américaine dont les villes sont désormais truffées. Longtemps, le Portugal fut privé de tout alors, plutôt que de commander un plat du jour à 6 euros au restaurant du coin, on préfère s’attabler à la terrasse d’une enseigne de la malbouffe dans un food court, ce qui peut s’apparenter à une forme de liberté.

« Non à la mine, oui à la vie. » A Montalegre, dans la région de Tras-o-Montes (littéralement : au-delà des montagnes), à l’extrême Nord-Est du pays, les habitants ont un autre souci : leur terre est classée au patrimoine agricole mondial des Nations Unies mais pour son malheur regorge en sous-sol de lithium, or blanc des fabricants de batteries de téléphone et autres véhicules électriques. Le Portugal serait assis sur un trésor de 60 000 tonnes qui n’a pas échappé aux industriels. Au nom de la transition énergétique et avec l’espoir de donner naissance à toute une filière, le gouvernement a donc donné son feu vert pour l’exploitation dans six endroits du pays, dont Covas do Barroso, à une trentaine de kilomètres au Sud de Montalegre, à proximité immédiate des parcs nationaux de Peneda-Geres et du Haut-Douro. La concession a été accordée à l’entreprise britannique Savannah Resources. Dormez tranquilles, notre projet est durable et conforme aux techniques les plus vertueuses, jure la société. Mais les locaux, qui vivent ici depuis toujours en harmonie avec la nature, n’ont que faire de la communication de Londres. « Nous ne sommes pas contre le lithium mais vaut-il vraiment l’éventration de cette montagne ? s’indigne Aida, l’une des voix de la contestation, en contemplant ce paysage de rêve où ruminent paisiblement de magnifiques vaches à longues cornes dont la race est réputée et où il n’est pas rare de croiser des hordes de chevaux sauvages. Cette nature est notre seule richesse, notre mère nourricière. Ici, pas de magasins mais nous ne manquons de rien. Et nous savons très bien ce qui va se passer avec la mine : nous allons devoir partir pour rejoindre la ville où l’on vit moins bien avec 1 500 euros qu’ici avec 500 euros. » Les agriculteurs des régions concernées affirment, en effet, que l’extraction va interférer avec l’irrigation des terres, ce qui à terme condamnera la production.

Dans ce contexte explosif, l’extrême-droite n’a pas manqué de faire sa réapparition dans le débat politique pour la première fois depuis la Révolution des œillets et la chute de l’Etat nouveau en 1974. Fondé en 2019, le parti Chega est arrivé en troisième position des élections législatives en janvier dernier, avec plus de 7 % des suffrages : un véritable choc dans le pays, dont chaque enfant a dans les yeux une image en gris de la dictature. Quelle que soit leur génération, les émigrants qui reviennent chaque été au village perpétrer la tradition, n’ont rien oublié, même si une certaine pudeur les rend discrets sur ce sujet ô combien douloureux. Dans Histoire du Portugal (Ed. Chandeigne, 2020), Albert Alain Bourdon et Yves Léonard nous remémorent les circonstances de l’accession au pouvoir d’Antonio de Oliveira Salazar : « Une inflation galopante avait multiplié les prix par 25. (…) Et Salazar, magicien des finances, réussit à équilibrer le budget. » Le cauchemar qui s’ensuivit dura 45 ans.

 

Notes :

[1] Certains prénoms ont été modifiés.

 

Les infos et news du 17 novembre 2022

Par : Volti
Bonjour à tout le monde et merci à mes correspondants. POLITIQUE/SOCIÉTÉ Coup de tonnerre sur BFMTV : Après le Pass Vaccinal, le Pass Carbone sera mis en place ! (Lemediaen442.fr) Le permis carbone, la clé du succès face au changement climatique La 5G est l’arme secrète du contrôle total En cas de dissolution de l’Assemblée, quels députés seraient les plus menacés? […]

Fed Watch : Quand ils appellent l’huissier, vous savez que vous avez gagné.

Par : Zineb

Par Tom Luongo – Le 18 octobre 2022 – Source Gold Goats ‘N Guns

Face à l’intransigeance de la Fed, nous sommes maintenant sur le point d’exposer les pires mensonges des deux générations de personnes au pouvoir. Depuis plus d’un an, j’affirme que l’oligarchie globaliste, connue ici sous le nom de « Bande de Davos » , pensait avoir écrasé les États-Unis et le Royaume-Uni avec le COVID-19.

Les différents plans de sauvetage, la loi CARES de Pelosi et la législation en cours – Build Back Better, etc. – étaient censés détruire la position fiscale des États-Unis une fois pour toutes. Il s’agissait d’un chantage politique pour forcer la Fed à ne pas augmenter les taux alors qu’elle en avait clairement besoin.

Le fait que Pelosi et cie. n’aient pu faire passer que des versions édulcorées de ces projets de loi est un signe que des forces puissantes en coulisses ne sont pas d’accord avec ce plan.

Maintenant, à la lumière de la tentative de coup d’État quasi-complète contre le Premier ministre britannique Liz Truss (plus d’informations à ce sujet plus tard cette semaine), nous nous penchons sur les grands jeux de pouvoir pour décider si Davos conservera le contrôle de la politique occidentale. Les difficultés de Truss indiquent que Davos a quelques atouts à faire valoir dans ce domaine.

