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Fin de l’euro et libération des énergies françaises

par Edouard Husson. Les dirigeants de l'Union européenne font planer la menace d'un passage à l'euro exclusivement numérique. Mais l'UE ne se remettra pas de la crise provoquée par le retour des démocrates au pouvoir à Washington.
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La dette US pour les nuls : Situation au 10 août 2022 (source US Treasury)

par Dominique Delawarde.

Alors que l’hégémonie du dollar, pilier de la puissance US, est aujourd’hui menacée, il m’a paru intéressant de réactualiser un de mes billets de mars 2019, sur l’évolution et l’état de la dette US, qui conditionnent la puissance du dollar mais surtout portent en germe son avenir.

Cet article est sourcé sur les publications mensuelles du département du Trésor US.

***
La dette US pour les nuls : Situation au 10 août 2022 (source US Treasury)

Le 6 juin 2019, j’écrivais à mes amis un billet pour leur expliquer l’état de la dette US.

En plus de trois années, la situation de cette dette US s’est considérablement détériorée avec la crise sanitaire et les 5 premiers mois de la guerre en Ukraine.

Souvent surpris des propos très approximatifs de mes interlocuteurs lorsqu’on évoque la dette états-unienne et les principaux créanciers des USA, je vais donc tenter de refaire un point sur la question dans les lignes qui suivent.

La dette US totale comprend : les dettes des ménages, des entreprises, des 50 États de l’union, des institutions locales, des institutions financières et enfin la dette fédérale.

Au 10 août 2022 cette dette totale US se monte à 92 000 milliards de dollars soit 370% du PIB US, 96% du PIB mondial, 33 fois le PIB français…1                               

Elle a donc augmenté de 18 000 milliards de dollars en 3 ans (depuis mon dernier point de situation de 2019), soit 6000 milliards de dollars par an …

Sur ce montant considérable, la dette fédérale, celle de l’État US, dont on parle le plus souvent en géopolitique, n’est que de 30 640 milliards de dollars, soit 123,4% du PIB US, le 10 août 2022. Elle n’était que de 22 356 milliards de dollars (105,5% du PIB) en juin 2019.

Elle continue de croître au rythme de 7 milliards de dollars par jour (moyenne sur les 3 dernières années).

Cette dette fédérale est, pour 75,8%, détenue par les Américains eux mêmes (fonds de pensions, épargne des citoyens, compagnies d’assurance, institutions financières privées ou étatiques).

Les États étrangers ne détiennent que 7422 milliards de dollars de dettes fédérales états-uniennes au 30 mai 2022 (dernier chiffre connu) soit 24,2% de la dette fédérale US. Cette proportion de la dette US détenue par l’étranger est désormais en forte baisse, probablement en raison d’un manque de confiance dans la solvabilité du pays débiteur (les USA) et par crainte de nombreux pays de se faire geler leurs avoirs en cas de sanctions unilatérales US. C’est à la fois peu et beaucoup, notamment en cas de crise économique mondiale résultant d’une faillite US.

Quels sont les continents et les pays les plus exposés au produit financier de plus en plus toxique que devient la dette US ?2

Europe                                                      

Commentaires DD : Il apparaît que le premier créancier des USA est bien désormais l’ensemble UE+UK+Norvège qui détient 2225 milliards de dollars de dette US, chiffre en hausse constante, et non la Chine+Hong Kong qui n’en détiennent plus que 1 167 milliards, chiffre en baisse progressive et continue depuis début 2018.

En clair, en cas de crise économique, monétaire et/ou boursière, partant des USA, c’est l’UE qui se trouverait la plus exposée, après les USA, aux conséquences immédiates d’un effondrement du dollar, de la bourse et/ou de l’économie US.

Il est vrai que la Chine perdrait, avec les USA, son troisième partenaire commercial, derrière l’UE et l’Asie, et serait durement affectée, elle aussi. Mais la Chine dispose d’un immense marché intérieur et surtout d’un gigantesque marché planétaire en développement rapide (Routes de la Soie, BRICS, OCS) qui lui permettrait sans doute de s’en sortir moins mal que d’autres …

Notons aussi que les paradis fiscaux (Îles Caïmans par exemple) regorgent de dettes US. Le blanchiment d’argent et la corruption se portent donc toujours très bien dans le monde.

La comparaison du tableau de mai 2022 avec celui de mars 2019, ci dessous, est édifiante. On réalise que seuls les pays de l’OTAN, à l’exception de la Turquie, et quelques alliés asiatiques (Japon, Taïwan, Corée du Sud) ou océaniens (Australie, Nouvelle Zélande) s’accrochent encore au dollar et viennent le soutenir en achetant toujours plus de dettes US et en liant ainsi leur sort à celui des États-Unis.

La quasi totalité des autres pays se désengage (Chine et Inde, bien sûr, mais aussi Afrique et Amérique latine), sans parler de la Russie et de ses amis (Biélorussie, Iran, Venezuela, Syrie, Cuba… etc) qui ont abandonné le dollar depuis longtemps.

L’exposition des pays de l’UE + UK à la dette US est en forte croissance depuis 2019.

Pour comparaison, le même tableau de juin 2019 :

Commentaires DD : Rien de bien surprenant à ces tableaux et à leur comparaison. L’engagement du Royaume Uni, principal allié, voire complice des USA, est de 2,5 fois supérieur à celui de la France pour un PIB supérieur de seulement 15%. L’exposition UK sur la dette US a plus que doublé en 3 ans. Le Royaume-Uni continue donc, plus que jamais, de lier son destin à celui des USA.

L’Allemagne, avec un PIB supérieur de 26% à celui du Royaume-Uni se montre beaucoup plus prudente en s’exposant 7 fois moins.

La France qui s’exposait moins que l’Allemagne le 30 avril 2017 (élection du président Macron) à 67 milliards contre 75 milliards, s’expose désormais beaucoup plus à 244 milliards contre 92 … alors que son PIB est d’un tiers inférieur à celui de l’Allemagne. Cherchez l’erreur.

Depuis l’arrivée de Emmanuel Macron au pouvoir, l’exposition française à la dette US a quadruplé en 5 ans passant de 67 milliards de dollars le 30 avril 2017 à 244 milliards le 31 mai 2022. La France prend donc tous les risques  pour participer au sauvetage du soldat « dollar » et par conséquent de l’hégémonie de son allié US.

Il est vrai que la France n’a désormais guère le choix. Alors que sa dette explose depuis l’an 2000, et plus encore depuis 2017, sa bourse (CAC 40) est toujours plus sous contrôle des fonds de pension américains et notamment de BlackRock, fondé par des membres de la diaspora new-yorkaise3.

Comme tous les fonds de pension US, BlackRock détient aussi de la dette US en quantité non négligeable. Si le système US de la dette « à la Madoff » venait à s’effondrer BlackRock serait évidemment impacté, et donc le CAC40 aussi… On comprend tout l’intérêt de la France à soutenir le système fou de la dette US « à la Madoff » dont l’effondrement provoquerait le sien…

Notons, au passage, que Madoff, était membre de la diaspora néoconservatrice, comme le sont les fondateurs de BlackRock, comme l’étaient Marthe Hanau et Stavisky, en France, à la veille et au lendemain de la crise de 1929 (ces deux derniers n’étaient pas néoconservateurs …) ou comme le sont bon nombre des milliardaires qui possèdent et/ou contrôlent les GAFAM, les laboratoires pharmaceutiques et la majorité des médias mainstream occidentaux.

Notons encore que Janet Yellen, secrétaire au Trésor US est également un membre éminent de la diaspora néoconservatrice comme tous ses prédécesseurs. C’est donc elle qui gère la dette US (à la Madoff) et concocte les sanctions ou pressions tous azimuts prises dans le cadre des guerres économiques et/ou commerciales à visée géopolitique (Russie, Iran, Syrie, Turquie, Venezuela, Chine, Mexique, UE, North Stream 2… etc…).

Il est vrai aussi que notre pays est soumis aux pressions très fermes de lobbies transnationaux, de multinationales, de grandes concentrations médiatiques et de pouvoirs politiques trans et supra-nationaux d’obédience néoconservatrice, très engagés dans la finance internationale, qui le « contraignent » quelque peu pour ce qui concerne sa politique économique et financière et, bien évidemment, sa politique étrangère.

