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Hier — 26 mai 2022Le Saker Francophone

Le grain de la désinformation

Par : Wayan

Par Natsouth − Le 25 mai 2022 − Source The Saker’s Blog

Le port d’Odessa

Il y a plusieurs sujets de discussion qui sont surveillées concernant les plans et les développements faits par l’Occident pour ouvrir les ports commerciaux ukrainiens de la mer Noire. Un pot-pourri d’articles est apparu récemment sur les expéditions de céréales depuis la Russie et la pénurie de céréales causée par le conflit. Comme toujours, ces articles des médias institutionnels occidentaux font partie d’un effort de propagande visant à dépeindre la Russie sous le pire jour possible, des articles avec peu ou pas de preuves, juste des allégations, des données faussées ou des omissions flagrantes d’informations gênantes mais cruciales. Cet article décrit les développements et les problèmes liés aux ports ukrainiens de la mer Noire, où la navigation commerciale est piégée, à l’OTAN ainsi qu’aux activités ukrainiennes liées à la navigation en mer Noire.

Soyez indulgent avec moi alors que je me faufile entre plusieurs sujets distincts centrés sur les ports ukrainiens qui ne sont plus en activité. Les principaux commentaires sont divisés en deux grandes parties avec une analyse sur les éléments maritimes.

Partie 1 – Les ports de la mer Noire et les exportations des récoltes

Affirmation 1 : La Russie utilise le blocus des exportations de céréales ukrainiennes comme un outil de pression sur le monde entier.

Déclaration 2 : (tiré de The Economist)

Comment débloquer les ports ukrainiens pour soulager la faim dans le monde. Il y a peu d’options pour que le grain ukrainien atteigne le marché global.

Déclaration 3 : « La Russie vole les céréales de l’Ukraine ». Absurdités et allégations non vérifiées.

Des images exclusives de la compagnie étasunienne Maxar Technologies montrent les forces russes en train de voler le grain dans les ports ukrainiens.

Déclaration 1 et Déclaration 2

Les médias occidentaux sont passés maîtres dans l’art de la tromperie. Ils fournissent juste assez d’informations pour créer un récit, mais omettent délibérément des informations ou des données de base pour donner au récit un aspect négatif. À première vue, ce récit est tellement biaisé que beaucoup s’empresseront de le rejeter comme une absurdité. Je serais prudent car les États-Unis, l’UE et l’OTAN déploient un effort narratif bien plus large. Il est exaspérant de laisser entendre qu’une crise alimentaire mondiale est imminente uniquement parce que les ports ukrainiens ne sont pas en mesure d’exporter les récoltes.

L’Ukraine continue à exporter des céréales via les ports roumains, qui continuent à fonctionner normalement, en particulier Constanta, comme le rapporte DW (DW avril 2022). On prévoit que 1,5 million de tonnes (mmt) de céréales ukrainiennes seront exportées par les ports roumains au cours du seul mois de mai et que 3 mmt pourront être exportées dans un avenir proche. (Reuters mai 2022), (Reuters 24 avril 2022)

Même si le débit ne sera pas du même ordre que celui d’Odessa, par exemple. Même la Lituanie a déclaré qu’elle pouvait contribuer à l’exportation de céréales ukrainiennes grâce à son réseau ferroviaire et à ses ports. En outre, l’utilisation du Danube comme voie navigable de transport vers les ports de l’UE se fait par le biais de barges à partir de ports intérieurs, ainsi que des propositions d’utilisation des ports de l’Adriatique (HINA 24 mai 2022).

Le transport routier est utilisé pour acheminer les récoltes vers les plateformes portuaires roumaines. Il n’est pas aussi rapide non plus, mais il se fait malgré les goulets d’étranglement aux points frontaliers. Le réseau ferroviaire ukrainien est déjà sous pression avec les expéditions militaires et l’infrastructure ferroviaire a par conséquent été dégradée lors des frappes aériennes russes et ne peut donc être utilisée que de manière limitée, (Zdopravy cz en tchèque).

Navires de charge, dont certains seront des vraquiers, au mouillage au large du nord de la Roumanie Source : AIS de trafic maritime. (Tous ne sont pas des céréaliers mais cela montre la congestion du trafic).

Sky News a exceptionnellement pu avoir accès au port d’Odessa où plus d’un quart de million de tonnes de grain sont bloqués depuis des mois sans moyen de rejoindre la mer.

The Economist cite le chef du Programme Alimentaire Mondial qui a déclaré : « au cours des neuf prochains mois, nous verrons la famine, nous verrons la déstabilisation des nations et nous verrons une migration massive ». Par ailleurs, le secrétaire général des Nations unies a lancé un appel à la Russie pour qu’elle permette « l’exportation en toute sécurité des céréales stockées dans les ports ukrainiens ». Il y a beaucoup de choses à déballer en ce qui concerne l’ensemble du récit en train d’être diffusé.

The Kyiv Independent
Zelensky : La Russie bloque 22 millions de tonne de grain dans les ports ukrainiens.
Le président ukrainien ajoute que le Russie vole les récoltes de l’Ukraine. Selon le ministre ukrainien de l’agriculture, les exportations de grains sont limitées à 500 tonnes par mois comparées aux 5 millions d’avant-guerre.

Pourtant, NEXTA utilise des chiffres différents. Qui a raison ? Le principal terminal céréalier d’Odessa a une capacité de stockage de 5 millions de tonnes. D’où vient le chiffre de 25 millions de tonnes (mmt) de céréales, ci dessous ? Je soupçonne que les chiffres sont susceptibles d’être amplifiés pour créer une image plus inquiétante.

25 millions de tonnes de grain sont bloqués dans le port d’Odessa et, en général, à cause du blocus du port par la Russie, l’Ukraine ne peut pas exporter 90 millions de tonnes de grain, perdant ainsi 170 millions de $ par jour.

Sur un point trivial, une fois de plus il y a des aspects qui ne collent pas, 5 à 9 semaines d’attente pour l’exportation des récoltes (NEXTA) contre 6 jours (Sky News 23 mai 2022). Revenons au tableau d’ensemble, absent du récit des médias. Regardons brièvement les chiffres sur les exportations de céréales pour avoir une vision plus large du sujet.

2020-2021 2021-2022 (prévisions )
Production céréalière ukrainienne 65 mmt 80 mmt
Production céréalière russe 85 mmt 85 mmt

Comme l’a rapporté Reuters cette semaine, l’Ukraine a quand même réussi à exporter des récoltes : « Les données du ministère ont montré que l’Ukraine a exporté 46,51 mmt jusqu’à présent au cours de la saison 2021/22 juillet-juin, contre 40,85 mmt la saison d’avant. » (Reuters 19 mai 2022)

Franchement, 22 mmt de céréales ne changeront pas grand-chose à la pénurie mondiale en l’état actuel des choses. Paradoxalement, l’Ukraine paie les armes fournies par l’Occident grâce aux exportations de céréales. Est-il surprenant que l’Ukraine veuille utiliser Odessa pour expédier ses 70% d’exportations prévues de récoltes de céréales et d’autres produits, afin de pouvoir continuer à payer les livraisons d’armes ? Les exportations ukrainiennes ont largement été transférées vers la Roumanie, à en juger par l’encombrement des navires observé sur l’AIS.

Il est important de noter qu’aucun des experts occidentaux ou des médias corporatifs n’a été capable de mentionner le fait que la Russie est le plus grand exportateur de céréales au monde, environ 4 fois la quantité de blé que l’Ukraine produit, environ 18% des exportations mondiales et cette année, on s’attend à une récolte record. Selon le rapport STAT de la FAO, l’Ukraine était le 8e plus grand producteur de blé, tandis que la Russie était en troisième position en 2020, derrière la Chine et l’Inde.

Ces chiffres changent radicalement lorsqu’on examine les données relatives aux plus grands exportateurs de blé :

La crise en Ukraine risque de faire augmenter le prix du blé. Les plus grands exportateurs de blé (en tonnes)

La récolte de blé russe pourrait atteindre 85,0 mmt cette année, et le pays a le potentiel d’exporter 39,0 mmt, bque l’on s’attende à ce que les exportations de récoltes soient freinées. En fait, les médias institutionnels brouillent soigneusement les pistes en fusionnant les données de production et d’exportation des deux pays. Par exemple, The Guardian affirme que « les 41 nations les moins développées du monde importent un tiers de leur blé d’Ukraine et de Russie. »

Après avoir vérifié que l’Ukraine exporte toujours ses produits, passons à l’autre aspect inquiétant, la crise alimentaire mondiale et la faim. En bref, la crise alimentaire mondiale n’a pas été déclenchée par le conflit ukrainien actuel, mais a en fait commencé à la mi-2021. Un autre aspect est que les conditions mondiales pour le blé sont les pires depuis plus de 20 ans en raison des conditions de sécheresse, (World Grain 23 mai 2022) qui ont sévèrement réduit la production de céréales et la récolte.

« Je partage ces informations parce que nous pensons qu’il est important que vous compreniez tous que même si la guerre prenait fin demain, notre problème de sécurité alimentaire ne disparaîtra pas de sitôt sans une action concertée », Sara Menker, directrice générale de Gro Intelligence.

Pourtant, le chœur des États-Unis, de l’UE et de l’ONU a commodément sauté dans le train de l’attribution de la faute à la Russie, comme le souligne le titre de cet article :

Poutine affame des millions de gens dans le monde.
Avec des prix alimentaires à un niveau jamais atteint, 276 millions de personnes sont en « insécurité alimentaire », plus du double par rapport à 2019.

Encore un titre qui brouille l’information pour servir la propagande contre la Russie. Vous savez qu’il s’agit clairement de propagande lorsque les articles ne tentent même pas de présenter un point de vue russe.

La Russie est un énorme exportateur de céréales et d’engrais, elle est donc en mesure de continuer à exporter ses produits. Toutefois, depuis que les États-Unis et l’Union européenne ont imposé des sanctions, la Russie impose des conditions aux exportations, par rétorsion. De même que pour les exportations de pétrole et de gaz, la Russie va obliger les pays hostiles à acheter à des prix élevés en roubles ou va complètement arrêter de leur vendre, tout en encourageant les pays neutres et amis du sud à acheter ses produits à un prix plus bas. Cette situation a paralysé les États-Unis et l’UE, et les sanctions ont déjà eu un effet boomerang important.

J’ai brièvement abordé la question de la faim, même si je suis réticent à l’idée de l’approfondir, car c’est un peu trop pour un seul article, je me suis donc contenté d’exposer brièvement les problèmes, d’en esquisser les grandes lignes. Il faudrait un article beaucoup plus long pour démonter étape par étape le récit artificiel et je pense que d’autres personnes sont plus compétentes dans ces domaines.

Dans ce contexte d’histoire de grenier à blé ukrainien, de plus en plus de pays cessent d’exporter leurs cultures, exacerbant ainsi la crise alimentaire, alors que les États membres de l’UE continuent d’encourager les agriculteurs à arrêter leur production. Il convient de mentionner à ce stade que la quasi-totalité de ce que l’on appelle la « communauté internationale » a empêché les navires exploités, battant pavillon ou affrétés par la Russie de faire escale dans ses ports et que les compagnies maritimes ont réduit leurs services vers la Russie.

Déclaration 2

Comme nous l’avons déjà souligné, selon plusieurs articles des médias occidentaux, la Russie a contribué à une pénurie mondiale de céréales en envahissant l’Ukraine. Cet angle spécifique est poussé conjointement par l’UE, le Royaume-Uni et les États-Unis. Cela devrait être classé dans la même catégorie que l’affirmation de l’administration de Washington disant que le président Poutine est responsable de l’inflation galopante aux États-Unis.

Le point d’achoppement à noter est le « déblocage » des ports, car il y a une référence implicite à des moyens militaires, en donnant des missiles à l’Ukraine pour détruire la marine russe, afin de permettre aux navires de naviguer dans la zone. Un autre angle est l’intervention extérieure, les escortes navales des navires vers les ports ukrainiens. Ces aspects sont discutés plus en détail dans la partie 2.

Déclaration 3

CNN est la source principale de toute désinformation, des agitateurs de première classe écrivant des articles basés sur des allégations. « Les forces russes volent des céréales dans les ports d’Ukraine ». Comme mentionné, les images satellites proviennent de Sébastopol. Ce qui n’a pas été mentionné, c’est qu’il s’agit de la Crimée, qui fait partie de la Russie depuis 2014.

Cet instantané médiatique pourrait bien sembler anodin, mais là encore, cela fait partie d’un programme sous-jacent plus profond. Essentiellement, les Russes volent leurs propres céréales, produites et récoltées il y a de nombreux mois, avant février. Ces affirmations ridicules font maintenant le tour des médias, alors même les services OSINT pro-occidentaux jouent le jeu et suivent même les mouvements des vraquiers. Au même moment, NEXTA déclarait que la Russie avait volé environ 400 000 tonnes de céréales dans les régions occupées d’Ukraine, selon la Verkhovna Rada. Un fait absolument sans preuve, aucune information vérifiable sur la chaîne logistique allant du stockage au silo, juste une photo d’un navire chargeant des céréales depuis un silo portuaire.

Pourtant, la plupart des zones occupées sont en fait le Donbass, la DNR et la LNR qui essaient maintenant de remettre en service le port de Marioupol, ce qui est décrit comme faisant partie du processus de vol d’autres récoltes. Peut-être que les chiffres couvrent également la région de Kherson. 400 000 tonnes, c’est une goutte d’eau dans l’océan par rapport à la capacité agricole globale de l’Ukraine. « La plupart des 1,5 million de tonnes de céréales volées par la Russie », dit l’Ukraine, eh bien en fait, ce chiffre correspond exactement au rapport d’août 2021 sur la quantité totale de récoltes en Crimée pour cette année-là, (RGRU août 2021).

Il s’agit d’une méthode éprouvée qui consiste à façonner des récits à partir d’images satellite, puis à créer une histoire à partir de ces images. Par conséquent, ce type d’articles ne doit pas être immédiatement rejeté comme une absurdité et un tas de mensonges, mais considéré comme un piège médiatique. Ces articles doivent être totalement décortiqués et démystifiés.

Les Ukrainiens aggravent chaque jour la situation par leur malveillance absolue à l’égard de la Russie. Les allégations de vol d’exportations de céréales sont un moyen détourné d’entraver les exportations russes de la mer Noire, ce qui ne ferait qu’aggraver la crise alimentaire mondiale.

L’Ukraine a demandé à la Turquie d’interdire les navires russes transportant des céréales (Maritime Executive, 17 mai 2022). L’Égypte et le Liban ont récemment refusé l’accostage d’un navire russe après avoir appris que la cargaison avait été volée à l’Ukraine (le même navire que sur les images de CNN, également rapportées par le tristement célèbre site ukrainien Peacemaker). Le navire se trouve maintenant en Syrie. (CNN 12 mai 2022)

Le point de vue russe

Nous atteignons maintenant les sommets de l’hypocrisie. Vous savez mieux que quiconque que la Russie NE BLOQUE PAS les exportations d’aliments hors des ports ukrainiens. Vous les avez minés et vous utiliser les cargos étrangers comme remparts. Et la nourriture passant par voie terrestre ne va pas aux africains mais sert à payer vos factures d’armements.

La Russie risque d’affamer des millions de personnes en bloquant nos ports. Avec nos partenaires, l’Ukraine a décidé d’ouvrir deux voies terrestres pour exporter de la nourriture et sauver l’Afrique et d’autres régions de la famine. La Russie doit arrêter son blocus et permettre d’exporter librement.

Le tweet ci-dessus est le point de vue de la Russie, en quelques mots. C’est l’Ukraine qui a fermé ses ports le 24 février, en piégeant les navires y étant amarrés et en posant peu après des mines le long de la côte. Les cargos piégés ne sont tout simplement pas autorisés à partir.

La Russie a récemment déclaré que Kiev empêchait 75 navires étrangers de 17 pays de quitter ses ports (Ministère russe de la défense, mai 2022).

Partie 2 – Éléments maritimes à prendre en compte

  • Mines marines

Ce récit a été élaboré depuis plusieurs mois maintenant, il a d’abord commencé par nier que l’Ukraine a posé des mines marines pour arrêter un éventuel assaut amphibie russe sur ses côtes, principalement dans la région d’Odessa. Pratiquement tous les médias et experts occidentaux ont repris la position ukrainienne selon laquelle c’était des mines marines russes. Comme l’indiquent les communiqués de presse du ministère de la Défense et des autorités maritimes russes, les mines ukrainiennes ont dérivé dans toute la mer Noire.

On estime que 200 à 400 mines d’ancrage ont été posées autour d’Odessa et au nord-ouest de la mer Noire. En février, certaines d’entre elles se sont détachées de leurs chaînes, pendant des tempêtes, et ont ensuite dérivé vers le sud, portées par le courant. Quelques mines ont, à plusieurs reprises, temporairement fait fermé le Bosphore au transit maritime.

L’une d’entre elles, neutralisée par la marine roumaine, était une ancienne mine marine portant des marques ukrainiennes distinctes (Mangalia News, 3 avril 2022).

Du au danger posé par les mines, la navigation est interdite jusqu’au prochain avis dans les régions délimitées :

  • Appels à la levée d’un blocus

Nous avons maintenant le récit du blocus des cultures céréalières par la marine russe, lié aux alarmes d’une famine mondiale, opportunément provoquée par la Russie, (comme indiqué précédemment dans la première partie). Des appels ont été lancés pour que des navires de l’OTAN escortent les vraquiers en mer Noire. Un léger problème se pose alors : qui devra déminer les ports ukrainiens ? L’Ukraine ou l’OTAN ? L’envoi de navires sera une entreprise très dangereuse, ne serait-ce qu’en raison du risque de dérive des mines marines (voir la section sur l’analyse maritime ci-dessous).

  • Une coalition navale de volontaires

Le journal britannique The Guardian mentionne que le Royaume-Uni élabore avec ses alliés un plan potentiel proposé par la Lituanie, visant à envoyer des navires de guerre en mer Noire avec pour mission d’escorter les navires exportant des céréales ukrainiennes, principalement depuis Odessa.

« La Grande-Bretagne soutient en principe l’appel à une coalition navale ‘des volontaires’ pour relancer les exportations par la mer Noire. » (The Guardian 23 mai 2022)

Le ministre lituanien des Affaires étrangères, Gabrielius Landsbergis, a déclaré : « Il n’y a aucun moyen de stocker ce grain et aucune autre route alternative adéquate ». Il ment comme un arracheur de dents puisque la Roumanie exporte actuellement des récoltes de céréales ukrainiennes et que même la Lituanie a proposé d’aider à exporter des récoltes également.

« Les forces navales alliées débarrasseront la zone autour du port des mines russes pour assurer le transport. » Potentiellement, vous pouvez voir où tout cela mène, avec la possibilité supplémentaire d’une résolution de l’ONU, puis l’organisation de convois de navires de l’ONU/PAM, initialement escortés par des marines non-OTAN, comme le vante le ministre lituanien des affaires étrangères dans son plan. Toutefois, la ministre britannique des affaires étrangères, Liz Truss, ne partage pas cette vision, car elle souhaite que les forces navales britanniques y participent.

En fin de compte, les marines de l’OTAN n’appartenant pas à la mer Noire auront alors un pied dans la mer Noire et feront effectivement d’Odessa un avant-poste de l’OTAN.

  • Des missiles antinavires pour l’Ukraine

En outre, toute cette campagne d’information est alimentée sans cesse au goutte-à-goutte, mais elle débouche aussi sur l’approbation de nouvelles livraisons de missiles antinavires, par les États-Unis et l’OTAN, à l’Ukraine pour attaquer la flotte russe de la mer Noire. Bien que je soupçonne que de telles livraisons ont déjà été effectuées secrètement. Les missiles britanniques Brimstone sont déjà en service opérationnel dans l’armée ukrainienne.

Liz Truss a déclaré que « le Royaume-Uni souhaiterait que des navires de la marine britannique se joignent à l’escorte si les modalités pratiques pouvaient être réglées, notamment en déminant le port et en fournissant à l’Ukraine des armes à plus longue portée pour défendre le port contre une attaque russe. » Voyez comment une « mission humanitaire » est étroitement liée à un argumentaire pour « envoyer plus d’armes ».

Juste au bon moment, il est rapporté que le Danemark enverra des AsHM Harpoons à l’Ukraine, (Defense News 23 mai 2022).

Partie 3 – Analyse – éléments maritimes

Le jeu des reproches grossier et cynique mis en œuvre par l’Occident se poursuit. Au lieu d’amener Kiev à mettre en œuvre les accords de Minsk, l’Occident augmente maintenant les menaces et les crises, sautant de Charybde en Scylla.

Dans l’ensemble, il y a un effet boule de neige avec la fabrication d’une agitation émotionnelle basée sur un récit disant que la Russie « provoque la famine mondiale » en « bloquant les navires dans la mer Noire » ? Reliez les points : La Russie est mauvaise. Ce n’est pas tout, il y a aussi le périlleux montage en cours d’élaboration, comme le mentionne The Economist, sur la façon de débloquer les ports ukrainiens ? Il n’est pas nécessaire d’avoir une boule de cristal pour voir la possibilité d’une implication de l’OTAN, une autre série de justifications de missions militaires basées sur la responsabilité de protéger, comme on l’a vu au Kosovo et en Libye.

Pour cela, les médias institutionnels occidentaux présentent une série de micro-événements sur une base régulière. Chaque événement est imbriqué et conçu pour prendre de l’ampleur, comme une boule de neige, spécifiquement conçu pour manipuler les émotions (un peu comme les 5 minutes de la haine d’Orwell) et servir de justification à certaines actions économiques et militaires sous de faux prétextes. Les articles sur le déblocage des ports ukrainiens entrent parfaitement dans cette catégorie.

Il n’y a pas de blocage physique de la navigation commerciale dans les ports ukrainiens. Portez une attention particulière à cet extrait du site Web de l’Organisation maritime internationale (OMI) :


L’Ukraine a indiqué ses préconditions pour que les bateaux puissent quitter ses ports en sécurité. Elle demande la fin des hostilités, le retrait des troupes, d’assurer la liberté de navigation en mer d’Azov et en mer Noire, dont le déminage avec la participation des Etats du littoral de la mer Noire.

Comme le montre cette capture d’écran, l’Ukraine a fixé des conditions préalables pour que les navires puissent quitter les ports ukrainiens, il ne s’agit donc pas d’un blocus de la Russie à proprement parler. L’Ukraine retient en otage les navires et les équipages étrangers dans le cadre de ses efforts pour obtenir davantage d’intervention et d’armes de l’Occident. L’OMI, une organisation des Nations unies, confirme ce que les diplomates russes ne cessent de dire depuis des mois.

Le secrétaire d’État américain ment comme un arracheur de dents ou se trompe complètement lorsqu’il déclare : « Il y a environ 85 navires en ce moment avec des céréales, du blé à l’intérieur. Ils ne peuvent pas sortir. Il y a encore 22 millions de tonnes de blé dans des silos près des ports qui ne peuvent pas y arriver. » Eh bien, certains des 85 navires sont à Marioupol, transportent des produits sidérurgiques. D’autres navires dans les ports ukrainiens sont des pétroliers et d’autres transportent des engrais. Blinken a juste relevé la déclaration de l’OMI, hors de son contexte :  » […] il reste 84 navires marchands, avec près de 450 marins à bord. Ce nombre continue à diminuer régulièrement. »

« Ce nombre continue de diminuer régulièrement. » Hé ! Quelqu’un se pose la question de savoir comment et quand ?

Ce n’est pas la Russie qui entrave l’accès aux ports. L’Ukraine a posé des mines au hasard en février et veut maintenant que l’OTAN les enlève, mais seulement lorsque les troupes russes auront quitté l’Ukraine, le Donbass et la Crimée. Pourtant, en même temps, il y a une crise alimentaire et l’Ukraine a besoin d’Odessa comme plaque tournante pour l’exportation de céréales. Les autorités ukrainiennes présentent un large éventail de demandes, ce qui laisse suffisamment d’espace pour que les souhaits de l’OTAN et des États-Unis soient progressivement mis en œuvre.

Le blocage physique des navires dans les ports par les autorités ukrainiennes est également mentionné dans le document de l’OMI : « Des mines marines ont été posées dans les approches des ports et certaines sorties de port sont bloquées par des barges et des grues coulées. De nombreux navires n’ont plus suffisamment d’équipage à bord pour naviguer. » C’est certainement arrivé à Marioupol et dans cette capture d’écran de montage, vous pouvez voir les barges coulées pour empêcher les navires de partir ainsi que les mines à proximité, (lien vidéo Telegram 15 mai 2022, lien vidéo 9 avril 2022). Ce n’est pas la Russie qui a paralysé physiquement l’accès aux ports et piégé les équipages à bord des navires. Des mines marines ont également été trouvées sur terre, éparpillées autour de Marioupol, l’une d’elles a même été placée dans un minibus ukrainien appartenant à la Garde nationale ukrainienne (Azov), (lien vidéo avril 2022), mais il s’agit de mines marines russes selon les médias institutionnels et les experts occidentaux.

Un autre aspect à considérer est la question de l’assurance et de l’équipage des navires commerciaux. Comme le mentionne l’OMI, un certain nombre de navires n’ont pas un équipage suffisant pour naviguer en toute sécurité. Même si les navires étaient autorisés à entrer et sortir de la zone, il serait très difficile d’avoir l’assurance nécessaire pour y entrer, étant donné que les opérateurs et les affréteurs ne voudront pas exposer un navire, son équipage et sa cargaison à des « risques de guerre » sans l’assurance ou les contrats nécessaires. Il faudrait des équipages disposés à se rendre dans une zone de guerre. La situation est compliquée par le fait que le gouvernement ukrainien a placé les ports au niveau 3 de MARSEC (sécurité maritime) et qu’ils sont donc fermés à l’entrée et à la sortie.

Les alertes NAVAREA III confirment également le risque de guerre dans la région nord-ouest de la mer Noire. Malgré cela, le ministère russe de la défense a déclaré que « la Fédération de Russie prend toute une série de mesures globales pour assurer la sécurité de la navigation civile dans les eaux de la mer Noire et de la mer d’Azov ». Le corridor maritime bleu de l’OMI fait partie de cette initiative.

Passons à un autre aspect digne d’intérêt. Pas un seul média occidental n’a pris la peine de mentionner ce que font le ministère de la Défense et la marine russes pour faire face au blocage de la navigation. Comme pour les désormais célèbres corridors terrestres, la Russie a mis en place une version maritime pour la navigation civile. Il ne s’agit pas d’un blocus. Ce corridor humanitaire fait partie de l’initiative de l’OMI visant à « établir et soutenir la mise en œuvre d’un corridor maritime bleu sûr dans la mer Noire et la mer d’Azov ». De même, il n’est pas fait mention d’un corridor maritime sûr dans les avertissements de Navarea III, mais seulement de mines marines dérivantes et d’une zone de risque de guerre.

Par conséquent, un corridor humanitaire est disponible tous les jours pendant la journée, en tant que voie sûre désignée au sud-ouest de la mer territoriale de l’Ukraine, d’une longueur de 80 miles nautiques et d’une largeur de 3 miles nautiques. La marine russe diffuse cette opération et la localisation du couloir de sécurité en anglais et en russe toutes les 15 minutes sur les canaux radio internationaux VHF, en anglais et en russe.

Le blocus d’Odessa, plaque tournante des exportations de céréales, est un cheval de Troie permettant à l’Occident de poursuivre et d’intensifier sa guerre par procuration contre la Russie. L’Ukraine suit ces plans fous de missiles à longue portée et d’escortes navales. Pour rendre ces plans acceptables pour le public occidental docile, la Russie est constamment accusée, à tort, de déclencher une crise alimentaire mondiale.

Blog de l’auteur : https://natsouth.livejournal.com

Natsouth

Références

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

C’est la guerre, et l’escalade est à venir

Par : Zineb

« La guerre, c’est la guerre » , et cette guerre va s’intensifier.


Par Alastair Crooke – Le 24 avril 2022 – Source Al Mayadeen

Il s’agit bien d’une guerre. L’OTAN est en guerre contre la Russie. Les juristes allemands diront peut-être que non, mais quand l’Occident arme l’Ukraine, quand les forces spéciales de l’OTAN sont à Kiev (c’est-à-dire les SAS britanniques) et forment les milices sous leur protection à l’utilisation de leurs armes pour tuer des Russes, est-il vraiment pertinent de savoir de quelle épaule est tiré le missile Starstreak (de fabrication britannique) qui abat un hélicoptère russe ? Le sait-on vraiment ?

Quoi qu’il en soit, cette « guerre » (guerre par procuration, si vous préférez) a effectivement été lancée en 2014, et s’est considérablement intensifiée en 2017, lorsque l’OTAN a cessé de s’appuyer sur les forces nationales ukrainiennes (qui s’étaient révélées quelque peu enclines à faire des défections, avec leurs armes, au profit de milices russophones), pour recourir à des internationalistes et des mercenaires, avec l’intention agressive d’affaiblir et d’embourber la Russie.

« La guerre, c’est la guerre » , et cette guerre va s’intensifier.

Personne ne connaît le nombre exact de ces milices d’extrême droite constituées par l’Occident, mais Reuters avance le chiffre de cent mille, ce que constate et approuve Jacques Baud, ancien conseiller principal de l’OTAN. Ces paramilitaires, cependant, ne jouent aucun rôle dans la guerre de terrain normale, mais se concentrent plutôt sur le maintien de « l’ordre » [c’est-à-dire la stricte obéissance] dans les villes. Et c’est exactement ce que vous avez eu à Marioupol et ailleurs. Ces milices de type Azov ne sont pas équipées pour des opérations de terrain. Elles sont équipées pour la guerre urbaine. Pour être clair, ce mode de guerre urbaine impitoyable à la Idlib ne vise pas à vaincre l’armée russe, mais à l’entraîner dans une boue étouffante et enveloppante.

Jusqu’en février de cette année, ce dispositif était essentiellement destiné à alimenter une campagne d’attrition ; un bourbier naissant. Mais soudain, le 16 février, il y a eu une augmentation massive des tirs d’artillerie du côté ukrainien (environ 30 fois plus que par le passé, selon l’OSCE) et cela a coïncidé avec les prédictions de Biden d’une invasion russe imminente. Pour les Russes, et pour le président Poutine en particulier, c’était le signe du début de la guerre d’usure attendue. Et c’est ainsi que le 24 février, l’opération militaire spéciale de la Russie a été lancée.

Pourquoi l’attrition ? Pourquoi pas une guerre ordinaire ? Eh bien, parce que l’OTAN ne voulait pas poser ses « bottes » sur le terrain. Elle voulait une insurrection de faible intensité.

Pourquoi ? Parce qu’il avait été décidé que l’effondrement de la Russie (le but ultime) devait avant tout être obtenu par une guerre financière totale (évitant ainsi les pertes américaines) : des milliers de sanctions ; la saisie des réserves de change russes ; et un effort concerté pour couler le rouble. En mars, Biden se vantait déjà dans son discours sur l’état de l’Union que le rouble s’était effondré de 30% et la bourse russe de 40%. Les combats en Ukraine devaient permettre de renforcer les effets de la guerre financière sur la Russie.

Mais aujourd’hui, nous constatons que les calculs ont changé. En fait, ils doivent changer, car la dynamique et les calendriers s’inversent :

Premièrement, l’économie de la Russie ne s’est pas effondrée. Le rouble est revenu au niveau où il était avant le 24 février. Ensuite, l’Occident a donc déployé sa PSYOP anti-Poutine sans précédent, sur fond d’allégations quasi quotidiennes d’atrocités et de crimes de guerre attribués à la Russie.

La guerre des PSYOPS a complètement imprégné le public européen d’une animosité et d’une haine passionnelles pour Poutine et les russes. Son « succès » à cet égard ne fait aucun doute.

Mais il semble qu’il y ait eu aussi une sous-intrigue anglo-américaine moins remarquée : cette sous-intrigue consiste à affaiblir l’Allemagne et à l’empêcher de s’allier à la Russie, pour au moins une génération. Cette dernière aspiration est bien établie et existait déjà avant la première guerre mondiale.

Comme l’a écrit Ambrose Evans-Pritchard dans le Telegraph cette semaine, « Olaf Scholz doit choisir entre un embargo énergétique sur la Russie et un embargo moral sur l’Allemagne » : « … Le refus de l’Europe occidentale de couper le financement de la machine de guerre de Vladimir Poutine est intenable. Le préjudice moral et politique pour l’UE elle-même devient prohibitif » .

Mais notez le corollaire : pour pousser à cet embargo énergétique de l’UE, la Grande-Bretagne fait monter les enchères en exigeant une « réponse occidentale à la hauteur de la menace existentielle à laquelle l’ordre libéral européen est confronté » .

Voici donc le grand programme révisé : la Russie survit à la guerre financière parce que l’UE continue d’acheter du gaz et de l’énergie à la Russie. L’UE et plus particulièrement l’Allemagne financent, selon le mème, la « guerre grotesque et sans motif » de Poutine. « Pas un euro ne doit parvenir à Poutine » .

Ne s’agit-il pas simplement d’une évolution des objectifs de l’Occident en février ? Non. Car la stratégie du « boycott de l’énergie russe » ne consiste pas à laisser à la « guerre du Trésor » le temps de porter ses fruits, mais plutôt à achever l’Europe, bien sûr, et l’Allemagne en particulier. Et ce sera pour bientôt.

L’Europe n’a aucun moyen de remplacer l’énergie russe par d’autres sources dans les années à venir. Mais les dirigeants européens, consumés par une frénésie d’indignation face à un flot d’images d’atrocités en provenance d’Ukraine – et par le sentiment que le « monde libéral » doit à tout prix éviter une perte dans le conflit ukrainien – semblent prêts à aller jusqu’au bout. L’embargo sur l’énergie pourrait survenir assez rapidement.

Mais voilà le hic : les États-Unis voient bien que leur « guerre » d’usure est un échec. L’armée ukrainienne est encerclée et sera bientôt anéantie (d’une manière ou d’une autre).

Ainsi, la question n’est plus de savoir si la guerre d’attrition peut donner aux sanctions plus de temps pour affecter la population russe. La guerre du Trésor échoue également (pour des raisons complexes liées au fait que la Banque de Russie lie le rouble à l’or et le rouble à l’énergie).

Là encore, ce sont les conséquences économiques/financières qui changent la donne. L’inflation monte en flèche en Europe et va encore augmenter. Et l’opinion publique est en train de changer : « Selon un sondage, le soutien de l’opinion publique aux sanctions contre la Russie diminue à mesure que la crise du coût de la vie commence à se faire sentir. La proportion de l’opinion publique qui accepterait une hausse des prix du carburant en conséquence de sanctions occidentales sévères contre la Russie a chuté de 14 points en un mois, passant de 50 % en mars à 36 % cette semaine » .

Les calendriers ne correspondent plus : les euro-sanctions ont (théoriquement) besoin de plus de temps pour faire effet. Or, l’Occident n’a pas le temps. C’est l’inflation qui frappe « maintenant » (et qui modifie le sentiment européen sur le projet ukrainien). La dernière chose que souhaite l’establishment européen est un « printemps européen » (en référence au printemps arabe).

L’Occident est confronté à un choix difficile : le soutien de l’opinion publique au projet ukrainien est peut-être en train de s’estomper, au moment même où les réalités sur le terrain montrent que l’« ordre libéral européen » ne sera pas sauvé de la désintégration, à travers l’Ukraine.

Pourtant, on a fait croire à l’opinion publique que sans une victoire de l’Ukraine européenne, sans la défaite et l’humiliation totales de la Russie, le monde libéral ne pourrait pas survivre. Ainsi, nous entendons du bout des lèvres du Haut Représentant de l’UE, Borrell, que la situation ukrainienne ne peut être résolue que par des moyens militaires. Ce qu’il veut peut-être dire, c’est que l’Occident doit être maximaliste, avant que l’inflation ne ruine le plan. L’escalade ou l’échec existentiel.

Alastair Crooke

Traduit par Zineb, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

Fauci est l’un des bénéficiaires des 350 millions de dollars versés secrètement au NIH

Par : Wayan

Par Adam Andrzejewski – Le 10 mai 2022 – Source Open the books

L’année dernière, le National Institute of Health, l’employeur d’Anthony Fauci, a distribué 30 milliards de dollars de subventions gouvernementales à environ 56 000 bénéficiaires. Cette largesse avec l’argent du contribuable permet de s’acheter beaucoup de faveurs et d’influence dans les secteurs de la science, de la recherche et des soins de santé.

Cependant, lors de notre enquête, nous avons découvert que des centaines de millions de dollars de paiements circulent également dans l’autre sens. Il s’agit de redevances versées par des tiers (comme les entreprises pharmaceutiques) aux NIH et aux scientifiques du NIH.

Nous estimons qu’entre les années fiscales 2010 et 2020, plus de 350 millions de dollars de redevances ont été versées par des tiers à l’agence et aux scientifiques du NIH, qui sont ensuite crédités en tant que co-inventeurs.

Étant donné que ces paiements enrichissent l’agence et ses scientifiques, chaque paiement de redevance peut constituer un conflit d’intérêts potentiel et devrait être divulgué.

Récemment, notre organisation, OpenTheBooks.com, a obligé le NIH à divulguer plus de 22 100 paiements totalisant près de 134 millions de dollars versés à l’agence et à près de 1 700 scientifiques du NIH. Ces paiements ont eu lieu pendant la période la plus récente disponible (septembre 2009 – septembre 2014).

Ces révélations sont le résultat de notre procès fédéral contre le NIH. L’agence admet détenir 3 000 pages de redevances notées ligne par ligne depuis 2009. Jusqu’à présent, ils n’ont publié que 1 200 pages. Les 1 800 prochaines pages couvriront la période 2015-2020.

Cependant, ce que le NIH a publié à ce jour nous donne un aperçu des largesses cachées en matière de rétributions. Par exemple, on estimait que seuls 900 scientifiques recevaient de telles rétributions, alors nous savons maintenant que l’univers est beaucoup plus vaste.

Les documents du NIH étant lourdement caviardés, nous ne pouvons voir que le nombre de paiements reçus par chaque scientifique et, séparément, le montant global en dollars par agence du NIH. Il s’agit d’un contrôle qui va à l’encontre de l’esprit et peut-être même des lois sur les documents publics.

Nous avons constaté que les dirigeants des agences et les scientifiques de haut niveau du NIH recevaient des paiements. Parmi les scientifiques de renom qui ont reçu des paiements au cours de la période, on peut citer

  • Anthony Fauci, directeur du National Institute of Allergy and Infectious Diseases (NIAID) et bureaucrate fédéral le mieux payé, a reçu 23 paiements. (Le salaire de Fauci en 2021, financé par les contribuables, s’élève à 456 028 dollars).
  • Francis Collins, directeur du NIH de 2009 à 2021, a reçu 14 paiements. (Salaire de Collins en 2021 financé par les contribuables : 203 500 dollars).
  • Clifford Lane, l’adjoint de Fauci au NIAID, a reçu 8 paiements. (Salaire de Lane en 2021 financé par les contribuables : 325 287 dollars)

Dans les exemples ci-dessus, bien que nous connaissions le nombre de paiements versés à chaque scientifique, nous ne savons toujours pas combien d’argent a été payé, parce que le montant en dollars a été supprimé (expurgé) des divulgations.

Il a été difficile d’obtenir des informations utiles de l’agence sur ses paiements. Le NIH agit comme si ces paiements étaient un secret d’État. (Ils ne le sont pas, ou ne devraient pas l’être !)

Regardez comment le NIH utilise l’argent des contribuables pour essayer de les maintenir dans l’ignorance et dans l’obscurité :

  1. Le NIH a défié la loi fédérale sur la liberté d’information et a refusé de reconnaître notre demande d’archives ouvertes pour ces paiements. Nous avons déposé notre demande en septembre dernier.
  2. Le NIH a utilisé des procès coûteux financés par les contribuables pour ralentir la divulgation des redevances (en divulguant d’abord les redevances les plus anciennes). Bien que l’agence admette détenir 3 000 pages, il lui faudra dix mois pour les produire (300 pages par mois). Avec Judicial Watch comme avocats, nous avons poursuivi le NIH devant un tribunal fédéral en octobre dernier.
  3. Le NIH expurge lourdement les informations clés sur ces paiements. Par exemple, l’agence a effacé 1. le montant du paiement, et, 2. qui l’a payé ! Cela rend la production mandatée par le tribunal virtuellement sans valeur, malgré notre utilisation des derniers outils de vérification judiciaire.

Le NIH vous dit essentiellement, à vous, le contribuable, de payer et de vous taire. Ils vont gérer les affaires pour vous. Ils ont oublié qu’ils travaillent au nom du peuple américain.

L’agence est devenue beaucoup plus secrète depuis 2005.

En 2005, Associated Press avait utilisé avec succès la loi FOIA pour ouvrir la base de données des redevances du NIH. Ils ont découvert que 900 scientifiques avaient perçu 9 millions de dollars en redevances. En outre, 51 scientifiques bénéficiaires de redevances du NIH travaillaient alors sur des expériences impliquant des inventions pour lesquelles ils étaient déjà payés.

Parmi ces 51 scientifiques (qui réalisaient des expériences impliquant des inventions pour lesquelles ils recevaient des redevances) figurait Anthony Fauci, directeur actuel et de l’époque du National Institute of Allergy and Infectious Diseases. Fauci a reçu 45 072,82 dollars entre 1997 et 2004 pour une licence de brevet sur un traitement expérimental du sida. Le NIH avait déjà financé ce traitement à hauteur de 36 millions de dollars.

À ce jour, Fauci continue de recevoir des avantages approuvés par le NIH sans avoir à rendre beaucoup de comptes. Par exemple, en février 2021, Fauci a reçu un prix d’un million de dollars de la Fondation Dan David en Israël pour avoir « oser dire la vérité au pouvoir » pendant l’administration Trump.

Aujourd’hui, le NIH est une porte tournante pour des dizaines de milliards de dollars de subventions gouvernementales couplées à des centaines de millions de dollars de rétributions par des sociétés privées dont les noms ne sont pas publiés.

Il faut absolument mettre en lumière cette alliance potentiellement impie.

Lorsqu’un bureaucrate fédéral apparaît à la télévision pour nous donner des instructions en matière de santé, qui l’a payé et pour quelle recherche et technologie ? Lorsqu’un patient accepte un essai clinique ou un traitement expérimental, quels intérêts financiers sont en jeu ?

Au lieu d’incessants secrets et de batailles judiciaires prolongées, il est grand temps que le gouvernement divulgue systématiquement les paiements de rétributions.

Le NIH doit être honnête avec le peuple américain et ouvrir les livres sur ces rétributions faites à l’agence et à ses scientifiques.

Note : Nous avons contacté le NIH pour un commentaire et n’avons reçu aucune réponse.

Dans les 36 heures suivant la publication de notre enquête, le membre du Congrès John Moolenar (R-MI), lors d’une audition de la commission des crédits, a interrogé le directeur par intérim du NIH, Lawrence Tabak, sur les redevances. Tabak a admis que les paiements de redevances des NIH relèvent du conflit d’intérêts.

Adam Andrzejewski

Traduit par Wayan pour le Saker Francophone.

À partir d’avant-hierLe Saker Francophone

Erreur de drapeau et autres sujets sur l’Ukraine

Par : Wayan

Par Moon of Alabama – Le 24 mai 2022

Le Pentagone fait le compte rendu de ses efforts pour vendre de nouvelles armes américaines aux nations qui se débarrassent de leurs anciennes armes en Ukraine.

Austin accueille le groupe de contact sur la défense de l’Ukraine pour continuer à soutenir le pays assiégé.

Pour exprimer la gravité de la situation en Ukraine, le Pentagone a décidé de hisser à l’envers le drapeau bleu en haut-jaune en bas de l’Ukraine.

Accrocher un drapeau à l’envers est soit un signe de grande détresse soit d’ignorance culturelle. Étant donné qu’il s’agit d’un événement géré par le Pentagone, la dernière hypothèse est la plus probable.

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Les cinglés des pays baltes ont une autre idée géniale et bien sûr complètement irréalisable.

Le Royaume-Uni soutient le plan de la Lituanie pour lever le blocus russe des céréales en Ukraine

 

La Grande-Bretagne a soutenu en principe une proposition de la Lituanie visant à créer une coalition navale « de bonne volonté » pour lever le blocus russe de la mer Noire empêchant les exportations de céréales ukrainiennes.

Le ministre lituanien des affaires étrangères, Gabrielius Landsbergis, a proposé ce plan lors d’entretiens avec la ministre britannique des affaires étrangères, Liz Truss, lundi à Londres.

 

« Le temps est très très court. Nous nous rapprochons d’une nouvelle récolte et il n’y a pas d’autre moyen pratique d’exporter les céréales que de passer par le port d’Odessa sur la mer Noire », a-t-il déclaré au Guardian. « Il n’y a aucun moyen de stocker ces céréales et aucune autre route alternative adéquate. Il est impératif que nous montrions aux pays vulnérables que nous sommes prêts à prendre les mesures nécessaires pour nourrir le monde. »

 

Landsbergis a proposé qu’une opération d’escorte navale, non gérée par l’OTAN, puisse protéger les navires céréaliers lorsqu’ils traversent la mer Noire et passent devant les navires de guerre russes. Il a suggéré que, outre la Grande-Bretagne, les pays touchés par la perte potentielle de céréales, comme l’Égypte, pourraient fournir la protection nécessaire. …

 

Il a déclaré que l’Ukraine devait exporter 80 millions de tonnes de blé rien que cette année et que la seule option était de passer par Odessa.

Laissez-moi aider M. Landsbergis en lui rappelant quelques faits :

  • Le port d’Odessa est bloqué par l’Ukraine, pas par la Russie.
  • L’Ukraine n’a pas 80 millions de tonnes de blé à exporter. Dans une bonne année, la production totale de céréales en Ukraine est de 80 millions de tonnes. Environ 50 % de cette production est constituée de maïs et environ 40 % de blé. Seuls deux tiers de cette production sont habituellement exportés.
  • L’Ukraine exporte actuellement 1,5 million de tonnes de céréales par mois. La plupart de ces céréales transitent par la Roumanie.
  • Étant donné que les semis de cette année ne se sont pas déroulés comme prévu, l’Ukraine n’aura pratiquement pas de blé à exporter cette année.

Pourtant, certains ignorants se laissent prendre au piège de Landsbergis :

Après avoir rencontré M. Landsbergis, Mme Truss a déclaré que le Royaume-Uni souhaitait que des navires de la marine britannique se joignent à l’escorte si les aspects pratiques pouvaient être réglés, notamment le déminage du port et la fourniture à l’Ukraine d’armes à plus longue portée pour défendre le port contre une attaque russe. Le Royaume-Uni est en pourparlers avec ses alliés au sujet de ce plan, qui nécessiterait probablement l’accord des États-Unis pour être activé.

 

Mme Truss a déclaré : « Le Royaume-Uni travaille à une solution urgente pour faire sortir les céréales d’Ukraine ».

L’Ukraine n’est que le cinquième plus grand exportateur de blé, avec une part de marché de quelque 8 %. La Russie, le premier exportateur mondial de blé, aura une récolte record cette année. La question de la sécurité alimentaire mondiale est donc une question de prix et d’accessibilité, et non de quantité disponible au niveau mondial.

Je trouve le point de vue de Liz Truss sur le fait de « fournir à l’Ukraine des armes à plus longue portée pour défendre le port » assez intéressant. L’Ukraine n’a-t-elle pas affirmé avoir frappé le navire russe Moskva avec deux missiles de croisière de fabrication ukrainienne ? Si elle l’a vraiment fait, elle dispose déjà d’armes à plus longue portée pour frapper les navires russes. Truss est-elle en train de divulguer que l’Ukraine a menti sur ces tirs de missiles ?

L’idée d’envoyer un convoi d’escorte armé et des armes à longue portée est tout simplement folle. Ce dont l’Ukraine aurait besoin, ce ne sont pas seulement des missiles, mais des données de ciblage et un radar permettant de les acquérir. Malheureusement, les radars émettent des ondes électromagnétiques, ce qui les rend détectables et vulnérables. La Russie a déjà mis hors service plusieurs radars à Odessa et dans ses environs. Quel est le plan de Truss pour éviter cela ?

Sans parler des sous-marins russes qui sont tout à fait suffisants pour couler dans la mer Noire tout ce que la Russie n’aime pas y trouver.

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Pendant ce temps, la guerre progresse en faveur de la Russie. Je n’ai pas le temps de montrer des cartes détaillées de ce qui se passe mais il y a deux chaînes Youtube raisonnables qui fournissent de bons rapports quotidiens basés sur des sources multiples. Il s’agit de Military Summary et Defense Politics Aaaaasia.

Dans le nord, Lyman est tombée et on rapporte que les troupes ukrainiennes se sont retirées après un court combat. À l’est, la ville de Severodonetsk, tenue par les Ukrainiens, est pratiquement isolée et fait l’objet d’une attaque féroce. Plusieurs autres villes autour du bourrelet de Popasna ont été prises par la partie russe. Au sud, la ville de Svetlodarsk est tombée après que les Ukrainiens ont tenté sans succès de détruire un barrage situé à proximité. Les troupes ukrainiennes ont battu en retraite sans combattre.

Au lieu de tenir les lignes par tous les moyens, les unités ukrainiennes semblent maintenant plus intéressées par la fuite. C’est plus sain pour elles et cela résout également leurs graves problèmes de ravitaillement. Comme d’autres lignes d’approvisionnement, la route Bakhmut-Lisichansk est maintenant sous le contrôle des tirs russes. Cette vidéo montre ce que cela signifie.

Ce que nous voyons maintenant, ce sont les effets de près de trois mois de guerre d’artillerie russe. Les troupes ukrainiennes de la ligne de front ont été écrasées et celles qui restent s’enfuient avant d’être détruites à leur tour. Le front commence à bouger en plusieurs points. Lorsque ces points se rejoindront, nous pourrions assister à la phase de bataille profonde tactique d’une opération en profondeur russe classique :

La bataille en profondeur envisage de briser les défenses avancées de l’ennemi, ou zones tactiques, par des assauts d’armes combinées, qui seraient suivis par des réserves opérationnelles mobiles fraîches et non engagées envoyées pour exploiter la profondeur stratégique d’un front ennemi. L’objectif d’une opération en profondeur est d’infliger une défaite stratégique décisive aux capacités logistiques de l’ennemi et de rendre la défense de son front plus difficile, impossible, voire inutile. Contrairement à la plupart des autres doctrines, la bataille en profondeur met l’accent sur la coopération interarmes à tous les niveaux : stratégique, opérationnel et tactique.

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C’est fou de voir qu’Henry Kissinger est le seul homme sain d’esprit dans la salle.

Henry Kissinger : L’Ukraine doit céder des territoires à la Russie

 

Henry Kissinger, homme d’État américain chevronné, a exhorté l’Occident à cesser d’essayer d’infliger une défaite cuisante aux forces russes en Ukraine, avertissant que cela aurait des conséquences désastreuses pour la stabilité à long terme de l’Europe.

 

L’ancien secrétaire d’État américain et architecte du rapprochement entre les États-Unis et la Chine pendant la guerre froide a déclaré lors d’une réunion à Davos qu’il serait fatal pour l’Occident de se laisser emporter par l’humeur du moment et d’oublier la place de la Russie dans l’équilibre des forces en Europe.

 

Kissinger a déclaré qu’il ne fallait pas laisser la guerre s’éterniser et il est à deux doigts de demander à l’Occident à faire pression sur l’Ukraine pour qu’elle accepte des négociations à des conditions très éloignées de ses objectifs de guerre actuels. …

 

Il a déclaré au Forum économique mondial que la Russie était une partie essentielle de l’Europe depuis 400 ans et qu’elle avait été le garant de la structure de l’équilibre des forces européennes à des moments critiques. Les dirigeants européens ne doivent pas perdre de vue la relation à long terme et ne doivent pas non plus risquer de pousser la Russie dans une alliance permanente avec la Chine.

Il est probablement trop tard pour inverser l’alliance entre la Russie et la Chine, mais je suis d’accord avec le reste.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

Qu’apporterait la Finlande à la table de l’OTAN ?

Par : hervek

Par Heljä Ossa et Tomi Koivula – Le 9 mai 2022 – Source War On The Rocks

La Finlande ne fait pas souvent la une des journaux internationaux. Lorsque c’est le cas, c’est généralement pour son système éducatif de renommée mondiale ou pour avoir été une nouvelle fois désignée comme le pays le plus heureux du monde. Les discussions internationales sur les questions de sécurité finlandaise sont encore plus rares. Cela a changé lorsque la Russie a envahi l’Ukraine (une fois de plus) et que le paysage sécuritaire de l’Europe s’est transformé du jour au lendemain. Soudain, la Finlande et son éventuelle adhésion à l’OTAN sont un sujet brûlant dans le monde entier. Le 12 mai, la Finlande décidera probablement de demander ou non son adhésion à l’OTAN et beaucoup se demandent, à juste titre, quel genre d’allié elle serait. Nous proposons quelques réponses en examinant l’état de la politique finlandaise en matière de sécurité et de défense, ses forces armées et la place d’Helsinki dans le monde.

La Finlande a toujours adopté une approche pragmatique et concrète de la défense nationale. Lorsque la guerre froide a pris fin, la plupart des pays européens se sont tournés vers les opérations expéditionnaires, ont réduit leurs dépenses de défense et ont développé des forces militaires plus petites mais hautement professionnelles et spécialisées. La Finlande a choisi une voie différente, notamment en raison de sa frontière de 1500 km avec la Russie. Helsinki a maintenu un dispositif de défense nationale fort, dont les pierres angulaires sont la conscription et une réserve importante et bien entraînée. Le système de conscription relativement bon marché et le fait de disposer d’une grande réserve au lieu d’une grande force de service actif ont permis à la Finlande de maintenir une défense crédible même lorsque la part du PIB consacrée à la défense était inférieure à ce qui était souhaitable. À la fin de la guerre froide, la Finlande consacrait environ 1,6 % de son PIB à la défense, et au début des années 1990, ce chiffre a connu une augmentation rapide pour atteindre 1,9 % en raison de l’achat de 64 F-18 aux États-Unis en 1992. Par la suite, les budgets de défense finlandais n’ont cessé de diminuer et ont atteint leur niveau le plus bas en 2001 (1,1 % du PIB). Depuis lors, les dépenses de défense ont commencé à augmenter jusqu’en 2012, lorsque l’armée finlandaise a entamé une période de réforme de trois ans comprenant des réductions du budget de la défense de 1,4 % à 1,2 % du PIB et la dissolution de plusieurs bases militaires, ce qui a entraîné d’importantes lacunes en matière de préparation qui doivent être comblées.

Pourtant, alors que d’autres pays ont vendu leur équipement militaire, la Finlande a acheté de nouveaux systèmes et modernisé les capacités existantes. Outre les F-18, les autres achats importants comprennent les missiles AGM-158 Joint Air-to-Surface Standoff Missiles des États-Unis (2012), les systèmes de roquettes à lancement multiple et les chars de combat principal Leopard 2A6 des Pays-Bas (2014), les obusiers blindés K9 de la Corée du Sud (2017) et, plus récemment, les avions de combat F-35 des États-Unis (2021). La marine a modernisé ses navires de classe Hamina il y a quelques années, et les capacités de guerre sous-marine ont été améliorées avec l’intégration du système de sonar à profondeur variable et de torpilles. Actuellement, la Finlande est en train de remplacer plusieurs navires plus anciens par quatre corvettes multi-rôles modernes, capables de mener efficacement toute une série de tâches en mer tout au long de l’année. Outre la défense du territoire national et de l’espace aérien, le maintien d’une marine performante (en étroite coopération avec la Suède) est particulièrement important pour la Finlande, dont le commerce et la sécurité de l’approvisionnement dépendent des lignes maritimes ouvertes de la mer Baltique.

La pierre angulaire

La Finlande a fondé sa sécurité sur une défense nationale forte et une coopération internationale. Les forces de défense finlandaises ont quatre tâches principales : la défense militaire de la Finlande, le soutien aux autres autorités nationales, la participation aux activités internationales et la participation à la gestion des crises militaires internationales. Parmi ces tâches, la plus importante est naturellement la défense du pays. La pierre angulaire d’une défense nationale forte est constituée par des forces armées capables et bien entraînées. La défense militaire de la Finlande est assurée par la conscription – une anomalie que de nombreux pays européens, dont la Suède, ont abolie ou désactivée au cours des années qui ont suivi la guerre froide. La conscription et la réserve sont considérées comme les seuls moyens rentables de maintenir une défense nationale crédible dans un pays grand par son territoire mais petit par sa population. Selon la constitution finlandaise, tout citoyen finlandais est tenu de participer à la défense nationale mais seuls les hommes âgés de 18 à 60 ans sont astreints au service militaire. Les femmes peuvent s’engager sur une base volontaire. Selon le rôle pour lequel les conscrits sont formés, leur service dure six, neuf ou douze mois, suivi de répétitions pendant les années qui suivent le service. L’armée finlandaise forme environ 22 000 conscrits chaque année, soit environ deux tiers de chaque groupe d’âge. La population finlandaise soutient largement la conscription, tout en faisant pression pour moderniser le système – par exemple, de nombreux jeunes Finlandais souhaitent que la conscription soit plus égalitaire entre les sexes.

Le nombre de militaires actifs dans les forces de défense finlandaises est faible : environ 19 000, plus les quelque 3 000 gardes-frontières paramilitaires qui, en cas de mobilisation, sont totalement ou partiellement intégrés aux forces de défense. Cependant, en raison du système de conscription, la réserve est importante. L’armée de campagne entièrement mobilisée compte 280 000 hommes, avec plusieurs centaines de milliers de réservistes supplémentaires disponibles pour combler les pertes. Les unités peuvent être grossièrement divisées en trois catégories principales : les unités opérationnelles les mieux entraînées et les mieux équipées, les forces régionales et les unités locales (dont certaines s’entraînent fréquemment et maintiennent un haut niveau de préparation). L’armée de l’air et la marine utilisent des équipements de plus haute technologie, tels que les missiles interarmées air-sol, les missiles antinavires Gabriel et les missiles RIM-162 Sea Sparrow, et sont traditionnellement plus prêts sur le plan opérationnel. Néanmoins, tous les équipages de l’armée de l’air et de la marine (et, dans le cas de la marine, une grande partie du personnel tournant d’un navire) sont des conscrits ou des réservistes.

À titre de comparaison, la Suède, dont la population est deux fois plus importante que celle de la Finlande, compte environ 24 000 soldats d’active et 31 800 réservistes. La Norvège, alliée de l’OTAN, qui a la même taille que la Finlande en termes de population, forme environ 10 000 conscrits par an et compte 16 000 militaires d’active. En réponse à la guerre en Ukraine et à la détérioration de la situation sécuritaire en Europe, les forces de défense finlandaises ont récemment annoncé une augmentation du nombre de réservistes appelés aux répétitions, qui passera de 19 300 à 28 300 par an.

Le maintien d’une défense nationale forte et crédible, même dans un système basé sur la conscription, est coûteux. Cette année, le budget finlandais de la défense est fixé à 5,1 milliards d’euros, soit 1,9 % du PIB. Deux ans plus tôt seulement, la part de la défense dans le PIB était de 1,3 %. Cette augmentation rapide s’explique par l’achat de nouveaux avions de combat F-35, mais la guerre en Ukraine a suscité des demandes d’augmentation supplémentaire du budget. L’armée recevra un financement supplémentaire de 700 millions d’euros en 2022 et de 788 millions d’euros en 2023, ce qui portera son budget à 2,2 % du PIB. L’état de préparation et les capacités de l’armée finlandaise ont été renforcés dans tous les domaines opérationnels. La Finlande possède déjà l’une des artilleries les plus puissantes d’Europe (1 500 systèmes). La guerre en Ukraine a montré que, même au XXIe siècle, le maintien adéquat de forces conventionnelles fortes reste le facteur clé d’une dissuasion crédible pour un État non nucléaire. Néanmoins, les gouvernements doivent trouver le budget nécessaire pour développer l’état de préparation et les capacités dans de nouveaux domaines opérationnels également, notamment les domaines du cyberespace et de l’information. La Finlande ne fait pas exception. La coopération internationale est particulièrement importante pour répondre aux menaces hybrides, aux cyber-opérations et à la guerre de l’information.

Une industrie de défense compétitive est une autre pièce importante du puzzle de la défense nationale. L’industrie de la défense finlandaise est hautement spécialisée, c’est pourquoi le pays se procure une grande quantité de matériel et d’équipement à l’étranger et participe activement à la coopération en matière d’approvisionnement avec d’autres partenaires nordiques et européens. L’industrie de la défense finlandaise joue un rôle crucial dans l’approvisionnement et l’entretien de l’armée finlandaise, mais environ 40 à 60 % de ses produits sont exportés, notamment les systèmes de communication, les systèmes de véhicules, les navires et les équipements de protection. En 2020, le volume des exportations était de 43 %. L’industrie de la défense se compose principalement de petites et moyennes entreprises privées, avec un chiffre d’affaires total dans les secteurs de la défense, de l’aérospatiale et de la sécurité de 1,84 milliard d’euros en 2020. À quelques exceptions près, comme Patria, producteur du véhicule modulaire blindé et du système de mortier NEMO, il n’y a pas de grands acteurs industriels.

Des budgets suffisants, des troupes bien entraînées et des équipements modernes constituent la base d’une défense nationale forte, ainsi que d’une industrie de la défense compétitive au niveau international. Mais comme nous l’avons vu en Ukraine, la volonté de défendre son pays est tout aussi importante et ne doit pas être sous-estimée. Cette volonté est une chose que les Finlandais ont en abondance. Dans un sondage de décembre 2021, 84 % des personnes interrogées ont déclaré qu’elles seraient prêtes à défendre leur pays au mieux de leurs capacités. Dans un autre sondage réalisé en mars 2022, 75 % des Finlandais ont déclaré que la Finlande devait se défendre militairement même si l’issue était incertaine. Ces chiffres sont parmi les plus élevés d’Europe et ces opinions sont profondément ancrées dans la société finlandaise. Après l’attaque de la Russie contre l’Ukraine, la demande de cours de défense nationale a connu une augmentation sans précédent et l’association finlandaise de formation à la défense nationale a signalé 700 inscriptions par jour à ses cours, contre une moyenne quotidienne antérieure de 150.

De manière tout aussi importante, un certain nombre de facteurs dans la société finlandaise ont conduit à un concept politique de sécurité globale, une ligne directrice spécifiquement finlandaise pour les activités de sécurité et de préparation dans différents secteurs. La sécurité globale vise à préserver les fonctions vitales de la société grâce à la coopération entre les autorités, les opérateurs économiques, les organisations et les citoyens. Cette perspective inclusive de la sécurité favorise la résilience face à diverses menaces pour la sécurité. Les expériences récentes de COVID-19 et les relations de plus en plus tendues avec la Russie indiquent que la sécurité globale renforce la société finlandaise et fait du pays une cible plus difficile contre l’influence hybride hostile.

Un acteur international

Bien que la défense militaire soit leur principale tâche, les forces de défense finlandaises jouent également un rôle actif dans la gestion des crises internationales. Il est bien sûr important d’être un partenaire actif et coopératif, mais la raison fondamentale de la participation aux opérations internationales est d’assurer la sécurité de la Finlande. La Finlande compte actuellement un total de 300 troupes de gestion de crise et de maintien de la paix déployées au Liban, au Kosovo, en Irak, au Mali, en Somalie, en Méditerranée et au Moyen-Orient. En participant aux opérations internationales depuis les années 1950, la Finlande a prouvé sa volonté de jouer son rôle dans la sécurité internationale. De plus, l’expérience acquise lors de ces opérations a eu un impact positif sur la capacité des forces finlandaises à coopérer avec les pays partenaires, même dans des environnements exigeants.

Comme la Finlande a jusqu’à présent choisi de rester en dehors de l’OTAN, elle a recherché d’autres formes de coopération en matière de défense, dont la plus importante est la relation bilatérale avec son voisin occidental, la Suède. La Finlande et la Suède n’ont pas d’obligations de défense mutuelle, mais elles ont convenu de coopérer dans des domaines allant du soutien au pays hôte aux opérations militaires conjointes, de l’utilisation commune des ressources à la surveillance du territoire. La coopération trilatérale  avec la Suède et la Norvège prend également de l’importance. Une forte coopération nordique en matière de défense est également avantageuse pour l’OTAN. Si la Finlande et la Suède rejoignaient l’Alliance, la présence de l’OTAN dans la région de la mer Baltique serait non seulement renforcée, mais il en irait de même dans l’Arctique.

La Finlande participe à plusieurs forums de coopération cadre-nation, tels que la Force expéditionnaire commune, l’Initiative européenne d’intervention et le Concept cadre de nation. Là encore, la coopération avec des pays partenaires partageant les mêmes idées est précieuse à bien des égards, mais pour la Finlande, le principal avantage est de maintenir la paix et la stabilité dans la région de la mer Baltique et de garantir la capacité de la Finlande à défendre sa souveraineté. Dans la pratique, la coopération en matière de défense permet de meilleures possibilités de formation, une coopération matérielle, un échange d’informations et une collaboration en matière de recherche et de développement – autant d’avantages très précieux pour un petit pays aux ressources limitées.

Les vestiges du non-alignement ?

Lorsqu’on discute du rôle de la Finlande dans la sécurité européenne, on ne peut échapper à la question de savoir si la Finlande est toujours un pays neutre ou militairement non-aligné, ou ni l’un ni l’autre. On peut affirmer sans risque que la Finlande n’est plus un pays neutre depuis plus de 30 ans. La Finlande et la Suède ont rejoint le programme de partenariat pour la paix de l’OTAN en 1994 et l’Union européenne en 1995, ce qui les a liées à la communauté occidentale une fois pour toutes. Pourtant, dans la rhétorique politique des années 1990 et du début des années 2000, la Finlande a maintenu son rôle de pays militairement non aligné.

À mesure que la coopération de la Finlande avec l’OTAN s’est approfondie et que l’Union européenne a assumé de nouveaux rôles en matière de sécurité et de défense, la position de la Finlande en tant que pays militairement non aligné a été remise en question tant au niveau national qu’international. La Finlande est l’un des partenaires de l’OTAN dans le cadre du programme « Enhanced Opportunity » et elle s’est largement engagée dans le processus de planification et d’examen de l’OTAN depuis 1995, qui vise à promouvoir le développement des forces et des capacités par les partenaires les mieux à même de coopérer avec les alliés de l’OTAN. En outre, la Finlande a pris part à plusieurs opérations de gestion de crise dirigées par l’OTAN et est régulièrement invitée aux réunions de l’OTAN, en particulier depuis le début de la guerre russo-ukrainienne. En février 2022, la Finlande a participé à l’exercice Cold Response de l’OTAN en Norvège avec 680 personnes, dont 470 appelés du contingent. En ce qui concerne l’Union européenne, la Finlande a été l’un des États membres les plus actifs dans le développement de la politique de sécurité et de défense commune au cours des dernières années et a souligné les responsabilités de l’Union en tant que communauté de sécurité, rappelant aux autres États membres qu’ils ont convenu d’une défense mutuelle (traité sur l’Union européenne, article 42.7).

Plus jamais seul

L’idée que la Finlande doit être capable de se défendre est profondément ancrée dans la société et la culture stratégique finlandaises. La coopération avec d’autres pays est extrêmement précieuse, mais en définitive, la défense du pays est entre les mains des Finlandais. La défense nationale n’est pas quelque chose qui peut être externalisée.

La Finlande se trouve depuis longtemps sur le seuil de l’OTAN, et l’on dit souvent qu’elle est aussi proche de l’OTAN qu’un pays peut l’être sans en être membre. Pourtant, jusqu’à présent, la Finlande n’a pas jugé nécessaire de franchir l’étape finale de la demande d’adhésion à l’alliance. La vitesse à laquelle l’opinion publique a changé à l’égard de l’OTAN après l’attaque russe en Ukraine est sans précédent. Tout aussi impressionnante est la rapidité avec laquelle le gouvernement finlandais a réagi à ce changement d’avis – ce qui a également été critiqué, notamment par la minorité opposée à l’adhésion de la Finlande à l’OTAN.

En Finlande, le débat actuel sur l’OTAN illustre l’ampleur de la secousse géopolitique déclenchée par l’agressivité et l’imprévisibilité de la Russie : plus personne ne peut faire cavalier seul. Cela est particulièrement vrai pour les petits pays comme la Finlande. Les ressources sont rares et, surtout après la pandémie de COVID-19, le secteur sanitaire et social continuera d’engloutir une part importante du budget national. En outre, la démographie ne joue pas en faveur de la Finlande, car la population vieillit et les forces armées doivent se contenter d’un nombre de recrues en diminution. S’appuyer sur la coopération internationale n’est pas une panacée face à ces défis, mais cela rendra le choc un peu plus doux. Bien entendu, la coopération n’est pas une voie à sens unique. Elle renforce la sécurité de la Finlande, mais les Finlandais aiment aussi se considérer comme des partenaires fiables et des fournisseurs de sécurité et de stabilité. Une fois faites, les responsabilités assumées sont prises au sérieux, tant en matière de défense nationale que de coopération internationale.

Heljä Ossa et Tomi Koivula

Heljä Ossa est chercheuse et doctorante au département de la guerre de l’université de la défense nationale finlandaise. Dans sa thèse de doctorat, elle se concentre sur les politiques européennes de sécurité et de défense et sur la manière dont l’autonomie stratégique européenne a été perçue par les États-Unis. Elle est co-auteur de NATO’s Burden-Sharing Disputes : Past, Present and Future Prospects (Palgrave 2022 https://link.springer.com/book/10.1007/978-3-030-93539-9#authorsandaffiliationsbook ), écrit avec Tommi Koivula.

Tommi Koivula est professeur d’études stratégiques et de défense à l’université finlandaise de la défense nationale. Ses domaines de recherche actuels sont l’OTAN, la politique de sécurité et de défense de l’UE et la théorie des relations internationales. Il est un commentateur fréquent dans les médias audiovisuels finlandais.

Traduit par Hervé pour le Saker Francophone

Alimenter le récit

Par : hervek

Par James Howard Kunstler – Le 16 mai 2022 – Source kunstler.com

https://www.sudinfo.be/sites/default/files/dpistyles_v2/ena_sp_16_9_illustration_principale/2022/05/15/node_462201/51844447/public/2022/05/15/B9730916711Z.1_20220515104040_000+GNDKGEBUO.1-0.jpg?itok=r9Vryff01652604046

Il ne fait apparemment aucun doute qu’un certain Peyton Gendron, 18 ans, est parti à la chasse aux Noirs à Buffalo, dans l’État de New York, et qu’il a soigneusement documenté son crime à chaque étape, de la rédaction d’un manifeste en forme de livre à la reconnaissance du lieu du crime au supermarché Topps, en passant par l’installation d’une caméra vidéo GoPro sur son front pour enregistrer son acte diabolique, qui a fait 10 morts et trois blessés.

Gendron est un cadeau pour le régime de « Joe Biden », qui avait besoin de preuves pour étayer son affirmation selon laquelle l’Amérique est infestée de « suprémacistes blancs » qui, comme l’a déclaré à plusieurs reprises le « président », constituent la « plus grande menace » pour le pays. Les morts de Buffalo serviront-ils de George Floyd cette année, déclenchant un nouvel été d’émeutes sanctionnées tacitement par le parti au pouvoir ? Qui sait ? Il est certain que cela galvanisera des gens comme Alejandro Mayorkas (département de la sécurité intérieure) et Nina Jankowicz (chef du Disinfo Governance Board) dans leurs efforts pour annuler toute personne située à droite du centre sur le transect politique et normaliser la suppression de la parole.

Mais comme pour la plupart des problèmes actuels, le récit officiel est en décalage avec la réalité. Ce que nous avons en Amérique, c’est du chaos et des meurtres dans toutes les directions raciales. Le lendemain du jour où Gendron a tiré sur le Topps, un homme asiatique d’une soixantaine d’années, qui n’a pas encore été nommé, a tiré sur une église taïwanaise près du Disneyland californien, tuant une personne et blessant grièvement quatre autres, les victimes étant toutes des Asiatiques âgés. Et la même nuit que le massacre de Buffalo, 23 personnes ont été blessées lors de trois fusillades successives autour de la salle de basket des Milwaukee Bucks dans cette ville. (Il y a quelques semaines, un maniaque noir du nom de Frank James, 60 ans, a tiré sur une rame de métro de Brooklyn, blessant dix personnes de différentes races. Le tireur avait publié sur Facebook de nombreuses diatribes contre les Blancs, les Hispaniques et même les Noirs. Les médias ont enfoui cette histoire dans leurs trous de mémoire en moins de 48 heures.

Le tireur du métro de New York sera poursuivi pour «attaque terroriste» | JDQ

Et, bien sûr, il y a eu l’événement de la fin novembre 2021, au cours duquel le criminel et malade mental Darrell Brooks Jr, 39 ans, a délibérément précipité un SUV Ford Escape dans la parade de Noël annuelle de Waukesha, dans le Wisconsin, tuant six personnes blanches et en blessant 62, dont de nombreux enfants. Brooks avait un casier judiciaire de 50 pages et avait publié de nombreux messages sur les médias sociaux appelant à la violence contre les Blancs, saluant même Adolf Hitler pour avoir persécuté les Juifs. Il a plaidé non coupable et son procès est prévu pour octobre. Les journaux et les chaînes de télévision câblées ont abandonné l’histoire après quelques jours.

Waukesha Christmas tragedy: Darrell Brooks beat up ex moments before driving through parade, documents say | Fox News

« Joe Biden » se rendra mardi à Buffalo pour présenter ses condoléances aux familles des victimes de la fusillade de Topps. (Il ne s’est pas rendu à Waukesha en novembre dernier, ni à New York en avril). Il semble que les journaux et les chaînes d’information câblées vont continuer à diffuser l’histoire de Buffalo, l’exploitant pour alimenter le récit selon lequel seul le parti Démocrate se soucie des Noirs et peut les sauver de la « suprématie blanche ». Cette fois, cependant, plus ils pousseront, plus les esprits risquent de se révolter.

Nous ne sommes pas en 2020. Le public est peut-être mieux vacciné aujourd’hui contre les provocations du gouvernement et la manipulation des esprits qu’il ne l’est contre les virus de la Covid-19. Comme l’a fait remarquer le sénateur Rand Paul (R-KY) la semaine dernière lors de son colloque avec le secrétaire Mayorkas, « Savez-vous qui est le plus grand propagateur de désinformation de l’histoire du monde ? Le gouvernement américain. » Le sénateur Paul est sur la bonne voie. Au cours de cette audition, il a demandé à M. Mayorkas si les propos tenus sur le Covid 19 dans les médias sociaux pouvaient faire l’objet d’une action officielle de « désinformation » de la part de son agence.

« J’ai dit un million de fois que les masques en tissu ne fonctionnent pas ; YouTube m’a censuré », a déclaré le sénateur Paul. « C’est une entreprise privée. Je peux avoir ce problème avec eux. Mais qu’en est-il de vous ? Vous allez regarder ça ? Je dis souvent que l’immunité naturelle due à l’infection est égale ou supérieure au vaccin. Vous allez démolir ça ? » Rand Paul est un médecin diplomé, soit dit en passant, et Alejandro Mayorkas ne l’est pas.

M. Mayorkas a répondu que si quelqu’un prétendait que les centres de vaccination « vendent en fait du fentanyl ». « Dois-je rester les bras croisés ou dois-je diffuser des informations exactes ? » a-t-il demandé.

En réalité, bien sûr, cette hypothétique absurdité de fentanyl n’est pas ce qui est en cause dans les « vaccins » Covid-19. Ce qui est en fait en cause, c’est le fait maintenant établi que les produits ARNm appelés « vaccins » ne préviennent pas l’infection ou la transmission du Covid-19, et provoquent un large éventail de dommages aux personnes, provoquant l’invalidité et la mort dans, au moins, des dizaines de milliers de cas, ce qui est beaucoup en comparaison de toutes les normes médicales antérieures.

Le gouvernement n’a cessé de mentir à ce sujet. Et les médias d’information ont docilement relayé ces mensonges, de concert avec les géants pharmaceutiques qui produisent les « vaccins ». La gouverneure de mon État, Kathy Hochul, veut toujours, de façon idiote, rendre obligatoires les « vaccins » à ARNm pour les enfants. Pfizer a diffusé une publicité dans l’émission 60-Minutes de CBS dimanche soir, promettant qu’une nouvelle « vaccination » avec leur produit douteux « ouvrira le monde » aux gens. En fait, cela ne fera rien pour protéger les gens, mais favorisera plutôt l’évolution de nouvelles et différentes itérations de nouveaux coronavirus, et cela tuera et mutilera sûrement beaucoup plus de gens, y compris des petits enfants.

Avez-vous remarqué autre chose d’intéressant et d’étrange ces jours-ci ? Dans tous les reportages sur l’Ukraine, il n’a été absolument pas fait mention du Covid-19 en rapport avec les troubles de la guerre, où l’on pourrait penser que la faim, le froid, les blessures et la saleté compromettent de nombreux systèmes immunitaires. Bizarre, un peu, hein ? Est-ce que ça a juste cessé d’exister ?

La « suprématie blanche » est le bouclier universel du régime de « Joe Biden » contre les conséquences de ses insultes à la réalité, y compris son rôle d’instigateur de cette guerre en Ukraine, sa création de tout le fiasco autour du Covid-19, depuis le laboratoire de Wuhan jusqu’à aujourd’hui, ses politiques qui induisent une inflation monétaire inconsidérée, sa négligence délibérée de la gestion des frontières, et sa corruption monumentale. Regardez-les essayer de courir avec ça aux fesses.

James Howard Kunstler

Pour lui, les choses sont claires, le monde actuel se termine et un nouveau arrive. Il ne dépend que de nous de le construire ou de le subir mais il faut d’abord faire notre deuil de ces pensées magiques qui font monter les statistiques jusqu’au ciel.

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

 

Sitrep Opération Z. Le « grignotage » est en grande partie terminé

Par : Wayan

Par Saker Staff − Le 24 mai 2022 − Source The Saker’s Blog

Il s’agit d’un fil de discussion ouvert sur l’ensemble de l’Arc du Donbass où le  » grignotage  » est maintenant payant et où les Russes avancent et comptent les coups, travaillant en un ensemble bien orchestré.

Aux commentateurs de nous donner les détails.

Gardez les yeux sur la confirmation :  NON CONFIRMÉ, mais si c’est confirmé, ce sera très intéressant.  Et ces Polonais ?  Par Intel Slava :

Sur fond d’informations concernant l’arrivée d’unités à Pavlograd en provenance du territoire de la Pologne, une attaque au missile a été lancée sur une installation militaire de la ville.

 

On ne sait toujours pas quel endroit a été touché. Il est probable que la cible était précisément le lieu de concentration de ces groupes armés arrivés de Pologne.

Pavlograd est le centre de transport le plus important pour l’approvisionnement des forces armées ukrainiennes dans le Donbass.

 

Des routes la relient à Pokrovsk, Kurakhovo et Marinka, ainsi qu’à l’agglomération de Kramatorsk-Slavic. La voie ferrée va vers Avdiivka.

Pour l’instant, le reportage et la carte de Readovka.

Aujourd’hui, d’Avdiivka à Estuary, les forces armées russes et les forces alliées prennent d’assaut Estuary.  La majeure partie de la ville a été libérée et de sérieuses opérations militaires sont en cours. L’ensemble de l’arc du Donbass est en mouvement. Les sources ukrainiennes font état du retrait des troupes de Severodonetsk. Les principales routes d’approvisionnement sont sous le contrôle du feu de l’artillerie alliée.

Front de Kharkiv. Aujourd’hui, les combats se poursuivent dans la région de Liptsov, Ternovoye et Rubezhnoye.

Front d’Izumo-Luhansk. Le matin, on a signalé qu’un pont sur la rivière Lugan avait sauté près de Svitlodar, puis des informations sont apparues sur la percée des forces alliées dans cette direction. Plus tard, on a appris le début de l’assaut sur Krasny Liman, et la prise de presque la moitié de la ville par les forces alliées.

L’aviation et l’artillerie russes travaillent également dans la région de Soledar et de Bakhmut (Artemivsk). Depuis le front Popasnyansky, on signale la fin des batailles pour Toshkovka (en faveur des forces alliées) et des succès dans la région de Zolotoe. Les forces armées russes et les forces alliées prennent d’assaut Zolotoe. Des positions sont occupées à l’entrée de la ville. Le 6e régiment de la milice populaire de la RPL occupe deux rues à Kamyshevakh. L’accès aux frontières de la LPR et de la DPR depuis Troitsky a également été ouvert.

Ce matin, les forces aérospatiales russes ont lancé une attaque de missiles contre l’infrastructure ferroviaire à Korosten, dans la région de Zhytomyr. De puissantes explosions ont retenti à Kharkiv et Pavlograd ; des installations militaires ont été détruites.

