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Ukraine, fin de partie en vue?

Le changement de ton est notable, et les médias occidentaux préparent l'opinion à une probable victoire russe en Ukraine. Décryptage.

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Brexit Poker 30: le brelan perdant de Boris Johnson.

Brexit, Covid et Ukraine, le brelan perdant de Boris Johnson. Où en est le Royaume-Uni face aux promesses d'un Brexit heureux poussé par les vents de l'indépendance?

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Suicide européen aux marches de l’Ukraine?

Nous sommes au bord d'un suicide économique lié aux mesures prises à l'encontre de la Russie. Comment en est-on arrivé là, et à qui cela profite-t-il?

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IA quelqu’un?

Les cas récents des IA LaMDA et GPT-3 sont des avertissements face à la possibilité d'une conscience artificielle. Le développement des IA militaires rend ceci d'autant plus urgent.

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Guerre, inflation et paupérisation: Vers un féodalisme 2.0?

L'inflation participe-t-elle à une logique de domination via la paupérisation de la classe moyenne? C'est l'avis de certains analystes qui anticipent la venue d'un féodalisme 2.0.

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Winter is coming, comme ils disent…

La politique de l'UE et des USA face à la situation en Ukraine impacte négativement l'Europe et l'avenir du continent. L'hiver arrive, le temps d'un tour d'horizon.

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Vu de Chine : L’Europe perd son autonomie d’une manière irrationnelle

Dans un autre article, du même site officiel, la Chine dit assez clairement que les seuls qui ont pu saboter les pipelines sont les États-Unis. Ça a été pour eux et leur marionnette ukrainienne une manière de riposter à l’annexion des territoires. Le referendum a bloqué le front en Ukraine, résultat ils ouvrent un autre front dans la Baltique, forcent l’Allemagne à la terre brulée et c’est toute l’Europe qui devient le terrain de l’affrontement. Dans cet article éditorial, il est analysé comment l’escalade des sanctions contre la Russie montre la perte d’autonomie stratégique de l’Europe, celle-ci avance en aveugle brassant l’irrationalité de l’autodestruction au seul profit des USA. La tonalité de l’article est assez désespérante, la description est simplement destinée à édifier les asiatiques qui seraient tentés de suivre l’exemple européen face aux propositions nord-américaines, la Chine leur propose de mutuels avantages dans la paix. Danielle Bleitrach

***

par Global Times.

Les problèmes énergétiques de l’Europe prennent encore plus d’ampleur. Le récent sabotage des gazoducs Nord Stream a révélé à quel point la sécurité des infrastructures énergétiques européennes est fragile. Mais alors même que la crise énergétique s’aggrave, l’Europe suit toujours la ligne dure de Washington contre la Russie, sans tenir compte de l’impact qu’une telle politique peut avoir sur elle-même.

Mercredi, en réponse aux résultats des référendums sur « l’adhésion à la Russie » dans quatre régions d’Ukraine occupées par la Russie, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a affirmé que l’Union européenne (UE) proposait la huitième série de sanctions contre la Russie, y compris un plafonnement des prix du pétrole russe. Cela continue de mettre en péril l’espoir pour l’Europe de résoudre ses problèmes énergétiques actuels.

C’est une tragédie absolue pour l’Europe que sa dépendance à l’égard de Washington ait augmenté à un point tel qu’elle doit danser sur l’air des États-Unis concernant sa politique russe. Les pays de l’UE ont progressivement intensifié leurs sanctions contre la Russie. En fin de compte, l’UE et la Russie souffriront toutes deux, mais les besoins des États-Unis seront satisfaits.

L’autonomie stratégique et le contrôle de l’Europe sur son économie ont été considérablement paralysés par le conflit russo-ukrainien et la manipulation des États-Unis. L’Europe est tombée dans la confusion après avoir perdu son autonomie stratégique, ce qui conduit à l’émergence d’une certaine irrationalité. Les décisions de sanctions imprudentes prises par les responsables de l’UE nuisent à l’Europe elle-même, car certaines personnes et entreprises doivent quitter le continent face à l’aggravation des crises.

Lorsque le conflit militaire entre Moscou et Kiev a éclaté, de nombreux Européens ont cru que c’était eux plus les Américains contre les Russes. Mais la réalité leur a prouvé qu’ils avaient tort : l’Europe est aussi un morceau de viande sur le bloc de coupe de Washington.

Les souffrances de l’Europe méritent d’être prises en compte par les pays du monde entier, en particulier certains des alliés et partenaires des États-Unis dans la région Asie-Pacifique : lorsqu’ils suivent aveuglément les États-Unis pour consolider leur domination dans le monde, qui diable en bénéficiera réellement ?

Ces pays doivent également voir que tandis que l’économie européenne s’enfonce davantage dans la récession, Washington continue à l’accabler pour tirer profit des catastrophes dont elle souffre.

Plusieurs médias occidentaux ont récemment observé un tel phénomène. En raison de facteurs tels que la flambée des prix du gaz et le conflit en cours entre la Russie et l’Ukraine, de nombreuses entreprises européennes fuient l’Europe et déplacent leurs activités aux États-Unis. Cela inclut les entreprises produisant de l’acier et des engrais qui dépendent fortement de l’énergie.

Un rapport du Wall Street Journal a cité certains économistes comme un avertissement qu’il pourrait y avoir une nouvelle ère de désindustrialisation en Europe. La revue européenne Modern Diplomacy a également souligné que le public européen sera désormais laissé de plus en plus à la traîne à mesure que la richesse du continent fuira, principalement vers les États-Unis.

Actuellement, le plus gros problème de l’Europe est la perte de certitude. L’ensemble du continent est à haut risque. Avec un effet de débordement et de diffusion substantiel, le conflit militaire russo-ukrainien va probablement s’intensifier. Ce qui entraîne non seulement des troubles géopolitiques, mais, plus important encore, affaiblit ou même creuse le potentiel de prospérité de l’économie européenne.

Les États-Unis ont été un grand bénéficiaire de la crise actuelle en Europe sous presque tous les aspects. Économiquement, les fabricants européens se déplacent vers les États-Unis et les demandes énergétiques de l’Europe pour la Russie ont été transférées avec succès aux États-Unis. Plus la situation en Russie et en Ukraine est chaotique, plus les marchands d’armes américains feront fortune. Dans le même temps, les États-Unis sont intervenus dans le conflit russo-ukrainien par le biais de l’OTAN, ce qui a renforcé la dépendance de l’Europe vis-à-vis des États-Unis pour la sécurité et affaibli l’autonomie stratégique de l’Europe.

Face aux avantages et aux forces des États-Unis, l’Europe est tombée dans une situation passive. Sous l’impulsion de Washington, l’UE a fait de la lutte contre la prétendue menace russe et les retombées possibles du conflit russo-ukrainien son objectif principal, même si cela signifie qu’elle doit renoncer à un nombre considérable d’intérêts économiques. En outre, l’Europe n’a pas beaucoup de ressources à consacrer à son propre renforcement des capacités de défense maintenant, elle doit donc compter davantage sur l’OTAN.

La situation actuelle en Europe a rendu plus difficile la réalisation de son objectif d’autonomie stratégique. C’est catastrophique pour l’Europe et le monde entier, car cela pourrait conduire à un grave déséquilibre dans l’ensemble de la situation géopolitique et empêcher le retour à la normale.

source : Histoire et Societe

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L’euro sans l’Allemagne

par Michael Hudson.

La réaction au sabotage de trois des quatre pipelines Nord Stream 1 et 2 en quatre endroits le lundi 26 septembre s’est concentrée sur les spéculations quant à l’identité du coupable et sur la question de savoir si l’OTAN fera une tentative sérieuse pour découvrir la réponse. Pourtant, au lieu de la panique, il y a eu un grand soupir de soulagement diplomatique, voire de calme. La mise hors service de ces pipelines met fin à l’incertitude et aux inquiétudes des diplomates des États-Unis et de l’OTAN qui ont failli atteindre une proportion de crise la semaine précédente, lorsque de grandes manifestations ont eu lieu en Allemagne pour demander la fin des sanctions et la mise en service de Nord Stream 2 pour résoudre la pénurie d’énergie.

Le public allemand commençait à comprendre ce que signifiait la fermeture de ses entreprises d’acier, d’engrais, de verre et de papier toilette. Ces entreprises prévoyaient qu’elles devraient mettre la clé sous la porte – ou transférer leurs activités aux États-Unis – si l’Allemagne ne se retirait pas des sanctions commerciales et monétaires contre la Russie et n’autorisait pas la reprise des importations de gaz et de pétrole, et vraisemblablement leur diminution par rapport à leur augmentation astronomique de huit à dix fois.

Pourtant, la faucon du département d’État Victoria Nuland avait déjà déclaré en janvier que « d’une manière ou d’une autre, Nord Stream 2 n’avancera pas » si la Russie répond aux attaques militaires accélérées de l’OTAN et de l’Ukraine contre les oblasts orientaux russophones. Le président Biden a soutenu l’insistance des États-Unis le 7 février, en promettant qu’« il n’y aura plus de Nord Stream 2. Nous y mettrons fin. … Je vous le promets, nous serons en mesure de le faire ».

La plupart des observateurs ont simplement supposé que ces déclarations reflétaient le fait évident que les politiciens allemands étaient entièrement dans la poche des États-Unis et de l’OTAN. Ils ont tenu bon en refusant d’autoriser Nord Stream 2, et le Canada a rapidement saisi les dynamos Siemens nécessaires à l’acheminement du gaz par Nord Stream 1. Cela semblait régler la question jusqu’à ce que l’industrie allemande – et un nombre croissant d’électeurs – commence enfin à calculer ce que le blocage du gaz russe signifierait pour l’entreprise industrielle allemande.

La volonté de l’Allemagne de s’auto-imposer une dépression économique a vacillé – mais pas ses politiciens ni la bureaucratie européenne. Si les responsables politiques allemands faisaient passer les intérêts commerciaux et le niveau de vie de l’Allemagne en premier, les sanctions communes et le nouveau front de la guerre froide de l’OTAN seraient brisés. L’Italie et la France pourraient suivre le mouvement. Ce cauchemar de l’indépendance diplomatique européenne rendait urgent de retirer les sanctions anti-russes des mains de la politique démocratique et de régler les choses en sabotant les deux pipelines. Bien qu’il s’agisse d’un acte de violence, il a permis de rétablir le calme dans les relations diplomatiques internationales entre les politiciens américains et allemands.

Il n’y a plus d’incertitude quant à savoir si l’Europe se détachera ou non des objectifs de la nouvelle guerre froide des États-Unis en rétablissant le commerce et les investissements mutuels avec la Russie. Cette option est désormais écartée. La menace d’une rupture de l’Europe avec les sanctions commerciales et financières des États-Unis et de l’OTAN contre la Russie a été résolue, apparemment pour un avenir prévisible, car la Russie a annoncé qu’avec la baisse de pression du gaz dans trois des quatre gazoducs, l’infusion d’eau salée corrodera irréversiblement les tuyaux. (Tagesspiegel, 28 septembre.)

Où vont l’euro et le dollar à partir de maintenant ?

