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Les petites victoires de Biden

Par : hervek

Par Dmitry Orlov – Le 8 septembre 2021 – Source Club Orlov

Kamala Harris dépose des fleurs devant un monument à la mémoire du Viet Cong qui a abattu John McCain.

Pour un nourrisson, la victoire peut consister à cracher une bouchée de nourriture plus loin que jamais auparavant ; pour un homme adulte dans la force de l’âge, la victoire peut consister à coucher avec une belle femme ; et pour quelqu’un de l’âge de Joe Biden, la victoire peut consister à réussir à aller à la selle. Ne perdons pas de vue ces relativités lorsque nous considérons la sortie victorieuse de l’Amérique de l’Afghanistan et ses prochaines sorties victorieuses de l’Irak, de la Syrie, de l’Ukraine, du Kosovo, d’Israël, de Taïwan, du Qatar, d’Okinawa, de Guam, de Porto Rico, des îles Vierges et de l’Alaska, pour n’en citer que quelques-unes.

Un fait bien connu à propos des États-Unis est que leurs politiques nationales en général, et leur « truc de vision » (comme George Bush-père l’appelait) en particulier, sont formulées par des diplômés en « liberal arts » des écoles de la Ivy League. Leur formation consiste généralement à lire et à réfléchir à certains livres, mais leurs listes de lecture ont tendance à être plutôt courtes. Cependant, elles comprennent toujours deux titres : 1984 de George Orwell et Brave New World d’Aldous Huxley. De façon perverse, ils s’en souviennent non pas comme des anti-utopies édifiantes, mais comme des manuels d’instructions, surtout pour 1984, et agissent en conséquence.

Rappelez-vous que sur le mur du Ministère de la Vérité de George Orwell étaient inscrits trois slogans :

LA GUERRE, C’EST LA PAIX
LA LIBERTÉ C’EST L’ESCLAVAGE
L’IGNORANCE EST UNE FORCE

En 2014, il m’était apparu que ces slogans s’appliquaient un peu trop bien au mode de fonctionnement de l’establishment de Washington, DC, et j’ai suivi ses progrès à la lumière de cette prise de conscience depuis lors, avec d’excellents résultats.

La guerre est certainement la paix : il suffit de voir à quel point l’Irak, l’Afghanistan, le Yémen, le Kosovo, la Libye, la Syrie et l’Ukraine sont devenus pacifiques grâce à leurs efforts de pacification. Les seuls écarts par rapport à la paix absolue qui pourraient se produire là-bas sont liés au fait que tout le monde n’a pas été contraint de devenir un réfugié et que certaines personnes tentent encore de vivre sur place. Cette situation devrait se résoudre d’elle-même, notamment en Ukraine, où les gens sont désormais confrontés à la perspective de survivre à un hiver froid sans chauffage.

La liberté est en fait un esclavage : pour profiter de leur « liberté », les Américains passent la majeure partie de leur vie à rembourser leurs dettes, qu’il s’agisse d’un prêt hypothécaire, de dettes médicales contractées à la suite d’une maladie ou de prêts étudiants. Ils peuvent aussi en profiter en pourrissant en prison. Ils travaillent également de plus longues heures avec moins de congés et des avantages sociaux plus mauvais que dans n’importe quel autre pays développé, et leurs salaires n’ont pas augmenté depuis deux générations.

Et ce qui maintient tout cela, c’est le fait que l’ignorance est en fait vraiment une force ; si ce n’était pas l’ignorance écrasante et délibérée des Américains, à la fois de leurs propres affaires et du monde en général, ils se seraient déjà rebellés, et le château de cartes (comme l’appelle George Bush-fils) se serait écroulé.

Mais il y a un quatrième slogan qu’ils doivent ajouter au mur du ministère de la Vérité de Washington. Il s’agit de :

LA DÉFAITE EST UNE VICTOIRE

Le caractère grotesque des trois premiers slogans peut être atténué de diverses manières. Il est difficile de prétendre que les engagements américains en Irak, en Afghanistan, au Yémen, en Libye, en Syrie ou en Ukraine ont produit la « paix », mais divers fonctionnaires menteurs et autres télétubbies nationaux trouvent encore possible de prétendre qu’ils ont en quelque sorte évité des dangers plus graves (totalement inventés) comme les « armes de destruction massive » irakiennes et syriennes ou Oussama Ben Laden qui, depuis sa grotte de Tora Bora, en Afghanistan, a fait tomber à distance encore plus de grattes-ciel à New York. Ce qu’ils ont produit, c’est une guerre sans fin financée par une dette galopante menant à la ruine économique. Cela devient de plus en plus difficile à ignorer, mais l’ignorance aide beaucoup ici.

De même, il est possible, bien qu’un peu maladroit, de prétendre que l’esclavage est une liberté – parce que, voyez-vous, une fois que vous vous êtes acquitté de vos devoirs d’esclave, vous pouvez rentrer chez vous et lire toutes les absurdités que vous voulez sur un blog ou un autre. C’est, bien sûr, tout à fait idiot ; vous pouvez vous bourrer la tête de toutes les « connaissances » que vous voulez, mais si vous essayez de les mettre en pratique, vous découvrirez rapidement que vous n’y êtes pas autorisé. « Retourne dans le rang, esclave ! » Vous pouvez aussi prendre le contre-pied et prétendre que la liberté est réservée aux fainéants tandis que nous, les gens productifs, devons nous précipiter d’une activité programmée à l’autre, en obligeant également nos enfants à vivre selon un calendrier tout aussi serré, en évitant les « temps non structurés » comme la peste, et que cela n’a rien à voir avec l’esclavage. Rien du tout. Même pas un peu. « Personne ne me dit ce que je dois faire ! » (Baisse les yeux sur le smartphone pour voir ce qu’il y a ensuite sur la liste des choses à faire aujourd’hui).

Avec l’ignorance, nous n’avons même pas besoin d’en faire l’apologie : les ignorants sont parmi les personnes les plus savantes de la terre – selon eux. Je l’ai constaté tout le temps dans les centaines de commentaires de blogs publics que j’ai dû supprimer (avant de les désactiver) ; ceux qui commençaient par « Vous devez sûrement savoir que [quelque chose que je ne sais pas] » ou « Tout le monde devrait maintenant savoir que [quelque chose qui n’est pas clair] » étaient particulièrement amusants. Certains jours, j’ai trouvé cette ignorance presque accablante, et l’ignorance est en effet une force.

Mais il est très difficile de prétendre que la défaite est une victoire, et c’est là que réside un grand défi pour l’establishment de Washington, DC. Lorsqu’ils sont victorieux, vos dirigeants peuvent faire ce qu’ils veulent avec le monde ; lorsqu’ils sont vaincus, le monde fait ce qu’il veut avec eux. C’est quelque chose qui est difficile à cacher : vos dirigeants disent ce qu’ils veulent faire, et ensuite ils réussissent ou échouent. Lorsqu’ils échouent, ils essaient toujours d’appeler cela un succès, mais si vous regardez leur déclaration d’intention initiale, puis les résultats, et que les deux ne correspondent pas du tout, alors cela ressemble un peu à une sorte de défaite, peu importe comment ils se tordent et se tortillent.

C’est une bonne chose, car avec toute la propagande diffusée par le ministère de la Vérité, il est difficile pour le commun des mortels de déterminer la nature des « faits sur le terrain », mais lorsqu’il s’agit de victoire ou de défaite, vous pouvez généralement vous fier au rectum du cheval. Oui, les consultants en relations publiques du ministère peuvent toujours prétendre que « nous avons forcé l’ennemi à nous faire un massage en profondeur gratuit de nos glutei maximi« , mais un élève précoce de maternelle peut toujours décoder cela en « Nous nous sommes fait botter le cul ». Ainsi, dans le cas de l’Afghanistan, la plupart des gens, lorsqu’ils entendent que les États-Unis sont entrés dans le pays il y a 20 ans pour se débarrasser des talibans et qu’ils viennent juste de le quitter, après avoir dépensé des milliers de milliards de dollars, en rendant l’Afghanistan aux talibans avec 90 milliards de dollars d’armes gratuites et de nombreux otages américains (actuellement piégés à l’aéroport de Mazar-e-Sharif), peuvent très bien faire le rapprochement et appeler cela une défaite humiliante.

