Plandémie de Covid

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Quelle hausse de mortalité chez les 18-24 ans ?

Par : Enzo L. — 3 février 2022 à 11:20
[Version rectifiée le 03/02/22 à 15h45 : quelques erreurs d'inattention s'étaient glissées dans le traitement des données.]

Devant une commission du Sénat états-unien en janvier 2022, le cardiologue et chercheur Peter McCullough a réaffirmé que les vaccins anti-Covid à ARNm causaient des myocardites (ce qu’admet aussi la FDA, et que l’étude de Witberg et al. menée en Israël avait mis en évidence), en apportant une précision : la tranche de population la plus touchée par les myocardites post-vaccinales serait les hommes de 18 à 24 ans. Un autre intervenant, le Dr Ryan Cole, expliquait que les Etats-Unis n’allouent pas de moyens pour enquêter sur les événements indésirables post-vaccinaux, parce que les autorités partent du principe que les vaccins sont “sûrs et efficaces”.

N’étant pas convaincu que la France mette davantage de moyens pour enquêter, on a cherché à observer si les données françaises indiquent un impact sensible des myocardites sur le nombre de décès chez les hommes de 18 à 24 ans.

Pour ce faire, on a croisé les données de vaccination en France pour la tranche 18-24 ans avec les données de l’INSEE concernant les décès quotidiens, qu’il a fallu traiter informatiquement pour sélectionner et décompter jour par jour les hommes de 18 à 24 ans décédés en 2019, 2020 et 2021.

Le graphique ci-dessous représente sous forme de barres le nombre de décès quotidien des hommes de 18 à 24 ans (les hommes nés entre 1994 et 2000 inclus pour les décès intervenus en 2019, les hommes nés entre 1995 et 2001 inclus pour les décès intervenus en 2020, ou entre 1996 et 2002 pour les décès survenus en 2021), répartis par lieu de décès (HopCli = Hôpital ou Clinique ; HosMar = Hospice, Maison de retraite ou EHPAD ; Logement ; Autre ; ou Non renseigné). Ce nombre est multiplié par 1 000 000 et divisé par le nombre d’hommes de 18 à 24 ans vivants le 1er janvier de chacune des trois années représentées : 2 738 917 au 1er janvier 2019, 2 757 115 au 1er janvier 2020 et 2 790 735 au 1er janvier 2021. Les barres correspondent donc pour chaque jour au taux de mortalité, exprimé en nombre de décès par million.

Une courbe rouge, reprend la moyenne sur 7 jours glissants de la mortalité représentée par les barres : elle indique, de façon moins erratique et tous lieux de décès confondus, la mortalité de la semaine écoulée (divisée par 7).

On a également représenté la moyenne trimestrielle de la mortalité, par une ligne marron.

Enfin, une courbe violette indique le nombre de doses de vaccin injectées à des personnes de 18 à 24 ans, qu’il s’agisse de 1ère dose, de 2ème dose ou de booster (tous genres confondus, car les données de Santé Publique France concernant les vaccins ne permettent pas de distinguer en femmes et hommes pour une tranche d’âges.) On a aussi ramené ce nombre de doses à la population de la tranche d’âge des deux sexes (5 474 811 au 1er janvier 2021), en faisant là aussi la moyenne sur 7 jours glissants. Par exemple, au pic de vaccination, avec environ de 110 000 doses injectées chaque jour, c’est à peu près 2,2 % de la population de 18 à 24 qui recevait une injection chaque jour.

A noter : les données de vaccination indiquées par Santé Publique France peuvent être enregistrées avec quelques jours de retard par rapport aux dates réelles d’injection, et la courbe correspondant aux doses injectées est donc approximative.

Qu’observe-t-on ?

La montée en puissance de la campagne de vaccination est accompagnée d’une hausse de la mortalité.
Les deux courbes atteignant leur pic en même temps.
Le pic de mortalité de juillet 2021 correspond à un record sur les 3 années observées.

Dans ce tableau, tiré des mêmes données et résumant la mortalité par trimestre de 2019 à 2021, on constate que le 3ème trimestre 2021 affiche une mortalité record (168,8 décès par million d’hommes de 18 à 24 ans), avec un taux de mortalité de 11 % supérieur à celui du 3ème trimestre 2020 (151,6), et plus de 50 décès supplémentaires.

Par rapport au 3ème trimestre 2019, c’est une hausse de 14 % du taux de mortalité, avec 67 décès supplémentaires. Le 4ème trimestre 2021 affiche lui aussi une mortalité nettement supérieure au 4ème trimestre des années précédentes, en hausse de 14 % par rapport à 2020 ou de 12 % par rapport à 2019 et de l’ordre de 60 décès supplémentaires.

Une hausse du taux de mortalité de l’ordre de 12% a peu de chances d’être due au hasard.

Cette hausse de mortalité est-elle imputable au Covid ? Manifestement pas : aux 3ème et 4ème trimestres 2021, le nombre de décès hospitaliers avec le Covid — que le Covid soit ou non en cause dans le décès — s’élevait à 34 décès pour les jeunes des deux sexes de 10 à 29 ans (ce qui englobe et dépasse la tranche des hommes de 18-24 ans). Parmi les 871 décès de jeunes hommes, et parmi les quelques 100 décès supplémentaires constatés par rapport aux 764 de la même période en 2020, moins de 34 peuvent être imputés au Covid.

Comment s’expliquent alors ces décès supplémentaires ?

Au moins trois pistes devraient faire l’objet d’enquêtes sérieuses, parce qu’il s’agit d’une surmortalité se chiffrant en dizaines de décès de jeunes :

Au moins trois pistes devraient faire l’objet d’enquêtes sérieuses, parce qu’il s’agit d’une surmortalité se chiffrant en dizaines de décès de jeunes :
– les effets à plus ou moins long terme des infections au Covid-19, qui sont notamment susceptibles de causer des myocardites ;

– l’implication des vaccins, que le graphique ci-dessus et les connaissances officielles sur les effets secondaires semblent pouvoir désigner ;

– les suicides, que peut avoir générés la détresse psychologique et sociale engendrée par la réponse politique apportée à la pandémie.

(La première hypothèse (myocardites ou autres effets à long terme dus au Covid lui-même) se traduirait vraisemblablement par une montée en puissance de la surmortalité, depuis le début des infections en février ou mars 2020, ce que l’on observe absolument pas. Au contraire : avant la campagne de vaccination, on observe une légère sous-mortalité. Cette hypothèse ne semble donc pas la plus solide.)

Pour compléter l’information, le même travail sur les données, mené pour les femmes de 18 à 24 ans, donne un résultat sensiblement différent :

Quelle que soit la période, la mortalité chez les femmes de 18 à 24 ans est généralement plus basse que celle des hommes du même âge, et si une hausse est observable aux 3ème et surtout au 4ème trimestre 2021 par rapport aux années précédentes, elle est d’une ampleur moindre que chez les hommes, et le simple hasard est une hypothèse plus plausible que pour les hommes.

Il semble donc que, quelle que soit la cause de la hausse de mortalité constatée chez les 18 – 24 ans sur la deuxième moitié de 2021 (vaccins, suicides ou autres), les hommes soient plus touchés que les femmes.

Il n’en reste pas moins quelques questions vertigineuses : combien de jeunes a-t-on peut-être sacrifiés ? Combien d’autres prend-on le risque de sacrifier encore ?

Sauf erreur, aucun responsable politique, ni aucun média, ni l’ANSM ne se sont publiquement penchés sur la question.

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Vaccins et myocardites.

Par : ZOLA — 1 février 2022 à 16:41

À Mélanie et tous ceux qui sont dans le même cas.

Une myocardite aiguë est une inflammation du muscle cardiaque (myocarde) avec présence d’un infiltrat inflammatoire (amas de cellules, lymphocytes et autres) et d’une nécrose des myocytes cardiaques (cellules musculaires responsables de la contraction du cœur). La péricardite, c’est la même chose, concernant l’enveloppe du cœur). La cause d’une myocardite aiguë est souvent d’origine infectieuse, bactéries et virus, ou toxique, médicamenteuse. Les myocytes ne se régénèrent pas. Un infarctus laisse toujours une cicatrice, ici c’est la même chose.

Niées au départ, non signalées par les études ayant conduit aux autorisations, l’existence de myocardites et péricardites post-vaccinales ne sont maintenant plus du domaine du complotisme. Plusieurs questions se posent et doivent être posées, dans cette ambiance de méfiance généralisée. Ces questions, sont :

1) combien ? Peut-on se fier aux chiffres officiels ?

2) quel avenir ? Peut-on se fier au discours disant qu’elles guérissent toutes sans problème ?

COMBIEN ?

Tout d’abord, Pfizer dans son étude sur 43 448 personnes, ne signalait aucune myocardite, préoccupation première aujourd’hui. Leur communication de novembre 2020 disait que « Les données montrent que le vaccin a été bien toléré dans toutes les populations, plus de 43 000 participants ayant été inclus ; aucun problème de sécurité grave n’a été observé ; les seuls effets indésirables de grade 3 (sévères) dont la fréquence était supérieure à 2 % étaient la fatigue (3,8 %) et les céphalées (2,0 %) ». De l’utilité de ce genre d’études conduisant à une autorisation, quand on n’a pas de recul.

Quand on va voir la base de données mondiale OMS, on trouve 19 106 myocardites et 14 368 péricardites signalées, soit un total de 33 474 cardites (sur plus de 3 millions d’évènements indésirables signalés, dont 181 083 incidents cardiaques). Avec 10 milliards d’injections, l’incidence est de 0,33 pour 100 000 doses. Si on prend 4 milliards de vaccinés 2 doses, l’incidence est de 0,84 pour 100 000 vaccinés. Nous avons déjà vu, confirmé par nombre d’études, que cette base était peu fiable.

Aux USA, le VAERS (relevé officiel des événements indésirables) signale 22 456 cardites. Avec 205 millions de vaccinés 2 doses au 31 décembre, cela fait une incidence de 11 pour 100 000 vaccinés, soit 13 fois plus que déclarés pour l’OMS.

Une étude de l’Agence Européenne (EMA) de décembre, parle de 2,6 cas / 100 000 en France, 5,7 cas/ 100 000 dans les pays nordiques pour Pfizer, allant jusqu’à 19 cas / 100 000 avec Moderna. En France ces chiffres sont limités aux 7 premiers jours qui suivent l’injection et la population aux 12-50 ans. Les nordiques, eux, relèvent jusqu’à 28 jours, et s’arrêtent à 24 ans. Il faut donc doubler les chiffres officiels français. La France devrait d’ailleurs limiter le délai à 48 heures pour publier encore moins cardites. Signalons que l’EMA précise que ces chiffres sont le surplus de myocardites par rapport à une population normale de cet âge, donc dues uniquement aux vaccins, excluant les autres causes. Elle recommande au passage « de mettre à jour les informations sur le produit en conséquence », c’est à dire de signaler ce risque aux patients, ce qu’ont fait les Japonais.

En France, en ce qui concerne la gravité de ces cardites, l’ANSM, en novembre, précisait bien que le recueil était limité à 7 jours. Elle relevait, entre le 15 mai et le 31 août, 919 myocardites et 917 péricardites, et que ces cardites ne sont pas celles de toutes les populations vaccinées, mais celles des 12-50 ans, et surtout, uniquement les hospitalisés, excluant les cardites ne nécessitant pas d’hospitalisation. Les sportifs qui tombent sur le terrain avaient une cardite non hospitalisée avant l’accident, révélée par le sport. Au 31 mai, nous avions 60% de vaccinés 2 doses, et les 12-50 ans représentent environ 50% de la population, soit 20 millions de vaccinés dans le créneau cardites de l’étude de l’ANSM. 1 836 cardites graves, ayant nécessité une hospitalisation post-vaccinale, cela fait une incidence de presque 1 cardite grave pour 100 000 vaccinés, et uniquement les cardites survenues la première semaine. Si on double ces chiffres sur 28 jours et plus (cf comparaison EMA et pays nordiques), on a presque 2 cardites graves pour 100 000 vaccinés.

Ces chiffres de cardites « officiellement » déclarées correspondent-ils à la réalité ? Tout le monde sait que non, les autorités les premières. Ainsi la directrice de l’ANSM, lors de son audition au Sénat a tout de suite précisé que les chiffres d’effets secondaires qu’elle donnait étaient sous évalués.

Vous comprendrez la difficulté à donner de bons chiffres, et surtout que tout le monde peut vous donner des chiffres très différents, sans mentir, le tout étant de savoir de quoi on parle, et il est facile de berner ceux qui n’ont pas mis le nez dedans. Rien qu’en rapportant l’incidence au nombre de doses ou aux individus, on double ou divise par deux le résultat, même chose si on arrête à 7 ou 28 jours, et pire si on ne décompte que les cardites graves hospitalisées.

