Revue de presse

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Aujourd’hui — 9 décembre 2022Vos flux RSS

Les trois mythes qui nous oppriment et qui nous ruinent

par André Legrand. L’UE est visée, mais les oligarques se précipitent à Washington pour lécher les bajoues de leurs maîtres, les présidents en place, eux-mêmes tenus entre les griffes du Pentagone et de Wall-Street.
Hier — 8 décembre 2022Vos flux RSS

Les Russes aujourd’hui sont les juifs d’hier

par Boris Karpov. L’intervention militaire russe contre l’OTAN en Ukraine a permis de donner libre cours à une véritable « chasse » aux Russes, à la culture russe et même à la religion des Russes.

100 000 morts ukrainiens, pétrole à $60, visite sur le front

Unicef vs Mitrodvorets, pétrole russe à $60 ? 100 000 morts ukrainiens, point sur la mobilisation Bombardements terroristes kiéviens, visite sur le front, carte des opérations militaires.

Caroline Galacteros : « L’Occident a volontairement franchi les lignes rouges posées par Poutine »

« Le Pentagone voit les choses sous un angle plus concret. La question c’est : affaiblir la Russie sans la pousser trop loin et qu’on ne puisse plus contrôler l’escalade, c’est tout le problème de ce conflit. »

Merkel : Les accords de Minsk étaient une tentative de donner du temps à l’Ukraine

« L'Ukraine de 2014-2015 n'est pas l'Ukraine moderne ». Selon elle, « il était clair pour tout le monde » que le conflit était gelé et que le problème n'était pas résolu, « mais c'est ce qui a donné à l'Ukraine un temps précieux ».

La guerre en Ukraine révèle la fragilité des armes américaines et de l’OTAN

par Larry Johnson. Ni les États-Unis ni l'OTAN ne disposent d'une quantité suffisante de nouveaux obusiers à envoyer à Kiev. Ne voyez pas l'Amérique comme un généreux Oncle Sam. L'armoire est vide.

Ukraine : L’Occident réalise que son industrie militaire est défaillante contrairement à la Russie

par Hannibal Genséric. La machine de guerre ukrainienne tourne à vide parce que « l’Occident » ne peut plus fournir d’armes et de munitions en quantités significatives.

Les prévisions « choc » de Saxo Bank pour 2023

par Dominique Delawarde. Des scénarios dont les chances de survenir sont jugées sous-estimées et qui pourraient provoquer « une onde de choc » sur « les marchés » ou « dans les cultures politiques et populaires ».

« Vent de révolte en Allemagne contre les Etats-Unis ». L’édito de Charles SANNAT

Par : Volti
Source Insolentiae Pour Oskar Lafontaine : « L’Europe paie le prix de la lâcheté de ses propres dirigeants ». Oskar Lafontaine n’est pas n’importe qui. Il né en 1943 en pleine Seconde Guerre mondiale. Il est le fils d’un boulanger mort au front, « il est élevé par les jésuites avant de suivre...

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À partir d’avant-hierVos flux RSS

Non, ce n’est pas Poutine qui a commencé la guerre en Ukraine

par Mike Whitney. Les États-Unis utiliseront toutes leurs armes pour maintenir leur emprise sur le pouvoir. La transition vers l'abandon du « système fondé sur des règles » ne sera ni rapide ni sans effusion de sang.

Les États-Unis dévoilent les pertes de leur arsenal à cause de l’Ukraine

par Alexandre Lemoine. Les États-Unis ont épuisé leurs réserves de missiles antiaériens Stinger et de missiles antichars Javelin prévues pour plusieurs années d'avance à cause de l'aide accordée à l'armée ukrainienne.

Le mythe du 8 mai 1945

par Jean Bricmont. Josep Borrell a comparé l’Europe à un jardin et le reste du monde à une jungle. Cela dure en fait depuis des siècles et le tournant auquel on assiste marque le début de la fin de cette ère.

Christelle Néant : Von der Leyen/UE torpille le récit d’une imminente victoire ukrainienne

par Robin Philpot. En annonçant que l’Ukraine a perdu au moins « 100 000 » soldats, Ursula Von Der Leyen a torpillé le récit officiel d’une imminente victoire de l’Ukraine.

Sylvain Ferreira & Régis de Castelnau : Guerre en Ukraine (vidéo n°18)

par Régis de Castelnau. Cet événement a déclenché un processus historique majeur qui voit se dérouler une guerre hybride globale entre l’Occident et le reste du monde.

UE : Vers la militarisation

par Leonid Savin. La stratégie de défense nationale de la France se concentre également sur la coopération avec l’UE et l’OTAN, ainsi que sur la cybersécurité, les armes nucléaires et la guerre hybride.

Italie : 1er Congrès national de « Fermare la guerra » à Rome

par Mendelssohn Moses. Si l’Italie est devenue la 4ème puissance industrielle non par la terreur, mais par ses capacités et par le dialogue, aujourd’hui, l’État italien n’est plus l’expression de la volonté du peuple.

La Grèce voudra-t-elle aider l’Ukraine au prix de sa propre vulnérabilité face à la Turquie?

Par : Volti
Source Observateur-Continental Plusieurs sources indiquent que les États-Unis insistent sur la remise à l’Ukraine de systèmes antiaériens russes S-300, alors que des négociations seraient en cours avec la Grèce pour remettre cet armement au régime de Kiev.  Si cela se produisait, cela ne serait pas sans précédent. Au printemps, l’Ukraine...

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Les forces russes n’ont pas besoin d’une pause hivernale. Elles vont écraser l’Ukraine au début de 2023

Par : Volti
Source  France Pravda via Réseau-International par Peter Yermilin Les forces armées russes poursuivent leur offensive réussie dans le Donbass. Les forces armées ukrainiennes ont dû quitter les agglomérations de Mayorsk et Pavlivka. L’agglomération de Bakhmut a été libérée presque complètement, et les troupes russes peuvent maintenant avancer. Selon les plans de...

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La guerre de boucles d’or

par Dmitry Orlov. Certaines personnes détestent le fait qu’il y ait une guerre là-bas, tandis que d’autres l’aiment mais détestent le fait qu’elle n’a pas encore été gagnée, d’un côté ou de l’autre.

Des « idiots utiles » mènent l’Occident à la Troisième Guerre mondiale, par Alexeï Belov

Par : Volti
Source Le Courrier des Stratèges A quelques jours d’intervalle, des articles ont été publiés par deux anciens responsables des administrations des présidents américains : Paul Craig Roberts, qui représentait le gouvernement américain sous Ronald Reagan, et Douglas McGregor, l’ancien conseiller de Trump.De façon étonnante, le sens et l’esprit des deux...

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La fin du commencement et le commencement de la fin

Par : hervek

Dieu n’est pas dans la force, mais dans la vérité – Saint Alexandre Nevsky


Par Batiushka – Le 6 novembre 2022 – Source The Saker Blog

https://dxczjjuegupb.cloudfront.net/wp-content/uploads/2022/10/USA-wars-622x250_c.jpgIntroduction : Combien de temps encore ?

Beaucoup se demandent combien de temps encore va durer la guerre des États-Unis contre la Russie, le Belarus et l’Ukraine ? Certains disent encore deux ou trois mois, d’autres beaucoup plus longtemps, voire cinq ans et plus. Pour mes propres raisons, je dis encore dix-huit mois, jusqu’au 5 mai 2024. Quoi que vous en pensiez, tout dépend de la mesure dans laquelle l’élite néocon/néolibérale américaine, via ses alliés de l’OTAN, en particulier le Royaume-Uni, la secte Zelensky et ses tueurs à gages (les « mercenaires » – car il reste peu de nationalistes de Kiev à combattre), veulent intensifier leur guerre. Et ils le font, c’est pourquoi tout ne s’est pas terminé en mars dernier, alors que cela aurait pu être le cas. En d’autres termes, jusqu’à quel point l’élite américaine veut-elle que ses peuples sujets, en Amérique du Nord, en Europe occidentale et en Ukraine, souffrent ?