Les étudiants en « liberal arts », venez à la rescousse ! Au cours de l’obtention de leurs diplômes ridiculement hors de prix de l’Ivy League, ils se sont familiarisés avec la théorie de la critique, qui leur a appris que l’objectivité est subjective. Par conséquent, pour transformer la défaite en victoire, il suffit de choisir le bon sujet. Si le commandant en chef croit que la mission a été une victoire, qui sommes-nous pour discuter ?

Joe Biden : « Nous avons réalisé l’un des plus grands ponts aériens de l’histoire, avec plus de 120 000 personnes évacuées en lieu sûr. … Seuls les États-Unis avaient la capacité, la volonté et les moyens de le faire, et nous l’avons fait aujourd’hui. … L’extraordinaire succès de cette mission est dû à l’incroyable compétence, à la bravoure et au courage désintéressé de l’armée américaine, de nos diplomates et des professionnels du renseignement. »

Vous pourriez être tenté de mettre cela sur le compte de la sénilité, et peut-être le devriez-vous, mais vous devez réaliser qu’il ne s’agit pas simplement des divagations d’un vieux fou. Non, c’est de la sénilité stratégique. Rappelez-vous, à l’âge de Biden, la mesure du succès est une défécation réussie, et il ne laissera rien s’y opposer. Et pour les manipulateurs de Biden, le succès réside dans le fait d’avoir réussi à choisir un homme de paille pour qui la défaite est une victoire, ce qui est très certainement le cas, car selon la théorie critique de quelque chose d’autre, l’objectivité est subjective.

L’Afghanistan est loin d’être la seule victoire de Joe Biden ; si vous l’observez attentivement, vous vous rendrez compte qu’il remporte des victoires similaires presque tous les deux jours. Il a victorieusement dormi pendant une réunion avec le nouveau Premier ministre israélien Naftali Bennett, comme c’était la chose intelligente à faire pour lui. Bennett a apporté de terribles nouvelles :  » Les Syriens ont appris à abattre plus de 90 % des roquettes israéliennes en utilisant leurs systèmes de défense aérienne russes mis à jour (S1 Pantsyr et Buk-M2Э). Il ne s’agit même pas des systèmes russes haut de gamme dont disposent les Iraniens ; ceux-ci auraient pu abattre les avions israéliens qui avaient lancé les roquettes au-dessus du Liban. Que faisons-nous, M. le Président ? » Que devait faire Biden, reconnaître sa défaite ? Bien sûr que non ! Au lieu de cela, il s’est gentiment assoupi.

Ou prenez sa rencontre avec le président ukrainien Vladimir Zelensky, un clown, qui s’est présenté pour quémander un peu d’argent pour son numéro de clown consistant à « tenir tête à l’agression russe ». Le vieux cerveau de Biden, dont les neurones fonctionnent de moins en moins chaque jour, a tendance à tracer des lignes droites entre deux points quelconques, et il a donc appelé Zelensky, Lewinsky, comme Monica Lewinsky, qui offrait certains services sexuels dans le Bureau ovale, que Zelensky serait trop heureux d’offrir en échange d’une tape sur la tête et d’un peu d’argent, mais Biden est trop vieux pour cela.

Zelensky a également apporté une terrible nouvelle : « Les Russes ont terminé leur gazoduc NordStream 2 vers l’Allemagne et n’utiliseront plus l’Ukraine comme Pipelineistan pour acheminer leur gaz vers l’UE ; en conséquence, les Ukrainiens ne pourront plus siphonner le gaz russe et mourront de froid dans le noir. Que faisons-nous, Monsieur le Président ? » La brillante réponse de Biden a été du style « Franchement, mon chère, je m’en fous ». Selon Victoria Nuland, les États-Unis ont dépensé 5 milliards de dollars pour faire de l’Ukraine une démocratie moderne et dynamique, et maintenant ceci : une autre victoire !

J’espère que vous êtes dûment impressionnés par l’idée brillante de la sénilité stratégique ; mais attendez, il y a plus ! La sénilité stratégique de Biden est soutenue par l’incompétence stratégique. C’est le cas de Kamala Harris : les primaires démocrates avaient montré qu’elle était éminemment inéligible, mais ce problème a été résolu en faisant en sorte que les machines à compter les votes par correspondance fassent « brrr ». Et maintenant, elle vole autour du monde, faisant des acrobaties comme déposer des fleurs au mémorial des courageux guerriers vietnamiens qui ont abattu John McCain et démontrant généralement qu’il y a un vent frais qui souffle entre ses oreilles.

Harris semble être une sorte de call-girl exotique. Elle a un rire de jeune fille et sait comment bouger ses hanches comme il faut, et quel dirigeant mondial ne voudrait pas dormir… pendant une réunion avec elle. Mais vous auriez tort de penser qu’elle fait simplement une erreur ; non, elle démontre son incompétence stratégique. Son rôle est d’offrir aux Américains un choix : soit supporter Joe, sa sénilité stratégique et ses selles victorieuses, soit le faire remplacer par quelqu’un qui ricanera et se trémoussera sans réfléchir d’une défaite à l’autre, les qualifiant de victoires parce que c’est ce qui est écrit sur le téléprompteur.

À la lumière de tout cela, que doit faire le peuple américain ? Eh bien, ils pourraient simplement déclarer que l’Empire américain est une chose raciste et maléfique construite par des hommes blancs fanatiques, et alors son effondrement serait une victoire plutôt qu’une défaite. Après tout, cela va dans le sens de ce qu’on a appris aux Soviétiques à penser de leur pays il y a 30 ans, et lorsque l’URSS s’est effondrée, cela a été présenté comme une grande victoire. Bien sûr, environ 10 millions de personnes sont mortes dans la violence et le désespoir qui ont suivi, mais je suppose que l’on pourrait appeler cela une vision indûment négative d’un événement historique important et inspirant, car, voyez-vous, selon la théorie critique de d’une chose ou l’autre, l’objectivité est subjective.

Dmitry Orlov

Le livre de Dmitry Orlov est l’un des ouvrages fondateurs de cette nouvelle « discipline » que l’on nomme aujourd’hui : « collapsologie » c’est à-dire l’étude de l’effondrement des sociétés ou des civilisations.

Il vient d’être réédité aux éditions Cultures & Racines.

Il vient aussi de publier son dernier livre, The Arctic Fox Cometh.

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

On plonge dans le noir

Par : hervek

Par James Howard Kunstler – Le 27 Août 2021 – Source kunstler.com

Il serait cruel d’accabler les lecteurs d’une dénonciation avec plus d’opprobre du personnage pathétique qui prétend diriger la nation, mais il serait juste de se demander ce qu’il faut faire à son sujet. On a l’impression que « Joe Biden » dérape vers la résignation. Son langage corporel suggère la défaite. Lorsque le journaliste Peter Doocy l’a interrogé jeudi soir en direct sur les treize soldats américains qui se sont fait exploser devant l’aéroport de Kaboul, il s’est replié devant les caméras comme un accordéon cassé. Mauvaise optique, comme on dit dans le milieu de la manipulation. Et ce, après avoir fait attendre le pays pendant cinq heures et demie avant même de faire une apparition lorsque la nouvelle de l’attentat a été annoncée.

Ses managers ont installé une « pilule empoisonnée » nommée Kamala Harris comme vice-présidente, et même les membres de son propre parti ont des vapeurs à la simple pensée fugitive de la voir essayer de diriger le pays, gloussant d’une crise à l’autre. Pendant ce temps, la VIP a écourté sa tournée en Asie du Sud-Est, se précipitant pour aider le gouverneur de Californie Gavin Newsom lors d’un rassemblement pour combattre son vote de rappel… mais elle a ensuite interrompu sa mission de sauvetage de Newsom pour s’envoler vers Washington. Faire campagne électorale pendant la plus grande crise d’otages de l’histoire des États-Unis est probablement synonyme de mauvaise image. Elle passera vraisemblablement les jours à venir à se tenir prête sur les développements, à portée de main de la fiole de Xanax – tandis qu’un groupe de gros bonnets du parti l’implore d’invoquer le 25e amendement.