Désolé de ne pouvoir donner de chiffre précis, il n’y en a pas, et la fourchette est très large. Vous voyez qu’on publie une incidence qui va de 0,33 (OMS) à plus de 20 (13,7 pour l’ANSM et Moderna pour la seule première semaine, 19 dans les pays nordiques), tout en précisant que ces chiffres sont sous-estimés. Ceux qui devraient le savoir, comme les cardiologues, sont ceux qui se cachent le plus. Ainsi, la Société Française de Cardiologie, pour parler des cardites post-vaccinales, retient comme source la meilleure, c’est à dire celle de l’OMS !

En conclusion, si des sites et articles “rassuristes” donnent des chiffres d’incidence inférieurs à 2, sans donner leurs bases de calcul, si on prend les chiffres officiels avoués, que l’on parle de patients et non de doses, en étendant à plus d’un mois la possibilité de cardite, que l’on parle de toutes les cardites, pas seulement les hospitalisés, peut-on évaluer ces cardites officielles + officieuses entre 15 et 40 / 100 000 vaccinés, soit une fourchette de 1 pour 2 500 à 6 ou 7 000 vaccinés ? A vous de vous faire votre opinion. Signalons également qu’entre deux chiffres, le plus élevé est le plus crédible. Pourquoi ? Qui aurait intérêt à déclarer plus de cardites qu’il n’en a ? Le plus élevé est forcément le plus honnête. Pour les autres, les causes de minorations sont nombreuses. Ce qui est sûr : Moderna, le plus injecté actuellement chez nous, c’est 4 à 5 fois plus de cardites que Pfizer ; les hommes, c’est 3 à 4 fois plus que les femmes, et l’incidence la plus importante est chez les hommes jeunes de moins de 30 ans, après seconde dose.

CARDITES ASYMPTOMATIQUES

Ce n’est pas tout. Ici on parle des cardites qui se manifestent, donnent des troubles ressentis, mais pas des cardites plus discrètes, sans troubles, ou non étiquetées . Que peuvent donner ces cardites, diagnostiquées ou non ?

Sans symptômes, comment savoir s’il y a une cardite ? Le meilleur examen, est la résonnance magnétique, qui va déceler les myocardites alors que tous les autres examens sont normaux. Fait-on ces examens quand il n’y a pas de troubles pour avoir l’incidence réelle ? Bien sûr que non. Un autre examen, plus sûr encore, est l’autopsie, permettant de confirmer nombre de causes de décès. Là encore, c’est pratiqué au compte-goutte chez les décédés, et chez les non décédés, il n’y a pas beaucoup de candidat pour ce type d’examen pourtant très fiable….

Par contre il existe un autre examen, pratiqué parfois de manière bien involontaire, et très efficace pour déceler un cœur qui souffre en silence : c’est l’épreuve d’effort. En effet si votre cœur a quelques problèmes, fonctionne avec difficulté sans que vous en rendiez compte, augmentez le débit, faites-le travailler plus, et vous aurez la réponse, à savoir s’il peut faire le job ou non.

Nombre de personnes font cette expérience à l’insu de leur plein gré : ce sont les sportifs. Et là, l’expérience pour déceler les myocardites qui ne se manifestent pas, est très concluante. Ceci quel que soit le sport : vous pouvez sauter,courir, jouer au ballon ou au tennis, Vous trouverez en bas une liste, non exhaustive, qui donne le résultat de ce type d’épreuve d’effort sur cardite. D’ailleurs, les spécialistes le disent bien, si vous avez une myocardite, c’est 6 mois de repos. Alors ceux qui ne savent pas qu’ils ont une cardite, aïe ! » La myocardite est une des causes de mort subite chez l’athlète. En effet, il s’agit d’une affection potentiellement grave qui peut se compliquer de troubles du rythme cardiaque ou d’une dysfonction du muscle cardiaque. Au cours d’une myocardite, un arrêt complet du sport est obligatoire et fait partie intégrante du traitement. Après guérison, une période de convalescence est nécessaire avant la reprise du sport intense (la durée recommandée est d’environ 6 mois). »

QUEL AVENIR POUR LES CARDITES ?

Il est encore plus difficile de chiffrer les complications à long terme des cardites. J’ai fait défiler des pages et des pages d’articles et études sur le sujet : rien, ou presque. Personne ne sait ce que deviennent ces cardites après des années, voire des décennies. C’est tout à fait normal : qui va se souvenir devant un accident cardiaque à 60 ans, de cette affection virale à 20 ans, avec un petit essoufflement quelques jours, sans suites ? Aucune statistique n’existe, ne peut exister dans ces conditions.

On nous dit que hormis les cardites fulgurantes mortelles, cela guérit seul, sans séquelles. Le bon sens pose une question : si vous perdez 5 % de vos cellules cardiaques, que va donner votre cœur dans 30 ans ? Ne va-t-il pas à la longue fatiguer ?

Le cœur est une pompe, et rien d’autre. Une pompe qui va marcher des décennies. Si vous altérez une partie d’une pompe, elle s’usera plus vite et ne durera pas éternellement, en tous cas moins longtemps qu’une pompe saine. Il y a forcément usure prématurée de certains éléments en les faisant travailler anormalement.

La réponse logique est dans cet article du Vidal « Lorsqu’il est confronté à des perturbations de son fonctionnement, le cœur réagit en s’adaptant pour maintenir une circulation sanguine… Il va se muscler plus pour compenser …Grâce à ces adaptations, le cœur compense les perturbations. Cette phase peut durer plusieurs années. Mais avec le temps, ces adaptations vont devenir problématiques. En particulier, les parois des ventricules deviennent trop épaisses et les cellules musculaires situées au centre de ces parois vont avoir du mal à être oxygénées par les artères coronaires. Les parois perdent petit à petit de leur puissance. Les cavités, devenues trop grosses, ont du mal à se vider et le sang y stagne. C’est le début de la phase dite « de décompensation » qui va aboutir à l’insuffisance cardiaque. »

Cet article de 2017, en français, est très complet sur les myocardites, principale cause de morts subites chez les jeunes. Il décrit bien le mécanisme de la myocardite, avec des altérations des myocytes par le toxique, mais également par une réaction immunitaire de l’organisme, notamment les cytokines pro-inflammatoires et les cellules T spécifiques, « qui vont tenter de détruire les cellules infectées par l’antigène, contribuant à la destruction des agents pathogènes et des cellules infectées, mais provoquant également la destruction de cardiomyocytes sains.» D’où  l’intérêt possible et probable de l’ivermectine en prévention, en raison de son action immunomodulatrice. Cet article signale par ailleurs une étude en 2007, sur une série de 174 myocardites aigues, la mortalité à 6 ans était de 27%. Maintenant tout dépend de ce qui est qualifié d’aiguë ou non. Une cardite nécessitant une hospitalisation l’est probablement.

2021    LISTE DES SPORTIFS PROFESSIONNELS ET AMATEURS

Dans cette liste, soyons clairs, il y a des coïncidences. De tout temps, chaque année, il y a des sportifs qui s’écroulent sur le terrain, sans avoir été vaccinés. Rappelez-vous par exemple Michel Berger sur un court de tennis. Le problème est que depuis 1 an, ces accidents n’ont rien à voir avec la fréquence habituelle, et essentiellement chez des récemment vaccinés. La liste s’allonge tous les jours. 

Il est également indéniable que le/la covid donne aussi des myocardites, tout aussi difficile d’en apprécier le nombre et surtout de comparer un taux qui ne concerne que les patients covids ou que les hospitalisés covids, et un taux qui concerne l’ensemble de la population, puisque l’ensemble de la population est concernée devant être vaccinée.

A

Aakervik Daniel : 17 ans (skieur de fond norvégien professionnel) Saison suspendue après une réaction grave à l’injection. Novembre 2021.  

Abgrall Mathieu : 36 ans pompier volontaire, sportif. L’homme fait un malaise à la caserne de Camaret-sur-Mer et après tentative de réanimation par ses collègues, il décède. Décembre 2021.

Abdel-Rahman Atef : 20 ans (footballeur professionnel égyptien de club de G.Mahalla) Mort en plein match. Mars 2021.  

Abriska Whitnée : 19 ans (handballeuse réunionnaise, équipe belge, club du Fémina Visé) Décède subitement alors qu’elle s’apprête à prendre l’avion pour revenir de La Réunion. Juillet 2021.

Aguero Sergio : 33ans (footballeur argentin professionnel, joueur star du F.C Barcelone, Espagne) En octobre 2021, il fait un malaise en plein match contre le Deportivo Alavés. Les médecins lui diagnostiquent une arythmie cardiaque. En décembre 2021, Aguero annonce mettre un terme à sa carrière pour raisons de santé.

Aukuso Lavea Sulamai : 48 ans (ex-joueur professionnel de rugby néo-zélandais, équipe des Manly Sea Eagles, Australie) Il décède d’une crise cardiaque pendant un entraînement. Décembre 2021.

Al Raqadi Mukhaled : 29 ans (footballeur omanais professionnel, club de Muscat, Oman) Victime d’une crise cardiaque pendant l’échauffement de son équipe, avant le match contre Swabik en championnat. Il est transporté à l’hôpital, mais malheureusement il décède. Décembre 2021.

Ali Abou : 22 ans (footballeur professionnel, joueur du club danois de deuxième division Vendyssel) Fait un malaise en plein match contre le club de Lyngby. Septembre 2021.

Alfasi Arik : 49 ans (entraîneur de la Premier League israélienne de basket) Malgré deux doses d’injection, l’homme jusqu’ici en bonne santé décède du covid, ses proches suspectant qu’il soit mort à cause des injections. Septembre 2021.

Alkhatib Jack : 18 ans (joueur d’une équipe de football américain du lycée Dutch Fork High School, South Carolina, USA) S’effondre après un entraînement et décède. Août 2021.

Allen Imogen : 22 ans (cavalière anglaise, championne de saut d’obstacles) Hospitalisée pour une réaction grave à la première injection Moderna en Juillet 2021, avec deux caillots de sang massifs sur ses poumons. Ne pourra plus jamais monter à cheval.

Amin Ahmed : 24 ans (gardien de but, équipe de troisième division égyptienne Al-Rebat & Al-Anwar SC, Port Saïd) Le joueur meurt d’une crise cardiaque juste après un entraînement. Décembre 2021.

Amoroso Jérémy : 37 ans (militaire français, caporal-chef 1ère classe du 13e Bataillon de chasseurs alpins) Victime d’un malaise après une « marche section » à l’île de La Réunion, il est évacué au centre hospitalier de Bellepierre avec un pronostic vital engagé. Malheureusement il décède deux jours plus tard. Décembre 2021.

Anchan Devaraj : 33 ans (joueur de volley-ball indien de niveau national)  S’effondre alors qu’il participait à un tournoi. Mort sur le chemin de l’hôpital. Mars 2021.

Antwi Emmanuel : 18 ans (Joueur de football américain du club Kennedy High School) Mort après malaise pendant un match. Mars 2021.

Apolinário Alex : 24 ans (footballeur professionnel brésilien, club portugais FC Alverca) Mort  après arrêt cardiaque en plein match. Janvier 2021.  

Archibald Josh : 28 ans (Joueur professionnel américano-canadien de hockey sur glace, équipe de des Oilers d’Edmonton, Canada) En congé indéfini en raison d’une myocardite. Octobre 2021.

Arias Guillermo : 31 ans (footballeur vénézuélien, club du Camaguán FC, troisième division) Meurt en plein match d’un arrêt cardiaque lors d’un tournoi régional. Septembre 2021.  

Armando Montiel Diego : 25 ans (footballeur professionnel argentin, club Atlético de Rafaela, division 2 d’Argentine) En Août 2021, le joueur confie ne plus jamais vouloir recevoir de vaccins, laissant entendre qu’il souffrait de symptômes après avoir reçu l’injection Covid. Il décède d’une méningite en Décembre 2021.  

Arney Moira Claire : 15 ans (jeune footballeuse américaine, club de Toros Academy) Morte pendant un match. Août 2021.

Astolfi Andrea : 45 ans (directeur sportif du Calcio Orsago, Italie) victime d’une crise cardiaque au retour d’un entraînement et décédé sans antécédents médicaux. Septembre 2021.

Azzopardi Ava : 14 ans (adolescente australienne, footballeuse du Runaway Bay Soccer Club, Queensland, Australie) La jeune fille s’effondre après être entrée sur le terrain de foot en Octobre 2021. Dans un état critique, elle est plongée dans un coma artificiel. Revient à la vie et passe plusieurs semaines en unité de soins intensifs pédiatriques. Porte désormais un défibrillateur.

B

Badara Wade Alioune : 28 ans (footballeur amateur sénégalais, équipe du Dakar University Club, Sénégal) Le joueur s’effondre lors d’un entraînement et décède d’un arrêt cardiaque. Décembre 2021  

Banks Isaiah : 16 ans (lycéen américain et joueur d’une équipe de football américain : Norcross High School, Georgia, USA) Mort subite. Novembre 2021.

Barklage Blake : 17 ans (lycéen américain et joueur d’une équipe de football américain : La Salle College High School, Wyndmoor, Pennsylvania, USA) L’adolescent décède d’un arrêt cardiaque après un match de football. Novembre 2021.