On me dit souvent : « l’explosion de la dette n’est pas un problème dans la mesure où l’on sait bien qu’elle ne sera jamais remboursée. Une bonne petite guerre permettra de remettre les compteurs à zéro, comme après la crise de 1929 ». Nous y sommes, ou nous en approchons, peut être…

Il n’est pas impossible que cette prophétie peu rassurante finisse, hélas, par se réaliser, dans un réflexe de « fuite en avant » de ceux qui ont déjà beaucoup perdu, qui savent qu’ils vont tout perdre s’ils ne tentent rien, et qui n’ont plus grand-chose à perdre…

Dominique Delawarde

  1. https://www.usdebtclock.org
  2. https://ticdata.treasury.gov/Publish/slt3d.txt
  3. https://www.ouest-france.fr/blackrock-lefonds-de-pension-americain-patron-du-cac-40

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La France perd sa place de premier exportateur net d’électricité en Europe

Au premier semestre 2022, Paris a été doublé par la Suède. L’Allemagne est aussi en forte progression.

Un effondrement de la production française plus qu’une augmentation de celle de la Suède. C’est ce qui explique que l’Hexagone ait perdu sa première place d’exportateur net d’électricité entre janvier et juin 2022, selon un rapport de l’analyste de données énergétiques EnAppSys paru ce mercredi 10 août.

La France « est passée d’exportateur net, plus tôt dans l’année, à un importateur net, qui résulte d’une chute dramatique de sa position nette globale », écrit la structure britannique. Elle explique ce virage à 180° par des « problèmes structurels avec son parc nucléaire ». Plus grave, les difficultés que connaît le pays pourraient durer. La situation « ne montre aucun signe d’amélioration prochaine », a ainsi déclaré Jean-Paul Harreman, directeur de EnAppSys BV.

En plus de la canicule, qui oblige à arrêter certaines centrales, comme celle de Tricastin (Drôme), en raison des températures élevées des fleuves, le parc français fait face à des problèmes de corrosions affectant certains réacteurs et a conduit à stopper 12 d’entre eux (sur 56).

Lire la suite de l’article sur lefigaro.fr

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Des français excédés face à la hausse du coût de l’énergie: « Mon abonnement gaz EDF vient d’augmenter de 40% en juillet passant de 170 a 230€

Mon abonnement gaz EDF vient d'augmenter de 40% en juillet passant de 170 a 230€, dernière facture sur 120€ttc, 20% de tva, 40€ de gaz et 60€ d'abonnement et taxes, je paye 80€ de taxes pour 40€ de produit, tout va bien APR…?

— Rénald Labbé (@LabbeRenald) August 11, 2022

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Lire les runes de guerre

Par : Zineb

La politique de Poutine visant à nettoyer les écuries d’Augias du « capital occidental prédateur » est une douce musique aux oreilles du Sud.


Par Alastair Crooke – Le 18 juillet 2022 – Source Strategic Culture

Bien sûr, le conflit, à toutes fins utiles, est réglé ; mais il est loin d’être terminé. Il est clair que la Russie l’emportera dans la guerre militaire – et dans la guerre politique aussi – ce qui signifie que tout ce qui émergera en Ukraine une fois l’action militaire terminée sera dicté par Moscou selon ses conditions.

Il est clair que, d’une part, le régime de Kiev s’effondrerait s’il se voyait dicter ses conditions par Moscou. Et, d’autre part, l’ensemble de l’agenda occidental derrière le coup d’État de Maïdan en 2014 imploserait également. (C’est pourquoi une porte de sortie, à défaut d’une déroute ukrainienne, est quasiment impossible).

Ce moment marque donc un point d’inflexion crucial. Un choix américain pourrait être de mettre fin au conflit ; et de nombreuses voix appellent à un accord, ou à un cessez-le-feu, avec l’intention humaine compréhensible de mettre fin au massacre inutile de jeunes hommes ukrainiens envoyés au « front » pour défendre des positions indéfendables, pour être cyniquement tués sans gain militaire, simplement pour que la guerre continue.

Bien que rationnel, l’argument en faveur d’une voie de sortie passe à côté d’un point géopolitique plus important : l’Occident est si fortement investi dans son récit fantaisiste de l’effondrement et de l’humiliation imminents de la Russie qu’il se retrouve « coincé » . Il ne peut aller de l’avant de peur que l’OTAN ne soit pas en mesure d’affronter les forces russes (Poutine a fait remarquer que la Russie n’avait même pas commencé à utiliser toutes ses forces). Et pourtant, conclure un accord, reculer, reviendrait à perdre la face.

Et « perdre la face » se traduit en gros par la défaite de l’Occident libéral.

L’Occident s’est donc rendu otage de son triomphalisme effréné présenté comme une infoguerre. Il a choisi ce chauvinisme effréné. Les conseillers de Biden, cependant, lisant les runes de la guerre – des gains russes incessants – ont commencé à sentir qu’une autre débâcle de politique étrangère était imminente.

Ils considèrent que les événements, loin de réaffirmer l’« ordre fondé sur des règles », mettent plutôt à nu aux yeux du monde les limites de la puissance américaine, mettant sur le devant de la scène non seulement une Russie renaissante, mais aussi une Russie porteuse d’un message révolutionnaire pour le reste du monde (bien que l’Occident n’ait pas encore pris conscience de ce fait).

En outre, l’alliance occidentale se désagrège à mesure que la fatigue de la guerre s’installe et que les économies européennes sont menacées de récession. La tendance instinctive contemporaine à décider d’abord, et à réfléchir ensuite (cf. les sanctions européennes), a plongé l’Europe dans une crise existentielle.

Le Royaume-Uni est un exemple de l’énigme européenne au sens large : la classe politique britannique, effrayée et désemparée, d’abord « déterminée » à poignarder son chef, finit par se rendre compte qu’elle n’a pas de successeur à portée de main ayant le sérieux nécessaire pour gérer la nouvelle normalité, et aucune idée de la manière de sortir du piège dans lequel elle est prise.

Ils n’osent pas perdre la face à propos de l’Ukraine et n’ont aucune solution pour faire face à la récession à venir (sauf un retour au thatchérisme ?). Et on peut dire la même chose de la classe politique européenne : elle est comme un cerf pris dans les phares d’un véhicule lancé à pleine vitesse.

Biden et un certain réseau qui s’étend de Washington à Londres, en passant par Bruxelles, Varsovie et les pays baltes, voit la Russie depuis une hauteur de 30 000 pieds au-dessus de celle du conflit ukrainien. Biden estime qu’il se trouve dans une position équidistante entre deux tendances dangereuses et inquiétantes qui engloutissent les États-Unis et l’Occident : le Trumpisme à l’intérieur et le Poutinisme à l’extérieur. Toutes deux, selon lui, présentent des dangers clairs et actuels pour l’ordre libéral fondé sur des règles auquel (l’équipe) Biden croit passionnément.

D’autres voix, principalement issues du camp réaliste américain, ne sont pas aussi obsédées par la Russie ; pour elles, les « vrais hommes » s’attaquent à la Chine. Ils veulent simplement maintenir le conflit ukrainien dans une impasse pour sauver la face, si possible (plus d’armes), pendant que le pivot vers la Chine est activé.

Lors d’un discours à l’Hudson Institute, Mike Pompeo a fait une déclaration de politique étrangère qui avait clairement en vue l’année 2024 et son accession au poste de vice-président. L’essentiel du discours portait sur la Chine, mais ce qu’il a dit sur l’Ukraine était intéressant : l’importance de Zelensky pour les États-Unis dépendait de sa capacité à maintenir la guerre (c’est-à-dire à sauver la face de l’Occident). Il n’a pas fait explicitement référence à la « présence au sol » , mais il était clair qu’il ne préconisait pas une telle mesure.

Son message était de fournir des armes, des armes et encore des armes à l’Ukraine, et d’aller de l’avant, en pivotant vers la Chine MAINTENANT. Pompeo a insisté pour que les États-Unis reconnaissent diplomatiquement Taïwan aujourd’hui, indépendamment de ce qui pourrait se passer (c’est-à-dire indépendamment du fait que cette action pourrait déclencher une guerre contre la Chine). Et il a intégré la Russie dans l’équation en disant simplement que la Russie et la Chine devraient être traitées comme une seule entité.

Biden semble toutefois vouloir laisser passer cette occasion et poursuivre la trajectoire actuelle. C’est également ce que souhaitent les nombreux participants à ce gâchis. Le fait est que les points de vue de l’État profond s’opposent et que les banquiers influents de Wall Street n’apprécient certainement pas les idées de Pompeo. Ils préféreraient une désescalade avec la Chine. La poursuite de ce processus est donc l’option la plus facile, car l’attention intérieure des États-Unis se concentre sur les problèmes économiques.