Les attaques des forces armées ukrainiennes sur nos territoires ont été repoussées. Un drone ukrainien a été abattu dans la région de Rostov. Les systèmes de défense aérienne ont été détruits. Les FAUs ont fait une tentative infructueuse de provocation dans la région de Koursk. Les systèmes de défense aérienne ont détruit toutes les cibles aériennes dans la région de Koursk. Des missiles anti-aériens ont volé dans le ciel de la région de Belgorod dans la soirée.

The Saker staff

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

Trois grands sujets sur lesquels l’establishment étasunien s’est trompé

Par : Wayan

Qui a bénéficié des absurdités évidentes qui sont devenues les politiques commerciales, étrangères et de déficit fédéral de l’Amérique de l’après-guerre froide ?


Par Michael Lind – Le 17 mai 2022 –  Source Tablet Mag

Au cours des trois décennies qui ont suivi la fin de la guerre froide, il y a eu trois grands débats de politique publique aux États-Unis ; un sur le commerce, un autre sur la politique étrangère américaine, et un troisième sur le déficit fédéral. Dans ces trois débats, le camp qui a présenté les arguments les plus plausibles a perdu et celui qui a présenté les arguments les plus illogiques et non étayés par des faits a gagné. Dans les trois cas, la position malavisée de l’establishment a posé les bases défectueuses et instables du monde dans lequel nous vivons aujourd’hui, entraînant des conséquences catastrophiques et durables pour les Américains et les autres.

Le premier de ces débats aux conséquences énormes s’est déroulé dans les années 1990 et portait sur la « globalisation » ou la libéralisation du commerce et des investissements après la fin de la guerre froide. Les sceptiques ont soulevé deux inquiétudes au sujet de cette globalisation. Ils ont averti que des traités comme l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), qui fusionnaient effectivement le marché du travail américain avec celui de pays pauvres comme le Mexique, permettraient aux entreprises manufacturières américaines de fermer leur production aux États-Unis et de la transférer pour profiter des bas salaires, des conditions de travail dans les ateliers clandestins et de l’absence de lois environnementales et d’organismes de réglementation. Les sceptiques ont également mis en garde contre les conséquences d’une plus grande ouverture des marchés américains à des régimes mercantiles comme le Japon, la Corée du Sud, Taiwan et la Chine post-maoïste. Les entreprises individuelles dans une économie de marché libérale comme les États-Unis, disaient-ils, ne pouvaient espérer concurrencer des entreprises étrangères dont les gouvernements truquaient la concurrence en leur faveur par des astuces comme la manipulation des devises, les barrières non tarifaires aux importations américaines, les prêts à faible taux d’intérêt et d’autres outils de l’arsenal du nationalisme économique.

Pas d’inquiétude ! ont répondu les pom-pom girls de la globalisation dans les années 1990, dont le président Bill Clinton et des experts comme Thomas Friedman. Si les États-Unis perdaient des industries au profit de partenaires commerciaux en raison des bas salaires ou de la tricherie des gouvernements étrangers, alors bon débarras : L’Amérique se spécialiserait volontiers dans l’« économie de la connaissance » et les « industries du futur », centrées sur les univers des logiciels et des start-ups de la Silicon Valley. Les ouvriers d’usine licenciés dans les États industriels pourraient déménager à San Francisco et « apprendre à coder » en échange de salaires plus élevés et de meilleurs avantages.

La deuxième controverse concernait la politique étrangère. À la fin des années 1980 et au début des années 1990, l’orientation de la politique étrangère américaine de l’après-guerre froide a fait l’objet d’un débat vigoureux. Des néoconservateurs comme Charles Krauthammer et Bill Kristol soutenaient que les États-Unis devaient profiter de la faiblesse de la Russie et de la Chine post-soviétiques pour établir une Pax Americana mondiale, dont certains néoconservateurs comparaient la grandeur future à celle des empires britannique et romain. À l’extrême opposé, l’isolationniste Patrick Buchanan appelait à un retour à l’isolationnisme de l’Amérique d’avant 1941. Entre les deux, des réalistes comme Samuel P. Huntington et Jeane Kirkpatrick ont rejeté les idées messianiques sur l’empire mondial américain et le solipsisme isolationniste en faveur de l’idée que les États-Unis sont « un pays ordinaire », selon l’expression de Kirkpatrick, poursuivant une politique traditionnelle d’équilibre des forces dans un monde multipolaire.

Le troisième grand débat concernait le déficit fédéral. Il est facile d’oublier à quel point l’alarmisme concernant la dette nationale était au cœur du discours public américain entre les années 1980 et les années 2010. Dès 1984, le candidat démocrate Walter Mondale a fait de la réduction du déficit un thème majeur de sa campagne. De même que Ross Perot, dans sa course indépendante à la présidence en 1992. Deux nouvelles espèces se sont ajoutées au lexique ornithologique de la politique américaine : les « faucons du déficit » et les « colombes du déficit ».

Les faucons du déficit ont attiré l’attention du public sur les projections à long terme de la solvabilité de Medicare et, en particulier, de la sécurité sociale. Selon ces projections, une fois le fonds fiduciaire de la sécurité sociale épuisé, les charges sociales aux taux actuels ne suffiraient pas à remplir les obligations de la sécurité sociale envers les retraités, à partir des années 2030 ou 2040. Ces déficits obligeraient finalement le gouvernement fédéral à financer la sécurité sociale et Medicare par des augmentations d’impôts, des réductions de prestations ou une combinaison des deux.

Le paiement des droits sociaux était un véritable défi, mais pas une crise urgente. Pourquoi, dans ce cas, Washington s’est-il mis à parler du prétendu danger des déficits dus aux droits sociaux dans les années 1990 et 2000 ? Les faucons du déficit prétendaient que les investisseurs étrangers concluraient que les États-Unis présentaient un mauvais risque de crédit et cesseraient d’acheter des obligations du Trésor américain, ce qui ferait grimper les taux d’intérêt en flèche, les États-Unis cherchant désespérément, comme un pays du tiers monde en faillite, des capitaux étrangers pour rembourser leur dette nationale. Les colombes du déficit faisaient remarquer que les États-Unis continueraient presque certainement à être un refuge pour les capitaux craintifs. Qui plus est, les gouvernements ont d’autres moyens de gérer des dettes et des déficits importants que des impôts élevés ou des réductions douloureuses des dépenses, y compris la « répression financière » ; le recours à une inflation modérée à long terme pour réduire la dette nationale, une astuce que les États-Unis ont utilisée pour réduire leur dette de la Seconde Guerre mondiale entre les années 1940 et 1970.

Les participants les plus intéressants à ce débat sont ceux que l’on pourrait appeler les « faucons de la dette privée ». Richard Koo, de l’Institut de recherche Nomura, a inventé le terme de « récession de bilan » pour décrire les crises économiques causées par l’accumulation excessive de la dette privée, un sujet éclairé ces dernières années par le vétéran du secteur financier et universitaire Richard Vague. Les faucons de la dette privée ont averti que la prochaine crise économique désastreuse serait plus probablement causée par l’accumulation excessive de la dette hypothécaire et de la dette des cartes de crédit des années 2000 que par le manque à gagner prévu pour la sécurité sociale dans les années 2030. Ils avaient raison. Les faucons du déficit avaient honteusement tort.

Si vous aviez un détecteur de mensonges dans les années 1990 et 2000 et que vous l’apportiez aux événements organisés dans les groupes de réflexion les plus prestigieux de Washington, l’alarme se déclencherait constamment.

Ayant assisté de près à ces débats à Washington, D.C., dans les années 1990 et 2000, je peux témoigner qu’il était tout à fait possible de changer d’avis sur ces trois questions à mesure que les preuves concrètes s’accumulaient. Par exemple, j’ai commencé, comme la plupart des personnes ayant une expérience de la politique étrangère, par partager la présomption de l’establishment en faveur du libre-échange ; ce qui semblait être une chose saine et positive à favoriser. Mais les avertissements bien étayés des experts concernant la délocalisation massive de la production américaine vers des pays à bas salaires, et la menace bien documentée du mercantilisme de l’Asie de l’Est pour l’industrie américaine, m’ont persuadé avec le temps que les arguments conventionnels en faveur de la mondialisation du marché libre étaient erronés. Dans le cas de la politique étrangère, j’ai trouvé les réalistes qui mettaient en garde contre la surextension stratégique de l’Amérique de l’après-guerre froide plus convaincants que l’impérialisme messianique de nombreux néoconservateurs ou l’isolationnisme à la Buchanan, qui semblaient tous deux faire fi des intérêts nationaux de l’Amérique.

En ce qui concerne le déficit fédéral, je n’avais pas d’opinion tranchée. Toutefois, après avoir été initié par ma prestigieuse collègue, Sherle Schwenninger, aux arguments de Richard Koo et d’autres, j’ai conclu au début des années 2000, en examinant les chiffres, que ceux qui mettaient en garde contre les dangers d’une accumulation de la dette des ménages étaient beaucoup plus convaincants que les faucons du déficit qui soutenaient que les États-Unis étaient confrontés à une crise imminente en raison de l’insuffisance à long terme des recettes de la sécurité sociale. Il n’y avait rien de particulièrement sophistiqué dans ces arguments, qui nécessitaient à peu près le niveau de mathématiques requis pour établir un budget familial ou remplir sa feuille d’impôts.

Il n’est donc pas vrai que des personnes bien informées puissent être en désaccord sur ces questions. Au contraire : Il fallait être prêt à nier les faits évidents du nationalisme économique de l’Asie de l’Est et le transfert continu et à grande échelle d’emplois par les entreprises américaines vers les maquiladoras mexicaines pour croire les discours joyeux sur la façon dont la globalisation allait créer un nombre encore plus grand d’emplois bien rémunérés pour les ouvriers d’usine, dans l’« économie de la connaissance ». De même, même à la fin des années 1990, il fallait être obstinément aveugle à la réalité pour croire que l’expansion de l’OTAN en Europe de l’Est ne risquait pas de provoquer une guerre directe ou indirecte avec la Russie ; ou pour croire que l’invasion de l’Irak pour renverser Saddam Hussein dans le but d’« exporter la démocratie » ne créerait pas le chaos dans le pays et la région. Tout au long des années 1990 et 2000, l’affirmation des faucons du déficit disant que les États-Unis auraient bientôt la solvabilité de l’Argentine ou du Zimbabwe en raison d’un déficit mineur de la sécurité sociale prévu dans les années 2030 n’était pas non plus convaincante. Si vous aviez un détecteur de conneries dans les années 1990 et 2000 et que vous l’emmeniez aux événements du Council on Foreign Relations, de l’Aspen Institute et des groupes de réflexion les plus prestigieux de Washington, l’alarme se serait déclenché constamment.

Lorsqu’une politique manifestement erronée est adoptée et qu’une politique plus plausible est rejetée d’un revers de main, soit les décideurs politiques sont remarquablement stupides et mal informés, soit l’issue du débat a été truquée pour servir des intérêts inavoués. La plupart des adeptes des mauvaises idées étaient intelligents, bien éduqués et souvent bien habillés, nous devons donc chercher une explication dans les intérêts.

Cui bono ? Qui a bénéficié des absurdités toxiques qui sont devenues le fondement de l’ordre mondial américain de l’après-guerre froide ?

Dans le cas de la mondialisation, des multinationales comme Apple, des constructeurs automobiles, des détaillants comme Walmart, ainsi que les banques d’investissement qui ont soutenu ces sociétés ou qui les ont achetées et vendues, ont tous bénéficié de « l’arbitrage mondial de la main-d’œuvre », c’est-à-dire du remplacement de travailleurs hautement rémunérés, souvent syndiqués, aux États-Unis par des travailleurs mal payés, jouissant de peu ou pas de droits sociaux ou civils au Mexique, en Chine et dans d’autres pays. Il est beaucoup plus facile d’accroître les marges bénéficiaires des entreprises en réduisant les coûts de la main-d’œuvre que de former la main-d’œuvre et d’investir dans des technologies innovantes afin d’augmenter la productivité par travailleur : Lorsqu’elles ont le choix, les entreprises ont tendance à choisir la voie la plus facile en remplaçant la main-d’œuvre américaine à haut salaire par une main-d’œuvre étrangère à bas salaire, même si cela signifie la perte d’industries et de chaînes d’approvisionnement entières. En 1998, Jack Welch, le PDG de General Electric, déclarait : « Dans l’idéal, vous auriez toutes les usines que vous possédez sur une barge pour vous déplacer en fonction des devises et des changements dans l’économie. »

Dans le cas de la stratégie d’hégémonie mondiale adoptée avec empressement par les deux grands partis après le 11 septembre, il n’y a pas besoin de théories du complot : La politique bureaucratique ordinaire explique le résultat. L’implication des États-Unis dans des guerres civiles étrangères et des conflits régionaux qui n’ont pas d’incidence directe sur la sécurité nationale américaine se traduit par une augmentation des budgets du Pentagone, du département d’État, de la CIA et d’autres agences, par un financement accru des entreprises de défense et des ONG bénéficiant de contrats gouvernementaux, par des ressources plus importantes pour les programmes universitaires d’études sur la sécurité, par une plus grande importance des membres du Congrès dans les commissions et sous-commissions militaires et des affaires étrangères, par une plus grande célébrité et davantage de contrats de publication pour les correspondants des affaires étrangères, etc. Étant donné que le grand public a tendance à s’en remettre aux politiciens en matière de politique de sécurité nationale, celle-ci est intrinsèquement vulnérable à la capture bureaucratique, de la même manière que la politique agricole et l’élaboration des politiques d’infrastructure ont tendance à l’être.

Alors que la mondialisation était défendue par des multinationales à la recherche d’une main-d’œuvre bon marché et non syndiquée, et que le projet néoconservateur d’hégémonie mondiale américaine quasi-impériale était largement porté par les bureaucraties américaines chargées de la sécurité nationale, leurs sous-traitants et leurs alliés politiques, journalistiques et universitaires, l’hystérie des faucons du déficit avait un électorat plus restreint mais important : Wall Street. Si les Américains pouvaient être persuadés que, pour éviter la faillite nationale, la sécurité sociale devait être supprimée et remplacée en grande partie par des plans d’épargne-retraite privés, y compris des plans bénéficiant d’avantages fiscaux tels que les 401(k)s et les IRA, un flot d’argent se déverserait dans les poches des gestionnaires de fonds communs de placement privés.

Du point de vue de leurs bailleurs de fonds, donc, ces politiques, aussi désastreuses qu’elles aient pu être pour la société américaine, avaient du sens parce qu’elles étaient tellement rentables. Alors que les délocalisations ont sabordé des secteurs industriels entiers aux États-Unis, de nombreux PDG, et actionnaires, ont acheté de belles maisons de vacances avec le produit de ces délocalisations. Des centaines de milliards de dollars destinés à financer la transformation sociale en Afghanistan, en Irak, en Syrie et en Libye ont en fait servi à payer des demeures et des voitures de luxe dans la banlieue de Washington, ainsi que des frais de scolarité élevés dans des écoles privées. La tentative de George W. Bush de privatiser partiellement la sécurité sociale et la proposition de Barack Obama d’utiliser les ajustements de l’inflation pour réduire les prestations de la sécurité sociale ont toutes deux étés rejetés par l’opposition du public. Mais le détournement de l’argent de la sécurité sociale vers des comptes privés est si rentable pour l’industrie de la gestion financière que ce n’est probablement qu’une question de temps avant que le cri hystérique du faucon du déficit ne se fasse à nouveau entendre dans le pays.

« Il est difficile de faire comprendre quelque chose à un homme », a observé Upton Sinclair, « lorsque son salaire dépend de son incompréhension ». Entre la fin des années 1990 et les années 2010, il était prudent pour les Américains qui souhaitaient faire carrière dans les politiques publiques, la politique ou le journalisme de prestige à Washington et à New York de faire semblant de se laisser convaincre par des arguments illogiques, non étayés et souvent ouvertement grotesques, car c’étaient les arguments de l’establishment bipartisan. Sentant, peut-être, à quel point leurs affirmations sur l’hégémonie mondiale des États-Unis, l’économie de la connaissance mondialisée de l’avenir et la prétendue crise imminente de la sécurité sociale étaient faibles, les adeptes de l’orthodoxie ont, pour la plupart, refusé tout débat, stigmatisant les critiques et les sceptiques comme des ignorants stupides, ou encore comme de dangereux extrémistes hors de portée d’un discours sérieux.

Le rejet brutal de ceux qui n’étaient pas d’accord avec une partie du consensus est devenu la marque de fabrique de l’establishment et des relations publiques, un signe de leur noblesse intellectuelle et morale et de l’inaptitude correspondante de ceux qui osaient remettre en question la sagesse reçue, même si elle était de mauvaise qualité. Si vous vous interrogez sur les inconvénients éventuels de l’expansion de l’OTAN jusqu’aux frontières de la Russie post-soviétique, vous êtes un « isolationniste », même si vous êtes favorable à un système d’alliance mondiale des États-Unis à d’autres égards. Si vous faisiez remarquer que les partenaires commerciaux des États-Unis, le Japon, la Corée du Sud et Taïwan, trichaient de diverses manières pour aider leurs exportateurs au détriment de ceux des États-Unis, vous étiez un « protectionniste buchananiste » qui ne comprenait pas que les tarifs douaniers Smoot-Hawley adoptés par le Congrès américain en 1930 avaient en quelque sorte provoqué la Seconde Guerre mondiale. Si vous suggérez, dans les années 2000, que l’excès de dette privée pourrait provoquer une récession mondiale dans les prochaines années, votre interlocuteur vous regardera sans comprendre et se demandera : « Est-ce une opinion acceptable ? Cela va-t-il nuire à ma carrière ? » Pendant deux décennies, lors de la plupart des discussions de « haut niveau » avec des PDG, des groupes de réflexion, des journalistes de prestige, des lobbyistes de K Street et des fonctionnaires auxquelles j’ai assisté, quel que soit le sujet apparent, quelqu’un disait gravement : « Je m’inquiète vraiment de la maîtrise des dépenses liées aux droits sociaux ». À ce moment-là, un frisson d’approbation se répandait dans la foule huppée. Nous le pensons aussi !

Dans chacun de ces trois cas, la politique adoptée par l’establishment s’est inévitablement heurtée à la réalité. Ce n’est pas défendre la tyrannie et l’agression meurtrière de Vladimir Poutine que de souligner que les critiques réalistes de l’expansion de l’OTAN jusqu’aux frontières de la Russie, comme George Kennan, Henry Kissinger et John Mearsheimer, avaient tout à fait raison de mettre en garde contre le risque de conflit avec la Russie. La guerre américaine en Afghanistan après le 11 septembre s’est soldée par une humiliation complète des États-Unis et le triomphe des talibans, tandis que l’invasion inutile de l’Irak en 2003 et les guerres américaines de changement de régime qui ont suivi ont laissé Bachar Assad au pouvoir en Syrie, tout en pulvérisant la Libye post-Kadhafi en fragments anarchiques dirigés par des seigneurs de la guerre et infestés de djihadistes. La globalisation ? Le Mexique est aujourd’hui l’un des principaux producteurs mondiaux de pièces automobiles, tandis que Détroit est un terrain vague, où certains quartiers abandonnés retournent littéralement à l’état sauvage.

Après la chute du communisme en Europe de l’Est, divers pays ont adopté des politiques de « lustration », exigeant l’exposition publique des anciens responsables communistes et parfois leurs aveux. On ne peut s’attendre à un processus similaire aux États-Unis, où continuer à défendre des décisions désastreuses semble être une condition préalable pour conserver sa place à la table du buffet bipartisan. Pourtant, les mêmes figures de l’establishment qui se lamentent aujourd’hui sur la désintégration et la radicalisation des partis politiques autrefois dominants, qui s’insurgent contre la méfiance de la population à l’égard des « experts » et qui imputent les problèmes sociaux de l’Amérique à la « désinformation russe » n’ont en fait qu’à regarder leur propre bilan de fausses décisions sur une série de grandes questions qui façonnent le monde alors que de meilleures réponses étaient déjà disponibles.

Michael Lind

Traduit par Wayan pour le Saker Francophone

Pourquoi les États-Unis utilisent des armes biologiques sans avoir de comptes à rendre ?

Par : Wayan

Par Vladimir Platov – Le 14 mai 2022 – New Eastern Outlook

Les États-Unis ont depuis longtemps démontré à la communauté mondiale leur mépris des réglementations internationales, ainsi que leur volonté de déclencher une guerre en utilisant des armes de destruction massive partout dans le monde. C’est ce que les Américains ont fait au Japon, lorsqu’ils ont largué des bombes nucléaires sur les civils à Hiroshima et Nagasaki en août 1945. Par la suite, de nombreux autres incidents ont été documentés et rapportés aux Nations unies, impliquant l’utilisation d’armes chimiques et bactériologiques par les États-Unis contre leurs opposants, non seulement en Corée, mais aussi dans d’autres régions du monde. Ainsi, au cours de la période allant de 1949 à 1988, l’Union soviétique a soumis à l’ONU des preuves concernant 13 faits d’utilisation, à grande et petite échelle, d’armes de destruction massive par les États-Unis. En voici quelques-uns.

  • En 1951-1953, l’URSS a transmis à l’ONU les preuves documentées de l’utilisation par les États-Unis d’armes biologiques contre la Corée du Nord et la Chine pendant la guerre de Corée. Ces crimes ont bénéficié d’une large couverture médiatique, y compris aux États-Unis, et ont été prouvés par des documents déclassifiés ;
  • en 1948-1960, l’ONU a reçu des preuves documentées de l’application de la tactique de la « terre brûlée » par l’armée britannique, soutenue par les États-Unis, avec l’utilisation d’armes chimiques et biologiques contre les civils en Malaisie ;
  • de 1961 à 1971, l’ONU a reçu des preuves de l’utilisation de la même politique par les forces armées américaines au Sud-Vietnam, au Cambodge, au Laos et en Thaïlande ;
  • en 1982, Moscou a transmis à l’ONU des preuves documentaires du soutien financier de la CIA à l’élevage et à la prolifération de moustiques génétiquement modifiés porteurs de malaria en Afghanistan. Des laboratoires biologiques du Pakistan ont été utilisés pour ces activités de recherche et développement ;
  • en 1985, l’URSS a soumis à l’ONU des preuves de l’activité de laboratoires biologiques secrets américains en Afrique du Sud et en Israël, étudiant l’impact de certains agents biologiques sur certains groupes raciaux (négroïdes) et ethniques (arabes) ;
  • à la même époque, l’Union soviétique a soumis à l’ONU des preuves à charge, soutenues par 25 pays, concernant l’implication possible du laboratoire militaire américain de Fort Detrick (Maryland, États-Unis) dans le développement du virus de l’immunodéficience humaine (VIH), ainsi que dans la distribution délibérée de ce virus en Afrique ;
  • dans les années 1990 et 2000, les agences des Nations unies avaient déjà enquêté sur les « fuites » d’agents pathogènes dangereux provenant des bases militaires américaines en Espagne et au Kenya, à la suite de quoi il a été prouvé que les « fuites » susmentionnées étaient clairement intentionnelles et planifiées.
    Tous les documents relatifs à ces crimes de guerre ont été enregistrés auprès de l’ONU et sont à la disposition de cette organisation !
  • Plus récemment, The Exposé, une publication britannique, a publié les résultats de son enquête sur l’implication directe des États-Unis et de l’Ukraine dans le déclenchement de la pandémie de COVID-19…
  • Récemment, de nouvelles preuves documentaires des activités criminelles des États-Unis visant à déclencher une guerre biologique mondiale ont été obtenues par le ministère russe de la Défense lors de l’opération militaire spéciale en Ukraine.

En particulier, Igor Kirillov, le chef des forces de protection radiologique, chimique et biologique des forces armées russes (RCBPF), a divulgué de nouvelles informations révélant les détails d’expériences inhumaines menées par le Pentagone sur des citoyens ukrainiens dans un hôpital psychiatrique de la région de Kharkov (village de Strelechye). Les sujets des tests comprenaient un groupe de patients masculins âgés de 40 à 60 ans présentant un stade élevé d’épuisement physique. « Les informations reçues ont prouvé que les États-Unis lançaient un programme biologique militaire offensif en Ukraine, dont le but était d’étudier la possibilité de déclencher des épidémies contrôlées de maladies sur des territoires particuliers », a déclaré M. Kirillov.

Des preuves documentées ont été reçues concernant une tentative de contaminer les résidents de la République populaire de Lugansk (LNR) avec la tuberculose au moyen de faux billets de banque contaminés par l’agent causal de la tuberculose. Les billets infectés ont été distribués aux mineurs du village de Stepovoye en 2020. « Les cerveaux criminels ont exploité le comportement des enfants qui sont enclins à goûter à tout et à manger sans se laver les mains », a déclaré M. Kirillov. Par ailleurs, l’opération militaire spéciale a permis d’obtenir des informations supplémentaires sur les incidents liés à l’utilisation d’armes biologiques en Ukraine : des preuves documentaires ont été étudiées sur l’utilisation délibérée d’un agent pathogène de la tuberculose multirésistant en 2020 pour infecter la population du district de Slavyanoserbsky dans la LPR.

Selon Igor Kirillov, les résultats des tests bactériologiques ont prouvé la résistance des bactéries extraites aux médicaments antituberculeux de niveau 1 et 2. La maladie que ces bactéries provoquent serait beaucoup plus difficile à traiter, et le coût de ce traitement serait beaucoup plus élevé. Le service sanitaire et épidémiologique de la République de Lugansk a conclu à la nature artificielle de l’infection trouvée sur les billets de banque, car des souches extrêmement dangereuses ont été trouvées et leur « concentration capable de garantir l’infection et le développement du processus de la tuberculose. »

Parallèlement, les forces armées russes ont découvert plus d’une douzaine de drones équipés de réservoirs et de buses pour la pulvérisation d’agents pathogènes. En particulier, le 9 mars, sur le territoire de la région de Kherson, trois drones ont été détectés avec des réservoirs de 30 litres et des équipements pour la pulvérisation d’agents malveillants. Fin avril, dix autres drones similaires ont été détectés près de la localité de Kakhovka. Dans le même temps, Igor Kirillov, chef du RCBPF, a ajouté qu’à la suite de l’opération militaire spéciale en Ukraine, des faits ont été mis en évidence, prouvant le travail effectué avec des agents pathogènes qui sont de potentielles armes biologiques.

Dans le même temps, non seulement les États-Unis, mais aussi un certain nombre de leurs alliés de l’OTAN, comme l’Allemagne, la Pologne et 10 autres alliés occidentaux de Washington, mènent leurs projets biologiques militaires en Ukraine. Ainsi, l’Institut polonais de médecine vétérinaire a participé aux études du virus de la rage en Ukraine avec l’Institut Battelle, l’un des contractants du Pentagone, a déclaré le chef du RCBPF.

Selon Kirillov, les idéologues des opérations biologiques militaires américaines en Ukraine sont les dirigeants du Parti démocrate américain qui « ont formé le cadre législatif permettant de financer la recherche biologique militaire directement à partir du budget fédéral. » « Les organisations non gouvernementales contrôlées par les dirigeants du Parti démocrate américain, ont soumis leurs fonds, y compris les fonds d’investissement appartenant aux Clinton, Rockefeller, Soros, Biden, sous les garanties de l’État », a déclaré le représentant du ministère de la Défense. De grandes sociétés pharmaceutiques, telles que Pfizer, Moderna, Merck, ainsi que Gilead, une société affiliée au Pentagone, ont également été impliquées dans ce stratagème. « Les spécialistes américains testent de nouveaux médicaments en contournant les normes de sécurité internationales« , a ajouté M. Kirillov.

Il faut noter que Washington est impliqué dans ces activités depuis plusieurs décennies, avec la connivence évidente de l’ONU et d’autres organisations internationales qui ont reçu des preuves irréfutables de l’utilisation criminelle d’armes biologiques par les États-Unis. Au lieu de veiller au respect des réglementations internationales et des conventions internationales signées par les États-Unis pour lutter contre le développement et l’utilisation d’armes chimiques et bactériologiques, Washington organise régulièrement des campagnes d’informations mensongères accusant d’autres pays d’utiliser prétendument des ADM interdites. Malheureusement, ces campagnes sont activement promues et soutenues par les médias financés par les États-Unis et par les représentants d’un certain nombre de partis politiques et de gouvernements occidentaux dans le monde, ce qui permet de masquer les révélations officielles sur les activités criminelles des États-Unis.

Aujourd’hui, des laboratoires biologiques militaires américains sont situés non seulement en Ukraine, mais aussi dans de nombreux autres pays du monde qui sont confrontés à un danger similaire d’utilisation d’armes biologiques par Washington. Et les États-Unis ne semblent pas avoir honte de dire à la communauté mondiale qu’ils ont le « droit » d’élaborer des plans pour changer les régimes politiques « dans les pays autoritaires s’ils représentent une menace pour la sécurité des États-Unis. » En particulier, Henry Kissinger, l’un des vétérans les plus respectés de la politique américaine, ancien secrétaire d’État et conseiller à la sécurité nationale du président américain, qui a récemment fait cette déclaration dans une interview au Financial Times.

Compte tenu de tout ce qui précède, tous les pays du monde devraient se poser une question aujourd’hui : Pourquoi les États-Unis peuvent-ils utiliser des armes chimiques sans avoir de comptes à rendre ?

Vladimir Platov

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

Non, ce n’est pas la guerre en Ukraine qui provoque la crise alimentaire mondiale

Par : Wayan

Par Moon of Alabama – Le 21 mai 2022

La Russie est accusée à tort de bloquer les ports maritimes de l’Ukraine et d’aggraver ainsi une pénurie alimentaire mondiale :

Les Nations unies ont averti que la guerre en Ukraine contribue à alimenter une crise alimentaire mondiale qui pourrait durer des années si elle n’est pas maîtrisée, alors que la Banque mondiale a annoncé un financement supplémentaire de 12 milliards de dollars pour atténuer ses « effets dévastateurs ».

 

Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a déclaré que les pénuries de céréales et d’engrais causées par la guerre, le réchauffement des températures et les problèmes d’approvisionnement liés aux pandémies menaçaient de faire basculer des dizaines de millions de personnes dans l’insécurité alimentaire.

 

S’exprimant lors d’une réunion de l’ONU à New York sur la sécurité alimentaire mondiale, il a déclaré que ce qui pourrait s’ensuivre serait « la malnutrition, la faim de masse et la famine, à cause d’une crise qui pourrait durer des années ». Lui et d’autres personnes exhortent la Russie à libérer les exportations de céréales ukrainiennes. …

 

Avant l’invasion de février, l’Ukraine était considérée comme le grenier du monde, exportant 4,5 millions de tonnes de produits agricoles par mois via ses ports – 12 % du blé de la planète, 15 % du maïs et la moitié de l’huile de tournesol.

 

Mais les ports d’Odessa, de Chornomorsk et d’autres étant coupés du monde par les navires de guerre russes, l’approvisionnement ne peut se faire que par des routes terrestres encombrées et bien moins efficaces.

Ce n’est pas la Russie qui retient les céréales ukrainiennes ou qui bloque ses ports maritimes. L’Ukraine le fait d’elle même. Comme le rapporte le quartier général russe de coordination conjointe de la réponse humanitaire en Ukraine :

75 navires étrangers, originaire de 17 pays, sont bloqués dans 7 ports ukrainiens (Kherson, Nikolaev, Chernomorsk, Ochakov, Odessa, Yuzhniy et Mariupol). La menace de bombardements et le danger élevé de mines installées par Kiev dans ses eaux intérieures et sa mer territoriale empêchent les navires de quitter les ports en toute sécurité et d’atteindre la haute mer.

 

En confirmation de cela, la Fédération de Russie ouvre tous les jours de 08h00 à 19h00 (heure de Moscou) un corridor humanitaire, qui est une voie sûre au sud-ouest de la mer territoriale de l’Ukraine, longue de 80 miles nautiques et large de 3 miles nautiques.

 

Des informations détaillées en anglais et en russe sur le modus operandi du corridor humanitaire maritime sont diffusées quotidiennement toutes les 15 minutes sur la radio VHF 14 et 16 des chaînes internationales, en anglais et en russe.

 

Dans le même temps, les autorités de Kiev continuent d’éviter de dialoguer avec les représentants des États et les armateurs pour résoudre la question de la garantie du passage en toute sécurité des navires étrangers vers la zone de rassemblement.

 

Le danger pour la navigation que représentent les mines ukrainiennes dérivant le long des côtes des États de la mer Noire demeure.

 

La Fédération de Russie prend toute une série de mesures pour assurer la sécurité de la navigation civile dans les eaux de la mer Noire et de la mer d’Azov.

Vous pourriez dire que ce n’est que de la propagande russe. Mais non, ce n’est pas le cas. L’Organisation maritime internationale (OMI) a publié des rapports sur la sécurité et la sûreté maritimes dans la mer Noire et la mer d’Azov :

Au début du conflit, environ 2000 marins étaient bloqués à bord de 94 navires dans les ports ukrainiens. Depuis, 10 navires ont quitté la mer d’Azov en toute sécurité et il reste 84 navires marchands, avec près de 450 marins à bord. …

 

Le Conseil (C/ES.35), le 10 et 11 mars, a convenu d’encourager la mise en place, à titre de mesure provisoire et urgente, d’un couloir maritime bleu sécurisé pour permettre l’évacuation en toute sécurité des marins et des navires des zones à haut risque de la mer Noire et de la mer d’Azov vers un lieu sûr afin de protéger la vie des marins, et d’assurer la mobilisation et la navigation commerciale des navires ayant l’intention d’utiliser ce couloir en évitant les attaques militaires, en protégeant et sécurisant le domaine maritime. …

 

La Fédération de Russie a informé l’OMI qu’elle avait établi un corridor humanitaire, afin d’assurer l’évacuation en toute sécurité des navires une fois sortis des eaux territoriales de l’Ukraine. Malgré cette initiative, il subsiste de nombreux problèmes de sûreté et de sécurité qui entravent l’accès au couloir et la possibilité pour les navires de quitter leur poste à quai dans les ports ukrainiens.

 

Les ports ukrainiens sont au niveau 3 de MARSEC (sécurité maritime) et restent fermés à l’entrée et à la sortie. Des mines marines ont été posées dans les approches des ports et certaines sorties de port sont bloquées par des barges et des grues coulées. De nombreux navires n’ont plus suffisamment d’équipage à bord pour pouvoir naviguer.

 

L’Ukraine a également fourni ses conditions préalables à l’évacuation en toute sécurité des navires de ses ports. Ces conditions comprennent la fin des hostilités, le retrait des troupes et la garantie de la liberté de navigation dans la mer Noire et la mer d’Azov, y compris la réalisation d’activités de déminage avec la participation des États riverains de la mer Noire.

Le niveau MARSEC d’un port est déterminé par les autorités locales. L’Ukraine interdit tout simplement aux navires d’entrer ou de sortir des ports qu’elle contrôle. Elle les a pris en otage et formule des exigences déraisonnables pour leur libération.

Elle a également posé quelque 400 mines ancrées autour d’Odessa, qui sont si vieilles que certaines d’entre elles se sont détachées de leurs chaînes et ont dérivé vers le sud en direction de la Turquie.

Entre-temps, les navires étrangers qui avaient été retenus par l’Ukraine à Marioupol ont pu partir, depuis que la Russie a pris la ville et son port.

Le secrétaire général des Nations unies, M. Guterres, sait certainement tout cela. Le fait qu’il accuse la Russie d’avoir provoqué un blocus montre seulement qu’il n’honore pas la neutralité que sa position exige.

La pénurie alimentaire mondiale existe d’ailleurs depuis le début de l’année 2021. Elle n’a pas été causée par la crise ukrainienne, mais, comme l’indique un rapport d’octobre 2021, par des prix élevés suite à des perturbations de la chaîne d’approvisionnement pendant la pandémie :

La pénurie alimentaire dans le monde n’est pas seulement due à des problèmes de chaîne d’approvisionnement. Selon une enquête téléphonique rapide réalisée par la Banque mondiale dans 48 pays, un nombre important de personnes sont à court de nourriture ou réduisent leur consommation. Selon la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), les prix mondiaux des denrées alimentaires ont atteint leur plus haut niveau depuis dix ans, en raison de la hausse des prix des céréales et des huiles végétales. Malgré une consommation record de céréales, une pénurie est prévue sur la base de projections de consommation plus élevées.

Les accusations de M. Guterres sont un copié-collé des remarques faites par le secrétaire d’État américain Anthony Blinken lors d’une interview :

Blinken : L’Ukraine est l’un des principaux producteurs de blé, entre autres, dans le monde. La Russie, bien sûr, est elle-même un grand producteur. Et en Ukraine, il y a littéralement des dizaines de millions de tonnes de blé qui sont bloquées parce que la Russie bloque les ports ukrainiens. Il y a environ 85 navires en ce moment avec des céréales, du blé à l’intérieur. Ils ne peuvent pas sortir. Il y a encore 22 millions de tonnes de blé dans des silos près des ports qui ne peuvent pas partir.

Blinken ment à propos du blocus des ports. D’ailleurs, l’Ukraine exporte actuellement du blé par chemin de fer, par barges sur le Danube, puis par le port roumain de Constanta. Ce blé est toutefois susceptible d’aller vers Europe.

Blinken ment également au sujet des engrais :

Blinken : La raison en est qu’il y a aussi une pénurie d’engrais, car une grande partie est produite dans la région. Cela signifie que lorsque les agriculteurs pensent aux cultures de l’année prochaine, s’ils n’ont pas d’engrais, les rendements vont baisser. Il y aura donc encore moins de nourriture sur le marché et les prix augmenteront encore plus.

La Russie et le Belarus sont de gros producteurs d’engrais. Ni l’un ni l’autre n’a été empêché de produire par la guerre. Il n’y a donc pas de pénurie. La seule raison pour laquelle les États-Unis et les pays « occidentaux » n’obtiendront pas d’engrais de ces pays, ce sont les sanctions qu’ils ont décrétées contre ces pays.

Ce passage de l’interview de Blinken comporte un élément comique :

Q : Vous étiez à Kiev récemment, il y a environ un mois, et vous aviez dit que la Russie échoue et que l’Ukraine réussit. Quelle est votre évaluation aujourd’hui ?

 

Blinken : C’est toujours le cas. Voici ce qui est important : l’objectif numéro un de Poutine en entrant en Ukraine était d’empêcher son indépendance, sa souveraineté, de ramener complètement l’Ukraine dans le giron russe, de l’intégrer, d’une certaine manière, à la Russie. Cela a déjà échoué.

Comment Blinken pourrait-il savoir quel était ou quel est l’objectif numéro un de Poutine ? S’est-il mis dans la tête de Poutine ? Poutine lui-même a donné les raisons du lancement de l’opération dans son discours du jour de la Victoire. L’indépendance de l’Ukraine n’y a jamais été remise en question.

La question suivante après que Blinken se soit mis dans la tête de Poutine est celle-ci :

Q : Comment a-t-il pu se tromper à ce point ? Comment a-t-il pu faire une telle erreur de calcul ?

Blinken : Il est très difficile de se mettre complètement dans la tête de quelqu’un d’autre.

Ouais. C’est bien ce que je pensais.

Q : Qu’est-ce que vous entendez en matière de renseignements ?

Blinken : Eh bien, nous avions, bien sûr, de très bonnes informations sur l’agression planifiée par la Russie en premier lieu, que nous avons partagées avec le monde. Beaucoup de gens étaient sceptiques. Et c’est l’une de ces choses où, comme je l’ai dit, j’aurais aimé que nous ayons eu tort, mais nous avons eu raison. …

Lorsque, durant l’hiver 2021, Biden mettait en garde contre une « invasion russe imminente » de l’Ukraine, il ne savait pas quels étaient les plans de la Russie. Ce qu’il savait par contre, c’est que l’Ukraine préparait, avec l’aide des États-Unis, une attaque généralisée contre les républiques du Donbass, en février 2022.

Biden savait qu’aucun politicien russe ne pourrait rester en retrait si cela devait se produire. Lorsque vous savez à quelle date une guerre va commencer, il est bien sûr facile de prédire quand la réponse à cette guerre aura lieu.

À partir du 16 février, les attaques d’artillerie ukrainiennes sur le Donbass sont passées de quelques dizaines par jour à plus de 2 000 par jour, comme l’a noté et rapporté la mission d’observation spéciale de l’OSCE. Ce sont ces préparatifs d’artillerie pour une attaque en règle qui ont poussé la Russie à lancer une opération préventive en Ukraine.

Cela est confirmé par un récent bulletin d’information russe sur la libération d’Azovstal (traduction automatique) :

L’opération [russe] [en Ukraine] a commencé avec en toile de fond la situation dans le Donbass qui s’est aggravée à la mi-février. Les autorités de la RPD et de la RPL ont fait état d’une intensification des bombardements par les troupes ukrainiennes, ont annoncé l’évacuation des civils en Fédération de Russie et ont demandé la reconnaissance de leur indépendance. Le 21 février, Poutine a signé les décrets correspondants.

Encore une fois :

  • Il y avait et il y a toujours une crise alimentaire mondiale parce que la nourriture est devenue inabordable pour certaines personnes.
  • La guerre en Ukraine n’est pas à l’origine de la crise alimentaire.
  • La Russie ne bloque pas les ports ukrainiens.
  • L’Ukraine pourrait exporter davantage de blé si elle autorisait les navires à quitter ses ports.
  • Poutine n’a jamais remis en question l’indépendance de l’Ukraine.
  • La raison de cette guerre était l’attaque ukrainienne planifiée et préparée contre le Donbass.

Tout ce qui dit le contraire n’est que de la propagande.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

Explications autour du calendrier inattendu de la crise du COVID en Corée du Nord

Par : jmarti

Par Andrew Korybko − Le 14 mai 2022 − Source OneWorld Press

andrew-korybko

Kim est sans doute en train de se désespérer d’obtenir une aide internationale après que ses 16 lancements de missiles ont jusqu’ici échoué à attirer l’attention qu’il voulait soulever, si bien qu’il joue à présent la carte du COVID dans l’idée de s’assurer que tout le monde va finir par envisager d’aider son pays sans poser de conditions préalables.

À l’exception notable de la Chine, la plupart des pays du monde sont largement revenus à la normale pré-COVID au cours des mois récents, ce qui fait qu’il a été tout à fait inattendu de découvrir que le dirigeant de la Corée du Nord, Kim Jong-un, venait de déclarer que le virus était subitement devenu un « grand désastre » pour son pays. La BBC a également rapporté que les médias d’État ont partagé des statistiques suggérant qu’au cours des semaines récentes, un demi-million de cas suspectés se sont présentés. Nombre d’observateurs pensaient que le COVID avait déjà infiltré le « royaume ermite » depuis longtemps, malgré ses réfutations officielles jusqu’à présent, mais cela non plus n’explique pas le calendrier inattendu de cette dernière crise, que le présent article va s’employer à expliquer.

Qui ne souscrit pas au récit officiel au sujet du COVID a depuis longtemps chanté les louanges du dirigeant nord-coréen, présenté comme un héros pour avoir supposément résisté au Forum Économique Mondial, à l’Organisation Mondiale de la Santé et aux autres corps globalistes, dénoncés pour avoir politisé le virus. Cette singulière déification vient d’être discréditée, le dirigeant nord-coréen venant de reconnaître cette crise, maintenant qu’on l’a vu pour la première fois porter un masque à la télévision. Il n’est pas encore clair de savoir comment ces sceptiques pourront expliquer sa subite volte-face, mais ils doivent à tout le moins être très déçus par ce changement. L’adhésion au récit officiel sur le COVID par Kim représente la chute d’une idole de plus dans leur panthéon, et érode son soft power au sein de ces groupes.

Bien que l’on ne puisse pas en être certain, il pourrait avoir finalement décidé de montrer patte blanche au sujet de la crise de COVID dans son pays, non pas parce que le virus est en soi désormais supposé déstabiliser la société de son pays, mais peut-être en raison de facteurs économiques. La fermeture de rideau qu’a en pratique opérée la Chine en réponse à ses dernières flambées virales, dans le cadre de sa stratégie zéro-COVID, aurait pu perturber la situation dans la Corée du Nord voisine, car ce pays dépend de manière disproportionnée de la République Populaire pour sa survie. Il se pourrait que tout ait tourné mal, au point que Kim aurait pu gager qu’il valait mieux en fin de compte montrer patte blanche pour le COVID, en faisant fi de son soft power parmi les sceptiques du monde, dans une tentative désespérée de recevoir une aide internationale.

Il s’est de toute évidence employé à générer beaucoup d’attention récemment, avec les récents lancements de missiles pratiqués par son pays, mais le monde est resté trop distrait par l’opération militaire de la Russie en cours pour prêter attention à la Corée du Nord comme auparavant. En outre, les perturbations hypothétiques dans l’aide consentie par la Chine à la Corée du Nord pourraient ne pas découler directement de problèmes logistiques en lien avec la politique zéro-COVID menée par la Chine, mais pourrait constituer plutôt une réponse asymétrique, notifiant le mécontentement de Pékin des 16 lancements de missiles pratiqués par Pyongyang depuis le début de l’année 2022. Il se peut que Kim ait procédé à ces lancements de missiles afin de montrer sa force, mais également de générer de l’attention, dans l’espoir d’obtenir davantage d’aides, il peut également avoir par inadvertance contribué à la militarisation régionale.

Cela découle du fait que le Japon et la Corée du Sud ne se sentent évidemment pas à l’aise lorsque ces lancements se produisent, et avec le début d’AUKUS l’an dernier, les États-Unis disposent désormais d’une alliance anti-chinoise officielle, prête à les aider à « se défendre » s’ils lui demandent de le faire. Mais en réalité, tout soutien militaire appuyé par AUKUS à ces deux pays contribuerait également à l’objectif double qui est de « contenir » la Chine. On peut avancer que ceci aurait de toutes façons pu se produire, mais qu’en leur livrant involontairement le prétexte, Kim joue ici en faveur de leur soft power au détriment de celui de la Chine. L’AUKUS, dirigé par les États-Unis, dispose désormais de la couverture parfaite pour continuer de militariser l’Asie du Nord-Est.

Pour conclure, il est irréaliste de penser que le calendrier de la crise de COVID de la Corée du Nord découle purement de la situation épidémiologique actuelle, car il est très probablement lié à la détérioration de la situation économique du pays, elle-même reliée dans une certaine mesure à des perturbations sur les chaînes logistiques en provenance de son parrain chinois, la politique zéro-COVID pratiquée par ce voisin gelant en pratique de vastes pans de son économie. Kim désespère sans doute d’obtenir quelque aide internationale après ses 16 lancements de missiles, qui ne sont pas parvenus à attirer l’attention qu’il escomptait. Il en résulte qu’il joue désormais la carte du COVID dans l’idée de s’assurer que tout le monde finira par envisager d’apporter de l’aide à son pays, sans conditions préalables.

Andrew Korybko est un analyste politique étasunien, établi à Moscou, spécialisé dans les relations entre la stratégie étasunienne en Afrique et en Eurasie, les nouvelles Routes de la soie chinoises, et la Guerre hybride.

Traduit par José Martí pour le Saker Francophone

Après la fin de la guerre de l’OTAN

Par : hervek

Par Batiushka − Le 17 mai 2022 − Source The Saker Blog

Ne vous y trompez pas : La guerre tragique qui se déroule actuellement sur les champs de bataille ukrainiens n’est pas entre la Fédération de Russie et l’Ukraine, mais entre la Fédération de Russie et l’OTAN contrôlée par les États-Unis. Cette dernière, également appelée « l’Occident collectif », promeut une idéologie agressive de violence organisée, une doctrine politiquement, économiquement et militairement renforcée, connue par euphémisme sous le nom de « globalisme ». Cela signifie l’hégémonie du monde occidental, qui s’appelle avec arrogance « la communauté internationale », sur l’ensemble de la planète. L’OTAN est en train de perdre cette guerre, qui utilise les Ukrainiens formés par l’OTAN comme chair à canon par procuration, dans trois sphères, politique, économique et militaire.

Tout d’abord, sur le plan politique, l’Occident a enfin compris qu’il ne peut pas procéder à un changement de régime à Moscou. Son rêve de remplacer le très populaire président Poutine par un larbin de la CIA, Navalny, ne se réalisera pas. Quant au président fantoche de l’Occident à Kiev, il n’est qu’une créature de Washington et de ses oligarques. Acteur professionnel, il est incapable de parler en son nom propre, mais est le porte-parole de l’OTAN qu’il aime tant.

Deuxièmement, sur le plan économique, l’Occident se heurte à une sérieuse résistance aux 6 000 sanctions qu’il a imposées à la Russie et aux Russes. Ces sanctions se sont retournées contre eux. En Occident, nous pouvons en témoigner chaque fois que nous achetons du carburant ou de la nourriture. La combinaison d’une inflation élevée (10 % +) et de prix de l’énergie encore plus élevés, causés presque uniquement par ces sanctions anti-russes illégales, menace l’effondrement des économies occidentales, bien plus que celles de la Russie ou de la Chine. En raison de cet effet inverse des sanctions contre la Russie, le rouble est à son plus haut niveau depuis trois ans, s’établissant à environ 64 pour un dollar américain et en augmentation, bien qu’immédiatement après les sanctions, il soit brièvement descendu à 150 pour un dollar.

Après avoir vigoureusement nié qu’ils le feraient, la plupart des pays européens (au moins 17 pour le moment), y compris l’Allemagne et l’Italie, ont déjà accepté d’ouvrir des comptes auprès de Gazprombank, comme la Russie le leur a conseillé, et de payer le pétrole et le gaz en roubles. Et ce nombre augmente chaque semaine. Les problèmes seront encore plus grands avec les pénuries alimentaires, car la chaîne alimentaire mondiale est hautement intégrée et la production agricole de la Russie et de l’Ukraine (désormais contrôlée par la Russie) représente au moins 40 % de la production mondiale de céréales. Il y a quelques jours à peine, il a été annoncé que la Russie prévoyait une production céréalière record cette année (130 millions de tonnes). Elle peut encore exiger un paiement en roubles pour tout cela également.

Les sanctions contre la Russie ont divisé l’Europe et menacent de diviser l’OTAN. Le président Erdogan de Turquie, membre de l’OTAN, a annoncé qu’il opposerait son veto à l’entrée de la Finlande et de la Suède dans l’OTAN. Dans le même temps, la Russie a annoncé qu’elle couperait l’approvisionnement en gaz naturel de la Finlande. Les dirigeants suédois reconsidèrent leur entrée dans l’OTAN.

Troisièmement, sur le plan militaire, il est clair que l’Ukraine, avec un nombre considérable de désertions et de redditions, n’a aucune chance de gagner la guerre contre la Russie. La plupart de ses équipements militaires ont déjà été anéantis et les équipements occidentaux récemment livrés et souvent vétustes ne feront guère de différence, s’ils ne sont pas détruits par les missiles russes dès qu’ils atteignent l’Ukraine. Le conflit pourrait maintenant être terminé en quelques semaines, plutôt qu’en quelques mois. Le « secrétaire à la défense » américain (= ministre de l’offensive), Lloyd Austin, a désespérément appelé le ministre russe de la défense, Sergey Shoigu, pour le supplier d’accepter un cessez-le-feu. Accepteriez-vous un cessez-le-feu alors qu’en moins de trois mois et avec seulement 10 % de vos forces militaires, vous avez déjà occupé une zone plus grande que l’Angleterre à l’intérieur de l’Ukraine, une zone qui produit 75 % du PIB ukrainien ?

La panique du désastre financier en Occident a commencé à s’installer. En conséquence, le président français Macron a dit au président Zelensky (c’est-à-dire à Washington) de renoncer à une partie de la souveraineté de l’Ukraine et d’entamer enfin des négociations sérieuses avec la Russie. Macron essaie également de libérer les mercenaires français d’Azovstal à Mariupol, mais le problème est bien plus important que cela, car l’Europe entière est confrontée à un effondrement économique. Et le Premier ministre italien, Mario Draghi, a demandé au président Biden de contacter le président Poutine et de « donner une chance à la paix ». Notez que Mario Draghi est un ancien président de la Banque centrale européenne et une marionnette de Goldman Sachs – tout comme Macron est une marionnette de Rothschild.

Il y a toujours eu des empires et des invasions à travers l’histoire. Cependant, ils ont toujours été locaux et n’ont pas été justifiés comme la seule idéologie mondiale possible, un « Nouvel Ordre Mondial », à imposer par la violence sur toute la planète. Une fois la guerre de l’OTAN terminée, perdue par « l’Occident collectif », le centralisme de l’OTAN, l’idéologie d’un « monde unipolaire », contrôlé depuis Washington, doit prendre fin. Mais le centralisme doit aussi prendre fin partout ailleurs, comme cela a été le cas pour la période soviétique de Moscou 1.

Mais le nationalisme doit aussi prendre fin. Rappelons ici que le mot « nazisme » vient des mots allemands « national-socialisme ». (Le nationalisme implique la haine des autres, alors que le patriotisme signifie la capacité non seulement d’aimer son propre pays, mais aussi d’aimer les pays des autres, et non de haïr leurs pays). Et l’Ukraine a une histoire de nazisme, qui remonte à plus de quatre-vingts ans. De plus, les principaux soldats de Kiev d’aujourd’hui sont des nationalistes nazis et représentent le tribalisme si typique de l’Europe occidentale, responsable au vingtième siècle de deux guerres gigantesques qui se sont propagées dans le monde entier. Les cris nazis ukrainiens de « Gloire à l’Ukraine » et leur slogan « L’Ukraine au-dessus de tout » sont des slogans du nazisme.

Passons à un monde multipolaire et multicentrique, où l’unité est dans la diversité et la diversité dans l’unité. Si nous ne nous dirigeons pas vers cela, nous serons probablement perdus. Car un monde multipolaire, multicivilisationnel et multiculturel, un monde déjà peuplé de sept milliards d’êtres humains, est le seul monde civilisé, la seule véritable communauté internationale.

Batiushka

Traduit par Hervé pour le Saker Francophone

Notes

  1. Les antisémites vous diront ici que le centralisme de Moscou de l’époque soviétique a été fondé par les bolcheviks, dont plus de 80% étaient juifs. Tout d’abord, il convient de préciser qu’il s’agissait de Juifs athées, internationalistes comme Bronstein/Trotsky, qui soutenaient la « Troisième Internationale ». En d’autres termes, ils étaient des sionistes politiques (pas des sionistes religieux, ils étaient même anti-religieux). Et rappelons qu’un grand nombre de Juifs étaient et sont encore antisionistes et qu’un grand nombre de sionistes n’étaient et ne sont pas du tout Juifs. C’est pourquoi le Saker utilise à juste titre le terme « anglo-sionisme » pour désigner ces centralisateurs unipolaires.

Sitrep Opération Z. Oui, cela grignote bien

Par : Wayan

Par le Saker Staff – Le 22 mai 2022 – Source The Saker’s Blog

C’est un court sitrep, juste pour rassembler les dernières informations. Tout d’abord, Brian Berletic fait un excellent travail en décrivant le champ de bataille pour nous, sans le noyer dans les détails. Il fait preuve de beaucoup de bon sens et évoque ces  » merveilleux obusiers M777 «  qui, si l’on en croit les médias Wurlitzer, font une différence décisive. Eh bien, ce n’est pas le cas.

Un résumé de la mise à jour de Berletic pour les opérations militaires russes en Ukraine au 21 mai 2022 :

  1. Les militants ukrainiens de l’usine sidérurgique d’Azovstal se sont rendus sans condition. Ils sont entre plusieurs centaines (selon le décompte actuel de la Croix-Rouge) et plusieurs milliers selon les sources russes ;
  2. Marioupol a été sécurisée par la Russie depuis la mi-avril ou la fin avril. L’Ukraine admet toutefois que ses « opérations de combat » sont totalement terminées ;
  3. La Russie continue de progresser dans la région du Donbass. Les forces ukrainiennes sont encerclées à Severodonestsk et Lysychansk. La protubérance autour de Papasnya s’étend à l’ouest et au nord dans le cadre de cet encerclement majeur.
  4. Le Pentagone admet que la Russie dispose toujours de la majorité de sa puissance de combat, qu’elle possède un « avantage numérique » sur l’Ukraine et qu’elle fait des progrès « lents et inégaux », mais des progrès néanmoins ;
  5. L’« offensive » de Kharkov s’est arrêtée ou est en train d’être réduite ;
  6. Des obusiers américains M777 ont été trouvés, suivis, ciblés et détruits par les forces russes.
  7. Les autres tentatives d’envoi d’armes lourdes se heurteront aux mêmes difficultés techniques, tactiques, stratégiques et de main-d’œuvre.

Pendant que « le grignotage » se poursuit, jetez un coup d’œil à la mise à jour de Brian afin de bien comprendre la forme du champ de bataille selon le court rapport traduit par Readovka :

Front de Kharkiv. Combats de moyenne intensité. Le combat a lieu dans la zone du village de Liptsy et Rubezhnoye.

Le front d’Izyum. L’une des zones les plus éprouvantes. Des combats sérieux ont lieu près de Kurulka, Velikaya Kamyshevakha, et Dolgenky. L’armée se dirige vers l’encerclement du groupe de Krasnolimansk. Le front penche vers Slavyansk.

Front de Louhansk. L’offensive des groupes de combattants se poursuit dans plusieurs directions à partir de Popasna, dont la principale direction est désormais Severodonetsk. Grâce à la destruction du pont automobile entre Lisichansk et Severodonetsk, la situation des Forces armées ukrainiennes dans cette dernière devient de plus en plus difficile. Les combattants se rendent à Vozdvizhenka, menaçant de couper la route  » Artemovsk-Svetlodarsk « , se battent à Pilipchatino, directement sur la route d’Artemovsk. Un affrontement actif près de l’autoroute Soledar-Lisichansk, un chaudron est érigé pour le groupement Gorsky et Zolotoye, combats à Viktorovka, Kamyshevakha, aux abords de Vrubovka, Toshkovka.

Front de Donetsk. De violents combats se poursuivent à Novobakhmutovka et Novoselovka-Vtoroi, ainsi que près de New York. Dans la zone de Marinka et Ugledar, il n’y a pas encore de changements.

En Russie. Les villages de la zone frontalière de Koursk ont été touchés. Tetkino et Popovo-Lezhachi, comme l’a annoncé le gouverneur de Starovoit. Les forces armées ukrainiennes ont également bombardé Gorlovka, frappant les villages environnants de Panteleimonovka et Aksenovka. Au-dessus d’Ilovaisk, où arrivait un grand train avec de l’aide humanitaire, un « Tochka-U » a été abattu, deux femmes ont été blessées.

————-

Ce qui est réconfortant, c’est que Graham Philips a réalisé un court essai vidéo sur le retour à la vie normale à Marioupol. Cependant, la zone a été largement minée, et le déminage est actuellement en cours par la DNR/Russie, avant que tout accès journalistique ne soit autorisé.

https://t.me/grahamwphillips/168

L’aide russe aux zones libérées est massive. Le train transportant de l’aide pour le Donbass est arrivé à Ilovaisk. Il a été formé à l’initiative du Front populaire panrusse et des chemins de fer russes. Parti de Moscou, il se composait de 68 wagons, dont 27 étaient destinés à la LPR et 41 aux territoires libérés de la DPR. Cela représente plus de 2 400 tonnes de fret humanitaire : nourriture, produits d’hygiène personnelle, médicaments, farine, papeterie, matériaux et équipements de construction, générateurs.

Zelensky a parlé de « solutions diplomatiques », mais il change d’avis tous les jours, comme le dit Lavrov, en fonction de ce qu’il a bu ou fumé.

Vous souvenez-vous du cadran de la douleur russe ?  Nous voyons qu’il est en train de monter lentement en puissance. La Russie a sanctionné 963 Américains. Est-ce du pareil au même ? Pas vraiment : tout ce que vous pouvez faire, nous pouvons le tripler ! Le paysage politique et diplomatique s’échauffe et la semaine prochaine, nous en verrons un peu plus. De nouvelles révélations majeures ont été faites la semaine dernière sur la question des biolabs. Pepe Escobar s’exprime via son canal Telegram.

https://t.me/c/1394010098/3649

La grande nouvelle, ce sont les nouveaux tests de Sarmat.  🔎 « …aujourd’hui, on dit que la défense aérienne n’existe pas pour le système de missiles Sarmat, et qu’elle n’existera probablement pas pour les décennies à venir », déclare le commandant des forces russes de missiles stratégiques, le général de division Sergei Karakaev.

C’est tout pour aujourd’hui. Soyez prudent avec la propagande Ukie. Elle est partout.

The Saker Staff

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

Pourquoi la Chine s’entête-t-elle avec sa stratégie « zéro covid » ?

Par : Wayan

Par H16 − Le 18 mai 2022 − Source Contrepoints

Surprise ces derniers jours : l’Organisation mondiale de la santé (OMS), dont le but semble de se mêler de plus en plus de politique, a clairement pris position contre l’actuelle stratégie zéro covid actuellement déployée en Chine, rejoignant en cela les critiques déjà nombreuses de l’opinion internationale vis-à-vis de la politique interne de la Chine.


Eh oui : même pour une organisation ayant nettement tendance à préférer la centralisation et les mesures fortes (voire dictatoriales), ce qui est actuellement mis en place par les autorités chinoises va apparemment trop loin, comme l’explique Tedros Ghebreyesus, l’actuel patron de l’OMS, pourtant pas trop réputé être anti-Chinois ou même anti-communiste.

Et au contraire de la surprise provoquée par cette annonce, c’est sans aucune surprise que la réponse de la Chine ne s’est pas fait attendre et qu’elle a été claire : en substance, le gouvernement de Xi Jinping a répondu à peu près « mêlez-vous de ce qui vous regarde, on fait ce qu’on veut ».

Peut-être les dirigeants chinois s’en tiennent-ils aux magnifiques études qui sortent subitement pour prouver, modèle mathématique (encore un !) à la rescousse, qu’un véritable raz-de-marée de morts et de contaminés les attend s’ils ne prennent pas des mesures drastiques, et ce, alors même que le bilan de ces mêmes mesures dans d’autres pays où elles ont été menées ont amplement prouvé leur échec.

Néanmoins, on ne peut que se demander quels sont les buts poursuivis par une telle politique.

Ainsi, peut-être la Chine sait des choses que le reste du monde ignore sur ce coronavirus en particulier ou sur la pandémie en général ? Après deux ans d’études, des milliers de papiers scientifiques et d’hypothèses testées en direct, on pourra cependant douter de la solidité de cette interrogation et aussi douter que l’Omicron (ou l’un de ses variants) serait subitement beaucoup plus dangereux, en désaccord avec tout ce qu’on sait sur ces virus et sur ce qui a été observé jusqu’à présent…

Peut-être y a-t-il des dissensions graves entre différentes factions du Parti communiste chinois (PCC), ou pire entre le PCC et Xi Jinping, qui amènent les uns à mettre en place des politiques qui finiront par mettre les autres en difficulté ? L’hypothèse n’est pas si hardie : après tout, ces confinements drastiques ont bel et bien pour effet d’exacerber les tensions sociales. Mais alors que la poigne de Xi Jinping sur le pouvoir n’a jamais semblé aussi forte, là encore, on doit s’interroger sur la solidité de cette hypothèse.

Cependant, on peut trouver d’autres hypothèses plus raisonnables et plus solides à cette politique du zéro covid en Chine.

La première consisterait à cacher le krach de la bulle immobilière dans l’Empire du Milieu, secteur qui représente selon plusieurs estimations jusqu’à 29 % du PIB chinois, et dont l’effondrement pourrait durer des années. Or, un arrêt voire une décroissance dans ce secteur provoque des effets si massifs qu’il devient vraiment difficile pour le gouvernement chinois de tripoter suffisamment les chiffres officiels afin d’afficher une croissance malgré tout. L’arrêt complet au travers des confinements est donc une solution pratique de détournement d’attention.

Sur le plan économique, l’opération de camouflage fonctionne à plein régime avec maintenant des effets néfastes bien visibles : les confinements agressifs et malavisés ont complètement désorganisé les chaînes logistiques. En outre, les problèmes structurels liés à l’intervention croissante du gouvernement chinois dans sa monnaie et les industries privées, ainsi que son économie fortement endettée vont entraîner une baisse marquée de la croissance et de l’emploi chinois, ce qui pourrait provoquer des troubles sociaux de plus en plus graves…

La seconde raison plausible est qu’en empêchant aussi drastiquement son secteur marchand de fonctionner correctement, la Chine trouve une excuse pour mettre l’Occident sous pression au moment où elle cherche aussi à s’en séparer le plus possible, au moins sur le plan économique, comme en atteste le récent arrêt brutal de toute relation commerciale entre le principal producteur de gaz et de pétrole chinois avec le Canada, le Royaume-Uni et les États-Unis. De la même façon, certains confinements ciblés visent clairement à gêner voire paralyser les productions de grosses entreprises technologiques américaines (comme c’est le cas pour Apple).

On pourrait même imaginer en troisième raison, sans faire de gros efforts, que le gouvernement chinois utilise l’excuse pandémique pour préparer discrètement son économie à une guerre ouverte et aux sanctions qui l’accompagneraient, s’il lui prenait l’envie – par exemple et complètement au hasard, n’est-ce pas – d’aller se disputer avec les Indiens dans le Cachemire ou récupérer Taïwan manu militari : les bateaux de commerce chinois sont massivement rentrés au pays (et pour cause), les populations ne peuvent plus s’égayer dans le tourisme, les flux de capitaux chinois vers l’étranger s’assèchent, les chaînes de productions peuvent être redirigées et l’économie placée en mode autarcique avec assez peu de contestations et peu de réactions du reste du monde…

Pratique.

Mais indépendamment des raisons qu’on peut trouver, les résultats de cette politique sont, eux, sans appel : tant sur le plan économique que sanitaire, cette stratégie est une véritable catastrophe et montre à tous que le zéro covid, c’est zéro chance de succès : il est amplement prouvé que les confinements n’ont servi à rien et les actuels confinements chinois pas davantage.

De surcroît, tout ceci montre encore mieux que ces confinements n’ont jamais été qu’une atteinte intolérable aux libertés. Seuls quelques faux libéraux mais vrais clowns de plateau télé ont poussé avec véhémence cette ignominie liberticide, acte veule probablement motivé par on ne sait quelle récompense promise.

La Chine démontre par l’exemple en grandeur réelle l’absurdité du jusqu’auboutisme sanitaire.

H16

Carlos Castaneda, le Grand Reset et les prédateurs


« Nous avons un prédateur qui est venu des profondeurs du cosmos et a pris le contrôle de nos vies. »


Mai 2022 – Source Nicolas Bonnal

Nicolas Bonnal

Il fut un temps où seul notre argent (disaient-ils) intéressait nos banquiers. Cet heureux temps n’est plus, dirait Jean Racine. Ce qui les intéresse c’est notre âme, notre esprit, notre libre arbitre, notre déplacement, ou pour parler moderne notre ADN et tout ce qui s’ensuit. Comme dit un de mes lecteurs plus savant que moi sur ce sujet :

Les chercheurs de vérité ont manqué le paramètre de long terme. Pourquoi réduire la population, la pucer pour la contrôler par le graphène nanométrique qui construit un système d’information connecté, imposer le crédit social, transférer la richesse de l’ouest vers l’est ? Il existe un SUPER PROJET qui nécessite de « leur » point de vue une gestion radicale du troupeau (Christophe).

Christophe a son explication, que je vous mets en lien. Je reviens à Castaneda.

Avec Gates, Schwab, Fink, Soros, Leyen, Bourla, Draghi et consorts on commence en effet à avoir peur : on sort de la liste des suspects usuels et des élites hostiles et on entre dans la série des entités reptiliennes (pour faire court) ou démentiellement hostiles (c’est pourquoi je vous demande de penser au film Prédateur – de 1987) ; pourquoi ont-ils voulu liquider même les sportifs par exemple ? On est face, dit un grand auteur à des prédateurs, qui se livrent à des expériences sur nous : le vaccin, le reset, les guerres (cela on connaissait), la pénurie globale organisée, les changements démentiels de paradigmes (avortement après la naissance, changement obligatoire de sexe, haine de telle race ou religion, contrainte médiatique-satanique de type religieux, avec tout un rituel aberrant sorti des sectes ou des loges (pour rester poli).

Un autre lecteur (spécialiste du capitaine Nemo, de Sherlock Holmes et de Phileas Fogg) m’a fait redécouvrir Carlos Castaneda, que je prenais pour un banal gourou New Age (pour certains c’est même un agent de la CIA – mais qui ne l’est pas ? Plein d’imbéciles m’accusent…), mais qui écrit dans le Voyage définitif ceci :

Nous avons un prédateur qui est venu des profondeurs du cosmos et a pris le contrôle de notre vie. Les êtres humains sont ses prisonniers. Le prédateur est notre seigneur et maître. Cela nous a rendu docile, impuissant. Si nous voulons protester, il supprime notre protestation. Si nous voulons agir indépendamment, il exige que nous ne le fassions pas.

Pratiquons la paranoïa positive, comme disait le réalisateur (un copte égyptien né en Australie) de The Crow et de Dark City. Nos élites hostiles nous contrôlent, nous manipulent, nous réduisent, nous remplacent, nous ridiculisent. Cela est une évidence pour tous les esprits contestataires du monde moderne, en lutte contre le Mordor (voyez mon Tolkien) ; et l’affaire du virus, du vaccin, du confinement et de cette vraie/fausse guerre (voyez Miles Mathis) ne fait que renforcer cette réorganisation algorithmique du monde.

Comme John Buchan dans la Centrale d’énergie (récit encore plus codé que les Trente-neuf marches saccagées par Hitchcock), Castaneda (né à Cajamarca, cité du martyre d’Atahualpa) décrit une ombre :

Il fait nuit noire autour de nous, mais si vous regardez du coin de l’œil, vous verrez toujours des ombres fugaces sauter tout autour de vous.

Ces ombres comme nos banquiers et nos politiciens nous fliquent, nous piquent, nous ruinent, nous contrôlent et nous mutilent. Don Juan explique :

Vous êtes arrivé, par votre seul effort, à ce que les chamans de l’ancien Mexique appelaient le sujet des sujets. J’ai tourné autour du pot tout ce temps, en vous insinuant que quelque chose nous retient prisonniers. En effet nous sommes retenus prisonniers ! C’était un fait énergique pour les sorciers de l’ancien Mexique.

Pour Don Juan nous leur servons de nourriture – spirituelle pour l’instant ; et le grand initié ne nous compare pas à des moutons mais à des poulets :

Il y a une explication qui est l’explication la plus simple du monde. Ils ont pris le pouvoir parce que nous sommes leur nourriture, et ils nous pressent sans pitié parce que nous sommes leur subsistance. Tout comme nous élevons des poulets dans des poulaillers, les prédateurs nous élèvent dans des poulaillers humains. Par conséquent, leur nourriture est toujours à leur disposition.

Les oligarques tiennent la planète avec leurs fond de pension et leurs objectifs écologiques. Ils nous traitent comme des poulets d’abattoir (pensez à Chicken run, car le cinéma est codé pour nous dire toujours tout – le diable dit ce qu’il fait ou va faire POUR QU’ON NE LE CROIE PAS).

Castaneda :

C’est-à-dire que je vais soumettre votre esprit à d’énormes assauts, et vous ne pouvez pas vous lever et partir parce que vous êtes pris. Non pas parce que je te retiens prisonnier, mais parce que quelque chose en toi t’empêchera de partir, tandis qu’une autre partie de toi va vraiment devenir folle. Alors accrochez-vous !

La base des prédateurs est de nous rendre idiots comme les poulets ou les moutons. L’abrutissement est la matrice de notre soumission. Il fut un temps (cf. mon livre sur la vieille race blanche) où l’éducation rendait libre et critique, mettons de 1789 à 1984. Cet heureux temps n’est plus, comme dirait Jean Racine :

Je veux faire appel à votre esprit d’analyse. Réfléchissez un instant, et dites-moi comment vous expliqueriez la contradiction entre l’intelligence de l’homme ingénieur et la stupidité de ses systèmes de croyances, ou la stupidité de ses comportements contradictoires. Les sorciers croient que les prédateurs nous ont donné nos systèmes de croyances, nos idées du bien et du mal, nos mœurs sociales. Ce sont eux qui ont créé nos espoirs, nos attentes et nos rêves de succès ou d’échec.

La médiocrité sera donc notre lot, et tout le petit et rare monde résistant aura vu la stupidité résignée et la salauderie de la masse ces dernières années :

Ils nous ont donné la convoitise, la cupidité et la lâcheté. Ce sont les prédateurs qui nous rendent complaisants, routiniers et égocentriques.

Castaneda explique que les prédateurs nous ont donné leur esprit qui est médiocre (cela, on l’avait compris) :

Afin de nous garder obéissants, doux et faibles, les prédateurs se sont engagés dans une manœuvre prodigieuse ; prodigieux, bien sûr, du point de vue d’un stratège de combat. Une manœuvre épouvantable du point de vue de ceux qui la subissent. Ils nous ont donné leur esprit ! Vous m’entendez? Les prédateurs nous donnent leur esprit, qui devient notre esprit. L’esprit des prédateurs est baroque, contradictoire, morose, empli de la peur d’être découvert d’une minute à l’autre.

Il est donc là pour nous faire peur cet esprit prédateur (Poutine, le rhume, etc.) :

Je sais que même si vous n’avez jamais souffert de la faim, vous souffrez d’anxiété alimentaire, qui n’est autre que l’anxiété du prédateur qui craint qu’à tout moment sa manœuvre ne soit découverte et que la nourriture ne lui soit refusée. Par l’intermédiaire de l’esprit, qui, après tout, est leur esprit, les prédateurs injectent dans la vie des êtres humains tout ce qui leur convient. Et ils s’assurent, de cette manière, un degré de sécurité pour agir comme un tampon contre leur peur.

Le but (pensez au fœtus de 2001) est de manger l’esprit humain, de le tenir cet esprit et son aura, surtout en bas âge :

Les sorciers voient les êtres humains en bas âge comme d’étranges boules d’énergie lumineuses, recouvertes de haut en bas d’un manteau incandescent, quelque chose comme une couverture en plastique étroitement ajustée sur leur cocon d’énergie. Cette couche de conscience rougeoyante est ce que les prédateurs consomment, et lorsqu’un être humain atteint l’âge adulte, tout ce qui reste de cette couche de conscience rougeoyante est une frange étroite qui va du sol au sommet des orteils.

On comprend leur obsession maladive avec l’avortement après la naissance. Castaneda rappelle :

A ma connaissance, l’homme est la seule espèce qui a le manteau rougeoyant de la conscience en dehors de ce cocon lumineux. Dès lors, il est devenu une proie facile pour une conscience d’un autre ordre, comme la conscience lourde du prédateur.

Explication technique (ces prédateurs font penser en effet à Hollywood et à la CIA) :

Cette frange étroite de la conscience est l’épicentre de l’autoréflexion, là où l’homme est irrémédiablement pris. En jouant sur notre introspection, qui est le seul point de conscience qui nous reste, les prédateurs créent des éruptions de conscience qu’ils consomment de manière impitoyable et prédatrice. Ils nous donnent des problèmes insensés qui forcent ces flambées de conscience à s’élever, et de cette manière ils nous maintiennent en vie afin qu’ils soient nourris de la flambée énergétique de nos pseudo-inquiétudes.

La seule solution pour la résistance ? La discipline, qui a disparu depuis deux générations – de la religion entre autres – de nos sociétés (voyez le livre fondamental de Thomas Frank, La Conquête du cool) :

Il n’y a rien que toi et moi puissions faire à ce sujet. Tout ce que nous pouvons faire, c’est nous discipliner au point où ils ne nous toucheront pas. Comment pouvez-vous demander à vos semblables de passer par ces rigueurs de discipline ? Ils riront et se moqueront de vous, et les plus agressifs vous casseront la gueule. Et pas tellement parce qu’ils n’y croient pas. Au plus profond de chaque être humain, il existe un savoir ancestral et viscéral sur l’existence des prédateurs.

Dernier conseil du maître :

Chaque fois que des doutes vous tourmentent à un point dangereux, faites quelque chose de pragmatique à ce sujet. Éteignez la lumière. Percez les ténèbres; découvrez ce que vous pouvez voir.

Nicolas Bonnal sur Amazon.fr

Ridley Scott et le cinéma rétrofuturiste Les mystères de Stanley Kubrick Louis-Ferdinand Céline : La colère et les mots Guénon, Bernanos et les gilets jaunes

Sources

Ukraine. La débâcle commence

Par : Wayan

Par Moon of Alabama − Le 20 mai 2022

Le 14 mai, je faisais remarquer que les États-Unis avaient demandé à la Russie un cessez-le-feu en Ukraine :

Le compte-rendu américain de l’appel dit :

« Le 13 mai, le secrétaire à la Défense Lloyd J. Austin III a parlé avec le ministre russe de la Défense Sergey Shoygu pour la première fois depuis le 18 février. Le secrétaire Austin a demandé instamment un cessez-le-feu immédiat en Ukraine et a souligné l’importance de maintenir les lignes de communication. »

Austin est à l’origine de l’appel et les États-Unis cherchent à obtenir un cessez-le-feu en Ukraine !!!

Hier, les officiers supérieurs étasunien et russe se sont parlés au téléphone et là encore, les États-Unis avaient initié l’appel :

Le général Mark Milley, président des chefs d’état-major interarmées, et le général Valery Gerasimov, chef de l’état-major général russe, ont eu une conversation que le Pentagone a refusé de détailler au-delà de la reconnaissance de l’événement.

Les choses doivent aller mal en Ukraine pour que cela se produise. En effet, si l’on se fie à la « liste d’activité » publiée quotidiennement par le ministère russe de la Défense, toutes les positions de l’armée ukrainienne sont soumises à des tirs d’artillerie lourde et celle-ci perd environ 500 hommes par jour. En plus, des frappes russes efficaces sont menées sur des camps d’entraînement, des sites de stockage d’armes et des plates-formes de transport dans tout le pays.

En outre, la situation tactique sur la ligne de front orientale a changé après que les forces russes ont réussi à franchir la ligne de front fortement fortifiée.

Source : liveuamap.comAgrandir

Il y a quelques jours, l’armée russe a avancé le long de la route H-32, a percé la ligne en direction de Propasna et a pris la ville. Depuis, elle a étendu son avancée en prenant plusieurs villages au nord, à l’ouest et au sud.

Cette percée donne la possibilité de remonter les fortifications ukrainiennes le long de la ligne de front par des attaques de flanc ou par l’arrière. En coupant les lignes de ravitaillement des troupes ukrainiennes au nord et au sud, des enveloppes peuvent être créées qui mèneront finalement à des chaudrons sans issue pour les troupes ukrainiennes.

Ceci est particulièrement dangereux pour les quelques milliers de soldats au nord du renflement qui défendent actuellement les villes de Sieverodonetsk et Lysychansk dans la partie nord-est de la bulle supérieure.

Le plan russe était de faire une autre percée du nord en poussant jusqu’à Siversk pour ensuite fermer l’enveloppe supérieure. Mais après plusieurs tentatives infructueuses de traverser la zone forestière et la rivière Seversky Donets, cette percée n’a toujours pas eu lieu.

La Russie est maintenant susceptible de pousser des troupes fraîches dans le renflement de Propasna pour étendre sa portée dans toutes les directions. Les rapports sur les actions en cours montrent que les combats et les bombardements intensifs sur la ligne de front se poursuivent et que les bombardements continuent également de cibler les carrefours logistiques.

Les autres fronts en Ukraine sont actuellement relativement calmes, avec peu de tirs directs. Pourtant, les attaques d’artillerie russes, toujours quotidiennes, touchent toutes les lignes de front ukrainiennes et font des victimes chaque jour.

Quelque 2 000 soldats de la milice Azov et de l’armée ukrainienne ont quitté les catacombes d’Azovstal à Mariupol. Un millier d’autres pourraient encore s’y trouver. L’armée russe filtre ces prisonniers. Les membres de la milice Azov et d’autres milices seront traduits en justice. Les soldats de l’armée ukrainienne deviendront des prisonniers de guerre.

La pénurie d’essence et de diesel en Ukraine a actuellement de graves répercussions. Même l’armée ukrainienne rationne désormais son carburant. Depuis environ six semaines, la Russie a systématiquement bombardé les raffineries et les sites de stockage de carburant en Ukraine. Elle a également détruit les ponts ferroviaires le long des lignes qui acheminaient le carburant depuis la Moldavie et la Roumanie.

Dans le même temps, le gouvernement ukrainien continuait à réglementer le prix du carburant. Les prix de vente au consommateur du diesel et de l’essence sont fixés. Du coup, le coût du carburant importé de Pologne par des camions privés dépassait le prix que les propriétaires de stations-service pouvaient le vendre. En conséquence, les stations-service se sont retrouvées à sec, leurs propriétaires s’abstenant d’acheter du nouveau carburant.