En observant comment cette « solution » commerciale va remodeler la relation entre le dollar américain et l’euro, on peut comprendre pourquoi les conséquences apparemment évidentes de la rupture des liens commerciaux entre l’Allemagne, l’Italie et d’autres économies européennes et la Russie n’ont pas été discutées ouvertement. Le « débat sur les sanctions » a été résolu par un crash économique allemand, voire européen. Pour l’Europe, la prochaine décennie sera un désastre. Il y aura peut-être des récriminations contre le prix à payer pour avoir laissé sa diplomatie commerciale être dictée par l’OTAN, mais elle ne peut rien y faire. Personne ne s’attend (encore) à ce qu’elle rejoigne l’Organisation de coopération de Shanghai. Ce que l’on attend, c’est que son niveau de vie s’effondre.

Les exportations industrielles de l’Allemagne ont été le principal facteur de soutien du taux de change de l’euro. Le grand intérêt pour l’Allemagne de passer du deutsche mark à l’euro était d’éviter que son excédent d’exportations ne fasse grimper le taux de change du deutsche mark à un point tel que les produits allemands seraient hors de prix sur les marchés mondiaux. L’élargissement de la monnaie à la Grèce, l’Italie, le Portugal, l’Espagne et d’autres pays dont la balance des paiements est déficitaire empêcherait la monnaie de s’envoler. Et cela protégerait la compétitivité de l’industrie allemande.

Après son introduction en 1999 à 1,12 dollar, l’euro a effectivement chuté à 0,85 dollar en juillet 2001, mais il s’est redressé et a atteint 1,58 dollar en avril 2008. Il n’a cessé de baisser depuis lors, et depuis février de cette année, les sanctions ont fait passer le taux de change de l’euro en dessous de la parité avec le dollar, pour atteindre 0,97 dollar cette semaine. Le principal facteur a été la hausse des prix du gaz et du pétrole importés, ainsi que des produits tels que l’aluminium et les engrais dont la production nécessite de lourds intrants énergétiques. Et à mesure que le taux de change de l’euro baisse par rapport au dollar, le coût du portage de sa dette en dollars américains – condition normale pour les filiales des multinationales américaines – augmentera, ce qui réduira leurs bénéfices.

Ce n’est pas le genre de dépression où les « stabilisateurs automatiques » peuvent faire fonctionner « la magie du marché » pour rétablir l’équilibre économique. La dépendance énergétique est structurelle. Et les propres règles économiques de la zone euro limitent ses déficits budgétaires à seulement 3% du PIB. Cela empêche ses gouvernements nationaux de soutenir l’économie par des dépenses déficitaires. La hausse des prix de l’énergie et des denrées alimentaires – et du service de la dette en dollars – laissera beaucoup moins de revenus à dépenser en biens et services.

Il semble curieux que la bourse américaine ait grimpé en flèche – 500 points pour le Dow Jones Industrial Average mercredi. Peut-être s’agissait-il simplement de l’intervention de l’équipe de protection contre les plongeons pour tenter de rassurer le monde que tout allait bien se passer. Mais la réalité économique a pointé le bout de son nez jeudi, et la bourse a rendu ses gains fantômes.

Il est vrai que la fin de la concurrence industrielle allemande avec les États-Unis est terminée sur le plan commercial. Mais sur le plan des capitaux, la dépréciation de l’euro va réduire la valeur des investissements américains en Europe et la valeur en dollars des bénéfices que ces investissements peuvent encore rapporter à mesure que l’économie européenne se contracte. Les bénéfices déclarés par les multinationales américaines vont donc diminuer.

Pour finir, Pepe Escobar a souligné le 28 septembre que « l’Allemagne est contractuellement obligée d’acheter au moins 40 milliards de mètres cubes de gaz russe par an jusqu’en 2030. … Gazprom a légalement le droit d’être payé même sans livrer de gaz. C’est l’esprit d’un contrat à long terme. … Berlin ne reçoit pas tout le gaz dont elle a besoin mais doit quand même payer ». La bataille judiciaire s’annonce longue avant que l’argent ne change de mains – mais la capacité de l’Allemagne à payer ne cesse de s’affaiblir.

D’ailleurs, la capacité de paiement de nombreux pays atteint déjà le point de rupture.

L’effet des sanctions américaines et de la nouvelle guerre froide en dehors de l’Europe

Les matières premières internationales sont encore principalement évaluées en dollars, de sorte que la hausse du taux de change du dollar entraînera une augmentation proportionnelle des prix à l’importation pour la plupart des pays. Ce problème de taux de change est intensifié par les sanctions des États-Unis et de l’OTAN qui font grimper les prix mondiaux du gaz, du pétrole et des céréales. De nombreux pays d’Europe et du Sud ont déjà atteint la limite de leur capacité à assurer le service de leurs dettes libellées en dollars, et doivent encore faire face à la pandémie de Covid. Ils ne peuvent pas se permettre d’importer l’énergie et la nourriture dont ils ont besoin pour vivre s’ils doivent payer leurs dettes extérieures. L’économie mondiale dépasse désormais les limites de sa dette, il faut donc que quelque chose cède.

Le mardi 27 septembre, lorsque la nouvelle de l’attaque du gaz Nord Stream a été connue, le secrétaire d’État américain Antony Blinken a versé des larmes de crocodile et déclaré que l’attaque des pipelines russes n’était « dans l’intérêt de personne ». Mais si c’était vraiment le cas, personne n’aurait attaqué les gazoducs.

Je ne doute pas que les stratèges américains ont un plan de match pour savoir comment procéder à partir d’ici, et pour faire ce qui est effectivement dans ce que les néocons prétendent être l’intérêt des États-Unis – celui de maintenir une économie mondiale unipolaire néolibéralisée et financiarisée aussi longtemps qu’ils le peuvent.

Ils ont depuis longtemps un plan pour les pays qui ne sont pas en mesure de rembourser leurs dettes étrangères. Le FMI leur prêtera l’argent, à condition que le pays débiteur trouve les devises nécessaires pour rembourser les prêts en dollars (de plus en plus chers) en privatisant ce qui reste de son domaine public, de son patrimoine de ressources naturelles et d’autres actifs, principalement au profit des investisseurs financiers américains et de leurs alliés.

Cela fonctionnera-t-il ? Ou bien les pays débiteurs vont-ils se regrouper et trouver des moyens de restaurer le monde apparemment perdu des prix abordables du pétrole et du gaz, des engrais, des céréales et autres denrées alimentaires, ainsi que des métaux ou des matières premières fournis par la Russie, la Chine et leurs voisins alliés d’Eurasie ?

C’est la prochaine grande préoccupation des stratèges mondiaux américains. Elle semble moins facile à résoudre que ne l’a été le sabotage de Nord Stream 1 et 2. Mais la solution semble être l’approche américaine habituelle : quelque chose de militaire par nature, de nouvelles révolutions de couleur. L’objectif est d’obtenir le même pouvoir sur les pays du Sud et d’Eurasie que celui que la diplomatie américaine a exercé sur l’Allemagne et d’autres pays européens via l’OTAN.

À moins qu’une alternative institutionnelle ne soit créée au FMI, à la Banque mondiale, à la Cour internationale, à l’Organisation mondiale du commerce et aux nombreuses agences de l’ONU aujourd’hui biaisées par les diplomates américains et leurs mandataires, les prochaines décennies verront la stratégie économique américaine de domination financière et militaire se dérouler comme Washington l’a prévu.

Le problème est que ses plans concernant la façon dont la guerre en Ukraine et les sanctions anti-russes ont fonctionné jusqu’à présent ont été exactement l’inverse de ce qui avait été annoncé. Cela peut donner un peu d’espoir pour l’avenir du monde. L’opposition et même le mépris des diplomates américains à l’égard des autres pays qui agissent dans leur propre intérêt économique et selon leurs valeurs sociales sont si forts qu’ils ne sont pas disposés à réfléchir à la manière dont ces pays pourraient développer leur propre alternative au plan mondial américain.

La question est donc de savoir comment ces autres pays peuvent développer avec succès leur nouvel ordre économique alternatif, et comment ils peuvent se protéger du sort que l’Europe vient de s’imposer pour la prochaine décennie.

source : Naked Capitalism

traduction Réseau International

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Des activités opaques : Des hélicoptères américains ont survolé Nord Stream pendant des semaines

par Zuerst.

De plus en plus de détails troublants apparaissent au sujet de la destruction du gazoduc Nord Stream en mer Baltique. La chaîne d’information arabe « Al Mayadeen » vient d’annoncer que des semaines avant l’attaque, des hélicoptères américains tournaient déjà très souvent au-dessus de la zone maritime où ont justement eu lieu les explosions fatales du 26 septembre.

Les données de vol du service en ligne « Flightradar24 » permettent de reconstituer cette situation. Déjà au début du mois de septembre, un peu moins d’un mois avant l’attentat, un hélicoptère Sikorsky MH-60R « Seahawk » de la marine américaine a tourné pendant des heures, plusieurs jours de suite, notamment les 1er, 2 et 3 septembre, au-dessus du site où les gazoducs ont été endommagés par la suite, non loin de l’île de Bornholm.

Selon le portail de suivi des avions, l’hélicoptère américain est parti de Gdansk pour se rendre dans la zone pour survoler les gazoducs de Nord Stream. Les 10 et 19 septembre, des hélicoptères américains ont également survolé Nord Stream 1, et dans les nuits entre le 22 et le 25 septembre, plusieurs hélicoptères sont restés pendant des heures au-dessus du site des explosions ultérieures. Les hélicoptères qui ont volé dans les nuits du 22 au 23 et du 25 au 26 septembre ont laissé des traces de vol particulièrement troublantes.

En outre, la dernière nuit, un hélicoptère polyvalent MH-60R « Strike Hawk » a tourné pendant neuf heures au-dessus d’une zone maritime située à environ 250 kilomètres de Bornholm, de 17h30 à 2h30, heure d’Europe centrale. Le « Strike Hawk » peut notamment combattre des cibles sous-marines.

source : Zuerst

via Euro-Synergies

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La Chine, l’Inde et l’Iran se rangent derrière la Russie

29.09.2022

La Russie et la Chine ont fait savoir à l’Occident que l’Iran ne serait plus traité comme un Etat paria. La géographie spatiale du monde a changé. Sa capitale a quitté Washington et la semaine dernière, elle s’est réinstallée avec succès – bien que temporairement – à Samarcande [Ouzbékistan durant le sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS)]. La «sphère de l’Otan» occidentale, qui se rétrécit, se tourne vers l’intérieur, en se concentrant sur «l’ennemi intérieur».

L’Occident cherche à la fois à rallier sa population à un message clair, à la conformité à la «guerre» contre la Russie et la Chine, et à utiliser ouvertement l’ennemi intérieur comme «prétexte» pour «fermer les écoutilles» avant l’arrivée d’une tempête d’inquiétude interne provoquée par la détresse économique en Europe et aux Etats-Unis.

Von der Leyen a été explicite dans son discours sur l’état de l’Union devant le Parlement européen: «Nous ne permettrons pas au cheval de Troie d’une autocratie [le mensonge] d’attaquer nos démocraties de l’intérieur». Elle fait écho au discours de Biden sur la lutte contre les menaces intérieures aux Etats-Unis.

Pour l’Europe, l’Ukraine est visiblement passée du statut de complément supposé et putatif à l’euro-cohésion atlantique à celui de symbole universel de la «défense avancée» de l’Otan face à la Russie. C’était le but recherché depuis le début.