Le fait est que l’Occident est complètement bloqué : il ne peut ni avancer, ni reculer. Ses structures politiques et économiques l’en empêchent. Biden est bloqué sur l’Ukraine ; l’Europe est bloquée sur l’Ukraine et sur son bellicisme envers Poutine ; idem pour le Royaume-Uni ; et l’Occident est bloqué sur ses relations avec la Russie et la Chine. Plus important encore, aucun d’entre eux ne peut répondre aux demandes insistantes de la Russie et de la Chine en faveur d’une restructuration de l’architecture de sécurité mondiale.

S’ils ne peuvent pas bouger sur ce front de la sécurité, par peur de perdre la face, ils seront incapables d’assimiler (ou d’entendre – étant donné le cynisme bien ancré qui se rattache à toute parole prononcée par le président Poutine) que l’agenda de la Russie va bien au-delà de l’architecture de sécurité.

Par exemple, le diplomate et commentateur indien chevronné, MK Badrakhumar, écrit :

Après Sakhaline-2, [sur une île de l’Extrême-Orient russe] Moscou prévoit également de nationaliser le projet de développement pétrolier et gazier Sakhaline-1 en évinçant les actionnaires américains et japonais. La capacité de Sakhaline-1 est assez impressionnante. Il fut un temps, avant que l’OPEP+ ne fixe des limites aux niveaux de production, où la Russie extrayait jusqu’à 400 000 barils par jour, mais le niveau de production récent est d’environ 220 000 barils par jour.

 

La tendance générale à la nationalisation des participations des capitaux américains, britanniques, japonais et européens dans les secteurs stratégiques de l’économie russe apparaît comme la nouvelle politique. Le nettoyage de l’économie russe, libérée des capitaux occidentaux, devrait s’accélérer dans la période à venir.

 

Moscou était bien consciente du caractère prédateur des capitaux occidentaux dans le secteur pétrolier russe – un héritage de l’ère Boris Eltsine – mais devait s’accommoder de cette exploitation pour ne pas contrarier d’autres investisseurs occidentaux potentiels. Mais c’est désormais de l’histoire ancienne. La détérioration des relations avec l’Occident qui a presque atteint le point de rupture libère Moscou de ces inhibitions archaïques.

 

Après son arrivée au pouvoir en 1999, le président Vladimir Poutine s’est attelé à la tâche gigantesque de nettoyer les écuries d’Augias de la collaboration étrangère dans le secteur pétrolier russe. Le processus de « décolonisation » a été atrocement difficile, mais Poutine l’a mené à bien.

Mais ce n’est pas tout. Poutine ne cesse de répéter dans ses discours que l’Occident est l’auteur de sa propre crise de la dette et de l’inflation (et non la Russie), ce qui laisse perplexe en Occident. Permettez au professeur Hudson d’expliquer pourquoi une grande partie du reste du monde considère que l’Occident a pris un « mauvais tournant » sur le plan économique. En bref, le mauvais virage de l’Occident l’a conduit à une « impasse » , selon Poutine.

Le professeur Hudson soutient (paraphrasé et reformulé) qu’il existe essentiellement deux grands modèles économiques qui ont traversé l’histoire : « D’une part, nous voyons des sociétés proche-orientales et asiatiques organisées pour maintenir l’équilibre et la cohésion sociale en gardant les relations d’endettement et la richesse mercantile subordonnées au bien-être général de la communauté dans son ensemble » .

Toutes les sociétés anciennes se méfiaient de la richesse, car elle avait tendance à s’accumuler aux dépens de la société dans son ensemble, ce qui entraînait une polarisation sociale et de grandes inégalités de richesse. Si l’on considère toute l’histoire ancienne, on constate (selon Hudson) que le principal objectif des dirigeants, de la Babylonie à l’Asie du Sud et à l’Asie de l’Est, était d’empêcher l’émergence d’une oligarchie mercantile et créancière qui concentrerait la propriété des terres entre ses mains. Il s’agit là d’un modèle historique.

Le grand problème que le Proche-Orient de l’Age du bronze a résolu, mais que l’Antiquité classique et la civilisation occidentale n’ont pas résolu, était de savoir comment faire face à des dettes croissantes (jubilés périodiques de la dette) sans polariser la société et finalement appauvrir l’économie en soumettant la majeure partie de la population à la dépendance de la dette.

L’un des principes clés de Hudson est la manière dont la Chine est structurée en tant qu’économie « à faible coût » : logements bon marché, éducation, soins médicaux et transports subventionnés. Ce qui signifie que les consommateurs disposent d’un certain revenu excédentaire et que la Chine dans son ensemble devient compétitive. En revanche, le modèle occidental, financiarisé et fondé sur la dette, a un coût élevé, et des pans entiers de la population s’appauvrissent de plus en plus et sont privés de revenus discrétionnaires après avoir payé le service de la dette.

Cependant, la périphérie occidentale, dépourvue de la tradition proche-orientale, s’est « tournée » vers une riche oligarchie de créanciers pour prendre le pouvoir et concentrer la propriété foncière et immobilière entre ses mains. À des fins de relations publiques, elle a prétendu être une « démocratie » et a dénoncé toute réglementation gouvernementale protectrice comme étant, par définition, une « autocratie » . C’est le deuxième grand modèle, mais avec son surendettement et sa spirale inflationniste, il est lui aussi bloqué, sans moyens d’avancer.

C’est ce dernier modèle qui a été appliqué à Rome. Et nous en vivons encore les conséquences. Rendre les débiteurs dépendants de riches créanciers est ce que les économistes d’aujourd’hui appellent un « marché libre » . C’est un marché sans freins ni contrepoids publics contre l’inégalité, la fraude ou la privatisation du domaine public.

Cette éthique néolibérale pro-créanciers, affirme le professeur Hudson, est à l’origine de la nouvelle guerre froide actuelle. Lorsque le président Biden décrit ce grand conflit mondial visant à isoler la Chine, la Russie, l’Inde, l’Iran et leurs partenaires commerciaux eurasiens, il le décrit comme une lutte existentielle entre la « démocratie » et l’« autocratie » .

Par démocratie, il entend oligarchie. Et par « autocratie » , il entend tout gouvernement suffisamment fort, comme celui de Poutine, pour empêcher une oligarchie financière de prendre le contrôle du gouvernement et de la société et d’imposer des règles néolibérales par la force. L’idéal « démocratique » est de faire en sorte que le reste du monde ressemble à la Russie de Boris Eltsine, où les néolibéraux américains ont eu les coudées franches pour supprimer toute propriété publique des terres, des droits miniers et des services publics de base.

Mais aujourd’hui, nous avons affaire à des nuances de gris : il n’y a pas de marché véritablement libre aux États-Unis ; la Chine et la Russie sont des économies mixtes, bien qu’elles tendent à donner la priorité à la responsabilité du bien-être de la communauté dans son ensemble, plutôt que d’imaginer que des individus livrés à leurs intérêts égoïstes permettront de maximiser le bien-être national.

Voilà le problème : l’économie d’Adam Smith et l’individualisme sont ancrés dans le zeitgeist occidental. Cela ne changera pas. Cependant, la nouvelle politique du président Poutine visant à nettoyer les écuries d’Augias du « capital occidental prédateur » et l’exemple donné par la Russie de sa métamorphose vers une économie largement autosuffisante, immunisée contre l’hégémonie du dollar, sont une douce musique aux oreilles du Sud et d’une grande partie du reste du monde.

Si l’on ajoute à cela le fait que la Russie et la Chine ont pris l’initiative de contester le « droit » de l’Occident à fixer des règles, à monopoliser les moyens (le dollar) à la base des règlements des échanges entre États, et que les BRICS et l’OCS sont en train de prendre progressivement du galon, les discours de Poutine révèlent leur programme révolutionnaire.

Une question demeure : comment provoquer une métamorphose « révolutionnaire » sans provoquer de guerre contre l’Occident. Les États-Unis et l’Europe sont coincés. Ils sont incapables de se renouveler, car les contradictions politiques et économiques structurelles ont figé leur paradigme. Comment alors « décoincer » la situation, sans recourir à la guerre ?

La clé, paradoxalement, pourrait résider dans la compréhension profonde qu’ont la Russie et la Chine des failles du modèle économique occidental. L’Occident a besoin d’une catharsis pour se « décoincer » . La catharsis peut être définie comme le processus consistant à libérer, et donc à apaiser, des émotions fortes ou refoulées liées à des croyances.

Pour éviter une catharsis militaire, il semble que les dirigeants russes et chinois, comprenant les failles du modèle économique occidental, doivent alors faire subir à l’Occident une catharsis économique.

