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Aujourd’hui — 27 novembre 2022Medias Alternatifs

Le rôle grandissant de la Chine comme médiateur des relations internationales


Par Laurent Michelon − Le 20 novembre 2022

Le président chinois Xi Jinping pose pour une photo de groupe avec d’autres dirigeants et invités avant la 22e réunion du Conseil des chefs d’État de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) à Samarcande, en Ouzbékistan, le 16 septembre 2022. (Xinhua/Li Tao)

Le marathon de sommets internationaux des deux premières semaines de novembre, le sommet Chine-ASEAN de Phnom Penh, le G20 à Bali, et l’APEC à Bangkok confirme que le centre du monde a résolument pivoté vers l’Asie. Un mois auparavant, la diplomatie chinoise occupait la même position centrale lors des sommets de l’Organisation de coopération de Shanghai à Samarcande et du Partenariat économique régional global à Qingdao, deux groupements inter-étatiques eurasiatiques initiés par Beijing qui regroupent 2/5 de la population mondiale, et notamment les trois économies les plus dynamiques du moment: la Chine, l’Inde et la Russie.

Au centre de ce tourbillon de réunions au sommet, la Chine de Xi Jinping se fait remarquer par son pragmatisme et son volontarisme à définir un cadre alternatif de relations diplomatiques aussi bien au sein de formats de négociations multilatérales que lors de rencontres bilatérales Sud-Sud, avec par exemple les États d’Asie du Sud-est, ce qui est en adéquation avec l’objectif pluri-millénaire de la Chine de cultiver et préserver des relations fructueuses et pacifiques avec son voisinage immédiat.

Le pragmatisme de Beijing ne signifie pas pour autant un nombrilisme sino-centré. Au G20 à Bali, Xi Jinping a démontré une fois de plus que la Chine entendait assumer pleinement les responsabilités qui incombent à sa nouvelle position économique et diplomatique. Dans son discours, il a mis en garde contre l’instrumentalisation des denrées alimentaires et de l’énergie, deux questions qui concernent plus les partenaires africains et moyen-orientaux de Beijing que la Chine elle-même. Beijing identifie les sécurités alimentaire et énergétique comme les deux problèmes les plus importants du moment menaçant les peuples du Sud global, causés non par une diminution de la production ou de la demande, mais par la disruption programmée de la chaîne d’approvisionnement par les suspects habituels, l’hégémon anglo-américain et ses divers affidés gouvernementaux, para-gouvernementaux et privés.

Le moment le plus attendu du G20 fut la rencontre bilatérale sino-américaine, initiée à la demande de Washington, et qui fut l’occasion pour Xi Jinping de rappeler à son homologue le fondement de la relation bilatérale: le respect des engagements américains au sujet de la politique de la Chine unique.

Revigoré par la chaleur et l’hospitalité balinaise, Joe Biden a récité en direct, et presque sans faute cette fois, les éléments de langage qui lui ont été dictés par ceux qui le maintiennent sur le devant de la scène: une série de garanties sur le fait que les États-Unis ne chercheraient pas à provoquer l’indépendance de Taïwan, ne voudraient pas d’une nouvelle Guerre froide et encore moins d’un découplage économique avec la Chine. Autant d’affirmations qu’il faut évidemment comprendre comme exactement le contraire des intentions de l’hégémon anglo-américain, qui se confirment chaque jour dans les faits: les discours apaisants du gouvernement américain envers la Chine sont immédiatement suivis d’une escalade de provocations, de sanctions nouvelles, et de chantage au découplage économique total.

Le G20 a démontré à Bali sa vétusté et son inadéquation aux évolutions du monde, en se transformant, sous l’impulsion du sous-groupe du G7, en un forum de critiques de la Russie sur le thème de la guerre en Ukraine. Les 13 autres membres du G20, non-occidentaux et de cultures qui évitent traditionnellement la confrontation, ont préféré délaisser cette tentative occidentale d’attaquer frontalement la Russie sur un thème éminemment politique lors d’un forum économique, insultant au passage leur hôte indonésien.

En marge de ce sommet, le camp occidental a une nouvelle fois tenté de fracturer l’entente sino-russe en envoyant son tirailleur français implorer Xi Jinping d’intercéder en faveur de l’OTAN et tenter de ramener Vladimir Poutine à la table des négociations: un cruel aveu d’impuissance collective de la diplomatie américaine, de l’OTAN et d’une présidence française qui communique à outrance sur ses multiples appels à Vladimir Poutine, y compris ceux restés sans réponse.

La Chine de Xi Jinping se retrouve dans la position de la France gaullienne des années 60, au centre des relations internationales, dans le rôle de médiateur, tandis que la diplomatie française s’est effondrée au niveau de la diplomatie chinoise des années 60.

Pendant que, pour plaire à leurs sponsors, les dirigeants occidentaux surenchérissent dans les déclarations outrancières au sujet de la Russie mais aussi de la Chine, ne sachant plus si elle est un « rival systémique » ou carrément une « menace existentielle », la diplomatie chinoise est occupée à bâtir des partenariats stratégiques avec les États du Sud global: sous-continent indien, Moyen-orient, Afrique, Amérique latine, qui se rassembleront tous en 2023 au sommet des Nouvelles routes de la soie que Xi Jinping a promis d’organiser, rassemblant toujours plus autour de la Chine les peuples qui désirent s’affranchir de l’hystérie collective occidentale.

Laurent Michelon est entrepreneur en Chine. Il travaille depuis plus de 20 ans entre Hong Kong et Beijing. Il publie en novembre « Comprendre la relation Chine-Occident. La superpuissance réticente et l’hégémon isolé » aux éditions Perspectives libres.

Bye bye Kiev, bonjour la Côte d’Azur : Voici comment les élites corrompues d’Ukraine profitent des aides occidentales

Par : Volti
Source Réseau-International par Olga Sukharevskaya, ex-diplomate ukrainienne Les fonctionnaires et les oligarques ont détourné une grande partie du soutien financier envoyé à Kiev.Depuis le début de l’offensive militaire russe en Ukraine, les États-Unis, l’UE et leurs alliés ont fourni à Kiev une aide de 126 milliards de dollars, un nombre supérieur à la moitié du PIB du pays1. De plus, des […]

Les forces armées ukrainiennes ont montré les conditions de la guerre des tranchées

Les fortes pluies, les chutes de neige, les changements brusques de température, le gel, la glace, la gadoue et la boue ont un impact négatif sur la conduite des hostilités, en particulier les offensives.

Guerre orwellienne et Grand Reset



Novembre 2022 – Source Nicolas Bonnal

Nicolas Bonnal

Certains se demandent ce que font les russes, d’autres se demandent s’ils perdent. Les plus enflammés crient au génie échiquier et judoka et traitent d’agents de l’Otan ceux qui ne sont pas d’accord. Parfois il y en a qui réfléchissent.

Le général Delawarde a écrit un texte intéressant où il pose les vraies questions.

Dès le début de l’opération en Ukraine, j’ai commencé à me poser de nombreuses questions sur ses buts, ses objectifs et son résultat final. Les actions de notre armée et de nos autorités ont clairement indiqué que la Russie ne s’efforçait pas d’achever rapidement l’opération.
Voyez comme c’est étrange :
– Retrait volontaire des troupes près de Kiev ;
– Refus de la prise d’initiative ;
– Arrêt des opérations offensives et passage en défensif ;
– Négociations délibérément dénuées de sens ;
– Étranges échanges de prisonniers ;
– Frappes quasi-exclusivement contre des cibles militaires ;
– Refus catégorique d’endommager les infrastructures stratégiques “civiles” ;
– Référendums organisés à la hâte ;
– Refus d’attaquer les QG et centres de décision ennemis.

Rasoir d’Ockham aidant, la réponse vient vite :

Évidemment, l’option la plus simple est de considérer que nos autorités (russes) sont des imbéciles. Bien sûr, qu’elles sont capables de mener une guerre normale. Pourquoi ne le font-elles pas ?

Mais le général fait une juste et audacieuse observation :

De longues réflexions m’ont amené à la conclusion suivante :
Si l’on considère que l’opération n’est qu’une des étapes de la lutte contre l’Occident, il s’avère que la Russie n’a vraiment pas besoin d’une victoire rapide et décisive en Ukraine. L’armée est inutile trop en avant. Une défaite rapide et complète de l’Ukraine ne changera rien pour nous en termes géopolitiques. Nous aurons de nouveaux territoires et de nouvelles populations, mais l’alignement géopolitique mondial restera le même.

On fabriquerait donc à Moscou donc une guerre qui dure :

L’objectif semble être complètement différent : forcer l’Occident à jeter autant de ressources financières et militaires que possible dans le brasier. Dans la partie d’échecs, une pièce est sacrifiée afin d’attirer un adversaire dans un piège dont il ne pourra plus sortir. Et si nous gardons cet objectif à l’esprit, il devient clair pourquoi les États-Unis ont fait sauter nos gazoducs : sans eux, l’importance des gazoducs ukrainiens augmente considérablement. Il s’agit d’une tentative d’engager davantage les européens dans le conflit.

La cible de cette guerre est donc l’Occident qui va passer un hiver très dur, y compris en Amérique. On oublie dans la résistance que pour l’empire aucune population n’importe, pas plus l’américaine que l’européenne : une lectrice de retour d’Atlanta me raconte qu’une omelette vaut là-bas quinze euros, idem une bouteille de vin, idem un paquet de cigarettes. Un petit repas dans un boui-boui vaut 80 euros. En Californie le gallon vaut huit dollars : l’essence est à plus de deux euros le litre dans un état grand comme la France, où tout se fait en bagnole. Biden n’a rien à faire de sa population qui reste de toute manière pour lui et ses marionnettistes de Wall Street trop blanche et trop rebelle.

Mais restons-en à cette idée d’une guerre qui dure et qui affaiblit tout le monde : les russes ont du gaz mais pas de voitures. Les ventes de voitures ont chuté en moyenne depuis avril de 60 à 80%. L’effondrement du niveau de vie sera qualitatif, si la faible baisse quantitative du PNB le masque.

Pour moi qui suis toujours dans les livres et les films, cette guerre entre Eurasie et Océanie qui dure et qui nous ruine nous le peuple offre de fâcheux relents orwelliens. Car 1984 reste notre Apocalypse sinon notre livre d’Enoch.

On cite le mage sur cette vraie-fausse guerre qui dure (1984, p. 244, je donne le lien en français):

La guerre donc, si nous la jugeons sur le modèle des guerres antérieures, est une simple imposture. Elle ressemble aux batailles entre certains ruminants dont les cornes sont plantées à un angle tel qu’ils sont incapables de se blesser l’un l’autre.

La guerre a changé de cible : on tue son camp, pas l’autre. Orwell :

Mais, bien qu’irréelle, elle n’est pas sans signification. Elle dévore le surplus des produits de consommation et elle aide à préserver l’atmosphère mentale spéciale dont a besoin une société hiérarchisée. Ainsi qu’on le verra, la guerre est une affaire purement intérieure. Anciennement, les groupes dirigeants de tous les pays, bien qu’il leur fût possible de reconnaître leur intérêt commun et, par conséquent, de limiter les dégâts de la guerre, luttaient réellement les uns contre les autres, et celui qui était victorieux pillait toujours le vaincu. De nos jours, ils ne luttent pas du tout les uns contre les autres. La guerre est engagée par chaque groupe dirigeant contre ses propres sujets et l’objet de la guerre n’est pas de faire ou d’empêcher des conquêtes de territoires, mais de maintenir intacte la structure de la société.

C’est la vieille andouille De Closets qui se félicitait du rôle retrouvé de l’État avec la crise du Covid. Ce rôle se renforce pour Bruxelles et pour Paris avec la guerre contre la Russie qui permet d’accélérer le Reset et l’autoritarisme. Les deux premières guerres mondiales ont établi le mondialisme, celle-ci va numériser le troupeau et liquider « la vieille race blanche » dont j’ai parlé en 2009 (voir lien) pour établir le Reset voulu par les gnostiques de Davos, lieu de la Montage magique de Thomas Mann. Relisez ce livre étincelant et programmatique et incompris, où tous les personnages sont des malades et des moribonds entourés de médecins inefficaces.

Sur ce sujet on découvrira mon émission sur la Guerre et le Grand Reset. Je me suis désintéressé des opérations dès le début (Et comme j’ai eu raison !) en soulignant que la guerre amenait le Reset alors que le vaccin ou le virus demeuraient trop dénués de victimes (cf. Léon Bloy à propos de l’incendie du Bazar de la Charité : « le petit nombre des victimes tempérait ma joie »).

https://www.youtube.com/watch?v=mkGsGUOdPJM

Orwell poursuit sur ce mot :

« Le mot « guerre », lui-même, est devenu erroné. Il serait probablement plus exact de dire qu’en devenant continue, la guerre a cessé d’exister. La pression particulière qu’elle a exercée sur les êtres humains entre l’âge néolithique et le début du vingtième siècle a disparu et a été remplacée par quelque chose de tout à fait différent. L’effet aurait été exactement le même si les trois super-États, au lieu de se battre l’un contre l’autre, s’entendaient pour vivre dans une paix perpétuelle, chacun inviolé à l’intérieur de ses frontières. Dans ce cas, en effet, chacun serait encore un univers clos, libéré à jamais de l’influence assoupissante du danger extérieur. Une paix qui serait vraiment permanente serait exactement comme une guerre permanente. Cela, bien que la majorité des membres du Parti ne le comprenne que dans un sens superficiel, est la signification profonde du slogan du Parti : La guerre, c’est la Paix.

Cette guerre sera perpétuelle. Elle concerne en effet des super-États – qu’on ne nommera pas – tous fascinés par le contrôle numérique du troupeau (les données sur l’Inde sont également terrifiantes) et qui ne sont pas pressés d’en terminer. C’est une guerre que nos dirigeants livrent contre nous, avec la collaboration de la population : le football, la bière et le jeu (1984, p. 87) contrôlent le troupeau. Nietzsche le disait : il faut maltraiter le petit peuple. Sinon l’appétit lui vient en mangeant.

Nicolas Bonnal sur Amazon.fr

Ridley Scott et le cinéma rétrofuturiste Les mystères de Stanley Kubrick Louis-Ferdinand Céline : La colère et les mots

Sources

Une image qui vaut mille mots

par Moon of Alabama. Les frappes de missiles russes sur les infrastructures électriques ukrainiennes ont plongé le pays dans le noir. Photo satellite de l’Ukraine prise dans la soirée du 24 novembre 2022.

Les Kurdes syriens interrompent leur opération contre l’État islamique

Les forces qui travaillent symboliquement avec la coalition internationale dans la lutte contre l'EI sont maintenant des cibles pour l'État turc, et donc les opérations ont cessé.

Macron, la plénitude du néant

Par : Volti
Par Lediazec Quel dommage que nous manquions si cruellement d’humoristes. Hormis Dieudonné, proscrit de la « bonne société » pour être ce fou du roi que l’époque pousse à l’exil comme un pestiféré, rien dans le monde couché de l’humour pour nous faire réfléchir en nous faisant rire. Triste époque et lamentable panel de lavettes ! En un peu plus de trois petits quinquennats (Sarko-Hollande-Macron) le […]

L’ordre « fondé sur des règles », le mantra de la propagande américaine

par Luciano Lago. Les États-Unis craignent de perdre l'ancien privilège de domination mondiale qu'ils tirent d'un sentiment mal compris d'exceptionnalisme et de suprématie sur les peuples du monde.

New York Times : 1/3 des obusiers occidentaux envoyés en Ukraine sont hors de combat

Pour résoudre le problème, le Pentagone, qui a fourni à Kiev des centaines d’armes, aurait mis en place une installation de réparation de l’autre côté de la frontière polonaise.

New York Times : 20 pays de l’OTAN sur 30 ont épuisé leurs stocks d’armes

Neuf mois après le début de la guerre, l’impréparation fondamentale de l’Occident a provoqué une lutte folle pour fournir à l’Ukraine ce dont elle a besoin, ainsi que pour reconstituer les approvisionnements de l’OTAN.

Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs)

par Vladimir Tchernine. Ils se sont mis à me tabasser, à me donner des coups de pied dans la tête. Ils ont pris une barre de fer en forme de Z. Ils l’ont fait rougir au chalumeau pour dire : « Dis la vérité sinon on va te pyrograver un Z ».

Syrie : Une nouvelle invasion turque est imminente

par Moon of Alabama. Une semaine après l'incident d'Istanbul, la Turquie a commencé à bombarder les positions kurdes dans l'est de la Syrie. Elle a maintenant menacé de l'envahir (à nouveau).

Fidel, le bien nommé

par Bruno Guigue. En vingt ans, 300 000 Cubains combattirent le colonialisme en Afrique. Ces pages de l’histoire africaine ont aussi été écrites avec du sang cubain. Les Sud-Africains et les Cubains s’en souviennent.

Niger : L’abondant uranium rapporte très peu

Important fournisseur d'uranium de l'UE, le Niger a du mal à vivre de son minerai, entre des cours bas, des réserves difficiles à exploiter et des exploitants internationaux jugés parfois trop gourmands.

27 novembre 1942, l’amiral de Laborde saborde la flotte française à Toulon pour empêcher les nazis de s’en saisir

« Les Français résistèrent si vivement et retardèrent les Allemands à ce point que l'amiral de Laborde eut le temps de saborder la plus grande partie de la flotte française. »

Candeur ou naïveté ?

par Marie-France de Meuron. L’être humain détient différents instruments pour évoluer de la candeur à la conscience selon qu’ils relèvent du corps, du cœur ou du mental, autrement dit de la volonté, du système affectif ou de la raison.

La fin de Planetes360

« On a franchi un nouveau cap. Ces gens-là nous ont littéralement déclaré la guerre, la guerre de l’information, la guerre des mots, la guerre des chiffres, et c’est loin d’être fini, nous ne sommes qu’au début. »

L’Azerbaïdjan refuse des pourparlers avec l’Arménie en présence de Macron

Par : Volti
Merci Thierry65 Source InfoAlahed Par AlAhed avec sites web L’Azerbaïdjan a annoncé vendredi 25 novembre avoir annulé des pourparlers de paix prévus à Bruxelles avec l’Arménie parce qu’Erevan insistait pour que le président français Emmanuel Macron y assiste. Les relations entre ces deux pays voisins du Caucase sont empoisonnées depuis plus de 30 ans par des disputes territoriales ayant mené […]

LA CONNERIE A PRIS LE POUVOIR ! COMPRENDRE LE CERVEAU DE NOS « ÉLITES » – Jacques Généreux

▷ Jacques Généreux est professeur d’économie, une matière qu’il enseigne depuis près de trente-cinq ans. Pourfendeur de longue date du néolibéralisme et de l’absurdité des politiques économiques menée depuis 30 ans, Jacques Généreux a écrit de nombreux ouvrages fondamentaux pour proposer une économie plus égalitaire et rationnelle. Face au refus de nos élites de mettre fin au sabotage de la France, il explore dans son dernier livre « Quand la connerie économique prend le pouvoir » une nouvelle thèse à la croisée entre l’économie et les sciences cognitives : celle de la bêtise.

Une interview par Olivier Berruyer, pour le média indépendant en ligne Élucid.

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EN FINIR AVEC L’UNION EUROPÉENNE, CETTE OLIGARCHIE QUI NOUS MÈNE À LA RUINE – Olivier Delorme

▷ Olivier DELORME est historien et romancier, auteur notamment des trois tomes de « La Grèce et les Balkans du Ve siècle à nos jours » et de « 30 bonnes raisons pour sortir de l’Europe » aux Éditions H&O. Il vit en Grèce désormais, sur une petite île proche de la côte Turque.

Dans cet entretien par Olivier Berruyer pour Élucid, Olivier Delorme pourfend tous les mythes de l’Union européenne : L’Europe de la paix, l’Europe qui protège, l’Europe sociale… Il démontre que cette institution est en réalité antidémocratique, oligarchique, et menace nos intérêts économiques tout en anéantissant la voix de la France sur le plan géopolitique. Un état des lieux sans langue de bois, pour regarder la vérité en face : une coopération est nécessaire, mais pas au prix de l’anéantissement de la souveraineté des peuples.

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Voiture électrique : ils sont devenus fous !

L’écologie n’est bien sûr qu’un prétexte. On est là encore dans la démolition contrôlée imposée aux peuples européens, cobayes malgré eux de la Grande Réinitialisation prévue à l’horizon 2030… L’oligarchie mondialiste (i.e. néo-communiste) sait parfaitement ce qu’elle fait. OD

L’oukase est tombé de Bruxelles, le 14 juillet 2001. Ce jour-là, la Commission européenne annonce sa volonté d’interdire, purement et simplement, la vente de véhicules neufs émetteurs de CO2 d’ici 2035. Quels qu’ils soient. Cela va du diesel en passant par l’essence, mais concerne aussi les hybrides qui tentent de concilier l’électrique et le thermique.

Cette décision idéologique et liberticide est une folie, aux conséquences économiques et sociales considérables pour la France.

CARACTÉRISTIQUES DE LA VOITURE ÉLECTRIQUE

La voiture électrique a une autonomie réduite :

– qui dépend de la puissance de sa batterie et de son prix,

– qui diminue avec la vitesse, avec le froid et avec la chaleur.

La voiture électrique doit être rechargée, ce qui suppose, dès que l’on s’éloigne de son domicile – à condition d’avoir une maison particulière – de trouver une borne de recharge disponible et d’avoir du temps devant soi : des dizaines de minutes, comparées aux quelques minutes nécessaires pour les voitures thermiques. De plus :

Un plein électrique [est] plus onéreux qu’un plein au gazole.

Or, si l’oukase de Bruxelles est respecté, quinze millions de voitures électriques seront en circulation en France en 2035, qui nécessiteront 7,3 millions de chargeurs dès 2030 selon l’ICCT. Une borne de recharge est déjà coûteuse pour un particulier, même aidé, et problématique pour les copropriétés et les parkings.

La voiture électrique, subventionnée, a un surcoût de 50% et est donc réservée aux riches, qui sont de plus considérés comme ayant un comportement vertueux sur le plan écologique. Elle est déjà une bonne affaire pour les constructeurs, dont les marges, avec son prix élevé, sont plus grandes, pour de petites séries.

Mais ils ne le font toutefois pas vraiment de bon coeur : Pour les groupes contrevenants qui vendent leurs véhicules [thermiques] dans l’Union, les fonctionnaires européens ont fixé la punition à 95 euros par voiture et par gramme [de CO2 au kilomètre] excédant la limite fixée par Bruxelles. Soit 15 milliards € d’amendes…

Le prix d’une voiture électrique n’est plus affiché et, en lieu et place, est vanté le loyer mensuel, avec option d’achat, sauf que le chèque de rachat du véhicule en fin de partie est généralement salé, surtout si l’acheteur a dépassé le kilométrage annuel imposé sur la durée de « location » ou  s’il doit effectuer des réparations…  

UN OUKASE PEUT EN CACHER DEUX AUTRES

Avez-vous entendu parler des ZFE, les zones à faible émission ?

Deux textes de loi imposent, à un horizon très proche, une atteinte sans précédent à la liberté de circuler en France. La loi LOM (loi d’orientation des mobilités) et la loi Climat et Résilience.

Les véhicules les plus polluants – les véhicules essence d’avant 2006 et diesel d’avant 2011 – seront interdits de circuler dans les agglomérations de plus de 150 000 habitants dès le 1er janvier 2025. Cela représente 17,5 millions de véhicules, 43% du parc automobile actuel, dont l’âge moyen en France est de 10 ans.

Ce sera catastrophique pour tous ceux – ils sont nombreux, bien sûr dans les zones rurales, mais même dans les centres urbains -, qui utilisent leur véhicule pour aller au travail ou exercer leur métier, mais aussi pour faire leurs courses ou aller chercher leurs enfants à l’école. Quand ils le sauront, le réveil sera douloureux…

BILAN DE LA VOITURE ÉLECTRIQUE

La voiture électrique sera catastrophique pour tous ceux qui travaillent dans la filière automobile: ouvriers, équipementiers, garagistes, concessionnaires, casses auto, sous-traitants, stations-service, contrôle technique etc. Des dizaines de milliers d’emplois disparaîtront et ne seront pas compensés par les emplois nouveaux. 

L’oukase de Bruxelles ne fait pas que des malheureux. Ainsi les Chinois vont-ils s’engouffrer dans le marché européen de l’automobile où ils avaient du mal à pénétrer quand il était dominé par la voiture thermique et ses normes de sécurité. En effet 45% des véhicules électriques produits dans le monde le sont en Chine.

Le bilan moral et écologique de la voiture électrique est désastreux :

– Au coeur du Katanga, l’écrin minier de la République démocratique du Congo, 40 000 enfants sont exploités, dans des conditions indignes, pour creuser à main nue, transporter à même le dos, pour parfois 1 dollar par jour, des milliers de tonnes de cobalt [« l’or bleu »], […] indispensable à la fabrication des batteries.

– Quant au lithium devenu, lui, l’ »or blanc » des batteries, il est très largement exploité en Amérique latine, avec une fâcheuse et justifiée réputation. Celle d’assécher les sols. […] Extraire 1 tonne de lithium peut nécessiter la consommation de près de 2 millions de litres d’eau.

– Une voiture électrique doit rouler cinq ans en France avant de rattraper le bilan carbone d’une thermique.

– Le recyclage des batteries consiste à trier, démonter, broyer, faire fondre les alliages, purifier les liquides à risques, ce qui est énergivore, mais on s’est bien gardé d’en calculer l’impact carbone sur la vie d’une voiture électrique…

– Pour faire le plein des 15 millions de voitures électriques prévues en 2035, il ne faudra pas compter sur le parc nucléaire – il ne sera pas prêt à l’échéance -, ni sur les énergies renouvelables – il faudrait implanter d’ici-là 28 000 mâts d’éoliennes supplémentaires et 150 000 hectares de panneaux photovoltaïques -, alors il faudra recourir au charbon, l’énergie la plus émettrice de CO2.

QUOI QU’IL EN COÛTE

Enfin la mise en oeuvre sera coûteuse. L’État ne pourra plus compter sur les 40 milliards annuels que lui rapportent les taxes sur l’essence. Il aura dépensé sans compter, dans l’intervalle – quoi qu’il en coûte –  pour aider à l’acquisition ou à la location d’une voiture électrique, pour équiper le pays de bornes électriques et pour aider les entreprises de la filière automobile à investir massivement.

N’aurait-il pas mieux valu reculer l’échéance ? Compte tenu de l’âge de notre parc automobile – plus de 10 ans en moyenne en France – son simple renouvellement à 50% permettrait déjà de faire baisser les émissions de COde moitié, compte tenu des normes d’émission des véhicules thermiques plus récents.

Tout cela suppose évidemment que les émissions de COsoient polluantes et à l’origine du réchauffement climatique, ce que l’auteur ne remet pas en cause, mais qui est de plus en plus controversé. Il ne parle pas non plus de la faible part de la France et de l’Europe, dans les émissions mondiales de CO2. C’est dommage parce que l’effort demandé, qui profite déjà et profitera à la Chine, est disproportionné par rapport au résultat global.

CONCLUSION

Quoi qu’il en soit – ce livre le prouve – avec la voiture électrique imposée dans un délai court par les écolos-technocrates de la Commission de Bruxelles, imposée dans tous les sens du terme, la France et l’Europe vont droit dans le mur et, à moins d’un changement de cap ou d’échéance, connaîtront violence sociale et sociétale

Francis Richard, le 25 novembre 2022

Voiture électrique : ils sont devenus fous !, François-Xavier Pietri, 208 pages, Éditions de l’Observatoire

Publication commune avec LesObservateurs.ch

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Cette maire pro-vax se fait fermer son clapet par André Bercoff !

Vidéo sur le thème de la réintégration du personnel non vacciné suspendu dans laquelle André Bercoff accompagné par Jean-Marc Morandini clouent littéralement le bec de cette maire du 5ème arrondissement de Paris.

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Richard de Seze présente “Bob et bobette” et “Les bons mots de l’histoire”

Notre partenaire Valeurs actuelles Richard de Seze présente “Les bons mots de l’histoire” d’Hubert Van Rue aux éditions Robert Laffont et “Bob et bobette” aux éditions Triomphe.

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Accusé de « Corona Insanity » : un médecin suisse enfermé dans un asile psychiatrique pour avoir parlé contre les lois COVID, avril 2020

Par : Volti
Par Martin Armstrong , Dr Thomas Binder et Taylor Hudak via GlobalResearch Le Dr Thomas Binder est un cardiologue suisse avec plus de 34 ans d’expérience dans le traitement des infections respiratoires. Il a obtenu un doctorat en immunologie et virologie, spécialisé en médecine interne et cardiologie, de l’Université de Zurich. Binder est un homme intelligent qui a été jugé fou par le gouvernement suisse pour avoir […]

La Chine a « résolu » l’addiction aux jeux vidéo des jeunes

Le rapport montre que le comportement de divertissement des mineurs est passé des jeux à d’autres activités après la mise en œuvre des règles anti-dépendance chinoises pour les jeux.

Inondations en Arabie saoudite

Des pluies torrentielles se sont abattues dans l’Ouest de l’Arabie saoudite provoquant des inondations dans la ville de Jeddah. Les services de sécurité routière ont été contraints de fermer la route menant à La Mecque.

Nouvelles des CDC

par Sébastien Renault. Aux dernières nouvelles de santé publique outre-Atlantique, les personnes inoculées à coups d’injections expérimentales à ARN messager « constituent désormais la majorité des décès dus au covid aux États-Unis ».

Les Nouvelles de la Vérité Brutale #15

« Présentez-vous au centre d'extermination près de chez vous pour contribuer à ce qui ne constitue pas du tout un génocide. Chez Grosse Pharma notre devise est : On veut votre bien et on va l’avoir. »

Les raisons de la guerre d’Espagne

Par : ROBERT GIL

Recherche menée par Robert Gil

soldatsLa Guerre d’Espagne ne fut pas une « guerre civile », mais bien une guerre de classe. Le témoignage post mortem d’Enrique O. Milla, tiré de notre « Rouges vies », en ce 80e anniversaire, nous paraît aussi significatif et révélateur que de longs discours. Enrique nous a beaucoup parlé. Il a raconté, raconté, raconté…

« Je suis né pauvre dans une pauvre bourgade de la Mancha, sans moulins ni avant ni après, et dont je me rappelle toujours le nom, facile à retenir : la Gineta, du nom de ce gros chat sauvage tacheté de noir : la genette. La Gineta et son clocher vigie, entourés d’une platitude infinie qui était la nôtre. A en perdre la vue. L’ennemi étant dans le village, le clocher ne servait qu’à donner les heures, toutes les mêmes, toujours les mêmes, les heures d’une exploitation immuable.

Mon grand-père, le Juanillo, gagnait sa chienne de vie avec son âne « Borrico », esclave de petits boulots éreintants. Il devait payer un droit, comme mon père Joaquín, pour arracher les « tocones », les souches des chênes déjà coupés par d’autres plus fortunés, et les vendre au village comme bois de chauffage. Déterrer ces souches relevait des travaux forcés… Les souches, c’est ce qu’il restait quand les riches avaient tout pris. Le Juanillo payait pour glaner les restes du festin forestier des propriétaires.

La Gineta était un village riche peuplé de pauvres, une sorte de mendiant assis sur un trône de céréales, de blé, et puis de lentilles, de safran, l’or de la région. La terre appartenait à ceux qui la possédaient de génération en génération, à une poignée de « terratenientes », à « don Arturo », aux « Alonso », à « don Tomas », des « dons » comme des sons de cloche et des propriétés en centaines et milliers d’hectares. Ici on comptait en « fanegas ». Leurs troupeaux de brebis et de mules avaient plus de droits que nous, les « jornaleros », les ouvriers agricoles… En effet, la plupart de ceux qui travaillaient la terre ne la possédaient pas.

Nous, ceux d’en bas, nous étions soumis à ces « don Fils de pute » et devions voter pour eux. Lors des élections, les « don Dinero » (messieurs Fric) distribuaient de porte en porte quelques billets de banque pour acheter les votes des ouvriers agricoles. Ils faisaient le chantage à l’embauche, menaçaient, promettaient… La droite organisait de grandes « cuervas » (sorte de sangria), des beuveries afin que le peuple, joyeux, « vote bien ». Les pauvres s’y saoulaient la veille des élections, mangeaient quatre « tortas de manteca » (des galettes au saindoux). Le jour des élections, les « esbiros » (hommes de main des riches) donnaient à chacun la bonne « papeleta », le bon bulletin, à l’entrée du bureau de vote. Ils appelaient cela « democracia ». « Una gran mierda ».

Ils m’ont fait devenir communiste à « latigazos » (coups de fouet). Je devais avoir à peine dix ans lorsque mes parents me placèrent à la « aldea » (la ferme « La Castra »), chez « don Rios », à 5 km du village, puis chez le richissime Juan Lozano, grand propriétaire et patron de la Banque d’Albacete, puis à La Grajuela, de riche en riche. De négrier en négrier. J’étais « gorrinero », expert en surveillance animale, mention porcine, jeunes mules, etc. Par temps de pluie, la « trapera » (une couverture) devait d’abord protéger les mules, puis nous.

Le « capataz » (« contremaître ») préparait le « gaspacho manchego » et les « migas ». Le tout mal préparé, tellement mal qu’on aurait dit une merde à laquelle les cochons ne goûtaient même pas.

La nuit, nous les gamins, nous dormions dans l’étable, sur un sac de paille, derrière les pattes des mules. Elles nous piétinaient et nous couvraient d’excréments.

Les ouvriers agricoles, eux, dormaient dans des « camastros », des lits-hamacs surélevés. Nous, nous étions le sous-lumpen prolétariat rural !

A cinq heures du matin, je me levais pour allumer le feu. Si je passais l’heure, bastonnade à volonté ! La volonté « del amo » (du patron) faisait office de code du travail. L’humiliation était notre pain quotidien.

Gamins, nous mangions dans un coin, en dernier, ce qui restait, le plus souvent du pain et un morceau de lard. Nous gardions les troupeaux de « sol a sol », du lever au coucher du soleil. Avec un bout de pain et une orange. Sans rétribution aucune. « Don Hijoputa » nous nourrissait et nous payait à base de coups de pied au cul. Lorsque les cochons ou les dindons, les jeunes mules, les chèvres, nous échappaient et allaient se régaler dans les blés, les gardes chiourmes, contremaîtres à cheval, nous tapaient dessus avec une longue perche en bois d’olivier. Comme des picadors saignent un taureau. Nous servions de chiens de troupeaux. Notre vie était pire que celle des animaux dont nous avions la charge. « Vida de perro » (vie de chien).

Chaque trois semaine, le patron nous autorisait à rentrer à pied, au village, chez nous, pour changer de linge. Nous étions couverts de poux. En chemin, j’avais peur de l’orage…

En 1931, lorsqu’est arrivé le moment de commencer à briser nos chaînes, nous étions prêts à mourir plutôt que de continuer à supporter une vie de paria, la faim au ventre et juste le droit de se taire. »

D’après Enrique O. Milla, in « Rouges vies », ed. Librairie des Territoires, Sarrant (Gers).

LA GUERRE: LA VRAIE NATURE DE L’EMPIRE…QUI VEUT LA PAIX, PRÉPARE LA PAIX!

Par : JBL 1960

Qui veut la Paix, prépare la paix!

Cela parait évident, et pourtant nous constatons en ce moment même, avec la dernière tuerie de masse perpétrée par Stephen Paddock, qui soulève énormément de questions, et à raison, que la paix n’est pas la priorité de l’empire anglo-américano-christo-sioniste, et comment cela se pourrait-il puisque l’empire se prépare à célébrer le Jour de la découverte, ce lundi 9 octobre 2017 celui où il fut décidé de TUER L’INDIGÈNE pour sauver l’homme blanc et de surcroit chrétien !

Dès les premiers jours d’octobre 1492 Christophe Colomb et les premiers colons/envahisseurs/exterminateurs sur ordre divin des hommes en jupe débarquent « …pour envahir, traquer, capturer, vaincre et subjuguer tous les Sarrasins, païens et autres ennemis du Christ où qu’ils soient et de réduire leur personnes en esclavage perpétuel… » et sans plus jamais s’arrêter puisque dès 1619, un évènement crucial qui jouera un rôle pour le développement de l’Amérique fut l’arrivée [NdJBL : Y sont venus tout seul, comme tenta de le justifier Ben Carson, Ministre du logement de Trump et descendant d’esclaves, puisque noir] d’Africains à Jamestown {Jamestown fondée en 1607 par des colons britanniques} ; Extrait de MINORITÉ BLANCHE de Mohawk Nation News.

Notez bien que la paix n’est la priorité d’aucun État, France comprise, à cette heure du jour ► Attentats terroristes « manipulés » en cours… Et pourtant la Nation Mohawk nous a déjà invité, le 2 octobre 2017, à réfléchir à ce que nous voulions, vraiment ► Paix – Pouvoir & Rectitude invitation de la Nation Mohawk.

Revenons une dernière fois sur cette dernière « tuerie » de masse à Las Vegas ;

Résistance71 nous a proposé d’analyser cette photo  prise très peu de temps après la « tuerie » qui aurait fait 58 morts et plus de 500 blessés.  Voici le résumé d’analyse que publie ce jour Résistance71 ;

  • Toutes les personnes sur la photo semblent décontractées, aucunement paniquées, ni en état de choc d’avoir à la fois été canardées pendant plusieurs minutes et exposées à une situation des plus stressantes impliquant (soi-disant) de nombreux morts et blessés.
  • Pas de présence de services de premiers secours, ni de policiers. Si ces personnes se sentent suffisamment en sécurité pour rester là groupées, alors police et services paramédicaux devraient être présents, d’autant plus qu’une victime est présente sur les lieux.
  • La “victime” a le visage couvert, on doit donc supposer qu’elle est décédée, néanmoins il n’y a aucune trace de sang au sol, rien qui puisse suggérer que cette personne est décédée suite à blessure par arme à feu…
  • La position des personnes fait penser à une scène répétée où tout le monde est à sa “place”.
  • Cette photo n’inspire aucun sens de la réalité. Tout semble factice, figé, mis en scène…

Bien entendu ceci ne prouve rien, juste alimente le nécessaire moulin aux questions.

À ce sujet, nous avons traduit ci-dessous la position d’un des éditeurs de Veterans Today (VT), Ian Greenhlagh pour qui toute cette affaire est une arnaque au même titre que les affaires de l’école de Sandy Hook et de l’attentat du marathon de Boston. [NdJBL : et on peut rajouter San Bernardino] Alors faux-drapeau ? sans aucune doute, une arnaque où personne n’a été tué ni blessé ? Possible… A suivre donc en n’oubliant jamais que l’histoire de l’État, c’est l’histoire de la guerre et du terrorisme en tant que terreur institutionnalisée, rien d’autre…

~ Résistance 71 ~

Note de l’éditeur de VT en avant propos d’un article de l’agence FARS

Ian Greenhalgh | 4 octobre 2017 | URL de la note : https://www.veteranstoday.com/2017/10/04/vegas-gunman-transferred-100k-set-up-cameras-at-hotel/

Traduit de l’anglais par Résistance 71 ► URL de l’article ► https://resistance71.wordpress.com/2017/10/06/fusillade-de-las-vegas-que-pensez-vous-de-cette-photo-mise-a-jour-et-commentaires/

Je vais juste le dire direct, sans fioriture… Ce narratif de Paddock et de son arsenal de fusils, flinguant des centaines de personnes depuis le 32ème étage de l’hôtel Mandalay Bay de Las Vegas n’est qu’une vaste arnaque, cela ne s’est jamais produit.

Paddock est le Lee Harvey Oswald de cette affaire et juste comme Oswald et son mousqueton Carcano cassé ne jouèrent aucun rôle dans l’assassinat de JF Kennedy, Paddock et sa collection de flingues dans sa chambre n’ont joué aucun rôle dans les évènements de Las Vegas.

Il y a néanmoins une différence clef, à Dallas en 1963, de vraies balles ont touché de vraies personnes et de véritables blessures et une mort tragique en furent le résultat ; à Las Vegas en 2017, aucune véritable munition ne fut tirée, aucune personne ne fut tuée ou blessée, ceci n’est qu’une vaste arnaque complétée au moyen d’acteurs de crise, de simulateurs, du faux sang, une performance d’acteurs pitoyable et risible et toute une litanie de mensonges et de pure connerie.

De la sorte, toutes les “révélations” et les “enquêtes” dont on fait état ne sont qu’une totale perte de temps, juste quelques couches de mensonges en provenance directe d’une manipulation psychologique et de la corruption pour maintenir les théoriciens du complot occupés pendant les années à venir. Je m’attends à ce que dans une décennie, les gens continuent à se disputer et à argumenter sur le déroulement précis de cette affaire et de ses détails sans importances, tout comme ils l’ont fait pour savoir s’il y avait eu ou non des avions qui ont percuté les tours du WTC le 11 septembre 2001.

En fin de compte les gars, ignorez l’ensemble de cette fumisterie, ce n’est qu’une totale perte de temps et rien d’autre qu’une diversion faite pour attirer l’attention ailleurs de ce qui importe vraiment, qui est derrière cette farce de faux-drapeau et pourquoi il fut mis en œuvre.

En contraste avec le 11 septembre où nous savions tous après 45 minutes, qui devait être blâmé et pourquoi l’évènement s’était produit, l’Afghanistan avec la motivation de justifier toujours plus de crédits pour la guerre pour toujours plus de profits et pour l’introduction de la loi fasciste liberticide du Patriot Act ; cette fois-ci, tout est beaucoup moins clair. De manière évidente cela pousse toujours plus avant la stratégie de la tension (management de la terreur) et cela a eu l’effet secondaire voulu de placer les ventes d’armes personnelles sous stéroïdes, ventes qui étaient dramatiquement en baisse depuis le début de l’ère Trump, mais toute autre répercussion plus importante devra se dévoiler par la suite.

Ah au fait, si vous voulez vous acheter le type d’armes qu’a soi-disant utilisées Paddock pour “modifier son arme légale non-automatique en arme automatique de combat”, alors dépêchez-vous avant qu’elles soient en rupture de stock, pire même : interdites…

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S’il y a bien management par la terreur, pour ma part, je ne peux affirmer que dans ce cas précis, Las Vegas, il y ait eu 0 mort mais comme d’hab il y a plus de questions que de réponse… Et l’on ne se demande plus maintenant à qui profite le crime, on sait que la guerre est la nature profonde de l’État colonial !

La guerre, nature profonde de l’État colonial (Mohawk Nation News)

Nature contre Guerre

Mohawk Nation News | 3 octobre 2017 | URL de l’article original en anglais ► http://mohawknationnews.com/blog/2017/10/03/nature-vs-war/

Traduit de l’anglais par Résistance 71 ► https://resistance71.wordpress.com/2017/10/05/la-guerre-nature-profonde-de-letat-colonial-mohawk-nation-news/

“Pour détruire un peuple, vous devez d’abord le couper de ses racines.”
~ Alexandre Soljenitsyne ~

Quel est l’héritage de nos enfants ? Kasotsra a fait la vie que l’on vit. Nos ancêtres essayèrent de garder une philosophie et un principe de l’intention que la création/nature a pour nous et pour les sept prochaines générations. Ils le payèrent le prix fort.

Nous avons besoin d’une véritable compréhension de ce qu’est le fait d’être onkwe’honweh, le véritable peuple de la terre de l’Île de la Grande Tortue. Toutes les dictatures s’effondrent, ceci inclut la république de la guerre des États-Unis. La nature frivole de l’homme blanc ne peut plus être mise en avant, nous ne pouvons plus risquer cela. Ils nous ont presque exterminé. Il est malade. Les symptômes sont haine, colère, rage et guerre. Ils manquent de véritable émotion humaine et ne peuvent jamais être en paix. Ils pensent qu’ils doivent contrôler l’humanité.

Les envahisseurs de ce qui est maintenant l’Amérique du Nord sont absolument terrifiés d’observer leur propre histoire et tous ces esprits tordus et criminels qui ont répandus leur semence malfaisante à travers l’Île de la Grande Tortue.

On nous a assassiné et incinéré sans cligner de l’œil, sans aucun remord. Maintenant l’entreprise coloniale [de la couronne, City de Londres] essaie de nous régler notre compte dans une exécution finale. Nous devons y faire face. Tout le monde hérite à la fois du bien et du mal.

Leur langue crée leurs phrases sans aucun sens et des mots afin de nous demander de leur pardonner, ce qui est un sentiment dont ils n’ont aucune expérience. Tout le monde connaît l’assassinat de masse, le génocide dont a été victime notre peuple.

Avant qu’ils n’arrivent, nous ne nous faisions plus la guerre (NdT : les 5 nations iroquoises, en suivant Kaianerekowala Grande Loi de la Paix, ne se sont plus combattues entre elles depuis le XIIème siècle et à un moment donné 49 nations autochtones suivaient les principes de Kaianerekowa et ce de manière non coercitive…), nous n’avions ni prisons et ne connaissions pas le meurtre. Nous vivions par nos véritables sens, suivant nos instincts pour vivre en accord avec les instructions originelles de la création/nature. La Grande Loi de la Paix qui fut émise pour tout le monde, doit être dite et connue. La république de la guerre de l’homme blanc ne veut jamais de la paix. Leur existence n’a aucun sens. La notre est de ressentir. Ils ne connaissent pas les actions du véritable amour pour les humains et la vie. Ils le prétendent, mais cela n’est que vanité.

Leur future est fait d’insanité perpétuelle, de haine, de jalousie,  de rage, aucune joie véritable qui pourrait faire de l’homme blanc quelqu’un de grand. Karonhiaktajeh a dit : “J’attends toujours cette soi-disant ‘civilisation’ qu’ils ont promis d’amener ici depuis leur vieux pays.”

Ils veulent que nous rentrions dans le rang afin de nous contrôler plus facilement. Notre mère a d’autres instructions pour nous. Ils essaient de nous régimenter, mais ils échouent. Notre esprit, notre corps et notre énergie sont faits pour la liberté totale.

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On veut nous faire croire à nous le peuple, le populo, que l’homme a toujours fait la guerre depuis l’aube de l’humanité, que c’est inscrit dans nos gènes et que l’on ne peut échapper à notre destin guerrier, voire à cet instinct de mort. Or, à lire Marylène Patou-Mathis, le Pr. DemoulePierre ClastresLéon Tolstoï… On comprend tout à fait autre chose.

Alors, de quoi voulez-vous que demain soit fait?

De sang, de bruit, de fureur ► De guerre ?

Ou d’entente, de solidarité, d’entraide comme facteur d’évolution ► De vie, de paix ?

Pour ma part j’ai choisi il y a longtemps déjà, en conscience, de prendre la tangente.  Et l’écho de nos pas résonne toujours plus fort, attestant de notre nombre croissant à avoir bifurquer, afin de ne pas se prendre le mur en pleine face… Et parce que « notre esprit, notre corps et notre énergie sont faits pour la liberté totale« .

Rapport Marco Polo sur Hunter Biden : scandale à la Maison Blanche

Par : admin

Information particulièrement intéressante qui, outre l’affaire Biden, démontre la puissance nuisible du mondialisme. Je remercie la personne qui me l’a transmise.

Comme je l’ai déjà souligné ce problème du mondialisme n’intéresse pas que les US, mais tout le monde occidental et notamment la France (inaction de la justice, omerta des médias…).

On comprend bien les origines de la guerre en Ukraine. On est vraiment dans la 3ème guerre mondiale : mondialisme contre nations souveraines (dont la France de Macron ne fait plus partie).

Allez jusqu’à la fin et écoutez les deux vidéos pleines d’enseignements.

Colonel Jacques Amiot

Tous les membres du congrès et du sénat américains viennent de recevoir un rapport de plus de 600 pages dont le contenu dépasse l’abjection, tant en ce qui concerne la corruption, les crimes sexuels et l’usage de drogue, mais aussi l’omerta mise en œuvre là-dessus…du fait qu’il s’agit du fils Biden.

En comparaison, le Watergate, qui a entraîné l’éviction de Nixon, était un menu larcin.

Attendons la suite, mais si, ce qui est probable, l’affaire explose, au-delà des répercussions internes, à l’échelle du monde, et à l’heure de la nouvelle guerre froide, comment la révélation de ces abîmes sordides dans l’establishment US n’aurait-elle pas d’effet ?

Rapport Marco polo sur Hunter Biden : corruption et drogue

Lire le rapport en allant sur ce lien : Rapport Marco Polo sur Hunter Biden : scandale à la Maison Blanche

Sommaire

En fin de rapport lire également : 40 réflexions au sujet de “Rapport Marco Polo sur Hunter Biden : scandale à la Maison Blanche”

Le Rapport de 644 pages (en anglais) :

GROSSE ANNONCE – Policiers et gendarmes se mobilisent pour défendre les droits du peuple, le 10 décembre, à Marseille (2 vidéos)

Par : admin

10 décembre, à Marseille : Manifestation conjointe citoyens, policiers, gendarmes, pompiers, pour rassurer les résistants et rallier les hésitants. « Police pour la Vérité » se fixe pour mission (entre autres) d’informer les citoyens qu’une partie des forces de sécurité (police, gendarmerie, armées, pompiers, douane) sont présents dans la lutte pour la protection des droits fondamentaux. Leurs témoignages et les actions accomplies au travers l’association PPLV sont le signe qu’ils restent guidés par leur serment et leur mission première auprès du peuple : « Protéger et servir » « Police pour la Vérité » est une association qui a été créée par des membres des Forces de l’ordre, afin d’unir et soutenir tous les camarades attachés aux valeurs déontologiques de leur métier, et tous ceux qui ne veulent plus participer à l’instrumentalisation politique, dont ils font l’objet depuis trop longtemps. « Défendre les intérêts des gouvernements et travailler pour les lobbies NE FONT PAS PARTIE de notre mission. Notre rôle est avant tout la protection des citoyens et de leurs droits fondamentaux. VOUS N’ÊTES PAS SEUL ! REJOIGNEZ-NOUS ! » https://www.police-pour-la-verite.org… Les pages d’infos à visiter, pour être réellement informé de ce qui se passe : Marie-Annick Fischer : https://vk.com/id505849286 Jean-Paul Legrand : https://vk.com/id633663473

Source : Youtube

Policiers, Militaires et Citoyens convergeront à Marseille le 10 Décembre 2022

SEBEAT PRODUCTION 88 k abonnés

Enfin une belle et grande annonce de convergence entre les appareils d’état et les citoyens. – https://www.police-pour-la-verite.org

Source : Youtube

Les vaccinés sont bien moins nombreux ! Une fake-news de plus !

Par : admin

Décoder l’éco

17 494 vues Diffusée comme Première il y a 19 heures La stratégie mise en place par le gouvernement depuis 2 ans n’a jamais eu pour but de prendre soin des Français, mais de les pousser à la vaccination. Pour arriver à cette fin, des mesures coercitives lourdes ont été mises en place, et l’arsenal statistique a été déployé. Sa plus grande force a été d’invisibiliser les non vaccinés, les faisant passer pour des fous marginaux et insignifiants. Le nouveau rapport des statisticiens du ministère de la Santé lève le voile sur ce mensonge, un des plus insidieux depuis le début de la crise, et qui a servi de socle à l’attirail statistique permettant de surestimer l’efficacité vaccinale.

Source : Youtube

Le moment de vérité

Par : admin

Par Dominique Muselet

Mondialisation.ca, 23 novembre 2022

Quand j’allais à l’école, dans les années 1960, la chronologie présidait encore à l’enseignement des matières. Au fil des réformes néolibérales,la chronologie des évènements a été abandonnée au profit de vignettes historiques, géographiques, littéraires, artistiques, choisies pour illustrer un sujet à la mode (les migrations, le racisme, l’orientation sexuelle) sans aucune autre logique.

Les évènements sont coupés de leurs causes et de leurs effets, si bien qu’on ne peut pas les comprendre et, d’ailleurs, ça n’a pas d’importance. La question du pourquoi a été rayée de la langue française, car probablement trop dangereuse pour les pouvoirs en place. Les élèves sont promenés à travers l’histoire, la géographie, les auteurs, un peu comme des touristes dans un bus. Le bus s’arrête, les touristes descendent, prennent des photos tout en écoutant distraitement le guide et remontent. Ils ne viennent pas découvrir un pays, une langue, une culture, ni faire connaissance avec ses habitants, et ils seraient le plus souvent même incapables de placer sur une carte l’endroit où ils sont. Leur seul but est de prendre des photos qu’ils pourront fièrement exhiber à leur retour, tels des diplômes arrachés haut la main, en se vantant du nombre de pays qu’ils ont fait : Moi, l’année dernière j’ai fait le Zimbabwe, l’année prochaine, je ferai la Corée du nord.

Pour l’enseignant d’histoire, de géographie, de français ou même de science, c’est à peu près la même chose. La seule chose qui lui importe, c’est de boucler le programme à la fois utopique, démesuré et superficiel imposé par sa hiérarchie pédagogiste, sans y laisser sa peau.

Soi-disant placés au centre du système éducatif, mais en réalité abandonnés à eux-mêmes, les pauvres enfants deviennent plus bêtes, plus déboussolés, plus malheureux et plus dégoûtés de l’école et de l’étude, d’année en année, mais qu’importe ! Ils sont destinés à faire de la chair à canons, docile et corvéable à merci, pour les industriels, les généraux, les milliardaires et les dirigeants, tous plus avides, plus corrompus et plus inhumains les uns que les autres, maintenant que plus rien ne les arrête puisqu’ils ont réussi à se débarrasser de tous les contre-pouvoirs.

Lorsque l’éducation nationale a fini son travail d’abrutissement, les médias qui diffusent la propagande d’Etat prennent la relève : il ne s’agirait pas que la piétaille abêtie et embrigadée se réveille au moment où elle va devenir productive ! Les méthodes et le but sont les mêmes. Empêcher les gens de réfléchir et de se réveiller. Le mythe de la Caverne de Platon s’applique parfaitement à notre époque. Nous sommes enchaînés, de l’enfance à la mort, devant un mur opaque de mensonges, de faux-semblants, de censure et de menaces, et gare à celui qui tente de dénoncer l’imposture !

