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Hier — 17 janvier 2022Le Saker Francophone

Le parti de la guerre a gagné. La Russie est désormais libre d’agir unilatéralement

Par : Wayan

Par The Saker – Le 13 janvier 2022 – Source The Saker’s Blog

Tout d’abord, une mise à jour rapide sur le Kazakhstan : l’OTSC commencera son retrait demain et cette opération sera terminée le 19 janvier (je ne sais pas si quelqu’un informera Blinken de la rapidité du départ des Russes). Cette opération est véritablement un triomphe pour la Russie et ses alliés.

On dit que l’espoir meurt en dernier, et aujourd’hui il semble que tout espoir que nous aurions pu avoir soit mort. Une série de négociations d’une semaine n’a apparemment rien donné. Si certaines voix saines d’esprit plaidaient en faveur d’une solution négociée, elles ont été noyées dans l’immense chœur des politiciens russophobes hystériques qui, se sentant en sécurité par leur nombre, ont dit à l’ours russe d’aller se faire voir.

C’est un triomphe pour les néoconservateurs américains et pour leurs protégés de l’UE.

Alors, où allons-nous maintenant ?

C’est assez évident : La Russie va entamer une politique d’actions unilatérales visant à promouvoir les intérêts nationaux vitaux de la Russie. Bon nombre de ces actions feront monter la pression sur les États-Unis, l’UE et l’OTAN. Plutôt que d’essayer de deviner ce qui va se passer, je préfère attendre que ces actions unilatérales soient rendues publiques.

Une bonne nouvelle est que le missile Zircon est maintenant officiellement accepté pour le service. Cela tombe bien, c’est sûr.

Je conclurai ce court billet en disant que, selon mon opinion strictement personnelle, le moment est venu pour la Russie de rompre toutes ses relations diplomatiques avec au moins les pires pays de l’Occident, à commencer par les États-Unis eux-mêmes, bien sûr. Pourquoi ?

Parce qu’avoir des relations diplomatiques avec des amis, des partenaires ou des homologues généralement civilisés et dignes de confiance a du sens. La plupart des pays occidentaux ne remplissent pas ces conditions, alors à quoi bon ?

77 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’Occident a bouclé la boucle et est revenu à son homéostasie messianique habituelle : mégalomanie raciste, illusions sur sa propre invulnérabilité et son invincibilité.

Cela envoie un message puissant et important à toute la zone B, en particulier à la Chine.

La Russie a-t-elle eu raison de s’engager dans ces négociations ?

Oui, absolument. Un pays qui a perdu 27 millions de ses citoyens à cause de la mégalomanie occidentale avait le devoir moral d’essayer de tout faire pour éviter une autre guerre. Oui, les chances de succès étaient infinitésimales. Mais moralement, la Russie devait essayer et elle l’a fait.

Maintenant que ses mains ont été déliées, elle peut faire ce qu’elle juge nécessaire.

C’est bien ainsi.

La principale question qui se pose maintenant est la suivante : à combien s’élèvera cette fois le prix à payer pour ramener l’Occident messianique à la réalité ?

Nous le saurons bientôt.

Andrei

Par The Saker – Le 14 janvier 2022 – Source The Saker’s Blog

Dans une déclaration faite mercredi, l’ambassade de Russie à Londres a partagé un article récent du Telegraph disant que l’administration du président étasunien, Joe Biden, a employé des météorologues pour prévoir quand Moscou allait lancer une offensive et une invasion de l’Ukraine. La Russie a rétorqué à ce plan en suggérant que les fonctionnaires étasuniens feraient plutôt mieux de louer les services d’astrologues.

J’ajouterai simplement que penser que l’hiver en Russie peut empêcher les militaires de se battre est d’une stupidité à couper le souffle. Cependant, puisque le Telegraph peut afficher de telles absurdités, cela montre que le grand public occidental a également été complètement hypnotisé et peut donc être nourri de n’importe quelle connerie sans que cela lui fasse froncer les sourcils.

Alors que les dirigeants de l’Empire (déjà mort) consultent des météorologues (ou même des astrologues ?), ils passent complètement à côté de la réalité fondamentale de la guerre moderne. Ils semblent particulièrement ignorants de trois faits fondamentaux :

La guerre moderne est principalement menée à distance, avec des armes à longue portée, ce qui rend la manœuvre par le feu beaucoup plus importante que la manœuvre par les forces.

La guerre moderne accorde une importance considérable aux défenses aériennes intégrées qui travaillent ensemble dans le cadre de systèmes automatisés de gestion de la bataille. Les missiles de défense aérienne modernes peuvent abattre des cibles situées à plusieurs centaines de kilomètres. Aucun système de défense aérienne occidental ne peut arrêter les armes hypersoniques.

La guerre moderne est avant tout non linéaire, c’est-à-dire qu’elle ressemble plus au football classique qu’au football américain : chaque joueur (disons chaque groupe tactique de bataillon) « suit/bloque » un autre joueur plutôt que d’essayer de tenir une ligne pour défendre un territoire.

Ceux qui pensent que Poutine prépare une attaque de type Seconde Guerre mondiale ne comprennent tout simplement pas du tout la guerre moderne.

Je voudrais conclure par deux petites notes :

Mobilité stratégique vs opérationnelle/tactique

Les États-Unis peuvent déployer très rapidement une force militaire à peu près n’importe où sur la planète, tant que cet endroit n’a pas de défenses aériennes modernes. Cela signifie qu’en termes de mobilité stratégique, les États-Unis restent le leader du déploiement d’une force légère très loin de chez eux.

Les forces mobiles russes sont beaucoup plus lourdes que leurs homologues américaines. Une division aéroportée russe est entièrement mécanisée et dispose de sa propre artillerie, de ses propres blindés, de ses propres moyens de guerre électronique, etc. En raison de ce poids, il est impossible pour les Russes d’utiliser, par exemple, des IL-76 ou des An-124 pour déployer une telle division aéroportée (ou une brigade ou même un bataillon) quelque part en Afrique ou en Amérique latine. Toutefois, en sacrifiant ainsi la mobilité stratégique, la Russie obtient une mobilité opérationnelle/tactique dont les pays de l’OTAN et des États-Unis ne peuvent que rêver. En termes simples, la Russie n’a pas les moyens de déployer un bataillon d’infanterie complet quelque part dans le lointain Paraguay, mais elle a les moyens de transporter une importante force aéroportée (jusqu’à plusieurs divisions) n’importe où à l’intérieur de la Russie (cela s’applique particulièrement aux forces désignées comme « réserve du commandant en chef ») ou, très approximativement, dans un rayon d’environ 1000 km de la frontière russe. Une fois débarquée, cette force disposera non seulement d’une puissance de feu que les forces occidentales mobiles ne peuvent même pas espérer acquérir un jour, mais elle pourra également se déplacer rapidement étant, comme je l’ai mentionné, totalement mécanisée (le déplacement de la Rusbat de Bosnie à Pristina a bien illustré bien ce type de capacité).

Tout cela pour montrer à quel point toutes les discussions sur la présence de forces russes à 100, 200 ou même 400 km de la frontière ukrainienne sont totalement stupides. Si nécessaire, la Russie pourrait facilement déplacer une très grande force (encore une fois, entièrement mécanisée) vers la frontière ukrainienne ou même dans l’Ukraine contrôlée par les nazis. Je ne crois pas qu’ils aient de tels plans (car la Russie a de bien meilleures options) mais la Russie a certainement la possibilité de renforcer très rapidement les 100 000 soldats qui seraient actuellement à 400 km de la frontière ukrainienne.

Cuba, Venezuela, Nicaragua, etc.

J’entends beaucoup de spéculations sur le déploiement de missiles (ou de forces) russes dans le style de la « crise des missiles de Cuba », soit à Cuba, au Venezuela, au Nicaragua ou dans d’autres pays amis d’Amérique latine. Je ne dirais jamais jamais (Poutine aime surprendre), mais à mon avis, à part la réouverture de la base de renseignement russe à Lourdes, la Russie ne déploiera pas réellement de missiles dans aucun de ces pays.  Il y a plusieurs raisons à cela :

La Russie n’a pas besoin de déplacer ses missiles, car elle a maintenant les moyens de frapper l’ensemble du territoire continental des États-Unis avec un large éventail d’armes à longue portée.

Ces pays sont tous plus ou moins instables, et la question de la protection des systèmes d’armes (ou des forces) russes avancés contre d’éventuels troubles politiques est un casse-tête dont personne en Russie n’a besoin.

Le déploiement de systèmes d’armes ou de forces dans un pays souverain nécessite des consultations et des négociations étroites avec le pays hôte (y compris une SOFA).  Pourquoi ces casses têtes si la Russie peut agir unilatéralement sans consulter qui que ce soit ?

Enfin, non seulement la Russie peut menacer les États-Unis continentaux sans impliquer aucun pays tiers, mais elle peut également menacer les intérêts américains là où ils sont les plus vulnérables : à l’étranger (notamment au CENTCOM et dans la région de l’Extrême-Orient et du Pacifique). Personnellement, j’espère vraiment voir des livraisons de systèmes d’armes russes importants à l’Iran et à la Chine. Cela étant dit, aider les pays d’Amérique latine comme Cuba, le Venezuela, le Nicaragua, la Bolivie, le Chili ou tout autre pays luttant pour sa souveraineté serait une très bonne idée. Cuba bénéficierait tout particulièrement des défenses aériennes russes modernes et des capacités de guerre électronique.

Pour l’instant, parlons plutôt des « sanctions infernales » et même des « sanctions personnelles contre Poutine » ou de l’incapacité des chars russes à faire face à la neige (ou à la boue) à l’endroit exact où l’URSS a vaincu l’Europe unie sous Hitler pendant la Seconde Guerre mondiale ou, avant cela, l’Europe unie sous Napoléon.

Franchement, il me semble que les fous de 3B+PU ont totalement pris le contrôle de l’Empire, et l’histoire montre comment cela se termine chaque fois que ces « génies » et « hyènes » s’impliquent dans la politique internationale.

Enfin, j’espère vraiment que la Russie parviendra à protéger la LDNR contre les Ukronazis, mais SANS intervention militaire directe en Ukraine (je n’ai aucun problème avec des efforts indirects niables pour aider la LDNR). Une telle non-invasion serait le cauchemar ultime des Anglo-sionistes et j’espère vraiment qu’ils y parviendront !

Andrei

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

Le piège du Tapering de la Fed est une arme, pas une erreur de politique

Par : hervek

Par Brandon Smith − Le 24 décembre 2021 − Source Alt-Market

En 2018, à l’approche de Noël, la Réserve fédérale a commencé à flirter publiquement avec l’idée de mettre fin aux achats d’actifs, de réduire son bilan et de s’engager dans une réduction globale des mesures de relance. J’ai beaucoup écrit à ce sujet à l’époque, ainsi que sur ma position selon laquelle la Fed pouvait et allait réduire ses dépenses, au moins pendant une courte période, ce qui entraînerait un effondrement accéléré des actions. Cela s’est effectivement produit, mais, comme nous le savons tous, la Fed a fait marche arrière peu de temps après.

Ce revirement a été perçu par beaucoup comme la preuve que la Fed ne procéderait « jamais » à un retrait complet et que les mesures de relance se poursuivraient éternellement. J’ai pensé qu’il pouvait s’agir d’un essai en vue d’une réduction plus agressive des taux d’intérêt à l’avenir. J’ai soutenu que la Fed poursuivrait ses mesures de relance jusqu’à ce que la stagflation devienne évidente pour le public, et qu’alors un jeu prudent de boucs émissaires devrait être joué et qu’une autre réduction progressive commencerait.

Il est également important de comprendre qu’un grand nombre de personnes dans les médias économiques ont également soutenu que, le dollar étant la principale monnaie de réserve mondiale, la banque centrale pouvait imprimer des dollars à perpétuité sans conséquences inflationnistes. Cette notion est devenue un élément fondamental de la Théorie monétaire moderne (TMM).

Bien sûr, la TMM est une absurdité totale. Il y a TOUJOURS des conséquences à une création monétaire excessive, même pour les monnaies de réserve mondiales. Peu importe que vous essayiez de fixer le prix de votre monnaie nationale sans comparaison avec les monnaies étrangères ; dans le cadre du globalisme et de l’interdépendance économique, c’est la vitesse de circulation de la monnaie qui compte. Si un pays imprime avec un abandon sauvage, ces dollars vont acheter moins de travail, moins de production et moins de biens à l’étranger. Rien ne défait les lois de l’offre et de la demande, pas même la création stratégique de dettes.

Nous en sommes à nouveau au stade où l’inflation des prix liée à l’impression monétaire se heurte à la dépendance totale du marché boursier aux mesures de relance pour rester à flot. Certains continuent de prétendre que la Fed ne sacrifiera jamais les marchés en réduisant ses taux d’intérêt. Je dis que la Fed ne s’en soucie pas vraiment, elle attend seulement le bon moment pour débrancher l’économie américaine.

Dans des articles précédents, j’ai décrit la Réserve fédérale comme un « kamikaze idéologique ». Certaines personnes n’ont toujours pas compris ce concept et je suis stupéfait de voir comment elles rationalisent de nombreuses actions de la Fed, comme si les personnes qui la dirigent étaient « inconscientes » des dommages qu’elles causent.

D’abord et avant tout, non, la Fed n’est pas motivée par les profits, du moins pas principalement. La Fed est capable d’imprimer des richesses à volonté, elle ne se soucie pas des profits – elle se soucie du pouvoir et de la centralisation. Sacrifierait-elle « la poule aux œufs d’or » des marchés américains pour obtenir plus de pouvoir et un globalisme total ? Absolument. Les banquiers centraux sacrifieraient-ils le dollar et feraient-ils sauter la Fed en tant qu’institution afin d’imposer un système monétaire mondial aux masses ? Il n’y a aucun doute ; ils ont mis l’économie américaine en danger dans le passé afin d’obtenir plus de centralisation.

Au début de la Grande Dépression, la Fed a augmenté les taux d’intérêt pour les rendre faibles après des années de stimulation artificielle des marchés avec des dettes à faible coût. Cela a prolongé le crash déflationniste pendant de nombreuses années. Ce n’est que plusieurs décennies plus tard, lorsque l’ancien président de la Fed Ben Bernanke a prononcé un discours célébrant le 90e anniversaire de l’économiste Milton Friedman, qu’un responsable de la banque centrale a finalement admis que l’organisation était coupable de la débâcle de la Dépression.

En bref, selon Friedman et Schwartz, en raison de changements institutionnels et de doctrines erronées, les paniques bancaires de la Grande Contraction ont été beaucoup plus graves et étendues que ce qui aurait normalement dû se produire lors d’un ralentissement économique.

 

Permettez-moi de terminer mon exposé en abusant légèrement de mon statut de représentant officiel de la Réserve fédérale. Je voudrais dire à Milton et Anna : « En ce qui concerne la Grande Dépression. Vous avez raison, nous l’avons fait. Nous sommes vraiment désolés. Mais grâce à vous, nous ne le referons pas. »

 

– Ben Bernanke, 2002

Ce que Ben Bernanke n’a pas admis, c’est que la crise déflationniste artificielle a largement profité aux alliés de la Fed – les banquiers d’affaires internationaux. Des sociétés comme JP Morgan et Chase National se sont soudainement retrouvées dans une position privilégiée pour prendre un pouvoir illimité aux États-Unis. Mais comment ?

Peu d’Américains réalisent aujourd’hui qu’il y a cent ans, le secteur bancaire était hautement décentralisé. En fait, il y avait à l’époque des milliers de petites banques communautaires dans tout le pays qui n’étaient pas rattachées à des banques titanesques comme JP Morgan. L’un des plus grands coups de la Grande Dépression a été qu’au moins 9000 de ces petites banques ont été détruites par le crash ou absorbées par les banques internationales. Il n’y avait plus de concurrence locale aux grandes entreprises, elles dominaient désormais tous les marchés du crédit.

Si vous vouliez un prêt ou si vous vouliez ouvrir un compte d’épargne après la dépression, vous deviez passer par une petite poignée de méga-conglomérats. La centralisation complète de la finance avait été réalisée et la Fed a contribué à ce résultat. S’agissait-il d’une pure coïncidence et d’une négligence de la part de la Fed, ou bien savait-elle exactement ce qu’elle faisait ?

Pour être clair, le piège du « Taper » contre le stimulus et de la stagflation contre l’effondrement déflationniste est seulement un piège pour le public américain, il n’est PAS un piège pour la Fed.

Encore une fois, ils ne se soucient pas de la survie de l’économie américaine. Ils détruisent lentement notre système financier et notre monnaie depuis plus de 100 ans et ils ont accéléré le processus depuis le crash de 2008 ; pourquoi voudraient-ils soudainement le sauver maintenant ? La Fed peut réduire son taux d’intérêt ou non. Je prédis qu’elle va une fois de plus réduire officiellement ses taux, du moins pendant un certain temps. Reste à savoir si elle continuera à le faire et pour combien de temps. Dans les deux cas, le pouvoir d’achat du dollar est toujours menacé et l’inflation des prix en sera toujours le résultat.

Si la Fed s’en tient aux achats d’actifs et aux taux d’intérêt ultra-bas, la crise stagflationniste actuelle continuera de se développer. Si Biden obtient son « Build Back Better Plan », il faut s’attendre à une inflation des prix encore plus importante, car les projets d’infrastructure se transforment en monnaie-hélicoptère, de la même manière que les confinements Covids se sont transformés en chèques Covid mensuels. Ce stimulus n’a servi qu’à miner le marché du travail (à ce jour, de nombreux États ont encore des programmes d’aide sociale Covid en place en plus des allocations de chômage ordinaires, ce qui a alimenté la pénurie de travailleurs – ce n’est que le mois dernier que toutes les allocations ont commencé à s’épuiser).

L’argent-hélicoptère conduit également à une explosion de la demande de biens, ce qui entraîne une hausse des prix car la production ne peut suivre. En d’autres termes, plus de dollars pour moins de biens entraîne une hausse des prix.

En outre, la banque centrale est le plus grand investisseur en obligations américaines. Si la Fed augmente les taux d’intérêt dans la faiblesse et réduit les achats d’actifs, alors nous pourrions assister à une répétition de 2018 lorsque la courbe des taux a commencé à s’aplatir. Cela signifie que les obligations du Trésor à court terme finiront par avoir le même rendement que les obligations à long terme et que l’investissement dans les obligations à long terme chutera. Un dumping des obligations à long terme entraîne une baisse de la valeur des devises et un afflux de dollars vers les États-Unis. Résultat ? L’inflation.

Peu importe ce que fait la Fed, la conséquence sera inflationniste/stagflationniste. La seule différence, c’est que si elle réduit ses taux d’intérêt, il y aura également une baisse immédiate des actions et le crash global sera plus rapide. Certains pensent qu’un retournement de tendance des actions attirera davantage d’argent vers le dollar, ce qui pourrait se produire pendant une courte période. Toutefois, comme nous l’avons mentionné, si la courbe des taux s’aplatit ou si les obligations du Trésor sont instables, le dollar ne pourra pas non plus être sauvé.

La question la plus importante est de savoir pourquoi la banque centrale déclencherait délibérément cette crise.

La Fed ne sert pas les intérêts des États-Unis, elle sert les intérêts des banques internationales et l’agenda du globalisme. Il est ouvertement admis que les banques centrales nationales reçoivent leurs ordres d’une entité appelée la Banque des règlements internationaux, et cela inclut la Fed. La BRI est un consortium de banques centrales du monde entier qui dictent la politique générale des banques centrales. Si vous vous êtes déjà demandé comment il est possible pour la plupart des banques centrales nationales de modifier leur politique à l’unisson comme elles ont tendance à le faire, au lieu de réagir toutes différemment aux problèmes économiques, voici comment.

Il existe un article très intéressant publié par Harpers Magazine en 1983, intitulé « Ruling The World Of Money », que je recommande aux gens de lire s’ils veulent mieux comprendre comment la BRI opère et contrôle les décisions des banques centrales ordinaires.

Tout ce que fait la Fed sert à promouvoir les objectifs globalistes, et non les objectifs américains ou l’économie américaine. La Fed fait ce qu’on lui ordonne de faire. Et comment les globalistes profitent-ils du déclin de l’Amérique ? N’oublions pas l’agenda de la « Grand Reset«  dont le Forum économique mondial, le FMI et d’autres institutions se sont fait l’écho depuis le début de la pandémie. Ce que veulent les globalistes, c’est forcer le public à accepter un système mondial unique entièrement centralisé, fondé sur des idéaux socialistes, et qui comprendra une monnaie mondiale unique supplantant le dollar. Ils utiliseront tous les moyens à leur disposition pour y parvenir, que ce soit une crise pandémique ou une crise économique. En fait, ils sont parfaitement disposés à organiser les deux.

Il convient de noter que le FMI et la Banque mondiale ont récemment organisé une « simulation » (jeu de guerre) d’une telle crise. Le jeu impliquait une cyber-attaque contre les institutions financières mondiales, ce qui aurait conduit à un effondrement économique. J’ai mis en garde contre la propension des simulations mondialistes à se dérouler dans la vie réelle dans mon article « Cyberpolygone : Le prochain jeu de guerre mondialiste conduira-t-il à une autre catastrophe opportune ?«  Même la pandémie de Covid semble avoir été simulée seulement quelques mois avant que la réalité ne se produise, comme nous l’avons vu avec l’Event 201 organisé par le WEF et la Fondation Bill et Melinda Gates.

La panique liée au virus Covid que l’establishment a tenté de créer s’estompe, du moins aux États-Unis. Je continue à voir des preuves de l’échec de leur plan aux États-Unis, car près de la moitié des États bloquent désormais les obligations et les décrets de Biden rencontrent une forte résistance devant les tribunaux. Toute tentative de faire appliquer les passeports vaccinaux ou la vaccination forcée ici conduira à une guerre que le culte Covid perdra, c’est aussi simple que cela. Les globalistes vont donc avoir besoin d’une autre crise pour créer de nouvelles « opportunités », et une crise économique ferait parfaitement l’affaire.

Il est temps pour les économistes alternatifs de CESSER de considérer la Fed comme une institution égoïste qui se bat pour maintenir l’économie américaine à flot. Ce n’est pas la réalité. Il est également temps d’arrêter de prétendre que la Fed est un organisme qui ne sait pas ce qu’il fait et qui n’a pas la moindre idée de ce qu’il fait. Ces gens ne sont pas stupides, ils savent exactement ce qu’ils font. La Fed détruira notre économie si elle croit que le moment est propice pour créer un nouvel ordre mondial à partir du chaos. Lorsqu’ils débrancheront la prise (et ils le feront d’une manière ou d’une autre), ils doivent être tenus pour responsables en tant que conspirateurs cherchant à saboter, et non en tant que cancres ayant « fait des erreurs ».

N’est-il pas étrange que, quel que soit le nombre de catastrophes financières dans lesquelles les banquiers centraux sont impliqués, ils ne semblent jamais subir de conséquences et semblent toujours jouir de plus de pouvoir par la suite, au lieu de moins ? Même lorsque les institutions qu’ils dirigent s’effondrent, les banquiers eux-mêmes retombent toujours sur leurs pieds avec les objectifs du globalisme intacts. Il faut que cela cesse, et la seule façon d’y parvenir est de punir les personnes derrière les banques pour leur trahison et leur conspiration, au lieu de mettre tout cela sur le compte de la crédulité ou de la simple cupidité.

Brandon Smith

Traduit par Hervé pour le Saker Francophone

À partir d’avant-hierLe Saker Francophone

Des données sur « l’épidémie de Covid » par le réseau Sentinelle

Par : Wayan

Par le Collectif ReinfoCovid − Le 15 janvier 2022

Rappel sur le réseau Sentinelle

Ce sont 1400 généralistes et pédiatres, ainsi que des épidémiologistes de l’INSERM et de Sorbonne Université, dont les travaux de surveillance de la grippe et des infections respiratoires aiguës sont exploités par l’Institut Pasteur et l’European CDC depuis plus de 25 ans.

C’est le seul réseau qui observe en vie réelle les vraies COVID-19 (les malades
symptomatiques d’infections respiratoires aigües (IRA) à SARS-CoV-2 et non pas les PCR de nos concitoyens non malades.)

Où en est l’épidémie de COVID-19 ?

De toute l’année 2021, l’incidence réelle de la COVID-19 n’a jamais dépassé 35 cas pour 100 000 habitants par semaine 1.

En semaine 52, 47% des sujets éligibles à la vaccination n’étaient pas vaccinés, soit 53% de vaccinés 1.

Au même moment, les données SI-DEP fondées sur les PCR ont été systématiquement 10 fois supérieures (oscillant toute l’année entre 50 et 500/100 000 hab, jusqu’à 833/100 000 hab en semaine 51) : il s’agissait donc là de personnes testées positives mais majoritairement non malades d’IRA COVID-19.

Pour mémoire, le seuil épidémique de la grippe (une IRA particulière) a toujours été fixé autour de 170 / 100 000 habitants.

En semaine 52, seuls 3% de ces 43 831 nouveaux cas ayant consulté un généraliste ont été hospitalisés, et le taux d’hospitalisation n’a jamais dépassé les 5,4% en 2021 (pic entre s26 et s28) 1.

Que montre le bilan annuel de 2020 ?

L’activité hospitalière de février / mars 2020, appelée à tort « première vague », était une épidémie de grippe aux caractéristiques strictement similaires à celles des autres années (bilan annuel 2019 pour l’épidémie 2019-2020) 4.

Le surcroît d’activité dû à la COVID-19 à cette époque n’est pas connu.

Quant à l’épidémie 2020-2021, la surveillance s’est prolongée jusqu’en semaine 24 de 2021.

Sur toute cette période, l’incidence réelle (clinique) des COVID-19 n’a dépassé les 35 cas / 100 000 habitants qu’une fois avec un pic autour de 80 / 100 000 habitants en octobre 2020 (la première série de données avec un pic avant 2020-s15 [semaine 15, NdT] est uniquement « virologique » sans rapprochement clinique).

Sur 15 mois au moment du bilan de juillet 2020, l’estimation totale des cas de COVID-19 a été de 656 636 cas. Par comparaison, la grippe saisonnière (syndromes grippaux) fait tous les ans plus de 3 millions de cas dont la moitié sont de vraies grippes (virus influenza).

Avec 96,6% des cas ayant plus de 15 ans, la COVID-19, infection respiratoire aiguë, n’est donc pas une maladie pédiatrique.

Par comparaison, les IRA hors COVID-19 font 18,4% de cas en-dessous de 15 ans.

Enfin, 5,3% ont fait l’objet de demande d’hospitalisation par les généralistes, âge minimum 15 ans et médiane à 69 ans. C’est 10 fois plus que les demandes d’hospitalisation pour grippe saisonnière, ce qui se comprend bien étant donné l’âge élevé des patients atteints de forme grave de COVID-19.

En tout, c’est moins de 35 000 hospitalisations en 2020.

A RETENIR

  • La « première vague » de février-mars 2020 correspond au pic épidémique de grippe.
  • Parmi les « vagues » de COVID-19 suivantes, seule celle d’octobre 2020 a avoisiné le seuil épidémique de la grippe et mérite le nom de « pic épidémique COVID-19 pour la saison 2020-2021 ». À ce jour, nous sommes proches du pic épidémique de COVID-19 pour la saison 2021-2022.
  • Le reste du temps, la circulation de SARS-CoV-2 a constitué une situation endémique bénigne similaire à celle du rhinovirus ou d’autres virus respiratoires.
  • 1 an et demi de Covid19 (656 636 cas) ont fait moins de cas que la grippe saisonnière 2018-2019 en seulement 6 mois (1 618 166 cas de syndromes grippaux soit 828 501 grippes à influenza virus).
  • L’excellente méthodologie du réseau historique Sentinelles est passée sous silence depuis 1 an ½ (au mieux bénéficie-t-elle d’un lien de renvoi internet sur le résumé hebdomadaire de Santé Publique France).
  • Ces données confirment celles du rapport de l’ATIH sur l’importance exagérée accordée à l’épidémie de Covid-19 en France en 2020 et 2021. 5.

Notes

Les nouveaux chiens de garde et la tyrannie sanitaire


Par Nicolas Bonnal – Janvier 2021 – Source nicolasbonnal.wordpress.com

Nicolas Bonnal

Le France est depuis toujours un pays conditionné. On le voit bien en relisant sans les œillères scolaires Molière ou La Bruyère. Le bourgeois, le dévot, le malade imaginaire, la femme savante, le sot savant, l’escroc médecin, le pédant-expert, l’hypocrite, la précieuse, sont des mines pour qui sait voir ; et la crise du Covid marquée par la dictature et la tartuferie sanitaire, revêt un caractère très français. Taine ou Tocqueville avaient tout dit. Centralisation, pouvoir royal, révolution, empire, radical-socialisme ont pavé la voie de la soumission jacobine de la masse (voyez mes textes sur le sujet) et l’esprit libre souvent ne comprend pas sa solitude.

La presse et la télé sont vilipendées aujourd’hui pour leur rôle. Mais elles sont toujours comme ça. Rappelons donc la belle étude de Serge Halimi.

La presse française, qui appartient à quelques oligarques (dont Bernard LVMH, qui pèse aujourd’hui MILLE milliards…de francs) et est subventionnée à hauteur de 500 millions d’euros tant elle dégoûte les Français, aura été crasse et ignoble depuis le début de cette histoire : affolement, confinements, masques, vaccins, meurtres de masse, passes sanitaires, chantage et menaces, elle nous aura tout imposé.
Malheureusement il n’y a rien de nouveau sous le sommeil : depuis les années Mitterrand et le passage du col Mao au Rotary (Hocquenghem) nous sommes dans un présent permanent d’omerta (Sophie Coignard), d’abjection et de désinformation sous contrôle de la mafia d’État (Vincent Jauvert). Ils sont là pour enrichir les riches et pour empoisonner les Français.

C’est que les gens dont nous parlons sont des chiens de garde. Et quels dobermans ! Et quels roquets ! Revenons-en alors au maître-livre de Serge Halimi, trublion du Monde diplomatique, qui rappelait dans son documenté pamphlet que le journaliste est avant tout un enthousiaste :

La censure est cependant plus efficace quand elle n’a pas besoin de se dire, quand les intérêts du patron miraculeusement coïncident avec ceux de « l’information ». Le journaliste est alors prodigieusement libre. Et il est heureux. On lui octroie en prime le droit de se croire puissant. Fêtard sur la brèche d’un mur de Berlin qui s’ouvre à la liberté et au marché, petit soldat ébloui par l’armada de l’OTAN héliportant au Kosovo la guerre « chirurgicale » et les croisés de l’Occident, avocat quotidien de l’Europe libérale au moment du référendum constitutionnel : reporters et commentateurs eurent alors carte blanche pour exprimer leur enthousiasme. Le monde avait basculé dans la « société de l’information », avec ses hiérarchies « en réseau », ses blogs et ses nouveaux seigneurs.

La presse fut chargée d’encenser Davos :

Le capitalisme a ses charités, ses philanthropes dont la mission est d’enjoliver un système peu amène envers ceux qu’il ne comble pas de ses bienfaits. La presse trône au premier plan de ces campagnes de blanchiment. Ainsi, Davos, autrefois conclave des « global leaders » soucieux de « créer de la valeur » pour leurs actionnaires, serait presque devenu un lieu de virée pour patrons copains et citoyens.

Halimi tacle au passage l’effarant Joffrin :

N’accablons pas Laurent Joffrin. Lui qui, pendant les années Reagan, célébra les États- Unis et le libéralisme (l’émission « Vive la crise ! » fut en partie son œuvre) n’a fait que traduire à sa modeste échelle ce que, sous la double pression de la concentration capitaliste et d’une concurrence commerciale favorisant le conformisme et la bêtise, le journalisme est devenu presque partout : creux et révérencieux.

La géographie ça sert d’abord à faire la guerre, disait Yves Lacoste. La presse encore plus, surtout dans une puissance belligène et coloniale :

Pendant les guerres, la presse se soucie moins de consensus, de pédagogie, de complexité, et davantage de réchauffer l’ardeur des combattants. Presque tout a été dit sur l’effondrement de l’esprit critique lors de la guerre du Golfe où, mis à part L’Humanité et La Croix (par intermittence), chacun des directeurs de quotidien se plaça au service de nos soldats. Quasiment unanimes, les hebdos, radios et télévisions firent chorus, se transformant en classe de recyclage pour officier au rancart vaincu en Algérie trente ans plus tôt et soucieux de prendre, dans les médias, sa revanche sur les Arabes.

Halimi souligne cette haine pathologique du peuple. On la sentit venir en 1992 au moment de Maastricht. Juste là confinée au nationaliste pauvre (raciste, fasciste, nazi, antisémite, etc.), cette haine se communiqua à tout le peuple de gauche, du centre ou d’ailleurs :

En 1992, la campagne du référendum sur le traité de Maastricht répéta les « dérives » observées pendant la guerre du Golfe. Là encore, beaucoup de choses se conjuguèrent : la volonté d’encourager l’élite éclairée qui construit l’avenir (« l’Europe») alors que le peuple ne sait qu’exhaler ses nostalgies, sa « xénophobie » et ses « peurs » ; la préférence instinctive pour les options du centre, surtout lorsqu’elles s’opposent aux extrêmes « populiste » et « nationaliste » ; enfin la place accordée aux avis des experts et des intellectuels, eux aussi particulièrement sensibles aux ressorts précédents. Intelligence contre irrationalité, ouverture contre repli, avenir contre passé, ordre contre meute : tous ces fragments d’un discours méprisant de caste et de classe resurgirent au moment du référendum de mai 2005 sur le traité constitutionnel européen.

Et comme on continue de chercher la petite bête immonde ici et ailleurs, Halimi rappelle :

Il a fallu attendre la fin du second septennat de François Mitterrand pour découvrir que l’ancien président de la République avait, sciemment et longtemps après la guerre, continué à fréquenter un haut dignitaire de Vichy impliqué dans les basses œuvres de ce régime, qu’il avait envoyé à la guillotine des militants de l’indépendance algérienne…Tant d’enquêteurs et tant de journaux se prétendant concurrents pour arriver à ce résultat-là !

Et puisque je citais Molière, je rappellerai sa prodigieuse pièce méconnue : « tu l’as voulu, Georges Dandin, tu l’as voulu ! ». Car le Français de souche adore remettre ça. Il élira sauf accident (mais lequel ?) l’énarque Pécresse après l’énarque Macron et l’énarque Hollande (voyez aussi les énarques Philippot ou Asselineau…), le tout sans se poser de questions. L’important c’est de s’en foutre. Ça il sait faire.

Nicolas Bonnal sur Amazon.fr

Ridley Scott et le cinéma rétrofuturiste Les mystères de Stanley Kubrick Louis-Ferdinand Céline : La colère et les mots Guénon, Bernanos et les gilets jaunes

Sources

Comprendre les enjeux géopolitiques : Le populisme ou le réveil des peuples


Par Wayan − Le 15 janvier 2022 − Source Le Saker Francophone


Le principe dynamique d’équilibre touche tout le monde vivant, les sociétés humaines aussi. A cette grande poussée globaliste et ultralibérale moderne qui déstructure les cultures et appauvrit les peuples, va répondre, en rééquilibrage plus ou moins conscient, un mécontentement populaire pouvant aller jusqu’à la révolte, la plupart du temps réprimée par une police particulièrement violente. Les révoltes populaires qui ont secoué le Chili, les Gilets Jaunes en France, le vote du Brexit en Angleterre, l’élection de Trump, tous ces mouvement d’humeur populaire montrent la remise en cause par une partie croissante de la population du système politique en place dans les pays occidentaux.

Retrouver la suite de cette analyse sur la page : Le populisme ou le réveil des peuples

Le marché immobilier californien est totalement et inconditionnellement lié au soutien de la Réserve fédérale

Par : hervek

Par Chris Hamilton – Le 1er janvier 2022 – Source Econimica

Pour commencer la nouvelle année, j’ai pensé examiner ce qui a entraîné l’appréciation des prix des maisons en Californie et ce à quoi nous pouvons nous attendre en 2022.

Tout d’abord, un coup d’œil à la décélération annuelle (maintenant en déclin) de l’évolution de la population de la Californie (colonnes bleues) par rapport aux permis de construire annuels pour toutes les tailles d’unités de logement (colonnes marron). Mais plus important que l’évolution de la population, il faut examiner l’impact de cette évolution sur les différents segments d’âge.

Tout d’abord, la base de la Californie, la population des moins de 18 ans. En raison de décennies de baisse des naissances (quel que soit le statut légal des parents), la population californienne en âge scolaire diminue rapidement, avec une baisse de 7 % depuis 2004.

Vous trouverez ci-dessous l’évolution de la population d’une année sur l’autre, par groupe d’âge. Comme indiqué, le groupe d’âge des moins de 18 ans a commencé à décliner en 2004, la décélération de la croissance de la population en âge de travailler de 18 à 64 ans s’est transformée en déclin pur et simple en 2018 et ces déclins ne font que s’accélérer maintenant. Le seul moteur de la croissance démographique en Californie, les 65 ans et plus, a décéléré principalement en raison ou en conjonction avec la crise de Covid-19.

Cela nous amène à considérer l’appréciation du logement en Californie par rapport à l’emploi en Californie… mais avec la réserve qu’avec une population en âge de travailler en déclin, il est peu probable que la Californie retrouve le nombre total d’employés de 2019 dans une période prévisible. La Californie, plus rapidement que la plupart des autres pays, est au plein emploi avec une population en âge de travailler en diminution… comme nous l’avons vu précédemment, Econimica : la prochaine « crise » économique et financière commencera en 2022.

De l’exercice 2019 à l’exercice 2021

  • Population de la Californie -274 000 (-0,7 %)
  • Salariés en Californie -732 000 (-4,1%)
  • Permis de logement en Californie +222 000 permis d’unités de logement
  • Prix des maisons en Californie +20 %.

Pour montrer à quel point les hausses de prix actuelles sont odieuses, suivez la diminution totale des employés au cours des deux dernières années par rapport à la flambée des prix des logements… comme jamais la Californie n’en a connu auparavant.

Pour terminer, je vais vous montrer les variations annuelles de l’emploi, de l’appréciation des prix, du taux des fonds fédéraux fixé par la Réserve fédérale et des titres adossés à des créances hypothécaires détenus par la Réserve fédérale.

1- Changements d’une année sur l’autre (sur une base trimestrielle) de l’appréciation des logements et de l’emploi.

2- Identique au précédent mais en ajoutant le taux d’intérêt fixé par la Réserve fédérale (impactant les taux hypothécaires). Les trois périodes les plus récentes de FFR% extrêmement bas ont coïncidé avec une appréciation massive des logements.

3- En fait, si j’enlève l’emploi et que je le remplace par les variations annuelles des avoirs en titres adossés à des créances hypothécaires (MBS) de la Réserve fédérale, couplées au taux d’intérêt fixé par la Réserve fédérale, l’appréciation du marché immobilier californien depuis 2008 semble avoir tout à voir avec les politiques de la Réserve fédérale, qui masquent sa démographie d’apparence très japonaise.

Ainsi, alors que le potentiel de croissance de l’emploi en 2022 est faible, voire nul, en raison du plein emploi dans un contexte de déclin de la population en âge de travailler, alors que la Réserve fédérale réduit l’assouplissement quantitatif (les achats de titres MBS et de titres du Trésor se terminent avant avril 2022) et que la Réserve fédérale envisage des hausses de taux d’ici la mi-2022… les perspectives du marché immobilier californien sont tout simplement terribles.

En général, lorsqu’un événement aussi évident et terriblement destructeur sur le plan financier et économique se profile à l’horizon, la Fed a trois choix.

  1. Laisser tout ça exploser.
  2. Inventer une toute nouvelle série d’acronymes pour éviter un résultat de marché libre.
  3. Faire un peu de la première option, puis se lancer à fond dans la deuxième !

Chris Hamilton

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

L’échec des réunions US-OTAN-Russie de cette semaine rend une guerre plus probable

Par : Wayan

Par Moon of Alabama – Le 13 janvier 2022

À la fin des années 1990, le complexe militaro-industriel-médiatique américain a fait pression sur l’administration Clinton pour étendre l’OTAN. Le seul but était de gagner plus de clients pour les armes américaines. La Russie a protesté. Elle avait proposé de s’intégrer dans une nouvelle architecture de sécurité européenne, sur un pied d’égalité avec les États-Unis. Mais ces derniers voulaient que la Russie se soumette à leurs caprices.

Depuis lors, l’OTAN a été élargie cinq fois et s’est rapprochée de plus en plus de la frontière russe. Laisser la Russie, un grand pays doté de nombreuses ressources, en dehors de la structure de sécurité de l’Europe garantissait qu’elle tenterait de sortir des misérables années 1990 et de retrouver son ancienne puissance.

En 2014, les États-Unis ont parrainé un coup d’État contre le gouvernement démocratiquement élu en Ukraine, voisin et parent de la Russie, et y ont installé leurs proxys. Pour empêcher une éventuelle intégration de l’Ukraine dans l’OTAN, la Russie a organisé un soulèvement contre le coup d’État dans l’est de l’Ukraine. Tant que l’Ukraine connaît un conflit interne, elle ne peut pas rejoindre l’OTAN.

En 2018, l’administration Trump s’est retirée du traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire qui avait été créé sous les présidents Gorbatchev et Reagan pour éliminer les missiles nucléaires en Europe. Maintenant, les États-Unis font des plans pour stationner de nouveaux missiles nucléaires en Europe, ce que la Russie considère comme une menace. Cela nécessite donc une réponse de sa part.

Entre-temps, les États-Unis et d’autres États de l’OTAN ont déployé d’importantes unités de « formation » en Ukraine et continuent d’y envoyer des armes. Il s’agit d’une intégration furtive de l’Ukraine dans les structures de l’OTAN, sans les garanties formelles.

Fin 2021, les États-Unis ont commencé à faire grand cas de prétendues concentrations militaires russes à leur frontière occidentale, accompagné d’allégations sans fondement selon lesquelles la Russie menace d’envahir l’Ukraine qui supplie d’entrer dans l’OTAN. Le but étant de justifier une nouvelle extension de l’OTAN et davantage de déploiements de l’OTAN près de la Russie.

La Russie en a assez de ces absurdités. Elle a donc décidé de faire pression sur les États-Unis pour obtenir une nouvelle architecture de sécurité en Europe qui ne menacerait pas la Russie. Les rumeurs concernant l’action de la Russie en Ukraine ont contribué à pousser le président Joe Biden à accepter des pourparlers.

Après que la Russie eut détaillé ses exigences en matière de sécurité à l’égard des États-Unis et de l’OTAN, une série de pourparlers ont été organisés.

J’avais prévenu que ces discussions ne seraient probablement pas fructueuses, car les États-Unis n’avaient montré aucun signe de volonté de répondre aux principales demandes russes. Comme prévu, les discussions de lundi avec les États-Unis ont échoué. Les États-Unis ont fait quelques remarques indiquant qu’ils aimeraient négocier certaines questions secondaires, mais pas sur le cœur de la demande russe de mettre fin à l’extension de l’OTAN et d’arrêter les nouveaux déploiements de missiles.

Les discussions de mercredi avec l’OTAN ont eu des résultats similaires à ceux des discussions d’aujourd’hui avec l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

Comme la Russie l’avait annoncé précédemment, elle n’envisagera pas de nouveaux pourparlers car il n’y a plus rien à en attendre :

Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergei Ryabkov, a déclaré qu’il ne voyait « aucune raison » de poursuivre les discussions, ce qui porte un coup aux efforts visant à apaiser les tensions. Ses commentaires sont intervenus alors que l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe s’est réunie à Vienne dans le cadre de la dernière tentative visant à éviter une crise européenne majeure alors que la Russie déploie des troupes à la frontière de l’Ukraine.

 

S’exprimant sur la télévision russe, M. Ryabkov a déclaré que les États-Unis et leurs alliés ont rejeté les principales demandes de la Russie – notamment son appel à la fin de la politique de la porte ouverte de l’OTAN pour les nouveaux membres – en proposant de négocier uniquement sur des sujets d’intérêt secondaire pour Moscou.

 

« Il y a, dans une certaine mesure, une impasse ou une différence d’approche », a-t-il déclaré. Sans un signe de flexibilité de la part des États-Unis, « je ne vois pas de raisons de s’asseoir dans les prochains jours, de se réunir à nouveau et de recommencer les mêmes discussions. »

D’autres responsables du gouvernement russe ont formulé des remarques similaires :

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, qui a qualifié la position occidentale d' »arrogante, inflexible et intransigeante », a déclaré que le président Vladimir Poutine déciderait de la suite des événements après avoir reçu les réponses écrites aux demandes de Moscou la semaine prochaine.

 

En plus de qualifier les pourparlers d’infructueux, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a mis l’accent jeudi sur un projet de loi annoncé la veille par des sénateurs démocrates américains, qui prévoit de nouvelles sanctions sévères contre les Russes, y compris Poutine, en cas d’action militaire contre l’Ukraine.

 

Peskov l’a qualifié d’« extrêmement négatif, surtout dans le contexte de la série de négociations en cours, certes infructueuses, mais des négociations quand même. » Sanctionner un chef d’État « est une mesure scandaleuse qui est comparable à la rupture des relations », a-t-il déclaré.

Peskov a également accusé les États-Unis et l’OTAN d’aggraver le conflit par des efforts visant à « inciter » de nouveaux pays à rejoindre l’OTAN.

Les dernières remarques de M. Peskov ont trait aux bruits récents de la Finlande et de la Suède selon lesquels ces pays pourraient envisager de rejoindre l’OTAN.

Les États-Unis avaient promis d’envoyer une réponse écrite aux demandes de la Russie d’ici la semaine prochaine. L’OTAN a également déclaré qu’elle enverrait une lettre dans un délai d’une semaine. Si ces lettres ne contiennent pas de concessions substantielles pour la Russie, elle devra agir.

L’article du Washington Post cité ci-dessus est intitulé « La Russie accentue sa pression sur l’Europe et déclare qu’il n’y a pas lieu de poursuivre les discussions sur la sécurité dans un contexte de tensions accrues ». Le Post tente de présenter ces questions comme un problème entre la Russie, l’Europe et l’OTAN.

Or, la Russie ne discute même pas avec l’Europe, qui n’est plus pertinente. Les demandes de sécurité sont adressées aux États-Unis et les problèmes ne peuvent être résolus que par la Maison Blanche.

La Russie a parlé de « mesures militaro-techniques » qu’elle devrait prendre en cas d’échec des négociations.

Elle a maintenant commencé à faire allusion à certaines de ces possibilités :

Jeudi, la Russie a fortement augmenté les enjeux de son différend avec l’Occident au sujet de l’Ukraine, un haut diplomate refusant d’exclure un déploiement militaire russe à Cuba et au Venezuela si les tensions avec les États-Unis s’aggravaient.

 

Le vice-ministre des Affaires étrangères, Sergueï Ryabkov, qui a dirigé la délégation russe lors des pourparlers de lundi avec les États-Unis à Genève, a déclaré dans des remarques télévisées qu’il ne voulait « ni confirmer ni exclure » la possibilité que la Russie envoie des moyens militaires à Cuba et au Venezuela si les pourparlers échouent et que la pression des États-Unis sur la Russie augmente.

La Russie n’a pas besoin de stationner des missiles à Cuba, mais elle pourrait demander l’accès de sa marine à un ou plusieurs ports décents dans la zone :

Tout en exprimant son inquiétude quant à la possibilité que l’OTAN utilise le territoire ukrainien pour déployer des missiles capables d’atteindre Moscou en cinq minutes seulement, M. Poutine a fait remarquer que les navires de guerre russes armés du dernier missile de croisière hypersonique Zircon donneraient à la Russie une capacité similaire s’ils étaient déployés dans des eaux neutres.

Le timing est intéressant. À partir d’aujourd’hui, les missiles Zircon ont été officiellement acceptés par les services militaires russes. Actuellement, cinq navires de la marine russe sont configurés pour transporter ces nouvelles armes hypersoniques et beaucoup d’autres sont à venir :

À ce stade, les porteurs de Zirkon sont les FFG pr. 22350 (classe Amiral Gorshkov), les corvettes pr. 20385 et les navires modernisés pr. 1155 FFGs, classe Udaloy (voir Marshal Shaposhnikov). Au total, on peut déjà voir au moins 5 lanceurs de missiles Zircon à flot dans la flotte de surface russe, leur nombre passant à 11 vers le milieu des années 2020, date à laquelle les lanceurs de missiles Zircon en version sous-marine viendront également s’ajouter au nombre de lanceurs. Bienvenue dans la nouvelle ère de la guerre navale. Je suppose que certains des Karakurts (pr. 22800) et pr. 21631 de la classe Buyan seront également capables de transporter des Zircons ou sa version « plus petite » Zircon Lite, d’une portée de 500 kilomètres. Et, bien sûr, une fois achevé, le croiseur de combat nucléaire Admiral Nakhimov transportera un tas de Zircon. Nous ne pouvons que deviner combien, puisque parmi les 174 VLS du Nakhimov, 80 seront chargés de missiles anti-surface.

 

Nous attendons le nouveau discours de Vladimir Poutine devant l’Assemblée fédérale assez rapidement (il était prévu, selon Peskov, « au début de 2022 »), et nous verrons donc de quelles autres choses Poutine parlera.

Ce discours sera aussi intéressant que celui de 2018 (vidéo) au cours duquel Poutine a annoncé un certain nombre de nouveaux systèmes d’armes que les États-Unis n’ont aucun moyen de contrer. Attendez-vous à ce qu’il y en ait davantage.

La Russie pourrait également déployer de nouvelles armes visant l’Europe :

La Russie a déclaré lundi qu’elle pourrait être contrainte de déployer des missiles nucléaires à portée intermédiaire en Europe en réponse à ce qu’elle considère comme des plans de l’OTAN pour faire de même.

 

L’avertissement du vice-ministre des Affaires étrangères, Sergueï Ryabkov, soulève le risque d’une nouvelle accumulation d’armes sur le continent, alors que les tensions Est-Ouest sont au plus haut depuis la fin de la guerre froide, il y a trente ans.

 

Ryabkov a déclaré que la Russie serait contrainte d’agir si l’Occident refusait de se joindre à elle pour un moratoire sur les forces nucléaires de portée intermédiaire (FNI) en Europe, qui fait partie d’un ensemble de garanties de sécurité que la Russie cherche à obtenir pour désamorcer la crise en Ukraine.

 

L’absence de progrès vers une solution politique et diplomatique conduirait la Russie à répondre de manière militaire, avec des technologies militaires, a déclaré M. Ryabkov à l’agence de presse russe RIA.

 

« C’est-à-dire qu’il y aura une confrontation, ce sera le prochain round », a-t-il dit, en faisant référence au déploiement potentiel des missiles par la Russie.

Les armes nucléaires de portée intermédiaire – celles qui ont une portée de 500 à 5 500 km (310 à 3 400 miles) – ont été interdites en Europe en vertu d’un traité conclu en 1987 entre le dirigeant soviétique de l’époque, Mikhaïl Gorbatchev, et le président américain, Ronald Reagan, dans ce qui a été salué à l’époque comme un apaisement majeur des tensions de la guerre froide. En 1991, les deux parties avaient détruit près de 2 700 d’entre eux.

Les États-Unis construisent de nouveaux sites de missiles en Pologne et en Roumanie. Ils affirment qu’il s’agit d’installations de défense antimissile équipées du même type de système de combat AEGIS que celui utilisé sur de nombreux navires de guerre américains. Les nouvelles installations terrestres AEGIS sont censées défendre les États-Unis contre les missiles iraniens et nord-coréens. Il s’agit bien sûr de foutaises.

Le système AEGIS utilise le système de lancement vertical Mark 41 pour stocker et tirer ses missiles. Les États-Unis prétendent que ces nouveaux sites auront des missiles de défense aérienne dans leurs conteneurs de lancement. Toutefois, ces mêmes conteneurs peuvent être utilisés pour tirer des missiles de croisière d’attaque terrestre Tomahawk (TLAM) à charge nucléaire. Il serait très facile pour les États-Unis de changer les missiles sans que personne ne s’en aperçoive.

Les Tomahawk ont une portée de 2 500 km. Depuis la Pologne et la Roumanie, ils peuvent atteindre Moscou et d’autres centres russes en peu de temps. Le ministère américain de la défense affirme que le système en Pologne sera opérationnel à la fin de cette année.

À la fin de l’année dernière, les États-Unis ont également réactivé leur 56e commandement d’artillerie en Europe :

« Il permettra de mieux synchroniser les tirs et les efforts interarmées et multinationaux et d’utiliser les futurs missiles de surface à longue portée dans la zone de responsabilité de l’armée américaine en Europe et de l’armée américaine en Afrique », a déclaré le général de division Stephen Maranian, commandant de la nouvelle unité, avant l’annonce faite lundi à Wiesbaden, en Allemagne.

 

Le 56th Artillery Command est issu d’une unité de l’époque de la guerre froide, le 56th Field Artillery Command, qui servait de quartier général pour les opérations de missiles Pershing en Europe. Il a été désactivé en juin 1991, à la suite de la signature, quatre ans plus tôt, du traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI), qui limite l’utilisation des armes nucléaires « tactiques » de moyenne portée.

 

Le général Christopher Cavoli, commandant de l’armée américaine en Europe et en Afrique, a qualifié la décision de ramener le 56e commandement d’artillerie de « très bonne nouvelle ».

Il était évident que la Russie ne laisserait pas cette « très bonne nouvelle » sans réponse.

Elle déploiera probablement certains de ses missiles de croisière 9M729 (code OTAN SSC-8 Screwdriver), actuellement stationnés derrière la chaîne de l’Oural, à sa frontière occidentale, en Biélorussie et à Kaliningrad. Ces missiles peuvent être dotés d’armes nucléaires et couvriraient la plupart des capitales européennes et le siège de l’OTAN.

Toute cette situation créé un désordre totalement inutile. L’OTAN a perdu depuis longtemps ses capacités de l’époque de la guerre froide. Les armées européennes ne sont plus que l’ombre d’elles-mêmes et l’armée américaine a démontré à maintes reprises son incapacité à combattre. Rejeter les demandes de la Russie dans ces circonstances est non seulement de l’arrogance pure mais surtout de la bêtise :

Le 12 janvier 2022 – une date qui restera dans l’histoire de l’hypocrisie – les États membres de l’OTAN ont déclaré leur détermination héroïque à se battre jusqu’au dernier Ukrainien. Ils l’ont fait en rejetant de fait les conditions posées par la Russie pour un accord avec l’alliance, centrées sur la demande que l’OTAN exclue toute nouvelle expansion vers l’Ukraine, la Géorgie et d’autres anciennes républiques soviétiques.

 

L’hypocrisie et l’idiotie – sur lesquelles les historiens du futur secoueront probablement la tête avec stupéfaction – résident dans le fait que l’OTAN n’a aucune intention réelle d’admettre l’Ukraine, ni de combattre la Russie en Ukraine. Tant Washington que Bruxelles ont ouvertement exclu cette possibilité. En fait, l’OTAN ne pourrait pas le faire même si elle le voulait. Les forces américaines en Europe sont totalement inadaptées à cet objectif, tout comme ce qui reste des armées britannique et française.

Anatol Lieven, qui a écrit ce qui précède, voit quelques compromis possibles. En particulier, la pression des États-Unis sur l’Ukraine pour qu’elle fasse enfin la paix avec sa région orientale :

Cependant, les États-Unis doivent maintenant agir très vite pour offrir ces compromis. S’ils ne le font pas, une nouvelle guerre semble de plus en plus possible. Cette guerre serait un désastre pour toutes les parties concernées : pour l’OTAN, dont l’impuissance militaire serait cruellement soulignée ; pour la Russie, qui subirait de graves dommages économiques et serait contrainte à une position de dépendance vis-à-vis de la Chine avec de graves implications pour l’avenir de la Russie ; et surtout pour les milliers de soldats et de civils ukrainiens qui perdraient la vie. En fait, le seul pays qui bénéficierait sans équivoque d’une telle guerre serait la Chine – et je ne savais pas que les politiques des États-Unis et de l’OTAN étaient conçues pour favoriser les objectifs géopolitiques de Pékin.

L’inutilité et l’absence d’objectif réel de l’OTAN sont bien connues :

Le problème est qu’ils ont été dépassés par deux autres ambitions qui ne sont pas du tout modestes et rationnelles. La première est le désir d’hégémonie universelle des États-Unis, y compris le droit de dicter les systèmes politiques des autres pays et l’influence qu’ils seront autorisés à exercer au-delà de leurs propres frontières.

 

Le second est le fait que les élites européennes voient l’Union européenne comme une sorte de superpuissance morale, qui s’étend pour englober l’ensemble de l’Europe (sans la Russie bien sûr), et qui donne un exemple internationaliste libéral au monde ; mais une superpuissance militairement impuissante qui dépend des États-Unis pour sa sécurité, via l’OTAN.

 

Ces projets ont aujourd’hui manifestement échoué.

 

Si nous pouvons reconnaître cet échec et revenir à une vision plus modeste de nous-mêmes et de notre rôle dans le monde, nous pouvons également abandonner la fausse promesse vide et hypocrite d’une nouvelle expansion de l’OTAN et rechercher une relation raisonnablement coopérative avec la Russie. Ou nous pouvons continuer à vivre dans notre monde d’illusions, bien que les mondes d’illusions aient tendance à être brisés par les dures réalités.

C’est une chose que personne ne devrait souhaiter.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

La chute des grands médias et les plus gros mensonges qu’ils ont racontés en 2021

Par : hervek

Par Brandon Smith − Le 30 décembre 2021 − Source Alt-Market

Si l’année écoulée a confirmé une chose, c’est que les médias grand public sont totalement malhonnêtes. Oui, la plupart des gens s’en doutaient déjà, mais les 12 derniers mois ont apporté plus de confirmation que les dernières années réunies. L’année 2021 a clairement montré que les médias grand public sont le bras armé de la propagande des élites politiques et des entreprises, des grands gouvernements aux grandes entreprises pharmaceutiques.

Bien qu’il y ait eu quelques exemples brillants de journalisme indépendant et généralement impartial dans les MSM, ces moments sont aussi rares que les observations du monstre du Loch Ness et presque aussi incroyables. On a menti au public de façon si constante que nous ignorons parfois le journalisme légitime lorsqu’il apparaît, car il est plus sûr de supposer que les médias sont toujours malhonnêtes.

J’ai personnellement remarqué une avalanche de publicités récemment payées par les grandes plateformes médiatiques traditionnelles comme le New York Times, qui tentent désespérément de convaincre le public qu’elles sont toujours pertinentes. Le message est qu’ils sont la seule « vraie source » d’informations, tandis qu’ils supplient les gens de s’abonner et de lire à nouveau leur vomi tout chaud. Les médias de gauche s’effondrent, les colporteurs de propagande en ligne et les prostituées du click-bait comme Buzzfeed et Vox implosent. Le manque de profits est évident et les licenciements ont été agressifs.

Ces plateformes ont survécu ces dernières années grâce au battage médiatique et au capital-risque des start-ups, mais l’argent gratuit s’est épuisé et elles ne savent plus quoi faire. Le plan de Buzzfeed était d’entrer en bourse et de vendre des actions, mais ce plan a échoué si complètement et l’action de la société a plongé si fort que l’événement a exposé tous les autres médias technologiques naissants à un examen plus approfondi. En d’autres termes, personne ne fait confiance à ces médias, du moins pas assez pour y investir, et maintenant le voile de leur supposé « succès » a été levé. Buzzfeed prétendait valoir 1,5 milliard de dollars ; la réalité a révélé qu’ils ne valent presque rien.

Les médias traditionnels ont également vu leur audience s’effondrer au cours des dix dernières années, mais l’année dernière en particulier n’a pas été tendre avec eux. TOUTES les grandes chaînes d’information ont vu leurs taux d’audience baisser, CNN ayant enregistré la plus forte baisse. CNN est confrontée à une réduction épique de 68 % de ses chiffres en prime time en 2021, tandis que MSNBC a maintenant la plus petite audience en prime time qu’elle ait connue depuis 2016. Fox a également fait face à des baisses d’audience cette année, mais continue de rester le média d’information par câble le plus regardé jusqu’à présent, probablement en raison de la popularité continue de commentateurs comme Tucker Carlson.

Certains pourraient blâmer la perte de la couverture des élections, mais ce n’est pas comme s’il n’y avait pas eu assez de nouvelles pour faire le buzz en 2021. Avec des millions de personnes travaillant toujours à domicile et faisant face à des restrictions Covid intermittentes cette année (dans les États bleus), on pourrait penser que cela représente un public captif pour la machine à peur. Bon sang, même YouTube et d’autres plateformes de médias sociaux nous imposent quotidiennement le contenu du MSM tout en enterrant toute alternative. Pourtant, leurs chiffres continuent de chuter et le public se moque.

YouTube a même supprimé le bouton « J’aime pas », juste pour protéger les médias d’entreprise et la Maison Blanche du bombardement hilarant de pouces en bas qu’ils reçoivent sur chaque vidéo. Il est inacceptable que nous, les paysans, ayons la possibilité d’exprimer notre mécontentement.

Alors, où les gens se tournent-ils pour leurs informations si ce n’est vers les « médias dominants » ? Bien que les statistiques ne soient pas aussi bien suivies pour les sources indépendantes, il est évident, au vu des chiffres d’audience et d’abonnement, que les médias alternatifs deviennent rapidement la force dominante en matière d’information. Mes propres chiffres d’audience ont augmenté d’au moins 30 % rien qu’au cours des deux dernières années et cela semble être la tendance générale pour les médias conservateurs et libertariens. Des sites web comme Social Blade, qui suit les statistiques des chaînes YouTube, confirment la conclusion selon laquelle les médias alternatifs sont en train de devenir les médias de référence.

Pourquoi cela se produit-il ? C’est un phénomène qui s’est produit depuis longtemps. Les chiffres des médias traditionnels sont en baisse depuis de nombreuses années et les tranches d’âge de leur audience ont augmenté de façon spectaculaire. Cela s’est accéléré après 2016, lorsque le masque des médias grand public est complètement tombé et que s’est révélé ce que nous connaissons désormais comme la « guerre des cultures ».

La migration des audiences est indéniable dans les médias de divertissement et de culture pop. Les plateformes grand public financées par un flux de trésorerie constant provenant des coffres des entreprises de Disney, Time Warner, Comcast, Viacom, etc, régnaient autrefois en maître dans les publications de divertissement. Les médias technologiques de taille moyenne s’efforçaient de rester dans les bonnes grâces de ces sociétés en échange de faveurs et d’un accès privilégié. Aujourd’hui, des entreprises qui ont des milliards de dollars à leur actif sont contrecarrées par des chaînes YouTube à bas prix comme Geeks And Gamers, The Quartering, Nerdrotic, Clownfish TV, etc.

L’effusion de sang a été si horrible que les sociétés de médias sociaux (avec leur agenda partagé) se sont associées aux majors pour supprimer ces types de chaînes, les démonétiser ou les effacer de la vue du public avec leurs algorithmes. Les chaînes alternatives attirent l’attention parce qu’elles offrent quelque chose que les gens veulent – une opinion et une analyse honnêtes au lieu d’une opinion achetée et payée par les corporations.

Dans la sphère politique et sociale, de nombreuses réussites ont été enregistrées, notamment le podcast de Joe Rogan, Steven Crowder, Ben Shapiro, l’émission « You Are Here » de Blaze TV, Tim Pool, et la liste est encore longue. Dans le domaine des médias économiques, des sites comme Zero Hedge continuent d’attirer des millions de lecteurs que la plupart des autres institutions grand public souhaiteraient avoir.

Bien sûr, certaines de ces sources d’information sont encore en train de rattraper ceux d’entre nous qui étaient considérés comme des « théoriciens du complot » il y a quelques années. Mais ce n’est pas grave. Je ne dis pas qu’il n’y a pas plus rien à faire. Ce que je dis, c’est qu’une révolution est en train de se produire dans la façon dont les gens consomment les médias et qu’au moins certaines vérités parviennent aux gens normaux.

Je travaille et publie dans les médias alternatifs depuis 16 ans et je ne pense pas que les nouveaux venus dans ce domaine réalisent à quel point les Américains se sont affranchis du discours dominant au cours de cette période. Lorsque j’ai commencé, le simple fait de rêver à l’audience que nous avons aujourd’hui était considéré comme un fantasme naïf. Aujourd’hui, je continue à trouver un grand espoir dans la croissance du journalisme indépendant.

Le fait est que, pendant des décennies, les institutions corporatives ont trompé les masses en leur faisant croire qu’elles seules étaient qualifiées pour agir en tant que gardiennes et gardiens du goulot d’étranglement de l’information. Elles seules étaient les véritables « journalistes ». Elles ont maintenant perdu le respect du public et leur rôle de gardiennes est terminé. Sur cette note, examinons quelques-unes des raisons pour lesquelles la confiance dans les médias dominants a implosé. Examinons quelques-uns des plus gros mensonges perpétués par les MSM en 2021…

L’« insurrection » du 6 janvier

Probablement l’une des plus grandes infox de la décennie. Les médias grand public ont sans cesse répété la propagande selon laquelle la manifestation conservatrice au Capitole le 6 janvier était une sorte de tentative planifiée de prise de contrôle national et de coup d’État violent ayant entraîné plusieurs morts. La réalité était beaucoup moins sexy.

Tout d’abord, le FBI a été forcé d’admettre qu’il n’y avait aucune preuve à l’appui de l’affirmation selon laquelle la manifestation était un coup d’État organisé. Et quand une institution extrêmement hostile aux patriotes admet cela, vous savez que le gouvernement n’a RIEN.

Pas un seul mort attribué à l’origine aux manifestants du 6 janvier n’a été causée par eux, de sorte que cette fable a été jetée dans le trou de mémoire. Bien qu’il y ait eu de la violence et qu’une manifestante non armée ait été abattue par la police (Ashli Babbitt), le résultat de l’événement n’avait rien à voir avec une insurrection. Les manifestants sont entrés, ont tourné en rond pendant un petit moment, certains ont volé quelques souvenirs, puis tout le monde est parti. Cela peut à peine être considéré comme une « émeute ». Comparez cela aux émeutes de BLM à travers le pays, qui ont entraîné de multiples meurtres réels par des personnes y participant directement, sans parler des milliards de dollars de dégâts matériels. Les médias ont qualifié ces émeutes de « protestations pacifiques » tout en condamnant les participants du 6 janvier comme des monstres.

Lorsque les conservateurs protestent contre quelque chose, au moins nous allons à la source au lieu de brûler les maisons et les entreprises de personnes innocentes. Et je veux expliquer quelque chose d’autre aux gauchistes parce que je ne pense pas qu’ils comprennent – Quand vous verrez une « insurrection » conservatrice (rébellion contre la tyrannie centralisée), ils ne seront pas désarmés comme ils l’étaient le 6 janvier et ils ne s’arrêteront pas tant que tous les éléments corrompus de l’establishment ne seront pas écartés du pouvoir. Si vous vous êtes cachés sous votre lit après les événements du 6 janvier, vous n’en avez vraiment aucune idée.

La défaillance du réseau électrique du Texas

Wow, quel gâchis politique la couverture de cet événement a été. Plusieurs personnes meurent à la suite d’une tempête hivernale qui frappe le Texas et met hors service une partie de son réseau électrique indépendant. La première chose que font les médias grand public est d’écrire des articles sur la façon dont cela « prouve qu’ils ne pourront jamais faire sécession de l’Union ». Ces gens sont obsédés par la centralisation au point qu’ils perdent la tête si vous produisez votre propre électricité.

Paul Krugman, un expert en communication notoire de l’establishment, s’est lancé dans une tirade dans le New York Times, rejetant toute preuve que les défaillances des éoliennes financées par le gouvernement fédéral ont conduit à la crise du réseau électrique du Texas. Les faits sur ce sujet sont enterrés à ce jour.

Les chiffres prouvent que Paul Krugman et le MSM ont complètement tort. Le Mises Institute a publié un article complet sur ce sujet, basé sur une analyse de l’Institute For Energy Research, mais je vais résumer :

Les médias et Paul Krugman ont affirmé que l’incident avait été causé par le réseau de gaz naturel mal préparé du Texas et que les éoliennes n’y étaient pour rien. Par extension, les médias ont affirmé que cela rendait « risible » toute idée qu’un État comme le Texas puisse devenir indépendant d’une gouvernance centralisée et d’un réseau centralisé. Il est important de noter que Krugman ne propose aucune statistique réelle pour étayer ses arguments. Un « économiste » devrait être mieux informé.

La vérité est que les éoliennes défaillantes ont effectivement été la principale source du déclin du réseau électrique. Avant la tempête hivernale de février, les éoliennes produisaient environ 28 % (près d’un tiers) de l’électricité du Texas, tandis que le gaz naturel en fournissait 43 %. À la fin du gel, l’énergie éolienne n’était plus que de 6 %, tandis que le gaz naturel a pris le relais pour atteindre 65 % du réseau. En d’autres termes, soit Krugman a menti, soit il n’a pas tenu compte des statistiques réelles. Bien qu’il y ait eu des défaillances dans certaines centrales au gaz naturel, la faute en revient en grande partie à l’énergie éolienne financée par le gouvernement fédéral. Pendant la crise du réseau, le gaz naturel a perdu 7 % de sa production globale, tandis que les éoliennes financées par le gouvernement fédéral ont perdu 47 % de leur production. C’EST UN FAIT.

Gardez également à l’esprit que la demande d’électricité dans l’État est montée en flèche à cette époque, battant tous les records précédents, peut-être parce que la population de l’État est passée de 29 à 30 millions d’habitants entre la fin de 2019 et le début de 2021. Des millions de personnes venaient de déménager au Texas en quelques mois pour échapper aux politiques des États bleus, comme les impôts élevés et les obligations oppressives autour de la crise Covid. Et c’est ici que nous trouvons ce qui est probablement le motif central derrière les mensonges des médias sur le Texas – L’establishment ne veut pas que les Américains migrent et se rassemblent pour lutter contre les obligations. Mentir sur le Texas à chaque occasion, même pendant une tragédie, révèle leurs craintes sous-jacentes.

La recherche sur le gain de fonction de Fauci

Anthony Fauci est peut-être le menteur le mieux payé de l’histoire récente, mais ses mensonges vont au-delà du simple rôle de propagandiste pour le gouvernement. La pandémie de Covid s’est heureusement traduite par un taux moyen de mortalité par infection très bas (seulement 0,27 % officiellement), ce qui signifie que plus de 99,7 % de la population n’a pas à s’inquiéter du virus à un moment donné. Avec le variant léger Omicron maintenant en circulation, le nombre de décès est encore plus bas. Cependant, il y a eu des décès qui n’auraient pas dû se produire et Fauci en est en partie responsable.

Bien que le plus grand laboratoire de virologie de niveau 4 d’Asie se trouve à Wuhan, en Chine, juste à côté de l’épicentre de l’épidémie de Covid-19, les médias grand public, sur ordre du gouvernement et de l’establishment médical, se sont battus bec et ongles pour nier tout lien. S’il s’agissait d’une enquête sur un meurtre, ce serait comme si un détective entrait dans une pièce pour trouver un cadavre et un voisin debout au-dessus avec un couteau ensanglanté, puis achetait une glace au suspect et l’envoyait promener. Si vous n’avez pas été témoin de l’agression au couteau, pourquoi enquêter davantage ?

Pourquoi les médias étaient-ils si catégoriques pour ignorer l’évidence ? Peut-être parce que des agences gouvernementales comme le NIAD et le NIH, sous la direction d’Anthony Fauci, ont participé au financement de recherches clandestines sur le « gain de fonction » des coronavirus dans ce même laboratoire de Wuhan. Cela expliquerait pourquoi la souche initiale de Covid qui s’est répandue dans le monde au début de 2020 correspondait à 96 % aux échantillons conservés dans ce laboratoire depuis 2013. Les 4 % restants pourraient être attribués à une manipulation génétique par gain de fonction.

Fauci a nié toute implication dans la recherche sur le gain de fonction, qui est principalement utilisée pour la militarisation d’un virus ou d’autres micro-organismes. Les médias l’ont violemment défendu et ont accusé toute personne critiquant Fauci d’être des théoriciens de la conspiration cinglés. Il s’avère qu’il mentait à nouveau. La publication de plus de 900 documents relatifs à la recherche sur les coronavirus financée par Fauci et le gouvernement américain à Wuhan prouve que les médias ont soit défendu aveuglément Fauci sans examiner les preuves, soit qu’ils partagent le même agenda.

La pandémie des non-vaccinés

Le terme « Breakout case » est aujourd’hui couramment utilisé dans les médias pour décrire les personnes entièrement vaccinées qui tombent tout de même malades et meurent d’une infection Covid. Mais il n’y a pas si longtemps, on disait que tous ceux qui tombaient malades à cause du virus n’étaient pas vaccinés. Les médias et le gouvernement continuent d’insister sur l’idée que les personnes non vaccinées remplissent les hôpitaux et les lits de soins intensifs, mais il n’existe AUCUNE preuve pour étayer ces affirmations. Pendant ce temps, les pays les plus vaccinés de la planète sont également confrontés à des taux d’infection parmi les plus élevés de la planète et à des décès incessants.

En Irlande, par exemple, plus de 63% des décès récents du fait de la Covid-19 étaient des personnes entièrement vaccinées. En Israël, près de 60 % des personnes hospitalisées pour la Covid sont entièrement vaccinées. L’Uruguay, le Bahreïn, les Maldives et le Chili ont tous des taux de vaccination très majoritaires et tous ont connu des pics de décès et d’infections dus à la Covid-19.

Si les vaccins fonctionnent réellement, comment cela est-il possible ?

Conclusion : Les vaccins ne fonctionnent pas, du moins pas de la manière dont les entreprises pharmaceutiques l’ont initialement prétendu. Ajoutez à cela le fait que les personnes ayant une immunité naturelle sont 13 à 27 fois plus protégées contre la Covid-19 que les personnes qui se soumettent au vaccin. On peut se demander quel est l’intérêt de ces vaccins expérimentaux à ARNm, dont l’innocuité n’est pas prouvée par des données à long terme.

« Stagflation » transitoire

Le déni de l’inflation américaine par les médias grand public est monnaie courante depuis un certain temps. Aujourd’hui, ils ne peuvent plus le cacher. Avec une inflation des prix qui atteint des sommets inégalés depuis 40 ans (selon les chiffres officiels), le portefeuille de l’Américain moyen en prend un coup, et cela ne peut qu’empirer à partir de maintenant.

Les médias semblent être spécifiquement investis dans la dissimulation des données économiques réelles au public et dans la protection de la Réserve fédérale et des pratiques bancaires centrales en général. Je n’entrerai pas dans mes théories sur la raison pour laquelle c’est le cas (j’ai déjà beaucoup écrit sur ce sujet dans mon dernier article), je dirai seulement qu’une population non préparée est une population facile à contrôler quand un crash économique se produit.

La Covid-19 empêche-t-elle le public de fréquenter les salles de cinéma ?

L’industrie du cinéma était sur le déclin bien avant l’arrivée de la pandémie de Covid-19, et il est indéniable que cela était largement dû à la propagande d’extrême gauche implantée dans les films hollywoodiens depuis 2016. Oui, Hollywood était « Woke » avant cela, mais loin d’être aussi mauvais que ce que l’industrie est devenue au cours des cinq dernières années. Hollywood appelle cette politisation des films « inclusivité », mais avoir plus de personnes noires et brunes dans les films n’est pas le problème. Il s’agit plutôt de l’injection de l’idéologie gauchiste « Woke » et du cultisme dans tout, des films aux séries télévisées en passant par les publicités.

La guerre culturelle est TRÈS réelle, et malheureusement, la plus grande erreur des conservateurs a été d’ignorer le combat dans le divertissement populaire jusqu’à récemment. Il y a cependant de l’espoir, et il se trouve dans le mantra « Get Woke Go Broke ! / Être Éveillé vous brise ! « . Les spectateurs votent avec leur porte-monnaie et le consensus est qu’ils ne veulent pas que la politique de gauche empoisonne leur divertissement. Ces deux dernières années, les gauchistes dans les médias ont dit que l’effondrement des profits des théâtres était dû à la peur du public vis-à-vis de la Covid-19. Cette excuse a récemment été détruite par le dernier film Spiderman, qui n’a pas de politique « Woke » et qui a attiré des millions de spectateurs dans les salles. Le film a rapporté plus d’un milliard de dollars en 5 jours, battant les records précédents.

Il est clair que la Covid-19 n’est pas du tout un facteur, mais si vous regardez presque tous les films ratés de l’année dernière, il y a un fil conducteur qui les relie : la propagande « Woke ». Personne n’en veut, personne n’aime ça. Les médias n’ont plus d’autre moyen de la nier.

Il y a beaucoup d’autres mensonges que je n’ai pas eu l’occasion de couvrir ici, mais je pense que vous avez saisi l’image. Qui sait ce que l’année prochaine nous réserve en termes de propagande de la part de nos gardiens d’entreprise ? Au moins, pour l’instant, les médias alternatifs ont pris le relais pour combler le vide et apporter des faits là où il n’y avait que tromperie. Pour se débarrasser de la vérité, ils devront se débarrasser de nous. Sinon, le marché libre a parlé.

Brandon Smith

Traduit par Hervé pour le Saker Francophone

Selon de nouveaux documents, Fauci a bien financé des recherches sur les « gains de fonction » en Chine.

Par : Wayan

Par RT – Le 11 janvier 2022

De nouveaux documents publiés par Project Veritas affirment que le conseiller médical en chef de la Maison Blanche, le Dr Anthony Fauci, a directement financé des recherches controversées sur les coronavirus de chauve-souris en Chine. Fauci a précédemment nié ces faits.

Fauci a témoigné sous serment que le National Institute of Health (NIH) n’avait pas financé la recherche dite « gain-de-function » sur les coronavirus transmis par les chauves-souris à l’Institut de virologie de Wuhan en Chine. Le témoignage de Fauci a été remis en question lorsqu’il a été révélé que le NIH avait versé des subventions à une société de recherche privée, EcoHealth Alliance, pour mener ces recherches, et que des documents de recherche ont révélé que les scientifiques de l’institut de Wuhan étudiaient effectivement le potentiel de ces virus à infecter les humains.

Ces documents académiques ne prouvent pas de manière concluante que le Covid-19 provient d’un laboratoire, mais des documents publiés lundi par Project Veritas, un organisme d’investigation conservateur, montrent apparemment que l’armée américaine était au courant de ces recherches, et qu’elle n’a pas voulu participer à leur financement en raison de leur dangerosité.

Selon les documents, EcoHealth Alliance a approché l’Agence des projets de recherche avancée de la défense (DARPA) en 2018 en demandant 14 millions de dollars pour un programme qu’elle appelait « Project Defuse ». Le programme cherchait à échantillonner des coronavirus de chauve-souris dans des grottes du Yunnan, en Chine, à les modifier pour qu’ils infectent plus facilement les humains, puis à réintroduire ces agents pathogènes modifiés sous forme d’aérosol dans la population de chauve-souris pour vacciner les animaux.

La DARPA, une branche du Pentagone qui finance des projets scientifiques et technologiques ayant des applications militaires potentielles, a rejeté la proposition, selon un document censé provenir de l’agence. La lettre de rejet indique qu’EcoHealth Alliance avait « omis de mentionner ou d’évaluer les risques potentiels de la recherche sur le gain de fonction (GoF) », ou les « questions éthiques, juridiques et sociales » qui l’entourent.