Certains de ces gros bonnets, y compris les dirigeants des partis derrière « Joe Biden », pourraient être en train de préparer une opération soignée dans laquelle « Joe Biden » démissionne, Mme Harris est élevée au rang de POTUS… Mme Harris nomme Barack Obama vice-président… puis Mme Harris démissionne, faisant de l’ex-président populaire un nouveau président. Le 22e amendement empêche seulement les présidents d’être élus plus de deux fois, pas d’être nommés par hasard. Oseraient-ils ? Eh bien, pourquoi pas ? Ils ont osé organiser des détournements d’élections assez audacieux en 2020.

Une chose sur laquelle vous pouvez compter, la situation a le potentiel de devenir bien pire, à la fois pour la nation et pour « Joe Biden ». Nos nouveaux « partenaires » talibans, chargés d’assurer la sécurité à l’intérieur et autour de Kaboul, pourraient se révéler moins fermes dans leurs fonctions que prévu. Le bain de sang de jeudi laisse entrevoir leurs insuffisances. Le nombre d’Américains bloqués en Afghanistan reste hypothétique, un millier… six mille… personne ne semble le savoir. De plus, Dieu seul sait combien de membres du personnel civil de l’OTAN, d’employés d’ONG internationales et d’autres personnes, disons, occidentales, restent coincés.

Les attentats-suicides de ISIS ont également constitué une déclaration assez audacieuse. Si l’on se risque à dire que nos nouveaux partenaires talibans ne sont pas des gentlemen, comment décririez-vous les cadres d’Al-Qaïda et de ISIS ? De piètres sportifs ? Ruffians ? Misogynes ? Ils ont désormais la mainmise sur Kaboul, la possibilité de faire du porte-à-porte et d’éliminer les Occidentaux, ce qu’ils considèrent probablement comme amusant. Vous souvenez-vous des choses qu’ils aimaient faire à leurs prisonniers il y a quelques années ? Leur couper la tête. (Remarquez que je n’ai pas dit hacher.) Les faire rôtir dans des cages. Cela pourrait commencer d’une minute à l’autre. Et quoi alors, « Joe Biden » ?

Mais, alors, peut-être que quelque chose d’autre se produit, quelque chose de plutôt choquant : un jeu pour destituer le président actuel par des moyens peu orthodoxes, disons, un soulèvement de parties apparemment extérieures au gouvernement américain, y compris un groupe choisi d’officiers militaires américains actuels et anciens ? Un hiatus extraordinaire dans les procédures habituelles de longue date autour du transfert du pouvoir ? Je ne peux pas en dire plus parce que je n’en sais pas plus – sauf qu’il y a des rumeurs dans le vent et que c’est un moment au moins aussi sombre de notre histoire que Valley Forge, Fort Sumter, Pearl Harbor, 9/11. On ne saurait trop insister sur le fait que certaines personnes ingénieuses sont très mécontentes de la situation actuelle.

N’oublions pas que « Joe Biden » doit encore faire face à d’autres adversités. Les résultats de l’audit des élections en Arizona peuvent être publiés à tout moment. Ils indiqueront que le vote officiellement certifié du 3 novembre 2020 dans le comté de Maricopa ne ressemble guère à ce qui a été découvert par un examen scrupuleux et exhaustif des bulletins de vote. Le résultat sera une puissante intimidation que peut-être « Joe Biden » est arrivé à son dernier poste fédéral par des moyens infâmes… provoquant des mouvements dans d’autres États pour revoir leurs conclusions certifiées de 2020, aussi. L’image sera mauvaise.

Ensuite, il y a l’hystérie actuelle du Covid 19, un fiasco mondial de données truquées et de méfaits mortels. « Joe Biden » est déterminé à faire vacciner tout le monde dans le pays avec des cocktails pharmaceutiques à propos desquels le public a des raisons d’être sceptique. Nous savons que ces injections d’ARNm ont provoqué plus d’effets indésirables graves et de décès que tout ce qui était auparavant appelé « vaccin ». Il y a des raisons de croire que le nombre de ces mésaventures est, malgré tout, largement sous-déclaré.

Il y a de nombreuses raisons de suspecter le nombre de cas de Covid-19 rapportés. Les tests PCR ont été jugés non fiables, et pourtant le corps médical est autorisé à les utiliser jusqu’en décembre. C’est comme ça qu’on calcule encore le nombre de cas ? Je n’ai entendu parler d’aucune autre méthode. Et si un nombre important de cas de Covid n’était pas du tout du Covid, mais plutôt des réactions aux protéines de pointe chez les personnes déjà vaccinées ? Je pense qu’un grand nombre d’entre eux ne sont que cela. Et n’est-il pas clair maintenant que le fait de « vacciner » la moitié de la population n’éradique pas la maladie, mais crée plutôt davantage de variantes résistantes à ces concoctions d’ARNm ? Les nations du monde qui sont les plus vaccinées sont aussi celles qui ont les taux les plus élevés de cas de Covid.

Et « Joe Biden » remue ciel et terre pour que chaque entreprise et institution américaine contraigne ses employés à se faire vacciner. Avez-vous la moindre idée de l’état d’énervement de la nation à ce sujet – sans parler de l’avalanche de mensonges diffusés depuis deux ans par les responsables de la santé publique et les médias d’information sur les véritables origines de la maladie et des « vaccins » à ARNm ? Il est évident que cette prétendue pandémie est devenue une excuse pour bousculer les gens.

Les événements se précipitent au galop, et ce sont les événements qui commandent maintenant, pas les personnalités. « Joe Biden » a encore des jours devant lui dans le bureau ovale. Ce n’est vraiment qu’une question de comment il sera écarté… et de qui le remplacera. Les personnes qui l’ont installé dans ses fonctions et tous ses partisans électoraux ont-ils des remords d’achat ? C’est ce que nous allons découvrir. Voici la déclaration d’un des principaux blogueurs de la gauche politique :

J’ai avalé ces mots… syllabe par syllabe. Je me sens submergé de gratitude pour les adultes dans la pièce.

James Howard Kunstler

Pour lui, les choses sont claires, le monde actuel se termine et un nouveau arrive. Il ne dépend que de nous de le construire ou de le subir mais il faut d’abord faire notre deuil de ces pensées magiques qui font monter les statistiques jusqu’au ciel.

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

Biden est il en train de perdre l’Arabie saoudite ?

Par : Wayan

Par William Engdahl − Le 6 septembre 2021 − Source New Eastern Outlook

L’ignominieux retrait américain d’Afghanistan a creusé un trou dans le système de domination globale américain d’après 1945, un vide de pouvoir qui aura probablement des conséquences irréversibles. Pour l’instant, on peut se demander si les stratèges de Biden à Washington – car il ne fait manifestement pas de politique – ont déjà réussi à perdre le soutien de son plus gros acheteur d’armes et de son allié stratégique régional, le Royaume d’Arabie saoudite. Depuis les premiers jours de l’investiture de Biden, fin janvier, la politique américaine pousse la monarchie saoudienne à opérer un changement radical de sa politique étrangère. Les conséquences à long terme pourraient, elles aussi, être énormes.

Dès la première semaine de son entrée en fonction, l’administration Biden entamait un changement radical dans les relations américano-saoudiennes. D’abord en annonçant un gel des ventes d’armes au Royaume pendant qu’elle examinait les contrats d’armement de Trump. Puis, fin février, les services de renseignement américains ont publié un rapport condamnant le gouvernement saoudien pour le meurtre du journaliste saoudien du Washington Post, Adnan Khashoggi, à Istanbul en octobre 2018, ce que l’administration Trump avait refusé de faire. Puis Washington a enlevé la direction Houthi de sa liste terroriste tout en mettant fin au soutien militaire américain à l’Arabie saoudite dans sa guerre contre les forces Houthi soutenues par l’Iran, un geste qui a enhardi les Houthis à poursuivre les attaques de missiles et de drones contre des cibles saoudiennes.