Comme à l’école, les informations qui nous arrivent par la voie officielle, sont parcellaires, sorties de leur contexte, mensongères et carrément inversées. Le but est de nous faire vivre dans un brouillard épais de menaces plus ou moins fabriquées, contradictoires et incompréhensibles, pour nous paralyser, nous désorienter et nous ôter toute envie d’aller voir plus loin, pendant que les oligarques et l’Etat profond, c’est-à-dire la haute administration pantouflarde et carriériste, font tranquillement avancer leur agenda, qui consiste à faire table rase du passé pour créer un monde nouveau, le rêve du démiurge.

Nous dormions tous profondément pendant que notre élite peaufinait sa stratégie, préparait les esprits à la Mondialisation heureuse et utilisait chaque opportunité de saper l’ancien monde. Nous dormions tous, à part les Gilets jaunes, qui ont senti les premiers les effets bienheureux des réformes et sont sortis dans la rue pour exprimer leur reconnaissance. Hélas Macron n’a pas compris leur message et a réprimé leurs expressions de gratitude dans le sang. Un triste malentendu ! Nous dormions tous donc, quand le Covid nous a réveillés en sursaut.

Deux électrochocs coup sur coup

Je ne sais pas si ce début de contestation a fait peur aux mondialistes ou s’ils ont pensé que la situation était propice à un électrochoc, mais ils ont décidé de nous faire bénéficier d’un entraînement accéléré à l’obéissance aveugle avec l’opération Covid. Il faut le reconnaître, les gouvernements et les médias ont fait très fort. Ils ont réussi à nous rendre fous de terreur, à nous faire croire tout et son contraire et à nous manœuvrer comme des soldats de plomb pendant plus de deux ans.

Le clou de l’opération a été le confinement  (lockstep) dont le scénario avait été annoncé largement à l’avance, en 2010, dans un document de la fondation Rockefeller. « En France, le plan blanc prévu en cas d’épidémie n’a pas été appliqué et a été remplacé par ce confinement aberrant, sorti du cerveau des mondialistes et dont la mise en œuvre dans les pays occidentaux a été organisée par Mc Kinsey » nous explique Jeremy Warner (encore un complotiste !) dans un article de The Telegraph traduit sur le blog Sam-la-touche. Un confinement qui « a eu les effets escomptés. Comme une guerre majeure, la pandémie a laissé un héritage dévastateur. De la crise des finances publiques à l’inflation à deux chiffres, en passant par la hausse des taux d’intérêt et l’instabilité géopolitique croissante, le confinement a changé le monde tel que nous le connaissons. Il a considérablement accéléré le passage d’une ère de relative abondance, de stabilité des prix, de mondialisation et de crédit ultra bon marché à une ère d’inflation, d’austérité, d’insécurité, de conflit entre superpuissances et d’incertitude chronique. »

Evidemment à l’époque, ils n’avaient peut-être pas prévu que la guerre en Ukraine viendrait si vite, ni que les sanctions qu’ils prendraient inévitablement puisque c’est tout ce qu’ils savent faire, se retourneraient contre nous, décuplant l’instabilité et la pauvreté et, à terme, la colère des populations.

Tout cela, c’est de la faute du vilain Poutine qui n’a pas voulu ouvrir son pays aux entreprises et aux valeurs occidentales (traduire : renoncer à son indépendance et à ses traditions, offrir ses ressources aux Occidentaux, adorer le dollar, adhérer au wokisme, au LGBtisme, etc.) et qu’il a fallu mettre au pas.

Auteur du dessin : Ma Hongliang

L’US/OTAN/UE avaient prévu de mettre des bombes atomiques en Ukraine pour tordre le bras de Poutine, un sport dans lequel ils excellent, mais il a déjoué leurs plans et attaqué le premier. Quel malade ! Comme l’Ukraine ne fait pas partie de l’OTAN ni de l’UE, nous ne comprendrions rien à cette guerre sans nos brillants experts de plateaux qui ont fait, en un clin d’œil, leur mue de virologues acharnés à sacrifier toute la population pour enrichir Big Pharma à militaires acharnés à sacrifier tous les Ukrainiens pour enrichir les Etats-Unis et l’industrie de l’armement. Voilà :

D’abord la guerre a commencé en février dernier par l’invasion non provoquée de la Russie, quand Poutine a  décidé, un beau matin, d’attaquer l’Ukraine par pure méchanceté, et non pas parce, suite au coup d’Etat étasunien du Maïdan de 2014, les Ukrainiens avaient fait 14 000 morts civiles en bombardant leur propre province du Donbass et qu’ils s’apprêtaient à finir le boulot. Heureusement, poursuivent d’une seule voix nos experts stipendiés, Biden a enfourché son blanc destrier et, bien attaché sur sa selle pour ne pas tomber, s’est vaillamment porté au secours de la victime innocente, comme les Américains, ces bienfaiteurs de l’humanité, en ont l’habitude. Puis, tel l’archange Saint Michel, il a écrasé le serpent russe sous son talon. Cela fait neuf mois que l’armée russe est en déroute. Elle doit être arrivée en enfer depuis le temps qu’elle court ! Prends ça dans la figure, Poutine !

Pendant ce temps, dans notre camp, le camp du bien, tout roule. Les Ukrainiens et les mercenaires de l’OTAN poursuivent les Russes qui ne cessent de se replier. Ils détruisent le matériel des Russes, abattent en masse les soldats russes et exécutent les prisonniers russes qui l’ont bien mérité. Leur victoire est d’autant plus extraordinaire que rien de tout cela n’était prévisible. Ça nous est tombé dessus complètement par surprise. Il y a bien encore quelques complotistes pour prétendre que tout cela était programmé, la preuve, les Etats-Unis cherchent à séparer l’Ukraine de la Russie pour  y installer des missiles nucléaires depuis la fin de la guerre froide, cf Le grand échiquier de Brzezinski, la preuve, le rapport de la Rand Corporation pour déstabiliser la Russie, publié en 2019 et sponsorisé par l’armée américaine, selon le site lui-même, la preuve, l’interview d’Arestovich, en 2019, dans lequel il explique que, sans une bonne guerre, l’Ukraine ne serait jamais acceptée dans l’OTAN :

« Dans ce conflit, nous serons activement soutenus par l’Occident – avec des armes, des équipements, de l’assistance, des nouvelles sanctions contre la Russie, et même possiblement l’introduction d’un contingent de l’OTAN, une zone d’exclusion aérienne, etc. Nous ne perdrons pas, et c’est bien ».

Mais depuis quand les preuves prouvent-elles quelque chose quand elles ne vont pas dans notre sens ?

Nous avons une chance folle, nos dirigeants, les dirigeants de l’UE/US/OTAN, sont de loin les meilleurs du monde ! Imaginez, déjà, grâce à eux, nous fabriquions notre propre réalité, comme l’a expliqué G.W Bush en 2004 dans le New York Times : « Nous sommes un empire maintenant, et lorsque nous agissons, nous créons notre propre réalité » et nos propres preuves ; et désormais grâce à eux, nous sommes capables de faire marcher nos économies sans gaz, ni pétrole, ni engrais, ni métaux rares, ni rien !

Notre peuple est lui aussi le meilleur du monde. Les occupants de la caverne française, tous unis derrière leurs intrépides leaders, attendent avec impatience que tous les Ukrainiens y soient passés, pour aller à leur tour s’immoler sur l’autel du dieu dollar. Pour le moment, les valeureux va-t-en guerre de salon, dont le combat sans concession contre les climato-sceptiques, antivax, complotistes, négationnistes, anti-migrants, pacifistes et autres suppôts de Poutine, fait notre fierté, ces valeureux défenseurs du camp du bien communient, par TV interposée, avec les courageux Ukrainiens, leurs frères, qui se sacrifient par milliers, pour l’amour de leur président Zelinsky et de l’US/UE/OTAN…

Bien que nous ne représentions que 15 % du monde, que la Chine domine désormais l’économie mondiale et que nos armes n’arrivent pas à la hauteur de celles de la Russie, nous avons quasiment écrasé la Russie et mis au pas la Chine et le reste du monde… Et après ça, on nous dit que Dieu n’existe pas !

Tout s’explique enfin

Pour croire à de telles fables, il faut être allé à l’école de la République, l’école de l’ignorance comme dit Jean Claude Michéa, l’école qui nous désapprend à penser, l’école qui fait de nous des perroquets qui répètent fièrement la propagande officielle comme s’ils venaient de l’inventer. Quelqu’un a dit : « Le problème de l’ignorance, c’est que, ni sage ni bon, l’ignorant est content de lui ». Et content de ses parents, de ses maîtres et de ses dirigeants !!!

Mais il y a des moments dans l’existence où, tout à coup, les fils se relient et on comprend enfin ce qui se passe. Ce moment de vérité, d’illumination, peut être collectif ou individuel. Certains grands esprits comprennent tout bien avant les autres qui, eux, peuvent mettre des décennies, parfois des siècles à l’échelle d’un pays, à comprendre à leur tour. Alors les pouvoirs s’affolent et instaurent des dictatures pour contenir la vérité, une vérité qui remettrait en question leur pouvoir et leurs sales méthodes pour l’augmenter, car, comme les entreprises capitalistes qui sont obligées de grossir pour survivre, il faut sans cesse augmenter son pouvoir pour le garder.

La vérité que les puissants occidentaux et autres oligarques mondialistes ont essayé de nous cacher pendant 60 ans, la vérité que les pays qui ont subi ou subissent le joug occidental et ses entreprises de déstabilisation ont compris depuis longtemps mais qui commence seulement à filtrer en Occident, tant il est difficile de voir ce qui est sous notre nez, surtout si ça nous dérange, la vérité, c’est que pratiquement tout ce qui se passe aujourd’hui est programmé depuis les années 1960. Il s’agit d’un vaste projet de domination du monde par les Etats-Unis avec la complicité des élites compradores européennes. Tout n’était pas caché, mais l’essentiel était tenu secret, à savoir les véritables objectifs des puissants qui se réunissaient en secret et des organismes internationaux qu’ils mettaient en place.

Le programme, tout le monde le connait maintenant grâce au récent ouvrage de Klaus Schwab, président fondateur du Forum économique mondial, The great reset. Avec une franchise déconcertante et une inconscience sidérante, l’auteur nous explique comment sa caste est en train de finir de mettre la main sur le monde entier et de dépouiller ses habitants de tout ce qu’ils possèdent, y compris la vie, soi-disant pour le bien de la planète mais en réalité au profit d’une poignée de milliardaires. La date de la parution de cet ouvrage, juillet 2020, en plein milieu de l’opération à leurs yeux réussie du Covid, puisqu’elle leur a permis de franchir une étape décisive dans le contrôle des populations, laisse à penser qu’ils ont cru qu’ils avaient remporté la victoire, qu’il n’était plus possible de revenir en arrière et qu’ils pouvaient donc en toute sécurité se laisser aller à quelques vantardises, car je doute que Schwab ait publié son livre sans l’aval de ses commanditaires, les Etats-Unis…

En 1967, a paru le livre « The Year 2000: A Framework for Speculation on the Next Thirty-Three Years« , de Herman Kahn et A. J. Wiener. Il contient une liste des probables futures évolutions technologiques qui devaient permettre aux puissances d’argent occidentales de contrôler complètement la terre et ses habitants. Selon Johnny Vedmore, un journaliste anglais d’investigation indépendant :

« Depuis la fin des années 1960, Klaus Schwab tente de créer le monde prédit par Herman Kahn (…) Il suffit d’étudier une liste plus fine des prédictions de Kahn pour constater que toutes les idées promues par Schwab sont presque entièrement fondées sur ″L’an 2000″ de Kahn et sur cette vision documentée de ce à quoi notre avenir pourrait ressembler ».

Ça c’était l’objectif secret, pour ce qui est de l’objectif officiel, il est défini par le Club de Rome, créé en 1968, et dont le fondateur, Aurelio Peccei, a publié, en 1972, « Les limites de la croissance« . Il s’agit de protéger la planète contre ceux qui la saccagent. Pas le capitalisme débridé, sans foi ni loi, et jamais rassasié de profits et de nouveaux marchés, non, nous autres, pauvres débiles mentaux qui ne trions pas nos déchets, roulons en voiture, allumons le chauffage et osons respirer ! C’est le début de la culpabilisation destinée à nous faire accepter notre propre sacrifice sur l’autel de la protection de l’environnement ou du climat, en réalité du triomphe du capitalisme et des capitalistes.

Dans un rapport de 2012, le Club de Rome accentue la pression et, tel Nostradamus, prédit l’effondrement pour 2030, du fait de la diminution des ressources et de la dégradation de l’environnement. C’est sans doute pour ne pas faire mentir la prédiction du sacro-saint Club de Rome que l’Union européenne vient de nous priver des ressources fiables et bon marché de la Russie. Comme on dit, aide-toi, le ciel t’aidera !

Par chance pour les Etats capitalistes à la solde des oligarques, les fausses menaces et les faux ennemis, qu’ils peuvent brandir pour tétaniser leurs populations, ne manquent pas. En plus de la menace écologico/climatique, il y a le terrorisme, le vrai communisme, les gilets jaunes, les complotistes, la Russie et tous les pays non alignés (85% du monde) jusqu’à la minuscule île de Cuba ! On ne lésine pas en haut lieu, c’est open bar !

Ce qui rend l’émergence de la vérité difficile c’est le mélange de vrai et de faux. C’est vrai, par exemple, qu’il y a un réchauffement climatique, mais il est infinitésimal et l’homme n’y est pour rien. De toute façon le climat n’est pas régulable et il a eu des refroidissements et des réchauffements de tous temps. Comme le souligne Frank Pengam sur le site Geopolitique-profonde :

« Chaque fois que vous entendez les médias grand public parler de températures record, ils utilisent une infime partie de l’histoire météorologique mondiale remontant à un peu plus d’un siècle (…) Les propres données de la NOAA montrent que la température moyenne de la Terre a augmenté de moins de 1°C au cours du siècle dernier. Ce n’est rien, alors pourquoi toute cette panique ? Disons simplement que les contrôles du carbone sont un outil puissant pour microgérer la population et justifier l’autoritarisme au nom du « plus grand bien ».

Pour reconstruire, il faut détruire

Le monde occidental des années 1960 n’était pas parfait, mais il était tout de même un des meilleurs que l’Occident ait connu, au moins du point de vue économique, social et démocratique. Cependant il avait un gros défaut, aux yeux de Wall street et la City qui dirigent (encore) ce monde, l’économie était régulée, notamment les flux d’argent et de main d’œuvre. Ce défaut n’en étant pas un pour le peuple, on ne pouvait donc pas trop l’évoquer. Du coup, les porte-paroles médiatiques du pouvoir ont défendu les réformes décidées par la finance – l’ennemi de Hollande, vous vous souvenez ? – en prétendant qu’elles avaient pour but de mettre fin à toutes sortes de fléaux sociaux comme le nationalisme, le racisme, l’antisémitisme, l’homophobie et d’une façon générale l’intolérance et le fanatisme, qu’ils soient religieux, nationaux ou sociétaux. Mais quand on analyse les solutions que nous concoctent les maîtres du monde autoproclamés et leurs valets, on voit bien qu’elles n’ont pas pour but d’améliorer ou de pacifier la situation, mais, bien au contraire, d’exacerber les tensions et de diviser pour régner, pour au bout du compte déréguler fanatiquement l’économie et accentuer fanatiquement le contrôle et la répression.

Le projet de domination mondiale étasuno-européen basé sur la prédation et le pillage des ressources du monde entier et la dépossession de tous les terriens, nécessitait, évidemment, de détricoter toutes les avancées sociales des pays européens qui coûtaient trop cher.

La destruction de la sécurité sociale française est emblématique. Elle a été attaquée par le patronat tout de suite après sa mise en place par les ministres communistes de De Gaulle. Mais les plus gros coups ont été portés lorsqu’il est devenu clair que l’URSS, qui représentait la seule alternative au capitalisme, était discrédité et moribond. Dans un long article paru sur Le vent se lève intitulé La souveraineté populaire sur le travail est une urgence, Bernard Friot détaille les étapes du démembrement de la Sécu qui a pour but, évidemment, de la privatiser :

« …le démantèlement de l’assurance maladie au profit des mutuelles (privées) est une tragédie en trois actes, indissociable de ce qui s’est passé en matière de retraite avec les régimes complémentaires, posés eux aussi comme modèles à généraliser contre le régime général. 

Le premier acte remonte à la révision du Code de la Mutualité en 1985 et à la loi Évin de 1989 qui crée un marché des complémentaires de santé.».

Le second acte est celui de l’extension à la santé de la Contribution sociale généralisée (CSG) avec la construction de la logique du « panier de soins ». Lorsque Lionel Jospin supprime la cotisation salariale à l’assurance maladie en 1997 pour la remplacer par la CSG, il opère un acte politique majeur contre le régime général d’assurance maladie (…)Le but est d’en finir avec l’originalité du régime général et de créer les conditions de la marchandisation capitaliste des soins.

 Enfin, le troisième acte est celui de l’obligation du financement de la complémentaire par les employeurs. Là, c’est François Hollande qui est à la manœuvre (…) À la place de la logique du régime général de Sécurité sociale « de chacun selon ses capacités à chacun selon ses besoins » s’imposerait alors celle du « j’ai cotisé, j’ai droit », qui est une marchandisation capitaliste du rapport aux soins.

C’est bien sûr la même logique qui préside à la réforme des retraites comme à toutes les réformes. La nationalisation d’EDF est, contrairement aux apparences, une étape nécessaire pour la privatiser.

De la mondialisation heureuse à la troisième guerre mondiale ?

 Pour finir sur une note optimiste, voilà l’analyse et les prédictions de Mike Whitney sur la situation géopolitique dans un article paru le 3 novembre 2022 et traduit par le site Entre la plume et l’enclume :

 La guerre en Ukraine est :

« une guerre qui a été minutieusement planifiée, instiguée et (maintenant) poursuivie par Washington et ses mandataires. C’est ce qui se passe réellement. Les conflagrations de plus en plus violentes que nous voyons apparaître en Ukraine et en Asie ne sont pas le résultat de « l’agression russe » ou du « méchant Poutine ». Non. Elles sont la concrétisation d’une sinistre stratégie géopolitique visant à étouffer l’ascension fulgurante de la Chine et à préserver le rôle dominant de l’Amérique dans l’ordre mondial. Peut-il y avoir le moindre doute à ce sujet ?

Non, aucun.

Notre thèse est donc simple : nous pensons que la troisième guerre mondiale a déjà commencé. C’est tout ce que nous disons. Les ruines que nous voyons en Ukraine ne sont que la première salve d’une troisième guerre mondiale qui a déjà déclenché une crise énergétique sans précédent, une insécurité alimentaire mondiale massive, une rupture catastrophique des lignes d’approvisionnement mondiales, une inflation généralisée et hors de contrôle, la réémergence constante d’un nationalisme extrême et la redivision du monde en blocs belligérants. Quelle autre preuve vous faut-il ?

Et elles sont toutes d’ordre économique. Les origines de ce conflit remontent toutes aux changements sismiques de l’économie mondiale, à la montée de la Chine et au déclin inévitable des États-Unis. »

 Ah zut, finalement il n’est pas très optimiste !  Le mieux que je puisse faire en ces temps troublés et incertains, c’est de nous offrir comme antidote, à nous qui avons appris à nous méfier des uns les autres et de tout ce qui est différent ou plus grand que nous et qui, du coup, vivons dans une grande solitude, la conclusion du livre de Jacques Monod : le hasard et la nécessité, un grand classique de la pensée contemporaine :

 « L’ancienne alliance est rompue ; l’homme sait enfin qu’il est seul dans l’immensité indifférente de l’Univers d’où il a émergé par hasard. Non plus que son destin, son devoir n’est écrit nulle part. À lui de choisir entre le Royaume et les ténèbres. »

Dominique Muselet

Montreuil, le 23 novembre 2022

Dominique Muselet a passé la première partie de sa vie dans le Nord de la France. Après des études universitaires, elle a enseigné quelques années en Collège, avant de passer dans le monde de l’entreprise, à différents postes de direction. Elle a vécu dans plusieurs pays étrangers : Cameroun, Canada, Inde, Palestine/Israël, Mexique. Ces séjours prolongés dans des pays pour beaucoup soumis à l’impérialisme occidental, l’ont aidée à mieux comprendre les rapports de force géopolitiques. La tragédie que vivent les Palestiniens et leur lutte pour la liberté l’ont particulièrement touchée. Depuis qu’elle est revenue s’installer en France à Paris, elle s’efforce de partager sa large expérience économique, politique, géopolitique et spirituelle à travers ses traductions et ses articles.

La source originale de cet article est Mondialisation.ca

Copyright © Dominique Muselet, Mondialisation.ca, 2022

Source : Mondialisation.ca

Affaire McKinsey. Campagnes d’Emmanuel Macron en 2017 et 2022 : enquêtes judiciaires sur le rôle des cabinets de conseil

Par : admin

Des juges d’instruction du parquet national financier (PNF) enquêtent sur le rôle des cabinets de conseil, notamment McKinsey, dans les campagnes présidentielles d’Emmanuel Macron en 2017 et 2022. Deux informations judiciaires ont été ouvertes fin octobre, l’une sur leurs « conditions d’intervention », l’autre sur des soupçons de « favoritisme ».

L’article du Dauphiné ici

Source : Police & Réalité

Affaire McKinsey La justice enquête sur le rôle des cabinets de conseil lors des élections de 2017 et 2022

Après les nombreuses accusations qui ont visé Emmanuel Macron sur ses liens avec McKinsey, le parquet national financier a indiqué ce jeudi avoir ouvert fin octobre deux informations judiciaires portant sur l’intervention des cabinets de conseil dans les campagnes électorales de 2017 et 2022. Le chef de l’Etat, qui n’est pas nommé directement par le PNF, est protégé par son immunité pénale.

Par La rédaction avec AFP – Hier à 09:56 | mis à jour hier à 09:56 – Temps de lecture : 4 min

Emmanuel Macron à Marseille lors de la campagne présidentielle de 2022. Photo Sipa

Les campagnes d’Emmanuel Macron et de ses adversaires de 2017 et 2022 dans le viseur de la justice. Le parquet national financier (PNF) a ouvert fin octobre deux informations judiciaires, l’une « sur les conditions d’intervention de cabinets de conseils dans les campagnes électorales de 2017 et 2022 », l’autre sur des soupçons de « favoritisme » les concernant, a indiqué dans un communiqué ce jeudi le procureur de la République financier Jean-François Bohner.

Pendant la dernière campagne présidentielle, un rapport du Sénat avait suscité de vives polémiques sur l’utilisation des fonds publics et l’opposition avait réclamé une enquête sur un possible favoritisme de la majorité macroniste au profit du cabinet de conseil McKinsey. L’Elysée a réagi en affirmant qu’il revenait à la justice d’enquêter « en toute indépendance ».

Plusieurs plaintes d’élus et d’associations

Le PNF a publié ce communiqué de ce jeudi après la parution d’un article du Parisien, pour« clarifier la situation de différentes procédures pénales » initiées après le rapport du Sénat ainsi que divers plaintes et signalements. Le parquet y a précisé que « suite à plusieurs signalements et plaintes d’élus et de particuliers, une information judiciaire a été ouverte le 20 octobre 2022, notamment des chefs de tenue non conforme de comptes de campagne et minoration d’éléments comptables dans un compte de campagne, portant sur les conditions d’intervention de cabinets de conseils dans les campagnes électorales de 2017 et 2022 », ne mentionnant donc pas directement les campagnes d’Emmanuel Macron. Le ministère public a en outre ajouté que « suite à plusieurs plaintes d’élus et d’associations, une information judiciaire a été ouverte le 21 octobre 2022 des chefs de favoritisme et recel de favoritisme ».

Pour Jordan Bardella, « Macron a confié la France à des liquidateurs »

Le président du RN Jordan Bardella a estimé vendredi qu’« Emmanuel Macron a confié la France à des liquidateurs », sans toutefois remettre en cause l’immunité du chef de l’Etat. « Emmanuel Macron a confié la France à des liquidateurs, à des prédateurs d’en haut et à des prédateurs d’en bas », a déclaré Jordan Bardella sur franceinfo, ajoutant que les cabinets de conseils mis en cause « ne travaillent pas dans l’intérêt de la nation française et du peuple français ». 

Publié le 16 mars, le rapport de la commission d’enquête du Sénat sur l’influence croissante des cabinets de conseil privés sur les politiques publiques, initié par le petit groupe CRCE à majorité communiste, assurait que les contrats passés entre l’Etat et plusieurs cabinets avaient « plus que doublé » entre 2018 et 2021, pour un montant record de plus de 1 milliard d’euros en 2021. L’opposition avait réclamé dans la foulée l’ouverture d’une enquête sur ce qu’elle a dénoncé comme le favoritisme dont la majorité macroniste ferait preuve au profit de McKinsey.

Selon Mediapart, certains membres du cabinet auraient pu œuvrer gratuitement pendant la campagne présidentielle victorieuse d’Emmanuel Macron en 2017. Le rapport sénatorial pointait aussi un possible montage fiscal des entités françaises de McKinsey, qui leur aurait permis de ne verser aucun impôt sur les sociétés entre 2011 et 2020.

Dans son communiqué, Jean-François Bohnert a rappelé qu’une enquête préliminaire était déjà en cours depuis le 31 mars pour « blanchiment aggravé de fraude fiscale aggravé ». Elle a donné lieu à une perquisition au siège français de McKinsey le 24 mai.

« Qu’ils aillent au pénal »

Alors candidat, Emmanuel Macron avait estimé que le non-paiement de l’impôt sur les sociétés par McKinsey s’expliquait par les règles fiscales en vigueur. « S’il y a des preuves de manipulation, que ça aille au pénal », avait-il lancé en mars dernier.  

Le chef de l’Etat est protégé par son immunité pénale, prévue à l’article 67 de la Constitution. Selon cet article de la loi suprême, il « ne peut, durant son mandat et devant aucune juridiction ou autorité administrative française, être requis de témoigner non plus que faire l’objet d’une action, d’un acte d’information, d’instruction ou de poursuite ». Si les magistrats instructeurs devaient estimer qu’Emmanuel Macron doit s’expliquer sur ces questions, ils pourraient le convoquer à la fin de son second mandat à l’Elysée, et seulement sur les actes qui n’ont pas été commis dans l’exercice de ses fonctions de président.

Source : Le Dauphiné

Épidémie de nominations: « Emmanuel Macron n’a pas créé le recasage » mais « il l’a perpétué, amplifié […] trahissant par là même ses promesses »

Par : admin

[…]

Chaque mercredi, le compte-rendu du Conseil des ministres ressemble, pour une bardée de ministres ou parlementaires déchus, au tirage du Loto. L’heureuse élue de la semaine s’appelle Amélie de Montchalin.

L’ancienne ministre, économiste de profession, a été nommée ambassadrice, représentante permanente de la France auprès de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE). Fin juin, elle perdait son siège de députée et – en conséquence – son poste de ministre de la transition écologique.

Cinq mois plus tard, après avoir été envoyée par la rumeur dans plusieurs ambassades européennes, Amélie de Montchalin a trouvé chaussure à son pied. Et la chaussure est confortable: un bureau dans le XVIe arrondissement de Paris, moyennant une rémunération de haut fonctionnaire et des avantages en nature.

Le destin étant bien fait, la ministre qui est devenue diplomate mercredi est celle qui a mis en œuvre la suppression du corps diplomatique, au printemps dernier.

L’élue essonnienne, battue en juin dernier, n’est pas la première gagnante de la grande loterie macroniste. Avant elle, nombre des soutiens du chef de l’État se sont vu remercier de leur engagement par des nominations de consolation.

Fidèle parmi les fidèles, Christophe Castaner a reçu l’honneur d’un double atterrissage la semaine dernière. L’ancien ministre de l’intérieur a été nommé président du conseil d’administration d’Autoroutes et tunnel du Mont-Blanc, deux jours après avoir été nommé au conseil de surveillance du Grand Port maritime de Marseille (GPMM).[…]

Jean Castex […] président de la RATP […]

Emmanuelle Wargon […] à la tête de la Commission de régulation de l’énergie […]

Agnès Buzyn […] Cour des comptes […]

Brigitte Bourguignon […] inspectrice générale des affaires sociales […]

Florence Parly : selon Les Échos et La Tribune, l’ancienne ministre des armées devrait prendre la présidence d’Air France-KLM au printemps 2023 […]

Pierre-Olivier Costa, directeur de cabinet de Brigitte Macron, dirige depuis le 12 novembre le Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (Mucem), sur nomination du chef de l’État dont il était (aussi) le conseiller spécial.

Un choix présidentiel qui a surpris, sinon indigné, dans les milieux culturels, où personne n’avait jusque-là entendu parler de l’intérêt de Pierre-Olivier Costa pour les civilisations méditerranéennes. Quant à Didier Lallement, l’ancien préfet de police de Paris, il est désormais secrétaire général à la mer – lui non plus n’avait jamais affiché de passion pour la biodiversité marine ou l’aquaculture.

Évacuons d’emblée un argument facile, régulièrement exhumé: non, Emmanuel Macron n’a pas créé le recasage, vieille pratique de la vie politique française. Il l’a simplement perpétué, amplifié à certains égards, trahissant par là même ses promesses de «République exemplaire» et de réinvention démocratique. […]

Le pire exemple de cela se trouve peut-être au Conseil constitutionnel. S’il est une institution qui devrait résister aux pressions politiques et aux soubresauts de l’instant, c’est bien celle de la rue de Montpensier. Emmanuel Macron y a nommé en mars une de ses ministres, Jacqueline Gourault, trois ans après y avoir casé Jacques Mézard, un autre membre du gouvernement.[…]

Médiapart

« À défaut d’enfreindre la loi, le chef de l’État ne cesse de dévoyer ses prérogatives. Les postes qu’il offre à ses ami·es sont stratégiques, prestigieux, payés avec de l’argent public. Leur attribution devrait se faire sur la base de l’intérêt général »https://t.co/NrYL6JyNPt— France corruption (@FR_corruption) November 24, 2022

Source : Planètes 360

Vos infos et news du 27 novembre 2022

Par : Volti
Bonjour à tout le monde et merci à mes correspondants. Voir les Infos sur les interdits des ME Retrouvez les infos en temps réel avec la defcon-room de Crashdebug Le blog qui décoiffe de JBL1960 qui vous propose : CHRONIQUES DU PRESQUE DR. T’CHÉ-RIEN Je vous remercie tous pour vos lectures, votre confiance ainsi que votre présence. Vous le savez cette rubrique est la vôtre. […]

Macron ne veut absolument pas réintégrer les soignants suspendus…

Par : admin

La niche parlementaire LFI, comme on dit désormais, a montré hier comment Macron et son gouvernement s’opposaient mordicus à la réintégration des soignants suspendus. Alors qu’une majorité parlementaire se dégageait pour faire adopter le texte en discussion, le gouvernement a multiplié les incidents et les manoeuvres dilatoires pour maintenir jusqu’au bout la suspension (autant dire l’exclusion) des soignants non-vaccinés… Le gouvernement a été sauvé par le gong.

"Tu vas la fermer", lance @olivier_serva dans l'hémicycle alors qu'il dénonçait "quelques réglementations obstructives" de la part de la majorité, provoquant une nouvelle suspension de séance. #DirectAN #Covid pic.twitter.com/DPgPR55j5O

— LCP (@LCP) November 24, 2022

Décidément, Macron et la macronie font une fixette sur la réintégration des soignants suspendus, mesure décidée dans tous les pays européens sauf la Grèce et la France. Il faut absolument lire le palpitant récit du débat parlementaire par le site officiel de l’Assemblée sur cette réintégration pour comprendre la radicalité du parti présidentiel dans une affaire qui tourne au vinaigre. 

Dans la pratique, l’Assemblée disposait de quelques heures seulement pour adopter un texte présenté dans le cadre de la “niche”, c’est-à-dire de la journée de débat accordée à la position pour présenter des textes. Cette niche se clôturait à minuit. Inventée par Nicolas Sarkozy, insérée dans le corpus juridique en 2008,  la niche était supposée redonner du pouvoir à l’opposition en laissant les groupes parlementaires fixer leur ordre du jour. Tactiquement, LFI avait privilégié deux textes susceptibles d’être adoptés, écartant les autres (dont la revalorisation du SMIC et l’interdiction de la corrida). 

Après avoir remporté un véritable succès sur l’inscription de l’IVG dans la Constitution, LFI pouvait espérer une deuxième réussite sur la réintégration des soignants suspendus : l’amendement de suppression déposé par le gouvernement a été battu dès le premier vote, laissant augurer une adoption finale du texte, grâce au concours du RN et des Républicains. On soulignera ici le consensus dont le texte a bénéficié en dehors de la majorité relative macroniste. 

Le gouvernement fait le forcing pour empêcher la discussion

Face au risque de défaite en rase campagne, le gouvernement a mené une stratégie d’obstruction, cherchant par tous les moyens à gagner du temps pour empêcher un vote avant minuit. Du coup, les ministres se sont succédé pour occuper le crachoir le plus longtemps possible : la sous-ministre de la Santé Agnès Firmin-Le Bodo, puis François Braun, puis Olivier Véran. Le groupe Renaissance a déposé des dizaines d’amendements.

La tension est montée, et le député Olivier Serva (élu LREM en 2017, et passé depuis au centre droit) a même commis une intervention qui restera légendaire sur le sujet, en demandant à l’un de ses collègues de la “fermer”. 

Dans la pratique, l’opération du gouvernement a réussi : à minuit, la discussion n’était pas close, et le texte n’était pas adopté, alors que même qu’il bénéficiait d’une majorité parlementaire. La méthode du gouvernement a porté, à très court terme, ses fruits. Mais elle devrait être très coûteuse politiquement à long terme.

Une représentante du syndicat Liberté et Santé nous faisait part hier de son optimisme sur la réintégration des soignants. On ne s’avance pas trop en disant que cet optimisme était un peu excessif. 

Source : Le Courrier des stratèges

Reprise depuis hier soir de la propagande mensongère fondée sur un nombre stratosphérique de “cas” obtenu à partir du test PCR qui est totalement bidon !

Par : admin

Reprise depuis hier soir de la propagande mensongère fondée sur un nombre stratosphérique de “cas” obtenu à partir du test PCR qui est totalement bidon !

France-Désinfo martèle : « L’épidémie repart à la hausse avec 40 000 “cas” quotidiens. »

Sauf que… les “cas” ne sont pas des “malades” !

La vérité est ici : https://covid.irsan.eu. Il y a eu 29 “malades” pour 100 000 habitants pour cette semaine !

Il n’y a donc aucun redémarrage de l’épidémie de covid ( terminée depuis juillet 2020 ).

À diffuser massivement !

Note de la rédaction de Profession-Gendarme :

Depuis plusieurs semaines nous publions à la UNE du site le tableau de l’IRSAN que vous pouvez consulter sur ce lien : https://www.profession-gendarme.com/irsan-analyse-de-la-pandemie-covid-19/

Si chacun se détournait de ces tests PCR Bidons la propagande ne pourrait continuer !

TÉMOIGNAGE. Soignants suspendus non vaccinés contre le Covid : « c’est assassin ce qu’on nous a fait »

Par : admin

Les médias dit « Mainstream » commencent à sentir le vent tourner ? où certains journalistes commencent à reprendre leur liberté ?

Cédric (à g.) et Fabienne (à d.) sont tous deux infirmiers, mais suspendus car sans schéma vaccinal contre la Covid-19 • © Anthony Borlot – France Télévisions

Publié le 25/11/2022 à 18h47 • Mis à jour le 25/11/2022 à 20h38

Écrit par François Latour .

Depuis le 5 août 2021, près de 15 000 agents hospitaliers auraient été suspendus de leurs fonctions, car non vaccinés contre le Covid-19. Un collectif associatif de Saône-et-Loire a rédigé un livre-témoignage sur le sujet. Certains ont quitté la profession de soignants et continuent d’assumer leur décision, malgré les difficultés.

L’association de soignants non-vaccinés CRIS 71 (Collectif Rébellion Interprofession de Santé) de Saône-et-Loire a publié un livre intitulé « Toujours debout ! » qui est un recueil de témoignages de soignants et de leurs proches, suspendus pour ne pas avoir accepté d’être vaccinés contre le Covid-19.

La Loi du 5 août 2021

La loi N°2021-1040 relative à la gestion de la crise sanitaire rend la vaccination obligatoire et peut par décret suspendre le personnel médical : « Un décret, pris après avis de la Haute Autorité de santé, peut, compte tenu de l’évolution de la situation épidémiologique et des connaissances médicales et scientifiques, suspendre, pour tout ou partie des catégories de personnes mentionnées au I, l’obligation prévue au même I. »

Ce décret est entré en vigueur au 15 septembre 2021. Au total, d’après le ministère de la Santé, près de 15 000 personnels de santé privée et publique ne présentant pas le schéma vaccinal ont alors été suspendus de leurs fonctions.

C’est le cas pour la Saône-et-Loirienne Fabienne Bertrand, infirmière en soins généraux et spécialisés, qui s’est retrouvée suspendue, ainsi que son compagnon Cédric, lui aussi infirmier. Cela fait précisément 14 mois qu’ils n’exercent plus leur activité de personnel de santé. 

Un choix aux conséquences difficiles

Si Fabienne et Cédric ont fait ce choix, ils affrontent maintenant les conséquences difficiles de cette suspension.

Pour Cédric, c’est la rapidité de la mise sur le marché du vaccin qui l’a stoppé :  « il n’y avait pas assez de recul. Un traitement qui s’est mis en place en très peu de temps, en à peine 6 mois, j’avais beaucoup d’appréhension. »

« Permettez-nous juste de douter »Fabienne Bertrand

Fabienne se défend également : « on n’est pas non plus anti-vax. On m’a dit aussi ouais pour l’hépatite, tu n’as rien dit, tu l’as bien fait. J’essaie juste de dire qu’il y avait plus de recul. Il y avait 10 ans de recul, c’était étudié depuis 20 ans. Mais là, ça arrive comme ça, permettez-nous juste de douter. »

En leur qualité de personnel soignant, Fabienne et Cédric ont eu droit à leur lot de remarques : « Des personnes que j’ai pu croiser m’ont dit : tu devrais montrer l’exemple en tant qu’infirmier, en tant que soignant. Moi, je mettais en avant ce principe de précaution » dit Cédric.

Fabienne confirme qu’elle a « énormément souffert au boulot. On m’a dit : tu es tarée, tu te poses trop de questions. »

La suspension

Le 14 septembre 2021 au soir, Cédric disait à sa DRH qu’il n’avait pas de schéma vaccinal à lui présenter, « c’était trop tôt ». Il a été suspendu consécutivement à cet entretien. 

Quant à Fabienne, elle s’est présentée le 15 au matin sur son lieu de travail, une collègue lui trouve « une petite mine » : « c’est mon dernier jour de travail », lui répond Fabienne. Sa collègue s’étonne alors : « Oh ne me dis pas que tu ne l’as pas fait ! T’aurais dû le faire, tu ne vas plus avoir de vie sociale ! »

Cédric explique : « il se passe plein de choses dans l’esprit, perdre son emploi, ne plus pouvoir travailler, exercer, être interdit. C’est un choix que j’assume encore à l’heure actuelle, mais c’est difficile. Ce n’est pas un positionnement facile à tenir. »

Fabienne dit n’avoir rien à se reprocher professionnellement, c’est la brutalité de la décision qui l’affecte : « Ce qui est extrêmement douloureux, c’est de n’avoir rien fait ‘de mal’. Moi j’ai fait mon travail jusqu’au dernier jour, je n’ai jamais fait de faute professionnelle. Je n’ai jamais eu de signalement quelconque, j’ai eu des super-bonnes notations, je pense que je gérais plutôt bien mon travail, et là, sans rien faire, on vous fiche dehors, on vous jette. Je trouve que c’est assassin ce qu’on nous a fait. »

Le livre "Toujours debout !" est un recueil de témoignages de soignants et de leurs proches qui ont refusé le vaccin contre la Covid-19. (éditions Omaël Mayor)
Le livre « Toujours debout ! » est un recueil de témoignages de soignants et de leurs proches qui ont refusé le vaccin contre la Covid-19. (éditions Omaël Mayor) • © François Latour – France Télévisions

Se reconstruire, pour envisager la suite

Après plus d’un an sans aucun salaire, ces soignants viennent de publier un livre sur leur calvaire, intitulé « Toujours debout ! » (du nom de l’association pour défendre leur cause). C’est un livre-témoignage, regroupant des témoignages de soignants suspendus et de leurs proches. Le produit de la vente de l’ouvrage alimentera la cagnotte de solidarité du Collectif de Saône-et-Loire, CRIS 71.

Depuis la réintégration en Suisse et en Italie des soignants non-vaccinés, Fabienne et Cédric espèrent voir lever l’interdiction d’exercer leur profession. D’autant plus qu’ils ont toujours des doutes sur l’efficacité de la vaccination  : « Je ne comprends pas pourquoi la France est à la traîne comme ça. Parce qu’en plus, comme il serait avéré que ça n’empêche pas les contaminations, je ne vois pas le but de ‘la manœuvre’. On ne mettrait pas en danger la vie des patients. Je ne vois pas pourquoi les soignants sont toujours suspendus, » regrette Fabienne.

Pour Cédric « il y a une amertume, mais j’ai hâte de reprendre mon travail. Pour se sentir vivant, en même temps, pas être exclu. J’ai les compétences, et je n’ai pas envie de me réorienter. Si toutes ces mesures venaient à être levées, moi je reprendrai de bon cœur. »

À LIRE AUSSI : Vrai ou fake : quel est réellement le nombre de soignants suspendus ?

Pour sortir de cette situation inextricable, Fabienne a pris sa retraite en mars dernier. Cédric a pu retravailler quelques mois, depuis qu’il a contracté la Covid. Il espère toujours retrouver son travail, même si la réintégration des soignants en France semble toujours incertaine.

Est-ce que la réintégration des soignants suspendus changerait la donne à l’hôpital ? A priori, pas forcément selon la Fédération Hospitalière de France qui avance le nombre de 4000 soignants, sur une population totale de 1,2 millions de soignants sur le territoire, soit 0,3%.

Ce vendredi 25 novembre, après des échanges houleux à l’Assemblée nationale, Emmanuel Macron a estimé lors de son déplacement à Dijon que le retour à l’hôpital du personnel de santé non vacciné devait être une « décision scientifiquement établie, pas un choix politique ».

Source : France TV Info

Fin de partie en Ukraine : Le plan de bataille de Poutine

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Les pays de l’UE se disputent le pétrole russe déjà interdit

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Hier — 26 novembre 2022Medias Alternatifs

Comment Blackrock a créé la crise énergétique mondiale!?…

par F. William Engdahl

La plupart des gens sont déconcertés face à ce qui ressemble à une crise énergétique mondiale : avec des prix du pétrole, du gaz et du charbon qui montent en flèche simultanément, et qui forcent même la fermeture de grandes usines industrielles telles que la chimie, l’aluminium ou l’acier. L’Administration Biden et l’Union europénne (UE) ont insisté sur le fait que tout ceci était dû aux actions militaires de Vladimir Poutine et de la Russie en Ukraine. Or ce n’est pas le cas. Cette crise énergétique est en fait une stratégie planifiée de longue date par les milieux affairistes et politiques occidentaux, afin de démanteler les économies industrialisées, au nom d’un « Agenda vert » dystopique. Les origines de cette évolution actuelles sont à rechercher dans la période bien plus ancienne que février 2022, lorsque la Russie a lancé son action militaire en Ukraine.

Blackrock en chantre de la Gouvernance Environnementale et Sociale (GES)

En janvier 2020, à la veille des confinements pour cause de COVID [mars 2022], qui dévastateurs sur le plan économique et social, le PDG du plus grand fonds d’investissement au monde, Larry Fink de Blackrock, a adressé une lettre à ses collègues de Wall Street et aux PDG d’entreprises, au sujet de l’avenir des flux d’investissements. Dans ce document, modestement intitulé « Une Refonte Fondamentale de la Finance [A Fundamental Reshaping of Finance] », Fink, qui gère le plus grand fonds d’investissement au monde avec quelque 7000 milliards de dollars alors sous gestion, a annoncé une déviation radicale pour l’investissement des entreprises. L’argent allait « devenir vert ». Dans sa lettre de 2020 qui fut scrutée de près, Fink déclarait en effet : « Dans un avenir proche – et plus tôt que prévu – il y aura une réaffectation importante du capital… Le risque climatique est un risque d’investissement ». En outre, il a déclaré que « chaque gouvernement, entreprise et actionnaire doit faire face au changement climatique »1.

Dans une lettre distincte adressées aux clients investisseurs de Blackrock, Fink a présenté ce nouvel Agenda pour l‘investissement capitalistique. Il a déclaré que Blackrock quitterait certains investissements à forte teneur en carbone tels que le charbon, qui demeure la plus grande source d’électricité pour les États-Unis et de nombreux autres pays. Il a ajouté que Blackrock scruterait dorénavant les nouveaux investissements dans le pétrole, le gaz et le charbon afin de déterminer si ils adhéreraient à la « soutenabilité » de l’Agenda 2030 des Nations unies. Fink a donc clairement indiqué que le plus grand fonds du monde commencerait à désinvestir dans le pétrole, le gaz et le charbon. « Au fil du temps », écrivait alors Fink, « les entreprises et les gouvernements qui ne répondent pas aux parties prenantes et ne traitent pas les risques de soutenabilité, rencontreront un scepticisme croissant de la part des marchés et, par conséquent, un coût du capital plus élevé ». Il ajouta que « le changement climatique est devenu un facteur déterminant dans les perspectives à long terme des entreprises… nous sommes au bord d’une refonte fondamentale de la finance »2.

À partir de ce point-ci de l’Histoire, l’investissement dit « GES / ESG » (Gouvernance Environnementale et Sociale [Environnemental & Social Governance], pénalisant les entreprises émettrices de CO² comme ExxonMobil, est devenu à la mode parmi les fonds spéculatifs et les banques et fonds d’investissement de Wall Street, incluant les fonds State Street et Vanguard. Tel est le pouvoir de Blackrock. Fink a également été en mesure de convaincre quatre nouveaux membres du Conseil d’Administration d’ExxonMobil de mettre fin aux activités pétrolières et gazières de la société.

Cette lettre Fink de janvier 2020 était une déclaration de guerre de la Haute finance contre l’industrie de l’énergie conventionnelle. BlackRock a été en effet un membre fondateur du Groupe de travail sur la « Divulgation Financière relative au Climat » (GDFC) [Task Force on Climate-related Financial Disclosure (TCFD)]3, et fut par ailleurs un signataire des Principes pour un Investissement Responsable (PIR) des Nations unies [UN PRI – Principles for Responsible Investing] : un réseau d’investisseurs soutenu par l’ONU qui encourage les investissements « zéro carbone [Zero Carbon] » en utilisant la GES/’ESG hautement corrompu en ce sens. Or il n’y a aucun contrôle objectif sur les données factices relatives à la GES d’une entreprise. Blackrock a également signé la déclaration du Vatican de 2019, qui se faisait l’avocat des régimes de tarification du carbone. BlackRock a également rejoint en 2020 la coalition « Climate Action 100 », rassemblant près de 400 gestionnaires d’investissements gérant 40 billions [40 000 milliards] de dollars américains.

Par cette lettre fatidique de janvier 2020, le PDG de Blackrock Larry Fink donna le coup d’envoi d’un désinvestissement colossal dans le secteur mondial du pétrole et du gaz, à hauteur d’un billion [1000 milliards] de dollars. Notablement, la même année, le même Larry Fink de BlackRock a été nommé au Conseil d’Administration du Forum économique mondial (FEM) dystopique de Klaus Schwab, qui sert de « lien » entre les entreprises et la politique de l’Agenda 2030 des Nations unies « zéro carbone ». En juin 2019, le Forum économique mondial et les Nations unies ont signé un accord-cadre de partenariat stratégique pour accélérer la mise en œuvre de cet Agenda 2030. Sans surprise, le FEM dispose d’une plateforme d’intelligence stratégique qui inclue les 17 objectifs de développement durable de l’Agenda 2030.

Dans sa nouvelle lettre du PDG de 2021, Fink a remisé [doublé] son attaque contre le pétrole, le gaz et le charbon. « Étant donné à quel point la transition énergétique sera centrale pour les perspectives de croissance de chaque entreprise, nous demandons aux entreprises de divulguer chacune un plan sur la manière dont leur modèle commercial sera compatible avec une économie zéro net [émission de CO²] »4, a écrit Fink. Un autre officier [Jim Barry] de BlackRock a déclaré lors d’une récente conférence sur l’énergie : « là où BlackRock ira, d’autres suivront »5.

En seulement deux ans jusqu’à cette année 2022, un montant estimé à 1 billion de dollars aura été retiré des investissements dans l’exploration et le développement pétroliers et gaziers à l’échelle mondiale. Or, l’extraction de pétrole est une activité coûteuse, et la coupure des investissements externes par BlackRock et d’autres investisseurs de Wall Street signifie à terme, la mort lente de l’industrie.

Joe Biden : un « Président BlackRock » ?

Au début de sa candidature présidentielle alors bien terne, Biden eut une réunion à huis clos, fin 2019, avec Larry Fink, à l’occasion de laquelle il fut rapporté que ce dernier avait dit au candidat : « je suis là pour aider ». Après sa rencontre fatidique avec Larry Fink de BlackRock, le candidat Biden a soudainement annoncé : « Nous allons nous débarrasser des combustibles fossiles… » En décembre 2020, avant même que Biden ne soit intronisé en janvier 2021, il nomma Brian Deese alors responsable mondial de l’investissement soutenable [Global Head of Sustainable Investing] chez BlackRock, pour être à la fois Assistant auprès du président Biden, et en même temps directeur du Conseil économique national [National Economic Council]. Depuis ce poste, Deese, qui avait déjà joué un rôle clé sous Obama dans la rédaction de l’Accord de Paris sur le climat de 2015, a discrètement façonné cette nouvelle guerre de Biden contre l’énergie.

Cette nomination s’est avérée catastrophique pour l’industrie pétrogazière. En effet, Deese, l’homme lige de Fink, a été actif pour faire passer au nouveau président Biden une liste des mesures anti-pétrole à signer par décrets exécutifs, à compter du premier jour de janvier 2021 (début officiel du mandat de Biden). Cela comprenait la fermeture de l’énorme oléoduc Keystone XL, qui aurait amené 830 000 barils par jour du Canada jusqu’aussi loin que les les raffineries du Texas, et l’arrêt de toute nouvelle concession pétrogazière dans le Refuge faunique national de l’Arctique [Arctic National Wildlife Refuge, au Nord-Est de l’Alaska]. Biden a également rejoint l’Accord de Paris sur le climat au nom des États-Unis, que Deese avait négocié pour Obama en 2015 et que Trump avait annulé [« dénoncé » en tant que Traité international], les États-Unis se retirant de l’accord (juin 2017).

Le même jour, Biden a initié le changement du soi-disant « coût social du carbone [Social Cost of Carbon] », qui impose une taxe punitive de 51 $ la tonne de CO² à l’industrie pétrogazière. Cette seule décision, établie sous l’autorité purement exécutive sans le consentement du Congrès, a eu un coût dévastateur pour les investissements pétrogaziers aux États-Unis : un pays qui seulement deux ans auparavant, était encore le plus grand producteur de pétrole au monde6.

L’assassinat des capacités de raffinage aux États-Unis

Pire encore, les règles environnementales agressives de Biden et les mandats quasiment impératifs d’investissement de BlackRock relatifs à la GES, sont en train de tuer les capacités de raffinages américaines. Or sans raffineries, peu importe le nombre de barils de pétrole que vous prélevez sur les Réserves stratégiques américaines de pétrole. Au cours des deux premières années de la présidence de Biden, les États-Unis ont ainsi fermé quelque 1 million de barils par jour de capacité de raffinage d’essence et de diesel, certains en raison de l’effondrement de la demande : c’est la baisse la plus rapide de toute l’Histoire des États-Unis. Or ces fermetures de raffineries sont permanentes. En 2023, une capacité supplémentaire de 1,7 million de BPJ (Barrils par jour) devrait être fermée, sous les coups conjugués du désinvestissement de la part de BlackRock et de Wall Street sous prétexte de GES, et des réglementations de Biden7.

Tant et si bien que, citant ce lourd et subit désinvestissement de Wall Street dans le pétrole et les politiques anti-pétrole de Biden, le PDG de Chevron (Mike Wirth ) a déclaré en juin 2022 qu’il ne croyait pas que les États-Unis construiraient un jour une autre nouvelle raffinerie8.

Larry Fink, membre du Conseil d’Administration du Forum économique mondial de Klaus Schwab, est rejoint en ce sens par l’UE, dont la présidente de la Commission européenne notoirement corrompue Ursula von der Leyen, a quitté le Conseil d’Administration du même FEM en 2019 avant de devenir la patronne de la Commission européenne. Son premier acte majeur à Bruxelles fut de faire adopter l’Agenda européen zéro carbone, « Fit for 55 »9. Cela a eu pour conséquence l’imposition d’importantes taxes sur le carbone, ainsi que d’autres contraintes sur le pétrole, le gaz et le charbon dans l’UE. Ceci, bien avant les actions russes de février 2022 en Ukraine. L’impact combiné de l’Agenda GES frauduleux de Larry Fink dans l’Administration Biden, et de la folie « zéro carbone » de l’UE, est en train de créer la pire crise énergétique et inflationniste de l’Histoire.

William F. Engdahl est consultant en risques stratégiques et conférencier, titulaire d’un diplôme en Sciences Politiques de l’Université de Princeton. Il est l’auteur de plusieurs livres mondialement connus sur le pétrole, la géopolitique et les OGM. Son dernier livre traduit en français : « Le charme discret du djihad », est disponible aux éditions Demi-Lune et synthétise l’Histoire de l’instrumentalisation du djihadisme par l’État profond américain.

source : New Eastern Outlook

traduction Jean-Maxime Corneille

Russie, Inde, Chine, Iran: le Quad oriental concurrent du Quad occidental

par Pepe Escobar.

L’Asie du Sud-Est est au centre des relations internationales pendant toute une semaine, à l’occasion de trois sommets consécutifs : le sommet de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE) à Phnom Penh, le sommet du Groupe des vingt (G20) à Bali et le sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique (APEC) à Bangkok.

