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Au revoir G20, bonjour BRICS+

25.11.2022

Le sommet du G20, de moins en moins pertinent, s’est conclu sur des signes évidents que les BRICS+ seront la voie à suivre pour la coopération du Sud global.

La qualité rédemptrice d’un G20 tendu qui s’est tenu à Bali – géré, par ailleurs, par la gracieuseté louable de l’Indonésie – a été de définir clairement de quel côté soufflent les vents géopolitiques. Cela s’est traduit par les deux temps forts du sommet: la très attendue rencontre présidentielle entre la Chine et les Etats-Unis qui représente la relation bilatérale la plus importante du XXIe siècle, et la déclaration finale du G20.

La rencontre en tête-à-tête de 3 heures et 30 minutes entre le président chinois Xi Jinping et son homologue américain Joe Biden – demandée par la Maison-Blanche – a eu lieu à la résidence de la délégation chinoise à Bali, et non sur le site du G20, le luxueux Apurva Kempinski à Nusa Dua. Le ministère chinois des Affaires étrangères a exposé de manière concise ce qui était vraiment important. Plus précisément, Xi Jinping a dit à Joe Biden que l’indépendance de Taïwan était tout simplement hors de question. Xi Jinping a également exprimé l’espoir que l’Otan, l’UE et les Etats-Unis s’engagent dans un «dialogue global» avec la Russie. Au lieu de la confrontation, le président chinois a choisi de mettre en avant les couches d’intérêt commun et la coopération.

Joe Biden, selon les Chinois, a fait plusieurs remarques. Les Etats-Unis ne cherchent pas une nouvelle guerre froide, ne soutiennent pas «l’indépendance de Taïwan», ne sont pas favorables à «deux Chine» ou «une Chine, un Taïwan», ne cherchent pas à se «découpler» de la Chine et ne veulent pas contenir Pékin. Toutefois, le bilan récent montre que Xi Jinping a peu de raisons de croire Joe Biden sur parole. La déclaration finale du G20  est encore plus floue: c’est le résultat d’un compromis ardu.

Alors que le G20 se décrit lui-même comme «le premier forum pour la coopération économique mondiale», engagé à «relever les principaux défis économiques mondiaux», le G7 à l’intérieur du G20 à Bali a vu le sommet de facto détourné par la guerre. La «guerre» est presque deux fois plus mentionnée dans la déclaration que la «nourriture», après tout.

L’Occident collectif, incluant l’Etat vassal japonais, était déterminé à inclure la guerre en Ukraine et ses «impacts économiques» – notamment la crise alimentaire et énergétique – dans la déclaration. Sans pour autant offrir ne serait-ce qu’une ombre de contexte, lié à l’expansion de l’Otan. Ce qui importait, c’était de blâmer la Russie – pour tout.

L’effet Sud global. Il appartenait à l’Indonésie, hôte du G20 cette année, et à l’Inde, prochain hôte, de faire preuve de la politesse et de la recherche du consensus propres à l’Asie. Jakarta et New Delhi ont travaillé d’arrache-pied pour trouver une formulation qui soit acceptable à la fois pour Moscou et pour Pékin. Appelez cela l’effet Sud global. Pourtant, la Chine souhaitait que des modifications soient apportées au texte. Les Etats occidentaux s’y sont opposés, tandis que la Russie n’a pas examiné la formulation de dernière minute, le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov étant déjà parti.

Au point 3 sur 52, la déclaration «exprime son plus profond regret face à l’agression de la Fédération de Russie contre l’Ukraine et exige le retrait complet et inconditionnel des forces armées du territoire de l’Ukraine». «L’agression russe» est le mantra standard de l’Otan – qui n’est pas partagé par la quasi-totalité du Sud global. (…). Quant à ce passage, il ne pourrait pas être plus évident: «L’utilisation ou la menace d’utilisation d’armes nucléaires est inadmissible. La résolution pacifique des conflits, les efforts pour faire face aux crises, ainsi que la diplomatie et le dialogue, sont essentiels. L’ère d’aujourd’hui ne doit pas être celle de la guerre».C’est ironique étant donné que l’Otan et son département de relations publiques, l’UE, «représentée» par les eurocrates non élus de la Commission européenne, ne font pas de «diplomatie et de dialogue».

Fixés sur la guerre. Au lieu de cela, les Etats-Unis, qui contrôlent l’Otan, ont armé l’Ukraine, depuis mars, pour un montant énorme de 91,3 milliards de dollars, incluant la dernière demande présidentielle, ce mois-ci, de 37,7 milliards de dollars . Cela représente 33% de plus que les dépenses militaires totales de la Russie pour 2022.

Une preuve supplémentaire que le sommet de Bali a été détourné par la «guerre» a été fournie par la réunion d’urgence, convoquée par les Etats-Unis, pour débattre de ce qui s’est avéré être un missile S-300 ukrainien tombé sur une ferme polonaise, et non le début de la Troisième Guerre mondiale comme certains tabloïds l’ont hystériquement suggéré. Fait révélateur, aucun représentant des pays du Sud n’était présent à la réunion, la seule nation asiatique étant le vassal japonais, qui fait partie du G7.

Pour compliquer le tableau, le sinistre maître de Davos, Klaus Schwab, s’est une fois de plus fait passer pour un méchant de James Bond au forum des entreprises du B20, vendant son programme de «Grande Réinitialisation» consistant à «reconstruire le monde» par le biais de pandémies, de famines, du changement climatique, de cyberattaques et, bien sûr, de guerres. Comme si cela n’était pas assez inquiétant, Davos et son Forum économique mondial ordonnent maintenant à l’Afrique – totalement exclue du G20 – de payer 2800 milliards de dollars pour «remplir ses obligations» dans le cadre de l’accord de Paris visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre. 

La disparition du G20 tel que nous le connaissons. La grave fracture entre le Nord global et le Sud global, si évidente à Bali, avait déjà été suggérée à Phnom Penh, alors que le Cambodge accueillait le sommet de l’Asie de l’Est le week-end dernier. Les dix membres de l’ANASE avaient clairement fait savoir qu’ils n’étaient pas disposés à suivre les Etats-Unis et le G7 dans leur diabolisation collective de la Russie et, à bien des égards, de la Chine. Les Asiatiques du Sud-Est ne sont pas non plus vraiment enthousiasmés par l’IPEF (Indo-Pacific Economic Framework) conçu par les Etats-Unis, qui ne sera d’aucune utilité pour ralentir les échanges commerciaux et la connectivité de la Chine à travers l’Asie du Sud-Est. 

Et ce n’est pas tout. Celui qui se décrit comme le «leader du monde libre» évite le très important sommet de l’APEC (Coopération économique Asie-Pacifique) qui se tiendra à Bangkok à la fin de cette semaine.

Pour les cultures asiatiques très sensibles et sophistiquées, cela est perçu comme un affront. L’APEC, créée dans les années 1990 pour promouvoir le commerce entre les pays du Pacifique, est une affaire sérieuse pour l’Asie-Pacifique, et non une militarisation américanisée de «l’Indo-Pacifique». Cette rebuffade fait suite à la dernière gaffe de Joe Biden, qui s’est adressé par erreur au Cambodgien Hun Sen en l’appelant «Premier ministre de Colombie» lors du sommet de Phnom Penh.

La queue pour rejoindre les BRICS. On peut affirmer, sans risque de se tromper, que le G20 s’est peut-être engagé sur la voie irrémédiable de l’insignifiance. Avant même la vague actuelle de sommets en Asie du Sud-Est – à Phnom Penh, Bali et Bangkok -, Sergueï Lavrov avait déjà annoncé la suite des événements lorsqu’il a indiqué que «plus d’une douzaine de pays» avaient demandé à rejoindre les BRICS  (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud). (…). 

 Pepe Escobar 

Source: https://www.mondialisation.ca/au-revoir-g20-bonjour-brics/5672907

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Twitter dissout l’ensemble de son bureau à Bruxelles, suscitant l’inquiétude de l’UE en matière de contrôle des contenus en ligne

Twitter a démantelé l’ensemble de son bureau de Bruxelles, suscitant l’inquiétude de responsables européens qui se demandent si la plateforme respectera les nouvelles règles strictes de l’Union européenne en matière de contrôle du contenu en ligne.

Julia Mozer et Dario La Nasa, qui étaient chargés de la politique numérique de Twitter en Europe, ont quitté l’entreprise la semaine dernière, selon cinq personnes ayant connaissance de ces départs.