Barot Avi : 29 ans (joueur de cricket professionnel indien, club de Saurashtra) Mort d’une crise cardiaque. Octobre 2021.

La liste est longue, 19 pages, j’arrête là, la suite est disponible ici.

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Omicron, vaccins, petit tour du monde en images (2)

Par : ZOLA — 26 janvier 2022 à 15:06

Sans commentaire.

27 décembre 2021

25 janvier 2022, 1 mois plus tard :

27 décembre 2021

25 janvier 2022, 1 mois plus tard :

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Covid et vaccins : ce qu’il ne faut pas voir.

Par : ZOLA — 18 janvier 2022 à 11:52

Quand le sage pointe la lune, l’idiot regarde le doigt. Proverbe chinois.

Le Sars-Cov-2 aura rendu idiot un pays tout entier, du haut en bas de l’échelle. Guignol et le sapeur Camembert, personnages de comédies bien français, sont devenus réalités et ne font plus rire. Le pays des lumières est devenu celui de l’obscurantisme.

Les décisions actuelles, notamment celles de l’impasse vaccinale, évoquent celles des personnages du sapeur Camembert, simplet qui s’illustrait par exemple en creusant un trou pour y mettre la terre d’un premier trou, et qui était alors dépassé en bêtise par son supérieur, le sergent Bitur, qui lui reprochait de ne pas avoir fait le deuxième trou assez grand pour qu’on puisse y mettre sa terre avec celle du premier. Le vaccin ne marche pas assez bien car vous n’en avez pas fait assez.

Notre chef suprême doit bientôt être renouvelé, et le podium qui est proposé aux français est affligeant. L’un vient d’être condamné pour « incitation à la haine raciale », tandis qu’un autre incite à la haine envers une autre partie de la population en toute impunité. Il impose au peuple le respect de la fonction présidentielle, mais ignore la réciproque ne respectant pas ce peuple, souhaitant emmerder, sans honte ni scrupule, une partie de ce peuple. Quant à la troisième, elle incarne bien le niveau de responsabilité de nos plus hauts dirigeants : elle appelle un jour à voter pour l’impasse, pour dire le lendemain que de toutes manières cela ne sert à rien. Un candidat président qui trouve normal et responsable de faire et voter des lois qui ne servent à rien ? C’est cela être responsable en politique ? Camembert Président ! Un premier Ministre, qui, pour amuser les enfants à Noël, joue les Guignols qui jouent à « Jacques a dit » avec des « Jacques a dit debout »,  « Jacques a dit assis », et le maître suprême des écoles qui vient de donner à tous les élèves de France une belle leçon sur l’intelligence des décisions des adultes qui leur donnent des leçons. Napoléon, De Gaulle, Coluche, au secours, la France est dans le caniveau et s’y enfonce.

Mais qu’est-ce qu’il ne faut pas voir, qu’est-ce qu’ils ne voient pas ou ne veulent pas voir ? 

Tout simplement la situation. Voici la dernière vague de cas :

La France, la mieux protégée au monde selon nos dirigeants, grâce à leur politique, est en tête des contaminations, bien qu’une des plus vaccinée. 15 fois plus que la moyenne mondiale pour les 7 derniers jours. Et que trouve-t-on dans ce peloton de tête ? Les chantres de la vaccination à tout va comme la France et Israël, avec les pays les plus vaccinés comme Gibraltar et les Seychelles. (NB : la courbe Seychelles, au-dessus des autres, a été enlevée, écrasant un peu l’ensemble). Que trouve-t-on dans le bas du tableau ? Les pays les moins vaccinés.

Il paraît que c’est pour notre bien, que cela diminue les formes graves. La preuve ? Voici la courbe des décès, la France toujours au top, 3 fois plus que la moyenne mondiale pour les 7 derniers jours. Pourquoi ?

Signalons que ce sont les chiffres du 16 janvier, pour la France, Santé France affiche 296 décès le 17 janvier, soit 198 de plus que la veille. Mais quel est donc ce pic, début 2021 ? C’est Gibraltar. Pourquoi ce pic ? Rappelez-vous, c’est le pays, qui au monde est passé le plus rapidement de 0% de vaccinés à 100% de vaccinés. Il se trouve que c’est justement dans ce pic de décès par coïncidences, alors que de toute l’année 2020, Gibraltar n’avait aucun problème. Bizarre, vous avez dit bizarre ? 

Espérons que Camembert ne va pas encore aggraver les choses avec ses nouvelles mesures, démesurées et inutiles, alors que cela va mieux, et que c’était annoncé depuis un certain temps. Alors que ses conseillers et la presse le découvrent aujourd’hui, ici c’était annoncé ici déjà il y a 8 semaines, et répété tout le mois de décembre. Pas besoin d’être devin pour cela, il suffit d’être au bord du caniveau au lieu d’être dedans, on y voit mieux. Ces mêmes conseillers annoncent maintenant la 6eme vague pour l’été. Ce que j’en pense ? Rien, car Je n’en sais rien, et eux pas plus que moi, mais eux doivent justifier des mesures inutiles, pas moi. Alors ils continuent à creuser des trous pour enterrer la terre des trous précédents.

Le chef suprême nous montre la lune mais se trompe de côté car il est dans le brouillard. Pas grave, la presse ne regarde que le doigt, admirative, croyant à Michel Ange, et la France entière regarde le doigt qui montre le doigt. Quant à ceux qui ne regardent pas, ils ont droit à un doigt d’honneur. Pauvre France. Qui l’eut cru il y a deux ans ?

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Omicron, vaccins, petit tour du monde en images.

Par : ZOLA — 12 janvier 2022 à 17:49

J’ai une grande admiration pour les caricaturistes. En un dessin, une bulle de 3 mots, ils arrivent à faire passer un message bien plus efficacement qu’en 2 pages. J’en suis bien incapable, alors j’essaye avec mes moyens, avec quelques courbes.

FRANCE :

Commençons par l’intervention de notre premier ministre avec le ministre des solidarités et de la santé, le 27 décembre 2021 (à partir de 13’55’’) :

Vous avez dit le mieux protégé au monde ? Résultat : la France est championne du monde des contaminations.

Notre premier ministre notait pourtant un grand changement par rapport à l’an dernier, en mieux, se félicitant par-là de toutes les mesures prises depuis un an. (N.B. Sous-titrages ministère, les écrits sont les paroles prononcées)

Nous ne savons pas de quels changements il parle. Que peut-on voir pour étayer ces propos ?

Quelle est la différence principale entre fin 2020 et fin 2021 ? A priori la vaccination. En chiffres, et en date du 27 décembre 2021, avant omicron, qu’est-ce que cela donne ?

Contaminations : Les différents variants peuvent changer la donne, plus ou moins contagieux, plus ou moins virulents. Par contre, intéressant chez nous, nous avons eu au second semestre 2021, deux vagues avec le même variant, delta. La seule différence étant la première vague, avec 50% de vaccinés deux doses, et la seconde, avec près de 75% de vaccinés deux doses. Les chiffres sont sans appel : même variant, 50% de vaccinés en plus, et 3 fois plus de cas. Quelqu’un a-t-il des explications ?

Alors si la vaccination n’empêche en rien la diffusion de l’épidémie, elle évite les formes graves :

Sans doute, tout comme l’ivermectine (ce que montrent 73 études qui convergent), mais dans quelles proportions ? On n’a pas autant de publications que pour l’ivermectine pour le démontrer. Alors que donnent les chiffres ?

Hospitalisations : Nous avons eu, de fin 2020 à mai 2021, avec alpha, des moyennes d’hospitalisations de 27 000 patients, avec deux pics dépassant les 30 000. Aujourd’hui, avec un variant beaucoup moins virulent, nous en sommes à 23 000, et ce n’est pas fini, cela continue de grimper ! 20% d’amélioration ? Avec un variant moins létal ?

Si on regarde uniquement delta et ses deux vagues, avant l’apparition d’omicron, nous avions avec 50% de vaccinés en plus, près de deux fois plus d’hospitalisations et de soins critiques !

Si l’impression de la diminution des formes graves semble réelle, et qu’on le souhaite, les chiffres et les courbes semblent moins évidentes que le discours officiel.

Quant à la proportion de vaccinés/non-vaccinés, avec ces non-vaccinés « qui encombre les réanimations », là on ne comprend plus. En effet, l’an dernier, tous non-vaccinés, nous avons rempli 6 000 lits de réanimation. Aujourd’hui, nous arrivons à 4 000 lits, « occupés à 90% par des non-vaccinés », soit 3 600. L’an dernier, 10% de la population non-vaccinée occupait 600 lits, aujourd’hui elle en occupe 3 600 ? Avec un virus 5 fois moins virulent, on est 6 fois plus malade quand on n’est pas vacciné ? Faut qu’on m’explique : soit je suis bête, soit on me ment. Ceci dit, pour les hospitalisations, on est encore sur le delta, quand même moins virulent que l’alpha.

AFRIQUE DU SUD

Que se passe-t-il dans le premier pays où l’omicron a rapidement supplanté les autres variants, pionnier qui devrait orienter les autres ?

Variant plus contagieux, vague plus forte et plus brève, variant 5 à 6 fois moins virulent. Signalons que ce pays, est un des moins vaccinés au monde. Contrairement à ce que dit notre premier ministre, ce n’est pas parce qu’on est plus vacciné qu’on est mieux protégé que les autres, le temps et l’Afrique du Sud prouvent le contraire !

DANEMARK

Quid du Danemark, cité par nos ministres ? Il suit peu ou prou l’Afrique du Sud. Vague bien plus forte, ce qui aplatit la courbe de l’Afrique du Sud (pays trois fois moins vacciné…), et mortalité un peu au-dessus, les courbes étant superposables. Vague plus forte et plus de décès pour le Danemark, malgré plus de vaccins.

ROYAUME-UNI

Même situation qu’au Danemark, avec quelques jours d’avance en ce qui concerne la fin de la vague qui semble amorcée. Deux fois plus de décès également, vaccination oblige ?

INDE :

Le cas de l’Inde est très intéressant. Ce pays a fait face en mars 2021 à une vague delta, bien mieux que n’importe quel pays. Ceci malgré un taux de vaccination quasi nul (3% à l’époque), grâce à une utilisation massive d’ivermectine, ce que l’on cache, mais que personne ne conteste. Depuis 8 mois, calme plat, grâce à une immunité collective de 67%, acquise par la maladie traitée. Que va-t-il se passer avec omicron ?

La vague omicron vient de démarrer, le 28 décembre 2021. L’ascension est comme ailleurs, rapide, liée à la contagiosité. La courbe des décès, elle, reste pour le moment plate. Pour le moment car nous sommes à 14 jours du début de la vague. Pour delta, il y avait un décalage de 15 jours entre cas et décès, comme ailleurs. Les trois semaines qui viennent vont donc être très intéressantes à suivre. Est-ce que cela va confirmer nos propos sur omicron et sur les traitements ? Est-ce que le cocktail omicron+ivermectine nous ramène à une grippe saisonnière ? C’est ce que constatent ceux, qui chez nous l’ont testé : 2-3 jours pas méchants.

Il sera intéressant de voir si la vague est forte ou non, ce qui nous dira si l’immunité contre le delta marche sur l’omicron, ou pas. La courbe des décès nous dira ce que peut donner le cocktail : 5 fois moins de décès que delta ? 10 fois ? 15 fois ? Nous le saurons dans 3 semaines. Une petite réserve : sous la pression internationale et de l’OMS, la vaccination est aujourd’hui à 45%. On verra aussi si avec ce taux ils se défendent mieux ou moins bien, avec un virus moins virulent. Petite réserve également, les lobbies anti-ivermectine ont gagné du terrain en Inde, il faudra regarder les Etats qui traitent et ceux qui ne traitent pas, plutôt que le pays entier. L’Uttar Pradesh devrait traiter et être peu vacciné, le Tamil Nadu l’inverse : pas de traitement, plus vacciné. Ce ne sont pas des petits Etats, l’Uttar Pradesh, c’est 4 fois la France en population, donc plus que significatif.

ÉTATS-UNIS :

Aux Etats-Unis, ils ont démarré il y a un mois leur plus forte vague depuis le début. La courbe des décès reste (encore ?) plate. Signalons que depuis début décembre 2021, les EU vaccinent 3 fois moins que la France par habitant, leur vague est 2 fois moins forte…

RESTE DU MONDE :

Quand on regarde l’ensemble des pays du monde, une tendance saute aux yeux et devrait interpeller nos dirigeants et nos élus, ce qui n’est pas le cas : les pays où il y a le plus de cas sont les pays les plus vaccinés Gibraltar, Portugal, Seychelles, Irlande, Islande, France,..), et inversement, moins de cas dans les pays les moins vaccinés (Inde, Bulgarie, Afrique du Sud, Sénégal, Madagascar, Nigéria,..).

L’écart risque de s’aggraver avec omicron, comme on le voit en France.

En effet, les vaccins ont été élaborés à partir de la souche Wuhan. Depuis il y a eu plusieurs générations de virus. En simplifiant, on a connu une seconde génération avec alpha, beta, epsilon et lambda, une troisième génération avec delta, et nous en sommes à la quatrième génération avec omicron. Les vaccins étaient sans doute efficaces sur Wuhan (mais sont arrivés quand il avait disparu), un peu moins sur la génération suivante, et encore moins à chaque génération.

