Plandémie de Covid

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Hier — 26 mai 2022Vos flux RSS

Conflits et guerre cognitive

par Daniel Kersffeld. Outre son caractère strictement technique et lié à la guerre, l’OTAN développe des recherches prospectives sur le « contexte militaire futur » en réunissant des compétences militaires, industrielles et universitaires. « Centres d’excellence » Au cœur de cette mission se trouve le travail du Commandement allié Transformation (ACT), dirigé par le général français Philippe Lavigne, qui […]

Le Grand jeu : ça chauffe !

Une appréciation sur la situation en Ukraine (différente de celle du yetiblog), une analyse des manœuvres d'Erdogan et un point sur l'Extrême-Orient.

Observatus Geopoliticus
Le Grand jeu : ça chauffe !
yetiblog.org

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La Turquie et l’ordre multipolaire

par Pierluigi Fagan. Je m’inspire d’un article sur la Turquie paru dans Ria Novosti (Russie), pour montrer la complexité des jeux multipolaires. La Turquie est l’idéaltype d’un lieu géo-historique multipolaire. Pendant plus de six siècles, un empire musulman sunnite, avec un passé plus récent en tant que société réformiste laïque. Asiatique mais toujours méditerranéenne, la […]

La véritable raison de l’embargo sur le pétrôle russe

par Tom Luongo. Le suicide européen pour dominer la Russie ? L’Union européenne devrait annoncer une interdiction complète des importations de pétrole russe. La Hongrie, dans son premier véritable acte de défiance, menace d’y opposer son veto ; L’Allemagne, après quelques tergiversations, a finalement décidé qu’elle pouvait survivre à une telle interdiction. En supposant que […]

La véritable raison de l’embargo sur le pétrole russe

Le suicide Européen pour dominer la Russie ? L’Union européenne devrait annoncer une interdiction complète des importations de pétrole russe. La Hongrie, dans son premier véritable acte de défiance, menace d’y opposer son veto ; L’Allemagne, après quelques tergiversations, a finalement décidé qu’elle pouvait survivre à une telle interdiction. En supposant que les objections de la Hongrie soient finalement surmontées, […]

La guerre sans fin de l’Occident : Le vrai combat du dérèglement climatique 

Par : Volti
Par Chems Eddine Chitour pour Mondialisation.ca Les Américains sont impitoyables dans le commerce Nous sommes en guerre avec les Américains. Une guerre sans morts.  François Mitterand  (**mais une guerre à mort**citation complète) « La guerre  c’est  des gens qui  ne se connaissent pas et  s’entre-massacrent  pour le bénéfice de ceux qui se connaissent mais ne se massacrent  pas » Résumé  Nous vivons des temps difficiles ; Cette année 2022 est […]

Lettre de la Fédération des OPEX de France au président de la République

par Dominique Delawarde. Pour les non initiés, la Fédération des OPEX de France est une association qui regroupe des anciens militaires ayant effectué des OPérations EXtérieures (OPEX) lorsqu’ils étaient en situation d’activité : ça fait du monde … Ces anciens militaires restent attachés à l’institution qu’ils ont servie. Beaucoup d’entre eux ont des enfants ou […]

Explications autour du calendrier inattendu de la crise du COVID en Corée du Nord

Par : jmarti

Par Andrew Korybko − Le 14 mai 2022 − Source OneWorld Press

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Kim est sans doute en train de se désespérer d’obtenir une aide internationale après que ses 16 lancements de missiles ont jusqu’ici échoué à attirer l’attention qu’il voulait soulever, si bien qu’il joue à présent la carte du COVID dans l’idée de s’assurer que tout le monde va finir par envisager d’aider son pays sans poser de conditions préalables.

À l’exception notable de la Chine, la plupart des pays du monde sont largement revenus à la normale pré-COVID au cours des mois récents, ce qui fait qu’il a été tout à fait inattendu de découvrir que le dirigeant de la Corée du Nord, Kim Jong-un, venait de déclarer que le virus était subitement devenu un « grand désastre » pour son pays. La BBC a également rapporté que les médias d’État ont partagé des statistiques suggérant qu’au cours des semaines récentes, un demi-million de cas suspectés se sont présentés. Nombre d’observateurs pensaient que le COVID avait déjà infiltré le « royaume ermite » depuis longtemps, malgré ses réfutations officielles jusqu’à présent, mais cela non plus n’explique pas le calendrier inattendu de cette dernière crise, que le présent article va s’employer à expliquer.

Qui ne souscrit pas au récit officiel au sujet du COVID a depuis longtemps chanté les louanges du dirigeant nord-coréen, présenté comme un héros pour avoir supposément résisté au Forum Économique Mondial, à l’Organisation Mondiale de la Santé et aux autres corps globalistes, dénoncés pour avoir politisé le virus. Cette singulière déification vient d’être discréditée, le dirigeant nord-coréen venant de reconnaître cette crise, maintenant qu’on l’a vu pour la première fois porter un masque à la télévision. Il n’est pas encore clair de savoir comment ces sceptiques pourront expliquer sa subite volte-face, mais ils doivent à tout le moins être très déçus par ce changement. L’adhésion au récit officiel sur le COVID par Kim représente la chute d’une idole de plus dans leur panthéon, et érode son soft power au sein de ces groupes.

Bien que l’on ne puisse pas en être certain, il pourrait avoir finalement décidé de montrer patte blanche au sujet de la crise de COVID dans son pays, non pas parce que le virus est en soi désormais supposé déstabiliser la société de son pays, mais peut-être en raison de facteurs économiques. La fermeture de rideau qu’a en pratique opérée la Chine en réponse à ses dernières flambées virales, dans le cadre de sa stratégie zéro-COVID, aurait pu perturber la situation dans la Corée du Nord voisine, car ce pays dépend de manière disproportionnée de la République Populaire pour sa survie. Il se pourrait que tout ait tourné mal, au point que Kim aurait pu gager qu’il valait mieux en fin de compte montrer patte blanche pour le COVID, en faisant fi de son soft power parmi les sceptiques du monde, dans une tentative désespérée de recevoir une aide internationale.

Il s’est de toute évidence employé à générer beaucoup d’attention récemment, avec les récents lancements de missiles pratiqués par son pays, mais le monde est resté trop distrait par l’opération militaire de la Russie en cours pour prêter attention à la Corée du Nord comme auparavant. En outre, les perturbations hypothétiques dans l’aide consentie par la Chine à la Corée du Nord pourraient ne pas découler directement de problèmes logistiques en lien avec la politique zéro-COVID menée par la Chine, mais pourrait constituer plutôt une réponse asymétrique, notifiant le mécontentement de Pékin des 16 lancements de missiles pratiqués par Pyongyang depuis le début de l’année 2022. Il se peut que Kim ait procédé à ces lancements de missiles afin de montrer sa force, mais également de générer de l’attention, dans l’espoir d’obtenir davantage d’aides, il peut également avoir par inadvertance contribué à la militarisation régionale.

Cela découle du fait que le Japon et la Corée du Sud ne se sentent évidemment pas à l’aise lorsque ces lancements se produisent, et avec le début d’AUKUS l’an dernier, les États-Unis disposent désormais d’une alliance anti-chinoise officielle, prête à les aider à « se défendre » s’ils lui demandent de le faire. Mais en réalité, tout soutien militaire appuyé par AUKUS à ces deux pays contribuerait également à l’objectif double qui est de « contenir » la Chine. On peut avancer que ceci aurait de toutes façons pu se produire, mais qu’en leur livrant involontairement le prétexte, Kim joue ici en faveur de leur soft power au détriment de celui de la Chine. L’AUKUS, dirigé par les États-Unis, dispose désormais de la couverture parfaite pour continuer de militariser l’Asie du Nord-Est.

