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Aujourd’hui — 27 novembre 2022Vos flux RSS

L’Azerbaïdjan refuse des pourparlers avec l’Arménie en présence de Macron

Par : Volti
Merci Thierry65 Source InfoAlahed Par AlAhed avec sites web L’Azerbaïdjan a annoncé vendredi 25 novembre avoir annulé des pourparlers de paix prévus à Bruxelles avec l’Arménie parce qu’Erevan insistait pour que le président français Emmanuel Macron y assiste. Les relations entre ces deux pays voisins du Caucase sont empoisonnées depuis plus de 30 ans par des disputes territoriales ayant mené […]
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L’antisémitisme comme indice de détérioration mentale

Par : Ysengrimus

Antisemitisme

YSENGRIMUS

NOTE LIMINAIRE: CECI N’EST PAS UN ARTICLE SUR ISRAËL ET/OU LA PALESTINE. CE CONFLIT RÉGIONAL NE SERA PAS COMMENTÉ ICI.

On partira, si vous le voulez bien, du portrait-robot de deux antisémites ordinaires que j’ai connu personnellement et en lesquels vous devriez arriver à reconnaître assez aisément deux cas-types clairement découpés et aussi navrants, au demeurant, l’un que l’autre.

Mon premier antisémite, c’est Yvan «Jean» Chouvalov (non fictif). Jean naît en 1904 de parents russes réfugiés en France. Il grandit dans le milieu des intellectuels russes français du quatorzième arrondissement à Paris. Lénine, réfugié à Paris circa 1908-1909 l’aurait fait sauter, enfançon, sur ses genoux, lors d’une rencontre sociale de réfugiés russes (c’est du moins ce que Jean racontera ad nauseam à ses petits-enfants jusqu’à ses vieux jours et, fatalement, de par l’insistance de Jean, la légende restera dans la famille). Bercé à la fois par les rouges et les blancs (un nombre significatif de ces bolchevistes de la première heure étaient en fait des aristocrates), très fier de son nom russe à saveur nobiliaire, Jean ne parle pourtant pas russe et ne se soucie en fait pas trop du brassage des nationalités. Dans une prise de bec restée mémorable avec une parente, il se fit un jour traité de «russe blanc». Cela le vexa beaucoup car il ne comprit pas cette injure, sans doute quelque obscure attaque sur les origines géographiques ou les vues idéologiques d’ancêtres dont il ne savait goutte et auxquels il ne s’identifiait pas spécialement. Jean est bien plus français que russe en fait et, jeune, il ne formule pas ses réflexions en termes ethniques ou nationalistes mais bien en termes universels. Les juifs, pour lui, ce sont des gens comme les autres et il n’en fait pas spécialement une question particulière. Il grandit dans une banlieue rouge des alentours de la capitale. Compagnon de route et électeur de base du Parti Communiste Français, Jean n’exercera jamais de fonctions politiques. Il pratique trente-six métiers prolétariens: cantonnier, outilleur, chauffeur de taxi. Sous l’Occupation, Jean s’occupe moins de résistance que de marché noir. Il fabrique des sandales avec du cuir non enregistré et confectionne du savon de contrebande. À la Libération, il redevient chauffeur de taxi à Paris. Il lit beaucoup, vote systématiquement PCF et s’associe à toutes les luttes sociales du Parti, en gardant l’œil bien fixé