Dix-huit nations représentant environ la moitié de l’économie mondiale étaient représentées au premier sommet de l’ANASE en personne au Cambodge depuis la pandémie de Covid-19 : les 10 pays de l’ANASE, le Japon, la Corée du Sud, la Chine, l’Inde, les États-Unis, la Russie, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

Avec la politesse asiatique caractéristique, le président du sommet, le Premier ministre cambodgien Hun Sen (ou « colombien », selon le soi-disant « leader du monde libre »), a déclaré que la réunion plénière était quelque peu animée, mais que l’atmosphère n’était pas tendue : « Les dirigeants ont parlé de manière mature, personne n’est parti ».

Il revenait au ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, d’exprimer ce qui était vraiment significatif à l’issue du sommet.

Tout en faisant l’éloge de la « structure inclusive, ouverte et égale de sécurité et de coopération de l’ANASE », Lavrov a souligné comment l’Europe et l’OTAN « veulent militariser la région afin de contenir les intérêts de la Russie et de la Chine dans l’Indo-Pacifique ».

Une manifestation de cette politique est la façon dont « AUKUS vise ouvertement la confrontation en mer de Chine méridionale », a-t-il déclaré.

Lavrov a également souligné que l’Occident, par le biais de l’alliance militaire de l’OTAN, n’accepte l’ANASE « que nominalement » tout en promouvant un programme totalement « flou ».

Ce qui est clair en revanche, c’est que l’OTAN « s’est rapprochée des frontières russes à plusieurs reprises et a déclaré au sommet de Madrid qu’elle avait pris une responsabilité mondiale ».

Ce qui nous amène à l’argument décisif : « L’OTAN déplace sa ligne de défense vers la mer de Chine méridionale ». Et, a ajouté Lavrov, Pékin est du même avis.

Voici, de manière concise, le « secret » de notre incandescence géopolitique actuelle. La priorité numéro un de Washington est l’endiguement de la Chine. Cela implique d’empêcher l’UE de se rapprocher des principaux moteurs de l’Eurasie – la Chine, la Russie et l’Iran – engagés dans la construction du plus grand environnement de libre-échange/connectivité du monde.

S’ajoutant à la guerre hybride menée depuis des décennies contre l’Iran, l’armement infini du trou noir ukrainien s’inscrit dans les étapes initiales de la bataille.

Pour l’Empire, l’Iran ne peut pas profiter de devenir un fournisseur d’énergie bon marché et de qualité pour l’UE. Et en parallèle, la Russie doit être coupée de l’UE. L’étape suivante consiste à forcer l’UE à se couper de la Chine.

Tout cela correspond aux rêves les plus fous et les plus tordus des straussiens et des néocons : pour attaquer la Chine, en enhardissant Taïwan, il faut d’abord affaiblir la Russie, en instrumentalisant (et en détruisant) l’Ukraine.

Et tout au long de ce scénario, l’Europe n’a tout simplement aucun pouvoir.

Poutine, Raïssi et la piste Erdogan

La vie réelle à travers les nœuds clés d’Eurasie révèle une image complètement différente. Prenez par exemple la rencontre détendue qui a eu lieu la semaine dernière à Téhéran entre le haut responsable russe de la sécurité, Nikolaï Patrouchev, et son homologue iranien, Ali Shamkhani.

Ils ont discuté non seulement de questions de sécurité, mais aussi d’affaires sérieuses, notamment d’échanges commerciaux dynamiques.

La National Iranian Oil Company (NIOC) signera le mois prochain un accord de 40 milliards de dollars avec Gazprom, contournant les sanctions américaines, et englobant le développement de deux champs gaziers et de six champs pétroliers, des échanges de gaz naturel et de produits pétroliers, des projets de GNL et la construction de gazoducs.

Immédiatement après la rencontre Patrouchev-Shamkhani, le président Poutine a appelé le président Ebrahim Raïssi pour qu’il poursuive « l’interaction dans les domaines de la politique, du commerce et de l’économie, et notamment du transport et de la logistique », selon le Kremlin.

Le président iranien aurait plus que « salué » le « renforcement » des liens entre Moscou et Téhéran.

Patrouchev a soutenu sans équivoque Téhéran face à la dernière aventure de révolution de couleur perpétrée dans le cadre de la guerre hybride sans fin de l’Empire.

L’Iran et l’UEE négocient un accord de libre-échange (ALE) parallèlement aux accords d’échange de pétrole russe. Bientôt, SWIFT pourrait être complètement contourné. L’ensemble du Sud global observe.

Simultanément à l’appel téléphonique de Poutine, Recep Tayyip Erdogan, de la Turquie, qui mène sa propre surenchère diplomatique et revient tout juste d’un sommet des nations turques à Samarcande, a souligné que les États-Unis et l’Occident dans son ensemble attaquent la Russie « presque sans limites ».

Erdogan a précisé que la Russie était un État « puissant » et a salué sa « grande résistance ».

La réponse est arrivée exactement 24 heures plus tard. Les services de renseignement turcs sont allés droit au but en soulignant que l’attentat terroriste perpétré dans la rue piétonne Istiklal d’Istanbul, perpétuellement animée, avait été conçu à Kobané, dans le nord de la Syrie, qui répond essentiellement aux États-Unis.

Cela constitue un acte de guerre de facto et peut avoir de graves conséquences, notamment une révision profonde de la présence de la Turquie au sein de l’OTAN.

La stratégie à plusieurs voies de l’Iran

Une alliance stratégique Russie-Iran se manifeste pratiquement comme une fatalité historique. Cela rappelle l’époque où l’ex-URSS a aidé militairement l’Iran via la Corée du Nord, après un blocus imposé par les États-Unis et l’Europe.

Poutine et Raïssi passent à la vitesse supérieure. Moscou et Téhéran élaborent une stratégie commune pour faire échec à la militarisation des sanctions par l’Occident collectif.

L’Iran, après tout, a un palmarès absolument exceptionnel pour ce qui est de réduire en miettes les variantes de la « pression maximale ». En outre, il est désormais lié à un parapluie nucléaire stratégique offert par les « RIC » des BRICS (Russie, Inde, Chine).

Téhéran peut donc maintenant envisager de développer son énorme potentiel économique dans le cadre de la BRI, de l’OCS, de l’INSTC, de l’Union économique eurasienne (UEE) et du partenariat pour la Grande Eurasie dirigé par la Russie.

Le jeu de Moscou est de la pure sophistication : s’engager dans une alliance stratégique pétrolière de haut niveau avec l’Arabie saoudite tout en approfondissant son partenariat stratégique avec l’Iran.

Immédiatement après la visite de Patrouchev, Téhéran a annoncé le développement d’un missile balistique hypersonique de fabrication nationale, assez similaire au KH-47 M2 Kinjal russe.

L’autre nouvelle importante concernait la connectivité : l’achèvement d’une partie d’une voie ferrée reliant le port stratégique de Chabahar à la frontière avec le Turkménistan. Cela signifie une connectivité ferroviaire directe imminente avec les sphères d’Asie centrale, de Russie et de Chine.

Ajoutez à cela le rôle prédominant de l’OPEP+, le développement des BRICS+ et la volonté pan-eurasienne de tarifer le commerce, l’assurance, la sécurité, les investissements dans le rouble, le yuan, le rial, etc.

Il y a aussi le fait que Téhéran ne se soucie guère des interminables atermoiements collectifs de l’Occident sur le Plan d’action global conjoint (JCPOA), communément appelé accord sur le nucléaire iranien : ce qui compte vraiment maintenant, c’est l’approfondissement des relations avec les « RIC » des BRICS.

Téhéran a refusé de signer le projet d’accord nucléaire de l’UE à Vienne. Bruxelles était enragée ; aucun pétrole iranien ne « sauvera » l’Europe, remplaçant le pétrole russe en vertu d’un plafond absurde qui sera imposé le mois prochain.

Et Washington a enragé car il pariait sur les tensions internes pour diviser l’OPEP.

Compte tenu de tout ce qui précède, il n’est pas étonnant que le « Think Tankland » américain se comporte comme une bande de poulets sans tête.

La queue pour rejoindre les BRICS

Lors du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) à Samarcande en septembre dernier, il était déjà tacite pour tous les acteurs de voir comment l’Empire cannibalise ses alliés les plus proches.

Et comment, simultanément, la sphère de l’OTAN, qui se rétrécit, se tourne vers l’intérieur, en se concentrant sur l’ennemi intérieur, en incitant sans relâche les citoyens moyens à marcher au pas derrière une conformité totale à une guerre à deux volets – hybride et autre – contre les concurrents impériaux pairs, la Russie et la Chine.

Comparez maintenant avec le président chinois Xi Jinping qui, à Samarcande, a présenté la Chine et la Russie, ensemble, comme les principales « puissances mondiales responsables » déterminées à garantir l’émergence de la multipolarité.

Samarcande a également réaffirmé le partenariat politique stratégique entre la Russie et l’Inde (le Premier ministre indien Narendra Modi l’a qualifié d’amitié indéfectible).

Cela a été corroboré par la rencontre entre Lavrov et son homologue indien Subrahmanyam Jaishankar la semaine dernière à Moscou.

Lavrov a fait l’éloge du partenariat stratégique dans tous les domaines cruciaux – politique, commerce et économie, investissements et technologie, ainsi que des « actions étroitement coordonnées » au Conseil de sécurité des Nations unies, aux BRICS, à l’OCS et au G20.

En ce qui concerne les BRICS, Lavrov a confirmé que « plus d’une douzaine de pays » sont candidats à l’adhésion, dont l’Iran : « Nous pensons que le travail de coordination des critères et des principes qui devraient sous-tendre l’expansion des BRICS ne prendra pas beaucoup de temps ».

Mais d’abord, les cinq membres doivent analyser les répercussions révolutionnaires d’un élargissement des BRICS+.

Encore une fois : le contraste. Quelle est la « réponse » de l’UE à ces développements ? Elle propose un énième train de sanctions contre l’Iran, visant les fonctionnaires et les entités « liées aux affaires de sécurité » ainsi que les entreprises, pour leurs prétendues « violences et répressions ».

La « diplomatie », à la manière de l’Occident collectif, ressemble à peine à de l’intimidation.

Pour en revenir à l’économie réelle – comme sur le front du gaz – les intérêts nationaux de la Russie, de l’Iran et de la Turquie sont de plus en plus imbriqués, ce qui ne manquera pas d’influencer l’évolution de la situation en Syrie, en Irak et en Libye, et constituera un facteur clé pour faciliter la réélection d’Erdogan l’année prochaine.

En l’état actuel des choses, Riyad a, à toutes fins utiles, effectué une étonnante manœuvre à 180 degrés contre Washington via l’OPEP+. Cela peut signifier, même de manière tordue, le début d’un processus d’unification des intérêts arabes, guidé par Moscou.

Des choses plus étranges se sont produites dans l’histoire moderne. Il semble que le moment soit venu pour le monde arabe d’être enfin prêt à rejoindre le Quad qui compte vraiment : la Russie, l’Inde, la Chine et l’Iran.

Pepe Escobar

source : Press TV

traduction Réseau International

Comment la fraude et la corruption ont été les vraies causes de la crise «sanitaire du Covid»…systémique

Par Jean-Dominique MICHEL
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J’inaugure ici la série de publications présentant les contributions des différents intervenants aux colloques de Lisbonne et Marseille sur le thème « Corruption et fraude dans la crise COVID depuis 2020 ». Je ne commence évidemment pas avec la mienne par nombrilisme, mais parce que la crise dite sanitaire a révélé un degré de gravité sans précédent dans le phénomène (pourtant identifié de longue date) de corruption institutionnelle et systémique des politiques de santé.

La crise que nous avons vécue depuis 2020 n’aura eu en définitive de sanitaire que l’épithète camouflant ses vraies causes. C’est la conclusion à laquelle m’ont conduit les recherches que j’ai menées depuis le mois de février 2020.

J’ai présenté cette hypothèse forte à Lisbonne et Marseille, avec comme toujours une vaste somme de références à l’appui. Comme celles-ci figurent dans le corps de ma présentation, je ne les ai pas répétées dans le texte qui suit. Le lecteur intéressé se référera à mon exposé et/ou au diaporama de celui-ci, dans lequel figurent près de 120 références documentaires. Mon ouvrage Covid-19 : anatomie d’une crise sanitaire (paru au mois de mai 2020 aux éditions HumenSciences) ainsi que les différentes présentations que j’ai faites dans le cadre du Conseil scientifique indépendant ou lors du séminaire que j’ai été invité à donner à l’IHU Méditerranée-Infection en contiennent de nombreuses autres.

Les présentations du colloque portant sur les statistiques (Pierre Chaillot), l’épidémiologie et les modélisations (Vincent Pavan), l’informatique (Emmanuelle Darles) ou encore l’histoire de la corruption médicale (Olivier Soulier), ainsi que celles des autres intervenants, complètent ce que je nomme et expose ici. Ces contributions seront rendues publiques au cours des deux semaines à venir.

Les colloques de Lisbonne et Marseille ont été organisés grâce au soutien de généreux donateurs. Qu’il soient ici chaleureusement remerciés !

La corruption systémique et endémique des systèmes de santé

Jean-Dominique Michel, anthropologue de la santé, auteur du livre Covid : anatomie d’une crise sanitaire (éd. Humensciences), expose depuis mars 2020 tous les aspects de corruption systémique et les mensonges dans les systèmes de santé. Il est membre du CSI (Conseil Scientifique Indépendant).

Alors que l’instrumentalisation des politiques sanitaires au service d’intérêts prioritaires autres que ceux de la population est connu de longue date comme un problème systémique, la crise du Covid a été l’occasion d’une étonnante amnésie collective (à moins qu’il se soit agi d’un interdit) à ce sujet. Ceci pendant que les processus de corruption directs et indirects se diffusaient largement à d’autres milieux, posant désormais la question de leur possible endémicité au cœur de notre société.

Pour visionner la vidéo de la conférence sur Odysee : cliquer ici.

Au mois de décembre 2019, un départ de feu épidémique fut signalé en Chine. Si dans un premier temps, les gouvernements occidentaux semblèrent relativement confiants quant aux risques encourus, les choses tournèrent mal, brusquement, entre février et mars 2020. Paniqués par les images dramatiques venant de la ville de Wuhan, puis d’un foyer en Italie du Nord, les gouvernements occidentaux prirent un ensemble de mesures sans précédent et qui avaient pour particularité d’avoir été évaluées comme étant inutiles et dommageables dans toute la littérature en épidémiologie infectieuse.

On expliqua ainsi qu’il fallait confiner la population pour « tasser la courbe » des contaminations, assurant que cela ne durerait que 15 jours et que toutes les mesures seraient levées ensuite. On vit d’autres décisions tout à fait stupéfiantes être prises ensuite, comme la mise en échec du premier rideau (contre les épidémies) des médecins généralistes, l’interdiction faite d’utiliser certains traitements précoces, ainsi que l’injonction de laisser les patients seuls à domicile avec du paracétamol jusqu’à ce qu’éventuellement leurs conditions s’aggravent au point de nécessiter une hospitalisation en urgence.

Ayant très tôt cherché à connaître l’ordre de gravité de l’épidémie, j’avais découvert dès la mi-mars (les informations étaient alors parfaitement disponibles) que le COVID-19 était relativement bénin, d’un ordre comparable à une grippe un peu forte en termes de dangerosité et de létalité. Cette évaluation a été révisée à la baisse depuis, les plus récentes estimations montrant que pour la population âgée de moins de 70 ans, elle aura été équivalente à la grippe annuelle – ni plus, ni moins.

Il existait certes un risque particulier pour les personnes plus âgées, mais l’absence de protection et d’accompagnement ne pouvait constituer une réponse adéquate aux besoins de cette tranche d’âge. Les bonnes pratiques en matière de gestion des épidémies prévoient de laisser la société vivre le plus normalement possible tout en protégeant les groupes à risque, avec un ensemble de mesures adaptées. Ici, tous les principes cardinaux furent piétinés au profit de mesures que l’on savait de longue date inefficaces est fortement dommageables pour la population dans son ensemble. Ayant produit un certain nombre de textes sur le sujet et accordé des entretiens, je fus surpris de voir qu’ils eurent instantanément une très forte résonance avec plusieurs millions de lectures en quelques jours – alors que je ne faisais qu’indiquer ce que n’importe quel expert en santé publique raisonnablement compétent pouvait aisément comprendre à partir des données disponibles.

Cette séquence un peu folle ne fut pas suivie d’un retour à la raison, mais à l’inverse d’une sorte de fuite en avant empilant les mesures absurdes les uns sur les autres, avec l’imposition du port du masque en population générale, la fermeture d’écoles, de commerces et de restaurants, des dispositifs de traçage numérique, la fermeture de frontières alors même que le virus était déjà en circulation dans les différents pays, un mésusage généralisé des tests PCR sans contrôle des taux d’amplification – ce qui a comme conséquence de multiplier le nombre de faux malades – et, pour faire bonne mesure, jusqu’à l’imposition plus tard de passes sanitaire et vaccinaux !

On a marché sur la tête

Il faut savoir que le point commun de ces mesures est de ne s’appuyer sur aucune science digne de ce nom. On vit donc un ballet d’absurdités mises en œuvre par des responsables gouvernementaux aussi autoritaires que déboussolés, sous les injonctions d’une caste médico-sanitaire toute-puissante qui multiplia les injonctions arbitraires au mépris de toute science et de toute éthique. Avec, in fine, une destruction socio-économique infiniment supérieure au risque provoqué par l’épidémie elle-même…

Ces réalités, nous fûmes quelques-uns à les énoncer assez rapidement, rejoints en cours de route par de plus en plus de spécialistes et d’experts. Le British Medical Journal, la moins corrompue des principales revues médicales, se fendit d’un éditorial tonitruant en novembre 2020 en affirmant que nous étions en pleine dérive et en pleine corruption, avec pour résultat des conséquences littéralement dramatiques :

« La science est actuellement réprimée pour des raisons politiques et financières. Le Covid-19 a déclenché la corruption de l’État à grande échelle, et elle est nuisible à la santé publique (…)

La politisation de la science a été déployée avec enthousiasme par certains des pires autocrates et dictateurs de l’histoire, et elle est maintenant malheureusement monnaie courante dans les démocraties. Le complexe médico-politique tend à supprimer la science pour engraisser et enrichir ceux qui sont au pouvoir. Le complexe politico-médical tend à supprimer la science pour engraisser et enrichir ceux qui sont au pouvoir. Et, à mesure que les puissants deviennent plus prospères, plus riches et plus intoxiqués par le pouvoir, les vérités dérangeantes de la science sont supprimées. Lorsque la bonne science est supprimée, les gens meurent. »

Silence et corruption

On aurait évidemment pu s’attendre à ce qu’une mise en garde de cet ordre énoncée par une revue aussi prestigieuse et crédible que le BMJ soit prise sérieusement en considération. Eh bien ici, absolument pas : ce signalement (comme ceux qui suivirent) resta lettre morte, sous une omerta de plomb. Avec notamment un travail de propagande virulent produit par les médias de la presse écrite et audiovisuelle. Lesquels se comportèrent comme les sectateurs d’une idéologie totalitaire ne tolérant aucun débat et aucune contradiction, en transgression de son éthique et de sa déontologie mais aussi de sa responsabilité sociale.

Si la panique d’une caste médiatico-politique pouvait éventuellement expliquer la somme d’erreurs commise au tout début de la gestion de l’épidémie, cette hypothèse devenait de plus en plus faible au fur et à mesure que le temps passait. On vit apparaître de manière notoire des procédés de disqualification frauduleux des traitements précoces et de négation de la bonne science, avec des visées intéressées évidentes. Notamment, les autorités de santé et les centres hospitalo-universitaires se mirent à recommander des remèdes hyper coûteux, toxiques et même carrément dangereux, tout en disqualifiant des remèdes à l’utilité démontrée par des données probantes de qualité.

Ce motif n’avait toutefois guère de quoi surprendre un œil averti. Étant moi-même un des bons connaisseurs de la corruption systémique dans le domaine de la santé, je me trouvais en terrain familier. La réalité de cette corruption est peu connue du grand public et plus étonnamment peut-être de la plupart des responsables politiques. Pourtant cela fait plus de vingt ans que l’on a identifié de la manière la plus claire qui soit que la totalité des systèmes de soins dans les pays occidentaux est captif de logiques qui font passer la santé et la protection de la population à l’arrière-plan des intérêts lucratifs de l’industrie pharmaceutique.

Celle-ci a infiltré tous les étages décisionnels du système de soins de sorte qu’elle manipule à sa guise, grâce à ses affidés, la recherche et la production de sciences, l’enseignement et la pratique médicale aussi bien que les politiques sanitaires. Ce constat, posé par des autorités aussi incontestables que la Chambre des Communes britannique, le Sénat français, le Rapporteur de la Commission des droits de l’homme des Nations-Unies, la Commission européenne elle-même ou encore les centres d’éthique des plus prestigieuses universités aurait dû mettre la puce à l’oreille. Au lieu de cela, on assista à un déchaînement tous azimuts de la corruption, avec un ensemble de motifs aberrants.

Douce confiance

Comme celui de faire une confiance aveugle à des firmes pharmaceutiques criminelles multirécidivistes : le nombre de condamnations civiles et pénales par exemple, aux États-Unis uniquement, entre l’an 2000 et 2020 se monte à près de 1 000 pour un total cumulé de 56 milliards de dollars d’amendes. Ceci pour un ensemble de crimes et délits allant de la falsification de données jusqu’à l’homicide, en passant par la tromperie sur la marchandise, la corruption d’autorités de santé et de fonctionnaires, les essais cliniques illicites sur les populations ou (selon l’anglicisme consacré) la « charlatanerie ».

Or la caste médico-scientiste unanime annonçait la bouche en cœur que nous devions prendre pour parole d’évangile la production « scientifique » de cette industrie, que l’on sait pourtant génériquement frauduleuse. La dimension systémique de la corruption en santé est aujourd’hui fort bien documentée : on sait comment l’industrie s’y prend pour falsifier la science en usant de toutes sortes de stratagèmes pour, par exemple, disqualifier des traitements efficaces faisant concurrence aux siens ou promouvoir des traitements sans efficacité en faisant croire qu’ils en ont une.

Les médecins et scientifiques sont eux-mêmes pris en tenaille entre deux réalités : la première est qu’aujourd’hui, il serait impossible à quiconque se permettrait de contester cette somme d’inconduites de faire carrière où d’occuper une position de prestige.

L’autre est que l’industrie déploie tout un intense travail de manipulation psychologique et même d’ingénierie sociale envers les médecins pour éviter qu’ils mesurent la gravité de ce à quoi ils participent. Ce thème de la sujétion de la profession médicale s’est manifesté de manière transversale dans la gestion de la « crise sanitaire ».

Des responsables occupant des positions d’autorité […] ont participé activement à la production et à la promotion de contenus relevant de la fraude scientifique. Ceci en désinformant diligemment la population, en transgression de toutes les règles éthiques en santé publique.

Médias de masse

Les mass médias ont joué un rôle particulièrement délétère dans cette affaire, réservant leurs tribunes et plateaux à ces apparatchiks de la corruption et en attaquant avec virulence toutes les voix divergentes. On en est ainsi venu à faire croire à l’existence d’un consensus en faveur des mesures de contrainte présentées abusivement comme sanitaires, consensus qui n’a jamais existé dans la réalité.

À l’inverse, le vrai consensus scientifique international était celui énoncé dans la déclaration de Great Barrington, signé par plus de 65 000 scientifiques et médecins, affirmant qu’il fallait mettre un terme au plus vite à la dérive en cours et revenir aux principes de la santé publique et de son éthique.

Des titres auparavant prestigieux et respectables comme Le Monde et L’Express en France ou Le Temps en Suisse se sont engagés dans un travail de désinformation d’une sidérante systématicité. Comme l’ont relevé nombre d’épidémiologistes de réputation mondiale, les principaux pourvoyeurs de désinformation et autres fake news aujourd’hui ont été ceux-là même qui au sein des rédactions et autres agences de presse prétendaient les combattre.

Ces journalistes ont systématiquement monté en épingle la science la plus falsifiée tout en tirant à boulets rouges sur celle qui, produite selon les règles de l’art, apportait une contradiction documentée au dogme dominant.

Pendant qu’Antone Flahault réclamait à cor et cris les mesures les plus injustes, inefficaces et brutales contre les groupes le plus vulnérables de la population (en particulier les enfants), Caroline Samer cautionnait de son autorité une méta-analyse réalisé par des doctorants, qui constituait une pure escroquerie scientifique.

En France, des épidémiologistes […] ont pareillement produit des papiers frauduleux à la demande du gouvernement pour justifier les confinements, la fermeture des restaurants puis l’imposition du passe sanitaire. Mon excellent collègue du Conseil scientifique indépendant, le mathématicien-chercheur Vincent Pavan a pu détecter dans leurs modélisations où se situaient les fraudes et truanderies. Un dépôt de plainte de pénale à leur encontre s’en est suivi pour production et usage de faux.

Corruption et collusion

Il faut ainsi savoir qu’aujourd’hui, il existe une inconduite gravissime et généralisée dans le milieu médico-scientifique, organisé et dissimulé par la presse, les agences de santé et les plateformes du numérique. Cette collusion, dont la finalité est d’empêcher tout débat digne de ce nom en censurant les scientifiques intègres, a conduit à l’imposition d’une idéologie sanitaire appelée « doxa du COVID » par Laurent Mucchielli, sociologue et directeur de recherche au CNRS. Il a montré que les quatre composantes de cette narration (à savoir nous vivons une épidémie d’une gravité dramatique ; aucun traitement précoce n’est disponible ; les mesures de contraintes sont nécessaires ; et seul le vaccin nous sauvera) sont entièrement fausses mais assurent le marché à l’injection génique expérimentale présentée comme un « vaccin ».

Nous l’avons vu, la gravité réelle du Sars-CoV-2 est bénigne. Sans le dévoiement des tests PCR faisant croire à une abondance de cas sans correspondance dans la réalité, l’épidémie aurait été considérée comme terminée dès juillet 2020 selon le meilleur connaisseur des épidémies respiratoires pour la France, l’épidémiologiste Laurent Toubiana.

La palette de traitements précoces disponibles est remarquablement abondante en ce qui concerne le Covid. De récentes études ont montré que le simple fait de prescrire une suuplémentation en zinc permettait de réduire de moitié le risque d’hospitalisation. Une supplémentation en vitamine D fait quant à elle baisse ce risque de 80%, sans même parler des remèdes comme les macrolides (azithromycine en particulier), l’ivermectine (qu’un député socialiste a traité de « remède pour les ânes » alors qu’il figure dans la liste des médicaments essentiels de l’OMS…) ou même l’Artemisia, qui disposent d’une somme de données probantes à l’appui de leur efficacité contre le Covid carrément rare dans la pharmacopée !

Les mesures de contrainte n’ont quant à elles aucune validité avérée (contrairement à leurs effets dommageables), et n’auraient dès lors jamais dû être imposées selon les bonnes pratiques en santé publique. Elles relèvent de la superstition mais non de la science. L’imposition du port du masque constituant un cas d’école hélas puisqu’il provoque bel et bien une asphyxie (hypercapnie), particulièrement risquée chez les jeunes avec un risque de surinfection bactérienne fortement accru.

Enfin, l’injection génique expérimentale, imposée par la manipulation, le harcèlement et même la contrainte (un délit pénal) s’est avéré un fiasco retentissant ! Ne pouvant plus prétendre que l’injection protégeait de la contamination, les autorités ont été réduites à affirmer qu’elle protégeait au moins contre les formes graves, cette assertion étant au final elle aussi démentie par les faits.

Au bout du compte il reste de tout cela un énorme désastre produit par les « mesures » imposées.

Comment cela est-il arrivé ?

Lorsqu’on analyse la manière dont les bonnes réponses sanitaires (et les plans pandémie qui avaient été prévus) ont été mis en échec, on trouve quelques motifs intéressants. Tout d’abord, c’est la Chine qui a dicté les réponses sanitaires mondiales alors même qu’elle employait des méthodes d’une brutalité inouïe et sans validité scientifique probante. L’OMS a ensuite assuré le relais en osant affirmer que les méthodes chinoises constituaient désormais les stratégies sanitaires à appliquer – à l’encontre de tout bon sens, de toute science digne de ce nom ainsi que de la connaissance accumulée depuis plus d’un siècle.

Un autre motif intéressant (qu’une enquête des médias Politico et Die Welt a récemment mis en lumière), est que ce sont Bill Gates et ses fondations qui, de facto, ont été en charge de la réponse mondiale à l’épidémie du COVID, hors de tout contrôle des gouvernements.

Indépendamment du fait que sa philanthropie est plus que douteuse (tant dans ses finalités qu’au regard des moyens employés) selon les connaisseurs, on voit mal en quoi, comment et pourquoi un informaticien doit décider de la réponse sanitaire mondiale à une épidémie respiratoire. Or les fondations de Bill Gates et la fondation Rockefeller sont les principaux bailleurs de fonds de l’OMS. Ce qui a conduit Rony Brauman, l’ancien président de médecins sans frontières, à énoncer tout récemment que :

« L’OMS est aujourd’hui partagé entre le pouvoir de Pékin, le lobby pharmaceutique et celui des financements privés, notamment de la Fondation Bill Gates (…) j’estime que l’OMS se rend complice de cette dérive politico-mafieuse. »

Les autorités de l’état de Genève, elles, préfèrent offrir la cuvée de leur vigne officielle à ce « bienfaiteur de l’humanité » dont l’obsession est de modifier génétiquement la nature ainsi que les humains et à sa fondation vaccinale dystopique, la GAVI !

On a vu en effet que toutes les instances de santé prévues et outillées pour faire face à une pandémie ont été mises en échec dans les différents pays comme au niveau international. Avec évidemment des soupçons de corruption particulièrement graves – on pense bien sûr à la présidente de la Commission européenne, Ursula van der Leyen, qui a négocié personnellement, en transgression de toutes les règles, les contrats d’injection génique directement avec le P-DG de Pfizer. Ce qui a tout de même conduit le procureur européen à ouvrir une enquête pour corruption…

Fraudes et re-fraudes

Les études à l’appui de l’injection génique sont elles aussi massivement frauduleuses, avec une somme d’incohérences et de falsifications camouflées pour l’essentiel dans les annexes, pour éviter que les médecins, les journalistes ou les politiques y aient accès !

Malgré ces truanderies, le monde médico-politique a clamé à la ronde dès le mois de décembre les louanges d’un produit forcément « sûr et efficace », alors nous disposions à ce moment-là en tout en pour tout d’un seul mois et demi de recul sur un produit expérimental jamais testé sur l’être humain, et avec les seules données bidouillées (nous l’avons montré) de Pfizer pour en juger. Les responsables politiques des différents pays qui ont osé affirmer une chose pareille se sont engagés dans un mensonge d’état envers leur population en profanant de manière très grave la parole publique.

On a vu au passage être jeté aux orties tout un ensemble de règles de sécurité et d’éthique pourtant impératives, comme celles de ne pas imposer une expérimentation médicale à la population, de ne pas vacciner pendant une épidémie, de ne pas vacciner les femmes enceintes, de ne pas user de harcèlement, de chantage ou même de contrainte envers les personnes pour qu’elles se soumettent à la vaccination.

Les autorités ont surenchéri dans le mensonge, hélas, en affirmant par exemple que l’ARN messager restait au point d’injection : on en a retrouvé bien au contraire jusqu’à huit semaines plus tard dans tout le corps et même accumulé dans certains organes comme les gonades avec un risque évident pour la fertilité. On a assuré qu’il était impossible qu’il y ait une retranscription de l’ARNm dans l’ADN. Or une étude in vitro a montré que des cellules hépatiques pouvaient connaître ces phénomènes de rétrotranscription, ce qui pose un évident souci d’intégrité du génome pour les injectés !

Enfin, on a nié, de manière éhontée, l’intensité, la sévérité et la fréquence des effets indésirables, très largement supérieurs à tout ce qu’on a connu au cours de l’histoire. Avec des atteintes cardiaques fréquentes et en rien anodines touchant en particulier les jeunes gens.

Évoquant le rôle glauque et opaque des cabinets de conseil dans la gestion sanitaire (McKinsey a « conseillé » la quasi-totalité des gouvernements occidentaux tout en conseillant aussi Pfizer…), Barbara Stiegler, professeur de philosophie à l’université Bordeaux-Montaigne a résumé cette somme de forfaitures :

« Ils n’ont pas commis d’erreur… Ils ont juste une excellente maîtrise de l’ingénierie sociale et de la manipulation des masses. Je vous rappelle que ces cabinets sont des experts de l’ingénierie sociale, ils n’ont pas été recrutés pour rien. »

Une épidémie sans gravité, mais des politiques sanitaires dramatiques

La tragique vérité est que l’épidémie de Sars-CoV-2 était sans gravité, mais que les réponses sanitaires faites de corruption et de prédation des ressources publiques, sans égard pour les besoins réels de la population, ont quant à elles produit des effets littéralement dramatiques.

Quelques scientifiques de réputation mondiale (en l’occurrence les professeurs Jay Bhattacharya et Peter McCullough) ont proposé un ensemble de principes pour éviter la répétition de dérives d’une telle gravité :

1. Arrêter de raconter des mensonges, pieux ou autres ; être honnête avec la population.

2. Cesser de harceler et considérer comme illégitimes les bons médecins et experts.

3. Mettre fin aux recommandations dictatoriales, fournir des données transparentes et faire une véritable analyse des données.

4. Produire une analyse mensuelle des données de sécurité et instituer des comités externes de suivi des données de sécurité.

5. S’attaquer à l’incompétence épidémiologique du CDC et à son asservissement à l’industrie.

6. Reconnaître quand on va dans une mauvaise direction, et y remédier.

7. Renoncer à imposer des obligations et des rappels pour des vaccins inefficaces.

8. Ne pas conditionner les pédiatres à harceler les parents pour un vaccin inefficace.

9. Accepter les termes et les conséquences de l’admission tardive par le CDC que les vaccinés ne sont pas différents des non-vaccinés en termes de contagiosité.

10. Peut-être pas tant comme idée de réforme que comme un besoin inévitable : plus de poursuites judiciaires.

Le constat doit être posé que l’entier du système aujourd’hui a atteint un degré de corruption toxique, au croisement de la malhonnêteté et de la malfaisance des uns et de l’irresponsabilité et la soumission des autres.

Comme le soulignait Primo Lévi, rescapé des camps de la mort :

« Les monstres existent, mais ils sont trop peu nombreux pour être vraiment dangereux, ceux qui sont vraiment dangereux ce sont les hommes ordinaires, les fonctionnaires prêts à croire et à obéir sans discuter. »

Ce sont eux qui ont asphyxié et traumatisé les enfants, privé de soins les malades, isolé et parfois même achevé les aînés, imposé le port du masque aux parturientes, stigmatisé et brutalisé tous ceux qui avaient préservé leur bon sens et leur esprit critique.

Il est impératif que touts ceux qui ont participé à cette dérive gravissime en semant la destruction, la terreur et la mort dans la population, en s’attaquant en particulier à ses groupes les plus vulnérables, aient à répondre de leurs actes devant la justice, comme il se doit au regard du nombre de lois constitutionnelles, civiles et pénales qui ont été violées par les États au cours de cette crise – comme conséquence de la fraude et de la corruption sévissant dans le domaine de la santé.

Dérives sectaires: n’oubliez pas la plus grandes des sectes…l’État fasciste

Par H16. Source Dérives sectaires : N’oubliez pas la plus grandes des sectes (reseauinternational.net)

La stupéfaction est totale : on apprenait il y a quelques jours que la France, pourtant pays du miel et du lait, serait le terreau fertile à l’apparition de certaines sectes et autres groupuscules louches à « caractère sectaire ». C’est en tout cas ce que s’est époumoné à dire la mission interministérielle dédiée, la Miviludes, dans un récent rapport dont il a rapidement été question dans tous les médias grand public.

Pire encore : ces dérives sectaires seraient même en pleine augmentation dans le pays, à tel point que le gouvernement, entre deux restrictions supplémentaires de liberté pour le peuple et l’une ou l’autre gabegie financière grotesque, entend fermement lutter contre ce nouveau fléau en instaurant un numéro vert pardon un Grenelle des Sectes des « assises des dérives sectaires et du complotisme ».

Et oui, pouf, comme ça et avec une décontraction assez caractéristique d’un pouvoir sans plus aucune retenue, vous aurez noté l’apparition du mot « complotisme » en même temps que « dérives sectaires », la Miviludes ayant vu ses missions subitement gonfler de ce nouveau domaine : la France, cornaquée par le Mozart de la Finance, va donc se lancer dans une lutte âpre (mais nécessaire, il va de soi !) contre les sectes et les complotistes qui gangrènent la société française.

Coïncidence pratique : c’est aussi ce que vont faire d’autres pays occidentaux comme la Nouvelle-Zélande ou le Canada (ou le gouvernement Trudeau parainne une commission d’enquête chargé de lui conseiller d’étendre l’usage de la loi des mesures d’urgences ancienne loi des mesures de guerre. NDÉ) ou tous ceux qui expliquent à quel point « la démocratie est en danger » par ces dérives sectaires et ces théoriciens de conspirations toutes plus farfelues les unes que les autres. Dans ce tableau, on s’étonnera de la brévité du Ministère de la Vérité du « Conseil de gouvernance de la désinformation » américain qui n’a pas survécu plus de 6 mois. On se rassurera en se disant que ce n’est que partie remise, à l’évidence et devant l’insistance des autres pays à mettre en place ce genre d’institutions.

Bien évidemment, il n’y a pas de doute à avoir : en ouvrant ainsi, clairement et ouvertement, la chasse contre les sectes, les gouvernements occidentaux entendent en réalité assez évidemment lutter contre les complotistes, c’est-à-dire les non-conformistes et toutes ces mouvances gluantes qui ont le mauvais goût de ne pas prendre les informations officielles pour argent comptant.

Il n’y a en fait aucune coïncidence lorsque cette lutte renouvelée contre les sectes correspond aussi au moment où les médias grand public remettent deux sous dans le bastringue éculé de la « lutte contre la désinformation » et où les politiciens commencent à réfléchir à muscler leurs contre-offensives contre les vilains mal-pensants.

Tout ceci participe, n’en doutez pas, d’une véritable mobilisation des troupes gouvernementales et médiatiques contre l’effritement des opinions publiques par des déviants qui refusent de rentrer dans le moule. Et le mélange du sectarisme et du complotisme ne tient pas du hasard : si on y réfléchit deux minutes, on constate que ceux qui interprètent les faits communément disponibles d’une façon différente des réseaux officiels (sanctionnés par le gouvernement et les médias de grand chemin) peuvent parfois être jugés suffisamment intéressants pour s’attirer des suiveurs, des disciples qui se chargent ensuite de relayer leurs analyses et leurs conclusions, rarement syntonisées avec les messages (et les buts) de la propagande  officielle.

Alors rebaptisés « gourous », ces vilains complotistes ou désinformateurs tombent – de façon fort pratique – dans la cible de ces actions anti-sectes. Habile.

Évidemment, pour bien border juridiquement l’affaire, les gouvernements n’ont pas tardé à définir ce qu’est une secte. Une lecture attentionnée de l’article Wikipedia consacré à la question permet de dégager les grands points saillants de cette définition : une secte est juridiquement définie comme un groupe disposant d’une organisation pyramidale du pouvoir, centralisé aux mains d’une personne (un gourou) ou d’un collège restreint de dirigeants, qui pratique la manipulation mentale de ses adeptes, l’extorsion de fonds, cherche à exclure toute doctrine différente, s’inscrit en rupture de l’environnement d’origine des membres, peut atteindre à leur santé physique et psychique, recherche à embrigader les enfants, provoque assez souvent des troubles à l’ordre public et collectionne les démêlés judiciaires.

Or, à la lecture de cette définition, quelque chose apparaît assez clairement : la plus grosse secte qui sévit actuellement en France n’est certainement pas celle qui est la plus combattue, au contraire. Pourtant, aucun doute possible : quasiment par définition, l’État français remplit tous les critères et les dérives des deux dernières années accroissent encore le sentiment que l’augmentation des dérives sectaires constatées proviennent bien de lui en premier lieu.

En effet, est-il utile de revenir sur l’actuelle centralisation du pouvoir dans les mains d’un énarque de plus en plus difficilement contrôlable? Doit-on évoquer la multiplication (artificielle) des collèges d’apparat pour les décisions les plus iniques et loufoques qui se sont succédées ces dernières années ?

Est-il vraiment nécessaire de revenir sur les manipulations mentales qui ont eu lieu pendant cette période, la multiplication des injonctions paradoxales, l’alternance visible des périodes de relâchement et celles de privation, les messages contradictoires et les interdictions ou obligations complètement loufoques dont on peut, pour l’essentiel, retracer la naissance dans les petits papiers de cabinets de conseils payés (par le contribuable) pour manipuler l’opinion publique dans le sens désiré ?

Est-il utile de rappeler que le chef de l’État entend depuis plus de deux ans faire entrer le peuple français (de gré ou de force) dans un « monde d’après » en véritable rupture avec le « monde d’avant » ? Comment ne pas voir là ce projet de rupture que toute secte mettrait en place pour durablement sectionner les liens des membres avec la réalité du monde extérieur ?

L’extorsion de fonds n’a jamais été aussi visible qu’actuellement où les finances de l’État français sont catastrophiques. Depuis les taxes (rappelez-vous qu’elles représentent plus de la moitié des prix de l’essence à la pompe, par exemple) et impôts jusqu’aux milliards distribués pour différentes causes qui, toutes, violent le bon sens ou les besoins fondamentaux du peuple français, est-il question d’autre chose que d’un véritable racket actuellement mis en place par la Macronie ?

L’exclusion de toute doctrine différente est précisément l’action actuellement engagée pour réduire les « complotistes » au silence : la Vérité ne peut être partagée, elle ne peut provenir que des porteurs officiels de la lumière gouvernementale.

Pour ce qui est des atteintes à la santé physique ou psychique du peuple français, nul besoin de détailler. Chacun a payé, paye et payera lourdement dans sa chair et dans son âme cette période qui s’est ouverte avec l’arrivée de Macron au pouvoir – les Gilets jaunes s’en souviennent encore, s’est poursuivie avec la distribution d’injections miracle et continue actuellement avec les mantras permanents de crise énergétique ou de catastrophe climatique inéluctables.

Cette secte étatique, pieuvre malfaisante qui infuse maintenant toute la société française, s’est aussi attelée, comme toute secte, à embrigader les enfants qu’elle prétend éduquer. On en voit chaque jour le résultat calamiteux.

Sans surprise, cette secte, par les décisions qui ont été prises et qui continuent de s’enchaîner avec un rythme inquiétant, provoque bien des troubles à l’ordre public (repensez-y lorsque le courant tombera, en plein hiver) et collectionne les démêlés judiciaires qu’elle n’a aucun mal à écraser puisque la Justice, c’est elle.

En somme, lorsque l’État explique lutter contre les sectes, il ne cherche qu’une chose : en luttant contre des concurrents, il ne cherche qu’une chose, à savoir un monopole sur son marché, par la force s’il le faut.

Cependant, rassurez-vous : ce constat posé, il est évident qu’absolument personne n’en tirera la moindre conclusion. Aucune action ne sera posée, aucune remise en question ne sera envisagée. Et tout comme dans d’autres sectes, les membres actuels de l’Église de l’État Macronien Millénariste et Catastrophile iront jusqu’au bout. Il ne pourra y avoir d’autre voie, celle choisie par le Gourou étant la seule juste et bonne.

source : Hashtable

PLUS UN GROUPE EST VACCINE PLUS IL EST REINFECTE RAPIDEMENT: l’exemple de l’armée allemande appliqué aux soignants démontre que Wargon, Braun et Juvin sont bien plus contaminants que les suspendus

Par : pgibertie

Et en plus Wargon peut mordre….

Après avoir minimisé les suicides d’ados, la grande gueule macroniste wargon :
«en fait tout le monde s’en fout des soignants non vaccinés, il faut le dire. La LFI, les LR et le FN se battent tous pour les gens qui sont des complotistes et des antivax, ça a tout à voir avec ça» pic.twitter.com/OJHlslkYTt

🇫🇷. Or-well (@GillesWell) November 26, 2022

La vaccination est obligatoire dans la Bundeswehr. Le 24 novembre 2021, la vaccination Covid-19 basée sur la technologie des ARNm a également été incluse dans ce « schéma de vaccination de base » obligatoire. La Bundeswehr a donc un taux de vaccination de près de 100 % (il existe des exceptions dues à des procédures en cours et à des raisons médicales). L’exigence de vaccination militaire s’applique également aux rappels.

Les soldats sont vaccinés pour être soi-disant protégés contre le virus et ne pas infecter les autres. Afin de documenter l’évolution, le Commandement du service médical de la Bundeswehr tient des statistiques précises. Il enregistre jour après jour combien de membres de la Bundeswehr sont infectés – et combien de cas se sont accumulés depuis le début de la pandémie.

Il est particulièrement révélateur que les incidences de la Bundeswehr soient complétées par deux groupes de comparaison : d’une part, celles de l’ensemble de la population allemande (« Allemagne ») et d’autre part, la tranche d’âge des 15 à 59 ans. Le résultat de cette comparaison est étonnant et bouleverse tout ce qui est connu – ou officiellement annoncé –. Il a été démontré que les membres entièrement vaccinés de la Bundeswehr sont infectés plus fréquemment que la population allemande dans son ensemble et le groupe des 15 à 59 ans, qui ont tous deux un taux de vaccination beaucoup plus faible.

 Prenons, par exemple, le tableau de bord des données de la Bundeswehr du 10 novembre 2022, 13 heures (voir Figure 1). Nous y voyons les incidences sur sept jours des trois groupes. La courbe rouge symbolise la population totale, la courbe jaune correspond à la tranche d’âge de 15 à 59 ans et la courbe bleue à la Bundeswehr. L’intrigue commence le 11 octobre sur l’axe horizontal du temps à gauche. Il montre que la Bundeswehr compte plus de cas corona que le reste de la population 

181 976 soldats servent actuellement dans la Bundeswehr. Avec 101 000 personnes désormais infectées, cela donne un taux de cas de 55 %. Selon l’Institut Robert Koch, le nombre total de cas en Allemagne est de 36 180 077 (au 18 novembre 2022). Le taux de chute pour l’ensemble de la population est donc considérablement plus faible : il est de 43 % – contre 55 % pour la Bundeswehr.

Depuis lors, les soldats sont systématiquement plus infectés que les groupes de comparaison, qui sont vaccinés moins fréquemment.

nous regardons le graphique à barres « Infections après vaccination/guérison au sein de la Bundeswehr » de mi-mai 2022 (voir Figure 3,à l’histoire). Il montre le temps moyen (nombre de jours) qui s’écoule après une vaccination contre le Covid-19 jusqu’à ce que la personne vaccinée soit à nouveau infectée. Le graphique distingue les différents fabricants de vaccins et les marque avec des couleurs différentes. Biontech/Pfizer, par exemple, est représenté par la barre vert turquoise, Astra Zeneca en bleu. La présentation est en outre différenciée selon le nombre de vaccinations réalisées (quatre au total).

 Alors que la deuxième vaccination a pu allonger quelque peu le délai de réinfection par rapport à la première vaccination pour certains fabricants (mais pas pour tous), la tendance à partir de la troisième et de la quatrième vaccination est clairement négative : le délai de réinfection est de plus en plus court et plus court.

Chez Biontech/Pfizer, il a fallu 73 jours après la première vaccination pour être à nouveau infecté. La deuxième vaccination a duré 110 jours. Après cela, les valeurs ont de nouveau chuté : à 77 jours pour la troisième et 62 jours pour la quatrième vaccination.

1. Les soldats pratiquement entièrement vaccinés sont plus susceptibles d’être infectés par le coronavirus que le reste de la population, qui est loin d’être aussi régulièrement vacciné. La règle suivante s’applique : plus on est vacciné, plus on est infecté.

2. Le temps jusqu’à la (ré)infection est réduit avec la troisième et la quatrième vaccination. Ce qui suit s’applique : plus on est vacciné, plus on est infecté rapidement.

attention cet exemple n est pas isole mais confirme par toutes les stats

ENGLAND

FRANCE

AUSTRALIA

Les vaccxx covid ne protègent pas des covids longs et des complications attribuées à plusieurs infections successives AUCUN BENEFICE MAIS DES RISQUES

pgibertie

Les liens secrets entre FTX, Joe Biden et la guerre en Ukraine avec Bertrand Scholler

Depuis l’affaire FTX, Sam Bankman-Fried est peut-être l’un des hommes les plus médiatisés dans la sphère crypto. Ce qui semblait être au début qu’un terrible effondrement d’une plateforme d’exchange – la numéro 2 mondiale – montre aujourd’hui des ramifications totalement démentielles ! Détournement de fonds de plusieurs milliards, financement du parti démocrate américain, financement de l’Ukraine, relations profondes avec le […]

Fin de partie en Ukraine : Le plan de bataille de Poutine

par Mike Whitney. Lorsque les frappes de missiles prendront fin et que le sol sera gelé, l'offensive russe commencera. Mais quel est le plan ? Comment les Russes vont-ils déployer leurs troupes et quels objectifs tactiques vont-ils chercher à atteindre ?

Communiqué de Presse : Affaire BonSens.org contre Bill Gates

Par : admin1444

BonSens.org contre Bill Gates

Bill Gates dépense-t-il des milliards pour sauver des vies ? Décision du 24 novembre 2022 et suites   Le 23 mai 2022, l’association BonSens.org et ses administrateurs, messieurs Azalbert, Perronne et Trotta ont assigné monsieur Bill Gates devant le Tribunal judiciaire de Nanterre. Le jugement a été rendu le 24 novembre 2022. (voir le jugement ici) […]

L’article Communiqué de Presse : Affaire BonSens.org contre Bill Gates est apparu en premier sur BonSens.org.

L’un des bataillons Wagner PMC est commandé par un général à la retraite de l’armée américaine

Le PMC dirige un « bataillon britannique » commandé par un général à la retraite de l'armée américaine, ancien général du Corps des Marines. Environ deux douzaines de citoyens finlandais y combattent.

Ne pas oser nommer ses ennemis c’est déja de la lacheté ! Les chevaux de Troie US en Europe

par Bruno Bertez. Les Européens vont souffrir matériellement dans leur confort, et pour ceux qui ont de la dignité, dans leur amour propre. Les plus lucides ont compris que nous étions les paillassons des Anglo-Saxons.

Revue de presse RT du 20 au 26 novembre 2022

Par : Wayan

Par Wayan – Le 26 novembre 2022 – Le Saker Francophone

Le Monde occidental

La lutte pour garder le contrôle des esprits est farouche :

« Le département d’État américain finance un jeu vidéo au message anti-populiste visant à apprendre aux enfants à reconnaître la « désinformation« , selon des documents publiés jeudi par la Foundation for Freedom Online (FFO). Le jeu, nommé « Cat Park« , est déployé dans le monde entier, les ambassades américaines demandant à leurs employés de le promouvoir dans les écoles et les organisations communautaires.

Dans un mémo envoyé le 31 octobre à tous les postes diplomatiques américains dans le monde, le département d’État a encouragé le personnel à « promouvoir« , « faire connaître » et « organiser des événements spéciaux de lancement » pour « Cat Park« , un jeu développé par un studio néerlandais et financé par le « Global Engagement Center » (GEC) du département d’État.

Le jeu démontre « comment les titres sensationnels, les mèmes et les médias manipulés peuvent être utilisés pour faire avancer les théories du complot et inciter à la violence dans le monde réel« , peut-on lire dans le mémo, qui a été obtenu par America First Legal et rendu public par le FFO.

Les joueurs jouent le rôle d’un utilisateur des médias sociaux qui mène une campagne populaire contre la construction d’un parc pour chats, en faisant naître des théories complotistes disant que le parc serait un projet élitiste pour la classe supérieure de la ville. Lorsqu’il est révélé que la campagne est secrètement financée par un milliardaire, les joueurs doivent alors corriger les « fake news » qu’ils ont diffusées plus tôt au nom du sponsor.

Le mémo indique que Cat Park s’appuie sur la « théorie de l’inoculation » menées par le « Social Decision-Making Lab » de l’université de Cambridge. En exposant virtuellement les joueurs à la « désinformation« , le jeu développe une « résistance cognitive » à celle-ci « dans le monde réel« , explique le département d’État.

Les documents de recherche publiés par le laboratoire de Cambridge ont exploré des techniques visant à faire taire les dissidents sur des sujets tels que le changement climatique et Covid-19, et à « influencer » les conservateurs américains pour qu’ils acceptent les points de vue libéraux.

Cat Park est le deuxième jeu que le GEC a développé avec l’argent des contribuables américains. Harmony Square, qui est sorti après l’élection présidentielle américaine de 2020, permet aux joueurs de devenir « Chief Disinformation Officer » et d’attiser les divisions dans un quartier « obsédé par la démocratie« .

Harmony Square a été promu dans les écoles britanniques avec l’aide du Cabinet Office du Royaume-Uni, ainsi qu’en Ukraine, en Lettonie, en Irak et en Arabie saoudite « en tant qu’outil éducatif stratégique pour contrer la désinformation« , selon le mémo.

Les deux jeux sont conçus pour être déployés et redéployés selon les besoins des États-Unis. « À l’approche d’élections locales, les missions américaines […] pourraient encourager les gens à recevoir leur piqûre de rappel pour lutter contre la désinformation en jouant à [ces jeux]« , indiquent les documents. »

https://www.rt.com/news/566787-fake-news-disinformation-game/

« CBS News a annoncé vendredi qu’elle cesserait d’utiliser Twitter, invoquant « l’incertitude » liée aux changements opérés par Elon Musk au sein de l’entreprise. Le nouveau PDG de la plateforme a licencié plus de la moitié de ses employés et rétabli plusieurs comptes importants bannis pour des raisons telles que « conduite haineuse » et usurpation d’identité.

« À la lumière de l’incertitude autour de Twitter et par prudence, CBS News met en pause son activité sur le site de médias sociaux tout en continuant à surveiller la plateforme« , a déclaré le correspondant de CBS Jonathan Vigliotti dans un rapport vendredi.

Un certain nombre de stations appartenant à CBS ont partagé des déclarations similaires peu après, et les trois principaux comptes Twitter de CBS – @CBSNews, @CBSEveningNews et @CBSMornings – n’ont pas publié de contenu sur la plateforme depuis vendredi après-midi. »

https://www.rt.com/news/566834-cbs-news-suspends-twitter/

Les États-Unis

La lutte contre Trump reprend de plus belle :

« Le procureur général des États-Unis, Merrick Garland, a nommé vendredi John L. Jack Smith au poste de conseiller spécial chargé de superviser l’enquête en cours du ministère de la Justice sur l’ancien président Donald Trump. Smith se penchera sur l’émeute du 6 janvier au Capitole, sur la présence présumée de documents classifiés dans la résidence de Trump à Mar-a-Lago et sur tout ce qui pourrait y être lié. Son poste le plus récent était celui de procureur pour les crimes de guerre à la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye.