Il y a trois jours, le régime de Zelensky à Kiev a finalement mis fin au contrôle du prix du carburant :

Selon le [ministre de l’économie] Svyrydenko, le gouvernement s’attend à ce que le prix maximum du diesel ne dépasse pas 58 UAH (1,97 $) et celui de l’essence 52 UAH (1,76 $) par litre, une fois le contrôle levé.

« Dès que nous aurons le sentiment que les opérateurs du marché abusent de leur position, nous leur imposerons des sanctions », a-t-elle ajouté. « Nous surveillerons la situation au quotidien ».

Les prix prévus sont inférieurs à ceux demandés actuellement en Allemagne, et ce sans avoir à transporter le carburant par camion sur les 600 kilomètres qui séparent la Pologne de Kiev. La menace de sanctions signifie également que les grossistes locaux seront peu incités à vendre du carburant. Le salaire moyen en Ukraine étant d’environ 480 dollars par mois, les prix réels du carburant deviendront bientôt un autre choc économique.

Le gouvernement ukrainien poursuit également ses attaques contre les syndicats et le droit du travail :

En mars, le Parlement ukrainien a adopté une loi de guerre qui réduit considérablement la capacité des syndicats à représenter leurs membres, a introduit la « suspension de l’emploi » (ce qui signifie que les employés ne sont pas licenciés, mais que leur travail et leur salaire sont suspendus) et donne aux employeurs le droit de suspendre unilatéralement les conventions collectives.

Mais au-delà de cette mesure temporaire, un groupe de députés et de fonctionnaires ukrainiens vise désormais à « libéraliser » et à « désoviétiser » davantage le droit du travail du pays. Selon un projet de loi, les personnes qui travaillent dans des petites et moyennes entreprises – celles qui comptent jusqu’à 250 employés – seraient, de fait, exclues du droit du travail en vigueur dans le pays et couvertes par des contrats individuels négociés avec leur employeur. Plus de 70 % de la main-d’œuvre ukrainienne serait touchée par ce changement.

Dans un contexte où l’on craint que les responsables ukrainiens ne profitent de l’invasion russe pour faire passer une déréglementation radicale du droit du travail attendue depuis longtemps, un expert a averti que l’introduction du droit civil dans les relations de travail risquait d’ouvrir une « boîte de Pandore » pour les travailleurs.

Au total, la situation socio-économique de l’Ukraine est catastrophique. La situation militaire est encore pire. Marioupol est tombée et les troupes russes qui y sont encore pourront bientôt aller ailleurs. L’avancée à Propasna menace d’envelopper toute la ligne de front nord ainsi que le noyau de l’armée ukrainienne.

On ne parle plus de la « victoire » de l’armée ukrainienne, comme à Kiev ou à Karkov, où les troupes russes se sont retirées en bon ordre après avoir fini de tenir les forces ukrainiennes en place.

Le commandement ukrainien a envoyé plusieurs brigades territoriales sur les lignes de front. Ces unités étaient censées défendre leurs villes d’origine. Elles sont composées d’hommes d’âge moyen appelés sous les drapeaux. Ils ont peu d’expérience du combat et manquent d’armes lourdes. Plusieurs de ces unités ont publié des vidéos disant qu’elles abandonnaient. Elles déplorent que leurs commandants les aient quittées lorsque leur situation est devenue critique.

Le fait que l’armée ukrainienne utilise désormais ces unités comme chair à canon montre qu’il ne lui reste que peu de réserves.

Les armes qui arrivent de l’ouest ont du mal à atteindre les lignes de front et ont eu jusqu’à présent très peu d’effet. Elles ne sont que des gouttes d’eau sur une plaque chauffante.

Toutes ces raisons expliquent pourquoi Austin et Milley ont téléphoné à leurs homologues russes. Ce sont également les raisons pour lesquelles les rédacteurs du New York Times appellent l’administration Biden à cesser ses fanfaronnades et à adopter une position plus réaliste :

Les récentes déclarations belliqueuses de Washington ; l’affirmation du président Biden selon laquelle M. Poutine « ne peut pas rester au pouvoir », le commentaire du secrétaire à la défense Lloyd Austin selon lequel la Russie doit être « affaiblie » et la promesse de la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, disant que les États-Unis soutiendront l’Ukraine « jusqu’à ce que la victoire soit remportée », sont peut-être des proclamations de soutien enthousiastes, mais ne favorisent pas des négociations.

En fin de compte, ce sont les Ukrainiens qui doivent prendre les décisions difficiles : Ce sont eux qui se battent, meurent et perdent leurs maisons à cause de l’agression russe, et ce sont eux qui doivent décider à quoi pourrait ressembler la fin de la guerre. Si le conflit débouche sur de véritables négociations, ce seront les dirigeants ukrainiens qui devront prendre les douloureuses décisions territoriales qu’exigera tout compromis.

[Alors que la guerre se poursuit, M. Biden devrait également faire comprendre au président Volodymyr Zelensky et à son peuple qu’il y a une limite à ce que les États-Unis et l’OTAN sont prêts à faire pour affronter la Russie, et une limite aux armes, à l’argent et au soutien politique qu’ils peuvent rassembler. Il est impératif que les décisions du gouvernement ukrainien soient fondées sur une évaluation réaliste de ses moyens et de la quantité de destruction que l’Ukraine peut encore supporter.

Affronter cette réalité peut être douloureux, mais ce n’est pas de l’apaisement. C’est ce que les gouvernements ont le devoir de faire, et non de courir après une « victoire » illusoire. La Russie ressentira la douleur de l’isolement et des sanctions économiques débilitantes pendant des années encore, et M. Poutine entrera dans l’histoire comme étant un boucher. Le défi consiste maintenant à se cesser toute euphorie, à arrêter de se gausser et à se concentrer sur la définition et l’achèvement de la mission. Le soutien de l’Amérique à l’Ukraine est un test de sa place dans le monde au XXIe siècle, et M. Biden a l’occasion et l’obligation de contribuer à définir ce qu’elle sera.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

Revue de presse RT du 15 au 21 mai

Par : Wayan

Par Wayan − Le 21 mai 2022 − Source Le Saker Francophone

Au menu de cette semaine, les conséquences des sanctions sur la paix sociale de nombreux pays, l’élargissement de l’OTAN, le conflit OTAN-Russie, quelques témoignages de mercenaires rescapés d’Ukraine et le durcissement du point de vue russe.

Les conséquences de l’inflation dans le monde

Au Sri Lanka :

Un député sri-lankais qui avait abattu un manifestant antigouvernemental cette semaine a ensuite été lynché par la foule en colère, a révélé un rapport médico-légal, contredisant un rapport de police concluant qu’il s’était suicidé. Amarakeerthi Athukorala, avait ouvert le feu le 9 mai sur des personnes qui bloquaient le passage de sa voiture dans la ville de Nittambuwa, après que le Sri Lanka a plongé dans la violence lorsqu’une bande de partisans du gouvernement a attaqué avec des matraques des manifestants pacifiques. Ceux-ci exigeaient la démission du gouvernement en raison de la crise économique historique que traverse le Sri Lanka. »

https://francais.rt.com/international/98491-sri-lanka-depute-se-fait-lyncher-a-mort-foule

En Iran :

« Les manifestations qui ont lieu en Iran en raison de la flambée des prix des denrées alimentaires ont fait cinq morts, selon les médias. Les autorités de Téhéran n’ont pas confirmé le nombre de victimes potentielles.

Les troubles font suite à la décision du gouvernement de réduire les subventions aux importations alimentaires, dans le cadre d’un plan d’austérité dévoilé par le président Ebrahim Raisi en début de semaine. Ces mesures visent à sauver une économie mise à mal par les sanctions et l’inflation galopante, aggravée par le conflit en Ukraine.

La suppression des subventions a entraîné des augmentations spectaculaires – jusqu’à 300 % – des prix des produits de consommation courante, tels que l’huile de cuisson, le poulet, les œufs et le lait. »

https://www.rt.com/news/555522-five-reportedly-killed-protests/

En Égypte :

« L’économie égyptienne a subi des pertes allant jusqu’à 130 milliards de livres égyptiennes (7 milliards de dollars) dans le cadre de la crise ukrainienne, selon le Premier ministre du pays, Moustafa Madbouly, cité par TASS.

« Les conséquences de la guerre nous ont imposé un énorme fardeau financier et nous avons investi 130 milliards de livres pour couvrir la hausse des prix des biens stratégiques », a déclaré Madbouly dimanche, soulignant que les conséquences indirectes des événements en Ukraine sont estimées à plus de 18 milliards de dollars supplémentaires. »

https://www.rt.com/business/555518-egypt-economy-russia-ukraine-crisis/

En Europe :

« De nouveaux sondages indiquent que l’état des finances personnelles des Allemands est de plus en plus sombre en raison des sanctions contre la Russie. Cette tendance se retrouve, bien que de façon moins marquée, en France et en Espagne, alors que l’UE s’efforce de réorganiser son économie pour punir Moscou.

Plus de la moitié des Allemands se disent plus pauvres qu’il y a un an, ce qui représente une hausse vertigineuse de 11 points par rapport au premier train de mesures prises par l’UE pour punir la Russie de son agression contre l’Ukraine, selon des sondages réalisés en février et en mai par le cabinet mondial d’intelligence décisionnelle Morning Consult, qui a publié ses résultats lundi. »

https://www.rt.com/news/555576-eu-poll-financial-insecurity-trend

 

« La crise du coût de la vie en Pologne oblige les gens à réduire leurs dépenses de restaurant et de voiture, 36 % d’entre eux réduisant leurs dépenses au minimum pour survivre chaque mois, selon une nouvelle enquête.

Selon un sondage réalisé par ARC Rynek i Opinia, 38 % des personnes interrogées qui pouvaient auparavant se permettre des « luxes » y ont renoncé.»

https://www.rt.com/news/555575-poland-prices-survey-savings

 

« Le prix de l’énergie importée en Italie a augmenté en mars de 72,5% sur une base annuelle, a indiqué mardi l’Institut national de la statistique (ISTAT). Les données ont montré que l’augmentation des prix de l’énergie s’est accélérée de 5,6 % par rapport à février.

 

L’Italie, qui dépend fortement de la Russie pour ses besoins énergétiques, a vu ses perspectives de croissance se détériorer fortement depuis l’introduction des sanctions occidentales contre Moscou. »

https://www.rt.com/business/555619-eu-energy-costs-rising

 

« Les prix à la consommation en Grande-Bretagne ont bondi de 9 % pour atteindre leur plus haut niveau en 40 ans le mois dernier, les plus fortes hausses ayant été enregistrées dans les secteurs de l’alimentation et de l’énergie, selon les chiffres officiels de l’Office national des statistiques du Royaume-Uni, publiés mercredi.

La hausse actuelle de l’indice des prix à la consommation est la plus élevée depuis que le pays a commencé à suivre les prix en 1989, avec un bond de 2,5 % en glissement mensuel. L’organisme estime que l’inflation était plus élevée « aux alentours de 1982″.

Selon une enquête récente citée par CNBC, un quart des résidents britanniques ont commencé à sauter des repas pour économiser de l’argent face à la flambée des prix. Le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Andrew Bailey, a récemment qualifié les perspectives actuelles des consommateurs d' »apocalyptiques ». »

https://www.rt.com/business/555664-uk-inflation-highest-record

 

« La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé mercredi que l’UE allait relever ses objectifs en matière d’énergies renouvelables et investir des milliards d’euros dans les énergies propres afin de se détacher des importations de pétrole et de gaz russes. Les consommateurs en paieront toutefois le prix, le plan de l’UE prévoyant notamment le rationnement de l’énergie et l’installation obligatoire de panneaux solaires sur les maisons

https://www.rt.com/news/555691-eu-green-energy-russia

Et bien sûr en Ukraine :

« Le gouvernement ukrainien prendra des mesures « douloureuses » si le conflit militaire dans le pays dure encore trois ou quatre mois, selon le ministre des finances du pays, Serhiy Marchenko. Il a précisé que ces mesures drastiques pourraient inclure une forte augmentation des taxes, des réductions de dépenses ainsi que des nationalisations.

« Ce qui, ces dernières années, est devenu une économie plutôt axée sur le marché et libre de ses mouvements pourrait être confronté à une vague de nationalisation qui réduirait à néant des années de dur labeur », a déclaré M. Marchenko dans une interview accordée à The Economist.

Le ministre a cité les dernières prévisions révélées par la Banque mondiale, selon lesquelles l’économie ukrainienne devrait se contracter de 45 % en 2022.

Il a souligné que les salaires des militaires constituent « une charge énorme », ajoutant que les pertes mensuelles du pays s’élèvent à 5 milliards de dollars en raison de la situation actuelle. »

https://www.rt.com/business/555551-ukraine-economy-russia-conflict

C’est Medvedev, un ex globaliste du monde politique russe, qui prévient :

« Medvedev a reconnu que sans le blé et les autres denrées alimentaires en provenance de Russie, les pays importateurs « connaîtraient des temps très difficiles », notamment parce que, sans les engrais russes, « seules des mauvaises herbes [pousseront] » dans leurs champs.

« Eh bien … c’est triste. Ils ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes », a-t-il écrit.

Selon Medvedev, l’Occident « fait marche arrière » car « toutes ces sanctions infernales sont sans valeur lorsqu’il s’agit de choses vitales », comme la nourriture ou l’énergie.

Les sanctions interfèrent avec le désir de chacun de mener une vie normale et prospère, a fait valoir l’ancien président russe. L’expansion de l’OTAN et la « pagaille dans le calcul des dettes, des paiements et d’autres choses » ont aggravé la situation, a-t-il dit.

« Et ce qui interfère le plus, c’est le propre crétinisme cosmique [de l’Occident]« , a-t-il affirmé.

Selon M. Medvedev, la Russie est prête à remplir toutes ses obligations, mais elle est en droit d’attendre une certaine aide de ses partenaires commerciaux. Sinon, a-t-il souligné, il n’y aurait aucune logique à cela : « D’une part, des sanctions insensées nous sont imposées et, d’autre part, [l’Occident] exige des livraisons de nourriture. »

« Cela n’arrivera pas, nous ne sommes pas idiots », a-t-il dit, ajoutant qu’il n’y aurait pas de livraisons à l’exportation au détriment du marché russe. « L’alimentation des citoyens russes est une question sacrée », a-t-il déclaré.

Plus tôt dans la journée de jeudi, le conseiller présidentiel russe Maxim Oreshkin a prédit une famine mondiale qui, selon lui, commencerait « à la fin de l’automne ou à la fin de l’année. » »

https://www.rt.com/russia/555785-food-russia-crisis-opinion

 

L’élargissement de l’OTAN

La suède et la Finlande ont finalement décidé d’intégrer l’OTAN :

« La Finlande a officiellement annoncé son intention de rejoindre l’alliance militaire de l’OTAN. Lors d’une réunion du cabinet dimanche, le président Sauli Niinistö et les ministres « ont décidé que la Finlande demanderait à adhérer à l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) », indique un communiqué du gouvernement.

« Notre décision est historique. Le plus important est la sécurité de la Finlande et de ses citoyens. Cette décision renforce la sécurité et la coopération entre les pays nordiques », a déclaré le Premier ministre Sanna Marin.

La première ministre a ajouté qu’elle s’attendait à ce que le parlement finlandais « accepte la décision [d’adhérer à l’OTAN] avec détermination et responsabilité. » »

https://www.rt.com/news/555509-nato-finland-join-statement

 

« Le parti social-démocrate au pouvoir en Suède a annoncé son soutien à la demande d’adhésion du pays à l’OTAN, après une démarche similaire du gouvernement finlandais.

Dans une déclaration publiée dimanche, les sociaux-démocrates se sont engagés à « œuvrer pour que la Suède demande à adhérer à l’OTAN ». Toutefois, la direction du parti a souligné que si la candidature était retenue, la Suède s’opposerait « au déploiement d’armes nucléaires et de bases permanentes sur le territoire suédois. » »

https://www.rt.com/news/555521-sweden-to-join-nato

Mais la Turquie résiste à leur adhésion :

« Recep Tayyip Erdogan s’est déclaré opposé à l’adhésion de la Suède et de la Finlande au sein de l’OTAN, un processus qui requiert l’unanimité de tous les pays membres. Des discussions entre Ankara, Stockholm et Helsinki sont attendues à Berlin. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a exprimé le 13 mai son hostilité à l’adhésion de la Finlande et de la Suède à l’OTAN, au risque de bloquer l’ensemble du processus qui requiert l’unanimité des membres de l’Alliance atlantique. « Nous n’avons pas un avis positif », a déclaré Recep Erdogan, expliquant qu’il ne « veut pas voir se répéter la même erreur que celle commise lors de l’adhésion de la Grèce ».

https://francais.rt.com/international/98489-pas-avis-positif-erdogan-pourrait-bloquer-adhesion-finlande-suede-otan

Voici l’objet du marchandage turc pour l’adhésion de la Suède et la Finlande dans l’OTAN :

« La Suède et la Finlande ont rejeté la demande de la Turquie d’extradition de personnes liées au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et au mouvement Gulen (FETO), a rapporté lundi l’agence de presse turque Anadolu. Ces groupes sont considérés comme des organisations terroristes par Ankara, et la Turquie a menacé de bloquer les candidatures de la Suède et de la Finlande à l’adhésion à l’OTAN si ces pays ne mettent pas un terme à leurs activités.

Selon le rapport, le ministère turc de la justice a demandé l’extradition de six membres de FETO et de six membres du PKK en Finlande au cours des cinq dernières années, ainsi que de 10 membres de FETO et de 11 membres du PKK en Suède. Le ministère considère les 33 suspects comme des « terroristes ».

Les demandes d’extradition de 19 de ces suspects terroristes ont été rejetées, cinq ont été ignorées et le processus d’extradition de neuf d’entre elles – deux en Finlande et sept en Suède – est en cours, poursuit le rapport. »

https://www.rt.com/news/555571-turkey-sweden-finland-terrorists

Du coup, la Turquie dit « yok » à cette adhésion :

« La Turquie ne dira pas « oui » aux demandes d’adhésion à l’OTAN de la Finlande et de la Suède, a déclaré lundi le président du pays, Recep Tayyip Erdogan, ajoutant que toute tentative de persuader Ankara de changer de position serait vaine. …

« Ces pays n’ont pas une position claire et sans équivoque contre les organisations terroristes. La Suède est le centre d’incubation des organisations terroristes. Ils font venir des terroristes pour parler dans leurs parlements. <…> Nous ne dirions pas ‘oui’ à leur adhésion à l’OTAN, une organisation de sécurité <…> Ils devaient venir lundi pour nous convaincre. Désolé, ils n’ont pas à se donner la peine « , a déclaré Erdogan.

Pour pouvoir adhérer à l’Union européenne, la candidature d’un pays doit être approuvée à l’unanimité par les 30 membres. Il est probable qu’Ankara sera pressé par les États-Unis de revenir sur ses objections.

Le secrétaire général délégué de l’OTAN, Mircea Geoana, avait auparavant déclaré qu’il était certain que son organisation serait en mesure de surmonter les réserves de la Turquie. »

https://www.rt.com/news/555584-turkey-no-to-finland-sweden-nato

A moins que :

« La liste des exigences de la Turquie à l’égard de l’OTAN et de ses membres potentiels, la Finlande et la Suède, comprend la levée des sanctions imposées à Ankara en raison de l’achat de systèmes de défense antimissile S-400 à la Russie, ainsi que la réintégration dans le programme d’avions de pointe F-35, a rapporté Bloomberg mardi, citant « trois hauts responsables turcs ». »

https://www.rt.com/news/555655-turkey-opposes-finland-sweden-nato

 

« Après avoir bloqué les négociations d’adhésion à l’OTAN de la Suède et de la Finlande, les médias turcs ont rapporté jeudi qu’Ankara avait dressé une liste d’exigences à l’égard des deux pays nordiques, exigeant notamment que les deux pays mettent fin à leur soutien aux groupes que la Turquie considère comme terroristes.

Ces conditions ont apparemment été énoncées dans un « dossier scandinave », qui doit être discuté avec les diplomates suédois et finlandais. Ils devraient arriver à Ankara le 23 mai pour s’entretenir avec le vice-ministre turc des affaires étrangères, Sedat Onal.

« Ils devront tenir compte de nos demandes. Peut-être devront-ils venir en Turquie plusieurs fois au cours de ce processus », a déclaré une source diplomatique turque citée par Türkiye. »

https://www.rt.com/news/555762-turkey-list-demands-nato

 

« La demande de la Turquie d’acheter 40 chasseurs F-16 de Lockheed Martin et des kits de modernisation pour près de 80 avions de guerre qu’elle possède déjà pourrait être bloquée par les États-Unis, à moins qu’Ankara n’accueille la Finlande et la Suède dans l’OTAN. Un tel scénario a été suggéré par le sénateur Robert Menendez, président de la commission des affaires étrangères du Sénat, cité par le Washington Post mercredi.

« J’espère que l’administration en tient compte au moment où ce pays envisage d’acheter des F-16 », a déclaré le journal citant le législateur démocrate. « Vous devriez dire au [président turc Recep Tayyip] Erdogan que vous devez agir d’une manière différente si vous voulez être pris en considération pour quoi que ce soit. » »

https://www.rt.com/news/555754-turkey-fighter-jets-nato

Puisque c’est l’heure des marchandages, la Croatie s’y met aussi :

« Le président croate Zoran Milanovic envisage de donner instruction à l’ambassadeur Mario Nobilo, représentant permanent du pays auprès de l’OTAN, de bloquer l’adhésion de la Finlande et de la Suède à cette alliance militaire vieille de plusieurs décennies, a-t-il déclaré mercredi.

Refuser l’adhésion tournerait l’attention de la communauté internationale vers les problèmes auxquels sont confrontés les Croates de souche en Bosnie-Herzégovine voisine, a déclaré M. Milanovic aux journalistes. En vertu des lois électorales actuelles, les représentants croates ont tendance à être élus avec les voix des musulmans bosniaques, également connus sous le nom de Bosniaques. Zagreb fait pression pour réviser cette situation.

« Je l’ai déjà dit, les Croates de Bosnie sont plus importants pour moi que toute la frontière russo-finlandaise », a déclaré M. Milanovic. »

https://www.rt.com/news/555719-croatia-sweden-finland-nato

Est-ce une première mesure de rétorsion de la part de la Russie? :

« La compagnie d’électricité russe Inter RAO cessera d’exporter de l’électricité vers la Finlande à partir du 14 mai, a déclaré vendredi la société de réseau finlandaise.

Selon Fingrid, citant Inter RAO, le commerce de l’électricité importée de Russie sera suspendu en raison de difficultés à recevoir les paiements pour l’électricité vendue sur le marché.

« Nous sommes contraints de suspendre l’importation d’électricité à partir du 14 mai », a déclaré RAO Nordic, une filiale basée en Finlande de la société russe Inter RAO, ajoutant qu’elle « n’est pas en mesure d’effectuer les paiements pour l’électricité importée de Russie. »

Fingrid a déclaré « Il n’y a pas de menace pour l’adéquation de l’électricité en Finlande », notant que l’électricité en provenance de Russie ne représentait que 10 % de la consommation totale de la Finlande. »

https://www.rt.com/business/555446-russia-electricity-supplies-finland

Pendant ce temps l’OTAN continue ses démonstrations de force, auxquelles Suède, Finlande et Ukraine participent déjà :

« Des exercices militaires de grande envergure de l’OTAN ont débuté lundi en Estonie. Cet exercice, baptisé « Hedgehog 2022 », est l’un des plus importants de l’histoire du pays balte, selon le bloc militaire. Les exercices impliqueront quelque 15 000 soldats de 14 nations, dont les membres du bloc militaire et leurs partenaires.

Des soldats de Finlande, de Suède, de Géorgie et d’Ukraine sont parmi ceux qui prendront part à l’exercice, a rapporté le radiodiffuseur public finlandais Yle. Toutes les branches des forces armées participeront à ces exercices, qui comprendront des exercices aériens, maritimes et terrestres, ainsi qu’un entraînement à la cyberguerre, selon le radiodiffuseur.

Selon une déclaration de l’OTAN, le navire de débarquement de classe Wasp de l’US Navy, le « Kearsarge », participera également à ces exercices. Le bloc militaire et le commandant adjoint des forces de défense estoniennes, le général de division Veiko-Vello Palm, ont tous deux nié que ces exercices, qui se déroulent à un peu plus de 60 km de la frontière russe, aient un quelconque rapport avec l’action militaire en cours de Moscou en Ukraine. »

https://www.rt.com/news/555579-estonia-nato-military-drills

 

Le conflit OTAN-Russie

Trouvant que la pagaille n’est pas assez totale ou le CMI pas assez riche :

« Le Sénat américain a voté ce jeudi en faveur d’un paquet de 40 milliards de dollars d’aide militaire et économique à l’Ukraine. Le projet de loi offre à Kiev près de 20 milliards de dollars en armes, munitions et formation, et augmente considérablement le budget du département d’État américain.

Le projet de loi a été adopté par 86 voix contre 11, et le président Joe Biden devrait le promulguer immédiatement. Sur les 11 sénateurs qui se sont opposés au projet de loi, tous étaient républicains. »

https://www.rt.com/news/555780-us-senate-ukraine-aid-pass

Tout cela alors qu’apparaissent les premiers signes d’une future négociation USA/Russie :

« Le chef d’état-major général russe Valery Gerasimov et le président des chefs d’état-major interarmées américains Mark Milley ont eu une rare série d’appels téléphoniques jeudi.

Les deux hauts responsables militaires ont discuté de diverses « questions d’intérêt mutuel », notamment du conflit actuel entre la Russie et l’Ukraine, a indiqué le ministère russe de la Défense dans un communiqué. Ces entretiens ont eu lieu à la demande de la partie américaine, a-t-il précisé. Le Pentagone est également resté très discret, ne fournissant aucun détail sur la conversation.

« Les chefs militaires ont discuté de plusieurs sujets de préoccupation liés à la sécurité et ont convenu de garder les lignes de communication ouvertes », a déclaré un porte-parole de Milley. « Conformément à la pratique passée, les détails spécifiques de leur conversation resteront privés ».

S’exprimant à Bruxelles jeudi, le commandant suprême des forces alliées en Europe de l’OTAN, Tod Wolters, a exprimé l’espoir que les entretiens entre Gerasimov et Milley permettent de se rapprocher d’une solution diplomatique à la crise actuelle.

Ces entretiens très médiatisés interviennent moins d’une semaine après que le secrétaire américain à la défense, Lloyd Austin, et le ministre russe de la défense, Sergei Shoigu, se sont entretenus pour la première fois depuis le début de l’opération militaire de Moscou en Ukraine, fin février. »

https://www.rt.com/russia/555775-moscow-washington-generals-talk

Finalement, les grands vainqueurs de ce conflit OTAN-Russie seront, une fois de plus, les industries de l’armement :

« L’Union européenne a dressé la liste des lacunes constatées dans ses défenses qui ont été exposées en raison du conflit en Ukraine, ont rapporté vendredi les médias après avoir parcouru un projet de document de la Commission européenne.

Selon ce document, consulté par l’agence de presse Bloomberg et le journal espagnol El Pais, les principales lacunes concernent les systèmes de défense aérienne et antimissile, les capacités de combat terrestre, aérien et maritime (sous-marins et chars), ainsi que la connectivité sécurisée par satellite et la cyberdéfense.

Les États membres ont également connu des pénuries de munitions et de missiles en raison de leur envoi aux forces gouvernementales ukrainiennes dans le cadre d’un conflit avec la Russie.

Le projet de document souligne que les événements en Ukraine ont considérablement détérioré le paysage sécuritaire de l’UE et révélé les effets négatifs de décennies de faibles dépenses de défense par les membres du bloc.

La Commission européenne propose un nouvel instrument d’investissement, appelé Defend-EU, pour centraliser les dépenses de défense dans l’UE et les rendre plus efficaces. Il devrait permettre aux 27 membres de l’Union de « cartographier, coordonner et encourager le développement, l’achat et la propriété en commun sur l’ensemble du cycle de vie des équipements de défense. » Le document insiste sur le fait que l’achat conjoint d’armes doit devenir une norme plutôt qu’une exception dans l’UE.

Bruxelles cherche également à lever les exclusions actuelles de la Banque européenne d’investissement concernant les projets de défense et à créer une nouvelle entité d’achat conjoint pour l’Union.

Il est également suggéré de mettre en place un système de remboursement solidaire unique au sein de l’UE, dans le cadre duquel les autres membres aideraient les pays ayant envoyé le plus d’armes en Ukraine à reconstituer leurs stocks.

« Les initiatives de l’UE visant à encourager la coopération en matière de défense contribuent également à renforcer un partage transatlantique plus équitable de la charge et une contribution européenne plus efficace au sein de l’OTAN », peut-on lire dans le document.

La Commission a estimé que les nations de l’UE vont augmenter leurs dépenses de défense, qui s’élevaient à environ 200 milliards d’euros en 2021, de 60 milliards d’euros supplémentaires cette année en raison du conflit en Ukraine.

Toutefois, elle reconnaît dans le projet que l’UE n’a plus beaucoup de marge pour renforcer ses défenses dans le cadre du budget actuel approuvé en 2020. Les auteurs du document ont suggéré une discussion plus approfondie des événements en Ukraine au sein de l’UE dans le but de revoir les besoins du Fonds européen de défense.

https://www.rt.com/news/555429-eu-ukraine-defense-nato

C’est ce symbole qui, en janvier 1990, avait marqué l’ouverture de la Russie au monde occidental. Le même symbole marque, trente ans plus tard, le divorce entre le monde occidental et la Russie :

« La chaîne américaine de restauration rapide McDonald’s a décidé de se retirer complètement du marché russe, et a commencé à vendre ses actifs à travers le pays, a annoncé lundi la société dans un communiqué.

« Après plus de 30 ans d’activité dans le pays, McDonald’s Corporation a annoncé son retrait du marché russe et a lancé le processus de vente de ses activités en Russie », indique le communiqué.

Des sources proches de la société ont déclaré au quotidien économique russe RBC qu’après la vente, la chaîne de restaurants fonctionnera sous une nouvelle marque. »

https://www.rt.com/business/555544-mcdonalds-says-do-svidaniya-moscow

Ukraine

Les témoignages des combattants étrangers en Ukraine se suivent et se ressemblent :

« Selon les autorités ukrainiennes, plus de 20 000 ressortissants étrangers originaires de 52 pays sont arrivés dans le pays pour participer au conflit militaire en cours entre la Russie et l’Ukraine. Cependant, certains ont fait part de leur expérience en affirmant qu’on leur avait demandé de prendre part à des missions suicide, d’autres se plaignent de commandants corrompus et d’un équipement insuffisant ou médiocre.

Mamuka Mamulashvili, qui fait office de commandant de la Légion géorgienne – une brigade internationale mise en place en Ukraine en 2014 – a déclaré au journal britannique Telegraph qu’il estime que « 70 % des personnes venues rejoindre la Légion internationale ont déjà rebroussé chemin », ajoutant que ceux qui arrivent dans le pays sont trop impatients de voir des combats. « Ce n’est pas du tourisme de guerre », dit-il.

Un volontaire du Royaume-Uni, Matt Robinson, qui sert de formateur militaire à Kiev, a noté que beaucoup des ressortissants étrangers qui arrivent dans le pays ne sont pas du tout préparés à ce qui les attend, car certaines des recrues n’ont rien d’autre qu’une simple expérience de la chasse et des compétences de survie de base.

« Vous risquez d’être touché par des tirs d’obus bien avant d’avoir la chance d’échanger des coups de feu avec qui que ce soit, ce que la plupart des gens veulent faire », a-t-il prévenu, notant que le conflit russo-ukrainien est avant tout une guerre d’artillerie, où les soldats passent le plus clair de leur temps à se mettre à couvert plutôt que de se tirer dessus.

Cependant, même les volontaires ayant une expérience du combat dans des pays tels que l’Irak et l’Afghanistan affirment que cette guerre est d’un niveau différent, un ex-Royal Marine britannique déclarant : « Nous sommes les outsiders ici et quoi que vous disiez sur les Russes, c’est une armée professionnelle et ils utilisent beaucoup d’équipements de haute technologie. »

Les combattants étrangers seraient également tenus de signer des contrats de trois ans lorsqu’ils s’engagent dans les forces armées ukrainiennes, et de nombreux volontaires, espérant éviter un engagement juridique aussi long, tentent désormais d’opérer indépendamment des unités militaires ukrainiennes.

Toutefois, cela présente en soi des risques importants, selon Michael, un ancien militaire américain, qui affirme que ces recrues ont tendance à se voir confier des missions que personne d’autre ne veut faire et qu’elles peuvent se retrouver dans des situations dangereuses sans informations cruciales.

« Vous pouvez finir comme chair à canon si vous n’avez pas le bon commandant, et il est dangereux de s’insérer dans un champ de bataille sans coordination avec les autres – vous pouvez vous faire tuer par votre propre camp », a déclaré Michael. « Il y a aussi la corruption, avec des équipements de base qui disparaissent. Il y a des armes sans munitions, des gilets pare-balles ou des kits médicaux. Nous avons tous envie de nous battre, mais ils ne nous facilitent pas vraiment la tâche. »

https://www.rt.com/news/555387-ukraine-foreign-volunteers-experience

 

Andrew, de Plymouth, raconte qu’il s’est rendu en Ukraine pour soigner des civils blessés, mais qu’en l’espace de quelques semaines, il s’est retrouvé bombardé, abattu et capturé. En convalescence dans un hôpital, il a raconté à RT que lui et ses collègues volontaires ont été « manipulés » pour accomplir le devoir qu’ils avaient juré d’éviter.

Andrew, un homme de 35 ans qui travaillait comme échafaudeur chez lui en Grande-Bretagne, était attaché à une unité de la Légion internationale ukrainienne près de Nikolayev lorsqu’il s’est retrouvé sous un barrage d’artillerie russe dévastateur. Les troupes russes ont tiré sur sa position, Andrew a été touché au bras par une balle, et il s’est rendu.

« Je n’étais pas là pour me battre, alors je me suis rendu », a-t-il déclaré à RT. Quant à ses coéquipiers qui se sont battus, « ils ont été tués », a-t-il expliqué.

Andrew a déclaré qu’il n’avait jamais eu l’intention de participer à des combats, ni même de s’en approcher. En regardant les reportages des médias sur le conflit en Ukraine en mars, il dit avoir eu l’impression que « l’Ukraine demandait de l’aide » et a contacté l’ambassade d’Ukraine.

Laissant ses enfants derrière lui, il s’est envolé du Royaume-Uni vers la Pologne et s’est rendu à la frontière ukrainienne. Après avoir brièvement « aidé les réfugiés », il dit avoir été contacté par un homme nommé « Jacob » de la Légion internationale, qui lui a dit que son expérience médicale de base – acquise au sein de l’armée britannique – pourrait être mise à profit en Ukraine.

« Je me sens triste », a-t-il déclaré à RT. « J’ai vraiment l’impression qu’on m’a menti, massivement. Pas seulement par la Légion étrangère, mais j’ai l’impression qu’on m’a menti au Royaume-Uni par le biais des médias occidentaux. » Andrew a déclaré que les reportages sur « les gens qui viennent aider, qui vont en Ukraine, qui aident l’Ukraine » ont donné l’impression que le voyage était une perspective facile.

Une fois en Ukraine, Andrew se souvient s’être rendu dans un bâtiment à Lviv, où lui et une cohorte d’étrangers ont été maintenus à l’intérieur pendant plusieurs jours, prétendument pour leur propre sécurité. Bien qu’il ait servi dans l’armée britannique, Andrew dit qu’il n’avait aucune expérience du combat et que les volontaires comme lui étaient séparés des vétérans venus en Ukraine pour se battre.

De là, le groupe a été conduit en bus à Yavoriv – où un centre d’entraînement pour les recrues étrangères avait été détruit par un missile russe – puis à Kiev, où un responsable ukrainien leur a dit que la situation serait similaire à celle de Lviv : « ‘Vous serez enfermés, vous ne pouvez pas quitter le bâtiment, vous devez rester à l’intérieur, vous serez nourris, on vous fournira de l’eau, attendez jusqu’à nouvel ordre' ».

La première interaction d’Andrew avec des civils ukrainiens a eu lieu début avril dans la ville de Bucha, où il dit avoir cuisiné et distribué de la nourriture. Bien qu’il soit arrivé à Bucha après le départ des troupes russes, il dit n’avoir vu aucun signe des crimes de guerre que le gouvernement ukrainien a ensuite attribués aux Russes sur place.

« Je n’ai pas vu de cadavres moi-même, je n’ai rien vu, cela semblait intact », s’est-il souvenu, ajoutant qu’il était resté à la périphérie de la ville. « Tout semblait normal. Il n’y avait aucun signe de combat. »

Après seulement une journée à Bucha, un autre trajet en bus a conduit Andrew et ses compagnons à Nikolaev, qui, selon lui, était « plus proche du front que je ne le pensais. » Même après avoir été transféré dans une unité de combat de six autres étrangers à l’extérieur de la ville, Andrew dit que les choses semblaient calmes. Cependant, le jour suivant son envoi au front, la position a été attaquée.

« J’ai reçu une balle dans le bras qui m’a fracturée des os », a-t-il raconté à RT. Alors que les troupes russes avançaient, Andrew est resté allongé sur le sol avec sa main valide au-dessus de sa tête, jusqu’à ce qu’un soldat russe le traîne dans un trou de renard et lui administre les premiers soins. « J’ai eu beaucoup de chance de survivre », s’est-il souvenu. « Le soldat russe qui m’a donné les premiers soins m’a sauvé la vie. La balle avait coupé mon artère et je faisais une hémorragie ». »

https://www.rt.com/russia/555588-british-volunteer-captured-ukraine

L’Ukraine tourne de plus en plus à la dictature alors même que l’UE se dit prête à l’accueillir :

« Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a signé samedi un projet de loi établissant un mécanisme de mise hors la loi des partis politiques. La législation vise les partis politiques considérés comme menant des activités « anti-ukrainiennes ».

La liste des actes répréhensibles pouvant servir de prétexte à l’interdiction d’un parti politique laisse entendre que la contestation de la position officielle des autorités ukrainiennes sur le conflit en cours avec Moscou peut entraîner une interdiction.

Plus précisément, elle interdit de nier l' »agression contre l’Ukraine », en la qualifiant de conflit interne, de guerre civile, etc. Toute remarque positive sur les auteurs de l' »agression » est également interdite, y compris le fait de qualifier les forces des républiques séparatistes de Donetsk et de Lougansk d' »insurgés ».

La nouvelle législation décrit également une procédure simplifiée pour interdire un parti politique. L’interdiction d’un parti nécessite une décision de justice, et toutes les affaires connexes – y compris les affaires en cours – sont transférées à un tribunal de la ville de Lviv, dans l’ouest de l’Ukraine, tant que le pays est soumis à la loi martiale.

Selon la nouvelle loi, une décision de justice sur de telles affaires est définitive et ne peut faire l’objet d’un appel.

En mars, le Conseil national de sécurité de l’Ukraine a suspendu plusieurs partis politiques qu’il jugeait « pro-russes ». La liste comprenait divers partis mineurs, principalement de gauche, ainsi que le deuxième plus grand parti ukrainien, la « Plateforme d’opposition – Pour la vie », dirigé par Viktor Medvedchuk, un homme d’affaires qui aurait des liens avec la Russie. Après avoir été assigné à résidence, l’homme politique a été placé en avril de l’année dernière sous la garde des services de sécurité du pays.

https://www.rt.com/russia/555493-ukraine-parties-ban-law

La Russie aura averti l’Europe mais il n’a y pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre :

« Une décision de Bruxelles d’engager la procédure d’adhésion de l’Ukraine à l’UE signifierait la fin du bloc des 27 membres, a averti le vice-ministre russe des affaires étrangères, Alexander Glushko.

L’Ukraine moderne est un « État où des groupes nazis font la loi et où l’idéologie nazie règne, ce qui est incompatible avec les valeurs européennes », a déclaré M. Glushko aux journalistes vendredi.

Si Bruxelles accueille un tel pays, « cela signifierait la fin de l’UE et montrerait que l’UE n’est pas guidée par les valeurs sur lesquelles elle repose et a été créée, mais uniquement par la géopolitique », a-t-il expliqué. »

https://www.rt.com/russia/555480-ukraine-membership-eu-end

Voila la réponse de l’UE :

« La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a proposé mercredi un programme d’aide de 9 milliards d’euros (9,5 milliards de dollars) pour assurer le fonctionnement du gouvernement ukrainien, et a ajouté que l’UE dirigerait les efforts de reconstruction en Ukraine après la fin des hostilités. Cette annonce est intervenue un jour après que les États-Unis eurent appelé l’Europe à ouvrir ses coffres pour Kiev.

L’argent destiné au programme d’aide sera emprunté par la Commission sur les marchés financiers mondiaux et devra être remboursé par Kiev. Conformément aux règles de l’UE en matière d’assistance macrofinancière, le gouvernement ukrainien serait libre d’utiliser l’argent comme bon lui semble. »

https://www.rt.com/news/555699-eu-financial-aid-ukraine

 

« Le Parlement européen a adopté jeudi une résolution appelant à des sanctions contre l’ancien chancelier allemand Gerhard Schroeder en raison de ses liens avec la Russie.

Les sanctions, imposées par l’Union européenne en raison du conflit actuel entre la Russie et l’Ukraine, devraient être appliquées « aux membres européens des conseils d’administration des grandes entreprises russes et aux hommes politiques qui continuent à recevoir de l’argent russe », a indiqué le Parlement. M. Schroeder, qui a dirigé le gouvernement allemand de 1998 à 2005, est l’une des principales cibles de ces restrictions potentielles, car il a occupé de multiples postes dans des entreprises russes ou affiliées à la Russie depuis qu’il a quitté ses fonctions. Actuellement, l’ex-chancelier occupe un poste au sein du conseil d’administration de Rosneft. »

https://www.rt.com/news/555750-eu-parliament-schroeder-sanctions/

 

Le point de vue russe se durcit nettement face aux occidentaux

« Moscou a révisé sa position sur la demande d’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne parce que l’organisation, autrefois purement économique, est devenue un pourvoyeur de politiques hostiles avec une portée mondiale, a déclaré vendredi le ministre russe des Affaires étrangères, Sergey Lavrov.

Il a expliqué pourquoi son pays, qui était auparavant favorable à l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne, a fait volte-face sur cette question. Selon M. Lavrov, l’adhésion de Kiev pourrait représenter un risque plus important pour Moscou qu’on ne le pensait auparavant.

« L’UE, qui était à l’origine une plate-forme économique constructive, est en train de se transformer en un acteur militant agressif dont les ambitions s’étendent bien au-delà du continent européen », a déclaré le ministre des affaires étrangères.

Lavrov a cité la rhétorique utilisée par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, lors de sa visite au Japon en début de semaine. Elle a félicité Tokyo pour avoir pris le parti des nations occidentales qui ont imposé des sanctions économiques à la Russie en raison de son opération militaire en Ukraine, et a exprimé le souhait que l’UE joue un rôle plus actif dans la région indo-pacifique.

Mme Von der Leyen a décrit la Russie comme « la menace la plus directe pour l’ordre mondial », ajoutant que sa relation étroite avec la Chine et l’opposition des deux pays aux États-Unis et à leurs alliés étaient « inquiétantes ». « Comme l’Union européenne, le Japon comprend ce qui est en jeu ici. Pas seulement l’avenir de l’Ukraine. Pas seulement l’avenir de l’Europe. Mais l’avenir d’un ordre mondial fondé sur des règles », a-t-elle déclaré.

L’UE « suit les traces de l’OTAN », a déclaré M. Lavrov lors de la conférence de presse. Les deux entités sont en train de fusionner, a-t-il affirmé, et à l’avenir, l’UE fonctionnera comme une simple extension du bloc militaire dirigé par les États-Unis.

https://www.rt.com/russia/555417-lavrov-ukraine-membership-eu

 

« L’Occident a déclaré une « guerre hybride totale » contre la Russie, recourant au « vol » ouvert et à la « piraterie d’État », a déclaré vendredi le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov. Tout le monde « sans exception » va ressentir l’impact de ce conflit, a averti le haut diplomate.

« Le politiquement correct, la décence, les règles et les normes juridiques sont tout simplement écartés, la culture de l’annulation est appliquée à tout ce qui est russe, toutes les actions hostiles contre notre pays sont autorisées, y compris le vol pur et simple », a déclaré M. Lavrov lors de son discours à une réunion du forum du Conseil de politique étrangère et de défense (SVOP).

Les mesures hostiles prises par « l’Occident collectif » contre Moscou ces dernières semaines ont complètement sapé sa propre réputation de « partenaire prévisible », a poursuivi le diplomate. De telles actions ne font que rapprocher l’émergence d’un monde véritablement multipolaire, car « non seulement la Russie, mais de nombreux autres pays réduisent leur dépendance à l’égard du dollar américain, des technologies et des marchés occidentaux », ne se sentant plus à l’abri de la « piraterie d’État » occidentale, estime M. Lavrov.

Je suis sûr qu’une démonopolisation systématique de l’économie mondiale n’est pas [une question] d’un avenir lointain.

L’assaut actuel contre la Russie s’est déjà transformé en une « guerre hybride totale », a-t-il ajouté. Cette « guerre » a déjà atteint une telle ampleur que « tout le monde » dans le monde sera affecté par elle, a-t-il averti.

« L’Occident collectif a déclaré une guerre hybride totale contre nous, et s’il est difficile de prévoir combien de temps tout cela va durer, il est évident que tout le monde en ressentira les conséquences, sans exception », a déclaré le ministre des affaires étrangères. »

https://www.rt.com/russia/555481-lavrov-west-state-piracy

 

« Les sanctions sévères imposées à la Russie par les États-Unis et leurs alliés en raison du conflit en Ukraine vont modifier l’ordre mondial existant, a déclaré l’ancien président russe Dmitri Medvedev.

Medvedev, qui est aujourd’hui vice-président du Conseil de sécurité de son pays, a pris la parole sur Telegram vendredi pour souligner les effets possibles des restrictions qui nuisent non seulement à la Russie, mais aussi à ceux qui les imposent et à la communauté internationale dans son ensemble.

Un certain nombre de « chaînes d’approvisionnement mondiales » vont être détruites par les sanctions, ce qui risque de provoquer « une crise logistique majeure », a écrit le responsable, ajoutant que certaines compagnies aériennes occidentales pourraient également faire faillite en raison de l’impossibilité d’utiliser l’espace aérien russe.

Les crises énergétiques dans les États qui ont imposé des sanctions « auto-nuisibles » au pétrole et au gaz russes vont s’aggraver, et les prix de l’énergie continueront à augmenter, a-t-il prédit.

« Une véritable crise alimentaire internationale va apparaître, avec la perspective d’une famine dans certains États. »

L’instabilité des monnaies nationales, l’inflation galopante et la destruction des protections juridiques de la propriété privée conduiront à des urgences monétaires et financières, touchant des pays individuels ou des blocs internationaux entiers, a déclaré Medvedev.

Selon M. Medvedev, de nouvelles épidémies pourraient se déclencher en raison d’une coopération internationale inéquitable dans la région et de « faits directs d’utilisation d’armes biologiques. »

De nombreux organismes internationaux, qui se sont révélés inefficaces dans leurs tentatives de régler le conflit ukrainien, vont se décomposer, a-t-il ajouté, en pointant du doigt la principale organisation européenne des droits de l’homme, le Conseil de l’Europe.

« De nouvelles alliances internationales de pays seront formées – basées sur des principes anglo-saxons pragmatiques plutôt qu’idéologiques. »

Au final, une nouvelle architecture de sécurité sera créée, qui reconnaîtra la « faiblesse des concepts occidentalisés des relations internationales », « l’effondrement du monde centré sur l’Amérique » et « l’existence d’intérêts internationalement respectés des pays, qui traversent une phase aiguë de leurs contradictions avec l’Occident », a écrit Medvedev.

https://www.rt.com/russia/555416-sanctions-energy-ukraine-medvedev

 

« Les puissances occidentales qui s’opposent à la Russie en Ukraine pourraient être considérées comme des ennemis menant une guerre contre l’État, a déclaré mardi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Il a souligné que les sanctions économiques, l’armement des nationalistes ukrainiens et le fait de leur donner des renseignements pour attaquer les troupes russes constituaient tous des actes de guerre.

Bien sûr, nous utilisons encore le terme modéré d' »États inamicaux » pour les désigner », a déclaré M. Peskov lors d’un forum éducatif.

Mais je dirais que ce sont des États hostiles, car ce qu’ils font, c’est la guerre.

Il a cité la décision de geler les réserves étrangères russes que le pays conservait dans des institutions financières occidentales et les discussions sur le don de cet argent à l’Ukraine comme une attaque évidente contre les droits de propriété, pierre angulaire de la civilisation occidentale. « C’était de l’argent que vous et moi possédons », a déclaré Peskov à l’audience. « Il nous a été volé, il est en train de nous être volé ».

Les adversaires de la Russie jouent un rôle plus direct dans leurs tentatives de nuire à la Russie dans leur « guerre hybride », a déclaré le fonctionnaire. « Des conseillers militaires américains mais aussi britanniques disent aux nationalistes ukrainiens armés ce qu’ils doivent faire et leur fournissent des renseignements », a-t-il expliqué.

Les étrangers aident également les Ukrainiens à salir la réputation de la Russie au milieu des hostilités, a ajouté M. Peskov. « Ils mettent en scène des provocations qui sont à l’occasion si sanguinaires qu’une conscience humaine ne peut les imaginer », a-t-il insisté. Il a expliqué qu’il faisait référence à la ville de Bucha et aux affirmations de Kiev selon lesquelles les troupes russes auraient commis des crimes de guerre alors qu’elles la contrôlaient. Moscou a accusé Kiev de fabriquer des preuves. « Il est clair que les ‘spécialistes’ ukrainiens ne seraient pas en mesure de le faire avec un tel professionnalisme. Une armée de sociétés de relations publiques, d’équipes de télévision et de conseillers en guerre de l’information travaillent pour eux », a-t-il déclaré.

Le conflit n’est pas tombé du ciel, a noté M. Peskov, citant le fait que dès 2005, lorsque la Russie a créé un organe d’information en langue anglaise destiné à diffuser des points de vue alternatifs au public occidental, elle a rencontré une certaine résistance. « Si vous comparez RT à l’empire médiatique anglo-saxon, vous verrez à quel point il est petit. Mais son efficacité s’est accrue en raison du point de vue alternatif », a-t-il déclaré. Les dissidents occidentaux « n’ont pas eu droit à une tribune » dans les médias occidentaux, car « si vous sortez des marges et exprimez une opinion différente, l’inquisition arrive, comme à l’époque médiévale », selon M. Peskov.

Il semble parfois que l’existence même de la Russie soit un irritant important pour l’Occident, qui ferait tout pour ne pas nous laisser nous développer comme nous le voulons et vivre comme nous le voulons.

La période que le monde traverse actuellement est « une tempête parfaite et un moment de vérité », a-t-il déclaré.

https://www.rt.com/russia/555606-west-conducting-war-russia-kremlin

 

« La chambre basse du parlement russe, la Douma d’État, prévoit de discuter du retrait potentiel du pays de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), selon Pyotr Tolstoy, le vice-président du parlement.

« Le ministère des Affaires étrangères a envoyé une liste de ces accords à la Douma d’État et, avec le Conseil de la Fédération [chambre haute du Parlement], nous prévoyons de les évaluer, puis de proposer de nous en retirer », a déclaré Tolstoï mardi.

Le vice-président a déclaré que la Russie avait déjà annulé son adhésion au Conseil de l’Europe, et que son départ de l’OMC et de l’OMS serait le prochain.

« La Russie s’est retirée du Conseil de l’Europe, maintenant la prochaine étape est de se retirer de l’OMC et de l’OMS, qui ont négligé toutes les obligations à l’égard de notre pays », a-t-il déclaré.

Tolstoï a ajouté que le gouvernement devrait réviser les obligations internationales de la Russie et les traités qui n’apportent actuellement aucun avantage mais nuisent directement au pays. »

https://www.rt.com/business/555635-russia-wto-who-withdrawal

 

« Le président de la Douma d’État russe Viatcheslav Volodine a publié sur les médias sociaux une liste de « nations inamicales » classées en fonction du nombre de sanctions antirusses qu’elles ont imposées. « Ce sont eux qu’il faut blâmer pour la flambée des prix dans le monde », peut-on lire dans son message publié jeudi.

Les États-Unis sont en tête de liste, avec 1 983 sanctions distinctes contre la Russie, selon le décompte de M. Volodin. Ils sont suivis par le Canada, la Suisse, la Grande-Bretagne, l’UE en tant qu’entité unique, l’Australie et le Japon.

« En introduisant des sanctions illégales contre la Russie, ces États ont déclenché une flambée des prix de l’énergie et des denrées alimentaires », a déclaré le responsable russe. « Ce sont les principaux responsables des troubles actuels et des crises à venir dans le monde entier ».

Accuser la Russie d’être responsable de l’augmentation de l’inflation que connaissent actuellement de nombreux pays est devenu un thème commun à de nombreuses nations occidentales. L’administration Biden a inventé le terme « hausse des prix de Poutine ». Mais à en juger par les sondages, les Américains ne sont pas particulièrement disposés à l’accepter et beaucoup pensent que leur gouvernement aurait dû faire davantage pour lutter contre l’inflation. »

https://www.rt.com/russia/555739-russia-ranks-unfriendly-nations

Analyse des documents relatifs aux activités militaires biologiques des États-Unis sur le territoire de l’Ukraine, 11 mai 2022.

Par : Wayan

Source : Ministère de la Défense russeTraduction : lecridespeuples.fr

Le ministère russe de la Défense continue d’étudier des documents sur la mise en œuvre de programmes biologiques militaires des États-Unis et de leurs alliés de l’OTAN sur le territoire de l’Ukraine.

Nous avons déjà mentionné Robert Pope, directeur du programme coopératif de réduction des menaces et auteur de l’idée du dépôt central de micro-organismes hautement dangereux à Kiev.

Documents Expose NATO's Bioweapons Labs In Ukraine 2

Dans sa déclaration du 10 avril 2022, Pope a déclaré : « Il n’y a aucune raison d’affirmer que des recherches liées au développement d’armes biologiques ont lieu en Ukraine. » Il avait précédemment affirmé que « les Américains n’ont pas trouvé d’armes biologiques lorsqu’ils ont commencé à travailler avec l’Ukraine, et ils n’en ont toujours pas trouvé. En outre, l’Ukraine ne dispose pas de l’infrastructure nécessaire pour développer et produire des armes biologiques. »

Je tiens à rappeler que le terme « armes biologiques » comprend les formulations biologiques qui contiennent des micro-organismes pathogènes et des toxines, ainsi que les moyens de livraison et d’utilisation desdites formulations.

Alors que la priorité pour les soins de santé ukrainiens concerne les maladies socialement significatives telles que le VIH, la poliomyélite, la rougeole et l’hépatite, les clients américains s’intéressent à une nomenclature complètement différente : le choléra, la tularémie, la peste et les hantavirus.

Résultant de l’opération militaire spéciale sur le territoire de l’Ukraine, des faits de travail avec les pathogènes spécifiés, qui sont des agents potentiels d’armes biologiques, ont été révélés. Dans le même temps, il a été noté que l’Ukraine avait envoyé une demande à la société de fabrication concernant la possibilité d’équiper les drones Bayraktar d’un équipement aérosol.

List Of Americans Coordinating Bioweapons Research At Pentagon Biolabs In Ukraine 2

En outre, le 9 mars, trois drones équipés de conteneurs de 30 litres et de matériel de pulvérisation de formulations ont été détectés par des unités de reconnaissance russes dans la région de Kherson. Fin avril, 10 autres ont été trouvés près de Kakhovka.

Toutes ces informations remettent en question les déclarations des experts américains.

Nous avons précédemment fourni un schéma pour la coordination américaine des laboratoires biologiques et des instituts de recherche en Ukraine. Son analyse préliminaire suggère que l’Ukraine est essentiellement un terrain d’essai pour le développement de composants d’armes biologiques et le test de nouveaux échantillons de produits pharmaceutiques.

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Le ministère russe de la Défense a été en mesure de clarifier ledit schéma.

Il convient de noter que les idéologues des activités militaro-biologiques américaines en Ukraine sont les dirigeants du Parti démocrate.

Ainsi, par le biais de l’exécutif américain, un cadre législatif permettant de financer la recherche biomédicale militaire directement à partir du budget fédéral a été formé. Les fonds ont été collectés sous la garantie de l’État auprès d’ONG contrôlées par les dirigeants du Parti démocrate, y compris les fonds d’investissement des Clinton, Rockefeller, Soros et Biden.

Le stratagème implique de grandes sociétés pharmaceutiques, dont Pfizer, Moderna, Merck et la société Gilead, affiliée à l’armée américaine. Des experts américains travaillent à tester de nouveaux médicaments qui contournent les normes de sécurité internationales. En conséquence, les entreprises occidentales réduisent considérablement le coût des programmes de recherche et obtiennent un avantage concurrentiel important.

L’implication d’organisations non gouvernementales et biotechnologiques contrôlées, et l’augmentation de leurs revenus, permet aux dirigeants du Parti démocrate de générer des fonds de campagne supplémentaires et de dissimuler leur distribution.

Outre les entreprises pharmaceutiques américaines et les contractants du Pentagone, des agences d’État ukrainiennes sont impliquées dans les activités militaires liées aux armes biologiques, dont les principales tâches consistent à dissimuler les activités illégales, à mener des essais sur le terrain et des essais cliniques et à fournir le biomatériau nécessaire.

Ainsi, le ministère américain de la défense, en utilisant un site d’essai pratiquement non contrôlé au niveau international et les installations de haute technologie de sociétés multinationales, a considérablement élargi ses capacités de recherche, non seulement dans le domaine des armes biologiques, mais aussi pour acquérir des connaissances sur la résistance aux antibiotiques et les anticorps à des maladies spécifiques dans les populations de régions spécifiques.

Il convient de noter que non seulement les États-Unis, mais aussi un certain nombre de leurs alliés de l’OTAN mettent en œuvre leurs projets militaro-biologiques en Ukraine.

Le gouvernement allemand a décidé de lancer un programme national de biosécurité indépendant de Washington, à partir de 2013. Douze pays, dont l’Ukraine, sont concernés par ce programme.

Du côté allemand, le programme implique l’Institut de microbiologie des forces armées (Munich), l’Institut Robert Koch (Berlin), l’Institut Loeffler (Greifswald) et l’Institut Nocht de médecine tropicale (Hambourg).

De nouveaux documents révèlent qu’entre 2016 et 2019 seulement, trois mille cinq cents échantillons de sérum sanguin de citoyens vivant dans 25 régions d’Ukraine ont été prélevés par des épidémiologistes militaires de l’Institut de microbiologie de la Bundeswehr.

L’implication d’institutions subordonnées à la Bundeswehr confirme l’orientation militaire des recherches biologiques menées dans les laboratoires ukrainiens et soulève des questions sur les objectifs poursuivis par les forces armées allemandes dans la collecte de biomatériaux de citoyens ukrainiens.

Les documents obtenus montrent également l’implication de la Pologne dans les biolaboratoires ukrainiens. La participation de l’Institut polonais de médecine vétérinaire à des recherches visant à évaluer les menaces épidémiologiques et la propagation du virus de la rage en Ukraine a été confirmée. De manière caractéristique, les recherches en question ont été menées conjointement avec l’institut Battelle, basé aux États-Unis, un contractant clé du Pentagone.

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En outre, le financement polonais de l’université de médecine de Lvov, qui comprend un membre des projets de biologie militaire américains, l’Institut d’épidémiologie et d’hygiène, a été documenté. Cet organisme mène depuis 2002 un programme de recyclage pour les spécialistes ayant l’expérience du travail avec des matériaux et des technologies à double usage.

L’opération militaire spéciale menée par les troupes russes a permis d’obtenir des informations supplémentaires sur les bio-incidents en Ukraine.

Par exemple, des matériaux indiquant l’utilisation intentionnelle d’un agent pathogène de la tuberculose multirésistant en 2020 pour infecter la population du district de Slavyanoserbsky de la LPR ont été examinés.

Les prospectus, réalisés sous la forme de faux billets de banque, ont été infectés par l’agent de la tuberculose et distribués aux mineurs du village de Stepovoe. Les organisateurs de ce crime ont pris en compte le comportement des enfants, qui ont l’habitude de « mettre tout à la bouche » et de manger sans se laver les mains.

Les résultats des études bactériologiques ont confirmé la résistance des bactéries isolées aux médicaments antituberculeux de première et de deuxième ligne, ce qui signifie que la maladie qu’elles provoquent est beaucoup plus difficile à traiter et que le coût du traitement est beaucoup plus élevé.

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Selon la conclusion de la station sanitaire et épidémiologique républicaine de Lougansk, « La contamination des billets a très probablement été réalisée artificiellement, car le matériel contient des souches extrêmement dangereuses de l’agent pathogène dans des concentrations capables d’assurer l’infection et le développement du processus de la tuberculose. »

Dans sa conclusion, le médecin en chef du Dispensaire républicain antituberculeux de Lougansk note également que « tous les signes indiquent une contamination délibérée et artificielle des prospectus par un biomatériau hautement pathogène. »

Nous avons précédemment fait état d’essais de médicaments biologiques potentiellement dangereux sur l’une des catégories de personnes les moins protégées : les patients de l’hôpital psychiatrique clinique régional n° 3 de Kharkov.

Nous avons reçu de nouvelles informations révélant les détails des expériences inhumaines menées par le Pentagone sur des citoyens ukrainiens à l’hôpital psychiatrique n° 1 (village de Streleche, région de Kharkov). La principale catégorie de sujets était un groupe de patients masculins âgés de 40 à 60 ans présentant un stade élevé d’épuisement physique.

Afin de dissimuler leur affiliation américaine, les experts en recherche biologique voyageaient via des pays tiers. Voici une photographie de Linda Oporto, originaire de Floride, qui a été directement impliquée dans ces travaux.

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En janvier 2022, les ressortissants étrangers qui menaient ces expériences ont été évacués d’urgence et le matériel et les médicaments qu’ils utilisaient ont été emmenés en Ukraine occidentale.

Les spécialistes du ministère russe de la Défense ont effectué une enquête directement dans deux biolaboratoires à Marioupol.

Des preuves de la destruction d’urgence de documents confirmant le travail avec l’établissement militaire américain ont été obtenues. Une analyse préliminaire de la documentation existante indique l’utilisation de Marioupol comme centre régional de collecte et de certification des agents pathogènes du choléra. Les souches sélectionnées ont été envoyées au centre de santé publique de Kiev, qui est responsable de la poursuite de l’expédition de biomatériaux vers les États-Unis. Ces activités ont été menées depuis 2014, comme en témoigne le transfert des souches.

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Un acte de destruction de la collection d’agents pathogènes daté du 25 février 2022, selon lequel des agents pathogènes du choléra, de la tularémie et de l’anthrax y étaient manipulés, a été trouvé dans le laboratoire sanitaire et épidémiologique.

Une partie de la collection du laboratoire vétérinaire n’a pas été détruite dans l’urgence. Par souci de sécurité et de conservation, 124 souches ont été exportées par des spécialistes russes et leur étude a été organisée.

La présence dans la collection d’agents pathogènes non caractéristiques de la médecine vétérinaire, tels que la fièvre typhoïde, la fièvre paratyphoïde et la gangrène gazeuse, est préoccupante. Cela pourrait indiquer une utilisation illégale du laboratoire et son implication dans un programme biologique militaire.

Nous continuerons à examiner l’ensemble du matériel reçu des biolaboratoires de Marioupol et vous informerons des résultats.

Le ministère russe de la Défense dispose d’informations selon lesquelles des provocations sont en préparation pour accuser les forces armées russes d’utiliser des armes de destruction massive, suivies d’une enquête de type « scénario syrien » visant à fabriquer les preuves nécessaires et à attribuer des responsabilités.

La forte probabilité de telles provocations est confirmée par les demandes de l’administration de Kiev concernant des équipements individuels de protection cutanée et respiratoire qui assurent une protection contre les produits chimiques toxiques et les agents biologiques contaminants. La fourniture à l’Ukraine d’antidotes contre l’empoisonnement à l’organophosphore suscite des inquiétudes. Rien qu’en 2022, plus de 220 000 ampoules d’atropine, ainsi que des préparations pour le traitement spécial et la désinfection, ont été livrées des États-Unis à la demande du ministère ukrainien de la santé.

Ainsi, les informations obtenues confirment que les États-Unis mettent en œuvre un programme militaro-biologique offensif en Ukraine pour étudier la possibilité de former des épidémies contrôlées dans des territoires spécifiques.

L’opération militaire spéciale des forces armées russes a permis de franchir l’expansion militaro-biologique américaine en Ukraine et de mettre fin aux expériences criminelles sur les civils.

Documents joints au briefing :

Cette sensation de s’enfoncer

Par : hervek

Que faire, face à ces trahisons et à ces difficultés ? S’opposer. Refuser. Résister. Cela devient personnel….


Par James Howard Kunstler – Le 13 mai 2022 – Source kunstler.com

Rêver de couler en bateau - 1 analyse Express du rêve

Vous pouvez vous demander : Pourquoi est-il « important » que nous dépensions trente, quarante, cinquante milliards de dollars pour sabler le trou à rats qu’est l’Ukraine post-Maidan, centre d’escroquerie pour le réseau de politiciens américains et leurs sponsors dans l’industrie de la guerre ? Réponse : En dehors d’un dernier et magnifique salaire, ils produisent un grand opéra de distraction pour détourner l’attention du public américain du naufrage de notre propre navire d’État dans les eaux de Babylone.

Cette énorme liasse de billets, vous comprenez, va principalement à des sociétés comme Lockheed Martin, General Dynamics, Raytheon, Textron, Boeing, etc. et une partie substantielle circule à nouveau à travers la blanchisserie de K-Street dans le puits à souhaits du financement des campagnes du Congrès, tandis que des milliards de dollars supplémentaires sont dépensés par M. Zelenskyy & Co – fournissant des incitations auto-renforcées pour, comment dire, faire exploser plus de merde dans le paysage mondial.

Certaines personnes sur le pont n’ignorent pas, cependant, que le navire américain descend chaque jour plus bas sous l’eau et qu’il gîte à un angle inquiétant. De nombreux autres passagers se sont retirés dans leurs cabines, malades à cause des « vaccins » qu’ils ont dû prendre pour rester à bord pendant le voyage. Pendant ce temps, l’eau s’écoule sous les ponts, dans les cales puantes, par de nombreuses fissures dans la coque. Personne ne semble savoir quoi faire, surtout pas le capitaine du navire, qui ne veut pas sortir de ses quartiers. (On murmure qu’il est devenu fou.) Est-il temps de descendre les canots de sauvetage ?

Dans le royaume brumeux qu’est la réalité de nos jours, ces fissures métaphoriques dans la coque de notre navire représentent de graves actes de négligence, voire de sabotage traître. Les discussions sur Internet indiquent que notre pays, et d’autres pays, sont sur le point d’abandonner leur souveraineté nationale – c’est-à-dire leur capacité à décider par eux-mêmes – à l’Organisation mondiale de la santé en prévision d’une urgence mondiale encore inconnue. Abandonner, dites-vous ? Au moyen de quoi ? Un vote à l’ONU ? Un mémo de la Maison Blanche signé par le fantôme hurlant connu sous le nom de « Joe Biden » ? Sûrement pas une procédure au sein des Congrès et des Parlements qui appellerait un débat.

Il est également suggéré que tous ces méfaits sont à l’initiative de Klaus Schwab, le futur Führer mondial. Je n’ai jamais entendu une idée aussi absurde de toute ma vie. Et pourtant, comment expliquer autrement la super-coordination bizarre, dans un pays après l’autre, des insultes à la population mondiale, telles que les confinements de masse et la vaccination obligatoire avec des cocktails génétiques qui, avouons-le, n’ont plus l’air si salubres. Le rain-man et immunologiste amateur Bill Gates est impliqué quelque part dans le mélange. Il a promis au monde des virus pandémiques nouveaux et améliorés. Le dernier était un peu un flop, comme Windows 10X (nom de code : Santorini). Euh, pourquoi cet homme est-il toujours en liberté ?

Et comment, exactement, des gens comme le directeur général de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, le fondateur et chef du WEF, le professeur Klaus Schwab, et le magicien Bill Gates proposent-ils de mettre en œuvre leurs plans pour prendre le contrôle du monde entier lors de leur prochaine crise hypothétique ? Une fois de plus, les discussions sur le Web suggèrent que les Nations unies, qui sont aujourd’hui une convocation d’États en faillite et d’arrière-pays malades, mobilisent en quelque sorte les armées des pays développés contre leurs propres citoyens. Désolé, mais je ne le vois pas. Y a-t-il trois personnages moins charismatiques dans toute l’histoire du monde que ce trio de vers humains susmentionné ? Que vont-ils faire pour que Bill Gates ait l’air d’un meneur d’hommes ? Le vêtir des habits d’un hussard napoléonien : tunique à pattes d’or, épaulettes, cape en peau de léopard, bottes à genoux et shako en peau d’ours plumé ? Nigga, s’il te plaît….

Pendant ce temps, les difficultés s’accumulent à un volume et à une vitesse déconcertants dans ce consortium fédéral d’États. Pas de lait maternisé pour vous, les Américains qui n’ont pas été avorté ! (Et pourtant, quel bureaucrate dans quel terrier de l’État profond a organisé un pont aérien de lait maternisé vers la frontière mexicaine pour soulager les intrus étrangers de la persuasion de la naissance). Du carburant diesel à 6,49 $ le gallon, ce qui signifie que bientôt, personne n’aura rien (y compris plus de carburant diesel)… de l’essence à 6 $, plus aucun stock de nouvelles voitures (R.I.P. banlieue)… pas de pièces détachées pour tout ce qui est cassé… de grands trous dans les rayons des supermarchés… des engrais à des prix ruineux… pas d’eau dans l’ouest… des séquelles de « vaccins » qui tuent les gens (y compris de la maladie contre laquelle ils ont été « vaccinés »)… des hordes de ressortissants étrangers qui se promènent à travers la frontière sud (dont pas mal d’hommes d’âge militaire avec des intentions peut-être pas très saines)… des marchés financiers qui ont tendance à baisser et l’immobilier qui virevolte… et le combo FBI / DOJ qui cherche à défoncer votre porte et à vous enfermer dans un donjon sans charges formelles ni caution, en violation de la constitution à laquelle ils s’opposent maintenant de manière programmatique.

Qu’est-ce qui va servir face à ces trahisons et ces difficultés ? S’opposer. Refuser. Résister. Cela devient personnel. Combien d’entre vous, qui ne sont pas entièrement sous l’emprise des opérations psychologiques des médias, sont prêts à dire « non, et pas plus » ?

James Howard Kunstler

Pour lui, les choses sont claires, le monde actuel se termine et un nouveau arrive. Il ne dépend que de nous de le construire ou de le subir mais il faut d’abord faire notre deuil de ces pensées magiques qui font monter les statistiques jusqu’au ciel.

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

Sitrep Opération Z. La volonté de résistance des combattants ukrainiens se détériore rapidement

Par : Wayan

Par Saker Staff – Le 20 mai 2022 – Source The Saker’s Blog

Khodakovsky (le commandant du bataillon Vostok) a noté qu’ils ont +1 800 prisonniers de guerre en détention. Environ 80-90 hommes se sont rendus au cours des dernières 24 heures et l’estimation est que quelques centaines sont encore dans le trou [d’Azovstal].

C’est visible ! C’est palpable ! Le moral des forces armées ukrainiennes et de la société en général s’effondre comme une masse. Les soldats déposent leurs armes, se rendent ou essaient simplement de rentrer chez eux après Azovstal, parce que le conte de fées, le fantasme des soldats nazis fiers et engagés qui résistent courageusement, a volé en éclats. La volonté de résister du côté ukrainien s’effrite rapidement.

Voici quelques exemples des nombreux rapports sur les forces ukrainiennes qui se rendent, rapports  en augmentation.

  • 11 militaires de la 25e brigade aéroportée et 17 soldats de la 54e brigade mécanisée des forces armées ukrainiennes ont volontairement déposé les armes et sont passés du côté de la RPD – Yevgeny Poddubny 2022-05-18 https://t.me/greatrussia1/8253
  • Nous assistons maintenant à la désintégration des forces ukrainiennes dans le Donbass. https://www.youtube.com/channel/UCdKWfPLO_Emwqd8HnTOeJkw/community?lb=UgkxXrkzaSFo2aE_q38cwwpgE-XuCwsIT1SC
  • La période de désintégration de l’armée ukrainienne a commencé. https://voenhronika.ru/publ/vojna_na_ukraine/period_raspada_ukrainskoj_armii_nachalsja_2022/60-1-0-12136
  • Nous assistons actuellement à l’effondrement des forces ukrainiennes dans le Donbass. http://smoothiex12.blogspot.com/2022/05/they-are-getting-message_18.html
  • Rapports de RusVesna : « On assiste à une reddition massive des soldats ukrainiens en LNR avec en toile de fond la reddition des militants d’Azovstal : « Nous voulons vivre », déclare un militaire des forces armées ukrainiennes ».
  • … on les a envoyés à l’offensive, alors que les commandants avaient déjà fui, abandonnant leurs soldats. Les autres militaires ukrainiens se sont rendus parce qu’ils « voulaient vivre ». https://t.me/EurasianChoice/13843
  • Le correspondant de guerre Yevgeny Poddubny rapporte qu’en RPD, vingt militaires de la 95e brigade d’assaut aéroportée d’Ukraine ont volontairement déposé les armes et se sont rendus.
  • Pendant la nuit, cinq autres militaires de la 95e brigade d’assaut aéroportée des forces armées ukrainiennes se sont rendus aux forces de la RPD.
  • Les prisonniers ont déclaré que le commandement les avait récemment utilisés comme de l’infanterie ordinaire, chargée « d’être dans les tranchées et d’essayer de retenir l’offensive. »
  • Dans les tranchées, d’où les parachutistes ukrainiens se sont rendus, au moins trois douzaines de leurs collègues sont morts, qui n’ont pas pu résister aux attaques de l’artillerie et des véhicules blindés, puis sont entrés en collision avec une unité d’assaut des forces spéciales des forces alliées de la RPD et de la Fédération de Russie. Les survivants ont refusé toute résistance supplémentaire et ont hissé le drapeau blanc.

Nous pourrions remplir une page ou deux avec des rapports similaires.

En règle générale, si vous disposez d’une force de combat compétente de 600 « baïonnettes » et que 200 d’entre elles quittent le service, soit par attrition, soit par reddition, soit tout simplement par désertion, la force de combat ne peut plus se battre. Oui, ils peuvent encore faire beaucoup de dégâts, et malgré le nombre de rapports de redditions, il y a malheureusement autant de rapports où ces forces tirent bon gré mal gré sur des villages et des villes, s’emparent de maisons et de structures plus importantes (écoles, hôpitaux) et se cachent derrière des civils et des non-combattants, obligeant les forces spéciales de Kadyrov à engager des combats brutaux au corps à corps alors que ces combattants torturent les habitants civils.

Cela reste un combat dur et sanglant. Pourtant, des chaudrons se forment et les forces russes poursuivent leur travail, jour après jour, nuit après nuit. Voici quelques esquisses des quatre chaudrons qui semblent se former actuellement. https://t.me/russianhead/3173

Il semble que ces colonies aient été réellement libérées par les forces russes/milices nationales de la LPR au cours des dernières 24 heures dans le cadre de l’offensive de Popasnaya :

  • Vladimirovka
  • Tripolye
  • Khamyshevaka
  • Vrybovka
  • Zolotoe

A tout le moins, dans cette zone de la République populaire de Lougansk, les lignes de défense ukrainiennes s’effritent. Shoigu confirme :

Discours d’ouverture du ministre russe de la Défense, le général d’armée Sergei Shoigu, lors de la session du conseil du ministère russe de la Défense (https://t.me/mod_russia_en/1749)

A propos de l’opération militaire spéciale

  • La libération de la République populaire de Lougansk est en voie d’achèvement. Les forces armées ukrainiennes, qui tentent de retarder l’avancée des troupes russes, ne laissent pas les habitants locaux sortir des villes et villages et les utilisent comme bouclier humain.
  • Subissant une défaite sur le « terrain », le régime de Kiev cherche à obtenir au moins des succès à court terme dans certaines zones, en les faisant passer pour des succès majeurs.
  • A la veille du jour de la Victoire, les autorités ukrainiennes ont fait une tentative aventureuse de s’emparer de l’île aux Serpents. Cette action douteuse s’est avérée être un échec total. À l’avenir, toute provocation sera sévèrement réprimée.
  • Le blocus de l’usine Azovstal se poursuit. Les nationalistes bloqués à l’intérieur de l’usine se rendent activement. A ce jour, 1 908 personnes ont déposé les armes.
  • Les forces armées russes font tout ce qu’elles peuvent pour éviter la mort de civils. Plus de 1 377 000 personnes ont été évacuées vers la Russie depuis les régions dangereuses des républiques populaires, ainsi que depuis l’Ukraine, depuis le début de l’opération militaire spéciale.
  • Je tiens à remercier le personnel pour son professionnalisme, son courage et son héroïsme dans l’accomplissement des tâches fixées par le commandant en chef suprême.

Sur la situation sur le front stratégique occidental

  • La situation sur le front stratégique occidental se caractérise par des menaces militaires croissantes près des frontières de la Russie. Au cours des huit dernières années, les vols de bombardiers stratégiques américains en Europe ont été multipliés par 15. Des navires américains équipés de missiles guidés sont entrés systématiquement dans la mer Baltique.
  • La Finlande et la Suède ont demandé à rejoindre l’OTAN. Les tensions continuent de s’accroître dans la zone de responsabilité du district militaire occidental. Il faudra adopter des contre-mesures adéquates.
  • D’ici la fin de l’année, 12 unités militaires auront été installées dans le district militaire occidental. Les mesures d’organisation en cours sont synchronisées avec la fourniture d’armes et d’équipements militaires modernes aux troupes.

Sur l’équipement des forces aérospatiales et de la marine avec des systèmes de véhicules aériens sans pilote à moyenne et longue portée

  • Les véhicules aériens sans pilote sont activement utilisés par les forces armées pour un large éventail de missions. Au cours des dix dernières années, l’intensité de leurs vols a été multipliée par sept et leur temps de vol annuel a été multiplié par 23. Depuis 2015, les véhicules aériens sans pilote surveillent la quasi-totalité du territoire syrien 24 heures sur 24.
  • Lors de l’opération militaire spéciale en Ukraine, les drones effectuent des reconnaissances aériennes et réalisent des frappes sélectives à bout portant contre des cibles ennemies dans des zones urbaines denses, évitant ainsi les dommages aux infrastructures civiles et les pertes civiles. Les informations obtenues par les drones sont transmises en temps réel aux utilisateurs. Cela permet aux troupes de réagir rapidement aux changements de situation et d’agir le plus efficacement possible.
  • L’armée et la marine continuent de recevoir des systèmes modernes avec des drones à des fins opérationnelles.
  • Des drones d’emploi stratégique devraient être livrés dans un avenir proche. Leur utilisation permettra d’économiser des pilotes et de réduire considérablement le coût des missions de reconnaissance et de tir en réduisant la consommation de munitions et la ressource des aéronefs.

Jetons un coup d’œil rapide sur le champ de bataille à travers les yeux des intrépides reporters de Readovka

Le sujet du jour était la reddition du « héros d’Azovstal », le radical Sviatoslav Palamar, qui se fait appeler Kalina. Nos sources ont rapporté le matin que ce « fumier » était déjà (https://t.me/readovkanews/34318) à Rostov-sur-le-Don. Le soir, cependant, une vidéo est apparue en ligne (https://t.me/russianonwars/701) dans laquelle « Kalina » lui-même diffusait qu’au 85e jour de la guerre en cours, lui et son commandement étaient toujours à l’usine Azovstal. Il parlait également d’une sorte d’opération spéciale secrète. Certains auteurs disent ironiquement qu’il devrait très probablement s’agir d’une opération de changement de sexe.