En 2018, la DARPA sollicitait des recherches sur de nouveaux virus dans le monde entier, selon un autre document publié par Veritas lundi. L’agence y appelait les scientifiques à soumettre des propositions impliquant la vaccination d’animaux hôtes avant que les agents pathogènes qu’ils portent ne puissent s’adapter pour infecter les humains.

Une lettre prétendument écrite par le major du Corps des Marines Joseph Murphy, un boursier de la DARPA, à l’inspecteur général du Pentagone en août dernier, affirme que le projet d’EcoHealth Alliance a finalement été financé par le NIH de Fauci et le National Institute of Allergy and Infectious Diseases, et qu’il a eu lieu à Wuhan et sur « plusieurs sites aux États-Unis ».

Murphy, sur la base de ce qu’il dit être les documents de la DARPA et de sa propre analyse des renseignements, décrit le Covid-19 comme un « vaccin recombinant américain contre la chauve-souris », créé par « un programme de l’Alliance EcoHealth à l’Institut de virologie de Wuhan ». Le major du corps des Marines poursuit en affirmant que les traitements efficaces contre le Covid-19 ont été supprimés au profit de vaccins « inefficaces ».

Les documents ont été trouvés sur un disque « top secret » au bureau des technologies biologiques de la DARPA, bien qu’ils ne soient pas classifiés. Dans sa lettre, Murphy suggère que cela indique une « dissimulation », car quelqu’un à la DARPA ne voulait pas que les fichiers soient trouvés.

« Qui à la DARPA a pris la décision d’enterrer le rapport original ? » Le PDG de Project Veritas, James O’Keefe, s’est demandé lundi. « Ils auraient pu tirer la sonnette d’alarme au Pentagone, à la Maison Blanche ou au Congrès, ce qui aurait pu empêcher toute cette pandémie qui a conduit à la mort de 5,4 millions de personnes dans le monde. »

RT

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

Comme les pourparlers n’ont mené à rien, la Russie va être obligée de réagir

Par : Wayan

Par Moon of Alabama – Le 12 janvier 2022

Les négociations de lundi entre les États-Unis et la Russie sur les demandes de sécurité de la Russie ont été, comme prévu, un échec.

La principale demande de la Russie, à savoir mettre fin à la poussée de l’OTAN vers ses frontières en excluant l’adhésion de l’Ukraine et de la Géorgie, a été rejetée. Un article du NYT, pour une fois réaliste, n’a même pas essayé de cacher le désastre :

Les pourparlers sur l’Ukraine. Les États-Unis et la Russie bloquent sur l’expansion de l’OTAN.

Le vice-ministre des affaires étrangères, Sergei A. Ryabkov, principal négociateur de la Russie, a insisté après la réunion sur le fait qu’il était « absolument obligatoire » que l’Ukraine ne devienne « jamais, ô grand jamais, » membre de l’OTAN.

Son homologue américaine, la secrétaire d’État adjointe Wendy Sherman, a répété que les États-Unis ne pourraient jamais prendre un tel engagement car « nous ne permettrons à personne de claquer la politique de la porte ouverte de l’OTAN », et elle a déclaré que les États-Unis et leurs alliés ne resteraient pas inactifs si la Russie cherchait à modifier les frontières internationales « par la force ».

La discussion d’aujourd’hui entre tous les membres de l’OTAN et la Russie à Bruxelles a eu des résultats similaires. Les demandes essentielles de la Russie ont été rejetées et un tas de choses avec lesquelles l’OTAN aimerait limiter les avantages de la Russie ont été proposées pour détourner l’attention des questions essentielles.

Comme l’a résumé le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg :

La Russie a soulevé aujourd’hui les propositions qu’elle a publiées en décembre et qui visent à répondre à ses préoccupations en matière de sécurité. Elle demande notamment de ne plus admettre de nouveaux membres à l’OTAN. Et de retirer ses forces des alliés de l’Est. De leur côté, les Alliés ont réaffirmé la politique de la porte ouverte de l’OTAN. Et le droit pour chaque nation de choisir ses propres critères de sécurité.

Bon d’accord. La Russie va certainement choisir ses propres critères de sécurité. Et l’OTAN ne les appréciera pas.

La liste de souhaits de l’OTAN pour les discussions futures comprend ces points :

Les Alliés aimeraient discuter des moyens concrets d’accroître la transparence des exercices militaires, de prévenir les incidents militaires dangereux et de réduire les menaces spatiales et cybernétiques. Les Alliés ont également proposé d’examiner la maîtrise des armements, le désarmement et la non-prolifération. Notamment pour aborder les limitations réciproques des missiles et les politiques nucléaires. En ce qui concerne les lignes de communication, les Alliés souhaitent étudier les moyens d’améliorer les canaux de communication civils et militaires, et la possibilité de rétablir nos bureaux respectifs à Moscou et à Bruxelles.

Aucune de ces mesures n’est prioritaire pour la Russie et, comme elle ne manquera pas de le faire remarquer, c’est l’OTAN qui, en octobre, a pris l’initiative de rompre les canaux de communication civils et militaires en expulsant huit membres de la mission russe auprès de l’OTAN, à Bruxelles.

L’alliance a également réduit de moitié la taille de la mission russe auprès de l’OTAN, dont le siège est à Bruxelles, passant de vingt à dix postes accrédités – les huit fonctionnaires russes expulsés plus deux autres postes qui seront désormais supprimés.

La Russie a réagi à ce comportement scandaleux en fermant son poste à Bruxelles.

Après la réunion d’aujourd’hui, la secrétaire d’État adjointe Wendy Sherman a ajouté une nouvelle exigence américaine à sa liste :

Mme Sherman, numéro deux du département d’État qui dirige la délégation américaine lors de réunions distinctes en Europe cette semaine, a déclaré que la réunion OTAN-Russie s’était terminée par « un défi sobre » lancé à la Russie « pour qu’elle n’aggrave pas les tensions, qu’elle choisisse la voie de la diplomatie, qu’elle continue à s’engager dans un dialogue honnête et réciproque afin qu’ensemble nous puissions trouver des solutions qui renforcent la sécurité de tous ».

Le secrétaire adjoint a déclaré que la délégation russe n’a ni pris d’engagement, ni rejeté les offres de l’OTAN concernant des discussions de suivi. La délégation n’a pas non plus pris l’engagement de procéder à une désescalade, a dit M. Sherman, mais il a ajouté qu’elle n’a pas rejeté la désescalade.

 

« Les actions de la Russie ont provoqué cette crise et c’est à la Russie de désescalader les tensions et de donner à la diplomatie la chance de réussir…. Il n’y a eu aucun engagement de désescalade. Il n’y a pas eu non plus de déclaration selon laquelle il n’y en aurait pas. »

Il n’y a rien à désescalader. Un certain nombre de troupes russes stationnées en Russie sont là pour surveiller les frontières russes. Ils l’ont toujours fait et continueront à le faire. Ce sont les États-Unis, et non la Russie, qui exagèrent leur nombre, aujourd’hui avec des « hélicoptères supplémentaires » que personne n’a vus :

Bien que les mouvements de troupes aient ralenti, il y a encore 100 000 militaires près de la frontière et les Russes y ont maintenant positionné des avions d’attaque supplémentaires, ont déclaré des responsables américains. Les hélicoptères d’attaque et de transport, ainsi que les avions de chasse d’attaque au sol, constitueraient un avantage crucial pour la Russie, si M. Poutine décidait d’envahir l’Ukraine.

Alexander Mercouris souligne (vidéo) que les États-Unis ont déclenché l’affaire actuelle lorsqu’ils ont poussé l’Ukraine, en mars 2021, à relancer une guerre contre ses provinces orientales rebelles du Donbass. La Russie a répondu en mettant rapidement sur pied une force suffisamment importante pour détruire l’armée ukrainienne.

Cela a calmé le problème ukrainien pendant un certain temps, mais les États-Unis et l’OTAN ont continué à faire pression sur la Russie avec des vols de bombardiers près des frontières russes et des navires de guerre dans la mer Noire. Qu’attendaient-ils d’autre qu’une réponse de la Russie ?

Les États-Unis ne peuvent rien faire contre le positionnement des troupes en Russie. Exagérer leur nombre ne fait que renforcer la pression. Les fausses lamentations constantes sur les « renforcements militaires russes » n’aident pas à calmer les choses.

La « désescalade » doit se produire du côté américain. Sinon, ce sera à la Russie de s’engager dans l’escalade. Tel est l’avertissement lancé par le président russe Vladimir Poutine au président américain Joe Biden. Mais il ne semble pas que les États-Unis l’aient compris.

Les négociations sont vouées à l’échec car la partie « occidentale » rejette les principales demandes de la Russie. Les « mesures militaro-techniques » promises seront mises en œuvre en Europe, en Asie et probablement aussi en Amérique latine. Étant donné que la Russie a présenté, au cours de la dernière décennie, un certain nombre de modèles d’armes révolutionnaires, nous pouvons nous attendre à de nouvelles surprises que les États-Unis seront incapables d’égaler.

Le fait est que la Russie est capable de se défendre et de défendre ses alliés contre les attaques militaires et les tentatives de révolution colorée fomentées par les États-Unis, comme au Belarus et au Kazakhstan.

Le fait que les États-Unis n’aiment pas cela n’est pas le problème de la Russie.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

Êtes-vous attentifs ? La Russie demande l’annulation de l’ordre mondial fondé sur des règles

Par : Zineb

La Russie continue de signaler à l’OTAN ses « lignes rouges » en matière de sécurité, tandis que les États-Unis annoncent qu’ils sont prêts à négocier avec la Russie au sujet des préoccupations de cette dernière. Mais tout retour en arrière par rapport à la politique actuelle s’apparente à une hérésie pour les États-Unis.


Par Alastair Crooke – Le 26 décembre 2021 – Source Al Mayadeen

« Tout le monde comprend parfaitement, l’heure de vérité arrive dans les relations entre la Russie et l’OTAN. Vous ne pouvez pas constamment frapper les points faibles de la Russie… La conversation doit être sérieuse… sinon, l’alternative est une réponse militaro-technique et militaire de la Russie », a déclaré lundi le chef de la délégation russe aux négociations sur le contrôle des armements à Vienne.

Il faisait référence à deux documents publiés par la Russie le 17 décembre. Ces deux documents décrivent en détail ce que Washington doit faire pour éviter le conflit inévitable et imminent lié à l’expansion de l’OTAN vers l’est, jusqu’aux frontières de la Russie. Pour l’essentiel, ils exigent que les forces de l’OTAN se retirent là où elles se trouvaient en 1997 (c’est-à-dire à l’intérieur des frontières de l’Allemagne). Les documents abordent également d’autres aspects de la désescalade, tels que le retrait de toutes les armes nucléaires américaines du territoire étranger et le confinement des forces américaines dans des eaux et un espace aérien à partir desquels elles ne peuvent menacer le territoire de la Russie.

Il ne s’agit pas ici d’un remaniement et d’un réajustement mineurs des déploiements de forces. Il s’agit d’un cadre pour une révolution géopolitique, rien de moins. En substance, la demande porte sur l’« annulation » de l’ordre mondial américain fondé sur des règles (façonné autour des intérêts et des valeurs des États-Unis).

La Russie dit à l’Amérique que le Conseil de sécurité des Nations unies est, et doit désormais être, la seule source de lois internationales. La Russie exige non seulement le recul stratégique des États-Unis en Europe, mais aussi que tous les futurs accords de sécurité soient rédigés sous forme de traités juridiquement contraignants – et que Washington cesse ses programmes unilatéraux de changement de régime et de révolution de couleurs.

Bien qu’elle soit formulée dans le langage obscur d’un projet de traité, l’idée maîtresse est plus proche de celle d’un ultimatum. Ce n’est absolument pas conçu comme un document de discussion abstrait à étudier dans les années à venir. C’est un appel à une réaction immédiate des États-Unis.

D’une certaine manière, il semblerait que le projet de traité ait été lancé dans l’arène publique, non pas tant dans l’espoir de recevoir rapidement une réponse substantielle de Washington, mais plutôt pour souligner que la Russie brûle délibérément les ponts, afin d’attirer l’attention sur la gravité de la situation : « Nous l’avons dit une fois : ça n’a pas été entendu ». Nous le disons donc dans un format qui indique clairement que Moscou ne reculera pas une nouvelle fois devant cette exigence stratégique. Le sous-entendu est « Êtes-vous attentifs ? » Car si ce n’est pas le cas, nous passerons au vocabulaire des options militaires et militaro-techniques.

Cela est apparu clairement lorsque le vice-ministre des Affaires étrangères, Sergei Ryabkov, a exhorté Washington à donner une réponse immédiate aux propositions de garanties de sécurité – dans un contexte géopolitique qui se détériore progressivement : « Je pense qu’il n’y aura pas de refus [de la part des États-Unis] en tant que tel, mais qu’il y aura une tentative d’ajouter toutes sortes de souhaits, de conditions, toutes sortes d’idées supplémentaires juste pour renvoyer la balle de notre côté », a-t-il déclaré.

Et, comme on pouvait s’y attendre, c’est précisément la réponse initiale des États-Unis : les États-Unis « ne feront pas de compromis » sur l’expansion de l’OTAN, a réitéré la Maison Blanche vendredi. « Nous avons vu les propositions russes. Nous en discutons avec nos alliés et partenaires européens ».

Jake Sullivan, le conseiller américain à la sécurité nationale, a déclaré le même jour que si les Russes avaient une liste de préoccupations en matière de sécurité, il en allait de même pour les États-Unis et leurs alliés européens – et que Washington était prêt à négocier sur cette base. « Nous avons eu un dialogue avec la Russie sur les questions de sécurité européenne au cours des 20 dernières années », a déclaré Sullivan à un auditoire du Conseil des relations extérieures. « Nous l’avons eu avec l’Union soviétique pendant des décennies avant cela ».

Ce processus « a parfois donné lieu à des progrès, parfois à des impasses », a déclaré Sullivan, notant que les États-Unis prévoyaient « de mettre sur la table nos préoccupations concernant les activités russes qui, selon nous, nuisent à nos intérêts et à nos valeurs ». « Il est très difficile de voir des accords se concrétiser, a-t-il ajouté, si nous continuons à assister à un cycle d’escalade. »

Le « fait de mettre sur la table » les préoccupations de Sullivan concernant les activités incompatibles avec les intérêts et les valeurs des États-Unis a dominé les échanges entre les États-Unis et la Russie, la Chine et – par le biais d’intermédiaires – l’Iran tout au long du mandat de cette administration. Cela n’a pas été productif. Rien n’a été « concrétisé ». Les tensions n’ont fait que s’accroître.

Fyodor Lukyanov, considéré comme proche de la vision du monde du Kremlin et connu pour conseiller les hauts fonctionnaires, estime que l’Occident n’acceptera probablement pas les exigences de la Russie, car cela serait politiquement impossible. George Friedman, de l’ancienne génération de Stratfor liée à la CIA, est tout à fait d’accord : il existe des clauses qui garantissent que les États-Unis rejetteront le document.

Les exigences de la Russie ne sont pas nouvelles. Elles reflètent une position que la Russie exprime depuis des années. La question est donc la suivante : pourquoi un État lancerait-il une proposition dans les termes durs d’un ultimatum, si ce n’est pour réveiller délibérément les esprits, avant que les questions ne passent de la sphère diplomatique à la sphère militaire.

Il y a peu de signes indiquant que les États-Unis ou l’Europe sont en train de sortir de leur longue sieste stratégique. L’Occident, cependant, est tellement pris par la politique des mèmes qu’il est presque certain qu’il considérera les propositions comme n’étant rien de plus qu’un nouveau récit russe, à reléguer aussi rapidement que possible dans les méandres d’une discussion sans fin, impliquant non seulement les partenaires de l’OTAN, mais aussi l’UE.

Du point de vue des États-Unis et de l’OTAN, le fait même d’envisager que la Russie fixe ses propres lignes rouges en matière de sécurité est une hérésie – comme l’a affirmé le secrétaire général de l’OTAN (la veille de la publication des deux documents par la Russie) : « L’OTAN est aux côtés de l’Ukraine. Tous les Alliés soutiennent la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine. Et nous ne reconnaissons pas l’annexion illégale de la Crimée par la Russie… L’OTAN continuera de vous [le président Zelensky] apporter un soutien concret… Le message que nous adressons aujourd’hui à la Russie est qu’il appartient à l’Ukraine, en tant que nation souveraine, de décider de sa propre voie, et aux 30 Alliés de l’OTAN de décider quand l’Ukraine sera prête à devenir membre. Ce qui est important maintenant, c’est que nous nous concentrions sur les réformes qui permettront à l’Ukraine de répondre aux normes de l’OTAN ».

Si cela devient la réponse finale des États-Unis, nous verrons d’autres mesures destinées à démontrer la détermination de la Russie à modifier le statu quo, quoi qu’en dise l’Occident. Dans de nouveaux commentaires, le vice-ministre russe des affaires étrangères, Alexander Grushko, a souligné l’urgence de ces propositions, les tensions étant à un point de basculement. Le ministre a ajouté que si Moscou est repoussée ou ignorée dans ces tentatives d’élaboration de garanties de sécurité, la Russie sera contrainte d’adopter ses propres « contre-menaces ».

La question qui se pose maintenant est de savoir ce que la Russie va faire, lorsque les États-Unis s’engageront dans la voie du « nous discutons avec la Russie depuis des dizaines d’années sur ces questions » – autrement dit, quel est le problème, pourquoi se presser ?

Eh bien, l’Occident a été étonné lorsque, soudainement, le pied russe s’est posé en Syrie, et que le renversement du gouvernement syrien par Washington a été bloqué par la force militaire russe. Le message d’aujourd’hui est le suivant : soit vous « finnisez » 1 l’Ukraine, soit la Russie le fera pour vous.

Alastair Crooke

Traduit par Zineb, relu par Wayan pour le Saker Francophone

  1. La finlandisation désigne la neutralité de la Finlande durant la guerre froide. Ne pas rejoindre l’OTAN était vital pour la souveraineté nationale. Source

Crimes contre notre pays

Par : hervek

Par James Howard Kunstler – Le 3 janvier 2022 – Source kunstler.com

Le compte Twitter de Robert Malone a-t-il été suspendu à cause du succès de sa vidéo contre la vaccination des enfants? – Le Courrier des Stratèges

Cette année de psychose mondiale écœurante s’est terminée avec le Dr Robert Malone, virologue et spécialiste des vaccins, qui a bombardé Internet de trois heures de franc-parler sur la campagne des autorités sanitaires américaines visant à détruire la vie d’au moins un demi-million de citoyens américains (jusqu’à présent) et, en donnant l’exemple, à nuire à des multiples de ce nombre d’innocents dans toute la civilisation occidentale. Le podcasteur Joe Rogan a apporté son aide de manière habile grace à une interview qui fait enfin sortir le monde d’une transe de consensus épique.

Par autorités sanitaires, je n’entends pas seulement le Dr Anthony Fauci, le coordinateur national désigné pour le SRAS-CoV-2, ou ses complices des agences du département de la santé et des services sociaux, CDC, NIH, NIAID, etc., mais aussi l’establishment médical américain aveugle composé de médecins en pratique clinique, de chercheurs, d’administrateurs d’hôpitaux et de cadres pharmaceutiques qui ont agi avec une malveillance collective stupide jamais vue depuis que les crématoires de la bureaucratie nazie ont mis en œuvre leur solution finale.

Nous savons ce que vous avez fait. Vous avez conçu et breveté un virus à gain de fonction en même temps que vous conspiriez avec des entreprises pharmaceutiques pour concevoir et breveter des pseudo-vaccins, puis vous les avez lâchés sur le public. Vous n’avez pas seulement échoué à tester correctement les « vaccins » conçus par Moderna, Pfizer et Johnson & Johnson, mais vous avez délibérément bâclé les essais et menti à ce sujet. Vous avez créé de riches incitations financières pour que les hôpitaux traitent mal les patients atteints de Covid en n’utilisant pas les antiviraux connus, sûrs et efficaces. Vous avez conspiré avec les médias sociaux et d’information pour supprimer les informations sur ces médicaments antiviraux courants qui auraient éclairé les décisions de nombreux patients et sauvé des milliers de vies. Vous avez traité des patients en phase terminale d’un trouble vasculaire induit par la Covid-19 avec le remdesivir, un médicament inefficace et toxique que le Dr Fauci avait développé sans succès pour une épidémie d’ébola il y a des années (les infirmières sont devenues si cyniques à l’égard du protocole remdesivir qu’elles l’ont surnommé « run-death-is-near / cours-la-mort-est-proche »). Vous avez incité les responsables gouvernementaux à confiner la société, à imposer le port de masques inutiles et, maintenant, à imposer la « vaccination » en menaçant de priver les citoyens de leurs moyens de subsistance.

La Cour suprême des États-Unis entendra les plaidoiries ce vendredi 7 janvier, afin d’interdire les obligations de « Joe Biden » visant à contraindre à la « vaccination » les entreprises qui emploient plus de cent personnes, ainsi qu’un mandat distinct imposant la vaccination au personnel des « prestataires » certifiés Medicare/Medicaid (c’est-à-dire la plupart des hôpitaux et des cabinets médicaux). Il y a de fortes chances que la Cour se prononce contre ces obligations. La décision est attendue pour le lundi 10 janvier, jour où les obligations sont censés prendre effet.

Les actions du gouvernement autour de l’événement Covid-19 semblent de plus en plus être délibérément et malicieusement destinées à nuire à des vies et à provoquer un effondrement social et économique. Dans les dernières semaines de 2021, les responsables fédéraux de la santé publique ont même bloqué les expéditions d’anticorps monoclonaux dans le pays, malgré leur efficacité prouvée. Les CDC ont programmé la fin de l’utilisation des tests PCR pour la Covid-19 le 31 décembre, après les avoir déclarés peu fiables en août. Pourquoi ce décalage de cinq mois ? (Pour que le nombre de cas reste élevé, voilà pourquoi).

Tous les efforts sont faits pour prolonger les autorisations d’utilisation d’urgence de « vaccins » dangereux et inefficaces afin de maintenir des boucliers contre la responsabilité au profit de leurs fabricants. C’est pour cette raison que Pfizer refuse de diffuser aux États-Unis sa version Comirnaty, approuvée par la FDA, du produit BioNTech protégé par l’EUA. Le Pentagone a menti et fait des confusions sur son utilisation des deux produits Pfizer afin d’imposer illégalement des vaccinations BioNTech non approuvées à des hommes et des femmes enrôlés. Les directeurs d’hôpitaux, les médecins et leurs associations professionnelles continuent de persécuter leurs collègues qui s’expriment publiquement contre les « vaccins ». Les fabricants de « vaccins » refusent de divulguer le contenu exact de leurs produits et ont été autorisés à ne pas divulguer les données relatives aux essais de sécurité avant un demi-siècle. La conclusion évidente est qu’ils ne veulent pas que le public soit informé de tout cela. L’effet net est que la médecine aux États-Unis a détruit sa propre autorité. Qui peut faire confiance à son médecin sachant qu’il s’est associé à cette malhonnêteté épique ?

Le pays se dirige vers un test de réalité angoissant à une échelle et une vitesse jamais vues dans l’histoire du monde. On peut déjà supposer que le gouvernement a perdu le contrôle de l’histoire de la Covid-19. La peur de l’Omicron est un échec cuisant. Beaucoup de cas, peu de morts, des symptômes légers. La crédibilité du gouvernement est foutue. Dans les mois à venir, nous apprendrons à quel point ces « vaccins » étaient nocifs – surtout chez les enfants américains – alors que les décès s’accumulent en raison des dommages causés aux organes et au système immunitaire des gens.

Les perfides médias d’information se démènent maintenant pour ajuster leurs récits, mais ils n’échapperont pas à la série de mensonges qu’ils ont sournoisement établie. Ils ne peuvent pas effacer ou réécrire chaque histoire dans leurs archives, et beaucoup d’entre elles sont de toute façon imprimées sur papier. Ensuite, ils essaieront de s’excuser. (« Désolé, mais la pandémie nous a rendus un peu fous. ») Ce n’est guère suffisant. Ils doivent répondre devant les tribunaux – ou alors nous devons simplement déclarer les États-Unis comme un État sans loi.

Les crimes de la Covid-19 contre nos concitoyens ne représentent qu’une partie d’un ensemble de tests de réalité qui nous attendent en 2022. Pensez-vous que le conseiller spécial John Durham s’est éclipsé pour boire des pina coladas dans l’oubli après avoir inculpé un duo de garçons de courses (Danchenko et Sussman) ? Il est une force hypersonique en orbite autour d’un groupe bien connu de criminels politiques qui vont être poursuivis. La prochaine étape sera le naufrage de l’économie américaine. Pensez-vous que les crimes entourant l’élection nationale de 2020 sont enterrés et oubliés ? Vous allez avoir de mauvaises surprises. Les choses ont vraiment basculé. Vous ne le réalisez simplement pas encore.

James Howard Kunstler

Pour lui, les choses sont claires, le monde actuel se termine et un nouveau arrive. Il ne dépend que de nous de le construire ou de le subir mais il faut d’abord faire notre deuil de ces pensées magiques qui font monter les statistiques jusqu’au ciel.

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

Un champ de bataille commercial où la Chine peut porter un sérieux coup aux Etats-Unis

Par : Wayan

Par Tom Fowdy – 11 janvier 2022 – RT

En début de semaine, les ministres des Affaires étrangères d’Arabie saoudite, du Koweït, d’Oman et de Bahreïn, ainsi que le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG) sont arrivés à Pékin pour une visite de quatre jours visant à renforcer les liens économiques avec la Chine.

La proposition d’un accord de libre-échange (ALE) entre les États du Golfe et Pékin figure en tête de l’ordre du jour. Les pourparlers à ce sujet ont débuté en 2004, mais ont stagné. On s’attend à ce qu’elles prennent un nouvel élan lors d’une visite décrite par le Global Times comme « sans précédent ».

Cette visite intervient quelques semaines après l’abandon par les Émirats arabes unis d’un contrat pour acheter des avions de chasse F-35 aux États-Unis, à cause de la tentative de Washington de faire de l’abandon de l’utilisation du fournisseur de télécommunications chinois Huawei une condition d’achat.

Tous les États du Golfe cherchant à diversifier leur économie en dehors du pétrole et la Chine souhaitant conclure autant d’accords de libre-échange que possible pour contrer les efforts d’endiguement des États-Unis, les conditions sont réunies pour un approfondissement des liens. Comme le montre la débâcle sur le cas Huawei, il est clair que les États-Unis ont mal évalué l’influence qu’ils exercent sur ces États, qui entretiennent depuis longtemps des liens étroits avec Washington. Car Pékin leur offre une sécurité économique et une sécurité de régime que les États-Unis n’offrent pas, ce qui les poussent à se tourner de plus en plus vers l’Orient.

Les États du Golfe sont de riches monarchies qui ont consolidé leur régime et leurs privilèges en recevant le soutien des États-Unis et de leurs alliés dans le cadre d’un système « patron-client ». En échange, ils ont soutenu les intérêts stratégiques et économiques des États-Unis au Moyen-Orient.

Après la dissolution de l’Empire ottoman à la suite de la Première Guerre mondiale et l’avancée des puissances européennes – en particulier la Grande-Bretagne et la France – dans la région, un accord a été conclu selon lequel elles soutiendraient l’indépendance politique des Arabes (bien que dans un système truqué de frontières et d’États qu’elles ont établi) en échange de pétrole. Ce rôle est rapidement passé aux mains des États-Unis.

Dans les années 1930, le Royaume d’Arabie saoudite s’est consolidé, tandis qu’un certain nombre d’États plus petits émergeaient, dans la seconde moitié du 20e siècle, des protectorats britanniques, notamment Oman, les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Qatar. Le marché était simple : « Fournissez-nous du pétrole, achetez nos armes et nous vous protégerons ».

Ces États autocratiques sont ensuite devenus le pivot de l’opposition aux États postcoloniaux révolutionnaires qui n’appréciaient pas la présence de l’Occident dans la région, notamment l’Égypte de Nasser, l’Irak de Saddam Hussein, la Syrie d’Assad et l’Iran post-révolution. Cela a fait des États du Golfe d’importants marchés pour le complexe militaro-industriel américain.

Mais le monde change – et pas d’une manière qui plaise aux États-Unis. Tout d’abord, il existe désormais un marché du pétrole beaucoup, beaucoup plus important que celui des États-Unis et de leurs alliés. L’essor de la Chine, un pays de 1,4 milliard d’habitants, en a fait le plus grand consommateur d’énergie au monde, ce qui a inévitablement créé une énorme relation commerciale entre Pékin et le Golfe.

Deuxièmement, incapables de dépendre éternellement du pétrole alors que l’ère des énergies renouvelables se rapproche de plus en plus, les États du Golfe s’empressent d’investir leurs richesses accumulées dans de nouvelles affaires, en diversifiant leurs économies. Le fonds souverain de l’Arabie saoudite, qui a récemment acheté le club de football anglais Newcastle United, en est un exemple particulier, et il investit aussi beaucoup en Chine.

Ces États considèrent évidemment le plus grand marché de consommation du monde comme un élément clé de leur stratégie. Mais, troisièmement, ils voient également en la Chine un partenaire politiquement fiable, qui, malgré une idéologie très différente entre l’islam autocratique et le communisme, est plus susceptible de respecter la souveraineté nationale que l’Occident libéral et évangélique, grâce à la politique chinoise de non-ingérence.

Il n’est donc pas surprenant que les États du Golfe soient, aux Nations unies, de solides soutiens de la politique chinoise au Xinjiang. Il s’agit d’un domaine d’intérêt mutuel que les États-Unis, bien qu’ils fassent généralement de leur mieux pour négliger les droits de l’homme dans ces nations, ne peuvent égaler.

Washington est naturellement alarmé par le virage vers l’Orient de ces États et, à la fin de l’année dernière, a tenté de polluer les relations entre la Chine et les EAU. Il a d’abord exigé que ce pays se débarrasse de Huawei, puis il a accusé la Chine de construire une base militaire secrète dans un port de ce pays.

Ces efforts ont été largement infructueux et, bien qu’Abou Dhabi ait arrêté le projet de port pour apaiser les États-Unis, il a également abandonné l’accord sur les F-35, considérant la demande américaine comme une atteinte inacceptable à la souveraineté nationale.

Cela aurait dû rappeler aux États-Unis que les États du Golfe ne sont pas des « alliés » comme le sont les États européens, mais des partenaires qui ont utilisé les États-Unis et d’autres pays pour promouvoir leurs intérêts. Aujourd’hui, ils considèrent qu’une partie considérable de ces intérêts est mieux servie par la Chine.

Ils n’adhèrent pas à la propagande de guerre froide menée par les États-Unis sur la prétendue menace chinoise et, en tant qu’États autoritaires eux-mêmes, ils ne peuvent se laisser convaincre de la nécessité de rejoindre les Américains dans une lutte mondiale pour la démocratie ou de considérer Pékin comme une menace pour leurs propres régimes.

Et ce ne sont pas seulement les États-Unis qui commettent cette erreur. Liz Truss, la polarisante ministre britannique des affaires étrangères, a également rencontré les ministres des affaires étrangères des États du Golfe à la fin de l’année dernière et a présenté sa réunion, bien qu’indirectement, comme une tentative de contrer l’initiative « Nouvelle route de la soie » en « finançant des infrastructures honnêtes et fiables à l’étranger », même s’il est clairement ridicule de considérer le Royaume-Uni comme une alternative viable à la Chine.

Dans ce cas, il devrait être évident dès maintenant que l’une des principales priorités de la Chine en 2022 sera de conclure un Accord de Libre Echange (ALE) avec les États du Golfe. L’accord proposé n’avait pas abouti auparavant car, avec d’énormes excédents commerciaux dus à l’exportation d’énergie, les États du Golfe n’avaient pas vraiment besoin d’un ALE pour prospérer.

Mais les temps sont différents aujourd’hui et ces États veulent accéder aux marchés chinois du commerce de détail et des services, et exporter leurs propres spécialités telles que les textiles, l’artisanat et l’alimentation. Comme la Chine considère le renforcement du libre-échange comme sa principale stratégie pour contrer les États-Unis, et que les États du Golfe ne sont pas des nations industrialisées qui représentent un défi pour ses propres industries – tout en étant de grands importateurs et consommateurs – il devrait être facile pour Pékin de faire les concessions nécessaires pour faire passer l’accord.

Les ramifications politiques de cette décision seront énormes : à la lumière de l’affaire Huawei, les États-Unis comprendront qu’ils n’ont plus le pouvoir qu’ils avaient autrefois sur les États du Golfe et qu’ils ne peuvent pas les obliger à se retourner contre la Chine.

Les pays du Golfe sont toujours heureux d’avoir une relation de travail positive avec Washington et Londres. Cependant, le message est clair : c’est à leurs conditions maintenant. La Chine est une couverture et il convient également de se rappeler que dans tous les cas – et cela s’applique à Pékin autant qu’aux autres – les EAU, l’Arabie saoudite, le Koweït et d’autres ne sont pas tant des amis que des partenaires commerciaux.

Tom Fowdy

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

Le dernier combat du Davos fait un flop au box-office

Par : Zineb

Par Tom Luongo – Le 13 décembre 2021 – Source Gold Goats’ N Guns

Le dernier combat du Davos est sorti en salles il y a quelques semaines. Avec OmicronVID-11/09 dans le rôle du dernier tueur invisible, ce film était censé être le film d’horreur d’une génération.

Géopolitiquement, c’est la pire ouverture pour un film depuis Ishtar.

Bien sûr, le box-office de la première nuit a été bon. Le Dow Jones a perdu 1100 points le jour de l’ouverture. L’or a explosé. Le bitcoin a dégringolé. Mais ensuite les gens ont commencé à parler de l’accident de train qu’ils avaient vu.

La réponse à la performance d’OmicronVID-11/09 a été tout simplement hilarante.

Les premières critiques faisaient état d’un « chiffre chuchoté » 1 exagéré dans les recettes du box-office.

Les coups n’ont cessé de se succéder. La première critique cinglante est venue de Goldman Sachs, qui a crié qu’il n’avait pas été informé de la sortie d’Omicron. Ils ont comparé les talents d’acteur d’OmicronVID au meilleur de PornHub.

J’ai lu beaucoup de notes de Goldman au fil des ans et elles ressemblent généralement à quelqu’un qui essaie désespérément de vous convaincre de prendre le côté opposé de la transaction… pour pouvoir vous escroquer.

Cette note était différente. Elle montrait clairement qu’ils n’avaient pas remarqué pendant la production qu’Omicron était si mauvais.

Traduction : D’où vient cette merde et pourquoi on ne nous a pas permis de l’anticiper ?

Deux jours plus tard, Marco Kolanovic, de JPM, s’est rendu sur CNBC BubbleVision avec sa critique, pour faire sauter l’idée que nous devrions rester rivés à nos écrans devant la dernière sortie de la Maus Haus, en ayant peur pour nos vies.

Kolanovic a été le premier à révéler le pot-aux-roses, à savoir qu’OmicronVID est un tueur en série si inoffensif qu’il pourrait faire exactement le contraire, en immunisant le monde contre la suite de la série. Qu’Omicron pourrait être, en fait, un meilleur vaccin que tout ce que Pfizer, Moderna ou même les Russes pourraient inventer.

En ce qui concerne les critiques, c’était aussi dévastateur que tout ce qui a été écrit sur l’horrible fiasco Hoffman/Beatty 2 d’il y a 40 ans.

Je sais, je les ai toutes lues. Elles étaient hilarantes.

C’étaient les premiers coups de semonce du Dernier combat du Davos. Et c’étaient des signaux clairs pour les marchés que Wall St. en avait complètement fini avec cette absurdité de COVID-19 et qu’ils étaient en position politique de le faire savoir au Congrès américain.

Le résultat a été la chute la plus rapide du box-office d’une semaine à l’autre que j’aie jamais vue pour un narratif du Davos.

La théorie selon laquelle Omicron aurait développé plusieurs protéines de pointe pour augmenter la transmissibilité et l’infection tout en réduisant sa létalité s’est confirmée au fil des données. Ainsi, l’hystérie fabriquée de toutes pièces, destinée à choquer et à effrayer un public aussi large que possible, n’a pas réussi à capter l’imagination de quiconque avait trois neurones à frotter ensemble pour faire surgir une étincelle…

… en fait, de tous ceux qui ont aimé le remake féminin de Ghostbusters.

Et cela confirme l’évaluation initiale de Kolanovic, qui a été reprise par des chefs d’État, comme Poutine, et, surtout, par la communauté médicale qui a fait des heures supplémentaires pour enrayer la pornographie de la peur.

Si vous ne comprenez pas bien pourquoi cela peut arriver, pensez-y de la manière suivante. Dans le brassage, la culture ou la fabrication du pain, l’idée est d’inoculer votre lait, votre pâte, votre moût, etc. avec une telle quantité de bonnes bactéries qu’elles submergent les indésirables qui y sont déjà présentes.

Plus l’origine des bactéries étrangères est nette, moins il y a de « mauvaise saveur » provenant de ces bactéries sauvages dans le produit final. C’est pourquoi, par exemple, je ferais plutôt pousser mon fromage ou mon yaourt avec du lait provenant directement de la chèvre. Je mets le lait dans un seau, je filtre le lait pour éliminer les poils et autres, j’inocule la culture et c’est parti. De la chèvre au proto-fromage en 20 minutes.

L’immunité collective contre les virus fonctionne de la même manière. Au fur et à mesure que les variants du virus évoluent, l’un d’entre eux, dans ce cas Omicron, est plus transmissible et supplante les autres souches émergentes. Cette souche se propage de manière incontrôlée, tandis que les autres ont moins de chances d’infecter des hôtes et de se propager.

Nous l’attrapons tous, produisons des anticorps contre elle et contre la plupart, sinon la totalité, des autres souches, et atteignons beaucoup plus rapidement une immunité collective contre toutes les souches.

Omicron est peut-être la meilleure forme de vaccin contre le COVID-19 que nous ayons jamais pu produire.

Et maintenant, vous savez pourquoi le Davos était prêt à tout pour déchaîner le porno de la peur pendant un week-end de vacances où tout le monde serait collé à son écran.

Honnêtement, en ce qui concerne les scénarios, celui-ci était si mal écrit que tout le monde a vu les failles de l’intrigue avant même d’avoir atteint la fin du premier acte.

Le dernier combat du Davos avait vraiment pour but de confiner le monde, de détruire l’économie mondiale et d’appliquer le programme « Build Back Better » . En Russie, l’agence TASS a annoncé au monde entier, la semaine suivant la sortie du film, qu’ils avaient atteint 53,7 % d’immunité collective contre le COVID-19, et que Sputnik V n’était pas 1 % aussi dangereux que les thérapies géniques à ARNm imposées à l’Occident.

Ainsi, au moment où Omicron se répandra en Asie, y compris en Chine, en Russie et en Inde, le COVID appartiendra au passé.

Au cas où quelqu’un ne comprendrait pas qu’il s’agit d’une monstruosité produite par le Davos, notez les seuls endroits qui tentent, même de loin, de tirer parti d’Omicron en politique. Vous l’avez deviné, l’Europe.

Seule l’Europe a réagi comme on pouvait s’y attendre. Ils ont adoré le dernier combat du Davos ! Mais encore une fois, avez-vous regardé la plupart des gagnants de Cannes ? soupir

Le dernier acte d’Angela Merkel a été de décréter un confinement total des Allemands non vaccinés.

Son dernier acte de vandalisme à l’égard du peuple qu’elle a « dirigé » pendant 16 ans a été de rétablir une société allemande à deux vitesses, revenant ainsi à l’époque d’avant la Seconde Guerre mondiale et, personnellement, à ses racines est-allemandes de la Stasi.

Elle les a conduits directement dans une situation de dette massive par rapport au PIB et a subordonné la souveraineté allemande à l’Union européenne, sur laquelle trop d’Allemands croient avoir la mainmise. Ils seront les grands perdants lorsqu’ils réaliseront que, comme je l’ai expliqué précédemment, le gouvernement pour lequel ils viennent de voter achèvera de les trahir et les obligera à rembourser les dettes des pays du Club Med que, franchement, ils méprisent.

Au cas où quelqu’un ne comprendrait pas ce qui se passe, le nouveau gouvernement allemand vient d’essayer une dernière fois d’arrêter le gazoduc Nordstream 2 alors même que Biden et les États-Unis y avaient renoncé. Comme d’habitude, c’est une verte, la ministre des affaires étrangères Annalena Baerbock, qui a déclaré que Nordstream 2 n’était toujours pas conforme au troisième paquet énergie de l’UE.

Ainsi, alors que les Allemands gèlent et paient des factures énergétiques choquantes, leurs nouveaux dirigeants montrent à quel point ils méprisent les gens qui ont voté pour eux en jouant avec la seule chose qui pourrait les aider à résoudre leurs problèmes actuels.

C’est presque comme s’ils voulaient détruire leur propre pays.

On ne négocie pas avec des idéologues comme Baerbock. La réponse des Russes était évidente : Rosneft va maintenant obtenir une licence d’exportation de gaz et Gazprom lui vendra la moitié du gazoduc, contournant ainsi la règle de dégroupage de l’UE.

Si Omicron était une bombe si évidente avant sa sortie, pourquoi avoir procédé à l’exercice ?

Parce que nous nous préparons à un changement majeur dans la géopolitique et les marchés en 2022 depuis que la politique de la Fed est claire. Les marchés s’adaptent enfin à un changement majeur dans la politique mondiale qui voit les élites financières et politiques américaines rompre complètement avec le Davos.

Peu importe à quel point le Davos et l’Europe tentent de nous contrôler, ce sont les États-Unis qui détermineront ce que l’avenir nous réserve et si Le dernier combat du Davos continuera de se jouer ici aux États-Unis ou non.

Alors, passons en revue les trois dernières semaines, d’accord ?

  1. Biden nomme à nouveau Jérôme Powell à la présidence du FOMC. Avec Lael Brainard comme vice-présidente. C’est une victoire claire pour Powell, qui représente les intérêts des banques commerciales et de l’argent géré des États-Unis – comme les propriétaires de la Fed de New York eux-mêmes.
  2. Les marchés se réjouissent brièvement car Powell était considéré comme le choix le plus sûr.
  3. Le jour du Black Friday, le film Le dernier combat du Davos sort sur les écrans et reçoit de premières bonnes critiques. Ils lui donnent un coup de pouce, typique des publics présélectionnés pour les avant-premières. Les marchés s’effondrent, la fenêtre d’Overton se déplace pendant quelques jours.
  4. Le soir de l’ouverture, cependant, Goldman tire la sonnette d’alarme et déclenche l’effondrement de l’audience.
  5. La réunion du FEM à Davos est annulée en raison de « menaces de mort ».
  6. Ce dimanche 28 novembre, une fuite révèle que le mari de Mme Brainard est le tsar de Biden pour l’Asie et qu’il est profondément impliqué dans le PCC en ayant fait transiter de l’argent par Hunter Biden pour obtenir des faveurs. Cinq Démocrates modérés s’opposent publiquement au choix de Biden pour l’OCC, dont la camarade Omorova.
  7. Les marchés ne s’effondrent pas davantage le lundi à cause de la peur de l’OmicronVID-11/09, alors qu’il y aurait dû y avoir des appels de marge massifs. Les recettes du box-office sont très inférieures aux chiffres du week-end. Le mauvais budget marketing est mis en cause.
  8. Jack Dorsey est chassé du poste de PDG de Twitter. Le soy boy et le cuck du Davos Parag Agrawal est mis en place, promettant la fin du journalisme et des mèmes sur Twitter. Le procès de Ghislaine Maxwell s’ouvre,
  9. Mardi, juste avant la clôture européenne, lors des auditions de la CARES ACT 3, Powell, assis à côté de Janet Yellen, troll du Davos, déclare que l’inflation « transitoire » appartient au passé. Ce qui confirme mon interprétation selon laquelle Powell a toujours menti à ce sujet pour être reconduit dans ses fonctions. Les marchés sont en apoplexie. L’euro s’effondre !

 

  1. Plus tard dans la journée, Jim Cramer perd la tête sur CNBC et déclare que nous devons vacciner le pays de force. Pendant ce temps, Biden recule sur les obligations de vaccination et Kolanovic va sur CNBC.
  2. Le nouveau chancelier autrichien Schallenberg démissionne suite à de nouvelles menaces de mort. Le nouveau chancelier est un dur à cuire sur l’immigration et la responsabilité fiscale. Il est du type « loi et ordre » et tente de durcir les confinements… mais c’est un signe avant-coureur de la politique européenne de 2022. Ne vous attendez pas à ce qu’il ait plus qu’un rôle de figurant.
  3. Les Démocrates et les Républicains s’entendent sur le plafond de la dette, évitant ainsi de nouvelles turbulences sur les marchés obligataires. Les rendements des obligations américaines à court terme quittent la zone dangereuse pour revenir vers le taux RRP de 0,05 %. Janet Yellen abandonne le récit de l’« inflation transitoire » et commence également à se taire sur le thème « Build Back Better ».
  4. L’OPEP+ réaffirme qu’elle augmentera sa production de pétrole de 400 000 barils par jour, conformément à son plan initial. Il est évident qu’ils ont vu le film Le dernier combat du Davos ce week-end et qu’ils l’ont descendu en flèche sur Rotten Tomatoes. Le pétrole rebondit fortement et son taux approche les 67 $ Brent.
  5. L’OTAN passe des semaines à faire monter en flèche la rhétorique contre la Russie au sujet de l’Ukraine, au point de faire échouer une réunion entre le secrétaire d’État Blinken et le ministre des affaires étrangères Lavrov. La Russie réitère ses lignes rouges et la semaine dernière, elle a finalement déclaré qu’elle serait prête à aider officiellement le Donbass si on le lui demandait. C’est une première.
  6. Le dernier chiffre de la masse salariale est une énorme erreur. Pourquoi ? Un ajustement saisonnier massif pour le BLOWOUT d’octobre ! Ils ont donc menti en octobre pour aider les sondages de Biden et les ont ensuite ajustés à la réalité ce mois-ci en espérant que personne ne le remarquerait. Oups !
  7. Le FMI, qui est contrôlé par les États-Unis et non par le Davos, a exhorté Powell à réduire rapidement ses taux et à les relever plus tard ! Puis le chef du FMI, un agent nommé par Schwab, sort quatre heures plus tard et déclare qu’Omicron est une menace pour la croissance mondiale. Quelqu’un n’a pas compris le message.
  8. L’OMS se demande maintenant si les boosters seront utiles contre Omicron. Évidemment que non, puisque c’est un rhume, bande d’idiots !
  9. Les États-Unis menacent ouvertement la Russie avec l’expulsion de SWIFT si elle envahit l’Ukraine. Poutine continue de dire au monde qu’il ne veut pas de l’Ukraine. C’est un trou à rats.
  10. La semaine dernière, Biden et Poutine ont eu un entretien téléphonique de deux heures qui a mis fin à l’impasse en Ukraine. Biden a levé les sanctions américaines sur Nordstream 2 et les sanctions Magnitsky sur 35 Russes, laissant la menace du SWIFT en place pour empêcher les Russes de faire ce qu’ils ne veulent pas faire.
  11. La camarade Omarova n’est pas candidate au poste de Contrôleur de la monnaie.
  12. Le CBO publie son rapport sur « Build Back Better ». Il s’agit d’un calcul prévisionnel et il coûtera au moins 3500 milliards de dollars. C’est pas rien.
  13. Evergrande fait officiellement défaut à ses créanciers étrangers. Le bitcoin et l’or sont sous pression. La Chine est obligée de commencer à assouplir sa politique monétaire.
  14. L’Ukraine commence à parler d’une résolution avec le Donbass. La Russie et l’OTAN s’assoient enfin pour discuter, sur l’insistance de Biden.
  15. Goldman Sachs et Morgan Stanley admettent enfin que la Fed doit relever ses taux en 2022. Goldman parle de pas moins de 7 hausses de taux.
  16. La Russie oppose son veto à une résolution de l’ONU visant à classer le changement climatique comme une menace pour la sécurité mondiale.

La plupart de ces choses n’arriveraient pas si Le dernier combat du Davos n’était pas un flop et si des forces puissantes aux États-Unis ne disaient pas finalement non à la folie de Washington.

Ce qui est troublant, c’est la rapidité avec laquelle tout cela se met en place. Les Démocrates sont confrontés à un effondrement complet en 2022, l’Establishment du GOP l’est aussi. Powell et Wall St. font pression avec des choses anti-Davos comme les Bitcoin Bonds, en présentant Gary Gensler comme l’imposteur qu’il est et en mettant une muselière aux traîtres du Congrès.

Le Davos se retire dans sa forteresse de Bruxelles tout en demandant à son homme aux États-Unis, Biden (Obama), de faire la paix avec les Russes. Ils sont toujours déterminés à détruire la classe moyenne dans toute l’Europe et sont prêts à l’affamer pour y parvenir, mais leur influence ici aux États-Unis a atteint son maximum et le monde est en train de se détacher de leur récit coronapocalyptique.

Et il y a une raison simple à cela. Il est nul.

Ils ont désespérément besoin de meilleurs auteurs, producteurs et rédacteurs. Puisqu’ils n’ont promu que des personnes issues de la diversité à des postes clés afin de les rendre faciles à manipuler, cela garantit également que le résultat que ces employés de troisième rang produiront sera un navet impossible à regarder.

Où est Roger Corman quand on a besoin de lui ?

Le dernier combat du Davos est le plus grand flop de l’histoire, obligeant à repenser complètement la gestion du projet et la restructuration du studio. On s’amusera beaucoup à en faire le post-mortem 4, mais seulement pour nous distraire de l’horreur des précédents opus de la série.

Et que le spectacle commence.

Tom Luongo

Traduit par Zineb, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

Notes

  1. Estimation officieuse par les traders et gestionnaires de fond de Wall Street du bénéfice prévu par action
  2. Deux des acteurs principaux du film Ishtar cité en début d’article
  3. Loi de relance économique adoptée sous la présidence de Trump en 2020 en réponse aux retombées de la pandémie Covid 19
  4. Réunion d’équipe, après la sortie d’un film, pour discuter des échecs et de ce qui peut être amélioré

L’alliance Russie-Chine au point de basculement

Par : Sophia I.

Par M. K. Bhadrakumar − Le 15 décembre 2021 − Source The Indian Punchline

Le président russe Vladimir Poutine (R) et le président chinois Xi Jinping après leurs entretiens, Kremlin, Moscou, 5 juin 2019.

L’initiative de Pékin de proposer une rencontre virtuelle entre le président Xi Jinping et le président russe Vladimir Poutine mercredi transforme radicalement la géopolitique de l’implacable expansion vers l’Est de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord et des déploiements militaires occidentaux aux frontières de la Russie.

L’annonce de la réunion à Pékin est intervenue un jour après la réunion des ministres des affaires étrangères du G7 à Liverpool, en Grande-Bretagne, dimanche, qui a fait écho à la rhétorique de Washington concernant un prétendu renforcement militaire russe à la frontière ukrainienne et a menacé Moscou de « conséquences massives et d’un coût sévère en réponse. »

La réunion du G7 elle-même était conçue comme une nouvelle démonstration de l’unité de l’Occident face à la Russie et à la Chine, afin de mettre l’Occident sur le devant de la scène. Pour la première fois, les pays de l’ANASE ont également été inclus dans la réunion ministérielle du G7, dans le cadre des plans de l’administration du président américain Joe Biden visant à mettre en place un nouveau « cadre économique indo-pacifique » dans une nouvelle tentative de réduire l’influence de la Chine dans la région.

Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, l’ambassadeur Wang Wenbin, a déclaré lundi que la réunion virtuelle entre Xi et Poutine devrait permettre de « faire le point sur les relations bilatérales et les résultats de la coopération au cours de cette année, d’élaborer un plan de haut niveau pour les relations de l’année prochaine et d’échanger des points de vue sur les principales questions internationales et régionales d’intérêt commun ».

L’ambassadeur Wang a prévu que la vidéoconférence Xi-Poutine « renforcera encore notre confiance mutuelle de haut niveau, promouvra vigoureusement la coordination stratégique Chine-Russie « dos à dos » et le développement robuste de la coopération pratique tous azimuts ». Et de conclure : « Cela apportera plus de stabilité et d’énergie positive au paysage international complexe et fluide. »

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a depuis révélé que Poutine et Xi aborderont au cours des entretiens la rhétorique belliqueuse de l’OTAN et la situation tendue en Europe. Pour citer Peskov, « [les deux dirigeants] échangeront leurs points de vue sur les affaires internationales. Les récents développements dans les affaires internationales, notamment sur le continent européen, sont aujourd’hui très tendus et cela nécessite définitivement une discussion entre les alliés, entre Moscou et Pékin. »

Peskov a ajouté que la Russie est confrontée à « une rhétorique très agressive de la part de l’OTAN et des États-Unis », qui doit également être discutée. En fait, M. Peskov a souligné que la situation tendue qui se dessine sur le continent européen justifie que la Russie tienne des consultations avec son proche allié, la Chine.

Il ne fait aucun doute que cela confère une dimension extraordinaire à l’alliance russo-chinoise. Le rôle que la Chine va jouer, le cas échéant, dans l’évolution du scénario sera suivi de près, notamment parce que les vents d’une tempête parfaite soufflent à la fois en Europe de l’Est et dans la région Asie-Pacifique.

Plus important encore, la discussion d’aujourd’hui s’inscrit-elle dans le cadre du plan de coopération militaire entre la Russie et la Chine pour la période 2021-2025, que les deux pays ont signé le 23 novembre ? Lors de la signature du document, le ministre russe de la défense, Sergei Shoigu, aurait déclaré : « La Chine et la Russie sont des partenaires stratégiques depuis de nombreuses années. Aujourd’hui, dans des conditions de turbulences géopolitiques croissantes et de potentiel de conflit grandissant dans diverses parties du monde, le développement de notre interaction est particulièrement pertinent. »

Plus précisément, Shoigu a attiré l’attention de son homologue chinois Wei Fenghe sur les vols de plus en plus intensifs des bombardiers stratégiques américains près des frontières russes. Il a déclaré : « Ce mois-ci, 10 bombardiers stratégiques (américains) se sont exercés au scénario de l’utilisation d’armes nucléaires contre la Russie pratiquement simultanément depuis les directions Ouest et Est » et se sont approchés à 20 kilomètres de la frontière russe.

Shoigu a également noté une augmentation du nombre de vols de bombardiers américains au-dessus de la mer d’Okhotsk où ils se sont exercés au lancement de missiles de croisière, affirmant que cela constituait une menace pour la Russie et la Chine. « Dans un tel environnement, la coordination russo-chinoise devient un facteur de stabilisation des affaires mondiales », avait déclaré Shoigu.

Dans une brève déclaration, le ministère chinois de la Défense avait alors indiqué que les deux parties allaient « continuer à approfondir la coopération stratégique entre les deux armées, continuer à renforcer la coopération dans les exercices stratégiques, les patrouilles conjointes et d’autres domaines, et continuer à apporter de nouvelles contributions à la sauvegarde des intérêts fondamentaux de la Chine et de la Russie et au maintien de la sécurité et de la stabilité internationales et régionales. »

Pourtant, Shoigu s’exprimait il y a seulement quinze jours. Faisant état du pacte, le South China Morning Post déclarait que la Chine et la Russie « se rapprochent d’une alliance militaire de facto pour contrer la pression croissante des États-Unis ».

À tout le moins, la signature de la feuille de route sur la coopération militaire a signalé la volonté de la Russie et de la Chine de résister à la pression américaine en s’appuyant sur des efforts militaires combinés, si nécessaire.

Les États-Unis sont incapables de faire face simultanément à la Chine et à la Russie sur le plan militaire et si ces dernières devaient mettre en commun de manière significative leur puissance militaire et leurs objectifs de politique étrangère, cela modifierait l’équilibre des forces en Eurasie et désavantagerait les États-Unis.

Les États-Unis disposent toujours de l’armée la plus performante au monde et il ne fait aucun doute qu’ils sont plus puissants que la Chine ou la Russie seules, mais une nouvelle unité entre ces deux dernières peut être stratégiquement épuisante pour Washington.

Lyle Goldstein, un expert de la Chine et de la Russie qui a été pendant deux décennies professeur de recherche au Naval War College jusqu’en octobre, a déclaré lundi à Newsweek : « Je pense que Moscou et Pékin calculent qu’ils peuvent vraiment nous (Washington) maintenir dans une sorte de confusion maximale, car les théâtres sont très éloignés les uns des autres et les forces impliquées sont très différentes. Je pense qu’ils voient un gain ici en nous tirant dans deux directions à la fois. »

Curieusement, selon Goldstein, « je ne pense pas que les États-Unis soient prêts à entrer en guerre en Ukraine. Je ne pense pas que les États-Unis soient prêts à entrer en guerre pour Taïwan. Je maintiens ces deux points. Donc faire les deux en même temps, non, absolument pas ».

Il a expliqué que les scénarios de l’Ukraine et de Taïwan en particulier « sont extrêmement stressants car ils impliquent une guerre de haute intensité sur des théâtres extrêmement difficiles, contre des adversaires qui n’ont besoin de se concentrer que sur un seul front. L’un ou l’autre de ces scénarios serait à lui seul très stressant et je dirais que, si nous devions nous impliquer, il y a de fortes chances que nous perdions. »

Quoi qu’il en soit, l’appel vidéo d’aujourd’hui prépare le terrain pour la visite de Poutine à Pékin, à l’invitation personnelle de Xi Jinping, en tant qu’invité principal des prochains Jeux olympiques d’hiver (4-20 février).

À première vue, la rencontre des deux dirigeants à Pékin début février sera un événement de grande importance pour la stabilité mondiale et la consolidation du partenariat stratégique entre les deux pays.

On peut imaginer que la réunion virtuelle d’aujourd’hui, dans un contexte de tensions croissantes dans les relations entre la Russie et les États-Unis, témoigne de la prise de conscience par Pékin que « ce n’est qu’en se donnant la main que la Chine et la Russie pourront contrer l’attaque de la clique dirigée par les États-Unis et éviter de tomber dans la passivité », comme l’a déclaré au Global Times Cui Heng, célèbre universitaire chinois du Centre d’études russes de l’Université normale de Chine orientale.

Au risque d’être oublié, le traité de bon voisinage et de coopération amicale signé par la Chine et la Russie en 2001 stipule que « la Russie reconnaît le gouvernement de la République populaire de Chine comme le seul gouvernement légal représentant toute la Chine. Taïwan est une partie constitutive de la Chine ». Ce pacte est un document fondateur sur lequel repose l’alliance sino-russe.

M. K. Bhadrakumar

Traduit par Sophia I., relu par Wayan, pour le Saker Francophone

Les pourparlers entre la Russie et les États-Unis à Genève ont toutes les chances d’échouer

Par : Wayan

Par Moon of Alabama – Le 10 janvier 2021

Comme Scott Ritter, je suis profondément sceptique quant à l’issue des pourparlers d’aujourd’hui entre les États-Unis et la Russie à Genève :

Si jamais une négociation diplomatique cruciale était vouée à l’échec dès le départ, les discussions entre les États-Unis et la Russie sur l’Ukraine et les garanties de sécurité russes le sont.

Les deux parties ne parviennent même pas à se mettre d’accord sur un ordre du jour.

Du point de vue de la Russie, la situation est claire : « La partie russe est venue ici [à Genève] avec une position claire qui contient un certain nombre d’éléments qui, à mon avis, sont compréhensibles et ont été si clairement formulés – y compris à un haut niveau – qu’il est tout simplement impossible de s’écarter de nos approches », a déclaré à la presse le vice-ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Ryabkov, à l’issue d’un dîner pré-réunion organisé dimanche par la secrétaire d’État adjointe américaine Wendy Sherman, qui dirige la délégation américaine.

Tout ce que les États-Unis ont été disposés à faire, semble-t-il, c’est de rappeler à la Russie les soi-disant « graves conséquences » d’une invasion de l’Ukraine par la Russie, ce que les États-Unis et l’OTAN craignent comme imminent, compte tenu de la portée et de l’ampleur des récents exercices militaires russes dans la région, auxquels participent des dizaines de milliers de soldats. Cette menace a été faite par Biden à Poutine à plusieurs reprises, y compris lors d’un appel téléphonique initié par Poutine la semaine dernière pour aider à encadrer les discussions à venir.

Les États-Unis continuent d’affirmer à tort que la Russie est prête à envahir l’Ukraine :

Dans un geste qui a aggravé les relations déjà tendues entre Washington et le Kremlin, la Russie a mobilisé plus de 100 000 soldats près de sa frontière avec l’Ukraine. Les États-Unis ont divulgué des renseignements montrant que la Russie dispose d’un plan de guerre prévoyant une force d’invasion de 175 000 soldats que l’armée ukrainienne, malgré l’équipement et la formation fournis par les États-Unis, aurait peu de moyens d’arrêter. Vendredi, le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a averti que « le risque de conflit est réel ».

Il n’y a pas 100 000 soldats russes près de la frontière avec l’Ukraine. Début décembre, les services de renseignement américains ont affirmé qu’il n’y avait que 70 000 soldats :

Alors que les évaluations ukrainiennes estiment que la Russie dispose d’environ 94 000 soldats près de la frontière, la carte américaine avance le chiffre de 70 000 hommes – mais elle prévoit une augmentation jusqu’à 175 000 hommes et décrit d’importants mouvements tactiques de bataillons vers et depuis la frontière « pour obscurcir les intentions et créer de l’incertitude ».

Les 100 000 soldats supplémentaires mentionnés par les services de renseignement américains sont censés provenir d’une force de réserve russe (BARS) qui n’existe pas encore mais est seulement prévue. Ce chiffre est donc faux. Les chiffres des services de renseignement américains ont été publiés le 3 décembre. Trois semaines plus tard, la Russie annonçait que 10 000 de ces 70 000 soldats avaient été retirés :

Dix mille militaires russes seraient en train de regagner leurs « points de déploiement permanents » après un entraînement sur le terrain à la frontière avec l’Ukraine voisine, selon l’agence de presse Interfax, qui cite des déclarations de l’armée russe.

Cela signifie qu’il n’y a actuellement que 60 000 soldats dans l’ouest de la Russie, la plupart stationnés dans leurs quartiers habituels, certaines unités suivant une formation par rotation, comme elles le font toutes les armées.

Les médias affirment également que la Russie menace d’attaquer l’Ukraine. La Russie n’a pas l’intention de le faire, à moins que l’Ukraine ne tente d’attaquer ses provinces orientales rebelles de Luhanzk et Donetzk. Les dirigeants ukrainiens savent qu’ils ne peuvent pas le faire.

Cependant, les exigences russes en matière de sécurité sont sérieuses. Soit les États-Unis et l’OTAN reviennent sur leur position anti-russe, soit la Russie prendra des « mesures militaro-techniques » pour les contrer.

Ces mesures POURRAIENT (!) inclure une neutralisation soudaine et rapide des capacités militaires ukrainiennes :

La Russie ne s’impliquera pas dans une mésaventure militaire en Ukraine qui pourrait s’éterniser, comme l’ont fait les États-Unis en Afghanistan et en Irak. La Russie a étudié une campagne militaire américaine antérieure – l’opération Tempête du désert, de la première guerre du Golfe – et a pris à cœur les leçons de ce conflit.

 

Il n’est pas nécessaire d’occuper le territoire d’un ennemi pour le détruire. Une campagne aérienne stratégique conçue pour annuler des aspects spécifiques de la capacité d’un pays, qu’elle soit économique, politique, militaire ou tout cela à la fois, associée à une campagne terrestre ciblée visant à détruire l’armée de l’ennemi plutôt qu’à occuper son territoire, est la ligne de conduite probable.

 

Compte tenu de la suprématie écrasante de la Russie en termes de capacité à projeter une puissance aérienne soutenue par des attaques de missiles de précision, une campagne aérienne stratégique contre l’Ukraine permettrait d’accomplir en quelques jours ce que les États-Unis ont mis plus d’un mois à faire contre l’Irak en 1991.

Mon intuition est que la Russie ne fera même pas cela, mais que les « mesures militaro-techniques » qu’elle dit vouloir prendre en cas d’échec des pourparlers créeront une nouvelle menace pour les États-Unis eux-mêmes. Une répétition de la crise des missiles de Cuba par d’autres moyens.

La crise de Cuba a conduit à l’élimination des missiles nucléaires américains stationnés en Turquie et en Italie et dirigés vers Moscou. Une crise similaire aujourd’hui pourrait également conduire à un retrait des États-Unis et de l’OTAN de l’Europe de l’Est.

La Russie a gagné des guerres réelles et hybrides en Ossétie du Sud, en Crimée, en Syrie, en Arménie, en Biélorussie et maintenant dans son ventre mou, le Kazakhstan, après que ces pays ont été attaqués. Les dirigeants de ces quatre derniers pays, tous des politiciens multisectoriels qui tentaient de jouer avec l’« Ouest » et la Russie, ont découvert que la Russie est leur meilleur et unique ami et ont résolument rejoint son camp :

Rappelez-vous, le discours PSYOP était que Poutine est soit stupide, soit faible, soit vendu à l’Occident. Pourtant, lorsque nous regardons les choses « avant et après », nous constatons que si l’Occident a « presque » (ou du moins le pense-t-il) « obtenu » le Belarus, l’Arménie, l’Azerbaïdjan et, maintenant, le Kazakhstan, la réalité est que, dans chaque cas, il apparaît que les mégalomanes narcissiques qui dirigent l’Occident ont valsé avec confiance dans un piège russe soigneusement tendu qui, loin de donner à l’Empire le contrôle des pays qu’il a « presque » acquis, les a fait perdre pour un avenir prévisible.

La Russie a fait cela à peu de frais et avec beaucoup d’efficacité. Pendant ce temps, les États-Unis et l’OTAN perdent leurs guerres, comme tout récemment en Afghanistan.

Il est temps pour les États-Unis et l’OTAN de le reconnaître.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

La Pravda Americaine : Le SIDA et le retour de l’hypothèse Duesberg

Par : Wayan

Par Ron Unz − Le 29 décembre 2021 − Source Unz Review

Le mois dernier, j’ai lu le nouveau livre de Robert F. Kennedy Jr. intitulé The Real Anthony Fauci, qui est presque immédiatement devenu un best-seller sur Amazon.

J’ai été assez impressionné par une grande partie du matériel présenté, qui critiquait sévèrement notre industrie pharmaceutique et ses proches alliés de la bureaucratie de la santé publique. Mais ce qui m’a complètement choqué, c’est que près de la moitié du texte – environ 200 pages – était consacrée à la présentation et à la promotion de l’étonnante affirmation selon laquelle tout ce que l’on nous a dit sur le VIH/sida pendant plus de 35 ans est probablement un canular. Ce sujet est donc devenu le point central de ma propre enquête.

American Pravda : le Vax, Anthony Fauci et le SIDA. Ron Unz – The Unz Review – 6 décembre 2021 – 6 100 mots

Pourtant, selon les informations fournies dans le best-seller de Kennedy, n°1 sur Amazon, cette image bien connue et solidement établie, que je n’avais jamais sérieusement remise en question, est presque entièrement fausse et frauduleuse, se résumant essentiellement à un canular médiatico-médical. Au lieu d’être responsable du sida, le virus VIH est probablement inoffensif et n’a rien à voir avec la maladie. Mais lorsque des personnes étaient infectées par le VIH, elles étaient soumises aux premiers médicaments extrêmement lucratifs contre le sida, qui étaient en fait mortels et les tuaient souvent. Les premiers cas de sida étaient principalement dus à une très forte consommation de certaines drogues illégales, et le virus VIH avait été diagnostiqué à tort comme responsable. Mais comme Fauci et les compagnies pharmaceutiques avides de profits ont rapidement bâti d’énormes empires sur ce mauvais diagnostic, ils se sont battus avec acharnement pendant plus de 35 ans pour le maintenir et le protéger, exerçant toute leur influence pour supprimer la vérité dans les médias tout en détruisant les carrières de tous les chercheurs honnêtes qui remettaient en cause cette fraude. Pendant ce temps, le SIDA en Afrique était quelque chose de complètement différent, probablement causé principalement par la malnutrition ou d’autres conditions locales.

 

J’ai trouvé le récit de Kennedy plus choquant que tout ce que j’avais pu lire jusqu’ici.

Dans des circonstances normales, j’aurais été extrêmement réticent à accepter des affirmations aussi farfelues, mais la crédibilité de certains des adhérents à cette thèse était difficile à ignorer.

Par exemple, la première approbation sur la quatrième de couverture est celle du professeur Luc Montagnier, un chercheur médical qui a remporté un prix Nobel pour avoir découvert le virus VIH en 1984, et il écrit : « Tragiquement pour l’humanité, il y a beaucoup, beaucoup de contrevérités émanant de Fauci et de ses sbires. RFK Jr. expose des décennies de mensonges ». Par ailleurs, on nous dit que dès la Conférence internationale sur le sida de San Francisco de juin 1990, Montagnier avait déclaré publiquement que « le virus VIH est inoffensif et passif, un virus bénin. »

 

Peut-être que ce lauréat du prix Nobel a approuvé le livre pour d’autres raisons et peut-être que le sens de sa surprenante déclaration datant de 1990 a été mal interprétée. Mais il est certain que l’opinion du chercheur qui a obtenu un prix Nobel pour avoir découvert le virus VIH ne doit pas être totalement ignorée dans l’évaluation de son éventuel rôle.

Comme l’explique Kennedy, trois autres lauréats du prix Nobel ont également exprimé publiquement un scepticisme similaire à l’égard du récit conventionnel sur le VIH/sida, l’un d’entre eux étant Kary Mullis, le célèbre créateur du révolutionnaire test PCR.

Malgré son énorme succès, le livre a d’abord été ignoré par les médias grand public. Ce silence a finalement été rompu un mois après la publication, lorsqu’Associated Press a publié un article de 4 000 mots attaquant durement l’auteur et son controversé best-seller.

Comment un Kennedy a construit un monstre anti-vax en pleine crise de COVID-19. Michelle R. Smith et al – The Associated Press – 15 décembre 2021 – 4,000 Words

Pourtant, comme je l’ai noté dans ma propre réponse, cette longue accusation évite totalement le sujet du VIH/SIDA, qui constitue pourtant la partie la plus scandaleuse et la plus explosive du livre de Kennedy. Six journalistes et chercheurs de l’AP ont passé au moins dix jours à produire l’article, donc leur silence total sur ce sujet me parait extrêmement suspect. Si près de la moitié du livre de Kennedy soutient que le VIH/SIDA est un canular médical médiatique et que ses critiques les plus virulents refusent de l’attaquer sur ce sujet, tout lecteur impartial doit certainement commencer à soupçonner qu’au moins certaines des remarquables affirmations de l’auteur sont probablement correctes.

RFK Jr. en tant que premier négationniste du VIH/SIDA en Amérique et le silence médiatique autour du sujet. Ron Unz – The Unz Review – 15 décembre 2021 – 1 500 mots

Avant la récente épidémie de la Covid-19, le SIDA fut pendant près de quatre décennies la maladie la plus médiatisée du monde, et j’ai commencé à me demander si je n’avais pas été complètement trompé pendant toutes ces années par mes journaux quotidiens. J’ai écouté les longues interviews de Kennedy avec Tucker Carlson, Steve Bannon et Jimmy Dore, mais aucun de ces animateurs n’a jamais abordé la question du SIDA, peut-être parce qu’ils la considéraient comme une distraction par rapport au sujet plus urgent des vaccins Covid et d’autres mesures de santé publique controversées. En effet, Kennedy lui-même n’avait jamais été associé au sujet du VIH/SIDA et il a souligné que sa couverture était simplement destinée à « donner de l’air et de la lumière aux voix dissidentes » ; il me fallait donc consulter d’autres sources pour obtenir des informations supplémentaires. Heureusement, son livre identifiait clairement la figure la plus importante du débat.

L’un des principaux héros scientifiques du récit de Kennedy est le professeur Peter H. Duesberg, de Berkeley. Au cours des années 1970 et 1980, Duesberg était largement considéré comme l’un des plus grands virologues du monde, élu à l’âge de 50 ans à la prestigieuse Académie nationale des sciences, ce qui en faisait l’un des plus jeunes membres de son histoire. Dès 1987, il a commencé à émettre de sérieux doutes sur l’hypothèse du VIH/SIDA et à souligner les dangers de l’AZT. Il a fini par publier une série d’articles de journaux sur le sujet qui ont progressivement conquis de nombreuses personnes, dont Montagnier. En 1996, il publie « Inventer le virus du sida », un ouvrage massif de 712 pages qui expose ses arguments, avec un avant-propos du prix Nobel Kary Mullis, le célèbre inventeur de la technologie PCR, lui-même un autre grand critique public de l’hypothèse du VIH/sida. Duesberg a même souligné l’assurance de son scepticisme à l’égard du VIH en offrant de se faire injecter du sang contaminé par le VIH.

 

Mais plutôt que de débattre ouvertement avec un adversaire scientifique aussi puissant, Fauci et ses alliés ont interdit à Duesberg de recevoir tout financement gouvernemental, brisant ainsi sa carrière de chercheur, tout en le vilipendant et en faisant pression sur les autres pour qu’ils fassent de même. Selon des collègues chercheurs cités par Kennedy, Duesberg a été détruit pour servir d’avertissement et d’exemple aux autres. Pendant ce temps, Fauci a usé de son influence pour faire interdire ses détracteurs dans les principaux médias nationaux, s’assurant ainsi que peu de personnes en dehors d’un segment étroit de la communauté scientifique soient au courant de cette persistante controverse.

La théorie que je devais étudier était donc l’hypothèse de Duesberg, l’opposant longtemps réprimé à l’orthodoxie régnante en matière de VIH/SIDA.

Heureusement pour moi, les hérésies scientifiques privées de fonds de recherche et mises à l’index des revues de premier plan ont tendance à produire un ensemble de travaux peu nombreux donc gérable. Les milliards de dollars dépensés chaque année pour la recherche orthodoxe sur le sida ont donné naissance à plus de 100 000 articles de revues universitaires, soit plus qu’un lecteur assidu ne pourrait en digérer en une douzaine de vies. Mais la publication universitaire la plus récente que j’ai pu localiser de l’autre côté du débat est un long article de synthèse publié il y a dix-huit ans par Duesberg et deux de ses collaborateurs. En effet, selon leur épilogue, les auteurs avaient passé plusieurs années à se battre pour que leur article soit publié malgré l’hostilité incessante de l’establishment pro-SIDA, qui avait réussi à faire pression sur deux revues précédentes pour qu’elles annulent la publication.

Les bases chimiques des différentes épidémies de SIDA : drogues récréatives, chimiothérapie antivirale et malnutrition (PDF). Peter Duesberg, Claus Koehnlein et David Rasnick – Journal of Bioscience – Juin 2003 – 24 000 Mots

Bien que j’aie une solide formation scientifique, je n’ai pas l’expertise nécessaire en médecine ou en microbiologie pour évaluer correctement leur article. Mais en le lisant attentivement en tant que profane, je l’ai trouvé solide et convaincant, et certainement digne d’être publié. Et lorsque je l’ai transmis à un professionnel de la médecine, il l’a jugé extrêmement impressionnant, exposant de manière convaincante la thèse révolutionnaire des auteurs.

L’une des principales affirmations de Duesberg est que la maladie connue sous le nom de « SIDA » n’existe pas en réalité, mais qu’elle n’est que l’étiquette officielle attachée à un groupe de plus de deux douzaines de maladies différentes, qui ont toutes des causes diverses, dont certaines seulement sont des agents infectieux. En fait, la plupart de ces maladies étaient connues et traitées depuis de nombreuses décennies, mais elles n’étaient qualifiées de « sida » que si la victime était également testée positive au virus VIH, qui n’avait pourtant probablement rien à voir avec la maladie.

À l’appui de leur position, les auteurs notent que les divers groupes à haut risque de « sida » ont seulement tendance à contracter des versions particulières de la maladie, le « sida » dont souffrent les hémophiles étant généralement très différent du « sida » des villageois africains et ne se chevauchant que légèrement avec celui des homosexuels ou des toxicomanes. En fait, le profil du « sida » en Afrique semble totalement différent de celui du monde développé. Mais si toutes ces maladies différentes étaient en fait causées par un seul virus VIH, des syndromes aussi divergents seraient des anomalies déroutantes, difficiles à expliquer d’un point de vue scientifique.

En 2009, une demi-douzaine d’années après la publication de cet article volumineux, un réalisateur indépendant du nom de Brent Leung a produit un documentaire de 90 minutes sur le sida, très favorable à la thèse de Duesberg, et quelqu’un l’a récemment porté à mon attention. Il y a une grande pénurie de matériel pro-Duesberg, donc bien que je ne trouve que rarement les vidéos des sources d’information utiles, ce cas fut une exception importante. Le film met en évidence les énormes incohérences de la position scientifique orthodoxe et comprend également des entretiens importants avec Duesberg, Mullis, Fauci et de nombreux autres chercheurs et journalistes clés des deux côtés du débat. L’intégralité du documentaire est disponible sur Youtube, de sorte que les personnes intéressées peuvent le regarder et décider par elles-mêmes.

Le journaliste John Lauritsen a couvert la controverse sur le VIH/sida pendant des décennies, écrivant deux livres sur le sujet et servant de source importante pour le propre travail de Kennedy. Il a récemment rejoint l’un des fils de discussion de notre site Web et m’a suggéré de republier sa conférence de 2018, qui résume utilement l’histoire et l’état actuel de la question.

Faire valoir nos arguments dans la bataille pour la vérité. Remettre en question les paradigmes viraux avariés. John Lauritsen – Conférence Vers Pont du Gard – 16 juin 2018 – 2 500 mots

Bien que j’ai trouvé tout ce matériel pro-Duesberg utile pour étoffer les arguments, la plupart d’entre eux se recoupent avec le contenu du livre de Kennedy, et l’analyse était nécessairement unilatérale. Sous la pression de l’establishment médical et de son lobby du SIDA, les médias grand public ont presque entièrement fermé leurs portes à toute dissidence sur la question et refusent d’engager le dialogue avec les critiques, semblant plutôt préférer la liste noire et le boycott. Cela laisse supposer la faiblesse relative de l’argumentaire orthodoxe, mais en l’absence des échanges d’arguments et de contre-arguments, je ne pouvais pas facilement évaluer la force des deux parties. Heureusement, j’ai découvert que cette situation avait été très différente par le passé.

J’ai passé la majeure partie du début des années 2000 à créer un système d’archivage de contenu qui comprend des collections quasi complètes de quelques centaines de nos principaux magazines d’opinion des 150 dernières années, ces publications influentes qui ont façonné notre compréhension du monde. Le projet a été un échec presque total puisque très peu de personnes l’ont utilisé, mais il est toujours utile lorsque je veux enquêter sur quelque chose, et j’ai facilement trouvé une longue liste d’articles portant sur l’hypothèse de Duesberg, la plupart datant des années 1990. À cette époque, le mur de fer de la censure n’était pas encore tombé, et le sujet avait été largement et respectueusement traité dans les grandes publications.