Il semble que l’élite américaine veuille qu’ils souffrent jusqu’à ce qu’ils soient tous morts. Mais cela n’arrivera pas, car le vent se retournera, bien, bien avant cela. En effet, dans l’Ukraine d’aujourd’hui où l’énergie et l’eau sont limitées, certaines tendances sont déjà en train de se retourner. Et même les personnes crevant de froid et affamées d’Europe occidentale et d’Amérique du Nord se transforment également. Ce que l’élite veut et ce que les gens, en particulier en Ukraine, accepteront, sont deux choses différentes. Tout pourrait être terminé demain, si l’élite le voulait. Il est beaucoup plus probable que cela prenne un certain temps, car la guerre n’est pas entre l’Ukraine et la Russie, mais entre les États-Unis et la Russie. L’Ukraine n’est que le champ de bataille. Non, je le répète, attendez patiemment jusqu’en mai 2024.

Mille ans d’enfer

Ce qui n’est jamais arrivé entre 1857 et 1945 est arrivé : La guerre entre l’Empire russe et la Grande-Bretagne. (Elle s’est produite à Sébastopol en 1856, et la Russie n’a toujours pas fait payer le prix du Sang à l’Establishment britannique pour cela). Ce qui n’est jamais arrivé entre 1945 et 1991 est arrivé : La guerre entre l’URSS et les États-Unis. Il est vrai que l’Empire russe/l’URSS s’appelle désormais la Fédération de Russie et que la Grande-Bretagne/les États-Unis s’appellent désormais « l’OTAN » (en fait, il s’agit principalement de bandes de mercenaires internationaux) et que le champ de bataille est la frontière sud-ouest de l’ancien Empire russe/de l’Union soviétique, appelée désormais l’Ukraine. Et le motif n’est pas la dispute entre le capitalisme anglo-saxon et la monarchie/le communisme, mais celle entre la tyrannie mondiale des oligarques et la liberté et la souveraineté des peuples du monde. C’est le conflit entre le Peu et le Beaucoup.

Le monde occidental, et aujourd’hui cela signifie simplement les États-Unis, qui se cachent derrière le mot « globalisation », alors qu’il s’agit en réalité d’américanisation, et des mots comme « l’Occident », « l’OTAN », « le monde civilisé », « la communauté internationale », « l’ordre fondé sur des règles », ne connaît qu’un seul système : Le féodalisme. Et ce n’est rien d’autre qu’un système pyramidal de racketteurs criminels. Comme Michael Hudson l’a si précisément écrit :

L’analogue de l’Europe médiévale à la nouvelle guerre froide de l’Amérique contre la Chine et la Russie fut le Grand Schisme de 1054. Exigeant un contrôle unipolaire sur la chrétienté, Léon IX excommunia l’Église orthodoxe centrée à Constantinople et toute la population chrétienne qui en faisait partie. Un seul évêché, Rome, se coupe de l’ensemble du monde chrétien de l’époque, y compris des anciens patriarcats d’Alexandrie, d’Antioche, de Constantinople et de Jérusalem.

Cette rupture a créé un problème politique pour la diplomatie romaine : Comment maintenir tous les royaumes d’Europe occidentale sous son contrôle et revendiquer le droit à des subventions financières de leur part. Cet objectif nécessitait de subordonner les rois séculiers à l’autorité religieuse papale. En 1074, Grégoire VII, Hildebrand, annonça 27 Diktats papaux décrivant la stratégie administrative permettant à Rome de verrouiller son pouvoir sur l’Europe.

Ces exigences papales présentent un parallèle frappant avec la diplomatie américaine d’aujourd’hui. Dans les deux cas, les intérêts militaires et mondains nécessitent une sublimation sous la forme d’un esprit de croisade idéologique pour cimenter le sentiment de solidarité que requiert tout système de domination impériale. La logique est intemporelle et universelle.

Aujourd’hui, le pape Joe est au pouvoir, ou plutôt les intérêts personnels de ceux qui se tiennent derrière son trône sont au pouvoir. Mais ce pouvoir est en train d’être détruit militairement (l’OTAN perdra toutes ses armes au rythme actuel d’attrition), financièrement (qui voudra des dollars sans valeur d’un État en faillite et divisé ?) et politiquement (qui veut faire partie d’une minorité minuscule et moralement discréditée ?)

Après la victoire

Lorsque, avec le temps, la Russie aura remporté ce qui n’est en fait que la dernière phase de notre lutte millénaire, alors tout changera. Le monde entier se libérera peu à peu de la camisole de force américaine, il sciera enfin les barreaux, laissera tomber les draps et quittera l’asile de fous de Washington.

Tout d’abord, il y a les cinquième et sixième colonnes de la Russie. Nous les estimons à 5 % de la population – c’est le chiffre de ceux qui ont soutenu le traître de la CIA, Navalny. (Le fait que la CIA ait ensuite tenté d’empoisonner Navalny, en rejetant la faute sur la Russie à la manière du MI5, est presque la preuve que l’auteur du crime était la CIA. Le meurtre est ce que la CIA fait toujours avec ses agents dont elle n’a plus l’utilité, des innombrables dictateurs de pacotille latino-américains et asiatiques à Saddam Hussein et Oussama Ben Laden). Soit les cinquième et sixième colonnes quittent la Russie (certaines l’ont déjà fait, pour la Finlande, la Géorgie et, surtout, Israël), nettoyant ainsi la Russie de leur présence, soit elles se repentent de leur trahison. Le Grand Nettoyage de la Russie ne fait que commencer, toute la classe des oligarques, y compris ceux de la « classe créative » et les pervers et les carriéristes obsédés par l’argent de la hiérarchie de l’Église, devront tous partir.

L’Amérique latine pourra alors se libérer des méchants dictateurs imposés par la CIA, des trafiquants de drogue et de la dépendance à l’égard des marchés de la drogue d’Amérique du Nord. L’Amérique du Sud, l’Amérique centrale, les Caraïbes et le Mexique pourront commencer à retrouver leurs civilisations avancées détruites par les exploiteurs espagnols et portugais, les « conquistadors », qui ont poussé les survivants à abandonner leurs palais, temples et villages pour vivre dans des endroits reculés devenus des jungles.

Et puis, il y a les vassaux des États-Unis sur le pourtour asiatique (les États-Unis n’ont jamais réussi à pénétrer à l’intérieur de l’Eurasie, se faisant expulser même de la péninsule d’Asie du Sud-Est, ainsi que de l’Iran, de l’Irak, de l’Afghanistan et bientôt de l’Europe, qu’ils n’ont pénétrée que jusqu’en Ukraine) : Le Japon peut être libéré de ses occupants après plus de trois générations et s’engager sur la voie de la redécouverte de sa véritable identité ; la péninsule coréenne peut être réunifiée ; Taïwan peut enfin rejoindre la mère patrie ; en Asie occidentale, Israël est contraint de faire la paix avec les peuples autochtones dont il a volé les terres rebaptisées Palestine.

Les vassaux des États-Unis dans le nord-ouest de l’Eurasie pourront alors tourner le dos à l’océan gris, froid et vide, avec ses nuages, son vent et sa pluie, et se tourner vers l’endroit où ses capitales, Reykjavik, Dublin et Londres, se tournent déjà – vers l’est – vers le lever du soleil, vers leurs origines en Eurasie, le cœur des nations souveraines. Les constructions tyranniques et parasitaires de l’UE et du Royaume-Uni, imposées par des élites détestées et étrangères à l’Establishment, peuvent tomber dans le passé, inutiles et mal aimées. Tout comme l’Ukraine, les États baltes se dissoudront eux aussi après avoir été libérés de leurs régimes fascistes.

L’Afro-Eurasie représente les sept huitièmes de l’humanité, dirigés industriellement et économiquement par la Chine et l’Inde, idéologiquement et militairement par la Russie, ainsi que l’énorme potentiel humain et de ressources de l’Afrique, une fois son infrastructure créée.