sur la ligne dudit Parti. Froidement anti-américain et sereinement prosoviétique, il pense souvent au jour où les chars conduits par ses «grands frères russes» paraderont sur la place de la Concorde et libéreront Paris du joug du grand Capital. Mai 68 le fera ricaner et les Accords de Grenelle le feront grincer des dents. Jean lit L’Humanité, joue aux boules avec les copains, siffle un petit ballon de rouge de temps en temps et regarde ses enfants puis ses petits-enfants grandir tranquillement. Vers 1980, à l’âge de soixante-seize ans environ, les petits-enfants de Jean lui font un beau cadeau, le genre de cadeau qu’en sa qualité d’intellectuel autodidacte de gauche, il adore: une splendide biographie illustrée de Jean Jaurès. Jean trépide d’enthousiasme et se met à raconter qu’il a sauté sur les genoux de cet homme politique dans sa toute petite enfance. Les petits-fils et les petites-filles de Jean froncent les sourcils et se regardent entre eux, un peu interloquées de voir la légende léninienne familiale se muer subitement en cette fadaise jaurésienne parfaitement ad hoc et que Jean d’ailleurs ne reprendra pas. Il semble assez patent, ce jour là, que notre bon Jean est en train de doucement perdre la boule. Peu de temps après, Jean se met à un nouveau hobby. Il recouvre patiemment une table de bois de ce papier doré que l’on trouvait autrefois dans les paquets de cigarettes. Il œuvre à transformer cette banale table en quelque chose ressemblant à un autel d’église orthodoxe. Non, indubitablement, dans de tels moments, l’entourage de Jean se dit qu’il n’a plus toutes ses facultés. Or c’est justement dans ces années là qu’un peu au milieu de tout et de rien, Jean va se mettre à délaisser la lecture de L’Humanité au profit de celle de France-Soir (qu’il prétendra lire exclusivement pour «prendre connaissance de la version de l’ennemi de classe pour mieux la combattre») mais surtout il va se mettre à tenir des propos ouvertement antisémites qui augmenteront en virulence et en incohérence et ce, jusqu’à sa mort en 1990. Il ressassera les développements obscurantistes usuels sur le contrôle des médias et de la politique par les juifs et sur la grande conspiration sioniste. Il se mettra à noter sur un calepin les noms des personnalités de la télé d’origine juive et se mettra à invectiver au moment de leur apparition sur le petit écran. Ce sera là une surprise catastrophée et hautement désagréable pour ses enfants et petits-enfants, tous des rouges ou des roses de bonne tenue, de voir ainsi le vieux cramoisi se coaguler, se rembrunir et se mettre à basculer, comme spontanément, dans la grosse parano conspiro obscurantiste. Outrés, les descendants et descendantes de Jean lui tiendront fréquemment la dragée haute dans des engueulades familiales qui deviendront de plus en plus épiques et amères à mesure que le poids des années se fera sentir et que l’antisémitisme de Jean prendra une dimension de pesante ritournelle en forme de chant du cygne malsonnant. Même après sa mort, ses enfants et ses petits-enfants n’en reviendront jamais vraiment, de la commotion causée par ce revirement aussi frontal que tardif du vieux coco.

