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Aujourd’hui — 1 octobre 2022Vos flux RSS

Qui profite du terrorisme des pipelines ?

par Pepe Escobar. Les discussions secrètes entre la Russie et l'Allemagne pour résoudre leurs problèmes de Nord Stream 1 et 2 devaient être évitées à tout prix. La guerre des couloirs économiques est entrée dans un territoire incandescent et inexploré : Le terrorisme des pipelines. La guerre, menée par les straussiens installés dans l'État profond - néocons et néolibéraux - ne s'arrêtera pas. C'est une guerre contre la Russie, la Chine, l'Allemagne et d'autres puissances eurasiennes. L'Allemagne vient d'être abattue. La Chine observe actuellement, attentivement. Et la Russie - nucléaire et hypersonique - ne se laissera pas intimider.

La longue habitude des puissances impériales de se porter « garantes » de ce qu’elles vont détruire

par Hassan Hamadé. Aujourd’hui Kiev accuse la Russie de trahison, ce que les faits infirment. Au contraire, ce sont le Royaume-Uni et les États-Unis qui, renouant avec une vieille habitude impériale, ont organisé la guerre actuelle afin de précipiter non seulement la Russie, mais aussi l’Allemagne, dans un conflit destructeur.

L’endommagement sans précédent des deux gazoducs Nord Stream et Nord Stream 2 est un acte de guerre contre l’Europe

par Daniele Dell'orco. Au moment où ils en auraient le plus besoin, les citoyens européens voient la ressource vitale, dont ils ne disposent hélas pas eux-mêmes, partir en fumée dans une de leurs propres mers intérieures, car elle se déverse hors des infrastructures que leurs gouvernements ont contribué à construire.

La Russie dispose de données sur l’implication occidentale dans le sabotage des Nord Stream

Au lendemain du lancement d’une enquête pour « acte de terrorisme » sur les explosions des Nord Stream, la Russie a déclaré disposer de données sur l’implication occidentale dans l’incident. « Nous disposons déjà de certains dossiers pointant une piste occidentale [dans les explosions] », a fait savoir auprès des journalistes le directeur du Service des renseignements extérieurs Sergueï Narychkine. « À mon avis, l’Occident fait tout pour cacher les véritables organisateurs et auteurs de cet acte terroriste international ».

Discours intégral de Vladimir Poutine

« Aujourd’hui, nous nous battons pour que personne ne pense jamais que la Russie, notre peuple, notre langue, notre culture, puissent être pris et effacés de l’histoire. Aujourd’hui, nous avons besoin d’une consolidation de toute la société, et seules la souveraineté, la liberté, la créativité et la justice peuvent constituer la base de cette unité. Nos valeurs sont l’humanité, la miséricorde et la compassion ».

Vladimir Poutine au Kremlin : Conférence de presse de 2014

« Si nous partons du fait qu’à peu près 25% de nos problèmes économiques actuels sont causés par les sanctions occidentales, nous devons comprendre cela et décider si nous voulons nous maintenir et combattre, et se faisant nous améliorons notre structure économique en utilisant les sanctions comme tremplin »

Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs)

par Vladimir Tchernine. « Sauver l’Ukraine aurait uniquement pu être possible si le peuple n’avait pas vendu son pays pour des biscuits, de l’argent, des coussins et des couvertures. S’il n’avait pas accepté les carottes de l’Amérique ».

Nord Stream, Ukraine, Brésil

Nous nous sommes trompés d’ennemi. L’ennemi de la France et de l’UE, ce n’est pas la Russie. Elle ne demandait qu’à continuer à travailler en bonne entente. L’ennemi, ce sont les États-Unis, qui sont dans le pur rapport de forces.

Base russe au Soudan : L’ambassadeur US menace Khartoum de « conséquences »

L’ambassadeur des États-Unis a déclaré que le déploiement envisagé d’une base militaire russe dans le pays isolerait le Soudan de la communauté internationale. « Tous les pays ont le droit souverain de décider avec quels autres pays coopérer, mais ces choix ont bien sûr des conséquences », a indiqué M.Godfrey.

Les licornes sont réelles

par Batiushka. Un froid automnal s’abat sur tous les pays d’Europe, mais de manière différente dans chaque pays. Ce ne sont pas seulement des foyers, mais des usines entières qui sont menacées de fermeture imminente dans les industries à forte consommation d’énergie. Il en résultera un chômage de masse. Par « massif », j’entends 20% et plus.

Ukraine. Quatre oblasts rejoignent la Russie

Par : Wayan

Par Moon of Alabama – Le 30 septembre 2022

En 1922, Vladimir Ilitch Lénine, chef de l’Union révolutionnaire des républiques socialistes soviétiques, a décidé que plusieurs régions qui, pendant des siècles, avaient été russes et soumises à la domination russe, seraient placées, pour des raisons inconnues, sous l’administration de la République socialiste soviétique d’Ukraine. En 1954, une décision similaire a été prise à l’égard de la république autonome de Crimée.

La désintégration soudaine de l’Union Soviétique, en 1991, a entraîné des phases de désordre dans les républiques nouvellement créées. Les personnes d’origine russe se sont soudainement retrouvées sur un territoire qui n’était plus dirigé par Moscou. Dans plusieurs de ces nouveaux pays, les majorités ethniques non russes ont commencé à contraindre les minorités russes. Les pays baltes d’aujourd’hui, l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie, en sont, à des degrés divers, de parfaits exemples.

Avant 1991, l’Ukraine n’avait jamais existé en tant qu’État ou entité indépendante. Les premières tribus cosaques, dans les parties jaune et verte de la carte, avaient demandé la protection de la Russie contre les attaques venant de Pologne, de Lituanie et d’autres voisins. Dans cette nouvelle Ukraine, les Russes ethniques représentaient près de la moitié de la population et les partis qu’ils soutenaient sont parvenus à remporter plusieurs élections nationales. De grandes différences de vote étaient visibles le long des lignes régionales/ethniques. Le pays entretenait de fortes relations économiques avec la Russie. Son industrie dépendait du gaz russe et la quasi-totalité de ses exportations de machines et d’acier étaient destinées à la Russie.

Les États-Unis n’ont pas aimé cela. Ils voulaient contrôler l’Ukraine pour pouvoir faire pression sur la Russie. Ils ont organisé à deux reprises, en 2004 et en 2014, des « révolutions de couleur » pour renverser les gouvernements ukrainiens élus qui, pour des raisons essentiellement économiques, avaient tendance à favoriser les relations avec la Russie.

La révolution de couleur de 2014 a été exceptionnellement brutale. Les États-Unis avaient organisé des groupes d’extrême droite pour prendre la tête des protestations violentes. (Ces mêmes groupes étaient au début des années 1940 alliés aux nazis allemands et, entre 1948 et 1952, menaient une guérilla dirigée par la CIA contre l’Union soviétique). Les combats de rue se sont terminés par un changement anticonstitutionnel du gouvernement de l’Ukraine.

La première loi mise en œuvre par le nouveau gouvernement issu du coup d’État a consisté à rejeter le russe comme l’une des langues officielles de l’Ukraine. Pour environ 50 % des Ukrainiens, le russe est leur langue de tous les jours. L’ukrainien lui-même est un dialecte russe. Près de 100 % des Ukrainiens comprennent le russe.

Les personnes d’origine russe en Ukraine craignaient d’être discriminées. La Crimée, qui en 1991 avait voté et déclaré son indépendance avant que l’Ukraine ne le fasse, a voté, sous protection russe, pour rejoindre la Russie. Moscou a accepté ce changement.

Les habitants d’autres anciennes régions russes de l’Ukraine ont protesté et certains, à l’est, ont pris les armes. Ils ont vaincu à deux reprises l’armée ukrainienne et les formations de volontaires envoyées contre eux. Les accords de Minsk I et II qui ont suivi exigeaient de l’Ukraine qu’elle accorde à ces oblasts du Donbass une autonomie significative. Le Conseil de sécurité des Nations unies a reconnu et soutenu ces accords. Mais toute tentative de les mettre en œuvre a été sabotée par les États-Unis via les mouvements armés de droite qui contrôlaient le gouvernement de Kiev.

Pendant huit longues années, les habitants des républiques populaires de Donetsk et de Louhansk ont défendu leurs frontières contre les tentatives constantes de l’Ukraine de résoudre le conflit par la violence. Alors que les habitants de ces républiques avaient voté pour leur indépendance et leur rattachement à la Russie, le Kremlin ne voulait pas l’accepter. Il voulait que ces républiques restent au sein de l’Ukraine et insistait sur l’application des accords de Minsk.

En 2015, les États-Unis et l’OTAN ont commencé à bâtir une nouvelle armée ukrainienne. Ils ont réussi. En 2021, elle était plus grande que la plupart des armées des pays de l’OTAN. Des plans ont été élaborés pour envahir les républiques du Donbass. En 2021, la Russie se rendit compte qu’une première tentative allait bientôt avoir lieu. Elle a lancé de grandes manœuvres de sa propre armée près de sa frontière occidentale pour dissuader de telles tentatives. La situation s’est stabilisée.

Toute tentative de l’Ukraine de submerger le Donbass, et les programmes probables qui s’ensuivraient, auraient créé une situation dans laquelle le gouvernement russe aurait été poussé très fort par son propre peuple à intervenir. Les Russes considèrent les habitants de ces régions comme faisant partie de leur propre peuple.

Lorsque le Kremlin a appris les nouveaux plans d’attaque des républiques du Donbass en 2022, il a pris position. Il a envoyé des quasi ultimatums aux États-Unis et à l’OTAN et a demandé des accords de sécurité qui refuseraient à l’Ukraine l’adhésion à l’OTAN. Les ultimatums ont été rejetés. Les États-Unis voulaient la guerre en Ukraine pour a). « affaiblir » la Russie et b). exercer un contrôle plus fort sur leurs « alliés » européens et leurs concurrents économiques.

Le 17 février, l’armée ukrainienne lançait les premiers tirs d’artillerie en vue d’une attaque généralisée contre les républiques du Donbass. Au cours des jours suivants, les bombardements sont passés d’une quarantaine d’explosions d’artillerie à plus de 2 000 par jour. La Russie se devait d’agir. Le 22 février, elle reconnaît l’indépendance des républiques du Donbass et signe des accords de défense avec elles. Le 24 février, elle envoie ses troupes pour vaincre l’armée ukrainienne et rendre impossible toute attaque future sur le Donbass.

Depuis lors, la Russie et ses forces locales alliées ont pris le contrôle de l’ensemble de l’oblast de Louhansk, de 60 % de l’oblast de Donetsk et de la plupart des oblasts du sud de Kherson et de Zaparozhia. Mais la Russie a également pris conscience que les forces très limitées qu’elle avait envoyées étaient incapables de remplir son objectif de désarmer l’Ukraine. L’appel et l’utilisation de réservistes nécessitaient un changement juridique. Les responsables locaux des oblasts contrôlés par la Russie ont donc organisé des référendums pour que la population décide si elle voulait devenir indépendante de l’Ukraine et rejoindre ensuite la Russie. De larges majorités ont voté pour ces propositions.

Michael Tracey @mtracey – 11:13 UTC – 30 sept. 2022

Un résident ukrainien originaire de Luhansk déclare à la BBC : « pour être honnête, pour moi, il semble que plus de la moitié de la population » de sa ville natale soutient l’annexion par la Russie.

Aujourd’hui, le président de la Fédération de Russie a signé des accords avec les républiques pour qu’elles fassent partie de la Russie.

Toute tentative d’attaque contre elles est désormais une attaque contre la Russie. Elles sont sous la protection totale de la Fédération de Russie, de son armée et de celle de ses alliés.

Si l’Ukraine poursuit la guerre, cela signifiera la défaite assurée de son armée et un nouveau démembrement, car de nouvelles régions rejoindront la Russie et la Pologne, la Hongrie et la Roumanie tenteront de prendre les régions d’Ukraine qu’elles contrôlaient auparavant.

La propagande « occidentale » qualifie les votes en faveur de l’adhésion à la Russie de « simulacre » et le processus d' »annexion« . Mais les votes étaient bien réels. Les résultats très élevés en faveur de l’adhésion à la Russie sont compréhensibles : l’Ukraine avait déjà rejeté ces personnes et ceux qui s’opposent à la Russie ont quitté ces régions depuis longtemps.

La Charte des Nations unies reconnaît le droit à l’autodétermination. Les États-Unis eux-mêmes usent et abusent de ce droit chaque fois que cela est en faveur de leurs objectifs politiques :

Dans son discours à l’ONU, Biden a insisté sur le fait que, même si le vote n’avait pas été truqué et n’était pas un simulacre, il ne serait jamais reconnu parce qu’il constitue « une violation extrêmement importante de la charte de l’ONU« . La fluidité de cette affirmation, qui dépend des intérêts de la politique étrangère américaine, est mise en évidence par l’insistance quasi simultanée de Biden, trois jours plus tôt, sur le fait que « Taïwan se prononce sur son indépendance. … c’est leur décision« . Cela ne viole pas la charte des Nations unies si c’est contre la Chine ; cela viole la charte des Nations unies si c’est pour la Russie. En outre, les États-Unis reconnaissent officiellement d’autres annexions, la plus récente étant l’annexion marocaine du Sahara occidental.

Mais l’hypocrisie qui fait le plus enrager la Russie concerne le Kosovo. En 2008, lorsque le Kosovo a déclaré unilatéralement son indépendance de la Serbie sans même le prétexte d’organiser un référendum, les États-Unis ont immédiatement reconnu cette déclaration malgré les résolutions répétées des Nations unies qui défendaient l’intégrité territoriale de la Yougoslavie. Sakwa souligne également que les États-Unis ont approuvé « l’infâme avis consultatif de la Cour internationale de justice … selon lequel la déclaration d’indépendance du Kosovo ne violait pas le droit international général« . »

AP rapporte la cérémonie d’aujourd’hui :

Le président russe Vladimir Poutine a signé vendredi les traités d’annexion de certaines parties de l’Ukraine au mépris du droit international, jurant de protéger les régions nouvellement incorporées par « tous les moyens disponibles » dans une nouvelle escalade depuis l’invasion du pays, il y a sept mois.

Le président ukrainien, Volodymyr Zelenskyy, a répondu que son pays présentait une demande « accélérée » d’adhésion à l’alliance militaire de l’OTAN.

Poutine a exhorté l’Ukraine à s’asseoir pour des pourparlers de paix, mais il a immédiatement insisté sur le fait qu’il ne discuterait pas de la restitution des régions occupées, ce qui le maintient sur une trajectoire de collision avec le gouvernement ukrainien et ses soutiens occidentaux qui ont rejeté son accaparement de terres.

Lors d’une cérémonie organisée au Kremlin, dans la salle ornée de Saint-Georges, pour annoncer l’annexion des parties occupées de l’Ukraine, Poutine a accusé l’Occident d’alimenter les hostilités dans le cadre d’un plan visant, selon lui, à faire de la Russie une « colonie » et une « foule d’esclaves« . Le durcissement de sa position, dans le conflit qui a tué et blessé des dizaines de milliers de personnes, a encore accru les tensions, déjà à des niveaux jamais atteints depuis la guerre froide.

La cérémonie du Kremlin s’est déroulée trois jours après l’achèvement, dans les régions occupées, des « référendums » sur l’adhésion à la Russie orchestrés par Moscou. Ces référendums ont été rejetés par Kiev et l’Occident, qui y ont vu une prise de possession éhontée de terres sous la menace des armes et fondée sur des mensonges.

Mais Poutine, dans un discours enflammé lors de la cérémonie, a insisté pour que l’Ukraine traite les votes gérés par le Kremlin « avec respect« .

Après la cérémonie de signature des traités d’adhésion à la Russie, les dirigeants des régions occupées, installés à Moscou, se sont réunis autour de Poutine et se sont tous donné la main, avant de se joindre aux chants de « Russie ! Russie ! » avec le public.

Poutine s’en est également pris à l’Occident, accusant les États-Unis et leurs alliés de chercher à détruire la Russie. Il a déclaré que l’Occident agissait « comme un parasite » et utilisait sa puissance financière et technologique « pour voler le monde entier« .

Il a dépeint la Russie comme étant en mission historique pour récupérer son statut de grande puissance post-soviétique et contrer la domination occidentale qui, selon lui, s’effondre.

« L’histoire nous a appelés sur un champ de bataille pour nous battre pour notre peuple, pour la grande Russie historique, pour les générations futures« , a-t-il déclaré.

Je n’ai pas encore entendu parler de nouveaux plans russes pour la guerre. Mais je m’attends à ce que la réaction de la Russie aux attaques ukrainiennes, ainsi qu’au soutien que leur apporte l’OTAN, devienne bientôt beaucoup plus sévère. Auparavant, Poutine avait déclaré à propos de la guerre « nous ne l’avons même pas encore commencé« .