Pour la grippe saisonnière, nous anticipons et vaccinons contre les virus à venir (ou supposés à venir). Ici nous vaccinons contre des virus passés, comme si pour la grippe on vaccinait avec des vaccins périmés de 3-4 ans ! Tout le monde sait qu’aujourd’hui on vaccine contre un virus avec un vaccin non adapté à ce virus. On nous prépare un vaccin contre omicron, il sortira quand nous en serons à la génération suivante. Nous courrons après, avec une, voire deux batailles de retard. Raoult l’avait dit au départ, qu’il ne croyait pas dans les vaccins contre ce type de virus qui mute sans arrêt. Ce ne sont pas les affirmations de notre Ministre de la santé qui affirmait que ce virus ne mutait pas qui ont changé les choses. La méthode Coué ne marche pas.

Ce vaccin améliore un peu les cas graves ? OK. De moins en moins ? OK. Mais pourquoi cela peut-il tout aussi bien aggraver les choses ? Quand on développe des anticorps contre un agresseur, nous l’avons vu, il existe des anticorps neutres, qui ne font rien, des anticorps neutralisants, qui agressent l’intrus, mais aussi des anticorps facilitants, qui aident cet intrus. Tout est dans l’équilibre. Si en multipliant les injections, vous multipliez des anticorps neutralisants qui ne font rien, mais aussi des anticorps facilitants qui aident le virus, leur addition va aider l’épidémie, mais peut aussi aider les formes graves, c’est ce qui se passe avec les vaccins contre la dengue.

Ce n’est pas pour rien que l’OMS, l’agence européenne, freinent la répétition des injections, mais nous allons dans le sens contraire. Ce n’est pas pour rien que notre pays est champion du monde. Mais champion de quoi ?

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Vaccins Covid, 200 000 morts ? Vraie ou fausse False News ?

Par : ZOLA — 11 janvier 2022 à 00:27

Pour certains l’expression anglaise « fake news » signifie « fausse nouvelle », le terme anglais ne désigne pas une « fausse nouvelle », mais plutôt un faux article, une publication qui se fait passer pour un article de presse sans en être un. Fake est faux au sens d’une imitation, alors qu’au sens d’erroné c’est False.

Depuis 18 mois, ce terme a aussi changé de sens, la fake news étant devenu une information contraire à un discours officiel imposé, et on y met tout et n’importe quoi, ce qui fait qu’on a du mal à distinguer les vraies et les fausses fake news, les deux coexistant. Dans ce cas fake se traduit par vrai. Ainsi, si les chiffres officiels des effets secondaires des vaccins sont des réalités, les citer devient une fake news. On l’a vu à l’Assemblée quand notre ministre de la Santé s’est emporté contre le Dr Martine Wonner quand elle citait les chiffres officiels du VAERS, tout comme le CSA et le ministre des DOM-TOM se sont offusqués que la télévision guadeloupéenne puisse s’appuyer sur les chiffres officiels de l’ANSM pour ouvrir un débat avec partisans et opposants au vaccin. Car lorsqu’il n’y a qu’une « vérité », l’officielle, il ne peut, il ne doit pas y avoir débat.

Alors si on veut parler des effets secondaires et des décès dus aux vaccins, cela ne peut-être qu’une fabrique de fake news ! Alors je le dis clairement, afin qu’il n’y ait aucune ambiguïté, aucune critique, ce qui suit, ce ne sont que des fake news, afin que l’on ne nous accuse pas de colporter des mensonges. Nous affirmons en préambule que ce sont des mensonges, car il n’y a pas, ou si peu de décès que cela ne mérite pas que l’on y prête attention, ce qui est dérisoire est inexistant, bien que Winston Churchill disait que “s’occuper des choses les plus sérieuses du monde n’est possible qu’à condition de comprendre aussi les choses les plus dérisoires”. 

Comme il ne faut pas parler de chiffres qui pourraient fâcher, il est difficile d’obtenir ces vrais chiffres chez nous. Allez sur le site de l’ANSM, ce n’est pas toujours évident pour trouver ces fake news, elles sont de plus incomplètes, et sont souvent élastiques, des « ajustements » permettant d’enlever régulièrement des décès dans toutes les statistiques officielles. Alors il faut chercher sur les statistiques étrangères, plus accessible et plus claires.

Les fakes news américaines sont sur le site du CDC, équivalent de l’ANSM chez nous. L’accès qui nous concerne est ici.

10 688 décès signalés au 20 décembre 2021, ainsi que 496 millions de doses administrées.  Sachant qu’il y a de par le monde 10 milliards de dose injectées, un petit calcul que tous les enfants savent faire, mais plus les adultes (cela s’appelle encore une règle de trois), 10 688 décès, divisé par 496 millions, et multiplié par 10 000 millions, cela ferait exactement 215 483 décès dans le monde ! Citer, calculer un tel chiffre, est manifestement complotiste, car impossible, il n’y a pas autant de décès, « sinon cela se saurait !».

Là il faut introduire les biais pour être honnête. 

Tout d’abord, il est admis par tous, y compris par les intéressés, que ces chiffres sont sous-estimés, tout n’est pas déclaré. D’ailleurs la première chose que fait madame Ratignier-Carbonneil, directrice de l’ANSM, quand elle cite ses propres chiffres devant la commission au Sénat, c’est de préciser cette sous déclaration. Dans quelle proportion ? Difficile à dire. Plusieurs études datant d’avant la crise citent des chiffres inférieurs à 5% des cas déclarés. Personnellement j’ai toujours retenu 10% pour ne pas tomber dans l’excès. Je pense également que ces 5% sont à l’échelle mondiale (Vigibase, Vigiaccess), tous les pays ne déclarant pas, et que dans des pays comme la France, les déclarations sont bien supérieures à ces 5-10%. Je n’en dirais pas plus, personne n’en sait rien, tout ce que l’on sait, c’est qu’il y en a bien plus.

Ensuite, dans toutes ces déclarations, il est toujours bien précisé que ce sont des « déclarations », ce qui ne veut pas forcément dire qu’il y a un rapport avec la vaccination, les décès sont certes après vaccination, pouvant être accidentels et sans rapport. Une coïncidence. Le problème est que pour prouver le rapport, il faut une autopsie, qui n’est pas toujours formelle, et encore moins souvent faite. On aura peu de doute quand un jeune de 25 ans décède 2 jours après un vaccin, ce cas est presque toujours déclaré, mais pas toujours autopsié, il faut insister, le doute étant préféré. A l’inverse, pour un adulte de 60 ans, cardiaque connu, qui fait un arrêt cardiaque 15 jours après, on évite de faire le lien, la déclaration, et les autopsies sont rares, c’est une coïncidence.

En décembre, l’ANSM enregistrait du 19 novembre au 23 décembre 2021, 3 décès de J2 à J3 (1 deuxième dose, 2 troisième dose), tous écartés, mort subite et accidentelle. Pas de preuve que c’est le vaccin, mais pas de preuve non plus que cela ne l’est pas. Autre exemple, Maxime Beltra, décédé à 22 ans le soir de sa vaccination. Que de fake news à cette occasion ! Le lendemain tweet d’un élu, disant que c’est une allergie, sans avoir contacté quiconque dans la famille. Le mercredi, la presse affirme que l’autopsie n’a rien donné, alors que celle-ci avait lieu le lendemain après-midi (interview du père) ! Résultat des courses : myocardite d’après le père, inflammation du myocarde compatible avec un choc allergique pour la presse (allergie que l’intéressé maitrisait parfaitement depuis l’enfance, sachant quoi faire). On constate maintenant une chose : pour anticiper une fake news, vraie ou fausse, il faut en créer une. Comment s’y retrouver dans toutes ces fake coïncidences !

Revenons à nos moutons. 215 483 décès supposés dans le monde, selon un calcul rocambolesque. Ceci à partir des Etats-Unis. A-t-on les mêmes résultats ailleurs ? Voyons en Grande-Bretagne, où les publications officielles sont également claires. L’accès qui nous concerne, toujours pour les chiffres officiels, est ici1 913 décès au 22 décembre 2021, pour 89 millions de doses injectées. Toujours règle de trois, 1 913 décès pour 89 millions de doses, faites vous-même le calcul, cela fait 214 943 décès pour 10 milliards de doses. Un produit qui donne un décès dans x % de cas, va donner le même taux n’importe où sur la planète.

Deux pays différents, des organismes différents qui ont leurs propres méthodes, 215 483 d’un côté, 214 943 de l’autre, quelle confirmation précise ou quelle coïncidence !

J’aurais souhaité passer ensuite à Israël, mais pour utiliser les chiffres du site officiel et pas ceux qui traînent partout sur internet, il faut lire l’hébreu, je n’en suis pas capable. Cela ne me semble pas publié autrement. Si certains arrivent à la bonne source et font le calcul, ce serait intéressant de comparer, pour vérifier ces chiffres. (NB : un lecteur a eu accès, il nous donne les chiffres officiels, et le résultat final est de 374 000 morts dans le monde, même chose à partit d’Eidravigilance).Même chose pour la base européenne, il est quasiment impossible de trouver ces chiffres, bien cachés. Essayez, vous verrez (tapez C et allez sur covid). Un lecteur y serait arrivé, et signale près de 30 000 décès, ce qui en extrapolant avec 700 millions de doses, en ferait 428 000 dans le monde. Quand on sait que pour les remontées d’effets secondaires, seul 4 ou 5 pays (dont la France et GB), jouent le jeu, les remontées sont faibles et les résultats sans doute très éloignés de la réalité, on est en plain délire, impensable, mais… Où est la réalité ? Cela se saura un jour.

Ensuite, allons sur Vigiaccess, base OMS14 708 décès, pour 10 milliards de dose. On sait que c’est la base où il y a le moins de déclarations, où l’on constate ces moins de 5% de remontées. J’en veux pour preuve les effets secondaires globaux : 421 000 déclarés au Royaume-Uni pour 89 millions de doses, 3 millions sur Vigibase pour 10 milliards, au lieu de 44 millions en extrapolant, soit 15 fois moins. 6,5%, on n’est pas loin de ces 5% d’effets seulement déclarés. Si ces 14 708 décès ne sont que 6,5% des vrais décès, le chiffre est astronomique. Cette base est malheureusement peu fiable, j’en veux pour preuve ces près de 139 effets indésirables publiés sur les vaccins covid entre 2014 et 2019 !

Pour la France, on arrive quand même à trouver des infos en cherchant bien, sur le  site de l’ANSM. Malheureusement on n’a pas tous les vaccins, il en manque 2 sur 4 pour les décès, mais on peut extrapoler car on a le nombre de doses pour chacun des 4 vaccins utilisés. On a ainsi 1 400 décès au 30 décembre 2021, là encore « déclarés », sans que l’on puisse avoir la preuve formelle de la mise en cause du vaccin ou non. Toujours avec notre règle de trois, pour 173,5 millions de doses injectées selon l’ANSM, on arrive cette fois à 133 000 décès dans le monde. 

Là on est à moitié moins. Est-ce la France qui donne les bons chiffres ou les autres ? On connaît la confiance que l’on peut avoir dans nos chiffres, la France étant vraiment différente du reste du monde dans nombre de statistiques. La France a deux fois plus d’injections que la Grande-Bretagne et moins de décès ? Serions-nous plus résistants, surtout avec un vaccin moins toxique (Pfizer versus AstraZeneca) ? Si on sort des décès, la France déclare 3 fois moins d’effets indésirables (128 766) que la Grande Bretagne (420 000). Comme le dit Mme Ratignier-Carbonneil, il y a sous-déclarations évidentes, c’est officiel.

In fine, on a l’impression qu’en additionnant les chiffres officiels avoués de chacun des pays dans le monde, on arrive à des chiffres de 200 à 400 000 décès. Si on enlève la moitié de non imputables pour faire plaisir aux fake checkers, et qu’on augmente d’une part inconnue de sous-estimations, 200 000 décès est une fourchette basse, correspondant peu ou prou aux chiffres donnés par les anglo-saxons. Où se situe la réalité ? Chacun aura la sienne, en fonction d’une seule chose qui ne se discute pas : ce sont des chiffres officiels, non trouvés sur les réseaux sociaux et complotistes. La règle de trois est également universelle et pas encore remise en cause, même si c’est une règle de Troie dans un domaine où il ne faut pas entrer.

Au cours de ces recherches, j’ai été surpris par la fréquence des syndromes de Guillain-Barré. La Grande-Bretagneen déclare 582 (dont 30 Miller Fisher, syndrome très proche). Là il y a moins de problèmes que pour les décès : si un décès peut être catalogué de différentes manières et discuté, un Guillain-Barré est un Guillain-Barré, point besoin d’autopsie, et un cas déclaré est un cas certain, non discutable. Toujours en extrapolant, si en Angleterre les vaccins donnent dans x% de cas un Guillain-Barré, ce pourcentage doit être le même dans le monde entier car il s’agit du même vaccin, ce qui donne 65 400 Guillain-Barré ! Incroyable mais fake. A moins que les anglais aient une prédisposition génétique pour cette pathologie !