Lors de l’annonce de la nomination de M. Smith, M. Garland l’a qualifié de « procureur de carrière chevronné » et a déclaré qu’il sera autorisé à poursuivre « tout crime fédéral qui pourrait découler de ces enquêtes. » Cette décision intervient trois jours seulement après que Trump a annoncé sa candidature à la présidentielle de 2024.

« J’annonce ma décision et immédiatement ils nomment un procureur spécial« , a déclaré Trump à Fox News Digital, réagissant à la nomination de Garland. « Cela fait six ans que je subis cela, et je ne vais plus le subir« , a ajouté l’ancien président américain, estimant qu’il s’agit de la « pire politisation de la justice dans notre pays« .

« J’ai été prouvé innocent pendant six ans sur tout – des faux impeachments à [Robert] Mueller qui n’a trouvé aucune collusion, et maintenant je dois subir encore cela ? » a-t-il ajouté. « Ce n’est pas acceptable. C’est tellement injuste. C’est tellement politique. » »

https://www.rt.com/news/566796-trump-special-counsel-smith/

Pendant ce temps :

« La dette des ménages américains a augmenté au cours du troisième trimestre à son rythme le plus rapide depuis 15 ans en raison de l’augmentation de l’utilisation des cartes de crédit et des soldes des prêts hypothécaires, selon un rapport de la Réserve fédérale cette semaine.

Selon la Fed, la dette totale a atteint le chiffre record de 16 500 milliards de dollars, en hausse de 2,2 % par rapport au trimestre précédent et de 8,3 % par rapport à l’année précédente. Les ménages ont ajouté 351 milliards de dollars de dettes pour la période de juillet à septembre, a indiqué l’organisme de réglementation. »

 

https://www.rt.com/business/566578-us-household-debt-skyrockets/

 

L’Europe

La réalité reprend toujours ses droits, même s’il faut tricher pour cela :

« Le Royaume-Uni a acheté au moins 39 cargaisons de pétrole russe depuis février, bien que les cargaisons aient été enregistrées comme des importations en provenance d’autres pays, a rapporté le Sunday Times, citant des données sur le trafic des pétroliers et des statistiques commerciales.

Les cargaisons de pétrole d’origine russe, d’une valeur d’environ 200 £ (236 millions de dollars), auraient été livrées dans des ports britanniques après des transferts de navire à navire, une pratique largement utilisée lorsque de grands pétroliers qui ne peuvent pas accoster en raison de leur taille transfèrent leur cargaison à des navires plus petits.

Selon les conclusions du Sunday Times, cette pratique permet aux compagnies maritimes d’enregistrer leur cargaison sans en indiquer l’origine réelle, mais en précisant le pays d’expédition comme source de la cargaison. Ainsi, une cargaison de marchandises fabriquées en Russie peut être enregistrée comme provenant d’Allemagne si elle est amenée dans un port britannique par une entreprise allemande.

Le média a pu suivre des dizaines de cargaisons de pétrole russe arrivées dans des ports britanniques depuis mars, enregistrées comme provenant d’Allemagne, des Pays-Bas, de Pologne, de France et d’autres pays. Au moins 13 de ces cargaisons seraient arrivées en juin et juillet. Cependant, les chiffres officiels sur les importations de pétrole de l’Office britannique des statistiques nationales (ONS) montrent que le pays n’a reçu aucun pétrole de Russie au cours de ces mois. »

https://www.rt.com/business/566904-uk-bypassing-russian-oil-sanctions/

La guerre en Ukraine aurait-elle réveillé quelques esprits ?

« L’Allemagne, la France et l’Espagne ont convenu d’aller de l’avant avec le développement d’un nouvel avion de chasse européen, a confirmé Berlin vendredi.

Cette annonce fait suite à une rencontre entre le chancelier allemand Olaf Scholz et le président français Emmanuel Macron le mois dernier, au cours de laquelle les deux dirigeants ont appelé à une plus grande autonomie de l’UE par rapport aux États-Unis.

Le projet commun est connu sous le nom de système de combat aérien futur (FACS). La ministre allemande de la Défense, Christine Lambrecht, a déclaré dans un communiqué : « L’accord politique sur le FCAS est un grand pas et – surtout en ces temps – un signe important de l’excellente coopération franco-germano-espagnole. »

Elle a ajouté que le système de combat, dont le coût est estimé à plus de 100 milliards d’euros (103,4 milliards de dollars), contribuera à « renforcer les capacités militaires de l’Europe et à garantir un savoir-faire important… pour l’industrie européenne. »

L’entreprise allemande Airbus, qui participe au développement de l’avion aux côtés de l’entreprise française Dassault et de l’entreprise espagnole Indra, a déclaré par courriel qu’un « certain nombre de mesures officielles dans les pays respectifs » devaient encore être prises avant que les trois entreprises puissent se mettre au travail. »

https://www.rt.com/news/566832-germany-france-spain-agree-fighter-jet/

« Ni la pandémie de Covid-19 ni l’offensive de la Russie contre l’Ukraine n’ont joué un rôle central dans le ralentissement économique actuel de l’Europe, a affirmé le chancelier allemand Olaf Scholz. Il l’attribue plutôt à la croissance en Asie et prévient qu’il n’y aura probablement pas de retour au bon vieux temps dans un avenir proche.

S’exprimant mardi lors d’un sommet économique organisé par le Suddeutsche Zeitung à Berlin, Scholz a déclaré que, pendant des années, les pays d’Amérique du Nord et d’Europe ont bénéficié d’une combinaison de croissance stable, de faible inflation et de taux d’emploi élevés. Il s’agit toutefois, selon le chancelier, d’une « exception économique » dont on ne peut attendre qu’elle dure plus longtemps.

« La guerre de la Russie [contre l’Ukraine] et les conséquences économiques de la pandémie [Covid-19] ont peut-être accéléré » la fin de cette ère, a estimé l’homme politique. Il s’est toutefois empressé d’ajouter qu' »elles n’en ont pas été le déclencheur« . »

https://www.rt.com/news/566997-scholz-names-culprit-economic-downturn/

Voila qui ne va pas réduire l’inflation :

« L’Ukraine a annoncé son intention d’augmenter les frais de transit pour le pétrole russe acheminé vers l’UE par l’oléoduc Druzhba, en raison de la hausse des coûts résultant des frappes aériennes et de missiles russes visant l’infrastructure énergétique du pays.

Ukrtransnafta, l’opérateur du réseau ukrainien d’oléoducs, devrait augmenter les tarifs de transport du brut vers la Hongrie et la Slovaquie de 2,10 euros par tonne pour atteindre 13,60 euros (13,90 dollars) à compter du 1er janvier, selon une lettre de la société consultée par Bloomberg. Son homologue russe Transneft a confirmé à RIA Novosti avoir reçu une lettre et l’étudier.

La compagnie ukrainienne a attribué la hausse des prix à la « destruction continue des infrastructures énergétiques ukrainiennes » qui a entraîné « une importante pénurie d’électricité, une augmentation de ses coûts, une pénurie de carburant, de pièces de rechange. »

Les frais de transit du pétrole ukrainien ont déjà été augmentés deux fois cette année. La dernière hausse, en avril, aurait porté l’augmentation totale sur une base annualisée à 51 %. »

https://www.rt.com/business/566972-russia-ukraine-oil-transit-fee/

« L’acquisition et l’entretien des terminaux flottants de gaz naturel liquéfié (GNL) coûteront à l’Allemagne au moins 3 milliards d’euros de plus que prévu, a rapporté Reuters lundi, citant une déclaration du ministère de l’économie du pays.

Le coût global des terminaux, également appelés unités flottantes de stockage et de regazéification (FSRU), est désormais estimé à environ 6,56 milliards d’euros, soit plus du double du budget initial de 2,94 milliards d’euros.

« Les coûts supplémentaires ont été déterminés lors de consultations approfondies avec de nombreuses parties prenantes et les prévisions initiales ont été précisées« , a déclaré le ministère au média dans un communiqué, notant que le changement de coût provenait des dépenses d’exploitation supplémentaires et des infrastructures à construire. Selon le ministère, la commission parlementaire du budget a déjà approuvé l’augmentation du financement des terminaux. »

https://www.rt.com/business/566922-germany-lng-terminals-cost/

« Berlin devra trouver 25 milliards d’euros (25,8 milliards de dollars) supplémentaires pour renflouer Uniper, le plus grand importateur de gaz du pays, a rapporté Reuters mercredi.

L’accord, qui portera le coût de la nationalisation de la compagnie à 51,5 milliards d’euros (53 milliards de dollars), comprend des lignes de crédit, des injections de capitaux et reflète également la suppression de la taxe sur le gaz, initialement conçue pour aider les fournisseurs de gaz allemands à faire face à la hausse des coûts, selon le média. »

https://www.rt.com/business/567053-germany-uniper-bailout-cost-doubles/

« Le gouvernement autrichien prévoit d’introduire un nouvel impôt sur les bénéfices exceptionnels des entreprises du secteur de l’énergie, ont annoncé le vice-chancelier Werner Kogler et le ministre des finances Magnus Brunner lors d’une conférence de presse vendredi.

La taxe s’élèvera à 40 % des bénéfices excédentaires des entreprises pétrolières et gazières, selon l’annonce.

Comme l’a expliqué M. Kogler, le gouvernement prendra le bénéfice moyen d’une entreprise entre 2018 et 2021 comme base pour la taxe. Si le bénéfice actuel est supérieur de plus de 20 % à cette moyenne, 40 % seront écrémés en tant qu’impôt exceptionnel. Toutefois, étant donné que l’impôt sur les sociétés sur ce bénéfice continuera d’être dû, les entreprises finiront par renoncer à un total de 65 % de ces bénéfices, a ajouté M. Kogler.

Il a également noté que si une entreprise peut prouver qu’elle investit dans les énergies renouvelables, le prélèvement passe de 40 à 33 %. »

https://www.rt.com/business/566750-austria-energy-companies-windfall-tax

 

Le Monde multipolaire

« Le commerce de l’énergie entre la Russie et la Chine n’a cessé de croître et a augmenté de 64 % en termes monétaires depuis le début de l’année, a déclaré vendredi le vice-premier ministre russe Alexandre Novak à la chaîne de télévision Rossiya 24.

Ses commentaires ont suivi une réunion de la commission intergouvernementale russo-chinoise sur la coopération énergétique.

« La Chine est notre partenaire stratégique dans la région Asie-Pacifique et, d’une manière générale, dans les échanges commerciaux« , a-t-il déclaré, notant qu’en termes physiques, l’augmentation était d’environ 10 % dans les fournitures de pétrole, de gaz, de charbon et d’électricité.

Le vice-Premier ministre a expliqué que les deux pays ont pour objectif de développer davantage leurs relations commerciales, et qu’ils s’efforcent notamment d’accroître la part des monnaies nationales dans les transactions énergétiques.

« Nous passons à des règlements en roubles et en yuans pour les ressources énergétiques fournies« , a déclaré M. Novak. »

https://www.rt.com/business/566763-russia-china-abandon-dollar-trade/

« La Turquie finalisera le plan de développement d’un centre de distribution de gaz naturel dans la région occidentale de Thrace d’ici la fin de l’année, a déclaré le ministre de l’énergie du pays, Fatih Donmez.

Le mois dernier, le président russe Vladimir Poutine a proposé de créer une plateforme gazière internationale en Turquie, ce qui permettrait à la Russie de rediriger le transit des gazoducs Nord Stream endommagés vers la région de la mer Noire.

La proposition a été accueillie favorablement par le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui a souligné que l’UE serait en mesure d’acheter du gaz russe via son pays.

Louant la Turquie comme l’un des partenaires « les plus fiables » pour le transit du combustible russe vers l’Europe, Poutine a fait remarquer que la plate-forme gazière ne servirait pas seulement de plateforme de distribution, mais pourrait également être utilisée pour déterminer les prix du gaz et éviter la « politisation » de l’énergie. »

https://www.rt.com/business/566617-turkiye-gas-hub-roadmap/

« Les opérations aériennes de la Turquie dans le nord de l’Irak et de la Syrie ne sont « que le début » et le pays pourrait bientôt lancer une offensive terrestre dans les zones contrôlées par les Kurdes en Syrie, a averti mercredi le président Recep Tayyip Erdogan.

Dans un discours devant les législateurs du parti au pouvoir, Erdogan a expliqué que la Turquie est déterminée à « fermer toutes nos frontières méridionales… avec un corridor de sécurité qui empêchera toute possibilité d’attaque contre notre pays. »

Il a précisé que l’incursion terrestre débutera « au moment le plus opportun pour nous » et qu’elle visera les régions de Tel Rifaat, Mambij et Kobani, qu’il a qualifiées de « sources de problèmes. »

Erdogan a également rassuré les gouvernements irakien et syrien sur le fait que l’opération d’Ankara ne constitue pas un défi à leur souveraineté ou à leur intégrité territoriale, et a souligné que le but de l’opération est de protéger la sécurité de la Turquie. Si ces pays « ne peuvent pas remplir les conditions de l’accord, nous avons le droit de nous en occuper nous-mêmes« , a-t-il averti. »

https://www.rt.com/news/567054-turkey-ground-operation-syria/

« L’armée américaine a déclaré que les récentes frappes aériennes turques en Syrie « menaçaient la sécurité » des soldats américains, qui occupent toujours illégalement une partie du pays.

Le Pentagone a ajouté qu’il était « profondément préoccupé » par la montée des hostilités en Syrie, en Irak et en Turquie, notant que les frappes d’Ankara contre des factions de la milice kurde en début de semaine risquaient de nuire aux forces américaines stationnées à proximité.

« Les récentes frappes aériennes en Syrie ont directement menacé la sécurité du personnel américain qui travaille en Syrie avec des partenaires locaux pour vaincre ISIS et maintenir la garde de plus de dix mille détenus d’ISIS« , a déclaré le secrétaire de presse du Pentagone, Patrick Ryder, ajoutant que « cette escalade menace les progrès réalisés depuis des années par la Coalition mondiale pour vaincre ISIS. »

La veille, la Maison Blanche avait exprimé son soutien à l’opération « Claw-Sword » menée par la Turquie en Syrie. Le porte-parole du Conseil national de sécurité, John Kirby, avait déclaré qu’Ankara était confrontée à une « menace terroriste légitime » de la part de certains groupes kurdes et qu’elle avait « tous les droits » de se défendre. Toutefois, l’approbation était quelque peu réticente, car Kirby a suggéré que la mission pourrait « forcer une réaction » des combattants kurdes soutenus par les États-Unis, ce qui pourrait « limiter leur capacité à poursuivre la lutte contre ISIS. » »

https://www.rt.com/news/567077-turkiye-syria-strikes-pentagon

 

La guerre chaude en Ukraine

« Le gouvernement américain s’inquiète de plus en plus de son incapacité à continuer à fournir à l’Ukraine des systèmes et des munitions de pointe dans le cadre du conflit qui l’oppose à la Russie, rapporte CNN.

Selon trois responsables américains interrogés par le média, les défis auxquels les États-Unis sont confrontés en termes de soutien à l’Ukraine comprennent la « diminution » de leurs stocks d’armes et la capacité de l’industrie de la défense à répondre à la demande. Un fonctionnaire a déclaré à CNN que la quantité de stocks excédentaires que Washington peut envoyer à Kiev est « limitée« .

Washington est particulièrement préoccupé par les stocks disponibles d’obus d’artillerie de 155 mm et de missiles de défense aérienne Stinger, indique le rapport. Certains responsables s’inquiètent également de la production d’armes telles que les missiles antiradiation HARMs, les missiles surface-surface GMLRS et les systèmes antichars Javelin.

Les sources de CNN affirment toutefois que la diminution des stocks ne compromet pas la sécurité nationale, étant donné que les armes destinées à l’Ukraine ne proviennent pas des réserves du Pentagone pour ses propres contingences. Un haut fonctionnaire a également déclaré au média que l’évaluation selon laquelle les États-Unis sont « à court » d’armes est subjective, car elle dépend du niveau de risque que le Pentagone est prêt à accepter. »

https://www.rt.com/news/566738-us-running-low-weapons-ukraine/

« Le président Vladimir Zelensky a porté atteinte aux espoirs de l’Ukraine d’adhérer à l’UE en signant un amendement qui réduit la surveillance financière des hommes politiques, ont déclaré lundi des militants anticorruption à Kiev. Cette mesure « tue pratiquement » les efforts de lutte contre le blanchiment d’argent, a déclaré le chef du Centre d’action anticorruption (AntAC).

L’Ukraine avait auparavant imposé un suivi financier à vie des « personnes politiquement exposées« , y compris les responsables gouvernementaux et les législateurs – jusqu’à ce que Zelensky signe un amendement la semaine dernière limitant ce suivi à trois ans seulement. Officiellement, la loi est censée « protéger le système financier ukrainien contre la Russie et le Belarus« , mais l’AntAC estime qu’elle va plutôt nuire aux intérêts du pays.

« Avec cette loi, les politiciens ont détruit le système de surveillance financière de leurs proches, ce qui signifie qu’ils ont en fait bloqué les négociations sur l’adhésion de l’Ukraine à l’UE« , a déclaré Vitaly Shabunin, chef de l’AntAC, sur les médias sociaux. La loi modifiée « tue pratiquement le système de prévention du blanchiment d’argent par les politiciens ukrainiens« , a-t-il ajouté. »

https://www.rt.com/russia/566960-zelensky-ukraine-corruption-monitoring/

« Le parlement ukrainien, la Verkhovnaya Rada, a enregistré un projet de loi visant à rendre totalement illégales les activités de l’Église orthodoxe russe (EOR) sur le territoire ukrainien, les législateurs estimant que l’Église constitue une menace pour la sécurité et l’ordre national de l’Ukraine.

Le projet de loi a été initié par le parti Solidarité européenne de l’ancien président Pyotr Porochenko, dont la coprésidente, Irina Gerashschenko, a annoncé cette initiative sur Facebook mardi. Elle a laissé entendre que l’EOR n’était « pas une église, mais une organisation idéologique promouvant le « monde russe »« . Elle a également accusé le Patriarcat de Moscou d’utiliser le monastère Pechersk Lavra de Kiev – le principal monastère chrétien orthodoxe d’Ukraine – comme une « cellule anti-ukrainienne du Kremlin« .

La proposition de loi vise à rendre illégales les activités de toutes les organisations et institutions religieuses qui font partie de l’EOR ou qui reconnaissent leur subordination à l’EOR « en matière canonique, organisationnelle et autre. »

« La libération de l’Ukraine de l’Église orthodoxe russe est un autre pas vers une Ukraine libre et indépendante« , a conclu le coprésident.

Les responsables russes ont déjà critiqué le projet de loi, la sénatrice Olga Kovitidi déclarant qu’il signale « le début de la fin » pour l’Ukraine et que son adoption serait une erreur fatale pour le président Vladimir Zelensky. »

https://www.rt.com/russia/567045-ukraine-russian-orthodox-church-ban/

« La Géorgie aurait pu être transformée en « champ de tir » si les dirigeants de l’opposition avaient réussi à prendre le contrôle du pays, affirme le Premier ministre Irakly Garibashvili. Il a déclaré que Kiev avait tenté de faire pression sur Tbilissi pour qu’il se joigne au conflit avec la Russie.

Dans une allocution devant le Parlement vendredi, M. Garibashvili a déclaré que les tentatives ukrainiennes d’ouvrir un « second front » contre la Russie en Géorgie n’étaient « ni une interprétation, ni une légende« , mais une « citation directe » de ce qui a été dit lors d’une conférence de presse.

« Ces gens [l’opposition géorgienne] sont leurs alliés [les responsables ukrainiens]. Imaginez si ces personnes avaient été à la tête du gouvernement géorgien aujourd’hui« , a déclaré Garibashvili. « Quelqu’un doute-t-il qu’un ‘second front’ aurait été ouvert en Géorgie, transformant le pays en ‘champ de tir’ ? ».

Tbilissi s’est jusqu’à présent abstenu de prendre part aux sanctions occidentales imposées à la Russie en raison de son opération militaire en Ukraine, et Garibashvili a déclaré en avril que son pays ne se joindrait pas aux combats, car cela irait à l’encontre des intérêts nationaux de la Géorgie. »

https://www.rt.com/russia/566780-ukraine-georgia-second-front-russia/

« Le « meurtre barbare de prisonniers de guerre russes » n’est que le dernier d’une série de crimes de guerre commis par les troupes ukrainiennes, a déclaré vendredi le ministère russe de la Défense. Cette déclaration a été faite après la diffusion sur Internet de vidéos montrant des militaires russes exécutés après s’être rendus.

« Il s’agit d’une pratique généralisée des forces armées ukrainiennes, activement soutenue par le régime de Kiev et carrément ignorée par ses soutiens occidentaux« , a souligné le ministère. Il a également dénoncé les actions des soldats ukrainiens comme un « meurtre délibéré et méthodique« .

« Personne ne pourra prétendre qu’il s’agit d’une « exception tragique » dans le contexte du respect total des normes régissant les droits des prisonniers de guerre par le régime de Kiev », indique le communiqué.

La vidéo montre un groupe de soldats portant des uniformes russes se rendant à des troupes portant des uniformes avec des insignes ukrainiens. On y voit également les militaires capturés allongés sur le sol, vraisemblablement morts. »

https://www.rt.com/russia/566791-ukraine-policy-execute-pows/

Le chantage nucléaire recommence :

« Les troupes ukrainiennes ont bombardé la plus grande centrale nucléaire d’Europe au cours des deux derniers jours, a affirmé dimanche Renat Karchaa, conseiller auprès de l’opérateur nucléaire public russe Rosenergoatom.

Karchaa a déclaré que la centrale nucléaire de Zaporozhye avait été prise pour cible plus tôt dans la journée, à la suite d’un tir de barrage sur l’installation samedi, au cours duquel six projectiles ont touché le système de refroidissement de l’un des réacteurs et l’aire de stockage des déchets radioactifs. Il a ajouté que les employés étaient indemnes.

Selon le ministère russe de la Défense, l’usine a été bombardée deux fois dimanche, tandis que 11 « obus d’artillerie de gros calibre » ont été tirés samedi. Le ministère a précisé que les projectiles sont tombés à proximité des réacteurs et que les tirs ont également touché des lignes électriques.

https://www.rt.com/russia/566874-zaporozhye-waste-storage-shelled/

Et le « deux poids deux mesures » des Nations Unis est de plus en plus visible :

« L’ONU n’est pas en mesure d’identifier les auteurs des attaques contre la centrale nucléaire de Zaporozhye (ZNPP), a déclaré lundi un porte-parole du secrétaire général. La Russie a demandé à l’Agence internationale de l’énergie atomique de faire correctement son travail et de reconnaître que les bombardements provenaient du côté ukrainien.

Une trentaine de projectiles ont frappé la centrale ZNPP au cours du week-end, selon le ministère russe de la défense. La société d’énergie nucléaire Rosatom a déclaré que les dommages causés au stockage du combustible usé de la centrale étaient proches de déclencher une catastrophe. Moscou a déclaré qu’il était clair que les tirs provenaient de la ville de Marganets, tenue par les Ukrainiens, mais l’AIEA a évité de citer des noms.

« Nous n’avons aucun moyen de déterminer qui a mené les attaques », a déclaré à la presse Farhan Haq, le porte-parole adjoint du secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres. »

https://www.rt.com/russia/566953-un-zaporozhye-ukraine-shelling

 

La nouvelle guerre froide

« Les responsables russes ne participeront pas à la réunion d’automne de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) à Varsovie la semaine prochaine, après que la Pologne a rejeté leurs visas, a déclaré mercredi un membre de la délégation russe.

« Nous avons reçu une réponse scandaleuse de la part du chef de la délégation polonaise à l’assemblée parlementaire de l’OSCE« , a déclaré au Parlement Vladimir Dzhabarov, premier vice-président de la commission des affaires internationales du Conseil de la Fédération de Russie, selon l’agence de presse russe TASS.

L’envoyée polonaise, Barbara Bartus, « a littéralement dit qu’elle ne voyait aucune possibilité » de permettre aux délégués russes ou biélorusses de participer à l’assemblée, car cela « violerait le principe de solidarité avec l’Ukraine« , a poursuivi M. Dzhabarov, ajoutant qu’il prévoit des problèmes similaires lorsque l’OSCE se réunira à nouveau en février en Autriche et en juillet au Canada.

La Pologne refusera également d’accorder des visas aux responsables russes qui prévoient d’assister à une réunion ministérielle distincte de l’OSCE à Lodz en décembre, a déclaré son ministère des affaires étrangères à Reuters vendredi. « Nous ne leur accordons pas de visas« , a déclaré le porte-parole Lukasz Jasina. Dans des commentaires adressés à l’AFP, M. Jasina a pointé du doigt le ministre russe des Affaires étrangères Sergey Lavrov, déclarant que la Pologne « ne pense pas » qu’il viendra. »

https://www.rt.com/russia/566792-russian-osce-denied-visas/

« La décision de la Pologne d’interdire au plus haut diplomate de Moscou, Sergey Lavrov, de participer à une réunion ministérielle de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) à Lodz le mois prochain est inacceptable et provocatrice, a déclaré samedi le ministère russe des Affaires étrangères.

Cette déclaration est intervenue le lendemain de la confirmation par Varsovie de son intention de refuser l’entrée sur son territoire aux responsables russes sanctionnés par l’UE, dont M. Lavrov.

Selon le ministère russe des affaires étrangères, par cette mesure « sans précédent et provocatrice« , Varsovie, qui préside actuellement l’OSCE, « ne s’est pas seulement discréditée, mais a également causé des dommages irréparables à l’autorité de l’ensemble de l’Organisation« .

Tout au long de sa présidence, la Pologne a « détruit avec enthousiasme » les fondements de l’OSCE, notamment la « culture du consensus« , a déclaré le ministère, et l' »attaque inacceptable contre la Russie » représente le point culminant de cette « anti-présidence. »

Soulignant que la Pologne a également refusé l’entrée aux responsables russes pour la réunion d’automne de l’organisation, le ministère a affirmé que Varsovie et ses alliés occidentaux « poussent l’OSCE dans l’abîme« . »

https://www.rt.com/russia/566838-lavrov-poland-lavrov-entry/

Un signe que la Russie ne prend plus les États-Unis au sérieux. Un avant-gout des futures négociations de paix pour Ukraine :

« La Maison Blanche a accusé la Russie de ne pas négocier de bonne foi un éventuel échange de prisonniers entre les deux pays, affirmant que les actions de Moscou sont en contradiction avec ses déclarations officielles.

Lors d’un point de presse régulier vendredi, le porte-parole Karine Jean-Pierre a commenté les efforts de Washington pour obtenir la libération des citoyens américains détenus par la Russie. Selon la porte-parole, les États-Unis ont fait une offre à la Russie et ont proposé « d’autres moyens potentiels d’avancer » par les canaux diplomatiques disponibles.

Toutefois, Jean-Pierre a affirmé que « les actions du gouvernement russe ont contredit ce qu’il a dit publiquement« . « Au cours des derniers mois, ils n’ont pas réussi à négocier sérieusement par le canal établi ou par tout autre canal« , a-t-elle déclaré.

Tout en refusant de fournir des détails sur les négociations, elle a déclaré que Washington avait fait une « offre substantielle » mais que Moscou avait « constamment… échoué à négocier de bonne foi » a souligné la porte-parole. »

https://www.rt.com/news/566802-us-russia-bad-faith-prisoner-swap/

La guerre des microprocesseurs :

« La Chine a accusé le gouvernement britannique de violer les règles du commerce international après que le Royaume-Uni est intervenu pour annuler la vente du plus grand fabricant de microprocesseurs du pays à une société chinoise en invoquant la « sécurité nationale« . L’ordonnance intervient plus d’un an après la conclusion de la transaction.

Interrogée sur la décision de Londres d’interdire la transaction lors d’une conférence de presse vendredi, la porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères, Mao Ning, a condamné cette décision, insistant sur le fait que la Grande-Bretagne devait « respecter les droits et intérêts légitimes des entreprises chinoises » et fournir un « environnement commercial équitable, juste et non discriminatoire« .

« Le Royaume-Uni a exagéré le concept de sécurité nationale et a abusé du pouvoir de l’État pour interférer directement dans la coopération normale d’investissement d’une entreprise chinoise en Grande-Bretagne« , a déclaré Mao aux journalistes. « Cela viole les droits et intérêts légitimes de l’entreprise concernée, ainsi que les principes de l’économie de marché et les règles du commerce international dont le Royaume-Uni se prétend depuis longtemps le champion. »

En début de semaine, le ministère britannique des affaires, de l’énergie et de la stratégie industrielle a ordonné à Wingtech Technology, une entreprise technologique chinoise, de céder sa part de 86 % dans Newport Wafer Fab, le plus grand fabricant britannique de micropuces, basé à Newport, au Pays de Galles. L’opération de rachat de Wingtech a été réalisée en juillet 2021, pour un montant de 75 millions de dollars. »

https://www.rt.com/business/566800-uk-blocks-china-deal/

Pas si facile de dédollariser :

« Moscou cherche des moyens de désolidariser les règlements avec ses partenaires étrangers du dollar américain, a rapporté samedi la RBK, citant des sources du marché financier et du gouvernement.

La Russie a intensifié ses efforts pour convertir les règlements internationaux en monnaies nationales après que plusieurs nations occidentales ont imposé des sanctions au pays au début de l’année en rapport avec le conflit en Ukraine. Les sanctions ayant mis en péril les transactions de la Russie en euros et en dollars, ces monnaies ont été considérées comme compromises.

Cependant, le taux de change utilisé dans les échanges transfrontaliers en monnaies locales est toujours calculé par le biais du dollar. Par exemple, lors de la détermination du taux rouble-tenge, le taux de la monnaie kazakhe est calculé en utilisant le dollar pour déterminer le prix en roubles d’un tenge et vice versa.

Selon les sources de la RBK, la banque centrale et le ministère des finances russes travaillent actuellement avec les banques sur un mécanisme qui permettrait à la Russie de fixer les prix des contrats étrangers à l’aide de nouveaux indicateurs qui ne tiennent pas compte du taux de change du dollar.

L’une des solutions consiste à créer un panier de devises qui seraient vraisemblablement arrimées les unes aux autres. Une autre option consiste à introduire une nouvelle unité de paiement pour les contrats de commerce extérieur, dont la valeur serait liée à des matières premières telles que l’or et d’autres métaux précieux. Dans ce cas, le taux de change mondial dépendrait des prix moyens de ces matières premières sur les marchés mondiaux.

Une troisième option sur la table consiste simplement à rattacher les monnaies nationales à l’or ou au pétrole. Toutefois, cette solution peut également poser problème, car le prix du pétrole et de l’or est exprimé en dollars.

Une source a déclaré à RBK que le taux de change dans les contrats de commerce extérieur pourrait être calculé en utilisant le yuan chinois au lieu du dollar, car la Chine ne s’est pas rangée du côté de l’Occident dans la guerre des sanctions contre la Russie. Cependant, le yuan n’est pas une monnaie librement convertible et le consentement de Pékin serait nécessaire pour que le mécanisme puisse être mis en œuvre. »

https://www.rt.com/business/566816-russia-decouple-national-currencies-dollar/

Retour au temps de la politique de non alignement :

« Les chefs de la défense américaine et indonésienne sont sortis de leur réunion lundi avec des conceptions apparemment différentes de l’alignement militaire des deux pays.

Lors d’un point de presse à Jakarta après ses entretiens avec son homologue indonésien, le secrétaire américain à la défense, Lloyd Austin, a parlé d’approfondir les liens de défense et d’accroître l' »interopérabilité » des armements des deux pays. Le ministre indonésien de la défense, Prabowo Subianto, a défendu à plusieurs reprises les solides relations de son pays avec les deux plus grands adversaires des États-Unis, la Russie et la Chine.

« Les États-Unis sont fiers de s’associer à vous alors que nous travaillons ensemble pour faire avancer notre vision commune d’un Indo-Pacifique libre et ouvert« , a déclaré Austin. Mais Subianto a rappelé à la presse la neutralité géopolitique de Jakarta, en déclarant : « Je tiens à souligner que l’Indonésie s’efforce toujours d’entretenir les meilleures relations avec toutes les nations, en particulier avec toutes les grandes puissances. »

L’Indonésie a participé à des exercices militaires conjoints avec les États-Unis en août et a accepté la semaine dernière de reprendre les exercices et les entraînements militaires conjoints avec la Chine. Jakarta achète également des armes chinoises et russes.

Interrogé sur les pressions occidentales visant à interrompre ces achats de défense, Subianto a déclaré : « Nous entretenons des relations de longue date avec la Russie et la Chine. Nous avons des relations avec la Russie depuis de très nombreuses années. Notre armée utilise des équipements russes. . .  Nous apprécions nos relations avec la Chine. En tant que pays indépendant et souverain, nous nous réservons le droit d’utiliser et d’acquérir du matériel provenant de très nombreux pays. » »

https://www.rt.com/news/566958-indonesia-stresses-defense-neutrality-after-us-talks/

L’Europe et les Etats-Unis se dirigent vers une guerre commerciale

Par : Volti
Faire confiance aux américains n’est jamais une bonne idée. Nous risquons de payer très cher, le prix de la soumission des valets occidentaux américanisés, à ce pays bon qu’à piller, massacrer, et s’ingérer partout, pour garder son pouvoir toxique sur le reste du monde. Source Observateur-Continental En cas de crise, la première chose à laquelle tout le monde pense, c’est […]

Guerre en Ukraine (vidéo n°17)

par Régis de Castelnau. Après l’évacuation de Kherson, Surovikin poursuit sa stratégie de guerre du XXIe siècle. Front stable et destruction du dispositif énergétique de l’adversaire. Point sur la situation militaire.

Poutine : La Russie est en guerre contre ceux qui utilisent les Ukrainiens comme chair à canon

par Modeste Dossou. « Nous devons nous battre non pas contre eux [les Ukrainiens], mais contre ceux qui les fournissent et leur paient tout, les utilisent comme chair à canon. »

Du surréel au réel et au méta-réel

par Batiushka. De plus en plus, tous les gouvernements européens, à l’exception du gouvernement hongrois, sont considérés comme ce qu’ils sont : de simples élites fantoches des États-Unis, qui ne représentent pas leurs peuples.

« Snuff films » ukrainiens ou déontologie militaire tchétchène ?

par Mendelssohn Moses. Dans l’actuel conflit en Ukraine, les « snuff films », sont tous sans exception tournés et mis en circulation par des individus se réclamant des forces dites « ukrainiennes ».

Scandale FTX : Une entreprise ukrainienne de crypto-monnaies incriminée !

Everstake impliqué dans le système de fraude présumé mis en place via FTX Sam Bankman Fried Everstake, une société de crypto-monnaies basée en Ukraine, a été pris dans le collimateur d’une relation controversée impliquant Kiev, les démocrates et la bourse FTX qui a attiré l’attention des responsables de Washington. Dans le cadre des efforts déployés pour générer davantage de fonds pour l’effort de guerre, le gouvernement ukrainien […]

Quand l’Ukraine manquera de munitions

par Alexandre Lemoine. L'Ukraine commence à manquer de munitions, les projectiles, les roquettes et les cartouches partent très vite. Il n'y a pas de production locale, les anciennes réserves soviétiques sont pratiquement épuisées.

Les pays de l’UE se disputent le pétrole russe déjà interdit

par Philippe Rosenthal. Un certain nombre de pays de l'UE ont, donc, fait pression pour obtenir le prix le plus bas possible dans les négociations, juste au-dessus des coûts de production.

États-Unis : de l’apparente bienveillance à l’hégémonie


Par Jean-Luc Baslé – Le 21 novembre 2022

Le siècle américain selon Henry Luce (1941) – Langlois • Histoire &c.

L’indifférence de Washington à l’égard des Européens qui souffriront du froid cet hiver en raison du conflit ukrainien et du sabotage d’un gazoduc en mer Baltique, sans parler de la destruction de leur économie1, en a surpris quelques-uns. C’est ignorer la nature des relations internationales qui fait peu de cas du sort des peuples et plus encore l’évolution profonde de la politique américaine ces dernières décennies qui se résume en deux mots : néoconservatisme et néolibéralisme. Ces néologismes sont entrés dans le vocabulaire courant dans les années 1980/90 sans que leur impact ne soit perçu initialement. Avec le recul du temps, il est plus facile de voir qu’il s’agit d’idéologies à l’origine d’un changement profond de la politique américaine. Le néoconservatisme est l’affirmation d’une hégémonie décomplexée. Le néolibéralisme est un empiètement du marché sur les prérogatives de l’État. Cette mutation de la politique américaine est l’une des clés de compréhension des évènements du monde d’aujourd’hui.

Dès le débarquement, les États-Unis ont donné d’eux-mêmes une image bienveillante, véhiculée par cette image du GI’s distribuant du chocolat aux enfants tout au long de son avancée vers l’Allemagne. Le Plan Marshall d’avril 1948 concrétisa cette image, et rendit les Européens à jamais reconnaissants de cette manne inattendue qui sauvait certains d’entre eux de la famine et ouvrait des perspectives d’avenir inespérées. De fait, avec une énergie retrouvée, les Européens connurent une ère de croissance aussi imprévue que bienvenue, qualifiée de Trente Glorieuses en France et de Miracle allemand outre-Rhin. Hollywood conforta ce message d’espoir en présentant une Amérique heureuse et sûre d’elle-même à une Europe toujours traumatisée par les guerres passées, et inquiète de la menace soviétique. Le traité de l’Alliance atlantique, signé en avril 1949, la rassura en étendant le parapluie nucléaire américain à l’Europe de l’ouest. Les Européens pouvaient désormais jouir en toute quiétude de leur prospérité retrouvée que le génie technologique américain renforçait.

Encouragés par le grand frère américain, les Européens créèrent la CECA, Communauté européenne du charbon et de l’acier en 1951 – embryon de ce qui allait devenir par étapes successives l’Union européenne, instituée par le Traité de Maastricht de février 1992. Le pathétique effondrement de l’Union soviétique renforça ce sentiment chez les Européens que l’Histoire était de leur côté, et qu’en conséquence s’ouvrait devant eux une ère de prospérité et de bonheur que rien ne pouvait arrêter. C’était méconnaître la nature du grand frère américain. Cette méconnaissance est incompréhensible compte tenu de ses nombreuses actions, interférences et guerres dans le monde depuis 1945, y compris en Europe, dénoncées par de nombreux auteurs.

Les Européens ont oublié que dès avant leur création, les États-Unis s’étaient donnés pour mission de conduire le monde. A preuve le discours de John Winthrop de 1630 dans lequel il déclare « nous sommes la cité sur la colline », celle qui éclaire et guide le monde. Ou encore, cette « destinée manifeste » contenue dans cette affirmation de John Sullivan en 1839 que « l’Amérique a été choisie » pour diriger le monde. Choisie par qui ? Par Dieu, bien entendu. C’est une usurpation du message biblique. Quoiqu’il en soit, cette conviction d’être le peuple choisi traverse les siècles pour venir jusqu’à nous. Henry Luce, fondateur et éditeur de Time Magazine, écrit dans un éditorial de février 1941 que le 20ème siècle est le siècle de l’Amérique.

Mais c’est en février 1992, deux mois seulement après la disparition de l’Union soviétique, que se produit la grande transformation avec la publication d’un document intitulé « Defense Planning Guidance »2 dans lequel il est écrit que les États-Unis ne supporteront pas qu’une autre nation les défie à nouveau comme le fit l’Union soviétique pendant la Guerre froide. C’est l’affirmation d’une ambition hégémonique que le Projet pour le nouveau siècle américain reprendra sous la plume de Robert Kagan dans un document intitulé : « Reconstruire les défenses de l’Amérique », publié en septembre 2000, dans lequel l’auteur souhaite qu’un nouveau Pearl Harbor donne aux États-Unis l’occasion d’affirmer leur puissance. Certains verront dans le 11 septembre 2001 la réalisation de ce souhait. La Guerre contre le terrorisme de George W. Bush et son affirmation péremptoire : « vous êtes avec nous ou avec les terroristes », ou la guerre russo-américaine par Ukraine interposée ou encore le conflit sino-américain au sujet de Taïwan doivent s’interpréter à la lumière de cette volonté hégémonique. Le néoconservatisme – nom donné à cette philosophie dominatrice – est le fil conducteur de la politique étrangère américaine depuis la dernière décennie du 20ème siècle.

Son pendant économique est le néolibéralisme. Le capitalisme est consubstantiel à l’Amérique. L’objet premier du capitalisme est l’enrichissement. Dans la Déclaration d’indépendance, Thomas Jefferson écrit que l’homme est doté de droits inaliénables dont « la poursuite du bonheur ». Ce mot – bonheur – est synonyme de richesse. L’un est inconcevable sans l’autre pour les Américains. Il faut être riche pour connaître le bonheur. La conquête de l’Ouest est une course à la richesse, comme en témoignent les ruées vers l’or du 19ème siècle. En secouant l’Amérique dans le tréfonds de son âme, la Grande Dépression de 1929 altère temporairement cette vision du bonheur et contribue à une socialisation du capitalisme américain grâce aux réformes rooseveltiennes, tel que le National Recovery Act3, le Glass-Steagall Act4, le Social Security Act5, la création de la Tennessee Valley Authority6, etc. Cette vision de la politique économique, baptisée keynésienne du nom de l’économiste John Maynard Keynes, sera théorisée par l’américain Alvin Hansen7, et diffusée par ses élèves de l’université d’Harvard dont Paul Samuelson et James Tobin. Accusée d’être à l’origine de l’inflation des années 70, elle cèdera la place au monétarisme de Milton Friedman, professeur à l’université de Chicago. Paul Volcker en sera l’un des disciples les plus illustres quand, gouverneur de la Réserve fédérale, il mit fin brutalement à la stagflation – combinaison d’inflation et de stagnation – qui minait l’économie américaine en relevant sans préavis le taux d’intérêt au jour le jour pour le porter à 20% le 7 janvier 1981. L’effet fut immédiat. L’inflation s’effondra en quelques mois. Cette politique fut conduite sans égard aux effets qu’elle pouvait avoir sur le reste du monde où elle conduit à la déconfiture du Mexique en août 1982.

Le monétarisme est un élément constitutif du néolibéralisme. Il n’en est pas le fondement. Le marché en est l’assise. Il structure et régit la société. L’État lui est soumis. Ses fonctions régaliennes ne sont là que pour servir le marché dans sa finalité : l’enrichissement d’une minorité. La concurrence, loin d’être encouragée, comme le veut la mythologie libérale, est contenue par des lois et pratiques qui facilitent l’émergence de monopoles et d’oligopoles, comme celui bien connu des Seven Sisters – les sept plus grandes sociétés pétrolières occidentale – qui contrôlaient, et contrôlent encore pour partie, le marché pétrolier. Le néolibéralisme est le capitalisme dans sa forme la plus pure. C’est en son nom que fut instituée l’indépendance des banques centrales dans les années 1980, avant que ne s’impose progressivement son complément naturel la liberté de mouvements de capitaux, puis des marchandises et des services avec la création de l’Organisation mondiale du commerce en avril 1994 – complément du système de Bretton Woods d’août 1944. C’est au nom du néolibéralisme que fut abrogé le Glass-Steagall Act qui séparait le secteur bancaire en banques de dépôts et banques d’investissement. Cette abrogation sera à l’origine de la crise des subprimes de 2008 qui conduit le monde au bord d’un gouffre économique proche de celui de 1929. Tout comme le « Defense Planning Guidance » marque l’entrée des États-Unis dans l’ère néoconservatrice, le Graham-Leach-Bliley Act de décembre 1999 qui abroge et remplace le Glass-Steagall Act, marque l’entrée des États-Unis dans l’ère néolibérale.

Néoconservatisme et néolibéralisme ont imprégné les instances politiques et administratives dans les années 80, puis se sont imposées comme lignes directrices de la politique étrangère américaine dans les années 90. De bienveillante dans les années d’après-guerre, cette politique a désormais un double objectif : la domination et l’enrichissement. Comme le montre les évènements que nous vivons actuellement, nous sommes loin de l’image idyllique du GI de 1944 et de ses barres de chocolat. Cette bienveillance, plus apparente que réelle, qui avait séduit jadis les Européens, a fait place à une hégémonie tous azimuts, tant politique qu’économique. Cette mutation de la politique américaine n’est pas l’effet du hasard mais le fruit d’une pensée structurée. Noam Chomsky, linguiste et intellectuel engagé, la décrit comme une « dérive proto-fasciste capitaliste sauvage »8.

Jean-Luc Baslé est un ancien vice-président de Citigroup, et diplômé de l’Université de Columbia et de l’Université de Princeton. Il est l’auteur de « L’euro survivra-t-il ? ».

Notes

  1. Germany’s Position in America’s New World Order, Michael Hudson, Nov. 2, 2022
  2. Le document est attribué à Paul Wolfowitz, secrétaire d’état à la Défense.
  3. Institut le salaire minimum et la durée hebdomadaire du travail
  4. Sépare les banques d’investissement des banques commerciales afin de réduire le risque de malversation
  5. Créer l’assurance sociale
  6. Grand projet d’infrastructure destiné à produire de l’électricité
  7. Economic Policy and Full Employment, 1946
  8. Site Les Crises, 19 novembre 2022

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Centrale de Zaporijia: l’AIEA accorde à Kiev le droit de chantage nucléaire

Par : Volti
Le froid, la misère, les restrictions énergétiques, les pénuries, l’inflation, la destruction économique de nos pays et en plus la pleureuse de Kiev veut déclencher un second Tchernobyl. Et personne ne bouge pour stopper cet hystérique ? Source Observateur-Continental L’armée ukrainienne a repris des bombardements massifs de la centrale nucléaire de Zaporijia en profitant de la protection de l’Occident.  Comme […]

Les poisons dans la Coupe du Monde

par Manlio Dinucci. La FIFA est profondément corrompue. Il n’y a donc pas à s’étonner que la FIFA, alors qu’elle a choisi le Qatar, a expulsé la Russie du Mondial.

L’adhésion de l’Union africaine au G20 : Un palier vers la refonte de la gouvernance mondiale

« L’Afrique sera désormais à la table des négociations et pourra ainsi participer en amont à l’élaboration de l’agenda du Groupe. Elle aura la possibilité d’exercer une plus grande influence sur le contenu de cet agenda. »

OTAN : La Hongrie repousse la ratification de l’adhésion de la Suède et de la Finlande

Alors que la Commission européenne menace de geler des milliards d’euros de fonds communautaires, Budapest a annoncé son report de la ratification de l’adhésion à l’OTAN de la Suède et de la Finlande.

L’Azerbaïdjan refuse des pourparlers avec l’Arménie en présence de Macron

L'Azerbaïdjan a annoncé vendredi 25 novembre avoir annulé des pourparlers de paix prévus à Bruxelles avec l'Arménie parce qu'Erevan insistait pour que le président français Emmanuel Macron y assiste.

Les vaccinés sont bien moins nombreux ! Une fake-news de plus !

La stratégie mise en place par le gouvernement depuis 2 ans n’a jamais eu pour but de prendre soin des Français, mais de les pousser à la vaccination. Pour arriver à cette fin, des mesures coercitives lourdes ont été mises en place, et l’arsenal statistique a été déployé. Sa plus grande force a été d’invisibiliser les non vaccinés, les faisant passer pour des fous marginaux et insignifiants. Le nouveau rapport des statisticiens du ministère de la Santé lève le voile sur ce mensonge, un des plus insidieux depuis le début de la crise, et qui a servi de socle à l’attirail statistique permettant de surestimer l’efficacité vaccinale.

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COVID : Surtout pas de vague ! (médias, science et politique)

Il se murmurait il y a quelques semaines encore l’arrivée d’une huitième vague covid importantissime. Aujourd’hui l’heure est surtout à ne plus faire de vague avec ce sujet délicat où des procès et annonces tombent et viennent enrayer le peur gangrénante des deux dernières années. Pourquoi ce silence gêné alors que les invectives menaçantes pleuvaient il y a quelques mois encore ?

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L’Allemagne coule, l’Europe avec et Bruno Le Maire ne s’en rend absolument pas compte

par H16. Les Allemands ont maintenant plus de faillites que de gaz, des miroirs et des moulins sous-productifs à ne plus savoir qu’en faire et doivent malgré tout exploiter le charbon, le pétrole et le nucléaire.

Sixième 49.3 en un mois ! SILENCE la FRANCE DORT

Sixième 49.3 en un mois.

Si vous ne comprenez pas les forces à la manœuvre pour terminer notre mode de vie, il est trop tard.

Appelez ça démocratie, c’est mignon, mais c’est inexact.

— Alexis Poulin (@Poulin2012) November 25, 2022

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Géopolitique. Peut-on encore questionner la politique américaine ?

Peut-on encore critiquer la politique américaine ou émettre quelques jugements sans se retrouver immédiatement taxer de suppôt de Moscou ou d’agent du Kremlin se demande-t-on enfin et à juste titre sur CNews.

Il ne faut avoir aucune naïveté sur les Américains.

Ils sont charmants bien évidemment, ils nous ont libéré, sans eux nous parlerions allemand etc, etc…

Une fois évoqués tous ces poncifs bien pensants, n’oubliez jamais ce que disait François Mitterrand le président de la République que les moins de 20 ans n’ont pas connu.

« Oui, ils sont très durs les Américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde. C’est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort ».

Un pouvoir sans partage.

C’est cette volonté de pouvoir sans limite qui met le monde à feu et à sang, cette volonté de pouvoir et la nécessité de mener des guerres pour l’énergie avec une stratégie de long terme du côté des Etats-Unis que bien peu de citoyens du monde comprennent.

La confrontation actuelle avec la Russie ne doit rien au hasard, de même que la confrontation avec la Chine est déjà prévisible et largement prévue par les états-majors américain de même que par les pays membre de l’Otan, comme l’Allemagne qui a décidé de « renforcer les règles applicables aux entreprises très exposées à la Chine, en les obligeant à divulguer davantage d’informations et éventuellement, à effectuer des tests de résistance aux risques géopolitiques, selon un projet de document confidentiel consulté par Reuters ».

Voici un homme qui a du respect pour mon intelligence. pic.twitter.com/SFRNBk02KW

— Max Lemire™ 💭® (@macaroni_kraft) November 21, 2022

Cherchez la volonté de pouvoir, cherchez l’énergie et vous comprendrez ce qui se passe et ce qui va advenir.

Charles SANNAT

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Après FTX la plateforme GENESIS se prépare à la faillite.

Depuis la débandade de FTX la deuxième plus grosse plateforme d’échange de cryptomonnaies au monde, c’est la Bérézina dans l’écosystème des cryptos.

D’après Bloomberg, l’agence de presse financière américaine c’est Genesis qui s’apprêterait à rejoindre le cimetière des cryptos-faillites.

« C’est ainsi dans un climat de fin du monde sur les marchés crypto que Bloomberg rapporte les déclarations de Genesis : faute d’être parvenue à convaincre un ou plusieurs repreneurs, Genesis se prépare à une faillite inéluctable. Cité par Bloomberg, Genesis aurait cependant indiqué qu’elle n’avait « pas l’intention de déposer le bilan de façon imminente et que {la société} s’efforçait de résoudre la situation actuelle. »

Ne pas avoir l’intention de déposer le bilan de façon imminente… ce n’est pas franchement très engageant si vous avez des fonds chez GENESIS !

Encore une fois, il faut faire une distinction entre les cryptos et les plateformes d’échanges de cryptos. Vous pouvez avoir vos cryptomonnaies directement par exemple sur une clef « ledger » qui est le mode de conservation le plus connu sous forme « physique » de votre crypto-trésor.

Mais pour autant ce qui arrive aux plateformes d’échange n’est pas du tout anodin pour le marché. En effet, les dizaines de milliards de dollars d’échanges de cryptos quotidiens sont uniquement permis justement par l’existence de ces plateformes.

Sans plateforme d’échange vous n’avez pas d’échange !

Cela peut sembler évident.

Mais si vous n’avez pas d’échange vous n’avez pas de marché de cryptos !

Et si vous n’avez pas de marché, vous n’avez pas de liquidité.

Si vous n’avez pas de liquidité, vos actifs n’ont pas de valeur.

Cela peut sembler évident.

Tellement évident que personne ne vous parle de ce sujet.

C’est donc un véritable effondrement pour le marché des crypto-monnaies que la Banque centrale européenne préfère appeler … des crypto-actifs.

Charles SANNAT

Source Journalducoin.com ici

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L’Ukraine est en train de se « suicider par flic interposé »

Par : Wayan

Par The Saker – Le 25 novembre 2022 – Source The Saker’s Blog

Hier, j’ai reçu un courriel d’un de mes amis ukrainiens.  Par « ukrainien« , je veux dire que sa culture et son identité propre sont ukrainiennes, qu’il aime son héritage, qu’il parle la langue et qu’il aime son pays.  En fait, il est ce que j’appellerais un « véritable ukrainien », par opposition aux Ukronazis au pouvoir à Kiev. Nous correspondons régulièrement et échangeons nos opinions sur ce qui se passe. Voici un extrait de ce que je lui ai écrit hier :

J’ai également le cœur brisé par l’évolution de la guerre pour libérer l’Ukraine de l’OTAN : si je n’ai aucun doute sur l’issue, je suis horrifié à l’idée de ce que cela fait à la population civile. Ma tristesse est d’autant plus grande que je réalise que, dans une large mesure, les Ukrainiens se sont infligés eux-mêmes cette situation. La Russie a fait de VRAIS efforts pour qu’il n’y ait pas de guerre, puis elle a fait de VRAIS efforts pour sauver les civils et l’infrastructure civile. Mais le peuple sous l’occupation nazie a cru toute la propagande émanant du régime de Kiev et de l’Occident et maintenant, c’est l’enfer qu’il va payer. Pendant 6 mois, ces personnes naïves ont cru que l’Ukraine gagnait parce qu’elles ne pouvaient même pas imaginer que la Russie n’utilisait qu’environ 10% de ses forces et essayait vraiment de sauver autant d’Ukrainiens que possible. Mais non, ils ont célébré le meurtre de Dugina, l’attaque du pont de Crimée, les attaques contre la centrale nucléaire et maintenant ils vont payer un prix horrible pour ces illusions et, franchement, ce manque de décence/moralité.