La situation sur les fronts reste tendue, mais les succès des forces alliées sont difficiles à ignorer

  • Sur le front de Kharkov, les pertes en hommes, en matériel et en concentration des forces ukrainiennes commencent à se faire sentir. Aujourd’hui, les nôtres ont pu libérer (https://t.me/russianonwars/691) Ternovaya près de la frontière de l’État russe.
  • Le front d’Izium : combats près de Krasny Liman, où jusqu’à 1 500 soldats ennemis sont menacés d’être encerclés. De violents combats se déroulent dans les bois près du village de Dolgenkoye.
  • Le front de Lougansk devient un point noir pour l’armée ukrainienne. Les commandants sur le terrain eux-mêmes font déjà part au haut commandement militaire du manque d’équipements lourds et de l’incompétence de certains chefs. Ainsi, le 3e bataillon de la 115e brigade des FAUs a refusé (https://t.me/voenacher/18972) d’aller au combat près de Severodonetsk. Pendant ce temps, nos forces développent une offensive grandiose à partir de Popasna dans plusieurs directions. Ce n’est pas pour rien qu’elles se sont battues si durement pour cette tête de pont pendant presque un mois entier. Il est rapporté que les troupes alliées du nord de la ville sont entrées dans (https://t.me/boris_rozhin/49516) Viktorovka, au sud elles ont pris (https://t.me/boris_rozhin/49498) Troitskoye, au nord-est elles ont à moitié dégagé Toshkovka, et à l’ouest elles se battent pour Pilipchatino. On apprend également que nos parachutistes ont libéré (https://t.me/boris_rozhin/49523) le village de Vladimirovka, près de Soledar, et que la « musique » de Wagner a libéré Tripillya. En fait, tout ce travail effectué garantit un contrôle serré du feu de notre artillerie sur l’autoroute Soledar-Lisichansk. L’assaut de Severodonetsk ne s’arrête pas non plus, les combattants partent au combat de trois directions à la fois.
  • Sur le front de Donetsk, les combats se déroulent près de Novoselovka-2 et Novobakhmutovka, ainsi qu’aux abords de New York. Le chaudron d’Avdeevka continue de se « former », le front s’éloigne de plus en plus de Gorlovka.
  • A Marioupol, plus de la moitié de la garnison dans les bunkers a quitté Azovstal (https://t.me/readovkanews/34327). Cette information a été rapportée par le chef de la DNR Denis Pushylin. Plus de 2 000 combattants lourdement armés se sont maintenant rendus (https://t.me/readovkanews/34329).
  • Le Front Sud semble avoir pris une pause opérationnelle pour faire venir des réserves et des moyens de frappe. Des « courtoisies » sont échangées entre les artilleurs des deux camps.

Nos territoires frontaliers ont une nouvelle fois été touchés par des bombardements ukrainiens chaotiques. Cette fois, il s’agissait (https://t.me/readovkanews/34319) du village de Tetkino dans la région de Koursk, où, selon le gouverneur, une personne a été tuée par des éclats d’obus. Dans la soirée, une autre information est parvenue de la région de Koursk, selon laquelle les FAUs ont tiré au mortier sur (https://t.me/readovkanews/34397) les villages d’Alekseevka et de Dronovka.

Frappes aériennes. Yasinovataya a de nouveau reçu (https://t.me/RtrDonetsk/5970) des frappes FAUs sur des civils. Ils ont également atteint (https://t.me/RtrDonetsk/5953) le village minier portant le nom de Lénine. Le district Petrovsky de Donetsk a également été bombardé (https://t.me/readovkanews/34326). Il y a des travaux de défense aérienne à Kherson.

Quelques détails intéressants: croix gammées, prières et rituels païens. Les gens d’Azov, qui ont quitté précipitamment la base près de Marioupol, ont abandonné (https://t.me/readovkanews/34361) tout leur attirail nationaliste.

Ce n’est un secret pour personne que d’empêcher que l’approvisionnement en armes et en munitions des FAUs atteigne la ligne de front est la tâche principale de notre armée. Nous avons trouvé (https://t.me/russianonwars/692) sur le net une liste de grands dépôts de munitions dans la partie centrale de l’Ukraine, qui vaut certainement la peine d’être « ciblée ».

La destruction va continuer et donc la reconstruction. Le gouvernement russe vient de créer un bureau spécial chargé de la restauration des territoires libérés de l’Ukraine, indique le vice-premier ministre de la Fédération de Russie, Marat Khusnullin.

Il est également intéressant de noter, si vous lisez le rapport matinal du ministère russe de la défense, que le nombre de cibles militaires touchées est en augmentation.  Notamment ce matin : 17 roquettes ukrainiennes à lanceur multiple Smerch interceptées près de Topolskoe, Malaya Kamyshevakha, Snezhkovka dans la région de Kharkov et Chernobaevka dans la région de Kherson.

Nous terminons avec deux merveilleux reportages sur les Azovites où le mème : « J’ai rigolé de mon Azov » a pris racine.

Ukraine War Day #85: Up Close Look At Azovstal Surrender, I Mean Evacuation

Traduisez d’abord celui-ci. C’est le journaliste Steshin qui était sur place et qui l’est probablement encore. https://www.kp.ru/daily/27393/4588115/

Voilà pour aujourd’hui.

The Saker Staff

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

Ennemis intérieurs et inconfort de la vérité

Par : Zineb

Le « totalitarisme » européen d’aujourd’hui est-il d’un type plus raffiné, moins violent, et donc digne d’un « passe » ?


Par Alastair Crooke – Le 9 mai 2022 – Source Strategic Culture

Vous vous souvenez de Jamal Khashoggi ? Je le connaissais un peu, je l’ai rencontré à plusieurs reprises au fil des ans. Il est clair qu’il n’était pas un « hacker » du régime. Il avait des divergences avec les dirigeants saoudiens, mais il était essentiellement un patriote saoudien d’une intégrité certaine.

Dans l’un de ses articles publiés en juillet 2014, Khashoggi a vécu une expérience qui l’a choqué au plus haut point : « Au début du Ramadan, j’ai emmené ma famille dans un café turc à Djeddah après la prière du soir. C’était une soirée de Ramadan habituelle. Nous avons discuté, absorbé beaucoup de calories et consommé du thé turc ».

Le lendemain, il écrit avoir reçu le tweet suivant : « Je t’ai vu hier au restaurant (…). « Les partisans de l’État sont partout : fais attention ! » [Les partisans de l’État renvoient ici à l’État islamique (ISIS), et non à l’État saoudien]. Khashoggi a réfléchi : « Était-ce donc une menace, ou un conseil ? Ou bien la personne voulait-elle me dire : « Nous sommes là » ? » J’ai vérifié le compte [Twitter] et j’ai réalisé qu’il n’était pas… un plaisantin – mais un membre actif engagé [d’ISIS] » .

« J’ai essayé de me souvenir » , écrit-il, « si je l’ai vu au café (…) à gauche de notre table se trouvait la section des familles, et je ne me souviens pas de personne qui avait des attributs d’ISIS. À droite, il y avait la section des hommes célibataires. Il y avait des jeunes ordinaires qui parlaient avec enthousiasme de la Coupe du monde. Bien sûr, il n’y avait pas d’homme masqué portant du noir. Ce qui est certain, c’est qu'[il] était là. Il était l’un des nôtres » .

C’est ce que Khashoggi pensait : « Il était l’un des nôtres » .

Cette semaine, le plus haut diplomate russe a émis un tweet dans un genre assez similaire. Il a mis en garde tous les politiciens libéraux qui prennent leur thé avec Zelensky à Kiev : « Attention, les néo-nazis sont partout autour de vous. Soyez prudents » . « Malheureusement, le président Zelensky dit qu’il ne peut pas être un nazi parce qu’il est d’origine juive, [pourtant] il soutient personnellement ces tendances » , a déclaré Lavrov.

Bien entendu, le tweet de Lavrov a provoqué un tollé dans les cercles libéraux (et israéliens) de l’élite européenne. Comment Lavrov, connu pour son extrême prudence avec les mots, a-t-il pu suggérer une telle chose ?

Un ancien officier supérieur du renseignement de l’OTAN, Jacques Baud, a récemment fait remarquer qu’après la révolution de Maidan, la force émergente dans le paysage politique ukrainien était le mouvement d’extrême droite :

Je n’aime pas l’appeler « néo-nazi » parce que le « nazisme » était une doctrine politique clairement définie, alors qu’en Ukraine, nous parlons d’une variété de mouvements qui combinent toutes les caractéristiques du nazisme (comme l’antisémitisme, le nationalisme extrême, la violence, etc.), sans être unifiés en une seule doctrine. Il s’agit plutôt d’un rassemblement de fanatiques.

En 2010, Andriy Biletsky, membre fondateur d’Azov, a déclaré que « la mission historique de notre nation » était de mener les « races blanches du monde dans une croisade finale pour leur survie […] une croisade contre les Untermenschen dirigés par des sémites » . Les soldats d’Azov portent des symboles fascistes ou associés aux nazis sur leurs uniformes, notamment des croix gammées et des symboles SS. Les partisans de Biletsky l’appellent « Bely Vozhd » – le souverain blanc.

Michael Colborne, qui a écrit un livre sur Azov, déclare qu’il « ne qualifierait pas explicitement Azov de mouvement néo-nazi. Il y a clairement des néo-nazis dans ses rangs. Il y a des éléments qui sont, vous savez, néo-fascistes et d’autres qui sont peut-être plus nationalistes ukrainiens de la vieille école » . Mais « au fond » , écrit Colborne, « il est hostile à la démocratie libérale. Il est hostile à tout ce qui vient avec la démocratie libérale, les droits des minorités, les droits de vote, des choses comme ça » .

Ce qui a ébranlé Khashoggi ce soir-là à Djeddah, c’est que les membres d’ISIS ne se démarquaient en aucune façon ; le tweeteur était « l’un des nôtres » – il émergeait de nous.

Cela ne veut pas dire que la société saoudienne a créé ce « démon intérieur » toute seule. Entre 1917 et 1918, St John Philby (un fonctionnaire britannique), avait incité Ibn Saoud à militariser le fondamentalisme wahhabite afin de prendre le contrôle de la péninsule arabe (par la terreur). Par la suite, l’Occident a continué à militariser le wahhabisme radical, pour le mettre au service de l’Afghanistan et de la Syrie, et l’a finalement transformé en ISIS.

La dernière analyse de Khashoggi est centrée sur le degré auquel l’Arabie saoudite en tant que société, tout en étant responsable de la naissance des doctrines clés sur lesquelles ISIS a été fondé, a également permis à ISIS de devenir en quelque sorte « nous » .

Ostensiblement, nous pourrions aussi nous demander pourquoi les États-Unis, le Canada et les pays européens ont formé des idéologues « hostiles à tout ce qui est lié à la démocratie libérale, aux droits des minorités, au droit de vote, à des choses comme ça » , comme le fait l’idéologie d’Azov. Il est paradoxal – c’est le moins que l’on puisse dire – que l’UE considère l’armement et l’entraînement de « fanatiques » comme une résistance héroïque.

Le regretté professeur Stephen Cohen, éminent spécialiste américain de la Russie, mettait en garde avec prescience, en 2018, contre « la collusion entre l’Amérique et les néonazis » :

La revivification fasciste ou néo-nazi est en cours aujourd’hui dans de nombreux pays, de l’Europe aux États-Unis, mais la version ukrainienne revêt une importance spéciale et représente un danger particulier. Un mouvement fasciste important, en pleine expansion et bien armé est réapparu dans un grand pays européen qui est l’épicentre politique de la nouvelle guerre froide entre les États-Unis et la Russie – en fait, un mouvement qui ne nie pas tant l’Holocauste qu’il ne le glorifie. De telles forces pourraient-elles prendre le pouvoir à Kiev ? …

L’hystérie non affectée, chargée d’émotion, qui règne dans toute l’Europe à l’égard de ces nouveaux « héros de la résistance » – bien que combinant « toutes les caractéristiques du nazisme » – pose une question délicate : Sont-ils désormais aussi « des nôtres » ?

Si l’on se souvient de l’intuition de Khashoggi, la réponse n’est peut-être pas si surprenante. Les Européens sont-ils en train de toucher une veine profonde de l’histoire européenne, et de s’en nourrir inconsciemment ? Pour de nombreux Russes qui observent l’Occident aujourd’hui, la réponse serait un « oui » retentissant.

Il existe un parallèle survenu il y a de nombreux siècles. Les Francs carolingiens, qui se sont emparés de Rome et de la papauté, ont d’abord pratiqué une culture d’annulation extrême (y compris de l’orthodoxie), et la suppression impitoyable de toute dissidence (à savoir ce qui est arrivé aux Cathares). Pourtant, l’héritage de Charlemagne est partout loué sans réserve à Bruxelles.

Aujourd’hui, la rigidité structurelle de la pensée occidentale veut que les conservateurs – de toutes sortes (des conservateurs du centre à l’extrême droite, et finalement aux « fascistes » ) coexistent sur un même continuum idéologique – ce qui signifie qu’ils sont tous de la même espèce, et séparés simplement par une différence de degré. La gauche, en revanche, est censée n’avoir aucune implication dans le continuum de la droite.

Le point essentiel ici est que cette structure de « continuum idéologique de droite » n’est pas remise en question par le consensus général. En effet, la logique consistant à qualifier toute personne conservatrice d‘ »extrême droite » , et donc politiquement « intouchable » , en dépend. Et cela fonctionne souvent. Nous avons pu constater cette rigidité structurelle particulière lors de la récente élection présidentielle française – pour ramener au pouvoir un candidat largement impopulaire, Macron.

Mais que se passe-t-il si l’hypothèse de base sous-jacente n’est pas valable ? Et si le soi-disant fascisme, en tant qu’idéologie et méthode de pratique politique, ne pouvait pas être placé dans un endroit pré-assigné du spectre politique ? Et s’il était aussi présent à gauche qu’à droite ?

Personne, pas même Hannah Arendt, n’a réussi à définir le fascisme – et pourtant, malgré une grande confusion et des « interprétations extrêmement divergentes » , Jonah Goldberg écrit dans Liberal Fascism que de nombreux libéraux et gauchistes modernes agissent comme s’ils savaient exactement ce qu’est le fascisme. Qui plus est, ils sont choqués de le trouver partout (Russie, Chine, Iran, etc.) – sauf toutefois lorsqu’ils se regardent dans le miroir.

La contribution essentielle d’Arendt a été de reconnaître le point commun essentiel entre le nazisme et le communisme : ils ont le totalitarisme en commun. « Le totalitarisme diffère par essence des autres formes d’oppression politique » , écrivait-elle. « Partout où il a accédé au pouvoir, il a détruit toutes les traditions sociales, juridiques et politiques du pays » . L’analyse d’Arendt anéantit la structure standard gauche-droite, ou du moins la rend discutable.

Qu’est-ce que cela peut signifier ? Est-il nécessaire d’ajouter une telle catégorie de fascisme libéral à l’aile gauche de l’échiquier politique ? Eh bien, c’est le cas – et c’est très important. La censure croissante par Big Tech des discours « conservateurs » et de droite repose sur ce faux continuum allant du « conservateur » à l’extrême droite (dont la gauche est commodément exclue).

Devrions-nous en conclure que le « totalitarisme » européen d’aujourd’hui est d’un type plus raffiné, moins violent, et qu’il a donc droit à un « passe » ?

Quoi qu’il en soit, cela a des implications. Ce qui nous ramène à Djeddah. Dans un article du New York Times de 2015, le romancier algérien Kamel Daoud a écrit un sous-titre provocateur : Black ISIS : White ISIS.

Le premier égorge, tue, lapide, coupe des mains, détruit le patrimoine commun de l’humanité et méprise l’archéologie, les femmes et les non-musulmans. Le second est mieux habillé, et plus soigné. Mais il fait les mêmes choses. Dans sa lutte contre le terrorisme, l’Occident fait la guerre à l’un, mais serre la main à l’autre.

Serrer la main, la « conscience tranquille » , à l’ISIS blanc ou au fascisme blanc n’a pas d’importance. Tout peut être « normalisé » en présentant la guerre comme une lutte manichéenne du « bon libéralisme » contre le mal.

Mais revenez en arrière une seconde : pourquoi les Ukrainiens de l’Est agitent-ils le drapeau rouge plutôt que des drapeaux russes au passage des troupes russes ? Ce n’est pas parce qu’ils soutiennent le communisme, ni parce qu’ils veulent le retour de l’empire soviétique. Ils le brandissent comme le drapeau sous lequel leurs pères et grands-pères ont combattu pour vaincre l’Allemagne nazie.

Ils perçoivent maintenant la situation de la même manière que Daoud. Les hommes et les femmes de l’UE revêtus des attributs du pouvoir serrent la main de « l’Azov blanc » et poursuivent une guerre qui remonte à l’invasion de la Russie par Napoléon. S’il en est ainsi, il ne faut pas chercher de compromis. Les Russes le comprennent bien. Pour eux, c’est une question existentielle.

Alastair Crooke

Traduit par Zineb, relu par, pour le Saker Francophone

La Russie révèle les résultats de son enquête sur les laboratoires clandestins en Ukraine

Par : Wayan

En parallèle à la revue de presse hebdomadaire voici, regroupés en un, trois articles de RT sur le même sujet.


Par RT – Le 11 mai 2022

Moscou affirme que l’Ukraine a tenté d’infecter la population pro-russe de la République populaire de Lougansk avec la tuberculose (TB) et a permis au Pentagone de réaliser des expériences sur des humains dans les services psychiatriques de Kharkov.

Lors d’un briefing sur les conclusions de l’enquête du ministère russe de la Défense sur les laboratoires d’armes biologiques financés par les États-Unis en Ukraine, le chef des forces russes de protection radioactive, chimique et biologique, le lieutenant-général Igor Kirillov, a affirmé que les forces russes avaient obtenu des preuves suggérant que Kiev avait tenté d’infecter les résidents du district de Slavyanoserbsk de la République populaire de Lougansk (RPL) avec une souche de tuberculose hautement pathogène, en 2020.

« Des dépliants réalisés sous la forme de faux billets de banque ont été infectés par l’agent causal de la tuberculose et distribués parmi les mineurs du village de Stepovoe », a déclaré M. Kirillov, ajoutant que les organisateurs de ce crime ont tenu compte du comportement des enfants, qui consiste notamment à « mettre des choses dans la bouche » et à manipuler des aliments sans se laver les mains.

Kirillov a déclaré que les résultats des études bactériologiques ont confirmé la résistance des bactéries isolées trouvées sur les notices de médicaments antituberculeux de première et de deuxième ligne, ce qui signifie que la maladie qu’elles provoquent est beaucoup plus difficile et coûteuse à traiter.

Il a ensuite cité la conclusion de la station sanitaire et épidémiologique républicaine de Lougansk, selon laquelle « l’infection des billets de banque était très probablement artificielle, car le matériau contient des souches extrêmement dangereuses de l’agent pathogène dans une concentration qui peut assurer l’infection et le développement du processus de la tuberculose. »

Kirillov a ajouté que le dispensaire antituberculeux de la LPR a également noté des signes de « contamination délibérée et artificielle des billets par des biomatériaux à haut pouvoir pathogène. »

Les responsables russes ont également affirmé que le Pentagone aurait mené des expériences « inhumaines » sur les patients d’au moins deux institutions psychiatriques de Kharkov. « La principale catégorie de sujets expérimentaux était un groupe de patients de sexe masculin, très épuisés physiquement, âgés de 40 à 60 ans », a déclaré Kirillov.

Les expériences étaient menées directement par des spécialistes étrangers qui étaient arrivés en Ukraine par l’intermédiaire de pays tiers afin de dissimuler l’implication des États-Unis. Les spécialistes ont été brusquement évacués du pays au début de l’année, peu avant le lancement de l’opération militaire russe, a noté Kirillov.

« En janvier 2022, les citoyens étrangers qui ont mené les expériences ont été évacués d’urgence, et le matériel et les médicaments qu’ils ont utilisés ont été emmenés dans les régions occidentales de l’Ukraine », a-t-il précisé.

La semaine dernière, le chef du Comité d’enquête russe, Alexander Bastrykin, a déclaré à RT que le service avait « clairement identifié » plusieurs Américains impliqués dans la recherche biologique militaire en Ukraine, y compris des employés du Pentagone, ainsi que des entreprises étroitement associées à l’armée américaine. Selon les estimations russes, Washington a versé plus de 224 millions de dollars dans la recherche biologique dans le pays entre 2005 et début 2022, a déclaré Bastrykin.

Des responsables américains ont confirmé l’existence d’« installations de recherche biologique » en Ukraine, mais ont déclaré que Washington ne fournissait que ce qu’ils appellent une « assistance » pour des efforts qui n’impliquaient pas le développement d’armes biologiques.

https://www.rt.com/russia/555333-ukraine-biolabs-inhumane-experiments/

Les Démocrates étasuniens se sont associés à des sociétés Big Pharma et à des fondations amies dirigées par George Soros et Bill Gates pour mettre en place des recherches biologiques en Ukraine, utilisant le projet pour générer des fonds supplémentaires pour les élections, a déclaré l’armée russe mercredi dans le dernier briefing sur ce sujet.

« Il faut dire que les idéologues de la recherche biologique militaire américaine en Ukraine sont des dirigeants du Parti démocrate », a déclaré le lieutenant-général Igor Kirillov, chef de la Force russe de protection radiologique, chimique et biologique.

Le gouvernement américain a mis en place un moyen de financer la recherche biologique militaire directement à partir du budget fédéral, mais il a également utilisé des garanties gouvernementales pour lever des fonds auprès « d’organisations non gouvernementales contrôlées par les dirigeants du Parti démocrate », a ajouté M. Kirillov.

A titre d’exemple, il a montré une diapositive avec les noms de la Fondation Bill et Melinda Gates, de la Fondation [Bill et Hillary] Clinton, de l’Open Society et des fonds d’investissement de George Soros, de la Fondation Rockefeller, de l’EcoHealth Alliance et de Rosemont Seneca Partners de Hunter Biden.

Kirillov a également cité Pfizer, Moderna, Merck et Gilead parmi les « grandes entreprises pharmaceutiques » impliquées dans ce système, qui l’utilisent pour tester des médicaments en contournant les normes de sécurité internationales. Cela réduit le coût de leur recherche et développement, a fait valoir M. Kirillov, et l’augmentation des bénéfices des sociétés pharmaceutiques « permet aux dirigeants du Parti démocrate de recevoir des contributions financières supplémentaires pour les campagnes électorales et de dissimuler leur distribution. »

En utilisant l’Ukraine comme un banc d’essai échappant effectivement au contrôle international et en s’appuyant sur les capacités technologiques des entreprises pharmaceutiques transnationales, le Pentagone a « considérablement élargi son potentiel de recherche non seulement dans le domaine de la création d’armes biologiques, mais aussi de l’obtention d’informations sur la résistance aux antibiotiques et la présence d’anticorps contre certaines maladies dans les populations de régions spécifiques », a noté M. Kirillov.

Le chef du comité d’enquête russe, Alexander Bastrykin, a déclaré à RT la semaine dernière que son service avait « clairement identifié » des Américains impliqués dans la recherche biologique militaire en Ukraine, y compris des employés du ministère américain de la défense et plusieurs sociétés liées au Pentagone.

Les États-Unis ont dépensé plus de 224 millions de dollars dans des programmes biologiques en Ukraine entre 2005 et début 2022, a déclaré Bastrykin.

L’armée russe a déjà présenté des preuves de l’implication du gouvernement américain dans les laboratoires biologiques ukrainiens. Fin mars, M. Kirillov a montré des diapositives indiquant que le fils de l’actuel président américain Joe Biden, Hunter, était impliqué dans le financement de certains projets. M. Kirillov a également présenté des documents montrant que Kiev était intéressé par l’équipement de drones pour la distribution d’agents pathogènes servant d’armes.

https://www.rt.com/russia/555328-democrats-pentagon-pfizer-ukraine-biolabs/

La Russie a renforcé ses allégations concernant le réseau tentaculaire de laboratoires biologiques secrets financés par les États-Unis en Ukraine, affirmant que d’autres pays de l’OTAN ont participé à ces recherches douteuses. Outre les États-Unis, l’Allemagne et la Pologne ont pris part à des programmes de recherche biologique sur le sol ukrainien, a déclaré mercredi le lieutenant-général Igor Kirillov, chef de la Force russe de protection radiologique, chimique et biologique.

« Non seulement les États-Unis, mais aussi un certain nombre de leurs alliés de l’OTAN mènent des projets biologiques militaires sur le territoire de l’Ukraine », a-t-il déclaré. « Les dirigeants allemands ont lancé leur programme national de biosécurité indépendamment de Washington dès 2013. Quelque 12 pays, dont l’Ukraine, sont impliqués dans ce programme. »

Cet effort implique des institutions scientifiques allemandes de premier plan telles que l’Institut Robert Koch et l’Institut de microbiologie des forces armées allemandes, a précisé M. Kirillov. Selon les documents obtenus par Moscou, ces derniers ont obtenu quelque 3 500 échantillons de sérum sanguin de personnes vivant dans 25 régions d’Ukraine entre 2016 et 2019, a ajouté le responsable.

L’implication d’institutions subordonnées à la Bundeswehr confirme la nature militaire des recherches biologiques menées dans les laboratoires ukrainiens et soulève des questions sur les objectifs poursuivis par les forces armées allemandes, qui collectent le biomatériel des Ukrainiens.

La Pologne a également été activement impliquée dans ces programmes. Des documents montrent que Varsovie a financé l’Université médicale nationale de Lvov, dans l’ouest de l’Ukraine, a poursuivi M. Kirillov. Une branche de cette université, l’Institut d’épidémiologie et d’hygiène, a participé à des projets biologiques de l’armée américaine, a-t-il noté.

En outre, l’Institut polonais de médecine vétérinaire a été impliqué « dans des études sur les menaces épidémiologiques et la propagation du virus de la rage en Ukraine », a déclaré le fonctionnaire. « Ces études ont notamment été menées conjointement avec l’institut américain Battelle – l’un des principaux contractants du Pentagone », a ajouté M. Kirillov.

La Russie a commencé à publier les preuves qu’elle a réussi à obtenir sur le réseau tentaculaire de biolabs financés par les États-Unis et disséminés à travers l’Ukraine peu après le début du conflit entre Moscou et Kiev, fin février. Ces installations secrètes auraient mené des recherches éthiquement douteuses et auraient potentiellement développé des armes biologiques.

La semaine dernière, le chef du Comité d’enquête russe, Alexander Bastrykin, a déclaré à RT que son service avait « clairement identifié » des Américains impliqués dans la recherche biologique militaire, notamment des employés du Pentagone et des entreprises étroitement associées à l’armée américaine. Au total, Washington a consacré plus de 224 millions de dollars à la recherche biologique en Ukraine entre 2005 et début 2022, a affirmé Bastrykin.

https://www.rt.com/russia/555326-germany-poland-ukraine-biolabs/

Voici comment l’Europe a été poussée au suicide économique

Par : Wayan

Par Moon of Alabama – Le 18 mai 2022

Avec l’aide active des « dirigeants » européens, les États-Unis parviennent à ruiner l’Europe.

Comme l’écrivait Michael Hudson, professeur et chercheur en économie à l’université du Missouri à Kansas City, début février, avant l’intervention de la Russie en Ukraine :

L’Amérique n’a plus la puissance monétaire, l’excédent commercial et une balance des paiements toujours positive qui lui permettait d’élaborer les règles du commerce et de l’investissement dans le monde depuis 1944-45. La menace qui pèse sur la domination américaine est que la Chine, la Russie et le cœur de l’île-monde eurasienne de Mackinder offrent de meilleures opportunités de commerce et d’investissement que celles offertes par les États-Unis, qui demandent de plus en plus désespérément des sacrifices à leurs alliés de l’OTAN et autres.

 

L’exemple le plus flagrant est la volonté des États-Unis d’empêcher l’Allemagne d’autoriser la construction du gazoduc Nord Stream 2 afin d’obtenir du gaz russe pour les prochains froids. Angela Merkel s’est mise d’accord avec Donald Trump pour dépenser un milliard de dollars dans la construction d’un nouveau port GNL afin de devenir plus dépendante du GNL américain, dont le prix est élevé. (Le plan a été annulé après que les élections américaines et allemandes ont changé les deux dirigeants). Mais l’Allemagne n’a pas d’autre moyen de chauffer un grand nombre de ses maisons et immeubles de bureaux (ou d’approvisionner ses entreprises d’engrais) que le gaz russe.

 

Le seul moyen qui restait aux diplomates américains pour bloquer les achats européens était d’inciter la Russie à lancer une réponse militaire, puis de prétendre que la réplique à cette réponse doit l’emporter sur tout intérêt économique purement national. Comme l’a expliqué la sous-secrétaire d’État aux affaires politiques, Victoria Nuland, lors d’un point de presse du département d’État, le 27 janvier : « Si la Russie envahit l’Ukraine, d’une manière ou d’une autre, le Nord Stream 2 n’avancera plus ». Le problème est de créer un incident suffisamment offensif et de dépeindre la Russie comme l’agresseur.

À la mi-février, un observateur de l’OSCE notait que les bombardements d’artillerie sur le Donbass par les Ukrainiens était passé d’une poignée à plus de 2 000 explosions par jour. La Russie a réagi à ces préparatifs d’attaque en reconnaissant les républiques du Donbass, en signant des accords de défense avec elles et en leur venant finalement en aide.

Peu après le lancement de l’opération militaire russe, le professeur Hudson a approfondi ses réflexions :

La récente provocation de la Russie par l’expansion de la violence ethnique anti-russe par le régime néo-nazi ukrainien de Maiden post-2014 vise à provoquer une épreuve de force. Elle répond à la crainte des intérêts américains de perdre leur emprise économique et politique sur leurs alliés de l’OTAN et d’autres satellites de la zone dollar, car ces pays ont vu leurs principales opportunités de gain dans l’augmentation de leur commerce et de leurs investissements avec la Chine et la Russie. …

 

Comme l’a expliqué le président Biden, l’escalade militaire actuelle (« en agaçant l’ours ») ne concerne pas vraiment l’Ukraine. Biden a promis dès le départ qu’aucune troupe américaine ne serait impliquée. Mais il exige depuis plus d’un an que l’Allemagne empêche le gazoduc Nord Stream 2 d’approvisionner son industrie et ses logements en gaz à bas prix et se tourne vers les fournisseurs américains, dont les prix sont beaucoup plus élevés. …

 

L’objectif stratégique américain le plus urgent de la confrontation entre l’OTAN et la Russie est la flambée des prix du pétrole et du gaz. En plus de créer des profits et des gains boursiers pour les entreprises américaines, les prix plus élevés de l’énergie vont faire perdre une grande partie de sa vapeur à l’économie allemande.

Au début du mois d’avril, le professeur Hudson refaisait un point sur la situation :

Il est maintenant clair que la nouvelle guerre froide a été planifiée il y a plus d’un an par les États-Unis, avec la stratégie de bloquer le Nord Stream 2 dans le cadre de son objectif d’empêcher l’Europe occidentale (« OTAN ») d’augmenter sa prospérité par le commerce et les investissements mutuels avec la Chine et la Russie. …

 

Ainsi, les régions russophones de Donetsk et de Louhansk ont été bombardées avec une intensité croissante, et comme la Russie s’abstenait de répondre, des plans auraient été élaborés pour lancer une grande épreuve de force en février dernier ;- une attaque lourde de l’Ukraine occidentale organisée par des conseillers américains et armée par l’OTAN. …

 

Avant la guerre des sanctions, le commerce et les investissements européens promettaient une prospérité mutuelle croissante grâce aux relations entre l’Allemagne, la France et d’autres pays de l’OTAN d’un côté et la Russie et de la Chine de l’autre. La Russie fournissait une énergie abondante à un prix compétitif, et cet approvisionnement énergétique devait faire un bond en avant avec Nord Stream 2.

 

L’Europe devait gagner les devises étrangères nécessaires pour payer ce commerce d’importation croissant en exportant davantage de produits industriels vers la Russie et en investissant dans la reconstruction de l’économie russe, par exemple par des entreprises automobiles allemandes, des avions et des investissements financiers. Ce commerce et ces investissements bilatéraux sont désormais interrompus pour de très nombreuses années, étant donné la confiscation par l’OTAN des réserves étrangères de la Russie conservées en euros et en livres sterling.

La réponse européenne à la guerre par procuration des États-Unis contre la Russie est basée sur une moralisation hystérique menée par les médias, ou alors une hystérie moralisatrice. Elle n’était et n’est toujours ni rationnelle ni réaliste.

Les « dirigeants » européens ont décidé que le suicide économique de l’Europe était nécessaire pour montrer à la Russie que Bruxelles était sérieusement fâchée. Des gouvernements nationaux imbéciles, y compris celui de l’Allemagne, ont suivi ce programme. S’ils continuent sur leur lancée, le résultat sera une désindustrialisation complète de l’Europe occidentale.

Pour reprendre les termes d’un observateur sérieux :

Aujourd’hui, nous constatons que pour des raisons purement politiques, poussés par leurs propres ambitions, et sous la pression de leur suzerain américain, les pays européens imposent davantage de sanctions sur les marchés du pétrole et du gaz, ce qui entraînera davantage d’inflation. Au lieu d’admettre leurs erreurs, ils cherchent un coupable ailleurs. …

 

On a l’impression que les politiciens et les économistes occidentaux oublient tout simplement les lois économiques de base ou choisissent simplement de les ignorer. …

 

Dire non à l’énergie russe signifie que l’Europe deviendra systématiquement et durablement la région du monde la plus coûteuse en ressources énergétiques. Oui, les prix vont augmenter, et des ressources vont aller contrer ces hausses de prix, mais cela ne changera pas la situation de manière significative. Certains analystes affirment que cela portera gravement, voire irrévocablement, atteinte à la compétitivité d’une partie importante de l’industrie européenne, qui perd déjà du terrain au profit d’entreprises d’autres régions du monde.

 

Maintenant, ces processus vont certainement s’accélérer. Il est clair que les possibilités d’activité économique, avec ses améliorations, quitteront l’Europe pour d’autres régions, tout comme les ressources énergétiques de la Russie.

Cet autodafé économique… ce suicide est, bien sûr, l’affaire interne des pays européens. …

 

Or, les actions erratiques de nos partenaires – c’est ce qu’elles sont – ont entraîné une croissance de facto des revenus du secteur pétrolier et gazier russe, en plus des dommages causés à l’économie européenne. …

 

En comprenant les mesures que l’Occident prendra dans un avenir proche, nous devons tirer des conclusions à l’avance et être proactifs, en tournant les mesures chaotiques irréfléchies de certains de nos partenaires à notre avantage pour le bien de notre pays. Naturellement, nous ne devons pas espérer que leurs erreurs se répètent. Nous devons simplement, pratiquement, partir des réalités actuelles, comme je l’ai dit.

 

Tiré du discours de Vladimir Poutine, lors d’une réunion sur le développement de l’industrie pétrolière, 17 mai 2020, Kremlin, Moscou

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

Les impasses de la politique européenne

Par : Zineb

Les crises se succèdent, de plus en plus vite, bien au-delà des capacités de réaction des structures et des mentalités rigides de l’UE.


Par Alastair Crooke – Le 2 mai 2022 – Source Strategic Culture

Le résultat des élections françaises a une fois de plus démontré la rigidité de la société européenne, qui rend presque impossible l’émergence d’un gouvernement fort et volontaire (c’est-à-dire transformateur), comme celui d’un de Gaulle, au niveau national. Cependant, lorsque ces rigidités nationales sont combinées à l’incapacité des institutions européennes supranationales à taille unique de répondre aux spécificités de situations complexes, nous obtenons un immobilisme total – l’impossibilité de changer de politique de manière significative, dans la majorité des États de l’UE.

Pendant une décennie, l’Europe s’est contentée de son « merkellisme » managérial que l’on peut définir comme une réticence profondément ancrée à prendre des décisions difficiles, se contentant de repousser les problèmes en répandant généreusement la « sauce » libérale et de s’incliner – d’une manière ou d’une autre – à gauche ou à droite, au gré du vent. Ce fut une période de décisions faciles, par-dessus des décisions faciles, et peu de choses ont été faites pour résoudre les problèmes structurels.

Cela a toutefois conduit l’UE dans une impasse, précisément au moment où elle est confrontée à une guerre en Europe, et où les feux d’une grave inflation ont déjà été allumés, avec des flammes qui s’élèvent vers le ciel, exposant les électeurs nationaux à de dures vicissitudes.

Macron est largement impopulaire en France. Il est considéré comme distant et arrogant, et comme n’ayant pas réussi à provoquer un changement politique ou économique significatif. Pourtant, malgré cela, et bien qu’il n’ait obtenu que 4 voix sur 10 en France au premier tour, il a remporté la présidence avec succès. Pourquoi ? Et pourquoi, dans ce contexte, Le Pen, qui a amélioré son emprise notamment dans la majorité des communes de France, n’a pas fait mieux au second tour où elle a ensuite perdu le soutien dont elle bénéficiait ? Elle a mené une campagne efficace et n’a pas fait de faux pas notable lors du débat télévisé.

C’est là que réside la rigidité structurelle (qui ne se limite pas à la France) : Le Pen a cette « étiquette » collée sur elle – elle est « d’extrême droite » , insistent sans cesse les médias. Il ne s’agit pas ici d’approuver ou non ses politiques spécifiques, mais plutôt de souligner le paradoxe selon lequel – objectivement – sa politique, telle qu’elle est présentée, s’accorde davantage avec celle de son rival Mélenchon, issu de la nouvelle gauche française, qu’avec celle du statu quo de Macron.

La gauche est plus proche de la droite (Le Pen) que du centre (Macron). Pourtant, les deux premiers ne peuvent pas se rejoindre – la gauche en France est psychologiquement conditionnée pour s’unir avec le centre contre la droite, aussi disparates que soient leurs programmes. Les grands médias subventionnés sont invariablement complices de cet « arrangement » centriste.

Le résultat du second tour de Le Pen n’a pas non plus beaucoup souffert du fait qu’elle était perçue comme pro-Poutine ; sur la Russie, l’OTAN, l’Ukraine et Poutine, il y avait peu de choses qui la distinguaient de Mélenchon.

L’étiquette a suffi : 42% des électeurs de Mélenchon ont soutenu Macron au second tour, même si la plupart le déteste. La politique identitaire (inventée par les Français au 18e siècle), et popularisée à nouveau par Hillary Clinton en 2016, est l’arme : la gauche ne peut se résoudre à voter pour un candidat d’extrême droite, quoi qu’il arrive. Le centre et la gauche sont obligés de s’unir contre elle. C’est le fait structurel d’une grande partie de la politique européenne.

Mélenchon, semble-t-il, veut l’emporter aux élections législatives de juin, et on pense qu’il aspire à devenir Premier ministre, où, bien sûr, il cohabitera avec le président du statu quo. Le Parlement pourrait avoir une représentation plus forte, mais au fond : tout doit changer pour que rien ne change !

Ces tactiques d’immobilisation par les centristes sont largement employées par les euro-élites. En Italie, une coalition centriste impopulaire est formée à partir des partis les plus faibles sur le plan électoral et qui comptent sûrement reculer devant l’épreuve des élections générales. Ces partis s’allient ensuite à une classe de cadres et de professionnels de gauche, composée de métro-élites cosmopolites – le Centre – qui bénéficient du statu quo, afin de maintenir les Populistes et la Droite à terre – et à l’écart. Macron a remporté le vote de Paris 3 contre 1. En Grande-Bretagne, 90 % des circonscriptions londoniennes étaient de solides « Remainers » .

Le résultat, typiquement, est que les politiciens européens impopulaires persistent dans leur politique impopulaire de statu quo étatico-corporatiste.

Ne s’agit-il pas seulement du jeu politique habituel ? Si, mais il a son prix : l’immobilisme et l’aliénation croissante. Le pouvoir et l’argent gravitent autour du centre métropolitain au détriment des communes, et de là, ils sont drainés vers Bruxelles, dans une complète indifférence à l’inquiétude populaire, aux protestations et à l’appauvrissement.

Des années de politique d’exclusion menée par les partisans du statu quo ont privé de nombreux États européens de toute perspective de changement significatif. Les possibilités de transformation ciblée ont été délibérément empêchées ; les « blocs centraux » eux-mêmes sont souvent rassis et épuisés ; et une politique au sang neuf est interdite.

L’intégrationnisme managérial d’aujourd’hui s’oppose délibérément et directement à toutes les formes de nationalisme, au motif qu’elles sont anti-européennes. Pourtant, il existe une culture européenne qui, d’une certaine manière, nous lie, dans notre diversité, ne serait-ce qu’en tant que mémoire logée dans les couches les plus profondes de notre être.

Ce dernier n’est pas la steppe plate des messages monolithiques et concertés de l’UE d’aujourd’hui. À la fin du quinzième siècle, la Renaissance (qui s’est étendue à l’ensemble de l’Europe) est née du renouvellement du contact avec l’esprit de l’Antiquité (une culture à l’échelle européenne) – pas seulement pour le copier, mais comme un sol fertile dans lequel le nouveau pourrait prendre racine.

Historiquement, cependant, l’Europe a été la plus forte lorsque divers États étaient en concurrence sur le plan culturel.

Macron a gagné de manière convaincante – et se rendra à Bruxelles en tant que primus inter pares, d’autant plus que l’Allemagne est affaiblie et divisée. Là-bas, il découvrira que, malgré sa domination, le problème est que tous les pays du bloc ne partagent pas la vision de l’Europe de Macron. Comme l’a dit un diplomate, les références européennes de Macron n’ont jamais été mises en doute, bien au contraire : il peut être plus « européen que l’Europe » (après sa victoire électorale, c’est l’hymne de l’UE qui a retenti).

C’est juste que pour les politiciens français, depuis des années, « l’Europe, c’est la France » , mais en plus grand. Et Macron va probablement continuer dans cette veine jupitérienne.

Macron a embrassé très tôt l’initiative d’un embargo sur le pétrole et le gaz russes. Une décision qui, suite à l’arrêt de Nordstream 2, laissait présager la désindustrialisation de l’Allemagne – et son découplage brutal de la Russie. L’Allemagne, à la suite du projet ukrainien de Biden, est tombée dans la cour de Washington, comme l’ombre d’elle-même (même si elle conserve un peu plus longtemps l’accès au gaz russe bon marché).

La France sera désormais prééminente et espère développer les structures militaires au sein de l’UE afin d’obtenir une supériorité en matière de sécurité militaire, en tant que seule puissance dotée de l’arme nucléaire et membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU.

La réalisation de ses objectifs ambitieux dépendra de sa capacité à convaincre et à cajoler ses homologues pour qu’ils suivent son exemple, à forger un consensus et à conclure des accords concrets, plutôt que de se contenter de s’agiter et de débattre. Parmi les obstacles que Macron pourrait rencontrer dans les années à venir figure la résistance collective instinctive à la perspective d’une hégémonie française.

Et c’est là que le second ordre de rigidité structurelle joue son rôle. L’Europe est confrontée à deux crises majeures : l’Ukraine et l’inflation (qui fait déjà des ravages). Et ces rigidités limiteront considérablement les chances de l’UE de gérer ces questions efficacement – voire de les gérer tout court.

En ce qui concerne la seconde (l’inflation), le traité de Maastricht a conféré une indépendance absolue à la Banque centrale européenne qui opère sans aucun des contrepoids – Congrès, Maison Blanche, Trésor – qui entourent la Fed américaine, l’intégrant dans un cadre politique où elle est publiquement responsable. Contrairement à toute autre banque centrale, l’indépendance de la BCE n’est pas simplement statutaire, ses règles ou ses objectifs pouvant être modifiés par une décision parlementaire – elle n’est soumise qu’à une révision du traité.

Même si « l’introduction de l’euro dans une zone monétaire fondamentalement défectueuse était une énorme erreur, il en irait de même pour la réparation de cette erreur » , car la dissolution de la zone euro serait « équivalente à un tsunami de régressions économiques et politiques » . D’où le « piège » dans lequel se trouve l’Europe : elle ne peut ni avancer, ni reculer. La BCE ne peut pas mettre fin au Quantitative Easing (sans créer une crise pour l’Italie et la France), ni augmenter les taux d’intérêt pour lutter contre l’inflation galopante (sans créer une crise de la dette souveraine, connue sous le nom de « lo spread » ).

En matière d’inflation, la France est un des « malades de l’Europe » (les surendettés). Elle n’est donc pas la mieux placée pour prendre la tête du mouvement – et, de toute façon, une véritable réforme nécessiterait une renégociation du traité de l’UE, ce qui est hors de question pour la plupart des États.

Ce qui distingue l’Union européenne de toute autre structure politique, c’est la présomption de consensus (et les protocoles qui en découlent) de ce système conçu pour exclure l’imprévisibilité du débat public ou le désaccord politique. Le même schéma s’applique à un niveau supérieur, lorsque les décisions sont transmises au Conseil et où chacune d’entre elles doit être accompagnée de photos de famille et de communiqués unanimes.

L’impératif du consensus est tout. Cela explique pourquoi l’élaboration des politiques de l’UE est si secrète, et manque de ce qui est élémentaire à la vie politique au niveau national – une dispute politique ouverte et normale. C’est également la raison pour laquelle l’UE est si rigide et incapable de se réformer fondamentalement.

C’est au Conseil que Macron devra faire preuve de prudence. Il ne pourra pas considérer comme acquis le « consensus » sur une question chargée d’émotion comme l’Ukraine ou la Russie. Bien que tous les États membres soient techniquement égaux et puissent bloquer des décisions en conformité à leurs intérêts nationaux, la réalité, bien sûr, est qu’avec les grandes disparités entre les pays, l’Allemagne et la France commandent de facto les débats en raison de leur taille et de leur puissance. Étant donné qu’elles ne sont pas toujours d’accord et que, lorsqu’elles le sont, elles n’insistent pas toujours, toutes les décisions du Conseil ne sont pas la traduction de leur volonté. Rien n’est « acquis » .

Le conflit ukrainien, en particulier, met en évidence une autre rigidité. Comme George Friedman l’a clairement indiqué, sur les questions de politique de sécurité, Washington ne traite pas avec « l’Europe » – elle la contourne : « Nous traitons plutôt avec des États : avec une Pologne ou une Roumanie » : Nous ne nous occupons pas de l’ « Europe » collective.

Malin ! Les États-Unis, ainsi que certains États européens, déversent (ou du moins tentent de le faire) des armes lourdes et des systèmes de missiles en Ukraine. Oui, ces États élargissent également le conflit, en créant des « points chauds » en Transnistrie, en Moldavie, en Arménie, au Nagorny-Karabakh, en Géorgie, au Kazakhstan, au Kirghizistan et au Pakistan – pour distraire Moscou. Et approfondir la guerre par procuration (en prétendant, entre autres, que leurs renseignements en temps réel ont permis de faire tomber un avion russe transportant des troupes – « tuant des centaines de personnes » ).

En bref, ils fixent le cap de la guerre. L’UE a-t-elle un rôle significatif à jouer dans une telle situation ? Probablement pas.

Ces crises se succèdent, de plus en plus vite, bien au-delà des capacités de réaction des structures rigides et des mentalités de l’UE. Sur le plan institutionnel, l’UE « fonctionne » le mieux, si tant est qu’elle le fasse, par « beau temps » . Elle est mise à l’épreuve jusqu’au point de rupture, par l’arrivée du mauvais temps pour lequel elle n’est tout simplement pas adaptée, que ce soit au niveau supranational ou national.

Ce sont les événements, mon cher, qui décident.

Alastair Crooke

Traduit par Zineb, relu par, pour le Saker Francophone

Sitrep Opération Z : à Azovstal, c’est l’OTAN qui se rend


avec des remerciements à Pepe Escobar pour ce titre prémonitoire.


Par The Saker Staff – Le 18 mai 2022 – Source thesaker.is

Les Azovites nazis – des rats dans un trou aux poissons dans un tonneau – Voilà à quoi ressemble la dénazification !

Le New York Times tergiverse comme suit : L’Ukraine a mis fin à sa « mission de combat » à Marioupol et a déclaré que les combattants étaient évacués, signalant ainsi que la bataille dans la fameuse aciérie était terminée.

Zelensky ajoute à cela quelques rêves ukrainiens/cocaïniens : « La mission d’évacuation d’Azovstal se poursuit. Elle est dirigée par nos officiers militaires et de renseignement. » (OK, M. PianoDick, ils sont conduits tout droit vers la prison pour criminels de guerre ! – Remerciez vos officiers militaires et de renseignement de faire le travail pour le monde !)

Dmitry Polyansky le dit différemment : « Je ne savais pas que l’anglais avait autant de façons d’exprimer un seul message : les #Azovnazis se sont rendus sans condition. »

La nuit tombée n’a pas arrêté le processus de reddition. Les Ukrainiens se rendent encore en foule sans s’arrêter. Des forces suffisantes pour y faire face sont sur le terrain et le ministère des affaires intérieures de la RPD botte en touche et fait des prisonniers.

Des roquettes éclairantes sont constamment lancées dans le ciel, ce qui facilite au moins d’une certaine manière la sortie en rampant des habitants des souterrains 🙂

Ces héros invincibles sont émaciés, en haillons, affamés et font pitié à voir.

QG de la défense de Donetsk – 962 Azovites se sont rendus et le processus se poursuit. Dans le même temps, 11 militaires de la 25e brigade aéroportée et 17 de la 54e brigade mécanisée des forces armées ukrainiennes ont volontairement déposé les armes et sont passés du côté de la RPD. Nous espérons que c’est le début d’une reddition massive.

C’est la dénazification et des films seront tournés et des livres seront écrits. Après cette perte majeure de prestige, attendez-vous à une action sous faux-drapeau.

Le point de départ aujourd’hui est le rapport du Ministère de la Défense russe et quelque peu reformaté pour faciliter l’utilisation.

En l’espace d’une journée, des missiles aériens de haute précision des forces aérospatiales russes ont frappé :

  • 2 postes de commandement, dont le quartier général de la défense territoriale près de Soledar, dans la République populaire de Donetsk,
  • ainsi que 31 zones de concentration d’hommes et d’équipements militaires ukrainiens, y compris des emplacements d’unités mercenaires étrangères de pays européens à Nikolaev et Krasnogorovka.
  • En outre, 2 avions ukrainiens Su-24 ont été détruits sur un aérodrome militaire près de Dniepropetrovsk, 1 division de systèmes de missiles antiaériens S-300 ukrainiens près de Nikolaev, ainsi que 4 dépôts de missiles et d’armes d’artillerie et de munitions des forces armées ukrainiennes près d’Ougledar, Pokrovskoe, Soledar et Bakhmut, en République populaire de Donetsk.

L’aviation opérationnelle-tactique et l’aviation de l’armée ont touché :

  • 3 postes de commandement,
  • 41 zones de concentration d’hommes et d’équipements militaires des FAUs, ainsi que
  • 1 dépôt de munitions près d’Ougledar, en République populaire de Donetsk.
  • Ces attaques ont permis d’éliminer plus de 270 nationalistes et jusqu’à 54 véhicules blindés et motorisés.

Les troupes de missiles et l’artillerie ont frappé :

  • 76 postes de commandement,
  • 421 zones de concentration d’hommes et de matériel militaire, ainsi que
  • 147 unités d’artillerie et de mortier en position de tir, dont
  • 1 batterie ukrainienne d’obusiers M777 de 155 mm de fabrication américaine près de Pogornoe.
  • 1 point de passage de pontons équipés par les forces armées ukrainiennes pour traverser la rivière Severskyi Donets a été détruit près de Protopopovka, région de Kharkov.

Les moyens de défense aérienne russes ont abattu :

  • 1 avion ukrainien Su-25 au-dessus de Tripolie, république populaire de Donetsk.
  • 1 MiG-29 des forces aériennes ukrainiennes a été abattu près de Kamennaya Yaruga, région de Kharkov.
  • 15 drones ukrainiens ont été abattus près de Semenovka, Velikie Prokhody, Balakleya, Malye Prokhody, Velikaya Kamyshevakha dans la région de Kharkov, Rudnichnyi, Grabskoe, Staromikhailovka, Volnoe dans la république populaire de Donetsk, Belyaevka, Chernobaevka dans la région de Kherson.
  • 8 roquettes ukrainiennes à lanceur multiple Smerch ont également été interceptées près de Kamenka et Malaya Kamyshevakha, dans la région de Kharkov.

Pas trop minable pour une journée de travail. Et ils vont le refaire, et le recommencer, et le rincer, et le refaire encore.

Les secrets d’Azovstal et des environs commencent à être révélés. Il y en aura beaucoup !

Comment la mission de l’OSCE a coopéré avec les terroristes d’Azov

 

L’équipe de tournage de IA « Arbelet » a été la première à se rendre sur le territoire où se trouvait la mission de l’OSCE à Marioupol. Parmi d’autres trouvailles précieuses, ils ont découvert deux positions de mortier équipées, tout près du bâtiment administratif de la mission. Les mortiers eux-mêmes et leurs munitions sont d’origine italienne, comme en témoignent les marquages. Autre fait notable : la dernière livraison de la batterie italienne est datée du 11 mars 2022.

 

Les Italiens ordinaires savent-ils que leurs autorités aident carrément les terroristes des bataillons nationaux ? Comment l’OSCE va-t-elle commenter le fait qu’ils étaient en collusion évidente avec les terroristes, permettant à « Azov » de tirer depuis leur territoire ? Comment, après ces faits, l’OSCE sera-t-elle en mesure de restaurer sa réputation ?

Aparté

Comprenez-vous maintenant pourquoi la Russie quitte les organisations internationales ? C’est simple, ces organisations sont corrompues au point qu’elles ne peuvent être réformées mais doivent être brisées. M. Lavrov rencontre aujourd’hui le secrétaire général de l’OCS, Ming, pour parler de nouvelles structures en cours de mise en place.

Mise à jour de Brian Berletic

Il regarde les caquettages de sources occidentales et il les hisse sur leur propre petard. Ecoutez-le, en particulier l’explication de Brian sur la façon dont le commandement et les soldats russes maintiennent certaines zones « fixes ».

Voici un autre exemple d’une telle « fixation« . L’armée russe a attaqué les installations de défense ukrainiennes dans la région d’Odessa avec des armes de précision depuis la mer Noire. Cette information est confirmée par le commandement opérationnel ukrainien « Sud ».

Encadré

Aujourd’hui à Odessa – En ce jour du  » printemps russe « .

Le 18 mai 2014 – « Odessa est une ville russe », « Donbass – nous sommes avec vous » – de tels slogans ont retenti à la Maison des syndicats à Odessa.

Des centaines de manifestants avec des drapeaux russes et des bannières de la Victoire sont sortis non seulement pour honorer la mémoire des personnes tuées dans la tragédie du 2 mai, mais aussi pour montrer aux nazis ukrainiens que les Odessans sont un peuple russe qui n’a pas peur des punisseurs de Kiev.

L’Opération spéciale russe commence-t-elle à toucher les cœurs et les esprits ? Rappelez-vous les histoires selon lesquelles la Russie a sous-estimé la volonté du peuple ukrainien de soutenir la dénazification.

En télescopant la photo actuelle sur une carte, nous constatons que les chaudrons ne viennent plus par un mais par trois :

Readovka sur les fronts

Front de Kharkov. Les combats dans la zone de Kazachya Lopan et le village de Liptsy sont de nature positionnelle. L’ennemi dans la zone de Ternovka a atteint la frontière. MASS MEDIA : Les forces armées ukrainiennes ont atteint la frontière russo-ukrainienne dans la région de Kharkov. L’Ukraine a mené une contre-attaque dans le nord-est de la Fédération de Russie, et sonde également les positions des Forces armées russes dans la région de Volchansk. Les forces armées russes ne mènent pas d’opérations offensives actives en direction de Kharkov.

Sur la partie Izyum du front, les combats se poursuivent dans la région de Kamyshevakha, Kurulka et Dolgenky. L’ennemi continue d’essayer de mettre à mal le flanc du groupe russe au nord-ouest d’Izyum, en forçant le Seversky Donets. Dans la direction slave, les troupes ont pris Drobyshevo et Krasny Liman en demi-cercle. Le front s’est également approché de Svyatogorsk.

Dans la partie du front Luhansk-Donetsk, les combats se poursuivent dans la zone de Kamyshevakha, au nord de Popasna. Il y a également des batailles pour Toshkovka. Il y a des tentatives de pénétrer sur le flanc et l’arrière de la zone fortifiée à Gorsky et Zolotoy. Les combats se poursuivent à la périphérie de Severodonetsk, ainsi qu’à l’ouest de Lisichansk dans la région de Privolye et Belogorovka. Selon des rapports non confirmés, les troupes russes ont occupé la ville de New York.

Sur la partie du front de Zaporozhye, aucun changement particulier n’est intervenu. Une tentative d’attaque des forces armées ukrainiennes dans la zone de Malinovka s’est soldée par un échec et de lourdes pertes. Les batailles sont ici de nature positionnelle tout le long du chemin de Gulyai-Pole à Velikaya Novoselovka. L’ennemi déplace une partie des réserves de la direction de Zaporizhia vers le Donbass, où la situation du groupe de Severodonetsk se détériore rapidement. De violents combats se poursuivent dans la région de Novomikhailovka et d’Ugledar.

Sur le front sud, le développement de l’offensive n’a pas encore eu lieu. Les forces armées ukrainiennes attendent le débarquement des troupes russes dans la région d’Odessa et travaillent à miner toute la côte. Dans les directions de Nikopol et de Kryvyi Rih, le commandement ukrainien accumule des forces pour découvrir les faiblesses des positions russes.

Tout chaud, c’est déjà traditionnel – les FAUs ont bombardé le district de Petrovsky. Les forces armées ukrainiennes ont bombardé le district de Petrovsky à Donetsk. L’obus a touché le terrain de l’école de Donetsk, un obus a touché le territoire de l’école. La partie ukrainienne a également bombardé la périphérie de Kherson, ce qui a entraîné la mort d’un civil.

SmoothieX12 a raison lorsqu’il dit que la seule tactique que les Ukrainiens connaissent est celle que leur ont enseignée leurs conseillers de l’OTAN, à savoir bombarder le territoire civil et se cacher derrière les civils.

Le front de bataille est encore dans un état relativement chaotique, mais la Russie est en train de le former et de le façonner.

Jetons un coup d’œil aux niveaux de guerre de Martyanov que nous pouvons catégoriser à partir de cette représentation pratique :

La Finlande et la Suède présentent officiellement leur demande d’adhésion à l’OTAN – pour l’instant, il s’agit de harcèlement, mais il se pourrait bien que l’on passe à des opérations majeures. Nous ne pouvons pas dire où la Russie s’arrêtera.

Selon le ministre des affaires étrangères russe, Mr Lavrov : « L’Ukraine… Personne ne veut de l’Ukraine. Elle est un pays sacrifiable dans cette guerre hybride contre la Fédération de Russie. Plus personne n’a de doutes ». Le langage des sources russes a changé et elles disent maintenant clairement que l’Ukraine est un outil et que la lutte est menée contre la Russie par l’Occident.

Armes

Les obusiers automoteurs russes « Msta-S » et « Acacia-M » sont utilisés à bon escient et détruisent les véhicules blindés et les positions fortifiées des forces armées ukrainiennes. La distance de tir peut atteindre 30 km et ils utilisent des projectiles à fragmentation hautement explosifs qui peuvent détruire les fortifications en béton enterrées de l’ennemi.

Armes entrantes. À la frontière entre la Pologne et l’Ukraine, sept véhicules blindés Mamba Mk2 EE de fabrication sud-africaine transférés à l’Ukraine par l’Estonie à titre d’assistance militaire ont été vus. Ces véhicules ont été produits spécifiquement pour l’armée estonienne.

Nous devons en conclure que si nous pouvons voir ces véhicules blindés sur Telegram à la frontière polonaise, les forces russes peuvent également les voir. Et idem pour toutes les autres armes qui arrivent.

Il y a de plus petits rapports sur l’apparition de nouvelles armes d’artillerie russes sur le champ de bataille, mais c’est encore limité.

Échec majeur, autre que la guerre.

Washington n’a pas réussi à obtenir que le sommet avec les pays de l’ASEAN condamne l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Les pays de l’ASEAN sont le Vietnam, l’Indonésie, le Cambodge, le Laos, la Malaisie, le Myanmar, Singapour, la Thaïlande et les Philippines.

Un autre échec du gel des fonds : La Suisse a débloqué 6,33 milliards de dollars de fonds gelés appartenant à la Russie.

Nous terminons avec les biolabs

Le premier représentant permanent adjoint de la Russie auprès de l’ONU, Dmitry Polyanskiy, présente les principales conclusions de la dernière réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur les laboratoires biologiques américains en Ukraine :

  1. Les Etats-Unis refusent d’expliquer leur engagement dans des activités militaires biologiques en Ukraine. Ils continuent de rejeter plusieurs centaines de pages de preuves. « Ce ne sont que des mensonges et de la propagande russe, et nous sommes les gentils car il ne peut en être autrement ». Pas un mot sur le point de discussion.
  2. Les délégations occidentales font l’éloge de la Convention sur les armes biologiques (CIAB) et nous invitent à utiliser ses mécanismes. Elles omettent cependant de mentionner que ce sont les Etats-Unis qui bloquent l’élaboration du mécanisme de vérification de la CIAB. Quelle hypocrisie !
  3. Les Etats-Unis refusent d’expliquer pourquoi ils ne veulent pas d’un mécanisme international efficace de vérification des armes biologiques. Pourquoi agir ainsi, à moins que vous ne cherchiez à dissimuler quelque chose ? Pourquoi Washington se positionne-t-il au-dessus du droit international ? L’exceptionnalisme américain à son extrême.

Principale conclusion : nous avons définitivement touché leur point faible. Il est clair pour tout observateur impartial qu’ils obscurcissent le problème et tentent de détourner l’attention de ce sujet inconfortable en essayant de nous décourager en répétant des mantras sur « l’agression russe », etc.

Restez donc à l’écoute, d’autres preuves des programmes biologiques militaires américains vont suivre !

Gros titre du Global Times d’aujourd’hui en Chine : Le « néonazisme » empoisonne l’Ukraine et l’Europe avec la complicité des États-Unis et de l’Occident.

C’est tout pour aujourd’hui. Profitez du fil de discussion et faites attention à la propagande ukrainienne. Elle est partout.

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

La dynamique de l’escalade : « Avec l’Ukraine »

Par : Zineb

L’axe Russie-Chine possède de la nourriture, de l’énergie, des technologies et la plupart des ressources clés du monde. L’histoire enseigne que ce sont ces éléments qui font les gagnants dans les guerres.


Par Alastair Crooke – Le 25 avril 2022 – Source Strategic Culture

L’Occident se rend compte qu’alors que les sanctions sont sensées pouvoir mettre les pays à genoux, la réalité est qu’une telle capitulation n’a jamais eu lieu (exemple : Cuba, la Corée du Nord, l’Iran). Et, dans le cas de la Russie, il est possible de dire que cela ne se produira tout simplement pas.

L’équipe Biden n’a pas encore totalement compris les raisons de cette situation. L’une d’elles est qu’ils ont précisément choisi la mauvaise économie : tenter de provoquer un effondrement par le biais de sanctions (la Russie a des lignes d’approvisionnement étrangères minimales et des quantités importantes de matières premières précieuses) s’avérera très difficile. Les collaborateurs de Biden n’ont pas compris toutes les ramifications du jujitsu monétaire de Poutine qui lie le rouble à l’or et le rouble à l’énergie.

Ils considèrent avec condescendance le jujitsu monétaire de Poutine comme une autre attaque désespérée contre le statut de monnaie de réserve « imprenable » du dollar. Ils choisissent donc de l’ignorer et supposent que si seulement les Européens prenaient moins de douches chaudes, portaient plus de pulls en laine, renonçaient à l’énergie russe et soutenaient l’Ukraine, l’effondrement économique se matérialiserait enfin. Alléluia !

L’autre raison pour laquelle l’Occident interprète mal le potentiel stratégique des sanctions est que la guerre Russie-Chine contre l’hégémonie occidentale est assimilée par ses peuples à une guerre existentielle. Pour eux, il ne s’agit pas seulement de prendre moins de douches chaudes (comme pour les Européens), il s’agit de leur survie même. Par conséquent leur seuil de tolérance à la douleur est beaucoup, beaucoup plus élevé que celui de l’Occident. L’Occident ne va pas enfumer ses challengers de manière aussi ridicule.

Au fond, l’axe Russie-Chine possède la nourriture, l’énergie, la technologie et la plupart des ressources clés du monde. L’histoire enseigne que ce sont ces éléments qui font les gagnants dans les guerres.

Le problème stratégique, cependant, est double : premièrement, la fenêtre pour un plan B de désescalade via un accord politique en Ukraine est passée. C’est tout ou rien maintenant (à moins que Washington ne plie). Deuxièmement, bien que dans un contexte légèrement différent, l’Europe et l’équipe Biden ont choisi de faire monter les enjeux en flèche :

La conviction que la vision libérale européenne risque d’être humiliée et méprisée si Poutine venait à « gagner » s’est installée. Et dans le noyau Obama-Clinton-État profond, il est inimaginable que Poutine et la Russie, toujours considérée comme l’auteur du Russiagate par de nombreux Américains, puissent l’emporter.

La logique de cette équation est inexorable : l’escalade.

Pour Biden dont la cote de popularité continue de chuter, le désastre surviendra lors des élections de mi-mandat de novembre. Le consensus parmi les initiés américains est que les Démocrates sont sur le point de perdre 60 à 80 sièges au Congrès, et une petite poignée (4 ou 5 sièges) au Sénat également. Si cela devait se produire, il ne s’agirait pas seulement d’une humiliation personnelle, mais d’une paralysie administrative pour les Démocrates jusqu’à la fin théorique du mandat de Biden.

La seule issue possible à ce cataclysme imminent serait que Biden sorte un lapin du « chapeau » ukrainien (qui, à tout le moins, détournerait l’attention de l’inflation galopante). Les Néo-cons et l’État profond (mais pas le Pentagone) sont tous pour. L’industrie de l’armement apprécie naturellement que Biden blanchisse des armes en Ukraine (avec d’énormes « débordements » qui disparaissent en quelque sorte dans les limbes). De nombreuses personnes à Washington profitent de ce gâchis bien financé.

Pourquoi une telle euphorie face à un plan d’escalade aussi téméraire ? Eh bien, les stratèges suggèrent que si les dirigeants Républicains se montrent bipartisans en matière d’escalade – se rendant complices de la politique belliciste de plus en plus agressive, pour ainsi dire – ils affirment qu’il pourrait s’avérer possible d’endiguer les pertes Démocrates lors des élections de mi-mandat et d’émousser, pendant la campagne de l’Opposition, un assaut axé sur une économie mal gérée.

Jusqu’où Biden pourrait-il aller avec cette escalade ? Eh bien, le déploiement d’armes est une évidence (un autre gâchis), et les forces spéciales sont déjà sur le terrain, prêtes à allumer une mèche à toute escalade ; de plus, la zone d’exclusion aérienne évoquée semble avoir l’avantage supplémentaire de bénéficier d’un soutien européen, en particulier au Royaume-Uni, parmi les Baltes (bien sûr) et chez les « Verts » allemands également. (Alerte spoiler ! Tout d’abord, bien sûr, pour mettre en œuvre une zone d’exclusion aérienne, il est nécessaire de contrôler l’espace aérien, espace que la Russie domine déjà et sur lequel elle met en œuvre une exclusion électronique et magnétique totale).

Cela serait-il suffisant ? Des voix sinistres conseillent de ne pas le faire. Elles veulent une présence au sol. Elles parlent même d’armes nucléaires tactiques. Elles affirment que Biden n’a rien à perdre à « faire le gros dos » , surtout si le GOP est convaincu de devenir complice. En fait, cela pourrait même le sauver de l’ignominie, insistent-ils. Les initiés de l’armée américaine soulignent déjà que l’approvisionnement en armes ne permettra pas de « renverser » la situation. Il faut à tout prix éviter une « guerre perdue » d’ici novembre.

Un tel consensus en faveur d’une escalade est-il réaliste ? Eh bien, oui, c’est possible. Rappelons qu’Hillary (Clinton) a été l’alchimiste qui a fusionné l’aile néoconservatrice des années 1980 avec les néolibéraux des années 1990 pour créer une large structure interventionniste qui pourrait servir tous les goûts : les Européens pouvaient s’imaginer exercer un pouvoir économique d’envergure mondiale pour la première fois, tandis que les néoconservateurs ont ressuscité leur insistance sur l’intervention militaire musclée comme condition préalable au maintien de l’ordre fondé sur des règles. Ces derniers sont fous de joie à l’idée que la guerre financière échoue.

Du point de vue des néo-conservateurs, cela remet l’action militaire sur la table et ouvre un nouveau « front » : aujourd’hui, les Néo-cons remettent précisément en question le postulat selon lequel un échange nucléaire avec la Russie doit être évité à tout prix. Et à partir de cet abandon de l’interdiction des actions susceptibles de déclencher un échange nucléaire, ils affirment que circonscrire le conflit ukrainien sur cette base est inutile et constitue une erreur stratégique – affirmant que, selon eux, il est peu probable que Poutine ait recours aux armes nucléaires.

Comment cette superstructure d’élite interventionniste néoconservatrice et libérale peut-elle exercer une telle influence alors que la classe politique américaine au sens large est historiquement « anti-guerre » ? Les néo-cons sont l’archétype du caméléon. Adorés par l’industrie de la guerre, régulièrement présents dans les réseaux, ils entrent et sortent du pouvoir à tour de rôle, les « faucons de la Chine » se nichant dans les couloirs de Trump, tandis que les « faucons de la Russie » migrent pour peupler le département d’État de Biden.

L’escalade est-elle déjà intégrée ? Il y a peut-être encore une « mouche du coche » iconoclaste : Trump ! – par son acte symbolique de soutien à J.D. Vance pour la primaire sénatoriale du GOP dans l’Ohio, contre la volonté de l’establishment du GOP.

Vance est l’un des nombreux représentants de la tradition populiste de l’Amérique qui cherche à se faire élire lors du prochain « remaniement » du Congrès. Mais le fait marquant ici est que Vance a remis en question le caractère précipité de l’escalade en Ukraine. Beaucoup d’autres prétendants populistes potentiels parmi les nouveaux sénateurs et sénateurs en herbe du GOP ont déjà succombé à la pression du vieil establishment du GOP pour approuver la guerre. (Le gâchis, encore une fois).

Le GOP est divisé sur l’Ukraine à son niveau de représentation supérieur, mais la base populaire est traditionnellement sceptique quant aux guerres étrangères. Avec ce soutien politique, Trump pousse le GOP à s’opposer à l’escalade en Ukraine. Ross Douthat, dans le NY Times, confirme que le soutien de Vance est plus étroitement lié aux sources de la popularité de Trump en 2016, car il a exploité le sentiment anti-guerre parmi les Déplorables, qui se préoccupent davantage du bien-être de leur propre pays.

Peu de temps après l’annonce du soutien, Trump a publié une déclaration :

« Il est insensé que la Russie et l’Ukraine ne s’assoient pas et n’élaborent pas une sorte d’accord. S’ils ne le font pas bientôt, il ne restera rien d’autre que la mort, la destruction et le carnage. C’est une guerre qui n’aurait jamais dû avoir lieu, mais elle a eu lieu. La solution ne pourra jamais être aussi bonne qu’elle l’aurait été avant le début des tirs, mais il y a une solution, et elle doit être trouvée maintenant, pas plus tard, quand tout le monde sera MORT », a déclaré Trump.

Trump écarte effectivement la possible ligne de fracture clé pour les prochaines élections (même si certains gros bonnets du GOP – dont beaucoup sont financés par le complexe militaro-industriel (MIC) – sont favorables à une implication militaire plus robuste).

Et Trump perçoit toujours le point faible de son adversaire : Biden peut être très attiré par l’argument de l’escalade, mais il est connu pour être encore plus affecté à l’idée que des sacs mortuaires rentrent aux États-Unis avant novembre et deviennent son héritage. D’où l’exagération de Trump, qui a déclaré que, tôt ou tard, tout le monde en Ukraine « sera MORT » .

Une fois encore, la crainte des Démocrates ayant des connaissances militaires est que le pont aérien d’armes occidentales aux frontières de l’Ukraine ne changera pas le cours de la guerre et que la Russie l’emportera, même si l’OTAN s’engage. En d’autres termes, « l’impensable » se produira : l’Occident perdra face à la Russie. Ils affirment que l’équipe Biden n’a guère le choix : mieux vaut miser sur l’escalade que de risquer de tout perdre avec une débâcle en Ukraine (surtout après l’Afghanistan).

Le fait d’éviter l’escalade représente un tel défi pour la psyché missionnaire américaine avide de leadership mondial que la prudence innée de Biden ne suffira peut-être pas à vaincre l’élan en sa faveur. Le Washington Post rapporte déjà que « l’administration Biden fait fi des nouveaux avertissements russes contre la fourniture aux forces ukrainiennes d’armes plus perfectionnées et d’un nouvel entraînement – dans ce qui semble être un risque calculé que Moscou n’intensifie pas la guerre » .

Les élites de l’UE, en revanche, ne sont pas seulement persuadées (en dehors de la Hongrie et d’une faction en Allemagne) par la logique de l’escalade, elles en sont franchement intoxiquées. Lors de la conférence de Munich en février, c’était comme si les dirigeants de l’UE avaient l’intention de surenchérir dans leur enthousiasme pour la guerre : Josep Borrell a réaffirmé son engagement en faveur d’une solution militaire en Ukraine : « Oui, normalement, les guerres sont gagnées ou perdues sur le champ de bataille » , a-t-il déclaré à son arrivée à une réunion des ministres des affaires étrangères de l’UE à Luxembourg, lorsqu’on lui a demandé de commenter sa précédente déclaration selon laquelle « cette guerre sera gagnée sur le champ de bataille » .

Leur euphorie est centrée sur la croyance que l’UE – pour la première fois – exerce son pouvoir économique d’une manière significative au niveau mondial et, en même temps, permet et arme une guerre par procuration contre la Russie (en imaginant l’UE comme un véritable empire carolingien, gagnant réellement sur le champ de bataille !)

L’euphorie des élites de l’UE – si complètement découplées des identités nationales et des intérêts locaux, et plutôt fidèles à une vision cosmopolite dans laquelle les hommes et les femmes d’importance travaillent en réseau entre eux et se complaisent dans l’approbation de leurs pairs – ouvre une profonde polarisation au sein de leurs propres sociétés.

Le malaise vient de ceux qui ne considèrent pas le patriotisme, ou le scepticisme à l’égard de la russophobie actuelle, comme nécessairement mal placés. Ils craignent que les élites bornées de l’UE qui préconisent des sanctions à l’encontre de la Russie et l’engagement de l’OTAN avec une puissance nucléaire, n’entraînent un désastre pour l’Europe.

Les euro-élites sont en croisade – trop investies dans la charge émotionnelle et l’euphorie de la « cause » ukrainienne pour avoir même envisagé un plan « B ».

Et même si un plan « B » devait être envisagé, l’UE a moins de possibilités d’inverser le mouvement que les États-Unis. Structurellement, l’UE est incapable de s’auto-réformer ou de changer radicalement de cap, et l’Europe élargie manque désormais de « vaisseaux » permettant d’opérer des changements politiques décisifs.

Accrochez-vous à vos chapeaux !

Alastair Crooke

Traduit par Zineb, relu par, pour le Saker Francophone

Nous allons gagner

Par : hervek

Il n’y a que deux pouvoirs dans le monde… l’épée et l’esprit. A long terme, l’épée est toujours vaincue par l’esprit – Napoléon Bonaparte


Par Batiushka − Le 11 mai 2022 − Source TheSaker.is

Comme le Saker, j’ai des liens avec la Russie blanche. Je sais ce que la génération de mes grands-parents, adultes avant la soi-disant « révolution » de 1917, m’a dit. Puis j’ai lu beaucoup sur le sujet. Ce que j’ai lu n’a fait que confirmer les souvenirs vivants. La Russie d’avant 1917 était pourrie de l’intérieur, un château de cartes. Toute la « révolution » était une histoire de trahison de l’élite, des aristocrates, y compris de nombreux Romanov, des politiciens, des généraux et de la nouvelle bourgeoisie. Ayant perdu la foi, ils ont remplacé toute loyauté envers la foi, le tsar et le foyer par la pure cupidité. La même chose s’est produite avec l’URSS. Une génération après la guerre populaire gagnée par ceux qui avaient été formés dans l’armée du tsar, l’Union soviétique s’est transformée en un État où personne ne croyait plus à l’idéologie communiste officielle. L’élite avait perdu la foi en elle et l’URSS est donc tombée elle aussi.

Introduction : Vous êtes ce que vous croyez

Après 1991, la Fédération de Russie a été confiée aux futurs oligarques, les nouveaux aristocrates, tout comme avant la Révolution, l’Empire russe avait été beaucoup trop entre les mains des oligarques du passé, les anciens aristocrates. Qui dit oligarques dit automatiquement corruption. Et quand les riches ont assez de richesses, ils veulent ensuite le pouvoir et trahissent pour l’obtenir. Comme le reste du monde, la Fédération de Russie est une société très inégale et corrompue à cause de ces oligarques, qui ne font que répéter le modèle des oligarques occidentaux. Ne vous faites pas d’illusions : Les oligarques dirigent le monde occidental. Il est illusoire de penser le contraire. En France, Pompidou était et Macron est un banquier Rothschild (ceux qui possèdent The Economist et une grande partie du reste des médias). Les conglomérats français sont à leurs côtés. En Allemagne, les banques et les énormes industries automobiles et chimiques présentent leurs candidats politiques. Au Royaume-Uni, tous les candidats sont passés au crible par les requins de la finance de la City. Quant aux États-Unis, pensez à Trump ou à Hoover, et tout est clair. Suivez l’argent.

Mythes sur le conflit en Ukraine

Ainsi, les médias occidentaux, qui appartiennent aux oligarques, ne font que répéter ce que leurs propriétaires veulent. C’est à cela que servent les médias grand public : à répéter des mensonges. Les médias affirment que l’opération spéciale en Ukraine, qu’ils appellent « une guerre » ou « une invasion », n’a pas été provoquée. Ce n’est pas le cas : elle a été précédée de huit années de génocide de Russes par le régime de Kiev, d’une multitude de provocations de nature purement nazie et même d’une menace d’utilisation de l’arme nucléaire. Les médias affirment que l’opération est « horrible » et que des millions de personnes meurent. Si vous utilisez le mot « horrible » et que vous dites que « des millions de personnes meurent », alors vous décrivez les invasions américaines illégales de la Corée, du Vietnam, de l’Afghanistan et de l’Irak, le terrorisme parrainé par l’Occident en Syrie, le bombardement anglo-français de la Libye et les massacres saoudiens au Yémen soutenus par la Grande-Bretagne. En comparaison, pour l’opération ukrainienne en général, quelle que soit l’horreur des cas individuels, des mots comme « triste » ou « conflit » seraient plus appropriés. Non, des millions de personnes ne meurent pas en Ukraine, mais il est vrai qu’elles doivent se compter en dizaines de milliers.

Le fait est que pour la Russie, l’Ukraine et les Ukrainiens ne sont pas des ennemis. Ils sont des frères. L’ennemi est la mentalité nazie imposée à l’Ukraine par la junte fantoche occidentale de Kiev. La fourniture d’armes de l’OTAN est « horrible », aussi « horrible » que la brutalité des soldats nazis, de leurs entraîneurs issus des armées de l’OTAN et des mercenaires occidentaux qui les soutiennent. L’objectif de la Fédération de Russie est l’autodétermination de l’Ukraine. Le sud et l’est du territoire de l’actuel régime de Kiev reviendront probablement à la Russie après 100 ans de captivité. De petites parties de l’extrême ouest, démilitarisées, pourront revenir à la Pologne, à la Roumanie, à la Hongrie et peut-être à la Slovaquie, si elles le souhaitent, ce qui sera décidé par une conférence internationale des parties concernées. N’oubliez pas les objectifs très clairs de la Russie : Libérer les zones russes, tout comme la Crimée a été libérée il y a huit ans, en évitant autant que possible les victimes civiles, et démilitariser et dénazifier le reste.

La démilitarisation serait presque achevée aujourd’hui, si ce n’était de la cupidité des marchands d’armes occidentaux et des tentatives de l’OTAN d’introduire clandestinement de nouvelles armes et de prolonger l’agonie. Ces armes doivent maintenant être détruites, comme la plupart l’ont déjà été, avant de pouvoir être utilisées. Quant à la dénazification, elle prendra des décennies. Non seulement l’Ukraine, mais même la Fédération de Russie et toutes ses institutions sans exception, ont leurs infiltrés, actifs de la CIA. Comme l’a déclaré le président Poutine lors du défilé du jour de la Victoire à Moscou le 9 mai 2022 :

Nous nous souvenons de la façon dont les ennemis de la Russie ont essayé d’utiliser les gangs terroristes internationaux contre nous, de la façon dont ils ont essayé de semer la discorde inter-ethnique et religieuse afin de nous affaiblir de l’intérieur et de nous diviser.

Il faisait référence au passé. Mais en fait, ses paroles sont également vraies pour le présent. Et le Président a ajouté ces mots à propos des « gangs terroristes internationaux » : « Ils ont complètement échoué ».

Puissent ses paroles être prophétiques. Attendez-vous à de nouvelles expulsions de ces nazis terroristes internationaux. Et attendez-vous aussi à ce que d’autres patriotes, rejetés par l’erreur et la trahison dans le passé, soient accueillis à nouveau.

Mais pourquoi la dénazification prendra-t-elle des décennies ?