Ce sera douloureux, sans aucun doute, mais mieux que la catharsis nucléaire. Souvenons-nous de la fin du poème de CV Cafavy, En attendant les barbares,

Car la nuit est tombée et les barbares ne sont pas venus.
Et certains de nos hommes qui reviennent de la frontière disent qu’il n’y a plus de barbares.

 

Maintenant, que va-t-il nous arriver sans barbares ?
Ces gens étaient une sorte de solution.

Alastair Crooke

Traduit par Zineb, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

Bruno Lemaire, le talent incarné !

Les élections présidentielles à peine passées, les candidats à la prochaine sont évidemment déjà sur les rangs. Si je me demande qui pourrait bien vouloir de la place en ce moment, d’aucuns doivent la trouver suffisamment attrayante pour se placer d’ores et déjà dans le jeu. L’on y trouve les têtes de liste des oppositions et leurs dauphins prêts à […]

UEE : L’accent sur les échanges en monnaies nationales

par Mikhail Gamandiy-Egorov. L’Union économique eurasiatique prend de plus en plus la voie d’une priorisation des échanges entre les États membres de l’union en monnaies nationales. Avec à terme la possibilité de l’introduction d’une monnaie unique.

Macron face à la montée du sentiment anti-français en Afrique

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Elon Musk vend pour près de 7 milliards de dollars d’actions Tesla

Cette vente intervient alors que l’industriel est engagé dans un bras de fer juridique autour du rachat du réseau social Twitter.

Elon Musk versus Twitter, énième rebondissement. Cette fois, le fantasque patron semble bel et bien rattrapé par les contingences matérielles. Finies les déclarations à l’emporte-pièce sans assumer les conséquences. Elon Musk a reconnu avoir vendu pour 6,9 milliards d’actions Tesla cette semaine expliquant, dans un tweet, avoir souhaité « éviter une vente en urgence des titres Tesla », dans le scénario – qu’il espère « improbable » –, où il se verrait contraint de racheter Twitter et perdrait le soutien de certains de ses partenaires financiers. L’urgence ? Ou la conséquence d’une décision de justice.

Au printemps, Elon Musk annonçait vouloir racheter Twitter pour la bagatelle de 44 milliards de dollars, dont 30 milliards prélevés sur sa fortune personnelle. Dans cette optique, il avait cédé en avril pour 8,5 milliards de titres Tesla. Le lunatique patron expliquait alors qu’il ne procéderait pas à d’autres ventes de ce type. Nouveau retournement de situation début juillet. Il renonçait alors à racheter Twitter, qui n’aurait pas rempli ses obligations légales, aurait refusé de transmettre certaines informations et mentirait sur le nombre de spams transitant sur sa plateforme. Fureur chez Twitter, dont le cours dévisse. Le réseau social a porté l’affaire devant les tribunaux et entend bien obliger Elon Musk à tenir parole, c’est-à-dire, à débourser 44 milliards de dollars pour son rachat.

Aux États-Unis, certains observateurs commencent toutefois à s’interroger sur la finalité de ces mouvements. Et si l’affaire Twitter n’avait été qu’un écran de fumée, permettant à Elon Musk de céder ses actions Tesla, sans alerter les marchés ?

Lire l’article entier sur le site du Figaro

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L’ancien premier ministre anglais a mis en garde contre une bombe à retardement financière qui attend les familles alors que les travaillistes prévoient une intervention majeure pour faire face à la crise.

Gordon Brown:

« Définissez un budget d’urgence ou risquez un hiver de grande pauvreté ».

L’ancien premier ministre anglais a mis en garde contre une bombe à retardement financière qui attend les familles alors que les travaillistes prévoient une intervention majeure pour faire face à la crise.

«Le gouvernement doit, de toute urgence, fournir davantage de soutien pour aider les gens à faire face cet hiver, notamment en supprimant l’allégement fiscal des conservateurs pour les producteurs de pétrole et de gaz qui réalisent des bénéfices records aux dépens des payeurs de factures».

Brown a déclaré que les organisations caritatives locales, qu’il connaissait, s’approvisionnaient maintenant en couvertures, couettes, sacs de couchage et bouillottes alors qu’elles se préparaient pour « le pire hiver de mémoire d’homme ».

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L’or va exploser, voici comment en profiter

Chère lectrice, cher lecteur,

L’or est sur le point d’exploser à la hausse, et ce n’est pas vraiment une surprise.

Après tout, nous connaissons une crise géopolitique sans précédent en Europe, et le contexte économique s’annonce plus que nuageux.

Et là où une majorité d’investisseurs commence déjà à acheter de l’or pour se protéger, je vous propose de faire quelque chose de beaucoup plus intelligent…

Je parle de profiter de l’ascension inévitable de l’or vers les 3 000 $ l’once… pour moins de 1€.

Avec le potentiel de générer une petite fortune en surfant sur ce nouveau marché haussier (sans toucher aux options et autres produits dérivés « risqués »).

Vous voulez en savoir plus ?

Cliquez ici pour découvrir comment profiter de ce nouveau marché ascendant de l’or, sans avoir besoin d’acheter des lingots.

Rendez-vous de l’autre côté,

Olivier Cros,
Directeur des Publications Agora France. 
116 bis, avenue des Champs-Élysées, Paris.

L’article L’or va exploser, voici comment en profiter est apparu en premier sur PLANETES360.

Qui dépend le plus du commerce avec Taïwan ?

Par : Volti
Source STATISTA En réaction à la visite à Taïwan de la présidente de la Chambre américaine des représentants Nancy Pelosi, Pékin a déployé une série de sanctions commerciales contre son voisin la semaine dernière. S’il est peu probable qu’une interdiction d’importation de certains fruits et poissons taïwanais devienne une source de tensions internationales, l’arrêt des exportations chinoises de sable vers […]

Commerce du gaz : la Russie enseigne le B-A-BA à l’Europe

Par : jmarti

Par M. K. Bhadrakumar − Le 25 juillet 2022 − Source Oriental Review

M.K. BhadrakumarL’impensable se produit pour la seconde fois en cinq mois : Gazprom, la gigantesque société gazière russe écrit aux entreprises gazières allemandes pour annoncer un cas de force majeur observé depuis le 14 juin, qui l’exonère de verser des pénalités pour les pénuries qui se sont produites depuis cette date.

La première fois que les relations germano-russes s’étaient parées d’effroi et de colère cette année s’était produite le 22 février, lorsque le chancelier Olf Sholz avait surpris les plus aguerris des observateurs en gelant le processus d’approbation de Nord Stream 2, le gazoduc tout neuf. Ce gazoduc à 11 milliards de dollars passant sous la Mer Baltique aurait doublé le volume de gaz acheminé directement de Russie en Allemagne, mais Scholz avait préféré tout arrêter. C’étaient les jours heureux où Berlin parlait de « vaincre » la Russie.

Scholz avait bloqué Nord Stream 2 en réaction à la décision russe du 21 février de reconnaître deux régions sécessionnistes d’Ukraine comme des républiques indépendantes. Les faucons anti-russes en Allemagne avaient applaudi cette décision. On avait de partout acclamé cette action. Jana Puglierin, la directrice du Conseil européen des relations étrangères à Berlin, avait fait les éloges de Scholz, affirmant qu’il « faisait monter la barre pour tous les autres pays de l’UE… voici une véritable gouvernance exercée à un moment crucial. »

Pourtant à Moscou, où l’on comprend parfaitement bien le fonctionnement du marché énergétique allemand, l’action de Scholz avait été comparée à se tirer volontairement une balle dans le pied. Moscou avait réagi par une flambée d’humour sardonique. Dmitry Medvedev, l’ancien président et directeur-adjoint du Conseil de Sécurité de la Russie, avait tweeté : « Bienvenue dans le meilleur des mondes, où les Européens vont bientôt payer 2000€ les 1000 mètres cubes de gaz ! »

Il faisait allusion à la dure réalité qui était que le gaz constitue le quart du mix énergétique allemand, et que ce gaz provenait pour plus de moitié de Russie. De fait, il était facile de voir que la dépendance allemande sur le gaz ne pouvait que monter, la décision ayant été prise de mettre le nucléaire de côté au lendemain du désastre de Fukushima, en 2011, et l’engagement ayant été souscrit de mettre fin à toute exploitation de charbon pour 2030.

Mais Scholz avait insisté pour que l’Allemagne développe ses capacités solaires et éoliennes « pour pouvoir produire de l’acier, du ciment et des produits chimiques sans utiliser d’énergies fossiles. » Sa confiance provenait en réalité du fait que l’Allemagne avait signé un contrat à long-terme avec la Russie pour acheter à cette dernière du gaz à prix d’ami, livré par le gazoduc Nord Stream 1.