Je conseille à tout le monde de prendre cette remarque au sérieux.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

RÉFÉRENDUMS D’ADHÉSION À LA RUSSIE : LE DISCOURS IMPORTANT DE POUTINE AU KREMLIN

Par : Volti
L’annexion est un terme péjoratif délibérément choisi par l’occident pour faire référence à l’Anschluss de l’Autriche et des Sudètes par les Nazis. Ici, c’est de réintégration qu’il s’agit . (Commentaire) Source EVENT2BABI NEWS VLADIMIR POUTINE VIENT DE DÉBUTER SON DISCOURS SUR L’ANNEXION DES TERRITOIRES UKRAINIENS. « LES GENS ONT FAIT CE CHOIX ET CE CHOIX EST SANS ÉQUIVOQUE. » LE […]
Hier — 30 septembre 2022Vos flux RSS

30 septembre, ultimatum à l’Ukraine : Évacuez les territoires russes

par Boris Karpov. Dans un premier temps il faut s’attendre à un ultimatum donné à l’Ukraine pour se retirer des (nouveaux) territoires Russes. Vladimir Poutine n’est pas naïf, cet ultimatum ne sera pas suivi par l’Ukraine, il y aura donc un durcissement du conflit qui pourrait se transformer en guerre ouverte. Frappes massives sur les centres de commandement ukrainiens avec des armes nouvelles, et si l’OTAN intervient, frappes contre les centres de commandement dans les pays de l’OTAN. Si ceci se réalise l’intérêt de la Russie n’est pas de soutenir une longue guerre contre l’OTAN, elle frappera donc très fort d’entrée.

Le câble électrique suédois passant près de SP-1 s’est avéré être « prudemment » hors tension avant l’explosion sur le gazoduc

Au moment de l'explosion sur les gazoducs, le câble sous-marin était hors tension. À Stockholm, ils expliquent que le câble électrique n'était pas sous tension au moment de l'explosion à SP-1 et SP-2 par le fait que « pour le moment il n'y avait pas besoin d'exporter de l'électricité ».

Omerta dans la guerre des gangsters

par Diana Johnstone. Les guerres impérialistes sont menées pour conquérir des terres, des peuples, des territoires. Les guerres de gangsters sont menées pour éliminer les concurrents. Dans les guerres de gangsters, on lance un avertissement obscur, puis on casse les vitres ou on brûle l’endroit. Par une étrange coïncidence, il se trouve que Joe Biden ressemble à un chef de la mafia, qu’il parle comme un chef de la mafia et qu’il arbore un demi-sourire de travers comme un chef de la mafia.

Gazoducs : L’Occident et les droits de l’Homme-grenouille

par Régis de Castelnau. Si l’on comprend bien, il s’est trouvé un État pour monter une opération sophistiquée nécessitant précisément des moyens étatiques. Opération sophistiquée, qui va probablement rendre inopérant deux installations décisives pour l’avenir énergétique et industriel de l’Allemagne. Cette dernière ne devrait pas s’y tromper, c’est bien une agression majeure contre elle-même et sa population. L’absence de réaction à la hauteur de l’événement de la part de l’actuelle direction du pays et de ce point de vue assez stupéfiante. Et témoigne du niveau consternant des équipes gouvernementales composées de sociaux-démocrates pusillanimes et d’écologistes aussi incompétents qu’atlantistes furieux.

L’heure est grave !

par Oncle Fernand. J’ai très peur que ce fada d’estafette US, qui hait la France et les Français, nous entraine dans une guerre contre la Russie perdue d’avance, une guerre sans aucun intérêt stratégique, politique, ni économique pour nous ; alors que lui et tous ses médiocres sbires se barreront direction New-York à la minute près d'une déclaration de guerre.

Jacques Baud : Point sur la situation ukrainienne

Jacques Baud est auteur de « Opération Z » aux éditions Max Milo, ancien colonel du renseignement stratégique suisse, partie prenante des négociations lors de la chute de l’URSS, commente l’évolution de la situation en Ukraine.

Étouffer le bruit au sujet de l’Ukraine

par Dmitry Orlov. Étant donné la configuration actuelle du front de bataille, qui comprend une emprise sur la région de Kharkiv, l’ensemble de Lougansk, la plus grande partie de Donetsk, de Zaporijia et de Kherson, leur mission pourrait inclure l’expulsion des forces ukrainiennes du reste des régions de Donetsk et de Kherson et peut-être la mise en place et le maintien d’une zone tampon.

Hongrie démocratique : Les citoyens peuvent voter sur les sanctions contre la Russie

« Les sanctions n'ont pas été décidées de manière démocratique, ce sont les bureaucrates de Bruxelles et les élites européennes qui en ont décidé », a déclaré M. Orbán. « Bien que les citoyens européens en paient le prix, on ne leur a pas demandé leur avis ».

Face aux mensonges politico-médiatiques, ne vous trompez pas de combat

par Daniel Vanhove. Il faut toujours écouter attentivement les déclarations officielles reprises en boucle par les journaleux et « experts » en tous genres des merdias de service, afin de prendre sys-té-ma-ti-que-ment le chemin inverse de ce qu’ils annoncent.

C’est à l’Europe, plus qu’à Poutine, d’endosser la responsabilité de la crise énergétique

par Jonathan Cook. L’Occident ne cesse d’intensifier la rhétorique. Poutine est accusé d’employer contre l’Europe un mélange de chantage et de terreur économique. Ses agissements sont censés prouver une fois de plus qu’il est un monstre avec lequel on ne peut pas négocier et une menace pour la paix mondiale.

Sabotage des gazoducs Nord Stream : Un acte de guerre contre les intérêts énergétiques des Européens

Le projet mondialiste est d’atteler l’Europe au GNL américain hors de prix (voire à lancer l’exploitation du gaz de schiste en Europe), puis à construire des éoliennes partout pour produire de l’hydrogène permettant de « stocker » de l’électricité (cependant en quantité insuffisante pour tous les besoins des Européens), tout en détruisant définitivement l’industrie européenne qui fait concurrence aux oligarques américains.

Acte de guerre des États-Unis contre l’Union européenne : Le président Biden a-t-il ordonné l’attaque terroriste contre Nord Stream ?

par Prof Michel Chossudovsky. Selon la présidente de la Commission européenne Ursula Von der Leyen, « les fuites » dans la mer Baltique sont dues à un « sabotage » : « Toute perturbation délibérée d’une infrastructure énergétique européenne active est inacceptable et entraînera la réaction la plus forte possible », a-t-elle averti, et elle a demandé que soit menée une enquête pour faire toute la lumière sur « les événements et leur raison ».

Grèce : L’hybridation finale

par Panagiotis Grigoriou. Mitsotákis déclare « que nous menons une guerre contre la Russie » ; sauf que majoritairement les Grecs rejettent cette position tandis que le Parlement, ou ce qui s’y colle de la sorte à travers la mascarade représentative d’Athènes, n’ose toujours pas déclarer... la guerre à Moscou.
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La mise au pas de l’Allemagne au lendemain des manifestations populaires pour la réouverture de NS2. Un terrible avertissement à Scholz-le-tiède

Cela n’arrive pas par hasard ou par destin. L’axe anglo-américain est le seul parti à bénéficier des récents événements. « Les États-Unis auraient averti l’Allemagne du sabotage du système Nord Stream ». Il est facile de prévoir de tels événements lorsque c’est vous qui avez l’intention de les provoquer.

L’Allemagne et l’UE ont reçu une déclaration de guerre

par Pepe Escobar. Le sabotage des gazoducs Nord Stream a propulsé de manière inquiétante le « capitalisme du désastre » à un tout nouveau niveau toxique. Il est désormais évident que les gants de velours impériaux sont retirés en ce qui concerne les vassaux. Indépendance de l'UE : verboten. Coopération avec la Chine : verboten. Connectivité commerciale indépendante avec l'Asie : verboten. La seule place pour l'UE est d'être économiquement assujettie aux États-Unis : un remix sordide des années 1945-1955. Avec une tournure néolibérale perverse : nous posséderons votre capacité industrielle, et vous n'aurez rien.

Le gouvernement US ordonne à ses ressortissants de quitter immédiatement la Russie

L’ambassade des États-Unis à Moscou a envoyé un message à chaque citoyen US présent en Russie lui demandant de quitter immédiatement le pays. Les services secrets US viennent de détruire les gazoducs russo-allemands Nord Stream et Nord Stream 2 en mer Baltique ce qui constitue un acte de guerre.

Plusieurs navires de l’US Navy étaient près des lieux des attentats

Grâce aux sites Internet qui tracent 24/24 les mouvements de tous les navires, on découvre que plusieurs bâtiments de la flotte étaient présents sur zone depuis plusieurs jours. Ils viennent de plier bagage !

L’histoire nous apprend que les Américains, sous Reagan, ont déjà saboté les gazoducs

Jacques Baud nous apprend que le président Reagan avait signé un décret qui autorisait le sabotage des gazoducs entre la Russie et l’Europe. Si on prend en compte les menaces de Joe Biden concernant le gazoduc Nord Stream 2, on comprend rapidement qui est derrière les 2 explosions de ces derniers jours. D’ailleurs, accuser les Russes des fuites dans ce gazoduc majeur qui va plonger l’Europe dans le froid hivernal relève de la bêtise crasse car ils possèdent le robinet et pourraient fermer ce dernier sans aucune difficulté en faisant du chantage énergétique à l’Europe.

Le doute n’est plus permis : Les gazoducs de Nord Stream ont été sabotés

Un jour après la destruction des deux tronçons du gazoduc Nord Stream en mer Baltique, le gouvernement fédéral allemand pense lui aussi qu'il s'agit d'un attentat. Le ministre allemand de l'Économie, M. Habeck (Verts), a déclaré mardi lors d'un événement organisé par les principales associations économiques que l'on sait désormais avec certitude que les dommages causés au pipeline « ne sont pas dus à des incidents ou événements naturels ou à la fatigue des matériaux, mais qu'il y a vraiment eu des attaques contre l'infrastructure ».

Détruire le gazoduc Nord Stream et « Fuck the EU ! »

par Dimitris Konstantakopoulos. Ce que le sabotage des deux pipelines accomplit, c'est qu'il prive d'une part la Russie de son « arme » et que, d'autre part, il lie l'Allemagne et, d'une manière plus générale, l'Europe, à la politique belliciste de l'OTAN qui continue son action contre la Russie. Cela prouve ainsi, une fois de plus, que nous n'avons pas seulement affaire à une guerre contre la Russie, mais, aussi, à une guerre indirecte contre l'Europe lancée par « l'Empire ».

Stratpol : Réunification, Nord stream 1&2, mobilisation

par Xavier Moreau. Carte des opérations militaires, attentats contre Nord stream, mobilisation, risque nucléaire ? Mission d'observation

Le « changement de donne » en Ukraine : Un conflit majeur est-il inévitable ?

par Alastair Crooke. Comment l'Occident va-t-il réagir ? En affichant publiquement sa « fureur », c'est certain ; pourtant, malgré le battage médiatique, certaines réalités fondamentales devront être abordées : L'Ukraine, avec ses forces sévèrement érodées, a-t-elle les moyens de poursuivre cette guerre après la perte de tant d'hommes ?

« Coup d’état » contre Xi Jinping ?

Tout d’abord, quelles rumeurs ? Les rumeurs chinoises sont devenues incontrôlables au cours des dernières 48 heures. Pour ceux qui n’ont pas entendu les rumeurs, Xi aurait été destitué par un coup d’État avant le Congrès du Parti d’octobre.   Le 24 septembre, Xi Jinping était devenu l’un des principaux sujets d’actualité sur Twitter. Son nom est apparu plus de […]

Le voile se lève… tout doucement

L'intégration de la région de Zaporijia de sa centrale et de ses stocks d'uranium et de plutonium à la Fédération de Russie met un terme à l'aventure et enterre ses deux projets fous visant à étrangler la Russie et à étendre la menace nucléaire.

Les raisons du « oui » des Ukrainiens d’origine non russe

Par : xelnaga
par Xelnaga. Ça aura été un « oui » fortement majoritaire pour l'incorporation à la Russie de la part de certaines régions qui pourtant n'étaient pas majoritairement russo-parlantes et/ou pro-russes avant 2022, comme l'attestent les résultats des dernières législatives à Kharkiv et à Kherson.

Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs)

par Vladimir Tchernine. « Il y a eu deux éclairs. J’ai regardé dehors, le bâtiment avait été détruit. C’est de la barbarie, du fascisme. Et s’il y avait des gens ici ? »

La Russie augmente ses livraisons de céréales en Afrique et au Moyen-Orient

« Je voudrais souligner qu’en dépit d’un certain ralentissement du commerce extérieur engendré par la pression des sanctions, nous augmentons les livraisons de céréales au Moyen-Orient et en Afrique », a indiqué Patrouchev.

Poutine déclarera-t-il la guerre à l’Ukraine le 30 septembre 2022 ?

Par : Volti
Tout risque d’aller très vite et, ce ne sont pas les déclarations de notre va-t-en guerre national Macron au conseil de sécurité de l’ONU qui vont apaiser les tensions. Voici comment risque de se passer la suite selon les russes. Merci Thierry65 Par Sergey Marzhetsky pour TOPCOR Sept mois après le début d’une opération militaire spéciale pour démilitariser et dénazifier […]

Les guerres américaines deviennent un sujet de discorde

Par : Zineb

Avant que Poutine ne relâche la pression sur les nations de l’UE, il est encore probable qu’il insiste pour que l’influence américaine cesse en Europe occidentale.


Par Alastair Crooke – Le 30 août 2022 – Source Strategic Culture

Nous sommes au mois d’août, le jour de l’indépendance de l’Ukraine et l’anniversaire, également, du désastreux retrait de Biden de Kaboul. Washington ne sait que trop bien que ces images douloureuses (des Afghans s’accrochant au train d’atterrissage d’avions Hercules) sont sur le point d’être rejouées, à l’approche des élections de novembre.

Car les événements en Ukraine se présentent mal pour Washington alors que le rouleau compresseur lent et calibré des tirs d’artillerie russes déchiquette l’armée ukrainienne. L’Ukraine a été notablement incapable de renforcer les positions assiégées, ou de contre-attaquer [article de fin Août, NdSF] et de tenir les territoires reconquis. L’Ukraine a utilisé des HIMARS, de l’artillerie et des drones pour frapper certains dépôts de munitions russes, mais il s’agit pour l’instant d’incidents isolés, qui sont davantage des « jeux » médiatiques que des changements dans l’équilibre stratégique de la guerre.

Alors, changeons le « récit » : au cours de la semaine dernière, le Washington Post s’est employé à élaborer un nouveau récit. En gros, le changement est assez simple : les services de renseignement américains se sont peut-être trompés de manière désastreuse par le passé, mais ils ont « visé juste » cette fois-ci. Ils ont averti du projet d’invasion de Poutine. Ils connaissaient les plans détaillés des militaires russes.

Premier changement : l’équipe Biden a averti Zelensky plusieurs fois, mais il a obstinément refusé d’écouter. En conséquence, lorsque l’invasion a pris Zelensky par surprise, les Ukrainiens dans leur ensemble étaient désespérément mal préparés. Message : « C’est la faute de Zelensky » .

Ne parlons pas de l’omission flagrante, dans ce récit, des huit années de préparation par l’OTAN d’une méga attaque sur le Donbass, qui ne pouvait qu’entraîner une riposte russe. Pas besoin d’une boule de cristal pour le savoir. Les structures militaires russes se trouvaient depuis des mois à quelque 70 km de la frontière ukrainienne.

Deuxième changement : l’armée ukrainienne « prend un nouveau tournant » , grâce aux armes occidentales. Vraiment ? Message : aucune répétition de la débâcle de Kaboul, d’un effondrement à Kiev ne peuvent être tolérés avant les élections de mi-mandat. Donc, répétez après moi : « L’Ukraine prend un nouveau tournant » ; tenez bon, gardez le cap.

Troisième changement (d’après un éditorial du Financial Times) : l’économie de la Russie s’est avérée plus solide que prévu, mais les sanctions économiques « n’ont jamais été susceptibles de faire s’effondrer son économie » . En fait, les responsables américains et les services de renseignement américains et britanniques avaient précisément prédit qu’un effondrement financier et institutionnel de la Russie, à la suite des sanctions, déclencherait des troubles économiques et politiques à Moscou d’une telle ampleur que l’emprise de Poutine sur le pouvoir pourrait se relâcher, et qu’un Moscou déchiré par la crise politique et financière serait incapable de poursuivre efficacement une guerre dans le Donbass – Kiev l’emporterait donc.

C’est cette « ligne » qui a persuadé la classe politique européenne de tout miser sur les sanctions. Le ministre français des finances, Bruno Le Maire, a déclaré « une guerre économique et financière totale » contre la Russie, afin de provoquer son effondrement.

Quatrième changement (encore le FT) : les Européens ne se sont pas suffisamment préparés à la hausse conséquente des prix de l’énergie. Ils doivent donc persévérer davantage dans la réduction des revenus de la Russie, en « poursuivant l’ajustement » à l’embargo pétrolier à venir. Message : L’UE a dû mal comprendre. Les sanctions n’ont « jamais été susceptibles » de faire s’effondrer l’économie russe. Ils n’ont pas non plus préparé les gens à la hausse des prix de l’énergie à long terme ; c’est leur faute.

Si ce changement de discours peut être compréhensible du point de vue des intérêts américains, il constitue une « douche froide » pour l’Europe.

Helen Thompson, professeur d’économie politique à l’université de Cambridge, écrit dans le FT :

En Europe, les gouvernements veulent alléger la pression qui pèse sur les ménages… [tout en laissant] la peur de l’hiver à venir faire baisser la demande. Fiscalement, cela signifie un financement public pour réduire la hausse des factures d’énergie … Ce qui n’est disponible nulle part, c’est un moyen rapide d’augmenter l’offre physique d’énergie [c’est nous qui soulignons].

 

Cette crise n’est pas une conséquence fortuite de la pandémie ou de la guerre brutale de la Russie contre l’Ukraine. Elle a des racines beaucoup plus profondes dans deux problèmes structurels. Premièrement, aussi désagréable que soit cette réalité pour des motifs climatiques et écologiques, la croissance économique mondiale nécessite toujours la production de combustibles fossiles. Sans davantage d’investissements et d’explorations, il est peu probable que l’offre soit suffisante à moyen terme pour répondre à la demande. La crise actuelle du gaz trouve son origine dans l’explosion de la consommation de gaz provoquée par la Chine en 2021. La demande a augmenté si rapidement que le gaz n’a pu être acheté qu’à des prix très élevés en Europe et en Asie.