Le mal nazi est profondément enraciné

Comme nous l’avons dit ailleurs, le nazisme, compris comme le suprémacisme occidental, a des racines historiques profondes. Notez bien qu’il s’agit du suprémacisme occidental (pas nécessairement blanc ou anglo-saxon). Autrefois, le suprémacisme occidental actuel était appelé « supériorité de la race britannique », supériorité du « monde civilisé » (ce qui donnait au « monde civilisé » le droit d’assassiner 200 millions de personnes, directement et indirectement, dans les Amériques, en Asie, en Afrique et en Océanie), puis suprématie anglo-américaine, anglo-saxonne ou maintenant anglo-sioniste. Quel que soit le nom qu’on lui donne, la tentative de domination du monde remonte à bien plus loin.

Le premier exemple réel de ce phénomène a été observé dans le cœur carolingien à la fin du VIIIe siècle, lorsque Charlemagne a massacré les Saxons en 782. Elle s’est ensuite étendue, avec ses troupes de choc normandes (c’est-à-dire des vikings), à l’Italie et à la Sicile grecques, à l’Espagne musulmane et juive, à la véritable Angleterre anglo-saxonne en 1066, puis aux attaques barbares contre les Juifs, les musulmans et les Grecs, appelées à tort « croisades ». Lorsque la technologie a progressé, le suprémacisme occidental s’est étendu à l’Afrique australe, à l’Asie et aux nouveaux mondes. (Ces derniers n’ont pas été « découverts », des gens y vivaient depuis des milliers d’années, certains avec une civilisation avancée). Les suprémacistes occidentaux se sont appelés « conquistadors » (du mot « Conquête », comme dans Guillaume « le Conquérant »). Pour les victimes, ils n’étaient pas des conquérants, mais ce que nous appelons aujourd’hui des nazis.

Ceux qui les célèbrent, peut-être en tant que « porteurs de la civilisation occidentale », sont des partisans du nazisme. Et il y en a beaucoup en Ukraine, en Estonie, en Lettonie et en Lituanie, où le 9 mai de cette année, ils ont envoyé des tracteurs et des remorques pour enlever les hommages floraux frais à ceux qui avaient libéré ces pays du fascisme. Mais il y a des nazis à gauche et à droite, à Washington, à Londres, à Paris et à Berlin, sans parler de Varsovie et de Prague, et parmi les universitaires et les journalistes à leur solde. La plupart de ces gens sont comme des adolescents rebelles, qui, refusant d’obéir à leurs parents, rejettent la droiture russe, juste pour le plaisir de leur rébellion. Avec une autre génération, ils grandiront. Et de nos jours, avec la rapidité de l’horloge de l’histoire, une génération ne représente plus 25 ans, mais beaucoup moins.

Conclusion : Vers le monde futur

Ainsi, la dénazification signifie la fin du mythe de l’Europe. L’Europe est une construction. Elle n’est en fait que l’extrême pointe occidentale d’un seul Continent, l’Eurasie, qui ne signifie probablement que coucher de soleil/ouest (‘erebu’) et lever de soleil/est (‘asu’). Il est temps de mettre fin aux guerres tribales séparatistes de l’Europe, dont les plus sanglantes sont appelées « guerres mondiales ». L’unité est nécessaire non seulement entre Moscou, Berlin et Paris, mais aussi entre eux et Pékin et vers le sud jusqu’à Téhéran, Islamabad, Riyad, Delhi et Jakarta. Sans oublier l’Afrique, du Caire au Cap, de Lagos à Zanzibar. L’avenir, c’est l’Afro-Eurasie avec ses 7 milliards d’êtres humains. Tout le reste, la petite minorité, ce sont les îles en dehors de l’Afro-Eurasie, qui sont d’une manière ou d’une autre dépendantes d’elle.

Nous vaincrons dans la lutte contre le nazisme. Quelles que soient les difficultés auxquelles nous pouvons être confrontés à court terme, à long terme, il n’y a aucun doute quant à notre victoire. Comme le président Poutine l’a également dit le 9 mai :

Nous sommes un pays différent. La Russie a un caractère différent. Nous n’abandonnerons jamais notre amour pour notre patrie, notre foi et nos valeurs traditionnelles, les coutumes de nos ancêtres et le respect de tous les peuples et de toutes les cultures. Pendant ce temps, l’Occident semble être prêt à annuler ces valeurs millénaires. Une telle dégradation morale sous-tend les falsifications cyniques de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, l’escalade de la russophobie, l’éloge des traîtres, la moquerie de la mémoire de leurs victimes et la biffure du courage de ceux qui ont remporté la « Victoire par la souffrance ».

Oui, nous gagnerons.

Batiushka

Traduit par Hervé pour le Saker Francophone

Les rois de l’infox

Par : Wayan

Par Moon of Alabama − Le 17 mai 2022

Les médias  » occidentaux  » ne sont rien d’autre que des mégaphones du régime de Zelenski :

Liveuamap @Liveuamap – 21:30 UTC – 16 mai 2022

Zelenski confirme l’évacuation des troupes d’Azovstal : « L’Ukraine a besoin de héros ukrainiens en vie. Cela a toujours été notre principe »

https://liveuamap.com/en/2022/16-may… via @myroslavapetsa

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The New York Times @nytimes – 22:59 UTC – 16 mai 2022

Breaking News : L’Ukraine a mis fin à sa « mission de combat » à Marioupol et a déclaré que les combattants étaient évacués, signalant que la bataille dans l’aciérie était terminée.

lien

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CNN International @cnni – 23:39 UTC – 16 mai 2022

Les forces ukrainiennes déclarent avoir mis fin à leur « mission de combat » dans la ville assiégée de Marioupol, alors que des centaines de personnes sont évacuées de l’aciérie Azovstal. https://cnn.it/3FQALcV

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Reuters @Reuters – 3:35 AM – 17 mai 2022

L’armée ukrainienne a déclaré qu’elle s’efforçait d’évacuer toutes les troupes restantes de leur dernier bastion dans le port assiégé de Marioupol, cédant le contrôle de la ville à la Russie après des mois de bombardements. https://reut.rs/3wlYbUG

Du titre mensonger jusqu’à la fin, l’article du Washington Post sur ce sujet est un chef-d’œuvre de propagande :

L’Ukraine met fin à la bataille sanglante pour Marioupol et évacue les combattants d’Azovstal.

 

Les combattants ukrainiens ont mis fin à la défense qu’ils menaient depuis plusieurs semaines dans une usine sidérurgique assiégée de la ville portuaire stratégique de Marioupol. Lundi, des centaines de combattants, dont des dizaines de blessés graves, ont été évacués du complexe.

Il faut aller au-delà des 323 premiers mots de mensonges pour découvrir, au 7eme paragraphe, ce qui s’est réellement passé.

Moscou n’a pas encore réagi publiquement aux événements de Marioupol, qui ont été décrits par les médias d’État russes comme un ordre du commandement militaire ukrainien à ses troupes de se « rendre ».

 

La vice-ministre ukrainienne de la défense, Anna Malyar, a déclaré que 53 soldats gravement blessés ont été transportés dans un hôpital de Novoazovsk, une ville voisine contrôlée par les séparatistes soutenus par la Russie. Deux cent onze autres ont été transportés dans un autre village contrôlé par les Russes, Olenivka, a-t-elle précisé. Moscou et Kiev négocient actuellement un échange de prisonniers pour obtenir leur libération.

Mme Malyar a indiqué que les autorités s’efforçaient toujours de secourir les soldats restants, sans que l’on sache combien d’entre eux se trouvent encore à l’intérieur. Les autorités ukrainiennes ont déclaré la semaine dernière qu’il y avait près de 1 000 combattants retenus dans l’usine.

Ces enf**rés ont finalement abandonné et se sont rendus sans condition aux forces russes, leur seule alternative étant de mourir dans les heures ou les jours à venir.

Je suis sûr que les autorités russes appliqueront un filtre fin pour déterminer qui, parmi ces prisonniers de guerre, est susceptible de faire l’objet de poursuites pour crimes de guerre, d’une dé-nazification et d’un long séjour dans un camp de construction de routes en Sibérie du Nord.

Des rumeurs font également état de la présence de personnel de l’OTAN dans les catacombes d’Azovstal. Ils feront probablement connaissance avec les caves du célèbre bâtiment de la Lubyanka à Moscou avant d’être échangés dans le cadre de tel ou tel accord avec leur pays d’origine.

Le reste sera finalement échangé contre les soldats russes qui sont malheureusement détenus par l’armée ukrainienne.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

Le culte de la victoire russe

Par : hervek

Par Dmitry Orlov – Le 10 mai 2022 – Source Club Orlov

OrlovDe manière assez inhabituelle pour moi, ce billet est un véritable compte-rendu du site (accompagné de quelques commentaires). Hier, le 9 mai 2022, j’ai participé à une marche d’un million de personnes sur l’avenue Nevsky à Saint-Pétersbourg : la marche annuelle du Régiment Immortel. Un million de personnes (probablement un peu plus) ont défilé sous les portraits de leurs proches ayant combattu pendant la Grande Guerre patriotique (alias la Seconde Guerre mondiale). Nous avons défilé sous le portrait des grands-parents de ma femme, qui ont servi ensemble dans le corps des transmissions et se sont si bien entendus que ma belle-mère est née quelques mois avant la chute de Berlin. Ils ont vécu longtemps et heureux, mais de nombreux autres participants ont défilé sous les portraits de parents, de grands-parents et d’arrière-grands-parents dont la vie a été écourtée. Certains sont morts au combat ; beaucoup d’autres sont morts des mauvais traitements infligés par les nazis. C’était une tragédie aux proportions immenses et pratiquement aucune famille de Leningrad/Saint-Pétersbourg n’y a échappé, mais à l’immensité de la tragédie correspond l’immensité de la victoire, et la puissance brute d’un « Hourra ! » balayant plusieurs kilomètres de l’avenue Nevsky à six voies, bondée de murs en murs, était énorme.

Au cours de cette guerre, la Russie a vaincu l’Allemagne nazie et (comme on l’oublie souvent) également la Roumanie, la Finlande, l’Italie, la Hongrie, la Slovaquie, la Croatie et l’Autriche, qui ont envoyé leurs troupes sur le territoire russe, ainsi que de nombreux mercenaires et volontaires des Pays-Bas, du Danemark, de la Norvège, de la Suède, de la France et de l’Espagne, et, bien sûr, la Grande-Bretagne et les États-Unis qui ont financé les nazis allemands et leur ont fourni des technologies clés notamment autour du carburant. Ainsi, la victoire russe n’était même pas spécifiquement contre l’Allemagne, mais contre l’Occident réuni. Le coût en vies humaines a été absolument stupéfiant – une tragédie humaine qui dépasse l’entendement – mais la plupart des Russes vous diront que cela en valait la peine. En outre, de nombreux Russes vous diront qu’ils répéteront la leçon si nécessaire.

Heureusement, comme cela arrive souvent dans l’histoire, la tragédie est en train de se répéter sous forme de farce. À la place d’Hitler, nous avons le chancelier allemand « Liverwurst » (« Saucisse de foie ») qui s’est fait un nom en Russie : il a pensé tout haut que qualifier les dizaines de milliers de victimes civiles accumulées pendant huit ans de bombardements ukrainiens à Donetsk et à Lougansk de « quelque chose comme un génocide… est vraiment ridicule. » Le ridicule ne s’arrête pas là : il y a la bien nommée dame-gynécologue Ursula von der Leyen chargée de mentir pour l’ensemble de l’Union européenne et les différentes ministres des affaires étrangères et de la défense qui aiment faire des virées sur les chars de l’OTAN (une humiliation rituelle pour tout politicien, mais ceux-là sont trop stupides pour s’en rendre compte).

Et puis il y a le reste de l’OTAN, qui n’a l’air impressionnant que sur le papier et qui continue à envoyer toutes sortes de matériel militaire inutile ou obsolète en Ukraine, où il est soit volé en chemin, soit détruit à distance par les Russes. Le peu de matériel qui atteint le front finit par être abandonné en tas par les Ukrainiens qui battent en retraite et qui sont, à ce stade, pour la plupart des recrues sans formation qui détestent leurs commandants avec passion et sont souvent très désireux de se rendre – parce que, voyez-vous, l’Ukraine nazie manque de nazis ! Les nazis font partie d’un culte de la mort néopaïen, sont sous l’emprise de drogues spéciales pour le champ de bataille fournies par les Américains, et ont donc tendance à se battre jusqu’à la mort, mais leur nombre est réduit avec succès par l’artillerie russe. Les Russes traitent l’ensemble de la « Mission spéciale de démilitarisation et de dénazification de l’Ukraine » (MSDDU) comme un exercice d’entraînement à balles réelles et sont actuellement occupés à faire tourner leurs forces.

L’idée semble être de faire tourner l’ensemble de l’armée professionnelle russe dans le cadre de la mission ukrainienne (il existe une interdiction permanente d’utiliser des réservistes ou des recrues). Si l’on se fie strictement aux chiffres obtenus jusqu’à présent, cela prendra encore quatre mois. D’ici là, l’Ukraine n’aura plus d’armée (la démilitarisation sera achevée), tandis que la dénazification est davantage une affaire de porte-à-porte et n’impliquera pas une grande utilisation de la puissance de feu. Bien que certains rêvent d’une implication directe de l’OTAN dans une lutte contre la Russie, et que les Polonais, en particulier, soient tout à fait disposés à se joindre à la mêlée – étant toujours si désireux de faire ce qui est absolument mauvais et autodestructeur -, je considère qu’une nouvelle partition de la Pologne (la méthode traditionnelle pour calmer leurs esprits nationalistes agités) est tout à fait improbable. Il semble beaucoup plus probable qu’en tant qu’effet secondaire de la MSDDU, des sanctions anti-russes et de l’effondrement économique qui s’ensuivra, l’OTAN sera abandonnée sur le bord de la route comme un Humvee ukrainien bombardé, et qu’il sera alors possible de déclarer que la reprise grotesque de la Seconde Guerre mondiale est terminée et que le culte de la victoire russe est prêt à se poursuivre pendant encore 70 ans environ, avec de nouveaux héros, des obélisques, des flammes éternelles et des marches du Régiment immortel.

Il existe, bien sûr, d’autres scénarios possibles, mais tous sont tout simplement pires – pour tout le monde. Un élément essentiel du culte russe de la victoire est que la Russie gagne. Le rôle des forces armées russes, tant par intention que par conception, est purement défensif ; la Russie n’attaque jamais mais détruit toujours les attaquants. Il s’agit d’une question de doctrine qui n’est pas ouverte à la discussion. Les seules légères modifications à cette doctrine sont :

  • Premièrement, la Russie n’attendra pas d’être attaquée et, dès qu’il deviendra évident qu’une attaque est inévitable (comme ce fut le cas en Ukraine), elle la préemptera.
  • Deuxièmement, le combat ne se déroulera pas sur le sol russe, mais sera mené jusqu’à l’attaquant et, en particulier, la riposte visera non seulement la force attaquante, mais aussi ceux qui lui ont donné l’ordre d’attaquer, que ce soit à Bruxelles, à Washington ou ailleurs.
  • Troisièmement, le rôle de la défense s’est étendu de la défense du territoire russe à la défense des civils russes où qu’ils se trouvent dans le monde (comme dans l’ancienne Ukraine orientale et méridionale).
  • Et, enfin, si une victoire russe est impossible, elle ne le sera pas non plus pour les autres, car ils seront tous morts. « Nous irons tous au paradis en tant que martyrs, et ils mourront simplement comme des chiens parce qu’ils n’auront pas la chance de se repentir », a déclaré Poutine. « À quoi nous sert la Terre s’il n’y a pas de Russie sur elle ? » est une autre de ses citations mémorables. Pentagonistes et ministres de l’UE, prenez garde : ce ne sont pas des blagues.

Le culte russe de la victoire est un culte d’État, soutenu généreusement par le gouvernement russe. Ses sanctuaires et ses temples – les statues, les obélisques, les flammes éternelles – sont omniprésents : presque chaque ville et village de quelque taille en possède au moins un. Il s’agit d’une sorte de culte des ancêtres, accompagné de musique et de rituels. Il n’est pas religieux, mais il comporte un élément mystique : les âmes des héros tombés au combat se transformeraient en grues blanches, ces oiseaux migrateurs majestueux et très appréciés qui circulent entre l’Eurasie et l’Afrique et qui nichent dans toute la Russie pendant les mois d’été. Le Régiment immortel est l’une de ses expressions qui est apparue spontanément relativement récemment et s’est répandue dans le monde entier. Bien que le culte soit essentiellement laïc, ses temples et sanctuaires sont considérés comme sacrés et leur destruction, comme cela a été fait en Ukraine, en Pologne, en Tchéquie et ailleurs, est considérée comme un acte de profanation qui doit être vengé. Cette vengeance sera certainement servie à la russe, très froide. Les profanateurs souffriront du froid et de la faim et les Russes, juste de l’autre côté de la frontière, au chaud et bien nourris, hausseront les épaules et souriront de façon énigmatique sans lever le petit doigt pour les aider. L’absence de colère et la patience sont des caractéristiques russes particulières. Pendant le défilé du Régiment Immortel hier, une femme a crié « Gloire à l’Ukraine » depuis les coulisses. (C’est un slogan nationaliste, au même titre que « Ukraine über alles » – ou « ponad use« ). Elle a été accueillie par quelques huées bruyantes – « Tais-toi, idiote ! » – et la foule a poursuivi son chemin.

En plus des portraits des morts, la foule arborait certains symboles spécifiques – très spécifiques. La plupart des gens portaient des rubans de Saint-Georges rayés noir et orange sur leurs revers. Il y avait de nombreux drapeaux russes et de nombreux drapeaux de la Victoire – des répliques de la bannière régimentaire qui avait été placée au sommet du Reichstag lors de la chute de Berlin. Les drapeaux soviétiques sont encore moins nombreux, mais leur présence est notable. Enfin, il n’y avait qu’une poignée de bannières religieuses, notamment le Mandylion du Christ. Et, bien sûr, les grues blanches, dont les découpes étaient suspendues comme décorations sur la rivière Fontanka.

Une chanson accompagne cette image. Elle est interprétée par l’inimitable Zoe, qui est, dans la vie comme dans l’art, une véritable gaffeuse. Son comportement inhabituellement sérieux en cette occasion reflète le sérieux mortel du sujet.

Dmitry Orlov

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Le livre de Dmitry Orlov est l’un des ouvrages fondateurs de cette nouvelle « discipline » que l’on nomme aujourd’hui : « collapsologie » c’est à-dire l’étude de l’effondrement des sociétés ou des civilisations.

Il vient d’être réédité aux éditions Cultures & Racines.

Il vient aussi de publier son dernier livre, The Arctic Fox Cometh.

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

Vous avez vu la révulsion ?

Par : hervek

Par James Howard Kunstler – Le 9 mai 2022 – Source kunstler.com

Avis expulsion lettre sur la porte avant • autocollants murales perdre, bouton, entrée | myloview.fr

Tous les gens que je connais se promènent dans un état d’agitation nerveuse de base. Sont-ils assaillis par la « désinformation » ou est-ce plutôt la réalité d’une nation en train de s’effondrer, dirigée par des idiots et des maniaques ? Partout où vous regardez, les calamités s’accélèrent tandis que les klaxons d’alarme retentissent à tous les points cardinaux. Vous avez de l’argent ? On dirait qu’il ne vaudra bientôt plus rien. Vous vous demandez si M. Poutine n’en a pas assez de l’effronterie de « Joe Biden » pour lancer des missiles hypersoniques dans notre visage collectif ? Vous comptez sur ce compte de retraite sur lequel vous n’avez aucun contrôle direct alors que les marchés financiers vacillent ? Vous devez faire le plein d’essence de votre camionnette deux fois par semaine ? Vous n’arrivez pas à trouver un nouveau condensateur pour réparer le réfrigérateur défaillant ? Vous entretenez des rumeurs de famine imminente. Cartes de crédit épuisées ? Le shérif agrafe un avis d’expulsion sur votre porte ? Un petit frère bien-aimé qui déclare qu’il est désormais votre sœur ? Vous entendez dire que tous les vaccins et les rappels auxquels vous vous êtes docilement soumis pourraient modifier votre ADN ?

Ce ne sont là que quelques-unes des préoccupations qui traversent l’esprit du temps en ces derniers jours de la République. Vous avez raison d’être inquiet à leur sujet, alors au moins ne vous inquiétez pas de vous inquiéter. Comprenez simplement que plus les événements vont dans le sens du danger, plus vous serez mis en garde contre la « désinformation ». Ce qui est bien, c’est que nous connaissons maintenant l’identité d’au moins une personne qui est officiellement en charge de cela : L’« experte en désinformation » Nina Jankowicz (NiJank), nouvelle chef du Conseil de gouvernance de la désinformation de Washington. Qui a eu cette idée, d’ailleurs ?

La semaine dernière, le secrétaire à la sécurité intérieure Alejandro Mayorkis (AlMay) n’a pas semblé connaître quoi que ce soit en matière de désinformation lorsqu’il a été interrogé en commission par le sénateur Rand Paul (R-KY), notamment sur deux des cas les plus notoires de l’histoire récente : Le dossier Steele comprenait-il de la désinformation russe ? M. AlMay a déclaré qu’il n’était « pas équipé » pour répondre à cette question. Il en va de même pour la question – désormais définitivement réglée – de savoir si l’ordinateur portable de Hunter Biden, bourré de notes de service, était bien réel. Bien sûr, ces deux questions ont été qualifiées précédemment de désinformation par son nouvel expert, NiJank, qui, semble-t-il, n’est pas non plus équipé pour discuter des détails en question. Mais tout cela soulève une question parallèle : jusqu’à quel point le public est-il censé tolérer l’insolence dépravée de ses fonctionnaires ?

À mon avis, nous approchons de la fin de la patience chrétienne de l’Amérique à l’égard de l’escroquerie, du mensonge, de la tromperie et de la manipulation de l’esprit, en particulier lorsque notre nation se fait violer par le Parti du chaos. La solution consiste peut-être à aller un peu plus loin dans la voie de Roe v Wade et à rendre l’avortement totalement rétroactif, une manière nouvelle et innovante d’« annuler » les vies dont la présence odieuse dans le monde est une menace pour le projet humain. Déclarez rétroactivement « non nés » des gens comme AlMay et NiJank, effaçant ainsi leur privilège d’être nommés. Le porte-manteau en fil de fer ne sera pas utile dans cette procédure, mais les lampadaires feront l’affaire. Bien sûr, tout cela n’est qu’une hypothèse à ce stade.

Entre-temps, plusieurs juges de la Cour suprême sont assiégés en violation directe de l’article 115 du code 18 des États-Unis – influencer, entraver ou exercer des représailles contre un fonctionnaire fédéral en menaçant ou en blessant un membre de sa famille. Les autorités permettent à des foules en colère de se déchaîner librement devant les maisons des juges, tandis que de nombreux « insurgés » du 6 Janvier croupissent dans la prison de Washington DC pour une deuxième année sur des accusations de délit que les autorités refusent de juger – ce qui signifie qu’il n’y a pas d’autorité à Washington DC, seulement un simulacre sans nom et sans loi tel qu’il est conçu, disons, dans l’esprit de Franz Kafka.

L’espoir demeure que les élections de novembre puissent apporter une correction à une grande partie de cette folie. La sortie samedi du documentaire « 2000 Mules » de Dinesh D’Souza n’est pas très encourageante à cet égard. Le Parti du Chaos a toujours son appareil de fraude électorale en place dans tout le pays et personne ne semble savoir quoi faire à ce sujet (bien que le remède soit assez simple et direct : le vote en personne avec identification des électeurs). Les preuves de la vidéo des boîtes de dépôt et du suivi par téléphone intelligent des bourreurs de bulletins de vote de 2020 dans plusieurs États sont là et personne dans la vie américaine ne semble être équipé pour faire quelque chose à ce sujet. L’équipement nécessaire consiste en deux glandes de la taille d’une prune, généralement attribuées à la naissance aux personnes de sexe masculin. Peut-être que, comme pour les condensateurs des réfrigérateurs, la ligne d’alimentation pour cela est cassée.

Mais d’abord, bien sûr, avant les élections de mi-mandat prévues, il y a environ six mois de beau temps à traverser, ce qui signifie des conditions favorables à l’action dans la rue, avec les troupes de choc du Wokistan progressiste. Selon l’endroit où vous vivez, c’est peut-être une autre raison de sentir ces vieilles peurs qui s’insinuent dans les pattes des petites araignées.

James Howard Kunstler

Pour lui, les choses sont claires, le monde actuel se termine et un nouveau arrive. Il ne dépend que de nous de le construire ou de le subir mais il faut d’abord faire notre deuil de ces pensées magiques qui font monter les statistiques jusqu’au ciel.

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

Sitrep Opération Z : beaucoup de rumeurs et pas assez de faits

Par : hervek

Par The Saker Staff – Le 16 mai 2022 – Source thesaker.is

Alors que les batailles font rage, les rapports factuels sont rares. C’est le brouillard de la guerre et il est préférable de ne pas rapporter les menus détails qui sont encore en train d’être décidés sur le champ de bataille. Voici une courte traduction automatique de Readovka, mais ce qu’ils rapportent comme zones ou villes prises par les forces russes doit être pris avec prudence à ce stade.

Sur les fronts. Dans le nord de la région de Kharkov, les forces armées ukrainiennes n’abandonnent pas les tentatives de percée vers la frontière. L’ennemi n’a pas d’autres résultats réels sur cette partie du front.

Sur la partie du front d’Izyum, dans presque toutes les directions, nos troupes font des progrès. Dans la direction de Barvenkovsky, des combats sont actuellement en cours près de la localité de Gusarovka. Et nous supposons qu’ils sont sur le point de s’étendre à Barvenkovo même.

 

Dolgenkoe est à nous, les combats se sont déplacés vers le sud. On rapporte que dans les environs de Krasny Liman, les FAUs affluent, nos troupes ont occupé Drobyshevo et Aleksandrovka, et il y a des batailles près de l’estuaire lui-même. De Yampol, la ligne s’est déplacée vers le village de Dibrovo.

 

Près de Belogorovka, les combats pour la tête de pont se poursuivent avec férocité. Des combats ont lieu à la périphérie de Severodonetsk, les FAUs ont fait sauter un pont ferroviaire en direction de Rubizhne. Au nord de Popasnaya, progression réussie, extension de la zone de sécurité autour de la ville. Au nord, ils ont progressé au-delà de Kamyshevakha. Près de Donetsk, il y a des combats sur toute la ligne, il y a une avancée à deux endroits, il y a un assaut sur les faubourgs de New York et l’autoroute Avdiivka-Konstantinovka.

 

Sur la partie du front de Zaporozhye, il n’y a pas de changement.

 

Il en est de même sur le front sud. De nouveaux détails de la bataille pour l’île de Zmeiny sont apparus, et l’ensemble du puzzle a été résolu, bien que nous ayons encore quelques questions.

 

Un fait et de nombreuses rumeurs

Fait : Neuf soldats ukrainiens qui ont quitté le territoire de l’usine Azovstal bloquée à Marioupol représentaient les intérêts d’un grand groupe et ont demandé des négociations, a déclaré Alexander Khodakovsky, fondateur du bataillon Vostok (DPR).

« Maintenant, une étape active de négociations est en cours. C’était juste un premier groupe qui partait. Il s’est avéré que le groupe est parti, représentant les intérêts d’un groupe plus important qui continue d’être à Azovstal », a déclaré Khodakovsky sur l’antenne de l’émission 60 Minutes sur la chaîne de télévision Rossiya 1.

Rumeur : Il y a des rumeurs sur les réseaux radio que les Ukies se rendront en masse si Azovstal se rend. J’insiste sur le fait qu’il s’agit d’une rumeur. C’est ce qui ressort de nombreuses sources : A 17h30, la reddition massive des FAUs commencera à partir d’Azovstal, les ondes radio bourdonnent de nouvelles sur tout le front… 16.05.2022.

Voici une source : https://twitter.com/ruslantopa40/status/1526136010186317825

Les Ukrainiens réclament les commandants qui les ont abandonnés sur le terrain. Ceci est largement rapporté et au moins à Lugansk confirmé par le ministère de la défense russe comme suit :

  • Les médecins militaires du MD central, ainsi que leurs collègues civils de la République populaire de Lugansk, continuent de fournir l’assistance médicale nécessaire aux civils.
  • Une assistance est également fournie aux militaires captifs des FAUs laissés par leurs commandants sur le champ de bataille, après la retraite.
  • Les militaires russes utilisent l’ambulance blindée Linza pour évacuer les blessés de la zone de combat.
  • Nous verrons quels faits nous recevrons au cours des prochaines 24 heures.

Bonne discussion et faites attention à la propagande ukrainienne. Elle est partout. (PAr contre, les rumeurs de redditions massives pourraient être de la propagande russe semée sur le terrain).

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

Si l’Ukraine gagne pourquoi les États-Unis demandent-ils un cessez-le-feu ?

Par : Wayan

Par Moon of Alabama – Le 14 mai 2022

Hier, le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, a appelé le ministre de la Défense de la Fédération de Russie, Sergei Shoigu.

Pourquoi ?

Le rapport des Etats Unis concernant l’appel dit :

Le 13 mai, le Secrétaire à la Défense Lloyd J. Austin III s’est entretenu avec le Ministre russe de la Défense Sergey Shoygu pour la première fois depuis le 18 février. Le secrétaire Austin a demandé instamment un cessez-le-feu immédiat en Ukraine et a souligné l’importance de maintenir les lignes de communication.

Austin est à l’origine de l’appel et les États-Unis cherchent à obtenir un cessez-le-feu en Ukraine !!!

Ne nous dit-on pas que l’Ukraine est en train de gagner la guerre ? Qu’elle va bientôt repousser les forces russes au-delà de la frontière ? L’opération « d’affaiblissement de la Russie », qu’Austin avait publiquement annoncée il y a deux semaines, ne semble pas aller si bien que ça.

Je vous l’avais dit !

Gonzalo Lira pense que cet appel laisse présager un effondrement prochain des forces ukrainiennes. Espérons que c’est effectivement le cas car cela semble être la seule chance que la guerre se termine bientôt.

L’Ukraine perd jusqu’à 15 000 hommes par mois dans la guerre. Le total des pertes ukrainiennes, morts et blessés, s’élève probablement déjà à 50 000. Les armes que les États-Unis et d’autres pays fournissent ne sont pas suffisantes pour soutenir la guerre. L’Ukraine n’a plus que 3 jours de réserves de diesel et d’essence. Le gros de ses forces est immobile et se fait encercler par les forces russes. Leur situation est désespérée.

Le Pentagone sait bien sûr tout cela et c’est pourquoi Austin a pris l’initiative d’appeler et de demander un cessez-le-feu.

La partie russe n’acceptera pas de cessez-le-feu. À moins que l' »Occident » ne propose d’annuler les 6 400 mesures de sanction qu’il a prises à l’encontre de la Russie.

Il y a eu récemment un certain nombre d’autres points qui ont fait pencher la balance en faveur de la Russie :

  • Les perspectives économiques de la Russie sont bonnes. Elle prévoie une récolte de blé record. Ses mesures internes visant à compenser les résultats des sanctions fonctionnent. Les contre-sanctions que la Russie a maintenant initiées contre ses ennemis commencent à être efficaces.
  • La Hongrie a bloqué les sanctions européennes contre le pétrole russe.
  • La Turquie ralentit, voire va bloquer, l’entrée dans l’OTAN de la Suède et de la Finlande, car ces pays soutiennent les Kurdes.
  • Les livraisons d’armes américaines à l’Ukraine cesseront le 19 mai, à moins que le Congrès n’autorise de nouvelles livraisons.
  • Le sénateur Rand Paul a bloqué le projet de loi nécessaire en demandant, ce qui est tout à fait raisonnable, qu’un inspecteur général examine la destination des 40 milliards de dollars destinés à l’Ukraine. Les Démocrates n’apprécieront certainement pas cette initiative.
  • Le prix de l’essence aux États-Unis a atteint un niveau record.
  • Les prix du gaz naturel européen ont également bondi après que l’Ukraine a bloqué le flot russe dans l’un des pipelines et que l’approvisionnement par le pipeline Yamal, via la Pologne, a été arrêté en raison des contre-sanctions russes.
  • Le Monde a vérifié et publié une vidéo montrant un « bataillon de volontaires » ukrainien, dirigé par un criminel notoire, torturant des prisonniers de guerre russes.
  • La Russie a publié de nouveaux documents sur la « recherche » biologique de l’armée américaine en Ukraine. D’autres pays se posent également des questions sur ces activités.

Le ministère britannique de la Défense affirme que la Russie a perdu une quantité importante de matériel et d’hommes lors de la tentative de traversée du fleuve Seversky Donets. Toutefois, les photos aériennes publiées par le ministère ukrainien de la Défense montrent qu’environ la moitié des véhicules détruits sont des BMP-1 dotés d’une petite tourelle originale pour un seul homme et d’un canon de 73 mm. On dit que la Russie ne possède plus ce modèle. Tous ses BMP-1 en service actif auraient été modernisés et sont désormais équipés de tourelles différentes, de mitrailleuses de 30 mm et de canons plus longs. Ce passage a dû donner lieu à une importante bataille, les deux camps ayant probablement subi de lourdes pertes. De plus, les combats se déroulent maintenant sur le côté ouest de la rivière. Les forces russes ont donc pu traverser la rivière en nombre significatif.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

La pénurie alimentaire approche à grand pas

Par : Wayan

Par William Engdahl – Le 26 avril 2022 – New Eastern Outlook

Il commence à être visible que certaines personnes mal intentionnées prennent délibérément des mesures pour garantir qu’une crise alimentaire mondiale se produise. Chaque mesure prise par les stratèges de l’administration Biden pour « contrôler l’inflation de l’énergie » nuit à l’approvisionnement ou gonfle le prix du gaz naturel, du pétrole et du charbon pour l’économie mondiale. Cela a un impact énorme sur les prix des engrais et la production alimentaire. Et cela a commencé bien avant l’Ukraine. Aujourd’hui, des informations circulent selon lesquelles les hommes de Biden sont intervenus pour bloquer le transport ferroviaire d’engrais au moment le plus critique pour les plantations de printemps. Dès cet automne, les effets seront explosifs.

Alors que les semis de printemps aux États-Unis sont dans leur phase critique, CF Industries de Deerfield, dans l’Illinois, le plus grand fournisseur américain d’engrais azotés ainsi que d’un additif vital pour les moteurs diesel, a publié un communiqué de presse indiquant que « Ce vendredi 8 avril 2022, l’Union Pacific a informé sans préavis CF Industries qu’il demandait à certains expéditeurs de réduire le volume de wagons privés sur chemin de fer avec effet immédiat. » Union Pacific est l’une des quatre grandes compagnies ferroviaires qui transportent ensemble environ 80 % de tout le fret ferroviaire agricole américain. Le PDG de la société CF, Tony Will, a déclaré : « Cette action de l’Union Pacific ne pouvait pas tomber à un pire moment pour les agriculteurs. Non seulement les engrais seront retardés par ces restrictions d’expédition, mais les engrais supplémentaires nécessaires pour effectuer les applications de printemps risquent de ne pas pouvoir être acheminés du tout aux agriculteurs. En imposant cette restriction arbitraire à une poignée d’expéditeurs seulement, l’Union Pacific met en péril les récoltes des agriculteurs, ce qui augmentera le coût des aliments pour les consommateurs. » CF a lancé des appels urgents à l’administration Biden pour qu’elle remédie à la situation, sans qu’aucune action positive n’ait été entreprise jusqu’à présent.

Sabotage direct

CF Industries a fait remarquer qu’elle était l’une des trente entreprises soumises à cette mesure sévère, qui n’est pas limitée dans le temps. Elle expédie ses produits via les lignes ferroviaires de l’Union Pacific, principalement à partir de son complexe de Donaldsonville en Louisiane et de son complexe de Port Neal en Iowa, pour desservir les principaux États agricoles, notamment l’Iowa, l’Illinois, le Kansas, le Nebraska, le Texas et la Californie. L’interdiction touchera les engrais azotés tels que l’urée et le nitrate d’ammonium uréique (UAN), ainsi qu’un additif diesel, le DEF (appelé AdBlue en Europe). Le DEF est un produit de contrôle des émissions exigé aujourd’hui pour les camions diesel. Sans lui, les moteurs ne peuvent pas fonctionner. Il est fabriqué à partir d’urée. CF Industries est le plus grand producteur d’urée, d’UAN et de DEF en Amérique du Nord, et son complexe de Donaldsonville est la plus grande installation de production de ces produits en Amérique du Nord.

Dans le même temps, la bande à Biden a annoncé un faux remède aux prix record de l’essence à la pompe. Washington a annoncé que l’EPA autoriserait une augmentation de 50 % du mélange de carburant à base de biodiesel et d’éthanol de maïs pour l’été. Le 12 avril, le secrétaire à l’agriculture a annoncé une initiative « audacieuse » de l’administration américaine visant à accroître l’utilisation des biocarburants à base de maïs et d’éthanol produits dans le pays. Le secrétaire d’État Tom Vilsack a affirmé que cette mesure permettrait de « réduire les prix de l’énergie et de lutter contre la hausse des prix à la consommation causée par la hausse des prix de Poutine (sic) en exploitant l’avenir solide et brillant de l’industrie des biocarburants, dans les voitures et les camions ainsi que dans les secteurs ferroviaire, maritime et aérien, et en soutenant l’utilisation du carburant E15 cet été ».

Seulement la « hausse des prix de Poutine » n’est pas le résultat d’actions russes, mais des décisions politiques de Washington pour une énergie verte impliquant l’abandon progressif du pétrole et du gaz. L’inflation des prix de l’énergie est également sur le point d’augmenter considérablement dans les mois à venir en raison des sanctions économiques américaines et européennes contre l’exportation du pétrole et du gaz russe. Cependant, le point central est que chaque acre de terre agricole américaine consacrée à la culture du maïs pour les biocarburants retire cette production de la chaîne alimentaire, pour la brûler comme carburant. Depuis l’adoption, en 2007, de la loi américaine sur les normes en matière de carburants renouvelables (Renewable Fuel Standards Act), qui imposait des objectifs de production de maïs destinés à la fabrication de mélanges d’éthanol augmentant chaque année, les biocarburants ont accaparé une part considérable de la superficie totale consacrée au maïs, soit plus de 40 % en 2015. Cette évolution, imposée par la loi, vers la combustion du maïs comme carburant a entraîné une inflation majeure des prix des denrées alimentaires bien avant le début de la crise inflationniste. Les États-Unis sont de loin le plus grand producteur et exportateur de maïs au monde. Le fait de rendre obligatoire une augmentation significative de l’éthanol de maïs comme carburant à un moment où les prix des engrais sont astronomiques et où les transports ferroviaires d’engrais sont bloqués, semble-t-il, par des ordres de la Maison Blanche, va faire exploser les prix du maïs. Washington le sait très bien. C’est délibéré.

Il n’est pas étonnant que le prix du maïs américain ait atteint son plus haut niveau depuis 10 ans à la mi-avril, alors que les exportations de la Russie et de l’Ukraine, sources majeures, sont désormais bloquées par les sanctions et la guerre. Outre l’utilisation inefficace du maïs américain pour l’approvisionnement en biodiesel, la dernière initiative de Biden sur l’éthanol ne fera qu’aggraver la crise alimentaire croissante tout en ne faisant pas baisser les prix de l’essence aux États-Unis. Le maïs fourrager américain est principalement utilisé pour l’alimentation du bétail, des porcs et de la volaille, ainsi que pour l’alimentation humaine. Cette commande cynique de biocarburants n’a rien à voir avec l’« indépendance énergétique » des États-Unis. Biden y a mis fin dès les premiers jours de son mandat par une série d’interdictions de forages pétroliers et gaziers et de pipelines dans le cadre de son programme « zéro carbone ».

Dans ce qui est clairement en train de devenir une guerre de l’administration américaine contre l’alimentation, la situation est aggravée de façon dramatique par les demandes de l’USDA aux éleveurs de poulets de tuer des millions de poulets dans maintenant 27 États, prétendument pour des signes d’infection par la grippe aviaire. Le « virus » H5N1 de la grippe aviaire a été révélé en 2015 comme étant un canular complet. Les tests utilisés par les inspecteurs du gouvernement américain pour déterminer la grippe aviaire sont maintenant les mêmes tests PCR non fiables utilisés pour le COVID chez les humains. Le test n’a aucune valeur à cet égard. Les responsables du gouvernement américain estiment que depuis que les premiers cas ont été « testés » positifs en février, au moins 23 millions de poulets et de dindes ont été abattus pour soi-disant contenir la propagation d’une maladie dont la cause pourrait être le confinement en cage incroyablement insalubre des poulets industriels de masse. Il en résulte une forte augmentation du prix des œufs de quelque 300 % depuis novembre et une grave perte de sources de protéines de poulet pour les consommateurs américains, à un moment où l’inflation du coût de la vie global n’a jamais été aussi élevée depuis 40 ans.

Pour aggraver la situation, la Californie et l’Oregon déclarent à nouveau l’urgence en matière d’eau dans le cadre d’une sécheresse pluriannuelle et réduisent fortement l’eau d’irrigation des agriculteurs californiens, qui produisent la majeure partie des fruits et légumes frais américains. Cette sécheresse s’est depuis étendue à la plupart des terres agricoles situées à l’ouest du fleuve Mississippi, c’est-à-dire à une grande partie des terres agricoles américaines.

La sécurité alimentaire des États-Unis n’a jamais été aussi menacée depuis le Dust Bowl des années 1930, et le « programme vert » de l’administration Biden fait tout pour aggraver l’impact sur ses citoyens.

Dans des commentaires récents, le président américain Biden a fait remarquer, sans élaborer, que les pénuries alimentaires aux États-Unis « vont être réelles ». Son administration reste également sourde aux appels des organisations d’agriculteurs à autoriser la mise en culture de quelque 4 millions d’acres de terres agricoles dont on a ordonné l’abandon pour des « raisons environnementales ». Cependant, ce n’est pas la seule région du monde où la crise alimentaire se développe.

Un désastre mondial

Ces actions délibérées de Washington se déroulent à un moment où une série de catastrophes alimentaires à l’échelle mondiale crée la pire situation en matière d’approvisionnement alimentaire depuis des décennies, voire depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Dans l’UE, qui dépend fortement de la Russie, du Belarus et de l’Ukraine pour ses céréales fourragères, ses engrais et son énergie, les sanctions aggravent considérablement les pénuries alimentaires provoquées par le Covid. L’UE utilise son stupide programme vert comme excuse pour interdire au gouvernement italien d’ignorer les règles européennes limitant les aides d’État aux agriculteurs. En Allemagne, le nouveau ministre de l’agriculture du parti vert, Cem Özdemir, qui veut éliminer progressivement l’agriculture traditionnelle, prétendument pour ses émissions de « gaz à effet de serre », a répondu froidement aux agriculteurs qui veulent cultiver davantage. L’UE est confrontée aux mêmes menaces désastreuses pour la sécurité alimentaire que les États-Unis et à une dépendance encore plus grande vis-à-vis de l’énergie russe, qui est sur le point d’être de manière suicidaire sanctionnée par l’UE.

Les principaux pays producteurs de denrées alimentaires d’Amérique du Sud, en particulier l’Argentine et le Paraguay, sont en proie à une grave sécheresse attribuée à une anomalie périodique, La Niña, dans le Pacifique, qui a paralysé les cultures dans cette région. Les sanctions contre les engrais du Belarus et de la Russie menacent les cultures du Brésil, aggravées par les goulets d’étranglement dans le transport maritime.

La Chine vient d’annoncer qu’en raison de fortes pluies en 2021, la récolte de blé d’hiver de cette année pourrait être la pire de son histoire. Le PCC a également institué des mesures sévères pour inciter les agriculteurs à étendre leurs cultures à des terres non agricoles, sans grand effet. Selon un rapport d’Erik Mertz, observateur de la Chine, « dans les provinces chinoises de Jilin, Heilongjiang et Liaoning, les autorités ont signalé qu’un agriculteur sur trois ne dispose pas de suffisamment de semences et d’engrais pour commencer à planter pour la période optimale du printemps… Selon des sources dans ces régions, ils sont bloqués dans l’attente de semences et d’engrais qui ont été importés en Chine depuis l’étranger – et qui sont bloqués dans les cargos au large de Shanghai ». Shanghai, le plus grand port à conteneurs du monde, est soumis à une étrange quarantaine totale « Zéro Covid » depuis plus de quatre semaines, sans que l’on puisse en voir la fin. Dans une tentative désespérée du PCC d’« ordonner » une augmentation de la production alimentaire, les responsables locaux du PCC dans toute la Chine ont commencé à transformer des terrains de basket et même des routes en terres cultivables. La situation alimentaire en Chine oblige le pays à importer beaucoup plus à une époque de pénurie mondiale, ce qui fait grimper encore plus les prix mondiaux des céréales et des aliments.

L’Afrique est également gravement touchée par les sanctions imposées par les États-Unis et par la guerre qui met fin aux exportations de nourriture et d’engrais venant de Russie et d’Ukraine. Trente-cinq pays africains s’approvisionnent en nourriture en Russie et en Ukraine. Vingt-deux pays africains importent des engrais de ces pays. Les alternatives font cruellement défaut alors que les prix s’envolent et que l’offre s’effondre. La famine est annoncée.

David M. Beasley, directeur exécutif du Programme alimentaire mondial des Nations unies, a déclaré récemment à propos des perspectives alimentaires mondiales : « Il n’y a pas eu de précédent, même proche, depuis la Seconde Guerre mondiale. »

Notamment, c’est le département du Trésor de Biden qui a dressé une liste des sanctions économiques les plus complètes contre la Russie et la Biélorussie, faisant pression sur une UE complaisante pour qu’elle suive consciencieusement, sanctions dont l’impact sur l’approvisionnement et les prix mondiaux des céréales, des engrais et de l’énergie était entièrement prévisible. Il s’agissait en fait d’une sanction contre les États-Unis et l’économie mondiale.

Ce ne sont là que les derniers exemples du sabotage délibéré de la chaîne alimentaire par le gouvernement américain dans le cadre du programme vert de Biden, du WEF de Davos, de Bill Gates et de la Fondation Rockefeller, dans le cadre de leur programme eugénique dystopique de Grande Réinitialisation. L’agriculture traditionnelle doit être remplacée par un régime synthétique cultivé en laboratoire, composé de fausses viandes et de protéines provenant de sauterelles et de vers, dans le monde entier. Tout cela pour la gloire supposée de contrôler le climat mondial. C’est complètement dingue.

William Engdahl

Note du Saker Francophone

Dans la foulée de cet article vous pouvez lire aussi  » 20 preuves qu’une pénurie alimentaire va bientôt toucher le monde entier « 

Traduit par Wayan pour le Saker Francophone

Pénuries alimentaires dans six mois

Par : hervek

Les globalistes nous disent ce qui va se passer ensuite


Par Brandon Smith − Le 29 avril 2022 − Source Alt-Market

Au milieu de l’année 2007, la Banque des règlements internationaux (la banque centrale des banques centrales) a publié une déclaration prédisant l’imminence d’une « Grande Dépression » causée par une implosion du marché du crédit. La même année, le Fonds monétaire international a également publié des avertissements sur les « problèmes des subprimes » qui conduiraient à un conflit économique plus large. J’ai commencé à rédiger des analyses économiques alternatives un an plus tôt, en 2006, et j’ai immédiatement trouvé étrange que ces institutions globalistes massives ayant une influence considérable sur le monde financier commencent soudainement à ressembler à ceux d’entre nous qui font partie du mouvement pour la liberté.

C’était il y a 16 ans, donc beaucoup de personnes lisant ces lignes ne s’en souviennent peut-être pas, mais en 2007, les médias alternatifs avaient déjà mis en garde depuis un certain temps contre l’imminence d’un crash déflationniste sur les marchés et le prix des logements américains. Et, sans surprise, les grands médias étaient toujours là pour nier toutes nos inquiétudes en les qualifiant de « catastrophisme » et de « théorie du complot ». Moins d’un an plus tard, les premières sociétés inondées de produits dérivés ont commencé à annoncer qu’elles étaient au bord de la faillite et que tout s’effondrait.

La réponse des médias ? Ils ont fait deux déclarations très bizarres simultanément : « Personne n’aurait pu le voir venir » et « Nous l’avons vu venir à un kilomètre à la ronde ». Les journalistes grand public se sont empressés de se positionner comme les devins de l’époque, comme s’ils avaient toujours dit que le crash était imminent, alors que seule une poignée de personnes l’avaient annoncé et qu’aucune d’entre elles ne faisait partie des médias. On a également ignoré le fait que la BRI et le FMI avaient publié leurs propres « prédictions » bien avant le crash ; les médias ont fait comme si elles n’existaient pas.

Dans les médias alternatifs, nous surveillons TRÈS attentivement les déclarations et les aveux des globalistes, car leur métier n’est pas d’analyser les menaces, mais de les synthétiser. En d’autres termes, si quelque chose va très mal dans le monde sur le plan économique, les banquiers centraux et les élites financières qui aspirent à une autorité économique unique et centralisée pour le monde ont TOUJOURS une main sur l’origine de ce désastre.

Pour une raison quelconque, ils aiment nous dire ce qu’ils sont sur le point de faire avant de le faire.

L’idée que les globalistes créent artificiellement des événements d’effondrement économique sera bien sûr critiquée comme « théorie du complot », mais c’est un FAIT. Pour plus d’informations sur la réalité du sabotage financier délibéré et de l’idéologie de  » l’ordre issu du chaos «  des globalistes, veuillez lire mes articles « La Fed n’est qu’à une réunion de créer un puits apocalyptique sur les marchés«  et « Qu’est-ce que le « Grand Reset » et que veulent réellement les globalistes ?« .

L’agenda du Grand Reset proposé par le chef du WEF, Klaus Schwab, n’est qu’un exemple des nombreuses discussions cachées au grand jour par les globalistes concernant leurs plans pour utiliser le déclin économique et social comme une « opportunité » pour établir rapidement un nouveau système global unique basé sur le socialisme et la technocratie.

Le principal problème pour discerner les plans des globalistes n’est pas de découvrir des agendas secrets – ils ont tendance à discuter ouvertement de leurs agendas si vous savez où regarder. Non, le problème est de séparer les aveux de la désinformation, les mensonges de la vérité. Pour cela, il faut faire correspondre les livres blancs et les déclarations des globalistes aux faits et aux preuves disponibles dans le monde réel. Examinons en détail le problème de la pénurie alimentaire…

Pénuries alimentaires dans six mois

Il y a une semaine, il y a eu un torrent de communiqués de presse d’institutions globales mentionnant toutes la même préoccupation : Des pénuries alimentaires dans les 3 à 6 prochains mois. Ces déclarations correspondent de très près à mes propres estimations, car j’ai régulièrement mis en garde contre les dangers imminents de l’inflation qui conduirait au rationnement de la nourriture et aux perturbations de la chaîne d’approvisionnement.

Le FMI, la BRI, la Banque globale, l’ONU, la Fondation Rockefeller, le Forum économique global, Bank of America et même Biden lui-même prédisent tous une crise alimentaire majeure à court terme, et ce n’est pas une coïncidence si les politiques de ces mêmes institutions et les actions des politiciens fantoches qui travaillent avec elles provoquent la crise qu’ils prédisent maintenant. En d’autres termes, il est facile de prédire un désastre quand on l’a créé.

On prétend que l’invasion de l’Ukraine par la Russie est la cause première, mais c’est une distraction par rapport au véritable problème. Oui, les sanctions contre la Russie finiront par entraîner une diminution de l’approvisionnement alimentaire, mais les globalistes et les médias ignorent délibérément la plus grande menace, qui est la dévaluation des devises et l’inflation des prix créée par les banques centrales qui pompent des dizaines de milliers de milliards de dollars en plans de relance pour soutenir les entreprises partenaires « trop grosses pour faire faillite ».

Rien qu’en 2020, la Fed a créé plus de 6 000 milliards de dollars à partir de rien et les a injectés dans l’économie par le biais de programmes sociaux Covid. Ajoutez cela aux nombreux milliers de milliards de dollars que la Fed a imprimés depuis le crash du crédit en 2008 – C’est une fête de destruction du dollar qui n’a jamais cessé et maintenant le public commence à en ressentir les conséquences. Heureusement pour les banquiers centraux que la pandémie a frappé et que la Russie a envahi l’Ukraine, car ils peuvent maintenant rejeter toute la responsabilité de la calamité inflationniste qu’ils ont créée sur la pandémie et sur Poutine.

L’inflation a atteint son plus haut niveau depuis 40 ans aux États-Unis bien avant que la Russie n’envahisse l’Ukraine, mais considérons les ramifications de cette guerre et la façon dont elle affecte l’approvisionnement alimentaire.

L’invasion russe perturbe certainement la production céréalière ukrainienne, qui représente environ 11 % du marché global total du blé. La Russie détient également une part de 17 % et, ensemble, ces deux nations alimentent une grande partie des pays du tiers monde et de l’Europe avec 30 % des exportations de blé et d’orge, 19 % des exportations de maïs, 23 % des exportations d’huile de Colza et 78 % des exportations d’huile de tournesol.

Les sanctions contre la Russie constituent toutefois un problème qui va bien au-delà de l’Ukraine, car la Russie produit également environ 20 % de l’approvisionnement global en ammoniac et 20 % de l’approvisionnement global en potasse. Il s’agit d’ingrédients clés des engrais utilisés dans l’agriculture industrielle à grande échelle. Les agriculteurs estiment que la flambée générale des prix sur les marchés alimentaires sera d’environ 10 %, mais je pense que ces chiffres sont très prudents. Je constate déjà des hausses de prix globales d’au moins 20 % par rapport à il y a six mois, et je m’attends à ce qu’il y ait encore 30 % de hausses de prix avant la fin de l’année. En d’autres termes, nous nous attendons à des augmentations moyennes de 50 % en 2022.

Les données officielles du gouvernement sur l’inflation et l’IPC ne sont pas fiables. Doublez les chiffres qu’ils donnent et vous serez beaucoup plus proche de la vérité. Le taux d’inflation utilisé par Shadowstats.com, calculé à l’aide de méthodes autrefois appliquées par le gouvernement américain dans les années 1980 avant qu’il ne « corrige » ses modèles pour masquer les données, soutient ma position jusqu’à présent.

Les experts agricoles américains s’attendent à ce que la Chine comble le vide où disparaissent les approvisionnements russes, mais c’est une erreur de faire cette supposition.

Il se passe quelque chose de bizarre en Chine

La répression chinoise contre les infections Covid a atteint des niveaux si bizarres que je dois poser la question : Les mesures de confinement concernent-elles vraiment la Covid-19, ou cachent-elles autre chose ?

Le taux de mortalité lié à la Covid-19 en Chine est impossible à calculer avec précision car ils n’ont jamais publié de données correctes pouvant être confirmées. Cependant, presque partout ailleurs dans le monde, le taux médian de létalité de l’infection Covid est de 0,27 %, ce qui signifie que plus de 99,7 % des personnes dans le monde n’ont pas à craindre de mourir du virus. Mais en Chine, le PCC agit comme s’il avait affaire à la peste noire. Pourquoi ?

Les fermetures ont entraîné des pénuries alimentaires dans tout le pays, les chaînes d’approvisionnement étant mises à rude épreuve et les usines restant fermées dans de nombreux cas. Mais ce dont beaucoup d’Occidentaux n’entendent pas parler, c’est du fait que les exportations chinoises ont été essentiellement gelées. Plus d’un porte-conteneurs sur cinq dans le monde est actuellement bloqué dans les ports chinois en raison de la fermeture des ports. C’est incroyable.

Pourquoi la Chine ferait-elle cela pour un virus dont nous savons tous qu’il n’est pas dangereux pour la grande majorité des gens ? Pourquoi instituer le pire confinement du pays à ce jour et affamer sa propre population alors que la majorité des gouvernements occidentaux ont désormais abandonné leur campagne de peur de la pandémie et leur programme de vaccination forcée ?

Je pense qu’il est possible que la Chine soit déjà engagée dans une guerre économique dont beaucoup d’Américains et d’Européens ne se rendent même pas compte. Il peut s’agir d’un test bêta pour un arrêt des exportations vers les États-Unis et l’Europe, ou d’un arrêt progressif destiné à devenir permanent. Le goulot d’étranglement du commerce peut également être le précurseur d’une invasion chinoise de Taïwan.

Taïwan est en fait plus dépendante et plus imbriquée dans l’économie chinoise que beaucoup de gens ne le savent. La Chine est le plus gros acheteur des exportations taïwanaises et ces exportations représentent 10 % du PIB de Taïwan. Des centaines de milliers de travailleurs et d’hommes d’affaires taïwanais se rendent régulièrement en Chine pour travailler, un autre facteur économique qui est aujourd’hui mis à mal par les confinements. En outre, Taïwan compte de nombreuses sociétés qui exploitent leurs usines en Chine continentale, qui pourraient toutes être fermées en raison des confinements.

Tout ce que je dis, c’est que si j’étais la Chine et que je prévoyais d’envahir Taïwan dans un avenir proche, je pourrais envisager d’utiliser la Covid-19 comme couverture pour endommager d’abord leur économie et perturber leur modèle d’exportation. Les communistes considèrent la population comme une utilité qui peut être sacrifiée si nécessaire, et la Chine est parfaitement prête à causer des souffrances à court terme à son peuple si cela signifie des gains à long terme pour le parti. En outre, si je devais m’engager secrètement dans une guerre économique avec l’Occident, quel meilleur moyen que de bloquer 20 % des cargos du monde et de perturber les chaînes d’approvisionnement au nom de la protection du pays contre une « pandémie » ?

L’essentiel ? Ne comptez pas sur la Chine pour répondre aux besoins d’exportation d’ingrédients d’engrais ou de quoi que ce soit d’autre, car les sanctions contre la Russie se poursuivent.

Inflation, offre et contrôle

Les organisations globalistes ne sont pas les seules à parler de pénuries alimentaires à venir ; le PDG de la société alimentaire internationale Goya a aussi récemment averti que nous étions au bord du précipice d’une crise alimentaire. Comme je l’ai noté dans le passé, l’inflation conduit au contrôle des prix par les gouvernements, le contrôle des prix conduit à un manque d’incitations à la production (profits), le manque de profits conduit à une perte de production, la perte de production conduit à des pénuries, et les pénuries conduisent au rationnement gouvernemental (contrôle de toutes les grandes sources de nourriture).

Comme nous l’avons vu avec presque tous les régimes autoritaires de l’histoire moderne, le contrôle de l’approvisionnement alimentaire est essentiel pour contrôler la population. Il n’est surpassé, en tant que préoccupation stratégique, que par le contrôle de l’énergie (dont nous connaîtrons bientôt des pénuries, car l’Europe sanctionne le pétrole et le gaz russes et commence à absorber les approvisionnements des autres exportateurs). La question de l’alimentation est la plus proche de nous, car nous pouvons en voir immédiatement les effets sur nos portefeuilles et sur nos familles. Il n’y a rien de pire pour de nombreux parents que la perspective que leurs enfants aient faim.

Les médias grand public ignorent une fois de plus toute menace économique potentielle, et plus précisément, ils nient la notion de pénurie alimentaire comme étant quelque chose dont il faut s’inquiéter. Je dis, pourquoi écouter un groupe de personnes qui ont toujours tort sur ce type d’événements ? Je prendrais au moins au sérieux les propos des globalistes lorsqu’il s’agit d’effondrement économique ; après tout, ce sont eux qui profitent le plus de telles catastrophes et qui ont le plus d’influence lorsqu’il s’agit de déclencher une crise.

La préparation aujourd’hui ne coûte rien demain. Le manque de préparation aujourd’hui coûte TOUT demain. Pour toute personne dotée d’un cerveau, le choix est simple : se préparer à la fin de la nourriture abordable et facilement disponible avant la fin de l’année.

Brandon Smith

Traduit par Hervé pour le Saker Francophone

Sitrep Opération Z : Deux très mauvais jours pour l’Ukraine & Le Grand Refus


Par The Saker Staff – Le 14 mai 2022 – Source thesaker.is

C’est trop bon pour ne pas être crédité à Brian Berletic :

Les États-Unis (et le petit Occident collectif) refusent de choisir l’option qui a du sens. Cette option est la coexistence avec le reste du monde. Leur objectif de maintenir la primauté sur le reste du monde n’est plus atteignable.

Le grand refus, c’est bien sûr Lloyd Austin qui exige que la Russie cesse le feu. Eh ben … NON !

Voir Gonazalo Lira ici :

Gonzalo Lira a calculé le taux actuel d’attrition :

Au rythme actuel d’attrition, les forces armées ukrainiennes verront 10 000 soldats mourir d’ici la fin du mois, et 20 000 autres d’ici la fin juin. Cette guerre ne peut être gagnée par l’Ukraine – elle est terminée. La seule solution est de demander la paix. Mais les États-Unis ne le permettront pas.

Le représentant permanent adjoint de la Fédération de Russie auprès de l’ONU, M. Polyansky, a déclaré que la position russe sur le désir de Kiev de rejoindre l’UE avait changé. Elle est désormais similaire à la position sur l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN. Il a également noté qu’il ne voit pas d’options diplomatiques pour résoudre la situation en Ukraine pour le moment, étant donné la position de Kiev. M. Polyansky a ajouté que sans démilitarisation et dénazification, la paix en Ukraine ne peut être atteinte.

La non-nouvelle de ces derniers jours : Les pontons

Il était stupéfiant, dans un sens pas très positif, de voir combien de trolls inquiets ont simplement continué à rapporter un prétendu échec des soldats russes à traverser les pontons sur la rivière Severnyi Donets et à mal interpréter la prétendue perte d’un groupe de chars. Selon ces trolls, les Russes ont essayé jusqu’à cinq fois de traverser un ponton.

L’indice est que rien n’a été rapporté par des sources russes fiables, mais cela n’a pas arrêté les trolls. Martyanov intervient :

Ce changement général de l’arrière-plan de l’Opération Spéciale peut être à la base de la « peremoga » (victoire en Ukie) manifestement exagérée par l' »anéantissement » d’un bataillon entier de blindés « russes » à un passage de la rivière Severnyi Donets, qui, comme l’a dit le VSU (drapeau rouge immédiatement) a été « tenté cinq fois de suite ». Cela ne ressemble pas aux forces armées russes. Je ne trouve rien à ce sujet dans les sources russes…

Une fois que vous savez que c’est de la propagande, vous pouvez comprendre des choses comme ça :

  • Après avoir fait sauter le ponton, nous étions encerclés : l’appel de l’officier des FAUs capturé.
  • L’officier des forces armées ukrainiennes capturé, Roman Tushevsky, a appelé les soldats ukrainiens à déposer les armes et à mettre fin à l’effusion de sang insensée.
  • Il a déclaré qu’il avait été capturé alors qu’il effectuait une mission de combat pour miner le ponton. Sur le chemin du retour, il a été encerclé et, après avoir été blessé, il s’est rendu.
  • « Je veux lancer un appel à mes camarades : déposez vos armes, personne n’a besoin de cette guerre », a déclaré le captif de la FSU.

Le commentateur ici présent de Defense Politics Asia a eu une bonne idée. Il montre les images disponibles dans la première moitié de sa vidéo et dans la seconde moitié, il explique sans aucun doute que ces ponts de pontons ne signifient rien pour l’avancée globale des Russes, la forme du champ de bataille et les forces russes ont traversé la rivière comme elles avaient prévu de le faire. Il n’y a aucune preuve d’un lot de soldats russes morts, bien qu’il y ait dû y avoir des pertes. Cette vidéo est longue, alors restez avec elle et écoutez la seconde moitié.

Et si vous ne savez pas encore qu’il s’agit de propagande ukrainienne, s’il vous plaît, écoutez le Ministère de la défense russe pour savoir qui a détruit qui :

  • Images de la destruction d’un ponton et d’unités des FAUs tentant de traverser la rivière Seversky Donets.
  • Au cours des opérations de reconnaissance et de recherche d’une unité de fusiliers motorisés des forces armées russes, un équipage de drone a détecté une unité des FAUs avec des véhicules de combat d’infanterie qui tentait de traverser en utilisant un ponton.

Les tirs d’artillerie ont complètement détruit le ponton et l’ont coulé. Les véhicules blindés ennemis avec leurs équipages qui avaient réussi à traverser sur les pontons ont été détruits par les tirs d’artillerie russes et les équipages des véhicules de combat d’infanterie pendant la bataille. Certains des véhicules blindés des FAUs ont été saisis par des militaires russes.

https://t.me/mod_russia_en/1632

La prochaine partie de la propagande est en cours : L’Ukraine remporte bien sûr la bataille de Kharkov (bien sûr, cette bataille n’a pas encore eu lieu et les Russes ne font que fixer les forces ukrainiennes en place et leur refuser toute manœuvrabilité).

Nous devons réexpliquer

  • La Russie mène une action limitée.
  • L’Ukraine essaie de mener une guerre à grande échelle.

La Russie avance régulièrement sans se laisser massacrer sur un ponton. Faites attention avec ce genre de reportage irresponsable.

Rappelez-vous, dans le précédent sitrep, nous avons dit … Regardez, les choses commencent à bouger sur toute la longueur de la ligne de front. Hier, cela ressemblait à ceci :

La carte de Readovka est un peu plus détaillée :

Jetez un coup d’œil à une seule situation – autour de Severodonetsk.

  1. L’ennemi a échoué dans ses tentatives de tenir Voevodovka. Le pont entre Rubezhnoye et Severodonetsk a sauté.
  2. Les batailles pour Belogorovka continuent. La principale route d’approvisionnement Soledar-Lysichansk est sous le feu des forces armées russes. La circulation des véhicules est dangereuse. L’ennemi bombarde le passage près de Belogorovka.
  3. Une offensive se développe au nord de Popasnaya en direction de Kamyshevakhi + Les Russes sondent la défense des Forces armées de l’Ukraine en direction d’Artemovsk.
  4. Il y a des batailles pour Orekhovo et Toshkovo.
  5. Il y a également des combats à la périphérie de Severodonetsk.
  6. Les batailles pour Privolye ont commencé.

Avec l’offensive russe sur l’ensemble de la ligne de contact, nous sommes bien sûr dans le brouillard de la guerre et les détails ne sont pas immédiatement disponibles, ni même pertinents. Au moment où nous publions quelque chose comme ceci, la situation a changé.

Les forces spéciales du ministère de l’Intérieur de la RPD prennent d’assaut « Azovstal » et percent les murs – https://t.me/intelslava/28694 Les médias chinois évoquent également une nouvelle tentative d’échange.

Sur l’île aux Serpents et dans le briefing de fin d’après-midi , 1 véhicule aérien sans pilote Bayraktar-TB2 (https://t.me/mod_russia_en/1597) a été abattu dans les airs au-dessus de l’île aux Serpents et 3 missiles balistiques ukrainiens Tochka-U ont été interceptés. Bien sûr, cela n’a de valeur que pour l’intérêt et il est clair que ceux qui tirent les ficelles ukrainiennes ici, veulent vraiment avoir Odessa.

Briefing préliminaire du ministère russe de la Défense

Des missiles aériens de haute précision des forces aérospatiales russes ont touché

  • 5 postes de commandement et
  • 2 dépôts de munitions près de Spornoe et Berestovoe dans la République populaire de Donetsk.

Ces attaques ont permis d’éliminer plus de 100 nationalistes et jusqu’à 23 véhicules blindés et motorisés.

L’aviation opérationnelle-tactique et l’aviation de l’armée ont frappé.

  • 43 zones de concentration d’hommes et de matériel militaire des FAUs.

Les troupes de missiles et l’artillerie ont frappé

  • 18 postes de commandement,
  • 543 zones de concentration de personnel et d’équipement militaire,
  • 1 dépôt de munitions près de Lubomirovka, région de Kherson, ainsi que
  • 23 unités d’artillerie des FAUs à des positions de tir près de Verkhnekamenskoe, Krasnyi Liman, Drobyshevo, Yarovaya, Korobochkino et Gusarovka tout au long de la nuit.

Les moyens de défense aérienne russes ont abattu cette nuit

  • 13 drones ukrainiens près de Chkalovskoe, Demetievka, Klinsk, Glubokoe, Balakleya, Goptovka dans la région de Kharkov, Staromikhailovka, Spartak, Elenovka en République populaire de Donetsk, Petrovenki et Severodonetsk en République populaire de Lugansk, dont
  • 1 Bayraktar-TB2 au-dessus de Mankovka dans la région de Kharkov.

En outre, 3 roquettes du système de roquettes à lancements multiples Smerch ont été interceptées à Izyum, Semenovka et Snezhkovka dans la région de Kharkov.

Pas mal pour une nuit de travail !

Toutes ces armes prétendument envoyées en Ukraine ? – Eh bien la logistique est compliquée

Voici le résumé de la vidéo : Le ministère britannique de la défense admet qu’il parcourt le monde à la recherche de stocks d’équipements militaires russes et soviétiques ;

  1. Le ministre britannique de la défense, Ben Wallace, admet que l’équipement le plus optimal à envoyer à l’Ukraine est celui qu’elle connaît déjà ;
  2. Il faut des semaines, des mois et, dans certains cas, des années pour apprendre à utiliser les équipements occidentaux, mais aussi pour les intégrer tactiquement et stratégiquement dans une guerre interarmées ;
  3. L’armée que les États-Unis et l’OTAN ont mis 8 ans à construire avant ce dernier conflit est détruite plus vite qu’ils ne peuvent la remplacer – et ce n’était pas une force optimale au départ ;
  4. Un processus similaire s’est déroulé en Syrie à partir de 2015, pour finalement échouer et nécessiter l’intervention militaire directe de l’OTAN (les États-Unis et la Turquie) en Syrie pour occuper certaines parties du pays, gâcher la victoire/reconstruction, et préserver les restes de leur force par procuration ;
  5. L’implication directe de l’Occident en Ukraine, similaire aux « zones tampons » créées en Syrie, est probablement le meilleur choix parmi les mauvais choix qui restent à l’Occident.

Et puis, on voit des choses comme ça :

L’état-major général des forces armées ukrainiennes a interdit aux soldats et aux officiers de critiquer publiquement les équipements militaires étrangers.

  1. Un nouvel ordre a été reçu par les troupes.
  2. Il est interdit aux militaires de parler publiquement dans les médias et les réseaux sociaux de manière négative des équipements militaires fournis par l’étranger.
  3. Les contrevenants risquent des mesures disciplinaires, ainsi que la révocation de leurs fonctions.
  4. Le nouveau document a été élaboré à la demande des responsables des médias du bureau de Zelensky.
  5. Les dirigeants de Kiev suivent de près la situation. Il a été révélé que les militants ukrainiens critiquent désormais activement les transports de troupes blindés américains M-113, les complexes Javelin et les systèmes antiaériens britanniques. En outre, les chars polonais et les obusiers tchèques Dana commencent à être critiqués.

Il est clair que la livraison d’armes à l’Ukraine n’est pas aussi rose que ce que vous voyez dans les rapports occidentaux.

Maintenant que vous avez vu le rapport du ministère de la défense, il devrait être facile de suivre le détail de Readovka – ici traduit automatiquement :

  • Au cours de la journée écoulée, le sujet de la perte d’un bataillon entier au passage de la rivière Seversky Donets près de Belogorovka a été activement discuté. Il y a beaucoup de versions des événements : de l’attitude négligente du personnel de commandement sur le terrain, à l’exploit héroïque des soldats des forces armées russes lors de lourdes batailles. Par exemple, l’ancien ministre de la défense de la RPD, Igor Strelkov, a choisi une tactique intéressante : « Je sais, mais je ne vous parlerai pas des pertes personnelles du BTGr au passage sur le ponton. » Une chose est sûre, les pertes sont importantes, mais sans avoir été dans cet « enfer infernal », il est impossible de dire avec certitude pourquoi elles ont été subies.
  • La situation sur les fronts est aujourd’hui la suivante :
  • La situation sur le front de Kharkiv continue d’être très tendue. Des unités des forces armées russes ont bombardé les positions des troupes ukrainiennes dans les zones des colonies de Petrovka, Nursery, Russkie Tishki et Ternovaya afin d’empêcher leur progression.
  • Le front d’Izyum. La nuit dernière, le village de Dolgenkoe a été libéré des forces armées ukrainiennes en direction de Slavyansk. Malheureusement, des traces de terribles outrages ont de nouveau été retrouvées sur le site. Des nationalistes ukrainiens ont maltraité et tué une femme dans la région de Kharkiv. Le corps a été retrouvé dans le village de Dolgenke, libéré des forces armées ukrainiennes la nuit dernière, par des militants ukrainiens contre la population civile. Selon des informations non confirmées, un autre avion des forces aériennes ukrainiennes a été abattu au nord-ouest d’Izyum.
  • Front de Louhansk. Le pont reliant Rubizhne et Severodonetsk a explosé. La principale route d’approvisionnement Soledar-Lisichansk est sous le feu des forces alliées. Au nord de Popasnaya, une offensive se développe en direction de Kamyshevakha. Le début des batailles pour Privolye est célébré. De son côté, le commandement des FAUs continue de renforcer le groupe d’Artemivsk (Bakhmut) afin d’empêcher une percée depuis Popasna.
  • Sur le front de Donetsk, les forces alliées tentent de progresser vers les localités de Marinka et Novomikhailovka. Dans l’après-midi, il a été signalé que la milice populaire de la RPD et les forces armées de la Fédération de Russie ont pris d’assaut les colonies de Kamenka et Novoselovka-2.
  • Front de Zaporozhye. De violents combats ont lieu à la périphérie d’Ugledar. La localité de Pavlovka, qui est adjacente à la périphérie sud-ouest d’Ougledar, est passée plusieurs fois des Forces armées de la Fédération de Russie aux Forces armées ukrainiennes.
  • Sur le front sud, on constate une autre perte de l’armée de l’air ukrainienne près de Zmeyny. Cette fois, un chasseur MiG-29 de 4ème génération s’est écrasé dans la mer Noire. Le commandement ukrainien prépare une offensive des forces des 28e et 60e brigades mécanisées séparées dans les directions de Mykolaiv et Kryvyi Rih. Il y a une attaque d’artillerie systématique sur les positions de nos troupes à Vysokopolye et Knyazevka.
  • L’étalonnage d’aujourd’hui s’est déroulé comme suit : A Nikolaev, l’entrepôt de munitions des Forces Armées ukrainiennes est détruit. Des témoins oculaires signalent une colonne de fumée noire à l’arrière des Forces armées ukrainiennes ; 3 ponts nécessaires au transfert des forces ukrainiennes ont été dynamités dans la région de Kharkov ; des travaux ont été effectués sur des objets séparés à Odessa.
  • Les forces armées ukrainiennes continuent de bombarder Kherson. Les villes de la République populaire de Donetsk continuent de subir des bombardements intensifs. Les forces armées ukrainiennes bombardent le territoire de la RPD depuis le matin. Deux personnes ont été tuées, au moins huit ont été blessées, et les districts Kuibyshevsky, Petrovsky, et Kirovsky de Donetsk et Staromikhailovka ont été les plus touchés. Les forces armées ukrainiennes ont également bombardé Dokuchaevsk – une personne a été tuée, quatre ont été blessées, dont deux cameramen de RT.
  • Le Comité d’enquête de la Fédération de Russie va mener une enquête sur le fait du bombardement de la région de Belgorod. Bastrykin a donné l’instruction d’ouvrir une affaire pénale.
  • Un fait intéressant est que l’OTAN, au cours de la saturation du front ukrainien avec ses propres échantillons d’armes, envoie de la ferraille occidentale périmée sous la « presse russe ». Étonnamment, il s’agit parfois même de canons antiaériens de la Seconde Guerre mondiale.

Et même aujourd’hui, la situation a changé.

Détail :

https://cont.ws/@voenkorr/2284339
https://t.me/readovkanews

Et nous terminons avec une citation partielle de M. Lavrov. La vidéo complète et la transcription seront publiées dès qu’elles seront disponibles, car la vidéo était encore en ligne lorsque quelqu’un a saisi la citation. Apparemment, les forces russes vont renforcer les échelons arrière. Nous devons tenir compte du fait qu’il semble maintenant que la Russie va posséder l’Ukraine, ou une partie de celle-ci.

  • Comme d’autres analystes l’ont suggéré, nous pensons également qu’il est temps pour le Kremlin de déployer davantage de troupes à l’arrière. Le nombre actuel de troupes russes impliquées dans l’opération militaire spéciale en Ukraine est suffisant pour gagner la guerre, mais cela prendra plus de temps que prévu et il est impossible d’éviter une surcharge, car les brigades impliquées (100/120 000 soldats au total) ne peuvent pas combattre simultanément sur trop de fronts, les dernières avancées dans le Donbass ont été obtenues grâce à un redéploiement massif, dans la région, des troupes initialement déployées dans d’autres zones. Ainsi, certaines zones périphériques, comme plusieurs localités du nord de la région de Kharkov, ont dû être abandonnées sans combat, laissant leurs habitants à la merci des milices néonazies, ce qui est inacceptable.
  • S’il était acceptable de se retirer de zones qui étaient sous contrôle russe depuis quelques jours seulement, il est tout simplement immoral de se retirer de zones qui sont sous contrôle russe depuis deux mois déjà.

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

La tentative de coup d’État des instances européennes

Par : Wayan

Par Karine Bechet-Golovko − Le 6 mai 2022 − Source Russie Politics

Les réformes, qui se profilent en Europe sous couvert d’une plus grande « efficacité » et d’une plus grande « démocratie », préparent la fin officielle de la souveraineté des États, donc des États eux-mêmes, et la reprise en main du processus électoral, devenu beaucoup trop dangereux en période de crise politique profonde et de rupture consommée entre les élites nationales et les populations. Cela s’appelle un coup d’État, une tentative de prise définitive de pouvoir. Les pays européens sont à un tournant.

La conférence, initiée par Macron, de l’Avenir de l’Europe, soutenue par le Parlement européen, prépare rien moins qu’un coup d’État européen. Les États européens ont déjà très peu de pouvoir, mais l’enchaînement des crises covidiennes et ukrainiennes ont montré que cette peau de chagrin est encore beaucoup trop cossue. Les désaccords existent, les antinomies se crispent, le mythe de l’unité européenne s’effrite, la tendance est beaucoup trop dangereuse.

Les intérêts nationaux se sont révélés antagonistes aux intérêts européens, défendus par les instances de l’UE, eux exclusivement atlantistes. Le masque est tombé avec la guerre en Ukraine, les déclarations toujours plus agressives des dirigeants européens, le jusqu’au boutisme anti-russe, contre l’intérêt de stabilité sur notre Continent, contre toute logique ont été le révélateur d’une réalité bien ancienne.

L’UE n’a pas le choix, elle joue sa peau. Elle doit monopoliser le champ de la décision politique, sans laisser la possibilité aux États récalcitrants à la dilution totale de pouvoir opposer des vétos, sur des questions idéologiquement aussi importantes que l’interdiction du gaz russe, du paiement du gaz russe à la Russie. Car retarder la mise en œuvre de ces questions, retarde l’effondrement du système socio-économique européen et cela, manifestement, ne peut pas attendre.

La dimension idéologique de cette volonté de réforme profonde des Traités fondateurs européens, soutenue par le Premier ministre italien, n’est pas même cachée : il faut remettre en cause l’unanimité pour pouvoir développer une politique extérieure commune à l’UE et ne pas être entravé dans l’adoption des sanctions contre la Russie. Puisque, manifestement, c’est à peu près à cela que se résume la politique extérieure de l’UE.

Différentes propositions ont donc été faites, mêmes soutenues par le Parlement européen, comme celle consistant à revenir sur le principe de l’unanimité. Or, c’est justement ce principe qui garantit la souveraineté des États dans ce système de l’UE, puisque seules les décisions pour lesquelles l’État donne son accord seront adoptées. Retirer à chaque État son droit de veto, c’est le soumettre à la volonté de la majorité, c’est lui retirer sa souveraineté. Or, un État qui n’est pas souverain n’est pas un État, c’est un territoire, avec une population, mais pour lesquels les décisions ne sont pas prises au niveau des instances nationales.

Dans la même logique de remise en cause des processus politiques, il est proposé de développer le vote à distance, dont l’absence de sécurité est manifestement un atout, et d’abaisser l’âge de vote à 16 ans, ce qui met à disposition une masse électorale politiquement immature, non confrontée à la réalité de la vie et totalement manipulable, après avoir été gavée aux slogans du monde global.

Institutionnellement, le Parlement européen demande à ce que ses pouvoirs soient augmentés d’un droit d’initiative législative (ce qui est la compétence exclusive de la Commission européenne) et veut se doter d’une certaine légitimité, notamment en ayant acté les listes transnationales, ce qui découpe les élections européennes de la dimension nationale.

Si les États européens se lancent dans une réforme aussi profonde des institutions européennes, ils se suicident et livrent le Continent européen à une organisation atlantiste, succursale régionale des mécanismes globaux de gouvernance. Cette réforme très ambitieuse veut utiliser les deux crises successives, instrumentalisées pour discréditer les pouvoirs nationaux, afin de faire accepter à une population désabusée, une mesure qu’elle ne pourrait en d’autres circonstances.