La première indication laissant à penser que quelque chose ne se passait pas bien du tout s’est produite lorsque l’influent quotidien russe Izvestia a écrit, le 11 juillet, citant des experts de Moscou, que l’arrêt pour maintenance annuelle du gazoduc Nord Stream 1 risquait de se prolonger en raison du fait que le Canada avait déclaré un blocus sur la turbine qui y avait été envoyée pour réparations, suite à des sanctions contre la Russie.

Le gazoduc Nord Stream, appartenant à Gazprom, à Lubmin, en Allemagne

Le quotidien poursuivait en prévoyant que Gazprom pourrait annoncer un cas de force majeure à cause des sanctions occidentales, après que Siemens a par deux fois manqué à renvoyer les équipements à Gazprom après des réparations réalisées au Canada, chose qui a eu pour conséquence une réduction du volume de gaz prévu de 167 millions de mètres cubes par jour à 67 millions.

Izvestia notait également que la situation allait déboucher sur un pic sur le marché du gaz naturel au-dessus des 2 000 $ pour 1000 mètres cubes — peut-être « plus encore — jusque 3500 » — à partir du prix du 8 juillet, déjà établi à 1 800 $.

Sur la base d’une demande urgente émise par Berlin et d’une recommandation faite à Washington de renoncer à ces sanctions, le Canada a accepté, mais selon Izvestia, même après que Siemens aura renvoyé les turbines à Gazprom, « il va rester une longue période de test de ces turbines pour vérifier qu’elles ont été réparées dans les règles. Personne ne veut installer des turbines qui risquent de dysfonctionner après avoir été réparées dans un pays hostile. Il s’ensuit que la véritable durée nécessaire à remettre en fonctionnement ces turbines et de relancer Nord Stream 1 à sa pleine capacité va être de deux à trois mois. »

C’est-à-dire que le gaz ne pourra être acheminé normalement via Nord Stream 1 que pour septembre/octobre au plus tôt. Et malgré tout, il se peut que Gazprom ne puisse pas utiliser plus de 60 % de la capacité de ce gazoduc, car deux autres turbines ont également besoin de révisions.

Les experts ont par conséquent affirmé à Izvestia que les problèmes de pénuries de gaz en Union européenne allaient perdurer pour les prochains hivers, et que les autorités pourraient se retrouver à « limiter les approvisionnements en eau chaude, baisser les éclairages de rue, fermer les piscines et éteindre les équipements consommateurs d’énergie, et qui plus est, loin d’adopter des énergies vertes, revenir au charbon.

Le journal Kommersant a rapporté aujourd’hui que si les événements habituels de force majeure peuvent être les catastrophes naturelles, les incendies, etc., dans le cas de Gazprom, « nous parlons d’un défaut de fonctionnement d’équipement, » qui peut donner lieu à contentieux — et, « la chose décisive sera de voir si les actions menées par Gazprom pour couper les approvisionnements en gaz ont été en proportion de l’échelle véritable des problèmes techniques. »

D’évidence, Gazprom est bien préparée. Les Allemands soupçonnent que l’alibi servi par Gazprom — les turbines restées bloquées au Canada, etc, est bancal. Et Kommersant prévoir un « long procès ». Mais le fait est qu’à long terme, nous serons tous morts.

Mais pour l’Allemagne, la situation est grave : de nombreuses industries vont peut-être devoir fermer et le pays pourrait subir d’importants mouvements sociaux. Les Allemands sont convaincus que Moscou fait recours à l’« option nucléaire ». La grande question est de savoir si la solidarité allemande avec l’Ukraine pourra survivre à un hiver froid.

La confiance de Scholz s’appuyait sur l’axiome que la Russie avait désespérément besoin des revenus induits par ses exportations de gaz. Mais aujourd’hui, la Russie gagne plus d’argent avec ces exportations plus faibles en volume qu’auparavant. Sans doute la meilleure stratégie pour la Russie serait-elle à présent de réduire les livraisons sans les bloquer complètement, car même si la Russie ne vend qu’un tiers de gaz qu’elle vendait par le passé, ses revenus n’en sont pas affectés, étant donné que les pénuries de gaz ont fait monter exponentiellement les prix du produit. Il est raisonnable de s’attendre à voir Gazprom agir ainsi.

Poutine a dévoilé une fois par le passé que selon les contrats à long terme, la Russie vendait à l’Allemagne du gaz à des prix ridiculement faibles — 280 $ pour mille mètres cubes — et que l’Allemagne revendait même du gaz russe à d’autres clients en faisant des bénéfices confortables !

Ce qui fait le plus mal à l’Allemagne est qu’il ne s’agit pas seulement d’avoir froid dans les maisons, mais bien de l’implosion de l’ensemble de son modèle économique, qui dépend totalement des exportations industrielles, grâce aux importations d’énergies fossiles en provenance de Russie. L’industrie allemande est responsable de 36 % de la consommation de gaz du pays.

L’Allemagne s’est comportée de manière peu scrupuleuse sur tous les aspects de la crise ukrainienne. Elle a fait semblant de soutenir Zelensky, mais s’est abstenue d’apporter le moindre soutien militaire, et a déclenché une querelle peu amène entre Kiev et Berlin. De l’autre côté, lorsque Moscou a introduit le nouveau mode de paiement pour ses exportations de gaz, qui rendait obligatoire l’utilisation du rouble, l’Allemagne a été le premier pays à s’aligner, en comprenant pleinement que ce nouveau régime passait outre les sanctions prononcées par l’UE.

Aussi, Moscou insiste pour que les acheteurs de gaz allemands conservent des comptes en euros et en dollars à la Gazprombank (qui n’est pas sujette aux sanctions de l’UE) et convertissent leurs avoirs en roubles, étant donné que la banque centrale russe est sous le coup des sanctions occidentales et ne peut plus effectuer de transactions sur les marchés d’échanges étrangers !

Les Russes font passer les Européens pour des pitres. De toute évidence, il est impossible de sanctionner un pays qui est assis sur de précieux biens de première nécessité. La Russie est le second exportateur de pétrole au monde, le premier exportateur de gaz, et le plus grand exportateur de blé et d’engrais — sans parler du domaine des métaux de terres rares comme le palladium.

Boeing et Airbus se sont tous les deux plaint des risques encourus par leur chaîne d’approvisionnement. Airbus importe de grandes quantités de titane, dont environ 65 % du minerai provient de Russie. La compagnie a publiquement demandé à l’UE de ne pas imposer de restrictions sur cette matière première, utilisée pour fabriquer des éléments critiques pour les avions.

Il n’est donc pas surprenant de voir l’UE ralentir le rythme de ses sanctions contre la Russie. Les bureaucrates de Bruxelles ont épuisé leur potentiel de nouvelles sanctions et les élites politiques reconnaissent que les sanctions ont constitué une erreur.

Les conséquences s’en font déjà gravement ressentir au niveau des économies européennes. La hausse des prix de l’énergie alimente l’inflation dans tous les pays de l’UE. Selon les prévisions, l’inflation en France atteindra cette année les 7 % ; en Allemagne, 8.5 à 9 % ; et en Italie, 10 %. Et cela n’est que le début. La plupart des pays vont également subir une forte baisse de PIB l’an prochain — entre 2 et 4 %.

M. K. Bhadrakumar est un ancien diplomate de nationalité indienne, dont la carrière diplomatique a trois décennies durant été orientée vers les pays de l’ancienne URSS, ainsi que le Pakistan, l’Iran et l’Afghanistan. Il a également travaillé dans des ambassades indiennes plus lointaines, jusqu’en Allemagne ou en Corée du Sud. Il dénonce la polarisation du discours officiel ambiant (en Inde, mais pas uniquement) : « vous êtes soit avec nous, soit contre nous »

Traduit par José Martí, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

UK : une banque importante demande de ramener des justificatifs et expliquer les raisons de tout retrait d’argent

UK : une banque importante demande de ramener des justificatifs et expliquer les raisons de tout retrait d'argent (pour vous proteger). Les caisses
sont vides a la NatWest ? https://t.co/q71lIv8knd

— Aldo Sterone (@AldoSterone111) August 8, 2022

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Comment profiter de l’ascension de l’or vers les 3 000 €, sans avoir besoin d’acheter de l’or physique, pour moins de 1 € !

Par la Rédaction des Publications Agora

Si vous aviez l’intention d’investir dans l’or cette année (vous avez raison), il existe un moyen peu connu des investisseurs pour démultiplier votre retour sur investissement. 