Vigibase en donne 4 530, soit 7% de déclarés, nous sommes bien dans une fourchette de sous-déclaration souvent avancée, et toujours la même.

Enfin pour terminer avec les décès, je n’ai pas abordé les décès sur le plus long terme. Les complications les plus fréquentes étant les myocardites et péricardites, quel est le devenir à long terme de ces affections ? 25% mourraient dans les 5 ans pour les myocardites aiguës, mais à partir de quand est-ce aigu ou non ? Durée de vie des moins aiguës ? Si on perd 10% de sa fonction cardiaque, combien de temps la pompe altérée va supporter sans que l’on ait de signes ? Je n’ai aucune réponse à ces questions, je laisse le soin aux cardiologues d’y répondre, ils sont pour le moment bien muets. Cela régresse dans l’immédiat, OK, mais quelles sont, quelles seront les séquelles ?

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Les mesures gouvernementales sont-elles sanitaires ou vaccinales ?

Par : Enzo L. — 1 janvier 2022 à 16:17

Avec la loi actuellement en discussion, qui vise à instaurer le pass vaccinal, on peut de plus en plus se demander si la politique sanitaire du gouvernement à pour priorité d’améliorer la santé de la population (mesures sanitaires) face au SARS-CoV-2, ou si son but est simplement de multiplier les injections vaccinales. Quelques indices sont rapportés ici.

Si le gouvernement se souciait de notre santé, n’aurait-il pas mené depuis mai 2020 des campagnes d’information sur la nécessité de renforcer notre système immunitaire par un ajustement du niveau de vitamine D, relayant fortement les recommandations de l’Académie de Médecine ? N’aurait-il pas permis à la Sécurité Sociale de rembourser les analyses du niveau de vitamine D, jusqu’ici non remboursables ? Aujourd’hui des dizaines de publications scientifiques, dont une méta-analyse, montrent qu’un niveau correct de vitamine D réduit fortement les hospitalisations et les décès en cas de Covid.

Si le gouvernement se souciait de la santé, pourquoi le projet de loi actuellement en débat exclut-il les personnes guéries de la vie sociale si elles ne sont pas vaccinées, qu’elles aient été infectées depuis plus ou moins de six mois ? L’immunité naturelle acquise après une infection est de meilleure qualité et de plus longue durée que celle développée après une vaccination. Même si on accepte le principe du pass, rien ne peut justifier cette exclusion. De plus la vaccination de personnes déjà touchées n’est pas sans risque sur leur système immunitaire. Contraindre une personne à se faire vacciner sitôt guérie du Covid est irresponsable.

Si le gouvernement se souciait de la santé de la population, inciterait-il les personnels soignants vaccinés à venir travailler y compris lorsqu’ils sont infectés et contaminants, tout en suspendant — en les privant de leurs revenus — les personnels non vaccinés testés négatifs ?

Si les autorités se souciaient de la santé, n’auraient-elles pas mené à bien ne serait-ce qu’un essai clinique sur les traitements précoces (dont elle juge “insuffisants” les nombreux essais qui indiquent leur efficacité ? N’aurait-il pas ré-autorisé l’essai Covidoc, suspendu précipitamment en mai 2020 pour des motifs infondés ? N’aurait-il pas encouragé les recherches de l’Institut Pasteur de Lille sur le Clofoctol, plutôt que de les entraver sans cesse ?

Si le gouvernement se souciait de la santé — et de la saturation des services de réanimation —, aurait-il découragé les patients de faire suivre leur Covid-19 par un médecin de ville, et dissuadé les médecins de ville de prendre en charge leurs patients atteints de Covid ? N’aurait-il pas encouragé un suivi médical ? Sans même parler de traitements précoces, ne serait-ce, par exemple, que pour perettre aux médecins de repérer une éventuelle hypoxie chez leurs malades du Covid, et de réagir immédiatement par une oxygénation simple et non invasive, à domicile ou en les envoyant à l’hôpital, plutôt que de les laissers attendre seuls que leur état se dégrade au point de nécessiter une admission en réanimation (“Si vous ne pouvez plus respirer, appelez le 15…”)

Si le gouvernement se souciait de la santé, depuis que des effets secondaires des vaccins sont signalés (thromboses, myocardites…), n’aurait-il pas encouragé les médecins à prescrire aux personnes se faisant vacciner les quelques médicaments simples pouvant réduire le risque que de tels effets surviennent ?

En résumé, ce que cherchent les autorités et leur “Conseil de Défense Sanitaire” dont les délibérations sont secrètes et les conflits d’intérêts patents, est-ce de multiplier les injections vaccinales, ou de protéger la santé de la population ?

Il n’existe à peu près aucune raison scientifique de croire que les deux soient synonymes.

Certes, en réduisant au silence les scientifiques et les médecins qui critiquent la politique sanitaire, on peut faire croire à un “consensus”, mais ce consensus n’est en réalité que médiatique, et aucunement scientifique.

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Forum Janv/Fév 2022

Par : Autre — 1 janvier 2022 à 00:27

Commentaires divers, autres que ceux spécifiques aux billets.

Pour mettre en gras : mettre <strong> devant le texte, puis en fin de texte la même chose avec / devant le strong.

Pour mettre en italique : mettre <em> devant le texte, puis en fin de texte la même chose avec / devant em.

Pour trouver un commentateur, un mot, tout les messages d’une date, taper CTRL F sur PC ou Command F sur mac, et copiez ce que vous chercher dans la fenêtre recherche qui apparaît.

Merci également de lire les règles, notamment pas d’insultes, soyez tolérants avec ceux qui ne pensent pas comme vous, c’est un débat. Pas trop long, sinon ce n’est pas lu. Pas de lien sans une phrase qui dit ce qu’il y a dedans, les titres traduits en français sont les bien venus. Pour les vidéos, même chosmettre à partir de quand c’est intéressant.

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Omicron plus fort que Pfizer

Par : ZOLA — 31 décembre 2021 à 16:58

Les chiffres d’omicron commencent à tomber, et “on peut discuter de tout, sauf des chiffres ». Les chiffres ne mentent pas et ne sont pas tendres avec la stratégie du tout vaccin. Certains propos de scientifiques complotistes concernant le cumul des doses avec baisse des défenses, semblent se confirmer (également confirmé par les autorités britanniques). Quant au « vaccin », si on peut appeler cela un vaccin, avec une injection tous les 3 mois, ce n’est plus un vaccin, mais cela devient une thérapeutique génique, qui ressemble trop à ces chimiothérapies que l’on répète aux cancers stades terminaux, en attendant la fin. En espérant qu’ici, quand on parle de fin, c’est celle de l’épidémie, qui arrivera en 2022, l’histoire de ces grandes épidémies depuis des siècles étant toujours la même, avec ou sans traitement.

De plus on continue de « vacciner » avec un produit dépassé, fabriqué à partir d’une souche qui a plus de 2 ans, avec nombre de modifications depuis. Les responsables savent très bien qu’ils obligent à vacciner avec un produit qui ne marche pas sur le dernier variant.

LA VAGUE OMICRON EST PLUS FORTE DANS LES PAYS LES PLUS VACCINÉS

France, Danemark, Islande, Royaume Uni font partie des pays les plus vaccinés, l’Afrique du Sud des moins vaccinés

Chez nous, on aura peut-être du mal à décrocher si on continue de booster, d’autant plus que :

OMICRON SEMBLE PRÉFERER LES VACCINÉS

Voici ce que donne le site officiel d’Islande. Plus on a reçu de doses, plus omicron s’intéresse à nous, ce qui n’était pas le cas avec les variants précédents.

Cette courbe sur 6 mois, montre qu’avec delta, les adultes non-vaccinés étaient plus sensibles que les vaccinés, l’incidence passant de 500/100 000 chez les vaccinés à 800 chez les non-vaccinés. Avec omicron, c’est l’inverse, l’incidence est deux fois plus importante chez les vaccinés : 2 800/ 100 000 contre 1 500 pour les non-vaccinés. De 2 fois moins, on passe à 2 fois plus, soit un rapport de 1 à 4.

Autre courbe qui concerne plus omicron, montrant que depuis mi-décembre, plus on a de doses, plus l’incidence est élevée : les triple doses sont 3 fois plus sensibles, les doubles dose 2 fois plus, que ce soit chez les adultes ou les enfants.

Ces constatations se confirment dans nombre de pays où commence à se développer omicron, et ce selon les sources les plus officielles. Ainsi l’agence Reuter signale qu’aux Etats-Unis on retrouve la même chose avec les premiers cas. Il y a 15 jours, le Centre américain de Contrôle et de prévention des maladies (CDC), signalait que, sur les 43 premiers cas signalés, 34 personnes étaient entièrement vaccinées. Dans la population générale, les vaccinés représentent 61%, mais 75% chez les personnes touchées par omicron, dès les premiers cas.

79% des Danois qui avaient contracté Omicron au 15 décembre étaient entièrement vaccinés. C’est ce qui ressort d’un rapport publié mardi par le Statens Serum Institut (SSI), ministère danois de la santé qui suit les variantes suspectes du COVID-19. Sur les 17 767 infections par Omicron enregistrées au 15 décembre, depuis la déclaration du premier cas le 22 novembre, plus de 14 000 concernaient des personnes ayant reçu une double vaccination.

C’est repris par la presse étrangère, mais pas par la France, où paradoxalement 90% des contaminés par omicron ne seraient pas vaccinés, à entendre les pro-vaccins qui ne s’informent pas.

Dans l’Ontario, pour les nouveaux cas depuis mi-décembre, 4 vaccinés pour 1 non-vacciné.

En Belgique, c’est une fête de soignants, 33 participants doubles et triples vaccinés, 21 contaminations ! Contrairement à la France, la presse se pose des questions sur le sens du pass sanitaire en voyant de tels résultats chez les porteurs du pass ! Chez nous, rappelez-vous  ce discours officiel bien relayé par ceux qui accusent les autres de colporter des fake news : un non-vacciné a 12 fois plus de chance qu’un vacciné d’être contaminé !

En Allemagne, l’Institut Robert Koch, dans son dernier rapport hebdomadaire, daté du 30 décembre, rapporte à propos des cas omicron : 95,6% de complètement vaccinés (avec 28% de rappels !), soit 4,4% de pas vaccinés (taux de vaccination dans la population : 71%). En France, on ne publie pas ces chiffres, mais on met les déboires de la gestion de la crise sur ces seuls moins de 5% de non-vaccinés qui vont autant encombrer les hôpitaux que quand ils étaient 100% (l’an dernier), et ce avec un virus beaucoup, beaucoup moins virulent ! Bêtes ou menteurs ?

En France, il y a pourtant de très nombreux témoignages, tous les jours, dans toute la presse. Ainsi dans Ouest France, qui le lendemain va suggérer le contraire avec des infos en contradiction avec ce que l’on constate dans le monde entier.

OMICRON, UN VIRUS TRÈS FAIBLEMENT LÉTAL

Une fois établi cet échec du vaccin contre omicron, avec en plus une certaine affinité pour les doubles et triples vaccinés, la faible létalité d’omicron se précise dans les premiers pays touchés. À tel point que plusieurs pays, comme Israël ou l’Islande, commencent à se poser des questions sur la possibilité d’une immunité collective qui pourrait être obtenue grâce à omicron, alors que cela a été un échec avec ces campagnes vaccinales. En France, nous allons dans l’autre sens, en faisant tout pour vacciner, quitte à diminuer les défenses immunitaires avec le risque de créer d’autres variants ou des formes plus graves. Même l’OMS, qui a poussé aux vaccins au début, n’est pas favorable à cette multiplication de doses.

S’il est difficile de comparer un pays à l’autre du fait de nombre de biais possible, il est plus facile de comparer l’Afrique du Sud à l’Afrique du Sud, pour montrer cette faible létalité.

L’Afrique du Sud a connu 4 vagues très marquées, avec beta, epsilon, delta, et omicron. C’est un pays pas ou très peu vacciné (26%), ce qui ne vient pas perturber les résultats de chaque variant. Les variants sont de plus en plus contagieux.

Je vous avais écrit ce qui allait se passer dès le 30 novembre (Je veux de l’omicron), et le 5 décembre (Actualisation) que les décès allaient doubler, cela a été le cas, doublement par rapport au plus bas sur 2 ans. A part beta ces variants baissent en létalité. Beta a été 30% moins létal qu’epsilon, omicron l’est 7 fois moins que delta, et 10 fois moins qu’epsilon (ceci au pic, encore plus en volume quand on voit la cloche). 

Comme on peut le voir sur cette courbe qui réunit les cas et les décès : il y a eu 4 vagues de virus, mais pas de quatrième vague de décès ! (Nous sommes à 15 jours du pic de cas, nous devrions être à peu près au pic de décès.

