Plandémie de Covid

🔒
❌ À propos de FreshRSS
Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
Hier — 11 août 2022Vos flux RSS

La période de crise va-t-elle déclencher une révolte contre les personnes au pouvoir ?

par Markku Siira. Les cercles capitalistes parviendront-ils à maîtriser l'effondrement qu'ils ont eux-mêmes provoqué, ou le pouvoir de l'argent finira-t-il par trébucher sur sa propre ingénierie ? Que se passera-t-il si et quand les gens se réveilleront de la tromperie de la classe possédante ? Le nihilisme politique s'emparera-t-il de l'esprit des électeurs, même les plus loyaux ?
À partir d’avant-hierVos flux RSS

Le Professeur #Perronne est convoqué le 13 Sept.2022 devant la Chambre disciplinaire de l’Ordre des médecins.

Le Professeur #Perronne est convoqué le 13 Sept.2022 devant la Chambre disciplinaire de l'Ordre des médecins. Il nous a tjs soutenu. 🔴 ACTION À PARIS pour le soutenir ❗Infos complémentaires à venir. https://t.co/DoksDxznm7#BigPharma #Delfraissy #ConseilScientifique

— La Minute Ricardo (@RicardoMinute) August 9, 2022
Meilleure Vente n° 1
Décidément, Ils n'ont toujours rien compris !
Décidément, Ils n'ont toujours rien compris !
Perronne, Christian (Auteur)
17,90 €
Meilleure Vente n° 2
Y a-t-il une erreur qu'ils n'ont pas commise ?
Y a-t-il une erreur qu'ils n'ont pas commise ?
Perronne, Christian (Auteur)
7,40 €
Meilleure Vente n° 3
Les 33 questions auxquelles ils n'ont toujours pas répondu
Les 33 questions auxquelles ils n'ont toujours pas répondu
Perronne, Christian (Auteur)
16,90 €
SaleMeilleure Vente n° 7
La vérité sur la maladie de Lyme
La vérité sur la maladie de Lyme
Perronne, Christian (Auteur)
21,90 € −6,59 € 15,31 €
Meilleure Vente n° 8
Lyme les solutions naturelles
Lyme les solutions naturelles
Albertat, Judith (Auteur)
12,90 €
Meilleure Vente n° 9
UN MONDE DE MENTEURS
UN MONDE DE MENTEURS
JAULENT, PAT (Auteur)
12,99 €

L’article Le Professeur #Perronne est convoqué le 13 Sept.2022 devant la Chambre disciplinaire de l’Ordre des médecins. est apparu en premier sur PLANETES360.

LES PAUVRES : Le suivi en ligne de leurs trajets aériens irrite les milliardaires !

Le suivi en ligne de leurs trajets aériens irrite les milliardaires !

Le suivi en ligne de leurs trajets aériens irrite les milliardaires ! https://t.co/8hrrU2mOEL #flightradar24 #ADSBexchange #tracking #jets #CO2 #ElonMusk #KylieJenner #BernardArnault

— Olivier Demeulenaere (@DemeulenaereO) August 7, 2022

L’article LES PAUVRES : Le suivi en ligne de leurs trajets aériens irrite les milliardaires ! est apparu en premier sur PLANETES360.

IEF : L’école à la maison est en danger ! Les académies écrasent les familles – Maître Jody Granados

Par : Volti
Source Aphadolie. Synopsis vidéo : Pour cette rentrée de septembre 2022 les parents souhaitant faire l’école à la maison, l’Instruction En Famille (IEF), sont passés du régime déclaratif au régime d’autorisation dérogatoire. Des centaines de parents ont donc eu la mauvaise surprise de voir leur dossier de demande d’autorisation refusé en bloc par les académies pour des raisons souvent sans fondement […]

Un médecin Nantais condamné pour avoir passé des appels malveillants à Didier Raoult !

Par : Thomas

Un médecin Nantais condamné pour avoir passé des appels malveillants à Didier Raoult !

Coronavirus : Un médecin nantais condamné pour avoir passé des appels malveillants à Didier Raoult 2021 😉 https://t.co/UN0ieqkQ11

— VERITY France (@verity_france) August 7, 2022

L’article Un médecin Nantais condamné pour avoir passé des appels malveillants à Didier Raoult ! est apparu en premier sur PLANETES360.

Check Up Santé : la réalité virtuelle en EHPAD par FeelU (BFM Business)

Par : Volti
L’expérience semble positive… Qu’en pensez-vous ? Source FeelU https://feelu.fr Virginie Verriere CEO de FeelU était interviewé par Fabien Guez dans l’émission Check Up Santé sur BFM Business le 14 novembre 2020. Autre avis sur le réseau VK : Jacob Cohen Pauvres résidents d’un EHPAD niçois qui se contentent de « vacances » en réalité virtuelle.Ça me rappelle le film Soleil Vert où […]

Famine Mondiale : Pénuries Alimentaires, Une Guerre A Venir ? La Nouvelle Arme Des Mondialistes

Par : Volti
Source Citizen-Ligth.fr via APHADOLIE Synopsis vidéo : Famine Mondiale :  la nouvelle arme des mondialistes ? La prochaine guerre sera-t-elle … alimentaire ? Pourquoi, dans les grandes surfaces, on remarque des rayons vides ou presque vides ? Plus de farine, d’huile, de sucre, de pâtes ? Que se passe-t-il au juste ? Pourquoi Emmanuel Macron, pourquoi les Nations Unies inquiètent la population en parlant d’une crise à venir … « sans précédent » ? Ce documentaire […]