Ils avaient dirigé les efforts de l’entreprise pour se conformer au code de désinformation de l’UE et à la loi sur les services numériques, entrée en vigueur la semaine dernière, qui fixe de nouvelles règles sur la manière dont les grandes entreprises doivent assurer la sécurité des utilisateurs en ligne.

D’autres cadres de Twitter dans le petit mais vital bureau de Bruxelles, considéré comme un canal crucial pour les décideurs européens, avaient quitté l’entreprise au début du mois lors des réductions de personnel qui ont entraîné la suppression de la moitié de ses 7 500 employés.

Mozer et La Nasa ont survécu à la réduction initiale des effectifs, mais ne travaillent plus dans l’entreprise depuis que le nouveau propriétaire, Elon Musk, a lancé un ultimatum la semaine dernière pour que le personnel s’engage à adopter une “culture de travail hardcore”. Il n’est pas clair si les deux hommes ont démissionné ou ont été licenciés.

Musk et La Nasa ont refusé de faire des commentaires. Twitter n’a pas répondu aux demandes de commentaires.

Les départs de Bruxelles sont symptomatiques d’une tendance mondiale, de l’Inde à la France, où des cadres locaux de Twitter qui occupaient des postes clés pour traiter avec des représentants du gouvernement ont brusquement quitté l’organisation ces dernières semaines dans le cadre de réductions généralisées.

Cette situation a suscité une inquiétude croissante quant à la question de savoir si l’entreprise dispose du personnel nécessaire pour assurer le respect des lois locales destinées à contrôler le contenu en ligne, ce qui pourrait exposer l’entreprise à des poursuites judiciaires et à des mesures réglementaires.

“Je suis préoccupé par la nouvelle du licenciement d’une si grande quantité de personnel de Twitter en Europe”, a déclaré au Financial Times Věra Jourová, vice-présidente de l’UE en charge du code de la désinformation. “Si vous voulez détecter et prendre des mesures efficaces contre la désinformation et la propagande, cela nécessite des ressources.

“En particulier dans le contexte de la guerre de désinformation russe, j’attends de Twitter qu’il respecte pleinement la législation européenne et honore ses engagements. Twitter a été un partenaire très utile dans la lutte contre la désinformation et les discours de haine illégaux et cela ne doit pas changer.”

Financial Times

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Hier — 25 novembre 2022Vos flux RSS

Quand l’Ukraine manquera de munitions

25.11.2022 

L’Ukraine commence à manquer de munitions, les projectiles, les roquettes et les cartouches partent très vite. Il n’y a pas de production locale, les anciennes réserves soviétiques sont pratiquement épuisées, alors que l’Occident constate que les États-Unis et les pays d’Europe « sont confrontés à un défi à cause de l’épuisement des stocks d’armes à envoyer à l’Ukraine ». Combien faut-il de munitions pour mener des activités opérationnelles? 

Les canons ukrainiens ouvrent encore le feu, des roquettes sont tirées, il s’agit principalement de projectiles de calibre otanien 155 mm ou de roquettes américaines Himars. L’armée ukrainienne tire des cartouches de 5,45 mm et de 7,62 mm à partir d’anciennes réserves, les otaniennes manquent sérieusement, alors que le M-16 automatique américain avec des cartouches de 5,56 mm n’est pas du tout utilisé. Sachant que le Washington Post se référant à une source de l’Otan écrit que les pays occidentaux « doivent creuser plus profondément dans leurs stocks » pour alimenter l’armée ukrainienne en munitions. 

Et Kiev lui-même parle d’un « épuisement d’armes et de munitions pour l’Ukraine dans les pays occidentaux ». En effet, une telle tendance existe. Il est indiqué que les pays de l’Otan procèdent à un audit et à un inventaire de toutes les armes et munitions disponibles pour « trouver dans les entrepôts ce qui pourrait être envoyé à l’Ukraine ». 

Un récent rapport du département d’État américain témoigne de l’ampleur de l’approvisionnement de l’Ukraine en armes. Depuis février 2022, les États-Unis ont envoyé à Kiev près de 90.000 tonnes d’armes et de munitions, l’aviation de transport militaire a effectué près de 900 vols. Près d’un million de projectiles d’artillerie ont été envoyés. 

Ce chiffre à lui seul paraît élevé. En réalité, un conflit d’une telle intensité et durée nécessite bien plus de munitions. En évaluant le potentiel restant de l’artillerie ukrainienne à hauteur de 70-80 pièces, en une journée d’hostilités actives elle aurait besoin d’environ 400.000 munitions. Étant donné qu’un wagon de train peut accueillir près de 300 munitions, cela représente plus d’un millier de wagons. 

L’armée ukrainienne utilise également les arsenaux à proximité immédiate de la ligne de contact. Les munitions y sont acheminées principalement depuis les bases de l’Otan en Pologne et en Roumanie par les chemins de fer et la route, dans des camions sans signes distinctifs. 

La règle d’or de la guerre: en présence de munitions elles sont gaspillées, en cas de déficit de munitions elles sont économisées. La réserve dite minimale de munitions doit s’élever à 25%, en dessous de ce seuil il faut exiger d’urgence un ravitaillement ou attendre des renforts. 

Cela fait longtemps que l’expression « ne lésinez pas sur les munitions » ne convient plus pour les guerres contemporaines.

Alexandre Lemoine

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Pourquoi Moscou est en position de force

24.11.2022

Ex-haut fonctionnaire, Bruno Guigue est un ancien élève de l’Ecole normale supérieure (Ulm) et de l’Ecole nationale d’administration. Il est chercheur en philosophie politique, analyste politique et observateur de la vie internationale, tout en étant l’auteur de plusieurs ouvrages et de nombreux articles.

Sur le site Réseau International, l’expert a publié un article sur l’aveuglement des médias vis-à-vis de la réalité des faits concernant le conflit en Ukraine. Pour l’auteur, Moscou est, donc, en position de force. 

Contrairement à ce que racontent des médias aveuglés par leur parti pris, le rapport des forces en Ukraine demeure largement favorable à la Russie:

• Les sanctions occidentales sont un échec complet. L’économie russe tient le coup, le rouble est plus fort que jamais, et les exportations d’hydrocarbures n’ont jamais autant rapporté à la Russie. Ceux qui voulaient «mettre la Russie à genoux» en sont pour leurs frais.

• La tentative d’isolement international de la Russie est un fiasco. Les poids lourds démographiques du Sud (Chine, Inde, Brésil, Indonésie, Pakistan, Iran, Turquie, Nigéria, Éthiopie, Vietnam, etc..) refusent de participer à la croisade antirusse et coopèrent plus que jamais avec Moscou sur le plan politique et économique.

• Le ratio des pertes militaires sur le terrain est de 1 à 5 au détriment des forces ukrainiennes. La Russie n’ayant aucun intérêt à précipiter le mouvement, elle a su opérer les replis tactiques nécessaires, quitte à laisser l’OTAN crier victoire. Mais cette guerre d’usure profite aux forces russes qui ont déjà commencé une nouvelle offensive dans le Donbass.

• Parfois mal comprise, la retenue de Moscou dans la conduite des opérations garantit le soutien majoritaire du peuple russe : non seulement les pertes militaires russes sont limitées, mais les pertes civiles en Ukraine comme en Russie sont relativement faibles. Principal parti d’opposition, le parti communiste russe soutient l’opération militaire spéciale.

• Les forces russes contrôlent déjà 20% du territoire ex-ukrainien et il leur manque environ 6-7% à conquérir pour achever la réalisation de l’objectif principal: la libération des quatre divisions administratives à majorité russophone. Les forces ukrainiennes s’étant retranchées dans cette zone depuis 2014, ce sera sans doute la partie la plus difficile de l’opération militaire spéciale.

• Les USA commencent à comprendre que le jusqu’au-boutisme de Kiev est contre-productif, et ce pour trois raisons:

1. Les Ukrainiens ne reprendront jamais le Donbass et la Crimée.

2. Leur armée s’épuise en offensives coûteuses en vies humaines.

3. Le financement de cette guerre par procuration commence à coûter cher, surtout dans une conjoncture qui va tourner à la récession économique mondiale.

Si le conflit s’achève par une débandade ukrainienne, l’Otan et les USA seront sur la sellette.

Wait and see.