La politique du Pentagone après le 11 septembre

Si le prince héritier saoudien, Mohammed bin Salman, a jusqu’à présent pris soin d’éviter une rupture avec Washington, certaine initiatives prises depuis que Biden est au pouvoir sont significatives. La principale est une série de négociations secrètes menées avec l’ancien ennemi juré, l’Iran, et son nouveau président. Des pourparlers avait débuté en avril, à Bagdad, entre Riyad et Téhéran pour explorer un éventuel rapprochement.

La stratégie géopolitique de Washington au cours des deux dernières décennies a consisté à attiser les conflits et à plonger l’ensemble du Moyen-Orient dans le chaos, dans le cadre d’une doctrine approuvée par Cheney et Rumsfeld après le 11 septembre 2001, parfois appelée « Grand Moyen-Orient » par l’administration de George W. Bush. Cette doctrine a été formulée par feu l’amiral américain Arthur Cebrowski, qui faisait partie du bureau de transformation des forces de Rumsfeld au Pentagone après le 11 septembre. L’assistant de Cebrowski, Thomas Barnett , a décrit la nouvelle stratégie de chaos délibéré dans son livre publié en 2004, The Pentagon’s New Map : War and Peace in the Twenty-first Century, juste après l’invasion américaine non provoquée de l’Irak. Rappelons que personne n’a jamais trouvé de preuves des armes de destruction massive de Saddam.

Barnett était professeur à l’US Naval War College, puis stratège pour le cabinet israélien Wikistrat. Comme il l’a écrit, l’ensemble des frontières nationales du Moyen-Orient post-ottoman découpées par les Européens après la Première Guerre mondiale, y compris l’Afghanistan, devaient être dissoutes et les États actuels balkanisés en entités sunnites, kurdes, chiites et autres entités ethniques ou religieuses afin de garantir des décennies de chaos et d’instabilité nécessitant une « forte » présence militaire américaine pour contrôler tout cela. C’est ainsi que se sont déroulées deux décennies d’occupation catastrophique des États-Unis en Afghanistan, en Irak et au-delà. C’était un chaos délibéré. La secrétaire d’État Condi Rice a déclaré en 2006 que le Grand Moyen-Orient, alias le Nouveau Moyen-Orient, serait réalisé grâce à un « chaos constructif ». En raison d’une énorme réaction de l’Arabie saoudite et d’autres pays de la région, le nom a été enterré, mais la stratégie du chaos a perduré.

Les révolutions de couleur du « printemps arabe » d’Obama, qui ont été lancées en décembre 2010 avec les déstabilisations de la Tunisie, de l’Égypte et de la Libye par les réseaux des Frères musulmans soutenus par les États-Unis, ont été une nouvelle application de la nouvelle politique américaine de chaos et de déstabilisation. L’invasion par procuration de la Syrie par les États-Unis a ensuite suivi, tout comme le Yémen avec la révolution des Houthis contre le président Ali Abdullah Saleh en 2012, soutenue secrètement par les États-Unis.

Le conflit actuel entre Téhéran et Riyad trouve ses racines dans cette stratégie Cebrowski-Barnett/Pentagone-CIA. Elle a provoqué et alimenté la scission entre le Qatar pro-Frères musulmans et Riyad anti-Frères musulmans en 2016, après quoi le Qatar a cherché le soutien de l’Iran et de la Turquie. Elle a provoqué la triste guerre par procuration en Syrie, entre les forces soutenues par l’Arabie saoudite et celles soutenues par l’Iran. Elle a provoqué la guerre par procuration entre l’Arabie saoudite et Téhéran au Yémen, et l’impasse politique au Liban. Aujourd’hui, le régime saoudien, sous la direction de MBS, semble s’engager dans un virage majeur en s’éloignant de cette guerre chiite-sunnite pour la domination du monde islamique et en recherchant la paix avec ses ennemis, dont l’Iran.

Téhéran est la clé

Sous l’administration Trump, la politique est passée d’un soutien apparent des États-Unis à l’Iran sous Obama avec le JCPOA nucléaire de 2015, au détriment des Saoudiens et d’Israël, à un soutien unilatéral de Trump-Kushner à l’Arabie saoudite et à Israël, à la sortie du JCPOA, à l’imposition de sanctions économiques draconiennes contre Téhéran et à d’autres mesures incarnées en dernier lieu par les accords mal conçus d’Abraham visant Téhéran.

MBS et les Saoudiens lisent clairement les intentions de Washington et s’efforcent de désamorcer les multiples zones de conflit qui les ont conduits dans une impasse tracée par les États-Unis. Washington sous Trump avait nourri MBS d’armes à profusion (payées par les pétrodollars saoudiens) pour alimenter les conflits. Cela a été une catastrophe pour les Saoudiens. Maintenant qu’il est devenu clair qu’une administration Biden ne signifie également rien de bon pour eux, MBS et les Saoudiens ont commencé un pivot stratégique pour mettre fin à tous ses conflits au sein du monde islamique. La clé de tout cela est l’Iran.

Discussions en coulisse

En avril, les Saoudiens ont entamé la première des trois négociations bilatérales visant à stabiliser leurs relations avec l’Iran, des pourparlers secrets en Irak, puis à Oman. Bagdad a un intérêt majeur dans une telle paix car la politique américaine en Irak depuis 2003 a été de créer le chaos en opposant une majorité de chiites à une minorité de 30% de sunnites pour semer la guerre civile. En juillet, le Premier ministre al Kadhimi a obtenu la promesse de Biden de mettre fin à la présence des troupes américaines d’ici la fin de l’année.

Les discussions par canaux détournés entre Téhéran et Riyad porteraient sur la position de l’Iran à l’égard de Washington dans le cadre des politiques du Pentagone voulues par Biden, ainsi que sur la volonté de l’Iran de réduire sa présence militaire en Syrie, au Yémen et au Liban. Les discussions indirectes entre les États-Unis et l’Iran sur un retour à l’accord nucléaire de 2015 ont été suspendues après les élections iraniennes de juin. L’Iran a également annoncé qu’il intensifiait l’enrichissement de son uranium.

Les pourparlers entre l’Arabie saoudite et l’Iran ont réuni des personnalités de haut niveau des deux parties, dont le chef de la direction générale des renseignements saoudiens, Khalid al-Humaidan, et le secrétaire adjoint du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Saeed Iravani. Les protestations en cours en Iran concernant le coût économique du déploiement de troupes et de l’aide apportée à des groupes tels que le Hezbollah au Liban et en Syrie et les Houthis au Yémen, seraient en augmentation. Cette situation, à un moment où les difficultés économiques causées par les sanctions américaines sont graves, incite fortement Téhéran à faire un compromis dans le cadre d’un rapprochement avec Riyad. Si cela se produit, ce sera un coup dur pour la stratégie américaine de chaos régional.

Alors qu’aucun accord n’est encore à portée de main, un quatrième entretien vient d’être annoncé qui indique une volonté de forger un compromis dès que le gouvernement du président iranien nouvellement élu, Ebrahim Raisi, sera approuvé par le Majlis ou parlement. Un accord ne sera pas facile, mais les deux parties se rendent compte que le statu quo est une option perdante.

Dans le même temps, l’Iran, sous la direction de Raisi, joue la carte de la fermeté avec les négociateurs de Biden. Le guide suprême iranien, Ali Khamenei, exigerait que l’administration Biden lève toutes les sanctions contre l’Iran et l’indemnise pour les dommages qu’elles ont causés, et que l’Iran soit reconnu comme un État au seuil du nucléaire ayant la capacité de produire une bombe nucléaire dans un court laps de temps. Les sanctions américaines imposées en 2018 ont provoqué une hausse annuelle de 250 % des prix des denrées alimentaires et une chute libre de la monnaie, les recettes pétrolières s’étant effondrées. Raisi subit une énorme pression intérieure pour que cela change, bien que le Washington de Biden refuse à ce jour de lever les sanctions comme condition préalable à la reprise des négociations du JCPOA.