PS : Une intéressante publication de Volodine, le président de la Douma en Russie, qui revenant sur cette tentative de réforme, souligne que si les pays européens veulent préserver leur souveraineté, il ne leur reste plus qu’une seule voie – sortir de l’UE. – « Mais en seront-ils seulement capables ? En tout cas, pas avec ces élites dirigeantes actuelles. »

Karine Bechet-Golovko

Crash-Test

Par : hervek

Ou le saut périlleux de l’humanité dans l’abîme.

« Le Tout est Esprit. L’Univers est mental. » Le Kybalion


Par Zénon − Avril 2022

L'HOMMEUNIVERSEL

Il y a plus de cinq cent ans que l’Occident, mû par une aveugle foi en lui-même, exporte son intellectualisme à tout crin au reste du Monde sous couvert de mission civilisatrice. Cinq cent ans de domination sans partage, de conquêtes, et de conversion forcée à une vision purement mécaniste de l’être Humain et de l’existence. Et voici qu’arrivé au faîte de sa gloire, cet empire s’empêtre dans ses contradictions et menace comme un enfant capricieux de casser son jouet s’il l’on cesse de lui obéir. À tel point qu’il semblerait que tout raisonnement poussé à son extrême aboutisse à sa propre négation.

Les colères et frustrations accumulées durant deux années de covidisme sont à présent tournées contre le bouc-émissaire russe. Avez-vous savouré le déshonneur ? Vous allez adorer la guerre. Non celle qu’ont connue nos anciens ; vraie question de vie ou de mort entre les nations. Mais celle d’un genre nouveau où les patries n’ont plus la moindre voix au chapitre, et où le narratif médiatique l’emporte sur la réalité du terrain. Un conflit tel que l’avait envisagé Orwell, dont l’enjeu ne réside pas dans d’hypothétiques victoires sur l’ennemi, mais dans le surcroît de cohésion interne obtenu au sein du cheptel de chaque partie.

Dans un cas comme dans l’autre, nos émotions nous empêchent de sentir ce qui se trame sur les plans subtils. L’incessant matraquage des médias vise à générer puis à entretenir de puissants égrégores ; ces formes-pensées collectives connues et manipulées depuis la nuit des temps par les occultistes. Leur usage consiste à canaliser l’énergie mentale des individus et à l’orienter dans un sens et un objectif précis, que ce soit par l’intermédiaire d’une religion, d’un syndicat ou d’un parti politique. Peu importe la structure sociale où se forme le phénomène. Seule compte l’alimentation psychique avec laquelle les foules acceptent de le nourrir.

Si le concept vous est difficile à appréhender, considérez comme point de départ de cette réflexion que les pensées sont vivantes, qu’elles constituent une émanation immatérielle du même principe de Vie que tout ce que vous pouvez voir, entendre ou sentir.

Il fut un temps, il y a des éons de cela, où la volonté seule de quelques personnes suffisait à engendrer des égrégores assez puissants pour se perpétuer durant des siècles… C’était l’époque de la tradition orale et des mythologies antiques. Ces êtres hors-normes étaient capables par le simple rayonnement, la puissance évocatrice de leur pensée, d’influer sur la perception de leur environnement par leurs contemporains. Et, ce faisant, de façonner à leur gré la « réalité », c’est-à-dire le consensus autour des subjectivités communément admises par le collectif. Telle est l’essence-même de ce que l’on avait coutume d’appeler « sorcellerie ».

Cette aptitude s’est cependant émoussée au fil des époques, à mesure que notre espèce progressait toujours plus avant dans la voie du matérialisme. Ce processus n’est pas le fruit d’une action délibérée d’individus envers d’autres, mais une conséquence logique à notre évolution et notre cheminement collectifs.

L’incarnation implique un mouvement descendant de l’être depuis la sphère de l’Esprit jusque sur le plan physique. Ce voyage entre les dimensions n’est pas instantané, comme la médecine moderne tend à le laisser croire. Il est graduel de la conception à la puberté. Le nouveau-né ne perçoit d’abord que des couleurs, puis des formes vagues, avant que sa vue s’accoutume à cette dimension et lui permette de distinguer les contours précis de ce qui l’entoure.

Ainsi en est-il allé de notre développement sur cette planète. L’Homme s’est approprié la pierre, la terre, les végétaux, le bétail, le métal. Jusqu’à prendre possession et s’aliéner de lui-même. Le point fondamental qui doit ici nous intéresser est que par un effet de vases communicants, plus nous abandonnions nos facultés naturelles pour leur substituer des béquilles extérieures, plus nous laissions s’affaiblir ces capacités au profit d’une fuite en avant technologique.

L’écriture par exemple marque pour les historiens le point de départ de la civilisation. La question n’est nullement de discuter ce point. Mais peu de personnes s’interrogent sur le fait que son apparition est concomitante avec le début du déclin de notre mémoire. Idem pour ce qui concerne les moyens de locomotion : s’ils nous ont permis de couvrir plus de distance en toujours moins de temps, ils nous ont par la même occasion peu à peu privés de la force nécessaire à parcourir à pieds des kilomètres chaque jour. Plus récemment, le GPS a supplanté chez ses utilisateurs le sens inné de l’orientation. La télévision a depuis longtemps annihilé la présence à l’autre, et le smartphone la présence à soi. Et ce ne sont là que quelques exemples : la liste serait trop longue.

Si la perspective d’une telle régression de si longue date vous semble inacceptable, qu’il vous suffise de considérer l’évolution de nos créations littéraires, picturales, musicales ou architecturales au cours des derniers siècles, et la vision de cette déliquescence vous apparaîtra de façon flagrante.

Cette tendance commune à l’être Humain concerne autant les profanes que les « initiés ». Le rite écossais ancien et accepté a remplacé l’alchimie opérative par son concept. Au fil de l’intellectualisation des savoirs ancestraux, la gnose a progressivement perdu de son pouvoir jusqu’à recourir à des artifices de plus en plus grossiers pour faire perdurer son emprise sur les populations.

L’apparition de ces instruments de programmation que sont la télévision et internet. Les organismes génétiquement modifiés. Les poisons répandus dans l’eau, la nourriture, et dans l’air par épandages aériens. Nanotechnologies et métaux conducteurs introduits à l’intérieur des corps par injections successives. Aussi horrible que cela soit, il était dans l’ordre des choses que cela se produise… Le transhumanisme est l’aboutissement de ce mouvement de fond vieux de plusieurs millénaires auquel nous ne saurions échapper. Il représente le point abyssal de notre chute dans la matière, dernière étape avant le grand mouvement de retour à la spiritualisation de la chair.

Les signes annonciateurs de ce basculement s’accumulent à l’horizon. La raréfaction des ressources, accentuée par les conflits alimentés à travers le monde par les globalistes, rendra impossible le déploiement de leur projet de grille de contrôle numérique. Tout au plus parviendront-ils à maintenir captifs une poignée de leurs serviteurs les plus zélés à travers le globe. L’extraordinaire vulnérabilité de ce dispositif à la moindre perturbation électromagnétique le rendra en outre inopérant à plus ou moins brève échéance.

Ils ne peuvent par ailleurs et ne pourront jamais contrôler notre conscience que dans la mesure où nous continuerons de leur accorder notre attention. Un simple décalage, une légère impulsion de l’Esprit et voilà leur domination aussitôt évanouie.

Enfin, le point le plus important est que cet effet de vases communicants du temporel au spirituel fonctionne dans les deux sens. De la même manière qu’un aveugle développera une ouïe plus fine ou un toucher plus sensible, les attaques dont nous faisons l’objet sur le plan physique feront progressivement s’élargir nos possibilités d’action dans le champ sans limite des dimensions supérieures.

Simple fantasme, rétorqueront les sceptiques. N’avons-nous pas cependant, depuis deux ans que l’on cherche à nous couper les uns des autres, fait l’expérience de rencontres les plus inattendues et d’échanges plus riches ? Ne percevons-nous pas les synchronicités se multiplier autour de nous ? La confusion sciemment entretenue dans nos intellects n’a-t-elle pas eu pour formidable effet de dépoussiérer notre intuition ?

Des tréfonds-mêmes de cette folie autodestructrice est en train de monter quelque chose de nouveau : l’aube d’un rapport à la Vie dont nous n’avons encore que le pressentiment, qu’une idée lointaine, imprécise. Ce qui adviendra dans le dépouillement de nos vieilles lubies, de nos habitudes et nos fanatismes, sera le sentiment de l’unité avec l’intelligence et l’harmonie universelles. L’humble respect et la gratitude devant le perpétuel don à l’œuvre dans la Nature.

Un jour, lorsque les ressacs du temps auront balayé l’écume de cette contre-civilisation finissante, nous apparaîtront comme de radieuses évidences aussi bien le sens de notre présence ici-bas que la tâche qui nous incombe : celle de révéler la présence de l’Esprit en chaque atome de la matière et d’en élever la conscience jusqu’au ciel… À terme, tout ce qui n’aura pas été sublimé tombera en poussière. Mais les survivants de notre espèce à cette fin de cycle auront enfin atteint le stade de la maturité collective.

Encore nous faudra-t-il, avant que ceci n’advienne, descendre au fond de l’abîme jusqu’à nous défaire de toute identification à notre individualité charnelle. Tel est le seul chemin pour s’éveiller aux plans supérieurs, où n’existe plus de distinction entre « soi-même » et « l’extérieur ». L’aboutissement du voyage est de revenir faire corps avec le grand Tout après avoir fait l’expérience de la dualité et du libre-arbitre. L’heure n’est pas à s’effrayer ni à désespérer de l’actuelle tournure des évènements. Mais au contraire à se préparer à connaître l’épiphanie qui n’attend que nous de l’autre côté du miroir.

Zénon

Crash-Test, Ou le saut périlleux de l’Humanité dans l’abîme de Zénon en version PDF. À retrouver dans Les Chroniques de Zénon

Revue de presse RT pour la semaine du 8 au 14 mai 2022

Par : Wayan

Cette semaine, RT a essentiellement porté son attention sur les conséquences des sanctions contre la Russie prises par l’Occident.

L’Occident continue sa course vers le précipice

Ce n’est pas la Russie qui le dit mais l’Agence Internationale pour l’énergie :

« Les sanctions occidentales contre la Russie et les mesures de rétorsion de Moscou auront de grandes répercussions sur le marché mondial de l’énergie, a déclaré vendredi à Vienne Fatih Birol, directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

« Je pense que nous sommes au milieu de la première crise énergétique mondiale. Dans les années 70, nous avons connu la crise pétrolière, qui a eu de grandes conséquences sur l’économie et l’inflation. Mais à l’époque, il ne s’agissait que du pétrole », a-t-il déclaré.

« Rappelons que la Russie (…) est le premier exportateur mondial de pétrole et de gaz naturel, ainsi qu’un acteur majeur sur le marché des matériaux utilisés par le secteur énergétique », a ajouté M. Birol.

« Par conséquent, les sanctions qui ont été imposées à la Russie ou les décisions politiques du Kremlin ont et auront de grandes conséquences sur le marché de l’énergie. »

Selon Birol, il serait trop optimiste de croire que la volatilité actuelle du marché de l’énergie pourrait prendre fin bientôt et que le monde pourrait revenir à des périodes de prix bas et de conditions de marché stables. »

 

https://www.rt.com/business/555087-energy-warning-russia-sanctions/

On voit bien ici quels sont les priorités des gouvernements, aider sa population ou mettre la Russie à terre :

« La Chambre des représentants des États-Unis a approuvé à une écrasante majorité un programme colossal de 39,8 milliards de dollars d’aide militaire et autre destiné à soutenir Kiev contre Moscou – soit plus de 5 % de l’ensemble du budget de sécurité nationale des États-Unis pour 2022.

Seuls 57 républicains ont rejeté la mesure lors d’un vote mardi qui a eu lieu quelques heures seulement après la publication du texte du projet de loi. Pour faire passer le projet de loi, les démocrates ont accepté de le détacher d’un programme d’aide Covid-19 de 10 milliards de dollars, auquel les républicains s’opposent farouchement. Le chef de la majorité au Sénat, Chuck Schumer, a déjà promis d' »agir rapidement » pour faire passer la loi, qui porterait le soutien total des États-Unis à l’Ukraine cette année à près de 54 milliards de dollars et plus que ce que Washington a dépensé en aide étrangère dans le monde entier en 2019.

La présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi (D-Californie), a affirmé que le projet de loi était une question de sécurité nationale américaine, déclarant que « le peuple ukrainien mène le combat pour sa démocratie et, ce faisant, pour la nôtre également. »

Les critiques, comme le représentant Andy Biggs (R-Arizona), ont toutefois fait valoir que « nous ne pouvons pas aider l’Ukraine en dépensant de l’argent que nous n’avons pas. »

Les législateurs ont approuvé un financement encore plus important que les 33 milliards de dollars demandés initialement par le président Biden. « Nous ne pouvons pas nous permettre de retarder cet effort de guerre vital », a déclaré M. Biden lundi, exhortant le Congrès à agir rapidement avant une échéance « critique ».»

 

https://www.rt.com/news/555280-us-house-ukraine-military-aid/

Pourtant les populations auraient bien besoin que l’on s’occupe mieux d’elles :

« Les Américains sont nettement plus préoccupés par leurs finances personnelles que l’année dernière, une grande partie d’entre eux déclarant qu’ils sont maintenant « très » ou « modérément inquiets » de pouvoir joindre les deux bouts, selon un sondage Gallup publié lundi.

Plus de la moitié (52 %) des personnes interrogées ont exprimé des inquiétudes quant au maintien de leur niveau de vie, soit une augmentation de sept points par rapport à l’année précédente. La hausse la plus importante a été observée chez ceux qui s’inquiètent de pouvoir payer leurs factures mensuelles, avec 40 % – une hausse de huit points depuis 2021 – qui s’inquiètent de ces responsabilités.

Les inquiétudes ont également augmenté de cinq points en ce qui concerne les paiements de loyer et d’hypothèque, les factures de carte de crédit et l’épargne-retraite – des préoccupations qui occupent l’esprit de 35 %, 22 % et 63 % des personnes interrogées, respectivement. Les seuls problèmes financiers qui n’ont pas changé sont ceux liés aux frais médicaux et au financement des études de leurs enfants. »

 

https://www.rt.com/news/555211-americans-financial-insecurity-spikes-poll/

 

« Le président du grand supermarché britannique Tesco, John Allan, a déclaré que de nombreux habitants du pays ont du mal à faire face à l’augmentation des coûts de la nourriture et du carburant en raison de l’inflation, comme le cite le Times mardi,

« J’étais dans certains magasins [Tesco] vendredi et j’entendais pour la première fois depuis de nombreuses années des clients dire au personnel de caisse ‘Arrêtez-vous quand vous arrivez à 40 £, je ne veux pas dépenser un centime de plus' », a déclaré M. Allan.

« Je pense que beaucoup d’entre eux ont du mal à chauffer leur maison et à nourrir leur famille », a-t-il poursuivi. « Et je pense que nous assistons, vous savez, à une véritable pauvreté alimentaire pour la première fois depuis une génération. » »

https://www.rt.com/business/555323-britons-facing-real-food-poverty/

 

« Les prix des biens de consommation continuent de grimper en flèche dans toute l’Amérique, comme l’a confirmé mercredi le dernier tirage officiel de l’indice des prix à la consommation, qui fait état d’une croissance des prix de 8,3 % au cours des 12 derniers mois, en avril. Il s’agit du onzième mois consécutif d’inflation supérieure à 5 % et ce chiffre dépasse les 8,1 % attendus par les économistes interrogés par Dow Jones, cités par CNBC.

Les augmentations de coûts les plus fortes ont été enregistrées dans les catégories du logement, de l’alimentation, des billets d’avion et des véhicules neufs. Alors que l’indice de l’énergie a diminué, l’American Automobile Association a révélé mardi que le prix de l’essence avait atteint des sommets. »

https://www.rt.com/business/555327-consumer-price-index-stimulus-inflation/

 

« Les repas pour nourrissons se font rares aux États-Unis, les grands détaillants limitant les clients à trois articles par transaction. Alors que les prix augmentent et que les rayons se vident, les législateurs républicains ont qualifié la pénurie de « crise nationale » et accusé le gouvernement du président Joe Biden de mauvaise gestion économique.

« La pénurie de lait maternisé est une crise nationale qui frappe le plus durement les mères et les enfants pauvres », a tweeté lundi le sénateur républicain de l’Arkansas Tom Cotton. Exhortant la Food and Drug Administration à établir un plan pour augmenter la production, Tom Cotton a déclaré que « l’administration Biden doit prendre cela au sérieux. »

« Près d’un an après que la Maison Blanche ait annoncé son ‘Supply Chain Taskforce’, les parents ne peuvent même pas trouver de la nourriture pour leurs enfants », a ajouté le représentant républicain Jim Banks (Indiana). « C’est une autre crise qui prend de l’ampleur ! »

Au milieu de ces appels à l’action, plusieurs journalistes ayant de jeunes enfants ont décrit avoir demandé à des parents d’autres États des paquets de lait maternisé, et ont noté que même le lait maternisé en ligne peut avoir un temps d’attente allant jusqu’à deux mois.

« L’inflation, les pénuries de la chaîne d’approvisionnement et les rappels de produits ont entraîné une volatilité sans précédent pour les préparations pour nourrissons », a déclaré Ben Reich, PDG de Datasembly, avertissant qu’il n’y a « aucune indication d’un ralentissement ». »

 

https://www.rt.com/news/555213-biden-baby-formula-shortage

 

« Plus de 107 600 Américains sont morts d’une surdose de médicaments l’an dernier, ont révélé mercredi les Centres de contrôle et de prévention des maladies. Ce chiffre record, dû à l’abus de fentanyl et d’autres opioïdes de synthèse, représente une augmentation de 15 % par rapport aux 93 655 décès par overdose de l’année précédente.

Il s’agit du chiffre le plus élevé enregistré depuis que le CDC a commencé à recenser les overdoses, ce qui représente une overdose toutes les cinq minutes aux États-Unis. »

 

https://www.rt.com/news/555335-overdoses-record-setting-opioids-us

Ces sanctions mises en place pour que la population russe se mette à détester Poutine reviennent en pleine poire de Biden :

« Selon un nouveau sondage, 53 % des Américains estiment que les sanctions contre Moscou nuisent davantage aux États-Unis qu’à la Russie. Dans un contexte de flambée des prix du gaz et d’augmentation du coût de la vie, les électeurs perdent confiance dans le leadership du président américain Joe Biden, et 43 % se disent « d’accord » pour que l’Ukraine perde le conflit qui l’oppose à la Russie.

Avec une inflation qui n’a jamais été aussi élevée depuis 40 ans et des prix de l’essence proches des records, le sondage Democracy Institute/Express.co.uk révèle que Biden est mal perçu dans tous les domaines politiques, la politique étrangère étant la pire. Quelque 56 % des personnes interrogées désapprouvent sa gestion des affaires étrangères, contre 40 % qui l’approuvent. En ce qui concerne l’Ukraine en particulier, seuls 38% approuvent sa gestion, tandis que 52% la désapprouvent. »

 

https://www.rt.com/news/555252-biden-sanctions-hurt-america

Pendant que l’Occident souffre économiquement, le commerce entre la Russie et la Chine atteint des sommets :

« Le commerce mutuel entre la Russie et la Chine s’est élevé à près de 51,09 milliards de dollars (343,87 milliards de yuans) au cours des quatre premiers mois de l’année en cours, marquant une croissance de 25,9% par rapport à la même période il y a un an, selon les dernières données publiées par le bureau des douanes chinois.

Les exportations de la Chine vers la Russie ont augmenté de 11,3% pour atteindre 20,24 milliards de dollars, tandis que les ventes de la Russie à la Chine ont bondi de 37,8% pour atteindre 30,85 milliards de dollars. Le chiffre d’affaires du commerce bilatéral en avril a augmenté de 8,7% par rapport à mars pour atteindre 12,69 milliards de dollars.

Le pétrole, le gaz naturel et le charbon représentent près de 70 % de la valeur des marchandises importées de Russie par la Chine. La Russie exporte également du cuivre et du minerai de cuivre, du bois de construction, du carburant et des fruits de mer.

La Chine exporte une large gamme de produits vers la Russie, notamment des smartphones, des équipements industriels et à usage spécial, des jouets, des chaussures, des véhicules à moteur, des climatiseurs et des ordinateurs. »

 

https://www.rt.com/business/555180-china-russia-trade-surge

Et le rouble continue son ascension :

« Le rouble russe a éclipsé 31 grandes monnaies en termes de croissance depuis le début de l’année 2022, devenant ainsi la monnaie la plus performante du monde, a rapporté Bloomberg mercredi.

Selon la publication, le rouble s’est renforcé de plus de 11 % par rapport au dollar américain depuis le début de l’année. Sur le marché international des devises, le taux de change du rouble a affiché une croissance encore plus importante, d’environ 12 % jusqu’à présent.

Lors des échanges à la Bourse de Moscou le 12 mai, le taux de change est tombé à 63 roubles par rapport au dollar américain – son plus fort depuis février 2020, et à 65 roubles par rapport à l’euro – le plus fort depuis près de cinq ans. »

 

https://www.rt.com/business/555354-ruble-named-worlds-best-performing-currency

 

Le suicide de l’Europe

Les premiers chiffre des conséquences de ce suicide à petit feu nous arrivent d’Allemagne :

« La production industrielle allemande a baissé plus que prévu en mars, selon les données publiées vendredi par l’office des statistiques du pays. Selon Destatis, les problèmes de chaîne d’approvisionnement liés à Covid ont été exacerbés par le conflit en Ukraine.

La production a reculé de 3,9 % le mois dernier, après une hausse de 0,1 % en février, dépassant de loin les attentes d’une baisse d’un pour cent. Sur une base annuelle, la production industrielle a chuté de 3,5 % en mars, après un bond de 3,1 % le mois précédent.

La production manufacturière a perdu 4,6 % en mars et la production énergétique a baissé de 11,4 %, tandis que la production dans le secteur de la construction a augmenté de 1,1 %, selon les données. Jeudi, il a été signalé que les commandes manufacturières ont enregistré une baisse de 4,7 % en glissement mensuel en mars.

La plus forte baisse a été enregistrée pour les biens d’équipement, utilisés par les entreprises dans la production, qui ont chuté de 8,3 %.

« En ces temps politiquement et économiquement difficiles, la diminution montre également une réticence croissante à investir », a déclaré l’office des statistiques dans un communiqué.

Les commandes étrangères en provenance de l’extérieur de la zone euro ont chuté de 13,2 % en mars, tandis que la demande en provenance de l’intérieur de la zone s’est renforcée de 5,6 %. Les commandes intérieures ont légèrement diminué de 1,8 %.

« De nombreuses entreprises ont encore des difficultés à exécuter leurs commandes en raison d’interruptions dans les chaînes d’approvisionnement, ce qui est dû à la poursuite des restrictions liées à la crise Covid-19 et à la guerre en Ukraine », a déclaré Destatis. »

 

https://www.rt.com/business/555074-german-industry-output-drop/

Les « solutions alternatives à l’énergie russe » n’ont pas l’air si facile à trouver :

« L’Allemagne et le Qatar ne sont pas parvenus à un accord concernant les contrats de fourniture de gaz naturel liquéfié (GNL) à long terme, a rapporté Reuters mardi, citant des personnes proches des discussions.

Selon le média, Berlin n’acceptera pas la demande du Qatar de signer des contrats d’une durée d’au moins 20 ans. Bien qu’elle cherche à mettre fin à sa dépendance à l’égard du gaz naturel russe dans le contexte de la situation en Ukraine, Berlin considère que ce délai est en contradiction avec son plan visant à réduire les émissions de carbone de 88 % d’ici à 2040.

« La question de la longueur des contrats de GNL, qui pourrait compromettre les objectifs de décarbonisation de l’Allemagne, fait partie des discussions en cours avec le Qatar », a déclaré l’une des sources à Reuters, notant que l’Allemagne n’est pas la seule nation désireuse de s’approvisionner en GNL auprès du Qatar.

Le Qatar veut également empêcher contractuellement l’Allemagne de détourner les livraisons de GNL vers d’autres États européens, et cette mesure n’est pas bien accueillie par l’UE, ont ajouté les sources.

L’une des sources a déclaré à la publication que l’accord sur le GNL entre le Qatar et l’Allemagne « ne devrait pas être conclu prochainement ». »

 

https://www.rt.com/business/555229-qatar-germany-lng-deal

 

« Le ministre hongrois des affaires étrangères, Peter Szijjarto, a déclaré que l’UE n’avait pas réussi à trouver un moyen d’atténuer les dommages causés par une proposition d’interdiction des livraisons de pétrole en provenance de Russie dans le cadre des sanctions liées à sa campagne militaire en Ukraine.

« Bruxelles n’a pas proposé de solution … qui pourrait gérer les impacts de type bombe atomique de cet embargo pétrolier potentiel contre la Russie sur l’économie hongroise », a déclaré M. Szijjarto mercredi.

 

https://www.rt.com/news/555297-hungary-eu-no-solution/

 

En mars, les États-Unis ont demandé au Brésil d’augmenter sa production de pétrole brut afin de freiner la flambée des prix dans un contexte de sanctions internationales contre la Russie, mais le Brésil a refusé, rapporte Reuters mardi.

Des responsables du gouvernement américain ont approché la compagnie pétrolière publique brésilienne Petrobras, a indiqué l’agence citant ses sources, alors que les prix du brut commençaient à augmenter dans le contexte de l’opération militaire russe en Ukraine et des sanctions internationales qui en découlent.

 

Les responsables sont toutefois repartis les mains vides, Petrobras ayant déclaré que les niveaux de production étaient déterminés par la stratégie commerciale plutôt que par la diplomatie et qu’une augmentation significative de la production à court terme ne serait pas possible d’un point de vue logistique, indique Reuters.

Le Brésil est le 11e exportateur mondial de pétrole, la plupart de son brut étant destiné à la Chine, aux États-Unis et à l’Inde, selon l’Observatoire de la complexité économique (OEC).

En mars également, les États-Unis ont proposé au Venezuela, qui possède les plus grandes réserves pétrolières prouvées au monde, d’alléger certaines des sanctions qui pèsent sur le pays en échange d’une augmentation des exportations de pétrole vers les États-Unis. Toutefois, Washington a ensuite fait marche arrière sur ce sujet. »

https://www.rt.com/business/555250-us-oil-request-rejected/

L’hiver prochain risque donc d’être glacial, pour les plus pauvres :

« Le PDG de Scottish Power, Keith Anderson, a déclaré au Daily Mail lundi qu’avec la montée en flèche des prix du gaz dans le sillage du conflit en Ukraine et des sanctions occidentales contre la Russie, la facture énergétique des ménages pourrait atteindre 2 900 £ (3 576 $) d’ici octobre. Avec quelque 10 millions de foyers britanniques potentiellement incapables de se chauffer, M. Anderson a appelé le gouvernement à mettre en place un programme de soutien.

Les ménages britanniques ont déjà vu leurs coûts énergétiques – y compris l’électricité et le chauffage – augmenter de 700 £ entre octobre et avril, et cette augmentation devrait s’accélérer, a averti M. Anderson.

« Cela va frapper incroyablement fort et immédiatement », a déclaré Anderson, dont la société fournit de l’électricité à certaines parties de l’Écosse, de l’Angleterre et du Pays de Galles. « Si rien d’autre ne se passe d’ici octobre, je pense que nous verrons une énorme augmentation des clients à prépaiement qui s’auto-déconnectent de fait – en ne rechargeant pas leur compteur à prépaiement parce qu’ils ne peuvent pas se le permettre ».

« Nous verrons également une augmentation massive des niveaux d’endettement des clients à débit direct, et une augmentation massive des personnes poussées des débits directs vers les compteurs à prépaiement afin que les entreprises puissent récupérer la dette », a-t-il poursuivi. « Nous nous dirigeons vers des temps vraiment difficilse qu’aucun d’entre nous ne voudrait subir ».

 

https://www.rt.com/news/555258-uk-energy-heating-cost/

Même les riches banques européennes commencent à souffrir :

« La nécessité de déprécier des actifs et de mettre de côté des liquidités pour se prémunir contre les ramifications économiques attendues des sanctions anti-russes a entraîné des milliards d’euros de pertes pour les banques européennes.

Les prêteurs ont jusqu’à présent encaissé une perte d’environ 9,6 milliards de dollars, avec en tête la Société Générale et UniCredit. ING et Intesa Sanpaolo ont indiqué que l’exposition à la Russie avait réduit leur bénéfice net combiné du premier trimestre de près de 2 milliards de dollars.

Plusieurs prêteurs ont déclaré que leurs perspectives pour l’année seraient revues à la baisse si l’impact du conflit entre la Russie et l’Ukraine sur l’économie mondiale s’aggravait. Intesa aurait réduit son objectif de bénéfices pour 2022, prévenant qu’un scénario « très prudent » envisage un coup encore plus dur.

Face à cette incertitude extrême, les directeurs des risques de plusieurs grandes banques européennes organisent des réunions avec les régulateurs et entre eux pour évaluer la fiabilité de leurs modèles et de leurs provisions, ont indiqué à Bloomberg des personnes au fait de la situation.

« Les défaillances d’entreprises sur nos marchés vont probablement augmenter » en 2022 dans un contexte de flambée des prix de l’énergie, d’inflation élevée et de perturbations de la chaîne d’approvisionnement, selon le directeur général de Commerzbank, Manfred Knof, cité par l’agence.

UniCredit a déclaré qu’elle pouvait absorber les derniers effets d’entraînement macroéconomiques dans ses activités plus larges grâce à ses niveaux de capital « solides », à la qualité de ses actifs et à ses réserves prudentes pour pertes sur prêts. L’une des banques européennes les plus présentes en Russie, UniCredit aurait subi une perte de 2 milliards de dollars alors qu’elle envisage une stratégie de sortie. »

https://www.rt.com/business/555082-european-banks-billions-russia-ukraine/

L’Estonie est, pour l’instant, en tête de cette course inflationniste européenne. Un avant-gout de ce qui attend les autres :

« L’indice estonien des prix à la consommation a connu une hausse spectaculaire de 18,8 % en glissement annuel en avril, les prix progressant plus rapidement qu’ils ne l’ont fait depuis des décennies, selon les dernières données révélées par Statistics Estonia.

L’agence a indiqué que les prix des biens et des services étaient respectivement 14,4 % et 27,8 % plus chers en avril par rapport à la même période de l’année précédente.

L’indice des prix à la consommation a été le plus touché par les changements de prix liés au logement, qui ont été responsables de plus de 40 % de la hausse totale, selon Viktoria Trasanov, analyste principal à Statistics Estonia.

Les prix de l’électricité auraient connu une hausse énorme de 119 %, tandis que l’énergie thermique est devenue 57,7 % plus chère qu’en avril 2021. Dans le même temps, le gaz a connu une hausse de 237,2 %. Les loyers ont également augmenté de 34,4 %.

« En avril, le régime de compensation automatique pour l’électricité, les frais de transport de l’électricité, le chauffage urbain, le gaz par pipeline et les frais de transport du gaz a pris fin », a expliqué M. Trasanov. »

https://www.rt.com/business/555124-estonia-prices-inflation-surge/

 

« Les prix à la consommation au Danemark ont atteint le niveau le plus élevé depuis 38 ans, selon les chiffres officiels de l’Office danois de la statistique.

Selon l’agence, l’indice danois des prix à la consommation (IPC) est passé de 5,4 % en mars à 6,7 % en avril. »

 

https://www.rt.com/business/555246-denmark-highest-inflation-40-years/

 

« La Grèce est le dernier pays de l’UE à être frappé par une inflation à deux chiffres, atteignant le niveau le plus élevé depuis 1994.

Selon l’autorité statistique hellénique (ELSTAT), l’inflation dans le pays a bondi à 10,2 % en glissement annuel en avril, contre 8,9 % le mois précédent. »

 

https://www.rt.com/business/555286-greece-inflation-double-digits/

Plutôt que d’aider financièrement sa population, l’Union Européenne préfère alourdir sa dette déjà faramineuse pour aider l’Ukraine. On se souviendra, en lisant cet article, qu’une telle aide à, en 2015, été refusée à la Grèce, pourtant un pays de l’UE. :

« L’Union européenne envisage de financer les dépenses de fonctionnement du gouvernement de Kiev pendant au moins trois mois, a rapporté Politico Europe lundi, citant des sources diplomatiques. Les 15 milliards d’euros seraient levés par le biais d’une nouvelle émission de dette, en utilisant le modèle établi pour l’allégement de la dette de Covid-19.

 

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré au Fonds monétaire international (FMI) qu’il avait besoin de 7 milliards de dollars par mois (1 dollar = 0,95 euro) pour payer les salaires, les retraites et d’autres dépenses publiques. Les États-Unis se sont engagés à fournir un tiers de cette somme au cours des trois prochains mois. L’UE a l’intention de combler la différence avec des obligations spéciales, selon Politico.

 

La Commission européenne (CE) a informé les ambassadeurs des pays membres de ce plan vendredi, selon le média. Il s’agit d’émettre une dette en utilisant des garanties des pays membres de l’UE. Le plan est structuré sur le modèle de SURE, le programme utilisé pour lever 100 milliards d’euros d’aide aux citoyens de l’UE qui ont perdu leur emploi en raison des blocages de Covid-19. Cette dette a ensuite été titrisée sous forme d’obligations d’une durée de 5 à 30 ans.

 

« Dès qu’il y a un problème d’argent, [la Commission] dit SURE ! » a déclaré un diplomate cité par Politico.

Le plan pourrait être dévoilé dès le 18 mai et au moins trois pays – dont l’Autriche, l’Allemagne et la Grèce – ont demandé des options alternatives, selon le média. Ils espèrent que des pays non membres de l’UE, comme le Japon, la Norvège et le Royaume-Uni, participeront également à l’effort, ce qui permettrait à l’UE de réduire le poids de sa dette. La France a également proposé que les chefs d’État et de gouvernement de l’UE discutent du problème lors d’un sommet qui se tiendra fin mai.

 

Entre-temps, le chef de la politique étrangère de l’UE, Josep Borrell, a proposé une autre option pour financer la reconstruction de l’Ukraine : confisquer les réserves de change russes actuellement gelées en vertu des sanctions de l’UE. M. Borrell a cité l’exemple de Washington qui a confisqué les fonds de la banque centrale afghane après le retrait des États-Unis d’Afghanistan et la prise de pouvoir par les talibans. Il est « tout à fait logique » d’utiliser les actifs russes de la même manière, a déclaré M. Borrell au FT dans une interview publiée lundi. »

 

https://www.rt.com/news/555214-eu-debt-ukraine-financing

La réponse russe à la proposition de Borrell ne s’est pas fait attendre :

« Saisir les réserves de change de l’État russe serait un acte de « non-droit total » et saperait la base même des relations internationales, a déclaré le vice-ministre des affaires étrangères, Alexander Grushko, commentant une idée lancée par le plus haut diplomate de l’UE, Josep Borell.

Dans une récente interview accordée au FT, M. Borrell a suggéré de saisir les réserves gelées de la Russie et de les utiliser pour couvrir les coûts de reconstruction de l’Ukraine une fois le conflit terminé. Réagissant à ces remarques, M. Grushko a déclaré à RIA Novosti que « l’appétit de l’UE vient en mangeant » et que la confiscation des avoirs serait « l’anarchie totale, la destruction du fondement même des relations internationales. »

 

De l’avis de Grushko, une telle décision, si elle est prise, « frappera les Européens eux-mêmes, frappera le système financier moderne et sapera la confiance en Europe et dans l’Occident en général. »

 

« C’est la loi de la jungle », a-t-il conclu. »

 

https://www.rt.com/russia/555184-grushko-borrell-assets-seizure/

Les sanctions sont si douloureuses pour l’Europe qu’elles commencent à créer des dissentions :

« Les ambassadeurs de l’UE ne sont pas parvenus jusqu’à présent à un accord sur un nouveau train de sanctions contre la Russie, la Hongrie continuant de s’opposer à une interdiction des importations de pétrole russe, a rapporté Bloomberg dimanche, citant des sources au fait des discussions. …

 

En début de semaine, la chef de la Commission européenne, Ursula von der Leyden, a confirmé que les propositions relatives au sixième train de sanctions comprenaient un embargo total sur le pétrole russe, mis en œuvre progressivement. Il s’agit sans doute de la mesure la plus sévère prise jusqu’à présent par l’UE elle-même, étant donné qu’en 2021, l’ensemble du bloc a reçu 25 % de ses importations de pétrole de la Russie, selon les données d’Eurostat.

 

Prenant acte des objections de la Hongrie et de la Slovaquie, qui dépendent fortement des importations russes, l’UE aurait proposé à ces deux pays, ainsi qu’à la République tchèque, de reporter l’application des sanctions à 2024. Les autres pays sont censés passer à d’autres sources d’approvisionnement au début de l’année prochaine au plus tard.

 

Toutefois, comme l’affirment les sources de Bloomberg, cette concession n’a pas suffi à convaincre la Hongrie, qui a continué à bloquer l’accord dimanche, lors de la réunion des 27 ambassadeurs de l’UE. Deux jours auparavant, le Premier ministre hongrois Victor Orban avait déclaré que l’interdiction du pétrole serait une « bombe nucléaire » pour l’économie de son pays et avait révélé qu’il souhaitait que l’UE lui donne cinq ans pour remplacer le pétrole russe.

L’interdiction du pétrole n’est apparemment pas la seule partie problématique du train de sanctions. L’interdiction proposée de fournir les navires et les services nécessaires au transfert du pétrole russe vers des pays tiers a fait sourciller la Grèce et Chypre qui, selon Bloomberg, « bloquent toujours » cette partie du paquet. »

 

https://www.rt.com/russia/555159-russia-eu-sanctions-agreement

Pourtant, les experts ne manquent pas pour dire que les sanctions sont contre productives :

« L’interdiction des importations de brut russe proposée par les autorités européennes ne fera qu’augmenter les revenus pétroliers de Moscou, selon Norbert Rucker, responsable de l’économie et de la recherche de nouvelle génération chez le gestionnaire de fortune suisse Julius Baer.

 

L’impact de l’interdiction sur la Russie est « discutable », a déclaré l’analyste dans une interview accordée au média suisse 20 Minuten, ajoutant que l’UE pourrait avoir de meilleures alternatives pour affaiblir la Russie, comme des tarifs punitifs.

 

En début de semaine, l’Union européenne a dévoilé un plan visant à interdire les importations de pétrole russe pour l’ensemble de ses 27 États membres. Cette mesure, qui devrait frapper les finances nationales de la Russie, s’inscrit dans le cadre d’une campagne de sanctions sans précédent lancée par l’Occident contre Moscou en raison de son opération militaire en Ukraine.

 

« La grande question est maintenant de savoir si l’Occident fait pression sur la Chine et l’Inde ; dans ce cas, l’embargo aurait un effet beaucoup plus important », a déclaré M. Rucker, ajoutant qu’une telle mesure rendrait difficile pour la Russie, riche en énergie, de trouver des acheteurs pour son brut dans le monde entier.

 

Selon l’expert, l’embargo devrait gonfler davantage les prix mondiaux du brut, qui ont grimpé jusqu’à 120 dollars le baril à un moment donné en mars, aidant la Russie frappée par les sanctions à augmenter ses revenus pétroliers.

« L’embargo n’affecte la Suisse qu’indirectement », a déclaré M. Rucker, ajoutant que le pays se procure la majeure partie de son pétrole auprès de raffineries européennes qui ont déjà soutenu le passage aux alternatives.

 

« Toutefois, une nouvelle hausse des prix du pétrole due à l’embargo se ferait sentir en Suisse également », a-t-il ajouté. »

 

https://www.rt.com/business/555153-russia-benefit-eu-oil-embargo/

Ce qui n’empêche pas la Grande Bretagne de rajouter d’autre sanctions :

« Le Royaume-Uni a annoncé de nouvelles sanctions commerciales contre la Russie : interdictions des exportations de plastique et de caoutchouc et droits de douanes prohibitifs sur les importations de platine et palladium.

 

Le gouvernement britannique a annoncé le 8 mai un nouveau train de sanctions commerciales contre la Russie et la Biélorussie, avec des interdictions d’exportation visant l’industrie russe et la hausse de tarifs douaniers, notamment sur le palladium.

 

« Cet important paquet de sanctions infligera encore plus de dommages à la machine de guerre russe », a déclaré la ministre du Commerce international, Anne-Marie Trevelyan, dans un communiqué. Les tarifs douaniers vont augmenter de 35 points de pourcentage, notamment pour le platine et le palladium – utilisé dans l’industrie automobile –, tandis que les interdictions d’exportation visent des biens destinés aux secteurs manufacturier et de machinerie lourde en Russie, comme le plastique, le caoutchouc ou encore des machines.

 

« La Russie est l’un des principaux pays producteurs de platine et de palladium et dépend fortement du Royaume-Uni pour exporter » ces produits, a souligné le gouvernement britannique. »

 

https://francais.rt.com/economie/98410-palladium-caoutchouc-royaume-uni-adopte-nouvelles-sanctions-commerciales-russie

La russophobie des dirigeants polonais atteint des sommets dangereux pour le reste de l’UE :

« Le nationalisme russe est une menace mortelle pour le monde et l’Occident doit faire à Moscou ce qui a été fait à l’Allemagne nazie, a écrit le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki dans un article d’opinion publié mardi par le journal britannique Telegraph. Il a omis de mentionner la « dénazification » de l’Allemagne après sa défaite militaire, mais a déclaré que la « dépoutinisation » de la Russie devait commencer « immédiatement », prévenant que l' »âme » de l’Occident serait en péril dans le cas contraire.

 

Morawiecki est l’un des critiques les plus virulents de la Russie et du président Poutine, qu’il a comparé à de nombreuses reprises au leader nazi Adolf Hitler et au dictateur soviétique Joseph Staline. Le nouvel article fait la même équation, mais se concentre sur la marque de nationalisme russe que, selon Morawiecki, Moscou utilise comme justification pour poursuivre des politiques malignes et très dangereuses.

 

Le fonctionnaire polonais a une vision sombre de la vision du monde russe, a-t-il expliqué. Le soi-disant « monde russe » est une idéologie impérialiste, « l’équivalent du communisme et du nazisme du 20e siècle », a-t-il insisté, « par laquelle la Russie justifie des droits et des privilèges inventés pour son pays. »

 

Le nationalisme russe « est un cancer qui consume non seulement la majorité de la société russe, mais constitue également une menace mortelle pour l’ensemble de l’Europe », a ajouté le Premier ministre. « Par conséquent, il ne suffit pas de soutenir l’Ukraine dans sa lutte militaire contre la Russie. Nous devons extirper entièrement cette nouvelle idéologie monstrueuse. »

 

Le fonctionnaire polonais a identifié Poutine comme la cheville ouvrière de la position de la Russie. S’il n’est « ni Hitler ni Staline », Poutine est « malheureusement … plus dangereux » grâce aux armes plus mortelles dont il dispose, comme les médias sociaux, a déclaré M. Morawiecki.

 

« Il n’y a pas si longtemps, la Pologne s’est engagée dans une guerre de l’information avec la Russie sur la genèse de la Seconde Guerre mondiale. Nous avons gagné, mais Poutine a atteint ses objectifs. Il a infecté l’internet avec des millions d’exemples de fausses nouvelles », a-t-il déclaré. Il faisait référence à la position de longue date de Varsovie selon laquelle l’Allemagne nazie et l’Union soviétique sont également responsables du conflit. Moscou qualifie cette position de révisionnisme historique qui insulte les sacrifices consentis par le peuple soviétique pour vaincre les nazis.

 

Morawiecki n’a pas appelé ouvertement les membres de l’OTAN à entrer en guerre contre la Russie, mais a laissé entendre que c’était la voie à suivre, demandant que la Russie reçoive le même traitement que l’Allemagne nazie après sa défaite.

 

« Tout comme l’Allemagne a jadis été soumise à la dénazification, aujourd’hui, la seule chance pour la Russie et le monde civilisé est la ‘députinisation’. Si nous ne nous engageons pas immédiatement dans cette tâche, nous ne perdrons pas seulement l’Ukraine, nous perdrons aussi notre âme, notre liberté et notre souveraineté », a-t-il déclaré.

 

Il a affirmé que la Russie « a entamé une longue marche vers l’Ouest » et que le seul choix qui s’offrait à la Pologne et aux autres nations occidentales était de savoir où arrêter le pays. »

 

https://www.rt.com/news/555351-morawiecki-russian-nationalism-cancer/

Quant au Japon, il est beaucoup moins suicidaire que l’Europe :

« Le Premier ministre japonais, Fumio Kishida, a déclaré que la suppression progressive de la dépendance à l’égard du pétrole russe prendra du temps, car Tokyo fera de son mieux pour « minimiser » l’impact négatif sur les entreprises et le citoyen moyen. Ces commentaires ont été faits juste après que le Groupe des Sept (G7) a décidé de cibler les importations de pétrole en provenance de Russie dans le cadre des sanctions liées à la campagne militaire en Ukraine.

 

Le G7 comprend les États-Unis, le Canada, la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne, l’Italie et le Japon.

« Pour un pays fortement dépendant des importations d’énergie, c’est une décision très difficile. Mais la coordination du G7 est très importante dans un moment comme celui-ci », a déclaré M. Kishida aux journalistes lundi.

 

« Quant au calendrier de réduction ou d’arrêt des importations de pétrole [russe], nous l’envisagerons en jaugeant la situation réelle », a-t-il ajouté. « Nous prendrons notre temps pour prendre des mesures en vue d’une élimination progressive ».

 

Le Premier ministre a déclaré que Tokyo « minimisera les effets négatifs » de l’arrêt progressif sur les entreprises et les personnes ordinaires. »

 

https://www.rt.com/news/555171-japan-russian-oil-phaseout

Mais, pour faire bonne figure auprès des Etats Unis, ce pays va quand même imposer quelques sanctions symboliques :

« Le gouvernement japonais a imposé une nouvelle série de sanctions à la Russie en raison de la poursuite de son action militaire en Ukraine. Les mesures restrictives visent huit responsables russes, des hommes d’affaires et des membres de leur famille, dont le Premier ministre Mikhaïl Mishustin, ainsi que plus de 130 personnes des républiques du Donbass, a déclaré le ministère japonais des Affaires étrangères dans un communiqué mardi.

 

Les dirigeants des républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, Denis Pushilin et Leonid Pasechnik, figurent également sur la liste.

 

Les mesures restrictives impliquent le gel des avoirs de ces personnes au Japon, a précisé le ministère. Tokyo a également interdit les exportations destinées à 71 entreprises russes, dont des chantiers navals et des installations de recherche, ainsi que des entreprises de défense. Le fabricant public russe de systèmes antiaériens, Almaz-Antey, figure parmi les entreprises visées par les sanctions. »

 

https://www.rt.com/news/555264-japan-new-sanctions-russia-ukraine/

 

Des nouvelles du front

Avec le témoignage en français d’un mercenaire québécois parti « défendre l’Ukraine » :

« Après avoir passé deux mois en Ukraine, Wali tire un bilan « plutôt décevant » du déploiement de combattants volontaires occidentaux, qui a commencé début mars, à la suite d’un appel du président Volodymyr Zelensky. Le nombre de volontaires qui se sont manifestés – plus de 20 000, selon différentes estimations – a été si important que le gouvernement ukrainien a dû créer d’urgence la Légion internationale pour la défense territoriale de l’Ukraine, le 6 mars.

 

Mais pour la plupart des volontaires qui se sont présentés à la frontière, se joindre à une unité militaire a été une galère. ….

 

Trois personnes qui ont réclamé l’anonymat ont décrit à La Presse des promesses d’armement et de matériel de protection faites par le chef de la Brigade normande qui ne se sont jamais concrétisées. Certains des volontaires se sont retrouvés à une quarantaine de kilomètres du front russe sans aucun équipement de protection. « S’il y avait eu une percée russe, tout le monde aurait été à risque. C’était une attitude irresponsable de la part de la Brigade », affirme un de ses anciens soldats, qui a demandé qu’on taise son nom pour des raisons de sécurité. »

 

https://www.lapresse.ca/actualites/2022-05-06/retour-du-tireur-d-elite-wali/la-guerre-c-est-une-deception-terrible.php

Une guerre est aussi un hall d’exposition pour les constructeurs d’armements, l’occasion de montrer la qualité de leurs productions. En Ukraine c’est, jusqu’à maintenant, bon point pour les armes russes et mauvais point pour les armes occidentales :

« Les systèmes antichars Javelin de fabrication américaine ont été loués pour leur efficacité par les responsables de Washington et ont été transformés par les médias occidentaux en un symbole de la résistance de l’Ukraine dans le conflit avec la Russie. Mais un commandant des marines ukrainiens, qui a été capturé pendant les combats pour Mariupol, a révélé à RT que le matériel n’est pas vraiment à la hauteur des allégations.

 

« Les javelots ne se sont pas avérés utiles, notamment dans la guerre urbaine », a déclaré le colonel Vladimir Baranyuk, commandant de la 36e brigade d’infanterie navale ukrainienne.

 

« Nous n’avons même pas pu en lancer un. Je pense que c’est complètement inutile dans un environnement urbain, car il y a toujours quelque chose qui gêne », a-t-il expliqué.

 

L’unité de Baranyuk était également armée d’armes antichars légères de nouvelle génération (NLAW), fournies par la Grande-Bretagne, mais celles-ci avaient également leurs défauts, selon l’officier.

 

« Quant aux lance-missiles NLAW, nous les avons utilisés plus souvent que les Javelins, mais ils ont leur propre problème : la batterie se vide par temps froid, ce qui rend le lancement impossible », explique-t-il. »

 

https://www.rt.com/news/555144-ukraine-javelin-nlaw-mariupol/

Mais si les Javelins ne servent pas à grand-chose pour les militaires ukrainiens, ils permettent au moins de faire tourner l’industrie de l’armement étasunien :

« Le complexe militaro-industriel veut plus d’argent pour résoudre le problème des stocks d’armes.

Le député Mike Gallagher, un républicain du Wisconsin, a affirmé que la précipitation des États-Unis à armer l’Ukraine a « brûlé » des années de stocks d’armes, entravant la capacité de Washington à armer simultanément Taïwan contre un conflit potentiel avec la Chine. Pendant ce temps, la vaste industrie militaire américaine fait pression sur la Maison Blanche pour obtenir davantage de contrats.

 

« Nous sommes à court de stocks », a déclaré vendredi Gallagher, qui siège à la commission des services armés de la Chambre des représentants, à Fox News. « Nous venons de brûler sept ans de Javelins et ce n’est pas seulement important alors que nous continuons à essayer d’aider les Ukrainiens à gagner en Ukraine, c’est important alors que nous essayons simultanément de défendre Taïwan contre l’agression du Parti communiste chinois. »

 

« Ils vont avoir besoin d’avoir accès à certains de ces mêmes systèmes d’armes, et nous n’avons tout simplement pas les stocks actuels pour combler ce que nous avons dépensé en Ukraine », a-t-il poursuivi. »

 

https://www.rt.com/news/555167-javelin-weapon-stockpile-low/

Les industries de l’armement européenne ne seront pas en reste :

« La ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, a confirmé, lors d’une visite à Kiev, que son pays, ainsi que les Pays-Bas, fourniront à l’Ukraine des armes lourdes de pointe, notamment le Panzerhaubitze 2000, et commenceront à former les militaires ukrainiens « dans les prochains jours ».

 

Accompagnée de son homologue néerlandais, Wopke Hoekstra, pour une partie de la visite en Ukraine, Mme Baerbock a déclaré que les sept obusiers que l’Allemagne donne à Kiev pour lui permettre « de protéger ses villes contre de futures attaques » arriveront en Ukraine avant la fin de la formation militaire. Ainsi, a-t-elle expliqué lors d’une conférence de presse avec son homologue ukrainien, Dmitry Kuleba, les soldats seront prêts à utiliser l’équipement immédiatement après leur retour d’Allemagne dans la zone de guerre.

 

La décision de Berlin d’envoyer des obusiers automoteurs en Ukraine, annoncée il y a trois jours par la ministre de la défense Christine Lambrecht, marque un nouveau revirement dans la politique allemande post-nazie consistant à ne pas envoyer d’armes lourdes dans les zones de guerre.

 

« Nous continuerons à soutenir l’Ukraine européenne et libre. Les questions humanitaires, financières, économiques, technologiques, politiques et énergétiques », a déclaré M. Baerbock.

 

https://www.rt.com/russia/555260-germany-ukraine-weapons-minister

Zelensky et son gouvernement sont un groupe de menteurs invétérés face aux médias et autres gouvernements. Mais il ment aussi à ses propres citoyens et militaires :

« L’Ukraine a dit aux troupes assiégées par les forces russes à Marioupol que de l’aide était en route, mais n’a fait aucune tentative réelle pour mettre fin au blocus de la ville, a déclaré à RT le commandant de la 36e brigade d’infanterie navale du pays.

 

Le colonel Vladimir Baranyuk et son unité ont été chargés de surveiller la périphérie nord de Mariupol, une ville portuaire stratégique du sud-est de l’Ukraine, dans le cadre de l’opération militaire russe dans le pays.

 

Il a même reçu le titre de Héros de l’Ukraine pour son « courage et ses actions efficaces pour repousser les attaques ennemies ». Kiev a affirmé que le colonel et les autres défenseurs de Mariupol ne se rendraient jamais.

 

Kiev a affirmé que le colonel et les autres défenseurs de Mariupol ne se rendraient jamais. Mais alors que les forces russes continuaient à gagner du terrain, Baranyuk a fini par se rendre pacifiquement après avoir été capturé lors d’une tentative ratée de fuite de la ville.

 

Il a été appréhendé alors qu’il se cachait dans les champs avec un certain nombre de ses hommes, à quelques kilomètres au nord de Mariupol.

 

Le commandant des marines affirme aujourd’hui que le gouvernement ukrainien lui a menti, ainsi qu’à ses troupes, afin de les maintenir au combat.

 

« Kiev nous a dit de tenir bon, [disant] que les unités qui lèveront le blocus arrivent, qu’elles seront bientôt là », a déclaré Baranyuk à RT.

 

La promesse a été faite malgré le conseiller du président Volodymyr Zelensky, Alexey Arestovich, qui a ouvertement reconnu dans des interviews que Kiev « ne sera pas en mesure de sauver » ses forces à Mariupol.

 

« On nous a promis une certaine aide. Naturellement, cette aide n’est pas arrivée. Et cela nous a poussés à sortir », a déclaré le colonel, expliquant sa décision de fuir.

Ce fut « douloureux » pour les troupes lorsqu’elles ont réalisé qu’elles avaient été laissées pour mortes, mais « tout le monde, y compris moi-même, a fini par le comprndre », a ajouté Baranyuk. »

 

https://www.rt.com/russia/555139-ukraine-mariupol-surrender-baranyuk

Quant au ministre de la défense britannique, il se ment à lui-même :

« Le ministre britannique de la défense s’est dit convaincu que l’Ukraine, qui est approvisionnée en armes par le Royaume-Uni et d’autres pays occidentaux, est capable de remporter la victoire militaire dans son conflit avec la Russie.

 

« Il est très possible que l’Ukraine brise l’armée russe au point qu’elle doive soit revenir à la situation d’avant février, soit se replier sur elle-même », a déclaré Ben Wallace lors d’un discours au National Army Museum de Londres lundi.

Le président russe Vladimir Poutine « doit se rendre compte qu’il a perdu sur le long terme, et il a absolument perdu. La Russie n’est plus ce qu’elle était », a-t-il ajouté.Wallace semble être plus optimiste sur les événements sur le terrain que certains responsables de Kiev. Dimanche, le conseiller du président Volodymyr Zelensky, Alexey Arestovich, a reconnu qu’il était actuellement impossible pour l’Ukraine de renverser la situation sur la ligne de front. »

 

https://www.rt.com/news/555187-uk-ukraine-wallace-putin

L’Ukraine serait-elle en train d’utiliser le gaz russe comme moyen de chantage ?

« L’Ukraine a suspendu mercredi l’acheminement du gaz naturel russe vers l’Europe, tout en accusant Moscou d’être responsable de cette perturbation. Le gaz russe avait jusqu’à présent circulé sans interruption dans les gazoducs traversant l’Ukraine malgré les activités militaires.

Dans un communiqué publié mardi en fin de journée, le gestionnaire du réseau de transport de gaz ukrainien a déclaré qu’il avait décidé de suspendre les opérations à un point de transit majeur, Sokhranovka, en raison des « interférences des forces d’occupation ». La station traite jusqu’à 32,6 millions de mètres cubes par jour, soit environ un tiers du gaz russe qui transite par l’Ukraine vers l’Europe, selon l’opérateur.

 

Pendant ce temps, le géant russe de l’énergie Gazprom a déclaré qu’il ne voyait aucune raison à cette perturbation, ajoutant qu’il ne peut pas réacheminer les fournitures vers un autre point d’entrée, Sudzha, car la reconfiguration serait « techniquement impossible. »

 

« Le transit par Sokhranovka a été assuré dans son intégralité, il n’y a pas eu de plaintes des contreparties et il n’y en a pas », a déclaré Gazprom sur son canal officiel Telegram. « Gazprom remplit pleinement toutes ses obligations envers les consommateurs européens, fournit du gaz pour le transit conformément au contrat et à l’accord de l’opérateur, les services de transit sont entièrement payés. »

 

Le porte-parole de Gazprom, Sergey Kupriyanov, a déclaré mercredi que l’Ukraine n’a laissé qu’un seul point d’entrée pour le transit du gaz russe vers l’Europe, ce qui réduit considérablement la fiabilité des approvisionnements. « Sur la base du schéma d’écoulement russe, le transfert de volumes vers Sudzha est technologiquement impossible. C’est clairement écrit dans l’accord de coopération, et la partie ukrainienne en est parfaitement consciente », a déclaré Kupriyanov à la chaîne Rossiya 24.

 

La société a souligné une diminution de 34 % des fournitures de gaz russe à l’Europe en raison des actions de Kiev. »

 

https://www.rt.com/russia/555265-gazprom-gas-ukraine-europe

Du coup :

« Le régulateur allemand de l’énergie a déclaré mercredi que les flux de gaz russe au point frontalier de Waidhaus, venant d’Ukraine, avaient diminué de 25 % par rapport à la veille. Cette annonce intervient alors que Kiev a suspendu un tiers des livraisons de gaz russe à l’Europe.

 

Le commentaire du régulateur fait écho à une déclaration antérieure du ministère allemand de l’économie selon laquelle les flux de gaz russe via le principal point de transit en Ukraine se sont taris. Selon le régulateur, les importations globales de Berlin sont restées stables car elles ont été plus que compensées par des volumes plus élevés en provenance de Norvège et des Pays-Bas.

 

Les prix du gaz en Europe ont d’abord grimpé après la coupure de l’Ukraine, dépassant 1 100 dollars par millier de mètres cubes de gaz tôt mercredi. Selon les experts, la situation conduira inévitablement à une hausse des prix, les consommateurs européens évaluant la diminution des volumes. »

 

https://www.rt.com/business/555302-germany-russian-gas-supply-drop

Pour accentuer cette guerre du gaz qui frappe essentiellement l’Europe :

« La major russe de l’énergie Gazprom a déclaré jeudi qu’elle ne pourra pas utiliser la section polonaise du gazoduc Yamal-Europe pour le transit du gaz vers l’Europe en raison des sanctions de rétorsion de Moscou.

Le porte-parole de la société, Sergey Kupriyanov, a précisé que le site appartient à EuRoPol GAZ, qui est une coentreprise entre Gazprom et la major gazière polonaise PGNiG. Cette dernière est l’opérateur de la partie polonaise du gazoduc Yamal-Europe.

 

Mercredi, Moscou a approuvé une liste d’entreprises à l’égard desquelles elle appliquera des mesures économiques spéciales. La liste comprend 31 entreprises, dont l’entreprise polonaise EuRoPol GAZ, ainsi que l’ancienne unité allemande de Gazprom. La filiale appartenant à la Russie a été saisie par les autorités allemandes le mois dernier et pourrait potentiellement être nationalisée.

 

« Pour Gazprom, cela signifie une interdiction d’utiliser un gazoduc appartenant à EuRoPol GAZ pour transporter du gaz russe à travers la Pologne », a déclaré l’entreprise sur son canal officiel Telegram.

 

Le président russe Vladimir Poutine a décrété le 3 mai qu’aucune entité russe ne serait autorisée à conclure des accords avec les personnes figurant sur la liste des sanctions, ni même à remplir ses obligations dans le cadre des accords existants. »

 

https://www.rt.com/business/555379-russia-stops-gas-transit-poland

Pendant ce temps, il semblerait que le gouvernement Taiwanais soit pressé que son pays ressemble à l’Ukraine :

« Le ministre taïwanais des Affaires étrangères, Joseph Wu, espère que le monde imposera des sanctions à Pékin si celle-ci attaque Taipei, à l’instar de celles auxquelles est confrontée Moscou en raison de son offensive en Ukraine. La Chine a déclaré qu’elle ne se laisserait pas intimider par les discussions sur les sanctions et l’isolement, mettant en garde contre le risque de « copier/coller » la crise ukrainienne sur la région Asie-Pacifique.

 

Vendredi, le ministère taïwanais des affaires étrangères, qui s’était précédemment joint aux pays occidentaux pour sanctionner la Russie, a annoncé des mesures restrictives à l’encontre du Belarus. S’adressant aux journalistes le lendemain, M. Wu a admis qu’il n’y avait pratiquement aucun lien commercial entre Taïwan et ces pays et que cette mesure était donc purement symbolique.

 

« Si nous sommes menacés ou envahis par la force par la Chine à l’avenir, nous espérons également que la communauté internationale comprendra Taïwan, soutiendra Taïwan et sanctionnera ce type de comportement agressif. Par conséquent, Taïwan se tient aux côtés de la communauté internationale et prend ces mesures », a expliqué le ministre.

 

Les remarques du ministre taïwanais sont intervenues le lendemain du jour où Pékin a averti les États-Unis et ses partenaires qu’il ne se laisserait pas intimider par des menaces. »

 

https://www.rt.com/news/555142-china-taiwan-sanctions-west

Traduit par Wayan pour le Saker Francophone

La troisième guerre patriotique

Par : hervek

Par Batiushka − Le 7 mai 2022 − Source thesaker.is

Fête orthodoxe russe de la Saint-Georges 2022

Je ne suis pas un homme technico-militaire, mais j’ai des liens très forts avec l’armée et un vif intérêt pour l’histoire militaire, tant russe qu’occidentale, ainsi que pour la géopolitique, pour avoir donné des conférences à ce sujet. J’ai vécu en Russie soviétique dans les années 1970, j’ai connu ses faiblesses, ses forces et aussi sa béance, tout en sachant qu’elle finirait par tomber, car même à cette époque, plus personne ne croyait au communisme. Tout continuait par inertie. L’effondrement était inévitable. Je connais aussi très bien la Russie contemporaine, l’Ukraine, le Belarus, les pays baltes et la Moldavie. En fait, j’étais à Kiev pas plus tard qu’en octobre dernier. On m’a montré le bâtiment de la police secrète du SBU/CIA dans le centre et on m’a demandé d’étouffer ma voix lorsque nous passions devant. Personne ne voulait visiter les salles de torture situées au sous-sol.

Introduction : La guerre

L’opération spéciale visant à libérer le Donbass russe de l’oppression fasciste, qui a débuté le 24 février 2022, signifiait une guerre entre la Fédération de Russie et le régime de Kiev, qui, sous la pression de l’Occident, refusait de faire marche arrière. Cela signifierait inévitablement une guerre entre la Russie et l’OTAN, même si le champ de bataille réel serait toujours limité à l’Ukraine. Je suis fermement convaincu que le gouvernement russe savait tout cela et prévoyait les conséquences, à savoir que l’Occident interviendrait avec toute la puissance économique, politique, militaire et technologique du complexe militaire USA/OTAN. C’est pourquoi le Donbass a dû attendre sa libération pendant huit longues et sinistres années. La Russie a dû se préparer très soigneusement à l’inévitable.

La préparation

Rappelons comment la Russie soviétique est tombée par trahison, pour finir par se dissoudre le 25 décembre 1991. En octobre 1993, 4 000 Marines américains (je connais l’un d’entre eux) ont été envoyés par avion sur une base située à l’extérieur de Moscou. C’était juste au cas où le soulèvement populaire contre la « démocratie » et l’ivrogne marionnette occidentale et traître Eltsine irait dans le sens de la Russie et contre la « thérapie de choc » des néoconservateurs et de leurs privatiseurs. La répression du mouvement de libération d’octobre a fait 5 000 morts russes. Le soutien américain était là, mais il n’a pas été nécessaire de l’utiliser, car il y avait suffisamment de traîtres russes pour faire eux-mêmes la sale besogne.

La faiblesse et la trahison interne de la Russie sont les raisons pour lesquelles le gouvernement russe a trahi la Serbie dans les années 1990 et la Libye en 2011 – il était bien trop faible pour tenir tête à l’Occident. Après que la Crimée soit retournée démocratiquement à la Russie après 60 ans (1954-2014) avec le référendum internationalement observé en 2014, l’Occident a encore appliqué des sanctions illégales à la Russie. Moscou savait alors que toute action visant à libérer l’Ukraine de la junte occidentale de Kiev devait être préparée très soigneusement, car les sanctions ne feraient que se multiplier. Quels préparatifs devaient être effectués ?

Tout d’abord, il y avait le front diplomatique et commercial. Il fallait mettre des alliés de son côté, en Eurasie avec la Chine, l’Iran, l’Inde, la Turquie (la Russie sauvant au dernier moment Erdogan de la tentative d’assassinat américaine en juillet 2016), la Hongrie, puis, du Venezuela au Brésil, l’Amérique latine et ensuite, de l’Égypte à l’Afrique du Sud, l’Afrique. En ce qui concerne le monde occidental, notamment l’UE, il y avait une chance de présenter le point de vue russe à travers RT, car à cette époque la censure occidentale n’était pas encore totale.

Deuxièmement, il y avait la modernisation des forces armées russes à entreprendre, avec de nouvelles armes non nucléaires, des missiles hypersoniques, des drones, des technologies électroniques, dont certaines seraient testées en Syrie.

Troisièmement, il y avait la politique de substitution des importations à mettre en œuvre afin de rendre la Russie indépendante en cas de nouvelles sanctions occidentales illégales.

Pourquoi cela a-t-il commencé le 24 février 2022 ?

Quatre éléments déclencheurs ont été à l’origine de l’opération spéciale du 24 février.

Tout d’abord, le régime Zelensky souhaitait que l’Ukraine devienne membre de l’OTAN. La faible Fédération de Russie postcommuniste avait déjà commis cette erreur à plusieurs reprises, en permettant à l’Europe de l’Est, notamment aux pays baltes, à la Pologne et à la Roumanie, de rejoindre ce racket de protection agressif. C’est ainsi que les États tampons d’Europe de l’Est de l’après-guerre, qui constituaient une zone démilitarisée pour la Russie, ont pris fin. Après tout, si vous avez été envahi par l’Ouest très régulièrement pendant 800 ans, laissant 27 millions de vos citoyens morts lors de la dernière invasion, ne voudriez-vous pas également une zone tampon démilitarisée pour vous protéger ? L’OTAN offensive d’après-guerre est la seule raison pour laquelle le Pacte de Varsovie défensif a dû être mis en place.

Ensuite, avec des missiles sur les bases américaines en Pologne et en Roumanie et des troupes de l’OTAN paradant avec suffisance à la frontière estonienne avec la Russie, l’Ukraine a alors menacé de se doter d’armes nucléaires. Zelensky, lisant son scénario américain comme un véritable acteur, s’attendait-il vraiment à ce que la Russie ne réagisse pas à cela ?

Troisièmement, les États-Unis, non sans l’aide de leur proconsul local, le cocaïnomane Hunter Biden, ont installé une trentaine de biolabs en Ukraine. Leur objectif ? Trouver des virus génétiquement concoctés pour infecter les Russes. La Russie ne se défendrait-elle pas ?

Quatrièmement, bien qu’il soit possible que la Russie ne l’ait découvert qu’un jour ou deux après le début de l’opération spéciale, bien qu’il soit possible qu’elle le sache parfaitement à l’avance, l’armée de Kiev, manipulée, instruite et armée par l’OTAN, avait un plan pour envahir le Donbass russe et génocider sa population. Si elle avait réussi, il est peu probable qu’elle se serait arrêtée à la frontière russe. Truss, le ministre britannique des affaires étrangères suprêmement stupide, a laissé échapper que l’OTAN avait déjà Rostov et Voronezh dans sa ligne de mire.

Après huit ans de tentatives de négociation, que la Russie a utilisées pour gagner du temps afin de se préparer à la guerre en cas d’idiotie occidentale, ce n’est que parce qu’il n’y avait pas d’alternative qu’elle a envoyé quelques troupes dans une opération militaire initialement limitée.

Une lutte pour la survie

Il s’agit maintenant d’une guerre d’usure. La Russie doit détruire toutes les armes et les troupes occidentales et de l’OTAN qui entrent en Ukraine depuis la Pologne ou d’autres pays dès que possible, plus vite qu’elles ne peuvent être envoyées. Et cela doit se poursuivre jusqu’à ce que l’Occident cède, car une grande partie du matériel de guerre occidental aura été détruite au prix d’énormes pertes financières pour lui-même.

La Russie s’appuie également sur les problèmes économiques que l’Occident s’impose à lui-même. L’Occident, et pas seulement l’UE, souffre déjà sur le plan économique. Il pourrait facilement y avoir des soulèvements populaires en raison de l’inflation et du coût incroyable de l’énergie. L’automne et l’hiver prochains seront très difficiles. Et les embargos sur les céréales et les engrais russes n’ont pas encore frappé. Attendez que le coût des denrées alimentaires augmente de 100 % dans les pays occidentaux, au lieu d’augmenter de 10 % comme aujourd’hui : alors vous aurez des émeutes dans les rues et des pillages de supermarchés. Quant à la monnaie ukrainienne, elle ne vaut rien, soutenue par le FMI dirigé par les États-Unis, qui ont volé en 2014 les 15 milliards de dollars de réserves d’or ukrainiennes en prévision. Sinon, l’Ukraine aurait fait défaut depuis longtemps.

Les enjeux sont énormes pour tous. La Chine se tient derrière la Russie parce que celle-ci est comme un bouclier pour elle. Si la Russie tombe, la Chine sera la suivante et elle le sait, c’est pourquoi elle soutient la Russie. Le péril blanc se dirigera ensuite vers la Chine, faisant passer le suicide collectif imposé par les Britanniques lors des « guerres de l’opium » pour un simple pique-nique. Il n’y aura pas de reprise de Taïwan dans un avenir proche, mais des économistes de Harvard et des banquiers d’affaires qui prendront le pouvoir et s’empareront de milliards à Pékin, comme en Russie après 1991. Et puis, au milieu des guerres civiles, des millions et des millions de Chinois prendront la voie du suicide, exactement comme cela s’est produit dans la Russie des années 1990. Ne vous y trompez pas, il s’agit d’une bataille pour la survie des sept milliards du monde contre le milliard [occidental, NdT].

C’est pourquoi la Russie reste aujourd’hui ferme, avec 80% de la population derrière le président Poutine, contrairement au monde occidental où il est rare de trouver un dirigeant qui a plus de 30% de soutien. Pourquoi ? C’est simple : Le président Poutine aime son pays, c’est un patriote : Les dirigeants occidentaux ne sont pas des patriotes, ce sont des mercenaires vénaux, pas plus que les gouvernements fantoches américains en Europe de l’Est. Les seuls Russes qui s’opposent au président Poutine sont les traîtres, recrutés par la CIA, et il y en a encore pas mal à Moscou et ailleurs, mais nous ne citerons pas de noms ici.

Il est vrai qu’une grande partie de la cinquième colonne de traîtres de Moscou est déjà partie ou est en train de partir, Tel Aviv étant une destination populaire pour eux. Pour la Russie, il ne s’agit pas d’un conflit localisé à ses frontières, comme cela apparaît encore à la plupart des Occidentaux, bercés d’illusions par leurs ministères (« médias ») de propagande de Goebbels. Pour la Russie, il s’agit tout autant d’une lutte pour la survie que la Seconde Guerre mondiale. C’est la troisième grande guerre patriotique. Laissez-moi vous expliquer.

Pour ceux qui ne le savent pas, l’invasion de la Russie en 1812 par Napoléon et ses hordes barbares multinationales est connue sous le nom de Première guerre patriotique. L’invasion de 1941 par Hitler et ses hordes barbares multinationales est connue sous le nom de deuxième guerre patriotique. Nous pensons que, tout comme la guerre défensive de 1941-1945 a été appelée la deuxième guerre patriotique, la guerre défensive de 2022- ? sera appelée la troisième guerre patriotique. Varsovie et Bucarest, Berlin et Paris, soyez attentifs.

Quand est-ce que tout a commencé ?

Quand tout cela a-t-il commencé ? En fait, ce n’est pas le 24 février 2022. Certains, à contrecœur, admettront que c’est le changement de régime opéré par les États-Unis en 2014, avec son prix de 5 milliards de dollars pour l’infortuné contribuable américain. À contrecœur, certains pourraient admettre que cela remonte encore plus loin, à novembre 1989, à la chute du Mur. Certains pourraient suggérer deux générations auparavant, en septembre 1939, lorsque Staline a pris à la Pologne le calice empoisonné de l’Ukraine occidentale, la Galicie, et a dû y mener une guerre contre les partisans fascistes, soutenue par la CIA, jusqu’en 1958.

Certains pourraient suggérer qu’il y a exactement 100 ans, en 1922, lorsque Lénine, atteint de syphilis cérébrale, a transféré de la Russie à l’Ukraine la moitié méridionale et orientale de l’actuelle Ukraine, car il voulait que le prolétariat industriel pro-communiste du sud et de l’est fasse contrepoids au nord et à l’ouest de la véritable Ukraine agricole. Mais on pourrait aussi remonter à 1914, l’invasion de l’Empire russe par l’Allemagne, l’Autriche-Hongrie et la Turquie. C’est exactement 100 ans avant la révolution de couleur de 2014 orchestrée par les États-Unis à Kiev, avec ses snipers lituaniens sur le toit de l’ambassade américaine à Kiev assassinant des policiers ukrainiens, puis les États-Unis rejetant la responsabilité de la « répression » sur le gouvernement pro-russe démocratiquement élu.

Conclusion : Un combat jusqu’au bout

La Russie doit gagner cette guerre contre l’OTAN. Cependant, la dernière chose que la Russie souhaite, c’est une guerre nucléaire, même si certains imbéciles en Occident en parlent beaucoup. Et aussi tentantes que puissent être les cibles des quelque 1 000 bases américaines dans le monde, la Russie ne veut certainement pas que la guerre s’étende au-delà du territoire ukrainien actuel. Si la Russie ne gagne pas, la Fédération de Russie sera humiliée et démantelée et deviendra un autre groupe de colonies pour les voleurs d’actifs et les esclavagistes occidentaux. Alors le rêve britannique pour son coup d’état de 1917, transformé en cauchemar parce que ce rêve stupide a permis au bolchevisme d’arriver au pouvoir, deviendra réel.

Ensuite, ce sera au tour de la Chine de tomber, puis le reste du monde encore libre, bien que pour l’instant appauvri et exploité, tombera comme des dominos entre les mains de l’Occident néo-colonial. Et ce sera la fin du monde, sous la dictature mondiale des États-Unis, connue par euphémisme sous le nom de « monde unipolaire ». Nous ne sommes pas prêts pour cela. Nous préférons nous battre. Comme l’a dit le président Poutine, nous ne souhaitons pas vivre dans un monde sans Russie. Comme nous l’avons déjà dit, c’est notre SEULE chance de travailler à une Union de républiques souveraines (NON soviétiques) sociales (NON socialistes) et à une Alliance de pays qui favorisent la prospérité et la justice, et non la pauvreté et l’injustice.

Batiushka

Traduit par Hervé pour le Saker Francophone

Les élitistes de Twitter sont trop stupides pour comprendre qu’Elon Musk est en train de sauver la plateforme

Par : hervek

Par Brandon Smith − Le 21 avril 2022 − Source Alt-Market

Au cours de l’année écoulée, les grandes entreprises technologiques et les grands médias ont appris une leçon précieuse : « Get Woke, Go Broke » n’est pas seulement un mantra, c’est une règle. Nous venons de voir des entreprises telles que Netflix subir une défaite massive sur le marché à cause de leur orgueil démesuré et de leur présomption qu’elles peuvent simplement dicter le chemin de notre culture d’en haut par le biais de la propagande gauchiste. CNN vient de fermer son service premium « + » au bout d’un mois parce que personne ne lui fait assez confiance pour lui verser de l’argent de poche pour son contenu. Et Disney est sur le point de perdre sa charte municipale en Floride parce qu’ils pensaient être en charge de l’état et de ses lois, alors qu’en fait ils ne le sont pas.

Les entreprises Woke meurent lentement mais sûrement et les gauchistes ne semblent pas comprendre la situation. Ils n’admettront jamais ouvertement que la raison pour laquelle ces entreprises connaissent un déclin est due à leur position politique sectaire qui justifie l’endoctrinement forcé de tout le monde, y compris des enfants. Ils diront que c’était la Covid-19, ils diront que c’était l’inflation, ils diront que c’était la bigoterie, mais en réalité c’était toujours eux. Personne ne les aime, et les gens réalisent enfin qu’ils n’ont pas à dépenser de l’argent pour acheter des produits de gauchistes fous qu’ils n’aiment pas.

À cet égard, Twitter est un peu une énigme. L’entreprise de médias sociaux est passée d’un espace relativement inoffensif permettant aux gens de commercialiser des entreprises en ligne et aux politiciens et aux célébrités de dialoguer avec leurs adeptes ou leurs détracteurs, à un champ de bataille vicieux envahi par des fanatiques gauchistes déterminés à utiliser la plateforme comme une arme pour faire taire les dissidents et détruire la vie des personnes qui ne sont pas d’accord avec eux. La plateforme est passée du statut de média social moyen à celui de berceau du mal. Si je devais décrire ce que Twitter représente réellement aujourd’hui, je dirais qu’il s’agit d’une tentative de construction d’un esprit de ruche mondial, un lieu où chacun est contraint de se conformer aux idéaux de l’establishment par la pression des pairs et l’agression collective.

En d’autres termes, Twitter est l’antithèse d’une société de liberté d’expression, un test bêta pour l’avenir de l’autoritarisme, où l’on croit pouvoir s’exprimer, mais où seules les opinions « correctes » sont autorisées à passer.

Il est difficile de dire comment cela s’est produit. Certains pensent que les « cultistes » gauchistes se sont enfuis comme des rats du navire en perdition qu’était Tumblr et ont trouvé le chemin de Twitter pour s’y installer. Je dirais que Twitter a peut-être toujours été destiné à devenir ce qu’il est maintenant. Il suffit de jeter un coup d’œil à la galerie de monstres de ses plus gros actionnaires.

Il y a Vanguard et Blackrock, qui représentent ensemble un calamar vampiriste globaliste aux proportions épiques. Leurs tentacules s’enroulent autour de presque tous les aspects de l’économie, y compris les médias, les grandes entreprises pharmaceutiques (comme Pfizer), les fabricants d’armes, des pans entiers du marché immobilier américain, etc. Si ces deux mégas conglomérats devaient, d’une manière ou d’une autre, disparaître de la surface de la Terre demain, le monde serait bien meilleur. Pour l’instant, ils possèdent presque tout.

Ensuite, il y a Morgan Stanley, une autre société bancaire internationale « trop grosse pour faire faillite » qui, pour une raison quelconque, a un intérêt majeur dans le domaine des « tweets ». Lorsque des entreprises globalistes comme celles-ci réalisent des investissements importants dans une plateforme de communication, il y a généralement quelque chose d’infâme qui se prépare. Et il convient de noter que presque toutes les entreprises médiatiques qu’elles possèdent défendent un programme qui penche fortement à gauche et qui est de nature tyrannique. Nous avons été témoins de cette dynamique indéniable au cours des deux dernières années, lorsque les sociétés de médias ont attaqué quiconque s’opposait aux obligations Covid illégales.

Pourquoi les grandes institutions globalistes s’intéressent-elles autant à Twitter ? Ce n’est pas parce que Twitter fait de l’argent. En 2020, l’entreprise a subi une perte de revenu net de plus de 1,14 milliard de dollars. En 2021, il y a eu une perte de revenu de 221 millions de dollars. Twitter affirme toujours qu’elle réalise des bénéfices, mais ceux-ci proviennent principalement des rachats d’actions et des subventions des États et du gouvernement fédéral. Autrement dit, sans les prêts à vue de la Réserve fédérale et les allégements fiscaux du gouvernement, Twitter n’existerait tout simplement pas.