Bruno Guigue

Source: https://reseauinternational.net/pourquoi-moscou-est-en-position-de-force/

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La Chine ne lâche pas la pression quant à l’activité biologique US en Ukraine

24.11.2022

Les actions obscures de Washington, y compris avec la participation du Pentagone, dans le cadre de ses activités biologiques sur le sol ukrainien représentent non seulement un sujet de vive inquiétude pour Moscou, mais également pour Pékin – qui ne compte vraisemblablement pas reculer dans ledit dossier.

«La probabilité d’armes biologiques US en Ukraine ouvre un nouveau front dans les tensions sino-étasuniennes» – titre South China Morning Post– journal quotidien chinois de langue anglaise basé à Hong Kong.

Le média chinois note que Washington dénonce l’amplification de Pékin quant aux affirmations prétendument «absurdes» de Moscou selon lesquelles les USA financent la recherche sur les armes biologiques en Ukraine, aggravant les tensions sino-étasuniennes, y compris en ce qui concerne la position de la Chine dans ce que l’establishment washingtonien appelle l’invasion russe en Ukraine.

Le quotidien rappelle par la même occasion qu’un porte-parole chinois des Affaires étrangères avait récemment exhorté les Etats-Unis à rendre compte de leurs activités militaires biologiques dans le pays et à l’étranger, ainsi que de se soumettre à la vérification multilatérale. Evidemment lorsqu’on connait la capacité de Washington à ne pas soumettre à des mécanismes internationaux, en y faisant référence uniquement lorsque cela arrange ses intérêts, il est de-facto impossible à pouvoir s’attendre à une quelconque attitude honnête des USA sur cette question plus que sensible, à l’échelle mondiale.

D’autant plus que Washington peut toujours compter sur l’appui de ses fidèles sous-traitants britannique et français au niveau du Conseil de sécurité de l’ONU. Pour rappel lors du vote récent au CS onusien, la résolution rédigée par la Russie et soutenue par la Chine avait été bloquée par le trio néocolonial occidental Washington-Londres-Paris.

Quant à la prétendue «absurdité» des accusations russes selon les mots utilisés par l’establishment washingtonien, que dire des déclarations du 8 mars dernier de la sous-secrétaire d’Etat US aux affaires politiques – la sulfureuse Victoria Nuland – qui avait admis devant la commission des relations extérieures du Sénat étasunien l’existence «d’installations de recherche biologique» en Ukraine et avait fait part de sa préoccupation par le fait que les Forces armées russes pourraient rechercher à en prendre contrôle. Et aussi que les USA travaillaient étroitement avec les Ukrainiens sur la manière dont ils peuvent empêcher que l’un de ces matériaux de recherche ne tombe entre les mains de l’armée russe…

Comme le rappelle d’ailleurs Judicial Watch – organisation américaine qui se fixe l’objectif de surveiller les activités du gouvernement étasunien. Dans ce rapport, beaucoup d’autres informations importantes ont également été publiées en lien avec l’activité biologique US en Ukraine, plus exactement les dossiers du département de la défense étasunien qui révèlent le financement washingtonien d’activités du laboratoire d’anthrax (maladie infectieuse grave causée par des bactéries à Gram positif en forme de bâtonnets connues sous le nom de bacille du charbon, ndlr) en Ukraine.

Une chose semble sûre. Face aux activités largement opaques de Washington et son refus de transparence face à la communauté internationale, la Russie et la Chine n’auront d’autre choix que de trouver le moyen de faire la lumière sur ces activités. En ce en supplément des pressions politiques et diplomatiques. Dans un cadre certainement conjoint.

Mikhail Gamandiy-Egorov

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Covid. La Chine se referme à nouveau et construit des centres de quarantaine toujours plus grands.

Rien ne va plus en Chine. Alors que la Chine recense officiellement plus de 27 000 cas de Covid et 2 morts hier à Pékin, c’est à nouveau confinements et bouclages qui dominent.

De Pékin à Canton, partout les Chinois sont mis en quarantaine chez eux ou dans d’immense centre construits plus que rapidement.

Vous pouvez voir l’un de ces centres avec des baraquements à perte de vue.

Sinistre.

More #Covid camps under construction in Korla, #Xinjiang, #CCPChina pic.twitter.com/EfjrT0Z7Om

— Jennifer Zeng 曾錚 (@jenniferzeng97) November 20, 2022

Il n’en fallait pas plus pour faire chuter les cours du pétrole et inquiéter l’économie.

La Chine est-elle en train de se refermer ?

Sans doute.

Va-t-il y avoir de fortes perturbations sur les approvisionnements et les chaînes logistiques ? Vraisemblablement si la situation perdure plus de quelques jours et se compte en semaines.

Que se passe-t-il réellement en Chine et à quoi rime cette stratégie de zéro covid ?

Voilà la question qui mériterait d’être posée et débattue.

Pourquoi les Chinois persistent-ils dans cette stratégie ?

Sacrée question n’est-ce pas ?

Le fait que cette question ne soit pas posée dans notre débat public révèle à quel point elle est essentielle.

La réponse donnée à cette question apporte bien évidemment une clef de lecture précieuse pour comprendre ce qui est en train et ce qui va se passer dans le monde.

Charles SANNAT

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Cocaïne : L’Europe en passe de devenir le premier marché mondial, les consommateurs représentent 1,5% de la population de plus de 15 ans

Un tsunami de poudre. La vague qui déferle sur l’Europe depuis quelques années serait comparable, selon un analyste de la DEA, l’agence antidrogue américaine, à celle qui a frappé Miami dans les années 1980-1990. Une lame de fond que les services de police et de douane voient grossir sans parvenir à l’endiguer. L’Europe occidentale et centrale compte désormais plus de 4,5 millions de consommateurs de cocaïne (soit 1,5 % de sa population de plus de 15 ans), selon l’ONU, dont 600 000 en France. Le continent devrait bientôt devenir le premier marché mondial, devant l’Amérique du Nord.

L’explosion du commerce mondial de cocaïne se mesure à tous les niveaux de la chaîne avec des conséquences en cascade. Il génère de tels chiffres d’affaires qu’il permet de constituer des organisations criminelles surpuissantes, de contourner tous les obstacles, géographiques, logistiques, légaux, de gangréner des États au plus profond de leurs institutions.

(…)

Les grands ports, au départ et à l’arrivée, deviennent le centre de toutes les attentions, des territoires criminels en coupe réglée, où les organisations les plus puissantes et les plus violentes font la loi. Cette évolution progressive depuis plusieurs années a déplacé l’épicentre de la cocaïne depuis l’Espagne, où elle est arrivée massivement dans les années 1990, vers les grands ports de la mer du Nord, Anvers et Rotterdam en tête.

C’est dans les points d’accès maritimes au continent européen que les saisies les plus spectaculaires sont réalisées : Anvers (90 tonnes en 2020), Rotterdam (70 tonnes), Hambourg (19 tonnes en 2021), Gioia Tauro (14 tonnes), Le Havre (10 tonnes en 2021)… Plus de 250 tonnes ont été saisies au total en Europe l’an dernier. En 2022, Anvers devrait dépasser les 100 tonnes… En s’infiltrant par les ports, la cocaïne balaye tout sur son passage. Elle transforme les économies locales, renforce les réseaux criminels, gangrène les administrations et la politique…

(…)

L’Asie reste, selon les spécialistes, un grand point d’interrogation. La cocaïne y demeure pour le moment marginale, son coût étant trop élevé. Mais le marché chinois suscite la convoitise. Et, avec deux tiers du trafic mondial de conteneurs, l’Asie ne sera pas un marché inaccessible pour les narcotrafiquants. Rien ne semble pouvoir leur résister.

Le Point

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Centrale de Zaporijia: l’AIEA accorde à Kiev le droit de chantage nucléaire

23.11.2022 

L’armée ukrainienne a repris des bombardements massifs de la centrale nucléaire de Zaporijia en profitant de la protection de l’Occident. 

Comme l’a rapporté auparavant le ministère russe de la Défense, les forces armées ukrainiennes ont repris leurs frappes sur la centrale nucléaire de Zaporijia après une pause de deux mois. Au total, du 19 au 21 novembre, les forces ukrainiennes ont lancé sur la centrale de Zaporijia près de 30 projectiles, qui ont touché le bassin de la fontaine de refroidissement des réacteurs, le dépôt sec de déchets nucléaires, ainsi que le toit d’un bâtiment spécial où est stocké le combustible nucléaire frais. 

