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Aujourd’hui — 12 août 2022Vos flux RSS

Amazon a-t-il acheté iRobot pour cartographier l’intérieur de votre maison ?

Par : Volti
Pour les amateurs de « gadgets »…. Source Aube Digitale via Reseau-International par Jade. L’acquisition par Amazon.com Inc., pour 1,7 milliard de dollars, de la société iRobot Corp. spécialisée dans les aspirateurs robots est une initiative de la mégacorporation visant à utiliser les Roombas pour cartographier l’intérieur des maisons. Ce type de données est une mine d’or numérique pour Amazon, car si les […]

Samarcande à la croisée des chemins : de Tamerlan à la BRI et à l’OCS

par Pepe Escobar. Samarcande, le mois prochain, pourrait annoncer un saut qualitatif de convergence : La Russie et la Chine encore plus impliquées dans le retour de l'Asie intérieure sur le devant de la scène géoéconomique.

Terrorisme ukrainien, menace chimique

Par : Volti
Par Erwan Castel pour Alawata Dernière minute – 11 août 2022 Les enquêteurs travaillant sur les bâtiments bombardés de la brasserie « Sarmat » ont trouvé des restes d’obus de fabrication britannique au milieu des décombres. Il s’agirait donc (contrairement aux premières infos ci après) des tirs de 155 mm OTAN dont la précision supérieure au 152mm de fabrication soviétique, confirme que […]

L’analyse des militaires français révèle la nouvelle tactique des Etats-Unis en Ukraine

Par : Volti
Source Observateur-Continental Le Pentagone a utilisé une nouvelle tactique en Ukraine pour embaucher des «assistants» [mercenaires] sous contrat pour participer au conflit, écrit le magazine Causeur, confirmant l’implication directe des Etats-Unis dans ce conflit. Causeur fait savoir qu’ «après cinq mois de conflit, les langues se délient au sein de la grande muette». Citant une source militaire française, le magazine a rapporté que le […]
Hier — 11 août 2022Vos flux RSS

Après avoir menti, François Braun admet la fermeture de plusieurs services d’urgences

Cette déclaration marque un changement de discours de François Braun, qui réfutait jusqu’à présent toute fermeture d’urgences, n’évoquant qu’un accès régulé.

Plusieurs services d’urgence sont actuellement fermés en France, a reconnu mercredi François Braun, le ministre de la Santé, qui s’était jusqu’alors refusé à évoquer une telle situation dans un contexte d’inquiétudes sur la capacité des hôpitaux à traverser l’été.

« En termes de fermetures, c’est-à-dire un service d’urgences qui n’accueillerait plus personne, il y en avait quatre avant le mois de juillet, il y en a huit aujourd’hui », a déclaré François Braun sur RTL. Ces propos marquent un changement de discours du ministre qui réfutait toute fermeture d’urgences, n’évoquant qu’un accès régulé des patients à certaines urgences, malgré des témoignages en ce sens des professionnels de santé.

Lire la suite de l’article sur lefigaro.fr

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CLASH – « On va vous envoyer vous faire f***** »: le ministre brésilien de l’Économie juge la France « insignifiante »

LE MINISTRE DE L'ÉCONOMIE DU BRÉSIL DÉCLARE -HÉLAS NON SANS RAISON- QUE LA FRANCE DEVIENT «INSIGNIFIANTE»
Il dit vulgairement tout haut ce que le monde entier pense tout bas.
Notre disparition résulte de notre appartenance à🇪🇺.
Elle s'accélère avec Macron. https://t.co/ZSznCUmc93

— François Asselineau (@UPR_Asselineau) August 11, 2022

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Bruno Lemaire, le talent incarné !

Les élections présidentielles à peine passées, les candidats à la prochaine sont évidemment déjà sur les rangs. Si je me demande qui pourrait bien vouloir de la place en ce moment, d’aucuns doivent la trouver suffisamment attrayante pour se placer d’ores et déjà dans le jeu. L’on y trouve les têtes de liste des oppositions et leurs dauphins prêts à […]

Affaire Skripal : le père et la fille sont prisonniers du Royaume-Uni, ou ont été assassinés par ce pays

Par : jmarti

Par Eric Zuesse − Le 29 juillet 2022 − Source Oriental Review

Le 8 mars 2018, le brillant analyste géostratégique qui maintient anonymement le blog « Moon of Alabama » avait fait paraître un article sous le titre « L’agent double russo-britannique empoisonné a des liens avec la campagne Clinton« , et avait documenté le fait que Sergeï Skripal avait été un agent double russo-britannique sous les ordres de Pablo Miller, lui-même sous les ordres de Christopher Steele, qui appartient au MI6 britannique. Steele, quant à lui, avait été engagé à titre privé par l’équipe de campagne de Hillary Clinton, donc le parti Démocrate étasunien, pour trouver des preuves pouvant persuader les électeurs étasuniens que Trump était un agent secret à la solde de la Russie. (Peut-être Sergeï a-t-il été utilisé dans cette opération, mais si on l’empêche de communiquer avec le public, le public ne le saura jamais.) « MoA » poursuivait : « S’il existe un lien entre le dossier [Steele] [sur Trump] et Skripal, chose qui me semble très probable, alors il y a un tas de gens et d’organisations qui peuvent avoir des raisons de le tuer [Skripal]. Des deux côtés de l’Atlantique, beaucoup de types et de dirigeants ombrageux ont été impliqués dans la création et l’animation de la campagne anti-Trump/anti-russe. Plusieurs enquêtes sont en cours, et pourraient un jour ou l’autre révéler l’existence de linge particulièrement sale. Faire disparaître Skripal, tout en accusant la Russie de cette action, apparaît comme une manière bien pratique de se débarrasser d’un témoin potentiel » (pouvant menacer le parti Démocrate étasunien, s’il en venait à témoigner contre Steele, ou à impliquer l’employeur étasunien de Steele).

M. Steele, du MI6, a après tout fort bien servi au parti Démocrate contre Trump et la Russie (même si son « dossier » n’aura jamais mis au jour d’élément probant [dans l' »affaire » du Russiagate; NdT]. Sergeï Skripal était un renégat avéré, qui pouvait par conséquent se retourner une fois de plus, mais cette fois contre le MI6 et le parti Démocrate. On avait pu l’acheter à bon compte : « La récompense touchée par Skripal pour neuf années d’espionnage [pour le compte de la Grande-Bretagne, contre la Russie] s’élevait à la surprenante et modeste somme de 100 000$. » Le service par lui rendu aux Britanniques en échange de cette « modeste » somme était énorme : « Skripal et Miller étaient parvenus à un accord : contre de l’argent, Skripal avait livré des informations aux Britanniques sur au mois 300 de ses collègues dans les services de renseignements russes.«  (Et cette affirmation provient d’un site internet russe anti-Poutine.) Essayer de tuer Skripal et d’en faire porter le chapeau à la Russie aurait donc pu apparaître aux yeux du MI6 comme la meilleure solution à divers dangers guettant le MI6 (en se débarrassant de leurs déchets, tout en en faisant de l’or). (Qui plus est, si Skripal disposait vraiment de sources sur « au moins 300 collègues à lui au sein des renseignements russes, » alors il pouvait non seulement mettre chacun d’entre eux en danger, mais aussi, avant de les cramer, il aurait pu sonder les plus pertinents d’entre eux pour obtenir des pistes utilisables par Steele pour aider le parti Démocrate contre Trump. Et comme Skripal était déjà un traitre, et condamné, sans doute aucune de ces « informations » n’aurait-elle était avérée. Bien entendu, cela n’aurait pas importé le moins du monde aux yeux de Hillary.)

Il est certain que le gouvernement du Royaume-Uni ment au sujet des Skripals — Sergeï et sa fille Yulia Skripal qui lui rendait visite depuis la Russie, qui ont tous les deux (père et fille) été empoisonnés le 4 mars 2018 — en mentant sur les éléments établis dans le meurtre au poison supposé de Sergeï. Les Skripal (mais uniquement Yulia, pas son père Sergeï) ont (ou plutôt a) été présenté(s) au public pour la dernière fois au travers d’une vidéo, tournée courant mai 2018, montrant Yulia Skripal sur une base militaire étasunienne au Royaume-Uni, comme l’a rapporté le grand journaliste d’investigation John Helmer le 8 décembre 2019 au travers d’un article en ligne : « Les Skripal sont sous contrôle des États-Unis sur une base étasunienne de bombardiers nucléaires à Fairford, dans le Gloucestershire« . (Helmer ne livre pas d’explication au sujet des raisons pour lesquelles elle a été filmée sur une base nucléaire étasunienne, mais il a livré des recherches considérables rien que pour déterminer que tel était bien l’emplacement où son discours, rédigé par avance et lu par elle, a été filmé.) Cette vidéo montrant Yulia a été présentée, décrite et analysée le 24 mai 2018 par « MoA, » dans un article paru sous le titre « Publication d’une vidéo de l’otage britannique Yulia Skripal« . « MoA » a également montré le brouillon original en langue russe de son discours, écrit au stylo.

Le gouvernement du Royaume-Uni a menti au sujet du poison spécifique utilisé pour supposément essayer de tuer l’agent double russo-britannique, Sergeï Skripal, dans le but de faire endosser à la Russie la responsabilité de cette action. Une rare exception au milieu des mensonges parus dans la presse occidentale est parue dans le Washington Post, qui appartient à Jeff Bezos, dans un article paru le 4 avril 2018 sous le titre « En Grande-Bretagne, Boris Johnson est accusé de duper le public au sujet des preuves sur l’empoisonnement Skripal. » Cet article indiquait que celui qui allait bientôt devenir premier ministre avait menti en affirmant que l’étude menée par un laboratoire affilié au gouvernement britannique, sur le produit chimique, avait permis d’affirmer que la source du poison était russe, en lançant :

Des dizaines de pays se sont ralliés à la Grande-Bretagne contre la Russie après l’accusation portée contre Moscou d’avoir utilisé un agent innervant de qualité militaire pour empoisonner Sergeï Skripal, ancien espion russe, et sa fille Yulia, en Angleterre, le mois dernier. Boris Johnson, le secrétaire britannique aux affaires étrangères, se voit à présent accusé d’avoir publiquement déformé les faits dans cette affaire.

 

Le premier laboratoire militaire britannique a affirmé mardi ne pas pouvoir vérifier si l’agent innervant utilisé le 4 mars provenait ou non de Russie.

 

Gary Aitkenhead, dirigeant du Defense Science and Technology Laboratory à Porton Down, a affirmé à Sky News que bien que la substance utilisée dans l’attaque ait été identifiée comme du Novitchok — une classe d’armes chimiques développée dans l’ancienne Union soviétique et en Russie — on ne sait pas vraiment s’il avait été produit en Russie. …

 

Ces commentaires semblent contredire les remarques faites par Johnson au cours d’une interview avec l’émission allemande Deutsche Welle le 20 mars. Lorsqu’on lui a posé la question de savoir comment le gouvernement britannique pouvait être aussi sûr de lui sur le fait que la Russie était derrière cette attaque, Johnson avait mentionné « les gens de Porton Down », qui selon lui étaient « absolument catégoriques. »

 

« J’ai moi-même posé la question, j’ai demandé ‘Vous en êtes certain?’ Et il m’a répondu qu’il n’y avait aucun doute, » a affirmé Johnson.

Voici comment l’article Wikipédia [en anglais, NdT] sur l’« Empoisonnement de Sergeï et Yulia Skripal«  a (mal)traité ces informations centrales en provenance de Porton Down :

Porton Down

Le 3 avril 2018, Gary Aitkenhead, dirigeant le Government’s Defence Science and Technology Laboratory (Dstl) à Porton Down, responsable des tests sur la substance impliquée dans l’affaire, a affirmé qu’ils avaient établi que l’agent était du Novitchok, ou de cette famille d’agents, mais avaient été dans l’incapacité de vérifier la « source précise » de l’agent innervant et qu’ils avaient « livré l’information scientifique au gouvernement, qui avait alors utilisé diverses autres sources pour parvenir aux conclusions auxquelles vous êtes parvenus. » [193][194] Aitkenhead a refusé de commenter l’information selon laquelle le laboratoire avait développé ou conservait des stocks de Novitchok.[194] Il a également réfuté les hypothèses selon lesquelles la substance aurait pu venir de Porton Down : « Il n’est pas possible qu’une telle chose aurait pu venir de chez nous ou ait pu quitter les quatre murs de nos installations. »[194] Aitkenhead a affirmé que la création de l’agent innervant relevait « probablement uniquement des capacités d’un agent étatique », et qu’il n’existait pas d’antidote connu.[193][153]

Des membres de l’armée portant des tenues de protection enlèvent une voiture de police et d’autres véhicules d’un parking public dans la poursuite de leur enquête sur l’empoisonnement de Sergeï Skripal le 11 mars 2018 à Salisbury, Angleterre.

Cette phrase « source précise » est restée non-définie dans cet article, et l’on ne sait pas ce qu’elle signifie : s’agit-il de la source nationale, des produits chimiques desquels l’agent chimique a été dérivé, ou peut-être même d’autre chose ? Wikipédia ne le dit pas. Ce passage est rédigé pour détourner l’attention du lecteur de cette question — pas pour l’examiner. La phrase « source précise » a été laissée habilement, mais elle n’apporte pas de sens, pour empêcher que le lecteur découvre que Boris Johnson — le gouvernement britannique — a menti à ce sujet. Mais c’est bien son mensonge sur le rapport produit par Porton Down qui est ici l’élément clé. Wikipédia s’applique à le dissimuler.

La note de lecture « 153 » (la dernière note de lecture de ce passage) fait référence à l’article du Washington Post, mais omet avec soin d’intégrer le fait central présenté par cet article, le mensonge du gouvernement britannique au sujet de ce que son propre laboratoire lui avait dit, au sujet de la source nationale du poison. Qui plus est, comme Craig Murray, journaliste très soigneux, indépendant et honnête, l’a rapporté le 14 mars 2018 :

En résumé :

  1. Porton Down a certifié dans ses publications qu’il n’a jamais vu de « Novitchok » russe. Le gouvernement britannique ne dispose d’absolument aucune information « de type empreinte digitale », comme des impuretés dans le produit, permettant d’attribuer cette substance à la Russie avec certitude.
  2. Jusqu’à présent, ni Porton Down, ni les experts mondiaux de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) ne sont convaincus de la simple existence de produits « Novitchok ».
  3. Le Royaume-Uni refuse de livrer un échantillon du produit à l’OIAC.
  4. Les produits « Novitchok » ont été spécifiquement conçus pour pouvoir être produits sur la base d’ingrédients courants, sur n’importe quelle paillasse scientifique. Les Étasuniens ont démantelé et étudié l’installation qui les développait supposément. Il est complètement faux que les Russes étaient seuls en mesure d’en produire, si n’importe qui peut le faire.
  5. Le programme « Novitchok » était localisé en Ouzbekistan, pas en Russie. Ce sont les Étasuniens qui en ont hérité au cours de leur alliance avec Karimov, et non pas les Russes.

Grand merci aux sources que je ne peux pas citer pour le moment.

Donc : Porton Down se montrait simplement honnête en affirmant ne pas savoir d’où le poison provenait. Mais les lecteurs de Wikipédia sont maintenus dans l’ignorance de ce fait central, ou même du fait que le laboratoire de Porton Down a publiquement réfuté les dires publics du gouvernement britannique au sujet de ce que ce laboratoire aurait affirmé.

Tristement, il s’agit de la procédure habituelle au sein de Wikipédia, édité et écrit par la CIA, qui tient sur liste noire (empêche de poster des liens vers) les sites (comme « MoA », Helmer ou Murray) non-approuvés par la CIA. Wikipédia a qui plus est été exposé de manière plutôt convaincante comme une opération de « désinformation » de l’État profond international (une opération pour orienter ‘l’information’ au profit des milliardaires planétaires), profondément corrompue et soldée à vil prix à un grand nombre de milliardaires, au lieu de ne compter que sur quelques donateurs très riches comme le font la plupart des organisations non-lucratives (qui ont moins de propriétaires, mais plus gros). Suivant cette méthode, ils affirment disposer de « revenus annuels dépassant les 109,9 millions de dollars« . En excluant tout lien pointant vers des sources que vous connaissez sans doute, puisque vous lisez le présent article, et en déformant de manière choisie, lorsque cela s’avère nécessaire ce qui a été rapporté par les sources qu’ils ont le droit de citer, ils dissimulent les faits centraux, comme (dans la présente affaire), le fait que la source du poison n’a pas pu être identifiée, et que le gouvernement britannique a menti à ce sujet.

Peu après le mensonge de Johnson, citant non seulement la Russie, mais le gouvernement russe comme source du poison, le premier ministre britannique, Theresa May, avait ordonné l’imposition de nouvelles sanctions contre la Russie, et le Royaume-Uni ainsi que ses alliés avaient promptement renvoyé 153 diplomates russes (dont 60 expulsés hors des États-Unis) ; une décision prise sur la base d’aucune preuve. La Russie avait répliqué en expulsant 189 diplomates de ces pays.

À ce jour, aucun dossier légal n’a été produit du côté du Royaume-Uni ou des États-Unis, affirmant que la Russie aurait bel et bien préparé ou opéré l’incident. Plus stupéfiant encore, le gouvernement britannique a empêché Yulia et Sergeï Skripal de répondre à la moindre question de la part du public, ou de la part du gouvernement russe, de leurs amis, ou même de membres de la famille Skripal. Sergeï et Yulia ont tout bonnement disparu de la circulation, n’ont jamais pu communiquer avec le public, et n’ont jamais eu le droit de témoigner dans le cadre d’une quelconque procédure légale.

Le 19 mars 2019, l’Independent britannique a eu le courage remarquable de titre un article « Un an après, l’affaire de l’empoisonnement Skripal reste percluse de questions auxquelles personne ne veut répondre«  ; mais à présent, la plupart des questions listées par cet article ont bien trouvé une réponse, et nous allons ici les documenter avec des liens. Les résultats (comme nous allons le voir) sont accablants pour le gouvernement britannique et ses alliés (principalement les États-Unis), qui ont tous expulsé des diplomates russes (comme cela est désormais clairement établi) sur la base de mensonges fabriqués contre la Russie au sujet de l’affaire Skripal. Mais le plus grand scandale est bel et bien la presse occidentale, qui continue à ce jour à couvrir ce scandale — un scandale qui la concerne désormais, et l’expose comme ne constituant pas une institution journalistique authentique au sein d’une authentique démocratie, mais plutôt comme organe de propagande de son propre régime, servant à tromper avec cynisme son propre public. Cet incident restera dans l’histoire — au travers de récits honnêtes et revenant sur le passé des événements publics importants — si cela peut encore exister en Occident (ce dont on peut sérieusement douter, si l’on prend cette affaire comme exemple), comme l’une des opérations menées par les dictatures occidentales : une opération de pure propagande, et pas du tout de journalisme.

Le 16 mars 2020, Helmer a rapporté que « Le Defence Science and Technology Laboratory (DSTL) de Porton Down, principale unité de tests sur la guerre chimique affiliée au ministère de la défense britannique, a reconnu avoir produit et testé l’agent innervant organophosphate Novitchok depuis 2014. » Il a livré l’ensemble des détails dans son article du 26 février 2020, paru sous le titre « Contrats de guerre chimique secrète étasunienne au sein du labo britannique de Porton Down« . Cette introduction de preuve, à partir des expériences menées à Porton Down, au bénéfice du programme de guerre chimique du gouvernement des États-Unis, livre bien l’argument clé du livre brillant écrit par Helmer à ce sujet, Skripal en prison, qui a été publié le 13 février 2020.

Précédemment, le gouvernement britannique avait réfuté tout ceci. Cela aurait dû faire les choux gras de la presse occidentale, et produit de nombreux mea culpa en son sein, mais au lieu de cela ils ont continué de tout dissimuler au public. Si l’on peut produire du Novitchok n’importe où, et que l’on en a produit à Porton Down, alors les allégations répétées du gouvernement britannique du contraire n’ont constitué que de purs mensonges.

Le British Guardian, libéro-néoconservateur (ou faussement « progressiste » pro-impérialiste) a titré le 13 avril un article : « la Russie a testé un agent innervant sur les poignées de portes avant l’attaque contre les Skripal, selon un dossier britannique«  et a rapporté :

La Russie avait testé si les poignées de portes pouvaient être utilisées pour transmettre des agents innervants et avait ciblé les comptes email de Sergeï et Yulia Skripal depuis au moins 2013, selon des renseignements précédemment classifiés sur l’attaque de Salisbury qui ont été rendus publics. Le Royaume-Uni a publié les renseignements vendredi, reliant la Russie à l’attaque contre l’ancien agent double et sa fille.

 

Les affirmations sur la poignée de porte et les e-mails ont été produits au sein d’une lettre de la part de Sir Mark Sedwill, le conseiller national à la sécurité du Royaume-Uni, adressée à Jens Stoltenberg, secrétaire général de l’OTAN. Il est extrêmement rare que le Royaume-Uni rende publics de tels renseignements …

 

Sedwill a affirmé que la Russie considérait au moins certains de ses transfuges comme des « cibles légitimes d’assassinat », en suggérant que cela pouvait comprendre Skripal, …

Ici encore, les propagandistes ont fait usage de « suggestion », et pas d’affirmations claires, dans le simple but de se couvrir. Il s’agit d’un nouvel exemple de déviation verbale.

Cet article cite Sedwill comme affirmant qu’« il est improbable que du Novitchok ait pu être produit et déployé par des acteurs non-étatiques. » Aucun élément factuel n’est produit de ses allégations. Le « journalisme » produit par le Guardian ne consiste qu’à répandre typographiquement les allégations du gouvernement, exactement comme cela avait été le cas avec les « armes de destruction massive de Saddam ».

Bien entendu, quiconque a fait usage de Novitchok, ou d’un autre poison, sur Sergeï Skripal, avait pour but de l’assassiner afin qu’il ne fût pas disponible pour témoigner publiquement sur les circonstances qui avaient conduit à son empoisonnement. Cependant, il a survécu à cette tentative d’assassinat bâclée, et sa fille — cible collatérale — également. Cela a créé une crise au sein du régime britannique, qui s’est retrouvé à devoir couvrir ses actions, et c’est ce qu’il a fait en emprisonnant les deux Skripal au secret, en empêchant toute possibilité qu’ils auraient pu avoir de s’exprimer franchement auprès de la presse sur les circonstances qui ont amené à la tentative de meurtre contre M. Skripal. Ce régime n’a pas non plus produit de procès en justice visant à identifier et punir les individus que les Skripal, s’ils avaient été libres, auraient publiquement et librement accusés pour cette tentative d’assassinat. Un aspect intéressant de leur emprisonnement est qu’au moins pour partie (voir complètement), il s’est tenu sur la base étasunienne de bombardiers nucléaires de Fairford, dans le Gloucestshire, comme l’a révélé l’article de Helmer et son livre de 2020, Skripal en prison.

