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Chine-Iran : Mise en œuvre de l’accord stratégique

La Chine, critique à l’égard des sanctions de Washington contre Téhéran, a annoncé samedi le début de la mise en œuvre d’un accord stratégique avec l’Iran, renforçant ainsi la coopération économique et politique entre les deux pays. La Chine et l’Iran ont signé l’accord en 2021 après des années de négociations. Ce grand partenariat doit […]

Le Maïdan kazakh : pour encercler la Chine ?

par Konrad Rękas. Les Kazakhs ont été les leaders de l’eurasisme. Mais il est difficile de faire de l’eurasisme sans la Russie, et Moscou, comme d’habitude, s’est laissé entraîner dans l’intégration du Continent en voulant pimenter cette opération de quelques conneries à l’européenne. Astana (Nur-Sultan) a commencé à jouer avec la multi-vectorialité, et cela finit […]

« Omicron, le scénario du pire pour la Banque Mondiale ! » L’édito de Charles SANNAT

Par : Volti
Par Charles Sannat pour Insolentiae Mes chères impertinentes, chers impertinents, Tremblez d’effroi mes amis, la Banque Mondiale est pétrie de peurs. Omicron, c’est le scénario du pire pour la croissance mondiale. Courrez aux abris. Mais surtout, surtout, stockez du papier Qr.. code ! Hahahahahahahahaha. Plus c’est grave, plus je suis d’humeur badine. Comme vous le savez, nous avons expérimenté un […]

La Syrie et la Chine signent un mémorandum d’entente dans le cadre de l’initiative « la ceinture économique de la route de la soie »

La Syrie et la Chine ont signé aujourd’hui dans le bâtiment de la Commission de Planification et de Coopération internationale à Damas, un mémorandum d’entente dans le cadre d’initiative « La ceinture économique de la Route de Soie et de la Route maritime de la Soie au XXIe siècle ». Selon le mémorandum signé par […]

Un champ de bataille commercial où la Chine peut porter un sérieux coup aux Etats-Unis

Par : Wayan

Par Tom Fowdy – 11 janvier 2022 – RT

En début de semaine, les ministres des Affaires étrangères d’Arabie saoudite, du Koweït, d’Oman et de Bahreïn, ainsi que le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG) sont arrivés à Pékin pour une visite de quatre jours visant à renforcer les liens économiques avec la Chine.

La proposition d’un accord de libre-échange (ALE) entre les États du Golfe et Pékin figure en tête de l’ordre du jour. Les pourparlers à ce sujet ont débuté en 2004, mais ont stagné. On s’attend à ce qu’elles prennent un nouvel élan lors d’une visite décrite par le Global Times comme « sans précédent ».

Cette visite intervient quelques semaines après l’abandon par les Émirats arabes unis d’un contrat pour acheter des avions de chasse F-35 aux États-Unis, à cause de la tentative de Washington de faire de l’abandon de l’utilisation du fournisseur de télécommunications chinois Huawei une condition d’achat.

Tous les États du Golfe cherchant à diversifier leur économie en dehors du pétrole et la Chine souhaitant conclure autant d’accords de libre-échange que possible pour contrer les efforts d’endiguement des États-Unis, les conditions sont réunies pour un approfondissement des liens. Comme le montre la débâcle sur le cas Huawei, il est clair que les États-Unis ont mal évalué l’influence qu’ils exercent sur ces États, qui entretiennent depuis longtemps des liens étroits avec Washington. Car Pékin leur offre une sécurité économique et une sécurité de régime que les États-Unis n’offrent pas, ce qui les poussent à se tourner de plus en plus vers l’Orient.

Les États du Golfe sont de riches monarchies qui ont consolidé leur régime et leurs privilèges en recevant le soutien des États-Unis et de leurs alliés dans le cadre d’un système « patron-client ». En échange, ils ont soutenu les intérêts stratégiques et économiques des États-Unis au Moyen-Orient.

Après la dissolution de l’Empire ottoman à la suite de la Première Guerre mondiale et l’avancée des puissances européennes – en particulier la Grande-Bretagne et la France – dans la région, un accord a été conclu selon lequel elles soutiendraient l’indépendance politique des Arabes (bien que dans un système truqué de frontières et d’États qu’elles ont établi) en échange de pétrole. Ce rôle est rapidement passé aux mains des États-Unis.

Dans les années 1930, le Royaume d’Arabie saoudite s’est consolidé, tandis qu’un certain nombre d’États plus petits émergeaient, dans la seconde moitié du 20e siècle, des protectorats britanniques, notamment Oman, les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Qatar. Le marché était simple : « Fournissez-nous du pétrole, achetez nos armes et nous vous protégerons ».

Ces États autocratiques sont ensuite devenus le pivot de l’opposition aux États postcoloniaux révolutionnaires qui n’appréciaient pas la présence de l’Occident dans la région, notamment l’Égypte de Nasser, l’Irak de Saddam Hussein, la Syrie d’Assad et l’Iran post-révolution. Cela a fait des États du Golfe d’importants marchés pour le complexe militaro-industriel américain.

Mais le monde change – et pas d’une manière qui plaise aux États-Unis. Tout d’abord, il existe désormais un marché du pétrole beaucoup, beaucoup plus important que celui des États-Unis et de leurs alliés. L’essor de la Chine, un pays de 1,4 milliard d’habitants, en a fait le plus grand consommateur d’énergie au monde, ce qui a inévitablement créé une énorme relation commerciale entre Pékin et le Golfe.

Deuxièmement, incapables de dépendre éternellement du pétrole alors que l’ère des énergies renouvelables se rapproche de plus en plus, les États du Golfe s’empressent d’investir leurs richesses accumulées dans de nouvelles affaires, en diversifiant leurs économies. Le fonds souverain de l’Arabie saoudite, qui a récemment acheté le club de football anglais Newcastle United, en est un exemple particulier, et il investit aussi beaucoup en Chine.

Ces États considèrent évidemment le plus grand marché de consommation du monde comme un élément clé de leur stratégie. Mais, troisièmement, ils voient également en la Chine un partenaire politiquement fiable, qui, malgré une idéologie très différente entre l’islam autocratique et le communisme, est plus susceptible de respecter la souveraineté nationale que l’Occident libéral et évangélique, grâce à la politique chinoise de non-ingérence.

Il n’est donc pas surprenant que les États du Golfe soient, aux Nations unies, de solides soutiens de la politique chinoise au Xinjiang. Il s’agit d’un domaine d’intérêt mutuel que les États-Unis, bien qu’ils fassent généralement de leur mieux pour négliger les droits de l’homme dans ces nations, ne peuvent égaler.