Pour Téhéran, la question est de savoir s’il est préférable de faire confiance à un rapprochement avec les États arabes sunnites du Golfe dirigés par l’Arabie saoudite ou de s’en remettre à Washington, dont le bilan de promesses non tenues est mis en évidence par sa sortie catastrophique de Kaboul.

Plus récemment, Téhéran a renoué des relations avec les talibans afghans et du matériel militaire américain provenant d’Afghanistan et pris par les talibans aurait été vu en Iran, ce qui suggère une coopération étroite entre l’Iran et l’Afghanistan qui joue contre Washington. Dans le même temps, l’Iran a convenu d’une coopération économique stratégique de 400 milliards de dollars sur 25 ans avec la Chine. Cependant, jusqu’à présent, Pékin semble faire preuve de prudence en évitant de défier les sanctions américaines de manière majeure et cherche également à resserrer ses liens avec l’Arabie saoudite, les États arabes du Golfe et Israël. Un rapprochement entre l’Arabie saoudite et l’Iran permettrait d’alléger davantage les pressions exercées sur ce pays.

L’effondrement spectaculaire de la présence américaine en Afghanistan donne à toutes les parties une idée claire du fait que, quel que soit le président américain, les pouvoirs institutionnels américains poursuivent en coulisse un programme de destruction et qu’on ne peut plus compter sur eux pour tenir leurs promesses de soutien.

Les implications d’un véritable accord entre l’Arabie saoudite et l’Iran constitueraient un pivot majeur en termes géopolitiques. En plus de mettre fin à la guerre au Yémen et en Syrie, cela pourrait mettre fin à l’impasse destructrice au Liban entre le Hezbollah soutenu par l’Iran et les principaux intérêts saoudiens dans ce pays. C’est ici que les récentes négociations sur les armes entre Riyad et Moscou deviennent plus qu’intéressantes.

Le rôle central de la Russie

Dans ce cocktail géopolitique d’intérêts concurrents, le rôle de la Russie devient stratégique. La Russie est la seule grande puissance militaire étrangère qui a pour objectif de mettre fin aux guerres par procuration entre sunnites et chiites et de créer une stabilité dans toute l’Eurasie et au Moyen-Orient, un défi direct à la stratégie Cebrowski-Barnett de Washington, qui consiste à instaurer délibérément l’instabilité et le chaos.

En avril de cette année, le président russe Vladimir Poutine et une délégation de chefs d’entreprise ont effectué une rare visite à Riyad, la première de Poutine en 12 ans. La rencontre était annoncée comme une réunion de partenariat énergétique, mais il est clair qu’elle était bien plus que cela. Des accords d’une valeur de 2 milliards de dollars ont été conclus dans les domaines suivants : pétrole, espace et navigation par satellite, santé, ressources minérales, tourisme et aviation. Les deux pays ont convenu de coopérer pour stabiliser les prix du pétrole, ce qui constitue une avancée majeure. Poutine et MBS ont souligné que le pétrole et le gaz naturel continueraient à jouer un rôle majeur dans les années à venir, ce qui constitue une gifle pour l’agenda vert de Davos. Le fonds souverain russe RDIF a également ouvert son premier bureau étranger à Riyad.

Pris isolément, cet événement était intéressant, mais le fait qu’il ait été suivi, quatre mois plus tard, par une visite du vice-ministre saoudien de la défense, le prince Khalid bin Salman, en Russie, à l’occasion du Forum technique militaire international annuel (ARMY 2021), près de Moscou, donne une nouvelle signification aux liens croissants entre l’Arabie saoudite et la Russie, à un moment où Biden et ses collaborateurs « recalibrent » les liens américano-saoudiens, comme l’a dit le département d’État, quoi que cela signifie. Khalid a tweeté : « J’ai signé avec le vice-ministre russe de la Défense, le colonel général Alexandre Fomin, un accord entre le Royaume et la Fédération de Russie visant à développer la coopération militaire conjointe entre les deux pays. » Bin Salman a également ajouté : « J’ai rencontré le ministre russe de la Défense, Sergey Shoygu, pour explorer les moyens de renforcer la coopération militaire et de défense et j’ai discuté de notre effort commun pour préserver la stabilité et la sécurité dans la région. » Notamment, la Russie a mené des exercices militaires conjoints avec l’Iran au cours des dernières années et est également bien placée pour favoriser une détente entre l’Arabie saoudite et l’Iran.

Les pourparlers de Moscou ont eu lieu quelques semaines seulement après que le Pentagone et l’administration Biden ont annoncé qu’ils retiraient huit systèmes antimissiles Patriot d’Arabie saoudite, de Jordanie, du Koweït et d’Irak, ainsi qu’un système THAAD (Terminal High Altitude Area Defense) du Royaume saoudien, et qu’ils accéléraient le retrait des troupes américaines de la région, des mesures qui ne renforcent guère la confiance en Washington en tant que protecteur de l’Arabie saoudite. La meilleure technologie de défense antimissile au monde, le système de défense aérienne S-400, est fabriquée en Russie, tout comme un large éventail d’autres équipements militaires.

Toutes ces mesures prises par les Saoudiens ne vont évidemment pas conduire à une rupture du jour au lendemain avec Washington. Mais il est clair que la monarchie saoudienne a compris, notamment à la suite de l’abandon abrupt de l’Afghanistan aux talibans par Biden, que la dépendance continue à l’égard du parapluie de sécurité américain dont elle bénéficie depuis les chocs pétroliers des années 1970 est une illusion qui s’estompe. MBS se rend clairement compte qu’il s’est fait avoir par Trump et maintenant par Biden. Les plaques tectoniques de la géopolitique du Moyen-Orient et de l’Eurasie sont en train de bouger et les implications sont stupéfiantes.

William Engdahl

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

Des jours étranges en perspective

Par : hervek

Par James Howard Kunstler – Le 16 Août 2021 – Source kunstler.com

A gauche : La chute de Kaboul, 2021 – A droite : La chute de Saïgon, 1975

Si American Airlines était aux commandes, ils auraient mis toutes les annulations sur le compte de la météo et auraient ensuite donné les bagages enregistrés de tout le monde aux talibans.

Sean Davis, rédacteur en chef, The Federalist, à propos de ce qui se passe dans l’aéroport de Kaboul.

Je suppose que nous avons dû apprendre à nos dépens que l’Afghanistan n’est pas comme le Nebraska. Laissons les autres être cruels à ce sujet (et il y en a beaucoup en ce moment, ailleurs). Le dernier prétendu hégémon qui a essayé d’occuper l’endroit avant nous était l’Union soviétique, qui a découvert douloureusement que l’Afghanistan ne ressemblait pas beaucoup à son Oblast de Kemerovo non plus, et peu après avoir retiré ses troupes en 1989, l’Union soviétique a commencé à s’effondrer – ce qui pousse à se demander : Dans quelle mesure les États-Unis de 2021 ressemblent-ils à l’Union soviétique de ces années-là ?

Eh bien, nous sommes devenus une nomenklatura administrative sclérosée, composée de larbins de l’État profond, comme l’étaient les Soviétiques, et dernièrement, nous sommes tout aussi anarchiques qu’eux, du point de vue constitutionnel – par exemple, l’abolition des droits de propriété via le moratoire sur les loyers du CDC… l’emprisonnement prolongé en isolement des prisonniers politiques du 6 janvier… l’introduction de « passeports » internes. Les États-Unis fonctionnent sur des vapeurs économiques comme les Soviétiques. La direction de notre parti dominant a vieilli en une gérontocratie embarrassante. Est-ce que c’est notre tour de nous effondrer ?

On dirait bien que oui. Les jours à venir risquent d’être difficiles. La Chine a certainement pris la mesure de notre armée « éveillée » et envisage de s’emparer de Taïwan dans notre moment de faiblesse. Plus de puces électroniques pour vous, Oncle Sam ! Allons-nous défendre Taïwan militairement, ou peut-être des armes nucléaires ? Et si ça ne marche pas très bien ? Je vais vous dire : une réorganisation géopolitique majeure des choses, nous laissant… où ? Incapables d’imposer notre volonté dans le monde comme c’est le cas depuis 80 ans. Désemparés. Sans amis. Fauchés. Cassés !

