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La perquisition de la maison de Trump va saboter la campagne des Démocrates

Par : Wayan

Par Moon of Alabama – Le 9 août 2022

Au cours du week-end, les Démocrates ont finalement adopté leur assez médiocre loi budgétisant 430 milliards de dollars pour la réduction de l’inflation, ce qui ne réduira pas l’inflation car elle concerne surtout des mesures liées au climat et aux médicaments. Ils espèrent en tirer profit lors des élections de mi-mandat de novembre :

Les sénateurs Démocrates sortants en difficulté, comme Maggie Hassan du New Hampshire et Catherine Cortez Masto du Nevada, prévoient déjà des événements pour promouvoir la loi historique qu’ils ont adopté ce week-end. Les publicitaires Démocrates s’affairent à déverser un flot de spots publicitaires à ce sujet dans les principaux champs de bataille. Et la Maison-Blanche s’apprête à déployer des membres de son cabinet pour une campagne de promotion nationale.

 

Cette législation de grande envergure, couvrant le changement climatique et les prix des médicaments sur ordonnance, qui a été adoptée par le Sénat après plus d’un an d’hésitations douloureusement publiques, a donné le coup d’envoi d’un sprint frénétique de 91 jours pour vendre le paquet de mesures d’ici novembre – et convaincre un électorat de plus en plus sceptique à l’égard du pouvoir Démocrate.

Mais le jour même, le ministère de la Justice et le FBI ont donné aux Républicains un énorme point de ralliement qui augmentera de manière significative leur participation aux élections :

Des hordes de partisans de Donald Trump en colère ont envahi sa résidence de Mar-a-Lago hier soir, peu après qu’il soit rendu public que le FBI avait fouillé la propriété de l’ex-président dans le cadre d’une enquête visant à déterminer s’il avait transporté des documents confidentiels de la Maison Blanche à sa résidence de Floride.

 

Trump, qui a rendu publique la perquisition par une longue déclaration, a affirmé que des agents avaient ouvert le coffre-fort situé à son domicile et a décrit leur travail comme un « raid inattendu » qu’il a qualifié de « faute professionnelle« .

 

Il a accusé le FBI de faire du deux poids deux mesures, affirmant que le bureau avait « permis » à Hillary Clinton de « diluer dans l’acide » 33 000 courriels de l’époque où elle était secrétaire d’État.

 

Ceux qui sont dans son camp ont déclaré que le raid était une tentative claire de contrecarrer une éventuelle candidature à la présidence, en 2024.

 

Trump n’a pas officiellement annoncé sa candidature, mais les spéculations sur sa volonté de se représenter vont bon train. Elles ont été accentuées par son apparition au C-Pac ce week-end.

Le raid est assuré d’être couvert par de nombreux bulletins d’information. Il donnera à Trump un nouvel élan pour annoncer sa campagne :

Alors que Trump envisage de se présenter à la présidence pour la troisième fois, les implications de l’incursion du FBI à Mar-a-Lago pour son avenir politique sont considérables. Cela va-t-il renforcer son statut de martyr, incitant le Parti Républicain à se rallier à lui ? Ou s’agit-il du premier signe réel d’une myriade de difficultés juridiques, allant de la fraude électronique à la falsification des élections en Géorgie, en passant par l’attentat du 6 janvier, qui pourraient le mettre en difficulté ?

S’agit-il d’une « bombe » ? Les murs se rapprochent-ils (vidéo) de Trump ? Est-ce le « point de bascule » tant attendu qui marque le « début de la fin » pour Trump ?

Bien sûr que non.

Toutes les tentatives de faire tomber Trump avec des fausses accusations, du genre Russiagate ou autres, ont échoué. Quelques documents « classifiés« , probablement trouvés en possession de la personne qui, en tant que président, avait le pouvoir de les déclassifier, ne changeront rien.