Washington est naturellement alarmé par le virage vers l’Orient de ces États et, à la fin de l’année dernière, a tenté de polluer les relations entre la Chine et les EAU. Il a d’abord exigé que ce pays se débarrasse de Huawei, puis il a accusé la Chine de construire une base militaire secrète dans un port de ce pays.

Ces efforts ont été largement infructueux et, bien qu’Abou Dhabi ait arrêté le projet de port pour apaiser les États-Unis, il a également abandonné l’accord sur les F-35, considérant la demande américaine comme une atteinte inacceptable à la souveraineté nationale.

Cela aurait dû rappeler aux États-Unis que les États du Golfe ne sont pas des « alliés » comme le sont les États européens, mais des partenaires qui ont utilisé les États-Unis et d’autres pays pour promouvoir leurs intérêts. Aujourd’hui, ils considèrent qu’une partie considérable de ces intérêts est mieux servie par la Chine.

Ils n’adhèrent pas à la propagande de guerre froide menée par les États-Unis sur la prétendue menace chinoise et, en tant qu’États autoritaires eux-mêmes, ils ne peuvent se laisser convaincre de la nécessité de rejoindre les Américains dans une lutte mondiale pour la démocratie ou de considérer Pékin comme une menace pour leurs propres régimes.

Et ce ne sont pas seulement les États-Unis qui commettent cette erreur. Liz Truss, la polarisante ministre britannique des affaires étrangères, a également rencontré les ministres des affaires étrangères des États du Golfe à la fin de l’année dernière et a présenté sa réunion, bien qu’indirectement, comme une tentative de contrer l’initiative « Nouvelle route de la soie » en « finançant des infrastructures honnêtes et fiables à l’étranger », même s’il est clairement ridicule de considérer le Royaume-Uni comme une alternative viable à la Chine.

Dans ce cas, il devrait être évident dès maintenant que l’une des principales priorités de la Chine en 2022 sera de conclure un Accord de Libre Echange (ALE) avec les États du Golfe. L’accord proposé n’avait pas abouti auparavant car, avec d’énormes excédents commerciaux dus à l’exportation d’énergie, les États du Golfe n’avaient pas vraiment besoin d’un ALE pour prospérer.

Mais les temps sont différents aujourd’hui et ces États veulent accéder aux marchés chinois du commerce de détail et des services, et exporter leurs propres spécialités telles que les textiles, l’artisanat et l’alimentation. Comme la Chine considère le renforcement du libre-échange comme sa principale stratégie pour contrer les États-Unis, et que les États du Golfe ne sont pas des nations industrialisées qui représentent un défi pour ses propres industries – tout en étant de grands importateurs et consommateurs – il devrait être facile pour Pékin de faire les concessions nécessaires pour faire passer l’accord.

Les ramifications politiques de cette décision seront énormes : à la lumière de l’affaire Huawei, les États-Unis comprendront qu’ils n’ont plus le pouvoir qu’ils avaient autrefois sur les États du Golfe et qu’ils ne peuvent pas les obliger à se retourner contre la Chine.

Les pays du Golfe sont toujours heureux d’avoir une relation de travail positive avec Washington et Londres. Cependant, le message est clair : c’est à leurs conditions maintenant. La Chine est une couverture et il convient également de se rappeler que dans tous les cas – et cela s’applique à Pékin autant qu’aux autres – les EAU, l’Arabie saoudite, le Koweït et d’autres ne sont pas tant des amis que des partenaires commerciaux.

Tom Fowdy

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

Malacca, Sonde et Lombok : trois détroits-clés pour deux océans

par Paolo Mauri. Depuis quelques décennies, l’Asie est devenue le pivot de l’économie mondiale. L’axe du commerce mondial, porté par les géants chinois et indiens, s’est déplacé vers le continent qui surplombe deux océans (l’Indien et le Pacifique) plus l’océan Arctique. En conséquence, l’axe géopolitique a également abandonné en grande partie l’Europe pour se déplacer […]

Russie et Chine bloquent un appui de l’ONU à des sanctions contre le Mali

La Russie et la Chine ont bloqué mardi, selon des diplomates, l’adoption d’un texte du Conseil de Sécurité de l’ONU soutenant les sanctions décidées par une instance africaine contre la junte au Mali, où une transition vers un pouvoir civil qui durerait cinq ans a été rejetée par les États-Unis. Proposé par la France, ce […]

L’alliance Russie-Chine au point de basculement

Par : Sophia I.

Par M. K. Bhadrakumar − Le 15 décembre 2021 − Source The Indian Punchline

Le président russe Vladimir Poutine (R) et le président chinois Xi Jinping après leurs entretiens, Kremlin, Moscou, 5 juin 2019.

L’initiative de Pékin de proposer une rencontre virtuelle entre le président Xi Jinping et le président russe Vladimir Poutine mercredi transforme radicalement la géopolitique de l’implacable expansion vers l’Est de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord et des déploiements militaires occidentaux aux frontières de la Russie.

L’annonce de la réunion à Pékin est intervenue un jour après la réunion des ministres des affaires étrangères du G7 à Liverpool, en Grande-Bretagne, dimanche, qui a fait écho à la rhétorique de Washington concernant un prétendu renforcement militaire russe à la frontière ukrainienne et a menacé Moscou de « conséquences massives et d’un coût sévère en réponse. »

La réunion du G7 elle-même était conçue comme une nouvelle démonstration de l’unité de l’Occident face à la Russie et à la Chine, afin de mettre l’Occident sur le devant de la scène. Pour la première fois, les pays de l’ANASE ont également été inclus dans la réunion ministérielle du G7, dans le cadre des plans de l’administration du président américain Joe Biden visant à mettre en place un nouveau « cadre économique indo-pacifique » dans une nouvelle tentative de réduire l’influence de la Chine dans la région.

Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, l’ambassadeur Wang Wenbin, a déclaré lundi que la réunion virtuelle entre Xi et Poutine devrait permettre de « faire le point sur les relations bilatérales et les résultats de la coopération au cours de cette année, d’élaborer un plan de haut niveau pour les relations de l’année prochaine et d’échanger des points de vue sur les principales questions internationales et régionales d’intérêt commun ».

L’ambassadeur Wang a prévu que la vidéoconférence Xi-Poutine « renforcera encore notre confiance mutuelle de haut niveau, promouvra vigoureusement la coordination stratégique Chine-Russie « dos à dos » et le développement robuste de la coopération pratique tous azimuts ». Et de conclure : « Cela apportera plus de stabilité et d’énergie positive au paysage international complexe et fluide. »

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a depuis révélé que Poutine et Xi aborderont au cours des entretiens la rhétorique belliqueuse de l’OTAN et la situation tendue en Europe. Pour citer Peskov, « [les deux dirigeants] échangeront leurs points de vue sur les affaires internationales. Les récents développements dans les affaires internationales, notamment sur le continent européen, sont aujourd’hui très tendus et cela nécessite définitivement une discussion entre les alliés, entre Moscou et Pékin. »

Peskov a ajouté que la Russie est confrontée à « une rhétorique très agressive de la part de l’OTAN et des États-Unis », qui doit également être discutée. En fait, M. Peskov a souligné que la situation tendue qui se dessine sur le continent européen justifie que la Russie tienne des consultations avec son proche allié, la Chine.