Pour conclure, il est irréaliste de penser que le calendrier de la crise de COVID de la Corée du Nord découle purement de la situation épidémiologique actuelle, car il est très probablement lié à la détérioration de la situation économique du pays, elle-même reliée dans une certaine mesure à des perturbations sur les chaînes logistiques en provenance de son parrain chinois, la politique zéro-COVID pratiquée par ce voisin gelant en pratique de vastes pans de son économie. Kim désespère sans doute d’obtenir quelque aide internationale après ses 16 lancements de missiles, qui ne sont pas parvenus à attirer l’attention qu’il escomptait. Il en résulte qu’il joue désormais la carte du COVID dans l’idée de s’assurer que tout le monde finira par envisager d’apporter de l’aide à son pays, sans conditions préalables.

Andrew Korybko est un analyste politique étasunien, établi à Moscou, spécialisé dans les relations entre la stratégie étasunienne en Afrique et en Eurasie, les nouvelles Routes de la soie chinoises, et la Guerre hybride.

Traduit par José Martí pour le Saker Francophone

Qui gouvernera le système mondial de demain ? Pour quel type d’ordre ? Et dans quelle perspective globale ?

par Irnerio Seminatore. L’ordre européen de l’équilibre des forces entre l’Est et l’Ouest a pris fin le 24 février 2022 avec l’ouverture des hostilités en Ukraine et le principe de légitimité de cet ordre s’est effondré avec les élections du Parlement européen du mois de mai 2019, avec l’affrontement radical entre souverainistes et globalistes, quant […]

Yuval Noah Harari, conseiller de Klaus Schwab : « Le covid est essentiel, il convainc d’accepter la surveillance biométrique »

Par : Volti
Pffft!!! Ils arrêteront pas leurs délires ces tarés ? Ça date du 30 avril dernier. On se demande dans quel monde ils vivent. Bientôt, la réunion à Davos où ils vont certainement nous concocter la suite sortie de leurs cerveaux malades. Merci Lediazec. Source Le média en 4-4-2 Le psychopathe Yuval Noah Harari revient en très grande forme et n’a […]

La Russie, l’Iran et l’Inde créent un troisième pôle d’influence dans les relations internationales

par Andrew Korybko. Le succès de ce projet aidera le monde à progresser dans la phase intermédiaire bipolaire actuelle de la transition systémique mondiale et, par conséquent, à créer davantage d’opportunités pour d’autres pays de renforcer leur autonomie stratégique dans la nouvelle guerre froide. Le ministre russe des Transports, Valery Savelyev, vient de reconnaître le […]

Les plus vieilles entreprises d’Europe

Par : Volti
Source STATISTA La pandémie de coronavirus représente un immense défi pour de nombreux secteurs d’activité et pose plus généralement la question de la durabilité et de la résilience des activités économiques. Comment certaines entreprises sont-elles parvenues à traverser les siècles et à survivre aux crises majeures ? Le site d’information spécialisée Business Financing a publié un article qui recense les plus vieilles entreprises encore en activité […]

DAVOS 2022, demandez le programme !!

Par : Volti
Source Insolentiae Haaaa, le rassemblement annuel des grands de ce monde aura lieu dans quelques jours en Suisse à Davos. Voici ce que nous raconte le site officiel du World Economic Forum que je citerai source ici : Des dirigeants du monde entier se réuniront à Davos, en Suisse, pour la réunion annuelle 2022 du Forum économique mondial. La rencontre s’articule autour […]

Venezuela : Une commission spéciale pour enquêter sur les plans d’assassinat du président Maduro par les États-Unis

Lors de sa session ordinaire de ce mardi, l’Assemblée nationale a créé une commission spéciale destinée à enquêter sur les faits révélés par l’ancien secrétaire à la défense des États-Unis, Marc Esper dans son autobiographie « Un serment sacré » dans laquelle il indique que Donald Trump et Juan Guaidó avaient l’intention d’envahir le territoire […]

Selon la FDA, les américains devraient traiter le covid19 comme la grippe

Le Covid-19 devrait devenir la nouvelle norme Plusieurs hauts responsables de la Food and Drug Administration (FDA), dont le commissaire Robert Califf, ont admis que les Américains devront désormais accepter le COVID-19 comme un autre virus respiratoire, le comparant à la grippe. Califf, la sous-commissaire principale Janet Woodcock et le Dr Peter Marks, haut responsable des vaccins, ont écrit pour le Journal […]

Moments de mensonges et de vérités: L’empire de l’huile sur le feu

Par : Volti
Par  Dr Pascal Sacré via Mondialisation.ca Tous les citoyens européens veulent-ils réellement d’une guerre avec la Russie ? Je parle bien aux citoyens, à vous, lecteurs. Je parle de l’OTAN qui au nom de tous les habitants des pays européens concernés veut nous entraîner dans une guerre avec une puissance nucléaire, en l’occurrence la seule capable, peut-être avec la Chine, de […]

Effet domino de la reddition des soldats ukrainiens à Azovstal sur le reste des troupes ukrainiennes dans le Donbass

Par : Volti
Par Christelle Néant pour Donbass-Insider Alors que plus de 2 400 soldats ukrainiens qui se trouvaient à Azovstal se sont rendus, cette reddition massive a un effet domino sur les autres troupes ukrainiennes encore présentes dans le Donbass, les incitant à déposer les armes elles aussi. Depuis le 16 mai 2022, la reddition progressive des soldats ukrainiens qui étaient encerclés dans […]

Great Reset : le « monde d’après » est un cauchemar – Politique & Eco n°320 avec Marc-Gabriel Draghi

Par : Lilith
Article parut il y 6 mois mais qui prend tout son sens aujourd’hui au regard des évènements À force de s’acharner sur les lanceurs d’alerte, les journalistes des rares médias indépendants et les penseurs libres, les anti-complotistes de tout bord – très nombreux au temps du coronavirus – ont réussi à faire imposer le confinement à plus du tiers de […]

Voici comment l’Europe a été poussée au suicide économique

Par : Volti
Par Moon of Alabama – via Le Saker Francophone Le 18 mai 2022 Avec l’aide active des « dirigeants » européens, les États-Unis parviennent à ruiner l’Europe. Comme l’écrivait Michael Hudson, professeur et chercheur en économie à l’université du Missouri à Kansas City, début février, avant l’intervention de la Russie en Ukraine : L’Amérique n’a plus la puissance monétaire, l’excédent commercial et une balance des […]

L’heure du bilan de la présidentielle 2022 – François Asselineau

Par : Volti
Proposée par GL. Union Populaire Républicaine Sommaire : 00:00 Il faut réformer l’élection 15:42 Bilan de la campagne 20:49 Analyse rapide du débat 24:33 Les enseignements du 2e tour 28:40 Le blocage à droite 38:34 L’illusion à gauche sur les législatives 46:54 L’UPR aux législatives 55:02 L’avenir de la France 1:17:38 L’avenir de l’UPR

La Russie gagne plus d’argent qu’avant la guerre et va réorganiser son secteur des hydrocarbures.

Par : Volti
Source Insolentiae C’est un article de l’AFP repris que le site de Boursorama sur lequel il me semble utile de nous arrêter. « La Russie va devoir réorganiser son secteur énergétique face aux sanctions européennes, a jugé mardi Vladimir Poutine, mais il a estimé que l’UE allait être la première à souffrir de son « autodafé économique » en renonçant aux hydrocarbures russes. […]

Marioupol – Reddition des soldats ukrainiens retranchés dans Azovstal

Par : Volti
Par Christelle Néant pour Donbass-Insider Le 16 mai 2022, les soldats ukrainiens encore présents dans les sous-sols de l’usine Azovstal à Marioupol ont commencé à se rendre à la Russie et à la RPD (République Populaire de Donetsk). Alors que nous étions à Marioupol pour filmer la réouverture d’une école le 16 mai, nous avons été surpris par le silence qui […]

Le sommet mondial du COVID, nouveau Bilderberg du vaccin ?