GREAT RESET : APRÈS L’ÉTÉ VIENDRA LE FROID ET LA FAIM

Nous sommes en plein cœur de l’été et nos médias ne cessent de nous parler de canicule, sécheresse, incendies, changement/réchauffement climatique, pour justifier dans les semaines à venir, les différentes mesures de rationnements énergétiques qui vont nous être imposés à partir de la rentrée 2022. Au moment où Mario Draghi fait ses valises en Italie, le « Green Pass », inauguré à l’occasion de la plandémie, pourrait […]

Interview de Youssef Hindi : « Quand le Messianisme et le Nouvel Ordre mondial se rencontrent ! »

Par : Volti
Source Le média en 4-4-2 Notre journaliste Kate a eu le plaisir de recevoir l’historien et politologue Youssef Hindi pour une interview qui va certainement faire parler d’elle. Plusieurs sujets y sont abordés : la guerre en Ukraine, l’élection présidentielle et son ouvrage, « Covidisme et messianisme – tyrannie sanitaire, crise religieuse et sacrifice. » En ces temps de covid parcourus de […]

La double peine

Par : paulau
Une loi sera votée fin 2022 pour permettre l’ expulsion des délinquants étrangers. Pour des militants de l ‘antiracisme, que l’on commence à entendre, il s’agit là de l ‘instauration d ‘une « double peine ». Cette « double peine » se justifie.Un étranger illégalement présent sur le territoire doit être expulsé, et s’il commet un délit ou un crime, après avoir […]

Où l’Europe envoie ses déchets ?

Par : Volti
Source STATISTA Selon Eurostat, l’Union européenne a exporté 33 millions de tonnes de déchets vers des pays non-membres de l’UE en 2021, soit une augmentation de 77 % depuis 2004. D’après les données de l’organisation, la Turquie est le pays qui accepte le plus de déchets en provenance de l’UE, avec environ 14,7 millions de tonnes recensées l’année dernière, ce qui est trois […]

Minuit moins une

Honneur à ceux qui ne baissent pas les yeux devant leur destin
Clémenceau

.

 

ALLAN ERWAN BERGER — «Fais attention, la couverture ne tient plus.» Le muezzin ouvrit le coffre et en sortit un livre, un gros pavé de l’épaisseur d’un dictionnaire, qui commença, fort à propos, par s’échapper de sa couverture. Le mufti le rattrapa. « Je vois, dit-il. J’ai apporté une écharpe pour l’enrouler. »

C’était un coran splendide, une pure merveille. Reliés dans un véritable carton toilé de vert scarabée, les cahiers semblaient faits d’une matière naturelle ; peut-être bien du papier. Une édition ancienne, visiblement, bilingue arabe-anglais, du canon d’Al-Azhar.

« Et regarde, reprit le muezzin, les encres ne bavent pas !

― Remarquable, chuchota le mufti, qui caressait les pages. Remarquable…

― Eh bien voilà… Tu ne veux pas passer la nuit ici ?

― Et pourquoi tu ne deviens pas imam ? Comme ça le coran resterait ici…

― Parce que je ne sais lire ni l’arabe, ni l’anglais. Et personne en ville n’ose prendre la place du mort ; c’est assez compréhensible… »

L’ancien imam s’était fait descendre par les Frères. Depuis, personne n’avait eu envie de mourir en se portant volontaire. Un imam “correct” arriverait sous peu, désigné par les envahisseurs qui avaient leur propre coran, une version dite “de combat”, expurgée de toute traduction mollassonne, pure comme l’acier. Ce livre-ci, s’il restait dans la mosquée, serait brûlé.

« Et j’aurai des ennuis, ajouta le muezzin. Déjà que c’est moi qui chante…

― Comment ça ? Tu chantes vraiment ? Avec la voix et tout ?

― Cinq fois par jour, je monte là-haut (il désigna du doigt quelque chose au-dessus du plafond voûté) et j’appelle. Que les gens viennent ou pas, j’appelle. J’espère pouvoir continuer à le faire quand leur imam correct sera ici ; ce sera ma manière à moi de résister. » Là, il rêvait debout.

Il se mit à gueuler dans la cave : « Allāhu ākbar ! Allāhu ākbar ! Aaa !…

― D’accord ! D’accord ! Stop ! cria le mufti épouvanté. Dites donc, les oreilles vont lui tomber dans le cou, au “correct” ! et tu auras la paix, je le prédis… Bon, je dois m’en aller. Je te remercie d’avoir appelé… Tu as appelé où, au fait ?

― Casablanca. C’est le seul numéro que j’avais ! »

Le vieux mufti médita quelques secondes sur la vie moderne. Le muezzin, depuis une ville perdue au nord-est de l’Anatolie, avait contacté les services centraux de Casa au Maroc : quarante-cinq degrés de planète à traverser. Puis demi-tour : la demande avait été transmise à Beyrouth, encore quarante-cinq degrés. Des heures plus tard, Beyrouth avait contacté le muezzin sur son portable : « On vous envoie quelqu’un » et voilà, il était venu.

« Ce n’était pas difficile, dit le muezzin en regardant ses pieds, on a une station montante derrière la gare routière. Enfin… plus exactement : on avait… Elle a sauté il y a deux jours, boum ! avec le cybercafé. Terrible ! Le gérant est mort avec sa famille. De toute façon, plus personne n’y allait… Pas fous.