Il ne fait aucun doute que cela confère une dimension extraordinaire à l’alliance russo-chinoise. Le rôle que la Chine va jouer, le cas échéant, dans l’évolution du scénario sera suivi de près, notamment parce que les vents d’une tempête parfaite soufflent à la fois en Europe de l’Est et dans la région Asie-Pacifique.

Plus important encore, la discussion d’aujourd’hui s’inscrit-elle dans le cadre du plan de coopération militaire entre la Russie et la Chine pour la période 2021-2025, que les deux pays ont signé le 23 novembre ? Lors de la signature du document, le ministre russe de la défense, Sergei Shoigu, aurait déclaré : « La Chine et la Russie sont des partenaires stratégiques depuis de nombreuses années. Aujourd’hui, dans des conditions de turbulences géopolitiques croissantes et de potentiel de conflit grandissant dans diverses parties du monde, le développement de notre interaction est particulièrement pertinent. »

Plus précisément, Shoigu a attiré l’attention de son homologue chinois Wei Fenghe sur les vols de plus en plus intensifs des bombardiers stratégiques américains près des frontières russes. Il a déclaré : « Ce mois-ci, 10 bombardiers stratégiques (américains) se sont exercés au scénario de l’utilisation d’armes nucléaires contre la Russie pratiquement simultanément depuis les directions Ouest et Est » et se sont approchés à 20 kilomètres de la frontière russe.

Shoigu a également noté une augmentation du nombre de vols de bombardiers américains au-dessus de la mer d’Okhotsk où ils se sont exercés au lancement de missiles de croisière, affirmant que cela constituait une menace pour la Russie et la Chine. « Dans un tel environnement, la coordination russo-chinoise devient un facteur de stabilisation des affaires mondiales », avait déclaré Shoigu.

Dans une brève déclaration, le ministère chinois de la Défense avait alors indiqué que les deux parties allaient « continuer à approfondir la coopération stratégique entre les deux armées, continuer à renforcer la coopération dans les exercices stratégiques, les patrouilles conjointes et d’autres domaines, et continuer à apporter de nouvelles contributions à la sauvegarde des intérêts fondamentaux de la Chine et de la Russie et au maintien de la sécurité et de la stabilité internationales et régionales. »

Pourtant, Shoigu s’exprimait il y a seulement quinze jours. Faisant état du pacte, le South China Morning Post déclarait que la Chine et la Russie « se rapprochent d’une alliance militaire de facto pour contrer la pression croissante des États-Unis ».

À tout le moins, la signature de la feuille de route sur la coopération militaire a signalé la volonté de la Russie et de la Chine de résister à la pression américaine en s’appuyant sur des efforts militaires combinés, si nécessaire.

Les États-Unis sont incapables de faire face simultanément à la Chine et à la Russie sur le plan militaire et si ces dernières devaient mettre en commun de manière significative leur puissance militaire et leurs objectifs de politique étrangère, cela modifierait l’équilibre des forces en Eurasie et désavantagerait les États-Unis.

Les États-Unis disposent toujours de l’armée la plus performante au monde et il ne fait aucun doute qu’ils sont plus puissants que la Chine ou la Russie seules, mais une nouvelle unité entre ces deux dernières peut être stratégiquement épuisante pour Washington.

Lyle Goldstein, un expert de la Chine et de la Russie qui a été pendant deux décennies professeur de recherche au Naval War College jusqu’en octobre, a déclaré lundi à Newsweek : « Je pense que Moscou et Pékin calculent qu’ils peuvent vraiment nous (Washington) maintenir dans une sorte de confusion maximale, car les théâtres sont très éloignés les uns des autres et les forces impliquées sont très différentes. Je pense qu’ils voient un gain ici en nous tirant dans deux directions à la fois. »

Curieusement, selon Goldstein, « je ne pense pas que les États-Unis soient prêts à entrer en guerre en Ukraine. Je ne pense pas que les États-Unis soient prêts à entrer en guerre pour Taïwan. Je maintiens ces deux points. Donc faire les deux en même temps, non, absolument pas ».

Il a expliqué que les scénarios de l’Ukraine et de Taïwan en particulier « sont extrêmement stressants car ils impliquent une guerre de haute intensité sur des théâtres extrêmement difficiles, contre des adversaires qui n’ont besoin de se concentrer que sur un seul front. L’un ou l’autre de ces scénarios serait à lui seul très stressant et je dirais que, si nous devions nous impliquer, il y a de fortes chances que nous perdions. »

Quoi qu’il en soit, l’appel vidéo d’aujourd’hui prépare le terrain pour la visite de Poutine à Pékin, à l’invitation personnelle de Xi Jinping, en tant qu’invité principal des prochains Jeux olympiques d’hiver (4-20 février).

À première vue, la rencontre des deux dirigeants à Pékin début février sera un événement de grande importance pour la stabilité mondiale et la consolidation du partenariat stratégique entre les deux pays.

On peut imaginer que la réunion virtuelle d’aujourd’hui, dans un contexte de tensions croissantes dans les relations entre la Russie et les États-Unis, témoigne de la prise de conscience par Pékin que « ce n’est qu’en se donnant la main que la Chine et la Russie pourront contrer l’attaque de la clique dirigée par les États-Unis et éviter de tomber dans la passivité », comme l’a déclaré au Global Times Cui Heng, célèbre universitaire chinois du Centre d’études russes de l’Université normale de Chine orientale.

Au risque d’être oublié, le traité de bon voisinage et de coopération amicale signé par la Chine et la Russie en 2001 stipule que « la Russie reconnaît le gouvernement de la République populaire de Chine comme le seul gouvernement légal représentant toute la Chine. Taïwan est une partie constitutive de la Chine ». Ce pacte est un document fondateur sur lequel repose l’alliance sino-russe.

M. K. Bhadrakumar

Traduit par Sophia I., relu par Wayan, pour le Saker Francophone

Omicron, l’hypothèse d’un vaccin OGM d’apparence naturelle.

Selon les dernières études scientifiques, Omicron serait le fruit d'un passage de la souche d'origine du Sars-CoV-2 par la souris, avant de revenir à nous sous une forme fortement modifiée. Ce qui ouvre certaines hypothèses.