 

Entre-temps, le répit dans la hausse des prix du pétrole cette année ne s’est matérialisé que lorsque les données économiques de la Chine n’étaient pas favorables. Selon l’Agence internationale de l’énergie, il est tout à fait possible que la production mondiale de pétrole soit insuffisante pour répondre à la demande dès l’année prochaine. Pendant une grande partie des années 2010, l’économie mondiale s’en est sortie grâce au boom du pétrole de schiste… Mais le schiste américain ne peut plus se développer au même rythme : la production américaine globale est encore inférieure de plus d’un million de barils par jour à ce qu’elle était en 2019. Même dans le Permien, la production quotidienne par puits est en baisse. Un plus grand nombre de forages offshore, du type de ceux ouverts dans le Golfe du Mexique et en Alaska par la loi sur la réduction de l’inflation, nécessitera des prix plus élevés, ou des investisseurs prêts à déverser des capitaux quelles que soient les perspectives de profit. Les meilleures perspectives géologiques pour un changement de jeu semblable à ce qui s’est passé dans les années 2010 résident dans l’énorme formation de pétrole de schiste de Bazhenov en Sibérie. Mais les sanctions occidentales signifient que la perspective que les majors pétrolières occidentales aident la Russie sur le plan technologique est une impasse géopolitique. Deuxièmement, il n’y a pas grand-chose à faire pour accélérer immédiatement la transition vers l’abandon des combustibles fossiles… Pour faire fonctionner les réseaux électriques sur la base de charges solaires et éoliennes, il faudra réaliser des percées technologiques en matière de stockage. Il est impossible de prévoir avec certitude quels progrès auront été réalisés dans 10 ans, et encore moins l’année prochaine.

Le message géostratégique qui en découle est clair comme de l’eau de roche : il s’agit d’un avertissement brutal selon lequel les intérêts de l’UE ne correspondent pas à ceux des États-Unis, déterminés à traverser les prochains mois jusqu’aux élections de mi-mandat, avec des sanctions renforcées imposées à la Russie par l’Europe (les « sanctions technologiques finiront par avoir raison de l’économie russe »), et avec l’Europe qui continue à « tenir bon » avec son soutien militaire et financier à Kiev.

Comme le fait remarquer le professeur Thomson, « une bonne compréhension des réalités géopolitiques est également essentielle…Les gouvernements occidentaux doivent soit s’exposer à une misère économique d’une ampleur qui mettrait à l’épreuve le tissu politique démocratique de n’importe quel pays, soit faire face au fait que l’approvisionnement énergétique limite les moyens de défense de l’Ukraine. » En d’autres termes, il s’agit soit de sauver la peau de la classe politique européenne en revenant au gaz russe bon marché, soit de rester aligné sur Washington et d’exposer ses électeurs à la misère – et ses dirigeants à un jugement politique qui se dessine déjà.

La Russie est donc en mesure de jouer ses « cartes maîtresses » : ainsi, tout comme les États-Unis ont joué à fond de leur domination militaire et du dollar dans les années qui ont suivi l’implosion de l’Union soviétique, afin d’attirer une grande partie du monde dans leur sphère fondée sur des règles, la Russie et la Chine offrent aujourd’hui au Sud global, à l’Afrique et à l’Asie une libération de ces « Règles » occidentales. Elles encouragent le « reste du monde » à affirmer son autonomie et son indépendance par le biais des BRICS et de la Communauté économique eurasienne.

La Russie, en partenariat avec la Chine, est en train d’établir des relations politiques étendues à travers l’Asie, l’Afrique et le Sud global, sur la base de son rôle dominant de fournisseur de combustibles fossiles et d’une grande partie de la nourriture et des matières premières du monde. Pour accroître encore son influence sur les sources d’énergie dont dépendent les belligérants occidentaux, la Russie est en train de mettre en place une « OPEP » du gaz avec l’Iran et le Qatar, et a également fait des ouvertures accueillantes à l’Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis pour qu’ils s’associent afin de renforcer le contrôle de toutes les matières premières énergétiques essentielles.

En outre, ces grands producteurs s’associent aux grands consommateurs d’énergie pour arracher les marchés des métaux précieux et des matières premières aux mains de Londres et des États-Unis, afin de mettre un terme à la manipulation occidentale des prix des matières premières, par le biais des marchés dérivés.

L’argument avancé par les responsables russes aux autres États est à la fois extrêmement séduisant et simple : l’Occident a tourné le dos aux combustibles fossiles et prévoit de les éliminer complètement, d’ici une dizaine d’années. Le message est le suivant : vous n’êtes pas obligés de vous joindre à cette « politique du sacrifice » masochiste. Vous pouvez avoir du pétrole et du gaz naturel et à un prix inférieur à celui que l’Europe doit payer, ce qui contribuera à l’avantage concurrentiel de vos industries.

Le « Golden Billion » a profité des avantages de la modernité, et maintenant ils veulent que vous renonciez à tout cela, et que vous exposiez vos électeurs aux difficultés extrêmes d’un programme vert radical. On peut toutefois soutenir que le monde des non-alignés a besoin au moins des bases de la modernité. Les rigueurs de l’idéologie verte occidentale ne peuvent cependant pas être imposées au reste du monde contre sa volonté.

Cet argument convaincant représente la voie à suivre par la Russie et la Chine pour faire basculer une grande partie du globe dans leur camp.

Certains États, tout en reconnaissant la nécessité de lutter contre le changement climatique, verront dans le régime ESG (Environnement, Social et Gouvernance) les prémices d’un nouveau colonialisme financier occidental, avec des financements et des crédits réservés à ceux qui se conforment pleinement au projet vert géré par l’Occident. En bref, ils soupçonnent un nouveau gâchis, qui enrichit principalement les intérêts financiers occidentaux.

La Russie dit simplement : « Cela ne devrait pas être comme ça » . Oui, le climat doit être pris en considération, mais les combustibles fossiles font l’objet d’un manque aigu d’investissements, en partie pour des raisons idéologiques vertes, plutôt que parce que ces ressources s’épuisent, à proprement parler. Et, aussi désagréable que cela puisse être pour certains, le fait est que la croissance économique mondiale nécessite toujours la production de combustibles fossiles. Sans davantage d’investissements et d’exploration, il est peu probable que l’offre soit suffisante à moyen terme pour répondre à la demande probable. Ce qui n’est disponible nulle part, c’est un moyen rapide d’augmenter l’offre d’énergie physique alternative.

Où en sommes-nous aujourd’hui ? La Russie a lancé une grande offensive en Ukraine. Et l’Europe espère peut-être pouvoir s’éclipser de son imbroglio ukrainien sans se faire remarquer, sans avoir l’air de rompre ouvertement avec Biden, alors que Kiev implose progressivement. Vous le voyez déjà. Combien de gros titres sur l’Ukraine en Europe ? Combien de nouvelles sur les réseaux ? « L’Europe peut se contenter de se taire et de se retirer de la débâcle » , suggère-t-on.

Mais c’est là que le bât blesse : avant de relâcher la pression sur les nations de l’UE, Poutine insistera probablement sur le retrait de l’influence américaine en Europe occidentale ou, à tout le moins, demandera que l’Europe commence à agir de manière totalement autonome dans son propre intérêt.

Il ne fait aucun doute que c’est ce que Poutine avait à l’esprit lorsqu’il a lancé l’« opération militaire spéciale » en Ukraine. Il a dû anticiper la réaction de l’OTAN en imposant ses sanctions à la Russie dont cette dernière a largement profité (de manière très inattendue pour l’Occident). C’est l’UE qui a été durement écrasée, avec une pression que Poutine peut intensifier à volonté.

Le drame se joue toujours. Poutine a besoin de maintenir une certaine pression sur l’Ukraine. Il n’est probablement pas prêt à faire de compromis. L’hiver dans l’UE sera encore plus difficile, les pénuries d’énergie et de nourriture risquant de provoquer des troubles sociaux. Poutine ne s’arrêtera que lorsque les Européens auront suffisamment souffert pour adopter une autre stratégie et rompre avec les États-Unis et l’OTAN.

Alastair Crooke

Traduit par Zineb, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

Sabotage de Nord Stream 1 et 2 : « Thank you USA »

Les gazoducs Nord Stream 1 et 2 ont-ils fait l’objet d’un sabotage ? La question ne semble plus faire de doute ce mardi soir. La Première ministre danoise Mette Frederiksen a évoqué des « actes délibérés » : « On ne parle pas d’un accident », a-t-elle ajouté sans toutefois désigner un suspect. Pour Copenhague, les trous par lequel s’échappe le gaz sont « trop gros » pour être de cause accidentelle ; ces derniers auraient été provoqués « par des détonations », a expliqué le ministre de l’Énergie Dan Jørgensen. Les fuites devraient durer « au moins une semaine », selon Copenhague.

Poutine : L’Europe dévore la nourriture… et les expéditions de céréales n’atteignent pas les pays pauvres

Poutine : « depuis le 23 septembre, 203 navires chargés de céréales ont quitté les ports ukrainiens, dont seulement quatre sont allés vers des pays pauvres … Sur les 46 navires envoyés du lundi au vendredi, la semaine dernière, 14 ont montré que la Turquie était le pays de destination et le pays intermédiaire. Quant aux 32 navires restants, 25 d’entre eux ont été envoyés vers l’Union européenne … Sont-ils les plus pauvres, ou quoi ? La situation ici ne change pas. C’est embarrassant de dire : c’est une pure tromperie, rien de plus ».

La Chine, l’Inde et l’Iran se rangent derrière la Russie

par Alastair Crooke. Le prétexte de l'Ukraine sert de fourrage à une équipe de fanatiques européens du climat qui voient dans la crise énergétique une occasion d'imposer la défossilisation de l'Europe, par le biais d'une économie dirigée imposée - plaçant ainsi la politique énergétique européenne, elle aussi, sous la tutelle de Washington.

Le général Hiver se prépare à l’accueil des oursons russes

par Vincent Gouysse. Il y a plus que jamais de l’eau dans le gaz entre la Russie et l’Occident, ce dernier (en particulier sur le continent européen) devant se préparer, plus encore après ce sabordage du radeau de la méduse atlantiste, à un hiver 2022-2023 énergétiquement particulièrement périlleux, prélude d’un hiver économique et social beaucoup plus long… « Winter is coming » !

Adhésion à la Russie : 93% pour le « oui » dans la région de Zaporijia, 87% dans celle de Kherson

Le rattachement de la région de Zaporijia à la Fédération de Russie a été soutenu par 93,11% des participants au référendum organisé dans la partie de la région contrôlée par l'armée russe, selon les résultats après décompte des 100% des voix. Les autorités chargées de l'organisation du scrutin n'ont constaté aucune grave violation lors de son déroulement.

Les régions du Donbass, de Kherson et de Zaporijia ont voté massivement pour leur intégration à la fédération de Russie

par Christelle Néant. Le 27 septembre 2022, après cinq jours de scrutin, les régions du Donbass (RPD et RPL – Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk), de Kherson et de Zaporijia, ont voté à une écrasante majorité pour leur intégration à la fédération de Russie.

Fin des referendums d’annexion des quatre régions ukrainiennes avec oui

Par : Faouzi Oki
par Faouzi Oki. Ces référendums mis en place par Moscou dans ces régions sont qualifiés de fictifs par les pays du G7 qui ont promis de ne pas reconnaître leurs résultats. De son côté, Washington a promis une réplique sévère par la voie de sanctions économiques supplémentaires, a-t-on rapporté de mêmes sources.

Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs)

par Vladimir Tchernine. « Je suis très reconnaissante que toutes ces actions de soutien aient commencé quand même et que l’Ukraine se débarrasse aujourd’hui de son régime nazi ».

Des chats dans une pièce sombre et encombrée

par Dmitry Orlov. Le panorama général est celui d’un grand hiver de mécontentement occidental et un grand spectacle de dysfonctionnement financier, économique et politique. Une fois la neige fondue, nous nous retrouverons dans un nouveau monde courageux dans lequel, espérons-le, l’Occident collectif deviendra plus raisonnable et plus enclin à rechercher un arrangement pacifique.

Troisième guerre mondiale..

Par : Volti
Traduction de l’Allemandhttps://www.anti-spiegel.ru/2022/was-westliche-medien-ueber-lawrows-rede-im-uno-sicherheitsrat-verschweigen/?doing_wp_cron=1664224664.0092980861663818359375 Ce que les médias occidentaux ne disent pas sur le discours de Lavrov au Conseil de sécurité de l’ONULe ministre russe des Affaires étrangères Lavrov a prononcé un discours au Conseil de sécurité de l’ONU qui ne pouvait pas être plus clair. Les médias allemands se sont moqués de cette intervention au lieu d’informer leurs lecteurs que […]

L’Europe va-t-elle rompre avec les États-Unis ?

par Larry Johnson. L’âge du Colosse des États-Unis touche à sa fin. L’Oncle Sam n’aura plus de meute de Yorkshires, Caniches et Teckels européens qui jappent en laisse. Je pense que nous sommes au seuil d’un nouvel ordre international multipolaire qui brisera enfin l’héritage du colonialisme européen et de l’impérialisme américain. Comme Garland Nixon l’a sagement noté, « le Général Hiver est en marche ».

La guerre froide de 100 ans

Ce conflit, provoqué par les prétentions impériales du capitalisme étasunien, doit être remis dans la perspective de lutte mondialisée des classes, et ses épisodes militaires, pour comprendre pourquoi et comment cette classe dominante et ses agents les plus zélés s'appliquent encore à produire une rhétorique de légitimation de cette « juste cause ».

Réactions chinoises à la Russie et à la réunion de l’ONU dominée par l’Occident

par Markku Siira. La Chine, l'Iran, l'Inde et d'autres pays savent pertinemment que si la Russie tombe, ils seront les prochaines cibles en tant que « puissances montantes » pour un centre de pouvoir atlantiste qui ne tolère pas la multipolarité.

La non-pensée occidentale

par Daniele Perra. L'histoire ne se réduit pas aux événements des deux derniers mois. L'idée que la géographie peut être combattue en construisant des murs de sanctions est une fois de plus un fantasme qui envahit cycliquement la pensée (ou plutôt l'anti-pensée) occidentale, pour se briser ensuite contre la réalité des processus historiques.

RI TV Zap du 27.09 : Poutine : L’Occident veut détruire la Russie

« Dans sa politique agressive, l’Occident a dépassé toutes les limites. Si jamais les intérêts nationaux de la Russie sont menacés, nous utiliserons sans aucun doute toutes les armes à notre disposition ».

Jours 207-214 : La Russie est à un coup de mettre « échec et mat » les États-Unis en Ukraine

Vladimir Poutine a-t-il joué un « échec au roi » ? Ou bien l'adversaire est-il carrément « échec et mat » ? À première vue, les États-Unis n'ont plus de marge de manœuvre : si les quatre régions (Donetsk, Lougansk, Zaporijia, Kherson) entrent dans la Fédération de Russie, les États-Unis ne peuvent plus rien faire pour aider l'Ukraine, sauf à prendre le risque d'une guerre directe avec la Russie. Nombreux sont les observateurs qui jugent qu'en désignant publiquement le soutien de l'OTAN à l'Ukraine, le président russe a stabilisé la situation et fait reculer le risque d'une guerre majeure.

Le Kremlin a senti la « ligne rouge » de l’Occident dans le conflit ukrainien

L'Occident a peur, et non pour la paix, ni pour l'Ukraine, ni pour la cause du "désarmement", mais pour sa vie bien nourrie d'élites. Désormais, l'élite politique occidentale parle franchement par la bouche de journalistes les publications publiques bien connues de la nécessité de trouver des compromis et du désir de concéder.

Après la destruction du quartier général du commandement « Sud », le chaos a commencé dans la défense des forces armées ukrainiennes

Après que les drones kamikazes ont lancé une frappe opérationnelle sur le centre de décision du commandement opérationnel « Sud » à Odessa, la défense des forces armées ukrainiennes dans la direction sud s'est effondrée. On sait qu'aujourd'hui, la connexion entre les différentes branches des forces armées ukrainiennes dans la direction sud a été complètement détruite, à la suite de quoi les unités des forces armées ukrainiennes stationnées dans les régions d'Odessa et de Nikolaev ont commencé à subir de sérieuses pertes.

Voici pourquoi le référendum en Ukraine est une affaire importante

par M.K. Bhadrakumar. L’adhésion des régions du Donbass, de Kherson et de Zaporijia à la Russie est une mesure irrévocable qui ne peut être et ne sera pas annulée tant que la Russie restera un État indépendant, a souligné Medvedev. Les États-Unis – ainsi que l'Occident collectif et l’OTAN – le savent.

Ukraine : Le but du jeu

par Patrick Reymond. Problème occidental, on veut faire la guerre, mais si on fait semblant d'avoir des armées, on ne peut pas faire semblant d'avoir des usines. Or, les usines, notamment d'armements, ont été transformées en lofts, ateliers d'artistes et autre branlecouilleries comme aurait dit je sais pas qui...

