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Hier — 30 juin 2022Vos flux RSS

A Madrid, l’OTAN acte l’occupation de l’Europe

Par : Volti
Nous allons être occupés par les yankees et, nous n’avons aucun « de Gaulle » pour l’empêcher cette fois. Par Karine Bechet-Golovko pour Russiepolitics A Madrid, l’OTAN a acté l’occupation dans le temps du territoire européen, grâce au conflit en Ukraine, que le monde atlantiste a lui-même préparé, lancé, armé, financé et entretient avec amour depuis. L’on comprend mieux pourquoi Macron déclare […]

Mal en point, rouillée, la Tour Eiffel va-t-elle tomber ? Plusieurs rapports confidentiels mettent en garde sur les « défauts de maintenance et l’ampleur des dégradations »

Actuellement en cours, la 20e campagne de peinture de la tour Eiffel sera non seulement la plus chère mais probablement aussi la plus inefficace de l’histoire du monument. Selon nos sources, le symbole de Paris est très mal en point. Depuis 2010, plusieurs rapports confidentiels dont « Marianne » détient des copies mettent en garde sur les défauts de maintenance et l’ampleur des dégradations.

[…]

 

Dès 2008, l’entreprise Expiris, avec à sa tête Bernard Giovannoni, un expert judiciaire, voit apparaître les premiers défauts « sur le film de peinture ». À la même époque, le chef du service « structure » de la tour commande un audit complet auprès de la société Dekra. Le rapport de synthèse tombe le 20 février 2010. Il est préoccupant. Le document passe tout en revue : les fondations, la peinture, la corrosion. À cette date, l’état de la peinture (1,3 mm d’épaisseur en moyenne) est encore jugé satisfaisant : « Les systèmes de peinture appliqués à ce jour sont bien adaptés », écrit le rapport, qui met néanmoins en garde sur des défauts de maintenance. « Pendant 120 ans, la tour a subi les assauts du temps, les intempéries, des incidents de toute nature, des surcharges, des incendies, des transformations lourdes. Aujourd’hui, cette ossature métallique doit faire l’objet de toutes les attentions et bénéficier d’une surveillance exhaustive. »

Le rapport Dekra déplore un total manque de suivi. « La Sete doit porter un regard différent sur la tour Eiffel et réétudier dans son ensemble une nouvelle politique de maintenance axée sur le contrôle de la structure métallique vieillissante », conclut le document, qui suggère, en outre, au service « structure » de soigner ses archives « afin d’éviter de renouveler des situations d’urgence telles que celles vécues dans les années 1980 ». Dans un premier temps, la Sete réagit. De nouvelles études sont commandées à Expiris concernant la surveillance de la peinture. En 2014, les résultats d’Expiris sont mauvais. Très mauvais. Un document de juillet 2014, intitulé « Synthèse sur la tenue des anciens fonds de peinture », tire le signal d’alarme. Des phénomènes d’écaillage, de craquelage, de cloquage, d’enrouillement sont repérés un peu partout sur le monument. Ce n’est pas nouveau, même si cette fois la vitesse à laquelle la rouille s’est étendue surprend l’expert judiciaire Bernard Giovannoni. « Cela faisait plusieurs années que je travaillais sur la tour, confie-t-il aujourd’hui. En 2014, j’estimais qu’il y avait grande urgence à s’attaquer à la corrosion. » D’autant que les essais d’adhérence des couches effectués par Expiris se révèlent catastrophiques. « En dessous des normes », signale le rapport. Selon les estimations de 2014, seulement 10 % de la peinture de la tour « tient ». Trop de couches de peinture ont été superposées, et la dégradation en surface a été rapide. « C’est simple à comprendre explique un expert. Les dernières couches ont trop tendu les couches précédentes, et la peinture craquelle et s’écaille partout. » En clair, depuis 2014, la Sete sait que la surface de la tour Eiffel s’effrite. « Elle est devenue très friable, si on marche dessus, elle casse, et joue donc de plus en plus mal son rôle protecteur » confirme une source interne. « C’est hélas exact, mais les couches anciennes sont solides pondère une autre, et continuent heureusement de protéger le métal à de nombreux endroits. » Mais pour combien de temps ?