Laissez-moi vous raconter l’histoire du plus grand coup de génie du XIXème siècle.

Cette histoire commence en 1847. Un épicier américain,Samuel Brannan, devient l’homme le plus riche de Californie… en seulement 3 ans.

Pour découvrir la version longue de son histoire cliquez ici… sinon, je vous fais un résumé très rapide : 

Ce qui est intéressant avec Sam Brannan, ce n’est pas tant la vitesse à laquelle il s’est enrichi que comment il l’a fait : 

Il découvre par hasard d’énormes gisements d’or pur près de la ville de Coloma en Californie. 

Suite à cette découverte, il décide de se rendre à San Francisco et de répandre la nouvelle… qui, comme vous pouvez l’imaginer, s’est répandue comme une traînée de poudre.

Entre 1847 et 1850, Samuel Brannan a été, à lui seul, responsable de l’arrivée de plus de 200 000 chercheurs d’or dans la ville de Coloma !

À ce niveau, vous vous demandez sans doute…

Pourquoi est-ce qu’il n’a pas gardé le secret et miné l’or pour lui-même ?

La réponse est très simple.

Sam Brannan avait une stratégie très ingénieuse en tête :

Il avait acquis tous les terrains autour des gisements d’or.

Donc toutes les personnes qui voulaient s’installer, pour y élire domicile ou bien ouvrir un commerce étaient obligées de passer par lui !

Et ce n’est pas tout…

Il louait aussi des logements aux mineurs… et il avait même acheté toutes les pelles et les pioches de la région, qu’il revendait dans sa boutique !

En résumé, sa stratégie de génie était basée sur la possession des terres dont la valeur est rapidement devenue inestimable.

Il avait acquis les terres pour une bouchée de pain alors que personne n’en voulait, et il a ensuite profité de la ruée vers l’or – qu’il a lui-même orchestrée – pour encaisser des profits monstrueux.

C’est ce qu’on appelle aujourd’hui le « Land Banking » ou la « Mise en Réserve des Terres ».

Le principe est simple…

Plutôt que de faire l’effort d’exploiter un terrain riche en métaux précieux, il suffit de l’acheter et de…

  • Soit se faire payer pour son exploitation
  • Soit tout simplement le revendre pour un gros profit !

C’est ce que Samuel Brannan a fait, il y a 150 ans.

Croyez-le ou non, l’histoire se répète : il est possible aujourd’hui de réaliser ce même coup de génie grâce à une petite société qui a basé son business modèle sur le même principe… cliquez ici pour en savoir plus… 

La bonne nouvelle, c’est qu’il est encore temps de prendre une part de cette société qui s’échange à moins de 1 € l’action, ce qui est largement sous-évalué (théoriquement, elle aurait le potentiel de prendre 120 fois sa valeur actuelle).

Nous allons vous donner tous les détails pour saisir cette opportunité : c’est ici…

Mais il va falloir agir vite, car cette fenêtre d’opportunité ne va pas rester ouverte très longtemps.

>> JE DÉCOUVRE L’OPPORTUNITÉ <<

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Pourquoi l’Angleterre et les USA veulent s’approprier la Russie.

Par : Thierry65
Titre original : La Russie assez de réserves prouvées de gaz pour près de 100 ans Source TOPCOR (Article traduit)   Selon les dernières données, la Russie dispose de suffisamment de réserves de gaz naturel déjà explorées depuis près de 100 ans. C’est ce qu’indique l’article d’Igor Shpurov, directeur général de la Commission d’État pour les réserves minérales (FBI GKZ, […]

L’Euro décroche ! Effondrement de l’€ …

Par : Thomas

Pour comprendre le décrochage de l’euro, il faut d’abord comprendre comment les monnaies sont liées entre elles.

Nous avons l’habitude de voir varier la valeur des monnaies mais une variation négative qui ne remonte pas autant vous dire que ce n’est pas bon du tout.

La croissance économique étant une fonction à 98,5% directe de la consommation d’énergie, les marchés savent qu’une coupure totale ou très très partielle du gaz russe va tuer la croissance dans la zone euro.

Pouvons-nous réagir face à cette récession ? Faut-il complètement abandonner l’euro ?

__________ 👇 SOMMAIRE👇 __________

00 : 00 Euro contre Dollar

00 :54 Fonctionnement des monnaies

02 :26 Peut-on faire quelque chose ?

03 :40 L’Euro va-t-il remonter ?

06 :05 Crypto VS finance traditionnelle

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Le tsunami financier mondial planifié vient de commencer

Par : Volti
Par F.William Engdahl pour GlobalResearch Depuis la création de la Réserve fédérale américaine il y a plus d’un siècle, chaque effondrement majeur des marchés financiers a été délibérément déclenché pour des motifs politiques par la banque centrale. La situation n’est pas différente aujourd’hui, car il est clair que la Fed américaine agit avec son arme de taux d’intérêt pour faire s’effondrer […]

Un Black Swan nommé Vladimir ou quand le « mauvais génie » sort de sa bouteille

Par : Volti
Ce billet est un festival pour analyser les rouages de la haute finance. Essayez de comprendre les messages cachés dans les illustrations. Merci à Igarouloup. Source Le Blog à Lupus La crise est inévitable parce que c’est une crise du Savoir, de la fausse science. Nous sommes au bout d’un cycle de faux savoir idéologique de circonstance qui s’est implanté […]

Le blé ukrainien est-il américain ? Par Alain Jejcic

Par : Volti
Source Librairie-Tropiques via Le Média en 4-4-2 Depuis l’entrée en vigueur de la loi sur la vente des terres agricoles il y a exactement un an, trois grandes corporations transnationales états-uniennes ont acquis pratiquement un tiers des terres cultivables ukrainiennes. Selon la Australian national review les états-uniens posséderaient désormais 17 millions des 62 millions d’hectares de l’Ukraine (superficie totale du pays) ; 28 […]

Production mondiale de tournesol par pays

Par : Volti
Source : AtlasBig.com Tableau de données de 2020 Ukraine est le plus grand producteur de tournesol au monde avec 14 165 170 tonnes de production par an. Fédération de Russie arrive deuxième avec la production annuelle de 12 755 725 tonnes. Avec 3 537 545 tonnes de production par an, Argentine est le troisième producteur de tournesol. France, avec 1 247 936 tonnes de production par an est […]

Deux architectures rivales s’affrontent

Par : Zineb

Le monde de l’après-24 février est vraiment différent. L’inexorable logique géopolitique actuelle veut que l’attention de l’Amérique se tourne ailleurs, et le monde voit des États-Unis plus faibles.


Par Alastair Crooke – Le 17 juillet 2022 – Source Al Mayadeen

Personne ne semble savoir exactement pourquoi Biden fait ce voyage au Moyen-Orient. C’est un mystère. Il est certain que ce n’est pas pour recevoir des éloges dans son pays : les linceuls de Jamal Khashoggi et de Shireen Abu Akleh tourbillonnent confusément autour de la délégation américaine, lui donnant le trac. Même dans les journaux américains les plus favorables, Biden est grillé en raison du risque pour la sécurité des journalistes qu’implique toute réconciliation avec MbS.

Biden ne vient pas pour les Palestiniens. Il vient plutôt avec un petit cadeau pour « Israël » , à savoir faire abstraction des Palestiniens, du mieux qu’il pourra. Ce n’est pas non plus pour inaugurer une OTAN arabe (les États du Golfe veulent conserver des liens avec l’Iran). Et ce n’est même pas pour le pétrole : les Émirats arabes unis ne lui donneront même pas un seul baril supplémentaire, et les Saoudiens, peut-être seulement 100 000 ou 150 000 barils supplémentaires par jour (et même cela se fera contre les États de l’OPEP+ qui n’ont pas atteint leur quota d’approvisionnement).

Un neurologue m’a dit un jour que notre cerveau est comme un forêt vierge. Au début, il y a de l’herbe et des fleurs partout sous les arbres. Puis, un cerf se promène et poursuit sa route. Un autre suit, puis un autre, et tous suivent la piste tracée par le premier cerf. La piste devient un chemin très fréquenté. Il en va ainsi de la diplomatie.

Il y a vingt ans, une stratégie de rupture nette a été élaborée ; selon celle-ci, les États-Unis devaient être amis avec les monarques de la région, et les soutenir, contre les États arabes laïques et socialistes, afin de garantir la sécurité d’« Israël » . Et les présidents américains ont tous suivi la même voie à travers la forêt. Rien ne change, on trouve juste un nouveau nom pour une « nouvelle » alliance arabe contre l’Iran.