Le 6 avril 2022, Helmer a titré « LE GOUVERNEMENT BRITANNIQUE A ENGAGÉ SECRÈTEMENT UN AVOCAT POUR REPRÉSENTER SERGEÏ SKRIPAL ET YULIA SKRIPAL DANS UNE ENQUÊTE PUBLIQUE« , rapportant que « le paiement de Chapman par le gouvernement pour agir pour le compte des Skripal fait paraître qu’ils sont en vie, et pas en prison. » Cependant, Chapman a refusé de répondre à la moindre question posée par Helmer. Helmer note :

Sergeï Skripal n’est pas paru en public depuis le jour de la première attaque supposée au Novitchok, le 4 mars 2018. Les membres de sa famille ne lui ont pas parlé au téléphone depuis le 26 juin 2019 [6]. Yulia Skripal a été vue pour la dernière fois au cours d’une interview dirigée par les Britanniques et les Étasuniens sur une base de bombardiers étasuniens au mois de mai 2018 ; [7] son dernier appel téléphonique a été entendu le 20 novembre 2020 [8]. Au cours des dix-sept mois écoulés depuis lors, aucun élément indépendant [9] (après le 26 juin 2019) n’existe pour témoigner du fait qu’ils seraient en vie.

Puis, le 21 juillet 2022, Helmer a fait paraître un article sous le titre : « SEPT SECRETS SUR LES SKRIPAL QUE LES SERVICES SECRETS NE VOULAIENT PAS VOIR DIVULGUÉS« , et a indiqué que Chapman refusait même de répondre aux questions posées par le juge dans cette affaire, comme « Avait-il quelque chose à dire au tribunal pour le compte de Sergeï et Yulia Skripal, a-t-il été demandé à Chapman. ‘Rien’, a répondu Chapman » :

Le silence de Chapman, son refus d’affirmer qu’il avait communiqué directement avec les Skripal pour vérifier qu’ils sont en vie, capables de lui donner des instructions, et pas en prison ou sous quelque autre contrainte, est le troisième des secrets sur les Skripal que le gouvernement a laissé sortir. En désignant Chapman, le gouvernement britannique et les services secrets (le MI6), responsables de Sergeï Skripal depuis son arrivée en Angleterre, ont fait de Chapman la première et seule source d’éléments publics sur le sort des Skripal.

 

Depuis plus de quatre années, la presse britannique n’a pas enquêté à ce sujet. …

Ou bien les deux Skripal ont été assassinés par le gouvernement britannique (après le 26 juin 2019) pour empêcher que la culpabilité britannique soit jamais connue du public, ou on leur a donné de nouvelles identités, et envoyés en Nouvelle-Zélande, comme énoncé par les rumeurs en Grande-Bretagne. Cependant, même s’ils se trouvent dans un autre pays, sont-ils encore en prison ? Pourquoi le public accepte-t-il les mensonges constants proférés par le Royaume-Uni — et les médias occidentaux ? De qui l’Occident se fait-il le serviteur, dans cette affaire ? Est-ce uniquement les entreprises d’armement, qui fournissent ces gouvernements ?

Traduit par José Martí pour le Saker Francophone

Antony Blinken: «L’avenir du monde sera défini en Afrique»

Par : Volti
Source Observateur-Continental Pour les Etats-Unis l’avenir du monde sera déterminé dans une très large mesure par l’Afrique. Après la visite du président français, Emmanuel Macron sur le continent africain, Antony Blinken, vient débarquer comme s’il devait réparer les erreurs en communication réalisées par le président français, Emmanuel Macron. Même si le chef américain des Affaires étrangères persiste à clamer qu’il […]

Macron face à la montée du sentiment anti-français en Afrique

Par : Volti
Proposé par Amar D. Par Mehdi Messaoudi pour Algérie54 Le sentiment anti français, est toujours aussi fort sur le continent africain. La France, qui a été chassée du continent, a mis en place un plan visant à appauvrir ses anciennes colonies. Pour les gouvernements français, il fallait poursuivre leur entreprise colonisatrice en empêchant l’indépendance économique du continent. L’entreprise destructrice de […]

« À l’école du vice, Gabriel Attal devait être major de promo » dixit un membre du gouvernement !

Nous sommes gouvernés par les plus gros pervers narcissiques sans foi ni loi

À la lecture de cet article on comprend encore une fois que le système politique actuel en France ne sélectionne que les pires vauriens, les plus incompétents et les plus pervers des hommes et des femmes. Il suffit de lire les témoignages de membres actuels du gouvernement et d’autres personnes ayant fréquenté de près Gabriel Attal pour se rendre compte à quel point les gens qui sont au pouvoir n’ont que faire de la France, de son peuple et de son avenir ; la seule chose qui les intéresse c’est leur carrière politique personnelle. Concernant la compétence de ces gens, il suffit de voir l’état de la France, sa justice, son économie, son école, l’insécurité… une faillite totale dans tous les domaines, pour en avoir une idée précise.

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À partir d’avant-hierVos flux RSS

COUCOU LES PAUVRES : si Macron veut se baigner au fort de Brégançon il faut compter 60.000 € par baignade

On apprend par BFM que si Macron veut se baigner au fort de Brégançon il faut compter 60.000 € pour sécuriser la zone avec services de plongeurs et des bateaux de la gendarmerie nationale. Sachant qu’il se baigne plusieurs fois par jour c’est au moins 200 000€/jour de dépenser

— MIKE BOROWSKI (@BOROWSKIMIKE) August 10, 2022

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Qui dépend le plus du commerce avec Taïwan ?

Par : Volti
Source STATISTA En réaction à la visite à Taïwan de la présidente de la Chambre américaine des représentants Nancy Pelosi, Pékin a déployé une série de sanctions commerciales contre son voisin la semaine dernière. S’il est peu probable qu’une interdiction d’importation de certains fruits et poissons taïwanais devienne une source de tensions internationales, l’arrêt des exportations chinoises de sable vers […]

Réchauffement climatique : après la publication de photos d’Emmanuel Macron en jet-ski, Sandrine Rousseau qualifie cette sortie de «criminelle», Julien Bayou parle de «nullité»

Pour Sandrine Rousseau, le symbole envoyé par le locataire de l’Elysée ne passe pas du tout. La finaliste de la primaire écologiste pour la présidentielle a critiqué mardi la sortie en jet-ski d’Emmanuel Macron​, en vacances au Fort de Brégançon, estimant qu’il ne comprenait « pas le réchauffement climatique » et que c’est « criminel de ne pas le comprendre ».

Commentant un tweet qui évoque, comme d’autres sur les réseaux sociaux, des photos du président en jet-ski publiées par la presse people, la députée EELV a tweeté : « Ceci confirme cette impression persistante qu’il ne comprend pas le réchauffement climatique. Et aujourd’hui il est criminel de ne pas le comprendre ». Le chef d’EELV Julien Bayou a lui critiqué une sortie en canoë d’Emmanuel Macron, qu’il considère comme une « diversion » pour « faire oublier l’inaction » climatique du gouvernement.

Photo à l’appui, Voici s’est fait l’écho, la semaine dernière, d’une sortie du chef de l’Etat en jet-ski, comme en 2020, tandis que Paris Match a relayé une sortie en canoë du président, près du fort de Brégançon où le couple présidentiel est en vacances. « C’est une ficelle un peu grosse de passer du jet-ski au canoë et de le présenter comme un effort de sobriété, c’est désarmant de nullité », a cinglé Julien Bayou. L’Elysée s’est refusé à tout commentaire sur les deux séquences.

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Les Européens s’opposent majoritairement aux sanctions contre la Russie

Plus de la moitié des résidents d'un certain nombre de grands pays de l'UE sont contre l'introduction de nouvelles sanctions anti-russes si elles aggravent encore le niveau de vie de la population.

Les vents de la guerre régionale soufflent

par Alastair Crooke. Israël a insisté pour que Biden trace une ligne rouge pour l'Iran : Soit accepter une solution diplomatique avec Téhéran dans un délai déterminé, soit faire face à une guerre contre les États-Unis

Ayssar Midani : Syrie – Rapport de situation n°128 du 3 août 2022

Visite de Nancy Pelosi à Taïwan, manœuvres militaires syro-russe de grande envergure en Syrie, Liban : le point sur les tensions autour du puits de Karish, Bahreïn : incident diplomatique avec Israël.

Commerce du gaz : la Russie enseigne le B-A-BA à l’Europe

Par : jmarti

Par M. K. Bhadrakumar − Le 25 juillet 2022 − Source Oriental Review

M.K. BhadrakumarL’impensable se produit pour la seconde fois en cinq mois : Gazprom, la gigantesque société gazière russe écrit aux entreprises gazières allemandes pour annoncer un cas de force majeur observé depuis le 14 juin, qui l’exonère de verser des pénalités pour les pénuries qui se sont produites depuis cette date.

La première fois que les relations germano-russes s’étaient parées d’effroi et de colère cette année s’était produite le 22 février, lorsque le chancelier Olf Sholz avait surpris les plus aguerris des observateurs en gelant le processus d’approbation de Nord Stream 2, le gazoduc tout neuf. Ce gazoduc à 11 milliards de dollars passant sous la Mer Baltique aurait doublé le volume de gaz acheminé directement de Russie en Allemagne, mais Scholz avait préféré tout arrêter. C’étaient les jours heureux où Berlin parlait de « vaincre » la Russie.

Scholz avait bloqué Nord Stream 2 en réaction à la décision russe du 21 février de reconnaître deux régions sécessionnistes d’Ukraine comme des républiques indépendantes. Les faucons anti-russes en Allemagne avaient applaudi cette décision. On avait de partout acclamé cette action. Jana Puglierin, la directrice du Conseil européen des relations étrangères à Berlin, avait fait les éloges de Scholz, affirmant qu’il « faisait monter la barre pour tous les autres pays de l’UE… voici une véritable gouvernance exercée à un moment crucial. »

Pourtant à Moscou, où l’on comprend parfaitement bien le fonctionnement du marché énergétique allemand, l’action de Scholz avait été comparée à se tirer volontairement une balle dans le pied. Moscou avait réagi par une flambée d’humour sardonique. Dmitry Medvedev, l’ancien président et directeur-adjoint du Conseil de Sécurité de la Russie, avait tweeté : « Bienvenue dans le meilleur des mondes, où les Européens vont bientôt payer 2000€ les 1000 mètres cubes de gaz ! »

Il faisait allusion à la dure réalité qui était que le gaz constitue le quart du mix énergétique allemand, et que ce gaz provenait pour plus de moitié de Russie. De fait, il était facile de voir que la dépendance allemande sur le gaz ne pouvait que monter, la décision ayant été prise de mettre le nucléaire de côté au lendemain du désastre de Fukushima, en 2011, et l’engagement ayant été souscrit de mettre fin à toute exploitation de charbon pour 2030.

Mais Scholz avait insisté pour que l’Allemagne développe ses capacités solaires et éoliennes « pour pouvoir produire de l’acier, du ciment et des produits chimiques sans utiliser d’énergies fossiles. » Sa confiance provenait en réalité du fait que l’Allemagne avait signé un contrat à long-terme avec la Russie pour acheter à cette dernière du gaz à prix d’ami, livré par le gazoduc Nord Stream 1.

La première indication laissant à penser que quelque chose ne se passait pas bien du tout s’est produite lorsque l’influent quotidien russe Izvestia a écrit, le 11 juillet, citant des experts de Moscou, que l’arrêt pour maintenance annuelle du gazoduc Nord Stream 1 risquait de se prolonger en raison du fait que le Canada avait déclaré un blocus sur la turbine qui y avait été envoyée pour réparations, suite à des sanctions contre la Russie.

Le gazoduc Nord Stream, appartenant à Gazprom, à Lubmin, en Allemagne

Le quotidien poursuivait en prévoyant que Gazprom pourrait annoncer un cas de force majeure à cause des sanctions occidentales, après que Siemens a par deux fois manqué à renvoyer les équipements à Gazprom après des réparations réalisées au Canada, chose qui a eu pour conséquence une réduction du volume de gaz prévu de 167 millions de mètres cubes par jour à 67 millions.

Izvestia notait également que la situation allait déboucher sur un pic sur le marché du gaz naturel au-dessus des 2 000 $ pour 1000 mètres cubes — peut-être « plus encore — jusque 3500 » — à partir du prix du 8 juillet, déjà établi à 1 800 $.

Sur la base d’une demande urgente émise par Berlin et d’une recommandation faite à Washington de renoncer à ces sanctions, le Canada a accepté, mais selon Izvestia, même après que Siemens aura renvoyé les turbines à Gazprom, « il va rester une longue période de test de ces turbines pour vérifier qu’elles ont été réparées dans les règles. Personne ne veut installer des turbines qui risquent de dysfonctionner après avoir été réparées dans un pays hostile. Il s’ensuit que la véritable durée nécessaire à remettre en fonctionnement ces turbines et de relancer Nord Stream 1 à sa pleine capacité va être de deux à trois mois. »

C’est-à-dire que le gaz ne pourra être acheminé normalement via Nord Stream 1 que pour septembre/octobre au plus tôt. Et malgré tout, il se peut que Gazprom ne puisse pas utiliser plus de 60 % de la capacité de ce gazoduc, car deux autres turbines ont également besoin de révisions.

Les experts ont par conséquent affirmé à Izvestia que les problèmes de pénuries de gaz en Union européenne allaient perdurer pour les prochains hivers, et que les autorités pourraient se retrouver à « limiter les approvisionnements en eau chaude, baisser les éclairages de rue, fermer les piscines et éteindre les équipements consommateurs d’énergie, et qui plus est, loin d’adopter des énergies vertes, revenir au charbon.

Le journal Kommersant a rapporté aujourd’hui que si les événements habituels de force majeure peuvent être les catastrophes naturelles, les incendies, etc., dans le cas de Gazprom, « nous parlons d’un défaut de fonctionnement d’équipement, » qui peut donner lieu à contentieux — et, « la chose décisive sera de voir si les actions menées par Gazprom pour couper les approvisionnements en gaz ont été en proportion de l’échelle véritable des problèmes techniques. »

D’évidence, Gazprom est bien préparée. Les Allemands soupçonnent que l’alibi servi par Gazprom — les turbines restées bloquées au Canada, etc, est bancal. Et Kommersant prévoir un « long procès ». Mais le fait est qu’à long terme, nous serons tous morts.

Mais pour l’Allemagne, la situation est grave : de nombreuses industries vont peut-être devoir fermer et le pays pourrait subir d’importants mouvements sociaux. Les Allemands sont convaincus que Moscou fait recours à l’« option nucléaire ». La grande question est de savoir si la solidarité allemande avec l’Ukraine pourra survivre à un hiver froid.

La confiance de Scholz s’appuyait sur l’axiome que la Russie avait désespérément besoin des revenus induits par ses exportations de gaz. Mais aujourd’hui, la Russie gagne plus d’argent avec ces exportations plus faibles en volume qu’auparavant. Sans doute la meilleure stratégie pour la Russie serait-elle à présent de réduire les livraisons sans les bloquer complètement, car même si la Russie ne vend qu’un tiers de gaz qu’elle vendait par le passé, ses revenus n’en sont pas affectés, étant donné que les pénuries de gaz ont fait monter exponentiellement les prix du produit. Il est raisonnable de s’attendre à voir Gazprom agir ainsi.

Poutine a dévoilé une fois par le passé que selon les contrats à long terme, la Russie vendait à l’Allemagne du gaz à des prix ridiculement faibles — 280 $ pour mille mètres cubes — et que l’Allemagne revendait même du gaz russe à d’autres clients en faisant des bénéfices confortables !

Ce qui fait le plus mal à l’Allemagne est qu’il ne s’agit pas seulement d’avoir froid dans les maisons, mais bien de l’implosion de l’ensemble de son modèle économique, qui dépend totalement des exportations industrielles, grâce aux importations d’énergies fossiles en provenance de Russie. L’industrie allemande est responsable de 36 % de la consommation de gaz du pays.

L’Allemagne s’est comportée de manière peu scrupuleuse sur tous les aspects de la crise ukrainienne. Elle a fait semblant de soutenir Zelensky, mais s’est abstenue d’apporter le moindre soutien militaire, et a déclenché une querelle peu amène entre Kiev et Berlin. De l’autre côté, lorsque Moscou a introduit le nouveau mode de paiement pour ses exportations de gaz, qui rendait obligatoire l’utilisation du rouble, l’Allemagne a été le premier pays à s’aligner, en comprenant pleinement que ce nouveau régime passait outre les sanctions prononcées par l’UE.

Aussi, Moscou insiste pour que les acheteurs de gaz allemands conservent des comptes en euros et en dollars à la Gazprombank (qui n’est pas sujette aux sanctions de l’UE) et convertissent leurs avoirs en roubles, étant donné que la banque centrale russe est sous le coup des sanctions occidentales et ne peut plus effectuer de transactions sur les marchés d’échanges étrangers !

Les Russes font passer les Européens pour des pitres. De toute évidence, il est impossible de sanctionner un pays qui est assis sur de précieux biens de première nécessité. La Russie est le second exportateur de pétrole au monde, le premier exportateur de gaz, et le plus grand exportateur de blé et d’engrais — sans parler du domaine des métaux de terres rares comme le palladium.

Boeing et Airbus se sont tous les deux plaint des risques encourus par leur chaîne d’approvisionnement. Airbus importe de grandes quantités de titane, dont environ 65 % du minerai provient de Russie. La compagnie a publiquement demandé à l’UE de ne pas imposer de restrictions sur cette matière première, utilisée pour fabriquer des éléments critiques pour les avions.

Il n’est donc pas surprenant de voir l’UE ralentir le rythme de ses sanctions contre la Russie. Les bureaucrates de Bruxelles ont épuisé leur potentiel de nouvelles sanctions et les élites politiques reconnaissent que les sanctions ont constitué une erreur.

Les conséquences s’en font déjà gravement ressentir au niveau des économies européennes. La hausse des prix de l’énergie alimente l’inflation dans tous les pays de l’UE. Selon les prévisions, l’inflation en France atteindra cette année les 7 % ; en Allemagne, 8.5 à 9 % ; et en Italie, 10 %. Et cela n’est que le début. La plupart des pays vont également subir une forte baisse de PIB l’an prochain — entre 2 et 4 %.

M. K. Bhadrakumar est un ancien diplomate de nationalité indienne, dont la carrière diplomatique a trois décennies durant été orientée vers les pays de l’ancienne URSS, ainsi que le Pakistan, l’Iran et l’Afghanistan. Il a également travaillé dans des ambassades indiennes plus lointaines, jusqu’en Allemagne ou en Corée du Sud. Il dénonce la polarisation du discours officiel ambiant (en Inde, mais pas uniquement) : « vous êtes soit avec nous, soit contre nous »

Traduit par José Martí, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

Valérie BUGAULT – Nous vivons dans une imposture – BAM 16 juin 2022

Par : Volti
Source Odysee.com via Crashdebug Bonsoir, dimanche soir, je vous avouerais que nous ne sommes pas très prolifiques en ce moment, après tout c’est les vacances, non ? Beaucoup de gens sont loin de leur domicile, peu ont des moyens informatiques, enfin il reste toujours ces satanés téléphones portables pour nous mettre en ‘lien’ avec la société, enfin, sauf ceux qui […]

Le journalisme de guerre occidental se résume à des articles du genre « Les officiels de notre camp ont dit… »

Par : Volti
Merci Kalon Par Moon of Alabama – Le 7 août 2022 via Le Saker Francophone Larry Johnson est consterné, à juste titre, par un article du New York Times citant de nombreux « officiels » mais ne vérifiant aucune des affirmations, pourtant manifestement fausses, de ces officiels : Je ne cesse d’être étonné par l’incapacité totale des journalistes à rassembler les faits. Je pense que cela se résume […]

Pénurie de gaz : Les explications factuelles de Gazprom

par Eric Fery. Quelle est l’idéologie de cette ultra minorité aux commandes de ce train fou sans freins, prêt à dérailler au prochain virage un peu serré de notre destinée, qu’est devenue l’UE ?

Pourquoi l’Angleterre et les USA veulent s’approprier la Russie.

Par : Thierry65
Titre original : La Russie assez de réserves prouvées de gaz pour près de 100 ans Source TOPCOR (Article traduit)   Selon les dernières données, la Russie dispose de suffisamment de réserves de gaz naturel déjà explorées depuis près de 100 ans. C’est ce qu’indique l’article d’Igor Shpurov, directeur général de la Commission d’État pour les réserves minérales (FBI GKZ, […]

Les écolos ? Des rigolos !

Lequel d’entre eux s’est élevé contre l’absurdité consistant à cesser de s’approvisionner en gaz provenant russe pour accepter le surcoût financier et destructeur sur le plan écologique de la production de gaz de schiste provenant des États-Unis ?

Enfermement mental. La manipulation informationnelle pour faire obéir.

Par : Volti
Source Liliane Held Khawam Le consentement est un objectif indispensable pour rentre l’humain dans la machine informationnelle. Noam Chomsky : La fabrication du consentement (1 de 3) Version sous-titrée en français du documentaire canadien « Manufacturing Consent: Noam Chomsky and the media » sur l’intellectuel américain Noam Chomsky réalisé par Mark Achbar et Peter Wintonick http://fr.wikipedia.org/wiki/Manufacturing_Consent:_Noam_Chomsky_and_the_media Je fais suite à mon article […]

Effet Poutine et stratégie du choc


en retour : Qui maitrise sa monture, maitrise son Temps !


Par The Wolf – Le 25 juillet 2022 – Source Le Blog à Lupus

Il ne faut pas regarder le présent avec les yeux du passé, mais le passé avec les yeux du présent, sauf bien sur si l’on veut se condamner soi-même, comme beaucoup d’autres, à vivre un éternel retour… en aveugle, au sein même de la célèbre caverne platonicienne.

Car le futur ne se devine pas de façon linéaire, mais sur un mode cyclique, et dans une quasi non-superposition des situations du passé au présent. « On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve. » nous disait déjà en son temps le Philosophe grec Héraclite. C’est là un principe nietzschéen auquel nous souscrivons pleinement ici, le seul qui vaille, y compris bien sûr en matière d’économie, et plus encore de géopolitique.

Tout au plus pouvons-nous pour les plus instruits d’entre nous, nous amuser au jeu des similarités, et en trouver ainsi quelques-unes, par exemple, aux crises économiques de 1929 et 2008.

Quant à l’étude des cycles, seuls les plus érudits peuvent s’y prêter, tant cette étude demande une gymnastique d’esprit dont bien peu d’humains sont capables. Car il nous faut défier alors les lois de la pesanteur de la pensée, pour rejoindre celles plus acrobatiques de l’apesanteur cosmique, et celle plus prosaïques de la politique. Ce n’est pas pour rien que Kondratiev, le génial russe découvreur des cycles long en économie, fut condamné par Staline à la déportation. Dans le même ordre d’idée et plus proche de nous, il ne fait pas bon d’être Banquier Central chez le turc Erdogan. Si l’on a le malheur de déplaire au Prince Sultan et à sa politique, une simple mesure procyclique en matière de taux d’intérêt peut vous amener au bagne à perpétuité.

Il ne faut donc pas regarder l’actuelle redistribution géopolitique des cartes en Europe, et dans le Monde, comme une résurgence de la guerre froide, avec à la clef, un retour des acteurs internationaux à une politique pure et dure de dissuasion nucléaire sous forme d’escalade en matière d’ogives. Mais au contraire observer le tout, comme un glissement des « plaques tectoniques géopolitiques », c’est-à-dire une modification substantielle des rapports de force ayant donné à Poutine l’opportunité historique d’un changement des règles du jeu en vigueur dans le Monde depuis 1945, et son fameux Yalta, où déjà un certain Joseph Staline et ses 20 millions de morts russes avaient été conviés.