Bien sûr, la situation intérieure de notre pays n’a jamais été aussi tendue et exacerbée depuis 1861. Tout est politisé, c’est-à-dire qu’on s’en sert comme d’une matraque pour battre ses adversaires et, avouons-le, surtout dans le sens gauche contre droite. C’est particulièrement vrai pour le feuilleton Covid-19, qui oppose de plus en plus les « progressistes » vaccinés de manière moralisatrice aux conservateurs récalcitrants du « libre choix de ne pas se faire vacciner » – c’est-à-dire un gouvernement coercitif qui tente de forcer des citoyens supposés libres à accepter un traitement médical expérimental plutôt douteux.

Depuis quand la gauche américaine est-elle devenue si pro-tyrannie, et comment cela est-il arrivé ? J’ai des amis et des parents – et je suis sûr que vous en avez aussi – qui se sont tués à la tâche dans les années 1960 pour protester contre la guerre, le gouvernement, le FBI et la CIA… qui se sont battus dans les rues pour la liberté d’expression et ont fait feux de tout bois contre la propagande officielle – et aujourd’hui, ils n’en peuvent plus de contraindre, punir, laver le cerveau et annuler leurs concitoyens. Ils vont même jusqu’à concevoir un récit vicieux pour qualifier leurs opposants de « terroristes nationaux ». Vous pensez que ça va marcher ?

J’en doute. Et la chute de l’Afghanistan ne manquera pas de susciter une réaction de ressentiment parmi les nombreux anciens soldats qui ont payé un lourd tribut en effectuant des tours de service dans cette aventure infortunée pendant vingt ans. Ils sont nombreux dans l’Amérique rouge, et ils étaient déjà furieux de l’absurdité pernicieuse que leur enfonçaient dans la gorge les sbires du wokestérisme : les bousculades raciales et sexuelles, la hausse vertigineuse de la criminalité violente, l’ouverture des frontières, la délocalisation des emplois, les confinements Covid et le démantèlement des petites entreprises, l’expérience de la Théorie Moderne de la Monnaie qui lance l’inflation, et la nouvelle « pussification » [féminisation, NdT] des forces armées dans lesquelles ils ont servi et souffert. Ils sont restés plutôt discrets pendant toutes ces années, se contentant d’observer la scène avec étonnement et nausée, mais vous les verrez peut-être devenir plus actifs maintenant. Et n’oubliez pas qu’ils ont été bien entraînés aux armes et aux tactiques militaires.

Des découvertes troublantes sont à prévoir pour l’avenir. Le Wall Street Journal a récemment détecté des signes de vie dans l’enquête sur John Durham, rapportant que l’affaire a été portée devant un grand jury. Cela signifie que des crimes sont poursuivis. Nous pourrions bientôt retrouver des noms qui ont failli être oubliés – Bruce Ohr, Glenn Simpson, Andrew McCabe, Rod Rosenstein, Pete Strzok… qui d’autre ? Cela pourrait également conduire à un discrédit catastrophique des grands médias d’information – qui étaient pleinement impliqués dans l’escroquerie du RussiaGate – au point que certaines entreprises finissent par être complètement ruinées et de nombreuses carrières balayées.

Des informations concrètes sur ce qui s’est réellement passé lors de l’élection de 2020 sont également en train de sortir, et pas à l’avantage du régime au pouvoir qui a prétendument triomphé lors de ce scrutin. Certaines de ces informations pourraient avoir une incidence sur la question de l’implication de la Chine dans nos affaires et, au-delà de la simple ingérence dans les élections, sur l’achat en gros de la classe politique américaine. Ce qui est pathétique, c’est que nous connaissons déjà plusieurs personnalités très en vue qui ont été achetées par la Chine, notamment Eric Swalwell, Diane Feinstein et, surtout, Hunter Biden (et sa famille), mais les rangs des personnes connues pour être achetées pourraient grossir de façon spectaculaire.

Enfin, il y a le sort du président « Joe Biden ». Alors que Kaboul tombe ce matin, il reste dans son trou de marmotte de Camp David. Les observateurs pensent qu’il a eu quelques « mauvais jours » ces derniers temps, ce qui signifie qu’il n’est pas présentable. La clameur monte, même parmi ses propres partisans, pour qu’il sorte et dise quelque chose, n’importe quoi… pour l’amour du ciel… qu’il fasse plus que prétendre être le leader du monde libre ! Cela pourrait être le baisser de rideau pour Ol’ White Joe… le temps de partir. Jamais auparavant un président américain n’a été confronté à une telle perte de légitimité, et pas seulement à cause de l’Afghanistan. Et puis, pensez à qui sera le prochain à occuper ce poste. (Avez-vous frissonné ?)

Parfois, comme le faisait remarquer Vlad Lénine, les événements prennent des décennies, et parfois les années se déroulent en quelques semaines. Cela ressemble à l’une de ces périodes pour les États-Unis. Les têtes vont bientôt tourner comme celles de la petite fille dans L’Exorciste, libérant un flot de révélations choquantes. Les anciens récits vont s’effondrer sous nos yeux. Les esprits devront se ressaisir. Préparez-vous à vivre des jours étranges.

James Howard Kunstler

Pour lui, les choses sont claires, le monde actuel se termine et un nouveau arrive. Il ne dépend que de nous de le construire ou de le subir mais il faut d’abord faire notre deuil de ces pensées magiques qui font monter les statistiques jusqu’au ciel.

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

Extrait du carnet de notes : vers qui le Davos se tournera-t-il après Biden ?

Par : Zineb

Par Tom Luongo – Le 24 août 2021 – Source Gold Goats ‘n Guns

Avec l’effondrement de l’Afghanistan et l’incapacité manifeste de Joe Biden à gérer la situation, le temps presse pour la bande du Davos, qui doit trouver un moyen d’éviter que la situation ne déraille complètement.

L’opposition à la vaccination obligatoire et à l’utilisation publique des données médicales privées augmente bien plus vite que prévu. Elle révèle l’étendue de l’inutilité des personnes qu’ils ont installées dans les lieux de pouvoir du monde entier pour effectuer le Grand Reset.

De la Nouvelle-Zélande au Canada, de la France à la Maison Blanche, la bande du Davos pensait qu’elle pouvait jouer à l’empereur Palpatine et simplement « légaliser le Grand Reset » et que tout s’arrangerait tout seul. Ce n’est clairement pas le cas.

Les histoires qui nous parviennent d’Australie sont aussi profondément troublantes que l’échec du retrait d’Afghanistan de Biden. Elles mettent en évidence la rapidité avec laquelle les petits tyrans se sont transformés en tueurs inhumains d’êtres sans défense, par exemple les chiens de sauvetage en Australie qui ont été abattus et gazés pour avoir été exposés au COVID-11/09.

Mais, là encore, c’est le problème fondamental des collectivistes de tous poil. Ils détestent les choses qu’ils veulent protéger. Les mêmes personnes qui criminalisent la « maltraitance des animaux » font ensuite du lobbying, financent et créent par le biais des impôts des camps de concentration pour chiens au refuge local du comté.

Pour eux, la vie est bon marché. Tellement bon marché qu’ils en réduisent la valeur à zéro afin de justifier leur désir de dominer les autres, en masquant leur peur d’un monde hostile et imprévisible. Ce qui est fait aux chiens en Nouvelle-Galles du Sud va s’étendre aux humains non-vaccinés si cela n’est pas stoppé net.

Une fois que la déshumanisation commence, elle ne s’arrête pas tant que les tyrans ne sont pas renversés et vaincus. De plus, lorsqu’un groupe est poussé au bord de l’extinction, il est en mesure de se défendre plus durement que jamais auparavant.

Les menaces existentielles sont comme ça.

Alors, que le ciel vienne en aide aux tyrans d’outre-mer, car il y a une place spéciale dans le four EZ-Bake de Dante (dédicace à Dennis Miller) pour les personnes qui gazent les chiens de sauvetage.