Un groupe d’experts de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui se trouve à la centrale, a déclaré qu’il n’y avait pas de menace directe à la sécurité nucléaire à la centrale. Des réservoirs de stockage de condensat ont été endommagés, ce qui a conduit à une fuite non radioactive. Le combustible usé et les déchets radioactifs de la centrale de Zaporijia n’ont pas été touchés lors des tirs, rapporte l’AIEA. 

Le directeur général de l’agence, Rafael Grossi, a insisté une nouvelle fois sur la nécessité de créer une zone de sécurité autour de la centrale. « Je ne baisserai pas les bras tant que cela ne deviendra pas réalité », a-t-il déclaré.

Le directeur général de l’AIEA a rencontré mercredi à Istanbul la délégation de l’entreprise publique russe Rosatom conduite par le directeur général de cette dernière, Alexeï Likhatchov, pour discuter de la mise en place d’une zone de sécurité autour de la centrale nucléaire de Zaporijia. C’est ce qu’on lit dans un communiqué publié mercredi par l’AIEA sur Twitter.

Rosatom a pris le contrôle de la centrale et a placé tout le personnel de la centrale sous la juridiction russe. La centrale est arrêtée, on y maintient le refroidissement des réacteurs en procédant à d’autres travaux de maintenance. Le patron de Rosatom a annoncé que la centrale présentait un risque d’accident nucléaire, et il est évident que Kiev juge acceptable un incident nucléaire de faible ampleur. 

« Faible ou non, la radioactivité ne demandera pas l’avis de Kiev », a martelé M. Likhatchov. 

D’après ce dernier, les bombardements qui ont repris sont le résultat de la connivence de l’AIEA qui refuse de déterminer l’origine des tirs sur les réacteurs. Il a mentionné une résolution de l’agence stipulant que la Russie doit « retirer son personnel militaire et autre » de la centrale de Zaporijia. 

« Kiev a visiblement considéré cette résolution comme une sorte de feu vert pour tirer sur la centrale », a poursuivi le responsable de Rosatom. 

La direction de l’ONU ne parvient pas non plus à déterminer l’origine des tirs. Des pourparlers sur la création d’une zone de sécurité ou le retrait du contingent russe de la centrale sont menés, mais rien n’a été convenu à l’exception de la présence d’inspecteurs de l’AIEA. L’armée ukrainienne concentre un grand groupe de forces et d’équipements sur l’axe Pokrov-Nikopol en se préparant à prendre la centrale par la force. 

Ce serait une grande victoire militaire et morale pour l’Ukraine, un supplément de ressources énergétiques pour leur livraison en Occident, car auparavant la centrale de Zaporijia assurait jusqu’à 30% de l’électricité produite dans le pays. La centrale sera certainement au final une sorte de site international à gestion mixte assurant les besoins à la fois de la Russie et de l’Ukraine. 

Cependant, selon les experts, il faut chercher d’autres possibilités. Car une telle solution serait une concession pour Kiev, qui bombarde la centrale de Zaporijia en faisant ainsi du chantage à la communauté internationale par la provocation d’un nouveau Tchernobyl. 

Kiev dit aux Européens et aux Américains qu’ils doivent persuader Moscou de cesser son impact sur le système énergétique de l’Ukraine. Sinon, l’Europe ferait face à un hiver nucléaire qui serait provoqué par une frappe ukrainienne. 

La mise en place d’une zone de sécurité qui prémunirait la centrale contre les attaques ukrainiennes dépend de deux conditions, estime M. Likhatchov. Premièrement, l’activité de Rafael Grossi et la réussite de ses négociations avec Kiev. Deuxièmement et surtout, l’approbation de la décision de créer une zone de sécurité par les États-Unis. « Je pense que la grande distance entre Washington et Zaporijia ne doit pas être un argument pour les États-Unis dans le freinage d’une décision sur la zone de sécurité », a noté le patron de Rosatom. 

Il ne faut pas non plus compter sur la Communauté européenne de l’énergie atomique (Euratom) et d’autres structures de l’UE pour influencer Kiev.

Alexandre Lemoine

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L’Europe et les Etats-Unis se dirigent vers une guerre commerciale

23.11.2022

En cas de crise, la première chose à laquelle tout le monde pense, c’est à sa propre économie. Les Etats-Unis sont un pays déchiré intérieurement. La lutte de pouvoir entre démocrates et républicains menace de paralyser le pays. Et, les camps politiques semblent se radicaliser de plus en plus.

Les Etats-Unis ont voté en en août dernier la loi sur la réduction de l’inflation de 2022 (The Inflation Reduction Act of 2022 (IRA) qui vise à freiner l’inflation en réduisant le déficit, en abaissant les prix des médicaments sur ordonnance et en investissant dans la production d’énergie nationale tout en promouvant l’énergie propre, tout en créant des emplois. 

Levée de boucliers en Europe. L’Europe entend «donner une réponse sérieuse» aux Etats-Unis sur l’entrée en vigueur le 1er janvier de cette loi américaine de réduction de l’inflation. Les mesures envisagées par les autorités de l’UE pourraient conduire à une guerre commerciale transatlantique, écrit Politico. Comme le note le média anglophone, en Europe, en général, et en Allemagne en particulier les élites politiques sont «déçues que Washington ne propose pas d’accord de paix». «Les craintes de l’Europe sont liées au paquet de 369 milliards de dollars de subventions et d’allégements fiscaux pour soutenir les entreprises vertes aux Etats-Unis qui entrera en vigueur le 1er janvier», stipule Politico.

La loi sur la réduction de l’inflation de 2022, qui prévoit des réductions d’impôts, des avantages dans le domaine de l’approvisionnement énergétique pour les entreprises s’ouvrant aux Etats-Unis, a été signé par le président américain Joe Biden en août dernier. Pour les Européens, cette loi est dangereuse car elle pourrait inciter les entreprises à déplacer les investissements depuis l’Europe et inciter les clients à «acheter américain» lorsqu’il s’agit d’acheter des véhicules électriques. Cela exaspère les principaux constructeurs automobiles européens de France et d’Allemagne. En effet, la loi sur la réduction de l’inflation de 2022 précise bien que «les 369 milliards de dollars» sont «pour l’énergie propre afin de lutter contre la crise climatique, avec un soutien historique pour les véhicules électriques et l’énergie propre».

Le retour de «l’America First». Le moment de cette mesure protectionniste des Etats-Unis tombe très mal pour les économies des pays de la zone euro et en particulier pour l’Allemagne qui panique ouvertement à l’idée de voir que plusieurs de ses principales entreprises – en partie stimulées par la flambée des coûts de l’énergie après l’invasion de l’Ukraine par la Russie – ferment leurs opérations sur le sol allemand pour investir ailleurs. Politico avertit: «La dernière chose dont Berlin a besoin, c’est d’encore plus d’encouragements pour que les entreprises quittent l’Europe, et l’UE veut que les Etats-Unis concluent un accord dans lequel leurs entreprises peuvent profiter des avantages américains». D’éventuelles mesures envisagées en Europe, en réponse à la loi américaine, pourraient être des protestations «largement symboliques» auprès de l’OMC.

Cependant, «l’affrontement pourrait facilement revenir aux batailles tarifaires dans l’esprit de vengeance (en faisant une chose similaire) comme ce qui avait été initiée par l’ancien président américain, Donald Trump, à son époque», prévient Politico. A ce moment, l’UE – comme le Business Standard l’indiquait – a envisagé des réponses vengeresses aux tactiques tarifaires de Donald Trump. «Les relations de l’Europe avec les Etats-Unis ont été poussées à l’extrême par la politique étrangère du «America First» du président Donald Trump», relatait, ainsi, le média financier.

Guerre économique. Et, cela est, de nouveau, le cas entre les Etats-Unis et l’UE, annonçant une guerre économique. En effet, en cas de crise, la première chose à laquelle tout le monde pense, c’est à sa propre économie. En 2019, Hosuk Lee-Makiyama, directeur du Centre européen d’économie politique internationale à Bruxelles, avait, selon Business Standard, lancé: «L’Europe est acculée et doit riposter». L’UE est aujourd’hui dans la même position et s’apprête à riposter aux Etats-Unis en répondant à la guerre économique déclarée par les Etats-Unis contre -pourtant- ses alliés, notamment au sein de l’Otan. 