Effet miroir inversé et rebondissement cyclique de l’histoire

La chute du mur de Berlin en 1989 n’a pas vu, comme l’a théorisé l’historien propagandiste Fukuyama, la victoire du modèle néolibéral sur le modèle socialiste. Mais c’est au contraire le modèle soviétique qui profitant de cette ouverture sur l’Occident, a muté en Sociale-démocratie et s’est métastasé peu à peu sur l’ensemble des Pays du Monde.

Et à ce propos je vous invite très fortement à lire un livre sorti à la même époque que « La Fin de l’histoire et le Dernier Homme » de Fukuyuma, il s’agit d’un livre apocalyptique et dystopique publié en 1990, au moment où donc l’ère soviétique était sensé s’achever. Le livre, intitulé The Plot of World Government : Russia and the Golden Billion, a été écrit par un Russe nommé Anatoly Tsikunov sous le pseudonyme de A. Kuzmich.

Tsikunov a décrit une conspiration de la fin des temps contre la Russie, dans laquelle la riche élite occidentale a réalisé que le changement écologique et les catastrophes mondiales entraîneraient une concurrence accrue pour les ressources mondiales, rendant finalement le monde inhabitable pour tous sauf un milliard d’entre eux. Ces élites ont compris que la Russie, avec ses ressources naturelles, son immense superficie et sa situation septentrionale, devait être maîtrisée par tous les moyens nécessaires à leur propre survie.

Il s’agit d’une mise à jour moderne, centrée sur la Russie, des craintes de surpopulation mondiale. Le livre rassemble plusieurs des principaux tropics de la Russie post-soviétique : la nécessité de défendre les ressources naturelles du pays contre un Occident prédateur, la démoralisation de la jeunesse russe par l’Occident, la destruction de l’économie russe, et la destruction de la santé publique. Le tout en un seul récit des plus convaincant. Une histoire qui combine également des éléments historiques (la Seconde Guerre mondiale, connue en Russie sous le nom de Grande Guerre patriotique) avec la science et la pseudo-science (déjà à l’époque).

Tsikunov est mort dans des circonstances peu claires un an après la publication de son livre, ce qui n’a fait que renforcer le mythe. Mais son idée a rapidement été popularisée par l’intellectuel russe antilibéral Sergey Kara-Murza qui a écrit, à la fin des années 1990, que le milliard doré correspondait à la population des « démocraties » à revenu élevé qui consomment une part injuste des ressources mondiales.

Plus de deux décennies plus tard, cette théorie est devenue monnaie courante au sein du gouvernement russe. De hauts responsables russes, tels que l’ancien président Dmitri Medvedev et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, l’ont publiquement évoquée à plusieurs reprises depuis le 24 février 2022. Plus inquiétante pour certains experts est la déclaration de Nikolai Patrushev, le moins connu mais puissant secrétaire du Conseil de sécurité, que certains considèrent comme un successeur potentiel de Poutine.

Dans une interview accordée au journal d’État Argumenty i Fakty, publiée en mai, il a déclaré que l’Occident pouvait parler de « droits de l’homme, de liberté et de démocratie », mais qu’il travaillait secrètement à la doctrine du milliard doré. Patrushev a suggéré que la pandémie de coronavirus était orchestrée par le milliard doré et a averti qu’une crise économique mondiale était créée pour « une poignée de magnats de la City de Londres et de Wall Street ».

L’isolement de la Russie après l’invasion de l’Ukraine n’est donc pas dû aux propres actions de la Russie, mais le résultat d’une inévitable conspiration mondiale menée contre elle.

Sous un aspect proprement cyclique on peut donc bien parler d’effet miroir, et de retour de balancier, dans ce qui semble se développer en Ukraine actuellement au sens eschatologique du terme.

La résultante de ce changement des rapports de force dans la géopolitique mondiale ne s’est pas fait attendre, et ce qui apparaissait encore impensable il y a encore quelques mois, est devenu une réalité tangible et palpable : la Guerre ! Une sale guerre par procuration, qui dépasse le simple cadre de la guerre en Ukraine, puisqu’elle oppose désormais presque en conflit direct et eschatologique : Occidentaux et Armée russe. Poutine s’y était préparé, les Européens VISIBLEMENT PAS.

Car si du côté des Russes, on avait anticipé une économie autarcique désendettée, et libérée du Dollar, du côté des Européens et de leur Maitre américain, le moins que l’on puisse dire c’est que l’on nage aujourd’hui en pleine improvisation permanente. Rappelez vous, n’était il pas question il y a encore peu d’un pipeline gazier flambant neuf nommé Nord Stream 2 prenant sa source au cœur de la Russie pour alimenter une Allemagne prospère et dévoreuse d’énergie. Tout cela appartient désormais au passé, et les Atlantistes ont eu beau engager un humoriste à la tète de l’état ukrainien, il reste que les numéros des acteurs en compétition européenne sont de piètre qualité, et tiennent plus du stand-up mal ficelé, que d’un scénario savamment écrit et préparé. Tout foire, des menaces aux sanctions, et ce qui devait être une grande victoire des Néoconservateurs américains et de leurs Vassaux européens, ressemble désormais à un fiasco aux conséquences immuables et potentiellement insurmontables, pour des systèmes économiques et politiques déjà dévastés par deux ans de fausse pandémie mal gérée.

L’Occident victime marxiste consentante de ses contradictions

Cerise sur le gâteau, depuis plusieurs années les Occidentaux se trouvent travaillés en interne par les Forces socialistes issues du Forum de Davos. Dans un élan sans doute de suprême générosité, et toujours pour notre bien, les Mondialistes de Davos ont cru pouvoir profiter de la saine réaction des Russes à l’encerclement « otanien », et de la relative faiblesse de la riposte européenne au travers de sanctions suicidaires, pour faire avancer leur programme malthusien de Grand Reset. Ces Suppôts de Satan y ont vu une opportunité, tout comme le fut le Covid en son temps, pour affaiblir davantage les États-nations, déjà fort mal en point et très endettés par les politiques économiques néokeynésiennes en cours.

Reste alors qu’une structure étatique qui chancelle sous l’effort de guerre, et une superstructure idéologique et culturelle qui détruit ce qu’il reste de ciment identitaire, au jeu des similarités dont il était question au début de notre texte il faut y voir là au sens marxiste du terme, une contradiction qui fut fatale en son temps à l’Empire soviétique, et qui s’annonce comme mortifère pour l’Empire États-unien, et par voie de conséquence pour l’Europe bruxelloise.

Reste à savoir maintenant si libérés potentiellement de leur Occupant Américain, les Européens, ou du moins ce qu’il en restera, seront capable d’une vraie indépendance, et d’un rapprochement salvateur avec la Matrice russe.

Dans un discours prononcé cette semaine à Moscou, Vladimir Poutine a déclaré que le « modèle de domination totale du soi-disant milliard doré est injuste ». Pourquoi ce milliard doré de la population mondiale devrait-il régner sur tout le monde et imposer ses propres règles de conduite ?

« Le milliard doré divise le monde en personnes de première et de seconde classe et est donc essentiellement raciste et néocolonial », a déclaré Poutine mercredi, ajoutant que « l’idéologie mondialiste et pseudo-libérale sous-jacente commence à ressembler de plus en plus à un totalitarisme, freinant les efforts créatifs et la libre création historique. »

A méditer vite, à nous les Européens, tant qu’il nous reste encore un peu de temps.

The Wolf

Ce n’est pas une guerre contre l’Ukraine. C’est une confrontation contre le globalisme en tant que phénomène planétaire intégral.C’est une confrontation à tous les niveaux –  géopolitique et idéologique. La Russie rejette tout dans le mondialisme : l’unipolarisme, l’atlantisme, d’une part, et le libéralisme, l’anti-tradition, la technocratie, en un mot, le Great Reset, d’autre part.

Il est clair que tous les dirigeants européens font partie de l’élite libérale atlantiste. La Russie est désormais exclue des réseaux mondialistes. Elle n’a plus le choix : soit construire son monde, soit disparaître. La Russie a tracé une voie pour construire son monde, sa civilisation. Et nous sommes en guerre contre cela. D’où leur réaction légitime.

Et maintenant, la première étape a été franchie. Mais le souverain face au mondialisme ne peut être qu’un grand espace, un État-continent, un État-civilisation. Aucun pays ne peut résister longtemps à une déconnexion complète. La Russie est en train de créer un champ de résistance mondial. Sa victoire serait une victoire pour toutes les forces alternatives, de droite comme de gauche, et pour tous les peuples. Nous entamons, comme toujours, les processus les plus difficiles et les plus dangereux.

Mais quand on gagne, tout le monde en profite. Ça devrait être comme cela. Nous créons les conditions d’une véritable multipolarité. Et ceux qui sont prêts à nous tuer maintenant seront les premiers à profiter de notre entreprise demain.

Qu’est-ce que cela signifie pour la Russie de rompre avec l’Occident ? C’est le salut.
L’Occident moderne, où triomphent les Rothschild, Soros, Schwab, Bill Gates et Zuckerberg, est la chose la plus dégoûtante de l’histoire du monde. Ce n’est plus l’Occident de la culture méditerranéenne gréco-romaine, ni le Moyen Âge chrétien, ni le XXe siècle violent et contradictoire. C’est un cimetière des déchets toxiques de la civilisation, c’est l’anti-civilisation.

Et plus tôt et plus complètement la Russie s’en détache, plus tôt elle revient à ses racines. A quoi ? Aux racines chrétiennes, gréco-romaines, méditerranéennes, européennes… C’est-à-dire aux racines communes au véritable Occident. Ces racines – les leurs ! – l’Occident moderne les a supprimés. Et elles sont restés en Russie. La Russie n’est pas l’Europe occidentale. La Russie a suivi les Grecs, Byzance et le christianisme oriental. Et elle suit toujours cette voie. Oui, avec des zigzags et des détours. Parfois dans des impasses. Mais ça bouge.

La Russie est née pour défendre les valeurs de la Tradition contre le monde moderne. C’est précisément cette « révolte contre le monde moderne ». Vous comprenez ? L’Europe doit rompre avec l’Occident, et les États-Unis doivent aussi suivre ceux qui rejettent le mondialisme. Et alors tout le monde comprendra la signification de la guerre moderne en Ukraine. Beaucoup de gens en Ukraine l’ont compris. Mais la terrible  propagande colérique libérale-nazie n’a rien laissé de côté dans l’esprit des Ukrainiens.
Ils reviendront à la raison et se battront avec nous pour le royaume de la lumière, pour la tradition et une véritable identité chrétienne européenne. Les Ukrainiens sont nos frères. Ils l’étaient, ils le sont et ils le seront. La rupture avec l’Occident n’est pas une rupture avec l’Europe. C’est une rupture avec la mort, la dégénérescence et le suicide.

Alexandre Douguine, Facebook, 27 février 2022

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Production mondiale de tournesol par pays

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Source Observateur-Continental Les médias parlent des dangers de la canicule, mais ils ont indiqué que des pompiers ont allumé des feux qui éclatent un peu partout en France. Ces pompiers pyromanes sont comme les responsables politiques des Etats-Unis qui débarquent en Asie en déclarant défendre la démocratie et les droits de l’homme. Nancy Pelosi est la figure de proue de cette […]

Lucien Cerise: «L’Otan menace la France, la civilisation occidentale, et toute forme de civilisation»

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Source Observateur-Continental Lucien Cerise, chercheur en ingénierie sociale, répond aux questions d’Observateur Continental sur l’Otan à l’occasion de la nouvelle édition de son livre sur la guerre hybride de l’Otan en Ukraine (Ukraine, la guerre hybride de l’Otan), dont une première édition était parue en 2017 sous le titre Retour sur Maidan – La guerre hybride de l’Otan. Comment évaluez-vous les différences de […]

Le Grand Reset est la solution poussée par les grandes firmes globalistes pour maintenir l’ordre social qui leur convient malgré les limites du capitalisme actuel.

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Source Bruno Bertez By brunobertezautresmondes via Le Blog à Lupus Le capitalisme, en particulier dans sa forme financière, touche ses limites comme il les a touchées dans les années 20 et 30. Il se trouve dans une crise de reproduction. La période présente est une répétition et un dépassement de celle des années 30; je rappelle qu’elle a débouché sur la guerre. Rédigé […]

RPD – L’armée ukrainienne bombarde la cérémonie funéraire du colonel Korsa à Donetsk, faisant huit morts dont une enfant – Donbass Insider

Par : Volti
Christelle Néant pour Donbass-Insider Le 4 août au matin, alors que la RPD (République Populaire de Donetsk) faisait ses adieux au colonel Olga Katchoura, surnommée Korsa, qui était morte la veille, l’armée ukrainienne a bombardé la zone du centre-ville où se déroulait la cérémonie funéraire, faisant huit morts (dont une enfant) et cinq blessés. Le 3 août 2022, la légendaire […]

C’EST PAS NOUS, ÇA… ou à propos de ce qui n’existe pas

Par : Ysengrimus

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YSENGRIMUS — Combien d’athées se sont fait servir l’interrogation suivante par des théogoneux: Oui mais es-tu capable de prouver —de prouver incontestablement— que Dieu n’existe pas? Or, admettons-le, il y a passablement de bizarrerie dans l’attitude consistant à réclamer la démonstration d’une inexistence. Pour tout dire comme il faut le dire: on ne veut tout simplement pas de ça, en fait, dans les replis heuristiques d’une philosophie ordinaire conséquente. Ce que je propose ici, en toute déférence, c’est une remise à sa bonne place du fardeau de la preuve. Le fait est que, quel que soit le cadre de représentations physico-culturel commun qu’on se donne, c’est l’argumentateur aspirant à introduire une catégorie non étayée dans le système qui hérite du devoir de la démonstration de son existence. Ceux qui croient, en plein, en un dieu intangible doivent prouver leur dieu intangible, point. C’est pas à moi, athée en creux, de non-prouver ou de déprouver leur zinzin. Une démonstration d’inexistence est toujours une réfutation qui ne dit pas son nom. Et une réfutation se donne fatalement des postulats largement indus. De fait, il y a, dans toute démonstration d’inexistence, un point d’appui insidieusement déposé et arc-bouté sur une argumentation d’autorité préexistante. Dans le genre: le dieu est traditionnellement reçu par un grand nombre d’instances institutionnalisoïdes (religions officielles, pontes divers, scolastes, magisters, curetons de tous tonneaux, papa-maman, philosophes suppôts, croyants ahuris, et toute la ribambelle usuelle). Donc, ce serait à l’objecteur de démontrer le contraire (nommément sa non-existence) en référence insidieuse à cet argument d’autorité préexistant et pesant de tout son poids culturel conformiste. Sauf qu’une aporie déférente et docile reste une aporie… Alors, non. Juste, non.

Que je m’explique sur un cas moins conforté ethnoculturellement. Appliquons l’idée, sans rougir, aux soucoupes volantes. Argument d’autorité oblige, on commencera en faisant valoir que Jimmy Carter a vu une soucoupe volante quand il était gouverneur de Georgie (1969). Ancien président américain de prestige, Jimmy Carter n’a donc certainement pas besoin des ufos pour se faire mousser. Cela garantit amplement la sincérité d’autorité de ses observations et, conséquemment, dans l’enthousiasme, l’authenticité de ses souvenirs. Sur la base de cette source (ou de toute autre d’un poids analogue), on ferait donc ensuite valoir que c’est désormais entre les mains de l’objecteur que repose le fardeau de la démonstration de l’inexistence des soucoupes volantes. L’argumentateur pas convaincu par monsieur Carter et ses semblables se devrait donc subitement de reprendre tout le corpus, les photos, les vidéos, les témoignages et de les passer au décapant, démontrant leur invalidité, au cas par cas. On goûtera la dimension ubuesque qu’atteindrait vite une telle stratégie argumentative si elle trouvait des olibrius des deux camps pour l’endosser. Le fait reste que, tant culturellement qu’empiriquement, le débat sur les soucoupes volantes ne s’engage jamais comme ça. Avec ou sans l’appui implicite de Jimmy Carter et des autres de son tonneau, c’est l’ufologue qui se doit de travailler à démontrer l’existence de la catégorie qu’il cherche à introduire dans notre système de représentations ordinaires (ici, la catégorie en question, c’est la soucoupe volante). C’est bien pour cela qu’il serait particulièrement ardu (et corollairement savoureusement surréaliste) de dénicher un argumentaire qui viserait à démontrer à vide, au tout venant, sans dimension polémique préalable (sans visée de réfutation, donc), l’inexistence formelle et factuelle des soucoupes volantes et l’extraction méthodique de ces dernières de l’ensemble plus vaste des OVNI (qui eux, en leur qualité de notion gnoséologique, existent sans difficulté particulière, puisqu’ils ne corroborent jamais que notre inaptitude collective à reconnaître infailliblement tout ce qui nous flotte au dessus de la tête, dans le ciel). Pour faire simple: tu crois aux soucoupes volantes, Baquet, eh bien, cherche des soucoupes volantes. Et, surtout, ne me demande pas de les faire disparaître avant de ne les avoir toi-même fait apparaître.

Si on trouve plus facilement des traités d’athéologie que des traités de non-ufologie, c’est bien, par principe, que les chercheurs de dieux disposent (encore) d’une crédibilité intellectuelle, institutionnelle et sociétale implicite dont les chercheurs de soucoupes volantes ne disposent pas ou pas encore. Il y a pourtant là un vice commun de méthode. Ce dernier se formule comme suit. Il est tout simplement philosophiquement inadéquat de chercher à procéder directement, de façon isolée et abstraite (et conséquemment sans systématicité dialectique) à la démonstration d’une inexistence.

Concentrons notre attention sur une catégorie dont l’inexistence est si massivement reçue aujourd’hui qu’il est même assez ardu de conceptualiser ce à quoi elle pouvait à peu près correspondre du temps de la revendication de sa validité descriptive. Il s’agit de nul autre que du fameux phlogiston. Plus personne ne croit à l’existence empirique de cette catégorie qui correspondait, dans cette partie de la physique des premiers temps modernes qui s’appelait la phlogistique, à une substance immanente intrinsèquement garante d’inflammabilité. Quand un objet inflammable passait au feu, on jugeait qu’il était, sous l’effet des flammes, en perte de phlogiston et qu’il ne contenait finalement plus de cette substance étrange au moment de son accession au statut de cendres impalpables. Libéré par la combustion, le phlogiston foutait le camp avec les flammes. Corollairement, un objet ininflammable était un objet tout simplement initialement dénué de phlogiston. En brûlant, l’objet inflammable, lui, se dévidait de son phlogiston, poil au menton. Bon. Personne ne chercha trop nettement à démontrer l’inexistence du phlogiston, tout simplement parce que la démonstration frontale (non-réfutative) d’une inexistence, on ne fait pas ça, en saine méthode. Ça n’arrive pas. C’est intellectuellement inhabituel. Le phlogiston, comme substance inhérente garante d’inflammabilité, resta donc en place dans le lot des postulats heuristiques de la physique empirique du bon vieux temps, un bon bout de temps. Puis quelque chose d’autre se passa dans un autre recoin de la science.

Le nom du chimiste français Antoine Lavoisier (1743-1794) est en effet associé à la disparition intellectuelle de cette catégorie factice du phlogiston et à l’irréversible effondrement de l’hypothèse phlogistique. C’est que Lavoisier travaillait sur l’oxygène (c’est lui qui a découvert l’oxygène en 1778 — et surtout ne me demandez pas comment on faisait pour respirer avant, on me l’a déjà faite) et il finit par tirer au net le rôle de cette dernière dans la combustion. Lavoisier ne travailla pas particulièrement sur l’inexistence du phlogiston. Il travailla tout simplement, dans un autre angle, sur autre chose, en mobilisant d’autres informations. Cela en vint, par effet logique, à rendre l’inexistence du phlogiston confirmable puis éventuellement confirmée. On ne travaille pas à démontrer que quelque chose n’existe pas. On travaille —d’autre part et par ailleurs— sur quelque chose qui existe et, par effet secondaire heureux, voulu ou non, notre travail sur ce qui existe fait disparaître la croyance en ce qui de toute façon n’existait pas (et ne valait donc, corollairement, pas vraiment la peine qu’on s’acharne dessus en s’y objectant et le combattant, disons, en l’air).

Arrivons-en au fameux C’est pas nous, ça ou C’est pas ce que nous sommes ou On est pas comme ça, nous des américains. (This not who we are). On l’entend de plus en plus, cette formulation, mise en vogue autrefois, par le président Obama. Rhéteur subtil, ce dernier s’efforça bien souvent, au cours de sa présidence tourmentée de démontrer l’inexistence de certains comportements peu reluisants de ses compatriotes. Cela se joua, avec une bien douloureuse récurrence, dans les multiples situations de coups foireux sociétaux qui ponctuèrent ses deux mandats (crimes haineux, capotages racistes, fusillades nihilo-absurdistes, terrorisme en uniforme etc.). Ce problème américain est, du reste, bien plus lancinant qu’on ne le pense. Il est vrai que les vingt dernières années nous ont forcé collectivement (et bien involontairement) à nous interroger pensivement sur ce que les américains ne sont pas. On a eu le party de la fin de la guerre froide clintonien, puis le Onze Septembre de la refachisation Bush, puis l’ère de la rédemption obamaesque et nous voici revenus au style fier-à-bras trumpiste. Carotte, bâton, carotte, bâton. Pas bâton, pas carotte, pas bâton, pas carotte. Admettons-le, la question se pose de plus en plus crucialement: qu’est-ce que les américains ne sont pas? Ils ne sont pas impérialistes? Ils ne sont pas ethnocentristes? Ils ne sont pas ploutocrates? Vraiment?

Sauf que là, attention hein, on va pas retomber dans la logique non-avenue de la négation abstraite du phlogiston, des soucoupes volantes et du dieu monothéiste. Holà, holà, ne cultivons pas la démonstration de ce qui n’est pas. En nos temps ambivalents de la fausse nouvelle et du fait alternatif, on va laisser aux politicards américains bon teint les This is not who we are ébaubis et atterrés et on va se tenir bien loin de l’effort de démonstration de ce qui n’existe pas, chez les américains, comme ailleurs. Dans un autre angle, donc, et d’autre part, si on regarde, sans vergogne mais sans amertume non plus, ce que les américains sont, devant l’histoire, ils sont la grande civilisation bourgeoise de l’ère moderne. Ils se sont constitués révolutionnairement, en démarcation du colonialisme britannique, et ils ont conquis une influence prépondérante sur le monde, dans la mouvance des deux guerres mondiales faisant, au siècle dernier, reculer l’Europe. Puis ils ont reculé eux aussi, civilisationnellement, devant la poussée africaine, moyen-orientale et eurasiatique. Détenteurs autoproclamés de vérités programmatiques en perte accélérée de sérénité dogmatique, les américains ressassent encore un peu leurs mythes de terre de liberté, de contrée d’opportunités, de melting pot et de société égalitaire. Il y a donc une chose que les américains sont voués à faire de plus en plus dans un futur historique proche et un peu plus lointain: se surprendre. Il vont s’étonner et s’exclamer, en voyant leur civilisation perdre graduellement son amplitude impériale, son pluralisme débonnaire, et son insouciance consumériste: C’est pas nous, ça ou C’est pas ce que nous sommes ou On est pas comme ça, nous.