2021. Une excellente année pour la Chine

Par : Wayan

Par Godfree Roberts – Le 5 janvier 2022 – Source Moon of Alabama

Alors que le reste du monde s’enferre dans la morosité, 2021 a été la meilleure année de l’histoire moderne de la Chine. Voici ce que ce pays a accompli :

  • Élimination de l’extrême pauvreté.
  • Ils ont atteint le seuil de 96% de propriétaires de leur maison.
  • Maintien du taux de mortalité dû au Covid à 0,6 % de celui des États Unis.

  • L’économie a augmenté de 2 000 milliards de dollars, la croissance la plus rapide jamais enregistrée.
  • La chine est devenue le pays le plus riche de la planète.
  • Elle est devenue le plus grand investisseur à l’étranger du monde.
  • Elle est devenue le plus grand marché cinématographique du monde.
  • Elle a produit près d’un nouveau milliardaire et 300 millionnaires par jour ouvrable.
  • Elle a achevé de nouvelles lignes ferroviaires dans sept pays, dont la première ligne ferroviaire du Laos.
  • Elle a envoyé 15 000 trains de marchandises à destination de l’Europe et retour, soit une augmentation de 30 % par rapport à l’année précédente.
  • Elle a adhéré au pacte commercial RCEP, qui regroupe 30% du PIB mondial et de la population mondiale.
  • La vente au détail en ligne a atteint la somme de 140 milliards de dollars en 24 heures (le record d’Amazon est de 5 milliards de dollars).
  • Elle a lancé la première monnaie numérique gérée par une banque centrale.
  • Elle domine la recherche scientifique et a délivré le plus grand nombre de brevets au monde.

Nombre d’études revues par des pairs et citées – Agrandir

  • Elle a construit trois ordinateurs exascale qui ont remporté le prix Gordon Bell pour le calcul de haute performance.
  • Elle a construit un ordinateur quantique programmable 10 000 fois plus rapide que le Sycamore de Google.
  • Elle exploite le premier réseau de communication quantique commercial intégré de 5 000 km.
  • Elle a mis en service deux centrales nucléaires Pebble Bed refroidies au gaz.
  • Elle a mis en service deux réacteurs alimentés au thorium, éliminant ainsi l’uranium du cycle de production d’électricité.
  • Elle a mis au point un traitement Covid qui réduit de 78 % les hospitalisations et les décès.
  • Elle a réalisé 55 % des économies d’énergie mondiales.
  • Elle a produit un térawatt d’énergie renouvelable.
  • Elle a installé un million de stations de base 5G, offrant au Tibet un meilleur service 5G que celui de New York.
  • Elle a mis en place une communication entre satellites via des lasers, 1 000 fois plus rapide que les ondes radio.
  • Elle a lancé une fusée avec un moteur à combustible solide d’une poussée de 500 tonnes, le plus puissant au monde.
  • Elle a fait voler trois missiles hypersoniques autour de la planète.
  • Elle a lancé un missile de bombardement orbital fractionné depuis un autre missile volant à 17 000 mph.
  • Elle a simultanément mis en service trois navires de guerre, devenant ainsi la plus grande marine du monde.

On peut s’attendre à ce que la Chine maintienne ce rythme jusqu’en 2022 en lançant, entre autres, la première ville du XXIe siècle, automatisée, construite sur un terrain vierge, pour six millions de travailleurs intellectuels. Avec 70 % de forêts et de lacs, le son le plus bruyant sera celui du chant des oiseaux.

Godfree Roberts

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

Robert Malone, la vax Covid et la psychose de masse.

Robert Malone, scientifique américain reconnu, défraie la chronique pour son opposition à la vaccination des enfants contre le Covid. De quoi Malone est-il le nom?

Le paysage stratégique le plus déroutant qui soit

Par : Zineb

C’est la première fois que d’autres dictent à l’Occident des instructions plutôt que d’en recevoir sur la manière de se conformer aux lignes rouges américaines.


Par Alastair Crooke – Le 13 décembre 2021 – Source Strategic Culture

Un soupir de soulagement presque audible a résonné dans les couloirs occidentaux. Bien qu’il n’y ait pas eu de percée lors de la réunion virtuelle de l’équipe Biden-Poutine, les discussions ont, sans surprise, été fortement axées sur le sujet de préoccupation immédiat : l’Ukraine, dans un contexte de crainte généralisée que le volcan ukrainien n’entre en éruption à tout moment.

Lors de la réunion, il a été convenu de lancer une discussion de « basse intensité », de gouvernement à gouvernement, sur les lignes rouges de la Russie et sur l’arrêt de l’expansion de l’OTAN vers l’est. Jake Sullivan a toutefois jeté un froid suite à cette proposition en soulignant fermement que les États-Unis n’avaient pris aucun engagement sur ces deux questions. Biden (comme annoncé à l’avance) a mis en garde contre de fortes mesures notamment économiques si la Russie intervenait en Ukraine.

Ce qui est plus remarquable, cependant, c’est que les États-Unis menacent « seulement » de sanctionner la Russie ou d’envoyer plus de troupes dans la région, au lieu de demander une intervention militaire explicite de l’Occident et de l’OTAN en Ukraine. Dans des déclarations antérieures, Biden et d’autres responsables américains sont restés vagues quant à la réponse de Washington à une invasion russe : ils ont mis en garde à plusieurs reprises contre les « conséquences », alors même qu’ils s’engageaient à nouveau en faveur de la souveraineté de l’Ukraine.

Alors, devrions-nous tous recommencer à respirer ? En fait, non. En fait, l’urgence de la question ukrainienne a toujours été une sorte de faux-fuyant : la Russie n’a aucune envie de s’enfoncer dans la boue épaisse et gluante d’un bourbier régional, même si certains Occidentaux en seraient « ravis ». Les forces de Kiev sont fatiguées, épuisées et démoralisées après avoir passé des mois dans des tranchées froides le long de la ligne de contact. Elles n’ont guère envie de s’attaquer aux milices du Donbass (à moins d’être aidées de l’extérieur).

Rien n’a été résolu sur ce qu’il convient de faire au sujet de la sombre et vaste dystopie qu’est l’Ukraine – quel que soit la forme qu’elle prend. Le président Poutine a évoqué l’accord de Minsk, mais personne, semble-t-il, n’a mordu à l’hameçon ; le fil de pêche est resté détendu. Il n’y a pas eu non plus d’accord sur ce qu’il fallait faire des débris accumulés de ce qu’on appelait autrefois les « relations diplomatiques » américano-russes. Ce dernier terme (les relations diplomatiques) n’est plus qu’une mauvaise blague.