A Samarcande, le monde a entendu une déclaration provocante selon laquelle les pays – qui représentent plus de la moitié de la population mondiale – ne sont plus disposés à s’en remettre aux Etats-Unis. Parmi les participants figuraient la Russie, la Chine, l’Inde, la Turquie, l’Iran, le Pakistan, l’Egypte et l’Arabie saoudite – soit un peu plus de la moitié de l’humanité, et des Etats qui «se développent beaucoup plus vite que les autres dans le monde».

Le président chinois Xi Jinping a présenté la Chine et la Russie comme des «puissances mondiales responsables» désireuses de garantir l’émergence de la multipolarité et de refuser «l’ordre» arbitraire imposé par les Etats-Unis et leur vision unipolaire du monde.

Cette construction de la multipolarité reflète la filiation jumelle de Samarcande d’une OCS dont la charte fondatrice de 2001 reflète les «Trois Non»: Pas d’alliance, pas d’affrontement et pas de ciblage d’une «tierce partie», qui se fondent dans les valeurs antérieures du Mouvement des non-alignés, à savoir le respect de la souveraineté, de l’autonomie et la non-ingérence dans les affaires des autres Etats.

Le Global Times résume ainsi la situation: «La Chine et la Russie se sont unies pour résister au virus politique des Etats-Unis et de l’Occident, tout en s’opposant à l’hégémonisme…». L’éclatement du conflit Russie-Ukraine est fondamentalement la conséquence de l’incapacité du bloc militaire et politique occidental à gérer correctement l’égalité des relations avec une puissance régionale.

Ce dernier commentaire résume la position chinoise sur l’Ukraine: «Cette dernière est devenue une question litigieuse, en raison du refus occidental de la diplomatie – et est une construction artificielle montée par les Etats-Unis».

Oui, la Chine et l’Inde sont opposées et sensibles au sécessionnisme, mais toutes deux reconnaissent que l’attaque ukrainienne contre le Donbass était artificielle. Cependant, la transition, telle que décrite clairement par Poutine, «vers des attaques terroristes est une question sérieuse». Poutine a prévenu: «En fait, il est question de l’utilisation de méthodes terroristes. Nous le voyons dans le meurtre de fonctionnaires dans les territoires libérés, nous voyons même des tentatives de perpétrer des attaques terroristes dans la Fédération de Russie, notamment – je ne suis pas sûr que cela ait été rendu public – des tentatives de mener des attaques terroristes près de nos installations nucléaires, des centrales nucléaires de la Fédération de Russie. Je ne parle même pas de la centrale nucléaire de Zaporijia».

La Chine et l’Inde sont, en fait, plus préoccupées par le terrorisme que par la sécession. Ce «revirement» a, paradoxalement, eu pour effet de renforcer leur soutien à la Russie.

Samarcande – contrairement à l’opinion occidentale – a souligné l’émergence de partenariats politiques stratégiques entre des Etats clés, notamment entre la Russie et l’Inde (Modi a parlé d’une amitié indéfectible). Que s’est-il donc passé lors de la rencontre bilatérale entre Poutine et Xi? Eh bien, «rien de très important, aussi étrange que cela puisse paraître», selon les propres termes de Poutine. «Il s’agissait, en fait, d’une réunion de routine entre nous. Nous ne nous étions pas rencontrés en personne depuis un certain temps».

Une série de projets énergétiques et commerciaux (comme le Pakistan qui a demandé à Moscou un gazoduc) ont été «signés» dans le cadre d’un ordre commercial en dehors de la sphère du dollar, en utilisant leurs propres monnaies. La défiance à l’égard des sanctions est un message qui résonne fort et clair.

La Russie et la Chine ont fait savoir à l’Occident que l’Iran ne serait plus traité comme un Etat paria. Poutine et Xi ont accueilli avec enthousiasme l’Iran en tant que membre de l’OCS. A l’avenir, cela signifie que l’Iran fera des affaires avec tous les membres de l’OCS sous la rubrique d’un nouvel ordre financier organisé par la Russie, la Chine, l’Inde et le Brésil.

Une note sombre a toutefois été émise lors de ce rassemblement optimiste: Le président Poutine a averti que la réaction de «l’ordre polaire» à ces «changements fondamentaux et irréversibles» était devenue «laide». Il a laissé entendre que cette réaction américaine était une source d’inquiétude pour les participants et qu’il fallait y remédier. Le président russe a notamment fait remarquer l’augmentation du «terrorisme» émanant de l’Ukraine (laissant entendre que si cette situation perdurait, il y aurait une sérieuse riposte). Et le président Xi a ajouté son avertissement selon lequel l’Occident prépare une vague de révolutions de couleur.

En effet, alors que les forces ukrainiennes continuent de vaciller, des actions terroristes – telles que l’assassinat d’administrateurs civils nommés par les Russes – sont manifestement destinées à compenser le manque de succès dans la sphère militaire et à donner l’impression que «l’Ukraine passe à l’offensive». Ce à quoi Poutine a répondu:

«En ce qui concerne notre réponse retenue, je ne dirais pas qu’elle était retenue, même si, après tout, une opération militaire spéciale n’est pas un simple avertissement de plus, mais une opération militaire. Au cours de celle-ci, nous assistons à des tentatives de perpétrer des attentats terroristes et d’endommager nos infrastructures civiles. En effet, nous avons fait preuve d’une certaine retenue dans notre réponse, mais cela ne durera pas éternellement. Récemment, les forces armées russes ont porté quelques coups sensibles dans cette zone. Appelons-les des tirs d’avertissement. Si la situation continue ainsi, notre réponse aura plus d’impact».

C’est dans ce contexte de détérioration de la sécurité que le journal chinois Global Times formule sa réflexion «et si» – une réflexion qui pourrait s’avérer être un signe avant-coureur des changements à venir:

«Imaginez que la communauté internationale ne dispose pas d’une autre force suffisamment puissante pour intervenir réellement, équilibrer, couvrir et même renverser la situation dans le sens du maintien de la paix et de la stabilité mondiales».

Voilà, semble-t-il, où veut en venir Poutine: La réaction de l’Otan en Ukraine a «tourné au vinaigre». L’escalade vers une guerre de l’Otan menée là-bas, dans le but de préserver son «moment» unipolaire, risque de se transformer en une guerre plus large – même si l’Occident n’est pas en mesure de la combattre.

Nous en arrivons donc au changement de deuxième ordre dans la géographie spatiale qui se déroule en parallèle. Elle aussi utilise l’Ukraine comme prétexte: Pour «sauver l’Ukraine», symbole des valeurs «contemporaines» que l’Europe s’imagine défendre, l’Union européenne s’est politiquement subordonnée à Washington. Elle a placé son autonomie et sa politique de sécurité entre les mains de l’Otan. Dans les faits, l’Europe n’est plus qu’un auxiliaire, une province au sein de la politique américaine au sens large.

Le prétexte de l’Ukraine sert également de fourrage à une équipe de fanatiques européens du climat qui voient dans la crise énergétique une occasion d’imposer la défossilisation de l’Europe, par le biais d’une économie dirigée imposée – plaçant ainsi la politique énergétique européenne, elle aussi, sous la tutelle de Washington.

Cette dernière position – adopter le rationnement de l’énergie – donne effectivement aux Etats-Unis l’occasion d’assimiler pleinement l’Europe à l’économie américaine. Ce n’est pas un hasard si l’euro et le dollar s’échangent à parité aujourd’hui. Une crise de l’euro, de l’eurodollar et de la dette souveraine se développe en même temps que la crise énergétique et économique ; d’autre part, elle impose au système de l’euro des pressions structurelles telles qu’elles pourraient entraîner sa fracture finale.

Il ne s’agit pas tant de décisions politiques volontaires de la part des Etats membres de quitter la zone euro (bien que cela puisse se produire) que de pressions structurelles ne laissant aucune alternative – dans le sens où l’on pointe un «pistolet sur la tête». Oui, il pourrait y avoir un euro plus petit et plus étroit, avec la dette des Etats les plus faibles transférée dans une «structure de défaisance», tandis que les bons actifs sont vendus pour quelques centimes. Appelez-le euro, si vous voulez, mais à l’avenir, ce sera le dollar en réalité.

Alastair Crooke, ancien diplomate britannique, fondateur et directeur du Conflicts Forum basé à Beyrouth. Il a été une figure de premier plan dans le renseignement militaire britannique (MI6) et dans la diplomatie de l’Union européenne.

Sourcehttps://reseauinternational.net/la-chine-linde-et-liran-se-rangent-derriere-la-russie/

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Poutine se lâche à propos de l’Europe

Par Moon of Alabama – Le 2 octobre 2022

Voici des extraits du discours prononcé par Vladimir Poutine lors de la cérémonie de signature des traités d’adhésion des républiques populaires de Donetsk et de Lougansk et des régions de Zaporozhye et de Kherson à la Russie :

Les pays occidentaux affirment depuis des siècles qu’ils apportent la liberté et la démocratie aux autres nations. Rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité. Au lieu d’apporter la démocratie, ils ont supprimé et exploité, et au lieu de donner la liberté, ils ont asservi et opprimé. Le monde unipolaire est intrinsèquement anti-démocratique et non-libre ; il est faux et hypocrite de bout en bout.

Rappelez-vous que, pendant la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis et la Grande-Bretagne ont réduit en ruines Dresde, Hambourg, Cologne et de nombreuses autres villes allemandes, sans la moindre nécessité militaire. Cela a été fait de manière ostentatoire et, je le répète, sans aucune nécessité militaire. Ils n’avaient qu’un seul objectif, comme pour les bombardements nucléaires des villes japonaises : intimider notre pays et le reste du monde.

Les États-Unis ont laissé une profonde cicatrice dans la mémoire des peuples de Corée et du Vietnam avec leurs bombardements en tapis et l’utilisation du napalm et d’armes chimiques.

Ils continuent en réalité d’occuper l’Allemagne, le Japon, la République de Corée et d’autres pays, qu’ils qualifient cyniquement d’égaux et d’alliés. Quel genre d’alliance est-ce là ? Le monde entier sait que les hauts responsables de ces pays sont espionnés et que leurs bureaux et leurs maisons sont sur écoute. C’est une honte, une honte pour ceux qui font cela et pour ceux qui, comme des esclaves, avalent en silence et docilement ce comportement arrogant.

Ils appellent « solidarité euro-atlantique » les ordres et les menaces qu’ils adressent à leurs vassaux, ainsi que la création d’armes biologiques et l’utilisation de cobayes humains, y compris en Ukraine, pour la noble recherche médicale.

Ce sont leurs politiques destructrices, leurs guerres et leurs pillages qui ont déclenché la vague massive de migrants d’aujourd’hui. Des millions de personnes endurent des privations et des humiliations ou meurent par milliers en essayant de rejoindre l’Europe.

Ils exportent maintenant des céréales depuis l’Ukraine. Où les emmènent-ils sous prétexte d’assurer la sécurité alimentaire des pays les plus pauvres ? Où vont-elles ? Ils les emmènent vers ces mêmes pays européens. Seuls cinq pour cent ont été livrés aux pays les plus pauvres. Encore plus de tricherie et de tromperie mise à nue.

En fait, l’élite américaine utilise la tragédie de ces personnes pour affaiblir ses rivaux, pour détruire les États-nations. Cela vaut pour l’Europe et pour les identités de la France, de l’Italie, de l’Espagne et d’autres pays à l’histoire séculaire.