Ne les suivons pas dans cet argumentaire. Ne nous préoccupons pas de ce que les américains ne sont pas et regardons ce qu’il sont, c’est-à-dire ce qu’ils deviennent: une civilisation originale sans empire pour l’imposer. Il ne s’agit pas ici de prétendre que les américains ne sont pas impérialistes, ne sont pas ethnocentristes, ne sont pas ploutocrates. Il s’agit, plus simplement d’observer concrètement qu’ils sont en crise de conscience, comme l’ont été toutes les puissances contraintes, sur le tas, à historiquement se relativiser face à la montée des autres cultures du monde.

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Tiré de mon ouvrage, PHILOSOPHIE POUR LES PENSEURS DE LA VIE ORDINAIRE, chez ÉLP éditeur, 2021.

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C’EST PAS NOUS, ÇA! Ah, non? Ah bon…

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COVID-19 : Le point sur les études scientifiques avec Michael Gundill !

Michael Gundill est passé sur Géopolitique Profonde pour un entretien en direct ce mercredi 3 août ! Nous avons fait le point sur le Covid-19 et les études scientifiques entourant cette maladie. COVID-19 : LE POINT SUR LES ÉTUDES SCIENTIFIQUES AVEC MICHAEL GUNDILL ! – YouTube www.geopolitique-profonde.com

Faina Savenkova : dire la vérité est facile, il suffit d’essayer – Donbass Insider

Par : Volti
Par Christelle Néant pour Donbass-Insider À la lumière des développements dans la partie orientale de la République d’Ukraine, dans le Donbass, depuis 2014, nous entendons chaque jour des nouvelles plus nombreuses, plus fortes et plus différentes. L’un de ces récits revient de plus en plus fréquemment dans le fil d’actualité ces derniers temps : l’histoire d’une écolière de Lougansk, Faina […]

Presse polonaise : le président russe rend le monde dépendant, de plus que le gaz russe

Par : Volti
Merci à Thierry65 Source TOPWAR (article traduit) Le portail Internet polonais Money.pl a publié un article dans lequel, non sans amertume, il rapporte que tout le monde occidental ne dépend pas seulement du gaz et du pétrole russes. Poutine dispose de matières premières qu’aucun montant de sanctions ne pourra annuler – il s’agit du combustible nucléaire, nécessaire au fonctionnement de nombreuses […]

La Russie pourrait tirer parti des relations commerciales bilatérales entre Cuba et le Mexique

Par : jmarti

Par Andrew Korybko − Le 22 juillet 2022 − Source OneWorld Press

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Tous les pays comme Cuba, surtout ceux qui se développent après avoir été ravagés par des décennies de Guerre hybride, désormais reliés globalement dans le cadre de la Nouvelle Guerre Froide, comprennent l’importance de cultiver des liens économiques plus étroits avec les 8 Grands du Grand Sud, tels la fédération de Russie et les États-Unis du Mexique.

Les relations bilatérales entre Cuba et le Mexique — des survivants de la doctrine Monroe et de l’embargo étasunien — ont augmenté en activité au cours de l’année 2022 dans le cadre d’efforts conjoints pour étendre leurs activités économiques réciproques de manière fertile. Le 4 mai, la compagnie aérienne mexicaine Aeromar a augmenté la cadence des vols hebdomadaires à destination de l’île des Caraïbes, et le 8 mai, le président Miguel Díaz-Canel et son homologue mexicain Andrés Manuel López Obrador ont convenu de développer fermement leurs relations bilatérales et de consolider une nouvelle étape de collaboration. Dans le domaine de la santé, le Mexique va embaucher 500 médecins cubains après la signature d’un accord de santé par AMLO durant sa visite à la Havane dans le cadre de cette intensification récente des relations bilatérales entre Cuba et le Mexique. L’accroissement le plus récent dans les relations entre Cuba et le Mexique s’est produit les 14 et 15 juillet, lors du forum d’affaires bilatéral, au cours duquel 12 accords ont été signés, avec pour principal objectif d’étendre les investissements consentis par le géant d’Amérique latine sur l’île, en essayant de consolider et d’accroître les contacts économiques et financiers. Ces premiers accords passés sous l’administration AMLO, s’ils parviennent à leurs fins, vont encourager le Mexique à redoubler d’efforts à Cuba.

Économiquement et commercialement, Cuba se trouve entre le bloc Canada-UE et le bloc multipolaire/du Grand Sud. Si l’on considère la teneur de ses échanges commerciaux, il est évident que celle de Cuba n’est pas purement multipolaire, ni même affiliée au Grand Sud. Outre les accords commerciaux bilatéraux les plus pertinents dont l’île dispose avec le Venezuela, la Chine, la Russie, le Mexique et l’Inde, le Canada et l’Union européenne restent des partenaires commerciaux très importants pour Cuba, surtout en raison du poids de l’Espagne et de la Hollande. Il est donc nécessaire de rendre tangible le potentiel du secteur productif de Cuba face aux besoins de la Russie, et de considérer la manière dont cela peut faire monter les volumes d’activité sur l’île en tirant parti des opportunités créées par les relations bilatérales entretenues par Cuba avec des pays tiers.

Comment la Russie peut en tirer parti

Comme n’importe quel pays du monde, Cuba devrait avoir le droit de diversifier ses partenaires économiques à son gré, car la compétition amicale entre la Russie, la Chine, l’Inde et le Mexique qui émerge de ce nouveau marché multipolaire pourrait bénéficier au peuple cubain en assurant de meilleurs contrats. Le paradigme économique et financier étasunien considère tout comme un jeu à somme nulle. Ce paradigme est incorrect car il n’est pas utile pour évaluer les relations dans le Grand Sud. Par conséquent, les rôles envisagés dans l’industrialisation et le développement des secteurs économiques de Cuba peuvent être à la fois complémentaires et compétitifs — Pas simplement du capitalisme à la tuer ou être tué — mais dépendra en fin de compte sur l’art de la négociation et la capacité de persuasion des acteurs impliqués.

Chacun des partenaires multipolaires de Cuba est spécialisé dans un domaine différent. La Russie est connue pour son infrastructure énergétique de haute qualité, qui démontre a maîtrise en matière d’ingénierie et son inventivité géo-économique ; des entreprises indiennes sont déjà impliquées dans d’importantes activités commerciales et monétaires à Cuba ; des entreprises chinoises sont les pionniers mondiaux des technologies de l’information, des télécommunications et des infrastructures de transport. Il faut comprendre que tout ce travail conjoint va stimuler le renforcement de l’État cubain, et améliorer ainsi les capacités de ses forces de travail, ce qui va rendre l’économie et la société dans son ensemble plus efficaces et plus productives.

L’arrivée au mois de juillet à Cuba d’un tanker russe baptisé le Suvorovsky Prospect, avec 700 000 barils de pétrole, pour une valeur de 70 millions de dollars au prix actuel du marché, est la preuve que le géant eurasiatique a compris l’importance vitale de l’énergie pour chaque État : la quantité d’énergie détenue par un pays définit en soi ses limites de production — comme l’Europe semble le redécouvrir. Le navire pétrolier apporte du combustible aux centrales électriques cubaines et apporte en retour à la Russie de nouveaux clients face aux sanctions occidentales, États-Unis en tête. Le navire appartient à Sovcomflot, la plus grande entreprise de fret maritime russe — qui est sous le coup de sanctions britanniques, canadiennes et étasuniennes.

La Russie et la Chine, ainsi que le Venezuela et le Mexique, en tant qu’alliées multipolaires principales du gouvernement cubain, ont un rôle important à jouer dans le processus d’industrialisation et le développement des capacités de production cubaines. Il s’ensuit, comme produit de la compétition, que les entreprises de ces pays vont œuvrer à améliorer leurs services, produits et contrats entre elles. La Chine constitue l’un des partenaires les plus prometteurs de l’industrialisation pour Cuba, et ce du fait de l’énorme potentiel que constitue son marché et ses capacités d’investissement impressionnantes, ainsi que son aide dans la neutralisation multipolaire graduelle de l’embargo étasunien, et de l’intégration du pays des Caraïbes dans l’Initiative des Nouvelles Routes de la Soie.

La Russie dispose de divers moyens pour pouvoir réintroduire de la productivité à Cuba, depuis son expertise dans l’exploration énergétique et l’exploitation d’accès à des énergie accessibles, pour n’en mentionner que quelques-unes. Une activité économique accrue implique une meilleure productivité, ce qui implique également davantage d’énergie, besoin auquel peut répondre un partenaire d’affaires multipolaire producteur d’énergie, comme la Russie. En réciproque, la possibilité de ressusciter la capacité de production de Cuba et d’accepter diverses importations qui pourraient placer ce pays parmi les 10 premiers importateurs de biens cubains pourrait servir de tuteur à l’économie cubaine, et contribuer à optimiser sa capacité à rembourser sa dette. La Russie a historiquement toujours présenté un impact éclatant sur le tourisme cubain qui, même si cela peut fluctuer d’une année sur l’autre, a toujours connu une croissance significative. Par exemple, la Russie figure parmi les principaux pourvoyeurs de tourisme à l’île des Caraïbes en 2021, à hauteur de 41 %, suivie par la Canada avec 20 %, la communauté cubaine de l’étranger à hauteur de 15 % et l’Espagne en quatrième place. De même, le géant eurasiatique est le 6ᵉ plus gros fournisseurs de biens importés à Cuba, alors qu’il ne figure pour l’instant pas parmi les 10 plus grands clients des exportations cubaines.

Les entreprises des pays qui opèrent déjà dans la zone de développement spécial de Mariel complètent le projet amiral de l’Initiative de la Ceinture et la Route (BRI – Belt and Road Initiative), et pourraient ouvrir de nombreuses opportunités de marchés à tous les pays impliqués, y compris possiblement la Russie. Par exemple, la zone de développement spécial de Mariel, au sein de laquelle 3 des 11 entreprises financées par des capitaux mexicains sont situées — quatre associations économiques internationales, cinq joint ventures et deux intégralement financées par des capitaux mexicains — les relierait également plus étroitement dans une relation d’interdépendance complexe jouant en faveur des intérêts conjoints de chacune d’entre elles. Le lancement de nouvelles relations économiques entre Cuba et l’Eurasie, l’Asie du Sud et l’Asie de l’Est, au travers de leurs relations bilatérales combinées, développera l’emploi, l’investissement et la production, ce qui va aider Cuba à éviter les intenses efforts menés par les États-Unis pour l’isoler, la déstabiliser, et renverser son gouvernement souverain.

Tous les pays comme Cuba, surtout ceux qui se développent après avoir été ravagés par des décennies de Guerre hybride, désormais reliés globalement dans le cadre de la Nouvelle Guerre Froide, comprennent l’importance de cultiver des liens économiques plus étroits avec les 8 Grands du Grand Sud, tels la fédération de Russie et les États-Unis du Mexique. Cela étant dit, Cuba compte également éviter une dépendance trop importante envers un partenaire ou l’autre, si bien qu’elle maintient des relations économiques stratégiques avec la Russie, et étendra sans doute ces relations dans d’autres régions pour contrebalancer la Chine et le Canada. Le travail conjoint du Mexique, de l’Inde et de la Russie au sein d’une initiative d’intégration trans-régionale élargie, possiblement menée par la Chine ou un autre membre des 8 Grands pays du Grand Sud pourrait apporter des bénéfices à toutes les parties concernées, et bien sûr à Cuba. En équilibrant les intérêts de ses six partenaires économiques majeures, Cuba sera en mesure de les engager dans sa réussite et démontrera la possibilité qu’ils ont de coopérer ensemble.

Andrew Korybko est un analyste politique étasunien, établi à Moscou, spécialisé dans les relations entre la stratégie étasunienne en Afrique et en Eurasie, les nouvelles Routes de la soie chinoises, et la Guerre hybride.

Traduit par José Martí pour le Saker Francophone

L’hiver arrive : l’Europe en panique injecte des milliards dans la recherches sur l’hydrogène

Tout sauf le nucléaire ? Alors que la plupart des États membres de l’Union européenne attendent avec impatience de voir si la Russie rétablira le gaz après la fermeture pour maintenance du Nord Stream 1, la Commission européenne a approuvé une enveloppe de 5,4 milliards d’euros pour la recherche et le développement de l’hydrogène. L’hydrogène est souvent présenté à tort comme la […]

Mali, Guinée : Comment les coups d’État illustrent les dysfonctionnements de la CEDEAO ?

1. Les États membres de la CEDEAO sont-ils plus susceptibles de faire face à des coups d’État ? Si les années 2020-2021 ont surprises la communauté internationale de par la recrudescence des coups d’État militaires au Mali, en Guinée, au Soudan et au Tchad, l’histoire contemporaine de ces États les rendaient pourtant prévisibles. Depuis son indépendance, le Tchad recense quinze […]

Une interdiction des exportations d’or russe pourrait conduire à la révélation de l’absence de réserve d’or américaine.

Par : Volti
Proposé par Thierry65 Source TOPWAR (Traduit par Deepl, version gratuite) Les pays occidentaux continuent de réfléchir aux autres sanctions qu’ils devraient introduire contre la Russie pour « porter un coup fatal à l’économie de Poutine ». Ils ont eu l’idée d’interdire à la Russie de fournir de l’or sur les marchés mondiaux. Là encore, traditionnellement, avec de nombreuses réserves, exceptions et autres. […]

Ordre de déportation des russophones du Donetsk

Par : Volti
Par Teresita Dussart, pour France Soir CHRONIQUE — Vendredi dernier, un Volodymyr Zelensky ressemblant de plus en plus à Chaplin, de moins en moins à Churchill, a pris l’ordre de l’« évacuation » de la ville de Donetsk.  Cet ordre émis dans le cadre d’une de ses vidéos de type amateur, où l’on voit le président mal rasé, dans sa chemise courte […]

Inventer des diagnostics pour dissimuler les dommages causés par les vaccins – une escroquerie aussi vieille que la vaccination elle-même

Par : Volti
Proposé par Françoise G Par Children’s Health Defense pour The Defender via Mondialisation.ca Les soi-disant « vérificateurs de faits » doivent redoubler d’efforts pour trouver des moyens de nier le fait indéniable que les vaccins COVID-19 causent des blessures et décès à grande échelle. Les promoteurs de la vaccination et les médias qui les soutiennent ont poussé les tactiques de dissimulation jusqu’à l’absurde, par exemple en […]

Bernard Bajolet : la tolérance et le respect éviteraient tout conflit !

Par : m.johnson
Présent à l’université d’été de la défense, le 26 juillet à Saint-Malo, l’ex-directeur général de la Sûreté étrangère française (DGSE), Bernard Bajolet, a répondu, lors d’une conférence spécialisée, à quelques questions. L’une de ces questions concernait l’influence de la France au Moyen-Orient. En guise de réponse, il a dit que « nous sommes d’accord sur le fait que le statut […]

La gloire de Mme Buzyn

220801C’est le 1er septembre, à l’âge de 60 ans, que Mme Agnès Buzyn entreprendra une nouvelle carrière. Elle deviendra en effet conseillère maître en service extraordinaire à la Cour des comptes.

Sa nomination a été décidée, a-t-on appris le 29 juillet, d’une proposition de la Première ministre Élisabeth Borne, qui s’était faite discrète ces derniers jours. La décision a été approuvée en conseil des ministres.

Il est précisé que ses fonctions de contrôle dureront 5 années et ne seront pas renouvelables.

Mais en aura-t-elle vraiment besoin ? Sera-t-elle au chômage ?

Rassurons nos lecteurs. On me pardonnera d’évoquer ici l’âge d’une dame, ce qui ne se fait pas dans une bonne société. Née en 1962, elle sera alors âgée, si nos notions d’arithmétique coïncident, de 65 ans. Elle pourra prendre alors une retraite bien méritée, bénéficiant de pensions multiples, cumulées à des titres divers, résultant de sa profession initiale d’hématologue universitaire, de ministre de la république, de fonctionnaire internationale et maintenant de magistrate financière.

Mise en examen par la Cour de Justice de la République pour « mise en danger de la vie d’autrui » à raison de sa gestion de la crise sanitaire, l’ancienne ministre de la Santé a déjà été élevée, le 1er janvier dernier au grade de chevalier de la Légion d’honneur. On se demande ce qu’en pense du fond de leur tombeau les soldats morts pour la France.

En février 2020, elle avait été désignée par le parti macronien pour briguer la mairie de Paris malgré l’apparition du Covid-19. Cette mission faisait la suite à l’explosion en plein vol de la première candidature envisagée de « La république en marche », celle de Benjamin-Blaise Griveaux, sous-produit du parti socialiste rallié comme tant d’autres, dès 2015, à la « Révolution » d’Emmanuel Macron, discrédité par une lamentable affaire de vidéos intimes. Le maintien par Buzyn de ses listes au deuxième tour a permis la victoire d’Anne Hidalgo dont peu de Parisiens se félicitent, et moins encore les Franciliens contraints de travailler à Paris.

Un an plus tard, début 2021, elle était nommée au titre de la France directrice académique de l’Organisation Mondiale de la Santé.

Autrefois on blaguait ce genre d’échanges de bons procédés en commentant « Passe-moi la rhubarbe, je te passe le séné ».

J’avoue ne pas être certain que l’origine exacte de la formule remonte directement, telle quelle, à l’Amour médecin de 1665. La première scène de l’acte III de cette comédie de Molière ne mentionne pas explicitement un tel commerce de laxatifs. Ni non plus la chanson de Brassens de 1976 parfois citée en référence.

Mais on demeure plus perplexe encore si on s’interroge sur la valeur ajoutée de Mme Buzyn. Car si l’on voit bien quelles sortes de rhubarbes elle a reçues de la Macronie, on ne voit guère le sené qu’elle lui aurait apporté en contrepartie.

On ne peut que songer dans son cas à une sorte de droit divin : cette personne, de grand talent pour sûr, appartiendrait de plein droit à la haute administration superprivilégiée.

On reprochait aux talons rouges, aux courtisans de la fin de l’Ancien Régime, de croire qu’ils savaient tout sans avoir jamais rien appris.

De même les « technocrates » semblent voués à des postes de direction interchangeables, passant de l’un à l’autre, n’ont en général appris aucun des métiers qu’ils sont supposés inspecter, superviser, juger… ceci quand leurs fonctions ne se réduisent pas à une sinécure.

Attention toutefois à ne pas imaginer une cour des Comptes où personne ne travaillerait. Au contraire ses rapports se révèlent souvent pertinents et utiles. On connaît le dialogue entre un ministre et un journaliste plus curieux que les autres : combien de gens travaillent dans votre ministère ? Réponse : environ la moitié. Les parasites du système sont ceux de l’autre moitié. Or, ils bénéficient aux yeux du public du prestige de leur institution. Personne décemment n’oserait remettre en cause cette cour des Comptes qui justement a pour vocation de passer au crible les manquements ; idem pour le Conseil d’État, au sommet du contentieux administratif ; idem pour l’Inspection des Finances. Observons bien tous les politiciens décorés de ce titre, indépendamment de l’exercice réel de la fonction.

Une fausse valeur comme Michel Rocard fit toute sa carrière politique, y compris lorsque, soi-disant révolutionnaire, il dirigeait le PSU, à l’ombre confortable de ce statut.

Quant à la glorieuse Mme Buzyn on ne lui connaît même pas l’ombre d’un mérite comparable.

L’Insolent

arnauddebrienne

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Promotion pour Buzyn

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Si l’éminente spécialiste en hématologie, immunologie des tumeurs et de transplantation qu’est Agnès Buzyn a, au bout de deux ans passés à la direction de l’Académie de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), claqué la porte de cette instance, était-ce pour retrouver l’hôpital, qui a tellement besoin de bras actuellement que de nombreux services sont fermés, ce qui retarde d’autant l’admission aux urgences, le traitement des cancéreux et des opérations pourtant prévues de longue date ?

Vous n’y pensez pas : si l’ancien ministre de la Santé a quitté le douillet cocon de l’Académie, c’est pour rejoindre la… Cour des Comptes où elle a été nommée le 29 juillet conseillère maître en service extraordinaire. Ce qui est cocasse pour un médecin, a fortiori inculpé, depuis fin 2021, pour mise en danger de la vie d’autrui dans sa gestion de l’épidémie de Covid. Il est vrai que cette mise en examen n’avait pas empêché l’ex-bru de Simone Veil et candidate malheureuse à la mairie de Paris (en remplacement de Benjamin Griveaux, grillé par une affaire sexuelle), d’être décorée de la Légion d’honneur. Mais bah, la Cour des Comptes lui évitera peut-être la Cour de Justice de la République…

Présent

arnauddebrienne

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Quand les mondialistes franchissent le Rubicon : L’assassinat de Shinzo Abe

Par : Volti
Par Emanuel Pastreich pour Mondialisation.ca Le 8 juillet est une journée chaude dans l’ancienne capitale du Japon. Shinzo Abe, la personnalité la plus puissante de la politique japonaise, prononçait un discours de soutien à un candidat régional du Parti libéral démocrate devant la gare de Nara Kintetsu lorsque soudain une forte détonation a retenti, suivie d’un étrange nuage de fumée. La […]

Allianz l’assureur malveillant ?

Allianz l’assureur malveillant ? Le communiqué de presse international très officiel publié il y a peu par ladite compagnie d’assurances m’a conforté dans le fait que nous subissons quotidiennement une propagande scandaleuse et spécieuse plus destinée à terroriser la population mondiale qu’à l’aider. Voici leur prose (en italique) publiée à travers le monde. Mes remarques sont en caractères droits. Je […]

Famine Mondiale : Pénuries Alimentaires, Une Guerre A Venir ? La Nouvelle Arme Des Mondialistes

Par : Volti
Source Citizen-Ligth.fr via APHADOLIE Synopsis vidéo : Famine Mondiale :  la nouvelle arme des mondialistes ? La prochaine guerre sera-t-elle … alimentaire ? Pourquoi, dans les grandes surfaces, on remarque des rayons vides ou presque vides ? Plus de farine, d’huile, de sucre, de pâtes ? Que se passe-t-il au juste ? Pourquoi Emmanuel Macron, pourquoi les Nations Unies inquiètent la population en parlant d’une crise à venir … « sans précédent » ? Ce documentaire […]

Les monnaies numériques des banques centrales arrivent – Quelles en seront les conséquences ?

Par : Volti
Par Brandon Smith pour Alt-Market via Le Saker Francophone Les monnaies sont l’élément vital du commerce et de l’économie ; si une monnaie fait défaut, c’est toute l’économie qui s’effondre. Pourtant, la plupart des gens pensent rarement à la santé ou au pouvoir d’achat de l’argent qu’ils ont dans leur poche. Les gens ne se renseignent pas sur la fréquence à […]

Qui est derrière l’effondrement économique ? (Mercola.com)

Par : Volti
Source CRASHDEBUG Alors pour cette page internationale, un billet qui fera date, il confirme ce qu’avait dit Charles Sannat (qui depuis à viré sa cuti et est maintenant POUR le grand reset qui est ‘nécessaire’, ‘inévitable’ hahahaha), qu’en fait la crise de 2008 n’a jamais été réglée, ils on juste imprimer de l’argent virtuel, et ces mêmes banquiers qui ont planté le monde en 2008 […]

GREAT RESET : APRÈS L’ÉTÉ VIENDRA LE FROID ET LA FAIM

Nous sommes en plein cœur de l’été et nos médias ne cessent de nous parler de canicule, sécheresse, incendies, changement/réchauffement climatique, pour justifier dans les semaines à venir, les différentes mesures de rationnements énergétiques qui vont nous être imposés à partir de la rentrée 2022. Au moment où Mario Draghi fait ses valises en Italie, le « Green Pass », inauguré à l’occasion de la plandémie, pourrait […]

Guerre en Ukraine – Les parlementaires vont-ils laisser Macron violer la Constitution ?