J’ai lu attentivement plus d’une douzaine d’articles parmi les plus substantiels, tous parus dans des périodiques libéraux, conservateurs et libertariens tout à fait classiques et respectables. Une surprise majeure a été de constater à quel point le débat semble avoir peu évolué. Les preuves et les arguments que Duesberg et ses alliés scientifiques ont avancé il y a trente ans semblent remarquablement similaires à ceux présentés dans le livre de Kennedy publié le mois dernier seulement.

Le numéro de l’été 1990 de Policy Review, l’une des revues politiques conservatrices les plus sobres et les plus influentes d’Amérique, avait offert à Duesberg et à un co-auteur une tribune pour la théorie controversée, et leur article comptait près de 9 000 mots. Selon le rédacteur en chef, ce sujet a suscité plus de lettres et de réponses – tant positives que négatives – que tout autre sujet dans l’histoire de la publication, et est devenu l’un des articles les plus discutés. En conséquence, le numéro suivant du trimestriel a présenté certaines de ces réactions ainsi que les réponses des deux auteurs, l’ensemble de l’échange comptant près de 13 000 mots.

Le virus du sida est-il une science-fiction ? (PDF). Un comportement immunosuppresseur, et non le VIH, pourrait être la cause du SIDA. Peter H. Duesberg and Bryan J. Ellison – Policy Review – Summer 1990 – 8,800 Words

Le VIH est-il la cause du sida ? (PDF). Les critiques répondent – Policy Review – Fall 1990 – 12,700 Words

Plusieurs années plus tard, une évolution similaire s’est produite chez Reason, la publication phare du mouvement libertarien américain. Le magazine a publié un long article de couverture reprenant les affirmations de Duesberg et rédigé par trois de ses alliés scientifiques, l’un d’entre eux étant un ancien professeur de la Harvard Medical School et un autre un récent lauréat du prix Nobel. Une fois encore, le résultat a été un énorme déluge de réactions de soutien et de critiques, et le long débat a été publié dans un numéro ultérieur.

Qu’est-ce qui cause le sida ? (PDF). Nous ne savons toujours pas ce qui cause le SIDA. Charles A. Thomas Jr, Kary B. Mullis, et Phillip E. Johnson – Reason – Juin 1994 – 4 600 mots

Quelles sont les causes du sida ? Le débat se poursuit (PDF). Les critiques répondent – Reason – Décembre 1994 – 9,100 mots

The Lancet est l’une des plus importantes revues médicales au monde et en 1996, l’année suivant son accession au poste de rédacteur en chef, Richard Horton publiait dans les pages de la prestigieuse New York Review of Books une discussion de 10 000 mots sur les théories de Duesberg, telles qu’elles sont exposées dans trois des récents livres et recueils du chercheur. Horton était évidemment l’une des personnalités les plus respectables de l’establishment, mais bien qu’il ait surtout soutenu le consensus orthodoxe sur le VIH/SIDA, il a présenté la perspective totalement contraire de Duesberg d’une manière équitable, avec respect mais non sans critique.

Cependant, ce qui m’a le plus frappé dans le récit de Horton, c’est à quel point il semblait consterné par le traitement réservé à Duesberg par le complexe médico-industriel américain au pouvoir, comme le suggère son titre « Vérité et hérésie sur le sida ».

La toute première phrase de son long article de synthèse mentionne la « vaste industrie académique et commerciale construite autour… du VIH » ainsi que le défi fondamental que Duesberg a posé à sa base scientifique. En conséquence, le « brillant virologiste » était devenu « le scientifique le plus vilipendé du monde » et le sujet d’« attaques épuisantes ». Les principales revues scientifiques professionnelles avaient fait preuve d’une « attitude injuste alarmante » et, en partie à cause de cela, d’autres dissidents potentiels ont été dissuadés de poursuivre leurs théories alternatives.

Selon Horton, les considérations financières étaient devenues un élément central du processus scientifique, et il a noté avec horreur qu’une conférence de presse sur la recherche remettant en cause l’efficacité d’un médicament anti-sida particulier était en fait remplie de journalistes financiers, concentrés sur les efforts des dirigeants d’entreprise pour détruire la crédibilité d’une étude qu’ils avaient eux-mêmes contribué à concevoir, mais qui allait maintenant à l’encontre de leur produit.

Plus important encore, bien que Horton soit généralement sceptique à l’égard des conclusions de Duesberg, il est absolument cinglant envers les adversaires du virologue dissident.

L’un des aspects les plus troublants du conflit entre Duesberg et l’establishment du sida est la manière dont on a refusé à Duesberg la possibilité de tester son hypothèse. Dans une discipline régie par des prétentions empiriques à la vérité, les preuves expérimentales sembleraient être le moyen évident de confirmer ou de réfuter les affirmations de Duesberg. Mais Duesberg a trouvé les portes de l’establishment scientifique fermées à ses fréquents appels aux tests…

 

Duesberg mérite d’être entendu, et l’assassinat idéologique qu’il a subi restera un témoignage embarrassant des tendances réactionnaires de la science moderne… À une époque où l’on recherche si désespérément des idées nouvelles et de nouvelles voies d’investigation, comment la communauté du sida peut-elle se permettre de ne pas financer les recherches de Duesberg ?

Cette dernière phrase retentissante clôture l’ensemble de l’article, paru dans une publication prestigieuse et influente il y a plus d’un quart de siècle. Mais d’après ce que je peux voir, la critique sincère de Horton est tombée dans l’oreille d’un sourd, et l’establishment du SIDA a tout simplement ignoré toute la controverse et continuer à faire progressivement pression sur les médias pour qu’ils cessent toute couverture sur le sujet. Cela semble confirmer pleinement l’histoire racontée dans le best-seller actuel de Kennedy.

Vérité et hérésie sur le sida. Richard Horton – The New York Review of Books – 23 mai 1996 – 10 100 mots

Pris ensemble, ces cinq articles comptent plus de 45 000 mots, soit la longueur d’un petit livre, et offrent probablement un débat aussi bon et impartial sur l’hypothèse de Duesberg que l’on puisse trouver. Chaque lecteur peut juger par lui-même, mais j’ai trouvé que le camp de Duesberg a certainement eu le dessus dans tous ces échanges.

Selon l’article d’AP, le livre de Kennedy s’est probablement vendu à près de 200 000 exemplaires au cours des deux premières semaines suivant sa sortie le 16 novembre. Le livre a regagné la première place sur Amazon et a conservé cette position pendant une grande partie du mois de décembre, de sorte que les ventes globales pourraient maintenant représenter plus du double de ce chiffre.

Mais même si le nombre total d’exemplaires imprimés finit par atteindre un million ou plus, ces chiffres ne représentent qu’une infime partie des dizaines de millions d’Américains qui sont inondés chaque jour de messages fortement promus par nos médias électroniques et sociaux, des organes médiatiques qui mettent sur liste noire ou boycottent les importantes informations que Kennedy présente. Ainsi, à moins que le mur défensif des médias ne puisse être franchi, le message du livre de Kennedy risque d’être largement limité à une fraction de la population qui y est déjà sensible, renforçant peut-être leur détermination mais gagnant relativement peu de nouveaux adhérents.

Il y a plusieurs années, j’ai analysé précisément cette question, en soulignant les difficultés de surmonter un tel blocus médiatique et la stratégie possible à poursuivre, et certaines de mes suggestions méritent d’être citées en détail :

Les médias grand public existent comme un tout homogène, de sorte qu’affaiblir ou discréditer les médias dans un domaine particulier réduit automatiquement leur influence partout ailleurs également.

 

Les éléments du récit médiatique auxquels est confronté un groupe anti-establishment particulier peuvent être trop forts et bien défendus pour être attaqués efficacement, et toute attaque de ce type peut également être rejetée comme étant motivée par l’idéologie. Par conséquent, la stratégie la plus productive peut parfois être indirecte, en attaquant le récit médiatique ailleurs, à des endroits où il est beaucoup plus faible et moins bien défendu. En outre, gagner ces batailles plus faciles peut générer une plus grande crédibilité et une plus grande dynamique, qui peuvent ensuite être appliquées à des attaques ultérieures sur des fronts plus difficiles.

 

Certaines parties de ce mur médiatique peuvent être solides et vigoureusement défendues par de puissants intérêts particuliers, rendant les assauts difficiles. Mais d’autres parties, peut-être plus anciennes et plus obscures, peuvent s’être décrépies avec le temps, leurs défenseurs s’étant éloignés. Il peut être beaucoup plus facile de percer le mur à ces endroits plus faibles, et une fois que la barrière a été brisée en plusieurs points, il devient beaucoup plus difficile de la défendre aux autres.

 

Par exemple, considérez les conséquences de la démonstration que le récit médiatique établi est complètement faux sur un événement individuel majeur. Une fois ce résultat largement reconnu, la crédibilité des médias sur toutes les autres questions, même celles qui n’ont aucun rapport, sera quelque peu affaiblie. Les gens ordinaires en concluraient naturellement que si les médias se sont trompés pendant si longtemps sur un point important, ils pourraient aussi se tromper sur d’autres, et la puissante suspension de l’incrédulité qui confère aux médias leur influence deviendrait moins puissante. Même les individus qui forment collectivement le corpus des médias pourraient commencer à douter sérieusement de leurs certitudes antérieures.

 

Le point crucial est que de telles percées peuvent être plus faciles à réaliser sur des sujets qui semblent n’avoir qu’une signification historique et qui sont totalement éloignés de toute conséquence pratique actuelle.

 

Selon les paramètres habituels du débat public, les remises en question de l’orthodoxie établie sont traitées comme des « revendications extraordinaires » qui doivent être justifiées par des preuves extraordinaires. Cette exigence peut être injuste, mais elle constitue la réalité de nombreux échanges publics, sur la base du cadre fourni par les médias prétendument impartiaux.

 

Étant donné que la plupart de ces controverses impliquent un large éventail de questions complexes et de preuves ambiguës ou contestées, il est souvent extrêmement difficile d’établir de manière concluante toute théorie non orthodoxe, disons avec un niveau de confiance de 95 % ou 98 %. Par conséquent, le verdict des médias est presque invariablement « Cas non prouvé » et les contestataires sont jugés vaincus et discrédités, même s’ils semblent avoir la prépondérance des preuves de leur côté. Et s’ils contestent vocalement le caractère injuste de leur situation, cette réponse est ensuite citée par les médias comme une preuve supplémentaire de leur fanatisme ou de leur paranoïa.

 

Cependant, supposons qu’une stratégie entièrement différente soit adoptée. Au lieu de tenter d’établir un cas « au-delà de tout doute raisonnable », les partisans se contentent de fournir suffisamment de preuves et d’analyses pour suggérer qu’il y a 30 % de chances, 50 % de chances ou 70 % de chances que la théorie non orthodoxe soit vraie. Le fait même qu’aucune revendication de quasi-certitude ne soit avancée constitue une défense puissante contre toute accusation plausible de fanatisme ou de pensée délirante. Mais si la question est d’une importance énorme et que, comme c’est généralement le cas, la théorie non orthodoxe a été presque totalement ignorée par les médias, bien qu’elle ait apparemment au moins une chance raisonnable d’être vraie, alors les médias peuvent être effectivement attaqués et ridiculisés pour leur paresse et leur incompétence. Ces accusations sont très difficiles à réfuter et, étant donné que l’on ne prétend pas que la théorie non orthodoxe a nécessairement été prouvée correcte, mais simplement qu’elle pourrait l’être, toute contre-accusation de tendances complotistes tomberait à plat.

 

En effet, le seul moyen dont disposent les médias pour réfuter efficacement ces accusations serait d’explorer tous les détails complexes de la question (contribuant ainsi à attirer l’attention sur divers faits controversés), puis de faire valoir qu’il n’y a qu’une chance négligeable que la théorie soit correcte, peut-être 10 % ou moins. Ainsi, la charge habituelle de présomption est complètement inversée. Et comme la plupart des membres des médias n’ont probablement jamais prêté une attention sérieuse au sujet, leur présentation ignorante peut être assez faible et vulnérable à une déconstruction éclairée. En effet, le scénario le plus probable est que les médias continueront à ignorer totalement l’ensemble du conflit, renforçant ainsi ces accusations plausibles de paresse et d’incompétence.

American Pravda : Briser la barrière médiatique. Ron Unz – The Unz Review – 24 octobre 2016 – 2 500 mots

Le public principal du livre de Kennedy est la communauté américaine anti-vaxx, vaste et mobilisée, et beaucoup de ces individus peuvent ignorer sa longue discussion sur la controverse du VIH/SIDA, ou même la rejeter comme une distraction. Mais je pense que c’est une grave erreur stratégique. Au contraire, se concentrer sur le récit douteux du VIH/SIDA et sur l’hypothèse contraire de Duesberg peut constituer le meilleur moyen de discréditer l’establishment médical dominant de l’Amérique, et ainsi permettre une réévaluation de notre politique de vaccination. Comme je l’ai expliqué vers la fin de ma critique :

En tant qu’observateur extérieur sans expertise particulière dans ces domaines médicaux, j’ai été impressionné par une grande partie du matériel que Kennedy a rassemblé pour soutenir ses vues non orthodoxes sur les vaccins et les traitements Covid, mais j’ai trouvé que les preuves qu’il a fournies sur le VIH et le SIDA étaient beaucoup plus complètes et convaincantes, tout en étant soutenues par des experts faisant beaucoup plus autorité. Mais si, comme il le soutient, la vérité sur le VIH et le sida a été supprimée avec succès pendant des décennies par l’ensemble de l’industrie médicale, nous devons nécessairement devenir très méfiants à l’égard d’autres affirmations médicales, y compris celles concernant le Covid et les vaccins.

 

Je me demande même si cela ne représenterait pas une partie du sous-texte caché de l’âpre bataille actuelle sur la vaccination et de la réaction presque paranoïaque de tant d’opposants. Ceux qui ont contesté le dogme scientifique officiel sur le SIDA ont depuis longtemps été chassés de la place publique, de sorte que peu de ceux qui s’informent dans les médias grand public sont même au courant de la dispute. Mais le genre de théories divergentes présentées par Kennedy ont probablement circulé pendant des années dans des segments particuliers de la population, et ces individus sont devenus fermement convaincus qu’un grand nombre d’Américains sont morts parce que l’establishment médical a infligé le traitement mortel à l’AZT pour combattre le virus inoffensif du VIH. Ils deviendraient donc extrêmement méfiants lorsqu’ils apprendraient qu’un virus Covid à faible mortalité est traité par l’utilisation généralisée de nouveaux vaccins expérimentaux qui avaient complètement contourné le processus de test habituel grâce à une série de dérogations d’urgence. Après avoir absorbé le contenu remarquable de l’important ouvrage de Kennedy, je pense que ces préoccupations ne sont pas déraisonnables.

Ron Unz

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

Une solution parfaite : L’Écosse et la Suisse échangent leurs territoires en raison du Brexit


Le 10 janvier octobre 2022 − Source The Postillon

Edimbourg, Berne (dpo) – Les gouvernements de l’Écosse et de la Suisse ont pris une décision historique : avant la fin de l’été, les deux pays vont échanger leurs territoires étatiques actuels. La Suisse cessera ainsi d’être entourée d’États membres de l’UE, tandis que l’Écosse, dont la population a voté résolument pour rester dans l’Union européenne, s’installera en plein cœur du continent.


Les deux pays ont rapidement conclu l’accord en début de semaine. L’objectif est que, d’ici le milieu de l’année, 8 millions de Suisses aient migré vers l’Écosse et que 5,3 millions d’Écossais se soient installés dans les Alpes.

« C’est une solution brillante pour le peuple écossais », s’est enthousiasmée la Première ministre Nicola Sturgeon après sa dernière visite en Suisse. « Nos Highlands seront encore plus hauts, en plus d’être en plein milieu de l’Europe. Nous n’aurons plus non plus à supporter la présence des terribles Anglais au sud de la frontière. » Les Suisses sont également très satisfaits : « Nous n’avons jamais eu les Alpes aussi facilement accessibles », explique le président de la Confédération Johann Schneider-Ammann. « Nous avons même droit à notre propre littoral ! Et nous aurons deux fois plus d’espace. Et nous serons enfin débarrassés de ces terribles Allemands. »

Plus semblables que vous ne le pensez : les Suisses et les Écossais

À l’inverse, dans les pays voisins, tout le monde s’accorde à dire qu’il importe peu de savoir exactement quels montagnards aux accents ridicules et aux coutumes étranges vont vivre à côté de chez soi. Les prochains mois seront cruciaux pour les Écossais et les Suisses : les deux pays doivent être nettoyés à fond et prêts à passer le relais au plus tard en juin. Dans les deux pays, les premiers monuments nationaux ont déjà été enlevés et préparés pour le transport.

La Suisse accorde une attention particulière aux aménagements prévus pour sa nouvelle capitale, Edinbürgli (anciennement Edimbourg), et pour la zone urbaine congestionnée de Glasgau (anciennement Glasgow). La délégation écossaise prévoit d’installer ses monuments et bâtiments les plus importants à Zuroaich et Bannockbern (anciennement Zürich et Berne).

Nessie, le célèbre monstre du Loch Ness (rebaptisé Nesser Löchli) doit être déplacé dans le Vierwaldstättersee (rebaptisé Loch Fourforest).

Traduit par Hervé pour le Saker Francophone

Qui a perdu le Kazakhstan et au profit de qui ?

Par : Wayan

Par The Saker – Le 9 janvier 2022 – Source The Saker’s Blog

L’ampleur de la crise au Kazakhstan en a surpris plus d’un, moi y compris. Certains l’ont comparé à l’Euromaïdan de Kiev, mais c’est une très mauvaise comparaison, ne serait-ce que parce que l’Euromaïdan s’est déroulé sur la place d’une ville alors que la violente insurrection (car c’est bien de cela qu’il s’agit !) au Kazakhstan a commencé dans les régions occidentales mais s’est rapidement étendue à l’ensemble du pays (qui est immense). Rien que par l’ampleur de l’insurrection (environ 20 000 combattants bien organisés et entraînés dans tout le pays) et son extrême violence (des policiers ont été décapités !), il est évident qu’il ne s’agissait pas de quelque chose de spontané, mais de quelque chose de soigneusement préparé, organisé et exécuté. La façon dont certains insurgés ont immédiatement attaqué toutes les stations de télévision et les aéroports, tandis que le reste de la foule saccageaient les rues et pillaient les magasins, montre un degré de sophistication qu’Ed Luttwak aurait approuvé !

Pour moi, cela ressemble beaucoup plus à ce qui s’est passé en Syrie dans les villes de Daraa, Homs, Hama, Alep, Damas, et bien d’autres.

Je dois admettre que ma première réaction a également été « wow, comment les services de renseignement kazakhs et russes ont-ils pu manquer tous les indicateurs et avertissements qu’une insurrection d’une telle ampleur était soigneusement préparée et sur le point d’exploser ? ». Puis, on a appris que le président Tokaev avait fait appel à l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC), qui était jusqu’à présent une organisation plutôt molle, et le soir même, la Russie lançait un pont aérien pour acheminer des forces vers le Kazakhstan, notamment des sous-unités de la 45e brigade des forces spéciales, de la 98e division aéroportée de la Garde et de la 31e brigade d’assaut aéroportée de la Garde. Les transporteurs militaires russes ont également acheminé de petits contingents de forces spéciales arméniennes, kirghizes et tadjikes. Plus intéressant encore, les Biélorusses ont également envoyé une compagnie renforcée de leur 103e brigade aéroportée d’élite (il s’agit de la célèbre division aéroportée de Vitebsk, l’une des meilleures divisions aéroportées soviétiques). Compte tenu des tensions actuelles avec l’Occident au sujet de l’Ukraine, la rapidité avec laquelle ces forces ont été envoyées au Kazakhstan m’a indiqué qu’il s’agissait clairement d’un mouvement préparé.

En d’autres termes, les Russes ont au moins été avertis à l’avance et étaient parfaitement préparés. Si tel est le cas, je doute qu’ils aient dit quoi que ce soit à leurs collègues de l’OTSC, à l’exception peut-être (probablement ?) des Biélorusses.

Ok, alors explorons les implications de ce qui précède.

Si les Russes savaient, pourquoi n’ont-ils rien fait du tout pour empêcher ce qui vient de se passer ?

Ici, nous devons d’abord revenir sur ce qui s’est récemment passé au Belarus.

Le président Loukachenko avait à peu près la même politique étrangère que le président Tokaev : quelque chose qu’ils appellent une politique étrangère « multi-vecteurs » que je résumerais comme suit : pomper toute l’aide et l’argent de la Russie, tout en supprimant les forces pro-russes à l’intérieur de votre propre pays et en essayant de montrer à l’Empire anglo-sioniste que vous pouvez être achetés, pour le bon prix bien sûr (c’est aussi ce que Vucic fait en Serbie en ce moment). Rappelons maintenant ce qui s’est passé au Belarus.

L’Empire et ses États vassaux de l’UE ont tenté de renverser Loukachenko, qui n’a eu d’autre choix que de se tourner vers la Russie pour obtenir de l’aide et survivre. La Russie, bien sûr, s’est exécutée, mais seulement en échange du « bon comportement » de Loukachenko et de l’abandon complet de sa politique étrangère « multi-vectorielle ». Loukachenko l’a emporté, l’opposition a été écrasée, et la Russie et le Belarus ont déjà franchi d’importantes étapes vers leur intégration.

Maintenant, je sais qu’il y en a certains qui aiment accuser Poutine (lui personnellement) d’avoir « fait preuve de faiblesse », d’avoir « laissé les États-Unis et l’OTAN faire exploser les pays de la périphérie russe », etc. etc. etc. À ceux qui pensent ainsi, je pose une question simple : comparez le Belarus avant et après l’insurrection. Plus précisément, du point de vue russe, la Biélorussie multi-vectorielle était-elle ou non préférable à la Biélorussie totalement alignée d’aujourd’hui ? La réponse, à mon avis, est absolument évidente.

Examinons maintenant le cas du Kazakhstan. Il s’agit potentiellement d’un pays beaucoup plus dangereux pour la Russie que le Belarus : il possède une énorme frontière (7 600 km, ouverte et non défendue, le Kazakhstan étant membre de la Communauté économique eurasienne !), un puissant réseau clandestin pan-turc (soutenu par la Turquie), un réseau clandestin takfiri tout aussi puissant (soutenu par divers acteurs non étatiques et même étatiques de la région), des tensions ethniques entre les Kazakhs et la minorité russe et des liens sécuritaires très importants avec la Russie. La prise de contrôle du Belarus par l’Empire aurait été très mauvaise, mais la prise de contrôle du Kazakhstan par l’Empire aurait été encore bien pire.

Pourtant, comme conséquence directe (et, à mon avis, prévisible) de l’insurrection, Tokaev sait maintenant que son sort dépend de la Russie, tout comme celui de Loukachenko. Est-ce un mauvais ou un bon résultat pour le Kremlin ?

Je vais ajouter un autre nom à la liste : L’Arménien Pashinian, qui était un russophobe notoire jusqu’à l’attaque des Azéris, et qui n’a eu d’autre choix que de se tourner vers la Russie pour obtenir de l’aide et, franchement, pour survivre. C’est également le cas d’Erdogan, mais c’est un salaud ingrat à qui on ne peut jamais faire confiance, même pour des questions mineures.

Vous vous souvenez de tous ces imbéciles qui criaient urbi et orbi que l’OTSC ne servait à rien, que les Russes laissaient les Azéris tabasser l’Arménie sans pouvoir rien y faire ? Dès que la Russie s’est impliquée, la guerre s’est arrêtée et les « invincibles » Bayraktars ont cessé de voler. Est-ce un bon ou un mauvais résultat pour la Russie ?

Et maintenant, oh douce ironie, le même Pashinian se trouve être le chef officiel de l’OTSC (du genre Stoltenberg en réalité, un porte-parole officiel sans réelle autorité) et il a dû « ordonner » (annoncer, en réalité) l’opération de l’OTSC au Kazakhstan.

Nous avons donc Lukashenko, Pashinian et maintenant Tokaev, tous d’anciens politiciens multi-vecteurs qui supplient la Russie de les aider et obtiennent cette aide, mais au prix politique évident de l’abandon de leurs anciennes politiques multi-vecteurs.

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais pour moi, c’est un triomphe pour la Russie : sans aucune intervention militaire ou « invasion » (avec laquelle les infantiles de l’Ouest qui regardent trop la télévision s’effraient la nuit), Poutine a « craqué » trois multi-vectoristes notoires et les a fait devenir des partenaires gentils, loyaux et très reconnaissants (!) envers la Russie. À propos, la Russie a également une « pénétration » très profonde dans tous les autres « stans » dont les dirigeants ne sont pas stupides et qui, contrairement aux journalistes et « experts » occidentaux, lisent tous ce qui est écrit sur le mur. L’impact de ce qui vient de se passer au Kazakhstan se répercutera dans toute l’Asie centrale.

À propos de l’opération de l’OTSC elle-même. Tout d’abord, les forces russes et bélarusses (environ 3 000 Russes et 500 Bélarusses) : il s’agit de véritables forces d’élite, haut de gamme, aguerries, professionnelles, hautement entraînées et superbement équipées (les autres contingents, plus petits, servent davantage comme un « décor de relations publiques » qu’à autre chose). Officiellement, leur mission consiste uniquement à protéger les principales installations officielles (kazakhes et russes), mais ces forces seraient plus que suffisantes pour faire de la viande hachée de tout takfiris, nationaliste occidental ou turc entraîné, même si leur nombre est bien supérieur aux 20 000 hommes estimés. Et, dans le pire des cas, il se trouve que ces forces contrôlent des aéroports clés où les Russes (et les Biélorusses) pourraient envoyer encore plus de forces, dont au moins deux divisions aéroportées russes. Ce serait une force que rien en Asie centrale ne pourrait même rêver d’affronter. Je dois également mentionner que la Russie dispose d’une base militaire importante et stratégiquement cruciale au Tadjikistan, qui s’entraîne depuis des décennies à lutter contre les terroristes et les insurgés takfiris et qui pourrait également soutenir toute opération militaire russe en Asie centrale.

L’objectif de ces forces est donc le suivant :

  • Soulager les forces policières et militaires kazakhes pour qu’elles puissent réprimer le soulèvement (ce qu’elles font)
  • Envoyer un message politique aux forces de sécurité kazakhes : nous assurons vos arrières, ne vous inquiétez pas, faites votre travail.
  • Envoyer un message politique aux insurgés : vous allez soit déposer les armes, soit fuir à l’étranger, soit mourir (c’est ce que Poutine a déclaré en Tchétchénie et en Syrie, ce ne sont donc pas des menaces en l’air).
  • Envoyer un message politique aux États-Unis et à la Turquie : Tokaev est notre homme maintenant, vous l’avez perdu ainsi que ce pays !
  • Envoyer un message politique à toute l’Asie centrale et au Caucase : si la Russie vous soutient, vous resterez au pouvoir même si les idiots de la CIA/NED/etc. essaient de vous révolutionner.
  • Envoyer un autre message à des gens comme Erdogan ou Vucic : tout ce multi-vectorisme finira très mal pour vous, utilisez votre tête avant qu’il ne soit trop tard (pour vous, pas pour nous – nous, nous sommes bien de toute façon !).

Certains ont suggéré que le moment choisi pour l’insurrection au Kazakhstan était une sorte de tentative des États-Unis et de l’OTAN pour « blesser » la Russie à son « point névralgique » et lui montrer qu’elle doit renoncer à son ultimatum posé à l’Occident (les négociations sont censées commencer demain, dans une atmosphère de pessimisme général). Je n’ai pas d’informations en provenance de Langley ou de Mons, mais si c’était le plan américain, alors tout ce projet non seulement s’est effondré, mais s’est retourné contre eux.

Rappelez-vous, l’argument PSYOP était que Poutine est soit stupide, soit faible, soit vendu à l’Occident. Pourtant, si l’on regarde les choses « avant et après », on constate que si l’Occident a « presque » (ou du moins le pense-t-il) « obtenu » le Belarus, l’Arménie, l’Azerbaïdjan et, maintenant, le Kazakhstan, la réalité est que, dans chaque cas, il apparaît que les mégalomanes narcissiques qui dirigent l’Occident ont valsé avec confiance dans un piège russe soigneusement tendu qui, loin de donner à l’Empire le contrôle des pays qu’il a « presque » acquis, les a fait perdre pour un avenir prévisible.

Pouvez-vous imaginer le niveau de rage et de frustration impuissante à Langley et Mons lorsqu’ils regardent ce genre d’images : oy veh !!

Bien sûr, la machine de propagande anglo-sioniste et les trolls sans cervelle (payés ou non) qui répètent ces bêtises ne diront pas un mot de tout cela, mais faites preuve de bon sens, utilisez le principe « avant et après » et tirez vos propres conclusions.

Briefing conjoint du commandant des forces collectives de maintien de la paix de l’OTSC en République du Kazakhstan, le colonel général Andrei Serdyukov, commandant des forces aéroportées russes, et du vice-ministre de la défense de la République du Kazakhstan, le lieutenant général Sultan Gamaletdinov.

En parlant de conclusions, que dire de tous ceux qui prétendaient que l’OTSC est une copie édentée de l’OTAN qui ne peut rien faire ? Vous la trouvez toujours aussi édentée aujourd’hui ?

Comment se compare-t-elle à l’OTAN, non, pas sur le papier, mais en termes de capacité d’opérations de combat ?

L’Occident voulait faire du Kazakhstan un « Afghanistan russe » (même plan pour l’Ukraine, d’ailleurs). La Turquie voulait transformer le Kazakhstan en un État vassal dirigé par la Turquie. Les Takfiris voulaient transformer le Kazakhstan en une sorte d’émirat.

À votre avis, comment évaluez-vous l’efficacité d’un traité de sécurité collective qui peut déjouer tous ces plans avec une force de la taille d’une brigade et en quelques jours seulement ?

Une dernière chose : il y a autre chose que le Kazakhstan et la Syrie ont en commun : il y avait BEAUCOUP d’agents de la CIA/MI6/Mossad/etc autour d’Assad, ce qui est devenu visible par le nombre de hauts fonctionnaires syriens qui ont soutenu l’insurrection, voire l’ont dirigée. La plupart ont ensuite fui vers l’Occident, certains ont été tués. Mais le fait est que la structure du pouvoir en Syrie était assez pourrie. On peut dire la même chose du Kazakhstan où une énorme purge est en cours, avec le très influent chef des services de sécurité (et ancien Premier ministre !) non seulement rétrogradé, mais arrêté pour trahison !

En clair, le SVR/FSB/GRU aura désormais les coudées franches pour « faire le ménage » de la même manière que les Russes ont « fait le ménage » autour de Loukachenko et d’Assad (dans ce cas avec l’aide de l’Iran) : discrètement et très efficacement,

Encore une fois, je peux entendre les gémissements hystériques et désespérés de Langley et Mons. Voilà ce qui arrive quand on croit à sa propre propagande stupide !

Quant à ceux qui ont cru à cette stupide histoire de PSYOP « Poutine perd des pays dans tout l’espace de l’ancienne Union soviétique », ils se sentent probablement très stupides en ce moment, mais ne l’admettront jamais. En parlant de stupidité,

Non, Poutine n’essaie PAS, je répète, n’essaie PAS de « recréer » l’Union soviétique.

Et tandis que cette médiocre non-entité qu’est Blinken met en garde contre le fait que les Russes sont « difficiles à faire sortir de chez vous une fois qu’ils sont entrés » (de la part d’un secrétaire d’État américain, c’est à la fois hilarant et un nouveau niveau, encore plus élevé, d’hypocrisie absolue), la vérité est que la plupart des forces de l’OTSC partiront très bientôt, ne serait-ce que parce qu’il ne sera plus nécessaire de les maintenir au Kazakhstan. Pourquoi ? C’est simple : les terroristes et les insurgés entraînés avec acharnement seront bientôt tous morts, les émeutiers pillards quitteront les rues en espérant ne pas recevoir la visite du NSC (Comité de sécurité nationale) ou des policiers kazakhs, les traîtres au pouvoir quitteront le pays pour l’UE ou seront emprisonnés et les forces militaires et de sécurité kazakhes reprendront le contrôle du pays et maintiendront l’ordre.

Pourquoi les parachutistes et les forces spéciales russes auraient-ils besoin de rester ?

En outre, la Russie n’a ni besoin ni envie d’envahir ou, encore moins, d’administrer des pays pauvres, pour la plupart dysfonctionnels, avec des problèmes sociaux majeurs et très peu d’avantages réels à offrir à la Russie. Et maintenant que Lukashenko, Pashinian et Tokaev savent qu’ils dépendent du bon vouloir du Kremlin, vous pouvez être sûrs qu’ils se « comporteront » de manière raisonnable. Bien sûr, ils resteront pour la plupart des États corrompus, avec du népotisme, de l’affiliation tribale et de l’extrémisme religieux, mais tant qu’ils ne représenteront pas une menace pour a) la minorité russe dans ces États et 2) les intérêts de la sécurité nationale russe, le Kremlin ne les micro-gèrera pas. Mais au premier signe d’une résurgence de la « multi-vectorialité » (peut-être inspirée par les nombreuses sociétés occidentales qui travaillent au Kazakhstan), les chaises sur lesquelles ces dirigeants sont actuellement assis commenceront immédiatement à trembler assez fort et ils sauront qui appeler pour arrêter cela.

En parlant « d’idiots » faibles qui ont « perdu » des pays au profit de l’Empire, quelqu’un pourrait-il dresser une liste des pays que l’Empire a VRAIMENT arrachés à la Russie (ou à tout autre adversaire) et qu’il a réussi à conserver ? La Syrie ? La Libye ? L’Afghanistan ? L’Irak peut-être ? Le Yémen ? Et ce, malgré la déclaration « Mission accomplie » faite par un président américain « triomphant » 🙂

Bon, les trois États baltes. Bravo ! Captain America a encore gagné comme en Grenade !

Ah, je peux entendre les voix qui scandent « l’Ukraine ! Qu’en est-il de l’Ukraine ? ». Eh bien, qu’en est-il de l’Ukraine ?

Il y a un dicton russe (цыплят по осени считают) qui peut être traduit approximativement par « ne comptez pas vos poulets avant qu’ils ne soient éclos ». À l’heure actuelle, PERSONNE ne peut prédire avec certitude ce qui se passera avec l’Ukraine à l’avenir. Non seulement l’Ukraine est devenue un pays 404, merdique et désindustrialisé, mais il est maintenant dirigé par une classe entière (dans le sens marxiste) de nazis que, apparemment, personne n’a la volonté ou la capacité de dénazifier (la Russie pourrait, mais n’a absolument aucune motivation pour le faire, quant aux USA/OTAN, LOL !!). Même si la Russie et les États-Unis acceptent une sorte de statut de neutralité pour l’Ukraine, cela n’éliminera pas un seul nazi du pouvoir et, au contraire, cela créera les conditions d’un éclatement encore plus grand du pays (ce qui, à mon avis, finira par arriver de toute façon, mais très lentement et très très douloureusement).

Le seul point commun entre l’Ukraine et le Kazakhstan est qu’il s’agit de deux pays inventés par les enragés bolcheviks russophobes : non seulement leurs frontières actuelles n’ont aucun sens (et je veux dire qu’elles n’ont absolument aucun sens), mais ces frontières rassemblent sous un même « toit » politique totalement artificiel des régions et des groupes ethniques complètement différents. La grande différence est, bien sûr, que les dirigeants ukies, tous, étaient, et sont toujours, infiniment pires que Nazarbaev ou Tokaev ne l’ont jamais été. De plus, le nationalisme ukrainien est le plus haineux et le plus dément de la planète, on ne peut les comparer qu’aux Interahamwe hutus du Rwanda. Oui, il y a bien une tendance nationaliste dans la société kazakhe (amoureusement nourrie et alimentée par l’Occident pendant des décennies), mais en comparaison avec les Ukronazis, ce sont des humanitaires à la voix douce et mentalement sains. D’après mon expérience personnelle, et donc subjective, les Kazakhs et les Russes s’entendent beaucoup mieux que les Ukrainiens et les Russes.

Le « ménage » à la biélorusse au Kazakhstan a déjà commencé !

Enfin, et ce n’est pas le moins important, il faudra des décennies pour dénazifier l’Ukraine, et Dieu seul sait qui voudra et pourra le faire (certainement PAS la Russie !) alors que les insurgés kazakhs sont déjà morts, en grand nombre (plusieurs milliers selon certains témoignages), par les forces de sécurité kazakhes. Quant aux oligarques kazakhs et aux fonctionnaires qui les ont aidés, ils sont soit morts, soit en prison, soit déjà à l’étranger.

N’oublions pas la Chine ? C’est un acteur très important au Kazakhstan. À un certain niveau, la Chine et la Russie sont des concurrents économiques et même politiques au Kazakhstan, mais la Chine ne peut absolument et catégoriquement pas permettre que le Kazakhstan soit pris en charge par les États-Unis et l’OTAN, les Takfiris ou les Pan-Turcs. Les Chinois n’ont pas (encore) fait jouer leurs muscles militaires, mais ils pourraient le faire, et vous pouvez être sûrs qu’ils feront jouer leurs (immenses) muscles économiques pour empêcher une telle issue. Ainsi, alors que la pauvre Ukraine a la Pologne pour voisine, le Kazakhstan a la Russie et la Chine qui sont absolument déterminées à ne permettre à aucune force hostile (anti-chinoise ou anti-russe, ce sont les mêmes forces) de révolutionner le Kazakhstan et d’en faire le genre de trou à rats cauchemardesque dans lequel l’Empire a transformé tant de pays, de l’UE occupée par les États-Unis à l’Ukraine occupée par les nazis (avant de les perdre quand même !).

La conclusion à propos de l’Ukraine est la suivante : attendons de voir quel genre de poulets les œufs Ukies vont faire éclore à terme et si le résultat final sera pire ou meilleur pour la Russie. Et par « résultat », je ne fais pas référence aux déclarations fracassantes des politiciens occidentaux et des têtes parlantes de la boîte à idiots, mais aux résultats réels, qui, dans ce genre de situation, peuvent prendre des mois, voire des années, avant de devenir pleinement apparents. (Je sais que ceux qui croient dur comme fer que « Poutine est faible » ignoreront mes conseils, les faits ou la logique, mais j’adresse surtout ces suggestions à ceux qui entendent ce récit et veulent découvrir par eux-mêmes s’il est vrai ou faux).

Conclusion

Ce qui vient de se passer au Kazakhstan était à la fois une insurrection à grande échelle déclenchée par les États-Unis ET une tentative de coup d’État. Il existe des preuves accablantes que les Russes étaient conscients de ce qui se préparait et qu’ils ont laissé le chaos s’aggraver au point de ne laisser qu’une seule option possible à Tokaev : faire appel à une intervention de l’OTSC. L’extrême rapidité de l’opération militaire russe a pris tout le monde par surprise et aucune des parties impliquées dans cette insurrection+coup d’État (les États-Unis, les Takfiris et les Turcs) n’a eu le temps de réagir pour empêcher le déploiement rapide de forces (extrêmement) aptes au combat qui ont ensuite permis aux forces militaires et policières kazakhes de se regrouper et de passer à l’offensive. Le fait que Pashinian ait « ordonné » cette opération de l’OTSC était une belle cerise sur le gâteau, karmique 🙂

Dans l’ensemble, ce n’est que le dernier d’une série d’échecs cataclysmiques des dirigeants de l’Empire anglo-sioniste (déjà mort) et des États-Unis (tout aussi morts) à faire réellement quelque chose, n’importe quoi. Dans la confrontation entre le discours occidental et l’action militaire russe, c’est cette dernière qui a prévalu, une fois de plus.

Demain, les États-Unis tenteront d’effrayer la Russie en parlant de « sanctions infernales ». Bonne chance à eux ! 🙂

Andrei

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

Les mystères derrière la rébellion ratée au Kazakhstan

Par : Wayan

Par Moon of Alabama – Le 8 janvier 2022

Le mystère demeure entier quant aux forces qui se cachent derrière la rébellion au Kazakhstan. Alors que j’avais présumé qu’il s’agissait d’une opération de la CIA, il se peut qu’elle ait été confiée au MI6 britannique. Il existe aussi d’autres possibilités.

L’action observée ces derniers jours sentait fortement la révolution de couleur, typiquement fomentée par les États-Unis. Les gangs qui ont attaqué les forces de police, incendié des bâtiments et pris d’assaut les lieux où étaient stockées des armes semblaient très bien entraînés. Ils travaillaient en formation et étaient manifestement sous le commandement de quelqu’un. Certains d’entre eux semblaient être des tireurs d’élite entraînés, car certains tirs atteignaient les policiers à grande distance. Trois des policiers tués ont été décapités, ce qui indique la présence d’éléments djihadistes. Certains d’entre eux seraient également des étrangers et la taille de la force totale a été estimée à 20 000 personnes. Certains ont émis l’hypothèse que ces personnes venaient de Turquie, où le président Erdogan utilise des djihadistes syriens à des fins de politique étrangère. Mais dans l’intérêt de qui ferait-il cela au Kazakhstan ?

La Turquie est bien sûr membre de l’OTAN et finira par se plier à ses exigences. L’ultimatum de la Russie de « maintenir l’OTAN loin de la frontière russe ou sinon… » pourrait être une raison suffisante pour Washington DC de créer des problèmes à la frontière sud de la Russie. Lorsque les États-Unis ont fui l’Afghanistan, ils ont essayé d’obtenir de nouvelles bases en Asie centrale, mais tous les gouvernements de la région ont refusé. Un changement de régime au Kazakhstan pourrait amener quelqu’un au sommet qui autoriserait une base étasunienne. Mais qui pourrait être cette personne ?

Le président Kassym-Jomart Tokayev a été installé en 2019 après le départ de l’ancien dirigeant, Nursultan Nazarbayev, sous la pression du public. Mais Nazarbayev est en fait resté aux commandes jusqu’à très récemment. Il a obtenu le titre de « premier président » et a été nommé président du Comité de sécurité nationale (KNB). La capitale Astana a été rebaptisée Nur-Sultan en son honneur.

La personne qui dirigeait les affaires courantes du comité de sécurité était Karim Masimov, un fidèle allié de Nazarbayev et un ami d’affaires de Joe et Hunter Biden. Il semble que les forces de sécurité n’étaient pas vraiment prêtes à se battre lorsque les premiers gangs sont devenus violents. Les forces qui gardaient l’aéroport d’Almaty, la plus grande ville du Kazakhstan, auraient été priées de quitter les lieus peu avant qu’une bande d’une cinquantaine de rebelles ne prenne le contrôle de l’aéroport.

Le président Kassym-Jomart Tokayev a désormais pris la tête du Comité de sécurité nationale. Nazarbayev est hors jeu. Vendredi, il a été rapporté que lui et sa famille avaient quitté le Kazakhstan mais son secrétaire privé a déclaré que Nazarbayev, qui n’a pas été vu en public depuis la fin décembre, était toujours à Astana / Nur-Sultan.

Karim Masimov a également été destitué, arrêté et accusé de trahison :

Les accusations de trahison laissent penser que le chef du KNB a été impliqué dans une tentative de renverser Tokayev et de prendre le pouvoir.

 

Cette théorie a semblé recevoir une approbation semi-officielle le 7 janvier, lorsqu’un commentateur bien connu et ancien haut fonctionnaire du gouvernement a déclaré à la télévision d’État qu’il avait reçu des informations selon lesquelles le Kazakhstan était la cible d’une « rébellion armée » qui équivalait à une « tentative de coup d’État ».

 

Yermukhamet Yertysbayev, un ancien conseiller de Nazarbayev, est connu sous le surnom de « rossignol du président », car il était généralement entendu qu’il exprimait les pensées que Nazarbayev souhaitait mettre dans le domaine public, mais avec un déni plausible.

 

Pour étayer cette théorie, M. Yertysbayev a déclaré à Khabar TV qu’il avait été informé qu’un ordre avait été donné de lever le cordon de sécurité autour de l’aéroport d’Almaty 40 minutes seulement avant que les manifestants ne l’occupent le 5 janvier. Cela n’a probablement été possible qu’avec un ordre venant du plus haut niveau.

Tokayev a remplacé Masimov au KNB par Yermek Sagimbayev, qui était auparavant à la tête du service de protection de l’État, chargé d’assurer la sécurité du président. Il est l’homme de Tokayev.

Les médias gouvernementaux ont cessé d’appeler la capitale Nur-Sultan et l’appellent désormais simplement « la capitale ».

S’il s’agissait d’un coup d’État interne, était-ce un coup d’État de Tokayev pour écarter le clan Nazarbayev et ses aides ou les Nazarbayev ont-ils tenté un coup d’État contre Tokayev ?

Un autre mystère est l’arrestation de Wild Arman (Arman Dzhumageldiyev), un jeune mafieux qui semble avoir été le chef de la rébellion à Almaty. Wild Arman est populaire sur les médias sociaux, dirige des organisations caritatives et gère des systèmes financiers pyramidaux. Un homme haut en couleur.

Il y a également une figure externe colorée similaire dans le jeu.

Mukhtar Ablyazov a reçu une formation en physique nucléaire, mais est devenu un capitaliste de l’Est sauvage après l’effondrement de l’URSS. Il a obtenu une part de la BTA Bank lorsqu’elle a été privatisée par le président Nazarbayev, à l’époque. Il a utilisé la banque pour s’approprier quelque 5 milliards de dollars et, en 2009, après quelques problèmes avec Nazarbayev, il a fui le pays. La BTA Bank a fini par s’effondrer, se retrouvant en défaut de paiement de quelque 10 milliards de dollars de dettes, l’un de ses principaux créanciers étant la Royal Bank of Scotland, qui a été renflouée par le contribuable britannique.

Comme beaucoup de milliardaires louches de l’ex-Union soviétique, Ablyazov s’est installé à Londres et a obtenu l’asile politique. Il a engagé plusieurs sociétés ayant des antécédents à la CIA, au MI6 et au Mossad pour obtenir des documents contre Nazarbayev et se défendre contre la prison. Des ordres d’arrestation ont été lancés contre lui en Ukraine, en Russie et au Kazakhstan. Plusieurs procédures judiciaires ont été ouvertes contre lui à Londres. Après qu’il a effrontément menti sous serment à un tribunal britannique au sujet de la propriété de la maison de 20 millions de dollars dans laquelle il vivait, un juge l’a condamné à 22 mois de prison. Mais Ablyazov n’entrera jamais dans une prison britannique, il s’est volatilisé.

Il s’est ensuite présenté à Rome, puis en France, toujours suivi de procès et d’avis d’arrestation à son encontre. Il a engagé plusieurs sociétés de relations publiques et avocats pour se défendre. Un juge britannique a fini par empêcher son extradition vers la Russie et, les relations entre l’Occident et la Russie s’étant dégradées, il a finalement été autorisé à rester en France.

(Toute l’histoire, beaucoup plus longue, est racontée dans un article du Financial Times datant de 2017, dont la lecture est gratuite).

Ablyazov est un exemple parfait de ce que Chatham House a récemment appelé le problème de la kleptocratie au Royaume-Uni :

L’expansion de Londres en tant que centre de services financiers et professionnels a coïncidé avec l’effondrement de l’URSS et la montée des kleptocraties post-soviétiques dans les années 1990. Ces États et leurs élites sont depuis devenus une source importante de clients pour les entreprises de services basées au Royaume-Uni et d’investisseurs dans les actifs britanniques.

Sur la base de recherches approfondies sur le blanchiment d’argent et de réputation par les élites des États successeurs de l’Union soviétique, ce document explique en détail comment le Royaume-Uni est mal équipé pour évaluer le risque de corruption de la kleptocratie transnationale, qui a sapé l’intégrité d’importantes institutions nationales et affaibli l’État de droit. Il conclut en appelant le gouvernement britannique à adopter une nouvelle approche de ce problème, axée sur la création d’un environnement hostile aux kleptocrates du monde entier.

Ces dernières années, Ablyazov a été accusé de plusieurs tentatives de changement de régime au Kazakhstan. Il a fondé et financé un parti politique au Kazakhstan qui a été rapidement interdit.

Il y a deux jours, Reuters a soudainement commencé à blanchir cet homme en le présentant comme le « chef de l’opposition » du Kazakhstan :

L’Occident doit sortir le Kazakhstan de l’orbite de Moscou, sinon le président russe Vladimir Poutine entraînera l’État d’Asie centrale dans « une structure semblable à celle de l’Union soviétique », a déclaré à Reuters un ancien ministre devenu chef de l’opposition kazakhe.

Mukhtar Ablyazov, un ancien banquier et ministre du gouvernement qui est à la tête d’un mouvement d’opposition appelé Choix démocratique du Kazakhstan, a déclaré que l’Occident devait entrer dans la mêlée.

 

« Sinon, le Kazakhstan se transformera en Biélorussie et (le président russe Vladimir) Poutine imposera méthodiquement son programme – la renaissance d’une structure comme l’Union soviétique », a déclaré Ablyazov à Reuters, en russe depuis Paris. « L’Occident devrait arracher le Kazakhstan à la Russie ».

 

« La Russie est déjà entrée, elle a envoyé des troupes. L’OTSC, c’est la Russie. C’est une occupation du pays par la Russie », a-t-il ajouté.

Il a dit qu’il était prêt à aller au Kazakhstan pour diriger un gouvernement provisoire si les manifestations s’intensifiaient.

 

« Non seulement je reviendrais – les gens ne cessent de demander quand je reviendrai et me reprochent de ne pas revenir pour diriger les protestations – mais les gens ne comprennent pas à quel point il serait difficile pour moi de revenir car la Russie m’a condamné à 15 ans et le Kazakhstan à la perpétuité », a-t-il déclaré.

 

Ablyazov a rejeté les suggestions selon lesquelles l’Occident aurait financé les manifestations, estimant qu’il s’agissait d’une tentative de détourner l’attention du fait que les racines des protestations étaient intérieures.

 

« Je connais le cliché soviétique de l’espion occidental, mais je serais heureux d’être un espion américain ou européen parce qu’alors nous vivrions comme les gens en Amérique ou en Europe – et tout le monde rirait », a-t-il déclaré. « Malheureusement, l’Occident ne m’aide pas ; l’Occident m’entrave ».

Eh bien, eh bien – « Ne croyez jamais rien en politique tant que cela n’a pas été officiellement démenti. »

C’est l’ambassade des États-Unis au Kazakhstan qui avait annoncé les détails d’une manifestation prévue par le parti d’Ablyazov, le 16 décembre.

Ablyazov se trouverait maintenant à Kiev pour réclamer des sanctions « occidentales » contre le Kazakhstan.

Ablyazov, avec tout son argent volé, pourrait bien avoir financé la récente révolution de couleur au Kazakhstan. Les services secrets britanniques du MI6, dont certains « anciens » agents ont travaillé pour Ablyazov, pourraient y avoir contribué. Vladimir Odintsov suit les pointillés de Londres à Almaty en passant par la Turquie :

La nomination en juin 2020 de Richard Moore, ancien ambassadeur en Turquie, à la tête du MI6, le service de renseignement extérieur britannique, visait à renforcer la position britannique sur le théâtre de l’Asie centrale. Il n’est pas seulement un russophobe convaincu, mais aussi un fervent défenseur de la Grande Turquie, c’est-à-dire de la réussite de l’aspiration pan-turque à créer un État unissant les peuples turcophones d’Asie centrale, du Caucase et même des républiques fédérales russes de la région de la Volga, de l’Oural et du Caucase du Nord. Richard Moore a longtemps nourri ce projet. La clé des projets de Londres dans cette région est de gagner le soutien d’Erdogan, président de la République turque Erdogan, et le désormais chef du MI6 a travaillé à la réalisation de cet objectif pendant son poste d’ambassadeur en Turquie de 2014 à 2018. À cette fin, Moore a organisé des visites répétées en Grande-Bretagne, où le dirigeant turc a rencontré des représentants de son establishment politico-militaire ; il a toujours soutenu le plan d’Erodgan pour la Turquie dans ses déclarations officielles ; et a apporté son soutien à son parti politique.

Avec l’arrivée de Moore à la barre, les services secrets britanniques ont sensiblement intensifié leurs activités au Kazakhstan, au Kirghizistan, au Tadjikistan et en Ouzbékistan. Tant les organisations pan-turques que les groupes islamistes apprivoisés ont été renforcés afin de neutraliser l’influence de Moscou et de Pékin dans la région. Le rôle de la Turquie dans ce grand jeu est de servir de bélier aux intérêts britanniques.

L’un des « manifestants pacifiques » au Kazakhstan a été identifié comme une personne qui, jusqu’à récemment, vivait en Turquie. Sur une photo, il fait le signe du « loup gris » des fascistes turcs.

Une coopération du MI6 avec Ablyazov et Reuters le présentant comme le « leader de l’opposition » est parfaitement logique. La Turquie pourrait bien avoir contribué à l’entraînement des gangs et des éléments djihadistes. Karim Masimov, l’ancien chef du comité de sécurité d’Astana, a peut-être été soudoyé pour les aider ou a été compromis par sa connexion avec Biden. Le criminel Wild Arman aura travaillé pour de l’argent, peu importe d’où il venait.

Cela laisse encore plusieurs questions ouvertes.

D’abord, comment la Russie a-t-elle su ce qui allait se passer ? Les forces russes de l’OTSC étaient en route 13 heures seulement après que Tokayev ait demandé l’aide du pacte de défense. Même une force de réaction rapide bien entraînée met plus de temps à faire ses bagages, à se rendre à l’aéroport et à partir. Les troupes de l’OTSC de Biélorussie, d’Arménie et du Tadjikistan ont également été assez rapides. Quelqu’un a dû les avertir.

Ces troupes de l’OTSC ne sont d’ailleurs pas actives dans les rues mais gardent les bases, les aéroports et les bâtiments gouvernementaux. Elles relèvent les forces kazakhes qui sont maintenant libres de combattre les gangs. Des coups de feu étaient encore entendus ce matin à Almaty. L’opération se poursuit.

Quel était le résultat attendu de toute cette affaire ? Brûler quelques bâtiments gouvernementaux et tuer des policiers n’est pas suffisant pour réussir un coup d’État. Il faut s’attaquer à la tête de la bête et aucune tentative n’a visiblement été faite en ce sens.

Pour l’instant, il semble que Tokayev soit sûr de gagner. Il n’y aura pas de sanctions « occidentales », car plusieurs grandes entreprises « occidentales » gagnent beaucoup d’argent en exploitant les ressources du Kazakhstan. Si elles devaient se retirer en représailles aux sanctions, ce serait une grande victoire pour la Russie et la Chine.

Tout ceci était un résultat tout à fait prévisible. Mais alors pourquoi lancer cette opération ?

La seule réponse qui ait un sens à mes yeux est qu’il s’agissait d’une tentative pour détourner l’attention de la Russie de la menace « occidentale ». Si c’est bien cela, elle a échoué.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

Pourquoi les gens ne font-ils pas « confiance à la science » ?

Par : hervek

Parce que les scientifiques sont souvent surpris en train de mentir


Par Brandon Smith − Le 16 décembre 2021 − Source Alt-Market

Au cours des dernières décennies, les pratiques éducatives occidentales se sont malheureusement éloignées de ce que l’on appelait autrefois la « pensée critique ». En fait, la pensée critique était autrefois un élément fondamental des universités américaines et il semble aujourd’hui que ce concept n’existe plus, du moins pas de la manière dont il le faisait auparavant. Au lieu de cela, un autre type d’apprentissage a vu le jour, qui promeut la « pensée juste » ; une forme d’endoctrinement qui encourage et récompense une réponse particulière des étudiants, conforme à l’idéologie et pas nécessairement à la réalité.

Ce n’est pas que les écoles imposent directement une idéologie collectiviste ou corporatiste (parfois elles le font), c’est plutôt qu’elles filtrent les points de vue alternatifs ainsi que les faits et les preuves qu’elles n’aiment pas jusqu’à ce qu’il ne reste qu’une seule voie et une seule conclusion à un problème donné. Ils apprennent aux élèves à NE PAS penser en leur présentant des expériences de pensée, puis en contrôlant les résultats acceptables.

Par exemple, une expérience de pensée courante et manipulatrice utilisée dans les écoles consiste à demander aux élèves d’écrire une « analyse » sur les raisons pour lesquelles les gens ne font pas confiance à la science ou aux scientifiques de nos jours. L’astuce est que la question est toujours présentée avec une conclusion intégrée – il faut faire confiance aux scientifiques, et certaines personnes refusent de les écouter, alors essayons de comprendre pourquoi ces personnes sont si stupides.

J’ai vu cette expérience de nombreuses fois, toujours présentée de la même manière. Pas une seule fois je n’ai vu un professeur de collège ou un enseignant d’école publique demander aux étudiants : « Doit-on faire confiance aux scientifiques d’aujourd’hui ? »

Pas une seule fois.

Ce n’est PAS une analyse, c’est une hypothèse contrôlée. Si vous avez déjà une conclusion en tête avant de vous lancer dans une expérience de pensée, vous allez naturellement essayer d’ajuster le résultat de l’expérience pour qu’il corresponde à vos idées préconçues. Les écoles d’aujourd’hui présentent cette bêtise comme une forme de jeu de réflexion alors qu’il s’agit en fait de propagande. On apprend aux élèves à penser à l’intérieur de la boîte, pas à l’extérieur de la boîte. Ce n’est pas de la science, c’est de l’anti-science.

Les programmes éducatifs de ce type sont désormais monnaie courante, alors que la science réelle est reléguée au second plan. Des millions d’enfants sortent des écoles publiques et des universités sans aucune compréhension de la méthode scientifique réelle ou de la science en général. Demandez-leur quelles sont les équations de la densité ou de l’accélération, et ils n’auront aucune idée de ce dont vous parlez. Interrogez-les sur les questions relatives à la vaccination ou au « changement climatique », et ils vous régurgiteront une litanie de réponses préprogrammées expliquant pourquoi la science ne peut être remise en question d’aucune manière.

Dans les médias alternatifs, nous appelons souvent cela « être piégé dans la matrice », et il est difficile de trouver une meilleure analogie. Les gens ont été récompensés pendant si longtemps pour avoir accepté le récit dominant et rejeté aveuglément toute autre information que lorsqu’on leur présente la réalité, ils en rient avec arrogance ou reculent avec horreur. La matrice est tellement plus confortable et sûre, et regardez toutes les bonnes notes que vous obtenez lorsque vous dites les bonnes choses, évitez les questions difficiles et soyez d’accord avec le professeur.

Étant donné le triste état de la science en Occident ces jours-ci, en ce qui concerne la réponse à la crise Covid ainsi que la pression insensée et non scientifique pour les vaccinations forcées, j’ai pensé qu’il serait intéressant d’essayer cet exercice de pensée, mais sous un angle qui n’est jamais autorisé dans les écoles d’aujourd’hui :

Pourquoi les gens ne font-ils plus confiance à la science et aux scientifiques ?

La réponse est simple : Parce que de nombreux scientifiques ont été surpris en train de mentir et de déformer leurs données pour les adapter aux conclusions qu’ils souhaitent plutôt qu’aux faits. La science est souvent politisée pour servir un programme. Ce n’est pas une théorie du complot, c’est un fait avéré.

Cela ne veut pas dire qu’il faut se méfier de toutes les sciences. Le fait est qu’aucune science ne devrait être acceptée aveuglément sans un examen indépendant de TOUS les faits disponibles. C’est là tout l’intérêt de la science, après tout. Oui, il existe des théories du complot idiotes lorsqu’il s’agit d’analyse scientifique, mais il existe également un certain nombre d’escroqueries dans le monde de la science.

L’affirmation fausse habituelle est que la personne moyenne est ignorante et qu’elle n’a pas la capacité de comprendre les données scientifiques. Je trouve intéressant que ce soit le message général de l’expérience de pensée sur la confiance dans la science. Il s’inscrit dans la droite ligne du discours dominant et gouvernemental selon lequel LEURS scientifiques, ceux qu’ils paient et que les entreprises paient, sont implicitement corrects et ne doivent pas être remis en question. Ils sont les grands prêtres de l’ère moderne, s’adonnant à de grandes magies que nous, sales paysans, ne pouvons pas saisir. Ce n’est pas à nous de remettre en question « la science », c’est à nous de l’embrasser comme une religion et de nous prosterner en signe de révérence.

La plupart des gens sont capables de passer au crible les données scientifiques tant qu’elles sont transparentes. Lorsque les faits sont occultés, déformés ou omis, cela crée la confusion et, bien entendu, seuls les scientifiques de l’establishment peuvent démêler la pagaille, car ce sont eux qui l’ont créée. Examinons quelques exemples directement liés à la santé humaine…

Les cultures OGM et le train de l’argent des entreprises

La propagande entourant les organismes génétiquement modifiés est implacable et omniprésente, l’idée générale étant qu’ils sont parfaitement sûrs et que quiconque dit le contraire est un cinglé portant un bonnet d’âne. Et il est certain qu’il existe des centaines, voire des milliers d’études qui confirment aisément cette conclusion. Alors, affaire classée, n’est-ce pas ?

Pas tout à fait. C’est ici que l’esprit critique est si utile et que la réalité échappe aux personnes endoctrinées – Qui a payé pour ces études, et ont-ils un intérêt direct à censurer les données négatives sur les OGM ?

Eh bien, dans la grande majorité des cas, les études sur les OGM sont financées par deux sources : les géants de l’industrie des OGM comme Monsanto, Dupont et Syngenta, ou des agences gouvernementales comme la FDA et l’EPA. Très peu d’études sont réellement indépendantes, et c’est là le problème. Le gouvernement et les entreprises comme Monsanto ont tout intérêt à empêcher la publication de toute étude critique sur les OGM.

Monsanto a été prise à de nombreuses reprises en train de cacher les effets dangereux de ses produits sur la santé, de l’agent orange à l’hormone de croissance RGBH utilisée chez les vaches laitières. Elle a été prise en train de constituer des dossiers illégaux sur ses détracteurs. L’industrie a été prise à plusieurs reprises en train de payer des universitaires et des scientifiques pour produire des études sur les OGM avec une tournure positive et même pour attaquer d’autres scientifiques qui participent à des expériences critiquant les OGM. Les recherches montrent qu’au moins la moitié de toutes les études sur les OGM sont financées par l’industrie des OGM, tandis que la majorité de l’autre moitié est financée par les gouvernements.

Il existe également depuis longtemps une porte tournante entre les initiés de l’industrie des OGM et la FDA et l’EPA ; les fonctionnaires travaillent souvent pour Monsanto, puis obtiennent des emplois au sein du gouvernement, avant de retourner chez Monsanto. Le grattage de fond est si flagrant que le gouvernement a même créé des protections juridiques spéciales pour les entreprises d’OGM comme Monsanto dans le cadre de ce qui est maintenant connu sous le nom de Monsanto Protection Act (section 735 du Agricultural Appropriations Bill HR 993) sous l’administration Obama en 2013. Cela rend essentiellement les entreprises OGM immunisées contre les litiges concernant les OGM, et les mêmes protections ont été renouvelées dans différents projets de loi depuis lors.

Au-delà de la porte tournante, le gouvernement a approuvé de nombreux produits OGM avec peu ou pas de données critiques pour confirmer leur sécurité. De plus, dans la plupart des cas, le gouvernement bénéficie d’une immunité souveraine contre tout litige, même s’il a été négligent. En d’autres termes, s’il est prouvé que l’un de ces produits cause des dommages à long terme à la santé, le gouvernement ne peut être poursuivi pour l’avoir approuvé, sauf circonstances particulières.

S’il pouvait être tenu responsable, vous seriez sûr que la FDA effectuerait tous les tests imaginables pour confirmer que les OGM sont définitivement sûrs, sans aucun parti pris, mais ce n’est pas le cas. Au lieu de cela, le gouvernement fait activement de la propagande pour les entreprises d’OGM et utilise des hommes de main pour faire dérailler toute critique publique.

Pour ma part, j’aimerais savoir avec certitude si les OGM sont nocifs pour le corps humain à long terme, et il y a certainement des données scientifiques qui suggèrent que cela pourrait être le cas. Il y a eu de nombreuses situations dans lesquelles des aliments OGM spécifiques ont été retirés du marché dans des pays étrangers en raison d’effets secondaires potentiellement dangereux. Les toxines endogènes des plantes dont les métabolites ont été modifiés sont une source de préoccupation, tout comme les « protecteurs incorporés aux plantes » (plantes conçues pour produire des toxines qui agissent comme des pesticides).

Il existe des données qui nous incitent à nous méfier, mais rien de concluant. Pourquoi ? Parce que des milliards de dollars sont investis par les entreprises dans des recherches visant à « démystifier » toute notion d’effets secondaires. Si le même montant était investi dans des études indépendantes et impartiales, nous pourrions entendre une histoire différente sur les risques des OGM. Tout l’argent est consacré à écarter les risques des OGM ; il n’y a presque pas d’argent pour les étudier honnêtement.

La science semble être truquée en faveur d’un résultat ou d’un récit particulier, et c’est un mensonge. La science est censée rester aussi objective que possible, mais comment peut-elle l’être lorsqu’elle est payée par des gens qui ont un programme ? La tentation de se vendre est extrême.

Les vaccins Covid et la mort de la science

J’évoque l’exemple des OGM car je pense qu’il est représentatif de la manière dont la science peut être contrôlée pour ne produire qu’un seul message en excluant toute autre analyse. Nous ne savons pas vraiment à quel point les OGM sont dangereux parce que la majorité des données sont dictées par les personnes qui en tirent profit et par leurs amis au gouvernement. Le fait de ne pas savoir est considéré comme une preuve de sécurité – Mais ce n’est pas scientifique. La science et la médecine exigent que nous fassions preuve de prudence jusqu’à ce que nous soyons sûrs.

La même dynamique existe dans le monde des vaccins contre le virus de la Covid. Les grandes entreprises pharmaceutiques ont tout intérêt à ce qu’AUCUNE information négative ne soit diffusée sur les vaccins à ARNm, car il y a une rivière perpétuelle d’argent à gagner tant que le vaccin reste approuvé pour une utilisation d’urgence par la FDA. Il peut être important de noter que la FDA a déclaré qu’il lui faudrait au moins 55 ANS pour publier toutes les données dont elle dispose sur les vaccins Covids de Pfizer, ce qui suggère à nouveau qu’il existe une collusion bénéfique entre le gouvernement et les mastodontes industriels.

Entre-temps, quiconque met en doute l’efficacité ou la sécurité des vaccins est immédiatement pris à partie par les chiens de garde des médias, la plupart d’entre eux étant payés en publicité par les grandes entreprises pharmaceutiques. Ces attaques ne se limitent pas aux médias alternatifs ; l’establishment s’en prend également à tout scientifique ou médecin qui s’interroge sur la sécurité des vaccins.

Il existe des programmes idéologiques clairs et ouvertement admis autour de la science des vaccins qui n’ont rien à voir avec la sécurité de la santé publique et tout à voir avec le contrôle politique. Lorsque le chef du Forum économique mondial applaudit la pandémie de Covid comme une « opportunité » parfaite pour faire avancer la centralisation socialiste mondiale et effacer les derniers vestiges des marchés libres et de la liberté individuelle, toute personne rationnelle devrait se demander si la science autour de la crise de Covid n’est pas également truquée pour soutenir des intérêts particuliers.

Heureusement, le problème Covid est si vaste qu’il leur est impossible de contrôler chaque étude. Au lieu de cela, l’establishment ignore les études et les données qu’il n’aime pas.

Le virus est présenté comme une menace pour la majorité du public et comme une justification pour des taux de vaccination de 100%, par la force si nécessaire. Pourtant, le taux médian de létalité de l’infection par la Covid n’est que de 0,27%. Cela signifie qu’en moyenne 99,7% de la population n’a rien à craindre du virus à un moment donné. Cela est confirmé par des dizaines d’études médicales indépendantes, mais quand avez-vous entendu pour la dernière fois ce chiffre discuté par des scientifiques du gouvernement comme Anthony Fauci ?

Je ne les ai jamais entendus en parler. Mais en quoi est-ce scientifique d’ignorer des données simplement parce qu’elles ne correspondent pas à vos objectifs politiques ? Encore une fois, l’omission délibérée de données est une forme de mensonge.

Qu’en est-il des multiples études indiquant que l’immunité naturelle offre une protection bien supérieure à celle des vaccins à ARNm ? Qu’en est-il du fait que les pays ayant les taux de vaccination les plus élevés ont également les taux d’infection les plus élevés et que leurs hospitalisations ont en fait augmenté ? Qu’en est-il du fait que les États et les pays où le confinement et le port du masque sont les plus sévères présentent également les taux d’infection les plus élevés ? Qu’en est-il du fait que le vaccin moyen est testé pendant 10 à 15 ans avant d’être approuvé pour un usage humain, alors que les vaccins Covid à ARNm ont été mis en production en quelques mois ? En d’autres termes, il n’existe AUCUNE donnée à long terme pour prouver la sécurité des vaccins Covid.

Ce sont des faits scientifiques facilement observables, mais nous n’en entendons jamais parler par les scientifiques des entreprises ou les scientifiques du gouvernement comme Fauci. Au lieu de cela, Fauci soutient que la critique de ses politiques est une attaque contre lui, et l’attaquer revient à « attaquer la science« . En d’autres termes, Fauci croit qu’IL EST la science.

Et cela ne montre-t-il pas à quel point la science est tombée bas dans le nouveau millénaire. De vrais scientifiques comme Kary Mullis, l’inventeur du test PCR, qualifient Fauci de fraudeur, mais ils sont ignorés alors que Fauci est adulé. Je ne peux même pas parler ici de la « science » du changement climatique, il faudrait que j’écrive un article entier sur les erreurs commises par les universitaires spécialistes du réchauffement climatique (saviez-vous que les températures mondiales n’ont augmenté que d’un degré Celsius au cours du siècle dernier ? Pourtant, des institutions comme la NOAA continuent de prétendre que la fin du monde est proche à cause du réchauffement climatique).

L’étranglement rigoureux de la science aujourd’hui me rappelle l’église catholique sous le pape Innocent III, lorsque les autorités ecclésiastiques interdisaient aux gens ordinaires de posséder ou de lire une bible dans leur propre langue. Ces lois sont restées en vigueur jusqu’aux 13e et 14e siècles. À la place, les paysans devaient se rendre à l’église et se faire lire les textes par un clergé spécifique. Souvent, les lectures bibliques étaient faites en latin (les bibles ne pouvaient être écrites qu’en latin), langue que la plupart des gens ne parlaient pas, et interprétées comme l’église le souhaitait.

Ce n’est que l’invention de la presse à imprimer dans les années 1400 qui a changé la dynamique du pouvoir et permis aux bibles d’être largement distribuées et aux informations de se répandre sans la surveillance de l’église. Tout comme la création de l’internet permet au public d’accéder à des montagnes de données et de méthodologies scientifiques du bout des doigts. La libre circulation de l’information est un anathème selon l’establishment ; ils soutiennent qu’ils sont les seuls à avoir le droit de traiter l’information pour la consommation publique.

Le culturalisme exige un contrôle excessif des données et la restriction complète des interprétations extérieures. Lorsque l’information devient ouvertement disponible, le public est alors en mesure d’apprendre toute la vérité, et pas seulement les récits approuvés par l’establishment.

La science devient rapidement une religion politique plutôt qu’un bastion de la pensée critique. Les données contradictoires sont ignorées en tant que « non-science » ou même censurées comme étant « dangereuses ». Les études payées par les gouvernements et les entreprises sont considérées comme sacro-saintes. Faut-il s’étonner que tant de gens se méfient aujourd’hui de la science ? Toute personne raisonnable aurait des questions et des soupçons. Ceux qui ne le font pas ont été endoctrinés dans un culte dont ils ne savent même pas qu’ils font partie.

Brandon Smith

Traduit par Hervé pour le Saker Francophone

la Plateforme française indépendante de recensement des témoignages d’effets secondaires des vaccins Covid 19

Par : Wayan

Le Saker Francophone – Le 9 janvier 2022

Aujourd’hui nous vous présentons une autre initiative citoyenne, la Plateforme française de recensement des témoignages d’effets secondaires des vaccins Covid 19.

Si, malheureusement, vous ou une de vos connaissances avez eu à subir de tels effets secondaires, n’hésitez pas à y apporter votre témoignage.

Voici comment cette plateforme se présente :

« Lancement de la 1ère plateforme en ligne créé pour permettre aux victimes d’effets secondaires des vaccins contre la covid-19 de déposer leurs témoignages, afin de faire connaître leurs histoires, leur vécu, celles de leurs proches, les complications médicales qu’elles subissent après cette vaccination.

 

En effet, à ce jour il est très compliqué d’avoir une visibilité sur les effets secondaires des vaccins contre la covid-19 du côté des autorités sanitaires, seulement 1% remontent. Donc des effets secondaires malheureusement couramment constatés sur le terrain restent « rares » dans les chiffres officiels et dans le narratif médiatique et gouvernemental.

 

De nombreux médecins nous reportent la difficulté pour eux de faire remonter les effets secondaires qu’ils constatent sur leurs patients, auprès des autorités sanitaires en gestion de la pharmacovigilance, c’est un scandale, stoppons l’omerta.

Il est l’heure de centraliser tous les témoignages francophones sur un seul espace dédié pour les rendre visible.

Pour accompagner cette initiative, il est en préparation des recours en justice avec notre partenaire l’association AVCCF, pour défendre les victimes subissant des effets secondaires des vaccins Covid-19 et à l’encontre de ceux qui n’ont pas informés la population des risques encourus.

 

Chaque déposant sera contacté et pourra rejoindre ces actions juridiques.

 

Enfin, nous allons réaliser un documentaire où se livrerons sans filtre les victimes de la vaccination, leur famille ainsi que des professionnels de santé. »

 

la Plateforme française de recensement des témoignages d’effets secondaires des vaccins Covid 19.

BlackRock : le discret fossoyeur de votre épargne ET de votre santé

Par : Wayan

Par Guy de La Fortelle – Le 4 janvier 2022 – L’investisseur sans costume

Ma chère lectrice, mon cher lecteur,

Le directeur d’un asile de fous vous fait visiter son institution :

« Plus on monte dans les étages et plus les patients sont fous : Au premier étage sont internés les fous légers, les débonnaires, au deuxième, sont les maniaques et les toqués, au troisième, je place les schizophrènes et les fous avancés, au 4e enfin se trouvent les fous dangereux. »

Vous lui demandez qui est au 5e et dernier étage ? « Oh, c’est mon bureau » vous répond-il.

Je vous propose mon cher lecteur, de nous rendre aujourd’hui au dernier étage du monde de fou dans lequel nous vivons et qui semble avoir atteint un stade terminal.

Depuis quelques années, une mutation majeure du néolibéralisme est passée presque inaperçue.

Nous connaissons tous désormais BlackRock et les géants de la gestion d’actifs.

Nous connaissons moins leur rôle et leur expertise dans le système actuel, chaînon manquant entre les domaines financier, économique, politique, social, sanitaire et même… Scientifique.

Cette lettre est importante car elle va vous montrer comment l’on s’est mis à détourner votre santé comme l’on détourne votre portefeuille au nom de l’intérêt général et au profit d’intérêts privés.

Partagez-là autant que vous pouvez, republiez-là, transférez-là à votre carnet d’adresse.

Cela fait 4 ans que je travaille sur BlackRock et 2 ans que j’enquête plus particulièrement sur le grand délit d’initiés que BlackRock opère dans l’indifférence générale d’une presse indigente.

En janvier 2018, je publiais ma première analyse sur la position monopolistique de BlackRock et son patron Larry Fink :


« Une fois dans ta jeunesse tu as fait perdre 100 millions de dollars à ton employeur. C’était énorme. Et une bonne leçon. Maintenant que ton employeur est la planète toute entière… Quel sera le prix de tes erreurs ?

 

Vraiment Larry, plus qu’à aucune autre personne je te souhaite une bonne fortune… Car tout ton génie n’y suffira pas. »

La situation depuis est devenue incontrôlable. BlackRock est devenu un monstre qui n’est même plus Too Big To Fail, il est devenu trop gros pour être sauvé et se met à dévorer ses enfants. Ce constat que nous allons faire aujourd’hui permet de comprendre ce qui, sinon, est insensé.

C’est une étape fondatrice pour reprendre en main votre santé physique comme financière, morale et mentale.

Nous allons commencer par étudier deux situations particulières, aberrations du système qui permettent d’en lever un bout de voile, exemples emblématiques de son dysfonctionnement pour ensuite en tirer les leçons générales et faire apparaître les ressors cachés du pouvoir et mieux échapper à son emprise.

Un bout de voile se lève

Le 22 mai 2020 paraît dans Le Lancet une étude au nom alambiquée déclarant que le traitement à l’hydroxychloroquine du professeur Raoult augmente la mortalité des patients hospitalisés pour cause de COVID.

C’est le point de départ de ce que l’on appellera par la suite le Lancetgate.

Après bien des querelles, nous savons aujourd’hui, à la suite du jugement du Conseil de l’ordre des médecins, qu’il n’y a rien à reprocher au traitement du professeur Raoult et que les accusations de charlatanismes étaient infondées.

Il aura fallu 18 longs mois pour rétablir une vérité saccagée en moins de 72 heures, mais les ravages de la calomnie, eux, ne seront jamais réparés.

À l’époque à peine parue, l’étude du Lancet provoque un tremblement de terre : le 23 mai, Olivier Véran interdit la prescription d’hydroxychloroquine en dehors des essais clinique… Eux-mêmes suspendus en Europe dans le cadre de Discovery et par l’OMS, le 26, la même OMS déconseille le traitement.

Mais ce jour-là, les premières incohérences apparaissent : En Australie, L’étude dénombre plus de décès dans ses échantillons… Qu’il n’y en a dans le pays tout entier. L’étude publie également des statistiques ethniques sur des données remontées d’hôpitaux français… Mais en France, on ne fait pas de statistiques ethniques, c’est interdit.

Fait rarissime dans le milieu feutré des publications scientifiques, 100 médecins envoient immédiatement une lettre ouverte au Lancet pour dénoncer la supercherie ; plus rare encore, une équipe de chercheurs publie quelques semaines plus tard une étude de l’étude pour en démontrer les failles méthodologiques : « les résultats sont bien trop homogènes et incompatibles avec les spécificités des régions étudiées »; excédés par l’ampleur de l’arnaque, les auteurs de la contre-étude demandent une enquête sur les conditions de relecture au Lancet. En vain.

15 jours seulement après sa publication, l’étude est retirée : Ce n’est pas qu’elle était erronée, c’était un gigantesque FAUX, inventé sans aucune donnée réelle, réalisé par une obscure société de recueil de données (désormais dissoute) comptant parmi ses dirigeants une ancienne actrice érotique, un spécialiste de science… fiction et propriété d’un médecin qui avait d’abord voulu vendre des pilules qui rendent intelligent.

Comment cela a-t-il pu être ?

Comment un comité de lecture a-t-il pu valider un faux aussi grossier ?

Il est de notoriété publique que les grands journaux scientifiques laissent passer des études erronées qu’ils font valider par des relecteurs très arrangeants afin de servir des intérêts de gros sous… Mais une étude entièrement bidonnée au point de n’avoir pas recueilli une seule donnée : Cela ne s’est jamais vu.

Comment l’une des 3 revues médicales les plus prestigieuses AU MONDE a-t-elle pu publier un tel torchon ? Comment les médias ont-ils pu relayer massivement un faux si grossier que même un journaliste scientifique stagiaire aurait relevé ?