L’UE bloque 300 000 tonnes d’engrais que Moscou veut livrer gratuitement à l’Afrique

Bruxelles continue de bloquer dans les ports européens des engrais russes tandis que Moscou est prêt à les fournir gratuitement à l’Afrique, a pointé le chef de la diplomatie russe à l’ONU. Pour Vladimir Poutine, la position de l’Europe sur ce dossier est un « comble de cynisme ». « Ces dernières semaines, 300 000 tonnes d’engrais ont été bloquées dans les ports européens. Depuis longtemps nous proposons de les transporter gratuitement aux pays de l’Afrique dans le besoin, mais l’Union européenne ne réagit pas »

Comment la Russie a connu une vague migratoire de France après la Révolution de 1789

par Boris Egorov. Plus la terreur faisait rage, plus les gens fuyaient le pays en quête de sécurité. Ailleurs, trouvaient refuge ceux qui avaient été hier portés au pouvoir par la foule, mais que celle-ci souhaitait désormais amener à la guillotine.

LA RUSSIE L’AFFIRME : L’ALLEMAGNE A « FRANCHI LA LIGNE ROUGE » EN LIVRANT DES ARMES À L’UKRAINE !

L’Allemagne s’engage militairement contre la Russie Le Kremlin a de nouveau appelé l’Allemagne à abandonner sa neutralité historique concernant l’expédition d’armes vers des conflits étrangers, l’ambassadeur de Russie à Berlin soulignant que le gouvernement allemand avait violé une ligne rouge. « Le fait même que le régime ukrainien soit approvisionné en armes létales de fabrication allemande, qui sont utilisées non […]

Tous les jeunes, portez la nouvelle (russe)

par Pepe Escobar. L'OCS à Samarcande et l'Assemblée générale des Nations unies ont démontré que la quasi-totalité des pays du Sud hors de l'OTANistan, ne diabolisent pas la Russie. Les plaques tectoniques géopolitiques se déplacent et se balancent, et le son est entendu dans le monde entier, alors que les petits oursons jumeaux, la RPD et la RPL, ainsi que Kherson et Zaporijia, votent pour leurs référendums. Fait irrémédiable : à la fin de la semaine prochaine, la Russie sera très certainement en passe d'ajouter plus de 100 000 km2 et plus de 5 millions de personnes à la Fédération.

Les crétins découvrent que cette guerre est dangereuse

par Caitlin Johnstone. Tous ceux qui agissent comme s’il s’agissait d’une horreur nouvelle et sans précédent chaque fois que Poutine rappelle à l’Occident que la destruction mutuelle assurée est toujours d’actualité, admettent qu’ils n’ont jamais compris les enjeux de cette guerre par procuration et ont toujours pensé qu’il s’agissait d’une sorte de jeu.

À une seconde de minuit

par Hippolyte Baudreault. Tout est en place pour un affrontement entre la Russie et l’OTAN soutenu par les États-Unis. Il n’est un secret pour personne que la guerre ne se poursuit actuellement que grâce au soutien de « l’Occident collectif ». En effet, l’Ukraine avait déjà perdu, fin juillet, la totalité de son armement d’origine soviétique et la moitié de ses soldats. Quel pays pourrait continuer le combat seul dans ces conditions ? La situation sur le terrain, Donbass toujours ukrainien ou indépendant, suivant le point de vue, permettait de maintenir l’illusion d’une agression russe sur l’Ukraine.

Ramzan Kadyrov : « Les intérêts de l’État, la religion du peuple et l’avenir de la postérité sont plus importants qu’absolument n’importe quelle question »

« Chacun doit avoir une position civique claire et ne pas être naïf. Quant à ceux qui se frappent la poitrine en criant qu'ils sont des patriotes, mais qui ont quitté la Russie pendant la période de mobilisation, le chemin du retour devrait être fermé à jamais pour de telles ordures lâches ».

« Venez au Donbass, venez en Crimée » : Lavrov dénonce les fake news de l’Occident

« Ils n’ont montré qu’un cimetière avec de véritables tombes. Mais elles ne sont pas communes. Chaque sépulture était munie d’une croix orthodoxe, autrement dit les gens ont été enterrés. Mais les Ukrainiens ont commencé à les creuser », a expliqué le chef de la diplomatie russe.

Opération Ukraine : « Biff ! Allez jouer à colin-maillard au bord de la falaise ! »

par Amar Djerrad. Ces « journalistes » et « analystes » occidentaux sont arrivés au plus haut degré d’abrutissement et d’aliénation, jusqu’à ne rien voir des dangers. Ils sont ainsi plus dans le gangstérisme avec des malfaiteurs des crimes organisés.

À propos de l’Ukraine

Une vidéo très pédagogique sur les véritables effets des sanctions occidentales contre la Russie. Elles témoignent de l'inexpérience, voire de la bêtise de ceux qui dirigent la manœuvre du camp occidental et surtout celle de l'UE. Comment les sanctions enrichissent la Russie ! ... Et d’autres profiteurs.

Crise énergétique : Vers une récession violente et potentiellement durable en Europe

Nous avons un problème de manque de gaz insoluble à court terme. 20% de l’énergie et de l’électricité proviennent du gaz en Europe. 40% du gaz provenant de Russie, il manquera environ 8% d’énergie et 8% d’électricité en Europe cet hiver.

Voici pourquoi le référendum en Ukraine est une affaire importante

Par : Wayan

Par M.K. Bhadrakumar − Le 22 septembre 2022 − Source Indian Punchline

Le référendum qui se déroule du 23 au 27 septembre dans le Donbass et les régions méridionales de Kherson et de Zaporozhye en Ukraine sur leur adhésion à la Fédération de Russie est, à première vue, l’exercice de son droit à l’autodétermination tenu par la population autochtone qui a rejeté le résultat du changement de régime soutenu par l’Occident à Kiev, en 2014, et l’ascension des forces nationalistes extrêmes à tendance néonazie dans la structure du pouvoir.

Mais il a aussi d’autres dimensions. Selon toute probabilité, le référendum optera massivement pour l’adhésion à la Fédération de Russie. Dans le Donbass, la question est simple : « Êtes-vous favorable à l’entrée de la RPD dans la Fédération de Russie en tant que sujet de la Fédération de Russie ?« . Pour Kherson et les Cosaques de Zaporozhye, le référendum constate trois décisions séquentielles : la sécession de ces territoires de l’Ukraine ; la formation d’un État indépendant ; et son entrée dans la Fédération de Russie en tant que sujet.

En 2014, toutes les procédures légales pour l’admission de la Crimée et de Sébastopol dans la Fédération de Russie ont été achevées en quatre jours. On peut s’attendre à un processus expéditif cette fois-ci également. Il existe un soutien massif en Russie en faveur de la réunification avec les populations russes ethniques des régions orientales et méridionales de l’Ukraine qui ont subi de graves persécutions au cours des huit dernières années, y compris des violences brutales, aux mains d’éléments nationalistes ukrainiens extrémistes qui contrôlent l’appareil d’État. Il s’agit d’une question très sensible pour le peuple russe.

Dans l’ère de l’après-guerre froide, le génie de l’autodétermination a été libéré pour la première fois de sa bouteille par l’Occident, lors du démembrement de l’ex-Yougoslavie. Bien que les États-Unis aient orchestré la sécession entre le Kosovo et la Serbie dès 1999-2008, l’entité n’a toujours pas été reconnue par les Nations unies. La Serbie rejette la sécession malgré une pression occidentale soutenue.

Cela dit, le précédent du Kosovo n’empêchera pas les puissances occidentales de condamner l’adhésion de régions d’Ukraine à la Fédération de Russie.

La vraie question aujourd’hui est celle du calcul russe. Le président Vladimir Poutine a certainement tenu compte du fait que l’adhésion des « régions russes » de l’est et du sud de l’Ukraine est une décision immensément populaire dans l’opinion intérieure. Il n’a jamais caché qu’il était extrêmement sensible aux espoirs et aux aspirations de sa nation. Les commentaires les plus révélateurs (et faisant autorité) sur ce sujet sont venus de l’ancien président Dmitri Medvedev.

Medvedev a écrit dans son canal Telegram : « Les référendums dans le Donbass sont d’une grande importance non seulement pour la protection systémique des habitants de la LNR, de la DNR (Donbass) et des autres territoires libérés, mais aussi pour le rétablissement de la justice historique. »

De l’avis de Medvedev, ces plébiscites « changent complètement le vecteur du développement de la Russie depuis des décennies. » Il ajoute : « Et pas seulement notre pays. Car après qu’ils (les référendums) auront eu lieu et que les nouveaux territoires auront été acceptés par la Russie, la transformation géopolitique du monde deviendra irréversible. »

Plus important encore, Medvedev prévient : « Un empiétement sur le territoire de la Russie est un crime, cela vous autorise donc à utiliser toutes les forces d’autodéfense. »

En outre, dit-il, une fois le processus d’annexion des nouveaux territoires achevé, « pas un seul futur dirigeant de la Russie, pas un seul fonctionnaire ne pourra revenir sur ces décisions. C’est pourquoi ces référendums sont si redoutés à Kiev et en Occident. C’est pourquoi ils doivent être menés à bien« .

Ce qui en ressort, c’est que la Russie a abandonné tout espoir d’un règlement négocié. Moscou était initialement optimiste quant à la volonté de Kiev de négocier, mais l’expérience a montré que le président Zelensky n’était pas un agent libre. Le tandem américano-britannique a sapé l’accord négocié par les responsables russes et ukrainiens à Istanbul en avril, sous la médiation de la Turquie. L’administration Biden tient le chronomètre de cette guerre par procuration. Et le calendrier de Washington est lié à l’affaiblissement et à la destruction de l’État russe, qui est l’objectif ultime des États-Unis. N’oublions pas que Joe Biden a joué un rôle déterminant dans l’installation du nouveau régime à Kiev en 2014 et dans la transformation de l’Ukraine en un État anti-russe.

Il est donc clair que le référendum de mercredi est le seul plan d’action disponible pour la Russie dans ces circonstances car Kiev maintient une position maximaliste, sous la direction des États-Unis, du Royaume-Uni et de la Pologne.

L’adhésion du Donbass, de Kherson et de Zaporozhye crée une nouvelle réalité politique et la mobilisation partielle de la Russie sur une voie parallèle est destinée à lui fournir une assise militaire. L’adhésion signifie un changement de paradigme dans la mesure où toute nouvelle attaque contre ces régions peut être interprétée par Moscou comme une attaque contre l’intégrité territoriale et la souveraineté de la Russie.

Il est certain que les attaques gratuites de Kiev contre les civils et les infrastructures civiles du Donbass, de Kherson et de Zaporozhye déclencheront une réaction russe. Toute attaque sera considérée comme une agression et Moscou se réserve le droit de répondre « de manière adéquate« . Le fait que le déploiement russe dans ces territoires sera considérablement accru et amélioré signale la volonté d’utiliser la force.

Parallèlement, les opérations militaires spéciales de la Russie se poursuivront jusqu’à ce que les objectifs fixés soient pleinement atteints. Cela signifie qu’un nombre encore plus grand de territoires pourrait passer sous le contrôle de la Russie, créant des faits toujours plus nouveaux sur le terrain, alors que la voie du dialogue s’est éteinte. Et, bien sûr, tout cela se déroulera à un moment où l’Europe sombre dans la récession, les sanctions contre la Russie ayant un effet boomerang. Il est improbable que les citoyens européens soutiennent leurs gouvernements pour entrer en guerre avec la Russie au sujet de l’Ukraine. Kiev et ses mentors à Washington et à Londres doivent prendre tout cela très au sérieux.

Le porte-parole du Pentagone, Patrick Ryder, a réagi comme suit : « Personne ne prendra au sérieux de tels référendums bidons, et les États-Unis ne reconnaîtront certainement pas leurs résultats. Comment cela affectera-t-il notre soutien et celui de la communauté internationale à l’Ukraine ? Cela ne l’affectera en rien, nous continuerons à travailler avec l’Ukraine et nos partenaires internationaux pour leur fournir l’aide nécessaire à la protection de leur territoire. »

C’est une déclaration suffisamment évasive couchée dans des mots courageux.  Ni le Pentagone ni le commandement militaire russe ne se risqueront à la politique de la corde raide. Il est probable que l’adhésion des nouveaux territoires à la Fédération de Russie ne sera pas contestée militairement par les États-Unis ou l’OTAN.

Cela dit, la Russie est de toute façon en guerre contre l’OTAN, comme l’a déclaré le ministre de la défense Sergey Shoigu, pas tant en termes de fournitures d’armes américaines, que « nous trouvons des moyens de contrer« , qu’avec les systèmes occidentaux existants – systèmes de communication, systèmes de traitement de l’information, systèmes de reconnaissance et systèmes de renseignement par satellite.

Le fait est que l’adhésion des régions du Donbass, de Kherson et de Zaporozhye à la Fédération de Russie est une mesure irrévocable qui ne peut être et ne sera pas annulée tant que la Fédération de Russie restera un État indépendant, comme l’a souligné M. Medvedev. Les États-Unis – ainsi que l' »Occident collectif » et l’OTAN – le savent. En clair, l’algorithme de guerre par procuration de l’OTAN est obsolète et devient une pièce de musée.

L’analogie de la CIA avec le djihad afghan des années 1980 n’est plus valable, si tant est qu’elle l’ait jamais été. En effet, la Russie a évité un « bourbier » en Ukraine et est en passe de retourner la situation contre l’OTAN.

Dans son discours national de mercredi, Poutine a déclaré : « En cas de menace contre l’intégrité territoriale de notre pays et pour défendre la Russie et notre peuple, nous utiliserons certainement tous les systèmes d’armes à notre disposition. Ce n’est pas du bluff« . Poutine a également déclaré que la Russie disposait d’une capacité de frappe nucléaire supérieure.

Le tout dernier missile russe, le Sarmat, équipé d’ogives manœuvrantes.

Pour être doublement sûr que le message est bien passé, Moscou a levé le voile aujourd’hui sur son tout dernier missile, le Sarmat. Les résultats du référendum doivent être déterminés au plus tard 5 jours après le dernier jour de vote (27 septembre), et la question de l’adhésion à la Russie est considérée comme approuvée si plus de 50 % des participants au plébiscite votent en sa faveur. Il est important de noter que la Douma d’État russe doit tenir des sessions plénières à Moscou les 27 et 28 septembre.

M.K. Bhadrakumar

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

Opération Ukraine : « Biff ! Allez jouer à colin-maillard au bord de la falaise ! »

Par : Volti
Proposé par Amar Djerrad. Ces « journalistes » et « analystes » occidentaux, en particulier français, sont arrivés au plus haut degré d’abrutissement et d’aliénation, jusqu’à ne rien voir des dangers. Ils croient encore que les gens écoutent leurs excentricités  intentionnelles ou dictées. La pire corruption d’un journaliste ou d’un analyste est de distordre la vérité pour tromper les gens ! Ils sont ainsi plus […]

Un contexte historique pour comprendre les référendums en Ukraine

par Moon of Alabama. La propagande de l'Ouest déclarera que le vote est irrégulier et que les résultats seront faux. Mais si l’on considère les résultats historiques des élections depuis l’indépendance de l’Ukraine en 1991, on constate une nette préférence géographique dans l’est et le sud de l’Ukraine pour les politiques pro-russes.

Lancement du référendum d’intégration à la fédération de Russie dans les régions du Donbass, de Zaporojié et de Kherson – Donbass Insider

Par : Volti
Christelle Néant pour Donbass-Insider Le 23 septembre 2022 marque le lancement du référendum d’intégration à la fédération de Russie dans les régions du Donbass (Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk), de Zaporojié et de Kherson. Dans chaque région, les conditions de vote varient selon les endroits en fonction de la situation en matière de sécurité. Ce vendredi matin, je […]

La Russie militarise son gaz alors que l’UE essaie de se préparer à la crise énergétique !

Poutine a fini de jouer Deux jours après que la Russie a interrompu indéfiniment l’approvisionnement en gaz naturel via le gazoduc Nord Stream 1 pour la raison amusante qu’il y avait une « fuite de pétrole » Quelle fuite ! Lundi, la Russie a finalement admis ce que tout le monde sait depuis février, à savoir qu’elle a militarisé les matières premières en réponse à la […]

Yuri Podolyaka a commenté le début de la mobilisation en Russie

Par : Thierry65
Source TOPCOR (Url: https://topcor.ru/28204-jurij-podoljaka-prokommentiroval-nachalo-mobilizacii-v-rossii.html ) Le 21 septembre, Vladimir Poutine a signé un décret sur la mobilisation partielle. Cela signifie en fait que le conflit militaire avec l’Ukraine se poursuivra jusqu’à la défaite complète du régime de Kiev, du moins c’est ce que croit le blogueur populaire Yuri Podolyaka. Podolyaka a rappelé qu’avec un haut degré de probabilité, les régions de […]

« La Russie décrète la mobilisation partielle. Il n’y a pas de petite guerre en Europe !! » L’édito de Charles SANNAT

Par : Volti
Source Insolentiae Mes chères impertinentes, chers impertinents, Vous prendrez le temps; pour ceux qui en ont, de relire ce que j’écrivais le 25 février de l’an de grâce 2022 sur la guerre en Ukraine dans cet édito intitulé « la guerre ! Et maintenant ? ». Je concluais cet article par une idée très simple. Choquante. Mais très simple. Il n’y a […]

Vladimir Poutine place Washington devant un dilemme: assumer jusqu’à l’escalade nucléaire qu’on est en guerre contre la Russie? Ou bien opérer un recul stratégique peu glorieux?