Par : Volti
par Lalaina Andriamparany pour Le Courrier des Stratèges Le second sommet mondial virtuel sur le Covid-19 co-présidé par les Etats-Unis, l’Allemagne, la Belize, le Sénégal et l’Indonésie s’est tenu le jeudi 12 mai 2022. Il a réuni plusieurs dirigeants mondiaux incluant ceux opérant dans le secteur privé. Les participants se sont engagés sur le plan financier, à contribuer à hauteur […]

Les scientifiques ne sont pas plus crédibles que nos gouvernants !

Par : Volti
Par Par Jean-Yves Jézéquel pour Mondialisation.ca,  1 – Les scientifiques qui se sont répandus dans les médias inféodés au système mondialiste, à l’occasion de la fausse pandémie  du SRAS Cov 2 – que personne n’a encore jamais été capable d’isoler – et à l’occasion de la campagne mensongère pour une fausse « vaccination » elle aussi, aujourd’hui largement remise en cause par ses […]

Elisabeth Borne, borne à Matignon

Par : Volti
Par Lediazec Sacré Auguste Comte ! Le Pape du positivisme – un abîmé de la cafetière – aurait été ravi s’il avait vécu à notre époque. Celui qui, sa vie durant, avait milité pour l’avènement du transhumanisme afin de contrer les « fléaux » communistes et socialistes, pensant naïvement qu’ils étaient le danger principal que la classe conservatrice devait contrer, ne serait […]

Qui a « construit » Klaus Schwab ? Qui sont ses mentors ? (Reesereport.com)

Par : Volti
Depuis que nous en parlons de ces psychopathes et, que nous avons compris la finalité de leur plan, le temps n’est plus à la réflexion mais à l’action et, c’est là que ça coince. Encore trop de peur de perdre ce que l’on a, ce qui arrivera à terme que l’on soit actif ou passif. Quoi faire maintenant que l’horreur […]

Ursula von der Leyen : symbole de la ruine de la classe dominante occidentale.

Par : Volti
Par Mohsen Abdelmoumen pour Algérie patriotique via Mondialisation.ca L’hystérie des dirigeants européens et de la presse occidentale aux ordres ne connaît pas de limites depuis le 24 février dernier, date à laquelle la Fédération de Russie a entamé son opération spéciale en Ukraine. Chaque jour apporte son lot de déclarations à l’emporte-pièce des responsables occidentaux qui laisse à penser qu’ils ont […]

Combien coûte l’essence dans le monde ?

Par : Volti
Source STATISTA Depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie, qui a fait grimper les cours du pétrole et d’autres matières premières, le prix de l’essence est un sujet d’actualité brûlant dans le monde. Comme les taxes représentent la majeure partie du prix du carburant (environ 60 % en France), ce sont les pays qui taxent le moins l’essence qui continuent d’afficher les prix […]

La Monnaie Unique Mondiale en vue.

Par : Volti
Nous en parlons depuis longtemps et ça se concrétise. Selon le gourou de Davos, Schwab, « vous n’aurez plus rien et vous serez heureux ».. Par Liliane Held Khawam Le 31 décembre 1998 l’euro nouvellement introduit à la bourse cotait 1,16675 dollar. Ce taux était indicatif diffusé le 30 décembre 1998 par la Banque Centrale Européenne. https://www.lesechos.fr/2008/04/chronologie-de-la-parite-euro-dollar-509100 23 ans plus tard, le même euro vaut actuellement 1,03 […]

Utiliser des armes chimiques ou bactériologiques est-ce tout à fait normal ?

Par : Thierry65
Titre original : L’Allemagne et la Pologne ont participé au développement d’armes biologiques en Ukraine Par Vladislav MAKAROV  pour Ritmeurasia.org (article traduit)   L’opération spéciale des forces armées russes en Ukraine a permis d’arrêter l’expansion de la présence militaro-biologique américaine en Ukraine et d’arrêter les expériences criminelles sur des civils. Grâce à la Russie, le programme militaro-biologique offensif américain en […]

Dmytro Iarosh. NAZI et compagnie.

Par : Thierry65
DMYTRO IAROCH, NÉONAZI ET ALLIÉ D’ISIS 15/05/2022 Parmi les figures du néonazisme qui soi-disant n’existe pas en Ukraine, il y a Dmytro Iaroch, la figure emblématique d’un des mouvements extrémistes parmi les pires en Europe : le Pravy Sektor (Secteur Droit). Son histoire, comme celle de très nombreux autres néonazis d’Ukraine est édifiante, et parle d’elle même, de ce qui […]

Internet: nouvelle tension entre Pékin et Washington

Par : Volti
Source Réseau-Internationnal via Observateur-Continental Le sous-secrétaire du département de la Sécurité intérieure des Etats-Unis, Robert Silvers, a déclaré lors d’un événement organisé par une conférence du Milken Institute le 3 mai que la Chine était le plus grand rival stratégique sur le long terme des Etats-Unis. Ce dernier a indiqué que le schisme croissant entre les Etats-Unis et la Chine dans […]

Guerre en Ukraine : La fin d’un monde ? – Le Samedi Politique avec Philippe Murer

Par : Lilith
Une très bonne analyse de Philippe Murer sur la situation politicologue économique  et les probables suites des évenements. Source Chaîne officielle TVLibertés Le 24 février dernier, la Russie entrait en Ukraine après des semaines de tensions. 8 ans après révolution de Maïdan, la situation s’embrase à nouveau alors que les combats dans le Donbass n’ont quant à eux jamais cessé. […]

Les racines nazies de la Maison de Saxe-Cobourg-Gotha (Windsor) mises en lumière par de nouvelles révélations (Fr.sott.net)

Par : Volti
Source SOTT via Crashdebug Au milieu de la tempête de désinformation orwellienne qui façonne notre monde actuel, le haut est devenu le bas, le blanc est devenu le noir et le bien est devenu le mal [plus que jamais sans doute – NdT]. Bien que les maux du nazisme aient été vaincus principalement grâce aux sacrifices consentis par les Russes pendant […]

Crise globale. Nous sommes des gens. Nous voulons vivre | Forum international en ligne 07.05.2022

Par : Volti
J’ai reçu ce message que je vous soumets. Nous parlons de changer ce système, d’union, de solidarité. C’est peut-être le moment de se poser les bonnes questions. C’est un grand défi que cette Société Créatrice, ça demande la prise de conscience et la participation, de toutes personnes ayant une vision lucide sur le devenir de notre boule bleue. Le forum […]

Fondation Gates : La Sombre Vérité – La Grande Arnaque Révélée

Par : Volti
Source Aphadolie Synopsis vidéo : Regardez ce couple. Si la générosité avait un visage, ce serait le leur. Vous avez reconnu Bill et Melinda Gates, les amoureux les plus célèbres de la Silicon Valley, et qui nous sont souvent présentés comme les plus grands philanthropes de toute l’histoire. Même s’ils sont officiellement divorcés, ils restent tous les deux co-présidents de l’institution caritative qu’ils ont créée […]

Le nouvel ordre multipolaire

Par : Volti
Par Germán Gorraiz López, analyste politique via Observateur-Continental Par chaos, nous entendons quelque chose d’imprévisible et qui échappe à la vision myope que nos yeux ne peuvent qu’esquisser face à des événements au-delà des paramètres connus. Notre esprit n’est, en effet, capable de séquencer que des fragments de la séquence totale de l’immense génome du chaos. Inévitablement, on a recourt […]

Une russe répond à Arnold Schwarzenegger

Par : Volti
Merci à Alan S Source RUSSOSPHERE Message de Maryana Naumova à Arnold Schwarzenegger après le message vidéo de celui-ci où, sur le conflit en Ukraine, il fait la leçon de morale habituelle des occidentaux orgueilleux à la mémoire courte et à l’indignation sélective. La vidéo d’Arnold Schwarzenegger à laquelle répond cette vidéo.