Cette perquisition et les accusations qui vont avec ne feront que renforcer la détermination de Trump et de ses partisans à gagner :

L’avantage à court terme pour Trump, en tout cas, est clair. Il est une fois de plus au centre de l’attention politique à un moment où le président Joe Biden a remporté tant de victoires, la semaine dernière. Trump, qui est un maître du spectacle, va exploiter la perquisition du FBI pour en tirer toute la publicité qu’il peut en tirer.

Ce raid est probablement ce que Trump pouvait espérer de mieux :

Trump a clairement indiqué dans sa déclaration qu’il voyait dans cette perquisition une valeur politique potentielle, ce que certains de ses conseillers ont confirmé, en fonction des résultats de l’enquête.

 

Son équipe politique a commencé à envoyer des sollicitations de collecte de fonds en s’appuyant sur cette perquisition, tard dans la soirée de lundi.

Même les conservateurs qui n’aiment pas Trump verront dans cette affaire une tentative illégitime de la part des Démocrates d’empêcher une autre candidature de Trump à la présidence. Beaucoup s’y opposeront par principe, indépendamment de la personne visée.

La Maison Blanche affirme ne pas avoir été informée du raid. Beaucoup de gens en douteront.

Si l’Attorney General, Merrick B. Garland, n’a pas informé la Maison Blanche, il devrait être licencié pour sabotage politique de la campagne des Démocrates. Lancer une action hautement politique sans en informer le patron est inconcevable pour un ministre de la Justice.

Si la Maison Blanche a été informée, sa haine pour Trump a dû la pousser à cette très stupide erreur. Autoriser le raid à ce moment-là était la pire chose qui pouvait arriver aux Démocrates.

Ajout :

Il y a aussi ce sujet complotiste :

U.S. Ministry of Truth @USMiniTru – 12:57 UTC – Aug 9, 2022

Il n’est pas du tout suspicieux que l’avocat qui a défendu Jeffrey Epstein soit le juge qui a signé le mandat scellé pour autoriser le raid du FBI au domicile de Trump.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

Note du Saker Francophone

Cet article de RT confirme l’analyse de Moon of Alabama : « Plus d’un an d’enquête menée par une commission du Congrès et neuf audiences télévisées – emballées de manière experte par un ancien cadre d’ABC News – ont eu essentiellement un impact nul sur l’opinion publique au sujet de l’émeute du 6 janvier au Capitole américain, selon un nouveau sondage.

Le sondage de l’Université Monmouth, publié mardi, a montré que la commission de la Chambre des représentants dirigée par les Démocrates avait échoué dans ses efforts pour convaincre les électeurs que l’ancien président Donald Trump était responsable de l’intrusion au Capitole. Environ 38% des Américains pensent que Trump était « directement responsable« , contre 42% avant les audiences télévisées, selon le sondage.

« Les révélations sensationnelles faites pendant les audiences ne semblent pas avoir fait bouger l’aiguille de l’opinion publique sur la culpabilité de Trump, que ce soit pour l’émeute ou pour ses affirmations fallacieuses de fraude électorale« , a déclaré Patrick Murray, directeur du Monmouth University Polling Institute. »

Cet autre article montre la colère des Républicains : « Le chef de la minorité de la Chambre des représentants américaine, Kevin McCarthy (R-Californie), et d’autres législateurs républicains ont condamné l’administration du président Joe Biden pour avoir perquisitionné la résidence de Donald Trump en Floride, avertissant qu’ils enquêteront sur la politisation du ministère de la Justice (DOJ) lorsqu’ils reprendront le contrôle du Congrès. « Le ministère de la Justice a atteint un état intolérable de politisation« , a déclaré McCarthy lundi soir, quelques heures après que des agents du FBI ont exécuté un mandat de perquisition dans la résidence de Trump à Mar-a-Lago. « Lorsque les républicains reprendront la Chambre, nous effectuerons une surveillance immédiate de ce département, nous suivrons les faits et nous ne négligerons aucune piste. Procureur général [Merrick] Garland, conservez vos documents et libérez votre agenda.« 

Les derniers jours de « Joe Biden »

Par : hervek

Par James Howard Kunstler – Le 18 juillet 2022 – Source kunstler.com

La feuille de triche de Joe Biden donne des instructions détaillées pour prendre place, limitez les commentaires à 2 minutes - Les Actualites