Washington exige de plus en plus de sanctions contre la Russie et la majorité des politiciens européens s’y plient docilement. Ils comprennent clairement qu’en faisant pression sur l’UE pour qu’elle renonce complètement à l’énergie et aux autres ressources russes, les États-Unis poussent pratiquement l’Europe vers la désindustrialisation dans le but de mettre la main sur l’ensemble du marché européen. Ces élites européennes comprennent tout mais elles le font quand même, elles préfèrent servir les intérêts des autres. Ce n’est plus de la servilité mais une trahison directe de leurs propres peuples. Si Dieu le veut, c’est comme ils veulent.

Mais les Anglo-Saxons estiment que les sanctions ne suffisent plus et ils se tournent désormais vers la subversion. Cela semble incroyable mais c’est un fait, en provoquant des explosions sur les gazoducs internationaux Nord Stream qui passent au fond de la mer Baltique, ils se sont en fait lancés dans la destruction de toute l’infrastructure énergétique de l’Europe. Qui en profite est clair pour tout le monde . Ceux qui en profitent sont bien sûr responsables.

L’ensemble du discours en dit beaucoup plus et mérite votre attention. (Pour ceux qui ne peuvent pas accéder au site du Kremlin, un fichier texte contenant le discours est disponible ici). En substance, Poutine fait de la Russie la nouvelle force de libération, de la même manière que l’Union soviétique l’a été pour de nombreux petits pays autrefois colonisés. Le « tiers monde » pourrait bien se tourner vers la Russie lorsqu’il aura besoin d’aide.

Mais l’Europe est foutue (lecture recommandée). Nos politiciens n’ont pas seulement permis à nos sociétés d’être minées par les États-Unis, mais ils y ont activement contribué. Ils continuent à le faire en dépit de la catastrophe économique et sociale que les États-Unis ont provoquée en détruisant l’accès de l’Europe à une énergie bon marché.

Seul un énorme changement dans l’opinion publique peut changer cela [Pour l’instant un tel changement n’est pas en vue, NdT]. Mon seul espoir est que la prochaine décennie, qui s’annonce bien sombre en Europe, apporte ces changements.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

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Opération Ukraine: «Biff! Allez jouer à colin-maillard au bord de la falaise!»*

30.09.32022  

Ces «journalistes» et «analystes» occidentaux, en particulier français, sont arrivés au plus haut degré d’abrutissement et d’aliénation, jusqu’à ne rien voir des dangers. Ils croient encore que les gens écoutent leurs excentricités intentionnelles ou dictées. La pire corruption d’un journaliste ou d’un analyste est de distordre la vérité pour tromper les gens! Ils sont ainsi plus dans le gangstérisme avec des malfaiteurs des crimes organisés. Le comble, est qu’ils ne le cachent plus! La guerre, dans cette Ukraine, avec la Russie a mis tout à nu!  

Avec la guerre en Ukraine, on voit bien que les atlantistes impérialistes ont perdu – non pas le nord et/ou le sud – mais carrément la boussole et la vue! Ce sont des signes effrayants et implacables qui prouvent la déchéance de l’ordre impérialiste occidental qui n’a que trop duré avec ses injustices ses prédations et ses agressions! Ils n’ont plus de morale et d’intelligence. Leurs «plans et actions» ne sont que des réactions instinctives ; tels des sangliers blessés. Leur arrogance et leur faux sentiment d’invulnérabilité les poussent à agresser d’abord, puis à réfléchir aux conséquences ensuite ; pour répliquer avec plus d’insanités et ainsi de suite pour se retrouver face à des situations inextricables et dévastatrices qui leur fait dire, par effronterie et inconscience, que c’est parce qu’ils n’en ont pas assez fait! 

En fait, c’est de bonne guerre! Plus ils en font avec leur «système» diabolique de pensée, de menterie et de propagande, plus ils sombrent dans la déchéance, plus ils perdent du terrain, plus ils touchent le fond et bizarrement … plus ils continuent à creuser ce fond! Il ne leur reste plus qu’à enjamber la falaise ou admettre les changements irréversibles dans le monde et s’y accrocher! Gageons qu’ils vont poursuivre cette voie jusqu’à la limite du précipice! 

Cette aliénation touche encore plus les intellectuels et responsables qui décident ou veulent décider de l’avenir de leur pays et celui des autres pays (par esprit néocolonialiste)! L’exemple de François Bayrou avec son intervention «cosmique» (comme disait François Asselineau) est atypique: «Si Vladimir Poutine ne livre plus de gaz à l’Europe, c’est justement la preuve que les sanctions européennes lui font du mal…». A ce point? Il nous rappelle cet autre titre de dingue sur «Libération»: «Derrière la chute de Marioupol, une défaite russe». Ils s’offusquent (tout en condamnant) des ripostes russes à leurs sanctions, même de l’arrêt du gaz qu’ils ont décidé pourtant de proscrire ; se voyant les maîtres qui sanctionnent et non l’élève! Mieux, la Ursula [von der Leyen] va jusqu’à menacer les Italiens d’un: «Nous avons des outils» s’ils votent dans le  »mauvais sens » (lors des prochaines élections italiennes!)». Les responsables non élus sont souvent enclins à plus de culot pour imposer les choses par la menace et le dictat sans risquer une sanction populaire. C’est l’avantage des bureaucrates. C’est le cas aussi de Josep Borrell et de ses collègues de l’Union européenne. Quelle dégénérescence!  

Vu ainsi, les pays anciennement colonisés, dits du tiers-monde, sous-développés, sans culture, apparaissent, avec cette affaire ukrainienne – que dénude la Russie – plus raisonnables, plus sages, plus habiles, plus moraux et plus humains que cet Occident qu’un léger vent ouralien a mis à nu, laissant se manifester ses tares, ses travers, ses manques de principes et ses maléfices!  

Malgré leur position de victime, les Russes sont plus méthodiques et raisonnables. Tout ce qui est perçu par les atlantistes comme une faiblesse de l’armée russe, cette dernière semble les laisser le croire pour mieux les impliquer et se découvrir afin de les réduire. Quand c’est le cas, ils les laissent encore dans leur doute et leurs narratifs débiles pour qu’ils en fassent davantage! Curieusement, à tous les coups ça marche, car les leçons de l’Histoire ne sont pas du niveau de l’incompétence des dirigeants occidentaux! Elles ne sont pas dans leur activité intellectuelle préférée, prioritaire et compréhensible! Pour eux, l’objectif de «dénazifier et démilitariser» l’Ukraine n’est qu’une vue de l’esprit de Poutine, une propagande, pour échapper à une débandade militaire et économique assurée face à une coalition d’une «communauté internationale» composée des Etats-Unis (le chef de file) l’Union européenne, le Royaume-Uni, le Canada et le Japon! Leur «vérité» et leur puissance, croient-ils, ne peut que triompher face à un seul pays!  

Ces six premiers mois nous ont donné plus qu’un aperçu, malgré l’engagement de 10 % seulement des capacités russes semble-t-il.  

En effet, pour l’Armée russe, pourquoi faire dans la précipitation en lançant de fortes forces terrestres de la coalition russo-donbassienne, et perdre inutilement des soldats, quand la tactique de se retirer, en laissant les champs libres à être occupés par les ukro-nazis, a fait ses preuves du fait de l’incompétence crasse des forces otaniennes. Laisser les forces otano-ukro-nazies essaimer les terrains à découvert puis permettre à la redoutable artillerie et à l’aviation d’accomplir leur mission à distance. Un ennemi est plus vulnérable étant visible qu’en défensive bunkérisée. Cela a réussi et ça réussi encore! Alors, «n’interrompez jamais un ennemi qui est en train de faire une erreur» (Napoléon Bonaparte). 

Contrairement aux atlantistes qui feignent, par arrogance, tout savoir sur la Russie, cette dernière feint aussi de leur faire croire qu’ils sont dans le vrai tout en leur distillant habilement ce qu’ils veulent savoir pour élaborer leurs tactiques. Ils doivent bien se demander, in fine, quelle est cette «main» mystérieuse qui met en échec toutes leurs actions? Disons que c’est la «main» qui veut prendre en même temps la Russie et l’Europe pour dominer le Monde. Cette main qui veut, comme dit un proverbe perse, porter «deux pastèques dans une seule main».  

Pendant que les atlantistes – ayant épuisé leurs ressources disponibles, leurs idées saugrenues et leurs boîtes à mensonges – voient leur échec imminent devant les coups de boutoir de l’armée alliée russo-donbassienne, ils s’évertuent encore à faire, dans la diversion, de ce qu’ils nomment «mobilisation» partielle en Russie. Pour détourner l’attention sur l’Ukraine, des médias internationaux parlent de manifestations anti-guerre en Russie, sans envergure, pour les présenter comme une «révolution Russe». Au même moment, on voit des populations entières russophones (de l’est et du sud) des régions du Donbass, de Zaporijia et de Kherson (Odessa suivra), martyrisées depuis au moins 2014 par le régime de Kiev, organiser des référendums d’intégration à la Fédération de Russie. Ironie du sort, ils répondent, d’une certaine manière, à Volodymyr Zelensky qui a demandé à tous les prorusses d’Ukraine (qui sont des millions) de quitter le pays pour la Russie! Ils l’ont fait collectivement tout en restant sur leur terre, dans leur ville, dans leur maison.  

En voulant tout avoir par insolence, dédain et complexe de supériorité, ils se voient par leur abrutissement perdre irréversiblement l’essentiel de «leurs» territoires, avec une recomposition du monde en leur défaveur. 

 Quand on observe l’Onu et ses satellites, les organisations comme les ONG devenir des structures entièrement contrôlées par les Etats-Unis… 

Quand on entend un Emmanuel Macron reprocher aux pays «non alignés» – ayant pour la plupart subit la colonisation, l’agression atlantiste, le néocolonialisme, l’impérialisme occidental, l’ingérence, les «révolutions de couleur» et les «printemps arabes» en vue d’un changement de régime pour les pays réfractaires à leur hégémonie, les coups d’Etat – leur «neutralité» et de ne pas avoir condamné «l’hégémonie et l’impérialisme russe» (rien que ça!), aussi «oubliant» les génocides de la France en Afrique, ses ingérences, taisant qu’il a cédé la souveraineté de son pays -la France- aux Américains en jouant leur partition, c’est que le bonhomme est, soit inapte à gouverner, soit il est «gazé», soit habité par un «djinn» anglo-américain, soit venu d’une autre planète!  

Quand on voit toute leur philosophie «humaniste», tous leurs «principes», toutes leurs «valeurs» tomber comme peau de chagrin pour devenir instruments de tromperie et d’escroquerie des nations, le reste du monde est bien en droit de les réfuter, dans le fond et la forme quand cela vient précisément d’eux! Des valeurs qui ne valent d’ailleurs que par le bon usage qu’on en fait dans la vie et non que l’on prétend avoir; dans ce cas on rabâche des mots! 

Quand il n’y a de modèle de civilisation et de règles dans le monde que les leurs qu’ils veulent imposer pas la contrainte sans possibilité de faire admettre les différences naturelles, historiques, culturelles, religieuses, coutumières, géographiques, climatiques – tout y entre! 