L’ile des serpents interesse l’Otan. Tant pis pour eux.

Par : Thierry65
Source TOPCOR Au cours des 10 derniers jours, une lutte importante a eu lieu autour de l’île des Serpents dans la mer Noire. Le contrôle de ce minuscule morceau de terre permet de surveiller l’embouchure du Danube, toute la zone d’eau nord-ouest de ladite mer et tout le littoral adjacent. Cependant, le ministère russe de la défense n’annonce traditionnellement que […]

Courriel d’un citoyen ordinaire à la caste des ordures de l’UE

Par : Lilith
Nous devrions prendre exemple par Daniel Vanhove. via Reseau-International Madame Von der Leyen, Simple citoyen, je sais que mon avis vous importe peu… et qu’il ne pèse rien dans vos décisions, mais je vous l’adresse quand même, pour que vous sachiez à quel point les citoyens des différents pays européens sont amers de constater avec quelle désinvolture leur destin est […]

Le roi est de retour

Par : Wayan

Comment expliquer l’attitude de l’Allemagne dans la crise actuelle


Par Wolfgang Streeck – Le 4 mai 2022 – Source New Left Review

Pour ceux qui se demandent qui est le patron en Europe, l’OTAN ou l’Union européenne, la guerre en Ukraine a réglé cette question, du moins pour l’avenir prévisible. Il fut un temps où Henry Kissinger se plaignait qu’il n’y avait pas de numéro de téléphone unique pour appeler l’Europe, qu’il y avait beaucoup trop d’appels à passer pour obtenir quelque chose, que la chaîne de commandement avait besoin d’être simplifiée. Puis, après la fin de Franco et de Salazar, l’extension méridionale de l’UE est arrivée, avec l’adhésion de l’Espagne à l’OTAN en 1982 (le Portugal était membre depuis 1949), rassurant Kissinger et les États-Unis à la fois contre l’eurocommunisme et contre une prise de contrôle militaire autre que par l’OTAN. Plus tard, dans le cadre du nouvel ordre mondial émergeant dans les années 90, l’UE a absorbé la plupart des États membres du défunt Pacte de Varsovie, qui bénéficiaient d’une procédure accélérée d’adhésion à l’OTAN. En stabilisant économiquement et politiquement les nouveaux venus dans le bloc capitaliste et en guidant leur construction nationale et la formation de leur État, la tâche de l’UE, acceptée avec plus ou moins d’empressement, était de leur permettre de faire partie de « l’Occident », dirigé par les États-Unis, et d’un monde désormais unipolaire.

Au cours des années suivantes, le nombre de pays d’Europe de l’Est attendant d’être admis dans l’UE a augmenté, les États-Unis faisant pression pour leur admission. Avec le temps, l’Albanie, la Macédoine du Nord, le Monténégro et la Serbie ont obtenu le statut de candidat officiel, tandis que le Kosovo, la Bosnie-Herzégovine et la Moldavie sont toujours en attente. Pendant ce temps, l’enthousiasme des premiers États membres de l’UE pour l’élargissement a diminué, notamment en France, qui préférait, et préfère toujours, l’« approfondissement » à l’« élargissement ». Cela correspond à la finalité française particulière de « l’union sans cesse plus étroite des peuples d’Europe » : un ensemble d’États relativement homogène sur le plan politique et social, capable de jouer collectivement un rôle indépendant, autodéterminé, « souverain » et surtout dirigé par la France dans la politique mondiale (« une France plus indépendante dans une Europe plus forte », comme aime à le dire son président qui vient d’être réélu).

Les coûts économiques liés à la mise en conformité des nouveaux États membres avec les normes européennes, ainsi que la quantité requise de renforcement des institutions de l’extérieur, devaient rester gérables, étant donné que l’UE était déjà aux prises avec des disparités économiques persistantes entre ses pays membres méditerranéens et du Nord-Ouest, sans parler du profond attachement de certains des nouveaux membres de l’Est aux États-Unis. Ainsi, la France a bloqué l’entrée dans l’UE de la Turquie, membre de longue date de l’OTAN (qu’elle restera même si elle vient d’envoyer l’activiste Osman Kavala en prison, pour une vie en isolement sans possibilité de libération conditionnelle). Il en va de même pour plusieurs États des Balkans occidentaux, comme l’Albanie et la Macédoine du Nord, qui n’ont pas réussi à empêcher l’adhésion, lors de la première vague d’Osterweiterung en 2004, de l’Estonie, de la Lettonie, de la Lituanie, de la Pologne, de la République tchèque, de la Slovaquie, de la Slovénie et de la Hongrie. Quatre ans plus tard, Sarkozy et Merkel ont empêché (pour l’instant) les États-Unis de George Bush le Jeune d’admettre la Géorgie et l’Ukraine dans l’OTAN, anticipant que cela devrait être suivi de leur inclusion dans l’Union européenne.

Avec l’invasion russe de l’Ukraine, la donne a changé. L’allocution télévisée de M. Zelensky devant tous les chefs de gouvernement de l’Union européenne réunis a provoqué une sorte d’excitation très souhaitée mais rarement vécue à Bruxelles, et sa demande d’adhésion totale à l’Union européenne, tutto e subito, a suscité d’incessants applaudissements. Dans son excès de zèle habituel, Von der Leyen s’est rendu à Kiev pour remettre à Zelensky le long questionnaire nécessaire au lancement des procédures d’admission. Alors qu’il faut normalement des mois, voire des années, aux gouvernements nationaux pour rassembler les informations complexes demandées dans le questionnaire, Zelensky, malgré l’état de siège de Kiev, a promis de terminer le travail en quelques semaines, ce qu’il a fait. On ne sait pas encore quelles seront les réponses à des questions telles que le traitement des minorités ethniques et linguistiques, surtout russes, ou l’étendue de la corruption et l’état de la démocratie, par exemple le rôle des oligarques nationaux dans les partis politiques et au parlement.

Si l’Ukraine est admise aussi rapidement que promis, comme son gouvernement et celui des États-Unis l’attendent, il n’y aura plus aucune raison de refuser l’adhésion non seulement aux États des Balkans occidentaux, mais aussi à la Géorgie et à la Moldavie, qui ont posé leur candidature en même temps que l’Ukraine. Quoi qu’il en soit, tous ces pays renforceront l’aile anti-russe et pro-américaine de l’UE, aujourd’hui dirigée par la Pologne, qui, à l’instar de l’Ukraine, avaient participé avec enthousiasme à la « coalition des volontaires » réunie par les États-Unis dans le but de construire activement une nation en Irak. Quant à l’UE en général, l’adhésion de l’Ukraine la transformera encore plus en une école préparatoire ou en un enclos pour les futurs membres de l’OTAN. Et ce, même si, dans le cadre d’un éventuel règlement de la guerre, l’Ukraine devra peut-être être officiellement déclarée neutre, ce qui l’empêchera de rejoindre directement l’OTAN. (En fait, depuis 2014, l’armée ukrainienne a été reconstruite à partir de zéro sous la direction des Américains, au point qu’en 2021, elle a effectivement atteint ce qu’on appelle « l’interopérabilité » dans le jargon de l’OTAN).

Outre la domestication des membres néophytes, une autre tâche découlant du nouveau statut de l’UE en tant qu’auxiliaire civil de l’OTAN consiste à concevoir des sanctions économiques qui font mal à l’ennemi russe tout en épargnant les amis et alliés, autant que nécessaire. L’OTAN contrôlant les canons, l’UE est chargée de contrôler les ports. Von der Leyen, enthousiaste comme toujours, a fait savoir au monde entier, fin février, que les sanctions prises par l’UE seraient les plus efficaces jamais prises et qu’elles permettraient « d’anéantir petit à petit la base industrielle de la Russie » (Stück für Stück die industrielle Basis Russlands abtragen). En tant qu’Allemande, elle avait peut-être à l’esprit quelque chose comme un plan Morgenthau, tel que proposé par les conseillers de Franklin D. Roosevelt, afin de réduire à jamais l’Allemagne vaincue à une société agricole. Ce projet a été rapidement abandonné, lorsque les États-Unis ont réalisé qu’ils pourraient avoir besoin de l’Allemagne (de l’Ouest) dans le cadre de leur « endiguement » de l’Union soviétique pendant la guerre froide.