C’est comme si notre pays était prisonnier d’un de ces manèges tourbillonnants adorés des foires de comté… sauf que le clébard criminel qui dirige le manège s’est assoupi dans un délire de fentanyl avec le moteur tournant à la vitesse maximale… et les enfants de tous âges enfermés dans les nacelles de cette machine infernale hurlent et vomissent à chaque rotation écœurante… tandis que les bras oscillants vieux d’un demi-siècle gémissent et vacillent à cause de la fatigue du métal sur leurs pivots grinçants… et soudain vient un craquement assourdissant de roues dentées, l’odeur d’huile brûlée, et les gémissements pathétiques de presque morts.

C’est nous. Un terrible accident d’état au milieu de l’été s’est abattu sur le Carnaval des USA, et la plupart sont trop hébétés pour le savoir. Qui a eu l’idée d’envoyer en Arabie Saoudite la poupée gonflable du président appelée « Joe Biden » ? Je ne peux qu’imaginer ce qui s’est passé dans la chambre en privé avec « JB » et MBS (prince héritier Mohammed bin Salman), autocrate virtuel de cette terre désertique gorgée de pétrole. Le visiteur américain a marmonné quelque chose en disant qu’il voulait un cornet de glace avant de se laisser aller à un regard catatonique à mille lieux.

« Comment ça marche, ce truc ? » MBS demande à son vizir en chef, le ministre des Affaires étrangères (en arabe, bien sûr), en gesticulant dédaigneusement vers la silhouette fantomatique enfoncée dans le fauteuil cossu en poils de chameau, à quelques mètres de là. « Joe Biden » est assis, immobile. Quelqu’un a oublié de le rembobiner, un « assistant » qui transporte l’Adderall du président. Le ministre des Affaires étrangères Faisal bin Farhan Al-Saud dit au patron : « Nous allons inventer une bouse de chameau pour la diffuser à CNN et à ses amis. Ils prendront n’importe quoi. »

C’est comme une scène de crime où les experts médico-légaux sont entrés. Le dirigeant saoudien et son entourage ne restent que trois minutes dans la pièce, le temps que le département d’État américain prenne suffisamment de photos pour prouver que « JB » était là et non pas fourré dans le sous-sol de sa maison de plage du Delaware pour le week-end, comme d’habitude. Les médias américains sont informés : L’Arabie saoudite accepte gracieusement d’augmenter sa production de pétrole entre 2025 et 2027 – un triomphe pour la diplomatie américaine, informe-t-on sur les réseaux. Air Force One s’envole vers son domicile à travers des nuages de désespoir. Les membres de l’équipe de la Maison Blanche passent le vol à mettre à jour leur curriculum vitae.

Je pense que nous avons assisté à la dernière apparition de « Joe Biden » sur une scène internationale. Il ne peut plus rien faire pour le Parti du Chaos. Il a fait tout ce qu’il pouvait pour détruire l’articulation avec lui comme prétendu chef d’État. La manœuvre de l’Ukraine est un échec, une erreur de calcul stupide qui était évidente dès le départ. Tout ce qu’elle a accompli, c’est de révéler la dépendance pitoyable de nos alliés européens à l’égard du pétrole et du gaz russes, sans laquelle leurs économies sont bel et bien ruinées. Les Russes se retrouvent avec le contrôle de la mer Noire et probablement aussi du grenier à blé de l’Ukraine. Donc, maintenant, l’Europe va mourir de faim et de froid.

Voulaient-ils vraiment se suicider comme ça ? Les populations de l’Allemagne, de la France, de l’Italie, des Pays-Bas, de l’Espagne et des autres pays souhaitent-elles simplement sombrer dans l’oubli ? Probablement pas. Nous entrons plutôt dans la saison des gouvernements renversés. Les larbins schwabenklausiens implantés un peu partout seront renversés, l’OTAN et l’Union européenne se dissoudront dans une ignominie impuissante, et les différents pays concernés devront renégocier leur destin, en renonçant aux conseils et à la coercition des États-Unis. Ils pourraient même devenir des adversaires des États-Unis, et non des alliés. Avez-vous oublié que nous avons mené deux guerres contre l’Allemagne il n’y a pas si longtemps ? Et tous ces pays se battent entre eux depuis l’âge de bronze, aussi.