― Oui alors c’est terrible, mais c’est assez fréquent… Symptomatique, en somme. Ils se rapprochent. Bon, allez, je m’en vais. Je suis parti » décida le mufti, que ces horreurs rendaient pétochard. Ce livre lui brûlait les mains. Si jamais les Frères l’interceptaient et découvraient ce qu’il transportait, il était bon pour le fossé.

Il fourra le coran dans son sac à dos, bien emmailloté dans son écharpe, et partit à la recherche de ses chaussures. Il y avait un car pour Ankara qui partait à vingt-trois heures, arrivée seize heures plus tard à la gare du 19 Mai. Moins il restait ici, moins il risquait de se faire remarquer.

« Tu ne veux pas un petit café ?

― Non.

― Du thé alors ?

― Non.

― De l’eau !

― Non…

― Je te raccompagne aux cars !

― Surtout pas ! On ne s’est jamais vu, comprends-tu ? Où est la sortie ?

― Ici… Attend, j’ai des gâteaux. Je reviens de suite.

― Mais…

― Ne me refuse pas, patron. Deux secondes.

― Tu devrais apprendre à lire ! » cria le mufti aux fesses de l’autre. Ce type avait du cran. Dommage qu’il se cantonnât au rôle de muezzin. Il revenait déjà.

« Les gâteaux… Voilà, je suis content ; quelqu’un est venu, le livre est sauvé. Et puis, moi, apprendre à lire ? Non non non, c’est beaucoup trop tard.

― Merci. Maintenant, je fuis, je me fais ombre, personne ne me voit. Adieu !

― Merci !

― Merci ! »

II

Depuis cinquante ans, Dieu se retirait manifestement du monde, et avec fracas. La preuve en était donnée, pour qui avait des yeux, par tous ces corans qui ne trouvaient plus de lecteurs et que l’on rapatriait en zone calme, cependant que les envahisseurs gagnaient du terrain partout, avec leur saleté de bouquin expurgé, avec leurs bombes, leurs armes, leurs Frères, leurs infernaux drapeau noirs ou verts.

Depuis cinquante ans, la guerre faisait rage depuis l’Iran jusqu’au Maroc, depuis le Kazakhstan jusqu’en Autriche. On l’appelait la “guerre grise”. Les Russes, les Syriens, Israël, l’Iran, le Golfe, la Somalie, l’Égypte, l’Algérie, l’Ukraine, la Turquie, la Bulgarie. L’OTAN. Donc les USA. Et l’Europe, entraînée dans le tourbillon.

Des attentats, des villages rasés, une guerre civile continuelle à l’échelle de deux continents. Des avions qui s’écrasent, des trains qui sautent, des minarets qui s’envolent, des missiles qui tombent. Une pluie grise de cendres et d’acier pulvérisé, des averses de béton concassé.
Dieu se retire, et la nuit vient.

Dieu se retire. En l’espèce, des corans anciens, des vieilles bibles coptes, des rouleaux juifs, récupérés parfois in extremis par des sauveteurs en robe ou en soutane, voire en bleu de travail, tandis que le territoire des combats s’étendait, mâchonnant petit à petit le monde des humains.

Tout ces ouvrages finissaient sur le mont Athos, à la Grande Laure, dans le vaste Œkoumenicon de Saint-Athanase, dont le linteau d’entrée portait cet extrait de Jean, 17 : « Afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi » en trois langues : le russe, l’anglais, l’arabe, en plus du grec ancien.

Se tenait là un extraordinaire amas de chercheurs, intellectuels, religieux de toutes confessions, avec même des femmes, prêtresses d’Afrique ou d’Europe occidentale, qui avaient leur propre étage toutefois. Mais le réfectoire, les cafétérias et les salles de méditation étaient mixtes. Scandale ! Afin de sauvegarder la pureté de ses mœurs, la République de l’Athos – une sorte de théocratie en territoire grec – avait enkysté le vieux monastère, qu’un double mur de béton isolait désormais du reste de la péninsule, avec chiens, robots et crucifix conjuratoires de douze mètres de haut.

Le vieux mufti était crevé de fatigue, de tristesse, de faim, d’ennui ; chaque coran exfiltré avait été une défaite de l’esprit, et il en avait sauvé cent-douze. Combien de nuits exténuantes à être bringuebalé dans de mauvais cars, sur les routes de Cappadoce, du Liban, d’Irak ou de Jordanie ? À Ankara, il avait appris qu’il n’y aurait pas de trains pour Istanbul : la ligne était coupée. Il avait trouvé un camion qui transportait des sacs de ciment, plus douze cages de poulets et dix valises appartenant à deux passagers Azéris. Il fit le troisième, pour deux cents euros payables à l’arrivée à Florya-sud, devant l’ancien aéroport civil transformé en centre de transit pour l’Europe, un cube immense où grouillait jour et nuit une masse considérable d’humanité à la recherche d’un asile contre la folie.

Il passa huit heures à piétiner au milieu de la foule, dans les cris et les hurlements des vendeurs de nourriture qui faisaient comme une haie vociférante de bras tendus au bout desquels s’agitaient des billets, des sachets de plastique qui contenaient quelques glaçons barbotant dans un liquide trouble, des moitiés de citron, des figues. Le sol était jonché de papiers et de crottes étalées ; on clapotait dans le sang, l’urine et le vomi.

Tous les cent mètres, sur une estrade avec parasol, se tenait un soldat avec un chien de combat.