Par : Volti
Source Le Courrier des Stratèges Vladimir Poutine et son ministre de la Défense, Sergueï Choïgou ont placé l’OTAN devant un dilemme: si à Washington et à Bruxelles on assume le fait de diriger la guerre menée par l’Ukraine (une réalité désignée sans prendre de gants par le Président russe), il y a risque d’escalade jusqu’au conflit nucléaire. Si on nie, […]

L’économie et le niveau de vie en Europe s’effondrent

Par : Volti
Source Aube-Digitale Manuela Schwesig, première ministre de Mecklenburg-Vorpommern, et Markus Söder, premier ministre de Bavière, visitent un site qui alimentera un réseau de gazoducs existant en gaz naturel liquéfié à Lubmin, en Allemagne, le 30 août 2022. Les sanctions irréfléchies contre la Russie ont mis en lumière les problèmes les plus aigus de l’Europe, qui perd rapidement sa puissance économique. […]

Mobilisation partielle décrétée sur fond de référendum d’intégration à la Russie en RPD, RPL, et dans les régions de Kherson et Zaporojié

Par : Volti
Par Christelle Néant pour Donbass-Insider Le 21 septembre 2022, Vladimir Poutine a annoncé le lancement d’une mobilisation partielle, un jour après l’annonce de l’organisation imminente d’un référendum d’intégration à la fédération de Russie en RPD et RPL (Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk), ainsi que dans les régions de Kherson et Zaporojié. Lundi 19 septembre 2022, après de nouveaux […]

La Russie annonce une mobilisation partielle

Par : Wayan

Par Moon of Alabama – Le 21 septembre 2022

Le discours télévisé attendu du président de la Fédération de Russie Vladimir Poutine, annoncé pour hier soir, n’a eu lieu que ce matin.

Poutine a annoncé une mobilisation partielle des réserves militaires :

Seuls les citoyens qui sont actuellement de réserve et, surtout, ceux qui ont servi dans les rangs des forces armées, qui ont certaines spécialités militaires et une expérience pertinente seront soumis à la conscription pour le service militaire.

Les personnes appelées au service militaire devront, avant d’être envoyées dans les unités, nécessairement suivre une formation militaire supplémentaire qui tiendra compte de l’expérience acquise au cours d’une opération militaire spéciale.

En outre, tous les contrats de service militaire actuellement en vigueur (généralement de 3 à 12 mois) sont prolongés indéfiniment.

Poutine a déclaré que le conflit actuel a été déclenché par l’Occident, notant que les pays occidentaux cherchent à détruire et à désintégrer la Russie. Il a déclaré que l’Occident soutient des terroristes internationaux, encourage l’offensive de l’OTAN à proximité des frontières de la Russie et encourage la russophobie.

Le ministre de la Défense Sergei Shoigu a déclaré (vidéo, reportage Sputnik) que 300 000 réservistes seront mobilisés. Les conscrits et les personnes qui étudient actuellement ne seront pas envoyés en Ukraine.

Il a également déclaré que, jusqu’à présent, 5 937 soldats russes sont morts pendant la guerre en Ukraine. (Ce chiffre n’inclue pas les milices de la DPR et de la LPR, ni le groupe Wagner, qui ont effectué la majeure partie du travail en première ligne et ont donc connu des pertes plus élevées). Shoigu estime les pertes ukrainiennes à quelques 62 000 tués et quelques 50 000 blessés. (Je considère cela comme une estimation basse).

La réserve militaire totale de la Russie, c’est-à-dire les personnes qui ont déjà suivi un entraînement militaire, est de 25 millions. Elle dispose également de l’équipement nécessaire pour armer ces forces.

Selon certaines rumeurs, l’Ukraine se préparerait à une offensive totale, en mobilisant et en préparant de nouvelles unités, venant de Kiev et de l’ouest, pour lancer une grande poussée contre les forces russes et alliées. Il faudra quelques mois pour s’y préparer. L’Ukraine aura besoin de beaucoup plus d’équipements et de munitions en provenance de « l’Ouest« , y compris des chars et des véhicules de combat d’infanterie « occidentaux« , et elle doit encore former ses troupes pour qu’elles soient en mesure de les utiliser. Elle a probablement l’intention de ne lancer l’offensive qu’au printemps.

La mobilisation annoncée maintenant par la Russie pourrait avoir pour but d’inciter Kiev à lancer prématurément son offensive générale. Les troupes russes mobilisées mettront environ trois mois à être prêtes pour la guerre. La Russie pourrait donc lancer sa propre offensive pendant la saison d’hiver. Entre-temps, un travail défensif constant continuera à dégrader gravement les unités ukrainiennes qui se trouvent actuellement sur ou près des lignes de front.

Avec une force de 300 000 soldats supplémentaires, bien au-delà des 100 000 à 150 000 soldats engagés actuellement dans la guerre, les forces russes pourraient modifier leur tactique et passer de la tactique actuelle du grignotage à une guerre de manœuvre à plus grande échelle, avec des frappes lourdes touchant la profondeur opérationnelle de l’armée ukrainienne.

Le Belarus, un allié de la Fédération de Russie, est également en train de se préparer à la guerre. Il pourrait, comme il a déjà menacé de le faire, couper les lignes d’approvisionnement « occidentales » de l’Ukraine, lignes qui passent par la partie occidentale de ce pays.

Si les attaques ukrainiennes actuelles contre les civils et les infrastructures en Russie et dans les régions du Donbass se poursuivent, nous pouvons nous attendre à ce que les forces russes commencent à dégrader les infrastructures ukrainiennes à grande échelle. Les réseaux électriques et ferroviaires seront les principales cibles.

Il y a environ deux semaines, une offensive ukrainienne réussie a entraîné le retrait des troupes russes dans la région de Kharkov. C’est du moins la version « occidentale » de cette histoire. Selon une autre version, les troupes russes se sont intentionnellement retirées de la région afin d’inciter les Russes à réclamer une escalade de la guerre.  Le retrait d’Izium n’a donc probablement été qu’un simple catalyseur pour « commencer les choses sérieuses » :

L’opinion publique russe, qui, au début, ne comprenait pas entièrement pourquoi la guerre était nécessaire, a depuis pris conscience de la situation. Elle comprend désormais le grand jeu qui se joue contre son pays. Elle pourrait bientôt exiger d’ajuster le niveau des ressources consacrées à la guerre à celui nécessaire à une victoire décisive. Les sondages permettront de savoir si et quand ce point sera atteint.

C’est pourquoi Dima conclut que : « Nous pouvons dire qu’aujourd’hui a été la meilleure journée […] pour les Russes sur le territoire de l’Ukraine« .

Il est maintenant probablement assuré qu’ils seront libérés. D’une manière ou d’une autre.

Je pense également que le retrait de la région d’Izium, qui a laissé derrière lui un nombre important de civils pro-russes sous la menace mortelle des groupes fascistes, sera le catalyseur d’une escalade significative du côté russe.

Enfin, les gants sont jetés.

Yves Smith vient de publier une version anglaise du discours de Poutine et du décret de mobilisation :

Vous trouverez ci-dessous la transcription en russe du discours matinal de Poutine annonçant une mobilisation partielle de la Russie à partir du 21 septembre. Il n’y a apparemment pas encore de traduction officielle en anglais et, de toute façon, le site du Kremlin est bloqué aux États-Unis (ce qui est le cas depuis le début de l’opération militaire spéciale) et même pour les utilisateurs de VPN dans certains pays d’Asie. Nous publions donc également une traduction automatique, que nous remplacerons par une traduction anglaise officielle dès qu’elle sera disponible.

Nous publions également une version anglaise de l’ordre de mobilisation, qui, ici et apparemment dans la version originale russe, ne comporte pas le point 7. Vous pouvez théoriquement trouver l’ordre ici : http://kremlin.ru/events/president/news/69391.

Comme vous pouvez le voir, Poutine affine et étend sa critique de « l’Occident collectif » et sa campagne visant à préserver l’ordre unipolaire aux dépens du Sud, ainsi que sa campagne contre la Russie.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

Discours du Président de la fédération de Russie, Vladimir Poutine, du 21 septembre 2022

Par : Volti
Par Christelle Néant pour Donbass-Insider Chers amis ! Le sujet de mon intervention est la situation dans le Donbass et l’évolution de l’opération militaire spéciale visant à le libérer du régime néonazi qui a pris le pouvoir en Ukraine en 2014 à la suite d’un coup d’État armé. Je m’adresse à vous aujourd’hui, à tous les citoyens de notre pays, […]

Conflit en Ukraine : Poutine vient d’annoncer la mobilisation partielle

Hier, sur fond d’annonce de l’organisation des référendums ces jours-ci concernant l’entrée dans la Fédération de Russie non seulement des républiques indépendantes de Donetsk et Lougansk, mais également des régions de Kherson et de Zaporojié, contrôlées par la Russie, une …

La « guerre financière » de la Russie et de la Chine contre l’Occident

Par : Zineb

Aujourd’hui, la Russie et la Chine proposent au Sud collectif, à l’Afrique et à l’Asie de se libérer des « règles » occidentales.


Par Alastair Crooke – Le 28 août 2022 – Source Al Mayadeen

Dans le magazine américain National Interest (une revue à tendance conservatrice), et dans un élan de candeur inhabituel, Ramon Marks publie un article intitulé : « Peu importe qui gagne l’Ukraine, l’Amérique a déjà perdu » .

Dans cet article, Marks observe que « quel que soit le vainqueur de la guerre en Ukraine, les États-Unis seront le perdant stratégique. La Russie établira des relations plus étroites avec la Chine et d’autres pays du continent eurasien, notamment l’Inde, l’Iran, l’Arabie saoudite et les États du Golfe. Elle se détournera irrévocablement des démocraties européennes et de Washington. Tout comme le président Richard Nixon et Henry Kissinger ont joué la « carte de la Chine » pour isoler l’Union soviétique pendant la guerre froide, les présidents Vladimir Poutine et Xi Jinping joueront leurs cartes pour tenter de contenir le leadership mondial des États-Unis » .

Mis à part le clin d’œil au récit occidental obligatoire suggérant que la question reste ouverte (« peu importe qui gagne »), l’essentiel de l’article du National Interest est « juste » , bien qu’il déforme complètement le contexte.

La Russie et la Chine sont certainement engagées dans une tentative de changement de l’« ordre fondé sur des règles » des États-Unis. Non pas pour remplacer une hégémonie par une autre, mais plutôt pour créer une pression – sans guerre – qui force une transformation existentielle de l’esprit occidental. Une pression qui ne laisse guère d’autre choix à l’Occident que de mettre un terme à son expansionnisme, en l’obligeant à se conformer à ses « règles » (autrement connues sous le nom de néocolonialisme).

Oui, la Russie et la Chine jouent maintenant leurs « cartes » géostratégiques. Et dans un sens, ce sont des « cartes » très familières. Il s’agit des principes d’autodétermination et de respect de la souveraineté qui ont émergé de la réunion de Bandung en 1955 et qui ont servi de base au mouvement des non-alignés de l’époque. Ils reflétaient le mécontentement des organisateurs de la conférence face à la réticence de l’Occident à écouter et, au contraire, à sa tendance à imposer son point de vue singulier aux États asiatiques.

Ainsi, tout comme les États-Unis ont joué à fond la carte de la domination du dollar soutenue par l’armée dans les années qui ont suivi l’implosion de l’Union soviétique pour faire entrer une grande partie du monde dans leur sphère réglementée, la Russie et la Chine proposent aujourd’hui au Sud collectif, à l’Afrique et à l’Asie de se libérer des « règles » occidentales. Elles encouragent le « reste du monde » à affirmer son autonomie et son indépendance, à la manière de Bandung.

La Russie, en partenariat avec la Chine, construit ces relations politiques étendues sur le contrôle de l’approvisionnement mondial en combustibles fossiles et en une grande partie de la nourriture et des matières premières du monde. Pour accroître encore son influence sur les sources d’énergie dont dépendent les belligérants occidentaux, la Russie est en train de mettre sur pied une « OPEP » du gaz avec l’Iran et le Qatar, et a également fait des ouvertures accueillantes à l’Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis pour qu’ils s’associent afin de renforcer le contrôle de tous les produits énergétiques essentiels.

En outre, ces grands producteurs se joignent aux grands acheteurs pour arracher les marchés des métaux précieux et des matières premières des mains de Londres et des États-Unis, afin de mettre un terme à la manipulation occidentale des prix des matières premières par le biais des marchés dérivés.

L’argument avancé par les responsables russes aux autres États est à la fois extrêmement séduisant et simple : l’Occident a tourné le dos aux combustibles fossiles et prévoit de les éliminer complètement, d’ici une dizaine d’années.
Ils ont choisi cette voie sous la pression intense des États-Unis ; une voie qui, dans le cas de l’Europe, imposera la misère à leurs peuples pour les années à venir.

Cependant, aussi désagréable que cela puisse être pour certains, le fait est que la croissance économique mondiale nécessite toujours la production de combustibles fossiles. Sans davantage d’investissements et d’exploration, il est peu probable que l’offre soit suffisante à moyen terme pour répondre à la demande probable. Il n’existe pas de moyen rapide d’augmenter l’apport physique d’énergie.

Le message de la Russie à ses partenaires est le suivant : vous n’êtes pas obligés de participer à cette « politique du sacrifice » masochiste. Vous pouvez avoir du pétrole et du gaz naturel à un prix inférieur à celui que l’Europe doit payer. Le « Golden Billion » a profité des avantages de la modernité, et maintenant il veut que vous renonciez à tout cela, et que vous exposiez vos électeurs à des difficultés extrêmes.

La Russie dit simplement : « Cela ne doit pas être comme ça » . Oui, le climat est un facteur à prendre en considération, mais les combustibles fossiles font l’objet d’un manque aigu d’investissements pour des raisons idéologiques, plutôt que pour des raisons d’épuisement en soi.

Ce qu’il faut retenir, c’est que le point de départ initial de Bandung était que l’Occident refuse tout simplement « d’écouter » ; il dirige et impose. L’idéologie verte occidentale, cependant, ne peut pas simplement être imposée au reste du monde, contre sa volonté. Cet argument représente la voie à suivre par la Russie et la Chine pour faire basculer une grande partie du monde dans leur camp.

En resserrant la vis énergétique pour donner du mordant à son argument, la Russie avertit sans détour l’UE que la classe politique ouest-européenne peut soit sauver sa peau en revenant au gaz russe bon marché, soit rester alignée sur Washington au sujet de l’Ukraine. Dans ce dernier cas, cependant, elle devra plonger son électorat dans la misère. Avec le risque que ses dirigeants soient confrontés au « désagrément » d’une révolte à la lanterne. Mais l’UE ne peut pas faire les deux.

Ce qui importe avant tout, c’est la nature de la métamorphose européenne. Est-elle tactique ou s’agit-il d’un véritable « chemin de Damas » ? Trouverons-nous, dans le sillage de la crise énergétique russe, une UE suffisamment réfléchie pour s’engager dans une négociation non idéologique sur la sécurité et les aspirations civilisationnelles des autres, ainsi que dans un échange fondé sur les moyens de protéger la planète contre de nouvelles déprédations ?

Alastair Crooke

Traduit par Zineb, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

L’Ukraine et l’OTAN n’ont pas besoin d’échanger les prisonniers, mais de faire taire des témoins gênants

Le Secrétaire général de l’ONU porte la bonne parole ukrainienne et demande l’échange de tous les prisonniers entre l’Ukraine et la Russie. Surtout du côté russe, cela doit concerner les mercenaires étrangers, les néonazis ukrainiens, etc. Les procès, qui se …

Le premier ministre belge prévient que « Les 5 à 10 prochains hivers seront difficiles »

L’Europe dans l’impasse Le Premier ministre belge Alexander De Croo a peut-être vendu la mèche sur la durée de la crise énergétique en Europe. Il a déclaré lundi aux journalistes que « les 5 à 10 prochains hivers seront difficiles ». « L’évolution de la situation est très difficile dans toute l’Europe », a déclaré M. De Croo au radiodiffuseur belge VRT. « Dans un […]

Conférence de presse de Poutine sur l’Ukraine, le terrorisme, les engrais et la crise énergétique en Europe

Par : Wayan

Par Moon of Alabama – Le 19 septembre 2022

La semaine dernière, le Conseil des chefs d’État de l’Organisation de coopération de Shanghai s’est réuni à Samarkand. Rien de très remarquable dans cette réunion. Les affaires habituelles. L’Iran va bientôt rejoindre l’organisation et plusieurs autres États souhaitent conclure des accords d’association avec elle.

En marge de la réunion, le président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, a tenu une conférence de presse. Une vidéo sous-titrée en anglais en rend compte et le Kremlin fournit comme d’habitude une transcription en anglais. Poutine a fait quelques remarques importantes qui n’ont pas été reprises par les médias « occidentaux », car elles contredisaient la propagande de ces mêmes médias. J’en ai tiré quelques extraits et y ai ajouté quelques commentaires.

Sur l’OCS :

Vladimir Poutine : La chose la plus importante, toujours et partout, est le développement économique. Et l’OCS, la coopération entre les pays de l’OCS, crée les conditions du développement de l’économie russe, et donc de la sphère sociale et de la résolution des tâches liées à l’amélioration du niveau de vie de nos citoyens.

L’Organisation de coopération de Shanghai comprend des pays dont la population, comme on l’a dit à maintes reprises, représente presque ou même un peu plus de la moitié de l’humanité. Elle représente 25 % du PIB mondial. Et, surtout, les économies nationales de la région, celles des États membres de l’OCS, se développent beaucoup plus rapidement que les autres dans le monde.

Les marchés de l’OCS gonflent la croissance économique mondiale. Mais l’« Occident » s’exclut de ces régions. Les politiques « occidentales » sont hostiles à l’égard de nombreux membres importants de l’OCS. Ces politiques créent des barrières qui empêchent les industries « occidentales » de profiter de cette croissance. Ce sont des mesures qui vont à l’encontre du but recherché.