Il ne suffit pas, comme certains l’affirment, que l’étude ait été retirée en 15 jours pour montrer l’efficacité du système des publications scientifique : Au contraire.

Les essais arrêtés à cause de cette étude n’ont pas repris, la prescription en France n’a redémarré qu’en catimini, les médias incompétents ont balayé le sujet d’un revers de la main sans corriger leurs articles et encore moins leurs méthodes… Le mal était fait. Mais passez mon cher lecteur, il n’y a rien à voir.

Au Lancet, la réponse a été grotesque : Ils ont immédiatement lancé une enquête sur… Surgisphère, la société qui avait bidonné l’étude. En revanche, l’idée de balayer devant leur porte ne leur est pas venue.

Mais c’est logique mon cher lecteur : Le processus de validation du Lancet n’a pas failli. À ce stade de falsification, c’est le contraire, il n’a pu qu’être élaboré spécifiquement pour laisser passer ce bidonnage.

Il nous faut remonter au rédacteur en chef, Richard Horton, qui porte une part gigantesque de responsabilité.

Bienvenue en Biocratie

Quelques semaines après le scandale du Lancetgate, Horton a publié un ouvrage bizarre intitulé « La catastrophe du COVID19 » dans lequel il fait porter tout le poids de la crise et la responsabilité des morts sur les gouvernements occidentaux.

Il pousse sa colère jusqu’à affirmer que désormais les gouvernements autoritaires prennent meilleur soin de la santé de leurs populations que les démocraties, en oubliant que, faute de contre-pouvoir, il est rare que les statistiques des régimes autoritaires soient justes et que depuis deux ans les grandes démocraties occidentales développent des pratiques anti-démocratiques et sont en train de muer en régimes autoritaires.

Il annonce l’avènement d’une sorte de scientisme, qu’il nomme « Biocratie » ou le gouvernement par les sciences biologiques.

Il observe de son poste privilégié à la tête du Lancet une sorte de nouveau contrat « social » entre gouvernements et scientifiques vivant dans un état d’urgence permanent.

Il semble d’abord se réjouir de cette évolution qui compense l’incompétence politique.

Mais après avoir noté que les scientifiques sont tout aussi corruptibles que les politiques — Est-il bien placé pour la savoir ! — il finit son ouvrage sur un hommage bien pessimiste du vice à la vertu, c’est la dernière phrase du livre :

« Le transfert du pouvoir vers la science pourrait s’avérer être une subversion dangereuse des derniers vestiges de nos valeurs démocratiques. »

Cette façon de prédire un avenir aussi inéluctable que craint est assez courant chez des hommes comme Horton, compétent sinon brillant, ayant fait passer son ambition personnelle avant ses principes pour accéder à une fonction de pouvoir et finalement désabusé devant le monde qu’il contribue à créer.

L’adage britannique dit que celui qui dîne avec le diable doit s’assurer d’avoir une longue cuillère… Sans doute Richard Horton eut-il l’orgueil de croire sa cuillère assez longue.

Horton condamne également dans son livre les études du professeur Raoult et « ses pratiques que la plupart des commentateurs estiment douteuses », formule gênée de celui qui vient, indirectement, de calomnier affreusement le professeur Raoult et son traitement à l’hydroxychloroquine mais se garde bien de revenir sur l’immense scandale qui frappe son journal.

Sans doute ne voit-il même pas le rapport car le Lancetgate n’est pas une faute scientifique ou éditoriale d’Horton, c’est le prix à payer pour être à la tête d’une revue aussi prestigieuse.

Mais Horton est rédacteur en chef du Lancet depuis plus de 20 ans et jusqu’ici, les controverses qui avaient secoué le journal n’avaient eu aucune commune mesure avec l’ampleur du Lancetgate.

Ce qui a changé au Lancet : Ce que l’on voit le moins et compte le plus

Mais quelque chose a changé au Lancet récemment… Son propriétaire final.

Plus précisément, son actionnaire de référence : Celui qui exerce le contrôle.

Je vais vous révéler un secret très bien gardé ; Un secret aussi bien gardé que le bouchon de cristal d’Arsène Lupin ou la lettre volée de Edgar Poe : C’est-à-dire un secret caché en pleine lumière.

Nous vivons dans un système capitaliste.

Et dans un système capitaliste, celui qui a le pouvoir… est celui qui détient le capital. Faut-il avoir fait de grandes études.

Ce N’est PAS le directeur, ce N’est PAS le client, ce N’est PAS le législateur, c’est le PROPRIÉTAIRE, le détenteur du CAPITAL.

Et pourtant tout le monde s’en fiche comme de ses premières chaussettes. Personne, ou presque, ne se demande à qui appartient Le Lancet.

Le Lancet est la propriété de RELX, anciennement Elsevier.

RELX est le premier groupe de publications scientifiques au monde avec une capitalisation de 170 milliards de dollars et réalise 2 milliards de bénéfices chaque année, auprès de clients captifs.

Cela ne vous dit peut-être pas grand-chose, mais leur taille les place parmi les 5 plus grands groupes de production de contenu au monde, pas si loin derrière Netflix et Disney et devant Sony.

C’est absolument massif, et rares sont ceux qui entrevoient le business très juteux des publications scientifiques… À part les scientifiques eux-mêmes et leurs universités qui n’en peuvent plus de payer des abonnements prohibitifs pour accéder à des articles de recherche presque systématiquement financés sur fonds publics.

Et depuis 2018, de nouveaux actionnaires se sont invités à la table de RELX : BlackRock et Artisan Partners.

BlackRock est rapidement devenu le premier actionnaire de RELX avec plus de 10 % du capital et avec les autres géants de la gestion d’actifs américains, ils ont acquis une position de contrôle.

Il se trouve que BlackRock est également le deuxième actionnaire de Pfizer ou encore de Johnson & Johnson et de Merck MSD, juste derrière Vanguard autre géant américain de la gestion d’actifs qui partagent les mêmes intérêts stratégiques.

Ce sont ces mêmes géants de la gestion qui sont en position de contrôle des grands groupes côtés qui commercialisent les vaccins contre le COVID.

Conflit d’intérêts gigantesque chez les actionnaires

Il serait impensable que le directeur du Lancet assume également des fonctions de direction chez Pfizer ou J & J… C’est ici pire encore, car on peut changer de directeur, mais dans notre cas, celui qui nomme le directeur de RELX est également celui qui nomme le directeur de Pfizer !

Cette simple observation du contrôle final par le même groupe d’actionnaires d’une société pharmaceutique majeure et du premier éditeur scientifique mondial censé en contrôler les recherches suffit à faire peser une tension malsaine entre l’intérêt général de la recherche médicale et les intérêts privés pharmaceutiques.

À ce stade, vous pourriez me répondre que les géants comme BlackRock font essentiellement de la « gestion passive » et qu’ils n’interviennent pas dans la gestion des sociétés qu’ils détiennent.

Cet argument est très étonnant, car au contraire, gestion passive impose participation active.

BlackRock, Vanguard et State Street détiennent une position de contrôle sur Pfizer pour leurs millions de clients qui ont choisi d’investir sur le S&P 500 américain, sans se préoccuper de savoir si Pfizer était bien géré ou non et en déléguant à ces géants leur pouvoir d’actionnaire.

BlackRock est bloqué : Tant que Pfizer fait partie du S&P 500, ils ne peuvent vendre leurs parts s’ils sont mécontents de la gestion du groupe. Faute de pouvoir retirer leur investissement, ils ne peuvent que peser sur les décisions opérationnelles.

Cela ne veut pas dire que le PDG de Pfizer ou RELX va décrocher son téléphone à chaque fois qu’il veut bouger son petit doigt. C’est beaucoup plus efficace que cela.

La reconstitution des monopoles

BlackRock a 9 500 milliards d’actifs sous gestion.

Vanguard suit de près avec 7 200 milliards et State Street ferme le podium avec 3 500 milliards.

Ajoutez à cela les 21 600 milliards d’actifs indirectement gérés par BlackRock via ses algorithmes Aladdin et vous avez 3 acteurs issus du même nid qui détiennent ou contrôlent 42 000 milliards d’actifs soit 15 fois le CAC40 au complet, bien assez pour exercer une emprise globale sur l’économie occidentale, voire mondiale, dans son ensemble.

Ces géants se sont constitués avec l’avènement de la gestion passive qui se contente de répliquer les indices boursiers en massacrant les frais puisqu’ils ont ôté toute intelligence de leur gestion. Mais depuis 2019, c’est-à-dire tout récemment, la gestion passive est devenue majoritaire aux États-Unis, devant la gestion active et cela crée des dysfonctionnements massifs.

Nos 3 géants de la gestion passive ont le contrôle de TOUT le S&P 500, les 500 plus grandes entreprises américaines et des positions dominantes à peu près partout.

Pour les lecteurs français peu habitués du fonctionnement américain ou l’actionnariat est traditionnellement très éclaté et l’art du contrôle actionnarial poussé à son plus grand raffinement, il y suffit de détenir 20 % des droits de vote pour exercer le contrôle de la société.

Ce n’est pas moi qui le dis, c’est la SEC (le gendarme boursier) dont les règles stipulent que si une entreprise ou un fond détient plus de 25 % des parts d’une autre entreprise, elle en est propriétaire et celle-ci doit être considérée comme une filiale.

C’est d’ailleurs à cause de cette règle que PNC avait été obligée de vendre ses parts historiques dans BlackRock sans quoi BlackRock aurait été considéré comme une banque avec le contrôle qui va avec… Et cela aurait mis tous leurs petits stratagèmes par terre.

Jamais dans l’histoire une telle concentration n’avait été observée, même à l’époque des barons voleurs au tournant des XIXe et XXe siècles.

Et c’est grâce à ce monopole que BlackRock & Co exercent leur contrôle de manière extrêmement efficace.

Vous êtes avec eux ou vous êtes hors-jeu

Imaginez le jeune Albert Bourla dans les années 2010, cadre prometteur et ambitieux de Pfizer.

Il a travaillé d’arrache-pied pendant 20 ans pour arriver jusqu’aux portes convoitées du conseil exécutif du groupe. Il a fait tous les sacrifices, accompli toutes les basses besognes, écrasé tous les concurrents, avalé toutes les couleuvres.

Il ne reste plus qu’une étape : Il faut que les actionnaires de référence valident sa nomination. Il doit être adoubé par BlackRock, Vanguard et State Street.

S’ils disent oui, ce sera la consécration mais s’ils disent non… Eh bien ce sera la fin. Il ne pourra pas aller vendre ses talents à un autre groupe de la taille de Pfizer : Ils sont aussi contrôlés par BlackRock et consorts.

Bien sûr de nombreux cadres font passer leurs principes avant leur ambition… Mais il en suffit d’une poignée qui fasse l’inverse.

L’étude de l’activité de ces géants dans les assemblées d’actionnaires (le stewardship) montre qu’ils agissent essentiellement sur les votes des personnes clés. J’avais creusé il y a un an et rien que sur le premier semestre 2020, BlackRock s’était opposé à 120 nominations de directeurs dans les assemblées de 330 grands groupes nord-américains qui présentaient de nouveaux directeurs. [12]

C’est un levier de contrôle majeur et aussi mafieux : Vous êtes avec nous ou contre nous.

Les porte-flingue pour le sale boulot

Il existe une deuxième méthode d’action des géants de la gestion lorsque les affaires deviennent plus pressantes ou que les directeurs prennent trop leurs aises…

Nous restons dans les méthodes aux relents mafieux consommés : L’exécution par le porte-flingue.

Et cela tombe bien car nous en avons un exemple récent et emblématique en France avec Danone et le débarquement de son patron charismatique : Emmanuel Faber.

Faber a été débarqué à l’hiver dernier après une guerre menée par les fonds activistes Bluebell Capital et… Artisan Partners qui derrière des discours alambiqués trouvaient simplement que Danone ne leur rapportait pas assez d’argent et consacrait trop d’argent à sa RSE.

Bien sûr ces fonds ont mauvaise presse partout dans le monde et ils nous ont montré que le capitalisme inclusif c’était surtout d’inclure plus de profits pour ceux qui avaient déjà tout.

Ces fonds de taille modeste par rapport aux géants de type BlackRock ne montent jamais qu’à hauteur de 2 ou 3 % du capital de groupes mondialisés comme Danone.

En temps normal, ces fonds ont du mal à réussir leurs attaques en France ou l’actionnariat des grands groupes est plus robuste qu’aux États-Unis. Mais Danone est une exception avec une structure actionnariale très explosée copiée justement sur les modèles américains, avec des grands fonds de gestions comme actionnaires de référence en l’occurrence MFS et BlackRock au moment du débarquement de Faber.

Pour que Bluebell et Artisan réussissent, il fallait que BlackRock et MFS laissent faire. Il leur aurait suffi de lever un doigt pour que tout s’arrête.

BlackRock qui promeut une transition radicale vers un « capitalisme inclusif » ne pouvait pas risquer le scandale de punir le patron de Danone pour sa RSE trop généreuse. Ils ne pouvaient pas laisser apparaître aussi clairement la grosse arnaque du capitalisme vert et inclusif. C’est Artisan qui a fait le sale boulot.

Revenons à RELX et notre actionnariat derrière le Lancet. Artisan Partners est montée au capital de RELX en même temps que BlackRock, oui, le même fonds activiste qui a mené la guerre chez Danone.

Soyons clair : Il n’existe pas de preuve qu’Artisan ait mené une campagne active chez RELX et au Lancet pour dénigrer le traitement à l’hydroxychloroquine mais nous avons la preuve que ces pratiques existent avec Danone et nous savons que les fonds activistes type Artisan ne montent pas au capital de groupes sans un objectif précis.

Et très franchement, je ne serais pas surpris que le Lancetgate soit en grande partie la conséquence d’une de ces campagnes. Ce ne serait pas la première fois.

Il n’y a pas de trace, mais les Américains vous diraient follow the money, et je me bornerai à souligner à qui profite le crime.

Pfizer avait-il besoin de ça ?

Vous vous représentez peut-être Pfizer comme une entreprise ultra-innovante, riche et à succès.

La réalité n’est pas si rose.

La réalité est que Pfizer était jusqu’à l’année dernière un géant en sursis dont le chiffre d’affaires ne faisait que baisser depuis 10 ans :

En parallèle, la société avait dû dépenser des fortunes pour protéger son cours en Bourse et se mettre à l’abri des appétits voraces de fonds à l’affût de ces géants vacillants.

Pfizer a dû dépensé 26 milliards de dollars en rachat d’actions pour protéger [p.114] son cours en bourse entre 2017 et 2019 !

En ajoutant les dividendes versés, Pfizer aura reversé davantage à ses actionnaires que la totalité de leurs profits sur ces 3 années… Jusqu’au mois de janvier 2020, lorsqu’Albert Bourla annonça fort opportunément qu’il suspendait ses programmes de rachat de titres.

Pfizer était pris en ciseaux entre des revenus en baisses et des dépenses en hausse.

N’oubliez pas que ce n’est pas Pfizer qui a apporté le vaccin, eux ne font que prendre le péage pour ouvrir le marché américain à BioNTech et faire une clé de bras à la Commission européenne.

Si vous êtes déjà entré dans une « pharmacie » américaine, vous savez que le secteur de la Pharma n’y est pas très éloigné des fast-foods.

Le vaccin a transformé Pfizer d’un géant en perdition en roi de la jungle.

L’enjeu business était massif mais l’on est en droit de se demander à quel moment Pfizer apporte le début d’une utilité sociale…

Je suis malheureusement un vieux réac’qui se souvient encore que la définition d’une entreprise : une raison sociale et une exigence de profit. Dis autrement, une entreprise doit servir la société en créant plus de valeur qu’elle n’en consomme.

Nous retrouvons chez Pfizer les dysfonctionnements radicaux des barons voleurs des temps de Dickens et Twain.

Pourquoi Merck MSD a renié son Ivermectine ?

Pour que Pfizer ait le champ libre sur les vaccins, encore fallait-il qu’aucun traitement précoce ne leur ôte la majeure partie de leur utilité.

Le 4 février 2021, Merck se tire une balle dans le pied et publie un communiqué pour affirmer que son Ivermectine NE permet PAS à leur connaissance de soigner le COVID en contradiction avec 73 études montrant de manière non-ambigue l’efficacité du traitement.

Bien évidemment, Merck a la même structure actionnariale que BlackRock, les mêmes décisionnaires finaux, les mêmes BlackRock, Vanguard et State Street en position de contrôle monopolistique.

Robert Malone, spécialiste mondial de l’ARNm, a également souligné dans son entretien fleuve chez Joe Rogan les pressions de la CDC américaine pour enterrer l’ivermectine.

Faut-il encore remarquer que l’ancien commissioner (le patron) de la CDC, jusqu’en 2019, est directement passé au conseil d’administration de Pfizer après son mandat ?

Faut-il rappeler également que l’ivermectine aurait assuré un prestige important à Merck, mais un chiffre d’affaire ridicule pour un traitement qui se vent en gros à moins d’un centime la dose, toujours selon Robert Malone.

Mais Merck ne s’est peut-être pas effacé gratuitement pour autant.

En septembre 2021, Merck a annoncé le rachat d’Acceleron Pharmaceutical pour 11,3 Mds de dollars. Cette acquisition stratégique pour Merck s’est faite en dépit d’Avoro Capital, un des actionnaires de référence d’Acceleron qui n’était pas vendeur et certainement pas à ce prix (ils en voulaient au moins 2 milliards de plus).

Est-ce que BlackRock, autre actionnaire de référence aurait pu faire pression pour forcer la vente à prix réduit ?

Est-ce que BlackRock a pu ensuite faciliter l’émission obligataire de Merck pour financer l’acquisition ? … Cela ne serait pas la première fois.

Je sais bien mon cher lecteur, que je fais ici des conjectures et qu’il n’y a pas de preuves établies à ce que j’avance.

Mais penser que ces comportements ne sont pas habituels et même la norme revient à croire que vous pouvez mettre un mangeur compulsif au régime et le placer devant un buffet de plats fins en libre service sans qu’il ne succombe à son vice.

Ce n’est certes pas impossible. Mais nous savons bien que dans la pratique, cela n’arrive pas.

Qui sert BlackRock ?

Les monopoles dysfonctionnels et prédateurs qui avaient été démantelés au début du XXe siècle se reforment à l’échelon des actionnaires dans la plus grande indifférence.

Il est vrai que nous pourrions d’abord croire que BlackRock sert ses dizaines de millions de clients particuliers et qu’à la limite, ce n’est plus Rockefeller, mais M. Toutlemonde qui profite du crime. Après tout, vous n’aviez qu’à investir vous-même dans Pfizer ou les bons fonds de BlackRock, si vous n’êtes pas content, tant pis pour vous.

Cette analyse est bien sûr de courte vue et ce que certains gagnent d’un côté est plus que perdu de l’autre dans la destruction de nos tissus économiques, la perte de souveraineté, la défaillance de biens publics comme l’hôpital…

Et quand bien même, c’est méconnaître la fonction de BlackRock dans le système actuel.

Nous pourrions croire que la gestion de BlackRock vise au moins à rapporter le meilleur rendement à ses clients, à leur éviter des krachs… Notamment grâce à Aladdin, leur grande intelligence artificielle qu’ils développent depuis plus d’un quart de siècle.

Mais Aladdin n’a pas vraiment de pouvoir prédictif et le génie de la lampe n’exauce les vœux que dans les films et sur les brochures des banquiers : Aladdin n’a pas permis à BlackRock d’éviter la crise de 2008 et sans le sauvetage général de la Fed, ils auraient sombré dans la banqueroute comme les autres.

Pourtant, BlackRock est sorti de la crise de 2008 en sauveur, avec le statut de roi et faiseur de rois à Wall Street.

On pense généralement que c’est la capacité financière de BlackRock avec ses milliers de milliards d’actifs sous gestion qui leur a permis de sauver Wall Street. Il y a peut-être un lointain fond de vérité mais c’est rater l’éléphant dans la pièce.

Alors quoi ?

Si ce ne sont pas les milliers de milliards sous gestion… Il nous faut remonter à la crise de 2008 pour comprendre la fonction de BlackRock dans le système actuel.

Le « sauveur » organise en fait le Grand Délit d’Initiés Néolibéral

Le nom Aladdin est mal choisi, ils auraient dû appeler leur algorithme Léon le nettoyeur.

Si Aladdin n’a aucun pouvoir prédictif sérieux, l’algorithme est en revanche un outil hors pair pour faire le ménage après coup.

Quand Bear Stearns a fait faillite en 2007, c’est BlackRock que l’on a appelé pour analyser les comptes et faire le ménage. BlackRock a été conseil à la fois de JPMorgan qui a racheté les actifs sains et de la Fed qui a absorbé ceux qui ne l’étaient pas : Encore un énorme conflit d’intérêts pour BlackRock.

La même année, c’est le fonds de pension de l’État de Floride qui a fait faillite… C’est encore BlackRock que l’on a appelé à la rescousse. Ils ont réorganisé le fonds en séparant les actifs sains des pourris puis ont été conseiller l’État de Floride d’absorber les actifs pourris pour sauver le fonds de pension de ses fonctionnaires (avec l’argent du contribuable bien sûr).

Ils ont fait le même coup avec AIG.

BlackRock s’est transformé avec la crise de 2008 en roi de la privatisation des gains et de la mutualisation des pertes.

BlackRock orchestre depuis lors un gigantesque délit d’initiés au profit du capitalisme néolibéral dans son ensemble !

Et s’ils n’étaient pas là ? Eh bien peut-être aurions-nous fait l’inverse : laisser leur pourriture aux banquiers et sauver ce qui pouvait l’être par des nationalisations massives et provisoires, comme ce fut le cas par exemple avec General Motors.

Au lieu de cela, BlackRock fait prospérer le vice.

Ce passif de BlackRock est essentiel pour comprendre leur action aujourd’hui auprès de la Fed, de la BCE et de la Commission Européenne : ils font la même chose… En bien pire.

Mai 2020 : BlackRock répète, amplifie et… Déforme

L’histoire bégaie mais ne se répète pas.

BlackRock cette fois fait du préventif et plutôt que de faire absorber les actifs pourris, décrochés au scalpel, par la force publique, ils lui conseillent d’arroser tout le monde en masse :

  • Ils font racheter leurs propres ETF par la FED ! … Et font de même avec la BCE.
  • Ils vont orienter eux-mêmes les fonds de l’Union Européenne sous couvert de « développement durable » : il faut être devenu complètement fou à Bruxelles pour donner les cordons de la bourse à des Américains en pleine guerre commerciale… Complètement fou ou servile.
  • C’est même BlackRock qui fait passer les stress tests aux banques européennes pour le compte de la BCE ! Oh, cela ne va pas les rendre plus solides, mais cela permettrait hypothétiquement à Blackrock de siphonner leurs données (hypothétiquement bien sûr, car officiellement, c’est niet).

Plus BlackRock étend son emprise et plus il récompense le vice et punit la vertu.

Ils sont devenus la cheville ouvrière de notre schizophrénie économico-financière.

Ils nous enferment dans leur fiction financière dont nous mourons, désormais à grand feu.

À ce stade, ne pas résister, c’est se faire piller.

Comprenez-moi bien mon cher lecteur, je n’ai au départ pas d’objection à une part de gestion passive et l’utilisation d’ETF dans nos épargnes : il m’arrive d’en recommander dans certains cas précis, mais l’outil a été détourné par BlackRock et la dose est devenue mortelle.

Quand bien même nous nous soumettions à la vision de BlackRock, et nous sommes en cours, nous finirons pillés sans être débarrassés de notre problème fondamental : la fiction financière est devenue irréconciliable avec la réalité économique.

Retour au réel

Et par définition, à la fin, nous revenons toujours au réel.

Il viendra un jour où tout l’argent public et toutes les dettes ne suffiront plus à maintenir la fiction de la croissance infinie.

Si vous écoutez l’Évangile selon BlackRock, votre patrimoine sera piégé dans cette fiction financière et pourra être mobilisé par BlackRock pour continuer son entreprise de sauvetage du petit nombre sur le dos du plus grand nombre, c’est-à-dire vous.

Face à un tel géant, la seule façon de ne pas perdre est de ne pas jouer.

Vous n’avez pas à faire entrer votre patrimoine dans le cercle que BlackRock vous trace : Au contraire, dès que vous en sortez, vous trouvez des perspectives à long terme :

  • L’or physique comme assurance ultime de votre patrimoine ;
  • L’immobilier résidentiel et en dehors des grandes métropoles mondialisées, comme rempart contre l’inflation qui revient ;
  • Les matières premières, aussi contre l’inflation et pour profiter du grand cycle haussier qui s’était enclenché juste avant la crise qui l’a accéléré ;
  • Un peu de Bitcoin pour vous positionner sur la révolution des technologies de la valeur ;
  • Les biens de luxe et de collection mais aussi de première nécessité, aujourd’hui, de bons bordeaux achetés en primeur s’apprécient mieux que la Bourse ;
  • La détention EN DIRECT de parts de PME locales, de votre région.

Tous ces investissements vous permettent de mettre tout ou partie de votre patrimoine à l’abri de la folie financière et des risques de chute de 80 % ou plus des Bourses, de la confiscation de votre patrimoine par les taux négatifs ou la ponction de vos comptes. Ils vous permettent également de reprendre pied dans le réel et véritablement faire travailler votre épargne à votre profit mais également au profit d’un tissu économique et social.

C’est ce cercle vertueux qu’il nous faut retrouver, miroir inverse de ces prédateurs pour retrouver des rendements réels dans une économie réelle.

À votre bonne fortune,

Guy de La Fortelle

 

Mon nom est Légion : l’occident et le démon des organisations.


J’ai nom Légion, car nous sommes plusieurs (Marc, 5, 9).


Par Nicolas Bonnal – Janvier 2021 – Source nicolasbonnal.wordpress.com

Nicolas Bonnal

Depuis plus de cent ans l’occident est dirigé par des organisations mondiales et mondialistes qu’il impose au reste du monde. Ce processus (Sénèque en parle déjà dans Médée) a été enclenché aux temps modernes par le tout-puissant empire britannique qui flanqué de sa colonie française (depuis 1830 ou 70 ?), de ses dominions et de la vieille colonie américaine, a progressivement accaparé la planète. Guénon s’en rendait compte dans son excellent livre sur la société théosophique dont j’ai rendu compte ailleurs : le contrôle serait aussi culturel et occultiste.

On peut dire que Disraeli couronnant Victoria impératrice des Indes en 1876 nous fait entrer dans le mondialisme dont les relents sataniques n’échappent alors ni à Dostoïevski, Joly, Gougenot ou Mgr Gaume (voyez mes textes). Les guerres mondiales et les progrès techniques accélèrent ce processus global de conditionnement qui devient fou et dangereux aujourd’hui.

L’ONU nous prépare en effet son pacte carbone, l’OMS le puçage médical et l’OTAN une guerre nucléaire d’extermination contre la Chine et la Russie. En ces temps d’apocalypse, voyons ce qui relie ces trois évènements grandioses : les « organisations ». On ajoutera l’union européenne, tant notre Satan aime être plusieurs (pensez aussi au G7 maçonnique). C’est dans l’Évangile selon Saint Marc, cet évangile qui dégoûte le pape et ses cathos vaccinés maintenant :

  • 9 – Et il lui demanda : Quel est ton nom ? Et il lui dit : J’ai nom Légion, car nous sommes plusieurs.
  • 10 – Et il le priait instamment pour qu’il ne les envoyât pas hors du pays.

Il faut être en nombre et il faut être organisé. C’est dans ce sens que l’on devient une élite hostile. Comme le disait le meilleur épisode du prisonnier – échec et mat on n’est pas méchant en fonction de sa couleur ou de sa religion (encore que les chrétiens blancs et occidentaux tout de même…) mais de son mouvement. Et Debord à la même époque parle de ces « ententes qui décident de tout ». Citons le dernier des maîtres :

il arrive que l’on attribue à certaines personnes des qualités, ou des connaissances, ou quelquefois même des vices, parfaitement imaginaires, pour expliquer par de telles causes le développement satisfaisant de certaines entreprises ; et cela à seule fin de cacher, ou du moins de dissimuler autant que possible, la fonction de diverses ententes qui décident de tout.

En ce moment elles décident en effet de tout et nous risquons d’y passer.

Marco Della Luna et Paolo Cioni dans leur célèbre et touffu livre neuro-esclaves écrivent sur les élites qui nous dirigent :

Ces messieurs, tous membres de loges maçonniques occultes et de groupes élitaires comme le club Bilderberg, la commission Trilatérale, le Council on Foreign Relations ou CFR (« Conseil des relations étrangères »), le Royal Institute of International Affairs ou R.I.I.A (« Institut royal pour les affaires internationales »), etc., à travers les organisations supranationales comme l’Organisation mondiale du commerce, l’Organisation mondiale de la santé, le Fonds monétaire international, la Banque mondiale, etc., sont en train de mettre en pratique les politiques mondialistes dont nous venons de parler, pour la domination de l’homme sur l’homme ou, plus exactement, de l’homme sur l’ADN.

Les progrès dangereux de la technologie et de l’informatique les favorisent :

Les techniques de manipulation, mises en œuvre sur la population par de puissantes organisations (souvent peu identifiables), sont indubitablement devenues plus agressives, plus pénétrantes et inquiétantes à la suite des récentes découvertes scientifiques et technologiques qui permettent de surveiller et par là même d’influencer directement le fonctionnement du psychisme ou du système nerveux central.

Nos auteurs ne se font guère d’illusions sur les organisations qui mènent le monde, les religieuses y compris (et comme ils ont raison, voir le Vatican et le reste) :

Pour les organisations économiques, mais aussi de nos jours pour les organisations politiques et en règle générale pour les organisations religieuses, le désir de dominer les autres, de conquérir, de commander, de s’emparer, de soumettre, de manipuler, d’exploiter, à l’échelle mondiale, nationale, de l’entreprise ou de la famille, est une tendance objectivement inévitable qui est depuis toujours le principal moteur de l’histoire collective, voire individuelle.

Della Luna et Cioni ajoutent :

Le schéma général est celui d’organisations élitaires transnationales ou mondiales qui gèrent institutions et populations à travers la maximisation de leur système de contrôle, de profit et, bien sûr, de stabilité de la position acquise.

Ces organisations ont pu en empoisonnant les cultures, les nourritures, les médicaments, créer le troupeau qu’elles vont réduire démographiquement. Il n’y a aucune illusion à se faire de ce point de vue : les oppositions ne sont pas contrôlées, elles sont impossibles. Pour une seule raison : jadis on montait sur les barricades pour tuer et se faire tuer ; aujourd’hui après un siècle de confort et de vieillissement on ne le fait plus. On se contente de cliquer, de manifester, et cela ne suffira pas.

Nos auteurs ajoutent sur cette notion de troupeau qui nous renvoie à l’Évangile (il y a un bon et un mauvais troupeau, comme il y a, dirait Mgr Gaume, une bonne peur de Dieu et une mauvaise peur du « virus » ou autre) :

Imaginez être les patrons d’énormes troupeaux d’animaux semi-intelligents ; de bêtes laitières, de somme, de boucherie ; d’animaux plus ou moins dociles, plus ou moins rentables, plus ou moins dangereux pour vous. Qui peuvent vous être dérobés par vos concurrents (avec lesquels vous pouvez toutefois dialoguer et vous associer). Qui peuvent travailler et consommer, économiser ou s’endetter. Qui peuvent développer, ou perdre, la connaissance qu’ils ont de la réalité et de leur position.

Les auteurs italiens ajoutent :

Vous avez à disposition divers moyens, même biologiques, de plus en plus puissants et pénétrants, pour les orienter, les influencer, pour standardiser leurs comportements, les rendre plus prévisibles et plus rationnels pour vous.

Tocqueville avait tout dit, y compris au sujet de notre EXTERMINATION :

Au-dessus de ceux-là s’élève un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul d’assurer leur jouissance et de veiller sut leur sort. Il est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux. Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l’âge viril; mais il ne cherche, au contraire, qu’à les fixer irrévocablement dans l’enfance; il aime que les citoyens se réjouissent, pourvu qu’ils ne songent qu’à se réjouir. Il travaille volontiers à leur bonheur; mais il veut en être l’unique agent et le seul arbitre; il pourvoit à leur sécurité, prévoit et assure leurs besoins, facilite leurs plaisirs, conduit leurs principales affaires, dirige leur industrie, règle leurs successions, divise leurs héritages, que ne peut-il leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre ?

Le trouble de penser cela fait longtemps ; la peine de vivre cela arrive.

J’oubliais : pour Della Luna et Cioni le pays qui en 2011 pourrait résister s’appelle la France. ..

Nicolas Bonnal sur Amazon.fr

Ridley Scott et le cinéma rétrofuturiste Les mystères de Stanley Kubrick Louis-Ferdinand Céline : La colère et les mots Guénon, Bernanos et les gilets jaunes

Sources

  • MARCO DELLA LUNA et PAOLO CIONI – Neuro-esclaves
  • Nicolas Bonnal – La guerre du vaccin et le grand reset ; coronavirus et servitude volontaire.
  • Debord – Commentaires

Comprendre les enjeux géopolitiques : Démocraties ou ploutocraties ?


Par Wayan − Le 8 janvier 2022 − Source Le Saker Francophone


Un des “écrans de fumée » dans lequel nous maintient la presse grand public est de nous faire croire que nous vivons dans des « démocraties », tout cela parce que l’on nous laisse voter pour des « hommes politiques » qui ont été sélectionnés par cette même presse.

Un autre préjugé concernant les hommes politiques est qu’ils sont libres d’appliquer le programme pour lequel ils ont été élus. Si tel était le cas, pourquoi donc oublient-ils tous si facilement des promesses qui leur ont bien servis pour attirer les votes mais qu’ils ne peuvent plus respecter une fois élus.

Retrouver la suite de cette analyse sur la page : Démocraties ou ploutocraties ?

L’intervention russe au Kazakhstan crée un précédent

Par : Wayan

Les acteurs étrangers n’ont peut-être pas déclenché les troubles, mais ils joueront un rôle déterminant dans la façon dont ils se termineront.


Par Fyodor Lukyanov − Le 7 janvier 2021 − Source RT

La soudaine flambée de violence au Kazakhstan a pris les analystes et les observateurs internationaux par surprise. Maintenant, la décision de déployer une force régionale de maintien de la paix est devenue le dernier jalon majeur pour l’espace post-soviétique.

Aux premières heures de la matinée de jeudi, l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC) dirigée par la Russie, qui regroupe les forces armées de six anciennes républiques de l’URSS, dont le Kazakhstan, a annoncé qu’elle enverrait une force de maintien de la paix pour aider à maintenir l’ordre alors que les troubles se propageaient dans ce vaste pays d’Asie centrale.

Les raisons pour lesquelles le gouvernement kazakh est au bord de l’effondrement sont de nature interne et sont liées au transfert prolongé et de plus en plus étrange du pouvoir après le règne de près de trois décennies de Nursultan Nazarbayev.

Cependant, les manifestations de rue, qui ont été déclenchées par les prix du carburant et ont vu des bâtiments gouvernementaux incendiés et des troupes se rendre aux manifestants, ont été immédiatement présentées comme un acte d’agression extérieure de la part de « groupes terroristes » étrangers. Désormais, il semble que l’ennemi vienne toujours de l’extérieur, même s’il est en réalité à l’intérieur. Cette affirmation a permis de déclarer officiellement que le pays est attaqué et de faire appel à l’OTSC.

Ce n’était pas le cas dans le passé, alors que des événements récurrents similaires se produisaient fréquemment au Kirghizstan, ou en Arménie, il y a trois ans et demi. À l’époque, l’OTSC – Moscou principalement, mais aussi les autres membres eux-mêmes – avait souligné le caractère interne des troubles, affirmant qu’une intervention étrangère n’était pas nécessaire.

Cependant, cette fois-ci, la situation est différente et les frontières entre affaires étrangères et intérieures s’estompent dans le monde entier. Il y a plusieurs dizaines d’années, les libéraux et les militants des droits de l’homme étaient à l’origine de la confusion croissante entre intérieur et extérieur, en défendant l’idée que la souveraineté nationale pouvait être mise de côté lorsque les droits de l’homme et les libertés étaient en jeu. Aujourd’hui, les justifications données relèvent de la protection et de la préservation : une menace pour la sécurité nationale du pays en question et de ses voisins justifie l’intervention.

Il convient de noter que, cette fois, la demande de casques bleus émane d’un gouvernement à la légitimité incontestée – les manifestants eux-mêmes n’ont réclamé publiquement que le départ de Nazarbayev, qui conserve une emprise sur la politique intérieure, et non du président actuel. C’est ce qui fait la différence avec les événements de 2010 à Bichkek, lorsque le président kirghize par intérim, Roza Otunbayeva, a tenté de faire appel à l’OTSC après que son prédécesseur, Kurmanbek Bakiyev, a été évincé par des manifestations populaires.

L’ensemble du système gouvernemental du Kirghizstan s’est effondré, ce qui rendait toute intervention très discutable d’un point de vue juridique. Les fondements juridiques de la décision actuelle sont également plus solides que ceux des soi-disant « interventions humanitaires » occidentales qui aboutissent au renversement de gouvernements reconnus au niveau international, quelle que soit leur réputation.

À l’avenir, nous en saurons probablement plus sur la façon dont tout cela s’est passé – le processus de décision au Kazakhstan et en Russie et qui a suggéré d’impliquer l’OTSC. Pour l’instant, il est clair que le gouvernement russe a choisi de garder une longueur d’avance au lieu d’attendre que la flamme se transforme en brasier. Il s’agit d’une évolution de l’approche utilisée il y a un an et demi au Belarus, lorsqu’il avait suffi au président Vladimir Poutine d’avertir que les forces russes étaient prêtes à intervenir si la dégradation de la situation intérieure l’exigeait. Cette fois-ci, Moscou a fait l’impasse sur les avertissements et est passé directement à l’action, pensant probablement que le gouvernement kazakh pourrait ne pas tenir le coup tout seul.

Mais les lignes ne doivent pas s’effacer complètement. La question importante est maintenant de savoir si le déploiement des forces de maintien de la paix de l’OTSC signifierait ou non la fin de la rivalité entre certains clans au Kazakhstan, telle qu’elle s’est manifestée par la « transition du pouvoir », et conduirait au contraire à une consolidation du pouvoir (et dans quelles mains ?). Moscou a toutes les chances d’en profiter, puisqu’elle aura désormais une présence militaire dans cet État, au cœur de sa politique de garant, dont les actions pourraient déterminer l’évolution de la situation. C’est similaire à ce qui s’est passé en Arménie après la guerre de 2020. Il ne s’agit que d’une solution temporaire, mais elle fournit un ensemble d’outils efficaces pour l’avenir proche.

De nombreux analystes recommandent vivement à la Russie de suivre l’exemple des États-Unis et de l’UE, en approchant « toutes les parties prenantes », en apaisant l’opposition et en façonnant un équilibre des forces favorable à Moscou dans les États clés, mais ils ne tiennent pas compte du fait que chaque culture politique a ses propres forces et faiblesses. En réalité, Moscou ne sait pas comment faire cela – elle ne l’a jamais fait – et lorsqu’elle a essayé, elle a toujours échoué. Le scénario idéal pour la Russie serait de disposer d’une protection militaire sur place, qui lui éviterait d’avoir à gérer la complexité de la vie politique locale. En d’autres termes, quel que soit le vainqueur, il devrait agir en tenant compte de la présence militaire russe et ne pas négliger complètement le partenaire de longue date qu’est la Russie.

Il y a environ quatre ou cinq ans, ce que nous appelons l’espace post-soviétique est entré dans une phase cruciale où ces pays ont dû prouver qu’ils étaient des États souverains pleinement fonctionnels. En 1991, ils ont été reconnus comme tels simplement parce que l’URSS s’est effondrée plutôt que pour toute autre raison. Si leurs maturités respectives ont pris des formes différentes, le contexte général était le même, avec un intérêt significatif de la part de la Russie et de l’Occident, et d’autres au niveau régional, mais à un degré moindre. Les acteurs extérieurs qui se disputent l’espace post-soviétique sont devenus un facteur de déstabilisation, mais ils ont conféré une certaine logique aux développements et les ont inscrits dans des processus internationaux plus larges.

Cependant, à un certain moment, les poids lourds politiques ont commencé à se désintéresser de ce qui se passait dans les « nouveaux États indépendants », comme on les appelait dans les années 1990. Dans ce contexte, les puissances internationales se sont de plus en plus concentrées sur leurs propres problèmes, dont la liste ne cesse de s’allonger. Elles ne se sont pas vraiment détournées des anciens États soviétiques, mais elles ont commencé à leur consacrer beaucoup moins de temps et de ressources. Cela vaut également pour la Russie, même si elle a un statut spécial dans cette configuration, et qu’elle cherche des formes d’influence optimales dans le contexte de la réduction de sa sphère d’intérêts.

Le paysage politique des anciens États soviétiques a donc été façonné par des processus internes qui reflètent les interactions entre les différents acteurs impliqués, la culture politique locale et la structure sociale.

Il y a aussi le fait qu’une nouvelle génération entre en politique dans l’espace post-soviétique et, dans certains cas, défie les dirigeants plus âgés.

Ces changements ne sont pas provoqués par une influence extérieure. Les acteurs étrangers doivent y réagir, intervenir ou menacer d’intervenir, comme ils l’ont fait au Belarus, s’adapter et essayer de faire en sorte que tout fonctionne en leur faveur, mais le résultat final dépend de la maturité et de l’efficacité des nouveaux systèmes sociaux et politiques d’un pays plutôt que d’un quelconque mécène étranger.

Il s’agit d’une épreuve de vérité, et tous les pays ne la réussiront pas. Le cas de l’Arménie montre que les conséquences pour une nation peuvent être terribles (et ce n’est pas fini), même si l’idée dominante était que, malgré quelques problèmes flagrants, le pays avait une identité forte et pouvait mobiliser ses ressources avec succès et survivre face à un vieil adversaire. Le Kazakhstan pourrait également s’avérer être un exemple de la façon dont une façade de succès longtemps cultivée cache en réalité un noyau profondément problématique et tordu. Et ce cas ne sera certainement pas le dernier.

C’est la première fois que la Russie utilise une institution qu’elle contrôle pour poursuivre ses propres objectifs politiques. Jusqu’à présent, il semblait que de telles structures étaient purement ornementales. Il est clair que les forces de maintien de la paix de l’OTSC déployées au Kazakhstan seront principalement constituées de troupes russes. Tout d’abord, cela garantit une réponse efficace. Ensuite, si le Kazakhstan peut accepter la présence de troupes russes sur son sol, il n’est absolument pas question de forces arméniennes ou, disons, kirghizes. Néanmoins, l’utilisation de la coalition offre à Moscou davantage de possibilités et justifie en outre l’existence de cette alliance. L’avenir dira si d’autres États membres de l’OTSC seront confrontés au scénario kazakh, mais un précédent a été créé.

À l’approche des pourparlers russo-américains sur les questions de sécurité, cette situation vient à point nommé pour rappeler que Moscou peut prendre des décisions militaires et politiques rapides et peu orthodoxes pour influencer les événements dans sa sphère d’intérêt. Plus cette construction est importante, plus la responsabilité assumée est grande, bien sûr, y compris la responsabilité des développements dans les pays où les problèmes sont loin d’être terminés. Bien sûr, Moscou devra de toute façon faire face aux retombées de ces problèmes, et il est plus facile de le faire de manière proactive et grâce à une variété d’outils à portée de main.

Ce qui est clair, c’est que si le fait de qualifier les manifestants de « terroristes » étrangers a permis au gouvernement kazakh d’obtenir des soutiens de poids à l’étranger, cela a propulsé le conflit sur la scène internationale. On ne sait pas encore quelles conséquences cela aura pour l’espace post-soviétique, voire pour le monde.

Fyodor Lukyanov est rédacteur en chef de Russia in Global Affairs, président du présidium du Conseil de la politique étrangère et de défense et directeur de recherche du Valdai International Discussion Club.

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

Prévisions 2022 – Un feu de poubelle à la frontière d’un âge sombre

Par : hervek

Par James Howard Kunstler – Le 31 Décembre 2021 – Source kunstler.com

New Year 2022 Horoscope Prediction For All Sun Signs

Si 2021 a été l’année de la corruption maximale, de la décadence politique et de la folie dans l’histoire des États-Unis, 2022 ressemblera à un retour convulsif aux rigueurs déchirantes de la réalité, avec des pertes choquantes, des comptes à rendre, et pas mal de châtiments pour les voyous et les réprouvés qui ont conduit notre pays dans le fossé. Les dilemmes abondent maintenant dans les décombres de l’économie, de la culture et de la politique. Les années où « tout va et rien ne compte » sont terminées – même si vous ne le savez peut-être pas encore, à l’aube du vingt-deuxième siècle. Bienvenue au banquet des conséquences. La soupe est servie !

Le peuple américain s’est fait avoir à l’envers et à l’endroit, à l’intérieur et à l’extérieur, en travers et de tout côté, et de haut en bas ; poussé au bord du suicide national par une combinaison d’ennemis à l’intérieur et à l’extérieur. Si le PCC de la Chine voulait tirer le maximum d’avantages d’une Amérique affaiblie et confuse, il n’aurait pas pu trouver de partenaires plus zélés que le séditieux Parti démocrate et le Dr. Anthony Fauci, les entreprises pharmaceutiques meurtrières, les médias malhonnêtes et imprudents, et une foule démoniaque d’agences fédérales, en particulier la « communauté des renseignements » avec ses trois zélateurs – la CIA (Moe), le DOJ (Larry), le FBI (Curley) – plus les nombreuses chambres d’horreur secrètes du Pentagone. Ajoutez à cela les tyrans de Big Tech, les mandarins marxistes des campus et les narcissiques sataniques d’Hollywood. Oh, et n’oublions pas la principauté maléfique de l’arnaque et de l’escroquerie qu’est Wall Street.

Nous ne savons toujours pas exactement quel rôle le PCC et son Armée de libération du peuple ont joué dans les origines de la Covid-19, et nous ne le savons pas parce que le gouvernement américain ne veut pas que nous le sachions – parce qu’il a joué un rôle dans cette affaire – et les médias d’information ne lèveront pas le petit doigt pour le découvrir non plus, parce qu’ils sont le bras propagandiste du régime au pouvoir. Nous en savons beaucoup sur les opérations du Dr Fauci et de ses collègues qui ont financé le développement du virus à Wuhan dans le but d’introduire une série de « vaccins » extrêmement rentables qui, en fait, ont prolongé et exacerbé la pandémie, et ont blessé ou tué des millions de personnes dans le monde entier.

Nous savons également que ce même groupe d’acteurs de la santé publique et de Big Pharma ont truqué les essais cliniques qui ont précédé les autorisations d’utilisation d’urgence qui ont permis de libérer les « vaccins » sur la population, et qu’il a délibérément entravé et supprimé des traitements éprouvés avec des médicaments bon marché et hors brevet qui auraient sauvé des centaines de milliers de vies s’ils avaient été autorisés dans le cadre des soi-disant normes de pratique qui régissent la médecine de nos jours. La même bande a truqué ses rapports statistiques chaque fois que cela était possible, notamment en ne réparant pas le site web VAERS du CDC, qui ne fonctionne pas bien, pour répertorier les réactions indésirables aux « vaccins », mais aussi en créant des conditions qui rendent impossible de distinguer les décès réels dus à la Covid-19 des décès dus aux « vaccins », et des décès causés par des comorbidités ou des événements extérieurs tels que des accidents de la route ou des meurtres par balle.

En 2021, une montagne de preuves a été accumulée sur tous ces méfaits criminels, couronnée par l’énorme livre de Robert F. Kennedy Jr. sur la carrière impie du Dr Fauci à l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses (NIAID), un manuel d’accusation virtuel, méticuleusement annoté, qui sera utilisé dans d’innombrables procès contre le Dr Fauci, ses collègues qui lui survivent, et les nombreuses agences et ONG – et peut-être dans les procès criminels de ces criminels très connus.

Voilà où en sont les choses au tournant de la nouvelle année 2022. Qui ne veut pas savoir ce que ce jeu historique va devenir ? Beaucoup de scénarios changent rapidement. Il est évident que l’administration « Joe Biden » veut faire durer la pandémie au moins une année de plus, notamment pour maintenir en place l’arnaque des bulletins de vote par correspondance « d’urgence » qui a perverti les élections de 2020. Mais plus de la moitié du pays a compris cette escroquerie et je prédis que des règles de vote plus rigoureuses seront mises en place – ou, si ces réformes rencontrent une résistance, une bataille si féroce que les élections pourraient même ne pas avoir lieu à la date prévue.

À l’heure actuelle, trop d’Américains en ont déjà assez d’être bousculés par des fonctionnaires censés agir pour leur bien. Ils voient clair dans les méfaits du racket de la Covid-19. Ils ont assisté au viol de l’intérêt public. Ils comprennent que les « vaccins » sont une expérience désastreuse menée en toute illégalité. Ils ont été témoins des dommages causés à eux-mêmes et à leurs proches. Ils sont consternés par le détournement de la science par des gens aussi profanes sur le plan scientifique que les nécromanciens, les astrologues et les inquisiteurs d’antan.

Ils ne se soumettront plus à aucun confinement, à aucune tentative d’interférence et de destruction des petites entreprises. Ils en ont assez des manigances raciales et sexistes qui ont désorganisé la société, ruiné des villes déjà en difficulté, travesti le principe de base de la sécurité publique et forcé les gens à faire semblant autour d’une psychopathologie et d’une dépravation évidentes. Ils ne vont plus jouer le jeu. Ils vont résister et se battre – dans les conseils municipaux, dans les commissions scolaires, dans les tribunaux, et sur les champs de bataille, s’il faut en arriver là.

La pandémie du vieil homme

Il a continué à rouler. Le variant Omicron du coronavirus, moins létal mais plus infectieux, qui déchire actuellement les populations mondiales, semble indiquer que la fin de ce mélodrame vicieux est en vue. Prédisons que la phase de maladie proprement dite de la Covid-19 s’éteindra d’elle-même au plus tard au printemps, à moins que les acteurs malveillants ne disposent d’autres monstres cultivés en laboratoire qu’ils peuvent lâcher dans la population générale dès qu’ils en ont envie. Mais les effets néfastes installés par ces démons dans les vaccins continueront à tuer et à handicaper les gens pendant longtemps.

Nous savons que les protéines de pointe ont été observées cliniquement dans le corps humain jusqu’à quinze mois après une injection d’ARNm, et qu’elles provoquent de nombreux dommages aux vaisseaux sanguins, aux organes et au système immunitaire. Nous venons tout juste de célébrer le premier anniversaire des vaccins – sans compter que des millions de personnes ont reçu des injections supplémentaires et des rappels jusqu’à cette semaine – de sorte que ces protéines de pointe nocives continueront à exercer leur influence pendant toute l’année 2022 et au-delà.

Comme l’a récemment averti le médecin thaïlandais et allemand Sucharit Bhakdi, l’affaiblissement du système immunitaire des personnes vaccinées pourrait provoquer une résurgence à grande échelle de maladies mortelles ancestrales, comme la tuberculose, qui sont toujours présentes en petites quantités dans notre organisme et qui sont généralement supprimées. Les populations d’Asie et d’Afrique sont particulièrement vulnérables car l’assainissement public et l’eau potable y sont plus sommaires. Les vaccins provoqueraient également l’expression de cancers latents, notamment chez les personnes en rémission. La mortalité due aux vaccins pourrait finalement être plus importante que les décès dus au virus lui-même.

En arrière-plan de tout cela se cache cette prédiction inquiétante faite par la société d’analyse militaire Deagel il y a plusieurs années, qui estimait que la population des États-Unis s’effondrerait à 99 millions d’habitants en 2025, contre plus de 330 millions actuellement. Deagel n’a jamais expliqué cela, et ils ont retiré leur page web l’année dernière lorsque leurs prévisions alarmantes ont soudainement commencé à sembler plausibles. Je dis ça comme ça.

Quoi qu’il en soit, l’épisode Covid-19 va bouleverser la vie de plusieurs millions de personnes, en particulier dans les nations de la civilisation occidentale, qui ont été les plus durement touchées en termes de politique gouvernementale autodestructrice. La pandémie a accéléré l’effondrement des économies industrielles, un processus que j’appelle la longue urgence, et qui finira par affecter toutes les nations, même si l’Occident est le premier à sombrer. Les sociétés seront propulsées dans une période de désordre, sûrement plus longue et plus difficile dans certains endroits que d’autres, en fonction des ressources locales. La destination de ce voyage est un endroit où le projet humain est mené à une échelle et à un niveau bien inférieurs à ceux auxquels nous nous sommes habitués à notre époque, avec beaucoup moins de confort et de commodités « modernes », et des pertes choquantes en matière de connaissances et de sciences appliquées. Ce ne sera pas la première fois que cela se produit dans l’histoire de l’humanité, mais les dégâts seront beaucoup plus importants.

Économie, finances et argent

Notre économie est liée à nos ressources énergétiques. Le modèle économique qui consiste à fournir des combustibles fossiles à l’économie mondiale est brisé à bien des égards, et par conséquent, le modèle économique d’une économie de production industrielle de haute technologie est également brisé. L’industrie du pétrole de schiste a été lancée à la faveur d’une marée haute de financements à coûts quasi nuls et, depuis dix ans, elle a produit une énorme quantité de pétrole (bien qu’elle ne soit pas de première qualité, manquant de distillats lourds comme le diesel et le fioul domestique). Dans le processus, les producteurs de pétrole de schiste ont prouvé qu’ils ne pouvaient pas gagner de l’argent avec ces opérations très coûteuses, et nous entrons maintenant dans une période de pénurie de capital qui leur rendra plus difficile d’attirer de nouveaux investissements et de continuer à performer. En outre, ils sont en train d’épuiser les « points chauds » pour le forage et la fracturation.

Ce qui reste après avoir soustrait le pétrole de schiste, ce sont les champs conventionnels qui étaient en fort déclin en 2008, lorsque la campagne de schiste a commencé. En 2022, la production pétrolière américaine devrait tomber en dessous de 9 millions de barils par jour. Nous consommons un peu moins de 20 millions de barils par jour et importons la différence. Vous auriez toutes les raisons de penser qu’une scène mondiale plus désordonnée pourrait interférer avec nos importations de pétrole en 2022. Il faut s’attendre à ce que la consommation baisse également, à mesure que l’activité économique s’affaiblit. Prévoyons une baisse de la consommation à 15 millions de barils par jour. Les marchés pétroliers seront donc désordonnés, avec une oscillation des prix, car les pénuries et la destruction de la demande se poussent et se tirent mutuellement. Rappelez-vous l’équation de base : un pétrole supérieur à 75 dollars le baril affaiblit les économies ; un pétrole inférieur à 75 dollars le baril écrase les compagnies pétrolières.

L’espoir persiste que nous pouvons faire fonctionner les systèmes complexes de la vie moderne avec des sources d’énergie alternatives, mais ce souhait ne se concrétise pas. La prise de conscience de ce fait se répandra dans la société occidentale en 2022 et créera davantage d’anxiété, de pensées désordonnées, de comportements sectaires et d’effondrement des normes sociales. Pour l’instant, l’arène publique est entièrement occupée par la psychose collective qui a d’abord éclaté autour de Donald Trump, puis s’est déplacée vers la Covid-19. Le stress et la tension de ces dynamiques démoralisantes pourraient conduire en 2022 à l’éclatement d’une violence politique qui rendra encore plus difficile l’obtention d’un consensus sur une façon de sortir de nos dilemmes économiques.

Acceptons de comprimer notre histoire économique récente, puisque je l’ai répétée de nombreuses fois dans les articles hebdomadaires du blog Clusterfuck Nation : Nous avons remplacé nos activités de fabrication de biens sur le terrain par ce que l’on appelle la financiarisation, essentiellement la fabrication de dettes – emprunter à l’avenir pour faire fonctionner nos systèmes complexes aujourd’hui, afin de compenser les pertes accumulées par notre modèle économique énergétique défaillant. Tout cela n’était qu’une escroquerie, car on ne peut pas créer la prospérité par la simple gestion d’instruments censés représenter la richesse s’il n’y a pas de production réelle de richesse matérielle derrière. La dette n’est pas une richesse. Vous pouvez jouer avec elle sur les marchés financiers, l’acheter et la vendre, manipuler les taux d’intérêt et les prix pour donner l’impression que les choses fonctionnent. Mais cela ne va pas plus loin, jusqu’au moment où la réalité dépasse l’artifice, et c’est là où nous en sommes. Substituer la dette à la richesse a introduit des perversités dans l’économie. Désormais, il est impossible de connaître la valeur réelle de quoi que ce soit – la « découverte des prix » est désactivée – et cela se répercute également sur le comportement socio-économique. Aujourd’hui, de nombreuses activités commerciales, y compris les domaines de l’enseignement supérieur et de la médecine, censés être éthiques, sont devenues de redoutables rackets, c’est-à-dire des efforts pour gagner de l’argent de manière malhonnête. Nous ne pouvons plus prétendre que tout cela est correct. Nous nous retrouvons avec un gigantesque édifice de dettes qui ne seront jamais remboursées et tout un tas de mauvais comportements qui corrodent notre humanité.

Après avoir passé deux décennies à masquer notre incapacité à payer pour faire fonctionner notre société, la Réserve fédérale a finalement réussi à générer de l’inflation à l’ancienne – la destruction de l’argent lui-même – et pas seulement le gonflement du prix des actions, sa spécialité depuis tant d’années. Ils ont maintenu l’inflation à distance pendant tout ce temps en l’exportant vers d’autres pays qui nous ont envoyé des biens réels en échange de nos promesses en papier : bons du Trésor, billets de banque, obligations. Les confinements et la destruction des entreprises ont finalement tué cet équilibre, puis le malaise croissant entre les États-Unis et la Chine a commencé à tuer les chaînes d’approvisionnement. Maintenant, la mondialisation est sur la corde raide et avec elle, notre capacité à exporter de la monnaie papier du Trésor américain. Tout l’« argent jeté par hélicoptère » injecté dans le système pendant la crise Covid poursuit maintenant les marchandises qui ont un parcours plus difficile jusqu’à leurs points de vente. Les pièces de machines, les voitures et bien d’autres choses deviennent difficiles à obtenir. Les prix augmentent. Les systèmes tombent en panne et leurs défaillances se répercutent sur d’autres systèmes.

Avec une inflation qui tourne officiellement autour de 8 %, et officieusement plutôt autour de 15 %, le taux d’intérêt réel d’un bon du Trésor à dix ans est le taux nominal de 1,49 % moins la différence entre 8 et 15 %, un chiffre profondément négatif. Posséder ce papier est une perte sèche. Si le taux d’inflation continue à suivre le rythme de 2021 en 2022, la perte s’accentuera. Si l’inflation se poursuit à un rythme supérieur à celui de 2021, le papier du Trésor sera comme autant de couvertures contre la variole sur le marché obligataire mondial et l’Amérique frôlera l’inflation galopante à la Weimar. Nous ne pourrons plus offrir d’obligations en échange de marchandises. La Fed devra les manger. Nous importerons l’inflation, les prix des biens continueront d’augmenter. L’Amérique est dans un trou qu’elle a elle-même creusé. Que peut-on faire ?

La Fed a deux choix, tous deux peu prometteurs. 1) « Resserrement ». Par incréments mesurés, la Fed abandonne le QE (assouplissement quantitatif, achat d’obligations, alias « monétisation de la dette »), non seulement par l’achat de papiers du Trésor américain, mais aussi les obligations d’entreprises et les titres adossés à des créances hypothécaires. Il s’agit d’augmenter les taux d’intérêt pour qu’ils soient supérieurs aux taux d’inflation réels afin de redonner aux gens l’ancienne motivation réelle pour acheter des obligations, à savoir un flux d’intérêt fiable supérieur à l’inflation. La dernière fois que l’inflation a menacé l’Amérique, en 1981, le président de la Fed, Paul Volker, a fait grimper les taux des fonds fédéraux (à court terme) jusqu’à 20 %, ce qui a mis un terme aux emprunts pendant un certain temps, provoqué une récession, mais a permis d’y arriver. L’ennui, c’est que la dette nationale et le bilan de la Fed étaient minuscules à l’époque, comparés aux inimaginables milliers de milliards sur les bilans aujourd’hui. Et il restait encore beaucoup d’industries productives dans le pays.

La fin de l’assouplissement quantitatif, combinée à la hausse des taux d’intérêt, ramènerait les marchés à l’équilibre – ce qui revient à dire qu’ils s’effondreraient, car la fin des taux d’intérêt quasi nuls signifierait qu’il ne serait plus possible d’utiliser l’effet de levier (l’argent emprunté) pour acheter des actions, qui sont largement surévaluées après des années et des années de ces manigances. L’offre sur les actions prendrait fin. Pas assez d’acheteurs pour satisfaire les vendeurs. Les marchés baissent. Cela provoque plus de ventes… une ruée vers la sortie… attention à la suite…

Le resserrement des conditions de financement ferait également chuter la valeur des obligations, car la valeur des obligations est inversement proportionnelle aux taux d’intérêt : lorsque ceux-ci augmentent, le prix des obligations diminue. Les détenteurs d’obligations prendraient donc le bouillon. Le resserrement fait en fait disparaître l’argent – phhhtttt ! – car il provoque des défauts de paiement (les gens ne remboursent pas leurs dettes). Dans notre système, l’argent est prêté pour exister et les prêts non remboursés font disparaître l’argent. Les gens et les entreprises font faillite. Des taux d’intérêt plus élevés pousseront également les entreprises à ne pas pouvoir rembourser leurs obligations. Sans accès à plus de dettes, de nombreuses grandes entreprises pourraient être obligées de fermer, de faire faillite, peut-être pour toujours. Le gouvernement, croulant sous les dettes, s’étoufferait sous les paiements d’intérêts plus élevés. À mesure que l’argent disparaît, le capital se raréfie et les petites entreprises, qui dépendent désespérément du crédit renouvelable, font faillite. L’effet net de tous ces dommages sur les marchés financiers est une profonde dépression économique, dans ce cas, le cas d’urgence à long terme, probablement une dépression qui devient permanente puisque la base de cette économie particulière à haute énergie, l’industrie pétrolière, s’effondre avec tout le reste.

Le choix numéro 2) de la Réserve Fédérale est : Ne pas resserrer. Au contraire, continuez à imprimer de l’argent comme un fou, peut-être même plus qu’avant, et continuez à essayer de maintenir les taux d’intérêt bas. Continuer à acheter des obligations, des billets, n’importe quel papier de dette que le système vomit. Ce n’est qu’un vieux stratagème appelé « botter en touche ». Le problème est que nous sommes au bout de la route. L’inflation à l’ancienne a déjà commencé en 2021, suite à deux décennies d’assouplissement quantitatif, qui a ensuite été considérablement aggravée par les dépenses publiques massives pour atténuer la crise Covid. Il n’est plus question de jouer avec les achats d’obligations et les taux d’intérêt, de jouer à cache-cache avec les réserves bancaires, de planquer de l’argent dans des « véhicules à usage spécial » et autres cachettes bancaires qui permettront de maintenir la stabilité et le bonheur. À partir de maintenant, imprimer de l’argent comme un fou ne fait que détruire la valeur de notre argent. Vous aurez beaucoup d’argent, mais il perdra de plus en plus de valeur chaque jour – ce qui n’est qu’une autre façon de faire faillite.

Puis, comme le dollar achète de moins en moins de choses, les dollars détenus à l’étranger sont jetés en échange de tout ce qui est offert : minerais, céréales, produits finis, immobilier américain, métaux précieux, autres monnaies moins endommagées, et ainsi de suite. Mieux vaut posséder des objets de valeur réelle que des dollars qui perdent rapidement leur pouvoir d’achat. Les étrangers se débarrassent également des bons du Trésor américain, car l’inflation détruit leur valeur. Lorsque les étrangers font cela, les dollars retournent aux États-Unis, ce qui provoque encore plus d’inflation. Rapidement, l’Amérique est inondée de dollars et à court de biens que vous pouvez acheter avec ces dollars. Vous êtes riche en dollars mais en même temps fauché.

Le résultat est sensiblement le même dans les deux cas : le niveau de vie en Amérique baisse considérablement. Ce que je prédis pour 2022, c’est que la Réserve fédérale se lancera dans un programme de resserrement tant annoncé, puis l’abandonnera au premier signe de difficulté, l’inévitable baisse du marché boursier. La Réserve fédérale recommencera alors à acheter nos propres titres de créance et tentera de faire baisser les taux d’intérêt, si elle le peut, ce qui ne sera peut-être plus possible. La Fed perdra bientôt tout contrôle sur la monnaie américaine. Elle pourrait essayer de retirer les « vieux » dollars et de les remplacer par de « nouveaux » dollars garantis par quelque chose, l’or et l’argent étant les candidats évidents. Cela conduira à une forte réévaluation à la hausse des deux métaux. Prévoyons que l’or atteindra 5 000 dollars et l’argent 200 dollars d’ici la fin 2022.

Il se peut qu’il y ait une tentative timide d’établir une sorte de monnaie numérique américaine officielle (la rumeur court depuis des années). Les Américains résisteront à l’idée d’être parqués dans ce corral où chacune de leurs transactions financières est traçable, imposable et punissable. Ils auront appris leur leçon à ce sujet des tyrannies Covid-19. Ils en ont assez d’être bousculés. Ils ne font plus confiance aux autorités en matière d’argent, de gouvernement, de médecine, ou de quoi que ce soit d’autre. Quoi qu’il en soit, d’un point de vue pratique, trop d’Américains opèrent déjà en marge du système et dépendent de l’argent liquide pour faire toutes leurs affaires. Beaucoup d’entre eux sont ce qu’on appelle « non bancarisés ». Ils ne peuvent pas participer aux systèmes de paiement informatisés. Ils resteront en dehors de la boucle numérique et feront des affaires avec de l’argent, de l’or ou d’autres objets. Ils fonctionneront comme les Vénitiens du 14ème siècle.

Je doute que le bitcoin et ses imitateurs survivent encore longtemps après que le système financier a été forcé de se réajuster à la réalité. Ils ont prospéré uniquement en tant que cibles spéculatives. La chaîne de blocs est très intelligente, mais en fin de compte, le bitcoin et ses semblables ne représentent… rien… rien du tout. Ils ont attiré beaucoup d’argent qui circulait dans le système pendant les années de pseudo-prospérité artificielle, et c’est fini. Quoi qu’il en soit, ils dépendent totalement de la stabilité d’Internet et du réseau électrique pour fonctionner et vous seriez surpris de la fragilité de ces deux systèmes. Le début de l’année 2022 pourrait être votre dernière chance de sortir du bitcoin avec quelque chose à montrer pour témoigner de cette aventure.

Politique et société

La psychose collective décrite par Mattias Desmet de l’Université de Gand est à l’origine d’une grande partie de ce que nous observons dans la politique américaine depuis quelques années maintenant. Elle a apparemment été déclenchée par l’élection de Donald Trump. Mais il me semble que ce syndrome était préparé et cultivé par l’appareil de sécurité, de surveillance et de renseignement de l’« État profond » américain depuis des décennies. Les libéraux Démocrates n’ont pas eu besoin de Trump pour devenir fous à lier. Ils ont plutôt été manipulés par les agents de l’État profond dans les grands médias, en commençant par l’absurde psy-op de la collusion du RussiaGate et en poursuivant pendant quatre ans des plans infâmes pour désactiver et évincer M. Trump. Bien qu’il ait été présenté comme l’ennemi juré des animaux domestiques et des projets de la gauche – marxisme identitaire, ouverture des frontières – en tant que président, M. Trump était en réalité bien plus une menace pour l’État profond lui-même, et pour sa matrice de richesse, de pouvoir et de privilèges, et ils ont tout mis en œuvre, à l’exception de l’assassinat, pour l’écarter du plateau de jeu.

Sa persévérance et sa résilience face à tout cela furent remarquables. Mais au bout du compte, ses ennemis ont organisé des élections marquées par divers types de fraude et ont réussi à se débarrasser du Golem d’or de la grandeur. La façon dont « Joe Biden », l’enveloppe vide d’un politicien grincheux, a pu être désigné par le parti Démocrate est l’un des plus grands mystères des temps modernes. Sa victoire lors de la primaire du Super Tuesday, qui lui a valu l’investiture, a certainement été truquée par le DNC. Sa campagne, du début à la fin, a été un simulacre public. Si les électeurs avaient pu voir les documents sur son fils, Hunter, et la trace de pots-de-vin enregistrée dans des centaines d’e-mails, de contrats et d’autres documents sur l’« ordinateur portable de l’enfer », « Joe Biden » serait en prison fédérale plutôt qu’à la Maison-Blanche. Mais Facebook, Twitter et Google ont conspiré pour censurer toute mention de cela, et les gens n’ont jamais eu l’information. Alors, et maintenant ?

Eh bien, en ce début d’hiver 2022, les Américains découvrent à quel point ils se sont fait avoir sur la Covid-19, et à quel point « Joe Biden » & Co. ont mal géré les questions économiques et d’autres choses, comme l’invasion quotidienne à travers la frontière mexicaine, et à quel point « JB » & Co. ont mal géré nos relations étrangères – le fiasco du retrait afghan, etc – et généralement quelle figure pathétique « JB » présente au monde… et tout cela ressemble à la danse des fantômes du parti Démocrate. Prédisons que le parti ne survivra pas intact aux élections de mi-mandat de 2022 en tant que faction politique cohérente.

Je donne 70 / 30 chances que « Joe Biden » se retire « pour des raisons de santé » bien avant les élections de mi-mandat. Il est en train de s’effondrer sous nos yeux. Il peut à peine prononcer une phrase compréhensible. Il se ridiculise et ridiculise le pays tous les jours. Ses sondages sont au plus bas…. Donc, ok, il fait un plongeon et se retire de la scène. Kamala Harris prête serment. La présidente Harris nomme Barack Obama comme vice-président. Dites, quoi… !

M. Obama est de retour aux commandes – comme s’il n’avait jamais été aux commandes depuis le 20 janvier 2021, vraiment ? – allant jusqu’à occuper effrontément le Bureau ovale en tant que VIP pour les affaires courantes – reléguant Mme Harris dans un placard à balais. Les Démocrates réclament la démission de Mme Harris et la remise officielle des rênes à M. Obama. (Les présidents sont limités à deux mandats électifs, mais la constitution ne stipule pas une telle nomination circonstancielle au poste). Kamala s’efface gracieusement. Au nom de l’« unité » et de l’équilibre des sexes, M. Obama nomme Liz Cheney comme nouvelle vice-présidente. C’est un scénario possible. Réécrivez cette pièce avec Hillary Clinton à la place de Barack Obama. Les Démocrates vont devoir tenter un geste désespéré pour conserver le pouvoir.

Même ainsi, il est difficile d’imaginer des circonstances dans lesquelles le parti Démocrate conserverait le contrôle effectif du gouvernement. Si les élections de mi-mandat ont lieu, les Républicains reprendront le contrôle de la majorité de la Chambre et du Sénat, avec de nombreux nouveaux visages MAGA parmi eux. Les espoirs et les rêves des Démocrates pour un changement transformateur seront jetés aux toilettes. Le gouvernement au niveau national devient impuissant, inefficace, incapable de s’acquitter de ses fonctions ou de gérer quoi que ce soit – tout cela a été prédit explicitement, soit dit en passant, dans mon livre The Long Emergency (Grove-Atlantic, 2005). Nos adversaires étrangers profiteront-ils de la situation ? Les cinquante États pourront-ils gérer leurs affaires sans les subventions de Washington DC ? Les gouverneurs ont intérêt à se préparer à des temps étranges.

La droite politique s’est montrée prudente et circonspecte depuis la débâcle de la marche du 6 janvier 2021 sur le Capitole. Les pauvres boobs cajolés par les usines du FBI pour s’être introduit dans le bâtiment ont été traités de manière abominable par leur gouvernement, et probablement de manière extra-légale. Mais surtout, le coup du 6 janvier a mis un frein à toute nouvelle action de rue de la droite pendant l’année de mandat de « Joe Biden ». Cela pourrait changer en 2022. L’humeur des personnes politiquement motivées de part et d’autre du spectre doit être aggravée par l’effondrement de l’économie. Et au fur et à mesure que l’année avance, ce ne seront que des Américains affamés, en colère et de toutes sortes qui vont ouvrir les portes de l’enfer parce qu’ils ne savent pas quoi faire d’autre.

Toute l’anxiété qui alimente la psychose collective, qui s’est d’abord concentrée sur Trump, puis sur la Covid-19 (et les non-vaccinés), pourrait enfin déplacer son énergie vers la source réelle de nos malheurs et de nos chagrins : l’establishment de Washington. Le déclin et la chute de la Covid-19 vont laisser un grand trou dans l’âme anxieuse et perdue de la nation, et il faudra bien le remplir avec quelque chose. Nous sommes propulsés dans une scène qui ressemble à une guerre civile, mais il devient de plus en plus difficile de déterminer qui est de quel côté, ou même quels sont les côtés – ou comme Mick Jagger l’a célèbrement hurlé à Altamont en 69, « Who’s foit-ing an’ whut faw ? » C’est de la pure folie. La loi de Murphy rencontrera Zombieland pendant sept jours en mai.

Géopolitique

Bon sang, qui sait… ? Les Russes sont furieux parce qu’il y a trente ans, après l’effondrement du système soviétique et la tentative de Vlad Poutine de recoller une sorte de nation fonctionnelle à partir des débris, nous leur avions promis en termes clairs de ne pas étendre l’OTAN, puis, année après année, nous avons ajouté de nouveaux pays à l’OTAN, y compris d’anciennes républiques soviétiques s’étendant jusqu’aux frontières de la Russie. Ensuite, les États-Unis, sous la direction de M. Obama, ont mené la « révolution de couleur » en Ukraine, en essayant de forcer cet État pathétique, véritable punching-ball, à se ranger de notre côté… et, cela fait, nous menaçons maintenant de l’intégrer à l’OTAN, ce qui signifie que nous aimerions stationner des fusées, voire des troupes et toutes sortes d’autres équipements militaires sur ce qui a été le paillasson de toutes les tentatives d’invasion de la Russie dans l’histoire moderne. Êtes-vous surpris que la Russie ait tracé une ligne dans le sable à cet endroit ?

On ne peut pas faire confiance au département d’État d’Anthony Blinken ou à l’armée transsexuelle du général Milley pour croire que le fait de mettre la Russie au pied du mur pourrait être bénéfique pour les États-Unis. Si l’on considère à quel point nous sommes économiquement faibles, à quel point nous sommes tragiquement désunis, à quel point nous sommes devenus minces et mous, peut-être que déclencher une guerre pour l’Ukraine n’est pas une si bonne idée. On ne peut qu’espérer.

De l’autre côté, il y a la Chine, l’Empire du Milieu renaissant de l’oncle Xi, avec ses gratte-ciel étincelants, ses nouveaux aéroports et autoroutes éblouissants, son fabuleux système de crédit social pour contrôler son énorme population à la Orwell. La Chine a beaucoup d’atouts, mais ce qui lui nuit n’est pas si évident, à commencer par le fait qu’elle a du mal à s’approvisionner en combustibles fossiles à long terme. La Chine n’a tout simplement pas beaucoup de pétrole ou de gaz naturel, et elle utilise un charbon de qualité de plus en plus médiocre pour faire tourner son industrie. Ses importations de pétrole doivent passer par deux goulots d’étranglement mondiaux, le détroit d’Ormuz et le détroit de Malacca. En bref, malgré les grands progrès réalisés par la Chine pour passer du XIIe siècle à une modernité éblouissante, elle risque de se heurter au dilemme énergétique, comme toutes les autres nations « avancées ».

Ce n’est un secret pour personne que, sous la direction de l’ambitieux empereur marxiste Xi Jinping, la Chine veut occuper le rôle d’hégémon mondial que l’Amérique s’efforce de ne pas abandonner. Le rôle d’hégémon nécessite généralement une expansion géographique. Nous sommes certainement inquiets d’une prise de contrôle de Taïwan, qui est, en fait, l’installation de microprocesseurs offshore de l’Amérique. Il est concevable que la Chine puisse prendre le contrôle de Taïwan par mille petits pas sans tirer un coup de feu – le PCC ayant infiltré la politique, les médias et l’éducation aux États-Unis – ou par la force, ne serait-ce que pour marquer un point théâtral, mais pourquoi risquer un échange nucléaire ?

La Chine s’aventure dans de nombreuses régions reculées du monde depuis des années sans attirer l’attention de la communauté internationale, achetant des terres agricoles et des sites miniers dans toute l’Afrique de l’Est, et maintenant elle lorgne sur des ouvertures dans plusieurs nations sud-américaines riches en ressources qui ont récemment élu des présidents socialistes sympathiques. La Chine a obtenu des contrats pour exploiter les ports aux deux extrémités du canal de Panama, stratégiquement important, il y a plus de vingt ans, et le Panama a signé un protocole d’accord pour rejoindre l’initiative Belt-and-Road de la Chine en 2017. Cela a attiré l’attention de l’administration Trump, qui répondait à l’expansionnisme de la Chine par des tarifs douaniers et des sanctions. M. Trump a fait suspendre plusieurs projets d’infrastructure chinois concernant des ponts, des trains à grande vitesse et des améliorations portuaires dans la zone du canal. « Joe Biden », un important client chinois, regarde maintenant de l’autre côté.

La Chine peut-elle réellement contrôler les terres indisciplinées d’Asie centrale, vitales pour ses ambitions de Nouvelles routes de la soie. Par exemple, l’Afghanistan, où la Chine cherche à établir de gigantesques opérations minières, mais doit encore se frotter aux fougueux talibans. Prévoyons que la Chine de 2022 sera bloquée dans son expansion et paralysée par ses problèmes énergétiques. Ajoutons à cela les problèmes sur ses marchés d’exportation, les États-Unis et l’Europe, qui commencent à imploser financièrement et dont la demande de produits manufacturés chinois diminue.

Ensuite, il y a le marasme bancaire de la Chine, des milliards de prêts irrécouvrables, des entreprises géantes qui vacillent et des garanties sous la forme d’un millier de gratte-ciel construits avec un ciment de si mauvaise qualité que c’est un miracle que les bâtiments tiennent encore debout. Comment le fragile système bancaire chinois pourra-t-il faire face à la contagion des problèmes financiers des États-Unis et de l’Europe ? Prédisons que la Chine se trouve dans une situation économique suffisamment difficile pour que des troubles intérieurs éclatent, que le gouvernement réagisse de manière excessive et qu’elle soit trop paralysée par ses problèmes politiques internes pour faire des dégâts au-delà de ses frontières pour le moment.

Enfin, l’Europe. Oh, la belle Europe, le parc à thème touristique de ma vie avec ses belles villes, ses paysages soignés, ses cafés, ses cathédrales, ses filles à moto, sa fabuleuse culture profonde. On dirait que tout cela est en train de s’écrouler, avec des signes d’un retour aux bouleversements politiques du 20e siècle. D’une manière ou d’une autre, la Covid-19 a poussé l’Autriche et l’Allemagne à revenir à un comportement qui ressemble un peu à ce qui s’est passé pendant les années Hitler. Difficile à croire, je sais, mais regardez-les ! Des tactiques d’état policier ! Vaccinations forcées ! Confinements ! Des punitions sévères pour ceux qui résistent. C’est écœurant, et on dirait que c’est en train de s’installer.