Certains (comme O. Véran), vous diront qu’on a cette cloche courte en Afrique du Sud car c’est l’été. Pourtant son voisin le Bostwana a le même climat, a vu apparaître Omicron le même jour (peut-être même avant, et qui représente 100% des cas ce jour), ne décroche pas et continue de monter. La seule différence ? Presque 2 fois plus de vaccinés, et a augmenté massivement les vaccinations avec l’arrivée d’Omicron. Résultat : effet contraire, comme en France.

Bostwana/Afr du Sud : avec Omicron, 2 fois plus de vaccinations = 2 fois plus de cas, mais pas plus de décès

Omicron plus fort que le vaccin, dont il n’a que faire.

Omicron plus fort que le vaccin pour obtenir une immunité collective, plus forte et plus durable.

Omicron plus fort que le vaccin pour diminuer les formes graves : 7 à 10 fois moins.

Quant à Omicron + Ivermectine qui réduit encore plus hospitalisations et décès (de 75% selon le rapport d’Andrew Hill pour l’OMS), c’est le Nirvana, on va avoir des naissances au lieu de décès.

Dans ces conditions, Omicron est le mieux placé non seulement pour vous souhaiter une bonne année 2022, mais contrairement aux autres souhaits hypocrites que vous recevrez, il est, lui, capable de les réaliser.

Enfin, pour démarrer 2022 avec le sourire, Omicron vous envoie quelques nouvelles de ses cousins (envoyé par un cadre SS).

– Le variant Travolta donne toujours de la fièvre, mais seulement le samedi soir.
– Le variant Suisse reste neutre, quel que soit le test PCR, antigénique ou sérologique.
– Pour le variant Bordelais, pas de souci on a les Médoc.
– Le variant Normand est difficile à prévoir : “P’têt ben qu’oui, p’têt ben qu’non”.
– Le variant Belge serait redoutable, ça finit généralement par une mise en bière.
– Ne craignez plus le variant Chinois, il est cantonné.
– Par contre, le variant SNCF arrivera plus tard que prévu.
– Contrairement aux apparences, le variant du Bénin serait grave voire dangereux.
– En ce qui concerne le variant Italien, vous en prenez pour Milan.
– De son côté, le variant Ecossais se tient à carreau.
– Apparemment, avec le variant Japonais, il y a du sushi à se faire.
– On parle de l’émergence d’un variant Colombien, mais il semblerait que ce soit de la poudre aux yeux.
– S’agissant du variant Moscovite, c’est un méchant virusse.
– Pour sa part, le variant Corse s’attaque au bouleau puisqu’il est transmis par l’écorce.
– Le premier symptôme du variant Breton, c’est quand on commence à entendre le loup, le renard et la belette chanter.
– Le variant Français du Covid existe déjà, mais il est en grève !

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Covid et Omicron : les gros mensonges de nos ministres.

Par : ZOLA — 28 décembre 2021 à 09:05

« Plus le mensonge est gros, plus il passe. Plus souvent il est répété, plus le peuple le croit. » Cette célèbre citation d’un triste sire est malheureusement trop souvent d’actualité, car cette vérité est mise en oeuvre un peu trop couramment chez nos élus. 

Hier soir nous avons malheureusement assisté à ce genre de mensonges, pour augmenter la panique et justifier plus de répression, alors que le discours aurait pu être, aurait dû être rassurant, preuves à l’appui.

En préambule, on nous annoncé, que « la France est un des pays les plus vaccinés au monde, donc un des mieux protégés ».

« Un des pays les plus vaccinés ? » VRAI

« Un des pays les mieux protégés ? » FAUX

Quant aux mesures pour empêcher la progression de l’épidémie, apparemment indispensables dans le pays le mieux protégé et vacciné au monde, on nous a fait comprendre qu’il fallait renforcer les mesures type pass et contraintes pour les non-vaccinés. FAUX.

Quand je vois qu’un enfant testé positif a le droit d’aller en classe s’il est vacciné (même chose pour les soignants positifs), et que son frère non vacciné, cas contact et testé négatif, n’en a pas le droit pendant 10 jours, ce “pass vaccinal“, est un droit de contaminer les autres et rien d’autre, favorisant la progression. Au contraire, le “pass test“, lui, n’est pas contaminant et empêche la progression. J’aimerais comprendre la logique. Même chose quand on dit qu’il faut des mesures plus fortes pour un virus moins virulent que ses prédécesseurs. Le bon sens n’est pas français.

Petit rappel : il y a 5 mois, deux doses de vaccins empêchaient d’attraper la maladie et de contaminer. Dixit le premier ministre. Si, si, c’est ici. Fort de cette expérience, hier, on nous a expliqué, que la troisième dose était efficace à 90 % contre Omicron. FAUX. Ce n’est pas ce que dit cette étude de l’Agence sanitaire britannique, ni ce que dit le fabriquant Pfizer. Efficacité à 70% de suite, déclinant à 35 à 45% après 10 semaines. Voici la réalité. Réalité mais pas forcément vérité, sans doute en deçà, car j’aimerais qu’on m’explique ces chiffres d’efficacité à 10 semaines alors qu’Omicron est apparu seulement il y a 5 semaines… Ils n’en savent rien, mais il faut vacciner, alors un mensonge de plus ou de moins… En Inde, après la cure d’ivermectine en mai 2021, ce n’est pas 2 mois, mais depuis 7 mois qu’il ne se passe rien.

FRANCE / INDE VACCINS / IVERMECTINE

Concernant Omicron, notre ministre de la santé nous a expliqué qu’en Afrique du Sud, les contaminations baissaient aussi vite qu’elles avaient augmenté, et ce pour plusieurs raisons qu’il nous a détaillées.

La première : « ils sont en vacances » ! Ignore-t-il que nous aussi nous sommes en vacances, et qu’on nous a expliqué que c’était source de contaminations ?

Pire, il nous explique que c’est parce qu’» ils ont eu à subir par le passé des vagues plus fortes et qu’ils sont donc mieux immunisés ». FAUX. En cumulé sur bientôt deux ans, l’Afrique du Sud a eu 2,4 fois moins de cas par habitant. MENSONGE.

Ensuite gros MENSONGE par omission. La France “mieux protégée grâce à sa vaccination ” ?  Bien que l’Afrique du Sud soit 3 fois moins vaccinée, cela ne l’empêche pas d’avoir une chute de ses contaminations depuis 10 jours. Chez nous on vous expliquerait que c’est grâce aux vaccins ! C’est pour cela que le gouvernement accélère les choses face à un virus peu virulent : pour arriver avant la baisse naturelle de la vague, et pouvoir dire que c’est grâce à ses mesures.

A propos de l’évolution d’Omicron, je vous rappelle la courbe qui vous a été proposée dans un billet il y a maintenant 10 jours. Avec un peu de bon sens, j’avais fait une prévision, qui se révèle (pour le moment..) exacte. J’avais également écrit, que compte tenu de la gentillesse que semblait montrer Omicron, si les cas ont été multipliés par 100, ce ne serait pas le cas pour les décès, qui en 15 jours devraient doubler, au pire tripler. 10 jours plus tard, en prenant la référence du 1 novembre, supposé début de la vague, depuis cette date, les décès ont presque doublé.

COURBE DU JOUR chiffres du 27 décembre 2021
PRÉVU IL Y A 10 JOURS le 18 décembre 2021

« Ce ne sont pas des mensonges, c’est de la politique » écrivait Scholastique Mukasonga, prix Renaudot 2012. Peut-on compter sur la presse d’investigation pour rétablir la vérité ? J’en doute, et regrette que Coluche ne soit plus de ce monde, lui qui disait que « les journalistes ne croient pas les mensonges des hommes politiques, mais ils les répètent, c’est pire ».

Il aurait adoré la tirade surréaliste sur la “position debout” de notre premier ministre, et en aurait fait un sketch. Notre ministre a oublié d’interdire aux hommes de pisser debout, puisqu’il nous a expliqué que pour échapper au virus, il faut être assis. Il faudrait aussi revenir aux bons vieux pots de chambre à mettre sous les chaises dans les bars et restaurants, afin d’éviter de se lever pour aller au petit coin, car le virus, très dangereux, tire à vue sur toutes les têtes qui dépassent selon une étude récente de la Drees. Les plus grands devraient faire attention et baisser la tête, et, pour le prochain variant, les prévisionnistes et la HAS prévoient qu’il faudra se coucher et ramper pour y échapper. On pourrait aussi ressortir les casques de la dernière guerre, les masques ne semblant plus suffisants. Finalement, en deux ans, on en aura appris beaucoup sur ce virus, et beaucoup progressé.

Et pour sourire un peu dans ces temps difficiles :

Emprunté à Librepenseur.org
Et sur un Tweet de Martine Wonner
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Effacer la piste des traitements précoces, coûte que coûte

Par : Enzo L. — 26 décembre 2021 à 10:49

Ou “Un essai conrôlé randomisé peut-il passer à côté d’un traitement efficace ? Exemples (3)”

Ce billet fait suite à deux autres montrant comment des essais contrôlés randomisés peuvent conduire à des résultats négatifs y compris pour des traitements efficaces :

Un essai controlé randomisé peut-il passer à coté d’un traitement efficace ?
Un ECR peut-il passer à coté d’un traitement efficace ? Exemples (1)
Un ECR peut-il passer à côté d’un traitement efficace ? Exemples (2)

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Comment qualifier cette étude de Clemency et al. publiée par JAMA Internal Medicine ?

Cet essai contrôlé randomisé en double aveugle mené aux USA testait l’efficacité d’un traitement précoce contre le Covid : 2 inhalations, deux fois par jour, de ciclésonide (un corticoïde antiasthmatique, proche du budésonide recommandé par exemple en traitement précoce du Covid-19 en Inde.)

Entre juin et novembre 2020, 400 patients âgés de 13 à 87 ans et atteints de Covid léger ou modéré ont été inclus dans l’étude, moins de 72 heures après un test positif.

Le protocole de l’étude, déposé en mai 2020, se fixait un résultat principal, que l’essai se proposait de comparer entre le groupe traité et le groupe placebo. Il était ainsi défini : « le pourcentage de patients nécessitant une visite aux urgences ou une admission à l’hôpital pour une raison imputable au Covid-19 avant 30 jours » (« percentage of patients with subsequent emergency department visit or hospital admission for reasons attributable to COVID-19 by day 30 »)

Notons, car cela aura son importance, que l’un des résultats secondaires était le « délai jusqu’à la disparition totale des symptômes liés au Covid-19 (toux, dyspnée, frissons, sensation de fièvre, tremblement avec frissons, douleurs musculaires, mal de tête, mal à la gorge et perte du goût ou de l’odorat) avant 30 jours » (« time to alleviation of all COVID-19–related symptoms (cough, dyspnea, chills, feeling feverish, repeated shaking with chills, muscle pain, headache, sore throat, and new loss of taste or smell) by day 30 »).

Une réduction de 82 % des hospitalisations

Les résultats de l’essai sont nets : parmi les 203 patients inclus dans le groupe placebo, 11 (5,4%) ont été admis aux urgences ou à l’hôpital dans les 30 jours suivant leur inclusion dans l’essai, contre 2 (1%) parmi les 197 patients du groupe traité. Cette différence est non seulement large (il y a eu une réduction relative de 82 % des hospitalisations/urgences dans le groupe traité par rapport au groupe placebo, mais elle est statistiquement significative, avec une p-value de 0,02, comme l’indique le tableau 2 de l’étude. (Une p-value inférieure à 0,05 indique que le résultat est statistiquement significatif, et qu’il peut être considéré comme probant. Pour une explication de la p-value, voir ici.)

Tableau 2 de l’étude de Clemency et al.

Du point de vue de l’Evidence Based Medicine, cette étude apporte donc la preuve d’une grande efficacité des inhalations de ciclésonide pour réduire le risque d’hospitalisation face au Covid-19.

Un résultat secondaire décevant

Pour le résultat secondaire évoqué plus haut, en revanche, l’essai a compté que 129 des patients placebo n’avaient plus aucun symptôme avant 30 jours, contre 139 parmi les patients traités. C’est un peu mieux dans le groupe traité, mais ce n’est pas ce qui intéressait les chercheurs : ils s’intéressaient au délai jusqu’à la disparition de tous les symptômes. Or, parmi les 129 patients du groupe placebo débarrassés de leurs symptômes avant le 30ème jour, comme parmi les 139 patients traités débarrassés de tous leurs symptômes, le délai médian a été de 19 jours. Aucune différence de délai médian entre les deux groupes (du moins chez ceux qui n’avaient plus de symptômes avant 30 jours.) Et aucune significativité statistique à ce résultat.

Prestidigitation

Eh bien c’est difficile à croire, mais les auteurs de l’étude, estimant que le nombre total d’hospitalisations était faible, ont interverti la hiérarchie de leurs résultats : par un amendement au protocole, le 21 décembre 2020 (après la fin des essais), ils ont décidé que le résultat principal de leur étude serait le délai avant la disparition totale des symptômes, et que le pourcentage d’hospitalisations deviendrait un résultat secondaire.

