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Ils s’inquiètent de la diffusion de la vérité, pas de la diffusion de la désinformation

par Bruno Bertez. Extrait d’un article de Caitlin Johnstone : « Des responsables américains ont directement déclaré à la presse que l’administration Biden avait délibérément semé la désinformation auprès du public en utilisant la presse grand public afin de gagner la guerre de l’information contre le Kremlin. Ils viennent littéralement de faire circuler des histoires totalement infondées sur […]

Capitalisme de surveillance : Cambridge Analytica renaît-elle ? Une agence d’espionnage privée arme à nouveau Facebook

Malgré les scandales, les enquêtes, les sanctions financières, les excuses et les réglementations, Facebook demeure à ce jour le principal outil de surveillance de masse mondial. Le texte qui suit est une traduction en français d’un article du journaliste d’investigation britannique Kit Klarenberg paru dans MintPress le 11 mai 2022, dans lequel il développe les liens entre Facebook et des sociétés dont vous n’avez sans doute jamais entendu parler. Si nous ne partageons pas certaines de ses vues, l’ensemble constitue une base documentaire plus qu’intéressante en ces temps de guerre de l’information et de surveillance de masse croissantes.

Retour sur Cambridge Analytica

Le 4 avril dernier, les plaignants d’un recours collectif intenté contre Facebook pour ses pratiques de partage de données — à la suite de l’éclatement du scandale Cambridge Analytica — ont déposé une nouvelle requête (PDF), accusant le géant des médias sociaux d’avoir délibérément entravé la découverte d’informations révélant l’ampleur de ses méfaits.

C’est le dernier développement d’une importante polémique qui a commencé au cours des premiers mois de l’année 2017 et qui montre peu de signes de ralentissement. En résumé : Cambridge Analytica a exploité une faille de Facebook pour récolter les données personnelles de dizaine de millions de citoyens américains (jusqu’à 50 millions de personnes sont concernées), afin de manipuler les électeurs au nom d’un certain nombre de candidats de droite — y compris potentiellement Donald Trump — et de campagnes politiques aux États-Unis et ailleurs.

Depuis lors, Cambridge Analytica et sa société mère, SCL Group, ont mis la clef sous la porte, avec des enquêtes officielles sur leurs activités menées dans plusieurs pays, tandis que Facebook a été condamné à une amende record de 5 milliards de dollars par la Federal Trade Commission pour des violations flagrantes de la confidentialité de ses utilisateurs. L’ensemble du différend a soulevé de sérieuses inquiétudes de la part du public concernant la confidentialité en ligne et l’influence néfaste de la publicité comportementale et du microciblage, qui perdurent à ce jour.

Cambridge out, Emic in

En septembre 2020, l’ancien PDG de Cambridge Analytica, l’Anglais Alexander Nix, a accepté un “engagement de disqualification” lui interdisant de diriger des sociétés anonymes britanniques pendant sept ans pour avoir offert des services contraires à l’éthique, notamment « des pots-de-vin ou des pièges, des campagnes de désengagement des électeurs, l’obtention d’informations pour discréditer les opposants politiques et la diffusion informations anonymes dans les campagnes politiques. »

En revanche, un cadre supérieur du SCL Group, apparemment au cœur de bon nombre de ces pratiques contraires à l’éthique — bien qu’il le nie — n’a pas été affecté par les retombées du scandale. En fait, ils ont même immensément prospéré dans son sillage.

Une semaine avant la fermeture de Cambridge Analytica, le 1er mai 2018, Gaby van den Berg — qui, entre autres, a créé la « méthodologie de la dynamique comportementale » brevetée et approuvée par la DARPA (qui analyse et profile des publics cibles particuliers afin d’identifier des stratégies optimales pour influencer leurs perceptions et leurs actions) a fondé une nouvelle société à Londres, Emic Consulting. Depuis, elle a enseigné les techniques de guerre de l’information de style Cambridge Analytica aux militaires du monde entier.

Par exemple, les Forces armées canadiennes ont dépensé des sommes considérables pour les services d’Emic Consulting en 2019 et 2020. Sa branche du renseignement a ensuite été mêlée à une série de scandales très médiatisés tout au long de la pandémie de COVID-19, harcelant les citoyens avec des opérations psychologiques bizarres et exploitant les données d’utilisateurs sur les réseaux sociaux sans leur autorisation, provoquant un tollé.

Les conclusions d’une enquête ultérieure sur les activités d’espionnage de l’unité étaient absolument accablantes. Bien qu’Emic n’ait pas été mentionné, il est presque inconcevable que les tactiques déployées de manière si controversée n’aient pas été influencées par la hiérarchie de l’entreprise.

“Avantage de positionnement”

Il semble que van den Berg soit impliquée dans d’autres tentatives d’espionnage pour influencer subrepticement des publics cibles involontaires. Des fichiers divulgués examinés par MintPress la désignent comme un membre clé d’une expérimentation secrète de guerre psychologique en Syrie, financée par le ministère britannique des Affaires étrangères et fournie par l’obscure société de communication Global Strategy Network.

Global Strategy Network a été fondée par un vétéran du MI6, Richard Barrett, qui a dirigé les opérations antiterroristes de l’agence avant et après le 11 septembre, une période au cours de laquelle les services de renseignement britanniques sont devenus intimement impliqués dans le monstrueux programme d’extraditions de Washington. Les questions abondent sur sa complicité dans la torture de suspects terroristes par la CIA.