Observateur Continental avait analysé avant le conflit actuel entre Moscou et Kiev que «Washington a besoin d’une guerre et cherche à y entraîner la Russie» en provoquant une déstabilisation de l’Ukraine. Encore, toujours avant le conflit en Ukraine, Observateur Continental montrait la position de l’Allemagne, qui voyant le coup manichéen des Etats-Unis, voulait continuer à commercer et travailler avec la Russie: «L’Allemagne tourne le dos aux Etats-Unis au profit de la Russie». 

Avant l’arrivée de l’hiver, Berlin a, cependant, sous la pression du fort lobby US dans ce pays, décidé de suivre aveuglément la politique antirusse des Etats-Unis, poussant à refuser l’arrivée de gaz russe via Nord Stream 2 alors qu’il ne suffisait que de tourner le robinet dans le bon sens pour accéder au gaz. Et, alors que la population allemande commençait à réclamer ce gaz pour cet hiver et pour son industrie, le sabotage sous-marin est intervenu. Maintenant, les responsables politiques et les industriels allemands, voyant le jeu américain accouchant d’une traîtrise, commencent à ruer dans les brancards pour menacer les Etats-Unis de rétorsions commerciales.

Pour Politico, «si cette querelle devient incontrôlable, cela conduira à une guerre commerciale, ce qui terrifiera les Européens assiégés». Dans un premier geste, l’UE, donc, devrait protester de manière symbolique à l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Mais, «l’affrontement pourrait facilement retomber précipitamment vers les batailles tarifaires vengeresses de l’époque de l’ancien président américain, Donald Trump», met en garde Politico. Depuis août dernier, les médias allemands ne cessent pas de dénoncer l’action des Etats-Unis contre l’économie européenne.

Déjà en octobre dernier, Heise titrait: «Les Etats-Unis et l’Europe se dirigent vers une guerre commerciale». Le média allemand déclarait que «les USA sont une puissance protectrice avec une date d’expiration». 

Olivier Renault

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Dominique Delawarde: «Se préparer à une guerre de haute intensité en quelques mois est stupide et irréaliste»

22.11.2022

Le Général français (2S) Dominique Delawarde, ancien chef «Situation-Renseignement-Guerre électronique 19» à l’état-major interarmées de planification opérationnelle, a donné à Observateur Continental son point de vue sur un article du journal Le Monde qui annonce que «l’armée française se prépare à une guerre de haute intensité».

Observateur Continental: Que pensez-vous de l’annonce: «L’armée française se prépare à une guerre de haute intensité»?

Dominique Delawarde: Ce sujet ne mérite même pas d’être traité tant l’idée même de se préparer à une guerre de haute intensité en quelques mois est stupide et irréaliste. Comme à son habitude, le journal Le Monde sort des énormités et prend ses désirs, où ceux des hommes politiques qu’il sert, pour des réalités. Au mieux, lorsque cette hypothétique capacité à se battre en haute intensité sera prête, la guerre en Ukraine aura déjà été perdue depuis longtemps par l’Otan et un traité de paix en bonne et due forme aura été signé. Il est trop tard, beaucoup trop tard pour se réveiller et rattrapper le temps perdu. 

Combien de temps faut-il à une armée pour être prête à faire une guerre de haute intensité?

– Pour rebâtir une armée prête à la guerre de haute intensité, les délais ne se comptent pas en mois, mais en années (et pas qu’une). Tout est à rebâtir: en particulier, l’équipement individuel et collectif, la logistique (munitions mais aussi et surtout la maintenance), l’entraînement des forces à la haute intensité qui n’a pas été suivi depuis plus de 20 ans, le combat de nuit et le combat en ambiance NBC (Nucléaire, Biologique et Chimique) qui n’est plus pratiqué depuis bien longtemps. Ensuite, il se posera le problème des réserves. Nous n’en n’avons quasiment plus depuis l’abandon du service national…. etc.

Quelle force peut l’armée française aligner actuellement?

– Aujourd’hui, la France ne peut guère aligner qu’une dizaine de milliers d’hommes sous entraînés dans le cadre de l’Otan. Les autres armées européennes sont dans le même état pitoyable. Il faudrait que le journal Le Monde nous explique comment la France et les pays européens vont financer le redressement de leur appareil de défense sur plusieurs années alors même que leurs économies tombent en ruine, que la dette est déjà abyssale, que la monnaie se dévalue de jour en jour et a perdu la confiance d’une majeure partie des pays de la planète qui a assisté en direct au gel, ou, selon la position, au vol, organisé des avoirs russes en occident et à la politique stupide des sanctions ayant un effet boomerang. 

Quel avenir pour la France? 

– Le journal Le Monde peut toujours spéculer, fanfaronner, donner dans la rodomontade. La messe est dite. Nous avons déjà perdu et nous allons continuer de perdre dans les prochains mois, quel que soit le bla-bla-bla politique et médiatique. L’observateur n’a plus qu’à attendre et à voir ce qui va se passer. Les propos guerriers et rassurants du journal Le Monde ne suffiront pas pour emporter la victoire. Si nous avions pu remporter la victoire, nous serions en guerre contre la Russie depuis longtemps. Si nous répugnons à entrer en guerre, c’est que nos gouvernants occidentaux savent pertinemment qu’ils la perdraient. Nous (appareils militaires et opinions publiques occidentales) ne sommes tout simplement pas prêts à la faire et à la gagner. 

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Zelensky piégé par Moscou et Washington

par Thierry Meyssan

L’évolution du rapport de forces sur le champ de bataille ukrainien et l’épisode tragique du G20 de Bali marquent un retournement de situation. Si les Occidentaux croient toujours vaincre prochainement Moscou, les États-Unis ont déjà débuté des négociations secrètes avec la Russie. Ils s’apprêtent à lâcher l’Ukraine et à faire porter le chapeau au seul Volodymyr Zelensky. Comme en Afghanistan, le réveil sera brutal.

Discutant, il y a une dizaine de jours à Bruxelles, avec un chef de file des députés européens que l’on dit ouvert d’esprit, je l’écoutais me dire que le conflit ukrainien était certes complexe, mais que la chose la plus évidente était que la Russie avait envahi ce pays. Je lui répondis en observant que le droit international faisait obligation à l’Allemagne, à la France et à la Russie d’appliquer la résolution 2202, ce que Moscou, seul, avait fait. Je poursuivais en lui rappelant la responsabilité de protéger les populations en cas de défaillance de leur propre gouvernement. Il me coupa la parole et me demanda : « Si mon gouvernement se plaint du sort de ses ressortissants en Russie et attaque ce pays, vous trouverez cela normal ? ». Oui, lui répondis-je, si vous avez une résolution du Conseil de sécurité. En avez-vous une ? Décontenancé, il changea de sujet. Trois fois, je lui demandais si nous pouvions aborder la question des « nationalistes intégraux » ukrainiens. Trois fois, il refusa. Nous nous séparâmes avec courtoisie.

La question de la responsabilité de protéger aurait dû être nuancée. Ce principe n’autorise pas à une guerre, mais à une opération de police, menée avec des moyens militaires. C’est pourquoi le Kremlin veille à ne pas désigner ce conflit comme une « guerre », mais comme une « opération militaire spéciale ». Les deux manières de parler désignent les mêmes faits, mais « opération militaire spéciale » limite le conflit. Dès l’entrée de ses troupes en Ukraine, le président russe, Vladimir Poutine, a précisé qu’il n’entendait pas annexer ce territoire, mais uniquement libérer les populations persécutées par les « nazis » ukrainiens. Dans un long article précédent, j’ai indiqué que, si l’expression « nazis » est juste au sens historique, elle ne correspond pas à la manière dont ces gens se désignent. Ils utilisent l’expression : « nationalistes intégraux ». Rappelons que l’Ukraine est le seul État au monde à disposer d’une Constitution explicitement raciste.

Le fait d’observer que le droit international donne raison à la Russie ne signifie pas qu’on lui donne un blanc-seing. Chacun doit critiquer la manière dont elle applique le droit. Les Occidentaux trouvent toujours la Russie « asiatique », « sauvage » et « brutale », même s’ils se sont montrés eux-mêmes bien plus destructeurs en de nombreuses occasions.

Renversement de situation

Les points de vue russe et occidentaux ayant été précisés, force est de constater que plusieurs évènements ont suscité une évolution occidentale.