C’est peut-être un détail pour vous, mais cela a de réelles conséquences : même si le cœur de l’étude signale explicitement que la réduction des hospitalisation « peut sembler plus pertinente aux yeux des patients et des systèmes de santé que la disparition des symptômes », et que « le ciclésonide pourrait représenter un traitement relativement bon marché pour éviter les admissions aux urgences ou à l’hôpital », la conclusion de l’étude — ce qui est lu par la plupart des gens et notamment des journalistes, qui ne cherchent pas plus loin — est exclusivement consacrée au résultat principal. Ainsi, la conclusion du résumé préliminaire est que

« les résultats de cet essai contrôlé randomisé ont montré que le ciclésonide n’a pas conduit à une réduction du délai de disparition de tous les symptômes liés au Covid-19 ».

Clemency et al.
Etude de Clemency et al. (extrait)

Et la conclusion finale de l’étude est du même ordre :

« Le ciclésonide n’a pas conduit à une réduction du délai de disparition de tous les symptômes liés au Covid-19. D’autres études sur les sinhalations de stéroïdes sont nécessaires pour explorer leur efficacité chez les patients présentant un risque élevé d’aggravation et pour la réduction de l’incidence des symptômes de Covid long ou des séquelles post-Sars-CoV-2. »

Clemency et al.
Conclusion de l’étude de Clemency et al.

Rappel historique

A l’instar des auteurs de cette étude, on pourrait penser que la différence observée sur le taux d’hospitalisation, 5,4 % et 1 %, n’est pas si importante que cela, les deux chiffres étant faibles. On rappellera que le vaccin anti-covid de Pfizer a été approuvé dans d’innombrables pays sur la base de taux observés de 0,88 % et 0,04 % sur les deux groupes, ces taux correspondant à la proportion de patients déclarant ressentir des symptômes de Covid-19 et confirmés par un test positif : 162 patients sur 18325 dans un groupe et 8 sur 18198 dans l’autre (voir le tableau 2 de l’étude de Pfizer). Passer de 0,88 % à 0,04 % représente en effet une réduction relative de 95 %.

Pour le vaccin anti-covid de Moderna, c’est une réduction de 1,3 % à 0,08 % des cas de Covid-19 symptomatique qui a permis d’afficher une efficacité de 94 % (185 patients sur 14073, contre 11 sur 14134 ; voir la Figure 4 de l’étude de Moderna.)

Dans le cas du ciclésonide, l’inversion de la hiérarchie des résultats de l’étude de Clemency et al., que rien ne justifie puisque le résultat est important (86 % de réduction relative du risque d’hospitalisation, statistiquement significative) a donc pour conséquence de rendre apparemment insignifiante une étude qui apporte pourtant un élément de preuve de l’efficacité d’un traitement précoce bon marché contre le Covid-19.

Un coup d’œil à la section « conflits d’intérêts » de l’étude offre peut-être une piste explicative :

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Comment les fact-checkers nous désinforment. Exemple du Covid en Inde.

Par : Enzo L. — 25 décembre 2021 à 10:08

Le spectaculaire et médiatisé épisode épidémique qui a touché l’Inde au printemps 2021, et sa quasi disparition quelques semaines après que le Ministère indien de la Santé a intégré l’ivermectine dans ses recommandations de traitement précoce du Covid, ont donné lieu à des interprétations divergentes.

Divers factcheckers et vulgarisateurs scientifiques, dans les grand médias ou sur les réseaux sociaux, sont intervenus pour trancher dans le débat. En multipliant les erreurs factuelles, apportant finalement davantage d’obscurité que d’éclaircissements.

Rappelons en quelque mots ce qui s’est passé en Inde au printemps.

Peu de temps après le début de la campagne de vaccination, une forte vague épidémique a émergé dans le pays — ce qui a été largement médiatisé en France et ailleurs.

Alors que la situation épidémique empirait, le Ministère de la Santé du gouvernement central de l’Inde a modifié ses recommandations de prise en charge du Covid, préconisant l’utilisation précoce d’ivermectine et d’inhalations de budesonide.

Hormis quelques-uns des 36 états qui forment l’Inde (nous avons abordé ces disparités ici), le pays a rapidement vu l’épidémie refluer, et en quelques semaines, la situation était redevenue normale presque partout.

Aujourd’hui, la situation perdure : la grande majorité des états indiens vit quasiment sans épidémie depuis plusieurs mois, à l’exception, là encore, de quelques états, comme nous le verrons plus loin.

Les enseignements de cet épisode du Covid en Inde sont encore loin d’avoir été tirés, et font l’objet de désaccords radicaux. Depuis cet épisode épidémique, à plusieurs reprises, des informations contradictoires ont émergé sur les réseaux sociaux et dans les médias, nourrissant telle ou telle hypothèse. C’est parmi ces informations contradictoires que l’on va chercher à y voir clair.

Divers analystes peu médiatisés, tels Juan Chamie ou le Dr Maudrux, ont vu dans le recul rapide de l’épidémie en Inde une confirmation de l’efficacité du traitement à base d’ivermectine. Ils soulignent que le reflux de l’épidémie a suivi de près la recommandation de l’ivermectine et du budesonide en traitement précoce, que les états qui ont été le plus actifs dans l’adoption de ces recommandations (Uttar Pradesh, Uttarakhand, Maharashtra…) ont connu les meilleurs résultats, tandis que ceux qui ont choisi de ne pas s’y conformer (Tamil Nadu, Kerala…) ont connu une vague épidémique plus longue et plus meurtrière, et pointent que l’Inde n’a pas connu de résurgence de l’épidémie depuis le printemps 2021.

D’autres commentateurs, au contraire, ont cherché à démontrer que l’ivermectine ne pouvait pas avoir eu le rôle bénéfique qu’on lui prêtait, de façon un peu trop simpliste.

Plusieurs arguments définitifs ont été employés :

« L’ivermectine a été introduite en Inde alors que le recul de l’épidémie était déjà en cours » FAUX !

C’est ce que dit CheckNews, la rubrique de fact-checking de Libération : « De fait, cette décision – et a fortiori son déploiement sur le terrain – sont postérieures au pic des infections. »

Comment cette affirmation est-elle étayée ? Par deux observations faites par ChekNews :

– le pic du nombre de tests positifs est atteint en Inde le 6 mai, ce qui conduit les auteurs à calculer que « du fait des périodes d’incubation et présymptomatique, le pic des infections est situé entre 10 et 15 jours avant cette date (soit entre le 21 et le 26 avril). »

– un document du Ministère indien de la Santé, qui mentionne l’ivermectine en traitement précoce, est daté du 28 avril. Et comme le 28 avril est postérieur à la période du 21 au 26, dans lequel le pic des contaminations est censé se trouver d’après Libération, si l’épidémie a baissé, ça n’a rien à voir avec l’ivermectine.

Premier problème dans ce raisonnement : ce n’est pas le 28 avril que l’Inde a introduit l’ivermectine dans ses recommandations de traitement précoce, mais le 22 avril, avec une mise en ligne le 23 avril sur le site officiel du Ministère de la Santé. Et la préparation de ces recommandations par l’un des services du Ministères (l’Institut des Sciences Médicales de Toute l’Inde, AIIMS) remonte au moins au 7 avril (voir le document).

On peut, grâce aux Archives du Web, retrouver l’apparence et le contenu que présentait le site officiel du Ministère indien de la Santé le 29 avril 2021.

Si on ouvre ce dernier lien, on constate que deux documents ont été mis en ligne le 29 avril — si on clique sur celui de gauche, on peut en prendre connaissance et reconnaître celui qu’a repéré CheckNews — et qu’un autre, à droite, mis en ligne le 23 avril, peut également être téléchargé : daté du 22 avril, il mentionne l’ivermectine, l’hydroxychloroquine et le budesonide comme traitements précoces possibles contre le Covid-19.

Aperçu du site du Ministère indien de la Santé tel qu’il s’affichait le 29/04/2021

Les titres des documents sont clairs : le premier (à droite) est un « guide clinique pour la prise en charge du Covid-19 chez l’adulte », et celui qui le suit 6 jours plus tard est un « guide pour l’isolation à domicile des patients atteints de Covid-19 léger ou asymptomatique ». Les deux recommandent l’ivermectine en traitement précoce des formes modérées et asymptomatiques.

Ainsi, le document daté du 22 avril et mis en ligne le 23 recommandait officiellement l’ivermectine en traitement précoce.

En donnant une fausse date d’adoption de l’ivermectine en Inde avant de bâtir sur cette fausse date une théorie disqualifiant l’ivermectine, CheckNews produit donc une première « fake news ».

Cela dit, personne ne pense que, magiquement, le fait d’introduire des recommandations, même pour un traitement très efficace, n’aura un impact automatique et immédiat sur la courbe d’une épidémie — c’est-à-dire sur la transmission du virus.

Ce qui est soutenu par les tenants de l’efficacité de l’ivermectine, c’est que son administration précoce peut d’une part réduire très nettement le risque d’être hospitalisé et de décéder si on est traité précocement (ce qui devrait se traduire par une baisse accélérée de la mortalité), mais aussi, en rendant les malades contagieux moins longtemps, de réduire le nombre de contagions par une personne malade (le fameux « R0 » de certaines modélisations), et donc, indirectement, de freiner l’épidémie.

Pour autant, le temps, l’ampleur et donc l’efficacité de la mise en œuvre concrète du traitement chez de nouveaux malades après qu’une recommandation officielle a été émise peut dépendre de divers facteurs : l’efficacité de la diffusion de l’information officielle, la disponibilité et l’accessibilité des médicaments, l’attitude favorable ou défavorable des médecins et des patients face au traitement, etc.

Mais sans entrer dans l’analyse impossible de ces divers facteurs, on peut tout de même remarquer que « le pic de l’Inde » ne correspond à aucune réalité : l’Inde est un sous-continent peuplé d’1,4 milliards d’habitants, composé de 36 états (ou entités), qui ont chacun leur politique sanitaire et qui ont chacun une courbe épidémique distincte*.

Ainsi, par exemple, le 22 avril, l’état du Gujarat avait déjà intégré l’ivermectine (ainsi que le Favipiravir) dans son protocole de prise en charge du Covid-19.

Et, sans attendre les recommandations du gouvernement central, l’Uttar Pradesh avait intégré ivermectine, azithromycine et doxycyline dans ses propres recommandations dès le 1er avril 2021. (Voir le document)

La résultante de toutes ces politiques disparates et des courbes qui en découlent donne certes l’impression que l’Inde a connu un pic du nombre de cas le 6 mai (la courbe pointillée), mais les états ont en fait des pics à différentes dates.

Deuxième problème

Tel qu’il est estimé par CheckNews, le délai moyen entre la contamination et la détection par un test positif semble démesuré : entre 10 et 15 jours, indiquent-ils. Or, la période d’incubation moyenne du variant Delta (c’est-à-dire précisément le variant indien) a été estimée à 4 jours : entre la contamination et les premiers symptômes il s’écoule 4 jours en moyenne. Certes il faut y ajouter le délai entre les symptômes et le moment où on se fait tester, mais celui-ci il n’est vraisemblablement pas de 6 à 11 jours en moyenne…

Ainsi, contrairement aux allégations de CheckNews qui cumule deux erreurs dans le même sens, les dates n’apportent aucune preuve que l’ivermectine n’a pas contribué à réduire la mortalité et les contaminations. La publication d’une recommandation de l’ivermectine le 23 avril et un pic des diagnostics le 6 mai sont parfaitement compatibles avec l’hypothèse d’un rôle de l’ivermectine dans la baisse de la mortalité, de la durée de contagiosité des personnes traitées précocement, et donc de l’affaiblissement de l’épidémie elle-même.

Le raisonnement de CheckNews ne permet donc pas de conclure : il est fondé sur un mauvais calcul, à partir d’une date de recommandation placée à tort au 28 avril.

La fausse date du 28 avril est pourtant également donnée par le Figaro, par la RTBF, par AFP-Factuel, et par divers influenceurs sur les réseaux sociaux, tels Odile Fillod (qui reprend tout le raisonnement de CheckNews dans le récent commentaire d’un de ses posts sur Facebook)

« L’Inde a retiré l’ivermectine de ses recommandations au bout de 40 jours » FAUX !

CheckNews, la RTBF, AFP-Factuel, qui se citent les uns les autres, affirment également que l’Inde a abandonné l’ivermectine après 40 jours. Ils s’appuient pour cela sur des articles de la presse ou de médias audiovisuels indiens qui l’affirment, mais ils ne sont pas allés vérifier sur le site web du ministère indien de la Santé. Or, comme on l’a déjà abordé, il semble que des dissensions entre différents services du Ministère aient conduit l’un d’eux, la Direction Générale des Services de Santé (DGHS) à rédiger début juin des « contre-recommandations » excluant l’ivermectine et tout traitement précoce.

Cette initiative a été aussitôt saluée par une responsable de l’OMS et par divers médias, n’a pas été approuvée par les autres services et n’a jamais été publiée par le Ministère de la Santé.