On ne sait pas qui a dit à von der Leyen de ne pas en faire trop, mais la métaphore abtragen n’a plus été entendue, peut-être parce que ce qu’elle impliquait aurait pu équivaloir à une participation active à la guerre. Quoi qu’il en soit, il s’est rapidement avéré que la Commission, en dépit de ses prétentions à la gloire technocratique, a échoué aussi bien dans la planification des sanctions que dans celle de la convergence macroéconomique. De manière remarquablement eurocentrique, la Commission semblait avoir oublié que certaines parties du monde ne voient aucune raison de se joindre à un boycott de la Russie imposé par l’Occident ; pour elles, les interventions militaires n’ont rien d’inhabituel, y compris les interventions de l’Occident pour l’Occident. En outre, sur le plan interne, l’UE a eu du mal à ordonner à ses États membres ce qu’ils ne doivent pas acheter ou vendre ; les appels lancés à l’Allemagne et à l’Italie pour qu’elles cessent immédiatement d’importer du gaz russe ont été ignorés, les deux gouvernements insistant pour que les emplois et la prospérité nationaux soient pris en considération. Les erreurs de calcul abondent même dans la sphère financière où, malgré les sanctions toujours aussi sophistiquées prises contre les banques russes, y compris la banque centrale de Moscou, le rouble a récemment augmenté d’environ 30 %, entre le 6 et le 30 avril.

Lorsque les rois reviennent, ils lancent une purge, pour rectifier les anomalies qui se sont accumulées pendant leur absence. Les rapports sont présentés et collectés, le manque de loyauté révélé pendant l’absence du roi est puni, les idées désobéissantes et les souvenirs impropres sont extirpés, et les coins et recoins du corps politique sont nettoyés des déviants politiques qui les ont peuplés entre-temps. Les actions symboliques du genre McCarthy sont utiles car elles répandent la peur parmi les dissidents potentiels. Aujourd’hui, dans tout l’Occident, les joueurs de piano, de tennis ou de théorie de la relativité qui sont originaires de Russie et veulent continuer à jouer ce qu’ils jouent sont contraints de faire des déclarations publiques qui, au mieux, rendraient leur vie et celle de leur famille difficiles. Les journalistes d’investigation découvrent un abîme de dons philanthropiques faits par des oligarques russes à des festivals de musique et autres, des dons qui étaient bienvenus dans le passé mais qui s’avèrent maintenant être une atteinte à la liberté artistique, contrairement bien sûr aux dons philanthropiques de leurs homologues occidentaux. Etc.

Dans un contexte de prolifération des serments de loyauté, le discours public est réduit à la diffusion de la vérité du roi, et rien d’autre. Essayer de découvrir les motifs et les raisons, chercher un indice sur la façon dont on pourrait, peut-être, négocier la fin du bain de sang, est assimilé à du Putin verzeihen, ou pardonner Poutine ; Cela « relativise », comme le disent les Allemands, les atrocités de l’armée russe en essayant d’y mettre fin par des moyens autres que militaires. Selon la nouvelle sagesse en cours, il n’y a qu’une seule façon de traiter un fou ; penser à d’autres moyens va à l’encontre de ses propres intérêts et constitue donc une trahison. (Je me souviens d’enseignants qui, dans les années 1950, faisaient savoir à la jeune génération que « la seule langue que le Russe comprend est la langue du poing »). La gestion de la mémoire est capitale : ne mentionnez jamais les accords de Minsk (2014 et 2015) entre l’Ukraine, la Russie, la France et l’Allemagne, ne demandez pas ce qu’ils sont devenus et pourquoi, ne vous souciez pas de la plateforme de règlement négocié du conflit sur laquelle Zelensky a été élu en 2019 par près des trois quarts des électeurs ukrainiens, et oubliez la réponse américaine par la diplomatie du mégaphone aux propositions russes de 2022 pour un système de sécurité européen commun. Surtout, n’évoquez jamais les diverses « opérations spéciales » américaines du passé récent, comme par exemple en Irak, et à Fallujah, Irak (800 victimes civiles rien qu’en quelques jours) ; ce faisant, vous commettez le crime de « whataboutism« , qui, au vu des « images de Bucha et Marioupol », est moralement hors limite.

Dans tout l’Occident, la politique de reconstruction impériale vise tout ce qui s’écarte, ou s’est écarté dans le passé, de la position américaine sur la Russie, l’Union soviétique et l’Europe dans son ensemble. C’est là que se dessine aujourd’hui la ligne de démarcation entre la société occidentale et ses ennemis, entre le bien et le mal, une ligne le long de laquelle il faut purger non seulement le présent mais aussi le passé. Une attention particulière est accordée à l’Allemagne, le pays qui fait l’objet de la suspicion (kissingerienne) américaine depuis l’Ostpolitik de Willy Brandt et la reconnaissance par l’Allemagne de la frontière occidentale de la Pologne d’après-guerre. Depuis lors, l’Allemagne est suspecte aux yeux des Américains de vouloir s’exprimer sur la sécurité nationale et européenne, pour l’instant au sein de l’OTAN et de la Communauté européenne, mais à l’avenir peut-être seule.

Que trois décennies plus tard, Schröder, comme Blair, Obama et tant d’autres, ait monnayé son passé politique après avoir quitté ses fonctions n’a jamais été un problème en soi. Il en a été autrement du refus historique de Schröder, avec Chirac, de se joindre à la troupe dirigée par les Américains pour envahir l’Irak et, ce faisant, de violer exactement le même droit international que celui qui est aujourd’hui violé par Poutine. (Le fait que Merkel, en tant que leader de l’opposition à l’époque, ait déclaré au monde entier, depuis Washington DC, quelques jours avant l’invasion, que Schröder ne représentait pas la véritable volonté du peuple allemand est peut-être l’une des raisons pour lesquelles elle a jusqu’à présent été épargnée des attaques américaines pour ce qui serait une cause majeure de la guerre en Ukraine, sa politique énergétique ayant rendu l’Allemagne dépendante du gaz naturel russe).

Aujourd’hui, en tout cas, ce n’est pas vraiment Schröder, trop visiblement enivré par les millions dont les oligarques russes le gavent, qui est la cible principale de la purge allemande. C’est plutôt le SPD en tant que parti – qui, selon BILD et le nouveau leader de la CDU, Friedrich Merz, un homme d’affaires avec d’excellentes relations américaines, a toujours eu un problème avec la Russie. Le rôle de grand inquisiteur est assumé avec force par l’ambassadeur d’Ukraine en Allemagne, Andrij Melnyk, ennemi juré autoproclamé, notamment de Frank-Walter Steinmeier, aujourd’hui président de la République fédérale, qui est désigné pour incarner la « connexion russe » du SPD. Steinmeier a été de 1999 à 2005 le chef de cabinet de Schröder au cabinet du chancelier, a été deux fois (2005-2009 et 2013-2017) ministre des affaires étrangères sous Merkel, et a été pendant quatre ans (2009-2013) chef de l’opposition au Bundestag.