L’économie de l’Euroland est un désastre. Ses problèmes énergétiques sont pires que ceux de la Chine. À l’exception de la Norvège, dont les gisements de pétrole de la mer du Nord s’épuisent, et de quelques mines de charbon épuisées, l’Europe n’a pratiquement rien pour les combustibles fossiles. Le projet « vert » de l’Allemagne en matière d’énergie éolienne et solaire n’a pas fonctionné. Elle est de plus en plus dépendante du pétrole et du gaz russes, et la position de l’Allemagne au sein de l’OTAN la soumet aux machinations des États-Unis contre la Russie, ce qui a entravé l’ouverture du gazoduc russe Nord Stream 2 passant par la mer Baltique. Ils pourraient finir par geler cet hiver et mourir de faim l’hiver suivant. Le système bancaire européen est une fraude risible, car l’UE n’a aucun contrôle sur les décisions fiscales prises par les gouvernements membres qui émettent des obligations de plus en plus sans valeur. L’année s’annonce difficile, avec des gouvernements qui se succèdent et qui trébuchent. La France aura peut-être un peu de chance. Le journaliste franc-tireur Éric Zemmour remporte l’élection présidentielle et fait renaître l’esprit national français. Il est toujours coincé par la pourriture des finances, mais au moins il remonte le moral du pays. Et contrairement aux Allemands, la France n’a pas choisi de fermer son industrie nucléaire, donc les lumières resteront allumées.

Et voilà, habitants de la Clusterfuck Nation. Je ne peux pas faire plus avec ça. Je vous souhaite à tous de la force dans les douze mois à venir, du courage, de la gentillesse et toutes les bonnes choses dont nous sommes capables. Nous en aurons besoin. Il y a encore beaucoup de choses à chérir dans ce pays qui est le nôtre, ces bons vieux États-Unis, et je crois que nous allons les redécouvrir lors de cette « Double-deuce » [Double 2, 22 soit 2022, NdT], ainsi qu’une certaine capacité à nous dire la vérité sur les choses qui comptent et à agir en conséquence ! Excelsior, braves cœurs !

James Howard Kunstler

Pour lui, les choses sont claires, le monde actuel se termine et un nouveau arrive. Il ne dépend que de nous de le construire ou de le subir mais il faut d’abord faire notre deuil de ces pensées magiques qui font monter les statistiques jusqu’au ciel.

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

La rébellion dirigée par les États-Unis au Kazakhstan pourrait bien renforcer la Russie

Par : Wayan

Par Moon of Alabama – Le 6 janvier 2022

Début 2019, le think tank RAND, financé par le Pentagone, a publié un vaste plan d’attaques non militaires contre la Russie.

“Extending Russia : Competing from Advantageous Ground”. [Faire que la Russie s’éparpille ; Entrer en compétition là où nous avons l’avantage]

Ce rapport de 350 pages recommande certaines mesures à prendre par les États-Unis pour contenir la Russie. Comme le dit son résumé :

Reconnaissant qu’un certain niveau de concurrence avec la Russie est inévitable, ce rapport cherche à définir les domaines dans lesquels les États-Unis peuvent le faire à leur avantage. Nous examinons une série de mesures non violentes qui pourraient exploiter les vulnérabilités et les anxiétés réelles de la Russie afin de mettre sous pression l’armée et l’économie russes ainsi que la position politique du régime à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Les mesures que nous examinons n’ont pas pour objectif premier la défense ou la dissuasion, même si elles peuvent contribuer aux deux. Ces mesures sont plutôt conçues comme des éléments d’une campagne destinée à déséquilibrer l’adversaire, en amenant la Russie à se battre dans des domaines ou des régions où les États-Unis ont un avantage concurrentiel, et en amenant la Russie à aller trop loin sur le plan militaire ou économique ou en faisant perdre au régime son prestige et son influence au niveau national et/ou international.

RAND énumère des mesures économiques, géopolitiques, idéologiques et informationnelles ainsi que des mesures militaires que les États-Unis devraient prendre pour affaiblir la Russie.

Depuis la publication du rapport, les quatre premières des six « mesures géopolitiques » énumérées au chapitre 4 du rapport ont été mises en œuvre.

Les États-Unis ont livré des armes mortelles à l’Ukraine et ont augmenté leur soutien aux « rebelles » en Syrie. Ils ont tenté un changement de régime en Biélorussie et ont fomenté une guerre entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie. Les États-Unis appliquent actuellement la mesure 5, qui vise à « réduire l’influence de la Russie en Asie centrale ».

Le Kazakhstan, voisin méridional de la Russie, faisait partie de l’Union soviétique. C’est un pays enclavé, riche en minéraux, dont la superficie est trois fois supérieure à celle du Texas, mais qui compte moins de 20 millions d’habitants. Une grande partie de sa population est russe et la langue russe est couramment utilisée. Le pays est un maillon important de l’initiative stratégique « Nouvelle route de la soie » entre la Chine et l’Europe.

Depuis la chute de l’Union soviétique, le pays est dirigé par des clans familiaux oligarchiques, au premier rang desquels les Nazarbaïev. Comme le note le Worldfactbook de la CIA :

Pouvoir exécutif

Chef de l’État : Président Kasym-Zhomart TOKAYEV (depuis le 20 mars 2019) ; note – Nursultan NAZARBAYEV, qui était président depuis le 24 avril 1990 (et au pouvoir depuis le 22 juin 1989 sous la période soviétique), a démissionné le 20 mars 2019 ; NAZARBAYEV a conservé le titre et les pouvoirs de « premier président » ; TOKAYEV a achevé le mandat de NAZARBAYEV, qui a été raccourci en raison de l’élection anticipée du 9 juin 2019, puis a continué à être président après sa victoire électorale.

Au cours de la dernière décennie, le Kazakhstan a connu plusieurs soulèvements (2011, 2016 et 2019). Ils ont été principalement causés par la répartition inégale des revenus tirés de ses minerais, notamment le pétrole et le gaz. Les oligarques de la capitale Astana / Nur-Sultan vivent bien tandis que les provinces qui produisent les minéraux, comme Mangistauskaya dans le sud-ouest, ont connu peu de développements.

Récemment, le prix du gaz de pétrole liquéfié (GPL), utilisé par de nombreuses voitures au Kazakhstan, a augmenté après la libéralisation du marché par le gouvernement. Cela a provoqué une nouvelle série de manifestations dans tout le pays :

La série de manifestations qui déchire le Kazakhstan depuis le 2 janvier a commencé dans la ville pétrolière de Zhanaozen, dans l’ouest du pays, ostensiblement déclenchée par la colère provoquée par une hausse soudaine du prix du carburant pour les voitures. Des rassemblements impromptus similaires se sont ensuite rapidement étendus aux villages voisins de la région de Mangystau, puis à de nombreux autres endroits de l’ouest, dans des villes comme Aktau, Atyrau et Aktobe. Le 4 janvier, les gens étaient descendus en nombre dans les rues à plusieurs centaines de kilomètres de là, dans les villes de Taraz, Shymkent et Kyzyl-Orda au sud, dans les villes d’Uralsk et de Kostanai au nord, ainsi qu’à Almaty et Nur-Sultan, la capitale, entre autres.

 

Peu de gens ont vu des scènes aussi enflammées que celles d’Almaty.

 

Les affrontements à Almaty se sont poursuivis toute la nuit du 5 janvier. Après avoir été dispersée par la police sur la place de la République, une partie de la foule s’est dirigée vers un autre lieu historique de la ville, la place Astana, où se trouvait le siège du gouvernement à l’époque soviétique, à environ deux kilomètres en aval.

 

S’il existe peu de moyens fiables d’évaluer l’ampleur des manifestations, une combinaison de rapports sur le terrain et de séquences vidéo semble indiquer que ces protestations pourraient être encore plus importantes que celles qui ont amené le pays à un arrêt quasi-total en 2016.

 

Si les griefs qui ont déclenché les premiers rassemblements à Zhanaozen concernaient les prix du carburant, les manifestations parfois tapageuses qui ont suivi semblent être de nature plus générale. Les chants « shal ket ! (« va-t’en le vieux ! »), généralement compris comme une référence à l’ancien président Nursultan Nazarbayev, qui continue d’exercer une influence considérable dans les coulisses, ont été entendus lors de nombreuses manifestations.

Les manifestations ont rapidement dégénéré, des bandes de manifestants armés prenant le contrôle de bâtiments gouvernementaux et y mettant le feu. Ils ont également tenté de prendre le contrôle de stations de radio et de télévision ainsi que de l’aéroport. On a tiré sur la police, qui n’est intervenue que mollement.

Les actions menées à Almaty, la plus grande ville du pays et ancienne capitale, ne sont certainement pas les réactions spontanées d’une foule de travailleurs pauvres, mais des actions contrôlées par des groupes de « rebelles » armés et bien entraînés.

Peter Leonard @Peter__Leonard – 9:18 UTC – 6 Jan 2022

Kazakhstan : Détail très important et intriguant, avec de forts rappels du Kirghizistan en 2020. Des personnes pacifiques initient des rassemblements, mais des individus louches et violents se présentent pour semer le trouble, et on ne sait jamais très bien qui ils sont, ni d’où ils viennent /1 https://t.co/qYSlUUrMVx.

 

D’après un récit que j’ai entendu, une dynamique similaire s’est déroulée à Almaty mercredi matin. Un rassemblement relativement petit et modéré s’est formé sur la place de la République, en face de l’hôtel de ville. Tout à coup, des centaines d’hommes extrêmement agressifs sont apparus, menaçant tout et tous #Kazakhstan /2

 

Ils ont menacé et attaqué les journalistes qui se trouvaient à proximité, ordonnant à ceux qui prenaient des photos de les effacer. C’est clairement cette cohorte qui a été responsable d’une grande partie des destructions. Et c’est un mystère (pour moi) de savoir qui ils étaient /3

Nous avons vu des formations similaires lors des soulèvements fomentés par les États-Unis en Libye, en Syrie, en Ukraine et au Belarus.

NEXTA, le réseau médiatique polonais financé par les États-Unis pour les changements de régime, qui a dirigé l’année dernière la tentative ratée de révolution de couleur en Biélorussie, a annoncé les exigences des États-Unis :

NEXTA @nexta_tv – 13:52 UTC – 5 Jan 2022

 

Voici les demandes des manifestants au Kazakhstan

  1. Libération immédiate de tous les prisonniers politiques.
  2. Démission totale du président et du gouvernement
  3. Réformes politiques : Création d’un gouvernement provisoire de citoyens réputés et publics. Retrait de toutes les alliances avec la #Russie.

Une source plus fiable confirme ces propos :

Maxim A. Suchkov @m_suchkov – 14:43 UST – 5 janv. 2022

 

La liste des revendications des manifestants au Kazakhstan qui circule est intéressante, c’est le moins que l’on puisse dire.

 

Alors que la plupart des demandes se concentrent sur le renforcement du soutien social et économique et sur la lutte contre la corruption, les points 1, 7, 10, 13 et 16 exposent les racines de la protestation et qui en est le moteur.

#Le point 1 demande que le #Kazakhstan quitte l’Union économique eurasienne.

 

#Le point 7 demande la légalisation de la polygamie « pour certains groupes de la population » et l’interdiction du mariage avec des étrangers.

 

#Le n°10 exige l’indépendance de la région de Mangystau et que les revenus des compagnies pétrolières restent à Mangystau.

 

Attention : cette liste a beaucoup circulé sur Telegram – elle pourrait être fausse ou ne pas être représentative de ce que veulent les manifestants, mais il semble que les manifestants constituent un groupe diversifié comprenant des personnes réellement mécontentes, des manipulateurs politiques, des « révolutionnaires professionnels » (qui étaient en UKR et en BEL), etc.

 

Le gouvernement du Kazakhstan a depuis baissé les prix du GPL. Le 5 janvier, le président Tokayev a relevé le « premier président » Nazarbayev de son poste de président du Conseil de sécurité et a promis de sévir contre les manifestants armés.

Le Kazakhstan fait partie de l’Union économique eurasienne (UEE), dirigée par la Russie, ainsi que de l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC). Dans la matinée du 5 janvier, M. Tokayev a eu un entretien téléphonique avec les présidents de la Russie et du Belarus. Il a mobilisé des unités aéroportées des forces armées du Kazakhstan. Dans la soirée du 5 janvier, il a demandé le soutien de l’OTSC contre les « terroristes dirigés par des étrangers » qui combattent les forces de sécurité.

La Russie, le Belarus et d’autres membres de l’OTSC disposent de forces de réaction rapide réservées à de telles interventions. Elles vont maintenant être mobilisées pour reprendre le contrôle du gouvernement au Kazakhstan. Les forces russes de l’OTSC sont actuellement en route pour le Kazakhstan. Les troupes biélorusses et arméniennes suivront bientôt.

Ils sont promis à des moments difficiles :

Cᴀʟɪʙʀᴇ Oʙsᴄᴜʀᴀ ❄ @CalibreObscura – 19:50 UTC – 5 Jan. 2022

 

#Kazakhstan : Armes capturées dans le bâtiment du Comité de sécurité nationale (équivalent du FSB russe) par des manifestants à #Almaty : Au moins 2 projectiles PG-7V, possible pistolet Glock en boîte & (peut-être) plus dans de nombreuses caisses éparpillées, kit divers.

Capacité anti-blindage dans 48 heures…

Image

Au cours des dernières décennies, les États-Unis et leurs alliés ont été relativement discrets au sujet de la direction dictatoriale du Kazakhstan.

Mark Ames @MarkAmesExiled – 14:18 UTC – 5 Jan. 2022

 

Le groupe d’experts sur l’ex-Union soviétique de l’OTAN travaille déjà d’arrache-pied pour faire croire que les soulèvements au Kazakhstan sont en quelque sorte la faute de Poutine ou une mise en accusation de Poutine – mais notez à quel point notre complexe médias-ONG a été silencieux ces 20 dernières années en ce qui concerne les violations des droits de l’homme, la corruption et l' » autoritarisme  » du régime.

Chevron est le plus grand producteur de pétrole au Kazakhstan et l’ancien premier ministre britannique Tony Blair a déjà donné des conseils au président de l’époque, Nursultan Nazarbayev, sur la manière d’éviter un tollé après la mort de manifestants :

Dans une lettre adressée à Nursultan Nazarbayev, obtenue par le Telegraph, M. Blair a déclaré au président kazakh que la mort de 14 manifestants, « aussi tragique soit-elle, ne doit pas occulter les énormes progrès » accomplis par son pays.

 

M. Blair, qui est payé des millions de livres par an pour conseiller M. Nazarbayev, suggère ensuite des passages clés à insérer dans un discours que le président prononçait à l’université de Cambridge, pour défendre son action.

Les temps sont toutefois différents aujourd’hui, le Kazakhstan ayant continué à renforcer ses relations avec la Russie et la Chine.

La National Endowment for Democracy, émanation de la CIA, finance une vingtaine de programmes de changement de régime de la « société civile » au Kazakhstan à hauteur d’environ 50 000 dollars par an chacun. Les organisations impliquées semblent pour l’instant plutôt discrètes, mais elles sont un signe certain que les États-Unis jouent un rôle dans les coulisses. Le 16 décembre, l’ambassade des États-Unis au Kazakhstan annonçait les détails des manifestations à venir.

Il est probable que cette partie du programme « Éparpillement de la Russie » consacrée à l’Asie centrale a été mise en œuvre prématurément en réponse au récent ultimatum de la Russie concernant l’Ukraine et l’OTAN. Son seul objectif est de déséquilibrer les dirigeants russes à Moscou en détournant leur attention vers le sud.

Je pense toutefois que la Russie s’est préparée à de telles éventualités. Elles n’affecteront pas ses plans et ses exigences.

Ce qui est difficile à discerner, cependant, c’est ce qui se passe réellement dans les coulisses d’Astana/Nur-Sultan. Tokayev, qui était auparavant considéré comme une simple marionnette de Nazarbayev, l’a-t-il réellement remplacé ? Son contrôle sur les forces de sécurité est quelque peu remis en question :

Liveuamap @Liveuamap – 19:18 UTC – 5 Jan. 2022

 

Tokayev a limogé le chef de sa garde de sécurité Saken Isabekov. Le président a également démis de ses fonctions le chef adjoint du service de sécurité de l’État de la République du Kazakhstan.

Mais l’issue de tout ce jeu est assez prévisible :

Mark Ames @MarkAmesExiled – 14:31 UTC – 5 Jan. 2022

 

Il est fort probable, compte tenu de toutes les « révolutions » qui ont eu lieu dans l’ex-Union soviétique au cours des 20 dernières années, que les manifestations de rue au Kazakhstan soient instrumentalisées par un clan puissant pour remplacer l’oligarchie au pouvoir par une nouvelle oligarchie.

Les troupes de l’OTSC qui débarquent actuellement à Almaty mettront quelques jours à mettre fin à la rébellion. Mais l’issue ne fait aucun doute.

Moscou, et non Washington DC, aura le dernier mot sur l’identité du vainqueur.

Il est finalement possible que les résultats de toute cette affaire, comme les tentatives ratées de changement de régime des États-Unis en Biélorussie, n’affaiblissent pas la Russie mais la renforcent :

Dmitri Trenin @DmitriTrenin – 7:57 UTC – 6 Jan 2022

 

Le #Kazakhstan est un autre test, après le #Belarus, de la capacité de la Russie à aider à stabiliser ses alliés officiels sans s’aliéner leurs populations. En tant que première action de l’OTSC depuis sa création en 1999, c’est un test majeur pour le bloc. Beaucoup d’embûches potentielles, mais une réussite de Moscou peut devenir un atout majeur pour le pays.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

Spéculation sur les ouragans : comment le prix de l’essence est manipulé

Par : jmarti

Par Konrad Rękas − Le 22 décembre 2021 − Source One World

C’est une certitude — ni les désastres naturels, ni même les politiques de gestion de la pandémie ne sont responsables de la montée fulgurante des prix de l’essence à la pompe. La véritable tempête qui frappe l’économie mondiale est la spéculation financière.

Les tempêtes et les destructions qu’elles provoquent sont spectaculaires. Bien qu’elles continuent d’apparaître par intervalles vers le Sud des États-Unis, elles restent imprévisibles. À l’échelle locale, elles sont bien sûr dangereuses et destructrices, mais d’un point de vue plus large, ces événements constituent une opportunité de rétablissement et de croissance du PIB. Certaines d’entre elles frappent des régions productrices de pétrole, comme Katrina et Ida, si bien qu’on les considère également comme facteur pesant sur l’économie étasunienne, impactant le marché des carburants, et provoquant l’envol des prix à la pompe. Mais en réalité, une recherche plus en profondeur semble indiquer que leur impact direct est moindre que ce que les conducteurs d’automobiles peuvent penser, et que les mouvements de prix sont influencés par d’autres facteurs du marché.

« Simple précaution… »

Un choc se produit sur l’offre lorsque celle-ci diminue dans une proportion dépassant les fluctuations normalement observées dans ce secteur. Et l’on parle de choc lorsque l’offre est le facteur pesant le plus sur le prix. Toute perturbation de ce mécanisme faisant suite à des comportements des acteurs du marché, comme les réactions des automobilistes, ainsi que la spéculation, peut amener à s’interroger quant à savoir si nous traversons véritablement un choc de l’offre. Et l’on devrait considérer ces facteurs de marché si l’on veut analyser la montée récente des prix à la pompe, surtout sur le marché étasunien, pour lequel médias et hommes politiques attribuent à la tempête Ida la flambée de prix des mois d’août et septembre 2021. Selon les attentes couramment observées au niveau de l’industrie, cette tempête n’aurait dû provoquer qu’une perturbation légère et temporaire au niveau de la tendance stable et à croissance très faible de la croissance des prix, associée à avec la reprise de l’économie après le COVID. Dans le même temps, les prix du carburant explosent aux États-Unis, amenant les experts à s’excuser pour avoir sous-estimé le cataclysme. Mais ces excuses ne sont pas sincères, car la tempête (en soi) n’est pas responsable des fluctuations observées sur le marché des carburants. Et cela ne concerne pas uniquement les États-Unis.

Lutz Kilian est un chercheur qui s’y connaît bien au sujet des interdépendances entre les désastres naturels et les marchés de l’énergie. Ses études ont permis de confirmer que les perturbations imprévisibles ne portent qu’un impact limité sur l’offre du pétrole et les prix du carburant à la pompe. En pratique, il s’avère que ces événements ont un impact plus important sur le comportement des acheteurs et sur la « demande préventive » qui s’ensuit. Pour énoncer les choses simplement — les nouvelles contrariantes amènent les gens à s’approvisionner à l’avance « juste en cas de problème ». Bien entendu, les chocs d’offre voient leur impact intensifié, car ce sont non seulement les prix, mais également les salaires, les taux d’intérêts et les taux de change qui en sont impactés, au moins à court terme. Lorsque nous gagnons moins d’argent — notre anxiété augmente, et nous remarquons jusqu’à la plus petite augmentation sur les prix. Et nous nous mettons à craindre de plus en plus que les choses ne puissent que s’empirer !

Les hommes politiques : plus dangereux que les tempêtes

Les analystes qui ne s’attendaient à aucun mouvement majeur sur le marché avaient sans doute fondé leurs pronostics sur les découvertes réalisées par Kilian. Ils n’avaient donc anticipé qu’une faible réduction de l’offre, et pris en compte le fait que la production étasunienne s’est diversifiée depuis 2005. Par conséquent, ils s’attendaient également à ce que l’augmentation de la demande reste faible, chose qui à long terme aurait surtout été ennuyeuse, et guère perturbatrice. Cependant, à l’analyse des autres facteurs du marché, on sait également que les tempêtes présentent un impact plus important sur les intérêts des marchés, et que ceci se reflète ensuite sur les mouvements de prix. En termes plus courants, le marché a de toute évidence parié sur une forte montée des prix, et cet effet s’est produit.

La situation la plus observée est que la hausse des prix, à l’issue d’un événement non prédit, est plus faible que prévu — surtout du fait de la réaction des gouvernements qui ouvrent les réserves, augmentent la production dans les régions non impactées par la catastrophe naturelle, mais également lorsque la vraie demande cale, en raison par exemple d’une croissance économique en berne. Cependant, lorsque les réactions des gouvernements sont moins étendues que prévu, l’État n’intervient pas assez vite — nous ne pouvons alors qu’assister à une panique à l’achat, même si paradoxalement l’économie connaît un ralentissement. Comme l’ont établi les recherches académiques — l’incertitude politique entraîne davantage d’importantes fluctuations sur les prix que n’importe quelle bourrasque. Et ce facteur s’inscrit véritablement sur le long terme, ce qui augmente davantage encore la réaction subie sur les prix après un choc sur l’offre de pétrole.

N’était-il pas possible de prédire l’augmentation des prix ?

Les chocs d’offre comme ceux connus après les ouragans Katrina et Ida sont parfois sous-estimés, ou surestimés, par les premières prévisions, et personne ne remet en question les perturbations qu’ils provoquent au niveau des consommateurs d’essence individuels. Mais il s’agit par définition de phénomènes temporaires, suivis par une transition vers le nouveau point d’équilibre, semblable à celles qui se sont produites à l’issue des chocs précédents, du point de vue de la tendance générale. Cependant, les facteurs qui n’ont pas été pris en compte à l’automne 2021, ou plutôt cachés au public, sont des désordres qui relèvent d’une nature complètement différente. Après tout, le choc d’offre après qu’Ida a frappé s’était produit dans un contexte de nette spéculation sur les prix du pétrole (et de l’essence) face aux analyses qui anticipaient un ralentissement de la demande. La demande sur le pétrole et ses produits dérivés connaît une croissance plus forte qu’attendue au sein de la pandémie de COVID-19, davantage reliée aux activités sur les marchés des actions qu’à la situation économique, et l’offre reste limitée, et pas vraiment à cause des événements réels comme les ouragans tombés du ciel.

À l’analyse des données publiées par l’Energy Information Administration étasunienne, on observe que sur une échelle hebdomadaire, aux États-Unis, tous les prix des carburants ont connu une nette tendance à la baisse à partir du mois d’avril 2019 (2,972 $ par gallon, soit 0.785 $ par litre), et jusqu’au mois d’avril 2020 (1.87 $ par gallon, soit 0.494 $ par litre), puis ont subi une tendance haussière jusqu’au début du mois de novembre 2021 (3.505 $ par gallon, soit 0.925 $ par litre), avec un déclin continu. Quant au prix à la pompe, aux États-Unis, pratiqué par les raffineurs, les perturbations induites par l’ouragan Ida sur l’offre ne sont pas perceptibles, car l’offre s’était déjà trouvée réduite entre les mois d’avril et de mai 2021 de 16983.3 à 9695.1 milliers de gallons par jour, puis au mois d’août 2021 à 3432.9 milliers de gallons par jour.

Les augmentations des prix à la pompe relèvent donc d’une tendance, et les événements tel qu’Ida ne peuvent constituer que des catalyseurs d’accélération, et connaissent une portée qui serait imperceptible dans un autre contexte macroéconomique mondial. Il s’agit de l’une des raisons pour lesquelles l’analyse économique et le journalisme économique ne sont pas synonymes. Le commentateur qui s’exprime sur les grands médias se trouve souvent au service (sans forcément en avoir conscience) de campagnes médiatiques qui visent à tirer des profits spéculatifs, ou vont à tout le moins tout faire pour éviter de se retrouver catalogués comme « théoriciens du complot », et préfèrent rester dans la zone de sécurité consistant à débiter de simples clichés sur la base des annonces officielles. Mais l’analyste honnête ne devrait pas mettre de côté les données brutes de la sorte. Ces données ne laissent pas de place au doute — ni les désastres naturels, ni même les politiques en lien avec la pandémie ne sont responsables de l’avalanche des augmentations des prix sur les marchés du pétrole. Le véritable ouragan qui frappe l’économie mondiale est la spéculation financière.

Traduit par José Martí, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

2021. Une excellente année pour la Chine

Par : Wayan

Par Godfree Roberts – Le 5 janvier 2022 – Source Moon of Alabama

Alors que le reste du monde s’enferre dans la morosité, 2021 a été la meilleure année de l’histoire moderne de la Chine. Voici ce que ce pays a accompli :

  • Élimination de l’extrême pauvreté.
  • Ils ont atteint le seuil de 96% de propriétaires de leur maison.
  • Maintien du taux de mortalité dû au Covid à 0,6 % de celui des États Unis.

  • L’économie a augmenté de 2 000 milliards de dollars, la croissance la plus rapide jamais enregistrée.
  • La chine est devenue le pays le plus riche de la planète.
  • Elle est devenue le plus grand investisseur à l’étranger du monde.
  • Elle est devenue le plus grand marché cinématographique du monde.
  • Elle a produit près d’un nouveau milliardaire et 300 millionnaires par jour ouvrable.
  • Elle a achevé de nouvelles lignes ferroviaires dans sept pays, dont la première ligne ferroviaire du Laos.
  • Elle a envoyé 15 000 trains de marchandises à destination de l’Europe et retour, soit une augmentation de 30 % par rapport à l’année précédente.
  • Elle a adhéré au pacte commercial RCEP, qui regroupe 30% du PIB mondial et de la population mondiale.
  • La vente au détail en ligne a atteint la somme de 140 milliards de dollars en 24 heures (le record d’Amazon est de 5 milliards de dollars).
  • Elle a lancé la première monnaie numérique gérée par une banque centrale.
  • Elle domine la recherche scientifique et a délivré le plus grand nombre de brevets au monde.

Nombre d’études revues par des pairs et citées – Agrandir

  • Elle a construit trois ordinateurs exascale qui ont remporté le prix Gordon Bell pour le calcul de haute performance.
  • Elle a construit un ordinateur quantique programmable 10 000 fois plus rapide que le Sycamore de Google.
  • Elle exploite le premier réseau de communication quantique commercial intégré de 5 000 km.
  • Elle a mis en service deux centrales nucléaires Pebble Bed refroidies au gaz.
  • Elle a mis en service deux réacteurs alimentés au thorium, éliminant ainsi l’uranium du cycle de production d’électricité.
  • Elle a mis au point un traitement Covid qui réduit de 78 % les hospitalisations et les décès.
  • Elle a réalisé 55 % des économies d’énergie mondiales.
  • Elle a produit un térawatt d’énergie renouvelable.
  • Elle a installé un million de stations de base 5G, offrant au Tibet un meilleur service 5G que celui de New York.
  • Elle a mis en place une communication entre satellites via des lasers, 1 000 fois plus rapide que les ondes radio.
  • Elle a lancé une fusée avec un moteur à combustible solide d’une poussée de 500 tonnes, le plus puissant au monde.
  • Elle a fait voler trois missiles hypersoniques autour de la planète.
  • Elle a lancé un missile de bombardement orbital fractionné depuis un autre missile volant à 17 000 mph.
  • Elle a simultanément mis en service trois navires de guerre, devenant ainsi la plus grande marine du monde.

On peut s’attendre à ce que la Chine maintienne ce rythme jusqu’en 2022 en lançant, entre autres, la première ville du XXIe siècle, automatisée, construite sur un terrain vierge, pour six millions de travailleurs intellectuels. Avec 70 % de forêts et de lacs, le son le plus bruyant sera celui du chant des oiseaux.

Godfree Roberts

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

Le Davos fait avancer la cause de l’or auprès des banques centrales

Par : Zineb

Par Tom Luongo – Le 4 décembre 2021 – Source Gold Goats ‘N Guns

Il y a quelques mois, j’ai parlé des changements à venir concernant la façon dont l’adoption des nouvelles règles de Bâle III en matière de réserves bancaires modifierait le marché de l’or. En bref, ma conclusion était similaire à celle d’Alistair MacLeod et d’autres, à savoir que Bâle III devrait mettre fin à la manipulation flagrante du marché de l’or par l’utilisation de contrats à terme et d’or non alloué 1 comme réserves bancaires.

En mai, j’ai écrit :

En effet, Bâle III, s’il est mis en œuvre dans sa forme actuelle, ferait passer le marché de l’or d’un marché spéculatif basé sur la perception de l’efficacité de la politique monétaire pour contrôler les taux d’intérêt réels à un marché qui devrait forcer la découverte des prix dans un marché presque purement physique. Comme je l’ai dit à mes mécènes dans la vidéo Market Report du 16 mai, l’or physique va passer du statut de preneur de prix à celui de faiseur de prix.

Je ne pensais pas alors, et je ne pense toujours pas que cela se produira immédiatement après l’entrée en vigueur de Bâle III au Royaume-Uni le 1er janvier. Mais je pense que la récente faiblesse de l’or a été un signe précoce de stress sur le marché de l’or en raison de la mise en œuvre prochaine des règles.

C’est ce qui a fait baisser l’or ces dernières semaines, malgré la hausse de l’inflation et la baisse des taux d’intérêt réels. Bien sûr, cela est dû au fait que les marchés ont surévalué l’argument de « l’inflation transitoire » avancé par les principales banques centrales.

Ainsi, lorsque Jerome Powell, dans sa première déclaration importante après l’annonce de sa nomination, a mis un terme à l’inflation « transitoire », les marchés ont été choqués. Cela s’est produit juste après que l’OmicronVID-11/09 a fait la une des journaux et suscité des réactions exagérées du marché grâce à des algorithmes de trading de titres mal programmés.

Pour ceux qui ont été confus ou en désaccord avec mon évaluation de Powell au cours des six derniers mois, pensant que Powell mentait sur l’inflation et que ceci était la preuve qu’il est juste un autre président de la Fed idiot, je vous donne le contre-argument. Il a dû survivre à la tentative évidente de coup d’État organisée par Obama et Lael Brainard pour évincer du FOMC ceux qui n’étaient pas contrôlés par le Davos.

Une fois qu’il en a réchappé, Powell a pu parler ouvertement car les nuages de tempête politique au-dessus de sa tête se sont dissipés. Il a forcé la secrétaire au Trésor, Janet Yellen, à se ranger à son avis sur l’inflation après avoir joué cartes sur table.

Maintenant, la politique de la Fed est claire.

Elle va réduire l’assouplissement quantitatif et augmenter les taux en 2022. Les marchés peuvent maintenant commencer à se réajuster pour la fin de l’année. Dans cette optique, il est tout à fait logique de voir l’or, qui a été un marché perdant toute l’année, sous pression rien qu’à cause de la vente des pertes fiscales, sans compter les attentes d’un dollar américain plus fort.

Il est également logique que les actions de haut vol soient touchées, de même que les obligations de pacotille dont le rendement était inférieur à l’inflation. Il y a des milliers de milliards de dollars de capitaux mal alloués qui vont bien au-delà de la simple idée que le seul mandat de la Fed est de soutenir les marchés d’actions.

Powell et ceux qui le soutiennent, je l’ai vigoureusement soutenu, peuvent voir clairement le combat pour l’avenir du système monétaire, et il n’inclut pas une place pour les banques commerciales dans un monde de CBDC 2. Si l’on peut faire valoir que la Fed aimerait avoir le pouvoir que lui confèrent les CBDC, on peut aussi clairement faire valoir qu’elle perd aussi beaucoup de pouvoir en n’étant plus qu’une banque centrale parmi d’autres et que le dollar n’est plus qu’un token numérique sans valeur.

Quelqu’un croit-il vraiment que Wall St. est heureux de signer pour cette absurdité ? La City de Londres ?

Pour avoir une très bonne idée de la situation actuelle, consultez ma récente apparition dans le podcast et le livestream Fed Watch de Bitcoin Magazine.

Bon, tout cela étant dit, parlons vraiment de ce qui se passe sur le marché de l’or.

Cette semaine, nous avons assisté à deux annonces majeures de deux banques centrales très différentes concernant l’or.

Tous les chemins mènent à Singapour

Singapour a rejoint les rangs de la Russie, de la Turquie, de la Hongrie, de la Serbie, de la Pologne et d’autres pays qui ont augmenté les réserves d’or de leur banque centrale. Il s’agit d’une décision très importante car c’est le premier pays en dehors de ceux qui se trouvent dans l’orbite nominale de la Russie.

Singapour, en dehors de Hong Kong, est une importante chambre de compensation pour les règlements offshore en yuan chinois. La Banque industrielle et commerciale de Chine y a ouvert une succursale en 2012 pour traiter ces transactions et les choses n’ont fait que progresser depuis lors.

Je ne vois pas nécessairement dans cette décision de la MAS – l’autorité monétaire de Singapour – un geste lié à la Chine, car sa politique monétaire est très indépendante et plutôt algorithmique.

Elle gère le taux de change du dollar de Singapour (SGD) dans une fourchette de 1 % des taux attendus par rapport à un panier de devises, plutôt que de publier un taux de référence. En outre, la MAS s’éloigne de l’ancien système SIBOR / SOR. Le SIBOR est le LIBOR singapourien – le taux de prêt interbancaire au jour le jour. Et le SOR est le swap de taux d’intérêt au jour le jour en SGD.

Comme les États-Unis, ils passent à un analogue du SOFR – le Taux de financement garanti au jour le jour – pour remplacer le LIBOR. Le SORA est le SOFR singapourien à toutes fins utiles.

Alors, pourquoi est-ce important ?

Si Singapour s’inquiète, comme tout le monde, d’un effondrement du système financier actuel, ce qui est expressément envisagé à Davos et dans le cadre du Grand Reset, alors ceux qui possèdent de l’or seront en bien meilleure position pour défendre leur monnaie pendant une crise et maintenir un taux de change mondial relativement stable.

Étant donné que Singapour se veut le courtier indépendant entre l’Est et l’Ouest, surtout maintenant que Hong Kong a pratiquement été repris par la Chine, cette initiative est pour le moins intéressante.

Dans l‘article de Zerohedge consacré à ce sujet, on peut lire ce point important :

Pour une banque centrale qui rédige activement des rames de publications et de rapports sur toutes sortes de sujets liés au secteur et aux marchés financiers de Singapour et à sa position financière internationale, cette omission concernant les importants achats d’or de Singapour pourrait être considérée comme assez étrange, mais là encore, étant donné que nous avons affaire au monde secret de l’or et des banques centrales, ce n’est peut-être pas si étrange.

 

En outre, la MAS est réputée pour son obsession à maintenir et à contrôler le taux de change du dollar singapourien (par rapport à un panier de devises). Peut-être la MAS préfère-t-elle ne pas attirer l’attention sur la quantité d’or contenue dans ses réserves internationales, car cela pourrait inciter les marchés des changes à considérer l’achat d’or comme une mesure qui renforce la position de réserve de Singapour et pourrait donc exercer une pression à la hausse sur son taux de change.

Singapour est un acteur clé de l’avenir de la finance panasiatique. Si la MAS, très avisée, achète de l’or, c’est qu’elle a peur. Ils font des plans pour un avenir très différent où la dette devient le mot le plus sale en anglais.

De plus, ils ont acheté cet or en mai et juin et ce n’est que maintenant qu’ils le découvrent dans leur bilan. Pourquoi n’auraient-ils pas annoncé ces achats ?

Pour la même raison que la Banque d’Irlande n’a dit à personne qu’elle avait grignoté de l’or physique pendant l’été, afin de ne pas faire bouger les prix. Ce qui est vraiment significatif ici, c’est que l’Irlande est le premier pays de la zone euro à annoncer des achats d’or. Auparavant, seuls les pays non membres de la zone euro, comme la Hongrie, la Pologne et la République tchèque, l’avaient fait.

Le fait que les pays de la zone euro commencent à renforcer leurs réserves monétaires avec de l’or renforce l’argument que j’ai avancé en mai.

En outre, pour que tout le monde comprenne bien ce à quoi ces deux banques centrales sont confrontées, l’Europe n’est pas la seule à devoir faire face à des prix insensés du gaz naturel. Singapour est confrontée à une hausse catastrophique de ses coûts énergétiques. Donc, si vous pensez que la MAS n’est pas encore en train d’investir en douce dans l’or pour stabiliser le Singapore Dollar, eh bien, vous comprenez mal ce que vous lisez.

Le cercle d’or

Revenons maintenant à Bâle III, qui était censé permettre à l’or de sortir de son marasme.

En mai, Powell n’avait pas encore commencé à défendre le dollar américain. Il n’avait même pas encore eu sa prise de bec publique avec la présidente de la BCE, Christine Lagarde. Il n’avait pas non plus relevé le taux de reverse repro à 0,05 %.

Ainsi, avec Bâle III à l’horizon et le Royaume-Uni exempté jusqu’au 1er janvier 2022, l’infrastructure de base est toujours en place et si la Fed se renforce, ce qu’elle a fait par le biais du taux RRP, l’or sera sous la pression constante de ceux qui ont besoin de dollars à des taux bon marché, quels que soient les fondamentaux.

Les besoins de financement à court terme l’emportent toujours sur les fondamentaux à long terme.

Ainsi, la Fed a toujours besoin de garder l’or sous contrôle pour maintenir sa primauté. Mais dans le même temps, la BCE et les autres banques centrales qui accumulent de l’or ont besoin que celui-ci monte, ou du moins qu’il suive le rythme de leur monnaie par rapport au dollar.

Je crois toujours que cette dynamique est en jeu pour 2022 et que c’est finalement la pleine expression de Bâle III qui continuera de placer un plancher plus élevé sous l’or.

Rappelez-vous, comme je l’ai écrit dans cet article de mai :

La BCE, d’un autre côté [par rapport à la Fed], peut faire faillite, car elle n’a pas la capacité de [créer des quantités infinies de monnaie élastique]. Tout ce qu’elle peut faire, c’est acheter la dette souveraine des banques centrales des pays membres et leur rendre des euros, tout en intervertissant les chaises longues sur ce Titanic monétaire. Il y a une limite définie à ce processus, surtout si les taux augmentent car les gens perdent confiance dans l’activité économique sous-jacente de ces pays et dans leur situation budgétaire.

L’Europe est en train de confiner son économie à cause de l’OmicronVID-11/09 et de chasser les non-vaccinés de la société. Ils sont entre les étapes 7 et 8 sur 10 sur le chemin du génocide.

Une personne rationnelle croit-elle qu’il y aura une renaissance du dynamisme économique européen en 2022 dans ces conditions ? Si c’est le cas, vous êtes peut-être un gauchiste de merde qui croit aux pets de licorne et qu’Elizabeth Warren est un génie économique.

Pour le reste d’entre nous qui vivons dans le monde réel, l’Europe est bien sûr la plus vulnérable.

Lorsque Bâle III entrera pleinement en vigueur et que le papier et l’or physique non alloué, ne seront plus considérés comme une garantie bancaire à des fins de bilan, la demande d’or physique, du fait de sa nécessité en tant qu’actif de la banque centrale pour soutenir les monnaies nationales, deviendra encore plus aiguë.

Les pays qui se rangent du côté opposé du Grand Reset achètent de l’or pendant qu’il est encore bon marché. L’assèchement du dollar par Powell depuis la hausse du taux de reverse repro en juin a permis à tout le monde de bénéficier d’un prix de l’or plus bas pendant encore 6 mois.

La MAS qui achète de l’or vous signale que ce que j’ai dit en mai est une réalité :

Bâle III va détruire les marchés de l’or papier et les banques centrales de New York et de Londres, tout en préparant le terrain pour le sauvetage de la zone euro. La hausse du prix de l’or est la réponse à toutes ces choses. Pensez-y de cette façon, dans un monde où les actifs de la dette sont en train de s’effondrer et où de nouvelles formes privées d’actifs de conservation augmentent dans les esprits [bitcoin et crypto], quelle est la seule véritable arme dont disposent les banques centrales pour maintenir leur crédibilité ?

 

Leurs réserves d’or.

C’est l’essence même de la raison pour laquelle le Davos, je pense par inadvertance, crée le nouveau rôle de l’or en ces temps de changement.

Pour que la BCE survive à la faillite de l’Europe, l’or doit augmenter.

Pour que les banques centrales des marchés émergents survivent à la tourmente déclenchée par une remontée épique du dollar américain en raison de la faillite de l’Europe, l’or doit augmenter.

Lorsque la Chine décidera de s’affirmer en tant qu’acteur économique dominant, ce qu’elle ferait, à mon avis, dans l’éventualité d’un conflit cinétique entre elle et les États-Unis, son premier geste sera de réviser à la hausse ses réserves d’or officielles… de beaucoup.

L’or va vraiment monter en flèche.

Le grand bourbier

Rappelez-vous que l’ensemble du Grand Reset repose sur la destruction par le Davos du système bancaire actuel et son transfert aux banques centrales, éliminant ainsi le système monétaire classique à deux voies, les banquiers commerciaux étant le mécanisme de transmission.

Cela signifie qu’ils doivent prendre le contrôle de la Fed qui semble être une cause perdue maintenant. Powell a le contrôle total de la politique du FOMC, et je m’attends à ce qu’il le fasse savoir très clairement lors de la prochaine réunion. C’est pourquoi Pelosi a si facilement conclu un accord sur le plafond de la dette.

Il n’y aura pas d’autres manœuvres stupides et dangereuses remettant en cause la politique américaine. Les marchés exigent de la clarté de la part des États-Unis. Le chaos fabriqué par le Davos à travers les manigances des Démocrates au Capitole devrait appartenir au passé. Ce seul fait contribuera à faire revenir les capitaux vers les États-Unis.

Le programme du Davos a échoué au Capitole, bien qu’il ait gagné des batailles dans toute l’Europe et dans le Commonwealth anglais. Ces pays sont maintenant neutralisés jusqu’à ce que leurs gouvernements actuels soient renversés ou que les gens se débarrassent de leurs chaînes… peu probable.

Malgré la nervosité des marchés liée à la nécessaire réaffectation des capitaux mondiaux, Powell et la Fed doivent maintenant poursuivre une politique monétaire stricte pour forcer la BCE à adopter une politique ouvertement inflationniste. Cela aura pour effet de détruire encore plus l’euro et d’épuiser les achats d’obligations de la BCE au point de provoquer une hausse des taux.

Le Davos a répondu en étripant l’Europe jusqu’à l’os avec des confinements OmicronVID-11/09 et des vaccinations forcées pour faire tomber le côté demande globale de l’équation monétaire tout en forçant des conflits diplomatiques avec la Chine et la Russie qui ne veulent pas arrêter la circulation des marchandises dans le monde.

C’est la raison pour laquelle l’OTAN et les Néoconservateurs se déchaînent en Europe de l’Est.

C’est la raison pour laquelle les Israéliens menacent d’une guerre avec l’Iran.

Et c’est la raison pour laquelle l’administration O’Biden 3 semble de plus en plus désespérée de nous amener au bord de la guerre sans pour autant qu’il y en ait une.

Juste assez de conflits, de sanctions, de bruits de bottes et de désagréments pour perturber la politique intérieure de la Chine et de la Russie tout en les vidant de leur dynamisme économique par des provocations dans des pays comme l’Afghanistan, la Syrie, l’Ukraine, la Biélorussie et oui, même Taïwan, tout en essayant de faire grimper les prix de l’énergie.

L’Europe est la base du pouvoir du Davos. Ce pouvoir semble au mieux ténu d’un point de vue géopolitique. La meilleure façon pour lui de réaffirmer le pouvoir qu’il lui reste sur les États-Unis est de forcer une réévaluation massive du prix de l’or tout en préparant l’Europe à une plus grande fédéralisation, à un défaut de paiement de la dette et à une réduction de la population, comme je l’ai évoqué dans mon dernier article.

Le principal moyen pour les banques centrales de maintenir un semblant de crédibilité dans l’esprit des investisseurs à juste titre paniqués par les événements de ces deux dernières années est d’ajouter à leurs réserves d’or pour compenser tout risque de change sur leurs réserves monétaires.

Et bien que la Fed se soit bien battue contre cela, avec la fin de l’assouplissement quantitatif et la hausse des taux, l’aplatissement de la courbe des rendements et l’augmentation des turbulences sur les marchés de financement étrangers en raison d’un dollar beaucoup plus fort, l’or s’affirmera (aux côtés du bitcoin) comme l’actif refuge de choix en 2022.

Donc, surveillez le flux de nouvelles et vous verrez plus de preuves d’achats d’or par les banques centrales.

Jusqu’à présent en 2021, et ce jusqu’en septembre, selon le World Gold Council, les banques centrales ont acheté 385,4 tonnes d’or, après avoir ajouté les chiffres de Singapour mais pas ceux de l’Irlande. Ce chiffre est à peu près conforme aux prévisions pour cette année, soit environ 15 % de la demande totale d’or.

Si ce n’était les sorties nettes de la Turquie suite à l’effondrement de son système bancaire (-27,8 tonnes), et des Philippines qui vendent la production minière locale pour financer le gouvernement, la demande dépasserait largement les 400 tonnes cette année.

Mais, comme je l’ai dit tout au long de cet article, ce sont les acteurs qui agissent maintenant qui comptent. Plus tôt, le Japon a fait les gros titres, ajoutant 80,8 tonnes en mars. Puis la Pologne a lancé un programme d’achat mensuel typiquement russe en mai. Maintenant, Singapour est de la partie et tente de compenser la force du dollar américain par l’or dans un environnement inflationniste.

Et les Irlandais tentent maintenant d’éviter une famine monétaire en Europe.

Les temps changent rapidement.

Tom Luongo

Traduit par Zineb, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

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Le S-550 est déployé dans des unités de combat

Par : hervek

Par Andrei Martyanov − Le 29 décembre 2021 − Source Reminiscence of the Future

La Russie affirme que le S-550 est plus efficace pour intercepter les ICBM que le THAAD et Aegis des États-Unis - Nouvelles Du Monde

Merci à notre ami commun WHAT qui l’a signalé. Le S-550 est officiellement non seulement en pleine production mais il est déjà déployé dans des unités de combat. Vous vous souvenez que je dis depuis des années que la Russie est en mode révélation, mais le S-550 fait passer le S-500, même déjà incroyable, pour un petit joueur.

Voici l’agence TASS :

MOSCOU, 29 décembre. Le nouveau système de missiles anti-aériens (SAM) S-550 a passé avec succès les tests d’état et est entré en service de combat. Cela a été rapporté à TASS par une source proche du ministère de la Défense. « Le système de missiles de défense antiaérienne S-550 a passé avec succès les tests d’état. La première brigade S-550 est entrée en service de combat », a-t-il déclaré. Selon l’interlocuteur de l’agence, il s’agit d’« un système mobile de défense antimissile stratégique absolument nouveau, qui n’a pas d’analogues, il est capable de frapper des engins spatiaux, des ogives de missiles balistiques intercontinentaux, des cibles hypersoniques à des altitudes de plusieurs dizaines de milliers de kilomètres. »

OK, tout d’abord, « plusieurs dizaines de milliers » ? C’est une coquille, mais même si c’est une coquille et qu’il s’agit de plusieurs milliers de kilomètres dans l’espace, c’est tout de même époustouflant. Cela défie l’imagination, mais d’un autre côté, avec une portée de 1000 kilomètres contre des cibles aériennes et des SU-57 (et S-70 Okhotnik) ayant officiellement la capacité de guider des missiles de défense aérienne, cela a des implications non seulement opérationnelles mais aussi stratégiques. La seule question qui se pose ensuite est la suivante : y a-t-il un S-600 (appelons-le ainsi) en préparation ? Quelque chose me dit que oui. Mais avoir le S-500 et le S-550 en tandem avec d’autres systèmes, c’est révolutionnaire. Et un tremblement de Terre. Cela explique également pourquoi la Russie vend volontiers des S-400, qui sont en eux-mêmes des armes stupéfiantes, mais qui ne sont rien comparés aux capacités du S-550. La Russie ne ferme pas seulement l’espace aérien au-dessus d’elle (et de ses alliés) mais aussi l’espace.

Andrei Martyanov

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

Le PDG d’une compagnie d’assurance-vie de l’Indiana constate que les décès ont augmenté de 40 % chez les personnes âgées de 18 à 64 ans.

Par : Wayan

Par Margaret Menge − Le 1er janvier 2022 − Source The Center Square

Le directeur de la compagnie d’assurance OneAmerica, basée à Indianapolis, a déclaré que le taux de mortalité a augmenté de façon stupéfiante, de 40 % par rapport aux niveaux pré-pandémiques chez les personnes en âge de travailler.

« Nous observons, en ce moment même, les taux de mortalité les plus élevés que nous ayons vus dans l’histoire de notre société – et pas seulement chez OneAmerica », a déclaré le PDG de la compagnie, Scott Davison, lors d’une conférence de presse en ligne cette semaine. « Les données sont cohérentes avec tous les acteurs de ce domaine ».

OneAmerica, fondé en 1877, est une compagnie d’assurance au 100 milliards de dollars d’actifs dont le siège social se trouve à Indianapolis. La société compte environ 2 400 employés et vend de l’assurance-vie, notamment de l’assurance-vie collective aux employeurs de l’État.

Davison a déclaré que l’augmentation du nombre de décès représente « un nombre énorme, énorme », et que ce ne sont pas des personnes âgées qui meurent, mais « principalement des personnes en âge de travailler, entre 18 et 64 ans » qui sont les employés d’entreprises qui ont des plans d’assurance-vie collectifs chez OneAmerica.

« Et ce que nous avons vu au troisième trimestre, et que nous voyons se poursuivre au quatrième trimestre, c’est que les taux de mortalité ont augmenté de 40% par rapport à ce qu’ils étaient avant la pandémie », explique-t-il.

« Pour vous donner une idée de la gravité de la situation, une catastrophe quotée trois sigmas, c’est à dire arrivant une année sur 200, correspondrait à une augmentation de 10 % de décès par rapport à la moyenne. Donc 40 %, c’est du jamais vu ».

Davison est l’un des nombreux chefs d’entreprise qui se sont exprimés lors de la conférence de presse virtuelle organisée le 30 décembre par la Chambre de commerce de l’Indiana.

Selon M. Davison, la plupart des demandes d’indemnisation déposées pour des décès ne sont pas classées dans la catégorie des décès dus à la maladie COVID-19.

« Ce que les données nous montrent, c’est que les décès qui sont déclarés comme des décès COVID sous-estiment grandement les décès réels parmi les personnes en âge de travailler. Il se peut que tous les décès ne soient pas inscrits sous la rubrique COVID sur leur certificat de décès, mais le nombre de décès est tout simplement énorme, énorme. »

Il a déclaré que, parallèlement, la société constate une « hausse » des demandes de remboursement pour invalidité, disant qu’au début, il s’agissait de demandes d’invalidité à court terme, et maintenant l’augmentation est dans les demandes d’invalidité à long terme.

« Pour OneAmerica, nous nous attendons à ce que les coûts de cette situation dépassent largement les 100 millions de dollars, et il s’agit de notre plus petit secteur. L’impact est donc énorme », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que les coûts seront répercutés sur les employeurs qui achètent des polices d’assurance-vie collectives, qui devront payer des primes plus élevées.

Les chiffres hebdomadaires des CDC, qui reflètent les informations figurant sur les certificats de décès et ont donc un décalage de huit semaines ou plus, montrent que pour la semaine se terminant le 6 novembre, il y a eu beaucoup moins de décès dus au COVID-19 dans l’Indiana qu’il y a un an – 195 contre 336 – mais plus de décès dus à d’autres causes – 1 350 contre 1 319.

Ces décès concernaient toutefois des personnes de tous âges, alors que les informations auxquelles Davison fait référence concernaient des personnes en âge de travailler, employées par des entreprises ayant souscrit des polices d’assurance-vie collectives.

Lors de la même conférence de presse où s’est exprimé M. Davison, Brian Tabor, président de l’Association des hôpitaux de l’Indiana, a déclaré que les hôpitaux de l’État étaient submergés de patients « souffrant de nombreuses pathologies différentes », ajoutant que « malheureusement, la santé des habitants de l’Indiana a décliné pendant la pandémie ».

Dans un appel pour suivi, il a dit qu’il n’avait pas de données montrant pourquoi tant de personnes dans l’État sont hospitalisées – pour quelles conditions ou affections. Mais il a ajouté que le taux de mortalité extraordinairement élevé cité par Davison correspondait à ce que les hôpitaux de l’État observent.

« Ce que cela a confirmé pour moi, c’est que cela confirme ce que nous voyons sur le terrain,… » a-t-il dit.

Le nombre d’hospitalisations dans l’État est maintenant plus élevé qu’avant l’introduction du vaccin COVID-19 il y a un an, et en fait le plus élevé des cinq dernières années, a déclaré le Dr Lindsay Weaver, médecin-chef de l’Indiana, lors d’une conférence de presse avec le gouverneur Eric Holcomb mercredi.

Seulement 8,9 % des lits d’unités de soins intensifs sont disponibles dans les hôpitaux de l’État, ce qui est le taux le plus bas de l’année et le plus faible jamais enregistré pendant la pandémie. Mais la majorité des lits de soins intensifs ne sont pas occupés par des patients atteints de la maladie COVID-19 – 37 % seulement le sont, tandis que 54 % des lits de soins intensifs sont occupés par des personnes souffrant d’autres maladies ou affections.

Le tableau de bord en ligne de l’État montre que la moyenne mobile des décès quotidiens dus au COVID-19 est inférieure de moitié à ce qu’elle était il y a un an. Au plus fort de la pandémie, il y a un an, 125 personnes sont mortes en une seule journée, le 29 décembre 2020. Au cours des trois derniers mois, le nombre le plus élevé de décès en une journée a été de 58, le 13 décembre.

Margaret Menge

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

Comment Johnson nous a fait marcher sur la lune


Par Laurent Guyénot – Le 25 décembre 2021 – Source Unz Review


Du Vietnam à la lune

Si John Kennedy n’avait pas été assassiné, il n’y aurait pas eu de Guerre du Vietnam pour les Américains. Cette question, naguère débattue, est aujourd’hui réglée, grâce à des historiens comme James Douglass. Robert Kennedy Jr. résume le dossier dans son livre American Values1 :

[JFK] a obstinément refusé d’envoyer des troupes de combat au Vietnam, ce qui lui a valu l’antipathie des libéraux et des conservateurs, qui lui ont reproché d’avoir “jeté l’éponge” dans la lutte contre le communisme international. […] Lorsque Johnson s’est rendu au Vietnam en mai 1961 à la demande de Jack [John], il est revenu fermement convaincu qu’il était insuffisant d’envoyer des conseillers militaires et du matériel : la victoire exigeait des troupes de combat américaines capables d’une action indépendante contre les combattants de la guérilla.

 

Pratiquement tous les conseillers de Jack étaient d’accord, mais le Président a fermement résisté, affirmant que nous pouvions soutenir les Sud-Vietnamiens mais que nous ne pouvions pas lutter pour eux. En y repensant plus tard, [Maxwell] Taylor [chef des états-majors] observa : “Je ne me souviens de personne qui était fortement contre [l’envoi de troupes de combat au Vietnam], à l’exception d’un homme, et c’était le Président. Le Président ne voulait tout simplement pas être convaincu que c’était la bonne chose à faire. C’était vraiment la conviction personnelle du Président que les troupes terrestres américaines ne devraient pas entrer.”

Le 11 octobre 1963, cinq semaines avant sa mort, JFK a contourné son propre Conseil de sécurité nationale et a publié le mémorandum d’action de sécurité nationale 263, officialisant le retrait du Vietnam de “1 000 militaires américains d’ici la fin de 1963” et “la majeure partie du personnel américain d’ici la fin de 1965”. Le 20 novembre 1963, deux jours avant son voyage à Dallas, Jack a annoncé lors d’une conférence de presse un plan pour évaluer “comment nous pouvons sortir les Américains de là-bas. Maintenant, c’est notre objectif, ramener les Américains à la maison.” Le lendemain matin, il passa en revue une liste de victimes pour le Vietnam indiquant que soixante-treize Américains y étaient morts à ce jour. Ébranlé et en colère, Jack déclara à son attaché de presse adjoint, Malcolm Kilduff, “Après mon retour du Texas, cela va changer. Il n’y a aucune raison pour que nous perdions un autre homme là-bas. Le Vietnam ne vaut pas une autre vie américaine.” Le 24 novembre 1963, deux jours après la mort de Jack, Lyndon Johnson a rencontré l’ambassadeur américain au Vietnam, Henry Cabot Lodge, que Jack avait été sur le point de renvoyer pour insubordination. LBJ déclara à Lodge : “Je ne serai pas le président qui a vu l’Asie du Sud-Est suivre le même chemin que la Chine.” En fin de compte, 500 000 Américains […] sont entrés dans les rizières du Vietnam et 58 000 ne sont jamais revenus . »

Entre 1965 et 1968 seulement, 643 000 tonnes de bombes ont été larguées, soit trois fois plus que pendant la Seconde Guerre mondiale, sur un pays majoritairement rural. La Guerre du Vietnam a considérablement renforcé le déjà monstrueux « complexe militaro-industriel », au sujet duquel Eisenhower avait mis en garde les Américains dans son discours d’adieu.

Il est intéressant de savoir que la première version de ce discours, écrite par ses assistants Malcolm Moos et Ralph Williams, parlait du « Military Industrial Congressional Complex », mais Eisenhower supprima la mention du Congrès par crainte des retombées politiques. Or, personne n’incarnait mieux la composante parlementaire du complexe militaro-industriel que Lyndon Johnson : il était impliqué dans trois scandales de corruption datant de ses années en tant que chef de la majorité au Sénat, incluant l’attribution frauduleuse à l’entreprise texane General Dynamics d’un marché de sept milliards de dollars pour la construction de l’avion militaire TFX. Dans les semaines qui ont précédé l’assassinat de Kennedy, Johnson avait également investi dans l’avionneur de Dallas Ling-Temco-Vought, qui allait devenir l’un des plus gros fournisseurs d’armes du Pentagone pour la guerre du Vietnam2(signalons en passant que David Harold Byrd, co-fondateur de Ling Temco Vought, était le propriétaire du Texas School Book Depository où Lee Harvey Oswald fut embauché en octobre 1963) . Johnson possédait également des actions chez Bell Helicopter, auquel il transféra illégalement un contrat pour 220 hélicoptères qui avait été signé en 1963 avec son rival Kaman Aircraft3. Charles Kaman, “Politics had reared its ugly head in a very certain way,” on stonezone.com/article.php?id=633].

La Guerre du Vietnam de Johnson a conduit directement au flot de drogue qui a engouffré une grande partie de la jeunesse américaine et européenne (comme le montrent Lukasz Kamienski dans Shooting Up et Alfred McCoy dans The Politics of Heroin). L’explosion de drogue dans les années 70 et 80 a produit le syndrome épidémique d’immunodéficience connu sous le nom de SIDA (comme le montre Peter Duesberg dans L’Invention du virus du Sida). Le SIDA est devenu le prétexte pour élargir le réseau d’enchevêtrements financiers entre Pharma et les agences gouvernementales de santé et, comme RFK, Jr. le montre dans The Real Anthony Fauci, cela a rendu possible le coup d’État pharmaceutique de 2020 par les profiteurs de pandémies qui plongent désormais l’humanité dans un cauchemar iatrogène.

Si nous regardons les choses sous cet angle, la présidence Johnson a peut-être été la plus grande malédiction jetée sur les États-Unis et sur le monde. Et c’est sans même tenir compte de ce que la présidence de John Kennedy, peut-être suivie de celle de Robert, aurait pu offrir au monde. Au lieu des Peace Corps, l’Amérique a donné au monde l’ignoble Guerre du Vietnam et toutes les horreurs qui en ont découlé.
Pourtant, il y a une chose que les Kennedy ne nous auraient probablement pas donnée, et c’est une promenade sur « la Lune ».

C’est pendant le mandat de Nixon que les hommes ont marché sur la lune, ramassé des roches lunaires et planté des drapeaux américains dans la poussière lunaire (la dernière fois, c’était en décembre 1972, il y a près de 50 ans) ; mais Apollo était vraiment le projet de Johnson depuis le début. « Peu de gens aujourd’hui réalisent ou s’en souviennent », a déclaré Alan Wasser, « mais un seul homme, Lyndon Baines Johnson, dit LBJ, est le principal responsable du début et de la fin de la “course à l’espace”. » « Apollo 11 n’aurait pas vu le jour sans Lyndon Johnson », confirme Michael Marks, citant John Logsdon, professeur au Space Policy Institute de l’Université George Washington et auteur de John F. Kennedy and the Race to the Moon (Macmillan, 2010)3 . Il semble y avoir un large consensus sur ce point parmi les historiens de la NASA. C’est Kennedy qui a lancé très publiquement la course à la lune en 1961, mais le public n’a jamais su que, « dans les semaines qui ont précédé son assassinat, John F. Kennedy cherchait à se retirer de la course à la lune », selon Charles Fishman, auteur d’un article de 2019 intitulé « Si le président Kennedy n’avait pas été tué, aurions-nous atterri sur la lune le 20 juillet 1969 ? Cela semble peu probable . »4

David Baker écrit dans son livre The Apollo Missions: The Incredible Story of the Race to the Moon (2018) 5:

Généralement crédité d’avoir initialisé l’expansion jamais démentie du programme spatial, Kennedy avait en fait tenté de revenir sur sa décision à plusieurs reprises avant son assassinat le 22 novembre 1963. Dès le départ, il n’avait jamais voulu sélectionner l’objectif de la lune, et cherchait une alternative qui serait une réponse plus durable aux réalisations spatiales soviétiques. […] 18 mois après [son discours sur la lune au Congrès, en mai 1961], il cherchait désespérément des moyens de rompre cette allégeance. Son assassinat a empêché cela, et a galvanisé la NASA dans un engagement encore plus profond.

Il s’agit d’une histoire peu connue et intéressante, compte tenu de l’énorme impression faite sur le monde par les déambulations — et les promenades en buggy — des Américains sur la lune, et le prestige impérial qu’en ont tiré les États-Unis. Comme je l’ai écrit dans un long dossier à ce sujet : aller sur la lune et en revenir était « un exploit aux proportions mythiques » qui fait « des astronautes de la NASA les égaux des anciens demi-dieux immortels, et cette qualité semi-divine rejaillit sur les États-Unis dans leur ensemble. »

James Irwin d’Apollo 15 en vedette sur « La Lune » (Wikipedia)

Comment les USA ont « choisi d’aller sur la Lune »

Dans un article intitulé « Lyndon Johnson’s Unsung Role in Sending Americans to the Moon », Jeff Shesol rappelle le rôle déterminant de Johnson dans la fondation de la NASA en 1958 6 :

Le 4 octobre 1957, quelques heures après avoir appris que l’Union soviétique avait mis en orbite le premier satellite, le Spoutnik, Johnson, alors chef de la majorité au Sénat, s’est saisi de la question de l’exploration spatiale. Avant la fin de la soirée, il travaillait au téléphone, parlait à des assistants, esquissant des plans pour une enquête sur le programme américain anémique. George Reedy, un membre du personnel de Johnson, l’informa que la question pourrait “faire sauter les Républicains, unifier le Parti démocrate et vous faire élire président. […] Vous devriez prévoir de vous plonger lourdement dans cette question.” […] Le président Dwight D. Eisenhower avait résisté à l’établissement de ce qu’il appelait, par moquerie, “un grand département de l’espace”, mais Johnson, et les circonstances, sont venus à bout de ses résistances. La NASA a été leur création conjointe .

Après avoir remporté l’élection présidentielle en novembre 1960, John Kennedy mit en place des « équipes de transition » de haut niveau pour le conseiller sur des questions clés. Son équipe sur l’espace était présidée par le professeur du MIT Jerome Wiesner, qui était déjà membre du comité consultatif scientifique d’Eisenhower. Le 10 janvier 1961, Wiesner remit à Kennedy un « rapport au président élu du comité ad hoc sur l’espace », qui reflétait le scepticisme général de la communauté scientifique quant à la faisabilité des vols spatiaux habités7. Il mentionnait, parmi les « nouvelles découvertes scientifiques d’une grande importance » récemment obtenus avec des satellites et des sondes spatiales lointaines, que « des scientifiques américains ont découvert la grande ceinture de rayonnement, piégée dans le champ magnétique terrestre ». Par conséquent, écrit-il : « Pour le moment […] l’exploration spatiale doit se limiter à des véhicules sans pilote. »

Kennedy nomma Wiesner président de son Comité consultatif scientifique. Wiesner demeura un adversaire farouche du programme Apollo Moon, comme on peut le lire sur sa page Wikipedia : « Il était un critique virulent de l’exploration habitée de l’espace extra-atmosphérique, croyant plutôt aux sondes spatiales automatisées. » Wiesner était également un ardent défenseur de la coopération internationale plutôt que de la concurrence dans l’exploration spatiale, comme il l’indiquait dans son rapport de janvier 1961 :

les activités spatiales, en particulier dans les domaines des communications et de l’exploration de notre système solaire, offrent des possibilités passionnantes de coopération internationale avec toutes les nations du monde. Les projets spatiaux très ambitieux et à long terme prospéreraient s’ils pouvaient être réalisés dans une atmosphère de coopération en tant que projets de toute l’humanité plutôt que dans l’atmosphère actuelle de compétition nationale.

C’était aussi la conviction profonde de Kennedy, comme nous le verrons. Mais lorsque l’astronaute soviétique Youri Gagarine devint la première personne dans l’espace le 12 avril 1961, Kennedy se trouva sous une pression intense. Johnson se porta volontaire pour mener un examen urgent afin d’identifier un « programme spatial qui promette des résultats spectaculaires dans lesquels nous pourrions gagner ». Il amena de hauts responsables de la NASA à la Maison Blanche et, le 28 avril, remit à Kennedy un mémorandum intitulé « Evaluation of Space Program ». Le mémo assurait le président de la faisabilité d’un « atterrissage et d’un retour en toute sécurité d’un homme sur la lune d’ici 1966 ou 1967 », si « un effort sérieux » était fait. Johnson résuma l’intérêt du projet en ces termes :

Les autres nations, indépendamment de leur appréciation de nos valeurs idéalistes, auront tendance à s’aligner sur le pays qu’elles croient être le chef de file mondial — le gagnant à long terme. Les réalisations spectaculaires dans l’espace sont de plus en plus considérées comme un indicateur majeur du leadership mondial.

Kennedy se laissa séduire par la perspective d’un tel exploit durant sa présidence et, le 25 mai 1961, délivra devant le Congrès un message sur les « besoins nationaux urgents », demandant 7 à 9 milliards de dollars supplémentaires au cours des cinq prochaines années pour le programme spatial. Kennedy déclarait être parvenu, « avec les conseils du vice-président, qui est président du Conseil national de l’espace », à la conclusion suivante :

Je crois que cette nation devrait s’engager à atteindre l’objectif, avant la fin de cette décennie, de faire atterrir un homme sur la lune et de le ramener en toute sécurité sur Terre. Aucun projet spatial de cette période ne sera plus impressionnant pour l’humanité ou plus important pour l’exploration spatiale à longue distance.

En tant que président du Conseil national de l’aéronautique et de l’espace, Johnson avait les mains libres pour enrôler ses propres hommes dans le projet lune. Il fit nommer James E. Webb comme administrateur de la NASA. Il bénéficia aussi du soutien actif de son ami pétrolier, le sénateur Robert Kerr. Dans ses mémoires, Wheeling and Dealing: Confessions of a Capitol Hill Operator, le secrétaire personnel de Johnson, Bobby Baker, rapporte avoir collecté en espèce un demi-million de dollars de pots-de-vin pour Kerr (Andrew Cockburn, How the Bankers Bought Washington: Our Cheap Politicians,” CounterPunch).

Près d’un an et demi plus tard, en septembre 1962, Kennedy visita un certain nombre d’installations spatiales à travers le pays. Il rencontra l’ingénieur en chef de la NASA, Wernher von Braun, qui s’est souvenu plus tard que, en regardant la fusée Saturn V en construction au Marshall Space Flight Center de la NASA à Huntsville, en Alabama, Kennedy s’est tourné vers lui et lui a dit : « Pensez-vous que nous avons eu les yeux plus gros que le ventre ? »8

Néanmoins, Kennedy prononça le lendemain (12 septembre), son discours « Nous choisissons d’aller sur la lune » à la Rice University à Houston, Texas, près du site de ce qui allait devenir le Manned Spacecraft Center (rebaptisé Lyndon B. Johnson Space Centre en 1973).

Le président John F. Kennedy est briefé par la NASA à Cap Canaveral

Un mois plus tard, c’était la crise des missiles de Cuba. Elle a eu un impact profond sur la conception de Kennedy de la Guerre froide et augmenta ses doutes sur l’opportunité de la course à la lune. Le 21 novembre 1962, il rencontra neuf hauts responsables de la NASA et de l’administration à la Maison Blanche, dont James Webb et Jerome Wiesner. Il ressort de cette conversation enregistrée (audio ici, transcription ici, commentaires utiles sur ce podcast) que Webb était loin d’être convaincu que la NASA pourrait envoyer des hommes sur la lune : « Il y a de vraies inconnues quant à savoir si l’homme peut vivre dans des conditions d’apesanteur, où même si on pourrait faire l’alunissage. » Wiesner a ajouté : « Nous ne savons rien de la surface de la lune et nous faisons les suppositions les plus folles sur la façon dont nous allons atterrir sur la lune. » Kennedy conclut :

Tout ce que nous faisons devrait vraiment être lié à l’objectif d’aller sur la lune avant les Russes. […] Sinon, nous ne devrions pas dépenser ce genre d’argent, car je ne suis pas très intéressé par l’espace. […] Nous sommes prêts à dépenser des sommes raisonnables, mais nous parlons de dépenses fantastiques qui ruinent notre budget et [pénalisent] tous ces autres programmes nationaux, et la seule justification, à mon avis, de le faire est parce que nous espérons les battre.

Comme le dit Lillian Cunningham en commentaire dans le podcast Moonrise, « La tension entre Kennedy et Webb n’a cessé de monter au cours de l’année suivante. […] Le Congrès commençait à se lasser de dépenser tout cet argent ; le programme prenait du retard ; et Kennedy entrait maintenant dans une année électorale avec cet albatros autour du cou. » En plus de cela, l’ancien président Eisenhower critiquait publiquement le projet lunaire. Kennedy a néanmoins continué à le soutenir publiquement, mais avec une inquiétude croissante.

Le 18 septembre 1963, il convoqua Webb à nouveau pour lui faire part de ses doutes sur la possibilité et l’intérêt d’envoyer des hommes sur la lune. « Je vais entrer en campagne en défendant ce programme et nous n’avons rien à montrer depuis un an et demi, » se plaint Kennedy dans cette conversation enregistrée. Anticipant que le Congrès réduirait le budget, il demanda à Webb : « Si je suis réélu, nous n’irons pas sur la lune durant ma période, n’est-ce-pas ? » Webb répondit : « Non, on n’y arrivera pas. Ça prendra plus longtemps que ça. C’est une mission difficile, vraiment difficile. »

Un moment plus tard, Kennedy demande à Webb : « Pensez-vous que la mission humaine sur la lune soit une bonne idée ? » Il se disait préoccupé par le fait que cela coûtait « un sacré paquet d’argent », et suggérait d’envoyer plutôt des sondes, qui selon lui pourraient enrichir nos connaissances scientifiques à moindre coût. « Mettre un homme sur la lune ne vaut pas tous ces milliards de dollars », dit-il. Mais Webb insista qu’il était trop tard pour changer de plan. Mais Kennedy tira ses propres conclusions de cet ultime entretien.

« Allons-y ensemble ! »

Deux jours après cette conversation, le 20 septembre 1963, Kennedy surprit Webb, la NASA et le monde entier en proposant, dans un discours prononcé à l’Assemblée générale des Nations Unies, qu’au lieu de chercher à prendre l’Union soviétique de vitesse dans la course à la lune, les États-Unis collaboreraient volontiers avec l’Union soviétique dans l’exploration spatiale :

dans un domaine où les États-Unis et l’Union soviétique ont une capacité particulière — dans le domaine spatial — il y a place pour de nouvelles coopérations. […] J’inclus parmi ces possibilités une expédition conjointe sur la lune. […] Pourquoi le premier vol de l’homme vers la lune devrait-il être une question de compétition nationale ? […] Nous devrions certainement étudier si les scientifiques et les astronautes de nos deux pays — et même du monde entier — ne pourraient pas travailler ensemble à la conquête de l’espace, en envoyant un jour de cette décennie sur la lune, non pas les représentants d’une seule nation, mais des représentants de tous nos pays.

Comme le commente Charles Fishman : « Le président qui avait passé plus de deux ans à expliquer pourquoi la course à la lune était une question de compétence et de prééminence nationales, un combat entre la démocratie et le totalitarisme, proposait maintenant exactement le contraire ». Ce fut par euphémisme que le New York Times écrivit en première page le lendemain : « Washington est surpris par la proposition du Président. » Webb a correctement interprété le discours de Kennedy aux Nations Unies comme donnant le « sentiment que ce n’était que le début d’un groupe autour de lui [Kennedy] qui voulait retirer son soutien », comme il l’exprima dans une interview en 19699.

En fait, l’attitude de Kennedy était loin d’être nouvelle, et seuls ceux qui n’avaient pas pris au sérieux les discours précédents de Kennedy pouvaient être surpris. Dans son discours sur l’état de l’Union du 30 janvier 1961, Kennedy avait déclaré :

Cette administration a l’intention d’explorer rapidement tous les domaines possibles de coopération avec l’Union soviétique et d’autres nations “pour invoquer les merveilles de la science au lieu de ses terreurs”. Plus précisément, j’invite maintenant toutes les nations, y compris l’Union soviétique, à se joindre à nous pour développer un programme de prévision météorologique, dans un nouveau programme de satellites de communication et en préparation pour sonder les planètes lointaines de Mars et de Vénus, des sondes qui pourraient un jour dévoiler les plus profonds secrets de l’univers. Aujourd’hui, ce pays est en avance dans la science et la technologie de l’espace, tandis que l’Union soviétique est en avance dans la capacité de mettre de gros véhicules en orbite. Les deux nations s’aideraient elles-mêmes ainsi que d’autres nations en retirant ces efforts de la concurrence amère et inutile de la guerre froide.

Dix jours seulement après son discours au Congrès du 25 mai 1961, lors de sa seule rencontre face à face avec le Premier ministre soviétique Nikita Khrouchtchev à Vienne, Kennedy suggéra que les États-Unis et l’URSS devraient aller ensemble sur la lune. Khrouchtchev répondit favorablement dans un premier temps, mais se rétracta le lendemain, au motif qu’un accord sur le désarmement devait primer10.

Cependant, un an plus tard, le 20 février 1962, lorsque les États-Unis réussirent l’exploit de faire orbiter un homme, John Glenn, autour de la Terre (trois fois), Khrouchtchev envoya à la Maison Blanche un télégramme de félicitations, suggérant :

si nos pays unissaient leurs efforts — scientifiques, techniques et matériels — pour maîtriser l’univers, cela serait très bénéfique pour l’avancée de la science et serait joyeusement acclamé par tous les peuples qui souhaitent que les réalisations scientifiques profitent à l’homme et ne soient pas subordonnées à la “Guerre froide” et à la course aux armements.

Kennedy informa aussitôt Khrouchtchev qu’il « chargeait les officiers appropriés de ce gouvernement de préparer des propositions concrètes pour des projets immédiats d’action commune dans l’exploration de l’espace », et moins d’un mois plus tard, il soumit une première proposition portant sur « un système de satellite météorologique opérationnel ». Dans les mois qui suivirent et jusqu’à la mort de Kennedy, des discussions et des accords se nouèrent entre la NASA et l’Académie soviétique des sciences11.

Nous voyons que, sur la scène publique nationale, le président Kennedy parlait de battre les Soviétiques dans la course à la lune, tandis que derrière la scène nationale et sur la scène internationale, il essayait de changer de paradigme et de transformer la compétition en coopération. Khrouchtchev était dans la même situation que Kennedy : il devant maintenir chez lui une attitude guerrière afin de garder le contrôle de son propre gouvernement, mais faisait savoir à Kennedy qu’il partageait sa vision.

Il y avait néanmoins une différence dans leur approche : Khrouchtchev ne voulait pas entendre parler de la lune. Il en savait suffisamment pour ne pas entraîner son pays dans une aventure impossible. Il n’a donc jamais répondu favorablement à l’invitation de Kennedy, formulée le 20 septembre 1963 à l’ONU, pour « une expédition conjointe sur la lune ». Il a même commenté peu après avec ironie, dans le journal gouvernemental Izvestia12:

À l’heure actuelle nous ne prévoyons pas d’envoyer des cosmonautes sur la lune. J’ai lu un rapport selon lequel les Américains souhaitaient marcher sur la lune avant 1970. Et bien, nous leur souhaitons de réussir. Et nous verrons comment ils volent là-bas et comment ils vont atterrir là-bas, ou pour être plus correct, “alunir” là-bas. Et le plus important : comment ils vont décoller à nouveau et revenir.

Loin d’être un revers pour Kennedy, l’indifférence officielle des Soviétiques pour la lune était peut-être exactement ce dont Kennedy avait besoin pour déclarer que, étant donné que les Russes n’essayaient même pas d’aller sur la lune, il n’y avait pas de « course à la lune » après tout. Il y a une indication très claire que, à partir de ce moment, Kennedy se préparait à passer à d’autres projets plus raisonnables et plus utiles. Lors de son voyage fatal au Texas, il s’arrêta à San Antonio pour inaugurer un centre consacré à la recherche en médecine spatiale. Il déclara à cette occasion à quel point il était heureux de voir que les États-Unis rattrapaient les Soviétiques dans l’espace et les dépasseraient bientôt dans certains domaines importants.