Et donc Biden se promène dans la forêt. Mais cette fois, il s’agit davantage d’ « occuper l’espace » dans la région : il s’agit de bousculer les monarques pour s’assurer que cet « espace américain » est refusé à la Russie.

Il y a aujourd’hui à Washington cette inquiétude de voir la sphère russe paraître trop séduisante. Et il y a de quoi s’inquiéter (même Josep Borrell l’admet) : l’Occident, lors du sommet des ministres des affaires étrangères du G20 à Bali, n’a absolument pas réussi à forcer les BRICS et les principaux acteurs du Sud à isoler et à sanctionner la Russie au sujet de l’Ukraine. Ils essaient encore : l’Inde et l’Arabie saoudite sont désormais dans leur ligne de mire. Toutefois, le compte rendu chinois du G20 a souligné que Jaishankar avait fait savoir à Wang Yi que « l’Inde continuera à défendre son autonomie stratégique et sa position indépendante dans les affaires internationales » . L’Inde a également déclaré aux États-Unis qu’elle ne participerait à aucun projet visant à plafonner le prix du pétrole russe.

Les Américains font la promotion de leur architecture de sécurité régionale (basée sur la polarisation autour de l’Iran). Mais la Russie a une alternative.

L’architecture OCS-BRICS est différente de celle des Américains. Elle envisage une architecture qui n’est pas dirigée par des puissances extérieures, mais une architecture dont les participants sont propriétaires. La Russie et la Chine insistent sur ce point. Et elle se veut inclusive.

Le monde de l’après-24 février est vraiment différent. La logique géopolitique inexorable aujourd’hui est que l’attention de l’Amérique se tourne ailleurs (vers la Chine). Et le monde voit une Amérique qui s’affaiblit.

Le titre du Harpers de ce mois-ci est étonnant : Harpers déclare ‘C’est fini’ – Le ‘Siècle américain’ est révolu. Qui plus est, il l’écrit, sans le point d’interrogation de rigueur. Il s’est fait remarquer à un kilomètre avant même que Harpers ne sorte ce titre : Comparez les pitreries du G7 à la conduite professionnelle du sommet des BRICS.

Dans ce contexte, chacun évalue le cours de l’histoire. Si l’on veut éviter la guerre, une certaine architecture de sécurité est nécessaire. Et l’initiative russe est séduisante précisément parce qu’elle inclut l’Iran. L’Iran est membre de l’OCS et candidat aux BRICS. L’Arabie saoudite, le Bahreïn et le Qatar sont également candidats à l’OCS, et l’Arabie saoudite a été invitée à rejoindre les BRICS. L’Égypte et la Syrie ont demandé le statut d’observateur auprès de l’OCS et la Turquie est un partenaire de dialogue. Les bases de l’architecture sont donc déjà réunies.

Et si l’on ajoute que l’OCS possède déjà une dimension sécuritaire et une dimension économique puissante dans la Communauté économique eurasienne qui est liée à l’initiative « Nouvelle route de la soie » , l’architecture du Nord devient incontournable.

Cette semaine, l’Iran a annoncé l’achèvement de la première expédition de marchandises au départ de Saint-Pétersbourg via le corridor de transport nord-sud. Elle est passée par le port d’Anzali, sur la mer Caspienne, et par le port iranien de Bandar Abbas jusqu’à Bombay.

Cette nouvelle route, qui devrait être transformée en route à grande vitesse d’ici un an, permet de réduire considérablement les délais et les coûts de transport. L’Inde vient de faire de la roupie une monnaie commerciale, et l’Iran a signé un accord de compensation interbancaire avec la Russie. Nous prédisons que c’est le Golfe qui va pivoter, orienter son commerce vers l’Inde et l’Asie.

Les événements se succèdent avec rapidité. Faut-il alors s’étonner que l’équipe Biden soit de retour pour tenter de consolider les relations ? Mais le bilan de l’équipe Biden dans la région sera-t-il si différent de celui du G20 qui a tant découragé Josep Borrell ?

Alastair Crooke 

Traduit par Zineb, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

Lucien Cerise: «L’Otan menace la France, la civilisation occidentale, et toute forme de civilisation»

Par : Volti
Source Observateur-Continental Lucien Cerise, chercheur en ingénierie sociale, répond aux questions d’Observateur Continental sur l’Otan à l’occasion de la nouvelle édition de son livre sur la guerre hybride de l’Otan en Ukraine (Ukraine, la guerre hybride de l’Otan), dont une première édition était parue en 2017 sous le titre Retour sur Maidan – La guerre hybride de l’Otan. Comment évaluez-vous les différences de […]

Le Grand Reset est la solution poussée par les grandes firmes globalistes pour maintenir l’ordre social qui leur convient malgré les limites du capitalisme actuel.

Par : Volti
Source Bruno Bertez By brunobertezautresmondes via Le Blog à Lupus Le capitalisme, en particulier dans sa forme financière, touche ses limites comme il les a touchées dans les années 20 et 30. Il se trouve dans une crise de reproduction. La période présente est une répétition et un dépassement de celle des années 30; je rappelle qu’elle a débouché sur la guerre. Rédigé […]

Un nouveau collège à énergie positive est construit dans le 54, mais c’est quoi exactement ?

A Nancy, un collège à énergie positive va être construit certes, ce n’est pas le premier en France mais dans le Grand Est, si ! Mais c’est quoi un collège à énergie positive ? Et ben, c’est un collège ou un établissement quelconque qui produit son propre chauffage et sa propre électricité. Le toit sera donc couvert de panneau photovoltaïques […]

Une interdiction des exportations d’or russe pourrait conduire à la révélation de l’absence de réserve d’or américaine.

Par : Volti
Proposé par Thierry65 Source TOPWAR (Traduit par Deepl, version gratuite) Les pays occidentaux continuent de réfléchir aux autres sanctions qu’ils devraient introduire contre la Russie pour « porter un coup fatal à l’économie de Poutine ». Ils ont eu l’idée d’interdire à la Russie de fournir de l’or sur les marchés mondiaux. Là encore, traditionnellement, avec de nombreuses réserves, exceptions et autres. […]

Allianz l’assureur malveillant ?

Allianz l’assureur malveillant ? Le communiqué de presse international très officiel publié il y a peu par ladite compagnie d’assurances m’a conforté dans le fait que nous subissons quotidiennement une propagande scandaleuse et spécieuse plus destinée à terroriser la population mondiale qu’à l’aider. Voici leur prose (en italique) publiée à travers le monde. Mes remarques sont en caractères droits. Je […]

Famine Mondiale : Pénuries Alimentaires, Une Guerre A Venir ? La Nouvelle Arme Des Mondialistes

Par : Volti
Source Citizen-Ligth.fr via APHADOLIE Synopsis vidéo : Famine Mondiale :  la nouvelle arme des mondialistes ? La prochaine guerre sera-t-elle … alimentaire ? Pourquoi, dans les grandes surfaces, on remarque des rayons vides ou presque vides ? Plus de farine, d’huile, de sucre, de pâtes ? Que se passe-t-il au juste ? Pourquoi Emmanuel Macron, pourquoi les Nations Unies inquiètent la population en parlant d’une crise à venir … « sans précédent » ? Ce documentaire […]

Les monnaies numériques des banques centrales arrivent – Quelles en seront les conséquences ?

Par : Volti
Par Brandon Smith pour Alt-Market via Le Saker Francophone Les monnaies sont l’élément vital du commerce et de l’économie ; si une monnaie fait défaut, c’est toute l’économie qui s’effondre. Pourtant, la plupart des gens pensent rarement à la santé ou au pouvoir d’achat de l’argent qu’ils ont dans leur poche. Les gens ne se renseignent pas sur la fréquence à […]

Qui est derrière l’effondrement économique ? (Mercola.com)

Par : Volti
Source CRASHDEBUG Alors pour cette page internationale, un billet qui fera date, il confirme ce qu’avait dit Charles Sannat (qui depuis à viré sa cuti et est maintenant POUR le grand reset qui est ‘nécessaire’, ‘inévitable’ hahahaha), qu’en fait la crise de 2008 n’a jamais été réglée, ils on juste imprimer de l’argent virtuel, et ces mêmes banquiers qui ont planté le monde en 2008 […]

GREAT RESET : APRÈS L’ÉTÉ VIENDRA LE FROID ET LA FAIM

Nous sommes en plein cœur de l’été et nos médias ne cessent de nous parler de canicule, sécheresse, incendies, changement/réchauffement climatique, pour justifier dans les semaines à venir, les différentes mesures de rationnements énergétiques qui vont nous être imposés à partir de la rentrée 2022. Au moment où Mario Draghi fait ses valises en Italie, le « Green Pass », inauguré à l’occasion de la plandémie, pourrait […]

Macron: «Je vois trop souvent de l’hypocrisie, en particulier, sur le continent africain»

Par : Volti
Source Observateur-Continental Emmanuel Macron a débuté sa «petite tournée» africaine de son second quinquennat en foulant le sol du Cameroun pour un voyage qui conduit au Bénin et en Guinée-Bissau en consacrant, selon l’agenda de l’Elysée, un jour par pays.  Il est, donc, question d’une visite à la vitesse de l’éclair sur le continent africain en raison du ton employé par […]

Braquage à l’américaine: comment les États-Unis pillent les ressources de la Syrie

Par : Volti
Source Observateur-Continental Les autorités américaines doivent immédiatement cesser l’exportation illégale de produits agricoles et de pétrole depuis le territoire syrien, a déclaré le porte-parole de la diplomatie chinoise Wang Wenbin.  Il a pointé le fait que les militaires américains avaient pris et occupé en Syrie des régions primordiales de cultures agricoles et de champs pétroliers.  Le diplomate chinois l’a qualifié de maraudage […]

Où l’Europe envoie ses déchets ?