D’après Melnyk, infatigable twitteur et donneur d’interviews, Steinmeier « a tissé pendant des années une toile d’araignée de contacts avec la Russie », dans laquelle « de nombreuses personnes sont empêtrées et qui sont maintenant à la tête du gouvernement allemand ». Selon Melnyk, pour Steinmeier, « la relation avec la Russie était et reste quelque chose de fondamental, de sacré, quoi qu’il arrive. Même la guerre d’agression de la Russie n’a pas beaucoup d’importance pour lui ». Ainsi informé, le gouvernement ukrainien a déclaré Steinmeier persona non grata à la dernière minute, au moment où il s’apprêtait à monter dans un train de Varsovie à Kiev, en compagnie du ministre polonais des Affaires étrangères et des chefs de gouvernement des États baltes. Alors que les autres ont été autorisés à entrer en Ukraine, Steinmeier a dû informer les journalistes qui l’accompagnaient qu’il n’était pas le bienvenu et rentrer en Allemagne.

Le cas de Steinmeier est intéressant car il montre comment les cibles de la purge sont sélectionnées. À première vue, les références néolibérales et atlantistes de Steinmeier semblent impeccables. Auteur de l’Agenda 2010, en tant que chef de la Chancellerie et coordinateur des services secrets allemands, il a permis aux États-Unis d’utiliser leurs bases militaires allemandes pour recueillir et interroger des prisonniers du monde entier pendant la « guerre contre le terrorisme ». On peut supposer qu’il s’agissait d’une compensation pour le refus de Schröder de participer à l’aventure américaine en Irak. Il n’a pas non plus fait beaucoup de bruit, voire pas du tout, lorsque les États-Unis ont retenu prisonniers à Guantanamo des citoyens allemands d’origine libanaise et turque, qui ont tous été arrêtés, enlevés et torturés après avoir été pris pour d’autres. Les accusations selon lesquelles il n’a pas prêté assistance, comme il aurait dû le faire en vertu de la loi allemande, le suivent jusqu’à ce jour.

Ce qui est vrai, c’est que Steinmeier a contribué à rendre l’Allemagne dépendante de l’énergie russe, même si ce n’est pas tout à fait de quoi on l’accuse. C’est lui qui, en 1999, a négocié la sortie de l’Allemagne de l’énergie nucléaire, au nom du gouvernement rouge-vert de Schröder et comme l’exigeaient, non pas le SPD, mais les Verts. Plus tard, en tant que chef de file de l’opposition, il a accepté, après la catastrophe de Fukushima en 2011, que Merkel, après avoir fait marche arrière sur la sortie du nucléaire 1, fasse à nouveau marche arrière pour faire passer la sortie du nucléaire 2, en espérant toujours aussi astucieusement que cela ouvrirait la porte à une coalition avec les Verts. Quelques années plus tard, lorsqu’elle a, pour la même raison, mis fin au charbon, en particulier au charbon tendre, pour qu’il entre en vigueur à peu près au moment de la fermeture des derniers réacteurs nucléaires, Steinmeier a suivi le mouvement. Pourtant, c’est lui, et non Merkel, qui est blâmé pour la dépendance énergétique allemande et la collaboration avec la Russie, peut-être en raison d’une gratitude américaine durable pour l’aide apportée par Merkel dans la crise des réfugiés syriens après la (demi-)intervention américaine ratée en Syrie. Pendant ce temps, les Verts, le moteur de la politique énergétique allemande depuis Schröder, comme la CDU, parviennent à échapper à la colère américaine en pivotant pour attaquer le SPD et Scholz pour avoir hésité à livrer des  » armes lourdes «  à l’Ukraine.

Et le Nord Stream 2 ? Là encore, Merkel a toujours été aux commandes, notamment parce que l’extrémité allemande du gazoduc devait arriver dans son État, voire dans sa circonscription. Il convient de noter que le gazoduc n’a jamais été mis en service, une grande partie du gaz russe destiné à l’Allemagne étant pompée par un système de gazoducs qui traverse en partie l’Ukraine. Ce qui a rendu Nord Stream 2 nécessaire, aux yeux de Mme Merkel, c’est la situation juridique et politique chaotique de l’Ukraine après 2014, qui soulevait la question de savoir comment assurer un transit fiable du gaz pour l’Allemagne et l’Europe occidentale, une question que le Nord Stream 2 résoudrait élégamment. Il n’est pas nécessaire d’être un Ukrainversteher pour comprendre que cela a dû agacer les Ukrainiens. Il est intéressant de noter qu’après plus de deux mois de guerre, le gaz russe est toujours acheminé par les gazoducs ukrainiens. Alors que le gouvernement ukrainien pourrait les fermer à tout moment, il ne le fait pas, probablement pour permettre à lui-même et aux oligarques associés de continuer à percevoir des droits de transit. Cela n’empêche pas l’Ukraine d’exiger que l’Allemagne et d’autres pays cessent immédiatement d’utiliser le gaz russe, afin de ne plus financer la « guerre de Poutine ».

Encore une fois, pourquoi Steinmeier et le SPD, plutôt que Merkel et la CDU, ou les Verts ? La raison la plus importante est peut-être qu’en Ukraine, en particulier sur la droite radicale de l’échiquier politique, le nom de Steinmeier est connu et détesté surtout en raison de ce que l’on appelle « l’algorithme de Steinmeier » ; essentiellement une sorte de feuille de route, ou de liste de choses à faire, pour la mise en œuvre des accords de Minsk élaborés par Steinmeier en tant que ministre des affaires étrangères sous Merkel. Si le Nord Stream 2 était impardonnable du point de vue ukrainien, Minsk était un péché mortel aux yeux non seulement de la droite ukrainienne (entre autres, il aurait accordé l’autonomie aux parties russophones de l’Ukraine) mais aussi des États-Unis, qui avaient été contournés par cet accord, tout comme l’Ukraine allait être contournée par le Nord Stream 2. Si ce dernier était un acte inamical entre partenaires commerciaux, le premier était un acte de haute trahison envers un roi temporairement absent, maintenant de retour pour faire le ménage et se venger.

Dans la mesure où l’UE est devenue une filiale de l’OTAN, on peut supposer que ses fonctionnaires en savent aussi peu que quiconque sur les objectifs de guerre ultimes des États-Unis. Avec la récente visite des secrétaires d’État et de la défense des États-Unis à Kiev, il semble que les Américains aient déplacé les objectifs, passant de la défense de l’Ukraine contre l’invasion russe à l’affaiblissement permanent de l’armée russe. L’ampleur de la prise de contrôle par les États-Unis a été démontrée avec force lorsque, lors de leur voyage de retour aux États-Unis, les deux secrétaires ont fait escale à la base aérienne américaine de Ramstein, en Allemagne, celle-là même que les États-Unis utilisent pour la guerre contre le terrorisme et d’autres opérations similaires. Ils y ont rencontré les ministres de la défense de pas moins de quarante pays, auxquels ils avaient ordonné de se présenter pour promettre leur soutien à l’Ukraine et, bien sûr, aux États-Unis. Il est significatif que la réunion n’ait pas été convoquée au siège de l’OTAN à Bruxelles, un lieu multinational, du moins formellement, mais dans une installation militaire que les États-Unis prétendent être sous leur, et seulement leur, souveraineté, avec le désaccord occasionnel du gouvernement allemand. C’est là, sous la présidence des États-Unis et sous deux immenses drapeaux, américain et ukrainien, que le gouvernement Scholz a finalement accepté de livrer à l’Ukraine les « armes lourdes » réclamées depuis longtemps, sans apparemment avoir son mot à dire sur l’usage exact qui serait fait de ses chars et obusiers. (Les quarante nations ont accepté de se réunir une fois par mois pour déterminer quels autres équipements militaires l’Ukraine aurait besoin). Dans ce contexte, on ne peut que rappeler l’observation d’un diplomate américain à la retraite, au début de la guerre, selon laquelle les États-Unis allaient combattre les Russes « jusqu’au dernier Ukrainien ».