La célébration n’est donc pas de mise. Les factions viscéralement anti-Poutine aux États-Unis et à Kiev sont furieuses : un sénateur républicain américain, Roger Wicker, a averti que dans toute impasse concernant l’Ukraine, « je n’exclurais pas une action militaire. Je pense que nous commettons une erreur lorsque nous retirons des options de la table, donc j’espère que le président gardera cette option sur la table ». À la question de savoir en quoi consisterait une action militaire contre la Russie, Wicker a répondu que cela pourrait signifier « que nous nous [tenions] à l’écart, avec nos navires dans la mer Noire, et que nous [fassions] pleuvoir les coups sur les forces militaires russes », ajoutant que les États-Unis ne devraient pas non plus « exclure une première action nucléaire » contre la Russie.

Ainsi, la situation de l’Ukraine s’envenime. Si nous devons maintenant connaître une accalmie, ce n’est que cela, « une accalmie ». Les « faucons » américains et européens n’ont pas hissé le drapeau blanc : l’Ukraine sert bien trop leurs intérêts pour être mise de côté à la légère.

Cependant, cette focalisation sur la crise ukrainienne, c’est « l’arbre qui cache la forêt » : nous avons trois – et non une – bombes à retardement prêtes à exploser. Trois « fronts » : chacun d’entre eux est distinct, mais étroitement lié aux autres, et est désormais traversé par des niveaux inconnus d’objectifs stratégiques et de synchronicité : l’Ukraine, Taïwan et l’accord JCPOA chancelant – qui suscite aujourd’hui une angoisse indicible à Tel Aviv.

La forêt caché par ces trois arbres ne fait pas le poids face à la question non résolue de l’architecture de sécurité européenne, de l’architecture de sécurité du Moyen-Orient et de l’architecture de sécurité mondiale. L’ordre existant, fondé sur des règles, a dépassé sa date de péremption : il n’assure pas la sécurité et ne reflète pas la réalité des équilibres entre les grandes puissances contemporaines. Il est devenu pathogène. Pour dire les choses simplement, il est trop fossilisé dans la leitkultur 1 de l’après-Seconde guerre mondiale.

Dans une récente interview de CNN, Fareed Zakaria, a demandé à Jake Sullivan, le conseiller à la Sécurité de Biden : Qu’est-ce qui a été négocié avec la Chine, après tous vos « discours musclés » ? « Mauvaise question », a rétorqué Sullivan. « Ce n’est pas la bonne manière de présenter les choses », a-t-il dit sans ambages : Ne posez pas de questions sur les accords bilatéraux ; demandez plutôt ce que nous avons obtenu d’autre. La bonne façon de penser à ce sujet, a déclaré Sullivan, est la suivante : « Avons-nous fixé les modalités d’une concurrence efficace où les États-Unis sont en mesure de défendre leurs valeurs et de faire avancer leurs intérêts, non seulement dans la région indo-pacifique, mais aussi dans le monde entier… ».

« Nous voulons créer les circonstances dans lesquelles deux grandes puissances opéreront dans un système international pour les années à venir – et nous voulons que les modalités de ce système soient favorables aux intérêts et aux valeurs américains : il s’agit plutôt d’une disposition favorable dans laquelle les États-Unis et leurs alliés peuvent façonner les règles internationales à suivre sur le genre de questions qui vont fondamentalement compter pour le peuple de notre pays [l’Amérique] et pour les peuples du monde entier ».

C’est cette leitkultur maximaliste qui nous conduit à un point où ces trois questions explosives risquent de provoquer un bouleversement fondamental de l’ordre mondial. Il faut remonter loin dans le temps pour trouver un moment où notre monde était aussi vulnérable à un changement soudain de destin – ce qu’Ambrose Evans-Pritchard, dans le Telegraph, appelle « Le cauchemar de l’Occident : une guerre sur trois fronts ».

Que se passe-t-il ? Eh bien, il s’agit certainement d’un sujet de très vaste portée. Et pourquoi les États-Unis insistent-ils sur une conception aussi absolue de l’ordre mondial, une conception selon laquelle les autres grandes puissances n’ont pas le droit de fixer leurs propres lignes rouges en matière de sécurité ? Eh bien, c’est à cause … des « quatre cavaliers » des Grandes Transitions :

La pandémie – qui débouche sur un système mondial de réglementation de la santé ; l’urgence climatique – qui débouche sur un régime mondial de crédits et de débits de CO2 ; la révolution de la technologie et de l’intelligence artificielle – qui nous fait entrer dans une ère mondiale d’automatisation et de « robots » (et de pertes d’emplois) ; et enfin, la transition de l’économie classique vers la théorie monétaire moderne mondiale, qui exige une remise à plat de la montagne de dettes mondiales qui ne seront jamais remboursées.

La vision de Sullivan pour les « années à venir » est essentiellement conçue autour de ce projet « d’ordre supérieur » : la préservation des « règles de conduite » mondiales, conçues pour refléter les « intérêts des États-Unis et de leurs alliés », en tant que base à partir de laquelle les « transitions » – santé, changement climatique, technocratie managériale et monétaire – peuvent passer de la prérogative parlementaire nationale à un niveau supranational d’entreprises et de collectifs d’« expertise » managériale technologique (sans responsabilité vis-à-vis du contrôle parlementaire national).

Pris séparément dans des domaines tels que les précautions sanitaires, le redressement du climat, la promotion des « miracles » technologiques et l’émission d’argent dissociée de la fiscalité, ils semblent non idéologiques et, d’une certaine manière, presque utopiques.

Il était bien entendu que toutes ces transitions bouleverseraient des modes de vie humains anciens et profondément enracinés, et déclencheraient inévitablement des dissidences – c’est pourquoi les nouvelles formes de « discipline » sociale et l’usurpation du contrôle de la responsabilité nationale au profit du plan supranational sont si importantes. Cela ne rend certainement pas les gens « heureux » (selon le Davos).

Hmmm ! … les dessous idéologiques de ce réaménagement d’un « ordre supérieur » peuvent être cachés, comme étant non partisans, mais c’est celui qui décide des normes internationales, des protocoles, des mesures et des règles de ces transitions qui est souverain – comme Carl Schmitt l’a fait remarquer.

Sullivan a au moins le mérite d’être franc au sujet de l’idéologie occulte du Reset : « Nous voulons que les modalités de ce système soient favorables aux intérêts et aux valeurs des Américains : il s’agit plutôt d’une configuration favorable dans laquelle les États-Unis et leurs alliés peuvent façonner les règles de conduite internationales sur les types de questions qui vont fondamentalement compter pour le peuple de notre pays [l’Amérique] et pour les peuples du monde entier… ».