Quand toutes les relations internationales dans tous les domaines, régies par des lois et des règles concertées, sont bafouées par une minorité se sentant puissante, au point où vos biens sont séquestrés, volés, où l’on se ligue pour vous bloquer, par chantage, tous les moyens d’échange, de transport, de communication et de paiements dans le but de vous contraindre à vous soumettre à ses desiderata sinon vous détruire, la situation devient grave car on touche à l’existentiel. Ce qui pousse à réfléchir à d’autres issues et moyens.  

Alors, il y a bien de quoi choisir rapidement un autre camp plus sécurisé, sans plus de réflexion. Le camp de la diversité, de la souveraineté, du vrai respect des valeurs humaines, de la non-ingérence, du respect des droits des conventions et des contrats, de la coopération véritable, sincère et équitable!  

Certainement celui d’un «nouvel ordre mondial multipolaire» qui laisse les peuples et les Etats souverains vivres leur volonté, dans leurs libres choix des voies pour leur développement dans tous les domaines et ce, sans véto, sans ingérence, sans dictat ou tutelle d’une puissance hégémonique quelconque! 

* Citation extraite du film Retour vers le futur 2 de Robert Zemeckis, lorsque Lorraine s’adresse à Biff Tannen

Amar Djerrad, journaliste et analyste algérien

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L’explosion des gazoducs est une formidable opportunité selon Blinken, le ministre américain des affaires étrangères

Accrochez-vous bien !

Pour le secrétaire d’État américain Blinken, l’équivalent de notre ministre des affaires étrangère, le sabotage contre les pipelines NordStream 1 et 2 est une « opportunité formidable » pour « éliminer une fois pour toutes la dépendance à l’énergie russe » !

Alors ne faisons pas du complotisme.

Dire cela n’est pas forcément avouer que les Américains auraient fait sauter les fameux gazoducs.

Mais dire cela nous apprend ou nous confirme plusieurs choses.

1/ Les Etats-Unis n’ont jamais vu d’un bon œil la dépendance européenne à l’énergie russe.

2/ L’explosion des gazoducs est pour les Etats-Unis une « opportunité formidable » également pour vendre du GNL et valoriser leur gaz de schiste en le vendant à l’Europe.

3/ Le cynisme américain est incontestable.

Il est tout aussi incontestable que les Etats-Unis profitent nettement plus du « crime » que la Russie.

Il n’y a pas dire c’est une « formidable opportunité ».

Et c’est pour l’ensemble de ces raisons, que la juste politique française était celle menée par le Général de Gaulle, celle de l’indépendance et du non alignement sur aucune des grandes puissances, car le non alignement c’était la non dépendance vis-à-vis des Etats-Unis comme de l’URSS.

Le secrétaire d'État américain Blinken a déclaré que le sabotage contre les pipelines #NordStream est une "opportunité formidable" pour "éliminer une fois pour toutes la dépendance à l'énergie russe".
Oui, une belle opportunité pour le gaz de schiste 🇺🇸 pic.twitter.com/unxBTrFr6l

— Carėne Tardy (@Carene1984) October 2, 2022

Charles SANNAT

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Les Etats-Unis et le nouvel ordre mondial de Brzezinski

03.10.2022

Wright Mills dans son livre L’élite du pouvoir (1956), indique que la clé pour comprendre l’agitation nord-américaine se trouverait dans la sur-organisation de sa société.

Ainsi, l’establishment serait «le groupe d’élite formé par l’union des sous-élites politiques, militaires, économiques, universitaires et médiatiques des Etats-Unis», des lobbies de pression qui seraient interconnectés par «une alliance agitée basée sur leur communauté d’intérêts et dirigée par la métaphysique militaire», un concept qui repose sur une définition militaire de la réalité et qui aurait transformé l’économie en une guerre économique permanente.

De son côté, Zbigniew Brzezinski, dans un article publié dans la revue Foreign Affair (1970), expose sa vision du «Nouvel Ordre Mondial» en déclarant qu’ «une vision nouvelle et plus audacieuse est nécessaire (la création d’une communauté de pays développés qui peuvent traiter efficacement les grands problèmes de l’humanité». Sa vision vient d’une théorie qu’il esquissera dans son livre Entre deux âges: Le rôle des Etats-Unis à l’ère technotronique (1971), où il explique que l’ère du rééquilibrage est arrivée pour la puissance mondiale, puissance qui doit passer entre les mains d’un nouvel ordre politique mondial basé sur un lien économique trilatéral entre le Japon, l’Europe et les Etats-Unis.

Dans le livre précité Entre deux âges (1971), il prône également le contrôle de la population par une élite à travers la «cybermanipulation» en déclarant: «L’ère technotronique implique l’apparition progressive d’une société plus contrôlée et dominée sans les contraintes des valeurs traditionnelles, il sera, donc, bientôt possible d’assurer une surveillance quasi continue de chaque citoyen et de tenir à jour des dossiers complets contenant même les informations les plus personnelles sur le citoyen, dossiers qui feront l’objet d’une récupération instantanée des autorités», qui préfigurerait déjà la mise en œuvre ultérieure du programme PRISM.

De même, dans un discours prononcé lors d’une réunion du Council on Foreign Relations (CFR), l’ancien conseiller de Carter prévenait que «la domination américaine n’était plus possible en raison d’une accélération du changement social portée par la communication instantanée qui a provoqué le réveil universel de la conscience politique des masses (Global Political Awakening) et qui s’avère préjudiciable à la domination extérieure comme celle qui prévalait à l’ère du colonialisme et de l’impérialisme». Donc, après l’échec de la tentative de contrôle par le programme PRISM, dans les années à venir années, nous assisterons à la fin de la démocratisation de l’information, avec l’impossibilité d’un accès direct au réseau dans le sillage des politiques restrictives mises en place par des pays comme la Chine, la Russie, la Turquie, la Thaïlande ou l’Iran.

Le 11 septembre et la dérive totalitaire des USA. Selon le Los Angeles Times, Brzezinski lors d’une audition devant la commission sénatoriale des relations étrangères en 2007, a expliqué qu’ «un scénario possible pour une confrontation militaire avec l’Iran implique un acte terroriste sur le sol américain dont l’Iran serait tenu responsable. Cela pourrait aboutir à une action militaire américaine «défensive contre l’Iran, qui inclurait l’Irak, l’Afghanistan et le Pakistan», d’où l’on déduit la possibilité d’une nouvelle attaque contre les Etats-Unis qui serait faussement attribuée à l’Iran pour provoquer son invasion et une dérive totalitaire ultérieure des Etats-Unis, similaire à celle enregistrée avec George W. Bush après le 11 septembre 2001. Ainsi, un mois après les attentats du 11 septembre, le gouvernement de George W. Bush a secrètement décidé d’annuler l’une des les principales protections constitutionnelles de ce pays (habeas corpus) à travers la loi dite USA-Patriot Act sous prétexte de sa lutte contre le «terrorisme» selon des documents officiels révélés fin 2005 dans une série de reportages du New York Times.

De même, le journal susmentionné rapportait l’existence du réseau d’espionnage électronique le plus sophistiqué au monde (le programme dit PRISM ou Big Brother), un outil de surveillance des communications des citoyens non américains à travers leurs métadonnées (un véritable monstre virtuel qui aurait étendu ses tentacules aux serveurs d’entreprises telles que Google, Apple, Microsoft, AOL, Facebook et Yahoo), programmes tous deux approuvés par le Congrès américain à la demande de l’administration Bush en 2007 mais qui, par inertie apathique, fut poursuivi sous le mandat Obama. Comme point culminant de cette dérive totalitaire des Etats-Unis, il y aurait la signature par Barack Obama de la Loi sur l’autorisation de la défense nationale (National Defense Authorization Act) qui permet aux autorités militaires de détenir indistinctement des citoyens américains partout dans le monde (sans préciser les charges qui lui ne sont imputées ni la durée de la détention). Barack Obama réserve son interprétation personnelle de l’article 1021 de ladite loi pour, selon ses propres termes, «s’assurer que toute détention autorisée sera effectuée conformément à la Constitution et aux lois de la guerre».

L’Europe. Zbigniew Brzezinski a expliqué dans le magazine National Interest en 2000, «les Européens seront plus immédiatement exposés au risque dans le cas où un impérialisme chauvin animerait à nouveau la politique étrangère russe» et esquissé un plan qui passerait par l’expansion de l’Otan à des limites insoupçonnées dans les années 1990 et à la mise en place du nouveau système européen de défense antimissile (Approche adaptative européenne progressive-EPAA). Ce système est, en fait, un bouclier antimissile global dans lequel des intercepteurs de missiles situés sur des plateformes mobiles peuvent abattre des cibles dans un espace commun (basé sur les données transmises par tous les radars et systèmes de reconnaissance optoélectroniques), avec l’objectif machiavélique, après une première attaque surprise des USA – qui détruirait le potentiel nucléaire russe sur son propre territoire- de pouvoir neutraliser ensuite la riposte au moyen des missiles stationnés en Pologne.

Dans un premier temps, la Russie et l’Otan ont convenu de coopérer à la création du bouclier antimissile pour l’Europe en novembre 2010 lors du sommet bilatéral de Lisbonne, car pour Moscou, il était vital que l’Otan offre de réelles garanties que ce système ne viserait pas la Russie et aurait un document juridiquement contraignant à cet égard. Mais, l’administration Obama, suite à l’inertie mimétique de l’administration Bush d’ignorer la Russie, a jusqu’à présent refusé d’offrir de telles garanties par écrit. Compte tenu du contexte actuel de guerre froide américano-russe, il est prévisible que les USA se décident enfin à achever la quatrième phase du déploiement du bouclier antimissile en Europe (IAMD) ce qui aurait pour réplique côté russe l’installation à Kaliningrad du nouveau missile balistique intercontinental  – «le tueur de bouclier antimissile» des USA selon les mots du  vice-premier ministre russe Dmitri Rogozine – ainsi que la réactivation de la course aux armements entre les deux grandes puissances.

Doctrine du «choc des civilisations». En 1978, Zbigniew Brzezinski déclarait dans un discours: «Un arc de crise s’étire le long des rives de l’océan Indien, avec des structures sociales et politiques fragiles dans une région d’une importance vitale pour nous qui menace de se fragmenter. La Turquie et l’Iran, les deux Etats les plus puissants du flanc sud sont potentiellement vulnérables aux conflits ethniques internes et si l’un des deux venait à être déstabilisé, les problèmes de la région deviendraient incontrôlables». Il a fini de dessiner cette théorie dans son livre Le grand échiquier – L’Amérique et le reste du monde (1997), considérée comme la Bible géostratégique de la Maison Blanche ainsi que le livre de chevet des générations successives de géostratèges et de politologues. Pour Zbigniew Brzezinski «une collision américano-iranienne» aurait des effets désastreux pour les Etats-Unis et la Chine tandis que la Russie en sortirait grande gagnante. Rappelons que l’Iran a acquis une dimension de puissance régionale grâce à la politique erratique des Etats-Unis en Irak.

L’objectif de Zbigniew Brzezinski est aussi la confrontation avec l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), fondée en 2001 par les Cinq de Shanghai (Chine, Russie, Kazakhstan, Kirghizistan, Tadjikistan). La Doctrine Carter inspirée par lui (1980), avait pour objectif la mise en place au Proche et Moyen-Orient du soi-disant «chaos constructif», basé sur la maxime attribuée à l’empereur romain Jules César «diviser pour régner». Zbigniew Brzezinski était d’avis que la vraie puissance dans le monde est la Russie et la Chine, les seuls pays ayant une réelle capacité à résister aux Etats-Unis et au Royaume-Uni et sur lesquels ils devraient concentrer leur attention.