Par exemple, le 23 juin, l’AIIMS publiait un webinaire incluant les recommandations du 22 avril, et la seule version du « guide clinique pour la prise en charge du Covid-19 chez l’adulte » présente sur le site du Ministère de la Santé à l’heure où nous rédigeons ce billet est la version mise à jour le 19 mai et publiée sous deux déclinaisons les 19 et 24 mai 2021.

Aperçu du site du Ministère Indien de la Santé au 23/12/2021

Ainsi, l’Inde n’a pas « abandonné » l’ivermectine au bout de 40 jours, et CheckNews, la RTBF, AFP-Factuel ou France Info, comme de nombreux autres, produisent une deuxième fake news.

[Dernière minute : le Ministère indien de la Santé a publiéle 24/12/2021 de nouvelles recommandations, où l’ivermectine ne figure plus.]

On notera que CheckNews (repris par la RTBF et AFP-Factuel qui ne cherchent pas à vérifier les allégations de leur confrère), donne comme seule explication de la rapide décrue de l’épidémie en Inde la politique de restrictions de circulation et de « confinement le week end » et de couvre-feu mise en place par certains états…

Certes, sans confinement, l’Uttar Pradesh, état le plus dense et le plus peuplé d’Inde, ayant commencé à traiter très tôt, menant une politique volontariste consistant à envoyer des milliers d’équipes médicales dans les villages reculés afin de tester tout le monde et de traiter les malades, a des courbes de « cas » et de mortalité parmi les plus basses de l’Inde, avec un pic atteint plus tôt que la plupart des autres états, mais cela ne semble pas atteindre la confiance de CheckNews dans son explication.

« Le Kerala a souffert malgré l’ivermectine » FAUX !

D’autres fact-checkers, se présentant comme vulgarisateurs scientifiques et se targuant de donner l’exemple d’une rigueur scientifique, multiplient également les approximations et les contre-vérités.

Ainsi, Dur à Avaler a publié de nombreux billets sur l’ivermectine, et a abordé plusieurs fois le cas de l’Inde (ici, ici, ou par exemple). Dans ce billet du 11 octobre 2021, il part de courbes qui circulent sur le net pour les critiquer et tenter d’invalider leur message favorable à l’ivermectine. Ce faisant, il accumulent plusieurs erreurs importantes :

– Selon Dur à Avaler, le mauvais bilan du Kerala face au Covid-19 — alors que l’ivermectine y était recommandée au printemps comme ailleurs en Inde — doit faire douter de l’efficacité du traitement. Ce que Dur à Avaler n’a pas vu, c’est que les recommandations du Kerala restreignaient nettement l’usage de l’ivermectine par rapport à la plupart des autres états. En effet, alors que le Ministère indien de la Santé la recommandaient pour tous les cas de Covid-19 léger ou même asymptomatiques, le Kerala, dans la version 3 de ses guidelines publiées le 24 avril 2021, ne la préconise que pour les malades à risque ou atteints de symptômes sévères (la « catégorie B » de patients, précisément décrite dans les guidelines du 25 avril.)

Pour les patients ayant des symptômes légers ou asymptomatiques, aucun traitement n’était préconisé. Le « pari » de la réduction de la charge virale chez les patients asymptomatiques ou légers, et de son impact bénéfique sur la circulation du virus n’a donc pas été fait au Kerala.

Dans la version 4 de ses guidelines, publiée le 5 août, l’ivermectine est purement abandonnée, contrairement aux anticorps monoclonaux, au Remdesivir et au Tocilizumab, traitements chers et dont l’efficacité n’a pas été démontrée de façon éclatante…

L’utilisation d’ivermectine au printemps a donc été plus limitée au Kerala que dans la plupart des états, qui avaient repris les recommandations du Ministère central. A l’opposé du Kerala ou du Tamil Nadu, certains états comme l’Uttarakhand ou l’Uttar Pradesh sont allés jusqu’à recommander le traitement prophylactique (préventif) par ivermectine de l’entourage des personnes infectées par le Covid-19.

Ainsi, avec le Kerala, Dur à Avaler prend un exemple biaisé pour juger de l’efficacité de l’ivermectine.

« L’Uttar Pradesh a subi une terrible vague malgré l’ivermectine » FAUX !

Dur à Avaler remarque à juste titre que l’Uttar Pradesh avait une longue pratique de l’ivermectine : en effet, dès le 6 août 2020, des recommandations pour un usage précoce et prophylactique de l’ivermectine avaient été émises par les autorités de l’état.

Mais il affirme que cela n’a pas empêché l’état de connaître au printemps « une terrible vague ». Sans doute Dur à Avaler a-t-il oublié de regarder l’échelle des quelques courbes qu’il voulait critiquer. S’il l’avait fait, ou s’il avait cherché à tracer les courbes des différents états, grâce par exemple aux données disponibles ici (dont la mise à jour à cessé depuis le 31 octobre), il aurait pu observer que les courbes de l’Uttar Pradesh, qu’il s’agisse de mortalité, de nombre de « cas » détectés ou de « cas en cours », sont restées parmi les plus basses de l’Inde. Le graphique* ci-dessous montre l’évolution du nombre des « cas en cours » par million d’habitants de chaque état, c’est-à-dire des personnes ni guéries ni décédées. (A la différence de la France, ces données, ainsi que le nombre de patients guéris, sont publiés en Inde.)

Bien sûr on peut douter de la fiabilité des chiffres. Mais dans le cas de l’Uttar Pradesh, un reportage a été publié par l’OMS, saluant l’efficacité de sa politique sanitaire (sans toutefois révéler le contenu des kits de traitement précoce distribués dans l’état.) Et le taux de positivité des tests y est inférieur à 0,1 % depuis juin : le 14 novembre, cet article indiquait 12 résultats positifs sur plus de 158 000 tests effectués sur les dernières 24 heures.

Dur à Avaler s’appuie également sur l’exemple de l’état de Goa, avec le même argument : malgré l’ivermectine il a connu une terrible vague. Il est exact que le taux de mortalité à Goa a été l’un des plus élevés de l’Inde au printemps — avec environ 2300 décès entre le 1er mars et le 1er juillet.

Ce très petit état peuplé d’un million et demi d’habitant a payé un lourd tribut. Mais Dur à Avaler fait quelques confusions, pour aboutir à l’idée que la courbe épidémique à Goa était montée malgré l’ivermectine ou — au choix — était descendue bien avant que l’ivermectine soit distribuée.

Il confond par exemple le traitement précoce — sur lequel il n’est pas aisé de trouver une information officielle concernant la politique suivie à Goa (qui a totalement retiré l’ivermectine de ses recommandations le 9 juin 2021) — et un projet de traitement préventif généralisé de la population adulte par ivermectine, projet annoncé le 10 mai puis le 17 mai, mais qui n’a jamais été mis en œuvre, comme on l’a déjà relaté.)

« Puisque les chiffres de l’Inde sont sous-estimés, on ne peut rien en tirer » FAUX !

Comme beaucoup de commentateurs, Dur à Avaler évoque la sous-estimation du nombre de décès en Inde. Souvent reprise pour entretenir le doute (« on ne peut rien savoir sur l’Inde, et encore moins en tirer un enseignement ») ou pour sauver la face de la France et des ses courbes de mortalité bien plus élevées, une hypothèse scientifiquement étayée situe aux alentours de 3 à 4 millions de décès le bilan réel de l’Inde, plutôt que les 450 000 décès officiellement annoncés.

Ces chiffres sont impressionnants, et nous ne chercherons pas à les discuter, mais même s’ils sont plus proches de la réalité que le décompte officiel, cela n’empêche pas de suivre l’évolution de l’épidémie dans chaque état. Par exemple ce site fournit — du moins jusqu’au 31 octobre 2021 — diverses données, notamment le taux de positivité des tests état par état et district par district ; or, en général, le taux de positivité des tests suit relativement fidèlement la situation épidémique, plus fidèlement en tout cas que le nombre de « cas détectés », qui dépend des variations du nombre de tests effectués. Et la sous-estimation des décès n’a pas d’impact sur les résultats des tests. On peut donc voir que depuis mi-juin, sur les dizaines ou centaines de milliers de tests qui sont effectués chaque jour en Uttar Pradesh, le taux de positivité n’est jamais passé au-dessus de 0,1% entre mi-juin et la fin de des mises à jour du site. Cet article de la mi-novembre, indique qu’en 24 heures, sur 158 000 tests effectués en Uttar Pradesh, 12 se sont révélés positifs. Le Punjab, le Bihar, Delhi etc. ont suivi le même chemin, tandis que le Kerala ou le Mizoram gardaient des taux de positivité proches de 10%.

Pendant l’épidémie de printemps, comme https://blogs.mediapart.fr/enzo-lolo/blog/060721/covid-19-berceau-du-variant-delta-quest-linde-devenueon l’a constaté, plusieurs états affichaient chaque jour le nombre de « lits Covid » disponibles dans les hôpitaux, et qu’on a pu voir baisser le taux d’occupation de ces lits de jour en jour aux mois de mai et juin.Enfin, il faut noter que plusieurs états ont décidé de distribuer une aide financière aux familles ayant perdu un membre à cause du Covid-19. (Par exemple, en octobre, l’Uttar Pradesh a annoncé une indemnité de de 50 000 roupies aux héritiers de chaque personne décédée du Covid, et a récemment précisé les conditions et les démarches à suivre.) Dans certains cas, cela a conduit à des déclarations tardives de décès de la part des familles, et à des rattrapage des chiffres officiels de mortalité.

Sur le graphique précédent, où les données sont représentées en moyenne sur 7 jours, les « marches » trapézoïdales qui apparaissent de-ci de-là correspondent à de tels rattrapages de données.

Si on représente la mortalité jour par jour, on voit apparaître ces rattrapages sous forme de pics :

Les sites covid19india.org et data.covid19india.org ayant cessé leurs mises à jour, pour les données postérieures au 31 octobre 2021, on s’appuie sur les chiffres publiés quotidiennement dans la section « COVID-19 Statewise Status » du site du Ministère de la Santé.

La véritable victoire de l’ivermectine ?

Comme cette source indique le détail des rattrapages de données effectués par les états, il est possible de les faire disparaître pour obtenir l’allure plus réelle des courbes. (On sait que ces corrections s’appliquent au passé,sans doute de façon à peu près uniforme, mais on ne sait pas quand.) Il se trouve que depuis plusieurs semaines, le Kerala procède chaque jour à d’importants rattrapages de données de mortalité.

Exemple : ont peu lire au bas du tableau publié par le MoHFW que le 24 décembre 2021, le Kerala a déclaré 31 décès pour les 24 dernières heures et 311 décès plus anciens. Ainsi, le bilan officiel du Kerala pour le 23 décembre n’est pas de 342 mais de 11 décès, et celui de l’Inde n’est pas de 387 décès mais de 76 décès pour la journée du 23 décembre.

Les courbes brutes*, qui incluent ces rattrapages à la date où ils sont déclarés, ressemblent à ceci :

Mais le niveau de mortalité actuelle du Kerala est nettement surestimé par ces courbes. Si on retire les principaux rattrapages et qu’on ne conserve que les états de plus 10 millions d’habitants, voici* ce que l’on obtient :

Ainsi, à l’exception du Kerala, qui n’a jamais adopté la politique de traitement précoce par l’ivermectine que la plupart des autres états ont mise en œuvre, le Covid-19 ne fait quasiment plus de décès en Inde depuis 5 ou 6 mois.

On peut faire le bilan des différents états* en affichant le cumul de mortalité dans chaque état jusqu’aujourd’hui (rattrapages de données compris, puisqu’ils doivent être pris en compte dans le cumul.)

La mortalité cumulée s’échelonne de 50 décès par million au Telangana à 2284 à Goa. A force de rattrapages de données et en raison d’une mortalité qui perdure, le Kerala s’approche de Delhi et de Puducherry et de leurs 1340 décès par million.

Les fact-checkers et autres vulgarisateurs s’évertuent à démontrer que l’ivermectine ne peut pas avoir provoqué la chute de l’épidémie au printemps, mais est-ce vraiment la question ? Quand bien même l’épidémie aurait commencé à refluer avant que les traitements à base d’ivermectine et d’autres médicaments soient mis en œuvre, cela prouverait-il que l’ivermectine est inefficace ?

Aujourd’hui, le phénomène marquant en Inde, qui a indéniablement souffert lors de l’explosion épidémique du printemps, n’est-il pas qu’elle vive depuis 4 mois sans Covid-19 ?

Les deux exceptions, le Kerala et le Mizoram, qui n’incluent pas l’ivermectine dans leur guidelines, mais optent pour le Tocilizumab ou les anticorps monoclonaux, peuvent-elles offrir un enseignement ?

Les fact-checkers ne devraient-ils pas s’intéresser aux faits, plutôt que de propager des fake news ?

*Pour tous les graphiques représentant des courbes pour ce billet, on a écarté trois états atypiques : Andaman&Nicobar, Dadra&Nagar Haveli&Damman&Diu, et Lakshadweep (Laquedives). En effet, ces états sont morcelés et peu peuplés, et leurs courbes, sensibles à de faibles variations des données, brouillent la lecture des graphiques..

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