L’histoire ne cesse de nous rappeler à quel point elle est farceuse. Une étrange et terrible inversion s’est produite dans ce Quatrième Tournant. D’une manière ou d’une autre, la Russie de M. Poutine représente ce qui reste de l’État de droit international, tandis que les démocraties occidentales s’enfoncent davantage dans un marasme de despotisme détraqué. De toute façon, ils sont trop occupés à mener la guerre contre leur propre peuple pour même faire semblant d’aider leurs proxies ukrainiens. « Joe Biden » a englouti près de 60 milliards de dollars dans la machine à blanchir l’argent ukrainien depuis février, ce qui ne fera que recracher des capitaux hallucinés sur des marchés financiers de plus en plus désordonnés. Regardez : les indices sont en hausse dans le monde entier ce matin. Pourquoi ? Parce que les affaires mondiales sont si bonnes ? Je ne crois pas.

À l’approche de l’automne, nous devons nous attendre à voir le désespoir flagrant de la clique derrière « Joe Biden ». Leur machine de propagande se déchaîne sur le changement climatique et l’hystérie Covid renouvelée. Il y a toujours des vagues de chaleur au milieu de l’été. CNN se dit choquée qu’il fasse plus de 38 degrés Celcius au Texas. Vraiment ? Vous n’avez jamais vu ça avant ? Pendant ce temps, derrière les nouvelles sur les sous-variants émergents d’Omicron, les blessures et les décès dus aux vaccins augmentent et le CDC fait semblant de ne pas le remarquer. Ils mentent comme d’habitude. Vous êtes habitué à cela. Vous prétendez que c’est normal. Vous avez oublié qu’il n’en a pas toujours été ainsi. Bientôt, cela aura de l’importance.

James Howard Kunstler

Pour lui, les choses sont claires, le monde actuel se termine et un nouveau arrive. Il ne dépend que de nous de le construire ou de le subir mais il faut d’abord faire notre deuil de ces pensées magiques qui font monter les statistiques jusqu’au ciel.

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

Ce que les présidents disent n’a pas d’importance. C’est la réalisation politique qui compte

Par : Wayan

Par Moon of Alabama – Le 30 juillet 2022

Hier, les 28 et 29 juillet 2022, trois entités indépendantes ont affirmé le fait évident que le président des États-Unis n’est qu’une marionnette de façade qui n’a pas le pouvoir de tenir les promesses qu’il fait lors de ses diverses interactions avec des dirigeants étrangers. Les dangers qui découlent de cet état de fait sont énormes mais rarement relevés.

Andrew Bacevich, qui dirige l’Institut Quincy, écrit :

Quelque chose de beaucoup plus grand que POTUS – appelez-le Complexe Militaro Industriel ou État profond – a de facto un droit de veto sur toutes les questions liées à la sécurité nationale.

Écrivant dans le New York Times, le vétéran correspondant étranger Edward Wong rapporte que « l’approche de l’administration Biden en matière de priorités stratégiques est étonnamment cohérente avec les politiques de l’administration Trump. »

Ce qui devrait être surprenant à ce stade, c’est la surprise de Wong.

En pratique, le pouvoir exercé par l’homme le plus puissant du monde s’avère être assez limité. Des facteurs nationaux et internationaux limitent la liberté d’action du président.

Deux facteurs se distinguent, l’un structurel et l’autre idéologique.

Le facteur structurel fait référence aux institutions dont le bien-être dépend du maintien d’arrangements qui ont été dévolus pendant la guerre froide et ont survécu à la fin de celle-ci. Appelez-le comme vous voulez – le Blob, l’État profond, le complexe militaro-industriel au Congrès – il exerce un droit de veto de facto sur toutes les questions liées à la politique fondamentale de sécurité nationale des États-Unis.