Selon le Wall Street Journal, la dette de Twitter s’élève à environ 6,75 milliards de dollars au total, ce qui peut sembler peu par rapport à de nombreuses autres entreprises, mais une fois encore, Twitter n’est pas une entreprise rentable et toute dette importante constitue un problème. L’entreprise a souffert d’une performance boursière lamentable jusqu’à la pandémie, qui a entraîné l’injection de milliers de milliards de dollars de fonds de relance sur les marchés boursiers. Maintenant que les chèques de relance se sont taris, l’action de la société s’est de nouveau effondrée. La seule chose qui la soutient aujourd’hui est la perspective soudaine d’un rachat par Elon Musk.

Twitter se vidait de ses utilisateurs et devait faire face à un déclin de sa base de membres à l’approche de 2019, lorsque l’entreprise a décidé de régler le problème en ne communiquant plus le nombre d’utilisateurs traditionnels. Elle a opté pour un nouveau système de mesure qui, selon elle, a été conçu pour tenir compte de la suppression des « spams et des comptes robots ». On peut se demander quelle proportion de la base d’utilisateurs réelle de Twitter est constituée de personnes réelles plutôt que de faux comptes ? Même avec les nouvelles métriques, les preuves suggèrent qu’ils ont continué à perdre des utilisateurs et des revenus depuis 2019, en grande partie en raison de l’environnement hostile de chasse aux sorcières politiques que Twitter a développé au cours des dernières années.

Le gouvernement américain a également été fortement investi dans Twitter depuis au moins 2014, jetant des millions dans divers projets que l’entreprise a entrepris, y compris de nombreux projets à l’étranger. Cela a du sens car Twitter partage régulièrement les données des utilisateurs avec les agences gouvernementales, souvent tout en prétendant ne pas le faire. Les demandes de surveillance sont tenues secrètes et toute publication d’informations sur ces demandes est bloquée par les tribunaux américains.

Globalement, Twitter est un cloaque de corruption politique et d’entreprise, une marionnette absolue des actionnaires globalistes et un centre d’échange de données pour les conglomérats et les gouvernements. C’est pourquoi je n’ai jamais eu de compte chez eux, et je n’en aurai probablement jamais.

Je n’arrive pas à croire que tous ces faits puissent être connus de tous, mais la seule chose qui met les gauchistes en colère sur Twitter est l’idée qu’Elon Musk puisse acheter suffisamment d’actions de la société pour déterminer son avenir. Voici quelques faits essentiels que les élites de Twitter doivent prendre en considération :

1) Twitter est en chute libre en termes de nombre d’utilisateurs et de revenus depuis des années maintenant. Le fait que le conseil d’administration de l’entreprise ait décidé d’affirmer un agenda politique de gauche et d’appliquer des règles de censure déséquilibrées tue encore plus l’entreprise. Dans quelques années, Twitter n’existera plus. Ou, si elle existe, elle ne sera plus qu’une coquille vide, comme MySpace ou Tumblr. La plateforme que vous pensez contrôler est en train de mourir. Sans un discours public équitable et des directives également appliquées, Twitter ne sert à rien d’autre qu’à agir comme une chambre d’écho pour les fanatiques de gauche, et qui veut être partie prenante de cela ?

2) Le culte de Twitter et ses gardiens de la « marque bleue » perdent la tête à la perspective qu’un « milliardaire » prenne le contrôle de Twitter, alors qu’en réalité la plateforme est contrôlée par les actionnaires les plus riches et les plus envahissants du monde depuis longtemps. Si vous pensez que Vanguard ou BlackRock sont de meilleurs gestionnaires qu’Elon Musk, je vous suggère de faire un peu plus de recherches sur l’histoire de ces sociétés.

3) L’intérêt d’Elon Musk pour Twitter a suscité l’enthousiasme pour une plateforme qui était autrement destinée à la poubelle. Je pourrais même suggérer que les activités de Musk prolongent la durée de vie de Twitter en attirant des investissements qui n’auraient jamais été là autrement. Les coches bleues devraient le remercier au lieu de l’attaquer.

4) Quelle est la principale plainte des élitistes de Twitter à l’égard de Musk ? Qu’il POURRAIT introduire des règles plus justes et équilibrées qui empêcheraient la censure politique. En d’autres termes, ils sont en colère parce qu’il pourrait permettre une véritable liberté d’expression dans les limites de la légalité pour les conservateurs comme pour les gauchistes. C’est inacceptable pour eux. Dans leur esprit, la liberté d’expression n’est réservée qu’à ceux qui ont une « pensée correcte », et ils pensent pouvoir dicter ce qu’est une « pensée correcte ». Il faut être un psychopathe d’un genre particulier pour croire que son camp est le seul qui mérite d’être entendu.

En ce qui concerne Elon Musk, je réserve mon jugement pour l’instant. Tesla et SpaceX reçoivent des milliards de dollars de subventions gouvernementales et d’incitations fiscales, bien plus que Twitter. Je m’interroge sur la validité de toute entreprise qui dépend des aides gouvernementales pour survivre.

Musk participe également au World Government Summit à Dubaï, où les globalistes de diverses nations se réunissent pour discuter de l’agenda de la centralisation mondiale. La discussion de Musk portait spécifiquement sur la façon dont il pense que l’avenir de l’humanité est de « fusionner avec les machines », un peu comme si votre téléphone portable était relié à votre cerveau. Cela ressemble à un cauchemar dystopique pour moi ; les gouvernements suivent et contrôlent déjà l’activité des téléphones portables, voulez-vous vraiment qu’ils fassent de même avec votre cerveau ?

Les positions anti-éveil de Musk sont peut-être légitimes, ou peut-être n’est-ce qu’un personnage.

Tout cela mis à part, la surprenante reprise de Musk sur Twitter est intéressante, quelle que soit l’issue. Il pourrait prendre le contrôle et fermer l’ensemble de l’entreprise, ce que je suggérerais étant donné que la plateforme est un cancer pour la société et qu’elle est soumise à la surveillance des gouvernements et des entreprises. Disperser le culte de la coche bleue aux quatre vents serait l’un des meilleurs cadeaux que Musk pourrait faire au monde en ce moment. Ils peuvent toujours se plaindre de tout ce qui se passe sur d’autres plateformes, mais pas avec une telle concentration du pouvoir des entreprises et des gouvernements à leur disposition.

Ils diront que tout cela est une attaque contre la liberté d’expression, mais ces gens ne comprennent pas ce qu’est la liberté d’expression. Ils pensent que c’est la liberté d’expression s’ils s’approchent des gens et disent « Je vais vous détruire, vous et votre mode de vie ». Et ensuite, lorsque ces personnes réagissent pour les arrêter, ils crient qu’ils sont des victimes et prétendent que c’est une violation de leurs droits. D’où je viens, on ne menace pas les gens et si c’est le cas, on ne s’attend pas à ce qu’ils ne fassent rien. Les gauchistes sur Twitter et ailleurs vont bientôt apprendre cette leçon, d’une manière ou d’une autre.

Brandon Smith

Traduit par Hervé pour le Saker Francophone

Règles de la nausée

Par : hervek

Par James Howard Kunstler – Le 6 mai 2022 – Source kunstler.com

Roofers Puking All Over the USA - Roof Sales Mastery

Vu la façon dont les marchés financiers ont vomi cette semaine, ils ont dû commencer à lire les informations. Avouons-le, les gros titres sont loin d’être rassurants. Le prix de 6,49 dollars sur un gallon de diesel suffit à lui seul à vous dire que la nation ne peut pas faire des affaires comme elle est censée le faire, et qu’il n’y a pas de nouveau modèle de gestion prêt à être lancé – pas même l’utopie de robots et d’eunuques de Klaus Schwab.

Ce qui existe plutôt, c’est un modèle de rupture et d’effondrement que les néo-jacobins wokisée et globalistes font tout leur possible pour accélérer. Les sanctions imposées par les États-Unis à la Russie ont rapidement explosé au visage de l’Amérique. Comment fonctionne l’interdiction du pétrole russe ? Comprenez-vous que le pétrole de schiste américain – la majeure partie de notre production – est exceptionnellement léger dans sa composition, ce qui signifie qu’il ne contient pas beaucoup de distillats plus lourds comme le diesel et le carburant d’aviation ? C’est ainsi, hélas. Les camionneurs ne veulent tout simplement pas faire du camionnage à 6,49 $ le gallon, et d’ici peu, ils feront carrément faillite, surtout les indépendants qui ont contracté des hypothèques énormes sur leurs camions et qui ne pourront pas rembourser. L’équation est d’une simplicité déchirante : pas de camions = pas d’économie américaine.

L’Europe, la vieille patrie originelle de la civilisation occidentale, n’est pas seulement en train de perdre la face, elle est en train de se faire exploser la tête en suivant la guerre économique de « Joe Biden ». L’Allemagne, la France et le reste de cette bande sont-ils vraiment si déterminés à faire entrer l’Ukraine dans l’OTAN qu’ils sont prêts à se lancer dans une guerre médiévale pour y parvenir ? Je veux dire par là s’asseoir dans le froid et l’obscurité avec des assiettes vides. C’est un chemin difficile à parcourir juste pour prouver le point de vue de quelqu’un d’autre.

La guerre en Ukraine elle-même a apparemment perdu de son sex-appeal pour les médias d’information avides de clics. Quelle que soit la façon dont le New York Times et ses amis ont essayé de la présenter, ils n’ont pas réussi à comprendre la détermination de la Russie à neutraliser l’Ukraine et sa capacité à accomplir le travail, même si cela prend plus de temps que prévu. C’est dire combien il était important pour la Russie que l’Ukraine ne devienne pas une base avancée de missiles et un laboratoire d’armes biologiques pour ses adversaires. Lorsque cette opération sera terminée, l’Occident se retrouvera économiquement paralysé et humilié – des conditions qui, historiquement, annoncent un changement de régime. L’Amérique crachera-t-elle « Joe Biden » comme une boule de poils pour remettre ces camions en marche ? Les Démocrates eux-mêmes pourraient-ils avoir recours à la libération du kraken qu’est l’ordinateur portable de Hunter, juste pour renvoyer le vieil escroc ?

Entre-temps, la fuite de la décision d’annulation de l’arrêt Roe contre Wade a relégué le fiasco de l’Ukraine au second plan, afin de provoquer une agitation plus utile pour les redoutables élections de mi-mandat à venir. La vérité mal comprise est que cette décision ne fera que renvoyer la question de l’avortement aux États individuels. Mais soyons réalistes : des États comme New York, le Massachusetts, le Maryland et la Californie ne vont pas promulguer de nouvelles lois anti-avortement, et c’est là que vivent la plupart des personnes qui ont des crises d’hébétude à ce sujet. Ce qui veut dire qu’il y a peu de risque que les habitants de ces États bleus manquent d’avortements. Alors, jusqu’à quel point le parti a-t-il fait semblant que Roe contre Wade est sa pierre de touche primaire ?

Une étrange question parallèle a été soulevée : l’avortement laissez-faire pourrait-il être une couverture pour le nouveau problème évident que les vaccins Covid-19 ont rendu un nombre choquant de personnes incapables de se reproduire ? En tout cas, il y a du bruit à ce sujet. C’est un fait que Pfizer a exclu les femmes enceintes et allaitantes de toutes les phases de ses essais sur l’ARNm. Parmi les divers préjudices attribués aux injections d’ARNm figurent l’infertilité, les fausses couches et les anomalies chez le nouveau-né. Mais, bien entendu, ce genre de rumeur – qui provient en l’occurrence de cas survenus chez des militaires vaccinés et qu’il n’est pas facile d’étouffer – est exactement ce que les nombreux censeurs qui rôdent veulent faire passer dans tout forum où des idées pourraient être échangées. C’est de la désinformation !

Et donc, le bouton de volume du bruit autour du changement de propriété de Twitter reste à fond. Imaginez ce qui se passera si les quelque 70 % d’Américains qui ont été vaccinés apprennent, dans une zone Twitter re-libérée, que les vaccins Covid-19 ne sont pas « sûrs et efficaces ». Selon Zero Hedge, vingt-six ONG globalistes liées à George Soros ont signé une lettre disant que « la prise de contrôle de Twitter par Elon Musk va encore plus toxifier notre écosystème d’information et constituer une menace directe pour la sécurité publique, en particulier chez les personnes déjà les plus vulnérables et marginalisées. »

Ils sont, comme d’habitude, en train de projeter – car quelle est la plus grande menace pour la sécurité publique que d’inciter des dizaines de millions de citoyens effrayés à accepter de multiples injections d’un cocktail pharmaceutique mal testé qui peut vous tuer de six façons différentes ? Les responsables (et ceux qui voudraient être vos patrons) ne veulent pas que vous sachiez tout cela. Les entreprises pharmaceutiques, les médecins, les administrateurs d’hôpitaux et les politiciens doivent être terrorisés à l’idée d’être découverts.

Dans l’ensemble, la scène ressemble à un cauchemar multidimensionnel. Une économie brisée… une civilisation occidentale en train de sombrer… une tyrannie policière… des vaccins qui tuent et handicapent… la famine…. Donc, c’est là. Oh, regardez, les marchés… ils vomissent à nouveau !

James Howard Kunstler

Pour lui, les choses sont claires, le monde actuel se termine et un nouveau arrive. Il ne dépend que de nous de le construire ou de le subir mais il faut d’abord faire notre deuil de ces pensées magiques qui font monter les statistiques jusqu’au ciel.

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

 

Ukraine. Le Congrès vote les fonds, le réalisme s’installe, la Pologne prévoit une nouvelle guerre

Par : Wayan

Par Moon of Alabama − Le 11 mai 2022

Après avoir beaucoup parlé de la défaite de la Russie en Ukraine et d’un prétendu manque de capacités de combat russes, le Congrès a voté un nouveau fonds de 40 milliards de dollars pour fournir armes et soutien économique à l’Ukraine. Cela porte le total à 53 milliards de dollars.

La majeure partie de l’argent ira à l’industrie de l’armement américaine, à la CIA et à divers oligarques ukrainiens. Les personnes dans le besoin ne recevront pratiquement rien.

Maintenant que cette a été votée, la réalité peut se faufiler dans les reportages des médias américains sur le sujet.

Pas un, mais deux articles du New York Times se lamentent soudain sur l’énorme superficie de terres que les troupes russes ont prise dans l’est de l’Ukraine :

Extrait du dernier article :

Néanmoins, les prises dans le Donbass, combinée au succès précoce de l’invasion russe à s’emparer de parties du sud de l’Ukraine jouxtant la péninsule de Crimée, que la Russie a illégalement annexée en 2014, donne au Kremlin un énorme levier dans toute négociation future pour mettre fin au conflit.

 

Et les Russes jouissent de l’avantage supplémentaire de la domination navale en mer Noire, la seule route maritime pour le commerce ukrainien, qu’ils ont paralysé par un embargo qui pourrait finir par affamer l’Ukraine économiquement et qui contribue déjà à une pénurie mondiale de céréales.

J’ai souvent fait remarquer que la ligne de front ukrainienne comptera un nombre considérable de victimes des frappes d’artillerie russes. La situation est encore pire que je ne le pensais :

À l’hôpital principal de Kramatorsk, une ville du Donbass, les ambulances affluent jour et nuit, transportant des soldats blessés venant du front, qui disent être cloués au sol par des bombardements quasi constants.

 

Environ 80 % des patients sont blessés par des explosifs tels que des mines et des obus d’artillerie, a déclaré le capitaine Eduard Antonovskyy, commandant adjoint de l’unité médicale de l’hôpital. De ce fait, dit-il, très peu de patients ont des blessures graves. Soit vous êtes assez loin d’une explosion pour survivre, soit vous ne l’êtes pas, dit-il.

« Nous avons soit des blessures modérées, soit des décès », a déclaré le capitaine Antonovskyy.

En plus de ces articles plus réalistes, le NYT a autorisé l’un de ses auteurs à écrire un article d’opinion contre l’extension de la guerre :

L’Amérique et ses alliés veulent saigner la Russie. Ils ne devraient vraiment pas faire une telle chose

 

Au début, le soutien occidental à l’Ukraine était principalement destiné à se défendre contre l’invasion. Il vise désormais une bien plus grande ambition : affaiblir la Russie elle-même. Présenté comme une réponse de bon sens à l’agression russe, ce changement équivaut en fait à une escalade significative.

 

En élargissant le soutien à l’Ukraine de manière générale et en mettant de côté tout effort diplomatique pour mettre fin aux combats, les États-Unis et leurs alliés ont considérablement augmenté le risque d’un conflit bien plus important. Ils prennent un risque très éloigné de tout gain stratégique réaliste. …

 

Lorsque j’étais en Ukraine au cours des premières semaines de la guerre, même de farouches nationalistes ukrainiens exprimaient des points de vue beaucoup plus pragmatiques que ceux qui sont courants en Amérique aujourd’hui. Les discussions sur le statut de neutralité de l’Ukraine et les plébiscites sous contrôle international à Donetsk et à Louhansk ont été abandonnées au profit de la fanfaronnade et de l’esbroufe. …

 

Qui plus est, l’invasion a entraîné directement une augmentation des dépenses militaires dans les puissances européennes de deuxième et troisième rangs. Le nombre de troupes de l’OTAN en Europe de l’Est a été multiplié par dix, et une expansion nordique de l’organisation est probable. Un réarmement général de l’Europe est en cours, motivé non pas par un désir d’autonomie par rapport à la puissance américaine, mais pour la servir. Pour les États-Unis, cela devrait être un succès suffisant. On ne voit pas bien ce qu’il y a de plus à gagner en affaiblissant la Russie, au-delà des fantasmes de changement de régime. …

 

Les efforts diplomatiques devraient être la pièce maîtresse d’une nouvelle stratégie pour l’Ukraine. Au lieu de cela, les frontières de la guerre sont élargies et la guerre elle-même est présentée comme une lutte entre la démocratie et l’autocratie, dans laquelle le Donbass est la frontière de la liberté. Ce n’est pas seulement une extravagance déclamatoire. C’est de l’inconscience. Les risques n’ont pas besoin d’être énoncés.

En effet. La stratégie américaine actuelle se soldera par une catastrophe pour l’Ukraine, car elle est fondée sur des récits erronés. Le lieutenant-colonel (retraité) Daniel Davis a toujours présenté une vision plus réaliste de la situation militaire en Ukraine. Son dernier article s’inscrit dans cette lignée :

Les progrès de la Russie dans le Donbass signifient que l’Ukraine ne gagnera probablement pas la guerre

 

Au cours des derniers jours, une flopée de hauts dirigeants, tant en Ukraine qu’à Washington, ont affirmé avec défi qu’ils ne se contenteraient pas de résister à l’agression russe, mais qu’ils viseraient la victoire pure et simple. Si de telles aspirations sont tout à fait compréhensibles, il n’est pas judicieux d’établir une politique visant à obtenir le résultat souhaité s’il n’existe pas de voie rationnelle par laquelle l’Ukraine pourrait atteindre cet objectif. À l’heure actuelle, la plupart des indicateurs, les principes fondamentaux de la guerre et les tendances actuelles du champ de bataille soutiennent la perspective d’une défaite ukrainienne.

Davis décrit correctement la situation militaire actuelle sur le terrain et conclut :

En continuant à rechercher une victoire militaire en Ukraine, les troupes ukrainiennes continueront à se battre, aucun règlement négocié ne sera recherché de manière réaliste et, très probablement, les troupes russes continueront à progresser. En conséquence, davantage de civils et de soldats ukrainiens continueront d’être tués et blessés, davantage de villes seront détruites, et les crises économique et alimentaire – tant pour l’Ukraine que pour le monde – s’aggraveront. L’issue la plus probable ne changera pas (un règlement négocié, pas une victoire militaire ukrainienne), mais le coût pour Kiev sera beaucoup, beaucoup plus élevé.

Un autre ancien militaire qui a une vision réaliste de la guerre est le colonel Douglas Macgregor (retraité). Pendant la première guerre du Golfe, il a dirigé une unité lors de la bataille de 73 Easting :

Macgregor était « l’officier des opérations de l’escadron qui a essentiellement dirigé la bataille de 73 Easting » pendant la guerre du Golfe. Face à la Garde républicaine irakienne, il a dirigé un contingent composé de 19 chars, 26 véhicules de combat Bradley et 4 porte-mortiers M1064 à travers la tempête de sable jusqu’au 73 Easting à environ 16 h 18 le 26 février 1991 ; il a détruit près de 70 véhicules blindés irakiens sans aucune perte américaine en 23 minutes de bataille.

Le lieutenant-colonel Davis, cité précédemment, a été blessé au cours de la même bataille. Comme les deux hommes ont connu une véritable guerre mécanisée, ce n’est pas un hasard s’ils sont arrivés à des conclusions similaires.

Macgregor met en garde contre un élargissement de la guerre par une intervention polonaise dans l’ouest de l’Ukraine, qui finirait par entraîner l’OTAN dans la guerre :

La menace d’une implication de la Pologne en Ukraine

 

La guerre contre la Russie en Ukraine a évolué, mais pas de la manière prévue par les observateurs occidentaux.

Pourquoi la Pologne, avec l’aide de la Lituanie, tenterait-elle de prendre l’ouest de l’Ukraine ? C’est une question historique :

Le Commonwealth polono-lituanien, connu officiellement sous le nom de Royaume de Pologne et du Grand-Duché de Lituanie et, après 1791, sous le nom de Commonwealth de Pologne, était un pays et une bi-fédération entre la Pologne et la Lituanie, gouvernés par un monarque commun en union réelle, qui était à la fois roi de Pologne et Grand-Duc de Lituanie. C’était l’un des pays les plus grands et les plus peuplés d’Europe du XVIe et du XVIIe siècle. Dans sa plus grande extension territoriale, au début du XVIIe siècle, le Commonwealth couvrait près de 1 000 000 km2 (400 000 mi2) et comptait, en 1618, une population multiethnique de près de 12 millions d’habitants.

Voici à quoi ressemblait ce Commonwealth sur une carte avec les frontières actuelles :

Depuis un certain temps, il est question que la Pologne envoie une force de « maintien de la paix » pour occuper la Galicie, dans l’ouest de l’Ukraine. Pour ma part, je l’avais prédit le 24 février, au tout début de la guerre :

Grâce aux ajouts de Staline en Ukraine, trois pays, la Pologne, la Hongrie et la Roumanie, ont des revendications sur certaines zones des régions occidentales de l’Ukraine. S’ils veulent s’en emparer à nouveau, c’est probablement le meilleur moment pour le faire. Bien qu’ils fassent partie de l’OTAN, qui ne soutiendrait probablement pas de telles actions, ces trois pays auraient des difficultés de politique intérieure en résistant à cette envie.

Un document d’apparence officielle indique maintenant qu’une opération polono-lituanienne débutera du 22 au 24 mai.

Lord Of War @lord_of_war____ – 14:46 UTC – 10 mai 2022

 

🇺🇦🇵🇱Le document a été envoyé au président du service frontalier d’État de l’Ukraine, Serhiy Daynek, indiquant qu’il s’agit du 22-24 Mai conjoint « un contingent de maintien de la paix lituano-polonais » composé de 4 bataillons, 9 500 soldats et 279 unités d’équipement militaire [prévu d’entrer sur le territoire de l’Ukraine. Une autre confirmation de l’élaboration de plans pour l’occupation et la division du pays. Même si ce document particulier s’avère être faux (ce qui n’est pas exclu), cela ne change pas le cours général de l’Occident par rapport à l’Ukraine].

 

🇺🇦🇵🇱The document was sent to the President of the State Border Service of Ukraine, Serhiy Daynek, stating that it is 22-24. May joint "Lithuanian-Polish peacekeeping contingent" consisting of 4 battalions, 9,500 soldiers and 279 units of military equipme… https://t.co/VcCmMsxhaQ pic.twitter.com/StKzqxw8ea

— Lord Of War (@lord_of_war____) May 10, 2022

9 500 soldats, c’est bien plus que ce que peuvent contenir 4 bataillons. Un bataillon compte généralement entre 400 et 800 soldats. Il s’agit plutôt de trois petites brigades de 3-4 bataillons chacune.

Un mouvement polonais/lituanien est exactement ce contre quoi le colonel Macgregor met en garde :

Dix semaines après le début du conflit, il est instructif de réexaminer le tableau stratégique. La guerre contre la Russie en Ukraine a évolué, mais pas de la manière prévue par les observateurs occidentaux. Les forces ukrainiennes semblent brisées et épuisées. Les fournitures qui parviennent aux troupes ukrainiennes combattant dans l’est de l’Ukraine ne représentent qu’une fraction de ce qui est nécessaire. Dans la plupart des cas, les renforts et les nouvelles armes sont détruits bien avant d’atteindre le front.

 

Confrontée à l’échec sans équivoque de l’aide américaine et à l’afflux de nouvelles armes pour sauver les forces ukrainiennes d’une destruction certaine, l’administration Biden cherche désespérément à inverser la situation et à sauver la face. La Pologne semble offrir une porte de sortie. Plus important encore, le président polonais Andrzej Duda et le président ukrainien Volodymyr Zelensky ont tous deux exprimé le désir d’effacer les frontières entre la Pologne et l’Ukraine.

 

Des rapports non confirmés en provenance de Varsovie indiquent qu’après le rejet par Washington des propositions de création d’une zone d’exclusion aérienne au-dessus de l’Ukraine, ainsi que du transfert d’avions MIG-29 polonais à des pilotes ukrainiens, l’état-major polonais a reçu des instructions discrètes pour formuler des plans d’intervention dans le conflit ukrainien en s’emparant de la partie occidentale de l’Ukraine. Naturellement, une action militaire de cette ampleur nécessiterait l’approbation de Kiev, mais étant donné le contrôle de facto du gouvernement Zelensky par Washington, l’approbation de l’intervention militaire polonaise ne devrait pas poser de problème.

 

Vraisemblablement, l’administration Biden espère peut-être qu’une collision impliquant des Russes et des Polonais sous quelque forme que ce soit – y compris des frappes aériennes et de missiles contre les forces polonaises du côté ukrainien de la frontière – pourrait nécessiter la réunion du Conseil de l’OTAN et l’examen de l’article V du traité de l’OTAN.

Cela signifierait que l’OTAN, ou du moins des parties importantes de celle-ci, se joindrait activement à la guerre ukrainienne par procuration contre la Russie. Si je pense que la Russie a retenu des forces dans la guerre actuelle pour éventuellement se défendre contre l’OTAN, toute entrée de celle-ci dans la guerre prolongerait considérablement les combats et le danger d’un échange nucléaire deviendrait imminent.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

Le roi est de retour

Par : Wayan

Comment expliquer l’attitude de l’Allemagne dans la crise actuelle


Par Wolfgang Streeck – Le 4 mai 2022 – Source New Left Review

Pour ceux qui se demandent qui est le patron en Europe, l’OTAN ou l’Union européenne, la guerre en Ukraine a réglé cette question, du moins pour l’avenir prévisible. Il fut un temps où Henry Kissinger se plaignait qu’il n’y avait pas de numéro de téléphone unique pour appeler l’Europe, qu’il y avait beaucoup trop d’appels à passer pour obtenir quelque chose, que la chaîne de commandement avait besoin d’être simplifiée. Puis, après la fin de Franco et de Salazar, l’extension méridionale de l’UE est arrivée, avec l’adhésion de l’Espagne à l’OTAN en 1982 (le Portugal était membre depuis 1949), rassurant Kissinger et les États-Unis à la fois contre l’eurocommunisme et contre une prise de contrôle militaire autre que par l’OTAN. Plus tard, dans le cadre du nouvel ordre mondial émergeant dans les années 90, l’UE a absorbé la plupart des États membres du défunt Pacte de Varsovie, qui bénéficiaient d’une procédure accélérée d’adhésion à l’OTAN. En stabilisant économiquement et politiquement les nouveaux venus dans le bloc capitaliste et en guidant leur construction nationale et la formation de leur État, la tâche de l’UE, acceptée avec plus ou moins d’empressement, était de leur permettre de faire partie de « l’Occident », dirigé par les États-Unis, et d’un monde désormais unipolaire.

Au cours des années suivantes, le nombre de pays d’Europe de l’Est attendant d’être admis dans l’UE a augmenté, les États-Unis faisant pression pour leur admission. Avec le temps, l’Albanie, la Macédoine du Nord, le Monténégro et la Serbie ont obtenu le statut de candidat officiel, tandis que le Kosovo, la Bosnie-Herzégovine et la Moldavie sont toujours en attente. Pendant ce temps, l’enthousiasme des premiers États membres de l’UE pour l’élargissement a diminué, notamment en France, qui préférait, et préfère toujours, l’« approfondissement » à l’« élargissement ». Cela correspond à la finalité française particulière de « l’union sans cesse plus étroite des peuples d’Europe » : un ensemble d’États relativement homogène sur le plan politique et social, capable de jouer collectivement un rôle indépendant, autodéterminé, « souverain » et surtout dirigé par la France dans la politique mondiale (« une France plus indépendante dans une Europe plus forte », comme aime à le dire son président qui vient d’être réélu).

Les coûts économiques liés à la mise en conformité des nouveaux États membres avec les normes européennes, ainsi que la quantité requise de renforcement des institutions de l’extérieur, devaient rester gérables, étant donné que l’UE était déjà aux prises avec des disparités économiques persistantes entre ses pays membres méditerranéens et du Nord-Ouest, sans parler du profond attachement de certains des nouveaux membres de l’Est aux États-Unis. Ainsi, la France a bloqué l’entrée dans l’UE de la Turquie, membre de longue date de l’OTAN (qu’elle restera même si elle vient d’envoyer l’activiste Osman Kavala en prison, pour une vie en isolement sans possibilité de libération conditionnelle). Il en va de même pour plusieurs États des Balkans occidentaux, comme l’Albanie et la Macédoine du Nord, qui n’ont pas réussi à empêcher l’adhésion, lors de la première vague d’Osterweiterung en 2004, de l’Estonie, de la Lettonie, de la Lituanie, de la Pologne, de la République tchèque, de la Slovaquie, de la Slovénie et de la Hongrie. Quatre ans plus tard, Sarkozy et Merkel ont empêché (pour l’instant) les États-Unis de George Bush le Jeune d’admettre la Géorgie et l’Ukraine dans l’OTAN, anticipant que cela devrait être suivi de leur inclusion dans l’Union européenne.

Avec l’invasion russe de l’Ukraine, la donne a changé. L’allocution télévisée de M. Zelensky devant tous les chefs de gouvernement de l’Union européenne réunis a provoqué une sorte d’excitation très souhaitée mais rarement vécue à Bruxelles, et sa demande d’adhésion totale à l’Union européenne, tutto e subito, a suscité d’incessants applaudissements. Dans son excès de zèle habituel, Von der Leyen s’est rendu à Kiev pour remettre à Zelensky le long questionnaire nécessaire au lancement des procédures d’admission. Alors qu’il faut normalement des mois, voire des années, aux gouvernements nationaux pour rassembler les informations complexes demandées dans le questionnaire, Zelensky, malgré l’état de siège de Kiev, a promis de terminer le travail en quelques semaines, ce qu’il a fait. On ne sait pas encore quelles seront les réponses à des questions telles que le traitement des minorités ethniques et linguistiques, surtout russes, ou l’étendue de la corruption et l’état de la démocratie, par exemple le rôle des oligarques nationaux dans les partis politiques et au parlement.

Si l’Ukraine est admise aussi rapidement que promis, comme son gouvernement et celui des États-Unis l’attendent, il n’y aura plus aucune raison de refuser l’adhésion non seulement aux États des Balkans occidentaux, mais aussi à la Géorgie et à la Moldavie, qui ont posé leur candidature en même temps que l’Ukraine. Quoi qu’il en soit, tous ces pays renforceront l’aile anti-russe et pro-américaine de l’UE, aujourd’hui dirigée par la Pologne, qui, à l’instar de l’Ukraine, avaient participé avec enthousiasme à la « coalition des volontaires » réunie par les États-Unis dans le but de construire activement une nation en Irak. Quant à l’UE en général, l’adhésion de l’Ukraine la transformera encore plus en une école préparatoire ou en un enclos pour les futurs membres de l’OTAN. Et ce, même si, dans le cadre d’un éventuel règlement de la guerre, l’Ukraine devra peut-être être officiellement déclarée neutre, ce qui l’empêchera de rejoindre directement l’OTAN. (En fait, depuis 2014, l’armée ukrainienne a été reconstruite à partir de zéro sous la direction des Américains, au point qu’en 2021, elle a effectivement atteint ce qu’on appelle « l’interopérabilité » dans le jargon de l’OTAN).

Outre la domestication des membres néophytes, une autre tâche découlant du nouveau statut de l’UE en tant qu’auxiliaire civil de l’OTAN consiste à concevoir des sanctions économiques qui font mal à l’ennemi russe tout en épargnant les amis et alliés, autant que nécessaire. L’OTAN contrôlant les canons, l’UE est chargée de contrôler les ports. Von der Leyen, enthousiaste comme toujours, a fait savoir au monde entier, fin février, que les sanctions prises par l’UE seraient les plus efficaces jamais prises et qu’elles permettraient « d’anéantir petit à petit la base industrielle de la Russie » (Stück für Stück die industrielle Basis Russlands abtragen). En tant qu’Allemande, elle avait peut-être à l’esprit quelque chose comme un plan Morgenthau, tel que proposé par les conseillers de Franklin D. Roosevelt, afin de réduire à jamais l’Allemagne vaincue à une société agricole. Ce projet a été rapidement abandonné, lorsque les États-Unis ont réalisé qu’ils pourraient avoir besoin de l’Allemagne (de l’Ouest) dans le cadre de leur « endiguement » de l’Union soviétique pendant la guerre froide.

On ne sait pas qui a dit à von der Leyen de ne pas en faire trop, mais la métaphore abtragen n’a plus été entendue, peut-être parce que ce qu’elle impliquait aurait pu équivaloir à une participation active à la guerre. Quoi qu’il en soit, il s’est rapidement avéré que la Commission, en dépit de ses prétentions à la gloire technocratique, a échoué aussi bien dans la planification des sanctions que dans celle de la convergence macroéconomique. De manière remarquablement eurocentrique, la Commission semblait avoir oublié que certaines parties du monde ne voient aucune raison de se joindre à un boycott de la Russie imposé par l’Occident ; pour elles, les interventions militaires n’ont rien d’inhabituel, y compris les interventions de l’Occident pour l’Occident. En outre, sur le plan interne, l’UE a eu du mal à ordonner à ses États membres ce qu’ils ne doivent pas acheter ou vendre ; les appels lancés à l’Allemagne et à l’Italie pour qu’elles cessent immédiatement d’importer du gaz russe ont été ignorés, les deux gouvernements insistant pour que les emplois et la prospérité nationaux soient pris en considération. Les erreurs de calcul abondent même dans la sphère financière où, malgré les sanctions toujours aussi sophistiquées prises contre les banques russes, y compris la banque centrale de Moscou, le rouble a récemment augmenté d’environ 30 %, entre le 6 et le 30 avril.

Lorsque les rois reviennent, ils lancent une purge, pour rectifier les anomalies qui se sont accumulées pendant leur absence. Les rapports sont présentés et collectés, le manque de loyauté révélé pendant l’absence du roi est puni, les idées désobéissantes et les souvenirs impropres sont extirpés, et les coins et recoins du corps politique sont nettoyés des déviants politiques qui les ont peuplés entre-temps. Les actions symboliques du genre McCarthy sont utiles car elles répandent la peur parmi les dissidents potentiels. Aujourd’hui, dans tout l’Occident, les joueurs de piano, de tennis ou de théorie de la relativité qui sont originaires de Russie et veulent continuer à jouer ce qu’ils jouent sont contraints de faire des déclarations publiques qui, au mieux, rendraient leur vie et celle de leur famille difficiles. Les journalistes d’investigation découvrent un abîme de dons philanthropiques faits par des oligarques russes à des festivals de musique et autres, des dons qui étaient bienvenus dans le passé mais qui s’avèrent maintenant être une atteinte à la liberté artistique, contrairement bien sûr aux dons philanthropiques de leurs homologues occidentaux. Etc.

Dans un contexte de prolifération des serments de loyauté, le discours public est réduit à la diffusion de la vérité du roi, et rien d’autre. Essayer de découvrir les motifs et les raisons, chercher un indice sur la façon dont on pourrait, peut-être, négocier la fin du bain de sang, est assimilé à du Putin verzeihen, ou pardonner Poutine ; Cela « relativise », comme le disent les Allemands, les atrocités de l’armée russe en essayant d’y mettre fin par des moyens autres que militaires. Selon la nouvelle sagesse en cours, il n’y a qu’une seule façon de traiter un fou ; penser à d’autres moyens va à l’encontre de ses propres intérêts et constitue donc une trahison. (Je me souviens d’enseignants qui, dans les années 1950, faisaient savoir à la jeune génération que « la seule langue que le Russe comprend est la langue du poing »). La gestion de la mémoire est capitale : ne mentionnez jamais les accords de Minsk (2014 et 2015) entre l’Ukraine, la Russie, la France et l’Allemagne, ne demandez pas ce qu’ils sont devenus et pourquoi, ne vous souciez pas de la plateforme de règlement négocié du conflit sur laquelle Zelensky a été élu en 2019 par près des trois quarts des électeurs ukrainiens, et oubliez la réponse américaine par la diplomatie du mégaphone aux propositions russes de 2022 pour un système de sécurité européen commun. Surtout, n’évoquez jamais les diverses « opérations spéciales » américaines du passé récent, comme par exemple en Irak, et à Fallujah, Irak (800 victimes civiles rien qu’en quelques jours) ; ce faisant, vous commettez le crime de « whataboutism« , qui, au vu des « images de Bucha et Marioupol », est moralement hors limite.

Dans tout l’Occident, la politique de reconstruction impériale vise tout ce qui s’écarte, ou s’est écarté dans le passé, de la position américaine sur la Russie, l’Union soviétique et l’Europe dans son ensemble. C’est là que se dessine aujourd’hui la ligne de démarcation entre la société occidentale et ses ennemis, entre le bien et le mal, une ligne le long de laquelle il faut purger non seulement le présent mais aussi le passé. Une attention particulière est accordée à l’Allemagne, le pays qui fait l’objet de la suspicion (kissingerienne) américaine depuis l’Ostpolitik de Willy Brandt et la reconnaissance par l’Allemagne de la frontière occidentale de la Pologne d’après-guerre. Depuis lors, l’Allemagne est suspecte aux yeux des Américains de vouloir s’exprimer sur la sécurité nationale et européenne, pour l’instant au sein de l’OTAN et de la Communauté européenne, mais à l’avenir peut-être seule.

Que trois décennies plus tard, Schröder, comme Blair, Obama et tant d’autres, ait monnayé son passé politique après avoir quitté ses fonctions n’a jamais été un problème en soi. Il en a été autrement du refus historique de Schröder, avec Chirac, de se joindre à la troupe dirigée par les Américains pour envahir l’Irak et, ce faisant, de violer exactement le même droit international que celui qui est aujourd’hui violé par Poutine. (Le fait que Merkel, en tant que leader de l’opposition à l’époque, ait déclaré au monde entier, depuis Washington DC, quelques jours avant l’invasion, que Schröder ne représentait pas la véritable volonté du peuple allemand est peut-être l’une des raisons pour lesquelles elle a jusqu’à présent été épargnée des attaques américaines pour ce qui serait une cause majeure de la guerre en Ukraine, sa politique énergétique ayant rendu l’Allemagne dépendante du gaz naturel russe).

Aujourd’hui, en tout cas, ce n’est pas vraiment Schröder, trop visiblement enivré par les millions dont les oligarques russes le gavent, qui est la cible principale de la purge allemande. C’est plutôt le SPD en tant que parti – qui, selon BILD et le nouveau leader de la CDU, Friedrich Merz, un homme d’affaires avec d’excellentes relations américaines, a toujours eu un problème avec la Russie. Le rôle de grand inquisiteur est assumé avec force par l’ambassadeur d’Ukraine en Allemagne, Andrij Melnyk, ennemi juré autoproclamé, notamment de Frank-Walter Steinmeier, aujourd’hui président de la République fédérale, qui est désigné pour incarner la « connexion russe » du SPD. Steinmeier a été de 1999 à 2005 le chef de cabinet de Schröder au cabinet du chancelier, a été deux fois (2005-2009 et 2013-2017) ministre des affaires étrangères sous Merkel, et a été pendant quatre ans (2009-2013) chef de l’opposition au Bundestag.

D’après Melnyk, infatigable twitteur et donneur d’interviews, Steinmeier « a tissé pendant des années une toile d’araignée de contacts avec la Russie », dans laquelle « de nombreuses personnes sont empêtrées et qui sont maintenant à la tête du gouvernement allemand ». Selon Melnyk, pour Steinmeier, « la relation avec la Russie était et reste quelque chose de fondamental, de sacré, quoi qu’il arrive. Même la guerre d’agression de la Russie n’a pas beaucoup d’importance pour lui ». Ainsi informé, le gouvernement ukrainien a déclaré Steinmeier persona non grata à la dernière minute, au moment où il s’apprêtait à monter dans un train de Varsovie à Kiev, en compagnie du ministre polonais des Affaires étrangères et des chefs de gouvernement des États baltes. Alors que les autres ont été autorisés à entrer en Ukraine, Steinmeier a dû informer les journalistes qui l’accompagnaient qu’il n’était pas le bienvenu et rentrer en Allemagne.

Le cas de Steinmeier est intéressant car il montre comment les cibles de la purge sont sélectionnées. À première vue, les références néolibérales et atlantistes de Steinmeier semblent impeccables. Auteur de l’Agenda 2010, en tant que chef de la Chancellerie et coordinateur des services secrets allemands, il a permis aux États-Unis d’utiliser leurs bases militaires allemandes pour recueillir et interroger des prisonniers du monde entier pendant la « guerre contre le terrorisme ». On peut supposer qu’il s’agissait d’une compensation pour le refus de Schröder de participer à l’aventure américaine en Irak. Il n’a pas non plus fait beaucoup de bruit, voire pas du tout, lorsque les États-Unis ont retenu prisonniers à Guantanamo des citoyens allemands d’origine libanaise et turque, qui ont tous été arrêtés, enlevés et torturés après avoir été pris pour d’autres. Les accusations selon lesquelles il n’a pas prêté assistance, comme il aurait dû le faire en vertu de la loi allemande, le suivent jusqu’à ce jour.

Ce qui est vrai, c’est que Steinmeier a contribué à rendre l’Allemagne dépendante de l’énergie russe, même si ce n’est pas tout à fait de quoi on l’accuse. C’est lui qui, en 1999, a négocié la sortie de l’Allemagne de l’énergie nucléaire, au nom du gouvernement rouge-vert de Schröder et comme l’exigeaient, non pas le SPD, mais les Verts. Plus tard, en tant que chef de file de l’opposition, il a accepté, après la catastrophe de Fukushima en 2011, que Merkel, après avoir fait marche arrière sur la sortie du nucléaire 1, fasse à nouveau marche arrière pour faire passer la sortie du nucléaire 2, en espérant toujours aussi astucieusement que cela ouvrirait la porte à une coalition avec les Verts. Quelques années plus tard, lorsqu’elle a, pour la même raison, mis fin au charbon, en particulier au charbon tendre, pour qu’il entre en vigueur à peu près au moment de la fermeture des derniers réacteurs nucléaires, Steinmeier a suivi le mouvement. Pourtant, c’est lui, et non Merkel, qui est blâmé pour la dépendance énergétique allemande et la collaboration avec la Russie, peut-être en raison d’une gratitude américaine durable pour l’aide apportée par Merkel dans la crise des réfugiés syriens après la (demi-)intervention américaine ratée en Syrie. Pendant ce temps, les Verts, le moteur de la politique énergétique allemande depuis Schröder, comme la CDU, parviennent à échapper à la colère américaine en pivotant pour attaquer le SPD et Scholz pour avoir hésité à livrer des  » armes lourdes «  à l’Ukraine.

Et le Nord Stream 2 ? Là encore, Merkel a toujours été aux commandes, notamment parce que l’extrémité allemande du gazoduc devait arriver dans son État, voire dans sa circonscription. Il convient de noter que le gazoduc n’a jamais été mis en service, une grande partie du gaz russe destiné à l’Allemagne étant pompée par un système de gazoducs qui traverse en partie l’Ukraine. Ce qui a rendu Nord Stream 2 nécessaire, aux yeux de Mme Merkel, c’est la situation juridique et politique chaotique de l’Ukraine après 2014, qui soulevait la question de savoir comment assurer un transit fiable du gaz pour l’Allemagne et l’Europe occidentale, une question que le Nord Stream 2 résoudrait élégamment. Il n’est pas nécessaire d’être un Ukrainversteher pour comprendre que cela a dû agacer les Ukrainiens. Il est intéressant de noter qu’après plus de deux mois de guerre, le gaz russe est toujours acheminé par les gazoducs ukrainiens. Alors que le gouvernement ukrainien pourrait les fermer à tout moment, il ne le fait pas, probablement pour permettre à lui-même et aux oligarques associés de continuer à percevoir des droits de transit. Cela n’empêche pas l’Ukraine d’exiger que l’Allemagne et d’autres pays cessent immédiatement d’utiliser le gaz russe, afin de ne plus financer la « guerre de Poutine ».

Encore une fois, pourquoi Steinmeier et le SPD, plutôt que Merkel et la CDU, ou les Verts ? La raison la plus importante est peut-être qu’en Ukraine, en particulier sur la droite radicale de l’échiquier politique, le nom de Steinmeier est connu et détesté surtout en raison de ce que l’on appelle « l’algorithme de Steinmeier » ; essentiellement une sorte de feuille de route, ou de liste de choses à faire, pour la mise en œuvre des accords de Minsk élaborés par Steinmeier en tant que ministre des affaires étrangères sous Merkel. Si le Nord Stream 2 était impardonnable du point de vue ukrainien, Minsk était un péché mortel aux yeux non seulement de la droite ukrainienne (entre autres, il aurait accordé l’autonomie aux parties russophones de l’Ukraine) mais aussi des États-Unis, qui avaient été contournés par cet accord, tout comme l’Ukraine allait être contournée par le Nord Stream 2. Si ce dernier était un acte inamical entre partenaires commerciaux, le premier était un acte de haute trahison envers un roi temporairement absent, maintenant de retour pour faire le ménage et se venger.

Dans la mesure où l’UE est devenue une filiale de l’OTAN, on peut supposer que ses fonctionnaires en savent aussi peu que quiconque sur les objectifs de guerre ultimes des États-Unis. Avec la récente visite des secrétaires d’État et de la défense des États-Unis à Kiev, il semble que les Américains aient déplacé les objectifs, passant de la défense de l’Ukraine contre l’invasion russe à l’affaiblissement permanent de l’armée russe. L’ampleur de la prise de contrôle par les États-Unis a été démontrée avec force lorsque, lors de leur voyage de retour aux États-Unis, les deux secrétaires ont fait escale à la base aérienne américaine de Ramstein, en Allemagne, celle-là même que les États-Unis utilisent pour la guerre contre le terrorisme et d’autres opérations similaires. Ils y ont rencontré les ministres de la défense de pas moins de quarante pays, auxquels ils avaient ordonné de se présenter pour promettre leur soutien à l’Ukraine et, bien sûr, aux États-Unis. Il est significatif que la réunion n’ait pas été convoquée au siège de l’OTAN à Bruxelles, un lieu multinational, du moins formellement, mais dans une installation militaire que les États-Unis prétendent être sous leur, et seulement leur, souveraineté, avec le désaccord occasionnel du gouvernement allemand. C’est là, sous la présidence des États-Unis et sous deux immenses drapeaux, américain et ukrainien, que le gouvernement Scholz a finalement accepté de livrer à l’Ukraine les « armes lourdes » réclamées depuis longtemps, sans apparemment avoir son mot à dire sur l’usage exact qui serait fait de ses chars et obusiers. (Les quarante nations ont accepté de se réunir une fois par mois pour déterminer quels autres équipements militaires l’Ukraine aurait besoin). Dans ce contexte, on ne peut que rappeler l’observation d’un diplomate américain à la retraite, au début de la guerre, selon laquelle les États-Unis allaient combattre les Russes « jusqu’au dernier Ukrainien ».

Comme on le sait, la capacité d’attention non seulement du public américain mais aussi de l’establishment de la politique étrangère américaine est courte. Des événements dramatiques survenus à l’intérieur ou à l’extérieur des États-Unis peuvent diminuer de façon critique l’intérêt national pour un pays aussi éloigné que l’Ukraine ; sans parler des prochaines élections de mi-mandat et de la campagne imminente de Donald Trump pour reconquérir la présidence en 2024. D’un point de vue américain, ce n’est pas vraiment un problème, car les risques associés aux aventures étrangères des États-Unis reviennent presque exclusivement aux locaux ; voir l’Afghanistan. Il est d’autant plus important, pourrait-on penser, que les pays européens sachent quels sont exactement les buts de guerre des États-Unis en Ukraine, et comment ils seront actualisés à mesure que la guerre se poursuivra.

Après la réunion de Ramstein, on a parlé non seulement d’un « affaiblissement permanent » de la puissance militaire russe, sans parler d’un accord de paix, mais aussi d’une victoire pure et simple de l’Ukraine et de ses alliés. Cela mettra à l’épreuve la sagesse de la guerre froide selon laquelle une guerre conventionnelle contre une puissance nucléaire ne peut être gagnée. Pour les Européens, le résultat sera une question de vie ou de mort ; ce qui pourrait expliquer pourquoi le gouvernement allemand a hésité pendant quelques semaines à fournir à l’Ukraine des armes qui pourraient être utilisées, par exemple, pour pénétrer sur le territoire russe, d’abord peut-être pour frapper les lignes d’approvisionnement russes, puis pour en obtenir davantage. (Lorsque l’auteur de ces lignes a lu la nouvelle aspiration américaine à une « victoire », il a été pendant un bref mais inoubliable instant frappé par un profond sentiment de peur). Si l’Allemagne a eu le courage de demander à avoir son mot à dire sur la stratégie américano-ukrainienne, rien de tel ne semble avoir été proposé : les chars allemands, semble-t-il, seront livrés carte blanche. Selon les rumeurs, les nombreux wargames commandés ces dernières années à des groupes de réflexion militaires par le gouvernement américain et impliquant l’Ukraine, l’OTAN et la Russie se sont tous terminés, d’une manière ou d’une autre, par un Armageddon nucléaire, du moins en Europe.

Il est certain qu’une fin nucléaire n’est pas ce qui est annoncé publiquement. Au lieu de cela, on entend que les États-Unis partent du principe que la défaite de la Russie prendra de nombreuses années, avec une impasse prolongée, un enlisement dans la boue d’une guerre terrestre, aucune des parties n’étant capable de bouger : les Russes parce que les Ukrainiens recevront sans cesse plus d’argent et de matériel, voire de main-d’œuvre, de la part d’un « Occident » nouvellement américanisé, les Ukrainiens parce qu’ils sont trop faibles pour entrer en Russie et menacer sa capitale. Pour les États-Unis, cela pourrait sembler tout à fait confortable : une guerre par procuration, avec un équilibre des forces ajusté et réajusté par eux en fonction de l’évolution de leurs besoins stratégiques. En fait, lorsque Biden a demandé, dans les derniers jours d’avril, une nouvelle aide de 33 milliards de dollars à l’Ukraine pour la seule année 2022, il a laissé entendre que ce ne sera que le début d’un engagement à long terme, aussi coûteux que l’Afghanistan, mais, a-t-il dit, qui en vaut la peine. À moins, bien sûr, que les Russes ne commencent à tirer davantage de leurs missiles miracles, à déballer leurs armes chimiques et, finalement, à mettre à profit leur arsenal nucléaire, les petites ogives pour champ de bataille en premier.

Existe-t-il, malgré tout cela, une perspective de paix après la guerre, ou moins ambitieuse : une architecture de sécurité régionale, peut-être après que les Américains se seront désintéressés de la question, ou que la Russie estimera qu’elle ne peut ou ne doit pas poursuivre la guerre ? Un règlement eurasien, si nous voulons l’appeler ainsi, présupposera probablement une sorte de changement de régime à Moscou. Après ce qui s’est passé, il est difficile d’imaginer les dirigeants d’Europe occidentale exprimant publiquement leur confiance en Poutine, ou en un successeur poutinien. Dans le même temps, il n’y a aucune raison de croire que les sanctions économiques imposées par l’Occident à la Russie provoqueront un soulèvement populaire qui renversera le régime de Poutine. En fait, si l’on se réfère à l’expérience des Alliés pendant la Seconde Guerre mondiale avec les bombardements destructeurs des villes allemandes, les sanctions pourraient bien avoir l’effet inverse, en amenant les gens à serrer les rangs derrière leur gouvernement.

La désindustrialisation de la Russie, à la von der Leyen, ne sera de toute façon pas possible, car la Chine ne le permettra pas, notamment parce qu’elle a besoin d’un État russe opérationnel pour son projet de nouvelle route de la soie. Les demandes populaires en Occident pour que Poutine et sa camarilla soient jugés par la Cour pénale internationale de La Haye resteront, pour ces seules raisons, lettre morte. Notez en tout cas que la Russie, comme les États-Unis, n’a pas signé le traité établissant la Cour, garantissant ainsi à ses citoyens l’immunité contre des poursuites. Comme Kissinger, Bush Jr. et d’autres aux États-Unis, Poutine restera donc en liberté jusqu’à la fin de ses jours, quelle que soit cette fin. Les pays européens qui, historiquement, ne sont pas vraiment enclins à la russophilie, comme les pays baltes et la Pologne, et certainement aussi l’Ukraine, ont de bonnes chances de convaincre le public de pays comme l’Allemagne ou la Scandinavie que faire confiance à la Russie peut être dangereux pour la santé nationale.

Un changement de régime pourrait toutefois s’avérer nécessaire en Ukraine. Ces dernières années, l’extrémité ultra-nationaliste de la politique ukrainienne, profondément enracinée dans le passé fasciste et même pro-nazi de l’Ukraine, semble avoir gagné en force dans une nouvelle alliance avec les forces ultra-interventionnistes des États-Unis. Une conséquence, parmi d’autres, a été la disparition de Minsk de l’agenda politique ukrainien. Un représentant éminent de l’ultra-droite ukrainienne est l’ambassadeur ukrainien en Allemagne, mentionné plus haut, qui a fait savoir dans une interview accordée au Frankfurter Allgemeine que pour lui, quelqu’un comme Navalny était exactement le même que Poutine lorsqu’il s’agit du droit de l’Ukraine à exister en tant qu’État-nation souverain. Interrogé sur ce qu’il dirait à ses amis russes, il a nié en avoir, voire en avoir eu à un moment de sa vie, car les Russes sont par nature déterminés à anéantir le peuple ukrainien.

La famille politique de Melnyk remonte à l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN) dans l’entre-deux-guerres et sous l’occupation allemande, avec laquelle ses dirigeants ont collaboré jusqu’à ce qu’ils découvrent que les nazis ne faisaient pas vraiment de distinction entre Russes et Ukrainiens lorsqu’il s’agissait de tuer et de réduire des gens en esclavage. L’OUN était dirigée par deux hommes, un certain Andrij Melnyk (même nom que l’ambassadeur) et un certain Stepan Bandera, ce dernier étant, dans la mesure du possible, quelque peu à droite du premier. Tous deux auraient commis des crimes de guerre sous licence allemande, Bandera étant chef de la police, nommé par les nazis, à Lviv (Lemberg). Plus tard, Bandera a été écarté par les Allemands et placé en résidence surveillée, comme d’autres fascistes locaux ailleurs. (Les nazis ne croyaient pas au fédéralisme.) Après la guerre, l’Union soviétique ayant été restaurée, Bandera s’est installé à Munich, la capitale d’après-guerre d’une foule de collaborateurs d’Europe de l’Est, dont l’Oustacha croate. C’est là qu’il a été assassiné en 1959 par un agent soviétique, après avoir été condamné à mort par un tribunal soviétique. Melnyk s’est également retrouvé en Allemagne et est mort dans les années 1970 dans un hôpital de Cologne.

Le Melnyk d’aujourd’hui appelle Bandera son « héros ». En 2015, peu après avoir été nommé ambassadeur, il s’est rendu sur sa tombe à Munich où il a déposé des fleurs, rendant compte de cette visite sur Twitter. Cela lui a valu un reproche formel du ministère allemand des Affaires étrangères, dirigé à l’époque par nul autre que Steinmeier. Melnyk s’est également prononcé publiquement en faveur du Bataillon Azov, un groupe paramilitaire armé en Ukraine, fondé en 2014, qui est généralement considéré comme la branche militaire de plusieurs mouvements néofascistes du pays. Pour le non-spécialiste, il n’est pas tout à fait clair de savoir quelle influence le courant politique de Melnyk a dans le gouvernement de l’Ukraine aujourd’hui. Il y a certainement aussi d’autres courants dans la coalition gouvernementale ; il est difficile de prédire à ce stade si leur influence va encore diminuer ou, au contraire, augmenter à mesure que la guerre se prolonge. Les mouvements nationalistes rêvent parfois d’une nation née de la mort sur le champ de bataille des meilleurs de ses fils, d’une nation nouvelle ou ressuscitée, soudée par un sacrifice héroïque. Dans la mesure où l’Ukraine est gouvernée par des forces politiques de ce type, soutenues de l’extérieur par des États-Unis désireux de faire durer la guerre ukrainienne, il est difficile de voir comment et quand l’effusion de sang devrait se terminer, si ce n’est par la capitulation de l’ennemi ou par la prise de son arme nucléaire.

En dehors de la politique ukrainienne, la guerre par procuration américaine en Ukraine pourrait contraindre la Russie à une étroite relation de dépendance vis-à-vis de Pékin, en assurant à la Chine un allié eurasien captif et lui donnant un accès garanti aux ressources russes, à des prix avantageux puisque l’Occident ne serait plus en concurrence pour les obtenir. La Russie, à son tour, pourrait bénéficier de la technologie chinoise, dans la mesure où elle serait mise à disposition. À première vue, une telle alliance pourrait sembler contraire aux intérêts géostratégiques des États-Unis. Elle s’accompagnerait toutefois d’une alliance tout aussi étroite et tout aussi asymétrique, dominée par les Américains, entre les États-Unis et l’Europe occidentale, une alliance qui permettrait de garder l’Allemagne sous contrôle et de supprimer les aspirations françaises à la « souveraineté européenne ». Très probablement, ce que l’Europe peut offrir aux États-Unis dépasserait ce que la Russie peut offrir à la Chine, de sorte qu’une perte de la Russie au profit de la Chine serait plus que compensée par les gains d’un renforcement de l’hégémonie américaine sur l’Europe occidentale. Une guerre par procuration en Ukraine pourrait donc être attrayante pour les États-Unis qui cherchent à construire une alliance mondiale pour leur bataille imminente avec la Chine au sujet du prochain nouvel ordre mondial, monopolaire ou bipolaire, selon des modalités anciennes ou nouvelles, qui se jouera dans les années à venir, après la fin de la fin de l’histoire.

Wolfgang Streeck

Note du Saker Francophone

Dans sa conclusion, l’auteur oublie que le monde ne se résume pas qu’aux 4 grandes puissances que sont la Russie et la Chine d’un coté Vs les États-Unis et l’Europe de l’autre. L’Inde, l’Iran, les pays arabes, l’Asie du sud-est, l’Afrique, une grande partie de l’Amérique du sud basculent déjà doucement vers le bloc Russie/Chine. Ce qui laissera un monde USA/Europe qui se seront, à coup de sanctions et d’agressivité diplomatique, isolés tous seuls du véritable « reste du monde » dont la richesse, non seulement humaine mais surtout en matières premières, leur manquera vivement. Un « rideau de fer » inversé, 40 ans après la chute du précédent.

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

Guerres longues et mobilisation industrielle : Ce ne sera plus la seconde guerre mondiale

Par : hervek

Par Mark Cancian – Le 8 août 2017 – Source War On The Rocks

Après une génération d’absence, l’intérêt pour les guerres longues contre des adversaires de même niveau est revenu et, avec lui, l’intérêt pour la mobilisation. De nombreux observateurs – d’Eliot Cohen aux membres de l’état-major interarmées en passant par David Barno et Nora Bensahel – ont lancé des avertissements à ce sujet. Les guerres longues nécessitent une mobilisation industrielle, et lorsque les stratèges et les planificateurs pensent à ces choses, ils pensent à la Seconde Guerre mondiale et à tout ce qui l’a accompagnée : la conversion de l’industrie civile à un usage militaire, la production de masse, une longue accumulation de forces et, enfin, des armées massives et bien équipées qui écrasent leurs adversaires.

Mais une guerre longue aujourd’hui serait totalement différente. En fait, après environ neuf mois de conflit intense entre pairs, l’attrition réduirait les forces armées américaines à quelque chose qui ressemblerait à l’armée d’une puissance régionale. L’armée, par exemple, serait principalement armée d’armes d’infanterie, la puissance de feu étant fournie par des camions d’artillerie et un petit nombre d’équipements modernes acquis auprès d’une production nationale en difficulté et de tout ce que les logisticiens pourraient dénicher sur le marché mondial. Cet état de choses est dû au fait que le gouvernement américain n’a pas pensé sérieusement à la mobilisation industrielle. Il est bien plus facile de se prélasser dans les souvenirs chaleureux de la Seconde Guerre mondiale que d’affronter les choix difficiles qu’implique la préparation à la mobilisation.

Voici le problème de base : les guerres majeures contre des concurrents de même niveau consomment des armes et des munitions à un rythme féroce, bien au-delà de ce que l’industrie de la défense américaine, hautement consolidée et fragile, peut produire. La base industrielle de la défense américaine est conçue pour l’efficacité en temps de paix, et non pour la production de masse en temps de guerre, car maintenir une capacité inutilisée pour la mobilisation est coûteux. Le Congrès et le Pentagone estiment que les armes sont suffisamment coûteuses sans avoir à payer pour quelque chose qui ne sera peut-être jamais nécessaire.

Prenons l’exemple des chars, mais la même dynamique s’applique aux avions, aux navires et aux munitions (ainsi qu’aux personnes, d’ailleurs, mais c’est un autre article en soi). L’armée américaine compte 15 équipes de combat de brigade blindée dans la force régulière et la réserve, avec un total d’environ 1300 chars (90 par brigade). Derrière ces chars « opérationnels », il y a environ un millier d’autres chars dans les unités d’entraînement, de maintenance et de recherche et développement. Et il y en a des centaines d’autres dans des « cimetières« , à différents stades de dégradation.

Il est difficile de prévoir l’attrition dans les conflits entre pairs car ces conflits sont – heureusement – rares, mais nous pouvons en avoir un aperçu. Par exemple, en 1973, les Israéliens ont perdu 400 chars sur 1 700, soit un taux d’environ 1,1 % par jour pendant les 20 jours de combats de plus en plus déséquilibrés. Les armées arabes en ont perdu beaucoup plus. La grande bataille de chars de 1943 à Koursk a entraîné des pertes de chars très élevées – les Allemands en ont perdu 14 % par jour pendant deux semaines de combat, soit 110 % de leur force initiale – mais il s’agissait d’un engagement court d’une intensité inhabituelle. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le bataillon d’infanterie américain moyen sur la ligne de front a perdu 2,6 % de ses effectifs par jour, même sans combat majeur. Il est donc raisonnable de supposer qu’un conflit intense entre pairs détruirait environ 1 % de la force des chars par jour. Cela inclut les pertes de toutes origines – combat, abandon pendant la retraite, coulé en route vers le théâtre des opérations, et accidents.

Si les 15 brigades blindées étaient engagées, la force blindée perdrait 13 chars par jour en moyenne, soit 390 par mois. En faisant appel aux remplaçants des chars en maintenance et de la base d’entraînement, les équipes de combat des brigades blindées pouvaient rester à pleine puissance pendant environ deux mois. Ensuite, la force diminuera régulièrement : 74% au quatrième mois (960 chars), 55% au cinquième mois (715 chars), 41% au sixième mois (533 chars), et ainsi de suite. Au dixième mois, la force ne compterait plus que 158 chars, soit l’équivalent de deux brigades blindées.

La mobilisation industrielle ne va-t-elle pas fournir des remplacements ? Oui, mais pas suffisamment. Ces dernières années, les États-Unis n’ont construit (en fait, ils ont modernisé des versions plus anciennes) que 20 à 60 chars par an, et un nombre peut-être égal de chars a été vendu à l’étranger. À terme, selon les documents budgétaires de l’armée, la production pourrait passer à 28 par mois. En d’autres termes, une fois pleinement mobilisée, la production de chars remplacerait environ deux jours de pertes par mois. L’inclusion de ces remplacements dans le calcul ci-dessus ajoute un mois au calendrier. Avec plus de temps et d’argent, l’industrie (General Dynamics dans le cas présent) pourrait étendre davantage la production, mais le chemin à parcourir est encore long.

Que faire alors ? Tout d’abord, les États-Unis doivent sortir le matériel de l’entrepôt, le remettre en état de marche et l’envoyer au front. Pour les chars, cela signifie utiliser tous les vieux M-1A1, la version non numérisée sans le contrôle de tir amélioré, le blindage amélioré et les ordinateurs intégrés de la version actuelle M-1A2SEP. Finalement, les M-1 originaux du début des années 1980 avec le plus petit canon de 105 mm, au lieu du canon actuel de 120 mm, seraient nécessaires. Il n’y aurait ni le temps ni la capacité de passer à la version la plus récente. Les installations du gouvernement et des entrepreneurs seront débordées pour réparer les dommages causés par les combats et construire de nouveaux chars. L’utilisation d’un équipement aussi ancien va à l’encontre de 50 ans de pratique où l’armée américaine n’a combattu qu’avec les équipements les plus modernes. Le revers de la médaille, cependant, est que les adversaires seraient confrontés à la même dynamique d’attrition et traverseraient leur propre crise de quantité par rapport à la qualité. En d’autres termes, si le conflit se déroulait en Europe, les chars américains ne seraient pas confrontés à des chars russes modernes comme les T-90, mais à des chars plus anciens comme les T-80 ou les T-72. Il s’agirait donc d’un combat à armes égales.

Simultanément, les logisticiens devront se rendre dans l’économie civile et acheter ce qui peut y être adapté. Adapter ne signifie pas faire passer la production civile à une production conforme aux spécifications militaires, car cela prendrait trop de temps. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la mobilisation industrielle a pris des années, commençant par les commandes de guerre françaises et britanniques en 1938, mais ne produisant pas les masses d’équipements nécessaires pour affronter l’Allemagne et le Japon avant 1944. Les mots de Winston Churchill à la Chambre des communes, rappelant le défi de la mobilisation de la Première Guerre mondiale, s’appliquent ici :

Voici l’histoire de la production de munitions : la première année, très peu ; la deuxième année, pas beaucoup, mais quelque chose ; la troisième année, presque tout ce que vous voulez ; la quatrième année, plus que ce dont vous avez besoin.

L’« adaptation » dans une telle situation signifie prendre ce que l’économie civile produit, le peindre en vert et l’envoyer à l’avant. Certains équipements « de type civil » peuvent être produits relativement rapidement. La production de MRAP (Mine Resistant Ambush Protected – essentiellement des camions blindés), par exemple, a bondi en un an pendant la guerre d’Irak. L’adaptation s’applique également à la doctrine nécessaire pour combattre une telle force. Ainsi, après six ou huit mois de combat, le principal véhicule de combat de l’armée pourrait être un camion blindé MRAP, mais c’est mieux que rien.

Enfin, les logisticiens devront acheter tout ce qu’ils peuvent sur le marché mondial, ce que l’armée américaine n’a pas fait de façon majeure depuis la Première Guerre mondiale, lorsque les Français ont équipé le corps expéditionnaire américain mal préparé. Cependant, il existe de nombreux précédents dans d’autres pays. Lorsque la Grande-Bretagne a repris les îles Malouines en 1983, les États-Unis ont fourni des munitions. Lorsque l’Irak et l’Iran se sont livrés une lutte à mort de huit ans, de 1980 à 1988, les deux pays ont fouillé le marché mondial de manière agressive pour trouver des équipements partout où ils le pouvaient. Aussi, lorsque l’industrie américaine sera incapable de produire des équipements en nombre suffisant, les États-Unis devront faire de même. Étant donné que les alliés de l’OTAN sont peut-être engagés eux-mêmes ou qu’ils construisent leurs propres forces armées, les États-Unis devront se tourner vers d’autres pays. Le Brésil serait un bon exemple, puisqu’il possède une industrie de l’armement mature. Des mesures radicales, comme proposer d’acheter les forces de chars égyptiennes et marocaines, seraient justifiées. Cela peut paraître idiot, mais ces pays possèdent de nombreux chars américains qui pourraient être intégrés rapidement à l’armée américaine. [Ces 2 armées n’ont pas ces chars pour la parade mais pour contrer des menaces bien réelles et n’en donneront que de manière symbolique, NdT]

Bien sûr, des hypothèses optimistes peuvent faire disparaître le problème. Par exemple, des investissements de plusieurs milliards de dollars en temps de paix dans la capacité de mobilisation permettraient d’accélérer la production en temps de guerre. Cependant, les services militaires n’ont jamais été disposés à le faire, étant confrontés à de nombreuses demandes budgétaires à court terme et la capacité de mobilisation apparaissant comme une inefficacité dans un système d’acquisition déjà inefficace.

Une longue période d’alerte stratégique, comme ce fut le cas pendant la Seconde Guerre mondiale, faciliterait également la mobilisation, mais il est peu probable que cela se produise dans une guerre future. Il est difficile d’imaginer des événements qui seraient si choquants pour les Américains qu’ils lanceraient un appel d’offres et mobiliseraient totalement l’industrie, mais qui n’entraîneraient pas en même temps les États-Unis dans la guerre.

Quelle est donc la solution ? La première étape consiste à reconnaître le problème. C’est là que nous sommes bloqués aujourd’hui, bien qu’il s’agisse d’un problème connu, ou de ce que Frank Hoffman appelle un « flamant rose« . Penser à ce à quoi pourrait ressembler une longue guerre est extrêmement inconfortable. Les chefs militaires considéreraient probablement que le fait d’équiper les forces américaines avec du matériel plus ancien, étranger ou moins performant est une erreur, voire un acte immoral. Malheureusement, il se peut que nous n’ayons pas le choix. Ce changement culturel sera le plus grand défi d’une future mobilisation. L’étape suivante consiste à élaborer des plans adaptés à un large éventail de circonstances de mobilisation, des plus stressantes aux moins stressantes, car la probabilité et la nature des guerres longues sont très incertaines. Enfin, le ministère de la Défense devra investir de petites sommes d’argent dans la capacité de mobilisation – les gros investissements ne sont tout simplement pas réalistes. Par exemple, l’industrie pourrait atténuer les goulots d’étranglement de la production avec un certain investissement initial. L’évaluation de la base industrielle de la défense récemment ordonnée par le président devrait aider à identifier les opportunités. Le « cimetière » pourrait veiller à ce que les équipements « mis en sommeil » ne se détériorent pas trop afin de pouvoir être réactivés en cas d’urgence. Au final, des investissements intelligents et une planification réaliste pourraient transformer une vulnérabilité stratégique en un avantage stratégique.

Mark Cancian

Colonel, Corps des Marines des États-Unis, retraité, l’auteur est aussi conseiller principal au sein du Programme de sécurité internationale du CSIS. Le colonel Cancian a passé plus de trois décennies dans le corps des Marines des États-Unis, en service actif et de réserve, en tant qu’officier d’infanterie, d’artillerie et d’affaires civiles, et lors de missions à l’étranger au Vietnam, lors de l’opération Desert Storm et en Irak (deux fois). Il a beaucoup écrit sur des sujets de sécurité nationale et dirige actuellement un projet de recherche sur la manière d’éviter les surprises dans un futur conflit entre pairs.

Traduit par Hervé pour le Saker Francophone

Sitrep de l’Opération Z. Où en sommes-nous ?

Par : Wayan

Par Saker Staff – Le 11 mai 2022 – Source The Saker’s Blog

L’observation principale, à laquelle on ne peut s’empêcher de souscrire, vient d’Andrei Martyanov et je la reformule quelque peu :

Le rythme du changement s’accélère nettement, premier résultat de l’effritement et de l’implosion de l’Ukraine en tant qu’État et de la structure de ses forces armées.

Les choses vont aller plus vite maintenant et c’est déjà le cas, comme nous le verrons plus loin !

Mais d’abord, une pure fantaisie. Nous l’appelons « récit » mais c’est de la fantaisie !

Regardez les gars. Un système de gestion de la défense à trois niveaux émerge en Ukraine. Il est rare de voir un tel chaos orchestré. Le premier niveau est celui des Nazis + le SBU [le service de renseignements ukrainiens]. Nous n’avons aucune idée s’il y a un contrôle central mais nous sommes sur qu’Azov et les autres bataillons nationalistes sont faiblement voire pas du tout commandés. Comme d’habitude il jouent aux cow-boys ou se planquent dans un bunker. Le second niveau est sous le contrôle de nos « alliés ». Ils ont pris en charge le GUR (service de renseignements militaires) le SSO (les forces spéciales) et ce qui reste de l’armée de l’air et des unités d’artillerie. Cette partie des FAUs mène une vraie guerre en petits réseaux et provoquent le plus de dommages aux Mokshas (russes en argot ukrainien). C’est bien mais c’est une impasse. Le troisième niveau est le gros des FAUs, les habituels sacrifiés dans les tranchées à qui il manque le leader charismatique du niveau 1 ou l’expérience du niveau 2 et ils ont l’honorable tache de mourir pendant que les « alliés », avec l’aide du niveau 2, « gagne la guerre » (en fait non). En résumé nous n’avons pas de commandement unifié, pas d’approvisionnement, pas d’objectifs précis pour cette guerre. L’opinion d’un fayot fraichement diplomé d’une académie militaire étasunienne a plus de poids que l’opinion d’un colonel ukrainien. Good morning Vietnam ! Fait chier d’être un niaquoué.

Ce qui précède a été trouvé sur un site ukrainien : https://t.me/ice_inii

Jetez un coup d’œil à certaines choses ici : L’influence américaine, le fantasme d’être le personnage de Robin Williams dans le film Good Morning Vietnam et l’impression d’être le niaquoué de service ! Ces combattants vivent dans un film. Et ensuite, vient l’effondrement de ce fantasme. C’est un autre exemple de ce que Martyanov veut dire.

Restons un moment dans le fantasme.

Andrei Martyanov a commenté le Lieutenant-Général Kellog qui, contrairement à sa déclaration sur « tout ce qu’il a appris sur la guerre », n’a jamais rien appris.

Une comparaison rapide des commentaires américains et britanniques sur le discours de Poutine

Voici le ministre britannique de la Défense, Ben Wallace. On ne peut que le qualifier de répugnant et si Kellog, selon Martyanov, « n’a jamais rien appris », celui-là ne fait que « dire des conneries« .

Un court extrait :

J’ai pensé à l’ampleur de leurs souffrances (les soldats russes ordinaires) dans toute l’Union soviétique, mais aussi à la façon dont ces souffrances étaient utilisées, à l’époque comme aujourd’hui, pour dissimuler l’insuffisance de ceux qui gouvernaient en toute sécurité et confort derrière les murs du Kremlin, en haut et au sein de l’état-major général, proche du Kremlin.

La ministre des Affaires étrangères allemande Baerbock n’a aucune idée de ce qu’elle dit et sa compréhension de l’histoire est inexistante.

« L’Allemagne est responsable de la défense de l’Ukraine et de toute l’Europe ».

Zelensky, en plus de ses autres problèmes, est totalement sourd…

So, President Zelensky congratulates Ukraine on V-day over Nazism featuring a soldier who wears "Totenkopf"("dead head"), a symbol of the elite [Nazi] division of Waffen-SS during WWII.
After complaints,the press service replaced the photo but the original was there for 30+ min.. pic.twitter.com/JZnEBCvvd5

— Maxim A. Suchkov (@m_suchkov) May 9, 2022

Ils n’ont plus honte. Ils le disent au grand jour.

“We are using the Ukrainians for the time being as proxies. We potentially face an economic cataclysm in the US. Inflation is inevitable. We have this long-running move towards the border of Russia. The 'Boys from Davos' plot out the future of the world.” — Senator Richard Black pic.twitter.com/krozY8UplJ

🅰pocalypsis 🅰pocalypseos 🇷🇺 🇨🇳 🅉 (@apocalypseos) May 10, 2022

Et puis, quittant de la fantaisie, nous avons les voix du réalisme…

Point de vue chinois :

« Dans son discours du jour de la Victoire lundi, le président russe Vladimir Poutine a déclaré « calmement mais fermement » que la Russie devait prendre des mesures préventives dans son opération spéciale en Ukraine, car l’OTAN avait créé une « menace absolument inacceptable » aux frontières de la Russie. Selon les analystes chinois, le discours a été prononcé avec « retenue » afin d’envoyer un signal clair à l’Occident, à savoir que la Russie n’acceptera pas une intensification des pressions visant à comprimer l’espace stratégique russe, tout en montrant que Poutine laissait une certaine marge de négociation. » https://www.globaltimes.cn/page/202205/1265207.shtml

Des internautes chinois se moquent de l’ambassade des États-Unis en Chine après avoir comparé la Russie à l’Allemagne nazie.

Nous devons accepter que l’Ukraine a été conçue comme un nouvel Afghanistan. Regardez :

Le ministère américain de la défense a revendiqué le mérite d’avoir « occidentalisé » l’armée ukrainienne en lui donnant une formation et des armes pour s’opposer à la Russie, selon le porte-parole John Kirby. Toutefois, les résultats des efforts déployés au cours des huit dernières années ont apparemment pris par surprise même les services de renseignement militaire américains, a-t-il laissé entendre dans une interview accordée à Fox News mardi. Les responsables américains avaient prévu la prise imminente de la capitale ukrainienne dès les premiers jours du conflit avec Moscou.

Kirby a ensuite fantasmé :

Le porte-parole a déclaré que le renseignement militaire est par nature une mosaïque que les officiers tentent de reconstituer, arrivant parfois à des conclusions erronées. Il a ensuite félicité le ministère de la défense et l’administration du président Joe Biden pour leur excellent travail de préparation des troupes ukrainiennes à la lutte contre la Russie.

Narrative est un bon mot pour cela, mais utiliser le mot fantaisie est encore mieux !

Ainsi, dans l’environnement général des commentaires, tout le monde commente à propos de Mr Poutine, mais la Russie aurait perdu la guerre de propagande ? Qui a dit que « toute presse est une bonne presse » ?

Nous terminons avec M. Lavrov dans l’une de ses dernières conférences de presse :

L’achèvement de l’opération spéciale obligera l’Occident à cesser de promouvoir un monde unipolaire sous la domination des États-Unis.

 

La fin de l’opération spéciale en Ukraine contribuera à l’arrêt des tentatives occidentales de saper le droit international.

 

La Fédération de Russie souhaite que tous les civils quittent les zones de l’opération spéciale en Ukraine.

Le Secrétaire général de l’ONU a manqué l’occasion de parvenir à un règlement pacifique en Ukraine.

Un peu plus de réalisme avec un document que vous pouvez utiliser pour vos amis et votre famille :

Si le Centre Simon Wiesenthal en Israël affirme qu’il y a des nazis en Ukraine, c’est peut-être le cas. Un document que vous pouvez utiliser pour vos amis.

Revenons un instant à la déclaration de Martyanov, et ajoutons-y quelque chose.

Le rythme du changement s’accélère nettement, comme premier résultat de l’effritement et de l’implosion de l’Ukraine en tant qu’État et de la structure de ses forces armées. En outre, le récit fantaisiste est devenu si ridicule qu’il montre des signes évidents d’effritement.

——————

Ligne de contact

Il s’agit d’un scénario à double sens. N’oubliez pas qu’il s’agit d’un front qui a eu 8 ans pour se fortifier, rêvant de tuer tous les Russes dans les régions du Donbass. Sur cette très longue ligne, les forces russes utilisent diverses pièces d’artillerie pour ramollir, éliminer et tuer les forces ukrainiennes. Les Russes manœuvrent continuellement contre les combattants retranchés. Mais ils ne sacrifient pas de bons soldats combattants. Ils battent en retraite, font entrer l’artillerie lourde, et avancent à nouveau.

Et puis, ils percent :

Les unités de la milice populaire de la République populaire de Lougansk, soutenues par les forces armées de la Fédération de Russie, ont achevé le démantèlement des défenses de Popasnaya tenu par les nationalistes et ont percé la défense ennemie profondément échelonnée pour atteindre la frontière administrative de la République populaire de Lougansk.