L’Océanie, qui sera peut-être rebaptisée Polynésie, les nombreuses îles, avec son île centrale toujours appelée par le nom latin étranger d’« Australie », mais qui sera peut-être rebaptisée « La Grande île », peut redécouvrir son identité est-asiatique originale.

Enfin, il restera au Canada et aux États-Unis à se dissoudre dans une série de Premières Nations, au sein desquelles leurs peuples originels pourront jouer un rôle nouveau et important, l’ancienne centralisation ayant disparu. Il faudra du temps avant qu’ils puissent prospérer à nouveau, car ils sont lourdement chargés par les dettes de l’impérialisme militariste, mais le potentiel d’une modeste reprise à l’avenir existe.

Quant aux institutions « internationales », qui n’ont jamais été internationales, les institutions financières du FMI et de la Banque mondiale, dirigées par les États-Unis, pourraient probablement être simplement fermées. Elles sont, tout comme son aile politique et économique européenne appelée UE, actuellement mise en faillite par ses dirigeants suicidaires, et son aile militaire européenne appelée OTAN, actuellement en train d’être anéantie en Ukraine.

Le vassal des États-Unis, la soi-disant ONU, sera rebaptisé et déplacé au centre du monde, loin de son bord primitif en Amérique du Nord. Peut-être qu’un nom comme « l’Alliance des peuples » (AP) conviendrait ? Peut-être juste à côté d’Ekaterinburg, à la frontière du cœur de l’Europe et de l’Asie ? Ou peut-être dans ce centre de la civilisation antique, Téhéran, plus proche du centre de l’Afro-Eurasie ?

Conclusion : La longue, longue marche vers la liberté

Nous vivons la fin de ce vieux monde occidental et assistons à la naissance du nouveau monde multicentrique. C’est le monde qui aurait existé depuis le début, s’il n’y avait pas eu l’interruption millénaire déviante de l’histoire par l’Occident. L’Occident va reprendre l’histoire là où il l’a laissée, ou plutôt, là où il a été forcé de dévier il y a tous ces siècles. Comme Michael Hudson l’a écrit plus haut : « L’analogue de l’Europe médiévale à la nouvelle guerre froide de l’Amérique contre la Chine et la Russie a été le Grand Schisme de 1054 ». À mesure que nous avançons vers 2054, l’Occident va être obligé de se libérer du fardeau millénaire de son passé.

D’autres aussi apprendront à comprendre que l’Opération Spéciale de la Russie était une opération visant à libérer un pays de son occupation par l’élite néo-féodale américanisée. Cette dernière a renversé illégalement le gouvernement démocratiquement élu de l’Ukraine en 2014, date à laquelle a commencé cette troisième guerre mondiale qui doit durer une décennie. Mais il en va de même pour toute l’Europe occidentale, elle aussi a été occupée. Seulement, elle a été occupée par sa propre élite féodale depuis au moins 1054, date à laquelle cette nouvelle élite a imposé une nouvelle mentalité et a ensuite manipulé les peuples, les privant de leurs droits en serfs, plébéiens et vilains. La libération de l’Ukraine va faire réfléchir les peuples occidentaux en dehors des États-Unis : « Ne sommes-nous pas nous aussi des vassaux des élites, manipulés par elles ? Soyons libres et soyons ce que nous devrions être, ce que nous sommes vraiment, avant que les élites ne nous capturent. Libérons-nous des chaînes du servage des élites. Soyons libres, comme longtemps avant ». C’est la fin du début et le début de la fin.

Permettez-moi de citer à nouveau. Cette fois-ci, non pas le brillant économiste Michael Hudson, mais l’ancien président de la Fédération de Russie, Dmitri Medvedev, qui a écrit aujourd’hui ces mots de vérité :

Ce qui est contre nous aujourd’hui fait partie d’un monde qui se meurt. C’est une bande de nazis fous et drogués, des gens zombifiés et intimidés par eux et une grande meute de chiens aboyeurs issus des chenils occidentaux

Avec eux, un troupeau hétéroclite de porcs grogneurs et de bourgeois étroits d’esprit de l’empire occidental effondré, la salive coulant sur leur menton à cause de la dégénérescence. Ils n’ont ni foi ni idéal, si ce n’est les coutumes obscènes qu’ils ont inventées et les normes de double pensée qu’ils ont implantées, niant la moralité accordée aux gens normaux. C’est pourquoi, en nous levant contre eux, nous avons acquis un pouvoir sacré…

Pourquoi nous sommes-nous tus pendant si longtemps ? Nous étions faibles, dévastés par les mauvais moments. Et maintenant, nous nous sommes débarrassés de ce sommeil collant et de la brume lugubre des dernières décennies, dans laquelle la mort de l’ancienne Patrie nous a plongés. D’autres pays attendaient notre réveil, violés par les seigneurs des ténèbres, esclavagistes et oppresseurs, qui rêvent de leur monstrueux passé colonial et aspirent à maintenir leur pouvoir sur le monde. De nombreux pays ne croient plus à leurs sornettes depuis longtemps, mais ils en ont encore peur. Bientôt, ils seront bien réveillés. Et lorsque l’ordre mondial pourri s’effondrera, il enterrera tous ses grands prêtres arrogants, ses adeptes sanguinaires, ses serviteurs moqueurs et ses zombies muets sous un tas de plusieurs tonnes de ses propre débris.

Quelles sont nos armes ? Nos armes sont variées. Nous avons la possibilité d’envoyer tous nos ennemis dans la Géhenne ardente, mais ce n’est pas notre tâche. Nous écoutons les paroles du Créateur dans nos cœurs et nous leur obéissons. Ces paroles nous donnent un but sacré. Le but est d’arrêter le chef suprême de l’enfer, quel que soit le nom qu’il utilise ….. Car son but est la mort. Notre but est la vie. Son arme est un mensonge complexe. Et nos armes sont la Vérité. C’est pourquoi notre cause est juste. C’est pourquoi la victoire sera nôtre !

Batiushka

Recteur orthodoxe russe d’une très grande paroisse en Europe, il a servi dans de nombreux pays d’Europe occidentale et j’ai vécu en Russie et en Ukraine. Il a également travaillé comme conférencier en histoire et en politique russes et européennes.

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

Le G20 est mort. Longue vie au G20 !

Par : jmarti

Par M. K. Bhadrakumar − Le 19 novembre 2022 − Source Indian Punchline

M.K. BhadrakumarLe dix-septième sommet du G20, rassemblant chefs d’États et de gouvernements, s’est tenu à Bali, en Indonésie, les 15 et 16 novembre, et à de nombreux égards, il apparaît comme un événement d’importance. Le jeu politique international se trouve à un point d’inflexion, et la transition ne va épargner aucune des institutions héritées d’un passé en cours de flétrissement irréversible.

Pourtant, le G20 peut constituer une exception, et tenir lieu de pont entre le temps présent et l’avenir. Les annonces en provenance de Bali laissent un sentiment mitigé entre l’espoir et l’impuissance. Le G20 a été imaginé au départ pour répondre au contexte de la crise financière de 2007 — fondamentalement, une tentative occidentale de redorer un G7 terni, en y faisant entrer les puissance émergentes qui le regardaient fonctionner depuis l’extérieur, et surtout la Chine, en injectant un aspect contemporain aux discours globaux.

Le leitmotiv était l’harmonie. Le point qui est discutable aujourd’hui est de savoir dans quelle mesure le sommet de Bali a répondu à ces attentes. Chose regrettable, le G7 amenait de manière discriminante certains sujets externes dans ses délibérations, et son alter ego, l’Organisation du Traité Atlantique Nord (OTAN), a fait sa première apparition en Asie-Pacifique. Sans doute peut-on considérer cette apparition comme un événement funeste durant le sommet de Bali.

C’est une négation sur l’esprit du G20 qui s’est produite. Si le G7 refuse de laisser de côté sa mentalité de bloc, la cohésion du G20 en est affectée. La déclaration conjointe aurait pu être émise depuis Bruxelles, Washington ou Londres. Pourquoi Bali ?