Mais je voudrais revenir à il y a quelques semaines et parler aussi du Crédit Suisse. En même temps, il y a eu un effort coordonné pour empêcher Truss de mettre en œuvre un programme fiscal très différent de celui de Davos. Il y a eu une campagne de rumeurs coordonnée pour lancer une ruée sur le Crédit Suisse.

Il est clair que cette attaque a échoué, mais il est tout aussi clair que Davos a activé le niveau suivant de son assaut contre toute institution qui ne s’aligne pas sur lui.

Faut-il s’étonner que les deux grands centres financiers européens hors de l’UE aient fait l’objet d’une attaque coordonnée, à la manière d’un tueur à gages économique, dans les jours qui ont suivi les funérailles de la reine Elizabeth II et le couronnement du roi globaliste Charles III ?

Après cela, et les déclarations ultérieures du président du FOMC, Jerome Powell, Davos a dû faire appel à l’ONU pour supplier (tout en faisant mine d’imposer sa volonté) toutes les banques centrales d’arrêter de relever leurs taux afin d’éviter une récession mondiale.

Cette demande a été promue dans tout l’espace médiatique contrôlé par Davos. Même le War Street Journal de Rupert Murdoch a participé à l’action pour influencer les partisans du GOP à un mois des élections de mi-mandat. Et j’ai posé la grande question la semaine dernière, « La Fed peut-elle se permettre de pivoter » , avec une dette américaine de 31 000 milliards de dollars ?

La réponse de la Fed a toujours été négative.

Et cela signifie que Davos a de sérieux problèmes. Comme je l’ai souligné inlassablement, la Fed resserre la liquidité du dollar mondial comme elle ne l’a pas fait depuis des décennies. Et c’est pourquoi les cris de douleur de tous les suspects habituels sont si forts.

Cela dit, Davos continue d’exécuter un scénario qu’ils n’ont aucun moyen de renforcer s’ils veulent atteindre leurs objectifs déclarés. Sortir le Royaume-Uni était la bonne décision. Mais est-ce un geste qui les met sur la voie de la victoire ou simplement une offensive de circonstance dans une série de combats d’arrière-garde ?

Le moment de l’huissier

Les brutes savent toujours quand elles sont prises. Les brutes sont aussi généralement les pires menteurs, ceux qui musellent leurs adversaires plutôt que d’engager la conversation.

Dans les interrogatoires, le but est toujours d’amener le menteur à se piéger lui-même et à le laisser demander de l’aide. C’est pourquoi vous ne devriez jamais parler aux flics sans un avocat, pour info.

Ils sont faciles à piéger parce que les mensonges sont si évidents. Il suffit de mettre en pratique la méthode socratique – utiliser un argument pour en trouver les failles par le biais d’un contre-exemple – et vous pouvez les faire « appeler l’huissier » en quelques minutes.

Le titre de ce billet est mon meilleur souvenir du titre sous lequel j’ai vu cette vidéo publiée pour la première fois sur Lewrockwell.com en 2009. Je sais que cela représente plus de 7 minutes de visionnage de Nancy Pelosi, mais croyez-moi, cela en vaut la peine.

C’est la seule vidéo de la méchante Nancy que je peux supporter de regarder, parce que Jan Helfeld l’écrase sur le salaire minimum en moins de 3 minutes. Ses contorsions sont une douce musique. C’est un cours magistral de fuite, de tromperie et d’intimidation. Elle met à nu la malignité de son narcissisme.

C’est un bénéfice réel et tangible pour l’humanité que de révéler cet horrible être humain. Remarquez comment, lorsque Pelosi comprend vraiment ce qui s’est passé, elle a recours à de multiples menaces : « Vous faites une erreur ! » , répète-t-elle en le fixant du regard.

Elle est devenue son ennemie à ce moment-là.

Si vous méprisez Pelosi autant que moi, voici un cadeau pour les nouveaux lecteurs, un remerciement pour nous avoir rejoints, que j’ai sorti de ma mémoire et des tréfonds de l’algorithme de YouTube.

Je l’ai sorti pour vous montrer combien il est facile d’exposer la duplicité et la fragilité des récits qui entourent notre réalité politique et financière.

Les reflets des vampires

C’est cette interview qui m’a aidé à structurer le prisme que j’utilise pour comprendre ces faux récits. C’est pourquoi il m’a été si facile de considérer le relèvement par la Fed du taux du Reverse Repo de 0,05 % au-dessus du taux des fonds fédéraux lors de la réunion du FOMC de juin de l’année dernière comme un moment décisif.

C’était comme si Helfeld avait montré à Pelosi que son argument interne était absurde. Ce mouvement a exposé la faiblesse du dollar américain qui avait été créée pendant l’administration Trump comme un mouvement suprêmement faux dans le contexte historique.

Powell augmente le Reverse Repo de 0,05% et le monde entier panique. L’euro s’effondre, le rallye naissant de l’or est étouffé et les rendements obligataires américains commencent à augmenter, forçant les taux obligataires en euros à sortir du sous-sol des rendements négatifs.

Il met le rendement positif ou sinon il a droit à une nouvelle hausse de taux !

Depuis lors, ce n’est rien d’autre qu’une série d’actions toujours plus importantes pour forcer la Fed à pivoter hors des politiques « Volcker-esque » de Powell. J’ai chroniqué tous les rebondissements de cette histoire, pas à pas, depuis juin dernier.

Ces seize d