Le facteur idéologique repose sur les revendications explicites ou tacites de l’exceptionnalisme américain : Il incombe aux États-Unis de diriger le monde, le leadership tendant dans la pratique à devenir synonyme de primauté mondiale et la primauté tendant à être exprimée en termes militaires.

En ce qui concerne le récent appel de Joe Biden au président chinois Xi Jinping, Yves Smith de Naked Capitalism avance un argument similaire :

Les dirigeants nationaux n’ont jamais une liberté d’action totale ; même les autocrates ont des circonscriptions ou des blocs de pouvoir qu’ils doivent apaiser. Aux États-Unis, il est devenu évident que le président n’a qu’une liberté limitée en matière de politique étrangère ; ce sont les militaires et les services de renseignement qui décident. C’est pourquoi, par exemple, Obama a été en mesure de contrecarrer les projets d’escalade de Clinton en Syrie. Mais le revers de la médaille est que les présidents qui veulent améliorer les relations avec leurs ennemis jurés n’arrivent à rien. Dans les interviews d’Oliver Stone, Poutine raconte qu’il a eu des discussions productives avec Bush et qu’ils se sont mis d’accord sur des mesures concrètes de désescalade. Le suivi est resté sans réponse. Finalement, Poutine a reçu une réponse écrite en langue de bois. Cet exemple et d’autres ont amené Poutine à conclure que les présidents américains sont les otages d’intérêts bureaucratiques et commerciaux.

Biden est un président visiblement très faible. Et il semble que cela ait permis aux néoconservateurs d’avoir une influence encore plus grande que d’habitude sur la politique étrangère.

On suppose que Xi doit comprendre ce facteur. Pourtant, selon les informations chinoises, Xi part de principes nobles pour affirmer que les États-Unis et la Chine, en tant que grandes puissances mondiales, ont le devoir de promouvoir la paix, le développement mondial et la prospérité. À partir de là, Xi estime que considérer la Chine comme un rival stratégique revient à « mal percevoir » les relations entre les États-Unis et la Chine et à induire la communauté mondiale en erreur.

À qui Xi s’adresse-t-il lorsqu’il s’exprime de la sorte ? Ce n’est certainement pas à Biden.

Le jour même où Yves publiait cet article, le Global Times, le principal organe de presse international du Parti communiste chinois, reconnaissait l’incapacité de Biden à tenir ses promesses en publiant un éditorial qui faisait la même observation :

Non seulement les relations sino-américaines n’ont pas réussi à se sortir de la situation critique créée par le précédent gouvernement américain, mais elles ont stagné et se sont même détériorées. La raison en est que les déclarations positives du président Biden ne se sont pas traduites par des actions concrètes de la part des États-Unis. En d’autres termes, du point de vue de nombreux Chinois, il y a quelque chose qui ne va pas dans l’exécutif à Washington.

Pour la prochaine étape, la partie américaine devrait traduire l’élan positif formé lors de ces derniers échanges en une dynamique qui reflète pleinement la capacité d’exécution, prendre sérieusement en considération les déclarations de la Chine sur les voies stratégiques qui sont rationnelles et conformes aux intérêts et aux préoccupations des deux pays, rencontrer réellement la Chine à mi-chemin, gérer et développer correctement les liens sino-américains. En particulier, les États-Unis doivent faire preuve d’une capacité de comportement positif sur les questions essentielles qui ont un impact majeur sur les relations bilatérales.

Dans ce contexte, il est intéressant de voir les leçons de bonne conduite données par le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, au sous-fifre qui joue le rôle de son homologue à Washington :

Les ministres ont discuté des développements actuels en Ukraine. Sergueï Lavrov a exposé les approches de principe de la Russie dans le contexte de l’opération militaire spéciale en République populaire de Donetsk, en République populaire de Lougansk et en Ukraine. Il a souligné que ses objectifs et ses tâches seront pleinement atteints.

Lavrov a déclaré que les sanctions américaines aggravaient la situation et que les promesses américaines d’accorder des exemptions aux expéditions de produits alimentaires russes ne s’étaient pas concrétisées.