Puis vient une question sur les frappes militaires en Russie. Poutine n’a pas semblé s’en préoccuper outre mesure.

Il n’y a rien de nouveau à ce sujet. Franchement, je trouve même un peu étrange d’entendre votre question car les pays occidentaux ont cultivé l’idée de l’effondrement de l’Union soviétique et de la Russie historique et de la Russie en tant que telle, son noyau.

J’ai déjà cité ces déclarations et études de certaines personnalités en Grande-Bretagne pendant et après la Première Guerre mondiale. J’ai cité des extraits des écrits de Brzezinski dans lesquels il divisait l’ensemble du territoire de notre pays en parties spécifiques. Il est vrai que plus tard, il a un peu changé de position en pensant qu’il valait mieux garder la Russie en opposition à la Chine et l’utiliser comme un outil pour combattre la Chine. Cela n’arrivera jamais.

Mais ils ont toujours cherché la dissolution de notre pays – c’est tout à fait vrai. Il est regrettable qu’à un moment donné, ils aient décidé d’utiliser l’Ukraine à ces fins. (…) C’est ce que certains pays occidentaux dirigés par les États-Unis ont toujours cherché à faire – créer une enclave anti-russe et faire des vagues, menacer la Russie de cette façon. En substance, notre principal objectif est d’empêcher de tels développements.

Dans ce contexte, nous assistons à des tentatives de perpétrer des attaques terroristes et d’endommager nos infrastructures civiles.

En réalité, nous avons été assez modérés dans notre réponse, mais cela ne durera pas éternellement. Récemment, les forces armées russes ont porté quelques coups sensibles à cette zone. Appelons cela des tirs d’avertissement. Si la situation continue ainsi, notre réponse aura encore plus d’impact.

Samedi, l’armée russe a détruit des systèmes de distribution électriques dans une centrale électrique à Slaviansk. Dima, de la chaîne Military Summary, a montré deux images de source ouverte fournies par la NASA qui démontrent les problèmes du réseau électrique ukrainien. C’est surtout dans l’est que les lumières s’éteignent.

17 septembre 2021

Source : NASAAgrandir

17 septembre 2022

Source : NASAAgrandir

L’attaque à Slaviansk fait suite à plusieurs attaques ukrainiennes contre l’infrastructure électrique en Russie et dans les zones sous contrôle russe.

Poutine mentionne ces attaques et les qualifie de terrorisme :

Les attaques terroristes sont une affaire sérieuse. En fait, ils utilisent des méthodes terroristes. Nous le voyons dans le meurtre de fonctionnaires dans les territoires libérés, nous voyons même des tentatives de perpétrer des attaques terroristes dans la Fédération de Russie, y compris – je ne suis pas sûr que cela ait été rendu public – des tentatives de mener des attaques terroristes près de nos installations nucléaires, des centrales nucléaires de la Fédération de Russie. Je ne parle même pas de la centrale nucléaire de Zaporozhye.

Nous surveillons la situation et nous ferons de notre mieux pour empêcher un scénario négatif de se produire. Nous réagirons s’ils ne réalisent pas que ces approches sont inacceptables. Elles ne sont, en effet, pas différentes des attaques terroristes.

Début août, des commandos ukrainiens avaient détruit des lignes à haute tension de la centrale nucléaire de Koursk.

Dans la région de Koursk, en Russie, des saboteurs ukrainiens ont fait sauter des câbles électriques qui alimentent la centrale nucléaire de Koursk, a déclaré le service de presse du Bureau fédéral de sécurité de Russie.

Selon l’agence, les 4, 9 et 12 août, six explosions ont eu lieu dans le district de Kurchatov, région de Koursk. Les explosions ont visé des lignes électriques à haute tension.

Une affaire pénale a été ouverte pour cet incident en vertu de la partie 2 de l’article 205 (attaque terroriste) du Code pénal de la Fédération de Russie. Les forces de sécurité sont à la recherche des saboteurs. La Garde nationale a renforcé la sécurité des installations nucléaires.

Retour à la conférence de presse de Poutine.

Il est interrogé sur un document de négociation que l’Ukraine a publié. Il ne l’a pas vu mais il explique ce qui s’est passé avec les négociations de fin mars/début avril :

Franchement, je ne suis pas au courant de ce qu’ils ont présenté cette fois-ci. En fait, nous avons commencé à négocier avec les autorités en place à Kiev et nous avons achevé ce processus de négociation à Istanbul avec le fameux accord d’Istanbul, après lequel nous avons retiré nos troupes de Kiev afin de créer les conditions propices à la conclusion de cet accord. Au lieu de conclure un accord, Kiev a immédiatement rejeté tous les accords, les a mis dans une boîte et a déclaré qu’il ne chercherait pas à conclure un accord avec la Russie, mais qu’il chercherait plutôt à remporter la victoire sur le champ de bataille. Qu’ils essaient.

La volte-face ukrainienne a eu lieu début avril, après que Boris Johnson, alors Premier ministre britannique, eut menacé Kiev de suspendre toute aide « occidentale« .

Poutine déclare que l’opération militaire spéciale se poursuivra sans changement de plan puis fait ensuite des remarques sur l’accord permettant à l’Ukraine d’exporter ses céréales :

À ce jour – comme hier ou avant-hier – 121 navires ont quitté les ports ukrainiens. Seuls trois de ces 120 navires se sont dirigés vers les pays les plus pauvres dans le cadre du programme alimentaire des Nations unies. Environ 35 %, peut-être un peu plus, des céréales exportées par l’Ukraine sont allées vers des pays européens, vers des pays non pauvres, et certainement pas vers les pays les plus pauvres du monde. Et seulement 4,5 % des cargaisons ont été envoyées aux pays les plus pauvres dans le cadre du programme des Nations unies.

Il en va de même pour nos exportations d’engrais. C’est quelque chose sans précédent. Je dirais que la Commission européenne a pris une décision scandaleuse et honteuse en levant l’interdiction d’acheter des engrais russes – mais uniquement pour leurs pays, pour les États membres de l’UE. Mais qu’en est-il des pays les plus pauvres du monde ?

Ils ont donc levé les sanctions sur nos engrais. Les Américains ont en fait été les premiers à les lever, car ce sont des gens généralement pragmatiques.

Mais des problèmes subsistent en ce qui concerne le fret et l’assurance, ainsi que l’interdiction d’entrer dans les ports d’où sont exportés nos engrais, de même que les transferts financiers et les règlements. Ils sont conscients de tout cela et ne cessent de répéter que ce problème sera résolu, mais personne ne fait réellement quoi que ce soit à ce sujet.

Pour être juste, le secrétaire général des Nations unies s’efforce de résoudre ces problèmes.

Ce scandale était nouveau pour moi :

Vous avez probablement entendu parler des 300 000 tonnes d’engrais russes bloquées dans les ports européens ; nos entreprises disent qu’elles sont prêtes à les fournir gratuitement – il suffit de les débloquer et de les libérer, et nous en ferons don aux pays les plus pauvres et aux marchés en développement. Mais ils les retiennent toujours, et c’est absolument stupéfiant.

Ils ne veulent pas que la Russie gagne de l’argent – mais nous ne faisons pas de bénéfices en donnant des engrais. Je ne comprends tout simplement pas ce qu’ils font. Quel est le but de tout cela ? On a tellement parlé d’aider les pays les plus pauvres, mais c’est exactement le contraire qui se produit.

J’ai l’impression – et c’est particulièrement vrai pour les pays européens – que ces anciennes puissances coloniales vivent encore dans le paradigme de la philosophie coloniale, et qu’elles sont habituées à vivre aux dépens des autres. Elles ne parviennent toujours pas à se débarrasser de ce paradigme dans leurs politiques quotidiennes. Mais il est temps de tirer certaines conclusions et d’agir différemment, de manière plus civilisée.

Suivent des questions sur la Chine, le conflit Azerbaïdjan-Arménie, les sanctions américaines contre certaines personnes et leurs enfants et sur le G20.

Vient ensuite une dernière question sur la crise énergétique en Europe, sur laquelle Poutine avait beaucoup à dire :

La crise énergétique en Europe n’a pas commencé avec le début de l’opération militaire spéciale de la Russie en Ukraine, dans le Donbass ; elle a en fait commencé beaucoup plus tôt, un an avant ou même avant. Aussi étrange que cela puisse paraître, elle a commencé avec l’agenda vert.

Pour poursuivre des considérations politiques momentanées, ils ont choisi de fermer complètement les programmes énergétiques liés aux hydrocarbures dans leurs pays. Les banques ont cessé d’accorder des prêts, …

Maintenant, nous voyons que les prix, disons, du gaz naturel aux États-Unis ont augmenté et que la production augmente, mais pas aussi vite qu’ils le voudraient – et la raison en est que les banques ont peur d’accorder des prêts.

Ce sont des points de référence erronés dans l’agenda vert, qui précipitent les choses, et l’énergie verte n’est pas prête à répondre à la demande d’énormes ressources énergétiques pour soutenir la croissance économique et industrielle. L’économie se développe alors que le secteur de l’énergie se réduit. C’est la première erreur grave.

La deuxième erreur concerne le gaz naturel.

Nous avons tenté de persuader les Européens de se concentrer sur les contrats à long terme plutôt que sur le seul marché. Pourquoi ? Je l’ai déjà dit et je le répète encore une fois : Gazprom doit investir des milliards dans le développement, mais il doit être certain qu’il vendra du gaz avant de faire des investissements. C’est la raison d’être des contrats à long terme.

Des obligations mutuelles sont contractées par les vendeurs et les acheteurs. Ils ont dit : « Non, laissez le marché s’autoréguler. » Nous n’avons cessé de leur dire : « Ne le faites pas ou cela entraînera des conséquences dramatiques. » Mais en fait, ils nous ont obligés à inclure une part importante du prix spot dans le prix du contrat. Ils nous ont forcés à le faire, et Gazprom a dû inclure à la fois le panier de pétrole et de produits pétroliers, mais aussi le prix spot dans le prix du gaz. Le prix spot s’est mis à croître, provoquant l’augmentation du prix envisagé même dans les contrats à long terme. Mais qu’est-ce que cela a à voir avec nous ? C’est la première chose.

Poutine a raison sur ce point. La privatisation et la « libéralisation » des marchés européens du gaz et de l’électricité n’ont jamais eu de sens et ont même eu des conséquences très négatives.

Deuxièmement, je leur ai dit plusieurs fois. « Gazprom ne fournit pas de gaz. » Écoutez, vous êtes des gens normaux ou quoi ? La Pologne a choisi d’imposer des sanctions contre le gazoduc Yamal-Europe et d’en fermer le tracé. J’ai dit à M. Scholz [le chancelier allemand Olaf] : « Pourquoi m’appelez-vous ? Appelez Varsovie et demandez-leur de rouvrir la route« . C’est tout ce qu’il y a à dire. C’est le premier point.

Scholz est-il vraiment si bête que ça ?

Deuxièmement. Deux conduites du gazoduc passent par l’Ukraine. L’Ukraine est approvisionnée en armes, mais elle est allée de l’avant et a fermé une des conduites l’approvisionnant. Ils ont également fermé une autre conduite qui fournissait 25 milliards de mètres cubes de gaz – je ne parlerai pas de la quantité exacte, mais ils l’ont fermé. Pour quoi faire ? Appelez Kiev et demandez-leur de rouvrir la deuxième conduite.

Et enfin, Nord Stream 1. Les turbines tombent en panne les unes après les autres.

Siemens a le contrat de maintenance pour les pompes à pression des turbines, mais des sanctions l’empêchent de le remplir.

Il existe bien sûr une solution au manque de gaz naturel en Europe.

Après tout, s’ils en ont besoin d’urgence, si la situation est si mauvaise, il suffit de lever les sanctions contre Nord Stream 2, avec ses 55 milliards de mètres cubes par an – il suffit d’appuyer sur le bouton pour le faire démarrer. Mais ils ont choisi eux-mêmes de le fermer ; ils ne peuvent pas réparer un pipeline, ont imposé des sanctions contre le nouveau Nord Stream 2 et ne l’ouvriront pas. Sommes-nous à blâmer pour cela ?

Qu’ils réfléchissent bien à qui est à blâmer et qu’aucun d’entre eux ne nous reproche ses propres erreurs. Gazprom et la Russie ont toujours rempli et rempliront toutes les obligations découlant de nos accords et contrats, sans jamais faillir.

C’est en effet un signe de lâcheté que les politiciens européens blâment la Russie pour des problèmes qu’ils ont eux-mêmes causés. Ils essaient de le cacher, mais les faits sont là pour le montrer. Si l’Europe devait vraiment rencontrer des problèmes énergétiques pendant l’hiver, la punition politique qu’elle recevra sera sévère.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

L’UE l’annonce : Les européens vont souffrir et doivent l’assumer !

L’Europe fatiguée va devoir assumer ses positions jusqu’au bout Le haut représentant de l’UE et chef de la politique étrangère, Josep Borrell, a dressé un bilan surprenant de la guerre en Ukraine et de la position précaire de l’Europe dans une interview à l’AFP publiée mardi, admettant que le président russe Vladimir Poutine fait le pari de fracturer une réponse unie […]

Boutcha 2.0 à Izioum – L’Ukraine utilise des civils tués par des bombardements et les tombes de ses soldats pour jouer la carte du massacre – Donbass Insider

Par : Volti
Par Christelle Néant pour Donbass-Insider Sans surprise après la reprise d’Izioum, près de Kharkov, par les Forces Armées Ukrainiennes (FAU), l’Ukraine nous fait une réédition de Boutcha, en essayant d’utiliser les tombes de civils tués par des bombardements et celles de ses soldats tués pendant la bataille pour la prise de contrôle de la ville, pour faire croire à un massacre […]

Démonstration du respect des valeurs de l’europe.

Par : Thierry65
Titre original : Les troupes russes ont tué des dizaines de marines ukrainiens en tentant de traverser la rivière Ingoulets La nuit, sur le secteur Andreevsky du front, des militants ukrainiens de la 35e brigade de marine séparée des forces armées ukrainiennes ont tenté de lancer une contre-offensive, forçant la rivière Ingoulets. Cependant, cette entreprise leur coûtait très cher. Les troupes russes s’attendaient […]

Les trois « chevaux de troie » sentent l’étau se resserrer

Par : Zineb

Les néoconservateurs américains ont toujours eu le don d’accrocher leurs projets autoritaires purs et durs à n’importe quel slogan du dernier culte de la « vertu » occidentale.


Par Alastair Crooke – Le 21 août 2022 – Source Al Mayadeen

Le 24 juin, à l’Institut Hudson de Washington, Mike Pompeo a prononcé un discours de politique étrangère intitulé Les trois phares, présentant Taïwan, l’Ukraine et « Israël » comme des « phares de la liberté ». Les néoconservateurs américains ont toujours eu le don d’accrocher leurs projets autoritaires purs et durs à n’importe quel slogan du dernier culte de la « vertu » occidentale, et de parvenir ainsi à établir un récit médiatique.

Depuis les premiers jours de Covid, les mots vulnérabilité, solidarité et soins qui ont circulé parmi les élites « performativement compatissantes » à l’égard du régime biomédical ont été consolidés dans un récit plus large visant à intimider le public pour qu’il se conforme à la nouvelle « politique du sacrifice » . En d’autres termes, « être prêt et disposé à sacrifier ses libertés pour protéger les groupes vulnérables : C’est notre solidarité… Votre liberté individuelle s’arrête là où commence la liberté collective » .

L’utilisation par Pompeo de la protection de la « liberté » au sein de ce groupe de « phares vulnérables » vise à dissimuler un projet néoconservateur qui a causé la perte de vies, la perte de droits, la perte de revenus et des dommages psychologiques à nombre de ceux qui vivent à côté de ces « chevaux de Troie » . Bien sûr, « protéger les personnes vulnérables » en détruisant les moyens de subsistance et la vie des autres a toujours été une proposition illogique. Son véritable objectif n’est que de rallier le soutien du public à une action belliqueuse contre les forces chinoises, russes et iraniennes.

Et pourtant, dans la formulation linguistique maladroite de Pompeo, il y a un indice sur les similitudes entre les trois phares : la visite du Président Pelosi à Taipei a réveillé le Dragon endormi. Il voit désormais clairement les parallèles entre Taïwan et l’Ukraine. Depuis le début du 20e siècle, l’Occident a établi plusieurs juridictions extraterritoriales (les Concessions) à l’intérieur de la Chine, qui ont servi à la fragmenter et à l’affaiblir.

Pékin voit maintenant que les États-Unis ont l’intention de faire tout leur possible pour que la réunification pacifique de Taïwan avec le continent n’ait jamais lieu, et que la politique américaine actuelle n’est que le prolongement d’une ancienne stratégie coloniale.

Cela a permis à la Chine de mieux comprendre la question de l’Ukraine : l’Occident, depuis le début du 20e siècle, a cherché à exploiter le nationalisme ethnique ukrainien d’extrême droite contre les Ukrainiens culturellement russes, afin d’affaiblir la Russie.

Comme la Chine vis-à-vis de Taïwan, Moscou a compris que les États-Unis et leurs alliés européens feraient tout leur possible pour empêcher l’unification pacifique des divers peuples de cette région frontalière (ce qui était l’objectif des accords de Minsk).

La réponse chinoise à la visite de Mme Pelosi a été que « le nœud coulant autour du cou de l’indépendance de Taïwan » sera de plus en plus resserré, comme l’a prévenu le ministre Wang Yi, ajoutant qu’« il n’y a pas de place pour le compromis » sur cette question.