Mon second antisémite, c’est Cyprien Morel (nom fictif). Né dans un village du Québec en 1919 de parents agriculteurs, élevé dans un milieu ethniquement homogène et ouvertement intégriste catholique, Cyprien est l’intellectuel de la famille. On lui fait suivre le cours classique, dans une congrégation de curetons dont nous tairons ici pudiquement le nom (c’est tous les mêmes de toutes façons). Il s’intéresse aux mathématiques et à l’histoire. L’histoire du Québec, telle que racontée par le chanoine Lionel Groulx, l’exalte. Il a aussi des talents de dessinateur et de sculpteur. Certains enseignants de Cyprien lui «expliquent», circa 1935, que la province de Québec est tenue par la juiverie anglophone et que cette dernière est l’ennemie jurée des coopératives agricoles, des caisses mutuelles «populaires» et de la petite entreprise canadienne-française. Cyprien adhère à un mouvement de jeunesses catho proche des Bérets Blancs, distribue de la propagande antisémite, lit Le Goglu, feuille antisémite de l’entre-deux guerre et participe, circa 1942, à la même manifestation qui vit un de nos théâtreux notoires arborer la svastika dans les rues de Montréal. Il soumet certaines de ses caricatures au comité éditorial du Goglu qui en retient deux, mais le journal sera fermé par les autorités canadiennes avant que les œuvres de Cyprien ne rencontrent leur public. Constatant que la ci-devant «cinquième colonne» se fait singulièrement serrer les ouïes, dans nos campagnes, pendant les années de guerre, Cyprien, réformé pour un léger boitillement congénital, décide de s’assagir. Il entre comme commis-comptable dans l’épicerie de son grand-père maternel. Il gravira patiemment les échelons, héritera de l’entreprise après-guerre et la fera fructifier en achetant ou ouvrant des succursales. Cyprien en vient à faire partie d’un solide petit conglomérat de magasins d’alimentation canadien-français. Lui et des compatriotes partageant son messianisme luttent pour empêcher un marché d’alimentation spécifique d’établir un monopole au Québec: le juif montréalais SteinbergLa quête pour la survie du petit commerce de détail et la hantise antisémite fusionnent étroitement en Cyprien. Il se fait remettre un certain nombre d’exemplaires du Protocole des Sages de Sion, imprimés nuitamment, circa 1957, dans une version française très passable, sur une des rotatives d’un petit éditeur catholique montréalais. Cyprien gardera pendant plusieurs années, dans une boite de carton au grenier de sa grande maison de campagne, l’ouvrage suavement séditieux. Il le distribuera parcimonieusement, sous le manteau, uniquement à des amis fiables, car, c’est bien connu, cet ouvrage secret est si imprégné d’une vérité précieuse et mirifique que la juiverie, qui contrôle la police et la justice, ferait un sort à ceux qu’on pincerait en flagrant délit de le distribuer ou de le lire. L’oecuménisme verra un accrochage sérieux entre Cyprien et le curé de son village. Pendant toutes ses années de dur labeur, Cyprien, maintenant père de sept enfants, a toujours maintenu son violon d’Ingres de sculpteur. Portraitiste compétent, il façonne, moyennant une rétribution strictement symbolique (Cyprien est désormais à l’aise, on l’aura compris), le portrait des notables du village, dans le granit blanc. Un jour, circa 1972, le curé du village lui fait une commande formelle: une madone en pied pour la facade de la nouvelle église du village. Enthousiaste, Cyprien sculpte sa madone en quelques mois, dans le plus grand secret, sans préalablement en soumettre les croquis au curé. Quand l’œuvre est terminée, Cyprien emmène le bon abbé soixantard dans son hangar et lui dévoile privément l’œuvre. Le petit calotin est atterré. La madone de granit blanc est magnifique. Mais elle est aussi tellement sérieuse, austère, roide, pieuse. Elle tient dans ses mains une croix de bonnes proportions qu’elle brandit comme une bannière. La croix et la bannière, tu me le dis… Le curé fait valoir que l’œuvre est un peu rébarbative, passablement pré-vaticane et qu’il aurait mieux valu une madone moderne, souriante, plus amène et tenant, par exemple, un bébé dans ses bras. Cyprien se drape dans sa dignité et tonne: «La croix, c’est le signe de ralliement des chrétiens. Vous m’avez commandé une madone, pas une déesse orientale enjuivée». Le curé proteste, fustige l’antisémitisme carré et explicite de Cyprien et se tire. La madone à la croix restera dans le hangar de Cyprien. Et ce dernier se fera de plus en plus doctrinaire au fil des années. Ses fils deviendront des ingénieurs, des hommes d’affaire, des politiciens municipaux. Ses filles deviendront des avocates, des techniciennes de laboratoire, des médecins. Certains des enfants de Cyprien (mais pas tous…) sont antisémites, comme leur père. Ils ne le disent pas trop fort, naturellement, car la juiverie contrôle tout et a le bras long, enfin, disent-ils… Cyprien Morel meurt en 2000, toujours en pleine harmonie avec ses idées, après de longues années d’une retraite tranquille à causer à voix douce au coin du feu, avec ses vieux amis et ses fils, des hauts et des bas de la foi catholique dans l’exécrable civilisation contemporaine et des victoires et des défaites du mystérieux «clan juif».