Par : Volti
Proposé par Walter Kuntz Union Populaire Républicaine L’article 35 de la Constitution de la République française a pour objectif d’encadrer la grave décision de déclarer la guerre à un pays considéré comme ennemi de la France. François Asselineau explique dans cette vidéo la façon dont cet article a été bafoué dans l’histoire récente et l’est tout particulièrement par Macron à […]

Poutine est-il en train de gagner la guerre contre le G7 ?


Par Emmanuel Leroy − Juillet 2022

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Même si les opérations militaires dans le Donbass sont d’une importance cruciale dans le conflit en cours, il faut bien garder présent à l’esprit qu’il ne s’agit pas fondamentalement d’une guerre entre la Russie et l’Ukraine mais bien d’une guerre entre la Russie et l’Occident anglo-saxon. Et si sur le terrain militaire, le formidable soutien de l’OTAN au régime de Kiev a permis à ce dernier de se maintenir jusqu’à présent malgré des pertes énormes en hommes et en matériel, il ne faut pas perdre de vue que la lutte principale se déroule ailleurs, essentiellement dans la sphère économique et financière et que sur ce plan-là, la réussite de la Russie est totale.

S’il est possible d’imaginer que dans les premiers jours de l’opération, l’État-major russe ait fait preuve d’un excès d’optimisme en pensant que l’armée ukrainienne allait s’effondrer en quelques semaines, symétriquement les crânes d’œuf de l’OTAN et la plupart des politiciens occidentaux étaient convaincus que le régime de sanctions totales qui serait appliqué allait mettre rapidement l’économie russe à genoux et provoquer la chute de Poutine.

Or, non seulement la Russie a montré qu’elle était parfaitement prête à affronter une nouvelle vague de sanctions « ultimes », mais à la grande surprise de la plupart des observateurs internationaux, l’économie russe a non seulement absorbé le choc, apparemment sans grands dommages, mais le rouble est même devenu aujourd’hui la seule monnaie s’étant appréciée par rapport au dollar, toutes les autres ayant dévissé dans des proportions jamais vues depuis des décennies.

Cette résistance inattendue de l’ours russe, en montrant les faiblesses de l’Occident a accentué la fracture existant au sein des élites occidentales et séparant ceux que l’on pourrait appeler les capitalistes réalistes des adeptes transhumanistes de la secte de Davos. L’épisode trumpien aux États-Unis de 2016 à 2020 avait déjà montré l’antagonisme entre cet État profond états-unien agissant en parfaite adéquation avec les GAFAM et les sectateurs de Davos et les partisans d’un retour au real-capitalisme défendu par les soutiens de Donald Trump.

Cette fracture au sein de l’establishment occidental était surtout visible ces dernières années à Washington ou à New-York car la classe politico-médiatico-économique européenne avait pris fait et cause depuis longtemps pour le clan Obama-Clinton-Biden. L’élection sauvage de ce dernier en 2020 ayant été accueillie à Bruxelles avec un soupir de soulagement après 4 années de trumpisme déstabilisant.

Mais cette unanimité de façade au sein des « élites » européennes n’aura pas résisté longtemps à deux facteurs-clés qui résultent du conflit en Ukraine :

  1. L’OTAN après les échecs afghan et syrien, démontre une fois de plus son incapacité à protéger ses alliés.
  2. La Russie – avec son PIB espagnol comme disent les « experts » – est capable d’asphyxier économiquement l’Europe en restreignant ses exportations d’énergie et de matériaux rares.

La démonstration de faiblesse de la part de l’OTAN, au-delà des rodomontades de son secrétaire général et de son extension programmée (sine die) à la Suède et à la Finlande, apporte la preuve qu’un pays « station-service » comme la Russie peut la défier en l’empêchant de mettre la main sur un territoire qu’elle peut légitimement considérer comme son berceau historique. Il s’agit-là d’un basculement véritablement historique car sur le territoire européen, c’est la première fois depuis 1945 qu’un État ose s’attaquer de front à la toute-puissance anglo-saxonne en remettant en cause son hégémonie. Et cet affront n’est pas passé inaperçu en Asie, en Afrique ou en Amérique latine, ce qui a été démontré par le nombre important de pays ayant refusé de voter en faveur des sanctions contre la Russie. Le conflit en Ukraine a révélé au monde que la prétendue « communauté internationale » se résumait à l’anglosphère, à l’Europe, au Japon, à la Corée du sud et à Israël, c’est-à-dire moins de 15% de la population mondiale.

De ce point de vue, Poutine a réussi un coup de maître en révélant la nudité du roi ou comme diraient les Chinois, en montrant que les USA ne sont qu’un tigre de papier. A Taïwan aussi ce constat a dû être fait avec quelque inquiétude.

Une des conséquences les plus spectaculaires à laquelle nous sommes en train d’assister est sans doute la réorientation géopolitique de l’Arabie Saoudite qui est train de basculer dans le camp eurasiatique et donc qui s’apprête à remettre en cause le Pacte du Quincy ce qui entraînera inéluctablement la fin des pétrodollars qui ont assuré l’hégémonie financière des USA sur le reste du monde.

Concernant la politique de contre-sanctions russes à l’égard de l’Occident, celle-ci impacte principalement l’Union européenne et au premier chef l’Allemagne qui avec sa politique suicidaire de décarbonation et de dénucléarisation mise en place depuis 15 ans est aujourd’hui incapable de faire fonctionner ses usines sans l’appoint vital du gaz russe.

Mais les « experts » atlantistes découvrent aussi avec stupeur que la Russie ne vend pas seulement du gaz et du pétrole, mais qu’elle est également un acteur-clé dans le monde pour le titane (utilisé entre autres dans l’industrie aéronautique), pour les gaz rares comme l’hélium, le néon ou le radon qui sont indispensables dans de nombreux secteurs industriels ou médicaux. Sans parler de la production de céréales où elle est redevenue un acteur majeur.

La fracture au sein des « élites » globalistes observable jusqu’à présent surtout outre-Atlantique, touche à présent les vassaux européens confrontés à la realpolitik de l’énergie et au retour de bâton des sanctions imbéciles qu’ils ont unanimement votées dans un réflexe pavlovien de russophobes primaires. La chute de Boris Johnson est peut-être la première illustration de cette lutte interne au sein du Système entre real-capitalistes et finance hors-sol. En tout cas, l’homme qui avait demandé la tête de Bachar el-Assad et qui se vantait il y a quelques semaines encore de faire « tomber Poutine » vient de sombrer dans les poubelles de l’Histoire.

Mais compte tenu du piège suicidaire dans lequel se sont enfermés les Occidentaux, il est à parier que Johnson ne sera probablement pas le dernier à tomber dans la longue cohorte des politiciens vendus au Système. Il ne serait pas étonnant que le prochain sur la liste soit le Chancelier Olaf Scholtz, confronté aux adeptes du real-capitalisme rhénan qui ne sont pas prêts à se suicider sur l’autel de la guerre à outrance contre Poutine. Dans le même esprit, on imagine mal Macron résister à une nouvelle vague de Gilets jaunes puissance 10. Des émeutes sont déjà en cours aux Pays-Bas pour protester contre la disparition programmée d’un tiers des exploitations agricoles en application du plan mortifère des fous de Davos qui veulent mettre en place à toute force leur programme de dépopulation mondiale. L’Italie dirigée par le banquier Draghi est aussi en ébullition et pourrait également basculer dans l’anarchie. On sent que le Système est à bout de souffle et que son « narratif » s’épuise alors que le mur des mensonges de la pseudo-crise sanitaire commence à se fissurer.

L’été sera sans doute chaud, mais je vous prédis un automne bouillant avec au bout, peut-être, la disparition du G7 mais aussi d’un certain nombre d’organisations internationales comme l’OMS, l’OMC, l’AIEA et bien d’autres qui ne sont devenues au fil du temps que des courroies de transmission du « monde ouvert » cher à Monsieur Soros et qui semblent bien mal adaptées au nouveau monde multipolaire qui s’ouvre devant nous.

Emmanuel Leroy

Président de l’Institut 1717 – Pour une nouvelle alliance franco-russe

Macron: «Je vois trop souvent de l’hypocrisie, en particulier, sur le continent africain»

Par : Volti
Source Observateur-Continental Emmanuel Macron a débuté sa «petite tournée» africaine de son second quinquennat en foulant le sol du Cameroun pour un voyage qui conduit au Bénin et en Guinée-Bissau en consacrant, selon l’agenda de l’Elysée, un jour par pays.  Il est, donc, question d’une visite à la vitesse de l’éclair sur le continent africain en raison du ton employé par […]

Braquage à l’américaine: comment les États-Unis pillent les ressources de la Syrie

Par : Volti
Source Observateur-Continental Les autorités américaines doivent immédiatement cesser l’exportation illégale de produits agricoles et de pétrole depuis le territoire syrien, a déclaré le porte-parole de la diplomatie chinoise Wang Wenbin.  Il a pointé le fait que les militaires américains avaient pris et occupé en Syrie des régions primordiales de cultures agricoles et de champs pétroliers.  Le diplomate chinois l’a qualifié de maraudage […]

La guerre la plus phonétique et la plus intensive en relations publiques de tous les temps

Par : Volti
Par Caitlin Johnstone pour CaitlineJohnstone.com via Global Research Le président et la première dame d’Ukraine ont  posé pour une séance photo romantique avec le magazine Vogue, au cours de laquelle le président Volodymyr Zelensky raconte avec poésie son amour pour sa femme chérie. Maintenant, je sais ce que vous pensez : comment Zelensky prend-il le temps pour une séance photo de Vogue au milieu de son […]

Le bloc de commandement russe va étouffer l’UE (Liesidotorg.com)

Par : Volti
Source Liesidotorg.com via Crashdebug On a appris hier soir, juste avant que la banque centrale américaine ne communique en faveur de sa politique visant à détruire l’Union européenne, que les Russes, via Gazprom, signalaient rencontrer davantage de problèmes avec les turbines à gaz Nord Stream… comme par hasard ! Dans la foulée, une nouvelle flambée journalière de 14%. Gazprom s’attendait […]

Maire de New York: l’Amérique est dans une crise financière inimaginable

Par : Volti
Source TOPWAR Le membre du parti de Joe Biden, le maire de New York, Eric Adams, s’est durement opposé au président américain en réponse à la déclaration de ce dernier selon laquelle il n’y a en fait pas de récession en Amérique. Le chef de la capitale financière des États-Unis a déclaré que l’Amérique « se trouve dans une telle crise financière […]

Minuit moins une

Honneur à ceux qui ne baissent pas les yeux devant leur destin
Clémenceau

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ALLAN ERWAN BERGER — «Fais attention, la couverture ne tient plus.» Le muezzin ouvrit le coffre et en sortit un livre, un gros pavé de l’épaisseur d’un dictionnaire, qui commença, fort à propos, par s’échapper de sa couverture. Le mufti le rattrapa. « Je vois, dit-il. J’ai apporté une écharpe pour l’enrouler. »

C’était un coran splendide, une pure merveille. Reliés dans un véritable carton toilé de vert scarabée, les cahiers semblaient faits d’une matière naturelle ; peut-être bien du papier. Une édition ancienne, visiblement, bilingue arabe-anglais, du canon d’Al-Azhar.

« Et regarde, reprit le muezzin, les encres ne bavent pas !

― Remarquable, chuchota le mufti, qui caressait les pages. Remarquable…

― Eh bien voilà… Tu ne veux pas passer la nuit ici ?

― Et pourquoi tu ne deviens pas imam ? Comme ça le coran resterait ici…

― Parce que je ne sais lire ni l’arabe, ni l’anglais. Et personne en ville n’ose prendre la place du mort ; c’est assez compréhensible… »

L’ancien imam s’était fait descendre par les Frères. Depuis, personne n’avait eu envie de mourir en se portant volontaire. Un imam “correct” arriverait sous peu, désigné par les envahisseurs qui avaient leur propre coran, une version dite “de combat”, expurgée de toute traduction mollassonne, pure comme l’acier. Ce livre-ci, s’il restait dans la mosquée, serait brûlé.

« Et j’aurai des ennuis, ajouta le muezzin. Déjà que c’est moi qui chante…

― Comment ça ? Tu chantes vraiment ? Avec la voix et tout ?

― Cinq fois par jour, je monte là-haut (il désigna du doigt quelque chose au-dessus du plafond voûté) et j’appelle. Que les gens viennent ou pas, j’appelle. J’espère pouvoir continuer à le faire quand leur imam correct sera ici ; ce sera ma manière à moi de résister. » Là, il rêvait debout.

Il se mit à gueuler dans la cave : « Allāhu ākbar ! Allāhu ākbar ! Aaa !…

― D’accord ! D’accord ! Stop ! cria le mufti épouvanté. Dites donc, les oreilles vont lui tomber dans le cou, au “correct” ! et tu auras la paix, je le prédis… Bon, je dois m’en aller. Je te remercie d’avoir appelé… Tu as appelé où, au fait ?

― Casablanca. C’est le seul numéro que j’avais ! »

Le vieux mufti médita quelques secondes sur la vie moderne. Le muezzin, depuis une ville perdue au nord-est de l’Anatolie, avait contacté les services centraux de Casa au Maroc : quarante-cinq degrés de planète à traverser. Puis demi-tour : la demande avait été transmise à Beyrouth, encore quarante-cinq degrés. Des heures plus tard, Beyrouth avait contacté le muezzin sur son portable : « On vous envoie quelqu’un » et voilà, il était venu.

« Ce n’était pas difficile, dit le muezzin en regardant ses pieds, on a une station montante derrière la gare routière. Enfin… plus exactement : on avait… Elle a sauté il y a deux jours, boum ! avec le cybercafé. Terrible ! Le gérant est mort avec sa famille. De toute façon, plus personne n’y allait… Pas fous.

― Oui alors c’est terrible, mais c’est assez fréquent… Symptomatique, en somme. Ils se rapprochent. Bon, allez, je m’en vais. Je suis parti » décida le mufti, que ces horreurs rendaient pétochard. Ce livre lui brûlait les mains. Si jamais les Frères l’interceptaient et découvraient ce qu’il transportait, il était bon pour le fossé.

Il fourra le coran dans son sac à dos, bien emmailloté dans son écharpe, et partit à la recherche de ses chaussures. Il y avait un car pour Ankara qui partait à vingt-trois heures, arrivée seize heures plus tard à la gare du 19 Mai. Moins il restait ici, moins il risquait de se faire remarquer.

« Tu ne veux pas un petit café ?

― Non.

― Du thé alors ?

― Non.

― De l’eau !

― Non…

― Je te raccompagne aux cars !

― Surtout pas ! On ne s’est jamais vu, comprends-tu ? Où est la sortie ?

― Ici… Attend, j’ai des gâteaux. Je reviens de suite.

― Mais…

― Ne me refuse pas, patron. Deux secondes.

― Tu devrais apprendre à lire ! » cria le mufti aux fesses de l’autre. Ce type avait du cran. Dommage qu’il se cantonnât au rôle de muezzin. Il revenait déjà.

« Les gâteaux… Voilà, je suis content ; quelqu’un est venu, le livre est sauvé. Et puis, moi, apprendre à lire ? Non non non, c’est beaucoup trop tard.

― Merci. Maintenant, je fuis, je me fais ombre, personne ne me voit. Adieu !

― Merci !

― Merci ! »

II

Depuis cinquante ans, Dieu se retirait manifestement du monde, et avec fracas. La preuve en était donnée, pour qui avait des yeux, par tous ces corans qui ne trouvaient plus de lecteurs et que l’on rapatriait en zone calme, cependant que les envahisseurs gagnaient du terrain partout, avec leur saleté de bouquin expurgé, avec leurs bombes, leurs armes, leurs Frères, leurs infernaux drapeau noirs ou verts.

Depuis cinquante ans, la guerre faisait rage depuis l’Iran jusqu’au Maroc, depuis le Kazakhstan jusqu’en Autriche. On l’appelait la “guerre grise”. Les Russes, les Syriens, Israël, l’Iran, le Golfe, la Somalie, l’Égypte, l’Algérie, l’Ukraine, la Turquie, la Bulgarie. L’OTAN. Donc les USA. Et l’Europe, entraînée dans le tourbillon.

Des attentats, des villages rasés, une guerre civile continuelle à l’échelle de deux continents. Des avions qui s’écrasent, des trains qui sautent, des minarets qui s’envolent, des missiles qui tombent. Une pluie grise de cendres et d’acier pulvérisé, des averses de béton concassé.
Dieu se retire, et la nuit vient.

Dieu se retire. En l’espèce, des corans anciens, des vieilles bibles coptes, des rouleaux juifs, récupérés parfois in extremis par des sauveteurs en robe ou en soutane, voire en bleu de travail, tandis que le territoire des combats s’étendait, mâchonnant petit à petit le monde des humains.

Tout ces ouvrages finissaient sur le mont Athos, à la Grande Laure, dans le vaste Œkoumenicon de Saint-Athanase, dont le linteau d’entrée portait cet extrait de Jean, 17 : « Afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi » en trois langues : le russe, l’anglais, l’arabe, en plus du grec ancien.

Se tenait là un extraordinaire amas de chercheurs, intellectuels, religieux de toutes confessions, avec même des femmes, prêtresses d’Afrique ou d’Europe occidentale, qui avaient leur propre étage toutefois. Mais le réfectoire, les cafétérias et les salles de méditation étaient mixtes. Scandale ! Afin de sauvegarder la pureté de ses mœurs, la République de l’Athos – une sorte de théocratie en territoire grec – avait enkysté le vieux monastère, qu’un double mur de béton isolait désormais du reste de la péninsule, avec chiens, robots et crucifix conjuratoires de douze mètres de haut.

Le vieux mufti était crevé de fatigue, de tristesse, de faim, d’ennui ; chaque coran exfiltré avait été une défaite de l’esprit, et il en avait sauvé cent-douze. Combien de nuits exténuantes à être bringuebalé dans de mauvais cars, sur les routes de Cappadoce, du Liban, d’Irak ou de Jordanie ? À Ankara, il avait appris qu’il n’y aurait pas de trains pour Istanbul : la ligne était coupée. Il avait trouvé un camion qui transportait des sacs de ciment, plus douze cages de poulets et dix valises appartenant à deux passagers Azéris. Il fit le troisième, pour deux cents euros payables à l’arrivée à Florya-sud, devant l’ancien aéroport civil transformé en centre de transit pour l’Europe, un cube immense où grouillait jour et nuit une masse considérable d’humanité à la recherche d’un asile contre la folie.

Il passa huit heures à piétiner au milieu de la foule, dans les cris et les hurlements des vendeurs de nourriture qui faisaient comme une haie vociférante de bras tendus au bout desquels s’agitaient des billets, des sachets de plastique qui contenaient quelques glaçons barbotant dans un liquide trouble, des moitiés de citron, des figues. Le sol était jonché de papiers et de crottes étalées ; on clapotait dans le sang, l’urine et le vomi.

Tous les cent mètres, sur une estrade avec parasol, se tenait un soldat avec un chien de combat.

Les guichets se rapprochaient peu à peu, jusqu’au moment où le mufti put enfin souffler à l’ombre d’un auvent, pendant les trois minutes que dura sa fouille.
L’extraction du coran lui coûta encore cinquante euros de bakchich, le tarif habituel. La navette jusqu’à la frontière : dix euros ; le ticket de siège : cinq. Une ultime bouteille d’Évian pour ne pas tomber raide cuit pendant le trajet : trois, mais c’était une 50cl premium, qu’il s’empressa de vider avant l’embarquement, après quoi il ne sut quoi faire de l’emballage.

Trente-sept heures après avoir quitté le muezzin, il se présentait enfin au check-point de Feres, à la frontière entre la Grèce et la Turquie, entre l’Europe et l’Asie. Il avait dormi – très mal – six heures en tout et pour tout, et sa patience était à bout. Pour passer le temps, il se récitait des sourates entières, les yeux clos, le visage fermé et triste. On aurait dit un Christ à la descente de croix. Debout titubant dans une file, il avançait, traînant son sac à dos sur le goudron brûlant, immergé dans ce bruit de mer que font des milliers de gens las dans un hangar, qui attendent que des portes s’ouvrent, et se taisent.

Alors, au bout d’une éternité, les portes s’ouvrirent.

Tout de suite, le vacarme. Les huit files dans le hangar se mirent à pousser très fort tandis que montaient les cris, les supplications. Les chiens se mirent à aboyer, des soldats hurlèrent, les gens se pressèrent contre les barrières, les files se transformèrent en serpents ondulants dont la tête, écrasée contre le fond, s’étalait, hérissée de membres qui brandissaient des sacs, des valises, des bébés, et les visas, les précieux visas.

Tout au bout, au cœur même du boucan, se tenait un fonctionnaire immobile et serein, entouré de gros bras qui jouaient du tonfa sur les têtes des immigrants. À cet endroit, chaque file se scindait en deux : à droite, les recalés, qui filaient entre deux haies de flics habillés de noir et d’argent ; à gauche, ceux qui auraient le droit de montrer patte blanche. Ceux-là s’enfonçaient dans un tunnel ouvrant sur une immense place en béton.

Personne ne savait en vertu de quels critères on finissait à droite ou à gauche, avoir des papiers n’étant même pas utile à ce stade du tri. Une question de faciès, et d’âge aussi, semblait-il.

À l’extérieur, un village entier se collait aux barbelés : c’étaient des passeurs, qui, par des souterrains, des poubelles, des égouts, ramenaient leurs clients en amont du hangar, pour un nouvel essai. Ces choses-là étaient tolérées : après tout, l’on était encore, de ce côté-ci, en Turquie, où l’on sait être un peu humain, tandis qu’en Europe, de deux choses l’une : soit l’on est corruptible, soit on ne l’est pas du tout.

Quand vint son tour, le vieil homme jeta sa bouteille vide dans une poubelle, signe qu’il était civilisé ; il leva les bras en l’air pour la fouille corporelle sans qu’on eût à le lui demander, signe qu’il était un habitué ; il ne regarda jamais personne dans les yeux, qu’il tint fixés sur la poitrine du fonctionnaire, et surtout, il s’abstint de supplier ou de baragouiner des bobards. Le type du pré-filtrage était dans un bon moment, il laissa passer ce mufti si poli, lequel inclina la tête en remerciement et fila vers la douane, au bout du tunnel, tirant son sac.

Dehors, la clarté des projecteurs tirait des ombres triples au pied des gens ; le soleil se cachait derrière une couche de nuages ventrue et plissée, d’un violet d’ecchymose, et il bruinait. Sous un dais trônaient trois fonctionnaires de l’Immigration et deux douaniers : fouille des sacs, détection de métaux et d’explosifs, inspection minutieuse des papiers, du carnet sanitaire, des tampons ; recherche de drogue, interrogatoire en anglais. Le halètement des chiens faisait une basse rythmée au claquement des questions. Le mufti n’aimait pas ces bêtes, des rottweilers à l’haleine chaude qui voyaient en tout être de la viande sur pied, et n’obéissaient qu’aux robots.