Dans le discours qu’il s’apprêtait à prononcer à Dallas avant d’être assassiné, Kennedy aurait déclaré qu’en raison du programme spatial énergique de son administration, « il n’y a plus de doute sur la force et l’habileté de la science américaine, de l’industrie américaine, de l’éducation et du système américain de libre entreprise . »[14. Charles Fishman, “If President Kennedy hadn’t been killed, would we have landed on the Moon on July 20, 1969? It seems unlikely,” www.fastcompany.com/90376962/if-president-kennedy-hadnt-been-killed-would-we-have-landed-on-the-moon-on-july-20-1969-it-seems-unlikely] Cela signifiait implicitement que les États-Unis n’avaient rien à prouver en allant sur la lune.

Le concours de fusées

Afin de comprendre le dilemme de Kennedy, la pression qu’il subissait et sa chorégraphie élaborée avec Khrouchtchev, il est essentiel de comprendre que la lune n’était pas l’enjeu véritable de la course à la lune. Kennedy l’a dit lui-même lors d’une conférence de presse le 31 octobre 1963 : « Selon moi, le programme spatial que nous avons est essentiel pour la sécurité des États-Unis, parce que, comme je l’ai dit souvent, la question n’est pas d’aller sur la lune. La question est d’avoir la compétence pour maîtriser cet environnement .»13 Kennedy n’aurait pu se permettre de le dire plus clairement dans un cadre public, mais le sens était évident : la course à la lune était une couverture civile pour la recherche, le développement et le déploiement de systèmes de surveillance par satellite, ainsi que de missiles balistiques intercontinentaux capables d’emporter des ogives nucléaires. Le fait que la NASA employait pour construire ses fusées spatiales l’ingénieur expatrié Wernher von Braun — l’un des concepteurs des fusées V-2 d’Hitler — rendait la chose presque transparente.

Il ne fait aucun doute que le soi-disant « programme spatial civil » de la NASA était d’abord et avant tout une couverture pour un programme militaire. Le « NASA Act » fondateur de 1958 prévoyait explicitement une collaboration étroite avec le ministère de la Défense et, en pratique, le Pentagone participa à toutes les décisions concernant les programmes Mercury, Gemini et Apollo. Erlend Kennan et Edmund Harvey ont documenté ce point dès 1969 dans leur livre Mission vers la lune : un examen critique de la NASA et du programme spatial, et ont conclu 14:

Il demeure impératif que la NASA conserve son statut de hall d’exposition de l’ère spatiale afin de récolter le soutien du public pour tous les projets spatiaux et donner aux efforts spatiaux du ministère de la Défense une “couverture efficace”.

Cette couverture ne visait pas à tromper les Soviétiques, mais les Américains. Les dirigeants soviétiques, eux, savaient bien à quoi servaient les roquettes.

La fusée Saturn V réputée transporter trois hommes vers la lune

C’est pourquoi Kennedy était sous pression pour continuer à viser la lune. Wiesner expliqua en des termes aussi limpides qu’il lui était permis le dilemme de Kennedy, dans une interview de 1990 :

Kennedy était, et n’était pas, pour l’espace. Il me disait : “Pourquoi ne trouvez-vous pas autre chose que nous puissions faire ?” Nous n’avions rien d’autre. L’espace était la seule chose que nous pouvions faire pour montrer notre puissance militaire […] Ces fusées étaient un substitut à la puissance militaire. Il n’y avait pas de réelles alternatives. Nous ne pouvions pas abandonner la course à l’espace, et nous ne pouvions pas nous condamner à être deuxième. Nous devions faire quelque chose, mais la décision était douloureuse pour lui.

Dès 1967, Wiesner avait confié à l’historien John Logsdon que Kennedy avait désespérément recherché un autre grand projet « qui serait plus utile — disons par exemple le dessalement de l’océan — ou quelque chose d’aussi dramatique et convaincant que l’espace », mais « il y avait tellement de connotations militaires […] dans le programme spatial qu’on ne pouvait pas faire un autre choix. » 15

Wiesner partageait la difficulté de Kennedy. Sa notice nécrologique sur le site du MIT le décrit comme « une figure clé de l’administration Kennedy dans la création de l’Agence pour le contrôle des armements et pour le désarmement, dans la conclusion du Traité d’interdiction partielle des essais nucléaires d’octobre 1963, et dans les efforts fructueux visant à restreindre le déploiement de systèmes de missiles antibalistiques. »

Dans JFK et l’Indicible, James Douglass a raconté avec talent les efforts déterminés de Kennedy pour mettre fin à la course aux armements et abolir les armes nucléaires. Dans un discours historique à l’Assemblée générale des Nations Unies le 25 septembre 1961, Kennedy déclara « son intention de défier l’Union soviétique, non pas dans une course aux armements, mais dans une course à la paix — pour avancer ensemble pas à pas, étape par étape, jusqu’à ce qu’un désarmement général et complet soit réalisé. » Khrouchtchev répondit favorablement à ce discours. Il applaudit également le célèbre « discours de paix » de Kennedy du 10 juin 1963 à l’Université américaine de Washington, le qualifiant de « plus grand discours d’un président américain depuis Roosevelt ».16 Il le fit traduire intégralement dans la Pravda, et le fit lire à la radio.

En septembre 1963, Khrouchtchev et Kennedy avaient échangé une vingtaine de lettres dans le cadre d’une correspondance secrète, contournant les canaux officiels, visant à apaiser les tensions et à vaincre la pression de leurs appareils militaires respectifs. Dans son discours à l’ONU du 20 septembre 1963, cité plus haut, Kennedy liait sa proposition d’expédition jointe vers la lune à l’objectif de mettre fin à la course aux armements : « L’Union soviétique et les États-Unis, avec leurs alliés, peuvent conclure d’autres accords — des accords qui découlent de notre intérêt mutuel à éviter une destruction mutuelle. »

Inviter Khrouchtchev dans le projet lunaire, c’était couper l’herbe sous les pieds des faucons du Pentagone, car cela ne pouvait que signifier la fin de la compétition pour les fusées balistiques. C’était un coup de maître : que Khrouchtchev ait répondu favorablement ou qu’il ait proposé un autre domaine de coopération à la place — comme il le fit —, cela sonnait la fin de la course à la lune comme couverture pour la course aux armements. Compte tenu de la persistance de Kennedy de 1961 à 1963 et de la réponse de plus en plus ouvertement positive de Khrouchtchev, il y a même une chance que, si Kennedy avait vécu un deuxième mandat, la recherche spatiale aurait servi de cadre et de tremplin pour le désarmement. C’était en tout cas, très clairement, la vision de Kennedy.

Cette possibilité a été brisée lorsque Johnson prit le contrôle de la Maison Blanche. Jerome Wiesner fut remplacé par Donald Horning (il retourna au MIT, dont il devint président en 1971). Huit jours à peine après l’assassinat de Kennedy, Johnson demanda au Congrès davantage d’argent pour la course à la lune de la NASA, ce qui signifiait, incidemment, plus d’argent pour ses partenaires commerciaux texans17. Sous Johnson, le Texas est devenu le cœur économique de la NASA, qui contribue encore aujourd’hui à plus de 4,7 milliards de dollars à l’économie de l’État et à 90 % de l’économie de la région, selon des sources officielles. Nous ne saurons jamais combien de pot-de-vin Johnson a reçu au cours du processus.

Johnson et Webb dans le Bureau ovale en juillet 1967

L’alunissage de l’Amérique

Les Américains sont allés sur la lune sous Nixon, cinq mois seulement après que Johnson eût quitté la Maison Blanche. Curieusement, James Webb ne souhaita pas rester à bord jusqu’à la réalisation de ce « pas de géant pour l’humanité » ; il démissionna lorsque Johnson annonça qu’il ne se représenterait pas en 1968.

Les missions Apollo prouvent que Wiesner s’était trompé sur les « ceintures de radiations » qui, selon lui, empêchaient un voyage habité sur la lune. Pourtant, le 24 juin 2005, la NASA fit cette déclaration remarquable :

Le document de la NASA intitulé “Vision for Space Exploration” appelle à un retour sur la lune en vue de voyages encore plus lointains vers Mars et au-delà. Mais il y a un obstacle potentiel : les radiations. L’espace au-delà de l’orbite terrestre inférieure est inondé de rayonnement intense du Soleil et de sources galactiques profondes telles que les supernovas. […] la façon la plus courante de gérer les radiations est simplement de les bloquer physiquement, comme le fait le béton épais autour d’un réacteur nucléaire. Mais fabriquer des vaisseaux spatiaux en béton n’est pas une option.

Il existe des dizaines de documents émanant d’ingénieurs de la NASA expliquant pourquoi voyager au-delà de l’orbite terrestre inférieure reste impossible pour les missions habitées, par exemple celle-ci :

Le rayonnement spatial est très différent et plus dangereux que le rayonnement sur Terre. Même si la Station Spatiale Internationale (ISS) est située juste à l’intérieur du champ magnétique protecteur de la Terre, les astronautes de l’ISS reçoivent dix fois plus de radiations que ce qui se passe naturellement sur Terre. Outre le champ magnétique, il existe des rayons cosmiques galactiques (GCR), des événements de particules solaires (SPE) et les ceintures de Van Allen, qui contiennent un rayonnement spatial piégé. La NASA est en mesure de protéger l’équipage des SPE en leur conseillant de s’abriter dans une zone contenant du matériel de protection supplémentaire. Cependant, il est beaucoup plus difficile de se protéger des GCR. Ces particules hautement énergétiques proviennent de toute la galaxie. Elles sont si énergiques qu’elles peuvent détruire les métaux, le plastique, l’eau et les matériaux cellulaires. Et lors des chocs de ces particules énergétiques, des neutrons, des protons et d’autres particules sont générés dans une cascade de réactions qui se produisent dans les matériaux de protection. Ce rayonnement secondaire peut parfois créer un environnement de rayonnement pire encore pour l’équipage.

L’ingénieur de la NASA Kelly Smith explique dans un court documentaire sur le programme Orion en cours (Orion Trial by Fire) que les ceintures de Van Allen posent des défis si sérieux que : « Nous devons résoudre ces défis avant d’envoyer des gens à travers cette région de l’espace. »

Comment alors ont-ils fait en 1969 ? L’équipage n’a subi aucun dommage physique. Quelques heures après avoir rejoint la terre, Neil Armstrong, Michael Collins et Edwin “Buzz” Aldrin avaient l’air « reposés, rasés et frais, comme s’ils venaient de rentrer d’une journée au spa », note Dave McGowan dans Wagging the Moondoggie.

Faut-il conclure que ce qui ressemble à de la taule et du papier d’aluminium autour du module lunaire pressurisé était en réalité en béton de haute technologie. Nous ne le saurons jamais car, comme l’a expliqué l’astronaute vétéran de la NASA, Donald Roy Pettit : « Le problème est que nous n’avons plus la technologie pour le faire. Nous l’avions, mais nous avons détruit cette technologie et c’est un processus pénible de la reconstruire. » Écoutez Pettit de vos propres oreilles, ainsi que Kelly Smith d’autres ingénieurs NASA, dans ce film de 10 minutes.

Vous avez entendu : la NASA ne sait plus comment ils ont envoyé des hommes sur la lune. Par comble de malchance, les 700 bandes magnétiques originales de la mission Apollo sont manquantes. Selon ce rapport de Reuters, Grey Hautaluoma, porte-parole de la NASA, a déclaré en 2006 : « Nous ne les avons pas vues depuis un bon bout de temps. Cela fait plus d’un an que nous cherchons, et elles n’ont pas été retrouvées. »

Pour mettre fin aux demandes répétées dans le cadre du Freedom of Information Act, la NASA a conclu que ces cassettes « faisaient partie d’un lot de 200 000 cassettes qui ont été magnétiquement effacées et réutilisées pour économiser de l’argent. »

Pourquoi ne pas envoyer un robot sur la lune afin d’inspecter les artéfacts laissés par les astronautes des missions Apollo ? C’est une chose assez facile et cela pourrait peut-être aider à reconstituer la technologie perdue. Cela n’aurait même rien coûté à la NASA, car en 2011, des organisations privées ont accepté le défi du concours international Lunar X Prize lancé par Google, offrant une prime de 30 millions de dollars à qui réussirait à envoyer un robot sur la lune et parcourir au moins 500 mètres en transmettant les images en direct vers la terre. Les concurrents prévoyaient justement d’alunir prêt des sites Apollo. La NASA réagit en produisant un document de 93 pages interdisant à quiconque de faire approcher un robot à moins de 2 kilomètres de l’un des sites d’alunissages des missions Apollo.

Le document justifie la décision par la nécessité de (ne riez pas) « protéger et préserver la valeur historique et scientifique des artéfacts lunaires du gouvernement des États-Unis ». La demande de la NASA a été prise très au sérieux, comme le rapporte cet article titré « Rocketeers obey NASA moon rules ».

Certains sceptiques comme moi refusent les excuses invraisemblables de la NASA pour ne plus avoir envoyé d’hommes sur la lune depuis 50 ans. Selon eux, envoyer des hommes sur la lune ne devrait pas être plus difficile, avec la technologie Front Screen Projection, qu’envoyer Mary Poppins dans le jardin animé avec la technologie Green Screen (Walt Disney, 1964).

C’est peut-être, après tout, de cette manière que Johnson a envoyé les Américains sur la lune. On peut dire qu’en programmant cette opération, il a façonné les États-Unis à sa propre image : le maître du mensonge.

Laurent Guyénot

Lisez Laurent Guyénot sur KontreKulture:

 

  1. Robert F. Kennedy, Jr., American Values: Lessons I Learned from My Family, HarperLuxe, 2018, pp. 226-229.
  2. Joan Mellen, A Farewell to Justice, Potomac Books, 2007
  3. Michael Marks, “Why Apollo 11 Wouldn’t Have Happened Without Lyndon Johnson” July 19, 2019, www.texasstandard.org/stories/why-apollo-11-wouldnt-have-happened-without-lyndon-johnson. Un article plus court de John Logsdon peut être téléchargé ici
  4. Charles Fishman, “If President Kennedy hadn’t been killed, would we have landed on the Moon on July 20, 1969? It seems unlikely,” www.fastcompany.com/90376962/if-president-kennedy-hadnt-been-killed-would-we-have-landed-on-the-moon-on-july-20-1969-it-seems-unlikely
  5. David Baker, The Apollo Missions: The Incredible Story of the Race to the Moon, Arcturus, 2018, p. 55.
  6. Jeff Shesol, “Lyndon Johnson’s Unsung Role in Sending Americans to the Moon”, July 20, 2019, https://www.newyorker.com/news/news-desk/lyndon-johnsons-unsung-role-in-sending-americans-to-the-moon
  7. Wiesner Committee, “Report to the President-Elect of the Ad Hoc Committee on Space,” January 10, 1961, www.hq.nasa.gov/office/pao/History/report61.html
  8. Moonrise podcast, https://www.washingtonpost.com/podcasts/moonrise/jfk-and-the-secret-tapes
  9. Souligné dans John Logsdon, John F. Kennedy and the Race to the Moon, Palgrave Macmillan, 2010, p. 213
  10. Logsdon, John F. Kennedy and the Race to the Moon, p. x.
  11. Logsdon, John F. Kennedy and the Race to the Moon, p. 168 and 160
  12. Izvestia, October 25, 1963 quoted in John Logsdon, John F. Kennedy and the Race to the Moon, p. 187
  13. Logsdon, John F. Kennedy and the Race to the Moon, p. 198.
  14. Souligné dans Gerhard Wisnewski, One Small Step? The Great Moon Hoax and the Race to Dominate Earth From Space, 2005, Clairview Books, p. 296.
  15. Interviews de Wiesner souligné dans John Logsdon, John F. Kennedy and the Race to the Moon, p. 83.
  16. Kennedy’s Peace Speech est souligné dans James Douglass, JFK and the Unspeakable: Why He Died and Why It Matters, Touchstone, 2008 pp. 390-392.
  17. Fishman, “If President Kennedy hadn’t been killed, would we have landed on the Moon on July 20, 1969? It seems unlikely,” www.fastcompany.com/90376962/if-president-kennedy-hadnt-been-killed-would-we-have-landed-on-the-moon-on-july-20-1969-it-seems-unlikely

Jeux de rennes

Par : hervek

Par James Howard Kunstler – Le 24 Décembre 2021 – Source kunstler.com

reindeer - Village du Père Noël Rovaniemi Laponie

Vous comprenez, bien sûr, que la psychose collective de la civilisation Occidentale, comme une franchise de film d’horreur, nécessite la réinvention constante de ses monstres et gobelins, et un arsenal d’armes constamment rafraîchi pour les vaincre. Covid est notre monstre en perpétuelle mutation, mais les balles d’argent et les pieux de bois de Big Pharma se sont avérés plutôt piteux. C’est pourquoi le Dr Fauci (« La science »), super-héros plein de ressources, a demandé à son messager magique, le Père Noël (alias la FDA), de livrer deux tout nouveaux sabres laser à l’humanité afin de maintenir des millions d’esprits dérangés dans l’espoir de tuer l’objet de leur peur.

Entrez en scène, à droite et à gauche : Paxlovid de Pfizer et Molnupiravir de Merck. Les noms seuls ressemblent à de mystérieuses invocations issues d’un rite de rédemption druidique. Combien de fois avez-vous marmonné Mol-Nu-Pir-a-Vir en ouvrant le réfrigérateur dans l’espoir de trouver au moins une dernière bière cachée derrière la mayonnaise et le miso ?

Le Paxlovid, voyez-vous, fonctionne comme un inhibiteur de l’ADN polymérase, le même que la « diabolique » ivermectine, sauf que, contrairement à l’ivermectine – qui est considérée comme le médicament le plus sûr au monde et dont l’inventeur a reçu un prix Nobel – le Paxlovid est à peine testé. Il s’agit en fait d’un traitement à deux médicaments, qui nécessite le ritonavir, un médicament contre le VIH, pour lui donner un coup de pouce. La FDA le qualifie de « médicament expérimental », ce qui signifie qu’il est soumis à la loi de Murphy, comme les « vaccins » l’ont été. Il n’a pas non plus été soumis à une procédure d’approbation jusqu’à présent. Il est commercialisé dans le cadre d’une autorisation d’utilisation d’urgence de la FDA, ce qui dégage Pfizer de tout problème de responsabilité si des personnes en subissent les conséquences).

Le molnupiravir est un agoniste nucléosidique (c’est-à-dire un ersatz de composant qui peut être branché sur les acides nucléiques…. aussi bien l’ARN que l’ADN…. de sorte que sa disponibilité entraîne la synthèse d’ARN et d’ADN absurdes, ce qui a pour effet d’entraver la reproduction des virus (avec un risque également pour les cellules de mammifères… d’où sa limitation à 5 jours d’utilisation seulement.

Le molnupiravir coûtera 700 dollars pour un traitement de cinq jours (dix comprimés), contre 20 dollars pour un traitement à l’ivermectine. Le gouvernement américain a acheté pour 2,2 milliards de dollars de Molnupiravir et pour 5 milliards de dollars de Paxlovid.

Nous comprenons maintenant pourquoi les responsables de la santé publique américaine et le non compos mentis « Joe Biden » et Cie ont travaillé si dur, avec les médias sociaux et les informations câblées, pour interdire tous les autres médicaments bon marché et très efficaces pour le traitement précoce du Covid. Pas seulement l’ivermectine, mais aussi la fluvoxamine, l’hydroxychloroquine, etc. Ils ont même interféré avec les livraisons d’anticorps monoclonaux pour en étouffer l’utilisation. On voit clairement qu’il s’agit d’une opération de racket depuis le début entre la FDA, le CDC, le NIAID du Dr Fauci et l’industrie pharmaceutique.

Il y a aussi le jeu de passe-passe auquel se livre actuellement Pfizer et ses deux « vaccins » – celui qui est toujours sous le coup d’une autorisation d’utilisation d’urgence, appelé BioNTech, et le remplaçant de Pfizer, Comirnaty, qui a reçu une approbation de la FDA dans des circonstances douteuses. Le hic, c’est que Pfizer refuse de commercialiser Comirnaty aux États-Unis, car les médicaments autorisés ne bénéficient pas de cette protection contre la responsabilité. Le « vaccin » BioNTech de Pfizer a blessé et tué plusieurs milliers de personnes l’année dernière. Si les deux « vaccins » sont identiques, on peut s’attendre à ce que Comirnaty tue et blesse de nombreuses victimes, et Pfizer sera poursuivie jusqu’à son pfizoo.

C’est pourquoi Pfizer s’efforce également de semer la confusion dans l’esprit d’un public qui ne sait pas si les deux produits sont réellement identiques ou non. L’université de l’Ohio a essayé de faire un tour de passe-passe avec ses obligations vaccinales, en disant qu’elle avait mis le Comirnaty à la disposition des étudiants, ce qui est évidemment faux, puisque Pfizer ne veut pas le diffuser. Ils utilisent le BioNTech non approuvé. La loi de l’Ohio (HB 244, entrée en vigueur en octobre dernier) empêche les écoles publiques de l’Ohio de prescrire des vaccins non approuvés par la FDA. C’est pourquoi des étudiants de l’Université de l’Ohio poursuivent l’école pour son obligation de vacciner.

Hélas, le variant Omicron est devenu le Grinch qui vole leur Noël. Omicron est une maladie si bénigne qu’elle n’a fait qu’un seul mort en Amérique – et qui sait à quel point ce patient était chroniquement malade ? (Ils ne le diront pas, bien sûr.) Tout au long de la semaine, alors qu’il devenait de plus en plus évident qu’Omicron n’était pas une raison pour s’énerver, le régime de « Joe Biden » a fait des pieds et des mains pour essayer d’amener la nation à se soumettre à une nouvelle série de piqûres de rappel.

Mardi, le prétendu président à bout de nerfs a sorti le trope bidon selon lequel ce dernier acte du mélodrame est une « crise des non-vaccinés » – en dépit du fait que les vaccinés et les non-vaccinés sont tout aussi sensibles à l’Omicron, et du fait supplémentaire que l’Omicron se propage si efficacement qu’en un mois à peine, il supplante toutes les variants précédents et plus mortels de la Covid-19. Notez cependant que « Joe Biden » n’a pas osé imposer de restrictions au pays, alors que la Cour suprême s’apprête à faire subir à « JB » sa deuxième coloscopie de la saison, lorsqu’elle se réunira après le Nouvel An pour entendre les cas de contestation de son obligation vaccinale.

Vous pouvez en déduire que cela pourrait signifier la fin de l’extravagance de la pandémie de Covid 19 qui a tant profité au parti au pouvoir. Elle leur a donné libre cours au seul exercice politique qu’ils connaissent : bousculer les gens. S’il y a une leçon que les Américains doivent tirer des motivations du parti Démocrate au cours de ce spectacle d’horreur de deux ans de Covid, c’est que les « progressistes » sont déterminés à punir, contraindre et persécuter les gens de ce pays, tout en volant autant de leurs richesses que possible, et en conduisant notre culture dans un fossé.

Ainsi, avec l’arrivée d’Omicron comme un test de réalité inattendu, les Démocrates sont peut-être à court de monstres pour terrifier la population. Lorsque le film d’horreur s’achève et que l’écran s’éteint, le public est susceptible de sortir de ce sortilège collectif dans la lumière du soleil d’hiver, en clignant des yeux et en restant bouche bée devant l’épreuve insensée à laquelle il a été soumis. C’est déjà le cas dans un tas de villes bleues dont les patrons Démocrates ont découvert que le désengagement de la police était un pacte de confiance dont ils doivent maintenant répondre.

Beaucoup d’autres questions attendent aussi des réponses, y compris peut-être le sort du Dr Fauci et de ses nombreux co-conspirateurs dans l’opération visant à tuer plus d’un million d’Américains – si l’on tient compte des décès liés au Covid et au « vaccin », sans parler des suicides et des décès dus à la drogue et au désespoir, sans parler des innombrables blessures dont les gens ne se remettront pas. L’excellent livre de Robert F. Kennedy, The Real Anthony Fauci, est un manuel complet pour traduire le Dr Fauci et des dizaines de ses cohortes et complices devant un tribunal.

Comprenez bien : l’épisode du SARs Covid-19 a été un véritable casse-tête du début à la fin. La société occidentale a été emmenée en balade, dépouillée, tuée d’une balle dans la tête et abandonnée dans le coffre d’une voiture sur un tronçon d’autoroute isolé. À l’aube de l’année 2022, des millions d’Américains survivants et déprogrammés risquent de s’inquiéter un peu de ce qui a été fait à notre pays et de qui en est responsable.

En cette veille de Noël, outre le vaillant RFK Jr, nous ne pouvons omettre de remercier certains des autres courageux chercheurs et médecins du pays qui ont sacrifié leur gagne-pain pour lutter à la fois pour la santé des gens et contre les torrents de mauvaise foi et de malhonnêteté déversés contre les habitants de ce pays par leur propre gouvernement et ses légions de propagande. Bravo aux Dr Robert Malone, Dr Peter McCollough, Dr Pierre Kory, Dr Scott Atlas, Dr Chris Martenson, Dr David Martin, Dr Steve Kirsch, Dr Bret Weinstein, Del Bigtree, Alex Berenson, Joe Rogan, Tucker Carlson, Glenn Greenwald, et bien d’autres qui se dressent contre la tyrannie et la coercition.

Correction : dans un texte précédent, le Molnupiravir était considéré comme un inhibiteur de l’ADN polymérase, mais c’est en fait l’action du Paxlovid. Le Molnupiravir est un agoniste nucléosidique. Merci au Dr Eric Zelnick pour son aide.

James Howard Kunstler

Pour lui, les choses sont claires, le monde actuel se termine et un nouveau arrive. Il ne dépend que de nous de le construire ou de le subir mais il faut d’abord faire notre deuil de ces pensées magiques qui font monter les statistiques jusqu’au ciel.

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

Faut-il abandonner les appels téléphoniques ou les vols en avion ?

Par : Wayan

Les compagnies aériennes et les opérateurs de téléphonie mobile se disputent au sujet de la 5G.


Par Moon of Alabama – Le 3 janvier 2021

Au cours du week-end, plusieurs milliers de vols ont été annulés aux États-Unis :

Le cauchemar des voyages pendant les fêtes s’est aggravé le jour de l’an avec plus de 1 700 vols annulés ce dimanche après que plus de 2 700 vols aient été annulés samedi en raison des mauvaises conditions météorologiques et des conséquences du variant Omicron.

 

Le nombre total de vols annulés depuis la veille de Noël s’élève désormais à plus de 14 000, laissant des milliers d’Américains bloqués pendant la période des fêtes.

 

Le chaos de ce dimanche provient des principaux hubs aériens, notamment Chicago et Denver, ainsi que de certaines compagnies aériennes qui se sont retrouvées en manque de personnel à cause du COVID.

 

Afin de lutter contre ces perturbations, les compagnies aériennes affirment qu’elles prennent des mesures pour réduire les annulations.

 

United a proposé de payer les pilotes trois fois plus pour qu’ils reprennent les vols suspendus jusqu’à la mi-janvier. Southwest et d’autres compagnies ont également augmenté les primes pour certains travailleurs.

De nombreux autres vols pourraient être annulés après le 5 janvier. Mais cela n’aura rien à voir avec le Covid, ni avec le mauvais temps. Ce sera plutôt à cause d’une lutte entre deux agences gouvernementales américaines et les industries clientes qu’elles servent.

Il y a deux ans, la Federal Communications Commission (FCC) a mis aux enchères des fréquences radio comprises entre 3,7 et 3,98 gigahertz pour les utiliser dans les réseaux 5G. Les principales sociétés de télécommunications ont payé un total de 78 milliards de dollars pour y avoir accès. Elles commenceront à les utiliser le 5 janvier.

La Federal Aviation Administration (FAA) est très préoccupée par cette situation. Les radars ou radioaltimètres des avions utilisent des fréquences comprises entre 4,2 et 4,4 gigahertz pour déterminer l’altitude d’un avion. Bien qu’ils essaient dans une certaine mesure de filtrer les fréquences voisines, ils peuvent être submergés par de faux signaux si ceux-ci sont émis à haute puissance ou si, par réflexion, ils se dispersent autour de leurs fréquences.

Source : RTCAAgrandir

Les données des altimètres sont utilisées dans de nombreuses alarmes et systèmes automatisés, en particulier dans ceux qui permettent à un avion de fonctionner dans des conditions de visibilité limitée au démarrage et à l’atterrissage.

Source : FAAAgrandir

L’Aerospace Vehicle Systems Institute (AVSI) et la Radio Technical Commission for Aeronautics (RTCA) ont effectué des évaluations indépendantes et ont constaté que les stations de base 5G au sol ainsi que les téléphones 5G à bord d’un avion fonctionnant dans les nouvelles fréquences pourraient bien submerger les filtres des radioaltimètres et conduire à ce qu’ils communiquent mal la distance au sol.

Lorsque cela se produit, les résultats peuvent être mortels :

Le vol 1951 de Turkish Airlines est un vol de passagers qui s’est écrasé lors de son atterrissage à l’aéroport Schiphol d’Amsterdam, aux Pays-Bas, le 25 février 2009. Neuf passagers et membres d’équipage, dont les trois pilotes, ont trouvé la mort.

Le crash a été causé principalement par la réaction automatique de l’avion, qui a été déclenchée par un radioaltimètre défectueux. L’automate a alors réduit la puissance du moteur au ralenti pendant l’approche. L’équipage s’en est aperçu trop tard pour prendre les mesures nécessaires pour augmenter la poussée et récupérer l’avion avant qu’il ne décroche et ne s’écrase.

Les constructeurs d’avions comme Airbus et Boeing et les fabricants d’altimètres comme Garmin ont demandé à la FCC de limiter l’utilisation des fréquences 5G proches des plages de fréquences des altimètres.

La FCC a répondu par la négative :

Les préoccupations de l’industrie aéronautique ont été détaillées par AVSI dans une étude d’octobre 2019. Garmin a cité la recherche d’AVSI dans un dépôt de la FCC cette semaine, affirmant qu’elle montrait que les altimètres « soumis à des sources d’interférences 5G simulées » produisent des données trompeuses sur l’altitude d’un avion, et que ces données incorrectes « ne pourraient pas être détectées par les systèmes critiques de sécurité en aval qui permettent une exploitation sûre des avions dans toutes les conditions météorologiques. »

 

La FCC a estimé que le rapport d’AVSI « ne démontre pas que des interférences nuisibles seraient susceptibles de se produire dans le cadre de scénarios raisonnables (ou même de scénarios raisonnablement « prévisibles » pour utiliser le langage d’AVSI) ».

Pour que la FCC fasse quelque chose, il faut prouver que quelque chose de nuisible est susceptible de se produire dans des scénarios raisonnables.

C’est une bonne approche lorsque le préjudice potentiel est un appel téléphonique interrompu. Mais c’est une mauvaise approche lorsque le dommage potentiel est la chute d’un avion de ligne. La chute d’un avion est ce qui préoccupe la FAA.

Pour obtenir la certification FAA d’un appareil, il faut prouver qu’il est extrêmement improbable qu’un dysfonctionnement et les dommages qui en découlent se produisent.

Ou comme l’écrit la FAA dans une récente consigne de navigabilité :

La FAA a déterminé qu’à l’heure actuelle, aucune information n’a été présentée qui montre que les radioaltimètres ne sont pas susceptibles de subir des interférences causées par les émissions de la bande C autorisées aux États-Unis.

Les approches de la FCC et de la FAA concernant les dommages potentiels sont extrêmement différentes. La FCC dit « montrez-moi que cela peut arriver » alors que la FAA dit « montrez-moi que cela ne peut pas arriver ».

Les lobbyistes du secteur des télécommunications sont engagés du côté de la FCC. Ils ne voient pas le risque pour l’industrie aéronautique. Je les trouve assez malhonnêtes :

Sur la base des hypothèses de modélisation que RTCA et AVSI utilisent, d’autres systèmes, même en l’absence de 5G, interféreraient aujourd’hui avec les altimètres. Par exemple, le radar de la Marine, tel que le radar AN/SPN-43, fonctionne dans des fréquences de bande moyenne à une puissance extrêmement élevée avec des émetteurs au sol pointant vers les avions dans les zones géographiques où les avions américains opèrent. Ces interférences potentielles n’ont toutefois pas posé de problème dans le monde réel.

L’AN/SPN-43 est un radar en bande S qui fonctionne entre 3,5 et 3,7 gigahertz. C’est beaucoup plus éloigné des fréquences de l’altimètre que les nouvelles fréquences 5G. De plus, il n’y a que peu de grands navires équipés de radars AN/SPN-43 dans les environs, alors qu’il y aura des centaines de puissantes stations de base 5G ainsi que des dizaines de milliers de téléphones autour des aéroports et d’autres zones densément peuplées. Ces stations et leurs antennes à orientation de faisceau fonctionneront-elles toutes correctement et respecteront-elles les bonnes fréquences ?

La FAA et l’industrie du transport aérien ne sont pas disposées à l’apprendre à leurs dépens :

Le 23 décembre 2021, la Federal Aviation Administration (FAA) a publié le bulletin spécial d’information sur la navigabilité (SAIB) AIR-21-18, alertant les opérateurs sur la possibilité de restrictions sévères des vols pour assurer la sécurité.

 

Le 7 décembre 2021, la FAA a publié une déclaration sur la 5G qui comprend une consigne de navigabilité (AD) destinée à couvrir tous les avions de la catégorie transport. L’AD exige la révision suivante du manuel de vol de l’avion (AFM) qui interdit les opérations suivantes en présence de possibles interférences 5G :

 

Figure 1 au paragraphe (g)-révision de l’AFM (requise par la CN 2021-23-12)

 

Restrictions de vol liées au radioaltimètre

 

Lors de l’exploitation dans l’espace aérien américain, les opérations suivantes nécessitant un radioaltimètre sont interdites en présence d’interférences à large bande sans fil de la bande C 5G, telles qu’identifiées par NOTAM (des NOTAM seront publiés pour indiquer les aéroports spécifiques où le radioaltimètre n’est pas fiable en raison de la présence d’interférences à large bande sans fil de la bande C 5G) :

  • Système d’atterrissage aux instruments (ILS) Procédures d’approche aux instruments (IAP) SA CAT I, SA CAT II, CAT II et CAT III
  • Procédures de performance de navigation requise (RNP) avec autorisation requise (AR), RNP AR IAP
  • Opérations d’atterrissage automatique
  • Opérations manuelles du système de guidage des commandes de vol jusqu’à l’atterrissage/affichage tête haute (HUD) jusqu’au toucher des roues.
  • Utilisation du système de vision de vol amélioré (EFVS) pour le toucher des roues en vertu du 14 CFR 91.176(a).

Il est également prévu que, selon l’aéronef, la FAA puisse restreindre l’utilisation d’autres systèmes de l’aéronef au moyen d’AD supplémentaires. Les limitations imposées par les AD protègent les opérations en empêchant les dangers les plus critiques de se produire en cas d’interférence de l’altimètre radar.

 

Étant donné que l’interférence de l’altimètre radar est spécifique à un lieu, les restrictions AD seront « activées » par des NOTAM émis pour des lieux et des moments géographiques spécifiques.

 

La FAA a publié l’alerte de sécurité pour les opérateurs 21007 le 23/12/2021, qui décrit certains des autres systèmes d’aéronefs qui peuvent être affectés par les interférences de la bande C 5G sur les altimètres radar, et contient également des exemples d’interférence 5G.

 

À partir du 5 janvier 2022, les fournisseurs de télécommunications activeront les nouvelles fréquences sur leurs stations de base 5G dans 45 grandes villes. S’il y a le moindre soupçon que celles-ci puissent interférer, comme on peut s’y attendre, avec un quelconque radioaltimètre, la FAA bloquera tout trafic de nuit ou à visibilité réduite à destination et en provenance de l’aéroport concerné.

Les lobbyistes de l’aviation soulignent le préjudice potentiel :

Par exemple, si vous voyagez sur la I-495 en traversant l’American Legion Bridge entre la Virginie et le Maryland, vous pouvez voir une grande tour cellulaire à quelques centaines de mètres de la rivière.

 

Lorsque la rivière est visible, c’est la voie de vol préférée vers l’aéroport national Reagan, et elle est également privilégiée par les hélicoptères, dont celui du président.

 

Lorsque la rivière n’est pas visible, comme la nuit ou lors d’une tempête de pluie, les pilotes utilisent toujours la même trajectoire vers l’aéroport, mais doivent se fier à leur radioaltimètre pour maintenir une altitude correcte.

 

Des centaines de vols commerciaux survolent cette tour cellulaire au cours d’une semaine normale, mais si elle commence à produire la puissance prévue pour les signaux 5G, la consigne de navigabilité entrerait en vigueur, ce qui limiterait considérablement les options des pilotes.

 

Les avions pourraient devoir se dérouter vers d’autres aéroports, mais toutes les options à proximité ont leurs propres problèmes potentiels de 5G, ce qui pourrait entraîner de longs détours pour les passagers.

Si l’un des principaux centres de transit aérien est touché, le chaos sera gigantesque et des milliers de vols seront annulés chaque jour. Les compagnies aériennes perdront des milliards.

Mais l’inquiétude n’est pas seulement valable autour des aéroports. Les hélicoptères de secours atterrissent un peu partout et utilisent également des radioaltimètres.

Le week-end dernier, le secrétaire américain aux transports, Pete Buttigieg, et le chef de l’administration fédérale de l’aviation, Steve Dickson, avaient demandé aux fournisseurs de télécommunications de retarder toutes les activations 5G sur les nouvelles fréquences. Ils se sont vus opposer une fin de non-recevoir :

Le secrétaire américain aux Transports, Pete Buttigieg, et le chef de la Federal Aviation Administration, Steve Dickson, avaient demandé vendredi dernier au PDG d’AT&T, John Stankey, et au PDG de Verizon, Hans Vestberg, de retarder le déploiement commercial de deux semaines au maximum.

 

Dans une lettre conjointe, les entreprises de téléphonie mobile ont déclaré dimanche qu’elles ne déploieraient pas la 5G autour des aéroports pendant six mois, mais ont rejeté toute limitation plus large de l’utilisation du spectre de la bande C. Ils ont déclaré que la proposition du ministère des Transports serait « une abdication irresponsable du contrôle opérationnel nécessaire pour déployer des réseaux de communication de classe mondiale et compétitifs au niveau mondial. »

Les compagnies de téléphone pointent du doigt la France où la 5G est restreinte uniquement autour des aéroports mais pas ailleurs. Mais la 5G en France utilise des fréquences différentes et des émetteurs moins puissants. Le Canada, qui utilise les mêmes fréquences que les États-Unis, a restreint leur utilisation autour des aéroports.

Lorsque deux grandes industries et les agences gouvernementales qui les soutiennent entrent en collision avec des milliards de pertes potentielles de part et d’autre, les combats deviennent âpres.

Les compagnies aériennes menacent maintenant d’aller devant les tribunaux pour obtenir une injonction contre l’utilisation des nouvelles fréquences.

Pour ma part, je leur souhaite bonne chance.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

La crise géopolitique version « Nouvelle normalité » approche

Par : Zineb

Dans un ordre mondial qui évolue rapidement, des scénarios qui semblent correspondre à des situations distinctes tombent tous dans la même catégorie : des puissances montantes comme la Chine, la Russie et l’Iran dictent leurs conditions et fixent de nouvelles lignes rouges.


Par Alastair Crooke – Le 17 décembre 2021 – Source Al Mayadeen

Celui qui décide (aujourd’hui) des normes internationales, des protocoles, des paramètres et des règles de ces « transitions » est Celui qui est Souverain ».

– Carl Schmitt, théoricien allemand

La crise ukrainienne s’envenime. Rien de concret pour résoudre les nombreuses contradictions inhérentes n’a été accompli lors du sommet virtuel Biden-Poutine.

Peut-être que cette faible réconciliation apportera une accalmie, mais si c’est le cas, ce ne sera que cela : une brève « pause ». Les « faucons » américains et européens n’ont pas levé le drapeau blanc : l’Ukraine est une arme trop bien adaptée à leurs besoins pour être mise de côté à la légère. Au contraire, la rhétorique contre la Russie ne fait que s’intensifier.

Le rythme du conflit est toujours le même : les tensions montent vers un point culminant apparemment inévitable, puis le souffle retenu est expulsé, et pendant un moment la respiration devient plus facile – jusqu’à ce que la tension reprenne. Et déjà, l’étau se resserre : l’Iran, la Russie et la Chine se préparent à l’éventualité d’un nouveau conflit – et d’une guerre.

L’accent mis récemment sur la crise ukrainienne (et maintenant sur la question du nucléaire iranien) nous détourne toutefois complètement du cœur de la crise géostratégique au sens large : le fait est que nous avons trois – et non une – bombes à retardement, prêtes à exploser. Trois « fronts » ; chacun est distinct, mais étroitement lié aux autres. Ils sont maintenant reliés par des niveaux inconnus d’objectifs stratégiques et de synchronicité : l’Ukraine, Taïwan et l’accord JCPOA chancelant – qui suscite maintenant une angoisse indicible à Tel Aviv, accompagnée de menaces d’action militaire. Comme l’a écrit Ben Caspit, commentateur israélien de premier plan : « Les menaces israéliennes d’une frappe militaire sur les installations nucléaires de l’Iran dans un avenir proche sont apparemment creuses, et les Iraniens le savent ».

Nous avons rarement été témoins d’un paysage stratégique aussi troublant. Le cancer qui le ronge est la question non résolue de l’architecture de sécurité mondiale. Cette question peut sembler abstraite, mais elle ne l’est pas. Il s’agit du droit de la Chine, de la Russie et de l’Iran (et al.) à fixer des lignes rouges pour leurs propres intérêts de sécurité, afin de protéger leur arrière-cour. L’« ordre » dirigé par les États-Unis ne concède pas de lignes rouges à d’autres que leurs alliés immédiats.

En fin de compte, l’ordre existant fondé sur des règles a dépassé sa date de péremption : il n’assure pas la sécurité et ne reflète pas la réalité des équilibres entre les grandes puissances d’aujourd’hui. L’Amérique tente simultanément de maintenir l’ancien ordre à flot, tout en lançant sa grande transformation de l’« ordre » qui laissera l’Occident fixer non seulement les « règles de conduite », mais aussi les normes, les cadres réglementaires, les paramètres et les protocoles technologiques qui régissent la vie dans le monde.

Si vous regardez l’histoire de l’après-Seconde guerre mondiale, vous verrez que le capitalisme mondial néolibéral a réussi à se restructurer en une vision idéologique hégémonique mondiale sans opposition et a largement réussi à neutraliser toute forme d’opposition externe et interne.

La « guerre contre la terreur », la « guerre contre le populisme » et maintenant le déploiement de cette nouvelle forme ouvertement autoritaire de « nouvelle normalité » reflètent un point d’inflexion – car il est reconnu que la vision globale a échoué et qu’elle nécessite désormais une réingénierie radicale en raison de l’évolution du monde, si l’Occident veut survivre en tant que régulateur.

Sur le plan extérieur, l’ordre dirigé par les Américains est confronté à une sorte de « nouveau » monde postérieur à la Seconde Guerre mondiale. Il a une grande portée. À Vienne, l’Iran a simplement énoncé ses « lignes rouges » : pas de discussion sur les missiles balistiques iraniens, pas de discussion sur le rôle régional de l’Iran et pas de gel de l’enrichissement – tant que le mécanisme de levée des sanctions et de garantie de leur non-réapparition ne sera pas convenu.

La position iranienne est presque identique dans sa structure à celle énoncée par la Russie, vis-à-vis des États-Unis, en ce qui concerne l’Ukraine : la demande de Poutine à Washington est que les intérêts et les « lignes rouges » de la Russie soient officiellement reconnus et acceptés, que des accords juridiquement contraignants soient conclus en ce qui concerne la sécurité de la Russie en Europe de l’Est, et l’exigence absolue d’une interdiction de tout nouvel empiétement de l’OTAN à l’Est et d’un veto sur toute infrastructure de l’OTAN exportée vers l’Ukraine. La Chine utilise une formule similaire avec les États-Unis en ce qui concerne Taïwan.

C’est nouveau – comme je l’ai écrit la semaine dernière, en géopolitique, des coïncidences de cette nature ne se produisent pas spontanément. Il est évident que les trois puissances sont coordonnées stratégiquement, politiquement, et probablement aussi militairement. Pour la première fois, d’autres pays dictent à l’Occident les composantes d’une architecture de sécurité ; ils définissent leurs lignes rouges, plutôt que de se faire « dicter » leur manière de se conformer aux lignes rouges idéologiques américaines et occidentales.

Les élites occidentales ont compris depuis un certain temps que l’ancienne vision idéologique d’une convergence du globe vers les – seules – valeurs occidentales n’était plus suffisante pour servir de pilier idéologique unique soutenant la primauté des États-Unis. L’arrivée au pouvoir du président Trump a peut-être été leur « réveil ». Trump était un « populiste » anti-Establishment qui avait réussi à passer outre les systèmes de contrôle pour accéder à la présidence. Atterrés par la présence d’un « outsider » à la Maison Blanche, les quatre années suivantes ont été consacrées à l’éjection de cet intrus.

La réponse de l’Establishment à ce traumatisme a été de concevoir une « mise à jour » logicielle mondiale « obligatoire », destinée précisément à définir les nouvelles « règles du jeu » mondiales, orientées vers les intérêts occidentaux. Cette mise à jour ou Reset deviendrait alors le « système d’exploitation » à partir duquel les « transitions » – santé, changement climatique, technocratie managériale et monétaire – pourraient être extraites de la prérogative parlementaire nationale et confiées à des « collectifs » supra-nationaux d’expertise managériale commerciale et technologique.

Issues d’une vision unitaire (hégémonique) de la convergence mondiale sur les valeurs occidentales, les quatre « transitions » distinctes que sont les précautions en matière de santé, le sauvetage du climat, la promotion des « miracles » de la technologie et l’émission d’argent dissociée de la fiscalité, semblent étonnamment non idéologiques (ce qui est précisément le but recherché), voire utopiques.

En fait, ces transitions ont été repensées pour attirer les jeunes – et les woke. Bien sûr, le « wokisme » a été financé par la grande philanthropie et ses collègues des entreprises pour être le solvant capable d’induire une si grande métamorphose sociétale.

Il a été bien compris dès le départ que toutes ces transitions bouleverseraient les modes de vie humains anciens et profondément enracinés. Et que cela déclencherait inévitablement des dissidences – ce qui explique à la fois l’accent mis sur la jeunesse et les nouvelles formes de « discipline » sociale interne – la « nouvelle normalité » que tous doivent adopter. L’objectif était de synchroniser tous les éléments du nouveau logiciel en un message et une culture singuliers qui supprimeraient toute dissidence interne.

L’objectif idéologique secret qui se « cache » dans ce remaniement « utopique » est aussi simple que ça : « celui qui décide (aujourd’hui) des normes internationales, des protocoles, des paramètres et des règles de ces « transitions » est celui qui est souverain », comme l’a fait remarquer un jour le grand théoricien néo-conservateur Carl Schmitt.

Pour l’instant, les élites au pouvoir lancent les platitudes habituelles à l’encontre de la dissidence des puissances extérieures : « toutes les options sont sur la table », les sanctions paralysantes, la coalition internationale organisée pour isoler et mettre en quarantaine les acteurs (et les États) qui ne se conforment pas, tout comme les critiques intérieurs sont mis en quarantaine et supprimés.

En effet, sans la conformité des puissances concurrentes, le « projet supérieur » consistant à élever ces transitions apparemment « non idéologiques » à une sphère mondiale supranationale – mais avec des normes, des paramètres, des protocoles et des cadres réglementaires imposés par les États-Unis – ne sera pas réalisé – la primauté des États-Unis sera tout simplement abandonnée à la Chine, à la Russie et à d’autres. Il ne sera pas possible de télécharger une mise à jour du logiciel du « Consensus de Washington » lorsque ces trois États (et un puissant axe géopolitique opposé) refuseront tout simplement les « règles » de Biden et établiront les leurs.

L’hiver prochain sera probablement une période critique, car n’importe laquelle de ces trois crises géopolitiques peut exploser à tout moment ; et parce que la classe politique a besoin de cimenter la « nouvelle normalité » en place, afin de pouvoir réduire la pandémie « apocalyptique » bien avant les élections américaines de mi-mandat – élections qui pourraient voir le retour de leur ennemi juré : un Congrès populiste, « l’Amérique rouge ». Mais – écrit Tom Luongo –  » [Nous voyons] des signaux clairs sur les marchés indiquant que Wall St. en a complètement fini avec cette absurdité du COVID-19 et qu’ils est en mesure de le faire savoir au Congrès américain. Le résultat a été la chute la plus rapide du box-office d’une semaine à l’autre que j’aie jamais vue pour un récit du Davos ».

Car, s’ils sont contraints de prolonger d’un an les passes et les obligations vaccinales… « eh bien, même les adeptes de la « Nouvelle Normalité » les plus décérébrés ne continueront pas à y croire ». Ces derniers commencent à voir que les vaccins ne sont pas une « solution miracle » ; ils n’ont pas permis un retour à une vie « normale ».

Nombreux sont ceux qui ont déjà atteint cette limite : ils souhaitent simplement un retour à l’ « ancienne normalité ». Mais ils ne le peuvent pas ; celle-ci n’est pas encore prête à être mise à leur disposition. C’est là que le bât blesse : le projet Reset a été conçu autour de messages idéologiques et culturels synchronisés, précisément dans le but d’éliminer tout sentiment déviationniste qui se fondrait dans (ce qu’ils appellent par mépris) le populisme. (Ce type de synchronisation a porté d’autres noms dans le passé). Mais la discipline et la conformité idéologique totale est le message qu’ils ont retenu de l’expérience Trump. Les plateformes de censure des médias Tech constituent leurs contre-mesures. Ils veulent la conformité, et craignent un « assouplissement » trop précoce – bien qu’ils craignent également la rébellion croissante contre leur tyrannie.

Et donc, la crise approche. Le bouton de la « peur » sera tourné à fond, à la fois contre les non-vaccinés (parce qu’ils craignent la révolte croissante aux États-Unis et la polarisation sociale en Europe), et parce qu’ils craignent que l’Iran, la Russie et la Chine aient déjà échappé à leur emprise.

Alastair Crooke

Traduit par Zineb, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

La Grande-Bretagne veut créer des soldats-golems

Par : hervek

Par Leonid Savin − 28 décembre 2021 − Source Oriental Review

Augmentation humaine – L’aube d’un nouveau paradigme

Assez récemment, le ministère britannique de la Défense, en collaboration avec le ministère fédéral allemand de la Défense, a publié un curieux document. Intitulé « Augmentation humaine – L’aube d’un nouveau paradigme », il porte sur les possibilités d’améliorer technologiquement les capacités humaines pour accroître les fonctions de combat des soldats, et ce n’est pas la première fois que l’armée britannique développe un tel concept. Avant cela, il y a eu la Joint Concept Note (JCN) 1/18, « Le travail en équipe homme-machine » et la JCN 2/17, « L’avenir du commandement et du contrôle ». Le document en question a été élaboré dans le cadre du programme technologique du ministère britannique de la défense intitulé « Tendances stratégiques mondiales : L’avenir commence aujourd’hui et Environnement opérationnel futur 2035 », qui a été lancé en 2018.

Les États-Unis travaillent également sur cette question depuis longtemps. L’idée d’améliorer les capacités humaines à des fins militaires a été abordée dans une étude spéciale préparée pour l’US Air Force dès 1962. La DARPA du Pentagone met en œuvre de tels programmes depuis des années, et c’est devenu la norme pour l’armée américaine, ainsi que pour les entreprises et les scientifiques qui la servent.

En général, on parle de trois types d’augmentation (amélioration) : physique, cognitive et biologique.

L’augmentation physique comprend les prothèses et les dispositifs d’assistance, tels que les exosquelettes, et les capteurs qui ajoutent des fonctions sensorielles. Vient ensuite l’augmentation cognitive, qui peut inclure les interfaces cerveau-ordinateur invasives et les dispositifs de neuro-stimulation qui provoquent directement des changements dans le cerveau (à l’aide d’impulsions électriques, d’aimants et d’ultrasons). Enfin, il y a l’augmentation biologique, qui couvre l’édition de gènes, les médicaments et les nouveaux types de vaccins.

Selon le document, les personnes doivent être considérées comme des « plates-formes » au même titre que les véhicules, les avions et les navires, et ces « plates-formes humaines » comportent trois éléments qui doivent être développés : physique, psychologique et social.

Le document conjoint britannique et allemand définit l’augmentation humaine comme « l’application de la science et des technologies pour améliorer de façon temporaire ou permanente les performances humaines ». Une distinction est ensuite faite entre l’optimisation humaine, qui peut « améliorer les performances humaines jusqu’à la limite du potentiel biologique sans ajouter de nouvelles capacités », et l’amélioration humaine, qui peut amener les gens « au-delà de la limite du potentiel biologique ». Notant que les lunettes de vision nocturne et les jumelles devraient être techniquement incluses dans la définition de l’augmentation humaine, le document indique qu’il se concentrera sur « les implications des nouvelles sciences et technologies qui sont plus étroitement intégrées au corps humain. »

« Nous voulons que les « combattants en temps de guerre » – qu’il s’agisse de cyber-spécialistes, de pilotes de drones ou de soldats d’infanterie – soient plus forts, plus rapides, plus intelligents, plus résilients et plus mobiles pour surmonter l’environnement et l’adversaire. … Au fur et à mesure que la technologie s’est perfectionnée, notre réflexion s’est concentrée sur la machine plutôt que sur la personne, mais cela doit changer si nous voulons être efficaces à l’avenir », indique le document.

Bien qu’il affirme que « [l]es progrès de l’intelligence artificielle, de la robotique et de l’autonomie signifient que la puissance de traitement, la vitesse d’action et l’endurance de l’homme sont rapidement dépassées par les machines », il reconnaît que les machines « ont leurs propres faiblesses ». Il est supposé que les personnes ont « un avantage dans les domaines de la créativité et du jugement », mais le document affirme également que l’amélioration humaine est nécessaire pour tirer davantage profit des avancées dans ces domaines.

« Les gagnants des guerres futures ne seront pas ceux qui disposeront de la technologie la plus avancée, mais ceux qui sauront intégrer le plus efficacement les capacités des personnes et des machines. … L’augmentation humaine représente la partie manquante du puzzle », affirment les auteurs pour justifier leur concept.

Après avoir présenté les bases de l’optimisation humaine, telles que le sommeil, la nutrition et les compléments alimentaires, l’article passe au concept d’« augmentation haut de gamme ». Il décrit et examine quatre « technologies de base de l’augmentation humaine » qui sont cruciales pour l’étude de ce domaine : le génie génétique, la bioinformatique, les interfaces cérébrales et les produits pharmaceutiques. Mais comment exactement tout cela sera-t-il utilisé à des fins militaires ?

Le document fait valoir que le déploiement de la force est de plus en plus mis à mal par la prolifération des armes de précision à longue portée ; la solution consiste donc à utiliser davantage les systèmes sans pilote en conjonction avec des forces terrestres plus légères, plus mobiles et plus polyvalentes. Grâce aux interfaces cérébrales, le personnel pourra « augmenter la puissance de combat qu’il peut mettre en œuvre en le mettant en réseau avec des systèmes autonomes et sans pilote ».

L’utilisation croissante des ordinateurs et de l’intelligence artificielle dans la guerre signifie également que « [l]a charge cognitive du personnel est susceptible d’augmenter, en particulier pour ceux qui participent au commandement et au contrôle. » Il suggère que la « bioinformatique » – l’étude et l’analyse de grands volumes de données biologiques – puisse aider pendant la phase de recrutement en « identifiant les commandants et le personnel ayant les bonnes aptitudes pour les rôles de commandement et de contrôle. »

Le document indique : « Les interfaces cérébrales, les produits pharmaceutiques et la thérapie génique pourraient tous jouer un rôle important dans l’optimisation et l’amélioration des compétences en matière de commandement et de contrôle. À court terme, les interfaces cérébrales non invasives pourraient améliorer les performances en étant utilisées pour surveiller la charge cognitive, développer de meilleurs processus et améliorer la formation. … À plus long terme, les interfaces cérébrales pourraient mettre en réseau les cerveaux au sein d’un quartier général et fournir une image opérationnelle entièrement partagée, améliorant ainsi la qualité et la rapidité de la prise de décision. »

Mais la section la plus importante – le caractère éthique d’une telle application – est superficielle et assez courte.

Elle indique qu’elle n’abordera pas les questions éthiques plus larges de l’augmentation humaine car « elles continuent à juste titre à faire l’objet d’un débat plus large ». Il n’y a que des arguments clairs en faveur de l’utilisation militaire. En particulier, elle déclare que « [l]a défense […] ne peut pas attendre que l’éthique change avant de s’engager dans l’augmentation humaine, nous devons être dans la conversation dès le début pour informer le débat et comprendre comment les points de vue éthiques évoluent. … [N]ous ne pouvons pas supposer que l’augmentation humaine sera automatiquement efficace ou acceptée dans son utilisation prévue, quels que soient ses effets bénéfiques. L’augmentation humaine peut faire l’objet d’une résistance de la part d’éléments de la société qui ne font pas confiance à l’efficacité et au motif de l’augmentation. »

Les soldats Golem

En effet, il y a beaucoup de gens au Royaume-Uni, en Allemagne et dans d’autres pays qui s’opposeront sans aucun doute à une telle « augmentation ». Mais ici, les Britanniques suivent leur propre logique classique, en soulignant que les développements militaires dans ce domaine ne devraient pas attendre le consentement du public ou des débats éthiques, mais devraient être « basés sur les intérêts nationaux en termes de prospérité, de sûreté et de sécurité. »

« L’impératif d’utiliser l’augmentation humaine peut finalement ne pas être dicté par un argument éthique explicite, mais par l’intérêt national. Les pays peuvent avoir besoin de développer l’augmentation humaine ou risquer de céder leur influence, leur prospérité et leur sécurité à ceux qui le font », indique le document.

En outre, les auteurs affirment que « les relations avec l’industrie et les universités seront essentielles pour comprendre comment les technologies émergentes d’augmentation humaine pourraient être réutilisées ou développées pour la défense ». Les auteurs suggèrent un réexamen de la relation entre l’armée et les départements gouvernementaux responsables de la santé et des soins sociaux, et une évolution vers « une relation plus sophistiquée entre le secteur public et le secteur privé. » En d’autres termes, une alliance est justifiée entre les techno-corporations, les scientifiques, le gouvernement et les militaires, tandis que le grand public reste à l’écart, comme si ces questions ne le concernaient pas.

Anticipant l’indignation de la population, les auteurs écrivent : « L’exploitation réussie de l’augmentation humaine exigera de la Défense, et de la société, qu’elle fasse face à des dilemmes éthiques et juridiques inconfortables. Jusqu’à présent, les organisations de défense des démocraties libérales ont adopté une approche attentiste, choisissant de laisser le débat éthique et les développements techniques se dérouler. Cette attitude passive va céder le pas à nos adversaires et faire manquer à la Défense des occasions d’améliorer le bien-être et l’efficacité de nos forces armées. »

Dans une critique du document, Chris Cole écrit : « L’argument, comme le fait ce rapport, selon lequel nous sommes faibles et inefficaces face à des ennemis sophistiqués et mortels est loin d’être nouveau. Il a été utilisé pendant des siècles pour développer et vendre des outils destinés à accroître notre létalité et notre portée afin de projeter une force meurtrière dans le monde entier. Mais il y a une différence qualitative entre équiper un soldat de lunettes de vision nocturne ou d’un fusil à grande puissance et implanter une interface informatique dans le cerveau d’un pilote de drone afin d’augmenter le traitement des données… Et ce, avant d’en arriver à l’idée de l’ingénierie des gènes somatiques pour réduire les seuils de douleur ou augmenter la cognition. »

Si l’on regarde sous la surface, c’est l’humanité elle-même qui est remise en question, car l’« augmentation » humaine se fait sous le couvert de l’élimination de certains défauts afin de devenir plus meurtrier et de mieux exercer la violence organisée. N’est-ce pas là une étrange raison pour « augmenter » les capacités humaines ? Sans parler des religions traditionnelles, qui ne voient dans cette « augmentation » qu’un moyen d’accroître le mal dans le monde.

Leonid Savin

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

Décryptage de la conversation téléphonique Biden-Poutine du 30 décembre 2021

Par : Wayan

Par Gilbert Doctorow − Le 31 décembre 2021 − Source gilbertdoctorow.com

Les informations fournies à la presse par les parties américaine et russe suite à la conversation téléphonique de 50 minutes entre les présidents Poutine et Biden sont très maigres. Cela n’a pas empêché les médias grand public occidentaux comme le New York Times et le Financial Times de publier ce matin des articles de taille normale remplis principalement d’informations générales pour les lecteurs qui dormaient ces dernières semaines. Les quelques déclarations sur la rencontre provenant de sources officielles des deux côtés ont juste été reprises telles quelles dans leurs articles, sans aucune tentative d’interprétation.

C’est donc ce que je vais faire dans les lignes qui suivent : le décryptage par un kremlinologue de ce que nous appelions autrefois « la langue de bois » de la diplomatie et de l’administration.

Commençons par la remarque du FT selon laquelle « l’appel téléphonique entre les dirigeants… a été organisé à la demande de Moscou ». Ils ne vont pas plus loin, mais il convient de mentionner que jusqu’à présent, tous les contacts – appels téléphoniques et sommets en personne ou virtuels entre les deux dirigeants – ont été organisés à la demande de la partie américaine, qui était troublée par l’accumulation de 100 000 soldats russes ou plus à la frontière ukrainienne et supposait qu’une invasion se préparait. Je me demande donc pourquoi la Russie a pris l’initiative cette fois-ci ? Et pourquoi une conversation maintenant, quelques jours seulement avant que les délégations officielles des deux pays ne se rencontrent à Genève. Je vais tenter quelques suppositions.

Tout d’abord, de leur propre point de vue, comme le révèlent les déclarations des participants à l’émission-débat « Soirée avec Vladimir Solovyov » du 28 décembre, que j’ai publiées plus tôt dans la journée, les Russes affirment qu’ils reprennent désormais l’initiative stratégique aux Américains en matière de relations et qu’ils fixeront désormais l’ordre du jour comme ils l’entendent. Je pense que Poutine a voulu discuter de l’Ukraine en tête-à-tête avec Biden bien avant la date prévue de la rencontre à Genève par leurs équipes de négociation. Sachant que les Américains ont l’intention de détourner la discussion de l’ordre du jour russe qui est un retrait de l’OTAN, qu’ils ont montré que l’Ukraine et le contrôle des armements étaient leurs sujets préférés de négociation, Poutine a décidé de retirer du programme au moins une de ces questions.

En effet, depuis plus de six semaines, les médias et le gouvernement des États-Unis battent le tambour au sujet d’une invasion russe attendue en Ukraine, dont le renforcement des forces russes à la frontière serait la préparation. Le FT l’a dûment rapporté aujourd’hui dans le titre de son article sur l’appel téléphonique d’hier : « Les États-Unis répondront de manière ‘décisive’ si la Russie envahit l’Ukraine, avertit Joe Biden à Vladimir Poutine ». Mais tout ce blabla sur les « conséquences » d’une intervention russe attendue en Ukraine n’est qu’une opération de relations publiques destinée aux États-Unis, destinée à donner l’impression que Joe Biden se tient ferme, à le montrer comme un défenseur déterminé de la liberté qui remettra Poutine à sa place, et à nous faire oublier le désastreux retrait américain d’Afghanistan l’été dernier, qui a donné à Joe Biden une image d’incompétence et de lâcheté dans les affaires étrangères.

Que penser de la réponse de Poutine à la menace d’une réponse « décisive » des États-Unis à une invasion ? Nous lisons dans l’article du FT ce qui suit : « Poutine a dit à Biden que des sanctions radicales provoqueraient une ‘rupture complète’ des relations entre les deux pays, […] ajoutant que ce serait une ‘erreur colossale qui pourrait entraîner les conséquences les plus graves’. » Cette même phrase a été utilisée par le NYT au début de son reportage du matin « Un appel entre Biden et Poutine ».

Ni le FT ni le NYT ne se risquent à deviner quelles pourraient être les conséquences d’une contre-action russe, ni ne s’aventurent à dire comment pourrait se dérouler une « rupture complète » des relations. Travaillons sur ce point maintenant.

Je pense que la contre-menace de Poutine d’une rupture complète des relations n’est pas dirigée contre les États-Unis en tant que tels, mais contre l’Europe, et qu’elle est destinée à priver Biden d’une grande partie de l’impact de ses « sanctions d’enfer », comme les a appelées la secrétaire d’État adjointe Victoria Nuland.

Couper toutes les relations avec les États-Unis n’a pas beaucoup d’importance en soi dans les conditions actuelles où les canaux de communication diplomatiques et autres sont déjà réduits au minimum à la suite des vagues de sanctions américaines, des expulsions de diplomates et des saisies de biens diplomatiques russes au cours des cinq dernières années. Quant au commerce, il n’a jamais été très important entre les deux pays, simplement en raison de la structure de leurs économies. Le peu que les États-Unis importent de Russie concerne principalement certaines qualités de pétrole brut que les raffineries du Golfe du Mexique aux États-Unis ne peuvent obtenir ailleurs depuis l’interdiction du pétrole vénézuélien, il y a quelque temps.

La menace d’une coupure totale des relations serait une toute autre affaire pour l’Union européenne, qui serait certainement confrontée à un sacré problème si elle osait imposer des sanctions draconiennes à la Russie dans le cadre d’une action concertée avec les États-Unis. Et la menace de Biden ne tient que si l’UE agit en harmonie avec les États-Unis.

L’Union européenne ne peut pas prendre le risque d’une rupture totale de ses relations avec la Russie, car 30 % du gaz qu’elle consomme provient de Russie, sans parler des autres relations commerciales très étendues qui font de l’UE le premier partenaire commercial de la Russie, et de la Russie un partenaire majeur pour l’Allemagne et plusieurs autres États membres clés de l’UE.

Je dirais que, métaphoriquement parlant, Poutine a touché-coulé les navires de Biden avec ce seul avertissement.

J’attire maintenant l’attention sur une autre phrase intéressante de l’article du FT qui nous ramène à la semaine dernière, lorsque « Poutine … a refusé d’exclure une solution militaire [en Ukraine] et a précédemment averti qu’il avait « toutes sortes » d’options si ses demandes n’étaient pas satisfaites ».

Quelles pourraient être ces « options de toutes sortes » ? Si le personnel du FT à Moscou avait pris la peine d’écouter l’édition du 28 décembre du talk-show « Soirée avec Vladimir Solovyov », il saurait ce que les lecteurs de ma transcription de l’émission publiée plus tôt dans la journée savent maintenant : La Russie envisage de procéder à des frappes chirurgicales contre les infrastructures militaires de l’OTAN qu’elle juge menaçantes pour sa sécurité nationale, et les cibles ne sont pas nécessairement en Ukraine. Pas d’invasion, pas de renversement du gouvernement de Kiev influencé par les nationalistes fascistes, juste des frappes chirurgicales, comme celles qu’Israël, la Turquie et les États-Unis eux-mêmes ont effectuées dans des endroits comme la Syrie et l’Irak ces dernières années, en toute impunité.

Lorsque j’ai entendu cette idée exprimée par Vladimir Solovyov, c’était la première fois qu’une solution aussi ingénieuse était évoquée. J’avais regardé ailleurs en essayant de comprendre le discours de Poutine sur les moyens « militaro-techniques » pour atteindre son objectif politique d’éliminer les menaces existentielles posées par les installations de l’OTAN. J’avais supposé qu’il s’agissait de stationner des sous-marins et des frégates armés de missiles hypersoniques au large des côtes américaines ou de planter encore plus de missiles à Kaliningrad et au Belarus pour menacer les capitales européennes. Mais comment faire comprendre la réalité de la supériorité stratégique russe représentée par ces nouveaux systèmes d’armes sans un exercice similaire au bombardement américain d’Hiroshima, qui a eu lieu dans un contexte de guerre totale ? Si, au contraire, la Russie utilise ses nouvelles armes de frappe de précision contre, disons, ce qui est nominalement une base anti-missile en Roumanie, mais que les Russes considèrent comme étant en fait une base de missiles offensifs dirigée contre eux-mêmes, qui lèvera le petit doigt ? La Roumanie est-elle mieux aimée dans le monde, et même au sein de l’UE, que la Syrie ou l’Irak ? Pas vraiment. S’agirait-il d’un acte de guerre ? Certainement pas. Mais pour éviter tout risque, les Russes pourraient plutôt commencer leur affaire politico-militaire en bombardant les formations de l’OTAN en Ukraine. Lorsqu’ils ont bombardé des unités de l’OTAN en Syrie qui soutenaient des terroristes, les États membres de l’OTAN ont étouffé l’affaire, même si des vies ont été perdues. Il en irait probablement de même pour toute attaque russe en Ukraine qui entraînerait des pertes collatérales en vies humaines.

Ce sont sûrement les arguments que la Russie mettra sur la table en son temps pour obtenir la signature de l’Oncle Sam sur les traités de sécurité qu’elle a présentés à Washington le 17 décembre. Et à ce moment-là, l’establishment politique américain bénira Biden, le pacificateur, et abandonnera tout semblant de résistance.

Gilbert Doctorow

Note du Saker Francophone

Retrouvez une analyse de ce texte sur dedefensa.

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

Des fuites révèlent qu’un vétéran des psyops contre la Syrie a « astroturfé » une influenceuse Youtube pour contrer les critiques des restrictions dues au Covid

Par : Wayan

Astroturf : terme américain. C’est une technique consistant en la simulation d’un mouvement spontané ou populaire pour manipuler l’opinion publique. Elle consiste à donner l’impression d’un sentiment majoritaire pour justifier une prise de position.


Par Kit Klarenberg et Max Blumenthal –  Le 24 décembre 2021 – Source The Grayzone

En recrutant secrètement la populaire influenceuse de YouTube, Abigail Thorn, pour contrer l’opposition croissante aux restrictions Covid du gouvernement britannique, les pros des opérations psychologiques appliquent domestiquement les tactiques qu’ils ont perfectionnées pendant la sale guerre syrienne.

Des documents ayant fait l’objet d’une fuite ont révélé une opération d’influence parrainée par l’État visant à saper les critiques des politiques du gouvernement britannique dans sa lutte contre le coronavirus, en faisant appel à un éminent fondateur de BreadTube, une chaine d’influenceurs « antifascistes » sur YouTube.

Le projet vise à établir le profil psychologique des citoyens britanniques qui s’opposent aux politiques telles que la vaccination obligatoire et les mesures de confinement, puis à exploiter les données pour créer une chaîne YouTube qui présente ces détracteurs comme de dangereux « super diffuseurs » de « désinformation ».

Conçue « pour réduire l’influence des documents pseudo-scientifiques en ligne, en mettant l’accent sur les sentiments « anti-vaxx » liés au coronavirus », l’opération est gérée par la Royal Institution britannique et baptisée « Challenging Pseudoscience ».

Son principal mécène est Charles, le prince de Galles, l’héritier du trône britannique, qui s’est récemment insurgé contre les prétendues « théories du complot » entourant les vaccins COVID-19. L’organisation a reçu en 2020 une importante injection de fonds du Fonds de relance de la culture du gouvernement britannique, destinée à la production de vidéos.

Des fichiers divulgués obtenus par The Grayzone indiquent que la Royal Institution a fait appel aux services de Valent Projects, une société de communication pour le « changement social » fondée par un agent de relations publiques précédemment impliqué dans la campagne du ministère britannique des Affaires étrangères pour un changement de régime violent en Syrie. Valent a également été sponsorisée par l’Agence américaine pour le développement international (USAID), une émanation des services de renseignement américains, pour un projet visant à « enquêter sur la désinformation ».

Le rôle central de Valent dans l’opération met en évidence la tendance des spécialistes de la guerre de l’information à ramener en Occident les techniques qu’ils ont perfectionnées contre des cibles comme le gouvernement syrien, car des gouvernements de plus en plus impopulaires sont confrontés à des masses de citoyens toujours prêts à remettre en question les restrictions dues au coronavirus.

Comme en Syrie, où des entreprises de communication comme Valent ont créé, formé et instrumentalisé des organisations médiatiques pour favoriser les objectifs de changement de régime, elles ont secrètement recruté une célèbre influenceuse britannique sur YouTube pour donner à leur campagne de communication soigneusement calculée une saveur authentique.

Selon des documents internes, Valent a l’intention de concevoir une « campagne de médias sociaux de grande envergure, menée par Abigail Thorn, figure de proue des médias sociaux », la fondatrice de Philosophy Tube. Les recherches de Valent sur les citoyens britanniques qui rejettent la politique officielle sur COVID-19 « seront utilisées pour concevoir une campagne qui utilise la plateforme existante de la YouTubeuse Abigail Thorn pour obtenir un changement cognitif mesurable dans le public cible », indiquent les dossiers.

Phase 2 : La nature exacte de la phase 2 sera déterminée par les résultats de la recherche menée en phase 1. De toutes façons, un certain nombre de caractéristiques et d’objectifs du projet ont déjà été déterminés par la nature du projet et les personnes y participant :
• Appel de masse par une campagne médiatique menée par l’éminente star des médias sociaux, Abigail Thorn
• Cette campagne inclut un appel à l’action permettant d’évaluer l’impact du projet.
• Les résultats et datas de ce projet seront conservés et utilisés pour fournir des modèles basés sur des preuves qui seront utilisés par le grand nombre de personnes qui sont impliquées dans ce projet.

Avec plus d’un million d’abonnés à sa chaîne YouTube et plus de 7 000 contributeurs sur Patreon, Thorn est devenue un véhicule puissant pour toute campagne de communication. Elle est également l’un des principaux membres de BreadTube, un ensemble d’influenceurs de gauche qui a suscité un vif intérêt de la part de l’establishment en raison de sa capacité supposée à « faire éclater les bulles politiques de YouTube pour créer un espace de déradicalisation ».

Si les meilleurs BreadTubers sont surtout connus pour leur utilisation de mèmes et de stratagèmes théâtraux pour contrer les récits de droite, ils consacrent également une énergie intense à attaquer la gauche anti-impérialiste en les traitants de « tankistes » [terme britannique péjoratif pour désigner un communiste pro Staline, NdT] engagés dans une « alliance rouge-brun » secrète avec les extrémistes de droite.

Dans son livre intitulé « BreadTube sert l’impérialisme : examen de la nouvelle marque pseudo-socialiste sur internet », le commentateur socialiste Caleb Maupin compare BreadTube aux « contre-guerilleros » déployés par les services secrets britanniques et américains pour infiltrer et démanteler les forces insurgées, du Kenya à l’Asie du Sud-Est.

BreadTube « parle au nom d’idéaux à consonance de gauche. En réalité, ils sont probablement au service d’une partie de l’élite dirigeante américaine et des agences de renseignement », écrit Maupin.

La relation secrète entre Abigail Thorn de BreadTube, Valent Projects et l’Institut Royal semble valider la thèse de Maupin.

« Je ne suis pas du tout surpris de découvrir qu’il existe des preuves documentées que la famille royale britannique et un entrepreneur du renseignement financent le travail d’Abigail Thorn », a déclaré Maupin à The Grayzone. « Cela correspond à tout ce que j’ai observé sur elle et sur la tendance BreadTube en général. »

Maupin poursuit : « Le ‘socialisme’ de BreadTube n’est pas vraiment du socialisme, il mobilise de jeunes libéraux pour maintenir les éléments dissidents dans le rang. Il s’agit d’assurer la domination des entreprises britanniques et américaines sur la planète en essayant de faire taire ceux qui se mettent en travers de son chemin. »

Les socialistes préférés de l’establishment de la sécurité nationale

Depuis son lancement en 2013, Philosophy Tube, la chaîne YouTube d’Abigail Thorn, compte plus de 7000 fans Patreon payants et bien plus d’un million d’abonnés YouTube. En approfondissant des questions philosophiques et politiques complexes d’une manière très accessible et engageante et en déployant des effets audio et visuels élaborés et artisanaux, elle est devenue une célébrité des médias sociaux. Une longue vidéo produite par la BBC la présente comme « l’une des personnalités transgenres les plus en vue au Royaume-Uni ».

Thorn est l’une des personnalités les plus en vue du collectif d’influenceurs YouTube connu sous le nom de BreadTube. Inspiré par le titre du traité de l’anarchiste Pierre Kropotkine, « La conquête du Pain / Bread », BreadTube propose une interprétation hyper-identitaire et favorable à l’impérialisme du socialisme qui a valu à ses créateurs une promotion enthousiaste de la part de l’establishment.

Le New York Times, par exemple, a publié en 2019 un long portrait d’un jeune homme du nom de Caleb Cain qui serait « tombé dans la propagande de l’extrême droite » sur YouTube. Cain a affirmé avoir été déradicalisé par l’exposition à des vidéos de Thorn et d’autres BreadTubers populaires comme Natalie Wynn de Contrapoints. Pendant l’ère Trump, alors que YouTube, propriété de Google, mettait en place une série de codes d’expression stricts, il a commencé à amplifier les influenceurs de BreadTube grâce à son algorithme.

Parmi les autres figures populaires de BreadTube, citons Vaush, un joueur de jeux vidéo de Beverly Hills, en Californie, nommé Ian Koshinski. Connu pour sa compréhension superficielle du marxisme, ses invectives grossières à l’encontre des partisans de Trump (« soit ils disparaissent soit nous disparaissons tous »), d’athlètes féminines de lycée (« désolée, tu crains, stupide salope ») et du journaliste emprisonné Julian Assange (« je veux qu’Assange meure dans un site noir de la CIA, juste pour provoquer les pires personnes sur Twitter »), celui qui se décrit comme un « socialiste libertaire » a gagné le surnom de « Vaush Limbaugh » auprès de ses détracteurs.

Il y a ensuite Shaun, un BreadTuber britannique dont la récente attaque contre les critiques de l’humoriste politique de gauche, Jimmy Dore, concernant les restrictions gouvernementales dues au Covid fait écho au projet « Challenging Pseudoscience » préparé pour Thorn par des organismes liés au renseignement. Les arguments de Shaun s’appuyaient largement sur les déclarations d’experts officiels et d’organismes gouvernementaux américains comme la FDA et le CDC. Alors que Dore a été limité par les algorithmes de YouTube, la vidéo virale de Shaun semble par contre avoir bénéficié d’un coup de pouce.

« Tous les signes clés de l’infiltration sont là », déclare Caleb Maupin à propos de BreadTube. « Depuis quand les grands médias américains mettent-ils en avant le travail de révolutionnaires marxistes ? Pourquoi des personnes qui semblent si peu familières avec les éléments de base de l’idéologie socialiste sont-elles soudainement élevées au rang d’experts respectés par les algorithmes ? Pourquoi leurs opinions en matière de politique étrangère semblent-elles si proches de celles du Département d’État américain ? Je n’ai eu aucun doute sur le fait qu’ils étaient secrètement soutenus par des entités puissantes ayant des objectifs autres que le renversement du capitalisme. »

Contrairement à certains autres BreadTubers, Thorn apparaît comme aimable et digne de confiance, entretenant un lien personnel avec ses téléspectateurs et publiant régulièrement des notes de remerciement à ses mécènes, en les citant tous par leur nom. Ces qualités ont permis à Philosophy Tube d’obtenir le soutien de bailleurs de fonds publics et privés.