 Nous entrons dans l’hiver, une saison rude en Europe centrale. La population russe a conscience, depuis l’invasion napoléonienne, qu’elle ne peut pas défendre un pays aussi grand. Aussi a-t-elle appris à utiliser précisément l’immensité de son territoire et les saisons pour vaincre ceux qui l’attaquaient. Avec l’hiver, le front est figé pour plusieurs mois. Chacun peut constater que, contrairement au discours selon lequel les Russes sont vaincus, l’armée russe a libéré le Donbass et une partie de la Novorussia.

 Avant que l’hiver ne tombe, le Kremlin a replié la population libérée qui habitait au Nord du Dniepr, puis a retiré son armée, abandonnant la partie de Kershon située sur la rive Nord du Dniepr. Pour la première fois, une frontière naturelle, le fleuve Dniepr, marque une frontière entre les territoires contrôlés par Kiev et ceux contrôlés par Moscou. Or, durant l’entre-deux-guerres, c’est l’absence de frontières naturelles qui a fait tomber tous les pouvoirs successifs en Ukraine. Désormais, la Russie est en position de tenir.

Depuis le début du conflit, l’Ukraine peut compter sur l’aide illimitée des États-Unis et de leurs alliés. Or, les élections de mi-mandat aux USA ont enlevé la majorité de l’administration Biden à la Chambre des représentants. Désormais, le soutien de Washington sera limité. Identiquement, l’Union européenne trouve aussi ses limites. Ses populations ne comprennent pas la hausse des coûts de l’énergie, la fermeture de certaines usines et l’impossibilité de se chauffer normalement.

Enfin, dans certains cercles de pouvoir, après avoir admiré les talents de communiquant de l’acteur Volodymyr Zelensky, on commence à s’interroger sur les rumeurs concernant sa soudaine fortune. En huit mois de guerre, il serait devenu milliardaire. L’imputation est invérifiable, mais le scandale des Pandora Papers (2021), la rend crédible. Est-il nécessaire de se saigner aux quatre veines pour ne pas voir arriver les dons en Ukraine, mais disparaître dans des sociétés off shore ?

Les Anglo-Saxons (c’est-à-dire Londres et Washington) souhaitaient transformer le G20 de Bali en sommet anti-Russe. Ils avaient d’abord fait pression pour que Moscou soit exclu du Groupe comme ils y sont parvenus au G8. Mais si la Russie avait été absente, la Chine, de très loin le premier exportateur mondial, ne serait pas venue. Aussi, c’est le Français Emmanuel Macron qui a été chargé de convaincre les autres invités de signer une déclaration sanglante contre la Russie. Durant deux jours, les agences de presse occidentales ont assuré que l’affaire était dans le sac. Mais, en définitive, la déclaration finale, si elle résume le point de vue occidental, ferme le débat en ces mots : « Il y avait d’autres points de vue et différentes évaluations de la situation et des sanctions. Reconnaissant que le G20 n’est pas le forum pour résoudre les problèmes de sécurité, nous savons que les problèmes de sécurité peuvent avoir des conséquences importantes pour l’économie mondiale ». En d’autres termes, pour la première fois, les Occidentaux ne sont pas parvenus à imposer leur vision du monde au reste de la planète.

Le piège

Pire : les Occidentaux ont imposé une intervention vidéo de Volodymyr Zelensky comme ils l’avaient fait, le 24 août et le 27 septembre, au Conseil de sécurité des Nations unies. Or, alors que la Russie avait vainement tenté de s’y opposer en septembre à New York, elle l’a accepté en novembre à Bali. Au Conseil de sécurité, la France, qui détenait la présidence, avait violé le règlement intérieur pour donner la parole à un chef d’État par vidéo. Au contraire, au G20, l’Indonésie tenait une position absolument neutre et ne risquait pas d’accepter de lui donner la parole sans autorisation russe. Il s’agissait à l’évidence d’un piège. Le président Zelensky, qui ne connaît pas le fonctionnement de ces instances, y est tombé.

Après avoir caricaturé l’action de Moscou, il a appelé à l’exclure du… « G19 ». En d’autres termes, le petit Ukrainien a donné, au nom des Anglo-Saxons, un ordre aux chefs d’État, Premiers ministres et ministres des Affaires étrangères des 20 plus grandes puissances mondiales et n’a pas été entendu. En réalité, le litige entre ces dirigeants ne portait pas sur l’Ukraine, mais sur leur soumission ou pas à l’« ordre mondial américain ». Tous les participants latino-américains, africains et quatre asiatiques ont dit que cette domination était finie ; que désormais le monde est multipolaire.

Les Occidentaux ont dû sentir le sol trembler sous leurs pieds. Ils n’ont pas été les seuls. Volodymyr Zelensky a vu, pour la première fois, que ses parrains, jusqu’ici maîtres absolus du monde, le laissaient tomber sans hésiter pour maintenir quelques temps encore leur position.

Il est probable que Washington a été de mèche avec Moscou. Les États-Unis constatent qu’à l’échelle du monde, les choses tournent à leur désavantage. Ils n’auront aucune hésitation à faire porter le chapeau au régime ukrainien. William Burns, directeur de la CIA et opposant à la ligne straussienne, a déjà rencontré Sergueï Narychkine, le directeur du SVR, en Turquie. Ces entretiens font suite à ceux du straussien Jacob Sullivan, le conseiller national de Sécurité US, avec plusieurs officiels russes. Or, Washington n’a rien à négocier en Ukraine. Deux mois avant le conflit en Ukraine, j’expliquais que le fond du problème n’avait aucun rapport avec ce pays, pas plus qu’avec l’OTAN. Il porte essentiellement sur la fin du monde unipolaire.

Aussi ne faut-il pas s’étonner que, quelques jours après la gifle du G20, Volodymyr Zelensky ait contredit, pour la première fois en public, ses parrains états-uniens. Il a accusé la Russie d’avoir lancé un missile sur la Pologne et a maintenu ses propos lorsque le Pentagone a indiqué qu’il avait tort, c’était un contre-missile ukrainien. Il s’agissait pour lui de continuer à agir dans la droite ligne du Traité de Varsovie, conclu le 22 avril 1920, par les nationalistes intégraux de Symon Petlioura avec le régime de Piłsudski ; de pousser la Pologne à entrer en guerre contre la Russie. C’est la seconde fois que Washington faisait sonner une clochette à ses oreilles. Il ne l’a pas entendue.

Probablement, ces contradictions ne vont plus se manifester en public. Les positions occidentales vont s’assouplir. L’Ukraine est prévenue : dans les prochains mois, elle va devoir négocier avec la Russie. Le président Zelensky peut prévoir dès à présent sa fuite car ses compatriotes meurtris ne lui pardonneront pas de les avoir dupés.

Thierry Meyssan

source : Réseau Voltaire

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Le parti de Bolsonaro au Brésil dépose une plainte légale pour contester le vol des élections de Lula

Le parti politique du président brésilien Jair Bolsonaro a déposé une plainte auprès des autorités concernant les résultats de la récente élection dans le pays.

Les médias mainstream d’extrême gauche aux États-Unis rapportent les résultats des élections au Brésil comme s’ils avaient un enjeu pour le parti socialiste. Le socialiste Lula, a été présenté comme le vainqueur de l’élection du pays, mais le peuple ne laissera pas faire.

Des millions de personnes dans le pays sont sorties pour protester contre l’élection volée là-bas. L’armée est du côté du peuple ainsi que la police.

France 24 rapporte :

Le président brésilien Jair Bolsonaro a contesté l’élection qu’il a perdue le mois dernier face à son rival de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, selon une plainte déposée auprès des autorités électorales qui prétend que les votes de certaines machines à voter devraient être « invalidés. »

…Alexandre de Moraes, le juge de la Cour suprême qui dirige actuellement le TSE, a déclaré dans une décision vue par Reuters que la coalition électorale de droite de Bolsonaro, qui a déposé la plainte, doit présenter son audit complet pour les deux tours du vote du mois dernier dans les 24 heures, ou il le rejettera.

La coalition de Bolsonaro a déclaré que son audit du second tour du 30 octobre entre Bolsonaro et Lula avait trouvé des « signes de dysfonctionnement irréparable » dans certaines machines à voter électroniques.

« Il y avait des signes de défaillances graves qui génèrent des incertitudes et rendent impossible la validation des résultats générés » dans les anciens modèles de machines à voter, ont déclaré les alliés de Bolsonaro dans leur plainte. En conséquence, ils ont demandé que les votes provenant de ces modèles soient « invalidés ».