Germán Gorraiz López, analyste politique

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Hier — 4 octobre 2022Vos flux RSS

L’avenir de l’UE est à nouveau incertain

03.10.2022 

Dans le contexte des événements autour de l’Ukraine, les contours d’un nouvel ordre mondial se dessinent. A cet égard, non seulement les différends sur les moyens de poursuivre le développement politique et socio-économique, sur les perspectives de devenir un pôle autonome d’influence internationale s’intensifient dans l’UE. Les incertitudes accrues au sein de l’UE, qui semblaient s’être atténuées après le divorce avec le Royaume-Uni, reviennent au premier plan.

Ces dernières années, les crises stratégiques ont envahi l’UE avec une régularité certaine. Jusqu’à présent, dans tous les cas, les partisans de l’unité européenne ont réussi à maintenir au moins la cohésion externe de l’Union. Ainsi, lors des négociations sur le Brexit, l’Allemagne et la France sont parvenues à la conclusion d’un accord définitif plutôt aux termes de Bruxelles, impliquant le paiement effectif, au sens littéral et figuré du terme, d’une sorte d’indemnité. Dans le même temps, le processus de négociation avec le Royaume-Uni a accru les différences entre Bruxelles et Varsovie, Budapest, Vienne et Rome. Cela a montré que les raisons sous-jacentes qui ont poussé les Britanniques à voter pour la sortie de l’UE n’ont pas disparu.

En 2020, la crise du coronavirus a d’abord mis à nu la fragilité de l’unité européenne à un degré qu’une Europe unie n’avait jamais connu auparavant. L’incapacité de l’UE à dépasser les Etats-nations souverains est devenue évidente pour tous. Bien qu’à l’avenir les membres de la Communauté soient parvenus à se consolider et à se mettre d’accord sur un Plan commun pour surmonter les conséquences de la pandémie, qui est estimé à près de 810 milliards d’euros à prix courants, la question du financement du Plan par l’émission d’un la dette commune a failli conduire l’Union à se scinder.

A l’heure actuelle, l’allocation de fonds déjà officiellement convenus à des pays individuels s’accompagne de dures pressions sur un certain nombre de questions politiques et idéologiques. Enfin, cette année, la première réaction de l’UE à l’escalade de la crise ukrainienne a paru très forte. Cependant, cette fois, les désaccords ne se sont pas fait attendre. En mai, l’UE s’est divisée sur l’embargo sur le pétrole russe. La position particulière de la Hongrie était ouvertement soutenue par au moins trois autres Etats membres. En conséquence, un refus total d’acheter du pétrole russe ne s’est pas produit. 

Fin juin, les membres de l’Otan de l’UE se sont divisés en trois groupes. Les faucons (Hawks), qui incluent les Etats membres directement limitrophes de la Russie, dont la Pologne, les pays «autruches», du sud et de l’extrême ouest, et les «pigeons» qui ont réuni sous leurs auspices la plupart des principaux pays de l’UE, appelant à la conclusion rapide d’un accord d’armistice. Maintenant, l’initiative d’établir un «prix plafond» pour le pétrole russe à partir du 5 décembre, qui à Bruxelles et dans les principales capitales de l’UE était déjà considérée comme une «affaire morte», a de nouveau été remise en question.

Une série interminable de crises alimente un problème stratégique de longue date pour l’UE. Au cours des 30 dernières années, à chaque fois que le consensus au sein de l’UE commence à s’essouffler, les voix des partisans de l’idée proposée par Helmut Kohl – d’une «Europe à des vitesses différentes» -le concept de «Kerneuropa»- commencent à retentir plus fort.

En 2019, The Economist a présenté deux scénarios de ce type pour l’avenir de l’UE. Le premier, modérément positif, suppose que l’UE sera capable de se transformer en une «structure à plusieurs niveaux» au sein de laquelle les Etats membres et leurs coalitions informelles interagiront comme des planètes tournant sur des orbites différentes. Plus ils sont forts, plus leurs intérêts mutuels se croisent profondément dans un domaine particulier. Pour différentes tâches, diverses «coalitions de pays intéressés», «coalitions de volonté» seront formées au sein de l’UE.

La deuxième option est plus négative. Le déclin de l’UE sera plus prononcé. La faiblesse chronique de l’économie éclipsera les ambitions géopolitiques et d’intégration à long terme. Les accords entre les membres deviendront à court terme et thématiquement limités puisque chacun mettra ses propres intérêts au premier plan. Les défis et les menaces externes conduiront à une augmentation des sentiments isolationnistes et de l’aliénation entre les Etats. L’effondrement de l’UE d’ici 2030 ne se produira pas. Cependant, une Communauté de plus en plus fragmentée perdra progressivement de sa compétitivité internationale. Et, le niveau de vie et la population de l’UE diminueront.

Aujourd’hui, le président français, Emmanuel Macron, et le président du Conseil européen, Charles Michel, s’expriment activement en faveur de l’approche  d’ une Europe à plusieurs vitesses. Ils proposent d’enregistrer l’état réel des choses alors qu’il existe depuis longtemps des coalitions plus ou moins formelles au sein de l’UE qui ne comprennent pas l’ensemble des 27 membres. Il est même proposé d’étendre le concept aux pays tiers. Dans ce cas, les candidats à l’adhésion à l’UE et les pays partenaires pourraient participer aux travaux des institutions communes de l’Union dans le cadre des domaines politiques dans lesquels ils ont atteint le plein respect des «normes de l’UE».

Le chancelier allemand Olaf Scholz est prêt à aller encore plus loin dans ses propositions. Il promeut des thèses qui sonnent comme la candidature de Berlin au rôle de leader stratégique, sinon de nouvel hégémon, de l’UE. Fin août, résumant sa position, Olaf Scholz a appelé l’UE à se préparer à une nouvelle expansion dans les Balkans occidentaux et dans l’espace post-soviétique jusqu’en Géorgie.

Pour cela, selon Berlin, il faut abandonner le principe de l’unanimité dans la prise de décisions dans le domaine de la politique étrangère et fiscale pour transformer l’UE en une union «géopolitique» capable d’actions «décisives» à l’échelle mondiale . A cet égard, le chancelier allemand a proposé de former une «force de réaction rapide européenne» d’ici 2025 et de créer un système de défense aérienne unifié en Europe.

Une telle ligne suscite une inquiétude naturelle et croissante des membres orientaux de l’UE car il semble que les Européens de l’Ouest recherchent délibérément des mécanismes pour accroître leur influence sur les «nouveaux venus» d’Europe centrale et orientale. Les Européens de l’Est craignent à juste titre d’être «déclassés» lorsqu’il s’agit de prendre les décisions les plus importantes de la Communauté, notamment la détermination des priorités stratégiques, l’élaboration d’une politique étrangère et de défense commune.

Philippe Rosenthal

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Zelensky attaque Elon Musk pour avoir proposé une solution pacifique au conflit ukrainien

Musk a suggéré que les élections soient refaites sous la supervision de l’ONU. « La Russie part si c’est [la] volonté du peuple », a-t-il déclaré dans un tweet.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a suggéré qu’Elon Musk soutenait la Russie en proposant un hypothétique scénario de paix dans le conflit entre les deux nations d’Europe orientale.

Le tweet de M. Zelensky intervient après que l’ambassadeur d’Ukraine en Allemagne, Andriy Melnik, s’en est pris à M. Musk en lui disant « f*ck off ».

Zelensky a tweeté un sondage avec la question « quel Elon Musk préférez-vous ? », les options étant « Celui qui soutient l’Ukraine » et « Celui qui soutient la Russie ».

Which @elonmusk do you like more?

— Володимир Зеленський (@ZelenskyyUa) October 3, 2022

La proposition de M. Musk prévoyait la tenue d’un nouveau référendum dans les régions annexées qui ont récemment voté en faveur de l’adhésion à la Russie dans ce qui a été qualifié de « simulacre » par les observateurs, dont le ministre britannique des affaires étrangères, James Cleverly.

Les responsables électoraux installés par la Russie ont déclaré une victoire écrasante avec 93 % des bulletins de vote dans la région de Zaporizhzhia en faveur de l’annexion, contre 87 % à Kherson, 98 à Luhansk et 99 à Donetsk.

M. Musk a suggéré que les élections soient refaites sous la supervision de l’ONU. « La Russie part si c’est [la] volonté du peuple », a-t-il déclaré dans un tweet.

« La Crimée fait formellement partie de la Russie, comme c’est le cas depuis 1783 (jusqu’à l’erreur de Khrouchtchev). » L’hypothèse prévoit également que l’approvisionnement en eau soit assuré en Crimée, et que l’Ukraine reste neutre tout au long du processus.

« Il est très probable que ce soit le résultat final, la question est juste de savoir combien de personnes mourront avant », a déclaré Musk.

Ukraine's ambassador lashes out at Elon Musk's peace proposal, telling him to "fuck off" and saying no Ukrainian will buy his "Tesla crap" pic.twitter.com/egrhbA3rEA

— BNO News (@BNONews) October 3, 2022

La Russie a exécuté des référendums paralysants dans le passé. En 2014, les autorités russes ont organisé un référendum sur la péninsule ukrainienne de Crimée. La Russie a ensuite annexé la Crimée sur la base des résultats du vote.

« Il convient également de noter qu’une issue possible, bien qu’improbable, de ce conflit est la guerre nucléaire », a noté Musk dans un tweet de suivi. « La Russie procède à une mobilisation partielle. Ils passent à une mobilisation de guerre totale si la Crimée est en danger. La mort des deux côtés sera dévastatrice. »

« La Russie a une population trois fois supérieure à celle de l’Ukraine, la victoire de l’Ukraine est donc peu probable dans une guerre totale. Si vous vous souciez du peuple ukrainien, cherchez la paix. »

Lire aussi : Elon Musk exprime son intérêt à faire des affaires avec Rumble

Source : The Post Millennial – Traduit par Anguille sous roche

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Aujourd’hui — 5 octobre 2022Vos flux RSS

Les États-Unis perdent leur domination militaire par rapport à la Chine

04.10.2022 

Un think-tank américain affirme que les États-Unis ne pourront pas vaincre la Chine et conseille de ne pas s’engager à défendre Taïwan. 

Les ministres de la Défense des États-Unis, du Japon et de l’Australie se sont mis d’accord d’élargir leur coopération militaire pour réagir à la menace émanant de la Chine pour Taïwan et toute la région indopacifique. 

Après une réunion à la base américaine à Hawaï, le chef de la défense japonaise Yasukazu Hamada a déclaré que les trois pays étaient très préoccupés par le comportement agressif de la Chine, notamment par les essais de missiles balistiques lancés lors de la visite sur l’île de Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants des États-Unis, et tombés dans la zone économique exclusive du Japon. 

La déclaration des trois ministres comporte à la fois un message belliqueux et modéré. Ils ont également appelé à régler de manière pacifique les problèmes entre Pékin et Taipei. 

D’un autre côté, la vice-présidente américaine Kamala Harris, lors de son récent voyage au Japon et en Corée du Sud, a déclaré que les États-Unis agiraient sans crainte ni hésitation aussi bien vis-à-vis du détroit de Taïwan que de toute l’Asie. 