A chaque saison, Baratte, Baratte, Baratte…

Ce que je veux dire, c’est que cette opposition croissante à la Nouvelle Normalité telle que promue par la bande du Davos force une accélération de leurs plans. J’en ai déjà parlé. Et quand vous voyez un changement à 180 degrés dans un récit médiatique, vous devez le prendre au sérieux.

Parce que cela signifie que quelque chose de significatif a changé.

Les médias et Washington se sont retournés contre Biden dans un virage à 180 degrés, tout comme ils l’ont fait pour la théorie de la fuite du laboratoire COVID-11/09 une fois qu’il est devenu utile pour le Davos de le faire et que le Dr Fauci a été pris en flagrant délit de mensonge au Congrès par Rand Paul.

Maintenant, je crois fermement que le désordre à Kaboul était un chaos planifié. Il a été conçu pour faire passer les États-Unis pour une bande de crétins maladroits. Je laisserai de côté, pour l’instant, le fait que le retrait désordonné de l’Afghanistan était destiné à y semer le chaos, laissant derrière lui des milliards d’armes pour aider l’armée afghane et d’autres à s’en prendre aux talibans et à entraver leur capacité à former un gouvernement.

Biden a été désigné pour porter le chapeau de cette situation. Il n’y est pas préparé et n’est même pas capable de comprendre la vitesse à laquelle cela se passe. C’est presque comme si, comme nous, il était perdu dans La Baratte, comme l’exprime Amos Burton dans la série The Expanse de James S.A. Corey. Un petit rappel …

La Baratte est ce moment où, « les règles du jeu changent ». Quel jeu ?

Amos : {de The Expanse} « Le seul jeu. La survie. Quand la jungle se détruit et se reconstruit autrement. Des gars comme toi et moi, on finit par mourir. Ça ne signifie pas grand chose. Ou alors on survit et ça ne veut rien dire non plus. »

L’idée de la Baratte d’Amos, cependant, est que tandis que les règles changent, la société elle-même continue de fonctionner. En ce moment, beaucoup de gens essaient d’analyser la situation politique en termes de Baratte, le flux et le reflux habituels de la lutte pour le pouvoir.

En fait, je ne crois pas que nous soyons dans la Baratte habituelle des événements. Cela ressemble à quelque chose de très différent.

Revenons à Biden, parce qu’il est clair qu’il ne survivra pas à cette situation. S’il n’avait pas passé toute sa vie au service des pires formes de corruption, j’aurais presque de la peine pour lui, car la maltraitance des personnes âgées fait honte à toute société, tout comme le gazage des chiens de sauvetage. Mais, comme je l’ai dit, nous avons affaire à des gens qui n’ont pas d’âme, pas de cœur et seulement l’envie inextinguible qui habite ceux qui n’ont pas ces choses et qui cherchent un sens à leur existence vide de sens.

Donc, Biden n’est pas fait pour cette vie sur le devant de la scène. Il est rapidement mis à l’écart, tel un autre chien abattu pour ouvrir la voie au servage mondial.

Je crois que l’Europe commence à m’énerver

À l’inverse, avez-vous remarqué que le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne obtiennent tous un laissez-passer pour faire sortir leurs ressortissants de Kaboul, alors qu’ils étaient au courant de la situation là-bas ?

Avez-vous remarqué les bêlements désespérés de gens comme Tony Blair et le ministre des Affaires étrangères de l’UE, Josep Borrell, à propos de la perte de l’Afghanistan ?

De toute évidence, il s’agit de détourner l’attention de l’agitation civile croissante dans notre pays, mais le but réel est de creuser davantage le fossé entre l’Europe et les États-Unis sur tous les sujets.

Dans leur esprit imbibé de pouvoir et de mondialisme, comment les idées du Davos peuvent-elles survivre si elles ne peuvent pas exploiter la vache à lait américaine pour dépenser des milliards de dollars afin de protéger leurs intérêts en Asie centrale ?

Le gouvernement de Boris Johnson vient de voter en faveur de l’outrage à Biden pour sa débâcle en Afghanistan.

L’équipe de Biden a mal géré le retrait d’Afghanistan en sachant très bien ce qui allait se passer. Les couteaux sont déjà sortis pour son conseiller à la sécurité nationale Jake Sullivan, son secrétaire d’État Antony Blinken et son secrétaire à la défense Lloyd Austin.

Macron, Merkel et les Britanniques, qui sont vraiment des incapables, connaissaient tous la situation dans le pays. Admettre l’échec de Biden en Afghanistan est la seule chose sur laquelle les néocons et les néolibéraux sont vraiment d’accord.

Ainsi, le fait qu’ils se retournent contre lui par le biais des médias montre clairement que les règles du jeu ont à nouveau changé.

Dans le même temps, Alex Mercouris a eu raison de dire que Kamala Harris est également mise sur la touche parce qu’elle n’est pas en Afghanistan, ou du moins à l’étranger, pour coordonner avec ces alliés étrangers la gestion de la situation et faire sortir les Américains piégés là-bas.

Elle est à Singapour et au Vietnam, où elle se fait taper dessus par la presse et se moque des Américains laissés pour compte, tout en faisant des déclarations fades et vaguement dociles sur les revendications de la Chine en mer de Chine méridionale.

Ce que l’on voit ici, c’est la vieille rengaine : « Nous faisons tout mieux que les Américains ». Cela contribue également à atténuer le choc de la dissonance cognitive que les gauchistes subissent à mesure que tout s’écroule. Ils arriveront rapidement à la conclusion qu’ils ont « élu » un champignon du dimanche comme président, au lieu d’un type qu’ils détestaient pour la seule raison que les architectes de cette tragédie afghane leur avaient dit qu’il était un nazi.

La programmation est profonde, des deux côtés du spectre politique.

Beaucoup se réveillent, mais ce n’est peut-être pas suffisant avant que tout n’explose.

Nous en sommes aux prémices de la mise en scène du discours de sortie de Biden. Mais comme nous sommes également entrés dans un nouveau jeu, les anciennes règles ne s’appliquent pas nécessairement.

La grande question est maintenant de savoir ce qui va se passer ensuite.

Kamala Caméléon

Je veux croire que le Davos a déjà calculé quelle est sa meilleure ligne de conduite. Je vais commencer par dire que je ne pense pas que Kamala Harris soit la solution pour eux, à moins que l’objectif soit que le prochain président soit tellement détesté par une Amérique en colère et confuse que le pays se déchire littéralement en deux.

Ce n’est pas une hypothèse déraisonnable.

Le problème est qu’elle est peut-être le plus gros problème qu’ils ont maintenant, parce qu’elle n’est dans l’équipe de personne d’autre que l’équipe Harris. Je pense que c’est peut-être pour cela qu’elle est à Singapour maintenant, pour voir si elle peut s’attirer les bonnes faveurs et être autorisée à prendre la relève.

Se débarrasser de Biden ne sera pas difficile à ce stade.

Donc, Harris, bien qu’elle soit détestée par tout le monde, n’est pas non plus qualifiée pour le poste de président. Ceci étant dit, elle n’est pas pour autant dénuée des qualités nécessaires à une comploteuse et une assoiffée de pouvoir. Elle et Obama doivent s’entendre à merveille.

Cela dit, je suis sûr qu’elle a planifié son parcours jusqu’à la présidence, même si le Davos, qui, à mon avis, peut vouloir quelque chose de différent, quelqu’un de plus prévisible en ces temps post-Baratte.

Si l’indignation de l’opinion publique à propos de l’Afghanistan atteint un quelconque pic de fièvre, à cause, disons, d’images semblables à celles de Benghazi montrant des Américains se faisant tirer dessus et traîner dans les rues de Kaboul, diffusées tous les soirs dans ce qui passe pour des informations aux États-Unis, alors Biden devra démissionner.

Alors que Biden se soumet au calendrier de retrait des talibans et que le 20e anniversaire du 11 septembre approche… cela semble-t-il vraiment si irréaliste ?

Ils tirent sur les chiens de sauvetage, n’est-ce pas ?

Si nous ajoutons à cela la preuve définitive par les audits que les Démocrates ont triché lors des élections, alors nous avons le chaos maximum et Harris n’y survit pas non plus. Rappelez-vous, le Davos a utilisé le pivot sur l’origine du COVID-11/09 pour fomenter un sentiment anti-chinois aux États-Unis.