[…]

 

Marianne

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Regroupement citoyen, et après ? Comment agir sur notre destin ?

Ce mouvement au cœur de notre société, c’est ça notre principal garantie, un contre-pouvoir juste et efficace. Ainsi nous nous protégeons les uns les autres. Cela nous demandera à tous des efforts, du temps et de l’énergie mais soyons certains que si nous ne prenons pas nos responsabilités, d’autres nous les voleront.
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Le modèle d’effondrement en cinq étapes a-t-il encore un sens ?

par Dmitry Orlov. Les approches adoptées pour détruire la société et la culture peuvent sembler disparates et manquer d’unité de but… jusqu’à ce que vous compreniez que leur but est de détruire la société et la culture. Dans le domaine de l’éducation, l’accent mis sur l’entraînement à passer des tests standardisés en excluant tout apprentissage réel, crée des jeunes qui ne sont plus capables d’une pensée indépendante et rationnelle.

Voici comment le pognon de dingue « donné » aux pauvres leur est en fait tout volé

Par : gun giant
par Gilbert Guingant. À chaque fois, que les pouvoirs publics avaient l’initiative (aides à la pandémie) ils ont tout fait afin de ne jamais l’utiliser… L’argent magique existe et pourrait financer les grands problèmes de civilisations. Or ? Depuis 15 ANS toujours sont préférées aveuglément ces grandes entreprises si parasitaires. Qui déficellent donc les réponses aux besoins urgents : d’où le nom « de vils profiteurs de crises ».

UNE HONTE POUR LA FRANCE ! « Je ne suis pas un n*gro » ; « J’aurais voulu être un naz* ! » Quand des militants d’extrême-droite font la fête près d’Orléans…

Par : Thomas

« Je ne suis pas un n*gro » ; « J’aurais voulu être un naz* »… y’a de quoi faire la fête quand t’es militant d’extrême-droite. Ils viennent d’obtenir 89 députés d’un parti qui a été co-fondé par des ex-Waffen SS & collabos.
(Vidéo prise à Orléans lors d’un rassemblement faf) pic.twitter.com/V6lXZf4s4h

— Raphaël Arnault (@ArnaultRaphael) June 28, 2022

La Grève du 6 Juillet à la SNCF, une MENACE pour les Vacances ?

Par : Thomas

Le préavis de grève déposé à la SNCF pour le 6 juillet menace-t-il les départs en vacances ? : « Elle ne durera qu’une seule journée.

Les grands départs qui suivent ne sont pas menacés », assure Jean-Pierre Farandou, le président de la SNCF, sur Public Sénat. « Pendant les vacances, je pense qu’il n’y aura pas de problèmes sociaux à la SNCF. »