Washington ne fait que dérouler davantage la spirale de la tension par ses déclarations contradictoires. Ce qui n’a pas été apprécié par toute la communauté d’experts américains. L’influent Brookings Institution a publié un rapport indiquant que les États-Unis ont perdu leur domination sur la Chine en termes d’armes conventionnelles en Asie orientale. C’est pourquoi il leur serait plus difficile d’empêcher une attaque sur Taïwan. 

Le document rappelle que l’armée chinoise investit de plus en plus dans les missiles, le renseignement, les moyens de transmission, les communications et la cyberguerre. « Il est difficile de prédire l’issue d’une confrontation sino-américaine pour Taïwan, on ne peut pas dire que la victoire des États-Unis et de leurs alliés soit garantie », reconnaissent les auteurs du rapport. 

Mais le général Anthony Cotton, dont la candidature a été avancée par la Maison Blanche au Sénat au poste de chef des opérations nucléaires du Pentagone, a déclaré que l’arme nucléaire pourrait permettre d’empêcher une attaque sur Taïwan. Brookings Institution balaye cette idée. La guerre à cause de l’île, indique le rapport, ferait forcément « augmenter le risque d’une escalade préméditée ou non préméditée ». 

Il était estimé jusqu’à récemment que la Chine possède environ 200 ou 300 ogives nucléaires. Alors que les États-Unis et la Russie en possédaient plus de 4.000 chacun. Mais en novembre dernier, le Pentagone a annoncé que d’ici 2027 la Chine pourrait disposer de plus de 700 ogives, et d’au moins 1.000 d’ici 2030. Sachant que si les États-Unis voulaient de nouveau obtenir un avantage en matière d’armes nucléaires, ils seraient confrontés à de sérieux obstacles. Il s’agit de l’engagement de la Maison Blanche à maintenir la stabilité stratégique et le contrôle des armes nucléaires. « Mais même en surmontant ces obstacles, les États-Unis ne pourraient probablement pas obtenir une quantité suffisante de plutonium pour concurrencer la Chine, sans parler de la Russie », précise le rapport. 

Cette situation n’est pas réjouissante pour Washington. Quelle solution propose-t-on? Du point de vue des intérêts américains il serait préférable d’éviter un engagement ferme à défendre Taïwan. Au lieu de cela, les États-Unis et leurs alliés doivent clairement faire comprendre qu’ils « se sépareront de la Chine économiquement et réduiront leur dépendance économique de Pékin ». Par conséquent, il ne faut pas espérer pouvoir empêcher le conflit ou le terminer à des conditions acceptables en cas d’usage de l’arme nucléaire. Telle est la suggestion du think-tank. 

Cependant, il est trop tôt pour dire que Washington a perdu sa position dominante. Les forces armées américaines possèdent une grande expérience de participation à divers conflits, d’interaction entre tous les types de forces armées – l’aviation, la flotte, l’armée de terre. Et elles disposent de systèmes de renseignement spatiaux. Comme le montre l’exemple en Ukraine. Peu de choses sont connues sur la Chine en ce sens. Les Américains sont très probablement plus forts. Sachant qu’ils ont plus de capacités pour frapper les régions les plus vulnérables de la côte orientale de la Chine. Ils peuvent utiliser des missiles, l’aviation et la flotte. Les capacités de la Chine sont moindres. Mais surtout, les États-Unis et la Chine sont étroitement liés économiquement. Le chiffre d’affaires du commerce bilatéral dépasse 700 milliards de dollars. 

En ce qui concerne l’option nucléaire, en cas de conflit chaque partie est capable d’infliger à l’adversaire un préjudice inacceptable. Pékin a déclaré à plusieurs reprises qu’il n’avait pas l’intention de concurrencer Washington quant au nombre d’armes nucléaires.

Alexandre Lemoine

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Burkina Faso: le rejet de la Françafrique au summum

04.10.2022

S’il est encore difficile de déterminer la voie que choisiront les nouvelles autorités burkinabés après le récent coup d’Etat militaire, une chose demeure évidente: le rejet quasi-total de l’orientation françafricaine par les populations concernées. Un rejet qui, s’il n’est pas écouté correctement, ne fera que relancer d’autres révolutions populaires.

Une fois de plus, Paris voit très mal les événements en cours dans ce qu’il considère comme son prétendu pré-carré, une notion qu’il devra fort probablement oublier au plus vite. Et ce qui fait le plus mal aujourd’hui au système néocolonial de la Françafrique, et plus généralement à l’establishment occidental, ce ne sont pas tant les coups d’Etat militaires communément appelés comme tels dans le mainstream médiatique de l’Ouest, mais bien les mobilisations sans précédent des populations africaines.

Après tout et si l’on prend les principaux échecs jusqu’à présent pour l’establishment hexagonal en Afrique francophone, à savoir la Centrafrique et le Mali, les deux cas restent différents et ressemblants au même moment. Différents dans le sens de l’organisation des pouvoirs concernés, ressemblants car jouissant d’un très large soutien populaire à l’intérieur des pays cités.

Plus que cela, et comme nous avons souvent répétés dans le passé – les cas de la RCA et du Mali – d’exemples longtemps cités comme étant parmi les plus négatifs à l’échelle continentale en raison de l’insécurité quasi-chronique – sont désormais devenus d’énormes sources d’inspiration pour beaucoup d’autres nations du continent africain.

Pour revenir au Burkina Faso, les experts africains s’accordent à dire que quelle que soit la suite des orientations choisies par le nouveau pouvoir, suite au coup d’Etat conduit par le capitaine Ibrahim Traoré, le principal étant de ne pas faire le jeu de Paris. Car c’est précisément ce que reprochent les citoyens burkinabés à Paul-Henri Damiba, déchu à la suite de ce nouvel coup d’Etat militaire.

Quant aux drapeaux russes que portaient de nombreux manifestants au Burkina Faso, comme d’ailleurs à l’instar d’autres pays africains, si en Occident beaucoup sont ceux qui souhaitent y voir une «main de Moscou», la réalité démontre plutôt qu’ils sont, une fois de plus, si loin du compte.

La réalité étant surtout que les Africains rejettent, sans plus le moindre doute, massivement la politique hexagonale et occidentale – aussi bien vis-à-vis de leurs pays respectifs, de leur continent, et plus généralement à l’échelle internationale. Quant à la Russie, beaucoup de citoyens africains la voient si ce n’est pas comme la force libératrice, alors au moins stabilisatrice, qui contribue à apporter la sécurité, notamment face aux divers groupes terroristes, tout en remettant de l’ordre face à l’arrogance néocoloniale occidentale. Une arrogance que les Africains, dans leur très large majorité, ne toléreront plus jamais.

Et ce qui fait effectivement si peur aux élites occidentales, c’est que si bien même quand elles arrivent à corrompre certains nouveaux pouvoirs africains en place, ou du moins à les forcer à faire marche arrière sur certaines de leurs promesses, évidemment ce schéma ne marche vis-à-vis des millions et des millions de citoyens africains, qui se revendiquent du panafricanisme et de la multipolarité.

Au Mali comme en Centrafrique, où le pouvoir militaire dans le premier cas, civil dans le deuxième, marchent main dans la main avec les aspirations populaires, représentent le plus grand et principal défi aux néocolonialistes résolus, des néocolonialistes nostalgiques du diktat unipolaire par la même occasion.

Dans le cas du Burkina Faso, s’il est encore trop tôt à connaitre les choix stratégiques qui se feront par le nouveau pouvoir en place, l’essentiel étant qu’il ne pourra se permettre de ne pas prendre en compte les attentes de la population burkinabé. Et si en Afrique très nombreux sont ceux qui associent déjà le leader malien Assimi Goïta au légendaire Thomas Sankara, les autorités du Burkina Faso devront encore attendre et démontrer si une telle comparaison avec leur grand compatriote pourra elle aussi se faire à leur encontre.

Mikhail Gamandiy-Egorov

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La Turquie s’éloigne de l’Occident: stratégie ou tactique?

04.10.2022 

La tendance actuelle dans la politique turque sur le dossier syrien visant à élargir les contacts avec Damas se limite pour le moment au dialogue entre les chefs de renseignements. Bien qu’il soit déjà question de rencontres éventuelles entre les ministres des Affaires étrangères, voire les présidents des deux pays. 

C’est Ankara qui est l’instigateur dans ce processus. 

Le 19 août, le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré de nouveau qu’il ne fallait « en aucun cas rompre la diplomatie » avec Damas et qu’il était nécessaire de « garantir la poursuite des démarches dans les relations avec la Syrie ». Alors qu’une source turque haut placée de l’agence iranienne Tasnim, qui a souhaité garder l’anonymat, a annoncé que la Turquie était résolue à rétablir les relations, et l’opposition syrienne devra s’y résigner. 

De son côté, la Syrie se dit également prête à rétablir les relations, mais avance des conditions préalables intransigeantes: Ankara doit retirer toutes ses troupes du nord du pays et cesser de soutenir les groupes terroristes sur le territoire syrien. 

Certes, les autorités turques n’accepteront pas des ultimatums, mais la recherche d’un compromis réel doit commencer tôt ou tard. Au moins parce que ni Damas ni Ankara ne tolèrent la structure étatique kurde dans le nord-est de la Syrie. D’autant que le commandement du corps expéditionnaire turc est loin de contrôler les combattants sur les territoires occupés, et leurs attaques provoquent parfois des affrontements entre des militaires turcs et syriens, alors qu’en Turquie même grandit le mécontentement provoqué par la présence de millions de réfugiés du pays voisin. 

Si Washington perçoit les discussions sur un rapprochement turco-syrien hypothétique comme une menace indirecte pour les intérêts américains dans la région, pour Ankara il s’agit d’un autre moyen d’afficher son indépendance dans les relations avec les alliés occidentaux. Ainsi que faire une révérence en direction de Moscou. 

Or de telles révérences, directes ou voilées, sont devenues plus fréquentes dernièrement. Parmi les cas récents il est possible de citer le blocage de facto de l’adhésion de la Suède et de la Finlande à l’Otan et, ce qui est encore plus important pour la Russie aujourd’hui, la position turque par rapport à l’opération militaire spéciale en Ukraine. 

Le gouvernement turc a appelé plusieurs fois les partenaires occidentaux à essayer de comprendre les motivations des actions de la Russie. Dans une récente interview à la chaîne américaine PBS, le président turc a constaté que son homologue russe « place les intérêts de son pays en priorité » et s’est prononcé pour la poursuite d’un dialogue aussi bien avec Kiev qu’avec Moscou. 

Le porte-parole du président turc Ibrahim Kalin, à son tour, a qualifié les actions de la Russie en Ukraine comme « méritant d’être condamnées », mais a souligné que ce n’était pas « un hasard », car elles résultent d’un « ordre mondial incorrect » avec les États-Unis en tête. 

Le refus d’Ankara d’adhérer aux sanctions antirusses a provoqué un mécontentement à part de ses alliés occidentaux. Dans son dernier rapport sur la Turquie (7 juin 2022), le Parlement européen a exigé du partenaire récalcitrant de revoir sa position par rapport à la Russie, aux autorités et aux oligarques russes, ainsi que de cesser d’être un « refuge pour les capitaux et les investissements russes ». Le ministre turc des Finances Nureddin Nebati s’est empressé de rassurer les hommes d’affaires turcs en disant qu’ils ne doivent pas craindre des restrictions éventuelles des États-Unis à cause du travail avec des clients russes. Ce qui ne semble pas être des paroles de l’air, car il n’est pas de coutume en Turquie de renoncer à la possibilité de gagner de l’argent. 