Global Strategy en Syrie

Selon ses déclarations au ministère des Affaires étrangères, Global Strategy a commencé à opérer en Syrie dès « les premiers jours » des tentatives occidentales de déstabilisation du gouvernement de Bachar al-Assad, en convainquant les Syriens, les citoyens occidentaux et les États étrangers que l’Armée syrienne libre était une armée légitime, modérée, tout en inondant les médias internationaux de propagande pro-opposition.

La société s’est vantée d’avoir influencé la perception du conflit et des belligérants dans le monde entier grâce à sa production d’informations “extrêmement percutantes”, ayant été vues par “plusieurs centaines de millions de personnes et générant des réactions jusqu’au Conseil de sécurité de l’ONU”.

D’après les estimations de Global Strategy, son succès est attribuable à « une programmation qui n’est pas conçue le premier jour et livrée “quoi qu’il arrive”, mais qui est plutôt rapidement itérée et redéployée à mesure que la situation sur le terrain et nos adversaires changent. »

Faisant référence au concept militaire et de renseignement consistant à infiltrer la boucle « OODA (Observer, Orienter, Décider, Agir) » d’un ennemi, Global Strategy a parlé de « pénétrer à l’intérieur » des processus de prise de décision du gouvernement Assad et des groupes extrémistes en Syrie, « pour faire de bonnes décisions plus rapidement » que leurs adversaires, « être stratégiquement proactif et tactiquement réactif » et « obtenir un avantage de positionnement ».

Dans la tête de l’adversaire

La clé de ce processus est l’utilisation intensive par Global Strategy d’une technologie interne innovante. Par exemple, ils ont créé “Daeshboard”, qui fournit une analyse des communications des groupes terroristes, s’appuyant fortement sur “l’accès historique et continu” de l’entreprise aux “groupes de communication fermés” sur Telegram, Rocket.chat et d’autres plateformes publiquement cryptées.

En suivant les déclarations publiques de ces groupes et la manière dont leurs “thèmes changent dans le temps et géographiquement”, Global Strategy identifie les “tendances émergentes” de la propagande extrémiste, “et comment les étouffer”. Un exemple est donné de cette capacité d’intervention avec le nord-est du Nigeria en septembre 2019 : après que les canaux de discussion privés de Boko Haram aient indiqué que le groupe terroriste avait l’intention de cibler les chrétiens, Daeshboard a permis à Global Strategy « d’identifier et de visualiser comment cette menace prenait forme » avant même que Boko Haram ne commence dûment à exécuter des chrétiens trois mois plus tard, modifiant à son tour ses messages de propagande « sur une base hebdomadaire » pour promouvoir la tolérance religieuse, « devançant ainsi [les efforts de Boko Haram] pour provoquer un conflit confessionnel. »

Tout cela est peut-être bien et bon, mais comme nous le verrons bientôt, l’entreprise a la capacité avouée de le faire avec des motivations beaucoup moins positives dans d’autres contextes, et de cibler des personnes ordinaires dans le processus.

Daeshboard fonctionne en tandem avec Murmurate, un logiciel “d’écoute sociale” permettant à Global Strategy de surveiller les conversations en ligne selon une “tendance géographique”, qui donne un aperçu de la façon dont les publics cibles réagissent à certains messages, comment les réponses et les discussions divergent dans différentes régions d’un pays donné, et “comment les audiences numériques sont connectées les unes aux autres.”

“Approches de guerre créatives”

Il ne serait absolument pas surprenant que van den Berg ait joué un rôle dans la création de ces ressources, et en effet d’ExTrac — une plate-forme de mégadonnées combinant « des données d’attaque et de communication en temps réel avec l’intelligence artificielle » et fournissant des « informations exploitables » sur les communications des groupes extrémistes violents à l’usage des « décideurs et praticiens » de la lutte contre le terrorisme et de la « lutte contre l’extrémisme violent » (CVE) – lancée par Global Strategy en mars 2021.

Partenaire de l’OTAN

Ce même mois de mars 2021, van den Berg était l’un des deux “experts” qui ont dirigé une discussion en ligne organisée par le Centre d’excellence des communications stratégiques de l’OTAN basé à Riga. Parmi les sujets à l’étude figuraient : « Quelles sont les limites des mégadonnées pour comprendre [sic] nos publics ? » et « L’écoute sociale peut-elle prédire les comportements ? »

De toute évidence, van den Berg a un intérêt professionnel intense pour les disciplines précises que Global Strategy a exploitées. La référence à l’écoute sociale prédisant les comportements est également particulièrement alléchante, étant donné que c’est précisément ce que les techniques « psychographiques » de Cambridge Analytica ont tenté d’accomplir, bien qu’apparemment avec peu de succès. Peut-être, étant donné l’échec des méthodes de l’entreprise, van den Berg étudie-t-il de nouveaux moyens d’atteindre le même objectif intrusif.

Quoi qu’il en soit, ce que contiennent les rapports clients classifiés d’ExTrac est une énigme, bien que cela soit probablement très sensible : “L’accès est accordé au cas par cas via des abonnements”, note le bas de page de son site web, soulignant l’exclusivité et le secret de la plate-forme. Il est cependant frappant de constater que des références répétées aux activités de groupes extrémistes et à leur public sur Facebook sont présentes dans des évaluations de menaces accessibles publiquement.

Dans l’un de ces rapports, l’activité extrémiste sur le réseau social est mentionnée dans le même passage que les discussions privées menées via Telegram et “les réseaux hors ligne illicites et les communications secrètes”, suggérant fortement que ce n’est pas le contenu Facebook purement “ouvert” qu’ExTrac examine.