Dans mon petit exemple ici, Jean Chouvalov est un antisémite de la onzième heure genre Staline, militant internationaliste perdant la boule sur ses vieux jours, ou Marlon Brando, acteur absorbé par son art, qui se tape souverainement du reste, et ne se met à déconner qu’il y a des juifs à Hollywood qu’au soir de sa vie. D’autre part, Cyprien Morel est un antisémite de la toute première heure, genre Hitler, doctrinaire de souche, ou Mel Gibson, catho intégriste tournant même des films formulant ses élucubrations – autrement dit: fous raides aussi, mais, eux, dès le début. Il y a deux types bien distincts d’antisémitismes. C’est quand même pas anodin, ça. Et, de Louis-Ferdinand Céline (type: Cyprien Morel) à David Ahenakew, (type: Jean Chouvalov), on pourrait assez facilement classer les personnalités antisémites que l’on connaît sous ledit profil Jean Chouvalov ou sous ledit profil Cyprien Morel. Ça tiendrait parfaitement.

Ceci dit, quand on observe la résurgence antisémite actuelle, elle me semble être plus du type de celle de Jean que du type de celle de Cyprien. Cyprien est un antisémite historique, produit précis d’une époque obscurantiste, imprégnée elle-même de religion, de xénophobie ethnocentriste, de régionalisme corporatiste et de protectionnisme nationaliste. Il est un antisémite de doctrine et, même durable, pugnace, cette vision est vouée, l’un dans l’autre, à faire date sans plus, à rester cernée, encagée dans son époque (inique et criminelle, certes, mais limitée dans le temps). Jean, pour sa part, est un antisémite pathologique, récurrent, résurgent, tendanciel, un cinglé de fin de course qui formule sa démence paranoïaque naissante dans un gabarit historique, politique et collectif plutôt que familial, privé ou individuel. C’est le rejet convulsionnaire d’un groupe spécifique se coulant dans une forme historique spécifique. Mais pourquoi les juifs? me dirons les fins-finauds. Réponse: parce que, Cyprien Morel oblige, ce sont les juifs que notre horizon culturel du moment a encodés comme ça, en Jean Chouvalov. Notez d’ailleurs que si Jean s’en prenais aussi abruptement aux lombards, aux maltais, aux roms ou aux cinghalais, vous me demanderiez, sur le même ton biaiseux: «Mais pourquoi les maltais, mais pourquoi les roms?» Il est crucial de comprendre que c’est toujours historiquement déterminé ce genre de pathologie, tant et tant qu’on est toujours dans du «mais pourquoi tel groupe?» en fin de compte. Ces hystéries là ne peuvent pas rouler à vide. Elles se chopent un objet, une cible, au hasard de l’histoire (qui, lui, au demeurant, n’est jamais un hasard). Il n’y a rien de magique, d’essentiel ou de principiel dans le juif ou le lombard le vouant, comme fatalement, à la vindicte, éphémère ou durable, de certains segments des masses. Ce que j’affirme ici, c’est qu’historiquement les Cyprien Morel, qui sont des fous mais des fous durs, articulés, construits, doctrinaires, ont relayé une fixation antisémite multi-centenaire. Elle fait encore dépôt dans notre culture sociopolitique collective. Elle traîne comme un vieux rhume. Elle colle dans l’esprit comme une vieille pube ressassée. Les Jean Chouvalov passent alors par là, ne s’en soucient pas, traversent les émanations intellectuelles de leur temps comme on traverse un fin brouillard humide, n’en sentent pas la pression initialement… mais finalement, quand ils ramollissent intellectuellement et faiblissent mentalement, ils finissent par se les choper, dans leurs versions les plus grossières et stéréotypées imaginables et, redisons-le, à la grande surprise interloquée de leurs pairs.

Je pense vraiment que l’antisémitisme (le primaire comme le doctrinaire) est l’indice d’une détérioration mentale s’exprimant via un modèle intellectuel délabré, gâté, daté, régressant, irrationnel et foutu. On peut d’ailleurs élargir la réflexion en direction de la dimension collective et historico-sociale de cette idée. On peut effectivement faire observer que, dans notre histoire récente, l’antisémitisme comme option collective, comme psychologie de masse, si vous me passez l’expression, se manifesta dans des périodes, justement, de Grande Dépression… noter ce mot, et ceci n’est pas un calembour. Le discours antisémite est la manifestation d’un désordre mental irrationnel, individuel ou collectif, pulsionnel, défoulatoire, sectaire, quasi incantatoire. Lisez les échancrures de lisérés de commentaires parfaitement hystéros de certains blogues à la page que je ne nommerai pas ici (notamment quand ils parlent d’Israël et de la Palestine – ce que je ne fais jamais), à la lumière de cette modeste hypothèse. Vous serez sidérés de constater que l’antisémite est soi un fou doctrinaire (Cyprien Morel) soit un pauvre quidam ordinaire en état de détresse sociale qui déraille et se met subitement à délirer le politique (Jean Chouvalov). Il n’y a là rien, mais absolument rien, de plus.

Couple franco-allemand : La grande réinitialisation

Xavier Moreau, directeur du Centre d’analyses politico-stratégiques Stratpol, et l'historien Edouard Husson s’intéressent au couple franco-allemand qui bat de l'aile en raison de désaccords budgétaires, énergétiques et militaires.