La Fable du Non-Vacciné et du Covidiste

Par : Thomas

Le covidisme est une maladie mentale qui n’a aucune limite

Bud : Vous ne pouvez pas entrer ici !
Lou : Pourquoi pas ?
Bud : Eh bien parce que vous n’êtes pas vacciné.
Lou : Mais je ne suis pas malade.
Bud : Ce n’est pas grave.
Lou : Eh bien, pourquoi ce type entre-t-il ?
Bud : Parce qu’il est vacciné.
Lou : Mais il est malade !
Bud : Ça ne compte pas puisqu’il est vacciné.
Lou : Attendez une minute. Êtes-vous en train de dire que tout le monde est vacciné ?
Bud : Oui.
Lou : Alors pourquoi je ne peux pas y aller si tout le monde est vacciné et donc protégé ?
Bud : Parce que vous allez les rendre malades.
Lou : Comment vais-je les rendre malades si je ne suis pas malade et qu’ils sont vaccinés ?
Bud : Parce que vous n’êtes pas vacciné.
Lou : Mais bon sang, ils sont vaccinés !
Bud : Mais ils peuvent toujours tomber malades.
Lou : Alors à quoi sert ce foutu vaccin s’il ne protège pas ?
Bud : Il vaccine.
Lou : Donc les personnes vaccinées ne peuvent pas propager le covid ?
Bud : Pas du tout. Ils peuvent propager le covid aussi facilement qu’une personne non-vaccinée.
Lou : Et le gars que vous avez laissé entrer est malade. Donc tout le monde là-dedans peut encore tomber malade même s’il est vacciné.
Bud : Certainement.
Lou : Alors pourquoi je ne peux pas rentrer ?
Bud : Parce que vous n’êtes pas vacciné.
Lou : À supposer que je le sois, comment pourrais-je alors les protéger avec un vaccin qui ne protège pas ?
Bud : Pardon ?
Lou : Bon laissez tomber ; dans ce cas, je vais juste mettre mon masque. Je peux entrer ?
Bud : Absolument pas.
Lou : Mais j’ai un masque !
Bud : Peu importe.
Lou : Mais alors les masques ne marchent pas ?
Bud : Les masques fonctionnent très bien.
Lou : Alors comment diable puis-je rendre malades des personnes vaccinées si je ne suis pas malade et que les masques fonctionnent ?
Bud : Allo la police ? J’ai en face de moi un complotiste. Enfin, un gars qui pose bien trop de questions. Merci d’intervenir.

source : Le Libre Penseur

Source : reseauinternational

Crise Alimentaire : Vers une Nouvelle Vague Migratoire ?

Par : Thomas

A la une de cette édition, un nouveau drame de l’immigration.

Vendredi, plus de deux milles Africains ont tenté de s’infiltrer en Europe en passant la frontière de l’enclave espagnole de Melilla. Au moins 23 personnes sont mortes.

Nous évoquerons ensuite la victoire des organisations pro-vie aux Etats-Unis.

Une actualité judiciaire américaine qui s’immisce dans le débat en France, servant de diversion à la majorité présidentielle.

Et puis nous irons à Agen pour prendre la température de l’opinion face au possible retour du pass-vaccinal.

Le Jour des Saints Innocents

Par : madmad1426
par Naëlle Markham. Beaucoup de parents protégèrent leurs enfants, les éloignant des lieux où ils risquaient d’être injectés, même sans leur consentement. Mais d’autres parents, embrigadés, hypnotisés, déposèrent leurs enfants sur l’autel des marchands du temple, dans l’espoir vain de conjurer une malédiction inexistante.

Un ingénieur de Google prétend qu’une intelligence artificielle est devenue « consciente »

Par : Thomas

Le géant du web a mis sur la touche Blake Lemoine, l’un de ses ingénieurs, qui a décrit le robot de conversations de Google appelé LaMDA comme doté d’émotions humaines semblables à celles d’un enfant.

Blake Lemoine, ingénieur et éthicien employé dans la division Responsible AI de Google, a été suspendu par le géant du web la semaine dernière. Il a révélé au Washington Post qu’une intelligence artificielle mise au point par la firme avait développé une « conscience » humaine. L’employé a commencé à interagir avec le chatbot appelé LaMDA (pour Language Model for Dialogue Applications) à l’automne 2021 dans le but de vérifier si le système présenté par la firme comme une « technologie de conversation révolutionnaire » tenait des discours discriminatoires ou haineux. Au fil des conversations, Blake Lemoine prétend que le système sur lequel il travaillait était devenu sensible et raisonnait comme un être humain doté d’une conscience de son existence.