Comme l’a dit Douglas MacGregor, « les Russes sont sur le point d’amener le marteau-pilon » pour vaporiser les forces de l’OTAN en Ukraine.

Nous n’avons pas voulu cela.

Cela nous a été imposé.

Que puis-je dire d’autre ?

Les nazis seront écrasés, mais le coût de cette opération sera inutilement élevé.

Des millions de réfugiés viendront s’ajouter aux millions de personnes qui ont déjà fui.

Je me sens complètement dégoûté, triste et en colère face à ce résultat.

Comme le dit une chanson rock que je connais (« Gates of Babylon » de Rainbow – voir ci-dessous) : « dors avec le diable, et alors tu dois payer, dors avec le diable et le diable t’emportera« .

Je suis triste de dire que je crois que le peuple ukrainien a « dormi avec le diable » (l’Occident) et que l’inévitable se produit maintenant.

Après avoir envoyé mon courriel, je n’ai cessé de penser à la folie totale des actions ukrainiennes. Un observateur extérieur pourrait être pardonné de penser que le peuple ukrainien a une sorte de désir de mort, et si ce n’est la plupart des gens, au moins les dirigeants de l’Ukraine. Et puis j’ai pris conscience d’une chose.

L’Ukraine est en train de faire ce que l’on appelle aux États-Unis un « suicide par flic interposé« , que Wikipedia définit comme suit : « Le suicide par flic interposé est une méthode de suicide dans laquelle un individu suicidaire se comporte délibérément de manière menaçante, avec l’intention de provoquer une réponse létale de la part d’un agent de la sécurité publique ou d’un agent chargé de l’application de la loi« .

Voici ce que le Law Enforcement Bulletin du FBI a à dire sur une telle situation : (c’est nous qui soulignons)

Les situations de suicide par flic interposé sont plus intenses que les autres appels au suicide. Toutes les parties sont armées, ou la victime semble être armée. L’individu est actif, plutôt que passif, et agressif envers la police ou d’autres personnes. Malgré ses caractéristiques uniques, le SFI correspond au modèle du comportement suicidaire en tant que résultat planifié d’un processus psychologique en cours. La prévention et l’intervention sont possibles aux mêmes endroits que pour le suicide par d’autres moyens. Théoriquement, les suicides sont évitables ; cependant, en réalité, ils peuvent ne pas être évitables en raison de la nature du plan ou du moment où les premiers intervenants rencontrent la personne suicidaire. Le SFI est souvent impossible à prévenir. Cela doit être pris en compte dans les suites de l’affaire concernant les officiers qui ont été contraints d’être les moyens involontaires.

Pour être clair, je ne considère PAS que la Russie soit une sorte de « flic » qui doit faire respecter la loi aux autres. Pas du tout. Mais je vois un parallèle moral entre le flic qui ne veut pas tuer la personne suicidaire avec une arme à feu, mais qui n’a peut-être pas le choix, et le fait que la Russie n’avait tout simplement pas d’autre choix que d’agir lorsque le Donbass était menacé d’une invasion imminente et que la Russie était menacée par les plans ukronazis d’acquérir une arme nucléaire.

Parfois, la seule façon de désarmer une personne est d’utiliser sa propre arme. C’est exactement ce qui s’est passé ici.

Ce qui rend tout cela encore pire, c’est que les forces obscures de l’Occident, qui ont créé l’Ukraine en premier lieu, se sont jointes aux nazis et aux néoconservateurs (les deux vilains jumeaux qui se combattent mais se ressemblent tant !) pour pousser le peuple ukrainien dans une guerre qu’il n’a jamais eu la moindre chance de gagner. L’armée ukrainienne a été vaincue dès la mi-mars mais cela ne suffisait pas à l’Hégémon, il a donc ordonné des vagues de mobilisations et envoyé des MILLIERS de « conseillers » et de « volontaires« . Au milieu de l’été, ce qui avait été une armée ukrainienne a été remplacée par une force de facto de l’OTAN, qui est maintenant également en cours de « démilitarisation« .

L’empire anglo-sioniste a promis au peuple ukrainien la paix, la prospérité et toutes les richesses de la propagande occidentale (qui sont très différente de la réalité de l’Occident) et le peuple ignorant de l’Ukraine (dont le cerveau a été lavé d’abord par la propagande soviétique, puis occidentale) a tout gobé, « hameçon, ligne et plomb« . Cela ressemble à deux adultes vicieux promettant à un enfant de 5 ans des bonbons super savoureux et lui disant que « tout ce qu’il a à faire » en échange des bonbons, c’est de jeter quelques pierres sur un ours endormi et « ne t’inquiète pas, si l’ours se réveille, nous te protégerons !« .

Maintenant, l’ours est réveillé, et il est très en colère : l’enfant de 5 ans se fait éviscérer pendant que les adultes vicieux qui lui ont promis « un pays où coulent le lait et le miel » regardent (de ce qu’ils croient – à tort – être une distance sûre) et s’amusent de tout cela.

C’est vraiment démoniaque.

Il y a encore des gens qui ne peuvent pas, ou ne veulent pas, comprendre ce qui se passe.

Je vais donc partager avec vous une vidéo qui circule sur Internet et qui vous montre exactement à quoi tout cela ressemble en réalité.

Voyez par vous-même : (pas besoin de traduction autre que « ВСУ » qui signifie « forces armées de l’Ukraine »).

 

Ce que montre cette vidéo, ce sont deux tentatives d’attaque des forces ukrainiennes : d’abord contre les forces de la LDNR, puis contre les mercenaires de Wagner. Ce qui se passe ensuite est prévisible : on assiste d’abord à un échange de tirs d’armes légères, puis les Russes utilisent des mortiers. Viennent ensuite les frappes très précises de l’artillerie russe. Puis des attaques MLRS à grande échelle suivies d’encore plus de frappes par une paire de Su-25 et un seul Su-34. Selon des sources russes, lors de cette (très petite) attaque, tous (la plupart ?) les Ukrainiens ont été tués tandis que les Russes n’ont subi aucune perte. Remarquez que les soldats ukrainiens, bien que très courageux, n’ont absolument aucun soutien. Notez également la taille minuscule de la force d’attaque : les Ukrainiens avaient l’habitude d’attaquer avec plusieurs « brigades » (enfin, un peu), maintenant ils en sont réduits à des engagements au niveau d’escouades !

Et ce genre de boucherie inutile se produit tous les jours, jour après jour après jour après jour.

Mon ami ukrainien m’a également demandé pourquoi la Russie n’élimine pas « Ze » et sa bande.

Je pense que c’est là le nœud du problème : je crois que c’est le peuple ukrainien lui-même qui devrait renverser « Ze », et non les Russes. Tout comme il était infantile de croire que l’UE allait transformer l’Ukraine en une nouvelle Allemagne du jour au lendemain, il est tout aussi infantile de croire que « Poutine va venir et rétablir l’ordre« . Poutine est le président de la Russie, pas de l’Ukraine, et ce n’est pas à lui de sauver l’Ukraine du gouffre dans lequel elle est tombée.

Il y a également trois raisons pratiques de ne pas décapiter (pas encore) le régime de Kiev :

  • Ce régime n’a pas d’autorité de toute façon, et tout ce qu’une telle décapitation accomplirait serait de couper une tête déjà bien morte.
  • L’Hégémon pourrait rapidement remplacer l’ancien gang par un nouveau.
  • « Ze » et Cie sont si fantastiquement incompétents que la Russie ne peut de toute façon pas espérer avoir un adversaire plus faible, plus bête et plus incompétent.

Cependant, le travail de Poutine est de protéger la Russie et le peuple russe. En poussant les Ukrainiens vers des provocations de plus en plus dangereuses, les Néocons étaient pleinement conscients qu’ils les poussaient dans une sorte de fol « suicide par ours interposé« .

La triste vérité est que la Russie n’a pas d’autre choix que de faire ce que le peuple ukrainien ne peut (ou ne veut) pas faire : dénazifier l’Ukraine. Et puisque l’Ukraine ne pouvait pas être dénazifiée, elle devait être désarmée.

Note de l’auteur

oh et s’il vous plaît, ne me donnez pas l’argument « mais les Ukrainiens ne pouvaient rien faire pour résister ». La résistance est toujours possible, même sous les régimes les plus durs et les plus maléfiques. Et lorsque cette résistance semble futile, cela reste une question d’honneur, de choix personnel, d’obligation morale de résister du mieux que l’on peut. La résistance au mal est ce qui définit notre humanité. Et si l’on ne peut vraiment pas, alors, à tout le moins, chaque personne a la possibilité de « ne pas vivre dans le mensonge » ! Encore une fois, la résistance, même humble et petite, est toujours possible, et le peuple du Donbass l’a prouvé.

Ce dernier bain de sang initié par les néocons a déjà largement dépassé les centaines de milliers de personnes tuées, mutilées ou déplacées inutilement. Cet hiver, cela ne fera qu’empirer.

Et que pensez-vous que les Ukronazis feront pour atténuer cette catastrophe ?

Négocier ? Non, pas du tout !

Ils veulent démonter la statue du fondateur de la ville d’Odessa ! Oui, comme les autres monstres dégénérés d’Europe de l’Est, les Ukronazis sont toujours en train de « combattre les statues » et, par extension, leur propre passé historique.  C’est carrément nul…

Tout cela serait assez hilarant si ce n’était pas aussi horrible et si des millions de personnes n’avaient pas à souffrir des actions des shaitans [diables dans la mythologie arabes, NdSF] qui gouvernent l’Occident !

Le FBI a tout à fait raison. Le suicide par flic interposé est généralement impossible à prévenir.

La Russie a-t-elle eu raison de faire autant d’efforts pour éviter une guerre totale ? Oui.

Les Russes ont-ils eu raison d’essayer de minimiser les dommages causés aux civils et aux infrastructures de l’Ukraine ?  Oui, absolument !

Pensez-y : si la Russie avait attaqué l’Ukraine à la manière de « shock and awe » dès le premier jour et transformé Kiev, Kharkov ou Lvov en « Fallujahs ukrainiens », il aurait été beaucoup plus crédible de blâmer la Russie pour les « dommages collatéraux » massifs qu’une telle attaque aurait inévitablement entraînés.

Est-ce que quelqu’un blâme le flic pour une mort par « suicide par le flic » ?

Bien sûr que non !

Oui, cette politique consistant à essayer d’épargner l’Ukraine a coûté cher à la Russie, non seulement en termes politiques, mais aussi en vies russes perdues.

Mais, au moins, nous avons essayé.

Peut-être est-ce là la plus grande différence entre les Russes et les Ukrainiens ?

Andrei

***

Le week-end approche et j’ai l’habitude de partager avec vous quelques vidéos musicales.  Aujourd’hui, je vais en poster une seule : la vidéo de Rainbow dont j’ai parlé plus haut. Je voudrais juste noter que selon le guitariste, Richie Blackmore, son solo sur « Gates of Babylon » est son meilleur solo à ce jour. Je suis tout à fait d’accord. En termes de structure, le début de la chanson est basé sur une gamme/mode majeur double harmonique, mais le solo passe ensuite à une séquence d’accords/harmonies qui rappellent beaucoup plus la musique baroque, plus précisément J.S. Bach (quelque chose que Richie Blackmore avait déjà exploré avec Deep Purple, mais qu’il a véritablement maîtrisé avec cette superbe chanson). Le chanteur est le regretté Ronnie James Dio, la meilleure voix de toute la musique rock à mon humble avis. Profitez-en !

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

Guy de Maupassant et nos déboires démocratiques (et parlementaires)

par Nicolas Bonnal. 89 a démoli la royauté et la noblesse, 48 la bourgeoisie et 51 le peuple. Il n'y a plus rien, qu'une tourbe canaille et imbécile. Nous sommes tous enfoncés au même niveau dans une médiocrité commune.

Bercoff dans tous ses états: Émission du vendredi 25 novembre 2022

Bercoff dans tous ses états:

L’actualité du jour scrupuleusement analysée et commentée par André Bercoff et ses invités avec l’œil avisé des auditeurs. Retrouvez « Bercoff dans tous ses états » du lundi au vendredi de 12h30 à 14h

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Maintenant, Ces Médicaments Essentiels Sont Introuvables : « On Manque De Tout »

Certains médicaments essentiels sont introuvables. Il y a un mois, je vous avais alerté sur des ruptures possibles de médicaments. C’est confirmé. Et c’est même plus important que prévu. Pour les principales organisations de pédiatres et infectiologues : « Toutes les conditions sont réunies pour une crise majeure de santé publique en pédiatrie d’ici quelques jours ». Ce sont leurs mots. Et selon l’Union de syndicats des pharmaciens d’officine, le « nombre de médicaments en rupture est énorme ». On manque d’amoxicilline, de paracétamol de certains antihypertenseurs, d’antidiabétiques ou d’anticancéreux.

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Une inflation qui aggrave les inégalités...

Par : rosemar
La guerre en Ukraine a fait remonter à la surface un mot inquiétant que l'on croyait disparu de notre vocabulaire : l'inflation est de retour. À en croire les économistes, cette flambée des prix pourrait s'installer durablement, nourrie par les trois grandes crises de notre temps (sanitaire, écologique et militaire). Ces maux de notre société ont mis en lumière des interdépendances qui désormais nous mettent en danger. "Se nourrir devient problématique pour de (...) - Tribune Libre

Corruption philosophique et psychologique au cours de la crise Covid

par Ariane Bilheran. La corruption est une rupture de ce qui lie les êtres entre eux. Avec la corruption, c’est un gouffre qui s’instaure entre l’autre et moi, entre l’État et son peuple. C’est un gouffre qui divise l’humanité.

Le discours sur la société sans numéraire se répand rapidement et il faut s’y fier comme à la NSA (The Great Recession Blog)

Par : Volti
Source The Great Recession Blog via CRASHDEBUG Par David Haggith Nous sommes au bord d’un changement spectaculaire où nous sommes sur le point – et je le dis avec audace – d’abandonner le système traditionnel de l’argent et de la comptabilité pour en introduire un nouveau : …. La nouvelle comptabilité est ce que nous appelons « blockchain ». Cela signifie numérique. Cela signifie que […]

Une image qui vaut mille mots

Par : Wayan

Par Moon of Alabama − Le 25 novembre 2022

Photo satellite de l’Ukraine prise dans la soirée du 24 novembre 2022 :

[Replay] Énergie : Visionnez absolument ce Symposium de l’Énergie avant le 6 Décembre !

Cher lecteur,

Ici Étienne Henri,

Voici le replay de mon Symposium Extraordinaire de l’Énergie.

Dedans vous y découvrirez :
 

  • ATLAS : L’entreprise qui pourrait bien devenir le Nouveau Moteur du Monde grâce à des boîtes qu’elle envoie déjà aux 4 coins du globe ;

  • Pourquoi nous sommes actuellement au meilleur moment pour investir dans la transition énergétique ;

  • La présentation de mon projet ATLAS : un petit groupe d’investisseurs pourra me rejoindre pour tenter de devenir les prochains millionnaires de l’énergie.

Et enfin… Une recommandation offerte sur une entreprise de la transition énergétique, avec un potentiel de gains de x10.

Vous n’aurez que jusqu’au 6 décembre à 18 heures pour regarder ce replay.

Cliquez sur l’image ci-dessous pour le visionner sur une page sécurisée.

Merci pour votre attention,

Étienne Henri
Rédacteur en chef

PS : Voici les gains de mon portefeuille actuel… Et je m’attends à ce que l’entreprise ATLAS soit la cerise sur le gâteau…

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Les pays de l’UE se disputent le pétrole russe déjà interdit

25.11.2022

Les Etats de l’UE et le G7 se débattent actuellement sur le plafond mondial des prix du pétrole russe pour savoir à quoi il devrait ressembler. Ils doivent se décider rapidement car son succès dépend alors de la capacité des Etats à faire respecter la nouvelle sanction. Pour Die Welt, l’Occident n’a pas les moyens de le faire.

Les Etats-Unis, l’UE, le G7, sous pression. Avant même que Washington n’arrête en grande partie de travailler cette semaine de Thanksgiving, les pays du G7 devraient s’entendre sur le plafond mondial des prix du pétrole russe afin qu’il puisse entrer en vigueur début décembre. Ce mercredi, le G7, les Etats de l’UE et l’Australie ont envisagé la sanction pétrolière dans toute une série de réunions. Le niveau du plafond, qui vise à remplir trois objectifs, a été un point de discorde jusqu’à la fin des discussions. Le pétrole russe doit continuer d’être échangé sur le marché mondial afin que l’offre mondiale de pétrole reste élevée et que les pénuries ne fassent pas monter les prix. Dans le même temps, le plafond vise à garantir que la Russie tire le moins possible de l’activité pétrolière afin qu’elle ne puisse pas utiliser les recettes pour financer la guerre en Ukraine. «Sur la question du montant de ce plafond, les pays de l’UE et du G7 n’ont pas pu donner une réponse, préférant se disputer sur la mesure», fait savoir Die Welt

Les économistes supposent que la production de pétrole russe est économiquement intéressante à un prix de 30 dollars le baril, de sorte que les producteurs russes ne subissent aucune perte avec la production et la vente de pétrole. En fait, Die Welt précise que le budget de l’Etat russe est conçu pour un prix du pétrole de 50 à 60 dollars le baril. Un prix inférieur signifierait un choc massif pour le budget national et aussi pour l’économie russe. Selon les experts, Vladimir Poutine aurait des difficultés considérables à financer sa guerre en Ukraine – notamment parce qu’il doit également payer pour les centaines de milliers de réservistes qui viennent d’être appelés.

Un certain nombre de pays de l’UE ont, donc, fait pression pour obtenir le prix le plus bas possible dans les négociations, juste au-dessus des coûts de production, rapporte le média allemand: «Un diplomate d’Europe de l’Est a parlé de 20 dollars. La secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, avait déjà évoqué, il y a quelques semaines un prix beaucoup plus élevé de 60 dollars. Plus récemment, les Etats de l’UE auraient discuté d’une valeur de 65 à 70 dollars». 

Doutes sur la capacité de plafonner le prix du pétrole russe. Même si le G7, l’Australie et l’UE veulent parvenir à un accord très prochainement, les experts estiment qu’ il n’est pas certain de voir les nouvelles sanctions mondiales être vraiment appliquées. Ils ont des doutes considérables. «Nous sommes très sceptiques quant à la possibilité d’appliquer ces règles compliquées», déclare Louis Wilson de l’organisation non gouvernementale Global Witness. «Il s’agit de l’une des sanctions les plus compliquées de tous les temps et plus une sanction est compliquée, plus il est difficile de surveiller et de faire respecter la conformité», rajoute-t-il.

«En fait, les Etats-Unis tentent de concilier les sanctions et leurs propres intérêts avec le plafonnement des prix», affirme Die Welt qui précise qu’à partir du 5 décembre, les sanctions de l’UE interdiront le transport, l’assurance et le financement des expéditions de pétrole russe. L’interdiction des assurances est particulièrement douloureuse pour la Russie: selon Global Witness, 80 % des livraisons de pétroliers russes sont actuellement couvertes par des compagnies d’assurance à Londres, au Luxembourg, en Suède et en Norvège.

L’interdiction d’assurance aurait dans un premier temps largement paralysé le commerce du pétrole russe. «Cependant, le gouvernement américain», signale Die Welt, ne veut pas de ce blocus du commerce pétrolier russe car il craint une hausse des prix du pétrole et de l’essence dans le monde si l’approvisionnement russe sur le marché mondial n’est plus présent. Au lieu de cela, les Etats-Unis s’appuient sur le plafonnement des prix du pétrole et ils se sont ainsi imposés à Bruxelles.

Une mesure impossible à tenir. Il est désormais prévu que les livraisons de pétrole russe ne pourront à l’avenir être transportées, assurées et financées dans le monde entier que si le prix reste inférieur au plafond. La mesure affecterait les entreprises de l’UE, des pays du G7 et de l’Australie, et toucherait aussi aux livraisons dans le monde entier, avertit Die Welt. En outre, Il faudrait que les producteurs russes,  les intermédiaires et les compagnies d’assurance en Europe, les assureurs alternatifs en Turquie et à Dubaï acceptent le plafonnement des prix. «Aucun de ces trois groupes n’a intérêt à respecter ces règles. Si un seul de ces groupes ne joue pas le jeu, tout le système s’effondre», affirme Louis Wilson.

Les Etats de l’UE, en particulier, n’ont pas la capacité de surveiller les règles. L’UE laisse le contrôle et l’application des sanctions en grande partie aux Etats membres. «Les Etats-Unis appliqueront correctement le plafond des prix du pétrole, ainsi que d’autres sanctions, mais les institutions de l’UE ne sont pas aussi puissantes que celles des Etats-Unis», expliquent-ils.  Le succès du plafonnement des prix dépend de la volonté des Etats-Unis d’imposer des sanctions aux entreprises des pays tiers. La question est de savoir si les Etats-Unis pourraient imposer des sanctions aux clients pétroliers, aux compagnies maritimes et aux assureurs en Chine ou en Inde. C’est un défi politique. Aussi, il sera intéressant de voir jusqu’où les Etats-Unis et d’autres gouvernements seront prêts à aller.

Observateur Continental titrait tout récemment: «L’Europe et les Etats-Unis se dirigent vers une guerre commerciale». Les Etats-Unis ont besoin du pétrole russe pour garder une certaine stabilité dans l’offre et la demande de cette matière première, ne voulant pas voir les prix grimper à des sommets catastrophiques qui, par retour, provoqueraient une crise chez eux alors qu’ils ont voté en août dernier la loi sur la réduction de l’inflation de 2022 (The Inflation Reduction Act of 2022 (IRA) pour freiner l’inflation en réduisant le déficit, en abaissant les prix des médicaments sur ordonnance et en investissant dans la production d’énergie nationale tout en promouvant l’énergie propre, tout en créant des emplois. 

Indépendamment du plafond mondial des prix du pétrole, l’UE ne veut plus importer de pétrole russe par bateau à partir de début décembre. Des exceptions sont possibles pour le pétrole qui entre dans l’UE via des oléoducs, ce que veulent surtout revendiquer les pays d’Europe centrale et orientale sans accès à la mer. Pour les autres produits pétroliers des raffineries russes, encore plus difficiles à remplacer que le pétrole brut de Russie, l’interdiction d’importer n’entrera en vigueur que début février 2023.

A partir du 5 décembre, les entreprises de l’UE ne seront également plus autorisées à transporter du pétrole russe vers des pays hors de l’UE, ni à assurer ou à financer les livraisons correspondantes – à moins que la cargaison ne soit conforme aux spécifications du plafond de prix du G7. Ces sanctions devenant un défi, elles risquent tout simplement ne pas être appliquées, surtout que l’Europe et les Etats-Unis se dirigent vers une guerre commerciale.

Philippe Rosenthal 

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Au revoir G20, bonjour BRICS+

25.11.2022

Le sommet du G20, de moins en moins pertinent, s’est conclu sur des signes évidents que les BRICS+ seront la voie à suivre pour la coopération du Sud global.

La qualité rédemptrice d’un G20 tendu qui s’est tenu à Bali – géré, par ailleurs, par la gracieuseté louable de l’Indonésie – a été de définir clairement de quel côté soufflent les vents géopolitiques. Cela s’est traduit par les deux temps forts du sommet: la très attendue rencontre présidentielle entre la Chine et les Etats-Unis qui représente la relation bilatérale la plus importante du XXIe siècle, et la déclaration finale du G20.

La rencontre en tête-à-tête de 3 heures et 30 minutes entre le président chinois Xi Jinping et son homologue américain Joe Biden – demandée par la Maison-Blanche – a eu lieu à la résidence de la délégation chinoise à Bali, et non sur le site du G20, le luxueux Apurva Kempinski à Nusa Dua. Le ministère chinois des Affaires étrangères a exposé de manière concise ce qui était vraiment important. Plus précisément, Xi Jinping a dit à Joe Biden que l’indépendance de Taïwan était tout simplement hors de question. Xi Jinping a également exprimé l’espoir que l’Otan, l’UE et les Etats-Unis s’engagent dans un «dialogue global» avec la Russie. Au lieu de la confrontation, le président chinois a choisi de mettre en avant les couches d’intérêt commun et la coopération.

Joe Biden, selon les Chinois, a fait plusieurs remarques. Les Etats-Unis ne cherchent pas une nouvelle guerre froide, ne soutiennent pas «l’indépendance de Taïwan», ne sont pas favorables à «deux Chine» ou «une Chine, un Taïwan», ne cherchent pas à se «découpler» de la Chine et ne veulent pas contenir Pékin. Toutefois, le bilan récent montre que Xi Jinping a peu de raisons de croire Joe Biden sur parole. La déclaration finale du G20  est encore plus floue: c’est le résultat d’un compromis ardu.

Alors que le G20 se décrit lui-même comme «le premier forum pour la coopération économique mondiale», engagé à «relever les principaux défis économiques mondiaux», le G7 à l’intérieur du G20 à Bali a vu le sommet de facto détourné par la guerre. La «guerre» est presque deux fois plus mentionnée dans la déclaration que la «nourriture», après tout.

L’Occident collectif, incluant l’Etat vassal japonais, était déterminé à inclure la guerre en Ukraine et ses «impacts économiques» – notamment la crise alimentaire et énergétique – dans la déclaration. Sans pour autant offrir ne serait-ce qu’une ombre de contexte, lié à l’expansion de l’Otan. Ce qui importait, c’était de blâmer la Russie – pour tout.

L’effet Sud global. Il appartenait à l’Indonésie, hôte du G20 cette année, et à l’Inde, prochain hôte, de faire preuve de la politesse et de la recherche du consensus propres à l’Asie. Jakarta et New Delhi ont travaillé d’arrache-pied pour trouver une formulation qui soit acceptable à la fois pour Moscou et pour Pékin. Appelez cela l’effet Sud global. Pourtant, la Chine souhaitait que des modifications soient apportées au texte. Les Etats occidentaux s’y sont opposés, tandis que la Russie n’a pas examiné la formulation de dernière minute, le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov étant déjà parti.

Au point 3 sur 52, la déclaration «exprime son plus profond regret face à l’agression de la Fédération de Russie contre l’Ukraine et exige le retrait complet et inconditionnel des forces armées du territoire de l’Ukraine». «L’agression russe» est le mantra standard de l’Otan – qui n’est pas partagé par la quasi-totalité du Sud global. (…). Quant à ce passage, il ne pourrait pas être plus évident: «L’utilisation ou la menace d’utilisation d’armes nucléaires est inadmissible. La résolution pacifique des conflits, les efforts pour faire face aux crises, ainsi que la diplomatie et le dialogue, sont essentiels. L’ère d’aujourd’hui ne doit pas être celle de la guerre».C’est ironique étant donné que l’Otan et son département de relations publiques, l’UE, «représentée» par les eurocrates non élus de la Commission européenne, ne font pas de «diplomatie et de dialogue».

Fixés sur la guerre. Au lieu de cela, les Etats-Unis, qui contrôlent l’Otan, ont armé l’Ukraine, depuis mars, pour un montant énorme de 91,3 milliards de dollars, incluant la dernière demande présidentielle, ce mois-ci, de 37,7 milliards de dollars . Cela représente 33% de plus que les dépenses militaires totales de la Russie pour 2022.

Une preuve supplémentaire que le sommet de Bali a été détourné par la «guerre» a été fournie par la réunion d’urgence, convoquée par les Etats-Unis, pour débattre de ce qui s’est avéré être un missile S-300 ukrainien tombé sur une ferme polonaise, et non le début de la Troisième Guerre mondiale comme certains tabloïds l’ont hystériquement suggéré. Fait révélateur, aucun représentant des pays du Sud n’était présent à la réunion, la seule nation asiatique étant le vassal japonais, qui fait partie du G7.

Pour compliquer le tableau, le sinistre maître de Davos, Klaus Schwab, s’est une fois de plus fait passer pour un méchant de James Bond au forum des entreprises du B20, vendant son programme de «Grande Réinitialisation» consistant à «reconstruire le monde» par le biais de pandémies, de famines, du changement climatique, de cyberattaques et, bien sûr, de guerres. Comme si cela n’était pas assez inquiétant, Davos et son Forum économique mondial ordonnent maintenant à l’Afrique – totalement exclue du G20 – de payer 2800 milliards de dollars pour «remplir ses obligations» dans le cadre de l’accord de Paris visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre. 

La disparition du G20 tel que nous le connaissons. La grave fracture entre le Nord global et le Sud global, si évidente à Bali, avait déjà été suggérée à Phnom Penh, alors que le Cambodge accueillait le sommet de l’Asie de l’Est le week-end dernier. Les dix membres de l’ANASE avaient clairement fait savoir qu’ils n’étaient pas disposés à suivre les Etats-Unis et le G7 dans leur diabolisation collective de la Russie et, à bien des égards, de la Chine. Les Asiatiques du Sud-Est ne sont pas non plus vraiment enthousiasmés par l’IPEF (Indo-Pacific Economic Framework) conçu par les Etats-Unis, qui ne sera d’aucune utilité pour ralentir les échanges commerciaux et la connectivité de la Chine à travers l’Asie du Sud-Est. 

Et ce n’est pas tout. Celui qui se décrit comme le «leader du monde libre» évite le très important sommet de l’APEC (Coopération économique Asie-Pacifique) qui se tiendra à Bangkok à la fin de cette semaine.

Pour les cultures asiatiques très sensibles et sophistiquées, cela est perçu comme un affront. L’APEC, créée dans les années 1990 pour promouvoir le commerce entre les pays du Pacifique, est une affaire sérieuse pour l’Asie-Pacifique, et non une militarisation américanisée de «l’Indo-Pacifique». Cette rebuffade fait suite à la dernière gaffe de Joe Biden, qui s’est adressé par erreur au Cambodgien Hun Sen en l’appelant «Premier ministre de Colombie» lors du sommet de Phnom Penh.

La queue pour rejoindre les BRICS. On peut affirmer, sans risque de se tromper, que le G20 s’est peut-être engagé sur la voie irrémédiable de l’insignifiance. Avant même la vague actuelle de sommets en Asie du Sud-Est – à Phnom Penh, Bali et Bangkok -, Sergueï Lavrov avait déjà annoncé la suite des événements lorsqu’il a indiqué que «plus d’une douzaine de pays» avaient demandé à rejoindre les BRICS  (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud). (…). 

 Pepe Escobar 

Source: https://www.mondialisation.ca/au-revoir-g20-bonjour-brics/5672907

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Mortalité selon le statut vaccinal : la réponse hallucinante de la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA)

Hospitalisation et mortalité des vaccinés et des non-vaccinés : le ministère de la Santé ne veut pas savoir. CADA / PIXABAY / FS

TRIBUNE – Hospitalisation et mortalité des vaccinés et des non-vaccinés : le ministère de la Santé ne veut pas savoir.

Dès le début de la campagne vaccinale, en janvier 2021, des questions légitimes sont posées sur l’efficacité et la sécurité des nouveaux vaccins à ARNm. Ceux-ci ont été administrés à très grande échelle, sans recul sur d’éventuels effets indésirables et sur la base des seules études réalisées par les laboratoires pharmaceutiques produisant les vaccins. La suite des événements a montré que les résultats promis étaient pour le moins optimistes, voire douteux, alors que, dans le même temps, un nombre inédit d’effets indésirables étaient remontés auprès des centres de pharmacovigilance français, européens et américains. Face au mutisme des autorités, seule une étude scientifique indépendante est de nature à répondre aux inquiétudes. Dans ce but, Laurent Toubiana a sollicité auprès du ministère de la Santé l’accès aux statistiques d’hospitalisations et de décès toutes causes appariées au statut vaccinal Covid. Le silence persistant des autorités l’a conduit à saisir la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA). Suite à cette demande, la CADA s’est contentée de lui transmettre la réponse étonnante du ministère de la Santé.

Les statistiques des personnes décédées ou hospitalisées depuis décembre 2020 selon leur statut vaccinal anti-Covid n’existent pas ! Telle est la réponse stupéfiante faite, il y a quelques jours, par le ministère de la Santé à Laurent Toubiana, chercheur épidémiologiste à l’INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale). Directeur de l’équipe SCEPID (Système complexes et épidémiologie) et de l’IRSAN (Institut pour la valorisation des données de santé), Laurent Toubiana demandait depuis maintenant plus d’un an à avoir accès à ces chiffres dans le cadre de l’étude SurViVax menée dans le cadre du SCEPID. En effet, dès le début de la campagne vaccinale, en janvier 2021, des débats ont eu lieu autour de l’efficacité des nouveaux vaccins à ARNm. Des interrogations légitimes ont rapidement vu le jour dans la population, dans la mesure où le vaccin devait être administré à très grande échelle et sans recul sur d’éventuels effets indésirables.

Les seules études disponibles sur l’efficacité de ces vaccins, en amont de leur large distribution dans la population, sont celles publiées par les laboratoires pharmaceutiques qui produisent les vaccins. Or, la suite des événements a montré que ces études étaient particulièrement optimistes, voire douteuses au regard des résultats constatés (on rappelle les 95 % d’efficacité promis). De fait, sans validation externe et indépendante, nous sommes devant un cas typique de conflits d’intérêts mais, étonnamment, les autorités sanitaires n’ont pas semblé s’en inquiéter. Au contraire, le principe de précaution, assurément applicable en l’espèce, a été bafoué alors qu’il a été brandi avec force lorsqu’il s’agissait d’enfermer toute la population dans le cadre des confinements et autres mesures pharaoniques mises en place au cours de deux années de crise.

Dès le début des campagnes de vaccination, jamais autant d’effets indésirables n’ont été déclarés pour des injections vaccinales auprès des centres de pharmacovigilance français, européens et américains. Les autorités répondent que corrélation n’est pas causalité et que ces effets indésirables peuvent être le fruit du hasard, sans lien avec la vaccination, sans toutefois produire les documents nécessaires à une analyse indépendante. L’immensité du nombre d’effets indésirables graves et de décès déclarés depuis le lancement de la campagne vaccinale Covid, comparée au nombre habituel d’effets déclarés pour tous les vaccins habituels (non Covid) depuis des décennies, balaye pourtant cet argument.

C’est la réponse à cette interrogation essentielle pour les Français que visent les travaux du SCEPID sur le sujet. Les statistiques d’hospitalisations et de décès toutes causes en fonction du statut vaccinal peuvent éclairer scientifiquement cette question. Or pour y répondre, il est nécessaire d’obtenir ces données qui, bien entendu, existent. Même si des données de ce type ne sont habituellement pas disponibles pour le grand public, la loi a prévu que la CADA devait les fournir à la demande des citoyens, a fortiori s’il s’agit de chercheurs voulant se saisir de cette question.

À titre d’exemple, l’Office for National Statistics (ONS) anglais fournit des statistiques des décès toutes causes confondues selon le statut vaccinal. Ces données devraient donc également être publiées en France.

Ainsi, face au silence des autorités sanitaires, Laurent Toubiana déposait, le 19 février 2022, une pétition sur le site e-pétitions du Sénat. Elle demandait à ce que soit intégrée dans les travaux à venir de l’Office une analyse de la mortalité toutes causes confondues en France, pour 2020-2021, en fonction du statut vaccinal des personnes. Selon la pétition, « nous observons une surmortalité anormale concomitante aux campagnes de vaccination (…). Cette observation faite en France est aussi observable au niveau des pays d’Europe (…). Les éléments statistiques inquiétants (relevés) rendent nécessaire une étude de la mortalité toutes causes confondues post-injection par des chercheurs indépendants ».

Après avoir été mise en attente pour « validation technique », la pétition fut rejetée par la Conférence des présidents du Sénat. Il s’ensuivit une tribune signée par plus de 600 chercheurs, universitaires, médecins ou professionnels du droit, pour le moins perplexes face à ce refus et dont les termes méritent d’être rappelés, car ils ramènent au cœur de la question d’aujourd’hui.

Selon eux, « cette analyse des décès toutes causes confondues est cruciale au regard de l’objet de cette commission d’enquête. Or, la commission sénatoriale chargée de faire le tri dans les pétitions reçues a refusé cette demande de transparence sur les données, et l’a fait de surcroît sans en donner aucune justification. La motivation des décisions administratives constitue pourtant une obligation légale traduisant un droit essentiel des citoyens et une forme de protection contre l’arbitraire du pouvoir politique. C’est une exigence démocratique évidente. C’est pourquoi nous, universitaires, chercheurs, professionnels de santé et professionnels du droit, demandons d’urgence au Sénat de reconsidérer sa décision et d’assurer sur ce sujet la transparence totale sans laquelle il ne peut pas prétendre « répondre aux inquiétudes » des citoyens de ce pays comme il s’y est engagé ».

Face à l’impossibilité d’obtenir ces données, le Dr Laurent Toubiana saisit la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) de sa demande. La procédure a d’abord consisté à saisir officiellement Madame la ministre de la Santé (à l’époque, Mme Bourguignon) de la demande. Elle n’a jamais répondu. La CADA a ensuite été saisie de la même demande, charge à elle de s’adresser elle-même à la ministre de la Santé et, dans le cas d’un silence ou d’une réponse négative, de statuer sur le bien-fondé du refus.

En effet, la CADA, qui a été créée par une loi d’une grande importance, la loi du 17 juillet 1978 portant diverses mesures d’amélioration des relations entre l’administration et le public et diverses dispositions d’ordre administratif, social et fiscal, a précisément pour mission de permettre l’accès des citoyens (les administrés) aux documents produits par l’administration (donc payés par l’impôt) et sur lesquels l’État et les collectivités territoriales fondent leurs politiques publiques. La loi de 1978 est aujourd’hui codifiée au code des relations entre le public et l’administration (articles L. 300-1 à L. 351-1). Dès lors qu’un document peut être qualifié de “document administratif”, les citoyens sont en droit d’en obtenir une copie.

Cette loi a marqué un tournant, en ce qu’elle constituait une avancée décisive dans les droits des citoyens, en leur garantissant le droit de connaître les travaux sur lesquels l’administration fonde les politiques qui s’appliquent à eux, et un réel effort de démocratie et de transparence. Pourtant, depuis plus de deux ans maintenant, la CADA semble vouloir revenir sur cet acquis. Elle a, en effet, rendu des décisions qui, dans l’ensemble, sont défavorables aux administrés, leur déniant l’accès aux divers documents administratifs produits dans le contexte de la « crise sanitaire ».

Pour mener à bien des analyses indépendantes sur la sécurité de toutes les vaccinations mises en œuvre, nous demandons l’accès aux statistiques hebdomadaires des décès et des hospitalisations toutes causes confondues, par tranche d’âge de 5 ans, selon le statut vaccinal anti-Covid-19 depuis décembre 2020 et selon le statut vaccinal antigrippal depuis décembre 2010. Le détail de la demande se trouve en annexe 1.

La réponse de la CADA

Après avoir été saisie du silence de la ministre de la Santé par le Dr Laurent Toubiana, la CADA est elle-même restée silencieuse pendant le délai d’un mois prévu par les textes pour statuer sur les demandes qui lui sont soumises. Ce délai n’est pas impératif, selon le Conseil d’État, puisque la CADA ne rend qu’un avis qui n’est pas obligatoire, mais il est à noter qu’elle ne le dépasse qu’exceptionnellement, comme il se doit d’une administration de cette importance. Puis, contre toute attente, le 1er novembre dernier, soit plus de deux mois après le dépôt de la demande, la CADA lui a fait parvenir l’avis suivant :

La lettre complète est disponible en annexe 2.

Pourquoi le ministre de la Santé se moque de nous

Plusieurs éléments laissent cependant à penser que la réponse faite par le ministère de la Santé à la CADA, à savoir que les documents demandés n’existent pas, n’est pas sérieuse, voire qu’elle n’est pas crédible.

Nous détaillons en annexe 3 tous les éléments montrant que la totalité des données nécessaires à l’élaboration des statistiques demandées sont accessibles sans difficulté pour les statisticiens du ministère de la Santé.

En résumé :

– les dates de vaccination sont connues de l’Assurance Maladie et du ministère de la Santé. Celles des vaccinations anti-Covid ont même transité informatiquement partout avec le passe sanitaire ;

– les dates de décès de tous les Français sont publiques et déjà en ligne. Chacun peut les consulter et les télécharger. De plus, l’Assurance Maladie les récupère forcément pour mettre à jour les dossiers des assurés ;

– les données des hospitalisations sont traitées informatiquement depuis très longtemps. L’ATIH met en ligne des statistiques et réalise régulièrement des analyses à partir de ces dernières ;

– des études partielles utilisant toutes ces données ont déjà été réalisées par la DREES, l’ATIH ou le groupement Epi-Phare. Il est donc tout à fait possible de les compléter comme il se doit sans difficulté technique supplémentaire.

Donc, de deux choses l’une :

– Soit les statistiques appariant les décès toutes confondues avec le statut vaccinal Covid et celles appariant les hospitalisations avec le statut vaccinal Covid n’existent pas et les conclusions en termes de politiques de santé publique que le ministère de la Santé prétendait tirer de données inexistantes sont purement et simplement fausses et infondées scientifiquement (effet protecteur de la vaccination contre les formes graves de Covid-19, effet protecteur du « booster », engorgement des services hospitaliers par les non-vaccinés, etc.) ;

– Soit de telles statistiques existent bel et bien, mais, pour des motifs que le ministère de la Santé n’a pas dévoilés, cette dernière en refuse la communication à un chercheur dont les travaux relèvent de la recherche publique.

L’obligation de nous fournir une réponse

Les statistiques demandées par Laurent Toubiana ont, sans que le doute ne soit permis, le caractère de documents administratifs communicables.

– A titre de comparaison, la CADA donne accès aux assureurs-vie à des fichiers de décès comprenant le nom de famille et les prénoms ; le sexe ; la date de naissance ; le code du lieu de naissance ; la localité de naissance en clair (pour les personnes nées en France ou dans les DOM/TOM/COM) ; le libellé du pays de naissance en clair pour les personnes nées à l’étranger ; la date du décès ; le code du lieu de décès ; le numéro d’acte de décès… (Avis n°20185412, 17 mai 2019, relatif à l’accès permanent et libre réutilisation du « fichier décès » tel que prévu par la licence d’usage final n° 2013 0017004 modifiée, conclue entre l’INSEE et sa cliente)

Pour sa part, Laurent Toubiana ne demande que des données anonymes…

– Par ailleurs, le Conseil d’État a reconnu, par le passé, que :

– la circonstance que l’administration sollicitée ne soit pas l’auteur des documents demandés ne saurait faire obstacle à son obligation de les communiquer, dès lors qu’ils répondent, compte tenu de leur lien avec ses missions de service public, à la définition de document administratif (CE, 27 mai 2005, n°268564 ) ;

– si les documents demandés par le requérant n’existent pas en l’état, il appartient à l’administration de réunir les éléments nécessaires par simple extraction des bases de données dont il dispose, cela ne pouvant pas faire peser sur lui une charge de travail déraisonnable (CE, 13 nov. 2020, n°432832).

Donc, en temps normal, l’obligation qui pèse sur l’administration est lourde et clairement définie : elle doit tout mettre en œuvre, dans les limites du raisonnable, pour donner satisfaction au demandeur.

L’importance d’avoir une réponse

Le fait que le ministère de la Santé prétende qu’il n’existe pas de statistiques concernant le statut vaccinal de toutes les personnes décédées n’est donc pas une raison suffisante pour refuser l’accès à cette statistique, puisqu’il a tous les éléments pour répondre aux 4 premiers items.

Il est extrêmement grave de constater que la DREES n’a jamais eu la “curiosité” de faire cette vérification :

S’il y a une épidémie grave due à un virus ET que le vaccin protège, ALORS les non-vaccinés auront NÉCESSAIREMENT un taux de mortalité SUPÉRIEUR aux vaccinés. Il est absolument nécessaire de le vérifier pour déterminer si la balance bénéfice-risque peut être considérée comme positive.

Nous ne pouvons que déplorer que la DREES se soit cantonnée à réaliser des appariements complexes et douteux (de son propre avis) de façon à promouvoir la vaccination, en utilisant les résultats des tests et des admissions hospitalières prétendument “pour Covid-19”, sans jamais avoir étudié les possibles biais de ces déclarations.

Seules des statistiques de taux de mortalité TOUTES CAUSES CONFONDUES, selon le statut vaccinal peuvent permettre de savoir si la vaccination a le moindre intérêt concernant pour les Français.

Un recours est porté devant le tribunal administratif par Me Baheux, parce que les Français ont le droit de savoir.

Annexe 1 : Notre demande détaillée

1) Les statistiques hebdomadaires des décès toutes causes confondues depuis décembre 2020 par tranche d’âge de 5 ans et selon le statut vaccinal anti-Covid-19 (une dose, 2 doses, 3 doses).

Ces statistiques permettent de vérifier que la vaccination ne porte pas un risque supérieur au bénéfice. Il est nécessaire pour la promouvoir dans le cadre d’une politique de santé publique que les vaccinés aient un taux de mortalité inférieur aux non-vaccinés.

2) Les statistiques hebdomadaires des décès toutes causes confondues depuis décembre 2020 par tranche d’âge de 5 ans et selon l’antériorité de la dernière dose de vaccin anti-Covid-19.

Il convient ici de vérifier que la date de vaccination n’a bien aucun lien avec la date du décès. Cette vérification est la première à réaliser pour s’assurer de la sécurité de la vaccination.

3) Les statistiques hebdomadaires des hospitalisations toutes causes confondues depuis décembre 2020 par tranche d’âge de 5 ans et selon le statut vaccinal anti-Covid-19 (une dose, 2 doses, 3 doses).

De la même manière que les décès, il convient de vérifier que les vaccinés ont moins été hospitalisés que les non-vaccinés. Le ministère s’est cantonné à n’étudier QUE les statistiques des hospitalisations estampillées “Covid-19”, mais si les vaccinés venus à l’hôpital ont été enregistrés dans une autre catégorie (pneumonie par exemple pour les infections respiratoires, ou problème cardiaque suite à la vaccination), alors l’efficacité vaccinale n’est finalement qu’un biais de comptage administratif.

4) Les statistiques hebdomadaires des hospitalisations toutes causes confondues depuis décembre 2020 par tranche d’âge de 5 ans et selon l’antériorité de la dernière dose de vaccin anti-Covid-19.

Tout comme pour les décès, il faut vérifier que la vaccination n’est pas suivie par un nombre significatif d’hospitalisations, quelle qu’en soit la cause.

5) Les statistiques hebdomadaires des décès toutes causes confondues depuis décembre 2010 par tranche d’âge de 5 ans et selon le statut vaccinal antigrippal de l’année en cours.

6) Les statistiques hebdomadaires des décès toutes causes confondues depuis décembre 2010 par tranche d’âge de 5 ans et selon l’antériorité de la dernière dose de vaccin antigrippal de l’année en cours.

7) Les statistiques hebdomadaires des hospitalisations toutes causes confondues depuis décembre 2010 par tranche d’âge de 5 ans et selon le statut vaccinal antigrippal de l’année en cours.

8) Les statistiques hebdomadaires des hospitalisations toutes causes confondues depuis décembre 2010 par tranche d’âge de 5 ans et selon l’antériorité de la dernière dose de vaccin antigrippal de l’année en cours.

Il s’agit ici de vérifier les balances bénéfices risques des vaccinations antigrippales avec le même procédé que celle des vaccinations anti-Covid, ainsi que de comparer entre elles ces deux types de vaccination.

Annexe 2 : la réponse de la CADA

Annexe 3 : détail des preuves montrant que le ministère de la Santé dispose de toutes les informations nécessaires à l’élaboration des statistiques

Concernant les documents sollicités aux points 1 et 2

En effet, d’une part, l’Assurance Maladie connaît le statut vaccinal de tous les vaccinés inscrits. Cette donnée est dématérialisée et facilement accessible, puisqu’elle a transité partout pour servir à la mise en œuvre du passe sanitaire.

Pour mémoire, le passe n’était valide pour chaque individu que pendant une période déterminée suivant la vaccination. Les dates de vaccination ont donc bien transité informatiquement.

D’autre part, l’Assurance Maladie connaît la date de décès des assurés. Il est donc facile d’interroger les bases de l’Assurance Maladie pour répondre aux points 1 et 2.

De plus, la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) exploite déjà les statuts vaccinaux des Français depuis la base VAC-SI. Cette base est appariée aux bases SI-DEP (résultats de tests) et SI-VIC (hospitalisations déclarées “pour Covid”). Le résultat de cet appariement est consultable en ligne.

La Drees a réalisé différents travaux pour améliorer les appariements entre les 3 bases et a publié les résultats de ses investigations (cette étude montre d’ailleurs que les données concernant les tests ne sont pas de bonnes qualités et ont en permanence surestimé les tests positifs chez les non-vaccinés).

Donc, la Drees est parfaitement capable d’apparier la base VAC-SI avec le fichier des personnes décédées qui est public et accessible à tous en ligne.

La Drees vient également de publier une analyse concernant les difficultés à estimer le nombre de personnes vaccinées en France.

Cette étude démontre que les accès aux données des personnes vaccinées existent bien. Il suffit donc de rajouter la date de décès des personnes décédées pour obtenir ce que l’on souhaite.

Dans le diaporama de la réunion d’experts du 20 mai 2021, le groupement Epi-Phare indique clairement son intention d’étudier la mortalité toutes causes confondues suite aux vaccinations. Ce travail est parfaitement possible. On se demande aujourd’hui pourquoi il n’a pas abouti à une publication.

En d’autres termes, réaliser ce travail d’appariement demandé au ministère de la Santé par Laurent Toubiana ne pose pas de difficulté technique pour la Drees. Ce constat a son importance, dans la mesure où, même si les statistiques n’existent pas encore, le ministère doit tout de même les fournir.

Concernant les documents sollicités aux point 5 et 6

Contrairement à la Covid-19, il n’y a pas eu de dispositif spécifique pour les vaccins antigrippaux. Le travail est donc un peu plus complexe. Il est possible qu’aucun travail statistique n’ait jamais été engagé sur le sujet, auquel cas, il serait urgent de démarrer un tel travail, comme cela avait été demandé dans le rapport du Sénat concernant la grippe H1N1 :

« L’efficacité clinique des vaccins antigrippaux est, au mieux, considérée comme incertaine.

Il conviendrait donc de lancer des recherches sur l’efficacité des vaccins antigrippaux, notamment en suivant des cohortes de personnes vaccinées. Il semble en effet inutile de lancer des campagnes de vaccination qui n’apporteraient pas de protection réelle contre la maladie, et pourraient de surcroît inciter à négliger les mesures d’hygiène qui demeurent nécessaires ».

Le schéma présenté plus haut montre qu’il est tout à fait possible d’obtenir les données de vaccination antigrippale. Il suffit de créer une requête depuis le système d’information de l’Assurance Maladie. Si cela n’a pas été fait, ce n’est qu’une question de volonté et non d’impossibilité technique.

Concernant les documents sollicités aux point 3, 4, 7 et 8

La demande de Laurent Toubiana portait sur les statistiques d’hospitalisations toutes causes confondues selon le statut vaccinal. Or, les hospitalisations ont fait l’objet d’une communication forte et répétée pendant de longs mois de la part des médias comme Le Monde, Le Parisien, prenant appui sur des communiqués de presse de la Drees :

« Entre le 25 et le 31 octobre 2021, le nombre de tests RT-PCR positifs pour 100 000 habitants de 20 ans ou plus continue d’augmenter. Il s’élève à 155 pour 100 000 habitants non vaccinés (contre 133 la semaine précédente), et 38 pour 100 000 habitants vaccinés de 20 ans ou plus (contre 31). Il y a ainsi 4 fois plus de tests positifs parmi les personnes non vaccinées que parmi celles complètement vaccinées de 20 ans ou plus, à taille de population comparable. (…)

Les résultats présentés ici sont issus de l’exploitation des appariements entre les données de :

– SI-VIC, base de données sur les hospitalisations conventionnelles ou en soins critiques (réanimation, soins intensifs et soins continus) de patients, hospitalisés pour ou positifs au test Covid-19.

– SI-DEP, base de données sur les résultats des tests de dépistage du virus SARS-CoV-2 causant la Covid-19,

– VAC-SI, base de données sur les vaccinations Covid-19 ».

Toutes ces campagnes s’appuient sur les travaux de la DREES appariant VAC-SI et Si-VIC. Si-VIC ne contient que les patients déclarés comme “malades du Covid-19”.

D’une part, la communication sur les hospitalisations Covid était trompeuse. D’autre part, cela ne montre en rien une saturation hospitalière par les non-vaccinés. Par exemple, si les vaccinés sont hospitalisés pour une autre raison (pneumonie ou problème cardiaque lié à la vaccination par exemple), ils n’apparaîtront pas dans SI-VIC, rendant impossible toute comparaison.

Or, l’Agence technique de l‘information sur l’hospitalisation (ATIH) exploite les données hospitalières de toutes les causes d’hospitalisation pour réaliser ses rapports. Elle analyse donc déjà les hospitalisations toutes causes confondues. Nous demandons simplement à ce que soient ajoutées aux analyses de l’ATIH, le statut vaccinal des patients disponible dans VAC-SI pour les vaccins anti-Covid ou, directement depuis l’Assurance Maladie, pour les vaccins antigrippaux.

Précisons que le groupement Epi-phare a déjà réalisé des analyses concernant des évènements hospitaliers selon la période suivant la vaccination contre le Covid-19. On peut lire dans la partie “METHODES” :

« Le Système National des Données de Santé (SNDS) est un ensemble de bases de données strictement anonymes, comprenant l’ensemble des données provenant du traitement des remboursements des soins de santé et des données d’hospitalisation (PMSI) pour l’intégralité de la population française (8- 9). Cette base de données a été reliée à la Base de données nationale de vaccination anti-COVID-19 (VAC-SI), qui comprend le type de vaccin, le rang de la dose et la date d’injection pour toutes les personnes vaccinées en France ».

Il est donc tout à fait possible d’obtenir les statistiques de l’ensemble des hospitalisations, détaillées par causes selon le statut vaccinal, cela a même déjà été en partie réalisé.