Les protestations massives auxquelles participent des millions de Brésiliens se poursuivent dans tout le pays. Le peuple brésilien ne tolérera pas le contrôle socialiste de son pays.

Les élections au Brésil rappellent à de nombreux Américains les élections volées de 2020 et 2022 aux États-Unis. En 2020, le président Trump a pulvérisé le record du plus grand nombre de voix pour un président et pourtant les politiciens d’extrême gauche et les RINO du Parti Républicain ont revendiqué la victoire de Joe Biden, un homme qui pouvait à peine sortir de son sous-sol.

Lors de l’élection de 2022, les résultats ont été similaires avec des candidats liés au président Trump qui ont perdu des courses qui étaient presque assurées. Les médias aux États-Unis ont fait ce qu’ils font avec le Brésil, en minimisant la majorité qui a voté contre les socialistes.

Ces vols électoraux ne pourraient pas se produire sans des médias corrompus. Heureusement, les gens aux États-Unis et au Brésil contournent les médias malhonnêtes pour obtenir la vérité.

Source : lesdeqodeurs.fr

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Twitter, Elon Musk vire tout le monde… et il a raison !

Twitter.

Combien de divisions ?

8 000 salariés payés à prix d’or à peigner la girafe selon Elon Musk qui poursuit sa purge chez Twitter.

Après avoir virer la moitié du personnel il a posé un ultimatum aux derniers survivants. « Accepter de « travailler de longues heures à haute intensité » (quarante heures hebdomadaires minimum) pour construire le « Twitter 2.0 » ou partir.

Du coté des courageux salariés payés à prix d’or, parce que chez Twitter, on n’est pas non plus smicard ni en train de bosser à la chaîne à l’usine, c’est l’exode et des centaines de salariés ont annoncé leur départ.

Le groupe Twitter décidait même jeudi de fermer son siège californien jusqu’à lundi et il ne resterait plus que 1 000 salariés environ.

Je ne doute pas un seul instant que Musk saura faire tourner Twitter avec 1 000 personnes sans problème, car en réalité l’application ne bouge pas énormément, sa maintenance n’est pas si compliquée que cela, et l’inflation salariale du groupe était totalement délirante.

Ne sous-estimez pas Musk, ni ce qu’il peut faire accomplir à une poignée de collaborateurs ultra-motivés, très bien formés, et… surpayés.

Musk fonctionne en mode commando avec une hiérarchie super restreinte, une très grande mobilité, une agilité poussée à son paroxysme.

Musk, ne va tuer Twitter, Musk va rendre Twitter rentable.

Charles SANNAT

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Les États-Unis et le réarmement de l’Ukraine

22.11.2022 

La Maison Blanche et le Pentagone informent régulièrement le public de l’envoi en Ukraine de nouvelles cargaisons d’armes. Les chiffres d' »aide militaire » à l’Ukraine impressionnent. 

Les États-Unis ont apporté à l’Ukraine de l’aide militaire pour plus de 20 milliards de dollars et continueront d’aider Kiev. C’est ce qu’a déclaré le secrétaire à la Défense Lloyd Austin lors d’une conférence de presse en Indonésie. 

« Jusqu’à présent, nous avons livré à l’Ukraine de l’aide pour plus de 20 milliards de dollars. Vous avez entendu ce que nous déclarons: nous continuerons de soutenir l’Ukraine autant que ce sera nécessaire », a noté le chef du Pentagone. 

Une nouvelle tranche d' »aide supplémentaire pour garantir la sécurité » de 400 millions de dollars a été annoncée par le Pentagone le 10 novembre. Le président américain a le pouvoir d’envoyer des armes en Ukraine sans que le congrès n’adopte une loi spéciale. 

Pendant que les États-Unis refourguent à l’Ukraine des tas de ferraille datant de la guerre du Vietnam, le potentiel d’armement des pays de l’Otan se modernise. L’industrie militaire américaine se voit injecter du sang neuf. 

De nombreuses preuves de livraisons en Ukraine d’armement américain obsolète et inexploitable circulaient dans un premier temps. Puis Kiev a interdit à ses médias de discréditer « l’aide » occidentale, et ces preuves ont commencé à disparaître. 

Selon un communiqué du département d’État américain du 10 novembre, une nouvelle cargaison a été envoyée à l’Ukraine comprenant 4 systèmes antiaériens Avenger, des missiles antiaériens pour Hawk, des fameux Stinger, des munitions pour lance-roquettes multiples (LRM) Himars et 21.000 projectiles de 155 mm pour des obusiers et canons automoteurs livrés plus tôt. Ainsi que 500 projectiles d’artillerie de précision de 155 mm et 10.000 obus de mortier de 120 mm, 100 véhicules tout-terrain Humvee, 400 lance-grenades et plus de 20 millions de cartouches d’armes d’infanterie. 

Sabrina Singh, porte-parole adjointe du Pentagone, a attiré l’attention de la presse sur l’importance des livraisons à l’Ukraine de systèmes antiaériens. Le site du département indique que les fournitures américaines en Ukraine ont lieu « après consultations avec les Ukrainiens pour savoir ce dont ils ont besoin pour lutter contre les Russes ». 

« Les missiles Hawk, qui seront modernisés grâce au fonds de l’Initiative de contribution à la sécurité de l’Ukraine (USAI), complèteront le récent engagement de l’Espagne d’octroyer des systèmes de lancement Hawk afin d’aider l’Ukraine à faire face à cette menace, a déclaré Sabrina Singh. Les systèmes antiaériens de courte portée Avenger permettront également à l’Ukraine de protéger les forces ukrainiennes et l’infrastructure cruciale contre des drones et des hélicoptères. » 

Le montant du contrat annoncé le 10 novembre n’est pas divulgué. Il est clair que le missile Hawk est un modèle de 1960 dont la capacité de modernisation est épuisée, mais le missile reste en service (en Ukraine et dans certains pays de l’Otan d’Europe de l’Est, par exemple en Roumanie). Ce missile est sorti des entrepôts, réparé grâce au même fonds de l’USAI, installé sur des vecteurs MIM-23 Hawk (remis à l’Ukraine par l’Espagne) et envoyé pour les besoins de l’armée ukrainienne à titre d’aide militaire. 

Le système antiaérien Avenger tirant des missiles Stinger est né dans les années 1980 d’une collaboration entre Boeing Aerospace Company et General Electric. Cet armement a également épuisé ses capacités de modernisation, mais il a été installé sur le Humvee pour créer une sorte de lance-missiles mobile. 

En parallèle, les États-Unis travaillent sur l’unification des Javelin et Stinger pour un lance-missiles portatif commun. L’objectif consiste à minimiser les frais de production, d’unifier la munition et son usage. Les ingénieurs travaillent sur le remplacement des véhicules blindés de transport et d’autres équipements par de tout nouveaux modèles, de nouvelles générations avec des mises au point à l’issue des essais en Syrie et en Ukraine. 

Les autorités ukrainiennes prennent l’argent pour le réarmement dans le budget en espérant rembourser les dettes à crédit. Le crédit est soumis aux « conditions spéciales » qui ne sont pas dévoilées. En fin de compte, hormis les céréales, l’Ukraine possède encore du terreau riche et d’autres ressources de valeur. Les Ukrainiens espèrent pouvoir rembourser les États-Unis pour leurs armes. Et peu importe que ce soit des armes complètement obsolètes.

Alexandre Lemoine

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Quand l’Occident commence à s’inquiéter de l’avenir des armes transmises à Kiev

22.11.2022

Les représentants des élites occidentales commencent timidement à aborder le sujet de l’avenir des armes livrées au régime kiévien, et surtout le risque que ces armements se retrouvent dans les mains de groupes terroristes. Réaction certainement tardive, mais qui confirme nos nombreuses prévisions.

Les armes fournies par l’Occident à l’Ukraine dans l’objectif de combattre la Russie pourraient se retrouver entre les mains de gangs criminels ou de terroristes, y compris au Royaume-Uni, s’alarme le chef de la National Crime Agency (agence britannique de lutte contre le crime organisé, ndlr), Graeme Biggar, écrit le quotidien britannique The Times.

Fait paradoxal une fois de plus qui confirme que les élites occidentales semblent effectivement vivre dans un monde parallèle, alors que ce sujet avait déjà été traité il y a plusieurs mois de cela par les experts non-occidentaux, notamment chinois: voir l’article de juin dernier d’Observateur Continental.