Partout des soldats, dans ces treillis à motif béton qui étaient le signe distinctif de ce siècle où les armées combattent dans les espaces suburbains. Sur sa gauche, il vit un groupe de gens accroupis, entourés de flics, les mains sur la tête. Un sergent hurlait et gesticulait, marchant à grand pas devant les prisonniers, brandissant une photo porno format A3, où l’on voyait une Levantine se faire violer par des Aryens. Le message était assez clair. Les hommes, par terre, détournaient le regard avec un profond dégoût mêlé d’humiliation. Une haine brûlante roulait derrière les visages. « Voilà un des nombreux endroits où l’Europe forme les terroristes, murmura l’homme qui suivait le mufti. Ceux-là sont bons pour le camp ; et quand on les relâchera, ils seront des loups… C’est quand même des sacrés connards, ces cognes…

― Aha » répondit le vieillard, sans se mouiller. On ne sait jamais à qui…

À cet instant, le ciel fut déchiré par l’irruption de quatre chasseurs en formation, des Hueng kasakhs, reconnaissables à leurs deux réacteurs situés bas sous l’empennage. Ils virèrent au sud-ouest au-dessus de la vallée et disparurent dans un grondement volcanique qui roula longtemps parmi les montagnes. Puis il y eut, dans cette direction, des éclairs jaunes et bleus, stroboscopiques. Les chasseurs revinrent, passant au sud de Fares. Ils n’étaient plus que deux, qui lâchaient des artifices éblouissants dans leur sillage. Ils étaient suivis à deux secondes par de petites flèches grises. Tout ce joli monde disparut vers le golfe de Saros. Il n’y avait rien à comprendre.

La douane enfin franchie, le vieux mufti commença à respirer. Il s’avança vers le terminal des taxis, cherchant son portefeuille dans sa poche ventrale. Il y avait six files de voitures. Il se mit dans la queue pour Thessalonique. C’était la plus chargée, et pourtant ce n’était pas la plus bruyante ; une petite foule de braillards allait et refluait autour de l’accès à la file pour Plovdiv ; des soldats accoururent, préparant leurs matraques. Une espèce de géant blond roux à la barbe de pirate, venu d’une autre file, se mit en devoir de traverser celle-ci à grands coups de poings ; il hurlait plus fort que tout le monde, envoyait valser les importuns, bousillant des valises, éventrant des sacs. Derrière lui vint un cheval blanc, dont la peau, sur le flanc droit, pendait, laissant voir la chair sanguinolente. Le silence se fit sur son passage.

Cette apparition fut comme un grand mystère. Le vieux mufti, qui voyait partout des signes, et comprenait que Dieu, par le truchement du monde, lui chuchotait des choses, prit cette vision pour un avertissement ; il en conclut qu’il allait mourir.

Du reste, il le sentait venir depuis longtemps. Avec ça, son bagage était vite fait : trois lignes dans une liste, et encore, bien petites. Lui-même était remplaçable. Ceci lui conférait un inestimable sentiment de liberté. La seule chose qu’il devait finir absolument était d’apporter ce coran vert-scarabée à l’Œkoumenicon ; après quoi, il pourrait se laisser aller. Il en avait plus qu’assez. Regardant en lui-même, il se rendit compte que, depuis au moins deux semaines, il ne tenait plus que par la force de sa volonté, et celle-ci commençait à faillir.

III

Le taxi était un monospace Mercedes qui avait dû faire trois guerres  ; quatre places étaient prises, et le bagage débordait sur le toit comme une vilaine hernie. Le vieil homme s’insinua dans le cockpit après avoir marchandé un siège pour Iraklitsa. Après lui vint une grosse dame arménienne avec un ventilateur à piles. Tous deux passèrent le voyage à se sourire, à grignoter des raisins secs, et à s’envoyer des courants d’air dans le cou. C’était mignon tout plein. Il n’avait plus été aussi espiègle depuis sa petite enfance. Il mettait cette humeur fleurie sur le compte de sa fin prochaine. En somme, il s’éloignait, et se prenait au sérieux encore moins que d’habitude.

Arrivé au port, il apprit qu’il n’y aurait pas de bateau pour l’Athos avant le lendemain neuf heures. Il trouva un banc près de la jetée, mit le coran sous sa robe, le sac sous sa tête, et s’endormit jusqu’à trois heures du matin, heure à laquelle sa vessie le réveilla pour la première fois depuis Ankara. Lui qui pissait d’ordinaire six à huit fois par jour, il comprit qu’il était déshydraté. Après avoir arrosé un buisson, il voulut boire, mais tout était fermé, et il ne vit de fontaine nulle part. Il attendit le matin assis sur son banc, à voir dans la nuit défiler des sourates et des gens du passé.

Le bateau fut à quai à huit heures. Le mufti monta, prit un café-loukoum, acheta un paquet de cigarettes pour la première fois depuis quinze ans, en alluma une, manqua s’étouffer, et sentit son cœur s’emballer d’une manière qui l’effraya. Vite, il jeta la clope par dessus bord, comme si par ce geste la mort allait hésiter et attendre encore un peu. Le bateau, qui redémarrait son moteur juste à ce moment-là, éructa un affreux nuage de fumée noire dans l’air calme du petit matin, produisant un terrible bruit de ferraille qui tousse et crache ses boyaux, typique du ferry au réveil dans la Méditerranée orientale. Le vieux mufti écouta les efforts de la machine avec une compassion significative : quand les vieillards, de chair ou d’acier, s’engagent dans une nouvelle mission, c’est toute une affaire, d’abord, pour les mettre en branle. Des moines montèrent, noirs fantômes aux longues barbes, l’oreille collée à leur téléphone. En s’asseyant, l’un d’eux renversa un sac plein de crucifix qui se dispersèrent sous les sièges.

IV

« Cette vie n’est pas vraiment une plaine, songeait le mufti. Pourtant j’ai l’impression d’avoir couru tout du long… Il y a deux jours, j’avais vingt ans ! » Le chemin était raide. Le soleil tapait dur, la sueur giclait en cascades, les souvenirs remontaient à la surface en foules pressées.

Il avait débarqué vers midi à Nea Roda. L’Athanase, une petite navette fonctionnant au Diesel, était venu le chercher, et l’avait laissé au port du monastère. Il avait regardé en l’air, envisagé la pente et les murailles au loin dans le ciel, soupiré et soulevé le pied gauche pour le reposer un petit peu plus haut que le pied droit, lequel ne savait pas encore ce qui l’attendait. Une heure plus tard, brûlant de chaleur et près de tourner de l’œil, il s’affalait à l’accueil de l’hôtellerie, et n’arrivait plus même à bouger un bras.

Il resta là à refroidir pendant vingt bonnes minutes, puis un moine l’aida à monter les escaliers – monter encore – jusqu’à sa chambre dont la petite fenêtre irradiait de chaleur. Incapable de faire autre chose, il s’écroula tout habillé, dormit jusqu’au lendemain, ratant les offices, et se fit bouffer par les moustiques.

Le dernier matin de son existence, le vieux mufti, qui n’avait plus mangé correctement depuis Ankara, entreprit, au réfectoire, de faire du scandale. Il demanda trois fois du gruau et vida quatre verres de jus d’orange. On n’avait jamais vu ça. On ne le verrait plus. Ce matin, tout ce qu’il faisait serait unique.

Il descendit à la bibliothèque, qu’on avait déménagée dans la montagne, à vingt mètres sous le cloître, pour y conserver les trésors à l’abri des flammes et des attentats. Au troisième sous-sol, il franchit le sas du département de l’Islam, extirpa son coran, le démaillota, et le claqua d’un grand coup sur le comptoir de l’accueil, faisant sursauter le moine qui pianotait derrière.

« Turquie ! beugla-t-il. Refahiye, extraction d’un coran édité en… bougez pas, 1442 de l’Hégire, bilingue anglais-arabe, dos à refaire, couverture à recoller, quelques rousseurs, huit cent douze pages… Vous notez un peu, là ? Non… Qu’est-ce que c’est que ça ?

― C’est tout nouveau ! Vous remplissez cette fiche. Voici un feutre, et là-bas il y a un siège et même une table. À tout à l’heure. »

Le département de l’Islam, et avec lui, ceux de la Chrétienté Orientale et des Études Juives d’Europe Centrale, sans oublier les salles dédiées au monastère lui-même, occupaient quatre vastes niveaux dans la roche. En plus des espaces de lecture, il y avait, pour chaque département, une cafétéria, et une salle de méditation éclairée par une longue paroi-écran qui projetait une image de la mer prise depuis les toits. Lorsque le soir venait, la Méditerranée y devenait d’un bleu éteint, métallique. Les nuages s’embrasaient. Les chercheurs, les moines et les muftis qui passaient là-devant, ombres chinoises sur des fonds incendiés, s’arrêtaient pour contempler la beauté du monde en danger. Et le matin, c’était une splendeur grandiose.

Depuis cinquante ans, la Grande Laure recueillait les plus précieux documents des religions monothéistes, les escamotant sous le nez des armées, des milices, des factions de tout poil. Comme un grand organisme dans lequel le sang refluait vers le cœur, le réseau œcuménique du Livre récupérait les ouvrages les plus magnifiques, quitte à les voler dans les musées, d’ailleurs, quand le danger se faisait pressant. La nuit venait, sombre, qui verrait les extrémistes s’affronter, et tomber sur les modérés. Il convenait de ne pas bêtement s’offrir en pâture, et de retirer les billes qui pouvaient l’être.

Dans la mesure du possible, des copies de piètre qualité étaient laissées sur place, en de nombreux exemplaires, en échange des originaux.

Le cas de la mosquée de Refahiye, cependant, montrait qu’il n’en était pas toujours ainsi. Le mufti n’avait rien laissé derrière lui, puisque, de toute manière, les Frères apporteraient leur propre coran – leur sinistre coran de combat – lorsqu’ils investiraient la ville. Ceci arrivait de plus en plus souvent. Le mufti en avait terminé.

« Voilà. Et maintenant, je vous laisse, mon ami. Ah oui, je note le numéro de dossier… Sinon, savez-vous qui est ici, à cette heure ?

― Il y a un moine blanc dont je ne me rappelle plus le nom, il y a… voyons voir, le Père Bartholomée, et le recteur de la mosquée de Bethléem. Et aussi, la Mère Maria Venizelou… Mon Père ? Eh ! Oh ? Ça ne va pas ? »

Se faire appeler « mon Père » par un moine orthodoxe grec en charge de l’accueil au département de l’Islam n’était pas une chose courante. Il fallait vraiment venir ici pour entendre des trucs pareils. Ceci dit, le mufti ne se sentait pas d’humeur à relever le bon mot, il blêmissait à grande vitesse, tremblotait et commençait à baver. L’autre gicla de derrière son bureau, empoigna le frêle bonhomme comme on fait d’un polochon, et le convoya à grand pas jusqu’en salle de méditation où il l’allongea sur une banquette face à la mer, un coussin sous la tête. Alors seulement il bippa un infirmier, et partit chercher du monde en salle de lecture, dérapant dans les virages.

Il revint avec la Mère Maria et un missionnaire, dans une grande envolée de robes et de soutanes. Le vieux petit mufti fit signe à la Mère de s’approcher, et lui chuchota sa demande : dans la poche de poitrine, un mini-coran. Au signet, si elle pouvait lire le numéro indiqué… merci.
D’autres gens s’approchèrent. Le moine de l’accueil les fit s’écarter, pour que le vieil homme pût voir, sur la paroi, la mer et les nuages. Dans le silence, seulement dérangé par le grincement des semelles sur le parquet ciré, on entendit la voix claire qui récitait :

« Or, Nous lançons sur le Vain, d’un jet, le Vrai qui le meurtrit. Et le Vain s’étiole. »

« C’est tout ce que je vous souhaite », chuchota le mufti, puis il rendit l’âme. Maria Venizelou se signa et referma le livre.

FIN

Dave Proffer : Great Lavra boat house – sept 2005. (CC BY 2.0)

Inde : l’effrayante montée du nationalisme et de l’islamophobie

Par : Volti
Proposé par Gilian P. Source Mr Mondialisation Et si nous déportions notre regard vers un pays non-occidental dont on parle peu et qui est pourtant en passe de devenir le pays le plus peuplé du monde avec ses 1,38 milliard d’habitant·es ? En Inde, le nationalisme porté par Narendra Modi a de quoi inquiéter. Ses penchants autoritaires se font ressentir de manière […]

Allemagne: gouvernement et opposition se répartissent les rôles et préparent une OPA sur l’arme atomique française – par Edouard Husson

Par : Volti
Source Édouard Husson pour Le Courrier des Stratèges D’un côté il y a Wolfgang Schäuble, longtemps ministre des Finances et naguère président du Bundestag. Le vieux sage de la tribu propose que l’Allemagne finance l’arme nucléaire française. Aussitôt, le gouvernement d’Olaf Scholz de se récrier; avec une tendance à surjouer la critique des propos de Schäuble. Ne commettez pas la […]

Taïwan est une distraction

Par : hervek

Par Amarynth – Le 28 juillet 2022 – Source The Saker Blog

L’actuelle guerre des mots concernant la visite annoncée de Nancy Pelosi à Taïwan atteint un seuil dangereux et menace de déborder sur une action militaire.

La Chine considère cette approche belliqueuse comme une menace pour sa politique déclarée d’un pays, deux systèmes, ainsi que pour le consensus de 1992. Les deux côtés du détroit de Taïwan sont parvenus en 1992 à un consensus selon lequel « les deux parties appartiennent à une seule Chine et travailleront ensemble à la réunification nationale ». Ce consensus définit la nature fondamentale de la relation entre les deux rives du détroit et jette les bases politiques de son développement.

Taïwan est utilisé comme un casus belli (un acte ou un événement qui provoque ou est utilisé pour justifier une guerre) de la même manière que l’Ukraine a été utilisée et est actuellement utilisée. Une guerre médiatique, une propagande énorme, voire brutale, à l’égard de leurs propres citoyens pour dépeindre l’ennemi comme le mal afin de justifier leurs propres actions, des accusations continuelles en utilisant la plate-forme des droits de l’homme ! Nous assistons à des accusations fantaisistes selon lesquelles les équipements Huawei installés au sommet de poteaux espionnent les États-Unis, la Chine infiltre l’administration fédérale américaine et, selon des déclarations et des documents professionnels, la Chine est le deuxième plus grand ennemi des États-Unis. Les dernières en date sont les menaces de tenter d’imposer des sanctions sur les fournitures de pétrole russe à la Chine.

La trajectoire est exactement la même vers la Chine, en utilisant Taïwan comme point sensible, que celle que nous avons observée pendant la période précédant l’OMS russe avec l’Ukraine comme point sensible. Il s’agit d’une :

provocation flagrante et intentionnelle et un déni total du droit international

Un autre point de convergence est que, tout en professant leur « soutien à Taïwan » (comme pour l’Ukraine), ils lui font en réalité du tort (comme pour l’Ukraine).

Voici un bref historique du dangereux brouhaha actuel :

  • Nanci Pelosi a annoncé une visite à Taïwan en avril, et la Chine a dit NON ! Pelosi a attrapé le Covid.
  • En mai, juin et juillet, les États-Unis ont annoncé une cinquième vente d’armes à Taïwan et la Chine a fortement insisté auprès des États-Unis pour qu’ils l’annulent. Il y a également eu un flot continu de dignitaires et d’ex-dignitaires américains, tels que Pompeo, visitant Taïwan à titre professionnel.
  • Pelosi a annoncé une nouvelle visite à Taïwan en août,

Les Chinois ne se contentent pas de dire non, ils ont confié cette affaire à leurs militaires. Alors que c’est le porte-parole du ministère des affaires étrangères qui commentait, c’est maintenant le porte-parole de l’armée chinoise qui commente.

Notre armée ne restera pas les bras croisés si la présidente de la Chambre des représentants américaine Pelosi se rend à Taïwan, elle prendra des mesures décisives pour limiter l’ingérence étrangère – Ministère chinois de la Défense

 

La question de Taïwan est le plus important des intérêts fondamentaux de la Chine. La sauvegarde de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale est une responsabilité qui incombe à chaque Chinois, et personne, aucune force ni aucun pays, ne devrait rêver de séparer Taïwan de la Chine – Wang Yi, secrétaire général et ministre des finances chinois.

 

  • Aux dernières nouvelles, le président américain Biden et le président chinois Xi Jinping tiendront des discussions bilatérales aujourd’hui dans le cadre de cette crise, car les Chinois considèrent qu’il s’agit d’une attaque directe contre le principe « Un pays, deux systèmes », ainsi que le consensus de 1992 entre la Chine et Taïwan.

Si Pelosi tente de se rendre à Taïwan, les Chinois répondront militairement.

Invité à commenter un récent rapport du Financial Times qui suggérait que Pékin répondrait militairement si la présidente de la Chambre des représentants se rendait à Taïwan, le gouvernement chinois a confirmé que le contenu était vrai.

« Nous sommes sérieusement préparés », a déclaré le porte-parole du ministère des affaires étrangères, Zhao Lijian, à propos de l’article.

 

« Si la partie américaine est déterminée à suivre sa propre voie, la Chine prendra des mesures fortes pour y répondre et la contrecarrer résolument. Les États-Unis devraient être tenus responsables de toute conséquence grave », a ajouté le fonctionnaire.

Nous ne savons pas quel type de réponse militaire, mais pour le moment, le porte-avions américain USS Ronald Reagan et son groupe d’attaque, comprenant un destroyer à missiles guidés et un croiseur à missiles guidés, ont quitté Singapour lundi en direction du nord-est de la mer de Chine méridionale, selon les informations de suivi des navires fournies par le groupe de réflexion basé à Pékin, l’Initiative de sondage stratégique en mer de Chine méridionale. L’armée américaine n’a pas révélé sa destination finale, mais l’itinéraire choisi amènerait le groupe de porte-avions jusqu’au détroit de Taïwan s’il continue dans la même direction.

L’administration américaine craint que la Chine n’instaure une zone d’exclusion aérienne au-dessus de Taïwan avant une éventuelle visite de la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi sur l’île, afin de perturber les plans de la partie américaine – CNN

Ces provocations constituent une menace pour le monde entier, tout comme les provocations envers la Russie. Pourtant, les États-Unis et leurs acolytes n’ont pas réussi à renverser Hong Kong, ils n’ont pas réussi à créer un désastre économique au Xinjiang pour déstabiliser ce carrefour de la Nouvelle Route de la Soie, et ils ont échoué dans la région autonome du Tibet qui est maintenant une région prospère, sans pauvreté abjecte ni esclavage de serfs, et avec des mœurs religieuses et sociales protégées, ils ont échoué avec la guerre commerciale de Trump, et ils échoueront à Taïwan. Ils échouent en Amérique latine, ils échouent même au Panama pour sauvegarder leur « monde libre » démocratique néolibéral.

Alors qu’ils échouent partout, ils vivent dans une réalité virtuelle et croient le plus sérieusement du monde que le monde leur appartient.

« La Chine ne permettra pas de « prêches moralisateurs » ou d’intimidation de la part de forces étrangères, et quiconque essaiera « se retrouvera sur une trajectoire de collision avec un mur d’acier forgé par 1,4 milliard de personnes« . Xi Jinping.

Taïwan est une distraction et une tentative tardive et désespérée, mais dangereuse, d’obtenir une pertinence permanente de la part des États-Unis.

Caitlin Johnstone a résumé leur dilemme :

« Russie : Ne franchissez pas nos lignes rouges en Ukraine ou nous agirons. Les politiciens américains : Ils bluffent. Franchissez ces lignes rouges.

 

-> La Russie envahit

 

La Chine : Ne franchissez pas nos lignes rouges à Taïwan ou nous agirons. Les politiciens américains : Ils bluffent. Franchissez ces lignes rouges.

 

-> …

Nous attendons de voir le résultat et il s’agira de la réunification nationale de la Chine avec sa province récalcitrante aux conditions de la Chine, et non aux conditions imposées. Gardez à l’esprit que Taïwan n’est pas actuellement un candidat à l’indépendance. Le gouvernement actuel n’ose pas demander un référendum, car 75 % environ des Taïwanais voteront pour rester avec la Chine continentale.

Le China Daily rapporte : Pour la réunification nationale, nous sommes prêts à faire la guerre.

Voici quelques faits historiques réels, par Nathan Rich :

Enfin, la Russie et la Chine vont coordonner leurs actions. Aujourd’hui en Ouzbékistan :

Amarynth

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

Opération commando

Si vous pensiez que « l’affaire » du Covid 19 était derrière nous, vous faites totalement fausse route, j’en suis navré. S’il est difficile de ne pas voir, sauf à se masquer les yeux, les inepties régulièrement révélées de cette folle période, la « bête » bouge encore. Les effets secondaires graves des vaccins s’accumulent, l’inefficacité de ceux-ci à prévenir la maladie et à […]

La théocratie implicite américaine, mais ça suffit…

Par : Ysengrimus

YSENGRIMUS — Ceux qui comprennent l’anglais onctueux et phraséologique prendront connaissance de ce vieux discours de jadis du président Obama qui déclenche ma réflexion du moment. Cela porte sur cette tuerie « cinématographique » d’Aurora (Colorado) où, comme d’habitude, on ne nous signale ni l’origine du flingue, ni celle des munitions et des explosifs, ni l’identité de l’armurier (pourtant aussi sciemment coupable que le tireur). Sur un ton qu’il n’adoptait jamais en 2008, celui du prêcheur hautain et faussement tranquille, le président nous pose le fait divers criminel du moment comme un mal absolu, insondable, impalpable, une fausseté indicible. On nie ouvertement et frontalement que l’Amérique soit cela. Aucune analyse sociétale de ce genre de criminalité-spectacle en augmentation ne nous est fournie. Obama nous avait pourtant –pour un temps– habitués à mieux. Pot de fleurs flexibles, comme ses prédécesseurs, il commence à vraiment bien plier sous le faix de sa civilisation. Et, ultime insulte à la vérité, il comble ce qu’il n’analyse pas et, de ce fait, n’avoue pas, par du préchi-précha sur le mal, les «humains» qui font «acte de terrorisme» les uns sur les autres, et ses angoisses paternes pour ses filles «qui elles aussi vont au cinéma» (sous bonne garde, dans leur cas, ce qu’il se prive bien de mentionner). Quand je dis que l’espace citoyen est sur-religionisé, en voici un exemple de plus, tiens. Il est patent ici que le flux irrationnel est un écran de fumée pour masquer cette vérité véreuse face à laquelle les petits pouvoirs en place sont impuissants. Toute la vision sociopolitique que l’Amérique a d’elle-même se canalise dans cette intervention présidentielle sidéralement creuse. Et pourtant, la brèche ouverte il y a peu par Obama lui-même prouve (encore un peu) que ce caramel mensonger systémique ne va pas durer. Un beau jour, les américains cesseront de se comporter comme s’ils vivaient sous une théocratie implicite leur allouant tacitement et comme magiquement ce monopole moral parfaitement usurpé dont ils se croient tant les dépositaires exclusifs. Seulement alors comprendront-ils vraiment la politique et corollairement l’impact terrible et tangible de leur pays sur les multiples vallées de larmes bien réelles de ce susdit vaste monde mystifié. Sauf que, pour le moment, la politique intérieure et la politique étrangère américaines sont, de concert, un angélisme meurtrier et un manichéisme infantile. Car ce qu’ils fantasment « pour » eux-mêmes, ils le fantasment aussi « contre » le reste du monde. Dans leur ignorance complète du terrain, ils font l’erreur impardonnable de croire à leur propre propagande de pasteurs pour alcooliques en sursis. Donner les commandes du monde à des ignares ethnocentristes de ce baril, c’est encore toujours bel et bien lui, le grand danger géopolitique de l’heure. Mais cela commence à flancher sérieusement. Toute la crise de la conscience « intérieure » américaine est synthétisée sur le théâtre des pays que les USA occupent. C’est que même le petit peuple bon teint est fortement indisposé par le flafla des folliculaires propagandistes des oligarches US. La morale cucul ricaine n’est somme toute pas très impressionnée par le mensonge, le tripotage et les combines. Or là, en plus, sur cette sempiternelle question-ritournelle des armes à feu, c’est meurtrier, sordide et les nouveaux théolâtres mentent en pleine face de leurs petits commettants. Tous les mensonges, toutes les magouilles de l’administration américaine palpitent dans la blessure belliciste comme une migraine longue et lancinante. Tout le paradoxe moral de ces gogos qui veulent contrôler les chambres à coucher s’étale sous le nez des petits saints besogneux qui leur faisaient jadis tant confiance. Ça ne marche plus, ne vend plus, ne colle plus. Il y a une saturation. Le monopole de la sainteté est fissuré comme une vieille outre gangrenée. Bon an mal an, Obama fait déjà ouvertement fracture, en ceci. Et les gamins qui vont jouer du flingue au ciné parachèvent douloureusement la prise de conscience estomaquée qui se vrille, sans oublier de laisser force machines infernales en chausse-trappes dans leurs appartes, en prévision de la visite d’autorités militaro-constabulaires dont ils bousillent, ouvertement et en toute sociopathie sereine et méthodique, le système de valeur implicitement ou explicitement neuneu-patriotard…  Bon, euh… est-ce si évident, que c’est « nous », les bonnes gens dans toute cette histoire?