Nous parlons ici de quelque chose qui va clairement bien au-delà de la portée des sommets de Biden avec Xi et Poutine, et des négociations du JCPOA à Vienne. Le président Poutine a prévenu que tout empiétement par des infrastructures ou des forces de l’OTAN en Ukraine ne serait pas autorisé. Et que la Russie agirait de manière décisive pour l’empêcher. De même, l’Iran a déclaré explicitement que toute attaque israélienne contre ses installations nucléaires ne serait pas tolérée. Elle entraînerait la destruction par l’Iran des infrastructures vitales israéliennes sur l’ensemble du territoire.

Et la position de l’Iran et de la Russie est identique à celle de la Chine à l’égard de Taïwan : le président Xi l’a clairement indiqué lors du sommet virtuel qu’il a tenu avec Biden le 15 novembre. Xi a prévenu que toute tentative de sécession de Taïwan était interdite et entraînerait une réponse militaire.

À Vienne, l’Iran a simplement énoncé ses « lignes rouges » : aucune discussion sur les missiles balistiques iraniens ; aucune discussion sur le rôle régional de l’Iran ; et aucun gel de l’enrichissement – tant que le mécanisme de levée des sanctions et de garantie de leur non-réapparition n’est pas convenu – appelant de fait à un retour au cadre initial de l’accord de 2015. L’Iran exige des garanties contraignantes que les sanctions ne seront pas réimposées de manière arbitraire, que la normalisation du commerce ne sera pas à nouveau entravée de manière informelle contrairement aux clauses de l’accord, comme cela s’est produit sous Obama (le département du Trésor américain a mené sa propre politique anti-commerciale, en désaccord avec celle de la Maison Blanche), et que toutes les sanctions soient levées.

Ce qu’il faut noter ici, c’est le contexte : notez que la position iranienne est presque identique dans son contenu à celle énoncée par la Russie, vis-à-vis des États-Unis, en ce qui concerne l’Ukraine : la demande de Poutine à Washington est que les intérêts et les « lignes rouges » de la Russie soient officiellement reconnus et acceptés ; que des accords juridiquement contraignants soient conclus en ce qui concerne la sécurité de la Russie en Europe de l’Est ; et l’exigence absolue d’une interdiction de tout nouvel empiétement de l’OTAN à l’Est, ainsi qu’un veto sur toute infrastructure de l’OTAN exportée en Ukraine.

C’est très nouveau, en géopolitique des coïncidences de cette nature ne se produisent pas spontanément. Il est évident que les trois puissances se sont stratégiquement, politiquement et probablement aussi militairement coordonnées.

Les États occidentaux sont stupéfaits : c’est la première fois que d’autres leur dictent leur conduite, en définissant leurs lignes rouges, au lieu de recevoir des instructions sur la manière de se conformer aux lignes rouges américaines. Ils sont déconcertés et incertains de ce qu’ils doivent faire ensuite. Et, comme le note astucieusement Anatol Lieven, certaines actions auraient de graves conséquences stratégiques : « Mis à part les dommages économiques mondiaux qui résulteraient d’une guerre en Ukraine et la façon dont la Chine tirerait parti d’une telle crise, l’Occident a une très forte raison d’éviter une nouvelle guerre : il serait perdant ». Lieven poursuit : « Cela risquerait également de devenir une guerre mondiale ; car il est pratiquement certain que la Chine exploiterait une guerre entre les États-Unis et la Russie, menaçant ainsi les États-Unis du risque de deux guerres simultanées et d’une défaite dans les deux ».

Pour l’instant, les États-Unis et leurs alliés répètent les platitudes habituelles sur « toutes les options envisageables », sur les sanctions paralysantes et sur la formation d’une coalition internationale pour faire pression et s’opposer à cette non-conformité. Car, sans la collaboration des concurrents (ou l’isolement politique et la condamnation effective de ces États), le projet supérieur consistant à élever ces transitions apparemment « non idéologiques » au niveau de la sphère supranationale avec ses normes, ses protocoles etc (les « modalités du système » selon Sullivan) ne sera pas atteint. Il ne sera pas possible de télécharger une mise à jour du logiciel du « consensus de Washington » lorsque ces trois États refusent tout simplement les « règles » de Sullivan.

Un reset stratégique ne sera cependant pas facile à réaliser. L’Occident est plongé dans la guerre des mèmes, ce qui rend d’autant plus difficile une partition de l’ordre stratégique. Tout compromis sur l’idée que la Russie ne peut pas avoir ses propres lignes rouges, qu’elle ne peut pas décider de l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN, ni déterminer où l’OTAN installe ses missiles et ses armes nucléaires, risque de faire passer Biden pour un faible. Les Républicains ont déjà accusé de manière préventive ce qu’ils appellent la « faiblesse » de Biden d’avoir encouragé un « aventurisme dangereux » de la part de Moscou.

Mais peut-être ces deux sommets, ainsi que la position de l’Iran à Vienne, représentent-ils le début de la fin de l’ordre occidental fondé sur des règles, et le début du compte à rebours vers un nouvel équilibre géostratégique entre les deux axes et donc, en fin de compte, vers la paix ou la guerre.

Alastair Crooke

Traduit par Zineb, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

Notes

  1. culture de référence

Faisons le point après dix-huit mois de guerre virale expérimentale

Par Robert Bibeau.

Le capitalisme c’est la guerre virale, bactériologique, chimique et numérique

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27.05.2021-WAR-English-Italiano-Spanish
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Que o Silêncio dos Justos não Mate Inocentes: Façamos um ponto da situação após dezoito meses de guerra viral total (queonossosilencionaomateinocentes.blogspot.com)

Les puissances impérialistes s’affrontent sur tous les fronts dans une  guerre concurrentielle permanente pour la conquête des marchés et le contrôle des ressources – y compris des  ressources humaines (force de travail) – afin de rescaper leur profitabilité déclinante.

 

Dans cette guerre acharnée – désespérée – ces puissances développent de nouvelles armes létales nucléaires – technologiques – spatiales – numériques (Internet) –  bactériologiques et virales  https://les7duquebec.net/archives/257512

 

Les médias d’information alternative diffusent depuis des mois des articles identifiant 42 laboratoires de recherche militaire, soi-disant  de haut  niveau de  sécurité de type P4 – pour la création d’armes de tuerie massive dont le laboratoire de Wuhan (franco-chinois) est un exemple dramatique. Une douzaine de pays hébergent ce type de laboratoires militaires de développement d’armes virales.