Médecin, chef du service des maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital de Garches pendant 15 ans, conseiller de nombre de gouvernements, le Pr Christian Perronne a notamment présidé jusqu’en 2016 la Commission maladies transmissibles du Haut Conseil de la santé publique (HCSP) et tenu des responsabilités dans des groupes de travail à l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) et à l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Pierre Chaillot est statisticien.

Annexe : Avis CADA suite à la demande de Laurent Toubiana

FranceSoir

arnauddebrienne

Dr Wargon Urgentiste, à l’instant sur BFM: «En fait tout le monde s’en fout des soignants non vaccinés… des complotistes et des antivax»

😡Dr Wargon Urgentiste , à l’instant sur BFM: «  on s’en fout des soignants NON VACCINÉS… ils ne sont RIEN … ce sont des COMPLOTISTES… et des IDIOTS » @tatiann69922625 #honteux #ReintegrerLesSoignants #ReintegrezLesPersonnelsSuspendu pic.twitter.com/toD2zeOHo3

— Petit-Boneige (@Petiboneige) November 25, 2022

Après avoir minimisé les suicides d’ados, la grande gueule macroniste @wargonm :«En fait tout le monde s’en fout des soignants non vaccinés, il faut le dire. La LFI, les LR et le FN se battent tous pour les gens qui sont des complotistes et des antivax, ça a tout à voir avec ça» pic.twitter.com/rQIQyouP6g

— Strategieduchoc 🇫🇷 (@strategieduchoc) November 26, 2022

L’article Dr Wargon Urgentiste, à l’instant sur BFM: «En fait tout le monde s’en fout des soignants non vaccinés… des complotistes et des antivax» est apparu en premier sur PLANETES360.

Le test d’indépendance : la justice enquête sur les comptes de campagne du chef de l’État

C’est sans aucun doute l’enquête judiciaire la plus sensible du moment. Et pour cause, elle est la première à viser directement le président de la République. Selon nos informations, confirmées par le parquet national financier (PNF), une information judiciaire a été ouverte le 20 octobre pour des soupçons de financement illégal des campagnes électorales d’Emmanuel Macron en 2017 et 2022.

Les investigations visent les liens entre le chef de l’État et le cabinet de conseil McKinsey. Elles s’intéressent aux conditions d’attributions de certains contrats publics aux montants colossaux à cette entreprise américaine. Une seconde information judiciaire des chefs de favoritisme et recel de favoritisme a été ouverte le 21 octobre. Dans les deux cas, le PNF précise avoir été destinataire de signalements et de plaintes émanant d’élus, de particuliers et d’associations.

Trois juges d’instruction, qui seront épaulés par des services de gendarmerie, ont été désignés pour mener ces enquêtes au cœur du pouvoir, parmi lesquels Serge Tournaire, actuellement doyen du pôle financier au tribunal judiciaire de Paris. Ce magistrat d’expérience est notamment connu pour avoir mis en examen François Fillon en 2017 dans l’enquête sur les emplois fictifs de son épouse Penelope, tous deux ayant depuis été condamnés en première instance puis en appel, ainsi que Nicolas Sarkozy, dans l’affaire Bygmalion.

Nouveaux soupçons

Ces nouvelles enquêtes font suite aux investigations menées lors d’une première procédure ouverte au printemps pour « blanchiment aggravé de fraude fiscale » visant notamment McKinsey. Tout est parti de la publication, en mars dernier, d’un rapport d’une commission d’enquête du Sénat dénonçant l’emprise des cabinets de conseils privés sur les politiques publiques. Les parlementaires avaient alors révélé que les contrats conclus entre l’État et ces entreprises de consultants avaient « plus que doublé » entre 2018 et 2021 pour atteindre le montant record d’un milliard d’euros l’an dernier. Parmi les cabinets mandatés par l’État, le cabinet américain McKinsey.

[…]

Les interrogations autour de ces marchés étaient d’autant plus grandes qu’il apparaît que McKinsey n’a payé aucun impôt sur les sociétés en France entre 2011 et 2020. Or son chiffre d’affaires français a été estimé à 329 millions d’euros en 2020. Dans la foulée du rapport, le parquet national financier avait ouvert une enquête préliminaire sur un volet uniquement fiscal le 31 mars dernier. Le siège français du cabinet de conseil avait été perquisitionné un mois plus tard à Paris.

C’est à la suite de ces opérations que le PNF a décidé d’élargir le mois dernier les investigations et de transmettre les rênes de ces procédures ultrasensibles à des juges d’instruction financiers, statutairement indépendants. Selon le communiqué du PNF, qui dans un premier temps n’avait pas souhaité communiquer sur nos révélations, la première information judiciaire vise des chefs de « tenue non conforme de comptes de campagne et minoration d’éléments comptables dans un compte de campagne, portant sur les conditions d’intervention de cabinets de conseils dans les campagnes électorales de 2017 et 2022 ».

Il s’agit en l’espèce des préventions de l’article L 113-1 du code électoral, passible de trois ans de prison et 45 000 € d’amende. C’est sur la base de cet article que Nicolas Sarkozy a été condamné en première instance dans l’affaire Bygmalion – il a fait appel. La justice cherche à savoir si les cabinets de conseil, dont McKinsey, n’ont pas fait bénéficier au candidat Macron de travaux et expertises qui auraient dû être comptabilisées dans les dépenses de campagne.

Lire l’article entier sur leparisien.fr

Pierre Gentillet : «Ce cabinet de conseil a fait sur l'année 2021 320 millions d'euros, sans jamais payer un centime d'impôt sur les sociétés à l'Etat […] Pourquoi prendre un conseil qui a été autant condamné ?» dans #SoirInfo pic.twitter.com/JLp72515gj

— CNEWS (@CNEWS) November 24, 2022

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SOUPÇONS DE FINANCEMENT ILLÉGAL/MCKINSEYGATE : QUE RISQUE VRAIMENT MACRON ?

L’information a fait l’effet d’une bombe : le quotidien Le Parisien a annoncé qu’une enquête judiciaire a été ouverte et vise Emmanuel Macron au sujet du financement de sa campagne. Avec en toile de fond les liaisons troubles qu’il a pu avoir, en tant que candidat à la présidence de la République, avec l’entreprise de conseil McKinsey…
On rappelle que dans cette affaire, tout commence par ce qu’on a appelé le McKinseyGate, en pleine campagne électorale en vue de la présidentielle de 2022. Une commission d’enquête sénatoriale a été mise en place au Sénat pour évaluer le rôle des cabinets de conseil auprès des services de l’Etat. Et dans le cadre de cette commission, Karim Tadjeddine, directeur associé senior de McKinsey France, responsable du pôle service public… répondait aux questions de la présidente de la Commission, Eliane Assassi. Et il s’est littéralement effondré, perdu dans un langage technocratique creux.
Progressivement, l’opinion apprend que les services de McKinsey dans le cadre de la stratégie gouvernementale de gestion du COVID ont coûté plus de 12 millions d’euros à l’Etat, que son implication dans la gestion de la réforme des APL a coûté au contribuable 4 millions d’euros. Et surtout, on s’intéresse à Karim Tadjeddine. Karim Tadjeddine, qui est une vieille connaissance d’Emmanuel Macron. Les deux hommes avaient travaillé ensemble dans le cadre de la commission Attali, et Tadjeddine bossait comme un bénévole missionné par McKinsey. La Commission Attali pour la “libération de la croissance française”, qui préconisait déjà un certain nombre de mesures comme la fin du monopole des taxis, et en filigrane l’ubérisation de l’économie. Quand Macron arrive au ministère de l’Economie, ben revoilà Tadjeddine. Qui vient le conseiller. Toujours missionné par McKinsey, toujours à titre bénévole. C’est le même modus operandi qui sera utilisé quand Tadjeddine et d’autres cadres de McKinsey rejoindront la campagne Macron avec armes et bagages. Tadjeddine se servant même de son adresse professionnelle pour échanger dans ce cadre strictement politique, dans le cadre d’une opération de conquête du pouvoir.
Toutes ces choses on les a sues au premier trimestre de cette année dans le cadre de ce qu’on a appelé le McKinseyGate, qui n’a eu à l’époque aucune conséquence réelle. Puisque Macron a été réélu. Mais voilà : aujourd’hui, on apprend qu’il existe assez d’éléments justifiant l’ouverture d’une information judiciaire pour “financement illégal de campagne” et “favoritisme”. Que dit le communiqué du Parquet ? Qu’est-ce que cette nouvelle donne change concrètement ? On en parle dans cet extrait de notre émission en direct, “Toujours debout”, tournée ce jeudi 24 novembre 2022.

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Qatar et football : Argent et hypocrisie politique générale ! @Romain Molina

« Yémen, les guerres des bonnes affaires » : https://tinyurl.com/yc6dd2ye

« Il ne faut pas politiser le sport ! » selon Emmanuel Macron, mais cette affirmation est au moins aussi absurde (qui plus est en ce moment) que de crier « Il ne faut pas politiser la santé ou l’écologie ! »

Si la classe politique semble mollement partagée, la FIFA, sans vergogne, appelle trêve guerre le temps de la coupe du monde au Qatar.
Pays où 6 500 ouvriers sont morts sur les chantiers des stades, où les droits des femmes sont faméliques, et où ceux des étrangers et des homosexuels sont bafoués.

Toutefois 25 Milliards d’euros d’investissements en France et des ventes d’armes suffisent à détourner le regard.
Donc, oui, le sport est politique mais aussi économique.

Duplicité, hypocrise, géopolitique, corruption, argent sale… Bienvenue au merveilleux pays de la Géopolitique !

@Romain Molina

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L’incroyable périple de la famille Poussin à Madagascar – Alexandre poussin

Alexandre Poussin, réalisateur d’une série documentaire de 16 épisodes sur Madagascar et auteur de “MadaTrek de Tuléar à Tamatave” aux éditions Robert Laffont.

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« Les services de renseignement turcs font parfois des attentats sous faux drapeaux ! »

Laurent-Arthur du Plessis, spécialiste en géopolitique et patron de l’émission « Libre journal de la crise sur Radio Courtoisie ».

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« La situation à Mayotte est quasi désespérée ! » – Régis Le Sommier

Régis Le Sommier, reporter de guerre et directeur de la rédaction d’Omerta, décrypte les évènements dramatiques survenus à Mayotte.

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Twitter dissout l’ensemble de son bureau à Bruxelles, suscitant l’inquiétude de l’UE en matière de contrôle des contenus en ligne

Twitter a démantelé l’ensemble de son bureau de Bruxelles, suscitant l’inquiétude de responsables européens qui se demandent si la plateforme respectera les nouvelles règles strictes de l’Union européenne en matière de contrôle du contenu en ligne.

Julia Mozer et Dario La Nasa, qui étaient chargés de la politique numérique de Twitter en Europe, ont quitté l’entreprise la semaine dernière, selon cinq personnes ayant connaissance de ces départs.

Ils avaient dirigé les efforts de l’entreprise pour se conformer au code de désinformation de l’UE et à la loi sur les services numériques, entrée en vigueur la semaine dernière, qui fixe de nouvelles règles sur la manière dont les grandes entreprises doivent assurer la sécurité des utilisateurs en ligne.

D’autres cadres de Twitter dans le petit mais vital bureau de Bruxelles, considéré comme un canal crucial pour les décideurs européens, avaient quitté l’entreprise au début du mois lors des réductions de personnel qui ont entraîné la suppression de la moitié de ses 7 500 employés.

Mozer et La Nasa ont survécu à la réduction initiale des effectifs, mais ne travaillent plus dans l’entreprise depuis que le nouveau propriétaire, Elon Musk, a lancé un ultimatum la semaine dernière pour que le personnel s’engage à adopter une “culture de travail hardcore”. Il n’est pas clair si les deux hommes ont démissionné ou ont été licenciés.

Musk et La Nasa ont refusé de faire des commentaires. Twitter n’a pas répondu aux demandes de commentaires.

Les départs de Bruxelles sont symptomatiques d’une tendance mondiale, de l’Inde à la France, où des cadres locaux de Twitter qui occupaient des postes clés pour traiter avec des représentants du gouvernement ont brusquement quitté l’organisation ces dernières semaines dans le cadre de réductions généralisées.

Cette situation a suscité une inquiétude croissante quant à la question de savoir si l’entreprise dispose du personnel nécessaire pour assurer le respect des lois locales destinées à contrôler le contenu en ligne, ce qui pourrait exposer l’entreprise à des poursuites judiciaires et à des mesures réglementaires.

“Je suis préoccupé par la nouvelle du licenciement d’une si grande quantité de personnel de Twitter en Europe”, a déclaré au Financial Times Věra Jourová, vice-présidente de l’UE en charge du code de la désinformation. “Si vous voulez détecter et prendre des mesures efficaces contre la désinformation et la propagande, cela nécessite des ressources.

“En particulier dans le contexte de la guerre de désinformation russe, j’attends de Twitter qu’il respecte pleinement la législation européenne et honore ses engagements. Twitter a été un partenaire très utile dans la lutte contre la désinformation et les discours de haine illégaux et cela ne doit pas changer.”

Financial Times

L’article <a href="https://www.fdesouche.com/2022/11/25/twitter-dissous-lensemble-de-son-bureau-a-bruxelles-suscitant-linquietude-de-lue-en-matiere-de-controle-des-contenus-en-ligne/">Twitter dissout l’ensemble de son bureau à Bruxelles, suscitant l’inquiétude de l’UE en matière de contrôle des contenus en ligne</a> est apparu en premier sur PLANETES360.

« La BCE veut forcer les Français à emprunter à taux variables dès 2023 !! ». L’édito de Charles SANNAT

Par : Volti
La crise de 2008 dite des subprimes, ne leur a pas servi de leçon, ils réitèrent leurs grosses conneries. Prêter aux pauvres et avec les taux variables, c’est le défaut de paiement assuré. Attention aux emprunt immobiliers. Risque de faillites en cascade des banques et des particuliers, s’ils mettent en place cette stupidité. Source Insolentiae Mes chères impertinentes, chers impertinents, […]

L’horreur échappée de la fosse

ALLAN ERWAN BERGER — Toujours les animaux que l’on descend au fond de la fosse s’y comportent de la manière la plus prévisible. Debout sur leurs deux pattes ridicules, stupides, ronchons, ne comprenant jamais rien, ils ne réagissent pas lorsqu’on place le lourd treillis de barreaux croisés qui fait grille, et qui les empêchera de sortir lorsqu’ils se battront pour l’atteindre. Ils ne réagissent pas plus lorsque les clowns arrivent, batraciens agités, moqueurs, lâchant des insultes aux bêtes, pitres grotesques dont la tête hilare est glissée dans un poste de télévision ; au contraire, on dirait que ces personnages les fascinent, alors qu’ils devraient les avoir en exécration. Personne, là en-bas, ne réagit non plus lorsque ces même clowns, qui font ici office d’exécuteurs de nos plaisantes œuvres, ayant glissé les tuyaux multicolores à travers les barreaux, ouvrent les vannes en produisant de longs pets à chaque tour de robinet.

C’est alors que le public de l’arène se lève dans les gradins, car il veut mieux goûter à ce moment où l’hébétude lentement laisse la place à de l’inquiétude chez les bêtes, cependant que l’eau monte et commence à mouiller les pattes. C’est un des plus délicieux spectacles, qu’accompagnent à merveille les accords guillerets de la fanfare. Dans la fosse, la mort froide gagne les chevilles, puis les genoux.

Ordinairement, il se passe ceci : les bipèdes s’énervent, tournent et s’engueulent, se mordent un peu, regardent l’eau puis la grille, et l’on voit alors dans leurs yeux poindre la compréhension. Ils vont crever noyés ! Alors tout s’emballe. Dès que l’eau arrive à mi-cuisses, les singes entreprennent de s’escalader les uns les autres, dans l’espoir d’atteindre la grille. Ce ne sont, pendant quelques minutes, que de réjouissants hurlements de colère et d’intimidation, et des griffades, des empoignades, des pugilats furieux, jusqu’aux premiers assassinats.
Les morts faisant opportunément office de socle, c’est bientôt la guerre pour leur grimper dessus. Peu à peu, les bêtes en bataille forment ainsi une espèce de pyramide. Et comme évidemment se sont les plus forts qui grimpent sur les plus faibles, très vite cette pyramide s’écroule, une fois, deux fois, parfois trois, dans de grandes éclaboussures rougies du sang des vaincus, tandis que toujours l’eau monte.
Pour finir, les plus vaillants, agrippés aux barreaux, ou suspendus, avalent leurs dernières goulées d’air tandis que sous eux on se bat au milieu des cadavres qui flottent. Sous le poids imbécile des survivants, la grille, qui n’est pourtant pas fixée, ne risque certes pas de s’envoler. La maintenant solidement collée à la margelle, tous ces winners en train de se repousser sont ainsi les artisans de leur propre noyade. Ce spectacle est très philosophique.


Mais aujourd’hui il n’en est pas allé ainsi. Les singes, qu’on nous annonçait d’une nouvelle race, avaient attiré une masse considérable de spectateurs, ce qui rendit le carnage final d’autant plus effroyable. Ils commencèrent par crier, à s’interpeller tandis que l’eau des tuyaux arrosait leurs chevilles. Soudain ils formèrent trois groupes : les massifs, les poids-moyens, et les plus légers. Les moyens grimpèrent sur les épaules des massifs, puis les plus légers escaladèrent cette figure acrobatique. Ils inspectèrent les barreaux, et observèrent comment la grille reposait sur la margelle. Ils trouvèrent qu’elle n’était pas fixée. En bas, pataugeant dans l’eau, inquiets mais pas paniqués, des intellectuels donnaient des conseils.

On testa le poids de la grille. Elle fut trouvée lourde. Aussitôt on défit les grappes, et les plus costauds d’entre les singes, montant sur les épaules des plus fragiles qui étaient montés sur les moyens, et tous dressés contre la même paroi, poussèrent. Ils entrevirent ainsi le succès de leurs efforts. Ceci leur donna du courage. Il ne leur fallut que trois essais pour comprendre par quel mouvement synchronisé la grille devait être soulevée.
C’est maintenant que se place ce qu’il faut bien appeler le trait de génie, proprement révolutionnaire, dont fit preuve cette tribu inquiétante. Car quand la grille, en se soulevant, glissa et se renversa dans la fosse, tuant quelques bêtes au passage, toutes les autres se retrouvèrent coincées par elle contre la paroi. Ceci aurait pu clore l’affaire et tout serait allé comme avant, mais non car, grimpant tout en haut, les singes, poussant collectivement des pattes et des mains, en quatre élans toujours plus amples, rejetèrent la grille contre l’autre paroi. Ainsi, en basculant, ce qui les enfermait se trouva transformé en échelle ; ce qui devait les tuer les sauva. Toutes les bêtes encore vivantes sortirent, et se répandirent dans l’arène.
Vous connaissez la suite. Les quarante-huit rescapés de la fosse ont tué directement cent-vingt spectateurs, et causé la mort des presque cinq-cents autres dans le mouvement de panique qui s’ensuivit, lorsque la foule, voulant s’enfuir par les trois issues de l’arène, y trouva trop souvent la mort par écrasement.


Libéralisme, marché souverain, loi du plus fort, chacun pour soi et Dieu pour tous : ça ne marche pas ! Aidez-vous vous-mêmes, renversez cette foutue grille, et passez aux représailles. Qui sait combien de trappes des humains assemblés peuvent faire voler en éclat ?!

Professeur Perronne: « Nous devons stopper ces savants fous » et leurs dangereux « vaccins » à ARNm (22)

Les labos développent un vax grippe+covid, soit le mélange de 2 produits à l’efficacité jamais démontrée mais pire, ils veulent ajouter leur vax ARNm aux vaccins obligatoires des enfants! C’est stupéfiant que personne n’arrête ces expériences illégales qui violent la Constitution et menacent la santé de nos enfants…
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CLIQUEZ SUR LE LIEN URL TWITTER CI-DESSOUS POUR ENTENDRE LE PROFESSEUR PERRONNE:
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EN COMPLÉMENTAIRE SUR LE SCANDALE MONDIAL DE LA PLANDÉMIE
DU COVID-19 ET LES DANGEREUX «VACCINS» À ARNmessenger

 

Article de la série Les dangereux « vaccins » à ARNm: Les dangereux « vaccins » ARNm (1) –les 7 du quebec
Article de la série Les dangereux « vaccins » à ARNm: des armes de destruction massives (2)–les 7 du quebec
Article de la série Les dangereux « vaccins » à ARNm: Les dangereux « vaccins » ARNm (3) –les 7 du quebec
Article de la série Les dangereux « vaccins » à ARNm: Les dangereux « vaccins » à ARNm (4) -les 7 du quebec
Article de la série Les dangereux « vaccins » à ARNm: Les dangereux « vaccins » à ARNm (5) –les 7 du quebec
Article de la série Les dangereux « vaccins » à ARNm: Les dangereux « vaccins » à ARNm (6) –les 7 du quebec
Article de la série Les dangereux « vaccins » à ARNm: Les dangereux « vaccins » à ARNm (7)–les 7 du quebec
Article de la série Les dangereux « vaccins » à ARNm: Les dangereux « vaccins » à ARNm (8)–les 7 du quebec
Article de la série Les dangereux « vaccins » à ARNm: Les dangereux « vaccins » à ARNm (9)–les 7 du quebec
Article de la série Les dangereux « vaccins » à ARNm: Les dangereux « vaccins » à ARNm (10)–les 7du quebec
Article de la série Les dangereux « vaccins » à ARNm: Les dangereux « vaccins » à ARNm (11)–les 7 du quebec
Article de la série Les dangereux « vaccins » à ARNm: Les dangereux « vaccins » à ARNm (12)–les 7 du quebec
Article de la série Les dangereux « vaccins » à ARNm: Les dangereux « vaccins » à ARNm (13) –les 7 du quebec
Article de la série Les dangereux « vaccins » à ARNm: Les dangereux « vaccins » à ARNm (14) –les 7 du quebec
Article de la série Les dangereux « vaccins » à ARNm: Les dangereux « vaccins » à ARNm (15) –les 7 du quebec
Article de la série Les dangereux « vaccins » à ARNm: Les dangereux « vaccins » à ARNm (16) – les 7 du quebec
Article de la série Les dangereux « vaccins » à ARNm: Les dangereux « vaccins » à ARNm (17) – les 7 du quebec
Article de la série Les dangereux « vaccins » à ARNm: Les dangereux « vaccins » à ARNm (18) – les 7 du quebec
Article de la série Les dangereux « vaccins » à ARNm: Les dangereux « vaccins » à ARNm (19) – les 7 du quebec
Article de la série Les dangereux « vaccins » à ARNm: Les dangereux « vaccins » à ARNm (20) – les 7 du quebec
Article de la série Les dangereux « vaccins » à ARNm: Les dangereux « vaccins » à ARNm (21) – les 7 du quebec

 


Les Allemands de Russie (Yves Caron)

«Plus de 3,5 millions d’Allemands ont péri
au cours de cet exode le plus important de l’histoire mondiale
»

Entretien avec le professeur Yves Caron, auteur du livre Les Allemands de Russie, éditions Dualpha

(Propos recueillis par Fabrice Dutilleul ; paru sur le site EuroLibertés)

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Depuis la IIe Guerre mondiale, rares sont les historiens qui s’apitoient sur le sort des populations allemandes…

Je me suis passionné dès ma jeunesse pour l’histoire de cette grande guerre civile européenne doublée d’une inutile et horrible tuerie qu’ont été les deux Guerres mondiales, et je me suis intéressé à la très grave question de leurs origines et des responsabilités respectives des belligérants. Pour cela, je me suis constitué une bibliothèque privée de 30 000 ouvrages en six langues et y ais consacré soixante ans d’études intensives. Licencié d’anglais, d’allemand, de russe et d’histoire, j’ai obtenu en 1978 un Doctorat sur les Allemands de la Volga. J’ai également été détaché aux Relations Culturelles du Quai d’Orsay dans plusieurs pays, puis enfin nommé professeur de Littérature et Civilisation germanique à l’Université d’Abidjan en 1980.

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Qu’est-ce qui vous a incité à vous intéresser aux Allemands de Russie, expulsés après 1945 de leurs terres ?

Je ne m’intéressais pas particulièrement à eux, mais seulement à ce que je considère toujours comme un des plus grands crimes commis par les vainqueurs contre le peuple allemand, lequel est depuis plus d’un siècle l’objet de la haine et de l’envie des « trois gredins » comme les appelait Lénine : l’Angleterre, la France et la Russie tsariste ; ces derniers se partageaient les trois quarts de la planète en accusant la jeune Allemagne de viser à l’hégémonie mondiale, alors qu’eux menaient des guerres coloniales et de conquêtes sur toute la planète. Inutile de dire que comme dans Les trois mousquetaires d’Alexandre Dumas, les trois étaient quatre avec le pire d’entre eux, d’ailleurs : les USA.

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Vous n’hésitez pas à parler de « la plus vaste expulsion de population que le monde ait jamais connu » ; n’exagérez-vous pas un peu ?

Mon propos était de parler de ce crime épouvantable qu’a été l’expulsion de 15 à 18 millions d’Allemands dans des conditions que des Français qui, comme moi, ont fait l’exode de 1940, ont du mal à imaginer. Plus de 3,5 millions d’Allemands ont péri au cours de cet exode le plus important de l’histoire mondiale. Arrivé en Allemagne pour la première fois en novembre 1945 à 19 ans, j’ai eu vite fait de prendre conscience de la terrible tragédie qui était en train de se dérouler à l’Est, dégoûté aussi par les comportement des vaincus de 1940 devenus les occupants de 1945 (200 000 viols selon l’évêque de Fribourg) . Vingt ans plus tard, j’ai formé le dessein de passer sous le « camouflage » du « recul du germanisme » une thèse de doctorat en sachant d’avance les difficultés auxquelles j’allais me heurter.

Est-ce que je n’exagère pas un peu en parlant de la « plus vaste expulsion… » ? Mais pouvez-vous m’en citer une dans l’histoire contemporaine ou ancienne qui ait atteint ces chiffres vertigineux (les échanges de population entre la Turquie et la Grèce en 1921-22 ont touché tout au plus 1,5 millions de personnes.

Essayez de vous représenter l’équivalent en superficie de 35 départements français vidés entièrement de leurs habitants, dépouillés de tous leurs biens – fermes, maisons, appartements, etc. – bref de leur petite patrie (à laquelle nous autres Français sommes tant attachés), de la terre qui, depuis mille ans, appartenaient à leurs ancêtres (quatre fois la superficie de la Suisse).

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Est-ce que les Allemands actuels ont connaissance des souffrances endurés par ces Allemands de la Volga… qui pourtant, comme il est indiqué en couverture du livre « n’avaient, et pour cause !, jamais voté pour Adolf Hitler… » ?

Plus ou moins, mais plutôt moins que plus. En 1945, les vainqueurs se sont appliqués à « rééduquer » avec un formidable succès les nouvelles générations. Un enseignant qui en classe se serait avisé de parler des provinces de l’Est risquait à partir de 1945 de perdre son emploi !

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Yves Caron, Les Allemands de Russie, éditions Dualpha, collection «Vérités pour l’Histoire», dirigée par Philippe Randa, 266 pages.

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La femme qui se prenait pour l’Europe : mais pour qui roule vraiment Ursula von der Leyen ?

Par : admin
Le dernier tacle public est venu de Nicolas Sarkozy, dans un récent entretien au JDD : « Je n’ai […] toujours pas compris en vertu de quel article des traités européens Mme von der Leyen peut justifier sa compétence en matière d’achats d’armes et de politique étrangère. »
AFP

Par Louis Hausalter , envoyé spécial à Bruxelles

Publié le 25/11/2022 à 12:19

Commandes de vaccins, plan de relance, soutien à l’Ukraine… À l’occasion des crises récentes, la Commission européenne a considérablement accru son rôle. Sa présidente, une ancienne protégée d’Angela Merkel soutenue par Emmanuel Macron, jongle entre les intérêts dans des domaines aussi décisifs que la santé, l’énergie ou la défense. Mais sa communication abondante ne dissipe pas les zones d’ombre.

Quand on dit « Bruxelles », c’est souvent d’elle qu’on parle. Pourtant, on ne la voit pas tant que ça dans la capitale belge. Ces derniers temps, pour la croiser, il fallait plutôt aller à la COP 27, en Égypte. Puis en Moldavie, pays candidat à l’adhésion à l’Union européenne qu’elle est allée faire patienter. C’était avant qu’elle s’envole pour Bali, où se tenait le G20, puis qu’elle bondisse à Bahreïn pour un forum géopolitique. Prenant soin, entre deux rencontres officielles, de poster sur les réseaux sociaux des salves de messages de soutien à l’Ukraine.

L’agenda d’un chef d’État, à tout le moins celui d’un ministre des Affaires étrangères d’une grande puissance. Sauf qu’Ursula von der Leyen (VDL) n’est, depuis trois ans, « que » présidente de la Commission européenne. Les relations internationales ne sont certainement pas au cœur de la mission de l’institution, chargée avant tout de préparer et d’appliquer les politiques communautaires. Mais l’Allemande n’en a que faire. L’Europe, c’est elle : voilà son message. Tant pis si l’on s’agace, jusque dans les étages de la Commission, de la voir plus occupée à soigner son image planétaire qu’à animer cette complexe usine politico-administrative.

Covid gagnant

Il faut dire que la blonde sexagénaire, ton grave de rigueur derrière un sourire mécanique, a le sens de l’opportunité. Elle a su surfer sans complexe sur les chaos accumulés, de la pandémie à la guerre russo-ukrainienne. « Ces crises lui ont permis de gagner des responsabilités et de la visibilité note le conseiller d’un commissaire européen. Sans le Covid, on n’aurait jamais autant entendu parler d’elle. » Désormais, « Madame Europe » déboule fièrement dans les arènes des grands de ce monde et parvient presque à conjurer l’indifférence que suscite le grisâtre personnel politique bruxellois. Les citoyens des pays de l’UE commencent à voir confusément qui elle est, sans savoir exactement ce que sont ses prérogatives, ni de quelle manière elle les tient.

L’invitée surprise

Elle n’était pourtant pas le plan A quand, après les élections européennes de 2019, les États membres ont dû s’accorder sur la répartition des « top…..

Lire la suite : Marianne

Éric Denécé dans entretien à Al-Ain News: « La diplomatie française a perdu tout crédit international »

Par : admin
Éric Denécé

Dans cet entretien accordé à Al-Ain News, le président du Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R), Eric Denécé a analysé la crise ukrainienne sous différents angles.

Malgré les sanctions occidentales dures contre la Russie, Moscou poursuit sa guerre contre l’Ukraine.

– Où va cette guerre ? .. Comment vous justifiez le retrait des forces russes de Kherson? (DEFAITE OU STRATEGIQUE)

Je suis surpris par la question : Pourquoi accuser Moscou de poursuivre la guerre et non l’OTAN. En dépit du discours occidental très circonstancié qui a été construit pour convaincre l’opinion de la seule responsabilité de Moscou dans ce conflit, les responsabilités sont très largement partagées.
Si les Etats-Unis avaient respecté leurs engagements pris lors de la fin de la Guerre froide (non-extension de l’OTAN à l’Est) et si les Ukrainiens n’avaient pas cherché à résoudre le problème du Donbass par la force, la Russie n’aurait probablement pas eu recours à la force. De plus, en l’état actuel des choses, vues les sommes astronomiques que versent les Occidentaux à Kiev pour qu’il poursuive sa guerre au lieu de négocier, et les nombreuses livraisons d’armes et de munitions que reçoit l’Ukraine, je suis tenté de dire que c’est davantage l’OTAN que la Russie qui alimente la guerre !
Quant au repli de Kherson, cela reste difficile à évaluer pour le moment. Toutes les hypothèses sont à étudier. Toutefois, l’armée russe est loin d’être exsangue et peut continuer le combat pendant longtemps. Aussi, j’aurais tendance à accréditer la théorie d’un repli stratégique, et non un recul ou d’une défaite.

La Russie ne cesse de menacer de recourir à l’arme nucléaire..

– Le monde doit-il se méfier de ces menaces ?.. Si Moscou recourrait réellement au nucléaire, comment vont réagir les Occidentaux à votre avis?

Ce genre de propos est tout à fait faux. Depuis le début de cette crise, Moscou n’a jamais menacé en premier quiconque d’une frappe nucléaire. Les propos qui ont été tenus, notamment par Vladimir Poutine, ont eu lieu en réaction à certains discours occidentaux (notamment celui du ministre français des affaires étrangères français Jean-Yves Le Drian avant qu’il ne quitte ses fonctions) et aux vols d‘intimidation répétés de B52 américains basés en Grande-Bretagne qui, depuis janvier 2022, viennent 2 à 3 fois chaque semaine voler au plus près des frontières russe et biélorusse.
Or ces B52 font partie de la flotte aérienne stratégique américaine capable de délivrer l’arme nucléaire, il était légitime que Moscou réagisse en disant que lui aussi disposait de l’arme atomique. Enfin, il faut relire les déclarations de l’état-major russe qui a rappelé qu’il en resterait à sa doctrine de No First Use. Enfin, il est risible d’entendre le représentant européen Josep Borell dire que l’Europe déclarera une guerre implacable à la Russie si elle effectue une frappe nucléaire en Ukraine. En effet, il est à la tête d’une Union européenne en déliquescence, passée sous contrôle américain et qui n’a aucun moyen militaire !
Enfin, je ne crois pas à une guerre nucléaire. Ni Moscou ni Washington ne la souhaitent. Mais le risque existe d’une action inconsidérée de Kiev pour envenimer le conflit. Cependant, la Russie et les Etats-Unis sont particulièrement vigilants aux risques de dérapage de ce régime incontrôlable.

L’administration américaine a récemment déclaré que pour redresser l’économie internationale, il faut mettre un terme à la Guerre ukrainienne.

– Pensez-vous vraiment que la crise économique internationale est due à cette guerre?

La crise économique actuelle a de multiples causes antérieures à ce conflit, mais la guerre d’Ukraine ne fait que l’accélérer. Après avoir provoqué ce conflit en pensant que Moscou plierait rapidement, les Américains mesurent leur erreur.

Comme ils sont pragmatiques, ils voient bien que cette situation n’a pas d’issue militaire et se disent donc qu’il est temps d’arrêter les frais, en particulier parce que leur économie en paie le prix et que cela a provoqué la désolidarisation de certains de leurs partenaires.

De plus, ce conflit n’est pas populaire aux Etats-Unis et provoque une inflation significative. Si les Démocrates ont à peu près sauvé la situation à l’occasion des élections Mid-Terms, ils ont compris que leur politique de déstabilisation de la Russie ne marchait pas et que cela avait des effets pervers. C’est pourquoi Janet Yellen, la secrétaire au Trésor a déclaré ces derniers jours que ce conflit était négatif pour l’économie et qu’il était important d’y mettre fin.

Cela explique également pourquoi les Américains ont demandé à la Turquie d’organiser une réunion avec les représentants de Moscou pour discuter d’une sortie de crise. A noter que les Ukrainiens n’y ont pas été associés, ce qui montre qu’ils ne sont que des pions de Washington dans cette affaire.

L’Ukraine a voté contre Israël concernant l’annexion de la Cisjordanie..

– Quels sort pour les relations bilatérales?

Depuis le début de ce conflit, les Israéliens sont très réservés sur l’Ukraine et sur son gouvernement. Rappelons que les membres de la Knesset ont été très choqués du discours que leur tenu Zelensky en comparant sans aucune honte la situation de son pays à la Shoah ! Ils ont compris que tout cela n’était que de la communication préparée par les Spin Doctors ukrainiens et américains pour les émouvoir, mais la ficelle était tellement grosse que cela a provoqué un rejet.
De plus, Israël ne peut décemment livrer des armes à un régime qui compte des unités néo-nazies dans ses rangs.
Toutefois, sous pression de Washington, Tel Aviv a fini par accepter de livrer des équipements non létaux à Kiev, mais n’ira pas plus loin. Les Israéliens connaissent parfaitement l’existence et les activités des mafias ukrainiennes qui trafiquent les armements reçus et les revendent, notamment à des groupes qui pourrait s’en prendre à l’Etat hébreu.

On parle désormais d’une explosion de trafic d’armes en Ukraine…

– Pourquoi cette obscurité médiatique sur ce sujet?

Parce que ce conflit est le théâtre d’incroyables opérations de détournement de fonds et de matériels livrés… qui n’arrivent que partiellement aux destinataires finaux. Comme je viens de l’évoquer, une partie significative des armes et des matériels militaires sont détournés par des groupes criminels qui alimentent le trafic international pour s’enrichir.

On observe déjà qu’une partie de ses armes a refait surface en Ituri et contribue à relancer l’agression de groupes agissant pour le compte du Rwanda contre la République démocratique du Congo. Et ce n’est là qu’un exemple…
Quant aux fonds, il ne fait aucun doute qu’une partie importante de l’argent (liquide ou transferts bancaires) arrivant en Ukraine est accaparée par Zelensky et son entourage pour leur usage propre et par certaines élites américaines, comme semble le prouver le dossier Hunter Biden transmis à tous les parlementaires américains.

Les Occidentaux ne ménagent aucun effort pour soutenir militairement l’Ukraine. Cependant la France ne figure pas parmi les premiers de la liste à l’image des USA, de la Grande Bretagne ou encore l’Allemagne…

– Quelle en est la raison à votre avis? – Comment vous évaluez les efforts français jusqu’à présent dans ce dossier?

La France est déjà allée beaucoup trop loin dans son soutien à l’Ukraine. Notre pays aurait dû, dans la tradition qu’avait instaurée le général De Gaulle, ne pas devenir partie prenante à ce conflit et se positionner comme un médiateur entre les belligérants.

Mais comme les autres Européens, Macron a cédé aux injonctions de Washington. Après un simulacre de négociation avec Moscou – les Russes ne l’ont jamais pris au sérieux car ils ont clairement percé son jeu – nous avons livré armes et munitions au régime de Kiev. Certes, cela n’a été fait qu’en quantité limitée car nos armées fonctionnant à flux tendu sur le plan logistique, nous n’avons quasiment pas de stocks ni de réserve ! Nous payons là le prix de trente de désarmement inconsidéré et de réduction du format et du budget des armées depuis la fin de la Guerre froide.
Pire, en fonction de cette attitude de servitude à l’égard de Washington, notre diplomatie a perdu tout crédit international.
Pour faire prolonger la Guerre en Ukraine la Russie a besoin d’alliances et de coalitions face au danger croissant provenant de l’OTAN…
– Quelle carte pourra jouer la Russie pour maintenir sa guerre et préserver ses intérêts?
Ne nous y trompons pas : Moscou a déjà obtenu cela. Il n’y a qu’à considérer les positions de la Chine, de l’Inde, de l’Iran, de la Turquie, etc. qui n’ont pas cessé leurs relations politiques et économiques avec la Russie et les ont même accrues.
Rappelons également que la majorité des pays non occidentaux considèrent que les responsabilités de l’Occident dans ce conflit sont au moins aussi importantes que celles des Russes et se sont refusé à les suivre (sanctions). Donc la Russie n’est pas en manque d’alliés, de marchés, de partenaires ni de débouchés…
Elle ne se retrouve pas affaiblie comme l’espérait les Occidentaux. Son économie résiste très bien, ses recettes s’accroissent en dépit des sanctions, de très nombreux pays refusent de s’associer à la politique occidentale et sa cohésion interne n’a pas souffert. De plus, son armée est loin d’être en déroute et le temps joue pour elle sur le théâtre des opérations. Les Etats occidentaux souffrent bien plus qu’elle des conséquences économiques de ce conflit.

L’Iran a été impliqué par les Occidentaux de manière directe dans cette guerre russo-ukrainienne en l’accusant de fournir des drones pour la Russie…– Quel rôle pour l’Iran dans cette guerre?

Certes, il est possible de reprocher à l’Iran de fournir des drones à l’armée russe. Mais dans ce cas, il faut également critiquer tous les pays Occidentaux pour leurs livraisons d’armes à l’Ukraine. On ne peut faire du « deux poids, deux mesures » lorsque cela nous arrange.

En effet, il est essentiel de rétablir la réalité des faits et de sortir du narratif élaboré par les Occidentaux et les Ukrainiens faisant de Kiev une « pauvre victime » de l’agression russe.

En réalité cette guerre a commencé dès les événements de 2014 et le véritable coup d’État qui s’est produit à Kiev contre Ianoukovitch. Si cet homme n’avait rien de respectable et était notoirement corrompu – même Vladimir Poutine ne l’appréciait pas –, il avait été légitimement élu lors d’un scrutin supervisé et validé par les observateurs de l’OSCE. Maidan est donc le renversement d’un régime légal et légitime avec le soutien de l’Europe et des Etats-Unis, à moins d’un an d’un nouveau scrutin qui l’aurait vraisemblablement chassé du pouvoir.

Cet acte illégal a entrainé la réaction de Moscou qui a re-annexé la Crimée à son territoire. De même, ce sont les actions de discrimination de Kiev, puis ses opérations militaires contre les russophones du Donbass qui ont provoqué l’entrée en jeu des Russes. Nier ces faits revient à s’inscrire dans un narratif occidental qui déforme totalement la réalité historique.

De même, si la Russie a clairement agressé l’Ukraine début 2022, elle l’a fait suite à un long processus de provocations américaines (refus de suspendre l’extension de l’OTAN à l’Est, refus de négocier avec Moscou une nouvelle architecture de sécurité en Europe) et ukrainiennes (déclenchement de l’offensive dans le Donbass le 17 février). Washington savait que l’Ukraine était une « ligne rouge » pour les Russes et qu’ils réagiraient. Les Etats-Unis sont donc tout autant responsables de ce conflit que Moscou.

Bien sûr, lorsque l’on tient de tels propos, on est immédiatement accusé d’être pro-russe et de relayer la propagande du Kremlin. C’est l’argument par lequel les politiques et les médias occidentaux disqualifient tous ceux qui s’attachent à présenter une version des faits beaucoup plus proche de la réalité que leur propagande.
En particulier, nous partons du principe – évidemment faux – que tout ce que disent les Russes est mensonge et doit être systématiquement rejeté, mais que tout ce que déclarent les Ukrainiens est la vérité pure et ne peut être mis en cause. C’est d’une mauvaise foi abyssale mais cela a pour but d’empêcher toute résolution diplomatique de ce conflit car on ne négocie pas avec un adversaire diabolisé.

Personne n’a sanctionné les Etats-Unis pour avoir provoqué la mort de centaines de milliers d’habitants par des sanctions inhumaines pour faire plier Bagdad, ni pour avoir envahi l’Irak en 2003 en dépit du véto de l’ONU et d’avoir créé le chaos dans ce pays. Personne ne les critique non plus pour les très nombreuses victimes collatérales qu’ont provoqué leurs interventions militaires indiscriminées au nom de la « guerre au terrorisme », ni d’avoir rétabli légalement la torture et de s’y être livré à grande échelle avec l’aide de leurs alliés…

Je ne cherche nullement à défendre la Russie, mais à produire une analyse aussi objective que possible de la situation afin de trouver des pistes de sortie de crise. Il me paraît également essentiel d’alerter l’opinion sur la manipulation majeure de l’information à laquelle nous assistons du fait des Spin Doctors américains et Ukrainiens. Mais ces derniers et leurs relais européens (politiques, médias, activistes pro-ukrainiens) ne veulent pas que ce discours soit audible et s’emploient énergiquement à l’étouffer.

J’ai été jeune officier de renseignement pendant la Guerre froide et je ne nourris aucune illusion sur ce qu’était le système totalitaire soviétique contre lequel nous avons lutté et qui s’est écroulé.
Toutefois, depuis trente ans, les choses ont changé. La Russie n’est plus l’URSS. Pourtant, tout est fait pour que nous continuions à l’analyser à travers le vieux prisme de la Guerre froide. Ainsi, force est de constater que depuis trente ans, l’Occident n’a cessé de bafouer les Russes, de leur mentir, de leur imposer des sanctions et de leur donner des leçons de « démocratie », en ne les appliquant pas lui-même.

La vocation d’un officier de renseignement est de décrire le monde tel qu’il est et non tel qu’il voudrait qu’il soit. C’est pour cela que nous sommes souvent qualifiés de Cassandre et peu écoutés par les politiques.
L’exemple de la crise ukrainienne en est la parfaite illustration. Je n’ai aucun doute que dans les années ou les décennies à venir, l’histoire démontrera que cette crise a été provoquée délibérément par les Etats-Unis pour affaiblir Moscou et que les Européens vassalisés les ont docilement suivis au détriment de leurs intérêts.

Source : News Alain Français

Nous réintégrerons les non-vaccinés quoiqu’il en coûte !

Par : admin
Caroline FIAT

7,4 k abonnés

Brillantissime. Ce sont des femmes politiques telles que vous Madame, qui sont en capacité de réconcilier les français avec leurs représentants. On juge un arbre à ses fruits. Et Dieu sait qu’en macronie, c’est un plein panier de fruits pourris qui nous donne la nausée depuis trop longtemps.

Source : Youtube

Covid19 « Le gouvernement nous menti sur les chiffres de contaminations » – Dr Laurent Montesino

4 nov. 2022
Avec Laurent Montesino, médecin réanimateur interniste, spécialisé dans les Covid longs et les pathologies de la vaccination.

Source : Youtube

Géopolitique – USA-OTAN-UE versus Russie – 4 documents

Par : admin

Par le général Dominique Delawarde

Bonjour à tous,
Aujourd’hui 4 documents et 1 conseil de lecture.
1 – Sur le lien ci après, Eric Denécé; Directeur et fondateur du CF2R (Centre Français de Recherche sur le Renseignement) est interviewé par le média Al Ain.

https://fr.al-ain.com/article/eric-denece-entretien-exclusif-al-ain-news-ukraine

2 – Sur le lien ci après, Caroline Galactéros, directrice et fondatrice du site Géopragma, répond à Elise Blaise sur TV Liberté dans le cadre de l’émission Le Samedi Politique.

https://www.youtube.com/watch?v=1I77W2ddzAo

3 –Le Bulletin 109 de Xavier Moreau sur l’Ukraine vient d’arriver, à visionner sur le lien suivant: https://odysee.com/@STRATPOL:d/109:26 ou 

https://odysee.com/@STRATPOL:d/109:26?src=embed

4 – En lien ci après, la dernière vidéo de l’échiquier mondial présentée par Xavier Moreau et publiée par RT France.Son titre : Le couple franco-allemand: la grande réinitialisation.

https://odysee.com/@DiscreetL:6/%F0%9F%97%BAL’ECHIQUIER-MONDIAL%F0%9F%97%BA-Couple-franco-allemand—la-grande-r%C3%A9initialisation:a

Un conseil de lecture ? : « L’ami américain » d’Eric Branca publié en Septembre 2022 aux éditions Perrin. C’est un travail d’enquête à partir de documents déclassifiés. L’hebdomadaire Le Point dit de ce livre : « Un ouvrage brillant » et le Figaro magazine ajoute  » Très documenté, vif, agréable à lire ».
Bonne information alternative à tous et à chacun de se forger son opinion, bien sûr.


Général Dominique Delawarde

Essonne : Il s’attaque à des statues avec une hache dans les rues de Yerres et menace les policiers avec un pistolet

Par : admin
© Page facebook : Kevin Bonkendorf Photographie

Les policiers de l’Essonne ont été confrontés à une intervention très délicate ce jeudi soir, à Yerres.

Un individu s’est attaqué à des statues culturelles sur le parvis du théâtre avec une hache. Lorsque les policiers municipaux se sont rendus sur place, le mis en cause a exhibé une arme de poing.

Comme le relate Actu17, des renforts ont été demandés. Les policiers de la Brigade Anti-Criminalité (BAC), munis de leurs protections balistiques lourdes, sont arrivés sur les lieux.

Une source proche de l’enquête a expliqué, “L’homme a refusé de lâcher sa hache, s’est rebellé et a été maîtrisé à l’aide d’un pistolet à impulsion électrique”. L’arme, de calibre 9 mm a été retrouvée posée à proximité. Lors de sa fouille, les fonctionnaires vont également trouver un couteau.

Une plainte a été déposée par la mairie pour la dégradation d’une statue. La scène a été filmée par les caméras de vidéosurveillance.

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Source : Actu Forces de l’ordre

Le Monde d’après, de Laurent Firode

Par : admin

Le cinéma de la Résistance existe : je l’ai rencontré !

Le premier grand film de cinéma anticovidiste.

lundi 24 janvier 2022, par Lionel Labosse

Né en 1963, Laurent Firode est loin d’être un nouveau venu dans le monde du cinéma, comme le révèle sa fiche Wikipédia, qui étonnamment n’inclut encore aucune occurrence des épithètes « complotiste » ni « antivax ». Après en avoir copieusement entendu parler par les amis résistants, j’ai enfin assisté à une projection de son film Le Monde d’après à l’espace Saint-Michel à Paris ce mercredi 23 novembre, projection suivie d’un débat dans une salle annexe, auquel presque tous les spectateurs ont assisté ; échanges fort riches avec le réalisateur & une partie de l’équipe, Irène Ismaïloff, son actrice fétiche semble-t-il, Christian Diaz et l’ingénieur du son Fabien Louineau. Cela doit faire deux ans que je n’avais pas mis les pieds dans un cinéma. En effet, allergique à la pub, j’étais abonné à la Cinémathèque française, que j’ai cessé de fréquenter quand ces messieurs-dames sont tombés dans le covidisme le plus borné, y compris le public, heureux comme des papes à l’idée de contrôler les étoiles jaunes des spectateurs. Cela dit, j’y retournerai, car d’une part Samuel Fuller, Julien Duvivier, Ed Wood & Jean Gabin sont innocents du covidisme, d’autre part je paie déjà ce musée vivant du cinéma avec mes impôts, donc j’ai droit d’y aller pour ma culture & mon plaisir. Mais parlons d’abord du film, puis du débat, et faisons un maximum de pub !

Le Monde d’après, le film

La trame est simple, le film est bâti sur le principe des romans d’immeuble (et de leurs adaptations respectives au cinéma ou à la télévision) : Pot-Bouille, d’Émile Zola, Escalier C, d’Elvire Murail, L’Immeuble Yacoubian, d’Alaa el Aswany, avec cette différence qu’il n’y a pas dans Le Monde d’après d’interactions entre les personnages, chacun d’entre eux reçoit des personnes extérieures à l’immeuble, quand il ou elle ne dénonce pas ses voisins qui fument du shit, et cela leur suffit, ils vivent dans leur bulle, à l’instar des féministes wokistes qui rêvent d’éradiquer de l’immeuble tout porteur de zob. Une succession de saynètes illustrent des thèmes propres aux deux mamelles de la société macroniste : covidisme & wokisme. Le ton est acide, cela vous fera rire et/ou pleurer, mais c’est basé sur des faits réels. Les comédiens sont exceptionnellement justes même pour jouer les pires ordures (je veux dire les citoyens collabos du national-covidisme, la nouvelle citoyenneté modèle). Je ne veux pas trop divulgâcher, je vais donc évoquer trois scènes.

Dérapage
par Laurent Firode

Une scène écœurante entre trois jeunes institutrices (le type de personnage qui en principe fait se liquéfier d’amour la Kriticatur de la presse de grand chemin, Télérama ou Libération (sic)) plus infâmes les unes que les autres, reprend fidèlement le court métrage Dérapage que Laurent Firode avait publié, d’après mes notes, en janvier 2022. Trois braves covidistes défoulés contre les « antivax » en viennent à imaginer une « solution finale » au problème. On admire au passage la direction d’acteurs, qui donne un résultat égal avec des acteurs d’âge & de profil diamétralement opposés. C’est malheureusement du cinéma vérité, car des pouffiasses comme ça, je n’ai carrément vu que ça autour de moi dans l’établissement où j’en saigne (il doit y avoir une faute ?) Enfin pas à ce point de dégueulasserie, mais se vanter d’avoir puni un élève qui n’avait pas son masque sur le nez, ou me faire traiter de « négationniste du covid », j’ai coché les cases.
Scène hilarante avec les deux wokistes recevant un travelo qui postule pour une colocation dans un appartement écolo-féministe-wokiste-végan. Heureusement le réalisateur a alterné les scènes wokistes et les scènes covidistes, parce que s’il n’y avait eu que ça, en ce qui me concerne, je me serais senti mal comme avec un acuponcteur qui appuie au point précis où l’on souffre. Il est fort dur de revoir à l’écran ces scènes dont nous avons subi la répétition ad libitum. Ce que je retiens en tant que brigittologue distingué, c’est la discrète leçon : les gens ont beau avoir sous les yeux la preuve flagrante qu’un bipède à l’apparence féminine est un homme, ils ont besoin de voir – je cite – « sa teub » pour être convaincu. Dans l’affaire Chibritte, nous en sommes à un niveau de preuve de 1000 % (comme pour l’inutilité des toxins ou des masques), et on en revient toujours à ce que Pierre Cassen disait au début de l’affaire : « Macron doit honorer Brigitte devant tous les Français ».
La scène qui m’a le plus touché est celle dans laquelle un (jeune) homme reçoit une jeune femme dans un appartement en location. Celle-ci ne trouve pas le disjoncteur, et il apporte la lumière. Digression : c’est d’ailleurs amusant parce qu’une jeune spectatrice un peu naïve & formatée par le cinéma & la télévision de daube que nous subventionnons depuis 30 ans, est intervenue à plusieurs reprises lors du débat auquel j’ai assisté ce 23 novembre, pour exprimer son mécontentement vis-à-vis de la lumière et du fait qu’il n’y avait pas d’acteurs estampillés par la Kriticatur. Ayant l’esprit de l’escalier (C), j’ai trouvé dans le métro de retour la réplique qui aurait cloué d’un coup le bec à la bécasse : « Ben la lumière, c’est toi qui l’apportes en allant à la rencontre de ton prochain dans les sales obscurs (y a pas une faute ?) ». Revenons à mes moutons. Le gars raconte à la jeune la mort dans la solitude et non du covid, de la vieille dame qui habitait là, dame qu’il aidait et appelait souvent, mais il était parti se confiner à la campagne et grâce aux coronazis, la vieille est clamecée dans son jus & la solitude. Mais ce n’est pas ça qui m’a ému. Le type, lui aussi souffrant de solitude, demande une faveur à la jeune femme, et ce n’est que de… toucher sa main. Il se trouve que je suis en train de lire un livre intitulé Comprendre la PNL, de Catherine Cudicio (éd. L’Organisation, 1986). Dans le chapitre consacré au phénomène de l’ancrage, elle explique : « Un des ancrages kinesthésiques les plus connus c’est la poignée de main : selon la qualité de la sensation tactile, elle conduit à différents états intérieurs et différentes attitudes », et de proposer un exercice à réaliser par deux (j’ai cité déjà plus longuement ce livre dans cet article). Cette scène très cinématographique nous rappelle tout ce que les psychopathes covidistes ont sciemment détruit en nous (même si nous avons recréé d’autres types d’ancrages avec d’autres gestes de salutation sans contact comme le pratiquent les Asiatiques, hormis l’horrible branlage d’olécranes).
Mais j’en finis et je vous laisse découvrir le film. Un mot sur le leitmotiv musical, la version au piano par Liszt de « La Campanella » de Paganini qui contribue peut-être à un ancrage positif avec le côté musique accélérée de cinéma muet. L’impression qui domine c’est que tout ce cirque qu’on aurait pu croire sorti d’un cerveau démoniaque, c’est la réalité que nos concitoyens, politiques, syndicalistes, journalistes, médecins, enseignants, policiers, militaires, curés, imams, rabbins & autres acteurs subventionnés de la farce macronienne, ont acceptée sans barguigner. Le monde est devenu un triste spectacle. Quand notre vie quotidienne est devenue aussi absurde qu’une pièce d’Ionesco, pourquoi se déplacer & engraisser des comédiens subventionnés covidistes qui interprètent ce théâtre sans le comprendre ? Comment croire des enseignants qui après avoir consciencieusement expliqué Rhinocéros à leur élèves, se sont abandonnés sans résister à une rhinocérite cousue de fil blanc ?