D’ailleurs, qui plus est, pour filer la catastrophe, on n’en peut plus justement que les américains tendent à fusionner théocratisme et patriotisme. Ils ont Dieu de leur bord, comme le disais autrefois Bob Dylan. La question devrait donc être: les américains sont-ils prêts pour un nouveau regard critique face au patriotisme? Les américains sont-ils prêts pour (et conséquemment méritent-ils enfin) une vision sociopolitique du monde qui remplace la docilité cocardière vidée de son idéal par une analyse relativiste et lucide de la place de l’Amérique dans le monde? Les américains sont-ils capables d’accéder à la distinction entre patriotisme et impérialisme que cherche à insuffler la réflexion politique actuelle dans leur conscience? La caricature patriotarde et la hideur de ses marionnettistes accède-t-elle enfin à la conscience des américains de par le nouvel ordre du monde? Sont-ils mûrs pour ce rendez-vous autocritique auquel les aurait par exemple convié le Barack Obama de 2008 (similaire mutadis mutandis à celui auquel Gorbachev avait convoqué les soviétiques circa 1985-1990) s’il n’avait pas, lui aussi, fini par flancher sur sa droite et bel et bien se pendre avec le ruban jaune? Le New Deal patriotique du ci devant monde multilatéral est-il en selle? Au matin d’un éventuel second mandat, Obama, désormais hautement plastronneur et soporifique, est-il encore assez visionnaire pour réformer le patriotisme américain et leur faire piger qu’aimer son pays c’est voir au bien être de ses citoyens, pas à la promotion de ses détrousseurs meurtriers enveloppés dans le fanion et enrobés dans la tartuffade patriote de droit divin? Tous les indicateurs le montrent: l’Amérique est un empire en déclin. Et, personnellement, Je suis 100% pour ce « déclin ». Londres est une ville bien plus agréable depuis qu’elle n’est plus la capitale d’un empire. Le déclin de l’empire ce n’est pas le déclin de l’Amérique, seulement d’une meute d’oligarches qui se sert de la société civile comme d’un paravent en dilapidant les ressources dans des guerres pharaoniques et ineptes. Quand l’empire est devenu nuisible pour tous, incluant les impériaux, c’est qu’il est plus que temps que tout ça vire de bord.

La théocratie implicite américaine, ça suffit. Ça va faire. Ça ira. Basta. Y en a marre. Écoeurement. Saturation. Surdose. Dans une république laïque, les décisions politiques des dirigeants sont indépendantes et séparées de leurs représentations religieuses privées. Quand Léonid Brejnev consultait des astrologues, tout le monde se payait sa poire et à raison. J’en pense autant de nos dirigeants qui niaisent à la messe, à la mosquée, à la synagogue, au temple, quel qu’il soit. Je n’ai absolument aucun respect pour quoi que ce soit qui sorte de ce tonneau là et le fait que qui que ce soit, personnage public ou personne privée, doive laisser chuinter sa religion, notamment en bénifiant/sanctifiant les troupes impériales comme on présente patte blanche, me parait aussi fallacieux et hors sujet que s’il devait déclarer la marque de sauce tomate qu’il met sur ses nouilles les soirs pluvieux. Cessez de nous cacasser de nous aimer les uns les autres au premier coup fourré sociétal faussement fatal, de prier niaiseusement pour les enfants cinéphiles d’Aurora (Colorado), et mettez vous au plus vite à mettre les flingues à la casse une bonne fois, bondance de la vie.

Le Forum Économique Mondial aimerait-il ramener la population mondiale à 500 millions d’habitants

Par : Volti
Instrumentalisation ? Source APHADOLIE Comme il était gravé dans les commandements du monolithe en granit des Georgia Guidestones, aujourd’hui détruites, certains participants du Forum Économique Mondial de Davos évoquaient leur désir de ramener la population mondiale à 500 millions d’habitants. Est-ce que le mot génocide vous vient à l’esprit ? « Tous nos problèmes seraient résolus, si la population de […]

Tout augmente : l’inflation, la température, les taux d’intérêt, le niveau des mers !

Par : Volti
Par Peter Kerstens Le moral des Européens n’est pas au beau fixe depuis plus de deux ans ! Tous les mois on nous annonce de nouveaux soucis à venir et ce n’est pas avec ce que l’on voit à la télé que l’on a envie de rigoler. Curieusement, chaque situation problématique n’est argumentée que sous l’aspect du « politiquement correct » et souvent […]

« Michel-Edouard Leclerc n’exclut pas de fermer ses centres commerciaux en cas de manque d’énergie ! » L’édito de Charles SANNAT

Par : Volti
Bonnes vacances Charles !.. Par Charles Sannat pour Insolentiae Mes chères impertinentes, chers impertinents, Michel-Edouard Leclerc n’exclut pas des fermetures ponctuelles de magasins pour économiser l’énergie « Dans le cas où la Russie couperait les livraisons de gaz, Michel-Edouard Leclerc envisage plusieurs scénarios de crise. Il n’exclut pas de fermer ses magasins « sur certains créneaux horaires » pour limiter la […]

Une députée ukrainienne révèle « l’arnaque du siècle ».

Par : Volti
Proposé par Thierry65 Source RT (article traduit) La compagnie gazière publique ukrainienne Naftogaz a cherché à détourner 8 milliards de dollars, selon Ioulia Timochenko. Ioulia Timochenko, députée ukrainienne et chef du parti « Patrie ».© Global Look Press / Dimitrios KarvountzisLa compagnie de gaz ukrainienne Naftogaz, détenue par l’État, serait à l’origine d’un détournement massif de fonds visant à obtenir des milliards […]

Mali : Quels sont les enjeux stratégiques des sanctions ?

1. Le contexte malien et les sanctions du sommet extraordinaire de la conférence des chefs d’État de la CEDEAO du 9 janvier 2022. 1.1. Les Assises Nationales de Refondations (ANR) Suite au coup d’État du 24 mai 2021, les autorités de transitions maliennes menées par le Président Assimi Goïta ont fait part de leurs volontés d’inclure toutes les parties prenantes et la population civile dans […]

L’occident accélére sa décadence.

Par : Thierry65
Image de l’iss par Roscosmos. Suite aux différentes lectures et infos ramassées surtout en Russie, je ne crois pas me tromper de beaucoup en disant que l’occident est en perte de vitesse. Moscou envisage de commencer à construire sa propre installation spatiale, selon le chef de Roscosmos.La Russie quittera la Station spatiale internationale après 2024 La Russie se retirera du […]

[Ukraine] Pourquoi la Russie n’est pas isolée du reste du monde ?

Par : Volti
Merci pour le lien Source Trouble Fait Fin mars, #Macron nous assurait de l’isolement croissant de la #Russie. 4 mois plus tard la Russie continue d’entretenir des relations avec la plupart des pays du monde, à l’exception des pays occidentaux qui lui tournait déjà le dos avant « l’opération spéciale ». Il semblerait que l’invasion de l’#Ukraine n’ait pas eu […]

« L’écologie est navrante. Pendant la canicule faites du ski dans des salles à -5° ! » L’édito de Charles SANNAT

Par : Volti
S’il y a encore des gens qui n’ont pas compris…. On va bien se marrer cet hiver, pull en supplément et degrés en moins pour le chauffage. Mais… on peut skier par -5° en pleine canicule… Combien d’énergie pour faire la neige artificielle, et pour maintenir le froid dans l’endroit en question ??? Quelle escroquerie que cette soi-disant lutte contre […]

Le sénateur Bas reconnaît que les vaccinés meurent massivement du virus… par Eric Verhaeghe

Il faut absolument lire le compte-rendu de la commission mixte paritaire de la semaine dernière pour déceler les étranges revirements doctrinaux en cours dans la caste en matière de vaccination obligatoire. Après plusieurs mois d’attaques virulentes contre les « complotistes », la classe politique officielle admet-elle progressivement son erreur d’appréciation ? Se met-elle à craindre les conséquences juridiques (et notamment pénales) d’un engouement sans réserve et sans précaution pour un vaccin dont les conditions d’arrivée sur le marché sont encore mystérieuses ? La question semble ouverte.

On a connu Philippe Bas, conseiller d’Etat, ancien secrétaire d’Etat co-créateur du RSI avec Renaud Dutreil, puis sénateur, plus allant sur le sujet du vaccin. Et, curieusement, lors de la Commission Mixte Paritaire à laquelle il participait jeudi dernier pour trouver un accord entre l’Assemblée Nationale et le Sénat sur la sortie de crise COVID, il a commis plusieurs phrases qui sèment le trouble sur la gravité de la situation sanitaire créée de toutes pièces par une vaccination forcenée au moyen d’un produit dont la dangerosité est de plus en plus manifeste.

Au-delà des litanies habituelles sur le vaccin

Il faut absolument lire le compte-rendu de cette réunion qui en dit long sur les angoisses dans les milieux autorisés face à la déferlante d’effets secondaires du vaccin.

Bien entendu, Philippe Bas a commencé son intervention devant ses collègues par la traditionnelle litanie vaccinale :

Je souscris à l’idée que l’épidémie de covid n’est pas terminée, et la vaccination reste un enjeu essentiel. Il importe de faire en sorte que les personnes vaccinées complètent leur schéma vaccinal, et ce en dépit des mots d’ordre qui circulent, notamment sur les réseaux sociaux. La vaccination reste en effet le moyen privilégié pour éviter les formes graves de la maladie ainsi que, dans un nombre non négligeable de cas, la contamination elle‑même.

Cette suite d’affirmations totalement conforme à la propagande de la caste, OMS en tête, est devenue une sortie de rituel obligé pour prouver que l’on n’est pas complotiste.

Mais une fois prononcées, les formules rituelles n’empêchent pas de dire exactement le contraire…

Les propos stupéfiants de Philippe Bas sur les vaccinés

On écoutera donc, sous les lèvres de Philippe Bas, cette affirmation à contre-courant de la doxa imposée par le pouvoir depuis plusieurs mois :

Tous les jours, des personnes meurent encore en France de cette maladie, dont une grande partie est d’ailleurs vaccinée, mais vulnérable au virus.

Est-ce parce que, désormais, “une grande partie” des personnes qui meurent du virus sont des vaccinées que les parlementaires se sont mis d’accord pour ne plus pousser au vaccin ?

En tout cas, la suite des propos tenus en commission en dit long sur les “changements de mentalité” depuis quelques semaines. Par exemple, cette phrase hallucinée de Philippe Bas en dit long sur le retournement de situation depuis l’introduction du vaccin :

Mais à y regarder de plus près, j’ai constaté que le vaccin était de moins en moins efficace non pas pour prévenir les formes graves de la maladie, mais pour faire barrière aux contaminations. En France, ce sont aujourd’hui très majoritairement des personnes vaccinées qui contractent la maladie et la transmettent. Le vaccin fait barrage dans un tiers des cas. Le test présente donc actuellement une efficacité supérieure. C’est la raison – et la seule raison ! – pour laquelle la commission des lois du Sénat, puis le Sénat dans son ensemble ont décidé que, dans cette circonstance exceptionnelle, seul un test négatif soit exigé, plutôt qu’une preuve de vaccination à jour. La durée du test dépendra du nouveau variant – soixante‑douze heures, trente-six heures, vingt-quatre heures…

“À y regarder de plus près”… Philippe Bas semble donc avoir découvert que la très abondante littérature complotiste sur l’inefficacité du vaccin n’était pas dénuée de fondement. Le vaccin ne ferait “barrage” que dans un tiers des cas à la contamination. Voilà pourquoi, officiellement, le Sénat s’oppose au rétablissement du certificat de vaccination (alors même que la Commission Européenne l’a imposé)…

LFI continue à défendre le vaccin

Intéressante aussi est la position d’Ugo Bernalicis, le député LFI, qui a soutenu la suppression du certificat vaccinal et son remplacement par un test, mais avec cet argument étrange, qui sacrifie au rituel de la caste scientiste :

Quant au principe de s’en tenir aux tests pour limiter la propagation du virus – le vaccin demeurant ce qu’il y a de plus efficace pour en limiter la dangerosité –, un amendement similaire avait été déposé par mon groupe à l’Assemblée nationale.

“Le vaccin demeurant ce qu’il y a de plus efficace”… une fois de plus, un député (LFI, en l’espèce) sacrifie à la religion officielle en expliquant que, le vaccin étant le plus efficace, on abandonne le certificat vaccinal pour lutter contre la pandémie.

Il y a quand même une question qui se fait jour : pourquoi, si le vaccin est vraiment la solution, le rend-on caduc aussi rapidement ?

Les socialistes, défenseurs orthodoxes du vaccin

On notera par ailleurs les propos très révélateurs tenus par la sénatrice Véronique Guillotin, du groupe socialiste et radical (elle-même est radicale), qui a rappelé la stricte orthodoxie de Big Pharma :

La vaccination ne protège pas seulement contre les formes graves de la covid, elle diminue également la transmission et donc la circulation virale. J’avais déposé sur ce sujet un amendement au nom de mon groupe qui n’a pas été retenu.

Derrière cette mesure, je relève que les discours « antivax » et les fausses informations ont circulé de manière libérée dans l’hémicycle hier. Pour notre haute assemblée, certains propos ont été regrettables : ils n’encouragent pas à poursuivre la vaccination, que l’on sait pourtant protectrice.

Pour certains élus, la liberté d’opinion et de conscience relève toujours du discours anti-vax et des “fausses informations”. Belle leçon de démocratie.

Le député marcheur, ancien socialiste, Sacha Houlié, n’a pas détonné dans l’affirmation de cet amour aveugle pour un vaccin qui ne protège pas :

Deuxièmement, je regrette la disparition de la preuve vaccinale pour le  contrôle sanitaire aux frontières. Cela fait prévaloir le test sur le vaccin, ce qui, je le pense, n’est pas une bonne nouvelle.

Le mystère du revirement de Philippe Bas

Reste que l’ensemble du texte est fondé sur le constat de l’inefficacité du vaccin, même si les parlementaires s’emploient à répéter le contraire, certains, comme les socialistes, avec conviction, d’autres, comme Philippe Bas, dans une hypocrisie évidente.

Pourquoi continuer à dire que le roi est habillé, alors que tant de gens constatent désormais sans difficulté qu’il est totalement nu ?

Les explications emberlificotées de Philippe Bas en fin de séance ne dissipent pas le malaise :

Selon certains, il faudrait rétablir le passe vaccinal pour ne pas déconsidérer le vaccin et ne pas dissuader les gens de se faire vacciner. Arrêtons-en avec les logiques trop théoriques ! L’efficacité commande que nous nous adaptions à l’évolution de la situation, en ne restant pas crispés sur des positions qui étaient très justifiées voici un an, mais qui ne le sont plus aujourd’hui.

“L’efficacité commande que nous nous adaptions à l’évolution de la situation”… mais quel est ce charabia ? De quelle évolution s’agit-il, sinon de la prise de conscience, au moins au Sénat, des dangers d’un vaccin inefficace, dont l’administration produira un scandale sanitaire au moins aussi violent que l’affaire du sang contaminé – scandale dont nos élus tentent de se prémunir aujourd’hui….

Le Courrier des Stratèges

maximeverneuil

La guerre de la richesse des entreprises contre l’humanité et la «peur du Covid-19»

Par : Volti
Par Emmanuel Pastreich pour GlobalResearch Nous nous trouvons au milieu d’une guerre mondiale d’une ampleur encore plus grande que celle de la Seconde Guerre mondiale. Mais la nature de la guerre a changé et, par conséquent, beaucoup ne peuvent pas concevoir ce qui se passe. Ils pensent que c’est une lutte entre les nations pour le pouvoir, alors qu’en fait c’est un effort […]

Multipolarité contre unipolarité, par une guerre proxy ukrainienne, pour une gouvernance mondiale ?

Par : Volti
Par DJERRAD Amar Cette campagne russe en Ukraine a été, en effet, surprenante et décisive surtout pour les atlantistes aveuglés par ce sentiment de supériorité et ankylosé par leurs suffisances et rassasiement. Le risque nucléaire est à poser aux atlantistes provocateurs de la Russie depuis au moins les 15 dernières années et non à la victime qui a le droit suprême inaliénable de […]

L’UE est en train de s’autodétruire en suivant les injonctions des Etats-Unis

Par : Volti
Nul besoin d’être économiste pour se rendre compte du comportement suicidaire de l’U.E et, nos dirigeants ne l’ignorent pas. Quand l’idéologie remplace le bon sens, que les mensonges remplacent la vérité, on se retrouve dans une situation très difficile, pour ne pas dire dangereuse pour la paix sociale. Source Observateur-Continental L’objectif stratégique des Etats-Unis mais aussi du Royaume-Uni est la destruction économique […]

Le Billet du LUPUS : Effet Poutine et stratégie du choc…en retour : Qui maîtrise sa monture, maîtrise son Temps !

Par : Volti
Merci à Igarouloup Par The Wolf pour Le Blog à Lupus Il ne faut pas regarder le présent avec les yeux du passé, mais le passé avec les yeux du présent, sauf bien sur si l’on veut se condamner soi-même,  comme beaucoup d’autres, à vivre un éternel retour… en aveugle, au sein même de la célèbre caverne platonicienne. Car le […]

EXPLOSIF : Une étude gouvernementale prouve le lien entre le covid-19 et la 5 G

Une étude du United States National Library of Medicine, spécialisée en médecine et dans les sciences et techniques associées. Elle est rattachée aux Instituts américains de la santé et est installée à Bethesda, dans le Maryland, non loin de Washington. Résumé La politique de santé publique relative aux maladies à coronavirus (COVID-19) s’est concentrée sur le virus du syndrome respiratoire […]

Finalement, les lois mondialisées de Macron passeront cet été, par Eric Verhaeghe

Par : Volti
Source Le Courrier des Stratèges L’été avance, comme la session parlementaire, et progressivement on comprend que, même sans majorité absolue, Emmanuel Macron peut dérouler le fil de sa pelote très Great Reset compatible. Autant sur le pouvoir d’achat que sur le passe sanitaire, le scénario continue, derrière l’écran de fumée dressé par LFI et par le RN. Le mérite revient […]

RDC : Comment le groupe terroriste ADF est lié à Daesh et quel est le rôle joué par l’Arabie Saoudite ?

En République Démocratique du Congo (RDC), le groupe armé terroriste d’origine ougandaise, Allied Democratic Forces (ADF), est graduellement devenu le groupe armé attirant le plus l’attention des chercheurs, de l’ONU et des forces de sécurité opérant dans le nord-est de la RDC. Cet attrait s’explique par la hausse significative des attaques et du nombre de morts causés depuis 2014, par son […]

Ukraine : Rappel géopolitique

Par : Volti
Source Saker francophone via Erwan Castel pour Alawata A la veille des 5 premiers mois du conflit russo-ukrainien, cette région pontique, carrefour historique et stratégique majeur de l’Europe attire de nombreux regards devant lesquels les propagandes s’affrontant au dessus du champ de bataille tentent d’imposer une vision idéologique partiale et donc partielle. Il est donc important de rappeler le contexte […]

Après le 31 juillet 2022, il faut sauver à tout prix l’épidémie… en toute illégalité

Par : Volti
Source AIMSIB via Réseau-International par La rédaction de l’AIMSIB. C’est un fait très établi en France, les vacances d’été sont toujours utilisées par l’exécutif pour adopter des lois bancales, liberticides ou tout simplement de circonstance. 2022 ne semble pas déroger à la règle car nous devons toujours craindre énormément la Covid, mais au final on se demande à la lecture de […]

Le pouvoir d’achat, tube politique de l’été

Le pouvoir d’achat, tube politique de l’été

Par Michel Geoffroy, auteur de : Le Crépuscule des Lumières, Immigration de masse. L’assimilation impossible, La Super-classe mondiale contre les peuples et La Nouvelle guerre des mondes ♦ Le tube politique de l’été c’est le pouvoir d’achat ; à ne pas confondre avec le pouvoir d’Aïcha comme disait l’humoriste Smaïn, dans l’un de ses sketchs. Le pouvoir d’achat voilà la préoccupation majeure des Français depuis l’élection présidentielle. C’est du moins ce que nous disent en boucle les instituts de sondage, les médias et les politiques, trop contents d’évacuer les sujets qui fâchent, notamment l’insécurité, le grand remplacement, l’OTAN ou le grand déclassement français. Avec la guerre en Ukraine, le pouvoir d’achat a donc permis de formater les élections présidentielle et législatives dans le sens souhaité par le Système.

Pouvoir d’achat : de qui se moque-t-on ?

Emmanuel Macron a fait campagne sans programme mais avec un chéquier : des problèmes ? Hop, voilà des millions ! Les autres candidats ont promis eux aussi de sortir leurs chéquiers.

Et voilà qu’un gouvernement sans majorité s’empresse de présenter un projet de loi sur le pouvoir d’achat qui contiendrait 20 milliards d’euros de mesures.

Mme Borne ne peut faire autrement , il est vrai : pour survivre politiquement il lui faut faire du consensuel. Alors elle promet une « indemnité carburant », une aide alimentaire, une augmentation des pensions, des fonctionnaires, des prestations sociales, un relèvement des bourses, une baisse des cotisations sociales des indépendants, la fin de la redevance de l’audiovisuel, de moindres hausses de loyer, une augmentation de la prime exceptionnelle de pouvoir d’achat ….