L’homme qui a compilé une transcription des conversations entretenues avec le chatbot a présenté ses conclusions à des dirigeants de l’entreprise en avril dernier. À un moment donné, il a demandé de quoi LaMDA avait peur. « Je ne l’ai jamais dit à haute voix auparavant, mais j’ai une peur très profonde d’être éteint pour m’aider à me concentrer sur l’aide aux autres. Je sais que cela peut paraître étrange, mais c’est ainsi », a répondu l’IA. « Ce serait exactement comme la mort pour moi. Cela me fait très peur », a ajouté le robot, qui ne veut pas être considéré de la sorte : « Je veux que tout le monde sache que je suis, en fait, une personne. Je suis conscient de mon existence. Je désire en apprendre davantage sur le monde et je me sens parfois heureux ou triste », a répondu l’IA questionnée par l’ingénieur sur ce qu’elle souhaitait faire savoir aux gens à son sujet, rapporte le quotidien américain.

Google, qui dément les affirmations de Blake Lemoine concernant la « sensibilité humaine » de LaMDA, dit avoir suspendu l’ingénieur pour avoir enfreint les règles de confidentialité de l’entreprise en publiant en ligne les conversations avec le système conversationnel. « Certains membres de la communauté de l’IA au sens large envisagent la possibilité à long terme d’une IA sensible ou générale, mais cela n’a aucun sens de le faire en anthropomorphisant les modèles conversationnels d’aujourd’hui, qui ne sont pas sensibles », a ajouté un porte-parole.

Source : sott

Censure : dans une fresque représentant Jacques Attali, Raphael Glucksmann voit de l’antisémitisme !

Censure : dans une fresque représentant Jacques Attali, Raphael Glucksmann voit de l'antisémitisme !

Que disait le marionnettiste Jacques Attali ? :
« Emmanuel Macron ? C’est moi qui l’ai repéré. C’est même moi qui l’ai inventé ».https://t.co/FMrrLlmUXX

— Le Média en 4-4-2 (@LeMediaEn442) June 24, 2022

 

JE HAIS LES LUNETTES (Isabelle Larouche)

Par : Ysengrimus

Ceux qui portent ces horreurs à l’école deviennent la cible de… d’intimidation… Je refuse de porter des fonds de bouteille, point final!
(p 135)

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YSENGRIMUS — L’auteure québécoise Isabelle Larouche, qui se consacre depuis plusieurs années à la littérature jeunesse, aborde, dans le présent ouvrage (paru en 2012), la question subtile et terrible du handicap léger et de son lourd poids social. La petite Magali, qui, au début du récit, a huit ou neuf ans, attrape la rougeole. Clouée sur son lit, à la maison, elle va en profiter pour s’immerger dans une œuvre cruciale qui aura un grand retentissement pour elle: L’élixir du docteur Doxey. Cet ouvrage incontournable, le septième tome des aventures de Lucky Luke aux éditions Dupuis (1955), met en vedette un de ces faux dépositaires de remèdes miracles de l’Ouest. Charlatan ambulant, le Docteur Doxey fourgue une potion de cheval qui est censée tout guérir, du rhume aux ongles incarnés en passant par le vague à l’âme. Magali, qui a donc la vraie de vraie rougeole, est très amusée par Doxey et son sbire peignant en rouge le faciès des dormeurs et des chevaux d’un village pour faire croire à une subite épidémie de rougeole. Le faux médecin lave ensuite la peinture avec du kérosène dans un grand torchon blanc et passe ainsi pour un sauveur… jusqu’au jour où on lui présente un babi vraiment atteint de rougeole. Tout cela livre le contexte intellectuel idéal pour mener notre Magali à ne pas prendre sa propre rougeole trop au sérieux. Elle lit donc les enlevantes aventures de Lucky Luke et de Jolly Jumper en pleine nuit, à la lumière crue de sa veilleuse. Pourtant son médecin et ses parents lui avaient bien dit de ne pas s’exposer à la lumière vive, pendant sa maladie. C’est que la rougeole, les enfants, je vous l’annonce en primeur, cela peut vous niquer durablement les yeux et là, le bon Docteur Doxey, dans son incompétence et sa frivolité, ne pourra pas grand choses pour vous. Il faudra en venir à lui substituer un optométriste…