Li Fei, professeur à l’université de Xiamen, a conceptualisé ce qu’il appelle « le modèle de Pékin » , qui a donné à Pékin la notion de « réunification intelligente » – une approche qui combine efforts pacifiques et force militaire. Une telle approche doit être mise en œuvre étape par étape, et la normalisation des exercices militaires actuels autour de l’île est un pas en avant. Si la « réunification intelligente » ne permet toujours pas d’atteindre notre objectif final, a-t-il ajouté, une approche plus directe fondée sur la force sera nécessaire. (En janvier 1949, la PLA a encerclé Pékin, qui était alors occupée par les forces du KMT, et a finalement forcé les commandants du KMT à se rendre, de sorte que la libération de la ville s’est effectivement produite pacifiquement…).

Eh bien … La Russie, étape par étape, resserre progressivement l’étau autour du cou de l’armée ukrainienne post-Maidan, formée par l’OTAN. Si une solution n’émerge pas naturellement de la sensation de la corde sur le cou, ce « nœud » sera lui aussi resserré.

Cela nous amène au troisième des phares de Troie de Pompeo : « Israël » . L’Iran et de nombreux autres pays comprennent que les États-Unis ne souhaitent pas voir le Moyen-Orient uni. L’Occident collectif voit plutôt une région fragmentée, polarisée, divisée par les sectes et la question palestinienne comme la voie à suivre pour affaiblir l’Iran et ses alliés.

D’où la réponse de l’Iran. Étape par étape, l’Iran et ses alliés ont progressivement resserré l’étau autour d’« Israël » , depuis quatre points géographiques distincts. L’UE s’est empressée de sauver le mécanisme d’endiguement de l’Iran (le JCPOA) même si l’Iran est désormais une puissance nucléaire « seuil » et pourrait, dans un délai relativement court, fabriquer une arme, s’il le décidait (ce qui n’est pas le cas).

L’amiral Shamkhani a déclaré aux membres de la Commission de sécurité nationale du Parlement iranien que l’Iran pouvait lui aussi se permettre d’aller lentement, étape par étape. L’Iran peut se permettre de dire oui ou non à la proposition prétendument finale de l’UE, et de confirmer que l’Iran ne dérogera pas à ses « lignes rouges » .

Après tout, l’Iran vend son pétrole et génère des revenus substantiels, tandis que le Moyen-Orient, l’Asie et le Sud collectif subissent une métamorphose géopolitique révolutionnaire. Le paysage politique se consolide en une sphère autonome et anti-Ordre global. Et le paradigme économique de l’Asie occidentale est lui aussi sur le point de se transformer avec l’avènement d’un nouveau système de commerce et de compensation financière en gestation.

En somme, l’Iran n’a pas explicitement besoin de serrer le nœud coulant en ce moment. Une nouvelle architecture géostratégique à large spectre dirigée par Moscou, qui se dessine dans toute la région, s’en charge de toute façon pour l’Iran.

Alastair Crooke

Traduit par Zineb, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

De quoi « Gorby » est-il le nom ?

Par : hervek

Par Dmitry Orlov – Le 2 septembre 2022 – Source Club Orlov

On dit qu’il faut parler des morts en bien ou ne rien dire du tout ; et bien que je serais heureux d’envoyer « Gorby » dans l’oubli instantané, mes lecteurs m’ont demandé mon avis, alors je vais m’acquitter d’une brève nécrologie. Il y a peut-être une valeur résiduelle à extraire du vieux mème fatigué de « Gorby ». Comme je le soutiendrai ici, il n’est pas tant une personne qu’une unité pratique de dysfonctionnement organisationnel au sein d’un empire qui s’effondre.

Il est assez révélateur que « Gorby » (qui était le surnom affectueux de Margaret Thatcher pour le secrétaire général du Politburo du parti communiste de l’Union des républiques socialistes soviétiques, Mikhail Sergeevich Gorbachev) ait été célébré par les ennemis de la Russie et presque universellement méprisé par les Russes et les amis et alliés de la Russie. Pour les Chinois en particulier, il a donné une précieuse leçon sur le type de personnalité qu’il ne faut pas laisser s’approcher de la direction du parti communiste chinois. Les Chinois ont également appris de Staline qu’il n’est pas sage de permettre à vos ennemis au sein du parti de vous survivre, comme l’a fait Nikita Khrouchtchev, et de Khrouchtchev qu’il n’est pas sage de dénigrer vos prédécesseurs au pouvoir à moins que vous ne vouliez qu’on vous fasse la même chose. Les Chinois n’ont pas fini d’apprendre des leçons de russe, mais de nombreux Russes souhaiteraient qu’il en soit autrement. Il est certain que les Chinois ont eux-mêmes donné de précieuses leçons, notamment que la libéralisation économique et la libéralisation politique doivent être dissociées, afin que le libéralisme économique puisse être freiné lorsqu’il entre en conflit avec les intérêts nationaux.

Il convient également de noter que la plus grande réussite de Gorby au cours de sa vie, selon lui-même, a été de quitter volontairement son poste de président de l’Union soviétique (comme on l’appelait pendant son bref règne). Il a dit qu’il l’avait fait pour éviter une grande effusion de sang ; or, c’est ce que son départ précipité, et le vide du pouvoir qu’il a créé, a facilement produit, ayant donné libre cours à de petits nationalistes et à leurs manipulateurs étrangers parmi les ennemis permanents de la Russie. En cela, il a échoué ; il a également échoué dans sa campagne de « glasnost » (remplaçant la censure d’État par un déluge de « fake news »), dans sa campagne de perestroïka (détruisant l’économie soviétique en quelques années seulement), dans sa campagne contre l’alcoolisme (conduisant à une crise historique d’alcoolisme dans tout le pays), dans sa tentative de réforme du parti communiste (remplaçant les personnes réellement compétentes par des opportunistes, des arrivistes, des carriéristes et des criminels purs et simples) et dans la négociation (ou la capitulation) de la fin de la guerre froide à des conditions qui, à long terme, se sont avérées inacceptables pour la Russie. Il a échoué, échoué, et encore échoué.

Les homologues occidentaux de Gorbachev ont été choqués par sa volonté d’abandonner ce pour quoi des millions de soldats russes étaient morts et ce que ses prédécesseurs au pouvoir avaient fermement défendu. Mais il n’est qu’un homme, alors que la Russie est un vaste territoire dont la mémoire remonte à un millénaire, et ce n’est qu’une question de temps avant que ses erreurs ne soient corrigées. L’actuelle opération spéciale russe dans l’ancienne Ukraine n’est qu’une de ces corrections. Ce n’est qu’un des territoires qu’il a cédés aux ennemis de la Russie ; l’Allemagne de l’Est, qui a été rapidement occupée par l’Ouest, en est un autre. Aujourd’hui encore, les habitants de l’Allemagne de l’Est sont traités comme des citoyens de seconde zone par les envahisseurs occidentaux mal dénazifiés qui les dominent désormais dans tous les domaines.

De nombreux Russes l’ont appelé « Michka le Marqué », en référence à la « marque du Diable » sur son vaste crâne chauve, ce qui implique qu’il est diabolique. Mais il n’est même pas mauvais, il n’est tout simplement pas très bon. Dans le Faust de Goethe, Méphistophélès se caractérise comme étant « de cette puissance qui veut le mal pour toujours, mais qui fait le bien pour toujours ». Gorbatchev était à l’opposé de cela : il se vantait de faire le bien et faisait le mal. En tant que mini-Méphistophélès, il a bien échoué ; mais il ne mérite probablement pas une telle estime solennelle de toute façon. Alors, qu’était-il vraiment ?

De nombreux Russes le considèrent comme un traître. En fait, il a donné la carte top secrète des sites nucléaires russes comme cadeau de bonne volonté à Margaret Thatcher, sapant ainsi l’efficacité de la dissuasion nucléaire russe. Cet acte aurait dû être puni comme il se doit par son exécution par un peloton d’exécution. Mais la structure du pouvoir soviétique était tellement désordonnée et affaiblie à l’époque que cet acte est resté impuni. Néanmoins, de nombreux Russes, suivant le vieux dicton romain « Roma traditoribus non premia » (Rome ne favorise pas les traîtres), préféreraient simplement rayer Gorbatchev de la mémoire publique comme un fait divers particulièrement honteux. Mais était-il un traître, ou simplement un idiot ? Peut-être n’avait-il tout simplement aucune idée de ce qu’il faisait – étant un simple provincial d’un village d’un peu plus de 3000 habitants de la région de Stavropol, dans le sud de la Russie.

S’il était en fait un idiot, comment a-t-il pu accéder à une telle notoriété et diriger, pendant un bref moment historique, le plus grand pays du monde ? Une théorie simple est qu’il était un savant idiot. Oui, il était un idiot en matière de politique, de diplomatie, d’économie, de défense, de santé publique et d’à peu près tout le reste – ce qui explique l’échec lamentable de ses initiatives dans tous les domaines – à une grande exception près : il était un savant idiot lorsqu’il s’agissait de faire de la lèche, de se mettre en valeur, de manipuler avec de fausses promesses et d’autres techniques de manipulation. Ses talents de rhétoricien se résumaient à une capacité à délivrer un flot ininterrompu de paroles insipides et pleines de duplicités qui berçaient les esprits simples de faux espoirs d’un avenir radieux. Ces capacités étranges, associées à son désir sans limite d’être populaire, apprécié et sous les feux de la rampe, lui ont permis de gravir les échelons du parti communiste soviétique, puis de le détruire rapidement de l’intérieur. On peut retracer sa trajectoire en observant l’opinion publique russe : en six ans à peine, il est passé du statut de favori à celui de détesté.

Gorbachev était-il un cas unique ? Bien sûr que non ! Ce qui a permis son ascension fulgurante, c’est la décrépitude du régime soviétique. Il est le seul dirigeant soviétique à être né alors que l’Union soviétique existait déjà. Le mariage de la civilisation russe et eurasienne millénaire avec l’interprétation bolchevique de la philosophie politique du célèbre russophobe Karl Marx était stérile comme une mule. Il a simplement vieilli et s’est décrépi, puis un personnage imparfait comme Gorbatchev a pu s’insinuer dans les allées du pouvoir et détruire de l’intérieur ce qui restait du système. Nous voyons aujourd’hui des personnages similaires apparaître dans l’Union européenne et aux États-Unis. L’idée que les États-nations d’Europe occidentale, qui se chamaillent sans cesse, forment une famille heureuse dirigée par un commissariat auto-sélectionné installé à Bruxelles est aussi absurde que l’étaient l’URSS et son politburo. Quant aux États-Unis, la deuxième guerre civile se profile à l’horizon… nous y reviendrons plus tard.

Que sont la ministre allemande des affaires étrangères Annalena Baerbock ou le nouveau premier ministre britannique présumé Liz Truss, avec leur vague formation de secrétaire, leur incompréhension de tout ce qui est physiquement réel et leur incapacité à réaliser quoi que ce soit, si ce n’est davantage de Gorbies ? Et qu’est-ce que ce showman et agitateur de populace qu’est Donald Trump, fléau de l’État profond, chouchou du commun des mortels et ennemi juré de l’élite libérale bicéphale, sinon un Gorbie surdimensionné ? A-t-il toujours l’intention de rendre sa grandeur à l’Amérique ou a-t-il trouvé une meilleure ruse ? Peut-être qu’un Gorbie n’est pas du tout une personne mais juste une unité pratique de dysfonctionnement organisationnel qui se manifeste spontanément dans tout empire qui s’effondre ?

Dmitry Orlov

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Le livre de Dmitry Orlov est l’un des ouvrages fondateurs de cette nouvelle « discipline » que l’on nomme aujourd’hui : « collapsologie » c’est à-dire l’étude de l’effondrement des sociétés ou des civilisations.

Il vient d’être réédité aux éditions Cultures & Racines.

Il vient aussi de publier son dernier livre, The Arctic Fox Cometh.

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

La Chine va-t-elle abandonner sa prudence ?

Par : Zineb

Il s’agit là d’un point essentiel : à la lumière de la tromperie américaine sur Taïwan, la Chine va-t-elle mettre sa prudence de côté et reconnaître qu’elle a besoin de la profondeur militaire et stratégique de la Russie et de l’Iran ?


Par Alastair Crooke – Le 15 août 2022 – Source Al Mayadeen

De l’extérieur, on voit une Asie occidentale qui se prépare et qui modifie sa position pour faire face à l’Est. Il ne s’agit toutefois pas d’un simple déplacement géographique vers un autre point cardinal. Il s’agit en partie d’une « réaction repoussoir » face à l’avalanche de sanctions, de réglementations et de saisies d’avoirs qui s’échappent de l’« usine » à sanctions de l’UE et s’appliquent à des personnes n’ayant aucun lien, ou un lien très faible, avec les États sanctionnés.

Mais le véritable catalyseur de ce « pivot » naissant est plutôt la force d’attraction décisive d’une vision globale déposée sur le plateau de jeu du Grand Jeu par la Russie. Les États du « Heartland » sont à la fois intrigués et attirés. Il y a aussi un parfum de Bandung II dans cette affaire. La conférence de Bandung, en 1955, a également été lancée sur les principes d’autodétermination, de respect mutuel de la souveraineté, de non-agression, de non-ingérence dans les affaires intérieures et d’égalité de participation.

Bien sûr, l’énergie originelle de cette initiative s’est dissipée sous l’impact d’un nouveau colonialisme financiarisé, mais il y a aujourd’hui dans l’air une tentative de renaissance de ces premiers sentiments anticolonialistes dirigés, cette fois-ci, contre l’« ordre fondé sur des règles » imposé et dissimulé.

Dans une succession rapide, nous avons eu une série de sommets potentiellement redéfinisseurs de stratégie : la conférence de la Caspienne, la conférence de Téhéran et la conférence Russie-Turquie. Tous ont une importance stratégique majeure et nous voyons déjà les premiers « bourgeons » de croissance dans le projet du président Erdogan d’appeler le président Assad.

Cette initiative, en soi, atténuera les tensions régionales. La relance par le président Poutine de l’accord d’Adana (1998), dans lequel Damas garantissait l’endiguement des mouvements kurdes basés en Syrie, pourrait toutefois ouvrir la voie à un règlement final de la question syrienne, tant en ce qui concerne les djihadistes à l’est, d’une part (avec la coopération d’Erdogan), que la fin de l’occupation américaine du nord-est de la Syrie, d’autre part (avec l’aide de la Russie).

Ce dernier point n’est qu’un exemple de la nouvelle dynamique politique qui commence à prendre vie. Ces ouvertures sont néanmoins soutenues par un intérêt économique solide – centré sur l’avènement de nouveaux canaux commerciaux et économiques, afin d’atténuer le barrage de sanctions de l’Occident – tout en générant de nouvelles initiatives commerciales pour sortir la région de sa crise.

Le nerf de cette vision est l’énorme réseau de voies navigables, soutenu par la conférence sur la mer Caspienne, ainsi qu’un réseau de pipelines complémentaire dans le Heartland. En Occident, les corridors fluviaux bon marché ont été négligés. Mais nous assistons ici au déploiement d’un réseau extraordinaire, qui s’étend vers l’ouest jusqu’à la mer Noire (et donc potentiellement jusqu’au Danube) et (plus directement) jusqu’à la Méditerranée. Vers le nord, jusqu’à la route maritime du nord de l’Arctique ; vers le sud, via la mer Caspienne et le corridor nord-sud, jusqu’à Dubaï et l’Inde ; et vers l’est, via la Nouvelle route de la soie, jusqu’à la Chine. Des corridors plus rapides et moins coûteux que les alternatives maritimes.

Tout cela doit être consolidé par de nouveaux systèmes de paiement partant de l’Afrique (le Système panafricain de paiement et de règlement) qui doivent s’harmoniser avec les systèmes alternatifs SWIFT, Mir et Union Pay. Par la multiplication des Zones économiques spéciales exonérées d’impôts se développant dans la région MENA et une renaissance ferroviaire traversant le continent africain, tant latéralement que verticalement.

Dans l’ensemble, il s’agit d’un mouvement stratégique visant à retirer le commerce, ses couloirs de transport et tous les systèmes de paiement des griffes des puissances maritimes du « Grand Jeu » . L’Occident fulmine. Le Financial Times, le journal de l’establishment, a déjà lancé des avertissements concernant un réalignement trop étroit entre la Turquie et la Russie. Des commentateurs anonymes de l’UE laissent entendre que la Turquie pourrait se voir sanctionnée par l’UE.

Paradoxalement, l’événement déterminant qui pourrait lier toutes ces initiatives russes a eu lieu à des milliers de kilomètres de la région : la visite de Pelosi à Taïwan, qui a tant exaspéré Pékin.

Ce n’est pas la réaction militaire immédiate de la Chine, ni l’annulation par la Chine d’une série de canaux de communication bilatéraux avec les États-Unis, qui sont en cause ici, mais plutôt le fait que le rythme et l’intensité des tensions entre les États-Unis et la Chine sont appelés à augmenter, ce qui modifiera à jamais ces relations.

Il semblerait que la Chine ait compris que Biden a menti. À trois reprises, il a déclaré explicitement que les États-Unis défendraient militairement Taïwan, en cas de prise de contrôle forcée de l’île par les Chinois. À chaque fois, les collaborateurs de Biden sont revenus sur ces déclarations : « Oh, vous savez, Biden a tendance à mal s’exprimer » . Lui, Biden, s’en tient sincèrement à la politique d’une seule Chine.

Ce n’était pas vrai.