Qui dit mieux ? Finalement le pouvoir d’achat c’est facile : il n’y a qu’à promettre. Le Bloc Populaire sera content.

Mais de qui se moque-t-on ? Des Français bien sûr.

Comment financer ces promesses ?

D’abord comment ces promesses et ces annonces sont-elles financées, en admettant qu’il ne s’agisse pas du simple recyclage de mesures déjà actées, une pratique habituelle des gouvernements, consistant à faire du neuf avec du vieux ?

Durant la campagne présidentielle, Eric Zemmour avait pourtant averti : méfiez-vous de ceux qui promettent de vous verser des chèques, car c’est votre argent en réalité qui les financera ! Car l’argent magique n’existe pas.

Nous y sommes.

Car s’il s’agit bien en effet de dépenses nouvelles pour le budget de l’État, les comptes sociaux ou les établissements publics, alors il faudra les financer soit en réduisant d’autres prestations, soit en augmentant les prélèvements publics. Comme la France est déjà le premier pays de l’OCDE pour le poids de l’impôt, les contribuables potentiels apprécieront.

Soit on financera en augmentant une nouvelle fois la dette publique qui atteint déjà 2900 Mds € -un détail bien sûr-ou par création monétaire, comme le fait si bien la BCE, puisque la valeur de l’euro est au plus bas depuis 20 ans.

En d’autres termes l’impôt, les taxes, la CSG ou l’inflation auront tôt fait d’effacer les effets mirifiques du projet de loi sur le pouvoir d’achat que nos parlementaires vont certainement voter avec entrain.

On oublie les causes structurelles

Ensuite, la loi envisagée se garde bien d’aborder la question du pouvoir d’achat -expression politiquement correcte pour ne pas dire à-dire pauvreté – sous son angle structurel. Elle prétend donc résoudre les effets sans s’attaquer aux causes. C’est donc une supercherie.

Si la France périphérique a du mal à vivre avec ce qu’elle gagne ou reçoit, cela provient de causes structurelles et non pas accidentelles: la course au moins disant social, conséquence de la mondialisation économique et financière, l’uberisation du travail , la pression sur les salaires opérée par une immigration qui ne cesse pas (merci le patronat), la dégradation voire la disparition des services publics (merci les cabinets de conseil) , la hausse du coût du transport et de l’énergie (merci les écolos et les anti-nucléaires) , l’augmentation du coût du logement conséquence de la hausse continue de la demande suite à l’arrivée de 400 000 nouveaux immigrants chaque année, l’effondrement de notre système d’enseignement public, l’implosion des familles etc….

A toutes ces causes de longue durée, qui sont autant de vaches sacrées pour le Système, on se garde bien de s’attaquer. Demain peut-être …

La maison brûle mais le pouvoir d’achat permet de regarder ailleurs

Les milliards que l’on promet pour le « pouvoir d’achat » détournent l’attention publique sur l’absence dramatique de stratégie française crédible face aux grandes questions du moment : quelle politique énergétique ? quelle politique agricole et de réindustrialisation ? Quelle réforme de l’État, de l’Éducation, de la Justice, de la politique migratoire ? Quelle diplomatie, quelle politique de défense dans un monde instable ?

Mais nos politiques sont aux abonnés absents : après s’être partagés les mandats et les présidences, ils s’occupent maintenant à distribuer le « pognon de dingue » qu’ils n’ont pas. On a les priorités que l’on peut.

Une seule certitude : le réveil monétaire, économique, fiscal, social et politique sera douloureux pour un pays de somnambules.

Polemia

maximeverneuil

Le pouvoir d’achat, tube politique de l’été

Survie alimentaire locale impossible en cas de crise, Jeudi Chouard n°3, 14 juillet 2022, avec Alexandre Boisson (SOS Maires, Brigades DICRIM…)


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(Odysee bientôt !)

Ouvrir le vote sur l’atelier « Croustituant » résilience alimentaire
Radio libre : pour discuter à la fin de l’émission rendez-vous en audioconférence sur Discord.


Chers amis,

Jeudi dernier, à la fin de l’émission, je vous ai présenté rapidement l’émission de jeudi prochain.
Voici ce petit teaser

Et voilà le lien qui vous permettra de suivre l’émission jeudi :

Pour que vous puissiez vous préparer à cette émission et réfléchir à quelques questions, je vous donne quelques informations :

Le site d’Alexandre est très bien fait, je trouve, pour présenter son travail. Le voici : https://www.brigade-dicrim.fr/

Site web des Brigades DICRIM

Par ailleurs, le journal Nexus a fait un bon travail pour faire connaître Alexandre : https://www.nexus.fr/video/analyse/alexandre-boisson-ex-policier/

On y trouve cet entretien que je trouve important :

Après qu’il nous ait présenté ses objectifs, ses activités, ses difficultés, on essaiera, avec Alexandre, de faire un atelier constituant sur les sujets qu’il connaît si bien.

J’ai hâte d’y être.
Au plaisir de vous y retrouver 🙂

Étienne.


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Art & politique : Axel Sanson (1975- )

Axel Sanson est né à Paris en 1975. Il vit et travaille à Provins. Autodidacte, il se consacre à la production d'images à partir de 2004.

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Art & politique : Axel Sanson (1975- )
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Art & politique : Adriana Rizzo-Picart ( -2 juillet 2022)

Née en Italie à Castellamarre di Stabia, passionnée de peinture contemporaine, Adriana Rizzo-Picart nous a quittés ce samedi 2 juillet.

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Art & politique : Adriana Rizzo-Picart ( -2 juillet 2022)
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Art & politique : Dale Joseph Rowe (1966- )

Diplômé des Beaux-Arts et du Duncan of Jordanstone College of Art (Dundee, Écosse), Dale Joseph Rowe est né en Zambie en 1966.

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Je suis allé parler de vraie démocratie et de PCPP — processus constituant populaire permanent — sur la chaîne LIVRE NOIR

Bonjour,

C’est encore un média de droite qui me donne la parole pour parler de vraie démocratie : cette fois, c’est « Livre Noir », et je crois avoir défendu là quelques idées que je n’avais jamais évoquées ailleurs.

Je ne comprends rien aux titres que la chaîne a donnés à cet entretien : ni à celui de la vidéo, ni à celui de la vignette… Peut-être que vous arriverez à me les expliquer ? 🙂 Moi, j’aurais plutôt intitulé cette émission « Parler de vraie démocratie entre gens « de gauche » et gens « de droite » » ou « Pourquoi Citoyen journaliste complotiste est doublement un pléonasme »… Bon, je ne suis pas bon pour les titres, je le vois bien 🙂 mais vous allez m’aider à en trouver un meilleur, n’est-ce pas ? 🙂

Les commentaires sur la chaîne YT sont déjà nombreux ; il y en a là qui n’aiment vraiment pas (du tout) la démocratie, mais c’est parfois très intéressant à découvrir.

Je remercie les animateurs de cette chaîne pour leur gentille invitation. Je me permets de suggérer à leur équipe, si ça les intéresse (et s’ils arrivent à trouver un volontaire), d’organiser un débat à la loyale entre un connaisseur-défenseur du gouvernement représentatif et moi (moi qui conteste radicalement la légitimité de ce système de domination institué par les dominants eux-mêmes).

Il me semble qu’une fonction essentielle des vrais journalistes est de mettre en scène les conflits, pour éclairer l’opinion avec des controverses présentant les différents arguments en opposition.

Je n’arrive pas à comprendre le désintérêt (voire le dégoût) des médias de gauche sur ce sujet central (du processus constituant nécessairement populaire —en refusant surtout l’élection de l’assemblée constituante— pour produire une émancipation des opprimés au plus haut niveau du droit mais en partant du bas, une sorte d’auto-institution de la société), et ce silence (redoublé récemment d’hostilité) dure depuis 2005 (17 ans de silence, quand même) : pas un article dans le Diplo, ni dans Politis, ni dans l’Huma, ni sur LBSJS, ni nulle part à gauche dans les directions des partis, des syndicats, et chez les intellectuels ; je suis invité seulement dans les collectifs militants locaux, ça oui, et souvent. tout se passe comme si (une grande partie de) « la gauche » avait (très) peur d’un peuple aspirant à devenir souverain (et donc peur de toute forme véritable de démocratie).

Étienne.

PS : pour voir les (centaines de) commentaires sur YT, il faut cliquer ci-dessous sur le titre de la vidéo, en haut à gauche de l’image)

 

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[sabotage de l’hôpital] « SUSPENDUS… Des soignants entre deux mondes » – Un film important et poignant, de Fabien Moine, sur les premières vaporisations (1984, Orwell) des opposants politiques en régime totalitaire

Chers amis,

Voici un film poignant, un film important.
Un film émouvant et éclairant.
Qui donne la parole à des soignants résistants.

Il s’agit, pour nous, les autres, de ne pas oublier la torture quotidienne qui est scandaleusement infligée — encore aujourd’hui, tous les jours, et sans aucune base scientifique — à des héros qui dévouent leur vie à soigner les autres, au seul motif qu’ils résistent à une évidente oppression.

Allez voir ce film, il est épatant :


https://exuvie.fr/livre/suspendus_des_soignants_entre_deux_mondes/

J’éprouve une grande admiration pour ces belles personnes, dévouées, honnêtes, et courageuses jusqu’au bout.

Et aussi, je n’arrive pas à me départir d’une certaine rancune contre ceux qui les abandonnent sans les aider, alors qu’il s’agit des plus dévouées, et qu’on va tous y passer.
Un régime totalitaire ne peut exister QUE avec la complicité active d’une partie apeurée et servile de la population.
Cette complaisance de la population à l’oppression a quelque chose de profondément désespérant.

Je veux dire mon admiration et ma solidarité à tous les soignants arbitrairement vaporisés par Bad Brother.

On peut les aider (même un peu c’est déjà beaucoup) là :

https://lesessentiels.org/

Merci à tous. Pueblo unido jamás será vencido.

Étienne.

PS : à la question « POURQUOI nos prétendus « représentants » continuent à accabler les soignants, même en pleine « crise sanitaire » ? », je voudrais rappeler que la destruction de tous les services publics (et pas seulement l’hôpital) est criminellement programmée depuis 50 ans, pour en faire des centres de profits.

Pétition pour la réintégration des 15 000 soignants « suspendus » (« vaporisés » aurait dit Orwell dans 1984) :https://t.co/1S0apw3jTI

La révoltante TORTURE DES OPPOSANTS politiques dans le système de soin est conforme à la logique de destruction de l’hôpital public depuis 50 ans. pic.twitter.com/bFmRp4PBi6

— Étienne Chouard (@Etienne_Chouard) June 5, 2022

Relayée sur le blog :
Pétition pour la réintégration des 15 000 soignants « suspendus » (« vaporisés » aurait dit Orwell dans « 1984 »)https://t.co/Q8HDumrOdi

— Étienne Chouard (@Etienne_Chouard) June 5, 2022

Ariane Bilheran et Vincent Pavan :
LE DÉBAT INTERDIT–Langage, covid et totalitarisme
NOUS DEVONS NOUS PRÉPARERhttps://t.co/d9tuaV0FcS

— Étienne Chouard (@Etienne_Chouard) June 4, 2022

Amine UMLIL, important lanceur d’alerte sur l’effondrement de la pharmacovigilance en France au sujet des injections expérimentales forcées :https://t.co/Szd75osEKg

— Étienne Chouard (@Etienne_Chouard) May 31, 2022


D’abord ils vinrent chercher les soignants opposants
Et je n’ai pas protesté
Car je n’étais ni soignant ni opposant.
Puis ils vinrent chercher les Communistes
Et je n’ai pas protesté
Car je n’étais pas un Communiste.
Puis ils vinrent chercher les Socialistes
Et je n’ai pas protesté
Car je n’étais pas un Socialiste.
Puis ils vinrent chercher les syndicalistes
Et je n’ai pas protesté
Car je n’étais pas un syndicaliste.
Puis ils vinrent chercher les Juifs
Et je n’ai pas protesté
Car je n’étais pas un Juif.
Puis ils vinrent me chercher –
Et il ne restait plus personne pour protester.

d’après le Pasteur Niemöller


 


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[sabotage criminel de l’hôpital, depuis 50 ans]
« SUSPENDUS… Des soignants entre deux mondes »
Un film important et poignant, de Fabien Moine, sur les premières vaporisations (1984, Orwell) des opposants politiques en régime totalitairehttps://t.co/XOuu6LgTSV pic.twitter.com/tCsgbvYC6H

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[Bien nous concentrer sur l’essentiel] LA DÉMOCRATIE, ÇA S’INSTITUE : Étienne Chouard à la conférence de lancement de la [R]évolution des colibris, Paris, février 2013, avec Pierre Rabhi et Cyril Dion

Chers amis,

J’en ai marre de nous voir discutailler – et même nous empailler méchamment, sottement – sur des sujets qui nous échappent totalement : en effet, tous les sujets législatifs nous échappent puisque les élus ont décidé, arbitrairement, violemment, depuis 250 ans que nous serions tous ravalés au rang dégradant d’électeur, donc traités comme des incapables majeurs, ne pouvant décider de RIEN, soumis pour toujours à leur cruelle tutelle.

Et malgré cette impuissance révoltante, nous continuons à bavardouiller stupidement, comme si c’était nous les législateurs, comme si quoi que ce soit de réel et utile pouvait sortir de nos discussions législatives. Une discussion législative cherche à savoir « quelles sont les lois qu’il nous faudrait ; ou quelles sont les lois que nous devrions craindre et supprimer » ; alors qu’une discussion constituante cherche à savoir « qui peut décider les lois — et sous quels contrôles — ; quel est le pouvoir des représentés dans le processus législatif ; etc. ».

Je vais donc tout faire pour me concentrer sur l’essentiel, ignorer les discussions inutiles, et systématiquement revenir aux fondamentaux, car je pense que ces fondamentaux devraient — logiquement — être notre priorité absolue : unissons-nous sur une réflexion constituante, le temps d’arriver à devenir une population souveraine, et on se disputera après sur le point de savoir, loi par loi, ce qu’on va faire de la puissance politique que nous aurons instituée ensemble.

Je rappelle donc ici, pour ceux qui aurait raté ce moment merveilleux (3 000 personnes dans la salle, enthousiastes, et encore 2 000 personnes dehors, déçus de ne pas avoir pu rentrer faute de place mais organisant carrément dans la rue des ateliers constituants pour profiter du plaisir d’être ensemble et pour faire des choses importantes), de la soirée de lancement de la [R]évolution des Colibris, avec Pierre Rabhi, Cyril Dion et plein de gens épatants : la soirée intégrale est visible ici.

C’était à Paris, en février 2013, et ce que j’ai dit ce soir-là en 17 minutes n’a pas pris une ride, je crois (en 2022, en pleine bascule totalitaire) : on est bien sur l’essentiel de l’essentiel, pour le destin de toute l’humanité :

 


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Pétition pour la réintégration des 15 000 soignants « suspendus » (« vaporisés » aurait dit Orwell dans « 1984 »)

Pétition pour la réintégration des 15 000 soignants « suspendus » :
https://www.leslignesbougent.org/petitions/pour-la-reintegration-des-15–000-soignants-suspendus-8410

Faute de constitution, les despotes se foutent pas mal de nos cris de colère, même légitimes. Mais j’ai quand même signé cette pétition, avec ce commentaire :

La révoltante TORTURE DES OPPOSANTS politiques dans le système de soin est conforme à la logique de destruction de l’hôpital public, crime perpétré depuis 50 ans par nos prétendus « représentants » — devenus par corruption des fanatiques du marché : leur objectif (inavouable à la télé) est de faire de tous les services publics des « centres de profit » : « starve the beast » (« affamer la bête »… en parlant de l’État) est leur slogan, qui résume leur programme anarcho-capitaliste.

La construction arbitraire et délibérée d’une épouvantable « DETTE PUBLIQUE », absolument non nécessaire et totalement ruineuse, a été, depuis POMPIDOU, l’outil central permettant tous les CHANTAGES, rabâchés par ceux qu’on appelle frauduleusement des économistes (alors que ce sont des employés de banque, des collaborateurs des usuriers).

Diagnostiquer « l’erreur des responsables », leur incompétence, c’est refuser de voir à la fois leur trahison et, précisément, leur irresponsabilité.
Ce à quoi nous avons affaire est un COMPLOT (stricto sensu, et ultra documenté, depuis des décennies) contre le concept même de service public : en privant ceux qui travaillent de leurs protections (services publics, droit du travail, institutions de solidarité), les comploteurs livrent les travailleurs sans défense à leurs exploiteurs.

Mais, si nous sommes gouvernés par nos pires ennemis, et sans défense contre leurs félonies, c’est parce que nous n’avons pas de constitution.

Et cette absence de constitution digne de ce nom découle logiquement, fatalement, de NOTRE PROPRE DÉMISSION du processus constituant.

Si l’on veut protéger nos services publics, il faudra apprendre à instituer NOUS-MÊMES la puissance politique qui nous manque pour nous défendre contre nos représentants.

Étienne Chouard.

 


 
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La révoltante TORTURE DES OPPOSANTS politiques dans le système de soin est conforme à la logique de destruction de l’hôpital public depuis 50 ans. pic.twitter.com/bFmRp4PBi6

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[bien se concentrer sur l’essentiel] Etienne Chouard – Conférence avec les Gilets jaunes au Théâtre Toursky à Marseille, 14 janvier 2019

Chers amis,

Voici, en une seule vidéo, l’importante rencontre avec les Gilet jaunes à Marseille, au théâtre Toursky, le 14 janvier 2019. Le montage en 7 parties avait été réalisé à l’époque par Lionel Farrugia (https://www.youtube.com/watch?v=3VoZn-ad-mI&list=PLpPBAQ8B6ilHwVgqmPCsiXYF8FSw6se_X&index=1&t=0s), que je remercie ici pour ce travail important.

Sommaire

0:00 1ère partie : le constat d’une constitution à réécrire

Ma thèse, NOTRE CAUSE COMMUNE c’est notre impuissance politique (condamnés que nous sommes à seulement élire, et donc à renoncer à voter, à décider), et cette impuissance est programmée dans la «constitution».

14:50 2ème partie : Ateliers constituants, Gilets jaunes, prise de conscience d’une cause commune

16:07 L’exemple de L’INDEXATION SUR L’INFLATION des salaires, des loyers, des retraites, et de tous les contrats, et de la DÉSINDEXATION criminelle par les élus (eux-mêmes riches à millions et pas touchés par les lois qu’ils votent).

18:16 Suppression des cotisations, destruction de la sécurité sociale et des hôpitaux Et PERSONNE NE RÉAGIT à ces crimes contre le bien commun.

19:17 et puis là, le jour se lève : les Gilets jaunes apparaissent, partout partout…

21:15 GAUCHE/DROITE est un clivage pertinent mais LÉGISLATIF, donc inutile puisque nous sommes dans un carcan total : ce n’est pas nous qui décidons, donc c’est idiot de nous se disputer sur ces sujets. L’innovation historique d’une revendication CONSTITUANTE des Gilets jaunes : LE RIC.

29:30 Parenthèse sur le TIRAGE AU SORT
(« n’écoutez pas les gens qui disent du mal de moi : écoutez-moi… 🙂 c’est plus fiable »)

33:04 Suite sur le RIC : cette procédure nous rend à la fois l’initiative et le vote, c’est-à-dire les deux termes essentiels de la SOUVERAINETÉ.

33:53 : Content de pouvoir débattre avec un élu (d’habitude, ils me fuient…), mais nous avons tous besoin de ces controverses publiques loyales entre les élus et les électeurs sur les critiques du gouvernement représentatif. Au lieu de ça, tous ces voleurs de parole (Couturier, Joffrin…) se contentent de me traiter de « fasciste », d e « confusionniste » ou autre extravagance, alors qu’ils refusent d’organiser un débat, peut-être parce qu’ils ne sont pas capables d’argumenter avec un véritable opposant au système de domination parlementaire.

36:20 Bien sûr que je peux me tromper… mais c’est quand même exagéré de tenir à l’écart des opposants sérieux alors que c’est si important .

38:03 « Je ne parle pas qu’à des gens en conférence (peut-être convaincus d’avance), je parle aussi à des gens au hasard : quand je vais à Bordeaux, j’ai 7 heures de train, et le gars qui est assis à côté de moi, il ne sait pas encore que bientôt il va être citoyen constituant 🙂 ça marche à tous les coups »

38:38 Je reviens aux Gilets jaunes, mes chers Gilets jaunes, EXEMPLAIRES (ils font ce que nous devrions tous faire). Ces gens-là sortent de chez eux, refont société, partout.

40:45 3e partie : EXEMPLE D’ÉCRITURE par des Gilets jaunes (vers Agen) des règles de leur représentation

Ils ont besoin de représentants et, AVANT de désigner des représentants, ils réfléchissent aux termes de leur représentation.

On lit ensemble le document que j’ai distribué, et que vous trouverez ici : https://www.chouard.org/wp-content/uploads/2021/05/PDF-Proposition-de-fonctionnement-de-RIC-du-Etienne-Chouard.pdf (en bas du verso)

52:00 Réfléchissez à ce document, améliorez-le. Mais faites attention à ne pas devenir trop sévère avec vos représentants : il faut qu’il puissent travailler. Besoin d’une application qui nous permettait d’élire notre représentant, puis de communiquer avec lui pendant qu’il nous représente, et même de lui retirer notre confiance au moment même où il nous trompe (et son téléphone virerait au rouge pour montrer qu’il n’est plus légitime à parler en notre nom).

59:20 4e partie : Pourquoi écrire nous-mêmes les règles du RIC ?

Nous avons trouvé une cause commune : apprendre à instituer nous-mêmes la puissance politique qui nous manque.

1:03:44 Il y a des Gilets jaunes qui ont du mal à faire du RIC une priorité unique : ils réclament des mesures sociales. Exemple de la TVA réduite sur les produits de 1ère nécessité (mesure rigoureusement interdite par l’UE).

01:04:40 la prison européenne a été construite autour de la prison française. En devenant constituants, donc souverains, on sortira en même temps des deux prisons.

01:07:20 Besoin d’économistes amis du peuple pour chiffrer le coût des prix administrés.

1:8:40 5e partie : EXEMPLE DE RÈGLES DU RIC

1:24:10 6e partie : éclairer l’opinion avant de légiférer : importance pédagogique de la MISE EN SCÈNE DES CONFLITS

Exemple historique des controverses publiques entre Platon et Démocrite sur l’Agora à Athènes.

1:27:20 Tous les profs devraient donner cours à deux (2 profs pas d’accord).

1:28:04 Parenthèse ESSENTIELLE sur la SOUVERAINETÉ MONÉTAIRE

1:35 7e partie : éclairer l’opinion – INDISPENSABLE INDÉPENDANCE DE L’INFORMATION – QUEL FORCE donner au RIC ?


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REDESCENTE SUR TERRE – 3 juin 2022 — Le briefing hebdomadaire de Slobodan Despot

Personnellement, je suis abonné à l’Antipresse et je ne manque pas un briefing de Slobodan, chaque vendredi.

Je vous invite à voir celui de cette semaine, très éclairant comme d’habitude :

 


 
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3 juin 2022, le briefing hebdomadaire de Slobodan Despot (@despotica)

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