Vaut mieux tard que jamais? Probablement surtout que c’est déjà trop tard, sachant que les reventes d’armes fournies au régime ukrainien par ses parrains occidentaux avaient déjà commencé depuis plusieurs mois. Et si aujourd’hui le haut responsable britannique aborde ce problème, c’est que l’heure est déjà certainement grave. Egalement paradoxal de l’entendre tout de même d’un représentant d’un pays qui constitue l’un des principaux soutiens de Kiev et qui adopte une des lignes les plus russophobes qui soit.  

La question également à se poser dans cette conjoncture, et qui sera un défi sécuritaire majeur y compris pour les Occidentaux, c’est la raison pour laquelle le minimum de vérité dans la propagande atlantiste occidentale vient toujours plus souvent de la sphère anglo-saxonne, pendant que les principaux médias hexagonaux n’ont pratiquement jamais abordé le sujet.

L’explication est assez simple, et se trouve très principalement dans le rapport de force et de hiérarchie établie au sein du bloc occidental: les Anglo-Saxons mènent le bal, les autres appliquent et obéissent sans avoir le droit de se poser trop de questions. Evidemment et si dans le cas de régimes tels que ceux de la Pologne, pays baltes, Roumanie et bien d’autres – dans leur état contemporain – cela n’étonne plus grand monde, le fait est que cela caractérise également une fois de plus l’état d’asservissement des pays dits les plus développés de la zone européiste continentale, notamment la France, l’Allemagne ou encore l’Italie.

A l’instar du récent dossier ukraino-polono-étasunien, où il est devenu également évident que seul Washington a le droit à la parole réelle au sein de l’alliance otanesque. L’establishment étasunien ne s’inspirerait-il pas de la théorie des races d’Adolf Hitler, à la seule différence que dans la version contemporaine – les «supérieurs» étant de la partie anglo-saxonne?

Pour revenir aux Britanniques, il est évident que l’effet boomerang de la fourniture incontrôlée des armes au régime kiévien se retournera contre Londres. Peut-être dans une moindre mesure dans un premier temps qu’à Berlin, Paris ou Rome, mais pratiquement sans le moindre doute. D’autant plus lorsqu’on connait que les divers réseaux criminels et terroristes possédant une présence sur le sol britannique sont bien souvent ceux qui sont également présents dans la partie continentale de l’Europe bruxelloise.

Evidemment le régime qui restera à l’abri des problèmes sécuritaires immédiats, à l’inverse de ses alliés européens, n’est autre qu’étasunien. Mais fort généralement, l’effet boomerang rattrape y compris ceux qui pensent se retrouver toujours en dehors des problèmes et des défis créés. A un moment ou un autre. D’autant plus que le régime kiévien possède de nombreux amis et sympathisants au sein de cellules terroristes liées à Daech ou Al-Qaida. Juste pour rappel.

Mikhail Gamandiy-Egorov

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Est-ce que le projet SCAF a trouvé un accord?

21.11.2022 

Une chose est certaine. Les lignes bougent fortement au sein du projet global de la défense européenne. L’Allemagne est en train de prendre l’initiative de la défense européenne sur les autres pays européens. Berlin annonce avoir avalisé sa participation à la création du SCAF ce qui fait grincer des dents chez Dassault Aviation.

Il y a quelques mois Observateur Continental s’interrogeait sur l’élaboration de ce projet militaire européen: Le projet SCAF déjà en train de sombrer? Finalement, le tournant dans la défense européenne a bien lieu avec le conflit en Ukraine, mais, une chose est certaine, sous le commandement allemand avec la supervision des Etats-Unis et la soumission de la France. Mais, le projet SCAF serait validé politiquement mais pas industriellement. Et, si l’accord industriel a lieu, SCAF verra le jour dans 30 ans ou plus. Pourtant politiquement, c’est Berlin qui mène. L’affaire du SCAF continue d’alimenter un imbroglio entre Paris et Berlin.

SCAF n’est pas mort? La France, l’Allemagne et l’Espagne conviennent de poursuivre le développement de l’avion de combat SCAF, a rapidement rapporté Reuters. «Ainsi, la France, l’Allemagne et l’Espagne sont parvenues à un accord sur le démarrage de la prochaine phase de développement d’un nouvel avion de chasse baptisé SCAF, le plus grand projet de défense d’Europe d’un coût estimé à plus de 100 milliards d’euros (103,4 milliards de dollars), a annoncé vendredi le gouvernement allemand», a précisé l’agence de presse anglophone. 

30 ans ou 40 ans? Reuters, encore, revient sur son annonce rapide de vendredi dernier en laissant parler Eric Trappier, le PDG de Dassault Aviation qui vient de relativiser l’annonce ce lundi. «Il y a une pseudo-annonce politique qui a été faite. Je pense que les autorisations allemandes – qui étaient difficiles à obtenir – sont sorties et ça a donné lieu à des fuites. Ce n’est pas encore tout à fait fait», a-t-il déclaré sur RTL en citant la question du lancement de la prochaine phase de développement du futur avion de combat SCAF (système de combat aérien du futur).

Sur la question de savoir s’il faudrait 20 ans ou 30 ans pour la réalisation du SCAF, il fait la déclaration suivante: «Le Rafale va avoir une longue vie devant lui»; «On est à un tout début de processus». Il affirme: «Rien n’a été signé entre Dassault et Airbus à l’heure où on se parle. Le projet a progressé. On signe pour faire des études. Il y a d’autres étapes derrière qui devront venir, faire voler un démonstrateur, lancer un programme de développement». 

Les Etats-Unis profitent du conflit en Ukraine. «La guerre en Ukraine est plutôt une mauvaise nouvelle pour nous», martèle Eric Trappier. «Tout d’abord, toute guerre en Europe est mauvaise et deuxièmement, elle bénéficie beaucoup plus aux Américains qu’à nous», dénonce-t-il. «Regardez, les Allemands achètent du F35, un bouclier israélo-américain, et d’autres pays achètent beaucoup le matériel américain. Donc, pour l’Europe ce n’est pas une bonne nouvelle. Je préférerais avoir une préférence européenne d’achats d’armements comme pour l’industrie. Si, il pouvait y avoir une préférence industrielle en Europe pour l’industrie, ça permettrait de préparer les grands projets», fait-il savoir.

Il appelle à défendre l’industrie de la France contre les Etats-Unis: «Le bon sens, c’est de défendre son industrie qui est un pilier de souveraineté et c’est pour ça que je me suis engagé et que je me bats pour l’industrie en France. Il faut absolument défendre l’industrie. Et, si on doit prendre des mesures qui ne sont pas totalement en ligne avec un ensemble de choses, il faut le faire car les autres le font». Il a, d’ailleurs, rajouté qu’ «Emmanuel Macron essaie» car «il a dénoncé ce qu’il se faisait en ce moment chez les Américains».  Le PDG de Dassault Aviation propose d’adopter la politique des Etats-Unis pour l’industrie, et cite Elisabeth Borne qui a dit «avoir une préférence européenne pour l’industrie».

«Sur le chemin vers les forces aériennes du futur en Europe, il est à nouveau démontré que nous ne pouvons relever les énormes défis qu’ensemble». «SCAF renforcera durablement la Bundeswehr ainsi que nos partenaires», a tweeté la ministre allemande de la Défense, Christine Lambrecht. «Après d’intenses négociations, des accords industriels pour la prochaine phase du programme ont maintenant été conclus pour l’Avion de Combat du Furur (SCAF)», affirme le communiqué de presse de la Bundewehr, rajoutant: «Parallèlement à ces négociations industrielles, il a également été confirmé au plus haut niveau gouvernemental qu’une approche coopérative sur un pied d’égalité est poursuivie dans le projet, qui est sous la responsabilité globale de la France».  La Bundeswehr annonce que le projet SCAF est «sous la responsabilité globale de la France».

«L’accord politique sur le SCAF est un grand pas en avant et – surtout en ces temps – un signe important de l’excellente coopération germano-française-espagnole», a rajouté Christine Lambrecht. L’annonce de Berlin détonne par rapport à la déclaration d’Eric Trappier. Die Welt a publié un article ce dimanche pour faire savoir l’objectif militaire de Berlin: «La Bundeswehr devient la plus grande force militaire d’Europe». 

Selon l’Opinion, un accord devrait voir le jour cette semaine. Quoi qu’il en soit, c’est Berlin qui a pris l’initiative d’annoncer l’accord industriel et politique. 

Olivier Renault

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