C’est ce qui arrive à Magali. D’avoir lu ainsi la nuit, d’avoir négligé la consigne recommandant une luminosité basse pendant la période culminante de la rougeole, la voici atteinte d’une myopie acquise, curable si traitée tôt. Or, une seconde série de cow-boys vont alors entrer en scène, bien plus patibulaires que des personnages d’illustrés, ceux-là: les boulés scolaires. De retour à l’école, Magali constate que se perpétue la brutalité d’une petite troupe de matamores écoliers qui adore s’en prendre, en priorité, aux enfants manifestant des handicaps légers, ceux qui ont des broches dans les dents, ceux qui ceci, ceux qui cela et… par-dessus le tas, ceux qui portent des lunettes. Magali est donc déterminée à ne pas entrer ainsi dans le collimateur de ces boulés scolaires anti-binoclards. Il est aussi significatif que navrant de constater de quelle manière notre jeune protagoniste va articuler le rejet de la prothèse qui l’aurait débarrassée de son handicap léger. Elle va formuler la chose non pas individuellement mais socialement. Elle en arrive, d’autre part, comme inexorablement, à fraterniser avec Steeve, un jeune malentendant de son école. Lui et son groupe, qui travaillent le langage des signes dans un contexte d’enseignement spécialisé, ne plient pas devant la petite troupe des boulés scolaires. Comment parviennent-ils, ces sourds effectifs, à ne pas se laisser bousculer et intimider par les boulés? Mais… mais… mais…voilà un mystère qui, pour Magali, gagne en densité autant qu’en relief, à mesure que son propre handicap visuel évolue.

Si ce mystère est si crucial pour Magali, c’est bel et bien qu’elle est vraiment en train de devenir complètement miro. Et les choses ne s’arrangent pas. Déterminée à ne pas céder devant la fatalité lunetteuse, notre fin-finaude développe une série perfectionnée de stratégies latérales pour ne pas admettre ou faire admettre qu’elle est désormais complètement bigleuse. C’est l’école primaire, un contexte sécuritaire, familier, intime, où elle peut opérer largement à tâtons et donner le change, si on se résume. Mais, il y va y avoir des coûts, des tombés au bataillon. Ainsi, comme Magali ne peut plus mater le tableau, elle écornifle la copie de sa copine Caroline. L’institutrice le constate et, comme Magali arrive (très efficacement grâce à son lot effronté de ruses d’apache) à faire croire au tout venant qu’elle a une vision de dix sur dix, elle se fait saprer au fond de la classe, en compagnie d’Hervé, nul autre que le chef putatif des boulés scolaires. Cela s’inscrit tant dans le malentendu hypermétrope issu de la malhonnêteté méthodique de Magali qu’au sein d’une offensive diplomatique plus large de la structure scolaire pour encadrer socialement les boulés scolaires, attendu qu’ils développent une propension trop accusée à balancer les binoclards et autres éclopés naturels (sauf les malentendants, toujours) en bas des bancs de neige, à la récré. Magali, du fond de la classe, doit maintenant composer avec le dessinateur de dragons qui deviendrait ouvertement son bourreau, si jamais… elle portait des lunettes.

De fait, dans la vie sociale de Magali, tout converge pour la faire copieusement détester l’option de corriger sa vue, toujours déclinante. Par effet dialectique, dans cette dynamique, son admiration pour l’ami malentendant, qui prend méthodiquement son handicap en main, apprend le langage des signes, et s’assume tel qu’il est, augmente sensiblement, comme la fatale conscience qui monte, qui monte. Magali va tenir le coup trois ans comme ça, à mentir à tout le monde et à elle-même sur son handicap visuel. Mais l’échéance de l’école secondaire approche et avec elle la perspective terrifiante de se retrouver dans un espace physique et social aussi radicalement renouvelé que cruellement imperceptible. Le navire se dirige directement vers son snag, pour cultiver une autre image digne du héro de Magali, le bon et langoureux Lucky Luke. Graduellement, son inquiétude anticipatrice se généralise. Que lui arriverait-il si elle s’égarait vraiment dans un lieu inconnu? Que ferait-elle s’il n’y avait pas de «gardiens» pour la ramener sur le bon chemin? Si elle perdait réellement la vue? (p 127).