L’attaque par Thorn, en avril 2021, contre le guerrier culturel d’extrême droite Jordan Peterson a été visionné près de deux millions de fois et a été sponsorisé par Curiosity Stream, un service américain de diffusion de médias en continu. La vidéo s’ouvre sur un écran noir révélant le soutien apporté par l’entreprise et affirmant que Thorn fera don de ses honoraires au groupe de campagne féministe Sisters Uncut. La vidéo porte également le logo « promotion payante » de YouTube.

Pourtant, on ne trouve aucun avertissement de ce type, faisant référence au soutien de l’institution royale, sur aucune autre de ses mises en ligne. Et c’est peut-être parce que la campagne Covid est destinée à être secrète.

La campagne Astroturf cherche à obtenir un « changement cognitif mesurable »

L’opération « Challenging Pseudoscience » conçue pour Thorn a été lancée en février 2021 par la journaliste scientifique libérale Angela Saini. Auteur de plusieurs titres de vulgarisation et d’un livre à paraître sur « les origines du patriarcat », elle fait également partie du groupe de travail de la commission Covid-19 de The Lancet sur la diplomatie de la santé mondiale.

Le chef de la commission, Peter Daszak, un zoologiste qui préside l’ONG américaine EcoHealth Alliance, a été contraint de démissionner en juin pour des questions de conflit d’intérêts.

Dans les années qui ont précédé l’épidémie de Covid-19, M. Daszak avait beaucoup travaillé sur les coronavirus des chauves-souris et sur la recherche sur le gain de fonction à l’Institut de virologie de Wuhan. Son organisation a reçu des dizaines de millions de dollars de financement de la part de la Defense Threat Reduction Agency du Pentagone, une division « [qui lutte] contre les armes de destruction massive et les réseaux de menaces improvisées. » En décembre 2019, Daszak avertissait que les coronavirus peuvent « entrer dans les cellules humaines », qu’on peut « les manipuler en laboratoire assez facilement » et qu’« on ne peut pas se vacciner contre eux. »

L’hôte du projet de Saini, le Royal Institute, a été fondé en 1799 par des scientifiques britanniques de l’époque « dans le but d’introduire de nouvelles technologies et d’enseigner la science au grand public ». La noblesse terrienne et la royauté ont toujours occupé les plus hautes sphères de l’institution. Le cousin de la reine Elizabeth II, le maréchal Prince Edward, duc de Kent, en est le président depuis 1976.

Les dossiers indiquent que la Royal Institution a fait appel aux services de Valent Projects, une société de communication « [travaillant] avec des clients au Royaume-Uni et dans le monde entier pour contrer la désinformation et renforcer les liens entre les gens ».

Valent a été fondée par Amil Khan, un ancien journaliste de Reuters et de la BBC qui a officiellement quitté le journalisme « pour aider les bonnes causes à naviguer dans le nouveau paysage de l’information. »

Dès février, Valent Projects proposait un projet « en deux phases » pour « développer une compréhension des moteurs psychologiques derrière l’apparition et la propagation des récits anti-vax. » Il prévoyait d’exploiter ces données « pour développer et tester des réponses de messagerie publique ».

Les conclusions de cette campagne « seront une source d’information pour d’autres programmes de Challenging Pseudoscience… ainsi que d’autres parties prenantes, notamment la communauté scientifique, les gouvernements concernés et les organismes de santé publique ».

Dans la première phase de la campagne, des entretiens en ligne approfondis devaient être menés, ainsi qu’une « recherche ethnographique » afin d’obtenir « une compréhension complète des principaux publics en ligne qui alimentent la désinformation anti-vax autour de la pandémie de coronavirus ».

Valent Projects prévoyait ensuite de « tirer des enseignements » de ces résultats, en développant des « profils d’audience complets » – y compris des « informations démographiques » – afin de concevoir une « campagne de médias sociaux de masse menée par Abigail Thorn, figure éminente des médias sociaux », qui dirige la chaîne en ligne Philosophy Tube.

Valent a indiqué son intention d’exploiter l’importante plateforme de Philosophy Tube pour « obtenir un changement cognitif mesurable [c’est nous qui soulignons] dans le public cible ».

Atteindre les spectateurs visés s’annonce toutefois comme une tâche importante en soi. Valent a noté que la plupart des téléspectateurs de Philosophy Tube sont âgés de 18 à 35 ans, mais que les « recherches existantes » suggéraient que les « consommateurs les plus prolifiques de matériel pseudo-scientifique » avaient plus de 45 ans.

L’entreprise a estimé que « le meilleur sujet pour aborder cette question est probablement le thème de ‘l’expertise’ [sic] ». Comme il se doit, en août 2020, Thorn a mis en ligne une vidéo intitulée « Qui a peur des experts ? ». Mettant en vedette l’humoriste Adam Conover de l’émission populaire « Adam Ruins Everything », cette défense de 45 minutes du consensus scientifique sur le débat sur le VIH/sida est le premier résultat de toute recherche sur le terme « vaccin » sur la chaîne Philosophy Tube.

Les documents divulgués exposent ainsi ce que les détracteurs de BreadTube soupçonnent depuis longtemps : le populaire collectif de médias sociaux a été instrumentalisé par de puissants intérêts ayant des liens avec les agences de renseignement occidentales.

Une guerre de l’information astroturfée qui se cache au grand jour

Les multiples demandes de commentaires adressées par The Grayzone à l’agent d’Abigail Thorn et à Angela Saini sont restées sans réponse.

Interrogé sur Twitter au sujet des fichiers divulgués, le PDG de Valent Projects, Amil Khan, s’est mis en colère, affirmant qu’ils avaient été « obtenus par piratage et ensuite modifiés », à la manière d’une « divulgation classique », et a menacé de poursuites judiciaires le journaliste qui les avait rendus publics.

Khan a ensuite émis une série de tweets visant à limiter les dégâts de cette fuite. Dans l’un d’entre eux, il affirme à tort qu’un co-auteur de cet article publierait son reportage dans des « médias affiliés à l’État russe ».

Pourtant, lorsqu’il a été interrogé sur son accusation de falsification de documents, Khan n’a pas répondu.

Les demandes ultérieures de clarification sur les éléments des documents qui auraient été malicieusement modifiés et sur la manière dont cela a pu se produire sont également restées sans réponse. Mais les preuves de l’existence du projet secret étaient cachées au grand jour.

Par exemple, Valent Projects mentionne la Royal Institution sur son site web en tant que client. Une note d’accompagnement indique qu’elle a « développé et mis en œuvre une campagne de changement de comportement basée sur des données [c’est nous qui soulignons] visant à comprendre et à travailler sur les moteurs psychologiques animant le sentiment anti-vax au Royaume-Uni » pour l’institution.

De même, un message sur la page officielle LinkedIn de la société fait référence à « l’analyse de dizaines de milliers d’utilisateurs de médias sociaux basés au Royaume-Uni publiant/partageant du contenu anti-vax en ligne » qu’elle a menée pour Countering Pseudoscience, qui serait « utilisée pour informer la recherche ethnographique conçue pour comprendre « pourquoi » les gens ont ces opinions ». En d’autres termes, un des points spécifiques décrit dans les documents.

La première étape dans notre analyse de 25.000 posts contenant des messages antivax a donné quelques résultats intéressants :
– Environ 80% « flirtent » avec ce concept sans être des obsédés de la théorie du complot.
Il y a autant de sociaux libéraux de gauche que de conservateurs/extrême droite.
– De toutes façons, plus de la moitié de ceux attirés par les messages antivax sont politiquement agnostiques. C’est à dire ni de droite ni de gauche)et partagerait autant un message d’un député travailliste (Dawn Butler) que de Nigel Farage, un populiste de droite)
– La spiritualité New Age et le développement personnel sont souvent des portes d’entrée dans le monde des complotistes antivax.
Ces résultats proviennent d’un projet que Valent mène pour le compte de Countering Pseudoscience au Royal Institution. Ils seront aussi utilisés dans le cadre de recherches ethnographiques faite pour comprendre « pourquoi » des gens ont ces opinions. Extrait de la page LinkedIn de Valent Projects

De plus, Abigail Thorn était l’invitée d’honneur de l’inauguration de Challenging Pseudoscience en février, « Vaccines : Warriors and Worriers », qui a donné lieu à un débat sur « la façon dont les vaccins fonctionnent, pourquoi les gens sont sceptiques malgré les preuves, et comment la désinformation sur les vaccins se propage en ligne ».

Abigail Thorn, de Philosophie Tube, participe au débat « Vaccines : Warriors and Worriers » de la Royal Institution

Le panel de l’événement comprenait également une immunologiste nommée Zania Stamataki et Marianna Spring, la première « journaliste spécialisée dans la désinformation » de la BBC. Elle a proféré à plusieurs reprises des choses fausses sur l’ampleur des manifestations anti-confinement en 2020 et la nature de leurs participants. Dans le cadre d’une expérience bizarre, elle a en outre personnellement créé de nombreux comptes de « faux trolls » sur diverses plateformes en ligne qui « s’engageaient » dans des contenus « misogynes », prétendument à des fins universitaires.

En mai, Thorn a publié une vidéo caractéristiquement intitulée « Ignorance & Censure » qui abordait le sujet de la « désinformation » et des vaccins. Le mois suivant, Challenging Pseudoscience organisait une table ronde du même nom, intitulée « Désinformation ou Censure ».

Ensuite, le podcast Challenging Pseudoscience, qui vient d’être lancé, a partagé deux débats antérieurs de la Royal Institution – celui mentionné plus haut, « Vaccines, Warriors and worriers » et « Désinformation. Comment la contrer », où est intervenu nul autre qu’Amil Khan. Il ne serait pas du tout surprenant que ce déluge soit le fruit d’un effort coordonné.

Une campagne de propagande de grande envergure, de longue haleine et multiplateforme impliquant de multiples acteurs nécessite des ressources substantielles. Jusqu’en 2020, cependant, la Royal Institution connaissait des difficultés financières malgré son patronage royal et ses administrateurs d’élite.

L’organisation a été contrainte de louer son grand siège du centre de Londres pour des conférences, des fêtes d’entreprise et des mariages. Pour combler un déficit budgétaire de plusieurs millions de livres fin 2015, la Royal Institution a vendu aux enchères de précieuses premières éditions d’ouvrages de Charles Darwin, Isaac Newton et d’autres éminents scientifiques. La vente aux enchères a incité la BBC à se demander si l’organisation n’était pas au bord de l’effondrement.

Mais par miracle, en octobre 2020, l’institution a reçu des centaines de milliers de livres du fonds de relance de la culture du gouvernement britannique, tirés de son budget de 1,57 milliard de livres, « pour l’aider à faire face aux défis de la pandémie de coronavirus et lui assurer un avenir durable ».

Dans un communiqué de presse accompagnant le document, la Royal Institution a indiqué qu’au cours de la pandémie, elle avait « [développé] un programme fructueux de conférences scientifiques hebdomadaires en ligne », diffusé via sa chaîne YouTube « bien établie », qui compte aujourd’hui 1,11 million d’abonnés. L’injection de fonds permettra « d’augmenter le nombre de conférences scientifiques diffusées en direct » organisées par l’organisation et l’aiderait à développer « un nouveau contenu numérique ».

Hamish Falconer, membre du personnel de Valent Projects, a révélé que la « passionnante » campagne de Challenging Pseudoscience a également reçu un « généreux soutien » de la part de l’Open Society Foundation du milliardaire George Soros, proche de la CIA.

Comme l’a rapporté David Ignatius du Washington Post en 1991, Soros est au cœur d’un réseau d’« agents publiques » aidant les services de renseignement américains à réaliser des « coups d’État sans spoliation » contre les anciens États satellites soviétiques.

En juillet 2021, Soros s’est associé à son collègue milliardaire Bill Gates pour acheter un développeur de tests Covid-19 basé au Royaume-Uni pour 41 millions de dollars.

Trois mois plus tard, comme Alex Rubinstein l’a documenté pour The Grayzone, Soros s’est associé à l’oligarque de la technologie Reid Hoffmann pour fonder Good Information Inc, une opération de censure des médias sociaux commercialisée sous l’égide de la « lutte contre la désinformation ».

Hamish est le fils de Charlie Falconer, un vieil ami et ancien colocataire de l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair. Après la victoire électorale de Blair en mai 1997, Falconer senior a été élevé à la Chambre des Lords et a occupé une série de postes gouvernementaux de haut niveau tout au long du mandat de son ami.

En cours de route, il a exercé une « pression énorme » sur le procureur général Lord Goldsmith pour qu’il modifie son point de vue selon lequel l’invasion de l’Irak serait illégale. Son intervention a peut-être joué un rôle décisif dans le déclenchement de cette guerre d’agression.

Le fondateur de Valent « immergé dans des organisations terroristes », a dirigé des opérations psychologiques en Syrie pour des extrémistes armés

L’embauche de Hamish Falconer chez Valent Projects en mars 2021 met en évidence les liens profonds de l’entreprise avec l’appareil de renseignement britannique. À l’époque, il était ostensiblement en congé du ministère britannique des Affaires étrangères.

Khan a vanté l’embauche de Falconer sur LinkedIn, déclarant qu’« il apporte la finalité de l’action à notre travail – expérimenter et innover avec l’influence numérique pour le bien de tous ». Après s’être rencontrés au Pakistan « il y a plus de dix ans », les deux hommes « n’ont pas cessé de se parler et de comparer leurs notes depuis ».

Le curriculum vitae spartiate de M. Falconer, disponible en ligne, ne donne que peu d’informations sur son parcours professionnel. Il ne mentionne qu’un passage au ministère britannique du développement international, suivi d’une interruption de sept mois, avant de rejoindre le ministère des affaires étrangères en tant que « diplomate » jusqu’en août 2020.

Aucun détail n’est donné sur les postes occupés par M. Falconer, ni sur les fonctions qu’il a exercées à un moment donné. Il est diplômé du Maurice R. Greenberg World Fellows Program de l’université de Yale, du nom du fondateur d’AIG qui a failli devenir directeur de la CIA. Le programme de bourses Greenberg identifie et forme les futurs influenceurs potentiels, y compris les futurs putschistes soutenus par les États-Unis. Parmi les anciens boursiers les plus célèbres du programme figure Alexey Navalny, figure de l’opposition russe, actuellement en prison.

Le profil de Falconer dans le programme Greenberg indique qu’« il a dirigé l’équipe de réponse au terrorisme du Foreign Office, les efforts britanniques pour lancer un processus de paix en Afghanistan et a servi au Pakistan et au Sud-Soudan », et a fait un passage à la National Crime Agency, l’équivalent londonien du FBI.

La lutte contre le terrorisme n’est pas du ressort du Foreign Office, mais constitue l’un des « trois principaux domaines d’intervention » du MI6, le service de renseignement extérieur britannique. Ce n’est peut-être qu’une coïncidence si les espions de cette agence se font généralement passer pour des « diplomates » à l’étranger.

En revanche, les activités de Khan entre décembre 2008, date à laquelle il a quitté son poste de « reporter en environnements hostiles » pour la BBC, et octobre 2017, date à laquelle il a rejoint le groupe de réflexion britannique sur la sécurité nationale Chatham House en tant qu’« associé » – la prochaine entrée sur son CV public – peuvent être reconstituées avec beaucoup plus de certitude, mais de manière approximative.

Amil Khan, fondateur de Valent Projects

Un document ayant fait l’objet d’une fuite indique qu’il a croisé Falconer pour la première fois alors qu’il gérait une campagne de propagande sur la lutte contre l’extrémisme violent pour le gouvernement britannique, à Islamabad. Le dossier concerne un effort financé par le Foreign Office pour former des « entités d’opposition syriennes armées et civiles » et les promouvoir auprès de « publics syriens et internationaux » comme une alternative crédible au gouvernement de Bashar al-Assad.

Le projet a été mis en œuvre par ARK, une discrète société de renseignement fondée par Alistair Harris, probablement un agent du MI6, qui a remporté d’innombrables et lucratifs contrats en menant des opérations secrètes de guerre de l’information pour le compte du gouvernement britannique.

Khan était fortement impliqué dans les efforts d’ARK en Syrie. Un autre fichier ayant fait l’objet d’une fuite, décrivant une partie du travail de la société en Syrie, montre qu’elle a supervisé le « changement d’image » de l’Armée syrienne libre, armée par la CIA, afin de la présenter comme une force modérée et laïque, sans lien avec les factions djihadistes extrémistes qui dominaient l’opposition armée. Khan est cité comme l’un des trois agents gérant le bureau des médias du gouvernement parallèle de la Coalition nationale syrienne, contrôlé par Londres par l’intermédiaire d’agences de renseignement comme ARK.

Ce travail a permis à Khan de côtoyer de très près des membres de factions « rebelles » violentes impliquées dans d’horribles crimes contre l’humanité. Le fait qu’il « [ait] apporté un soutien politique et médiatique aux groupes politiques et militaires de l’opposition » en Syrie a été ouvertement confirmé. Un examen interne cinglant de Whitehall sur les opérations de guerre de l’information du Foreign Office dans le pays a conclu qu’elles étaient « mal planifiées, probablement illégales et ont coûté des vies ».

Ce n’était pas la première fois que Khan se trouvait en telle compagnie. À un moment donné après avoir quitté ARK en août 2014, il a rejoint InCoStrat, un autre contractant qui a mené des opérations psychologiques déstabilisantes au nom du gouvernement britannique tout au long de la crise syrienne. InCoStrat a fourni un « soutien en matière de communication stratégique » à divers groupes armés sur le terrain, notamment à la milice Jaysh al-Islam, notoirement brutale et soutenue par les Saoudiens.

Khan a également joué un rôle central dans cette initiative douteuse. Dans un document décrivant sa capacité à « [développer] des contacts dans les États arabophones touchés par des conflits », InCoStrat se vante de la façon dont, « dans sa précédente carrière de journaliste », Khan « a établi des relations avec des organisations terroristes au Royaume-Uni et au Moyen-Orient et s’y est intégré », ce qui lui a permis d’acquérir « une connaissance unique de leurs récits, méthodes de communication, processus de recrutement et gestion des réseaux ».

InCoStrat a été fondée par Emma Winberg, ancienne responsable politique du Foreign Office, et Paul Tilley, agent des services de renseignement militaire britanniques, ancien directeur des communications stratégiques du ministère de la défense britannique au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Winberg est partie rejoindre Mayday Rescue, l’organisation caritative mère du groupe humanitaire frauduleux connu sous le nom de Casques blancs. Elle a ensuite épousé son fondateur, James Le Mesurier, qui est mort dans des circonstances mystérieuses en 2019 après que des révélations accablantes de corruption financière ont été mises au jour.

Un vaste paysage d’opérations de propagande sur le Covid, soutenues par l’État

Il est probable que le projet « Countering Pseudoscience » ne soit qu’une partie d’un plus vaste plan d’astroturfing en ligne visant à restaurer la chancelante confiance du public dans la politique Covid des autorités.

Valent Projects a également travaillé pour l’Institute for Strategic Dialogue, un groupe de réflexion néoconservateur, en effectuant des recherches sur « les acteurs violents utilisant le « dark web » pour mobiliser des recrues et menacer des personnalités publiques en Europe ». Cette initiative visait probablement aussi à contrer l’opposition au confinement.

En avril 2020, Khan a participé à une table ronde organisée par l’organisation, intitulée « Contrer la désinformation en période de Covid19″.

Début décembre, l’Institut a publié un bref rapport intitulé « Entre conspiration et extrémisme : une menace COVID à long terme ? », qui tentait de présenter la « radicalisation » des manifestants anti-confinement comme une menace terroriste. On ignore quelle a été la contribution de Khan à cette publication.

Valent Projects n’est qu’une des nombreuses sociétés qui ont ramené chez elles des techniques d’opérations psychologiques perfectionnées en Syrie et sur d’autres théâtres de guerre de l’information occidentaux, comme des soldats revenant des champs de bataille et commercialisant leurs compétences de tueurs auprès de sociétés privées de sécurité et de renseignement. Et Abigail Thorn n’est qu’une YouTubeuse parmi d’autres, à une époque où l’État britannique est connu pour recruter clandestinement des personnalités numériques pour servir ses intérêts dans le monde entier.

Par exemple, le contractant du Foreign Office, Zinc Network, entretient un réseau clandestin d’influenceurs russophones sur les médias sociaux de toute l’ex-Union soviétique, afin de promouvoir « l’intégrité des médias, les valeurs démocratiques [et] les questions sociales complexes », une campagne si intensive que ses relations avec ces personnes nécessitent une « gestion quotidienne ». Cet escadron de guerriers psychologiques sous couverture est soutenu par une « équipe interne de producteurs, de chercheurs et de stratèges russophones dans le domaine du numérique », équipe basée à Londres, qui les aide à créer, éditer et promouvoir leurs productions.

Par coïncidence, Zinc s’est engagé dans des efforts depuis le début de la pandémie pour concocter un lien entre les activités extrémistes et les opinions contre le confinement et l’hésitation face aux vaccins. Il a également publié des recherches sur la meilleure façon de commercialiser une application de test et de traçage auprès des citoyens britanniques, « dans le cadre d’un projet de recherche plus large sur la compréhension et le soutien du public à l’intelligence artificielle ».

Il est tout simplement incroyable que des opérations similaires n’aient pas été promulguées ailleurs dans le monde, ou que ce phénomène soit exclusif au Royaume-Uni. [Il semble bien que les mêmes initiatives soient prises en France, NdT]. De plus, il est impossible de savoir si la prochaine vidéo virale qui s’opposera à la dissidence de la base à l’égard d’un récit officiel est de la propagande d’État ou quasi-étatique, habilement conçue pour induire un « changement cognitif » chez les spectateurs, dans lequel la star du spectacle en ligne est effectivement un agent des services de renseignement qui débite un script élaboré par des espions professionnels.

Kit Klarenberg et Max Blumenthal

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

Les jeunes se tournent vers le collectivisme en raison de ces disparités psychologiques

Par : hervek

Les Américains changent-ils avec leur temps, le temps change-t-il avec les Américains, ou bien rien n’a-t-il vraiment changé au cours du siècle dernier ?


Par Brandon Smith − Le 9 décembre 2021 − Source Alt-Market

Avant de nous plonger dans cette discussion, il est important de comprendre une chose avant tout : il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Chaque « nouveau » mouvement politique ou bouleversement culturel s’est produit un millier de fois ou plus par le passé. Chaque « nouvelle » forme de gouvernance n’est qu’une version remaniée d’un système qui l’a précédée. Toute « nouvelle » structure économique n’est que l’une des quelques méthodologies commerciales préexistantes qui se répètent sans cesse. Chaque « nouvelle » révolution et rébellion est une lutte pour les mêmes objectifs fondamentaux contre les mêmes ennemis persistants qui ont toujours existé depuis l’aube de la civilisation. Toute l’histoire humaine peut être condensée en quelques différences, désirs, valeurs et ambitions fondamentales et irréconciliables.

Ce cycle d’événements est une sorte de fourneau historique où se forgent les peuples et les nations. La plupart traversent la vie sans se douter du tourbillon ; ils pensent que les choses qui leur arrivent sont uniques et sans précédent. Peut-être que si les êtres humains vivaient plus longtemps, ils se rendraient compte de la fréquence de ces conflits et verraient la répétition avec moins de panique.

Ceux que l’on appelle les « privés de droits » se sentent submergés par les marées et complètement dépourvus d’influence sur l’avenir. Ensuite, il y a ceux qui ont la possibilité de voir l’histoire se dérouler. Il y a ceux qui essaient de la contrôler et de l’utiliser à leur avantage. Il y a ceux qui essaient désespérément d’y échapper, même au prix de la raison et de la pensée. Et il y a ceux qui prennent des mesures vraiment individuelles et font l’histoire plutôt que d’être simplement pris dans l’histoire.

Aucun d’entre nous ne sait vraiment quelle voie il choisira jusqu’à ce qu’il soit confronté à un moment décisif, et aucun d’entre nous ne sait quand ce moment arrivera. Je sais que cela semble fou, mais vivre à une époque intéressante n’est pas une malédiction, c’est une bénédiction. Bien sûr, tout le monde ne ressent pas cela…

Le collectivisme cible les jeunes pour une bonne raison

Comme les grands médias se plaisent à nous le rappeler, un grand pourcentage d’adolescents et de jeunes adultes se tournent aujourd’hui vers des systèmes collectivistes comme le socialisme pour se protéger de ce qu’ils considèrent comme une époque cruelle et injuste, inhospitalière pour leur prospérité et leur sécurité émotionnelle. Ils ont l’impression que les générations qui les ont précédés ont fait le plein et ont siphonné toutes les richesses que ce pays a à offrir et qu’il ne leur reste plus rien. Dans certains cas, ils ont raison, dans d’autres, ils ont été habilement trompés.

C’est vrai les gars, c’est un retour à la bataille épique entre les jeunes inexpérimentés et naïfs qui hériteront un jour de la Terre, et les « boomers » égoïstes et obstinés qui l’ont soi-disant ruinée pour eux. Une bataille non seulement de classes, mais aussi de générations ; rien de nouveau sous le soleil, comme cela a toujours été le cas.

D’après les sondages des grands médias, on observe depuis quelques années un glissement agressif des jeunes vers des concepts américains traditionnels tels que le libre marché (ce que les gauchistes appellent le « capitalisme ») et l’individualisme, et vers le doux parfum sucré du socialisme enrobé de bonbons. Ce qui est étrange, c’est que de nombreux millenials et enfants de la génération Z se méfient du gouvernement plus que toute autre génération qui les a précédés de mémoire récente. Pourtant, plus de la moitié d’entre eux pensent en fait que le socialisme (gros gouvernement) est une « rébellion » contre l’influence corrompue et intrusive du gouvernement. Oui, comment ont-ils pu arriver à cette conclusion ? C’est bizarre.

Il y a beaucoup de théories très perspicaces sur les raisons de ce phénomène. Certains prétendent que les écoles et les universités publiques sont devenues subversivement communistes et idéologiques, et que les générations récentes ont été exposées à des niveaux croissants d’endoctrinement. C’est vrai, les preuves sont indéniables et la propagande émanant des écoles publiques est si radioactive qu’elle donne le cancer au pays.

Cependant, cette théorie ne tient pas compte du fait que les jeunes sont ciblés par le culturalisme collectiviste pour une raison précise : ils sont déjà très sensibles au récit. Certaines personnes et certains groupes sont psychologiquement plus enclins à adopter des valeurs particulières et à adopter des solutions particulières.

Les jeunes ont tendance à pencher davantage vers la mentalité collectiviste, et les élitistes derrière le rideau encouragent et exploitent ce trait social existant. Ils ne créent pas ces divisions de toutes pièces, les divisions existent déjà dans la société et ils en profitent. C’est le grand secret que très peu d’analystes veulent reconnaître.

Qui est à blâmer ?

Pour être juste, les générations plus âgées n’ont pas beaucoup aidé la situation. Il aurait été préférable que la lutte contre le globalisme, le collectivisme, etc. soit menée et terminée il y a des décennies. Il y a eu beaucoup de faux départs. Sur le plan économique, les Américains plus âgés n’ont pas fait grand-chose pour mettre un terme aux dépenses publiques et à l’impression de monnaie de la Réserve fédérale, et nous assistons aujourd’hui à une crise stagflationniste à laquelle les jeunes sont mal équipés pour survivre. Il existe de nombreux conforts que les baby-boomers tenaient pour acquis, tels que le pouvoir d’achat accru du dollar et la facilité d’accession à la propriété, et ce sont des conforts que les nouvelles générations ne connaîtront probablement pas.

Mais là encore, accuser l’apathie des « baby-boomers » d’être les seuls responsables du déclin économique des États-Unis est une déviation de la part des jeunes socialistes. Soyons réalistes : la grande majorité des mesures de relance ont été prises par la Fed entre 2008 et aujourd’hui. Les millennials sont plus qu’assez âgés pour en assumer une partie de la responsabilité. La banque centrale et le gouvernement ont créé plus de dette nationale et de stimulus inflationniste au cours de la dernière décennie que toutes les 235 années précédentes de l’existence de notre pays réunies. La plupart des jeunes Américains n’ont pas bougé et ont regardé ce qui se passait, tout comme les baby-boomers.

De plus, accuser les baby-boomers d’avoir manqué à leur devoir pour ne pas s’être lancés dans une révolution contre le pouvoir en place suppose que cela n’a jamais été leur tâche. C’est un peu comme reprocher aux parents ou aux grands-parents des Pères fondateurs de ne pas avoir rompu plus tôt avec l’Angleterre. Peut-être qu’il n’y avait pas encore assez d’élan ? Peut-être que la tâche a été laissée à l’ère des fondateurs pour une raison. Peut-être que ces choses font partie d’un cycle (comme mentionné ci-dessus) et peut-être qu’un compte rendu de notre situation actuelle n’était pas possible jusqu’à aujourd’hui ? Comme je l’ai dit, nous ne pouvons pas choisir l’époque dans laquelle nous vivons, et les moments où la tyrannie ou la rébellion sont décidées sont fugaces dans l’histoire.

Désolé, les enfants, mais quelqu’un doit devenir adulte pendant ces moments de malaise et ce lot vous revient. Malheureusement, certains d’entre vous soutiendront désormais le système corrompu au lieu de le combattre et nous nous retrouverons à contre-courant.

Les faiblesses psychologiques exploitables des jeunes

La question qui se pose à nouveau est la suivante : pourquoi sommes-nous dans des camps opposés ? Pourquoi environ deux tiers des jeunes font-ils confiance au grand gouvernement alors qu’ils constituent la génération censée être la plus méfiante à son égard ? Qu’est-ce qui se passe avec les jeunes, le socialisme et le collectivisme ?

Certes, les mouvements collectivistes aiment se présenter comme « révolutionnaires » et luttant pour les « laissés-pour-compte ». Et généralement, ils sont marginaux dans leur présence sociale et semblent être d’origine populaire lorsqu’ils commencent. La clé pour savoir si un mouvement est réel ou s’il s’agit d’une farce contrôlée est de voir qui met son argent derrière lui.

Il n’est pas surprenant pour la plupart des conservateurs que la gauche politique bénéficie d’un flux d’argent ininterrompu de la part des institutions mondialistes et des entreprises qui la soutiennent. Après tout, c’est nous que ces enfants sont encouragés à détruire, car nous sommes réellement en opposition avec le système (à l’exception d’une poignée d’élites du GOP qui ne sont conservatrices que dans la rhétorique).

Les groupes de justice sociale trouvent des alliés enthousiastes parmi les méga-riches, ceux-là mêmes que la gauche prétend vouloir détrôner. BLM et d’autres organisations gauchistes ont reçu des centaines de millions de dollars d’aide de la Fondation Ford, de la Fondation Rockefeller, de George Soros et de sa Fondation Open Society, etc. Ce n’est pas une « théorie » du complot, c’est une réalité ouvertement admise.

Les universités, en particulier, sont depuis longtemps un terrain de préparation pour les élites, et il est important de se rappeler que de nombreux gauchistes sont amadoués et manipulés par les gardiens pour devenir des militants en colère. Cela ne signifie pas qu’ils ne sont pas responsables de leurs actes. Cela nous amène à la psychologie de la jeune génération d’aujourd’hui et à la raison pour laquelle elle est si souvent la cible des collectivistes.

La psychologie vulnérable des jeunes

Les mouvements collectivistes s’associent à des causes empathiques et de nombreux jeunes tirent des conclusions politiques fondées sur l’émotion et l’empathie. C’est logique : la plupart des jeunes Américains accordent une importance primordiale à l’empathie et à la charité, car ils ne sont sur Terre que depuis peu de temps. Ils ont prospéré pendant la majeure partie de leur brève existence grâce à la charité et au soutien d’autres personnes (comme leurs parents). Ils entrent dans le monde des adultes en se demandant pourquoi le soutien collectif et la charité centralisée ne sont pas là pour les attendre. C’est le seul système de survie qu’ils aient jamais connu, et maintenant le monde exige qu’ils se tiennent sur leurs deux pieds et fassent leur chemin seuls.

La solution la plus courante est d’aller à l’université et de s’endetter. Au cours des 10 à 15 dernières années, l’université est devenue pour la plupart des gens un moyen d’échapper au monde réel pendant quelques années de plus. Un grand nombre d’entre eux choisissent des filières inutiles et paient des dizaines de milliers de dollars pour des diplômes qui n’ont aucune valeur pour un employeur. À la fin de l’université, le plan d’évasion prend fin et la réalité les attend à nouveau, mais ils ont maintenant une dette moyenne de 30 000 dollars qui pèse sur leur cou comme un boulet.

C’est pourquoi le nombre de jeunes qui vivent chez leurs parents jusqu’à l’âge de 20 ou 30 ans a explosé ces dernières années pour atteindre 52 %. Lorsque maman et papa ne sont plus les principaux moyens de subsistance, ils cherchent un substitut, et le gouvernement semble être un remplacement tentant.

C’est en partie la faute des parents hélicoptères qui ont passé la majeure partie de la vie de leurs enfants à essayer de les protéger de toute responsabilité ou conséquence. Ils ont laissé des essaims de ces enfants complètement non préparés aux dures leçons du monde adulte. Le fait est que l’enfance se termine, que la dépendance se termine, et que vous devrez être capable de fonctionner sans aide constante ou vous ressentirez la douleur de l’échec. C’est ainsi que le monde fonctionne et qu’il fonctionnera toujours. Le socialisme/communisme et le mondialisme/collectivisme promettent tous que, dans le cadre de leur nouveau système, vous pourrez rester un enfant pour le reste de votre vie, pris en charge à jamais par le gouvernement. C’est un mensonge.

Les systèmes collectivistes ont l’habitude de rendre la plupart des gens égaux, en ce sens que nous sommes tous rendus aussi pauvres et aussi démunis. La vision utopique d’un monde sans travail ni souci a toujours un prix caché. Le sacrifice de la liberté personnelle est le prix à payer et si certains ne voient pas cela comme une mauvaise chose, la plupart d’entre eux ne sont pas encore assez âgés pour comprendre ce qu’ils perdent.

Un problème plus spécifique aux Millennials et à la Génération Z est qu’ils ont des attentes extraordinairement élevées mais extrêmement peu d’initiative et d’ambition. Lorsque, sondage après sondage, le premier emploi rêvé des jeunes est « YouTuber » ou « Influenceur », vous savez que notre société est en difficulté. L’attente est que le travail sera toujours minimal alors que l’argent sera toujours abondant et la célébrité inévitable. Les médias sociaux sont construits sur ce même récit, et le nombre de « followers » qu’une personne a sur les médias sociaux est traité comme une monnaie ; les abonnés et les followers sont la nouvelle mesure du succès individuel, même si cette personne n’a rien accompli d’autre dans sa vie.

Imaginez que vous ayez cette mentalité en tête et que vous soyez soudain confronté à la dure réalité du monde du travail de 9h à 17h ? Vous allez être furieux lorsque vous réaliserez à quel point il faut lutter et se sentir mal à l’aise pour payer le loyer et manger.

Les zennials pensent que les personnes plus âgées n’ont pas eu à passer par là, mais ils sont mal informés. Nous avons presque TOUS lutté dans la vingtaine pour arriver à quelque chose dans la vie. La plupart d’entre nous ont vécu d’un salaire à l’autre au cours de leurs premières années. Une fois que vous entrez dans l’âge adulte, il faut parfois plusieurs décennies pour accumuler une certaine richesse ou réussite, mais les jeunes d’aujourd’hui sont totalement impatients et réclament des raccourcis. Lorsqu’ils se rendent compte qu’il n’y a pas de raccourcis, ils ont le sentiment d’avoir été lésés.

Il y a une prise de conscience que l’on ne peut faire qu’avec l’expérience et la douleur, et c’est celle-ci : La vie n’est pas une violation de notre confort. La vie n’est pas quelque chose qui nous est « fait ». La vie est injuste pour une raison : elle est un test de qui nous sommes et de qui nous pourrions devenir. La vie est un test implacable.

Les gardiens collectivistes racontent des histoires fantastiques sur un avenir dépourvu d’inconfort et de responsabilité. Tout ce que vous avez à faire est de renoncer à toutes vos libertés et la récompense sera une enfance perpétuelle. Cela a l’air bien, mais c’est tout à fait diabolique dans sa conception. Infantiliser une société est le premier pas vers l’asservissement d’une société. Être dépendant du gouvernement signifie donner un contrôle total au gouvernement ; le gouvernement devient le parent, et tous les parents n’aiment pas leurs enfants.

Le grand gouvernement et le collectivisme sont également des armes enivrantes. Tout comme l’« Anneau Unique » dans le Seigneur des Anneaux, beaucoup de gens pensent qu’ils peuvent l’utiliser pour le bien, mais le pouvoir des grands gouvernements finit par corrompre tout le monde. Aujourd’hui, de nombreuses personnes de la gauche politique se complaisent dans le côté obscur de ce pouvoir. Ils aiment l’intimidation de la foule, et ils aiment que les entreprises et les politiciens les aident à détruire leurs ennemis.

Toute justice sociale est construite sur la notion que l’attente d’une amélioration est une forme de sectarisme. Voir le mérite comme une mesure de la valeur d’une personne est jugé horrible. Dans une méritocratie, ces personnes n’ont aucun pouvoir, mais dans un monde d’« équité » où les gens sont en compétition pour savoir qui est le plus brisé et le plus opprimé, le pouvoir va à ceux qui peuvent obtenir le plus d’aides et de traitements spéciaux.

Ensuite, il y a des gens qui sont tout simplement narcissiques et sociopathes, et ce sont des traits de caractère qui sont très valorisés dans la culture des médias sociaux et dans les régimes collectivistes. Dans le nouveau monde, il y aura deux types de personnes qui seront autorisées à réussir : Les personnes qui prouvent leur statut de victime et les personnes qui n’ont aucune conscience. Si vous n’avez pas de points de justice sociale déterminants pour vous aider à grimper sur le totem de la diversité, vous serez coincé, à moins que vous ne soyez prêt à faire presque n’importe quel mal pour avancer. Et peut-être que cela a toujours été l’objectif de l’establishment : amener notre culture à un endroit où le mal est l’option la plus acceptable.

Pour être clair, il y a des millions de jeunes Américains qui ne sont PAS à bord du programme collectiviste, mais plus la dynamique actuelle se poursuit, plus il sera difficile d’inverser les dommages déjà causés par le système. Quelque chose va devoir changer très bientôt et plutôt violemment. Tant que les jeunes seront exploités par leur peur d’entrer dans un monde basé sur le mérite, la tyrannie collectiviste ne fera que croître.

Brandon Smith

Traduit par Hervé pour le Saker Francophone

Lettre ouverte d’un médecin français « suspendu » aux Conseils de l’Ordre des Médecins

Par : Zineb

Au Dr BOUET Patrick, Président du Conseil National de l’Ordre des Médecins, 4, rue Léon Jost, 75855 PARIS Cedex 17

Dr DEVYS Pierre-Yves, Président du Conseil Régional Ile-de-France de l’Ordre des Médecins, 9, rue Borromée, 75015 PARIS

Dr THERON Patrick, 4, rue Octave du Mesnil, 94000 CRETEIL

 

Le 18/12/2021

Messieurs et chers confrères : rendons-la médecine aux médecins

Messieurs et chers confrères,

Je vous adresse cette lettre ouverte pour vous exhorter à réagir face à l’incurie gouvernementale. Cette mascarade de politique prétendument sanitaire que nous, français, vivons n’a que trop duré et je pense que le conseil national de l’Ordre des Médecins a toute sa place pour rappeler à l’Etat le rôle du médecin.

Je tiens tout d’abord à vous rappeler vos devoirs envers les médecins. Vous avez pour mission de « défendre l’indépendance et l’honneur de la profession médicale auprès de l’ensemble de la société française ». Vous êtes les « garant[s] de la relation médecin-patient ».

Depuis la loi honteuse du 5 août 2021, vous acceptez que l’agence régionale de santé outrepasse ses fonctions et soumette les médecins libéraux. Pourquoi acceptez-vous que cette entité administrative boursouflée interdise aux médecins d’exercer ?

L’Etat français s’est arrogé, en opposition complète avec le serment d’Hippocrate, la déclaration de Genève de 1948, l’article 36 du code de déontologie médicale, les articles R4127-36 et L1122-1 du code de santé publique, l’article 16-1 du Code civil français, le code de Nuremberg de 1947, l’article 25 de la déclaration d’Helsinki de 1996, les articles 5 et 16 de la convention d’Oviedo sur les Droits de l’Homme et la biomédecine de 1997, l’article L1111-4 de la loi Kouchner de 2002, l’arrêt Salvetti de 2002, l’article 3 de la directive européenne 2001/20/CE, le droit d’imposer lâchement un traitement expérimental à base d’ARN messager au peuple français.

Un confrère du conseil m’a obligeamment indiqué en août dernier qu’il était de son devoir de me convaincre d’accepter cette « vaccination ». Je vous rappelle qu’en vertu des textes de lois cités et en tant que personne majeure, non soumise à tutelle ou curatelle, j’ai le droit de décider de mon intérêt à participer ou non à des essais de phase 3 dont la fin est prévue le 27 octobre 2022 pour le laboratoire Moderna et le 15 mai 2023 pour le laboratoire Pfizer. Si l’Etat français me refuse ce droit, pourquoi m’a-t-il donc donné des diplômes de docteur en médecine et de spécialiste en dermatologie et vénéréologie en 2016 et m’a donc par ce biais autorisé à prendre des décisions pour la santé de mes patients ? Serais-je devenue, sans que personne ne m’en ait informé, une mineure perpétuelle ?

La situation est grave car le gouvernement actuel, qui n’a pas conscience des limites de son pouvoir, cherche à nous retirer, à nous, médecins, notre capacité de décider des traitements que nous administrons à nos patients. Il a également émis une liste limitative des contre-indications à l’injection d’ARN messager. Cela signifie-t-il que les médecins n’ont plus de légitimité à faire valoir leur art et leur expérience ?

Un médecin a-t-il le droit d’injecter un traitement expérimental à une personne alors même qu’il a conscience que le consentement de cette personne a pu lui être extorqué par l’Etat ? Notre serment d’Hippocrate ne nous enjoint-il pas à ne pas exploiter « [notre] pouvoir hérité des circonstances pour forcer les consciences » ? Qu’en est-il alors des corps ? Le médecin aurait maintenant le droit de forcer les corps ? Jamais vous ne me convaincrez de cette ineptie.

Alors que les pouvoirs législatif, judiciaire, médiatique ont laissé l’hubris présidentielle se déchaîner et l’ont même parfois encouragée, je pense que le médecin, conscient qu’il est des limites de son art, doit affirmer le principe de sacralité du corps humain.

Sommes-nous encore des médecins si nous acceptons d’être les instruments de cet Etat ? N’avez-vous pas conscience que l’Etat veut faire des médecins des techniciens médicaux sans âme ?

Avez-vous conscience que le gouvernement qui utilise actuellement l’autorité des médecins pour imposer des restrictions de tous ordres utilisera demain, dès que le vent tournera, les médecins comme boucs-émissaires ?

Je pense que nous risquons de perdre définitivement la confiance des Français.

Nous avons collectivement montré notre refus de traiter dans les meilleurs délais les personnes atteintes de la maladie à SARS-CoV-2.

Nous avons abandonné les patients non atteints de la maladie à SARS-CoV-2.

Nous nous sommes réfugiés derrière nos écrans, avec la téléconsultation, alors même qu’une nouvelle maladie inconnue était à définir.

Nous avons montré notre incapacité à nous opposer au viol du consentement des Français.

Nous avons montré notre incapacité à évaluer correctement les bénéfices et les risques de l’injection d’ARN messager.

Nous avons montré notre mépris du principe de précaution, notamment pour les enfants, les adolescents et les femmes enceintes alors même que l’histoire de notre discipline regorge d’exemples sordides incitant à la prudence.

Nous avons montré notre incapacité à rapporter efficacement les effets indésirables de l’injection d’ARN messager aux services de pharmacovigilance.

Nous avons montré notre incapacité à défendre les infirmières, les aides-soignantes et tous les autres soignants.

Quel exemple donnons-nous aux jeunes étudiants en médecine ?

Que ferons-nous demain quand l’étendue des complications de l’injection d’ARN messager sur les enfants, les adolescents, les jeunes adultes, les personnes âgées et surtout les femmes enceintes sera révélée ? Que dirons-nous durant les procès qui s’annoncent pour les décennies à venir ? Pensez-vous réellement que les hommes politiques nous protégerons ?

Enfin, je pense qu’il est temps pour le conseil de l’Ordre des médecins d’exiger du gouvernement le respect qui nous est dû et de retirer du code de la santé publique la loi n°2021-1040 du 5 août 2021 dont l’article L3136-1 menace d’emprisonnement les médecins et soignants qui exercent sans avoir au préalable participé aux études de phase 3 des laboratoires Pfizer et Moderna.

Dans l’attente d’une réponse de votre part, je vous prie d’agréer, Messieurs et chers confrères, l’expression de ma considération distinguée.

Docteur Zineb Deheb

Rester Libre

Par : Wayan

Par le Saker Francophone − Le 2 janvier 2021

L’année 2021 aura été celle où il est devenu évident pour une partie de la population française, la mieux informée, qu’un basculement vers un régime totalitaire est en train de se faire sous les coups de boutoir du gouvernement Macron.

Éric Verhaeghe, un analyste géopolitique français bien connu dans le monde des médias alternatifs, vous propose de passer maintenant de l’étape de la constatation passive à celui de la résistance active. Pour cela il a créé l’association « Rester libre » dont le but est de regrouper les bonnes volontés pour participer à des actions collectives de résistance à cette « dictature en marche ». Le dicton « l’union fait la force » étant particulièrement d’actualité face aux attaques du bloc Médias/gouvernement et aux conformistes qui les soutiennent.

Si vous vous sentez l’âme d’un résistant, rendez-vous sur le site.

Voici le prospectus de cette organisation :

Gougenot et l’avènement apocalyptique du mondialisme totalitaire (1865)


Par Nicolas Bonnal – Janvier 2021 – Source nicolasbonnal.wordpress.com

Nicolas Bonnal

La mise en place du mondialisme technologique évoque bien sûr l’apocalypse. Même sans être de culture juive ou chrétienne, on peut comprendre (même le chien Ran-Tan-Plan) qu’il se passe quelque chose d’abominable en ce moment à mi-chemin entre le contrôle et l’extermination.

Le penseur Gougenot des Mousseaux publie en 1865 un livre sur les démons. Ce fanatique chrétien comme on dirait aujourd’hui se rapproche du Dostoïevski théologien de la Fin que j’ai évoqué dans plusieurs textes et pour finir dans mon livre sur lui et la modernité occidentale (voyez les Démons, les Karamazov et le fastueux rêve final de Raskolnikoff). Une minorité folle va terrasser, réduire et dominer un troupeau sans âme et sans défense. Nous y sommes.


Dans son dernier chapitre Gougenot (ancien camérier de Charles X, dernier roi sacré) évoque l’avènement antéchristique qu’il relie aux temps modernes : socialisme, industrie, presse, fin des religions, mondialisation. Voyez aussi sur cette question mon texte sur Chateaubriand et la mondialisation. Gougenot :

Le premier, le plus inconcevable de tous les miracles, ce serait que tant de peuples ennemis, que tant de nations acharnées de si longue date les unes contre les autres, ouvrissent enfin leur âme, pour la laisser pacifiquement s’épanouir aux rayons d’une même et nouvelle religion, représentée par un seul et même monarque.

Gougenot évoque même comme le dément Stolz une fédération mondiale à venir :

Existe-t-il, peut-il exister un moyen de rallier et d’unir en un seul corps politique, en une seule et unique fédération la grande et immense masse des peuples ; une masse qui, par elle-même et par son irrésistible prépondérance, entraînerait en quelque sorte la totalité du genre humain ?

Il évoque un catholicisme à l’envers :

Mais où chercher encore, où trouver la cause puissante, la cause génératrice de cette même et unique croyance, de ce catholicisme à l’envers, par lequel il s’agit de révolutionner et de passionner, en le propageant d’un bout à l’autre du monde social, le cœur de nos semblables ? Où donc ?

L’Antéchrist se rapproche ; l’homme moderne arrive, celui des réseaux et de l’électricité, celui des « fluides » comme dit Gougenot (Nerval y fait allusion aussi dans Aurélia, voyez mon livre sur Internet) :

Dans ces conditions si simples, et auxquelles les prophéties, d’accord avec les événements, semblent nous préparer, l’Antéchrist, « l’homme des fluides » , selon l’expression prophétique de l’hérésiarque Vintras, serait tout uniment l’Homme-RévoIution et pouvoir, l’homme spirite ou pythonisé, l’Homme-Démon, le Verbe de l’Enfer, celui qui briserait et charmerait les peuples, en donnant à la pensée de propagande qui doit réaliser ses plans l’unité nécessaire pour en assurer le règne sur la terre.

Gougenot évoque une conspiration révolutionnaire, machine à détruire régimes (sauf républicains…) et nations. Le monde multipolaire n’est pour demain (lisez Laurence Guillon pour comprendre ce qui se passe en Russie – quant à ceux qui voient dans la Chine une alternative…) :

La conspiration pousse encore à la destruction des divers empires et royaumes par les principes nouveaux qu’elle proclame et qu’elle travaille de toutes ses forces à faire prévaloir partout. Déjà elle a mis le trouble dans plusieurs; elle y a excité des révoltes et des révolutions…

Le mythe de la fraternité crée le totalitarisme global :

Et comme ce caractère de fraternité ou d’humanité est identique partout et pour tous les hommes, il s’en suit qu’une seule et même législation, un seul et même gouvernement, doivent être à la fin admis pour répondre aux droits de la fraternité et de l’humanité.

Comme Joly dans un texte célèbre, notre auteur évoque le rôle des sociétés secrètes (en fait elles ne l’ont jamais été) :

sur quoi, il faut savoir que les sociétés secrètes, organisées depuis un siècle dans toutes les parties de l’Europe, ou plutôt dans le monde entier, sous divers noms et sous diverses formes sont le vrai foyer où fermentent tous ces projets détestables, et d’où part le mouvement, la force d’agression qui s’attaque ensemble et à l’Église et aux puissances temporelles…

Gougenot précise ensuite les actions de l’Antéchrist –il est lié au monstre froid de Nietzsche, j’ai nommé l’État  :

Le socialisme, aboutissant au communisme, est la doctrine antisociale qui tend et aboutit à faire de l’État le maître absolu de toutes choses, c’est-à-dire des personnes et des biens, des corps et des âmes. Or, l’Antéchrist se présentant comme l’apôtre et le chef de cette œuvre de fausse et détestable charité, comme le propagateur et le soutien de ce plan de fraternité cosmopolite et démoniaque, il deviendra la personnification parfaite de ce régime, dont la réalisation se complétera sous son sceptre. Préparé de longue main déjà par les essais révolutionnaires, par l’énormité croissante des charges, par ce principe monstrueux dont retentirent, sous le dernier règne, les échos de la tribune législative…

Cet antéchrist est séducteur et comédien :

Et personne ne se rencontrera qui se hasarde à contester à ce bateleur couronné, à ce terrible et prodigieux comédien, à ce séducteur des foules, ces excès de bon plaisir sévissant sous la Corme hypocrite des droits et des intérêts de tous !

On a droit comme avec Schwab et Davos à l’abolition de la propriété privée :

Les propriétaires, graduellement courbés et accablés sous un joug impitoyable et intolérable de charges et d’impôts, solliciteront alors, comme un moyen de s’exonérer et de vivre en paix, la faveur de passer à l’état de fermiers ou de tenanciers. Et selon son caprice ou ses intérêts, il expulsera les uns et acceptera les autres, tenant à la fois les hommes par la terre et la terre par les hommes.

 

Le nom de propriétaire aura péri; il n’y aura, dès lors, ni classes élevées, ni classes inférieures; il n’y aura ni pauvres, ni riches, ni petits, ni grands, si ce n’est ceux qu’il lui plaira de combler et d’élever autant que durera son caprice.

Comme s’il prévoyait l’ordinateur et son clavier, Gougenot Voit un « clavecin révolutionnaire » qui sera l’expression et l’instrument (cf. Thalès, Microsoft, Cisco, Google, Apple, etc.) de cette monstruosité totalitaire – et il cite le fameux passage de Saint Jean :

Un clavier du plus implacable niveau représentera la société tout entière, chaque touche de ce clavecin révolutionnaire, s’élevant et s’abaissant au gré du maître, et sous le mouvement de ses doigts. C’est ce degré d’égalité dans l’abaissement que nous peignent, avec une prophétique énergie, les paroles littéralement véridiques de saint Jean : « Nul ne pourra plus acheter ni vendre sans la permission de la bête, et sans l’exhibition de son signe ! »

Les religions seront tuées. On le voit maintenant (cf. les « grands travaux » de Notre-Dame) avec l’indifférence du troupeau hébété :

Tenant à la fois en mains tous les fils de sa trame, l’Antéchrist détruira, chemin faisant, toute religion, tout culte, excepté celui de sa personne…

Les résistants seront liquidés :

Car ses images, universalisant sa présence, sueront le miracle, et le dragon de l’abîme, le démon du spiritisme les animant, elles parleront, elles feront entendre la parole de celui qu’elles représentent. Et qui ne leur obéira point, qui ne les adorera point sera mis à mort !… Et quiconque n’observera point sa loi, quiconque ne s’assujettira pas à tenir pour bon et pour mauvais ce que ce monstre aura décrété bon ou mauvais sera coupable, et devra mourir.

L’humanité deviendra le troupeau dont rêve Platon, troupeau que voit arriver Vance Packard étudié ici :

Les mariages, ne seront, sous sa loi, que des unions de passage entre individus de sexes différents. Il en imposera le devoir, afin de pourvoir à la conservation de l’espèce; mais il les dissoudra selon son caprice, selon le vœu de quelque nouvel intérêt. Seul maître et seul éducateur des enfants procréés sous le jeu de ce vaste système de prostitution, il se proposera pour but d’anéantir toutes les traditions de la famille; et sa république réalisera, quant aux mariages, mais en les dépassant, les cyniques beautés de la république de Platon.

Le troupeau sera marqué au signe de la bête (au code QR donc) en attendant mieux) :

Et ne nous récrions point contre cette expression d’éleveur qui doit nous sembler si grossière; car les hommes, sous ce néfaste empire, ne formeront, à la lettre, qu’un immense troupeau dont chaque tête se verra marquée au signe de la bête.

Tout cela est lié au progrès de la technologie de la communication. A l’époque on a le télégraphe pour créer la Babel mondialiste :

Voyez le fil électrisé du télégraphe s’emparant de la pensée pour lui donner le vol de l’éclair! Chaque jour donc, les relations de peuple à peuple, en se multipliant, se simplifient!… et, déjà, deux ou trois langues, élevées à la hauteur de langues universelles par le vœu de la littérature et des affaires commerciales, offrent au prix de faciles études les clefs de toute intelligence humaine! Le libre-échange de la pensée, que Babel avait interrompu, et qui prépare l’unisson de la pensée, semble donc poindre et précéder le libre-échange de toits les biens de la terre, ce principe devant lequel, poussé par l’esprit aventurier du commerce, l’économiste moderne veut que s’effacent toute frontière et toute nationalité.

Le patriotisme sera à exterminer :

Car le patriotisme, déjà, n’est plus qu’insigne étroitesse d’esprit et de cœur pour les vrais libéraux du progrès, pour ceux que décore le titre de cosmopolites, ces prochains dominateurs de l’opinion…

Pauvres Zemmour, Marine, Florian et Asselineau ! Ils ont face à eux l’Antéchrist en personne, le tueur des nations !

On aura un César mondial :

…et bientôt, du fond de son palais, un seul maître, un César, dieu, pontife et monarque, la main sur le fil électrique, pourra dater ses décrets, je ne sais d’où, sera-ce de Paris, de Moscou, je veux dire de Constantinople, de Rome ou d’ailleurs ?

Sa Majesté du Pouvoir Humanitaire (belle expression) poursuivra de sa haine tous les résistants :

Faites périr, effacez de la liste des vivants tel homme, telle famille, ou telle secte, qui semble méconnaître en ma personne la Majesté du Pouvoir humanitaire. Quelques minutes après, le fil du télégraphe? obéissant, apportera cette réponse : Sire, vous avez dit, et votre parole, — ainsi que doit être — a fait la loi ! bénie soit-elle : l’ordre règne.

A la même époque (simple rappel) le frère Jules Verne et le frère Ulysse S. Grant célèbrent cette rapide unification électrique et politique du monde.

Frères qui nous présentent aujourd’hui l’addition salée…

Nicolas Bonnal sur Amazon.fr

Ridley Scott et le cinéma rétrofuturiste Les mystères de Stanley Kubrick Louis-Ferdinand Céline : La colère et les mots Guénon, Bernanos et les gilets jaunes

Sources

Bonne année 2022


Par Le Saker Francophone − Le 1er Janvier 2022

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On laisse 2021 derrière nous, 2022 émerge à peine du brouillard sans que rien ne soit bien solide. On espère que nos publications pourront vous éclairer tout le long de ce long chemin qui nous attend pour recouvrer notre liberté.

On vous remercie tous de votre fidélité et on sera là en 2022 pour continuer à vous proposer des traductions de textes et de livres, des notes de lecture. Il y a en préparation un livre de John T. Flynn sur le Mythe Roosevelt. Il n’a jamais été autant d’actualité de se replonger sur les années d’avant guerre pour comprendre comment les mêmes ficelles nous sont resservies encore et encore.

Comprendre les enjeux géopolitiques : Un exemple de psyop, l’affaire Skripal


Par Wayan − Le 1 janvier 2022 − Source Le Saker Francophone


L’affaire Skripal [La version officielle sur Wikipedia] est un exemple de psyops, c’est-à-dire d’enfumage psychologique. Une histoire montée de toute pièce par les services secrets pour faire croire quelque chose à la population (les Russes sont méchants), attribuer un méfait à quelqu’un (Poutine) ou un pays (la Russie) et en faire une affaire médiatique donnant une excuse à un acte de guerre hybride (des sanctions économiques). L’affaire Skripal est digne d’un OSS britannique, des spécialistes de ce genre d’opération.

Retrouver la suite de cette analyse sur la page : Un exemple de psyop, l’affaire Skripal

La supercherie Omicron

Par : hervek

Par James Howard Kunstler – Le 20 Décembre 2021 – Source kunstler.com

Je pense que les Américains, dans l’ensemble, chérissent plus Noël qu’ils ne craignent la dernière campagne de terreur parrainée par le gouvernement Covid-19, et que les tyrans mondialistes – ou quel que soit le nom que vous voulez leur donner – derrière « Joe Biden » sont allés un peu trop loin. Omicron est tout ce qui leur reste, et ce n’est pas grand-chose pour travailler. Se propage facilement, présentation légère, immunise naturellement. Comment ne pas aimer ce variant du SRAS-CoV-2 ? Ça ressemble à une rampe de sortie du cauchemar de la psychose de formation massive Covid-19.

Bien sûr, la dernière chose que les autorités souhaitent est la fin de la panique pandémique. Le président du comité d’autodiscipline d’urgence, Anthony Fauci, était sur toutes les chaînes d’information câblées dimanche soir pour lancer de terribles avertissements sur un hiver de la mort ! « Nous avons quelques mois difficiles devant nous », a-t-il prévenu. « Faites-vous booster ! » Une blonde de CNN a dit à la nation : « Les arguments en faveur des boosters n’ont jamais été aussi forts. »

C’est vrai ? Omicron aurait commencé en Afrique du Sud il y a quelques semaines et les décès dus au Covid y sont au plus bas depuis 18 mois. Les « vaccins » existants semblent être totalement inefficaces contre l’omicron, alors en quoi le fait d’en rajouter va-t-il aider ? Et puis, pourquoi toute cette hystérie à propos de la vaccination des résistants au vaccin ? Dans la mesure où les vaccins Moderna et Pfizer présentent des risques non négligeables d’effets secondaires nocifs à mortels, en plus d’être inefficaces, quel est le pari prudent ? À ce propos, le public sera-t-il même capable de discerner si la prétendue flambée des décès en hiver est due au Covid ou à des réactions indésirables aux vaccins ? Je parierais sur les effets indésirables des vaccins.

Pourquoi ne parle-t-on absolument pas – sauf dans l’État de Floride, dirigé par le gouverneur Ron DeSantis – d’un traitement précoce complet du Covid ? Pourquoi le CDC ne met-il pas en place des centres de traitement précoce à travers les États-Unis, où les personnes présentant des symptômes peuvent recevoir des perfusions d’anticorps monoclonaux et des kits de médicaments oraux bien connus, bon marché, sûrs et efficaces qui peuvent être utilisés facilement à la maison pour vaincre le virus ? (Ces médicaments ont été subrepticement mis hors la loi par notre propre CDC, vous savez). Est-il absurde de supposer que l’objectif officiel du gouvernement de « Joe Biden » est de laisser mourir le plus grand nombre de personnes possible afin de maintenir la population dans la terreur ? Pendant ce temps, ils ont incité le public à faire la queue pour des tests Covid en utilisant un système PCR si discrédité pour la détection du Covid que le CDC a programmé il y a plusieurs mois sa mise hors service le 31 décembre. (Et, euh, pourquoi ce long délai entre la décision et l’action ? Réponse : cela permet au CDC d’augmenter faussement le nombre de cas jusqu’à la fin de l’année).

Avec la défaite apparente du gâchis Build Back Better, qui fait suite à une longue liste d’autres échecs, la principale chance du régime de « Joe Biden » de conserver un quelconque pouvoir est de maintenir la panique Covid assez longtemps pour ré-exécuter les arnaques au vote par correspondance de 2020 lors des élections du Congrès de 2022. C’est un jeu faible, cependant, puisque l’opposition est entièrement sur le coup. Et si le parti Démocrate perd autant de sièges au Congrès et au Sénat qu’il le mérite, pas un seul de leurs projets de loi toxiques ne verra le jour avant le retour des mastodontes lors de la prochaine ère glaciaire. Il faut également tenir compte du fait que les agents du parti Démocrate seront amenés à témoigner devant les commissions contrôlées par l’opposition et que nombre d’entre eux feront l’objet de poursuites pénales.

Quoi qu’il en soit, cette élection est encore loin, alors que les événements se succèdent rapidement et furieusement. Principalement, les récits favoris du régime s’effondrent en même temps que ses chiffres dans les sondages et que l’économie qui s’effondre. « Joe Biden » est programmé pour faire un discours sur les confinements de Noël mardi soir. Je suis sûr que ça va bien se passer (ou pas), en plus de la menace renouvelée des obligations vaccinales qui vont inquiéter et énerver des millions de travailleurs qui risquent de perdre leurs moyens de subsistance – alors qu’ils font leurs achats frénétiques de dernière minute pour Noël tout en faisant des plans pour les réunions de famille qui pourraient être annulées (y compris les billets d’avion). Allons-y, Brandon !

Une idée utile qui circule sur Internet ces derniers temps est celle d’une grève générale nationale qui aurait lieu le 4 janvier, premier jour de reprise du travail après les vacances. C’est simple : ne vous présentez pas au travail et ne dépensez pas un centime. Le message sera clair : arrêtez ça ! Arrêtez la coercition, arrêtez les mensonges, arrêtez les manigances et arrêtez la manipulation de l’esprit. Si cet événement a lieu, beaucoup de gens seront libres pour la journée – peut-être quelques jours – de descendre dans la rue et de manifester leur opposition de principe à une direction politique illégitime. « Joe Biden » et compagnie sauteront en l’air, appelant cela une autre « insurrection ». Devinez quoi : personne ne les croira.

James Howard Kunstler

Pour lui, les choses sont claires, le monde actuel se termine et un nouveau arrive. Il ne dépend que de nous de le construire ou de le subir mais il faut d’abord faire notre deuil de ces pensées magiques qui font monter les statistiques jusqu’au ciel.

Traduit par Hervé pour le Saker Francophone

Des résultats d’autopsie donnent des preuves irréfutables du rôle des injections à base d’ARNm dans les décès post vaccination

Par : Wayan

Par Sucharit Bhakdi, MD et Arne Burkhardt, MD – Le 10 décembre 2021 – Source Doctors4covidethics

Ce texte est un résumé écrit des présentations des docteurs Bhakdi et Burkhardt lors du symposium Doctors for COVID Ethics qui a été diffusé en direct par UKColumn le 10 décembre 2021.

Les preuves

Nous présentons ici des preuves scientifiques qui devraient provoquer l’arrêt immédiat de l’utilisation des vaccins génétiques COVID-19. Nous expliquons d’abord pourquoi ces agents ne peuvent pas protéger contre les infections virales. Alors qu’aucun effet positif ne peut en être attendu, nous montrons que les vaccins peuvent déclencher des processus autodestructeurs qui conduisent à des maladies débilitantes et à la mort.

Pourquoi les vaccins ne peuvent pas protéger contre l’infection

Une erreur fondamentale à la base du développement des vaccins COVID-19 a été de négliger la distinction fonctionnelle entre les deux grandes catégories d’anticorps que le corps produit pour se protéger des microbes pathogènes.

La première catégorie (IgA sécrétoire) est produite par les cellules immunitaires (lymphocytes) qui sont situées directement sous les muqueuses qui recouvrent les voies respiratoires et intestinales. Les anticorps produits par ces lymphocytes sont sécrétés à travers et à la surface des muqueuses.

Ces anticorps sont donc sur place pour rencontrer les virus transmis par l’air, et ils peuvent être en mesure d’empêcher la liaison virale et l’infection des cellules.

La deuxième catégorie d’anticorps (IgG et IgA circulants) se trouve dans la circulation sanguine. Ces anticorps protègent les organes internes de l’organisme contre les agents infectieux qui tentent de se propager via la circulation sanguine.

Les vaccins qui sont injectés dans le muscle – c’est-à-dire à l’intérieur du corps – n’induiront que des IgG et des IgA circulantes, et non des IgA sécrétoires. De tels anticorps ne peuvent pas et ne protégeront pas efficacement les muqueuses de l’infection par le SRAS-CoV-2. Par conséquent, les « percées infectieuses » actuellement observées chez les personnes vaccinées ne font que confirmer les défauts de conception fondamentaux des vaccins.

Les mesures d’anticorps dans le sang ne peuvent jamais fournir d’informations sur l’état réel de l’immunité contre l’infection des voies respiratoires.

L’incapacité des anticorps induits par le vaccin à prévenir les infections par coronavirus a été signalée dans des publications scientifiques récentes.

Les vaccins peuvent déclencher une autodestruction

Une infection naturelle par le SRAS-CoV-2 (coronavirus) reste, chez la plupart des individus, localisée aux voies respiratoires. En revanche, les vaccins amènent les cellules situées au plus profond de notre organisme à exprimer la protéine de pointe virale, ce qui n’était pas prévu par la nature. Toute cellule qui exprime cet antigène étranger sera attaquée par le système immunitaire, qui fera intervenir à la fois des anticorps IgG et des lymphocytes T cytotoxiques. Cela peut se produire dans n’importe quel organe. Nous constatons aujourd’hui que le cœur est touché chez de nombreux jeunes, ce qui entraîne une myocardite, voire un arrêt cardiaque soudain et la mort. Comment et pourquoi de telles tragédies pourraient être liés à la vaccination sont restés des conjectures, faute de preuves scientifiques. Cette situation est maintenant rectifiée.

Études histopathologiques : les patients

Des analyses histopathologiques ont été réalisées sur les organes de 15 personnes décédées après la vaccination.

L’âge, le sexe, le carnet de vaccination et le moment du décès après l’injection de chaque patient sont indiqués dans le tableau de la page suivante. Les points suivants sont de la plus haute importance :

– Avant le décès, seuls 4 des 15 patients avaient été traités dans une unité de soins intensifs pendant plus de 2 jours. La majorité d’entre eux n’ont pas été hospitalisés et sont décédés chez eux (5), dans la rue (1), au travail (1), dans la voiture (1) ou dans un service de soins (1). Par conséquent, dans la plupart des cas, il est peu probable que l’intervention thérapeutique ait influencé de manière significative les résultats post-mortem.

– Pas un seul de ces décès n’a été imputé à la vaccination par le coroner ou le procureur général ; cette relation n’a été établie que par les résultats de notre autopsie.

– Les autopsies conventionnelles réalisées en premier lieu n’avait pas non plus révélé d’indices évidents d’un rôle possible de la vaccination, puisque seul l’aspect macroscopique des organes était observé, sans aller dans le détail. Dans la plupart des cas, une « insuffisance cardiaque rythmogène » a été indiquée comme cause du décès.

Mais nos analyses histopathologiques ultérieures ont ensuite montré un résultat totalement différent. Voici un résumé des résultats fondamentaux.

Cas / Sexe / Age (années) / Vaccin (injections) / intervalle entre le décès et la dernière injection

  1. femme. 82. Moderna (1. et 2.). 37 jours
  2. hommes. 72. Pfizer (1.). 31 jours
  3. femme. 95. Moderna (1. et 2.). 68 jours
  4. femme. 73. Pfizer (1.). inconnu
  5. homme. 54. Janssen (1.). 65 jours
  6. femme. 55. Pfizer (1. et 2.). 11 jours
  7. homme. 56. Pfizer (1. et 2.). 8 jours
  8. homme. 80. Pfizer (1. et 2.). 37 jours
  9. femme. 89. Inconnu (1. et 2.). 6 mois
  10. femme. 81. Inconnu (1. et 2.). inconnu
  11. homme. 64. AstraZeneca (1. et 2.). 7 jours
  12. femme. 71. Pfizer (1. et 2.). 20 jours
  13. homme. 28. AstraZeneca (1.), Pfizer (2.). 4 semaines
  14. homme. 78. Pfizer (1. et 2.). 65 jours
  15. femmes. 60. Pfizer (1.). 23 jours

Études histopathologiques : résultats

Des résultats histopathologiques de nature similaire ont été détectés dans les organes de 14 des 15 personnes décédées. Les organes les plus fréquemment touchés étaient le cœur (14 cas sur 15) et le poumon (13 cas sur 15). Des altérations pathologiques ont en outre été observées dans le foie (2 cas), la glande thyroïde (thyroïdite de Hashimoto, 2 cas), les glandes salivaires (syndrome de Sjögren, 2 cas) et le cerveau (2 cas).

Un certain nombre d’aspects saillants ont dominé dans tous les tissus affectés de tous les cas :

  1. événements inflammatoires dans les petits vaisseaux sanguins (endothéliite), caractérisés par une abondance de lymphocytes T et de cellules endothéliales mortes séquestrées dans la paroi du vaisseau ;
  2. l’accumulation périvasculaire extensive de lymphocytes T ;
  3. une infiltration lymphocytaire massive de lymphocytes T dans les organes ou tissus non lymphatiques environnants.

L’infiltration lymphocytaire est parfois associée à une activation lymphocytaire intense et à la formation de follicules. Lorsque ces phénomènes étaient présents, ils s’accompagnaient généralement d’une destruction tissulaire.

Cette combinaison de pathologie multifocale, dominée par les lymphocytes T, qui reflète clairement le processus d’auto-attaque immunologique, est sans précédent. Comme la vaccination était le seul dénominateur commun à tous les cas, il ne fait aucun doute qu’elle a été le déclencheur de l’autodestruction chez ces personnes décédées.

Conclusion

L’analyse histopathologique montre des preuves claires d’une pathologie de type auto-immune induite par le vaccin dans plusieurs organes. Il est évident que l’on doit s’attendre à ce qu’une myriade d’événements indésirables dérivant de tels processus d’auto-attaque se produise très fréquemment chez tous les individus, en particulier après des injections de rappel.

Sans aucun doute, l’injection de vaccins génétiques COVID-19 met des vies en danger de maladie et de mort. Nous notons que tant les vaccins à base d’ARNm que de vecteurs sont représentés parmi ces cas, ainsi que les quatre principaux fabricants.

Les auteurs

Le Dr Bhakdi a passé sa vie à pratiquer, enseigner et rechercher la microbiologie médicale et les maladies infectieuses. Il a présidé l’Institut de microbiologie médicale et d’hygiène de l’Université Johannes Gutenberg de Mayence, en Allemagne, de 1990 jusqu’à sa retraite en 2012. Il a publié plus de 300 articles de recherche dans les domaines de l’immunologie, de la bactériologie, de la virologie et de la parasitologie. Il a été rédacteur en chef de Medical Microbiology and Immunology, l’une des premières revues scientifiques de ce domaine, fondée par Robert Koch en 1887.

Le Dr Arne Burkhardt est un pathologiste qui a enseigné aux universités de Hambourg, Berne et Tübingen. Il a été invité comme professeur invité/visiteur au Japon (Nihon University), aux États-Unis (Brookhaven National Institute), en Europe, en Corée, en Suède, en Malaisie et en Turquie. Il a dirigé l’Institut de pathologie de Reutlingen pendant 18 ans. Par la suite, il a exercé en tant que pathologiste indépendant avec des contrats de consultation avec des laboratoires aux États-Unis. Burkhardt a publié plus de 150 articles dans des revues scientifiques allemandes et internationales ainsi que des contributions à des manuels en allemand, en anglais et en japonais. Pendant de nombreuses années, il a audité et certifié des instituts de pathologie en Allemagne.

Sucharit Bhakdi et Arne Burkhardt

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

Révision des bases sur l’équilibre actuel de la puissance militaire

Par : Wayan

Par The Saker – Le 29 décembre 2021 – Source The Saker’s blog

J’ai remarqué que mes commentaires sur le stupide coup de pub autour d’un porte avion américain en Méditerranée ont suscité quelques réactions dans la section des commentaires. Et il est vrai que les deux parties, la Russie et l’« Occident », se déclarent militairement plus fortes, aussi tout ce que je propose de faire aujourd’hui est un rapide rappel de quelques faits de base. Prenons le spectre complet des guerres possibles et vérifions la corrélation des forces à chaque niveau. Nous devons également revoir à chaque fois ce que « victoire » ou « défaite » pourrait signifier dans chaque cas.

LDNR contre Banderastan

Nous supposons ici un conflit « propre » entre les Ukies et la LDNR (sans acteurs extérieurs), ce qui, en soi, est complètement artificiel. L’Occident soutient les Ukies et la Russie soutient la LDNR. Néanmoins, nous pouvons dire quelques choses sur un tel conflit. Les Ukies sont plus nombreux et ils auraient l’initiative, du moins au début, puisqu’ils seraient le côté attaquant. De plus, les Ukies peuvent jouer un jeu très épuisant contre la LDNR : Lancer *presque* une attaque de grande envergure, puis se retirer. Encore et encore. Cela mettrait à rude épreuve les défenseurs de la LDNR (pour ceux qui s’intéressent aux avantages d’une telle tactique, lisez l’excellent livre de Richard Bett, Surprise Attack : Lessons for Defense Planning écrit en 1982, mais toujours riche d’enseignements utiles). Du côté de la LDNR, la meilleure option ici est de combiner de fortes capacités de renseignement avec une défense échelonnée en profondeur, comprenant éventuellement trois échelons tous conçus pour « contourner » toute force pénétrante. Des défenses bien préparées peuvent également attirer/canaliser une force attaquante dans un « chaudron de feu ». Mais soyons réalistes, la LDNR sait que la Russie ne permettra jamais à la force ukrainienne de percer les défenses de la LDNR, donc « tout » ce que les forces de la LDNR doivent faire, c’est tenir leurs défenses jusqu’à ce que les Russes décident de frapper. Cela se compte en minutes, peut-être en heures, mais pas en jours, encore moins en semaines.

Compte tenu de l’immense différence de moral et d’entraînement, je pense personnellement que les Ukies ne seront pas en mesure de percer les défenses de la LDNR avant d’être martelés par les missiles russes. Il existe même une réelle possibilité que les forces de la LDNR puissent repousser les Ukronazis sans intervention russe.

Cependant, forcer les Russes à intervenir serait une défaite militaire pour les Ukies, mais un triomphe politique pour l’Occident qui a créé tout le Banderastan dans le seul but d’en faire « l’Afghanistan de la Russie » ou « le Vietnam de la Russie » ou toute autre métaphore idiote que les « spécialistes » occidentaux aiment inventer. Ce qui nous amène à la question suivante : à quoi sert de « gagner » militairement quand on perd politiquement ? La guerre n’est-elle pas encore la continuation de la politique par d’autres moyens ?

En tout cas, le scénario « pur » LDNR vs Banderastan n’a vraiment aucun sens. Il faut monter d’un cran dans l’échelle de l’horreur.

Banderastan vs LDNR+Russie

Là encore, les Ukies auraient l’avantage de la surprise, du moins en théorie. Je parie que les services de renseignement russes seraient au courant d’un tel mouvement avant même les commandants ukiens. A part cela, le cas Banderastan contre LDNR+Russie n’est pas si différent du scénario « pur » LDNR contre Banderastan, avec la différence cruciale que si les Ukies forcent la Russie à intervenir, les Russes auront besoin de quelques jours maximum (au lieu de quelques heures) pour non pas nécessairement détruire toutes les unités ou forces ukrainiennes, mais pour transformer l’armée ukrainienne en une force complètement désorganisée incapable de mener de véritables opérations militaires (je parle de « défiguration »). Pour atteindre cet objectif, les Russes n’auraient pas à déplacer un seul soldat à travers la frontière, leurs armes à distance et leurs capacités EW/A2/AD seraient plus que suffisantes pour atteindre ce résultat.

Mais là encore, nous verrions un triomphe militaire russe se transformer en triomphe politique pour l’Occident. Quel serait l’intérêt pour la Russie ?

Il existe également un autre danger : que la Russie aille trop loin. Je suis fermement convaincu que l’Ukraine occupée par les nazis est l’équivalent d’un membre atteint de gangrène : ce membre représente une menace majeure pour le reste du corps et doit être coupé, et la partie du corps à laquelle il était attaché doit être soigneusement désinfectée. Quant au membre lui-même, il peut mourir de ses propres toxines, qui s’en soucie ? Je ne fais pas référence ici à la LDNR (bien que tout ne soit pas idyllique là-bas non plus !), mais aux parties de l’Ukraine que la LDNR et les Russes pourraient être les plus tentés de libérer des nazis, y compris Marioupol et le reste de la côte ukrainienne, ainsi que la majeure partie du territoire actuellement occupé par les nazis à l’est du fleuve Dniepr. La libérer serait une évidence, du moins en termes militaires, mais la Russie serait alors « propriétaire » de ce territoire et, par conséquent, responsable non seulement du maintien de la loi et de l’ordre, mais aussi de la reconstruction de ce vaste territoire fondamentalement désindustrialisé. C’est un coût que la Russie n’a aucune obligation morale d’assumer (et aucun moyen de le faire de toute façon).

En outre, il serait faux de penser que toute la population de ces territoires accueillerait les Russes avec des fleurs (comme elle a accueilli les nazis lors de la Seconde Guerre mondiale en Ukraine occidentale), il y a beaucoup de vrais Ukronazis qui y vivent aussi. En outre, il y a beaucoup de gens dans l’est de l’Ukraine qui voudraient une pension russe en roubles mais qui se fichent de la Russie et de ses valeurs civilisationnelles. Je les considère comme des « parasites de la civilisation ».

Mais si Poutine donne l’ordre de s’arrêter plus ou moins à la ligne de contact actuelle, tous les « généraux en fauteuil » lui reprocheront immédiatement de ne pas avoir libéré le reste de l’Ukraine !