Un « chercheur » financé par Facebook et un département d’État américain

Il est à noter sur ce sujet que le nom de Charlie Winter, directeur de recherche d’ExTrac, qui dirige l’initiative aux côtés “d’anciens membres du renseignement” anonymes, figure aux côtés de celui de van den Berg dans les fichiers divulgués de Global Strategy. Chercheur universitaire de longue date sur les groupes extrémistes, son doctorat – qui a examiné comment « les groupes militants contemporains cultivent des approches créatives de la gouvernance et de la guerre » en ligne – a été directement financé par Facebook.

Facebook a par ailleurs financé son séjour de cinq ans en tant que chercheur au Centre international d’étude de la radicalisation de Londres, via son “Online Civil Courage Initiative”, tout comme le ministère de l’Intérieur britannique et le département américain de la Sécurité intérieure (Homeland Security Department). Des e‑mails déclassifiés révèlent qu’il a donné des informations en personne sur la propagande de l’État islamique à des représentants de ce dernier.

Le mandat de Winter au Centre l’a amené à écrire un livre, The Terrorist Image, qui a examiné 20 000 images “collectées sur les réseaux secrets de l’État islamique en ligne”. Son contenu témoigne d’une connaissance approfondie du fonctionnement interne des unités d’élite de propagande de l’État islamique et de leurs discussions privées via diverses plateformes de discussion de la part de l’auteur, y compris WhatsApp, propriété de Facebook.

Tout cela soulève la question évidente de savoir si Global Strategy accède directement ou indirectement aux données des utilisateurs de Facebook et les militarise à la manière exacte de Cambridge Analytica, avec l’aide de van den Berg, un individu connecté de manière centrale à cette entreprise et à ses méthodes malveillantes de manipulation de masse. Il est à noter que les deux sociétés (Global Strategy et Emic) ont ignoré les demandes répétées de clarification de la part de MintPress.

“Organisation commerciale agressive”

Si les données privées de Facebook sont exploitées par Global Strategy à des fins antiterroristes, on pourrait dire que la fin justifie les moyens, car une telle intrusion sape les groupes extrémistes barbares, empêche une plus grande radicalisation et évite potentiellement de futures atrocités.

Cependant, les réticules clandestins de Global Strategy ne sont pas uniquement formés sur les extrémistes et leurs partisans. Au cours de ses opérations syriennes, il a déclaré avoir utilisé Murmurate pour collecter des informations sur les discussions en ligne entre des publics cibles au Royaume-Uni, y compris des réfugiés syriens, qui ont ensuite été renvoyées au ministère des Affaires étrangères.

Une telle infraction aveugle met en évidence un échec plus large des programmes CVE : ils sont fondés sur l’axiome erroné et non étayé selon lequel littéralement toute personne exposée à la propagande extrémiste de quelque manière que ce soit, représente une menace terroriste potentielle, “pré-criminalisant” ainsi d’innombrables personnes innocentes — majoritairement des musulmans — et les transformant en cibles d’opérations de manipulation et de surveillance.

Un filet de collecte de données très large

Compte tenu de la facilité et de la fluidité avec lesquelles les mèmes voyagent sur les réseaux sociaux, un grand nombre d’utilisateurs peuvent, par inadvertance — et involontairement — faire partie du « public » d’un groupe extrémiste et ainsi être inclus dans le filet de balayage de Global Strategy. Sans élucidation de la manière dont ExTrac catégorise un « public » extrémiste, ni même de ce qui constitue un « extrémiste », nous n’avons aucun moyen de savoir à quel point sa collecte de données est vaste.

Il convient toutefois de noter que le gouvernement britannique a précédemment désigné la méfiance à l’égard des médias grand public, la croyance dans les « théories du complot » et la critique du gouvernement, en particulier dans le domaine de la politique étrangère, comme des signes de radicalisation extrémiste potentielle. Le Département de la sécurité intérieure US a également publié des directives officielles fixant à peu près les mêmes accusations.

Même si ExTrac ne fait qu’aspirer leurs informations et communications publiques, il est peu probable que des individus respectueux des lois acceptent que leurs données soient secrètement collectées et analysées par un sinistre marchand de propagande financé par l’État et dirigé par des agents du renseignement ; sans parler des fruits de cette recherche, revendus à des protagonistes inconnus à des fins lucratives ou incertaines.

Techniques de temps de guerre, appliquées en temps de paix

Le fait que des techniques conçues à l’origine pour être utilisées en temps de guerre afin d’effectuer un “changement de comportement” sur des cibles ennemies aient été mises en place sur des citoyens a constitué un élément central du scandale Cambridge Analytica. ExTrac représente sans ambiguïté un outil influencé par des techniques militaires et de renseignement adaptées à des fins commerciales, avec des civils sans méfiance en ligne de mire.

En mars 2020, le domaine Daeshboard.net a été enregistré à l’aide de WhoisGuard, qui protège l’identité du titulaire. Il a expiré un an plus tard, bien qu’aujourd’hui une recherche Google pour le site Web affiche la page de connexion client d’ExTrac, ce qui implique que les deux sont soit une seule et même chose, soit que ce dernier est une version technologiquement évoluée du premier, désormais ouverte à une utilisation plus large par le secteur privé et les entités étatiques.

La confidentialité de Facebook de nouveau en question

En plus de son amende record de 5 milliards de dollars à la Federal Trade Commission, Facebook fait encore face à d’autres sanctions majeures ailleurs en raison de son approche nonchalante de la protection des données des utilisateurs. Une fois récoltées par Cambridge Analytica — parmi tant d’autres — l’entreprise n’avait aucun moyen de savoir où ces données aboutissaient ou à quelles fins elles étaient utilisées.