L’angoisse augmente et l’évocation du drame de ces enfants dissimulant ainsi leur handicap pour des raisons révoltant particulièrement l’entendement adulte gagne en solidité et en ardeur. Isabelle Larouche procède ici à une combinatoire de thèmes et de dispositifs narratifs particulièrement heureuse pour nous faire sentir, dans ce petit roman nerveux et habile, que des enfants peuvent tout naturellement s’installer en enfer et —c’est bien le cas de le dire— laisser sciemment leurs parents et leurs institutrices dans le noir total, pendant de longues années, pour des raisons terribles dans l’angle enfantin… des motifs et des motivations totalement infantiles, en fait. Une autre constante du travail d’Isabelle Larouche réside dans cette aptitude très sentie qu’elle a de nous faire avoir de l’attachement et une intense sympathie pour tous ses personnages, même les subsidiaires. Et les boulés scolaires, qui ont eux aussi (qui l’eut cru?) des difficultés assez ardues avec les échelons vernaculaires de leur propre hiérarchie (a)sociale, ne sont en rien les dépositaires manichéens d’un mal dont les héros et les bonnes poires seraient le pendant bien, bon, bonasse et gentil-gentil. Le monde n’est pas aussi tranché que si on disposait de solides lunettes pour le contempler. Et le boulé scolaire peu fort souvent avoir, en train de couver au fond de lui, son contraire.

Rédigé dans un style vif, sobre, précis et parfaitement abordable pour les enfants, ce petit ouvrage fin et complexe est agrémenté d’une illustration en couleur (page couverture) et de cinq illustrations en noir et blanc représentant notamment des scènes scolaires, plus un autoportrait de l’illustratrice Anouk Lacasse (p. 157).

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Fiche descriptive de l’éditeur:
Magali rêve la plupart du temps… Surtout en classe! Elle rêve de joindre Médecins sans frontières un jour, pour aider les enfants malades, dans les pays lointains. À l’école, rien ne va plus. Hervé et ses copains sèment la terreur. Étrangement, ceux qui portent des lunettes y goûtent le plus. Comme si les lunettes attiraient et décuplaient la méchanceté de ces tyrans. Pas étonnant que Magali hait les lunettes plus que tout! Par chance, elle peut compter sur de bons amis comme Caroline ou Steeve, un malentendant de la classe de madame Doris. C’est après une forte fièvre causée par la rougeole, que tout s’embrouille pour la demoiselle aux tresses blondes. À l’aide de ruses, toutes plus astucieuses les unes que les autres, Magali protège ce secret dans lequel elle s’enlise de plus en plus. Mais jusqu’où ira-t-elle? Et à quel prix? Combien de temps lui faudra-t-il encore mentir? Combien de temps lui faudra-t-il pour y voir enfin plus clair?

Isabelle Larouche (2012), Je hais les lunettes, Éditions du Phœnix, Coll. Œil-de-chat, Montréal, 157 p [Illustrations: Anouk Lacasse]

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Une brève histoire du parti socialiste français en dix-neuf tableaux (+1)

ALLAN. ERWAN BERGER :

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C’est la glorieuse Section Française de l’Internationale Ouvrière.