Quant à l’échange potentiel de prisonniers entre les pays, M. Lavrov a vivement conseillé un retour au dialogue professionnel dans le cadre d’une « diplomatie discrète« , sans fuites médiatiques douteuses.

Aïe.

En examinant l’appel Blinken-Lavrov, l’ancien diplomate indien M.K. Bhadrakumar se demande :

Biden ne devrait-il pas s’adresser directement à Poutine ?

Des conversations comme celle d’hier souffrent d’être totalement opaques. Blinken n’arrive même pas à formuler les questions de fond qui préoccupent Biden, c’est à dire les fissures dans l’unité occidentale.

Curieusement, l’équipe Biden est confronté à deux situations de crise au potentiel explosif en ce moment – en Ukraine et à propos de Taïwan. En effet, il est clair comme de l’eau de roche que ces deux situations ont été précipitées par Washington. Pourtant, la manière dont Biden les gère ne pourrait pas être plus différente.

Dans le cas de Taïwan, Biden n’a pas hésité à appeler le président chinois Xi Jinping pour apaiser les tensions. Mais il a choisi une voie différente pour communiquer avec le président Vladimir Poutine.

Certes, après six mois de conflit en Ukraine, Biden a finalement décidé de prendre le taureau par les cornes et de reprendre des contacts de haut niveau avec Moscou. Mais il a choisi de communiquer avec Poutine par l’intermédiaire de son secrétaire d’État !

Le problème est que, bien que les relations entre les États-Unis et la Chine soient tendues, Biden ne les a jamais portées à un niveau personnel. Il n’a jamais utilisé de termes désobligeants pour contrarier Xi Jinping, comme il l’a fait à plusieurs reprises avec Poutine.

Biden a-t-il tenu ses promesses concernant Taïwan ? Il est évident qu’il ne l’a pas fait. Un coup de fil avec lui est plutôt inutile.

Le problème d’un appel à Moscou n’est pas que Biden a dénigré et insulté Poutine. Le président russe est un professionnel. Il ne prend pas ce genre de choses personnellement. Ce qui lui importe, c’est que les choses soient faites, que les promesses faites soient tenues. Le vrai problème, comme le disent les trois premiers auteurs cités ci-dessus, est que Biden n’a pas son mot à dire sur à peu près tout.

Biden pourrait empêcher le voyage fantaisiste mais dangereux de Nancy Pelosi à Taïwan en annulant simplement son passeport pour des raisons de sécurité nationale. Il existe un précédent sanctionné par la Cour suprême pour faire cela. Au lieu de cela, il risque une réponse militaire massive de la part de la Chine.

Quant à Blinken, au cours des deux dernières décennies, il n’a été guère plus que le garçon de courses de Biden, un petit joueur sans réelle influence dans la bureaucratie de l’État profond. Là-bas, ce sont les Victoria Nuland et autres néocons intrigants qui mènent la danse. Ils portent les griefs subjectifs de leurs grands-parents et cherchent à les venger, quel qu’en soit le prix.

Tout président qui veut réellement diriger les politiques américaines doit être un dur à cuire brutal. Il doit impitoyablement licencier des gens à gauche et à droite dès qu’ils pensent même à saboter une politique déclarée officiellement. Cela doit être fait jusqu’au troisième et quatrième niveau du département d’État, des services de renseignement et des bureaucraties du Pentagone. Le département de la justice et les services fiscaux internes doivent être utilisés pour garder le Congrès sous contrôle. Tout sénateur, représentant ou personnel qui tente de résister à l’ordre du jour doit être publiquement exposé comme l’égoïste totalement corrompu qu’ils sont tous.

Ce serait alors considéré comme une « dictature » ?

Eh bien, regardez comment Xi Jinping et Vladimir Poutine gèrent leurs affaires, en grande partie grâce à la bienveillance de leur peuple. Tous deux ont été réélus par leurs électeurs respectifs.

Il n’y a aucune chance que Joe Biden le soit.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

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