Si peu d’éléments laissent penser que Facebook prenne plus au sérieux la confidentialité des utilisateurs aujourd’hui, une question jusqu’à présent ignorée est de savoir si des contrôles sont en place pour empêcher des individus tels que Charlie Winter de partager depuis Facebook des informations sensibles sur la plate-forme et ses utilisateurs.

Les opérations secrètes de Winter en Syrie, qui l’ont placé dans des cercles si proches de van den Berg, ont été menées parallèlement à ses recherches sur l’utilisation des médias sociaux par les extrémistes, à l’invitation de Facebook et avec son parrainage financier. Le réseau social est cité par Global Strategy comme un vecteur clé de sa propagande anti-régime et anti-ISIS. Pendant ce temps, Winter était également un conseiller « expert » d’une autre entreprise secrète du ministère des Affaires étrangères, qui ciblait les camps de réfugiés du Liban avec des messages anti-extrémistes.

Le travail de Winter sur Facebook, et les connaissances poussées qui en ont découlé, ont peut-être été l’un des facteurs qui ont conduit à son recrutement — en particulier dans ce dernier cas, étant donné qu’un élément de la campagne [anti-régime et anti-ISIS] était la création d’un groupe Facebook privé permettant aux habitants d’un camp de réfugiés de discuter des problèmes locaux, ce groupe étant « suivi de près » par l’entrepreneur qui livrait le projet, à l’insu de ceux qui l’utilisaient. À tout le moins, ses multiples rôles simultanés représentent un énorme conflit d’intérêts.

Les deux opérations du Foreign Office ont été menées sous les auspices de la Counter-Daesh Communications Cell de Londres. Un examen interne cinglant de Whitehall des actions de la cellule en Syrie, non destinés au public, a révélé qu’ils étaient “mal planifiés, probablement illégaux et coûtent des vies”.

Des Syriens employés par des sous-traitants, tels que Global Strategy, ont en effet été tués par les groupes extrémistes qu’ils ciblaient. L’ampleur de l’effusion de sang est considérable. Un opérateur “a subi des pertes de personnel de base qui ont endommagé l’organisation de manière assez fondamentale”. Une autre a été condamnée comme « une organisation commerciale agressive », qui a pris des risques « personnels et politiques » et a mis ses employés en danger en « [allant] trop loin ».

Il n’est pas certain que l’une ou l’autre des descriptions fasse référence à Global Strategy, mais le fait que l’entreprise ait été impliquée dans ce qui était un complot clairement dangereux et peut-être criminel signifie qu’il est particulièrement vital que Facebook précise s’il était au courant de l’implication de Winter dans celle-ci, si sa relation avec lui perdure à ce jour, et bien sûr si leur connexion d’une manière ou d’une autre accorde à ExTrac l’accès aux informations privilégiées de l’utilisateur privé à son insu ou sans son consentement.

Ce qui est tout à fait clair, cependant, c’est que — malgré tous les tollés publics, les enquêtes et audiences officielles, les sanctions financières, les excuses et la réglementation proposée, Facebook reste le premier outil de surveillance au monde, armé de toutes sortes de manières malveillantes par un certain nombre d’éléments hostiles, dont le public ne saura probablement jamais l’ampleur. Et les mêmes individus irresponsables utilisent les mêmes méthodes pour le faire, avec le soutien notamment financier des gouvernements occidentaux, et la conformité de Facebook lui-même.

Kit Klarenberg est un journaliste d’investigation et contributeur de MintPresss News qui explore le rôle des services de renseignement dans l’élaboration de la politique et des perceptions. Son travail a déjà été publié dans The Cradle, Declassified UK et Grayzone. Suivez-le sur Twitter : @KitKlarenberg.

Observatoire du journalisme

maximeverneuil

Ukraine : Otan en emporte l’Eurovision

L’Eurovision est un prix ou trophée truqué, comme ils le sont tous ou presque. Jusque-là rien de bien nouveau mais une preuve de plus de la perfidie du gang mondialiste qui ne lâche jamais rien et ne perd aucune occasion d’étaler sa propagande (NDLA)

Par Pierre Boisguilbert ♦ Les jeux étaient faits à l’avance. L’idéologique médiatique l’avait décidé. L’Ukraine devait gagner l’Eurovision, l’Ukraine a gagné l’Eurovision. On se demande même pourquoi on a organisé le concours.

Un vote du public décisif

On pourrait s’arrêter là, mais on aurait tort. Le triomphe du groupe ukrainien a été le fait du vote massif du public. Ce sont donc bien les médias dominants qui font la loi. C’est vrai pour l’élection présidentielle française avec la diabolisation de certaines idées, c’est vrai aussi pour l’Eurovision avec la béatification de certaines causes.

Les résistants virtuels des réseaux sociaux ont donc exhibé leur conviction dans un « selfie » pro-ukrainien.
Ils auraient sans doute voulu exclure la Russie… mais c’était déjà fait par les organisateurs !

L’Eurovision a sacré l’Ukraine en 2022, grâce à un soutien massif du public. Un record a d’ailleurs été battu : c’était la première fois dans l’histoire du concours de chant qu’un pays obtenait autant de points (439) de la part des téléspectateurs.

Avant le vote du public, l’Ukraine ne faisait pas partie du trio de tête. Ce qui est consternant, c’est le sentiment de ce public de participer à l’histoire alors qu’il ne fait que suivre des faiseurs d opinions. Ces derniers, largement discrédités, ont, grâce à l’Ukraine, retrouvé tout leur pouvoir d’influence. On ne peut que le constater.