Comme on le sait, la capacité d’attention non seulement du public américain mais aussi de l’establishment de la politique étrangère américaine est courte. Des événements dramatiques survenus à l’intérieur ou à l’extérieur des États-Unis peuvent diminuer de façon critique l’intérêt national pour un pays aussi éloigné que l’Ukraine ; sans parler des prochaines élections de mi-mandat et de la campagne imminente de Donald Trump pour reconquérir la présidence en 2024. D’un point de vue américain, ce n’est pas vraiment un problème, car les risques associés aux aventures étrangères des États-Unis reviennent presque exclusivement aux locaux ; voir l’Afghanistan. Il est d’autant plus important, pourrait-on penser, que les pays européens sachent quels sont exactement les buts de guerre des États-Unis en Ukraine, et comment ils seront actualisés à mesure que la guerre se poursuivra.

Après la réunion de Ramstein, on a parlé non seulement d’un « affaiblissement permanent » de la puissance militaire russe, sans parler d’un accord de paix, mais aussi d’une victoire pure et simple de l’Ukraine et de ses alliés. Cela mettra à l’épreuve la sagesse de la guerre froide selon laquelle une guerre conventionnelle contre une puissance nucléaire ne peut être gagnée. Pour les Européens, le résultat sera une question de vie ou de mort ; ce qui pourrait expliquer pourquoi le gouvernement allemand a hésité pendant quelques semaines à fournir à l’Ukraine des armes qui pourraient être utilisées, par exemple, pour pénétrer sur le territoire russe, d’abord peut-être pour frapper les lignes d’approvisionnement russes, puis pour en obtenir davantage. (Lorsque l’auteur de ces lignes a lu la nouvelle aspiration américaine à une « victoire », il a été pendant un bref mais inoubliable instant frappé par un profond sentiment de peur). Si l’Allemagne a eu le courage de demander à avoir son mot à dire sur la stratégie américano-ukrainienne, rien de tel ne semble avoir été proposé : les chars allemands, semble-t-il, seront livrés carte blanche. Selon les rumeurs, les nombreux wargames commandés ces dernières années à des groupes de réflexion militaires par le gouvernement américain et impliquant l’Ukraine, l’OTAN et la Russie se sont tous terminés, d’une manière ou d’une autre, par un Armageddon nucléaire, du moins en Europe.

Il est certain qu’une fin nucléaire n’est pas ce qui est annoncé publiquement. Au lieu de cela, on entend que les États-Unis partent du principe que la défaite de la Russie prendra de nombreuses années, avec une impasse prolongée, un enlisement dans la boue d’une guerre terrestre, aucune des parties n’étant capable de bouger : les Russes parce que les Ukrainiens recevront sans cesse plus d’argent et de matériel, voire de main-d’œuvre, de la part d’un « Occident » nouvellement américanisé, les Ukrainiens parce qu’ils sont trop faibles pour entrer en Russie et menacer sa capitale. Pour les États-Unis, cela pourrait sembler tout à fait confortable : une guerre par procuration, avec un équilibre des forces ajusté et réajusté par eux en fonction de l’évolution de leurs besoins stratégiques. En fait, lorsque Biden a demandé, dans les derniers jours d’avril, une nouvelle aide de 33 milliards de dollars à l’Ukraine pour la seule année 2022, il a laissé entendre que ce ne sera que le début d’un engagement à long terme, aussi coûteux que l’Afghanistan, mais, a-t-il dit, qui en vaut la peine. À moins, bien sûr, que les Russes ne commencent à tirer davantage de leurs missiles miracles, à déballer leurs armes chimiques et, finalement, à mettre à profit leur arsenal nucléaire, les petites ogives pour champ de bataille en premier.

Existe-t-il, malgré tout cela, une perspective de paix après la guerre, ou moins ambitieuse : une architecture de sécurité régionale, peut-être après que les Américains se seront désintéressés de la question, ou que la Russie estimera qu’elle ne peut ou ne doit pas poursuivre la guerre ? Un règlement eurasien, si nous voulons l’appeler ainsi, présupposera probablement une sorte de changement de régime à Moscou. Après ce qui s’est passé, il est difficile d’imaginer les dirigeants d’Europe occidentale exprimant publiquement leur confiance en Poutine, ou en un successeur poutinien. Dans le même temps, il n’y a aucune raison de croire que les sanctions économiques imposées par l’Occident à la Russie provoqueront un soulèvement populaire qui renversera le régime de Poutine. En fait, si l’on se réfère à l’expérience des Alliés pendant la Seconde Guerre mondiale avec les bombardements destructeurs des villes allemandes, les sanctions pourraient bien avoir l’effet inverse, en amenant les gens à serrer les rangs derrière leur gouvernement.

La désindustrialisation de la Russie, à la von der Leyen, ne sera de toute façon pas possible, car la Chine ne le permettra pas, notamment parce qu’elle a besoin d’un État russe opérationnel pour son projet de nouvelle route de la soie. Les demandes populaires en Occident pour que Poutine et sa camarilla soient jugés par la Cour pénale internationale de La Haye resteront, pour ces seules raisons, lettre morte. Notez en tout cas que la Russie, comme les États-Unis, n’a pas signé le traité établissant la Cour, garantissant ainsi à ses citoyens l’immunité contre des poursuites. Comme Kissinger, Bush Jr. et d’autres aux États-Unis, Poutine restera donc en liberté jusqu’à la fin de ses jours, quelle que soit cette fin. Les pays européens qui, historiquement, ne sont pas vraiment enclins à la russophilie, comme les pays baltes et la Pologne, et certainement aussi l’Ukraine, ont de bonnes chances de convaincre le public de pays comme l’Allemagne ou la Scandinavie que faire confiance à la Russie peut être dangereux pour la santé nationale.

Un changement de régime pourrait toutefois s’avérer nécessaire en Ukraine. Ces dernières années, l’extrémité ultra-nationaliste de la politique ukrainienne, profondément enracinée dans le passé fasciste et même pro-nazi de l’Ukraine, semble avoir gagné en force dans une nouvelle alliance avec les forces ultra-interventionnistes des États-Unis. Une conséquence, parmi d’autres, a été la disparition de Minsk de l’agenda politique ukrainien. Un représentant éminent de l’ultra-droite ukrainienne est l’ambassadeur ukrainien en Allemagne, mentionné plus haut, qui a fait savoir dans une interview accordée au Frankfurter Allgemeine que pour lui, quelqu’un comme Navalny était exactement le même que Poutine lorsqu’il s’agit du droit de l’Ukraine à exister en tant qu’État-nation souverain. Interrogé sur ce qu’il dirait à ses amis russes, il a nié en avoir, voire en avoir eu à un moment de sa vie, car les Russes sont par nature déterminés à anéantir le peuple ukrainien.

La famille politique de Melnyk remonte à l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN) dans l’entre-deux-guerres et sous l’occupation allemande, avec laquelle ses dirigeants ont collaboré jusqu’à ce qu’ils découvrent que les nazis ne faisaient pas vraiment de distinction entre Russes et Ukrainiens lorsqu’il s’agissait de tuer et de réduire des gens en esclavage. L’OUN était dirigée par deux hommes, un certain Andrij Melnyk (même nom que l’ambassadeur) et un certain Stepan Bandera, ce dernier étant, dans la mesure du possible, quelque peu à droite du premier. Tous deux auraient commis des crimes de guerre sous licence allemande, Bandera étant chef de la police, nommé par les nazis, à Lviv (Lemberg). Plus tard, Bandera a été écarté par les Allemands et placé en résidence surveillée, comme d’autres fascistes locaux ailleurs. (Les nazis ne croyaient pas au fédéralisme.) Après la guerre, l’Union soviétique ayant été restaurée, Bandera s’est installé à Munich, la capitale d’après-guerre d’une foule de collaborateurs d’Europe de l’Est, dont l’Oustacha croate. C’est là qu’il a été assassiné en 1959 par un agent soviétique, après avoir été condamné à mort par un tribunal soviétique. Melnyk s’est également retrouvé en Allemagne et est mort dans les années 1970 dans un hôpital de Cologne.