Xi Jinping, le président chinois, avait affirmé le 17 novembre dans un discours écrit au sommet de l’APEC (Coopération Économique pour l’Asie-Pacifique) que « l’Asie-Pacifique n’est l’arrière-cour de personne et n’a pas vocation à devenir une arène de combat entre grande puissances. Ni les peuples, ni l’époque, ne permettront de lancer une nouvelle guerre froide. »

Xi a émit l’avertissement : « Les tensions géopolitiques et la dynamique économique en évolution ont exercé un impact négatif sur l’environnement de développement et la structure de coopération de l’Asie-Pacifique. » Xi a affirmé que la région de l’Asie-Pacifique a jadis pu constituer un terrain de rivalité entre grandes puissances, et a subi les conflits et la guerre. » L’histoire nous enseigne que la confrontation entre blocs ne peut résoudre aucun problème, et que ce penchant ne peut amener qu’au désastre. »

Rencontre entre le président Joe Robinette Biden et le président chinois Xi Jinping à Bali, le 14 novembre 2022. Biden affirme avoir discuté de leur responsabilité pour empêcher la compétition et trouver des moyens de travailler ensemble.

La règle d’or selon laquelle les sujets de sécurité ne sont pas à discuter dans le périmètre du G20 a été brisée. Au sommet du G20, les pays occidentaux ont soumis à rançon les autres participants au sommet : « Selon nos méthodes, sinon rien ». À moins que l’occident intransigeant ne soit apaisé sur le sujet de l’Ukraine, il ne pouvait exister de déclaration de Bali, si bien que la Russie a cédé. Le drame sordide a montré que l’ADN du monde occidental n’a pas changé. L’intimidation reste son trait distinctif.

Mais de manière ironique, en fin de compte, il en est ressorti que la déclaration de Bali n’a pas dénoncé la Russie sur le problème en Ukraine. Des pays comme l’Arabie Saoudite et la Turquie donnent des raisons d’espérer que le G20 pourrait se régénérer. Ces pays n’ont jamais été des colonies occidentales. Ils sont tournés vers la multipolarité, qui finira par contraindre l’Occident à admettre que l’unilatéralisme et l’hégémonie n’ont rien de tenable.

Ce point d’inflexion a apporté beaucoup de verve dans la rencontre entre le président étasunien Joe Biden et le président chinois Xi Jinping à Bali. Washington a demandé que cette rencontre entre les deux hommes se produise en marge du sommet du G20, et Pékin y a consenti. Chose frappante au niveau de cette rencontre entre les deux hommes, Xi apparaissait sur la scène mondiale après un Congrès du Parti particulièrement réussi.

Il n’est pas possible de se tromper sur la teneur de ses propos. Xi a souligné que les États-Unis ont perdu la main, en disant à Biden : « Un homme d’État devrait réfléchir et savoir dans quelle direction amener son pays. Il devrait également réfléchir et savoir comment s’entendre avec les autres pays et le vaste monde. » (ici et ici)

Les résumés fournis par la Maison-Blanche au sujet de la rencontre laissent à penser que Biden s’est montré conciliant. Les États-Unis sont confrontés à un défi d’importance pour isoler la Chine. En l’état des choses, les circonstances œuvrent dans l’ensemble à l’avantage de la Chine. (ici, ici et ici)

La majorité des pays s’est refusée à prendre parti pour l’Ukraine. Le positionnement de la Chine reflète tout à fait ce point. Xi a affirmé à Biden que la Chine est « très préoccupée » par la situation actuelle en Ukraine, et soutient et aspire à une reprise des pourparlers de paix entre la Russie et la Chine [Sic, plutôt l’Ukraine, NdT]. Cela étant dit, Xi a également exprimé l’espoir que les États-Unis, l’OTAN et l’UE « vont conduire des dialogues étendus » avec la Russie.

Les lignes de faille qui sont apparues à Bali pourront prendre de nouvelles formes d’ici au 18ème sommet du G20 qui se tiendra l’an prochain en Inde. On est en droit de se montrer prudemment optimiste. Pour commencer, et avant tout, il est improbable que l’Europe reste sur la stratégie étasunienne consistant à utiliser des armes comme sanctions contre la Chine. L’Europe ne peut pas se permettre une dissociation de la Chine, qui est la plus grande nation commerçante au monde et le principal vecteur de croissance de l’économie mondiale.

Ensuite, même si les cris de bataille en Ukraine ont provoqué le ralliement de l’Europe derrière les États-Unis, on réfléchit intensément en Europe à un repositionnement. L’autonomie stratégique de l’Europe est fortement mise à mal par cet engagement. La récente visite d’Olaf Scholz, chancelier allemand, en Chine, a indiqué cette direction. Il est inévitable que l’Europe finira par prendre ses distances avec les aspirations étasuniennes à la guerre froide. Ce processus est inexorable dans un monde où les États-Unis ne sont pas enclins à consacrer du temps, dépenser de l’argent ou mener des efforts pour leurs alliés européens.

Il s’ensuit qu’à de multiples égards, la capacité étasunienne d’assurer véritablement le rôle de dirigeant économique mondial a diminué de manière irréversible. Ce pays a perdu son statut prééminent de première économie mondiale, et de loin. En outre, les États-Unis ne veulent plus ni ne peuvent investir lourdement pour endosser la responsabilité de mener la barque. Pour dire les choses simplement, ce pays n’a toujours rien à proposer pour répondre au projet de la Ceinture et la Route de la Chine. Cela aurait dû avoir une influence modératrice et amener à un changement d’état d’esprit en faveur d’actions politiques coopératives, mais l’élite étasunienne continue de jouer la même partition comme un disque rayé.

Fondamentalement, le multilatéralisme est donc devenu bien plus dur dans la situation actuelle du monde. Néanmoins, le G20 est la seule instance rassemblant le G7 et les puissances en développement, et pouvant bénéficier d’un ordre mondial démocratisé. Le système d’alliance occidental est enraciné dans le passé. La mentalité du bloc ne présente que peu d’attrait aux pays en développement. La gravitation de la Turquie, de l’Arabie Saoudite et de l’Indonésie autour des BRICS porte le message puissant : la stratégie occidentale de conception du G20 — créer un anneau d’États subalternes autour du G7 — est dépassée.

La dissonance qui s’est fait ouïr à Bali a mis au jour le fait que les États-Unis continuent de s’agripper à leur titre, et restent prêts à gâcher la situation. L’Inde dispose d’une grande opportunité d’orienter le G20 dans une nouvelle direction. Mais cela va également demander de profonds changements de la part de l’Inde — une distanciation vis-à-vis des États-Unis — en matière de politique étrangère, couplée à la culture d’une vision à long terme et de l’audace de forger une relation de coopération avec la Chine, en abandonnant les phobies du passé et en laissant de côté les narratifs auto-entretrenus et, à tout le moins, en évitant toute nouvelles descente dans le jeu politique consistant à mendier auprès de ses voisins.

M. K. BHADRAKUMAR est un ancien diplomate de nationalité indienne, dont la carrière diplomatique a trois décennies durant été orientée vers les pays de l’ancienne URSS, ainsi que le Pakistan, l’Iran et l’Afghanistan. Il a également travaillé dans des ambassades indiennes plus lointaines, jusqu’en Allemagne ou en Corée du Sud. Il dénonce la polarisation du discours officiel ambiant (en Inde, mais pas uniquement) : « vous êtes soit avec nous, soit contre nous »

Traduit par José Martí, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

Les États-Unis vont-ils tenter de dégoupiller une « Grenade » en Serbie ?

Par : Wayan

Par The Saker – Le 29 novembre 2022 – Source The Saker’s Blog

Vous vous souvenez de l’invasion américaine de la Grenade en 1983, appelée « Opération Urgent Fury » ?