On pourrait déjà dévoiler le palmarès du futur festival du cinéma de Cannes, autre exemple parfait de la soumission à l’air du temps médiatique. S’il y a un film ukrainien, il sera forcément récompensé et tout ce qui pourrait alimenter la russophobie ambiante fera l’objet d’une dévotion compassionnelle.

Le président ukrainien, qui ne doute de rien et continue à militer pour la 3e guerre mondiale, verrait bien la future édition de l’Eurovision à Marioupol. Le groupe vainqueur a remercié le public pour cette reconnaissance de la culture ukrainienne que Poutine veut nier. En fait de culture ukrainienne, quelques notes traditionnelles ont servi d’introduction à une musique hip-hop sans aucune identité. Plus mondialiste tu meurs !

Le patriotisme célébré ?

« Stefania », le titre que le groupe ukrainien Kalush Orchestra a interprété, est un hommage à la mère du chanteur, Oleh Psiuk. Mais, depuis l’invasion du pays par la Russie, nombreux sont ceux qui y voient un symbole patriotique de l’Ukraine comme figure maternelle. La mère-patrie célébrée par l’Europe mondialiste, c’est tout de même amusant. Mais il faut reconnaitre leur engagement nationaliste aux chanteurs du groupe. Après le concours de chant, les membres du groupe reviendront dans leur pays pour joindre les forces combattant la Russie. L’un des danseurs est d’ailleurs resté à Kiev pour défendre la capitale ukrainienne.

Le nationalisme a-t-il donc remporté l’Eurovision ? C’est une autre manière de voire les choses. L’identité des peuples reste tout de même bien absente du traitement médiatique. La France, elle, arrive avant-dernière avec un chant en breton. Cette identité culturelle-la, celle d’un peuple historique européen autour d’une langue n’intéresse pas les médias… voire les révulse !

Pour gagner la prochaine fois, les Bretons devraient sans doute faire du rap transgenre en wolof ou être attaqués par Poutine.

Polemia

arnauddebrienne

La face cachée du drame de Notre-Dame de Paris : des mensonges aux abus de pouvoir

Et si on reparlait de l’étrange et violent incendie de Notre-Dame de Paris ? En oubliant cette fois de nous resservir la farce du mégot ou des travaux en cours…

Il y a des jours où l’on ne préférerait pas avoir internet. Il y a des jours où face à la vérité on préférait un bon mensonge. Rapide et rassurant. C’est ce que vous risquez de ressentir après le récit glaçant autour de l’incendie de Notre-dame publié par le Media en 4-4-2. Heureusement – comme nous avons l’habitude de le répéter en ce moment – à la fin c’est dieu qui gagne.

Par Rrose Sélavy

Orange et les autorités chargées de la restauration de la cathédrale incendiée le 15 avril 2019 reprennent les visites du monument, mais… virtuelles et payantes. Deux heures de spectacle, dont 45 minutes d’expérience immersive, Éternelle Notre-Dame vous fait voyager dans le temps et plonger dans l’univers de la cathédrale du XIIIᵉ au XXIᵉ siècle. Autrefois on appelait ça tout simplement son et lumière.

La cathédrale est la proie des flammes, comme le montre cette image capturée par un drone de la police. La cathédrale est la proie des flammes, comme le montre cette image capturée par un drone de la police.
© Drone de la Police

A présent, c’est beaucoup mieux. Prix annoncé : 20,99 €. En parcourant le site on apprend que c’est le tarif réduit. La place est à 30,99 € (30 % du prix du billet vont à l’établissement public en charge de la conservation et de la restauration de la cathédrale et à la Fondation Notre-Dame). L’ immersion en plein Moyen-Âge se fait en toute sécurité : pass vaccinal et masque obligatoires. Gel hydroalcoolique disponible à toutes les étapes de la visite. Matériel rigoureusement désinfecté entre chaque séance (casque, sac à dos, lanières). Cent personnes par heure sur 1500m2, soit 15m2 par personne. Ça fait rêver, non ? Le spectacle est produit et réalisé par Amaclio, une société créée par deux passionnés d’histoire, François Nicolas et Bruno Seillier. Leur dernier spectacle, La nuit aux Invalides en juin 2021, n’a pas fait que des heureux. Certains spectateurs ont réservé des places sans être vaccinés. Entre-temps, la législation a changé, le pass sanitaire est devenu obligatoire, mais Amaclio a refusé de les rembourser. Ils se sont épanchés sur les pages Jaunes : société malhonnête, expérience catastrophique, quelle déception ! La société, subissant un plan de redressement depuis le 5 décembre 2018, n’a sans doute pas les moyens de rembourser sa clientèle.

Film catastrophe

Tout aussi virtuel sera le film catastrophe à la française de Jean-Jacques Annaud : Notre-Dame brûle. Il sort le 16 mars, un mois avant la date anniversaire de l’incendie. Budget : 30 millions apportés par TF1, Pathé et Jérôme Seydoux. Le réalisateur, Jean-Jacques Annaud, est membre de l’Académie des Beaux Arts. Il est aussi chevalier de l’Ordre National du Mérite, Chevalier des Palmes Académiques et Commandeur des Arts et Lettres ! Hypothèse de base du scénario : c’est un mégot qui a foutu le feu ou bien un court-circuit. Bref, c’est la faute à pas de chance. Rien de criminel. « La reconstitution heure par heure de l’invraisemblable réalité des évènements du 15 avril 2019 », nous dit UniFrance. C’est en effet invraisemblable.