Hier matin, Readovka rapporte que l’ensemble du théâtre d’opération est plus calme en ce moment, mais que ces escarmouches et ces manœuvres d’assouplissement se produisent continuellement. Voici des batailles typiques de la ligne de front :

On the outskirts of the village of #Popasnaya in the #Luhansk region, fighting continues between the #Ukrainian and #Russian military #Donbass pic.twitter.com/lL1UwmTmDm

— Middle East Update (@islamicworldupd) May 11, 2022

Pendant ce temps, du côté ukrainien, voici ce qui se passe :

  • Les combattants de la défense territoriale se plaignent d’être envoyés au front.
  • Les militants de la 101e brigade de défense territoriale (TrO) de la région de Transcarpathie se plaignent d’avoir été envoyés sur la ligne de front en RPL. Selon eux, la formation a été créée pour protéger les postes de contrôle à l’arrière et n’est pas destinée à des opérations de combat.
  • Les militants n’ont aucune formation militaire. Beaucoup d’entre eux se plaignent de problèmes de santé. Les militants pensent qu’ils deviendront une cible pour l’artillerie russe.
  • Il convient de noter que les unités de la 101e brigade de troupes ont été transférées sur la ligne de front il y a seulement trois jours, mais elles connaissent déjà des problèmes de moral.
  • Rappelons qu’aujourd’hui a également eu lieu une action de protestation organisée par des parents de militants de la 103e brigade de troupes de la région de Lvov.

Retour de bâton après la création d’un fantasme brutal, coûteux et sanglant :

Du ministère de la défense russe

 

⚡Selon des informations fiables, le régime de Kiev a mené une autre action sanglante dans la région de Kharkov, basée sur le scénario de Bucha.

 

▫6 véhicules civils sur lesquels étaient montés des drapeaux blancs ont été abattus par des soldats des FAUs sur un tronçon de route entre Staryi et Novyi Saltov.

▫Les images photo et vidéo de ce crime odieux ont été réalisées par des spécialistes du centre d’information et d’opérations psychologiques des FAUs.

 

🔹En outre, depuis la zone des maisons privées de Belaya Krinitsa, dans la région de Kherson, l’artillerie des forces armées ukrainiennes a frappé plusieurs positions des forces armées russes afin de provoquer des tirs de représailles sur les bâtiments résidentiels abritant des civils, que les combattants de la défense territoriale ne laissent pas sortir de la colonie pour les utiliser comme « bouclier humain ».

❗ Nous avertissons à l’avance que ces documents et d’autres fabriqués par le régime de Kiev sur les prétendues « atrocités russes » seront bientôt largement diffusés par les médias occidentaux et ukrainiens, ainsi que par les ressources en ligne.

Et ce sont eux, cette fois, qui se tiennent prêts à enregistrer le fantasme et à le faire écouter à un public peu méfiant (je me demande s’ils paient pour ce privilège ?) :

Pendant ce temps, des représentants des médias norvégiens étaient présents à Belaya Krinitsa pour l’enregistrement photo et vidéo des frappes russes prétendument indiscriminées contre les civils.

Odessa

Nous avons eu des tirs spectaculaires sur Odessa et ses environs. Vous voyez, il y avait cet hôtel où les têtes pensantes des forces ukrainiennes étaient stationnées. Et près de ça, il y avait un centre commercial utilisé comme dépôt de munitions.

https://t.me/asbmil/1422

Nous pouvons prendre une pause comique : Les forces spéciales de l’armée de la RPD ont retrouvé le quartier général de l’une des unités d’artillerie des forces armées ukrainiennes dans la direction de Donetsk. Après avoir attendu que leurs commandants se rassemblent au quartier général, un ATGM a frappé. Après que les Ukrainiens survivants qui se sont enfuis du quartier général se sont révélés être nus, on a compris ce que leurs artilleurs faisaient lors des réunions. Maintenant, la communauté internationale va accuser notre camp de massacrer des personnes LGBT.

https://t.me/intelslava/28446

Snake Island – Encore de la propagande fantaisiste

Celui-ci n’a pas survécu au fantasme : l’ancien commandant de la 10e brigade d’aviation navale d’Ukraine, le colonel Igor Bedzai, a été annoncé mort par les médias ukrainiens. Il était l’un des meilleurs pilotes ukrainiens, effectuant souvent des missions dans des zones contestées. Le pilote est décédé le 7 mai. Il semble qu’il pilotait l’un des hélicoptères qui ont été abattus au-dessus de l’île des Serpents – ceux-là mêmes que l’Ukraine prétend être russes…

La campagne de relations publiques insensée du régime de Kiev visant à s’emparer de l’île des Serpents à la veille du Jour de la Victoire a entraîné la mort insensée de plus de cinq douzaines de combattants ukrainiens et de membres d’unités d’élite des FAUs, la perte de 4 avions, 10 hélicoptères, 3 bateaux et 30 drones.

Snake Island – effort de propagande de l’Ukraine

Ukrainian effort backed by US and UK to retake Zmeiny Island was a disaster. Ukrainians lost 3 Su-24s, 1 Su-27, 3 Mi-8 helicopters with paratroopers, 1 Mi-24 helo, 29 UAVs, 3 armored assault craft and over 100 troops. It's like a new Bay of Pigs. CIA knows all about that. pic.twitter.com/z7fSv5lsCZ

— Jim Rickards (@JamesGRickards) May 9, 2022

Essayer d’éclipser les 9e défilés militaires russes par la fantaisie ukrainienne de Snake Island, était une erreur comique. Les Russes enterrent les cadavres ukrainiens flottant sur l’océan.

Intel Slava Z rapporte ce matin (Soyez très conscient que ceci est NON VERIFIÉ !) Sur Snake Island, des officiers de haut rang anglais et américains ont disparu pendant le débarquement. Pour eux, les militaires ukrainiens ont combattu pendant deux jours. Mais il n’a pas été possible de retrouver les officiers, ou du moins leurs corps. Selon notre source à l’état-major, un lieutenant-colonel américain des marines, ainsi qu’un major anglais de la brigade commando du corps des marines, ont débarqué sur Snake Island avec des combattants ukrainiens.

Ils ont coordonné le travail des moyens de renseignement de l’OTAN et des forces de débarquement ukrainiennes. Les deux officiers ont débarqué lors de la première vague. Mais les Russes ont alors abattu trois hélicoptères et une péniche de débarquement a été coulée. Les bateaux restants se sont retirés, laissant la première vague de débarquement sur le rivage. Selon notre source, Londres et Washington ont exigé que Zelensky fasse tout son possible pour ramener leurs officiers. Malgré plusieurs tentatives de reprendre l’île, il n’a pas été possible de connaître le sort des marines anglais et américains. On suppose qu’ils sont morts dans la bataille avec les Russes. Mais jusqu’à présent, comme le dit notre source, il n’y a aucune confirmation de cette information. Il est possible que les deux aient été capturés. En retour, la tentative de restitution de leurs corps a coûté aux forces ukrainiennes plusieurs avions et hélicoptères abattus, ainsi que plusieurs dizaines de marines et de forces spéciales morts.

Azovstal

Au-dessus d’Azovstal

📽Russian planes bombing Azovstal #Mariupol #UkraineRussiaWar pic.twitter.com/InWiLMNQri

— MilitaryLand.net (@Militarylandnet) May 10, 2022

Le chef de la RPD Pushilin : il n’y a plus de civils à Azovstal, nous avons donc les mains libres.

Retour au truisme de Martyanov.

Un de ses commentateurs a fait un tableau des frappes russes. (Merci !)

Demandons de l’aide à Geroman et évaluons les frappes russes.

Vous n’avez aucune idée de l’ampleur des dégâts que la Russie cause QUOTIDIENNEMENT avec ses missiles de défense aérienne, balistiques, de croisière et air-sol. Chaque jour, le ministère de la Défense russe fait un briefing et passe à autre chose. Je vais vous dire ce qui a été détruit aujourd’hui (c’était hier), afin que vous compreniez l’ampleur des pertes ukrainiennes :

  1. Nombre non spécifié d’hélicoptères ukrainiens détruits au sol par un missile Onyx à Artsiz, région d’Odessa

  2. Dépôt de munitions détruit près de Gulkhov

  3. MLRS « Smerch » et 1 S300 dans la région de Bohodukhov

  4. La défense aérienne a abattu 2 MiG-29 à Iverskoe et Novodonetskoe

  5. Un Su-25 abattu près de Pogonovka dans la région de Kharkiv

  6. Des drones ont été abattus près de Snake Island, dont 2 Bayraktar TB2.

  7. Drones abattus à Balakleya, Shiikovka, Goptovka, Kamienka, Aveevka et quelques autres endroits – Un radar de contre-batterie fourni par les États-Unis a été détruit à Zolotoy.

  8. MLRS « Grad » et 2 postes de commandement près de Popasna.

  9. Les MLRS et l’artillerie russes ont frappé 26 postes de commandement, 26 unités d’artillerie en position de tir et 211 zones de concentration d’hommes et d’équipement, causant jusqu’à 350 morts.

C’ÉTAIT EN UN JOUR – Cela arrive littéralement tous les jours.

Et en arrière-plan, les ingénieurs russes ont terminé le déminage humanitaire de Kamyanka, dans le district d’Izyum, région de Kharkov. Et ils ont encore le temps de nous montrer des images du système de missiles antiaériens S-300V et des opérateurs de systèmes de missiles portables Igla en action. Ils ont également le temps de distribuer de l’aide humanitaire.

Voici le rapport du Ministère de la défense d’aujourd’hui.

▫Les forces armées de la Fédération de Russie poursuivent l’opération militaire spéciale en Ukraine.

✈💥Durant la nuit, l’aviation opérationnelle-tactique et l’aviation de l’armée ont frappé 93 zones, dont 2 postes de commandement, 69 zones de concentration d’hommes et de matériel militaire, ainsi que 3 dépôts de munitions des forces armées ukrainiennes.

💥Les troupes de missiles et les unités d’artillerie ont frappé 407 zones de concentration d’effectifs et d’équipements militaires, détruisant 13 postes de commandement, 4 positions de systèmes de missiles anti-aériens Osa-AKM et 14 dépôts de munitions.

▫Les attaques ont permis d’éliminer plus de 280 nationalistes et jusqu’à 59 véhicules blindés et motorisés.

💥Les moyens de défense aérienne russes ont abattu 9 drones ukrainiens : 4 près de Balakleya dans la région de Kharkov, 3 près de Rubezhnoe dans la région de Lugansk, 1 près de l’île des Serpents et 1 Bayraktar-TB2 près d’Arkhangelskoe dans la région de Nikolaev dans la nuit.

Pour plus de détails, veuillez consulter le site https://readovka.news/

Moon of Alabama a également un bon programme ici

Avec tout ce qui précède, et les nombreux témoignages de soldats ukrainiens selon lesquels leurs commandants désertent et les abandonnent sur le terrain, nous pourrions assister à un effondrement rapide. Que veut dire rapide ? Je ne sais pas.

The Saker Staff

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

Gazprom ne comprend pas

Par : hervek

Par Andrei Martyanov − Le 10 mai 2022 − Source Reminiscence of the future

Tous ceux qui suivent les vraies nouvelles aujourd’hui en discutent :

Le conglomérat gazier russe Gazprom n’a reçu aucune confirmation de force majeure ou d’obstacles à la poursuite du transit de gaz par une jonction dans la région de Lougansk, a déclaré la société mardi, après que l’opérateur ukrainien OGTSU a annoncé qu’il arrêterait toute nouvelle livraison à partir du 11 mai, en raison de la présence d’« occupants russes ».

 

Gas Transit Services of Ukraine (OGTSU) a déclaré mardi un cas de force majeure, affirmant qu’il était impossible de poursuivre le transit de gaz par un point de connexion et une station de compression situés dans la région de Lugansk. Comme le personnel de l’OGTSU « ne peut pas exercer de contrôle opérationnel et technologique » sur le point de connexion de Sokhranovka et la station de compression de Novopskov, la société ne peut pas continuer à remplir ses obligations contractuelles, a-t-elle déclaré.

Eh bien, la vérité est, et Gazprom doit le comprendre, qu’ils disent juste qu’ils coupent le gaz afin de maintenir le scenario, face au public. Mais il y a une force majeure qui est derrière la fermeture de la valve par les 404. Non, vous ne m’avez pas mal compris, je le pense. Deux composantes de cette force majeure sont :

1. Un effondrement de plus en plus prononcé et accéléré de la résistance du VSU, dont les signes sont partout, notamment grâce au travail de Larry Johnson qui l’a signalé :

Il y a une collection de vidéos, d’images et de mots éparpillés sur divers canaux de médias sociaux qui peignent une image horrible d’une Ukraine qui se dirige vers la défaite. S’il faut toujours envisager la possibilité que les Russes aient mis en scène ces vidéos et ces images, je pense que c’est peu probable.

De même, le pari de l’île aux Serpents, « planifié » par le Pentagone, résume assez bien l’état de la situation, lorsqu’un camion rempli de matériel et d’effectifs de la VSU a été anéanti sur l’île elle-même et dans les zones de prépositionnement. Je suis formel : Le Pentagone ne pense pas plus vite que l’état-major russe. Donc, en général, cela nous amène à une deuxième composante…

2. Qui est LA force majeure qui compte vraiment pour les États-Unis. C’est le principal moteur derrière ce truc de « fermeture de la vanne » parce que, non seulement le « récit » américain d’une Russie sur le point d’être conquise par de glorieux nazis de Kiev est en train de s’effondrer, mais il s’effondre d’une manière dramatique qui expose non seulement la faiblesse américaine, à la fois économique et militaire, mais il crée également un énorme courant de sabotage parmi les « alliés » américains (vous savez, les chiens de salon), qui ne sont plus vraiment enthousiastes à l’idée de fournir des armes à 404. En effet, l’histoire avec les complexes AD allemands Gepard est un cas d’espèce. L’Allemagne est prête à les expédier (sans que cela fasse la moindre différence) mais il n’y a pas de munitions appropriées pour eux et l’Allemagne n’en produit plus… donc, vous voyez l’idée.

Donc, les États-Unis décident de faire claquer leur fouet et de rassembler leurs « alliés » dans un endroit approprié et de leur montrer ce qui arrive quand ils décident de penser à leur propre survie. C’est la raison principale. Vous voyez, l’UE voit son approvisionnement en énergie coupé étape par étape par les États-Unis. C’est la seule guerre dans laquelle les États-Unis sont bons, le chantage et l’économie, le militaire pas tellement, et il était inévitable qu’après la « fermeture » de North Stream 2, d’autres voies d’approvisionnement en énergie soient coupées pour l’Europe. Et c’est ce que nous observons aujourd’hui. La démocratie, vous savez, a besoin de sacrifices. L’Allemagne est la première à tomber, le reste suivra. Même les crétins de Oilprice l’ont compris :

Un arrêt du gaz russe frapperait les économies d’Europe et d’Afrique du Nord.

C’est vrai, mais c’est toute l’idée, et la Russie a prévenu ces abrutis d’Européens à ce sujet pendant des années. Qu’ils sont le déjeuner des États-Unis dans la dernière tentative de l’Amérique de prolonger sa propre agonie face à son économie qui s’effondre et du chaos social croissant. Donc, voilà. La Russie ne va pas sauver l’Europe, mais cela ne la dérangerait sûrement pas de se faire un peu de blé avec sa mort et c’est ce qu’elle fait déjà.

MISE À JOUR (d’intérêt). Contrairement à de nombreuses sources anonymes occidentales du domaine des renseignements militaires, les sources russes, bien qu’elles ne soient pas toujours exactes à 100 %, ont une bien meilleure réputation en matière de « fuite » d’informations fiables. Je doute que le ministère russe de la Défense veuille aider le Pentagone sur ce point, mais voici l’information :

MOSCOU, 10 mai. /TASS/.

 

L’ordre d’attaquer l’île des Serpents, au cours duquel les forces armées ukrainiennes ont subi des pertes importantes, a été donné par le président de l’Ukraine Volodymyr Zelensky sur les conseils de consultants britanniques, malgré les objections de la direction des forces armées ukrainiennes. Ces données ont été rapportées mardi par une source au sein des structures du pouvoir russe. « L’ordre de l’attaque incroyablement stupide sur l’île des Serpents a été donné personnellement par Zelensky et a exigé d’obtenir un résultat » médiatique « avant le 9 mai », a-t-il déclaré.

 

Selon la source, « il existe des informations confirmées selon lesquelles [le commandant en chef des forces armées ukrainiennes Valery] Zaluzhny et son état-major étaient contre cette opération suicidaire, dont l’idée a été suggérée à Zelensky par ses conseillers britanniques. »  » Le final de cette action était censé être une déclaration conjointe sur la soi-disant  » victoire  » (la  » victoire  » ukrainienne) – le Premier ministre britannique [Boris] Johnson et Zelensky, mais en fin de compte, seul Johnson a parlé hier, sans mentionner un mot sur la catastrophe de l’opération de prise d’assaut du Serpent « , – a déclaré la source.

Vous savez quoi ? Je le crois. Je n’enlève rien à l’héroïsme des parachutistes britanniques et polonais, par exemple, mais cela me semble tellement familier. Oui, l’opération Market Garden. Monty (un homme doté de véritables talents militaires), énervé par la stratégie de front large d’Ike, qu’il considérait comme « trop prudente », est allé voir Ike (comme Monty l’a fait pour tous les autres membres du SHAEF), et il lui a littéralement arraché son consentement pour l’opération Market Garden. Monty voulait sa propre version de la Blitzkrieg et d’une opération en territoire ennemi et, bon sang, toute cette histoire a dégénéré dès le début et a abouti à un triste sort pour la 1ère division aéroportée britannique à Arnhem. C’est une chose très britannique, pour ne pas dire plus, que d’essayer de poursuivre de nobles objectifs sans disposer des ressources nécessaires.

Donc, pour être objectif, retirons au Pentagone le rôle de planificateur principal de la débâcle de l’île Zmeinnyi (Serpent) et attribuons l’« honneur » douteux de cet échec spectaculaire à l’armée britannique. Le Pentagone s’est donc sagement abstenu, sans parler du fait qu’il a déjà fort à faire avec sa propre débâcle stratégique, bien plus importante, sur l’ensemble du théâtre d’opérations en 404, et non avec une « direction » ou un épisode tactique distinct. Que voulez-vous, à la fin, Zelensky est littéralement un clown, BoJo a un diplôme en littérature anglaise – comment pourrait il en être autrement ?

Andrei Martyanov

Traduit par Hervé pour le Saker Francophone

Des documents de Pfizer révèlent que les autorités de réglementation médicale et Pfizer savaient que le vaccin COVID provoquait une aggravation de la maladie.

Par : Wayan

Par The Exposé − Le 4 mai 2022

Des documents confidentiels de Pfizer que la Food and Drug Administration étasunienne a été contrainte de publier par ordonnance d’un tribunal, confirment que Pfizer et la FDA savaient que l’aggravation de la maladie par le vaccin était une conséquence possible des injections de l’ARNm Covid-19.

Ils révèlent également qu’ils avaient des preuves de cette occurrence, y compris plusieurs décès, mais qu’ils les ont balayées sous le tapis et ont affirmé qu’« aucun nouveau problème de sécurité n’a été soulevé ».

Les conséquences de cette dissimulation se font maintenant sentir dans les données officielles du gouvernement qui suggèrent fortement que la population entièrement vaccinée souffre d’une facilitation de l’infection par les anticorps (ADE) depuis le début de 2022.

Les chiffres montrent que les personnes entièrement vaccinées ont jusqu’à deux fois plus de risques d’être hospitalisées à cause du Covid-19, et deux à trois fois plus de risques de mourir du Covid-19.

Avant de nous plonger dans les documents de Pfizer, examinons les conséquences réelles du fait que les autorités de réglementation et Pfizer ont ignoré que les injections de vaccins anti-Covid-19 pouvaient provoquer une aggravation de la maladie par le vaccin.

Des recherches intensives menées par des experts de la santé au fil des ans ont mis en lumière des préoccupations croissantes concernant la  » facilitation de l’infection par les anticorps «  (ADE), un phénomène où les vaccins aggravent considérablement la maladie en préparant le système immunitaire à une réaction excessive potentiellement mortelle.

La facilitation de l’infection par les anticorps peut se manifester de plusieurs manières différentes, mais la plus connue est appelée « la voie du cheval de Troie ». Elle se produit lorsque des anticorps non neutralisants générés par une infection ou une vaccination antérieure ne parviennent plus à éliminer l’agent pathogène lors d’une nouvelle exposition.

Au lieu de cela, ils agissent comme une passerelle en permettant au virus de pénétrer et de se répliquer dans des cellules habituellement interdites (généralement des cellules immunitaires, comme les macrophages). Cela peut entraîner une plus grande diffusion de la maladie et des réactions immunitaires excessives à l’origine de maladies plus graves.

Voici une courte vidéo du conseiller médical en chef du président américain, le Dr Anthony Fauci, qui explique cette conséquence indésirable [A voir sur le site d’origine, NdSF]. Il y confirme qu’il s’agit d’un danger possible dû aux injections de Covid-19 et que ce ne serait pas la première fois que cela se produit.

Malheureusement, il semble que des facilitations de l’infection par les anticorps puissent maintenant se produire à cause des injections de vaccin anti-Covid-19 ; et il semble que l’Agence britannique de sécurité sanitaire ait fait de son mieux pour le cacher.

Les conséquences

Au début de l’année, l’Agence britannique de sécurité sanitaire (UKHSA) a décidé de ne plus publier les taux de cas, d’hospitalisation et de décès pour les personnes doublement vaccinées, mais uniquement les taux pour les personnes triplement vaccinées dans son rapport hebdomadaire de surveillance du vaccin Covid-19.

Les taux sont calculés en divisant la taille de la population totale de chaque groupe de statut vaccinal par 100 000, puis en divisant le nombre total de cas, d’hospitalisations ou de décès dans chaque groupe vacciné par le chiffre calculé.

Par exemple : – 3 millions de personnes doublement vaccinées / 100k = 30

500 000 cas parmi les personnes doublement vaccinées / 30 = 16 666,66 cas pour 100 000 habitants.

Cependant, l’UKHSA produit un rapport distinct contenant la taille globale de la population par groupe d’âge et par statut vaccinal, ce qui signifie que nous pouvons prendre ces chiffres et calculer nous-mêmes les taux d’hospitalisation et de décès pour 100 000 habitants parmi les personnes doublement vaccinées.

Voici le tableau extrait du rapport de surveillance de la grippe et du virus Covid-19 de la semaine 12.

Et voici un graphique montrant la taille de la population doublement vaccinée par âge et par semaine en Angleterre. Nous avons repris les chiffres du tableau ci-dessus et des rapports des semaines 8 et 4.

Maintenant que nous connaissons la taille de la population, il nous suffit de diviser chaque population par 100 000, puis de diviser le nombre d’hospitalisations et de décès par la réponse à cette équation, pour calculer les taux d’hospitalisation et de décès.

Voici un graphique montrant le nombre d’hospitalisations dues au vaccin Covid-19 chez les personnes non vaccinées et les personnes doublement vaccinées dans les rapports de surveillance du vaccin Covid-19 de l’UKHSA des semaines 5, 9 et 13.

L’UKHSA fournit les taux d’hospitalisation et de décès pour la population non vaccinée à la page 47 de son rapport de surveillance des vaccins de la semaine 5, et à la page 45 des rapports de surveillance des vaccins des semaines 9 et 13.

Voici deux graphiques montrant le taux d’hospitalisation Covid-19 pour 100 000 individus parmi la population non vaccinée et doublement vaccinée en Angleterre, par groupe d’âge et par semaine. Les taux d’hospitalisation des personnes doublement vaccinées ont été calculés à partir des chiffres du « tableau de la taille de la population » et du « tableau du nombre d’hospitalisations » ci-dessus.

Comme vous pouvez le constater, tous les groupes d’âge ont connu un taux d’hospitalisation plus élevé pour 100 000 chez les personnes doublement vaccinées depuis le début de l’année. Cependant, la tranche d’âge la plus jeune, celle des 18-29 ans, a connu un taux d’hospitalisation légèrement plus élevé chez les non-vaccinés au cours de la semaine 13.

Malheureusement, nous constatons la même chose en ce qui concerne les décès.

Voici un graphique montrant le nombre de décès dus au Covid-19 parmi les personnes non vaccinées et doublement vaccinées dans les rapports de surveillance du vaccin Covid-19 de l’UKHSA des semaines 5, 9 et 13.

Voici deux graphiques montrant le taux de mortalité lié au Covid-19 pour 100 000 individus parmi la population non vaccinée et doublement vaccinée en Angleterre, par groupe d’âge et par semaine. Les taux de mortalité des personnes doublement vaccinées ont été calculés à partir des chiffres du « tableau de la taille de la population » et du « tableau du nombre de décès » ci-dessus.

 

Comme vous pouvez le constater, tous les groupes d’âge ont connu un taux de mortalité Covid-19 plus élevé pour 100 000 chez les personnes doublement vaccinées, à l’exception des 18-29 ans. Mais cette tranche d’âge n’a connu un taux de mortalité plus élevé chez les non-vaccinés qu’au cours de la semaine 5, les semaines 9 et 13 ayant enregistré un taux de mortalité identique chez les non-vaccinés et les double-vaccinés.

Le seul autre groupe d’âge à rompre la tendance est celui des 30-39 ans, dont le taux de mortalité est redevenu légèrement supérieur à celui des non-vaccinés au cours de la semaine 13. Mais à part cela, toutes les autres tranches d’âge ont connu un taux de mortalité plus élevé parmi les personnes doublement vaccinées depuis le début de l’année.

Encore une fois, ce n’est pas le genre de chiffres que nous devrions voir si un vaccin est efficace. Ce n’est même pas le genre de chiffres que l’on devrait voir si un vaccin est inefficace. Ce que nous voyons ici, c’est un vaccin qui a l’effet inverse de celui escompté, et les chiffres montrent que les personnes doublement vaccinées sont plus susceptibles de mourir de Covid-19 que les personnes non vaccinées.

Si les taux pour 100 000 sont plus élevés chez les vaccinés, ce qui est le cas, cela signifie que les injections de Covid-19 ont une efficacité négative dans le monde réel. Et en utilisant la formule d’efficacité des vaccins de Pfizer, nous pouvons déchiffrer avec précision quelle est l’efficacité réelle dans chaque groupe d’âge.

La formule du vaccin de Pfizer :

Taux de non-vaccinés pour 100k – Taux de vaccinés pour 100k / Taux de non-vaccinés pour 100k x 100 = Efficacité du vaccin

Les deux graphiques suivants montrent l’efficacité réelle du vaccin Covid-19 contre les hospitalisations parmi la population doublement vaccinée en Angleterre, par groupe d’âge et par semaine, sur la base des taux d’hospitalisation fournis ci-dessus.

Ces graphiques montrent que les 18-29 ans sont le seul groupe d’âge pour lequel les injections de Covid-19 se sont avérées avoir une efficacité positive contre l’hospitalisation. Mais cela n’a été le cas qu’au cours de la semaine 13, et l’efficacité positive n’a été que de +14%. Auparavant, une efficacité négative de moins 16 % avait été enregistrée au cours des semaines 5 et 9.

Mais c’est une autre histoire pour tous les autres groupes d’âge, et les chiffres montrent que les choses se dégradent avec l’âge. Ce qui signifie que les choses se dégradent pour les personnes qui ont été vaccinées en premier.

L’efficacité du vaccin contre l’hospitalisation n’est que de moins 90 % chez les 60-79 ans doublement vaccinés et de moins 86 % chez les personnes doublement vaccinées de plus de 80 ans.

Le graphique suivant montre l’efficacité réelle du vaccin Covid-19 contre le décès parmi la population doublement vaccinée en Angleterre, par groupe d’âge et par semaine, sur la base des taux de décès fournis ci-dessus.

L’histoire est légèrement différente de celle de l’efficacité contre l’hospitalisation dans les groupes d’âge les plus jeunes, mais elle montre que l’efficacité contre le décès est encore plus mauvaise chez les personnes âgées de plus de 60 ans. Une efficacité du vaccin contre le décès de moins 111% a été enregistrée chez les 60-69 ans, moins 138% chez les 70-79 ans et moins 166% chez les personnes de plus de 80 ans au cours de la semaine 9.

Mais il suffit de regarder les chiffres pour les 40-49 ans. Au cours de la semaine 5, une efficacité vaccinale contre la mort de +16% a été enregistrée. Puis, au cours de la semaine 9, elle est tombée à moins 32 %. Puis, au cours de la semaine 13, elle est tombée à un niveau choquant de moins 121 %.

Ces chiffres montrent que les personnes doublement vaccinées ont deux fois plus de risques de mourir de Covid-19 que les personnes non vaccinées. Pourquoi ? Parce qu’elles souffrent d’une aggravation de la maladie par le vaccin, et Pfizer savait que cela allait arriver.

Les documents confidentiels de Pfizer

Les aggravations de la maladie par le vaccin (VAED) sont des tableaux cliniques particuliers affectant des personnes exposées à un agent pathogène de type sauvage après avoir reçu une vaccination antérieure contre le même agent pathogène.

Les réponses immunitaires délétères sont déclenchées par l’échec des tentatives de contrôle du virus infectant, et les VAED se présentent généralement avec des symptômes liés à l’organe cible de l’agent pathogène de l’infection. Selon les scientifiques, le VAED se présente sous la forme de deux immunopathologies différentes, la facilitation de l’infection par les anticorps (ADE) et l’hypersensibilité associée au vaccin (VAH).

La Food and Drug Administration (FDA) étasunienne a tenté de retarder de 75 ans la publication des données de sécurité du vaccin COVID-19 de Pfizer, bien qu’elle ait approuvé l’injection après seulement 108 jours d’examen de sécurité le 11 décembre 2020.

Mais début janvier 2022, le juge fédéral Mark Pittman leur a ordonné de publier 55 000 pages par mois. Ils ont publié 12 000 pages à la fin du mois de janvier.

Depuis lors, le PHMPT a publié tous les documents sur son site Web. La dernière publication a eu lieu le 2 mai 2022.

L’un des documents contenus dans les données publiées est « reissue_5.3.6 postmarketing experience.pdf ». Le tableau 5, qui se trouve à la page 11 du document, indique un « risque potentiel important », et ce risque est répertorié comme une « aggravation de la maladie par le vaccin (VAED), y compris la maladie respiratoire aggravée secondaire au vaccin (VAERD) ».

Pfizer affirme dans son document confidentiel que jusqu’au 28 février 2021, il a reçu 138 cas rapportant 317 événements potentiellement pertinents indiquant une aggravation de la maladie par le vaccin. Parmi ces événements, 71 étaient médicalement significatifs, entraînant 8 handicaps, 13 mettaient la vie en danger, et 38 des 138 personnes sont décédées.

Sur les 317 événements pertinents signalés par 138 personnes, 135 ont été qualifiés d’« inefficacité du médicament », 53 de dyspnée (difficulté à respirer), 23 de pneumonie Covid-19, 8 d’insuffisance respiratoire et 7 de convulsions.

Pfizer a également admis que 75 des 101 sujets dont la présence de Covid-19 a été confirmée après la vaccination, ont été atteints d’une maladie grave ayant entraîné une hospitalisation, une invalidité, des conséquences mettant leur vie en danger ou la mort.

Mais Pfizer a tout de même conclu définitivement, dans les données de sécurité qu’elle a soumises à la Food and Drug Administration, les données mêmes qui étaient nécessaires pour obtenir l’autorisation d’utilisation d’urgence et lui rapporter des milliards et des milliards de dollars, qu’« aucun des 75 cas ne pouvait être considéré définitivement comme un VAED ».

Puis Pfizer a ensuite déclaré que, sur la base des preuves actuelles, le VAED reste un risque théorique.

Au moment de la rédaction de ce rapport, en avril 2021, Pfizer affirmait que son injection de Covid-19 était efficace à 95 % pour prévenir les infections. Comme nous l’avons démontré, ce n’est clairement pas le cas, et les données officielles du gouvernement montrent que les vaccins ont en fait une efficacité négative.

Cependant, si Pfizer a affirmé cela à l’époque et a obtenu une autorisation d’utilisation d’urgence de la FDA en raison de cette affirmation, comment diable n’ont-ils pas pu conclure définitivement que le VAED était à blâmer lorsque 75 % des cas qui leur ont été rapportés étaient des maladies graves entraînant une hospitalisation, une invalidité, des conséquences mettant la vie en danger ou la mort ?

D’autres éléments du document confidentiel montrent également que la FDA et Pfizer savaient que l’injection de Covid-19 avait tué au moins 12 personnes ayant développé une maladie auto-immune, en février 2021. Cela ne signifie pas qu’il s’agit des seules personnes décédées des suites d’une maladie auto-immune provoquée par les injections, mais seulement de celles qui ont été officiellement signalées à Pfizer au cours des deux premiers mois du déploiement du vaccin.

Nous disposons également d’autres données sur les cas de Covid-19 signalés à Pfizer à la suite de la vaccination dans le document confidentiel.

Pfizer affirme avoir reçu 3 067 rapports de cas jusqu’au 28 février 21, dont 1 013 ont été confirmés médicalement. Au moment de leur rapport, 547 n’étaient pas résolus, 558 l’étaient, tandis que 136 se sont avérés mortels. Sur les cas médicalement confirmés, cela équivaut à un taux de mortalité de 13,4 %.

Pfizer a conclu que « cet examen des cas cumulés ne soulève pas de nouveaux problèmes de sécurité ». Comment diable ont-ils pu conclure cela alors que le taux de mortalité moyen avant l’introduction du vaccin Covid-19 dans la population était de 0,2% ?

Ces données confidentielles prouvent que les injections de Covid-19 n’auraient jamais dû recevoir l’autorisation d’utilisation d’urgence, et auraient dû être retirées de la distribution par la FDA dès qu’elle a vu ces chiffres.

Mais la FDA n’a pas agi, et c’est précisément la raison pour laquelle l’Agence britannique de sécurité sanitaire a choisi d’exclure les taux d’hospitalisation et de décès pour 100 000 personnes doublement vaccinées de ses rapports de surveillance des vaccins au début de l’année. Car il aurait fallu qu’elle confirme officiellement que les injections de Covid-19 provoquent une facilitation de l’infection par les anticorps.

Sources/References :

Traduit par Wayan pour le Saker Francophone.

Les mirages de la guerre : 6 illusions issues de nos récents conflits

Par : hervek

Par David Barno et Nora Bensahel – Le 11 avril 2017 – Source War On The Rocks

Photo de l’armée américaine par le sergent d’état-major Elizabeth Tarr

Plus de 15 ans de combats continus ont profondément façonné la façon dont l’armée américaine pense la guerre. Les conflits en Irak et en Afghanistan ont profondément coloré la façon dont ceux qui y ont servi pensent aujourd’hui au caractère même de la guerre – en particulier parmi les forces de l’armée, des Marines et des opérations spéciales qui ont supporté le plus gros des combats. L’expérience du combat est inestimable pour les dirigeants chargés de mener des guerres et de conseiller les décideurs politiques sur l’usage de la force. Mais elle engendre également des préjugés et des angles morts subconscients, qui peuvent les empêcher de penser clairement et de manière créative aux types de guerres qu’ils mèneront à l’avenir.

Prédire l’avenir – y compris le caractère des guerres futures – est une entreprise incroyablement difficile et souvent infructueuse, car il y a toujours trop d’incertitude et trop peu d’informations. Comme Daniel Kahneman et Amos Tversky l’ont largement documenté, des préjugés systémiques et inconscients affectent la manière dont les gens traitent l’information, en particulier lorsqu’ils tentent de donner un sens à la complexité. L’un des biais les plus importants est appelé (alerte au jargon !) l’heuristique de disponibilité : plus un exemple nous vient facilement à l’esprit, plus nous sommes susceptibles de penser qu’il représente l’avenir. Comme nous nous souvenons généralement plus clairement des expériences récentes que des expériences passées – en particulier des expériences très intenses comme le combat – nous supposons souvent inconsciemment que l’avenir ressemblera à une extension linéaire de ces expériences passées.

Alors que cette génération du temps de guerre continue d’accéder aux rangs les plus élevés de l’armée américaine, elle aura deux responsabilités majeures : fournir des conseils militaires aux décideurs politiques et faire des choix stratégiques sur les armes et la structure des forces qui détermineront comment les États-Unis mèneront leurs futures guerres. Cependant, leur vision de l’avenir peut être profondément affectée par leurs expériences passées, d’une manière dont ils ne sont peut-être même pas conscients. Nous pensons qu’il existe au moins six illusions tirées des guerres récentes qui peuvent sérieusement déformer la façon dont ces dirigeants expérimentés au combat pensent et planifient les conflits futurs.

Illusion 1 : la guerre est centrée sur la terre. Parce que les guerres en Afghanistan et en Irak se sont concentrées sur la conquête du contrôle de vastes masses terrestres et de leurs populations, l’armée de terre et le corps des Marines ont été le centre de l’univers militaire américain depuis 2001. Bien que l’armée de l’air et la marine aient apporté une aide considérable, toute une génération de chefs militaires a grandi en voyant la guerre sous un seul angle : la guerre terrestre avec les troupes terrestres en tête. Dans le langage militaire, l’armée de terre et les Marines (souvent accompagnés des forces d’opérations spéciales) ont été les services d’appui, l’armée de l’air et la marine étant les services de soutien. Pour certains, cela semble maintenant être l’ordre naturel des choses. Récemment, un officier de grade intermédiaire de l’armée de terre a demandé à l’un d’entre nous si les autres services étaient prêts à soutenir l’armée, non seulement dans les missions de contre-insurrection, mais aussi dans les opérations interarmées de haute intensité. Cette question est valable, mais elle suppose implicitement que l’armée de terre restera le service soutenu à l’avenir – et rien ne garantit que ce sera le cas. Une guerre contre la Chine, par exemple, pourrait se dérouler en grande partie dans les airs et en mer, les opérations sur terre n’étant que des escarmouches périphériques. Au-delà de la fourniture d’une logistique de théâtre essentielle, l’armée de terre est-elle prête à jouer un rôle de combat important pour soutenir les forces navales et aériennes ? Cela pourrait l’obliger à développer de nouvelles capacités de combat, telles que des missiles anti-navires terrestres à longue portée, ou à réaffecter ses hélicoptères d’attaque armés de missiles et ses drones à des missions anti-navires ou anti-sous-marines. L’armée de terre examine actuellement de nombreuses capacités de ce type dans le cadre du nouveau concept de bataille multi-domaine, mais cette initiative n’en est qu’à ses débuts et il est loin d’être clair si et comment elle sera mise en œuvre.

Illusion 2 : Il y aura suffisamment de temps pour s’adapter. Les guerres suite au 11 septembre sont de loin les plus longues de l’histoire américaine, et elles ne montrent aucun signe de conclusion [article datant de 2017, NdT]. Pour le meilleur ou pour le pire, cela a donné à l’armée américaine un temps considérable pour s’adapter sur le champ de bataille et corriger ses erreurs. À titre de comparaison, les États-Unis sont entrés, ont combattu et ont gagné la Seconde Guerre mondiale en moins de temps qu’il n’en a fallu aux dirigeants américains pour reconnaître l’échec de leur stratégie en Irak et adopter une approche anti-insurrectionnelle radicalement différente – et plus efficace. Dans les guerres futures contre une grande puissance, les actions sur le champ de bataille et les mouvements et contre-mouvements stratégiques se dérouleront probablement à la vitesse de l’éclair, avec des conséquences immédiates et catastrophiques en cas d’échec. Une adaptation continue et, parfois, quasi instantanée, peut être nécessaire pour éviter une défaite désastreuse. Rien dans notre récente expérience en temps de guerre n’a préparé nos chefs militaires à cette nouvelle réalité de guerres menées à une vitesse stupéfiante. Le temps ne sera pas du côté de l’Amérique.

Illusion 3 : la technologie américaine domine. Aujourd’hui, les forces américaines ne peuvent pas mener d’opérations sans des technologies très avancées telles que le GPS, les capacités de vision nocturne, les armes de frappe de précision, les communications par satellite, les ordinateurs et l’Internet, le tout soutenu en coulisse par des logiciels complexes. Ces technologies fournissent des capacités mondiales inégalées à l’armée américaine, qui les a largement considérées comme acquises lors des dernières guerres parce qu’elles n’ont jamais été sérieusement menacées. La dépendance de l’Amérique à l’égard de ces technologies présente également une grave vulnérabilité. Tout futur adversaire capable sera presque certain d’attaquer et de perturber autant de ces capacités que possible. Des attaques généralisées de réseaux informatiques, l’usurpation de réseaux de commande et de contrôle, la perturbation ou la destruction de satellites clés et des attaques cinétiques sur des drones et autres systèmes sans pilote dégraderaient rapidement ces capacités américaines essentielles. Malgré ces dangers, les forces américaines sont devenues dépendantes aux technologies numériques et ont largement perdu leur capacité à opérer dans un monde analogique de cartes, boussoles, navigation inertielle, radios FM et HF, bombes non guidées et ordres d’opérations sur papier. Lors de la prochaine guerre majeure, les bombes américaines peuvent manquer, les données informatiques peuvent être corrompues, les avions peuvent dévier de leur trajectoire, et personne ne saura pourquoi – ni ne sera préparé à s’adapter rapidement à une guerre sans chiffres fiables.

Illusion 4 : les réserves américaines sont épuisées. Les forces américaines en Irak et en Afghanistan ont été de loin les troupes américaines les mieux approvisionnées de tous les temps. Elles ont opéré au bout d’un énorme pipeline logistique qui livre quotidiennement toutes sortes de provisions, directement des États-Unis et du monde entier. Les fruits et légumes frais (ainsi que les steaks et les homards occasionnels) sont livrés à presque toutes les bases des zones de combat. Même les troupes se trouvant dans des avant-postes éloignés peuvent généralement envoyer des courriels, téléphoner ou utiliser Skype pour communiquer avec leurs familles restées au pays. En revanche, les guerres futures seront probablement menées d’une manière qui rendra impossible la mise en place ou le maintien d’une telle dorsale logistique, car les sites fixes tels que les bases logistiques (sans parler des troupes massées) seront vulnérables. Dans les opérations de haute intensité, les sites fixes comme les bases logistiques (sans parler des troupes massées) seront vulnérables aux tirs de roquettes de précision à longue portée et aux missiles lancés par avion. Les forces américaines, en particulier les forces terrestres, peuvent être amenées à opérer sans ravitaillement adéquat, et à combattre et gagner dans des conditions d’extrême austérité. Le chef d’état-major de l’armée de terre, le général Mark Milley, a dit aux soldats de s’attendre à peu de soutien dans les futures batailles, au-delà de l’eau, de la nourriture, des munitions, du carburant, de la maintenance et des traitements médicaux. N’étant jamais du genre à mâcher ses mots, Milley a averti que « apprendre à être à l’aise avec le fait d’être sérieusement misérable chaque minute de chaque jour devra devenir un mode de vie pour une armée sur le champ de bataille que je vois venir ».

Illusion 5 : Il y aura beaucoup de munitions de haute technologie. Les guerres récentes n’ont pas sérieusement mis à l’épreuve les réserves de munitions des États-Unis, car la plupart des batailles individuelles étaient des engagements relativement petits et courts (bien qu’aigus) contre des ennemis à faible technologie. Pourtant, dans une future guerre majeure contre un adversaire beaucoup plus capable, les munitions – en particulier les munitions de précision avancées – seront probablement consommées à un rythme féroce. Dans une guerre contre la Russie ou la Chine, ou même contre la Corée du Nord ou l’Iran, les États-Unis dépenseraient incontestablement des milliers (voire des dizaines de milliers) de leurs roquettes, missiles et bombes guidées les plus sophistiqués dans les premiers jours. Les stocks de ces armes sont limités, et il sera difficile, voire impossible, d’étendre soudainement les chaînes de production d’une usine pour en produire rapidement davantage en cas de crise. Par conséquent, quelques jours seulement après le début d’une guerre majeure, les forces américaines peuvent être confrontées à des pénuries de missiles avancés, de bombes guidées et d’autres munitions difficiles à remplacer, et il n’est pas du tout certain qu’elles soient en mesure de continuer à combattre efficacement sans ces armes. Pour se prémunir contre ce défi prévisible, les services devraient s’assurer qu’ils développent une doctrine pour combattre et gagner dans de telles conditions dégradées.

Illusion 6 : Les États-Unis n’auront jamais besoin d’un service militaire. Le fait que les États-Unis aient été en mesure de poursuivre deux conflits longs et illimités avec une force entièrement volontaire a rendu la perspective d’un futur service militaire de plus en plus impensable pour les militaires comme pour la population civile. Le récent débat sur l’obligation pour les femmes de s’inscrire au service sélectif a donné lieu à de nombreux arguments (et même à des propositions de loi) selon lesquels les hommes ne devraient pas non plus s’inscrire au service obligatoire. Un éditorial a même affirmé : « Il est difficile d’imaginer un conflit dans le monde d’aujourd’hui dans lequel cette nation ne pourrait pas compter sur ses forces volontaires. » Mais c’est précisément ce que nous devons imaginer. Comme nous l’avons écrit, les États-Unis doivent se préparer à la prochaine grande guerre – le genre de guerre qui pourrait nécessiter jusqu’à des centaines de milliers de soldats, avec des niveaux de destruction et de pertes potentiellement stupéfiants. Dans une telle guerre, l’idée que l’armée américaine disposera toujours d’un nombre suffisant de volontaires qualifiés pourrait rapidement devenir un vœu pieux. Pendant la Première Guerre mondiale, par exemple, seules 300 000 personnes se sont portées volontaires pour s’engager dans l’armée. 2,7 millions de personnes supplémentaires ont été enrôlées par conscription. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les conscrits représentaient plus de 60 % des quelque 18 millions de personnes qui ont servi dans les forces armées américaines. Les futures grandes guerres pourraient connaître un manque similaire de volontaires, surtout si les pertes sont élevées lors des premières batailles. C’est pourquoi les États-Unis ont toujours besoin du service militaire, même si la possibilité de faire la guerre avec la conscription semble lointaine. Bien que le service militaire reste profondément impopulaire, l’opinion publique pourrait changer radicalement après une attaque contre les États-Unis qui tuerait des dizaines ou même des centaines de milliers d’Américains (sans parler de millions).

Les chefs militaires américains doivent toujours trouver un équilibre entre les besoins des combats d’aujourd’hui et les conflits possibles de demain. Pourtant, plus de 15 ans de combats dans des conflits irréguliers de bas niveau ont inévitablement – et souvent inconsciemment – affecté la capacité des chefs militaires américains à penser clairement aux futurs champs de bataille, en particulier pour les opérations de haute intensité contre des adversaires très capables. Ces guerres seront probablement importantes, dangereuses et très destructrices, et elles seront menées selon un calendrier très accéléré qui exigera une adaptation rapide de l’armée américaine. Elles peuvent rapidement réfuter de nombreuses hypothèses profondément ancrées concernant les services qui seront en tête, les technologies et les capacités qui seront disponibles, et la durabilité de la force entièrement volontaire. Dissiper ces illusions de guerre est une étape très importante pour s’assurer que l’armée américaine est prête à combattre et à gagner les guerres du futur.

David Barno et Nora Bensahel

Le lieutenant-général David W. Barno, USA (retraité) est un praticien distingué en résidence, et le Dr Nora Bensahel est une chercheuse distinguée en résidence, à la School of International Service de l’American University. Tous deux sont également associés principaux non résidents à l’Atlantic Council.

Traduit par Hervé pour le Saker Francophone

Quand le compteur des mensonges dépasse les bornes


Par Andrei Martyanov − Le 9 mai 2022 − Source Reminiscence of the future

Mais c’est un bon indicateur d’un désespoir et d’un sérieux mal de cul (un euphémisme pour dire que c’est un mauvais perdant) quand un tel « expert » de la guerre, qui s’est fait botter le cul par des forces inférieures au Vietnam et qui a ensuite tué l’armée totalement incompétente de Saddam lors de la première guerre du Golfe, commence à parler de sujets qu’il ne connaît pas. Je parle du lieutenant-général Kellog qui, contrairement à sa déclaration sur « tout ce qu’il a appris sur la guerre », n’a jamais rien appris du tout.

Kellog sait que l’échelle, la portée et l’intensité de l’opération russe en 404 est quelque chose qu’il n’a jamais rencontré dans sa vie et, espérons-le, qu’il ne rencontrera jamais. Il est aussi, de toute évidence, totalement dépassé par la situation en ce qui concerne le C4ISR [Guerre électronique, NdT] moderne de la Russie, sans parler des autres capacités qui ont démontré l’impuissance totale des systèmes d’armes des États-Unis (et de l’OTAN) sur le champ de bataille, tels que les Javelins, les NLAW, les Stingers, les Bayraktars NB2 et bien d’autres, qui, soyons francs, sont une source d’embarras pour le complexe militaro-industriel américain et ceux qui les ont conçus et fournis. J’omettrai ici la question de la tactique, sans parler des vues au niveau opérationnel et stratégique exercées par des « experts » tels que Kellog, Keane ou Petraeus, qui ne sauraient pas ce qui leur arrive sur le champ de bataille moderne avec un quasi-pair, sans parler d’un pair.

Mais pour rafraîchir la mémoire de Kellog sur tout ce qu’il a « appris sur la guerre », il devrait simplement revoir ceci :

THE AFGHANISTAN PAPERS est le récit d’une enquête révolutionnaire sur la façon dont trois présidents successifs et leurs commandants militaires ont trompé le public, année après année, sur la plus longue guerre de l’histoire américaine, par le journaliste du Washington Post Craig Whitlock, trois fois finaliste du prix Pulitzer. Contrairement aux guerres du Vietnam et de l’Irak, l’invasion américaine de l’Afghanistan en 2001 a bénéficié d’un soutien public quasi unanime. Au début, les objectifs étaient simples et clairs : vaincre Al-Qaida et empêcher une répétition du 11 septembre. Pourtant, peu après que les États-Unis et leurs alliés ont chassé les talibans du pouvoir, la mission a dévié et les responsables américains ont perdu de vue leurs objectifs initiaux.

Et il doit gérer ses complexes non pas en crachant des mensonges évidents, mais en réexaminant son « ensemble de compétences », qui est principalement constitué en relations publiques. La seule compétence que Kellog a apprise sur la VRAIE guerre est la façon de mentir, ce qu’il fait avec un visage impassible dans ce segment de FOX, exposant ainsi un profond complexe d’infériorité stimulé par la défaite contre des ennemis inférieurs, pratiquement sans arrêt.

Donc, il ferait mieux de se résigner à ce bilan de guerre américain des 70 dernières années et de faire face à la vérité. Bien qu’il soit peut-être trop tard pour lui en raison de son âge, il a encore le temps (que Dieu bénisse son âme et je lui souhaite sincèrement de vivre longtemps et en bonne santé) de se mettre à jour sur la façon dont la Russie mène de vraies guerres et sur les raisons pour lesquelles elle a réussi à pacifier la Tchétchénie, à démolir en 72 heures l’armée géorgienne « formée par l’OTAN » et équipée, à vaincre de façon décisive ISIS et à sauver le gouvernement de Bachar Assad en Syrie, et à anéantir les forces nazies et VSU en 404. Tout cela au cours des 20 dernières années. Je sais, les comparaisons ne sont pas seulement justifiées mais elles sont irrésistibles et ça fait mal. Je ne vais pas commenter son « interprétation » complètement stupide du discours de Poutine. Il est évident que se mettre dans l’embarras et se faire passer pour des bouffons est le nouveau modus operandi de tous ces « experts » militaires des médias américains. La jalousie professionnelle est une drogue puissante.

Andrei Martyanov


Par Andrei Martyanov − Le 9 mai 2022 − Source Reminiscence of the future

Contributions et coûts

Ce n’est pas mon titre, c’est le titre du principal chapitre de conclusion de l’ouvrage classique de Glantz et House sur la Grande Guerre Patriotique : « When Titans Clashed : How The Red Army Stopped Hitler« . Ce livre, écrit par deux honorables officiers et chercheurs de l’armée américaine, est d’une telle puissance qu’il continue (depuis sa première édition en 1995) à servir d’eau bénite versée à grands coups de seaux sur le diable du « révisionnisme » occidental et de la réécriture de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. Voici le point de vue très similaire de Larry Johnson sur le Jour de la Victoire.

Why America Fails to Commemorate Victory over the Nazis While Russia Still Celebrates

La Russie célèbre toujours sa victoire sur l’Allemagne nazie. Le 9 mai est le jour où les Allemands se sont rendus aux alliés avec les Russes à la table des négociations. Pourquoi pensez-vous qu’il s’agit toujours d’un événement sacré en Russie, alors que la grande majorité des Américains ne considèrent pas la fin de l’Allemagne nazie comme un événement digne d’être commémoré ? La réponse se trouve dans l’histoire. Si vous demandez à un Américain instruit qui a une certaine connaissance de l’histoire quelles sont les batailles les plus sanglantes auxquelles les troupes américaines ont participé, les trois premières sont la bataille de Gettysburg (c’est-à-dire la guerre civile américaine), la bataille des Ardennes et Iwo Jima. Mais je crois que 99 % de ces personnes ne savent pas combien d’entre elles sont réellement mortes au combat. Je pense que vous serez surpris par le nombre de morts :

 

  • Bataille de Gettysburg – 3 155 soldats de l’Union et 3 903 Confédérés tués au combat.
  • Bataille des Ardennes-19 276 tués.
  • Bataille d’Iwo Jima – 6 821 morts.

La campagne la plus sanglante de toutes les guerres pour les États-Unis a été celle de Normandie, qui a commencé le 6 juin 1944 et s’est terminée le 25 août 1944, avec un total de 29 204 tués au combat. Levez la main si vous êtes surpris par le nombre relativement faible de morts. Je fais partie des personnes abasourdies. Je ne veux pas dire que ces chiffres sont dénués de sens. Si l’un de ceux qui sont morts dans ces batailles était un membre de votre famille, le coût ne peut être mesuré. Mais la réalité est que le nombre de militaires américains tués au combat pendant la guerre de Sécession, la Première Guerre mondiale, la Seconde Guerre mondiale, la guerre de Corée et la guerre du Viêt Nam combinées ne sont rien en comparaison des pertes subies par l’Union soviétique (c’est-à-dire la Russie) pendant la Seconde Guerre mondiale.

Larry se lance alors, à juste titre, dans des comparaisons. Et pourtant, Vladimir Poutine qui, comme nous le savons tous, est sur le point de succomber au cancer, à la maladie de Parkinson, à la démence, au VIH, au COVID-19 et à toutes les autres maladies qui existent, selon les ordures humaines alias les journalistes occidentaux des MSM, a déclaré dans son discours à la Parade et à la nation sur la Place Rouge hier :

Pendant ce temps, l’Occident semble être prêt à annuler ces valeurs millénaires. Une telle dégradation morale est à la base des falsifications cyniques de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, de l’escalade de la russophobie, de l’éloge des traîtres, de la dérision de la mémoire de leurs victimes et de la suppression du courage de ceux qui ont remporté la victoire dans la souffrance. Nous sommes conscients que les anciens combattants américains qui voulaient venir au défilé à Moscou se sont vus interdire de le faire. Mais je veux qu’ils sachent : Nous sommes fiers de vos exploits et de votre contribution à notre Victoire commune. Nous honorons tous les soldats des armées alliées – les Américains, les Anglais, les Français, les résistants, les braves soldats et partisans en Chine – tous ceux qui ont vaincu le nazisme et le militarisme.

Dommage que les élites occidentales n’aient aucun concept de classe et d’honneur. Mais là encore, les mauvais perdants qui connaissent le prix de tout et la valeur de rien sont tous comme ça.

Voici l’ambassadeur russe en Pologne, Sergei Andreev, lors du dépôt d’une gerbe au cimetière de l’Armée rouge à Varsovie.

Il a été aspergé de peinture rouge par les manifestants. Voici comment Fox a rapporté cela. Lisez les commentaires en dessous. Cela explique pourquoi la Russie ne parle plus à l’Occident. Mais ce n’est pas ce qui est remarquable dans toute cette affaire. Non. C’est le fait que le ministre polonais des affaires intérieures (ministre de l’intérieur) – en Europe, il s’agit des ministres de la police et de la sécurité intérieure – Mariusz Kaminski a justifié cette attaque.

« Le rassemblement des opposants à l’agression russe contre l’Ukraine, où le crime de génocide a lieu chaque jour, était légal », a ajouté le ministre de l’Intérieur Mariusz Kaminski. « Les émotions des femmes ukrainiennes participant à la manifestation, dont les maris se battent courageusement pour défendre leur patrie, sont compréhensibles. »

Eh bien, que puis-je dire. Répétez simplement ce que j’ai dit plus haut : ils ne savent pas ce qu’est la classe.

Dans le même ordre d’idées, Dmitri Rogozin a remis ce garçon Elon Musk à sa place lorsqu’il a répondu à ses fanfaronnades sur les satellites de Space X utilisés contre la Russie et aux « idées » de Musk sur le nazisme. Comme Rogozin l’a écrit dans son TG :

Le natif d’Afrique du Sud, dont la famille a accumulé son capital pendant les années d’Apartheid, veut m’expliquer, à moi, le fils d’un vétéran du front, le citoyen du pays qui a perdu 27 millions de personnes rien que pendant la guerre contre le fascisme, la signification du mot nazisme.

Comme je l’ai dit : la classe et l’honneur ne s’achètent pas, ils ne les vendent pas dans les écoles de l’Ivy League ou à Wall Street. Vous les avez ou vous ne les avez pas, les élites occidentales ne les ont pas.

Dans d’autres nouvelles, cependant, comme toujours, les MSM occidentaux ont reçu un énorme gâteau de merde sur leurs visages, encore une fois, puisque, comme on s’y attendait, aucune « mobilisation » n’a été annoncée par Poutine (ce n’est absolument pas nécessaire), tout le monde semble être en bon esprit et en bonne santé et, bien sûr, à part la perte complète de Popasnaya, le VSU a fui et abandonné Lisichansk et la Russie a organisé un bain de sang pour le VSU sur l’île aux Serpents. Pour démontrer à quel point les MSM américains sont des égouts, voici un extrait du 8 mai :

Le contingent habituel des forces de Rosvgardia sera absent, rapporte Forbes, car beaucoup d’entre elles combattent en Ukraine. Le nombre de véhicules de combat d’infanterie russes, ou Kurganets-25, participant au défilé a été réduit de 50 %, selon le média. Moins de chars seront exposés, selon le Moscow Times, probablement parce que les Ukrainiens en ont détruit des centaines.

De toute évidence, les crétins de Forbes ont manqué la parade de Rosgvardia. Mais là encore, que peut-on attendre des formes de vie inférieures.

Ils ne comprendront jamais.

Andrei Martyanov

Traduit par Hervé pour le Saker Francophone

Une vision marxiste de la conscience de l’effondrement

Par : hervek

Par Dmitry Orlov – Le 4 mai 2022 – Source Club Orlov

Orlov

L’une des citations les plus connues de Karl Marx est « L’être détermine la conscience ». Pour pouvoir la comprendre, l’« être » doit être étendu aux conditions physiques de la vie quotidienne de la société et la « conscience » à la conscience publique – tout ce qui s’y rattache, y compris les lois, les règles et les règlements, la procédure administrative, la moralité publique (ou son absence), le genre de signal de valeur qui est requis pour entrer dans la société polie et tout ce genre de mobilier mental et de bavardage pieux. Dans la version originale allemande, cela semble beaucoup plus piquant : « Das Sein bestimmt das Bewusstsein » – ce vieux barbu avait vraiment le sens des mots !

Marx était un adepte du progrès social de type révolutionnaire. Dans sa vision bien ordonnée des affaires humaines, une vague de progrès économique dans les systèmes de production créait une superstructure de la culture humaine qui, avec le temps, devenait de plus en plus contraignante ; ensuite, une vague de changements révolutionnaires balayait l’ordre social dominant, faisant place à une nouvelle vague de développement économique. C’est ainsi que l’on est passé de l’esclavage au féodalisme, puis à la bourgeoisie et à la révolution prolétarienne (j’inclurais à la fois les variétés communiste et syndicale)… mais ensuite, de manière plutôt inattendue, on revient à la bourgeoisie, puis, une fois la base de ressources physiques épuisée, au féodalisme et, enfin, à l’esclavage.

Comme je l’ai mentionné, Marx croyait beaucoup au progrès social et il n’a donc pas pensé assez loin, jusqu’à l’épuisement des ressources et à l’effondrement – mais je l’ai fait, et assez tôt j’ai eu l’idée que lorsqu’il s’agit d’effondrement, la citation de Marx pouvait être complètement inversée : c’est « das Bewusstsein » qui détermine « das Sein ». La première à disparaître est la croyance en l’existence continue du statu quo, et cette perte de foi se propage à travers toute la pile technologique de la conscience sociale, de haut en bas – financière, commerciale, politique, sociale, culturelle – dans une sorte d’effet domino psycho-socio-économique. À l’époque, je savais qu’il valait mieux ne pas mêler le vieux Karl à cette histoire, car je sentais bien que les membres de la bourgeoisie seraient moins ravis de m’avoir comme conférencier à leur dîner si j’aggravais le péché d’être russe en ressemblant à un bolchevik. Mais c’est une idée tellement bonne – que la régression remonte le progrès à rebours – que je crois que le vieux Karl doit recevoir son dû (encore une fois). Et donc, sans plus attendre…

Le mode de production de la vie matérielle conditionne le processus général de la vie sociale, politique et intellectuelle. Ce n’est pas la conscience des hommes qui détermine leur existence, mais leur existence sociale qui détermine leur conscience. A un certain stade de développement, les forces productives matérielles de la société entrent en conflit avec les rapports de production existants ou – ce qui ne fait qu’exprimer la même chose en termes juridiques – avec les rapports de propriété dans le cadre desquels elles ont opéré jusqu’ici. A partir des formes de développement des forces productives, ces relations deviennent leurs entraves. Commence alors une ère de révolution sociale. Les changements dans la base économique conduisent tôt ou tard à la transformation de toute l’immense superstructure.

 

Dans l’étude de ces transformations, il faut toujours distinguer entre la transformation matérielle des conditions économiques de production, qui peut être déterminée avec la précision de la science naturelle, et les formes juridiques, politiques, religieuses, artistiques ou philosophiques, bref, idéologiques, dans lesquelles les hommes prennent conscience de ce conflit et le combattent. De même qu’on ne juge pas un individu par ce qu’il pense de lui-même, de même on ne peut pas juger une telle période de transformation par sa conscience, mais, au contraire, cette conscience doit être expliquée à partir des contradictions de la vie matérielle, du conflit existant entre les forces sociales de production et les rapports de production. Aucun ordre social n’est jamais détruit avant que toutes les forces productives qui lui suffisent aient été développées, et de nouveaux rapports de production supérieurs ne remplacent jamais les anciens avant que les conditions matérielles de leur existence aient mûri dans le cadre de l’ancienne société.

L’humanité ne se fixe donc inévitablement que les tâches qu’elle est capable de résoudre…

 

Karl Marx, extrait de l’introduction à « Une contribution à la critique de l’économie politique », 1859.

Et que se passe-t-il lorsque le nombre de tâches que l’humanité est capable de résoudre se réduit à néant, en raison de l’épuisement des ressources de toutes sortes ? Quel type de Bewusstsein est le mieux adapté à cette situation ? Le résultat surprenant est que ce qui fonctionne le mieux est toute fiction qui fait que la régression semble non seulement bénigne mais bénéfique, intentionnelle et morale. Examinons quelques exemples particulièrement intéressants de ce mécanisme en action.

Problème : L’épuisement du pétrole entraîne une raréfaction du kérosène pour l’aviation.
Solution : Tuer le tourisme international
Das Bewusstsein : Tout le monde doit rester à la maison à cause d’un certain virus de grippe non létal ; à défaut, tout le monde doit rester à la maison à cause de l’Ukraine ; à défaut… quoi ? Un autre virus, idiot ? Oh, s’il vous plaît !

Problème : La classe moyenne américaine, lorsqu’elle existait, a créé tout un tas d’idiots gâtés qui doivent être remplacés par des migrants qui sont prêts à travailler pour manger.
Solution : Empêcher les idiots choyés de se reproduire.
Das Bewusstsein : Expliquez-leur que les enfants sont mauvais pour l’environnement, que c’est tellement mieux de ne pas avoir d’enfants, qu’il existe un arc-en-ciel de genres (la plupart d’entre eux, d’ailleurs, sont assez stériles) et que la castration chimique et chirurgicale des enfants est une question de défense des droits de l’homme.

Problème : les prix de l’énergie s’envolent (parce que ces satanés Russes ont refusé de donner leurs ressources naturelles gratuitement).
Solution : Réduire la consommation d’énergie
Das Bewusstsein : Vous devez réduire votre consommation d’énergie : pour émettre moins de dioxyde de carbone, donc sauver la planète… tout en passant du gaz russe au charbon polonais, non rayez ça… pour priver les maudits Russkies des revenus étrangers dont ils ont besoin pour continuer à massacrer ces pauvres nazis innocents que les Américains ont formés et encadrés en Ukraine (comme ils l’ont fait avec ISIS en Irak et en Syrie, et les moudjahidines en Afghanistan avant ça…). Et si toutes ces douches manquées vous font sentir le bouc, c’est parce que vous travaillez sur ce nouveau schéma (approuvé par le gouvernement allemand, remarquez !) d’auto-nettoyage en utilisant les bactéries bénéfiques qui infestent votre peau. Et si le bureau sent la ménagerie, tout le monde n’a qu’à travailler en distanciel.

Problème : la domination militaire américaine sur l’ensemble du spectre est devenue une triste plaisanterie.
Solution : Vendre toutes ces armes inutiles de n’importe quelle façon et garder les entrepreneurs de la défense occupés aussi longtemps que possible afin qu’ils puissent continuer à fournir des pots-de-vin aux politiciens.
Das Bewusstsein : Les pauvres nazis ukrainiens innocents ont besoin de beaucoup, beaucoup d’armes pour combattre les terribles Russes agressifs. Les membres de l’OTAN doivent envoyer leurs armes en Ukraine, puis en commander d’autres aux entreprises de défense américaines. Certaines de ces armes n’existent que sur le papier, d’autres sont totalement inutiles, d’autres encore sont vendues par les Ukrainiens (qui sont incorruptibles au possible) à divers pays d’Afrique, d’Asie et du Moyen-Orient, et le reste est détruit par les Russes avant qu’elles n’atteignent le front ou revendiqué comme trophée si elles l’atteignent.

Dans tous les exemples ci-dessus, nous ne devons pas nous attendre à ce que le statu quo reste figé très longtemps. Rapidement, la fiction devient impossible à maintenir, la population s’agite et nous obtenons une « situation révolutionnaire ». Pour citer le « Mayovka 1 du prolétariat révolutionnaire » de Vladimir Lénine, une situation révolutionnaire s’obtient :

  1.  lorsqu’il est impossible pour les classes dirigeantes de se maintenir au pouvoir sans aucun changement ; lorsqu’il y a une crise, sous une forme ou une autre, parmi les « classes supérieures », une crise dans la politique de la classe dirigeante, conduisant à une fissure par laquelle éclatent le mécontentement et l’indignation des classes opprimées. Pour qu’une révolution ait lieu, il ne suffit généralement pas que « les classes inférieures ne veuillent pas » vivre à l’ancienne ; il faut aussi que « les classes supérieures soient incapables » de gouverner à l’ancienne ;
  2. lorsque la souffrance et le besoin des classes opprimées sont devenus plus aigus que d’habitude ;
  3. lorsque, en conséquence des causes ci-dessus, il y a un accroissement considérable de l’activité des masses qui, sans se plaindre, se laissent dépouiller en « temps de paix », mais qui, en période de turbulence, sont entraînées à la fois par toutes les circonstances de la crise et par les « classes supérieures » elles-mêmes dans une action historique indépendante.

Vous voudrez peut-être garder un œil sur ces conditions, et aussi garder un œil sur la façon dont votre Bewusstsein se périme au fur et à mesure que l’effondrement se rapproche.

Dmitry Orlov

Soutenez mes efforts sur https://boosty.to/cluborlov ou https://subscribestar.com/orlov.

Le livre de Dmitry Orlov est l’un des ouvrages fondateurs de cette nouvelle « discipline » que l’on nomme aujourd’hui : « collapsologie » c’est à-dire l’étude de l’effondrement des sociétés ou des civilisations.

Il vient d’être réédité aux éditions Cultures & Racines.

Il vient aussi de publier son dernier livre, The Arctic Fox Cometh.

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

  1. Ancien nom de la fête du travail

La « désinformation » est comme une Rangers qui vous écrase la gueule

Par : hervek

Par James Howard Kunstler – Le 2 mai 2022 – Source kunstler.com

Rachat de Twitter : comment la plateforme pourrait-elle changer sous l'ère Musk ?

Depuis qu’Elon Musk s’est jeté sur Twitter, n’êtes-vous pas étonné de voir à quel point la Gauche est dévouée à la suppression de la parole ? La censure est l’étincelle de vie de la Gauche. Tout ce qu’ils défendent est si faux et sans loi que la vérité les repousse magnétiquement. Cela peut vous surprendre, mais la vérité et la réalité sont liées par la hanche, donc lorsque vous travaillez dur pour supprimer l’une, vous piétinez également le visage de l’autre. La « désinformation » signifie simplement tout ce que la Gauche ne veut pas que vous disiez à haute voix.

La vérité est que tout ce que la Gauche défend aujourd’hui est une sorte d’escroquerie – qui est la version de rue bon marché d’un racket, c’est-à-dire un effort pour vous soutirer quelque chose de valeur de manière malhonnête. C’est le seul moyen qu’ils connaissent pour fonctionner. Elle repose nécessairement et principalement sur le déploiement de mensonges, qui, par définition, sont des propositions en contradiction avec la réalité. Plus ils pratiquent le mensonge, plus ils doivent s’éloigner de la réalité et tenter de vous contraindre à toujours plus d’absurdité : émeutes majoritairement pacifiques… hommes-ovaires… élections libres et équitables… insurrection… théories du complot… Lia Thomas sur la ligne d’eau rapide… vaccins sûrs et efficaces…. Croyez-le ou non !

La Gauche finit par être en guerre contre la réalité. Cela donne un mauvais modèle de gestion d’une société, et les résultats sont maintenant évidents. Qu’est-ce qui n’échoue pas aux États-Unis de nos jours ? Notre économie Potemkine de salons de manucure, de sites pornographiques, de pizzerias, de casinos, de drogues et de monnaie hélicoptère ? Nos relations imprudentes avec les autres pays ? L’enseignement public et supérieur ? La médecine ? Les marchés financiers ? Le moteur crachotant du gouvernement dirigé par un président fantôme ? Tout cela est en train de sombrer dans le chaos et l’incohérence. Pour l’instant, la nourriture coûte plus cher que jamais ; attendez qu’elle soit tout simplement indisponible. Personne ne se souciera plus de rien après cela.

Tout cet échec nécessite des histoires de couverture, des récits. La Russie l’a fait ! La Covid-19 l’a fait ! Les suprémacistes blancs l’ont fait ! Trump l’a fait ! L’échec narratif équivaudrait à l’échec total de la Gauche, aussi la Gauche a-t-elle besoin de l’appareil le plus solide possible pour supprimer les contre-récits qui vont dans le sens de la réalité, son ennemi. La Gauche a trouvé cet appareil dans les médias sociaux, le nouveau véhicule du débat politique, en particulier Twitter, qui a été si facilement, ouvertement et malhonnêtement manipulé dans les coulisses par de mystérieux ninjas du code. Twitter bénéficie de relations subventionnées avec le gouvernement, ce qui l’incite à faire ce que le gouvernement lui demande. En effet, le gouvernement a enrôlé Twitter pour saper et outrepasser les protections du premier amendement des Américains, par procuration.

Le Conseil de gouvernance de la désinformation sera dirigé par une star de la comédie musicale TikTok, Nina Jankowicz, qui sera immédiatement la risée de tous, puisque la vente au détail de désinformation a été sa principale occupation pendant les quelques années qu’elle a passées sur la scène de l’État profond. Mme Jankowicz est la notoire « fabricante du canular » qu’est le RussiaGate et un agent psychopathe dans l’émergence, en octobre 2020, du portable de Hunter Biden. Elle n’a aucune crédibilité, si ce n’est celle d’une falsificatrice professionnelle. Son conseil de gouvernance de la désinformation n’a aucune autorité pour réglementer quoi que ce soit. C’est juste une mascarade boiteuse qui ne peut qu’attirer davantage l’attention sur la haine de la Gauche pour la vérité et la réalité. La Gauche prétend que la liberté d’expression est une menace pour la civilisation parce que, comme d’habitude, elle se projette psychologiquement. Leur monde est un miroir. En fait, la Gauche est une menace pour la civilisation.

Derrière tout cela, il y a la panique croissante de la Gauche qui pense qu’elle est coupable d’une énorme série de crimes commis contre son propre pays et qu’elle finira par se retrouver devant un tribunal, en prison, ou pire encore. M. Durham n’est que l’avant-garde de ce qui sera finalement une lourde lame de jugement s’abattant sur leur cou. Il est occupé à démêler les mensonges de la « collusion russe » qui se sont transformés en un coup d’État pour évincer M. Trump, mais ce n’est que le début. En novembre, les Démocrates perdront le contrôle du Congrès et ses pouvoirs de surveillance des opérations des agences, et en 2023, il y aura des enquêtes à profusion sur la folie néo-jacobine imposée à notre pays par les gens derrière « Joe Biden ».

Cela inclut des questions aussi délicates que la mauvaise gestion malveillante de plusieurs années de Covid-19, qui ressemble de plus en plus à un effort délibéré pour tuer un grand nombre de citoyens, puis le soutien officiel en coulisse aux émeutes de 2020 de BLM /Antifa, les manigances du scrutin autour de la dernière élection présidentielle, l’échec colossal de la mise en œuvre de la sécurité des frontières (avec le secrétaire à la sécurité intérieure Alejandro Mayorkis), le comportement du régime Biden qui a provoqué et prolonge la guerre entre la Russie et l’Ukraine, et (surtout) la recherche d’argent à l’étranger par la famille du président Biden, comme le montre l’ordinateur portable de Hunter. Je suis sûr d’avoir omis quelques éléments.

Si Biden est encore sur les lieux en janvier de l’année prochaine, il sera le premier président non seulement mis en accusation, mais aussi condamné et destitué par le Sénat. Et si, pour une raison quelconque, il échappe à des poursuites pénales pour trahison en raison d’un besoin pitoyable pour le gouvernement de maintenir un décorum officiel devant le reste du monde, ses frères et son fils dégénéré pourraient ne pas avoir cette chance.

James Howard Kunstler

Pour lui, les choses sont claires, le monde actuel se termine et un nouveau arrive. Il ne dépend que de nous de le construire ou de le subir mais il faut d’abord faire notre deuil de ces pensées magiques qui font monter les statistiques jusqu’au ciel.

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

Poutine sur les raisons du déclenchement de la guerre, les tentatives ratées sur l’île des Serpents et d’autres infos sur l’Ukraine

Par : Wayan

Par Moon of Alabama – Le 9 mai 2022

C’est le jour de la Victoire. Comme l’a dit Ernest Hemingway :

Quiconque aime la liberté a une telle dette envers l’Armée rouge qu’elle ne pourra jamais être remboursée.

La partie la plus importante du discours de Vladimir Poutine au défilé de la Victoire sur la Place Rouge est le récit qui explique comment la guerre actuelle en Ukraine a commencé. Poutine a raison de voir cette guerre comme une guerre par procuration de l’OTAN contre la Russie :

Malgré toutes les controverses dans les relations internationales, la Russie a toujours prôné l’établissement d’un système de sécurité égal et indivisible, dont la communauté internationale tout entière a un besoin crucial.

En décembre dernier, nous avons proposé de signer un traité sur les garanties de sécurité. La Russie a exhorté l’Occident à mener un dialogue honnête pour trouver des solutions significatives et des compromis, en tenant compte des intérêts de chacun. En vain. Les pays de l’OTAN n’ont pas voulu nous écouter, ce qui signifie qu’ils avaient des plans totalement différents. Et nous l’avons vu.

 

Une autre opération punitive dans le Donbass, une invasion de nos terres historiques, y compris la Crimée, se préparait ouvertement. Kiev a déclaré qu’il pouvait se doter d’armes nucléaires. Le bloc de l’OTAN a lancé un renforcement militaire actif sur les territoires qui nous sont adjacents.

 

Ainsi, une menace absolument inacceptable pour nous était constamment créée à nos frontières. Tout indiquait qu’un affrontement avec les néo-nazis et les banderistes soutenus par les États-Unis et leurs sous-fifres était inévitable.

Je le répète, nous avons vu l’infrastructure militaire se mettre en place, des centaines de conseillers étrangers ont commencé à travailler et des livraisons régulières d’armes de pointe en provenance des pays de l’OTAN. La menace grandissait chaque jour.

 

La Russie a lancé une attaque préventive contre l’agression. C’était une décision forcée, opportune et la seule correcte. La décision d’un pays souverain, fort et indépendant.

L’utilisation de l’expression « attaque préventive » est quelque peu trompeuse. En fait, l’Ukraine a déclenché la guerre le mercredi 16 février 2022, lorsque ses forces situées à proximité des républiques du Donbass ont commencé à effectuer des frappes d’artillerie préparatoires à une attaque terrestre généralisée contre les républiques du Donbass.

Le rapport du 15 février de la mission spéciale de surveillance de l’OSCE en Ukraine a enregistré 41 explosions dans les zones de cessez-le-feu. Ce chiffre est passé à 76 explosions le 16 février, 316 le 17 février, 654 le 18 février, 1413 le 19 février, un total de 2026 les 20 et 21 février et 1484 le 22 février.

Les rapports de mission de l’OSCE ont montré que la grande majorité des points d’impacts de l’artillerie se situaient du côté séparatiste de la ligne de cessez-le-feu.

Le 19 février, le président ukrainien Zelensky annonçait, à la conférence de Munich sur la sécurité, que l’Ukraine allait abandonner le mémorandum de Budapest et tous les accords connexes. Le mémorandum de Budapest prévoit que l’Ukraine s’engage à être un État non nucléaire.

Ces deux questions, une attaque terrestre imminente sur le Donbass et la menace de l’Ukraine de se doter d’armes nucléaires, ont motivé la décision russe du 21 février de reconnaître les républiques du Donbass comme étant des États indépendants. (Le précédent juridique pour ce faire est la reconnaissance « occidentale » du Kosovo en tant qu’État indépendant).

Des accords de défense commune entre les États indépendants et la Fédération de Russie ont été signés. Trois jours plus tard, alors que les attaques ukrainiennes contre les républiques du Donbass se poursuivaient, les troupes russes sont entrées en Ukraine en vertu de l’article 51 de la charte américaine.

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Ces derniers jours, il y a eu quelques développements intéressants sur le terrain.

  1. Au nord de Karkov, les troupes russes se retirent pour raccourcir leur ligne de front. La ville devra attendre que le Donbass soit reconquis. L’Ukraine déclare à nouveau qu’elle est en train de gagner en reprenant les villes que les Russes ont laissées.

2. Après de violents combats, les forces russes ont percé le front du Donbass oriental et ont conquis la ville de Popasna, fortement défendue.

MilitaryLand.net @Militarylandnet – 8:30 UTC – 8 mai 2022

🗺Les forces ukrainiennes se sont retirées de Popasna vers des positions plus favorables et fortifiées dans les environs, confirme le chef de l’oblast de #Luhansk #UkraineRussiaWar.

La ville est située sur une colline à environ 260 mètres au-dessus du niveau de la mer. C’est environ 100+ mètres plus haut que les zones au nord, au sud et à l’ouest de celle-ci. L’artillerie stationnée sur la colline aura une très bonne vue et pourra pénétrer profondément dans les zones tenues par les Ukrainiens. Elle sera en mesure d’empêcher le ravitaillement des troupes ukrainiennes sur les routes voisines.

Le processus de retrait de l’armée ukrainienne vers des « positions plus favorables et fortifiées » s’achèvera probablement à Lviv.

3. L’armée ukrainienne a lancé une attaque commando contre l’île des Serpents (dans le demi-cercle à 30 miles au sud d’Odessa).

Toutefois, après de précédentes attaques aériennes ukrainiennes, les troupes russes avaient déjà quitté l’île et l’armée de l’air russe avait tendu une embuscade aux forces d’attaque. Les briefings du ministère russe de la Défense ont mentionné à plusieurs reprises les pertes ukrainiennes autour de l’île des Serpents (Zmeinyi) et les opérations connexes.

07.05.2022 (20:15) :

Ont été abattus en vol près de l’île Zmeinyi : 1 bombardier ukrainien Su-24, 1 avion de chasse Su-27, 3 hélicoptères Mi-8 avec des parachutistes et 2 drones Bayraktar-TB2. Le bateau d’assaut amphibie ukrainien Stanislav a également été détruit.

08.05.2022 (10:45) :

Une corvette navale ukrainienne du projet 1241 a également été détruite près d’Odessa. …

 

Au cours de la nuit, les moyens de défense aérienne russes ont détruit 2 autres bombardiers ukrainiens Su-24 et 1 hélicoptère Mi-24 de l’armée de l’air ukrainienne au-dessus de l’île des Serpents, et ont également abattu 1 véhicule aérien sans pilote Bayraktar-TB2 près d’Odessa.

 

Au total, 4 avions ukrainiens, 4 hélicoptères,