Tout a commencé le 23 octobre 1983 lorsque deux camions piégés ont fait exploser les bâtiments abritant la « Force multinationale américaine et française au Liban« . Cette attaque a fait 307 morts dont 241 militaires américains et 58 français. Après les attentats, les diplomates américains se sont livrés à leur habituelle frénésie d’agitation de drapeaux et de promesses de ne jamais céder au terrorisme. Le plus gros problème pour les États-Unis est qu’ils n’avaient aucun moyen de riposter d’une manière qui puisse satisfaire le désir de sang des agitateurs de drapeaux. Faire exploser des bâtiments au hasard au Liban n’a eu que très peu d’impact, quant aux promesses de rester aussi longtemps que nécessaire, il s’agissait de relations publiques évidentes. Il était clair pour tout le monde que le moment de faire ses bagages et de partir était venu.

Bien sûr, c’était très humiliant pour la prétendue « nation indispensable » et la « ville sur la colline« . Alors Reagan, avec son indéniable génie des relations publiques et de l’illusion d’optique, a ordonné l’invasion de la Grenade deux jours seulement après les bombardements de Beyrouth.

Pourquoi la Grenade ?

Eh bien, d’abord, elle était à peine défendue (principalement par des ingénieurs cubains et des habitants locaux munis d’armes légères) et vraiment minuscule (si minuscule, en fait, que l’écrasante majorité des Américains n’avaient aucune idée de l’endroit où elle se trouvait ni de la raison pour laquelle il y avait soudainement un besoin urgent de l’envahir.

Deuxièmement, elle était très proche des États-Unis, de sorte que tout le monde pouvait avoir une part du gâteau, dont les 1er et 2e bataillons du 75e régiment de Rangers de l’armée américaine, la 82e division aéroportée et la force de déploiement rapide de l’armée, les Marines américains, la Delta Force de l’armée, les Navy SEALs et des forces auxiliaires, un total de 7 600 hommes. En termes de matériel, les États-Unis ont amené 7 300 soldats, 4 chars, 1 LHA (USS Saipan LHA-2), 1 porte-avions, 3 destroyers, 2 frégates, 1 navire de munitions et même 27 F-14A Tomcats (source).

Tout cela contre quelques centaines d’ouvriers du bâtiment armés seulement d’armes légères !

Je ne vais pas entrer dans tous les détails ici, mais disons simplement que cette invasion a été l’une des opérations les plus mauvaises et les plus mal exécutées de l’histoire de la guerre : une force américaine vraiment ÉNORME a été amenée à frapper une petite nation insulaire fondamentalement sans défense dans le seul but d’atténuer l’effet du désastre au Liban. Mais ne vous inquiétez pas, le Pentagone a distribué plus de médailles que le nombre de participants, tandis que certaines forces spéciales américaines qui voulaient porter plainte pour lâcheté contre les pilotes d’hélicoptères (qui avaient abandonné les forces spéciales sur une piste en raison de tirs d’armes légères) ont été « conseillées » d’abandonner une telle idée.

En résumé, après le désastre épique de Beyrouth, les États-Unis voulaient une guerre rapide et facile pour restaurer le « prestige » des forces armées américaines, pour finalement aboutir à un autre désastre épique, mais au moins dans le cas de la Grenade, il était tout simplement impossible d’échouer, quelle que soit l’ineptie et l’incompétence de l’invasion.

Avance rapide de 40 ans pour examiner la situation actuelle.

Tout d’abord, il y a eu l’échec lamentable des États-Unis en Afghanistan, mais aussi en Irak, en Syrie, au Liban, en Libye et en Arabie Saoudite. Ensuite, il y a l’humiliant bombardement iranien des bases du CENTCOM que « ces couleurs qui ne fuient pas » ont dû subir sans pouvoir rien faire pour sauver la face. Ils ont quand même dû fuir 🙂

Et maintenant, un désastre se prépare en Ukraine, qui fera passer même la chute de Kaboul pour un grand succès en comparaison de l’écrasement complet de tous les efforts de l’OTAN par la Russie (rappel : il a fallu à la Russie moins d’un mois pour détruire la première version de l’armée « ukrainienne » et six mois de plus pour immobiliser les forces de l’OTAN).

Maintenant, essayez d’imaginer que vous êtes un néocon plein de haine assis à la Maison Blanche et que vous cherchez désespérément à améliorer l’image de l’administration Brandon.

Ne serait-il pas agréable de trouver une autre « Grenade » quelque part ?

De même, ne serait-il pas bon d’effacer le sourire de Poutine ?

Mieux encore, pourquoi ne pas rendre Poutine vraiment impopulaire en Russie en le faisant passer pour un faible, un indécis ou peut-être même un agent de l’Occident ?

Je pense que les États-Unis en ont plus ou moins fini avec le Moyen-Orient. Le Venezuela est une option, mais sans stratégie de sortie imaginable, ce serait le proverbial « entrée facile mais pas de sortie » que les États-Unis ont déjà expérimenté en Afghanistan et en Irak et qui pourrait, potentiellement, s’étendre à la Colombie.

Je me souviens que lors du bombardement vicieux du peuple serbe par les États-Unis, l’OTAN et l’UE, Strobe Talbott n’a pas caché que cette « exécution de la Serbie » était un « message » envoyé à la Russie : voyez ce que nous pouvons faire à votre allié ? si vous ne vous comportez pas bien, vous serez le prochain sur la liste.

Après Kaboul, les menaces contre la Russie ont l’air comique. Mais qu’en serait-il de la Serbie ?

Voici donc les raisons pour lesquelles la Serbie pourrait être attaquée (à nouveau) :

  • Comme Grenade, la Serbie est complètement encerclée par l’Hégémon.
  • Les Serbes (et je parle du peuple, pas de ses dirigeants) sont probablement les personnes les plus pro-russes et même pro-Poutine de la planète.
  • L’Hégémon peut constamment s’engager dans des provocations (disons en Bosnie ou au Kosovo) pour humilier le peuple serbe encore et encore et le pousser à agir et ensuite obtenir un prétexte pour frapper (Par exemple, Ursula von der Leyen a déjà fait des menaces directes contre la Serbie).
  • Si l’armée serbe est beaucoup plus compétente que les minuscules forces de sécurité de la Grenade, elle n’est tout simplement pas à la hauteur de l’OTAN, surtout si, comme la dernière fois, l’Hégémon choisit d’utiliser des missiles et des bombes sans mettre de « bottes sur le terrain« .
  • En Russie, les Serbes sont souvent perçus comme les seuls véritables amis de la Russie.
  • La Russie n’a toujours pas les moyens de protéger la Serbie, même si cela pourrait changer à l’avenir (nous y reviendrons plus loin), il est donc temps d’agir.
  • La Serbie est un pays orthodoxe et la nation serbe est composée de ceux que ni les Latins ni les Ottomans n’ont pu forcer à se convertir au christianisme latin ou à l’islam. Rien que pour cela, ils sont détestés par les élites dirigeantes occidentales (sans parler des Croates et des Musulmans bosniaques).
  • Bien que cela soit rarement admis en Occident, en dépit d’une corrélation des forces absolument terrible, les Serbes ont pratiquement fait match nul avec les États-Unis et l’OTAN en Bosnie et ils ne veulent toujours pas abandonner le Kosovo (je parle ici du peuple, pas des politiciens serbes).

Il existe de nombreuses autres raisons que je pourrais énumérer, mais je pense que l’image est claire.

Traduction : Vladimir, sauve la Serbie !

Je voudrais également noter que je ne vois pas les États-Unis et l’OTAN envahir la Serbie, ce serait bien trop compliqué et cela nécessiterait encore plus de forces US/OTAN que celles actuellement déployées en Europe.

En outre, la 5e colonne en Serbie et au Monténégro est si puissante qu’il n’y a absolument aucun besoin d’envahir l’une ou l’autre de ces deux supposées nations (elles ne font qu’une en réalité, bien sûr !).

Au lieu de cela, ce que je considère comme le plus grand risque est que les États-Unis décident de faire avec la Serbie ce que l’entité sioniste (alias « Israël ») fait en Syrie : J’appelle cela des « frappes psychothérapeutiques« .