Jean-Jacques Annaud
Jean-Jacques Annaud et son ami Roman Polanski

On gratte un peu le vernis ? Jean-Jacques Annaud, cité dans les Paradise Papers, a été condamné pour blanchiment de fraude fiscale à neuf mois de prison avec sursis et 120 000 euros d’amende pour avoir oublié de déclarer au fisc 1,2 million d’euros. L’appartenance à la France China Foundation n’a pas suffi à éloigner les aigris du fisc qui se sont demandé où avait disparu l’argent du tournage de Sept ans au Tibet en 1997. Notre-Dame brûle a reçu l’appui du CNC, présidé par Dominique Boutonnat, visé par une plainte pour agression sexuelle et tentative de viol. Comme dirait Jean-Michel Trogneux, Nobody’s perfect !

Produits dérivés métaverses

Autre produit dérivé annoncé par les médias : un jeu en réalité virtuelle au cœur de la cathédrale, fruit de la collaboration entre Jean-Jacques Annaud et le développeur de jeux vidéo français Ubisoft. La cathédrale du jeu Assassin’s Creed Unity, qui se déroule pendant la Révolution française, resservira. À l’aide de lunettes de réalité virtuelle, le joueur tentera de combattre l’incendie et de sauver des reliques. L’exportation du jeu sera « une manière de rendre Notre-Dame plus éternelle que jamais », nous explique FranceInfo. Plus belle qu’avant, a dit le président. Plus éternelle que jamais, affirme France Info. L’incendie aurait-il apporté un « plus » à Notre-Dame ?

Que va devenir la cathédrale ?

L’esthétique médiévale a-t-elle fait son temps ? Certains craignent un nouveau Disneyland. Quand on voit les propositions du diocèse pour l’intérieur, on peut craindre le pire. Le père Gilles Drouin, soutenu par Michel Aupetit, l’archevêque de Paris, a pour projet de « mettre en scène les grands moments de la Bible pour expliquer de la manière la plus intelligible au commun des mortels, qu’il soit chinois ou suédois, ce que tout cela signifie. Il est prévu de projeter sur certains mots et expressions en mandarin, en français ou en espagnol, et en anglais ». Son plan, présenté le 9 décembre 2021, intègre une ouverture à l’art d’aujourd’hui, « dans la tradition de l’histoire de la cathédrale qui a toujours accueilli le meilleur de l’art de son temps » nous explique Famille chrétienne. La commission nationale du patrimoine et de l’architecture de France a quand même exprimé de sérieux doutes sur les futurs bancs pour les fidèles, au design très contemporain, pliables, équipés de roulettes et de lumignons. « Cela ressemblait vraiment à des bancs d’aéroport… Notre avis, après en avoir longtemps discuté, est très réservé »conclut un expert. La reconstruction de l’extérieur se déroule selon un plan plus conventionnel. Bien qu’il ait déjà annoncé un concours international d’architecture pour redessiner la flèche de Notre-Dame, Emmanuel Macron a confirmé que le célèbre élément serait restauré à l’identique.

Ile de la Cité : des milliards en jeu

Avant l’incendie, Notre-Dame et l’île de la Cité avaient déjà éveillé déjà les convoitises des architectes Dominique Perrault et Philippe Belaval. Leur rapport, commandé par François Hollande et Anne Hidalgo en décembre 2015, offrait « une vision de l’île à l’horizon des vingt-cinq prochaines années ». Des milliards en jeu. De quoi plaire aux promoteurs. De quoi faire craindre le pire.

Dominique Perrault, architecte de la Bibliothèque nationale de France, fait partie du réseau  Mitterrand et Lang. Jean-Michel Wilmotte a aménagé une partie des appartements privés de François Mitterrand au palais de l’Élysée. Tous deux font partie du petit monde qui assiste à la cérémonie d’installation de Frédéric Mitterrand à l’académie des Beaux-Arts à Paris, France, le 5 février 2020. Sur les photos on peut voir : Jean-Michel Wilmotte avec Roman Polanski, Yann Arthus-Bertrand, Farah Palhavi, Marc Ladreit de Lacharriere, Adrien Goetz, Marc Lambron, Jacques Perrin, Karim Aga Khan.

Après l’incendie, Jean-Michel Wilmotte et Dominique Perrault sont toujours là et toujours au service du pouvoir en place : selon eux, la restauration de Notre-Dame devra se faire grâce à des techniques et matériaux de construction modernes, seule solution pour respecter le court délai imposé par Emmanuel Macron.

À 50 mètres de Notre-Dame, le pire est déjà arrivé, à l’Hôtel-Dieu

Un tiers de l’Hôtel-Dieu — 20 000 m2, dont l’aile donnant sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame — a été cédé au promoteur Novaxia, après l’incendie de la cathédrale, via un bail de 80 ans de 144 millions d’euros de redevance d’exploitation (244 sur la durée du bail). Anne Hidalgo a insisté pour que l’Hôtel-Dieu ne soit pas classé. Martin Hirsch à la tête de l’AP-HP, son propriétaire, n’y a rien trouvé à redire, malgré l’obstination de la Commission du Vieux-Paris qui le demande depuis mai 2018. Projet de Novaxia : « un pôle “attractivité” avec une offre variée de restauration et de commerces qui viendra renforcer l’attractivité et l’animation de ce lieu emblématique. Un restaurant gastronomique, un café, un “food court” et des commerces seront sélectionnés par les différentes parties prenantes ». En 2020, cette proposition a été primée, pour des raisons très certainement esthétiques et culturelles, par l’association de professionnels du bâtiment Le Geste d’or.