 

Depuis le début de l’hystérie pandémique (décembre 2019) nous avons publié une cinquantaine d’articles présentant l’hypothèse que le virus Sars-Cov-2, une arme virologique de faible létalité – se soit échappée ou ait été exfiltrée (???)  du laboratoire P4 de  Wuhan  en Chine: https://les7duquebec.net/?s=laboratoire

 

En décembre 2019, cette « échappée virale« , volontaire ou accidentelle, peu importe, a fourni l’opportunité aux puissances totalitaires, et à leurs États vassaux, de mettre au point leurs stratégies de défense face à une éventuelle guerre virologique mondiale. Depuis, l’humanité tout entière vit les affres de la crise pandémique du coronavirus et ses suites (confinement, couvre-feu, état d’urgence totalitaire, chômage forcée, famine, lois liberticides, désespoir et terreur sanitaire, etc).

Pour comprendre le terrible danger qui pèse sur la tête de milliards d’individus victimes potentielles d’une guerre bactériologique, il importe peu de savoir qui de la Chine, de la France ou des États-Unis, a tiré la première salve de cette guerre totale. Chacun de la douzaine de pays hébergeant un laboratoire de développement d’armes virales à «gains de fonctions» est susceptible un jour «d’échappé ou d’exfiltré» un de ces virus meurtriers que des apprentis sorciers – docteurs Fol-amour et scientifiques démoniaques – auront concoctés.

 

À compter de décembre 2019, la Chine, première puissance contaminée par l’arme Sars-Cov-2, a imposée l’état d’urgence totalitaire sur son territoire afin de mobiliser toutes ses ressources  humaines et médicales pour faire face à cette menace invisible. L’État totalitaire, première étape de préparation de la guerre bactériologique – les 7 du Québec

 

Puis, la Chine a commencé à organiser son économie de guerre afin de mobiliser toutes ses ressources économiques pour contrer cette attaque non conventionnelle et incontrôlable. En parallèle à  ces efforts politiques, économiques, sociaux et sanitaires, la machine médiatique de propagande ne ménageait pas ses efforts pour diffuser la doxa officielle élaborée par «la police de la pensée». Dans une guerre totale, le moral de la populace, à l’arrière du front, est un facteur déterminant pour la victoire du contingent. D’autant plus que dans cette guerre d’un nouveau genre ce n’est pas la piétaille en uniforme qui est la cible des armes létales, mais la population civile et particulièrement les plus vulnérables. Les guerres modernes, avec leurs armes discrètes (bactériologiques, virales, chimiques, numériques, technologiques) ressemblent à des guerres civiles dont les états-majors ne sauraient déterminer le front de la  confrontation, car une fois la bombe chimique lâchée dans la nature – dans la population cible – l’assaillant n’en contrôle plus la diffusion qui, comme nous avons pu le constater avec la pandémie du Covid-19, se propage sur l’ensemble de la planète, aussi bien chez l’assaillant que chez ses concurrents. https://les7duquebec.net/archives/264043

 

C’est ici que les grandes puissances impériales ont à nouveau recours aux laboratoires de Big Pharma, aux scientifiques, aux chercheurs et aux experts des laboratoires militaires pour développer des armes de défense antivirales appelées «vaccins», une façon de poursuivre la guerre concurrentielle en espérant en réduire les inconvénients pour son propre contingent. Une douzaine de vaccins ont été développés à la hâte par les multinationales du Big Pharma  pour contrer le Covid-19 et ses variants…avec plus ou moins de succès comme chacun sait. https://les7duquebec.net/archives/264183

 

Vous aurez constaté que chacune des grandes puissances totalitaires et la quasi-totalité de leurs  vassaux ont suivi, avec plus ou moins de bonheur, la même stratégie que la Chine dans sa préparation-participation à cette phase Un de la guerre virale mondiale. Les lois de l’économie politique s’appliquent inexorablement à tous les pays capitalistes. Voilà le fil d’Ariane qui relie les organismes mondialistes (OMS, ONU, FMI, OMC, BM, UE) et tous ces pays qui, tout en conspirant entre eux, ne peuvent faire autrement que d’appliquer les lois de l’économie même si cette conjoncture singulière les tétanise.

 

Ce ne sont pas les «complotistes-conspirationnistes» qu’il nous faut démasquer et contrer, mais les fauteurs de guerre virologique ayant pignon sur rue, à commencer par ces politiciens larbins de la gouvernance corrompue et ces charlatans médicaux et sanitaires stipendiés par Big Pharma, et par les GAFAM, ainsi que ces experts des laboratoires militaires dits «à gain de fonctions mortelles» et leurs patrons.

 

 ANNEXE

 

Nouveau développement,  la revue scientifique Science a publié le 13 mai 2021 une lettre signée par une vingtaine de chercheurs américains réclamant une enquête sur les origines du Sars-Cov-2. Les scientifiques sont des apprentis sorciers qui mènent ces recherches démentielles pour créer des armes bactériologiques dont ils ne contrôlent même pas les paramètres et ne connaissent pas le «contrepoison». Le crime n’est pas d’«échapper» le virus maléfique, mais de l’avoir fabriqué. Ces 20 chercheurs demandent aujourd’hui une enquête pour se défausser.  Il serait préférable qu’ils réclament la fermeture de ces 42 laboratoires militaires.   Voilà, selon nous,  le véritable enjeu de la phase Un de cette guerre sanitaire mettant aux prises le grand capital mondialisé et  le prolétariat international à conscientiser.

 


Notes

 

Briser le silence sur les origines du COVID 19 – Les Grosses Orchades, les Amples Thalamèges, le blog (lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr)

Ron Unz écrit : Depuis plus d’un an maintenant, j’ai publié une série d’articles et de chroniques sur les origines de l’épidémie mondiale de COVID-19, y faisant fortement valoir que l’épidémie représentait une attaque américaine de guerre biologique contre la Chine (et l’Iran). Voici des liens vers les trois principaux articles, dont le dernier a paru il y a une semaine.

La Pravda  américaine : Notre catastrophe au coronavirus, retour de flamme d’une guerre biologique ?
Ron Unz • The Unz Review 21 avril 2020 • 7.400 mots • 1.638 commentaires

La Pravda américaine : COVID-19, son impact et ses origines, après un an.
Ron Unz • The Unz Review 15 mars 2021 • 8.700 Mots • 975 commentaires

La Pravda américaine : « La vérité » et « Toute la vérité » sur les origines du COVID-19
Ron Unz • The Unz Review 10 mai, 2021 • 6,400 mots • 847 commentaires

 

 

 

Comment le capital américain prépare sa prochaine guerre

Par Pepe Escobar.

Source The Saker’s Blog

Andrei Martyanov est un cas à part. Ce baby-boomer de la troisième vague, né au début des années 1960 à Bakou, dans le Caucase, qui faisait alors partie de l’ex-URSS, est sans doute le principal analyste militaire de la sphère russe. Il vit et travaille aux États-Unis, écrit en anglais pour un public mondial et excelle toujours dans son blog intitulé Reminiscence of the Future.