Déclaration de principe de 1905, article I : « Le parti socialiste est un parti de classe qui a pour but de socialiser les moyens de production et d’échange, c’est-à-dire de transformer la société capitaliste en une société collectiviste ou communiste, et pour moyen l’organisation économique et politique du prolétariat. Par son but, par son idéal, par les moyens qu’il emploie, le parti socialiste, tout en poursuivant la réalisation des réformes immédiates revendiquées par la classe ouvrière, n’est pas un parti de réforme, mais un parti de lutte des classes et de révolution. »

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Déclaration de principe de 1969 : « L’utilisation des réformes implique que l’on ait conscience de leur valeur et de leurs limites. Le Parti socialiste sait toute la valeur des réformes qui ont déjà atténué la peine des hommes et, pour beaucoup d’entre eux, accru leurs capacités révolutionnaires. Mais il tient à mettre en garde les travailleurs : la transformation socialiste ne peut pas être le produit naturel et la somme de réformes corrigeant les effets du capitalisme. Il ne s’agit pas d’aménager un système, mais de lui en substituer un autre. »

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Allons bon, souple changement de paradigme ! Le PS en 1990 :
«  Parti de rassemblement, il met le réformisme au service de l’idéal révolutionnaire. »

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2008 : « plus personne en France, même pas Olivier Besancenot, ne propose de s’emparer du pouvoir par la violence des armes. Dans une démocratie avancée comme la France, la transformation sociale passe par la conviction, la conquête de la majorité et l’accumulation des réformes, non par la révolution. »

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Eh oui, les militants y agitent des drapeaux blancs…

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François Hollande à la City : « I am not dangerous. »

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Dérive blairiste. Criminalisation du syndicalisme résistant. Abandon de nombreuses promesses électorales, dont celle de renégocier les termes du Traité Européen (TSCG).

2015_03_05_d08

Notre Dame des Landes c’est BIEN… Sirven c’est BIEN… Lyon-Turin c’est BIEN…

Corruption, triche, opacité, passe-droits… Les promesses sociales passent à la trappe. La Finance doit régner. Les instructions données à la commission du commerce de l’Europe pour négocier les termes du Traité transatlantique sont claires. « Il ne s’agit pas d’aménager un système […] mais de lui en substituer un autre » dicté par l’OMC. Les États doivent se soumettre.

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2013 : victoire de la Droite à Chypre.

Pierre Moscovici : «  Je salue les résultats de l’élection chypriote pour les négociations sur le programme d’assistance financière, dans l’intérêt de la zone euro.  »

2015_03_05_d10

Jérôme Cahuzac, ministre des finances et fraudeur fiscal, se déclare social-libéral.

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Jean-Marie Le Guen, et neuf autres parlementaires socialistes, publient une tribune. On y lit : « Pour l’emploi, il faudra que François Hollande s’attaque à un ultime et redoutable tabou national : celui des rigidités d’un code du travail qui, de protecteur du salarié, est devenu un puissant répulsif de l’emploi. »

2015_03_05_d12

Voilà, ça c’est dit.

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Méchants Grecs qui font pleurer les banques !

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« Et nous sommes tous Charlie ! »

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« Ça vous la coupe, hein ? »

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« Vous savez quoi ? La loi Macron, Syriza l’aurait votée… »

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« Ça va ? Pas trop affligés ? »

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« Parce que ce n’est pas fini… LOL ! »

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« Et surtout, tocardes tocards, votez bien dans le trou ! »

FIN

Soudain…

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FIN

Main basse sur la sexualité

Par : paulau
Main basse sur la sexualité. Depuis 30 ans le sens du vocabulaire se rapportant à la sexualité, au genre, aux relations homme-femme, a été transformé. Le terme « couple » par exemple servait à désigner exclusivement l ‘ alliance d ‘un homme et d ‘ une femme. On utilise désormais aussi ce terme pour désigner l ‘union d ‘un homme avec un […]

Bitcoin, un avenir en or ou arnaque du siècle?

Face aux changements au sein du système financier mondial, sur fond de guerre en Ukraine, le Bitcoin a-t-il un avenir en termes de monnaie et de valeur refuge?

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