N’oubliez pas que le discours actuel des PSYOP occidentales n’est pas que Poutine est trop patriotique, mais qu’il ne l’est pas assez (c’est la même foule qui reproche à Poutine de « permettre à Israël de bombarder la Syrie », soit dit en passant). Donc, disons que les Ukrainiens attaquent, que les défenses de la LDNR tiennent bon, que la Russie désamorce l’armée ukrainienne avec des armes à distance, et que les forces de la LDNR, soutenues par la Russie, repoussent la ligne de contact quelque peu vers l’ouest, mais pas trop, certainement loin de la libération d’une grande partie de l’Ukraine. Voici ce que les PSYOPs américaines feront dans ce cas : elles pousseront en parallèle tous les récits suivants :

  • L’intervention russe limitée prouve que la Russie est dangereuse et agressive, donc tout le continent épris de liberté devrait s’unir contre la Russie de peur que Poutine ne pousse ses chars jusqu’au Portugal ou même n’envahisse le Mexique ! Seule la démonstration d’unité et de force des États-Unis et de ses « alliés » de l’OTAN a empêché l’ours russe d’aller plus loin !
  • Poutine est un leader faible, une marionnette des Bilderbergers et du CFR, il ne fait que bluffer et toute cette propagande russe sur le fait que la Russie détient toutes les cartes militaires est aussi un bluff vide. Des preuves ? Eh bien, si l’armée russe était si forte, elle ne se serait pas arrêtée. CQFD.
  • L’armée ukrainienne, grâce au matériel et à l’entraînement de l’OTAN, a été suffisante pour arrêter les Russes. Tout comme l’armée géorgienne a « arrêté les Russes » (à 13 km de Tbilissi !) le 08.08.08. L’armée russe est un tigre de papier, nous sommes les meilleurs, nous avons gagné, HOURRA !!! On peut « se la couler douce » en paix.

Ce genre d’absurdité est posté partout sur Internet depuis des années déjà, et si les Russes n’atteignent pas au moins le fleuve Dniepr, ce sera la « preuve » pour ces gens qu’ils avaient raison depuis le début.

[Aparté : Au fait, c’est EXACTEMENT ce qu’Israël fait en Syrie.Bombarder régulièrement des endroits mal défendus et non pertinents, « prouvant » ainsi que :

 

  • Israël reste « invincible »
  • Les défenses aériennes russes sont nulles face à une technologie israélienne supérieure.
  • Que Poutine est un outil ou, du moins, un allié des Israéliens.

Le fait que toutes ces frappes israéliennes ont fait exactement ZERO différence militaire sur le terrain où la Russie et l’Iran ont toutes les cartes en main est commodément obscurci par ce genre d’absurdité. Ce qui se passe réellement est le suivant : Les défenses aériennes russes (possédées et manœuvrées par la Russie) en Syrie ont pour seule mission de protéger les forces russes dans/près de Khmeimim et Tartus (non, la Russie n’a JAMAIS eu pour objectif de protéger toute la Syrie des attaques israéliennes. Pourquoi la Russie devrait-elle mener la guerre de quelqu’un d’autre ?) À part cela, les Russes ont vendu un certain nombre de défenses aériennes aux Syriens (qui les possèdent et les utilisent) et elles sont tout à fait efficaces pour protéger des objectifs militairement importants en Syrie, c’est précisément pourquoi les Israéliens ne bombardent que des containers de vêtements, des postes frontières et des bâtiments vides. Ces objectifs faciles à frapper n’ont pas besoin d’être importants, du moment qu’il y a un grand BOOM suivi d’un grand incendie et que les Israéliens peuvent crier victoire. Les questions que, apparemment, personne ne pose sont les suivantes :

 

  • si les frappes israéliennes sont si efficaces, pourquoi rien ne change militairement en Syrie ?
  • si les Syriens décidaient de riposter et de tirer leurs (rares) missiles balistiques sur Israël, que ferait Israël et les défenses aériennes syriennes pourraient-elles faire face à une attaque de bombes et de missiles israéliens de grande envergure (la réponse correcte est : non) ?
  • que gagneraient les Russes s’ils commençaient à abattre des avions israéliens dans ou même en dehors de l’espace aérien syrien ?

La vérité est que pour les Israéliens, avoir l’air victorieux est beaucoup plus important que de vaincre les Syriens. Encore une fois, l’APPARENCE de la victoire compte beaucoup plus pour les Israéliens (narcissiques en phase terminale) que la défaite des Syriens ou de quiconque (y compris l’Iran ou le Hezbollah). Il en va de même pour l’Occident tout entier].

Gardons cela à l’esprit lorsque nous examinons le niveau suivant :

L’OTAN contre la Russie

Bien que cette option soit discutée ad nauseam ces jours-ci, il s’agit d’une fiction. La vérité est simple : L’OTAN n’a pas les moyens d’attaquer la Russie et la Russie n’a pas non plus les moyens d’attaquer l’OTAN. Oui, les deux parties disposent d’armes à distance qu’elles pourraient utiliser l’une contre l’autre, mais les armes à distance ne suffisent pas à gagner des guerres. Et la vérité est que l’OTAN est loin d’avoir les niveaux de forces nécessaires pour projeter ces forces sur le théâtre d’opérations militaires ukrainien. Il faudrait à l’OTAN de nombreux mois, voire des années, pour atteindre une telle capacité (rappelez-vous combien de temps a duré l’opération « Bouclier du désert »).

Quant aux Russes, oui, ils disposent d’un puissant « poing » blindé à proximité (100km-400km) de la frontière ukrainienne, mais sa taille indique clairement sa fonction réelle : empêcher une percée ukrainienne et l’occupation de la LDNR, et non préparer une invasion de l’Ukraine entière ou, encore moins, de l’UE. La plupart des forces russes sont situées plus loin de la frontière ukrainienne simplement parce qu’elles n’y sont pas nécessaires. Point !

Certains idiots ont récemment suggéré que les États-Unis et l’OTAN pourraient déployer des navires de débarquement dans la mer Noire et tenter un débarquement afin d’ouvrir un deuxième front contre la Russie. D’autres personnes non moins stupides ont suggéré que l’US+NATO pourrait déplacer ses « forces mobiles » pour aider les Ukies. Ce qu’ils ne se demandent jamais, c’est a) quelle est la taille réelle des « forces mobiles » des États-Unis et de l’OTAN (quoi que cela veuille dire), b) quelle est la puissance de feu d’une telle force et 3) quelle est la mobilité tactique de ces forces, en particulier face à une armée combinée. Quant à la mer Noire, c’est, en termes militaires, un lac russe, car la Russie a les moyens de couler n’importe quel navire n’importe où sur la mer Noire en quelques minutes. Et plus la cible est grande, plus sa destruction est facile.

Enfin, l’OTAN et l’UE sont bien plus préoccupées par le fait d’avoir des femmes et/ou des transsexuels à la tête de leurs forces que de penser à une guerre réelle, concrète.

L’UE/OTAN n’est rien d’autre qu’un cirque de monstres ridiculement dysfonctionnel, et non une menace militaire.

Passons donc à un niveau supérieur :

États-Unis contre Russie (conventionnel)

Ai-je vraiment besoin de le dire ? Les gens qui ont perdu toutes les guerres qu’ils ont menées depuis la Seconde Guerre mondiale et qui ne peuvent même pas vaincre des forces largement inférieures dans une opération massive qui dure depuis des décennies avec une suprématie aérienne totale vont s’attaquer à la Russie ?

Sérieusement ? ???

Ok, l’armée américaine a un avantage majeur sur les Russes : le nombre. Alors que le matériel militaire russe est souvent beaucoup plus moderne et performant que les vieux matériels utilisés par les États-Unis, ces derniers peuvent produire leurs vieux matériels en bien plus grand nombre, tout en les modernisant, ce qui peut être très rentable. Un F-15 moderne est très différent des F-15 d’origine, et il en va de même pour de nombreux systèmes d’armes américains. C’est vrai ! Mais considérez ceci : les F-15 les plus modernes (ou tout autre système d’armement américain modernisé) ont-ils fait une quelconque différence en Afghanistan ou en Irak, par exemple ? Aucune, bien sûr. Pourquoi ? Parce que seules les troupes sur le terrain peuvent vraiment gagner une guerre.

De plus, les Russes sont en train de construire de façon vraiment folle, ils produisent un nombre croissant de systèmes de guerre avancés qui, avec le temps, annuleront l’avantage numérique actuel des États-Unis, surtout si l’on considère que les États-Unis sont également occupés à menacer de faire la guerre à l’Iran et même à la Chine ! Si, comme les Chinois l’ont maintenant officiellement déclaré, la Russie et la Chine sont « plus que des alliés », alors même en nombre brut, les États-Unis sont déjà désespérément dépassés.

Pour l’instant, si la guerre américano-russe reste conventionnelle, la Russie a un avantage qualitatif sur les États-Unis dans la plupart, sinon la totalité, des systèmes d’armes essentiels. Elle dispose également de « bottes sur le terrain » qui peuvent livrer des batailles durement gagnées (ce que ni les États-Unis, ni Israël, ni l’Arabie saoudite ne possèdent, d’où toutes leurs défaites face à des ennemis technologiquement très inférieurs).

Qu’en est-il alors de tous les « alliés » des États-Unis ? Ils sont utiles politiquement, pour présenter l’impérialisme unilatéral américain comme quelque chose d’approuvé par la plupart de la planète (par là, ils entendent la plupart des gouvernements, pas la plupart des gens !) Mais en termes militaires, ils sont au mieux sans intérêt et surtout une nuisance, un facteur d’affaiblissement des USA (j’ai expliqué tout cela ici et ici, et je ne vais pas tout reprendre maintenant).

Qu’en est-il des « armes létales » livrées par l’Occident aux forces nazies ? Elles seraient redoutables si l’idée était de refaire la Seconde Guerre mondiale mais à petite échelle. Pour la guerre moderne, elles sont, au mieux, un petit spectacle secondaire, même les Bayraktars turcs, dont on a fait un battage médiatique, qui sont en fait des drones plutôt médiocres par rapport aux normes modernes. Il s’agit également de relations publiques.

Et si on passait au nucléaire ?

États-Unis contre Russie (nucléaire)

Premièrement, une « guerre nucléaire » peut signifier n’importe quoi, d’une simple mine nucléaire ou d’un obus d’artillerie à un ICBM. En ce qui concerne les armes nucléaires tactiques, la Russie en possède davantage et est bien mieux préparée à livrer une bataille impliquant des armes nucléaires tactiques. De même, les États-Unis dépendent fortement de l’US Navy pour disposer du nombre de missiles de croisière nécessaires à une guerre majeure, mais l’ensemble de la flotte de surface de l’US Navy a été rendue obsolète par les missiles hypersoniques russes (voir ci-dessous). Il ne reste donc à l’oncle Shmuel que les sous-marins équipés de missiles de croisière subsoniques de grande puissance, qui ne constituent pas un grand défi pour les défenses aériennes russes (voir ci-dessous). Il faudra des années pour équiper les sous-marins américains actuels d’armes hypersoniques (une fois que ces dernières auront atteint le stade de la réalisation, pour commencer).

Mais le point essentiel est le suivant : les États-Unis ne disposent d’aucune défense aérienne utile (surtout avec l’US Navy hors jeu), sans parler des défenses antimissiles balistiques. Pourquoi ? Parce qu’ils n’en ont jamais eu besoin en premier lieu ! C’est le grand avantage d’attaquer des pays faibles ou même sans défense, ils ne peuvent rien faire pour vous arrêter ou vous punir. En revanche, la Russie dispose de l’espace aérien le plus lourdement fortifié de la planète, et elle est de mieux en mieux préparée (même pour faire face aux armes spatiales et hypersoniques, voir ci-dessous).

Il existe deux façons de dissuader un ennemi : le déni et la punition. La première consiste à empêcher l’autre partie de vous frapper avec succès, tandis que la seconde consiste à infliger à l’autre partie des représailles telles que même une attaque réussie aurait un coût inacceptable.

À l’heure actuelle, si les deux parties lancent toutes leurs forces nucléaires, elles peuvent se détruire mutuellement et aucune des deux parties ne peut empêcher ce résultat. Les deux parties le comprennent. La punition n’est donc pas une option attrayante.

Cependant, depuis Ronald Reagan, les États-Unis souhaitent disposer d’une sorte de « bouclier » qui les protégerait (ainsi que l’OTAN ?) d’une contre-attaque nucléaire russe (tout en donnant aux États-Unis une chance de frapper les premiers et de désarmer et décapiter les Soviétiques). Et, typiquement, alors que les Anglo-sionistes ont fait beaucoup de relations publiques très cool et absurdes (« c’est pour défendre l’UE de l’Iran ! !! ») tout en apportant d’immenses contrats pour ne rien produire d’utile mais juste remplir les poches du Complexe Militaro Industriel (CMI) le plus corrompu de la planète, les Russes, eux, ont réellement déployé un tel type de système.

D’abord autour de Moscou seulement, mais progressivement dans d’autres endroits. Lisez ceci pour comprendre ce que les Russes sont en train de faire (surtout depuis que les États-Unis ont renié presque tous les traités de désarmement). Voici l’essentiel : une fois qu’un nombre suffisant de S-400 sera déployé le long de la périphérie russe et qu’ils seront pleinement intégrés dans un espace de défense aérienne unifié allant des MANPAD aux tous derniers S-500/S-550, la Russie disposera d’un bouclier anti-missiles balistiques efficace.

Pour l’instant, les Russes n’ont tout simplement pas assez de missiles pour arrêter une attaque US ICBM+SLBM+ALCM+SLCM de grande envergure, mais ils ont déjà ce qu’il faudrait pour une attaque plus limitée (n’oubliez pas qu’une attaque US ICBM+SLBM+ALCM+SLCM pleinement réussie, même si elle décapiterait l’ensemble des dirigeants russes, n’aurait pour résultat que la disparition des États-Unis de la surface de notre planète (veuillez lire ceci et ceci si vous avez besoin de clarifications). Pas vraiment la définition d’une « victoire », même pour les anglo-sionistes narcissiques 🙂

Quant à la Russie, pourquoi envisagerait-elle d’utiliser des armes nucléaires contre les États-Unis ?

L’Empire est déjà mort, tout comme les États-Unis. La Russie n’a pas besoin de risquer un suicide collectif pour frapper un cadavre, quelle que soit l’importance de son inertie résiduelle.

Addendum : Qu’en est-il de toutes les armes hypersoniques déployées en ce moment ?

Qu’en est-il ? La Russie a déployé une famille d’armes hypersoniques entièrement opérationnelles, allant des missiles balistiques tactiques à courte/moyenne portée aux missiles ASuW à longue portée, en passant par les missiles intercontinentaux dotés de véhicules de glissement manœuvrables.

Comparez cela avec les États-Unis qui ne peuvent même pas réussir leurs essais pour un missile hypersonique de portée intermédiaire, sans parler d’un missile intercontinental (la différence de vitesse est énorme) !

La Russie dispose également de plusieurs systèmes de défense aérienne et spatiale, y compris des systèmes mobiles, qui ont déjà des capacités limitées en matière de missiles antisatellites et hypersoniques. Pas seulement un, mais plusieurs. Et ils sont déjà déployés. Et ils sont améliorés de jour en jour (voir le récent test russe de missiles antisatellites).

L’UE n’a rien qui vaille la peine d’être discuté, alors regardons plutôt du côté de la Chine.

Les Chinois sont encore plus à la traîne que les États-Unis en matière de recherche sur les armes hypersoniques : ils disposent d’un véhicule planeur en cours d’essai, mais celui-ci est loin d’avoir la manœuvrabilité et la précision nécessaires pour être efficace (pour l’instant !). Mais si l’on considère les immenses progrès réalisés par la Chine au fil des ans, je ne les écarterais pas, notamment en ce qui concerne leur capacité à déployer un système efficace de missiles hypersoniques à portée intermédiaire.

Enfin, gardez à l’esprit que la Russie ne peut en aucun cas permettre aux États-Unis de vaincre la Chine, car si la Chine est vaincue, la puissance cumulée des colonies USA+UE en Asie éclipserait les capacités de production de systèmes d’armes (ou de biens et services) russes.

Les Chinois ont maintenant contacté les Russes pour les aider à construire leur propre système ABM. Cela montre clairement que la Chine ne se fait aucune illusion sur les États-Unis et qu’elle se prépare également à la guerre. Enfin, le CMI chinois est loin d’être aussi corrompu que le CMI américain, et c’est pourquoi il ne déploie pas de telles merdes comme le F-35 ou le Zumwalt. Il faudra que les Chinois rattrapent leur retard, mais je parie qu’ils le feront beaucoup plus tôt que prévu.

Conclusion

Premièrement, malgré toutes les relations publiques fabriquées par les propagandistes occidentaux, rémunérés ou non, la Russie a toutes les cartes militaires en main.

Les problèmes de la Russie ne sont pas militaires, ils sont politiques : comment désamorcer les États-Unis et l’OTAN sans devoir intervenir ouvertement en Ukraine ? Comment changer le régime des nazis de Kiev sans une intervention ouverte ? Comment contrer la formidable machine de propagande anglo-sioniste qui a, du moins jusqu’à présent, très efficacement caché à ses consommateurs le danger militaire très réel vers lequel l’Occident en pleine illusion coure à toute vitesse ? Comment contrer la propagande (très dangereuse) de ces prétendus « patriotes » qui rêvent d’une libération russe de (la majeure partie de) l’Ukraine ?

Il y a ceux qui veulent que tout soit simple et stupide. Hélas, la réalité est bien plus complexe et le type d’idiotie que les civils non informés prennent au sérieux n’a aucun rapport avec le monde réel dans lequel les décideurs militaires doivent vivre chaque jour.

La conclusion est donc la suivante : L’oncle Shmuel a besoin d’une « sortie » pour sauver la face, ce que sa propre idéologie et sa propagande lui refusent. Les Européens ont subi un lavage de cerveau trop poussé pour comprendre ne serait-ce que les éléments fondamentaux de ce qui est en jeu, tandis que la Russie est prête à tout pour ne pas utiliser la force militaire, mais elle pourrait bien ne pas avoir d’autre choix : les Russes se sont maintenant littéralement retirés derrière leur frontière nationale. Si quelqu’un, n’importe qui, ou toute combinaison de n’importe qui, franchit la « ligne rouge » connue sous le nom de « frontière russe », ce sera la guerre. Alors, bien sûr, tout deviendra très vite très clair, mais il sera alors trop tard : la guerre sera sur nous.

Notre Créateur est un Dieu miséricordieux, et peut-être y a-t-il encore suffisamment de spécialistes sobres d’esprit aux États-Unis qui feront ce qu’il faut pour empêcher cette issue ? Je l’espère et peut-être, juste peut-être, qu’un miracle se produira en janvier. Mais ce qui me tient éveillé la nuit, c’est l’horrible constatation que pour des millions d’ignorants au cerveau lavé en phase terminale, il ne semble rester que très peu de personnes sobres d’esprit dans les élites dirigeantes américaines. À en juger par la production de la propagande anglo-sioniste, les grandes entreprises américaines soutiennent pleinement l’agenda Woke et se soucient très peu d’une guerre en Europe. Et, après tout, pourquoi une civilisation qui commet déjà activement un suicide culturel, psychologique, sociologique, biologique et même civilisationnel se soucierait-elle d’un éventuel suicide nucléaire ?

L’Occident prétend être prêt à se battre, mais il n’a plus rien pour quoi se battre.

Inversement, comment dissuader un culte de la mort (ce que sont en réalité toutes les « valeurs occidentales modernes ») ?

Poutine et Xi, aidés par Khamenei et d’autres, réussiront-ils un tel exploit miraculeux ?

Le pourraient-ils, même en théorie ?

Honnêtement, je n’en sais rien.

Il ne me reste donc que l’espoir de la miséricorde de Dieu et d’un miracle. Les miracles existent. J’en ai vu plusieurs dans ma propre vie. Mais ils ne se produisent pas si souvent. Et cela soulève aussi la question de savoir si nous, en tant qu’espèce, méritons même un tel miracle ? Nous savons que le monde prendra fin, que l’Antéchrist viendra et qu’il sera vaincu par la seconde venue du Christ. Le christianisme croit que si cette issue ne fait aucun doute, qu’elle est inévitable, elle peut être retardée par nos prières et nos actions. En d’autres termes, bien que l’Armageddon soit inévitable, nous pouvons, et devons, essayer de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour le retarder.

Je pense que beaucoup ont essayé.

Cela sera-t-il suffisant cette fois-ci ?

Y aura-t-il assez d’âmes justes comptées par Dieu pour sauver notre planète ?

Encore une fois, je ne le sais pas.

Je terminerai par le troparion du grand prophète et saint qui a un jour imploré la miséricorde de Dieu pour ses créatures pécheresses, notre vertueux ancêtre Abraham :

Dans la nuit de l’ignorance universelle à l’égard de Dieu, dans l’obscurité profonde et sans étoiles, privée de la lumière céleste, toi, Abraham, tu t’es enflammé au firmament, brûlant d’une foi éclatante et lointaine en la Lumière éternelle, qui nous a été transmise par ta semence. Prie-Le avec ferveur pour qu’Il nous éclaire et sauve nos âmes.

Andrei

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

Les nuages qui s’amoncellent sur l’Ukraine vont-ils se dissiper ?


Par Jean-Luc Baslé – Le 24 décembre 2021

Anti-terrorist operation in eastern Ukraine | Anti-terrorist… | Flickr

Le 17 décembre, la Russie a remis aux Occidentaux deux projets de traité dont l’objet est la création d’une architecture européenne de sécurité. Les médias n’y ont guère prêté attention – à tort, semble-t-il, car il ne s’agit pas de « souhaits » mais d’« exigences » russes ce que reconnaît volontiers le New York Times. dans l’article que le journal lui a consacré, tout en minimisant la portée et le bien-fondé de cette démarche. Elle fait suite aux récents évènements en Ukraine où la tension est montée d’un cran. Les relations internationales étant également tendues au Moyen Orient et en Asie, il est souhaitable qu’un accord intervienne entre les deux parties d’autant que la situation économique étant ce qu’elle est, une récession mondiale ne peut être exclue. La concomitance de ces deux évènements – tension russo-américaine et récession– ne peut qu’aggraver une situation internationale instable avec les conséquences que l’on peut imaginer.

Que dit le premier traité, celui destiné aux États-Unis (le second s’adresse à l’OTAN) ? Que les États-Unis doivent renoncer à intégrer des nations de l’ancienne Union soviétique dans l’Alliance atlantique, à disposer de bases militaires dans ces mêmes nations, à faire voler des bombardiers, équipés ou non d’armes nucléaires près des frontières russes, etc. En un mot, ils visent à arrêter la marche vers l’est de l’OTAN.

Pourquoi ce ton ferme que certains assimilent à un ultimatum, et pourquoi maintenant ? Dans un excellent article, Gilbert Doctorow en donne deux raisons. La première concerne l’avantage tactique de la Russie en Europe et stratégique à l’égard des États-Unis. La chose est désormais entendue : Washington fournit et fournira des armes à l’Ukraine mais n’interviendra pas militairement. En mars 2018 dans un long discours, Vladimir Poutine a annoncé de nouvelles armes stratégiques révolutionnaires. Quelques esprits éclairés ont incité les dirigeants occidentaux à prêter attention à ses propos, mais l’incrédulité a prévalu. Or, il apparaît qu’aujourd’hui ces armes équipent les forces russes. La seconde raison est l’entente avec le voisin chinois qui prend des allures d’alliance – Vladimir Poutine a fait savoir qu’en cas de conflit en mer de Chine, les Russes seraient du côté des Chinois et Xi Jinping a déclaré que dans un conflit ukrainien, il serait du côté des Russes. A ces deux raisons s’en ajoute une troisième : l’humiliant retrait de Kaboul qui n’est pas sans rappeler celui, tout aussi humiliant, de Saïgon en 1972, et confirme l’affaiblissement de l’Empire. En résumé, les États-Unis sont responsables de la situation dans laquelle ils sont aujourd’hui, à preuve la crise ukrainienne.

Au printemps 2014, la révolution du Maidan fait passer l’Ukraine dans le camp occidental. Ce coup d’état qui est la première révolution orange, ne sera pas plus réussi que les suivants. L’Ukraine est une nation fondamentalement liée à la Russie. La séparer de l’âme sœur la condamnait. La situation économique est catastrophique en dépit d’un prêt de 5 milliards de dollars accordé par le Fonds monétaire international en 2000 en contravention de ses propres règles auquel il faut ajouter un second prêt de 750 millions de dollars récemment consenti pour éviter que le pays ne fasse banqueroute. Son président, Vladimir Zelensky, n’a jamais donné suite aux accords de Minsk – accords sanctionnés par un vote du Conseil de sécurité – qui prévoient que Kiev négocie directement avec les républiques du Donbass (Donetsk et Louhansk) pour sortir du conflit qui les oppose. La situation se dégradant et ne sachant plus comment en sortir, les Américains ont essayé de repasser l’affaire aux Russes. Ce fut l’objet du voyage de William Burns, directeur de la CIA et ancien ambassadeur à Moscou, en novembre dernier. En dépit de ses requêtes répétées, Vladimir Poutine refusa de le recevoir, acceptant seulement de lui parler au téléphone pour lui rappeler que les accords de Minsk était une affaire ukrainienne dans laquelle la Russie n’avait pas à intervenir. Il est évident que les Russes ne feront rien pour sortir les Américains d’une situation qu’ils ont eux-mêmes créée. Si cela ne suffisait pas, le coup d’état américain en Ukraine dont s’enorgueillit la sous-secrétaire d’état Victoria Nuland, eut pour effet imprévu la mainmise de la Russie sur la Crimée. Fatigués de ces interférences dans leur sphère d’influence, les Russes ont décidé d’agir.

Que vont faire les États-Unis ? Certains beaux esprits qui leur conseillent de gagner du temps en offrant un hochet aux Russes, ont prêté peu d’attention au discours de Vladimir Poutine du 21 décembre dans lequel il déclare : « Nous espérons une réponse claire et exhaustive à nos propositions. Quelques signaux nous permettent de l’espérer. Cependant, il est possible qu’ils tentent de diluer nos propositions dans une avalanche de mots ou de prendre avantage de cette pause pour poursuivre leurs propres intérêts. Soyons clairs : nous le savons mais cela se révélera contreproductif. Nous souhaitons des discussions constructives et significatives dans un calendrier prédéfini afin d’atteindre des résultats concrets dans l’intérêt de tous. »

Que feront les Russes si les Américains ne répondent pas ou répondent évasivement à leurs propositions ? Personne ne le sait. Mais en tant que joueurs d’échec, les Russes s’y sont préparés. Patrick Armstrong, ancien ambassadeur canadien à Moscou, offre une palette de réponses possibles, parmi lesquelles on relève celles-ci :

  • Stationner des missiles nucléaires à moyenne portée à Kaliningrad.
  • Organiser une expédition navale sino-russe dans le golfe du Mexique au titre de la liberté de navigation.
  • Fermer son espace aérien aux compagnies aériennes occidentales.
  • Exiger que toute importation russe soit payée en rouble.
  • Abandonner Nord Stream II – une décision pénalisante pour l’industrie allemande qui en a grand besoin suite à la décision d’Angela Merkel d’arrêter les centrales nucléaires.
  • Etc.

Si une (ou plusieurs) de ces initiatives était adoptée, les Américains imposeraient de nouvelles sanctions. La plus emblématique serait l’expulsion de la Russie du système SWIFT – un réseau d’institutions financières qui permet d’envoyer et de recevoir des informations sur les transactions financières dans un environnement sécurisé, standardisé et fiable. Les Russes s’y sont préparés, en conjonction avec les Chinois. Cette mesure ne serait donc pas aussi pénalisante qu’elle l’aurait été il y a quelques années. Par ailleurs, n’oublions pas que certaines sanctions se sont révélées très couteuses ou dommageables pour l’économie européenne.

Avant de conclure, arrêtons-nous un instant sur la situation économique. La pandémie et les chaos qu’elle a provoqués dans les chaînes d’approvisionnement ainsi que les plans de soutien à l’économie ont ravivé une inflation qui s’était assagie ces dernières années. Elle a littéralement bondi ces derniers mois, passant de 1,2% en 2020 à 6,8% en novembre 2021 aux États-Unis, de 1,6% à 5,1% au Royaume-Uni, de 0,5% à 4,9% en zone euro et de 0,3% à 9,0% au Japon. L’inflation va-t-elle persister, voire croître ? Nul ne le sait. Mais si les prix continuent de monter, les banques centrales n’auront d’autre choix que de relever leurs taux directeurs. C’est le cas de la Banque d’Angleterre, de la Banque centrale de Russie, de Norvège, du Mexique, du Chili, du Pérou, du Brésil, de l’Afrique du sud, etc. La Réserve fédérale, la Banque centrale européenne et la Banque du Japon n’ont pas relevé le leur mais accélèrent leur sortie de l’assouplissement quantitatif (politique monétaire de soutien à l’économie). Une remontée généralisée des taux d’intérêt provoquerait une récession mondiale qui se traduirait par une augmentation du chômage et des troubles sociaux. Ces situations instables ont parfois une incidence sur les relations internationales – les gouvernements cherchant un exutoire à leurs problèmes internes. Aux États-Unis, la chute de popularité de Joe Biden pourrait le conduire à adopter une politique intransigeante à l’égard de la Russie pour ne pas paraître « faible » aux yeux des électeurs, accusation déjà proférée dans les rangs républicains.

Lors de sa conférence de presse du 23 décembre, Vladimir Poutine a fait savoir que des négociations auront lieu à Genève en janvier, laissant entendre qu’il avait été entendu. Un accord sur ses propositions sonnerait le glas des prétentions hégémoniques néoconservatrices. Joe Biden qui fut longtemps président du comité des affaires étrangères du sénat le sait. Alors qu’il sera confronté à une situation économique difficile, sera-t-il en mesure de résister aux pressions qui s’exerceront sur lui pour éviter l’instauration d’un nouvel ordre mondial multipolaire ?

Jean-Luc Baslé est un ancien vice-président de Citigroup, et diplômé de l’Université de Columbia et de l’Université de Princeton. Il est l’auteur de « Le système monétaire international : Enjeux et perspectives ».

L’Occident installe un zoo

Par : Wayan

Par The Saker – Le 29 décembre 2021 – Source The Saker’s Blog

Il semble que l’Occident prépare ce que j’appellerais un « zoo de négociations » qui inclurait non seulement les pourparlers russo-américains, mais aussi l’OTAN et même l’OSCE. Certes, le sommet États-Unis-Russie aurait lieu deux jours avant, du moins c’est l’idée, mais j’ai toujours l’impression que les États-Unis ont décidé d’utiliser les Européens comme une sorte de feuille de vigne politique derrière laquelle ils se cacheraient pour dire aux Russes « mais, contrairement à vous, nous sommes de vrais démocrates et nous devons consulter tous nos alliés, amis et partenaires ».

Ainsi, disons que l’Estonie sera consultée avant toute décision.

Si c’est le cas, alors cela ne mène nulle part et la Russie devra agir unilatéralement.

Certaines nouvelles récentes sont particulièrement drôles. Comme le Pentagone qui annonce qu’il maintient un porte-avions en Méditerranée pour « rassurer nos alliés européens ». Comme si la Russie n’avait pas les moyens d’atteindre le centre de la Méditerranée. Et si nous parlons de la Méditerranée occidentale, demandez-vous jusqu’où les avions basés sur le porte-avions devraient voler pour « dissuader » la Russie : la vérité est que le bras russe est bien plus long que celui des États-Unis, ce qui fait de cet exercice une pure action de relations publiques.

Si mon sentiment est correct, il se produira ce qui suit : les Russes verront ce zoo et l’interpréteront comme un moyen pour les États-Unis de ne pas négocier sérieusement, soit parce qu’ils ne le veulent pas, soit parce qu’ils en sont incapables. Ce qui ne fait aucune différence pour le Kremlin.

Le Kremlin a fait une offre claire (et, franchement, tout à fait raisonnable) aux États-Unis, qui semblent maintenant prêts à la noyer dans un verbiage pompeux, des actions de relations publiques et des menaces vides. Si tel est le cas, la Russie n’aura pas d’autre choix que d’augmenter la dose de douleur jusqu’à ce que l’Occident revienne à la réalité.

Andrei

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

Où en êtes-vous ?

Par : hervek

Par James Howard Kunstler – Le 17 Décembre 2021 – Source kunstler.com

Christmas Is Cancelled - Single by Denis King | Spotify

Le bureaucrate de la santé publique qui se présente comme « La science » est de nouveau à l’œuvre. Dans sa quête pour éliminer le groupe de contrôle de son expérience d’injections dangereuses d’ARNm, le Dr Anthony Fauci a réitéré son avertissement selon lequel la nation est confrontée à « une crise des non-vaccinés ». Omicron est à nos portes, a-t-il déclaré cette semaine lors d’une réunion de la Chambre de commerce américaine, et les hôpitaux seront bientôt submergés par les non-vaccinés.

Ah bon ? En fait, la menace la plus grave pour la santé publique de l’Amérique est… le Dr Tony Fauci et sa débauche de science médicale. Cela ne manquera pas de surprendre les lecteurs du New York Times, qui voient dans ces deux ans (jusqu’à présent) d’événement Covid-19 une splendide occasion de hâter la destruction de l’économie américaine et de notre culture afin de consolider leur propre pouvoir de coercition et de contrôle de la population. Videz les bureaux ! Fermez les espaces sociaux ! Rendez les affaires ordinaires aussi difficiles que possible ! Annulez Noël ! C’est comme ça que ça se passe !

En fait, le Dr. Fauci est probablement responsable de la prépondérance de 802 000 décès Covid aux États-Unis – en mettant de côté le nombre de personnes qui sont réellement mortes d’accidents de la route, de cancer, de diabète, de vieillesse, et d’autres causes, mais qui ont été listées comme des décès Covid par le personnel comptable des hôpitaux avide de subventions fédérales.

C’est le Dr Fauci qui a organisé la suppression des premiers traitements facilement accessibles et peu coûteux de la maladie, à savoir l’hydroxychloroquine, l’ivermectine, la fluvoxamine, le budésonide, l’azithromycine, les anticorps monoclonaux, la vitamine D, etc. C’est le Dr Fauci qui a promu le protocole consistant à renvoyer les patients malades des urgences chez eux sans aucun traitement, en attendant que la coagulation fatale se développe dans leurs poumons. C’est le Dr Fauci qui a désigné le médicament remdesivir – qu’il a développé il y a des années pour l’hépatite C (qui n’avait déjà pas fonctionné) avec un intérêt financier dans les brevets – comme le traitement primaire des patients hospitalisés pour la Covid-19. Puis il s’est avéré que le remdesivir détruisait les reins des patients et qu’il est de toute façon inefficace dans le traitement tardif de la maladie, lorsque la charge virale diminue et que les protéines de pointe ont déjà créé les caillots capillaires mortels dans les alvéoles des poumons et dans d’autres organes.

C’est le Dr Fauci qui est responsable de l’autorisation d’utilisation d’urgence des « vaccins » à ARNm qui pourraient avoir tué des centaines de milliers d’Américains de plus – sur la base du système VAERS du CDC et de l’analyse statistique de sa sous-déclaration inhérente à seulement 2,2 % de tous les événements réels – et vous pouvez en ajouter plusieurs autres en termes de réactions indésirables non mortelles, y compris des handicaps permanents. C’est le Dr Fauci qui a manigancé les essais inadéquats et bâclés des vaccins à ARNm afin de pouvoir les utiliser en toute hâte. Et maintenant, c’est le Dr Fauci qui veut vacciner tous les enfants d’Amérique, malgré les preuves que les injections d’ARNm désactivent de façon permanente le système immunitaire naturel des enfants et peuvent causer des dommages durables au cœur, aux vaisseaux sanguins, au cerveau et au système de reproduction, et aussi malgré le fait que peu d’enfants sont susceptibles de contracter une maladie grave de type Covid.

Le moment Omicron pourrait être la dernière bataille de la petite fouine en mal de pouvoir. Les rapports indiquent que l’Omicron est une forme bénigne du virus. Le seul décès signalé à ce jour ne comportait aucune information sur les comorbidités du patient. Pour autant que l’on sache, il s’agissait d’un accident de moto sur lequel on avait collé une étiquette « omicron-positif ».

Le Dr Fauci prévient maintenant que les hôpitaux américains vont être débordés (et que ce sera la faute des non-vaccinés). Considérez ceci : Il a prédit la même chose pour la première vague du virus à l’hiver 2020 et l’hôpital d’urgence géant installé dans le centre des congrès de New York n’a jamais été utilisé, pas plus que le navire-hôpital de la marine américaine n’a été mobilisé pour le service de la crise de Covid-19. Il faut également savoir qu’à l’avenir, il pourrait y avoir plus de décès dus aux effets pernicieux différés des « vaccins » – à savoir les protéines de pointe dont on observe maintenant qu’elles restent dans les organes et les vaisseaux sanguins jusqu’à quinze mois après l’injection – que de décès dus au virus du Covid-19.

À propos, si le Dr Anthony Fauci représente la direction de la bureaucratie corrompue de la santé publique américaine, nous ne pouvons pas laisser l’establishment médical lui-même se dédouaner de ce fiasco épique dans la gestion de cette crise. Il y a environ un million de médecins en Amérique, et tous, à l’exception d’une infime partie d’entre eux, ont suivi les édits erronés et nuisibles du Dr Fauci. Ce sont les médecins qui ont expulsé les malades de leurs urgences sans traitement. Les médecins ont dû être contraints par des ordonnances judiciaires à administrer des traitements utiles non-vaccinaux aux patients malades. Les médecins continuent à administrer le remdesivir malgré sa toxicité évidente et son inutilité. Les médecins américains ont accepté les mesures de confinement et la destruction des moyens de subsistance, des ménages et de l’avenir. Les médecins semblent soutenir les « passeports vaccinaux » et autres mesures coercitives. Et maintenant, les médecins américains s’associent à l’effort malveillant de vacciner tous les enfants.

Les médecins américains se sont révélés être des lâches, des zombies et des imbéciles qui ont facilité la campagne maléfique du Dr Fauci – de concert avec l’industrie pharmaceutique rapace et un gouvernement sous l’emprise de forces sinistres qui cherchent à détruire le pays. Les médecins se sont disqualifiés et déshonorés eux-mêmes. Les médecins ont probablement sapé leurs propres vocations, ainsi que l’ensemble de l’armature des soins de santé américains, qu’ils ont laissé devenir la pire opération de racket de l’histoire. Vous pouvez être sûr qu’elle va s’effondrer maintenant, tout comme le système financier tout aussi dégénéré et, hélas, une grande partie des affaires quotidiennes de notre pays. Pour cela, vous pouvez également blâmer les génies derrière « Joe Biden ».

La question est la suivante : les habitants de ce pays vont-ils se soumettre à une coercition continue et à la démolition artificielle de leurs vies ? Jusqu’à présent, nous ne nous sommes pas fait rouler comme les Européens et les Australiens, pathétiquement serviles. Ici, il y a apparemment une certaine volonté de résister aux pressions de cette élite démoniaque. Plusieurs juges fédéraux ont récemment défini des lignes rouges constitutionnelles claires dans leurs décisions publiées contre les obligations vaccinales.

De nombreux citoyens ordinaires sont furieux des incursions insidieuses et insensées de la Wokery politique liée à l’urgence Covid – les courses aux races et aux sexes, les efforts pour truquer les élections, les programmes de dépenses absurdes destinés à d’innombrables opérations d’escroquerie, l’inflation monétaire désastreuse, et l’invasion d’opportunistes du monde entier à travers notre frontière avec le Mexique. Même à l’époque de Noël, avec toutes ses préoccupations passagères, il n’est pas exagéré de demander : où en êtes-vous ?

James Howard Kunstler

Pour lui, les choses sont claires, le monde actuel se termine et un nouveau arrive. Il ne dépend que de nous de le construire ou de le subir mais il faut d’abord faire notre deuil de ces pensées magiques qui font monter les statistiques jusqu’au ciel.

Traduit par Hervé pour le Saker Francophone

 

Les économistes traditionnels s’efforcent de cacher l’effondrement économique à venir

Par : hervek

Par Brandon Smith − Le 4 décembre 2021 − Source Alt-Market

Depuis de nombreuses années, un contingent d’économistes alternatifs travaille assidûment au sein du mouvement pour la liberté afin de combattre la désinformation diffusée par les grands médias concernant la véritable situation économique de l’Amérique. Nos efforts se sont principalement concentrés sur la dévaluation continue du dollar et la dépendance forcée au globalisme qui a externalisé et éliminé la plupart de la fabrication et de la production de matières premières aux États-Unis.

Les problèmes de dévaluation et de stagflation existent depuis 1916, date à laquelle la Réserve fédérale a été officiellement créée et dotée de pouvoirs, mais le véritable élan vers l’effondrement de la monnaie et la destruction du pouvoir d’achat des Américains a commencé en 2007-2008, lorsque la crise financière a servi d’excuse pour permettre à la Fed de créer des milliers de milliards de dollars de relance pendant plus d’une décennie.

Les médias grand public ont toujours affirmé que la Fed avait « sauvé » les États-Unis d’un effondrement imminent et que les banquiers centraux étaient des « héros ». Après tout, les marchés boursiers ont pour la plupart grimpé en flèche depuis l’introduction de l’assouplissement quantitatif (QE) pendant la crise du crédit, et les marchés boursiers sont un indicateur de la santé économique, n’est-ce pas ?

Le marché du diable

La réalité n’est pas une histoire de médias grand public. L’économie américaine n’est pas le marché boursier.

Tout ce que la Réserve fédérale a vraiment accompli, c’est de conclure un marché avec le diable : Échanger une crise déflationniste gérable contre au moins une (voire plusieurs) crises inflationnistes hautement ingérables à l’avenir. Les banques centrales ont donné un coup de pied dans la fourmilière, aggravant ainsi la situation.

L’économie américaine en particulier est extrêmement vulnérable maintenant. L’argent créé de toutes pièces par la Fed a été utilisé pour soutenir les banques et les entreprises en difficulté, non seulement ici en Amérique mais aussi dans le monde entier.

Comme le dollar a été la monnaie de réserve mondiale pendant la majeure partie du siècle dernier, la Fed a pu imprimer de l’argent avec un abandon sauvage et éviter les conséquences inflationnistes. Cela a été particulièrement vrai au cours de la décennie qui a suivi la crise des produits dérivés de 2008.

Pourquoi ? Le statut de réserve mondiale du dollar signifie que les dollars sont susceptibles d’être détenus à l’étranger dans des banques et des entreprises étrangères pour être utilisés dans le commerce mondial. Cependant, il n’y a pas de fête qui dure éternellement. Le punch finit par s’épuiser et les lumières s’éteignent. Si le dollar est trop dévalué, que ce soit par l’impression sans fin de nouveaux billets ou par des pressions inflationnistes incessantes au niveau national, tous ces dollars étrangers reviendront en masse aux États-Unis.

Nous sommes maintenant proches de ce point de non-retour.

La différence entre une crise et une vraie crise

Comme je le dis depuis un certain temps, lorsque l’inflation devient visible pour le public et que son portefeuille en prend un coup, c’est là que la véritable crise commence.

Une situation sans issue se présente et la Fed doit faire un choix :

  • Poursuivre les programmes inflationnistes et risquer de prendre la responsabilité de la hausse extrême des prix.
  • Réduire ces programmes et risquer une implosion des marchés boursiers qui ont longtemps été artificiellement gonflés par les mesures de relance.

Sans le soutien de la Fed, les marchés boursiers mourront. Nous en avons eu un avant-goût la dernière fois que la Fed a flirté avec le tapering en 2018.

Ma position a toujours été que la Réserve fédérale n’est pas une institution bancaire ayant pour mission de protéger les intérêts financiers américains. Je crois plutôt que la Fed est un kamikaze idéologique qui attend de se faire exploser et de faire délibérément dérailler ou détruire l’économie américaine au moment opportun. Je pense également depuis longtemps que les banquiers auraient besoin d’un événement de couverture pour cacher leur attaque économique calculée, sinon ils seraient entièrement responsables du désastre qui en résulterait.

La pandémie de Covid, les confinements et les perturbations de la chaîne d’approvisionnement qui ont suivi ont fourni cet événement de couverture.

Deux ans après le début de la pandémie, la Fed a injecté environ 6 000 milliards de dollars supplémentaires sous forme de mesures de relance (officiellement) et par « hélicoptère«  par le biais de prêts PPP et de chèques Covid. En outre, Biden est prêt à injecter 1 000 milliards de dollars supplémentaires au cours des deux prochaines années par le biais de son projet de loi sur les infrastructures récemment adopté. Dans mon article « Les projets de loi sur l’infrastructure ne mènent pas à la reprise, mais seulement à un contrôle fédéral accru », publié en avril, j’ai noté que :

La production de monnaie fiduciaire n’est pas la même que la production réelle au sein de l’économie… Des milliards de dollars dans des programmes de travaux publics pourraient créer plus d’emplois, mais ils gonfleront également les prix à mesure que le dollar déclinera. Ainsi, à moins que les salaires ne soient constamment ajustés en fonction de la hausse des prix, les gens auront des emplois, mais ne pourront toujours pas se permettre un niveau de vie confortable. Cela conduit à la stagflation, dans laquelle les prix continuent d’augmenter alors que les salaires et la consommation stagnent.

 

Il faut également tenir compte du fait que si l’inflation devient galopante, la Réserve fédérale peut être obligée (ou prétendre qu’elle est obligée) de relever les taux d’intérêt de manière significative dans un court laps de temps. Cela signifie un ralentissement immédiat du flux des prêts à un jour aux grandes banques, un ralentissement immédiat des prêts aux grandes et petites entreprises, un effondrement immédiat des options de crédit pour les consommateurs, et un effondrement général des dépenses de consommation. Vous reconnaissez peut-être là la recette qui a provoqué la récession de 1981-1982, la troisième plus grave du 20e siècle.

 

En d’autres termes, le choix est la stagflation ou la dépression déflationniste.

Il semblerait que la Fed ait choisi la stagflation. Nous avons maintenant atteint le stade du jeu où la stagflation devient un terme familier, et cela ne fera qu’empirer à partir de maintenant.

Mensonges, maudits mensonges et statistiques

Selon les calculs officiels de l’indice des prix à la consommation (IPC) et les données de la Fed, nous assistons actuellement à la plus forte poussée d’inflation depuis plus de 30 ans, mais la réalité est bien plus préoccupante.

Les chiffres de l’IPC sont manipulés, et ce depuis les années 1990, lorsque les méthodes de calcul ont été modifiées et que certains facteurs peu recommandables ont été supprimés. Si l’on considère l’inflation selon la méthode de calcul originale, elle est en fait deux fois plus élevée que celle rapportée par le gouvernement aujourd’hui.

En particulier, les prix des produits de première nécessité comme la nourriture, le logement et l’énergie ont explosé, mais nous n’en sommes qu’au début.

Pour être clair, le projet de loi de Biden sur les infrastructures et le plan de relance contre la pandémie ne sont pas les seuls responsables de la stagflation. Il s’agit de l’aboutissement de nombreuses années de sabotage de la relance par les banques centrales et de multiples présidents soutenant de multiples plans de dévaluation du dollar. Biden semble simplement être le président qui va enfoncer le dernier clou dans le cercueil de l’économie américaine (ou peut-être Kamala Harris, nous verrons combien de temps Biden maintiendra sa façade de santé mentale).

Mais à quel point la situation va-t-elle s’aggraver ?

Le mot « effondrement » n’est pas trop fort.

Je pense que la plupart des économistes alternatifs ont correctement décrit la situation en prédisant un « effondrement ». Ce terme est souvent traité comme un terme chargé, mais je ne sais pas comment on pourrait appeler autrement le scénario auquel nous sommes confrontés. Les blocages Covid et la bataille sur les obligations vaccinales ont peut-être détourné les Américains d’un danger encore plus grand d’instabilité financière. Cette lutte est importante et doit se poursuivre, mais l’arrêt des obligations ne signifie pas que la menace globale du chaos économique disparaît, et les deux servent les intérêts des banquiers centraux et des globalistes.

Certaines des politiques clés de la littérature pour le « Grand Reset«  et ce que le Forum économique mondial appelle « la 4e révolution industrielle » comprennent le revenu de base universel (RBU), l’« économie du partage » et, à terme, un système mondial de monnaie numérique utilisant le panier de droits de tirage spéciaux du FMI comme base. Essentiellement, il s’agirait d’une forme de communisme technocratique mondial, et si vous appréciez la liberté individuelle, être contraint de dépendre totalement du gouvernement pour votre survie ne semble pas très attrayant.

Pour obtenir un tel système, il faudrait une catastrophe aux proportions épiques. La pandémie de Covid permet aux globalistes de faire une partie du chemin, mais ce n’est manifestement pas suffisant. L’opération Covid n’a pas convaincu plusieurs centaines de millions de personnes dans le monde de renoncer à leurs libertés au nom de la sécurité.

Mais peut-être qu’un effondrement stagflationniste accomplira ce que la Covid-19 n’a pas réussi à faire ?

L’accélération de la flambée des prix des produits de première nécessité, y compris le logement et la nourriture, engendrera une pauvreté et une absence de logement de masse. Il n’y a aucune chance que les salaires suivent les coûts. Le gouvernement pourrait intervenir avec plus de mesures de relance pour aider les grandes sociétés et les entreprises à augmenter les salaires, mais ce serait essentiellement le début d’un revenu de base universel (RBU, ou argent gratuit pour tous) et cela ne ferait que provoquer une plus grande dévaluation du dollar et plus d’inflation. Ils pourraient essayer de geler les prix, comme l’ont fait de nombreux régimes communistes dans le passé, mais cela ne ferait qu’augmenter les fermetures d’usines parce que les coûts de production sont trop élevés et les incitations à faire des bénéfices trop faibles.

Je soupçonne que l’establishment rétablira des chèques réguliers (comme les chèques Covid) pour le public qui lutte actuellement pour faire face à des dépenses toujours plus importantes et à l’incertitude, mais avec des conditions. Ne vous attendez pas à recevoir un chèque du RBU, par exemple, si vous refusez de vous conformer aux obligations de vaccination. Si vous dirigez une entreprise, n’attendez pas d’aide de relance si vous embauchez des travailleurs non conformes. Le RBU donne au gouvernement le contrôle ultime sur tout, et une crise stagflationniste leur donne l’occasion parfaite d’introduire un RBU permanent.

Le courant dominant ne peut plus nier le fait que la stagflation est en train de se produire et qu’elle constitue une menace. Il faut donc espérer que les personnes qui n’ont pas été informées de la situation apprendront assez vite pour effectuer les préparatifs nécessaires à leur survie. Pour contrer la stagflation, il faudra une production locale, une décentralisation et un abandon de la dépendance à la chaîne d’approvisionnement mondiale, l’institution de systèmes monétaires locaux, en utilisant peut-être des banques d’État comme celle du Dakota du Nord comme modèle, des marchés de troc et des métaux précieux physiques qui prennent de la valeur en même temps que les pressions inflationnistes. Il y a beaucoup à faire, et très peu de temps pour le faire.

Au fond, la lutte contre l’effondrement économique et la « Grand Reset » commence avec chaque individu et la façon dont il se prépare. Chaque personne prise par surprise et frappée par la pauvreté n’est qu’une personne de plus qui vient s’ajouter à la foule affamée qui supplie l’establishment de trouver des solutions draconiennes comme le RBU. Chaque individu correctement préparé est, comme toujours, un obstacle à l’autoritarisme. Il est temps de choisir lequel vous serez.

Brandon Smith

Traduit par Hervé pour le Saker Francophone

De quelle couleur sont les « Verts » européens ?

Par : Wayan

Par Eric Zuesse – Le 23 décembre 2021 – Source South Front

Voici les valeurs annoncées (les « Guiding Principles ») du parti vert européen :

  • « Responsabilité environnementale »
  • « La liberté par l’autodétermination »
  • « Extension de la justice »
  • « La diversité, une condition indispensable »
  • « La non-violence »
  • « En résumé, le développement durable »

Cette « Charte des Verts européens » comble ses vides en enchaînant les clichés, qui plairont à 90% du public, car ils sont écrits de manière à éviter (autant que possible) de dire quoi que ce soit qui soit largement controversé. Par exemple : « Notre réponse est le développement durable, qui intègre des objectifs environnementaux, sociaux et économiques pour le bénéfice de tous. » (Oh ? Et comment cette belle idée va-t-elle se concrétiser dans la réelle politique ? Quelles sont les mesures, et le classement précis des priorités, lorsque l’une de ces valeurs entre en conflit avec l’autre, ce qui arrive souvent ?) Le parti vert semble accompagner les libéraux, mais quelle est leur réalité ? Que font-ils réellement, lorsqu’ils sont au pouvoir ? Dans leur propre pays, et dans l’UE ? Prenons un cas très concret (mais largement représentatif) :

L’Allemagne, comme je l’ai récemment souligné, est tellement corrompue qu’elle n’a pratiquement aucune interdiction sur qui peut faire des dons aux politiciens et pour la somme donnée. Les intérêts étrangers peuvent faire des dons, les entreprises peuvent faire des dons, même les entreprises qui ont des contrats avec le gouvernement (qui vendent au gouvernement) peuvent faire des dons, les dons n’ont pas besoin de passer par le système bancaire, les dons peuvent être acceptés quel que soit leur montant, les dons anonymes sont acceptés, etc. C’est super-libertaire. Les milliardaires et les pluri-millionnaires (les quelques personnes possédant le plus d’argent) ont le droit de contrôler le gouvernement par le biais de leurs médias d’information qui persuadent les électeurs, et par le biais des dons aux campagnes politiques qui présentent les points de vue des candidats préférés des milliardaires de la manière la plus favorable – et les candidats les moins préférés de la manière la moins favorable. C’est le contrôle par l’argent, au lieu du contrôle par les électeurs. C’est du libertarisme.

Une étude universitaire de mars 2015 montrait que, sur les 28 nations membres de l’UE, les cinq seules à être plus corrompues que l’Allemagne sont Malte, l’Autriche, le Danemark, l’Irlande et les Pays-Bas. Puis, le 10 juin 2015, une enquête Pew faite en Allemagne, en Pologne, en Espagne, en France, en Italie, au Royaume-Uni, aux États-Unis et au Canada, montrait que, parmi ces 8 pays, SEULE l’Allemagne (et avec une grande marge : 57% contre 36%) s’opposait à l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN. Cependant, lorsque les milliardaires allemands et étrangers ont « élu » le nouveau gouvernement allemand qui a été mis en place le 8 décembre 2021, ils ont nommé comme nouveau ministre des affaires étrangères de l’Allemagne la candidate perdante des Verts au poste de chancelier, Annalena Baerbock, dont la carrière entière en tant que candidate et fonctionnaire a été remarquée pour son plaidoyer strident pour l’hostilité envers la Russie et pour l’admission de l’Ukraine dans l’OTAN (l’alliance militaire américaine anti-russe). Elle est ainsi devenue – bien qu’elle ait perdu sa campagne pour la chancellerie – la femme politique la plus puissante d’un parti vert, en Europe ou ailleurs.

Elle a immédiatement inversé les politiques d’Angela Merkel qui avaient permis la construction du gazoduc russo-suisse-allemand, allant de la Russie vers l’Allemagne, le Nord Stream 2, afin d’amener dans l’UE le moins cher de tous les gaz à destination de l’Allemagne, qui est le gaz russe par gazoduc. Les prix du gaz en Allemagne sont déjà en train de grimper en flèche, et les Allemands vont de plus en plus geler, en raison de cette « démocratie allemande » et de son obéissance à ses maîtres milliardaires en Amérique.

Cependant, de nombreux milliardaires européens sont également servis par ce parti « vert ». Tout comme les milliardaires américains du parti démocrate (ou libéral), les milliardaires libéraux européens investissent massivement dans les technologies « vertes » et parient contre leur opposition, les milliardaires conservateurs, qui restent attachés aux combustibles fossiles. Donc : le parti « vert » représente les milliardaires libéraux, contre les milliardaires conservateurs.

Le 8 septembre 2021, la lettre d’information « Capital Radar » titrait « ‘le pari le plus important des 100 prochaines années’ : 1,25 million d’euros venant des Pays Bas pour les Verts » (« « Wichtigste Wahl der nächsten 100 Jahre » : 1,25 Millionen Euro aus den Niederlanden für die Grünen ») et rapportait que :

  • Un milliardaire néerlandais de la technologie fait un don de 1,25 million d’euros aux Verts allemands.
  • Il s’agit du don le plus important de l’histoire du parti.
  • Dans une interview accordée à RND, ce grand bienfaiteur explique pourquoi Annalena Baerbock devrait piloter le navire de l’État et pourquoi les élections fédérales sont si importantes.

Amsterdam. L’entrepreneur et philanthrope néerlandais Steven Schuurman [archive.md/ZjwWW] a fait un don de 1,25 million d’euros aux Verts allemands. Il s’agit du don le plus important de l’histoire du parti. Le milliardaire Schuurman, né en 1975, est cofondateur et ancien directeur de la société de recherche et d’analyse de données Elastic et cofondateur d’Atlantis Entertainment. Il a déjà donné des millions pour la campagne électorale néerlandaise.

 

Les Verts ont déjà reçu d’importantes sommes d’argent cette année : l’héritier pharmaceutique Antonis Schwarz [archive.md/COcng] leur a légué 500 000 euros ; le Greifswald Moritz Schmidt, qui s’est enrichi grâce à des transactions en bitcoins, un million d’euros ; et l’héritier de Sebastian Schel, 250 000 euros. Le programme électoral pour les élections fédérales stipule : « Les dons aux partis devraient être plafonnés à un montant annuel maximum de 100 000 euros par donateur. » [Mais l’Allemagne dispose de lois distinctes pour les candidats, et aucune limite n’est imposée aux dons qui leur sont destinés].

Schuurman aurait déclaré que, des trois candidats au poste de chancelier, seul Baerbock prenait le réchauffement climatique au sérieux. Il a ignoré le danger plus urgent et plus proche d’éviter une guerre nucléaire, car les engagements politiques de Baerbock sont violemment anti-russes. Aucun milliardaire américain et allié – qu’il soit libéral ou conservateur – ne s’y oppose. Mais ces politiques sont rouge-sang, surtout maintenant.

Au niveau de l’UE elle-même, la personne la plus puissante sur l’ensemble de l’Union européenne est un vieil ennemi de la Russie, le milliardaire américain George Soros, qui contrôle l’Open Society Foundation et d’autres « organisations à but non lucratif » qui ont versé des milliards de dollars au cours des décennies précédentes (depuis 1993, deux ans seulement après que sa guerre auto-déclarée contre le communisme en Russie ne soit plus une excuse, car la Russie a abandonné le communisme en 1991) dans des révolutions de couleur ciblées contre la Russie. Le 5 novembre 2017, Alex Gorka, titrait « Le mythe de la démocratie européenne : Une révélation choquante », et commence ainsi :

C’est un secret de polichinelle que le « réseau Soros » possède une vaste sphère d’influence au Parlement européen et dans d’autres institutions de l’Union européenne. La liste de Soros a été rendue publique récemment. Le document énumère 226 députés européens de tous bords politiques, dont l’ancien président du Parlement européen Martin Schulz, l’ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt, sept vice-présidents et un certain nombre de chefs de commission, de coordinateurs et de questeurs. Ces personnes promeuvent les idées de Soros, telles que l’arrivée de nouveaux migrants, les mariages homosexuels, l’intégration de l’Ukraine dans l’UE et la lutte contre la Russie. Le Parlement européen compte 751 membres. Cela signifie que les amis de Soros disposent de plus d’un tiers des sièges.

 

George Soros, un investisseur américain d’origine hongroise, fondateur et propriétaire de l’ONG Open Society Foundations, a pu rencontrer le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker sans « aucun ordre du jour transparent pour leur réunion à huis clos. »

Nombre de ses agents au Parlement européen, mais pas tous, sont des Verts. Les milliardaires américains et alliés font des dons à tous les politiciens qui sont prêts, désireux et capables de faire progresser l’empire américain pour qu’il englobe le monde entier, et ne font pas de dons à un seul parti.

Soros était l’un des principaux bailleurs de fonds du coup d’État qui a commencé sous l’administration Obama (dirigée par Victoria Nuland et Hillary Clinton), en juin 2011, pour renverser le président ukrainien démocratiquement élu, Ianoukovitch, le remplacer par un régime raciste-fasciste (ou nazi) anti-russe et s’emparer de la plus grande base navale de la Russie, qui était et est toujours en Crimée, pour la transformer en base navale américaine. (Poutine a pu bloquer cette tentative.) Hillary et Obama avaient rencontré pour la première fois Ianoukovitch en 2010 mais n’ont pas réussi à le persuader de faire pression pour que l’Ukraine devienne membre de l’OTAN. L’OTAN était alors très impopulaire parmi les Ukrainiens. Entre 2003 et 2009, seuls quelque 20 % des Ukrainiens souhaitaient l’adhésion à l’OTAN, tandis qu’environ 55 % y étaient opposés. En 2010, Gallup constatait qu’alors que 17 % des Ukrainiens considéraient que l’OTAN signifiait une « protection de notre pays », 40 % disaient que c’était « une menace pour notre pays ». Les Ukrainiens considéraient majoritairement l’OTAN comme un ennemi, et non comme un ami. Mais après le coup d’État ukrainien d’Obama en février 2014, « l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN obtiendrait 53,4% des voix, un tiers des Ukrainiens (33,6%) s’y opposeraient. » Obama a retourné l’Ukraine, d’un pays neutre à la frontière de la Russie en un pays nazi anti-russe. Et Annalena Baerbock est un fervent partisan de l’Ukraine nazie d’aujourd’hui.

Cependant, le parti « vert » est vert dans un sens : il suit le vert des dollars, pas celui des électeurs. En dehors de cette façon d’être vert, il n’est que rouge-sang. Même les politiques proposées par le parti « vert » pour lutter contre le réchauffement de la planète sont futiles et n’empêchent en rien l’épuisement de la planète. Elles ignorent la seule politique qui, même de façon concevable, pourrait arrêter le réchauffement de la planète : interdire l’achat d’actions et d’obligations de sociétés d’extraction de combustibles fossiles. Donc, ce sont de véritables imposteurs. La réponse des milliardaires est de parier soit sur des projets commerciaux farfelus pour stopper le réchauffement climatique, soit sur la prolongation dans le futur de l’utilisation des combustibles fossiles et d’ignorer le bien-être des générations à venir. En d’autres termes, tous les milliardaires, qu’ils soient libéraux ou conservateurs, ne sont en réalité que des rouges-sang, pour étendre encore plus leur empire, en dernière analyse.

Cela ne vient pas de ce que les électeurs veulent ; cela reflète UNIQUEMENT ce que les milliardaires veulent. Voici quelques données montrant qu’en dépit de toute la propagande des milliardaires en faveur de l’expansion de l’empire des États-Unis et de leurs alliés, la majorité des habitants de certains pays – dont l’Allemagne – n’en veulent pas :

https://www.pewresearch.org/global/2015/06/10/1-nato-public-opinion-wary-of-russia-leary-of-action-on-ukraine :

 

Seuls les Allemands « s’opposent à l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN » : 57% contre 36%

« L’adhésion de l’Ukraine à l’UE » : les Allemands s’y opposent à 54% contre 41%, les Français à 53% contre 46%.

« Opposition à l’approvisionnement de l’Ukraine en armes contre la Russie » : Allemands 77% contre 19%, Français 59% contre 40%, Italiens 65% contre 22%.

 

https://www.pewresearch.org/global/2015/06/10/2-russian-public-opinion-putin-praised-west-panned :

 

En 2013, la médiane de la favorabilité de la Russie dans l’UE était de 37% ; au moment de 2015, elle était tombé à 26% – 26/37 ou 30% de moins que seulement deux ans plus tôt, c’est-à-dire avant qu’Obama se soit emparé de l’Ukraine lors d’un coup d’État américain très sanglant. (Obama a été l’héritier d’Hitler le plus réussi depuis la Seconde Guerre mondiale, et a particulièrement réussi à mettre en péril la sécurité nationale des Russes en s’emparant de l’Ukraine à la frontière de la Russie et en intensifiant l’alliance militaire anti-russe, l’OTAN, alors que la tentative d’Hitler de conquérir la Russie s’était avérée être un échec colossal).

Ainsi, Baerbock, la politicienne « verte » la plus puissante d’Europe, et même du monde, bien qu’elle ait échoué dans les urnes, tire sa haine (envers la Russie), son bellicisme, non pas des électeurs, mais de l’envie pure et simple des milliardaires américains et alliés, d’étendre leur empire américain et allié, pour englober le monde entier. C’est ce qu’elle (et de nombreux politiciens du Parti Vert) pousse le plus à faire.

Les « Verts » sont en réalité rouge-sang, celui de la guerre.

Eric Zuesse

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

Le paysage stratégique le plus déroutant qui soit

Par : Zineb

C’est la première fois que d’autres dictent à l’Occident des instructions plutôt que d’en recevoir sur la manière de se conformer aux lignes rouges américaines.


Par Alastair Crooke – Le 13 décembre 2021 – Source Strategic Culture

Un soupir de soulagement presque audible a résonné dans les couloirs occidentaux. Bien qu’il n’y ait pas eu de percée lors de la réunion virtuelle de l’équipe Biden-Poutine, les discussions ont, sans surprise, été fortement axées sur le sujet de préoccupation immédiat : l’Ukraine, dans un contexte de crainte généralisée que le volcan ukrainien n’entre en éruption à tout moment.

Lors de la réunion, il a été convenu de lancer une discussion de « basse intensité », de gouvernement à gouvernement, sur les lignes rouges de la Russie et sur l’arrêt de l’expansion de l’OTAN vers l’est. Jake Sullivan a toutefois jeté un froid suite à cette proposition en soulignant fermement que les États-Unis n’avaient pris aucun engagement sur ces deux questions. Biden (comme annoncé à l’avance) a mis en garde contre de fortes mesures notamment économiques si la Russie intervenait en Ukraine.

Ce qui est plus remarquable, cependant, c’est que les États-Unis menacent « seulement » de sanctionner la Russie ou d’envoyer plus de troupes dans la région, au lieu de demander une intervention militaire explicite de l’Occident et de l’OTAN en Ukraine. Dans des déclarations antérieures, Biden et d’autres responsables américains sont restés vagues quant à la réponse de Washington à une invasion russe : ils ont mis en garde à plusieurs reprises contre les « conséquences », alors même qu’ils s’engageaient à nouveau en faveur de la souveraineté de l’Ukraine.

Alors, devrions-nous tous recommencer à respirer ? En fait, non. En fait, l’urgence de la question ukrainienne a toujours été une sorte de faux-fuyant : la Russie n’a aucune envie de s’enfoncer dans la boue épaisse et gluante d’un bourbier régional, même si certains Occidentaux en seraient « ravis ». Les forces de Kiev sont fatiguées, épuisées et démoralisées après avoir passé des mois dans des tranchées froides le long de la ligne de contact. Elles n’ont guère envie de s’attaquer aux milices du Donbass (à moins d’être aidées de l’extérieur).

Rien n’a été résolu sur ce qu’il convient de faire au sujet de la sombre et vaste dystopie qu’est l’Ukraine – quel que soit la forme qu’elle prend. Le président Poutine a évoqué l’accord de Minsk, mais personne, semble-t-il, n’a mordu à l’hameçon ; le fil de pêche est resté détendu. Il n’y a pas eu non plus d’accord sur ce qu’il fallait faire des débris accumulés de ce qu’on appelait autrefois les « relations diplomatiques » américano-russes. Ce dernier terme (les relations diplomatiques) n’est plus qu’une mauvaise blague.

La célébration n’est donc pas de mise. Les factions viscéralement anti-Poutine aux États-Unis et à Kiev sont furieuses : un sénateur républicain américain, Roger Wicker, a averti que dans toute impasse concernant l’Ukraine, « je n’exclurais pas une action militaire. Je pense que nous commettons une erreur lorsque nous retirons des options de la table, donc j’espère que le président gardera cette option sur la table ». À la question de savoir en quoi consisterait une action militaire contre la Russie, Wicker a répondu que cela pourrait signifier « que nous nous [tenions] à l’écart, avec nos navires dans la mer Noire, et que nous [fassions] pleuvoir les coups sur les forces militaires russes », ajoutant que les États-Unis ne devraient pas non plus « exclure une première action nucléaire » contre la Russie.

Ainsi, la situation de l’Ukraine s’envenime. Si nous devons maintenant connaître une accalmie, ce n’est que cela, « une accalmie ». Les « faucons » américains et européens n’ont pas hissé le drapeau blanc : l’Ukraine sert bien trop leurs intérêts pour être mise de côté à la légère.

Cependant, cette focalisation sur la crise ukrainienne, c’est « l’arbre qui cache la forêt » : nous avons trois – et non une – bombes à retardement prêtes à exploser. Trois « fronts » : chacun d’entre eux est distinct, mais étroitement lié aux autres, et est désormais traversé par des niveaux inconnus d’objectifs stratégiques et de synchronicité : l’Ukraine, Taïwan et l’accord JCPOA chancelant – qui suscite aujourd’hui une angoisse indicible à Tel Aviv.

La forêt caché par ces trois arbres ne fait pas le poids face à la question non résolue de l’architecture de sécurité européenne, de l’architecture de sécurité du Moyen-Orient et de l’architecture de sécurité mondiale. L’ordre existant, fondé sur des règles, a dépassé sa date de péremption : il n’assure pas la sécurité et ne reflète pas la réalité des équilibres entre les grandes puissances contemporaines. Il est devenu pathogène. Pour dire les choses simplement, il est trop fossilisé dans la leitkultur 1 de l’après-Seconde guerre mondiale.

Dans une récente interview de CNN, Fareed Zakaria, a demandé à Jake Sullivan, le conseiller à la Sécurité de Biden : Qu’est-ce qui a été négocié avec la Chine, après tous vos « discours musclés » ? « Mauvaise question », a rétorqué Sullivan. « Ce n’est pas la bonne manière de présenter les choses », a-t-il dit sans ambages : Ne posez pas de questions sur les accords bilatéraux ; demandez plutôt ce que nous avons obtenu d’autre. La bonne façon de penser à ce sujet, a déclaré Sullivan, est la suivante : « Avons-nous fixé les modalités d’une concurrence efficace où les États-Unis sont en mesure de défendre leurs valeurs et de faire avancer leurs intérêts, non seulement dans la région indo-pacifique, mais aussi dans le monde entier… ».

« Nous voulons créer les circonstances dans lesquelles deux grandes puissances opéreront dans un système international pour les années à venir – et nous voulons que les modalités de ce système soient favorables aux intérêts et aux valeurs américains : il s’agit plutôt d’une disposition favorable dans laquelle les États-Unis et leurs alliés peuvent façonner les règles internationales à suivre sur le genre de questions qui vont fondamentalement compter pour le peuple de notre pays [l’Amérique] et pour les peuples du monde entier ».

C’est cette leitkultur maximaliste qui nous conduit à un point où ces trois questions explosives risquent de provoquer un bouleversement fondamental de l’ordre mondial. Il faut remonter loin dans le temps pour trouver un moment où notre monde était aussi vulnérable à un changement soudain de destin – ce qu’Ambrose Evans-Pritchard, dans le Telegraph, appelle « Le cauchemar de l’Occident : une guerre sur trois fronts ».

Que se passe-t-il ? Eh bien, il s’agit certainement d’un sujet de très vaste portée. Et pourquoi les États-Unis insistent-ils sur une conception aussi absolue de l’ordre mondial, une conception selon laquelle les autres grandes puissances n’ont pas le droit de fixer leurs propres lignes rouges en matière de sécurité ? Eh bien, c’est à cause … des « quatre cavaliers » des Grandes Transitions :

La pandémie – qui débouche sur un système mondial de réglementation de la santé ; l’urgence climatique – qui débouche sur un régime mondial de crédits et de débits de CO2 ; la révolution de la technologie et de l’intelligence artificielle – qui nous fait entrer dans une ère mondiale d’automatisation et de « robots » (et de pertes d’emplois) ; et enfin, la transition de l’économie classique vers la théorie monétaire moderne mondiale, qui exige une remise à plat de la montagne de dettes mondiales qui ne seront jamais remboursées.

La vision de Sullivan pour les « années à venir » est essentiellement conçue autour de ce projet « d’ordre supérieur » : la préservation des « règles de conduite » mondiales, conçues pour refléter les « intérêts des États-Unis et de leurs alliés », en tant que base à partir de laquelle les « transitions » – santé, changement climatique, technocratie managériale et monétaire – peuvent passer de la prérogative parlementaire nationale à un niveau supranational d’entreprises et de collectifs d’« expertise » managériale technologique (sans responsabilité vis-à-vis du contrôle parlementaire national).

Pris séparément dans des domaines tels que les précautions sanitaires, le redressement du climat, la promotion des « miracles » technologiques et l’émission d’argent dissociée de la fiscalité, ils semblent non idéologiques et, d’une certaine manière, presque utopiques.

Il était bien entendu que toutes ces transitions bouleverseraient des modes de vie humains anciens et profondément enracinés, et déclencheraient inévitablement des dissidences – c’est pourquoi les nouvelles formes de « discipline » sociale et l’usurpation du contrôle de la responsabilité nationale au profit du plan supranational sont si importantes. Cela ne rend certainement pas les gens « heureux » (selon le Davos).

Hmmm ! … les dessous idéologiques de ce réaménagement d’un « ordre supérieur » peuvent être cachés, comme étant non partisans, mais c’est celui qui décide des normes internationales, des protocoles, des mesures et des règles de ces transitions qui est souverain – comme Carl Schmitt l’a fait remarquer.

Sullivan a au moins le mérite d’être franc au sujet de l’idéologie occulte du Reset : « Nous voulons que les modalités de ce système soient favorables aux intérêts et aux valeurs des Américains : il s’agit plutôt d’une configuration favorable dans laquelle les États-Unis et leurs alliés peuvent façonner les règles de conduite internationales sur les types de questions qui vont fondamentalement compter pour le peuple de notre pays [l’Amérique] et pour les peuples du monde entier… ».

Nous parlons ici de quelque chose qui va clairement bien au-delà de la portée des sommets de Biden avec Xi et Poutine, et des négociations du JCPOA à Vienne. Le président Poutine a prévenu que tout empiétement par des infrastructures ou des forces de l’OTAN en Ukraine ne serait pas autorisé. Et que la Russie agirait de manière décisive pour l’empêcher. De même, l’Iran a déclaré explicitement que toute attaque israélienne contre ses installations nucléaires ne serait pas tolérée. Elle entraînerait la destruction par l’Iran des infrastructures vitales israéliennes sur l’ensemble du territoire.

Et la position de l’Iran et de la Russie est identique à celle de la Chine à l’égard de Taïwan : le président Xi l’a clairement indiqué lors du sommet virtuel qu’il a tenu avec Biden le 15 novembre. Xi a prévenu que toute tentative de sécession de Taïwan était interdite et entraînerait une réponse militaire.

À Vienne, l’Iran a simplement énoncé ses « lignes rouges » : aucune discussion sur les missiles balistiques iraniens ; aucune discussion sur le rôle régional de l’Iran ; et aucun gel de l’enrichissement – tant que le mécanisme de levée des sanctions et de garantie de leur non-réapparition n’est pas convenu – appelant de fait à un retour au cadre initial de l’accord de 2015. L’Iran exige des garanties contraignantes que les sanctions ne seront pas réimposées de manière arbitraire, que la normalisation du commerce ne sera pas à nouveau entravée de manière informelle contrairement aux clauses de l’accord, comme cela s’est produit sous Obama (le département du Trésor américain a mené sa propre politique anti-commerciale, en désaccord avec celle de la Maison Blanche), et que toutes les sanctions soient levées.

Ce qu’il faut noter ici, c’est le contexte : notez que la position iranienne est presque identique dans son contenu à celle énoncée par la Russie, vis-à-vis des États-Unis, en ce qui concerne l’Ukraine : la demande de Poutine à Washington est que les intérêts et les « lignes rouges » de la Russie soient officiellement reconnus et acceptés ; que des accords juridiquement contraignants soient conclus en ce qui concerne la sécurité de la Russie en Europe de l’Est ; et l’exigence absolue d’une interdiction de tout nouvel empiétement de l’OTAN à l’Est, ainsi qu’un veto sur toute infrastructure de l’OTAN exportée en Ukraine.

C’est très nouveau, en géopolitique des coïncidences de cette nature ne se produisent pas spontanément. Il est évident que les trois puissances se sont stratégiquement, politiquement et probablement aussi militairement coordonnées.

Les États occidentaux sont stupéfaits : c’est la première fois que d’autres leur dictent leur conduite, en définissant leurs lignes rouges, au lieu de recevoir des instructions sur la manière de se conformer aux lignes rouges américaines. Ils sont déconcertés et incertains de ce qu’ils doivent faire ensuite. Et, comme le note astucieusement Anatol Lieven, certaines actions auraient de graves conséquences stratégiques : « Mis à part les dommages économiques mondiaux qui résulteraient d’une guerre en Ukraine et la façon dont la Chine tirerait parti d’une telle crise, l’Occident a une très forte raison d’éviter une nouvelle guerre : il serait perdant ». Lieven poursuit : « Cela risquerait également de devenir une guerre mondiale ; car il est pratiquement certain que la Chine exploiterait une guerre entre les États-Unis et la Russie, menaçant ainsi les États-Unis du risque de deux guerres simultanées et d’une défaite dans les deux ».

Pour l’instant, les États-Unis et leurs alliés répètent les platitudes habituelles sur « toutes les options envisageables », sur les sanctions paralysantes et sur la formation d’une coalition internationale pour faire pression et s’opposer à cette non-conformité. Car, sans la collaboration des concurrents (ou l’isolement politique et la condamnation effective de ces États), le projet supérieur consistant à élever ces transitions apparemment « non idéologiques » au niveau de la sphère supranationale avec ses normes, ses protocoles etc (les « modalités du système » selon Sullivan) ne sera pas atteint. Il ne sera pas possible de télécharger une mise à jour du logiciel du « consensus de Washington » lorsque ces trois États refusent tout simplement les « règles » de Sullivan.

Un reset stratégique ne sera cependant pas facile à réaliser. L’Occident est plongé dans la guerre des mèmes, ce qui rend d’autant plus difficile une partition de l’ordre stratégique. Tout compromis sur l’idée que la Russie ne peut pas avoir ses propres lignes rouges, qu’elle ne peut pas décider de l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN, ni déterminer où l’OTAN installe ses missiles et ses armes nucléaires, risque de faire passer Biden pour un faible. Les Républicains ont déjà accusé de manière préventive ce qu’ils appellent la « faiblesse » de Biden d’avoir encouragé un « aventurisme dangereux » de la part de Moscou.

Mais peut-être ces deux sommets, ainsi que la position de l’Iran à Vienne, représentent-ils le début de la fin de l’ordre occidental fondé sur des règles, et le début du compte à rebours vers un nouvel équilibre géostratégique entre les deux axes et donc, en fin de compte, vers la paix ou la guerre.

Alastair Crooke

Traduit par Zineb, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

Notes

  1. culture de référence

Des nuages à l’horizon

Par : Wayan

Par The Saker – Le 27 décembre 2021 – Source The Saker’s Blog

Vendredi, les États-Unis n’ont fourni aucune réponse à la Russie. En soi, ce n’est pas très