Les guichets se rapprochaient peu à peu, jusqu’au moment où le mufti put enfin souffler à l’ombre d’un auvent, pendant les trois minutes que dura sa fouille.
L’extraction du coran lui coûta encore cinquante euros de bakchich, le tarif habituel. La navette jusqu’à la frontière : dix euros ; le ticket de siège : cinq. Une ultime bouteille d’Évian pour ne pas tomber raide cuit pendant le trajet : trois, mais c’était une 50cl premium, qu’il s’empressa de vider avant l’embarquement, après quoi il ne sut quoi faire de l’emballage.

Trente-sept heures après avoir quitté le muezzin, il se présentait enfin au check-point de Feres, à la frontière entre la Grèce et la Turquie, entre l’Europe et l’Asie. Il avait dormi – très mal – six heures en tout et pour tout, et sa patience était à bout. Pour passer le temps, il se récitait des sourates entières, les yeux clos, le visage fermé et triste. On aurait dit un Christ à la descente de croix. Debout titubant dans une file, il avançait, traînant son sac à dos sur le goudron brûlant, immergé dans ce bruit de mer que font des milliers de gens las dans un hangar, qui attendent que des portes s’ouvrent, et se taisent.

Alors, au bout d’une éternité, les portes s’ouvrirent.

Tout de suite, le vacarme. Les huit files dans le hangar se mirent à pousser très fort tandis que montaient les cris, les supplications. Les chiens se mirent à aboyer, des soldats hurlèrent, les gens se pressèrent contre les barrières, les files se transformèrent en serpents ondulants dont la tête, écrasée contre le fond, s’étalait, hérissée de membres qui brandissaient des sacs, des valises, des bébés, et les visas, les précieux visas.

Tout au bout, au cœur même du boucan, se tenait un fonctionnaire immobile et serein, entouré de gros bras qui jouaient du tonfa sur les têtes des immigrants. À cet endroit, chaque file se scindait en deux : à droite, les recalés, qui filaient entre deux haies de flics habillés de noir et d’argent ; à gauche, ceux qui auraient le droit de montrer patte blanche. Ceux-là s’enfonçaient dans un tunnel ouvrant sur une immense place en béton.

Personne ne savait en vertu de quels critères on finissait à droite ou à gauche, avoir des papiers n’étant même pas utile à ce stade du tri. Une question de faciès, et d’âge aussi, semblait-il.

À l’extérieur, un village entier se collait aux barbelés : c’étaient des passeurs, qui, par des souterrains, des poubelles, des égouts, ramenaient leurs clients en amont du hangar, pour un nouvel essai. Ces choses-là étaient tolérées : après tout, l’on était encore, de ce côté-ci, en Turquie, où l’on sait être un peu humain, tandis qu’en Europe, de deux choses l’une : soit l’on est corruptible, soit on ne l’est pas du tout.

Quand vint son tour, le vieil homme jeta sa bouteille vide dans une poubelle, signe qu’il était civilisé ; il leva les bras en l’air pour la fouille corporelle sans qu’on eût à le lui demander, signe qu’il était un habitué ; il ne regarda jamais personne dans les yeux, qu’il tint fixés sur la poitrine du fonctionnaire, et surtout, il s’abstint de supplier ou de baragouiner des bobards. Le type du pré-filtrage était dans un bon moment, il laissa passer ce mufti si poli, lequel inclina la tête en remerciement et fila vers la douane, au bout du tunnel, tirant son sac.

Dehors, la clarté des projecteurs tirait des ombres triples au pied des gens ; le soleil se cachait derrière une couche de nuages ventrue et plissée, d’un violet d’ecchymose, et il bruinait. Sous un dais trônaient trois fonctionnaires de l’Immigration et deux douaniers : fouille des sacs, détection de métaux et d’explosifs, inspection minutieuse des papiers, du carnet sanitaire, des tampons ; recherche de drogue, interrogatoire en anglais. Le halètement des chiens faisait une basse rythmée au claquement des questions. Le mufti n’aimait pas ces bêtes, des rottweilers à l’haleine chaude qui voyaient en tout être de la viande sur pied, et n’obéissaient qu’aux robots.

Partout des soldats, dans ces treillis à motif béton qui étaient le signe distinctif de ce siècle où les armées combattent dans les espaces suburbains. Sur sa gauche, il vit un groupe de gens accroupis, entourés de flics, les mains sur la tête. Un sergent hurlait et gesticulait, marchant à grand pas devant les prisonniers, brandissant une photo porno format A3, où l’on voyait une Levantine se faire violer par des Aryens. Le message était assez clair. Les hommes, par terre, détournaient le regard avec un profond dégoût mêlé d’humiliation. Une haine brûlante roulait derrière les visages. « Voilà un des nombreux endroits où l’Europe forme les terroristes, murmura l’homme qui suivait le mufti. Ceux-là sont bons pour le camp ; et quand on les relâchera, ils seront des loups… C’est quand même des sacrés connards, ces cognes…

― Aha » répondit le vieillard, sans se mouiller. On ne sait jamais à qui…

À cet instant, le ciel fut déchiré par l’irruption de quatre chasseurs en formation, des Hueng kasakhs, reconnaissables à leurs deux réacteurs situés bas sous l’empennage. Ils virèrent au sud-ouest au-dessus de la vallée et disparurent dans un grondement volcanique qui roula longtemps parmi les montagnes. Puis il y eut, dans cette direction, des éclairs jaunes et bleus, stroboscopiques. Les chasseurs revinrent, passant au sud de Fares. Ils n’étaient plus que deux, qui lâchaient des artifices éblouissants dans leur sillage. Ils étaient suivis à deux secondes par de petites flèches grises. Tout ce joli monde disparut vers le golfe de Saros. Il n’y avait rien à comprendre.