Peu après avoir signé le bail de l’Hôtel-Dieu, Joachim Azan, qui dirige Novaxia, a été condamné à 300 000 € d’amende par l’Autorité des marchés financiers pour « dispositifs lacunaires dans la gestion des conflits d’intérêts, non-respect des limites des frais mentionnées dans le prospectus de présentation des fonds, manquements aux obligations commerciales ainsi que manque de diligence et loyauté à l’égard de la mission de contrôle », etc. Entre Martin Hirsch et Joachim Azan, le sort de l’Hôtel-Dieu est-il en de bonnes mains ?

Sécurité défaillante avant l’incendie

La sécurité de la cathédrale était déléguée à la société Elytis deux agents de la société étaient mobilisés au PC sécurité Notre-Dame — l’un devant l’écran de surveillance, l’autre en ronde sur le terrain. Depuis 2014, pour cause de rentabilité, il n’y en avait plus qu’un, avec en appui un surveillant de la cathédrale. Résultat : impossible de faire des pauses et la moindre sollicitation obligeait l’employé d’Elytis à quitter du regard le système de sécurité incendie.

N’importe qui pouvait monter sur Notre-Dame sans être vu et répandre un produit, comme la nanothermite, évoquée par des complotistes qui doutent que des poutres de neuf siècles puissent prendre feu avec autant de bonne volonté. En effet, comment faire brûler des poutres du XIIe siècle, résistantes comme de l’acier ?

La nanothermite utilisée pour les tours de New York le 11 septembre 2001 est une hypothèse écartée avant toute enquête par le gouvernement et ses médias. Qui dispose de thermite ? L’Armée. Et voilà le Général Georgelin, nommé, deux jours après l’incendie, représentant spécial pour la sauvegarde et la restauration de Notre-Dame. Qu’est-ce qui a pu  provoquer une explosion après le début de l’incendie ? La thermite.

« Je vois pas d’hypothèse que je puisse dire »

Benjamin Mouton n’a pas de conflit d’intérêts (il est à la retraite). Lorsqu’il était architecte en chef des monuments historiques, responsable de Notre-Dame, entre 2000 et 2013, il a supervisé la rénovation de la sécurité incendie. 

« Le sujet de la sécurité incendie a été posé à partir de mon arrivée. J’ai géré le sujet de bout en bout. » Donc la sécurité incendie, il connaît : « Là où j’étais stupéfait c’est de la rapidité avec laquelle le chêne de Notre-Dame a brûlé. Un chêne aussi vieux; ça ne peut pas brûler comme une allumette. C’est absolument incompréhensible. Il faut une vraie charge calorifique au départ pour lancer un tel sinistre. Le chêne est un bois particulièrement résistant. Je vois pas d’hypothèse que je puisse dire. »

L’hypothèse d’un court-circuit ou d’un mégot d’un chantier ? 

« J’en ai parlé à mon confrère Philippe Villeneuve, qui est l’architecte en chef des Monuments historiques et qui m’a donné son accord pour que je participe ici ce soir, et il m’a dit avoir connu un seul départ de feu dans la culée, c’est-à-dire dans la partie de toiture qui rencontre le transept. Il m’a dit uniquement ça : “Il n’y avait pas de chantier à cet endroit-là”. »

Un architecte avec conflits d’intérêts déclare : l’incendie était prévisible

François Chatillon, architecte en chef des monuments historiques impliqué dans la restauration de nombreux monuments en France, signale qu’il était bien connu que les poutres de chêne sous le toit en plomb de Notre-Dame présentaient un risque élevé d’incendie.

La Cour des comptes met le nez dans le chantier de restauration

Son rapport ne laisse pas grand-chose de côté, à part l’enquête, qui n’entre pas dans son domaine. Avant l’incendie : des travaux nécessaires restaient en plan. A la date de l’incendie, le mécénat de la Fondation Notre Dame et de la fondation américaine Friends of Notre-Dame de Paris n’avaient rien versé, même si le programme de travaux qu’il contribuait à financer avait connu un début d’exécution, notamment le montage d’un échafaudage de grande ampleur autour de la flèche. Après l’incendie, l’élan de générosité des donateurs a atteint 825 millions d’euros, mais l’utilisation des fonds n’est pas transparente. Le comité de suivi des travaux, créé trois jours après l’incendie et définitivement adopté le 16 juillet 2019, ne s’est pas réuni avant juillet 2020, soit plus d’un an après l’incendie. Il n’a pas pu informer les donateurs de l’emploi des fonds. Des détournements sont suspectés. Ainsi, le siège de l’établissement public chargé de la conservation et de la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris est situé au 2Bis cité Martignac, dans un bâtiment propriété de l’État. Coût de la location pour cinq ans de locaux qui devraient être mis à disposition gratuitement : 1,65 M€. Rémunérations de 39 agents : près de 4 M€. La cour des comptes relève qu’il paraît difficile de considérer qu’ils relèvent tous des travaux de conservation et de restauration de la cathédrale.

Un architecte, M. Villeneuve, a proposé un taux de majoration de 30 %, pour les travaux de sécurisation et de consolidation de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Demande revue à la baisse. Ce même architecte a, d’un côté, reçu des indemnités pour la résiliation des marchés en cours dont aucun n’était achevé à la date de l’incendie, et de l’autre, a bénéficié d’un nouveau contrat pour assurer la restauration.

Stratégie du choc

Le choc de l’incendie de Notre-Dame de Paris a permis de reporter l’annonce de mesures aptes à calmer la colère des Gilets Jaunes. Les réactions du gouvernement ont été fulgurantes, comme si elles suivaient un plan, mais nous ne l’envisageons même pas, ce serait du complotisme. Emmanuel Macron « triste » de voir la cathédrale brûler. La joie des deux compères Macron et Philippe est pourtant manifeste (voir vidéo). Tout va vraiment très vite, comme si c’était prévu : incendie le 15, dépôt d’un projet de loi d’exception le 24 pour la reconstruction de Notre-Dame et du quartier de l’île de la Cité (planifiée depuis les années Hollande).