Les frappes psychothérapeutiques ne sont pas conçues pour obtenir un succès militaire tangible. Les Israéliens bombardent la Syrie depuis des années maintenant et toutes ces frappes ont eu exactement zéro impact militaire : les autorités syriennes, soutenues par la Russie, l’Iran et le Hezbollah, gardent fermement le contrôle de la situation. Mais cela permet aux suprémacistes juifs de se sentir bien dans leur supériorité raciale putative et cela nourrit leurs illusions sur le fait que leur armée est plus redoutable que jamais (bon sang, ils ont même des F-35 ! qu’est-ce qui pourrait mal tourner ?).

Et voici le facteur clé à prendre en compte : tout comme on ne dit jamais aux Israéliens que leurs frappes contre la Syrie sont, au mieux, inutiles, la machine de propagande américaine a caché au peuple américain l’ampleur de la défaite américaine à Grenade. Hollywood a même veillé à vendre la version héroïque de cette honteuse invasion 🙂

En d’autres termes, si les États-Unis et l’OTAN devaient frapper la Serbie, ils n’auraient pas besoin d’obtenir un résultat militaire tangible. Une telle frappe ne servirait qu’à des fins de relations publiques et comme moyen de détourner l’attention du public du désastre en Ukraine.

Ensuite, il y a l’argument selon lequel le temps est compté pour l’Empire anglo-sioniste : dès que l’OTAN sera vaincu en Ukraine, vous pouvez vous attendre à une crise politique majeure pour l’OTAN et l’UE et le tristement célèbre « Camp Bondsteel » au Kosovo sera menacé (si cela vous intéresse, vous pouvez consulter mon article « Le Kosovo sera libéré » que j’ai écrit en 2017). Au moment où l’OTAN sera à court de matériel militaire et où toute l’UE sera plongée dans une crise économique et politique massive, la Russie aura les moyens d’apporter un soutien très réel à la Serbie (en supposant que d’ici là, la Serbie soit dirigée par de vrais souverainistes).

Il est évident que les projets de l’OTAN d’envahir la Crimée l’année prochaine devront être mis au placard et rapidement oubliés. Idem pour « l’Opération tempête » prévue, mais cette fois contre le Donbass (ne me croyez pas sur parole, voyez ici). Ces navires ont pris le large.

Note de l’auteur

Le fait que les nazis ukrainiens aient été tellement inspirés par les nazis croates n’est, bien sûr, pas une coïncidence. Les deux nations sont une création du Vatican et suivent l’idéologie commune à Pavelic et Bandera et, d’ailleurs, à Pilsudski, Franco ou Mussolini.

Assisterons-nous donc à une nouvelle « Grenade » contre le peuple serbe ? Si l’on entend par là une invasion à grande échelle, alors non. Mais des « frappes psychothérapeutiques » de type israélien constituent un risque très réel en Bosnie et en Serbie (y compris, bien sûr, au Kosovo).

Je dirais que tant que l’OTAN et l’UE existeront, le peuple serbe vivra avec un pistolet sur la tempe. En fait, AUCUNE nation véritablement souveraine sur notre planète n’est en sécurité tant que l’OTAN et l’Empire anglo-sioniste n’auront pas été mis hors d’état de nuire. Une fois l’Europe occidentale dénazifiée et démilitarisée, ainsi que tout ce qui reste du Banderastan, la paix et la sécurité (qui est toujours collective !) reviendront en Europe et en Serbie. Et alors la Bosnie et le Kosovo seront libérés.

Andrei

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

Le coup de massue de Poutine

Par : Volti
Par Mike Whitney pour Unz.com via Mondialisationca « Les Ukrainiens sont en mauvaise posture… Il ne faudra pas longtemps avant que les Ukrainiens ne manquent de nourriture. Il ne faudra pas longtemps avant qu’ils ne gèlent… Ils ont fait tout ce que nous pouvons raisonnablement attendre d’eux. Il est temps de négocier…...

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Associated Press publie une correction à son faux rapport qui aurait pu déclencher la troisième guerre mondiale !

Associated Press rétropédale discrètement Une nouvelle déclaration de la Maison Blanche a soutenu l’évaluation de la Pologne et de l’OTAN selon laquelle l’explosion survenue mardi à la frontière polonaise était « très probablement le résultat d’un missile de défense aérienne ukrainien qui a malheureusement atterri en Pologne ». Associated Press publie...

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L’OTAN est-elle en train de s’effondrer ?

Par : Wayan

Par The Saker – Le 22 novembre 2022 – Source The Saker’s Blog

Une chose assez étonnante vient de se produire. Après l’attentat terroriste à Ankara qui a tué 34 personnes et en a blessé 125 autres, les autorités turques ont d’abord déclaré qu’elles n’accepteraient pas les condoléances américaines. Puis les Turcs ont lancé une opération militaire contre les « terroristes kurdes dans le nord de la Syrie« . La Turquie a ensuite affirmé avoir neutralisé 184 terroristes.

Ce qui n’est pas mentionné dans ces articles, c’est que la cible de la frappe turque est le centre géré par les États-Unis pour l’entraînement et la formation des militants du PKK au Rojava. Selon certaines rumeurs, les Turcs auraient donné aux États-Unis suffisamment de temps pour évacuer la plupart de leur personnel.

Cela vous rappelle-t-il quelque chose ?

Si oui, c’est parce que c’est très similaire à ce que les Iraniens ont fait lorsqu’ils ont frappé les bases américaines en Irak après le meurtre du général Solemani par une frappe de drone américain.

Si ce qui précède est vrai, et les rumeurs sont des « si » et ne peuvent être considérées comme des faits avérés, cela signifie qu’un État membre de l’OTAN (la Turquie) vient d’attaquer une base américaine et, comme l’Iran, s’en est tiré à bon compte : la « plus grande force de combat de l’histoire » vient d’être frappée durement et humiliée pour la deuxième fois et n’a absolument rien pu faire pour se défendre ou même sauver la face.

Quelle est l’ampleur de la gifle reçue par l’oncle Shmuel cette fois-ci ? Selon le ministre turc de la défense, Hulusi Akar :

« Les abris, bunkers, grottes, tunnels et entrepôts des terroristes ont été détruits avec succès », a déclaré Akar, ajoutant que « le soi-disant quartier général de l’organisation terroriste a également été touché et détruit. » Dans l’ensemble, le ministère de la défense a affirmé que les frappes ont touché près de 90 cibles qui, selon lui, étaient liées au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et aux Unités de défense du peuple kurde (YPG).

Même en tenant compte d’une certaine « exagération patriotique« , il est assez clair que la frappe de vengeance d’Ergodan fut à la fois substantielle et, apparemment, plutôt efficace.

Alors, qu’avons-nous ici ? Un État membre de l’OTAN a pratiquement accusé les États-Unis d’une attaque terroriste majeure contre sa capitale, puis cet État membre de l’OTAN a ouvertement attaqué une installation gérée par les États-Unis (n’appelons pas cela une base, ce serait inexact).

L’affirmation d’Erdogan est-elle crédible ? Absolument ! Non seulement les États-Unis ont déjà tenté de renverser et de tuer Erdogan, qui a été sauvé in extremis par les forces spéciales russes (tout comme Ianukovich), mais nous savons également que les États-Unis ont renversé le général de Gaulle en 1968-1969 et que les forces secrètes de l’OTAN ont été utilisées pour organiser des attaques sous faux drapeau contre des alliés de l’OTAN (notamment l’Italie) dans le cadre de l’opération GLADIO.

L’OTAN n’est pas une alliance défensive, elle ne l’a jamais été, elle est un outil de domination coloniale des États-Unis.