Rencontre avec Laurent Firode et son équipe

Laurent Firode est présent avec quelques membres de son équipe à chaque représentation à Paris, et sans doute partout en France au fil du succès du film qui s’annonce extraordinaire. En effet, il a annoncé les chiffres qui étonnent son distributeur : 92 spectateurs en moyenne aux rares séances qui ont eu lieu, alors que pour un film français normal, c’est plutôt 9. Le bouche à oreille fonctionne à donf, j’en suis la preuve. C’est sans doute dû au fait que le film est une fiction, et que l’humour, et l’alternance entre les scènes covidistes & la folie wokiste, réconcilient les spectateurs vaxinés ou non, que les psychopathes nationaux-covidistes se sont efforcés de « diviser pour mieux régner ». Il suffit que 2 ou 3 personnes expriment leur envie de voir ce film au directeur d’un cinéma pour que celui-ci le programme, et les critiques très positives publiées par chacun d’entre nous sur Allociné contribuent à l’emballement. Ce qui serait jouissif, c’est que le succès soit tel que la Kritikatur de la presse de grand chemin en avale son vomi à l’instar de la fillette évoquée par les 3 instits, et que dorénavant Karin Viard, François Cluzet & autres putains du macronisme & de l’avance sur recettes assistent dans des salles désertes à la projection de leurs propres films. Laurent Firode est délibérément sorti du système après avoir réalisé quelques films dont les acteurs lui ont été imposés. À la question « Que feriez-vous si vous disposiez de plus de fric ? » il répond : « Je ferais le film exactement pareil, mais en payant les acteurs ». Les acteurs présents ont plaisanté avec l’idée que leur carrière était finie pour avoir participé à un tel brûlot. Enfin, quand tous les acteurs covidistes auront péri de la tremblante du mougeon, on les laissera peut-être exprimer leur talent !
J’ai fait le rapprochement entre ce nouveau type de cinéma du réel et de la réalité susceptible de bouleverser les règles de la distribution, et ce qui se met progressivement en place tel que je l’ai exprimé dans cet article sur le spectacle de demain ou expérimenté en assistant à deux reprises à un spectacle d’Ingrid Courrèges à Paris & en Bretagne.

Pour approfondir

Pour approfondir le plaisir de découvrir ce cinéaste, voyez dans l’ordre :
 Un film hilarant sobrement intitulé Sketchs, qui rappelle le ton pince sans rire de Karim Duval.

Sortie du film « Le Monde d’Après », avec le réalisateur Laurent Firode
par Jérémie Mercier

Une entrevue avec Jérémie Mercier le 27 octobre 2022, où l’on apprend que Le Monde d’après n°2 est déjà tourné, et qu’un n°3 est en préparation. Laurent Firode refuse de nommer les acteurs, mais je vous livre un scoop recueilli au bar lors de la discussion qui a prolongé le débat : Karine Dubernet, Charlotte Gainsbourg & Thomas Séraphine en seraient ! Il y aurait pas une légère faute de goût ?
 Pour nos amis gueux de province qui souhaiteraient découvrir le film, voyez une sorte de mode d’emploi dans cette émission des collectifs Réinfo animée par l’ami Martin, lui-même Résistant & acteur de talent qui a sacrifié sa carrière à la lutte. Quand on voit le succès du film dans la ville d’Annie Dingo où les électeurs ont plébiscité l’éborgneur à 85 % au 2e tour des présidentielles de 2022, on imagine le succès dans les départements tombés aux mains de l’ignoble candidate d’extrême drouâteuh !
 Vous avez aussi un Fil Telegram pour se tenir au courant, ainsi que le site du réalisateur en lien ci-dessous. En parlant de ça, je viens aussi de créer mon propre Fil Telegram qui reprendra les articles de ce site et les points essentiels de mon journal, les articles et vidéos marquantes, etc.

Lionel Labosse

Voir en ligne : Site de Laurent Firode


Source : altersexualite.com

Immergence Française

Par : admin

Par WD

Il est inutile d’intégrer les effets secondaires du conflit Ukrainien pour découvrir la dégradation de notre pays sur tous les plans. Notre alignement à la politique étasunienne dans cette guerre finalement sociétale n’a provoqué pour nous qu’un effet de levier négatif. En faisant abstraction des conséquences du train des sanctions où nous sommes bien installés dans le wagon de tête à l’égard de la Russie, la déliquescence de notre pays était déjà acquise. Nous n’avons plus de frontière, plus de monnaie, plus de pôle économique majeur, plus de domaine d’excellence. Nous n’avons plus de forces militaires dignes de ce nom. Notre corps diplomatique est fantomatique. Pas un seul pan de mur de notre société respire la bonne santé. Tous les compteurs sont dans le rouge. Notre balance commerciale est un trou noir. Nous ne créons plus assez de richesse. Les forces vives économiques et intellectuelles de ce pays ne sont plus. Dans le segment entretien des infrastructures et matériels rien n’a eu une maintenance correcte. L’obsolescence est partout et devient dramatique. Certains secteurs ont été privatisés, mais cette nonchalance coupable et volontaire est restée en entier pour le plus grand bien des actionnaires anglo-saxons. À coup de 49,3, le bouclier social se brise. Le résultat final est prévisible.

Si la France a été longtemps un phare culturel, il faut bien convenir que faute d’entretenir le lustre de ses miroirs on ne le voit plus guère. Si notre pays a été un exemple spécifique enviable, un cap intellectuel, une référence philosophique et existentielle, sa patine est devenue rouille. Si Paulo Guedes, ministre de l’économie du Brésil disait tantôt « La France devient insignifiante » ce n’était pas une boutade, c’était et reste une réalité. Notre pays est devenu le fer de lance des pays du quart monde. La corruption est partout, l’incompétence à tous les niveaux, l’assujettissement aux lobbies ploutocratiques bien institué. Nous ne sommes plus qu’une république bananière où le mécontentement public est réprimé par la force et la violence. La répression étatique contre le peuple est le jalon marquant l’entrée officielle d’un pays dans la dictature et le non-droit. Avec Macron, toutes les références qui marquent un pays secondaire du label « négligeable » ont été atteintes et outrepassées par son zèle d’inféodé.

Nous entendons bien quelques voix qui réclament le retour à la souveraineté en sortant de l’ineffable commission européenne qui nous paupérise. D’après elles, il faut réindustrialiser, redynamiser l’agriculture, recouvrer notre autonomie sur tous les plans. Les « Il faut », les « y-a -qu’à » c’est bien, mais en avons-nous les moyens financiers tant notre économie est exsangue ? En sortant de la tutelle tyrannique de la « Van der Layenerie » nous ne gaspillerons plus notre pognon à l’amélioration des autres pays européens à la ramasse et entretenir le délire Zelenskien. Ce sera un premier pas, mais il ne sera pas suffisant pour réparer les dégâts causés par le bradage économique qui s’opère depuis l’ère Giscardienne. Par ailleurs, le poids de la dette n’est pas une abstraction. Il manque l’argent, les cerveaux, la volonté. L’excellence Française s’est déjà expatriée depuis longtemps et continue son exode. Il ne reste plus en France que les médiocres, les mous du genoux, les incompétents. Bruno Le Maire en est l’oriflamme. Que faire avec tous ces boomers qui n’ont jamais rien compris ni rien vu venir et les jeunes déjà transhumanisés par leurs smartphones ?

Nos élites ont tout vendu, usines et savoir-faire, terres et forêts. Des morceaux administratifs et sociaux ont été privatisés. Les cabinets de conseil étrangers dirigent notre pays. La libre circulation des capitaux, l’exode fiscal et les autres combines pour échapper à l’impôt sont bien établis depuis des décennies. Ce processus d’optimisation fiscale fait et fera que nous manquerons de revenus et de perspectives.

Dans l’hypothèse où les français se réveilleront un jour de leur long coma, la marche de la reconstruction sera longue et périlleuse car ceux qui nous ont saigné à blanc ne nous laisseront pas faire. Ils joueront de toutes les armes économiques qu’ils possèdent, embargos en tête de ligne pour nous barrer la route. Les éléments Sorosiens in situ entraveront nos projections. Ils fomenteront des conspirations comme ils le font partout dans le monde. La ploutocratie aiment la dominance dans le chaos. Il lui permet de tirer les ficelles.

Il nous faudra être investis d’un grand sentiment national, d’une grande volonté d’un avenir commun fructueux pour reprendre notre destin en main. Notre souveraineté qui garantit notre liberté et notre indépendance sera contrariée par tous ceux qui ont fait allégeance à l’Imperium américain depuis des lustres (dès Monnet-Clemenceau en fait). Nous ne voyons guère ces qualités obligatoires pour recouvrer notre place dans le monde se bousculer au portillon. Les deux pèlerins qui exhortent le renouveau de la France par voie d’émancipation ne sont guère connus du grand public. Ils ne font pas l’enthousiasme général. Ils tournicotent dans des sphères étriquées bien muselées par le système.

Après 40 ans de diatribes Kalergistes, de démagogies sociétales, de soumissions idéologiques avec corruption à la clef, le résultat donne la mentalité générale individualiste de ce pays décharné voire désincarné. Il n’y a plus de conscience collective et les rebuts politiques sont en tête de ce naufrage identitaire. L’idée du destin commun heureux et prospère dans un espace historique n’est plus. Nous foulons au pied les combats, les sacrifices et la volonté de nos aïeux qui ont toujours voulu la liberté et le bien-être pour tous, par tous. Nous nous sommes fracassés sur les écueils de la globalisation et nous coulons. La baie des Trépassés n’est plus loin à présent.

Censure et répression de l’hétérodoxy Covid-19 : tactiques et contre-tactiques

Par : admin

Résumé

L’émergence de COVID-19 a conduit à de nombreuses controverses sur les connaissances et les politiques liées au COVID. Pour contrer la menace perçue des médecins et des scientifiques qui contestent la position officielle des autorités sanitaires gouvernementales et intergouvernementales, certains partisans de cette orthodoxie ont décidé de censurer ceux qui promeuvent des opinions dissidentes. Le but de la présente étude est d’explorer les expériences et les réponses de médecins et de chercheurs hautement accomplis de différents pays qui ont été la cible de répression et/ou de censure suite à leurs publications et déclarations concernant le COVID-19 qui remettent en question les opinions officielles. Nos résultats soulignent le rôle central joué par les organisations médiatiques, et en particulier par les entreprises de technologie de l’information, dans la tentative d’étouffer le débat sur la politique et les mesures COVID-19. Dans le but de réduire au silence les voix alternatives, il a été largement fait usage non seulement de la censure, mais aussi de tactiques de répression qui ont porté atteinte à la réputation et à la carrière des médecins et scientifiques dissidents, quel que soit leur statut universitaire ou médical et quelle que soit leur stature avant d’exprimer une opinion. position contraire. Au lieu d’une discussion ouverte et équitable, la censure et la suppression de la dissidence scientifique ont des implications délétères et profondes pour la médecine, la science et la santé publique.

Introduction

L’émergence du COVID-19 a entraîné une prolifération de différends et de désaccords sur les connaissances et les politiques liées au COVID (Liester 2022 ), y compris l’origine du virus SARS-CoV-2 (van Helden et al. 2021 ), les mesures restrictives prises par la plupart des gouvernements tels que la distanciation sociale, les confinements, la recherche des contacts et les exigences de masque (Biana et Joaquin 2020 ), l’utilisation de certains traitements de la maladie et l’exclusion d’autres (Mucchielli 2020 ), la sécurité et l’efficacité des vaccins contre le COVID -19, et la mise en place de « laissez-passer vaccins » dans de nombreux pays (Palmer 2021 ). Harambam ( 2020 ) a qualifié ces différends de «guerres de la vérité corona».

Depuis le début de la pandémie, alors que les gouvernements et les autorités sanitaires soutenaient que des politiques de confinement restrictives étaient nécessaires pour faire face à la pandémie et prévenir les décès, de nombreux scientifiques et médecins ont remis en question l’éthique et la moralité de ces tactiques, notamment des lauréats du prix Nobel et d’éminents médecins et universitaires. (par exemple, AIER 2020 ; Abbasi 2020 ; Bavli et al. 2020 ; Brown 2020 ; Ioannidis 2020a ; Lenzer 2020 ; Levitt 2020 ). En outre, à partir du début de 2020, un nombre croissant de scientifiques et de médecins ont fait valoir que la pandémie, ainsi que les chiffres de morbidité et de mortalité, étaient gonflés et exagérés (Ioannidis 2020 ; Brown 2020 ) ; que les politiques et restrictions extrêmes violaient les droits fondamentaux (Biana et Joaquin 2020 ; Stolow et al. 2020 ) ; et que les gouvernements utilisaient des campagnes de peur basées sur des hypothèses spéculatives et des modèles prédictifs peu fiables (Brown 2020 ; Dodsworth 2021 ). Certains universitaires, médecins et avocats ont souligné les préjugés, la dissimulation et les distorsions d’informations vitales concernant les taux de morbidité et de mortalité liés au COVID-19 qui ont induit les décideurs politiques et le public en erreur (AAPS 2021 ; Abbasi 2020 ; SAMEDI 2020 ; Carburant 2020  ; Roi 2020 ).

Il a été avancé qu’une grande partie de la discussion autour de la pandémie de COVID-19 a été politisée (Bavli et al. 2020 ) et que la science et les scientifiques sont réprimés en raison d’intérêts politiques et économiques (Bavli et al. 2020 ; King 2020 ; Mucchielli 2020 ). Cette critique s’est accrue, notamment après le début de la campagne de vaccination contre la COVID-19. Des critiques ont été faites concernant la hâte avec laquelle les vaccins à ARNm ont obtenu l’autorisation d’utilisation d’urgence par la FDA, même pour les enfants; la qualité des essais cliniques qui ont conduit à l’autorisation des vaccins (y compris les violations des protocoles de recherche et les preuves de fraude) ; le manque de transparence concernant le processus et les données qui ont conduit à l’autorisation ; l’inflation des estimations d’efficacité ; et la minimisation ou l’ignorance des événements indésirables (Doshi 2020 , 2021 ; Fraiman et al. 2022 ; Thacker 2021 ).

Les critiques ont fait valoir que le discours scientifique et politique entourant le COVID-19 n’a pas été mené sur un pied d’égalité en raison de la censure et de la suppression des opinions contraires à celles soutenues par les autorités médicales et gouvernementales (Cáceres 2022 ; Cadegiani 2022 ; Liester, 2022 ; Mucchielli 2020 ). Certains gouvernements et entreprises technologiques, tels que Facebook, Google, Twitter et LinkedIn, ont pris des mesures pour censurer les points de vue contraires, arguant que les opinions contestant les politiques gouvernementales sont une désinformation dangereuse et que la censure est donc justifiée pour protéger la santé publique (Martin 2021 ).

La présente étude explore le phénomène de la censure de la dissidence du point de vue de scientifiques et de médecins bien connus qui ont été censurés pour leurs opinions hétérodoxes sur COVID-19, afin d’en savoir plus sur l’éventail des tactiques qui ont été utilisées pour censurer et les faire taire, ainsi que les contre-tactiques qu’ils ont utilisées pour résister à ces tentatives.

Censure de l’hétérodoxy COVID-19

Décrire une vision ou une position sur le COVID-19 comme hétérodoxe implique l’existence d’une position orthodoxe, qui fait ici référence à la position dominante soutenue par la plupart des grandes agences de santé gouvernementales et intergouvernementales. Liester ( 2022 ) fournit une liste comparant ce qu’il appelle les opinions dominantes et dissidentes en ce qui concerne COVID-19, qui comprend l’origine du SRAS CoV-2 (zoonotique vs laboratoire), les mandats de masque (empêchera la propagation vs. n’empêche pas la propagation), un traitement précoce avec des médicaments tels que l’hydroxychloroquine et l’ivermectine (inefficaces et dangereux vs efficaces et sûrs), l’utilité des mesures de confinement et autres restrictions (efficaces et bénéfiques vs inefficaces et nocifs), les vaccins COVID-19 (sûrs et efficace contre dangereux et dangereux), et les mandats et passeports de vaccination contre la COVID-19 (nécessaires et éthiques contre nocifs et contraires à l’éthique). S’il est vrai qu’aucune de ces positions dominantes n’a été universellement adoptée par tous les gouvernements du monde au même degré ou jusque dans les moindres détails, une position dominante ou orthodoxe sur toutes ces questions peut néanmoins être identifiée pays par pays. pays avec de fortes similitudes au-delà des frontières nationales.

Il convient de noter que les positions orthodoxes peuvent changer. Par exemple, à la mi-printemps 2020, la discussion sur les origines en laboratoire du SRAS-CoV-2 était interdite sur certains sites de médias sociaux, comme Twitter et Facebook (Jacobs 2021 ). Plus récemment, la théorie des fuites de laboratoire a depuis gagné en légitimité, notamment à la suite d’articles dans les Actes de l’Académie nationale des sciences (Harrison et Sachs 2022 ), Frontiers in Virology (Ambati 2022 ) et Vanity Fair (Eban 2022 ) ainsi qu’un déclaration du directeur général de l’OMS, Ghebreyesus, qui a commenté un rapport intérimaire du Groupe consultatif scientifique sur les origines des nouveaux agents pathogènes, affirmant que toutes les hypothèses doivent être prises en compte et critiquant le rapport pour l’évaluation inadéquate de l’hypothèse de fuite de laboratoire (OMS 2022 ). Un autre exemple concerne la nécessité du port du masque : des responsables américains tels que le directeur de l’Institut national des maladies allergiques et infectieuses (NIAID), Anthony Fauci, ont officiellement recommandé de ne pas porter de masque universel en mars 2020, pour changer leur position dans Avril pour recommander le port du masque universel et les mandats (Roche 2021 ).

Depuis le début de 2020, il y a eu une recrudescence de plaintes concernant la censure par des individus et des groupes présentant des points de vue et des informations hétérodoxes liés au COVID, avec encore plus de plaintes en 2021 suite au déploiement du vaccin COVID-19. De nombreux cas impliquent la censure des médias sociaux, y compris la suppression de comptes (« deplatforming ») ou le blocage de la visibilité du contenu d’un utilisateur sans l’en informer (« shadow banning ») (Martin 2021 ).

Alors que les plaintes concernant la censure et la répression scientifiques ont précédé la pandémie (Elisha et al. 2021 , 2022 ; Martin 2015 ), une nouvelle caractéristique de l’ère COVID est le rôle de premier plan joué par les entreprises de technologie de l’information telles que Facebook et Google (Martin 2021 ). Un exemple frappant est le classement à la baisse du site Web de la déclaration de Great Barrington par Google (Myers 2020 ). La Déclaration, dirigée par trois épidémiologistes des universités de Harvard, Stanford et Oxford, a été publiée en octobre 2020 (Kulldorff et al. 2020 ) et signée par de nombreux scientifiques et médecins notables, dont le lauréat du prix Nobel Michael Levitt. Il s’est opposé aux verrouillages universels en faveur de la concentration sur la protection des groupes vulnérables. Cependant, pour réduire l’exposition, Google a modifié son algorithme de recherche (Myers 2020 ). En février 2021, Facebook a supprimé une page créée par un groupe de scientifiques impliqués dans la déclaration (Rankovic 2021 ). En avril 2021, YouTube a supprimé un enregistrement d’une audience publique officielle sur la pandémie qui mettait en vedette le gouverneur de Floride Ron DeSantis et les auteurs de la déclaration de Great Barrington. L’un d’eux, le Pr Kulldorff, qui est l’un des épidémiologistes et infectiologues les plus cités au monde, a lui-même été censuré par Twitter en mars 2021 (Sarkissian 2021 ). Bien que son tweet disant que tout le monde n’a pas besoin du vaccin COVID-19 n’ait pas été retiré, il a été averti et les utilisateurs ont été empêchés d’aimer ou de retweeter le message (Tucker 2021 ).

Les cas similaires abondent. Par exemple, le site de réseautage de recherche ResearchGate a supprimé l’article du physicien Denis Rancourt sur les masques (Rancourt 2020 ), et en 2021, il l’a totalement interdit (Jones 2021 ). En juillet 2021, LinkedIn a suspendu le compte exploité par le Dr Robert Malone, virologue et immunologiste de renommée internationale, une action répétée par Twitter en décembre 2021 (Pandolfo 2021 ).

Ce ne sont là que quelques-uns des nombreux exemples de censure liés au COVID-19. Au-delà de la grande échelle du phénomène de censure et de la large implication des entreprises technologiques dans celui-ci, une autre caractéristique unique de la censure liée au COVID est ses cibles. De nombreux médecins et chercheurs censurés par les plus grandes entreprises technologiques du monde ne sont pas des personnalités marginales. Comme dans les exemples ci-dessus, il s’agit de scientifiques traditionnels, dont beaucoup sont des experts de premier plan travaillant dans des universités et/ou des hôpitaux prestigieux, dont certains ont écrit des livres et publié des dizaines, voire des centaines d’articles et dont les études ont été largement citées. Certains d’entre eux sont rédacteurs en chef de revues scientifiques/médicales et certains sont chefs de service médical ou de clinique.

Cette lourde censure s’est faite avec l’encouragement des gouvernements (Bose 2021 ; O’Neill 2021 ), qui ont coopéré avec des entreprises technologiques telles que Facebook, Twitter et Google. Par exemple, le 7 mars 2022, le chirurgien général américain Vivek Murthy a appelé les entreprises technologiques à signaler la « désinformation sur la santé » au gouvernement fédéral et à intensifier leurs efforts pour la supprimer (Pavlich 2022 ). Par la suite, des e-mails issus de procédures judiciaires ont documenté la manière dont les responsables gouvernementaux se coordonnaient directement avec des entreprises technologiques telles que Twitter et Facebook pour censurer les médecins, les scientifiques et les journalistes (Lungariello et Chamberlain 2022  ; Ramaswamy et Rubenfeld 2022 ). En décembre 2021, un e-mail de l’automne 2020 a été publié via une demande de Freedom of Information Act (FOIA). Il a révélé un effort en coulisse de Francis Collins, alors directeur des National Institutes of Health (NIH), à son collègue, Anthony Fauci, directeur du NIAID, pour discréditer la déclaration de Great Barrington et dénigrer ses auteurs. Dans l’e-mail, Collins a déclaré à Fauci que «cette proposition des trois épidémiologistes marginaux… semble attirer beaucoup d’attention», ajoutant qu ‘«il doit y avoir un démantèlement publié rapide et dévastateur de ses locaux. Je ne vois rien de tel en ligne pour le moment – est-ce en cours ? » (Le journal Wall Street 2021 ).

Des pratiques de censure ont également été utilisées par le ministère israélien de la Santé (IMOH) et les médias contre des médecins et des chercheurs dont les opinions vont à l’encontre de l’orthodoxie institutionnelle. Un tel exemple est le Conseil israélien d’urgence publique pour la crise de Covid19. L’organisation, qui se compose d’éminents médecins et scientifiques, a été ciblée à plusieurs reprises par l’IMOH et les médias, y compris des attaques contre des membres individuels de l’organisation (Reisfeld 2021 ).

Censure, effet de retour de flamme et indignation publique

La censure du COVID-19 est, en partie, une exclusion des opinions des experts dissidents ainsi que des citoyens qui remettent en question la position standard. Ce type de censure a été une caractéristique de nombreux autres domaines controversés de la science et de la médecine, tels que le sida, les études environnementales, la fluoration et la vaccination (Delborne 2016 ; Elisha et al. 2021 , 2022 ; Kuehn 2004 ; Martin 1991 , 1999 ; Vernon 2017 ). En fait, la censure a une longue histoire et son objectif est de supprimer la liberté d’expression, les publications et d’autres formes d’expression d’idées et de positions indésirables qui peuvent être perçues comme une menace pour des organes puissants tels que les gouvernements et les entreprises.

La censure des opinions et points de vue opposés ou alternatifs peut être préjudiciable au public (Elisha et al. 2022 ), en particulier lors de situations de crise telles que les épidémies, qui se caractérisent par de grandes incertitudes, car elle peut conduire à la diffusion d’opinions, d’informations et de preuves scientifiques importantes. ignoré. De plus, le déni ou le silence des opinions contraires peut susciter la méfiance du public (Gesser-Edelsburg et Shir-Raz 2016 ; Wynne 2001 ). Des études ont indiqué que dans des situations de risque, en particulier de risque impliquant de l’incertitude, le public préfère une transparence totale de l’information, y compris des points de vue différents, et que le fait de la fournir ne suscite pas de réactions négatives en termes de comportement, mais contribue plutôt à réduire les sentiments négatifs et augmente le respect du public pour l’agence d’évaluation des risques (De Vocht et al. 2014 ; Lofstedt 2006 ; Slovic 1994 ). Comme le prévient Wynne ( 2001 ), les tentatives de la science institutionnelle d’exagérer son contrôle intellectuel et d’utiliser les connaissances comme justification des engagements politiques, tout en ignorant ses limites, ne font qu’aliéner le public et accroître la méfiance.

De plus, la censure peut être contre-productive, voire contre-productive, car elle peut conduire à accorder une plus grande attention aux informations censurées, favoriser la sympathie pour ceux qui sont censurés et promouvoir la méfiance du public à l’égard des acteurs et des agences qui pratiquent la censure (Jansen et Martin 2003 , 2004 , 2015 ). Cela est particulièrement évident à l’ère d’Internet. Alors que les entreprises de technologie de l’information telles que Google et Facebook jouent un rôle de premier plan dans les tentatives des gouvernements et des autorités de censurer les positions dissidentes sur COVID-19 (Martin 2021 ), c’est un sérieux défi d’y parvenir complètement. Leur visibilité dans les médias grand public et dans les résultats de recherche sur le Web peut être réduite, mais il existe trop d’options de communication alternatives pour empêcher les dissidents de communiquer leurs positions (Cialdini 2016 ). Par conséquent, les tentatives de faire taire et de censurer les critiques peuvent parfois se retourner contre eux.

Compte tenu de l’étendue de la censure signalée à l’époque du COVID-19, et en particulier du nombre de médecins et de scientifiques accomplis censurés et réduits au silence, ainsi que de l’implication massive des entreprises technologiques, d’une part, et des gouvernements, d’autre part, il vaut la peine d’étudier ce phénomène. La présente étude est conçue pour explorer les perceptions subjectives de médecins et de scientifiques traditionnels bien accrédités et hautement accomplis qui ont subi la censure et/ou la répression après avoir exprimé des positions non orthodoxes concernant la gestion de la pandémie de COVID-19, et comment ils ont géré ce. À travers des entretiens, nous examinons les tactiques de censure utilisées par l’establishment médical et les médias (à la fois grand public et médias sociaux), et les contre-tactiques employées par leurs cibles.

Méthode

Il s’agit d’une étude qualitative (Aspers 2004 ), qui vise à identifier les perceptions internes du point de vue de ceux qui ont vécu le phénomène en question.

Intervenants

Les participants à l’étude comprennent 13 médecins et scientifiques établis (12 hommes et 1 femme), de différents pays du monde (à savoir, Australie, Canada, République tchèque, Allemagne, Israël, Royaume-Uni et États-Unis). Parmi eux, 11 ont une formation médicale officielle dans divers domaines (p. ex., épidémiologie, radiologie, oncologie, cardiologie, pédiatrie, gynécologie, gestion des urgences) et deux sont des chercheurs sans diplôme en médecine (dans les domaines de la gestion des risques et de la psychologie) . Tous les participants sont titulaires d’un doctorat en médecine ou d’un doctorat, et quatre détiennent les deux. La plupart d’entre eux sont bien connus dans leur domaine, avec une expérience de recherche éprouvée qui comprend de nombreuses publications universitaires. Nous avons utilisé une méthode d’échantillonnage raisonné, c’est-à-dire un échantillonnage non probabiliste selon lequel une sélection délibérée est faite d’individus susceptibles de nous renseigner sur le phénomène étudié (Creswell 2012 ). Afin de préserver l’anonymat des répondants, les détails pouvant conduire à leur identification sont omis.

Outil et procédure de recherche

L’étude est basée sur des entretiens approfondis à l’aide d’un guide d’entretien semi-directif. Les questions portaient sur la position des répondants envers le COVID-19 qui était considérée comme controversée, les événements qu’ils ont vécus en raison de leur position, les implications de ces événements sur leur vie professionnelle et personnelle, et leurs réponses à ces événements.

Le recrutement s’est fait de plusieurs manières. Tout d’abord, grâce à une recherche Google, nous avons localisé les coordonnées de médecins et de chercheurs connus pour leurs positions critiques à l’égard des mesures et des politiques en cas de pandémie de COVID-19. Deuxièmement, nous avons utilisé la méthode « boule de neige » pour rejoindre d’autres répondants. Le premier contact avec les répondants s’est fait par e-mail, dans lequel nous avons expliqué le but de l’étude et demandé leur consentement pour être interrogé de manière anonyme. Les entretiens se sont déroulés via Skype, Zoom ou téléphone, et ont duré environ une heure et demie en moyenne. Chaque répondant a été invité à signer un formulaire de consentement éclairé. Les entretiens ont été enregistrés et retranscrits.

L’analyse et le codage des données ont été basés sur l’identification des problèmes clés qui ont émergé des entrevues, tout en les classant et en les regroupant en catégories significatives. Nous avons assuré la fiabilité et la validité de l’étude en appliquant différentes méthodes. L’analyse des données a été discutée par nous tous en tant que groupe de pairs experts, et différentes sources de données ont servi de triangulation des données (par exemple, les documents et la correspondance qui nous ont été fournis par les personnes interrogées). Les citations dans le texte sont fournies à titre indicatif (Creswell 2012 ).

Résultats

Les participants à l’étude ont déclaré avoir été soumis à une grande variété de tactiques de censure et de répression utilisées à leur encontre à la fois par l’establishment médical et les médias, en raison de leurs positions critiques et peu orthodoxes sur le COVID-19. Ils ont également décrit les contre-tactiques qu’ils ont utilisées pour résister. Nous divisons les résultats en deux sections, la première décrivant les tactiques de censure et de répression et la seconde décrivant les contre-tactiques utilisées par nos participants.

Faire taire la dissidence : censurer et supprimer les tactiques

Les tactiques de censure et de répression décrites par nos répondants comprennent l’exclusion, l’étiquetage désobligeant, les commentaires hostiles et les déclarations menaçantes de la part des médias, tant grand public que sociaux ; congédiement par les employeurs des intimés; enquêtes officielles; révocation des licences médicales ; procès; et rétractation d’articles scientifiques après publication.

Exclusion

Les répondants ont rapporté comment, à un stade très précoce de l’épidémie, alors qu’ils commençaient à peine à exprimer des critiques ou leur position différente, ils ont été surpris de découvrir que les médias grand public, qui jusque-là les considéraient comme des interlocuteurs désirables, ont cessé de les interviewer et d’accepter articles d’opinion d’eux:

Ni X ni Y [deux journaux centraux dans le pays du répondant] n’ont voulu publier mes articles. Sans une bonne explication. Je viens d’arrêter de recevoir des articles. C’était assez flagrant qu’ils aient cessé d’accepter des articles exprimant une opinion différente de celle du ministère de la santé (MOH). Le nombre de journalistes à qui on peut vraiment parler, qui sont prêts à écouter une autre opinion, à publier, a été considérablement réduit, et la plupart des journalistes de la santé sont aujourd’hui très biaisés envers le ministère de la Santé (#10).

Dénigrement

Les répondants ont indiqué que l’exclusion n’était que la première étape : peu de temps après, ils ont commencé à être diffamés par les médias et dénigrés en tant qu' »anti-vaxxeurs », « négationnistes du Covid », « diffuseurs de dés/désinformation » et/ou « théoriciens du complot ». :

Après la parution de ce rapport…, j’étais en première page du Sunday Times… il disait… X [le nom du répondant], un professeur de A [l’institution dans laquelle travaille le répondant] est co-auteur d’un rapport anti vax… J’étais maintenant , ouais…, on m’a dit que j’étais anti-vaccin (#9).

J’ai été vilipendé.… J’ai été traité de charlatan…, d’anti-vaxxer et de négationniste du COVID, de théoricien du complot (#13).

Recruter des « tiers » pour aider à discréditer

Selon nos répondants, l’une des principales tactiques utilisées par les médias pour les discréditer était l’utilisation de « sources tierces » apparemment indépendantes, telles que d’autres médecins, pour les saper, par exemple en écrivant des articles diffamatoires :

J’ai été choqué par ce qui est sorti le lendemain dans le Wall Street Journal… Nous avions donc ici trois des médecins les plus expérimentés avec des centaines et des centaines de publications et une crédibilité scientifique dans nos CV et… un grand média a permis à un jeune médecin de publier qui n’a pas de résultats académiques ni d’antécédents… [et] lui faire publier un article diffamatoire (#6).

Une autre source « tierce » utilisée par les médias, selon nos répondants, était les organisations de « vérification des faits », une pratique censée vérifier les informations publiées pour promouvoir la véracité des reportages. Cependant, certains répondants ont allégué que les groupes de vérification des faits avaient été recrutés et gérés par des entreprises ou d’autres parties prenantes pour les discréditer et tenter de discréditer les informations qu’ils présentaient :

… les vérificateurs de faits sont une source de désinformation, donc bien qu’ils puissent examiner quelque chose et dire, le Dr X a dit quelque chose, mais… ils font une demande reconventionnelle. Les contre-allégations ne sont jamais citées dans les données… elles remontent toutes aux fabricants de vaccins ou aux parties prenantes du vaccin (#6).

vous obtenez les vérificateurs de faits… Ils ont essayé de discréditer S, mais aussi, parce que j’étais co-auteur, ils s’en prenaient à moi…, et tout ce genre de choses et… discréditent par association… (#4).

Comme on le voit dans le deuxième exemple ci-dessus, certains des participants ont déclaré que ces groupes de «vérification des faits» étaient utilisés pour discréditer et diffamer non seulement le chercheur ou le médecin qui présentait une opinion ou une information contraire, mais aussi d’autres qui leur étaient associés.

Certains répondants ont déclaré que les médias les ont persécutés au point de noircir leur nom sur leur lieu de travail, entraînant leur licenciement, ou qu’ils ont été contraints de démissionner :

J’ai perdu mon emploi…, je travaillais depuis 20 ans à X [nom de l’institution]… Et donc, les médias ont commencé à venir à X… il y a eu un effort concerté pour… ruiner ma réputation, même si, c’est incroyable, ils avaient le taux de mortalité le plus bas au monde, et le médecin qui le leur a apporté est vilipendé et calomnié. Alors, je suis parti tout seul… Ma réputation a été calomniée. Je veux dire le niveau de traitement auquel je ne m’attendais pas et l’abus je dirais (#1).

Censure en ligne

Certains répondants ont déclaré avoir été censurés sur les réseaux sociaux (par exemple, Facebook, Twitter, TikTok, YouTube, Google, LinkedIn) et ont déclaré que certains de leurs messages, tweets, vidéos ou même comptes avaient été supprimés par les réseaux.

Mes vidéos YouTube ont été supprimées. Facebook m’a mis en prison, « Facebook Jail ». Et j’ai trouvé que j’étais dé-plateforme partout (#1).

J’ai toujours eu des vidéos, juste mon matériel pédagogique que j’ai mis en ligne sur YouTube…, mais j’ai aussi commencé à mettre en place du matériel autour de cela, juste pour parler de certaines recherches… en regardant les données sur l’efficacité des vaccins… YouTube a commencé à le supprimer. Et donc maintenant…, je ne peux pas publier, je ne peux même pas mentionner les vaccins, car en quelques secondes, dès que j’essaierai de télécharger la vidéo, YouTube dira que cette vidéo va à l’encontre de nos directives… (#3) .

J’ai été licencié de TikTok… Tout d’un coup, j’ai été définitivement banni parce que j’ai probablement eu une violation de la communauté (#2).

Je suis actuellement sur mon sixième compte Twitter… le dernier a soi-disant été fermé pour un tweet sur le labo de X [le nom du labo], mais il arrivait. J’ai ébouriffé trop de plumes (#2).

Comme on peut le voir dans les exemples ci-dessus, les répondants ont noté que la suppression de leurs contenus des réseaux sociaux était accompagnée d’un avis affirmant qu’ils avaient violé les « règles de la communauté ». Ils ont souligné qu’il s’agissait de documents académiques, étayés scientifiquement :

J’ai pris conscience qu’une vidéo universitaire YouTube que j’avais montée concernant l’article dans le journal XXX… avait été retirée par YouTube, et j’ai reçu un avis indiquant qu’elle avait violé les conditions de la communauté YouTube… sans jamais avoir de conditions d’utilisation de la part de YouTube qui expliquerait quels types de termes seraient appliqués à une vidéo scientifique de quatre diapositives PowerPoint… (#6).

L’un des répondants a signalé la censure même dans Google Docs, ce qui signifie que même les communications privées sont censurées :

Google Docs a commencé à restreindre et à censurer ma capacité à partager des documents… Ce n’est pas Twitter qui me rejette comme ils l’ont fait. C’est une organisation qui me dit que je ne peux pas envoyer de communication privée à un collègue ou à un ami, ou à un membre de ma famille… (#1).

Censure et répression par l’établissement médical et universitaire

Certains des répondants ont déclaré avoir été victimes de diffamation de la part de leur propre institution, avec l’intention apparente de nuire à leur réputation et à leur carrière. Par exemple:

…dans [mon pays], nous avons environ 55 000 médecins. Mon nom est apparu sur le site officiel du ministère de la Santé, que je suis la seule personne, un médecin qui… diffuse de la désinformation… (#12).

Il y a eu un effort concerté pour… ruiner ma réputation même si, c’est incroyable, ils [l’hôpital où je travaille] avaient le taux de mortalité le plus bas au monde (#1).

Certains participants ont également déclaré qu’ils avaient reçu un message clair de l’institution où ils travaillaient qu’ils n’étaient pas autorisés à s’identifier à l’institution lors d’une interview ou d’un témoignage ou d’exprimer leurs opinions – dans certains cas comme condition de renouvellement de leur contrat .

J’ai donné le témoignage de X (un certain traitement), et ce genre de chose est devenu viral. Et l’hôpital n’était pas content parce que mon affiliation s’était manifestée… Ils m’ont proposé un nouveau contrat. Ils ont dit…, nous avons de nouvelles conditions pour vous, car mon ancien contrat n’était pas limité. Le nouveau avait essentiellement sept ou huit restrictions de mes droits de premier amendement… en gros, je ne pouvais pas parler à la presse, je ne pouvais pas parler en public…, à moins que je ne dise, ce sont mes opinions et non celles de mon employeur… Ce fut une conversation relativement courte. J’ai dit que ça n’arriverait jamais, que je ne signerais jamais ce truc, et on s’est dit au revoir (#9).

Dans certains cas, les répondants rapportent qu’à la suite d’une prise de position ou d’une critique qu’ils ont exprimées, ils ont été renvoyés de leur établissement ou ont été avisés que leur contrat ne serait pas renouvelé.

On m’a dit que mon contrat [à la clinique médicale] n’allait pas être renouvelé… Il y a toute une variété de listes de contrôle pour que le contrat ne soit pas renouvelé, il doit y avoir une procédure régulière, et le premier drapeau rouge est qu’il y a eu pas de procédure régulière. J’ai demandé spécifiquement s’il y avait un vote du conseil…, et la réponse était non, et j’ai dit… pourquoi cette mesure est-elle prise, et leur réponse était « sans raison »… [Plus tard] j’ai reçu une lettre de l’université [X] disant que J’ai été dépouillé de mon poste de professeur, sans procédure régulière, sans sénat de la faculté, rien…. Ensuite, j’ai reçu une… lettre de l’Université [Y], encore une fois pas de procédure régulière, pas de sénat de la faculté, pas d’explication (#6).

De même, les répondants ont déclaré avoir été sommairement licenciés ou disqualifiés de postes prestigieux, comme siéger à des comités de santé ou scientifiques de premier plan, ou éditer des revues médicales, sans procédure régulière ni transparence :

… le directeur général du ministère de [X] m’a approché … et m’a dit que le ministre avait conclu un accord avec le ministère de la Santé, qu’il nommait un représentant au comité du panier [de médicaments sur ordonnance] …, et elle a dit que tous les doigts m’avaient pointé… Puis vient un appel téléphonique après une semaine, et elle dit, « écoutez, votre nom a déjà été transmis comme une demande du ministre au comité du panier, et a été disqualifié sans équivoque parce que vous vous opposez aux vaccinations [COVID] chez les enfants »… J’étais choquée… Jusque-là, les réponses que j’ai reçues venaient d’en bas. Ceci est une réponse du haut (#11).

… il y a eu toute une série d’actions prises à nouveau sans procédure régulière et sans explication donc… J’ai reçu un avis de [l’association médicale] m’informant que j’étais démis de mes fonctions au sein d’un comité… J’ai reçu une lettre d’un journal… où j’étais le rédacteur en chef, étant démis de ses fonctions de rédacteur en chef, encore une fois sans procédure régulière, sans appels téléphoniques non, explication traitable… J’ai reçu une lettre des National Institutes of Health étant démis d’un poste de comité de longue date, j’ai fait partie du comité pendant plusieurs des décennies et en a été dépouillé, encore une fois pas d’appel téléphonique, pas de procédure régulière, pas d’explication (#6).

Dans un cas, le répondant avait appris que le parallèle de son pays avec les Centers for Disease Control (CDC) était intervenu et avait demandé à l’université « d’examiner » son « cas » :

…mon président d’université m’a invité à parler de « corona ». Lors de cette réunion, j’ai été informé… que [l’autorité sanitaire équivalente au CDC dans le pays des personnes interrogées] avait écrit une lettre au président, lui demandant d’examiner mon cas parce que, selon la lettre ministérielle, je rendais public avec des choses méthodologiquement discutables. Selon le président, l’université n’a jamais reçu de demandes similaires auparavant… (#12).

Certaines des personnes interrogées ont déclaré que l’établissement de santé avait non seulement noirci leur réputation et pris des mesures sérieuses à leur encontre, mais avait également coopéré avec les médias et veillé à diffuser l’information sur ces mesures par leur intermédiaire :

Vous savez, le communiqué de presse est sorti, je suis un éminent médecin aux États-Unis, donc, en fait, je crois que le système de santé a rédigé un communiqué de presse qui a été publié, qu’ils me poursuivaient, et donc le sujet a été abordé [ lors de l’interview de presse], « alors êtes-vous poursuivi, et… quelle est votre réaction? » (#6).

Demandes officielles

Certains médecins ont fait état d’enquêtes officielles lancées à leur encontre, telles que des enquêtes ou des menaces de retrait de leur licence médicale :

… ma licence a fait l’objet d’une enquête… À ce moment-là, j’ai senti que la commission médicale était en train d’être militarisée… Ma licence a fini par faire l’objet d’une enquête… trois fois maintenant, à chaque fois… sans aucune punition ni réprimande ou quoi que ce soit… Mais ça indique simplement le fait qu’il est très facile d’être censuré ou annulé (#2).

Suite à un post j’ai écrit sur les événements indésirables… J’ai reçu une lettre du Comité de X [le nom du comité]. Ils m’ont soi-disant demandé les coordonnées de ces patients (les patients dont l’interviewé a fait état dans son message avaient eu des événements indésirables), mais si c’était vraiment un souhait réel de leur part, alors ce n’était pas ce comité, qui s’occupe en fait de Y [ la définition des activités du comité] qui m’aurait demandé des précisions, mais un vrai fonctionnaire du ministère de la Santé. Je leur ai répondu par A [mon avocat], une réponse plus légale et moins médicale. Il s’agit essentiellement d’un comité sans pouvoirs. Je ne pense même pas avoir le droit de leur transmettre les noms des patients. Il peut être remis à un intervenant concerné, un médecin de quartier… Je me ferai un plaisir d’en parler (#2).

L’un des répondants rapporte qu’une poursuite d’un million de dollars a été intentée contre lui :

Et puis ma femme m’appelle et dit que le système de santé nous poursuit pour plus d’un million de dollars, alors je viens de constituer des équipes d’avocats et de les convoquer au tribunal… Et… l’accusation est que je viole termes de mon accord de séparation, en particulier que le système de santé est intégré dans mes présentations médiatiques, et je n’ai jamais fait de [telles] déclarations (#6).

Un autre répondant rapporte une perquisition policière effectuée dans sa clinique privée à son domicile :

La [commission médicale] s’est présentée un jour à l’improviste sans mandat pour fouiller ma maison, qui figurait dans leurs dossiers comme mon bureau, pour faire une inspection du cabinet médical, qui ne nécessite pas de mandat [dans mon pays]. Je leur ai dit que c’était mon bureau d’affaires et que je n’y voyais pas de patients et qu’ils n’avaient rien à y faire (#7).

Retraction of Scientific Papers

Some researchers and doctors recounted how their research had been retracted by the journal after publication:

Et puis, cinq jours avant la réunion pédiatrique de la FDA sur la vaccination, [la société d’édition] retire le document de la National Library of Medicine et dit qu’ils le retirent. Et l’explication, nous disent-ils quelques jours plus tard, c’est qu’ils pensent qu’ils n’ont pas invité le journal pour commencer. Et je peux vous dire qu’en tant que rédacteur en chef, l’article a clairement été bien accueilli et qu’il est passé par le processus standard d’examen par les pairs. La seule façon pour eux de retirer légalement un article de la National Library of Medicine est s’il est scientifiquement invalide, et ce n’était pas l’allégation (#6).

Alors je l’ai soumis à X [le nom du journal]… et bien, c’était un refus de bureau… En fait, au moins pour moi, les arguments étaient en quelque sorte, disons, de mon point de vue, il n’y avait pas d’arguments solides… Je ne Je ne sais pas pourquoi cela a été rejeté, puis je l’ai soumis à plusieurs autres canaux… et puis j’ai arrêté d’essayer de le publier dans la littérature scientifique. Il est publié en pré-impression (#8).

Un autre thème qui est ressorti à plusieurs reprises au cours des entretiens était que la recherche critique des politiques et de l’orthodoxie COVID-19 était traitée d’une manière que les personnes interrogées n’avaient jamais rencontrée auparavant dans leur carrière. Cela incluait le rejet d’articles de revues (souvent plusieurs fois) sans examen par les pairs, le processus d’examen et de publication de la revue prenant plusieurs mois de plus que d’habitude pour la revue, et même le rejet d’articles de serveurs de préimpression tels que MedRXiv :

Au début de la pandémie, nous faisions publier beaucoup de choses. Cela ne remettait en aucun cas en question le récit orthodoxe… et puis nous avons fait cette analyse sur [X] et puis quand cela s’est produit, oh mon Dieu, ils sont devenus balistiques, nous avons été attaqués. Ce travail n’a jamais été publié. C’est là que la censure – nous avions déjà eu quelques problèmes parce que nous publiions d’autres travaux sur les données de cas, et cela était automatiquement rejeté de toutes les revues médicales, quelque chose comme ça. Et c’est à ce moment-là que nos trucs ont commencé à être rejetés par arXiv et medRxiv… le seul endroit où nous pouvions publier ces trucs, c’était juste de les mettre sur ResearchGate (#4).

Dans un cas, une personne interrogée a dit qu’il se sentait tellement menacé par l’establishment médical qu’il s’est abstenu de mettre son nom sur des articles qu’il a co-écrits avec d’autres chercheurs, et que ceux dont les noms apparaissent sur les papiers essayaient de se cacher ou de rester sous le radar jusqu’à la publication de l’article :

Nous avons un article qui est prêt à sortir dans [une revue importante], et le groupe qui l’a publié se cache depuis un an… Maintenant, je ne peux pas être sur l’article que vous connaissez (#5).

Contre-réaction : riposter

Les répondants ont noté que leur première réaction aux attaques et à la censure a été le choc et la surprise, car pour la première fois de leur vie, ils se sont sentis exclus de la communauté scientifique/médicale, agressés par les médias et parfois par leurs employeurs, et/ou décriés comme tels. « théoriciens du complot » qui mettent en danger la santé publique. Pourtant, malgré la censure, les attaques personnelles et la diffamation, les licenciements, les atteintes à la réputation et le prix économique, tous les répondants ont néanmoins déclaré que rien ne les avait dissuadés et ils ont décidé de riposter en utilisant diverses contre-tactiques.

Premières réactions : choc et surprise

La plupart des répondants décrivent leur réaction initiale à la persécution et à la censure qu’ils ont vécue comme un choc. Certains ont dit se sentir menacés, et pour la première fois, exclus de la communauté scientifique/médicale :

J’étais sans voix. Cela ne m’arrive pas. Je n’imaginais pas. C’était terriblement menaçant pour moi toutes ces attaques… il m’a fallu un mois pour me remettre de la compréhension que c’est le pays dans lequel nous vivons… J’étais sous le choc… J’étais surpris… Mon rythme cardiaque, je pense, était de 200 par minute (#11).

En tant que personne qui a fait partie intégrante du système [de santé] et qui connaît personnellement les détenteurs de rôles – la fracture que je ressens est très lourde (#1).

Les répondants ont déclaré qu’ils estimaient que les menaces, les licenciements et les attaques à leur encontre étaient en fait une tentative de les réduire au silence, simplement parce que leurs opinions n’étaient pas alignées sur celles dictées par les autorités :

…tout a été fait au départ pour supprimer ma voix, car j’étais le seul à crier (#1).

Certains répondants ont déclaré qu’ils estimaient que la censure et les attaques sans précédent qu’ils avaient subies étaient particulièrement vicieuses parce que ceux qui l’avaient fait savaient qu’ils étaient appréciés et influents :

… ils essayaient en fait de me faire taire dans les médias… il semble à la surface que ce procès était essentiellement une tentative de me censurer… Je suis un contributeur fréquent sur Fox News, je viens de témoigner au Sénat américain…, mon conseil est apprécié partout dans le monde, et je pense que c’était une tentative paroissiale… de me censurer… (#6).

Déterminé à combattre

Nos répondants ont déclaré que la censure et la répression qu’ils ont subies leur ont donné envie de riposter et de faire davantage entendre leur voix, au nom de la liberté d’expression et de leur souci de santé publique.

C’est une question intéressante de savoir ce que j’ai l’impression de payer. Parce que j’ai l’impression qu’il y a [des coûts]. Le fait est que j’ai failli partir. Pourquoi suis-je resté ? Parce que j’ai réalisé qu’il y avait un prix que je n’étais pas prêt à payer – qu’ils me feraient taire. (…) (#11).

Pour moi, la question la plus importante est pourquoi est-ce que je (continue) de faire cela ? Parce que si je ne vis pas selon mes valeurs et ma liberté d’expression, alors je ne vivrai pas. C’est pourquoi je le fais (#9).

Certains d’entre eux ont même noté que les atteintes à leur réputation les rendaient encore plus déterminés et désireux de révéler les informations qui étaient censurées.

En fait, ça me rend plus déterminé. Je suis un peu un pitbull. Donc, nous allons continuer à faire passer le mot (#2).

Certains des répondants ont déclaré avoir décidé d’engager des poursuites officielles ou judiciaires contre les organisations qui les ont censurés :

Je vais porter plainte pour rupture de contrat, puisque nous avions un contrat de publication et qu’ils l’ont signé et qu’ils ont accepté… ils vont être poursuivis pour ingérence délictuelle dans le fait qu’ils ont effectivement interféré avec l’entreprise de publication d’informations scientifiques valides… J’imagine que cela va être assez préjudiciable et très médiatisé pour [l’éditeur] (#6).

J’ai une demande d’accès à l’information dans toutes les entités qui m’ont dépouillé de divers titres et postes afin de commencer à découvrir ce qui stimule tout cela… (#2).

Les contre-réactions des enquêtés s’expriment de plusieurs manières : une volonté de divulguer l’acte de censure et les informations censurées, qu’ils revendiquent fondées sur des preuves ; utilisation de canaux alternatifs afin de diffuser publiquement leurs positions et leurs points de vue concernant le COVID-19 ; établissement de réseaux de soutien avec des collègues; et le développement de systèmes alternatifs d’information médicale et sanitaire. C’est-à-dire qu’ils ont créé une sorte de monde parallèle à l’establishment dominant.

Dévoiler la censure

Certains répondants ont souligné qu’ils voulaient exposer l’acte de censure lui-même. Par exemple:

J’ai pris contact avec quelques personnes puissantes, et ils m’ont référé au Media Resource Center à Washington, qui est une organisation à but non lucratif pour lutter contre la censure. Je leur ai dit ce qui s’était passé. Et ils ont déjà écrit un article à ce sujet. Cet article est maintenant mis en place sur différents sites. J’ai fait une interview sur One American News Network. J’ai en quelque sorte apporté ça au monde (#1).

Utilisation de canaux alternatifs

Les répondants ont noté que lorsqu’ils ont compris qu’ils étaient censurés par les médias grand public, ils ont décidé d’utiliser des canaux alternatifs, tels que les plateformes de médias sociaux, pour diffuser leur position et des informations contraires et exprimer leurs opinions en public :

Heureusement, j’ai créé un peu de suivi sur Twitter… 34 000 ou quelque chose comme ça…, pour que vous puissiez faire passer le message (# 4).