La douane enfin franchie, le vieux mufti commença à respirer. Il s’avança vers le terminal des taxis, cherchant son portefeuille dans sa poche ventrale. Il y avait six files de voitures. Il se mit dans la queue pour Thessalonique. C’était la plus chargée, et pourtant ce n’était pas la plus bruyante ; une petite foule de braillards allait et refluait autour de l’accès à la file pour Plovdiv ; des soldats accoururent, préparant leurs matraques. Une espèce de géant blond roux à la barbe de pirate, venu d’une autre file, se mit en devoir de traverser celle-ci à grands coups de poings ; il hurlait plus fort que tout le monde, envoyait valser les importuns, bousillant des valises, éventrant des sacs. Derrière lui vint un cheval blanc, dont la peau, sur le flanc droit, pendait, laissant voir la chair sanguinolente. Le silence se fit sur son passage.

Cette apparition fut comme un grand mystère. Le vieux mufti, qui voyait partout des signes, et comprenait que Dieu, par le truchement du monde, lui chuchotait des choses, prit cette vision pour un avertissement ; il en conclut qu’il allait mourir.

Du reste, il le sentait venir depuis longtemps. Avec ça, son bagage était vite fait : trois lignes dans une liste, et encore, bien petites. Lui-même était remplaçable. Ceci lui conférait un inestimable sentiment de liberté. La seule chose qu’il devait finir absolument était d’apporter ce coran vert-scarabée à l’Œkoumenicon ; après quoi, il pourrait se laisser aller. Il en avait plus qu’assez. Regardant en lui-même, il se rendit compte que, depuis au moins deux semaines, il ne tenait plus que par la force de sa volonté, et celle-ci commençait à faillir.

III

Le taxi était un monospace Mercedes qui avait dû faire trois guerres  ; quatre places étaient prises, et le bagage débordait sur le toit comme une vilaine hernie. Le vieil homme s’insinua dans le cockpit après avoir marchandé un siège pour Iraklitsa. Après lui vint une grosse dame arménienne avec un ventilateur à piles. Tous deux passèrent le voyage à se sourire, à grignoter des raisins secs, et à s’envoyer des courants d’air dans le cou. C’était mignon tout plein. Il n’avait plus été aussi espiègle depuis sa petite enfance. Il mettait cette humeur fleurie sur le compte de sa fin prochaine. En somme, il s’éloignait, et se prenait au sérieux encore moins que d’habitude.

Arrivé au port, il apprit qu’il n’y aurait pas de bateau pour l’Athos avant le lendemain neuf heures. Il trouva un banc près de la jetée, mit le coran sous sa robe, le sac sous sa tête, et s’endormit jusqu’à trois heures du matin, heure à laquelle sa vessie le réveilla pour la première fois depuis Ankara. Lui qui pissait d’ordinaire six à huit fois par jour, il comprit qu’il était déshydraté. Après avoir arrosé un buisson, il voulut boire, mais tout était fermé, et il ne vit de fontaine nulle part. Il attendit le matin assis sur son banc, à voir dans la nuit défiler des sourates et des gens du passé.

Le bateau fut à quai à huit heures. Le mufti monta, prit un café-loukoum, acheta un paquet de cigarettes pour la première fois depuis quinze ans, en alluma une, manqua s’étouffer, et sentit son cœur s’emballer d’une manière qui l’effraya. Vite, il jeta la clope par dessus bord, comme si par ce geste la mort allait hésiter et attendre encore un peu. Le bateau, qui redémarrait son moteur juste à ce moment-là, éructa un affreux nuage de fumée noire dans l’air calme du petit matin, produisant un terrible bruit de ferraille qui tousse et crache ses boyaux, typique du ferry au réveil dans la Méditerranée orientale. Le vieux mufti écouta les efforts de la machine avec une compassion significative : quand les vieillards, de chair ou d’acier, s’engagent dans une nouvelle mission, c’est toute une affaire, d’abord, pour les mettre en branle. Des moines montèrent, noirs fantômes aux longues barbes, l’oreille collée à leur téléphone. En s’asseyant, l’un d’eux renversa un sac plein de crucifix qui se dispersèrent sous les sièges.

IV

« Cette vie n’est pas vraiment une plaine, songeait le mufti. Pourtant j’ai l’impression d’avoir couru tout du long… Il y a deux jours, j’avais vingt ans ! » Le chemin était raide. Le soleil tapait dur, la sueur giclait en cascades, les souvenirs remontaient à la surface en foules pressées.

Il avait débarqué vers midi à Nea Roda. L’Athanase, une petite navette fonctionnant au Diesel, était venu le chercher, et l’avait laissé au port du monastère. Il avait regardé en l’air, envisagé la pente et les murailles au loin dans le ciel, soupiré et soulevé le pied gauche pour le reposer un petit peu plus haut que le pied droit, lequel ne savait pas encore ce qui l’attendait. Une heure plus tard, brûlant de chaleur et près de tourner de l’œil, il s’affalait à l’accueil de l’hôtellerie, et n’arrivait plus même à bouger un bras.

Il resta là à refroidir pendant vingt bonnes minutes, puis un moine l’aida à monter les escaliers – monter encore – jusqu’à sa chambre dont la petite fenêtre irradiait de chaleur. Incapable de faire autre chose, il s’écroula tout habillé, dormit jusqu’au lendemain, ratant les offices, et se fit bouffer par les moustiques.