Cela a toujours été vrai, d’où les célèbres paroles prononcées dans les années 1950, aujourd’hui lointaines, lorsque le premier secrétaire général de l’OTAN, le général britannique Hasting Ismay, a admis sans ambages que le véritable objectif de l’OTAN était de garder « Russes à l’extérieur, les Américains à l’intérieur, les Allemands à terre« .  Prenons ces éléments un par un, en commençant par le dernier :

  • « Garder les Allemands à terre » : ici, le mot « Allemands » est un substitut désignant tous les dirigeants ou pays européens qui voulant garder une véritable souveraineté et le pouvoir de décision qui va avec. Traduction : asservir les Européens
  • « Garder les américains à l’intérieur » : afin d’écraser tout mouvement de libération européen. Traduction : placer des suzerains pro-américains à la tête de toutes les nations de l’UE.
  • « Garder les russes à l’extérieur » : s’assurer que la Russie ne libère pas l’Europe.  Traduction : diaboliser la Russie et faire tout et n’importe quoi pour empêcher la paix sur le continent européen.  Si possible, faire éclater, soumettre ou détruire la Russie.

Besoin d’une preuve ? Que diriez-vous de l’acte de guerre indéniable contre l’Allemagne (et, je dirais, toute l’UE) lorsque les Anglos ont fait exploser NS1/NS2 ?  N’est-ce pas une preuve suffisante ?

Dans ce contexte, nous devons nous demander ce que signifie être un État membre de l’OTAN en 2022.

La vérité est que l’OTAN est une pure création de la guerre froide et que, dans le monde réel de 2022, elle est un anachronisme total. Être un État membre de l’OTAN signifie vraiment très peu de choses. Non seulement certains sont « plus égaux que d’autres » au sein de l’OTAN, mais il existe également des États non membres de l’OTAN qui sont bien plus « otanisés » que les États membres actuels de l’OTAN (je pense à Israël ou, bien sûr, à l’Ukraine occupée par les nazis). Et le fait d’être membre de l’OTAN ne vous protège de rien, ni des attaques extérieures, ni des attaques intérieures.

Selon le colonel (retraité) MacGregor, la guerre en Ukraine pourrait bien entraîner l’effondrement de l’OTAN et de l’UE. Je suis tout à fait d’accord avec lui. Je dirais qu’un tel effondrement ne sera pas tant le résultat de défaites embarrassantes que celui des profondes contradictions internes des deux organisations.

Soit dit en passant, ce n’est pas notre sujet aujourd’hui, mais je pense que l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC) a en grande partie les mêmes problèmes et contradictions que l’OTAN.  Alors, ce que nous observons est-il un  » problème de l’OTAN  » ou un problème d’alliances artificielles et généralement obsolètes ? Je pencherais pour la seconde hypothèse.

Mais laissons la discussion sur l’OTSC pour un autre jour.

Dans le cas de la Turquie, ce problème est encore aggravé par l’incompatibilité totale entre l’islam et l’idéologie woke désormais ouvertement promue (et appliquée) par les États-Unis et l’OTAN.

Ensuite, il y a la géographie. La Turquie a des voisins régionaux assez puissants, dont non seulement la Grèce ou Israël, mais aussi l’Iran, l’Arabie saoudite, l’Égypte, l’Azerbaïdjan, l’Irak, la Syrie et, bien sûr, la Russie. La Turquie peut-elle compter sur une quelconque « protection » des États-Unis et de l’OTAN face à des voisins aussi puissants ?

Demandez aux Saoudiens avec quelle force les États-Unis/OTAN les aident face aux Houthis !

Demandez aux Israéliens à quel point les États-Unis et l’OTAN les aident face au Hezbollah.

Les frappes iraniennes sur les bases du CENTCOM ont démontré que les États-Unis n’ont pas les tripes pour affronter directement l’Iran. En revanche, l’intervention russe et iranienne en Syrie a mis en échec les plans américains pour un « nouveau Moyen-Orient » ou, dirons-nous autrement, elle a donné naissance à un « nouveau Moyen-Orient« , mais certainement pas celui que les néoconservateurs américains espéraient !

Si l’on ajoute à cela la détérioration majeure des relations entre les États-Unis et l’Arabie saoudite de MBS, on obtient une image étonnante : les États-Unis et l’OTAN (que les États-Unis ont entraînés dans la région) perdent progressivement leur importance au Moyen-Orient. Au lieu de cela, de nouveaux « grands acteurs » comblent progressivement le vide, notamment la Russie et l’Iran, qui autorisent même progressivement l’Arabie saoudite à participer à un dialogue régional indispensable sur l’avenir de la région.

La faiblesse phénoménale des États-Unis/OTAN/CENTCOM est parfaitement illustrée par la réaction américaine aux frappes turques : L’oncle Shmuel a approuvé (sans blague !!!) les frappes turques 🙂

C’est absolument pathétique pour une prétendue superpuissance.

Ce processus aura-t-il un impact sur la guerre de l’OTAN contre la Russie ?

Eh bien, imaginons que la Russie frappe réellement une cible à l’intérieur de la Pologne (c’est ce que les Ukies ont prétendu, tout comme les Polonais jusqu’à ce que l’oncle Shmuel leur dise de se calmer). Que se passerait-il ensuite ?

Quelqu’un se souvient-il encore de ce qui s’est passé lorsque Erdogan s’est rendu à Mons pour implorer la protection de l’OTAN contre la Russie (après avoir abattu un Su-24 russe au-dessus du nord de la Syrie par une opération conjointe américano-turque, peut-être exécutée à l’insu d’Erdogan, du moins c’est ce qu’il a affirmé). Qu’a promis ou donné l’OTAN aux Turcs ? Absolument rien (à part des « consultations« ).

Maintenant, les Polonais peuvent délirer au point de penser qu’un président américain pourrait ordonner une attaque de représailles contre la Russie si celle-ci frappait la Pologne, mais ceux d’entre nous qui connaissent les États-Unis et leurs élites dirigeantes savent que cela n’a aucun sens. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’une contre-attaque des États-Unis et de l’OTAN contre les forces russes entraînerait une réponse immédiate de la Russie.

Et alors quoi ?

La vérité est très dure dans sa simplicité :

  • Les États-Unis et l’OTAN n’ont pas les effectifs ni la puissance de feu nécessaires pour affronter la Russie dans une guerre conventionnelle à armes combinées.
  • Toute utilisation d’armes nucléaires entraînera des représailles immédiates qui aboutiront très probablement à une guerre nucléaire totale impossible à gagner.

Voici donc la situation : que les politiciens occidentaux le comprennent ou non, les professionnels de l’armée connaissent tous la vérité : l’OTAN ne peut défendre AUCUN de ses membres contre une armée véritablement moderne. Pourquoi ?

Examinons les capacités dont disposent réellement les États-Unis et l’OTAN :

  • L’US Navy dispose d’une superbe force sous-marine (SSN et SSBN) capable de tirer un grand nombre de missiles de croisière relativement obsolètes (et de nombreux SLBM).
  • Une triade nucléaire encore très performante, bien qu’assez ancienne.
  • Un avantage conventionnel quantitatif (seulement !) sur la Russie
  • De superbes (mais très vulnérables !) capacités C4ISR
  • Une presse à imprimer permettant l’impression quasi infinie de dollars
  • Une élite compradore régnant sur tous les pays de l’OTAN/UE
  • La plus formidable machine de propagande de l’histoire

Que manque-t-il donc à l’OTAN pour être une force militaire crédible ?

De toute évidence, des « bottes sur le terrain« . Et je ne parle pas de quelques sous-unités de la 101ème ou de la 82AB ou des forces spéciales américaines ou même d’une soi-disant « brigade blindée » qui, en réalité, ne dispose pas des outils et de l’organisation adéquate pour être qualifiée de telle. Je parle d’une force de « guerre terrestre » capable de combattre un ennemi moderne et extrêmement déterminé.

[Aparté : si ce sujet vous intéresse, je me permets de vous recommander mon article « Déboulonner les clichés populaires sur la guerre moderne » écrit en 2016 mais qui reste majoritairement pertinent].