Le Melnyk d’aujourd’hui appelle Bandera son « héros ». En 2015, peu après avoir été nommé ambassadeur, il s’est rendu sur sa tombe à Munich où il a déposé des fleurs, rendant compte de cette visite sur Twitter. Cela lui a valu un reproche formel du ministère allemand des Affaires étrangères, dirigé à l’époque par nul autre que Steinmeier. Melnyk s’est également prononcé publiquement en faveur du Bataillon Azov, un groupe paramilitaire armé en Ukraine, fondé en 2014, qui est généralement considéré comme la branche militaire de plusieurs mouvements néofascistes du pays. Pour le non-spécialiste, il n’est pas tout à fait clair de savoir quelle influence le courant politique de Melnyk a dans le gouvernement de l’Ukraine aujourd’hui. Il y a certainement aussi d’autres courants dans la coalition gouvernementale ; il est difficile de prédire à ce stade si leur influence va encore diminuer ou, au contraire, augmenter à mesure que la guerre se prolonge. Les mouvements nationalistes rêvent parfois d’une nation née de la mort sur le champ de bataille des meilleurs de ses fils, d’une nation nouvelle ou ressuscitée, soudée par un sacrifice héroïque. Dans la mesure où l’Ukraine est gouvernée par des forces politiques de ce type, soutenues de l’extérieur par des États-Unis désireux de faire durer la guerre ukrainienne, il est difficile de voir comment et quand l’effusion de sang devrait se terminer, si ce n’est par la capitulation de l’ennemi ou par la prise de son arme nucléaire.

En dehors de la politique ukrainienne, la guerre par procuration américaine en Ukraine pourrait contraindre la Russie à une étroite relation de dépendance vis-à-vis de Pékin, en assurant à la Chine un allié eurasien captif et lui donnant un accès garanti aux ressources russes, à des prix avantageux puisque l’Occident ne serait plus en concurrence pour les obtenir. La Russie, à son tour, pourrait bénéficier de la technologie chinoise, dans la mesure où elle serait mise à disposition. À première vue, une telle alliance pourrait sembler contraire aux intérêts géostratégiques des États-Unis. Elle s’accompagnerait toutefois d’une alliance tout aussi étroite et tout aussi asymétrique, dominée par les Américains, entre les États-Unis et l’Europe occidentale, une alliance qui permettrait de garder l’Allemagne sous contrôle et de supprimer les aspirations françaises à la « souveraineté européenne ». Très probablement, ce que l’Europe peut offrir aux États-Unis dépasserait ce que la Russie peut offrir à la Chine, de sorte qu’une perte de la Russie au profit de la Chine serait plus que compensée par les gains d’un renforcement de l’hégémonie américaine sur l’Europe occidentale. Une guerre par procuration en Ukraine pourrait donc être attrayante pour les États-Unis qui cherchent à construire une alliance mondiale pour leur bataille imminente avec la Chine au sujet du prochain nouvel ordre mondial, monopolaire ou bipolaire, selon des modalités anciennes ou nouvelles, qui se jouera dans les années à venir, après la fin de la fin de l’histoire.

Wolfgang Streeck

Note du Saker Francophone

Dans sa conclusion, l’auteur oublie que le monde ne se résume pas qu’aux 4 grandes puissances que sont la Russie et la Chine d’un coté Vs les États-Unis et l’Europe de l’autre. L’Inde, l’Iran, les pays arabes, l’Asie du sud-est, l’Afrique, une grande partie de l’Amérique du sud basculent déjà doucement vers le bloc Russie/Chine. Ce qui laissera un monde USA/Europe qui se seront, à coup de sanctions et d’agressivité diplomatique, isolés tous seuls du véritable « reste du monde » dont la richesse, non seulement humaine mais surtout en matières premières, leur manquera vivement. Un « rideau de fer » inversé, 40 ans après la chute du précédent.

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

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Covid-19, le bilan en 40 questions – Préface : Démêler le vrai du faux

Par : Volti
Par Jean-Loup Izambert et Claude Janvier pour ISÉdition via Mondialisation.ca La crise liée à la covid-19 a mis en lumière de sérieux problèmes de désinformation venant d’Internet mais aussi parfois, contre toute attente, de l’UE, de l’OMS et de la France, toutes trois mises sous pression par les lobbies de puissants groupes pharmaceutiques et cabinets de conseil. Ainsi, plusieurs informations relayées au public […]

« La guerre en Ukraine et le crépuscule de l’Occident  »

Par : Volti
Source Nicolas Bonnal « La guerre en Ukraine et le crépuscule de l’Occident  » ; un texte visionnaire et eschatologique du général Jean-René Bachelet (auteur de « Sarajevo 1995, Mission impossible ») : « nous voilà revenus au banc des rameurs de la galère américaine, pour un naufrage de concert programmé… ». Envoyé amicalement par le contre-amiral Gaucherand (auteur d’un texte déjà diffusé et en lien […]

Les charognards.

Par : Thierry65
Expérience ukrainienne : la Pologne et la Bulgarie ont commencé le retrait non autorisé du gaz russe Les pays russophobes d’Europe de l’Est ne peuvent pas se débarrasser de « l’aiguille à gaz » de la Fédération de Russie, même lorsque Moscou essaie de les y aider. La Pologne et la Bulgarie sont à nouveau approvisionnées en gaz russe, bien que l’approvisionnement de […]

La véritable raison de la guerre entre les États-Unis-OTAN et la Russie en Ukraine

Par : Volti
Source Reseau-International Voici un texte qu’il faut absolument lire, et même relire pour ceux qui en ont le temps. Depuis le début de l’intervention russe en Ukraine, des tas de raisons ont été avancées pour expliquer ce conflit, mais aucune d’entre elles ne va réellement jusqu’au fond du problème. Le texte ci-dessous montre à quel point les enjeux sont colossaux, […]

Lieutenant-colonel français: Ukraine, les Occidentaux ont la mémoire courte

Par : Volti
Par Lieutenant-colonel Jacques Guillemain, (ancien pilote de l’armée de l’Air, analyste politico-militaire) pour Plumenclume via Observateur-Continental En ces temps où la raison semble avoir quitté les chancelleries occidentales et les salles de rédaction européennes, en ces temps où l’hystérie collective anti-Poutine semble tenir lieu de réflexion profonde et de réponse politique incontournable, je rappellerai simplement quelques réalités que le monde en […]

Donbass – L’armée russe bombarde les soldats ukrainiens à Azovstal, l’armée ukrainienne bombarde les civils et un dépôt pétrolier

Par : Volti
Par Christelle Néant pour Donbass-Insider Le 04/02/2022 Pendant le cessez-le-feu mis en place pour évacuer les civils d’Azovstal (à Marioupol), les soldats ukrainiens en ont profité pour se réinstaller sur des positions de tir, poussant l’armée russe et celle de la RPD (République Populaire de Donetsk) à bombarder l’usine afin de les déloger de là. Pendant ce temps, l’armée ukrainienne […]

Le conflit en Ukraine se radicalise

Par : Volti
Par Erwan Castel pour Alawata-rebellion Parallèlement à la deuxième phase opérationnelle des « opérations militaires spéciales » russes en Ukraine engagée en avril en donnant priorité au contrôle total du Donbass, les pays de l’OTAN ont radicalement intensifié leurs aides militaires lourdes aux forces ukrainiennes, obligeant Moscou a lancé un avertissement diplomatique fort aux occidentaux et le lieutenant-général Alexandre Dvornikov a intensifier également les campagnes de bombardements […]

Ukraine: Rencontre entre Sergueï Lavrov et Antonio Guterres à Moscou.

Retour sur la conférence de presse ayant eut lieu aujourd'hui, à Moscou, entre Sergueï Lavrov et Antonio Guterres. Un niveau de réalisme et d'intelligence devenu rarissime sur la scène internationale.

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