J’ai déjà eu le plaisir de faire la critique de ses deux précédents livres. Dans Losing Military Supremacy : The Myopia of American Strategic Planningpublié il y a près de trois ans, il démontrait de manière convaincante que l’écart entre les États-Unis et la Russie en matière de missiles était comparable à un « abîme technologique » et que le Khinzal était « un changement complet de la donne sur les plans géopolitique, stratégique, opérationnel, tactique et psychologique ».

 

Il y cartographiait en détail « l’arrivée définitive d’un paradigme complètement nouveau » dans la guerre et la technologie militaire. Cette critique est incluse dans mon propre livre électronique intitulé Shadow play, disponible sur Asia Times.

Il a ensuite publié The (Real) Revolution in Military Affairs, où il est allé encore plus loin en expliquant comment cette « révolution », introduite au Pentagone par feu Andrew Marshall, alias Yoda, l’inventeur de facto du concept de « pivot vers l’Asie », a en fait été conçue par des théoriciens militaires soviétiques dans les années 1970, sous le nom de MTR (Military-Technological Revolution).

Son nouveau livreDisintegration, complète cette trilogie. Et c’est un final étonnant.

Dans cet ouvrage, Martyanov analyse de façon méticuleuse le déclin impérial, par thèmes, avec des chapitres sur la consommation, la géoéconomie, l’énergie, la perte de la course aux armements, entre autres. Il y dresse un réquisitoire dévastateur, notamment contre les lobbies toxiques de Washington et la médiocrité politique qui prévaut de l’autre côté de la Beltway. Ce qui est révélé au lecteur est l’interaction complexe des forces qui sont à l’origine du chaos politique, idéologique, économique, culturel et militaire américain.

Le chapitre 3, consacré à la géoéconomie, est une véritable promenade de santé. Martyanov montre comment la géoéconomie, en tant que domaine distinct de la guerre et de la géopolitique, n’est rien d’autre qu’un obscur embrouillamini : le bon vieux conflit « enveloppé dans le mince emballage de sciences politiques à l’intellectualisme superficiel «  – l’étoffe dont sont faits les rêves de Huntington, Fukuyama et Brzezinski.

Ce thème est pleinement développé au chapitre 6, consacré aux élites occidentales, avec un démantèlement cinglant du « mythe Henry Kissinger » : Un autre exceptionnaliste américain, faussement qualifié de « réaliste », qui fait partie d’une bande qui « n’est pas conditionnée pour penser de manière multidimensionnelle ». Après tout, ils ne sont toujours pas capables de comprendre le raisonnement et les implications du discours de Poutine à Munich, en 2007, qui déclarait le moment unipolaire – un euphémisme grossier pour dire hégémonie – mort et enterré.

Comment ne pas gagner de guerre

L’une des principales conclusions de Martyanov est qu’après avoir perdu la course aux armements et toutes les guerres qu’elle a déclenchées au XXIe siècle – comme le montre son bilan – la géoéconomie est essentiellement un « euphémisme pour qualifier les sanctions et les tentatives incessantes des États-Unis de saboter l’économie de toute nation capable de rivaliser avec eux » (voir, par exemple, la saga du Nord Stream 2). C’est « le seul outil » (c’est lui qui souligne) que les États-Unis utilisent pour tenter d’enrayer leur déclin.

Dans un chapitre consacré à l’énergie, Martyanov démontre que l’aventure américaine du pétrole de schiste n’est pas viable financièrement et que l’augmentation des exportations de pétrole est essentiellement due au fait que les États-Unis ont « récupéré les quotas libérés principalement à la suite des réductions de production de la Russie et de l’Arabie saoudite au sein de l’OPEP+, réductions faites dans le but d’équilibrer le marché mondial du pétrole ».

Au chapitre 7, intitulé « Losing the Arms Race », Martyanov développe le thème clé dont il est la superstar incontestée : les États-Unis ne peuvent pas gagner de guerres. Infliger une guerre hybride est une toute autre affaire, c’est créer « beaucoup de misère dans le monde, affamer effectivement des gens pour les conduire à leur mort pure et simple ».

Les sanctions économiques « à pression maximale » contre l’Iran en sont un exemple flagrant. Mais le fait est que ces outils – qui incluent également l’assassinat du général Soleimani – font partie de l’arsenal de « propagation de la démocratie » et n’ont rien à voir avec la « géoéconomie », mais ont « tout à voir avec les jeux de pouvoir bruts conçus pour atteindre le principal objectif clausewitzien de la guerre – « contraindre notre ennemi à obéir à notre volonté » ». Et « pour l’Amérique, la majeure partie du monde est l’ennemi ».

Martyanov se sent également obligé de mettre à jour ce sur quoi il excelle depuis des années : le fait que l’arrivée des missiles hypersoniques « a changé la guerre pour toujours ». Le Khinzal, déployé en 2017, a une portée de 2 000 km et « n’est pas interceptable par les systèmes antimissiles américains existants ». Le 3M22 Zircon « change complètement la stratégie de guerre navale et terrestre ». Le retard des États-Unis sur la Russie en matière de systèmes de défense aérienne est « massif, tant sur le plan quantitatif que qualitatif ».

Disintegration est également une critique acerbe du phénomène éminemment post-moderniste – qui se caractérise par une fragmentation culturelle infinie et le refus d’accepter que « la vérité est connaissable et peut faire l’objet d’un accord » – responsable de la réingénierie sociale actuelle des États-Unis, en tandem avec une oligarchie qui « de manière évidente, n’est pas très brillante, malgré sa richesse ».

Et puis il y a la russophobie rampante. Martyanov lance l’alerte rouge définitive : « Bien sûr, les États-Unis sont toujours capables de déclencher une guerre avec la Russie, mais s’ils le font, cela ne signifiera qu’une seule chose : les États-Unis cesseront d’exister, tout comme la majeure partie de la civilisation humaine. Ce qui est horrible, c’est qu’il y a des gens aux États-Unis pour qui même ce prix est trop faible à payer. »

En fin de compte, un intellect scientifique froid ne peut que s’appuyer sur une realpolitik solide : en supposant que les États-Unis évitent une désintégration complète en « territoires séparatistes », Martyanov souligne que la seule façon pour « l’élite » américaine de maintenir une sorte de contrôle « sur des générations de plus en plus éveillées ou désensibilisées par les drogues » est la tyrannie. En fait, la techno-tyrannie. Et cela semble effectivement être le nouveau paradigme dysfonctionnel qui se profile à l’horizon.

 

Pepe Escobar

Traduit par Wayan, relu par Hervé pour le Saker Francophone

 

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