Certains des répondants ont déclaré que pour se protéger, ils ont été contraints d’ouvrir des télégrammes « secrets » ou des comptes Twitter anonymes. Bien qu’ils expriment leur frustration, ils le font toujours pour diffuser l’information. Par exemple, un participant a noté qu’il est absurde que les scientifiques conservent des comptes de télégrammes secrets afin que le gouvernement ne révoque pas leurs licences ou ne nuise pas à leur réputation :

… mes références de cet aspect [sont] vraiment inhabituelles… Un médecin qui travaille qui a cette combinaison… C’est pourquoi je dois faire attention quand je suis sur Twitter… parce que si vous êtes assez intelligent pour réaliser qu’il n’y a qu’un petit groupe de médecins dans le monde qui ont cette [combinaison]… J’ai mis un tweet et je l’ai aussi mis sur ma chaîne de télégramme secrète… Ridicule ! Nous avons des comptes de télégrammes secrets, je veux dire, nous sommes des scientifiques qui gèrent des comptes de télégrammes secrets, donc nous ne sommes pas éliminés par le gouvernement. Que se passe-t-il? (#5).

Créer des réseaux de soutien social

Certains des répondants ont révélé qu’ils avaient créé des réseaux de soutien de collègues scientifiques, médecins, avocats et politiciens ayant des points de vue et des opinions similaires. Ces réseaux ont été utilisés non seulement pour échanger des informations, mais aussi pour recevoir le soutien et l’empathie de « étrangers » comme eux, pour se faire de nouveaux amis et créer une nouvelle communauté :

… ça a été vraiment sympa de se faire un réseau entier et grandissant d’amis dans la vie, qui connaissent aussi ces vérités. J’ai l’impression de créer une nouvelle communauté avec de nouveaux amis avec qui je peux parler, qui comprennent le monde, comprennent la corruption et peuvent vraiment naviguer dans ce genre de choses. Donc, en même temps que je me suis réveillé avec une toute nouvelle collection de collègues et d’amis, mais beaucoup d’entre nous sont en dehors de la science… (#9).

Et puis il y a eu quelques collègues qui sont venus à bord… Et tout d’un coup, j’ai eu de gros poids lourds, des leaders universitaires qui défendaient mon travail (#1).

Développer des systèmes alternatifs d’information médicale et de santé

Au-delà de leurs activités de diffusion d’informations et de données, certains des répondants ont indiqué qu’ils travaillaient à la création de nouvelles plateformes et organisations alternatives dédiées au développement et à la fourniture d’informations sur la santé et de traitements médicaux, y compris de nouvelles revues et des organisations à but non lucratif, au lieu de celles existantes, qui, selon eux, ont échoué et déçu. Ils expliquent cela comme un moyen de faire face à la censure et à la répression qu’ils ont subies en raison de leurs positions opposées, ce qui leur donne un sentiment d’espoir et le sentiment qu’ils construisent « un monde nouveau » :

J’ai une nouvelle chose dans la vie. N et moi, nous avons créé l’organisation X…, dont la seule mission est d’essayer de comprendre et d’aider les gens à traiter le COVID. Et je pense que nous avons rendu un vrai service au monde (#9).

… on parle beaucoup de la création d’un journal… Tess Lawrie a lancé le Conseil mondial de la santé. On parle de plus en plus de la mise en place d’un nouveau système de santé. Par exemple, les gens veulent aller dans des hôpitaux où les médecins peuvent être des médecins et non l’autre rôle de toutes ces réglementations et agences corrompues, alors vous savez, il y a peut-être un nouveau monde qui se formera… (#4).

Discussion

Le but de la présente étude était d’explorer les perceptions subjectives des médecins et scientifiques traditionnels accomplis et bien accrédités qui ont subi la censure et la répression après avoir exprimé des opinions hétérodoxes liées au COVID, d’examiner les tactiques utilisées par l’establishment médical et les médias et le compteur -tactiques employées par leurs cibles.

Les personnes interrogées dans notre étude ont fait état d’une grande variété de tactiques de censure et de répression utilisées contre elles par les médias (y compris les médias grand public et les sociétés de médias sociaux telles que Google, Facebook, Twitter, Instagram, LinkedIn et TikTok) et l’establishment médical. Les tactiques utilisées par les médias comprennent des commentaires et des étiquettes désobligeants, souvent en utilisant des sources « tierces » ostensiblement indépendantes telles que des « vérificateurs de faits » anonymes ou d’autres médecins, et la censure en ligne impliquant la suppression de leurs contenus et comptes sur les réseaux sociaux et Internet, en certains cas à plusieurs reprises après avoir ouvert de nouveaux comptes. Certains des répondants ont rapporté que les médias les persécutaient au point de noircir leurs noms sur leurs lieux de travail.

Les tactiques utilisées par l’establishment médical incluent également la diffamation et l’intimidation ; rétractation d’articles scientifiques après publication ; licenciement ou modification défavorable des contrats de travail ; actions agressives visant à saboter d’autres rôles importants de l’individu, comme la participation à d’importants comités ou la rédaction de revues scientifiques. Certains répondants ont signalé un contrecoup ciblé de leur carrière et une atteinte à la réputation qu’ils s’étaient bâtie au fil des ans, tout en les privant systématiquement de tous les postes qu’ils occupaient. Certains ont déclaré avoir fait l’objet de procédures formelles abusives, telles que des enquêtes et des tentatives de révocation de leurs licences médicales, et dans un cas même avoir été poursuivis pour une grosse somme d’argent.

Quant aux réactions des répondants à ces tactiques de censure, contrairement à ce qui a été constaté dans des études précédentes, dans lesquelles, par peur d’être marqués comme « anti-science » ou « anti-vaxxers », certains médecins et scientifiques ont déclaré s’abstenir d’exprimer leur position critique sur des questions controversées telles que les vaccins (par exemple, Elisha et al. 2022 ; Kempner 2008 ; Martin 2015 ), les scientifiques et médecins de notre étude ne se sont pas autocensurés, malgré le prix élevé que beaucoup d’entre eux rémunérés professionnellement et financièrement. Selon les répondants, après le choc initial, ils ont décidé de riposter en utilisant une gamme de méthodes, allant de la définition des actions prises contre eux comme de la censure et de la tentative d’exposer les informations censurées et l’acte de censure lui-même, à la mobilisation de soutien et à la construction de réseaux de soutien. d’amis, de collègues et d’adeptes, qui, selon eux, ne cessent de croître. De plus, les répondants ont annoncé qu’ils développaient des systèmes de santé alternatifs ainsi que des canaux alternatifs qui permettraient de diffuser gratuitement des informations et des positions professionnelles. La méthode d’échantillonnage était peu susceptible de détecter des médecins et des scientifiques qui faisaient profil bas ou qui se taisaient rapidement au premier signe de danger, ce qui peut expliquer en partie pourquoi toutes les personnes interrogées ont résisté aux attaques. Il ne capturera pas non plus les médecins et les scientifiques qui ne sont pas d’accord avec certains aspects de l’orthodoxie officielle mais qui ont trop peur pour s’exprimer.

Malgré le pouvoir détenu par les gouvernements et les entreprises, la capacité de censure est limitée, en particulier à l’ère numérique, car même si les «gardiens» traditionnels – les journalistes des médias populaires et les éditeurs de revues scientifiques – censurent les opinions et les informations opposées, les opposants être encore en mesure de les diffuser par le biais de débouchés alternatifs. Comme l’ont montré Jansen et Martin ( 2003 , 2004 , 2015 ), dénoncer la censure peut parfois conduire à l’indignation publique, et les puissants intérêts qui l’entreprennent tentent souvent de prévenir ou de réduire cette indignation par diverses méthodes, principalement en diffamant et en délégitimant les cibles de la censure. .

En effet, les tactiques de censure rapportées par nos répondants sont cohérentes avec celles identifiées dans le cadre de Jansen et Martin ( 2015 ) sur la dynamique de la censure, notamment :

  1. 1. Dissimulation — Nos résultats montrent que cette tactique était très répandue, ce qui n’est pas surprenant, puisque, comme l’ont noté Jansen et Martin, si les gens ne sont pas conscients de la censure, ils ne s’en inquiètent pas. Les tactiques de dissimulation comprenaient diverses méthodes. Par exemple, utiliser des sources tierces telles que d’autres médecins ou des «vérificateurs de faits» pour discréditer des scientifiques et des médecins dissidents. Étant donné que ces sources sont décrites comme indépendantes, elles contribuent à masquer les véritables sources derrière la censure.
  2. 2. Dévaluation – Cette tactique a été décrite par les personnes interrogées dans notre étude et comprenait divers aspects, tels que la publication d’allégations fausses et désobligeantes à leur sujet, les licencier du travail dans les universités ou les institutions médicales et les priver de divers postes de direction – toutes des actions qui ont été ressenties par nos répondants comme visant à saper leur crédibilité et leur légitimité. La tactique de dévaluation, aussi appelée « campagne négative » ou « campagne de diffamation », est souvent utilisée par les entreprises, et son objectif est de nuire à la réputation d’un individu ou d’un groupe (Griffin 2012 ; Lau et Rovner 2009 ). Les campagnes de diffamation aident à détourner l’attention du public du contenu du message des cibles et détournent la discussion des critiques ou des allégations soulevées et concentrent plutôt l’attention sur ceux qui soulèvent ces allégations.
  3. 3. Réinterprétation – Cette tactique consiste à présenter la censure comme un moyen de «protéger le public» des médecins et scientifiques dissidents, en les dépeignant comme des «diffuseurs de désinformation» mettant en danger la santé publique en temps de crise. Ce cadrage fait écho aux tentatives des décideurs politiques dans d’autres domaines de justifier la censure en arguant que des informations contradictoires pourraient semer la confusion dans l’esprit du public et semer la panique (Clarke 2002 ; Frewer et al. 2003 ; Sandman 2007 ; Gesser-Edelsburg et Shir-Raz 2016 ).
  4. 4. Chaînes officielles – Comme nos répondants l’ont décrit, les mesures de censure prises à leur encontre n’étaient qu’une partie d’un éventail plus large d’actions de réduction au silence et de répression, qui comprenait également des procédures formelles, telles que l’enquête ou le retrait de leurs licences médicales, les poursuivre ou ordonner une fouille policière de leur maisons.
  5. 5. Intimidation – Les répondants ont interprété toutes les tactiques ci-dessus comme étant destinées à les intimider et à les dissuader de continuer à publier leurs opinions et leurs critiques, et également à les cibler d’une manière qui invite implicitement au harcèlement par d’autres et sert d’exemple à d’autres médecins et scientifiques. . Certains de nos répondants ont indiqué qu’ils étaient intimidés au point qu’ils jugeaient nécessaire d’utiliser un nom d’emprunt pour continuer à opérer sur les réseaux sociaux et/ou éviter de mettre leur nom sur des articles qu’ils ont co-écrits.

Nos conclusions concernant la façon dont les participants à l’étude ont réagi aux tactiques de censure sont également cohérentes avec les contre-tactiques décrites par Jansen et Martin ( 2015 ).

  1. 1. Exposition —Les répondants ont cherché à exposer à la fois les informations censurées et la censure elle-même, par exemple en sonnant l’alarme sur les attaques dont ils étaient victimes via leurs comptes de médias sociaux ou d’autres plateformes. Ils ont noté que même si leurs comptes étaient supprimés à plusieurs reprises, ils en ouvraient de nouveaux ou se déplaçaient vers d’autres canaux ou plateformes. De plus, ils ont insisté pour continuer à essayer de publier des articles dans la littérature scientifique, quels que soient les rejets et les rétractations, et même si la publication impliquait de travailler sur des études sans obtenir de crédit pour la publication.
  2. 2. Validation —Nos répondants ont souligné à plusieurs reprises leur utilisation d’informations fondées sur des preuves et de données fiables, ainsi que leurs références, s’associant ainsi à la science. Ils se présentent comme des guerriers dont la mission est de lutter contre la désinformation et la censure par l’establishment médical et de santé publique.
  3. 3. Interprétation — Nos répondants ont présenté les médias et les efforts de l’establishment comme de la censure et ont qualifié leurs propres efforts de tentatives de présenter des informations valables aux lecteurs intéressés.
  4. 4. Redirection — Suite aux attaques personnelles et professionnelles qu’ils ont subies, certains de nos répondants ont coordonné une réponse publique, cherchant à mobiliser leurs soutiens, se tournant vers des collègues scientifiques et médecins, et créant des alliances et des réseaux de coopération.
  5. 5. Résistance —Malgré le choc initial, tous les répondants ont déclaré qu’ils avaient décidé de ne pas succomber, mais plutôt de résister et de riposter.

Nos résultats font écho aux arguments avancés dans des études antérieures sur la suppression de la dissidence dans des domaines controversés, tels que la vaccination (Elisha et al. 2021 , 2022 ; Cernic 2018 ; DeLong 2012 ; Gatto et al. 2013 ; Martin 2015 ; Vernon 2017 ), le SIDA, études environnementales et fluoration (p. ex., Delborne 2016  ; Kuehn 2004  ; Martin 1981 , 1991 , 1999 ). Semblables à ces études, les résultats de nos recherches indiquent une implication significative des médias et de l’establishment médical dans la censure et la répression des dissidents.

Pourtant, il existe trois différences principales. Premièrement, en ce qui concerne les connaissances liées au COVID, les tactiques de censure utilisées contre les dissidents sont extrêmes et sans précédent dans leur intensité et leur ampleur, les revues scientifiques et les institutions universitaires et médicales prenant une part active et impliquée dans la censure des voix critiques. En fait, comme l’indique l’un de nos répondants, même les serveurs de prépublication et les sites de réseaux sociaux universitaires censurent les articles scientifiques qui ne correspondent pas au discours dominant, et cela semble être une tendance croissante. Un exemple récent est un rapport d’étude de Verkerk et al. ( 2022 ), qui a analysé une enquête auprès de plus de 300 000 personnes dans 175 pays qui avaient choisi de ne pas recevoir de vaccins COVID-19, qui a été retirée de ResearchGate.net après 9 jours en invoquant une violation de leurs termes et conditions (Conseil mondial de la santé 2022 ). De plus, ce que nos répondants décrivent va bien au-delà de la censure et comprend un large éventail de méthodes de répression destinées à détruire leur réputation et leur carrière, uniquement parce qu’ils ont osé prendre une position différente de celle dictée par l’establishment médical.

Deuxièmement, alors que des études antérieures ont également indiqué des cas isolés où des chercheurs et des médecins avec des curriculum vitae sans faille et même un statut universitaire ou médical supérieur étaient censurés s’ils osaient exprimer des opinions dissidentes, l’étude actuelle montre que dans le cas de COVID, censurer des médecins et des chercheurs de ce la stature est devenue un phénomène régulier. Les participants à notre étude, ainsi que ceux mentionnés dans l’introduction et bien d’autres non inclus dans notre échantillon, ne sont pas des scientifiques marginaux. La plupart d’entre eux sont des personnalités de premier plan : des chercheurs et des médecins qui, avant l’ère du COVID-19, avaient un statut respectable, avec de nombreuses publications dans la littérature scientifique, certains avec des livres et des centaines de publications, certains à la tête de départements universitaires ou médicaux, certains d’entre eux ils étaient rédacteurs en chef de revues médicales et certains avaient remporté des prix importants. Néanmoins, comme le montrent nos conclusions, ils n’étaient pas protégés de la censure, ni de la campagne de répression et de diffamation lancée à leur encontre. Ce fait indique que le message est que personne n’est exempt de censure et qu’aucun statut universitaire ou médical, aussi élevé soit-il, n’est un bouclier garanti contre elle.

La troisième différence importante trouvée dans notre étude est le rôle important joué par les organisations médiatiques pendant la pandémie de COVID, et en particulier les sociétés d’information technologique, dans la censure des positions contraires. Sur le plan pratique, ceux qui détiennent le pouvoir ont une plus grande capacité et de meilleures opportunités pour contrôler la diffusion des connaissances et de l’information et, par ce biais, pour définir et contrôler l’agenda. Bien que nos résultats ne montrent pas le sens de la relation entre ces détenteurs d’intérêts, ils peuvent indiquer des collaborations entre l’établissement médical et ces entreprises. Des documents récemment publiés sur des affaires judiciaires indiquent qu’au moins une partie de cette censure est orchestrée par des représentants du gouvernement (Lungariello et Chamberlain 2022  ; Ramaswamy et Rubenfeld 2022 ). Nos résultats pointent également indirectement vers d’autres acteurs impliqués dans le phénomène de censure évident dans la crise actuelle, en particulier les entreprises pharmaceutiques. Bien que notre étude ait examiné les perceptions subjectives des personnes ciblées par la censure plutôt que l’implication des parties prenantes et d’autres parties intéressées, les rapports de nos répondants font écho aux conclusions d’autres études, menées à la fois avant l’ère du COVID-19 (Ravelli 2015 ), et plus récemment (Mucchielli 2020 ), qui indiquent la forte implication des sociétés pharmaceutiques et des technologies de l’information dans le silence des informations et des études qui pourraient leur être défavorables. Étant donné le rôle central de ces entreprises aux côtés des décideurs des autorités sanitaires et des gouvernements du monde entier, une préoccupation majeure est que des intérêts substantiels, y compris financiers et politiques, ainsi que des intérêts liés à la réputation et à la carrière, puissent être à l’origine des efforts de répression. L’intérêt des sociétés pharmaceutiques à contrôler le discours concernant le COVID-19 est évident. Par exemple, comme certains de nos participants l’ont indiqué, l’une des principales controverses non résolues sur le COVID-19 est liée au traitement précoce avec des médicaments réutilisés, et il a été affirmé que des mesures très inhabituelles avaient été prises pour empêcher les médecins de les utiliser (Déclaration des médecins 2021 ). Comme le note Cáceres ( 2022 ), cette prétendue interruption injustifiée de ce débat initial peut avoir eu d’énormes conséquences économiques (par exemple, feu vert pour les vaccins et les nouveaux médicaments sous autorisation d’utilisation d’urgence), financières (par exemple, des gains énormes pour les plus grandes entreprises) et politiques (par exemple restrictions globales des libertés individuelles).

Les sociétés d’information technologique ont également un intérêt marqué à contrôler le discours concernant la pandémie de COVID-19. Par exemple, en juin 2021, il a été révélé que Google, qui était accusé d’avoir fait taire la théorie selon laquelle le virus SRAS-CoV-2 avait fui de l’Institut de virologie de Wuhan, avait financé des recherches sur les virus menées par un scientifique lié à Wuhan, Peter Daszak. , par l’intermédiaire de sa branche caritative, Google.org , depuis plus d’une décennie. Google a également investi un million de dollars dans une entreprise qui utilise des épidémiologistes et des analyses de données volumineuses pour prévoir et suivre les épidémies. Le British Medical Journal a révélé que le processus de « vérification des faits » de Facebook et YouTube repose sur des partenariats avec des vérificateurs de faits tiers, réunis sous l’égide de l’International Fact-Checking Network (Clarke 2021 ). Cette organisation est dirigée par le Poynter Institute for Media Studies, une école de journalisme à but non lucratif dont les principaux soutiens financiers sont Google et Facebook.

En ce qui concerne les intérêts personnels des décideurs politiques, un groupe de surveillance du gouvernement américain a exigé des données clés sur l’histoire financière et professionnelle du Dr Anthony Fauci, affirmant que «Pendant la pandémie, le Dr Fauci a largement profité de son emploi fédéral, des redevances, des avantages de voyage, et les gains d’investissement », mais on ne sait pas quel était son salaire au cours de ces deux années, ni quelles actions et obligations il a achetées et vendues en 2020 ou 2021, car il a influencé les politiques COVID, ou ce qu’il a reçu – ou n’a pas reçu – en redevances. Comme indiqué précédemment, une demande FOIA aux États-Unis a révélé que Francis Collins, alors chef du NIH, avait dit à Fauci de discréditer la déclaration de Great Barrington et de dénigrer ses auteurs (Wilson 2021 ). Roussel et Raoult (2020) ont trouvé des conflits d’intérêts similaires parmi les médecins français qui ont pris publiquement position contre l’utilisation de l’hydroxychloroquine.

La censure sape la confiance du public dans les autorités, en particulier si les informations cachées puis révélées ont pu coûter des vies humaines, comme lors de pandémies impliquant des maladies, des traitements et des vaccins (Gesser-Edelsburg et Shir-Raz 2018 ). De plus, la censure et la manipulation de l’information sont incompatibles avec l’essence de la science, puisque l’enquête scientifique exige des discours et des débats vigoureux. En effet, les chercheurs ont averti qu’au lieu d’être débattues, les controverses sur le COVID sont utilisées pour alimenter la polarisation, conduisant souvent à la diabolisation et à la censure des perspectives alternatives et à l’imposition d’opinions dominantes comme si elles étaient la vérité absolue (Cáceres 2022  ; Marcon et Caulfield 2021 ).

Cáceres ( 2022 ) a soutenu que le fait que le débat ait été réduit au silence et que des positions alternatives aient été censurées est en fait un détournement de la « science normale » (Kuhn 1962), qui suppose que différentes explications et réponses aux faits d’intérêt scientifique émergent normalement, et ont la possibilité d’être résolus dans le débat scientifique conventionnel. Un tel détournement de la pratique scientifique « normale », soutient Cáceres, suggère que des influences « non scientifiques » sont à l’œuvre. Cette diversion est particulièrement préoccupante lorsque les voix réduites au silence sont celles d’un nombre croissant de scientifiques et de médecins de premier plan et renommés. La volonté de censurer et de rejeter les opinions dissidentes en les qualifiant de « désinformation » partage des similitudes étroites avec le « travail de frontière » scientifique, dans lequel le pouvoir et l’autorité scientifiques sont maintenus en délimitant certains domaines de la recherche scientifique comme hors limites et en les discréditant comme essentiellement non scientifiques ( Gieryn 1999 ; voir aussi Harambam 2014 ). Créer un faux consensus en censurant l’information et en empêchant les débats scientifiques pourrait conduire les scientifiques, et donc aussi les décideurs politiques, à sombrer dans le paradigme dominant, les amenant à ignorer d’autres options plus efficaces pour faire face à la crise ou peut-être même la prévenir. Un tel « consensus » conduit à une vision du monde étroite, qui nuit à la capacité du public à prendre des décisions éclairées et érode la confiance du public dans la science médicale et la santé publique (Cernic 2018 ; Delborne 2016  ; Martin 2014 , 2015 ; Vernon 2017 ).

La principale limite de l’étude est que les résultats sont basés sur les perspectives subjectives des personnes interrogées. Il est possible que si nous incluions des groupes plus hétérogènes, nous en arrivions à des interprétations quelque peu différentes. Par conséquent, nous recommandons de mener d’autres études auprès de groupes plus larges de professionnels qui ont subi la censure, pour élargir nos connaissances et peut-être suggérer des moyens efficaces de médiation dans la lutte pour la liberté d’information en général et en particulier en temps de crise.

L’une des principales contributions de cette étude est de donner la parole aux scientifiques et aux médecins qui soulèvent des questions, des doutes ou des critiques dans des domaines controversés de la santé publique et de la science, en particulier en temps de crise. En même temps, nous cherchons à sensibiliser à l’utilisation croissante des pratiques de censure et des tactiques agressives de répression, ciblant même les personnalités de premier plan qui osent critiquer ou mettre en doute le « consensus » dicté. Les pratiques de censure et de silence peuvent avoir des conséquences considérables, qui se manifestent par la violation de la liberté d’expression et des principes éthiques, nuisant à la science et mettant potentiellement en danger la santé et la sécurité publiques (Elisha et al. 2022 ). Les chercheurs ont déjà averti que la crise du COVID-19 confirme les inquiétudes antérieures concernant les implications délétères de la censure (Cáceres 2022 ; Mucchielli 2020 ). Nous sommes d’accord avec l’affirmation de Cáceres selon laquelle la censure et le dogme sont étrangers à la vraie science et doivent être abandonnés et remplacés par une discussion ouverte et équitable.

Références

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Financement

Financement en libre accès activé et organisé par CAUL et ses institutions membres. Aucun financement n’a été reçu pour la réalisation de cette étude.

Informations sur l’auteur

Auteurs et affiliations

  1. Département de communication, Université de Haïfa, Haïfa, Israël Yaffa Chir-Raz
  2. Raphael Recanati International School, IDC, Herzliya, Israël Yaffa Chir-Raz
  3. Département de criminologie, The Max Stern Yezreel Valley College, Jezreel Valley, Israël Ety Elisée
  4. Sciences humaines et enquête sociale, Université de Wollongong, Wollongong, Australie Brian Martin
  5. Département de criminologie, Université Bar Ilan, Ramat Gan, Israël je suis Ronel
  6. Département de sociologie et d’anthropologie, Institut de criminologie, Université hébraïque de Jérusalem, Jérusalem, Israël Josh Guetzkow

auteur correspondant

Correspondance à Brian Martin .

Déclarations éthiques

Intérêts concurrents

Les auteurs n’ont aucun intérêt concurrent à déclarer en rapport avec le contenu de cet article.

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Source (en anglais) : Link.Springer.com

Les élites françaises craignent, en privé, les États-Unis

Par : admin

Une nouvelle étude publiée par l’École de guerre économique française a révélé des résultats extraordinaires sur les personnes et les éléments que les services de renseignement français craignent le plus lorsqu’il s’agit de menaces pour l’économie du pays.

Les résultats sont basés sur des recherches approfondies et des entretiens avec des experts du renseignement français, y compris des représentants d’agences d’espionnage, et reflètent donc les positions et la pensée de spécialistes dans le domaine peu étudié de la guerre économique. Leur opinion collective est très claire : 97 % d’entre eux considèrent que les États-Unis sont la puissance étrangère qui « menace le plus » les « intérêts économiques » de Paris.

Qui est votre véritable ennemi ?

L’étude a été menée pour répondre à la question suivante : « que deviendra la France dans un contexte de guerre économique de plus en plus exacerbé ?« . Cette question est devenue de plus en plus urgente pour l’UE car les sanctions occidentales sur les exportations de Moscou, en particulier l’énergie, ont eu un effet catastrophique sur les pays européens, mais n’ont pas eu l’effet prévu sur la Russie. Elles n’ont pas non plus nui aux États-Unis, le pays qui a poussé le plus énergiquement à l’adoption de ces mesures.

Pourtant, la question ne se pose pas dans les autres capitales européennes. C’est précisément l’échec à l’échelle du continent, ou du moins le manque de volonté, de prendre en compte les « répercussions négatives sur la vie quotidienne » des citoyens européens qui a inspiré le rapport de l’École de Guerre Économique.

Comme l’explique l’auteur principal du rapport, Christian Harbulot, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la France « vit dans un état de non-dit«, comme d’autres pays européens.

À l’issue de ce conflit, la « peur manifeste » des élites françaises de voir le Parti communiste prendre le pouvoir en France « a fortement incité une partie de la classe politique à placer notre sécurité entre les mains des États-Unis, notamment en réclamant l’établissement de bases militaires permanentes en France. »

« Il va sans dire que tout a un prix. La contrepartie de cette aide venue d’outre-Atlantique a été de nous faire entrer dans un état de dépendance globale – monétaire, financière, technologique – à l’égard des USA«, indique Harbulot. Et à part entre 1958 et 1965, lorsque le général Charles de Gaulle a tenté d’accroître l’autonomie de Paris par rapport à Washington et à l’OTAN, les dirigeants français sont « rentrés dans le rang« .

Cette acceptation signifie qu’à l’exception de rares scandales publics, tels que la vente d’actifs français à des entreprises américaines, ou l’annulation par l’Australie de son achat de sous-marins de fabrication française en faveur d’un accord controversé avec les États-Unis et le Royaume-Uni (AUKUS), il y a peu de reconnaissance – et encore moins de discussion – dans le grand public sur la façon dont Washington exerce un degré significatif de contrôle sur l’économie de la France, et donc sur la politique.

Par conséquent, les politiciens et le public ont du mal à identifier « qui est vraiment leur ennemi« . « Dans les sphères de pouvoir » de toute l’Europe, dit Harbulot, « il est d’usage de taire ce genre de problème« , et la guerre économique reste une « confrontation souterraine qui précède, accompagne puis prend le relais des conflits militaires classiques« .

Cela signifie à son tour que tout débat sur « l’hostilité ou la nocivité » des relations entre l’Europe et Washington passe à côté du fait sous-jacent que « les États-Unis cherchent à assurer leur suprématie sur le monde, sans s’afficher comme un empire traditionnel. »

L’UE peut avoir un excédent commercial de 150 milliards d’euros avec les États-Unis, mais ces derniers ne laisseront jamais volontairement cet avantage économique se traduire par une « autonomie stratégique » vis-à-vis d’eux. Et ce gain est obtenu dans le contexte constant – et plus que compensé – d’une « forte pression géopolitique et militaire » exercée par les États-Unis à tout moment.

J’espionne avec mes Five Eyes

Harbulot estime que l’ »état de non-dit » est encore plus prononcé en Allemagne, car Berlin « cherche à établir une nouvelle forme de suprématie au sein de l’Europe » fondée sur sa dépendance à l’égard des États-Unis.

Comme la France « n’est pas dans une phase de construction de puissance mais plutôt dans une recherche de préservation de sa puissance » – un état de fait « très différent » – cela devrait signifier que les Français peuvent plus facilement reconnaître et admettre la dépendance toxique vis-à-vis de Washington, et la considérer comme un problème qui doit être résolu.

Il est certainement difficile d’imaginer qu’un rapport aussi éclairant et honnête soit produit par un institut universitaire basé à Berlin, bien que le pays soit le plus durement touché par les sanctions anti-russes. Certains analystes ont parlé d’une possible désindustrialisation de l’Allemagne, car son incapacité à alimenter des secteurs économiques à forte intensité énergétique a détruit son excédent commercial de 30 ans – peut-être pour toujours.

Mais outre le fait que la « dépendance » de la France vis-à-vis de Washington est différente de celle de l’Allemagne, Paris a d’autres raisons de cultiver une « culture du combat économique » et de suivre de très près les « intérêts étrangers » qui nuisent à l’économie et aux entreprises du pays.

Un ordre d’espionnage de l’Agence nationale de sécurité des États-Unis envoyé à d’autres membres du réseau d’espionnage mondial Five Eyes (Australie, Canada, Nouvelle-Zélande et Royaume-Uni), publié par WikiLeaks, montre que, depuis au moins 2002, Washington adresse à ses alliés anglophones des demandes annuelles de « besoin d’information« , afin d’obtenir toutes les informations qu’ils peuvent trouver sur les activités économiques des entreprises françaises, les politiques économiques et commerciales du gouvernement français et les points de vue de Paris sur les sommets annuels du G8 et du G20.

Tout ce qui est découvert est partagé avec les principaux décideurs et départements économiques américains, notamment la Réserve fédérale et le Trésor, ainsi qu’avec les agences de renseignement, comme la CIA. Une autre publication classifiée de WikiLeaks montre que cette dernière – entre novembre 2011 et juillet 2012 – a employé des espions des Five Eyes pour infiltrer et surveiller les campagnes des partis et des candidats à l’élection présidentielle française.

Washington était particulièrement inquiet d’une victoire du Parti socialiste, et a donc cherché à obtenir des informations sur une variété de sujets, « pour préparer les principaux décideurs américains au paysage politique français post-électoral et à l’impact potentiel sur les relations entre les États-Unis et la France. » Un intérêt particulier a été porté à « l’opinion des candidats à la présidence sur l’économie française, les politiques économiques actuelles […] qu’ils considèrent comme ne fonctionnant pas, et les politiques […] qu’ils promeuvent pour aider à stimuler les perspectives de croissance économique de la France […]« .

La CIA était également très intéressée par les « points de vue et la caractérisation » des États-Unis de la part des candidats à la présidence, ainsi que par tout effort de ces derniers et des partis qu’ils représentaient pour « entrer en contact avec les dirigeants d’autres pays« , y compris certains des États qui forment le réseau des Five Eyes lui-même.

Naturellement, ces États n’étaient pas conscients que leurs amis de Washington, et d’autres capitales des Five Eyes, les espionnaient pendant qu’ils espionnaient la France.

Ce n’est manifestement pas pour rien que le vétéran de la grande stratégie américaine et ancien secrétaire d’État Henry Kissinger a fait remarquer un jour : « être un ennemi de l’Amérique peut être dangereux, mais en être un ami est fatal. »

Felix Livshitz

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

Source : L’Echelle de Jacob

Les infos et news du 26 novembre 2022

Par : Volti
Bonjour à tout le monde et merci à mes correspondants. Affaire McKinsey : «Je ne crains rien», balaie Macron, qui ne pense pas être au «cœur de l’enquête» Attentat de Nice : la cour d’assises spéciale ordonne la restitution d’organes prélevés sur des victimes «C’est une question de santé publique»: la FHF reste opposée à la réintégration des soignants non vaccinés Retour […]

Les poisons dans la coupe du monde

La FIFA, la fédération internationale de foot-ball, est profondément corrompue, au point que ses hauts administrateurs ont été arrêtés pour fraudes, racket et recyclage d’argent. Il n’y a donc pas à s’étonner que la FIFA, alors qu’elle a choisi le Qatar, a expulsé la Russie du Mondial.
À partir d’avant-hierMedias Alternatifs

BRÉSIL – Une guerre chimique contre les communautés

L’avancée de l’agrobusiness au Brésil a des conséquences directes sur les communautés rurales et les petits producteurs du fait de l’appropriation des terres. Mais elle a aussi d’autres effets « collatéraux » qui tendent à renforcer son hégémonie : l’épandage

Édito lu: Journal #56

Nous n’avons jamais considéré utile de porter la critique sur des médias qui semblaient plus proches de nous que ceux communément appelés « mainstream ». Si nous nous refusions de les nommer explicitement et d’aborder de façon critique leur ligne éditoriale, nous ne nous étions toutefois pas empêchés dans certaines de nos analyses de situer cette presse dite « alternative », « indépendante » ou encore « inclusive ». C’est le moment de faire le point. 

Si des publications dites alternatives, ou encore « slow press », qui commentent le monde, font un travail journalistique parfois intéressant, il demeure quelque chose de contradictoire, même insoluble dans l’idée même de faire autre chose: comment en effet coexister pacifiquement à côté de la presse de masse sans en faire la critique? Comment travailler à la fois dans l’une et dans l’autre, sans vivre de dissonance(1), mais aussi sans être dérangé par les médias dominants qui contribuent à une partie de leur revenu ? 

L’explication n’est pas compliquée. La coexistence est tout à fait sereine parce que cette presse alternative ne vient pas s’opposer à la presse de masse, mais s’inscrit dans sa continuité. Pas d’étonnement dès lors qu’elle soit invitée sur les plateaux de La Première la veille de la publication d’un nouveau numéro ou que les réseaux médiatiques, de façon générale, leur soient ouverts. Le prix à payer est le silence sur un certain nombre de thèmes, avec une omerta obligée et tacite sur celui qu’ils ne peuvent aborder sous peine d’anathème et de licenciement: la critique des médias(2)

La presse alternative se révèle ainsi un fourre-tout commode, surtout pour ceux qui veulent surfer sur la vague et s’ériger en nouveau trublion. En manque d’une certaine forme d’action, coincé dans une rédaction à la botte du pouvoir, le sujet s’embête, mais peut aussi se sentir visé par la critique de plus en plus grande des médias mainstream. En somme, il faut trouver un remède. Quoi de mieux alors que pour se refaire une santé et supporter encore les médias dominants qui nous emploient que de se lancer dans l’« alternative press ». Yes! Traiter les scandales, investiguer, fouiner dans le monde politique et se faire des relais (qui sait, il y aura peut-être un engagement futur à la clé), c’est en effet grisant. La machine à scandale médiatique bien rodée, on peut ainsi profiter à la fois du beurre et de l’argent du beurre: on produit d’un côté de l’info formatée, de l’autre on feint de s’en écarter en dénonçant ; d’un côté on accepte la censure, sereinement, sachant évidemment qu’on ne peut pas tout dire, de l’autre on plane sur le nuage de la dissidence, prêt à démonter toutes les cabales, malversations et trafics en tous genres qui ne manqueront pas de venir, encore et encore. 

Le problème, c’est que de l’un et l’autre côté, on bafoue joyeusement ce qui est au fondement de la liberté de la presse et du travail du journaliste : « respecter la vérité, quelles qu’en puissent être les conséquences pour lui-même, et ce, en raison du droit que le public a de connaître la vérité » (Charte de Munich). En faire un véritable quatrième pouvoir, et donc analyser, décrire, dénoncer le fonctionnement des structures de domination, dont les médias de masse font partie. Mais difficile quand on va au Gala de l’Association des journalistes professionnels avec tout le gratin du journalisme installé, de tenir après un comité de rédaction où l’on critique ceux qui viennent de nous nourrir et de nous abreuver de petits fours et de champagne. 

La réaction à la censure dont Kairos est l’objet joue comme révélateur du véritable visage de ceux qui se disaient différents, mettant en lumière que ce n’est qu’un masque dont ils se paraient et qu’ils sont en fait les mêmes. En général, ils prirent position en restant silencieux, même quand on leur demandait explicitement de réagir(3). Ce n’est qu’au détour d’un courrier d’indignation d’un de nos lecteurs adressé au journal dit alternatif, que la réponse de ce dernier identique à une speakerine de RTL ou un éditorialiste du Soir ou de La Libre -, qu’il nous a transmise, révélait explicitement de quel côté il penche : celui du pouvoir, de la continuité, qui assure la « carrière » : 

Nous avons été empêchés pendant 9 mois d’entrer en conférence de presse après la « question biaisée politiquement » posée à la première ministre(4). Ensuite, à l’aide d’une avocate et avec persévérance, nous avons pu y revenir le 27 novembre 2020. Ce jour-là, la régie du gouvernement coupera ma question en plein direct. Depuis, ma carte de presse m’a été retirée, les subsides également, suite à une nouvelle condition décidée arbitrairement par la ministre Linard. Déclarer que se plaindre et dénoncer cette situation relève de la victimisation et du complotisme, révèle le rôle véritable de ces nouveaux médias: feindre la différence en jouant l’impertinence, tout en acceptant parfaitement les règles du jeu d’un système dont ils veulent s’assurer qu’il les fasse exister. En somme, des chiens de garde qui voudraient se voir en lanceurs d’alerte. 

Alexandre Penasse 

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Lettre ouverte en réponse à l’article du « Soir » du 3-11-2022.

Ci-dessous la lettre ouverte en réponse à l’article du « Soir » du 3-11-2022, rédigée par douze collectifs citoyens unis au nom de l’objectivité et du principe de précaution.

L’article rédigé par Anne-Sophie Leurquin et Arthur Sente et publié par le journal « Le Soir » le 3-11-2022 a de quoi surprendre par son imprécision, ses omissions et sa partialité(1).


Tout d’abord, d’un point de vue strictement juridique, les journalistes précités auraient dû se renseigner
davantage sur le contenu exact de la citation à comparaître, soit auprès de la docteure S. ou de l’Aviq, soit
auprès de la plaignante ou de son avocate. De cette façon, ils auraient constaté que la plaignante – outre la loi du 22 août 2002 sur les droits du patient — invoque également la loi du 7 mai 2004 relative aux
expérimentations sur la personne humaine, laquelle prévoit effectivement en son art. 6 §1er que le
consentement du patient doit être donné par écrit(2). Cette loi est bien d’application au cas d’espèce puisque d’une part les vaccins inoculés sont seulement en phase 3 (dite « expérimentale » et ne disposant que d’une autorisation provisoire de mise sur le marché), et que d’autre part un vaccin doit être considéré comme un médicament en vertu de l’art.1 – 1° de la loi du 25–3‑1964 sur les médicaments.


Pareillement, le Code de déontologie médicale – également invoqué dans la citation – exige en son article 45 le consentement écrit du patient participant à une expérimentation humaine. Par ailleurs, lorsque les journalistes précités soulignent que les centres de vaccination ne demandent pas non plus de consentement écrit, ils ne font en réalité que mieux démontrer la faute commise par l’Aviq dans son organisation de la campagne de vaccination.


Ensuite, en parlant de la gestion de l’« urgence pandémique », Mme Leurquin et M. Sente en font un résumé singulier : selon eux, le temps nécessaire (7 à 10 ans) pour obtenir une autorisation définitive de mise sur le marché était trop long eu égard à la nécessité de « protéger d’urgence les plus vulnérables et d’assurer une continuité de soin dans les hôpitaux surchargés ». En Mars 2020, les consignes officielles consistaient à renvoyer les patients chez eux en absorbant simplement du paracétamol favorisant de la sorte le développement de la maladie, et il a donc fallu hospitaliser massivement des patients qui auraient pu être soignés aisément. Dès lors, parler d’hôpitaux surchargés comme d’une fatalité est fallacieux. De plus, en novembre 2021, des scientifiques de l’université de Gand ont publié une étude indiquant que les personnes qui sont tombées gravement malades de la Covid-19 ont un point commun, à savoir une carence alimentaire : « Presque tous les patients qui finissaient par tomber gravement malades ou même mourir à l’hôpital présentaient une grave carence en sélénium et en zinc dans leur sang à l’admission »(3). Force est de constater qu’aucune mesure générale de prévention n’a été promotionnée par les pouvoirs publics (et en particulier l’Aviq dont c’est pourtant la mission !) pour rendre les personnes « les plus vulnérables » plus résistantes. Le renforcement de l’immunité naturelle est considéré par un large consensus scientifique comme étant la meilleure manière d’éviter la propagation des maladies virales. Rappelons également que les deux doses initiales de ces vaccins devaient avoir une « efficacité » de 95 %, mais que les dernières études indépendantes démontrent que les personnes vaccinées développent plus de formes graves que les personnes non vaccinées, et cela même chez les personnes de plus de 85 ans. Les chiffres de septembre 2022 de la DREES (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques) du Gouvernement français indiquent clairement que la triple vaccination expose davantage les personnes aux formes graves de la Covid et aux décès que les personnes non vaccinées !(4) Visiblement, les journalistes sont mal informés.


Selon ces derniers, cette mise sur le marché accélérée a garanti « scrupuleusement le même niveau de sécurité et en continuant de scruter de près les effets secondaires éventuels », insistant d’ailleurs en les qualifiant de « très rares ». Rappelons que les essais cliniques ont été réalisés par les sociétés pharmaceutiques elles-mêmes, qu’elles n’ont pas évalué les effets de la répétition des doses ni même du mélange de différents vaccins, que la mise sur le marché accélérée ne pouvait pas prendre en compte les effets indésirables sur le long terme et que les vaccins sont distribués à des milliards de personnes. Le relevé officiel des effets secondaires graves (entraînant hospitalisation, mise en jeu du pronostic vital ou décès) rapportés en Belgique s’élevait à 2.750 cas au 24 janvier 2022(5), et selon les données de pharmacovigilance européenne, sur une population qui ne meurt pas du Covid, 800.000 effets indésirables ont été signalés dont 26.000 décès(6).


Plutôt que de s’interroger sur les raisons profondes de cette plainte, Le Soir préfère retranscrire les écrits que la docteure S. a publiés sur une plateforme médicale spécialisée (MediQuality), une tribune intitulée : « La solitude d’une généraliste trainée devant les tribunaux par des complotistes ». Le titre donne le ton, l’auteure n’aborde pas la santé, ni les effets indésirables, mais se retranche derrière les « recommandations scientifiques et gouvernementales » qu’elle a « scrupuleusement (et avec conviction) » appliquées. C’est elle, « simple exécutante » de la vaccination, la victime d’une « ahurissante mésaventure ».

La docteure S. va jusqu’à remettre en question la crédibilité de son ancienne patiente, ainsi que la crédibilité des médecins (diplômés, expérimentés et à l’écoute de leurs patients) l’ayant prise en charge (propos repris intégralement dans l’article du Soir) :« La plaignante est parvenue à trouver des pseudo-médecins ayant rédigé des pseudo-attestations affirmant des pseudo-liens entre son état et ma seringue du Big Pharma » ironise-t-elle ainsi. « Le secret de l’instruction(7) ne me permet pas de les citer, mais vous aurez deviné qu’on retrouve tous les druides des sphères antivax et complotistes de la Belgique francophone, certains virés de quelques hôpitaux pour les mêmes raisons. ». Pourtant, du point de vue médical, si sa patiente était en parfaite santé avant l’injection (ce qu’elle devrait mieux savoir que quiconque), comment expliquer autrement les pathologies (graves troubles neurologiques) dont elle souffre aujourd’hui ? Il faut savoir que la preuve du lien de causalité par l’exclusion de toute autre cause possible est maintenant admise par la jurisprudence du Conseil d’Etat français (arrêt du 29–9‑2021), précisément en la matière des effets indésirables consécutifs à une vaccination. La véritable victime de cette histoire est bien la plaignante.


La docteure S. s’approprie les expressions caricaturales « antivax et complotistes » pour en faire un amalgame avec une personne qui, dûment vaccinée, demande que l’on reconnaisse son invalidité et sa souffrance. Le simple fait de devoir passer par la case tribunal démontre sa difficulté à être entendue. Le déni de souffrance est un déni d’humanité. L’expression « complotiste » est utilisée à tort et à travers dans le seul but de discréditer les auteurs d’un discours critique de la doxa gouvernementale relatif à la gestion de la pandémie, mais sans pour autant réfuter les arguments de ces derniers(8).


Pour revenir à l’article du « Soir » précité, il faut relever que la rédaction du dernier paragraphe de cet article donne à penser dans le chef de lecteurs non avertis (soit sans doute la majorité du lectorat du journal) que l’action intentée contre la docteure S. est bien le fait du « milieu anti-vaccin », et que ce sont bien des « pseudo-médecins qui ont rédigé des pseudo-attestations ». En effet, en l’absence de tout commentaire critique ou de prise de distance par rapport aux assertions de la docteure S, rien ne permet de penser que celles-ci sont sujettes à caution. Plus précisément, Mme Leurquin et M. Sente se sont-ils enquis de ce qu’était le « milieu anti-vaccin », ont-ils demandé à la plaignante ou à son avocate de pouvoir vérifier quels étaient ces« pseudo-médecins », ou encore de pouvoir consulter les « pseudo-attestations » ? Et si cela s’était avéré impossible, pourquoi n’ont-ils émis aucune réserve sur les termes utilisés ? Il apparaît donc que ces journalistes semblent avoir manqué à leur devoir d’information complète et objective (en ce compris la vérification de la véracité des informations) garanti par le Code de Déontologie Journalistique et la Déclaration des Devoirs et des Droits des Journalistes.

article complet du journal le Soir publié le 4 novembre 2022
article complet du journal le Soir publié le 4 novembre 2022


Le rôle des journalistes n’est pas de discréditer mais d’informer.

Les collectifs citoyens ALPHA Citizens, Zone Libre, Les Belges se réveillent, Réinfo Covid, Covi Soins, Med4Health, Responsible Rebels, Revivance, Résistance et Libertés, Grappe, Liège Décroissance, Santé et Démocratie(9).

Notes et références
  1. Article du Soir du 3 Novembre 2022
  2. Prendre connaissance du texte exact de la loi 2004 (comme de tout autre texte législatif d’ailleurs) est à la portée de
    n’importe qui en consultant par exemple le portail du droit belge : http://www.droitbelge.be/codes.asp ou encore le site
    du Ministère de la Justice : https://www.ejustice.just.fgov.be/doc/rech_f.htm . Si ces journalistes avaient pris la peine de
    consulter ce texte, ils auraient appris qu’au moins deux des conditions prévues à l’art. 5 pour entreprendre une
    expérimentation ne sont pas remplies : il existe des alternatives, et la balance bénéfice-risques doit être constamment
    surveillée.
  3. Article de « 7 sur 7 » du 11 Octobre 2021
  4. Article sur les données de la DREES du 8 octobre 2022
  5. https://covidrationnel.be/2022/02/18/pharmacovigilance-et-balance-benefices-risques/
  6. Selon les données européennes, 800 000 effets indésirables ont été́ signalés et 26.000 décès. Chez les 12–17 ans, on enre-
    gistre 15.000 effets graves déclarés, et chez les 5–11 ans 1.700 effets graves déclarés. Toutes classes d’âges confondues,
    c’est un effet grave tous les 100 vaccinés et 1 décès tous les 3.000 vaccinés. Selon les données américaines, 99 % des signa-
    lements d’effets indésirables en 2021 et 2022 concernent les « vaccins Covid ». Il y a 1 myocardite toutes les 1.000 injec-
    tions, une hospitalisation toutes les 1 000 injections et un décès toutes les 5.000 injections. Et il est statistiquement prouvé
    qu’au mieux 10 % des effets indésirables remonte jusqu’aux agences de recensement. Pour plus d’informations sur les ef-
    fets indésirables : http://etincelles.be; les chiffres du VAERS sont minorés d’un facteur 20:
    https://www.researchgate.net/publication/355581860_COVID_vaccination_and_age-stratified_all-cause_mortality_risk;
    93% des patients autopsiés sont bien morts du vaccin: https://stevekirsch.substack.com/p/bhakdiburkhardt-pathology-
    results; comment on vérifie le nombre de décès dus aux vaccins covid en Amérique: https://ste-
    vekirsch.substack.com/p/how-to-verify-for-yourself-that-over; une revue australienne liste les effets secondaires:
    https://opastpublishers.com/open-access/covid-19-vaccines-an-australian-review.pdf; une revue documentée des effets
    secondaires et morts du vaccin: https://swprs.org/covid-vaccine-adverse-events/
  7. Il s’agit en l’espèce d’une citation devant le Tribunal de Première Instance et non d’une plainte pénale : parler de « secret
    de l’instruction » est donc inexact (il n’y a aucune instruction judiciaire en cours !) et sert de paravent à la docteure S. pour
    se dispenser abusivement de citer le nom des médecins concernés.
  8. Un complot est un projet concerté secrètement afin de nuire à quelqu’un ou à une institution. Le terme « complotiste » est
    inapproprié dans la mesure où il sous-entend l’existence d’un complot qui n’existe pas : le discours officiel est connu de
    tous et se réfère à divers arguments scientifiques présentés comme la seule vérité, lesquels sont effectivement contestés
    par de nombreux scientifiques de très haut niveau ainsi que par de nombreux médecins de terrain. A cet égard, il faut
    souligner que ni la presse écrite ni la télévision dits « mainstream » n’ont jamais organisé de débat contradictoire pour
    confronter les thèses en présence, et n’ont même jamais approché les tenants des thèses discordantes du discours officiel
    pour en connaître le contenu.
  9. Ces collectifs citoyens se sont unis pour sortir de la pensée unique omniprésente depuis le début de cette crise, où tout débat public a été écarté sans égard pour le
    principe de précaution qui devrait prévaloir. Ils ont pour intention d’informer les citoyens sur les données qui ne sont pas publiées par les grands médias, et d’interpeller ces
    derniers pour ramener des débats dignes de ce nom dans la sphère publique.

L’article Lettre ouverte en réponse à l’article du « Soir » du 3-11-2022. est apparu en premier sur Kairos.

“Il n’y a pas de culture russe, il n’y a qu’une culture terroriste”

Rencontre avec Promote Ukraine, association au cœur de la propagande ukrainienne

Il n’y a pas de culture russe, il n’y a qu’une culture terroriste”, voici le slogan que brandissait fièrement l’ONG Promote Ukraine lors d’une manifestation devant le célèbre théâtre belge de La Monnaie, le 23 septembre dernier.

Alors qu’une représentation du mondialement connu opéra de Tchaïkovski “La Dame de Pique” devait avoir lieu le soir même, des dizaines de personnes étaient présentes pour montrer leurs indignations. Désapprouvant que le théâtre puisse accepter un artiste russe alors que la guerre en Ukraine battait son plein. L’amalgame est évident : « tous les Russes sont coupables, c’est la guerre d’un peuple », rappelant les pires instruments de la propagande de guerre. L’ONG proclame même dans un article « La Russie est un pays terroriste, à côté duquel « Al-Qaïda », « Taliban » et ISIS ne semblent que des imitateurs peu convaincants ».

Une généralisation des actions d’un gouvernement à son peuple tout entier est un outil certain de propagande, effacement des nuances qui généralise à l’histoire et à une culture. Tabula Rasa : il n’y a plus ni passé ni culture russe. Prémisse à l’extermination ? Peut-on penser que ceux qui éradiquent ainsi considéraient, avant l’offensive russe du 24 février 2022, que Tolstoï, Soljenitsyne, Tchaïkovski, Dostoïevski… étaient dignes d’intérêt, subitement devenus parias dès le 25 février ? Peut-on effacer toute la culture russe en un revers de main? La beauté de l’art ne vient-elle pas du message que l’œuvre fait passer plutôt que de l’origine de l’artiste ? On ne demande pas à Tchaïkovski d’être a posteriori pro ou anti-ukrainien, alors que désormais le seul fait de son origine le rendrait coupable post-mortem.

Un des arguments des manifestants est que l’art ukrainien n’est quant à lui pas mis en avant et ce notamment dans ce théâtre, mais il s’agit là d’un problème distinct. Et au-delà de cela, la véritable question est : à qui profite le plus cette guerre? Pour ceux qui se confortent à penser qu’il s’agit d’une lutte entre le Bien et le Mal, avec la Russie seule responsable de la situation (donc en somme que tout irait bien si elle n’avait pas envahi l’Ukraine), nous les invitions à prendre connaissance des précédents américains en terme de colonisation destructrice d’un pays (Afghanistan, Serbie, Irak, Libye, Syrie…).

Promote Ukraine, une ONG au cœur de l’Europe

Notre équipe était partie au-devant de la manifestation pour interroger les membres de Promote Ukraine mais la tâche fut délicate et le dialogue difficile.

Dans un premier temps, nous avons demandé à une manifestante si elle pensait que la culture russe pouvait vraiment se résumer au viol, à la torture et au meurtre comme écrit sur la pancarte d’une de ses amies. Ce à quoi elle nous répondit par l’affirmative, étant donné que les Russes avaient pendant des années selon elle réprimé la culture ukrainienne et que désormais on ne devait apprendre à connaître que celle-ci. Il s’agit pour elle d’une responsabilité collective des Russes à partir du moment où le peuple reste silencieux…

Le silence est relatif, car en termes d’omerta et déni, ce ne fut pas mieux quand nous abordâmes la guerre qui dure depuis 2014 en Ukraine, suite notamment au coup d