Le moment de vérité

Lorsque l’éducation nationale a fini son travail d’abrutissement, les médias qui diffusent la propagande d’Etat prennent la relève... Les méthodes et le but sont les mêmes. Empêcher les gens de réfléchir et de se réveiller. Le mythe de la Caverne de Platon s’applique parfaitement à notre époque.

Qu’est-ce que l’éthique en médecine?

Jusqu’à récemment l’éthique en médecine semblait concerner le respect du serment d’Hippocrate, le respect des conventions signées par la France comme la convention d’Oviedo, le respect du consentement éclairé. L’académie de médecine nous avait déjà surpris en juillet 2022 en …

Du système de domination au changement de paradigme. La dernière guerre de l’hégémonie financière.

Il y a selon vos mots, Valérie Bugault, un « système de domination » qui s’exerce sur les populations occidentales avec un recul des libertés et maintenant une crise énergétique qui découle des sanctions contre la Russie. Quels sont les

Un marché d’un autre genre est né : celui du GENRE

Un nouveau drame appelle notre vigilance : les malheurs de Chloé « TRANSGENRISME »

Une adolescente ex-trans poursuit les médecins qui l’ont mutilée alors qu’elle était mineure. Chloé Cole a reçu des bloqueurs de puberté, des hormones transsexuelles, et subi …

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«L’enveloppe budgétaire»

ALLAN ERWAN BERGER  — Nous allons parler ici de métonymie associée à un pléonasme. C’est grave. En plus, on a du grec plein la bouche. Ça ne peut pas durer. Heureusement, l’objet de cette étude est parfaitement français, et même français « de souche », et tellement de souche qu’il en est françois (on prononce « françoué », à la bressanne et en roulant le R s’il vous plaît). Il s’agit en effet du budget.

Mais l’on pourrait aussi parler du fisc, qui vient du latin fiscus, le panier. Pour financer une armée, soit le citoyen romain mettait dans le panier de quoi payer un soldat, soit il se faisait soldat lui-même. Le fiscus devint rapidement, (par métonymie) le contenu du panier : autrement dit la recette fiscale.

Il en va de même du budget. Vous savez que les rois (proncez « les roués ») de l’ancien temps vivaient sur un pied et menaient un train : mais ce pied devait être grand, et le train aussi. Pour alimenter train et pied en argent frais, iceulx roués ne levaient pas forcément des impôts sur leurs populations, mais puisaient dans ce qu’ils tiraient de l’exploitation de leurs domaines. Les recettes, converties en métaux précieux et en gemmes, reposaient dans le « trésor » (grec thesauros), une salle qui, elle, a pris le nom de son contenu (c’est de l’antimétonymie, cette affaire). Mais dans les temps anciens, où l’inflation n’existait pas et où l’or était rare, ce trésor tenait dans un simple sac, et en avait pris, par métonymie directe cette fois-ci, le nom : « le sac ».

Il y avait un vieux mot pour ce genre de sac : on l’appelait le bouge (sac de voyage en cuir, petit sac dans lequel on met son argent). De la forme bouge, on passe à la forme bougette, qui est attestée dans la littérature. La taille de la bougette est très variable : il y en a de petites chez les particuliers, de grosses chez les voleurs, les politiciens et les banquiers, et donc d’énormes chez les rois.

L’usage royal passe en Angleterre, via l’Aquitaine et l’Anjou, qui sont provinces de l’île. Le mot s’y implante et s’y pare de l’accent chantant des Britanniques : « la baoudjette ». Il connaît des fortunes diverses, mais revient en force en 1733, lorsque le ministre des finances de l’époque, devant la chambre des Communes, déclare à la fin des travaux « l’apertiure de la baoudgette », c’est-à-dire que la nouvelle saison des dépenses royales est lancée : « I open the budget. » Un pamphlet s’empare du fameux budget, de son contenu, de la façon dont il est géré, et le mot connaît alors une célébrité sans précédent, jusque chez les anglomanes français. Si l’inimitié chronique entre les deux peuples ralentira la progression de ce mot en France, elle ne l’arrêtera pas. Qui, aujourd’hui, sait encore que le budget (qu’on prononce par ici « büdjè ») est la francisation de la forme anglicisée d’un vieux mot roman ?