Utiliser les audits pour pivoter et délégitimer Harris en même temps semble à la fois cohérent et très possible.

Maintenant, pourquoi cela ne signifierait-il pas une remise en place de Trump ? Eh bien, la Cour suprême a-t-elle fait quelque chose de notable, en dehors de se recroqueviller, depuis que le Davos a mis la pression l’été dernier ?

Quand je dis que je pense que les États-Unis sont en train d’être liquidés, je suis sérieux.

Je ne vois pas Kamala Harris, l’ultime recrue de la diversité politique, survivre à ça. En fait, les Démocrates seraient en plein désarroi si les audits commençaient à causer de réels troubles au niveau de la base. Les élections de mi-mandat sont déjà une cause perdue. Donc, le temps est essentiel pour mener à bien cette opération.

Peut-être suis-je trop réducteur ici, car Harris a de nombreuses cartes à jouer au sein de l’appareil du parti Démocrate, mais seulement si sa position est considérée comme légitime et seulement si les Démocrates ont plus de deux longueurs d’avance sur la foule en colère.

Crise de nerfs due au 25e amendement

Ceci étant dit, si je me trompe et qu’il s’agit de la Baratte habituelle des événements, nous assistons à une remise en cause de la compétence de Biden par le 25e amendement. Tous les chemins mènent au président Harris, c’est ce que dit le 25e amendement.

… à moins qu’il n’y ait pas de vice-président. Harris devrait d’abord démissionner, et elle n’a rien fait qui puisse provoquer ça.

En fait, son éloignement de l’Afghanistan est le geste le plus intelligent que je l’ai vu faire.

Cela conduit au scénario attendu, à savoir que Harris accède à la présidence et choisit probablement la présidente du parlement Nancy Pelosi comme vice-présidente et présidente du Sénat. Pour faire passer sa désignation, Nancy va passer un accord avec Mitch McConnell et c’est tout. Ce sera un bon accord pour les Républicains.

Nancy décroche le gros lot et deux années supplémentaires à D.C. contre une année restante sur son probable dernier mandat au Congrès. Dans le même temps, McConnell sait qu’il la neutralisera lorsque les Républicains gagneront les élections de mi-mandat (en supposant qu’elles aient lieu). Elle vit le rêve d’être la deuxième femme vice-présidente.

Mais, si Biden se retire en disgrâce à cause de la combinaison de la fraude électorale, de l’Afghanistan et de quelque chose d’autre que nous n’avons pas encore planifié, alors Harris devra le suivre.

A ce moment-là, les choses deviennent bizarres. C’est là que nous savons que nous sommes dans un monde post-Baratte. Passer en revue la liste des Démocrates qui pourraient correspondre au profil disponible dans un tel scénario est problématique car elle est si courte qu’elle est pratiquement inexistante.

Et si Harris doit également démissionner sous la menace d’un impeachment, le dernier acte de Biden en tant que président serait de nommer un nouveau vice-président conformément au 25e amendement.

Voici les parties pertinentes du 25ème amendement.

Section 1. En cas de révocation du président, de sa mort ou de sa démission, le vice-président devient président.

Section 2. En cas de vacance du poste de vice-président, le président nommera un vice-président qui prendra ses fonctions après confirmation par un vote majoritaire des deux chambres du Congrès.

Lorsque Nixon a démissionné, cela relevait normalement de la section 1. Gerald Ford était vice-président. Nixon a démissionné en état de disgrâce pour le Watergate et Ford a pris le pouvoir, a ensuite gracié Nixon et a perdu contre Jimmy Carter en 1976.

Les choses deviennent intéressantes avec la section 2. Et celle-ci n’entre en jeu que si Harris est inacceptable au regard du Davos et est contrainte de démissionner avant. Le dernier acte de Biden sera alors de nommer un nouveau vice-président qui assumera alors la présidence avant de démissionner.

Et là, je soutiens que Nancy Pelosi ne deviendra pas la première femme présidente.

Pelosi est exclue parce qu’elle ne survivrait jamais à un vote majoritaire du Sénat. Mitch McConnell, qui verrait là l’occasion ultime de briser les Démocrates pour la prochaine génération, pourrait même sourire.

Ils ont besoin de quelqu’un de compétent pour diriger les choses, suffisamment jeune pour tenir jusqu’à la fin du mandat et, surtout, loyal envers Obama et le Davos. Cette personne ne doit pas susciter la révolte des gens normaux ni être ouvertement partisane pour ceux qui vivent dans le centre du pays.

L’objectif est d’avoir une personne neutre sur laquelle personne n’a d’opinion tranchée, mais qui est bien au fait des choses qui comptent.

Hillary est hors jeu. C’est une marchandise dépréciée. Le Davos n’a pas besoin d’elle.

Je ne la vois même pas vouloir le poste à ce stade. Elle a des rêves de crème glacée.

Alors, qui reste-t-il ? Aucun des candidats à la présidence lors des primaires. Ce sont tous des clowns, à l’exception de Tulsi Gabbard bien sûr, mais elle a quitté la politique dans une rare démonstration d’humanité de la part de quelqu’un qui a passé du temps à D.C. Les autres ont été choisis spécifiquement pour nous amener à un ticket Biden/Harris ou Harris/le lâche.

Cette personne peut, cependant, être totalement inacceptable pour les mêmes catégories de la population américaine déjà classées parmi les « terroristes nationaux » et les « semi-citoyens sous-humains »… c’est-à-dire les libertariens, les constitutionnalistes, ceux qui refusent de se faire vacciner et qui voient le mondialisme comme le cauchemar corporatiste qu’il est vraiment…. en bref, des gens comme vous qui lisez cet article.

Mitch McConnell n’aimerait rien tant que de nous coller au train après ce qui s’est passé le 6 janvier. Il va pouvoir jouer au faiseur de roi avec un candidat « neutre ».

Merde, Janet Davos t’aime !

Alors, qui est cette personne ? La réponse m’est apparue en un éclair alors que je répondais à quelqu’un sur Twitter et j’ai honte d’admettre qu’il m’a fallu tout ce temps pour la trouver.

La réponse, bien sûr, est la secrétaire au Trésor Janet Yellen. Elle remplit toutes les conditions.

Femme, apparemment apolitique, connaissant bien Washington, ancienne directrice de la Fed et troll de Davos jusqu’au bout des ongles.

Et, pour couronner le tout, elle est la seule personne qui pourrait s’opposer de manière crédible à Jay Powell à la Fed, qui a clairement quitté la sphère du Davos en défendant le dollar et la Fed. Selon mon dernier article, si la Fed est vraiment en train de fomenter une crise du dollar pour réaffirmer sa primauté dans le panthéon des banques centrales, alors Yellen serait la seule personne qui achèverait le tour de force du Davos en virant Powell, neutralisant la Fed et mettant fin au chaos.

Le Davos doit réaffirmer son contrôle ici et restaurer notre foi en La Baratte. Yellen est juste la personne qui doit s’assurer que tout cela se produise.

Je sais ce que vous pensez, cependant, qu’il semble exagéré de mettre un banquier central non élu à la tête d’un pays puissant ? Qu’est-ce que tu fumes, Tom ?

Je vous avais dit que les banquiers centraux allaient arriver !

Attendez-vous donc à ce que la présidente Yellen soit nommée dans les six prochains mois par le Davos, comme Mario Draghi a été nommé en Italie. Ils n’ont pas beaucoup de temps pour mettre tout cela en place, et encore moins pour faire partir Biden.

Avec la présidente Yellen, la prise de contrôle de l’Occident par les banques centrales serait complète avec cet arrangement. Je ne sais pas si ça marcherait comme le prévoit le Davos, mais c’est, à mon avis, la solution la plus propre à leur problème actuel.

Pour cette seule raison, je pense que c’est le scénario le plus probable, car les choses s’enveniment rapidement avec Biden.

Si vous n’aimez pas ça, il y a une niche pour chien avec votre code QR dessus.

Tom Luongo

Traduit par Zineb, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

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