Par : Volti
Source STATISTA Selon Eurostat, l’Union européenne a exporté 33 millions de tonnes de déchets vers des pays non-membres de l’UE en 2021, soit une augmentation de 77 % depuis 2004. D’après les données de l’organisation, la Turquie est le pays qui accepte le plus de déchets en provenance de l’UE, avec environ 14,7 millions de tonnes recensées l’année dernière, ce qui est trois […]

Le bloc de commandement russe va étouffer l’UE (Liesidotorg.com)

Par : Volti
Source Liesidotorg.com via Crashdebug On a appris hier soir, juste avant que la banque centrale américaine ne communique en faveur de sa politique visant à détruire l’Union européenne, que les Russes, via Gazprom, signalaient rencontrer davantage de problèmes avec les turbines à gaz Nord Stream… comme par hasard ! Dans la foulée, une nouvelle flambée journalière de 14%. Gazprom s’attendait […]

Maire de New York: l’Amérique est dans une crise financière inimaginable

Par : Volti
Source TOPWAR Le membre du parti de Joe Biden, le maire de New York, Eric Adams, s’est durement opposé au président américain en réponse à la déclaration de ce dernier selon laquelle il n’y a en fait pas de récession en Amérique. Le chef de la capitale financière des États-Unis a déclaré que l’Amérique « se trouve dans une telle crise financière […]

Allemagne: gouvernement et opposition se répartissent les rôles et préparent une OPA sur l’arme atomique française – par Edouard Husson

Par : Volti
Source Édouard Husson pour Le Courrier des Stratèges D’un côté il y a Wolfgang Schäuble, longtemps ministre des Finances et naguère président du Bundestag. Le vieux sage de la tribu propose que l’Allemagne finance l’arme nucléaire française. Aussitôt, le gouvernement d’Olaf Scholz de se récrier; avec une tendance à surjouer la critique des propos de Schäuble. Ne commettez pas la […]

Guerre, inflation et paupérisation: Vers un féodalisme 2.0?

L'inflation participe-t-elle à une logique de domination via la paupérisation de la classe moyenne? C'est l'avis de certains analystes qui anticipent la venue d'un féodalisme 2.0.

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Tout augmente : l’inflation, la température, les taux d’intérêt, le niveau des mers !

Par : Volti
Par Peter Kerstens Le moral des Européens n’est pas au beau fixe depuis plus de deux ans ! Tous les mois on nous annonce de nouveaux soucis à venir et ce n’est pas avec ce que l’on voit à la télé que l’on a envie de rigoler. Curieusement, chaque situation problématique n’est argumentée que sous l’aspect du « politiquement correct » et souvent […]

« Michel-Edouard Leclerc n’exclut pas de fermer ses centres commerciaux en cas de manque d’énergie ! » L’édito de Charles SANNAT

Par : Volti
Bonnes vacances Charles !.. Par Charles Sannat pour Insolentiae Mes chères impertinentes, chers impertinents, Michel-Edouard Leclerc n’exclut pas des fermetures ponctuelles de magasins pour économiser l’énergie « Dans le cas où la Russie couperait les livraisons de gaz, Michel-Edouard Leclerc envisage plusieurs scénarios de crise. Il n’exclut pas de fermer ses magasins « sur certains créneaux horaires » pour limiter la […]

Une députée ukrainienne révèle « l’arnaque du siècle ».

Par : Volti
Proposé par Thierry65 Source RT (article traduit) La compagnie gazière publique ukrainienne Naftogaz a cherché à détourner 8 milliards de dollars, selon Ioulia Timochenko. Ioulia Timochenko, députée ukrainienne et chef du parti « Patrie ».© Global Look Press / Dimitrios KarvountzisLa compagnie de gaz ukrainienne Naftogaz, détenue par l’État, serait à l’origine d’un détournement massif de fonds visant à obtenir des milliards […]

Mali : Quels sont les enjeux stratégiques des sanctions ?

1. Le contexte malien et les sanctions du sommet extraordinaire de la conférence des chefs d’État de la CEDEAO du 9 janvier 2022. 1.1. Les Assises Nationales de Refondations (ANR) Suite au coup d’État du 24 mai 2021, les autorités de transitions maliennes menées par le Président Assimi Goïta ont fait part de leurs volontés d’inclure toutes les parties prenantes et la population civile dans […]

[Ukraine] Pourquoi la Russie n’est pas isolée du reste du monde ?

Par : Volti
Merci pour le lien Source Trouble Fait Fin mars, #Macron nous assurait de l’isolement croissant de la #Russie. 4 mois plus tard la Russie continue d’entretenir des relations avec la plupart des pays du monde, à l’exception des pays occidentaux qui lui tournait déjà le dos avant « l’opération spéciale ». Il semblerait que l’invasion de l’#Ukraine n’ait pas eu […]

« L’écologie est navrante. Pendant la canicule faites du ski dans des salles à -5° ! » L’édito de Charles SANNAT

Par : Volti
S’il y a encore des gens qui n’ont pas compris…. On va bien se marrer cet hiver, pull en supplément et degrés en moins pour le chauffage. Mais… on peut skier par -5° en pleine canicule… Combien d’énergie pour faire la neige artificielle, et pour maintenir le froid dans l’endroit en question ??? Quelle escroquerie que cette soi-disant lutte contre […]

L’UE est en train de s’autodétruire en suivant les injonctions des Etats-Unis

Par : Volti
Nul besoin d’être économiste pour se rendre compte du comportement suicidaire de l’U.E et, nos dirigeants ne l’ignorent pas. Quand l’idéologie remplace le bon sens, que les mensonges remplacent la vérité, on se retrouve dans une situation très difficile, pour ne pas dire dangereuse pour la paix sociale. Source Observateur-Continental L’objectif stratégique des Etats-Unis mais aussi du Royaume-Uni est la destruction économique […]

Finalement, les lois mondialisées de Macron passeront cet été, par Eric Verhaeghe

Par : Volti
Source Le Courrier des Stratèges L’été avance, comme la session parlementaire, et progressivement on comprend que, même sans majorité absolue, Emmanuel Macron peut dérouler le fil de sa pelote très Great Reset compatible. Autant sur le pouvoir d’achat que sur le passe sanitaire, le scénario continue, derrière l’écran de fumée dressé par LFI et par le RN. Le mérite revient […]

Ukraine : Rappel géopolitique

Par : Volti
Source Saker francophone via Erwan Castel pour Alawata A la veille des 5 premiers mois du conflit russo-ukrainien, cette région pontique, carrefour historique et stratégique majeur de l’Europe attire de nombreux regards devant lesquels les propagandes s’affrontant au dessus du champ de bataille tentent d’imposer une vision idéologique partiale et donc partielle. Il est donc important de rappeler le contexte […]

Suicide européen aux marches de l’Ukraine?

Nous sommes au bord d'un suicide économique lié aux mesures prises à l'encontre de la Russie. Comment en est-on arrivé là, et à qui cela profite-t-il?

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Brexit Poker 30: le brelan perdant de Boris Johnson.

Brexit, Covid et Ukraine, le brelan perdant de Boris Johnson. Où en est le Royaume-Uni face aux promesses d'un Brexit heureux poussé par les vents de l'indépendance?

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Après la guerre, l’économie de guerre?

Après le "Nous sommes en guerre" du Covid, voici venu le temps de l'économie de guerre dans le contexte du conflit en Ukraine. Mais une guerre contre qui?

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