L’enveloppe n’a pas eu si belle fortune : si, comme son grand frère le sac de cuir, elle a fait l’objet d’une ellipse qui lui a ouvert l’accès à la métonymie, elle n’a pas pour autant traversé la Manche, et son mot n’a pas changé de forme. Mais quand même, aujourd’hui, on l’utilise parfois de la manière la plus bête qui soit puisque c’est dans un pléonasme : « l’enveloppe budgétaire ». Il faut vraiment avoir fait Sciences Po, Journalisme ou l’ENA pour causer aussi mal. Et quand on baragouine ainsi, comment pense-t-on ? Et comment, alors, fait-on penser les autres ? Et comment, surtout, gère-t-on le budget qu’on croit contenu dans une enveloppe ? On pèle le tout, comme un oignon ? Voilà pourquoi les Français pleurent.

FIN

2015_09_17

« L’enveloppe budgétaire »
ou
les véritables causes
de la morosité
en France

Appel aux parlementaires et hommes politiques de bonne volonté

Chère Madame, cher Monsieur,

Vous avez été nombreux en avril dernier à nous exhorter à aller voter et nous nous sommes rendus aux urnes, même si ce n’est pas aussi massivement qu’attendu.

Vous nous avez ensuite encouragés à écouter attentivement …

Publication de « Ceux derrière ton épaule » et du recueil de textes de Faina Savenkova – La vérité est inarrêtable – Donbass Insider

Par : Volti
Par Christelle Néant pour Donbass-Insider La publication prochaine en langue française du roman commun de Faina Savenkova et Alexandre Kontorovitch « Ceux derrière ton épaule » et du recueil de textes de la jeune auteure de Lougansk, intitulé « Donbass mon amour – Donbass ma souffrance » montre que, comme le dit elle-même Faina, la vérité est inarrêtable. Lorsqu’en 2021, nous lançons sur Donbass […]

Contre un hiver trop “tendu”, l’État récupère les armes à feu

Par : Volti
Par H16 Le précédent billet fut l’occasion de montrer que l’écologisme extrême que les politiciens s’obstinent à mettre en place en France va conduire à son suicide. Cependant, il serait naïf de croire que les effets très indésirables de ce suicide n’ont pas été pris en compte par la caste dirigeante. Normalement, pour obtenir le pouvoir, il vaut mieux promettre une […]

500€, 800€, 1600€ : les nouvelles amendes de Macron

Par : Volti
Source Profession-Gendarme Bonjour les amis, Je vous livre ce lien vers une vidéo importante. Lundi 14 novembre, un projet de loi sera débattu à l’Assemblée Nationale. Pour faire court, nombre de délits liés aux mouvements sociaux feront l’objet d’une amende forfaitaires de 500 € à 800 € (1 600 € en cas de non-paiement dans les délais). Les infractions particulièrement […]

Que signifie la gifle à Macron ?

Quel sens percevoir dans cette baffe ?

Le sujet revient à l’ordre du jour par l’entrevue accordée à Damien Tarel,  l’auteur du petit soufflet (selon ses termes), par le  Média pour tous.

Le geste est bien sûr très révélateur.

De …

Légalisation de l’euthanasie et pulsion de mort de notre société

 

 

 

 

 

La légalisation de l’euthanasie nous enferme dans une société de la pulsion de mort1.

Et le maître de nos sociétés et mentor du président Macron :
« L’euthanasie sera un des instruments essentiels

Que se passe-t-il d’inquiétant sur le réacteur nucléaire n°1 au Tricastin?

Un possible SCRAM (arrêt d’urgence) du réacteur nucléaire n°1 de la centrale EDF du Tricastin a eu lieu dans la nuit du 4 au 5 novembre 2022. Relayant la propagande de EDF la presse régionale évoque « un simple arrêt

France – Le manque majeur de soignants et la bureaucratie responsable de la mort d’une malade en CHU

Tous les chirurgiens orthopédistes considèrent les fractures du fémur comme des urgences vitales. Ce type de fracture entraîne en effet des douleurs intenses, empêche les mouvements et, malgré les antalgiques, gêne le sommeil rendant la vie extrêmement pénible. Retarder l’intervention …

La France est piégée dans la spirale du chaos et du déclin

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