Le dernier matin de son existence, le vieux mufti, qui n’avait plus mangé correctement depuis Ankara, entreprit, au réfectoire, de faire du scandale. Il demanda trois fois du gruau et vida quatre verres de jus d’orange. On n’avait jamais vu ça. On ne le verrait plus. Ce matin, tout ce qu’il faisait serait unique.

Il descendit à la bibliothèque, qu’on avait déménagée dans la montagne, à vingt mètres sous le cloître, pour y conserver les trésors à l’abri des flammes et des attentats. Au troisième sous-sol, il franchit le sas du département de l’Islam, extirpa son coran, le démaillota, et le claqua d’un grand coup sur le comptoir de l’accueil, faisant sursauter le moine qui pianotait derrière.

« Turquie ! beugla-t-il. Refahiye, extraction d’un coran édité en… bougez pas, 1442 de l’Hégire, bilingue anglais-arabe, dos à refaire, couverture à recoller, quelques rousseurs, huit cent douze pages… Vous notez un peu, là ? Non… Qu’est-ce que c’est que ça ?

― C’est tout nouveau ! Vous remplissez cette fiche. Voici un feutre, et là-bas il y a un siège et même une table. À tout à l’heure. »

Le département de l’Islam, et avec lui, ceux de la Chrétienté Orientale et des Études Juives d’Europe Centrale, sans oublier les salles dédiées au monastère lui-même, occupaient quatre vastes niveaux dans la roche. En plus des espaces de lecture, il y avait, pour chaque département, une cafétéria, et une salle de méditation éclairée par une longue paroi-écran qui projetait une image de la mer prise depuis les toits. Lorsque le soir venait, la Méditerranée y devenait d’un bleu éteint, métallique. Les nuages s’embrasaient. Les chercheurs, les moines et les muftis qui passaient là-devant, ombres chinoises sur des fonds incendiés, s’arrêtaient pour contempler la beauté du monde en danger. Et le matin, c’était une splendeur grandiose.

Depuis cinquante ans, la Grande Laure recueillait les plus précieux documents des religions monothéistes, les escamotant sous le nez des armées, des milices, des factions de tout poil. Comme un grand organisme dans lequel le sang refluait vers le cœur, le réseau œcuménique du Livre récupérait les ouvrages les plus magnifiques, quitte à les voler dans les musées, d’ailleurs, quand le danger se faisait pressant. La nuit venait, sombre, qui verrait les extrémistes s’affronter, et tomber sur les modérés. Il convenait de ne pas bêtement s’offrir en pâture, et de retirer les billes qui pouvaient l’être.

Dans la mesure du possible, des copies de piètre qualité étaient laissées sur place, en de nombreux exemplaires, en échange des originaux.

Le cas de la mosquée de Refahiye, cependant, montrait qu’il n’en était pas toujours ainsi. Le mufti n’avait rien laissé derrière lui, puisque, de toute manière, les Frères apporteraient leur propre coran – leur sinistre coran de combat – lorsqu’ils investiraient la ville. Ceci arrivait de plus en plus souvent. Le mufti en avait terminé.

« Voilà. Et maintenant, je vous laisse, mon ami. Ah oui, je note le numéro de dossier… Sinon, savez-vous qui est ici, à cette heure ?

― Il y a un moine blanc dont je ne me rappelle plus le nom, il y a… voyons voir, le Père Bartholomée, et le recteur de la mosquée de Bethléem. Et aussi, la Mère Maria Venizelou… Mon Père ? Eh ! Oh ? Ça ne va pas ? »

Se faire appeler « mon Père » par un moine orthodoxe grec en charge de l’accueil au département de l’Islam n’était pas une chose courante. Il fallait vraiment venir ici pour entendre des trucs pareils. Ceci dit, le mufti ne se sentait pas d’humeur à relever le bon mot, il blêmissait à grande vitesse, tremblotait et commençait à baver. L’autre gicla de derrière son bureau, empoigna le frêle bonhomme comme on fait d’un polochon, et le convoya à grand pas jusqu’en salle de méditation où il l’allongea sur une banquette face à la mer, un coussin sous la tête. Alors seulement il bippa un infirmier, et partit chercher du monde en salle de lecture, dérapant dans les virages.

Il revint avec la Mère Maria et un missionnaire, dans une grande envolée de robes et de soutanes. Le vieux petit mufti fit signe à la Mère de s’approcher, et lui chuchota sa demande : dans la poche de poitrine, un mini-coran. Au signet, si elle pouvait lire le numéro indiqué… merci.
D’autres gens s’approchèrent. Le moine de l’accueil les fit s’écarter, pour que le vieil homme pût voir, sur la paroi, la mer et les nuages. Dans le silence, seulement dérangé par le grincement des semelles sur le parquet ciré, on entendit la voix claire qui récitait :

« Or, Nous lançons sur le Vain, d’un jet, le Vrai qui le meurtrit. Et le Vain s’étiole. »

« C’est tout ce que je vous souhaite », chuchota le mufti, puis il rendit l’âme. Maria Venizelou se signa et referma le livre.

FIN

Dave Proffer : Great Lavra boat house – sept 2005. (CC BY 2.0)

Les médecins, sont-ils les nouvelles «putains» de l’air du temps ?