Par l’annonce que Notre-Dame sera reconstruite « plus belle encore », l’inculture confirme en toute décontraction son apparition au sommet de l’État devant un parterre d’architectes. 

« Et je l’ai dit le soir de l’incendie, nous construirons Notre-Dame plus belle encore en repensant ses abords : le parvis, le square Jean XXIII, la promenade du flanc sud de l’Ile-de-la-Cité, dans un dialogue constant, notamment avec le clergé et la Ville de Paris et en nous appuyant sur les travaux qui ont été réalisés il y a maintenant plus de deux ans par plusieurs ici présents, et en lui redonnant une flèche. » 

Et tout ça fissa pour les touristes des Jeux olympiques de 2024. Tiens ! c’était la date prévue par la mission Bélaval-Perrault en 2016.

Les affaires reprennent

Et coucou revoilà le rapport Bélaval-Perrault de 2016, qui prévoit, entre autres nuisances :

« Le parvis de Notre-Dame recouvert d’une immense dalle de verre au-dessus de la crypte archéologique ; aux pieds de la cathédrale, un débarcadère et des plates-formes flottantes accueillant piscine, cafés, restaurants, salles de concert ; le long de la Seine, une longue promenade végétalisée, débarrassée des voitures, reliant les pointes aval et amont de l’île ; deux nouvelles passerelles qui franchissent le fleuve ; un peu partout, des verrières, des passages couverts, des galeries souterraines, des atriums en sous-sol… »

Ne perdons pas de temps avec les appels d’offres

Le surlendemain de l’incendie, 17 avril, le Conseil des ministres…
– a nommé l’ancien chef d’état-major des armées, le général Jean-Louis Georgelin (membre du club du Siècle), pour conduire depuis l’Élysée une mission de représentation spéciale « afin de veiller à l’avancement des procédures et des travaux qui seront engagés » ; C’est ce général qui, lors d’un échange à l’Assemblée nationale le 13 novembre 2019, a demandé à Philippe Villeneuve, architecte en chef des monuments historiques, « qu’il ferme sa gueule » alors que ce dernier avait à plusieurs reprises affirmé son souhait de reconstruire la flèche à l’identique.
– a fait un projet de loi régissant la collecte de fonds, régularisant la nomination du général Georgelin qui a atteint la limite d’âge et surtout exemptant sa mission de toutes les procédures d’appel d’offres, des lois de protection du patrimoine, toutes ces contraintes inutiles qui font toujours perdre un temps précieux.
– a lancé un concours international d’architecture pour reconstruire Notre-Dame.

Parlons d’autre chose

Plusieurs projets sont immédiatement présentés par des designers et des architectes qui dessinent leurs visions de la future cathédrale en tant que rentable attraction touristique. A force de discuter de ces visions plus ou moins aberrantes, on en a oublié les Gilets Jaunes et même la cause de l’incendie.

L’incendie qui a fait passer les Gilets Jaunes à la trappe a également fait disparaître le chef-d’œuvre de parias du Moyen-Âge, les Cagots. Comme les non-vaccinés aujourd’hui, ils étaient stigmatisés. Forcés de vivre à l’écart dans les bois, ils n’avaient que le droit d’être charpentier ou tonnelier. Ce sont eux qui ont construit la charpente de Notre-Dame de Paris selon le nombre d’or. Eux qui, pour entrer dans une église, devaient emprunter une porte dérobée, avaient leur bénitier à part, faisaient leur communion sans contact physique…

Nouveau Monde

arnauddebrienne

Jean-Jacques Annaud

Mégarbane annonce la vaccination obligatoire dès l’âge de 2 ans, après élection présidentielle

Big Pharma reconnaitra (et récompensera) les siens…. Seul petit désaccord avec l’auteur de ces lignes : la fausse vaccination contre le Covid n’a pas pu quitter le domaine médical puisqu’elle n’en a jamais fait partie. Ce « médecin » fait comme si la fausse « vaccination » contre le SARS-CoV-2 avait obtenu le moindre résultat, comme si elle limitait les contaminations (tous les piquousés l’attrapent à répétition), comme si elle évitait les formes graves (refrain bien connu mais hélas faux, lui aussi) et les décès. Pourquoi à votre avis ? (NDLR)

Le Pr Bruno Mégarbane – Chef de service réanimation médicale et toxicologique de l’hôpital Lariboisière — annonce sur LCI la vaccination obligatoire dès l’âge de deux ans pour l’après-élection présidentielle ! On ne pouvait mieux annoncer que la vaccination a quitté le domaine médical pour la politique (et la finance). Scrupules moraux, déontologie, Mégarbane : cherchez l’intrus.

Pfizer, grand vainqueur actuel du lucratif marché de la vaccination, s’attaque au créneau des enfants. Les parents pourraient réfléchir avant de donner leur accord. Encore faudrait-il qu’ils éteignent la télé, au moins quatre minutes, le temps de lire ce qui est arrivé à Maddie de Garay, aux États-Unis, Yassine, John Stokes, Maxime Beltra, Quentin Caron, Sofia Benharira et des milliers d’autres.

L’Échelle de Jacob

arnauddebrienne

COVID-19: RT-PCR ou comment enfumer toute l’humanité.

Introduction : utilisation d’une technique pour verrouiller la société Toute la propagande actuelle sur la pandémie COVID-19 repose sur un postulat considéré comme évident, vrai et qui n’est plus remis en question : Test RT-PCR...
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