Les États-Unis, Israël et l’Arabie saoudite sont tous tombés dans le même piège : l’illusion qu’en dépensant des milliards et des milliards de dollars dans du matériel militaire massivement surévalué et massivement sous-performant, vous pourrez vaincre un ennemi supposé être « moins sophistiqué« . D’où la nécessité de recourir à :

  • Des forces proxy
  • Des compagnies privées de mercenaires
  • Des opérations psychologiques
  • La corruption

Tous ces éléments font partie intégrante de toute guerre moderne, mais dans le cas des États-Unis et de l’OTAN, ils ne font pas seulement partie d’un plan plus vaste, ils sont au cœur de toute opération des États-Unis et de l’OTAN, ce qui réduit considérablement leurs capacités réelles sur le terrain. En revanche, des pays comme la Russie ou l’Iran peuvent déployer des « bottes sur le terrain« , et des bottes très performantes (n’oubliez pas que les Iraniens sont ceux qui ont formé le Hezbollah !)

Que signifie tout cela en pratique ?

Cela signifie que même si les Russes décidaient de frapper un pays de l’OTAN, les tensions monteraient en flèche, mais il est hautement improbable qu’un président américain autorise une action susceptible d’entraîner une guerre nucléaire à grande échelle ! N’oubliez pas que pour la Russie, il s’agit d’une guerre existentielle, au même titre que la Seconde Guerre mondiale, alors qu’aucun dirigeant anglo-saxon n’oserait jamais lancer une attaque suicidaire contre les forces russes, qui entraînerait très probablement l’anéantissement total des États-Unis, du Royaume-Uni et de tout autre pays y participant (par exemple en hébergeant des armes à distance déployées à l’avant).

Cela signifie-t-il que nous devons anticiper une attaque russe contre la Pologne, la Roumanie ou le Royaume-Uni ?

Non, pas du tout. En fait, il serait très dangereux pour les Russes de ne laisser qu’un choix brutal à l’Hégémon : admettre la défaite ou se suicider. Et puisque les Russes ont la maîtrise de l’escalade (c’est-à-dire qu’ils ont des capacités équilibrées depuis le niveau de feu des armes légères jusqu’à une guerre nucléaire intercontinentale complète, avec toutes les étapes entre ces deux extrêmes), ils ne sont pas, contrairement aux États-Unis et à l’OTAN, coincés entre le choix de la capitulation ou du suicide.

Cela étant dit, il serait également erroné de supposer que la Russie « n’oserait jamais frapper un État membre de l’OTAN« . Les Polonais seraient peut-être prêts à parier leur avenir, voire leur existence, sur une telle déduction invalide, mais pas les gens du Pentagone ou d’autres centres de décision de l’Hégémon.

Conclusion

Douglas MacGregor a raison, la guerre de l’OTAN contre la Russie pourrait très bien aboutir à l’effondrement de l’OTAN et de l’UE qui, à leur tour, planteront un « dernier clou » officiel dans le cercueil d’un Hégémon déjà mort depuis longtemps et qui n’existe encore que grâce à son élan et à sa machine de propagande.

Je dirais que l’OTAN est déjà en train de s’effondrer sous nos yeux, un processus que les crises économiques, sociales, politiques et spirituelles qui frappent l’ensemble de l’UE ne feront qu’accélérer. Et, bien sûr, le plus étonnant dans tout cela, c’est que cet effondrement n’est pas le résultat d’un plan machiavélique concocté par les Russes, les Chinois ou les Iraniens, mais la conséquence directe de décennies de politiques véritablement suicidaires : ils l’ont fait eux-mêmes !

Maintenant, les Russes, les Chinois et les Iraniens attendent, observent (probablement en souriant) et planifient le monde multipolaire sans hégémonie qu’ils veulent créer, avec ou sans la participation des États-Unis et de l’Europe.

Andrei

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

La débâcle en chantant (2)

« Je suis favorable à un nouveau train de sanctions », piaffait le 4 avril notre chef de gare tricolore, « en particulier

Suicide européen aux marches de l’Ukraine?

Nous sommes au bord d'un suicide économique lié aux mesures prises à l'encontre de la Russie. Comment en est-on arrivé là, et à qui cela profite-t-il?

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Les États-Unis utilisent l’Ukraine comme « chair à canon »

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Adhésion de la Suède et de la Finlande à l’OTAN? Pas demain la veille…

Moins d’une semaine après avoir annoncé triomphalement que la Turquie ne s’opposait plus désormais à l’adhésion de la Suède et

La débâcle en chantant

Il est temps de se rendre à l’évidence : au fil des mois Joe Biden est devenu, grâce à sa

Je suis allé parler de vraie démocratie et de PCPP — processus constituant populaire permanent — sur la chaîne LIVRE NOIR

Bonjour,

C’est encore un média de droite qui me donne la parole pour parler de vraie démocratie : cette fois, c’est « Livre Noir », et je crois avoir défendu là quelques idées que je n’avais jamais évoquées ailleurs.

Je ne comprends rien aux titres que la chaîne a donnés à cet entretien : ni à celui de la vidéo, ni à celui de la vignette… Peut-être que vous arriverez à me les expliquer ? 🙂 Moi, j’aurais plutôt intitulé cette émission « Parler de vraie démocratie entre gens « de gauche » et gens « de droite » » ou « Pourquoi Citoyen journaliste complotiste est doublement un pléonasme »… Bon, je ne suis pas bon pour les titres, je le vois bien 🙂 mais vous allez m’aider à en trouver un meilleur, n’est-ce pas ? 🙂

Les commentaires sur la chaîne YT sont déjà nombreux ; il y en a là qui n’aiment vraiment pas (du tout) la démocratie, mais c’est parfois très intéressant à découvrir.

Je remercie les animateurs de cette chaîne pour leur gentille invitation. Je me permets de suggérer à leur équipe, si ça les intéresse (et s’ils arrivent à trouver un volontaire), d’organiser un débat à la loyale entre un connaisseur-défenseur du gouvernement représentatif et moi (moi qui conteste radicalement la légitimité de ce système de domination institué par les dominants eux-mêmes).

Il me semble qu’une fonction essentielle des vrais journalistes est de mettre en scène les conflits, pour éclairer l’opinion avec des controverses présentant les différents arguments en opposition.

Je n’arrive pas à comprendre le désintérêt (voire le dégoût) des médias de gauche sur ce sujet central (du processus constituant nécessairement populaire —en refusant surtout l’élection de l’assemblée constituante— pour produire une émancipation des opprimés au plus haut niveau du droit mais en partant du bas, une sorte d’auto-institution de la société), et ce silence (redoublé récemment d’hostilité) dure depuis 2005 (17 ans de silence, quand même) : pas un article dans le Diplo, ni dans Politis, ni dans l’Huma, ni sur LBSJS, ni nulle part à gauche dans les directions des partis, des syndicats, et chez les intellectuels ; je suis invité seulement dans les collectifs militants locaux, ça oui, et souvent. tout se passe comme si (une grande partie de) « la gauche » avait (très) peur d’un peuple aspirant à devenir souverain (et donc peur de toute forme véritable de démocratie).

Étienne.

PS : pour voir les (centaines de) commentaires sur YT, il faut cliquer ci-dessous sur le titre de la vidéo, en haut à gauche de l’image)

 

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REDESCENTE SUR TERRE – 3 juin 2022 — Le briefing hebdomadaire de Slobodan Despot

Personnellement, je suis abonné à l’Antipresse et je ne manque pas un briefing de Slobodan, chaque vendredi.

Je vous invite à voir celui de cette semaine, très éclairant comme d’habitude :

 


 
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REDESCENTE SUR TERRE
3 juin 2022, le briefing hebdomadaire de Slobodan Despot (@despotica)

Personnellement, je suis abonné à l’@antipresse_net et je ne manque pas un briefing de Slobodan, chaque vendredi.

Je vous invite à voir celui de cette semaine :https://t.co/VnQvzlp0Z0

— Étienne Chouard (@Etienne_Chouard) June 4, 2022


 


 
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