Bon an mal an et jusqu’à un passé récent, les médecins avaient au fond une assez bonne réputation. Ils étaient perçus à la fois comme compétents et altruistes. De même que «Monsieur le curé» et l’instituteur, le «docteur» était lui aussi considéré comme une autorité morale, une sorte de «garde-fou» sur lequel, quand tout allait mal, on pouvait compter. Or, […]

La théocratie implicite américaine, mais ça suffit…

Par : Ysengrimus

YSENGRIMUS — Ceux qui comprennent l’anglais onctueux et phraséologique prendront connaissance de ce vieux discours de jadis du président Obama qui déclenche ma réflexion du moment. Cela porte sur cette tuerie « cinématographique » d’Aurora (Colorado) où, comme d’habitude, on ne nous signale ni l’origine du flingue, ni celle des munitions et des explosifs, ni l’identité de l’armurier (pourtant aussi sciemment coupable que le tireur). Sur un ton qu’il n’adoptait jamais en 2008, celui du prêcheur hautain et faussement tranquille, le président nous pose le fait divers criminel du moment comme un mal absolu, insondable, impalpable, une fausseté indicible. On nie ouvertement et frontalement que l’Amérique soit cela. Aucune analyse sociétale de ce genre de criminalité-spectacle en augmentation ne nous est fournie. Obama nous avait pourtant –pour un temps– habitués à mieux. Pot de fleurs flexibles, comme ses prédécesseurs, il commence à vraiment bien plier sous le faix de sa civilisation. Et, ultime insulte à la vérité, il comble ce qu’il n’analyse pas et, de ce fait, n’avoue pas, par du préchi-précha sur le mal, les «humains» qui font «acte de terrorisme» les uns sur les autres, et ses angoisses paternes pour ses filles «qui elles aussi vont au cinéma» (sous bonne garde, dans leur cas, ce qu’il se prive bien de mentionner). Quand je dis que l’espace citoyen est sur-religionisé, en voici un exemple de plus, tiens. Il est patent ici que le flux irrationnel est un écran de fumée pour masquer cette vérité véreuse face à laquelle les petits pouvoirs en place sont impuissants. Toute la vision sociopolitique que l’Amérique a d’elle-même se canalise dans cette intervention présidentielle sidéralement creuse. Et pourtant, la brèche ouverte il y a peu par Obama lui-même prouve (encore un peu) que ce caramel mensonger systémique ne va pas durer. Un beau jour, les américains cesseront de se comporter comme s’ils vivaient sous une théocratie implicite leur allouant tacitement et comme magiquement ce monopole moral parfaitement usurpé dont ils se croient tant les dépositaires exclusifs. Seulement alors comprendront-ils vraiment la politique et corollairement l’impact terrible et tangible de leur pays sur les multiples vallées de larmes bien réelles de ce susdit vaste monde mystifié. Sauf que, pour le moment, la politique intérieure et la politique étrangère américaines sont, de concert, un angélisme meurtrier et un manichéisme infantile. Car ce qu’ils fantasment « pour » eux-mêmes, ils le fantasment aussi « contre » le reste du monde. Dans leur ignorance complète du terrain, ils font l’erreur impardonnable de croire à leur propre propagande de pasteurs pour alcooliques en sursis. Donner les commandes du monde à des ignares ethnocentristes de ce baril, c’est encore toujours bel et bien lui, le grand danger géopolitique de l’heure. Mais cela commence à flancher sérieusement. Toute la crise de la conscience « intérieure » américaine est synthétisée sur le théâtre des pays que les USA occupent. C’est que même le petit peuple bon teint est fortement indisposé par le flafla des folliculaires propagandistes des oligarches US. La morale cucul ricaine n’est somme toute pas très impressionnée par le mensonge, le tripotage et les combines. Or là, en plus, sur cette sempiternelle question-ritournelle des armes à feu, c’est meurtrier, sordide et les nouveaux théolâtres mentent en pleine face de leurs petits commettants. Tous les mensonges, toutes les magouilles de l’administration américaine palpitent dans la blessure belliciste comme une migraine longue et lancinante. Tout le paradoxe moral de ces gogos qui veulent contrôler les chambres à coucher s’étale sous le nez des petits saints besogneux qui leur faisaient jadis tant confiance. Ça ne marche plus, ne vend plus, ne colle plus. Il y a une saturation. Le monopole de la sainteté est fissuré comme une vieille outre gangrenée. Bon an mal an, Obama fait déjà ouvertement fracture, en ceci. Et les gamins qui vont jouer du flingue au ciné parachèvent douloureusement la prise de conscience estomaquée qui se vrille, sans oublier de laisser force machines infernales en chausse-trappes dans leurs appartes, en prévision de la visite d’autorités militaro-constabulaires dont ils bousillent, ouvertement et en toute sociopathie sereine et méthodique, le système de valeur implicitement ou explicitement neuneu-patriotard…  Bon, euh… est-ce si évident, que c’est « nous », les bonnes gens dans toute cette histoire?