Eh bien, les yeux des Chinois se sont ouverts. Ils comprennent tout d’abord maintenant que les États-Unis ont l’intention de faire tout leur possible pour s’assurer qu’une réunification pacifique n’aura jamais lieu. Cette prise de conscience a touché la corde sensible du « siècle d’humiliation » de la Chine par les puissances occidentales, qui avaient saisi et occupé des parties de la Chine.

Deuxièmement, ils doivent comprendre qu’il découle de cette idée que la réunification doit être imposée, d’une manière ou d’une autre, contre la volonté des États-Unis. Et troisièmement, que la fenêtre d’opportunité (ou du moins, l’opportunité de le faire sans déclencher une guerre majeure), se refermera progressivement sur eux.

Ces deux points impliquent que les relations entre les États-Unis et la Chine ne seront plus jamais les mêmes. Quelle est l’incidence de cette situation sur le Moyen-Orient ? Voici les implications (comme l’explique un commentateur militaire russe, mais ce qui suit est paraphrasé) :

Il est facile d’oublier que la Chine a joué le rôle de « gentil garçon » pour les États-Unis, en ce qui concerne les sanctions contre la Russie. (Jake Sullivan avait averti la Chine à Ankara, que si elle tenait à ses marchés américains et européens, elle ne devait pas tenter de contourner les sanctions américaines). Oui, la Chine achète l’énergie de la Russie ainsi que d’autres ressources stratégiques, mais les États-Unis aussi, et ils l’ont exemptée des sanctions.

 

Il a fallu l’humiliation évidente de la visite de Pelosi à Taïwan pour que la Chine commence à reconnaître qu’il faudrait peut-être aller au-delà de l’achat d’énergie et de certaines technologies militaires à la Russie, en plus d’un soutien verbal dans le cadre d’un partenariat stratégique. La Russie soutient pleinement la Chine et continuera à le faire, mais il est temps que la Chine prenne des mesures très concrètes, et pas seulement des déclarations, en vue d’une véritable alliance et d’un ajustement des aspirations économiques de la Chine aux réalités de l’intégration eurasienne, dont la sécurité stratégique repose sur la Russie.

Il s’agit là d’un point essentiel : à la lumière de la tromperie américaine sur Taïwan, la Chine va-t-elle mettre sa prudence de côté et reconnaître qu’elle a besoin de la profondeur militaire et stratégique de la Russie et de l’Iran ? Et maintenant, dans ses relations avec la Russie et l’Iran, va-t-elle peser de tout son poids sur les divers projets d’intégration eurasiens ?

Si tel est le cas, elle donnera un coup de fouet à la région, au moment où celle-ci en a le plus besoin.

Alastair Crooke

Traduit par Zineb, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

Winter is coming, comme ils disent…

La politique de l'UE et des USA face à la situation en Ukraine impacte négativement l'Europe et l'avenir du continent. L'hiver arrive, le temps d'un tour d'horizon.

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Les sanctions ne servent qu’à gagner du temps et ne mènent pas à la victoire

Par : Zineb

Par Tom Luongo – Le 31 juillet 2022 – Source Gold Goats ‘N Guns

L’un des points essentiels de la politique de sanctions américaine, qui n’est pas pleinement compris par la plupart des analystes, et certainement pas par la plupart des analystes pro-russes, est que les sanctions ne sont pas un outil politique direct. Dans des cas extrêmes, comme ce qui est arrivé à la Russie dans les jours qui ont suivi son invasion de l’Ukraine, elles sont censées l’être.

Mais tout compte fait, les sanctions telles qu’elles sont utilisées par l’Occident sont un outil bien plus dangereux qu’un simple changement de régime, elles sont le pivot des stratégies de déni à long terme des militaristes et des colonisateurs en puissance.

Nous avons passé cinq mois maintenant à nous concentrer sur l’effet boomerang des sanctions occidentales sur l’économie russe. Et cet effet boomerang sur l’Occident, en particulier l’Europe, est réel et prévisible. L’objectif de créer un bourbier en Ukraine qui générerait des troubles intérieurs pour Poutine ne s’est pas matérialisé.

Le bourbier militaire est discutable, si l’on croit tout ce qui vient des médias occidentaux. Personnellement, je ne crois pas grand-chose de ce qui est dit, mais les lignes de combat relativement dures de ces derniers mois donnent du crédit à cette opinion.

Encore une fois, ce n’est pas un point de vue que je partage en fin de compte, mais cela vaut la peine de le garder à l’esprit. Si les sanctions ont été si inefficaces, pourquoi les maintenir ? Quel objectif stratégique peuvent-elles ou doivent-elles servir ?

Parce qu’il est évident que les personnes qui ont élaboré ce paquet de sanctions avaient un plan. Ce plan a-t-il survécu au contact avec l’ennemi ? A-t-il été un échec total ou un succès partiel ? Telles sont quelques-unes des questions que je souhaite aborder ici.

Tout compte fait, la plupart des sanctions nuisent davantage à celui qui les impose qu’à la victime. Il s’agit, bien entendu, d’actes de guerre et seul le privilège impérial permet de les utiliser de la sorte sans répercussion.

Ainsi, alors que nous nous sommes concentrés sur l’aspect monétaire/fiscal de la guerre des sanctions, il est utile de parler du prix réel que l’Occident est prêt à payer dans sa guerre contre la Russie.

Les sanctions, dans leur forme la plus élémentaire, ne sont que des obstructions, destinées à priver un pays de l’accès à des ressources vitales ou, dans le cas des tensions géopolitiques extrêmes d’aujourd’hui, à des technologies de pointe.

Du point de vue des néoconservateurs, refuser à nos « ennemis » (comme ils les ont définis) l’accès aux éléments dont ils ont besoin pour construire des systèmes d’armement avancés ou accélérer la production des derniers prototypes militaires vaut toutes les souffrances économiques et politiques que l’on peut ressentir chez soi.

Et cette douleur est très très réelle. La junte de Biden et ses compradores en Europe (principalement les Verts allemands) n’ont pas hésité à dire ouvertement que nous, les citoyens, devions endurer des difficultés pour soutenir leurs objectifs géostratégiques en Ukraine.

Ils n’ont pas été très convaincants, comme le suggèrent les sondages, mais telle est néanmoins la situation.

Lorsque la rhétorique occidentale s’est rapidement transformée en cela, j’ai dit qu’il s’agirait d’une course à la Grande Réinitialisation, la question que j’ai posée alors était : « De qui ? » .

Poutine s’est contenté d’une guerre d’artillerie pour faire monter la pression (et réduire l’approvisionnement en gaz) sur une Europe aux prises avec des gouvernements de coalition faibles et pour révéler les fissures au sein de l’Union européenne. Il y est parvenu.

Les néoconservateurs britanniques et américains pensent qu’en fin de compte, les sanctions priveront la Russie de l’énergie nécessaire pour mener une guerre jusqu’en 2023 et au-delà. C’est pourquoi nous devons considérer que l’objectif initial de toutes les sanctions, remontant à 2014, après la Crimée, était de mener la Russie à cela.

Donc, si vous vous demandez pourquoi les Russes n’ont pas engagé leurs T-14 avancés et leurs très nombreux chars T-90 sur le champ de bataille en Ukraine, la réponse est double. Tout d’abord, on pourrait dire qu’ils n’en ont pas besoin pour accomplir leur tâche actuelle, qui est d’épuiser l’infanterie et les défenses ukrainiennes dans le Donbass.

Deuxièmement, et c’est plus important, les rapports occidentaux sur l’incapacité de l’industrie russe à les fabriquer sont plus vrais que ce que les commentateurs pro-russes veulent bien croire.

Encore une fois, je ne prends pas parti ici, mais tout comme je ne crois pas les rapports militaires ukrainiens faisant état de 70 000 Russes tués et/ou neutralisés parce que je ne vois pas les vidéos soutenant cette propagande, je dois également prendre au sérieux le fait que la Russie utilise l’ancien char T-62 au combat, plutôt que d’envoyer des centaines de T-14.

Je ne suis en aucun cas un expert en matériel militaire, alors salez ces commentaires à votre goût. Je suis un homme qui sait lire entre les lignes de ce que les gens disent et ne disent pas et de ce qu’ils font et ne font pas.

Et il y a des indices ici qui expliquent pourquoi cette guerre a progressé comme elle l’a fait.

En outre, ne vous méprenez pas, il ne s’agit pas de jeter de l’ombre sur ce que la Russie a ou n’a pas accompli en Ukraine. Mais cela peut certainement expliquer pourquoi, après les premières offensives, elle a renoncé à l’utilisation massive de chars pour se concentrer sur l’artillerie et l’infanterie, nettoyant le Donbass méthodiquement tout en trouvant des solutions de rechange à ses problèmes d’approvisionnement.

C’est comme pour tout le reste maintenant, l’information est de faible qualité, si ce n’est presque sans valeur. Donc, nous spéculons tous sur ce qui se passe.

Pour la Russie, les blocages technologiques sont censés être particulièrement accablants, car le pays est terriblement en retard dans des domaines tels que les semi-conducteurs, l’usinage avancé et la métallurgie. Si ce n’était pas le cas, il y aurait des T-14 dans les tuyaux.

Il n’y a aucun moyen de présenter de manière positive le fait que le dernier plan du gouvernement russe prévoit que le pays atteigne la technologie de puce 28 nm, technologie de 2011, d’ici 2030.

Le 90 nm devrait être développé d’ici la fin de l’année en Russie.

90 nm.

Maintenant, avez-vous besoin de quelque chose de plus petit que 90 nm pour construire un char moderne ? Probablement pas. Mais avec la coupure totale de la Russie des technologies de base d’origine étrangère comme celle-ci, il n’est pas difficile de voir que cela affecte leur capacité à remplacer les blindages perdus depuis les premiers jours de la guerre.

Si vous allez sur le web, vous trouverez toutes sortes de propagandes occidentales et ukrainiennes sur l’efficacité de ces sanctions. Je parierais sur le fait que la Russie a prévu cela d’une certaine manière et qu’elle a trouvé des solutions de contournement au cours des cinq derniers mois.

Un rapport de mai sur une livraison de chars T-90M par Uralvagonzavod est la dernière chose que j’ai pu trouver. L’objectif principal de la série de sanctions imposées par l’Occident en 2014, après la réunification de la Russie avec la Crimée, était de freiner le développement de technologies telles que la lithographie des puces, l’optique, l’usinage CNC avancé, etc. Il n’a jamais été question de changement de régime jusqu’à ce printemps, après avoir poussé Poutine à une invasion générale de l’Ukraine.

Ainsi, lorsque vous entendez les experts américains et britanniques en politique étrangère parler de saigner à blanc la Russie en Ukraine, ils pensent que c’est le point culminant d’une stratégie de près de dix ans visant à déclencher une guerre que la Russie ne serait pas en mesure de terminer.

Le fait que SMIC (Semiconductor Manufacturing International Corp.) ait annoncé la semaine dernière qu’elle allait expédier des puces pour le minage du bitcoin basées sur la lithographie en 7 nm devrait vous dire ce que vous devez savoir sur la durée pendant laquelle vous pouvez empêcher des produits demandés d’arriver sur le marché en adoptant un comportement obstructionniste.

Les progrès surprenants de SMIC soulèvent des questions sur l’efficacité des contrôles à l’exportation et sur la capacité de Washington à contrecarrer l’ambition de la Chine de développer une industrie des puces de classe mondiale sur son territoire et de réduire sa dépendance vis-à-vis des technologies étrangères. Cette situation survient également à un moment où les législateurs américains ont exhorté Washington à combler les lacunes de ses contrôles axés sur la Chine et à s’assurer que Pékin ne fournit pas de technologies cruciales à la Russie.

À l’heure où j’écris ces lignes, la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, effectue une tournée en Asie du Sud-Est. Dans le cadre de ce voyage, elle s’est arrêtée à Taïwan, ce qui constitue la plus grande provocation jamais vue à l’égard de la politique d’une seule Chine, dont les États-Unis sont signataires.

La réponse de la Chine a été tout simplement apocalyptique dans sa rhétorique. Pelosi a ensuite fait marche arrière une fois dans la région et ne se rendra pas à Taïwan après que la Chine s’était mobilisée de manière vraiment effrayante.

Pensons-nous que ces choses ne sont pas liées d’une certaine manière ?

Alors que TSMC est sur le point de passer à la lithographie en 2 nm, le 7 nm est-il si important ? Oui, si l’on considère les choses du point de vue des sanctions. Le fait que Pelosi se rende à Taïwan la semaine même où l’administration Biden vante les mérites de sa nouvelle loi CHIPS, qui prévoit d’investir des milliards de dollars dans de nouvelles usines basées aux États-Unis, est clairement une tentative de pousser la Chine à réagir de manière excessive afin de donner aux États-Unis l’excuse dont ils ont besoin pour imposer à la Chine des sanctions en matière de contrôle des exportations.

N’oubliez pas que lorsqu’il s’agit de combattre la Russie et la Chine, Davos et les néoconservateurs américains et britanniques ont un objectif commun. C’est lorsqu’il s’agit de savoir qui contrôlera le monde unipolaire restauré et d’en définir l’aspect que leurs chemins divergent.

Nous menaçons l’industrie des puces de la Chine depuis le début de la guerre. Nous avons fait la même chose aux Russes avant l’invasion. Mais c’est la mise sur liste noire de Huawei par Trump qui a incité SMIC à accélérer le travail de développement qui nous mène à la situation actuelle.

Donc, ne pensez pas que ces sanctions ne sont pas en tête de liste si la Chine réagit de manière excessive à toute provocation future. En fait, je parierais beaucoup d’argent que la mise en place de ces sanctions n’est pas le but de cette ridicule affaire Pelosi.

Son recul indique en fin de compte que quelqu’un au Capitole a reçu le message que la Chine est sérieuse.

C’est pourquoi les sanctions ne sont pas un chemin vers la victoire. Elles ne sont rien de plus qu’un exercice pour gagner du temps. Une fois bien considérées, elles constituent un ultime coup de bluff, tout comme la menace de Pelosi de se rendre à Taïwan.

Vous ne pouvez pas arrêter le flux d’informations sans vous heurter au moment où l’action doit se substituer aux discours : « Je peux aussi construire ou fabriquer ceci, qu’allez-vous faire pour arrêter ça ? » .

SMIC est probablement en train de faire de la rétro-ingénierie sur les conceptions de TSMC, voire de les voler carrément. Allons-nous déclencher une guerre sur deux fronts, avec des puissances nucléaires de part et d’autre du monde, à cause de cela ? Si les Chinois sont capables d’obtenir une lithographie de 7 nm en un an à partir d’un transistor Finfet de 14 nm, est-il si difficile de croire qu’ils ne peuvent pas obtenir l’usinage CNC en 3 dimensions nécessaire pour aider la Russie à construire les barils des chars T-14 Armata ou les puces nécessaires à la construction de voitures et d’avions ?

Il est évident que le bluff des sanctions en matière de technologie est en train de se vérifier. Sinon, nous ne serions pas en train de contempler la possibilité d’une guerre entre les superpuissances. La Russie devait augmenter la production du T-14 cette année pour son propre usage et pour l’exportation vers l’Inde.

Ne voyons-nous pas pourquoi alors une bataille pour l’Ukraine devait avoir lieu maintenant plutôt que dans deux ans, si le T-14 était tout ce que la Russie prétend ?

Mais, est-ce vraiment ce qui se passe alors que l’Inde fabrique maintenant des T-90M. Donc, même si la Russie ne peut plus importer directement les pièces pour fabriquer les siens en raison des sanctions, me dites-vous que l’Inde, maintenant, ne détournerait pas ses propres pièces pour les expédier à la Russie ?

Quelqu’un a-t-il remarqué que tout à coup, tout le monde parle du corridor international de transport Nord-Sud (INSTC) ? J’en parle depuis des années. Maintenant, c’est viable. Maintenant, l’Iran fournit des drones à la Russie.

Le but de ce billet n’est pas de faire des affirmations définitives sur ce qui se passe ou ne se passe pas, mais de nous rappeler à tous qu’il y a la guerre dont on parle et la guerre qui se passe réellement.

De mon point de vue, lorsque nous analysons les choses de cette manière, nous devons ensuite examiner l’état de la situation et faire quelques suppositions.

On entend beaucoup parler de la Russie qui se prépare à une offensive majeure cet automne, probablement dans les prochaines semaines. Selon Alexander Mercouris de The Duran, la Russie entraîne et équipe une force portant le nom d’« Odessa » depuis mars.

Si c’est le cas, une offensive russe majeure cet automne, avec des centaines de chars, ne ferait-elle pas voler en éclats toutes les théories sur l’efficacité des sanctions pour limiter la production de matériel militaire russe ?

Et si cela ne se produisait pas, que faudrait-il penser de la situation ?

N’oubliez pas que ce sont les mêmes sources et théories qui ont annoncé que plus de 5 millions de barils de pétrole russe étaient retirés du marché parce que leurs installations de stockage ne pouvaient pas gérer le trop-plein ou qu’une contre-offensive ukrainienne à Kherson était imminente.

En fin de compte, chaque jour que les Russes survivent à la guerre des sanctions nous rapproche du jour où celles-ci invalideront même les stratégies à long terme qu’elles impliquent. Et peut-être, je dis bien peut-être, qu’une nouvelle génération d’« experts » en politique étrangère finira par se débarrasser de l’idée que les sanctions ne sont pas l’équivalent moderne d’une guerre de siège et que tout cet exercice n’est qu’une perte de temps pour tout le monde.

Tom Luongo

Traduit par Zineb, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

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