Et l’apothéose de la démonstration de l’autonomie d’Ankara en politique étrangère a été la déclaration de Recep Tayyip Erdogan concernant la volonté de son pays d’adhérer à l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), considérée en Occident comme une coalition concurrente, voire un antagoniste de l’Otan. En répondant aux critiques des alliés européens à cet égard, le président turc a souligné qu’il n’était pas subordonné à l’UE dans ses actes. 

Et quelques jours plus tard, il a déclaré: « Des changements paradigmatiques ont eu lieu dans nos relations avec l’Asie. » 

Difficile à dire dans quelle mesure le président turc était sincère en parlant de changement de paradigme, car les zigzags de la politique étrangère de la Turquie n’étonnent plus personne. 

On pourrait néanmoins supposer que l’éloignement actuel par rapport à l’Occident acquiert un caractère long et durable. Des élections présidentielle et législatives sont attendues en Turque en été 2023. La lutte politique s’intensifie et, d’après les sondages, les positions « de départ » du dirigeant turc et du parti au pouvoir laissent à désirer. D’autant qu’il ne fait aucun doute que l’Occident s’efforcera d’aider l’opposition plus docile et proche d’esprit. Par conséquent, M. Erdogan doit montrer aux électeurs une Turquie complètement indépendante et des partenaires forts en politique étrangère. 

Moscou soutient cet éloignement en affichant une attitude démonstrativement respectueuse envers les autorités turques actuelles, les aidant à renforcer leur autorité internationale en tant que principal médiateur dans le conflit ukrainien, n’empêchant pas la Turquie d’accroître sa présence dans le Caucase du Sud et en Asie centrale.

Alexandre Lemoine

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L’UE est confrontée à la recherche difficile d’une indépendance énergétique

 04.10.2022

Après une canicule durant l’été, le froid soudain enveloppe la France et l’Europe. De nombreux pays européens vont avoir des débats houleux sur la question des énergies fossiles. La Russie est traditionnellement un important fournisseur de pétrole et surtout de gaz et de charbon. Pour l’UE, se passer de ces énergies, c’est un défi herculéen. Même, si il existe des alternatives, aucune ne donne pleinement satisfaction. Il y va de la question de la sécurité des pays d’Europe.

L’UE est totalement dépendante. Plus de 70 % de l’énergie disponible européenne est d’origine fossile. Le pétrole (36%), le gaz (22%) et le charbon (11%) dominent à eux trois les autres sources d’énergie, même si leur part dans le mix en Europe a diminué de 11 points depuis 1990, fait savoir  le site Touteleurope. En raison des infrastructures nécessaires pour les échanges énergétiques, les fournisseurs sont essentiellement des pays voisins.

L’énergie nucléaire et les énergies renouvelables sont deux autres sources d’énergie en théorie porteuses d’indépendance pour les Européens. Elles sont faiblement polluantes, voire pas du tout et peuvent être produites localement sans dépendre de fournisseurs étrangers. Elles ne pèsent, cependant, que 15,5% (pour les énergies renouvelables) du mix énergétique européen et 13% (pour le nucléaire) représentant moins d’un tiers de la production totale. C’est en servant d’appui qu’elles peuvent agir pour une politique d’indépendance énergétique. Mais, elles ne peuvent actuellement en être la base énergétique.

Le conflit en Ukraine a mis en lumière la question de la dépendance européenne par rapport aux énergies fossiles produites par le pays se trouvant bombardé de sanctions massives par l’Occident. La Russie fournit près du quart des importations de pétrole de l’UE et près de la moitié des importations de gaz et de charbon. Elle est, de fait, le premier partenaire énergétique de l’UE. Les gazoducs et oléoducs russes tissent une toile sur le réseau européen à travers trois grandes voies de passage: l’Ukraine, au centre; la mer Baltique, au nord, avec les projets dit North Stream 1 et 2 à destination de l’Allemagne; et la mer Noire, au sud, à travers notamment le gazoduc Turk Stream, qui fait de la Turquie une plaque tournante énergétique vers l’Europe du Sud. La Norvège – à une échelle bien moindre – intervient comme second fournisseur de l’UE en énergies fossiles. Elle représente environ 20% des achats en gaz et 18% des achats en pétrole.

Les élites européennes réalisent que la dépendance des Européens à l’égard des énergies fossiles russes n’est pas seulement une menace pour leur souveraineté économique, mais aussi un frein à leur capacité à agir sur le terrain géopolitique. N’ayant pas les moyens matériels et politiques à sortir de cette situation, ils se sont retrouvés dans un cul-de-sac en prenant brutalement conscience des difficultés à pouvoir effacer la Russie comme fournisseur. 

La recherche de fournisseurs alternatifs est un combat dur. Le pétrole russe ne constitue, certes, que 25% des importations de l’UE mais il fait quand même de Moscou son premier fournisseur et il apparaît difficile de remplacer à court terme la carte russe. Il faut réaliser que la somme des réserves de l’Agence internationale de l’énergie et des réserves inutilisées de l’OPEP – si les pays membres acceptent de les débloquer – avec la production possible de l’Iran et du Venezuela – si dans l’hypothèse d’un accord permettant de rétablir leurs relations commerciales avec l’Occident – ne représente que les trois quarts des exportations russes globales. Seulement en partie, il semble possible de les remplacer. Cependant, cela suppose des conditions politiques et économiques plutôt favorables. Le remplacement des livraisons de gaz est d’autant plus sensible. A partir de 2018, la Russie avait tendance à augmenter ses exportations de GNL pendant que la production européenne était à la baisse. L’UE s’est trouvée dans une accentuation de sa dépendance envers les exportations russes.

En adoptant des sanctions massives, l’UE a été obligée dans l’urgence de chercher des solutions de remplacement. Les alternatives au GNL russe au sein de l’UE ou bien à ses frontières sont, en réalité, assez limitées. Au sein des pays de l’UE, les Pays-Bas ou la Roumanie pourraient augmenter en théorie leur production. Ces pays font face à des difficultés politiques. L’exploitation de leurs réserves de gaz soulève des problématique sécuritaires, juridiques et écologiques. 

La Norvège, l’Azerbaïdjan, l’Algérie, sont envisagés comme des solutions pour obtenir de l’énergie. Encore, une fois, ces alternatives paraissent, également, limitées. Le niveau des volumes fournis et la capacité d’exportation vers l’espace européen sont limités. Ces trois pays pourraient fournir au mieux un volume supplémentaire cumulé de 10 milliards de mètres cubes. Cela représente à peine 10% du volume de gaz russe que les Européens tentent de remplacer. A noter que ce chiffre est valable dans le cas où ces trois fournisseurs exporteraient à leur maximum. Si l’achat de gaz norvégien ne devrait pas poser de difficultés, les solutions algérienne et azerbaïdjanaise paraissent plus incertaines. L’Algérie est en proie depuis plusieurs années à de sérieux troubles politiques qui menacent sa stabilité. Le pouvoir en place pourrait être tenté de fournir l’énergie en priorité à son développement intérieur au lieu de l’exporter. Pour l’Azerbaïdjan, de loin le plus gros producteur potentiel dans ce groupe des trois pays, il manque le raccord direct aux réseaux européens. Pour exporter son gaz, il faudrait passer, soit par la Russie, une solution peu envisageable ou via par la Turquie qui mettrait l’UE dans une situation de dépendance vis-à-vis d’Ankara. Les tensions actuelles entre Arméniens et Azerbaïdjanais risquent de faire sauter la lune de miel avec Bakou. 

D’autres fournisseurs comme les Etats-Unis, étant en bonne position pour jouer ce rôle, peuvent intervenir. Cette possibilité ne paraît pas être optimale pour les Européens. Le transport de GNL sur de longues distances augmente mécaniquement son coût d’achat. La facture énergétique va donc augmenter de manière mathématique.  L’ensemble des volumes fournis par ces producteurs externes ne semble pas pouvoir excéder 40 milliards de mètres cubes, soit même pas la moitié du volume russe.

Le remplacement des stocks de charbon semble plus simple à réaliser. A contrario du gaz et du pétrole, c’est plus facile de les transporter. Il est, donc, ici, possible de s’approvisionner chez des fournisseurs lointains. Divers Etats européens ont réussi à déjà diversifier leurs approvisionnements pour avoir des stocks importants. Ici, le risque est de voir le charbon -source d’énergie fortement polluante- prendre la place du gaz qui est, lui, plus écologique.

Des Etats européens confrontés aux réalités. Face à la réalité, les pays européens n’arrivent pas à tomber sur un accord. On a les Etats d’Europe centrale et orientale qui n’ont pas accès aux énergies nucléaires ou hydrauliques et qui dépendent de la Russie alors que ceux d’Europe occidentale subissent beaucoup moins cette pression. L’Espagne -tout en recevant du GNL des Etats-Unis- est directement raccordée au réseau des gazoducs algériens. La nature du mix énergétique de chaque pays crée des situations différenciées. Les Etats européens fonctionnant avec l’énergie nucléaire ou avec d’autres sources non-fossiles, comme l’hydraulique avec les barrages ou les parcs éoliens, ont plus de choix face aux exportations russes. Pour la France, à titre d’exemple, le gaz ne représente que 15% du mix énergétique français, pour plus de 40% concernant le nucléaire qui est sa première source énergétique. Ainsi, la dépendance énergétique de la France est beaucoup plus faible que pour l’Allemagne qui a décidé d’en finir avec l’énergie nucléaire en 2010.

 Ayant des situations différentes en Europe, des tensions relatives à la politique à adopter vis-à-vis de la Russie vont surgir. La Hongrie, par exemple, fortement dépendante de la Russie, connaît la tentation de voir à la baisse les sanctions ou de les refuser. La marche de manœuvre des pays possédant des accès aux énergies non-fossiles est plus élevée. Et, c’est à ce moment que les autres Etats membres pourraient demander un effort solidaire en redistribuant leur manne énergétique. Cela n’est pas du tout certain que la cohésion européenne demeure solide alors que le froid de l’hiver arrive avec des menaces de pénuries et de révoltes sociales. 

En raison des erreurs politiques passées des élites de l’UE, l’entité politique européenne doit trouver dans l’urgence plus d’indépendance énergétique. L’UE ne peut répondre à cette question sur le court terme car diversifier ses fournisseurs ne règle pas totalement le problème et cela ne retire pas les difficultés liées à la dépendance énergétique. La crise, qui a opposé l’Espagne et l’Algérie en 2021-2022, a bien montré cette limite. La stratégie de l’UE se heurte au facteur temps dans la faisabilité. La réalisation rapide de nouveaux partenariats ne peut que partiellement remplacer le fournisseur russe. L’exploitation des hydrocarbures de schiste reste une option et d’en importer des Etats-Unis, comme en augmentant l’emploi du charbon dans le mix énergétique. 

Ce n’est que sur la durée que l’UE peut trouver une solution pour remplacer l’énergie russe. La question est de savoir si l’UE pourra résister à cette crise historique qu’elle a décidé si rapidement et donc si elle pourra effectuer ses réformes écrites sur le papier.

Pierre Duval

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