D’ailleurs, qui plus est, pour filer la catastrophe, on n’en peut plus justement que les américains tendent à fusionner théocratisme et patriotisme. Ils ont Dieu de leur bord, comme le disais autrefois Bob Dylan. La question devrait donc être: les américains sont-ils prêts pour un nouveau regard critique face au patriotisme? Les américains sont-ils prêts pour (et conséquemment méritent-ils enfin) une vision sociopolitique du monde qui remplace la docilité cocardière vidée de son idéal par une analyse relativiste et lucide de la place de l’Amérique dans le monde? Les américains sont-ils capables d’accéder à la distinction entre patriotisme et impérialisme que cherche à insuffler la réflexion politique actuelle dans leur conscience? La caricature patriotarde et la hideur de ses marionnettistes accède-t-elle enfin à la conscience des américains de par le nouvel ordre du monde? Sont-ils mûrs pour ce rendez-vous autocritique auquel les aurait par exemple convié le Barack Obama de 2008 (similaire mutadis mutandis à celui auquel Gorbachev avait convoqué les soviétiques circa 1985-1990) s’il n’avait pas, lui aussi, fini par flancher sur sa droite et bel et bien se pendre avec le ruban jaune? Le New Deal patriotique du ci devant monde multilatéral est-il en selle? Au matin d’un éventuel second mandat, Obama, désormais hautement plastronneur et soporifique, est-il encore assez visionnaire pour réformer le patriotisme américain et leur faire piger qu’aimer son pays c’est voir au bien être de ses citoyens, pas à la promotion de ses détrousseurs meurtriers enveloppés dans le fanion et enrobés dans la tartuffade patriote de droit divin? Tous les indicateurs le montrent: l’Amérique est un empire en déclin. Et, personnellement, Je suis 100% pour ce « déclin ». Londres est une ville bien plus agréable depuis qu’elle n’est plus la capitale d’un empire. Le déclin de l’empire ce n’est pas le déclin de l’Amérique, seulement d’une meute d’oligarches qui se sert de la société civile comme d’un paravent en dilapidant les ressources dans des guerres pharaoniques et ineptes. Quand l’empire est devenu nuisible pour tous, incluant les impériaux, c’est qu’il est plus que temps que tout ça vire de bord.

La théocratie implicite américaine, ça suffit. Ça va faire. Ça ira. Basta. Y en a marre. Écoeurement. Saturation. Surdose. Dans une république laïque, les décisions politiques des dirigeants sont indépendantes et séparées de leurs représentations religieuses privées. Quand Léonid Brejnev consultait des astrologues, tout le monde se payait sa poire et à raison. J’en pense autant de nos dirigeants qui niaisent à la messe, à la mosquée, à la synagogue, au temple, quel qu’il soit. Je n’ai absolument aucun respect pour quoi que ce soit qui sorte de ce tonneau là et le fait que qui que ce soit, personnage public ou personne privée, doive laisser chuinter sa religion, notamment en bénifiant/sanctifiant les troupes impériales comme on présente patte blanche, me parait aussi fallacieux et hors sujet que s’il devait déclarer la marque de sauce tomate qu’il met sur ses nouilles les soirs pluvieux. Cessez de nous cacasser de nous aimer les uns les autres au premier coup fourré sociétal faussement fatal, de prier niaiseusement pour les enfants cinéphiles d’Aurora (Colorado), et mettez vous au plus vite à mettre les flingues à la casse une bonne fois, bondance de la vie.

Guerre, inflation et paupérisation: Vers un féodalisme 2.0?

L'inflation participe-t-elle à une logique de domination via la paupérisation de la classe moyenne? C'est l'avis de certains analystes qui anticipent la venue d'un féodalisme 2.0.

The post Guerre, inflation et paupérisation: Vers un féodalisme 2.0? first appeared on Ze Rhubarbe Blog.

Imbécilisation de l’espèce, le passage à l’Idiocène

Par : Volti
Auteur(s) Teresita Dussart, pour FranceSoir CHRONIQUE – Entre toutes les menaces existentielles, il en est une absente de tous les agendas. Et pourtant elle détermine le futur de notre espèce. Il s’agit du déclin global du coefficient intellectuel (QI). De lui dépend le devenir de la science, de la culture, de la capacité à comprendre le monde. Le consensus sur […]

Psychanalyse, marxisme, écologisme, darwinisme, même combat satanique ?

Il ne s’agit pas ici de contester tous les apports de la psychologie et de la psychanalyse. L’idée fondamentale de Freud selon laquelle les événements de la tendre enfance contribueront à former ultérieurement la personnalité d’un individu une fois adulte, sinon globalement juste, contient au moins des éléments de vérité. En outre, l’idée thérapeutique basique qui consiste à soulager un […]

Mali : Quels sont les enjeux stratégiques des sanctions ?

1. Le contexte malien et les sanctions du sommet extraordinaire de la conférence des chefs d’État de la CEDEAO du 9 janvier 2022. 1.1. Les Assises Nationales de Refondations (ANR) Suite au coup d’État du 24 mai 2021, les autorités de transitions maliennes menées par le Président Assimi Goïta ont fait part de leurs volontés d’inclure toutes les parties prenantes et la population civile dans […]

S’informer pour réagir et agir.

Par : alaseb
Bonjour a tous Je m’appelle Alain, j’ai 61 ans et j’habite sur Bordeaux. Pas content avec le Scandale Sanitaire du Siècle, le SSS : Covid-19 et vaccination et pas content aussi avec le plan : Great Reset/objectif 2030, je me suis levé il y a quelques mois pour dénoncer ce complot contre les peuples de la terre. J’écris des articles pour éveiller […]

Culture : Leçons de français

Par : Volti
La langue française est très difficile, il n’y a donc aucune honte à ne pas la maîtriser complètement. Je vous propose deux vidéos pour tester votre niveau. Soyez honnête et ne trichez pas, ça ne sert à rien. J’espère que vous aimerez ce moment de culture, comptez vos bonnes réponses. Bon test ! Source Parlez-vous FRENCH : Cours de français […]
❌